Results for "Page+et+restaurant+|+3+>+99"
41170 results found.
Walt Disney et Fort Lauderdale English translation pending
Bonjour,
Nous planifions aller en Floride pour 10 jours fin juin. Ce que nous pensions faire est un 4 jours sur le site(Pop century Resort)sans location de véhicule. Nous voulons aussi aller au Kennedy Space Center et Universal Studios, alors là je crois que nous n'aurons pas d'autre choix que de louer un véhicule. Devons nous compter une journée entière pour Kennedy et une autre pour Universal? J'essaie de planifier mes journées pour savoir à quel moment je dois réserver mon hôtel pour Fort Lauderdale. Aussi si je dois compter une journée pour chacune de ces deux visites j'aurais besoin d'un hôtel près de Universal, une suggestion??
Pour Disney, avec les plans repas si nous ne réservons pas les restos, aurons nous de la difficulté à avoir des places, je ne veux pas réserver d'avance, on est en vacances et on ne veut pas se sentir contraint par les réservations 🤪.
à Fort Lauderdale, on pense aller à Ocean Sky Hotel & Resort, j'aimerais votre appréciation si vous y avez déjà séjourné.
Merci
Nous planifions aller en Floride pour 10 jours fin juin. Ce que nous pensions faire est un 4 jours sur le site(Pop century Resort)sans location de véhicule. Nous voulons aussi aller au Kennedy Space Center et Universal Studios, alors là je crois que nous n'aurons pas d'autre choix que de louer un véhicule. Devons nous compter une journée entière pour Kennedy et une autre pour Universal? J'essaie de planifier mes journées pour savoir à quel moment je dois réserver mon hôtel pour Fort Lauderdale. Aussi si je dois compter une journée pour chacune de ces deux visites j'aurais besoin d'un hôtel près de Universal, une suggestion??
Pour Disney, avec les plans repas si nous ne réservons pas les restos, aurons nous de la difficulté à avoir des places, je ne veux pas réserver d'avance, on est en vacances et on ne veut pas se sentir contraint par les réservations 🤪.
à Fort Lauderdale, on pense aller à Ocean Sky Hotel & Resort, j'aimerais votre appréciation si vous y avez déjà séjourné.
Merci
Sécurité et traversée de la Mauritanie English translation pending
Bonjour!
Je suis étudiant en géophysique et souhaite me rendre sur mon lieu de stage (Niamey) cet été par un autre moyen que l'avion. Au vu des évènements actuels, la traversée du sahara par l'Algérie me semble un peu stupide... j'ai vu sur un autre forum que la seule route qui reste est de passer par le sahara occidental au sud du maroc, puis la mauritanie en prenant soin de longer la mer.
Quelqu'un pourrait il me renseigner sur les conditions actuelles de sécurité en Mauritanie? Doit on se fier entièrement au site des affaires étrangères? Combien de temps pourrait prendre la traversée Maroc-sénégal, grosso modo? En voiture ou en transports en commun (stop?) Et euuuh... si quelqu'un compte entreprendre un tel voyage vers le début de l'été... faites signe!
Merci beaucoup!
Quelqu'un pourrait il me renseigner sur les conditions actuelles de sécurité en Mauritanie? Doit on se fier entièrement au site des affaires étrangères? Combien de temps pourrait prendre la traversée Maroc-sénégal, grosso modo? En voiture ou en transports en commun (stop?) Et euuuh... si quelqu'un compte entreprendre un tel voyage vers le début de l'été... faites signe!
Merci beaucoup!
Internet et camping-car en Europe? English translation pending
J'ai l'intention d'emporter mon ordi ds mes futurs déplacements en camping car, en Europe, pouvez vous me renseigner s'il est facile de se connecter ? de même avec le teléphone portable ? merci...
Croisière de Québec vers la Floride sur le Costa Atlantica en octobre 2010 English translation pending
salut y a t' il des francophones qui partent en octobre 2010 sur le costa atlantica ?
Avis sur séjour dans l'Ouest américain et quelques jours à New York English translation pending
Bonjour chers forumeurs. 🙂
Voilà bientôt plus d’un an que mon entourage entend parler d’un voyage aux Etats Unis. Plus d’un an de préparation, de lecture enrichissante du forum, de changements d’itinéraires divers, d’émerveillement devant les magnifiques photos illustrant vos carnets de voyage.
Et voilà, notre tour est maintenant arrivé. Nous partirons pour Los Angeles, le mardi 27 Juillet, sur le vol Air France de 10h40. Notre séjour se déroulera sur 22 jours, incluant la côte Ouest, quelques parcs nationaux, et 3 petits jours à New York.
Mes parents n’ayant pas la possibilité de prendre 4 semaines complètes de vacances, j’ai dû restreinte (à mon grand regret) le circuit et supprimer la visite de quelques parcs qui me tenaient à cœur (Yosemite et Death Valley). Je sais que certains d’entre vous vont tressaillir en découvrant les deux parcs laissés de côté pour privilégier une petite visite de New York, mais pour des raisons personnelles, nous préférons faire un petit saut dans la grosse pomme, pour nous imprégner un peu plus du Rêve américain. Après tout, un voyage est tout d’abord conçu pour satisfaire toutes nos envies. De plus, nous aurons une bonne raison de revenir ;)
Je vous soumets donc notre programme, que j’espère vous critiquerez aisément, pour qu’il soit des plus réussi.
27 Juillet : Paris è Los Angeles. Arrivée 13h10. Prise ne charge de la voiture. Hotel : Hollywood Celebrity Hotel
28 Juillet : Los Angeles. Visite d’Hollywood Bvld, Beverly hills et Rodéo Drive, puis Venice et Santa Monica. Hotel : Hollywood Celebrity Hotel
29 Juillet : Los Angeles. Studios Universals en journée. Photo près du Hollywood sign avant de voir le coucher de soleil depuis le Griffith Observatory. Hotel : Hollywood Celebrity Hotel
30 Juillet : Los Angeles è San Luis Obispo. Le matin visite de l’UCLA, avant un départ pour Santa Barbara. Tour dans la vieille ville et visite de la mission l’après midi, avant de regagner SLO en soirée. Hotel : Peach Tree Inn
31 Juillet : San Luis Obispo è Monterey. Arret à Morro Bay, Julia Pfeiffer Burns State park, Nepenthe Restaurant, Bixby Bridge, Point Lobos, Carmel. Hotel : Mariposa Inn de Monterey
01 Août : Monterey è San Francisco. Matin, visite de l’aquarium, puis départ pour Santa Cruz, pour la visite du musée du surf. Arret à Pigeaon Lighthouse, aux Mavericks Beach, et à HalfMoonBay Brewing Company avant de rejoindre SF. Hotel : Holiday’s Inn Fisherman’s Wharf
02 Août : San Francisco. Rendre la voiture à Union Square.Ballade : Union Square, Lotta’s Fountain, City Hall, Russian Hill Park, Lombard Street, Coit Tower, Transamerica, Chinatown, cable car jusqu'à Fisherman. Hotel : Holiday’s Inn Fisherman’s Wharf
03 Aout : San Francisco. Twin Peaks, Pacific Heights, Alamo Square, Golden Gate Park, puis location de vélo pour traversée du Golden gate Bridge jusqu’à Sasaulito. Retour en Ferry. Hotel : Holiday’s Inn Fisherman’s Wharf
04 Août : San Francisco è Las Vegas. Vol intérieur pour Vegas. Pris ene charge de la 2° voiture. Repos autour de la piscine, puis visite des casinos du Strip. Hotel : Caesar Palace
05 Août : Las Vegas. Grasse matinée, puis Prenium Outlets. En milieu d’aprem petite visite de Red Rock canyon, avant la visite de nuit de fremont Street. Hotel : Caesar Palace
06 Août : Las Vegas è Tropic. Visite de Zion NP : East Mesa Trail, The Narrows et en fin d’après midi Canyon Overlook Trail. Hotel : Bybee Steppingstone Motel
07 Août : Tropic. Visite de Bryce canyon. Lever de soleil sur Sunrise Point. Queen’s garden + Navajo Loop Trail combiné. Coucher de soleil à Sunset Point. Hotel : Bybee Steppingstone Motel
08 Août : Tropic è Moab. Scenic Byway12. Arrêt à quelques points de vue de Capitol Reef, puis départ pour Moab par la Scenic Byway24. Hotel : Inca Inn
09 Août : Moab. Commencement par Dead Horse Point, puis route vers Arches. Randonnée de Devils garden (incluant Primitive trail ?). Retour à l’hotel pour repos, puis coucher de soleil sur Delicate Arches. Hotel : Inca Inn
10 Août : Moab è Monument Valley. Bref arrêt à Canyonland Island on the sky, pour les points de vue, et la petite ballade de Mesa Arch. Départ pour Monument Valley, avec un passage à Goosseneck SP, et Valley Of the Gods, avant d’emprunter la Valley Drive de Monument valley. Coucher de soleil depuis l’hotel. Hotel : The View
11 Août : Monument Valley è Page. Visite de 11h d’Upper Antelope Canyon. Visite dans l’après midi du Lower antelope canyon ? Horseshoe Bend, puis croisière au sunset sur le lake powell. Hotel : day’s Inn
12 Août : Page è Tusayan. Départ tot pour le Grand Canyon. Ballade le long de la Hermit Rest Route, puis après midi point de vue de Kaibab Trail Route. Coucher de soleil à Hopi Point. Hotel : Holiday Inn Express
13 Août : Tusayan è Sedona. Tour en hélico à 8h30. Route vers Sedona. Ballade de Red Rock Crossing/Crescent Moon ; Schnebly Hill Road + Spurs Trail, puis Courthouse & Bell rock Butte. Coucher de soleil depuis Airport Loop. Hotel : Best Western Inn
14 Août : Sedona è Phoenix è New York. Route jusqu’à Phoenix, puis vol pour New York à 12h14. Arrivée à New York pour 19h51. Hotel : Hilton Garden Inn New York/ West 35th Street
15 Août : New York. Matinée : Se ballader à travers Little Italy, Nolita, Greenwich Village (Washington square park, Bedfort Street, Grove Street), Soho (Broome Street, Greene St. ou Grand St., Haughwout Building.). Après midi : 5th Avenue & Park Avenue (St Patrick Cathedral, Plaza Hotel, Tiffany&Co, NY Library, Grand Central Terminal). Soirée : Empire State Building en soirée & Time Square. Hotel : Hilton Garden Inn New York/ West 35th Street
16 Août : Matinée : Time Square (Hugh School of Performing Arts, Macy’s, Hard Rock Café, Virgin Mégastore, Good Morning America, Marriot-Marquis Hotel, The New York Times. Top of The Rock. Ground Zéro & Trinity Church. Après Midi :Wall Street. Ferry gratuit pour Staten Island. Soirée : Pont de Brooklyn au couché du soleil (manger une pizza chez Grimaldi en dessous). Hotel : Hilton Garden Inn New York/ West 35th Street
17 Aout : Matinée : Museum Of Natural History. Après Midi : Central Park. Croisière autour de Manhattan . Soirée : Départ Aéroport vers 18/18h30. Vol AirFrance pour Paris à 21h30.
Je vous remercie d’avance. Pauline.
Voilà bientôt plus d’un an que mon entourage entend parler d’un voyage aux Etats Unis. Plus d’un an de préparation, de lecture enrichissante du forum, de changements d’itinéraires divers, d’émerveillement devant les magnifiques photos illustrant vos carnets de voyage.
Et voilà, notre tour est maintenant arrivé. Nous partirons pour Los Angeles, le mardi 27 Juillet, sur le vol Air France de 10h40. Notre séjour se déroulera sur 22 jours, incluant la côte Ouest, quelques parcs nationaux, et 3 petits jours à New York.
Mes parents n’ayant pas la possibilité de prendre 4 semaines complètes de vacances, j’ai dû restreinte (à mon grand regret) le circuit et supprimer la visite de quelques parcs qui me tenaient à cœur (Yosemite et Death Valley). Je sais que certains d’entre vous vont tressaillir en découvrant les deux parcs laissés de côté pour privilégier une petite visite de New York, mais pour des raisons personnelles, nous préférons faire un petit saut dans la grosse pomme, pour nous imprégner un peu plus du Rêve américain. Après tout, un voyage est tout d’abord conçu pour satisfaire toutes nos envies. De plus, nous aurons une bonne raison de revenir ;)
Je vous soumets donc notre programme, que j’espère vous critiquerez aisément, pour qu’il soit des plus réussi.
27 Juillet : Paris è Los Angeles. Arrivée 13h10. Prise ne charge de la voiture. Hotel : Hollywood Celebrity Hotel
28 Juillet : Los Angeles. Visite d’Hollywood Bvld, Beverly hills et Rodéo Drive, puis Venice et Santa Monica. Hotel : Hollywood Celebrity Hotel
29 Juillet : Los Angeles. Studios Universals en journée. Photo près du Hollywood sign avant de voir le coucher de soleil depuis le Griffith Observatory. Hotel : Hollywood Celebrity Hotel
30 Juillet : Los Angeles è San Luis Obispo. Le matin visite de l’UCLA, avant un départ pour Santa Barbara. Tour dans la vieille ville et visite de la mission l’après midi, avant de regagner SLO en soirée. Hotel : Peach Tree Inn
31 Juillet : San Luis Obispo è Monterey. Arret à Morro Bay, Julia Pfeiffer Burns State park, Nepenthe Restaurant, Bixby Bridge, Point Lobos, Carmel. Hotel : Mariposa Inn de Monterey
01 Août : Monterey è San Francisco. Matin, visite de l’aquarium, puis départ pour Santa Cruz, pour la visite du musée du surf. Arret à Pigeaon Lighthouse, aux Mavericks Beach, et à HalfMoonBay Brewing Company avant de rejoindre SF. Hotel : Holiday’s Inn Fisherman’s Wharf
02 Août : San Francisco. Rendre la voiture à Union Square.Ballade : Union Square, Lotta’s Fountain, City Hall, Russian Hill Park, Lombard Street, Coit Tower, Transamerica, Chinatown, cable car jusqu'à Fisherman. Hotel : Holiday’s Inn Fisherman’s Wharf
03 Aout : San Francisco. Twin Peaks, Pacific Heights, Alamo Square, Golden Gate Park, puis location de vélo pour traversée du Golden gate Bridge jusqu’à Sasaulito. Retour en Ferry. Hotel : Holiday’s Inn Fisherman’s Wharf
04 Août : San Francisco è Las Vegas. Vol intérieur pour Vegas. Pris ene charge de la 2° voiture. Repos autour de la piscine, puis visite des casinos du Strip. Hotel : Caesar Palace
05 Août : Las Vegas. Grasse matinée, puis Prenium Outlets. En milieu d’aprem petite visite de Red Rock canyon, avant la visite de nuit de fremont Street. Hotel : Caesar Palace
06 Août : Las Vegas è Tropic. Visite de Zion NP : East Mesa Trail, The Narrows et en fin d’après midi Canyon Overlook Trail. Hotel : Bybee Steppingstone Motel
07 Août : Tropic. Visite de Bryce canyon. Lever de soleil sur Sunrise Point. Queen’s garden + Navajo Loop Trail combiné. Coucher de soleil à Sunset Point. Hotel : Bybee Steppingstone Motel
08 Août : Tropic è Moab. Scenic Byway12. Arrêt à quelques points de vue de Capitol Reef, puis départ pour Moab par la Scenic Byway24. Hotel : Inca Inn
09 Août : Moab. Commencement par Dead Horse Point, puis route vers Arches. Randonnée de Devils garden (incluant Primitive trail ?). Retour à l’hotel pour repos, puis coucher de soleil sur Delicate Arches. Hotel : Inca Inn
10 Août : Moab è Monument Valley. Bref arrêt à Canyonland Island on the sky, pour les points de vue, et la petite ballade de Mesa Arch. Départ pour Monument Valley, avec un passage à Goosseneck SP, et Valley Of the Gods, avant d’emprunter la Valley Drive de Monument valley. Coucher de soleil depuis l’hotel. Hotel : The View
11 Août : Monument Valley è Page. Visite de 11h d’Upper Antelope Canyon. Visite dans l’après midi du Lower antelope canyon ? Horseshoe Bend, puis croisière au sunset sur le lake powell. Hotel : day’s Inn
12 Août : Page è Tusayan. Départ tot pour le Grand Canyon. Ballade le long de la Hermit Rest Route, puis après midi point de vue de Kaibab Trail Route. Coucher de soleil à Hopi Point. Hotel : Holiday Inn Express
13 Août : Tusayan è Sedona. Tour en hélico à 8h30. Route vers Sedona. Ballade de Red Rock Crossing/Crescent Moon ; Schnebly Hill Road + Spurs Trail, puis Courthouse & Bell rock Butte. Coucher de soleil depuis Airport Loop. Hotel : Best Western Inn
14 Août : Sedona è Phoenix è New York. Route jusqu’à Phoenix, puis vol pour New York à 12h14. Arrivée à New York pour 19h51. Hotel : Hilton Garden Inn New York/ West 35th Street
15 Août : New York. Matinée : Se ballader à travers Little Italy, Nolita, Greenwich Village (Washington square park, Bedfort Street, Grove Street), Soho (Broome Street, Greene St. ou Grand St., Haughwout Building.). Après midi : 5th Avenue & Park Avenue (St Patrick Cathedral, Plaza Hotel, Tiffany&Co, NY Library, Grand Central Terminal). Soirée : Empire State Building en soirée & Time Square. Hotel : Hilton Garden Inn New York/ West 35th Street
16 Août : Matinée : Time Square (Hugh School of Performing Arts, Macy’s, Hard Rock Café, Virgin Mégastore, Good Morning America, Marriot-Marquis Hotel, The New York Times. Top of The Rock. Ground Zéro & Trinity Church. Après Midi :Wall Street. Ferry gratuit pour Staten Island. Soirée : Pont de Brooklyn au couché du soleil (manger une pizza chez Grimaldi en dessous). Hotel : Hilton Garden Inn New York/ West 35th Street
17 Aout : Matinée : Museum Of Natural History. Après Midi : Central Park. Croisière autour de Manhattan . Soirée : Départ Aéroport vers 18/18h30. Vol AirFrance pour Paris à 21h30.
Je vous remercie d’avance. Pauline.
Proposition d'emploi à Rio San Juan (République Dominicaine) English translation pending
Vous souhaitez passer l'hiver au soleil, vous avez le goût des contacts, vous aimez l'ambiance de fête, il y a peut etre une possibilité d'un petit job à Rio San Juan.
Marco, le patron du Café de Paris, lieu mythique en face de la Laguna Grigri, souhaite prendre un peu de recul cet hiver [ en fait il va être papa, et voudrait profiter un peu plus de sa petite famille mais chut] il cherche donc quelqu'un pour le seconder, qui pourrait en soirée accueillir les clients de ce bar restaurant, superviser l'equipe dominicaine déjà en place, l'idéal serait de parler anglais et espagnol en plus du francais.
Pour en avoir déjà souvent parlé sur ce forum vous savez que les salaires sont tout petits ici, mais passer quelques mois à surfer sur playa grande, ou bronzer à la Caleton, pour ensuite partager les soirées avec des clients en vacances ou des joyeux locaux fétards, c'est un job ''d'été'' [ oui il fait toujours beau 😉] quand même bien sympa...Pour l'envoie de vos cv ; marcocafedeparisrepdom@hotmail.fr
Rencontre étrange et déja... obsédante à Bengkulu (Sumatra) English translation pending
Tout à l'heure, en plein après-midi, dans une rue de Bengkulu (Sud de Sumatra) - en pleine ville donc - j'aperçois une drôle de créature.
De prime abord je me dis qu'il s'agit d'un singe.
Oui mais en le regardant attentivement je constate que si il a la taille d'un petit singe il n'en a pas les caractéristiques : pas de poils et surtout pas de queue. De plus la tête n'est pas celle d'un singe mais plutôt celle d'un être humain, d'un vieillard. Sa peau est lisse, noire, très noire et imberbe.
Les membres, bras et jambes, sont bien plus longs que le corps (environ 25-30 cm) ne ne laisserait supposer. Les mains et les pieds ressemblent davantage, au niveau de la position des doigts, à celles d'un humain.
L'être se déplace cependant à l'aide de ses 4 membres.
Il mange de l'herbe.
Il n'a pas l'air incommodé par ma présence à quelques pas de lui ni même que je le prenne en photo. A aucun moment il ne portera le regard sur moi.
Personne aux alentours ne semble trouver la scène étrange, cet être semble faire partie du décor quotidien du quartier.
Tellement abasourdi je ne pose pas de questions à ce moment-là mais une fois de retour à mon hôtel je montre les photos que j'ai prises et c'est l'étonnement, personne ne semble connaître cette "créature" ni ne sait de quoi il s'agit; tout le monde est comme moi : étonné.
Je sais qu'il aurait été bien plus simple de mettre l'une ou l'autre photos pour vous faire mieux comprendre mais je ne manie pas (encore) la technique.
Je reste perplexe car je pense qu'en fait il s'agit probablement plus d'un être humain que d'un animal. La nature est "capable' de tellement de bizzareries que entre un "homme-éléphant" et un "homme-singe" tout est plausible.
Je ne sais que penser.
Si quelqu'un a une "explication" ?
Merci
De prime abord je me dis qu'il s'agit d'un singe.
Oui mais en le regardant attentivement je constate que si il a la taille d'un petit singe il n'en a pas les caractéristiques : pas de poils et surtout pas de queue. De plus la tête n'est pas celle d'un singe mais plutôt celle d'un être humain, d'un vieillard. Sa peau est lisse, noire, très noire et imberbe.
Les membres, bras et jambes, sont bien plus longs que le corps (environ 25-30 cm) ne ne laisserait supposer. Les mains et les pieds ressemblent davantage, au niveau de la position des doigts, à celles d'un humain.
L'être se déplace cependant à l'aide de ses 4 membres.
Il mange de l'herbe.
Il n'a pas l'air incommodé par ma présence à quelques pas de lui ni même que je le prenne en photo. A aucun moment il ne portera le regard sur moi.
Personne aux alentours ne semble trouver la scène étrange, cet être semble faire partie du décor quotidien du quartier.
Tellement abasourdi je ne pose pas de questions à ce moment-là mais une fois de retour à mon hôtel je montre les photos que j'ai prises et c'est l'étonnement, personne ne semble connaître cette "créature" ni ne sait de quoi il s'agit; tout le monde est comme moi : étonné.
Je sais qu'il aurait été bien plus simple de mettre l'une ou l'autre photos pour vous faire mieux comprendre mais je ne manie pas (encore) la technique.
Je reste perplexe car je pense qu'en fait il s'agit probablement plus d'un être humain que d'un animal. La nature est "capable' de tellement de bizzareries que entre un "homme-éléphant" et un "homme-singe" tout est plausible.
Je ne sais que penser.
Si quelqu'un a une "explication" ?
Merci
Hôtel très confortable à Phnom Penh et Siem Reap? English translation pending
Bonjour,
Je cherche des suggestions d'hôtel très confortable à Phnom Penh et Siem Reap. Pour donner un exemple concernant Siem Reap, entreLa Maison d'Angkor (environ 100$)La Résidence d'Angkor (à partir de 200$).il y a un rapport 2. Et qu'apportent-ils vraiment de plus par rapport, par exemple, au Tigre de papier (recommandé dans deux discussions, environ 25-30$)? Bien sûr les VFistes ne séjournent pas dans plusieurs hôtels successivement, mais dans la catégorie "on ne se refuse rien, mais ce n'est pas une raison pour dépenser sans compter", quels sont vos coups de coeur ?
Merci d'avance !
Je cherche des suggestions d'hôtel très confortable à Phnom Penh et Siem Reap. Pour donner un exemple concernant Siem Reap, entreLa Maison d'Angkor (environ 100$)La Résidence d'Angkor (à partir de 200$).il y a un rapport 2. Et qu'apportent-ils vraiment de plus par rapport, par exemple, au Tigre de papier (recommandé dans deux discussions, environ 25-30$)? Bien sûr les VFistes ne séjournent pas dans plusieurs hôtels successivement, mais dans la catégorie "on ne se refuse rien, mais ce n'est pas une raison pour dépenser sans compter", quels sont vos coups de coeur ?
Merci d'avance !
Improvisation Nomade (10) Iran et fin English translation pending
Le grand Iwan
Frontière iranienne.
Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.
Route de Kermân
L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…
Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?
Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.
Dans la rue
La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…
Le bazar de Kermân
Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…
Voyage organisé Flicasseries.
Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi
Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…
Chiraz
La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.
Persépolis.
Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.
Mélancolie Pasdaranes
Route d’Ispahan.
Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.
Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…
Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.
Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !
Téhéran.
À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.
Route de Kermân
L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…
Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?
Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.
Dans la rue
La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…
Le bazar de Kermân
Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…
Voyage organisé Flicasseries.
Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi
Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…
Chiraz
La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.
Persépolis.
Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.
Mélancolie Pasdaranes
Route d’Ispahan.
Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.
Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…
Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.
Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !
Téhéran.
À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Cap Nord et coût de la vie? (Norvège) English translation pending
Bonjour, nous prévoyons de partir cet été pour Cap Nord,
suite à des echos et la lecture de guides, nous sommes un peu effrayés par le coût de la vie en Norvège et tout ce qui s'y rapporte ( carburant, nourriture, péages...), nous nous sommes dits qu'il vaudrait peut-être mieux monter par la Finlande où le coût serait moins cher, car à ce jour il nous semble que cela va être exhorbitant !
qu'en pensez-vous ?
Entre tapas et bandes dessinées: quelques jours à Barcelone (juin 2009) English translation pending
Après avoir découvert Barcelone et la Catalogne en juillet dernier, j'y suis retournée cette année pour une grand week-end de 4 jours. Ce séjour, sous le signe de la détente et du farniente, fut vraiment agréable, j'aime de plus en plus cette ville !
Quelques visites, quelques balades, quelques bonnes adresses…. Voici mon carnet de voyage !
Eglise Santa Maria del Mar, dans le Born Cette église est vraiment très belle, pure, il s'y dégage une atmosphère très agréable… Jeux d'ombres et de lumière en début d'après midi…
Parc Güell J'aime beaucoup ce parc que j'avais découvert l'année dernière. L'année dernière j'étais arrivée dans le parc par l'entrée proche du métro Vallcarca, en prenant les escalators. Nous avions fait une grande balade dans le parc, en montant au "Trois Croix" pour avoir une belle vue sur Barcelone, et en prenant plein de petits chemins, avant d'arriver au point super connu, la terrasse avec les mosaïques de Gaudi. Nous étions ensuite repartis en direction des sculptures "végétales", ponts, colonnes, qui se fondent complètement dans la nature… Ce que je préfère dans ce parc ! Cette fois-ci nous sommes descendus au métro Lesseps pour entrer dans le parc par "l'entrée des touristes". Assez impressionnant puisque l'on découvre, à peine entrés dans le parc, le dragon de mosaïque, le temple aux 100 colonnes, la magnifique terrasse ! Ce qui ne nous a pas empêché de nous balader ensuite dans le reste du parc, toujours aussi agréable !
Rambla, Bari Gotic, Parc de la Ciutadela, Barceloneta, le port, la mer… Nous nous sommes beaucoup promenés, arpentant les ruelles de Barcelone, jusqu'à la plage, et en revenant par le port… Vraiment ce fut très agréable !
27° Salón del Comic Pour les amateurs de BD, mangas et autres comics que nous sommes, notre weekend à Barcelone ne pouvait pas mieux tomber ! Plaça Espanya se tenait, pour 3 jours seulement, le salon de la bande dessinée ! De nombreux stands, quelques animations, un peu de cosplay, quelques expos… La découverte du nouveau super héro, après "Julk", "Equis-Man" et "Espiderman" : Pantomak, le super héro Catalan ! Bref, un très bon moment passé dans ce salon qui a lieu tous les ans http://comic-27.ficomic.com/
Un petit tour en Catalogne : une journée à Girona A une heure de train de Barcelone depuis la gare de Passeig de Gracia (ou de Sants), la ville de Girona est vraiment très agréable ! Petite ville de province, ville médiévale, rues commerçantes avec de nombreuses boutiques pour tous les gouts…Nous y avons passé une excellente journée ! La cathédrale est absolument à voir, elle est très belle, le cloitre est vraiment agréable et reposant. Nous avons ensuite marché sur les remparts qui longent la vielle ville, magnifique vue, très belle balade. Et pour finir, après avoir visité les bains arabes, nous avons arpenté les diverses petites rues de la vielle ville, en passant par les différents ponts, dont celui construit par Gustave Eiffel, et qui est assez particulier, quel contraste avec l'aspect médiéval de la ville !
Quelques adresses maintenant !
Pour le gouter
Forn Del Pi J'ai déjà parlé du Forn del Pi dans mon précédent carnet de voyage sur Barcelone, j'y prenais mon petit déjeuner. J'y suis retourné cette fois ci pour un délicieux "chocolate"
Biocenter carrer pintor fortuny, 25 On peut aussi y manger, nous n'avons fait que prendre un bon jus d'oranges pressées et une part de gâteau. Le gâteau aux pommes, comme celui au chocolat, est vraiment délicieux. Et le cadre est très agréable.
Planelles Donat Carrer de Cucurulla, 9 http://www.planellesdonat.com/ Pour acheter du délicieux turron, c'est l'adresse à connaitre ! Le turron duro, comme le turron blando (jijona granulado, mon préféré) sont tous les deux délicieux ! Et il y a plein d'autres douceurs à découvrir dans cette boutique !
Pour manger, boire, grignoter...
La pulperia 16 carrer de la mercè Je crois bien que c'est le restaurant que j'ai préféré ! Il y a une salle au fond, mais nous avons préféré nous assoir au comptoir, devant les multiples tapas, trop dur de choisir ! Croquetas, chocos (très tendres), pop a la gallega (poulpes cuits avec de l'huile d'olive et des épices), queso manchego, pimientos, bombes (sortes de boulettes de hachis parmentier)… Tout était délicieux ! Et accompagné d'un clara (bière blonde avec de la limonade, servie à la pression, très frais) pour faire descendre tous ces tapas, ce fut un bon repas ! Attention le soir il y a beaucoup de monde. Par contre en journée c'est plus calme, c'est ouvert tout le temps.
Casa del Agüelo carrer d'avinyo Le serveur, un petit papy, est vraiment très sympathique ! Nous y avons mangé les meilleures patatas bravas de notre séjour, but une très bonne sangria, et le jamon iberico y est délicieux, ainsi que le manchego (par contre le pain était un peu sec)
Cheese me Plaça Jacint Reventos (carrer Argenteria, 51) http://www.cheeseme.org/ Sur la petite place juste à côté de l'église Santa Maria del Mar, ce restaurant propose une cuisine inventive à base de fromage, et de copieux plateaux de fromages, avis aux amateurs ! Ravioles de poires à la ricotta et aux champignons, cannellonis aux fromages servis avec compote de pommes et pignons de pain, chèvre chaud avec purée de betterave… Tout ce que nous avons gouter était très bon. En plus la place est calme, quelques musiciens viennent y jouer un peu de guitare, nous n'avions pas envie de bouger à la fin du repas !
Sur la même place, il y a également un restaurant avec un buffet de tapas, on se sert au comptoir, on garde ses piques, et l'addition est faite à la fin avec le nombre de piques. Les tapas sont des sortes de petits toasts ou sandwichs, très bon parait-il, il va falloir que j'y retourne ! Et juste un peu plus loin, en direction de l'église, le Bubo propose des tapas plus élaborées que ce que l'on trouve habituellement… Pour celui-ci aussi il va falloir que je revienne !
Juicy Jones Carrer Cardenal Casañas (metro Liceu) Juste à côté de la Rambla, ce restaurant végétarien à la déco très colorée et super originale, est vraiment délicieux ! Que se soit pour ses nombreux jus de fruits (et légumes) ou pour ses grandes salades, nous nous sommes régalés !
A Girona
La Tisana Petit restaurant non loin de la cathédrale, avec 4 tables an terrasse (et une grande salle à l'intérieur). Nous y avons mangé une cuisine délicieuse et inventive ! En entrée, salade de chèvre chaud au fraises (et avec la meilleure vinaigrette que j'ai jamais mangé, le jus des fraises se mélangeant dedans) ou salade d'épinard aux pates de fruits, un vrai délice, et en plat un poulet sauce au miel, très tendre, vraiment délicieux ! En dessert, nous avons pris des fraises ("maduixes" en catalan… oui, le menu est en catalan, mais le serveur parle bien sur espagnol, et même anglais)
Voila, il ne me reste plus qu'à souhaiter un bon appétit à tous ceux qui partent prochainement à Barcelone !
Pour les conseils pratiques (concernant les transports principalement), ceux que j'avais mis dans mon précédent carnet de voyage sont toujours d'actualité. Je rajoute juste que si les fenetres de votre chambre donnent sur la Rambla, prévoyez des boule quies !
Ah et une info untile pour les propriétaires de chats et chiens (ou autre animaux tout à fait charmants) à Paris et Région Parisienne : Animado propose des visites à domicile pendant votre absence, des familles d'accueil peuvent également prendre soin de vos animaux. Mon chat a passé lui aussi un très bon weekend !
Et n'hésitez pas si vous avez des questions… En attendant, vivement mon prochain séjour catalan !
Quelques visites, quelques balades, quelques bonnes adresses…. Voici mon carnet de voyage !
Eglise Santa Maria del Mar, dans le Born Cette église est vraiment très belle, pure, il s'y dégage une atmosphère très agréable… Jeux d'ombres et de lumière en début d'après midi…
Parc Güell J'aime beaucoup ce parc que j'avais découvert l'année dernière. L'année dernière j'étais arrivée dans le parc par l'entrée proche du métro Vallcarca, en prenant les escalators. Nous avions fait une grande balade dans le parc, en montant au "Trois Croix" pour avoir une belle vue sur Barcelone, et en prenant plein de petits chemins, avant d'arriver au point super connu, la terrasse avec les mosaïques de Gaudi. Nous étions ensuite repartis en direction des sculptures "végétales", ponts, colonnes, qui se fondent complètement dans la nature… Ce que je préfère dans ce parc ! Cette fois-ci nous sommes descendus au métro Lesseps pour entrer dans le parc par "l'entrée des touristes". Assez impressionnant puisque l'on découvre, à peine entrés dans le parc, le dragon de mosaïque, le temple aux 100 colonnes, la magnifique terrasse ! Ce qui ne nous a pas empêché de nous balader ensuite dans le reste du parc, toujours aussi agréable !
Rambla, Bari Gotic, Parc de la Ciutadela, Barceloneta, le port, la mer… Nous nous sommes beaucoup promenés, arpentant les ruelles de Barcelone, jusqu'à la plage, et en revenant par le port… Vraiment ce fut très agréable !
27° Salón del Comic Pour les amateurs de BD, mangas et autres comics que nous sommes, notre weekend à Barcelone ne pouvait pas mieux tomber ! Plaça Espanya se tenait, pour 3 jours seulement, le salon de la bande dessinée ! De nombreux stands, quelques animations, un peu de cosplay, quelques expos… La découverte du nouveau super héro, après "Julk", "Equis-Man" et "Espiderman" : Pantomak, le super héro Catalan ! Bref, un très bon moment passé dans ce salon qui a lieu tous les ans http://comic-27.ficomic.com/
Un petit tour en Catalogne : une journée à Girona A une heure de train de Barcelone depuis la gare de Passeig de Gracia (ou de Sants), la ville de Girona est vraiment très agréable ! Petite ville de province, ville médiévale, rues commerçantes avec de nombreuses boutiques pour tous les gouts…Nous y avons passé une excellente journée ! La cathédrale est absolument à voir, elle est très belle, le cloitre est vraiment agréable et reposant. Nous avons ensuite marché sur les remparts qui longent la vielle ville, magnifique vue, très belle balade. Et pour finir, après avoir visité les bains arabes, nous avons arpenté les diverses petites rues de la vielle ville, en passant par les différents ponts, dont celui construit par Gustave Eiffel, et qui est assez particulier, quel contraste avec l'aspect médiéval de la ville !
Quelques adresses maintenant !
Pour le gouter
Forn Del Pi J'ai déjà parlé du Forn del Pi dans mon précédent carnet de voyage sur Barcelone, j'y prenais mon petit déjeuner. J'y suis retourné cette fois ci pour un délicieux "chocolate"
Biocenter carrer pintor fortuny, 25 On peut aussi y manger, nous n'avons fait que prendre un bon jus d'oranges pressées et une part de gâteau. Le gâteau aux pommes, comme celui au chocolat, est vraiment délicieux. Et le cadre est très agréable.
Planelles Donat Carrer de Cucurulla, 9 http://www.planellesdonat.com/ Pour acheter du délicieux turron, c'est l'adresse à connaitre ! Le turron duro, comme le turron blando (jijona granulado, mon préféré) sont tous les deux délicieux ! Et il y a plein d'autres douceurs à découvrir dans cette boutique !
Pour manger, boire, grignoter...
La pulperia 16 carrer de la mercè Je crois bien que c'est le restaurant que j'ai préféré ! Il y a une salle au fond, mais nous avons préféré nous assoir au comptoir, devant les multiples tapas, trop dur de choisir ! Croquetas, chocos (très tendres), pop a la gallega (poulpes cuits avec de l'huile d'olive et des épices), queso manchego, pimientos, bombes (sortes de boulettes de hachis parmentier)… Tout était délicieux ! Et accompagné d'un clara (bière blonde avec de la limonade, servie à la pression, très frais) pour faire descendre tous ces tapas, ce fut un bon repas ! Attention le soir il y a beaucoup de monde. Par contre en journée c'est plus calme, c'est ouvert tout le temps.
Casa del Agüelo carrer d'avinyo Le serveur, un petit papy, est vraiment très sympathique ! Nous y avons mangé les meilleures patatas bravas de notre séjour, but une très bonne sangria, et le jamon iberico y est délicieux, ainsi que le manchego (par contre le pain était un peu sec)
Cheese me Plaça Jacint Reventos (carrer Argenteria, 51) http://www.cheeseme.org/ Sur la petite place juste à côté de l'église Santa Maria del Mar, ce restaurant propose une cuisine inventive à base de fromage, et de copieux plateaux de fromages, avis aux amateurs ! Ravioles de poires à la ricotta et aux champignons, cannellonis aux fromages servis avec compote de pommes et pignons de pain, chèvre chaud avec purée de betterave… Tout ce que nous avons gouter était très bon. En plus la place est calme, quelques musiciens viennent y jouer un peu de guitare, nous n'avions pas envie de bouger à la fin du repas !
Sur la même place, il y a également un restaurant avec un buffet de tapas, on se sert au comptoir, on garde ses piques, et l'addition est faite à la fin avec le nombre de piques. Les tapas sont des sortes de petits toasts ou sandwichs, très bon parait-il, il va falloir que j'y retourne ! Et juste un peu plus loin, en direction de l'église, le Bubo propose des tapas plus élaborées que ce que l'on trouve habituellement… Pour celui-ci aussi il va falloir que je revienne !
Juicy Jones Carrer Cardenal Casañas (metro Liceu) Juste à côté de la Rambla, ce restaurant végétarien à la déco très colorée et super originale, est vraiment délicieux ! Que se soit pour ses nombreux jus de fruits (et légumes) ou pour ses grandes salades, nous nous sommes régalés !
A Girona
La Tisana Petit restaurant non loin de la cathédrale, avec 4 tables an terrasse (et une grande salle à l'intérieur). Nous y avons mangé une cuisine délicieuse et inventive ! En entrée, salade de chèvre chaud au fraises (et avec la meilleure vinaigrette que j'ai jamais mangé, le jus des fraises se mélangeant dedans) ou salade d'épinard aux pates de fruits, un vrai délice, et en plat un poulet sauce au miel, très tendre, vraiment délicieux ! En dessert, nous avons pris des fraises ("maduixes" en catalan… oui, le menu est en catalan, mais le serveur parle bien sur espagnol, et même anglais)
Voila, il ne me reste plus qu'à souhaiter un bon appétit à tous ceux qui partent prochainement à Barcelone !
Pour les conseils pratiques (concernant les transports principalement), ceux que j'avais mis dans mon précédent carnet de voyage sont toujours d'actualité. Je rajoute juste que si les fenetres de votre chambre donnent sur la Rambla, prévoyez des boule quies !
Ah et une info untile pour les propriétaires de chats et chiens (ou autre animaux tout à fait charmants) à Paris et Région Parisienne : Animado propose des visites à domicile pendant votre absence, des familles d'accueil peuvent également prendre soin de vos animaux. Mon chat a passé lui aussi un très bon weekend !
Et n'hésitez pas si vous avez des questions… En attendant, vivement mon prochain séjour catalan !
Hôtels et guest houses en Inde du Sud? English translation pending
Bonjour
Nous partons en août pour l' Inde du sud, je suis intéressé par votre expérience des hôtels et guest houses depuis Mamal jusqu' à Bangalore en passant par Pondi, Thanjore, Trichy, Madurai, Cochin, Ooty, Mysore, Hassan. Dans la catégorie éco. à moyenne Merci Olivier
Nous partons en août pour l' Inde du sud, je suis intéressé par votre expérience des hôtels et guest houses depuis Mamal jusqu' à Bangalore en passant par Pondi, Thanjore, Trichy, Madurai, Cochin, Ooty, Mysore, Hassan. Dans la catégorie éco. à moyenne Merci Olivier
Logement sur Cuzco et budget "repas" English translation pending
Bonjour à tous! :)
Je vous écris car je pars pendant 12 jours (au mois de juillet) à Cuzco avec ma copine péruvienne. Nous sommes tous les deux étudiants donc, ce n'est pas non plus la grande richesse 😊! En fait, on aimerait savoir, à quel prix il serait possible de trouver un logement sur Cuzco. J'ai entendu dire que l'on pouvait trouver des logements à 5€ la nuit en allant un peu à l'extérieur de la Plaza de Armas... qu'en pensez-vous? Y en a t-il parmi vous qui ont déjà testé? (comment était-ce au niveau propreté notamment?)
Et au niveau budget alimentation, j'ai trouvé sur le forum des chiffres entre 4 et 8 soles le repas, donc j'imagine que ça reste d'actualité ;) est-ce facile de trouver des "restaurants" à ce prix? ou est-ce un combat? jajaj
Je vous remercie beaucoup pour toutes vos réponses! A très bientôt, Sibhor
Je vous écris car je pars pendant 12 jours (au mois de juillet) à Cuzco avec ma copine péruvienne. Nous sommes tous les deux étudiants donc, ce n'est pas non plus la grande richesse 😊! En fait, on aimerait savoir, à quel prix il serait possible de trouver un logement sur Cuzco. J'ai entendu dire que l'on pouvait trouver des logements à 5€ la nuit en allant un peu à l'extérieur de la Plaza de Armas... qu'en pensez-vous? Y en a t-il parmi vous qui ont déjà testé? (comment était-ce au niveau propreté notamment?)
Et au niveau budget alimentation, j'ai trouvé sur le forum des chiffres entre 4 et 8 soles le repas, donc j'imagine que ça reste d'actualité ;) est-ce facile de trouver des "restaurants" à ce prix? ou est-ce un combat? jajaj
Je vous remercie beaucoup pour toutes vos réponses! A très bientôt, Sibhor
Vos ultimes conseils pour vingt et un jours aux Philippines? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous partons lundi prochain pour 21 jours aux Philippines. On aimerais connaître vos avis et derniers conseils !
Nous voyageons en sac à dos et en aprtant de Manille nous nous rendrons sur les îles de alawan, Bohol et Cebu.
1. Qualques question. Prendre mon iPhone ou pas? (Vous allez me dire mais pourquoi ? Pour des raisons strictement familiales ...) Peut-on trouver facilement des connections Wifi pour aller sur internet ou seulement dans les grandes villes?
2. Emmener beaucoup de cash en dollars ou en euros ? Combien pour 2 personnes pour 3 semaines ? En tenant comte que le transport en les îles (avions) est déjà réservé et payé à l'avance.
3. Que pensez vous de la sécurité sur l'ile de Bohol ? Lisez ceci ! : http://www.diplomatie.be/fr/travel/countrydetail.asp?COUNTRYID=57
4. Emmener ses palmes, masaue et tuba ? Utile ?
5. Réserver un logement indispensable avant ? Quels endroits?
Je vous remercie de tout coeur tous ceux qui pourront nous donner les ultimes conseils et bon voayge à tous !
1. Qualques question. Prendre mon iPhone ou pas? (Vous allez me dire mais pourquoi ? Pour des raisons strictement familiales ...) Peut-on trouver facilement des connections Wifi pour aller sur internet ou seulement dans les grandes villes?
2. Emmener beaucoup de cash en dollars ou en euros ? Combien pour 2 personnes pour 3 semaines ? En tenant comte que le transport en les îles (avions) est déjà réservé et payé à l'avance.
3. Que pensez vous de la sécurité sur l'ile de Bohol ? Lisez ceci ! : http://www.diplomatie.be/fr/travel/countrydetail.asp?COUNTRYID=57
4. Emmener ses palmes, masaue et tuba ? Utile ?
5. Réserver un logement indispensable avant ? Quels endroits?
Je vous remercie de tout coeur tous ceux qui pourront nous donner les ultimes conseils et bon voayge à tous !
Où trouver des épices et produits péruviens à Lyon? English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche à Lyon un endroit ou nous pourrions trouver des épices et autres produits du pérou. En effet, ma femme est péruvienne et deuis son arrrivée dimanche dernier dans notre pays, nous ne trouvons pas notre compte. Alors si vous aviez une idée à donner. Avec plaisir. Bon, je dois y aller pour manger mon LOMO SALTADO!!! Merci encore
Je cherche à Lyon un endroit ou nous pourrions trouver des épices et autres produits du pérou. En effet, ma femme est péruvienne et deuis son arrrivée dimanche dernier dans notre pays, nous ne trouvons pas notre compte. Alors si vous aviez une idée à donner. Avec plaisir. Bon, je dois y aller pour manger mon LOMO SALTADO!!! Merci encore
Camping sauvage et nourriture en Polynésie-Française? English translation pending
Bonjour
nous partons une amie et moi cet été en juillet en sac a dos pres a dormir dehors tous les jours et mangés se qu il y aura.
petites questions: peut on faire du camping sauvage a tahiti, moorea et les atoles plus isolés? ( est ce legal? si non peut on frauder...) peut on faire de l auto stop sur tahiti? quels poissons peut on pecher pour manger? quel materiel doit ton ramener du chili? est ce judicieux de ramener des boites de conserves a manger et de la nourriture en sachet depuis le chili jusqu a tahiti?
merci aux vieux routard de nous éclairer.
jai bien lu tout le forum sur tahiti j avoue que vous etes la meilleure des agences de voyages🙂
petites questions: peut on faire du camping sauvage a tahiti, moorea et les atoles plus isolés? ( est ce legal? si non peut on frauder...) peut on faire de l auto stop sur tahiti? quels poissons peut on pecher pour manger? quel materiel doit ton ramener du chili? est ce judicieux de ramener des boites de conserves a manger et de la nourriture en sachet depuis le chili jusqu a tahiti?
merci aux vieux routard de nous éclairer.
jai bien lu tout le forum sur tahiti j avoue que vous etes la meilleure des agences de voyages🙂
Trajet en bus de New York à Montréal English translation pending
je projette de partir avec mon mari et mes enfants ( 19et 15 ans) a new york et de rejoindre montreal en bus . je cherche des adresses d auberges de jeunesse à new york ( budget reduit) pour 5 nuits, . tarif bus ? ou? comment?
nous ne parlons pas un mot d anglais !!!! est il facile de se repérer ds le metro à NY
merci beaucoup de votre aide!!!
Itinéraire de seize jours en Afrique du Sud English translation pending
Bonjour à tous,
Je visite le forum depuis un certain temps et je vois que les réponses données par les membres sont souvent très utiles. Je me lance donc pour une première question. Moi et mon conjoint prévoyons aller en Afrique du Sud fin juin - début juillet prochain pour environ 16 jours. (Malheureusement, nous ne pouvons avoir plus de vacances et partir plus longtemps...)
Après plusieurs recherches, j'ai développé un itinéraire qui me semble couvrir une bonne partie de l'Afrique du Sud, sans toutefois couvrir trop de distance. J'aimerais donc beaucoup avoir votre avis sur cet itinéraire.
Jour 1 : Arrivée à Johannesburg Jour 2: Blyde River Canyon Jour 3 et 4 : Kruger (Olifants) Jour 5: Kruger (Satara) Jour 6 : Kruger (Skukuza) Jour 7: Kruger (Pretoriskop) Jour 8 : Vol Nelspruit à Cape Town Jour 9 : Winelands - Franschhoek Jour 10: Route 62 vers Oudtshoorn Jour 11: Oudtshoorn Jour 12: Garden route vers Hermanus (ce sera la saison des baleines!) Jour 13: Hermanus Jour 14-15-16: Retour à Cape Town (Table Mountain, Cape of good hope) Jour 17: Retour!
Nous prévoyons louer une voiture pour l'essentiel du voyage. A ce sujet y a-t-il des préoccupations particulières de sécurité à tenir compte?
Merci infiniment de votre aide!
Je visite le forum depuis un certain temps et je vois que les réponses données par les membres sont souvent très utiles. Je me lance donc pour une première question. Moi et mon conjoint prévoyons aller en Afrique du Sud fin juin - début juillet prochain pour environ 16 jours. (Malheureusement, nous ne pouvons avoir plus de vacances et partir plus longtemps...)
Après plusieurs recherches, j'ai développé un itinéraire qui me semble couvrir une bonne partie de l'Afrique du Sud, sans toutefois couvrir trop de distance. J'aimerais donc beaucoup avoir votre avis sur cet itinéraire.
Jour 1 : Arrivée à Johannesburg Jour 2: Blyde River Canyon Jour 3 et 4 : Kruger (Olifants) Jour 5: Kruger (Satara) Jour 6 : Kruger (Skukuza) Jour 7: Kruger (Pretoriskop) Jour 8 : Vol Nelspruit à Cape Town Jour 9 : Winelands - Franschhoek Jour 10: Route 62 vers Oudtshoorn Jour 11: Oudtshoorn Jour 12: Garden route vers Hermanus (ce sera la saison des baleines!) Jour 13: Hermanus Jour 14-15-16: Retour à Cape Town (Table Mountain, Cape of good hope) Jour 17: Retour!
Nous prévoyons louer une voiture pour l'essentiel du voyage. A ce sujet y a-t-il des préoccupations particulières de sécurité à tenir compte?
Merci infiniment de votre aide!
Où aller à Maurice: côte ouest ou est et quel hôtel? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir à l'ile Maurice début Décembre (séjour entre le 7 et le 19 decembre), avec femme et bébe (17 mois). Ce sera notre 2 eme sejour à Maurice, le 1er c'etait notre voyage de noces il y a 2 ans à l'hotel Paradis au pied du morne Brabant. Nous gardons un excellent souvenir de notre premier séjour, mais aimerions cependant changer de région. On m'a vanté les plages situées au Nord (Ouest ou Est). Nous cherchons un hotel (mini 4*), avec un baby club pour le petit ou une nounou ainsi qu'un club de plongée associé ou tout proche pour les parents.
Merci de vos conseils
Je souhaite partir à l'ile Maurice début Décembre (séjour entre le 7 et le 19 decembre), avec femme et bébe (17 mois). Ce sera notre 2 eme sejour à Maurice, le 1er c'etait notre voyage de noces il y a 2 ans à l'hotel Paradis au pied du morne Brabant. Nous gardons un excellent souvenir de notre premier séjour, mais aimerions cependant changer de région. On m'a vanté les plages situées au Nord (Ouest ou Est). Nous cherchons un hotel (mini 4*), avec un baby club pour le petit ou une nounou ainsi qu'un club de plongée associé ou tout proche pour les parents.
Merci de vos conseils
Calcul de salaire et des impôts en Suisse English translation pending
Bonjour,
je viens de passer un entretien pour un poste de développeur .net sur Genève j'ai un niveau bac+3
On me propose 5500CH/ mois 42.5h/semaine de travail Donc pour ma part j'aimerais avoir quelque réponse concernant : le salaire combien ça me ferait en net/ euro ? l'impot est déduit directement sur le salaire? Faut-il aussi payer les impôts en France ? l'assurance maladie Suisse est-elle obligatoire ? habiter sur Genève ou au frontières ?
merci d'avance
je viens de passer un entretien pour un poste de développeur .net sur Genève j'ai un niveau bac+3
On me propose 5500CH/ mois 42.5h/semaine de travail Donc pour ma part j'aimerais avoir quelque réponse concernant : le salaire combien ça me ferait en net/ euro ? l'impot est déduit directement sur le salaire? Faut-il aussi payer les impôts en France ? l'assurance maladie Suisse est-elle obligatoire ? habiter sur Genève ou au frontières ?
merci d'avance
Karon Beach et Kata Beach pour profiter de la mer? (Thaïlande) English translation pending
Bonjour amis (es) voyageurs (euses),
Nous sommes un couple plus tout jeune mais nous aimons profiter de la vie. Nous désirons effectuer notre premier voyage en Thaïlande. Apres un petit circuit pour découvrir le Sud, nous désirons profiter de la mer dans un endroit plutôt calme. Nous entendons parler de Karon Beach ou Kata Beach.
Quelqu’un ayant passé ses vacances dans l’une ou l’autre de ces destinations aurait-il la gentillesse de nous faire profiter de ses expériences.
Il me semble que si l’on souhaite un peu de confort, les prix sont vite exorbitants. Si la aussi vous avez des conseils, nous sommes preneurs.
Par avance, un grand merci Michel
Nous sommes un couple plus tout jeune mais nous aimons profiter de la vie. Nous désirons effectuer notre premier voyage en Thaïlande. Apres un petit circuit pour découvrir le Sud, nous désirons profiter de la mer dans un endroit plutôt calme. Nous entendons parler de Karon Beach ou Kata Beach.
Quelqu’un ayant passé ses vacances dans l’une ou l’autre de ces destinations aurait-il la gentillesse de nous faire profiter de ses expériences.
Il me semble que si l’on souhaite un peu de confort, les prix sont vite exorbitants. Si la aussi vous avez des conseils, nous sommes preneurs.
Par avance, un grand merci Michel
Itinéraire entre Phoenix et San Francisco English translation pending
Bonjour à tous,
On s'est enfin mis d'accord (moi et mon compagnon) sur l'essentiel concernant un parcours de 3 semaines (en Mai 2008) entre Phoenix et San Francisco. Nous sommes 2 pour ce voyage; nous ne sommes jamais allés aux USA et on est à l'aise en anglais. Nous aimons les endroits sauvages et la rencontre avec les locaux. Nous avons axé notre parcours sur le dépaysement et ne souhaitons pas avaler trop de bitume.
Merci de nous donner vos avis et critiques car nous avons encore de nombreuses interrogations.
On a essayé de faire des étapes courtes afin d'effectuer des activités supplémentaires (randos, cheval, etc...) si l'endroit / atmosphère nous plaît. Nota : j'ai renvoyé à des questions (notées Qx) à la suite de l'itinéraire.
Itinéraire Principal :
J1 : Arrivée Phoenix, prise de la voiture et hôtel à Scottsdale J2 : AM : Phoenix - Flagstaff (144 miles) + recherche hotel ou AJ; PM : Wupatki National Monument (nuit à Flagstaff) J3: AM : Flagstaff - Grand-Canyon ( Q1 ) (82 miles); PM : route vers Tuba City (78 miles) (nuit à Tuba City) J4 : AM : Route US 264 vers Second Mesa ( Q2 ) (60 miles); PM : route vers Chinle (90 miles) et visite Canyon Chelly (Q3). (route et nuit a Kayenta) (64 miles) J5 : AM : Canyon de Betakin (20 miles) (Q3) + rando ruines de Betakin; PM : Navajo National Monument, route de Betakin à Mexican Hat (63 miles) visite de Goosenecks (9 miles de Mexican Hat) + nuit a Mexican Hat J6 : AM : Mexican Hat - Monument Valley(20 miles) + visite MV; PM : MV- valley of the gods ( Q4 ) (30 miles) + piste ValleyofGods (16 miles), et nuit à Bluff (17 miles) J7 : AM : Bluff - Mesa Verde (102 miles) + Visite MesaVerde; PM : MesaVerde - Durango (35 miles) + nuit à Durango J8 : AM : Durango - Moab (156 miles); PM : Visite de Arches + nuit à Moab J9 : AM - PM : Canyonlands Island in the sky (32 miles) + nuit à Moab J10 : AM - PM : Canyonlands The Needles (40 miles) + nuit à Moab J11 : AM : Moab - Hanksville - CapitolReef (130 miles) PM : Burr Trail Road (38 miles) nuit à Boulder ( Q5 ) J12 : AM : Boulder - Bryce Canyon (70 miles) PM : Bryce - Zion (94 miles) nuit à Springdale J13 : AM : Zion - Las Vegas (146 miles) nuit à LV J14 : AM : MV - Death Valley (150 miles) nuit à Beatty J15 : AM : Death Valley - Body (242 miles) nuit à Bridge Port J16 : AM : Bridge Port - Yosemite - Big Sur (310 miles); PM : Big Sur - Monterey nuit à Monterey ( Q6 ) J17 : AM : Aquarium Monterey; PM : Monterey - Gilroy (pour les magasins d'usine) (66 miles), Gilroy - Berkeley (88 miles) Nuit à Berkeley ( Q7 ) J18 : AM : Visite Universite Berkeley; PM Berkeley - San Francisco (14 miles) Rendre voiture à 17h00, Visite SF J18 : AM - PM : Visite SF J19 : AM - PM : Visite SF J20 : Retour France
Questions Générales : On a prévu des visites / déplacements l'après - midi. Mais vu les températures, celles - ci risquent d'être difficile en pleine journée. Faut il passer ses journée à l'hotel et seulement faire les visites matin et soir ? Dans ce cas, il nous faut sérieusement réduire les sites visités. Confirmez - vous ?
Doit - on en premier lieu trouver un hôtel et après seulement commencer les visites ( cela génèrerait de nombreux aller-retour et notre trajet n'a pas été optimisé dans ce sens) ou peut on arriver a l'improviste en cette période de l'année (3 dernieres semaines de Mai) ?
On fait complètement l'impasse sur le Lac Powel et Upper Antelope Canyon. Pensez - vous que cela soit incontournable ? On a 1 jour de marge à SF pour rajouter ça éventuellement. Qu'en pensez - vous ?
Inversement, y -a - t - il d'autres lieux de l'itinéraire principal qui ne valent pas le coup ou dont on peut faire l'impasse dans le cas où on prend du retard sur notre planning initial ?
Questions relatives à l'itinéraire ci-dessus Q1 : Seulement une demi - journée au GCanyon : est - ce trop peu ? On n'a pas prévu de Rando ni de survol en helico, ni de balade à cheval, car cela risque d'être un peu bon surchargé en touristes comme endroit non ? Faut - il passer une nuit a GC ?
Q2 : On a lu dans des post que l'accueil était en général des plus enthousiastes sauf pour les indiens et particulièrement les Hopis (Ils ont le sentiment qu'on les arnaque et qu'on vole leur image, d'où un accueil plutôt réservé ). Confirmer - vous ?
Q3 : Kayenta - Canyon de Betakin : peut on emprunter la Tsegi Canyon Road, cela vaut il le coup ou doit-on prendre la 564 ?
Q4 : Comment savoir si la piste Valley of the Gods sera praticable (on aura une berline chevrolet)? Ou se renseigner ? Est - ce exclu de faire la piste sans 4x4. On sera à cette endroit aux alentours du 18 Mai.
Q5 : Où peut on dormir à Boulder ?
Q6 : Comment savoir si la route 120 (qui traverse Yosemite) est praticable en Mai ? (même question pour la route 270 pour aller à Body) D'après les informations, il fait très chaud en Californie (suffisamment chaud pour la fonte des neiges ?)
Q7 : On voudrait visiter une des 2 université ( Berkeley ou Standford ) Que recommandez - vous ? Vaut - il mieux remonter depuis Gilroy vers SF en passant par la côte (Santa Cruz, ...) ou par le centre San Jose, Cupertino, ... ?
Itinéraires de secours : Si on en a assez de la chaleur ou des paysages de canyons on a prévu 2 initinéraires supplémentaires / de remplacement :A la place du Canyon de Chely effectué l'après midi du jour 4 ou bien en prolongement du Jour 7 (Durango) on hésite à faire la route jusqu'a SantaFE. Est - ce déraisonnable vu les distances (240 miles Durango - SantaFe)?Au lieu de descendre sur Las Vegas a la fin du jour J13, et / ou dans le cas où le mois de Mai est déjà trop chaud pour faire la death valley, on pourrait remonter sur Lalt Lake City. On ferait l'impasse sur LV (on n'est pas très fans des jeux d'argent de toutes façon). Qu'en pensez - vous ?
Merci beaucoup beau... b... Gros bisous à tout le monde
Sophie
On s'est enfin mis d'accord (moi et mon compagnon) sur l'essentiel concernant un parcours de 3 semaines (en Mai 2008) entre Phoenix et San Francisco. Nous sommes 2 pour ce voyage; nous ne sommes jamais allés aux USA et on est à l'aise en anglais. Nous aimons les endroits sauvages et la rencontre avec les locaux. Nous avons axé notre parcours sur le dépaysement et ne souhaitons pas avaler trop de bitume.
Merci de nous donner vos avis et critiques car nous avons encore de nombreuses interrogations.
On a essayé de faire des étapes courtes afin d'effectuer des activités supplémentaires (randos, cheval, etc...) si l'endroit / atmosphère nous plaît. Nota : j'ai renvoyé à des questions (notées Qx) à la suite de l'itinéraire.
Itinéraire Principal :
J1 : Arrivée Phoenix, prise de la voiture et hôtel à Scottsdale J2 : AM : Phoenix - Flagstaff (144 miles) + recherche hotel ou AJ; PM : Wupatki National Monument (nuit à Flagstaff) J3: AM : Flagstaff - Grand-Canyon ( Q1 ) (82 miles); PM : route vers Tuba City (78 miles) (nuit à Tuba City) J4 : AM : Route US 264 vers Second Mesa ( Q2 ) (60 miles); PM : route vers Chinle (90 miles) et visite Canyon Chelly (Q3). (route et nuit a Kayenta) (64 miles) J5 : AM : Canyon de Betakin (20 miles) (Q3) + rando ruines de Betakin; PM : Navajo National Monument, route de Betakin à Mexican Hat (63 miles) visite de Goosenecks (9 miles de Mexican Hat) + nuit a Mexican Hat J6 : AM : Mexican Hat - Monument Valley(20 miles) + visite MV; PM : MV- valley of the gods ( Q4 ) (30 miles) + piste ValleyofGods (16 miles), et nuit à Bluff (17 miles) J7 : AM : Bluff - Mesa Verde (102 miles) + Visite MesaVerde; PM : MesaVerde - Durango (35 miles) + nuit à Durango J8 : AM : Durango - Moab (156 miles); PM : Visite de Arches + nuit à Moab J9 : AM - PM : Canyonlands Island in the sky (32 miles) + nuit à Moab J10 : AM - PM : Canyonlands The Needles (40 miles) + nuit à Moab J11 : AM : Moab - Hanksville - CapitolReef (130 miles) PM : Burr Trail Road (38 miles) nuit à Boulder ( Q5 ) J12 : AM : Boulder - Bryce Canyon (70 miles) PM : Bryce - Zion (94 miles) nuit à Springdale J13 : AM : Zion - Las Vegas (146 miles) nuit à LV J14 : AM : MV - Death Valley (150 miles) nuit à Beatty J15 : AM : Death Valley - Body (242 miles) nuit à Bridge Port J16 : AM : Bridge Port - Yosemite - Big Sur (310 miles); PM : Big Sur - Monterey nuit à Monterey ( Q6 ) J17 : AM : Aquarium Monterey; PM : Monterey - Gilroy (pour les magasins d'usine) (66 miles), Gilroy - Berkeley (88 miles) Nuit à Berkeley ( Q7 ) J18 : AM : Visite Universite Berkeley; PM Berkeley - San Francisco (14 miles) Rendre voiture à 17h00, Visite SF J18 : AM - PM : Visite SF J19 : AM - PM : Visite SF J20 : Retour France
Questions Générales : On a prévu des visites / déplacements l'après - midi. Mais vu les températures, celles - ci risquent d'être difficile en pleine journée. Faut il passer ses journée à l'hotel et seulement faire les visites matin et soir ? Dans ce cas, il nous faut sérieusement réduire les sites visités. Confirmez - vous ?
Doit - on en premier lieu trouver un hôtel et après seulement commencer les visites ( cela génèrerait de nombreux aller-retour et notre trajet n'a pas été optimisé dans ce sens) ou peut on arriver a l'improviste en cette période de l'année (3 dernieres semaines de Mai) ?
On fait complètement l'impasse sur le Lac Powel et Upper Antelope Canyon. Pensez - vous que cela soit incontournable ? On a 1 jour de marge à SF pour rajouter ça éventuellement. Qu'en pensez - vous ?
Inversement, y -a - t - il d'autres lieux de l'itinéraire principal qui ne valent pas le coup ou dont on peut faire l'impasse dans le cas où on prend du retard sur notre planning initial ?
Questions relatives à l'itinéraire ci-dessus Q1 : Seulement une demi - journée au GCanyon : est - ce trop peu ? On n'a pas prévu de Rando ni de survol en helico, ni de balade à cheval, car cela risque d'être un peu bon surchargé en touristes comme endroit non ? Faut - il passer une nuit a GC ?
Q2 : On a lu dans des post que l'accueil était en général des plus enthousiastes sauf pour les indiens et particulièrement les Hopis (Ils ont le sentiment qu'on les arnaque et qu'on vole leur image, d'où un accueil plutôt réservé ). Confirmer - vous ?
Q3 : Kayenta - Canyon de Betakin : peut on emprunter la Tsegi Canyon Road, cela vaut il le coup ou doit-on prendre la 564 ?
Q4 : Comment savoir si la piste Valley of the Gods sera praticable (on aura une berline chevrolet)? Ou se renseigner ? Est - ce exclu de faire la piste sans 4x4. On sera à cette endroit aux alentours du 18 Mai.
Q5 : Où peut on dormir à Boulder ?
Q6 : Comment savoir si la route 120 (qui traverse Yosemite) est praticable en Mai ? (même question pour la route 270 pour aller à Body) D'après les informations, il fait très chaud en Californie (suffisamment chaud pour la fonte des neiges ?)
Q7 : On voudrait visiter une des 2 université ( Berkeley ou Standford ) Que recommandez - vous ? Vaut - il mieux remonter depuis Gilroy vers SF en passant par la côte (Santa Cruz, ...) ou par le centre San Jose, Cupertino, ... ?
Itinéraires de secours : Si on en a assez de la chaleur ou des paysages de canyons on a prévu 2 initinéraires supplémentaires / de remplacement :A la place du Canyon de Chely effectué l'après midi du jour 4 ou bien en prolongement du Jour 7 (Durango) on hésite à faire la route jusqu'a SantaFE. Est - ce déraisonnable vu les distances (240 miles Durango - SantaFe)?Au lieu de descendre sur Las Vegas a la fin du jour J13, et / ou dans le cas où le mois de Mai est déjà trop chaud pour faire la death valley, on pourrait remonter sur Lalt Lake City. On ferait l'impasse sur LV (on n'est pas très fans des jeux d'argent de toutes façon). Qu'en pensez - vous ?
Merci beaucoup beau... b... Gros bisous à tout le monde
Sophie
Hôtels à Zagreb (Croatie) et Sarajevo (Bosnie)? English translation pending
Bonsoir,
Je cherche à réserver un hôtel pour cet été (entre mi et fin août), mais c'est super difficile de trouver un hôtel n'affichant pas déjà complet et à moins de 80-100 euros la double/nuit (notamment à Sarajevo)???? Est-ce un tarif "normal" ?
Avez-vous des bons plans ????? J'aimerais vraiment visiter ces 2 villes mais sans hôtel ou pension nous serons obligés de passer notre chemin.
Alors des idées ????
Merci de m'éclairer !!!
Je cherche à réserver un hôtel pour cet été (entre mi et fin août), mais c'est super difficile de trouver un hôtel n'affichant pas déjà complet et à moins de 80-100 euros la double/nuit (notamment à Sarajevo)???? Est-ce un tarif "normal" ?
Avez-vous des bons plans ????? J'aimerais vraiment visiter ces 2 villes mais sans hôtel ou pension nous serons obligés de passer notre chemin.
Alors des idées ????
Merci de m'éclairer !!!
Budget nourriture pour deux semaines en Ontario et Québec? English translation pending
Voilà, du 19 au 31 mars 2008, je pars pour le Canada, dans les villes de Toronto, Ottawa, Montréal et Québec. J’aimerais savoir à peu près quel budget nourriture prévoir ? Je veux dire en mangeant dehors bien sûr (pas la choix, on est à l’hôtel). Bien sûr, nous n’irons pas aux restos 5 étoiles…
Merci !
Itinéraire de dix jours à Québec en septembre English translation pending
Bonjour je vais au Québec du 6 au 15 septembre.
Voilà mon programme :
Jour 1-- Arivée à Montréal à 13H30
Jour 2 et 3--Montréal
Jour 4-- Départ pour Québec en s'arrêtant à Trois Rivières (environ 1H) et dans les petits villages Saint Anne de la Pérade (30 minutes) Deschambault(1H), Cap Santé(1H), ça serait bien que l'on puisse arriver dans le début de l'après midi (14H-15H) pour pouvoir commencer la visite de Québec
Jour 5-- Québec avec la visite du musée de la Civilisation
Jour 6-- Québec et visite de l'ile d'Orléans (combien de temps ???) nuit à Baie St Paul en passant par la côté Beaupré (sans s'arrêter je pense)
Jour 7-- Arrêt aux villages Les éboulements (30 minutes), St Irénée (30 minutes), La Malbaie (1H), départ en début d'après midi pour une courte promenade (pas plus de 2H) dans le Parc national des Hautes Gorges de la Rivière Malbaie, puis arrêt court à Port au Persil et nuit à Tadoussac.
Jour 8-- Excursion à Ste Rose et si possible balade dans le parc national du saguenay, on retourne dormir à Tadoussac.
Jour 9--Observation des baleines le matin et départ aussitôt pour Montréal
Jour 10-- Derniers achats à Montréal et départ à 17H30 pour Paris
J'ai évalué à 1600 km notre trajet. Qu'en pensez vous ? Je pense qu'on aura bien le temps de visiter Montréal et Québec mais ça va être peut être juste pour le reste... J'aimerais durant ce séjour manger dans une cabane à sucre, j'ai trouvé une multitude d'adresses mais j'en aimerais une vraiment typique comme celle de Rigaud (mais on a pas le temps d'aller à Rigaud !!!) A quel moment pensez vous que je puisse le faire et où ? J'aimerais voir une observation d'ours noir, je sais qu'il y en a une à 10km de Tadoussac et ça commence à 18H30 j'aimerais pouvoir y être le soir du jour 7 vous pensez que c'est possible ? Et j'aimerais voir aussi une observation de castors je sais qu'il y en a une à Tadoussac à 17H, pensez vous que je peux le faire le jour 8 après Ste Rose du Nord ? En gros j'aimerais voir les 2 plus grandes villes et la nature pour pouvoir les animaux, pensez vous que dans les parcs j'arriverais à voir des orignaux ou caribous ? si j'ai mal évalué le temps passé dans les villes n'hésitez pas à me le dire !! Je pense qu'on partirait tous les matins de bonheur, un peu avant 8H. merci par avance pour vos conseils qui me seront très précieux !!! 😉😉😉
J'ai évalué à 1600 km notre trajet. Qu'en pensez vous ? Je pense qu'on aura bien le temps de visiter Montréal et Québec mais ça va être peut être juste pour le reste... J'aimerais durant ce séjour manger dans une cabane à sucre, j'ai trouvé une multitude d'adresses mais j'en aimerais une vraiment typique comme celle de Rigaud (mais on a pas le temps d'aller à Rigaud !!!) A quel moment pensez vous que je puisse le faire et où ? J'aimerais voir une observation d'ours noir, je sais qu'il y en a une à 10km de Tadoussac et ça commence à 18H30 j'aimerais pouvoir y être le soir du jour 7 vous pensez que c'est possible ? Et j'aimerais voir aussi une observation de castors je sais qu'il y en a une à Tadoussac à 17H, pensez vous que je peux le faire le jour 8 après Ste Rose du Nord ? En gros j'aimerais voir les 2 plus grandes villes et la nature pour pouvoir les animaux, pensez vous que dans les parcs j'arriverais à voir des orignaux ou caribous ? si j'ai mal évalué le temps passé dans les villes n'hésitez pas à me le dire !! Je pense qu'on partirait tous les matins de bonheur, un peu avant 8H. merci par avance pour vos conseils qui me seront très précieux !!! 😉😉😉
Tour du monde à pied et sans argent English translation pending
Bonjour à tous, si je vous parle d'un tour du monde ( ou bien une tres tres longue randonnée de plusieur mois ) à pied sans argent, qu'allez vous me repondre ? que cela releve de l'utopie, ou alors c'est faisable ?
quels conseils me proposer vous ?, merci pour de future reponse !😛
Transports, visites et hôtel à Prague English translation pending
bonjour
je cherche pour une amie bresilienne les meilleurs conditions pour aller a prague, bus, avion, hotel auberge de jeunesse et ce qu il y a a visiter
elle voudrait partir 3 ou 4jours pensez vous que cela soit suffisant?
MERCI DE VOS REPONSES
TALILA
Vivre et travailler à Londres English translation pending
J'aimerais partir à Londres pour quelques mois, vivre dans une famille, prendre des cours de langue et aussi travailler.
Qui à déjà fait cette expérience?
Et qui peut me donner de bons tuyaux?
Aussi si quelqu'un part bientôt pour Londres pour y travailler et prendre des cours de langue, comme moi ce serait trés sympa de faire connaissance.
A bientôt.
Une rencontre à Montréal - 6 novembre 2004 English translation pending
Salut, Je vois que des rencontres s'organisent maintenant sur ce site, y'a rien de mieux que de partager des expériences en direct live. Si l'aventure vous tente, on peut aller prendre un café, se balader ou sauter en parachute😉 un de ces jours. Qui est partant ? Pour quand ? ailleursland
Authentique Andalousie et camping... English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Il y a deux ans nous sommes partis en Espagne jusqu'a Elche (et sa fameuse palmeraie).
Cet été je souhaiterais poursuivre vers l'andalousie, le Cabo de Gata, Grenade, la vallée tropicale, les alpujarras, et peut-être vers Cadiz Tarifa, et remonter vers Séville et Cordoue (aurais je le temps! sinon je pense séjourner au environs de Grenade alpujarras)
Nous partirions 3 semaines en Août, je sais on va avoir chaud!
Auriez des conseils à me donner, camping (sauvage ou non), restauration (pour la nourriture locale ou resto bon marchés), eau (si précieuse à cette époque) en trouve t'on facilement?, accueil, et bien sur quelques endroits sauvages préservés et où le dépaysement est total.
Je recherche l'authentique (village Maure blanc), le calme, et la beauté des paysages. Je compte faire un peu de rando mais la chaleur...
Y a t-il des campings bons marché et surtout agréables pour séjourner dans la vallée tropicale ( pour alterner entre mer et montagne )?
Je compte sur vous merci par avance
Il y a deux ans nous sommes partis en Espagne jusqu'a Elche (et sa fameuse palmeraie).
Cet été je souhaiterais poursuivre vers l'andalousie, le Cabo de Gata, Grenade, la vallée tropicale, les alpujarras, et peut-être vers Cadiz Tarifa, et remonter vers Séville et Cordoue (aurais je le temps! sinon je pense séjourner au environs de Grenade alpujarras)
Nous partirions 3 semaines en Août, je sais on va avoir chaud!
Auriez des conseils à me donner, camping (sauvage ou non), restauration (pour la nourriture locale ou resto bon marchés), eau (si précieuse à cette époque) en trouve t'on facilement?, accueil, et bien sur quelques endroits sauvages préservés et où le dépaysement est total.
Je recherche l'authentique (village Maure blanc), le calme, et la beauté des paysages. Je compte faire un peu de rando mais la chaleur...
Y a t-il des campings bons marché et surtout agréables pour séjourner dans la vallée tropicale ( pour alterner entre mer et montagne )?
Je compte sur vous merci par avance