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Grand tour du nord-ouest du Vietnam English translation pending
by Larsay · 2008-07-26 · 42 replies
Bonjour tout le monde

Depuis le temps que je voulais ecrire ca, c'est fait! On part quand? LE VIETNAM DU NORD-OUEST (Hanoi-Mai Chau-Sonla-DBP-Lai Chau-Phong Tho-Sapa)

HANOI-HOA BINH-MAI CHAU

A Hoa Binh, faire un petit détour et grimpez la colline à gauche du barrage, où se dresse la gigantesque statue d’Ho Chi Minh. Vue magnifique sur toute la région

La route ne commence à être belle qu’après Hoa Binh

MAI CHAU

A la sortie de Mai Chau, prenez la petite route à droite, direction Ban Lac ; une expérience à ne pas manquer SAUF EN WEEK END où c’est le zoo avec les touristes étrangers + les Viets + les groupes d’étudiants (pour dormir, bonjour !). Ce n’est plus ce que c’était hélas. C’est devenue l’usine à groupes et il serait grand temps que le Chef du Village ou autres responsables interdise l’entrée du village aux voitures (visiblement, les touristes sont trop fainéants pour marcher 50 m avec un sac !!!!!!!). Ceci dit, c’est quand même à faire, d’autant plus que c’est près de Hanoi donc parfait pour une excursion de 2-3 jours.

Bang La est un très charmant petit village thai avec une vue imprenable sur les magnifiques montagnes cernant la grande rizière centrale. Chaque maison sur pilotis est une maison d’hôte très bien organisée, avec douches communes –eau chaude- restaurant en terrasse, et paillasse (sur un plancher en bambou, donc on y dort très bien), excellents petits repas préparés par la maîtresse de maison, et pas de télé/téléphone/Internet/ karaoké. Très sympa pour 60 000 dongs par personne, incluant petit déjeuner complet (autres –copieux- repas : 60 000 dongs). Le soir, il y a toujours un TO qui a organisé une séance de danses locales ; vous faites pas partie du groupe, mais allez-y quand même, personne ne vous jettera ; jolis costumes, jolies danses, et TRES jolies danseuses :

Je vous recommande la maison No. 6 dont la patronne est une excellente cuisinière ; quant au patron…un coin de la grande salle commune est couvert de ses photos avec toute sortes de médailles : un vieux de la vieille qui s’est tapé la Guerre d’Indochine et du Vietnam du côté Viet (hélas : il ne veut pas parler; lorsque j'ai commencé, il m'a sorti : « Français moi pas connaître », alors qu’il le connaît sûrement fort bien).

Possibilité de trekking super dans les montagnes avoisinantes. Vous voulez voir comment on faisait des briques au Moyen Age ? Traverser la rizière et le petit pont et prenez le chemin de droite ; au bout de 1 km, vous verrez 2 immenses tours en brique ; c’est là (attention, il y en a une petite briqueterie avant, mais c’est pas celle-là) ; passionnant à voir ! Si vs êtes en forme, continuer le chemin, ca finit par grimper dur de montagnes en montagnes en longeant un petit torrent ; je pense que c’est la fameuse piste de 18 km qui mène à des villages Dzao, mais je n’en suis pas sûr ; il y aurait des guides, mais les guides, c’est pas pour moi, donc demander à la maison d’hôte. Ne manquez pas le petit marché de Mai Chau le matin, c’est marrant.

Pour les fortunés, je signale l’ouverture d’un hôtel de luxe ($100-150) à l’entrée de Mai Chau, avec piscine etc. (le proprio est autrichien et fait des sous à Bangkok)

MAI CHAU-SONLA

La route traverse le plateau de Moc Chau ; on se croirait dans le Jura ; c’est le « grenier à vaches » du Nord Vietnam ; il parait que le lait est très bon, hélas, pas de lait frais, et tous les vendeurs de lait pasteurisé en boite (berk !) du bord de route sont tout étonnés qu’on en demande !

A une trentaine de kilomètres avant d’arriver à Sonla, arrêtez-vous au petit aéroport de Hat Lot (100 m à gauche de la route) pour un cours d’histoire.

Pour comprendre Dien Bien Phu, il faut savoir ce qui s’est passé à Hat Lot, plus connu du temps des français sous le nom de Na San, une cuvette entourée de montagnes de 5 km sur 2. En 1952, le Général Salan, alors Commandant en Chef en remplacement de de Lattre mourant, apprend que les divisions vietminh font route vers le Laos. Connaissant la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée à cheval dans les années trente comme jeune lieutenant en charge de dresser des cartes, il décide de construire un point fortifié à Na San, pensant que Giap ne résisterait pas à « refaire le coup de Cao Bang » de 1950, c’est-à-dire massacrer les colonnes françaises. Pendant 2 mois, une noria de Dakotas –un toutes les 10 minutes- apporte plus de 3000 tonnes de matériel installés par près de 15 000 hommes, le plus grand pont aérien depuis la guerre de Corée. Comme prévu, le 30 novembre 1952, Giap attaque avec ses meilleures divisions…et se retire le 3 décembre en laissant plus de 500 morts sur le terrain. La raison du succès français : le terrain d’aviation intact permettant le ravitaillement et l’évacuation des blessés, Giap ne pouvant arrêter le trafic faute d’artillerie lourde.

En 1954, pour la même raison des Viets approchant le Nord Laos, Navarre a simplement voulu « refaire le coup de Na San » (sans écouter Salan qui lui avait dit qu’il ne pourrait pas tenir Dien Bien Phu sans tenir Na San). Seulement voilà, Giap, lui, avait appris sa leçon : pas de victoire sans détruire l’aéroport, donc sans artillerie lourde, ce qui explique qu’il ait attendu d’avoir tout en place pour attaquer Dien Bien, et qu’il ait commencé par rendre la piste d’atterrissage impraticable.

A Sonla, l’hôtel Cong Doan Trade Union Hotel, recommandé par tous les guides, est un affreux bazar en béton avec des chambres tristes à mourir et le restau encore plus (par contre, on y mange très bien), le tout pour 240 000 et 300 000 dongs !!! (par contre, il y a à la réception une petite mignonne qui parle bien anglais). Allez plutôt dormir au petit hôtel moderne en face ; pas un traite mot d’anglais mais petites chambres sympas à 8-12 dollars.

Le pénitencier, la honte du colonialisme français avec l’ile de Poulo Condor (maintenant Phu Quoc) est intéressant à voir, surtout le petit musée avec les lettres du Gouverneur du Tonkin expliquant comment il fallait traiter les prisonniers; la seule chose qui manque, c’est des explications sur la façon dont le Vietminh traitait les siens là-dedans (opposants politiques viets au communisme) ; on peut pas tout avoir, n’est-ce-pas ? Et pourtant, il ya beaucoup à dire sur le sujet !

A faire : la Tour radio : prenez le chemin juste à gauche du Trade Union, et tapez-vous les 715 marches (je les ai comptées) taillées dans le roc. La vue à 360 degrés de toute la région est absolument magnifique (attention aux pieds en bas des marches : il est jonché de seringues et d’ampoules de novocaïne 3 mg ; apparemment, les flics locaux ne savent pas que c’est la shooting gallery de Sonla, à moins que …….)

SON LA - DIEN BIEN PHU

Je vous signale que les Viets ne comprennent pas le mot « Dien Bien Phu », qui est le nom du canton « phu » en vietnamien). Le nom exact de la ville est Dien Bien.

Avec la route de Cao Bang à Ha Giang, la route Sola-DBP est la plus épouvantable que j’ai faite au Vietnam : sur plus de 100 km, une nouvelle route tranchant à travers les montagnes est en construction, l’un des plus gros chantiers actuels du pays. On passe sans arrêt de l’ancienne petite route goudronnée avec virages « non-stop » à la nouvelle route –en terre et bourrée de gros matériel. Compter la journée entière pour faire Sonla-Dien Bien (en octobre 2007, j’ai mis 11 heures incluant la visite suivante) :

A faire absolument : le QG de Giap

A une dizaine de kilomètres avant Dien Bien, prenez à gauche au village de Na Nhan (2 larges panneaux bleus signalent en vietnamien le grand barrage et lac de retenue à 4 km de là). Une très belle route en lacets longeant en partie le lac vous conduit au village de Muong Phong (20 km de Na Nhan), prés duquel est enfoui le QG de Giap pendant la bataille. Visite très intéressante guidée par quelques adorables gamines thaïes gazouillant en anglais. Après la visite, continuer la route et vous traversez 25 km de très beaux paysages montagneux parsemés de petits villages thaïs pour arriver à Dien Bien. Un bien agréable -et instructif- petit détour.

DIEN BIEN PHU

A voir pour se rendre compte de l’insondable connerie militaire ; comme l’a dit Bigeard, qui ne mâchait pas ses mots, au général Cogny, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » : Les fameuses collines, c’est des buttes dont la plus haute, Eliane 2, doit pas faire 50 m de haut ; il faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que c’était le vrai piège à cons. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 51 jours de bombardement jour et nuit !

Il reste rien à part le PC de de Castries et Eliane 2 à gauche du cimetière Viet, où les Viets ont reconstitué les tranchées…en béton (même les sacs de sable sont en béton !!!) ; en haut, un gigantesque cratère, une mine posée par les viets et qui a explosé la nuit ; regardez-le bien et imaginez les soldats français subissant ça en pleine nuit, suivi d’une attaque par des milliers de bodoi!

Très beau cimetière viet, mais le français…. à pleurer -d’ailleurs, j’ai failli ! Une toute petite stèle, et payée par un ancien légionnaire, les gouvernements français se foutant complètement des 150 000 morts pour rien.

Je ne connais que l’hôtel Muong Thanh(le Routard signale des ours en cage, ils ont disparu). Piscine. Chambres de 12 000 à 400 000 dongs. Les moins chères, très sympas, dans la maison en bois originelle, sont douches communes uniquement, et les plus chères ont une caractéristique rigolote : ce sont de grandes chambres en L, le lit dans la grande branche et la télé dans la petite…. donc on regarde la télé d’abord et après on se couche !!! Excellente cuisine, mais le service…un poème ! Hôtel gouvernemental, tout le monde s’en fout ! Par contre, gènes obligent (DBP est en plein pays thaï), les nanas du salon de massage sont TRES entreprenantes ; y’avait pas 5 minutes que j’étais dans ma chambre que l’une a rappliqué : super belle mais bourrée de drogue jusqu’au trognon, donc, hélas, je l’ai virée

DIEN BIEN-LAI CHAU (MUANG SAY)

Le bordel des noms de villes dans le coin, c’est étonnant ! Le vrai nom de la ville, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est le nom de la province ; ce sont les français qui ont baptisé la ville Lai Chau ; comme elle doit disparaitre sous un barrage (terribles inondations dont une a tout détruit), les Viets ont décidé de transporter la capitale du coin à ce qui était avant Tam Duong, et de donner au village de Lai Chau, car il y en a un, le nom de Tam Duong. Fallait y penser ! DONC, le Lai Chau des français, celui où s’arrêter absolument, c’est Muang Say, Lai Chau, c’est Tam Duong, et Tam Duong, c’est Lai Chau ; see what I mean, man ? En plus, confondez pas, un peu plus loin, y’a un Muang Cha !!!!!!!!!

Super hôtel avec bouffe divine servie sur terrasse : le Lan Anh : www.lanahotel.com, hotelananh@yahoo.com. (attention, ils en ont un autre à Phong To, donc bien précisez Lai Chau). Belles chambres pour tous les prix dans des maisons en bois.

A faire absolument : Déo Van Long

Traverser le pont suspendu situé au milieu du ville (juste avant le Lan Anh), tourner à droite et suivre la route jusqu’aux berges de la rivière Da (1, 5 km). Des pirogues à moteur vous emmènent de l’autre coté, où est situé le village, pour 5000 dongs. On peut aussi y accéder en voiture par le nouveau pont construit à la sortie de la ville, mais la traversée en bateau est préférable pour se rendre compte de la puissance du fleuve…et de l’habileté diabolique des bateliers. Il ne reste rien du palais du maître des lieux, Deo Van Long (quelques ruines au coin de ce qui est maintenant l’école, à la sortie gauche du village), un tyran sanguinaire (bien qu’ayant fait le Lycée avec Vincent Auriol). On dit, ce qui est possible connaissant le personnage, que, lorsqu’il a évacué Lai Chau en 1953, il a fait tuer tous ses serviteurs pour ne pas qu’ils le trahissent et empoisonner les concubines qu’il ne voulait pas emmener. En tout cas, c’est grâce à lui, soutenu à fond par la France, que les tribus entourant Dien Bien, pressurées depuis des décennies, ont, pour se venger, laissé passer les troupes de Giap au lieu de les harceler, ce qui aurait probablement empêché sa victoire.

Une expédition que je me suis promis de faire : Muong Thé.Réservé aux aventuriers : une route magnifique –elle longe toute la Rivière Da- mais épouvantable de 92 km conduit au village thaï de Muong Té, un des postes les plus reculés du Vietnam. C’est vraiment le bout du monde, garanti sans touristes….. Petit hôtel d’état avec restau. Si ça vous tente, la frontière chinoise est à 7 jours de jungle montagneuse…à cheval. Idéal pour les Robinsons !

MUANG SAY (LAI CHAU)-PHONG THO

PS: on dit que la route passant par Sinh Lo est magnifique, mais que les gens n'y sont pas sympas du tout, Commentaires please!

Attention: sur certaines cartes, et pour les Thais locaux, Phong Tho s’appelle aussi Paso, nom de la partie thaïe de la ville située de l’autre coté du pont.

Petite ville d’étape quasi obligatoire vu l’état actuel des routes. A 2 ou 3 kilomètres avant d’arriver à Phong To, une petite route prend à droite direction le charmant village thaï de Muang Tho, ancienne « capitale » de Deo Van Anh, le cousin de Deo Van Long (j’ai oublié de vous dire, l’ancêtre de toute cette belle famille était le terrible pirate chef des fameux Pavillons Noirs qui ont donné tant de mal aux français au 19e ; pas des Viets, des chinois !) ; lui, le Van Anh, il s’est pas cassé la tête pour prendre le pouvoir : il a assassiné le roi local –qui était son oncle- et épousé sa femme !!!!!. Il est célèbre pour ses 83 enfants. Son palais est maintenant l’école (allez-y ; les élèves, beaucoup en costume des tribus locales, doivent voir 10 touristes par an et vous font fête pas possible). En face, 2 pitons calcaires ; sur le plus pointu, un invraisemblable blockhaus français a donné bien du mal aux Vietminh ; Deo Van Anh l’a fait sauter quand il a évacué la région, mais on comprend pourquoi le vieux pirate s’était installé là ; imprenable, le fortin! Traverser le pont et grimper le chemin à droite pour avoir une très belle vue du village. Dommage qu’il n’y ait pas encore d’hôtel, j’y serais bien resté 2-3 jours. Continuer la route, très chouette, elle longe la rivière, et vous arrivez à Paso après 15 km ; à gauche sur le grand pont et à gauche pour l’hôtel.

Lan Anh Hotel (mêmes propriétaires que celui de Lai Chau). Sur les bords de la rivière. Elégantes chambres dans de grandes maisons en bois, avec lit à baldaquin (douches seulement). Trois grandes et belles terrasses (bar, coin télé, et restaurant). Grande carte de plats vietnamiens délicieux, et service sans reproche (vu que la propriétaire, une belle garce bien conservée de 40-45 ans qui doit être impitoyable, a l’œil ouvert en permanence).

PHONG THO-SAPA

Phong Tho est à 94 km de Sapa. Route goudronnée traversant la grande plaine de Tam Duong –enfin, Lai Chau, vous me suivez ? S’arrêter pour déjeuner dans un des nombreux restaus de cette ville moche à se tirer une balle d’AK 47. Après déjeuner, une grande ligne droite et, ensuite, 20 km de route en lacets ; ça grimpe dur. Magnifiques paysages. Les derniers kilomètres avant le haut du col et un peu après sont en réfection complète –souvent à une voie-, donc, calculez bien votre coup ; en octobre 2007, il m’a fallu plus d’une heure pour les faire.

SAPA 2 conseils :

Les H’mongs sont, avec les Sherpas, les meilleurs marcheurs de montagne du monde. Faites bien comprendre à votre guide que vous êtes là pour admirer les paysages et prendre des photos, pas pour faire un marathon, sinon, ils marchent –et grimpent- à leur vitesse normale et…amusez-vous bien !

Ils détestent qu’on les appelle Miao, nom donné par les français –« chat » en viet- à cause de leur faculté de grimper tout droit comme des chats.

Je vais pas vous faire une salade sur Sapa et Bac Ha, tout a été dit et redis

PS : tout le monde va de Hanoi à Sapa en train de nuit, et tout le monde à tort ! La route est magnifique et se fait sans problème dans la journée (10-11h), et les petites Dzao, avec leurs cheveux qui leur descendent parfois jusqu’aux mollets, elles sont très mignonnes en costume national
Sécurité au Yemen: dernières nouvelles? (mi-juillet 2008) English translation pending
by Spicyspecie · 2008-07-14 · 27 replies
Mon désir de voyage au Yemen est toujours aussi grand mais après avoir trouvé une copine pour m'accompager voilà qu'une mauvaise nouvelle vient de tomber: Alibert a annulé ses voyages au Yemen pour des motifs de sécurité . Ceux qui sont actuellement en voyage sur place ou qui y vivent auraient-ils des précisions? merci
Visiter le meilleur de la Chine en un mois English translation pending
by Bakapi · 2008-07-04 · 9 replies
Salut! Notre périple Transasia 2008 approche et après avoir préparé la russie et la mongolie, je m'interesse à la chine. En pensant que nous obtiendrons un visa, j'aimerais savoir qu'est ce qu'il ne faut absolument pas rater sachant que nous entrerons la chien par le nord en venant par le train de mongoolie et que nous sortirons au sud soit par le laos ou le vietnam 1 mois plus tard... Tous les avis et conseils sont les bienvenus!! D'avance merci!
Retour de l'hôtel Iberostar Hacienda Dominicus English translation pending
by Crislens · 2008-07-03 · 9 replies
rensiegnement sur hiberostar acienda dominicus, plage, excursion, meteo, securite,

demander😉
Le Labyrinthe de Crète..... English translation pending
by Crétois · 2008-07-01 · 7 replies
Bonjour,

Le labyrinthe est un "monument" crétois qui est gravé, depuis l'Antiquité, dans nombre de mémoires individuelles et collectives...

Pour ceux qui viennent en Crète, il peut être intéressant de savoir où il se trouve, voire même de le visiter..

Oui mais, pour trouver LE labyrinthe, c'est devenu un véritable parcours labyrinthique....

Il y a d'abord le labyrinthe « officiel », celui que Evans, vers 1900, a décrété être LE labyrinthe mythologique, appuyé par de rares archéologues locaux ....

France 3, dans son émission "Des racines et des ailes", en a parlé à deux reprises, en 2003 et 2006 :

http://www.dailymotion.com/video/x16bjt_vasilakisknossos

L'archéologue que vous entendez ici, Antonis Vassilakis, est une référence MAIS ... je vous invite à lire un de ses ouvrages intitulé : "GORTYNE".... où il parle du labyrinthe de Gortyne....

Mais, dans la même émission, France 3 évoque une SECONDE hypothèse, celle qui est exposée ici :

http://www.dailymotion.com/video/x16bz5_crete-labyrinthe

Le spéléologue que vous entendez ici est un ami de l'archéologue cité plus haut... chose étrange : l'endroit où se trouve cette seconde hypothèse n'est pas mentionné...

Nous voici devant un "Da Vinci Code crétois"....

Alors, je vais vous indiquer une piste : cette "seconde" hypothèse est localisée dans la plaine de Messara... et la quête du labyrinthe vous permettra de la visiter... ce que vous n'aurez pas à regretter...

Quelques indications supplémentaires :

- il y a un "labyrinthe" juste après Plouti, en venant de Gortyne. En passant à Plouti, arrêtez-vous au "Steki tou Kokliou" pour en savoir plus... mais sachez qu'une route asphaltée vous conduit presque jusque l'entrée de ce labyrinthe que vous pourrez visiter sans danger.

- il y a un "labyrinthe" à Agii Deka... et c'est là que vous pourrez éventuellement me rencontrer... et où vous pourrez avoir des indications précises.

- il y a un "labyrinthe" à Kastelli, mais rares seront les personnes qui oseront vous dire où il se trouve, encore moins de vous y accompagner... encore aujourd'hui, c'est un endroit mythique que les crétois fuient...

- il y a un « labyrinth » à Matala : c’est une boutique de souvenirs et un restaurant…

- à Agia Galini, on peut voir, sur les hauteurs du port, les statues de Dédale et Icare….

Je ne puis que souhaiter à tout un chacun de trouver l'issue de ce labyrinthe "touristique" original car de "découverte" totale.... (cela ne durera toutefois pas, alors hâtez-vous !).

Voici quelques indications supplémentaires :

Le labyrinthe de Crète, si je me réfère à un ouvrage vendu en Crète, intitulé "GORTYNE", écrit par l'archéologue Antonis VASSILAKIS, né à Knossos, donc crétois ( page 158), est "un des monuments de la région de Gortyne" (page 109).

Antonis Vassilakis est l'archéologue que l'on voit sur la vidéo susmentionnée :.

Il affirme ici, en le faisant visiter, que le Palais de Knossos est le siège du labyrinthe où, enfant, il s'amusait avec ses amis à se faire peur...

Mais ce Palais de Knossos, dans cette interprétation même de palais royal, a été mis en doute : une autre émission TV parle du "palais de Knossos" comme d'un temple solaire ( http://www.programme-tv.net/2007-08-25/1/5/1733917/hertzien/la-civilisation-engloutie.html ) un ouvrage de H.G. Wunderlich - "Minos et la Crète" - en parle comme d'une nécropole ( http://dinosoria.com/cnossos.htm ). nombreux sont ceux qui savent que la prétendue civilisation "minoenne" est en réalité une civilisation "keftiu"... (c'est ainsi que les Egyptiens les nomment) http://egeophile.info/index.php?option=com_content&task=view&id=36&Itemid=2

En 404 après JC, l'auteur latin Claudianus mentionne le Minotaure de Gortyne... http://penelope.uchicago.edu/Thayer/L/Roman/Texts/Claudian/De_VI_Consulatu_Honorii*.html

"una omnis summissa phalanx tantaeque salutant te, princeps, galeae. partitis inde catervis in varios docto discurritur ordine gyros, quos neque semiviri Gortynia recta iuvenci flumina nec crebro vincant Maeandria flexu. "

En 1412, Christoforo BUONDELMONDI, moine florentin, le visite, le décrit et en fait même un plan...

En 1580, Sébastian Münster, dans son ouvrage "Cosmographia", le décrit à son tour.

Les visites, descriptions, plans vont ainsi se suivre sans interruption jusqu'avant l'arrivée de Sir Evans... et, avant lui, le labyrinthe n'est jamais mentionné ailleurs qu'à Gortyne..... dans les textes et sur toutes les cartes.

De 1900 à 1980, pour diverses raisons dont certaines tragiques, on ne parlera plus du Labyrinthe de Gortyne. En 1982, des spéléologues, accompagnés d'un habitant du village voisin, Monsieur VOLONAKIS, que l'on peut toujours rencontrer à Kastelli, vont faire un plan très précis.

En 1985, Mme Anna PETROCHILOU, Présidente de la Société Spéléologique de Grèce, va, pendant vingt jours, explorer le Labyrinthe et en faire à son tour un plan.... elle fera alors des communications scientifiques un peu partout en Europe et mentionnera le Labyrinthe de Gortyne dans son ouvrage "Les grottes de Grèce".

Lundi 24 mars 2008, le journal crétois « TO BHMA », consacrait sa page 11 à un article intitulé : « La Terre du Labyrinthe à New-York »……

Mardi 1er avril 2008, le journal « PATRIS » évoque le labyrinthe de Gortyne….

Récemment, Thomas Waldmann, suisse, a créé un site TRES DETAILLE sur ce sujet www.labyrinthos.ch

Vous pouvez aussi regarder ceci : http://www.explorecrete.com/history/labyrinth-myth.htm … ou encore ceci : http://origines1.chez.tiscali.fr/labyrinthe/index.doc

Je n'en dirai pas plus pour l'instant pour ne pas déflorer l'énigme réellement posée aujourd'hui concernant l'emplacement et la nature du site qui a servi de support concret à l'élaboration des mythes faisant référence au labyrinthe.

A bientôt de vous voir parmi nous .

Michel MiXalis ΦΟΥΡΝΑΡΑΚΗΣ
Vercors la mer à pied en octobre 2007 English translation pending
by Lucbertrand · 2008-06-25 · 4 replies
Luc-en-Diois Cassis

Cette région des Préalpes françaises qui borde le flanc est de la vallée du Rhône est tout a fait étonnante. Elle recèle une multitude de bijoux naturels, qu'il s'agisse de massifs montagneux ou de belles rivières enserrées dans de magnifiques gorges parfois impressionnantes. En la traversant en voiture on la trouve sauvage, mais lorsqu'on prend le temps de l'arpenter par les chemins de traverse à pied et cela en dehors des périodes de vacances, on en évalue toute la solitude dès que l'on quitte le fond des vallées. Je vais vous conter ce voyage de 9 jours que j'ai eu le plaisir de faire au mois d'octobre 2007.

Il est deux heures du matin le mercredi dix octobre, comme souvent avant un départ la nuit n'est pas très bonne. Je prends le gros pavé sur Mazarin, qui a été loué par la critique, et cela à juste titre. Mais ma lecture est distraite par le raffut que fait la pluie sur le toit. A l'époque d'Anne d'Autriche les situations politiques internes et externes étaient inextricables, d'où ma difficulté à me concentrer et à suivre le fil de l'action. Je reprendrai la lecture de ce livre dans de meilleures dispositions intellectuelles. Mais ne pouvant dormir, j'en profite pour terminer un récit plus abordable et cependant fort intéressant, d'une jeune écrivain albanaise: le pays où l'on ne meurt jamais. Le bruit de l'eau sur les tuiles ne semble pas se calmer. Je suis un peu inquiet à l'idée de prendre le train de Lyon pour Luc-en-Diois, point de départ de ma balade jusqu'à la mer. Etre mouillé en été cela se gère assez bien, mais mi-octobre cela devient plus délicat. Enfin mon expérience et mon matériel « high tech » devraient me permettre de survivre dans des conditions acceptables.

Vers les sept heures, affublé de mon parapluie je pars prendre le métro. Le train TER, tortillard qui descend la vallée du Rhône est bondé d'une foule hétéroclite, jeunes qui doivent aller à l'école, anciens qui vont à la ville d'à côté, personnes qui partent travailler. Il est toujours étrange d'être habillé en « vacancier » au milieu de gens qui ont pour souci immédiat leurs activités professionnelles de la journée. Les multiples arrêts ne permettent pas toujours à la motrice de bien s'élancer, et j'ai tout loisir de contempler ce merveilleux fleuve et les vignobles réputés qui le dominent, Condrieu, Côtes Roties et Hermitage pour ne citer que les plus fameux. Et dire que le Rhône est durablement contaminé sur tout son cours par une pollution à la dioxine.

Alors que je suis absorbé par ces sombres pensées, le jour se lève franchement, la pluie s'est calmée et de grands morceaux de ciel bleu me donnent les meilleurs espoirs pour les jours à venir. Après un changement en gare de Valence, nous nous engageons dans cette magnifique vallée du Diois. Le soleil se fait très présent et prend le contrôle de la situation. Toutes les teintes vives de l'automne éclatent et sont rehaussées par la magie de l'eau et de la lumière. Des taches rouges aux multiples dégradés accompagnées de touches de jaune en pinceaux élancés ponctuent le vert dominant. Les parcelles les plus petites de vigne de clairette de Die s'insinuent jusqu'au tréfonds des anfractuosités des vallons qui s'accrochent de part et d'autre de la voie ferrée. Les magnifiques et austères parois du Vercors se dévoilent, les Trois Becs appelée aussi la Pelle avec sa très impressionnante paroi nord, et un peu plus loin la bien plus redoutable paroi de Glandasse. Beaucoup de souvenirs remontent.

14h26 Die, encore un gros quart d'heure et ce sera Luc-en-Diois. Je suis toujours impressionné juste au démarrage d'un parcours de plusieurs jours en solitaire. La mer semble loin et je me demande si je vais y arriver. Pourquoi marcher seul? Cet été 2007, j'ai fait en groupe un trek très agréable de12 jours dans le Haut-Atlas marocain. J'ai beaucoup apprécié, les gens avec lesquels je me trouvais étaient particulièrement agréables et je n'ai décelé aucune tension au sein du groupe. Honteusement, je dois cependant avouer que du fait sans doute d'une certaine paresse intellectuelle, lorsque je suis en groupe et que quelqu'un veut mener la danse, tant qu'il n'y a pas de danger je me désintéresse de l'itinéraire, et maintenant en regardant une carte du Maroc, je suis incapable de situer le lieu de notre randonnée. Donc de toute évidence, le fait de partir seul demande de mobiliser ses facultés intellectuelles et cela constitue déjà une bonne raison de pratiquer la balade dans ces conditions.

Le train ralentit et s'arrête à la minuscule gare de Luc. Je suis seul à descendre, rapidement le train s'éloigne et pas âme qui vive en ce lieu. Un léger temps d'adaptation est nécessaire pour faire la transition entre un wagon bondé et bruyant et ce petit quai aux quatre vents. En ce début d'après-midi je traverse le village désert. Par la route en quelques minutes je rejoins le très curieux chaos qui a pour nom le Claps. Il y a quelques dizaines de milliers d'années, voire plus, un gigantesque glissement de terrain s'est produit à partir d'une grande strate calcaire, ce qui a précipité d'énormes blocs au fond de la vallée, qui de ce fait présente une physionomie étonnante. Entre autre dans cet amoncellement de blocs on peut admirer le Saut de la Drôme. Il s'agit en fait d'un ruisseau canalisé, passant sous la route. A la lecture de la carte on pourrait s'attendre à autre chose.

Par une route étroite je rejoins Lesches-en-Diois, petit village à partir duquel le GR9 me conduit à Beaurières. A mon entrée dans ce hameau le crépuscule est imminent, le ciel s'est à nouveau obscurci. Il s'agit plutôt de brouillard que de mauvais temps. J'ai marché assez lentement et me sens fatigué, bien que n'ayant pas fait quinze kilomètres. L'accoutumance nécessite un certain délai, demain tout rentrera dans l'ordre. Le premier habitant rencontré m'enlève tout espoir de trouver un point de chute pour la nuit. Je trouve l'indispensable, une fontaine et remplis mes bouteilles. En passant au centre du village, un bistrot épicerie est ouvert, c'est le Pérou. Je pose à nouveau la question du point de chute pour la nuit. Et là miracle, il m'est répondu que le gérant du village de vacances fermé à cette époque est juste sur le trottoir. Il accepte de me passer un mobile home pour la nuit au prix de 15 euros. Je ne dormirai pas dans la forêt envahie par le brouillard. Soirée calme, un couple occupe une autre habitation. Une douche chaude me fait le plus grand bien. Une soupe épaissie à la purée vite engloutie, j'attaque le livre que j'ai emporté : l'éloge des femmes mûres.

Lever matinal, visibilité réduite, après un petit déjeuner au bistrot je remonte prendre mes affaires et j'attaque la montée du col de Cabre. Il fait très sombre, on se croirait presque en hiver. Cet effet est du à la brume épaisse qui s'est accumulée dans la vallée. Cependant malgré la pénombre, je remarque dans l'étroit cours d'eau que je longe des petites mares, dans lesquelles des truites détalent à mon passage. A l'immobilité de l'air je sens que le temps est très beau et qu'en prenant un peu d'altitude la clarté du ciel va apparaître. En effet un moment plus tard, les bancs de nuages se déchirent et j'émerge en plein soleil. Les derniers mètres entre brouillard et lumière sont féeriques. Par paliers les arbres passent de teintes grises aux couleurs les plus flamboyantes, le tout éclaboussé de rayons lumineux jouant avec les gouttelettes d'eau en suspension.

Je coupe la route goudronnée et que vois-je? Un mastodonte monter à bonne allure, il s'agit d'un camion transportant une belle quantité de mercedes toutes neuves. Décidément la civilisation n'est pas loin. A ce col René Desmaison avait une maison les dernières années de sa vie, j'y pense parce qu'il vient de mourir. D'après ce que j'ai entendu ses cendres vont être dispersées dans le Dévoluy près de montagnes qu'il a beaucoup aimées, le Pic de Bure et la Crête des Bergers, parois que je vais croiser au cours de mon périple.

Du col de Cabre il faut encore monter au col de Valdrôme avant de basculer vers le village du même nom. Le chemin est un enchantement entre brume et soleil, j'ai vraiment l'impression de jouer à saute-nuages. Au milieu d'un champ un arbre étrange, sans doute très vieux, ressemblant à un noyer, étale son feuillage présentant une large palette de couleurs. Certaines feuilles sont encore bien vertes, d'autres un peu marron comme si elles avaient souffert d'un manque d'eau, d'autres par touffes jetées un peu au hasard sont jaunes ou rouges, vraiment étonnant. Une atmosphère vaporeuse stagne à l'arrière plan, de laquelle surgit une jolie crête dont je n'arrive pas à déterminer le nom.

Au village de Valdrôme, le GR part un peu vers l'ouest en évitant la montagne. Cette belle pente me tente et je m'engage plein est afin de gravir ce beau belvédère. Après un tronçon de route goudronnée et un court détour car le chemin est barré à l'entrée d'une propriété, une magnifique sente très sauvage me conduit aux larges espaces des pistes de ski. En suivant un remonte-pente raide j'arrive à proximité du Pas de la Lauze à 1553 mètres d'altitude. L'air est immobile, il se dégage une quiétude prégnante qui va m'accompagner durant neuf jours. Un troupeau de moutons débouche, derrière suit une bergère que je salue. Il est à peu près quatorze heures, c'est la première personne que je rencontre depuis ce matin, le chauffeur du camion je ne l'ai pas vu. Après avoir mangé en prenant mon temps le lieu invitant à la flânerie, je m'engage en descente dans un raidillon où il faut faire attention. Je plonge dans une forêt aux couleurs presque irréelles. Parfois on pense que les peintres forcent sur les teintes et qu'ils osent des contrastes par trop marqués, mais il n'en est rien, il ne font que copier la nature. Un petit coup au moral, un panneau indique Serres, mon point de chute pour ce soir, à 12 ou 14 kilomètres. Mais rapidement l'enchantement du lieu me fait oublier ces contingences bassement matérielles.

Un long vallon en sous-bois tapissé de feuilles, dans lesquelles mes pieds immergés font bruire le tapis végétal, déroule sa pente régulière. Ce contact souple et moelleux au niveau de la plante des pieds est sensuel. Je longe un ruisseau presque asséché, ponctué de temps à autre de petites mares qui attirent à la longue ma curiosité. Je m'approche de l'une d'elles, de taille réduite, trois mètres de long et un de large. L'eau est claire, à chaque extrémité des feuilles couvrent sur une distance de quelques dizaines de centimètres sa surface. Je vois un mouvement provenant de l'un des bords. Une belle truite sort de sous les feuilles et rejoint la partie la plus profonde. Incroyable dans un si faible volume d'eau. Alors de l'autre côté un scénario similaire se produit. La profondeur en bordure est de quelques centimètres seulement. Tandis que je reste sous l'effet de l'étonnement à regarder fixement, la truite qui vient de quitter son abri y retourne. Je me dis qu'il est peut-être temps de tester la pêche à la main. Je m'approche doucement, passe les doigts sous les feuilles et sens la truite dans ma paume. Je la caresse, ne sachant pas de quel côté est la tête. De peur de lui faire mal, n'ayant pas l'intention de la prendre aux ouïes, je me contente de légèrement l'effleurer quelques secondes, puis elle démarre et je vois un magnifique poisson d'une bonne vingtaine de centimètres, tout constellé de points rouges éclatants, regagner le centre de la mare, grande émotion.

Au lieu-dit la Montagne j'abandonne le petit vallon et m'engage à flanc. Rapidement la vue se dégage. Un poirier abandonné offre des fruits tout rabougris. J'en cueille un par curiosité. Il est de chair rêche et dure mais il s'en dégage un jus chaud et admirablement sucré, un délice. Au premier plan en contre-bas le village de Sigottier et sa jolie falaise d'escalade. Au second plan, une vision qui m'émeut profondément. Dans cet air calme et pas très limpide de fin d'après-midi se dévoilent dans leur blancheur les magnifiques parois du Pic de Bure et de la Crête des Bergers, au-dessus desquelles depuis quelques jours l'esprit de René Desmaison a choisi sa dernière demeure. Je reste un long moment au pied de ce poirier la gorge serrée ne pouvant continuer à profiter de ce merveilleux nectar.

Je m'arrache à l'envoûtement du lieu et reprends mon chemin vers la petite ville de Serres. Au détour d'un mouvement de terrain m'apparaît la crête d'Eyglière qui constitue la première partie de mon étape du lendemain. Comme elle semble tranchante et aérienne, un gros morceau de plaisir en perspective. Le chemin rejoint le fond de la vallée et j'entre dans la ville. En passant devant la mairie je peux admirer la beauté de sa porte en bois. Rapidement je choisis un hôtel, dont l'accueil n'est pas des meilleurs et la proximité de la rue implique d'avoir le sommeil profond. A sa seule décharge, le dîner est très correct même bon. Nuit médiocre, qui découle sans doute du cumul d'une étape longue en début de parcours et du passage de gros camions au centre ville.

Vers les huit heures départ en direction de cette belle arête d'Eyglière. Je coupe au plus court, à la sortie de la ville je traverse un champ en contre-bas de la route en direction de la trouée semblant indiquer l'itinéraire. Un petit doute m'assaille, mais rapidement je suis certain d'être sur le bon chemin. La sente en courbes serrées s'élève vers la crête parmi une multitude d' arbustes à feuilles caduques aux teintes les plus variées, jaune, rouge, vert, rose et tous les dégradés passant de l'une à l'autre. Le soleil rasant rehausse les contrastes entre les tons. Je suis sur un sentier comme je ne savais pas qu'il en existait dans le monde réel. Puis succède un passage raide exclusivement rocheux, en calcaire blanc éclatant. Le fil de l'arête est atteint. Elle a fière allure, une grande chevauchée m'attend. La ville blottie au fond de la vallée m'apparaît empanachée d'un brouillard diffus. Plus loin vers le nord, le Dévoluy est encore très présent. Un peu plus à l'est le massif des Ecrins dévoile nombre de ses beaux sommets, parmi lesquels la Barre des Écrins et le Sirac.

L'air est immobile, de grandes herbes dorées m'accompagnent tout au long de la montée. Près du sommet en pleine pente, juste devant moi dans de ce foisonnement couleur or une compagnie de bartavelles décolle. Je suis tellement surpris par leur proximité et le bruit fort de leurs battements d'ailes, que j'en prends un coup d'adrénaline. Marcel Pagnol aurait été à ma place ou plutôt son père, il aurait pu faire au moins un triple coup du roi.

Au sommet, une halte repas me permet de faire le point. Cette cime a pour nom Rocher de Beaumont, elle constitue un belvédère duquel la vue est de tout premier plan dans toutes les directions. Elle domine la vallée d'à peu près mille mètres. Au loin au deuxième plan vers le sud je discerne la montagne de Chabre que je dois dépasser aujourd'hui. Le parcours me semble long, je me dis que je ne vais pas y arriver et instantanément le moral en prend un coup. Vers le nord et l'est comme je l'ai dit, le regard embrasse le Dévoluy et le massif des Écrins. En direction de l'ouest se déroule un moutonnement de collines et de petites montagnes jusqu'à la vallée du Rhône.

En me tournant de nouveau au sud j'étudie précisément le trajet que j'ai à faire avant la nuit. Pour commencer une longue descente conduit au joli village de Trescléoux. Ensuite de l'autre côté de la vallée se dresse fièrement la Montagne de la Garde. J'envisage de la contourner par l'est et le sud et de rejoindre directement la vallée qui mène à Orpierre. Puis dans le lointain barrant l'horizon d'est en ouest la Montagne de Chabre que je dois franchir par le col de l'Ange. La descente en versant sud vers Bârret-sur-Méouge n'est pas visible.

Il faut bien repartir et le premier pas paraît minuscule devant le gigantisme du décor. Le village de Trescléoux grossit et proportionnellement le moral suit. Je quitte la zone peuplée de ces magnifiques grandes herbes aux teintes mordorées. Au détour d'un pré un splendide cheval noir au pelage luisant passe au trot. L'arrivée dans le village est superbe, par un petit chemin schisteux parsemé de touffes de buissons. Il donne vraiment sur le village car on surplombe les toits. A la fontaine, je fais un arrêt de courte durée le temps de prendre de l'eau. J'entame le contournement de la montagne de la Garde. Ma carte au 100 000 manque un peu de précisions pour la traversée de garrigues sans chemin balisé. Rapidement cela se termine à l'intuition, en suivant les courbes de niveau puis le long d'un petit oued à sec et encore par des chemins qui vont dans la direction voulue, tout du moins au début. Après plusieurs détours à cause des sentiers disparaissant dans les fourrés, je débouche directement dans la déchetterie d'Orpierre. J'en reconnais le gardien, car il n'y a pas longtemps nous sommes venus y vider les déchets d'une vieille maison. La route sur quelques kilomètres me conduit au village. J'ai tout loisir d'admirer le fameux Quiquillon présentant une multitude de belles escalades sur une hauteur de cent cinquante mètres. Une fois sur la place centrale, il me faut constater que l'épicerie est fermée et n'ouvrira pas avant seize heures. Je n'ai pas le temps de stationner deux heures, cela compromettrait mon étape du jour.

Après une brève halte je repars directement vers le col de l'Ange. Montée longue et diversifiée, d'abord en forêt puis le long d'une sente pierreuse soutenue qui offre de très beaux points de vue et pour terminer à nouveau la forêt durant une petite heure, et bien entendu pas âme qui vive. L'arrivée au col de l'Ange se fait en présence d'un soleil rasant de fin d'après-midi, donnant tout leur éclat aux magnifiques dalles calcaires qui ornent ce passage. Et toujours cet air calme, assis sur cette arête je peux observer en direction du nord une bonne partie du chemin de la journée et vers le sud ce qui m'attend demain. Il s'agit de deux jolis mouvements de terrain, la montagne de Chanteduc et la montagne de Lure, encore cette impression d'éloignement somme toute trompeuse. Tout à mes réflexions, allongé dans l'herbe, perché entre deux vallées je me laisse bercer par la quiétude du temps, pas un souffle d'air et ce soleil généreux qui caresse la peau. Comment imaginer que nous sommes mi-octobre en fin d'après-midi à mille quatre cent mètres d'altitude. M'arracher à ce bonheur me fait violence. Le village de Bârret-sur-Méouge est quelques kilomètres en contre-bas et l'atteindre est rapide. Un peu avant les maisons, sur un promontoire de faible ampleur les ruines d'une vieille église dressent encore quelques hauts pans de murs. A leur pied un ancien cimetière à l'abandon, peuplé d'herbes folles qui s'allument au soleil couchant, dégage une impression de sérénité qui défie les siècles.

Les premières maisons dépassées, je remarque un robinet et un petit carré d'herbe à proximité caché le long d'une haie. En cas de besoin ce sera l'endroit idéal pour monter la tente. Dans un dernier effort le soleil met le feu aux magnifiques boules de feuillage jaune clair des arbres qui m'entourent. Que ce contraste de lumière avec l'ombre ambiante est prononcé.

Au débouché sur la place centrale, un hôtel manifestement fermé, voire plus exploité depuis un certain temps. Un camping indiqué, je m'y dirige . Je tombe sur deux hommes en train de s'affairer sur le site. L'un d'eux me permet d'installer ma tente pour la nuit mais il me prévient qu'ils viennent de mettre les installations hors gel et qu'il n'y a plus d'eau. Je leur explique que je peux me passer de tout sauf justement d'eau. Donc je le vois sortir son portable et après un bref dialogue, il me demande si un gîte pour la nuit m'intéresse. Je lui fait remarquer qu'à pied je ne désire pas faire trop de chemin. Il me répond « Aucune importance je vous conduis en voiture ». Nous voilà partis pour le hameau de Salérans. Je suis déposé dans un magnifique petit gîte à l'accueil particulièrement sympathique. J'apprendrai que la personne qui m'a si gentiment conduit est le maire du village. Soirée exquise, repas excellent, nuit très bonne; un copieux petit déjeuner pris le propriétaire me ramène devant l'hôtel à l'abandon. Il m'explique que leur gîte étant trop petit, début 2008 ils reprennent son épouse et lui l'exploitation de cet établissement. Effectivement au mois d'avril 2008 de passage dans la région je m'y suis arrêté deux nuits et l'accueil était toujours le même. Je le conseille donc très vivement, il se nomme Hôtel de la Méouge, nom emprunté à la petite rivière qui coule dans cette vallée. Ses gorges sont remarquables, offrant par endroits des points de vue époustouflants. Pour ne rien gâcher un magnifique chemin, souvent plus une sente étroite, de temps à autre aérien, permet de contempler de l'intérieur ces gorges sur une bonne distance. Lieu idéal pour venir se mettre au calme quelques jours.

Me voilà à nouveau sur le chemin. Les conditions météorologiques sont toujours aussi clémentes. En automne les périodes de beau temps sont souvent très stables. Les orages d'après-midi dus à la chaleur n'ont plus lieu. Rapidement je me retrouve en forêt et j'attaque les huit cents mètres de dénivelé qui conduisent au col de Branche. Les couleurs des arbres sont toujours aussi belles, les contrastes des plus étonnants, le jaune le plus tendre qui se découpe sur le vert foncé des sapins. Les jeux d'ombre et de lumière ajoutent à la complexité des teintes qui s'emmêlent. Comme souvent, pris sous le charme de la nature qui sans retenue distribue à celui qui veut les regarder ses plus beaux atours, j'oublie toute idée de position. Soudain je tombe sur un panneau indiquant Ribiers. Manifestement ce n'est pas mon itinéraire. Le col de Branche que je dois franchir est plus à l'ouest, donc il me suffit de monter sur la crête qui me domine et de repartir à sa rencontre. Cette erreur d'itinéraire à part une petite demi-heure de marche supplémentaire, m'offrira un des plus magnifiques paysages que j'ai eus l'occasion d'admirer. Cette arête est un enchantement. Les herbes hautes couleur or, dont les teintes sont mises en exergue par le soleil rasant les éclairant à l'horizontale, se détachent sur le ciel bleu au gré des ondulations du terrain. De part et d'autre le regard porte très loin, et je peux distinguer une multitude de silhouettes de montagnes auxquelles je sais raccrocher un nom et cela me remplit de joie. Au second plan la Montagne de Lure est très impressionnante, sa crête est entaillée par le col Saint-Vincent, passage que je compte emprunter.

Ce parcours conduisant au col de Branche, j'aimerais qu'il ne finisse pas tant l'émotion ressentie à chaque pas est puissante. En pleine pente, une prairie dorée au milieu de laquelle un arbre de petite taille au tronc frêle et au feuillage terni par le manque d'eau se découpe sur le ciel clair. Je reste saisi par l'esthétique du lieu et de la disposition des éléments.

Une courte déclivité et j'aperçois le chemin que j'ai heureusement manqué, je n'aurais jamais parcouru cette sente pendue dans le ciel si j'avais été plus soucieux de l'itinéraire. Encore un col à passer un peu plus loin, aux environs duquel je rencontre un couple de randonneurs stéphanois et quelques chasseurs en quête de sangliers. Puis une longue descente me mène au village de Saint-Vincent-sur-Jabron. Petit village endormi dans lequel seul un bistrot est ouvert. Un steak frites m'est proposé. Les chasseurs rentrent. Manifestement la chasse n'a pas été miraculeuse. Ils m'expliquent qu'avec la sécheresse et l'abandon de la culture du maïs, les cochons sauvages sont partis chercher leur pitance dans d'autres vallées. En effet, j'ai pu constater que les signes de sécheresse sont inquiétants, beaucoup d'arbres de toute évidence en souffrent et en portent les stigmates. La terre, pratiquement tout le long de mon itinéraire, est dure et craquelée. Des champignons en une bonne centaine de kilomètres je n'en ai vus que quelques uns isolés, alors que la saison mycologique bat son plein.

Après une heure agréablement passée avec ces autochtones qui ne se laissent pas abattre le moral par une mauvaise chasse, je repars tout joyeux et le ventre plein en direction de la Montagne de Lure. Quelques détours plus loin, je me trouve au pied du sentier très raide qui se dirige en direction du col Saint-Vincent. Au milieu de la montée je rencontre un promeneur solitaire de la journée. La discussion que nous engageons me montre qu'il connaît admirablement bien la région. Je lui demande donc si dans le village de Lardiers il est possible de trouver un gîte pour la nuit. Il me dit le plus grand bien d'un restaurant au centre du village sans se prononcer sur l'hébergement. L'établissement qu'il m'indique, les chasseurs venaient de m'en parler avec des trémolos dans la voix. De toute évidence il faut absolument que j'y aille.

Le col Saint-Vincent est matérialisé par un petit espace plat et herbeux en forêt. Avec de l'eau ce serait l'endroit rêvé pour bivouaquer, mais cette dernière me manque et les quelques heures de jour me poussent à poursuivre. Souvent dans mes randonnées je dors dehors parce que je n'ai rien trouvé d'autre. Mais paradoxalement les meilleurs souvenirs que je conserve de ces petites aventures ce sont justement ces nuits passées à la belle étoile.

Le vallon que j'emprunte pour descendre du col est orienté plein sud. Étant donné l'heure son versant ouest est inondé d'une belle lumière déjà oblique. La végétation, une fois de plus dans ce bain de soleil aux rayons tangents, révèle un foisonnement de teintes. Le calcaire blanc au gré des pierriers apporte une touche de couleur supplémentaire du meilleur effet. Au débouché du vallon apparaît le premier champ de lavande, le midi j'y suis.

Une fois dans le village, la curiosité avivée depuis plusieurs heures, je recherche ce fameux restaurant qui se situe au centre. La salle est originale et a beaucoup de charme. Je commande une bière. Je peux manger mais pas dormir. Un gîte à la sortie sud du hameau m'est indiqué, donc à regret je m'y dirige, j'aurais bien testé l'art du cuisinier. Rapidement la courte distance est parcourue. Bien que nous soyons samedi soir il y a de la place, seul c'est rarement un problème. L'accueil est excellent. Le repas du soir comprend, entre autre chose, un magnifique gibier accompagné d'une bonne quantité de chanterelles ramassées sur place, un immense régal.

Le lendemain au cours du petit déjeuner, au demeurant fort copieux à base de succulents produits locaux, mon hôtesse, sans rentrer dans de trop grandes précisions, me livrera quelques secrets sur la cueillette d'un champignon mythique, l'amanite des Césars ou oronge. Elle m'indiquera une recette concernant le vin afin d'accompagner au mieux ce produit divin. Une cuillerée à soupe de miel dans une bouteille de vin blanc, quelques heures au frais, le temps que les deux composants se fondent bien, et alors sur ce breuvage toute la palette de saveurs et senteurs de l'oronge vous explose en bouche. Je suis pressé d'essayer, mais hélas cette année du fait du manque d'eau ces merveilleux champignons ne se sont pas montrés.

Départ de ce sympathique gîte, de toute évidence certaines personnes ont des talents pour faire le métier d'accueillir et de faire partager un moment très agréable. Il faut se remettre dans le rythme. L'étape d'aujourd'hui doit me conduire au village de Céreste au nord de la montagne du Lubéron. Durant cette marche, peu de choses marquantes me reviennent en mémoire, alors que les chemins suivis sont très agréables. L'arrivée au Hameau du Petit Gabiau mérite cependant quelques développements. Trois magnifiques arbres marquent l'entrée du lieu, les deux premiers au niveau du panneau, un pommier couvert de beaux fruits rouges brillants et un vieux châtaigner au feuillage en boule, qui arbore une couleur vive jaune presque citron. Puis le premier virage à gauche effectué, un chêne manifestement plus que centenaire emplit tout l'espace et déploie un branchage aux multiples ramifications évoquant des dizaines de pieuvres géantes fouillant le ciel de leurs tentacules emmêlés. Au cours de cette étape peu de côtes, le dénivelé est faible, le sol présente un aspect très sec donc une nature qui souffre du manque d'eau et qui présente généralement des couleurs ternes. Souvent je progresse sur route goudronnée, j'ai manqué l'embranchement qui devait me conduire dans les gorges de l'Oppedette et m'en rends compte trop tard, donc un peu plus de goudron. Avancer c'est toujours bon pour le moral et pour cela je n'hésite pas à parcourir des portions de route même lorsqu'elles sont passantes. J'arrive vers les seize heures un dimanche après-midi dans la petite ville de Céreste. Il n'y a pas grand mouvement. Je trouve un hôtel charmant. J'y dépose mes affaires et vais me promener. Dans l'un des bistrots ouverts je bois une grande bière. La conversation des vieux bergers qui se trouvent dans le lieu mérite d'être écoutée. Il est question d'histoires locales du style du pâtre qui avait un scorpion dans son pantalon au réveil ou qui s'était coupé à la serpe le doigt après une morsure de vipère, le tout raconté avec l'accent chantant du midi, un vrai plaisir. Je retourne à l'hôtel pour le dîner. Le menu est de qualité, le vin choisi charpenté. La patronne m'apprend que ce vignoble donne deux vins aux noms différents. Deux frères qui sont brouillés, chacun possédant une ligne de pieds de vigne en alternance et de ce fait deux noms différents pour une seule vigne.

Départ vers les huit heures, très vite les premières bosses du Lubéron se présentent. Au creux de petits vallons des bancs de brume, prenant de belles couleurs avec le soleil levant, traînent paresseusement. Cette montagne je vais simplement la traverser du nord au sud dans sa partie est. Au détour d'une route une jolie publicité sur le vin de la région annonce « vin du Lubéron un bouquet de lumière ». Par la route au plus court je rejoins la petite ville de la Bastide-des-Jourdans. Dans cette agglomération une erreur d'itinéraire une fois de plus va me permettre d'être le témoin d'une scène étonnante. Dans une ruelle, un premier sens interdit est positionné au niveau d'un muret. Deux chats immobiles comme deux sentinelles, pratiquement à hauteur du panneau, attendent les contrevenants. Quelques dizaines de mètres plus loin un nouveau sens interdit avec un petit mur, le tout dans la même configuration, et là ils sont trois bien alignés sur leur derrière à surveiller le civisme du citoyen.

Mon point de passage suivant est constitué par le pont de Mirabeau qui franchit la Durance. Pour y parvenir je vais sur une bonne dizaine de kilomètres me diriger en essayant de garder une orientation sud sud est. La carte au cent mille nécessite de rester bien concentré, par temps de brouillard cela deviendrait très sportif. Avant le joli village de Mirabeau, j'étanche ma soif avec une dernière grappe de raisins surmûris oubliée lors de la vendange qui a du avoir lieu quelques semaines auparavant. Ensuite un chemin étroit et pentu conduit en bordure de la Durance à quelques centaines de mètres du pont. Pas moyen de marcher en dehors de la route, la circulation est importante, heureusement que cela ne dure pas. Ce pont possède une particularité rare, chacune de ses quatre piles est située dans un département différent. Il s'agit me semble-t-il du Var, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse et des Alpes de Haute-Provence. Ce passage est un véritable nœud de circulation où l'on franchit route et autoroute.

Je me dirige vers Jouques par un chemin agréable à travers la garrigue. Une fois sur place aucune possibilité d'hébergement. Un gîte à quatre kilomètres au lieu-dit le Catalan m'est indiqué. Je m'y rends bien que cela m'écarte de mon chemin. Ces derniers kilomètres m'apparaissent bien longs. Un peu avant de toucher au but, alors que je commence à douter, un coureur me confirme que je suis sur la bonne route. Le site est superbe, l'accueil très gentil, mais il n'y a pas de place. Je demande l'autorisation de camper. Le propriétaire me propose alors dans un minuscule bâtiment en pierres sèches une chambre qu'il réserve habituellement à la famille et aux amis. Elle est pleine de charme. Il ne pourra pas m'assurer le repas du soir mais il m'autorise à aller me servir dans son jardin qui regorge de trésors, tomates de vieilles espèces, fraises, framboises. Je vais faire un véritable festin. Sur une étagère je trouve un reste de bouteille de vin qui ma foi se boit. Ce gîte fait partie des lieux où je reviendrai me mettre au calme quelques jours.

Lever très matinal, l'étape sera longue, je compte aller dormir à Puyloubier sur le versant sud de la Montagne Sainte-Victoire après avoir traversé ses superbes crêtes d'ouest en est. Premier dilemme, soit un chemin évident revenir en arrière soit couper tout droit à travers des reliefs accidentés sur une belle distance avec quasiment aucune information sur ma carte. Rapidement j'opte pour cette deuxième solution, d'abord ce sera plus court ( ce en quoi je me suis trompé) et puis l'aléa de l'itinéraire ajoute au piment de l'aventure.

Une ligne à haute tension se dirige à peu près dans la direction de mon itinéraire. Généralement il est possible de marcher assez facilement sous ce type d'infrastructure. Un peu plus loin elle traverse une immense propriété privée, cependant aucune barrière n'interdit le passage. Je continue donc, j'arrive à proximité de zones cultivées, que je contourne et je reprends mon axe de progression. Là, les choses vont se corser. Trois gros chiens me foncent dessus, deux bergers allemands et un bâtard tout noir. Pendant dix bonnes et longues minutes je m'efforce d'avancer tout en assurant mes arrières. L'un des bergers est très agressif, à plusieurs reprises il fait mine de me sauter dessus, à chaque fois je fais front et il s'arrête à moins d'un mètre. Ne pas se laisser encercler, toujours les garder tous les trois du même côté. L'attaque de l'un d'eux risque de déclencher la curée générale. Si je dois en frapper un avec la grosse pierre que j'ai en main, ce sera impérativement le plus agressif, les autres semblant simplement suivre le mouvement. Le gros noir le premier se replie, puis après un dernier baroud d'aboiements rageurs, les deux autres en font de même. Manifestement j'arrive en limite de la propriété qui s'étale sur plusieurs kilomètres carrés en pleine garrigue. La dernière fois où j'ai été soumis à de tels comportements de chiens, je me trouvais dans des montagnes balkaniques et il s 'agissait de trois gros chiens d'origine turque à poil ras, qui avaient l'aspect de véritables bêtes fauves. C'est en regardant les bergers albanais gérer ce genre de monstres que j'ai appris à garder mon calme, à faire front et à réagir aux moments critiques. Mais on n'est jamais sûr de rien, la moindre erreur et c'est la ruée.

Une sente étroite montant droit dans la pente se dirige vers un sommet qui culmine aux environs des 800 mètres. Ma carte reste avare d'indications, dans le lointain je vois la crête de la montagne Saint-Victoire couronnée de nuages. Vais-je y arriver aujourd'hui.? Après des détours dans des vallons inextricables, des remontées, des traversées au milieu de barres rocheuses parfois verticales et souvent envahies de broussailles, un brin d'espoir renaît. En effet je distingue en contrebas le château du Grand Sambuc. Pas très loin, d'après la carte, un GR passe qui devrait me conduire rapidement à Vauvenargues au pied de la Sainte-Victoire. Mais cet espoir sera de courte durée. En effet je viens buter sur une haute clôture. Après mon expérience du matin je n'envisage pas de la franchir. Je décide de la contourner vers le nord-ouest. Elle semble se prolonger à l'infini et cela me détourne vraiment de mon itinéraire. De plus, du côté extérieur des broussailles de grande taille ne laissent aucun passage pour la longer. Une bataille va s'engager. Par moments je me retrouve en train de ramper complètement immobilisé sous une végétation épaisse et très piquante. Il me faut même, heureusement rarement pousser mon sac devant comme en spéléologie. Des grosses bouffées de doute m'assaillent. C'est foutu je ne pourrais jamais atteindre la Sainte-Victoire aujourd'hui, alors la traverser il ne faut pas y compter. Mais ne pas réfléchir, m'astreindre simplement à négocier le gros buisson qui m'englue dans ses piquants en attendant de me confronter au suivant. Une véritable hargne s'empare de moi. Après quelques kilomètres de cette bagarre de rue j'arrive à un angle de la clôture. Ma nouvelle direction a une bonne composante sud, ce qui est déjà pas mal. Autre amélioration, un chemin longe le grillage en franchissant une multitude de petites collines d'un grand trait bien rectiligne. Je reprends espoir. Puyloubier redevient envisageable pour ce soir. Je me mets à courir à un bon rythme et le moral remonte en flèche. Je me sens pousser des ailes. Dans une descente raide j'accélère en me laissant entraîner par la gravité et mon impatience de récupérer le temps perdu. Alors l'un de mes pieds accroche une pierre et je décolle. Mais les bras n'étant pas des ailes, l'atterrissage, je devrais dire l'écrasement, suit dans la foulée et il s'avère brutal. A priori rien qui ne m'empêchera de continuer. L'avant-bras droit complètement griffé du coude à la main, le genou droit écorché le tibia du même côté bien tuméfié et la peau de la première phalange du pouce gauche partie comme on aurait enlevé une chaussette, des trous un peu partout dans mon pantalon. Je sors mon spray antiseptique et en arrose abondamment toutes les parties blessées. Vite remis sur pieds, sans me poser de questions je reprends ma course et tout de suite les bonnes sensations reviennent. Il me faut simplement faire attention et ne pas m'emballer dans les descentes. J'arrive enfin à un autre coin du grillage et je prends un cap au sud-est qui devrait me permettre d'intercepter le GR allant à Vauvenargues. En effet quelques kilomètres plus loin après avoir suivi au pif des chemins et des petits vallons présentant la direction adéquate, je rencontre enfin les fameuses traces rouges et blanches. Vers quatorze heures trente je suis à Vauvenargues. Un bassin j'en profite pour nettoyer en profondeur mes plaies. Un grand verre de limonade menthe que je paie sept euros et je repars avec l'intention d'arriver à Puyloubier avant la nuit. Il me reste à peu près trois heures, une heure pour arriver au sommet et deux pour la traversée, cela semble faisable. Je commence dans ma précipitation par me tromper au démarrage de la montée pourtant évidente, les vingt premières minutes s'envolent inutilement. Mais rapidement je reviens dans la course et j'atteins le sommet de la croix, après être passé au Prieuré. Le soleil est encore assez haut. Dix minutes de discussion passionnée avec un adepte des gros crapahuts, mais il me faut penser à la suite, le temps s'écoulant inexorablement.

C'est toujours une grande émotion de se trouver au sommet de cette montagne mythique, bien que ce ne soit pas le point culminant de la chaîne. Au nord je peux contempler la partie déjà accomplie de mon périple de la journée. Heureusement que j'y ai cru malgré mes doutes. Le moral c'est l'essentiel, la bête suit. Au sud-ouest je distingue la mer, là aussi c'est psychologiquement très motivant. Dans ce genre de randonnée, le moment où la Grande Bleue apparaît pour la première fois, on a un peu l'impression de toucher au but. Plein sud à vingt cinq kilomètres la Sainte-Baume déploie sa magnifique crête que je pense parcourir après-demain. Pour le moment, bien que mon objectif soit probablement atteint ce soir, il me faut arpenter cette extraordinaire dentelle de calcaire qui se développe sur quelques huit kilomètres, située en permanence autour des mille mètres d'altitude. Le temps est toujours aussi calme. Cette traversée est un enchantement. Le spectacle à partir des nombreux points de vue donnant sur la face sud, qui plonge en de superbes parois verticales et éclatantes de blancheur, est époustouflant. Et comme toujours à cette heure le soleil rasant exacerbe les contrastes, que c'est beau! J'atteins le Pic des Mouches point culminant avec ses 1011 mètres. Un couple, monté par le nord, s'apprête à profiter du spectacle que va prodiguer le crépuscule. Nous échangeons quelques mots. En contrebas le village de Puyloubier est encore baigné de la lumière solaire. Je m'engage dans la descente en faisant attention à l'euphorie qui peut faire oublier la prudence. Une belle pente, par endroits raide, au rocher lumineux et adhérant conduit au village. Je surplombe les toits encore ensoleillés alors que les rues sont déjà plongées dans la pénombre. Rapidement je découvre le gîte communal. Cette journée restera comme l'étape la plus longue et celle qui m'aura demandé le plus de réactivité devant les imprévus. Elle m'aura demandé douze heures d'efforts soutenus avec très peu d'arrêts.

Dans le gîte, trois personnes de nationalité belge. Un jeune couple venu rendre visite à un légionnaire qui passe sa retraite dans la maison prévue à cet effet pour les anciens légionnaires. La soirée sera très agréable et chargée d'émotion. Cet ancien militaire n'a fait qu'un seul saut en parachute dans sa vie et c'était justement sur Diên Biên Phu. Comme bien souvent chez les gens qui ont vécu des expériences exceptionnelles il fait preuve d'une grande humilité. Pour en revenir aux petits problèmes quotidiens, je dois déployer toute une stratégie pour prendre une douche en mouillant le moins possible la multitude de mes petites plaies. Lendemain, traversée de la large plaine entre les deux montagnes, mon but étant l'hostellerie de la Sainte Baume tenue par l'ordre des dominicains. Cette étape par Trets et Saint- Zacharie conduit au pied de la Sainte-Baume. Les dix derniers kilomètres semblent interminables, certes par un chemin pittoresque mais faisant une multitude de détours. Les méfaits de la sécheresse sont de plus en plus visibles, et cela est inquiétant. Enfin l'hostellerie, j'entre et tombe sur une sœur dont le visage dégage une grande sérénité, amplifiée par sa tenue immaculée. A ma question s'il est possible d'être hébergé, elle me demande si j'ai réservé. Je lui réponds que le déplacement à pied sur de longues distances rend toute planification un peu aléatoire. Je précise qu'avec un peu d'eau je peux sans problème aller dormir dehors. Elle m'observe de son regard plein de détermination et de bonté et m'attribue une chambre. La soirée empreinte de quiétude sera un vrai plaisir. Le dîner, accompagné d'un rosé de Provence de grande qualité (détail sans doute) sera très instructif. Nous sommes une petite dizaine de convives à chaque table. J'aurai une discussion intéressante avec un pasteur féminin qui séjourne quelques temps en ce lieu.

Dernier jour, après un petit déjeuner pris aussi en commun, chacun part vaquer à ses occupations de la journée. Avec lenteur sentant le bout du chemin arriver, je monte à la grotte de Sainte Marie Madeleine. Cette forêt de la Sainte-Baume est étonnante. On y voit des houx millénaires, de nombreux arbres sont de grande taille et la pénombre est présente en permanence. Puis, je rejoins la crête, et alors se dévoile un panorama exceptionnel sur trois cent soixante degrés. Au nord la Sainte-Victoire emplit l'espace de toute la splendeur de ses ondulations éclatantes de blancheur, au sud la mer scintille de Toulon jusqu'à Marseille.

Là, pour la première fois depuis mon départ un petit courant d'air souffle. Cette arête en pleine lumière, je la parcours en essayant de m'imprégner encore un peu de la joie qui m'a accompagné durant ces neuf jours d'efforts qui apportent tellement à l'esprit. Plus que par le but final qui se rapproche, ma réflexion est accaparée par le désir de pouvoir continuer à accomplir de grandes chevauchées à pied à travers les montagnes. La signification de la pensée de Saint-Exupéry prend tout son sens, l'importance de la démarche et non du but.
Voyager à moto en Bulgarie English translation pending
by Tripman · 2008-06-24 · 4 replies
Hello à tous !

Début août, on est trois potes à vouloir découvrir la Bulgarie. On voudrait bien se faire le trip en moto histoire de changer de la voiture mais on n'a pas le temps de partir de France en moto (surtout que l'on envisage de faire ça en 125 !) car on dispose de deux semaines uniquement (en calculant bien, ça fait une semaine pour atteindre la Bulgarie et l'autre pour revenir !).

On connait pas du tout le pays ; d'après mes premières recherches, le pays pose pas de problème quand on est à plusieurs, les routes sont correctes, les gens accueillants...Mais il y a quand même un détail qui cloche et pas des moindres : Pas moyen de trouver une seule info sur un éventuel loueur de 125 en Bulgarie ???

Alors j'en appelle aux personnes qui auraient des infos la dessus ou qui connaissent bien le pays : Est-il utopique de vouloir louer une 125 à Sofia ? En Bulgarie en général ?

Sinon, si des gens ont déjà fait un voyage de la sorte en Bulgarie, n'hésitez pas à me faire part de vos expériences. On comptait partir sur les montagnes au sud de Sofia puis partir vers la mer Noire ensuite...

Merci à tous ! Tripman 🙂
Itinéraire en Italie: restaurants, conseils pratiques...? English translation pending
by JoetPat · 2008-06-24 · 23 replies
Bonjour à tous !

Nous sommes en pleins préparatifs pour notre voyage en Italie du 27 août au 18 septembre 2008. Notre pied à terre sera à Scauri à quelques coins de rue de la mer....

Donc, situé entre Rome et Naples sur le bord de la côte Amalfitaine, nous prévoyons nous promener dans ce rayon; Rome, Naples, Pompei, Sorrento, Positano, Amalfi, Herculanum, Paestum, , , sans oublier les iles de Capri et d'Ischia.

Vous avez des bons restos à nous suggérer, des conseils pratiques ? Ils sont les bienvenus !!!

On a entendu toute sorte d'histoire pour les mode de paiement !!! Qu'est-il préférable ?? Argent comptant, cartes de crédit, chèques de voyage ??

Au plaisirs, Josée et Pat
Visites dans la ville de Varadero? English translation pending
by Dafi · 2008-06-24 · 16 replies
première visite a cuba je séjourne au sirénis la salina ..j'aimerais me rendre dans le village de varadéro.y-t-il des choses a visiter, un petit resto typiquement cubain a gouter..combien va me couter un taxi de mon hotel au village merci
Hôtel Sirenis La Salina: coût de location d'un coffre-fort? English translation pending
by Dafi · 2008-06-13 · 13 replies
j'aimerais savoir le cout de la location du coffre fort$$ mon agent m'a dit qu Il y avait des frais mais d'autre m'ont dit que le service était gratuit je sois prévoir combien environ$$ merci🙂
Avis sur programme à Bali en septembre? English translation pending
by TonyNantes · 2008-06-08 · 17 replies
Si vous avez des remarques, des critiques, des suggestions, je suis preneur, et je vous en remercie !

J'essaie d'alléger le plus possible, mais là, je ne sais plus quoi sacrifier !

J1 - JEUDI 4 SEPTEMBRE Arrivée à 14H45 Dodo - Nuit à Jimbaran Hotel Puri Bambu

J2 - VENDREDI 5 SEPTEMBRE Repos - Plage – Petit resto sur la plage - Nuit à Jimbaran Hotel Puri Bambu

J3 – SAMEDI 6 SEPTEMBRE Pura Luhur Ulu Watu – Danse Kecak - Nuit à Ubud Londo Bungalows

J4 – DIMANCHE 7 SEPTEMBRE Départ pour Ubud – Visite de temples - Nuit à Ubud Londo Bungalows

J5 – LUNDI 8 SEPTEMBRE Goa Gajah Grotte de l’éléphant – Yed Pulu Falaise sculptée - Nuit à Ubud Londo Bungalows

J6 – MARDI 9 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Ballade / rando Sidemen - Village de Tenganan - Nuit à Ubud Londo Bungalows

J7 – MERCREDI 10 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Proximité du Gunung Batur : village de Penelokan (Panorama pour photo) - Région du Danau Bratan Environ du Gunung Batukau - Nuit à Ubud Londo Bungalows

J8 – JEUDI 11 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Temple / Rando / Repos - Nuit à Ubud Londo Bungalows

J9 – VENDREDI 12 SEPTEMBRE Départ pour Pemuteran / installation / info - Nuit à Pemuteran Reef Seen

J10 – SAMEDI 13 SEPTEMBRE Snorkeling Pulau Menjangan - Nuit à Pemuteran Reef Seen

J11 – DIMANCHE 14 SEPTEMBRE Forêt de mangrove et snorkeling au Taman Nasional Bali Barat - Nuit à Pemuteran Reef Seen

J12 – LUNDI 15 SEPTEMBRE EXCURSION Départ pour Gilimanuk – Ferry pour Ketapang - Nuit à Bondowoso Java (départ du trek : Paltuding)

J13 – MARDI 16 SEPTEMBRE EXCURSION Kawah Ijen – retour sur Bali (traversée complète de l'île) - Nuit à Padangbai

J14 – MERCREDI 17 SEPTEMBRE Départ et installation à Gili Meno - Nuit à Gili Meno Mallias Child

J15 – JEUDI 18 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child

J16 – VENDREDI 19 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child

J17 – SAMEDI 20 SEPTEMBRE Plage, Plongée ou snorkeling - Nuit à Gili Meno Mallias Child

J18 – DIMANCHE 21 SEPTEMBRE Retour sur Bali - Nuit à Sanur Palm Garden Hotel

J19 – LUNDI 22 SEPTEMBRE CHAUFFEUR/GUIDE Pura Tanah Lot & Tirta Gangga - Nuit à Sanur Palm Garden Hotel

J20 – MARDI 23 SEPTEMBRE Départ à 16H00
Se déplacer en Oman English translation pending
by Marionnetta · 2008-06-08 · 5 replies
Bonjour,

mon ami et moi souhaiterions partir 15 jours en Oman (en fait, ce serait dans le cadre d'un tour du monde) et l'on a a peu pres vu l'itinéraire. Le probleme reside dans le moyen de transport : au debut on voulait louer une voiture mais d'apres ce que j'entends on louperait beaucoup de choses, l'avantage étant le prix (300 E).

D'apres vous, combien coute une location de 4*4?Je me suis renseignée sur internet mais je ne trouve que des 4*4 recents et flamboyants a a peine 800 E les 15 jours ! Peut-etre que ce serait moins cher d'en louer un directement à l'aeroport ?

Sinon, a defaut de 4*4, on voudrait se deplacer en bus, taxis ( surtout qu'on est plus dans le delire rando...) mais la idem je ne trouve pas les tarifs de bus ni de taxis. J'ai bien vu les horaires mais rien sur les prix !

Une derniere question, dans le cas ou l'on louerait une voiture, pensez-vous s'il est possible de la laisser quelques jours sur un parking sans surveillance le temps d'aller faire une randonnée ? Merci d'avance pour vos reponses amicalement
Province de Prachuap Khiri Khan? (Thaïlande) English translation pending
by Jerem57 · 2008-06-04 · 12 replies
Bonsoir à tous... voilà je me pose quelques questions sur la province de prachuap khiri khan, en thailande. Après avoir fait quelques recherches sur le forum je n'ai trouvé que très peu de messages concernant ce lieu. Alors peut etre pourrez vous m'en dire plus grâce à vos experiences, notamment au niveau du logement, de l'ambiance, de l'interêt de cette ville et aussi de son climat pour une fin novembre.... MERCI a bientôt
Nord de la Thaïlande comme premier voyage English translation pending
by Noellev · 2008-05-23 · 21 replies
bonjour ! je suis en train de faire un itinéraire pour un 1er voyage en thailande du 7 au 27 juin, mais il y a tant de choses à faire ! pour la région de chaing mai, questions : Ou est la ferme aux orchidées ?? est ce que ça vaut le coup daller à mae hong son depuis CMai ? connaissez vous les parcs doi ithanon et mae surin ? lequel est le mieux ? j'ai vu un centre de dressage d'éléphants "taeng dao" pres de chaing dao, au nord de CM et un centre de "sauvegarde des éléphants" au sud est pres de lampang. le quel est mieux? Où peut on faire une balade en éléphant hors centre de dressage à la queue leu leu avec tous les touristes ? lol est ce que ça vaut le coup daller au lac phayao?

Un bon hotel à chiang mai (pas BRUYANT !) assez confortable, ou on peut faire une lessive ? ! :) Merci!

Pour les parcs, est ce que vous connaissez khao yai pres de Bkk ? kaeng krachen et khao sam roi pres de petchaburi ? tout a lair bien mais je pourrai pas tous les faire !

Merci bcp pour vos réponses !
Hôtel Sirenis La Salina à Varadero en juillet English translation pending
by Karine3628 · 2008-05-15 · 13 replies
Salut, J'ai reservé au sirenis 2 semaine au mois de juillet du 21 au 4 aout

Je suis tres inquiete de ce PREMIER voyage dans le sud a cause des mauvais commentaire de cet hotel, en lisant les commentaires on dirait que le promblème de cet hotel est l'attente au bar, au reservation, au bureau de change au resto a la carte Bondé de monde ect... les plaite sont souvent a cause du Bookage trop elever donc personel pressé donc moin chaleureux ect.. ceux qui revienne de la bas au mois de mai on lair a avoir aimé et moin decu vu que l'hotel etais moin booké il y avait moin d'attente personnel et plus chaleureux ect.. . Moi au mois de juillet (semaine de la construction) est ce que c'est un temps mort ou fort ?? Je voudrais savoir a quoi m'attendre. Et pour la construction va t'il en avoir au mois de juillet???

Un gros merci D'avance de vos réponse

Karine
Hôtel Oasis Brisas Santa Lucia English translation pending
by Patduro · 2008-05-11 · 4 replies
Bonjour nous partons pour le Brisas le 19 juin pour 2 semaines, serait-il possible d`avoir des "HINTS" sur cette destination . J`ai entendu parler que le montant pour le coffre fort est à 14 CUC/jour est-ce possible ????
Avis sur itinéraire de quatre semaines en Bolivie English translation pending
by Maud056 · 2008-04-30 · 6 replies
Bonjour,

Je vais partir en Bolivie au mois de juillet prochain. J'ai une idée d'itinéraire ( que l'on ne suivra pas forcément mais c'est pour avoir une base...).

J1: arrivée en avion à Santa Cruz J2: Santa Cuz et trajet pour Samaïpata J3 4 5: Samaïpata (El Fuerte, Pampagrande) J 6: trajet pour Cochabamba J7 à 12: Cochabamba (notamment le parc Torotoro, Incallajta) J 13 : trajet pour Oruro puis Uyuni J 14 à 19: Uyuni, circuit avec le Salar et Le Sud Lipez J 19 : bus de nuit pour La Paz J 20: buz Le Paz Rurre ou bien alors avion J 21 à 25: Rurre, excursions dans la jungle et dans la pampa J 25 : bus de nuit pour San Ignacio de Moxos J 26 27: San Ignacio 31 juillet et 1er août fête del Santo patrono de Moxos J 28: trajet pour Trinidad (journée) puis santa Cryz (nuit) J 29 30: Santa Cruz avion

Je me dis que à Rurre ça risque d'être trop court et qu'il faudrait rester moins longtemps à Uyuni mais j'ai essayé de faire en fontion des horaires de bus/ train (le train pour Oruro Uyuni ne part pas tous les jours, le bus Uyuni La Paz non plus...) Est-ce que quelqu'un peut me donner son avis ?

Maud
Les Baux de Provence à partir d'Avignon English translation pending
by Pierreluc · 2008-04-28 · 19 replies
Bonjour,

J'ai fait quelques recherches, mais je n'ai pas trouver de réponse.

Combien de temps ca prend en taxi à partir d'Avignon pour aller au chateaux les beaux??? et quelle est le prix approximatif pour ce trajet.

Merci
Visite de la Provence en mai English translation pending
by Michel100 · 2008-04-20 · 14 replies
Nous avons prévu une visite de deux semaines en mai dans la provence. nous savons que Aix et Avignon sont trèes connu. Cependant nous recherchons des petits patelins qui ont souvent des vestiges et des petits trésors que personne ne parle. Donc en deux semaines nous avons le temps de regarder autout et d'admirer certains aspects de la France qui est oublié par les médias. U a t'il quelqu'un qui peux nous dire ou aller et voir jusqu'à une heure de Mérindol.

merci

Michel😇
Lieux à ne pas manquer en Tunisie? English translation pending
by Asmaa75 · 2008-04-17 · 13 replies
Bonjour tout le monde! :) Je pars au mois de juillet avec mon fiancé en Tunisie. Nous envisageons de passer pas Tunis, Sidi-Bou-Saïd, Carthage, Hammamet, Sousse, Monastir et Kairouan. J'ai besoin de vous pour me dire si il y a des endroits à ne pas manquer dans toutes ces villes, ou bien si il y a d'autres villes qui valent le coup. Nous sommes à la recherche de belles Mosquées, de grandes places de rencontres, de souks, et de belles plages! Merci d'avance pour votre aide ;)
Cyclotourisme en Périgord-Quercy et dans le Queyras (France) English translation pending
by Annies35 · 2008-04-12 · 8 replies
Je pars pour cinq semaines en France à l'été 2008:

Dans un premier temps, je visiterai le PÉRIGORD à vélo, de la fin juin à la mi-juillet. J'ai déjà commencé à regarder mes cartes, mais j'aimerais avoir de l'information ou des suggestions de parcours, de paysage, routes ou endroits à privilégier ou à éviter, attraits à ne pas manquer, etc.

Ensuite, pour les 15 derniers jours, je me rends dans le QUEYRAS en principe pour de la randonnée, mais si c'est possible, j'aimerais combiner randonnée et vélo. J'aimerais donc savoir si ça vaut la peine d'apporter mon vélo avec moi (sinon, je le laisse quelque part à Lyons, d'où je reprends l'avion pour Montréal). Je sais que ce sont les Alpes et qu'il y aura des cols durs, durs pour les mollets, mais je pense que je suis entraînée en conséquence. Jusqu'à présent, j'ai trouvé surtout de l'information sur des circuits en VTT. Ces circuits sont-ils praticables avec un vélo de cyclotourisme ou alors y a-t-il des alternatives? J'attends vos commentaires et suggestions. Merci!

Annie
Thaïlande: hôtel, activités à Bangkok et Chiang Mai English translation pending
by Eijih · 2008-04-09 · 3 replies
Bonjour,

Arrivant très tard sur Bangkok le Vendredi 19 Avril et reprennant un avion très tôt le lendemain, je recherche un hôtel le plus proche possible de l'aéroport de Suvarnabhumi, avec un prix bon marché. Le moins cher que j'ai pu trouvé est le Ratchana Place hotel à 8€, cependant il se situe à 30 minutes de l'aéroport. J'aurai plutôt tendance à opter pour le Convenient Resort hotel à 19€ qui se situe à 5 minutes de l'aéroport. Si jamais vous connaissez une meilleure solution, je suis prenneur =)

Pour les recherches, je suis passé par plusieurs moteurs de recherche mais principalement
http://www.asiarooms.com/

Concernant, Chiang mai j'aurai souhaité avoir quelques informations...

Premièrement, j'aurai souhaité trouvé un hôtel/guesthouse bon marché avec assez de confort (air conditionné, frigo, cuisine etc ...) avec WIFI, mais pautant que possible aussi proche de l'école de massage de TMC (203/6 MAE JO ROAD (Across Ruam Choke Market) Moo 6, T.Faham) Chiang Mai 50000, Thailand). Je vous fais part de ma réelle difficulté à me repérer concernant les emplacements des appartements afin de savoir si ils sont proches ou non de l'école. Si vous avez une astuce ou un bon site qui m'aiderait à me repérer en Thaïlande, cela serait bien appréciable. J'en ai essayé certains les cartes y été affreuses :x Ca vaut pas un bon mappy :D En utilisant http://www.mrroomfinder.com, la pêche fût maigre :o et via la fonction rechercher de VF je n'ai rien trouvé. Cependant, deux locations ont retenu mon attention : un appartement à 4000 baths http://huaykaewresidence.com/?file=room_type.php&sound=soff le AllinOne près du Night Bazar et j'espère pas me tromper à moins de 10 kilmomètres de ladite école. Je les ai contacté par email afin de connaître le prix par mois et j'attends la réponse sous peu. C'est celle-ci qui m'intéresse le plus pour le moment (http://www.allin1gh.com/html/contact1.html)

Deuxièment, l'on m'a mis en garde concernant les transports en commun, comme quoi cela n'était pas très bien désservi. J'aurai souhaité connaître votre opinion là-dessus et profiter de vos expériences :D

Troisièment, j'aurai souhaité avoir des informations concernant les activités que l'on pouvait faire à Chiang Mai. A noter que j'ai 24ans et que j'aurai en principe mes week-ends de libres :) J'aurai souhaité m'initier au sepak takraw mais ça m'a l'air bien accrobatique :x Il faut bien commencer ou au moins tester ;) Les activités que j'ai pu relevé sont les suivantes : visites de temples Zoo de Chiang Mai pour voir toutes sortes de nanimaux notemment des pandas =) et Parc National de Doi Inthanon visites des points de chute d'eau, cascades etc ... apparement on peut pique-niquer à proximité :o (ex : Huai Kaeo ou Mae Klang) ballades en nénéfants durant la journée avec pique nique, pour 300-400 baths si j'ai pas louché au moment de lire un certain post sur VF :p l'on dit que l'on pouvait faire du rafting et ça j'adore :D visite Grotte de Borichinda shopping au Night Bazar, je connais que celui-là visite ferme des serpents de Mae Sa

Si vous avez des idées originales ou tout siplement envie de faire partager certaines activités n'hésitez pas.

Désolé pour la pâté, ça fait un moment que j'emmagazine tout ça ;)
Accéder au parc national de Bako (Bornéo, Malaisie) English translation pending
by Aquiceara · 2008-04-06 · 25 replies
Bonjour,

nous étions récemment à Bornéo et nous avons dû renoncer à visiter le parc national de Bako, à proximité de Kuching. En fait, je ne sais pas s'il s'agit d'une arnaque ou pas, mais si certains d'entre ont été confrontés à ce type de problème, je serais intéressé par leur avis.

Si le billet d'accès au parc ne coûte que 10 ringgits par personne (€ 2, 50), il faut en plus payer 94 ringgits par personne pour pouvoir y accéder, car il n'est accessible que par bateau ! Au total, cela représente 104 ringgits, soit approximativement € 25 par personne. Ce n'est pas un montant excessif en soi, mais l'obligation de prendre ce bateau me paraît déjà un peu cavalière. Il me semble qu'il serait plus simple et plus honnête de faire payer un prix forfaitaire de 57 ringgits à l'entrée. Mais là n'est pas l'arnaque.

Lorsque nous sommes arrivés, outre nos appareils reflex numériques, nous avions mon caméscope. Il s'agit d'un modèle semi-pro Sony HD relativement encombrant, autrement dit, pas le petit machin qu'on planque facilement dans une poche. En tout cas, le guichetier m'a demandé si je comptais filmer. Naïvement, j'ai répondu que je comptais plutôt faire des photos, mais qu'il n'était pas impossible que je fasse une séquence ou deux si l'occasion se présentait. Il m'a dit que je devais alors payer 300 ringgits, soit environ € 75 ! Évidemment, j'ai accusé le coup et déclaré que dans ces conditions, pas de problème, je ne filmerais pas. Le guichetier m'a alors dit que ce qui comptait, c'était de savoir si j'avais l'intention de filmer ou pas, pas que j'aie un caméscope ou pas. Bref, un dialogue de sourds s'est ensuivi et, dégoûtés par cette bêtise crasse, nous sommes repartis. Heureusement que les parcs nationaux n'étaient pas le but de notre venue à Bornéo !
Hôtel Iberostar Dominicana Bavaro? English translation pending
by Tinovalens · 2008-04-05 · 11 replies
Bonsoir a tous, ma petite famille et moi mème partons pour punta cana le 4 juin prochain, à l'hotel ibérostar dominicana, bàvaro. quelqu'un aurai il déja une expérience de cet hotel? est il agréable? infrastructure, nouriture, personnels, etc... merci pour vos réponses
Côte amalfitaine pour huit jours au début juin (Italie) English translation pending
by Falinna · 2008-04-04 · 12 replies
Bonjour aux amoureux de l'Italie! Je quitte pour Rome début juin, pour 8 jours, et nous comptons visiter la côte amalfitaine. Nous louons une voiture pour nos déplacement. Je ne voudrais pas passer ces jours à me déplacer frénétiquement alors j'aimerais qu'on me recommande deux ou trois villes/villages où nous pourrions être basés pour ensuite nous déplacer en périphérie. En 8 jours, je préfère bien bien voir quelques villes plutôt que d'en apercevoir beaucoup.

Si jamais vous avez des conseils d'hébergement du genre appart, nous sommes 3 personnes, dont un couple. Donc cherchons 2 chambres ou du moins 2 lits.

Merci pour votre aide!

Falinna
Itinéraire de quinze jours en Thaïlande English translation pending
by Ninou24 · 2008-04-01 · 28 replies
grâce à vos conseils et à vos blogs j'ai constitué mon programme, merci de me dire ce que vous en pensez, est ce trop chargé, les lieux visités sont il intéressant...

arrivée à bangkok en soirée direction l'hotel et dodo 1er jour : temple wat pho et musée national le matin, après midi pas encore définie si vous avez des idées. 2ere jour : matin : marché flottant damnuen saduac et après midi temple des tigres à kanchaburi et le soir retour sur bangkok 3e jour : envol pour chiang mai et visite de la ferme aux serpents, du temple doi suther et en soirée marché warorot et marché de nuit 4e jour : matin : wat suan dok et sources thermales de san kamphaeng après midi : gorges de ob luang en canoé 5e jour : matin : camp d'éléphant de taeng dao après midi : grotte de chiang dao 6 e jour : cours de cuisine à chiang mai et en soirée massage 7 e jour : matin rte pour phrae viste du wat phra that cho hae et du parc de phae muang phi, après midi : visite maison de ban prathap chiang et route pour nan 8 e jour : matin : temple wat phumin et rencontre avec les tribus mlabri, après midi : direction ban nong bua et visite du village thai lu 9e jour : matin : rte vers chiang rai, visite ville et après midi wat phra kaeo 10 jour : matin chute d'eau de khun khon, après midi : sources thermales de fanc et route pour chiang mai 11e jour : rte pour mae hong song, après midi visite temple du wat phra that doi kang mu et du village padaung (je sais ce que certains vont penser mais j'ai envie de rencontrer ces gens, de voir leur mode de vie) 12 e jour retour pour chiang mai et vol pour bangkok 13 jour retour pour paris

merci de me donner vos réactions et vos suggestions car vous etes de tres bons conseils😛
Croisière "Parfums des îles grecques" sur l'Orient Queen English translation pending
by Gracieuse · 2008-04-01 · 68 replies
🙂🙂🙂Bonjour à tous,

Nous partons faire une croisière du 07/05/08 au 17/05/08, Parfums des iles grecques sur l'orient queen, si cerains d'entre-vous connaissent ce bateau pourraient-ils me fournir des renseignements sur ce dernier.

Si quelqu'un est parti en mai, peut-il me dire qu'elle est la météo à cette époque de l'année.

Par avance merci a tous
Température en Afrique du Sud au mois d'octobre? English translation pending
by Domidom01 · 2008-03-22 · 8 replies
bonjour nous partons au mois octobre en afrique du sud pour 15 jours quel temps fait il a cette periode de l annee merci des vos reponses d avance
Reporter un éventuel séjour en Chine suite aux événements concernant le Tibet? English translation pending
by ClaudeT · 2008-03-18 · 81 replies
Suite aux évènements concernant le Tibet, ne serait-il pas envisageable de "reporter" un éventuel séjour en Chine ? Bien sûr c'est l'éternel problème qui se pose avec les pays totalitaires: doit-on y aller et donc les "soutenir" ou bien en y allant soutient-on le peuple ? Seul, ou même en groupe, peut-on envisager de manifester sa désapprobation vis à vis du régime Chinois ? non, bien sûr ! alors que faire ?
Escale de quarante-huit heures avec deux enfants à Kuala Lumpur (Malaisie) English translation pending
by Carterongill · 2008-03-17 · 3 replies
petite escale sur la route de bali ; avec mes deux enfants 13 et 14 ans que faire? peu etre un endoit sympa pour dormir pourquoi pas avec piscine, . a l ecoute de tout vos coups de coeur merci

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