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Trajet Marrakech - Merzouga English translation pending
Nous partons à 2 au Maroc en avril. Arrivée à Marrakech, location de voiture(peut-être chez Medloc) de l'aéroport.
Nous serons 10 jours sur place.
Notre projet:
Marrakech, Telouet (est-ce incontournable ?), Ait Benhaddou, Ouarzazat, vallée des roses, gorges de Dades, Tineghir, gorges de Todgha, retour Marrakech.
Nous n'arrivons pas à savoir le nombre de jours à chaque stop.
Est-il possible d'aller jusqu'à Marzouga sachant que nous avons 10 jours au total pour faire l'aller-retour (par la même route ?)
Merci de nous indiquer quelques hébergements sympas (budget autour de 50 €/nuit).
La première nuit à Ait Benhaddou est déjà réservée. Doit-on réserver tous les hébergements à cette période ? (du 9 au 18 avril).
Merci pour tous vos conseils.
Marie-José
Vos "regrets" en voyage? English translation pending
Bonjour !
Un petit sujet qui m'est venu à l'esprit ! Vous est-il arrivé d'avoir des "regrets" lors d'un voyage, c'est-à-dire des choses que vous vouliez voir et faire et que vous n'avez pas pu ? Et pourquoi ? Je parle plutôt de "malheureux concours de circonstances" et pas juste le manque de temps.
Récemment quelques regrets en Russie :
- A Moscou le musée des Cosmonautes. Je voulais vraiment le voir, mais mauvais concours de circonstances. On est arrivé un peu tard sur place, ayant fait une balade plus longue que prévu avant. Après vérification sur Internet, il était ouvert les jours suivants. En fait non, j'ai vu plus tard sur la page en russe qu'il fermait pile 4 jours pour travaux... 🤪
- Le dernier jour, nous étions dans le "centre", nous pensions faire un tour au parc Zariadié, récemment ouvert, avec sa plateforme suspendue sur la Moskova, mais pas le temps... on a dû faire une pause toilettes à cause de moi, et accessoirement manger un peu car j'allais tomber dans les pommes, ça a pris plus de temps que prévu. On avait un train à prendre ensuite (mauvais calcul du temps de notre part, je l'admets).
Bon, je compte y retourner à Moscou, ça va !
- Un survol en hélicoptère de Saint-Pétersbourg. Ceci n'a lieu que le week-end, seulement par "beau temps" (c'est relatif là-bas), et forcément après des jours de soleil, temps pourri le week-end. Pour finir, on a donc fait autre chose le dimanche, et il y a eu une éclaircie, on a vu les hélicos décoller en face... Bon, dur de prévoir exactement les éclaircies. Dans la mesure où j'aimerais y retourner l'hiver et que les vols n'ont lieu qu'en saison, c'est pas gagné... Puis avec la météo, c'est jamais gagné là-bas 😛
- A Cracovie, dernier jour, on voulait voir les mines de sel. On allait à pied prendre le bus, gros orage, très violent, et pas prévu. On avait pas de parapluie, on a fini tremper jusqu'aux os et à devoir se réfugier dans un magasin (ils vendaient des parapluies 😛) puis Mcdo, pendant deux bonnes heures car ça se calmait pas. Ensuite c'était tard, et vu la différence de température entre les mines et l'extérieur, pas question d'y aller trempés... Bon au final comme ça a l'air très "usine à touristes", ce n'est qu'un semi-regrets. J'aimerais bien les voir un jour quand même on va dire.
- A Trapani en Sicile, un seul jour plein sur place, on voulait grimper à Erice en téléphérique. On arrive, c'est fermé pour cause de vent... le téléphérique n'étant pas pile à côté du centre, deux heures perdues, et on n'a pas vu Erice. Je plaide coupable, j'avais pas vérifié sur le site avant de partir de l'appart...
- Lors d'un énième séjour à Madrid, cette fois nous voulions passer une grosse après-midi à Tolède. On s'est rendu un samedi à la gare, pas pu les jours avant car il avait pas mal plu et qu'on voulait surtout se balader (on était donc resté à Madrid dans les musées). On arrive 40 mn avant le départ du train, il était complet !!! Seulement un train toutes les 2h le samedi. Le suivant nous aurait fait arriver tard, ça ne valait pas le coup...
Ensuite le dimanche et le lundi les quelques musées ou monuments qui nous intéressaient étaient fermés (ou fermaient trop tôt le dimanche), on a préféré reporter à un futur séjour. Même coup pour Ségovie, donc l'Alcazar était ouvert le lundi. On déjeune, je regarde les bus sur Internet, la gare routière étant loin d'où on était, et forcément celui qu'on voulait était complet, le seul de la journée à l'être. Après ça faisait un peu tard selon monsieur.
Bon sur le moment on est un peu énervé mais comme ça reste une destination proche et où aime aller régulièrement, on sait qu'on y retournera donc ce n'est pas bien grave !
- A Belgrade, on voulait passer une journée à Novi Sad, mais les jours où on avait envie, il pleuvait vraiment beaucoup, donc justement, ça valait pas le coup... Je savais que j'allais pas y retourner de suite, mais tant pis.
Je dois en avoir d'autres mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr il y a toujours des choses que je voulais voir en voyage, mais pas eu le temps (j'ai tendance à vouloir tout voir, ou presque !), mais c'est un peu différent. S'il y a encore assez à voir, j'y retourne !! Évidemment au bout du monde c'est plus dur... Plus la destination est difficile d'accès plus c'est "rageant" c'est sûr !
A vous !
Un petit sujet qui m'est venu à l'esprit ! Vous est-il arrivé d'avoir des "regrets" lors d'un voyage, c'est-à-dire des choses que vous vouliez voir et faire et que vous n'avez pas pu ? Et pourquoi ? Je parle plutôt de "malheureux concours de circonstances" et pas juste le manque de temps.
Récemment quelques regrets en Russie :
- A Moscou le musée des Cosmonautes. Je voulais vraiment le voir, mais mauvais concours de circonstances. On est arrivé un peu tard sur place, ayant fait une balade plus longue que prévu avant. Après vérification sur Internet, il était ouvert les jours suivants. En fait non, j'ai vu plus tard sur la page en russe qu'il fermait pile 4 jours pour travaux... 🤪
- Le dernier jour, nous étions dans le "centre", nous pensions faire un tour au parc Zariadié, récemment ouvert, avec sa plateforme suspendue sur la Moskova, mais pas le temps... on a dû faire une pause toilettes à cause de moi, et accessoirement manger un peu car j'allais tomber dans les pommes, ça a pris plus de temps que prévu. On avait un train à prendre ensuite (mauvais calcul du temps de notre part, je l'admets).
Bon, je compte y retourner à Moscou, ça va !
- Un survol en hélicoptère de Saint-Pétersbourg. Ceci n'a lieu que le week-end, seulement par "beau temps" (c'est relatif là-bas), et forcément après des jours de soleil, temps pourri le week-end. Pour finir, on a donc fait autre chose le dimanche, et il y a eu une éclaircie, on a vu les hélicos décoller en face... Bon, dur de prévoir exactement les éclaircies. Dans la mesure où j'aimerais y retourner l'hiver et que les vols n'ont lieu qu'en saison, c'est pas gagné... Puis avec la météo, c'est jamais gagné là-bas 😛
- A Cracovie, dernier jour, on voulait voir les mines de sel. On allait à pied prendre le bus, gros orage, très violent, et pas prévu. On avait pas de parapluie, on a fini tremper jusqu'aux os et à devoir se réfugier dans un magasin (ils vendaient des parapluies 😛) puis Mcdo, pendant deux bonnes heures car ça se calmait pas. Ensuite c'était tard, et vu la différence de température entre les mines et l'extérieur, pas question d'y aller trempés... Bon au final comme ça a l'air très "usine à touristes", ce n'est qu'un semi-regrets. J'aimerais bien les voir un jour quand même on va dire.
- A Trapani en Sicile, un seul jour plein sur place, on voulait grimper à Erice en téléphérique. On arrive, c'est fermé pour cause de vent... le téléphérique n'étant pas pile à côté du centre, deux heures perdues, et on n'a pas vu Erice. Je plaide coupable, j'avais pas vérifié sur le site avant de partir de l'appart...
- Lors d'un énième séjour à Madrid, cette fois nous voulions passer une grosse après-midi à Tolède. On s'est rendu un samedi à la gare, pas pu les jours avant car il avait pas mal plu et qu'on voulait surtout se balader (on était donc resté à Madrid dans les musées). On arrive 40 mn avant le départ du train, il était complet !!! Seulement un train toutes les 2h le samedi. Le suivant nous aurait fait arriver tard, ça ne valait pas le coup...
Ensuite le dimanche et le lundi les quelques musées ou monuments qui nous intéressaient étaient fermés (ou fermaient trop tôt le dimanche), on a préféré reporter à un futur séjour. Même coup pour Ségovie, donc l'Alcazar était ouvert le lundi. On déjeune, je regarde les bus sur Internet, la gare routière étant loin d'où on était, et forcément celui qu'on voulait était complet, le seul de la journée à l'être. Après ça faisait un peu tard selon monsieur.
Bon sur le moment on est un peu énervé mais comme ça reste une destination proche et où aime aller régulièrement, on sait qu'on y retournera donc ce n'est pas bien grave !
- A Belgrade, on voulait passer une journée à Novi Sad, mais les jours où on avait envie, il pleuvait vraiment beaucoup, donc justement, ça valait pas le coup... Je savais que j'allais pas y retourner de suite, mais tant pis.
Je dois en avoir d'autres mais c'est ce qui me vient à l'esprit. Bien sûr il y a toujours des choses que je voulais voir en voyage, mais pas eu le temps (j'ai tendance à vouloir tout voir, ou presque !), mais c'est un peu différent. S'il y a encore assez à voir, j'y retourne !! Évidemment au bout du monde c'est plus dur... Plus la destination est difficile d'accès plus c'est "rageant" c'est sûr !
A vous !
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra English translation pending
Nos premiers pas en Inde, deux semaines au Ladakh et à Agra
Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »
Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.
Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂
Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.
Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.
Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.
Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.
De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.
Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.
Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.
En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.
Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.
Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.
Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.
Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)
Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Novembre 2017, nous étions en train de réfléchir à nos vacances d’été 2018, mais nous n’arrivions pas à nous décider sur la destination. Le sud argentin, trop froid et trop loin pour deux semaines, Bali, trop de monde en juillet-août, Alaska et Hawaï, également trop loin… Je me suis souvenue que Jean-François (Max68) était parti en Mongolie. Je l’ai contacté par MP, afin d’en savoir plus. Il m’a expliqué deux-trois choses dans un premier message et m’a renvoyé un deuxième où il a écrit : « J’ai une proposition qui répond à tous tes critères… Le Ladakh. »
Le Ladakh ? Euh, ça doit être vers l’Himalaya, mais je n’arrivais pas du tout à situer cette région.😊 Google a été d’une grande aide… Eh oui, le Ladakh se trouve au nord de l’Inde, à la frontière du Pakistan et de la Chine. Les photos des paysages trouvées sur Google Image sont magnifiques. J’ai lu deux carnets sur le forum et j’ai proposé la destination à mon mari.
Le Ladakh, on peut y faire des randonnées, même un trek, faire des visites de monastères, découvrir une autre culture. C’est dans la poche, Benoît, mon mari, était tout de suite partant.🙂
Nous avons vite compris que nous ne pourrons pas louer une voiture pour nos déplacements. Soit, nous nous déplacerons avec les transports publics ou nous devrons prendre un chauffeur. Nous avons fait une très bonne expérience en Ouganda avec notre chauffeur et le guide, nous nous sommes décidés pour cette solution.
Nos expériences, avec l’agence Tourmaline en Namibie, étaient excellentes, nous avons donc décidé de contacter une agence sur place. Notre choix s’est porté sur Ju-Leh.
Dawa, jeune femme ladakhi, a répondu rapidement à mon premier mail. L’échange s’est fait en français, les réponses ont toujours été très détaillées et à chacun de mes nombreux mails, j’avais une réponse dans les 24 heures et le plus souvent dans la journée.🙂 Dawa m’a fait une première proposition et m’a conseillé de faire un trek. Notre circuit a rapidement pris forme, nous ferons quelques randonnées de 3-4 heures et un trek de 4 jours. Nous visiterons plusieurs monastères, la région du lac Pangong et la vallée de la Nubra.
Nous avons décidé de prendre un guide pour tout le séjour. Il s’avérera que nous avons bien fait. Bien sûr, il est tout à fait possible de visiter les monastères sans guide, mais pour comprendre le Bouddhisme, reconnaître les différents Bouddhas, apprécier les peintures, etc. il est, à notre avis, indispensable d’avoir une personne qui donne des explications. Sans guide, je pense que nous n’aurions pas autant apprécié les visites des nombreux monastères.
De plus, Rigzen, notre jeune guide était d’une gentillesse incroyable, au petit soin avec nous et nous avons aussi bien rigolé avec lui.😎 Il nous a permis de faire des rencontres que nous n’aurions pas pu faire sans lui. Nos chauffeurs, nous en avons eu quatre pour tout le voyage, étaient également très sympathiques.
Un peu plus tard, le voyage était plus au moins organisé, un couple d’amis s’est joint à notre projet. Il a fallu choisir les hôtels. Dawa m’a transmis une liste avec les hôtels et chambres de plusieurs catégories à Leh. Il est vite devenu clair, nous ne sommes pas faits pour les hôtels une, deux et trois étoiles à Leh.😊 Les retours sur TripAdvisor (pas d’eau, pas d’eau chaude, draps pas changés entre les clients, chambres sales, nourriture immangeable au petit déjeuner, etc.) nous ont fait vite comprendre qu’il fallait chercher dans la catégorie au-dessus. Nous n’étions pas du tout obligés de prendre un hôtel de la liste de l’agence, nous pouvions sans autre choisir un autre.
Dawa a très bien compris ce que nous désirons et nous a fait des propositions d’hôtels pour les vallées. L’Apricot Tree Hotel proche de Lamayuru s’avérera un excellent choix. Dawa m’a dit qu’il est plus difficile de trouver des « bons » hôtels à Hunder dans la vallée de la Nubra et nous a proposé l’hôtel Karma Inn. Elle m’a précisé qu’il ne sera pas à la hauteur de l’Apricot Tree, mais le choix d’hôtel est restreint à Hunder.
En ce qui concerne nos nuitées à Leh, nous avons trouvé notre bonheur avec le Gomang Boutique Hotel. Cet hôtel a de très bonnes notes sur TripAdvisor et il le mérite largement. Il n’est pas bon marché, mais le rapport qualité-prix est bien là.
Pour le trek, nous nous sommes décidés pour les Homestays, afin de pouvoir vivre des moments privilégiés avec les familles. L’expérience peut être très sympa, notre troisième Homestay, mais peut aussi être difficile. En effet, la propreté et l’hygiène du deuxième Homestay laissait vraiment à désirer.😐 De plus, nous qui pensions vivre des moments exceptionnels avec les familles, nous avons été bien déçus. L’un des Homestays était une « usine » à touristes, aucun contact avec le propriétaire et dans l’autre, le contact était très difficile à établir avec la famille.😕 Plus de détails dans le récit à venir. A refaire, nous prendrions l’option tente avec un cuisinier. En effet, je préférerais dormir dans ma tente, dans mon sac de couchage, sur mon matelas.
Dawa nous a proposé de prendre l’option « Horseman » pour le trek, afin de ne pas devoir porter nos affaires. Très bien, je ne me voyais pas trop porter un gros sac à dos pendant tout le trek. Nous aurons donc des ânes ou des chevaux qui porterons nos bagages.
Nos amis ont l’habitude de passer par une agence pour faire les réservations de leurs voyages. Nous avons pris nos billets d’avion dans cette agence et nous y avons aussi réservé notre séjour à Agra. J’ai trouvé le séjour à Agra un peu cher, mais quand on voyage avec d’autres personnes, il faut faire des compromis. Pour l’avion, nous voulions avoir tous les vols sur le même billet. Nous avons donc pris Etihad qui a un accord avec Jet Airways. Très bon choix, je conseille cette combinaison.
Nous avons consulté un médecin au CHUV à Lausanne, plus précisément un médecin de l’institut de voyage. Nous avions quelques questions au sujet du mal de montagne, prévention, médicaments, etc. Le médecin nous a fortement déconseillé la prise de Diamox et nous a donné quelques conseils pour mieux nous adapter (aller en altitude avant de partir, boire beaucoup, mais vraiment beaucoup, se reposer le premier jour et aller mollo les jours suivants, pas d’alcool les premiers jours…)
Dans le carnet, vous trouverez notre vécu et nos impressions jour par jour et j’essaierai aussi de vous transmettre quelques explications sur les monastères que nous avons reçues de notre guide et celles que nous avons eu dans notre road book. J’espère que j’ai bien retenu les explications et qu’il n’y a pas trop d’erreurs. J’ai pris des notes chaque soir, mais il est parfois difficile de ne pas mélanger les différentes visites des temples.
Les animaux du Maroc (et aussi au Maroc) English translation pending
Bonjour,
L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….
Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?


L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….
Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?


Six jours dans le Sud tunisien en hiver avec ma fille de 7 ans English translation pending
Bonjour,
Je viens de réserver un billet d'avion pour Djerba avec ma fille de 7 ans, pour six jours durant les vacances d'hiver.
L'idée n'est pas de trop rester à Djerba, surtout en cette saison (même si je pense réserver une ou deux nuits dans un hôtel avec piscine couverte car elle adore l'eau), mais de partir dans le désert. Du coup, j'ai quelques petites questions.
Première question : vaut-il mieux que je loue une voiture ou passer par un tour opérator ? J'aimerais l'emmener à Ksar Ghilane, mais pas sur d'y accéder avec une simple voiture de loc... Le cas échéant, Douz est-elle mieux pour le désert de sable ?
Deuxième question : une nuit en bivouac avec un enfant est-elle envisageable à cette période (début février) ?
Troisième question : je voudrais lui faire découvrir les ksars du sud, mais dans mes souvenirs - qui datent (2001 !!!)- il y avait un véritable harcèlement, notamment à Matmata et Tataouine. Est-ce plus calme aujourd'hui ? Ou y-a-t-il des endroits moins connus, un peu plus calmes, et accessibles en voiture conventionnelle ?
Quatrième question : le train le "lézard rouge" vaut-il le détour pour une enfant de 7 ans ? (si oui, je laisserais tomber Ksar Ghilane et Tataouine, pour privilégier Douz, histoire de ne pas faire trop de détour)
Merci pour vous réponses. Et si vous avez des suggestions ;)
Je viens de réserver un billet d'avion pour Djerba avec ma fille de 7 ans, pour six jours durant les vacances d'hiver.
L'idée n'est pas de trop rester à Djerba, surtout en cette saison (même si je pense réserver une ou deux nuits dans un hôtel avec piscine couverte car elle adore l'eau), mais de partir dans le désert. Du coup, j'ai quelques petites questions.
Première question : vaut-il mieux que je loue une voiture ou passer par un tour opérator ? J'aimerais l'emmener à Ksar Ghilane, mais pas sur d'y accéder avec une simple voiture de loc... Le cas échéant, Douz est-elle mieux pour le désert de sable ?
Deuxième question : une nuit en bivouac avec un enfant est-elle envisageable à cette période (début février) ?
Troisième question : je voudrais lui faire découvrir les ksars du sud, mais dans mes souvenirs - qui datent (2001 !!!)- il y avait un véritable harcèlement, notamment à Matmata et Tataouine. Est-ce plus calme aujourd'hui ? Ou y-a-t-il des endroits moins connus, un peu plus calmes, et accessibles en voiture conventionnelle ?
Quatrième question : le train le "lézard rouge" vaut-il le détour pour une enfant de 7 ans ? (si oui, je laisserais tomber Ksar Ghilane et Tataouine, pour privilégier Douz, histoire de ne pas faire trop de détour)
Merci pour vous réponses. Et si vous avez des suggestions ;)
Bivouaquer à l'erg Chebbi English translation pending
Bonjour
Je compte me rendre avec mon épouse (deux jeunes retraités) au Maroc fin octobre 2018 pour une quinzaine de jours à partir de Marrakech.
Je commence à préparer en tenant compte de toutes les discussions du forum.
J'aimerais aller bivouaquer à l'erg Chebbi, mais ma femme a le vertige et je la vois mal sur un dromadaire pendant deux heures (4h AR). L'année dernière, je me demande encore comment elle a pu faire du cheval (pour la 1° fois) à Cuba pour visiter une plantation de café à Viñales.
Donc, est-il possible de rejoindre le bivouac en voiture, soit avec celle que j'aurai louée (type berline standard), soit avec un 4x4 de l'organisateur à Merzouga ou autre ?
Merci
Patrick
Polynésie ou Nouvelle-Calédonie + Vanuatu English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons un voyage de 4 semaines dans le Pacifique.😎 Pour faire un voyage différent de ceux qu’on a l’habitude de faire, pour la plongée sous-marine, le dépaysement aussi bien sur le plan humain que paysages, et randonner un peu.
La première destination qui m’est venue à l’esprit, car elle est mythique c’est la Polynésie avec un voyage qui ressemblerait à ça :
Archipel Marquises : NUKU HIVA, UA POU et éventuellement Hiva Oa pour un total de 12 jours (y compris les jours de transferts) Archipel Sous Le Vent : uniquement Maupiti 3 jours Archipel des Tuamotu : Rangiroa, Fakarava et Mataiva pour un total de 11 jours Tahiti et Moorea 2/3 jours
La seconde possibilité que j’ai commencé à étudier et qui semble aussi très intéressante est la Nouvelle Calédonie couplée au Vanuatu, qui pourrait ressembler à ça : Ile principale : une boucle Nouméa – Koné – Hienghène (plongée) : 4 jours La pointe Sud : 3 jours Ile des Pins : 3 jours Iles de la Loyauté : Ouvéa (3 jours), Lifou (3 jours) ou peut-être qu’une des deux ?
Puis direction le Vanuatu Passage rapide à Etafa puis Tanna (Volcans) et Santo (plongée et visite) pour un total de 10 jours
Entre les deux mon cœur balance, je suis donc intéressé par tout avis ou conseil sur l’une ou l’autre des destinations. 😛 Pour certains ça peut faire un peu « survol », mais ne vous inquiétez pas, si ça nous plait énormément on y retournera.😉
Merci d'avance
Max
Nous envisageons un voyage de 4 semaines dans le Pacifique.😎 Pour faire un voyage différent de ceux qu’on a l’habitude de faire, pour la plongée sous-marine, le dépaysement aussi bien sur le plan humain que paysages, et randonner un peu.
La première destination qui m’est venue à l’esprit, car elle est mythique c’est la Polynésie avec un voyage qui ressemblerait à ça :
Archipel Marquises : NUKU HIVA, UA POU et éventuellement Hiva Oa pour un total de 12 jours (y compris les jours de transferts) Archipel Sous Le Vent : uniquement Maupiti 3 jours Archipel des Tuamotu : Rangiroa, Fakarava et Mataiva pour un total de 11 jours Tahiti et Moorea 2/3 jours
La seconde possibilité que j’ai commencé à étudier et qui semble aussi très intéressante est la Nouvelle Calédonie couplée au Vanuatu, qui pourrait ressembler à ça : Ile principale : une boucle Nouméa – Koné – Hienghène (plongée) : 4 jours La pointe Sud : 3 jours Ile des Pins : 3 jours Iles de la Loyauté : Ouvéa (3 jours), Lifou (3 jours) ou peut-être qu’une des deux ?
Puis direction le Vanuatu Passage rapide à Etafa puis Tanna (Volcans) et Santo (plongée et visite) pour un total de 10 jours
Entre les deux mon cœur balance, je suis donc intéressé par tout avis ou conseil sur l’une ou l’autre des destinations. 😛 Pour certains ça peut faire un peu « survol », mais ne vous inquiétez pas, si ça nous plait énormément on y retournera.😉
Merci d'avance
Max
Tourisme saharien English translation pending
En dépit des efforts fournis ici et là, le tourisme saharien reste méconnu de bon nombre de personne. Le monde des cités modernes semble bel et bien déterminer le choix des touristes beaucoup plus séduits par l'attractivité des cités modernes. Or, l'étendu de l'espace saharien, son immensité, ses caractéristiques morpho géologiques et autres choses relevant parfois du temps de la préhistoire méritent toute notre attention ...
Retour de voyage en Algérie: Oran - Béchar - Taghit - Béni Abbès English translation pending
Bonjour,
Ayant profité de nombreux conseils ici, je vous ramène quelques informations sur mon voyage en Algérie.
Je suis parti avec ma femme, 2 de nos filles, et l’ami d’une de nos filles.
Ma femme et moi sommes habitués à un confort sommaire, nous privilégions les visites traditionnelles, nos conseils sont donc plus appropriés pour des voyageurs/randonneurs comme nous, et pas tellement pour ceux qui cherchent le confort d’hôtels modernes.
Nous sommes allés à Oran, puis à Taghit en passant par Béchar, puis à Béni Abbès en passant par Igli, soit environ 900 km au sud d’Oran.
Pour les visas : nous avons réservé une nuit d’hôtel à Oran : hôtel Kamel, pratique car disposant d’un site Internet et de la possibilité de payer la première nuit en euros en France si on n’a pas le temps de changer pour avoir des dinars en arrivant. L’hôtel est simple et nous convient bien (4 étages sans ascenseur), 27 € la nuit pour la chambre 2 personnes avec petit déjeuners.
Nous avons demandé les visas environ 3 mois avant de faire le voyage, nous les avons obtenus en 15 jours. Ainsi, nous avions assez d’avance pour pouvoir obtenir les billets d’avion à un tarif moins élevé (200 € aller-retour).
Dans l’avion, tous les passagers sauf nous étaient des algériens vivant en France et allant voir la famille ou passer des vacances en Algérie. A l’arrivée à Oran, notre fille qui avait amené des jumelles dans sa valise en soute pour voir les dunes et les étoiles a été arrêtée, sa valise a été fouillée, les jumelles ont été confisquées car interdites en Algérie, elle ne les a récupérées qu’au retour, après avoir fait sa carte d’embarquement pour être sûr qu’elle quitte l’Algérie en les emportant. Pour le retour, notre autre fille était un peu inquiète car elle avait un deuxième bagage en soute, avec au total 36 kg. Comme nous étions un groupe de 5, nous avons pu enregistrer les 6 bagages, et le total faisant moins de 150 kg, elle n’a pas eu de supplément à payer.
Dans Oran, nous nous sommes sentis à l’aise et en sécurité partout. A l’aéroport, nous sommes passés à côté des taxis pour aller trouver le bus qui était garé juste un peu plus loin sur la gauche. C’est une navette qui ne va que de l’aéroport au terminus du tramway, pas de risque d’erreur. Le ticket se prend dans le bus, il coûte 40 dinars (environ 20 cts). Pour le tramway, il faut prendre le ticket au kiosque juste à côté de l’arrêt, les distributeurs automatiques ne fonctionnent pas. Le ticket acheté au kiosque coûte 40 dinars, il est déjà validé, il n’y a pas besoin de le composter dans Le tramway. Il y a une seule ligne de tramway, elle passe par le centre-ville, puis vers le bord de mer, puis vers la gare des trains, puis à côté de la grande mosquée. Nous avons changé des euros en dinars dans une boutique à côté du consulat d’Espagne (taux actuel 200 dinars pour 1 euro), nous sommes allés sur le port, dans les petits restaurants, dans les marchés des ruelles, le palais du Bey, une mosquée de quartier où l’imam a bien voulu nous accueillir et nous expliquer, la grande mosquée, le musée Zabana. Attention, le téléférique pour Santa Cruz a été démonté, il faut désormais prendre le taxi pour y aller. Pour trouver de petits restaurants avec des poissons grillés, il faut descendre vers le port de pêche, par les rues qui traversent la vieille ville. Sinon, en restant sur la corniche, les restaurants sont plus rares, plus chers, mais aussi beaucoup plus confortables, chacun choisira selon ses goûts. Plusieurs fois des Oranais nous ont abordés pour nous dire à quel point ils étaient contents de voir des touristes français et nous souhaiter la bienvenue. Il n’y a jamais eu la moindre remarque déplacée, aucune arnaque, aucun besoin de négocier sur les marchés, les vendeurs proposent d’eux-mêmes des réductions ou des cadeaux si on prend plusieurs articles. Sur les marchés de fruits et légumes, on a parfois un peu de mal à comprendre les prix : ils sont souvent indiqués en centimes de dinars. Exemple, des fruits marqués à 24000, c’est 240 dinars, donc 2,4 € au taux officiel, 1,2 € avec le change dans la rue.
Nous avons pris le train pour aller d’Oran à Béchar. C’est un train de nuit, avec 10 heures de trajet. Il y a un train à 19H40, et 3 jours par semaine un autre train à 22H40 plus moderne et plus agréable car il arrive à Béchar à 8H30 au lieu de 5H30, c’est plus pratique pour rejoindre un café ou un moyen de transport, il n’y a quasiment rien à trouver la nuit à proximité de la gare de Béchar. Nous aurions voulu des couchettes première classe dans le train de 22H40, mais il n’y en a que 20, elles sont prises par les premiers voyageurs qui se présente le matin à la gare d’Oran à l’ouverture à 6H30. Il n’y a pas de possibilité de les réserver à l’avance. Nous avons pris des couchettes 1ère classe dans le train de 19H40. En première classe, il y a 4 couchettes par compartiment. En seconde, il y en a 6. Au retour, nous sommes arrivés juste avant le départ du train, il n’y avait plus de compartiment de première classe entièrement libre, nous avons senti une certaine gêne des algériens à nous accepter dans les compartiments où ils étaient déjà installés. Pour ma femme et moi, en couple, il nous avait été proposé de nous mettre dans le même compartiment qu’un couple algérien, mais il y avait la gêne de la femme algérienne pour qui les principes interdisent de quitter ne serait-ce qu’une partie de ses vêtements devant moi alors qu’il faisait très chaud. Nos filles ne pouvaient pas rester avec nous, elles devaient être dans un compartiment de femmes. Le copain de notre fille ne pouvait pas rester avec elle, il devait être dans un compartiment d’hommes. Finalement, nous avons trouvé un compartiment de 2ème classe libre, et nous nous y sommes installés tous les 5. En tant qu’étrangers, les cheminots ne voient aucun inconvénient à ce que nous soyons tous dans le même compartiment. A la réflexion, je pense que pour les étrangers voyageant en groupe, il est vraiment préférable de passer la nuit précédant le voyage dans un hôtel juste à côté de la gare, de façon à venir sur place la matin dès 6 H , avant l’ouverture, et pouvoir réserver un compartiment entier de préférence dans le train de 22H40 pour aller de Oran à Béchar, ou de 22H pour aller de Béchar à Oran. Aussi, je n’y avais pas pensé, mais le train est accompagné par des gendarmes à bord, et les étrangers doivent s’enregistrer auprès des gendarmes, ce que je n’avais pas fait à l’aller. Mais ils ne nous l’ont pas reproché, ils ont juste fait notre enregistrement quand ils sont passés pour vérifier le train. Le tarif en couchette est d’environ 7 € en 2ème, 9 € en 1ère. Le tarif aller-retour n'est pas utilisable sur cette ligne, car il n'est pas possible de revenir le même jour, ni de réserver à l'avance pour un autre jour.
Pour aller de Béchar à Taghit, nous avions réservé une voiture avec chauffeur uniquement pour nous. Nous n’avons eu à franchir qu’un seul barrage de gendarmerie, avec simple contrôle des passeports. Si on choisit de faire le trajet en car public ou en taxi, on impose le temps des contrôles pour étrangers à tous les autres passagers. En ce qui me concerne, j’aime bien utiliser les mêmes transports que les voyageurs locaux, mais si je dois leur imposer des retards à cause de ma présence, j’évite.
A Taghit, nous avons dû laisser nos passeports à la brigade de gendarmerie, c’est l’habitude, ils peuvent les garder pendant la durée du séjour, il faut passer les récupérer si on veut partir en excursion dans d’autres villes.
J’ai trouvé que Taghit est une ville (village) très originale : elle est complétement à la fin de l’erg occidental. D’un côté, il n’y a que des dunes, qui s’étendent sur plus de 600 km, et dont certaines parmi les plus proches du village sont assez hautes pour faire un peu de ski. De l’autre, il n’y a presque plus de sable, tout est rocheux.
Dans Taghit et autour, nous nous sommes sentis en confiance et sécurité partout, dans les commerces, sur les dunes même tard le soir pour faire du ski nocturne afin de ne pas avoir trop chaud, dans la palmeraie, au bord de l’oued, dans les anciens villages ou forts, sur les sites des gravures, sur les dromadaires… il y a 2 hôtels, le Saoura plutôt moderne et assez cher, ou le Bordj qui est une ancienne maison réhabilitée, il y a le gîte Dar TerreHut que nous avions choisi et que nous avons trouvé vraiment très bien, et il y a quelques autres gîtes moins importants ou logements chez l’habitant. Il y a aussi une auberge de jeunesse et un camping mais nous n’y avons vu personne. La plupart des activités et visites sont proposées par des personnes liées au gîte Dar TerreHut. Nous y avons été rejoints par certains clients des hôtels. A Dar TerreHut, on peut vraiment demander ce qu’on veut, soit juste un repas, soit juste une nuit, soit juste une visite, soit un séjour complet de durée variable et avec des activités multiples. Le séjour nous a coûté environ 30 € par jour et par personne avec le logement, la nourriture, les déplacements et les activités. Les skis se louent au magasin à côté du rond-point de l’entrée du village, pour environ 2 €. A Taghit comme à Oran, les commerçants sont d’une honnêteté scrupuleuse, ils font des réductions spontanées si on prend plusieurs articles, ou si on n’a pas assez d’argent sur nous, ils expliquent si on se trompe dans les prix, dans les pièces. Les billets font 500, 1000, 2000 dinars. Ce sont déjà de grosses sommes. Dans les bars ou sur les marchés, il vaut mieux avoir des pièces, il y a des 5, 10, 20, 50, 100, 200 dinars. Les pièces de 200 sont marquées 50 sur l’autre face pour fêter le cinquantenaire de l’indépendance du pays, mais on apprend vite à regarder la bonne face pour payer. Nous avons mangé tout ce qui nous était proposé, y compris des fruits achetés sur les marchés et sans même les laver, et comme il fallait s’y attendre nous avons presque tous eu des problèmes digestifs, mais il y a une pharmacie ouverte jusqu’à très tard. Aussi, pour ceux qui n’ont pas amené assez d’argent, même à Taghit il y a un distributeur de billets sur le bâtiment de la Poste. Malgré la saison, en rentrant le soir nous avons trouvé un céraste qui traversait la route. Il a été tué par le conducteur du véhicule car considéré comme dangereux pour les habitants. Ça ne correspond pas à mon état d’esprit, mais ce n’est pas à moi de décider ce qui doit se faire ou pas là-bas.
Pour aller à Béni Abbès, nous sommes partis en voiture avec un guide de Dar TerreHut, nous avons récupéré les passeports pour la journée, nous en avons eu besoin au contrôle d’Igli, et c’est la seule fois du séjour où une escorte de gendarmes nous a été imposée, nous avons dû attendre un véhicule de la gendarmerie puis le suivre jusqu’à Béni Abbès. Au retour, notre guide a réussi à nous dispenser de leur présence. Les paysages entre Taghit et Béni Abbès sont surprenants, à certains endroits on se retrouve au milieu de zones totalement plates jusqu’à l’horizon. Béni Abbès se révèle au dernier moment, à flanc de « montagne » après avoir franchi le lit de l’oued.
J’ai vraiment trouvé ce voyage très agréable. Ma seule déception est que la carte SD sur laquelle ma femme a pris la plupart des photos semble ne pas avoir résisté au passage à l’aéroport, je n’arrive rien à lire dessus, elle n’apparait même plus dans les unités de stockage quand je la mets dans l’ordinateur. Si quelqu’un a un bon conseil, je la garde en attente.
Bien sûr, je reste à la disposition de ceux qui voudraient des informations plus précises pour organiser un voyage semblable.
L'Algérie: un pays très sale English translation pending
Je suis Français d’origine algérienne et je suis venu visiter l’Algérie: je peux vous dire que la réalité dépasse l’entendement ! Je n’ai jamais vu un pays aussi sale… Vous trouvez des détritus partout: dans les villes, dans les campagnes, dans les forêts (du moins celles qui n’ont pas été rasées), le long des routes nationales… Bref, même si on réquisitionnait l’armée américaine, on en viendrai pas à bout.
Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
Les rares ordures qui sont collectées finissent dans des décharges à ciel ouvert et sont brulées quotidiennement, dégageant des odeurs et fumées pestilentielles qui auront tôt ou tard des conséquence sur la santé des populations environnantes. Je ne comprends pas l’état algérien qui construit des autoroutes, des mosquées géantes alors que la priorité est l’hygiène et la protection de l’environnement! Comment les Algériens peuvent-ils accepter de vivre comme des rats au milieu des gravats et des ordures ? Comment se fait-il aussi que les télés étrangères ne parlent pas de ce phénomène ? J’ai vu récemment le reportage d’arthus Bertrand et j’ai bien ri : l’Algérie est un beau pays mais seulement vu de très haut… Le comble, c’est que les Algériens se targuent d’être plus ‘propres’ que les Occidentaux sous prétexte qu’ils sont musulmans et qu’ils font leurs ablutions 5 fois par jour ! Affligeant…
Cash ou carte bancaire aux États-Unis? English translation pending
Bonjour a tous , on part pour notre road trip le 24 mai dans l'ouest americain pour 15 jours , et on est en train de se demander combien de cash on doit emporter la bas .
En fait , pour qu'on ai une idée de ce que l'on doit emporter , on voudrait savoir ce que l'on peut payer en carte bancaire ( hôtels , station services , resto ect .. ) et le montant des frais si on paye en carte bancaire.
Est-ce que vous pouvez nous rappeller un peu le fonctionnement pour les pourboires : par exemple , au resto, si c'est mieux de payer en carte avec le pourboire inclus ou tout payer en cash ?
Dans l'ouest americain , est-ce qu'on trouve facilement des distributeurs de billets ?
Pour mettre l'essence , est-ce qu'il est préferable de payer en cash ? Si oui , faut-il aller payer avant ?
Puis il nous du cash pour faire des courses aussi ( bouteilles d'eau ect.... )
Merci a tous d'avance 😉
Est-ce que vous pouvez nous rappeller un peu le fonctionnement pour les pourboires : par exemple , au resto, si c'est mieux de payer en carte avec le pourboire inclus ou tout payer en cash ?
Dans l'ouest americain , est-ce qu'on trouve facilement des distributeurs de billets ?
Pour mettre l'essence , est-ce qu'il est préferable de payer en cash ? Si oui , faut-il aller payer avant ?
Puis il nous du cash pour faire des courses aussi ( bouteilles d'eau ect.... )
Merci a tous d'avance 😉
Quel pays choisir entre Australie et Amérique Centrale? English translation pending
Bonjour à tous les voyageurs. Je suis un lycéen de 17 ans ayant la chance de pouvoir partir un an dans le pays de mon choix. Je dois donc établir une liste des 5 pays dans lesquels je préférerais vivre, et mon choix est pour l'instant orienté sur l'Amérique du sud pour sa culture, plus précisément l'Uruguay ou peut être l'Argentine. Seulement je ne connais pas très bien chaques pays et malgré une longue documentation je n'ai pas trouvé de personnes jugeant les pays sur les mêmes critères que moi, à savoir que comme je serais logé, nourrit et au lycée le coût de la vie n'est pas ce qui déterminera ma décision. J'en viens donc à vous demander : quel serait selon vous les pays avec une culture riche et intéressante ? Où il fait bon-vivre (et assez chaud) ? Quels sont les pays qui bougent le plus ?
Je parle ici d'Amérique du sud mais je suis ouvert à toutes propositions ( les échanges avec la Chine, le Paraguay, la Nouvelle-Zelande sont impossibles)
IMPORTANT: Je ne peux pas choisir la destination à l'intérieur du pays, je sais simplement que je serais dans une famille relativement aisée.
En attente d'une réponse.
Léo
Quel convertisseur allume cigares de voiture? English translation pending
Bonjour,
Comme l'avait conseillé boncampeur, qui a peut être un autre pseudo ici, j'ai acheté ce convertisseur allume cigare avec un prise secteur normale plus 2 prises usb.
Mais en regardant ensuite les commentaires, à priori c'est pas génial sa bouge sans arrêt dans la prise allume cigare voir meme il se ferait tout seul.
Alors du coup j'hésite à le renvoyer et en prendre un autre mais je ne sais pas lequel choisir dans ces tarifs ou un peu plus cher.
Vous utilisez quoi vous ?
Sachant que j'ai un gps en usb, mon pc portable, chargeur de batterie d'appareil photo, téléphone si il a plus de batterie, et une lampe frontale regardez le par usb.
Merci à vous
Bonne journée
Alors du coup j'hésite à le renvoyer et en prendre un autre mais je ne sais pas lequel choisir dans ces tarifs ou un peu plus cher.
Vous utilisez quoi vous ?
Sachant que j'ai un gps en usb, mon pc portable, chargeur de batterie d'appareil photo, téléphone si il a plus de batterie, et une lampe frontale regardez le par usb.
Merci à vous
Bonne journée
Retour d'un voyage de 3 semaines en Bolivie, octobre 2015 English translation pending
De retour d'un voyage de 23 jours en Bolivie (Octobre 2015) et ayant utilisé, entre autres, ce forum pour le préparer, à mon tour de fournir quelques renseignements utiles et récents.
- Nous étions un groupe d'amis (16) et avons loué 4 véhicules 4x4 chez Imbex à La Paz.
- Ces véhicules (Mitsubishi Montero Sport non importé en France) étaient équipés de pneus piste quasiment neufs, de deux roues de secours neuves, d'un bidon de 60 litres d'essence et étaient en très bon état.

- Imbex, le loueur, est basé à La Paz avec une succursale à Santa Cruz et une antenne à Uyuni. - Nous avons pris possession des 4x4 à Sucre et les avons restitués à La Paz. - Pour 18 jours de location avec le matériel, les assurances maximum, franchise 500 $ par voiture et la mise en place à Sucre nous avons payé 3100 € par voiture. Ce n'est pas donné mais à 4 par véhicule c'est supportable. - Cette agence s'est avérée être une très bonne pioche par la qualité de son matériel, sa réactivité en cas de problème et la gentillesse de son personnel. (Voir le récit du voyage) - Nous avions contacté 3 autres agences (Biz, Barron et Petitat). Ils n'avaient pas la disponibilité des véhicules à nos dates mais les prix étaient similaires. - Contrairement à ce que j'ai pu lire quelques fois dans ce forum, il est assez facile de louer un 4x4 en Bolivie et surtout il n'est pas très compliqué de réaliser soi même le voyage sans passer par une agence. Il est évidemment vivement conseillé de réaliser ce genre de voyage avec un minimum de deux véhicules et une bonne préparation de l'itinéraire. - Les conditions de circulation en Bolivie (Y compris à La Paz . . . quand il n'y a pas de manifestations ) ne sont pas particulièrement compliquées et surtout beaucoup plus faciles qu'au Pérou et en particulier à Lima. Voyage effectué au Pérou en 2014 dans les mêmes conditions en louant des 4x4. - Les routes goudronnées que nous avons utilisées étaient en très bon état et les pistes pas particulièrement difficiles. (En 4x4 ) - Seul petit problème : le carburant Pour remplir le ou les réservoirs des véhicules il n'y a aucun problème, par contre, pour remplir les bidons que nous avions sur la galerie il faut une autorisation. Cette autorisation est fournie par le loueur sous la forme d'un acte notarié que l'on doit présenter à la station service. Autant de copies que de remplissage des bidons. Le loueur nous avait fourni cet acte notarié avec 4 copies par 4x4 et malgré tout il a fallu un peu batailler pour remplir les bidons. A Tupiza, le gérant de la seule station ouverte ne voulait pas nous servir et il a fallu l'intervention téléphonique du loueur, Imbex, pour débloquer la situation. En fait nous étions en règle et le pompiste devait nous servir mais il a tenté de nous extorquer un bakchich que nous avons refusé de lui donner. Finalement nous avons pu faire le plein de nos bidons. A Uyuni, même attitude, mais le problème a été réglé rapidement sans autre intervention. - Ne pas attendre la fin de journée pour faire le plein car les stations sont prises d'assaut par les nombreuses agences qui font le plein pour leurs départs matinaux du lendemain. Tout ceci est évidemment valable dans les stations service et pas pour les achats de carburant chez les particuliers. Dernière chose sur les carburants : Peut être avons nous eu de la chance, mais contrairement a ce que j'avais lu nous avons trouvé du carburant partout dans le Sud Lipez. Nos 4x4 équipés de V6 essence avaient un appétit modéré jusqu'à 3500 mètres d'altitude (autour de 10 litres au 100 ) mais au dessus ils étaient carrément voraces (20 litres) et notre bidon de 60 litres n'était pas suffisant. Nous avons pu acheter de l'essence chez des particuliers à Guadalupe, San Antonio de Lipez, Quetena Chico et Laguna Colorada. Les prix sont évidemment majorés mais nous étions ravis d'en trouver ( 1.20 € maxi ). Nous ne garantissons pas que l'on puisse en trouver tout le temps.
J1 Pour rejoindre La Paz nous avions opté pour le vol Miami / La Paz d'American Airlines. Chacun rejoignant Miami par la compagnie de son choix via Paris, Londres ou Madrid. Décollage de Miami à l'heure (23:54) mais au bout d'une heure de vol retour à Miami pour un problème technique. Nous avons attendu toute la nuit dans l'aérogare de Miami pour un décollage à 09 :00 du matin. Prise en charge plus que légère de la compagnie American Airlines. A noter que l'aéroport de Miami a été un cauchemar (plus que confirmé au retour). Même en transit nous avons du sortir, récupérer nos bagages et les réenregistrer. Tous les personnels (Compagnie, aéroport, douanes, sécurité et police) globalement agressifs et très désagréables.
J2 Arrivés à Sucre à 15:00 notre avion en correspondance pour La Paz à 10:00 était déjà parti depuis longtemps. Impossible de prendre le vol de 16:00, déjà plein, nous avons pris la direction de la gare routière de La Paz en taxi. Pour 20 € par personne nous avons fait le trajet La Paz/Sucre en bus. Compagnie Trans Copacabana 1 MEM Bus cama très confortable et chauffé. Nous avions prévu 1 jour et demi à Sucre, suite à notre retard nous n'y passerons qu'un jour. En dehors du ravitaillement alimentaire standard nous avons pu y trouver tables de camping, réchauds à gaz et cartouches, jerrycans pour l'eau, pelle etc. Prix intéressants. Avec nos bagages nous avions amené : sangles de remorquage, compresseur pour les pneus, kit réparation pneus, petite trousse à outils, lampes etc. Nous avons trouvé Sucre très jolie, très agréable (Altitude et température) mais quand même nettement moins intéressante que Cusco au Pérou. Nuit à l’hôtel Villa Antigua : très bel hôtel, grand confort, personnel aimable pour 70 € la double. Réservation sur Internet depuis la France.
J3 Sucre/Potosi Étape courte, très bonne route goudronnée et beaux paysages. Nous avons passé l'après midi à Potosi et nous avons été agréablement surpris par cette ville. 1 mois avant elle était bloquée par les mineurs et nous aurions certainement eu une autre impression. Nous n'avons pas voulu visiter la mine car gênés par la mise en scène de la misère des mineurs. Nous avons passé la nuit à l’hôtel Santa Teresa en plein centre ville. 50 € la double. Personnel très chaleureux, bon confort. Par contre, le restaurant de l’hôtel, encensé par de nombreux guides nous a beaucoup déçu. Service interminable et maniéré et nourriture pas terrible . Réservation Internet depuis la France.
J4 Potosi/Tupiza. Excellente route goudronnée et très beaux paysages. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à Tupiza et sur les conseils du personnel de l’hôtel nous sommes allés rapidement faire les pleins essence des voitures. Très bonne idée (voir au dessus) Ravitaillement facile dans les nombreuses échoppes de la ville. Le site et la ville sont très agréables avec un climat plus chaud et une altitude relativement basse. Nuit à l’hôtel La Torre 22 € la double. Là aussi, personnel très, très chaleureux. Confort de certaines chambres plus rustique (pas de fenêtre) mais toujours propres. Réservation Internet depuis la France. Nous avons mangé dans une excellente pizzéria (nombreuses à Tupiza) à 50 mètres de l’hôtel
J5 Tupiza/Guadalupe cette étape marque le début de la piste. Pour ne pas partir en même temps que les agences (6 voitures ce matin) nous avions décidé de partir un peu plus tard vers 09:00 du matin. Comme leurs étapes sont beaucoup plus longues que les nôtres et qu'ils vont plus vite que nous, nous ne verrons plus aucun 4x4 de tourisme jusqu'à la Laguna Verde. A partir de cette étape, le paysage sera beau, magnifique, spectaculaire etc.
Je ne le dirai donc pas systématiquement ! Passage au site connu d'El Sillar puis après San Pablo de Lipez nous quitterons la piste principale pour rejoindre plein sud le petit village de Guadalupe. Peu après San Pablo passage le long du site remarquable de Palacio Quemado.
Nous logerons dans un refuge entretenu par les habitants au milieu du village. Pour quelques euros par personne nous aurons droit à 4 petits dortoirs, un local pour la cuisine et des sanitaires rustiques mais propres.
J6 Guadalupe/San Antonio de Lipez. La région au sud de Guadalupe n'est encore pas au programme systématique des agences de voyage mais les splendeurs de cette région ne vont pas tarder à en faire partie. Au moins jusqu'à Ciudad Roma. Plus au sud les pistes et la navigation sont plus compliquées. Cette région restera pour nous une des étapes les plus belles du voyage. Le site de Ciudad Roma en particulier est inoubliable.
Nous n'avons pas pu réaliser le programme prévu dans cette région car certaines pistes, après Rio Seco, étaient impraticables, emportées par l'eau à la fonte des neiges. A condition d'avoir le matériel et l'autonomie nécessaires cette région peut devenir un paradis pour la rando à pied.
Nous avons couché dans un refuge chez l'habitant à San Antonio de Lipez. Mêmes remarques que pour le refuge de Guadalupe.
J7 San Antonio de Lipez/Quetena Chico. Après la laguna Morijon nous avons quitté la piste principale pour rejoindre la laguna Celeste.
Depuis la laguna Celeste, plutot que de revenir à la piste principale nous avons rejoint Quetena Chico en contournant le volcan Uturuncu par le sud. Pistes peu empruntées mais roulantes et surtout très beaux paysages.
Encore une étape où nous ne verrons pas un seul touriste en dehors de notre groupe.
Nuit à Quetena Chico dans un refuge tenu par des particuliers. Ce refuge, au centre du village, a la particularité d’être plus confortable que les 2 précédents car chaque dortoir a ses sanitaires avec douche chaude et le réfectoire recouvert d'une verrière profite le soir de la chaleur accumulée dans la journée.

J8 Quetena Chico/Laguna Verde. A la hauteur de la Laguna Hedionda nous avons encore quitté les pistes principales pour rejoindre (15 kms SE) la laguna Totoral. De retour aux lagunas Hedionda et Kollpa nous avons roulé plein sud, sans passer par le Salar de Chalviri, pour rejoindre la Laguna Verde. A notre arrivée, petite surprise, la Laguna Blanca était vert-turquoise et la Laguna Verde était grise ! Le lendemain matin, la Laguna Verde, gelée sur presque toute sa surface était toujours grise et la Laguna Blanca grise aussi. Petite déception mais le site est quand même superbe avec le Licancabur.
Nous avons dormi au refuge de la Laguna Verde. A part notre groupe il y avait 6 personnes. Bon confort et pour la première foi un bon repas nous a été servi ainsi qu'un petit déjeuner le lendemain. A noter que comme d'habitude, le personnel de l’hôtel était très chaleureux ainsi que les personnes attachées à la réserve Eduardo Avaroa. Par leur intermédiaire nous avons pu, par radio, faire une réservation pour le refuge de la Laguna Colorada pour le lendemain.
J9 Laguna Verde/Laguna Colorada. Comme d'habitude nous sommes partis un peu plus tard que les agences pour être tranquilles par la suite. Bonne idée, car pendant que nous étions au mirador de la Laguna Verde nous avons vu passer une multitude de 4x4 d'agences que nous n'avons pas revus par la suite. Ils venaient de San Pedro de Atacama au Chili. Nous étions donc quasiment seuls aux thermes de Polques et aux geysers Sol de Mañana. Par contre les geysers sont moins actifs en fin de matinée que tôt le matin. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à la Laguna Colarada et y sommes restés jusqu'au surlendemain. Cette lagune est somptueuse et les couleurs sont étonnantes. Les innombrables Flamants Roses qui y séjournent finissent le tableau !!!
Nous n'avons pas regretté d'y rester le lendemain car en plus du plaisir de flâner autour de cette lagune, en fin de journée, un vent violent s'est levé et a exacerbé les couleurs . Nous avons logé dans un des refuge situé dans un petit groupement d'habitations au bord de la lagune, le plus au nord et le plus proche de la petite boutique. Cette boutique est surprenante car on y trouve beaucoup de choses et en particulier de l'essence, vin, bière, un peu de matériel et de l'épicerie générale. Notre réservation depuis la Laguna Verde avait fonctionné mais, comme pour tous les autres refuges, le fait d'arriver vers 15:00 nous a permis de ne jamais avoir de problème de places et souvent de pouvoir choisir les meilleurs chambres ou dortoirs. A la Laguna Colorada nous avions 3 dortoirs avec leurs sanitaires. Comme souvent en Bolivie, électricité et eau chaude quelque peu aléatoires. Nous avons pu "visiter" les autres refuges avant l'arrivée des agences et ils étaient nettement plus rustiques et surtout pas très propres. Malgré les nombreux 4x4 des agences nous n'avons pas du tout eu l'impression d’être nombreux car ils arrivent tard, partent tôt et ne font qu’un court passage au mirador. Dans la journée nous étions seuls.
J10 Laguna Colorada
J11 Laguna Colorada/Ecolodge Los flamencos Laguna Hedionda Nous sommes arrivés à l'Arbol de Piedra au moment du départ des agences et avons croisé une dizaine de personnes pendant l'heure que nous avons passé sur place. Ce site est spectaculaire mais le parking et les nombreuses pancartes à proximité immédiate de l'Arbol de Piedra nuisent beaucoup à la beauté du site. Après l'arbre de pierre nous avons suivi les traces au NE plutôt que la piste directe avec sa grosse tôle ondulée. Nous avons tous beaucoup apprécié ce trajet et toutes les lagunes sont superbes. Lagunas Khara, Cachi, Pastos Grandes, Chullucani puis de nouveau sur la piste principale les lagunas Honda, Chiar Khota et Hedionda. Je ne garanti pas l'orthographe des noms des lagunes et même parfois leurs noms car d'une carte à l'autre c'est toujours différent !!! Nous avons passé la nuit à l'Ecolodge Los Flamencos au bord de la Laguna Hedionda.

Le site est superbe et nous avons beaucoup apprécié l’hôtel. Il est cher (130 € la double) mais il faut prendre en compte l'éloignement, le site superbe, l'altitude (4100 m) et le très bon service rendu. Comme souvent en Bolivie la vue extérieure des bâtiments, toujours en travaux, ne ressemble pas à grand chose mais l'intérieur est très agréable et décoré avec goût. Pour le prix nous avons eu un "tea time" au maté de coca et biscuits, un très bon repas aux chandelles avec un dressage de table superbe, un excellent petit déjeuner et nos chambres, très bien décorées, avaient eau chaude et chauffage, deux énormes couettes par lit et une petite terrasse couverte avec vue sur la lagune. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls.
J12 Laguna Hedionda/Colchani Couleurs magnifiques le matin sur la Laguna Hedionda et quelques kilomètres plus loin à la laguna Canapa. Nous sommes passés au mirador du volcan Ollague mais celui ci étant sur une route internationale allant au Chili nous n'étions pas seuls... Plus intéressante et moins visitée la Laguna Turquiri située sur la gauche de la route d'Uyuni une trentaine de kilomètres avant Alota. Le site est superbe et la lagune est entourée de rochers sculptés par le vent de toutes formes. Toutes les descriptions d'Uyuni que j'avais lues avant de partir étant négatives je ne pouvais pas être déçu. Finalement entre plein d'essence et ravitaillement au marché je ne l'ai pas trouvée trop déplaisante. Par contre, 13 kilomètres avant Uyuni, une des quatre voitures a eu une panne pas fréquente. Le bouchon de remplissage d'huile du carter de pont arrière a décidé de nous quitter et toute l'huile s'est envolée !!! Vraisemblablement mal serré à la dernière révision. Nous avons pu rejoindre Uyuni où heureusement existe une antenne du loueur de voitures Imbex. Le différentiel étant endommagé par le manque d'huile il nous a fallu changer de voiture. N'ayant pas de voiture similaire disponible à Uyuni, le loueur nous a fait parvenir un autre véhicule depuis La Paz . Roulant toute la nuit, pendant que nous dormions à l’hôtel le véhicule était disponible à 09:00 du matin et nous avons pu poursuivre le voyage sans aucun retard. Tout ceci avec le sourire et la grande efficacité de la représentante Imbex à Uyuni. Nous avons dormi à Colchani à l’hôtel de sel Cristal Samaña. Là aussi pas donné (120 € la double) mais un hôtel magnifique, des chambres somptueuses avec chauffage efficace et sanitaires parfaits. Personnel très agréable. Par contre le restaurant malgré sa déco et sa terrasse panoramique sur le Salar ne nous laissera pas un grand souvenir. Prétextant une arrivée tardive (21:00) nous n'avons pu avoir que des hamburgers (pas terribles) et des frites froides. De plus service très lent. Pas digne de l’hôtel.
J13 Colchani/Tambo Coquesa Le Salar d'Uyuni fait parti de ces sites qui ne déçoivent pas quand on les voit "en vrai" après les avoir vus des dizaines de fois dans des reportages.
Nous y avons passé la journée. Le matin entre Colchani et L'Isla Incahuasi et l'après midi entre l'isla Incahuasi, l'Isla del Pescado et Tambo Coquesa. A midi beaucoup de monde à l'Isla Incahuasi mais curieusement personne à l'autre ile et sur les parcours dans le Salar. Les deux iles sont spectaculaires et valent le détour et l'ile Incahuasi malgré le monde, les bâtiments, les boutiques offre un parcours à pied à ne pas manquer. Nous l'avons fait vers 14:00 et nous étions . . . seuls ! L'autre ile, complètement sauvage, a de nombreuses "criques" désertes propices à de superbes pique-niques. La vue sur le volcan Tunupa quand on approche de Tambo Coquesa est magnifique. En fin de journée nous sommes allés faire une ballade vers le site des momies sur les flancs du volcan Tunupa. Ne pas s'attendre à des momies comme dans l'Atacama où d'autres endroits en Amérique du Sud. Ici ce sont plutôt des squelettes qui ont gardé les positions rituelles. La vue sur le Salar est impressionnante. Notre hôtel "Ecolodge Tambo Coquesa" fait partie de la même chaine que celui de la Laguna Hedionda et la satisfaction est identique. 120 € la double mais tout y est agréable. Bon restaurant avec, le matin, vue sur le Salar.
J14 Tambo Coquesa/Pisiga En préparant ce voyage j'avais décidé de rejoindre Sajama depuis le salar D'Uyuni en passant par l'ouest du Salar de Coipasa et en longeant la frontière chilienne. Mon seul soucis était le logement car comme nous avions décidé, pour une foi, de ne pas camper il me fallait trouver un refuge ou hôtel. Je n'ai rien pu réserver sur Internet et arrivé sur place, l’hôtel de Sabaya étant fermé, il ne restait plus que Pisiga, à la frontière chilienne, pour trouver un hôtel. Il y en avait un : Le Residencial Bolivar et ce ne fut pas triste. Pour quelques euros par chambre nous avons eu droit à des sanitaires infréquentables, des fils électriques dénudés courant au bord du lit, des sommiers en . . . carton avec chute au petit matin, des draps sur lesquels nous avons préféré poser nos duvets, des propriétaires charmants et un repas du soir tout à fait convenable. Pour en arriver là nous avion traversé une partie du Salar de Coipasa avant d'atteindre la route goudronnée au pied du volcan Tata Sabaya. Le Salar de Coipasa, moins spectaculaire que celui d'Uyuni, est quand même intéressant et les paysages autour sont très beaux. A noter que contrairement au Salar d'Uyuni, très sec, le salar de Coipasa était encore assez humide et il n'était pas recommandé de sortir des traces.
J15 Pisiga/Sajama Cette étape, considérée au départ comme une étape de liaison a été une bonne surprise. A mi parcours la lagune Sacaba , Sacabaya ou Saquawaya selon les cartes mérite un détour. Entourée de très belles montagnes c'est un mélange de lagune et salar avec une superbe perspactive sur le Sajama. Nombreuses chullpas sur la route. Les dix derniers kilomètres avant de rejoindre le goudron auront été les seuls un peu difficiles de tout le voyage. Nous avons passé la nuit à l'auberge hôtel de Sajama reconnaissable avec ses bungalows aux toits de chaume. J'avais réservé sur Internet avec accusé de réception mais à notre arrivée aucune trace de réservation ! Comme il y avait un autre groupe déjà là avant notre arrivée nous avons pu avoir les chambres et dortoirs nécessaires de justesse. Heureusement que j'avais sur un PC portable l'historique de nos échanges par e mail pour prouver ma réservation. Bon repas le soir au restaurant de l’hôtel. Les environs de Sajama sont eux aussi magnifiques tout en étant complètement différents de ceux du Sud Lipez. En particulier les points de vue sur les volcans Sajama, Parinacota et Pomerape.
Nous avons également fait une petite excursion aux geysers proches de Sajama.
J16 Sajama/Puerto Perez Là aussi nous nous attendions à une étape de liaison et là aussi nous avons rencontré de très beaux paysages en particulier dans la première partie. Par contre après Patacamaya, changement de décor avec une petite portion d'autoroute fraichement livrée et surtout l'inénarrable traversée d'El Alto pour rejoindre le lac Titicaca. Le passage de "l'échangeur Che Guevara " fut un grand moment. L'arrivée à Puerto Perez nous a vite fait oublier les encombrements d'El Alto. L’hôtel Las Balsas où nous avons passé la nuit a les pieds dans l'eau avec vues imprenables sur le lac et la Cordillère Royale. Cet hôtel fut un de nos coups de cœur. Les chambres avec chauffage et sanitaires impeccables, la situation, la salle de restaurant, le repas et le personnel, tout fut parfait. Réservé par Internet depuis la France. 70 € la double.
J17 Puerto Perez/Copacabana Pour rejoindre Copacabana nous ne sommes pas passés par la route directe mais par Ayacachi et Santiago de Huata. Cette route goudronnée en corniche est superbe et offre de nombreux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale : magnifique !!!
Habitué des bacs africains, très folkloriques et rarement en état de fonctionner, grande surprise par l’absence d’attente et l'efficacité des nombreux bacs entre San Pablo et San Pedro de Tiquina. La baie de Copacabana est très belle et les ballades en ville très agréables.
Copacabana a des petits airs du Katmandou des années 70, non par la ville elle même mais par une partie des touristes très nombreux qui la fréquentent. Nous avions volontairement décidé de ne pas aller à l'Isla del Sol par manque de temps et par peur d'y rencontrer un tourisme un peu trop organisé. Le lac Titicaca coté Bolivien est beaucoup plus spectaculaire que le coté péruvien surtout comparé à la région de Puno. Nuit à l’hôtel La Cupula qui offre une vue magnifique sur la ville et la plage. Très bon hôtel constitué de bungalows tous différents et de formes atypiques. Excellent restaurant. Réservé sur Internet depuis la France. Très bon rapport qualité/prix 35 € la double.
J18 Copacabana/La Paz Retour vers El Alto par la route directe qui offre également de très beaux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale. Notre deuxième passage à "l'échangeur Che Guevara" fut plus rapide et la descente sur La Paz sans trop de problèmes de trafic pour rejoindre notre hôtel. La Paz est une ville exceptionnelle par son altitude, son site dominé par l'Ilimani et ses constructions en briques roses. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real situé dans la quartier de Socopachi. Très bon rapport qualité-prix car pour 130 € nous avions 1 appartement pour 4 avec deux chambres doubles, deux salles de bain, 1 grand salon et une grande cuisine, le tout dans un très grand confort. Le restaurant de l’hôtel est également à recommander.
J19 La Paz/Coroico/La Paz Après avoir vu les nombreux reportages télé et lu les non moins nombreux comptes rendus sur ce forum nous nous attendions à une "Route de la mort" plus spectaculaire. Ce fut la déception du voyage car nous avons tout simplement vu une piste normale, assez aménagée, avec de nombreuses glissières de sécurité. Des beaux points de vue et un grand contraste entre le passage à La Cumbre (4700 m) et la descente sur Coroico (1700 m) et le Rio Huarinilla (1100 m et 30°). Nous ne sommes pas parti trop tôt de La Paz pour éviter les nombreux groupes de VTT. Nous nous sommes fait rattraper par un seul groupe entre le début de la Route de la Mort et le bas de Coroico. Comme conseillé sur ce forum, pour éviter de se retrouver en face d'un groupe de VTT à vive allure dans la descente, nous avons parcouru cette route dans le même sens qu'eux. Retour sur La Paz par la route goudronnée. Il est bien évident qu'il y a quelques années cette route était réellement dangereuse et méritait son nom quand elle était empruntée dans les deux sens par des gros camions qui ne pouvait pas se croiser. Sans glissières de sécurité à l'époque pour se protéger des précipices. Les camionneurs doivent apprécier la route goudronnée !!! Sur cette route on roule à gauche. En conclusion ne vous attendez pas à une route difficile que ce soit en voiture ou en VTT. Nous avons emprunté de nombreuses pistes bien plus spectaculaires dans d'autres voyages. Par exemple dans le Haut Atlas Marocain ou à Oman. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.
J20 La Paz Journée libre à La Paz. Pour visiter la ville nous avons utilisé essentiellement nos jambes, le taxi et les télécabines. Le centre historique de La Paz est moins spectaculaire que celui de Lima mais nous l'avons tous apprécié. En dehors des sites plus ou moins touristiques indiqués dans tous les bons guides il ne faut absolument pas manquer la montée à El Alto par la ligne rouge des télécabines. Points de vue spectaculaires depuis la cabine et depuis El Alto. A la sortie de la gare du télécabine prendre à gauche, marcher 600 mètres jusqu'à une passerelle qui donne accès à un superbe point de vue sur tout La Paz. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.
J21 La Paz/Miami Départ très tôt le matin du vol American Airlines pour La Paz. A noter que ce vol fait une escale technique à Santa Cruz de la Sierra avant de poursuivre sur Miami. Même pagaille monstrueuse à Miami qu'à l'aller. Les vols en transit (pourtant nombreux) ne semblent pas faire partie de leurs préoccupations !
J22 Miami/France Vols vers la France par British Airways ou American Airlines via Londres ou Iberia via Madrid.
Pour finir, ce voyage en Bolivie nous a tous enchantés et les cinq zones traversées ont toutes étaient à la hauteur de nos attentes.
-Cordillère Sud Lipez (Guadalupe-Rio Seco) Cette zone aux paysages extraordinaires n'est encore pas très fréquentée par les touristes mais, comme indiqué plus haut, cela ne devrait pas durer. Les hébergements existent, certes rustiques (Guadalupe, San Antonio de Esmoruco) et nous avons pu y acheter du carburant (Guadalupe). Seul problème, le maintien en état de certaines pistes. Nous n'y avons rencontré strictement personne sur les pistes, ni locaux, ni touristes.
-Sud Lipez lagunes et volcans Très, très fréquentée par les agences de voyage cette zone est couverte de nombreuses traces de 4x4 mais la beauté des paysages reste intact. Petite déception à la Laguna Verde qui était grise à cause du gel. Par contre la Laguna Colorada, où nous sommes restés 1 jour et demi a été un des "spots" du voyage. Petite parenthèse, le Nord Ouest Argentin (Atacama Argentin) est au moins aussi spectaculaire et très peu fréquenté. Les lagunes multicolores au nord du volcan Pissis, le Campo de Piedra Pomez vers Antofagasta de la Sierra ou les lagunes au pied du volcan Peinado valent largement les paysages du Sud Lipez. Par contre, pistes difficiles et pas ou peu d'hébergements obligent à être autonome, à camper et avoir un ravitaillement eau, carburant et nourriture important.
-Salar d'Uyuni Le Salar d'Uyuni fait partie de ces lieux vus de nombreuses fois à la télé ou dans les magazines mais qui une foi sur place ne déçoivent pas. A part à L'Isla Incahuasi, nous n'y avons croisé personne ! Le Salar était entièrement sec.
-Parc de Sajama Nous connaissions le coté Chilien que nous avions beaucoup apprécié (Parc de Lauca, Volcans Parinacota et Pomerape) et nous n'avons pas été déçus par le coté Bolivien. Le majestueux Sajama, visible à 100 kilomètres est une mine d'or pour les photographes. Le Parinacota et le Pomerape ont perdu beaucoup de neige et de glace par rapport à ma première visite en 1998. Réchauffement climatique, fin de saison sèche ou les deux ?
-Lac Titicaca Une bonne surprise après notre déception coté Péruvien. Nous avons bénéficié d'une bonne météo avec grande visibilité ce qui à permis d'avoir un panorama magnifique sur la Cordillère Royale.
En vrac : -Nous avons changé nos Euros ou Dollars US sans problème dans les bureaux de change. En faire plusieurs car les taux ne sont pas identiques. Aux distributeurs nous n'avons pas pu changer plus de 200 € par transaction. -A aucun endroit y compris à La Paz nous nous sommes sentis en insécurité. Très grande gentillesse des Boliviens partout. Comme prévu nous avons eu droit à quelques manifestations et blocages de route mais sans conséquence sur notre voyage. A notre arrivée à El Alto en venant du Titicaca la route principale vers La Paz était bloquée cela nous a permis de visiter la banlieue d' El Alto en suivant le flux des taxis qui connaissaient les déviations. -Formatés par nos médias sur le régime d'Hugo Chavez nous nous attendions à voir des policiers et des militaires un peu partout . . . nous n'en avons pratiquement pas vu et ceux rencontrés étaient plutôt serviables !!! Nous n'avons eu aucun problème de corruption à part l'épisode de la station de Tupiza. Avec les voitures de location nous étions immatriculé en Bolivie, peut être qu'avec une voiture immatriculée en France les comportements auraient été différents. -Malgré nos 3200 kilomètres parcourus nous n'avons jamais eu l'impression d'avaler des kilomètres. Nos étapes étaient relativement courtes avec un départ vers 08:30, une halte déjeuner pique nique vers 12:30 (1 heure et demi d'arrêt) et en moyenne une fin d'étape vers 15:30 -Pour nos pique-niques de midi nous avions acheté sur place ou amené par avion un minimum de matériel. Tables, chaises, couverts, saladiers, réchaud et cartouches etc. Menu : salade de tomates, concombres, avocats, oignons charcuterie, fromage et fruits le tout arrosé d'une bière locale, d'eau et d'un café. Nous avons fait le ravitaillement à Sucre, Potosi, Tupiza, Uyuni et Copacabana. Dans les refuges et quelquefois à l’hôtel , le soir, nous avons demandé au cuisinier de nous cuire du riz ou des pâtes pour agrémenter notre salade du lendemain. -Nous avons eu une météo clémente. Grand soleil à part quelques nuages pas très gênants pendant 2 ou 3 jours. Le vent, omniprésent l'après midi dans ces régions, ne nous a pas gêné car nous ne campions pas. Nous avons eu jusqu'à 25° l' après midi en altitude et autour de 0° la nuit y compris dans les refuges. A La Paz, température très agréable pendant la journée. Pas de pluie pendant tout le voyage. -Nous avons rencontré pas mal de cyclistes dans le Sud Lipez, souvent assez fatigués, et nous avons admiré leur courage. Pour nous, un petit groupe de jeunes entre 60 et 70 ans il n'en était pas question !!! -Le voyage est revenu, hors avion France-La Paz, à 1950 € par personne absolument tout compris.
Voilà c'est fini ! C'est un peu décousu mais j'espère que cette petite contribution servira à des futurs voyageurs vers la Bolivie.
Pour y avoir voyagé de nombreuses fois (En Camping) je peux fournir des renseignements sur les pays suivants en plus de la Bolivie : Chili, Pérou, Argentine, Oman, Namibie, Botswana, Zambie.

- Imbex, le loueur, est basé à La Paz avec une succursale à Santa Cruz et une antenne à Uyuni. - Nous avons pris possession des 4x4 à Sucre et les avons restitués à La Paz. - Pour 18 jours de location avec le matériel, les assurances maximum, franchise 500 $ par voiture et la mise en place à Sucre nous avons payé 3100 € par voiture. Ce n'est pas donné mais à 4 par véhicule c'est supportable. - Cette agence s'est avérée être une très bonne pioche par la qualité de son matériel, sa réactivité en cas de problème et la gentillesse de son personnel. (Voir le récit du voyage) - Nous avions contacté 3 autres agences (Biz, Barron et Petitat). Ils n'avaient pas la disponibilité des véhicules à nos dates mais les prix étaient similaires. - Contrairement à ce que j'ai pu lire quelques fois dans ce forum, il est assez facile de louer un 4x4 en Bolivie et surtout il n'est pas très compliqué de réaliser soi même le voyage sans passer par une agence. Il est évidemment vivement conseillé de réaliser ce genre de voyage avec un minimum de deux véhicules et une bonne préparation de l'itinéraire. - Les conditions de circulation en Bolivie (Y compris à La Paz . . . quand il n'y a pas de manifestations ) ne sont pas particulièrement compliquées et surtout beaucoup plus faciles qu'au Pérou et en particulier à Lima. Voyage effectué au Pérou en 2014 dans les mêmes conditions en louant des 4x4. - Les routes goudronnées que nous avons utilisées étaient en très bon état et les pistes pas particulièrement difficiles. (En 4x4 ) - Seul petit problème : le carburant Pour remplir le ou les réservoirs des véhicules il n'y a aucun problème, par contre, pour remplir les bidons que nous avions sur la galerie il faut une autorisation. Cette autorisation est fournie par le loueur sous la forme d'un acte notarié que l'on doit présenter à la station service. Autant de copies que de remplissage des bidons. Le loueur nous avait fourni cet acte notarié avec 4 copies par 4x4 et malgré tout il a fallu un peu batailler pour remplir les bidons. A Tupiza, le gérant de la seule station ouverte ne voulait pas nous servir et il a fallu l'intervention téléphonique du loueur, Imbex, pour débloquer la situation. En fait nous étions en règle et le pompiste devait nous servir mais il a tenté de nous extorquer un bakchich que nous avons refusé de lui donner. Finalement nous avons pu faire le plein de nos bidons. A Uyuni, même attitude, mais le problème a été réglé rapidement sans autre intervention. - Ne pas attendre la fin de journée pour faire le plein car les stations sont prises d'assaut par les nombreuses agences qui font le plein pour leurs départs matinaux du lendemain. Tout ceci est évidemment valable dans les stations service et pas pour les achats de carburant chez les particuliers. Dernière chose sur les carburants : Peut être avons nous eu de la chance, mais contrairement a ce que j'avais lu nous avons trouvé du carburant partout dans le Sud Lipez. Nos 4x4 équipés de V6 essence avaient un appétit modéré jusqu'à 3500 mètres d'altitude (autour de 10 litres au 100 ) mais au dessus ils étaient carrément voraces (20 litres) et notre bidon de 60 litres n'était pas suffisant. Nous avons pu acheter de l'essence chez des particuliers à Guadalupe, San Antonio de Lipez, Quetena Chico et Laguna Colorada. Les prix sont évidemment majorés mais nous étions ravis d'en trouver ( 1.20 € maxi ). Nous ne garantissons pas que l'on puisse en trouver tout le temps.
J1 Pour rejoindre La Paz nous avions opté pour le vol Miami / La Paz d'American Airlines. Chacun rejoignant Miami par la compagnie de son choix via Paris, Londres ou Madrid. Décollage de Miami à l'heure (23:54) mais au bout d'une heure de vol retour à Miami pour un problème technique. Nous avons attendu toute la nuit dans l'aérogare de Miami pour un décollage à 09 :00 du matin. Prise en charge plus que légère de la compagnie American Airlines. A noter que l'aéroport de Miami a été un cauchemar (plus que confirmé au retour). Même en transit nous avons du sortir, récupérer nos bagages et les réenregistrer. Tous les personnels (Compagnie, aéroport, douanes, sécurité et police) globalement agressifs et très désagréables.
J2 Arrivés à Sucre à 15:00 notre avion en correspondance pour La Paz à 10:00 était déjà parti depuis longtemps. Impossible de prendre le vol de 16:00, déjà plein, nous avons pris la direction de la gare routière de La Paz en taxi. Pour 20 € par personne nous avons fait le trajet La Paz/Sucre en bus. Compagnie Trans Copacabana 1 MEM Bus cama très confortable et chauffé. Nous avions prévu 1 jour et demi à Sucre, suite à notre retard nous n'y passerons qu'un jour. En dehors du ravitaillement alimentaire standard nous avons pu y trouver tables de camping, réchauds à gaz et cartouches, jerrycans pour l'eau, pelle etc. Prix intéressants. Avec nos bagages nous avions amené : sangles de remorquage, compresseur pour les pneus, kit réparation pneus, petite trousse à outils, lampes etc. Nous avons trouvé Sucre très jolie, très agréable (Altitude et température) mais quand même nettement moins intéressante que Cusco au Pérou. Nuit à l’hôtel Villa Antigua : très bel hôtel, grand confort, personnel aimable pour 70 € la double. Réservation sur Internet depuis la France.
J3 Sucre/Potosi Étape courte, très bonne route goudronnée et beaux paysages. Nous avons passé l'après midi à Potosi et nous avons été agréablement surpris par cette ville. 1 mois avant elle était bloquée par les mineurs et nous aurions certainement eu une autre impression. Nous n'avons pas voulu visiter la mine car gênés par la mise en scène de la misère des mineurs. Nous avons passé la nuit à l’hôtel Santa Teresa en plein centre ville. 50 € la double. Personnel très chaleureux, bon confort. Par contre, le restaurant de l’hôtel, encensé par de nombreux guides nous a beaucoup déçu. Service interminable et maniéré et nourriture pas terrible . Réservation Internet depuis la France.
J4 Potosi/Tupiza. Excellente route goudronnée et très beaux paysages. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à Tupiza et sur les conseils du personnel de l’hôtel nous sommes allés rapidement faire les pleins essence des voitures. Très bonne idée (voir au dessus) Ravitaillement facile dans les nombreuses échoppes de la ville. Le site et la ville sont très agréables avec un climat plus chaud et une altitude relativement basse. Nuit à l’hôtel La Torre 22 € la double. Là aussi, personnel très, très chaleureux. Confort de certaines chambres plus rustique (pas de fenêtre) mais toujours propres. Réservation Internet depuis la France. Nous avons mangé dans une excellente pizzéria (nombreuses à Tupiza) à 50 mètres de l’hôtel
J5 Tupiza/Guadalupe cette étape marque le début de la piste. Pour ne pas partir en même temps que les agences (6 voitures ce matin) nous avions décidé de partir un peu plus tard vers 09:00 du matin. Comme leurs étapes sont beaucoup plus longues que les nôtres et qu'ils vont plus vite que nous, nous ne verrons plus aucun 4x4 de tourisme jusqu'à la Laguna Verde. A partir de cette étape, le paysage sera beau, magnifique, spectaculaire etc.

Je ne le dirai donc pas systématiquement ! Passage au site connu d'El Sillar puis après San Pablo de Lipez nous quitterons la piste principale pour rejoindre plein sud le petit village de Guadalupe. Peu après San Pablo passage le long du site remarquable de Palacio Quemado.

Nous logerons dans un refuge entretenu par les habitants au milieu du village. Pour quelques euros par personne nous aurons droit à 4 petits dortoirs, un local pour la cuisine et des sanitaires rustiques mais propres.
J6 Guadalupe/San Antonio de Lipez. La région au sud de Guadalupe n'est encore pas au programme systématique des agences de voyage mais les splendeurs de cette région ne vont pas tarder à en faire partie. Au moins jusqu'à Ciudad Roma. Plus au sud les pistes et la navigation sont plus compliquées. Cette région restera pour nous une des étapes les plus belles du voyage. Le site de Ciudad Roma en particulier est inoubliable.
Nous n'avons pas pu réaliser le programme prévu dans cette région car certaines pistes, après Rio Seco, étaient impraticables, emportées par l'eau à la fonte des neiges. A condition d'avoir le matériel et l'autonomie nécessaires cette région peut devenir un paradis pour la rando à pied.
Nous avons couché dans un refuge chez l'habitant à San Antonio de Lipez. Mêmes remarques que pour le refuge de Guadalupe.J7 San Antonio de Lipez/Quetena Chico. Après la laguna Morijon nous avons quitté la piste principale pour rejoindre la laguna Celeste.
Depuis la laguna Celeste, plutot que de revenir à la piste principale nous avons rejoint Quetena Chico en contournant le volcan Uturuncu par le sud. Pistes peu empruntées mais roulantes et surtout très beaux paysages.
Encore une étape où nous ne verrons pas un seul touriste en dehors de notre groupe.
Nuit à Quetena Chico dans un refuge tenu par des particuliers. Ce refuge, au centre du village, a la particularité d’être plus confortable que les 2 précédents car chaque dortoir a ses sanitaires avec douche chaude et le réfectoire recouvert d'une verrière profite le soir de la chaleur accumulée dans la journée.

J8 Quetena Chico/Laguna Verde. A la hauteur de la Laguna Hedionda nous avons encore quitté les pistes principales pour rejoindre (15 kms SE) la laguna Totoral. De retour aux lagunas Hedionda et Kollpa nous avons roulé plein sud, sans passer par le Salar de Chalviri, pour rejoindre la Laguna Verde. A notre arrivée, petite surprise, la Laguna Blanca était vert-turquoise et la Laguna Verde était grise ! Le lendemain matin, la Laguna Verde, gelée sur presque toute sa surface était toujours grise et la Laguna Blanca grise aussi. Petite déception mais le site est quand même superbe avec le Licancabur.

Nous avons dormi au refuge de la Laguna Verde. A part notre groupe il y avait 6 personnes. Bon confort et pour la première foi un bon repas nous a été servi ainsi qu'un petit déjeuner le lendemain. A noter que comme d'habitude, le personnel de l’hôtel était très chaleureux ainsi que les personnes attachées à la réserve Eduardo Avaroa. Par leur intermédiaire nous avons pu, par radio, faire une réservation pour le refuge de la Laguna Colorada pour le lendemain.
J9 Laguna Verde/Laguna Colorada. Comme d'habitude nous sommes partis un peu plus tard que les agences pour être tranquilles par la suite. Bonne idée, car pendant que nous étions au mirador de la Laguna Verde nous avons vu passer une multitude de 4x4 d'agences que nous n'avons pas revus par la suite. Ils venaient de San Pedro de Atacama au Chili. Nous étions donc quasiment seuls aux thermes de Polques et aux geysers Sol de Mañana. Par contre les geysers sont moins actifs en fin de matinée que tôt le matin. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à la Laguna Colarada et y sommes restés jusqu'au surlendemain. Cette lagune est somptueuse et les couleurs sont étonnantes. Les innombrables Flamants Roses qui y séjournent finissent le tableau !!!

Nous n'avons pas regretté d'y rester le lendemain car en plus du plaisir de flâner autour de cette lagune, en fin de journée, un vent violent s'est levé et a exacerbé les couleurs . Nous avons logé dans un des refuge situé dans un petit groupement d'habitations au bord de la lagune, le plus au nord et le plus proche de la petite boutique. Cette boutique est surprenante car on y trouve beaucoup de choses et en particulier de l'essence, vin, bière, un peu de matériel et de l'épicerie générale. Notre réservation depuis la Laguna Verde avait fonctionné mais, comme pour tous les autres refuges, le fait d'arriver vers 15:00 nous a permis de ne jamais avoir de problème de places et souvent de pouvoir choisir les meilleurs chambres ou dortoirs. A la Laguna Colorada nous avions 3 dortoirs avec leurs sanitaires. Comme souvent en Bolivie, électricité et eau chaude quelque peu aléatoires. Nous avons pu "visiter" les autres refuges avant l'arrivée des agences et ils étaient nettement plus rustiques et surtout pas très propres. Malgré les nombreux 4x4 des agences nous n'avons pas du tout eu l'impression d’être nombreux car ils arrivent tard, partent tôt et ne font qu’un court passage au mirador. Dans la journée nous étions seuls.
J10 Laguna Colorada
J11 Laguna Colorada/Ecolodge Los flamencos Laguna Hedionda Nous sommes arrivés à l'Arbol de Piedra au moment du départ des agences et avons croisé une dizaine de personnes pendant l'heure que nous avons passé sur place. Ce site est spectaculaire mais le parking et les nombreuses pancartes à proximité immédiate de l'Arbol de Piedra nuisent beaucoup à la beauté du site. Après l'arbre de pierre nous avons suivi les traces au NE plutôt que la piste directe avec sa grosse tôle ondulée. Nous avons tous beaucoup apprécié ce trajet et toutes les lagunes sont superbes. Lagunas Khara, Cachi, Pastos Grandes, Chullucani puis de nouveau sur la piste principale les lagunas Honda, Chiar Khota et Hedionda. Je ne garanti pas l'orthographe des noms des lagunes et même parfois leurs noms car d'une carte à l'autre c'est toujours différent !!! Nous avons passé la nuit à l'Ecolodge Los Flamencos au bord de la Laguna Hedionda.


Le site est superbe et nous avons beaucoup apprécié l’hôtel. Il est cher (130 € la double) mais il faut prendre en compte l'éloignement, le site superbe, l'altitude (4100 m) et le très bon service rendu. Comme souvent en Bolivie la vue extérieure des bâtiments, toujours en travaux, ne ressemble pas à grand chose mais l'intérieur est très agréable et décoré avec goût. Pour le prix nous avons eu un "tea time" au maté de coca et biscuits, un très bon repas aux chandelles avec un dressage de table superbe, un excellent petit déjeuner et nos chambres, très bien décorées, avaient eau chaude et chauffage, deux énormes couettes par lit et une petite terrasse couverte avec vue sur la lagune. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls.
J12 Laguna Hedionda/Colchani Couleurs magnifiques le matin sur la Laguna Hedionda et quelques kilomètres plus loin à la laguna Canapa. Nous sommes passés au mirador du volcan Ollague mais celui ci étant sur une route internationale allant au Chili nous n'étions pas seuls... Plus intéressante et moins visitée la Laguna Turquiri située sur la gauche de la route d'Uyuni une trentaine de kilomètres avant Alota. Le site est superbe et la lagune est entourée de rochers sculptés par le vent de toutes formes. Toutes les descriptions d'Uyuni que j'avais lues avant de partir étant négatives je ne pouvais pas être déçu. Finalement entre plein d'essence et ravitaillement au marché je ne l'ai pas trouvée trop déplaisante. Par contre, 13 kilomètres avant Uyuni, une des quatre voitures a eu une panne pas fréquente. Le bouchon de remplissage d'huile du carter de pont arrière a décidé de nous quitter et toute l'huile s'est envolée !!! Vraisemblablement mal serré à la dernière révision. Nous avons pu rejoindre Uyuni où heureusement existe une antenne du loueur de voitures Imbex. Le différentiel étant endommagé par le manque d'huile il nous a fallu changer de voiture. N'ayant pas de voiture similaire disponible à Uyuni, le loueur nous a fait parvenir un autre véhicule depuis La Paz . Roulant toute la nuit, pendant que nous dormions à l’hôtel le véhicule était disponible à 09:00 du matin et nous avons pu poursuivre le voyage sans aucun retard. Tout ceci avec le sourire et la grande efficacité de la représentante Imbex à Uyuni. Nous avons dormi à Colchani à l’hôtel de sel Cristal Samaña. Là aussi pas donné (120 € la double) mais un hôtel magnifique, des chambres somptueuses avec chauffage efficace et sanitaires parfaits. Personnel très agréable. Par contre le restaurant malgré sa déco et sa terrasse panoramique sur le Salar ne nous laissera pas un grand souvenir. Prétextant une arrivée tardive (21:00) nous n'avons pu avoir que des hamburgers (pas terribles) et des frites froides. De plus service très lent. Pas digne de l’hôtel.

J13 Colchani/Tambo Coquesa Le Salar d'Uyuni fait parti de ces sites qui ne déçoivent pas quand on les voit "en vrai" après les avoir vus des dizaines de fois dans des reportages.

Nous y avons passé la journée. Le matin entre Colchani et L'Isla Incahuasi et l'après midi entre l'isla Incahuasi, l'Isla del Pescado et Tambo Coquesa. A midi beaucoup de monde à l'Isla Incahuasi mais curieusement personne à l'autre ile et sur les parcours dans le Salar. Les deux iles sont spectaculaires et valent le détour et l'ile Incahuasi malgré le monde, les bâtiments, les boutiques offre un parcours à pied à ne pas manquer. Nous l'avons fait vers 14:00 et nous étions . . . seuls ! L'autre ile, complètement sauvage, a de nombreuses "criques" désertes propices à de superbes pique-niques. La vue sur le volcan Tunupa quand on approche de Tambo Coquesa est magnifique. En fin de journée nous sommes allés faire une ballade vers le site des momies sur les flancs du volcan Tunupa. Ne pas s'attendre à des momies comme dans l'Atacama où d'autres endroits en Amérique du Sud. Ici ce sont plutôt des squelettes qui ont gardé les positions rituelles. La vue sur le Salar est impressionnante. Notre hôtel "Ecolodge Tambo Coquesa" fait partie de la même chaine que celui de la Laguna Hedionda et la satisfaction est identique. 120 € la double mais tout y est agréable. Bon restaurant avec, le matin, vue sur le Salar.

J14 Tambo Coquesa/Pisiga En préparant ce voyage j'avais décidé de rejoindre Sajama depuis le salar D'Uyuni en passant par l'ouest du Salar de Coipasa et en longeant la frontière chilienne. Mon seul soucis était le logement car comme nous avions décidé, pour une foi, de ne pas camper il me fallait trouver un refuge ou hôtel. Je n'ai rien pu réserver sur Internet et arrivé sur place, l’hôtel de Sabaya étant fermé, il ne restait plus que Pisiga, à la frontière chilienne, pour trouver un hôtel. Il y en avait un : Le Residencial Bolivar et ce ne fut pas triste. Pour quelques euros par chambre nous avons eu droit à des sanitaires infréquentables, des fils électriques dénudés courant au bord du lit, des sommiers en . . . carton avec chute au petit matin, des draps sur lesquels nous avons préféré poser nos duvets, des propriétaires charmants et un repas du soir tout à fait convenable. Pour en arriver là nous avion traversé une partie du Salar de Coipasa avant d'atteindre la route goudronnée au pied du volcan Tata Sabaya. Le Salar de Coipasa, moins spectaculaire que celui d'Uyuni, est quand même intéressant et les paysages autour sont très beaux. A noter que contrairement au Salar d'Uyuni, très sec, le salar de Coipasa était encore assez humide et il n'était pas recommandé de sortir des traces.
J15 Pisiga/Sajama Cette étape, considérée au départ comme une étape de liaison a été une bonne surprise. A mi parcours la lagune Sacaba , Sacabaya ou Saquawaya selon les cartes mérite un détour. Entourée de très belles montagnes c'est un mélange de lagune et salar avec une superbe perspactive sur le Sajama. Nombreuses chullpas sur la route. Les dix derniers kilomètres avant de rejoindre le goudron auront été les seuls un peu difficiles de tout le voyage. Nous avons passé la nuit à l'auberge hôtel de Sajama reconnaissable avec ses bungalows aux toits de chaume. J'avais réservé sur Internet avec accusé de réception mais à notre arrivée aucune trace de réservation ! Comme il y avait un autre groupe déjà là avant notre arrivée nous avons pu avoir les chambres et dortoirs nécessaires de justesse. Heureusement que j'avais sur un PC portable l'historique de nos échanges par e mail pour prouver ma réservation. Bon repas le soir au restaurant de l’hôtel. Les environs de Sajama sont eux aussi magnifiques tout en étant complètement différents de ceux du Sud Lipez. En particulier les points de vue sur les volcans Sajama, Parinacota et Pomerape.
Nous avons également fait une petite excursion aux geysers proches de Sajama.J16 Sajama/Puerto Perez Là aussi nous nous attendions à une étape de liaison et là aussi nous avons rencontré de très beaux paysages en particulier dans la première partie. Par contre après Patacamaya, changement de décor avec une petite portion d'autoroute fraichement livrée et surtout l'inénarrable traversée d'El Alto pour rejoindre le lac Titicaca. Le passage de "l'échangeur Che Guevara " fut un grand moment. L'arrivée à Puerto Perez nous a vite fait oublier les encombrements d'El Alto. L’hôtel Las Balsas où nous avons passé la nuit a les pieds dans l'eau avec vues imprenables sur le lac et la Cordillère Royale. Cet hôtel fut un de nos coups de cœur. Les chambres avec chauffage et sanitaires impeccables, la situation, la salle de restaurant, le repas et le personnel, tout fut parfait. Réservé par Internet depuis la France. 70 € la double.

J17 Puerto Perez/Copacabana Pour rejoindre Copacabana nous ne sommes pas passés par la route directe mais par Ayacachi et Santiago de Huata. Cette route goudronnée en corniche est superbe et offre de nombreux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale : magnifique !!!

Habitué des bacs africains, très folkloriques et rarement en état de fonctionner, grande surprise par l’absence d’attente et l'efficacité des nombreux bacs entre San Pablo et San Pedro de Tiquina. La baie de Copacabana est très belle et les ballades en ville très agréables.

Copacabana a des petits airs du Katmandou des années 70, non par la ville elle même mais par une partie des touristes très nombreux qui la fréquentent. Nous avions volontairement décidé de ne pas aller à l'Isla del Sol par manque de temps et par peur d'y rencontrer un tourisme un peu trop organisé. Le lac Titicaca coté Bolivien est beaucoup plus spectaculaire que le coté péruvien surtout comparé à la région de Puno. Nuit à l’hôtel La Cupula qui offre une vue magnifique sur la ville et la plage. Très bon hôtel constitué de bungalows tous différents et de formes atypiques. Excellent restaurant. Réservé sur Internet depuis la France. Très bon rapport qualité/prix 35 € la double.
J18 Copacabana/La Paz Retour vers El Alto par la route directe qui offre également de très beaux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale. Notre deuxième passage à "l'échangeur Che Guevara" fut plus rapide et la descente sur La Paz sans trop de problèmes de trafic pour rejoindre notre hôtel. La Paz est une ville exceptionnelle par son altitude, son site dominé par l'Ilimani et ses constructions en briques roses. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real situé dans la quartier de Socopachi. Très bon rapport qualité-prix car pour 130 € nous avions 1 appartement pour 4 avec deux chambres doubles, deux salles de bain, 1 grand salon et une grande cuisine, le tout dans un très grand confort. Le restaurant de l’hôtel est également à recommander.
J19 La Paz/Coroico/La Paz Après avoir vu les nombreux reportages télé et lu les non moins nombreux comptes rendus sur ce forum nous nous attendions à une "Route de la mort" plus spectaculaire. Ce fut la déception du voyage car nous avons tout simplement vu une piste normale, assez aménagée, avec de nombreuses glissières de sécurité. Des beaux points de vue et un grand contraste entre le passage à La Cumbre (4700 m) et la descente sur Coroico (1700 m) et le Rio Huarinilla (1100 m et 30°). Nous ne sommes pas parti trop tôt de La Paz pour éviter les nombreux groupes de VTT. Nous nous sommes fait rattraper par un seul groupe entre le début de la Route de la Mort et le bas de Coroico. Comme conseillé sur ce forum, pour éviter de se retrouver en face d'un groupe de VTT à vive allure dans la descente, nous avons parcouru cette route dans le même sens qu'eux. Retour sur La Paz par la route goudronnée. Il est bien évident qu'il y a quelques années cette route était réellement dangereuse et méritait son nom quand elle était empruntée dans les deux sens par des gros camions qui ne pouvait pas se croiser. Sans glissières de sécurité à l'époque pour se protéger des précipices. Les camionneurs doivent apprécier la route goudronnée !!! Sur cette route on roule à gauche. En conclusion ne vous attendez pas à une route difficile que ce soit en voiture ou en VTT. Nous avons emprunté de nombreuses pistes bien plus spectaculaires dans d'autres voyages. Par exemple dans le Haut Atlas Marocain ou à Oman. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.

J20 La Paz Journée libre à La Paz. Pour visiter la ville nous avons utilisé essentiellement nos jambes, le taxi et les télécabines. Le centre historique de La Paz est moins spectaculaire que celui de Lima mais nous l'avons tous apprécié. En dehors des sites plus ou moins touristiques indiqués dans tous les bons guides il ne faut absolument pas manquer la montée à El Alto par la ligne rouge des télécabines. Points de vue spectaculaires depuis la cabine et depuis El Alto. A la sortie de la gare du télécabine prendre à gauche, marcher 600 mètres jusqu'à une passerelle qui donne accès à un superbe point de vue sur tout La Paz. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.

J21 La Paz/Miami Départ très tôt le matin du vol American Airlines pour La Paz. A noter que ce vol fait une escale technique à Santa Cruz de la Sierra avant de poursuivre sur Miami. Même pagaille monstrueuse à Miami qu'à l'aller. Les vols en transit (pourtant nombreux) ne semblent pas faire partie de leurs préoccupations !

J22 Miami/France Vols vers la France par British Airways ou American Airlines via Londres ou Iberia via Madrid.
Pour finir, ce voyage en Bolivie nous a tous enchantés et les cinq zones traversées ont toutes étaient à la hauteur de nos attentes.
-Cordillère Sud Lipez (Guadalupe-Rio Seco) Cette zone aux paysages extraordinaires n'est encore pas très fréquentée par les touristes mais, comme indiqué plus haut, cela ne devrait pas durer. Les hébergements existent, certes rustiques (Guadalupe, San Antonio de Esmoruco) et nous avons pu y acheter du carburant (Guadalupe). Seul problème, le maintien en état de certaines pistes. Nous n'y avons rencontré strictement personne sur les pistes, ni locaux, ni touristes.
-Sud Lipez lagunes et volcans Très, très fréquentée par les agences de voyage cette zone est couverte de nombreuses traces de 4x4 mais la beauté des paysages reste intact. Petite déception à la Laguna Verde qui était grise à cause du gel. Par contre la Laguna Colorada, où nous sommes restés 1 jour et demi a été un des "spots" du voyage. Petite parenthèse, le Nord Ouest Argentin (Atacama Argentin) est au moins aussi spectaculaire et très peu fréquenté. Les lagunes multicolores au nord du volcan Pissis, le Campo de Piedra Pomez vers Antofagasta de la Sierra ou les lagunes au pied du volcan Peinado valent largement les paysages du Sud Lipez. Par contre, pistes difficiles et pas ou peu d'hébergements obligent à être autonome, à camper et avoir un ravitaillement eau, carburant et nourriture important.
-Salar d'Uyuni Le Salar d'Uyuni fait partie de ces lieux vus de nombreuses fois à la télé ou dans les magazines mais qui une foi sur place ne déçoivent pas. A part à L'Isla Incahuasi, nous n'y avons croisé personne ! Le Salar était entièrement sec.
-Parc de Sajama Nous connaissions le coté Chilien que nous avions beaucoup apprécié (Parc de Lauca, Volcans Parinacota et Pomerape) et nous n'avons pas été déçus par le coté Bolivien. Le majestueux Sajama, visible à 100 kilomètres est une mine d'or pour les photographes. Le Parinacota et le Pomerape ont perdu beaucoup de neige et de glace par rapport à ma première visite en 1998. Réchauffement climatique, fin de saison sèche ou les deux ?
-Lac Titicaca Une bonne surprise après notre déception coté Péruvien. Nous avons bénéficié d'une bonne météo avec grande visibilité ce qui à permis d'avoir un panorama magnifique sur la Cordillère Royale.
En vrac : -Nous avons changé nos Euros ou Dollars US sans problème dans les bureaux de change. En faire plusieurs car les taux ne sont pas identiques. Aux distributeurs nous n'avons pas pu changer plus de 200 € par transaction. -A aucun endroit y compris à La Paz nous nous sommes sentis en insécurité. Très grande gentillesse des Boliviens partout. Comme prévu nous avons eu droit à quelques manifestations et blocages de route mais sans conséquence sur notre voyage. A notre arrivée à El Alto en venant du Titicaca la route principale vers La Paz était bloquée cela nous a permis de visiter la banlieue d' El Alto en suivant le flux des taxis qui connaissaient les déviations. -Formatés par nos médias sur le régime d'Hugo Chavez nous nous attendions à voir des policiers et des militaires un peu partout . . . nous n'en avons pratiquement pas vu et ceux rencontrés étaient plutôt serviables !!! Nous n'avons eu aucun problème de corruption à part l'épisode de la station de Tupiza. Avec les voitures de location nous étions immatriculé en Bolivie, peut être qu'avec une voiture immatriculée en France les comportements auraient été différents. -Malgré nos 3200 kilomètres parcourus nous n'avons jamais eu l'impression d'avaler des kilomètres. Nos étapes étaient relativement courtes avec un départ vers 08:30, une halte déjeuner pique nique vers 12:30 (1 heure et demi d'arrêt) et en moyenne une fin d'étape vers 15:30 -Pour nos pique-niques de midi nous avions acheté sur place ou amené par avion un minimum de matériel. Tables, chaises, couverts, saladiers, réchaud et cartouches etc. Menu : salade de tomates, concombres, avocats, oignons charcuterie, fromage et fruits le tout arrosé d'une bière locale, d'eau et d'un café. Nous avons fait le ravitaillement à Sucre, Potosi, Tupiza, Uyuni et Copacabana. Dans les refuges et quelquefois à l’hôtel , le soir, nous avons demandé au cuisinier de nous cuire du riz ou des pâtes pour agrémenter notre salade du lendemain. -Nous avons eu une météo clémente. Grand soleil à part quelques nuages pas très gênants pendant 2 ou 3 jours. Le vent, omniprésent l'après midi dans ces régions, ne nous a pas gêné car nous ne campions pas. Nous avons eu jusqu'à 25° l' après midi en altitude et autour de 0° la nuit y compris dans les refuges. A La Paz, température très agréable pendant la journée. Pas de pluie pendant tout le voyage. -Nous avons rencontré pas mal de cyclistes dans le Sud Lipez, souvent assez fatigués, et nous avons admiré leur courage. Pour nous, un petit groupe de jeunes entre 60 et 70 ans il n'en était pas question !!! -Le voyage est revenu, hors avion France-La Paz, à 1950 € par personne absolument tout compris.
Voilà c'est fini ! C'est un peu décousu mais j'espère que cette petite contribution servira à des futurs voyageurs vers la Bolivie.
Pour y avoir voyagé de nombreuses fois (En Camping) je peux fournir des renseignements sur les pays suivants en plus de la Bolivie : Chili, Pérou, Argentine, Oman, Namibie, Botswana, Zambie.
Retour d'un pays exceptionnel! (Éthiopie) English translation pending
Retour d'un pays exceptionnel!
Je tiens vraiment à vous faire partager et vous apporter quelques tuyaux sur le dernier pays que j'ai visiter. Tout d'abord, les appréhension d'avant départ:après avoir visité en backpacker duo le Pérou, la Bolivie, plusieurs pays Européen, le Maroc, l'Inde, le Népal, puis en solo, la Thaïlande, le Laos, le Maroc, la Roumanie, j'ai pris la décision de visiter l'Ethiopie. Cela faisait longtemps que je voulais faire un pays en Afrique subsaharienne avec quand même quelques appréhensions, mais une attirance déterminé pour ce pays. Je n'ai vraiment pas été déçu!
Pour tous mes autres voyages, j'avais l'habitude de dire à mes proches où j'allais. Cette fois-ci, j'ai préféré ne rien dire jusqu'avant mon départ, tant les aprioris sur l'Ethiopie peuvent effrayer. Il n'en est rien, c'est le pays le plus accueillant, détendu, et sécurisé que j'ai visité!
Biensur, et hors mis un ou deux petits aléas de parcours, je vais vous retranscrire ce voyage qui relate mon expérience, avec mes moyens, et mes choix.
Tout d'abord, j'ai choisi de partir avec Ethiopian Airlines International car si vous arrivez avec eux dans leur pays, les vols intérieurs sont moitié moins cher ( ce fut mon choix car les trajets en bus peuvent être très long). En gros, il ne vous coutera qu'entre 40 et 60 euros le trajet entre l'une des "grandes villes" de ce pays immense, à taille humaine ;)
Je suis donc resté 26 jours en Ethiopie et voici ce que j'y ai vécu:
Arrivée le 14 septembre à Addis, petit rendez-vous avec l'agence Ethno Travels and Tours, qui est l'agence mal aimé des autres agence en Ethiopie. La cause, ils sont les moins cher, surtout pour le Danakil et le volcan Erta Ale. On dira que le service est en rapport avec le prix: ils ne sont pas guide à proprement dit, ils ne font que vous accompagner, en sécurité relative ( ce qui est tout de même primordiale pour ces contrées). Je vais développer.
Après mon rendez-vous chez eux, j'ai repris l'avion dans l'après-midi pour Mek'Ele. Arrivé à Mek'Ele, ils viennent vous chercher à l'aéroport, puis vous propose leur hotel qui se trouve au dessus de leur agence local ( Atse Yohannes Hotel) . L'hotel est correct et le prix est un peu élevé alors que pour un même hotel correct à 25 mètres en remontant la rue à gauche est 2 fois moins cher. Ne pas compter avoir de l'eau chaude sauf si vous prenez la suite, qui restera tout de même moins chère qu'une chambre dans le premier hotel. Il reste cela dit que le personnel de ces deux hotels sont charmant.
Je suis donc parti le lendemain avec une armada de 4x4, direction la depression du Danakil. Dans les 4x4, nous sommes 4 visiteurs plus le chauffeurs, nos sacs, et l'eau en bouteille nécessaire pour SURVIVRE pendant le road-trek-trip. Donc beaucoup d'eau, à température ambiante: 50 degrés. Ce fut chaud dans tous les sens du terme! Pour la sécurité donc, les chauffeurs sont pratiquement tous sous khat, donc légèrement dans les vap' ( beaucoup de personnes prennent du khat en Ethiopie, donc, c'est pas si grave). Le problème, c'est qu'ils aiment se la jouer Mad Max dans le désert, donc, là, la sécurité, t'oublie!
Nous avons donc fait 3 heures de route nickel, et la fameuse "pire route du monde" qui mérite bien son nom: 3h30 sur de la lave refroidie sous 50 degrés avec clim' battant ses record: 41. Nous sommes donc arrivé vers 18h00 au camp de base avant le trek, quelque peu exténué. De là, repos d'une heure ultra nécessaire. Puis départ vers 19h pour 9 km de trek, la nuit, 35 degrés, ascension vers l'Erta Ale qui si on y prête attention, laisse apparaitre ses lueurs motivantes! Arrivée à 10h45 au sommet pour redescendre dans la caldera et découvrir ce volcan unique au monde, qui se mérite! Le spectacle est au rendez-vous. Tous les livres, les photos, ou les vidéos du monde n'arriveront jamais à rivaliser avec cette sensation. Nous avons ensuite passé la nuit à la belle étoile sur la crête ( après un bon plat de patte sauce tomate ). Petite nuit: 00h30-4h00. Reveil pour un le lever de soleil et découverte de jour de la caldéra qui pour ceux qui s'intéressent un peu au volcanisme ( pas les guide d'ethno Travels and Tours apparemment) et d'une beauté saisissante! Nous sommes ensuite redescendu vers le camps de base. J'ai préféré n'en faire qu'a ma tête et pris les devant, pressant le pas, afin de ne pas finir ce trek sans petit dej, sous un soleil de plomb et 50 degrés. Et franchement, j'ai bien fait, parce que ce fut rude!!! Les avertissements du gouvernement Français déconseille cet endroit. Nous avons été encadré par l'armée et des personnes avec des Kalash', donc, de ce point de vue, on se sent en sécurité. En revanche, si vous vous faites mal durant le trek, faudra attendre d'être à Mek'Ele pour vous faire soigner, c'est à dire 8 heures plus tard. Bref, ne vous faites pas de bobos là bas, c'est pas le gouvernement qui vous le conseille, c'est moi.
Ayant pris juste l'Erta Ale tour sur 2 jours, j'étais très heureux de rentrer prendre une douche sur Mek'Ele et laisser la plupart des autres acolytes qui eux continuaient vers Dalol. L'Erta Ale est suffisant tellement on s'en prend plein les mirettes.
De là, j'ai pris, toujours avec la même agence le Tigray Church tour sur 2 jours. Je n'avais pas prévu forcement cela, mais ce fut grandiose, surement les plus beaux paysages du pays.
Si vous m'avez bien suivi jusque là, vous aurez compris que je rejoins très franchement les critiques sur le très léger professionnalisme d'Ethno Travels and Tours et leur qualité à vous faire découvrir leur beau pays. Je vais donc vous indiquer une personne qui pourra vous faire découvrir cette région, le Tigray, entre Mék'Ele et Axum, plus précisément à Gheralta. Un jeune homme très sympathique qui se prénomme Gebrea, dont voici le contact:Téléphone: +251 9 14 53 98 45. Il vous proposera un prix très raisonnable. J'ai donc pris mon courage à 2 mains pour visiter les églises perchées sur des éperons rocheux, qui caractérisent ce paysage. Je ne passerai pas par 4 chemins, j'ai le vertige, donc, je ne suis pas allé plus loin que la première église de maryam korkor. Je ne suis pas féru d'histoire, mais j'espère que l'Ethiopie trouvera l'argent pour préserver ce patrimoine du temps et des touristes mal intentionnés. Le paysage vu d'en haut est grandiose!
Pour ce qui est de cette région, je n'y suis pas assez resté malheureusement. On dit que l'Ethiopie compte les plus belles femmes d'Afrique. Je crois pour avoir fais une bonne partie du pays que le Tigray est sens nul doute l'endroit où elles naissent! La culture du paraitre, malgrè la pauvreté économique ( mais pas gastronomique ) de l'endroit, est d'une grande richesse. Les femmes, portent de beaux vêtements traditionnels, mais aussi prennent soins de leur coiffures, qui diffères de l'une à l'autre. Je trouve que cela est la marque d'une tradition bien gardée et respectée, et j'espère que vous remarquerez cela tant j'ai aimé regarder ces femmes.
Mon chemin se poursuit vers Axum en passant à Yeah, cité de la Reine de Saba, havre de paix et de tranquillité.
Arrivée à Aksum, ville historique avec ses vestiges. Je déconseille vivement l'Africa Hotel!!! Du coup, en repartant, j'ai croisé un jeune qui fait la promotion d'un autre hotel qui me semble bien: le www.branahotel.com.. A vous de voir! Au moins, la seule nuit que vous passerez là bas sera bien loin de la salpêtre de l'Africa Hotel! Pour vous déplacer dans cette ville, n'hésitez pas à demander l'un des seuls Tuk tuk conduit par une jeune femme. Elle est très attentionnée et vraiment femme courage!
Ensuite, Vol toujours de grande qualité avec Ethiopian Airline, et une fois n'est pas coutume, l'accueil à bord se fait avec la musique de Mulatu Astatke l'incontournable! www.youtube.com/watch?v=oh_nK-QwTo0
Survol du pays et arrivée à Lalibela. J'en avais tant envie! L'Altitude rend en général les gens calme et accueillant. Et c'est le cas de Lalibela ( avec quelques propositions intempestives de faux guides, mais cela reste tout de même respectueux). J'ai choisi cette destination pour pouvoir visiter les églises ( que je n'ai pas visité car trop cher à mon gout : 50 $ l'entrée sans le guide!). Je suis aussi passé par Lalibela aussi parce que dans le même massif montagneux, j'avais le choix entre faire les hauts sommets du Simiens sans rencontrer trop de monde à part des touristes ( en grande majorité Israelite d'ailleurs dans le pays), où préférer le trekking d'Abuna Yosef à la rencontre des différents villages.
Donc, première nuit à Seven Olives Hotel, qui j'en suis sure, a l'une des meilleurs table de la ville. Puis rencontre avec le manager de l'agence www.lalibela-eco-trekking.com Mollah Kassaw. Une grande surprise que cette rencontre qui m'a préparé une équipe de choc: Abege Mengesha, mon guide, Yihenew, mon cuisinier, et Abeï, mon pisteur. Je sais qu'avec eux aujourd'hui, j'irai au bout du monde!
Molla est donc passé me chercher à l'hotel, lorsque je lui ai demandé si il n'y avait pas un logement un peu moins cher sur Lalibela, il m'a tout simplement dit qu'il était sur Airbnb : www.airbnb.fr/...F2015&s=TObw_Ee5
Je recommande vivement sa chambre qui permet une immersion dans la vrai vie de Lalibela et pas cher du tout!
Molla m'a donc remis entre les mains et les jambes des mes trois accompagnateurs devenus aujourd'hui avec Molla, des amis tant l'expérience humaine fut forte et le trekking d'une grande richesse entre les rencontres et les paysages!
Ce trekking autour de Lalibela fut mon plus beau moment en Ethiopie.
Je crois que l'expérience ne trouve son sens qu'en la vivant, c'est pour cela que je ne vous en dirais pas plus et vous laisserai apprécier par vous même si vous y allez, la qualité et le professionnalisme de cette agence locale et respectueuse de sa localité.
Après 6 jours de trekking dans des paysages à couper le souffle, des scenes de vie biblique, un sommet pour moi inaccessible à cause d'un mal des montagnes, l'observation des baboins majestueux, je suis revenu entier, fatigué, mais heureux de ce trek. J'avais calculé le coup pour revenir pour la fête de Meskel, sorte de fête de la Saint Jean avec un grand feu de joie, des chants envoutants, des costumes de fêtes. Un très grand moment là encore, unique, préférable à celui réalisé à Addis Abeba. Ici, pas de stress, que du bonheur!
Enfin, je recommande aussi un lieu atypique dans ce genre de voyage, un bar bien blindé de monde, où l'on boit bière et Tej' ( alcool de miel, délicieux) et où l'on dance sur de la musique traditionnelle jusqu'au bout de leur nuit: le Torpedo tejbet. Croyez-moi, là encore, instant inoubliable de votre visite à Lalibela!!!
Me voila reparti vers le sud avec la même compagnie aérienne, toujours au top! Direction Arba Minch et la vallée de l'Omo.
Le sud, et ses tribus sont assez chères pour un backpacker en solo. On m'avait mal recommandé un guide locale qui devait me donner un prix raisonnable, mais les guides locaux à Arba Minch prennent tous le même prix: 140$ journée pour le 4x4 et la gazoline, 220$ journée tout compris ( entrée tribu, photos, bouffe, couchage )sauf extra (khat, beer, gin local et reste pour ce qui comprennent ;)
Là aussi, et malgré mon guide un peu survolté et son très vieux khat khat, ce fut une très belle expérience avec un souvenir inoubliable d'une nuit passée avec une tribu à Omorate, de l'autre côté du fleuve Omo (où je me suis d'ailleurs baigné) et cette soirée avec tout ces gamins qui m'ont fait une dance en chantant et qui m'ont demandé de leur passer de la musique. Et façon Fitzcaraldo, je leur ai mis "Nessum Dorma" de Pavarotti. Très grand moment. Ecouter du classique dans ces endroits prend une toute autre envergure!
Enfin, retour sur Addis Abeba. Là, Molla Kassaw de Lalibela a contacté un jeune guide, et là encore, une super rencontre, de grande qualité: Alene Zewdu Birhanu. Un jeune extrêmement sympathique qui m'a fait visiter la capitale.
Voilà, il faut une conclusion à ce post:
L'Ethiopie est surement à ce jour ma plus belle destination pour les rencontres que j'ai pu y faire. L'Ethiopie est le pays le plus sure que j'ai visité. J'y ai très bien mangé, chaque jour traditionnel, jamais tombé malade. Un peuple, simple, fier de n'avoir jamais été colonisé, fier de leur richesse culturelle... Et moi, je suis fier de les avoir rencontré, très fier même. Je retournerai là bas pour faire les endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter, mais aussi pour y retrouver ces personnes qui m'ont reçu, et qui sont devenues aujourd'hui des amis.
Pour les photo: -1 Volcan erta Ale à l'aube -2 Plaine et pics du Tigray -3 Hauts plateaux lors du trek à Lalibela -4 Babouin-star "photogénique" lors du trek -5 Cérémonie de Meskel à Lalibela ( 28/09/2015 ) -6 Photo de classe avec mes Karo, vallée de l'Omo -7 Photo de famille chez les Dasenech, Omorate, vers la frontière Sud Soudanaise et Kenyane -8 Chez les Mursi, paye ta photo! -9 retour de l'ono, vers Arba Mitch
Je tiens vraiment à vous faire partager et vous apporter quelques tuyaux sur le dernier pays que j'ai visiter. Tout d'abord, les appréhension d'avant départ:après avoir visité en backpacker duo le Pérou, la Bolivie, plusieurs pays Européen, le Maroc, l'Inde, le Népal, puis en solo, la Thaïlande, le Laos, le Maroc, la Roumanie, j'ai pris la décision de visiter l'Ethiopie. Cela faisait longtemps que je voulais faire un pays en Afrique subsaharienne avec quand même quelques appréhensions, mais une attirance déterminé pour ce pays. Je n'ai vraiment pas été déçu!
Pour tous mes autres voyages, j'avais l'habitude de dire à mes proches où j'allais. Cette fois-ci, j'ai préféré ne rien dire jusqu'avant mon départ, tant les aprioris sur l'Ethiopie peuvent effrayer. Il n'en est rien, c'est le pays le plus accueillant, détendu, et sécurisé que j'ai visité!
Biensur, et hors mis un ou deux petits aléas de parcours, je vais vous retranscrire ce voyage qui relate mon expérience, avec mes moyens, et mes choix.
Tout d'abord, j'ai choisi de partir avec Ethiopian Airlines International car si vous arrivez avec eux dans leur pays, les vols intérieurs sont moitié moins cher ( ce fut mon choix car les trajets en bus peuvent être très long). En gros, il ne vous coutera qu'entre 40 et 60 euros le trajet entre l'une des "grandes villes" de ce pays immense, à taille humaine ;)
Je suis donc resté 26 jours en Ethiopie et voici ce que j'y ai vécu:
Arrivée le 14 septembre à Addis, petit rendez-vous avec l'agence Ethno Travels and Tours, qui est l'agence mal aimé des autres agence en Ethiopie. La cause, ils sont les moins cher, surtout pour le Danakil et le volcan Erta Ale. On dira que le service est en rapport avec le prix: ils ne sont pas guide à proprement dit, ils ne font que vous accompagner, en sécurité relative ( ce qui est tout de même primordiale pour ces contrées). Je vais développer.
Après mon rendez-vous chez eux, j'ai repris l'avion dans l'après-midi pour Mek'Ele. Arrivé à Mek'Ele, ils viennent vous chercher à l'aéroport, puis vous propose leur hotel qui se trouve au dessus de leur agence local ( Atse Yohannes Hotel) . L'hotel est correct et le prix est un peu élevé alors que pour un même hotel correct à 25 mètres en remontant la rue à gauche est 2 fois moins cher. Ne pas compter avoir de l'eau chaude sauf si vous prenez la suite, qui restera tout de même moins chère qu'une chambre dans le premier hotel. Il reste cela dit que le personnel de ces deux hotels sont charmant.
Je suis donc parti le lendemain avec une armada de 4x4, direction la depression du Danakil. Dans les 4x4, nous sommes 4 visiteurs plus le chauffeurs, nos sacs, et l'eau en bouteille nécessaire pour SURVIVRE pendant le road-trek-trip. Donc beaucoup d'eau, à température ambiante: 50 degrés. Ce fut chaud dans tous les sens du terme! Pour la sécurité donc, les chauffeurs sont pratiquement tous sous khat, donc légèrement dans les vap' ( beaucoup de personnes prennent du khat en Ethiopie, donc, c'est pas si grave). Le problème, c'est qu'ils aiment se la jouer Mad Max dans le désert, donc, là, la sécurité, t'oublie!
Nous avons donc fait 3 heures de route nickel, et la fameuse "pire route du monde" qui mérite bien son nom: 3h30 sur de la lave refroidie sous 50 degrés avec clim' battant ses record: 41. Nous sommes donc arrivé vers 18h00 au camp de base avant le trek, quelque peu exténué. De là, repos d'une heure ultra nécessaire. Puis départ vers 19h pour 9 km de trek, la nuit, 35 degrés, ascension vers l'Erta Ale qui si on y prête attention, laisse apparaitre ses lueurs motivantes! Arrivée à 10h45 au sommet pour redescendre dans la caldera et découvrir ce volcan unique au monde, qui se mérite! Le spectacle est au rendez-vous. Tous les livres, les photos, ou les vidéos du monde n'arriveront jamais à rivaliser avec cette sensation. Nous avons ensuite passé la nuit à la belle étoile sur la crête ( après un bon plat de patte sauce tomate ). Petite nuit: 00h30-4h00. Reveil pour un le lever de soleil et découverte de jour de la caldéra qui pour ceux qui s'intéressent un peu au volcanisme ( pas les guide d'ethno Travels and Tours apparemment) et d'une beauté saisissante! Nous sommes ensuite redescendu vers le camps de base. J'ai préféré n'en faire qu'a ma tête et pris les devant, pressant le pas, afin de ne pas finir ce trek sans petit dej, sous un soleil de plomb et 50 degrés. Et franchement, j'ai bien fait, parce que ce fut rude!!! Les avertissements du gouvernement Français déconseille cet endroit. Nous avons été encadré par l'armée et des personnes avec des Kalash', donc, de ce point de vue, on se sent en sécurité. En revanche, si vous vous faites mal durant le trek, faudra attendre d'être à Mek'Ele pour vous faire soigner, c'est à dire 8 heures plus tard. Bref, ne vous faites pas de bobos là bas, c'est pas le gouvernement qui vous le conseille, c'est moi.
Ayant pris juste l'Erta Ale tour sur 2 jours, j'étais très heureux de rentrer prendre une douche sur Mek'Ele et laisser la plupart des autres acolytes qui eux continuaient vers Dalol. L'Erta Ale est suffisant tellement on s'en prend plein les mirettes.
De là, j'ai pris, toujours avec la même agence le Tigray Church tour sur 2 jours. Je n'avais pas prévu forcement cela, mais ce fut grandiose, surement les plus beaux paysages du pays.
Si vous m'avez bien suivi jusque là, vous aurez compris que je rejoins très franchement les critiques sur le très léger professionnalisme d'Ethno Travels and Tours et leur qualité à vous faire découvrir leur beau pays. Je vais donc vous indiquer une personne qui pourra vous faire découvrir cette région, le Tigray, entre Mék'Ele et Axum, plus précisément à Gheralta. Un jeune homme très sympathique qui se prénomme Gebrea, dont voici le contact:Téléphone: +251 9 14 53 98 45. Il vous proposera un prix très raisonnable. J'ai donc pris mon courage à 2 mains pour visiter les églises perchées sur des éperons rocheux, qui caractérisent ce paysage. Je ne passerai pas par 4 chemins, j'ai le vertige, donc, je ne suis pas allé plus loin que la première église de maryam korkor. Je ne suis pas féru d'histoire, mais j'espère que l'Ethiopie trouvera l'argent pour préserver ce patrimoine du temps et des touristes mal intentionnés. Le paysage vu d'en haut est grandiose!
Pour ce qui est de cette région, je n'y suis pas assez resté malheureusement. On dit que l'Ethiopie compte les plus belles femmes d'Afrique. Je crois pour avoir fais une bonne partie du pays que le Tigray est sens nul doute l'endroit où elles naissent! La culture du paraitre, malgrè la pauvreté économique ( mais pas gastronomique ) de l'endroit, est d'une grande richesse. Les femmes, portent de beaux vêtements traditionnels, mais aussi prennent soins de leur coiffures, qui diffères de l'une à l'autre. Je trouve que cela est la marque d'une tradition bien gardée et respectée, et j'espère que vous remarquerez cela tant j'ai aimé regarder ces femmes.
Mon chemin se poursuit vers Axum en passant à Yeah, cité de la Reine de Saba, havre de paix et de tranquillité.
Arrivée à Aksum, ville historique avec ses vestiges. Je déconseille vivement l'Africa Hotel!!! Du coup, en repartant, j'ai croisé un jeune qui fait la promotion d'un autre hotel qui me semble bien: le www.branahotel.com.. A vous de voir! Au moins, la seule nuit que vous passerez là bas sera bien loin de la salpêtre de l'Africa Hotel! Pour vous déplacer dans cette ville, n'hésitez pas à demander l'un des seuls Tuk tuk conduit par une jeune femme. Elle est très attentionnée et vraiment femme courage!
Ensuite, Vol toujours de grande qualité avec Ethiopian Airline, et une fois n'est pas coutume, l'accueil à bord se fait avec la musique de Mulatu Astatke l'incontournable! www.youtube.com/watch?v=oh_nK-QwTo0
Survol du pays et arrivée à Lalibela. J'en avais tant envie! L'Altitude rend en général les gens calme et accueillant. Et c'est le cas de Lalibela ( avec quelques propositions intempestives de faux guides, mais cela reste tout de même respectueux). J'ai choisi cette destination pour pouvoir visiter les églises ( que je n'ai pas visité car trop cher à mon gout : 50 $ l'entrée sans le guide!). Je suis aussi passé par Lalibela aussi parce que dans le même massif montagneux, j'avais le choix entre faire les hauts sommets du Simiens sans rencontrer trop de monde à part des touristes ( en grande majorité Israelite d'ailleurs dans le pays), où préférer le trekking d'Abuna Yosef à la rencontre des différents villages.
Donc, première nuit à Seven Olives Hotel, qui j'en suis sure, a l'une des meilleurs table de la ville. Puis rencontre avec le manager de l'agence www.lalibela-eco-trekking.com Mollah Kassaw. Une grande surprise que cette rencontre qui m'a préparé une équipe de choc: Abege Mengesha, mon guide, Yihenew, mon cuisinier, et Abeï, mon pisteur. Je sais qu'avec eux aujourd'hui, j'irai au bout du monde!
Molla est donc passé me chercher à l'hotel, lorsque je lui ai demandé si il n'y avait pas un logement un peu moins cher sur Lalibela, il m'a tout simplement dit qu'il était sur Airbnb : www.airbnb.fr/...F2015&s=TObw_Ee5
Je recommande vivement sa chambre qui permet une immersion dans la vrai vie de Lalibela et pas cher du tout!
Molla m'a donc remis entre les mains et les jambes des mes trois accompagnateurs devenus aujourd'hui avec Molla, des amis tant l'expérience humaine fut forte et le trekking d'une grande richesse entre les rencontres et les paysages!
Ce trekking autour de Lalibela fut mon plus beau moment en Ethiopie.
Je crois que l'expérience ne trouve son sens qu'en la vivant, c'est pour cela que je ne vous en dirais pas plus et vous laisserai apprécier par vous même si vous y allez, la qualité et le professionnalisme de cette agence locale et respectueuse de sa localité.
Après 6 jours de trekking dans des paysages à couper le souffle, des scenes de vie biblique, un sommet pour moi inaccessible à cause d'un mal des montagnes, l'observation des baboins majestueux, je suis revenu entier, fatigué, mais heureux de ce trek. J'avais calculé le coup pour revenir pour la fête de Meskel, sorte de fête de la Saint Jean avec un grand feu de joie, des chants envoutants, des costumes de fêtes. Un très grand moment là encore, unique, préférable à celui réalisé à Addis Abeba. Ici, pas de stress, que du bonheur!
Enfin, je recommande aussi un lieu atypique dans ce genre de voyage, un bar bien blindé de monde, où l'on boit bière et Tej' ( alcool de miel, délicieux) et où l'on dance sur de la musique traditionnelle jusqu'au bout de leur nuit: le Torpedo tejbet. Croyez-moi, là encore, instant inoubliable de votre visite à Lalibela!!!
Me voila reparti vers le sud avec la même compagnie aérienne, toujours au top! Direction Arba Minch et la vallée de l'Omo.
Le sud, et ses tribus sont assez chères pour un backpacker en solo. On m'avait mal recommandé un guide locale qui devait me donner un prix raisonnable, mais les guides locaux à Arba Minch prennent tous le même prix: 140$ journée pour le 4x4 et la gazoline, 220$ journée tout compris ( entrée tribu, photos, bouffe, couchage )sauf extra (khat, beer, gin local et reste pour ce qui comprennent ;)
Là aussi, et malgré mon guide un peu survolté et son très vieux khat khat, ce fut une très belle expérience avec un souvenir inoubliable d'une nuit passée avec une tribu à Omorate, de l'autre côté du fleuve Omo (où je me suis d'ailleurs baigné) et cette soirée avec tout ces gamins qui m'ont fait une dance en chantant et qui m'ont demandé de leur passer de la musique. Et façon Fitzcaraldo, je leur ai mis "Nessum Dorma" de Pavarotti. Très grand moment. Ecouter du classique dans ces endroits prend une toute autre envergure!
Enfin, retour sur Addis Abeba. Là, Molla Kassaw de Lalibela a contacté un jeune guide, et là encore, une super rencontre, de grande qualité: Alene Zewdu Birhanu. Un jeune extrêmement sympathique qui m'a fait visiter la capitale.
Voilà, il faut une conclusion à ce post:
L'Ethiopie est surement à ce jour ma plus belle destination pour les rencontres que j'ai pu y faire. L'Ethiopie est le pays le plus sure que j'ai visité. J'y ai très bien mangé, chaque jour traditionnel, jamais tombé malade. Un peuple, simple, fier de n'avoir jamais été colonisé, fier de leur richesse culturelle... Et moi, je suis fier de les avoir rencontré, très fier même. Je retournerai là bas pour faire les endroits que je n'ai pas eu le temps de visiter, mais aussi pour y retrouver ces personnes qui m'ont reçu, et qui sont devenues aujourd'hui des amis.
Pour les photo: -1 Volcan erta Ale à l'aube -2 Plaine et pics du Tigray -3 Hauts plateaux lors du trek à Lalibela -4 Babouin-star "photogénique" lors du trek -5 Cérémonie de Meskel à Lalibela ( 28/09/2015 ) -6 Photo de classe avec mes Karo, vallée de l'Omo -7 Photo de famille chez les Dasenech, Omorate, vers la frontière Sud Soudanaise et Kenyane -8 Chez les Mursi, paye ta photo! -9 retour de l'ono, vers Arba Mitch
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Si vous hésitez à aller en Algérie: un reportage pour vous English translation pending
Bonjour
Les touristes européens sont très friands du Maghreb mais ils se focalisent surtout sur le Maroc et la Tunisie qui sont certes de très beaux pays mais trop "europeanisés".
Normalement lorsqu'on quitte son pays pour en visiter un autre c'est pour découvrir de nouveaux horizons et être dépaysé.
Or le Maroc et la Tunisie copient trop le modèle occidental, je trouve cela dommage car le Maghreb a une si riche culture...
L'Algérie est un pays délaissé touristiquement parlant. Bon il est vrai qu'il n'y a quasiment pas d'infrastructures pour accueillir les touristes. Pas de stations balnéaires, très peu de beaux hôtels , pas de centre commerciaux etc etc. A qui la faute ? Honnêtement je ne sais pas. La faute au gouvernement algerien qui est fermé au tourisme ? La faute à la décennie noire qui a laissé de lourdes séquelles à l'Algérie ?
J'entends souvent dire que l'Algérie n'est pas un pays secure. Ça m'agace d'entendre cela car je trouve qu' aucun pays au monde n'est secure.....pour une femme. Aux 4 coins de la planète une femme peut se faire violer et assassiner. J'en suis arrivée à une conclusion simple : tous les pays du monde sont dangereux pour la femme . J'habite Paris et honnêtement je ne m'y sens pas en sécurité. Il m'est arrivé pas mal de galères et ce même en plein jour. Il y a tellement de gens glauques.... Bref....
Donc je reviens à ce que je disais : L'Algérie n'est pas faite pour le tourisme de masse ....MAIS rien ne vous empêche d'aller visiter ce pays en mode routard ! 2h de vol et c'est le dépaysement garanti !!
Je vous conseille donc de regarder le reportage THALASSA : ALGÉRIE LA MER RETROUVÉE. (Disponible sur youtube, il suffit de taper ce titre )
Amateurs de plongée sous-marine, de faune et de flore, vous serez servis !! 🙂
Les touristes européens sont très friands du Maghreb mais ils se focalisent surtout sur le Maroc et la Tunisie qui sont certes de très beaux pays mais trop "europeanisés".
Normalement lorsqu'on quitte son pays pour en visiter un autre c'est pour découvrir de nouveaux horizons et être dépaysé.
Or le Maroc et la Tunisie copient trop le modèle occidental, je trouve cela dommage car le Maghreb a une si riche culture...
L'Algérie est un pays délaissé touristiquement parlant. Bon il est vrai qu'il n'y a quasiment pas d'infrastructures pour accueillir les touristes. Pas de stations balnéaires, très peu de beaux hôtels , pas de centre commerciaux etc etc. A qui la faute ? Honnêtement je ne sais pas. La faute au gouvernement algerien qui est fermé au tourisme ? La faute à la décennie noire qui a laissé de lourdes séquelles à l'Algérie ?
J'entends souvent dire que l'Algérie n'est pas un pays secure. Ça m'agace d'entendre cela car je trouve qu' aucun pays au monde n'est secure.....pour une femme. Aux 4 coins de la planète une femme peut se faire violer et assassiner. J'en suis arrivée à une conclusion simple : tous les pays du monde sont dangereux pour la femme . J'habite Paris et honnêtement je ne m'y sens pas en sécurité. Il m'est arrivé pas mal de galères et ce même en plein jour. Il y a tellement de gens glauques.... Bref....
Donc je reviens à ce que je disais : L'Algérie n'est pas faite pour le tourisme de masse ....MAIS rien ne vous empêche d'aller visiter ce pays en mode routard ! 2h de vol et c'est le dépaysement garanti !!
Je vous conseille donc de regarder le reportage THALASSA : ALGÉRIE LA MER RETROUVÉE. (Disponible sur youtube, il suffit de taper ce titre )
Amateurs de plongée sous-marine, de faune et de flore, vous serez servis !! 🙂
Rencontre à Bruxelles le 12 juillet 2015 English translation pending
Après quelques hésitations sur la date, je propose donc à tous ceux qui en ont envie de venir partager un pique-nique au bois de la cambre s’il fait beau.
Dans le cas contraire, on trouvera une solution de repli, comme par exemple un lunch au cercle des voyageurs qui pourra se prolonger dans un autre endroit éventuellement.
Que vous veniez de Bruxelles, de Namur ou de Hout-si-Plou, je vous attends pour la grande discussion du siècle autour de nos voyages et projets respectifs.
S’il fait beau et si donc pique-nique, je propose que chacun des participants amène quelque chose à boire ou à manger comme on le fait toujours dans les autres rencontres. Chacun amène ce qu’il veut mais n’amenons pas tous la même chose, donc il est utile de se consulter à ce sujet.
Voilà les inscriptions sont ouvertes, le bois de la cambre est grand, donc même si nous sommes nombreux, il y aura de la place pour tous. La rencontre pique-nique débutera vers 11.30 h pour l’apéro et se terminera dieu sait quand ?????? Les détails pour le lieu de rendez-vous vous sera communiqué plus tard mais sera accessible en transports en commun. Toutes les propositions sont les bienvenues.
Je me répète mais je pars aux Açores, lundi matin. Je ferai un maximum pour répondre et m’occuper de la rencontre tous les soirs mais pendant la journée, je serai aux abonnés absents……dans la nature. Soyez donc un peu patients. Merci et au plaisir de vos revoir ou de faire votre connaissance.
Que vous veniez de Bruxelles, de Namur ou de Hout-si-Plou, je vous attends pour la grande discussion du siècle autour de nos voyages et projets respectifs.
S’il fait beau et si donc pique-nique, je propose que chacun des participants amène quelque chose à boire ou à manger comme on le fait toujours dans les autres rencontres. Chacun amène ce qu’il veut mais n’amenons pas tous la même chose, donc il est utile de se consulter à ce sujet.
Voilà les inscriptions sont ouvertes, le bois de la cambre est grand, donc même si nous sommes nombreux, il y aura de la place pour tous. La rencontre pique-nique débutera vers 11.30 h pour l’apéro et se terminera dieu sait quand ?????? Les détails pour le lieu de rendez-vous vous sera communiqué plus tard mais sera accessible en transports en commun. Toutes les propositions sont les bienvenues.
Je me répète mais je pars aux Açores, lundi matin. Je ferai un maximum pour répondre et m’occuper de la rencontre tous les soirs mais pendant la journée, je serai aux abonnés absents……dans la nature. Soyez donc un peu patients. Merci et au plaisir de vos revoir ou de faire votre connaissance.
3 semaines en Colombie English translation pending
J 1: arrivée sur Bogota. Nous sommes attendus et hébergés chez une relation d'amie française, dans la banlieue.
J 2 : visite de Bogota, montée à Monserrate
J 3 : La cathédrale de sel de Zipaquira et nouveau village de Guatavita .
J 4: encore dans Bogota. Le musée de l'or...
J 5 : 6 ou 7 h de bus Berlinas pour San Gil, au sud de Bucaramanga
J 6 : en bus à Barrichara (beaux paysages - petit village ) et Raquira. Retour à San Gil.
J 7 : San Gil, baignade aux cascades et parc Gallienari puis bus pour Tunja.
J 8 : Bus pour Villa de Leyva, et rando à :los Pozos azules. Sortie le soir à Tunja.
J 9 : petite sortie en bus aux thermes de Paipa ( ne valent pas le déplacement ) Tour en centre commercial a Tunja.
J 10 bus Libertadores pour Bogota puis taxi vers l'aéroport. Vol pour Pereira, et région du café.
J 11 : visite de Pereira et ses environs.
J 12 : départ en bus pour Salento . Jeep pour aller faire la rando de la vallée de Cocora ( 4 à 5 h très bien )
restau au Punte-Coma et hotel calme El Zorzal.
J 13 : promenade dans ce beau village et ses artisans. Retour par Filandia , restau Ambar à Pereira. Ville sans grand charme.
J 14 : Car pour Medellin, tour en ville avec métro et télécabines.Nous sommes agréablement étonnés par cette ville moderne !
J 15 : Matin dans le centre de Medellin et vol vers Santa Marta. Taxi pour rejoindre notre hôtel près du parc tayrona
( eco YuluKa ).
J 16 : Marche dans le parc à Arrécifes puis El Cabo. belles plages.
J 17 : Tayronaka ( ruines cité indienne) et Quebrada Valencia ( baignade dans cascades ) en mini bus.
J 18 : Santa Marta en mini-bus. Tour en ville et plage puis bus tourisme Marsol pour Barranquilla ( 2 h de trajet ).
J 19 : journée au Carnaval de Barranquilla : géant !
J 20 : Bus Marsol vers Cartagena. Hotel Casa Ebano 967 dans Getsemani bien placé.Visite centre historique, musée-couvent, palais de l'inquisition...
J 21 : lancha ( bateau rapide ) pour les îles du Rosaire ( 1 h ) arrêt sur île Lizamar décevant ( on n'y voit guère que le restau ) et sur plage Blanca île Baru.
J 22 : visite du Castillo San Felipe , puis en ville. Bon restau à" Juan del Mar "
J 23 : vol depuis Cartagena, escales Bogota puis Madrid vers la France .
Nous avions des vols depuis Orly vers Bogota à l'aller et Cartagena-Bogota-Madrid-Orly avec Avianca au retour à 883 euros/p. Notre hôtel coûtait 28 e à Salento, 33 à Tayrona, 43 à Carthagène des indes où la vie est plus chère. A Bogota, 1 j suffit pour le centre ville et le musée de l'or. On aurait aimé aller à Bucaramanga mais c'est très long en bus, il vaut mieux en avion. On avait des vols pas chers Viva Colombia mais on ne peut les prendre de France avec nos cartes bancaires. Un français vivant en Colombie avait bien voulu nous les réserver par internet, mais on doit pouvoir les acheter sur place je suppose ( petites agences ). Le choix de régions à visiter n'est pas évident, même si l'on reste 3 s. car c'est un grand pays montagneux et les déplacements en bus même confortables sont longs. Tout dépend des centres d'intérêt mais Cartagena est incontournable.
Les gens sont sympa et accueillants et on n'a pas senti d'insécurité. Voilà notre petit compte-rendu !
Nous avions des vols depuis Orly vers Bogota à l'aller et Cartagena-Bogota-Madrid-Orly avec Avianca au retour à 883 euros/p. Notre hôtel coûtait 28 e à Salento, 33 à Tayrona, 43 à Carthagène des indes où la vie est plus chère. A Bogota, 1 j suffit pour le centre ville et le musée de l'or. On aurait aimé aller à Bucaramanga mais c'est très long en bus, il vaut mieux en avion. On avait des vols pas chers Viva Colombia mais on ne peut les prendre de France avec nos cartes bancaires. Un français vivant en Colombie avait bien voulu nous les réserver par internet, mais on doit pouvoir les acheter sur place je suppose ( petites agences ). Le choix de régions à visiter n'est pas évident, même si l'on reste 3 s. car c'est un grand pays montagneux et les déplacements en bus même confortables sont longs. Tout dépend des centres d'intérêt mais Cartagena est incontournable.

Les gens sont sympa et accueillants et on n'a pas senti d'insécurité. Voilà notre petit compte-rendu !
Les interdits à travers le monde English translation pending
Salut,
Bon je ne savais pas trop ou placer ce post, donc je pense qu'il sera mis à la bonne place incessamment sous peu!😉
J'avais lancé une discussion sur les visas en vue de mon tour du monde, et on en est arrivés à quelques interdit que l'on pourrait trouver à droite à gauche!
Genre, interdit de camper en birmanie, interdit d'heberger un etranger au vietnam, interdit de faire du stop en australie etc etc!
Connaissez vous des interdits utiles pour les voyageurs que l'on peut trouver dans le monde!
Merci
A plus
Destination à éviter pour un tour du monde English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement entrain de réfléchir à faire un tour du monde, et je voudrais savoir si certaines destinations sont à éviter. Il existe des outils qui recensent les risques par destinations mais je ne trouve pas d'indicateurs qui soient réellement fiable. Enfait je voulais avoir le ressenti de personnes qui ont déja voyagé dans les zones dans lesquels je projette d'aller et qui ont pu observer des éventuels facteurs de risque. Par exemple comment les locaux vous accueillaient, au niveau de la nourriture avez vous rencontré des problèmes. Les sports a risque comme ceux pratiqué en mer ou en montagne sont ils bien encadré etc... Je compte partir en Afrique du Nord, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-est. Si vous avez eu de mauvaises expériences dans des pays ou régions qui font partie de ces zones du globe je serait intéressé de les connaitre.
Merci,
Carl
Je suis actuellement entrain de réfléchir à faire un tour du monde, et je voudrais savoir si certaines destinations sont à éviter. Il existe des outils qui recensent les risques par destinations mais je ne trouve pas d'indicateurs qui soient réellement fiable. Enfait je voulais avoir le ressenti de personnes qui ont déja voyagé dans les zones dans lesquels je projette d'aller et qui ont pu observer des éventuels facteurs de risque. Par exemple comment les locaux vous accueillaient, au niveau de la nourriture avez vous rencontré des problèmes. Les sports a risque comme ceux pratiqué en mer ou en montagne sont ils bien encadré etc... Je compte partir en Afrique du Nord, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-est. Si vous avez eu de mauvaises expériences dans des pays ou régions qui font partie de ces zones du globe je serait intéressé de les connaitre.
Merci,
Carl
Faut-il annuler ses vacances au Maroc? English translation pending
J'ouvre ce sujet qui va faire beaucoup parler: Faut-il annuler ses prochaines vacances au Maroc?
Suite aux frappes françaises en Irak, aux menaces d'EI et à l’enlèvement du touriste français en Algérie, de nombreux touristes doivent aujourd'hui se poser la question. Est-il bien prudent de se rendre au Maroc ? La menace est-elle réelle ? Quelles sont les zones à éviter ? Faut-il avoir peur de ces 1000 djihadistes marocains ? Tombons-nous dans leur jeu, dans la peur qu'il souhaite diffuser ?
Merci pour votre contribution.
Merci pour votre contribution.
"Tourisme: les Français fuient la Tunisie" English translation pending
"Sur les six premiers mois de l'année, le tourisme français en Tunisie est en baisse de 7% par rapport à la même période l'an dernier. C'est une chute de 40% par rapport aux chiffres recueillis en 2010. - RTL Événement, du 5 juillet 2014."
http://www.rtl.fr/...a-tunisie-7773062130
Vous trouverez ici un récapitulatif du dernier Baromètre SNAV/Atoutfrance donnant les tendances des ventes tourisme par les agences de voyages de France vers la Tunisie http://pqrieu.blogspot.com/...atoutfrance-mai.html
Bonne vacances à tous!
Vous trouverez ici un récapitulatif du dernier Baromètre SNAV/Atoutfrance donnant les tendances des ventes tourisme par les agences de voyages de France vers la Tunisie http://pqrieu.blogspot.com/...atoutfrance-mai.html
Bonne vacances à tous!
A l'assaut de l'Algérie English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais avoir des conseils, je suis un bi national (entendre par là que je suis né en France et d'origine algérienne), j'ai déjà voyagé plusieurs fois en Algérie, plutôt en Kabylie et à Alger (hébergé chez des membres de ma famille).
Cette fois ci j'ai envie d’élargir mes horizons tout en restant en Algérie, j'aimerais bien visiter le sud (je le souhaitais également l'hiver dernier mais ça ne s'est pas fait car je n'ai pas trouvé d'agence ou de contact ...).
Quel parcours me conseillez vous pour profiter pleinement de ces vacances (je pars en Algérie à partir de la second semaine du mois de juin et je reste trois semaines).
Pour le moment j'ai trouvé une location à la semaine d'un appartement à Alger (ville que j'ai déjà visité 3 fois 🤪) - je n'ai pas encore verrouillé la location, je viens d'envoyer un mail pour la résidence des deux tours à Ghardaïa (j'attends des informations sur les tarifs) et j'ai envoyé plusieurs mails à des tours opérateurs pour voir si il y avait une place dans un groupe en ce qui concerne les circuits dans le sahara (pour le moment sans réponse).
J'ai un peu mal à la tête j'ai visité différents sites et les circuits à 1300 euros la semaine ... je trouve ça assez prohibitif et dissuasif, je risque en conséquence de rester dans mon village à moins que vous ayez des conseils ou astuces. 😐
Je souhaiterais avoir des conseils, je suis un bi national (entendre par là que je suis né en France et d'origine algérienne), j'ai déjà voyagé plusieurs fois en Algérie, plutôt en Kabylie et à Alger (hébergé chez des membres de ma famille).
Cette fois ci j'ai envie d’élargir mes horizons tout en restant en Algérie, j'aimerais bien visiter le sud (je le souhaitais également l'hiver dernier mais ça ne s'est pas fait car je n'ai pas trouvé d'agence ou de contact ...).
Quel parcours me conseillez vous pour profiter pleinement de ces vacances (je pars en Algérie à partir de la second semaine du mois de juin et je reste trois semaines).
Pour le moment j'ai trouvé une location à la semaine d'un appartement à Alger (ville que j'ai déjà visité 3 fois 🤪) - je n'ai pas encore verrouillé la location, je viens d'envoyer un mail pour la résidence des deux tours à Ghardaïa (j'attends des informations sur les tarifs) et j'ai envoyé plusieurs mails à des tours opérateurs pour voir si il y avait une place dans un groupe en ce qui concerne les circuits dans le sahara (pour le moment sans réponse).
J'ai un peu mal à la tête j'ai visité différents sites et les circuits à 1300 euros la semaine ... je trouve ça assez prohibitif et dissuasif, je risque en conséquence de rester dans mon village à moins que vous ayez des conseils ou astuces. 😐
Algérie, terre d'accueil English translation pending
VOYAGE de 17 jours, avril 2014
Ce que j’ai aimé : les rencontres. Tous les « anciens » parlent français. Ils entament très facilement la conversation pour savoir si vous allez bien etc…. Si comme moi, tu es curieux de les questionner sur le passé, d’essayer de comprendre l’Algérie actuelle, tu es comblé. Tu t’arrêtes pour faire moudre du café, pour téléphoner, pour acheter du pain, à la recherche d’un lieu etc….. Et des fois, 2 h après, tu es toujours entrain de discuter. Et j’ai trouvé la parole libre. J’ai questionné, sans retenues et j’ai eu beaucoup de réponses. Les personnes s’engageaient, me donnaient leur ressenti sur ce qu’ils avaient vécu, sur ce qu’ils vivent, sur la façon dont le pays fonctionnent, ses avantages, inconvénients. Des échangent riches en émotion, riches culturellement. Jamais je n’ai ressenti, de leur part, un intérêt quelconque dans ses échanges. Tout le monde est toujours prêt à t’aider. J’ai toujours payé le juste prix, jamais eu à négocier. (Bon, je ne suis pas aller dans les boutiques à souvenir, je parle du quotidien).
C’est un pays où je me suis sentie en sécurité. J’y suis venue avec beaucoup d’appréhension car j’avais eu des mises en garde sur l’insécurité dans les villes, dans les campagnes, sur les multitudes de contrôle qui feraient que je ne pourrais certainement pas faire le circuit que je voulais, où sous escorte pour aller à certains endroits. Certes, les choses peuvent vite changer, j’étais peut-être là dans une « bonne période ».
Quelques petits trucs à savoir :
CHANGE Il y a 2 changes : Change : taux officiel : 1 euro = 110 Change parallèle 1 euro = 153 1000 Dinars = 6.66 Euros 100 Dinars = 66 centimes Tu demandes dans la rue, dans les boutiques, tu trouves toujours quelqu’un pour t’indiquer où aller où te le proposer lui-même
HÔTELS Attention si vous êtes en couple, amenez une photocopie de votre livret de famille sinon vous ne pourrez pas dormir dans la même chambre. Si vous n’êtes pas marié…….. Pas partout, mais souvent, surtout dans les hôtels les moins chers. Les guides ne sont pas à jour. Il y a beaucoup de rénovation. De plus, de nouveaux hôtels sont en construction et on commence à trouver des gîtes où maison d’hôtes. Tous les prix sont PD compris, c’est automatique
LOCATION DE VOITURE Sauf Hertz, on te demande de laisser une pièce d’identité, paiement en espèces, carte bleue souvent pas possible donc pas de fonctionnement de l’assurance carte bleue. Location sans carte bleue 245 euros (mais franchise 400 euros si accident où ?? ce qui est arrivé !) Avec carte bleue 430 euros pour 15 jours. Circuit de 17 jours avec une voiture de location 1. TIPAZA 1ère nuit Route par la côte d’Alger à Tipaza. STAOUELI Beau village mais c’’est un vendredi et tout est fermé SIDI FREDJ Port où ont débarqué les français. Il reste quelques beaux bâtiments. Pleins de monde le vendredi. Pas indispensable ZERALDA Station balnéaire avec du charme mais décrépit et plage terriblement sale. Bien pour voir une « station balnéaire » TIPAZA Visite du site à l’est de la ville, Bof. Le site à l’ouest est beau même si les vieilles pierres ne vous intéressent pas. ouverture : 9 H à 18 H à cette époque C’est un vendredi, super ambiance sur le port et pleins de restaurants de poissons frais (1200 dinars le plat). Mais l’entrée dans la ville est terrible : du cul à cul, une heure pour accéder au centre. Départ des pêcheurs vers 19 h, retour le matin à 5 h 30 On a aimé. Peut-être parce que c’est un vendredi et que c’est notre première étape.
HOTEL LA TURQUOISE rue du port. Juste à côté du port, très placé. Chambre propre, confortable, déco traditionnelle, wifi, TB pour une nuit. 5000 avec le PD. Du début du siècle, rénové 024 47 76 98 I y a un autre hôtel dans la ville mais moins bien situé et un à l’extérieur de la ville mais un complexe hôtelier
2. ORAN 2ième et 3ième nuit
On pensait à aller à Oran par la côte, on a renoncé. On a fait Tipiza / Cherchell par la corniche (20 km, 45 mn) puis par la nationale. C’est long. Impossible de doubler, des camions et voitures qui roulent lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Départ Tipiza 10 h, arrivée Oran 16 h 30 Tipiza / Cherchell par la corniche. 20 km, 45 mn, puis N …. Pour Cherchell. Et là, c’est long. Impossible de doubler, des camions et voiture qui roule lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Il y a pas mal d’infos sur Oran dans les guides pour ce qu’il y a à voir donc je ne m’attarde pas. On a rien découvert de plus. Côte Oran Est : village de pêcheurs de kristel. 1 h pour y aller. On longe côte par la nouvelle ville d’Oran. Puis montagne, paysage de pinède, on se croirait à Giens. Petit port de pêche dans une petite baie bordée de maisons à flan de montagnes. Mais elles sont en bien mauvais état. Belles vues sur la côte (falaises déchiquetées). Corniche et côte oranaise jusque la plage des andalouses (ouest). La route est bonne. Passage par mers el kébir. Impossible de s’arrêter sur les bas côté où port, tout est barricadé : armée Village Aïn el turk. Ville en pente. On arrive parfois à accéder aux plages mais c’est sale et toutes les maisons sont dans un état lamentable. Puis on prend une grande et bonne route pour aller vers la plage des andalouses. On passe par une belle plage qui longe la route avec vue sympa. Plage des andalouses : oui, longue mais bon, 30 km. Pour l’avoir vu, on peut y aller mais on peut aussi s’en passer !!!
Fin AP, montée à notre Dame de santa cruz, 1850. Eglise construite a coté du fort construit par les espagnols 1630. Y aller l’après midi mais avant 17 h car sinon plus de soleil sur le site. Site super. Au dessus du fort, le marabout (la koubba) de sidi abdelkader.
HOTELS Les hôtels des guides, on n’a pas aimé. On a logé au continental. Notre chambre était sympa mais ce n’est pas le cas de toutes. Si on avait vu le Majestic avant, on l’aurait choisi
Hôtel CONTINENTAL, en face de l’ambassade de France. Bâtiment des années 1930, rénové en 2012. Chambre pour 2, 4000 avec PD. Wifi. Déco de certaines chambres qui manquent de couleurs à mon goût mais très propre et super accueil. Visiter plusieurs chambres. Nous on préféré une chambre au 3ième étage, lit en 90 mais déco sympa. Voiture gardée. Quartier très sécurisé car prêt de l’ambassade. Très bien placé. 16 bd de la soumamm. 041 29 55 30
HOTEL LE MAJESTIC Nouvel hôtel, quartier plus populaire, arrêt tramway devant, garage voiture. Hôtel avec déco très contemporaine, construit il y 2 ans. Chambre à 3500 et 4000 pour 2 avec PD. On a adoré la chambre 40. Grande salle de bain avec baignoire. Wifi mais dans l’accueil (lieu très agréable) 23 rue Mohamed Boudiaf. 041 33 31 16
Nouveau tramway dans toute la ville
3. SIDI BEL ABBES 4 ième nuit Ville moderne, construite en 1900 par la légion étrangère. Je n’y ai trouvé aucun intérêt. Certes, quelques maisons « châteaux » perdu au milieu de la ville mais pas de quoi en faire une étape. HOTEL METROPOLE www.hotelsmetropole-dz.com +213(0)48 54 65 35 En fait, nous avions la meilleure chambre : grande, avec un lit pour 2 personnes. Chambre 106. Les autres sont plus petites et 2 lits d’une personne. Salle de bain moyenne. Chambre lumineuse. Wifi. Chambre lumineuse. Frigo 3800 dinars Hôtel construit en 1920, rénové il y a 4 ans. La salle du petit déjeuner est superbe. Hôtel très bien placé. Parking à côté pour 150 dinars
4. TLEMCEN 5 ième nuit Ville vivante, quelques beaux bâtiments mais j’ai eu l’impression qu’une journée suffisait largement.
HOTEL STAMBOULI 5500 mais prix avec réduction. Sinon, 6500. wifi. Hôtel construit il y a 2 ans et demi. Parking de 20h à 8 h. On peut trouver moins cher. Chambre très agréable, lumineuse. Salle de bain petite. Frigo www.hotel-stambouli
5. El ABIODH SIDI CHEIH 6 ième nuit Départ 8 h de Tlemcen, arrivée midi à Ain Sefra où nous pensions dormir. Bonne route droite. Paysage sans intérêt. Tour de Ain Séfra. A midi, personne dans les rues. Pas envie de trainer. A ain Sefra, le seul hôtel n’est vraiment pas entretenu. Chambre sombre, sdb bof bof. 1900 dinars Route pour Tiout. Vieux Ksar assez bien rénové au milieu de la palmeraie. Chambre de l’auberge de jeunesse à 200 par personne : Bof bof bof….. Route pour AIN OUARKA pour voir un lac entourée de montagnes avec de superbes couleurs. Bien De Ain Ouarka, route qui rejoint directement BOUSSEMGHOUN sans revenir sur la N47. 30 KM par une bonne route dans de beaux paysages. Vieux ksar bien rénové. 2 boutiques dedans, gardien à l’entrée. Hôtel Sid Cheikh 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. 049.73.79.39 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. Simple mais propre. Bon accueil. Correct pour une nuit.
6. TAGHIT (750 km au sud d’Oran) 7,8 et 9 ième nuit Départ 7 h 30, arrivée 11 h 30 à l’intersection pour Taghit. Très bonne route, personne. Direction Béchar, aucun intérêt. Beaucoup de temps perdu et arrivée à Taghit à 16 h. A Béchar, visite dans les environs des ksars du Nord (inutile) et Kénadsa (pas la peine). Taghit, c’est le village principal sur les 5 villages qui longent la Palmeraie. Celui où il faut loger. Ce qui est superbe pour ces villages, c’est que d’un côté de la route qui longe les villages, il y a de magnifiques dunes, de l’autre, la palmeraie, et de l’autre côté de la palmeraie, des falaises. De superbes paysages. Si pas de véhicule, des bus locaux desservent les différents villages. Dans le village de Taghit, seul, on peut escalader de magnifiques dunes, allé au vieux fort, visiter le ksar qui est magnifique et qui peu à peu est rénové. Ensuite, on sort de Taghit et on peut aller marcher sur le plateau, aller découvrir les peintures rupestres (pour moi, une excuse pour passer près de dunes magnifiques), découvrir les marabouts, les vieux cimetières, vieux ksars, les jardins de la palmeraie. Et là, je dois dire que seul, on passe à côté de beaucoup de choses. Mohamed saura, si vous le souhaitez, vous mettre « dans les mains » d’un guide pour visiter. ET puis, il est possible, sans aller très loin puisque les dunes sont là, d’aller bivouaquer. LOGEMENT Mon coup de cœur, pas pour le confort mais pour l’authenticité du lieu, pour l’accueil, pour la localisation (dans le vieux ksar). On est dans une vieille maison du ksar dans laquelle Mohamed a vécu pendant 35 ans. Il habite maintenant une maison dans la ville moderne mais a décidé de rénover la maison pour en faire un gite. Une chambre de 3 personnes au rez de chaussée qui donne sur la pièce principale (donc sans fenêtre) où des chambres à l’étage et qui donne sur la terrace (de 2 à 4 personnes) Des matelas sur le sol, des sanitaires communs. IL y à une grande pièce qui était la pièce de vie commune et où l’on se retrouve pour échanger, une terrace pour se reposer où prendre le soleil. N’hésitez pas à me contacter en privé pour avoir ses coordonnées où infos complémentaires. Il est aussi possible de louer une maison récente dans la ville (2 chambres)
7. TIMIMOUNE 10 et 11 ième nuit
Taghit/timimoune avec arrêt de 2 H 30 à Béni Abbès, Départ 7 h 30, Arrivée 16 h.
Béni Abbès : grosse déception. La ville : des arcades qui longent la rue principale. Ok……. En dehors de cela, aucune intérêt dans l’architecture. Le marché, bof. On a vite fait le tour de la ville. Les dunes sont là, on les voit, mais entre la ville et les dunes, se construisent des tas de lotissements. C’est anarchique et cela gâche le paysage. Le vieux ksar, à part la porte d’entrée, peu de rénovation, aucune vie. Traversée de la palmeraie pour aller voir la fameuse piscine du petit futé et LP. Bon, assez récente, elle est belle, oui. Mais se déplacer pour cela ?
Timimoune : Architecture très intéressante sur le boulevard principal. Animation le matin avec le marché. Il faut absolument une journée pour aller faire la route des vieux ksars et aller sur la sebkha (ancien lac asséché). Nous avions une voiture, nous avons essayé de partir à la découverte seule le premier jour. C’est vraiment difficile car on n’a pas d’’est vraiment difficile car on n’a pas d’infos (celle du petit futé sont très insuffisantes, idem lonely) et l’on est vite conscient que l’on va rater pleins de choses. Je vous conseille donc de faire une excursion à la journée avec un guide et un 4/4. Le 4/4 avec le guide = 8000 à la journée pour 4 personnes. Je vous conseille de contacter JAMAL SELKA qui vous emmènera avec son 4/4 : journée très diversifié, il emprunte les pistes et pas les routes et passent dans de très beaux paysages. Et l’on part à la découverte des vieux châteaux, des roses de sables, du sel dans le sol, du système d’irrigation etc. il a un français parfait. Il est très attentif et n’a pas du tout une attitude commerciale. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail. facebook : jamal selka. Dites que vous venez de ma part. Il y a matière à faire 2 autres journées dont une que Jamal appelle « le petit tassili », avec des paysages du Hoggar. Vous pouvez aussi partir 2 jours et aller bivouaquer dans les dunes. Donc il y a matières à passer 4/5 jours sans problèmes.
LOGEMENT Nous sommes arrivés dans la ville sans rien avoir prévu. Ce ne fut pas facile de trouver les quelques adresses données par les 2 guides (celles qi n’existent plus, les hôtels en rénovation, les nouveaux… plus d’office de tourisme et peu de personnes dans la rue qui ont des infos. Nous avons logé à « Rose des sables » TB, au bord de la sebkha. Chambre très propre et agréable. (visiter, pas toutes exactement pareilles) accueil très sympa. PD très bien. La seule chose, assez loin du centre. Si vous n’êtes pas motorisé, demander de venir vous chercher. 4000 pour 2. A choisir, j’y retourne. Sinon 3 autres hôtels : IGHZER, en plein centre sur rue pricipale, 2OO, mais vraiment pas soigné le GOURARA au bord palmeraie, en cours de rénovation pour devenir un 5 étoiles. Sur la route des ksars, après la rose des sables, un hôtel par des tunisiens, 9OOO pour 2, piscine et chaises longues. Chambre correctes, sombres. Il y a des maisons d’hôtes et gites dans Timimoun. Le problème pour les trouver, c’est que rien n’est indiqué dans la ville pas de panneau « publicitaire » et rien sur les portes des maisons. Il faut venir avec le numéro de téléphone, avoir prit contact la veille et les appeler en arrivant dans la ville pour qu’ils viennent vous chercher. Sinon, c’est un long jeu de piste. Contacté Jamal si vous souhaiter qu’il s’en occupe.
8. GARDIAIA 12 et 13 ième nuit
Nous voulions faire Timimoune / Ghardaïa. Mais nous ne voulions pas prendre la route par El Goléa qui n’est pas réputé pour être jolie. On décide de prendre une route qui n’est pas encore répertorié, qui est encore en construction sur certains tronçons et qui traverse le grand erg occidental. 4 h de route, 410 km entre Timimoune (par mertoutek) jusque l’intersection de la route qui va de Laghouat à Béchar ou taghit. Il n’y a personne où presque puisque la route n’est pas encore indiquée. Excellente route, on passe au milieu des dunes, on croise des troupeaux de chameaux. Ce n’est pas plat donc on a de superbes vues. Un bijou. L e problème, ce fut la suite. Les cartes ne sont pas du tout à jour. Nous espérions donc trouver une route qui nous évite de remonter sur LAGHOUAT et qui coupe vers Ghardaïa. Déjà, il faut trouver de l’essence. C’est dans le village de Benoud qu’un monsieur à sorti un bidon de 20 litres (de bonne guerre, nous avons payé le double du prix). Puis direction une ville 100 km plus loin brézina, . pour faire le plein pour effectivement prendre une route qui coupe. La seule que nous aurons eu en mauvais état dans le pays. Mais de beaux paysages. Elle arrive en dessous de Ghardaïa, à METLILI. Au total, 10 h de voiture et 950 km mais pas de regret d’avoir choisit cette route pour remonter. (700 par El Goléa).
VISITES Gardaia, c’est 5 villes, 5 ksars
Visite de Mélika. Visite du cimetière avec tombe de Cheikh Ba-Abderrahmane. Bien si jamais vu de tombeaux mozabites et de tombes à Iduden. On n’est pas rentré dans le ksar. Visite de Ghardaïa. 8 h 30, rien n’est ouvert. On se balade seul pendant 1 h 30. On est arrêté plusieurs fois en nous demandant ce que l’on fait, nous indiquant de prendre un guide. 2 hommes rencontrés nous ont demandé de sortir ou prendre un guide. Nous avons dit que nous sortions. Ils nous ont suivi jusque la porte du Puis nous sommes allés au bureau des guides p. 200 dinars par personne. Bof bof comme guide. ¾ d’heures. Mais un complément à notre balade. En fait, un mois plus tôt, des tas de boutiques avaient été brulé et il avait eu des morts Visite de EL ATTEUF. Sur chemin, belle vue sur Mélika mais surtout sur le ksar de BOUNOURA EL Atteuf, belle photo du ksar à l’arrivée. Mausolée de Chekh Amni Brahim. Pour les photos. Idem pour le cimentière en haut au dessus du mausolée. Sinon ……….. Visite de BENI-ISGUEN super, à ne pas manquer. Guide obligatoire. Je vous recommande vraiment un monsieur de 67 ans, Mankih Bakir. il a passé beaucoup de temps pour nous faire découvrir les règles de vie des Mozabites qui sont des musulmans sunnites. Nous avons pu poser toutes nos questions et y avoir des réponses claires et très complètes. Pas d’interdit pour nous répondre. Nous sommes ressortis du ksar riche de la connaissance de leur culture. Un beau moment de partage. Une visite normalement de ¾ d’heures qui s’est transformé en 2H. (bakit ?) Skype bakuss47 213 77 23 74 56. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail A faire avec lui, c’est important
9. ALGER 14, 15, 16 ième nuit Je suis allée à Alger avec un a priori. En effet, j’avais lu sur le forum le post suivant de LILI : « Quand on doit se rendre à Alger pour raisons administratives, on a hâte d'en ressortir à cause de la pollution, du bruit, la saleté, etc. Les espaces publics sont assez rares, beaucoup de chantiers en ville qui durent des mois, voir des années.... Elle a du mal à absorber des dizaines de milliers de voitures chaque jour !!! Les autorités algéroises laissent cette ville dans un état qu'elle ne mérite pas ! C'est dommage d'autant plus que le front de mer tout en blanc est très jolie de loin, mais une fois sur place, tout est délaissé... » Hé bien, je ne suis pas du tout de cet avis. En tant que touriste, et non pas résidente, j’ai trouvé justement la ville très agréable, avec des quartiers très diversifiés, des parcs et espaces publics très agréables et toujours cet accueil !
visite de la kasbah. On peut visiter une partie de la casbah seule. Elle est traversée par une rue propre, pour les touristes.....Mais je pense qu’il y a bien d’autres choses intéressantes à voir et surtout à savoir. Pour cela, il me semble important d’avoir un guide. Sur le forum, j’avais contacté khalifa alla 05.49.19.29.68. Il intervient dans le cadre d un club éco touristique. Son objectif principal : faire vivre la casbah. Ils sont une centaine de personnes à œuvrer pour cela. Khakifa à un 2ième objectif : agir auprès de jeunes. Nous avons passé 5 heures avec lui. Ce fut un moment riche. me contacter pour avoir son mail La veille, alors que nous nous promenions sur le haut du quartier de Bab el Oued, nous avons rencontré un groupe de femmes qui allaient à la Kasba. 2 heures avec elles dans la kasba. Une autre découverte, d'autres lieux, un autre regard !
LOGEMENT
Réserver son hôtel à Alger, pas mal étaient complet. · Hôtel ALBERT PREMIER chambre 520 au 5ième étage. 7800 + taxe donc 8280 dinars. Très bien situé. Meubles vieillots mais balcon avec vue sur mer. Juste à côté grande poste. Bouche métro à 3OO mètres. 213.21.73.80.34 · Même quartier, moins cher et bien hôtel REGINA 48OO D · HOTEL ST, plus vers Didouche, neuf, TB 8200 D www.tourisme-hotel. dz +213 0 21 638 065 · HOTEL ABC 11500 D super, neuf, pas loin hôtel ST, bien placé. · Hôtel SUISSE, recommandée par certains sur le forum mais aussi cher que Albert premier, sombre, petite chambre, pas de vue. On a essayé de trouver moins cher mais un peu lugubre et pas nikel
Conclusion. je n'ai rien découvert d'extraordinaire, En dehors de Taghit et Timimoun, les paysages ne sont pas particulièrement jolies. J'étais déjà allée 3 fois dans le désert algérien et j'ai beaucoup voyagé. Mais ce pays m'a touché pour les rencontres que j'ai faites, pour l’accueil que j'ai eu. Et j'y retournerais !!!!
PS, j'avais mis pleins de mail, cela ne passe pas sur le forum ???
Quelques petits trucs à savoir :
CHANGE Il y a 2 changes : Change : taux officiel : 1 euro = 110 Change parallèle 1 euro = 153 1000 Dinars = 6.66 Euros 100 Dinars = 66 centimes Tu demandes dans la rue, dans les boutiques, tu trouves toujours quelqu’un pour t’indiquer où aller où te le proposer lui-même
HÔTELS Attention si vous êtes en couple, amenez une photocopie de votre livret de famille sinon vous ne pourrez pas dormir dans la même chambre. Si vous n’êtes pas marié…….. Pas partout, mais souvent, surtout dans les hôtels les moins chers. Les guides ne sont pas à jour. Il y a beaucoup de rénovation. De plus, de nouveaux hôtels sont en construction et on commence à trouver des gîtes où maison d’hôtes. Tous les prix sont PD compris, c’est automatique
LOCATION DE VOITURE Sauf Hertz, on te demande de laisser une pièce d’identité, paiement en espèces, carte bleue souvent pas possible donc pas de fonctionnement de l’assurance carte bleue. Location sans carte bleue 245 euros (mais franchise 400 euros si accident où ?? ce qui est arrivé !) Avec carte bleue 430 euros pour 15 jours. Circuit de 17 jours avec une voiture de location 1. TIPAZA 1ère nuit Route par la côte d’Alger à Tipaza. STAOUELI Beau village mais c’’est un vendredi et tout est fermé SIDI FREDJ Port où ont débarqué les français. Il reste quelques beaux bâtiments. Pleins de monde le vendredi. Pas indispensable ZERALDA Station balnéaire avec du charme mais décrépit et plage terriblement sale. Bien pour voir une « station balnéaire » TIPAZA Visite du site à l’est de la ville, Bof. Le site à l’ouest est beau même si les vieilles pierres ne vous intéressent pas. ouverture : 9 H à 18 H à cette époque C’est un vendredi, super ambiance sur le port et pleins de restaurants de poissons frais (1200 dinars le plat). Mais l’entrée dans la ville est terrible : du cul à cul, une heure pour accéder au centre. Départ des pêcheurs vers 19 h, retour le matin à 5 h 30 On a aimé. Peut-être parce que c’est un vendredi et que c’est notre première étape.
HOTEL LA TURQUOISE rue du port. Juste à côté du port, très placé. Chambre propre, confortable, déco traditionnelle, wifi, TB pour une nuit. 5000 avec le PD. Du début du siècle, rénové 024 47 76 98 I y a un autre hôtel dans la ville mais moins bien situé et un à l’extérieur de la ville mais un complexe hôtelier
2. ORAN 2ième et 3ième nuit
On pensait à aller à Oran par la côte, on a renoncé. On a fait Tipiza / Cherchell par la corniche (20 km, 45 mn) puis par la nationale. C’est long. Impossible de doubler, des camions et voitures qui roulent lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Départ Tipiza 10 h, arrivée Oran 16 h 30 Tipiza / Cherchell par la corniche. 20 km, 45 mn, puis N …. Pour Cherchell. Et là, c’est long. Impossible de doubler, des camions et voiture qui roule lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Il y a pas mal d’infos sur Oran dans les guides pour ce qu’il y a à voir donc je ne m’attarde pas. On a rien découvert de plus. Côte Oran Est : village de pêcheurs de kristel. 1 h pour y aller. On longe côte par la nouvelle ville d’Oran. Puis montagne, paysage de pinède, on se croirait à Giens. Petit port de pêche dans une petite baie bordée de maisons à flan de montagnes. Mais elles sont en bien mauvais état. Belles vues sur la côte (falaises déchiquetées). Corniche et côte oranaise jusque la plage des andalouses (ouest). La route est bonne. Passage par mers el kébir. Impossible de s’arrêter sur les bas côté où port, tout est barricadé : armée Village Aïn el turk. Ville en pente. On arrive parfois à accéder aux plages mais c’est sale et toutes les maisons sont dans un état lamentable. Puis on prend une grande et bonne route pour aller vers la plage des andalouses. On passe par une belle plage qui longe la route avec vue sympa. Plage des andalouses : oui, longue mais bon, 30 km. Pour l’avoir vu, on peut y aller mais on peut aussi s’en passer !!!
Fin AP, montée à notre Dame de santa cruz, 1850. Eglise construite a coté du fort construit par les espagnols 1630. Y aller l’après midi mais avant 17 h car sinon plus de soleil sur le site. Site super. Au dessus du fort, le marabout (la koubba) de sidi abdelkader.
HOTELS Les hôtels des guides, on n’a pas aimé. On a logé au continental. Notre chambre était sympa mais ce n’est pas le cas de toutes. Si on avait vu le Majestic avant, on l’aurait choisi
Hôtel CONTINENTAL, en face de l’ambassade de France. Bâtiment des années 1930, rénové en 2012. Chambre pour 2, 4000 avec PD. Wifi. Déco de certaines chambres qui manquent de couleurs à mon goût mais très propre et super accueil. Visiter plusieurs chambres. Nous on préféré une chambre au 3ième étage, lit en 90 mais déco sympa. Voiture gardée. Quartier très sécurisé car prêt de l’ambassade. Très bien placé. 16 bd de la soumamm. 041 29 55 30
HOTEL LE MAJESTIC Nouvel hôtel, quartier plus populaire, arrêt tramway devant, garage voiture. Hôtel avec déco très contemporaine, construit il y 2 ans. Chambre à 3500 et 4000 pour 2 avec PD. On a adoré la chambre 40. Grande salle de bain avec baignoire. Wifi mais dans l’accueil (lieu très agréable) 23 rue Mohamed Boudiaf. 041 33 31 16
Nouveau tramway dans toute la ville
3. SIDI BEL ABBES 4 ième nuit Ville moderne, construite en 1900 par la légion étrangère. Je n’y ai trouvé aucun intérêt. Certes, quelques maisons « châteaux » perdu au milieu de la ville mais pas de quoi en faire une étape. HOTEL METROPOLE www.hotelsmetropole-dz.com +213(0)48 54 65 35 En fait, nous avions la meilleure chambre : grande, avec un lit pour 2 personnes. Chambre 106. Les autres sont plus petites et 2 lits d’une personne. Salle de bain moyenne. Chambre lumineuse. Wifi. Chambre lumineuse. Frigo 3800 dinars Hôtel construit en 1920, rénové il y a 4 ans. La salle du petit déjeuner est superbe. Hôtel très bien placé. Parking à côté pour 150 dinars
4. TLEMCEN 5 ième nuit Ville vivante, quelques beaux bâtiments mais j’ai eu l’impression qu’une journée suffisait largement.
HOTEL STAMBOULI 5500 mais prix avec réduction. Sinon, 6500. wifi. Hôtel construit il y a 2 ans et demi. Parking de 20h à 8 h. On peut trouver moins cher. Chambre très agréable, lumineuse. Salle de bain petite. Frigo www.hotel-stambouli
5. El ABIODH SIDI CHEIH 6 ième nuit Départ 8 h de Tlemcen, arrivée midi à Ain Sefra où nous pensions dormir. Bonne route droite. Paysage sans intérêt. Tour de Ain Séfra. A midi, personne dans les rues. Pas envie de trainer. A ain Sefra, le seul hôtel n’est vraiment pas entretenu. Chambre sombre, sdb bof bof. 1900 dinars Route pour Tiout. Vieux Ksar assez bien rénové au milieu de la palmeraie. Chambre de l’auberge de jeunesse à 200 par personne : Bof bof bof….. Route pour AIN OUARKA pour voir un lac entourée de montagnes avec de superbes couleurs. Bien De Ain Ouarka, route qui rejoint directement BOUSSEMGHOUN sans revenir sur la N47. 30 KM par une bonne route dans de beaux paysages. Vieux ksar bien rénové. 2 boutiques dedans, gardien à l’entrée. Hôtel Sid Cheikh 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. 049.73.79.39 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. Simple mais propre. Bon accueil. Correct pour une nuit.
6. TAGHIT (750 km au sud d’Oran) 7,8 et 9 ième nuit Départ 7 h 30, arrivée 11 h 30 à l’intersection pour Taghit. Très bonne route, personne. Direction Béchar, aucun intérêt. Beaucoup de temps perdu et arrivée à Taghit à 16 h. A Béchar, visite dans les environs des ksars du Nord (inutile) et Kénadsa (pas la peine). Taghit, c’est le village principal sur les 5 villages qui longent la Palmeraie. Celui où il faut loger. Ce qui est superbe pour ces villages, c’est que d’un côté de la route qui longe les villages, il y a de magnifiques dunes, de l’autre, la palmeraie, et de l’autre côté de la palmeraie, des falaises. De superbes paysages. Si pas de véhicule, des bus locaux desservent les différents villages. Dans le village de Taghit, seul, on peut escalader de magnifiques dunes, allé au vieux fort, visiter le ksar qui est magnifique et qui peu à peu est rénové. Ensuite, on sort de Taghit et on peut aller marcher sur le plateau, aller découvrir les peintures rupestres (pour moi, une excuse pour passer près de dunes magnifiques), découvrir les marabouts, les vieux cimetières, vieux ksars, les jardins de la palmeraie. Et là, je dois dire que seul, on passe à côté de beaucoup de choses. Mohamed saura, si vous le souhaitez, vous mettre « dans les mains » d’un guide pour visiter. ET puis, il est possible, sans aller très loin puisque les dunes sont là, d’aller bivouaquer. LOGEMENT Mon coup de cœur, pas pour le confort mais pour l’authenticité du lieu, pour l’accueil, pour la localisation (dans le vieux ksar). On est dans une vieille maison du ksar dans laquelle Mohamed a vécu pendant 35 ans. Il habite maintenant une maison dans la ville moderne mais a décidé de rénover la maison pour en faire un gite. Une chambre de 3 personnes au rez de chaussée qui donne sur la pièce principale (donc sans fenêtre) où des chambres à l’étage et qui donne sur la terrace (de 2 à 4 personnes) Des matelas sur le sol, des sanitaires communs. IL y à une grande pièce qui était la pièce de vie commune et où l’on se retrouve pour échanger, une terrace pour se reposer où prendre le soleil. N’hésitez pas à me contacter en privé pour avoir ses coordonnées où infos complémentaires. Il est aussi possible de louer une maison récente dans la ville (2 chambres)
7. TIMIMOUNE 10 et 11 ième nuit
Taghit/timimoune avec arrêt de 2 H 30 à Béni Abbès, Départ 7 h 30, Arrivée 16 h.
Béni Abbès : grosse déception. La ville : des arcades qui longent la rue principale. Ok……. En dehors de cela, aucune intérêt dans l’architecture. Le marché, bof. On a vite fait le tour de la ville. Les dunes sont là, on les voit, mais entre la ville et les dunes, se construisent des tas de lotissements. C’est anarchique et cela gâche le paysage. Le vieux ksar, à part la porte d’entrée, peu de rénovation, aucune vie. Traversée de la palmeraie pour aller voir la fameuse piscine du petit futé et LP. Bon, assez récente, elle est belle, oui. Mais se déplacer pour cela ?
Timimoune : Architecture très intéressante sur le boulevard principal. Animation le matin avec le marché. Il faut absolument une journée pour aller faire la route des vieux ksars et aller sur la sebkha (ancien lac asséché). Nous avions une voiture, nous avons essayé de partir à la découverte seule le premier jour. C’est vraiment difficile car on n’a pas d’’est vraiment difficile car on n’a pas d’infos (celle du petit futé sont très insuffisantes, idem lonely) et l’on est vite conscient que l’on va rater pleins de choses. Je vous conseille donc de faire une excursion à la journée avec un guide et un 4/4. Le 4/4 avec le guide = 8000 à la journée pour 4 personnes. Je vous conseille de contacter JAMAL SELKA qui vous emmènera avec son 4/4 : journée très diversifié, il emprunte les pistes et pas les routes et passent dans de très beaux paysages. Et l’on part à la découverte des vieux châteaux, des roses de sables, du sel dans le sol, du système d’irrigation etc. il a un français parfait. Il est très attentif et n’a pas du tout une attitude commerciale. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail. facebook : jamal selka. Dites que vous venez de ma part. Il y a matière à faire 2 autres journées dont une que Jamal appelle « le petit tassili », avec des paysages du Hoggar. Vous pouvez aussi partir 2 jours et aller bivouaquer dans les dunes. Donc il y a matières à passer 4/5 jours sans problèmes.
LOGEMENT Nous sommes arrivés dans la ville sans rien avoir prévu. Ce ne fut pas facile de trouver les quelques adresses données par les 2 guides (celles qi n’existent plus, les hôtels en rénovation, les nouveaux… plus d’office de tourisme et peu de personnes dans la rue qui ont des infos. Nous avons logé à « Rose des sables » TB, au bord de la sebkha. Chambre très propre et agréable. (visiter, pas toutes exactement pareilles) accueil très sympa. PD très bien. La seule chose, assez loin du centre. Si vous n’êtes pas motorisé, demander de venir vous chercher. 4000 pour 2. A choisir, j’y retourne. Sinon 3 autres hôtels : IGHZER, en plein centre sur rue pricipale, 2OO, mais vraiment pas soigné le GOURARA au bord palmeraie, en cours de rénovation pour devenir un 5 étoiles. Sur la route des ksars, après la rose des sables, un hôtel par des tunisiens, 9OOO pour 2, piscine et chaises longues. Chambre correctes, sombres. Il y a des maisons d’hôtes et gites dans Timimoun. Le problème pour les trouver, c’est que rien n’est indiqué dans la ville pas de panneau « publicitaire » et rien sur les portes des maisons. Il faut venir avec le numéro de téléphone, avoir prit contact la veille et les appeler en arrivant dans la ville pour qu’ils viennent vous chercher. Sinon, c’est un long jeu de piste. Contacté Jamal si vous souhaiter qu’il s’en occupe.
8. GARDIAIA 12 et 13 ième nuit
Nous voulions faire Timimoune / Ghardaïa. Mais nous ne voulions pas prendre la route par El Goléa qui n’est pas réputé pour être jolie. On décide de prendre une route qui n’est pas encore répertorié, qui est encore en construction sur certains tronçons et qui traverse le grand erg occidental. 4 h de route, 410 km entre Timimoune (par mertoutek) jusque l’intersection de la route qui va de Laghouat à Béchar ou taghit. Il n’y a personne où presque puisque la route n’est pas encore indiquée. Excellente route, on passe au milieu des dunes, on croise des troupeaux de chameaux. Ce n’est pas plat donc on a de superbes vues. Un bijou. L e problème, ce fut la suite. Les cartes ne sont pas du tout à jour. Nous espérions donc trouver une route qui nous évite de remonter sur LAGHOUAT et qui coupe vers Ghardaïa. Déjà, il faut trouver de l’essence. C’est dans le village de Benoud qu’un monsieur à sorti un bidon de 20 litres (de bonne guerre, nous avons payé le double du prix). Puis direction une ville 100 km plus loin brézina, . pour faire le plein pour effectivement prendre une route qui coupe. La seule que nous aurons eu en mauvais état dans le pays. Mais de beaux paysages. Elle arrive en dessous de Ghardaïa, à METLILI. Au total, 10 h de voiture et 950 km mais pas de regret d’avoir choisit cette route pour remonter. (700 par El Goléa).
VISITES Gardaia, c’est 5 villes, 5 ksars
Visite de Mélika. Visite du cimetière avec tombe de Cheikh Ba-Abderrahmane. Bien si jamais vu de tombeaux mozabites et de tombes à Iduden. On n’est pas rentré dans le ksar. Visite de Ghardaïa. 8 h 30, rien n’est ouvert. On se balade seul pendant 1 h 30. On est arrêté plusieurs fois en nous demandant ce que l’on fait, nous indiquant de prendre un guide. 2 hommes rencontrés nous ont demandé de sortir ou prendre un guide. Nous avons dit que nous sortions. Ils nous ont suivi jusque la porte du Puis nous sommes allés au bureau des guides p. 200 dinars par personne. Bof bof comme guide. ¾ d’heures. Mais un complément à notre balade. En fait, un mois plus tôt, des tas de boutiques avaient été brulé et il avait eu des morts Visite de EL ATTEUF. Sur chemin, belle vue sur Mélika mais surtout sur le ksar de BOUNOURA EL Atteuf, belle photo du ksar à l’arrivée. Mausolée de Chekh Amni Brahim. Pour les photos. Idem pour le cimentière en haut au dessus du mausolée. Sinon ……….. Visite de BENI-ISGUEN super, à ne pas manquer. Guide obligatoire. Je vous recommande vraiment un monsieur de 67 ans, Mankih Bakir. il a passé beaucoup de temps pour nous faire découvrir les règles de vie des Mozabites qui sont des musulmans sunnites. Nous avons pu poser toutes nos questions et y avoir des réponses claires et très complètes. Pas d’interdit pour nous répondre. Nous sommes ressortis du ksar riche de la connaissance de leur culture. Un beau moment de partage. Une visite normalement de ¾ d’heures qui s’est transformé en 2H. (bakit ?) Skype bakuss47 213 77 23 74 56. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail A faire avec lui, c’est important
9. ALGER 14, 15, 16 ième nuit Je suis allée à Alger avec un a priori. En effet, j’avais lu sur le forum le post suivant de LILI : « Quand on doit se rendre à Alger pour raisons administratives, on a hâte d'en ressortir à cause de la pollution, du bruit, la saleté, etc. Les espaces publics sont assez rares, beaucoup de chantiers en ville qui durent des mois, voir des années.... Elle a du mal à absorber des dizaines de milliers de voitures chaque jour !!! Les autorités algéroises laissent cette ville dans un état qu'elle ne mérite pas ! C'est dommage d'autant plus que le front de mer tout en blanc est très jolie de loin, mais une fois sur place, tout est délaissé... » Hé bien, je ne suis pas du tout de cet avis. En tant que touriste, et non pas résidente, j’ai trouvé justement la ville très agréable, avec des quartiers très diversifiés, des parcs et espaces publics très agréables et toujours cet accueil !
visite de la kasbah. On peut visiter une partie de la casbah seule. Elle est traversée par une rue propre, pour les touristes.....Mais je pense qu’il y a bien d’autres choses intéressantes à voir et surtout à savoir. Pour cela, il me semble important d’avoir un guide. Sur le forum, j’avais contacté khalifa alla 05.49.19.29.68. Il intervient dans le cadre d un club éco touristique. Son objectif principal : faire vivre la casbah. Ils sont une centaine de personnes à œuvrer pour cela. Khakifa à un 2ième objectif : agir auprès de jeunes. Nous avons passé 5 heures avec lui. Ce fut un moment riche. me contacter pour avoir son mail La veille, alors que nous nous promenions sur le haut du quartier de Bab el Oued, nous avons rencontré un groupe de femmes qui allaient à la Kasba. 2 heures avec elles dans la kasba. Une autre découverte, d'autres lieux, un autre regard !
LOGEMENT
Réserver son hôtel à Alger, pas mal étaient complet. · Hôtel ALBERT PREMIER chambre 520 au 5ième étage. 7800 + taxe donc 8280 dinars. Très bien situé. Meubles vieillots mais balcon avec vue sur mer. Juste à côté grande poste. Bouche métro à 3OO mètres. 213.21.73.80.34 · Même quartier, moins cher et bien hôtel REGINA 48OO D · HOTEL ST, plus vers Didouche, neuf, TB 8200 D www.tourisme-hotel. dz +213 0 21 638 065 · HOTEL ABC 11500 D super, neuf, pas loin hôtel ST, bien placé. · Hôtel SUISSE, recommandée par certains sur le forum mais aussi cher que Albert premier, sombre, petite chambre, pas de vue. On a essayé de trouver moins cher mais un peu lugubre et pas nikel
Conclusion. je n'ai rien découvert d'extraordinaire, En dehors de Taghit et Timimoun, les paysages ne sont pas particulièrement jolies. J'étais déjà allée 3 fois dans le désert algérien et j'ai beaucoup voyagé. Mais ce pays m'a touché pour les rencontres que j'ai faites, pour l’accueil que j'ai eu. Et j'y retournerais !!!!
PS, j'avais mis pleins de mail, cela ne passe pas sur le forum ???
Retour d'Oman: 2 semaines en 4x4 et camping (mars 2014) English translation pending
Bonsoir
Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont beaucoup aidé à préparer mon passage à Oman…. Les guides sur ce pays ne courent pas les rues…. Et le Petit Futé s’est avéré … comme son nom l’indique … « petit » , et à mon avis sans intérêt. Manque de plans, d’infos, etc … on est à des kms des guides LP ou GDR. Heureusement, j’avais imprimé toutes vos notes…
En vrac quelque impressions. Donc nous avons passé 2 semaines à Oman, 2 au 16 mars 2014, avec location de 4x4 land cruiser chez Rentalcar et Budget . Billet Swiss acheté chez Go voyage en septembre et donc bon tarif… enfin il me semble… Nous sommes d’abord partis sur le Hajar , puis les Wahibas Sands, puis un rapide passage sur la côte avant le retour. En résumé, on campait, repas du soir et petit dèj en bivouac. Dans la journée on roulait sur les pistes et on randonnait chaque jour, repas midi dans les restos indiens , si bourgade, (j’adore la cuisine indienne …. même si à Oman c’est pour 99% poulet byriani). 2 nuits d’hôtel, au milieu du séjour et à la fin : Oriental Nights Rest House (face wadi Bani Khalid) (53 € avec petit déj) et Mutrah hôtel à Mascate (60€ avec petit déj pantagruélique) . Hôtels corrects, propres mais sans charme. On a donc « visité » la plupart des wadis mentionnés dans le OOR, fait un bout de piste vers les 1000 nights, et on s’est baladé en 4x4 dans les dunes. (à pied aussi) .On a aimé la formule 4x4 + camping : je re-louerai un 4x4, c’est sûr, … car on va revenir. La location est relativement chère, mais les meilleurs moments étaient ceux où le 4x4 était indispensable…. Difficile de faire un choix parmi les lieux visités. En gros on a aimé les wadis, les Wahiba Sands, et un peu moins la côte d’où notre ½ tour vers Al Ashkhara. Les villes et la côte ne nous ont pas vraiment emballés : paysages moyens à nos yeux, vent fou, pas de tortues (on n’y est pas allé …. On a sympathisé avec les 2 gars du centre qui nous ont dit low season, et la nuit dernière pas de tortue…) et donc on a laissé tomber les Sugar Dunes. Idem la côte nord, sauf du côté de Yiti. Mais les ambiances dans les bourgades ou villes le soir étaient très agréables… et difficile de ne pas se croire en Inde …pour ceux qui connaissent. Le 4x4 boîte auto (on apprend et apprécie très vite) , s’est avéré très facile malgré la taille, la longueur…. La piste du plateau de Salmah s’est avérée la plus difficile et impressionnante, cassante, je priais pour mon véhicule : piste extrêmement pentue, rampes incroyables, piste étroite, et en mauvaise état. Travaux à 2 endroits. On a du utiliser les démultiplications maxi du 4x4… et je craignais pour les pneus. On a pris grand soin de notre voiture. Vérification du véhicule régulière. Pas la moindre folie. Parfois je repérais d’abord à pied les passages ardus … et j’enlevais certains gros cailloux . Je fais moins attention à mon propre véhicule en France. Pour les Wahiba Sands, pneus à 1,8 psi, et … sans problème du côté des 1000 nights. Inutile d’utiliser les services d’un guide, il n’y a qu’une possibilité. On trouve aussi les panneaux du 1000 nights le long de la piste. Et si on flippe on s’arrête , et on regarde où passent les gens du coin et les touristes avec guide…. Et à 1,8 on passe partout. Quelques sollicitations à la pompe Shell… mais plutôt sympas. On a même sympathisé avec Salam. On a continué une dizaine de kms après les 1000 nights. On envisageait de traverser… mais si la piste ne semble pas poser de pbm pour ce type de véhicule, comme on était seuls, sans matos, sans gps… on a choisi de faire ½ tour par sécurité. On a regardé les Omanais qui escaladaient les dunes… et on a fait pareil…fabuleux de se balader la haut au milieu des dunes… On a dormi un peu après les 1000 nights, là où il y a des arbres, c’est très beau, mais comme c’était vraiment crade… on a tt nettoyé autour de nos 4/6 arbres : 1h ½ de boulot à ramasser les papiers, les os de poulet, les mégots, les piques brochettes, etc nuit de rêve on devait bien ça à ce magnifique désert.. et on était seuls...
On n’a pas aimé faire la queue pour les visas pendant 1h30 à l’arrivée à minuit après 9 h de vol. On n’a pas aimé le taux de change pour les visas (2,11) et on a changé le minimum soit 50 €. Le lendemain, en allant sur Carrefour, aperçu à gauche, on a du continuer un peu pour faire ½ tour et comme on apercevait une banque HSBC on s’est arrêté … mais pas de change : ils nous ont signalé un bureau de change indien juste à côté (Modern Exchange) … et le taux était très agréable…1 OR = 1,93 € De même calculez bien, car au départ d’Oman, si vous rechangez vos OR contre des euros, ce n’est pas glorieux : pour un équivalent 88 €, on nous donné 70 €…
Les moustiques sont très agressifs . Notre Insect ecran (LA référence en Asie) était périmé (pas fait gaffe) … les moustiques ont apprécié, et dans les pharmacies ou super marchés, on n’a pas trouvé de répulsif. Les 2 hôtels étaient tristounets, même si corrects. Heureusement les bivouacs étaient au top. On n’a pas systématiquement utilisé les bivouacs mentionnés par le OOR…. Il y a de la place … On s'est toujours senti en sécurité totale.
Pour l’eau, achat au départ de 12 bouteilles de Alain. Ensuite les bouteille vides rejoignaient un carton et nous servaient de réserve d’eau de robinet. Facile, toutes les mosquées ont des points d’eau pour les ablutions. Si nécessaire on demandait l’autorisation, toujours accordée avec le sourire. On avait donc environ 18 l d’eau pour le camping.et pour refaire le plein, dans ce pays, les mosquées ne manquent pas .... La bouteille de 1,5 est facile à manipuler… pour la douche par exemple. On s’est aperçu qu’il était possible de trouver l’essentiel, côté nourriture, un peu partout dans les bourgades. Et si on amène son matos camping, il ne nous a pas paru indispensable de passer par Carrefour. On peut aussi acheter des take away et réchauffer le soir. Hum, on avait bien acheté 3 cartouches de gaz, mais comme les Suisses nous avaient confisqué notre réchaud… et bien matin et soir, feu de bois entre 4 pierres… à l’ancienne.(c’est de ma faute, j’avais oublié d’enlever la cartouche du réchaud…) Cela n’a pas posé de pbm. Pour les matelas, on avait avec nous de vieux matelas pneumatiques de 10 cm… vieux en effet car depuis le temps qu’on ne les avaient pas utilisés… ils se dégonflaient en 2 h… : on a donc acheté 2 bons matelas mousse de 10 cm pour 5 OR le matelas (10€), à Niswa, qu’on a donnés avant de partir. Indispensable: on avaient 2 sangles qui les comprimaient dans la voiture . Et la nuit, quel confort !!
On a apprécié la population, les paysages, les randos, la baignade, les soirées en fin de journée dans les bourgades et la pratique du 4x4 qui m’a rappelé nos descentes en Afrique via le désert algérien et nigérien. Pays tranquille, souriant
A Oman, on a retrouvé des paysages que l’on connaissait, mais à Oman ils sont quand même grandioses… On a trouvé utile : -Le matelas mousse à 5 OR. -Le feu de bois s’est avéré très facile à mettre en œuvre. -Pour les sites qu’on comptait visiter, (Hajar, Wahiba, par exemple) on avait scanné des parties de la carte Reise (merci Jean Baptiste) en les agrandissant. Très pratique à utiliser dans une pochette plastique. -Les mosquées sont parfaites pour faire le plein d’eau pour le camping : toilette, cuisine etc… et il est facile de les repérer grâce aux minarets. -Le Oman Off Road est INDISPENSABLE à mes yeux, une bible… (merci Jean Baptiste) -Amener son Insect Ecran… -On trouve l’essentiel dans les patelins. Les magasins sont très bien fournis. -La nourriture indienne est très bonne, pas de soucis niveau hygiène, même avec les salades, prix autour de 3 à 4 OR ( 6 à 8 €) pour 2 personnes : plat, salade, boisson, café. -On a trouvé les cafés au lait excellents. -On trouve dans les coffee shop d’excellents milk shake mangue, citron, etc …Idem samosas et petits plats indiens. -J’avais imprimé les différents conseils donné sur ce forum. 10 pages. Sur place vos conseils m’ont été utiles pls fois, merci. -du 2 au 16 mars, les nuits sous la tente avec un duvet style été France, étaient sans soucis. Très souvent j'ai simplement utilisé un sac à viande. Nous avons eu un peu froid sur le Jabal Shams où on s’est levé la nuit pour se vêtir chaudement . -dans la journée, les températures évoluaient entre 25° et 34 °. Très supportable, même si le soleil cogne à Oman. Je n’ai passé que 2 semaines à Oman mon topo est un simple ressenti… mais si vous pensez que je peux vous aider …n’hésitez pas…. Et re merci à tous les participants qui m’ont consacré du temps. Bonne nuit Gilles







Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont beaucoup aidé à préparer mon passage à Oman…. Les guides sur ce pays ne courent pas les rues…. Et le Petit Futé s’est avéré … comme son nom l’indique … « petit » , et à mon avis sans intérêt. Manque de plans, d’infos, etc … on est à des kms des guides LP ou GDR. Heureusement, j’avais imprimé toutes vos notes…
En vrac quelque impressions. Donc nous avons passé 2 semaines à Oman, 2 au 16 mars 2014, avec location de 4x4 land cruiser chez Rentalcar et Budget . Billet Swiss acheté chez Go voyage en septembre et donc bon tarif… enfin il me semble… Nous sommes d’abord partis sur le Hajar , puis les Wahibas Sands, puis un rapide passage sur la côte avant le retour. En résumé, on campait, repas du soir et petit dèj en bivouac. Dans la journée on roulait sur les pistes et on randonnait chaque jour, repas midi dans les restos indiens , si bourgade, (j’adore la cuisine indienne …. même si à Oman c’est pour 99% poulet byriani). 2 nuits d’hôtel, au milieu du séjour et à la fin : Oriental Nights Rest House (face wadi Bani Khalid) (53 € avec petit déj) et Mutrah hôtel à Mascate (60€ avec petit déj pantagruélique) . Hôtels corrects, propres mais sans charme. On a donc « visité » la plupart des wadis mentionnés dans le OOR, fait un bout de piste vers les 1000 nights, et on s’est baladé en 4x4 dans les dunes. (à pied aussi) .On a aimé la formule 4x4 + camping : je re-louerai un 4x4, c’est sûr, … car on va revenir. La location est relativement chère, mais les meilleurs moments étaient ceux où le 4x4 était indispensable…. Difficile de faire un choix parmi les lieux visités. En gros on a aimé les wadis, les Wahiba Sands, et un peu moins la côte d’où notre ½ tour vers Al Ashkhara. Les villes et la côte ne nous ont pas vraiment emballés : paysages moyens à nos yeux, vent fou, pas de tortues (on n’y est pas allé …. On a sympathisé avec les 2 gars du centre qui nous ont dit low season, et la nuit dernière pas de tortue…) et donc on a laissé tomber les Sugar Dunes. Idem la côte nord, sauf du côté de Yiti. Mais les ambiances dans les bourgades ou villes le soir étaient très agréables… et difficile de ne pas se croire en Inde …pour ceux qui connaissent. Le 4x4 boîte auto (on apprend et apprécie très vite) , s’est avéré très facile malgré la taille, la longueur…. La piste du plateau de Salmah s’est avérée la plus difficile et impressionnante, cassante, je priais pour mon véhicule : piste extrêmement pentue, rampes incroyables, piste étroite, et en mauvaise état. Travaux à 2 endroits. On a du utiliser les démultiplications maxi du 4x4… et je craignais pour les pneus. On a pris grand soin de notre voiture. Vérification du véhicule régulière. Pas la moindre folie. Parfois je repérais d’abord à pied les passages ardus … et j’enlevais certains gros cailloux . Je fais moins attention à mon propre véhicule en France. Pour les Wahiba Sands, pneus à 1,8 psi, et … sans problème du côté des 1000 nights. Inutile d’utiliser les services d’un guide, il n’y a qu’une possibilité. On trouve aussi les panneaux du 1000 nights le long de la piste. Et si on flippe on s’arrête , et on regarde où passent les gens du coin et les touristes avec guide…. Et à 1,8 on passe partout. Quelques sollicitations à la pompe Shell… mais plutôt sympas. On a même sympathisé avec Salam. On a continué une dizaine de kms après les 1000 nights. On envisageait de traverser… mais si la piste ne semble pas poser de pbm pour ce type de véhicule, comme on était seuls, sans matos, sans gps… on a choisi de faire ½ tour par sécurité. On a regardé les Omanais qui escaladaient les dunes… et on a fait pareil…fabuleux de se balader la haut au milieu des dunes… On a dormi un peu après les 1000 nights, là où il y a des arbres, c’est très beau, mais comme c’était vraiment crade… on a tt nettoyé autour de nos 4/6 arbres : 1h ½ de boulot à ramasser les papiers, les os de poulet, les mégots, les piques brochettes, etc nuit de rêve on devait bien ça à ce magnifique désert.. et on était seuls...
On n’a pas aimé faire la queue pour les visas pendant 1h30 à l’arrivée à minuit après 9 h de vol. On n’a pas aimé le taux de change pour les visas (2,11) et on a changé le minimum soit 50 €. Le lendemain, en allant sur Carrefour, aperçu à gauche, on a du continuer un peu pour faire ½ tour et comme on apercevait une banque HSBC on s’est arrêté … mais pas de change : ils nous ont signalé un bureau de change indien juste à côté (Modern Exchange) … et le taux était très agréable…1 OR = 1,93 € De même calculez bien, car au départ d’Oman, si vous rechangez vos OR contre des euros, ce n’est pas glorieux : pour un équivalent 88 €, on nous donné 70 €…
Les moustiques sont très agressifs . Notre Insect ecran (LA référence en Asie) était périmé (pas fait gaffe) … les moustiques ont apprécié, et dans les pharmacies ou super marchés, on n’a pas trouvé de répulsif. Les 2 hôtels étaient tristounets, même si corrects. Heureusement les bivouacs étaient au top. On n’a pas systématiquement utilisé les bivouacs mentionnés par le OOR…. Il y a de la place … On s'est toujours senti en sécurité totale.
Pour l’eau, achat au départ de 12 bouteilles de Alain. Ensuite les bouteille vides rejoignaient un carton et nous servaient de réserve d’eau de robinet. Facile, toutes les mosquées ont des points d’eau pour les ablutions. Si nécessaire on demandait l’autorisation, toujours accordée avec le sourire. On avait donc environ 18 l d’eau pour le camping.et pour refaire le plein, dans ce pays, les mosquées ne manquent pas .... La bouteille de 1,5 est facile à manipuler… pour la douche par exemple. On s’est aperçu qu’il était possible de trouver l’essentiel, côté nourriture, un peu partout dans les bourgades. Et si on amène son matos camping, il ne nous a pas paru indispensable de passer par Carrefour. On peut aussi acheter des take away et réchauffer le soir. Hum, on avait bien acheté 3 cartouches de gaz, mais comme les Suisses nous avaient confisqué notre réchaud… et bien matin et soir, feu de bois entre 4 pierres… à l’ancienne.(c’est de ma faute, j’avais oublié d’enlever la cartouche du réchaud…) Cela n’a pas posé de pbm. Pour les matelas, on avait avec nous de vieux matelas pneumatiques de 10 cm… vieux en effet car depuis le temps qu’on ne les avaient pas utilisés… ils se dégonflaient en 2 h… : on a donc acheté 2 bons matelas mousse de 10 cm pour 5 OR le matelas (10€), à Niswa, qu’on a donnés avant de partir. Indispensable: on avaient 2 sangles qui les comprimaient dans la voiture . Et la nuit, quel confort !!
On a apprécié la population, les paysages, les randos, la baignade, les soirées en fin de journée dans les bourgades et la pratique du 4x4 qui m’a rappelé nos descentes en Afrique via le désert algérien et nigérien. Pays tranquille, souriant
A Oman, on a retrouvé des paysages que l’on connaissait, mais à Oman ils sont quand même grandioses… On a trouvé utile : -Le matelas mousse à 5 OR. -Le feu de bois s’est avéré très facile à mettre en œuvre. -Pour les sites qu’on comptait visiter, (Hajar, Wahiba, par exemple) on avait scanné des parties de la carte Reise (merci Jean Baptiste) en les agrandissant. Très pratique à utiliser dans une pochette plastique. -Les mosquées sont parfaites pour faire le plein d’eau pour le camping : toilette, cuisine etc… et il est facile de les repérer grâce aux minarets. -Le Oman Off Road est INDISPENSABLE à mes yeux, une bible… (merci Jean Baptiste) -Amener son Insect Ecran… -On trouve l’essentiel dans les patelins. Les magasins sont très bien fournis. -La nourriture indienne est très bonne, pas de soucis niveau hygiène, même avec les salades, prix autour de 3 à 4 OR ( 6 à 8 €) pour 2 personnes : plat, salade, boisson, café. -On a trouvé les cafés au lait excellents. -On trouve dans les coffee shop d’excellents milk shake mangue, citron, etc …Idem samosas et petits plats indiens. -J’avais imprimé les différents conseils donné sur ce forum. 10 pages. Sur place vos conseils m’ont été utiles pls fois, merci. -du 2 au 16 mars, les nuits sous la tente avec un duvet style été France, étaient sans soucis. Très souvent j'ai simplement utilisé un sac à viande. Nous avons eu un peu froid sur le Jabal Shams où on s’est levé la nuit pour se vêtir chaudement . -dans la journée, les températures évoluaient entre 25° et 34 °. Très supportable, même si le soleil cogne à Oman. Je n’ai passé que 2 semaines à Oman mon topo est un simple ressenti… mais si vous pensez que je peux vous aider …n’hésitez pas…. Et re merci à tous les participants qui m’ont consacré du temps. Bonne nuit Gilles








Voyage Maroc moto en août, très ou trop chaud? English translation pending
Salut à tous,
J'aimerai partir au Maroc, faire la route en moto et prendre le bateau, au mois d'aout 2014 étant donner qu'en juillet il y a le ramadan et à cette période j'ai lu que c'était pas le top (très (trop, calme)) et personne dans les rues. Je suis un jeune parisien motard depuis huit ans mais essentiellement en région parisienne, c'est donc pour moi une première, je souhaiterai partir à l'aventure et découvrir le plus possible (sans GPS mais avec une bonne carte et une boussole😕), pour l'instant je n'ai toujours rien de prévu ni dates, ni itinéraire et je ne suis même pas encore rentrer en France (vacances).
Mes questions sont les suivantes, Es-ce faisable ou complètement idiot ? (Partir seul sans aucune expérience) Route Paris- Espagne, Maroc ? Penser à ramener toutes les pièces de rechange ou trouver sur place en cas de problème ? Équipement cross, ou veste scooter Béring et casque roof ? Bivouac ou hôtel ? Réservation ou bien trouver sur place ? Avec la chaleur c'est supportable ou insoutenable ?
Je partirai en transalp 650 entièrement révisé et préparer (valises, sacoche réservoir, bulle haute, protège carter...) Pour la piste et même le sable je pense que c'est suffisant (conseils, avis ?!)
J'ai beaucoup lu à ce sujet mais jamais rien d'explicite, quelques infos à droite à gauche, je poste donc pour avoir des réponses adéquat.
Par avance merci pour votre aide, je pars de zéro donc je pense que partir de zéro tout est bon à prendre et tout me ferais qu'évoluer. 🙂
J'aimerai partir au Maroc, faire la route en moto et prendre le bateau, au mois d'aout 2014 étant donner qu'en juillet il y a le ramadan et à cette période j'ai lu que c'était pas le top (très (trop, calme)) et personne dans les rues. Je suis un jeune parisien motard depuis huit ans mais essentiellement en région parisienne, c'est donc pour moi une première, je souhaiterai partir à l'aventure et découvrir le plus possible (sans GPS mais avec une bonne carte et une boussole😕), pour l'instant je n'ai toujours rien de prévu ni dates, ni itinéraire et je ne suis même pas encore rentrer en France (vacances).
Mes questions sont les suivantes, Es-ce faisable ou complètement idiot ? (Partir seul sans aucune expérience) Route Paris- Espagne, Maroc ? Penser à ramener toutes les pièces de rechange ou trouver sur place en cas de problème ? Équipement cross, ou veste scooter Béring et casque roof ? Bivouac ou hôtel ? Réservation ou bien trouver sur place ? Avec la chaleur c'est supportable ou insoutenable ?
Je partirai en transalp 650 entièrement révisé et préparer (valises, sacoche réservoir, bulle haute, protège carter...) Pour la piste et même le sable je pense que c'est suffisant (conseils, avis ?!)
J'ai beaucoup lu à ce sujet mais jamais rien d'explicite, quelques infos à droite à gauche, je poste donc pour avoir des réponses adéquat.
Par avance merci pour votre aide, je pars de zéro donc je pense que partir de zéro tout est bon à prendre et tout me ferais qu'évoluer. 🙂
Que voir en... Namibie English translation pending
Que voir en Namibie ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
1- LA CÔTE Henties Bay : station balnéaire au nord de Swakopmund appréciée également pour la pêche.Lüderitz : c'est la plus ancienne ville du Sud-ouest africain. L'architecture coloniale allemande, avec notamment ses belles villas Art nouveau, y est très présente. A 10 km de là on peut visiter la ville fantôme de Kolmanskop.Oranjemund : à la frontière sud-africaine, cette ville qui vit du diamant a un accès (très) réglementé tout comme d'ailleurs la passage de la frontière entre les deux pays à ce niveau.Swakopmund : station balnéaire touristique à la belle architecture coloniale. Plus que pour les plages ou le surf, on y vient surtout pour les activés sport-nature proposées dans le désert tout proche.Walvis Bay : cette ancienne enclave sud-africaine au sud de Swakopmund est le principal port du pays. Son attrait touristique est lié aux possibilités de pêche, d'observation des oiseaux, d'activités nautiques et de balades sur les dunes des environs.Patrimoine naturel Brandberg Mountain : ces montagnes du Damaraland proches de la côte sont les plus hautes du pays (2 606 m). On peut y voir des peintures rupestres et y randonner.Cape Cross : au nord de Swakopmund, Cape Crosse abrite une colonie de plusieurs dizaines de milliers d'otaries.Côte des squelettes : c'est la partie nord du Désert du Namib. Particulièrement inhospitalière, cette côte (classée parc naturel) est semée de squelettes de baleines (d'où le nom) et d'épaves de navires échoués.Désert du Namib : le plus vieux désert du monde court sur toute la longueur des côtes namibiennes pour une largeur maximale de 160 km. On y trouve plusieurs parcs naturels (Namib-Naukluft, Cape Cross, Côte des squelettes...) et d'immenses dunes parmi les plus hautes au monde (Sossusvlei, Deadvlei).Namib-Naukluft Park : c'est le plus grand parc d'Afrique et le quatrième au monde. Il est internationalement reconnu pour les dunes oranges de Sossusvlei et de Deadvlei qui sont le premier site touristique du pays, mais aussi le canyon de Sesriem situé quelques kilomètres avant celles-ci. On peut y randonner localement.Spitzkoppe : massif rocheux du Désert du Namib qu'on peut escalader. Tout autour, on découvre diverses peintures rupestre des Bochiman.2- L'INTÉRIEUR Gobabis : ville étape entre le Botswana (ou l'Afrique du Sud) et Windhoek sur la Trans-Kalahari Higway.Grootfontein : petite ville du nord-est à l'architecture en partie coloniale avec une vieille forteresse. A quelques kilomètres de là, on peut voir une des plus importantes météorites jamais tombées sur terre.Kaokoland : cet ancien banstoustan du nord du pays qui s'étend jusqu'en Angola est le territoire des populations Himbas et Hereros aux traditions encore bien vivaces. C'est surtout une région isolée, semi-montagneuse, et en partie désertique où vivent des troupeaux éléphants.Keetmanshoop : petite localité du sud aux vestiges coloniaux allemands, Keetmanshoop est surtout une base utilisée par les visiteurs pour découvrir les environs (Fish River canyon, forêt de Quiver Tree, rochers de Giant's Playground). Opuwo : cette grosse bourgade de moins de 10 000 habitants est la capitale du Kaokoland. C'est généralement une base pour découvrir les villages Himbas et Hereros des environs.Otjiwarongo : la petite ville du centre-nord sert généralement de point de départ à la découverte du plateau de Waterberg.Outjo : ce gros village du nord est considéré comme la porte d'entrée au parc d'Etosha.Rundu : "grande" ville à la frontière angolaise. Son intérêt touristique se situe au niveau du fleuve Okavango qu'on peut découvrir en canoë, plus l'observation des oiseaux dans les environs.Tsumed : agréable ville minière du nord avec un musée consacrée à cette activité.Windhoek : capitale et principale ville du pays, à 1 700 m d'altitude, elle conserve nombre de témoignages architecturaux de son passé colonial. Juste à côté la Daan Viljoen Game Reserve permet de découvrir la faune par des sentiers de randonnée.Patrimoine naturelCaprivi : cette "queue de poêle" s'enfonce d'environ 500 km en territoire botswanais pour en moyenne 30 km de large. Cette zone plutôt marécageuse est riche en minerais mais aussi au niveau de la faune (éléphants, hippopotames, oiseaux…) qu'on peut observer dans plusieurs parcs dont le Caprivi Game Park, le Mamili, le Mahango ou le Mudumu National Park.Daan Viljoen Game Reserve : petite réserve à côté de Windhoek dans laquelle on peut découvrir la faune par des sentiers de randonnée.Damaraland : c'est une zone désertique située au centre-nord du pays dans laquelle on trouve des troupeaux d'éléphants et de rhinocéros. Désert du Kalahari : ce désert mythique est à cheval sur l'Afrique du Sud, la Namibie et en large partie le Botswana. Dans un décor aride on y découvre de superbes paysages, une faune variée (plusieurs parcs nationaux) et les populations Bochiman qui y vivent.Epupa Falls : une série de chutes d'eau à la frontière entre l'Angola et la Namibie. D'autres chutes similaires plus à l'est avec les Ruacana Falls.Etosha National Park : pas loin de la frontière angolaise c'est un des endroits les plus visités du pays. On y trouve une importante faune avec, entre autres, des lions, éléphants, rhinocéros, girafes, zèbres, gazelles, oiseaux, etc.Fish River Canyon National Park : c'est le deuxième plus grand canyon au monde et le second site le plus visité de Namibie grâce à ses possibilités de randonnées. On peut voir au sud du parc les sources d'eau chaudes de Ai-Aïs.Khaudom Game Reserve : situé à la frontière du Botswana, dans le Kalahari, ce parc difficile d'accès est assez riche au niveau de la faune avec notamment des lions, éléphants et girafes. C'est aussi une région habitée par les Bochiman.Okavango River : entre sa source en Angola et son delta au Botswana, l'Okavango traverse le nord de la Namibie formant d'ailleurs en partie la frontière entre cette dernière et l'Angola. Aux alentours de la ville de Rundu le fleuve offre des possibilités de balades en canoë et d'observation ornithologique.Ruacana Falls : comme Epupa, ce sont des chutes situées à la frontière entre la Namibie et l'Angola. Dans ses environs on peut faire du raft sur la Kunene River.Twyfelfontein : constituée de roches disséminées dans un environnement désertique, ce site d'art rupestre est classé à l'UNESCO. Il est à quelques kilomètres de la Forêt pétrifiée du Damaraland.Waterberg Plateau National Park : dans la partie nord de la Namibie. Ce petit parc un peu difficile d'accès est l'habitat de nombre espèces d'oiseaux, mais aussi de rhinocéros et d'antilopes. On peut y randonner. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
La côte : Cape Cross; Côte des squelettes; Désert du Namib; Namib-Naukluft Park; Lüderitz; Swakopmund.
L'intérieur : Caprivi; Kaokoland; Désert du Kalahari; Etosha National Park; Fish River Canyon National Park; Windhoek.
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1- LA CÔTE Henties Bay : station balnéaire au nord de Swakopmund appréciée également pour la pêche.Lüderitz : c'est la plus ancienne ville du Sud-ouest africain. L'architecture coloniale allemande, avec notamment ses belles villas Art nouveau, y est très présente. A 10 km de là on peut visiter la ville fantôme de Kolmanskop.Oranjemund : à la frontière sud-africaine, cette ville qui vit du diamant a un accès (très) réglementé tout comme d'ailleurs la passage de la frontière entre les deux pays à ce niveau.Swakopmund : station balnéaire touristique à la belle architecture coloniale. Plus que pour les plages ou le surf, on y vient surtout pour les activés sport-nature proposées dans le désert tout proche.Walvis Bay : cette ancienne enclave sud-africaine au sud de Swakopmund est le principal port du pays. Son attrait touristique est lié aux possibilités de pêche, d'observation des oiseaux, d'activités nautiques et de balades sur les dunes des environs.Patrimoine naturel Brandberg Mountain : ces montagnes du Damaraland proches de la côte sont les plus hautes du pays (2 606 m). On peut y voir des peintures rupestres et y randonner.Cape Cross : au nord de Swakopmund, Cape Crosse abrite une colonie de plusieurs dizaines de milliers d'otaries.Côte des squelettes : c'est la partie nord du Désert du Namib. Particulièrement inhospitalière, cette côte (classée parc naturel) est semée de squelettes de baleines (d'où le nom) et d'épaves de navires échoués.Désert du Namib : le plus vieux désert du monde court sur toute la longueur des côtes namibiennes pour une largeur maximale de 160 km. On y trouve plusieurs parcs naturels (Namib-Naukluft, Cape Cross, Côte des squelettes...) et d'immenses dunes parmi les plus hautes au monde (Sossusvlei, Deadvlei).Namib-Naukluft Park : c'est le plus grand parc d'Afrique et le quatrième au monde. Il est internationalement reconnu pour les dunes oranges de Sossusvlei et de Deadvlei qui sont le premier site touristique du pays, mais aussi le canyon de Sesriem situé quelques kilomètres avant celles-ci. On peut y randonner localement.Spitzkoppe : massif rocheux du Désert du Namib qu'on peut escalader. Tout autour, on découvre diverses peintures rupestre des Bochiman.2- L'INTÉRIEUR Gobabis : ville étape entre le Botswana (ou l'Afrique du Sud) et Windhoek sur la Trans-Kalahari Higway.Grootfontein : petite ville du nord-est à l'architecture en partie coloniale avec une vieille forteresse. A quelques kilomètres de là, on peut voir une des plus importantes météorites jamais tombées sur terre.Kaokoland : cet ancien banstoustan du nord du pays qui s'étend jusqu'en Angola est le territoire des populations Himbas et Hereros aux traditions encore bien vivaces. C'est surtout une région isolée, semi-montagneuse, et en partie désertique où vivent des troupeaux éléphants.Keetmanshoop : petite localité du sud aux vestiges coloniaux allemands, Keetmanshoop est surtout une base utilisée par les visiteurs pour découvrir les environs (Fish River canyon, forêt de Quiver Tree, rochers de Giant's Playground). Opuwo : cette grosse bourgade de moins de 10 000 habitants est la capitale du Kaokoland. C'est généralement une base pour découvrir les villages Himbas et Hereros des environs.Otjiwarongo : la petite ville du centre-nord sert généralement de point de départ à la découverte du plateau de Waterberg.Outjo : ce gros village du nord est considéré comme la porte d'entrée au parc d'Etosha.Rundu : "grande" ville à la frontière angolaise. Son intérêt touristique se situe au niveau du fleuve Okavango qu'on peut découvrir en canoë, plus l'observation des oiseaux dans les environs.Tsumed : agréable ville minière du nord avec un musée consacrée à cette activité.Windhoek : capitale et principale ville du pays, à 1 700 m d'altitude, elle conserve nombre de témoignages architecturaux de son passé colonial. Juste à côté la Daan Viljoen Game Reserve permet de découvrir la faune par des sentiers de randonnée.Patrimoine naturelCaprivi : cette "queue de poêle" s'enfonce d'environ 500 km en territoire botswanais pour en moyenne 30 km de large. Cette zone plutôt marécageuse est riche en minerais mais aussi au niveau de la faune (éléphants, hippopotames, oiseaux…) qu'on peut observer dans plusieurs parcs dont le Caprivi Game Park, le Mamili, le Mahango ou le Mudumu National Park.Daan Viljoen Game Reserve : petite réserve à côté de Windhoek dans laquelle on peut découvrir la faune par des sentiers de randonnée.Damaraland : c'est une zone désertique située au centre-nord du pays dans laquelle on trouve des troupeaux d'éléphants et de rhinocéros. Désert du Kalahari : ce désert mythique est à cheval sur l'Afrique du Sud, la Namibie et en large partie le Botswana. Dans un décor aride on y découvre de superbes paysages, une faune variée (plusieurs parcs nationaux) et les populations Bochiman qui y vivent.Epupa Falls : une série de chutes d'eau à la frontière entre l'Angola et la Namibie. D'autres chutes similaires plus à l'est avec les Ruacana Falls.Etosha National Park : pas loin de la frontière angolaise c'est un des endroits les plus visités du pays. On y trouve une importante faune avec, entre autres, des lions, éléphants, rhinocéros, girafes, zèbres, gazelles, oiseaux, etc.Fish River Canyon National Park : c'est le deuxième plus grand canyon au monde et le second site le plus visité de Namibie grâce à ses possibilités de randonnées. On peut voir au sud du parc les sources d'eau chaudes de Ai-Aïs.Khaudom Game Reserve : situé à la frontière du Botswana, dans le Kalahari, ce parc difficile d'accès est assez riche au niveau de la faune avec notamment des lions, éléphants et girafes. C'est aussi une région habitée par les Bochiman.Okavango River : entre sa source en Angola et son delta au Botswana, l'Okavango traverse le nord de la Namibie formant d'ailleurs en partie la frontière entre cette dernière et l'Angola. Aux alentours de la ville de Rundu le fleuve offre des possibilités de balades en canoë et d'observation ornithologique.Ruacana Falls : comme Epupa, ce sont des chutes situées à la frontière entre la Namibie et l'Angola. Dans ses environs on peut faire du raft sur la Kunene River.Twyfelfontein : constituée de roches disséminées dans un environnement désertique, ce site d'art rupestre est classé à l'UNESCO. Il est à quelques kilomètres de la Forêt pétrifiée du Damaraland.Waterberg Plateau National Park : dans la partie nord de la Namibie. Ce petit parc un peu difficile d'accès est l'habitat de nombre espèces d'oiseaux, mais aussi de rhinocéros et d'antilopes. On peut y randonner. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
La côte : Cape Cross; Côte des squelettes; Désert du Namib; Namib-Naukluft Park; Lüderitz; Swakopmund.
L'intérieur : Caprivi; Kaokoland; Désert du Kalahari; Etosha National Park; Fish River Canyon National Park; Windhoek.
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Chamelier à M'hamid English translation pending
Bonjour.
Toujours en vue d une rando ddébut mars. Je penche pour une mehare de 8 jours au départ de m hamid (j ai déjà fait 7 jours de rando avec chameaux depuis m hamid il y a 10 ans).
Je trouve des prix très élevés sur le net et je voudrais avoir des expériences récentes.
1) combien demande par jour les agences locales de m hamid?
2) les prix réel dur place sont-ils très différents de creux fut nets
2) nous serons 4 donc il faut je pense 1chamelier et 3 dromadaires. Auriez-vous une idée du budget pour 8 jours de rando.
Merci de votre aide
Ps. Tous les liens reçus via ce forum donnent des tarifs bien trop chers
Merci de votre aide
Ps. Tous les liens reçus via ce forum donnent des tarifs bien trop chers
Vivre en pleine nature dans les Pyrénées et en Bretagne English translation pending
Bjr, alors voila, j'ai décidé de commencer par partir dans les Pyrénées et/ou en Bretagne. J'ai l'intention de vivre en pleine nature et de faire les courses en ville une fois par semaine. Pour l'instant je voudrais faire un mois dans les Pyrénées et un mois en Bretagne. Pour l'instant je ne sais pas encore ou exactement. Les Pyrénées je pense dans le Val D'Azun.
J'ai déjà bcp voyagé mais j'ai tjr étais assisté, donc la je veux être seul en pleine nature a des centaines de km des villes. Donc j'aurais aimé savoir comment s'organiser et comment vivre en marchant a peu prés tous les jours ?
J'ai fais une liste de mes équipements mais je ne vois pas trop comment m'organiser et si c'est réalisable sachant que je serais constamment en déplacement ... : micro pur forte, lessive, gourde, sac a dos imperméable, tente, vêtements, téléphone, couteau, trousse de toilette, chargeur solaire, serviette, sac de couchage, briquet, pq, nourriture et carte des Pyrénées et de Bretagne.
Que manque t'il dans tout ca ? De plus pour la nourriture pourrais je allais faire les courses une fois par semaine et quel sac a dos me faudrait t'il pour pouvoir mettre tout ces équipements plus un maximum de nourriture ? Et le plus important, comment je vais boire sachant que je consomme deux voir trois litres d'eau par jour ? Je ne trouverais pas des points d'eau tout le temps, de plus je risque de tomber sur des endroits ou des bêtes auront bu et je ne pourrais pas avoir des dizaines de bouteilles dans le sac ...
Alors voila j'ai surement oublié certains détailles mais je préciserais tout si besoin ^^ Merci de m'avoir lu.
J'ai déjà bcp voyagé mais j'ai tjr étais assisté, donc la je veux être seul en pleine nature a des centaines de km des villes. Donc j'aurais aimé savoir comment s'organiser et comment vivre en marchant a peu prés tous les jours ?
J'ai fais une liste de mes équipements mais je ne vois pas trop comment m'organiser et si c'est réalisable sachant que je serais constamment en déplacement ... : micro pur forte, lessive, gourde, sac a dos imperméable, tente, vêtements, téléphone, couteau, trousse de toilette, chargeur solaire, serviette, sac de couchage, briquet, pq, nourriture et carte des Pyrénées et de Bretagne.
Que manque t'il dans tout ca ? De plus pour la nourriture pourrais je allais faire les courses une fois par semaine et quel sac a dos me faudrait t'il pour pouvoir mettre tout ces équipements plus un maximum de nourriture ? Et le plus important, comment je vais boire sachant que je consomme deux voir trois litres d'eau par jour ? Je ne trouverais pas des points d'eau tout le temps, de plus je risque de tomber sur des endroits ou des bêtes auront bu et je ne pourrais pas avoir des dizaines de bouteilles dans le sac ...
Alors voila j'ai surement oublié certains détailles mais je préciserais tout si besoin ^^ Merci de m'avoir lu.