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Croisière à bord du Norwegian Gem Floride-Bahamas le 3 juin 2012
Bonjour à tous!
J'ai l'habitude de faire de grands commentaires pour décrire mes expériences de voyage (chose que je ferai bien sûr après celui-ci), mais jamais avant... J'espère que ça va marcher! 😄
Nous partons de NY le 3 juin 2012 à bord du Norwegian gem pour la Floride (cap canaveral) et les Bahamas (great stirrup cay, nasseau).
1ère question : y a-t-il des francophones qui vont participer au même voyage?
2ème question : nous partons du port de Manhattan, comment pouvons-nous nous y rendre (métro, bus, taxi?) Je ne trouve pas de réponse qui m'aille sur le net... 🙁
Voila, je vous souhaite de passer une très bonne journée, et bonnes vacances!! 😎
Laetitia
Choisir entre Hawaï et San Francisco?
Bonjour,
Je suis sur le point de réserver mes vols pour une escapade en septembre prochain pour l'une ou l'autre de ces destinations, qui j'en conviens, sont bien différentes.
Je suis particuièrement attirée pas Hawaï... ce qui me fait hésiter c'est que j'ai eu la chance de visiter Bali et je crains d'être décue par le côté américain d'Hawaï! Qu'en dites-vous?
Et puis il y a également San Francisco qui est ma seconde option. Ce serait un voyage plus urbain mais apparemment les gens y sont vraiment cool!
Que me recommandez-vous ?
Merci à l'avance de vos commentaires et suggestions. la piccolina
Je suis sur le point de réserver mes vols pour une escapade en septembre prochain pour l'une ou l'autre de ces destinations, qui j'en conviens, sont bien différentes.
Je suis particuièrement attirée pas Hawaï... ce qui me fait hésiter c'est que j'ai eu la chance de visiter Bali et je crains d'être décue par le côté américain d'Hawaï! Qu'en dites-vous?
Et puis il y a également San Francisco qui est ma seconde option. Ce serait un voyage plus urbain mais apparemment les gens y sont vraiment cool!
Que me recommandez-vous ?
Merci à l'avance de vos commentaires et suggestions. la piccolina
Partir faire un séjour linguistique en Australie (Airlie Beach) ou aux États-Unis (Los Angeles/Miami)?
Bonjour toutes et tous !
(Jérôme 25 ans) voilà mon petit cas de conscience, j ai pour projet de partir un mois en séjour linguistique durant le mois d'août prochain, famille d accueil et cours les matinées. Je dois réserver courant du mois prochain. Depuis des années je suis fixé sur l Australie (Airlie Beach, Cairns) mais un doute m empare depuis peu avec les USA (Los Angeles, San Diego ou Miami). Mon but étant de perfectionner mon anglais tout en étant au soleil et en ayant pas mal d activités (nautiques, etc.) après les cours (en considérant mon départ pour Août), je n ai pas envie de me retrouver dans un coin perdu ni dans une ville ou on ne sait pas respirer, j aimerais un juste milieu en fait (l'endroit dont on ne veut plus partir en fait.. ;-))
Auriez-vous des avis, expériences ou tout autre choses pour m aider dans mon choix (qui se rapproche vraiment..) ??
Peut être quelqu un qui s est retrouvé dans la même situation ?
Merci d avance!
(Jérôme 25 ans) voilà mon petit cas de conscience, j ai pour projet de partir un mois en séjour linguistique durant le mois d'août prochain, famille d accueil et cours les matinées. Je dois réserver courant du mois prochain. Depuis des années je suis fixé sur l Australie (Airlie Beach, Cairns) mais un doute m empare depuis peu avec les USA (Los Angeles, San Diego ou Miami). Mon but étant de perfectionner mon anglais tout en étant au soleil et en ayant pas mal d activités (nautiques, etc.) après les cours (en considérant mon départ pour Août), je n ai pas envie de me retrouver dans un coin perdu ni dans une ville ou on ne sait pas respirer, j aimerais un juste milieu en fait (l'endroit dont on ne veut plus partir en fait.. ;-))
Auriez-vous des avis, expériences ou tout autre choses pour m aider dans mon choix (qui se rapproche vraiment..) ??
Peut être quelqu un qui s est retrouvé dans la même situation ?
Merci d avance!
Transport économique de New York aux chutes du Niagara (Ontario)?
Bonjour à tous !!! Mon ami et moi partons 3 semaines(en mode routard), notre circuit:chutes du niagara, toronto , ottawa, montréal, québec, charlevoix, le lac...pour finir a new york , j attéri a new-york tard le soir (22h) et je ne sais pas comment relié New york aux chutes du niagara, le site du bus greyhound est en anglais impossible de le mettre en francais, il parait qu il y a une compagnie d avion ?Ou alors ! faut t il loué une voiture à l aéroport directe pour 3 semaines ? Quel est le plus economique ? Je sais pas comment faire.Merci d avance pour votre aide🙂
Bahamas: quelle île choisir et transfert depuis la Floride...
bonjour,
( notre projet pr la Martinique tombant a l eau), nous allons aller au Bahamas, depuis la floride(soit depuis Miami, soit depuis Fort Lauderdale) et donc nous pouvons aller soit vers Nassau soit vers Freeport, donc choix entre ces 2 iles, et dans quel coin des 2 iles vaut il mieux loger, quels hotels me conseillez vous? quelles activtés?
merci d avance!
merci d avance!
Compte rendu de 2 croisières: Bahamas - Floride - Mexique sur l'Empress of the Seas du 12 au 22 février 2018
Voici le compte rendu d'une croisière effectuée à bord de l’Empress of the Seas (le plus petit bateau de la compagnie Royal Caribbean), du 12 au 22 février 2018 (deux croisières consécutives 5 jours + 5 jours) au départ de Miami.
Les escales sont les suivantes : - MIAMI (USA) - KEY WEST (USA) - en mer - COCOCAY (Bahamas) - NASSAU (Bahamas) - MIAMI (USA) = fin de la première croisière - KEY WEST (USA) - en mer - COSTA MAYA (Mexique) - en mer - MIAMI (USA)
Le trajet de la première croisière a été modifié quelques semaines avant le départ, initialement nous devions passer par Labadee (plage privée appartenant à Royal Caribbean) et cela a été remplacé par Cococay (autre plage privée appartenant elle aussi à RCCL) + Key west… Voilà pourquoi deux passages par Key west. De toute façon, on ne peut rien dire car la compagnie peut modifier l’itinéraire à tout moment sans aucune explication… et finalement c’était très bien comme ça !
Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.
Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - explication pour l’ESTA - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - précision sur le fait d’enchainer deux croisières - le dernier jour de visite à Miami - le retour - une partie budget.
Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.
QUELQUES MOTS SUR NOUS Après plus d’une dizaine de croisières sur Royal Caribbean en amoureux, nous avons voyagé pour la première fois avec nos deux enfants (3 et 5 ans) et papy et mamie. Nous étions donc 6. Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni du ménage et de la vaisselle (pour moi !)… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas.
ESTA Pour rentrer sur le sol américain, un français disposant d’un passeport biométrique n’a pas besoin de visa. Il faut obtenir une autorisation qui se nomme l’ESTA. Pour avoir le site internet officiel, rendez-vous sur le site du ministère des affaires étrangères français, car il existe de nombreux sites qui peuvent vous escroquer. Cela coute 14$ par personne (enfant et adulte) et cette autorisation est valable 2 ans. Nous étions à New York en septembre dernier en couple, donc pour nous, nous n’avions pas à faire la demande, nous avons simplement modifié l’adresse sur place, en ligne et gratuitement. Nous avons fait par contre la demande pour nos enfants.
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le dimanche 11 février depuis la gare TGV de Belfort. Nous avons fait le choix d’un trajet en train puis d’un vol direct entre Paris et Miami pour deux raisons : le confort d’un vol en direct pour les enfants, le fait que nous soyons tous les 6 dans le même vol, papy et mamie n’habitant pas dans la même région. Le train coute finalement moins cher (310€ aller-retour pour nous 3, notre enfant de moins de 4 ans ne paie pas) que le trajet en voiture et le prix du parking à l’aéroport. Arrivés à 9h05 à l’aéroport, nous avons attendu jusqu’à 13h25 notre vol.
Vol effectué par Air France en A380 : un coussin, une couverture, des écouteurs, des repas corrects, un menu enfant à commander en avance servi avant celui des parents (pratique !), une petite trousse de jeux pour eux, et surtout un silence royal comparé à un Boeing 777. Mais le plus dur a été de monter dans l’avion… Nous avons accusé un retard de plus de 3h (mais de moins de 4h dommage pour le remboursement…) car suite à une panne hydraulique nous avons d’abord changé de porte puis finalement changé de terminal et repassé les contrôles de sécurité… Bref un parcours du combattant surmontable, mais on déplorera quand même le manque de communication (que par sms et avec un décalage dans le temps….). Un point positif tout de même pour Air France : 11€ offert par personne pour se payer à manger et à boire dans n’importe quelle boutique du terminal. Il faut aller les demander au comptoir. Nous n’étions pas au courant mais compte tenu du fait que nous devions manger le repas de midi au début de notre vol nous n’avions pas prévu d’acheter à manger, j’ai simplement demandé pour les enfants et en fait l’hôtesse nous a donné 6 bons de 11€. Je pense qu’ils ne font pas l’annonce au haut-parleur pour éviter d’avoir 516 personnes qui se ruent sur la seule hôtesse au comptoir… ! 30h avant le départ, prenez le temps de vous enregistrer en ligne et de choisir vos places (certaines gratuites, d’autres payantes) car initialement notre enfant de 3 ans se retrouvait séparé de nous par le couloir…. Pour ceux qui voyagent avec des enfants, vous avez le droit de garder une bouteille d’eau de 50cl pour eux, ils vous la laisseront passer lors du contrôle de sécurité, même si partout il y a écrit que les bouteilles sont interdites… Valable à Paris et aussi à Miami au retour.
Arrivée à Miami vers environ 20h30, nous avons contacté notre hôtel pour que la navette gratuite vienne nous chercher. Le service est rapide et efficace, il suffit juste d’aller au niveau des arrivées et de donner le numéro de porte devant lequel vous vous trouvez. Nous avons logé une nuit au Best western, une chambre pour 6 personnes (deux grands lits et un canapé convertible) pour environ 190€. Le choix de l’hôtel a été compliqué car dormir à Miami est cher, et en étant 6 cela diminue le choix. Près du port il n’y avait rien donc nous sommes restés près de l’aéroport en choisissant un hôtel avec navette gratuite à la demande. Hôtel très bien situé, très calme, très propre, petit déjeuner copieux et varié. L’hôtel propose une navette (10$ par personne) pour vous emmener au port, une à 10h30, une à 12h. Il suffit de s’inscrire en arrivant à l’hôtel.
Au départ nous nous étions inscrits pour prendre la navette mais vu le réveil matinal de toute la famille nous avons finalement opté pour prendre deux véhicules avec chauffeur. Après quelques complications nous sommes arrivés au port vers 11h. Le trajet en uber pour 4 personnes nous a couté environ 16€ entre l’hôtel et le port. Nous n’étions pas certains que toutes les valises rentreraient donc nous avons commandé deux ubers classiques plutôt qu’un uber xl. Il faut savoir qu’à Miami, il est impossible de commander un uber avec un siège auto, donc c’est à vous de prévoir les vôtres. Nous avons voyagé avec deux sièges gonflables achetés avant le voyage.
Arrivés au port nous avons perdu un temps fou car notre bateau était au terminal J, en vue aérienne à droite et non pas à gauche comme les 6 autres bateaux présents à quai ce jour-là. Le port est mal fichu, aucun panneau n’indique le nom du bateau et le terminal, du coup notre chauffeur a fait le tour deux fois (sans jamais passer devant notre terminal)… et nous avons marché avec nos valises pendant bien 25 minutes en plein soleil ! Nous avons ensuite découvert qu’en fait un bus de liaison existe entre les terminaux mais c’est un bus banalisé donc compliqué à trouver parmi tous les véhicules qui grouillent dans ce port immense.
Initialement, nous avions prévu de poser les valises, de s’enregistrer puis d’aller visiter le Wynwood wall, quartier des œuvres peintes sur les murs. Après toutes ces petites mésaventures, nous avions perdu trop de temps pour pouvoir le faire (surtout avec nos enfants).
On s’enregistre rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous donne un petit questionnaire de santé puis votre sea pass. Et on monte à bord ! Distribution de deux bracelets pour nos enfants en cas d’évacuation.
On passe voir où se situe notre table de 6 au restaurant pour le diner, puis nous montons manger au buffet tout en haut, au 10ème pont. La cabine sera disponible à 13h.
Tous à bord à 15h30, heure de l’exercice d’évacuation. Départ prévu à 16h. Initialement… ! Sans compter que nous étions dans notre journée « petites galères » : le départ se fera vers 20h30. On le prend avec le sourire et on positive : on verra Miami downtown by night ! On ne saura pas la cause du retard, on a simplement vu un plongeur avec des bouteilles qui nageait entre le quai et le bateau, vu que ce n’est pas le lieu idéal pour faire de la plongée, on a supposé qu’il y avait peut-être un problème au niveau de la coque… Finalement cela n’aura aucune incidence sur notre arrivée à Key west le lendemain, c’est bien le principal !
LES ESCALES
🙂KEY WEST 8h00 - 17h00 Le bateau est amarré près du square Mallory, en pleine ville. météo : Très beau, très chaud, pas de vent, plus de 25°C ça c’est certain… !
Le programme de la journée était le suivant : visiter la ferme des papillons, voir le point le plus au sud de la Floride (le plus près de Cuba si vous préférez), aller au petit fort Zachary pour le visiter et surtout profiter de sa plage.
Nous sommes descendus du bateau vers 8h30 et nous avons marché jusqu’à l’arrêt de bus numéro 4. Il faut compter 20 minutes sans se presser, en cherchant un peu sa route. Il existe un bus gratuit qui fait une boucle : le Duval loop. Il passe toutes les 15 minutes à partir de 10h et toutes les 30 minutes avant 10h. Les arrêts sont signalés par un panneau et il existe même une application à télécharger si vous voulez savoir dans combien de temps passera votre bus. Nous descendrons à l’arrêt 10 vers 9h30.
La ferme des papillons est belle, il y a énormément de papillons à observer, d’oiseaux en tout genre et même deux flamants roses. Le site n’est pas immense mais vaut le détour surtout avec des enfants. Il faut savoir prendre le temps de regarder. La visite se termine par une boutique et une pause aux toilettes. Nous sommes restés 45 minutes sur le site environ (sans compter la boutique). Pour 2 séniors, 2 adultes, 1 enfant payant, 1 enfant gratuit le total est à 44€ environ. Il faut savoir qu’en ce moment le taux du dollar est avantageux pour nous… ! Si vous partez dans deux ans, vous paierez peut être plus…. Ou moins !
10h30 : nous marchons vers le fameux point le plus près de Cuba, nous sommes juste à côté donc autant aller le voir… Il y a la queue pour pouvoir se prendre en photo devant, les gens sont civilisés ! Et patients…
Nous continuons notre route à pied pour se rendre au fort, il y a 25 minutes en marchant lentement. Il vaut mieux avoir une carte, ce n’est pas spécialement indiqué. Nous passons rapidement devant la maison d’Ernest Hemingway.
11h30, nous sommes devant l’entrée du fort ! L’accès au fort et à la plage est payant (c’est considéré comme un parc naturel) : 2$ par adulte de mémoire, gratuit pour les enfants. Nous commencerons par la plage, elle est belle, du sable blanc, et surtout des nombreuses tables en bois placées à l’ombre des arbres. C’est très pratique car on pose ses affaires dessus, on peut pique-niquer et surtout on est à l’ombre… Plage très propre, aucun déchet, presque aucune algue… Baignade agréable, on se sent à l’aise surtout avec nos aquashoes, indispensables à nos yeux car on ne voit pas le fond même si peu de monde en a aux pieds. Il y a parfois des gros cailloux, il suffit de monter dessus pour gagner 50cm ! Nous resterons bien 3h sur la plage entre baignage et pause grignotage.
Vers 14h30 nous remballons nos affaires et commençons le retour à pied en direction du bateau en longeant la mer. Le trajet est donné pour 25 minutes par google map, nous mettrons un peu plus avec la chaleur et la fatigue… et les pauses photos car on traverse les beaux quartiers très chics.
Puis au détour d’une rue, à 5min du bateau, nous apercevons une belle aire de jeux à l’ombre, nous faisons donc une halte (il faut bien avouer que nous n’étions pas les seuls à l’avoir vue !).
Retour au bateau un peu avant 16h et direction le buffet pour manger un peu plus que 3 muffins et 2 bananes piqués au petit déjeuner … ! Pour remonter à bord, pour la plupart des escales ils exigent la sea pass et une carte d’identité avec une photo ou votre passeport. Nous par prudence on laisse les passeports à la cabine (indispensable pour prendre l’avion du retour) et on emmène nos cartes d’identité pendant les escales.
bilan de notre journée à terre : Une très belle journée ensoleillée et une plage magnifique et finalement pas surpeuplée… ! Le petit plus pour les enfants : l’aire de jeux ! Je pense que la location de vélos pour se déplacer est une bonne option si vous êtes en amoureux…
😉COCO CAY 8h00 – 17h00 Le bateau n’est pas à quai. Des grosses navettes font la liaison entre le navire et l’ile privée. Il n’y a pas de système de ticket à aller chercher la veille ou un choix d’horaire, on fait la queue, et à 8h il n’y avait pas foule… Un ponton est en construction et il y a de nombreux travaux sur l’ile. Mais tout est camouflé derrière des grands grillages bâchés avec un brise vue imitation feuillage. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… !
Au programme de la journée : plage, baignade, jeu dans le sable et snorkeling….
Nous sommes descendus parmi les premiers et après 10 minutes de navette, nous posons les pieds sur Coco cay : bienvenue au paradis ! Nous sommes accueillis par les coqs et poules pour le plus grand plaisir de nos enfants ! Nous avions repérer south beach pour sa tranquillité, loin de toutes les activités nautiques proposées, donc après 15 minutes de marche, nous avons posé nos quartiers pour la journée sur des transats gratuits. Il y a beaucoup d’activité sur l’ile, toboggan gonflable géant, parc aquatique, snorkeling autour des épaves… Par contre il n’y a absolument rien pour les enfants de 3 et 5 ans. Il existe un parcours nature mais qui n’était pas indiqué et certaines personnes nous ont dit qu’il était fermé.
Nous avons passé la matinée à jouer dans le sable, et à profiter de l’eau, eau très peu profonde. Mon mari et mon beau père ont vu en snorkeling depuis la plage, très tôt dans la matinée une belle raie et un petit requin. Pour ma part en fin de matinée, à part un crabe et des poissons bleus de la taille de la main : RAS ! Les hommes se sont ensuite rendus autour de l’épave du bateau, et là il y avait beaucoup de poissons à observer. Si vous avez votre matériel c’est gratuit.
Le repas du midi se prend sur l’ile, c’est un buffet avec un choix restreint par rapport à celui du bateau, mais c’est largement suffisant : salades, hamburgers, paella, poulet préparé au barbecue, sandwich à la grecque, poulet au coca, riz genre chili con carne ... des fruits, des cookies et du cake au citron pour le dessert. Et un iguane qui vous regarde manger !
L’après-midi a été aussi stressante que la matinée…. Faire des pâtés de sable et marcher dans l’eau (marée basse). En marchant avec nos enfants nous avons pu voir des bancs de poissons, des oursins noirs, puis des blancs et des conques, le fameux coquillage emblématique des Bahamas. Dans les trois cas, vive les aquashoes… ! Petite pause dans les hamacs, détour par le petit marché puis retour au bateau par la navette.
bilan de notre journée à terre : Coco cay est une ile artificielle, sans âme et purement touristique mais si on fait abstraction de cela c’est une journée paradisiaque… ! L’empress étant un petit bateau, l’ile ne semble jamais surpeuplée, un gros avantage….
🙁NASSAU 8h00 - 17h00 Le bateau jette l’ancre à Nassau cruise terminal en ville (voir google map pour avoir un plan) météo : mitigée, dépassant les 25°C quand le soleil était présent, mais presque froid dès qu’un nuage passait.
Nous avions prévu de monter les queen’s stairs puis de visiter le fort, puis de profiter de la plage ensuite et enfin du marché situé près du port. Nous n’avons pas opté pour Atlantis car le prix est juste déroutant… sans compter l’exploitation d’animaux à des fins commerciales qui ne correspond pas à notre état d’esprit.
Nous avons marché presque 20 minutes pour se rendre aux escaliers de la reine, construits par les esclaves, l’endroit est presque sorti d’un décor de film, très boisé, c’est joli à voir. Le quartier traversé entre le port et les marches nous redescend de notre nuage, c’est plutôt pauvre et je n’ai eu qu’une hâte : en sortir rapidement !
Le fort situé en haut des marches et un tout petit bastion, que finalement nous n’avons pas visité. J’avais lu que le prix était de 1$ par personne et que cela ne les valait pas forcément, et finalement on nous a dit 3$ par personne. L’affiche du prix était déchirée, on à l’impression que le prix se fait à la tête du client, par principe, on a évité la visite. Participer à l’économie locale : oui, être pris pour des pigeons : non…
Nous sommes redescendus (et oui manque de chance les forts sont toujours construits en hauteur !), et avons traversés les quartiers bien plus colorés et touristiques pour trouver l’arrêt du bus Jitney numéro 10. On y verra quelques belles églises puis des maisons coloniales. Le bus 10 relie le centre-ville et la plage. Il y a quelques arrêts officiels mais il suffit de se mettre n’importe où et de faire signe au chauffeur, pareil pour descendre. Pour le prix, 2 adultes et deux enfants, nous avons payé 3$ à l’aller, au retour 4$50… Je pense que le tarif adulte est de 1$50 et enfant à 0$75, papy et mamie ont payé 3$ à l’aller et 2$ au retour, il ne faut pas chercher à comprendre !
Nous avons longtemps hésité pour le choix de la plage : Junkanoo beach, Cable beach, Cabbage beach, Saunders beach… elles sont nombreuses et gratuites sur l’ile ! On a procédé par élimination. Junkanoo est trop proche du port, on se baigne presque au milieu des bateaux. Cable beach est apparement réduite depuis peu car coincée entre deux hôtels donc deux plages privées payantes. Cabbage beach est d’après les commentaires magnifique mais dangereuses pour ses courants. Nous avons opté pour Sauders beach car l’accès est simple (4km en bus), et surtout car il y a une grande aire de jeux idéale pour les enfants. La plage est belle, aucun courant, propre (pas de déchets, par contre il y a des algues sèches presque partout). Ça descend assez rapidement. Il y a des toilettes publiques propres et gratuites près de l’aire de jeux. Nous avons passé 3h sur la plage puis nous avons fait le choix de reprendre le bus. Attention au sens, ils roulent à gauche, pensez-y pour attendre le bus du bon côté…
Retour au centre-ville, le touriste est roi, il y a des boutiques de souvenirs partout. Nous n’avons rien vu qui semblait vraiment authentique pour autant. Les Bahaméens travaillent beaucoup le bois, peut être que certains objets sont fabriqués sur place.
Nous sommes retournés au bateau vers 15h pour manger un vrai repas et faire la sieste !
bilan de la journée : Sans aucun doute la moins belle escale de la croisière, la faute à la météo et aussi au manque de chose authentique à visiter. Un point positif : le sourire et l’accueil des gens, toujours poli, très courtois.
😉MIAMI 7H00 – 14H30 (tous à bord à 15h30 sauf pour les croisières consécutives à 14h30, j’aimerai bien savoir pourquoi…) Le bateau est amarré au terminal J, toujours aussi isolé qu’au départ !
météo : Superbe soleil, température avoisinant les 30°C, faible brise qui fait du bien !
Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous on a visité une partie de la ville par nous-même.
Direction le quartier de South beach en taxi, 23$ entre le port et le sud du parc Lummus avec un chauffeur qui roulait bien. Une employée du port s’occupe de vous appeler un taxi si comme nous vous en voulez un plus gros que la norme. Le prix de la course est le même qu’un taxi classique d’après ce qu’elle m’a dit.
8h30 : pause photos car au bout du parc sont placés quatre postes d’observation pour les maitres-nageurs. Forcément l’appareil photo a chauffé… ! C’est coloré, le décor est magnifique en arrière-plan avec les immeubles et les palmiers.
On a ensuite fait une tour d’environ 1h pour découvrir les immeubles de style art déco, nombreux dans cette partie de Miami. J’avais trouvé un itinéraire sur le net que j’ai un peu écourté. On découvre les rues parallèles à Océan Drive, nettement moins clinquantes… mais aussi la poste centrale et le commissariat de police !
10h : Direction ensuite l’aire de jeux du parc Lummus, histoire de défouler les petites jambes… Très belle aire de jeux : toboggans, balançoires en tout genre…mais manque de banc pour s’assoir.
On a ensuite pris le chemin de la plage, et quelle plage, c’est une énorme plage de sable blanc ! Encore des postes de surveillance, et surtout la mer d’un bleu turquoise qui fait presque faux ! La plage est propre, on prendra le soleil avec un fond de musique, puis tous dans l’eau ! Il y a une bande profonde à franchir avec des algues puis on remonte et on a pied pendant longtemps. C’est vraiment sympa… ! La plage est utilisée par les touristes mais aussi les locaux. De nombreuses personnes marchent le long de l’eau, c’est un vrai défilé de fesses à l’air (les femmes portent beaucoup le string de bain) et de faux seins… ! Ca fait sourire, et cela n’empêche en rien de profiter de notre baignade ! Le fameux culte du corps…
Retour en taxi, nous avons attendu 10 minutes pour trouver un taxi pour nous tous, en se plaçant devant un hôtel. Prix de la course 30$, avec un chauffeur un peu escargot… mais qui a traversé une partie de south beach très sympa car habitée par les locaux et on a pu voir du coup d’autres édifices art déco, et aussi des constructions en cours toujours dans ce style-là. Il nous a expliqué qu’il s’efforce de conserver ce style au moins pour l’extérieur, pas toujours pour l’intérieur par contre.
Retour au bateau vers 13h30.
bilan de la journée : Superbe journée ensoleillée, que du bonheur ! Seule frustration l’heure de retour imposée est trop tôt… Si on avait eu droit de remonter à 15h30, peut être aurions-nous tenté un détour par Wynnwood… Zut, il faudra revenir à Miami !
🙂KEY WEST 8h– 17h Le bateau est amarré en ville, près du square mallory. Attention certains bateaux sont amarrés près du fort et du coup c’est au moins à 25 minutes de marche du centre ville. météo : très mitigée, pluie fine puis une véritable averse et finalement du soleil dans l’après-midi.
Nous avions réservé une croisière de 3h pour aller voir les dauphins dans leur milieu naturel et faire de la plongée tuba. Je suis passée par le prestataire Furry adventure et pour 2 adultes et un enfant payant (et un enfant gratuit) cela nous a couté 160€. C’est un sacré budget mais nous tenions à le faire, tout en étant réaliste sur le fait qu’il y a toujours un risque c’est de ne rien voir du tout ! Nous avons été très chanceux…. Après 45 minutes de navigation nous avons pu observer 4 dauphins qui sautaient, nageaient, jouaient à une distance raisonnable. Nous étions une douzaine à bord donc il était facile de se déplacer sur le bateau pour mieux voir les dauphins.
Nous avons ensuite continué notre croisière pour faire une pause snorkeling. Mon mari a vu pas mal de poissons, un joli fond, mais rien de transcendant non plus. Il y avait un fort courant et pas mal de houle ce qui gâche un peu l’expédition sous-marine.
Puis sur la route du retour nous sommes repassés par un endroit où nous avons vu au moins 5 dauphins (dur de les compter) qui cette fois-ci sont restés à moins de 5 mètres du bateau pendant plus de 20 minutes ! Un moment magique… on voyait les ombres, leurs yeux… un très bon souvenir ! C’est moins impressionnant par la taille que les baleines qu’on avait pu voir à Boston en septembre dernier mais c’est tout aussi magique par la proximité.
13h : Retour au port sous une pluie battante, direction le bateau à toute vitesse pendant 15 minutes… pour se changer, manger et se réchauffer ! Les serviettes de bain prises sur le bateau le matin même ont servi de couette pour nos enfants pendant la croisière puis d’imperméable pendant les 15 minutes de marche au pas de course…
14h30 : Retour sur la terre ferme pour déambuler et faire 1h30 de shopping, toutes les boutiques sont semblables, seule une petite boutique d’antiquaire sort du lot. Nous avons l’impression d’être dans une autre ville que lors de notre premier passage à Key west. Il faut bien avouer qu’à 8h30 du matin le centre-ville est mort et désert, alors qu’en début d’après-midi, les bars sont bondés… !
Initialement on avait prévu soit de retourner à la plage du fort, soit de visiter l’aquarium, soit de déambuler en ville… La plage étant loin du fort et l’aquarium étant bondé et le soleil étant revenu on a préféré prendre le soleil.
bilan de la journée : Une très belle journée pour découvrir les dauphins en liberté ! La partie shopping n’est pas obligatoire mais c’est la seule façon de voir quelques jolies façades en même temps…
😉COSTA MAYA 7h – 16h (pas très pratique avec des enfants… !) Le bateau est amarré à côté de Mahahual, c’est-à-dire presque au milieu de nulle part… météo : vraiment mauvaise, pluie faible puis abondante, fort vent près de la côte.
Souhaitant découvrir au moins une ruine maya, nous avions fait le choix de réserver une excursion chez le prestataire thenativechoice en avance. La mer étant mauvaise, nous n’avons pu sortir du bateau qu’à 7h50 alors que le rdv était à 8h à l’agence située à 20minutes en marchant depuis le port. Finalement on a couru et le bus est parti de l’agence vers 8h15, tout le monde étant présent. Nous avons payé 95€ pour deux adultes (les enfants de 5ans et moins sont gratuits), le prix est me semble-t-il justifié. Il y a 50 minutes de trajet. Presque 2h sur place, 10 minutes de pause shopping et toilettes puis retour au port. Des bouteilles d’eau sont distribuées gratuitement. Le guide en anglais est vraiment performant, il nous a appris plein de choses (même si nous n’avons pas tout compris car notre anglais est limité). Le bus était en bon état, nous étions un petit groupe de 17 personnes. Et par chance nous sommes arrivés les premiers sur le site. Il y avait deux bateaux à quai ce jour-là et à la fin de notre visite quand nous avons regagné notre mini bus, il y avait 12 gros bus et plus de 20 mini-bus… ! Le site n’étant pas immense on était ravis d’être les premiers, surtout qu’on a eu la pluie qu’au bout d’une heure de visite. Le chauffeur porte des parapluies pendant toute la visite. Eviter les tongs… je vous laisse imaginer les pieds de certains en remontant dans le mini-van. D’autant que ça glisse sur les pierres mouillées. Le site en lui-même n’est sans doute pas le site maya le plus impressionnant du Mexique mais cela laisse quand même l’opportunité de découvrir des vestiges imposants au milieu d’une forêt dense mais entretenue. N’oubliez pas l’anti-moustique… !
Retour au port vers 12h15. Après concertation familiale, la pause plage a été annulée, personne n’avait vraiment envie de se faire sabler sans pour autant pouvoir mettre un orteil dans l’eau vu les vagues et les fortes rafales de vent.
On a pris 1h pour se promener dans cette zone portuaire créée pour les croisiéristes. C’est 100% artificiel : des stands de souvenirs partout, des restaurants, des bars où la bière est à 4$, une piscine au milieu, une plage et des transats, des dauphins en captivité, des personnes déguisées en pirate… En fait tout est fait pour que vous puissiez passer la journée dans cet endroit. Il y a aussi un parc aquatique mais le prix de l’entrée est dissuasif. Il faut négocier si vous acheter quelque chose, car la moindre petite boule à neige est à 12$... Il y avait un artiste qui peignait à la bombe et d’autres avec les doigts, point positif pour le côté local du souvenir !
bilan de la journée : Mi-figue, mi-raisin : un site culturel splendide et totalement dépaysant, mais une météo capricieuse qui nous a contraint à supprimer notre dernière « pause plage » de notre croisière.
Bilan des différentes escales : Escales permettant de varier les découvertes : culturelles au Mexique, architecturales pour Miami et Key west, animalières à Key west, tout en profitant du soleil et de très belles plages, notamment celle de coco cay… ! Un mix parfait malgré une météo parfois capricieuse…
DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est varié, côté sucré, côté salé… Et surtout c’est très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. On vous invite à vous laver les mains en rentrant avec 3 éviers installés au début du buffet et un distributeur de gel hydroalcoolique. Chaque soir, il y a un thème (américain, mexicain, italien…) et c’est toujours bon. Certains plats servis dans la salle de restaurant sont au buffet également. Par exemple, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un donut à la canelle ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait. Pour les enfants, surtout au gouter ou le diner, j’ai souvent demandé au serveur des yaourts nature alors qu’il n’y en avait que le matin. Ils vont les chercher en cuisine, c’est sympa… - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, saumon, bisque de homard, tarte à l’oignon, feuilleté aux champignons, salade ceasar... Pour les plats : saule meunière, steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, et pour le dernier soir : queue de homard ! Pour le dessert, que du bonheur aussi (même si je persiste à dire qu’ils ne sont toujours pas au top pour ce côté-là !), zappez par contre la glace à la fraise, c’est un gout bonbon ! Le tout à volonté bien entendu… ! Et j’en oublie forcément, car chaque soir il y a 3 ou 4 entrées et pareil pour les plats qui changent, puis le reste qui est présent chaque soir. Il y a aussi un menu enfant pour les parents qui seraient motivés (euh non pardon courageux plutôt !) pour les faire venir au restaurant. Nous on a testé le premier soir puis on a laissé tomber… - un restaurant de spécialité non testé
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Je ne peux pas juger de la qualité des excursions proposées mais simplement dire qu’elles étaient très très nombreuses et largement plus chère que celle que nous avons réservé par nous même pour voir presque la même chose!
Côté spectacles... Nous n’avons pas vu de spectacles car étant au deuxième service, le spectacle était à 7h15, heure à laquelle nous faisions manger nos enfants au buffet avant de les déposer au club pour pouvoir ensuite manger en famille ou en amoureux selon les soirs.
Pour les enfants… Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans…) . Il faut s’inscrire le premier jour et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour, nos enfants ont beaucoup aimé et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Ils proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate… et sans parler un seul mot d’anglais nos enfants étaient demandeurs pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains !
Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! - piste de marche et course : pas franchement utilisée… - piscine extérieure (seule piscine du bateau !) : pas tentée ! - pataugeoire pour les enfants : testée plusieurs fois et malgré sa taille restreinte, c’était parfait car il y a des jets pour jouer à s’éclabousser. - jacuzzi : pas testé car sous 28°C pas forcément envie d’y aller tout simplement !
Le bateau en lui-même... en vrac ! Bateau petit donc cabine petite, très petite ! Il faut être rusé pour ranger ses vêtements… ! Ou les laisser dans les valises pour nous, avant de la glisser sous le lit !
Les lits pour les enfants sont en hauteur, donc normalement pas conseillé pour les enfants de moins de 6 ans… Dans les cabines avec vue mer, il y a un lit double et un lit superposé donc finalement un seul des enfants est en hauteur.
Le bateau est petit mais presque à chaque pont on trouve un endroit pour se poser, soit au niveau du centre, soit à l’arrière toujours avec une vue sur la mer magnifique. Ce qui est appréciable quand on voyage en cabine intérieure à 4 avec des enfants qui aiment colorier, jouer aux cartes… Il y a aussi une belle terrasse extérieure à l’arrière du bateau avec une vue magnifique.
Le bateau n’est pas récent, même s’il a été rénové il y a peu, on voit qu’il a de l’âge. J’aurai tendance à dire que les espaces communs ont étés refait en profondeur alors que les cabines pas vraiment. Le salon cubain est juste magnifique, tendance et sobre alors que notre salle d’eau était tendance des années 90… !
Pour voyager avec des enfants ou pour une première croisière c’est parfait. De notre côté nous étions sur l’anthem of the seas en septembre (un des plus récents et plus gros bateaux de royal caribbean avec tous les équipements qui vont avec : simulateur de vol, auto tamponneuses…) alors la comparaison a été rude ! Mais nous choisissons d’abord pour l’itinéraire et le prix…
Pour le côté pratique, quand vous êtes en « back to back », vous pouvez prendre des serviettes la veille de votre arrivée à Miami (avec la première sea pass) et les ramener le lendemain soir (avec la deuxième sea pass) sans être facturés. A 25$ la facture par serviette, j’ai préféré poser la question avant de sortir avec 4 serviettes … !
DEBARQUEMENT Au terminal G cette fois-ci ! Nous avons fait le choix de sortir à 7h15 du bateau en portant nous-mêmes nos valises pour gagner du temps. Et cela a aussi l’énorme avantage de pouvoir garder ses valises jusqu’au dernier moment. Sinon elles doivent être placées devant la porte de votre cabine la veille au soir avant 23h… Le débarquement est rapide.
PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES Lors de la réservation des deux croisières nous n’avons pas pu réserver la même cabine pour les deux croisières (5 jours puis 5 jours) car il ne restait aucune cabine intérieure libre pour les deux croisières et disposant de 4 lits. Nous avons donc eu la cabine juste à côté de la nôtre…
Nous avons réservé les deux croisières sur icruise.com, site de voyage (pour les croisières) américains. Le taux du dollar plus le fait qu’ils ont des offres plus intéressantes que RCCL France nous ont conduits à faire ce choix. D’autant que c’était le deuxième voyage réservé par ce voyagiste et du coup on a reçu 50$ à dépenser à bord pour chaque croisière. Nous sommes fidèles à la compagnie de croisière et pour autant nous n’avons jamais rien reçu à dépenser à bord de leur part pour récompenser notre fidélité… alors pourquoi réserver chez eux !
La veille au soir du débarquement à Miami on a fait nos valises et on les a laissées dans la cabine. On s’est arrangé avec le garçon de cabine et nos valises ont étés mises dans la nouvelle cabine, après nettoyage, alors que nous étions en train de visiter Miami. Pour l’intendant de chambre, le trajet a été court (moins de 5 mètres séparent les deux portes des cabines !)
Le matin à 7h45, nous avons pu obtenir nos nouvelles sea-pass puis sortir du bateau rapidement. On a juste attendu 5 minutes puis nous sommes passés à l’immigration en montrant un ticket « transit card ».
DERNIER JOUR DE VISITE A MIAMI Notre vol retour n’étant qu’à 20h30 le soir même, et n’étant pas facile de trouver des consignes à valises, nous avons fait le choix de louer une voiture de location et d’aller découvrir un petit peu le parc naturel des Everglades.
Nous avons choisi une agence de location avant notre départ, près du port par facilité. Nous avons loué un véhicule 7 places pour 65€ chez Hertz. Il faut savoir qu’on avait lu de nombreux commentaires négatifs sur cette agence (et sur tous les autres concurrents situés près du port) et pour nous tout s’est très bien passé ! Nous sommes arrivés vers 8h à l’agence après avoir payé 17$ de taxi. Et à 8h15 nous étions en train de charger la voiture (5 valises et 4 sacs à dos) et d’installer le GPS (15$ de plus prélevé directement sur la carte bancaire mais indispensable). Hertz a ses bureaux dans un parking à étage, c’est du coup très pratique pour s’installer tranquillement. Le seul problème c’est que le GPS est assez long pour se situer, du coup les premiers carrefours se font un peu à l’instinct… le temps qu’il trouve le signal ! Surtout que la zone près de l’agence est en travaux. Miami est immense, les infrastructures routières sont déroutantes pour n’importe quel français (2 * 6 voies avec des échangeurs très nombreux et rapprochés), il faut rester calme et concentré et bien écouter son GPS (version français canadien avec un bel accent).
Nous avons choisi de nous rendre dans le sud du parc, en entrant par le Ernest F. Coe center. Le but était de faire le sentier Anhinga trail, un sentier sur un ponton en bois d’un peu moins de 3km permettant de découvrir la faune et la flore des Everglades. A l’aller nous avons suivi le GPS et nous avons pris la route South 1, nous avons mis 1h45 notamment à cause des travaux près de l’agence. Nous avons fait un arrêt au centre d’accueil (quelques explications sur les panneaux et pause toilettes) puis payé 25$ d’entrée au parc. C’est le prix pour une voiture et tous ses occupants.
Le sentier en lui-même est vivant, nous avons pu observer des anhingas (oiseaux), des oiseaux qui courent sur les nénuphars en fleurs, des poissons petits et gros, des lézards, des libellules, des sauterelles et un alligator ! Un seul, lézardant en plein soleil… c’est mieux que zéro ! La végétation est parfois luxuriante, avec de nombreuses espèces locales à l’état sauvage. Si vous avez des jumelles c’est mieux ! On est resté 1h sur ce sentier à flâner et observer.
Au départ, nous pensions nous arrêter sur le chemin du retour au jardin Pinecrest mais à 13h nous remontions à peine dans la voiture après avoir fait le sentier, cela nous semblait trop juste en temps, surtout que nous n’avions pas mangé… Finalement nous avons repris le chemin vers l’aéroport. Sans le vouloir nous avons pris l’autoroute, la voiture dispose d’un genre de télépéage (on paie le prix du péage et 5$ de frais) .Nous avons mangé dans une chaine de restauration américaine : denny’s. Autant tester le local ! C’est bon et très copieux, et finalement pas cher pour la quantité et la qualité des burgers notamment… 53$ pour 4 grandes boissons et 4 plats.
Puis direction l’aéroport, enfin plus exactement le « rental car center (RCC) » où il fallait déposer la voiture après avoir mis du carburant. Faire le plein dans un pays étranger c’est toujours un peu la découverte… surtout quand nulle part il est inscrit le type de carburant à mettre ! Bref, 20$. La station-service est située pas loin du RCC et c’est assez simple de revenir ensuite dans le RCC pour rendre le véhicule dans un grand parking à étage où chaque loueur à une zone réservée. C’est très bien organisé, vous avez le temps de vider la voiture tranquillement.
Il faut ensuite prendre le MIA mover, sorte de tram aérien sans chauffeur pour se rendre dans les terminaux de l’aéroport, c’est bien indiqué et le trajet dure moins de 10 minutes.
17h, nous voilà dans l’aéroport dans les temps, la fin des vacances approche !
VOL RETOUR Effectué sur Air France, en direct, avec beaucoup de croisiéristes autour de nous, costa entre autre ! 8h45 de vol contre 10h à l’aller, c’est toujours ça de gagné… Diner et petit déjeuner médiocre par contre. Détail négligeable…
Puis attente de 4h à l’aéroport, puis 2h de train, puis attente de 1h30 en gare de Strasbourg puis 1h de train et 5 minutes de voiture et nous voilà enfin chez nous après 24h de voyage…
BUDGET Côté budget : -2200€ pour les deux croisières en tout compris et les pourboires pour nous quatre. Les pourboires sont de 14$50 par personne et par jour sur ce bateau. -2000€ pour les vols par Air France en direct Paris-Miami. On peut trouver moins cher mais nous on avait l’impératif d’être tous les 6 dans le même vol. - 300€ de train - 600€ pour l’hôtel à Miami, les transports en taxi ou en uber ou en bus, les visites, les souvenirs…. Soit un total d’environ 5100€ pour 12 jours de vacances à 4 au soleil.
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Les escales sont les suivantes : - MIAMI (USA) - KEY WEST (USA) - en mer - COCOCAY (Bahamas) - NASSAU (Bahamas) - MIAMI (USA) = fin de la première croisière - KEY WEST (USA) - en mer - COSTA MAYA (Mexique) - en mer - MIAMI (USA)
Le trajet de la première croisière a été modifié quelques semaines avant le départ, initialement nous devions passer par Labadee (plage privée appartenant à Royal Caribbean) et cela a été remplacé par Cococay (autre plage privée appartenant elle aussi à RCCL) + Key west… Voilà pourquoi deux passages par Key west. De toute façon, on ne peut rien dire car la compagnie peut modifier l’itinéraire à tout moment sans aucune explication… et finalement c’était très bien comme ça !
Comme toujours, le but de ce compte rendu est d’aider les personnes qui, comme nous, préparent les visites avant le départ pour faire le maximum de choses par soi-même (sans acheter les visites proposées par le bateau) pour passer de belles vacances tout en restant raisonnable côté budget ! Bien entendu la compagnie de croisière propose des excursions pour ceux qui préfèrent se laisser guider et qui acceptent de payer le prix fort.
Le compte rendu est organisé par partie : - quelques mots sur nous - explication pour l’ESTA - précisions sur l'avant croisière - détails de toutes les escales - précisions sur le bateau (restauration, excursions, spectacles...), - précisions sur la fin de croisière (débarquement) - précision sur le fait d’enchainer deux croisières - le dernier jour de visite à Miami - le retour - une partie budget.
Je souligne que ce compte rendu n’engage que nous et n’est le reflet que de notre voyage et de nos centres d’intérêt.
QUELQUES MOTS SUR NOUS Après plus d’une dizaine de croisières sur Royal Caribbean en amoureux, nous avons voyagé pour la première fois avec nos deux enfants (3 et 5 ans) et papy et mamie. Nous étions donc 6. Nous avons l’habitude (quand c’est possible…) d’effectuer les visites par nous-même en utilisant les moyens de déplacements locaux, question de budget et surtout de liberté ! On apprécie les croisières pour le côté découverte sans avoir l’inconvénient de la fatigue ni du ménage et de la vaisselle (pour moi !)… Bien entendu il faut accepter l’idée de ne pas tout découvrir en une journée… Nous aimons le calme et finir la journée par un bon repas.
ESTA Pour rentrer sur le sol américain, un français disposant d’un passeport biométrique n’a pas besoin de visa. Il faut obtenir une autorisation qui se nomme l’ESTA. Pour avoir le site internet officiel, rendez-vous sur le site du ministère des affaires étrangères français, car il existe de nombreux sites qui peuvent vous escroquer. Cela coute 14$ par personne (enfant et adulte) et cette autorisation est valable 2 ans. Nous étions à New York en septembre dernier en couple, donc pour nous, nous n’avions pas à faire la demande, nous avons simplement modifié l’adresse sur place, en ligne et gratuitement. Nous avons fait par contre la demande pour nos enfants.
PRECISIONS SUR L'AVANT CROISIERE Départ le dimanche 11 février depuis la gare TGV de Belfort. Nous avons fait le choix d’un trajet en train puis d’un vol direct entre Paris et Miami pour deux raisons : le confort d’un vol en direct pour les enfants, le fait que nous soyons tous les 6 dans le même vol, papy et mamie n’habitant pas dans la même région. Le train coute finalement moins cher (310€ aller-retour pour nous 3, notre enfant de moins de 4 ans ne paie pas) que le trajet en voiture et le prix du parking à l’aéroport. Arrivés à 9h05 à l’aéroport, nous avons attendu jusqu’à 13h25 notre vol.
Vol effectué par Air France en A380 : un coussin, une couverture, des écouteurs, des repas corrects, un menu enfant à commander en avance servi avant celui des parents (pratique !), une petite trousse de jeux pour eux, et surtout un silence royal comparé à un Boeing 777. Mais le plus dur a été de monter dans l’avion… Nous avons accusé un retard de plus de 3h (mais de moins de 4h dommage pour le remboursement…) car suite à une panne hydraulique nous avons d’abord changé de porte puis finalement changé de terminal et repassé les contrôles de sécurité… Bref un parcours du combattant surmontable, mais on déplorera quand même le manque de communication (que par sms et avec un décalage dans le temps….). Un point positif tout de même pour Air France : 11€ offert par personne pour se payer à manger et à boire dans n’importe quelle boutique du terminal. Il faut aller les demander au comptoir. Nous n’étions pas au courant mais compte tenu du fait que nous devions manger le repas de midi au début de notre vol nous n’avions pas prévu d’acheter à manger, j’ai simplement demandé pour les enfants et en fait l’hôtesse nous a donné 6 bons de 11€. Je pense qu’ils ne font pas l’annonce au haut-parleur pour éviter d’avoir 516 personnes qui se ruent sur la seule hôtesse au comptoir… ! 30h avant le départ, prenez le temps de vous enregistrer en ligne et de choisir vos places (certaines gratuites, d’autres payantes) car initialement notre enfant de 3 ans se retrouvait séparé de nous par le couloir…. Pour ceux qui voyagent avec des enfants, vous avez le droit de garder une bouteille d’eau de 50cl pour eux, ils vous la laisseront passer lors du contrôle de sécurité, même si partout il y a écrit que les bouteilles sont interdites… Valable à Paris et aussi à Miami au retour.
Arrivée à Miami vers environ 20h30, nous avons contacté notre hôtel pour que la navette gratuite vienne nous chercher. Le service est rapide et efficace, il suffit juste d’aller au niveau des arrivées et de donner le numéro de porte devant lequel vous vous trouvez. Nous avons logé une nuit au Best western, une chambre pour 6 personnes (deux grands lits et un canapé convertible) pour environ 190€. Le choix de l’hôtel a été compliqué car dormir à Miami est cher, et en étant 6 cela diminue le choix. Près du port il n’y avait rien donc nous sommes restés près de l’aéroport en choisissant un hôtel avec navette gratuite à la demande. Hôtel très bien situé, très calme, très propre, petit déjeuner copieux et varié. L’hôtel propose une navette (10$ par personne) pour vous emmener au port, une à 10h30, une à 12h. Il suffit de s’inscrire en arrivant à l’hôtel.
Au départ nous nous étions inscrits pour prendre la navette mais vu le réveil matinal de toute la famille nous avons finalement opté pour prendre deux véhicules avec chauffeur. Après quelques complications nous sommes arrivés au port vers 11h. Le trajet en uber pour 4 personnes nous a couté environ 16€ entre l’hôtel et le port. Nous n’étions pas certains que toutes les valises rentreraient donc nous avons commandé deux ubers classiques plutôt qu’un uber xl. Il faut savoir qu’à Miami, il est impossible de commander un uber avec un siège auto, donc c’est à vous de prévoir les vôtres. Nous avons voyagé avec deux sièges gonflables achetés avant le voyage.
Arrivés au port nous avons perdu un temps fou car notre bateau était au terminal J, en vue aérienne à droite et non pas à gauche comme les 6 autres bateaux présents à quai ce jour-là. Le port est mal fichu, aucun panneau n’indique le nom du bateau et le terminal, du coup notre chauffeur a fait le tour deux fois (sans jamais passer devant notre terminal)… et nous avons marché avec nos valises pendant bien 25 minutes en plein soleil ! Nous avons ensuite découvert qu’en fait un bus de liaison existe entre les terminaux mais c’est un bus banalisé donc compliqué à trouver parmi tous les véhicules qui grouillent dans ce port immense.
Initialement, nous avions prévu de poser les valises, de s’enregistrer puis d’aller visiter le Wynwood wall, quartier des œuvres peintes sur les murs. Après toutes ces petites mésaventures, nous avions perdu trop de temps pour pouvoir le faire (surtout avec nos enfants).
On s’enregistre rapidement, il y a de nombreux comptoirs, vous pouvez enregistrez votre carte bancaire ou pas, puis on vous donne un petit questionnaire de santé puis votre sea pass. Et on monte à bord ! Distribution de deux bracelets pour nos enfants en cas d’évacuation.
On passe voir où se situe notre table de 6 au restaurant pour le diner, puis nous montons manger au buffet tout en haut, au 10ème pont. La cabine sera disponible à 13h.
Tous à bord à 15h30, heure de l’exercice d’évacuation. Départ prévu à 16h. Initialement… ! Sans compter que nous étions dans notre journée « petites galères » : le départ se fera vers 20h30. On le prend avec le sourire et on positive : on verra Miami downtown by night ! On ne saura pas la cause du retard, on a simplement vu un plongeur avec des bouteilles qui nageait entre le quai et le bateau, vu que ce n’est pas le lieu idéal pour faire de la plongée, on a supposé qu’il y avait peut-être un problème au niveau de la coque… Finalement cela n’aura aucune incidence sur notre arrivée à Key west le lendemain, c’est bien le principal !
LES ESCALES
🙂KEY WEST 8h00 - 17h00 Le bateau est amarré près du square Mallory, en pleine ville. météo : Très beau, très chaud, pas de vent, plus de 25°C ça c’est certain… !
Le programme de la journée était le suivant : visiter la ferme des papillons, voir le point le plus au sud de la Floride (le plus près de Cuba si vous préférez), aller au petit fort Zachary pour le visiter et surtout profiter de sa plage.
Nous sommes descendus du bateau vers 8h30 et nous avons marché jusqu’à l’arrêt de bus numéro 4. Il faut compter 20 minutes sans se presser, en cherchant un peu sa route. Il existe un bus gratuit qui fait une boucle : le Duval loop. Il passe toutes les 15 minutes à partir de 10h et toutes les 30 minutes avant 10h. Les arrêts sont signalés par un panneau et il existe même une application à télécharger si vous voulez savoir dans combien de temps passera votre bus. Nous descendrons à l’arrêt 10 vers 9h30.
La ferme des papillons est belle, il y a énormément de papillons à observer, d’oiseaux en tout genre et même deux flamants roses. Le site n’est pas immense mais vaut le détour surtout avec des enfants. Il faut savoir prendre le temps de regarder. La visite se termine par une boutique et une pause aux toilettes. Nous sommes restés 45 minutes sur le site environ (sans compter la boutique). Pour 2 séniors, 2 adultes, 1 enfant payant, 1 enfant gratuit le total est à 44€ environ. Il faut savoir qu’en ce moment le taux du dollar est avantageux pour nous… ! Si vous partez dans deux ans, vous paierez peut être plus…. Ou moins !
10h30 : nous marchons vers le fameux point le plus près de Cuba, nous sommes juste à côté donc autant aller le voir… Il y a la queue pour pouvoir se prendre en photo devant, les gens sont civilisés ! Et patients…
Nous continuons notre route à pied pour se rendre au fort, il y a 25 minutes en marchant lentement. Il vaut mieux avoir une carte, ce n’est pas spécialement indiqué. Nous passons rapidement devant la maison d’Ernest Hemingway.
11h30, nous sommes devant l’entrée du fort ! L’accès au fort et à la plage est payant (c’est considéré comme un parc naturel) : 2$ par adulte de mémoire, gratuit pour les enfants. Nous commencerons par la plage, elle est belle, du sable blanc, et surtout des nombreuses tables en bois placées à l’ombre des arbres. C’est très pratique car on pose ses affaires dessus, on peut pique-niquer et surtout on est à l’ombre… Plage très propre, aucun déchet, presque aucune algue… Baignade agréable, on se sent à l’aise surtout avec nos aquashoes, indispensables à nos yeux car on ne voit pas le fond même si peu de monde en a aux pieds. Il y a parfois des gros cailloux, il suffit de monter dessus pour gagner 50cm ! Nous resterons bien 3h sur la plage entre baignage et pause grignotage.
Vers 14h30 nous remballons nos affaires et commençons le retour à pied en direction du bateau en longeant la mer. Le trajet est donné pour 25 minutes par google map, nous mettrons un peu plus avec la chaleur et la fatigue… et les pauses photos car on traverse les beaux quartiers très chics.
Puis au détour d’une rue, à 5min du bateau, nous apercevons une belle aire de jeux à l’ombre, nous faisons donc une halte (il faut bien avouer que nous n’étions pas les seuls à l’avoir vue !).
Retour au bateau un peu avant 16h et direction le buffet pour manger un peu plus que 3 muffins et 2 bananes piqués au petit déjeuner … ! Pour remonter à bord, pour la plupart des escales ils exigent la sea pass et une carte d’identité avec une photo ou votre passeport. Nous par prudence on laisse les passeports à la cabine (indispensable pour prendre l’avion du retour) et on emmène nos cartes d’identité pendant les escales.
bilan de notre journée à terre : Une très belle journée ensoleillée et une plage magnifique et finalement pas surpeuplée… ! Le petit plus pour les enfants : l’aire de jeux ! Je pense que la location de vélos pour se déplacer est une bonne option si vous êtes en amoureux…
😉COCO CAY 8h00 – 17h00 Le bateau n’est pas à quai. Des grosses navettes font la liaison entre le navire et l’ile privée. Il n’y a pas de système de ticket à aller chercher la veille ou un choix d’horaire, on fait la queue, et à 8h il n’y avait pas foule… Un ponton est en construction et il y a de nombreux travaux sur l’ile. Mais tout est camouflé derrière des grands grillages bâchés avec un brise vue imitation feuillage. météo : chaud, beau, sans vent, que du bonheur… !
Au programme de la journée : plage, baignade, jeu dans le sable et snorkeling….
Nous sommes descendus parmi les premiers et après 10 minutes de navette, nous posons les pieds sur Coco cay : bienvenue au paradis ! Nous sommes accueillis par les coqs et poules pour le plus grand plaisir de nos enfants ! Nous avions repérer south beach pour sa tranquillité, loin de toutes les activités nautiques proposées, donc après 15 minutes de marche, nous avons posé nos quartiers pour la journée sur des transats gratuits. Il y a beaucoup d’activité sur l’ile, toboggan gonflable géant, parc aquatique, snorkeling autour des épaves… Par contre il n’y a absolument rien pour les enfants de 3 et 5 ans. Il existe un parcours nature mais qui n’était pas indiqué et certaines personnes nous ont dit qu’il était fermé.
Nous avons passé la matinée à jouer dans le sable, et à profiter de l’eau, eau très peu profonde. Mon mari et mon beau père ont vu en snorkeling depuis la plage, très tôt dans la matinée une belle raie et un petit requin. Pour ma part en fin de matinée, à part un crabe et des poissons bleus de la taille de la main : RAS ! Les hommes se sont ensuite rendus autour de l’épave du bateau, et là il y avait beaucoup de poissons à observer. Si vous avez votre matériel c’est gratuit.
Le repas du midi se prend sur l’ile, c’est un buffet avec un choix restreint par rapport à celui du bateau, mais c’est largement suffisant : salades, hamburgers, paella, poulet préparé au barbecue, sandwich à la grecque, poulet au coca, riz genre chili con carne ... des fruits, des cookies et du cake au citron pour le dessert. Et un iguane qui vous regarde manger !
L’après-midi a été aussi stressante que la matinée…. Faire des pâtés de sable et marcher dans l’eau (marée basse). En marchant avec nos enfants nous avons pu voir des bancs de poissons, des oursins noirs, puis des blancs et des conques, le fameux coquillage emblématique des Bahamas. Dans les trois cas, vive les aquashoes… ! Petite pause dans les hamacs, détour par le petit marché puis retour au bateau par la navette.
bilan de notre journée à terre : Coco cay est une ile artificielle, sans âme et purement touristique mais si on fait abstraction de cela c’est une journée paradisiaque… ! L’empress étant un petit bateau, l’ile ne semble jamais surpeuplée, un gros avantage….
🙁NASSAU 8h00 - 17h00 Le bateau jette l’ancre à Nassau cruise terminal en ville (voir google map pour avoir un plan) météo : mitigée, dépassant les 25°C quand le soleil était présent, mais presque froid dès qu’un nuage passait.
Nous avions prévu de monter les queen’s stairs puis de visiter le fort, puis de profiter de la plage ensuite et enfin du marché situé près du port. Nous n’avons pas opté pour Atlantis car le prix est juste déroutant… sans compter l’exploitation d’animaux à des fins commerciales qui ne correspond pas à notre état d’esprit.
Nous avons marché presque 20 minutes pour se rendre aux escaliers de la reine, construits par les esclaves, l’endroit est presque sorti d’un décor de film, très boisé, c’est joli à voir. Le quartier traversé entre le port et les marches nous redescend de notre nuage, c’est plutôt pauvre et je n’ai eu qu’une hâte : en sortir rapidement !
Le fort situé en haut des marches et un tout petit bastion, que finalement nous n’avons pas visité. J’avais lu que le prix était de 1$ par personne et que cela ne les valait pas forcément, et finalement on nous a dit 3$ par personne. L’affiche du prix était déchirée, on à l’impression que le prix se fait à la tête du client, par principe, on a évité la visite. Participer à l’économie locale : oui, être pris pour des pigeons : non…
Nous sommes redescendus (et oui manque de chance les forts sont toujours construits en hauteur !), et avons traversés les quartiers bien plus colorés et touristiques pour trouver l’arrêt du bus Jitney numéro 10. On y verra quelques belles églises puis des maisons coloniales. Le bus 10 relie le centre-ville et la plage. Il y a quelques arrêts officiels mais il suffit de se mettre n’importe où et de faire signe au chauffeur, pareil pour descendre. Pour le prix, 2 adultes et deux enfants, nous avons payé 3$ à l’aller, au retour 4$50… Je pense que le tarif adulte est de 1$50 et enfant à 0$75, papy et mamie ont payé 3$ à l’aller et 2$ au retour, il ne faut pas chercher à comprendre !
Nous avons longtemps hésité pour le choix de la plage : Junkanoo beach, Cable beach, Cabbage beach, Saunders beach… elles sont nombreuses et gratuites sur l’ile ! On a procédé par élimination. Junkanoo est trop proche du port, on se baigne presque au milieu des bateaux. Cable beach est apparement réduite depuis peu car coincée entre deux hôtels donc deux plages privées payantes. Cabbage beach est d’après les commentaires magnifique mais dangereuses pour ses courants. Nous avons opté pour Sauders beach car l’accès est simple (4km en bus), et surtout car il y a une grande aire de jeux idéale pour les enfants. La plage est belle, aucun courant, propre (pas de déchets, par contre il y a des algues sèches presque partout). Ça descend assez rapidement. Il y a des toilettes publiques propres et gratuites près de l’aire de jeux. Nous avons passé 3h sur la plage puis nous avons fait le choix de reprendre le bus. Attention au sens, ils roulent à gauche, pensez-y pour attendre le bus du bon côté…
Retour au centre-ville, le touriste est roi, il y a des boutiques de souvenirs partout. Nous n’avons rien vu qui semblait vraiment authentique pour autant. Les Bahaméens travaillent beaucoup le bois, peut être que certains objets sont fabriqués sur place.
Nous sommes retournés au bateau vers 15h pour manger un vrai repas et faire la sieste !
bilan de la journée : Sans aucun doute la moins belle escale de la croisière, la faute à la météo et aussi au manque de chose authentique à visiter. Un point positif : le sourire et l’accueil des gens, toujours poli, très courtois.
😉MIAMI 7H00 – 14H30 (tous à bord à 15h30 sauf pour les croisières consécutives à 14h30, j’aimerai bien savoir pourquoi…) Le bateau est amarré au terminal J, toujours aussi isolé qu’au départ !
météo : Superbe soleil, température avoisinant les 30°C, faible brise qui fait du bien !
Profitant d’effectuer deux croisières consécutives, pendant que tout le monde descend du bateau tristement, nous on a visité une partie de la ville par nous-même.
Direction le quartier de South beach en taxi, 23$ entre le port et le sud du parc Lummus avec un chauffeur qui roulait bien. Une employée du port s’occupe de vous appeler un taxi si comme nous vous en voulez un plus gros que la norme. Le prix de la course est le même qu’un taxi classique d’après ce qu’elle m’a dit.
8h30 : pause photos car au bout du parc sont placés quatre postes d’observation pour les maitres-nageurs. Forcément l’appareil photo a chauffé… ! C’est coloré, le décor est magnifique en arrière-plan avec les immeubles et les palmiers.
On a ensuite fait une tour d’environ 1h pour découvrir les immeubles de style art déco, nombreux dans cette partie de Miami. J’avais trouvé un itinéraire sur le net que j’ai un peu écourté. On découvre les rues parallèles à Océan Drive, nettement moins clinquantes… mais aussi la poste centrale et le commissariat de police !
10h : Direction ensuite l’aire de jeux du parc Lummus, histoire de défouler les petites jambes… Très belle aire de jeux : toboggans, balançoires en tout genre…mais manque de banc pour s’assoir.
On a ensuite pris le chemin de la plage, et quelle plage, c’est une énorme plage de sable blanc ! Encore des postes de surveillance, et surtout la mer d’un bleu turquoise qui fait presque faux ! La plage est propre, on prendra le soleil avec un fond de musique, puis tous dans l’eau ! Il y a une bande profonde à franchir avec des algues puis on remonte et on a pied pendant longtemps. C’est vraiment sympa… ! La plage est utilisée par les touristes mais aussi les locaux. De nombreuses personnes marchent le long de l’eau, c’est un vrai défilé de fesses à l’air (les femmes portent beaucoup le string de bain) et de faux seins… ! Ca fait sourire, et cela n’empêche en rien de profiter de notre baignade ! Le fameux culte du corps…
Retour en taxi, nous avons attendu 10 minutes pour trouver un taxi pour nous tous, en se plaçant devant un hôtel. Prix de la course 30$, avec un chauffeur un peu escargot… mais qui a traversé une partie de south beach très sympa car habitée par les locaux et on a pu voir du coup d’autres édifices art déco, et aussi des constructions en cours toujours dans ce style-là. Il nous a expliqué qu’il s’efforce de conserver ce style au moins pour l’extérieur, pas toujours pour l’intérieur par contre.
Retour au bateau vers 13h30.
bilan de la journée : Superbe journée ensoleillée, que du bonheur ! Seule frustration l’heure de retour imposée est trop tôt… Si on avait eu droit de remonter à 15h30, peut être aurions-nous tenté un détour par Wynnwood… Zut, il faudra revenir à Miami !
🙂KEY WEST 8h– 17h Le bateau est amarré en ville, près du square mallory. Attention certains bateaux sont amarrés près du fort et du coup c’est au moins à 25 minutes de marche du centre ville. météo : très mitigée, pluie fine puis une véritable averse et finalement du soleil dans l’après-midi.
Nous avions réservé une croisière de 3h pour aller voir les dauphins dans leur milieu naturel et faire de la plongée tuba. Je suis passée par le prestataire Furry adventure et pour 2 adultes et un enfant payant (et un enfant gratuit) cela nous a couté 160€. C’est un sacré budget mais nous tenions à le faire, tout en étant réaliste sur le fait qu’il y a toujours un risque c’est de ne rien voir du tout ! Nous avons été très chanceux…. Après 45 minutes de navigation nous avons pu observer 4 dauphins qui sautaient, nageaient, jouaient à une distance raisonnable. Nous étions une douzaine à bord donc il était facile de se déplacer sur le bateau pour mieux voir les dauphins.
Nous avons ensuite continué notre croisière pour faire une pause snorkeling. Mon mari a vu pas mal de poissons, un joli fond, mais rien de transcendant non plus. Il y avait un fort courant et pas mal de houle ce qui gâche un peu l’expédition sous-marine.
Puis sur la route du retour nous sommes repassés par un endroit où nous avons vu au moins 5 dauphins (dur de les compter) qui cette fois-ci sont restés à moins de 5 mètres du bateau pendant plus de 20 minutes ! Un moment magique… on voyait les ombres, leurs yeux… un très bon souvenir ! C’est moins impressionnant par la taille que les baleines qu’on avait pu voir à Boston en septembre dernier mais c’est tout aussi magique par la proximité.
13h : Retour au port sous une pluie battante, direction le bateau à toute vitesse pendant 15 minutes… pour se changer, manger et se réchauffer ! Les serviettes de bain prises sur le bateau le matin même ont servi de couette pour nos enfants pendant la croisière puis d’imperméable pendant les 15 minutes de marche au pas de course…
14h30 : Retour sur la terre ferme pour déambuler et faire 1h30 de shopping, toutes les boutiques sont semblables, seule une petite boutique d’antiquaire sort du lot. Nous avons l’impression d’être dans une autre ville que lors de notre premier passage à Key west. Il faut bien avouer qu’à 8h30 du matin le centre-ville est mort et désert, alors qu’en début d’après-midi, les bars sont bondés… !
Initialement on avait prévu soit de retourner à la plage du fort, soit de visiter l’aquarium, soit de déambuler en ville… La plage étant loin du fort et l’aquarium étant bondé et le soleil étant revenu on a préféré prendre le soleil.
bilan de la journée : Une très belle journée pour découvrir les dauphins en liberté ! La partie shopping n’est pas obligatoire mais c’est la seule façon de voir quelques jolies façades en même temps…
😉COSTA MAYA 7h – 16h (pas très pratique avec des enfants… !) Le bateau est amarré à côté de Mahahual, c’est-à-dire presque au milieu de nulle part… météo : vraiment mauvaise, pluie faible puis abondante, fort vent près de la côte.
Souhaitant découvrir au moins une ruine maya, nous avions fait le choix de réserver une excursion chez le prestataire thenativechoice en avance. La mer étant mauvaise, nous n’avons pu sortir du bateau qu’à 7h50 alors que le rdv était à 8h à l’agence située à 20minutes en marchant depuis le port. Finalement on a couru et le bus est parti de l’agence vers 8h15, tout le monde étant présent. Nous avons payé 95€ pour deux adultes (les enfants de 5ans et moins sont gratuits), le prix est me semble-t-il justifié. Il y a 50 minutes de trajet. Presque 2h sur place, 10 minutes de pause shopping et toilettes puis retour au port. Des bouteilles d’eau sont distribuées gratuitement. Le guide en anglais est vraiment performant, il nous a appris plein de choses (même si nous n’avons pas tout compris car notre anglais est limité). Le bus était en bon état, nous étions un petit groupe de 17 personnes. Et par chance nous sommes arrivés les premiers sur le site. Il y avait deux bateaux à quai ce jour-là et à la fin de notre visite quand nous avons regagné notre mini bus, il y avait 12 gros bus et plus de 20 mini-bus… ! Le site n’étant pas immense on était ravis d’être les premiers, surtout qu’on a eu la pluie qu’au bout d’une heure de visite. Le chauffeur porte des parapluies pendant toute la visite. Eviter les tongs… je vous laisse imaginer les pieds de certains en remontant dans le mini-van. D’autant que ça glisse sur les pierres mouillées. Le site en lui-même n’est sans doute pas le site maya le plus impressionnant du Mexique mais cela laisse quand même l’opportunité de découvrir des vestiges imposants au milieu d’une forêt dense mais entretenue. N’oubliez pas l’anti-moustique… !
Retour au port vers 12h15. Après concertation familiale, la pause plage a été annulée, personne n’avait vraiment envie de se faire sabler sans pour autant pouvoir mettre un orteil dans l’eau vu les vagues et les fortes rafales de vent.
On a pris 1h pour se promener dans cette zone portuaire créée pour les croisiéristes. C’est 100% artificiel : des stands de souvenirs partout, des restaurants, des bars où la bière est à 4$, une piscine au milieu, une plage et des transats, des dauphins en captivité, des personnes déguisées en pirate… En fait tout est fait pour que vous puissiez passer la journée dans cet endroit. Il y a aussi un parc aquatique mais le prix de l’entrée est dissuasif. Il faut négocier si vous acheter quelque chose, car la moindre petite boule à neige est à 12$... Il y avait un artiste qui peignait à la bombe et d’autres avec les doigts, point positif pour le côté local du souvenir !
bilan de la journée : Mi-figue, mi-raisin : un site culturel splendide et totalement dépaysant, mais une météo capricieuse qui nous a contraint à supprimer notre dernière « pause plage » de notre croisière.
Bilan des différentes escales : Escales permettant de varier les découvertes : culturelles au Mexique, architecturales pour Miami et Key west, animalières à Key west, tout en profitant du soleil et de très belles plages, notamment celle de coco cay… ! Un mix parfait malgré une météo parfois capricieuse…
DETAILS SUR LE BATEAU
Côté restauration... Nous avons mangé au : - windjammer (buffet) : testé au petit déjeuner, déjeuner et diner. C’est varié, côté sucré, côté salé… Et surtout c’est très propre, il n’y a rien qui traine à côté des plats, ni par terre. On vous invite à vous laver les mains en rentrant avec 3 éviers installés au début du buffet et un distributeur de gel hydroalcoolique. Chaque soir, il y a un thème (américain, mexicain, italien…) et c’est toujours bon. Certains plats servis dans la salle de restaurant sont au buffet également. Par exemple, les côtelettes d’agneau, du poulet au marsala, la tarte à l’oignon, le beignet de crabe, les arancinis…. Pour votre petit déjeuner, vous pouvez prendre des muffins toastés à la demande, vous faire faire une omelette, des œufs à la poêle, manger un donut à la canelle ou au chocolat, du muesli, des fruits découpés… ou de la saucisse et du bacon ! On trouve du lait chaud et des dosettes de chocolat pour préparer des chocolats au lait. Pour les enfants, surtout au gouter ou le diner, j’ai souvent demandé au serveur des yaourts nature alors qu’il n’y en avait que le matin. Ils vont les chercher en cuisine, c’est sympa… - salle de restaurant : Testée et approuvée tous les soirs ! C’est très très bon, sans fausse note… et servis avec soin. Dans les entrées : escargots, saumon, bisque de homard, tarte à l’oignon, feuilleté aux champignons, salade ceasar... Pour les plats : saule meunière, steack, carré d’agneau, poulet au marsala, saumon grillé, souris d’agneau, et pour le dernier soir : queue de homard ! Pour le dessert, que du bonheur aussi (même si je persiste à dire qu’ils ne sont toujours pas au top pour ce côté-là !), zappez par contre la glace à la fraise, c’est un gout bonbon ! Le tout à volonté bien entendu… ! Et j’en oublie forcément, car chaque soir il y a 3 ou 4 entrées et pareil pour les plats qui changent, puis le reste qui est présent chaque soir. Il y a aussi un menu enfant pour les parents qui seraient motivés (euh non pardon courageux plutôt !) pour les faire venir au restaurant. Nous on a testé le premier soir puis on a laissé tomber… - un restaurant de spécialité non testé
Côté excursions... Nous avons l’habitude de programmer nos excursions par nous-même. Je ne peux pas juger de la qualité des excursions proposées mais simplement dire qu’elles étaient très très nombreuses et largement plus chère que celle que nous avons réservé par nous même pour voir presque la même chose!
Côté spectacles... Nous n’avons pas vu de spectacles car étant au deuxième service, le spectacle était à 7h15, heure à laquelle nous faisions manger nos enfants au buffet avant de les déposer au club pour pouvoir ensuite manger en famille ou en amoureux selon les soirs.
Pour les enfants… Un club gratuit existe pour les enfants propres à partir de 3 ans : ocean adventure. Ils sont partagés en plusieurs groupes selon l’âge (de 3 à 5 puis de 6 à 8 ans…) . Il faut s’inscrire le premier jour et après on peut les déposer et les reprendre un peu comme on veut. Chaque jour il y a plusieurs plages horaires comme 19h-22h par exemple et on peut déposer l’enfant à 20h15 et le reprendre à 22h. Un enfant ne peut pas rester plus de deux plages horaires, on ne peut pas « abandonner » son enfant au club, c’est logique je trouve. Après 22h, c’est payant. Un programme est donné chaque jour, nos enfants ont beaucoup aimé et cela nous a permis d’avoir des repas calmes et d’en profiter pleinement sans culpabiliser. Ils proposent beaucoup d’activités : coloriage, maquillage sur le visage, mise en couleurs de bandanas pour devenir un pirate… et sans parler un seul mot d’anglais nos enfants étaient demandeurs pour y retourner tous les soirs ! Point important aussi, la première chose que les animateurs font faire aux enfants en arrivant au club : enlever les chaussures et lavage des mains !
Côté activités sportives sur le bateau... - mur d'escalade : pas tenté ! - piste de marche et course : pas franchement utilisée… - piscine extérieure (seule piscine du bateau !) : pas tentée ! - pataugeoire pour les enfants : testée plusieurs fois et malgré sa taille restreinte, c’était parfait car il y a des jets pour jouer à s’éclabousser. - jacuzzi : pas testé car sous 28°C pas forcément envie d’y aller tout simplement !
Le bateau en lui-même... en vrac ! Bateau petit donc cabine petite, très petite ! Il faut être rusé pour ranger ses vêtements… ! Ou les laisser dans les valises pour nous, avant de la glisser sous le lit !
Les lits pour les enfants sont en hauteur, donc normalement pas conseillé pour les enfants de moins de 6 ans… Dans les cabines avec vue mer, il y a un lit double et un lit superposé donc finalement un seul des enfants est en hauteur.
Le bateau est petit mais presque à chaque pont on trouve un endroit pour se poser, soit au niveau du centre, soit à l’arrière toujours avec une vue sur la mer magnifique. Ce qui est appréciable quand on voyage en cabine intérieure à 4 avec des enfants qui aiment colorier, jouer aux cartes… Il y a aussi une belle terrasse extérieure à l’arrière du bateau avec une vue magnifique.
Le bateau n’est pas récent, même s’il a été rénové il y a peu, on voit qu’il a de l’âge. J’aurai tendance à dire que les espaces communs ont étés refait en profondeur alors que les cabines pas vraiment. Le salon cubain est juste magnifique, tendance et sobre alors que notre salle d’eau était tendance des années 90… !
Pour voyager avec des enfants ou pour une première croisière c’est parfait. De notre côté nous étions sur l’anthem of the seas en septembre (un des plus récents et plus gros bateaux de royal caribbean avec tous les équipements qui vont avec : simulateur de vol, auto tamponneuses…) alors la comparaison a été rude ! Mais nous choisissons d’abord pour l’itinéraire et le prix…
Pour le côté pratique, quand vous êtes en « back to back », vous pouvez prendre des serviettes la veille de votre arrivée à Miami (avec la première sea pass) et les ramener le lendemain soir (avec la deuxième sea pass) sans être facturés. A 25$ la facture par serviette, j’ai préféré poser la question avant de sortir avec 4 serviettes … !
DEBARQUEMENT Au terminal G cette fois-ci ! Nous avons fait le choix de sortir à 7h15 du bateau en portant nous-mêmes nos valises pour gagner du temps. Et cela a aussi l’énorme avantage de pouvoir garder ses valises jusqu’au dernier moment. Sinon elles doivent être placées devant la porte de votre cabine la veille au soir avant 23h… Le débarquement est rapide.
PRECISIONS SUR LE FAIT D’ENCHAINER DEUX CROISIERES Lors de la réservation des deux croisières nous n’avons pas pu réserver la même cabine pour les deux croisières (5 jours puis 5 jours) car il ne restait aucune cabine intérieure libre pour les deux croisières et disposant de 4 lits. Nous avons donc eu la cabine juste à côté de la nôtre…
Nous avons réservé les deux croisières sur icruise.com, site de voyage (pour les croisières) américains. Le taux du dollar plus le fait qu’ils ont des offres plus intéressantes que RCCL France nous ont conduits à faire ce choix. D’autant que c’était le deuxième voyage réservé par ce voyagiste et du coup on a reçu 50$ à dépenser à bord pour chaque croisière. Nous sommes fidèles à la compagnie de croisière et pour autant nous n’avons jamais rien reçu à dépenser à bord de leur part pour récompenser notre fidélité… alors pourquoi réserver chez eux !
La veille au soir du débarquement à Miami on a fait nos valises et on les a laissées dans la cabine. On s’est arrangé avec le garçon de cabine et nos valises ont étés mises dans la nouvelle cabine, après nettoyage, alors que nous étions en train de visiter Miami. Pour l’intendant de chambre, le trajet a été court (moins de 5 mètres séparent les deux portes des cabines !)
Le matin à 7h45, nous avons pu obtenir nos nouvelles sea-pass puis sortir du bateau rapidement. On a juste attendu 5 minutes puis nous sommes passés à l’immigration en montrant un ticket « transit card ».
DERNIER JOUR DE VISITE A MIAMI Notre vol retour n’étant qu’à 20h30 le soir même, et n’étant pas facile de trouver des consignes à valises, nous avons fait le choix de louer une voiture de location et d’aller découvrir un petit peu le parc naturel des Everglades.
Nous avons choisi une agence de location avant notre départ, près du port par facilité. Nous avons loué un véhicule 7 places pour 65€ chez Hertz. Il faut savoir qu’on avait lu de nombreux commentaires négatifs sur cette agence (et sur tous les autres concurrents situés près du port) et pour nous tout s’est très bien passé ! Nous sommes arrivés vers 8h à l’agence après avoir payé 17$ de taxi. Et à 8h15 nous étions en train de charger la voiture (5 valises et 4 sacs à dos) et d’installer le GPS (15$ de plus prélevé directement sur la carte bancaire mais indispensable). Hertz a ses bureaux dans un parking à étage, c’est du coup très pratique pour s’installer tranquillement. Le seul problème c’est que le GPS est assez long pour se situer, du coup les premiers carrefours se font un peu à l’instinct… le temps qu’il trouve le signal ! Surtout que la zone près de l’agence est en travaux. Miami est immense, les infrastructures routières sont déroutantes pour n’importe quel français (2 * 6 voies avec des échangeurs très nombreux et rapprochés), il faut rester calme et concentré et bien écouter son GPS (version français canadien avec un bel accent).
Nous avons choisi de nous rendre dans le sud du parc, en entrant par le Ernest F. Coe center. Le but était de faire le sentier Anhinga trail, un sentier sur un ponton en bois d’un peu moins de 3km permettant de découvrir la faune et la flore des Everglades. A l’aller nous avons suivi le GPS et nous avons pris la route South 1, nous avons mis 1h45 notamment à cause des travaux près de l’agence. Nous avons fait un arrêt au centre d’accueil (quelques explications sur les panneaux et pause toilettes) puis payé 25$ d’entrée au parc. C’est le prix pour une voiture et tous ses occupants.
Le sentier en lui-même est vivant, nous avons pu observer des anhingas (oiseaux), des oiseaux qui courent sur les nénuphars en fleurs, des poissons petits et gros, des lézards, des libellules, des sauterelles et un alligator ! Un seul, lézardant en plein soleil… c’est mieux que zéro ! La végétation est parfois luxuriante, avec de nombreuses espèces locales à l’état sauvage. Si vous avez des jumelles c’est mieux ! On est resté 1h sur ce sentier à flâner et observer.
Au départ, nous pensions nous arrêter sur le chemin du retour au jardin Pinecrest mais à 13h nous remontions à peine dans la voiture après avoir fait le sentier, cela nous semblait trop juste en temps, surtout que nous n’avions pas mangé… Finalement nous avons repris le chemin vers l’aéroport. Sans le vouloir nous avons pris l’autoroute, la voiture dispose d’un genre de télépéage (on paie le prix du péage et 5$ de frais) .Nous avons mangé dans une chaine de restauration américaine : denny’s. Autant tester le local ! C’est bon et très copieux, et finalement pas cher pour la quantité et la qualité des burgers notamment… 53$ pour 4 grandes boissons et 4 plats.
Puis direction l’aéroport, enfin plus exactement le « rental car center (RCC) » où il fallait déposer la voiture après avoir mis du carburant. Faire le plein dans un pays étranger c’est toujours un peu la découverte… surtout quand nulle part il est inscrit le type de carburant à mettre ! Bref, 20$. La station-service est située pas loin du RCC et c’est assez simple de revenir ensuite dans le RCC pour rendre le véhicule dans un grand parking à étage où chaque loueur à une zone réservée. C’est très bien organisé, vous avez le temps de vider la voiture tranquillement.
Il faut ensuite prendre le MIA mover, sorte de tram aérien sans chauffeur pour se rendre dans les terminaux de l’aéroport, c’est bien indiqué et le trajet dure moins de 10 minutes.
17h, nous voilà dans l’aéroport dans les temps, la fin des vacances approche !
VOL RETOUR Effectué sur Air France, en direct, avec beaucoup de croisiéristes autour de nous, costa entre autre ! 8h45 de vol contre 10h à l’aller, c’est toujours ça de gagné… Diner et petit déjeuner médiocre par contre. Détail négligeable…
Puis attente de 4h à l’aéroport, puis 2h de train, puis attente de 1h30 en gare de Strasbourg puis 1h de train et 5 minutes de voiture et nous voilà enfin chez nous après 24h de voyage…
BUDGET Côté budget : -2200€ pour les deux croisières en tout compris et les pourboires pour nous quatre. Les pourboires sont de 14$50 par personne et par jour sur ce bateau. -2000€ pour les vols par Air France en direct Paris-Miami. On peut trouver moins cher mais nous on avait l’impératif d’être tous les 6 dans le même vol. - 300€ de train - 600€ pour l’hôtel à Miami, les transports en taxi ou en uber ou en bus, les visites, les souvenirs…. Soit un total d’environ 5100€ pour 12 jours de vacances à 4 au soleil.
Bon voilà je crois que j'ai fait le tour, n'hésitez pas si vous avez des questions !
Croisère en Alaska
bonsoir, nous pensons faire une croisière en Alaska de Vvancouver àSeward au mois de juin de cette année l'un de vous a t 'il déjà effectué cette croisière et avec qu'elle compagnie notre budget est limite car nous comptons passer 5 jours à Yellowstone juste avant l'Alaska est il possible des faire les excursions aux escales en allant aux office de tourisme locaux
merci de vos conseils
Calgary-Vancouver en camping-car avec option Yellowstone
Bonjour,
Nous sommes partis en 2012 avec nos 2 jeunes ados dans l'ouest Américain en RV et souhaitons renouveler l'expérience cet été mais au canada. Le camping car nous avait bien plus maintenant pourquoi pas faire sans... Idée d'itinéraire piocher sur les différents posts:
Calgary- Banff - Lake Louise - Yoho National Park - Glacier National Park - Revelstoke - Kamloops - Whistle- Nanaimo - Vancouver
Maintenant mes ados voulaient voir aussi Yellowstone (principalement pour voir des ours je pense) mais ça me parait compliquer de l'ajouter au parcours et de plus en CC?
La durée serait de 23 24 jours sur place, donc avec ou sans CC et avec ou sans Yellowstone.
Nous souhaitons principalement crapahuter dans la nature, visiter vancouver( 3 à 4 jours) et rencontrer.. ou plutôt voir quelques ours....
N'hesitez pas à m'aider dans la conception du voyage car je suis un peu perdu avec cette multitude d'itineraires et infos sur le site....
Merci
Nous sommes partis en 2012 avec nos 2 jeunes ados dans l'ouest Américain en RV et souhaitons renouveler l'expérience cet été mais au canada. Le camping car nous avait bien plus maintenant pourquoi pas faire sans... Idée d'itinéraire piocher sur les différents posts:
Calgary- Banff - Lake Louise - Yoho National Park - Glacier National Park - Revelstoke - Kamloops - Whistle- Nanaimo - Vancouver
Maintenant mes ados voulaient voir aussi Yellowstone (principalement pour voir des ours je pense) mais ça me parait compliquer de l'ajouter au parcours et de plus en CC?
La durée serait de 23 24 jours sur place, donc avec ou sans CC et avec ou sans Yellowstone.
Nous souhaitons principalement crapahuter dans la nature, visiter vancouver( 3 à 4 jours) et rencontrer.. ou plutôt voir quelques ours....
N'hesitez pas à m'aider dans la conception du voyage car je suis un peu perdu avec cette multitude d'itineraires et infos sur le site....
Merci
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin!
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivi��re vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivi��re vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Dix jours au Canada...puis cinq à New-York
Bonjour,
je pars en Septembre au Canada 18 jours, mais je compte faire un "détour" de 5 jours à New-York : je ferai 10 jours au Canada à partir de Montreal, puis je rejoindrai New-York pour 5 jours pour finalement revenir à Montreal pour les 3 derniers jours...
C'est la première fois que je me rends là-bas et j'avoue voir plein de petites interrogations :
1. sur 10 jours, à partir de Montreal, aurai-je le temps de voir les chutes du Niagara, d'aller "voir" les baleines, et si oui, quel circuit vous semblerait interessant ?
2. Je pense partir de Montreal pour rejoindre New-York, mais peut-être il y a-t-il plus simple ? (et comment faire, quelle durée, et à quel tarif ???)
3. Dernière question d'ordre financier : j'ai regardé sur le net, et louer une voiture me tentait, mais je n'ai rien trouvé en dessous de 45$/jour, assurance non comprise, il y a-t-t'il une agence peut-être moins chère, ou en tous cas à conseiller/déconseiller ?
Merci.
Merci.
Un mois au Canada et aux Etats-Unis avec un budget de 500 euros
Bonjours. J'ai 21ans je part dans 4jours au Canada et au Etats-unis toute seule. Je part avec 500euros en tout, j'ai pas reserver d'hotel ni d'auberge de jeunesse, enfaîte je part un peu a l'arrache. Je voulais savoir si c'est suffisant, en sachant que je vais faire Montréal Niagara falls et Niagara falls New york. Je part 1mois en tout. J'aimerai avoir vos avis. Merci
Traversée en van Canada - États-Unis - Amérique Latine
Bonjour !
Je vous explique un peu le projet histoire de comprendre les questions que je vais poser ;)
Donc le projet étant de partir au canada en WHV ( working holiday visa ) a partir de 2012, rechercher une coloc las bas ( j'ais des amis qui vivent a Montréal) travailler en ville pendant l'hiver puis en fruit picking pendant l’été.
Pour aller travailler en fruit picking je pense acheter un van et l’aménager ( J'aime dormir en tente mais c'est plus complique en ville et les backpackers sont cher ) En plus de pouvoir se déplacer a peu près ou on veut.
Première question a part le permis de conduire que faut-il avoir pour acheter un van ( Forcement ce sera un seconde main ). J'ais ensuite lu qu'il fallait un assurance type saaq et une plaque d'immat. ( Oui/non ? prix, documents ? )
Fin de la première partie
Après avoir travaille au canada en saison de fruit picking ou woofing et voyagé le projet est de partir aux USA par voie terrestre avec le van et voyager aux US sans travailler, je devrais avoir suffisamment d'argent pour ne pas travailler aux us ( et pas envie de me faire refouler )...
Donc les questions : Est ce que l'assurance du van ira jusqu'au US ( le sud des US ).
Le programme qui me permet de beneficier de 90 jours aux us en tant Que touriste ne m'interesse pas tellement ( trop court ) pour faire ce que je veux y faire. Donc j'imagine qu'il me faudra un visa B-1 ( 6mois ) : A votre avis, réalisable ou pas ? Sachant que je n'aurais pas de billet USA france ( j'imagine qu'il faudra que je prouve mes attaches françaises mhhh ) ?
Dernière question : Lorsque je partirais pour l'amerique du sud je n'aurais plus besoin du van ( transport en commun pour la suite ) Est ce que vous avez une idée de la faisabilité de la vente de ce van et si je peux (surtout). J'ais quelques amis aux US qui pourraient êtres intéressés, mais la base de la question est la même : autorise ? ( Van du canada avec immat canadienne )
Désolé c'est un peu le fouillis en espérant avoir été clair =) Merci pour vos futures réponses
Donc le projet étant de partir au canada en WHV ( working holiday visa ) a partir de 2012, rechercher une coloc las bas ( j'ais des amis qui vivent a Montréal) travailler en ville pendant l'hiver puis en fruit picking pendant l’été.
Pour aller travailler en fruit picking je pense acheter un van et l’aménager ( J'aime dormir en tente mais c'est plus complique en ville et les backpackers sont cher ) En plus de pouvoir se déplacer a peu près ou on veut.
Première question a part le permis de conduire que faut-il avoir pour acheter un van ( Forcement ce sera un seconde main ). J'ais ensuite lu qu'il fallait un assurance type saaq et une plaque d'immat. ( Oui/non ? prix, documents ? )
Fin de la première partie
Après avoir travaille au canada en saison de fruit picking ou woofing et voyagé le projet est de partir aux USA par voie terrestre avec le van et voyager aux US sans travailler, je devrais avoir suffisamment d'argent pour ne pas travailler aux us ( et pas envie de me faire refouler )...
Donc les questions : Est ce que l'assurance du van ira jusqu'au US ( le sud des US ).
Le programme qui me permet de beneficier de 90 jours aux us en tant Que touriste ne m'interesse pas tellement ( trop court ) pour faire ce que je veux y faire. Donc j'imagine qu'il me faudra un visa B-1 ( 6mois ) : A votre avis, réalisable ou pas ? Sachant que je n'aurais pas de billet USA france ( j'imagine qu'il faudra que je prouve mes attaches françaises mhhh ) ?
Dernière question : Lorsque je partirais pour l'amerique du sud je n'aurais plus besoin du van ( transport en commun pour la suite ) Est ce que vous avez une idée de la faisabilité de la vente de ce van et si je peux (surtout). J'ais quelques amis aux US qui pourraient êtres intéressés, mais la base de la question est la même : autorise ? ( Van du canada avec immat canadienne )
Désolé c'est un peu le fouillis en espérant avoir été clair =) Merci pour vos futures réponses
Cargo pour Baltimore ou Halifax: récupérer le camping-car, formalités?
bonjour,
nous preparons un voyage de 2 ans en camping car avec nos 2 enfants sur l'amerique du canada en argentine. nous avons trouver une compagnie de cargo sea bridge qui assure la traversee ves l'amerique du nord, nous souhaitions arriver sur baltimore(usa); mais nous avons lu recemment qu'il était compliqué de récupérer son camping car car il faut , depuis janvier , une escorte et pas mal de paperasse.
savez vous s'il est plus facile de récuperer son camping car sur halifax (canada)ou si ce sont les memes demarches ? les demarches a baltimore sont elles si compliquees, peut on reserver a l'avance une escorte?
merci pour vos reponses
laetitia et greg
nous preparons un voyage de 2 ans en camping car avec nos 2 enfants sur l'amerique du canada en argentine. nous avons trouver une compagnie de cargo sea bridge qui assure la traversee ves l'amerique du nord, nous souhaitions arriver sur baltimore(usa); mais nous avons lu recemment qu'il était compliqué de récupérer son camping car car il faut , depuis janvier , une escorte et pas mal de paperasse.
savez vous s'il est plus facile de récuperer son camping car sur halifax (canada)ou si ce sont les memes demarches ? les demarches a baltimore sont elles si compliquees, peut on reserver a l'avance une escorte?
merci pour vos reponses
laetitia et greg
Visites à Montréal et New York
Bonjour à toutes et à tous.
Je pars début avril pour 10 jours à Montréal avec ma fille de 9 ans.
Je n'ai aucune idée de ce qu'il y a à faire et à voir sur place, je sais c'est pas top comme préparation mais bon ca c'est fait à la dernière minute :-).
On voudrait aller visiter New York aussi (tant qu'on y est 😉 )
J'ai besoin d'un max de conseil (comment s'habiller, comment se déplacer pour faire des visites intéressantes, ....) bref, je suis preneur de tous les conseils
un grand merci d'avance 🙂
un grand merci d'avance 🙂
Voyage de noces en août 2009: combiné New York et Bahamas
Bonjour,
premier message sur le forum, et premier topic....lol
Donc, le mariage est prévu fin juillet et ma future étant instit, il n'y a guère d'autres choix pour le voyage de noces que de partir en Aout. A priori, notre choix s'arrêterait sur un séjour à new York (une grosse semaine) et une semaine aux Bahamas (histoire de bien goûter à l'ambiance "lune de miel") (une petite semaine).
Alors voilà, en parcourant le forum, beaucoup disent qu'il faut s'y prendre seul, pas passer par une agence de voyage, trop cher et vaut pas le coup... Oui, sauf que nous, New York, les Bahamas, et les Etats Unis en particulier, c'est une grande inconnue...
Donc de nombreuses questions nous turlupinent... 1) Choix d'un combiné New York / Bahamas judicieux? (on n'aime pas les vacances farniente où il n'y a rien à faire d'autre que la plage, juste quelques jours, ça suffit, on rêve d'aller à New York...) 2) Hotels à privilégier à New York (rester dans l'optique lune de miel, donc on se fait plaisir, mais on veut pas non plus se saigner, bref, un bon rapport Qualité / Charme / Prix, si possible bien situé dans New York) 3) Organisation du voyage. Un coup d'oeil sur les tarifs aériens montre une nette différence entre un trajet direct de paris NY ou une escale (londres ou irlande), pour à peine une heure de trajet en plus au total, quid? 4) Info sur les bahamas, pas invivable en Aout, quel hotel (même concept que précédement, sauf que là, c'est vraiment optique lune de miel et cocooning!!)?
Voilà, c'est déjà pas mal.. Ah oui aussi 5) Aout à New York, ça se fait, ou c'est l'enfer, plein plein de touristes, chaleur accablante, etc..?
Merci beaucoup pour vos futures réponses!! ;-)
Donc, le mariage est prévu fin juillet et ma future étant instit, il n'y a guère d'autres choix pour le voyage de noces que de partir en Aout. A priori, notre choix s'arrêterait sur un séjour à new York (une grosse semaine) et une semaine aux Bahamas (histoire de bien goûter à l'ambiance "lune de miel") (une petite semaine).
Alors voilà, en parcourant le forum, beaucoup disent qu'il faut s'y prendre seul, pas passer par une agence de voyage, trop cher et vaut pas le coup... Oui, sauf que nous, New York, les Bahamas, et les Etats Unis en particulier, c'est une grande inconnue...
Donc de nombreuses questions nous turlupinent... 1) Choix d'un combiné New York / Bahamas judicieux? (on n'aime pas les vacances farniente où il n'y a rien à faire d'autre que la plage, juste quelques jours, ça suffit, on rêve d'aller à New York...) 2) Hotels à privilégier à New York (rester dans l'optique lune de miel, donc on se fait plaisir, mais on veut pas non plus se saigner, bref, un bon rapport Qualité / Charme / Prix, si possible bien situé dans New York) 3) Organisation du voyage. Un coup d'oeil sur les tarifs aériens montre une nette différence entre un trajet direct de paris NY ou une escale (londres ou irlande), pour à peine une heure de trajet en plus au total, quid? 4) Info sur les bahamas, pas invivable en Aout, quel hotel (même concept que précédement, sauf que là, c'est vraiment optique lune de miel et cocooning!!)?
Voilà, c'est déjà pas mal.. Ah oui aussi 5) Aout à New York, ça se fait, ou c'est l'enfer, plein plein de touristes, chaleur accablante, etc..?
Merci beaucoup pour vos futures réponses!! ;-)
Croisière sur le Norwegian Spirit aux Bermudes, départ de Boston le 4 septembre 2009
Bonjour
Je reviens tout juste d'une croisière avec la compagnie NCL sur le Dream aux Bermudes. J'ai vraiment aimé mon voyage que déja j'ai réservé pour 2009. Cette fois le bateau sera le Norwegian Spirit.
J'ai beaucoup aimé le fait que l'on soit presque 3 jours aux Bermudes, c'est comme si j'avais réservé un hotel tout compris aux Bermudes. Une passe pour l'autobus est le meilleurs moyen de se promené aux Bermudes (28$ par personnes pour 3 jours).
Le seul petit hic c'est que sur 2100 passagé, il y avais 1900 amaricain et seulement 100 canadiens. J'ai rencontrer moins de 10 personnes qui parlais francais. Moi ca ne me derange pas trop car je me débrouille bien en anglais, mais je voyage avec un ami et lui ne parle pas anglais du tout. Mais lui aussi il a beaucoup aimé ce voyage.
Un point positif très fort a mon avis est qu'on peux manger a l'heure qu'on veux et sur une table de 2, ou 4 ou 10. Peux-etre que si vous vous présenter a 18:00 pour souper vous risquer d'attendre un peu surtout si vous demander une table pour 2, mais j'allais jamais souper avant 20:00.
Pas obliger non plus d'etre en habit, mais j'avais apporter qu'une seul paire de pantalon long et quelques pantalons 3/4 (Capri) mais la pluparts des resto a la carte exige le pantalons long. Donc l'an prochain je vais apporter 3 paires de pantalons long.
N'hésiter pas a poser des questions. Et venez faire la croisière, ont vas etre plus qui parle francais lol.
Voici une photo du bateau. J'ai réservé sur ce site, pourquoi si tot. Bien regarder la photo, vous voyez 5 petite fenêtre en avant du bateau, bien notre chambre est la petite fenêtre a droite... Je capotais lorsque j'ai vue ca.
http://www.cruise.com/
http://odetteandneil.com/100_2245a.jpg
Je reviens tout juste d'une croisière avec la compagnie NCL sur le Dream aux Bermudes. J'ai vraiment aimé mon voyage que déja j'ai réservé pour 2009. Cette fois le bateau sera le Norwegian Spirit.
J'ai beaucoup aimé le fait que l'on soit presque 3 jours aux Bermudes, c'est comme si j'avais réservé un hotel tout compris aux Bermudes. Une passe pour l'autobus est le meilleurs moyen de se promené aux Bermudes (28$ par personnes pour 3 jours).
Le seul petit hic c'est que sur 2100 passagé, il y avais 1900 amaricain et seulement 100 canadiens. J'ai rencontrer moins de 10 personnes qui parlais francais. Moi ca ne me derange pas trop car je me débrouille bien en anglais, mais je voyage avec un ami et lui ne parle pas anglais du tout. Mais lui aussi il a beaucoup aimé ce voyage.
Un point positif très fort a mon avis est qu'on peux manger a l'heure qu'on veux et sur une table de 2, ou 4 ou 10. Peux-etre que si vous vous présenter a 18:00 pour souper vous risquer d'attendre un peu surtout si vous demander une table pour 2, mais j'allais jamais souper avant 20:00.
Pas obliger non plus d'etre en habit, mais j'avais apporter qu'une seul paire de pantalon long et quelques pantalons 3/4 (Capri) mais la pluparts des resto a la carte exige le pantalons long. Donc l'an prochain je vais apporter 3 paires de pantalons long.
N'hésiter pas a poser des questions. Et venez faire la croisière, ont vas etre plus qui parle francais lol.
Voici une photo du bateau. J'ai réservé sur ce site, pourquoi si tot. Bien regarder la photo, vous voyez 5 petite fenêtre en avant du bateau, bien notre chambre est la petite fenêtre a droite... Je capotais lorsque j'ai vue ca.
http://www.cruise.com/
http://odetteandneil.com/100_2245a.jpg
Tour de l'Amérique du Nord (Canada et États-Unis) en camping-car
Bonjour..J'ai un projet à long terme, qui est de m'acheter un camping car ou une petite van et partir pendant un bon gros 6 mois, faire le tour du Canada et des États-Unis!!
J'aimerais avoir des conseils pour m'aider à planifier mon projet ou juste des commentaires pour ceux qui ont déjà fait un voyage de ce genre.
Ou dormiez vous? Camping absolument ou je peux m'arreter a d'autres endroits non-payant pour dormir? Je sais qu'au Québec, on peut se garer dans tous les Wal-Mart gratuitement la nuit.
Êtes-vous parti avec un gros budget? Si je ne fais pas de grosses visites touristiques cher..À part le gaz et la nourriture, je ne crois pas me prévoir trop trop d'argent..Je suis habituer à vivre dans des conditions "d'aventure" si on veut..J'ai deja habiter dans mon auto pendant 6 mois pendant mon voyage en Australie!
Des places à ne pas manquer en Amérique du Nord?
En finissant, je suis en train d'essayer d'évaluer si partir avec un enfant de 18 mois ou un peu plus est trop fou comme projet selon vous...Je sais que ca demande beaucoup plus d'organisation..Mais si tout est bien pensé..Je connais quelques familles qui ont fait ce genre d'aventure...et tout s'est bien déroulé..J, aimerais si vous l'avez vécu..avoir votre avis...
Merci d'avance!!
Ou dormiez vous? Camping absolument ou je peux m'arreter a d'autres endroits non-payant pour dormir? Je sais qu'au Québec, on peut se garer dans tous les Wal-Mart gratuitement la nuit.
Êtes-vous parti avec un gros budget? Si je ne fais pas de grosses visites touristiques cher..À part le gaz et la nourriture, je ne crois pas me prévoir trop trop d'argent..Je suis habituer à vivre dans des conditions "d'aventure" si on veut..J'ai deja habiter dans mon auto pendant 6 mois pendant mon voyage en Australie!
Des places à ne pas manquer en Amérique du Nord?
En finissant, je suis en train d'essayer d'évaluer si partir avec un enfant de 18 mois ou un peu plus est trop fou comme projet selon vous...Je sais que ca demande beaucoup plus d'organisation..Mais si tout est bien pensé..Je connais quelques familles qui ont fait ce genre d'aventure...et tout s'est bien déroulé..J, aimerais si vous l'avez vécu..avoir votre avis...
Merci d'avance!!
Visa pour Canada - États-Unis, quelle est la meilleure solution?
Salut à tous,
Qui pourrais me dire comment faire : Je prévois de traverser le Canada à pied, puis les Etats Unis. Il va de soi que les 6 mois de visa de touriste ne me seront pas suffisant. Quelle est la meileure solution dans ce cas? Est-ce que les ambassades autorisent des visa plus long, pour des cas spéciaux comme ça? merci pour votre aide!🤪
Qui pourrais me dire comment faire : Je prévois de traverser le Canada à pied, puis les Etats Unis. Il va de soi que les 6 mois de visa de touriste ne me seront pas suffisant. Quelle est la meileure solution dans ce cas? Est-ce que les ambassades autorisent des visa plus long, pour des cas spéciaux comme ça? merci pour votre aide!🤪
Nécessité de la voiture à Montréal et Miami?
🙂 Bonjour à tous et merci pour toutes les infos que vous laissez sur le forum...
Bon je planifie un trip au Canada et USA de 15j (à 2)fin aout debut sept, qui se decomposerai grossierement en 5j Montreal, 5j New york et 5j Miami... Voila je compte faire Paris-Montreal d'ou ma premiere question peut on visiter montreal a pied ou en transport ou est il necessaire de louer une voiture sur place??? Sachant que je compte aller 1journée à Ottawa pendant les 5j puis Montreal-New york en car, car moins cher que la voiture (enfin je crois...) et enfin new york-miami en avion, d'ou ma seconde question, est il nécéssaire de louer une voiture à miami ou peut on se deplacer avec transport ou pieds...??? Sachant que je compte aller 1journée à Universal studio pendant les 5j
PS : avez vous des infos sur le passage de la frontiere canada US par greyhound, car je voudrais pas me faire debarqué du car comme un boulet...
Bye et merci d'avance pour vos reponse
Bon je planifie un trip au Canada et USA de 15j (à 2)fin aout debut sept, qui se decomposerai grossierement en 5j Montreal, 5j New york et 5j Miami... Voila je compte faire Paris-Montreal d'ou ma premiere question peut on visiter montreal a pied ou en transport ou est il necessaire de louer une voiture sur place??? Sachant que je compte aller 1journée à Ottawa pendant les 5j puis Montreal-New york en car, car moins cher que la voiture (enfin je crois...) et enfin new york-miami en avion, d'ou ma seconde question, est il nécéssaire de louer une voiture à miami ou peut on se deplacer avec transport ou pieds...??? Sachant que je compte aller 1journée à Universal studio pendant les 5j
PS : avez vous des infos sur le passage de la frontiere canada US par greyhound, car je voudrais pas me faire debarqué du car comme un boulet...
Bye et merci d'avance pour vos reponse
Montréal, Québec et New York: visites et excursions
Bonjour à tous c'est mon premier message sur ce forum mais ca fait un bout de temps que je le lis surtout la partie vélo meme si le voyage que je prepare ne se fera pas en vélo faute de temps et de preparation...
Je pars deux semaines au quebec en juillet avec ma mere, une semaine à montréal et une semaine à quebec. Je lis un peu les messages sur le sujet mais il y en a beaucoup c'est pas simple de faire le tri. Qu'est-ce qui est le plus interressant de visiter dans ces villes ? On aimerait aussi faire quelques excursions à la campagne, mais est-ce que c'est possible sans voiture ? Où est-ce que ce serait le mieux pour faire du kayak ? Est-ce qu'il y a moyen de faire une balade en ferry depuis quebec vers la mer ?
Je pensais aussi faire du vélo dans ces deux villes pour nous deplacer. Est-ce que c'est bien praticable en vélo ? Vu les prix à la location je pensais en acheter d'occasion et les revendre avant de partir est-ce faisable ?
Enfin je pars après une dizaine de jours à new york tout seul mais là il y a beaucoup d'infos je crois que je vais savoir comment m'occuper...
Merci d'avance pour vos reponses.
Je pars deux semaines au quebec en juillet avec ma mere, une semaine à montréal et une semaine à quebec. Je lis un peu les messages sur le sujet mais il y en a beaucoup c'est pas simple de faire le tri. Qu'est-ce qui est le plus interressant de visiter dans ces villes ? On aimerait aussi faire quelques excursions à la campagne, mais est-ce que c'est possible sans voiture ? Où est-ce que ce serait le mieux pour faire du kayak ? Est-ce qu'il y a moyen de faire une balade en ferry depuis quebec vers la mer ?
Je pensais aussi faire du vélo dans ces deux villes pour nous deplacer. Est-ce que c'est bien praticable en vélo ? Vu les prix à la location je pensais en acheter d'occasion et les revendre avant de partir est-ce faisable ?
Enfin je pars après une dizaine de jours à new york tout seul mais là il y a beaucoup d'infos je crois que je vais savoir comment m'occuper...
Merci d'avance pour vos reponses.











