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Road trip Aït Bouguemez, Imichil, Merzouga, Dadès... en août English translation pending
by Ferdinan70 · 2019-07-18 · 10 replies
Bonjour, J'organise un road trip avec mes deux filles (13 et 16) au Maroc cet été (2019). J'ai loué une fiat panda, toutes les logan de Marrakesh sont apparement deja prises, je n'ai pu avoir que ça (je m'y prends trop tard), j'espère que ca ira quand meme... Voici grosso-modo notre itinéraire, et nous avons 13 jours pour aller de Marrakesh à Essouira en passant par :

-Marrakesh ( 0 nuit, on part direct de l'aeroport vers 18h) -Ouzoud (1 nuit) voir la cascade le matin, et partir - Ait Bouguemez ( 2 nuits) (une ballade dans la vallee, peut etre une nuit en bivouac ?) -1 étape ? -Imilchil (2 nuits) (il parait que c'est très beau) - Errachida ( 1nuit) -Merzouga (1 ou 2 nuits) (mes filles veulent passer une nuit sur les dunes, bon...) - Gorges du Dades (1 ou 2 nuits) (pareil, une petite ballade, se poser un peu) - Ait Benadou (1 nuit) 1 étape ? - Essaouira (on y retrouve des gens)

Voilà, l'itinéraire est encore flottant, et j'aimerais des conseils sur les étapes, les distances, savoir ce qui est faisable, s'il y a des choses à voir, des endroits ou s'arrêter, bref, je suis preneur de tous les tuyaux !!!

Merci
Maroc en solo: sac à dos English translation pending
by Dédéambule · 2019-05-24 · 37 replies
Bonjour, je pars mi-Juin au Maroc pour 20 jours. Arrivée et départ aéroport de Marrakech. Ayant consulté ce forum qui fut instructif, je vais partager ce voyage. Je souhaite découvrir la côte méditerranéenne. En 1980, j'avais parcouru la côte Atlantique en 2 CV. De Saint-Denis (93) à Agadir. J'en garde un excellent souvenir. J'ai réservé les 2 premières nuits à l'auberge de jeunesse Sijane, proche du musée Boucharouite. Le troisième jour je prendrai un car pour la nationale 8...
Trajet Marrakech - Merzouga English translation pending
by Marijose7 · 2019-03-08 · 45 replies
Nous partons à 2 au Maroc en avril. Arrivée à Marrakech, location de voiture(peut-être chez Medloc) de l'aéroport. Nous serons 10 jours sur place. Notre projet: Marrakech, Telouet (est-ce incontournable ?), Ait Benhaddou, Ouarzazat, vallée des roses, gorges de Dades, Tineghir, gorges de Todgha, retour Marrakech. Nous n'arrivons pas à savoir le nombre de jours à chaque stop. Est-il possible d'aller jusqu'à Marzouga sachant que nous avons 10 jours au total pour faire l'aller-retour (par la même route ?) Merci de nous indiquer quelques hébergements sympas (budget autour de 50 €/nuit). La première nuit à Ait Benhaddou est déjà réservée. Doit-on réserver tous les hébergements à cette période ? (du 9 au 18 avril). Merci pour tous vos conseils. Marie-José
Itinéraire au Maroc (Moyen Atlas) English translation pending
by Senga2771 · 2019-02-20 · 17 replies
Bonjour à tous,

J'ai déjà parcouru de nombreuses expériences au Maroc sur le Forum mais je ne trouve pas encore les réponses à mes questions pour mon prochain départ...Pourriez vous m'aiguiller sur mon itinéraire et me tuyauter sur des logements sympas? D'avance merci ...J'ai déjà vu Fes, Rabat et Casablanca, je voudrais visiter la région du Moyen atlas càd partir de Marrakesh jusque Merzouga. Nous partons à 6, (4 adultes et 2 enfants de 10 et 15 ans) en avril prochain (8 jours) . Nous louerons une voiture. Voici un ébauche de programme :

Jour 1 : nous arrivons le vendredi à Marrakesh vers 15h: visite de la ville, souk etc...Nuit à Marrakesh Jour 2 samedi : Départ tôt, col du tizi n tichka, Ourzazatte et oasis de Fint : nous logeons 2 nuits à la maison d'hôte la roche noire, pour pouvoir randonner un peu et visiter la région ... Jour 3 dimanche: oasis fint Jour 4 lundi : départ vers skoura puis je voudrais faire une halte dans la vallée dans les gorges de Dades 1 nuit? où? Jour 5 mardi: Merzouga 1 nuit dans le désert où ? avec qui? Jour 6 mercredi: départ vers Marrakesh, par où passer si on veut faire une autre route qu'à l'aller? Imilchil ? Beni Mellal? là je suis perdue...où faire une halte? Jour 7 jeudi: Marrakesh Jour 8 vendredi : Départ tôt le matin

Je me rends compte qu'en 8 jours ce sera difficile... 2 nuits à Fint , c'est peut être de trop...?

Merci bcp pour vos réponses!
Boucle au Maroc à moto en septembre English translation pending
by Gloglor1 · 2019-01-09 · 89 replies
Bonjour à tous Je vais traverser le Maroc de Tanger jusqu'à Agadir par l'Atlas et remonter le long de la côte (4 personnes, 3 motos). Je prendrai le ferry, Barcelone, Tanger, aller et retour. Quels sont les endroits que vous me conseillez de visiter et les routes à faire. Merci de vos réponses
Cahier de vacances: de la côte murcienne à l'Andalousie des sierras de Jaen English translation pending
by Hannahannah · 2018-07-04 · 97 replies
Un cahier de vacances , c'est comme ça que je conçoit ce récit .

Tellement habituée à cette region pour y passer mes vacances depuis de nombreuses années je n'avais jamais fait de carnet de voyage . Rattrapons le temps perdu avec ce cahier de vacances 😉

Les vacances etaient programmées sur trois semaines , moitié mer , moitié montagne .

Deux jours pour descendre par le chemin des écoliers , Region bordelaise , Pampelune, Soria et arret dans la petite ville médiévale de Sepulveda ( une centaine de kms en amont de Madrid) . Pas de photos , lä grêle nous ä accompagné tout au long du parcours . Dommage . Deuxième jour on continue par les petites routes de traverses quî nous mènent à Guadalajarra, Tarancon , Albacete , ensuite autoroute jusqu' ä Puerto de Mazaron . Le temps s'arrangeant lentement , nous avons pris le chemin des écoliers à Hellin pour decouvrir les anciennes mines d'agramonte , les rizières qui produisent le riz de Calasparra ( AOC) sans lequel je n'envisage pas de faire une paella , et de trouver les traces des anciens volcans . Deux photos pour illustrer





Dans la soiree nous sommes arrivés sur cette côte tranquille , vers le village de La Azohia ( après El Puerto de Mazaron) , ce petit port où la route s'arrête pour buter sur le Cap Tinosa . Le soleil etait de retour . Les vacances pouvaient commencer sous de bonnes auspices . Le village se niche au fond de la photo en bas du cap .



Du Cap Tinoso on peut emprunter le GR92 quî longe toute la côte méditerranéenne jusqu'à Almeria . Ces sentiers de randonnées ont été mis en valeur au milieu des années 90 , ils suivent les anciens sentiers de paysans , de mineurs et des garde côtes . Remarquablement bien balisées , on ne risque pas de se perdre , le seul, risque insolation et déshydratation , pas d'eau sur le sentier entre Portus et Lä Azohia , le soleil tape fort sur ces roches volcaniques .mais la chance etaient avec nous , température entre 20/25° que du bonheur . Quelques photos pour vous donner une idee .

De petites criques permettent la baignade



Les petits palmiers endémiques de la zone bordent le sentier .

Sur ce site vous trouverez toutes les indications sur le GR
https://www.murciaturistica.es/fr/sentier?ficha=camino-del-mediterraneo-region-de-murcia-3
Maroc à moto au départ de Tanger English translation pending
by Charlescbr · 2017-05-20 · 25 replies
Bonjour à toutes et à tous,

ma compagne et moi même allons descendre avec notre vfr 1200 au maroc au milieu juillet. Nous arriverons par Tanger le 12 juillet, nous resterons 7 jours, je ne sais pas vraiment quoi visiter, nous ne pouvons pas faire de pistes car la moto n'est faite pour. Cordialement,

Charles
Itinéraire au Maroc et climat en mars English translation pending
by Claudelab · 2016-12-29 · 36 replies
Bonjour,

Je commence mes recherches pour organiser notre prochain voyage qui serait au Maroc en mars prochain (2017). Nous sommes un couple actif de plus de 60 ans habitués à voyager en solo. Nous revenons d'un mois et demi en Afrique du Sud que nous avons adoré. Pour le Maroc, nous partons réellement à la base, avons peu de connaissance de ce pays mais sommes très fascinés par tout ce que nous avons vu et lu sur ce pays. Nous sommes du Canada. Nous désirons développer un itinéraire qui combinerait, rencontre avec de nouvelles cultures, architecture, paysages fascinants, désert, plage, un peu de farniente et possiblement de plongée...etc en fonction du climat au Maroc en mars. Nous privilégions les transports publics plutôt que la location d'une voiture mais sommes ouvert à toute option qui s'avèrerait plus pratique ou intéressante. Avez-vous des idées pour nous partir dans notre recherche ? Merci d'avance
Que "zapper" au Maroc? English translation pending
by Via75 · 2013-02-08 · 37 replies
Nous partons au Maroc début mai pour 11 jours pleins plus le jour de l'arrivée et celui du départ. Les vols sont de Tanger.

Nous envisageons soit de louer une voiture à Tanger pour faire une grande boucle, soit de rejoindre Marrakech en train de nuit et d'y louer une auto pour rejoindre Tanger par le chemin des écoliers.

Nous voulons un peu de culture et de villes (4 ou 5 jours) et le reste de nature, si possible dans des endroits peu fréquentés ou sauvages.

Nous aimerions visiter Tétouan, Chaouen, Fes, Meknes, les gorges du Todra, les gorges du Dadès, la vallée des Ait Bouguemez, Merzouga, la vallée des roses, Ouzoud, le plateau des lacs du côté d'Imilchil, Skoura, Ait Benhaddou. Je sais que cela est beaucoup trop. Mais qu'enlever ? Malgré de nombreuses recherches sur le net je n'arrive pas à déterminer ce qui vaut le plus le coup.

Je suis preneur de conseils et de retours d'expériences.

Merci à tous.
Excursion dans le désert marocain 4j/3n, départ Ouarzazate English translation pending
by Magictyph · 2012-08-14 · 48 replies
Fin septembre, je vais dans le désert marocain avec une copine (donc on sera 2 filles)

Je cherche une agence qui propose des "tours de 3-4 jours" dans le Sahara avec bivouac dans les dunes et balade à dos de dromadaire ! Pour cette excursion départ de Ouarzazate, le 29 septembre. Si éventuellement des personnes cherchent à faire le même voyage et partager les frais n'hésitez pas à me contacter. On a un petit budget, mais qui est correcte !

Dans l’idéal, on cherche une excursion avec le maximum possible de dromadaire ! Des fois, j'ai l'impression que dans beaucoup de ces excursions : on regarde juste le paysage en 4*4 et c'est pas ça que je veux ! On est toute les deux assez sportive! J'ai plusieurs pistes mais si quelqu'un l'a déjà fait, a une agence à conseiller, ou des contact etc...

Je prends les infos ! Si vous avez des adresses d’hôtel (voir de Spa) pas cher mais bien sur Ouarzazate ou Marrakech, je prends aussi !

Merci d'avance !
Itinéraire VTC de trois semaines au Sud marocain en septembre English translation pending
by Ninjarop · 2011-12-14 · 11 replies
Bonjour,

Je souhaite partir avec un ami, pour un voyage à vélo en VTC dans le sud marocain. L'arrivée est prévue à Marrakech, probablement au mois de septembre 2012. Je voudrais avoir vos idées, vos avis pour concocter un itinéraire de 3 semaines-1 mois, qui soit si possible assez varié dans les paysages traversés. A priori, je souhaiterais y intégrer la route r307 entre demnate et soukra, qui semble très jolie, mais sinon je ne sais pas vraiment par où continuer... Nous aimons beaucoup la montagne, mais peut-être pas quand même au point d'en baver tous les jours pendant un mois🤪. C'est pourquoi des idées de routes, ou pistes un peu plus plates sont aussi les bienvenues! nous souhaitons juste éviter une trop grande monotonie et surtout la circulation routière trop importante😇.

Quelques précisions : pour l'hébergement nous comptons plutôt faire du bivouac la plupart du temps (peut-être des fois au camping, voire à l'hôtel mais nous avons un petit budget). Il nous suffirait de croiser de temps en temps un village suffisamment grand (ou une ville) pour le ravitaillement en nourriture. et trouver aussi de l'eau régulièrement (nous pouvons la filtrer) car j'imagine que sorti de la montagne il doit faire très très chaud en cette saison. Nous sommes plutôt sportifs, mais ne souhaitons pas ici réaliser une performance de dingue, le but étant avant tout profiter de notre voyage dans des endroits pittoresques.(dans nos précédents voyages nous avions une moyenne tranquille de 50-60 km par jour, sur des parcours type pays basque...et cela nous suffisait amplement).

Je suis à l'écoute pour tous vos conseils, et expériences utiles pour ce voyage. Par avance un grand merci.
Avis sur pistes au Maroc (voyage à moto)? English translation pending
by Joebar46 · 2011-08-29 · 19 replies
Bonsoir,

Essayant de faire une boucle sympa en vue d'un voyage au Maroc en Mai 2012 avec des motos (trails/enduro) et peut-etre un 4x4, j'aimerai avoir l'avis (pour ceux qui ont pu y passer) sur l'interet et la facilité des pistes/routes des tronçons suivants :

- La Cathédrale, Tizi n'Illissi, Ifrane, Agouti, Taghoulit, Ait Tioutline, Imi n'Ifri (parties G3, G5, G4, G6 Gandini) - Imi n'Ifri, Tifni, Tizi-n-oufti, Toufrine, Ait-Atman-ou Youssef, Ouarzazate. - Tansikht, Tagmout, Kalaa M'Gouna ( H2 Gandini, Sagho) - Foum Tillichit (Rich), Zahoula Sidi Hamza, Tahlant, Amougueur (k4, k4b Gandini)

Merci.

Christian.
Circuit au Maroc 2010 English translation pending
by Britzkrieg · 2010-03-30 · 21 replies
Bonjour à tous

Après la belle expérience de l’édition solo 2009 (
http://britzkrieg.free.fr/SWD/), je repars au Maroc fin Septembre avec un pote Toulousain, tous les 2 en vieille Africa Twin (90 et 93) pour une 15aine de jours (13 sur place) On va cette fois descendre en ‘oiture avec les motos sur remorque jusqu’à Almeria et faire la traversée vers Melilla pour ne pas perdre de temps (juste la nuit en bateau) et le retour par Nador même si c est un peu plus cher que de traverser à Algeciras

>> connaissez vous des endroits où laisser notre carrosse (une veille ford fiesta) et sa remorque à Almeria sans que ca nous coute une fortune pour 15j et sachant qu on ne va pas dormir sur place ? ou faut il la mettre dans un parking payant ?

Notre itinéraire prévoit en gros 60% de pistes cette fois et grossièrement une boucle Melilla > plateau du Rekkham > Midelt > Tineghir > Mhamid > Foum’ z Guid > Tata > Marrakech > Ouzoud > Nador

>> Les guides Gandini sont assez vagues sur les points de ravitaillement en essence et les liaisons qui m inquietent sont - Mhamid > Foum zguid 180km par la piste sud d apres map source (entre tagounite et foumzguid) - et Foumzguid > Tata 186km => y a-t-il de l essence disponible sur ces pistes ? car avec 250km d autonomie + la surconso piste + les erreurs de cap…j ai pas envie de me mettre la pression sur place ou finir à dromadaire

>> Dernière question, que pensez vous de bivouaquer sur la pleateau du Rekkam et entre Mahmid et Tata, est-ce risqué pour nous ou pour les motos ?

Merci et bonne route Brice
Itinéraire de trois semaines au Maroc en juin English translation pending
by Francinne · 2010-03-14 · 14 replies
Bonjour, Nous partons 3 semaines au Maroc du 9 au 30 juin: 2 adultes et un bébé de 6 mois. Nous ferions (dans le désordre): - Marrakesh (3j) - le Haut Atlas (logement à Ouirgane, 4j). - Féz (2j) - j'hésite entre 2 options: - visiter la région de Ourzazate, Dadès, ... mais j'ai peur qu'il fasse chaud en juin pour bébé. - monter dans le nord vers Chefchouan et se promener dans le Rif... - qq jours à la plage: soit dans le nord vers Tetouan (Martil par ex.) ou alors Essaouira ou Oualidia...

Quel est le meilleur itinéraire selon vous (en tenant compte de la chaleur pour bébé)? Merci por votre aide et pour vos bons plans😛
Deux jours au départ de Marrakech? English translation pending
by Alibab · 2008-12-06 · 45 replies
je remercie tout le monde pour les bons conseils. Nous sommes 6 et je pense que nous avons trouvé des locations avec chauffeur à prix correct. Au départ nous nous orientions pour une journée direction Oarzazate en passant par AIT BENHADDOU. Mais finalement pourquoi pas 2 jours. Le bivouac en janvier, je pense que c'est trés limite, mais on réve tous de voir un peu de sable meme si nous sommes conscients de ne pouvoir pas voir le vrai désert. Que conseillez-vous, visites au dela de AIT BENHADDOU ? La ville de OUARZAZATE oui mais a petite dose. Un hébergement correct aux portes du désert ? Tous les conseils seront les bienvenues ? oui tous les conseils ... merci
Quinze jours au Maroc en février: visites, désert, logement? English translation pending
by Fleurcoiron · 2008-11-18 · 74 replies
Bonjour,

ça y est les congés sont accepter... on part 15 jours en février... on atterri à Casablanca et on aimerai allé jusqu'à agadir.. enfin on sait pas trop parce qu'on connais pas du tout.. c'est pour ça qu'on vous solicite.. j'aimerai montrer le désert à mon chéri et surtout éviter les grandes villes... que nous conseillez vous?? ah oui j'oubliais on aimerai trouver à se loger chez l'habitant en tout cas éviter les hôtel pour découvrir réélement la vie des gens.. enfin voilà on accepte tout les conseils, farfelu ou pas😉

Merci d'avance salut

fleur😎
Voyage d'une semaine au Maroc fin septembre-début octobre English translation pending
by Voyageuse19 · 2008-08-29 · 21 replies
😉Bonjour à toutes et à tous, voilà : je pars une semaine au Maroc fin septembre/debut octobre et j'aurais voulu avoir qques conseils forts bien utiles : T° ? (marrakech, vallée du draa, gorges du dades, ouarzazate, agadir, ait benhaddou...) quoi emmener comme vêtements (en plus, ca sera le ramadam, les shorts et débardeurs ne seront ils pas trop "mal vu"?) qu'apporter aux gens rencontrer ds les villages et écoles (stylos, cahiers??) souvenir impératif à rapporter de là bas?

Merci pour vos précieux conseils. A bientôt. Sandrine😉
Piste de Taouz à Zagora en 4x4 (Maroc) English translation pending
by Nine08 · 2008-08-28 · 27 replies
Je compte faire, avec mon comagnon, et en 4/4 le trip de Taouz à Zagora via Oum Jrane et Tissemouline fin novembre, mes questions, étant donné qe nous ne sommes plus tout jeunes (60 +) et relativement inexpérimentés: 1/ est-ce la piste la plus facile? 2/Faut-il prendre un guide? 3/ Combien de temps environ ? Faut-il prévoir une escale ? Nous disposons d'un Garmin avec la carte du Maroc . Merci d'avance à tous et à toutes Nine08
Circuit d'une semaine au Maroc English translation pending
by Papillon06 · 2008-05-06 · 23 replies
Bonjour,

Voila je projete de partir avec mon homme au maroc debut juillet, mais pas en hotel club, nous voulons plustot dormir dans des riads et louer une voiture pour voir du pays.

J'avais dans l'idée d'arriver à marrakech, de passer par essaouira, et de remonter vers Fes et repartir de l'aeroport de Fes.

En sachant que nous n'avons que 8 jours.

Est ce fesable sans passer nos journées sur les routes? quels lieus doit on ne pas rater? où s'arreter pour dormir entre essaouira et Fes ? Je n'ai pas d'idée des distances et des villes ou vilages a voir sur ces routes....

Avez vous d'autres suggestions d'itineraire ?

Ca fait beaucoup de questions lol

merci en tout cas à ceux qui prendrons le temps de me repondre..
Huit jours à Fès en décembre: logements et visites? English translation pending
by Josse1312 · 2007-11-14 · 17 replies
Bonjour à tous ceux qui vont lire mon post.

Je viens d'acheter un billet d'avion pour 8 jours en décembre à Fez avec Ryanair au départ de Marseille.Je sais que le temps sera frais et peut être froid.Je connais le Maroc, pour y être allée trés souvent, mais toujours au Sud.Depuis de nombreuses années je souhaitais découvrir Fez et Meknés et leurs habitants, et les environs.

J'ai donc mon billet, mon passeport, je viens d'acheter le LP et le guide bleu.Je suis à la recherche maintenant d'un logement dans la Médina pour 7 nuits. J'ai lu tous les post du forum sur Fez et les hébergements:Riad al Bartal un peu cher pour moi(7 nuits), par contre Hotel Batha dans mes prix et on peut réserver en ligne.Intéressant.Et pourquoi pas un riad ou chez l'habitant dans ces prix là?Je recherche surtout un acceuil sympa, pour me sentir plus à l'aise. Mais vos post datent de mars 2006.Sont ils toujours d'actualité?Conseillez vous toujours hotel Batha?Ou autre? Le harcélement des faux guides à Fez est il vraiment insupportable?Cela ne m'inquiéte pas trop quand même car je sais être ferme mais c'est vrai que çà use tout de même. Aurai je la possibilté de louer les services de guides autorisés si le besoin s'en fait sentir surtout pour des balades sur la route des lacs et pour petites randonnées vers Azrou avec location de véhicule?Et pour l'écouter me parler de son pays et de sa région. Avez vous des adresses de guides?Quels sont leur tarif à la journée pour de la rando? Beaucoup de questions mais cela m'aiderais pour peaufiner mon petit voyage. Autre question, j'ai lu que le chauffage est inexistant dans certain riad ou hotel, faut il prévoir un duvet pour les nuit,

Beaucoup de questions car je ne trouve pas forçément toutes les réponses sur le forum ou dans les guides. Merci à ceux qui m'apporteront quelques réponses et qui commenceront à me faire réver de Fez. A bientôt et à tous, bonne journée. Jocelyne
La pêche en Tunisie English translation pending
by Gryca · 2007-09-14 · 6 replies
Bonjour à vous;

Quelqu'un pouura-til me dire quels sont les bonnes périodes pour faire la pêche côtière en tunisie. Je refais un nouveau message aujourd'hui... car pour moi, c'est vachement important ! Je n'ai aucune expérience de la pêche sur la méditerranée, mais mes connaissances sont plûtot sur L'Atlantique !

Donc ...quelle est la meilleure période pour faire de la pêche en Tunisie ? Est-ce Septembre ? Octobre jusqu'à décembre ? ou alors à partir de Mai jusqu'à juin ...juillet ?

Y a-til les mêmes poissons que l'on trouva au Maroc, comme la courbine, le chinchards, les maquereaux? ect... Les poissons de l'atlantiques ne sont pas les mêmes que de la méditerranée ( étant donée que cette mer est fermée).

Je ne veux pas casser ma tirelire, sans savoir des infos sur la peche en tunisie, je ne peux projeter aucune date de départ pour l'instant, car je projette de faire un voyage de plus de 2 mois, mon activité principale étant donné que c'est la pêche cotière, vous devez comprendre que pour c'est vachement important...pour que je me plantes pas !

Sur le forum du Maroc, il y à une rubrique concernant la pêche, mais sur le forum de la Tunisie, il faudrait qu'un forum soit crée pour cette manifestation, car il me semble...pour ma part, que cela devrait intérressé d'autres gens que moi . Merci.
Périple à moto au Maroc en 2008 English translation pending
by Giefa · 2007-05-21 · 49 replies
j'avais commencé à poser certaines questions à partir de la discussion de Laurence88 (Retour d'un mois itinérant au Maroc à moto), auxquelles raoulx a répondu immédiatement et je l'en remercie encore, mais il m'a semblé préférable d'ouvrir une autre discussion pour ne pas encombrer celle de Laurence88 et en prévision des questions potentielles à mon retour.

en 2 mots: je projete un voyage moto en solitaire en varadero au maroc l'année prochaine, (voir circuit joint), départ par l'Espagne et retour en bateau Nador-Sete et de nombreuses questions me viennent à l'esprit: remontée vers le nord par Fès ou Guercif? compte tenu du parcours prévu, vaut-il mieux parler quelques mots d'arabe ou de bèrbère? il me reste un an pour apprendre à baragouiner 2-3 mots. un GPS est il indispensable, superflu? lequel choisir? à partir de quelles cartes définir sa route, comment? quels pneus pour 6500 kms dont 3-400 de piste?

merci de me faire profiter de votre expérience.
Maroc: Premières traces atlastiques English translation pending
by José · 2003-08-29 · 7 replies
Extrait de mon premier ... et dernier essai d'écriture de voyage.

C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.

Entre ces lignes à la syntaxe hésitante et leur parution ici, je suis retourné une vingtaine de fois dans l'Atlas. C'est dire la sympathie que j'éprouve pour ce milieu ...

Ne me demandez pas pourquoi je ne me lasse pas de ce milieu au point d'y retourner régulièrement et parfois sur de longs mois. Il y a autre chose en plus de la diversité et la beautée de ces paysages (tout n'est pas cailloux et poussière comme le secteur parcouru ces jours là) et de l'extrème sympathie et gentillesse de la population berbère de l'Atlas, une vibration interne, dès que je foule ces sentiers, que je ne saurais décrire .

Si d'aucuns veulent sortir des sentiers atlastiques trop fréquentés par les "treks-Opérators" et guides locaux, faites moi signe. Je me ferai un plaisir de vous donner des infos sur une vallée très attachante.

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( ... ) ANERGUI- Ayt Khoya

Maison de la famille Fouzal.

La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.

Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.

Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.

Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.

Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivière blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.

Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt deM’semrirau souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.

C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.

Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.

Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?

La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !

Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .

« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».

Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.

Ce qui était dit devait être fait.

Il est plus de minuit, nous partons tout à l'heure à six heures...

Est-ce bien raisonnable ?

TAGHIA

Mon intention de passer ce hameauet de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.

C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.

Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.

C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.

J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.

Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.

Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !

Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.

Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,

Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.

D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.

Jbel Timghazine

Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.

Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.

Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?

J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !

J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !

En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,

Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.

J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !

Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !

Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.

Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !

Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …

Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !

Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.

D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.

Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !

Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.

- Salamaleikoum.

- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?

Tilla taghbalout ? »

Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.

Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.

Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.

Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.

Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.

Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !

Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.

Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.

Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.

Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !

Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.

Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.

Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.

Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que ²Taghbalout², mais c’était suffisantje partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.

La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.

Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?

L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.

J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !

Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.

Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …

Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.

AQQA N’WAROUGHOULT

Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.

Et quel plein ! Un jerrican de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...

Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.

Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !

Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !

Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.

Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.

J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur khaïmas. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !

Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.

A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !

Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.

Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.

OUSSIKIS

Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…

Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.

Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.

La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.

Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter

Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.

Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.

De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.

Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau oualouet de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour ressurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.

Si j’avais …

Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.

Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.

Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.

Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.

Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.

A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !

« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitationà soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !

Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.

( .... )
Neuf jours pour faire aimer le Maroc English translation pending
by Darzel · 2019-12-02 · 92 replies
Bonjour,

C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .

Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .

J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....

J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .

En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :

J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat . J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, ..... J2 : Essaouira ...... J3 : Tichka et vallée d'Ounila ...... J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, ..... J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez .... J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....

Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .

Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....

Et " en voiture Simone" .....
Un trek fabuleux dans l'Atlas (photos) English translation pending
by Chibani31 · 2019-08-31 · 11 replies
Il fait chaud, je m'occupe en triant des photos et je tombe sur les photos d'un trek que j'ai fait avec des amis (7 personnes pas très jeunes) en 2009. Ce n'est pas moi qui ai fait les photos, donc je peux me permettre de dire que c'est dommage qu'elles restent à dormir au fond de mon disque dur, sans que d'autres en profitent. Alors je vais vous raconter ça, même si ça date.

Nous sommes en mai 2009, arrivée à Marrakech, petit tour dans les souks et nuit dans un petit ryad que j'aime bien tout près de la place Jemaa el-fna. Le lendemain, une voiture nous emmène à Azilal, puis à Agouti, entrée de la vallée perchée des Ait Bou Guemmaz. Là, guide et muletiers nous attendent la caravane quitte cette vallée (assez touristique, il faut le dire) et descend vers la vallée de l'oued Lakhdar (la "rivière verte" en arabe) pour se diriger vers le caïdat des Ait Bou Oulli (les "gens des chèvres" en berbère) : ici, le Créateur avait le pinceau inspiré !





Vers 17h, nous arrivons au "centre-ville" avec ses magasins :





Un thé à la menthe (it's tea-time) en apéro, un couscous et une bonne nuit



Et le lendemain matin, on repart pour une longue journée,



qui commence par un petit tour chez les Ait Bou Oulli (Abachkou, notamment) et leurs jardins cultivés,





puis en montant, la vue se dégage : il y a encore des coquelicots (servent de colorants et de médicaments), au fond le Jbel Rhat qui culmine à 3800m.

et enfin on grimpe vers un col de plus en plus aride qui domine les Ait Bou Oulli.

Ensuite ça va descendre vers un autre gros centre : Tizi n'oubadou et Ait Blal (avec son souk)

Dans la descente, un village et un bain de pieds...





Les jardins de Tizi n'oubadou (le village est dans un col, à gauche)

En arrivant, quelques difficultés pour trouver un gîte, le gîte "officiel" pour éventuels touristes (ils sont rares par ici) étant déjà plein de gens du cru venant pour le souk du lendemain. Alors notre guide nous trouve un toit : on entre par l'écurie et l'étable avec leurs lots d'odeurs, à côté les lieux d'aisance avec eux aussi des odeurs au moins aussi violentes, quelques marches nous élèvent vers la "beyt d'dyaf" le salon des invités, simple mais inodore ! La nuit fut difficile pour celles et ceux qui durent se lever pour se soulager, qui pour ne pas déranger la mule la vache, durent sortir dans le noir et uriner sous les étoiles. A suivre
10 jours au Maroc, road-trip dans l'Atlas English translation pending
by AnneF70 · 2017-07-30 · 117 replies
Bonjour à tous !

Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.

Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !

Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech

Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !

Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.

Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.



Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !

Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !

Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.

Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Itinéraire 4x4 et randonnée au Maroc English translation pending
by Valerisrael · 2016-07-03 · 11 replies
Bonjour à toutes et à tous,

je projette de partir avec ma soeur au Maroc, pour environ 10 jours au mois d'août. J'y suis déjà allée 2 fois, mais c'était il y a...15 ans.

Cette fois-ci, j'aimerais louer un 4X4 et traverser une partie du pays: avez-vous des itinéraires à me suggérer? Des agences de locations sérieuses avec des véhicules en très bon état, à Marrakech?

J'aimerais revoir les paysages de Tinghir, Erfoud, Errachidia...mais aussi l'océan et longer la côte.

Comment sont les routes? et la conduite des marocains?

J'attends vos suggestions, vos idées seront les bienvenues, vos commentaires, mises en garde, conseils. Je suis preneuse de toute information :D

Merci, Valérie
Maroc: que du plaisir, comme d'habitude! English translation pending
by Trostang · 2014-12-11 · 257 replies
Bonjour à tous, Tout juste rentré d'un voyage de plus de 2 mois au Maroc, je tiens à rassurer tous ceux qui se posent encore des questions. Allez-y tranquillement, tout va bien. L'accueil a été encore plus chaleureux cette année, les annulations étaient tellement nombreuses, les Marocains étaient vraiment heureux de rencontrer les Européens qui avaient fait le voyage....C'étaient surtout les Français , les grands absents cet automne. Mais, les choses semblaient avoir évoluer entre octobre et décembre.Cette semaine à Marrakech, on était nombreux, alors que le 2 octobre c'était très calme. Dans le sud les camping-caristes étaient bien présents sur le bord de mer. Bon voyage à ceux qui partent bientôt.
Conseils pour voyage à vélo Perpignan-Marrakech English translation pending
by Cycloxav · 2011-08-26 · 53 replies
Salut à tous et toutes,

Ma demande est simple et sincère, et ma détermination, sans faille. Tout d'abord, je vous préviens tous que je ne suis plus de première fraîcheur, 50 balais au compteur. Pour fêter ça, j'ai décidé de réaliser l'un de mes rêves, le voyage à vélo. Seulement voilà, à un demi-siècle, on a perdu l’inconscience de la jeunesse et les questions afflues. Je pratique le vélo, bien sûr, mais j'ai besoin de conseils pour la route, le chargement, etc...

Départ de PERPIGNAN, destination MARRAKECH Date prévue, aux beaux jours 2012 Pour l'instant seul

Je pensais suivre la cote espagnole jusqu'à AGECIRAS, puis débarquement à La Ceuta, mais je ne suis pas sûr que ce soit le meilleur choix. Pour ce qui est de mon matériel, j'ai un TRIBAN 7 de chez DECATHLON. Je l'utilise depuis 2 ans et j'en suis très content. je l'ai affublé d'une remorque mono roue (j'ai fais le canal du midi en famille)

Voilà, maintenant j'ai besoin de tous les renseignements possible pour un voyage de 2000 kilomètres.

Merci à tous.

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