Results for "Marseille+et+quartier+|+127"
19064 results found.
De quel aéroport européen partir pour Tokyo English translation pending
Bonjour, je voudrais aller à Tokyo et revenir d'Osaka , et cherche la ville européenne de départ et d'arrivée offrant les meilleurs tarifs pour ces vols? Amsterdam? Rome ? Genève? Londres?
Si quelqu'un a une info, merci!
Sécurité près de la Gare du Midi de Bruxelles English translation pending
Je prévois un séjour à Bruxelles. L'Hôtel réservé est près de la Gare du Midi. Je lis sur certains sites que ce quartier n'est pas très sécuritaire. Pourrais-je avoir votre opinion? Merci à l'avance😊
Parcours sur la boucle Hanoi, Dien Bien Plu, Sapa? English translation pending
Bonjours à tous,
J'entreprend de faire la boucle Hanoi - Dien Bien Phu - Sapa - Hanoi. J'ai 10 jours environs et je me demande quels sont les arrêts les plus intéressants : Hoa Binh, Moc chau, so'n la, lai chau ou bac ha? Lequels choisir sachant qui me faudra de toute manière effectuer des stops entre ces trajets? Si vous connaissez les temps des trajets je suis preneur. Si quelqu'un à une autre idée pour un parcours de 10 jours dans le nord-est je suis preneur aussi.
Merci d'avance
J'entreprend de faire la boucle Hanoi - Dien Bien Phu - Sapa - Hanoi. J'ai 10 jours environs et je me demande quels sont les arrêts les plus intéressants : Hoa Binh, Moc chau, so'n la, lai chau ou bac ha? Lequels choisir sachant qui me faudra de toute manière effectuer des stops entre ces trajets? Si vous connaissez les temps des trajets je suis preneur. Si quelqu'un à une autre idée pour un parcours de 10 jours dans le nord-est je suis preneur aussi.
Merci d'avance
Les Philippines, une bonne destination? English translation pending
bonjours a vous.j'ai visiter passablement l'asie du sud-est, thailande, indonesie, vietnam et autres pays d'asie, chine, inde et je me demandais si les philippines serait une bonne destination au point de vue diversitee.je part seul pour environ 6 semaines, janvier et fevrier.j'aime bien me prelasser sur de belles plages, mais j'adore decouvrir des villes, visiter des lieux et la nature.gouter au pays.comment est la nourriture et la vie nocturne dans les endroits touristique.6 semaines, trop long ou juste o.k merci de m'eclairer😉.
Sécurité de mon sac à dos dans les transports en bus au Pérou English translation pending
Bonjour,
Je serais au Pérou debut septembre et j'aimerais avoir des conseilles pour ce qui concerne la sécurité de mon sac a dos dans les transport en bus. Est-ce-que je dois prendre des mesures pour éviter de me faire voler mon sac ou des choses a l'interieur? Je sais qu'il ce vende des fillet en métal pour éviter de ce faire voler. Je fais plussieur longue distance en bus (12 heures) et une fois je vais voyager de nuit.
merci de vos conseilles!
merci de vos conseilles!
Annulations vols Leh - Delhi pour cause météo English translation pending
Bonjour
j'ai lu dans un guide que les vols entre Leh (Ladakh) et Delhi sont de temps en temps annulés à cause de la météo, et qu'il vaut mieux prévoir deux nuits de battement à Delhi si on veut éviter de rater son vol direction l'Europe...
Je rentrerai de Leh le 22 Septembre. Quelqu'un peut m'en dire plus sur les risques météo?
Merci :)
Floride du 17 au 24 mars English translation pending
Bonjour à tous,
Nous parons en couple du 17 au 24 mars sur miami nous avons déjà nos billets d'avion mais rien sur place. Quel itinéraire?? location de voiture?? quel hôtel miami et sur le chemin.
L'idéal serait 1 ou 2 jours à miami et petit circuit :seul contrainte on veut aller aux Everglades ..
merci
Nous parons en couple du 17 au 24 mars sur miami nous avons déjà nos billets d'avion mais rien sur place. Quel itinéraire?? location de voiture?? quel hôtel miami et sur le chemin.
L'idéal serait 1 ou 2 jours à miami et petit circuit :seul contrainte on veut aller aux Everglades ..
merci
3 000 € de billets d'avion en vol direct Paris-Miami à Pâques pour une famille avec trois enfants? English translation pending
bonjour, c'est mon premier post donc excusez mon ignorance.
Nous préparons notre premier grand voyage avec nos trois enfants de 13, 11 et 9 ans; nous avons choisi la floride pour 15 jours aux vacances de paques. Ma première question: j'ai trouvé des vols directs paris miami sur british depart et retour samedi pendant les vacances de pâques pour 3000 euros; est ce je prends ou j'attends encore...
Nous prevoyons un schema classique miami, ker west, everglades, naples, tampa, orlando, kennedy space center, st augustine et redescente sur miami...;
en quinze jours.
En ce qui concerne les hotels, est on obligé de reserver à l'avance hormis le jour de depart et d'arrivée, comment trouver les vacnces scolaires des americains, est ce la foule à paques.
pour la voiture, j'ai des prix chez avis avec ma carte premier, est ce qu'un dodge grand caravan sera ssez confortable pour 5 : mes trois enfants ne sont pas fans de voiture..;
j'attends tous vos avis et pistes, merci beaucoup
Fin de séjour aux Philippines: mes impressions English translation pending
Voila mon sejour aux Phils touche bientot a sa fin, etant donne qu`on ne trouve pas souvent de recentes infos sur ce pays j`actualise un peu la situation.
D abord 2 semaine de sejour comme ce que je fais c` est tres court limite trop court le temps dans les transport est long et eprouvant ne se limiter qu a 2 iles et prendre son temps car les philippins sont adorables. Le Ceres Bus, prenez des cachets contre le mal des transport car je n ai jamais vu un bus ou on est autant secoue. Bemol pour le Lonely qui recommande la Harold Mansion a Dumaguete City. Certes ce n est pas cher mais les chambres sont vraiment HORRIBLES (surtout les moins cheres sur le toit), on se demande comment ils osent proposer ca aux gens.
Manille: Surpolluee, surpeuplee, sale, un traffic insuportable, j ai pourtant bien aime la capitale des philippines qui a en elle meme beaucoup plus de charme que Kuala Lumpur par exemple. Bon le bemol pour le traffic routier ou il faut 1h pour faire 1Km a Manille, quelle que soit l heure de la journee. Prevoyez de la marge si vous allez a l aeroport.
Boracay: Rien a redire sur la plage White beach, superbe, a voir. Bon apres on reste dans le classique plage+ fete non stop avec des rabatteur partout, prostituees, musique a gogo et j en passe. Boracay est pour moi un lieu pour backpacker aises. Les prix ne sont pas donnes, et la clientele est plutot de classe moyenne. Rien a voir avec Koh Phan Gan par exemple. Ideal quand on est en couple. Je residais a la Isla Bonita, station 2, 800p la nuit (oui j ai un peu craque la) par contre chambre superbe, spacieuse, personnel tres sympa, cadre enchanteur au bord de la plage. Tres peu de touriste europeens en ce moment par contre c plein de Coreens et chinois.
Bacolod City: Just un stop de 2 jours, pas grand chose a voir dans cette ville. Logement a Pension Bacolod, 11St, 270P la nuit dans une chambre avec 2 lits/fan/sdb. Tres bon rapport qualite/prix personnel super cool.
Siquijor Island: PARADISIAQUE, superbe vraiment un coup de coeur pour cette petite ile ou tout le monde vous sourit, peu de traffic sur les routes, decor superbe, foret, belles plages snorkelling, plongee, tout est faisable ici.Je reside a Villa Marmarine, super. Bungalow qui donne sur la plage, vu magnifique et je tire mon chapeau au personnel et aux gerant de cet etablissement qui sont d une gentillesse IRREPROCHABLE, service impec, bref tout est parfait ici. Prix: je paye 500P par nuit pour bungalow avec 2 lits, fan, sdb avec eau chaude + frigo et tele donc tres bon rapport qualite/prix . Voila encore 2 jours a passer ici avant de repartir en Thailande.
D abord 2 semaine de sejour comme ce que je fais c` est tres court limite trop court le temps dans les transport est long et eprouvant ne se limiter qu a 2 iles et prendre son temps car les philippins sont adorables. Le Ceres Bus, prenez des cachets contre le mal des transport car je n ai jamais vu un bus ou on est autant secoue. Bemol pour le Lonely qui recommande la Harold Mansion a Dumaguete City. Certes ce n est pas cher mais les chambres sont vraiment HORRIBLES (surtout les moins cheres sur le toit), on se demande comment ils osent proposer ca aux gens.
Manille: Surpolluee, surpeuplee, sale, un traffic insuportable, j ai pourtant bien aime la capitale des philippines qui a en elle meme beaucoup plus de charme que Kuala Lumpur par exemple. Bon le bemol pour le traffic routier ou il faut 1h pour faire 1Km a Manille, quelle que soit l heure de la journee. Prevoyez de la marge si vous allez a l aeroport.
Boracay: Rien a redire sur la plage White beach, superbe, a voir. Bon apres on reste dans le classique plage+ fete non stop avec des rabatteur partout, prostituees, musique a gogo et j en passe. Boracay est pour moi un lieu pour backpacker aises. Les prix ne sont pas donnes, et la clientele est plutot de classe moyenne. Rien a voir avec Koh Phan Gan par exemple. Ideal quand on est en couple. Je residais a la Isla Bonita, station 2, 800p la nuit (oui j ai un peu craque la) par contre chambre superbe, spacieuse, personnel tres sympa, cadre enchanteur au bord de la plage. Tres peu de touriste europeens en ce moment par contre c plein de Coreens et chinois.
Bacolod City: Just un stop de 2 jours, pas grand chose a voir dans cette ville. Logement a Pension Bacolod, 11St, 270P la nuit dans une chambre avec 2 lits/fan/sdb. Tres bon rapport qualite/prix personnel super cool.
Siquijor Island: PARADISIAQUE, superbe vraiment un coup de coeur pour cette petite ile ou tout le monde vous sourit, peu de traffic sur les routes, decor superbe, foret, belles plages snorkelling, plongee, tout est faisable ici.Je reside a Villa Marmarine, super. Bungalow qui donne sur la plage, vu magnifique et je tire mon chapeau au personnel et aux gerant de cet etablissement qui sont d une gentillesse IRREPROCHABLE, service impec, bref tout est parfait ici. Prix: je paye 500P par nuit pour bungalow avec 2 lits, fan, sdb avec eau chaude + frigo et tele donc tres bon rapport qualite/prix . Voila encore 2 jours a passer ici avant de repartir en Thailande.
Mésaventure en taxi à Saïgon (Hô-Chi-Minh-Ville) English translation pending
Il m'est arrivé le 13 juillet une mésaventure que je préférerais voir évitée aux personnes qui se rendent dans cette ville. Après un repas avec des amis dans les baraques installées le soir au marché de Ben Thahn (excellent repas et excellente ambiance, au passage), je suis rentrée seule en taxi à mon hôtel et j'ai commis la bêtise de prendre la première voiture venue. J'avais fait auparavant plusieurs fois le trajet similaire qui m'avait toujours coûté entre 12 000 et 18 000 dongs. Là, surprise, le chauffeur me demande 87 000 dongs à l'arrivée. Deuxième erreur : coup de fatigue sans doute, j'avais oublié de vérifier le compteur qui visiblement sautait de dongs en dongs à la cadence d'une marée montante au Mont Saint Michel (je précise que je vis au Vietnam et que je suis d'ordinaire plus vigilante que ça.)
J'avais sorti 30 000 dongs et j'ai bondi, j'ai dit à mon chauffeur de me conduire à la police où je le réglerais directement. Il a profité de mon moment de stupéfaction pour prendre mon porte-monnaie et le faire disparaître comme par enchantement. J'ai refusé de descendre, lui ai ordonné de me rendre mon argent, je passe les détails, ça a duré une bonne demi-heure. Pendant ce temps, il roulait, il roulait, tentant d'ouvrir la portière arrière pour me pousser dehors, mais j'étais furieuse, et la colère rend inconscient. J'ai appelé les amis avec lesquels j'avais dîné, qui ont pu suivre la scène en direct, jusqu'au moment où, parvenu dans une rue déserte, le chauffeur a extirpé de sous son siège une très longue lampe de poche (quasiment un mètre à vue de nez), et a commencé à me taper sur le bras pour me pousser à descendre. Devant mon refus, il m'a asséné un bon coup sur le crâne, et là je me suis décidée à sortir. Il a démarré en trombe, mais j'ai eu le temps de communiquer le numéro de sa plaque à mes amis à l'autre bout du fil.
J'ai pu à quelques centaines de mètres trouver un motobike qui m'a ramenée à l'hôtel où nous sommes allés au commissariat avec mes amis, mais je dois ajouter que l'expérience était moins que positive : il ne fait pas bon être agressé au Vietnam, la police a prétendu qu'elle ne pouvait absolument rien faire avec le numéro d'immatriculation, mais a tout de même vérifié mon identité en téléphonant à l'hôtel où j'étais descendue. Avec mes bleus au bras et ma bosse de rhinocéros au milieu de la tête, j'étais passée du stade de victime à celui de suspecte ! Quand un ami vietnamien a téléphoné à la compagnie de taxi, il a obtenu à peu près la même réaction désinvolte, elle n'a pas même demandé le numéro de son chauffeur.
Je voudrais tirer plusieurs leçons de la mésaventure :
Ne soyez pas aussi stupide que je l'ai été : pour 300 000 ou 400 000 dongs, il aurait pu me tuer. A posteriori, j'ai été affolée par mon attitude inconsciente. "La colère est mauvaise conseillère", dit le dicton. Laissez de côté votre irritation ou votre amour-propre : partez !
Mais ceci n'est qu'un conseil de vie, et je sais parfaitement que chacun en fera ce qu'il veut - et il aura raison. En revanche, le but principal de mon message était celui-ci : je n'ai jamais eu de problèmes avec les compagnies Vinasun, Mailhing ou Vinataxi, les compteurs et les chauffeurs sont scrupuleusement honnêtes. Mais ne vous adressez jamais à de petites compagnies, en l'occurrence, celle-ci, dont je ne me souviens plus le nom mais dont toutes les voitures sont grises, petites et assez vétustes.
Dernier point : si réponses il y a, surtout évitez les levées de bouclier contre le Vietnam. Je suis persuadée que la même mésaventure aurait pu m'arriver dans n'importe quelle grande ville du monde. Evitez aussi de stigmatiser les taxis vietnamiens : malgré un usage intensif, c'est la première fois que je devais affronter un problème.
J'avais sorti 30 000 dongs et j'ai bondi, j'ai dit à mon chauffeur de me conduire à la police où je le réglerais directement. Il a profité de mon moment de stupéfaction pour prendre mon porte-monnaie et le faire disparaître comme par enchantement. J'ai refusé de descendre, lui ai ordonné de me rendre mon argent, je passe les détails, ça a duré une bonne demi-heure. Pendant ce temps, il roulait, il roulait, tentant d'ouvrir la portière arrière pour me pousser dehors, mais j'étais furieuse, et la colère rend inconscient. J'ai appelé les amis avec lesquels j'avais dîné, qui ont pu suivre la scène en direct, jusqu'au moment où, parvenu dans une rue déserte, le chauffeur a extirpé de sous son siège une très longue lampe de poche (quasiment un mètre à vue de nez), et a commencé à me taper sur le bras pour me pousser à descendre. Devant mon refus, il m'a asséné un bon coup sur le crâne, et là je me suis décidée à sortir. Il a démarré en trombe, mais j'ai eu le temps de communiquer le numéro de sa plaque à mes amis à l'autre bout du fil.
J'ai pu à quelques centaines de mètres trouver un motobike qui m'a ramenée à l'hôtel où nous sommes allés au commissariat avec mes amis, mais je dois ajouter que l'expérience était moins que positive : il ne fait pas bon être agressé au Vietnam, la police a prétendu qu'elle ne pouvait absolument rien faire avec le numéro d'immatriculation, mais a tout de même vérifié mon identité en téléphonant à l'hôtel où j'étais descendue. Avec mes bleus au bras et ma bosse de rhinocéros au milieu de la tête, j'étais passée du stade de victime à celui de suspecte ! Quand un ami vietnamien a téléphoné à la compagnie de taxi, il a obtenu à peu près la même réaction désinvolte, elle n'a pas même demandé le numéro de son chauffeur.
Je voudrais tirer plusieurs leçons de la mésaventure :
Ne soyez pas aussi stupide que je l'ai été : pour 300 000 ou 400 000 dongs, il aurait pu me tuer. A posteriori, j'ai été affolée par mon attitude inconsciente. "La colère est mauvaise conseillère", dit le dicton. Laissez de côté votre irritation ou votre amour-propre : partez !
Mais ceci n'est qu'un conseil de vie, et je sais parfaitement que chacun en fera ce qu'il veut - et il aura raison. En revanche, le but principal de mon message était celui-ci : je n'ai jamais eu de problèmes avec les compagnies Vinasun, Mailhing ou Vinataxi, les compteurs et les chauffeurs sont scrupuleusement honnêtes. Mais ne vous adressez jamais à de petites compagnies, en l'occurrence, celle-ci, dont je ne me souviens plus le nom mais dont toutes les voitures sont grises, petites et assez vétustes.
Dernier point : si réponses il y a, surtout évitez les levées de bouclier contre le Vietnam. Je suis persuadée que la même mésaventure aurait pu m'arriver dans n'importe quelle grande ville du monde. Evitez aussi de stigmatiser les taxis vietnamiens : malgré un usage intensif, c'est la première fois que je devais affronter un problème.
Appel à témoignages: transport de bijoux Inde-France English translation pending
Bonjour ! Mon fils vient de rentrer plutôt que prévu d'Inde car il s'est fait "détrousser" de 5 000.00 euros. En résumé : il a fait connaissance de gens super sympas - au bout de qques jours, ils lui ont demandé un "service" à savoir envoyer un colis en France à son nom (ça leur évitait de payer des taxes et ils lui ont assuré qu'en tant que touriste, no problem pour lui). Il n'était pas alors question d'argent. Le lendemain, ils lui ont dit qu'il avait mal compris et qu'il devait payer 2 000.00 euros. Il a compris qu'il était tombé dans un piège mais un peu tard. Ils lui ont mis la pression et il a négocié avec sa banque. Puis ils ont demandé 3 000.00 euros ..... que j'ai payés via Westernunion car il m'appelé en présence de ces gensqui lui ont dit qu'il auarit du mal à quitter l'Inde et:ou qu'ils feraient en sorte qu'il ait des super soucis à la douane... Il a été certes hyper crédule mais je pense que ces personnes sont très habiles pour déstabiliser leurs proies...
Certains d'entre vous ont ils connu une histoire semblable ? Y a t il eu des suites ? Dites moi tout !
Certains d'entre vous ont ils connu une histoire semblable ? Y a t il eu des suites ? Dites moi tout !
La jungle en Malaisie English translation pending
Bonjour !
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
Grève Air France - KLM du 02 août English translation pending
Bonjour,
Hier Air France KLM a annoncé une grève pour ce samedi 02 Août. Pensez-vous que cette grève va impacter les vols KLM au départ de Lyon vers Amsterdam ? Quelles précautions dois-je prendre pour être sûre de prendre mon vol ?
Je vous remercie par avance pour votre réponse.
Hier Air France KLM a annoncé une grève pour ce samedi 02 Août. Pensez-vous que cette grève va impacter les vols KLM au départ de Lyon vers Amsterdam ? Quelles précautions dois-je prendre pour être sûre de prendre mon vol ?
Je vous remercie par avance pour votre réponse.
Mon Paris-Hendaye stoppé au but de 2 jours: récit English translation pending
Un Paris-Hendaye en solo, 13-14 août 2004, stoppé le deuxième jour- Récit
J’étais sur le depart depuis deux-trois jours. Des courriers à faire, des factures à payer, des bricoles pour le voyage…
Finalement je suis parti vendredi très tard, le soir vers 18-19 heures.
j’étais très decalé dans mes heures de sommeil ces derniers jours, et considerant que s’il me fallait patienter jusqu’au retablissement d’horaires normaux, l’arrêt des orages, ceci cela, bref : je suis parti.
Le tracé de mon parcours fût tout simple, trop simple : j’ai tracé une ligne droite entre Paris-Porte de St Cloud et Hendaye. j’ai voulu faire au plus court.
J’ai ensuite choisi les voies semblant les moins frequentées par les autos quand c’était possible à proximité de cette ligne.
j’ai essayé d’éviter la forêt de Meudon menant à Velizy, pour ceux qui connaisent, à cause de fortes côte incompatibles avec les rapports de vitesse sur mon vélo.
Je n’ai pas les rapports plateaux/pignons qu’il me faudrait pour rouler sans forcer dans ce genre de côtes.
Je suis donc passé par le Pont de Billancourt (Boulogne-Issy les Moulineaux), puis pris une côte relativement modeste pour quelqu’un d’un peu entrainé comme moi, mais ne m’obligeant pas trop forcer sur mes pauvres genoux à cause des lacunes de mon vélo. c’est un des Hics dans ce voyage. vélo pas fait pour ça.
Clamart, Plessis Robinson, Bievres, Igny, Saclay et ça a commencé à me plaire beaucoup car c’est là il me semble que j’ai vu mon premier champs, la campagne, l’espace, la lumière !
moi qui vit dans un environnement hyper urbain, complètement saturé par les voitures, le bruit, dans l’ombre des immeubles.
J’ai suivi une piste cyclable longeant une departementale à vitesse rapide, à moins que ce ne soit une autoroute. C’est décidement tres long de sortir de la grande ville tentaculaire.
Gif sur Yvette (j’espere qu’il prennent leur pied tous les 2 au moins), puis je passe dans la forêt : St Rémy de Chevreuse, - C’est beau ! je comprends maintenant pourquoi tant de cyclistes parisiens vont rouler là-bas. La route est tres belle. Des côtes ‘sympas ‘ aussi.
Les Molières, Limours, encore des bois … apres j’ai un trou, je sais que je suis passé dans Ablis, puis pres de St Arnoult.
Le temps a été parfait pour rouler. Un ciel un peu menaçant mais par conséquent pas de chaleur etouffante, pas trop de vent. j'ai eu droit à un magnifique arc-en-ciel que j’ai pris en photo. Quelques gouttes de pluie, rien de méchant.
Que du bonheur. la belle lumière de la fin du jour sur les paysages : un régal pour les yeux.
j'etais compeletement euphorique dans l’effort .
Vers Ablis/St Arnoult donc il faisait presque nuit. Il devait être dans les 21h30.
Plus que temps de me poser la question ‘ où vais je planter la tente ?’
En réalité tout en roulant j’avais envisagé de camper dans la nature, mais quelque chose me poussait chaque fois à continuer ma route. Probablement mon départ en fin de journée,
mais aussi le fait que je n’avais pas envie de me retrouvé isolé pour ma premiere nuit dehors.
Au bord de la route, dans Ablis, je vois un homme chaussant des pantoufles roses promener un petit chien . Savez-vous s’il y aurait un camping dans le coin svp ? Oui, il y en a un tout pres. vous continuer, à droite. J’aime beaucoup vos pantoufles roses Ce sont celles de ma femme Ah je vois.
J’ai peut-être parcouru 1 km et je suis tombé sur l’entrée d’un petit camping. C’était comme magique. il faisait presque nuit, je n’avais aucune idée d’où j’allais bivouaquer, et d’un coup je me trouve tout étonné devant l’entrée d’un camping !
Ce camping se trouve apparament dasn la localité de St Arnoult (cachet sur la facture).
j'ai monté ma tente - ultralight T2 Decath - avec l’aide du gars du camping, et d’une jeune fille qui nous a gentiment eclairés avec une grosse lampe.
Je suis aller faire un tour histoire de me frotter un peu au groupe d’humains.
Les gens étaient réunis dans un coin-pétanque. J’ai un peu bavardé, puis je suis allé me preparer de délicieuses pâtes complètes dans mon bol/popotte. Degustation sous les étoiles, abrité du froids par une veste de cycliste epaisse, qui venait alourdir pas mal mes bagages mais qui se revelait mainetenant bien indispensable.
J’avais aussi emmené un pull fin au cas où. Le fameux principe du ‘muticouches’ à vélo.
J’ai évoqué mes problèmes de synchro question sommeil. Je me suis donc forcé à dormir.
Le résultat fût un mauvais sommeil de quelques heures seulement dans cette situation tres inhabituelle pour moi en outre. Dormir sous une tente exigüe, moi qui suit legerment claustrophobe.
Les conséquences furent catastrophique pour le lendemain.
Reveil bien avant le lever du jour.
J’allais me faire du thé, mais la boîte d’allumette était fichue, trempée. De l’eau avait dégouliné du sac plastique contenant le bol/gamelle apres la vaisselle du soir.
Je n’ai pas fait de scoutisme dans ma jeunesse moi. Les erreurs du débutant j’imagine.
Pas de pain. Pas envie de manger des sardines à l’huile sans pain à 7 heures du mat.
Tout le monde dort autour de moi. Je vais me laver.
J’aurais du le faire avant de me coucher. Grosse erreur.
C’est mieux avant de se glisser dans le sac de couchage je pense. Dorenavent je me doucherai le soir quitte à eventuellment omettre de le faire le matin, me dis-je.
Ah oui, j’ai oublié le petit sac avec le (demi) savon, la brosse à dent à la maison.
Zut.
Mais tout ceci ne stoppe pas un véritable aventurier, n’est ce pas ?
Je me douche sans savon.
Je me seche avec une sorte de torchon que j’ai pris à la place d’une serviette dans le but d’alleger le paquetage (lu sur le web).
Je jette le truc à la poubelle en me disant que c’était une mauvaise idée. C’est nul, ça sèche pas et ça brûle la peau ce machin. J’acheterai une petite serviette à la premère occasion
je remonte sur mon velo sans trop de mal, mais pas du tout reveillé. En réalité complètement endormi.
Ensuite 10 km contre le vent à une vitesse d'escargot et dans la souffrance.
Manque de sommeil implique pas d'influx nerveux. Les muscles fonctionnent mais l’electronique, les commandes de la machine sont défaillantes. C’est ce qui arrive par exemple quand on fait la nouba et qu’on va travailler le lendemain sans avoir dormi : c’est l’horreur, le moindre geste est penible, le moindre bruit raisonne dans la tête.
Bon, là je suis à Ablis donc. J’ai fait 10 Km en 45 minutes !
la journée commence tres mal pour moi.
C’est samedi matin, y’a pratiquement personnne sur cette jolie place.
je hèle un jeune gars devant la poste. Lui demande s’il accepterait de me vendre un briquet. il me l'offre.
je me fais du thé dans le bol en alu qui me sers à la fois de gamelle et de bol (attention : l’alu pèse moins que l’inox, mais c’est probablement tres nefaste pour notre santé. Je déconseille. La conso d’alu augmenterait considérablement les risques d’Alzheimer à la longue.
en plus il n’est pas tres secure ce bol. la base est etroite et je risque de m’eboullanté en cas de chute. Mauvaise pioche).
Là je constate que vu la température matinale plus que fraîche mon rechaud met beoucoup de temps à chauffer le bol d’eau.
le garçon au briquet m’a dit que tout était fermé ! boulangerie, supermarché …
C’est catastrophique. Moi qui rêve depuis le levé d’acheter du pain et de me taper un enorme sandwich. quand je suis crevé je dévore !
En plus je devrais probablement dévier de ma route sur des km pour trouver un magasin, me dis-je. ReZut.
Je bois goulument un thé tres sucré.
Hummm ! c’est bon. Ça rechauffe, ça reveille.
C’est alors que je prends soudain conscience de quelque chose de tres important :
j’ai roulé avec un cuissard court – plus ma chaude veste de vélo - mais je suis en réalité mort de froid.
je réalise que j’ai froid, que j’ai faim, et que j’ai sommeil ! ! !
La totale.
Incroyable : Je ne m’en étais pas rendu compte jusque là, à cause de mon état d’endormissement.
Alors je retire mon cuissard - en slip au milieu de la place du village ! hihi - et j’enfile mon cuissard long.
Oh là ! ça va mieux. J’étais vraiment transis de froid.
Je ressens intensément un bien être.
Quelques autochtones apparaissent et se dirigent vers le grand supermarché du village que l’on voit depuis la grande place. Le jeune au briquet s’est trompé.
Je suis drôlement content, je vais pouvoir acheter de la nourriture et de l’eau ! super.
Apres avoir avalé un second bol de thé, il est 9 heures 10, le supermarché est ouvert, je m’y rends. Je rentre le vélo dans le magasin et apres un premier regard sevère la responsable fait preuve de comprehension vu l’impressionant volume de bagages sur le vélo. Impossible de tout decharger, attacher le vélo, tout porter dans le magasin. Et pas question de le laisser dehors sans surveillance. Jamais.
En principe je prends toujours la sacoche-avant avec moi (appareil photo, parpiers…) mais là je suis à coté de mes pompes, il faut bien le reconnaître.
j'achète de l'eau, du pain, des abricots, un petit savon de maseille, (vendu par deux. j'en abandonne un sur un banc après), brosse à dent ( dont j'ai coupé la moitié du manche), une boîte de spaghetti bolognese pas terrible par definition à la sauce tomate grasse…(que je devore froid avec du pain plus tard sur la place comme un festin) .
j'achète un petit tube de dentifrice à la pharmacie huste après, et quand la phamacienne charmante me donne un detail sans interêt à propos de du produit – j’ai demandé un tube de petite taille – je lui dit retorque avec un ton sec ‘J’men fiche, j’veux juste me brosser les dents avec !’
Oh là ! qu’est ce qui m’arrive ? J’ajoute immediatement ‘Excusez-moi, je manque de sommeil’
J’ai les nerfs en vrilles, c’est clair.
Finalement je repars.
Au fait : la boussole c'est génial. faut pas oublier la boussole. on navigue super bien à la boussole une fois qu’on connais le cap (environ 220 degré dans mon cas).
je l'avais oubliée l'année derniere en rando en Normandie, ça m’avait joué des tours.
Erreurs de routes, pertes de temps. Avec une boussole c’est parfait. Pas la peine d’en prendre une grosse encombrante… encore que si on n’a pas les dregrés dessus … hmmm, à voir.
samedi j'ai donc vécu UNE DES PIRES JOURNEE DE MON EXISTENCE
mais maintenant je réalise la chance que j’ai eu !
J’expliquerai plus loin.
J’ai souffert d’un impitoyable manque de sommeil, donc, allié au fait que j’ai roulé à travers ce qu’on appelle ….
… la Beauce.
des routes départementales peu frequentées, pratiquement toutes droites, pas trop de pente mais interminables avce un paysage monotone : Des champs immenses, de blé la plupart du temps, et un vent (de face dans mon cas) tout le temps, tout le temps, tout le temps
LE DESERT ! PAS UN ENDROIT OU S’ALLONGER D0 L'OMBRE, PAS UN ARBRE ! RIEN ! et bien sûr le cagnard total dès 10 heures du mat ce samedi 14 août !
de temps en temps on passe dans un petit village, presque desert à cette epoque de l’année apparament.
A un moment donné, éxtenué, je suis entré dans une immense ferme, à pied avec le velo à la main. je pressentait LE chien qui allait m'aggresser, comme d’hab. quoi.
finalement un enorme mollosse m’aboyais dessus appuyé sur la porte grllagée d’une sorte de chenil où il était enfermé heureusement.
à par lui, personne. je voulais demander la permission de m’allonger un moment sur un coin d'herbe ombragé.
je repars sous les aboiements menaçants.
je vois des humains passer dans la cours d’une petite maison. je demande à une dame s’il elle connaitrait un endroit où je pourrais m’allonger un moment à l’ombre car je tombe de fatigue.
elle me dit ‘NON’ avec une voix détruite de fumeuse inveterée.
je lui demande, lui suggere à demi-mot si je ne pourrais pas eventuellement m'allonger dans sa cours. ‘Et vous n’auriez pas un coin d’herbe dans votre cours ?… " quelque chose comme ça:
elle dit NON. ‘je ne reçois personne chez moi !’
elle se dirige vers la porte de la maison et lance à son compagnon, j’imagine, , toujours de sa voix ‘destroy’ (p etre la cousine de Dark Vador jene sais pas) quelque chose comme " he, tu sais quoi : y’a un mec qui veut venir s’allonger chez nous ! "
Misère !
La situation ne s’ameliore pas pour moi on dirait.
Je remonte en selle, dépité, en marmonant sans forces un ‘Mais non madame, je n’ai pas dis ça. Excuser-moi pour le dérangement’
Le calvaire continue, dans cette chaleur étouffante.
je roule, j'en peux plus, mais que faire d'autre sous ce soleil de plomb, au mileu de nulle pars ?
c'est ‘marche où crève’.
je demande à Dieu de m'éviter une crevaison : ce serait le sommet de l'horreur.
Je crois que le cagnard a débuté vers 10 h. c'est à dire 8 heures du matin heures solaire !
En effet en été lheure officilelle se situe 2 heures avant la ‘vraie’ heure solaire.
C’est à dire quele soleil est la verticale à 14 heures et non à midi heure oficielle en fait ).
Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé quand j’ai vu un agriculteur travaillant son champs près de la route coté opposé.
je l'ai interpelé en levant peniblement la main, un peu comme quand on lève le doigt à l’école.
c'était un homme jeune et apparament ouvert.
je lui dit mon problème, et lui demande la permission de m’allonger un moment entre son champs et le voisin.
il me dit ‘pas de probleme’, et que le proprio d'à coté à son avis "s'en fiche aussi certainement’.
Le coup de chance si je puis dire c’est qu’il y avait une sorte de chemin de 5-6 metres de large entre ces deux champs. D’un coté du maïs, de l’autreet là … je ne sais pas, moi qui suit de la ville.
A part ce chemin marqué par les passages d’un gros tracteur, rien, aucun endroit où camper.
mais je me repete.
La Beauce quoi !
J’ai laborieusement poussé mon vélo dans le passage jusqu’à atteindre unn certaine distance, afin de m’éloigner un peu de la route.
Et j’ai monter la tente, oui, car que faire d'autre pour m'abriter, essayer de dormir un peu ?
J’y ai mis toutes mes affaires, sacoches, etc, attaché le velo.
je me suis allongé en sous vêtement dans minuscule tente : une vraie fournaise !
Un peu de ce vent qui me ralentissait dans ma progression venait me rafraichir un petiti peu de temps à autre, mais c'était pas terrible.
Voilà. J’'étais en slip, allongé dans une minuscule tente de randonneur, sous le cagnard, avec un air etouffant, au milieu de nulle part et c’etéiat INSUPPORTABLE !
je n'arrivais pas apaiser les pensées qui s'entrechoquaient dans mon esprit, ma nervosité m'enpechait de me reposer, de trouver un appaisement.
C’est comme ça que je fonctionne. Quand je suis privé de sommeil je deviens super nerveux comme ‘pour assurer’.
Je sentais aussi les rayons du soleil sur ma peau, si bien que j’ai pensé mettre ma carte (IGN 1 :100 000) sur moi. Ce que je fit. Mais j’aurais pu faire beaucoup mieux : J’avais une couverture de survie au fond d’une sacoche ! j’y ai pas pensé. Il paraît que c’est tres efficace.
apres un certain temps dans cette situation etrange - peut-être une heure, ou peut-être un
peu moins - apres une espece de mauvais sommeil plein de pensées bizarres, angoissantes, j'ai soudain eu la sensation intense d'etouffer, et le sentiment que j’allais mourrir de suite !!!
je me redresse, je me parle à haute voie pour me rassurer. je me rhabille lentement il est midi. toujours ce soleil qui m'écrase.
toujours ce ciel bleu gigantesques nuages blancs comme du coton, presque tous identiques alignées comme sur du paier peint.
Je regarde au loin et on dirait que ce groupe de nuages bougent les uns par rapport aux autres ! s’éloignent d’une façon biezarre. C’est comme dans certaines effets spéciaux à la télé !
Ma parole j’ai des hallucination ou quoi ?
C’est la fatigue. Quelle galère, j’te jure.
Je ne regarde plus les nuages, ça me fait flipper.
je defais la tente, remet tout le paquetage sur le vélo et repars doucement.
je sens quand même un certain mieux en me remettant à pédaler apres ce repos
alors pendant un temps qui me semble infini je roule face au vent à une vitesse de limace, ne dépassant jamais les 12-15 km/h, le vent me freine toujours.
le cauchemard continue.
dans ma tête je me demande si je ne devrais pas abandonner completement mon voyage jusqu'en Espagne ! avec ces conditions climatiques, ce vélo qui me fait des douleurs au dessus des genoux- oui j’ai oublié d’en parler, j’avais déjà forcé avant de partir, et j’avais déjà des reserves je n’étais pas dutout sur de moi à cause de ces problemes musculaires et tendineux, car j’ai aussi des sequelles de tendinites aux 2 coudes qui m’ont obligé à stopper complement tout sport durant 5 mois. J’ai repris le vélo il y a 1 mois et demi environ.
Le fait qu’il n’y ait pas de rapports de vitesses suffisement connfortables sur ma machine pour les pentes tres raides semble donc décidement redhibitoire.
je suis finalement arrivé au croisement d'une nationale qui me permettrait de remonter vers la ville de Chartres si je le décidais. Qui dit ville, dit gare sncf.
Que faire ? j'hésite.
je suis trop épuisé. je décide de rentrer chez moi, de rallier mon Q.G. !
je suit donc la Nationale 154 et me tape 20 km horriblement penibles là encore j'avais du vent, une progression toujours aussi minable. J’ai dû mêttre au moins une heure et demi je pense.
C’est une nationale que je déconseille aux cyclistes
Je n’en ai croisé aucun d’ailleurs, ni là ni sur les departementale. y’a peu d’inconscients comme moi apparament !
Je ne connaissais pas ‘la Beauce’. c’est chose faite.
La N 154 est trés etroite, de nombreuses voitures qui roulaient à des vitesses de fusées ce week end du 15 août ! sûrement des departs vers la mer. Y’avait même un effet de souffle sur moi et mon velo avec les vehicule de gros gabarit.
Heureusemlent j’ai un truc formidable : un gilet jaune fluo, avec des bandes reflechissantes pour la nuit, dit gilet ‘haute visibilité’
N’en cherchez pas dans le magasins de sport : y’en a pas. Ça se trouve dans le magasins de ‘vêtements professionnels’, environ 15 €, et c’est vachement efficace !
mettez ce gilet et vous verrez de suite la difference sur les routes. La plupart des automobilistes se tiennent naturellement à distance. Ça les interpellent de voir un gars avec ça. Ils se posent pas plus de question, l gardent des distances.
Le vêtement n’est pas vraiment beau, mais je m’en fiche. Ce que je veux c’est resté en vie.
Quand on sent la puissance des voitures lancée à des vitesse delirantes - bien au delà des autorisées - on est forcés d’avoir la frousse. Un choc et la fête est finie pour de bon.
En arrivant sur Chartres il y a avait un ralentissement !
Je suis entré dans un MacDo et moi qui ne mange habituellment que du poulet et ne bois que de l‘eau et du thé - en fait plus par necessisté que par vertu car j’ai des problemes d’estomac - là j’ai devoré une enorme BeukMac (gras + sucre) avec un grand Caca Cola.
Je me sentais comme un nauvragé ayant dérivé pendant des jours sur un radeau perdu au milieu de l’océan et venant d’être miraculeusment hissé sur un navire de passage.
Ensuite j’ai à nouveau commandé la même chose !
ça allait mieux : mon esprit critique était de retour.
J’essayais d’imiter les aboiements grotesques de la responsable du MacDo surses subalternes dociles en lui passant la commande.
(Si vous ne me croyez pas allez y elle y est surement encore).
Elle ne semblait pas comprendre mon message. Alors je terminais pas un " Garde à vous ! "
en regardant ailleurs. Pardon ? " me dit-elle enfin. Rien, je plaisante.
J’imaginais les employés à sa botte, lui hurlant un ‘Chef !Oui Chef !’ au garde à vous, façon meurinzs U.S. !
La réalité depasse tres souvvent la fiction.
Apres m’être grassement restauré je suis repartie sur le boulevard peripherique de Chartres, une ville toute en pente, au sommet de laquelle trône une cathédrale tres ancienne. Ils rouletn comme des ouf là aussi.
J’ai remarqué plein de mobylettes et scooters avec des pots d’chappements trafiqués faisant un tintammare infernal. et aussi des decoletés affolant chez pluesieurs gamines e 14-16 ans (dans 2 quartiers diffrents). Doit y avoir une mode en ce moment là-bas je suppose.
Je decidais finalement de chercher un hebergement et de faire un tour le lendemain.
mais je quittais la ville dès le lendemain matin finalement apres une ballade improvisée autour de la cathedrale le soir même.
Je suis allé à l’auberge de jeunesse de Chartres, toute proche de là où je me trouvait alors.
J’y ai i pris une douche brûlante - oui, en été l’eau est bouillante dans les douches de cet etablissement.
En revanche ils ont un ingenieux système permettant de fermer les portes des chambres et des toilettes automatiquement.
Ça fonctionne tres bien.
La seule chose c’est que quand vous essayez de dormir ….vous entendez les portes claquer sans arrêt jusqu’à une heure tardive : ‘PRRRRRRRR’ !
mais il est possible d’empêcher la porte de claquer si on souhaite menager le voisinage des voyageurs fatigués. Suffit de la retenir… et une fois que la porte est presque close … ‘PRRRRRRRR!’ euh … oui, c’est pratiquement impossible d’empecher le truc. Ça ne sert à rien. Ça claque. Hihi !
Enfin perso je ne me plains pas car j’ai eu la chance d’avoir une chambre avec seulement un voisin de lit. Un jeune homme musulman tres pratiquant. je respecte.
Quand je sus entré dans la chambre il priait assis sur un beau tapis devant la fenêtre.
Comme chacun sait les chambres des ADJ en France sont souvent minuscules avec 3 lits superposés double (6 lits en tout) dans 9m². ça s’appelle une cage à lapin quoi.
En plus on crevait de chaud là-dedans, mais mon colocataire d’un soir ne voulait pas dormir fenêtre ouverte à cause ‘du bruit le matin’.
Malgré mon respect pour le sacré je dois dire qu’il m’a legerement incommodé quand même quand il a refait une prière avant de se coucher – je dormais quand il est rentré – lumiere allumée et malgré qu’il recitait à voie basse. Ça a duré 10 environ minutes.
Ce sont des choses qui arrivent.
(Un ami musulman m’expliqué hier qu’il doivent faire 5 prières quoridienne)
Mais donc avant ça, je suis sorti me ballader aux alentours de la cathédrale apres ma douche, avec dusavon cette fois.
J’ai pris quelques photos.
Je suis rentré à l’ADJ et me suis collé une demi heure devant les idioties habituelles de la télé, le samedi soir, avant d’aller me coucher car je m ‘endormais.
Sur la Une justement un animateur-producteur tres connu introduit en ce moment le concept de la troupe de nanas sexys, concept qui sévitt au quotidien dur les chaines italiennes berlusconienns notamment. Le spectacteur-voyeurs-mâle prends ainsi progressivement la malsaine habitude d’allumer le poste dans le but de se rincer l’œil abondament et libidineusement.
Regardez une chaine italienne du câble, vous comprendrez. C’est pas désagréable d’ailleurs.
Donc je pense que ça ça va marcher en France.
Merci à ces gens qui nous encouragent dans ce qui il y a de meilleur en nous.
Justement la troupe de danceuses-potiches-idiotes-sexy dont je parlais su Tf1 est grimée en meurinzs US et crie en cheour tous les samedis " Chef, oui Chef ! " à cet Ani-Mateur, en réponse à une question pretexte. lui même semble tres libidineux. Dans la version quotidienne de ce ‘jeu’ il met constament les mains sur les candidates !
C’est vrai j’invente rien : regardez par vous même.
Enfin ça rassure de se planter devant la télé apres une journée pareille.
je dois dire que pour ma part j’ai recement fichue mon poste de télé à la poubelle car je suis moi-même un être faible.
Si je me contente de la mettre en quarantaine il y a toujours un bon pretexte qui apparaît pour la remettre en place et la rallumer. Mais j’ai enormement de mal à l’éteindre.
une methode radicale s’imposait en consequence.
Pour en revenir à mon périple, je suis rentré dimanche matin. J’ai limpression d’être parti une semaine !
Pour fini, mes conclusions :
1 - Mon vélo ne me permet pas de réaliser ce voyage sans me faire mal. (Genoux) manque un troisieme plateau plus petit, plus grand pignon. Déjà l’énnée derniere, le dernier jour d’une semaine de vélo en Normandie j’avais une douleur au genoux. Y’a un soucis avec le matos.
2 - Je pense partir la prochaine fois au printemps ou en automne (en septembre ou octobre) pour un voyage au long court pour eviter de crever de chaleur. C’est insupportable.
3- Le sommeil est aussi important que la nourriture, l’eau, la temperature.
Et je ne peux pas faire un voyage pareil si je suis incapable de dormir à des heures ‘normales‘.
4 - J‘ai mal choisi mon itineraire. Pas de bois, pas un arbre sur des km, donc pas d’ombre pour s’abriter le cas echeant.
5 - Partir avec déjà des (petites) douleurs musculaires et/ou articulaires est insensé.
6 - Qu’est ce qu’on peut passer comme temps sur un ordinateur à relater un petit periple qui n’interrdse probablement que soi d’ailleurs.
7 - j’aime pas Arthur.
8 - Au final, etonnement, je réalise que j’ai une grande chance d’avoir vécue cette journée infernale.
J’en ressors avec une super envie de VIVRE, et j’ai beaucoup appris sur moi-même.
Bien sûr je ne dis qu’il faut se faire volontairement du mal à ce point là . Ce serait absurde.
je ne fais pas de la rando pour me détruire au contraire, faut que je m’amuse, même s’ il y a parfois des journées dures, ça reste globalement du bonheur. c’est pourquoi j’ai stoppé mon ‘aventure’. Reportée plus exactement.
‘L’envie’ de Goldman (c'est chanté par ’Jauni à l’idée’)
Qu'on me donne l'obscurité puis la lumière Qu'on me donne la faim la soif puis un festin Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire Que Je retrouve le prix de la vie... enfin !
Qu'on me donne la peine pour que j'aime domir Qu'on me donne le froid pour que j'aime la flamme Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil Et qu'on m'enferme un an pour rêver à... des femmes !
On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi.. qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie... qu'on allume ma vie !
Qu'on me donne la haine pour que j'aime l'Amour La solitude aussi pour que j'aime les gens Pour que j'aime le silence qu'on me fasse des discours Et toucher la misère pour respecter... l'argent !
Pour que j'aime etre sain, vaincre la maladie Qu'on me donne la nuit pour que j'aime le jour Qu'on me donne le jour pour que j'aime la nuit Pour que j'aime aujourd'hui oublier les... "toujours" !
On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi... qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie, qu'on... Rallume ma vie !
J’étais sur le depart depuis deux-trois jours. Des courriers à faire, des factures à payer, des bricoles pour le voyage…
Finalement je suis parti vendredi très tard, le soir vers 18-19 heures.
j’étais très decalé dans mes heures de sommeil ces derniers jours, et considerant que s’il me fallait patienter jusqu’au retablissement d’horaires normaux, l’arrêt des orages, ceci cela, bref : je suis parti.
Le tracé de mon parcours fût tout simple, trop simple : j’ai tracé une ligne droite entre Paris-Porte de St Cloud et Hendaye. j’ai voulu faire au plus court.
J’ai ensuite choisi les voies semblant les moins frequentées par les autos quand c’était possible à proximité de cette ligne.
j’ai essayé d’éviter la forêt de Meudon menant à Velizy, pour ceux qui connaisent, à cause de fortes côte incompatibles avec les rapports de vitesse sur mon vélo.
Je n’ai pas les rapports plateaux/pignons qu’il me faudrait pour rouler sans forcer dans ce genre de côtes.
Je suis donc passé par le Pont de Billancourt (Boulogne-Issy les Moulineaux), puis pris une côte relativement modeste pour quelqu’un d’un peu entrainé comme moi, mais ne m’obligeant pas trop forcer sur mes pauvres genoux à cause des lacunes de mon vélo. c’est un des Hics dans ce voyage. vélo pas fait pour ça.
Clamart, Plessis Robinson, Bievres, Igny, Saclay et ça a commencé à me plaire beaucoup car c’est là il me semble que j’ai vu mon premier champs, la campagne, l’espace, la lumière !
moi qui vit dans un environnement hyper urbain, complètement saturé par les voitures, le bruit, dans l’ombre des immeubles.
J’ai suivi une piste cyclable longeant une departementale à vitesse rapide, à moins que ce ne soit une autoroute. C’est décidement tres long de sortir de la grande ville tentaculaire.
Gif sur Yvette (j’espere qu’il prennent leur pied tous les 2 au moins), puis je passe dans la forêt : St Rémy de Chevreuse, - C’est beau ! je comprends maintenant pourquoi tant de cyclistes parisiens vont rouler là-bas. La route est tres belle. Des côtes ‘sympas ‘ aussi.
Les Molières, Limours, encore des bois … apres j’ai un trou, je sais que je suis passé dans Ablis, puis pres de St Arnoult.
Le temps a été parfait pour rouler. Un ciel un peu menaçant mais par conséquent pas de chaleur etouffante, pas trop de vent. j'ai eu droit à un magnifique arc-en-ciel que j’ai pris en photo. Quelques gouttes de pluie, rien de méchant.
Que du bonheur. la belle lumière de la fin du jour sur les paysages : un régal pour les yeux.
j'etais compeletement euphorique dans l’effort .
Vers Ablis/St Arnoult donc il faisait presque nuit. Il devait être dans les 21h30.
Plus que temps de me poser la question ‘ où vais je planter la tente ?’
En réalité tout en roulant j’avais envisagé de camper dans la nature, mais quelque chose me poussait chaque fois à continuer ma route. Probablement mon départ en fin de journée,
mais aussi le fait que je n’avais pas envie de me retrouvé isolé pour ma premiere nuit dehors.
Au bord de la route, dans Ablis, je vois un homme chaussant des pantoufles roses promener un petit chien . Savez-vous s’il y aurait un camping dans le coin svp ? Oui, il y en a un tout pres. vous continuer, à droite. J’aime beaucoup vos pantoufles roses Ce sont celles de ma femme Ah je vois.
J’ai peut-être parcouru 1 km et je suis tombé sur l’entrée d’un petit camping. C’était comme magique. il faisait presque nuit, je n’avais aucune idée d’où j’allais bivouaquer, et d’un coup je me trouve tout étonné devant l’entrée d’un camping !
Ce camping se trouve apparament dasn la localité de St Arnoult (cachet sur la facture).
j'ai monté ma tente - ultralight T2 Decath - avec l’aide du gars du camping, et d’une jeune fille qui nous a gentiment eclairés avec une grosse lampe.
Je suis aller faire un tour histoire de me frotter un peu au groupe d’humains.
Les gens étaient réunis dans un coin-pétanque. J’ai un peu bavardé, puis je suis allé me preparer de délicieuses pâtes complètes dans mon bol/popotte. Degustation sous les étoiles, abrité du froids par une veste de cycliste epaisse, qui venait alourdir pas mal mes bagages mais qui se revelait mainetenant bien indispensable.
J’avais aussi emmené un pull fin au cas où. Le fameux principe du ‘muticouches’ à vélo.
J’ai évoqué mes problèmes de synchro question sommeil. Je me suis donc forcé à dormir.
Le résultat fût un mauvais sommeil de quelques heures seulement dans cette situation tres inhabituelle pour moi en outre. Dormir sous une tente exigüe, moi qui suit legerment claustrophobe.
Les conséquences furent catastrophique pour le lendemain.
Reveil bien avant le lever du jour.
J’allais me faire du thé, mais la boîte d’allumette était fichue, trempée. De l’eau avait dégouliné du sac plastique contenant le bol/gamelle apres la vaisselle du soir.
Je n’ai pas fait de scoutisme dans ma jeunesse moi. Les erreurs du débutant j’imagine.
Pas de pain. Pas envie de manger des sardines à l’huile sans pain à 7 heures du mat.
Tout le monde dort autour de moi. Je vais me laver.
J’aurais du le faire avant de me coucher. Grosse erreur.
C’est mieux avant de se glisser dans le sac de couchage je pense. Dorenavent je me doucherai le soir quitte à eventuellment omettre de le faire le matin, me dis-je.
Ah oui, j’ai oublié le petit sac avec le (demi) savon, la brosse à dent à la maison.
Zut.
Mais tout ceci ne stoppe pas un véritable aventurier, n’est ce pas ?
Je me douche sans savon.
Je me seche avec une sorte de torchon que j’ai pris à la place d’une serviette dans le but d’alleger le paquetage (lu sur le web).
Je jette le truc à la poubelle en me disant que c’était une mauvaise idée. C’est nul, ça sèche pas et ça brûle la peau ce machin. J’acheterai une petite serviette à la premère occasion
je remonte sur mon velo sans trop de mal, mais pas du tout reveillé. En réalité complètement endormi.
Ensuite 10 km contre le vent à une vitesse d'escargot et dans la souffrance.
Manque de sommeil implique pas d'influx nerveux. Les muscles fonctionnent mais l’electronique, les commandes de la machine sont défaillantes. C’est ce qui arrive par exemple quand on fait la nouba et qu’on va travailler le lendemain sans avoir dormi : c’est l’horreur, le moindre geste est penible, le moindre bruit raisonne dans la tête.
Bon, là je suis à Ablis donc. J’ai fait 10 Km en 45 minutes !
la journée commence tres mal pour moi.
C’est samedi matin, y’a pratiquement personnne sur cette jolie place.
je hèle un jeune gars devant la poste. Lui demande s’il accepterait de me vendre un briquet. il me l'offre.
je me fais du thé dans le bol en alu qui me sers à la fois de gamelle et de bol (attention : l’alu pèse moins que l’inox, mais c’est probablement tres nefaste pour notre santé. Je déconseille. La conso d’alu augmenterait considérablement les risques d’Alzheimer à la longue.
en plus il n’est pas tres secure ce bol. la base est etroite et je risque de m’eboullanté en cas de chute. Mauvaise pioche).
Là je constate que vu la température matinale plus que fraîche mon rechaud met beoucoup de temps à chauffer le bol d’eau.
le garçon au briquet m’a dit que tout était fermé ! boulangerie, supermarché …
C’est catastrophique. Moi qui rêve depuis le levé d’acheter du pain et de me taper un enorme sandwich. quand je suis crevé je dévore !
En plus je devrais probablement dévier de ma route sur des km pour trouver un magasin, me dis-je. ReZut.
Je bois goulument un thé tres sucré.
Hummm ! c’est bon. Ça rechauffe, ça reveille.
C’est alors que je prends soudain conscience de quelque chose de tres important :
j’ai roulé avec un cuissard court – plus ma chaude veste de vélo - mais je suis en réalité mort de froid.
je réalise que j’ai froid, que j’ai faim, et que j’ai sommeil ! ! !
La totale.
Incroyable : Je ne m’en étais pas rendu compte jusque là, à cause de mon état d’endormissement.
Alors je retire mon cuissard - en slip au milieu de la place du village ! hihi - et j’enfile mon cuissard long.
Oh là ! ça va mieux. J’étais vraiment transis de froid.
Je ressens intensément un bien être.
Quelques autochtones apparaissent et se dirigent vers le grand supermarché du village que l’on voit depuis la grande place. Le jeune au briquet s’est trompé.
Je suis drôlement content, je vais pouvoir acheter de la nourriture et de l’eau ! super.
Apres avoir avalé un second bol de thé, il est 9 heures 10, le supermarché est ouvert, je m’y rends. Je rentre le vélo dans le magasin et apres un premier regard sevère la responsable fait preuve de comprehension vu l’impressionant volume de bagages sur le vélo. Impossible de tout decharger, attacher le vélo, tout porter dans le magasin. Et pas question de le laisser dehors sans surveillance. Jamais.
En principe je prends toujours la sacoche-avant avec moi (appareil photo, parpiers…) mais là je suis à coté de mes pompes, il faut bien le reconnaître.
j'achète de l'eau, du pain, des abricots, un petit savon de maseille, (vendu par deux. j'en abandonne un sur un banc après), brosse à dent ( dont j'ai coupé la moitié du manche), une boîte de spaghetti bolognese pas terrible par definition à la sauce tomate grasse…(que je devore froid avec du pain plus tard sur la place comme un festin) .
j'achète un petit tube de dentifrice à la pharmacie huste après, et quand la phamacienne charmante me donne un detail sans interêt à propos de du produit – j’ai demandé un tube de petite taille – je lui dit retorque avec un ton sec ‘J’men fiche, j’veux juste me brosser les dents avec !’
Oh là ! qu’est ce qui m’arrive ? J’ajoute immediatement ‘Excusez-moi, je manque de sommeil’
J’ai les nerfs en vrilles, c’est clair.
Finalement je repars.
Au fait : la boussole c'est génial. faut pas oublier la boussole. on navigue super bien à la boussole une fois qu’on connais le cap (environ 220 degré dans mon cas).
je l'avais oubliée l'année derniere en rando en Normandie, ça m’avait joué des tours.
Erreurs de routes, pertes de temps. Avec une boussole c’est parfait. Pas la peine d’en prendre une grosse encombrante… encore que si on n’a pas les dregrés dessus … hmmm, à voir.
samedi j'ai donc vécu UNE DES PIRES JOURNEE DE MON EXISTENCE
mais maintenant je réalise la chance que j’ai eu !
J’expliquerai plus loin.
J’ai souffert d’un impitoyable manque de sommeil, donc, allié au fait que j’ai roulé à travers ce qu’on appelle ….
… la Beauce.
des routes départementales peu frequentées, pratiquement toutes droites, pas trop de pente mais interminables avce un paysage monotone : Des champs immenses, de blé la plupart du temps, et un vent (de face dans mon cas) tout le temps, tout le temps, tout le temps
LE DESERT ! PAS UN ENDROIT OU S’ALLONGER D0 L'OMBRE, PAS UN ARBRE ! RIEN ! et bien sûr le cagnard total dès 10 heures du mat ce samedi 14 août !
de temps en temps on passe dans un petit village, presque desert à cette epoque de l’année apparament.
A un moment donné, éxtenué, je suis entré dans une immense ferme, à pied avec le velo à la main. je pressentait LE chien qui allait m'aggresser, comme d’hab. quoi.
finalement un enorme mollosse m’aboyais dessus appuyé sur la porte grllagée d’une sorte de chenil où il était enfermé heureusement.
à par lui, personne. je voulais demander la permission de m’allonger un moment sur un coin d'herbe ombragé.
je repars sous les aboiements menaçants.
je vois des humains passer dans la cours d’une petite maison. je demande à une dame s’il elle connaitrait un endroit où je pourrais m’allonger un moment à l’ombre car je tombe de fatigue.
elle me dit ‘NON’ avec une voix détruite de fumeuse inveterée.
je lui demande, lui suggere à demi-mot si je ne pourrais pas eventuellement m'allonger dans sa cours. ‘Et vous n’auriez pas un coin d’herbe dans votre cours ?… " quelque chose comme ça:
elle dit NON. ‘je ne reçois personne chez moi !’
elle se dirige vers la porte de la maison et lance à son compagnon, j’imagine, , toujours de sa voix ‘destroy’ (p etre la cousine de Dark Vador jene sais pas) quelque chose comme " he, tu sais quoi : y’a un mec qui veut venir s’allonger chez nous ! "
Misère !
La situation ne s’ameliore pas pour moi on dirait.
Je remonte en selle, dépité, en marmonant sans forces un ‘Mais non madame, je n’ai pas dis ça. Excuser-moi pour le dérangement’
Le calvaire continue, dans cette chaleur étouffante.
je roule, j'en peux plus, mais que faire d'autre sous ce soleil de plomb, au mileu de nulle pars ?
c'est ‘marche où crève’.
je demande à Dieu de m'éviter une crevaison : ce serait le sommet de l'horreur.
Je crois que le cagnard a débuté vers 10 h. c'est à dire 8 heures du matin heures solaire !
En effet en été lheure officilelle se situe 2 heures avant la ‘vraie’ heure solaire.
C’est à dire quele soleil est la verticale à 14 heures et non à midi heure oficielle en fait ).
Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé quand j’ai vu un agriculteur travaillant son champs près de la route coté opposé.
je l'ai interpelé en levant peniblement la main, un peu comme quand on lève le doigt à l’école.
c'était un homme jeune et apparament ouvert.
je lui dit mon problème, et lui demande la permission de m’allonger un moment entre son champs et le voisin.
il me dit ‘pas de probleme’, et que le proprio d'à coté à son avis "s'en fiche aussi certainement’.
Le coup de chance si je puis dire c’est qu’il y avait une sorte de chemin de 5-6 metres de large entre ces deux champs. D’un coté du maïs, de l’autreet là … je ne sais pas, moi qui suit de la ville.
A part ce chemin marqué par les passages d’un gros tracteur, rien, aucun endroit où camper.
mais je me repete.
La Beauce quoi !
J’ai laborieusement poussé mon vélo dans le passage jusqu’à atteindre unn certaine distance, afin de m’éloigner un peu de la route.
Et j’ai monter la tente, oui, car que faire d'autre pour m'abriter, essayer de dormir un peu ?
J’y ai mis toutes mes affaires, sacoches, etc, attaché le velo.
je me suis allongé en sous vêtement dans minuscule tente : une vraie fournaise !
Un peu de ce vent qui me ralentissait dans ma progression venait me rafraichir un petiti peu de temps à autre, mais c'était pas terrible.
Voilà. J’'étais en slip, allongé dans une minuscule tente de randonneur, sous le cagnard, avec un air etouffant, au milieu de nulle part et c’etéiat INSUPPORTABLE !
je n'arrivais pas apaiser les pensées qui s'entrechoquaient dans mon esprit, ma nervosité m'enpechait de me reposer, de trouver un appaisement.
C’est comme ça que je fonctionne. Quand je suis privé de sommeil je deviens super nerveux comme ‘pour assurer’.
Je sentais aussi les rayons du soleil sur ma peau, si bien que j’ai pensé mettre ma carte (IGN 1 :100 000) sur moi. Ce que je fit. Mais j’aurais pu faire beaucoup mieux : J’avais une couverture de survie au fond d’une sacoche ! j’y ai pas pensé. Il paraît que c’est tres efficace.
apres un certain temps dans cette situation etrange - peut-être une heure, ou peut-être un
peu moins - apres une espece de mauvais sommeil plein de pensées bizarres, angoissantes, j'ai soudain eu la sensation intense d'etouffer, et le sentiment que j’allais mourrir de suite !!!
je me redresse, je me parle à haute voie pour me rassurer. je me rhabille lentement il est midi. toujours ce soleil qui m'écrase.
toujours ce ciel bleu gigantesques nuages blancs comme du coton, presque tous identiques alignées comme sur du paier peint.
Je regarde au loin et on dirait que ce groupe de nuages bougent les uns par rapport aux autres ! s’éloignent d’une façon biezarre. C’est comme dans certaines effets spéciaux à la télé !
Ma parole j’ai des hallucination ou quoi ?
C’est la fatigue. Quelle galère, j’te jure.
Je ne regarde plus les nuages, ça me fait flipper.
je defais la tente, remet tout le paquetage sur le vélo et repars doucement.
je sens quand même un certain mieux en me remettant à pédaler apres ce repos
alors pendant un temps qui me semble infini je roule face au vent à une vitesse de limace, ne dépassant jamais les 12-15 km/h, le vent me freine toujours.
le cauchemard continue.
dans ma tête je me demande si je ne devrais pas abandonner completement mon voyage jusqu'en Espagne ! avec ces conditions climatiques, ce vélo qui me fait des douleurs au dessus des genoux- oui j’ai oublié d’en parler, j’avais déjà forcé avant de partir, et j’avais déjà des reserves je n’étais pas dutout sur de moi à cause de ces problemes musculaires et tendineux, car j’ai aussi des sequelles de tendinites aux 2 coudes qui m’ont obligé à stopper complement tout sport durant 5 mois. J’ai repris le vélo il y a 1 mois et demi environ.
Le fait qu’il n’y ait pas de rapports de vitesses suffisement connfortables sur ma machine pour les pentes tres raides semble donc décidement redhibitoire.
je suis finalement arrivé au croisement d'une nationale qui me permettrait de remonter vers la ville de Chartres si je le décidais. Qui dit ville, dit gare sncf.
Que faire ? j'hésite.
je suis trop épuisé. je décide de rentrer chez moi, de rallier mon Q.G. !
je suit donc la Nationale 154 et me tape 20 km horriblement penibles là encore j'avais du vent, une progression toujours aussi minable. J’ai dû mêttre au moins une heure et demi je pense.
C’est une nationale que je déconseille aux cyclistes
Je n’en ai croisé aucun d’ailleurs, ni là ni sur les departementale. y’a peu d’inconscients comme moi apparament !
Je ne connaissais pas ‘la Beauce’. c’est chose faite.
La N 154 est trés etroite, de nombreuses voitures qui roulaient à des vitesses de fusées ce week end du 15 août ! sûrement des departs vers la mer. Y’avait même un effet de souffle sur moi et mon velo avec les vehicule de gros gabarit.
Heureusemlent j’ai un truc formidable : un gilet jaune fluo, avec des bandes reflechissantes pour la nuit, dit gilet ‘haute visibilité’
N’en cherchez pas dans le magasins de sport : y’en a pas. Ça se trouve dans le magasins de ‘vêtements professionnels’, environ 15 €, et c’est vachement efficace !
mettez ce gilet et vous verrez de suite la difference sur les routes. La plupart des automobilistes se tiennent naturellement à distance. Ça les interpellent de voir un gars avec ça. Ils se posent pas plus de question, l gardent des distances.
Le vêtement n’est pas vraiment beau, mais je m’en fiche. Ce que je veux c’est resté en vie.
Quand on sent la puissance des voitures lancée à des vitesse delirantes - bien au delà des autorisées - on est forcés d’avoir la frousse. Un choc et la fête est finie pour de bon.
En arrivant sur Chartres il y a avait un ralentissement !
Je suis entré dans un MacDo et moi qui ne mange habituellment que du poulet et ne bois que de l‘eau et du thé - en fait plus par necessisté que par vertu car j’ai des problemes d’estomac - là j’ai devoré une enorme BeukMac (gras + sucre) avec un grand Caca Cola.
Je me sentais comme un nauvragé ayant dérivé pendant des jours sur un radeau perdu au milieu de l’océan et venant d’être miraculeusment hissé sur un navire de passage.
Ensuite j’ai à nouveau commandé la même chose !
ça allait mieux : mon esprit critique était de retour.
J’essayais d’imiter les aboiements grotesques de la responsable du MacDo surses subalternes dociles en lui passant la commande.
(Si vous ne me croyez pas allez y elle y est surement encore).
Elle ne semblait pas comprendre mon message. Alors je terminais pas un " Garde à vous ! "
en regardant ailleurs. Pardon ? " me dit-elle enfin. Rien, je plaisante.
J’imaginais les employés à sa botte, lui hurlant un ‘Chef !Oui Chef !’ au garde à vous, façon meurinzs U.S. !
La réalité depasse tres souvvent la fiction.
Apres m’être grassement restauré je suis repartie sur le boulevard peripherique de Chartres, une ville toute en pente, au sommet de laquelle trône une cathédrale tres ancienne. Ils rouletn comme des ouf là aussi.
J’ai remarqué plein de mobylettes et scooters avec des pots d’chappements trafiqués faisant un tintammare infernal. et aussi des decoletés affolant chez pluesieurs gamines e 14-16 ans (dans 2 quartiers diffrents). Doit y avoir une mode en ce moment là-bas je suppose.
Je decidais finalement de chercher un hebergement et de faire un tour le lendemain.
mais je quittais la ville dès le lendemain matin finalement apres une ballade improvisée autour de la cathedrale le soir même.
Je suis allé à l’auberge de jeunesse de Chartres, toute proche de là où je me trouvait alors.
J’y ai i pris une douche brûlante - oui, en été l’eau est bouillante dans les douches de cet etablissement.
En revanche ils ont un ingenieux système permettant de fermer les portes des chambres et des toilettes automatiquement.
Ça fonctionne tres bien.
La seule chose c’est que quand vous essayez de dormir ….vous entendez les portes claquer sans arrêt jusqu’à une heure tardive : ‘PRRRRRRRR’ !
mais il est possible d’empêcher la porte de claquer si on souhaite menager le voisinage des voyageurs fatigués. Suffit de la retenir… et une fois que la porte est presque close … ‘PRRRRRRRR!’ euh … oui, c’est pratiquement impossible d’empecher le truc. Ça ne sert à rien. Ça claque. Hihi !
Enfin perso je ne me plains pas car j’ai eu la chance d’avoir une chambre avec seulement un voisin de lit. Un jeune homme musulman tres pratiquant. je respecte.
Quand je sus entré dans la chambre il priait assis sur un beau tapis devant la fenêtre.
Comme chacun sait les chambres des ADJ en France sont souvent minuscules avec 3 lits superposés double (6 lits en tout) dans 9m². ça s’appelle une cage à lapin quoi.
En plus on crevait de chaud là-dedans, mais mon colocataire d’un soir ne voulait pas dormir fenêtre ouverte à cause ‘du bruit le matin’.
Malgré mon respect pour le sacré je dois dire qu’il m’a legerement incommodé quand même quand il a refait une prière avant de se coucher – je dormais quand il est rentré – lumiere allumée et malgré qu’il recitait à voie basse. Ça a duré 10 environ minutes.
Ce sont des choses qui arrivent.
(Un ami musulman m’expliqué hier qu’il doivent faire 5 prières quoridienne)
Mais donc avant ça, je suis sorti me ballader aux alentours de la cathédrale apres ma douche, avec dusavon cette fois.
J’ai pris quelques photos.
Je suis rentré à l’ADJ et me suis collé une demi heure devant les idioties habituelles de la télé, le samedi soir, avant d’aller me coucher car je m ‘endormais.
Sur la Une justement un animateur-producteur tres connu introduit en ce moment le concept de la troupe de nanas sexys, concept qui sévitt au quotidien dur les chaines italiennes berlusconienns notamment. Le spectacteur-voyeurs-mâle prends ainsi progressivement la malsaine habitude d’allumer le poste dans le but de se rincer l’œil abondament et libidineusement.
Regardez une chaine italienne du câble, vous comprendrez. C’est pas désagréable d’ailleurs.
Donc je pense que ça ça va marcher en France.
Merci à ces gens qui nous encouragent dans ce qui il y a de meilleur en nous.
Justement la troupe de danceuses-potiches-idiotes-sexy dont je parlais su Tf1 est grimée en meurinzs US et crie en cheour tous les samedis " Chef, oui Chef ! " à cet Ani-Mateur, en réponse à une question pretexte. lui même semble tres libidineux. Dans la version quotidienne de ce ‘jeu’ il met constament les mains sur les candidates !
C’est vrai j’invente rien : regardez par vous même.
Enfin ça rassure de se planter devant la télé apres une journée pareille.
je dois dire que pour ma part j’ai recement fichue mon poste de télé à la poubelle car je suis moi-même un être faible.
Si je me contente de la mettre en quarantaine il y a toujours un bon pretexte qui apparaît pour la remettre en place et la rallumer. Mais j’ai enormement de mal à l’éteindre.
une methode radicale s’imposait en consequence.
Pour en revenir à mon périple, je suis rentré dimanche matin. J’ai limpression d’être parti une semaine !
Pour fini, mes conclusions :
1 - Mon vélo ne me permet pas de réaliser ce voyage sans me faire mal. (Genoux) manque un troisieme plateau plus petit, plus grand pignon. Déjà l’énnée derniere, le dernier jour d’une semaine de vélo en Normandie j’avais une douleur au genoux. Y’a un soucis avec le matos.
2 - Je pense partir la prochaine fois au printemps ou en automne (en septembre ou octobre) pour un voyage au long court pour eviter de crever de chaleur. C’est insupportable.
3- Le sommeil est aussi important que la nourriture, l’eau, la temperature.
Et je ne peux pas faire un voyage pareil si je suis incapable de dormir à des heures ‘normales‘.
4 - J‘ai mal choisi mon itineraire. Pas de bois, pas un arbre sur des km, donc pas d’ombre pour s’abriter le cas echeant.
5 - Partir avec déjà des (petites) douleurs musculaires et/ou articulaires est insensé.
6 - Qu’est ce qu’on peut passer comme temps sur un ordinateur à relater un petit periple qui n’interrdse probablement que soi d’ailleurs.
7 - j’aime pas Arthur.
8 - Au final, etonnement, je réalise que j’ai une grande chance d’avoir vécue cette journée infernale.
J’en ressors avec une super envie de VIVRE, et j’ai beaucoup appris sur moi-même.
Bien sûr je ne dis qu’il faut se faire volontairement du mal à ce point là . Ce serait absurde.
je ne fais pas de la rando pour me détruire au contraire, faut que je m’amuse, même s’ il y a parfois des journées dures, ça reste globalement du bonheur. c’est pourquoi j’ai stoppé mon ‘aventure’. Reportée plus exactement.
‘L’envie’ de Goldman (c'est chanté par ’Jauni à l’idée’)
Qu'on me donne l'obscurité puis la lumière Qu'on me donne la faim la soif puis un festin Qu'on m'enlève ce qui est vain et secondaire Que Je retrouve le prix de la vie... enfin !
Qu'on me donne la peine pour que j'aime domir Qu'on me donne le froid pour que j'aime la flamme Pour que j'aime ma terre qu'on me donne l'exil Et qu'on m'enferme un an pour rêver à... des femmes !
On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi.. qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie... qu'on allume ma vie !
Qu'on me donne la haine pour que j'aime l'Amour La solitude aussi pour que j'aime les gens Pour que j'aime le silence qu'on me fasse des discours Et toucher la misère pour respecter... l'argent !
Pour que j'aime etre sain, vaincre la maladie Qu'on me donne la nuit pour que j'aime le jour Qu'on me donne le jour pour que j'aime la nuit Pour que j'aime aujourd'hui oublier les... "toujours" !
On m'a trop donné bien avant l'envie J'ai oublié les rêves et les merci Toutes ces choses qui avaient un prix Qui font l'envie de vivre et le désir Et le plaisir aussi... qu'on me donne l'envie L'envie d'avoir envie, qu'on... Rallume ma vie !
Cherche personne (20-30 ans) sérieuse pour partir en mission humanitaire (Afrique, Asie) English translation pending
Bonjour,
Agée de 23 ans et venant de finir mes études d'assistante sociale, je cherche à partir prochainement en Afrique ou en Asie, pour une durée de 2 à 10 mois, pour une mission dans des domaines divers (santé, sensibilisation mutiples, accès à une alimentation suffisante, aide à orphelinat, développement des ressouces personnelles de la population, protection animale, ...)
Je cherche pour l'instant des jeunes gens qui ont le même souhait que moi, car j'ai envie de partager cette expérience!!!! et qu'à plusieurs cela est plus facile pour trouver une association sérieuse...
Je veux partir par le biais d'une petite association et non me faire extorquer de l'argent par de grandes associations qui font du"tourisme humanitaire". (je n'ai pas beaucoup de moyens financiers...)
Si vous vous reconnaissez, contactez moi!!! A très vite
Je cherche pour l'instant des jeunes gens qui ont le même souhait que moi, car j'ai envie de partager cette expérience!!!! et qu'à plusieurs cela est plus facile pour trouver une association sérieuse...
Je veux partir par le biais d'une petite association et non me faire extorquer de l'argent par de grandes associations qui font du"tourisme humanitaire". (je n'ai pas beaucoup de moyens financiers...)
Si vous vous reconnaissez, contactez moi!!! A très vite
Une semaine au Caire - mai 2018 English translation pending
Mai 2018 – Une semaine au Caire
Vendredi 11
C’est le lancement de Joon, la compagnie low cost d’Air France, qui nous a incités à retourner en Égypte. 20 ans qu’on n’y avait pas remis les pieds, il était temps…
Pour aller à Roissy, ce n’était pas gagné : les trains circulaient la veille et le lendemain de notre départ, mais le vendredi 11, eh bien pas de grève mais des travaux sur la ligne Toulouse-Paris. Il a donc fallu nous rendre en voiture jusqu'à une gare où on trouverait un train, en l'occurrence Gien, à 200 km d'ici. Petite anecdote, dans notre wagon il y a avait toute une bande de fillettes d’une dizaine d’années apparemment de retour de vacances accompagnées de bonnes sœurs. L’ambiance était joyeuse. Pour les occuper, les sœurs les faisaient jouer au jeu des sept familles. À un moment, Marielle me fait remarquer que les figures sur les cartes sont… des saints !
On arrive à Paris pile à l’heure. Et le bon côté de cette grève, c’est qu’on n’avait jamais rallié Roissy depuis la Gare de Lyon aussi vite tellement la circulation était fluide.
Avion parti à l’heure. Finalement pas Joon, mais Air France. Pas grave, on aime.
Arrivée vers 21 heures. On sait qu’il faut prendre le visa sur place avant de passer à la douane. Dans l’aérogare, de petites affiches jaunes « No visa yet? » sur des piliers indiquent le guichet des bureaux de change à quelques mètres sur la droite. On fait coup double : changer de l’argent et obtenir notre visa. Une quinzaine d’euros par personne pour le visa. Petite parenthèse : en règle générale, inutile d’aller dans un bureau de change, le taux est le même à l’hôtel. D’ailleurs, le réceptionniste utilisait la même appli que nous.
Le passage en douane est longuet, seulement deux guichets sont ouverts. C’est l’occasion de faire connaissance avec un couple de jeunes Français venus de Bourgogne.
Comme nous avons réservé notre hôtel d’avance, une voiture est venue nous chercher. En 1998, circuler au Caire était mission impossible. C’était constamment embouteillé et ça klaxonnait furieusement. Là, je me rends compte que les autoroutes que j’ai découvertes il y a quelques années en survolant Le Caire dans Google Earth – elles n’existaient pas en 98 – ont quelque utilité. Notre hôtel étant à Gizeh, soit une cinquantaine de kilomètres, nous empruntons une rocade évitant de passer par le centre. Toujours ça de gagné.
Nous séjournons au Marvel Stone, juste en face du sphinx. De la chambre et, surtout, de la terrasse, on a une vue plein cadre sur le sphinx et les pyramides. Une promo à 280 € la semaine dans un endroit pareil, ça valait la peine. L’hôtel a ouvert ses portes il y a seulement six mois, autant dire que tout est neuf. Chambre claire et spacieuse, lits confortables. La couette et les serviettes de bain posées dessus sont pliées en forme de pyramides… À la nuit tombée, bonne surprise : l’éclairage de la chambre est particulièrement soigné. On est loin des chambres tristes d’autrefois, avec une ampoule de 30 W toute nue pendant au bout d’un fil. Seul bémol : la douche, dont le sol est incliné dans le mauvais sens, mais ce n’est qu’un détail. Sinon, en sortant de la douche on se sèche avec des serviettes parfumées. L’hôtel étant plus moins entouré d’écuries et de… comment on appelle ça, des « dromadaireries » ? et les serviettes étant mises à sécher sur les terrasses, nous nous retrouvons parfumés au Chamelle numéro 5 après chaque douche. Ah oui, et le lavabo : pas d’éclairage et le miroir est pile en face de la porte, et donc de la baie vitrée. Alors pour te raser, soit tu fermes la porte pour ne pas être aveuglé par la lumière extérieure, soit tu te rases quand il fait encore nuit. Seulement, le jour se lève à 4 heures…
Autre particularité du quartier : le calme. Autant le centre-ville est pollué et bruyant, autant c’est calme ici. En fait, quand on traîne dans les rues alentour, on se rend compte qu’il y a très peu de voiture. Je pense que ça s’explique par la présence des barrages de police qui font que seuls les résidents et, éventuellement les taxis ou les cars de touristes, peuvent y pénétrer. Comme c’est aussi ici que se trouvent la plupart des dromadaires et des chevaux qui baladent les touristes sur le site des pyramides pendant la journée, on est étonné de n’entendre que des bruits de sabots. Pour un peu, on se croirait dans un film historique ! Certes, pas au temps des pharaons, mais quelques décennies plus tôt, et ce n’est pas désagréable du tout.
Étant debout depuis six heures du matin, on se couche assez tôt… pour être réveillé vers minuit par une musique tonitruante : le spectacle son et lumière aux pyramides ! C’est un peu pour ça qu’on avait choisi cet hôtel, mais on pensait que le spectacle avait lieu plus tôt dans la soirée. Hop, un saut sur la terrasse pour voir. Un peu décevant. Les éclairages ne sont pas terribles, et on entend surtout de longs passages lus sur un ton un peu grandiloquent… en espagnol. En fait, le spectacle a lieu tous les soirs dans une langue différente. En général, il démarre vers huit heures, mais il arrive qu’il y ait un « deuxième service » comme ce soir.
Crevés et un peu frileux, retour au dodo au bout de quelques minutes.
Petite parenthèse : c’est notre troisième séjour en Égypte. On est venu la première fois en 1989 et la seconde en 1998. En 89, on y a passé une quinzaine de jours et visité Le Caire, Assouan, Abu Simbel, Al Kharga et Louxor. En 98, on s’est contenté de passer une semaine à Assouan, le but étant simplement de faire un petit break au milieu de l’hiver.
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Samedi 12 Réveil vers 7 heures : musique tonitruante, annonces en anglais dans des haut-parleurs. C’est une cérémonie de remise de diplômes de fin d’études qui se tient à un jet de pierre, là où les spectateurs s’asseoient pour assister au son et lumière le soir. Il fait déjà très chaud, ce qui explique sans doute le choix de cette heure matinale. N’empêche, ça surprend. Allez, on s’arrache et on va prendre le petit-déjeuner sur la terrasse. Il est inclus dans le prix, mais c’est pas la grande affaire. La purée de fèves est très bonne, mais l’omelette est trop grasse et les petits pains… beurk, même des Anglais les trouveraient immangeables. C’est dire. Enfin, pour le prix qu’on a payé, faut pas demander la lune non plus. Et puis on s’en fout : on a les pyramides devant nous. Magique. D’ailleurs, c’est évidemment elles qu’on va voir – ou plutôt revoir – en cette première journée. À l’entrée située de ce côté-ci, juste devant le sphinx, le guichet ne ressemble guère à ce qu’on pourrait attendre d’un site aussi connu. C’est un simple petit bâtiment jaune délavé et poussiéreux avec une grande porte et un petit guichet sur la gauche. Rien n’est indiqué, du moins rien d’intelligible pour nous puisque tout est uniquement en arabe, que nous ne lisons malheureusement pas. 120 livres par personne, soit 6 € pour accéder à l’ensemble du site. C’est cadeau. En France, pour visiter le moindre château ou jardin, il faut compter 18 €. Certes, c’est beaucoup plus cher pour les étrangers que pour les Égyptiens, mais il faut savoir que l’Égyptien moyen gagne 70 € par mois. Et puis, si on se donne la peine de venir jusqu’ici, on ne va tout de même pas mégoter pour si peu. Si on veut entrer dans les pyramides, il faut prendre des billets à part. Pour aujourd’hui, ça ira comme ça. Première étape : le sphinx. En 98, je me souviens avoir été interviewé par des jeunes journalistes d’une télé quelconque. Bien poli, je n’avais pas tari d’éloges sur les travaux de restauration. Je ne suis pas sûr que je serais aussi élogieux aujourd’hui quand on voit le résultat. Une honte ! Le sphinx a supporté plusieurs millénaires d’érosion, il pourrait en supporter encore quelques-uns. Surtout que dans quelques dizaines ou centaines d’années, quand notre civilisation aura disparu, ce qui ne saurait tarder au train où vont les choses, il sera sûrement de nouveau noyé dans les sables. Et ils vont faire quoi, après ? Fondre les pyramides dans de la résine ou un truc comme ça ? Autour du sphinx, c’est un peu la cohue en cette fin de matinée. Les touristes font des selfies, prennent des poses pour qu’on ait l’impression que le sphinx est posé sur leur main… ah la la, le respect se perd. Ensuite, ce sont les chameliers qui proposent de faire découvrir le site à dos de dromadaire. « Do you know how much? Only one hundred Egyptian » (sous-entendu, “pounds”). On fait la sourde oreille ou alors, quand le mec se fait trop insistant, on invoque un mal de dos. On préfère à pied. Le but n’est pas d’avoir « fait » les pyramides, mais de prendre le temps, de s’imprégner de l’ambiance du lieu. On s’attarde sur les détails auxquels les touristes ne font pas attention, mais qui sont des plus intrigants, à savoir la taille des blocs de calcaire et de granite. La taille dans les deux sens du terme : ils sont énormes, plusieurs mètres cubes pour la plupart, et taillés avec une précision stupéfiante. L’autre détail qui nous intrigue, c’est leur forme. Ce ne sont pas juste des parallélépipèdes de taille standard, mais ils sont taillés de manière à s’emboîter selon des schémas irréguliers, sans doute pour résister aux tremblements de terre. Certains blocs de granite présentent un renflement curieux dont on ne voit pas bien la fonction. Il va falloir passer quelques heures sur la Toile pour tâcher d’éclaircir tout ça en rentrant. On passe au large de Khéops puis de Khephren pour arriver à la pyramide de Mikérinos. De là, on pousse le pied jusqu’à une dune située quelques centaines de mètres plus loin. Silence. Les pyramides semblent vibrer dans l’air brûlant du milieu de la journée. De temps à autre, des nuages passent et on a l’impression qu’un géant s’amuse à les éclairer ou à les obscurcir chacune à son tour. Arrive l’heure de la prière. Un muezzin, un autre, un troisième… bientôt, c’est une immense clameur qui nous parvient de la ville, venue mourir au pied du site de Gizeh dans sa croissance effrénée. D’autant plus impressionnant que, dans les dunes, c’est le silence complet. En revenant vers l’entrée est, on fait une large boucle pour passer devant l’entrée de la pyramide de Kheops. C’est la plus grande des trois, mais on a du mal à vraiment appréhender ses dimensions quand on est au pied. Environ 230 mètres de côté pour 145 de hauteur. Elle serait constituée d’environ trois millions de blocs de calcaire, la plupart de plusieurs tonnes. Les blocs de parement sont taillés avec une extrême précision, de l’ordre du dixième de millimètre, et pas deux blocs sont identiques. Apparemment, ils étaient sciés et réassemblés dans la même position qu’à l’origine, ce qui permettait d’obtenir ce résultat. D’ailleurs, sur le parvis on voit des traces de découpe sur le sol. Je dois dire que je ne comprends pas bien comment on procédait. Est-ce qu’on sciait jusqu’à une certaine profondeur, mais alors comment, et qu’on levait ensuite les blocs pour les amener à leur emplacement final pour qu’ils soient parfaitement jointifs ? Seule explication logique à mes yeux, mais sur le plan pratique ? Cela vaut aussi pour les blocs de granite, notamment au pied de la pyramide de Khephren. Ils sont taillés avec une précision stupéfiante et on a l’impression qu’ils sortent d’une usine. Comment on obtient ce genre de résultat ? En sortant du site, on file directement sur le restau d’en face. J’ai oublié son nom, mais il est juste à côté d’une chaîne étatsunienne de pizzerias industrielles pour bétail humain. Facile pour le retrouver. La baie vitrée de la salle du premier étage permet de déjeuner en admirant… les pyramides, pardi ! Le service est minable, très long et peu aimable, mais la cuisine excellente, de même que les jus de fruits. En attendant qu’on nous serve, on observe un couple d’Espagnol, dans la cinquantaine. Ils font des selfies. Ils font peut-être partie de DSF, Débiles Sans Frontières ? De retour à l’hôtel, on musarde sur la terrasse d’où on découvre le plateau, bien sûr, mais aussi tout le quartier. Et ce n’est pas le moins intéressant. Tout autour, ce ne sont que de petits immeubles de deux ou trois étages en béton et en brique nue. Et les terrasses… sont autant de basses-cours. Ici des oies, là des moutons qu’on laisse sortir de leur cagibi une fois par jour pour les nourrir, là-bas des canards… En même temps, comme personne n’a de terrain, il faut bien trouver un endroit pour élever la volaille, les moutons et les chèvres. Quand je pense à ces magazines qui se croient à l’avant-garde en nous vantant des projets de « ferme dans la ville » au Japon ou je ne sais où ! En fin de journée, on regarde aussi les gamins du quartier qui font décoller leurs cerfs-volants, comme partout entre le Moyen-Orient et l’Inde. Ça et là, des structures métalliques carrées peintes en vert attirent notre attention alors qu’on regarde les pigeons tournoyer avant le coucher du soleil. En haut d’une de ces constructions un type agite un drapeau (belge !). Qu’est-ce qu’il fait ? Est-ce qu’il cherche à éloigner les pigeons ou au contraire à les attirer ? Dans une construction voisine, un autre agite aussi un drapeau, libanais celui-là. Au cours des jours suivants, on se rend compte que ça les occupe une bonne heure tous les soirs. Pendant ce temps, les muezzins appellent à la prière. J’ignore combien il y a de mosquées au Caire, sans doute des milliers. Alors la clameur entendue plus tôt dans la journée depuis le plateau de Gizeh est encore plus impressionnante ici. Vers huit heures, spectacle aux pyramides. Dire que des gens paient 26 € pour ça ! Il semble que ce spectacle existe depuis les années 60 et n’a jamais été remis au goût du jour. Et moi qui m’attendais à un déluge d’effets spéciaux, j’en suis pour mes frais. De temps en temps, le sphinx est éclairé en bleu et les pyramides en rouge ou en vert, mais seulement très peu de temps. Entre deux, du baratin, du baratin, du baratin. On est à quelques jours du début du ramadan, et il semble y avoir une ambiance particulière. On sent que quelque chose se trame, un peu comme avant les fêtes de Noël chez nous. Dans les rues, les gens ont accroché des guirlandes de papier argenté, et le soir de la musique monte jusqu’à nous depuis une maison voisine. Des airs traditionnels et modernes. J’en reconnais un ou deux, sans doute des classiques d’Om Khalsoum ou Najat el Seghira.
Dimanche 13 Aujourd’hui, visite du Musée égyptien. La première fois qu’on l’a visité, c’était en 1989, et j’ai gardé le souvenir d’un endroit sombre et poussiéreux, où tout était plus en moins entassé pêle-mêle. La momie d’un pharaon dont j’ai longtemps cru qu’il s’agissait de Ramsès II – je n’en suis plus si sûr, peut-être une indication erronée donnée à l’époque par le musée ? – était posée là, même pas protégée par une vitrine, et n’importe qui pouvait y toucher. Ça paraît incroyable aujourd’hui. Depuis, je crois qu’elle est régulièrement prêtée à droite, à gauche dans le monde. Le musée a été refait entièrement dans les années 90. C’est un grand bâtiment ocre à deux pas de Midan el-Tahrir et du Nil. Le prix de l’entrée et de 180 livres par personne, plus 50 livres si on veut faire des photos. 230 livres pour nous, donc, soit 11,50 euros. Pour un tel musée, ça me semble tout à fait correct. À l’intérieur, l’aménagement est assez bizarre au premier abord, mais finalement pas bête du tout. Si on suit le plan, on commence par le fond et on revient vers l’entrée en zigzaguant par les allées transversales. La première chose qu’on remarque en entrant, hormis des statues géantes de pharaons, c’est la pierre de Rosette et un buste de Champollion. On suit docilement le plan pour découvrir le patrimoine de l’Egypte ancienne dans l’ordre chronologique. Des statues de pharaons et de sphinx, des sarcophages, des stèles gravées de hiéroglyphes, des barques mortuaires en veux-tu, en voilà… Au début on regarde tout ça d’assez près en essayant de déchiffrer les trop rares explications données. Beaucoup datent de l’entre-deux guerres. Elles sont tantôt en français, tantôt en anglais, tantôt en arabe, sans grande cohérence. Et puis le texte est souvent trop petit, mal éclairé ou mal placé. Une fois le circuit du rez-de-chaussée terminé, on monte à l’étage. Là, on découvre des dizaines de sarcophages dans des vitrines. Ils sont splendides, mais pas toujours bien mis en valeur. Certaines salles sont en cours de restauration. Les peintres ont vaguement jeté des bâches en plastique sur les vitrines et travaillent la clope au bec au milieu de tous ces trésors. À l’étage, aussi, le truc pour lequel tout le monde vient ici : la salle du trésor de Toutankhamon. Là, interdiction de faire des photos. En même temps, c’est tellement somptueux qu’une fois qu’on ça sur la rétine, on ne l’oublie pas. On l’avait déjà vu en 89, mais, hormis le masque et le sarcophage, je ne me souvenais pas du reste. Et le reste, il vaut aussi le déplacement. On trouve notamment des parures d’un raffinement inouï, et ce serait bête de ne pas s’y attarder. Globalement, on peut être un peu déçu par les imperfections du musée, mais je trouve que les Égyptiens ont bien du mérite. Avoir hérité d’un tel patrimoine, c’est à la fois un don du Ciel et un cadeau empoisonné. Entretenir tout ça coûte des fortunes. C’est financé par les entrées, mais le tourisme s’est effondré ces dernières années après la dernière révolution de couleur. Il reprend vigoureusement depuis un an ou deux, mais on est encore loin du compte. Et puis il faut savoir que si la population était d’une cinquantaine de millions d’habitants dans les années 80, elle est aujourd’hui de 95 millions. Elle a quasiment doublé en une génération. On comprend que les Égyptiens aient d’autres chats à fouetter que construire de belles vitrines bien éclairées pour les sarcophages du musée. En sortant, on file dans les rues en face pour trouver un restau. Entre les places El-Tahrir et Talaat-Harb, c’est le quartier des agences de voyages. Il n’y a quasiment que ça. C’est d’ailleurs sur Talaat-Harb qu’on avait séjourné en 89 et en 98. Je me souviens que l’hôtel avait encore un standard téléphonique avec des fiches ! Et il était utilisé ! Il est toujours là aujourd’hui, mais on n’est pas allé voir si ce standard était toujours là… Tout le quartier est assez déplaisant. Très bruyant et pollué, comme un peu partout au Caire. Par rapport à nos visites précédentes, les voitures sont récentes et moins polluantes, mais la population a doublé… Autre mieux, cependant : les klaxons. Ceux qui découvrent l’Égypte aujourd’hui doivent trouver que les automobilistes égyptiens sont des maniaques du klaxon. Par rapport aux années 80-90, c’est de la gnognote ! Par contre, la pollution est toujours bien là, et plus que jamais : on voit ce qu’on respire. Après avoir déjeuné d’un plat de nouilles au milieu des employés du quartier dans l’équivalent égyptien d’un fast-food, on reprend un taxi pour rentrer à Gizeh. Évidemment, dans ce sens-là, c’est moins facile de négocier. À l’aller, on avait commandé un Uber à l’hôtel. Une centaine de livres (5 €) pour venir au centre. Au retour, on a dû payer dans les 150. Le soir, on essaie un autre restaurant du quartier, le Pyramids. Cadre typique, service sympathique. Les serveurs sont amusés par ma clope électronique. Visiblement, ça plaît beaucoup. Marielle prend un tajine et j’essaie le pigeon farci. En fait, le pigeon c’est moi. Quasiment pas un morceau de chair – oui, bon, un pigeon ce n’est pas une dinde non plus, mais là… La farce est en fait simplement du mil ou du riz, un peu difficile de le déterminer. Relativement insipide et plutôt décevant. On aurait mieux fait d’aller au restau chinois aperçu tout à l’heure… De retour à l’hôtel, on fait quelques parties de billard sur la terrasse avec les Français. Plus de trente ans que je n’y avais pas joué, et la table n’est pas tout à fait de niveau, mais j’arrive à m’en tirer à peu près honorablement.
Lundi 14 Troisième jour. Que faire ? Le musée égyptien ? C’est vu. Les pyramides ? Non, pas aujourd’hui. Allez, on fait un tour dans le centre, mais pas n’importe où : au parc El Azhar. Ce grand parc est perché sur une colline qui domine la vieille ville, entre la citadelle, quelques mosquées et le marché de Khan El-Khalili. À la réception, on tombe sur le jeune Allemand qui occupe la chambre au bout de notre couloir. C’est un étudiant en égyptologie venu quelques jours pour préparer son mémoire de maîtrise. Ce matin, il se rend au musée égyptien. Comme nous passons justement devant pour aller au parc, on décide de faire taxi commun. Ce type est une caricature d’Allemand. Il me fait penser aux musiciens du groupe Kraftwerk en concert dans les années 70 (oui, j’ai vécu ça…). Les cheveux parfaitement tirés en arrière, rasé de très près, chemise à rayures boutonnée aux poignets, pantalon noir au pli irréprochable, chaussures cirées… Il compte vraiment s’aventurer comme ça dans les rues du Caire ? Au bout de trois minutes, il sera couleur Tempête du désert ! Le lendemain, Marielle me fait remarquer qu’il cache bien son jeu : une de ses manches était un peu remontée et elle a aperçu l’esquisse d’un tatouage qui, visiblement, courait jusqu’à l’épaule. Question : un sphinx ou une divinité égyptienne ? Le trajet jusqu’au centre prend une bonne heure. Ça s’est énormément construit entre Gizeh et le centre. C’est aussi beaucoup plus moderne. Ce qui n’a pas changé, par contre, c’est la saleté. Enfin si : c’est pire. Il ne semble pas y avoir de service de voirie. Les rues sont une véritable décharge à ciel ouvert. À l’approche du Nil, c’est de plus en plus encombré. On avance à trois à l’heure, le soleil est au zénith et il doit faire quarante à l’ombre. Enfin on arrive quand même au musée et on dépose notre colis. Le chauffeur ne connaît pas très bien la route jusqu’au parc, et il doit être le seul Uber du Caire à ne pas avoir de GPS. Peu importe, il finit par nous déposer à l’entrée est. C’est le milieu de la journée, il fait extrêmement chaud, mais ici on a la sensation de respirer enfin. Le parc est très beau, très propre et bien entretenu. Surtout, c’est très vert. Inimaginable ! Des belvédères aménagés à deux ou trois endroits, on découvre la citadelle, des mosquées et la vieille ville. Pas de belle architecture, mais uniquement des constructions de deux ou trois étages aux toits plats servant souvent de dépotoir – ou de basse-cour. Une grande ville moyen-orientale, quoi. Ah oui, un truc marrant : les antennes-relais sont camouflées en palmiers. Bien vu ! À quelques dizaines de mètres de l’entrée on découvre un grand bâtiment de style oriental, avec un patio et une fontaine au milieu, qui débouche sur de très beaux jardins en contrebas, irrigués par un petit chenal allant jusqu’à l’autre extrémité du parc. Sur la gauche, une terrasse avec des parasols attend les touristes venus pour déjeuner. Cela nous paraît tout bonnement incroyable d’être dans un endroit pareil, en plein cœur d’une ville aussi grouillante et polluée. C’est presque silencieux. De fait, on entend surtout des oiseaux. Sur la terrasse, des enceintes diffusent des airs égyptiens connus. Ambiance orientale on ne peut plus orientale. La cuisine est simple mais bonne, et au même prix qu’ailleurs, soit 5-6 €. Pourquoi se priver ? En sortant du restau, on poursuit notre balade jusqu’au bout de la colline. À un moment, un jeune couple vient vers nous et le gars me demande s’il peut me prendre en photo avec sa copine. Là, je suis plus que scotché. Ensuite, c’est elle qui insiste pour qu’on fasse une photo avec son copain, puis tous les deux… Eh bien, ça se lâche chez les barbus ! Bon, il faut dire que le parc est fréquenté par la bourgeoisie du coin, et les mœurs sont forcément plus libres. Après avoir traîné un bon moment, on décide de redescendre jusqu’au marché de Khan El-Khalili, à quelques centaines de mètres en contrebas. Là, ce n’est plus du tout la même ambiance. La fin de l’après-midi approche et les rues sont de plus en plus encombrées. Un peu plus bas, on se rend compte qu’on ne peut pas traverser l’avenue ici. Comme on est le nez en l’air, un type rondouillard d’une quarantaine d’années nous branche. Où est-ce qu’on veut aller ? Ah, mais non, c’est de ce côté-ci que c’est intéressant, pas de l’autre. Ben voyons. Il nous entraîne dans une ou deux ruelles voisines de la madrassa, qui ne manquent d’ailleurs pas de charme, nous montre une vieille maison bourgeoise où aurait séjourné Napoléon lors de la campagne d’Égypte… On visite l’atelier d’un ou deux artisans, l’un qui fait des boîtes en nacre et l’autre des lampes en bronze. Du beau boulot d’ailleurs. Et d’insister sur le fait que ces mêmes pièces coûteraient cent fois plus dans les grands hôtels du centre, et ne seraient même pas authentiques… On arrive finalement à se débarrasser de lui et on traverse Khan El-Khalili par l’artère la plus encombrée en cette fin d’après-midi. On se prend les pieds dans des sacs en plastique, on se fait bousculer par des portefaix, klaxonner par des scooters… Enfin, on arrive dans une grande avenue qui conduit à la station de métro la plus proche. Six heures du soir. Un capharnaüm incroyable. Entre les étals, les piétons, les tables où des familles sont installées pour manger, les voitures n’avancent plus du tout. Je crois que mon idée de prendre le métro pour aller de l’autre côté du Nil en direction de Gizeh n’a décidément rien de farfelu. Eh bien le métro du Caire à six heures du soir et les Halles, c’est kif-kif. Apparemment, pour les billets, ça marche par zones. Le nôtre nous coûte une misère… et ça fait tout drôle de se retrouver avec des billets jaunes au dos desquels court une piste magnétique marron. Par contre, c’est l’heure de pointe et on se retrouve tassés comme des harengs dans des boîtes de sardines. Tout contre nous, un jeune très sympa nous branche, en français. Apparemment, il a appris tout seul sur Internet. On est épaté de l’excellence de sa prononciation et la richesse de son vocabulaire. Étant moi-même traducteur, je ne peux qu’apprécier. Rétrospectivement, on se souvient qu’en Égypte ce n’est pas la première fois qu’on tombe sur des gens ayant appris notre langue par la télé ou, entre-temps, Internet. On descend à l’université. La station est plutôt mal foutue et on se demande un peu où est tombé. D’un côté, une rue avec des calèches et de vieux taxis pourris, de l’autre une quatre-voies. Va pour la quatre-voies. Trouver un taxi à cette heure, surtout un qui ne nous arnaque pas, ça n’est pas gagné. Par chance, une jeune fille qui attend son bus a repéré notre désarroi et explique à un chauffeur de taxe où nous allons et combien nous sommes disposés à payer. 120 livres, c’est le prix. D’ailleurs, le type est très correct et ne cherchera pas à nous arnaquer à l’arrivée. De retour à l’hôtel, on décide d’aller dîner avec le couple de jeunes Français. On a jeté notre dévolu sur le Felfela, apparemment bien côté sur TripAdvisor, comme le Pyramids dont j’ai parlé précédemment. Il est à deux pas de l’hôtel Méridien. Comme on a le temps, on décide d’y aller à pied. Ce n’est qu’à un kilomètre de notre hôtel. Pas la mer à boire. Seulement on se trompe à un carrefour et on se retrouve finalement à prendre un de ces minibus Volkswagen antédiluviens complètement cabossés qu’on voit un peu partout. La course est d’un prix dérisoire, quelque chose comme dix centimes par personne. Dommage qu’on ne parle pas arabe, ce serait un bon moyen de se déplacer. Plus exotique et authentique que les taxis. Et vu les conditions de circulation, ça ne changerait pas grand-chose. Le Felfela est un établissement assez joli et agréable, pas très bruyant bien qu’à côté d’une route passante qui longe le site des pyramides. Perso, je n’ai pas très faim et je commande une ratatouille. J’ai été bien inspiré, Marielle, Jonathan et Audrey ont commandé un tajine – un grand pour Audrey qui déclare avoir une faim de loup. Les serveurs sont dubitatifs au moment d’apporter les plats. Audrey est toute menue et c’est elle qui a le plus grand tajine. Petite parenthèse : ici, n’importe quel plat chaud semble s’appeler un tajine. Ainsi, au restau en face du sphinx, je me suis régalé d’un « tajine moussaka », qui était en fait simplement de la moussaka. Ma ratatouille est parfaite, en quantité et en qualité, mais les trois autres se voient servir un plat avec du riz blanc sur une épaisseur de cinq bons centimètres et, tout au fond, quelques petits os de poulet avec de maigres restes de chair accrochés après… Les bonnes notes décernées sur TripAdvisor nous paraissent suspectes. Y a-t-il magouille ou a-t-on simplement affaire à des touristes mal dégrossis descendus au Méridien tout proche et venus s’encanailler au Felfela ?
Mardi 15 Ce matin on retombe sur notre Allemand en descendant à la réception nous rancarder sur un taxi pour aller à Saqqarah. Ça tombe bien, il y va aussi. Le chauffeur demande dans les 200 livres, soit une dizaine d’euros pour nous trois. Saqqarah, on peut aussi y aller depuis le plateau de Gizeh en taxi ou à dromadaire. Ce n’est qu’à une douzaine de kilomètres, je pense. J’ai d’ailleurs l’impression que c’est ce que font la plupart des touristes qui préfèrent ne pas marcher. Une fois sur place, le chauffeur doit parlementer à l’entrée. Apparemment, il faut une licence spéciale ou je ne sais quoi. L’Allemand connaît déjà bien les lieux et nous donne quelques explications. Chemin faisant, on aperçoit des pelleteuses à l’œuvre. Il nous explique qu’en archéologie, on a coutume de dégager les sites par couches de trois centimètres, à la truelle et au pinceau. Cela le désespère de voire que les Égyptiens y vont au bulldozer. On espère qu’il va nous autoriser à l’accompagner toute la journée, mais il nous fait sentir discrètement qu’il ne « veut pas nous embêter avec son côté monomaniaque ». On n’insiste pas. Après tout, il n’est pas en vacances et on ne ferait que l’embêter. Bref, on se sépare à la pyramide de Djéser, pyramide à degrés qui serait également la plus ancienne d’Égypte. Maître d’œuvre : Djéser architecte : Imhotep. La pancarte indiquant le coût et la durée des travaux était effacée. En errant dans les ruines alentour, on se fait alpaguer par deux chameliers. D’autorité, ils nous coiffent et nous habillent de vêtements qui empestent le dromadaire puis s’emparent de nos appareils pour nous photographier. Ils se font plaisir : en fait, ils me font monter sur un âne, même pas un dromadaire, puis clac, clac, clac, que je te mitraille. Allez, à présent avec Marielle à mon côté. Maintenant comme ci, ensuite comme ça (je vous passe les détails pour des questions de décence). À ce stade, ça sent évidemment l’embrouille. Et de fait. Ils nous réclament des sous alors qu’on ne voulait même pas se faire photographier. Comme une loi est passée récemment contre le harcèlement des touristes, ils n’insistent tout de même pas trop. Le site de Saqqarah est immense et désert. En fait, le sable recouvre des centaines de tombeaux dont beaucoup n’ont pas encore été identifiés, selon « notre » Allemand. Il fait extrêmement chaud et le peu d’eau qu’on a apporté est bientôt bu. Ici, pas de cafétéria ni rien de ce genre. Heureusement, il y a des WC et surtout, à côté, un distributeur de boissons et de petits gâteaux secs. Ça leur fera deux momies de moins… Après avoir erré autour de la pyramide de Djéser, nous être penchés sur des puits carrés spectaculaires, d’une profondeur de vingt mètres où étaient placés des sarcophages, etc. on file vers les catacombes, le Serapheum, autre monument incontournable de Saqqarah. On le trouve au bout d’un kilomètre sur un chemin de pierre, dans une lumière aveuglante. De l’extérieur, rien d’exceptionnel, mais c’est au sous-sol que ça se passe : 320 mètres de galeries où sont entreposés des dizaines et des dizaines de sarcophages en granite d’Assouan (à 1000 km au sud, tout de même !), qui ont contenu des momies de bœufs apis. La plupart de ces sarcophages pèsent dans les 70 tonnes. Ça ne laisse pas indifférent. Chemin faisant, le guide nous propose qu’on le prenne en photo devant un sarcophage, mais en demandant surtout à ce qu’on ne mette pas la photo sur face-de-bouc. On a une tête à passer nos journées sur ce repaire de narcisses ? Cette photo serait de toute manière sans intérêt. Comme de juste, il demande un bakshish, mais comme de juste, il se le voit refuser. Ça ne me dérange pas de payer dix fois plus cher que les Égyptiens pour visiter un site historique, mais le racket permanent, c’est niet. De retour à l’extérieur, on retourne au croisement un peu plus haut pour acheter de l’eau si on en trouve et, surtout, voir s’il y a moyen de se faire reconduire à Gizeh en taxi. Par chance, une 504 break hors d’âge est là. 250 livres, OK c’est honnête. De toute manière, on est au milieu de nulle part et l’après-midi tire à sa fin. On retourne alors à l’entrée de la pyramide de Djéser pour attendre l’Allemand. Sur le coup, il n’a pas envie de rentrer. Il veut encore voir un tombeau ou je ne sais quoi, mais finit par se rendre à la raison : trouver un taxi à cette heure, ce n’est pas gagné. Au retour, le taxi emprunte une route différente apparemment plus courte. Ce matin, on a roulé principalement sur une route bordée de rizières, de maisons en béton et en briques et de dattiers. Ce soir, on prend une route parallèle, un peu plus courte. Je suppose qu’il y a encore une vingtaine d’années, les rives du canal étaient bordées d’herbes folles. Là, c’est un véritable cloaque : par endroits, l’eau est invisible tellement il y a de détritus. On voit même un gamin qui s’y baigne. On aime vivre dangereusement, ici. Tout le long de la route, les berges ne sont qu’un dépotoir d’où se dégage ici ou là de la fumée noire et malodorante.
En revanche, on est stupéfait par le confort des sièges de la 504. Elle a près de cinquante ans, cette bagnole et on est si bien assis qu’on aurait presque envie de prolonger la course jusqu’à Alexandrie ! Après la douche et un petit tour sur la terrasse pour regarder le coucher de soleil sur les pyramides, on se met en quête d’un restau. Ce soir, pas question de se faire avoir. Fini la plaisanterie. Du sérieux, une valeur sûre : le restau chinois. En fait, on en a repéré deux ou trois dans le quartier. On jette notre dévolu sur le premier. Facile à repérer : tout est écrit en chinois, pas un mot en arabe et encore moins en anglais. Un vrai restau chinois pouvant accueillir au moins 150 personnes à la fois, à raison de dix autour de tables rondes avec un plateau tournant au milieu. D’ailleurs, la salle est comble : un car de touristes chinois est stationné devant. Le personnel est égyptien, très aimable et aime visiblement bien plaisanter. Avec les Chinois ça tombe bien : eux aussi. D’ailleurs, plusieurs femmes entourent un vendeur ambulant venu écouler des sacs brodés et ça marchande ferme. Ça cause fort, ça rigole. L’une d’elles est restée alors que tout le car l’attend pour repartir : elle ne veut pas lâcher le morceau et tente de grapiller un petit plus. Les commerçants moyen-orientaux adorent négocier, mais face à une Chinoise comme celle-là, la partie est loin d’être gagnée. Le vendeur est bien soulagé quand elle se décide enfin à retourner à son car. C’est tout juste s’il ne lui a pas donné des sous pour se débarrasser d’elle. Ici, la cuisine est, disons, sino-égyptienne, mais très bonne, plus variée qu’ailleurs et des plus abondantes. De fait, j’ai eu les yeux plus grands que le ventre. Et puis, étant assoiffés en arrivant, on a fait la bêtise de commander un de leurs succulents jus de fraises. Le repas nous coûte une vingtaine d’euros en tout. En France on aurait payé le double, voire le triple. On reviendra ! Quelques mètres plus loin, on se fait aborder par un boutiquer quadragénaire. Il tient une boutique de souvenirs et d’huiles essentielles, très belle et très bien éclairée. On accepte son invitation à boire un thé à la menthe pour moi et un hibiscus pour Marielle. Il a vécu aux États-Unis et est revenu s’établir ici. Sa famille est du quartier et on comprend que ce sont les notables du coin. Quand on lui dit qu’on est venu la première fois en 1989, il s’exclame : « ah, c’était la meilleure période pour l’Égypte ». C’est vrai que ça ne s’est pas arrangé depuis. D’ailleurs, les Égyptiens nous semblent moins sympas qu’avant. Pas qu’ils soient désagréables ni agressifs, loin de là, mais plus aussi détendus.
Mercredi 16 Aujourd’hui, retour sur le site des pyramides. Cette fois, on se limite au sphinx et à faire le tour des pyramides de Khephren et Kheops. Je veux retourner dans celle-ci pour me remémorer certains détails. L’entrée se paie à part, et on n’a pas le droit de faire des photos (bien entendu, des tas d’abrutis font des selfies quand les gardiens ont le dos tourné). 300 livres tout de même. 15 €. En même temps, c’est la grande pyramide, hein. En approchant de l’entrée, je prends quelques photos au zoom d’une bande de jeunes qui se tient devant l’accès au couloir puis au grand angle : on ne les voit quasiment plus. Là, on prend vraiment la mesure de l’engin. On commence par gravir un chemin incliné au plafond très bas, d’environ 1 m de hauteur, avant de déboucher sur une partie haute de plusieurs mètres. L’escalier conduit enfin à ce qu’il est convenu d’appeler la chambre du roi. On y entre par un passage d’un mètre de haut et de deux mètres de profondeur. La salle proprement dite, toute en granite ajusté au dixième de millimètre près, mesure une soixantaine de mètres carrés pour une hauteur de cinq ou six mètres. Les poutres en granite pèsent 70 tonnes et tout est ajusté au dixième de millimètre. Quant au « sarcophage », également en granite, il est également taillé avec une précision qui défie l’entendement. Je suis le tout dernier visiteur pour ce matin et le dernier à sortir. Pour le coup, je regrette de ne pas avoir pris au moins mon téléphone pour faire quelques photos. Une Chinoise qui s’est attardée aussi ne se gêne pas. En même temps, je me dis que ces photos, on peut les trouver partout. Même si dehors il fait extrêmement chaud, on est bien content de ressortir. Au moins il y a un peu d’air. En 1989, on pouvait encore descendre dans la chambre souterraine. Peu de gens y allaient : le plafond du passage est très bas, environ un mètre de haut, la pente est raide et longue enfin, il y règne une chaleur particulièrement étouffante d’autant plus qu’il n’y a pas d’aération. Et puis cette petite pièce inachevée ne présente pas d’intérêt particulier pour le profane, hormis celui du frisson, si j’ose dire, de savoir qu’on se tient à trente ou quarante mètres sous terre, sous des millions de tonnes de roches. Retour à l’hôtel pour une petite sieste au frais. De toute manière on repart demain soir et on ne va plus pouvoir faire grand-chose maintenant. On voulait avant tout revoir le site de Gizeh et le musée. C’est fait. Dans l’après-midi, on fait un petit tour dans le quartier en espérant faire quelques photos de rue, mais on se rend compte qu’il n’y a rien de bien intéressant ni photogénique.
Jeudi 17 C’est le jour du départ. En fait, ça se goupille mal. Notre avion décolle à minuit. En principe, on peut garder la chambre jusqu’à 14 heures, et le réceptionniste nous a dit qu’on pourrait rester plus longtemps si on voulait. Comme c’est le premier jour du ramadan, j’imagine que l’hôtel n’est pas plein. Et puis il est vraiment sympa ce réceptionniste. Aam, il s’appelle. Il est tout épaté quand on lui fait voir une photo de l’acteur Roshdi Zem, à qui il ressemble comme deux gouttes d’eau, à quelques années près. Le problème, c’est qu’on ne peut pas vraiment faire grand-chose. Aller dans le centre ? Bof, ça va être galère pour trouver un taxi au retour, on sera crade et on n’aura de toute manière pas vu ni fait quoi que ce soit de très intéressant. Le site de Gizeh, c’est bon, on connaît. On envisage un petit tour à pied dans le quartier pour faire des photos de rue, mais le cœur n’y est pas trop. Et puis, ce n’est pas franchement photogénique ni même intéressant. À l’heure du déjeuner, j’ai envie de retourner au restau face au sphinx. D’ailleurs, on y retourne, mais on n’a même pas droit à un semblant de bonjour. À peine on s’est assis qu’on nous chasse : un car de touristes vient d’arriver et la table est réservée. Du coup, le restau chinois est ravi de nous revoir. De retour à l’hôtel, on en a marre. Rester ici ou aller à l’aéroport, quelle différence ? Allez, taxi et en route. Le chauffeur roule comme si on n’avait qu’un quart d’heure pour aller de Gizeh à l’aéroport. Heureusement, c’est fluide. À un moment donné, un autre automobiliste se rabat un peu brutalement. Notre chauffeur le rattrape et se met à sa hauteur. Échange de politesses à travers la vitre. Finalement ça ne va pas plus loin, mais ce genre de connerie on ne sait jamais comment ça finit. À l’aéroport, on se paie un flip : pas de wifi – enfin, ça ne marche pas. Inquiétude pour l’enregistrement. Personne n’est capable de donner la moindre information. Pendant le ramadan, le guichet d’Air France ouvre et ferme plus tôt, et là il est bien trop tard. Surtout, on ne veut pas nous laisser aller dans la zone d’embarquement, sans nous dire pourquoi. Jamais vu ça nulle part. On poireaute deux ou trois heures en bouquinant. Le hall est triste et bruyant. Les sanitaires, sales. Il y a bien du savon, du moins dans les toilettes qui sont à l’autre bout du hall, mais ni papier ni serviettes ni sèche-mains. Un Français solitaire dans un coin se donne des airs de vieux de la vieille et nous snobe un peu quand on lui demande ce qui se passe. Haussement d’épaules. Il nous prend pour des ploucs. Quand on peut enfin aller à l’embarquement, on comprend : cette partie de l’aéroport n’est pas bien grande et on ne peut y accéder qu’une heure avant d’embarquer. Ben voilà, pouvaient pas le dire ? Au guichet, tout va bien. On présente le téléphone, on nous donne notre carte d’embarquement. Une carte à l’ancienne. Décidément, entre ça et le ticket de métro, c’est rétro ! À minuit et quelques on est enfin assis dans l’avion. Lumières bleues, c’est plutôt joli. Ce sont les couleurs de Joon. Il y a beaucoup moins de monde qu’à l’aller et Marielle pourra finalement s’allonger, le siège voisin étant vide. Mon voisin, un Anglais, est un grincheux. Rien ne lui convient. Il fait chier les hôtesses et les stewards un bon moment. Ils se coupent en quatre pour lui proposer une meilleure place, offre qu’il finit par décliner. Là, je constate que le personnel de Joon/Air France est sacrément bien formé. Ils le remettent à sa place très gentiment et poliment, mais tout aussi fermement. M’ayant apparemment pris pour un Anglais, il se tourne vers moi pour déverser sa bile sur Air France. Ah, ils ne sont pas près de le revoir. La carte de fidélité ? Il se torche avec. Dorénavant, il ne volera qu’avec Lufthansa. Et ainsi de suite. À un moment, le commandant de bord annonce – en anglais – que les hôtesses et les stewards parlent aussi espagnol, français, catalan et portugais. « Marvellous », qu’il grince entre ses dents. Quoi ? elles ne sont pas jolies les langues des pays du Club Med ? M’agace, cet abruti. Je finis par le renvoyer dans les cordes en lui demandant pourquoi il ne prend pas une autre compagnie. Ce serait mieux, non ? Là-dessus, on se met à parler en français avec Marielle et il en est pour ses frais. L’ennui, c’est qu’il n’a pas accepté l’autre place proposée par l’hôtesse et que je ne récupérerai pas son siège pour m’allonger. C’était bien la peine que Jeanne d’Arc se donne tout ce mal, tiens ! Vendredi 18 Le vol se déroule sans encombre et on atterrit sur le coup de six heures. Il fait déjà jour et le ciel est dégagé, mais ça caille ! Six degrés ! Parafe, on est dehors en dix minutes. Navette Air France jusqu’à la Gare Montparnasse. Comme il n’y a finalement pas de train, Marielle a dégoté par chance un Blablacar pour nous emmener jusqu’à Gien. C’est donc en flânant tranquillement qu’on descend jusqu’au point de rendez-vous, Porte d’Orléans, après un petit-dèj’ servi par un vrai Titi parisien. Vers treize heures, on nous dépose à la gare de Gien, où on a laissé la voiture. Un petit arrêt chez ma mère, à une vingtaine de kilomètres pour boire un café et en route. Entre-temps, le temps s’est bien réchauffé et il fait un grand soleil quand on arrive. Et ici, qu’est-ce que c’est vert !
Vous avez eu le courage de tout lire ? Merci ! Et si vous avez des questions, eh bien, yaka !
Circuit de 3 semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour,
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Cela fait une semaine que nous sommes revenus de notre périple américain et j'ai toujours du mal à revenir sur terre. Alors peut-être qu'en mettant par écrit tous mes beaux souvenirs, je revivrai un peu notre voyage ?? Nous, c'est Nico (mon mari, 40 ans cette année), mes 2 filles (13 et bientôt 9 ans) et moi, 43 ans. Nous ne sommes pas du tout de grands voyageurs internationaux préférant bien connaître la France (enfin, nous ne pensions pas l'être, mais notre voyage nous a tellement plu que nous reverrons sûrement nos prochaines destinations 😉). Mais cette année, Nico fête donc ses 40 ans, et nous allons aussi fêter nos 10 ans de mariage. Alors, c'est l'année où tout est permis. La décision est donc prise l'année dernière de nous lancer dans ce voyage (après avoir fait une estimation de notre budget). Une grande mission m'attend donc : lire tous vos carnets, vos conseils... Je prends des notes de tous les côtés, lis aussi les conseils "hôtels" sur tripadvisor et commence à mettre en place le circuit. Avec vos récits et vos photos, j'ai déjà l'impression de voyager avant l'heure : MERCI !
Nous prenons nos billets d'avion en novembre et "offrons" le voyage aux filles à Noël. Elles n'en reviennent pas (elles pensaient que si nous ne partions pas au ski cette année, c'était pour refaire la cuisine :-)). Quelle surprise pour elles ! Elles sont ravies et les larmes de joie ne sont pas loin.
Voici notre circuit : Dimanche 5 juillet : Lyon -> Francfort -> Los Angeles Lundi 6 juillet : Los Angeles Mardi 7 juillet : Los Angeles -> Kingman Merc. 8 juillet : Kingman -> Grand Canyon Jeudi 9 juillet : Grand Canyon -> Page Vendredi 10 juillet : Page -> Monument Valley Samedi 11 juillet : Monument Valley -> Moab Dimanche 12 juillet : Moab Lundi 13 juillet : Moab -> Bryce Canyon Mardi 14 juillet : Bryce canyon Merc. 15 juillet : Bryce canyon -> Las Vegas Jeudi 16 juillet : Las Vegas Vendredi 17 juillet : Las Vegas -> Death Valley Samedi 18 juillet : Death Valley -> Lee Vining Dimanche 19 juillet : Lee Vining -> Yosemite (El Portal) Lundi 20 juillet : Yosemite Park Mardi 21 juillet : El Portal -> San Francisco Merc. 22 juillet : San Francisco Jeudi 23 juillet : San Francisco -> Francfort -> Lyon
Nous avons essayé de faite un circuit pur tous les goûts (nature et rando pour les grands) et quelques villes pour les plus jeunes (même si elles ont aussi adoré les parcs et les grands espaces). Des coups de cœur, de l'émerveillement, des choses moins bien mais toujours des surprises et un retour avec des étoiles plein les yeux (au moins autant que sur le drapeau US) : voilà ce qui pourrait résumer notre voyage. Les détails dans les prochaines messages...
Voyage de cinq semaines au Québec et dans les provinces maritimes English translation pending
Aujourd'hui c'est J-1 pour notre voyage de 5 semaines au Canada (Québec plus provinces maritimes).
Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!
Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)
Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!
A bientôt ! 😉
Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!
Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)
Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!
A bientôt ! 😉
Egladil sur la route de l'ouest (USA - Juillet 2015) English translation pending
Bonjour à tous
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Voila maintenant 2 mois que nous sommes rentrés de notre superbe voyage dans l’ouest. La nostalgie s’empare de moi …. Comme beaucoup d’entre nous, le fait d’écrire un carnet prolonge un peu le voyage… Il s’agit dans ce récit de raconter ce que l’on a vécu avec simplicité, humour…. En plus j’adore écrire, et je trouve intéressant de voyager à travers les récits de voyage ...C’est une facette de l’écriture intéressante !
Petit rappel en quelques mots, pour nous présenter, moi c'est Egladil, un peu blonde (attention j'entends déjà de petits rires étouffés....😛) lol, et ce qui n'arrange rien cette année, j'ai eu 43ans....bouhhhhhh ! Mon cher et tendre, my darling, lui a 44 ans et accessoirement c'est l'homme de (toute) ma vie ! Et il y a 2 petits (enfin grandes) trésors dans nos vies: -l'aînée de nos 2 filles, surnommée Princesse, qui vient tout juste d’avoir 15 ans, est une ado vive, sportive rigolote et bavarde ! -la benjamine surnommée Poupée, 12 ans tout juste, est plus introvertie, plus anxieuse, rêveuse, calme avec un coté artistique et surtout un vrai petit clown…

C’est notre second voyage aux USA. La première fois , notre première visite aux États Unis date de juillet 2012 en Floride.

Un trip de 3 semaines que nous avons adoré et qui nous a contaminé! comme beaucoup, nous avons attrapé le virus ! J’ai adoré les américains, l’accent chanté de la langue...que voila nous avons vite eu envie de remettre ça et de repartir très vite !
Donc voilà, nous avons commencé à étudier ce futur voyage! On a commencé tout d’abord à voyager et à rêver à travers les guides achetés ( guide vert, routard, guide voir…), google maps, les livres, et le forum avec les expériences des uns et des autres…D’ailleurs merci à vous tous ! L’envie s’est donc faite de plus en plus forte et de plus en plus présente au fil du temps ! Le projet a mûrit, et comme une évidence, nous avons décider de réaliser ce rêve !
Si nous parlions de notre choix de visiter l’ouest américain? Tout le monde trouve ce coin de Amérique magnifique alors pourquoi pas! et nous adorons les grands espaces, la nature... Et malgré mon niveau d’anglais que je considérais de niveau zéro, ça ne m'empêcheras pas d’y retourner !!!!! Heureusement que “darling” , je confirme, assure “grave” comme disent les jeunes !!!!!!
Donc au boulot ! nous nous sommes mis a collectionner des informations et tout a été mis a contribution :les guides achetés ou empruntés à la bibliothèque, les trips à lire, passionnants…(des mines d’infos, trucs et astuces en tout genre)... Puis le circuit s’est petit à petit construit, modifié, agrandit….remofidié ….jusqu’au circuit final que voici :
J 1 = Arrivée San Francisco en milieu d'après midi (Hotel Parc 55 Wyndham) J 2 = San Francisco J 3 = San Francisco J 4 = San Francisco - Yosemite (Yosemite View Lodge) J 5 = Yosemite J 6 = Yosemite - Bishop (Creekside Inn) J 7 = Bishop - Death Valley (Furnace Creek) J 8 = Death Valley - Las Vegas (Hilton Grand Vacation) J 9 = Las Vegas J 10 = Las Vegas J 11 = Las Vegas - Springdale (la Quinta Inn & Suite) J 12 = Springdale J 13 = Springdale - Bryce Canyon (Bryce Canyon Inn) J 14 = Bryce Canyon J 15 = Bryce Canyon - Moab (Comfort Suites) J 16 = Moab J 17 = Moab J 18 = Moab - Monument Valley - Page (Red Rock Motel) J 19 = Page - Grand Canyon (Maswick Lodge) J 20 = Grand Canyon - Sedona - Phoenix (Arabella/Kings Ransom) J 21 = Sedona - Phoenix (départ en fin de journée)
Voilà c’est je pense un "classique" de l'ouest ! mais avec les envies, les goûts de chacun afin que tout le monde y trouve son compte dans la famille !
Donc les billets d’avion ont été acheté tout début décembre. Vols Lyon - Londres / Londres - San Francisco par British Airways et retour de Phoenix via Londres aussi. La réservation de la voiture s’est faite dans la foulée le même soir chez Avis. “Darling” surveillait et avait trouvé des promos à l’époque très intéressantes ! il faut tout regarder car rien que de rendre la voiture dans une autre ville est payant et onéreux surtout en juillet et août comme par hasard! Donc ce sera une catégorie SUV grande familiale ! De mémoire le lendemain nous avons réservé notre premier hôtel qui fut celui de San Francisco.

Nous n’avons pas réserver dans l’ordre chronologique ! Nous faisions en fonction du lieu et de la demande ! Par exemple le Furnace Creek a été dans les premiers car dans Death Valley il y a de la demande! site très fréquenté donc autant dire qu’il faut s’y prendre tôt !…. Le dernier hôtel réservé fut celui de Las Vegas à la mi février! Après de très longues hésitations (strip ?pas strip?). Le choix fut difficile vu le nombre d'hôtel dans la ville ! 225 je crois?...
Dès ce jour nous nous sommes consacres à l'élaboration de notre roadbook et de la planification de nos journées, visites...Gros travail… Nous sommes partis avec 2 protèges documents avec pour chaque jour des infos comme l’heure du levé et coucher soleil, notre programme du jour, les trajets, les randos a faire, les réservations hôtels ou visites, les adresses (rentrées aussi dans le gps), des annotations….. et ce fut une belle réussite ! Et au retour j’ai cru qu’ils allaient exploser tellement on avait tout gardé en souvenir (documents, petits journaux et prospectus pris dans les visitors centers…) de vrais trésors à nos yeux !
Ah chose importante aussi pour le voyage, notre mascotte Caramel !

Vous vous souvenez du nain de jardin globbe-trotter dans Amelie Poulain? Et bien pour partir en Floride il y a 3 ans, nous avions repris l'idée et les filles avaient adoptées un petit ourson blanc, tout doux et tout mimi ! il paraissait tout à fait logique que Monsieur l’ourson remette ca cette année et nous suive tout au long de notre périple et pose devant des endroits et lieux insolites ou tant rêves!
Nous voila fin prêts pour cette grande aventure… Samedi 4 juillet, 22 heures, valises bouclées, en congés depuis à peine 2 heures, je suis surexcitée comme les filles et Darling ! Dernières verifs pour voir qu’on n’a rien oublié !?! Réveils et téléphones programmés pour un réveil à 4h20 le lendemain matin. Le sommeil tarde à venir car trop impatiente! L’ouest américain, notre rêve, est là , à quelques heures….
Les quartiers de Toronto English translation pending
Bonjour
Nous sommes en train de finaliser notre voyage au Canada en famille il nous reste à trouver un logement pour toronto ( 6 nuits)
Nous sommes 3 adultes et 2 enfants ( 5 et 8 ans)
Je cherche le meilleur compromis entre la localisation centrale, le quartier vivant pas trop résidentiel, les espaces verts pour faire courir la marmaille 😜 Et un bon accès au transports
J'ai passé des heures sur les streets view et j'ai bcp de mal à comprendre cette ville.
Pouvez vous le guidez un peu dans les quartiers sympas
Entre king et queen street ? J'ai vu bcp de truc vers trinity Bellwood park Au nord au sud À l'est à l'ouest Quel ligne de transport plus pratique ?
Merci
Entre king et queen street ? J'ai vu bcp de truc vers trinity Bellwood park Au nord au sud À l'est à l'ouest Quel ligne de transport plus pratique ?
Merci
Cherche missions humanitaires à Madagascar English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'ai 26 ans et je souhaite me fixer de nouveaux objectifs. Mon principal objectif est de partir à Madagascar pour 2/3 semaines afin d'y effectuer un travail humanitaire ou d'interêt général... J'aimerai beaucoup être hébergée dans une famille d'accueil pour vivre au plus prés de la population et découvrir les diverses cultures Malgaches... Je voulais savoir si vous aviez des adresses de personnes, d'associations, d'orphelinats pour m'aider à effectuer ce voyage. Je me laisse un an pour préparer ce voyage (pour Février ou Mars 2011). Je vous remercie par avance et j'ai hâte de vous lire... :)
J'ai 26 ans et je souhaite me fixer de nouveaux objectifs. Mon principal objectif est de partir à Madagascar pour 2/3 semaines afin d'y effectuer un travail humanitaire ou d'interêt général... J'aimerai beaucoup être hébergée dans une famille d'accueil pour vivre au plus prés de la population et découvrir les diverses cultures Malgaches... Je voulais savoir si vous aviez des adresses de personnes, d'associations, d'orphelinats pour m'aider à effectuer ce voyage. Je me laisse un an pour préparer ce voyage (pour Février ou Mars 2011). Je vous remercie par avance et j'ai hâte de vous lire... :)
Agence locale au Mexique et Guatemala English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un groupe de 8 alertes quiquas (et +) et sommes à la recherche d'une agence locale ou d'un receptif au Mexique (+ Guatémala) pour le coté pratique de notre voyage (du 01.11 au 19.11.),
pour les minibus avec chauffeurs, (guides locaux à certains endroits), les hôtels, bateaux, petits trekkings, etc., ..., les vols domestiques (voir internationaux si meilleurs tarifs -pour le moment nous avons pris des options Frankfort-Toronto-Mex par Air Canada à 592, 00 EUR l'A/R-)
Voyage classique au Mexique; départ Mexico-City, Puebla, Oaxaca, San Cristobal, Guatemala par la route, lac Attilan, Antigua, Flores (vol), Bethel, Palenque, Campeche, Merida, 2 jours de récupération du coté de Tulum, retour (vol) via Mexico-City.
Merci par avance pour les bons tuyaux et conseils.
Merci par avance pour les bons tuyaux et conseils.
Volontaires / association humanitaire au Pérou English translation pending
bonjour à tous
je viens apporter ma petite pierre à cette rubrique car c'est grace à ce forum que j'ai pu preparé mon voyage ! moi je suis partie en mars dernier 3 mois en amerique latine. 1 mois 1/2 à Arequipa au Perou où je travaillais avec des enfants type école maternelle -garderie. Sur place j'ai rencontré d'autres volontaires qui bossaient pour la meme asso que moi c'est une asso peruvienne tenue par des religieuses tres dynamiques sur Arequipa. Elles disposent de plusieurs garderies et ecoles primaire dans des quartiers defavorisés
j etais logé en famille et ça c'est le top! pouvoir vivre au sein de la culture peruvienne tout en progressant en espagnol c'est ce qu on fait de mieux com voyage culturel linguistique et profondement humain! c'est une experience que je vous conseille ! je me suis vraiment retrouvée dans une vraie famille, heureuse de faire decouvrir sa culture et tres fier d'accueillir des européens ! ma famille daccueil vivait dans un quartier plus favorisé. Elle m'a été proposée par l'association. c'est 150 €/par mois tu es logée avec ta propre chambre, nourrit blanchit ! mais si vous preferez vivre en auberge de jeunesse ou à l'hotel c'est possible aussi vous etes libres a ce niveau là. le travail avec les enfants est basé sur du bénévolat
par ailleurs l'asso accepte volontier les volontaires mais il faut bosser 1 mois minimum car c'est le temps necessaire pour s'attacher aux enfants et se sentir à l aise dans son taff !
Sur un long voyage je pense qu il est indispensable de se poser un minimum à un endroit. Vivre avec la population locale c'est ce qu il ya de plus enrichissant ! sinon c'est frustrant et votre voyage reviendra à de la simple consommation de paysages et vous passerez à coté de l'essentiel ! ensuite j'ai voyagé 1 mois 1/2 en bolivie avec une volontaire rencontrée sur place j ai fait les classiques mais inoubliables ile taquile, ile amantani, la isla del sol sur le lac titicaca, la paz, salar uyuni, potosi et surtout rurrenabaque dans la jungle au nord du pays à ne pas rater!
je reste à votre disposition si vous souhaitez plus d'infos
gwen
je viens apporter ma petite pierre à cette rubrique car c'est grace à ce forum que j'ai pu preparé mon voyage ! moi je suis partie en mars dernier 3 mois en amerique latine. 1 mois 1/2 à Arequipa au Perou où je travaillais avec des enfants type école maternelle -garderie. Sur place j'ai rencontré d'autres volontaires qui bossaient pour la meme asso que moi c'est une asso peruvienne tenue par des religieuses tres dynamiques sur Arequipa. Elles disposent de plusieurs garderies et ecoles primaire dans des quartiers defavorisés
j etais logé en famille et ça c'est le top! pouvoir vivre au sein de la culture peruvienne tout en progressant en espagnol c'est ce qu on fait de mieux com voyage culturel linguistique et profondement humain! c'est une experience que je vous conseille ! je me suis vraiment retrouvée dans une vraie famille, heureuse de faire decouvrir sa culture et tres fier d'accueillir des européens ! ma famille daccueil vivait dans un quartier plus favorisé. Elle m'a été proposée par l'association. c'est 150 €/par mois tu es logée avec ta propre chambre, nourrit blanchit ! mais si vous preferez vivre en auberge de jeunesse ou à l'hotel c'est possible aussi vous etes libres a ce niveau là. le travail avec les enfants est basé sur du bénévolat
par ailleurs l'asso accepte volontier les volontaires mais il faut bosser 1 mois minimum car c'est le temps necessaire pour s'attacher aux enfants et se sentir à l aise dans son taff !
Sur un long voyage je pense qu il est indispensable de se poser un minimum à un endroit. Vivre avec la population locale c'est ce qu il ya de plus enrichissant ! sinon c'est frustrant et votre voyage reviendra à de la simple consommation de paysages et vous passerez à coté de l'essentiel ! ensuite j'ai voyagé 1 mois 1/2 en bolivie avec une volontaire rencontrée sur place j ai fait les classiques mais inoubliables ile taquile, ile amantani, la isla del sol sur le lac titicaca, la paz, salar uyuni, potosi et surtout rurrenabaque dans la jungle au nord du pays à ne pas rater!
je reste à votre disposition si vous souhaitez plus d'infos
gwen
Le Québec et les provinces maritimes en 5 semaines English translation pending
Bonjour,
Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.

Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.

Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.

Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.

Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !


Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!

Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.





Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.


Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !


Fier d'être Canadien !

C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.

On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...

Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.

Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.

Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !

Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...


Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.

Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.


Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...


Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !


Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...

... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...

Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.




Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !


Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".

La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .




La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.

Des plats copieux et roboratfs...


Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...

< Retour index
Je publie ici mon carnet de voyage au Québec et dans les provinces martimes.
Toutefois, il est possible que les images prennent du temps à s'afficher vu que le site accepte de longues séquences sur une même page. Si vous avez des difficultés à voir les images, je vous propose d'aller directement sur mon site pour visionner le carnet jour par jour en cliquant ici
Vendredi 1er juillet
Premières impressions de la Nouvelle France ... On dit souvent que l'on a jamais deux fois l'occasion de faire une première bonne impression. Aussi, dès que l'on touche le sol d'un pays, c'est l'agent d'immigration qui donne cette première impression.... plus ou moins bonne...
Après un voyage sans problème sur Air Canada nous voici arrivés à Montréal. Nous nous avançons vers le guichet pour le contrôle des passeports où un jeune agent de l'administration canadienne ressemblant à Rock Voisine attend, avachi sur son siège. Visiblement, en ce 1er juillet, jour de la fête du Canada et donc férié pour nombre de personnes, nous avons le sentiment de le déranger. Sans même nous jeter un regard (encore moins un sourire) il nous pose les quelques questions d'usage sur ce que l'on vient faire au Canada, où l'on va se rendre, dans quel hotel nous serons logés à Montréal. Puis après les avoir tamponnés, il nous remet les passeports sans dire un mot... Les silences valent parfois des paroles et en l'occurence ça serait plutôt : " c'est bon cassez-vous ! "
Au moins quand on arrive aux USA, on sait combien l'administration de l'immigration est stricte mais on a toujours droit à un « Welcome in the US » fier et souriant... . Bref, nous sommes déçu car cela correspond plus à l'image que nous nous faisons du fonctionnaire français que celle du québécois... La récupération du véhicule chez ALAMO se fait rapidement car il n'y a personne au comptoir et le véhicule est directement avancé près de la porte de l'agence si bien que nous n'avons pas à nous aventurer dans les méandres du parking. Il s'agit d'un ford escape tout neuf (3000km), impeccable pour nos 2 valises et 2 nos deux sacs .

Dès la sortie de l'aéroport, nous nous rendons compte de suite que la conduite est plus nerveuse qu'aux USA c'est à dire plutôt équivalente à ... la France (C'est dingue comme on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons). Les voitures sont également plus petites que chez le grand voisin américain. Aujourd'hui c'est fête nationale c'est à dire aussi la journée des déménagements parait-il ! Le GPS nous mène sans encombre à notre but. Il y a peu de circulation. L'HOTEL du SQUARE PHILLIPS est un bel établissement situé en centre ville. L'accueil est aimable et le valet de parking très serviable. La chambre est vaste, située au 10ème étage et nous offre la vue sur … le parking d'en bas, mais aussi la tour du parc olympique plus loin.

Au dessus, il y a une jolie piscine de style rétro, musique jazzy cool et une salle de musculation.

Nous partons à la découverte de la cité en taxi qui nous mène à « la montagne » c'est à dire le parc du mont Royal de façon à avoir une vue sur la ville. D'ici, nous nous apercevons que Montréal est une ville très verte.

Au loin le parc olympique et sa fameuse tour penchée.

Mais ce qui nous marque c'est que nous rencontrons nos premiers ratons laveurs, les seuls "vivants" et en liberté de tout notre voyage puisque nous en verrons beaucoup d'écrasés sur les bords des chaussées !


Bigre que ces bêtes sont dodues ! … moi qui imaginait de petites bestioles de la taille des écureuils !! En fait ils sont aussi gros que des chats obèses à force, sans doute, d'être nourris par les touristes de passage et les poubelles de la ville !!!

Nous prenons la direction du vieux port et arrivons près de la place Jacques Cartier.





Nous déambulons sur les quais parmi les stands de la fête du Canada. Beaucoup de badauds arborent les couleurs nationales et ici et là on distribue les petits drapeaux à la feuille d'érable.


Nicolas ne se fait pas prier pour arborer le drapeau à la feuille d'érable. A peine quelques heures que nous sommes ici et il trouve déjà que c'est le plus beau pays du monde... allez savoir pourquoi !


Fier d'être Canadien !

C'est la fête partout, il fait soleil et c'est plutôt cool.

On aperçoit le chapiteau du cirque du soleil...

Port de plaisance de Montréal.Ce n'est pas Saint Tropez mais il y a tout de même de beaux spécimen de yachts.

Un autobus amphibie qui propose des tour de ville sur route et sur le fleuve.

Nous ne verrons pas la police montée mais la police à vélo qui règle la circulation des chevaux, entre autre.... l'uniforme est cool et les mollets musclés !

Il fait chaud, très chaud et nous souhaitons visiter la cathédrale. Sur le chemin nous repérons un scooter rose et ...un drapeau belge ...


Moulinsart est le chateau du capitaine Haddock dans Tintin et Milou. Nous empruntons quelques ruelles étroites du vieux Montréal.

Manque de chance la cathédrale ferme à 16h pour pouvoir installer le spectacle du soir.


Près de la cathédrale la vitrine d'une boutique de noël attire les regards...


Face à la cathédrale s'élèvent de hautes tours. L'urbanisme dans cette ville est aussi débridé qu'à Bruxelles !


Est-ce parceque c'est jour férié que les poubelles débordent ? Entre travaux et détritus, la ville ne donne pas l'impression d'être très ouverte au tourisme...

... enfin, c'est ce qu'en disent les commères...

Retour par la très plaisante et animée rue St Paul et la place Jacques Cartier.




Nous retrouvons le restaurant originaire de Lille et qui a fait des petits dont celui-ci à Montréal.. Nous n'avons pas testé pour savoir si l'on y servait du welch ou bien des tartines gratinées au Maroilles !


Nous avons réservé à 19H30 au CABARET DU ROY mais le décalage horaire faisant son effet, c'est à 18h45 que nous nous présentons devant l'entrée du restaurant, tenaillés par la faim et déjà bien fatigués C'est un restaurant à recommander aux nouveaux arrivants fraichement débarqués du bateau ! Et oui, ici vous êtes au XVIII ème siècle et on accueille les immigrants qui viennent coloniser la "Nouvelle France".

La nourriture est bonne, québécoise, et le cabaret est joyeusement animé. Le violoneux n'est pas manchot et des jeux sont menés tambour battant par un drôle de pirate .




La sympathique serveuse manie aussi bien le vieux "françois "que ses assiettes, ce qui participe efficacement à l'ambiance de cette amicale taverne.

Des plats copieux et roboratfs...


Il est 21h15 lorsque nous quittons les lieux. Nous n'attendons pas le feu d'artifice car nous sommes exténués. Le temps de rentrer à l'hotel en taxi il est 22h15 lorsque nous nous glissons sous les draps, ce qui fait 4h15 de chez nous. Comme nous nous sommes levés à 4h30 cela fait presque 2 fois le tour de l'horloge...

< Retour index
Si on se faisait des films... English translation pending
Si on se faisait des films....à quoi ils ressembleraient???
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
J'en ai un pour ce soir:
A la réalisation: Wong Kar Wai... (avec son magicien photo Christopher Doyle)..; la musique serait de Loreena Mc Kennith, le scénario serait basé sur "Le riz de Rangoon" de Frédéric Marinacce, avec en personnage principal Alessio Boni - ou Gabriel Garcia Bernal- et aussi Eva Green...
8 jours de rêverie hivernale entre Californie et Utah English translation pending
Encore un carnet à ajouter à la mémoire volumineuse de VF
Un carnet hivernal, c'est peut-être un peu moins fréquent, quoique.
Je ne pense pas qu'il intéressera les aficionados de l'ouest américain. Nous n'avons rien fait de très original, ni de particulièrement épique.
J'ai choisi de ne pas le truffer d'informations pratiques, elles deviennent si vite obsolètes et puis, on trouve tout très vite et bien mieux sur les sites officiels.
Ce sera donc un carnet d'impressions, une sorte de journal de bord qui suscitera des envies, ou pas, mais qui sera obligatoirement subjectif et partial.
Merci à Calisson et Diamina qui les premières, en mettant en ligne le CR de leur voyage hivernal, il y a pas mal de temps déjà, ont semé les graines de ce voyage et à JMPe qui, avec le sien plus récent, m'a confortée dans mon choix. Merci à tous les autres dont les récits ou témoignages, permettent aux futurs voyageurs de découvrir toujours plus d'endroits susceptibles de leur plaire et de faire les choix inhérents à tous circuits, une tâche difficile (coucou Peggy, tu n'es pas en reste toi non plus pour nous faire rêver ...) Merci à JMPe, à Oliv2019, à Caribou44, à Calisson94 et aux autres qui répondent aux questions et n'hésitent pas à partager leurs informations. Merci à Itat et à son blog, à Roadtrippin et Sunset bld pour leurs fiches très complètes
Et maintenant, place au voyage ...
Pour mieux se repérer, le programme :
J1 : Dimanche 14 février : Manhattan Beach, Palm Spring Aerial Tramway et Mount San Jacinto J2 : Lundi 15 février : Indian Canyons, Pioneertown et Joshua Tree (partie ouest) J3 : Mardi 16 février : Joshua Tree (partie est et sud), Mojave National Preserve (Kelso Dunes, Kelso) J4 : Mercredi 17 février : Valley of Fire J5 : Jeudi 18 février : Snow Canyon et Coral Pink Sand Dunes J6 : Vendredi 19 février : Edmaier's Secret, West Clark Bench J7 : Samedi 20 février : Many Pools, Kolob Canyon, Las Vegas J8 : Dimanche 21 février : retour à LA, Griffith Observatory (ou presque) J9 : Lundi 22 février : Venice Beach et les canaux
Merci à Calisson et Diamina qui les premières, en mettant en ligne le CR de leur voyage hivernal, il y a pas mal de temps déjà, ont semé les graines de ce voyage et à JMPe qui, avec le sien plus récent, m'a confortée dans mon choix. Merci à tous les autres dont les récits ou témoignages, permettent aux futurs voyageurs de découvrir toujours plus d'endroits susceptibles de leur plaire et de faire les choix inhérents à tous circuits, une tâche difficile (coucou Peggy, tu n'es pas en reste toi non plus pour nous faire rêver ...) Merci à JMPe, à Oliv2019, à Caribou44, à Calisson94 et aux autres qui répondent aux questions et n'hésitent pas à partager leurs informations. Merci à Itat et à son blog, à Roadtrippin et Sunset bld pour leurs fiches très complètes
Et maintenant, place au voyage ...
Pour mieux se repérer, le programme :
J1 : Dimanche 14 février : Manhattan Beach, Palm Spring Aerial Tramway et Mount San Jacinto J2 : Lundi 15 février : Indian Canyons, Pioneertown et Joshua Tree (partie ouest) J3 : Mardi 16 février : Joshua Tree (partie est et sud), Mojave National Preserve (Kelso Dunes, Kelso) J4 : Mercredi 17 février : Valley of Fire J5 : Jeudi 18 février : Snow Canyon et Coral Pink Sand Dunes J6 : Vendredi 19 février : Edmaier's Secret, West Clark Bench J7 : Samedi 20 février : Many Pools, Kolob Canyon, Las Vegas J8 : Dimanche 21 février : retour à LA, Griffith Observatory (ou presque) J9 : Lundi 22 février : Venice Beach et les canaux
Visite de quelques jours sur Hong Kong et Macao English translation pending
Bonjour,
Nous sommes présentement à préparer un voyage vers Hong Kong et Macao.
Par contre n'ayant jamais visité ces régions nous sommes un peu perdu 😠
Au départ nous avions pensé d'aller seulement à Macao pour 5 ou 6 jours mais plusieurs personnes nous ont conseillé de visité Hong Kong. Nous avons donc changé nos plans.
Nous pensons donc resté 3-4 jours à Hong Kong et 2 jours à Macao.
Nos questions sont les suivantes.
1) Depuis l'aéroport de Hong Kong est-ce plus facile d'aller visiter Macao en premier et de terminé notre voyage à Hong kong ou alors faire l'inverse ? Ou alors ça ne change rien de le faire d'un côté ou de l'autre côté transport et facilité ?
2) Pour ce qui est du passage à la douane , est-ce qu'on doit passer une douane à Hong Kong et une à Macao ? J'ai lu que les citoyens de certain pays doivent avoir des visas ou truc du genre. Est-ce applicable au Canadien ?
3) Si vous avez des conseils sur un choix d'hôtel à Hong Kong et ou il y aurait le plus de choses à visiter près de l'hôtel ? ( Nous avons pensé débourser environ 80-120$ CAN / nuit pour un hôtel ) Est-ce trop cher ou trop peu pour avoir un hôtel avec une belle vue sur Hong Kong ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Nous sommes présentement à préparer un voyage vers Hong Kong et Macao.
Par contre n'ayant jamais visité ces régions nous sommes un peu perdu 😠
Au départ nous avions pensé d'aller seulement à Macao pour 5 ou 6 jours mais plusieurs personnes nous ont conseillé de visité Hong Kong. Nous avons donc changé nos plans.
Nous pensons donc resté 3-4 jours à Hong Kong et 2 jours à Macao.
Nos questions sont les suivantes.
1) Depuis l'aéroport de Hong Kong est-ce plus facile d'aller visiter Macao en premier et de terminé notre voyage à Hong kong ou alors faire l'inverse ? Ou alors ça ne change rien de le faire d'un côté ou de l'autre côté transport et facilité ?
2) Pour ce qui est du passage à la douane , est-ce qu'on doit passer une douane à Hong Kong et une à Macao ? J'ai lu que les citoyens de certain pays doivent avoir des visas ou truc du genre. Est-ce applicable au Canadien ?
3) Si vous avez des conseils sur un choix d'hôtel à Hong Kong et ou il y aurait le plus de choses à visiter près de l'hôtel ? ( Nous avons pensé débourser environ 80-120$ CAN / nuit pour un hôtel ) Est-ce trop cher ou trop peu pour avoir un hôtel avec une belle vue sur Hong Kong ?
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
mon parcours en malasie English translation pending
Bonsoir,
j'ai recolté des infos ici et là et voilà notre parcours de 41 jours en malaisie avec nos 2 enfants (5 ans et 17 ans )en juillet/ Aout, si vous connaissez bien cette destination, qu'en pensez vous ? que faut il eviter et qu'avons nous oublié ?
nous arrivons à Kuala lumpur le 6 juillet et nous pensons y rester 3 jours, (nous cherchons tjs un hôtel bien situé et pas trop cher, (max. 40€)> Selangor (brod de mer) 2jours ou direct Malacca 2 jours aussi
ensuite nous prenons un vol pour Johara Bahru nous y restons peut être 1 jour ensuite Singapour 2 jours
là nous prenons un vol pour Sarawak (nous pensons rester une douzaine de jour à bornéo) ou aller ??
ensuite à Sabah (vol pour Johara bahru ) là il nous reste normalement une vingtaine de jour et nous allons remonter la côte Est même question que faire et ou aller ? nous aurions aimé rester 5 /6 jours sur une Ile tranquille sans trop de touriste et avec une belle plage (style bungalow sur le bord de la plage et plongée)
nous pensions à l'île de Tioman /le parc National Taman Negara / Tanah rata(Cameron Highlands)
et enfin retour Kuala lumpur ou nous restons1 jours pour repartir 1 semaine à Bangkok
Nous allons prendre des vols d'ici donc il faut forcément reflechir un minimum au parcours mais biensûr nous nous laissons la possiblité de changer une fois sur place
A vous .....
j'ai recolté des infos ici et là et voilà notre parcours de 41 jours en malaisie avec nos 2 enfants (5 ans et 17 ans )en juillet/ Aout, si vous connaissez bien cette destination, qu'en pensez vous ? que faut il eviter et qu'avons nous oublié ?
nous arrivons à Kuala lumpur le 6 juillet et nous pensons y rester 3 jours, (nous cherchons tjs un hôtel bien situé et pas trop cher, (max. 40€)> Selangor (brod de mer) 2jours ou direct Malacca 2 jours aussi
ensuite nous prenons un vol pour Johara Bahru nous y restons peut être 1 jour ensuite Singapour 2 jours
là nous prenons un vol pour Sarawak (nous pensons rester une douzaine de jour à bornéo) ou aller ??
ensuite à Sabah (vol pour Johara bahru ) là il nous reste normalement une vingtaine de jour et nous allons remonter la côte Est même question que faire et ou aller ? nous aurions aimé rester 5 /6 jours sur une Ile tranquille sans trop de touriste et avec une belle plage (style bungalow sur le bord de la plage et plongée)
nous pensions à l'île de Tioman /le parc National Taman Negara / Tanah rata(Cameron Highlands)
et enfin retour Kuala lumpur ou nous restons1 jours pour repartir 1 semaine à Bangkok
Nous allons prendre des vols d'ici donc il faut forcément reflechir un minimum au parcours mais biensûr nous nous laissons la possiblité de changer une fois sur place
A vous .....
Voyage Nouveau Mexique avril 2016 English translation pending
Mon compagnon et moi envisageons de partir au Nouveau Mexique en
Avril prochain pour 2 semaines.
Nous avons déjà réservé nos billets d'avions et atterrirons à Los Angeles où nous louerons un véhicule car nous souhaitons d'abord visiter San Diego.
Nous avons regardé le forum et souhaiterions que des personnes ayant déjà visité cet état nous communiquent les meilleures étapes à effectuer compte tenu de la petite durée de notre séjour.
De plus nous ne sommes pas du tout camping mais plutôt hôtel bon marché.
Si vous avez des conseils, nous sommes preneurs
Merci par avance
Dibiou
Nous avons déjà réservé nos billets d'avions et atterrirons à Los Angeles où nous louerons un véhicule car nous souhaitons d'abord visiter San Diego.
Nous avons regardé le forum et souhaiterions que des personnes ayant déjà visité cet état nous communiquent les meilleures étapes à effectuer compte tenu de la petite durée de notre séjour.
De plus nous ne sommes pas du tout camping mais plutôt hôtel bon marché.
Si vous avez des conseils, nous sommes preneurs
Merci par avance
Dibiou
Circuit d'un mois au Japon en train English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple de 26 ans et enfin voyons notre rêve se réaliser : 1 mois au Japon !!! Nous avons pris l'initiative de partir comme des grands du 12 mars au 14 avril 2008
En passant, nous partons avec JAL, cette compagnie est bien ? (confort, service.....). Oui, j'aurais ptet du demander avant
Donc n'ayant comme "seul" référence des guides de voyages (lonely planet, Géo, Japon collection voir...), je viens vers vous afin de vous faire connaitre notre projet (un premier jet on va dire) et savoir ce que vous en pensez, et surtout ne passons pas à côté d'un site inratable, ou ne restons pas "trop" longtemps sur certain site au détriment d'un autre ? Ah oui aussi on prendra le Rail Pass.
Arriver à Narita. Tokyo 6 nuits Nikko 1 nuits Kamakura 2 nuits Hakone, Mont Fuji 3 nuits Takayama 2 nuits Amanohashidate 2 nuits Hiroshima, Miyashima 2 nuits Kobe, Himeshi 2 nuits Kyoto 5 nuits Nara 1 nuit Osaka 1 nuit Départ d'Osaka
Un programme chargé en perspective J'attend avec impatience vos commentaires et Merci
Nous sommes un couple de 26 ans et enfin voyons notre rêve se réaliser : 1 mois au Japon !!! Nous avons pris l'initiative de partir comme des grands du 12 mars au 14 avril 2008

En passant, nous partons avec JAL, cette compagnie est bien ? (confort, service.....). Oui, j'aurais ptet du demander avant
Donc n'ayant comme "seul" référence des guides de voyages (lonely planet, Géo, Japon collection voir...), je viens vers vous afin de vous faire connaitre notre projet (un premier jet on va dire) et savoir ce que vous en pensez, et surtout ne passons pas à côté d'un site inratable, ou ne restons pas "trop" longtemps sur certain site au détriment d'un autre ? Ah oui aussi on prendra le Rail Pass.
Arriver à Narita. Tokyo 6 nuits Nikko 1 nuits Kamakura 2 nuits Hakone, Mont Fuji 3 nuits Takayama 2 nuits Amanohashidate 2 nuits Hiroshima, Miyashima 2 nuits Kobe, Himeshi 2 nuits Kyoto 5 nuits Nara 1 nuit Osaka 1 nuit Départ d'Osaka
Un programme chargé en perspective J'attend avec impatience vos commentaires et Merci
