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Budget et logement au Caire et Alexandrie (Egypte) English translation pending
Nous partons avec ma fille en Fevrier au Caire...
j'ai besoin de vos conseils, et avis a me proposer!
NOus sommes que toutes les deux sans organisation, peut être une personne et partie seule aussi, y a t- il vraiement un probleme pour voyager dans le pays!
je cherche un hotel dans le centre du caire maximun 50 dollard la nuit!
en avez vous un a me proposer!?
la vie est comment sur place? j'arrive d'Inde et du Nepal et j'ai un peu de mal a me donner une idéefinanciere!
Nous avons l'intention de faire pas mal de Musée au caire et a Alexandrie
vos conseils sont les biens venues pour eviter les arnaques,
quand j'arrive a l'aeroport pour le visa, ? pouvez vousm'expliquer ?
et pour prendre un taxi a l'aeroport ? y a t il un prepaid? le service de change?
pour ce deplacer d'une ville a l'autre pour aller a Alexandrie je voudrais prendre le train..ou le bus? a vous me dire!!
j'aimerai pousser jusqu'au SinaÏ...vos avis m'interresse aussi!
merci a toutes les personnes qui prendrons le temps de me repondre
cheryl
j'ai besoin de vos conseils, et avis a me proposer!
NOus sommes que toutes les deux sans organisation, peut être une personne et partie seule aussi, y a t- il vraiement un probleme pour voyager dans le pays!
je cherche un hotel dans le centre du caire maximun 50 dollard la nuit!
en avez vous un a me proposer!?
la vie est comment sur place? j'arrive d'Inde et du Nepal et j'ai un peu de mal a me donner une idéefinanciere!
Nous avons l'intention de faire pas mal de Musée au caire et a Alexandrie
vos conseils sont les biens venues pour eviter les arnaques,
quand j'arrive a l'aeroport pour le visa, ? pouvez vousm'expliquer ?
et pour prendre un taxi a l'aeroport ? y a t il un prepaid? le service de change?
pour ce deplacer d'une ville a l'autre pour aller a Alexandrie je voudrais prendre le train..ou le bus? a vous me dire!!
j'aimerai pousser jusqu'au SinaÏ...vos avis m'interresse aussi!
merci a toutes les personnes qui prendrons le temps de me repondre
cheryl
Taxis et métro à Pékin English translation pending
😏 Ca y est !!! Nous sommes presque décidés et prêts à partir !
Merci à tous ceux qui ont répondu à notre 1er message 😎; maintenant nous aimerions avoir quelques petites précisions concernant les moyens de transport.
Tout d'abord, nous aimerions savoir si toutes les lignes du métro fonctionnent, car en allant sur le site www.frommers.com, nous avons trouvé un plan, mais il était noté que certianes lignes ( notamment celle desservant les lieux touristiques ), était en construction...? Nous n'avons pas vu de date sur cette carte afin de savoir si elle est récente; alors avez-vous un lien Internet nous permettant d'avoir un plan du métro récent ?
Autre chose, existe t'il des coupons de métro à la semaine, au week-end, comme ça existe dans la plupart des grandes villes ?
Concernant le taxi, pourriez-vous nous donner un exemple de trajet avec le prix, afin que nous nous fassions une idée des prix pratiqués en fonction de la distantce ? Merci. ( nous avons vu sur un guide de voyage qu'il y a un forfait de base pour les trajets, est-ce vrai ?)
A propos de guide, il y en a un qui nous a semblé trés intéressant, celui de Lonely Planet, intitulé "Beijing", mais problème, il est en anglais ! Savez-vous s'il existe en édition française ?
Une dernière petite chose; nous hésitons entre 2 hôtels, et à vrai dire, la distance joue pour beaucoup dans notre choix; pourriez-vous nous donner votre avis sur : le Lu Song Yuan ( pour son côté traditionnel ) le Taïwan hôtel ( pour son côté proche de toutes commodités ) Qu'en pensez-vous ? Les connaissez-vous ? Lequel est plus proche des restaurants ?
Merci de nous avoir, à nouveau lu ;o), et à bientôt !
ps : Petit mot de Mac Gyver "Je prépare mon kit" LOL🏴☠️😉
Merci à tous ceux qui ont répondu à notre 1er message 😎; maintenant nous aimerions avoir quelques petites précisions concernant les moyens de transport.
Tout d'abord, nous aimerions savoir si toutes les lignes du métro fonctionnent, car en allant sur le site www.frommers.com, nous avons trouvé un plan, mais il était noté que certianes lignes ( notamment celle desservant les lieux touristiques ), était en construction...? Nous n'avons pas vu de date sur cette carte afin de savoir si elle est récente; alors avez-vous un lien Internet nous permettant d'avoir un plan du métro récent ?
Autre chose, existe t'il des coupons de métro à la semaine, au week-end, comme ça existe dans la plupart des grandes villes ?
Concernant le taxi, pourriez-vous nous donner un exemple de trajet avec le prix, afin que nous nous fassions une idée des prix pratiqués en fonction de la distantce ? Merci. ( nous avons vu sur un guide de voyage qu'il y a un forfait de base pour les trajets, est-ce vrai ?)
A propos de guide, il y en a un qui nous a semblé trés intéressant, celui de Lonely Planet, intitulé "Beijing", mais problème, il est en anglais ! Savez-vous s'il existe en édition française ?
Une dernière petite chose; nous hésitons entre 2 hôtels, et à vrai dire, la distance joue pour beaucoup dans notre choix; pourriez-vous nous donner votre avis sur : le Lu Song Yuan ( pour son côté traditionnel ) le Taïwan hôtel ( pour son côté proche de toutes commodités ) Qu'en pensez-vous ? Les connaissez-vous ? Lequel est plus proche des restaurants ?
Merci de nous avoir, à nouveau lu ;o), et à bientôt !
ps : Petit mot de Mac Gyver "Je prépare mon kit" LOL🏴☠️😉
Itinéraire et santé au Madagascar avec enfants English translation pending
Retour du costa rica, nous pensons à notre prochain voyage pour l'été prochain, peut être madagascar avec nos 3 enfants qui auront 5 ans 7 ans et 15 ans.
Ils sont vaccinés pour tout même rage et nous prendrons le traitement antipalu plus une énorme trousse de médicaments.
A part cela vu l'état des routes que nous conseillez vous comme itinéraire avec des petits ?Avion, location avec chauffeur(cela a l'air obligatoire ???)etc...Ma fille peut elle faire du surf et où ?A quel moment faut il acheter ses billets ?Le climat l'été ?Possibilité de louer une maison une semaine à un endroit reposant ?
Merci pour tous vos conseils et bon voyage à tous
ml
Sao Tomé, the forgotten island
Hey there, it's me again—back with my usual travel journal share for our loved ones, from our 15-day trip in October 2019.

"Ah, here it is at last—that sweet scent of elsewhere so dear to Cricri and Lulu’s noses, that mix of apprehension and desire when facing the unknown.
We’re really diving into the unknown this time, taking you to the island of SAO TOMÉ... also known as the island: *‘Wait, what did you say?’* 😄. Because apparently, no one’s heard of Sao Tomé—except our Portuguese friends.
It’s an archipelago of three islands smack in the middle of the world, right on the equator, off the coast of Gabon.

No, these aren’t the sun-soaked, Polynesian lagoon islands. Here, *‘it rains, it pours...’* pretty much all the time, it seems.
There’s not much to *‘see’* in the traditional tourist sense—EXCEPT for stunning landscapes, lush vegetation, a few beaches with golden or black sand, colonial buildings still in their original state, a single main road, and plenty of *‘tracks’* that are more or less drivable. All this surrounded by an African population that speaks Portuguese and is known for its warm welcome.
Well, that should be enough for our happiness—and hopefully yours too! 😊

Ready for landing?

"Ah, here it is at last—that sweet scent of elsewhere so dear to Cricri and Lulu’s noses, that mix of apprehension and desire when facing the unknown.
We’re really diving into the unknown this time, taking you to the island of SAO TOMÉ... also known as the island: *‘Wait, what did you say?’* 😄. Because apparently, no one’s heard of Sao Tomé—except our Portuguese friends.
It’s an archipelago of three islands smack in the middle of the world, right on the equator, off the coast of Gabon.

No, these aren’t the sun-soaked, Polynesian lagoon islands. Here, *‘it rains, it pours...’* pretty much all the time, it seems.
There’s not much to *‘see’* in the traditional tourist sense—EXCEPT for stunning landscapes, lush vegetation, a few beaches with golden or black sand, colonial buildings still in their original state, a single main road, and plenty of *‘tracks’* that are more or less drivable. All this surrounded by an African population that speaks Portuguese and is known for its warm welcome.
Well, that should be enough for our happiness—and hopefully yours too! 😊

Ready for landing?
Choosing between Krabi and Phuket
just one question for February—should I pick Phuket or Krabi?
Aventures indiennes: 2 200 km en Enfield à travers le Kerala, le Tamil Nadu et le Karnataka English translation pending
Avertissement le texte ci-dessous est tiré de ma page Facebook au gré de parutions périodiques. Il peut donc s'en ressentir quelques trous dans le suivi du récit ... Par ailleurs, il s'agit ici de mon premier voyage en Inde, quel es spécialistes et autres habitués de cet incroyable pays me pardonnent de mes imprécisions.
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plut��t sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Incredible India ! Bon j’ai rien inventé c’est carrément le slogan de l’office du tourisme indien. Mais faut reconnaître qu’ils ont tapé juste. L’Inde intrigue, l’Inde fascine, l’Inde fait peur, l’Inde. Déjà à l’atterrissage de notre vol Emirates. L’immigration. Les fonctionnaires sont souriants, te souhaitent la bienvenue et t’invitent dans un gros fauteuil confortable, presque comme un ami, pour les formalités. Le numéro de ton visa est peu lisible sur ta photocopie ? Pas grave, l’officier sourit de ses dents blanches et fait les recherches lui-même. Une fois les sacs récupérés, est-ce que Arafat sera là ? Arafat c’est celui qui va nous louer deux Enfield 500 pour 18 jours. Pas de site internet, juste une communication via WhatsApp. Et oui il est là, avec un panneau, parmi la foule qui attend un proche ou un touriste, tout sourire lui aussi. Il nous confie au chauffeur qui va nous emmener à Fort Cochin, quelque 40 km plus loin. Et nous faisons connaissance avec la circulation indienne dans la périphérie de Ernakulam, la grande ville qui compose aussi Cochin. Ici il n’y a qu’une règle à connaître : c’est qu’il n’y en a pas, de règles. Le danger est permanent et il peut venir de partout. Une bonne heure, c’est qu’il nous faudra pour atteindre le Fresh Choice, le petit restaurant que tient Arafat en plus de la location de motos et d’autres services touristiques. Un léger repas, du thé, mais il nous importe de voir les brêles. Elles ont vécu, la route les a un peu cabossées. Mais Arafat a fait ça bien. Sachant qu’on part pour environ 2500 km, il a mis des pneus neufs et a changé le kit chaîne. Recommandations, change d’argent, installation d’un chargeur USB sur la batterie. C’est l’heure de prendre la route, par la coastal Road, direction sud. Un bonheur de route. Bordée de palmiers, paisible. La moto nous permet de prendre de minuscules chemins et de nous retrouver au cœur des villages, à nous voir accueilli par les larges sourires des Keralais. Dieu que les femmes sont belles ici, avec leurs longs cheveux noirs, leur sari coloré, leurs dents blanches contrastants avec le teint foncé de leur peau. Il règne aussi une odeur étrange, agréable mais étrange. Un mélange d’épices, de lessive ou de savon, une moiteur olfactive à laquelle on identifie ce sous-continent indien. Les spécialistes de l’Inde disent que le Kerala est un état à part dans l’immensité du pays. Sans doute, tout comme le Ladakh parcouru en 2017. Mais quelles couleurs, quels sourires, quelles routes (bonnes à notre grande surprise). Le point commun au reste de l’Inde est sans doute le comportement des chauffeurs de bus. Ces gars-là sont des malades, des grands malades, des fous. Ici tu apprends très vite que ta vie dépend de la rapidité à comprendre que face à un bus, tu ne cherches pas la confrontation. Tu t’inclines, tu te pousses. Fin d’après-midi au bord de la mer d’Arabie, le long de la plage d’Allepey. Un lassi aux ananas frais, une petite brise du large. Et cette odeur, encore et toujours. Cette Incredible odeur...
L’eau. Toute la vie autour d’Allepey est conditionnée par l’eau. Vous avez sans doute entendu parler des backwater du Kerala. Mais saviez-vous qu’ils sont composés de plus de 1500 kilomètres de canaux, de lacs et de divers plans d’eau, alimentés par plus de 40 fleuves qui descendent des montagnes ? 1500 kilomètres !!!! On y vit sur les bords (et parfois dessus) on y fait la lessive, on s’y lave, on y pêche, on y navigue pour aller au travail ou à l’école. L’eau. Aujourd’hui, Biju le boss de la Bella Homestay, nous a organisé un tour à la journée sur les labyrinthes des canaux. Le tuktuk est pile à l’heure pour nous emmener au terminal des bateaux pour s’enfoncer dans les terres, mais sur l’eau, quel paradoxe. Un bateau genre mouette genevoise mais taille XXL, avec un gros diesel bien fumant comme moteur. Un moteur qui ne démarre pas tout de suite, crachotant quelques hoquets avant de caler. Un homme descend dans la cale avec un tournevis, deux ou trois coups par-ci par-là et ça démarre dans l’hilarité générale. Ce bateau, c’est celui qui transporte les Indiens et nous sommes donc en compagnie des habitants du coin. Regards, sourires. L’activité ici, c’est d’emporter des touristes sur l’eau, peu importe l’embarcation. Cela va même jusqu’aux bateaux privatifs presque luxueux (pour les standards indiens) avec cabine pour y passer la nuit. Sans doute un peu trop aseptisé, mais pourquoi pas pour ceux qui aiment ça. Pour nous ce sera plus modeste, avec environ 5 heures en canoë conduit par un gars du coin. L’avantage du canoë est de pouvoir prendre les petits canaux, la où les grosses embarcations ne peuvent accéder. Et on y voit la vie sur les berges, la lessive des femmes, les pêcheurs ou simplement les habitants devant leurs (belles) maisons. Ici, certaines habitations sont construites sur une digue d’à peine 5-6 mètres de large séparant deux plans d’eau. Mieux qu’une moto sur la terre ferme, ici c’est une barque que chacun se doit de posséder. Les backwater abritent de nombreux villages, avec leurs petits commerces et leurs écoles. Ici, on amène ses enfants aux cours (en uniforme) en bateau. Ils sont nombreux à courir, crier et se chamailler sur les berges les gosses du coin. Des enfants d’une beauté extrême, tout sourire, autant que leur maman. Comme ailleurs, tout est couleur sur ces eaux. Les plantes aquatiques d’un beau vert, les barques multicolores et même les libellules qui sont rouges ! Afin de faire profiter les familles locales, celle qui s’occupe de nous va nous préparer à manger dans leur (très) modeste demeure. Un thali (plusieurs plats différents sur une feuille de bananier) composé de riz, de pois chiches aux épices locales, un chutney de mangue et quelques autres mets dont nous n’avons pu savoir ce que c’était faute de compréhension mutuelle. Et évidemment c’était délicieux. Retour à Allepey à nouveau par le bateau officiel, à nouveau avec les gens du coin. Allepey. Une petite ville côtière, sans charme ni monuments particuliers si ce n’est deux petits temples. Une plage aussi, non surveillée et pas nettoyée. Mais on s’y sent bien au coucher de soleil et sans doute pour y faire trempette dans les flots de la mer d’Arabie. Ou pour y boire un chaï, un lassi ou un jus de fruit frais sous la brise. Dire qu’Allepey a du charme serait mentir. Mais la magie du Kerala opère. Ça grouille, ça vit, ça bouge, sur les routes avec les innombrables tuktuk, bus et voitures, sur leurs bords avec les commerces en tout genre, de l’étal de fruit au commerce d’or, avec la foule en constant mouvement. Les gens nous regardent, nous dévisagent parfois, mais jamais avec agressivité ou malhonnêteté. Nous sommes loin des clichés qui nous effrayaient au sujet de l’Inde. Pour l’instant. Soyons complet sur Allepey. Nous avons trouvé refuge à la Bella Homestay. Un petit havre de paix et de calme, un accueil à la fois discret et chaleureux. Et une chambre hyper propre et confortable. L’eau, et une journée sans moto. Mais demain nous reprenons la route direction les ghats, à savoir les montagnes dans lesquelles nous allons rouler durant les 3 prochains jours. Ce sera nos premières vraies expériences sur les routes indiennes, j’y consacrerai quelques lignes... Je reconnais, j’ai mis du temps à inscrire l’Inde sur ma liste. Que de clichés, que de préjugés. Une fois encore, sans doute que le Kerala ne reflète pas la réalité plus difficile de quelques autres villes comme Calcutta ou Benares, une première approche en douceur en quelque sorte. Mais ici les sens et les émotions surgissent. Et je sens que cela va continuer.
Petite leçon de conduite motocycliste à l’indienne ... Comme vous le savez évidemment, en Inde on roule à gauche héritage britannique oblige. Première habitude à prendre. Si tu veux additionner les kilomètres en sécurité, il est d’ailleurs FORTEMENT recommandé de rester le plus à gauche possible, soit contre le bord de la route. Pourquoi ? Parce que dans la chaîne alimentaire des routes locales, le plus gros passe avant les autres et ainsi de suite jusqu’en bas. Quelle que soit la situation. Vous comprendrez donc facilement qu’à part les vélos et les piétons, les motos ne font peur à personne. Revenons à la position sur la route. Pourquoi à l’extrême gauche ? Parce qu’en face ça dépasse à tout va. Les bus dépassent les camions et les voitures dépassent les bus qui dépassent les camions. Vous voyez pourquoi il vaut mieux être tout au bord ? Deuxième règle : ne t’arrête jamais aux carrefours ou aux intersections. Si tu mets le pied par terre t’es foutu, tu vas rester coincé là. Le truc c’est de rester en mouvement, de toujours avancer, même au pas, et dès que tu vois ou tu sens un trou tu t’insères. Ça peut foutre la trouille au début mais ça marche nickel quand t’as compris le truc. Le problème c’est que tout le monde fait pareil. Genre t’es sur une grande route et t’as une plus petite voie qui arrive sur ta gauche et bien, le tuktuk ou la moto qui arrive va venir sur ta trajectoire sans même te jeter un coup d’œil. Troisième règle essentielle : le klaxon est ton assurance-vie. Ici les rétroviseurs font une chouette décoration sur les véhicules mais à part ça ... en gros, si t’es un bon conducteur indien tu te dois de klaxonner au minimum toutes les 8-10 secondes parfois plus dans les villes ou les endroits où il y a plus de monde. Klaxonner, juste pour dire que tu es là et que tu arrives. Pigé ? Alors ça peut faire peur, mais franchement on s’y fait vite, il faut juste ne jamais relâcher son attention, parce que le danger peut surgir n’importe quand et de n’importe où... mais revenons à notre road trip. Ce matin, nous sortons sans souci de Allepey par une route rectiligne et rapide, bordée de rizières. Ça roule assez vite et il faut bien garder l’œil sur ce qui arrive en face (voir ci-dessus). Nous avions téléchargé l’application Maps.me et les cartes de l’Inde du sud, impressionnant ! Avec encore un petit chargeur USB et un support pour l’IPhone sur le guidon, nous sommes complètement autonomes et la précision des informations nous conduits sans souci sur les bonnes routes. Nous avions décidé volontairement de ne pas prendre la voie rapide vers Kumily, dans les montagnes, pour prendre des détours sur des voies de moindre importance. Rapidement, le paysage devient vallonné, les courbes se multiplient, la circulation diminue. Au moment de dépasser un tuktuk, je m’aperçois que mon klaxon est mort. Damned (voir ci-dessus). Mais dans ce pays, les ateliers, ou plutôt les cahuttes, qui bricolent les deux roues sont légion. Et je ne mets que quelques kilomètres à trouver un gars qui va me réparer tout ça. Ça démonte le phare où se trouve un fusible du klaxon (...), ça change une pièce, ça ressert des connexions... et ça marche. 50 petites roupies pour 20 minutes de boulot efficace (70 cts, oui je sais c’est moins cher que chez HD...). Au hasard de la route, nous nous retrouvons au cœur d’une fête visiblement religieuse aux abords d’un temple. Que des hommes, torse et pieds nus, le visage et quelques parties du corps peintes. On les prend bien sûr en photo, mais eux aussi ! Toujours au hasard des routes, nous trouvons un family restaurant pour notre lunch. Alors là, c’est un peu galère parce que personne n’y parle anglais. Alors on y va au bol et on se retrouve avec une table trop petite pour contenir tout ce qu’on nous apporte... les saveurs sont là, le feu aussi. En Inde, on ne mange pas avec des services, mais avec la main, la droite. La gauche est réservée pour des pratiques plutôt impures. Alors la règle est qu’avant tout repas on va généreusement se laver les mains aux lavabos qui sont toujours à proximité de la salle à manger. Ceci dit pas si facile de manger du riz et toutes ces succulentes sauces avec ses doigts, il reste un peu de pratique à obtenir. Kumily se rapproche, notre GPS nous indiquait une étape de 155 kilomètres aujourd’hui. Mais sur les routes indiennes et en moto, 155 kilomètres c’est minimum 4 heures de routes, sans compter les arrêts. L’après-midi est donc entamée lorsque Kumily est en vue. Cette petite ville est perchée à 900 mètres et l’air moite et chaud des plaines laisse la place à une “fraîcheur” bienvenue. C’est aussi le début des collines de plantations de thé. D’ailleurs au détour d’un virage, un groupe de femmes ramasse les jeunes feuilles qui dépassent du haut des buissons. Elles ne sont pas loin de la route et nous grimpons la pente pour aller à leur rencontre. Un pur moment de fraîcheur au vu de leurs sourires éclatants et de leurs rires bruyants lorsqu’on parle de nos prénoms ou de nos enfants. Petite séance photos et selfies, merci Mesdames pour cette bonne humeur malgré votre dur labeur. Kumily. Bruyante, poussiéreuse, indienne... certains y viennent pour aller à la rencontre des animaux dans la réserve voisine de Periyar, mais il faut avoir le temps que nous n’avons pas pris pour cette étape. Tradition oblige, passage chez le barbier. Jamais, jamais je n’emmène de quoi me raser en voyage. Et le barbier de Kumily ne m’aura pas déçu. Soirée plus fraîche et à la lumière tamisée sur le rooftop de notre Homestay, petite musique d’ambiance. L’Inde est bruyante, grouillante, mais également spirituelle et relaxante sous certains aspects. Une culture compliquée, mais que nous essayons d’apprivoiser au mieux pendant ce très court séjour. Demain cap sur Munnar, au cœur des plantations de thé, toujours en altitude des ghâts. Quel trip, sur la route, mais aussi dans le coeur et la tête.
Fantastique. Fantastique et galère un peu quand même. La route entre Kumily et Munnar est une voie qui circule dans les montagnes, appelées ici les ghats. Des reliefs couverts de végétation en tout genre, mais si verte, si dense. Le bitume est parfait, la route est toute en courbes, un virage tous les 30-40 mètres, le tout avec un très faible trafic. A la limite de l’orgasme de l’asphalte, du kamasutra du bitume, tant rouler dans ces paysages paisibles et splendides amène un plaisir indescriptible. Nous traversons régulièrement de petites villes ou villages moins animés que les cités des plaines, des rues colorées par les saris des des femmes, par les murs des maisons ou par des nombreux panneaux publicitaires qui ornent les commerces. La vitesse de croisière est rassurante, un petit 40 km/h qui nous permet de lever les yeux pour en prendre plein. Jusqu’au moment où. Au moment où une voiture freine et s’arrête en face de moi dans sa voie. Mais pourquoi ??? Devant l’absence de danger apparent, je freine à peine, continuant à avancer. Sauf que là, juste devant moi un serpent d’au moins 2,50 mètres traverse la chaussée en ondulant en S. Plus le temps de l’éviter... et je passe à moins de 50 centimètres de sa tête, j’ai même vu ses yeux tellement il était prêt de mon mollet ... Galère. Oui quand même. Parce que la route Kumily-Munnar est en réfection. Alors des détours sont signalés. Des détours qui nous poussent sur des tronçons défoncés, des chemins étroits, dans des pentes dignes de la Streif et surtout qui rallongent le temps de route que nous avions prévu. De 4 heures, nous sommes passés à 6,5 heures. Galère. Parce que mon Enfield tousse sérieusement depuis quelques kilomètres, comme si le carburateur était bouché. Et elle pousse même à s’éteindre au ralenti sans vouloir redémarrer. Mais comme il y a un mécano dans tous villages, je prends cette précaution de m’arrêter. Et ce sont bientôt trois spécialistes qui se penchent sur le cas de la malade. Ca cherche, ça vide le carbu, ça ressert un truc à la sortie de l’échappement et après 30 minutes ça a l’air de fonctionner. Payer ? Même pas, le sourire et “je vous ai rendu service Sir, c’est mon plaisir”... Munnar est en vue, des paysages à couper le souffle au cœur des plantations de thé. Des buissons quasi à perte de vue, même dans les pentes assez raides des coteaux. La route est redevenue belle, l’asphalte est neuf. Le bonheur est de retour, même si les fusibles de la moto continuent de lâcher ce qui me prive de mon klaxon, un élément essentiel ici. 30 kilomètres après Munnar, toujours au cœur de cette si belle nature au cœur des ghats, nous trouvons la Pavithra Riverview Homestay, en contrebas du village de Lakkam. Une petite pension familiale au bord des champs de thé, dans un décor fantastique, à l’accueil si chaleureux. Shankar est au soin pour ses visiteurs. Il nous amène le thé sur le petit toit qui surplombe une partie de la maison. Un toit face à la vallée, une vue magnifique sur la nature environnante. Et toujours ce sourire si éclatant. Juste au-dessous de la pension, un chemin part au cœur des plantations où il serait possible de se balader durant des heures. Quel labeur de cueillir les jeunes pousses sur les buissons. La Pavithra, dans un petit village du Kerala, nous y prendrons notre repas du soir, garanti pas épicé et qui pourtant brûle le bord des lèvres. La Pavithra, une chambre simple, avec douche et WC, le tout très propre, une nuit calme, bercée par le bruit reposant de la rivière sous nos fenêtres. L’Inde, loin de la frénésie des villes. Munnar et ses environs. Nous y passerons encore demain, avant d’avancer dans ce périple indien si attachant. On savait que le dépaysement serait garanti. Il est non seulement garanti, mais total. Munnar, part II. A la Pavithra le petit-déjeuner se prend sur le toit, dès que le soleil pointe vers 08h30. La vue y est bien sûr splendide au matin et la nourriture que Shankar nous apporte réjouit nos estomacs. Shankar veut développer sa petite affaire, alors il nous demande ce que nous les occidentaux mangeons le matin. Nous lui parlons de Muesli, de miel, de fruits, de yaourt.. il enregistre, prend des notes, sûr, il sait se débrouiller le garçon. Ce même Shankar nous donne l’adresse d’un de ses frères à Munnar, lequel pourrait nous aider à résoudre mon problème de fusibles qui lâchent. Sur place, on obtient l’adresse d’un mécano et un chauffeur de tuktuk qui écoutait la conversation de loin, mais d’assez près pour flairer la course, nous propose de le suivre pour être certains de trouver. Problème, le gars est mécano mais ne fait pas les pannes électriques. Alors le chauffeur nous amène à l’autre bout de la petite ville chez un autre mécano qui lui ne fait que l’électricité. On lui explique le souci, il hoche la tête. Il va voir. Du coup, on lui laisse la moto et nous partons voir Munnar, son marché aux fruits et légumes coloré comme d’habitude, ses petites boutiques marchandes, ses stands de rue, ses gargotes, sa foule bigarrée. Une petite ville bruyante, animée et poussiéreuse, indienne, au cœur des montagnes. La moto est prête, un bon bout du faisceau a été refait et il me montre même les photos de ce qui était défectueux. A un prix dérisoire pour nous évidemment. Les environs de Munnar sont magnifiques. Plantations de thé, cascades et même deux lacs artificiels où les indiens vont en famille. Bien kitsch évidemment, mais on y croise la vie locale. C’est donc là que nous allons, voir les jeunes couples se tenir pudiquement par la main, les enfants réclamer des jouets dans les stands qui bordent l’endroit. L’après-midi est bien entamée lorsque nous retournons à la Pavithra dans le village de Lakkam. Il y a une belle cascade derrière le village et en moins de 30 minutes, nous voilà au pied de chutes, malgré le peu d’eau vu la saison. Shankar et sa famille nous ont concocté un autre excellent repas ce soir, et pas épicé cette fois, partagé avec quelques autres voyageurs au long cours. Échanges et partages d’expérience autour d’une table indienne. Munnar et sa région. A voir, à respirer, à goûter, à ressentir.
La route qui redescend sur les plaines comporte un tronçon privé vu qu’elle traverse de part en part une plantation de thé. Évidemment elle est ouverte à tous, mais il y a tout de même une barrière et son préposé à chaque extrémité de la propriété qui pourrait fermer ce tronçon de quelques kilomètres et bloquer ainsi l’accès à Munnar depuis le nord-est. Original. Vu que nous traversons une plantation, les paysages sont juste féeriques. Du vert à gauche, à droite, en-dessous et en-dessous. Des buissons de thé à perte de vue sur les pentes de ces ghats. Une splendeur. Quelques kilomètres à peine, les chutes d’eau de Lakkam sont annoncées. Un arrêt obligatoire. Les singes sont là, prêts à chiper tout ce qui leur passera à portée de main, surtout de la nourriture. Une petite marche d’approche et nous voilà au pied des cascades. Des familles indiennes sont déjà là, dans l’eau fraîche de quelques gouilles. Les femmes se baignent entièrement habillées contrairement aux hommes et aux enfants. Sourires de bienvenue et les moins timides d’entre eux nous font signe d’aller dans l’eau ! On ne peut pas rater ça. Hop, en slip et c’est parti pour une baignade matinale rafraîchissante. Évidemment et comme toujours, on vient nous demander d’où nous venons, où nous allons, le dialogue est facile avec les Indiens tant ils sont curieux face à un occidental. Reprise de la route, direction les plaines du Tamil Nadu voisin, avec pour but final la ville d’altitude de Kodaikanal sur l’autre versant des ghats. La température remonte au fur et à mesure que nous perdons de l’altitude pour devenir vraiment chaude. Les paysages perdent de leur verdure pour être remplacés par une nature plus sèche, plus jaunie. Nous ne sommes pas des connaisseurs de l’Inde, mais après avoir traversé quelques villages, nous sentons une différence avec le Kerala voisin. Plus rustique, plus rude, plus pauvre sans doute, le Tamil Nadu s’apparente plus à l’idée que nous nous faisions de cet énorme pays. Le contact avec les gens y est moins facile. Non pas qu’ils soient moins souriants ou moins aimables, mais il est plus difficile de rencontrer des locaux parlant anglais, ce qui limite forcément les contacts lorsque nous nous arrêtons pour boire un thé ou demander une direction pour confirmer notre GPS. Un GPS qui nous sort régulièrement des sentiers battus pour nous faire prendre de petites routes à travers les campagnes, passant parfois au cœur de villages dont les habitants sont ébahis de voir des Blancs à moto traverser leur monde. Aucune agressivité pourtant, juste ces regards appuyés et parfois déstabilisants. Bien que moins verdoyants, les paysages demeurent fantastiques, il y a toujours quelque chose à voir, dans les champs, sur le bord des routes, dans les villages. L’humain est partout ici, plus d’un milliard d’individus, alors impossible de rouler quelques minutes sans croiser des gens. Et le spectacle est continu, toujours ces saris en couleur chez les femmes ou les habits typiques des paysans. Dépaysement total, abandon de nos codes, de nos vérités ou de nos certitudes. Nous sommes en Inde. Les contreforts des ghats apparaissent, nous entamons la longue montée vers Kodaikanal. Une route tournante, évidemment splendide. Nous rattrapons souvent quelques camions ou bus, qui ne sont pas faciles à dépasser car ils ne laissent pas d’ouverture. A toi de te débrouiller, voire de prendre quelques risques infimes. Il n’est pas rare non plus de voir des véhicules arrêtés sur le bord de la route avec un ou des passagers vomissant sur le bas-côté. L’Indien des plaines n’aime pas les virages. A mi-montée, arrêt à une gargote dans un virage. Thés noirs, beignets de légumes, pause pour les fesses. Les bus s’y arrêtent aussi, faisant le beurre du tenancier. Alors bien sûr, quatre Blancs là au milieu ça attire les regards. Kodaikanal est en vue, perchée à ses 2000 mètres d’altitude. Un village pour l’Inde, une petite ville pour nous. Les habitants aisés des plaines viennent y prendre la fraîcheur et la relative pureté de l’air. Quelques activités ici, comme la balade en minuscule bateau à pédales sur un petit lac au centre de la bourgade. Un lac entouré d’une petite route où les couples circulent en tandem, où les enfants font une balade sur des chevaux dociles devant leurs parents qui mitraillent la scène avec des dizaines de photos. Des stands aussi, de nourriture bien sûr. Notamment celui des succulents pois chiches cuits mélangés à des oignons, du riz soufflés, des épices, le tout servi dans un cône de papier prélevé dans un journal ou un magazine et que tu te débrouilles de manger avec les doigts. Des articles et jouets encore, tous plus kitsch les uns que les autres. Il faut que cela soit clinquant, fluo de préférence. Bref, une bien belle activité autour de ce lac, de belles scènes de rue. La chance. La chance que nous sommes dimanche et que nous croisons une sorte de procession chrétienne, où les fidèles portent de lourdes et énormes décors à la gloire de Dieu. La foule suit le cortège au son de tambours, de trompettes et de clarinettes. Un cortège festif et coloré. Nous aurons aussi été sur la promenade à flanc de montagne de Coaker’s Walk. On y verrait les plaines du Tamil Nadu à des dizaines de kilomètres. S’il n’y avait pas cette forte brume qui empêche toute vue spectaculaire. Le spectacle est plut��t sur la promenade elle-même. Les jeunes Indiens viennent s’y prendre en photo. Les filles adoptant plutôt des positions glamour mettant en valeur leur beauté, alors que les garçons se la jouent plus macho, lunettes de soleil et peu de sourire. Le tout sans gêne devant tout le monde. Ah cette Inde, ses paysages qui fascinent autant que ses habitants, que ses épisodes de vie, que ses scènes de rue. Kodaikanal, rien d’exceptionnel au final, juste le plaisir d’y être venu et d’observer.
Malgré l’altitude et la fraîcheur à l’ombre, dès que le soleil apparaît sur Kodaikanal, la température augmente rapidement. Ce qui n’empêche pas l’Indien des plaines de porter bonnet et veste chaude d’ailleurs. Depuis le début de ce trip c’est l’application Maps.me qui nous guide sur les routes indiennes. Et il faut bien reconnaître que les concepteurs de cette application gratuite ont sacrément bien bossé. Tiens prenons aujourd’hui par exemple. Notre but du jour est Madurai, une ville de province du Tamil Nadu, à quelque 130 kilomètres de Kodaikanal. On va être franc, on n’a clairement aucune idée du chemin à prendre pour s’y rendre, d’autant plus qu’en Inde à part sur les très grands axes, les panneaux routiers font figure d’absents. Alors on s’en remet à Maps.me. Et là, et dieu sait comment, ce GPS a dû sentir que nous n’en avions pas encore assez de ces petites routes dans les ghats. Car au lieu de nous amener au plus vite sur les grands axes de la plaine, il nous a embarqués sur des chemins de travers le plus longtemps possible. Petites routes, parfois pistes, à travers des villages d’un autre temps où la rudesse de la vie se lit sur certains visages burinés, à travers les forêts d’eucalyptus. Nous faisons confiance et suivons à l’aveugle le tracé sur nos téléphones portables arnachés au guidon. Une chance. Que dis-je, un privilège. Quel touriste vient dans ces coins isolés des montagnes du Tamil Nadu ? Pas beaucoup à voir la mine et les regards surpris des personnes croisées lors de ces quelques dizaines de kilomètres. Et lorsque nous avons un doute lors d’une intersection, il suffit d’arrêter une moto et la vieille dame qui monte en amazone à l’arrière nous indique la direction dans son dialecte local, tout sourire, alors que son mari ajoute que nous devons être prudents sur ces petites routes. La dernière descente, à flanc de montagne, sera mémorable de beauté avec une vue incroyable sur les plaines du Tamil Nadu en contrebas. Enfin un village, avec des commerces, un arrêt de bus. Il fait chaud désormais, chaud et soif. Il est temps de faire une pause après une conduite tout de même éprouvante durant quelque 60 kilomètres. Une gargote de bord de route, un avant-toit qui procure un peu d’ombre, un préposé au thé, quelques beignets de légumes qui viennent d’être frits, c’est là qu’il faut s’arrêter. Et on ne le regrettera pas. Évidemment, les personnes présentes veulent savoir d’où on vient, où on va, à qui sont les motos. Et voilà qu’on nous offre une tournée de ... concombres frais achetés au vendeur de rue 10 mètres plus loin, coupés en deux dans le sens de la longueur avec un peu de sel pimenté. La fraîcheur du légume face à la légère brûlure du piment. « Welcome to India » nous dit-on avec toujours ce sourire désormais traditionnel. Thés noirs, chaud et sucré, les petits beignets, les concombres de bienvenue, la pause s’est transformée en repas de midi. Il est temps de reprendre la route et au moment de payer, le patron des lieux nous dit que nous sommes ses invités avec de longues poignées de main. Ce n’était pas une pause en fait, mais une leçon. Une leçon de vie et d’accueil. Il reste tout de même quelques dizaines de kilomètres jusqu’à Madurai. Avalés sur des voies rapides. Une autoroute même, mais à la indienne. A savoir que des motos roulent à contresens sur la bande d’arrêt, que des piétons la traversent et que même des vélos l’empruntent. L’arrivée à Madurai est assez épique. On ne rentre pas dans une ville indienne de plus d'un million d’habitants sans devoir affronter sa circulation frénétique, archaïque et anarchique. Encore plus qu’ailleurs, aucune règle n’a cours aux abords de Madurai. Ça force, ça pousse, ça bouchonne, ça bataille et évidemment ça klaxonne. En permanence. Redoublement d’attention, concentration, celui qui aura piloté ici est paré pour bon nombre d’éventualités. Le Moskva Hotel est non seulement à une distance raisonnable du fameux temple Sri Meenakshi, mais il a aussi un petit garage souterrain pour éviter de laisser les motos à la rue. Les motos, dont la mienne a toujours ce foutu problème de fusibles qui lâchent. Mais la aussi, le Moskva est tout près d’un atelier Enfield. Alors le réceptionniste m’y amène comme passager sur son scooter et je reviendrai y poser la moto. Moto prise en charge tout de suite, avec un changement d’un bout du faisceau électrique défectueux dans le pare-boue arrière. Demain visite de la ville et surtout du temple. A pied, ça reposera nos fesses endolories. Madurai. Notre première grande ville indienne. Un cocktail local dont les ingrédients sont bruit, pollution, foule, klaxons, poussière. Le tout bien secoué et servi chaud. Madurai en Inde. Une ville qui fourmille, en perpétuel mouvement, des rues parfois de terre, des scènes de rue tous les mètres. Aucun charme particulier, mais une ambiance particulière. La ville semble être découpée en zone d’activités. Le Moskva Hotel où nous logeons est dans la zone des pièces détachées pour les véhicules. Des échoppes, de minuscules ateliers, à même la rue, sans aucun standard de sécurité, à la débrouille totale. Un fouillis indescriptible. Et pourtant extraordinaire. La où nous trions, jetons, gaspillons, ici tout se conserve dans un coin, tout se répare, tout sert à quelque chose. Dans d’autres zones, ce sont les textiles, les pneus, l’outillage ou encore les cartes de vœux ou d’anniversaire (...). Tu cherches quelque chose de particulier, choisis ton quartier. Il s’était injuste de dire que la ville est sale. Poussiéreuse oui, mais sale non. Les scènes de rue disait-on. Comme les vaches en plein carrefour. Comme cet artisan qui repasse des chemises avec son fer à charbon. Comme les gens qui prient un dieu peint sur un mur. Madurai, le spectacle est permanent, comme le bruit. Les mendiants se sont comptés sur les doigts d’une seule main, les sourires eux, étaient innombrables. Mais si on vient à Madurai, c’est pour visiter le temple du Sri Meenakshi, un des plus célèbre d’Inde du sud. un temple érigé il y a plusieurs siècles en l’honneur de la déesse Shiva. Une splendeur architecturale avec ses tours ornées de milliers de statues colorées. Les Indiens y viennent en pèlerinage pour prier, de loin parfois, les touristes y viennent pour en prendre plein les yeux. Certaines parties intérieures sont réservées à ces pèlerins, puisque les non hindous ne peuvent y pénétrer. Le temple se visite pieds nus et les jambes couvertes, tout y est superbe. Sans photo malheureusement, appareil et téléphone y étant scrupuleusement interdits. Madurai, le détour en valait vraiment la peine. Dernière soirée ici, dernier plaisir à Madurai : un excellent repas sur le roof top du Suprême Hôtel. A l’air et au-dessus des toits de la ville. Madurai. On a adoré.
Sortir de Madurai n’a pas été si compliqué finalement. Peut-être que nous nous habituons à cette conduite indienne, toute en fluidité, sans véritable règle ? Direction nord aujourd’hui pour la petite ville de Palani, toujours au Tamil Nadu. C’est notre ami Shankar qui nous avait conseillés de faire un stop à cet endroit plutôt que dans la grande ville de Coimbatore. Palani, des maisons, ses commerces, sa population, au pied du Murugan Temple perché sur la colline 600 marches plus haut. Un temple de pèlerinage pour les Hindous, où l’on monte les escaliers de pierre, parfois brûlants sous le soleil, à pieds nus. Nous sommes les seuls Blancs à l’horizon et notre présence étonne. Mais comme partout, les sourires éclairent les visages. Étonnement sans aucun doute, Palani n’est pas sur l’itinéraire des guides et autres tour operator. Du coup, l’occidental s’y fait rare. Et c’est bien ce qui fait le charme de cette ville où nous sommes plongés au cœur de la culture et la religion locales, sans artifice ni intérêt touristique. Difficile de se faire comprendre ici, car quasi rien n’est indiqué en anglais. Comment monter au temple, doit-on acheter des tickets, comment cela fonctionne-t-il ? Notre désarroi doit se voir à des kilomètres à la ronde, puisqu’un vendeur ambulant de jouets vient nous expliquer, dans sa propre langue et à grands renforts de gestes équivoques, que nous devons laisser nos chaussures à une consigne avant d’entamer la longue montée. Nous comprenons aussi que l’accès au temple est gratuit. Décidément ces Indiens sont particulièrement accueillants avec le touriste perdu dans les méandres de la culture locale. Gravir 600 marches n’est pas si simple avec la chaleur du Tamil Nadu comme accompagnante. Certains portent de jeunes enfants, quelques femmes transportent de lourds sacs de nourriture en équilibre sur la tête, nous ne sommes pas les pires lotis. La mode ici pour les hommes c’est le selfie avec le premier Blanc que l’on croise. Alors durant la montée, nous sommes sollicités à de nombreuses reprises pour finir sur les cartes mémoire de smartphones. Et quand il s’agit d’un groupe, évidemment que chacun veut sa photo, avec son appareil à lui, ça prend donc un peu de temps. Les filles, elles, sont moins hardies, elles se contentent de grands sourires et de signes de la main. On se sent bien dans cette Inde, chaleureuse et accueillante, on en oublie cette poussière constante, la pollution des véhicules et les déchets qui jonchent le bord des routes et chemins. Évidemment que depuis le Murugan Temple la vue est splendide sur la campagne environnante 600 marches sous nous. Sur cette esplanade, les codes sont incompréhensibles pour nous. Plusieurs entrées, des gens couchés au sol qui attendent dieu sait quoi, certains amènent des offrandes d’autres pas, toute la complexité indienne sur cette colline. Alors nous y allons à la chance, on rentre là où l’on pense pouvoir, on suit des pèlerins, on regarde et on observe discrètement. Toujours sans réellement comprendre. Et on se pose à l’ombre, pour contempler le spectacle des gens. Leurs habits colorés, leurs mimiques, leurs yeux si noirs et leurs sourires si éclatants. On ne s’en lasse pas. Retour à notre logement du soir à deux pas de la montée vers le temple, au cœur des petits stands de rue. Le Patthia Naidu Palace, un petit hôtel local tout simple et bon marché, rien d’un Palace, mais rien du tout. Mais qui est au petit soin pour nous. Le soir tombe sur Palani, l’animation se fait plus discrète. Un petit air souffle sur les plaines du Tamil Nadu. On est bien. Nouvelle étape et une longue. Un peu plus de 170 kilomètres direction nord pour rejoindre la station de Coonoor, dans le massif des Nigrilis à plus de 1800 mètres. Retour dans les montagnes. 170 kilomètres de moto en Inde, c’est un minimum de 6 heures, arrêts compris. Une fois n’est pas coutume, le GPS choisit lui-même notre tracé du jour. Un savant mélange de routes de campagne, de traversées de village et même d’une grande ville (Tirrupur), d’autoroute que nous aurons prise durant un kilomètre à contresens (sans que les autres usagers n’y trouvent quoi que ce soit d’anormal) ayant raté un embranchement. Un cocktail de Tamil Nadu l’espace d’une journée. Des arrêts aussi, pour reposer l’arrière-train qui encaisse sans trop sourciller les bosses, dos d’âne, malformations et autres imperfections chroniques des routes indiennes. Une première pause dans une petite échoppe de bord de route pour ce qui est devenu la tradition : un thé, chaud et sucré, soit noir pour deux d’entre nous, soit au lait pour les deux autres. Et c’est alors que notre regard tombe sur un plat de pois chiches aux épices Masala. Mettez-en une soucoupe svp. La femme derrière le comptoir ne parle pas l’anglais, alors ce sont les clients de la petite salle qui vont traduire. Nous voilà à nouveau au centre des attentions. Et pendant qu’on y est, rajoutez-nous de cette friture d’oignons qui a l’air si bonne et que vous venez de nous faire goûter, merci Madame. Une première pause qui se termine par une tournée de selfies, casque et lunettes de soleil sur la tête, prêts au départ. Une seconde pause dans une petite ville cette fois, avec encore une série de thé, accompagnée de fruits achetés sur le stand d’à côté. Melon mûr à souhait, mandarines juteuses, de beaux et bons fruits locaux. Il faut avouer que les fruits sont une des seule nourriture qui n’emporte pas la bouche par le feu des épices, notamment du piment. Les Indiens s’y mettent déjà le matin au petit-déjeuner (pas aux fruits, mais bien au piment), alors une petite pause doucereuse et sucrée dans la tourmente des plats épicés , ça ne peut que faire du bien. Les contreforts de la montagne arrivent et avec eux, le début de la montée. La vitesse va ralentir et la conduite va se faire plus difficile. Nous sommes pris entre deux feux. Se faire dépasser par les voitures qui grimpent pied au plancher et tenter de dépasser les bus et camions qui subissent la pente, le tout en ne prenant aucun risque. Car à la descente, les bus et camions n’ont rien à envier aux voitures. Ça roule à fond et ça coupe sérieusement les virages. Une odeur de caoutchouc brulé prouve que les freins sont sacrément sollicités. Nous avions lu qu’il fallait être fou pour conduire des motos en Inde. Mais voyager dans ces bus qui ne connaissent aucune limite doit être tout autant périlleux si ce n’est plus, vu leur état. Coonoor est en vue, l’air y est frais évidemment, moins moite. On y reste demain encore avant de rouler vers notre seconde grande ville : Mysore, dans l’état du Karnakata. Le soleil est toujours au rendez-vous, on va en prendre plein les yeux. Une fois de plus.
Un jour et demi à Coonoor. Retour donc dans les montagnes, au cœur des Nigrilis dans les Western Ghats. Une petite ville d’altitude, animée comme il se doit, mais surtout au cœur d’une région superbe où les plantations de thé occupent le terrain. A Coonoor même, il n’y a pas grand chose à faire. Son marché couvert et quotidien peut-être, où l’on trouve de tout, fruits et légumes, textiles, nécessaires de maison, outillage, épices, fleurs, bref de tout. Un endroit vivant et odorant (souvent très agréable ne nous méprenons pas) au gré des étals. Mais ce qui vaut la peine à Coonoor, c’est partir se balader aux environs en moto. Au belvédère de Dolphin’s Nose par exemple. Bien sûr que la vue sur les montagnes environnantes et plus loin sur les plaines du Tamil Nadu est impressionnante. Mais ce qui fait son charme à ce nez de dauphin, ce sont les 11 kilomètres de route pour s’y rendre. Une petite route, parfois à flancs de montagne, coincée entre les buissons verts des théiers de part et d’autre de la chaussée, sinuant dans une nature préservée et bien sûr splendide. La brume au loin rend la lumière plus tamisée, mais les monts aux alentours se découpent dans le bleu du ciel. Un bonheur total que ce mélange de couleurs. C’est bien entendu un peu l’attraction du coin, alors on y est pas seul sur cette route. Prudence. En arrivant à son terme, les chalands attendent le voyageur avec leurs petits stands proposant des boissons, de la nourriture simple ou des bricoles à acheter. Mais il n’y a pas que les chalands qui se réjouissent de la venue des touristes. Les singes aussi. Toujours prêts à chaparder ce qui traîne à portée de main, quitte à se montrer assez entreprenant. Malgré cela, la vue vaut la peine depuis Dolphin’s Nose. Sur le chemin du retour, une manufacture de thé propose des visites expliquant les différentes étapes depuis la cueillette jusqu’à votre tasse du petit-déjeuner. Une usine installée là par les Britanniques au siècle dernier. Et les infrastructures n’ont pas vraiment changé depuis. Une autre visite à faire, le Sim’s Park, un jardin botanique à l’indienne, beaux arbres et plantes diverses, où une petite gouille permet à quelques pédalos de promener des touristes, quasi exclusivement Indiens. Car ici encore, le Blanc est rare. Rien d’exceptionnel donc, juste un moment paisible en nature, loin du bruit. Coonoor « centre », on y est allé pour changer de l’argent. Un seul bureau pour avoir des Roupies car les banques n’en fournissent pas. Un peu dur à trouver car cet office est perdu au milieu des dizaines d’autres commerces de la ville. Et visiblement peu savent qu’on peut y faire du change.Les dollars que nous amenons sont scrutés, ils se doivent d’être impeccables. Deux billets nous seront d’ailleurs refusés, à cause d’une petite tache dans un coin. Ce qui paraît être une formalité prend au final pas loin d’une heure. Et quand un couple d’Indiens rentre dans le bureau et veut changer un billet de 1000 francs suisses, nous n’y croyons pas nos yeux. Un couple en voyage de noces, dont l’époux habite à Bâle. Le monde est soudainement petit. Nous aurions pu manger a notre guesthouse, mais nous avons trouvé un petit resto familial dans la rue principale de la ville. Une petite échoppe sans prétention, tenue par un couple, mais qui prépare du poulet de différentes façons (toutes bien épicées), ainsi que plusieurs variétés de riz frit et de nouilles sautées. A peine arrivés qu’on nous trouve une place dans l’espace très restreint de l’endroit. Un accueil chaleureux, où l’on se sent rapidement bien, malgré que personne n’y parle vraiment l’anglais. Coonoor, l’immersion indienne. Dans l’assiette et dans l’ambiance. Retour de nuit à notre guesthouse, sur les hauteurs de la ville à quelque 5 kilomètres. On s’était promis de limiter les trajets de nuit. Exception. Mais c’est vrai, on n’y voit pas grand chose et les dangers sont les mêmes qu’en pleine journée, sauf qu’on ne les voit plus ! Coonoor ou la fin du périple en montagne. Retour demain dans les plaines chaudes et moites. Et passage dans l’état du Karnataka, direction Mysore et son palais. Nul doute qu’on n’y verra aucune différence. Les sourires seront toujours présents nous y serons parfaitement accueillis. Comme partout.
L’air est frais au petit matin dans les Nigrilis. Quel contraste avec les plaines où la température ne fraîchit même pas vraiment la nuit. Avant de partir vers le nord, petit coup de chapeau tout de même aux autorités locales. Toute cette région de montagne des Nigrilis est Plastic Free. Alors, à voir ce qui traîne encore par terre, la mesure ne doit pas être si ancienne. Néanmoins, ici on emballe dans du papier journal et on te donne un petit sac de coton pour embarquer tes courses du marché. Même les pailles des Lassis sont en carton ! Bref, l’Inde le fait et y arrive. Pas comme chez nous... comme quoi les donneurs de leçons ne sont pas toujours ceux que l’on croit. Direction donc Mysore, par les routes de montagnes pour sortir du massif. Après Wellington la militaire (une importante garnison de l’armée indienne est stationnée là), voici Ooty la célèbre. Une station assez huppée des Nigrilis, où les hôtels et autres lieux de villégiature vantent leurs chambres luxueuses. Ooty, très en vogue auprès des classes aisées à ce qu’il se dit. Une seule route, bien sinueuse en plus, et surtout bien encombrée. Un véritable défi lorsqu’on se retrouve collé derrière un camion, avec un bus qui pousse derrière. On ne le dira jamais assez, les chauffeurs de bus indiens, c’est du lourd. Vitesse excessive, dépassement téméraire, aucun fairplay ni considération pour les autres, en voir un dans le rétroviseur de la moto rend nerveux. La descente sur la plaine est longue et la route n’est pas toujours en bon état. Quelques tronçons qui n’ont pas encore vu d’asphalte, trous voire cratères, dos d’âne (particulièrement efficaces), il convient d’être prudent. Heureusement, l’Enfield 500 n’est pas une machine qui incite à mettre du gaz. Un couple d’enfer, une maniabilité incroyable et malgré tout c’est du solide. Parce que des trous et des dos d’âne, on en a ramassé quelques dizaines depuis le départ. Peu avant d’atteindre le plat des plaines, nous traversons une incroyable forêt d’eucalyptus, des arbres géants et droits comme des i. A se sentir soudainement petit au milieu des ces messieurs de bois. Mais le meilleur reste à venir. Il est temps de dire au revoir aux ghats, à ces montagnes aux si belles routes. Une autre Inde que celle des villes et des campagnes. Des paysages majestueux, des courbes douces, de la fraîcheur. Du plaisir intense. L’air s’est considérablement réchauffé maintenant. Une grande porte annonce la Mudumalai Tiger Reserve que la route traverse de part en part. Une route incroyablement belle au milieu d’arbres splendides. Les employés de la réserve brûlent les abords directs de la chaussée, sans doute pour éviter que certains animaux s’en approchent. Singe, biches, petits cervidés et même un éléphant traversant la route, le tout dans leur habitat. Pas de tigre bien sûr, si félins il y a encore dans le coin, nul doute qu’ils restent à l’abri des regards. Le Karnataka est en vue. Pas de réelle transition car une autre réserve, celle de Bandipur, prend immédiatement le relais pour quelques superbes kilomètres de plus. Notre pain blanc mangé, la suite du trajet se fait sur des voies rapides et même une autoroute, que les automobilistes et camions paient, mais pas les deux roues. Toujours cette autoroute où l’on peut se retrouver en présence d’une vache sur le terre-plein central. Et comme d’habitude des motos en contresens, des tracteurs, des vélos et des piétons qui la traversent. Une autoroute indienne. Comme aux abords de toute les grandes villes en Inde, la circulation devient anarchique au fur et à mesure que Mysore approche. Redoublement d’attention, rester sagement dans sa voie et être attentif à tout ce qui se présente. Les mots d’ordre à suivre pour arriver à bon port. Le bon port à Mysore, c’est le Mannar’s Residency, pas loin des deux attractions que nous sommes venus voir ici. Pas le temps d’enlever les casques que le préposé qui gère le trottoir devant l’immeuble nous fait signe de le suivre. Les motos seront mises à l’abri dans un parking fermé au sous-sol. Les chambres sont prises, la douche nous a requinqués, départ pour le Devarja Market, à quelques minutes à pied. Principalement fleurs, fruits et légumes, ce qui surprend ici, c’est l’effort pour présenter un étal esthétiquement accueillant. A l’image du pays, tout y est coloré dans ce marché. Alors oui, ici on voit du touriste occidental, et on nous sollicite. Mais un refus poli et souriant permet de ne pas être harcelé. Balade dans les rues et ruelles de Mysore. Plus qu’ailleurs, le nombre de vaches vivant au cœur de la ville est impressionnant. A qui sont-elles ? Les commerçants leur donnent de l’eau dans des seaux, voire de la nourriture, ce qui leur évite de faire les poubelles. Par contre, elles sont totalement indépendantes et se promènent la où elles veulent, traversent les carrefours et grandes avenues. Sujet de vénération, une jeune femme la touche et se signe, non pas de la Croix bien sûr, mais d’un autre mouvement à caractère religieux. Demain, suite de la visite de Mysore. On continuera de répondre à la sempiternelle question « hello, where are you from ? ». Une autre journée en Inde. La visite de Mysore. Une ville de province, à peine 1,5 millions d’âmes vivant ici. Difficile de dire que c’est une belle ville, mais disons qu’il y a des choses à y voir, une ambiance, du spectacle de rue (mais comme partout). Première étape, vu que le Devarja Market a déjà été visité hier, le fameux et célèbre palais de Mysore. Un palais, celui d’un Maharadja, pas un temple religieux. Un édifice d’une splendeur inouïe, tant depuis l’extérieur qu’à l’intérieur, au cœur de la ville. Une visite à pieds nus, traversant une partie du palais, mais une partie magnifique. Ils avaient bon goût les Maharadjas du coin ! On y reviendra ce soir, car un spectacle sons et lumière vient égayer ce lieu splendide chaque soir de la semaine. En prenant un tuktuk, on apprend que Mysore abrite quelques ateliers fabriquant d’excellentes huiles essentielles. Évidemment que notre chauffeur en connaît une, où il touchera une commission pour un peu que nous y fassions quelques achats. Et nous en ferons, car ces huiles aux vertus indéniables sont bien plus chères chez nous. En Inde, le textile est roi. Alors, chemises, tshirts, blouses, robes, bref tout ce qui touche à l’habillement vaut la peine de s’y pencher. Quelques achats plus tard, un petit lassi dans une échoppe nous rafraîchira. Il suffit de se poser dans la rue, là où il y a du trafic et de la vie. Se poser et observer. Que de scènes de rue, que de visages, que de couleurs, que de dépaysement. Tout est sujet à étonnement, à découverte, à émotions. L’Inde se vit avec les yeux, avec le nez, mais aussi et peut-être surtout avec le coeur. On le savait, soit on aime, soit on déteste. Le milieu n’existe pas. Mais là, c’est bon, notre choix est fait. La nuit tombe il est temps de retourner au palais. 19 heures pile, des milliers d’ampoules s’allument pour une féerie de lumières sur le palais de Mysore. Des musiciens jouent des airs traditionnels indiens au pied du palais, rediffusés par des haut-parleurs puissants. Une féerie. Un rooftop. L’endroit idéal pour la dernière soirée à Mysore. Un rooftop à la brise rafraichissante et un magnifique buffet de bon nombres de plats différents, tous bien épicés et parfois brûlants, mais que de saveurs. L’endroit idéal pour terminer cette étape incontournable et inoubliable. Mysore, son marché, son palais, ses rencontres, on en voudrait encore. Fascinante Inde.
L’Inde n’est pas une lève-tôt. Les rues de Mysore sont calmes en ce début de matinée, la circulation y est encore parsemée. Ça tombe bien, car il nous faut sortir de la ville. Direction retour vers le Kerala, retour vers la côte à quelque 200 kilomètres vers l’ouest. 200 kilomètres. En Suisse, à peine 2 heures. Ici, environ 6 à 7 heures en fonction des arrêts. Pour une fois, nous n’avons pas laissé notre GPS nous conduire, on lui a un peu forcé la main pour passer sur des voies moins rapides, de plus petites routes. Et on va être gâtés. Tout commence par la traversée de campagnes, de villages ruraux, des lieux d’un autre temps, où justement ce temps n’a pas l’air d’avoir d’emprise sur les gens. Tout semble s’y dérouler sur un rythme indolent. Certains sont assis sur le bord de la route, devant une maison, sur un vélo, à attendre dieu sait quoi. Dans ces campagnes, nous sommes loin des palais de Maharadjas, loin des fastes. L’Inde rural, des tracteurs si anciens qu’ils n’ont plus d’âge et pour les moins fortunés, une vache pour labourer. Des habitations réduites au strict minimum : fournir un toit, une protection. Et pourtant cette Inde là, vue depuis nos Enfield, nous envoûte aussi, tant le décalage est puissant. Une autre réserve animalière et forestière, la Nagarahole Tiger Reserve, se met sur notre chemin. Pas de chance aujourd’hui, ni tigre, ni éléphant, seuls quelques cervidés et singes sur le bord des routes. Mais une route sinueuse est splendide au cœur d’une nature préservée et respectée. Cela fait plusieurs dizaines de kilomètres que nous sommes partis, la réserve ne permettait aucun arrêt puisqu’on n’y croise aucun village. Des habitations sont en vue, quelques petits commerces aussi. Un village de campagne, sans grande activité visible. Un petit resto tout simple, quelques tables et tabourets en plastique. Mais du thé, comme partout, deux assiettes de Byriani (riz et poulet), 2 beignets de banane et surtout des sourires, des questions, du contact. Ici tu manges et bois pour quelques francs et c’est toujours bon. Mais autant que le repas et son prix, c’est cet accueil indien qui fait la différence. Peu importe les tabourets en plastique, peu importe la grande simplicité des lieux, tu t’y sens bien dans ces gargotes. Depuis le début du périple, Maps.me nous la jouait sérieux, mais voilà, il fallait qu’il fasse son taquin. Au détour d’une belle route, il nous indique une voie plus petite, peu asphaltée. Alors on se dit que la voie en question est un raccourci de quelques centaines de mètres. Peu d’asphalte s’est transformé en piste de terre. Petite voie est devenue chemin pédestre étroit. À trous, flaques de boue, bosses et autres réjouissances pour un fessier déjà bien endolori par les nombreuses heures passées sur la selle. Une heure. Il a fallu une heure pour retrouver une route digne de ce nom. Alors certes, j’avoue, on se demandait quand et comment on sortirait de cet endroit (en fait on était carrément paumé). Mais après coup on a bien ri. Sacré Maps.me. La journée de la vache. Plus que tout autre jour, nous en avons vu des dizaines. Tiens, cela a commencé ce matin alors que je sortais devant notre hôtel de Mysore, une belle vache était en train de se faire traire. En pleine ville et en pleine rue... puis dans les champs, les villages et surtout sur la route. Et on ne sait jamais ce qui se passe entre leurs cornes, à ces bovidés indiens. L’idée de traverser devant la moto leur prend souvent et voir une vache sur ou au bord de la route incite à la plus grande prudence. Les 40 derniers kilomètres qui nous séparent de Kozhikode (appelée aussi Calicut) sont une succession de petites villes, sur des routes où la circulation est dense et parfois périlleuse. Rester concentré malgré la fatigue. Le GPS ne nous fera pas d’autres facéties, il a eu sa dose du jour, et nous emmène directement au Calicut Inn, un hotel absolument correct sur une grande avenue. Un demi-million d’habitants dans cette ville, mais une impression qu’ils sont tous dans les rues en cette fin d’après-midi ! Un tuktuk, et qui mettra le compteur s’il vous plaît, nous emmène sur Kozhikode Beach, le soleil s’y couche dans la mer. Des centaines de gens, de familles, assis dans le sable ou marchant à la limite de l’eau, prenant juste du bon temps. Malgré une eau très chaude, personne ne se baigne. Les petits stands sont également présents, proposant du thé évidemment, mais aussi d’autres spécialités locales. Telles que du chou fleur frit ou des petits œufs (de caille ?) en sauce bien relevée.il faut goûter. Et c’est évidemment très bon. Le gars qui tient le stand nous demande évidemment d’où l’on vient et semble même assez fier d’avoir servi des Suisses ! Il proposait aussi des moules passées dans la friture, mais là j’avoue ne pas avoir osé. Balade le long de cette longue plage et pas un Blanc à l’horizon. Alors évidemment, on nous toise, on nous sourit, on nous fait des signes amicaux. Et on nous demande de poser pour des selfies. Encore et toujours. On surprend souvent les moins téméraires à faire semblant de prendre une photo dans notre direction pour nous avoir en cliché ! Il ne reste que peu de kilomètres, peu de nuits, peu à vivre de ce périple en Enfield dans ce pays envoûtant. On va en profiter jusqu’à la dernière seconde.
Kozhikode le matin, comme très souvent depuis le début de notre périple, c’est assez tranquille. Nous avons atteint la côte, le but maintenant c’est de redescendre vers la ville où tout a commencé, Kochi. L’avantage d’avoir la mer à proximité fait qu’elle nous sert de guide, de fil conducteur, de repère. Alors on rejoint Kozhikode Beach et on va rester le plus longtemps possible le long des plages, quelle que soit la taille de la route ou du chemin. D’ailleurs assez rapidement, la route qui descend vers le sud s’écarte de la mer. Qu’à cela ne tienne, on prend les petits chemins qui s’immiscent dans les villages ou les habitations plus proches de l’eau. Et on rejoint le bord, sur des voies parfois pas plus larges qu’un trottoir. Nous roulons désormais au Kerala, depuis hier déjà. Ce n’est pas faire injure aux habitants du Tamil Nadu et du Karnataka que de dire que le Kerala reste une expérience à part. Plus qu’ailleurs, les gens nous saluent, nous souhaitent la bienvenue, nous sourient. Une sorte de marque de fabrique. S’il fallait ne retenir qu’une chose de ce périple en moto, ce serait avant les paysages, avant le dépaysement total, avant ces cinglés de chauffeurs de bus, oui bien avant, ce serait cette gentillesse qui anime le peuple indien. Partout, vraiment partout, nous avons été reçus par des sourires et des témoignages d’accueil extraordinaires. Et au Kerala tout particulièrement. Exemple aujourd’hui : nous suivions la grande route un peu encombrée, lorsque deux jeunes en scooter viennent à ma hauteur, en me disant de prendre une petite rue sur la droite pour rejoindre le bord de la mer. Et ils passent devant, me montrent la voie, m’accompagnent sur plusieurs kilomètres en me vantant la beauté de ce littoral indien. Ils pousseront jusqu’à nous ramener sur la grande route en m’indiquant le chemin à prendre pour continuer notre route, avant de partir dans la direction opposée, tout sourire et le pouce en l’air en guise de d’adieu avec un « welcome to India » ! Alors oui, nous pouvons voir la pauvreté extrême, la misère parfois, la pollution permanente dans les villes, les déchets dans les rues ou aussi la nature, la poussière qui pénètre tout jusqu’aux pores de la peau, oui nous pouvons voir et ressentir cette Inde. Mais la gentillesse de son peuple occulte cette vision. Retour sur notre périple du jour. Quelque part sur un de ces petits chemins le long des plages, nous croisons des pêcheurs qui réparent leurs filets, à l’abri du soleil sous de grandes bâches. Arrêt photos, on descend des motos pour aller voir. Le dialogue est compliqué, l’anglais n’est pas la langue commune. Par contre, pour les selfies, là, aucun souci, on se comprend vite. Plus loin, ce sont une bande de jeunes qui nous stoppe pour des photos, avec de grands éclats de rire. Les plages, oui nous en apercevons quelques-unes le long de la mer. Mais étrangement, la majeure partie de ce littoral est composé d’une haute et hideuse digue faite de gros cailloux. Sans doute une digue de protection pour de fortes marées ou lors de gros mauvais temps quand la mer peut se déchaîner. Et il semblerait que les indiens ne soient pas plus attirés par le côté balnéaire que ça. Bref, si vous cherchez eau et plage idylliques, ce n’est pas sur cette côte qu’il faudra choisir votre destination. Le soleil frappe sérieusement et malgré la proximité de l’eau, aucune brise. Alors quand un cabanon en bois proposant quelques rafraîchissement apparaît, le stop est obligatoire. Une dizaine de jeunes sont là et entament une conversation avec nous. Pas de thé dans cette gargote, mais une autre spécialité locale. Un bloc de glace, à râper avec une sorte de rabot pour l’émietter, que l’on recouvre d’ingrédients soit salés, soit sucrés. Nous goûterons au deux, franchissant au passage quelques règles de prudence quant à l’origine du bloc de glace. Les jeunes sont visiblement heureux que des touristes s’arrêtent dans leur petit univers local. Poignées de main au moment de partir, des bye-bye et évidemment des ... sourires ! Rouler au bord de la mer nous éloigne aussi parfois des voies rapides. Et pour éviter un détour, c’est un bac qui va nous faire traverser un petit bras de mer. Acheter les billets est une expérience en soi, la préposée aux tickets ne parle que la langue locale. A coups de gestes et en montrant les motos, nous tendons un billet de 100 roupies (1,40 CHF) et nous recevons deux tickets et de la monnaie. 15 centimes le passage. Pour la moto et deux personnes. Évidemment, nous serons les seuls blancs de l’embarcation et le fait d’être en moto intrigue l’Indien. Guruvayur. Notre but du jour. Avant d’atteindre cette destination, il nous faut changer de l’argent pour finir le périple. En Inde, les banques ne proposent pas de change. Il faut aller dans les échoppes spécialisées ou alors utiliser les DAB (appelés ATM ici comme dans tous les pays anglophones). C’est à Chavakkad que nous trouverons un office de change. Contrairement à la transaction faite à Coonoor, tout va vite et nous repartons avec quelques milliers de roupies. Guruvayur donc. Une étape choisie pour visiter son temple assez célèbre dans le coin. Sauf que. Sauf qu’il est interdit aux non-hindous. Soit, pas de temple. Un tuktuk nous conduira donc à Chavakkad Beach que l’on s’attendait à trouver assez touristique, comme Kozhikode Beach. Mais Chavakkad Beach en fin d’après-midi, c’est essentiellement le retour des pêcheurs, dont les grandes barques sont tirées sur la plage par de puissants tracteurs. Un véritable spectacle. Le poisson est amené dans le sable, posé au sol, et commence alors une sorte de vente à la criée à même la plage. Nous ne comprenons pas tout, certains prennent des notes, d’autres téléphonent, des transactions se font. Un spectacle local, la vie et l’activité des pêcheurs, sur une plage du sud de l’Inde. Nous y boirons un ultime thé dans un food truck Mercedes qui a dû retrouver une seconde jeunesse en Inde alors qu’un soleil rougeâtre se couche dans les flots de la mer d’Arabie. Avant de revenir dans la nuit à Guruvayur. Repas dans un petit resto, passage chez le barbier. Demain retour sur Kochi, les heures se comptent pour le retour vers la froide Europe. Froide en température, mais froide aussi dans les gens. Autant l’arrivée en Inde demandait une préparation à l’affronter, autant le retour ne va pas être simple.
L’ultime étape. Le retour sur Kochi, lieu du départ il y a 17 jours. 2000 kilomètres, nous avons roulé quasi 2000 kilomètres sur une Royal Enfield dans le sud de l’Inde, sans guide ni assistance. Il n’y a aucune fierté à tirer de ce constat, mais jamais je n’aurais imaginé un tel périple. Cela paraissait un peu fou, téméraire, alors que 17 jours plus tard, nous nous sommes habitués à ces conditions si particulières sur les routes indiennes, à cette nourriture pimentée dès le matin ou encore au spectacle quotidien de la vie dans ce pays si peuplé. Il est des voyages qui te réjouissent sur l’instant présent sans laisser de trace ensuite et d’autres qui te touchent au cœur de ta poitrine. Cette Inde du sud en moto aura été un de ceux-là. Mais revenons à l’itinéraire du jour. Tout comme hier, dès le départ de Guruvayur, nous ciblons le bord de mer et les petites routes. Il est finalement assez facile de rouler sur la route la plus proche de l’eau car la moto à l’avantage de passer partout. Le problème, c’est que la plage et même l’eau, on ne la voit pas. Toujours cette digue d’énormes cailloux qui a été construite tout le long de la côte, sur des kilomètres et des kilomètres, sans doute pour protéger les habitations installées en bord de mer. Ce qui se comprend, mais du coup l’intérêt d’être au bord de l’eau diminue à vitesse grand V. Au nord de Fort Cochin se trouve l’île toute en longueur de Vypin. Une île sur laquelle on retrouve un grand nombre de Homestay, voire de resorts assez luxueux. La plupart, voire presque tous, propose des soins ayurvédiques. Et heureusement, car les plages de Vypin ne sont guère entretenues, il y a toujours cette digue et l’eau n’est pas très encourageante (peut-être est-ce le sable qui brasse et qui lui donne cette couleur vert-brun ?). De plus, l’activité sur l’île semble être assez limitée, donc une fois dans ton resort, tu y restes. Autant être là-bas en cure du coup. Il y a deux façons de rejoindre Fort Cochin depuis Vypin Island. Affronter la circulation et passer via Ernakulam, une grande ville attenante à notre destination, ou prendre un ferry fatigué pour franchir le bras de mer qui sépare l’île de la ville. Le ferry. C’est la cohue et l’anarchie pour y monter, ça force de tous les côtés, il ne faut pas manquer sa place sous peine de devoir attendre le suivant. 10-15 minutes de traversée à peine et nous voilà en ville, à quelques minutes de rendre nos machines. Mais d’abord, cap sur notre ultime Homestay, chez Robin, pour décharger les sacs et nous installer avant la restitution. Une chambre simple mais fonctionnelle, parfaitement propre, un proprio très sympa, prix 600 roupies (env 8,50 CHF). Nous retrouvons Arafat, notre loueur d’Enfield. « Hello my friend ! ». Il est quand même assez ébahi du tour que l’on a fait. Un loueur honnête, il me rembourse les réparations faites en route (j’avais gardé les factures) et un jour de trop de location. On se quitte bons amis, au revoir madame Enfield, toi qui m’auras fait découvrir ce fantastique pays et que l’on aura pas ménagée. Fort Cochin. En une heure, j’aurai vu plus de touristes blancs que pendant les 17 derniers jours réunis. Une ville à l’architecture plus européenne, au vu des diverses vagues de colons qui sont passés dans le coin, notamment les Portugais et les Hollandais au temps des comptoirs. Retour du tourisme, retour de ses effets. Les prix sont au minimum deux fois plus élevés qu’ailleurs, l’Indien y est tout de même un peu moins accueillant ou tout du moins son coté business et intéressé apparaît bien plus nettement. On aura le temps de la parcourir demain, avant notre vol de nuit. Mais on a déjà repéré un endroit où tu achètes ton poisson ou tes crevettes pêchés du jour et tu vas te les faire griller au stand d’à côté. Une bonne manière de terminer le séjour. Fort Cochin donc. De petits bâtiments restés dans le style colonial, un quartier de maisons par religion (chrétienne, musulmane et hindoue), des églises, une synagogue, des mosquées, des temples, le tout sans problème apparent. Tout du moins pour les touristes que nous sommes. Des restaurants, plein de restaurants, qui servent de la nourriture plus occidentalisée (et surtout plus chère). Des guesthouse, des Homestay, bref vous l’aurez compris, Fort Cochin vit au rythme des touristes. Même les chauffeurs de tuktuk sont limite insistants. Il faut dire qu’ils sont nombreux et que la concurrence est rude pour harponner le touriste. D’ailleurs, ils proposent tous un tour de ville avec les principales attractions pour un prix dérisoire. Mais le vrai prix à payer, c’est la visite de toutes les boutiques où ils vont t’amener. Et où les commerçants essayeront de te vendre un truc. Les chauffeurs, eux, s’en balancent que tu achètes quelque chose ou pas. Ils toucheront un coupon des commerçants qu’ils convertiront en Roupies. On avoue, on l’a fait, on avait du temps à tuer. Le parfait piège à touristes. Et dire que toutes ces boutiques vendent exactement les mêmes articles. Le soir, la populace et les touristes se retrouvent sur la jetée des Chinese Fishing Net afin d’admirer le coucher du soleil. Des filets que les pêcheurs du coin abaissent dans l’eau pour attraper ce qui passe. Une méthode qui est surtout devenue une attraction touristique en fin de journée. Des stands, de la nourriture, de l’animation, un bon moment à passer. C’est là que tu peux acheter ton poisson ou tes crevettes et te le faire griller. Un bon deal. L’ennemi numéro 1 à Fort Cochin, c’est le moustique. La ville est entourée d’eau et même au milieu des rues, il n’est pas rare de rencontrer un petit canal aux eaux noirâtres et quasi stagnantes. Alors dès la nuit tombée, il vaut mieux ne pas avoir oublié son spray, parce que ça attaque et ça pique sans relâche. Ce bon Robin nous a organisé le transport en taxi jusqu’à l’aéroport qui est tout de même à une heure de route. Un immense édifice, neuf et quasi vide vu le peu d’avions qui posent ici. Comme à l’aller, un vol qui va transiter par Dubai avant de rejoindre la Suisse. Cette fois, ça sent vraiment la fin d’un périple extraordinaire. La moto. Quelle que soit sa marque, sa cylindrée, un voyage en moto aura toujours une saveur spéciale. Quel autre type de voyage te procure autant de plaisir, de découvertes, de liberté, de choix ? Parcourir l’Inde du sud au guidon de nos Enfield a été une sacré aventure. Chemins de traverse, routes de montagne, pistes, traversées de villes et de villages, paysages fabuleux, scènes de vie, rencontres sur et au bord de la route, arrêts pour des pauses thé, des sourires, encore des sourires, cette gentillesse du peuple indien... une sacré aventure. Que l’on n’est pas prêt d’oublier. Incredible India ...
Nouvel An chinois et Nouvel An vietnamien? English translation pending
petit sondage :
où avez vous passé le nouvel an chinois?
vos impressions?
le détour par le vietnam juste à ces dates vaut il le coup? (faut il caler des dates de voyages en fonction de cette fête?)
merci
anne
Tafraoute et la côte Atlantique de Mirleft à Dakhla English translation pending
Bonjour à tous,
Avec mon compagnon, dans deux semaines, nous retournons au Maroc mais dans de nouveaux lieux : Taroudant, Tafraoute et la Vallée des Almens puis nous descendrons la Côte Atlantique de Mirleft à Dakhla via Sidi Ifni, Tan Tan Plage, Akhfénir et le Parc National de Khnifiss puis Tarfaya : nous avons 30 jours pour effectuer cette route sans voiture de location / véhicule personnel.
Nous avons l'habitude de voyager sans voiture et après hésitation, nous allons continuer en transports en commun pour ce voyage mais en louant peut être un 4x4 avec guide pour faire des incursions notamment entre Sidi Ifni et Tan Tan Plage + autour de Dakhla. Nous pensons également marcher et utiliser les quelques transports publics, les jours de souk, dans les environs de Tafraoute : on est en train d'imaginer une boucle d'une semaine de villages en villages.
De nombreuses questions restent en suspens et je vous les livre en vrac :
- Mirleft et/ou Sidi Ifni ? Les deux villes sont si proches géographiquement parlant. 2 ou 3 nuits dans chaque ou une semaine dans une seule ? Les ambiances sont-elles si différentes hors saison ?
- Connaissez-vous des agences de voyage locales dans l'une ou l'autre de ces villes avec laquelle nous pourrions organiser une petite excursion en 4x4 2N / 3J au départ de Sidi Ifni pour bivouaquer plage blanche + Foum Drâa + Oued Chbika. Avez-vous par ailleurs une idée du prix ?
- Les informations notamment récentes lorsqu'on ne voyage pas en voiture / camping car se raréfient à partir de Tan Tan Plage... Avez-vous une adresse d'hôtel sympa sur cette plage ? (budget modéré)
- Par ailleurs, qui d'entre vous aurait visité le Parc National de Khnifiss sans agence ? Il faut loger à Akhfénir ? Est-il possible de circuler sans voiture à l'intérieur du parc ? J'ai cru lire qu'il y a que 11 bateaux de pêcheurs pour aller se balader dans la Lagune de Naïla : Est-ce vrai ? Faut-il réserver en avance ?
- Enfin, à Dakhla, des adresses sympas pour petits budgets ? Idem, connaissez-vous des agences de voyage locales pour organiser des excursions dans les environs ? Une ou des excursions à ne pas manquer ? Nous sommes preneurs de toute information de voyageurs non motorisés et qui n'y ont pas uniquement fait du kite-surf... ;)
MERCI par avance pour vos retours récents sur ce trajet !
Cordialement, Céline
PS : Pour vous en dire plus, on aime marcher, le poisson, les ports, les souks, le désert, l'océan, les montagnes, les villages, les ambiances bout-du-monde, lire et se reposer dans des lieux où la nature est belle, discuter autour d'un thé à la menthe de la vie...
Avec mon compagnon, dans deux semaines, nous retournons au Maroc mais dans de nouveaux lieux : Taroudant, Tafraoute et la Vallée des Almens puis nous descendrons la Côte Atlantique de Mirleft à Dakhla via Sidi Ifni, Tan Tan Plage, Akhfénir et le Parc National de Khnifiss puis Tarfaya : nous avons 30 jours pour effectuer cette route sans voiture de location / véhicule personnel.
Nous avons l'habitude de voyager sans voiture et après hésitation, nous allons continuer en transports en commun pour ce voyage mais en louant peut être un 4x4 avec guide pour faire des incursions notamment entre Sidi Ifni et Tan Tan Plage + autour de Dakhla. Nous pensons également marcher et utiliser les quelques transports publics, les jours de souk, dans les environs de Tafraoute : on est en train d'imaginer une boucle d'une semaine de villages en villages.
De nombreuses questions restent en suspens et je vous les livre en vrac :
- Mirleft et/ou Sidi Ifni ? Les deux villes sont si proches géographiquement parlant. 2 ou 3 nuits dans chaque ou une semaine dans une seule ? Les ambiances sont-elles si différentes hors saison ?
- Connaissez-vous des agences de voyage locales dans l'une ou l'autre de ces villes avec laquelle nous pourrions organiser une petite excursion en 4x4 2N / 3J au départ de Sidi Ifni pour bivouaquer plage blanche + Foum Drâa + Oued Chbika. Avez-vous par ailleurs une idée du prix ?
- Les informations notamment récentes lorsqu'on ne voyage pas en voiture / camping car se raréfient à partir de Tan Tan Plage... Avez-vous une adresse d'hôtel sympa sur cette plage ? (budget modéré)
- Par ailleurs, qui d'entre vous aurait visité le Parc National de Khnifiss sans agence ? Il faut loger à Akhfénir ? Est-il possible de circuler sans voiture à l'intérieur du parc ? J'ai cru lire qu'il y a que 11 bateaux de pêcheurs pour aller se balader dans la Lagune de Naïla : Est-ce vrai ? Faut-il réserver en avance ?
- Enfin, à Dakhla, des adresses sympas pour petits budgets ? Idem, connaissez-vous des agences de voyage locales pour organiser des excursions dans les environs ? Une ou des excursions à ne pas manquer ? Nous sommes preneurs de toute information de voyageurs non motorisés et qui n'y ont pas uniquement fait du kite-surf... ;)
MERCI par avance pour vos retours récents sur ce trajet !
Cordialement, Céline
PS : Pour vous en dire plus, on aime marcher, le poisson, les ports, les souks, le désert, l'océan, les montagnes, les villages, les ambiances bout-du-monde, lire et se reposer dans des lieux où la nature est belle, discuter autour d'un thé à la menthe de la vie...
Croisière Costa aux Baléares avec 3 enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens à travers ce message chercher des infos sur les excursions que me propose notre croisière (la 1ère pour nous) qui aura lieu le 22 juillet prochain au départ de Savone. Voici les escales prévues :
Olbia Port Mahon Ibiza (2 jours) Palma Tarragone (2 jours)
J'ai déja réservé l'excursion Port Aventura à Tarragone, forcément avec 2 enfants de 7 ans et une de 10 ans ça devrait le faire. Par contre, je cherche toutes informations et bons plans sur les autres destinations svp Je cherche quelques belles plages magnifiques et paysage de maison aux murs blancs que j'ai aperçu en parcourant les différents posts de ce forum. J'ai noté quelques trucs à voir comme la Cathédrale Seu à Palma mais, les tarifs des excursions étant tellement élevés...j'espère trouver des bons plans via ce forum.
Merci d'avance pour votre aide à tous.
Johan
Je viens à travers ce message chercher des infos sur les excursions que me propose notre croisière (la 1ère pour nous) qui aura lieu le 22 juillet prochain au départ de Savone. Voici les escales prévues :
Olbia Port Mahon Ibiza (2 jours) Palma Tarragone (2 jours)
J'ai déja réservé l'excursion Port Aventura à Tarragone, forcément avec 2 enfants de 7 ans et une de 10 ans ça devrait le faire. Par contre, je cherche toutes informations et bons plans sur les autres destinations svp Je cherche quelques belles plages magnifiques et paysage de maison aux murs blancs que j'ai aperçu en parcourant les différents posts de ce forum. J'ai noté quelques trucs à voir comme la Cathédrale Seu à Palma mais, les tarifs des excursions étant tellement élevés...j'espère trouver des bons plans via ce forum.
Merci d'avance pour votre aide à tous.
Johan
Visiter Hahoe et/ou Yandong depuis Séoul English translation pending
bonjour,
je prévois une semaine à seoul.
j'aimerai visiter des villages traditionnels comme Hahoe et / ou Yandong.
ca a l'air de se faire depuis seoul. vous pouvez confirmez? idéalemement, j'aimeria y aller en mileu du séjour, histoire de couper en 2 mons éjour à seoul.
conseillez-vous de passer la nuit dans le village?
sinon, on trouve beaucoup de bus pour y aller?
merci
ca a l'air de se faire depuis seoul. vous pouvez confirmez? idéalemement, j'aimeria y aller en mileu du séjour, histoire de couper en 2 mons éjour à seoul.
conseillez-vous de passer la nuit dans le village?
sinon, on trouve beaucoup de bus pour y aller?
merci
Planification d'un voyage à Barcelone, Madrid et l'Andalousie English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes en train de planifier un voyage de 3 semaines en Espagne fin mai début juin l'année prochaine. Nous prévoyons atterrir à Barcelone y passer quelques jours et ensuite nous diriger vers Madrid où nous louerons une auto pour le reste de voyage . Par la suite direction sud (en faisant un arrêt à Tolède en passant ) pour visiter l'Andalousie et la Costa del Sol pendant 2 semaines. Nous ne sommes pas encore totalement fixé sur l'itinéraire, mais nous aimerions visiter les endroits suivants; Séville, Cordoue, Grenade, Ronda, Nerja (mais ce n'est pas coulée dans le béton). Le plan initial est de repartir de Malaga. Une question que nous avons est, lorsque l'on voyage, nous essayons de limiter les changements d'hôtels trop fréquents. On aime bien, quand c'est possible, louer des appartements y passer quelques jours et rayonner autour. Pensez-vous que c'est possible durant notre séjour en Andalousie? Également, on aimerait bien visiter Gibraltar et peut-être même faire un saut à Tanger si c'est faisable. J'ignore encore jusqu'à quel point c'est réaliste. J'aimerais profiter de votre expérience si possible pour planifier ce voyage.
Merci à l'avance,
Nous sommes en train de planifier un voyage de 3 semaines en Espagne fin mai début juin l'année prochaine. Nous prévoyons atterrir à Barcelone y passer quelques jours et ensuite nous diriger vers Madrid où nous louerons une auto pour le reste de voyage . Par la suite direction sud (en faisant un arrêt à Tolède en passant ) pour visiter l'Andalousie et la Costa del Sol pendant 2 semaines. Nous ne sommes pas encore totalement fixé sur l'itinéraire, mais nous aimerions visiter les endroits suivants; Séville, Cordoue, Grenade, Ronda, Nerja (mais ce n'est pas coulée dans le béton). Le plan initial est de repartir de Malaga. Une question que nous avons est, lorsque l'on voyage, nous essayons de limiter les changements d'hôtels trop fréquents. On aime bien, quand c'est possible, louer des appartements y passer quelques jours et rayonner autour. Pensez-vous que c'est possible durant notre séjour en Andalousie? Également, on aimerait bien visiter Gibraltar et peut-être même faire un saut à Tanger si c'est faisable. J'ignore encore jusqu'à quel point c'est réaliste. J'aimerais profiter de votre expérience si possible pour planifier ce voyage.
Merci à l'avance,
Qui part sur le Costa Diadema "Éclats de la Méditerranée" du 3 au 10 juillet 2016? English translation pending
Bonjour cher(e)s croisiéristes,
Nous partons du 3 au 10 juillet 2016 à bord du COSTA DIADEMA, "Eclats de la Méditerranée". J'ai pris le forfait "Advanced Confort Premium, boissons incluses "Brindiamo and Toast". Sur le site internet, il n'est pas précisé si les apéritifs, comme le Martini ou autres apéritifs sont inclus dans ce forfait. Quelqu'un pourrait-il me renseigner. Merci d'avance. Quant aux excursions, quelles sont celles (Barcelone, Palma de Majorque, Cagliari, Rome, Savone) que l'on peut faire facilement seules, ou plutôt avec Costa ? Il y a t 'il des endroits, sur le navire, qui sont un peu plus calme, car je voyage avec ma mère qui est relativement âgée ? Merci pour les informations que vous voudriez bien me communiquer. GM
Nous partons du 3 au 10 juillet 2016 à bord du COSTA DIADEMA, "Eclats de la Méditerranée". J'ai pris le forfait "Advanced Confort Premium, boissons incluses "Brindiamo and Toast". Sur le site internet, il n'est pas précisé si les apéritifs, comme le Martini ou autres apéritifs sont inclus dans ce forfait. Quelqu'un pourrait-il me renseigner. Merci d'avance. Quant aux excursions, quelles sont celles (Barcelone, Palma de Majorque, Cagliari, Rome, Savone) que l'on peut faire facilement seules, ou plutôt avec Costa ? Il y a t 'il des endroits, sur le navire, qui sont un peu plus calme, car je voyage avec ma mère qui est relativement âgée ? Merci pour les informations que vous voudriez bien me communiquer. GM
S'installer un business à l'étranger English translation pending
L'envie d'être mon propre patron et dans un cadre plutôt agréable est dans ma tête depuis pas mal d'années.
De nombreux projets sont réalisables dans le tourisme sont nombreuses (guest house, restaurant, activités, etc...).
A mon avis, seule la motivation et la confiance (qui s'acquière quand le projet fonctionne et marche comme ce que l'on avait prévu) est importante dans ce type de projet. Ce n'est pas pour être prétentieux, mais cuisiner, recevoir des voyageurs, avoir du bon goût pour de la décoration-ameublement, c'est à la hauteur de tout le monde (moi, y compris :-))
Personnellement, j'ai pas mal voyagé dans le passé et j'ai passé un an au vietnam, à saïgon, en y travaillant dans l'informatique. Et j'ai encore rencontré des frenchies y tenant des restaurant ou guest house sur les îles. Et on se rend compte très vite que la vie à la française cartonne vraiment et s'exporte très bien. Débrouillardise, inventivité, bonne communication (et j'en passe) est à la mesure de tout le monde.
Pour créer cette discussion, j'ai dû choisir des destinations précises mais, pour le moment, je n'ai pas d'idées précises mais j'ai des préférences et des destinations sont plus "easy" que d'autres évidemment.
Pour le moment, j'essaie de trouver des compagnon(e)s réellement motivé par ce type de projet avec le même état d'esprit : construire un projet viable financièrement et durable avec un travail de fond et des effort forcément pour y parvenir. L'association me paraît, actuellement, une bonne idée sur pas mal de plan (pouvoir confronter les idées pour prendre des décisions).
En ce moment, je travaille dans une SSII en informatique dans le développement (si ça parle à des personnes). J'habite sur Paris, suis célibataire. Et à 35 ans, je commence vraiment à penser à mes prochaines années et à mon cadre de vie en général.
Si ce texte parle à des personnes, il est possible de rencontrer et discuter plus en détail.
En bonus, qQuelques photos de voyages :-) https://www.flickr.com/photos/133005922@N05/
Personnellement, j'ai pas mal voyagé dans le passé et j'ai passé un an au vietnam, à saïgon, en y travaillant dans l'informatique. Et j'ai encore rencontré des frenchies y tenant des restaurant ou guest house sur les îles. Et on se rend compte très vite que la vie à la française cartonne vraiment et s'exporte très bien. Débrouillardise, inventivité, bonne communication (et j'en passe) est à la mesure de tout le monde.
Pour créer cette discussion, j'ai dû choisir des destinations précises mais, pour le moment, je n'ai pas d'idées précises mais j'ai des préférences et des destinations sont plus "easy" que d'autres évidemment.
Pour le moment, j'essaie de trouver des compagnon(e)s réellement motivé par ce type de projet avec le même état d'esprit : construire un projet viable financièrement et durable avec un travail de fond et des effort forcément pour y parvenir. L'association me paraît, actuellement, une bonne idée sur pas mal de plan (pouvoir confronter les idées pour prendre des décisions).
En ce moment, je travaille dans une SSII en informatique dans le développement (si ça parle à des personnes). J'habite sur Paris, suis célibataire. Et à 35 ans, je commence vraiment à penser à mes prochaines années et à mon cadre de vie en général.
Si ce texte parle à des personnes, il est possible de rencontrer et discuter plus en détail.
En bonus, qQuelques photos de voyages :-) https://www.flickr.com/photos/133005922@N05/
Terre de Feu, Patagonie, Iguazu et Buenos Aires (décembre 2014) English translation pending
Depuis le temps que l’Argentine me fait rêver, j’ai enfin eu la chance de découvrir ce grand pays en décembre dernier. Où aller dans un pays tellement vaste ? Quand on n’a que 3 semaines de vacances ? Le choix est difficile, tout semble magnifique…. Iguazu, le Nord Ouest, la Péninsule de Valdes, la Patagonie, la Terre de feu… Et pourquoi pas un tour au Chili, à Torres del Paine, ou pour voir les volcans, ou l’île de Pâques…
Nous avons finalement choisi les deux extrêmes, pour voir des paysages qu’on ne trouve pas ailleurs sur la planète, et nous avons fait un magnifique voyage !
Voici notre parcours en quelques lignes (soit 17 jours, sont à ajouter les temps de transport entre chaque étape) : Pour lire le détail de chaque étape, et pour voir mes photos, cliquez sur chacun des lieux 3 jours à Buenos Aires 2,5 jours à Ushuaia 3 jours de croisière sur le Canal de Beagle et le Détroit de Magellan en passant par le Cap Horn (départ Ushuaia, arrivée Punta Arenas) 3 jours à El Calafate 3,5 jours à El Chalten 2 jours à Iguazu
Honnêtement, ce circuit était vraiment bien équilibré. Nous aurions pu passer un jour de moins à El Calafate, et un jour de plus à Buenos Aires, mais ça dépend vraiment du temps qu’il fait (nous avons eu une journée de pluie à El Calafate, et comme tout ce qui est intéressant est en extérieur…)
Ce que j’ai préféré, ce qui m’a marqué lors de ce voyage ?Tous les animaux que j’ai rencontrés et auxquels je ne m’attendais pas : un renard dans le parc national de la Terre de Feu, 3 baleines, des lions de mer sur le Cap Horn, une multitude de manchots sur l’île Magdalena, des oiseaux et rapaces en tous genres, des flamands roses, des guanacos dans la steppe de Patagonie, des coatis à Iguazu, un petit rongeur au Fitz Roy… Et puis des vaches et des chevaux en liberté, ça fait plaisir à voir ! (retrouvez tous les animaux rencontrés dans cet article, sponsorisé par mes chats)Les magnifiques paysages que j’ai eu la chance de voir : les chutes d’Iguazu, franchement impressionnantes, quelle puissance !... Le glacier Perito Moreno, vraiment magnifique avec ses aiguilles bleutées qui se dressent vers le ciel… Les paysages de la région du Fitz Roy, entre steppe, montagne et glacier, avec des lacs d’un bleu exceptionnel… Le parc de la Terre de Feu, entre mer et montagne…La croisière dans son ensemble, à la fois mythique (marcher sur le Cap Horn, naviguer sur le Détroit de Magellan) et vraiment très intéressante (excursions et conférences ou films présentés par des passionnés et professionnels de la faune, de la flore, des cartes et de Magellan)Quelques informations pratiques sur l’ensemble du voyage (les adresses d’hôtels, de restaurants, les conseils concernant chaque étape sont présent dans chaque carnet spécifique, disponibles en cliquant sur le nom de chacun des lieux ci-dessus) :
Avion Vol international Paris – Buenos Aires direct avec Air France. Rien à redire.
Vol intérieurs sur Aerolineas : Buenos Aires – Ushuaia El Calafate – Iguazu (avec escale à Buenos Aires) Iguazu – Buenos Aires Sur 3 trajets, je n’ai pas eu un avion à l’heure. Le premier a été avancé d’une heure (si je n’avais pas consulté mes mails la veille au soir, je l’aurai loupé), le second a été retardé d’un quart d’heure, et le dernier n’est tout simplement jamais parti. Prévu à l’heure, mais retardé de 2 heures lorsque nous arrivons à l’aéroport, puis de 6 heures, puis seulement de 3 heures pour enfin être annulé. Nous avons dû refaire la queue au check in pour qu’on nous enregistre sur un nouvel avion qui n’était pas prévu au départ. Bref, un conseil, prévoyez large si vous avez une correspondance et vérifiez toujours 24 heures avant l’état de votre vol. Sinon, le personnel naviguant est très agréable, et les snacks proposés (biscuits salés et sucrés) ne sont pas mauvais, et servis dans de jolies boites présentant les différentes régions phares de l’Argentine.
Argent : Volontairement, je ne donne pas de budget, et je n’indiquerai aucun prix dans ce carnet de voyage. D’une année sur l’autre (si je compare ce que j’ai payé avec ce que j’ai lu dans différents carnets) les prix varient énormément (ils sont d’ailleurs plutôt en hausse), et le taux de change varie également beaucoup, ces informations seraient donc rapidement obsolètes. Si quelqu’un part prochainement, qu’il n’hésite par contre pas à me contacter pour des informations plus précises.
Un mot sur le change par contre. En décembre 2014 le taux de change officiel est de 1 euro pour 10 pesos. Au change parallèle (dit « blue ») il est possible d’avoir 14 pesos pour 1 euro (voire 15). Le blue est donc super intéressant. Potentiellement, plus on a une grosse somme d’argent à changer, plus on a un taux intéressant. Pour le change, nous sommes passés par le gérant de notre hôtel à Buenos Aires qui nous avait préparé une liasse de pesos pour notre arrivée en échange d’une liasse d’euros qu’on lui rapportait de France.
Il est intéressant d’avoir suffisamment de pesos pour tout payer en liquide, notamment les hôtels. En effet, dans beaucoup d’hôtels on paye 10 à 20% de plus (montant des taxes a priori…) si on règle en carte bancaire. Chaque hôtel dira qu’il prend les euros ou les dollars mais le taux de change qu’ils appliquent est plutôt de l’ordre de 12 pesos pour 1 euro. Ce qui est intéressant si vous avez changé au taux officiel de 10 pesos pour un euros, dans ce cas il vaut mieux payer l’hôtel en euro. Mais si vous avez changé au « blue », il est plus intéressant de payer en pesos. Petit exemple : un hôtel dont la chambre est à 600 pesos la nuit En payant par CB : 600 pesos à 60 euros (taux officiel) + frais bancaire + 15% de taxes En payant en euro : 600 pesos à 50 euros (avec le taux de l’hôtel 1 euro = 12 pesos) En payant en pesos : 600 pesos à 42.85 euros (avec le taux « blue » 1 euro = 14 pesos)
Lors de notre voyage nous somme allé au Chile (Punta Arenas et Puerto Natales). Nous avons tout simplement retiré de l’argent au premier distributeur trouvé. Nous sommes également allés au Brésil pour voir les chutes d’Iguaçu. Nous avons réglé l’entrée au parc en euros, on nous a rendu la monnaie en reals, ce qui nous a servi à nous acheter un petit souvenir. Nous avons payé le repas par CB et l’entrée au parc des oiseaux en pesos argentins. Bref, pas forcément optimisé, mais ça marche bien.
Sinon, les rares fois où nous avons payé par CB (voiture de location pour bénéficier de l’assurance de la carte, restaurant gastronomique, essence, hôtel au Chili…) nous n’avons eu aucun problème.
Climat Décembre en Argentine, c’est l’été. Mais entre la Patagonie et le nord (Iguazu et Buenos Aires) on n’est pas sur la même planète ! Nous avons 35 degrés et un grand soleil dans le nord, et une journée à 17 degrés avec de la bruine à Buenos Aires. Donc t-shirt, crème solaire, lunettes de soleil, mais aussi pull et k-way En Patagonie, nous avons eu tous les temps ! Beaucoup beaucoup de vent, soleil (mais vent quand même), soleil sans vent, bruine, froid… Donc coupe-vent, bonnet, pull et polaire, pantalon imperméable pour les randos, mais aussi t-shirt et lunettes de soleil… Bref, pas facile de prévoir quoi mettre dans sa valise !
Nourriture La viande est bien sûr omniprésente, et elle est vraiment très bonne (meilleure qu’au Japon dixit l’amateur de bœuf du voyage). Les légumes ne sont pas en reste, notamment le potimarron et les pommes de terre. Dans beaucoup de restaurant, les légumes sont à commander à part, la viande est servie seule. Les portions sont souvent très généreuses ! Ce qui est bien utile quand on est végétarien, il suffit de commander uniquement les légumes, on mange bien. Les empenadas, ces petits chaussons fourrés à la viande, au fromage ou aux légumes, sont très bons aussi, aussi bien en entrée que pour manger en pique-nique lors des randos. Les immigrés italiens étant nombreux en Argentine, les pâtes et pizzas sont légions. Les pizzas sont généralement bonnes, et les pâtes sont le plus souvent des raviolis (farcis à la viande, au fromage, au potimarron… au choix). La sauce (champignons, tomate, bolognaise, pesto…) accompagnant les pâtes est à choisir à part, on compose ainsi le plat qui nous plaît. La sauce est servie très généreusement, les raviolis ont tendance à baigner dedans, mais c’est très bon.
Pour découvrir le détail de nos différents repas, voici un article dédié.
Street art Comme partout dans le monde, j'étais à l’affût des dessins, collages, expressions d'artistes, sur les murs des villes argentines et chiliennes. En voici un petit aperçu : street art argentin
Nous avons finalement choisi les deux extrêmes, pour voir des paysages qu’on ne trouve pas ailleurs sur la planète, et nous avons fait un magnifique voyage !
Voici notre parcours en quelques lignes (soit 17 jours, sont à ajouter les temps de transport entre chaque étape) : Pour lire le détail de chaque étape, et pour voir mes photos, cliquez sur chacun des lieux 3 jours à Buenos Aires 2,5 jours à Ushuaia 3 jours de croisière sur le Canal de Beagle et le Détroit de Magellan en passant par le Cap Horn (départ Ushuaia, arrivée Punta Arenas) 3 jours à El Calafate 3,5 jours à El Chalten 2 jours à Iguazu
Honnêtement, ce circuit était vraiment bien équilibré. Nous aurions pu passer un jour de moins à El Calafate, et un jour de plus à Buenos Aires, mais ça dépend vraiment du temps qu’il fait (nous avons eu une journée de pluie à El Calafate, et comme tout ce qui est intéressant est en extérieur…)
Ce que j’ai préféré, ce qui m’a marqué lors de ce voyage ?Tous les animaux que j’ai rencontrés et auxquels je ne m’attendais pas : un renard dans le parc national de la Terre de Feu, 3 baleines, des lions de mer sur le Cap Horn, une multitude de manchots sur l’île Magdalena, des oiseaux et rapaces en tous genres, des flamands roses, des guanacos dans la steppe de Patagonie, des coatis à Iguazu, un petit rongeur au Fitz Roy… Et puis des vaches et des chevaux en liberté, ça fait plaisir à voir ! (retrouvez tous les animaux rencontrés dans cet article, sponsorisé par mes chats)Les magnifiques paysages que j’ai eu la chance de voir : les chutes d’Iguazu, franchement impressionnantes, quelle puissance !... Le glacier Perito Moreno, vraiment magnifique avec ses aiguilles bleutées qui se dressent vers le ciel… Les paysages de la région du Fitz Roy, entre steppe, montagne et glacier, avec des lacs d’un bleu exceptionnel… Le parc de la Terre de Feu, entre mer et montagne…La croisière dans son ensemble, à la fois mythique (marcher sur le Cap Horn, naviguer sur le Détroit de Magellan) et vraiment très intéressante (excursions et conférences ou films présentés par des passionnés et professionnels de la faune, de la flore, des cartes et de Magellan)Quelques informations pratiques sur l’ensemble du voyage (les adresses d’hôtels, de restaurants, les conseils concernant chaque étape sont présent dans chaque carnet spécifique, disponibles en cliquant sur le nom de chacun des lieux ci-dessus) :
Avion Vol international Paris – Buenos Aires direct avec Air France. Rien à redire.
Vol intérieurs sur Aerolineas : Buenos Aires – Ushuaia El Calafate – Iguazu (avec escale à Buenos Aires) Iguazu – Buenos Aires Sur 3 trajets, je n’ai pas eu un avion à l’heure. Le premier a été avancé d’une heure (si je n’avais pas consulté mes mails la veille au soir, je l’aurai loupé), le second a été retardé d’un quart d’heure, et le dernier n’est tout simplement jamais parti. Prévu à l’heure, mais retardé de 2 heures lorsque nous arrivons à l’aéroport, puis de 6 heures, puis seulement de 3 heures pour enfin être annulé. Nous avons dû refaire la queue au check in pour qu’on nous enregistre sur un nouvel avion qui n’était pas prévu au départ. Bref, un conseil, prévoyez large si vous avez une correspondance et vérifiez toujours 24 heures avant l’état de votre vol. Sinon, le personnel naviguant est très agréable, et les snacks proposés (biscuits salés et sucrés) ne sont pas mauvais, et servis dans de jolies boites présentant les différentes régions phares de l’Argentine.
Argent : Volontairement, je ne donne pas de budget, et je n’indiquerai aucun prix dans ce carnet de voyage. D’une année sur l’autre (si je compare ce que j’ai payé avec ce que j’ai lu dans différents carnets) les prix varient énormément (ils sont d’ailleurs plutôt en hausse), et le taux de change varie également beaucoup, ces informations seraient donc rapidement obsolètes. Si quelqu’un part prochainement, qu’il n’hésite par contre pas à me contacter pour des informations plus précises.
Un mot sur le change par contre. En décembre 2014 le taux de change officiel est de 1 euro pour 10 pesos. Au change parallèle (dit « blue ») il est possible d’avoir 14 pesos pour 1 euro (voire 15). Le blue est donc super intéressant. Potentiellement, plus on a une grosse somme d’argent à changer, plus on a un taux intéressant. Pour le change, nous sommes passés par le gérant de notre hôtel à Buenos Aires qui nous avait préparé une liasse de pesos pour notre arrivée en échange d’une liasse d’euros qu’on lui rapportait de France.
Il est intéressant d’avoir suffisamment de pesos pour tout payer en liquide, notamment les hôtels. En effet, dans beaucoup d’hôtels on paye 10 à 20% de plus (montant des taxes a priori…) si on règle en carte bancaire. Chaque hôtel dira qu’il prend les euros ou les dollars mais le taux de change qu’ils appliquent est plutôt de l’ordre de 12 pesos pour 1 euro. Ce qui est intéressant si vous avez changé au taux officiel de 10 pesos pour un euros, dans ce cas il vaut mieux payer l’hôtel en euro. Mais si vous avez changé au « blue », il est plus intéressant de payer en pesos. Petit exemple : un hôtel dont la chambre est à 600 pesos la nuit En payant par CB : 600 pesos à 60 euros (taux officiel) + frais bancaire + 15% de taxes En payant en euro : 600 pesos à 50 euros (avec le taux de l’hôtel 1 euro = 12 pesos) En payant en pesos : 600 pesos à 42.85 euros (avec le taux « blue » 1 euro = 14 pesos)
Lors de notre voyage nous somme allé au Chile (Punta Arenas et Puerto Natales). Nous avons tout simplement retiré de l’argent au premier distributeur trouvé. Nous sommes également allés au Brésil pour voir les chutes d’Iguaçu. Nous avons réglé l’entrée au parc en euros, on nous a rendu la monnaie en reals, ce qui nous a servi à nous acheter un petit souvenir. Nous avons payé le repas par CB et l’entrée au parc des oiseaux en pesos argentins. Bref, pas forcément optimisé, mais ça marche bien.
Sinon, les rares fois où nous avons payé par CB (voiture de location pour bénéficier de l’assurance de la carte, restaurant gastronomique, essence, hôtel au Chili…) nous n’avons eu aucun problème.
Climat Décembre en Argentine, c’est l’été. Mais entre la Patagonie et le nord (Iguazu et Buenos Aires) on n’est pas sur la même planète ! Nous avons 35 degrés et un grand soleil dans le nord, et une journée à 17 degrés avec de la bruine à Buenos Aires. Donc t-shirt, crème solaire, lunettes de soleil, mais aussi pull et k-way En Patagonie, nous avons eu tous les temps ! Beaucoup beaucoup de vent, soleil (mais vent quand même), soleil sans vent, bruine, froid… Donc coupe-vent, bonnet, pull et polaire, pantalon imperméable pour les randos, mais aussi t-shirt et lunettes de soleil… Bref, pas facile de prévoir quoi mettre dans sa valise !
Nourriture La viande est bien sûr omniprésente, et elle est vraiment très bonne (meilleure qu’au Japon dixit l’amateur de bœuf du voyage). Les légumes ne sont pas en reste, notamment le potimarron et les pommes de terre. Dans beaucoup de restaurant, les légumes sont à commander à part, la viande est servie seule. Les portions sont souvent très généreuses ! Ce qui est bien utile quand on est végétarien, il suffit de commander uniquement les légumes, on mange bien. Les empenadas, ces petits chaussons fourrés à la viande, au fromage ou aux légumes, sont très bons aussi, aussi bien en entrée que pour manger en pique-nique lors des randos. Les immigrés italiens étant nombreux en Argentine, les pâtes et pizzas sont légions. Les pizzas sont généralement bonnes, et les pâtes sont le plus souvent des raviolis (farcis à la viande, au fromage, au potimarron… au choix). La sauce (champignons, tomate, bolognaise, pesto…) accompagnant les pâtes est à choisir à part, on compose ainsi le plat qui nous plaît. La sauce est servie très généreusement, les raviolis ont tendance à baigner dedans, mais c’est très bon.
Pour découvrir le détail de nos différents repas, voici un article dédié.
Street art Comme partout dans le monde, j'étais à l’affût des dessins, collages, expressions d'artistes, sur les murs des villes argentines et chiliennes. En voici un petit aperçu : street art argentin
Zambie et Zimbabwe: découverte de leurs parcs English translation pending
Hello tous,
Suite à une agréable rencontre avec des amis Vfistes le virus m'a repris 😮. Après la Namibie (2x) et le Botswana, je m'étais dit que je serais rassasié ...que nenni, je suis sur le point de "rechuter".
"L'éventuel" voyage aurait lieu en août 2016 pour une durée de 3 semaines.
Dans un premier temps je voudrais pouvoir me faire une idée sur les parcs Zambiens et Zimbabwéens. en terme de paysages, faune, fréquentation, sauvage et accessibilité. En même temps s'il y a "redondance" entre certains parcs
De ce que j'ai vu pour le moment: Côté ZIMBABWE
HWANGE: parc sec. parc très réputé mais n'est-il pas trop "facile" et fréquenté ?
MATOPO: me plaisait bien avec ses paysages de gros rochers, apparemment on peut aussi y voir des Rhino. En revanche il est excentré, donc vaut-il le détour ?
Les ruines de KHAMI, valent-elles aussi le détour ?
MATUSADONA: parc humide, de belles photos sur google
MANA POOLS: parc mixte (sec vers Chitake et humide au bord du lac) ?. Ici je voudrais faire du canoë et un Walk game. Ce parc m'a toujours fait rêver.
Côté ZAMBIEN:
LOWER ZAMBEZI: ressemble à Mana Pools ?
KAFUE: partie sud et partie nord Busanga Plains ?
SOUTH LUANGWA: très réputé également.
En fait suivant les réponses et mes recherches soit je fais: 1. Uniquement une boucle au Zimbabwe (même si en tant que pays la Zambie m'attire plus) HWANGE - MATOPO - KHAMI - MATUSADONA - MANA POOLS
2. Le tour du lac Kariba d'abord côté Zim puis Zam au retour HWANGE - MATUSADONA - MANA POOLS - au retour KAFUE Sud par exemple
3. Un circuit plutôt en étoile à partir de Lusaka KAFUE - MANA POOLS (ou LOWER ZAMBEZI) - SOUTH LUANGWA
Dernière info sur mes goûts: un de mes plus beau souvenir c'et notre camp TOUT SEUL dans Passargue Valley dans le CKGR
Par avance merci pour vos avis et commentaires 🙂
Suite à une agréable rencontre avec des amis Vfistes le virus m'a repris 😮. Après la Namibie (2x) et le Botswana, je m'étais dit que je serais rassasié ...que nenni, je suis sur le point de "rechuter".
"L'éventuel" voyage aurait lieu en août 2016 pour une durée de 3 semaines.
Dans un premier temps je voudrais pouvoir me faire une idée sur les parcs Zambiens et Zimbabwéens. en terme de paysages, faune, fréquentation, sauvage et accessibilité. En même temps s'il y a "redondance" entre certains parcs
De ce que j'ai vu pour le moment: Côté ZIMBABWE
HWANGE: parc sec. parc très réputé mais n'est-il pas trop "facile" et fréquenté ?
MATOPO: me plaisait bien avec ses paysages de gros rochers, apparemment on peut aussi y voir des Rhino. En revanche il est excentré, donc vaut-il le détour ?
Les ruines de KHAMI, valent-elles aussi le détour ?
MATUSADONA: parc humide, de belles photos sur google
MANA POOLS: parc mixte (sec vers Chitake et humide au bord du lac) ?. Ici je voudrais faire du canoë et un Walk game. Ce parc m'a toujours fait rêver.
Côté ZAMBIEN:
LOWER ZAMBEZI: ressemble à Mana Pools ?
KAFUE: partie sud et partie nord Busanga Plains ?
SOUTH LUANGWA: très réputé également.
En fait suivant les réponses et mes recherches soit je fais: 1. Uniquement une boucle au Zimbabwe (même si en tant que pays la Zambie m'attire plus) HWANGE - MATOPO - KHAMI - MATUSADONA - MANA POOLS
2. Le tour du lac Kariba d'abord côté Zim puis Zam au retour HWANGE - MATUSADONA - MANA POOLS - au retour KAFUE Sud par exemple
3. Un circuit plutôt en étoile à partir de Lusaka KAFUE - MANA POOLS (ou LOWER ZAMBEZI) - SOUTH LUANGWA
Dernière info sur mes goûts: un de mes plus beau souvenir c'et notre camp TOUT SEUL dans Passargue Valley dans le CKGR
Par avance merci pour vos avis et commentaires 🙂
Spitzkoppe et Brandberg English translation pending
Bonjour,
Nous repartons dans le nord de la Namibie en prenant notre temps pour profiter avec tous nos sens de chaque lieu. Pour les habitués, est-il judicieux de passer 2 nuits dans le Spitzkoppe, les ballades à pied peuvent-elles prendre la journée ? Dans le Brandberg, nous aimerions voir un max de gravures rupestres, Messum Crater, Numas Ravine, combien de jours est-il conseillé de passer sur place ? Merci pour vos réponses!
Nous repartons dans le nord de la Namibie en prenant notre temps pour profiter avec tous nos sens de chaque lieu. Pour les habitués, est-il judicieux de passer 2 nuits dans le Spitzkoppe, les ballades à pied peuvent-elles prendre la journée ? Dans le Brandberg, nous aimerions voir un max de gravures rupestres, Messum Crater, Numas Ravine, combien de jours est-il conseillé de passer sur place ? Merci pour vos réponses!
Avis itinéraire 3 semaines en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour,
En août prochain, je pars 3 semaines en Afrique du Sud avec ma compagne. Nous comptons louer un véhicule. Nous atterrissons au Cap et nous repartirons de Johannesburg. J'ai épuisé le Guide du Routard, je me suis inspiré de quelques fils de discussions sur Voyage Forum afin de mettre en place un itinéraire qui puisse tenir la route.
J'aimerai votre avis. Dites moi notamment si je dois supprimer/allonger/raccourcir/rajouter une étape.
J1 : Arrivée au Cap / Nuit au Cap J2 : Visite du Cap / Nuit au Cap J3 : Visite du Cap (et alentours) / Nuit au Cap J4 : Visite des alentours du Cap / Nuit au Cap J5 : Observation des baleines / Nuit à Hermanus J6 : Knysna / Nuit à Knysna J7 : Visite des alentours de Knysna (Wilderness) / Nuit à Knysna J8 : Addo Elephants NP / Nuit dans l'Addo Elephants NP J9 : Route pour Port St John's / Nuit à Port St John's J10 : Visite de la côté sauvage / Nuit à Port St John's J11 : Route pour Durban / Nuit à Durban J12 : Drakensberg / Nuit ? J13 : Drakensberg / Nuit ? J14 : Route vers Pilgrim's Rest / Nuit dans une ville sur le trajet (laquelle ?) J15 : Blyde River Canyon et alentours / Nuit à Pilgrim's Rest J16 : Blyde River Canyon et alentours / Nuit à Pilgrim's Rest J17 : Parc Kruger / Nuit à Olifants J18 : Parc Kruger / Nuit à Tamboti J19 : Parc Kruger / Nuit à Lower Sabie J20 : Johannesburg / Nuit à Johannesburg J21 : Pretoria / Nuit à Johannesburg J22 : Retour France
La première partie du voyage est plus facile à monter que la seconde. Je suis notamment indécis sur ou dormir pour profiter du Drakensberg par exemple. Idem pour la route en le Drakensberg et Kruger.
Autres questions : - est-il nécessaire d'acheter une Wild Cards ? - faut-il réserver les logements (sachant que nous avons un budget léger pour ces derniers, 30 euros par nuit environ) ?
Voilà. Merci de m'aider.
En août prochain, je pars 3 semaines en Afrique du Sud avec ma compagne. Nous comptons louer un véhicule. Nous atterrissons au Cap et nous repartirons de Johannesburg. J'ai épuisé le Guide du Routard, je me suis inspiré de quelques fils de discussions sur Voyage Forum afin de mettre en place un itinéraire qui puisse tenir la route.
J'aimerai votre avis. Dites moi notamment si je dois supprimer/allonger/raccourcir/rajouter une étape.
J1 : Arrivée au Cap / Nuit au Cap J2 : Visite du Cap / Nuit au Cap J3 : Visite du Cap (et alentours) / Nuit au Cap J4 : Visite des alentours du Cap / Nuit au Cap J5 : Observation des baleines / Nuit à Hermanus J6 : Knysna / Nuit à Knysna J7 : Visite des alentours de Knysna (Wilderness) / Nuit à Knysna J8 : Addo Elephants NP / Nuit dans l'Addo Elephants NP J9 : Route pour Port St John's / Nuit à Port St John's J10 : Visite de la côté sauvage / Nuit à Port St John's J11 : Route pour Durban / Nuit à Durban J12 : Drakensberg / Nuit ? J13 : Drakensberg / Nuit ? J14 : Route vers Pilgrim's Rest / Nuit dans une ville sur le trajet (laquelle ?) J15 : Blyde River Canyon et alentours / Nuit à Pilgrim's Rest J16 : Blyde River Canyon et alentours / Nuit à Pilgrim's Rest J17 : Parc Kruger / Nuit à Olifants J18 : Parc Kruger / Nuit à Tamboti J19 : Parc Kruger / Nuit à Lower Sabie J20 : Johannesburg / Nuit à Johannesburg J21 : Pretoria / Nuit à Johannesburg J22 : Retour France
La première partie du voyage est plus facile à monter que la seconde. Je suis notamment indécis sur ou dormir pour profiter du Drakensberg par exemple. Idem pour la route en le Drakensberg et Kruger.
Autres questions : - est-il nécessaire d'acheter une Wild Cards ? - faut-il réserver les logements (sachant que nous avons un budget léger pour ces derniers, 30 euros par nuit environ) ?
Voilà. Merci de m'aider.
Résumé de 3 semaines en Afrique du Sud English translation pending
Salut !
De retour de notre voyage en Afrique du Sud je viens vous faire part de mon expérience en espérant que ça puisse aider et en remerciant d'avance celles et ceux qui m'ont aidé à réaliser ce merveilleux voyage.
Je repose les bases : 2 couples et 3 enfants. Voyage du 3 au 23 août. Voiture de location.
Commençons par ce qui est vital : manger et dormir. Nous avons vraiment été surpris par le coût très bas de la nourriture en Afrique du Sud, les aliments de base et l'eau ainsi que les sodas sont tous à fait abordables (il faut que les plus pauvres puissent se nourrir). Ils ont des supermarchés (Checkers, Pick'n'Pay, Spar etc...) mais ne vous attendez pas à voir un grand Carrefour à chaque coin de rue. En suivant le modèle américain ils ont aussi développé leur fast food (Spur et Steers) qui font concurrence à la quantité non négligeable de KFC ou encore McDo (pas cher). Cependant, en "bon" restaurant vous serez déçus. Ils n'ont pas de "culture gastronomique" à proprement parlé et essaient donc de copier les restos français, italien, espagnol ou encore japonais sans grande réussite (restos pleins mais je vous déconseille, je ne suis pourtant pas chiante pour la bouffe croyez moi). Vous mangerez donc beaucoup, beaucoup comme l'image qu'on a des américains, mais pas bon. A la fin du repas vous serez rassasié mais pas comme à la fin d'un bon repas de Noël. Seuls les fruits de mer et la viande restent très correct (mais plus chers). Pour dormir, il est très facile de tomber sur un B&B et le seul hôtel international et abordable présent partout en Afrique du Sud est Formule 1 (chambre de max 3 personnes souvent à 30€ la nuit environ). Pour les plus téméraire il est aussi facile de trouver chez un sud africain, une petite place pour un gentil touriste curieux de découvrir leur fabuleux pays. Il est donc facile de se nourrir et de se loger, bonne nouvelle : vous survivrez 😉
Pour ceux qui ont comme idée de se déplacer en voiture de location, je ne peux que vous encourager, car évidemment cela vous procure une autonomie que vous n'aurez pas autrement et la beauté des paysage est parfois à couper le souffle. L'essence est presque aussi chère qu'en France et les distances sont grandes. Les flics procèdent à des contrôles routiers basique assez souvent et si vous voyez une voiture suspecte arrêtée sur le bord de la route il se peut que se soit un policier avec un radar mobile (pas de radar fixe). La nuit les routes ne sont pas bien éclairées. Les grand axes sont très bien entretenus et la seule chose qui pourrait vous faire perdre patience sont les travaux très fréquents. En effet, les travaux sont sur beaucoup de kilomètres et vous pourrez attendre 15 minutes avant de pouvoir passer ou encore vous pourrez rouler à 40km/h sur 15km (avec des dos d'âne tous les 200m pour être sur que vous ne roulez pas trop vite). Les limitations de vitesse sont de max 120km/h mais tout le monde, y compris nous, roule à 150km/h. Vous pouvez facilement doubler grâce à la grande bande d'arrêt d'urgence sur laquelle se range les voitures ou les camions, n'oubliez pas de remercier avec vos warning. Les petits axes sont globalement pas mal mais quand vous voyez le fameux panneaux "potholes" cela veut dire qu'il y a des trous dans la route, là aussi il faut être patient et bien regarder la route. Enfin, les vraiment petits axes commence en goudron et finissent en sentier, il est possible de les faire en 4x4 mais en voiture il ne faudra pas être pressé (ces axes sont marqués sur les cartes routières et peuvent être pris pour des raccourcis, ne vous faites pas avoir comme nous 😄).
Le problème de la sécurité. Je suis la première à avoir paniqué quand j'ai lu certains récits sur l'Afrique du Sud, étant donnée que je ne partais pas seule et avec de jeunes enfants. Je ne dis pas que marcher seul(e) la nuit dans un quartier réputé "chaud" soit une bonne idée, mais vous ne le feriez pas non plus en France. Nous avons déjà marché au bord des bidonvilles ou dans des villes assez flippantes et même la nuit : il ne nous est rien arrivés. C'est peut être (surement) un coup de chance et tant mieux. Faites simplement attention et si il devait vous arriver quelque chose donnez ce qu'on vous demande (ne prenez jamais beaucoup d'argent sur vous et n'apportez pas une tonne de gros bijoux en or) car comme un habitant d'un township nous a dit "ces gens sont des guerriers, ils n'ont plus rien à perdre, ils iront jusqu'au bout si vous ne leur obéissez pas", ça donne pas envie de jouer le super héro. Mais ne faites pas comme moi : ne paniquer pas pour ça à la veille de votre départ. 😉
Une dernière chose le climat, et pour ceux que ça intéresse des infos sur la malaria. En cette période d'hiver il y a un climat assez chaud au nord est 25-30°, 20° dans le centre et 10-15° dans le sud. Mais nous avons été surpris par les changements météorologiques. par exemple vers le parc Kruger il faisait facilement 30° et quelques kilomètre plus bas alors que la veille il faisait beau, dans la nuit et le lendemain un brouillard où on ne voyait pas à plus de 10m. Autre exemple, après 2 jours à Kimberley avec environ 15°, il est annoncé 23° le lendemain de notre départ. Dans le sud, le vent de l'océan (ou des océans devrais-je dire) amène puis chasse les nuages. Les journées peuvent donc être ensoleillées assez souvent. Finalement dans le sud l'hiver est l'équivalent de notre automne et dans le nord de notre printemps. Concernant la malaria, bein je sais pas trop quoi dire on nous a recommander le traitement c'est ce que nous avons fait (très onéreux) mais nous n'avons pas du tout été embêté par les insectes en cette saison. Si vous allez dans le sud je pense qu'il ne vous servira à rien mais je ne suis pas du tout experte.
Voilà, je pense avoir fais le tour ! Si vous avez des questions plus précises, sur les villes par exemple, n'hésiter pas ! Je fais maintenant l'éloge des sud africains noirs ou blancs, car c'est un peuple naturellement gentil et chaleureux. Le pays est aussi splendide que ses habitants et je vous invite à y passer de belles et longues vacances 😎
Je repose les bases : 2 couples et 3 enfants. Voyage du 3 au 23 août. Voiture de location.
Commençons par ce qui est vital : manger et dormir. Nous avons vraiment été surpris par le coût très bas de la nourriture en Afrique du Sud, les aliments de base et l'eau ainsi que les sodas sont tous à fait abordables (il faut que les plus pauvres puissent se nourrir). Ils ont des supermarchés (Checkers, Pick'n'Pay, Spar etc...) mais ne vous attendez pas à voir un grand Carrefour à chaque coin de rue. En suivant le modèle américain ils ont aussi développé leur fast food (Spur et Steers) qui font concurrence à la quantité non négligeable de KFC ou encore McDo (pas cher). Cependant, en "bon" restaurant vous serez déçus. Ils n'ont pas de "culture gastronomique" à proprement parlé et essaient donc de copier les restos français, italien, espagnol ou encore japonais sans grande réussite (restos pleins mais je vous déconseille, je ne suis pourtant pas chiante pour la bouffe croyez moi). Vous mangerez donc beaucoup, beaucoup comme l'image qu'on a des américains, mais pas bon. A la fin du repas vous serez rassasié mais pas comme à la fin d'un bon repas de Noël. Seuls les fruits de mer et la viande restent très correct (mais plus chers). Pour dormir, il est très facile de tomber sur un B&B et le seul hôtel international et abordable présent partout en Afrique du Sud est Formule 1 (chambre de max 3 personnes souvent à 30€ la nuit environ). Pour les plus téméraire il est aussi facile de trouver chez un sud africain, une petite place pour un gentil touriste curieux de découvrir leur fabuleux pays. Il est donc facile de se nourrir et de se loger, bonne nouvelle : vous survivrez 😉
Pour ceux qui ont comme idée de se déplacer en voiture de location, je ne peux que vous encourager, car évidemment cela vous procure une autonomie que vous n'aurez pas autrement et la beauté des paysage est parfois à couper le souffle. L'essence est presque aussi chère qu'en France et les distances sont grandes. Les flics procèdent à des contrôles routiers basique assez souvent et si vous voyez une voiture suspecte arrêtée sur le bord de la route il se peut que se soit un policier avec un radar mobile (pas de radar fixe). La nuit les routes ne sont pas bien éclairées. Les grand axes sont très bien entretenus et la seule chose qui pourrait vous faire perdre patience sont les travaux très fréquents. En effet, les travaux sont sur beaucoup de kilomètres et vous pourrez attendre 15 minutes avant de pouvoir passer ou encore vous pourrez rouler à 40km/h sur 15km (avec des dos d'âne tous les 200m pour être sur que vous ne roulez pas trop vite). Les limitations de vitesse sont de max 120km/h mais tout le monde, y compris nous, roule à 150km/h. Vous pouvez facilement doubler grâce à la grande bande d'arrêt d'urgence sur laquelle se range les voitures ou les camions, n'oubliez pas de remercier avec vos warning. Les petits axes sont globalement pas mal mais quand vous voyez le fameux panneaux "potholes" cela veut dire qu'il y a des trous dans la route, là aussi il faut être patient et bien regarder la route. Enfin, les vraiment petits axes commence en goudron et finissent en sentier, il est possible de les faire en 4x4 mais en voiture il ne faudra pas être pressé (ces axes sont marqués sur les cartes routières et peuvent être pris pour des raccourcis, ne vous faites pas avoir comme nous 😄).
Le problème de la sécurité. Je suis la première à avoir paniqué quand j'ai lu certains récits sur l'Afrique du Sud, étant donnée que je ne partais pas seule et avec de jeunes enfants. Je ne dis pas que marcher seul(e) la nuit dans un quartier réputé "chaud" soit une bonne idée, mais vous ne le feriez pas non plus en France. Nous avons déjà marché au bord des bidonvilles ou dans des villes assez flippantes et même la nuit : il ne nous est rien arrivés. C'est peut être (surement) un coup de chance et tant mieux. Faites simplement attention et si il devait vous arriver quelque chose donnez ce qu'on vous demande (ne prenez jamais beaucoup d'argent sur vous et n'apportez pas une tonne de gros bijoux en or) car comme un habitant d'un township nous a dit "ces gens sont des guerriers, ils n'ont plus rien à perdre, ils iront jusqu'au bout si vous ne leur obéissez pas", ça donne pas envie de jouer le super héro. Mais ne faites pas comme moi : ne paniquer pas pour ça à la veille de votre départ. 😉
Une dernière chose le climat, et pour ceux que ça intéresse des infos sur la malaria. En cette période d'hiver il y a un climat assez chaud au nord est 25-30°, 20° dans le centre et 10-15° dans le sud. Mais nous avons été surpris par les changements météorologiques. par exemple vers le parc Kruger il faisait facilement 30° et quelques kilomètre plus bas alors que la veille il faisait beau, dans la nuit et le lendemain un brouillard où on ne voyait pas à plus de 10m. Autre exemple, après 2 jours à Kimberley avec environ 15°, il est annoncé 23° le lendemain de notre départ. Dans le sud, le vent de l'océan (ou des océans devrais-je dire) amène puis chasse les nuages. Les journées peuvent donc être ensoleillées assez souvent. Finalement dans le sud l'hiver est l'équivalent de notre automne et dans le nord de notre printemps. Concernant la malaria, bein je sais pas trop quoi dire on nous a recommander le traitement c'est ce que nous avons fait (très onéreux) mais nous n'avons pas du tout été embêté par les insectes en cette saison. Si vous allez dans le sud je pense qu'il ne vous servira à rien mais je ne suis pas du tout experte.
Voilà, je pense avoir fais le tour ! Si vous avez des questions plus précises, sur les villes par exemple, n'hésiter pas ! Je fais maintenant l'éloge des sud africains noirs ou blancs, car c'est un peuple naturellement gentil et chaleureux. Le pays est aussi splendide que ses habitants et je vous invite à y passer de belles et longues vacances 😎
Emploi d'été en Irlande ou en Angleterre English translation pending
Bonjour,
Mon amie et moi aimerions trouver un job d'été en Irlande ou en Angleterre afin d'améliorer notre anglais . Nous aimerions partir 1 mois- 1 mois et demi ( a peut près mis juillet a fin Août ) pour la saison 2013 . Nous avons chercher sur beaucoup de site sans sucés , quelqu'un pourrait il nous faire part de son expérience , ou nous conseiller dans les démarches a suivre . Ces un projet qui nous tient vraiment a coeur et nous aimerions beaucoup le concrétiser .
Merci d'avance
Malaisie péninsulaire et/ou Bornéo en dix-huit jours English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes en préparation de notre voyage en Malaisie : 18 jours du 29 aout au 15 septembre 2012. Nous sommes 3 amis (2 filles et 1 garçon) agés de 30 ans, adeptes du sac à dos et des guesthouses. Notre budget est assez limité. Nous avons prévu un vol avec arrivée et départ de KL. Nous avons lu de nombreuses discussions et sommes un peu perdu sur la possibilité de faire à la fois la malaisie péninsulaire et bornéo dans le temps imparti. Nous avons fait la thailande l'an dernier, essentiellement le sud (plages) à cause des innondations dans le nord. Nos attentes pour ce voyage sont les suivantes : - visite de kuala lumpur (1 ou 2 jours max), plutôt au retour pour faire des amplettes - trek dans la jungle et découverte des populations locales (nous sommes assez attirés par la faune et la flore) - ile paradisiaque quelques jours pour plage et plongées (éviter les îles trop touristiques). Nous sommes 2 plongeurs sur 3 donc si possible faire quelques plongées. Notre 3ème acolite aime cependant le snorkelling et les tortues ;-) et ne peux juste pas faire de la plongée bouteille à cause d'une contre-indication médicale. - imprégnation de la culture et vie locale (adepte de belles rencontres humaines vraies).
Nous avons pour le moment imaginé le trip suivant : - arrivée sur KL (1 jour) - Cameron Highlands (2 jours) - Malacca (2 jours) - Pulau Tioman ? (4 jours) - Passage sur Bornéo (Kuching) : parcs nationaux, faune (Bako NP) (5-6 jours) - retour sur KL (1 jour) Nous avons volontairement évincé Taman Negara sur la péninsule en pensant que nous trouverions de la jungle sur Bornéo. Nous nous sommes concentré sur Sarawak car il nous semble difficile de faire Sarawak et Sabah même si le Sabah semble offrir de belles opportunités de plongées... Nous ne savons pas très bien comment relier nos différents points sur la malaisie péninsulaire. Nous sommes preneurs de toute suggestion sur les sites à voir, hébergement, transport, timing....etc. Le climat est aussi à prendre en compte.
Merci d'avance! à bientôt Julie
Nous sommes en préparation de notre voyage en Malaisie : 18 jours du 29 aout au 15 septembre 2012. Nous sommes 3 amis (2 filles et 1 garçon) agés de 30 ans, adeptes du sac à dos et des guesthouses. Notre budget est assez limité. Nous avons prévu un vol avec arrivée et départ de KL. Nous avons lu de nombreuses discussions et sommes un peu perdu sur la possibilité de faire à la fois la malaisie péninsulaire et bornéo dans le temps imparti. Nous avons fait la thailande l'an dernier, essentiellement le sud (plages) à cause des innondations dans le nord. Nos attentes pour ce voyage sont les suivantes : - visite de kuala lumpur (1 ou 2 jours max), plutôt au retour pour faire des amplettes - trek dans la jungle et découverte des populations locales (nous sommes assez attirés par la faune et la flore) - ile paradisiaque quelques jours pour plage et plongées (éviter les îles trop touristiques). Nous sommes 2 plongeurs sur 3 donc si possible faire quelques plongées. Notre 3ème acolite aime cependant le snorkelling et les tortues ;-) et ne peux juste pas faire de la plongée bouteille à cause d'une contre-indication médicale. - imprégnation de la culture et vie locale (adepte de belles rencontres humaines vraies).
Nous avons pour le moment imaginé le trip suivant : - arrivée sur KL (1 jour) - Cameron Highlands (2 jours) - Malacca (2 jours) - Pulau Tioman ? (4 jours) - Passage sur Bornéo (Kuching) : parcs nationaux, faune (Bako NP) (5-6 jours) - retour sur KL (1 jour) Nous avons volontairement évincé Taman Negara sur la péninsule en pensant que nous trouverions de la jungle sur Bornéo. Nous nous sommes concentré sur Sarawak car il nous semble difficile de faire Sarawak et Sabah même si le Sabah semble offrir de belles opportunités de plongées... Nous ne savons pas très bien comment relier nos différents points sur la malaisie péninsulaire. Nous sommes preneurs de toute suggestion sur les sites à voir, hébergement, transport, timing....etc. Le climat est aussi à prendre en compte.
Merci d'avance! à bientôt Julie
Compte-rendu de voyage au Sénégal en février 2011, photos English translation pending
Bonjour!
Je m'étais promise depuis notre retour en février 2011, d'y publier notre compte-rendu, considérant que le forum voyage nous a été d'une grande aide lorsque nous avons planifié le tout. Si cela peut aider et éclairer quelques uns, tant mieux🙂 J'y ai également publié plusieurs photos sur ma page facebook: Photographie Marie-Ève Larochelle ou sur www.photographiemarieevelarochelle.weebly.com
Nous avons passés 18 jours au Sénégal, nous étions 3 adultes. C'était notre premier voyage en Afrique et autant vous avertir que c'est carrément un monde à part. Pour ceux qui n'ont jamais voyagés, il se peut que vous soyez déstabilisés par une si grande différence de mode de vie et de culture.
On a vite compris pourquoi on ne nous conseillait pas de louer une voiture. Je ne le vous conseille pas dutout non plus, surtout pour votre sécurité. On a vite appris en débarquant de l'aéroport que peu de lois et de panneaux de signalisation sont présentes au Sénégal, alors coeurs sensibles, cramponnez-vous! Si vous avez peur en voiture vous devrez apprendre à lâcher prise sinon vous ne ferez pas bon voyage! Surtout que les voitures sont plutôt mal en point...
Première semaine, nous sommes allés au Sine Saloum: personnellement c'est notre coup de coeur. Nous avions réservé un campement sur l'île de Mar Lodj: où nous avons été accueillis comme de la famille. Quel contact avec les enfants qui se lançaient vers nous les bras ouverts...moments inoubliables, à qui je conseille fortement, surtout si vous voulez vous rapprocher des gens et prendre contact avec le peuple. Nous aurions passés davantage de jours...
La réserve de Bandia a été une véritable déception. Si vous avez le temps et les moyens, faites plutôt le niokolo koba: plus sauvage et authentique. La réserve de Bandia peut plaire aux enfants, personnellement, je trouve que pour les adultes il n'y a rien d'impressionnant. On y voit très peu d'animaux: quelques girafes, des zèbres, des crocos...dispendieux pour ce qu'on y voit. Cela n'en vaut pas le détour.
Nous avons passés une nuit au désert de lompoul, nous avons bien aimé. Ce petit désert est magnifique et y passer la nuit est très agréable. Plusieurs campements sont offerts à des prix très raisonnables.
Il faut savoir que le commerce est très présent au Sénégal et c'est ce qui de notre côté, avons trouvé le plus difficile. Nous sommes constamment sollicités pour ne pas dire harcelés...nous avons trouvé cela extrêmement dur par moment, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous ne pensons pas retourner au Sénégal...
Le lac rose est agréable surtout si vous désirez vous y baigner et flotter! C'est une expérience unique. Si vous ne prévoyez pas vous y baigner, je ne suis pas certaine qu'il en valle vraiment le détour.
Le village des tortues est très cher pour très peu de temps de visite. Je ne vous le conseille pas. Allez plutôt vous promener dans les petits villages.
Toubab dialaw est absolument magnique avec sa plage propre (une des seules que j'ai vu), l'eau magnique et la tranquilité. Nous avons bien aimé y passer une journée à flâner et marcher. Il y a aussi quelques restaurant très sympathiques pas très loin. L'ambiance est très sympa!
Pour ce qui est de Dakar, il s'agit d'une ville extrêmement polluée. Nous sommes en parfaite santé et avons soufferts de la pollution (asthmatiques, n'y allez surtout pas!!!) Rien d'intéressant non plus, à part pour l'achat de souvenirs...
Parc du Djoudj...nous aurions dû passer notre tour. La route est non seulement extrêmement mauvaise mais nous n'y avons presque pas vus d'oiseaux...
Joal Fadiouth est très plaisant. Cette petite île aux coquillages détient un cachet unique, allez s'y balader est très relaxant. Le cimetière mérite le détour.
Les baobabs sont magnifiques, les femmes sont tellement belles avec leurs boubous colorés, les enfants sont adorables, le dépaysement est total...le Sénégal est une destination qui ne vous laissera pas indifférents. Mais attendez-vous à vous faire solliciter...beaucoup....
Si vous êtes capables d'y faire abstraction vous y passerez certainement un beau séjour!
Bon voyage!!!
Je m'étais promise depuis notre retour en février 2011, d'y publier notre compte-rendu, considérant que le forum voyage nous a été d'une grande aide lorsque nous avons planifié le tout. Si cela peut aider et éclairer quelques uns, tant mieux🙂 J'y ai également publié plusieurs photos sur ma page facebook: Photographie Marie-Ève Larochelle ou sur www.photographiemarieevelarochelle.weebly.com
Nous avons passés 18 jours au Sénégal, nous étions 3 adultes. C'était notre premier voyage en Afrique et autant vous avertir que c'est carrément un monde à part. Pour ceux qui n'ont jamais voyagés, il se peut que vous soyez déstabilisés par une si grande différence de mode de vie et de culture.
On a vite compris pourquoi on ne nous conseillait pas de louer une voiture. Je ne le vous conseille pas dutout non plus, surtout pour votre sécurité. On a vite appris en débarquant de l'aéroport que peu de lois et de panneaux de signalisation sont présentes au Sénégal, alors coeurs sensibles, cramponnez-vous! Si vous avez peur en voiture vous devrez apprendre à lâcher prise sinon vous ne ferez pas bon voyage! Surtout que les voitures sont plutôt mal en point...
Première semaine, nous sommes allés au Sine Saloum: personnellement c'est notre coup de coeur. Nous avions réservé un campement sur l'île de Mar Lodj: où nous avons été accueillis comme de la famille. Quel contact avec les enfants qui se lançaient vers nous les bras ouverts...moments inoubliables, à qui je conseille fortement, surtout si vous voulez vous rapprocher des gens et prendre contact avec le peuple. Nous aurions passés davantage de jours...
La réserve de Bandia a été une véritable déception. Si vous avez le temps et les moyens, faites plutôt le niokolo koba: plus sauvage et authentique. La réserve de Bandia peut plaire aux enfants, personnellement, je trouve que pour les adultes il n'y a rien d'impressionnant. On y voit très peu d'animaux: quelques girafes, des zèbres, des crocos...dispendieux pour ce qu'on y voit. Cela n'en vaut pas le détour.
Nous avons passés une nuit au désert de lompoul, nous avons bien aimé. Ce petit désert est magnifique et y passer la nuit est très agréable. Plusieurs campements sont offerts à des prix très raisonnables.
Il faut savoir que le commerce est très présent au Sénégal et c'est ce qui de notre côté, avons trouvé le plus difficile. Nous sommes constamment sollicités pour ne pas dire harcelés...nous avons trouvé cela extrêmement dur par moment, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous ne pensons pas retourner au Sénégal...
Le lac rose est agréable surtout si vous désirez vous y baigner et flotter! C'est une expérience unique. Si vous ne prévoyez pas vous y baigner, je ne suis pas certaine qu'il en valle vraiment le détour.
Le village des tortues est très cher pour très peu de temps de visite. Je ne vous le conseille pas. Allez plutôt vous promener dans les petits villages.
Toubab dialaw est absolument magnique avec sa plage propre (une des seules que j'ai vu), l'eau magnique et la tranquilité. Nous avons bien aimé y passer une journée à flâner et marcher. Il y a aussi quelques restaurant très sympathiques pas très loin. L'ambiance est très sympa!
Pour ce qui est de Dakar, il s'agit d'une ville extrêmement polluée. Nous sommes en parfaite santé et avons soufferts de la pollution (asthmatiques, n'y allez surtout pas!!!) Rien d'intéressant non plus, à part pour l'achat de souvenirs...
Parc du Djoudj...nous aurions dû passer notre tour. La route est non seulement extrêmement mauvaise mais nous n'y avons presque pas vus d'oiseaux...
Joal Fadiouth est très plaisant. Cette petite île aux coquillages détient un cachet unique, allez s'y balader est très relaxant. Le cimetière mérite le détour.
Les baobabs sont magnifiques, les femmes sont tellement belles avec leurs boubous colorés, les enfants sont adorables, le dépaysement est total...le Sénégal est une destination qui ne vous laissera pas indifférents. Mais attendez-vous à vous faire solliciter...beaucoup....
Si vous êtes capables d'y faire abstraction vous y passerez certainement un beau séjour!
Bon voyage!!!
Rencontre VF à Gatineau en Outaouais pour déjeuner le 3 mars 2012 English translation pending
Texte envoyée pour une amie:
Bonsoir, j´essaie d´organiser un souper ou un déjeuner rencontre pour les forumeurs de l´Outaouais....pour partager la passion des voyages et partager nos anecdotes, si ça vous intéresse faites moi signe : solara@live.ca
Les dates possibles seraient 23/24 février ou 1/2 mars (souper) ou 25/26 février ou 3/4 mars (déjeuner) je choisirai la date avec la majorité du choix des dates et je confirmerai l´endroit.
Merci et au plaisir :)
Bonsoir, j´essaie d´organiser un souper ou un déjeuner rencontre pour les forumeurs de l´Outaouais....pour partager la passion des voyages et partager nos anecdotes, si ça vous intéresse faites moi signe : solara@live.ca
Les dates possibles seraient 23/24 février ou 1/2 mars (souper) ou 25/26 février ou 3/4 mars (déjeuner) je choisirai la date avec la majorité du choix des dates et je confirmerai l´endroit.
Merci et au plaisir :)
Adresse email des hôtels Melia Cayo Coco et Sirenis La Salina? English translation pending
Je cherche l'adresse e -mail des hôtels Mélia Cayo Coco ainsi que celle de l'hôtel La Salinas à Vardero.Merci!
Recherche agence fiable à Londres pour une formule "logement, emploi et cours d'anglais" English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle olivier et je vais bientôt finir mes études niveau master mais je pense avoir un niveau faible en Anglais.
Je voudrais partir courant novembre à Londres afin de suivre une formation avec une agence. Je recherche des agences fiables offrant le package; Job + Cours d'anglais + logement sur Londres.
Les derniers messages de ce genre datent de plus d'1 an... Quelqu'un aurait il des pistes ou recommandations?
Je sais que plusieurs suggèrent de partir avec un sac à dos mais pour ma part je tiens vraiment à trouver une agence...
Mon souhait serait de partir pour 3 mois minimum...
Et concernant le job, la restauration rapide m'irait parfaitement étant donnée que cela fait 5 ans que je bosse en job étudiant dans les restaurants McDonald's...
Vos photos: Tour du Monde en Saris, Boubous & Djellabas English translation pending
Bonjour à tous 😉,
En attendant le Cool-Concours n°3 de Septembre prochain,
je vous propose la version estivale dont les règles restent les mêmes, à la différence près que les GPF (Grand Podium Final), seront plus simples et sans cadeaux spécifiques.
Souhaitant que le thème de cette nouvelle édition vous inspire autant que les précédents,
Saris, Boubous & Djellabas vous tendent les bras !!!
Heureux Estival Cool-concours à tous, et bonnes vacances aux Juilletistes 😎
En attendant le Cool-Concours n°3 de Septembre prochain,
je vous propose la version estivale dont les règles restent les mêmes, à la différence près que les GPF (Grand Podium Final), seront plus simples et sans cadeaux spécifiques.
Souhaitant que le thème de cette nouvelle édition vous inspire autant que les précédents,
Saris, Boubous & Djellabas vous tendent les bras !!!
Heureux Estival Cool-concours à tous, et bonnes vacances aux Juilletistes 😎
Portugal: que visiter et questions sur certains prix? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour commencer je trouve ce site vraiment sympa avec de bons sujets, qui nous permettent souvent de voyager rien qu'en vous lisant ....
Je suis un jeune né en France mais d'origine Portuguaise, depuis gamin ( à part quelques exceptions pret) nos vacances d'été (2 à 3 semaines en Aout) étaient donc destination ........ le Portugal, vers Lisbonne précisément.
Je n'y suis pas retourné depuis 6 ans (à chaque fois c'était avec mes parents), et j'y vais donc deux semaines cet été avec ma copine pour lui faire visiter et prendre du bon temps au soleil.
Je ne me souviens plus trop de tous les endroits (il y a 6 ans avec les parents, je me taisais et je suivais) ;)
Voici un peu le circuit que je prévois:
1) Trois jours en pleins Lisbonne (nous serons logé entre Quartiers Alfama et Bairro Alto) dediés à la visite de la Ville. Que me conseillez vous de visiter ? Je pensais à des quartiers typique de la ville (marché, petit commerce ...), la pasteleria de Belem, sa Tour, Le castelo de St Jorges .... et j'en passe tout est bon à prendre. Nous souhaitons aussi prendre les vieux tram et metro ci possible.
2) Trois jours chez mamie vers Seixal ( non loin de Lisbonne) où nous essaierons de visiter les plages du coin et de se baigner (aie l'eau est froide d'après mes souvenirs). Je pense à aller vers Costa da Caparica, avez vous d'autres idées de coin sympa autour de Lisbonne (plage ou autre ...)?
3) Six ou sept jours au Algarve (Lagos je crois) où là ca sera vraiment détente et plage. Pareil je vous demande vos idées sur ce qu'il y a de bien à faire dans le coin? endroits typiques plage, crique, fête et j'en passe ... Je ne pense pas visiter Faro.
Pouvez vous aussi me dire le prix (pour ceux qui y sont allés il y a peu) de produit de "vacances" du genre :
Dans les bars les prix de : café, soda (ex cola), des sandwichs, pasteis de nata, eau de vie, bière, whisky coca .... tout autre prix de produit courant dans un bar je prends aussi.
Le nom si vous connaissez de certains mélange de boisson (alcoolisé). Je demande ca car par exemple ca m'est déjà arrivé à l'étranger de demander une vodka orange et on m'apporte un verre de vodka plus une bouteille de 33cl d'orange. du coup au lieu de payer la vodka orange (mélange) je paie une vodka et une orange donc un peu plus chère.
Restaurant (je sais que ca varie d'un restaurant à l'autre et en fonction des étoiles) : fourchette de prix
Où puis je me procurer une carte de la ville de Lisbonne (avec indiqué les stations de metro et tram), je cherche mais je n'ai pas trouvé d'adresse pour faire une demande.
PS : j'aurais une voiture pour bouger, le gasoile est il moins chère qu'en France ?
Merci beaucoup à ceux qui pourraient m'aider à répondre à ces petites questions.
Pour commencer je trouve ce site vraiment sympa avec de bons sujets, qui nous permettent souvent de voyager rien qu'en vous lisant ....
Je suis un jeune né en France mais d'origine Portuguaise, depuis gamin ( à part quelques exceptions pret) nos vacances d'été (2 à 3 semaines en Aout) étaient donc destination ........ le Portugal, vers Lisbonne précisément.
Je n'y suis pas retourné depuis 6 ans (à chaque fois c'était avec mes parents), et j'y vais donc deux semaines cet été avec ma copine pour lui faire visiter et prendre du bon temps au soleil.
Je ne me souviens plus trop de tous les endroits (il y a 6 ans avec les parents, je me taisais et je suivais) ;)
Voici un peu le circuit que je prévois:
1) Trois jours en pleins Lisbonne (nous serons logé entre Quartiers Alfama et Bairro Alto) dediés à la visite de la Ville. Que me conseillez vous de visiter ? Je pensais à des quartiers typique de la ville (marché, petit commerce ...), la pasteleria de Belem, sa Tour, Le castelo de St Jorges .... et j'en passe tout est bon à prendre. Nous souhaitons aussi prendre les vieux tram et metro ci possible.
2) Trois jours chez mamie vers Seixal ( non loin de Lisbonne) où nous essaierons de visiter les plages du coin et de se baigner (aie l'eau est froide d'après mes souvenirs). Je pense à aller vers Costa da Caparica, avez vous d'autres idées de coin sympa autour de Lisbonne (plage ou autre ...)?
3) Six ou sept jours au Algarve (Lagos je crois) où là ca sera vraiment détente et plage. Pareil je vous demande vos idées sur ce qu'il y a de bien à faire dans le coin? endroits typiques plage, crique, fête et j'en passe ... Je ne pense pas visiter Faro.
Pouvez vous aussi me dire le prix (pour ceux qui y sont allés il y a peu) de produit de "vacances" du genre :
Dans les bars les prix de : café, soda (ex cola), des sandwichs, pasteis de nata, eau de vie, bière, whisky coca .... tout autre prix de produit courant dans un bar je prends aussi.
Le nom si vous connaissez de certains mélange de boisson (alcoolisé). Je demande ca car par exemple ca m'est déjà arrivé à l'étranger de demander une vodka orange et on m'apporte un verre de vodka plus une bouteille de 33cl d'orange. du coup au lieu de payer la vodka orange (mélange) je paie une vodka et une orange donc un peu plus chère.
Restaurant (je sais que ca varie d'un restaurant à l'autre et en fonction des étoiles) : fourchette de prix
Où puis je me procurer une carte de la ville de Lisbonne (avec indiqué les stations de metro et tram), je cherche mais je n'ai pas trouvé d'adresse pour faire une demande.
PS : j'aurais une voiture pour bouger, le gasoile est il moins chère qu'en France ?
Merci beaucoup à ceux qui pourraient m'aider à répondre à ces petites questions.
Escale à Toulon, Villefranche, Livourne et Naples English translation pending
Je fais une croisière avec Le Liberty of seas en septembre 2011. Nous aurons comme escale, le port de Toulon, Ville Franche, Livourne, Rome et Naples.
J'aimerais beaucoup si on pouvait me renseigner sur ce qu'il y a de plus intéressant à faire lors de ses escales. Nous aimerions entre autres beaucoup visiter Florence, que devons nous absolument voir à Florence? J'ai aussi constaté qu'on conseillait de visiter Cassis à partir de Toulon.
Si on pouvait me donner quelques conseils ce serait apprécier. C'est le premier voyage en Europe. Merci
Autres questions l'escale pour Rome, le port est-il très loin j'ai lu 3 heures, d'autres écrivent qu'il est à une distance 1 hr ?
Manon😛
Comparaison des produits européens Air France, Swiss et Lufthansa English translation pending
Petit trip report / comparaison entre l’offre européenne d’Air France, Swiss et Lufthansa (les 3 compagnies avec lesquels je fais 95% de mes voyages en Europe, donc peu de possibilité de comparer à autre chose).
Les trois vols étaient de durée plus ou moins égale : Lufthansa FRA-CDG (1h10), Swiss ZRH-CDG (1h20), Air France CDG-MUC (1h40). Lufthansa et Air France pour un vol l’après-midi, Swiss pour un vol le matin. Tous en Classe Affaires / Business Class. Je ne compare pas les salons, car les concepts sont différents : chez AF il n’y a qu’un seul type de salon pour les vols MC, accessible aux pax statut et classes Premium, le salon Première étant réservé pour les départs LC. Chez LH/LX, c’est un mix : salon « Business » pour clients Silver et Business Class sans statut, salon « Senator » pour clients Senator, salon « First Class » pour clients HONCircle et First Class long courrier. En gros en tant que passager HON Circle on a les prestations du salon Première même si on ne fait que Munich-Nuremberg, vol de 20 minutes.
1ère partie: Swiss
Cabine sobre avec des sièges en cuir couleur terre et moquette de la même couleur. Depuis plusieurs années déjà on trouve au bord de presque tous les avions LX les sièges légers avec le dossier « fin » et le rangement magazines au-dessus des jambes. Sièges confortables, on peut abaisser le dossier, bouger les accoudoirs. Configuration 2-2 avec le siège du milieu laissé libre. Sur certains avions il y a une petite table qui s’abaisse, sur d’autres non. Tablette assez grande, on peut facilement y poser un ordinateur portable + une tasse + un verre.
Des trois compagnies, c’est la seule qui a des petits écrans télé en cabine, diffusant d’abord des infos sur la compagnie (intéressant uniquement pour ceux qui veulent savoir quand la nouvelle C sera mise sur quelle route), des clips vidéo avec des sketchs de caméra cachée (ULTRA nul !!! Pathétique…), et la AirShow (carte avec la position de l’avion et des infos sur le vol).
Accueil agréable et efficace (pas de ré-contrôle de carte d’embarquement par les PNCs à la porte de l’avion). Distribution de serviettes rafraichissantes – très bien : elles sont épaisses et agréables – et de petites bouteilles d’eau ainsi que de journaux avant la fermeture des portes. Le maître de cabine (CDC chez LX) se présente chez les pax HONCircle, leur souhaite la bienvenue, demande s’ils ont besoin de qqch, etc. Très souvent ils arrivent même de les repérer de loin – étiquette bagage, carte d’embarquements avec mention « HON » écrit dessus de manière lisible de loin – et les accueillent à la porte (« Bonjour Monsieur voldenuit, on vous attendait déjà, votre place sera la 2A, on vous a laissé un peu de place dans le compartiment pour vos bagages à main…). Comme il n’y a jamais plus de 1 ou 2 HONs par vol à l’exception des vols pour Londres et entre la Suisse et l’Allemagne ils n’ont aucun problème de se rappeler et de les adresser par leur noms. Aussi, ils ont une petite note sur le manifeste avec les préférences linguistiques du passager et ses journaux préférés. En gros on arrive un peu chez de la famille. PS : mis à part la configuration des sièges tout ceci est valable aussi pour les passagers HONCircle voyageant en classe économique : serviettes, bouteille d’eau, presse, MDC qui se présente, etc.
Service repas parfois servi du chariot, parfois apporté directement depuis la galley. (Désolé j’ai oublié de prendre des photos). Petit déjeuner correcte : grande assiette de fruits frais, yaourt, fromage suisse, confiture, parfois « muesli », le pain et des croissants chauds étant présentés dans corbeille de pain avec davantage de confiture, beurre, etc. Personnellement je n’aime pas les croissants réchauffés – un croissant juste comme une baguette ne doit être chaud qu’une seule fois dans sa durée de vie, c’est quand il sort du four – mais j’apprécie l’effort. D’ailleurs ça m’est arrivé de leur faire la remarque et toute de suite ils m’ont amené un croissant qui n’était pas encore réchauffé. Les plateaux sont ramassés assez rapidement, on n’attend pas pendant longtemps devant un plateau vide. Aussi les PNCs passent avec les très bons chocolats « Swiss ». Certainement pas de la grande cuisine, mais un repas suffisant pour ne pas devoir prendre du temps supplémentaire avant ou après le vol, de qualité correcte, présenté sur des assiettes en porcelaine, couverts en inox (même les petites cuillères). Typiquement les pax HON et SEN sont appelés par leur nom au moment du service (« Madame atterrissagedejour, voudriez-vous un autre café ? »). Très sympa : il m’est arrivé déjà que le CDC m’a préparé lui-même la salade que je voulais en prenant les ingrédients de plusieurs plateaux ainsi que du catering du vol aller ou retour, etc.
Désembarquement : rien à signaler, salutation personnalisé pour les pax HONCircle à la porte (« Bonne journée Monsieur voldenuit, à bientôt »).
En somme, des vols extrêmement agréable pour la qualité du service très attentionné (pour tous les pax), la « souplesse » du déroulement du vol et les cabines toujours en bon état ; bon pour la qualité des sièges et la place et pour la restauration. Ce qui est moins bon est la distribution de journaux qu’une fois à bord et le choix de magazines qui n’est pas intéressant du tout.
Les trois vols étaient de durée plus ou moins égale : Lufthansa FRA-CDG (1h10), Swiss ZRH-CDG (1h20), Air France CDG-MUC (1h40). Lufthansa et Air France pour un vol l’après-midi, Swiss pour un vol le matin. Tous en Classe Affaires / Business Class. Je ne compare pas les salons, car les concepts sont différents : chez AF il n’y a qu’un seul type de salon pour les vols MC, accessible aux pax statut et classes Premium, le salon Première étant réservé pour les départs LC. Chez LH/LX, c’est un mix : salon « Business » pour clients Silver et Business Class sans statut, salon « Senator » pour clients Senator, salon « First Class » pour clients HONCircle et First Class long courrier. En gros en tant que passager HON Circle on a les prestations du salon Première même si on ne fait que Munich-Nuremberg, vol de 20 minutes.
1ère partie: Swiss
Cabine sobre avec des sièges en cuir couleur terre et moquette de la même couleur. Depuis plusieurs années déjà on trouve au bord de presque tous les avions LX les sièges légers avec le dossier « fin » et le rangement magazines au-dessus des jambes. Sièges confortables, on peut abaisser le dossier, bouger les accoudoirs. Configuration 2-2 avec le siège du milieu laissé libre. Sur certains avions il y a une petite table qui s’abaisse, sur d’autres non. Tablette assez grande, on peut facilement y poser un ordinateur portable + une tasse + un verre.
Des trois compagnies, c’est la seule qui a des petits écrans télé en cabine, diffusant d’abord des infos sur la compagnie (intéressant uniquement pour ceux qui veulent savoir quand la nouvelle C sera mise sur quelle route), des clips vidéo avec des sketchs de caméra cachée (ULTRA nul !!! Pathétique…), et la AirShow (carte avec la position de l’avion et des infos sur le vol).
Accueil agréable et efficace (pas de ré-contrôle de carte d’embarquement par les PNCs à la porte de l’avion). Distribution de serviettes rafraichissantes – très bien : elles sont épaisses et agréables – et de petites bouteilles d’eau ainsi que de journaux avant la fermeture des portes. Le maître de cabine (CDC chez LX) se présente chez les pax HONCircle, leur souhaite la bienvenue, demande s’ils ont besoin de qqch, etc. Très souvent ils arrivent même de les repérer de loin – étiquette bagage, carte d’embarquements avec mention « HON » écrit dessus de manière lisible de loin – et les accueillent à la porte (« Bonjour Monsieur voldenuit, on vous attendait déjà, votre place sera la 2A, on vous a laissé un peu de place dans le compartiment pour vos bagages à main…). Comme il n’y a jamais plus de 1 ou 2 HONs par vol à l’exception des vols pour Londres et entre la Suisse et l’Allemagne ils n’ont aucun problème de se rappeler et de les adresser par leur noms. Aussi, ils ont une petite note sur le manifeste avec les préférences linguistiques du passager et ses journaux préférés. En gros on arrive un peu chez de la famille. PS : mis à part la configuration des sièges tout ceci est valable aussi pour les passagers HONCircle voyageant en classe économique : serviettes, bouteille d’eau, presse, MDC qui se présente, etc.
Service repas parfois servi du chariot, parfois apporté directement depuis la galley. (Désolé j’ai oublié de prendre des photos). Petit déjeuner correcte : grande assiette de fruits frais, yaourt, fromage suisse, confiture, parfois « muesli », le pain et des croissants chauds étant présentés dans corbeille de pain avec davantage de confiture, beurre, etc. Personnellement je n’aime pas les croissants réchauffés – un croissant juste comme une baguette ne doit être chaud qu’une seule fois dans sa durée de vie, c’est quand il sort du four – mais j’apprécie l’effort. D’ailleurs ça m’est arrivé de leur faire la remarque et toute de suite ils m’ont amené un croissant qui n’était pas encore réchauffé. Les plateaux sont ramassés assez rapidement, on n’attend pas pendant longtemps devant un plateau vide. Aussi les PNCs passent avec les très bons chocolats « Swiss ». Certainement pas de la grande cuisine, mais un repas suffisant pour ne pas devoir prendre du temps supplémentaire avant ou après le vol, de qualité correcte, présenté sur des assiettes en porcelaine, couverts en inox (même les petites cuillères). Typiquement les pax HON et SEN sont appelés par leur nom au moment du service (« Madame atterrissagedejour, voudriez-vous un autre café ? »). Très sympa : il m’est arrivé déjà que le CDC m’a préparé lui-même la salade que je voulais en prenant les ingrédients de plusieurs plateaux ainsi que du catering du vol aller ou retour, etc.
Désembarquement : rien à signaler, salutation personnalisé pour les pax HONCircle à la porte (« Bonne journée Monsieur voldenuit, à bientôt »).
En somme, des vols extrêmement agréable pour la qualité du service très attentionné (pour tous les pax), la « souplesse » du déroulement du vol et les cabines toujours en bon état ; bon pour la qualité des sièges et la place et pour la restauration. Ce qui est moins bon est la distribution de journaux qu’une fois à bord et le choix de magazines qui n’est pas intéressant du tout.
Trouver un emploi à Barcelone? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis arrivée hier à Barcelone pour chercher un job. J'aimerais savoir si vous avez des adresses, des bons plans... voire même des contacts !! Par exemple, si vous êtes sur place aussi et que vous voyez des affiches d'offres d'emploi, rien ne vous coûte de me laisser l'adresse (je sais, c'est beaucoup demandé pour certains).
Je recherche plutôt dans l'hotellerie mais je prends tout ce qui est possible : dans des boutiques, restaurants... ou autres. J'ai cherché dans des boutiques ce matin mais aucun résultats.
Sinon, j'ai aussi pensé aux call center mais je ne sais pas où il faut aller en fait. Directement dans des boîtes françaises ? Et les cours de français, vous pensez que c'est possible ? Si jamais je trouve un mi-temps, je pourrais surement donner des cours mais il me semble qu'il y a déjà pas mal de français ici...
Et l'intérim (ett) ça donne quoi ? Si vraiment je ne trouve rien, peut être que j'essayerai mais j'aimerais savoir ce que ça vaut.
Une dernière question, est-ce que le NIE nous permet de trouver un job plus facilement ou ce n'est pas utile quand on est français (donc membre de l'UE) ? Pour les intérims, je sais qu'il le faut pour la plupart mais les entreprises elles en pensent quoi ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, en espérant qu'elles soient nombreuses.
Esperanza14
Je suis arrivée hier à Barcelone pour chercher un job. J'aimerais savoir si vous avez des adresses, des bons plans... voire même des contacts !! Par exemple, si vous êtes sur place aussi et que vous voyez des affiches d'offres d'emploi, rien ne vous coûte de me laisser l'adresse (je sais, c'est beaucoup demandé pour certains).
Je recherche plutôt dans l'hotellerie mais je prends tout ce qui est possible : dans des boutiques, restaurants... ou autres. J'ai cherché dans des boutiques ce matin mais aucun résultats.
Sinon, j'ai aussi pensé aux call center mais je ne sais pas où il faut aller en fait. Directement dans des boîtes françaises ? Et les cours de français, vous pensez que c'est possible ? Si jamais je trouve un mi-temps, je pourrais surement donner des cours mais il me semble qu'il y a déjà pas mal de français ici...
Et l'intérim (ett) ça donne quoi ? Si vraiment je ne trouve rien, peut être que j'essayerai mais j'aimerais savoir ce que ça vaut.
Une dernière question, est-ce que le NIE nous permet de trouver un job plus facilement ou ce n'est pas utile quand on est français (donc membre de l'UE) ? Pour les intérims, je sais qu'il le faut pour la plupart mais les entreprises elles en pensent quoi ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, en espérant qu'elles soient nombreuses.
Esperanza14
Voyage au Mali en octobre: gens, nourriture et hôtels? English translation pending
J'aimerais avoir de l'information sur le Mali que je vais voir en octobre. Comment sont les gens. Est-ce qu'on mange bien et comment sont les hotels.