Results for "Vallée+Loire+|+127"
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Cherche partenaires pour un trek au Népal en octobre-novembre English translation pending
bonjour, (david 28 ans. pisteur secouriste)
je cherche partenaires (H/F) pour faire un treck, visite cet automne avant la saison hiver.
j avais pensé a faire un tour d un des anapurna! sais pas vraiment encore, si du monde est motivé afin d'établir plus ou moins un prog, ca serai cool. (pourquoi pas composer equipe, ) . merci. pour le moment pas vraiment de date. donc flexible
david
j avais pensé a faire un tour d un des anapurna! sais pas vraiment encore, si du monde est motivé afin d'établir plus ou moins un prog, ca serai cool. (pourquoi pas composer equipe, ) . merci. pour le moment pas vraiment de date. donc flexible
david
Les incontournables du Maroc? English translation pending
...sans jeu de mot sur le titre😉...
Bonjour,
Préparant 2 nouveaux voyages fin 2010 et mi-2011 dans ce beau pays, j'aimerais connaitre les lieux qui vous semblent incontournables, toutes destinations confondues, du nord au sud, villes impériales ou villages, paysages ou lieux d'hébergement. Quels sont les endroits qui vous laissé un souvenir inoubliable?
Je vais bosser, je lirai les copies de rédaction ce soir🙂
Bonjour,
Préparant 2 nouveaux voyages fin 2010 et mi-2011 dans ce beau pays, j'aimerais connaitre les lieux qui vous semblent incontournables, toutes destinations confondues, du nord au sud, villes impériales ou villages, paysages ou lieux d'hébergement. Quels sont les endroits qui vous laissé un souvenir inoubliable?
Je vais bosser, je lirai les copies de rédaction ce soir🙂
Circuit de vingt-trois jours des grands parcs américains en août 2011 English translation pending
😊
bonjour à tous et à toutes!!!
non, ce n'est pas parce que je suis silencieuse que je bosse pas sur notre futur "trip" !!!!!😉 figurez vous que je suis scotchée sur mes cartes , le forum ( je vous remercie tous pour tous les conseils et idées que l'on trouve sur vos carnets de voyage !)et bien sûr google maps!!
un p'tit rappel nous serons 4 : papa ( aucune aide de son côté à attendre !!! ce sera ... le chauffeur !!! donc pour l'instant il ne dit pas trop ah si louer un 4x4 serait pas mal à ses yeux !!) maman ( moi qui monte ce voyage de toutes part !!!😛!) et nos 2 ados 20 et 18 ans en 2011 ( eux donnent des idées et attendent avec impatience le départ !!!😇😇)
premier voyage aus USA nombre de jours fléxibles départ et arrivée fléxibles en fonction du prix futur des billets selon les dates de départ circuit réalisable dans un sens ou dans l'autre
je soumets donc à vos critiques le circuit tel qu'il se présente cet après midi ! j'attend avec impatience toutes les idées que vous voudrez bien emettre afin qu'il reste supportable malgré tout ce qui est prévu ( et j'vous jure que j'ai " élagé" !!!!)
le temps de circulation est celui de google maps et ne tient pas compte du temps des visites bien sûr
j1 france salt lake city suivant les horaires d'arrivée récuperer la voiture et filer vers garden city à 2h19 de route sinon dodo à côté de l'aéroport
j2 garden city - jackson (2h43) dans la journée visite du grand teton parc
j3 jackson cody en journée yellowstone grand loop " sud est"
j4 cody mammoth hot springs ( 3h) par le grand loop "nord est"
j5 mammotn west thum westh yellowstone par le loop ouest ( 1h16)
j6 journée étape west yellowstone provo (7h18)
j7 provo moab ( 3h29)
j8 moab arches
j9 moab canyonlands dead horse
j10 moab momument vallee maxican hat ( 2h23)
j11 mexican hat tusayan ( 3h53)
j12 tusayan page et le lake powell ( 2h53)
j 13 lake powell antelope canyon horseshoe band
j14lake powell hatch ( 3h05)
j15 bryce
j16 bryce vegas en passant par zion ( pas de visite particulière) pour pouvoir profiter de vegas en fin d'aprèm ( 4h33)
j17 vegas
j18vegas death valley ridgecrest et là je pense que nous sommes prétentieux car c'est environ 7h de route mais je me dis que vu la chaleur on ne doit pas sortir souvent pour de longues visites car d'après ce que j'ai pu lire " fait très très chaud" !!!! et vive la clim!!!!! mais dormir sur place ne m'attire pas trop car cela semble très cher en août pour juste " mourrir de chaud" ou presque dans les chambres !!! alors que faire ??????
j19 ridgecrest séquoias parc (3h55)
j20 séquoias san franciso ( 4h23)
j21 j22 san francisco
j23 retour 😕
voilà je sais que c'est loin d'être parfait mais j'ai fait au mieux sans jamais être allée "sur place " !!! alors j'en appelle à toutes les âmes charitables pour faire que ce périple se déroule au mieux
toutes les critiques seront les bien venues !!
autre question : ne pouvant pas reserver les hotels avant les billets d'avion ( puisque c'est leur prix qui va determiner les dates et le sens du circuit) je pense que sur les sites les plus touristiques je vais avoir des difficultés à trouver des chambres en janvier ( je pense à yellowstone) pensez vous que je puisse passer par une agence de voyage et ne leur confier que quelques nuits de réservations et au besoin la location de la voiture ??? il semblerait que certains tours opérateurs aient des reservations en nombre dans certains hotels ????? si on passe par eux est ce qu'ils s'occupent des démarches administratives entre autre du fameux petit "visa" qui embête bien des personnes???
merci pour toutes vos réponses 😏
un p'tit rappel nous serons 4 : papa ( aucune aide de son côté à attendre !!! ce sera ... le chauffeur !!! donc pour l'instant il ne dit pas trop ah si louer un 4x4 serait pas mal à ses yeux !!) maman ( moi qui monte ce voyage de toutes part !!!😛!) et nos 2 ados 20 et 18 ans en 2011 ( eux donnent des idées et attendent avec impatience le départ !!!😇😇)
premier voyage aus USA nombre de jours fléxibles départ et arrivée fléxibles en fonction du prix futur des billets selon les dates de départ circuit réalisable dans un sens ou dans l'autre
je soumets donc à vos critiques le circuit tel qu'il se présente cet après midi ! j'attend avec impatience toutes les idées que vous voudrez bien emettre afin qu'il reste supportable malgré tout ce qui est prévu ( et j'vous jure que j'ai " élagé" !!!!)
le temps de circulation est celui de google maps et ne tient pas compte du temps des visites bien sûr
j1 france salt lake city suivant les horaires d'arrivée récuperer la voiture et filer vers garden city à 2h19 de route sinon dodo à côté de l'aéroport
j2 garden city - jackson (2h43) dans la journée visite du grand teton parc
j3 jackson cody en journée yellowstone grand loop " sud est"
j4 cody mammoth hot springs ( 3h) par le grand loop "nord est"
j5 mammotn west thum westh yellowstone par le loop ouest ( 1h16)
j6 journée étape west yellowstone provo (7h18)
j7 provo moab ( 3h29)
j8 moab arches
j9 moab canyonlands dead horse
j10 moab momument vallee maxican hat ( 2h23)
j11 mexican hat tusayan ( 3h53)
j12 tusayan page et le lake powell ( 2h53)
j 13 lake powell antelope canyon horseshoe band
j14lake powell hatch ( 3h05)
j15 bryce
j16 bryce vegas en passant par zion ( pas de visite particulière) pour pouvoir profiter de vegas en fin d'aprèm ( 4h33)
j17 vegas
j18vegas death valley ridgecrest et là je pense que nous sommes prétentieux car c'est environ 7h de route mais je me dis que vu la chaleur on ne doit pas sortir souvent pour de longues visites car d'après ce que j'ai pu lire " fait très très chaud" !!!! et vive la clim!!!!! mais dormir sur place ne m'attire pas trop car cela semble très cher en août pour juste " mourrir de chaud" ou presque dans les chambres !!! alors que faire ??????
j19 ridgecrest séquoias parc (3h55)
j20 séquoias san franciso ( 4h23)
j21 j22 san francisco
j23 retour 😕
voilà je sais que c'est loin d'être parfait mais j'ai fait au mieux sans jamais être allée "sur place " !!! alors j'en appelle à toutes les âmes charitables pour faire que ce périple se déroule au mieux
toutes les critiques seront les bien venues !!
autre question : ne pouvant pas reserver les hotels avant les billets d'avion ( puisque c'est leur prix qui va determiner les dates et le sens du circuit) je pense que sur les sites les plus touristiques je vais avoir des difficultés à trouver des chambres en janvier ( je pense à yellowstone) pensez vous que je puisse passer par une agence de voyage et ne leur confier que quelques nuits de réservations et au besoin la location de la voiture ??? il semblerait que certains tours opérateurs aient des reservations en nombre dans certains hotels ????? si on passe par eux est ce qu'ils s'occupent des démarches administratives entre autre du fameux petit "visa" qui embête bien des personnes???
merci pour toutes vos réponses 😏
Avis sur itinéraire d'un peu moins de trois semaines Pérou-Bolivie English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je prévois de partir au Pérou et en Bolivie pendant un peu moins de 3 semaines. Voilà l'itinéraire auquel je pense. Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez?
- Jour 1 : Arrivée à Lima vol direct vers Cuzco et visite Cuzco, nuit à Cuzco - Jour 2 : Visite de Sacsahuaman + Pisac, nuit à Cuzco - Jour 3 : Bus vers Ollantaytambo le matin - Visite l'AM, nuit à Ollantaytambo - Jour 4 : Visite Machu pichu, nuit à Ollantaytambo - Jour 5 : Visite Moray + Las Salinas, nuit à Cuzco - Jour 6 : trajet vers Puno, nuit à Puno - Jour 7 : visite de Taquile, nuit à Puno (si le temps, 2 jours sur le lac avec nuit dans les iles) - Jour 8 : Trajet vers la Paz, nuit à la Paz - Jour 9 : Visite la Paz, nuit dans le bus vers Uyuni - Jour 10 : Préparation trek Sud Lipez, nuit à Uyuni - Jour 11 : Trek - Jour 12 : Trek - Jour 13 : Trek - Jour 14 : Trajet vers la Paz (13h30) (surement possible de gagner un jour ici) - Jour 15 : Trajet Puno (4h30), et vers Arequipa (5h) (savez-vous s'il existe un direct La Paz Arequipa?), nuit à Arequipa - Jour 16 : Visite Arequipa, nuit à Arequipa - Jour 17 : Retour Lima, nuit à Lima - Jour 18 : Retour France
J'avais une autre question concernant les hébergements en août, avons-nous besoin de réserver en avance?
Merci bcp par avance pour vos réponses !!
Je prévois de partir au Pérou et en Bolivie pendant un peu moins de 3 semaines. Voilà l'itinéraire auquel je pense. Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez?
- Jour 1 : Arrivée à Lima vol direct vers Cuzco et visite Cuzco, nuit à Cuzco - Jour 2 : Visite de Sacsahuaman + Pisac, nuit à Cuzco - Jour 3 : Bus vers Ollantaytambo le matin - Visite l'AM, nuit à Ollantaytambo - Jour 4 : Visite Machu pichu, nuit à Ollantaytambo - Jour 5 : Visite Moray + Las Salinas, nuit à Cuzco - Jour 6 : trajet vers Puno, nuit à Puno - Jour 7 : visite de Taquile, nuit à Puno (si le temps, 2 jours sur le lac avec nuit dans les iles) - Jour 8 : Trajet vers la Paz, nuit à la Paz - Jour 9 : Visite la Paz, nuit dans le bus vers Uyuni - Jour 10 : Préparation trek Sud Lipez, nuit à Uyuni - Jour 11 : Trek - Jour 12 : Trek - Jour 13 : Trek - Jour 14 : Trajet vers la Paz (13h30) (surement possible de gagner un jour ici) - Jour 15 : Trajet Puno (4h30), et vers Arequipa (5h) (savez-vous s'il existe un direct La Paz Arequipa?), nuit à Arequipa - Jour 16 : Visite Arequipa, nuit à Arequipa - Jour 17 : Retour Lima, nuit à Lima - Jour 18 : Retour France
J'avais une autre question concernant les hébergements en août, avons-nous besoin de réserver en avance?
Merci bcp par avance pour vos réponses !!
Faire des randonnées à pied et à vélo dans le parc national (français) des Écrins? English translation pending
salut,
je pars avec ma copine début aout dans le parcs des ecrins pr une semaine. on arrive en train à la gare de grenoble, dc on aimerai savoir quel est le camping le plus proche en car de grenoble en sachant qu'on recherche un camping nature ou il est possible de faire de belles randos (pourquoi pas une rando de 2/3 jours) du velo, se baigner dans des lacs de montagnes... j'insiste sur le coté "nature" du camping...je refuse de me retrouver ds un camping style "sud au mois d'aout"! merci! max
je pars avec ma copine début aout dans le parcs des ecrins pr une semaine. on arrive en train à la gare de grenoble, dc on aimerai savoir quel est le camping le plus proche en car de grenoble en sachant qu'on recherche un camping nature ou il est possible de faire de belles randos (pourquoi pas une rando de 2/3 jours) du velo, se baigner dans des lacs de montagnes... j'insiste sur le coté "nature" du camping...je refuse de me retrouver ds un camping style "sud au mois d'aout"! merci! max
Avis sur itinéraire de vingt-deux jours au Népal English translation pending
Bonjour,
Après avoir préparé un voyage au Pérou l'an dernier sur ce forum, ce qui m'a été d'une grande aide (encore merci), je prépare un voyage au Népal de 22 jours (vols internationaux compris) et aimerais avoir votre opinion sur l'itinéraire qui est maintenant plus ou moins bouclé.
Le voici :
30.10 Arrivée Kathmandou à 14h45
31.10 Visite kathmandou + achats billets de bus pour Besi Sahar
1.11 Départ Katm > Besi Sahar (6h de bus env.)
02.11 Départ trek tour des Annapurnas
03.11 au 14.11 Trek
15.11 Arrivée du trek à Jomson en fin de journée, nuit à Jomson
16.11 Jomson > Pokhara et Pokara > Kathmandou en avion
17.11 Vallée de Kathmandou
18.11 Vallée de Katm. (Durb. square, thamel)
19.11 Vallée de Katm.
20.11 Départ vol international à 10h du matin.
La journée des vols intérieurs du 16.11 est-elle faisable ? Les compagnies aériennes intérieures sont-elles fiables et si oui lesquelles me conseillez-vous? Nous avons en fait des problèmes à trouver des vols pour ces destinations. Vaut-il mieux revenir à Kathmandou en bus, quitte à perdre une journée initialement consacrée à la vallée ?
D'avance un grand merci!
Après avoir préparé un voyage au Pérou l'an dernier sur ce forum, ce qui m'a été d'une grande aide (encore merci), je prépare un voyage au Népal de 22 jours (vols internationaux compris) et aimerais avoir votre opinion sur l'itinéraire qui est maintenant plus ou moins bouclé.
Le voici :
30.10 Arrivée Kathmandou à 14h45
31.10 Visite kathmandou + achats billets de bus pour Besi Sahar
1.11 Départ Katm > Besi Sahar (6h de bus env.)
02.11 Départ trek tour des Annapurnas
03.11 au 14.11 Trek
15.11 Arrivée du trek à Jomson en fin de journée, nuit à Jomson
16.11 Jomson > Pokhara et Pokara > Kathmandou en avion
17.11 Vallée de Kathmandou
18.11 Vallée de Katm. (Durb. square, thamel)
19.11 Vallée de Katm.
20.11 Départ vol international à 10h du matin.
La journée des vols intérieurs du 16.11 est-elle faisable ? Les compagnies aériennes intérieures sont-elles fiables et si oui lesquelles me conseillez-vous? Nous avons en fait des problèmes à trouver des vols pour ces destinations. Vaut-il mieux revenir à Kathmandou en bus, quitte à perdre une journée initialement consacrée à la vallée ?
D'avance un grand merci!
Népal: un mois de voyage dans le Teraï en décembre? English translation pending
Hello à tous!
Je pars 3 mois au Népal (octobre-décembre) et, jusque-là, j'ai "booké" les 2 premiers mois. Pour le 3ème, je pensais voyager dans le Terraï.
J'imaginais un itinéraire partant de Butwal et longeant le Terraï pour arriver à Dharan Bazaar à la fin du mois avant de passer la frontière pour l'Inde à Kakarbhitta et monter sur Darjeeling.
Je n'ai pas encore regarder précisément les villages par lesquels je voudrais passer (je dois encore aller acheter un VRAIE carte!), mais j'aurais voulu savoir si l'itinéraire vous paraissait faisable niveau temps, routes, maoïstes et logement chez l'habitant... Et si, par tous les hasards, quelqu'un pensait passer au même endroit que moi à la même période?!!
Je vous remercie déjà pour vos messages et conseils à propos de la région du Terraï, coins à ne pas manquer, etc... 🙂
Marycil
Je pars 3 mois au Népal (octobre-décembre) et, jusque-là, j'ai "booké" les 2 premiers mois. Pour le 3ème, je pensais voyager dans le Terraï.
J'imaginais un itinéraire partant de Butwal et longeant le Terraï pour arriver à Dharan Bazaar à la fin du mois avant de passer la frontière pour l'Inde à Kakarbhitta et monter sur Darjeeling.
Je n'ai pas encore regarder précisément les villages par lesquels je voudrais passer (je dois encore aller acheter un VRAIE carte!), mais j'aurais voulu savoir si l'itinéraire vous paraissait faisable niveau temps, routes, maoïstes et logement chez l'habitant... Et si, par tous les hasards, quelqu'un pensait passer au même endroit que moi à la même période?!!
Je vous remercie déjà pour vos messages et conseils à propos de la région du Terraï, coins à ne pas manquer, etc... 🙂
Marycil
Portion d'autoroute inachevée entre Marrakech et Agadir English translation pending
Bonjour à Tous,
des amis rentrent juste du Maroc et me font savoir qu'ils ont vraiment galéré pour rejoindre Essaouira (à partir de Marrakech) via une portion d'autoroute inachevée (route en terre, argileuse et dangereuse à certains endroits où des véhicules parfois, par temps de pluie font des tête à-queue...) sans pouvoir me dire si cette portion inachevée se trouvait avant ou après l'embranchement pour Agadir.
En septembre (d'ici là les choses auront certainement évoluées ... à moins que vous ayez des infos) je devrai joindre Agadir, en partant d'Agouti dans la vallée des Ait bouguemez via Marrakch. je serai en voiture de location.
Je suis conscient que la journée sera nécessaire pour réaliser ce parcours que je ne veux pas faire en deux jours. Je comptais donc être "allégé" un peu du temps de conduite grâce à l'autoroute, mais les infos ne sont pas très rassurantes sur l'avancement des travaux ...
J'attends vos contributions, merci d'avance et bonne journée.
Voyage sac-à-dos dans le Sud algérien English translation pending
Salam les potos sac-à-dos!!!
Je recherche toutes infos sur le Sud Algérien: sites(régions, paysages, villes, villages...) à visiter, meilleure période&durée de séjour, adresses économiques/typiques d'hébergement&resto, transports collectifs(bus, taxis collectifs), bons plans divers, hors sentier battus, randos, expériences/activités insolites, festivités locales, sécurité etc...
Je voyage depuis 20ans(Asie, Océanie, Europe..) et suis Arabophile(+sieurs séjours au Maroc, Yemen, Istambul).je voyage économique, sac-à-dos, je recherche l'authentique, l'insolite, le contact local, je fuis les lieux touristiques.
Merci d'avance pour votre réponse!!!
Amicalement,
Yellowmop.😉
Je recherche toutes infos sur le Sud Algérien: sites(régions, paysages, villes, villages...) à visiter, meilleure période&durée de séjour, adresses économiques/typiques d'hébergement&resto, transports collectifs(bus, taxis collectifs), bons plans divers, hors sentier battus, randos, expériences/activités insolites, festivités locales, sécurité etc...
Je voyage depuis 20ans(Asie, Océanie, Europe..) et suis Arabophile(+sieurs séjours au Maroc, Yemen, Istambul).je voyage économique, sac-à-dos, je recherche l'authentique, l'insolite, le contact local, je fuis les lieux touristiques.
Merci d'avance pour votre réponse!!!
Amicalement,
Yellowmop.😉
Deux femmes au Kenya: sécurité dans les villes? English translation pending
Bonjour,
A défaut de pouvoir partir avec mon homme, je suis en train de songer de partir avec ma mère au Kenya. *
Je prendrai un voyage sur le net avec hotel et cuircuit organisé.
Pensez-vous que ce pays est dangereux à l'heure actuelle pour la sécurité dans les villes ? Il y a t-il des risques pour nous étant deux femmes sans homme nous accompagnant H24 ?
Je pense que ce pays est loin d'etre le plus dangereux du continent. Si vous avez des avis, des expériences n'hésitez pas ! Et également des conseils sur ce qu'il faut y voir :)
A défaut de pouvoir partir avec mon homme, je suis en train de songer de partir avec ma mère au Kenya. *
Je prendrai un voyage sur le net avec hotel et cuircuit organisé.
Pensez-vous que ce pays est dangereux à l'heure actuelle pour la sécurité dans les villes ? Il y a t-il des risques pour nous étant deux femmes sans homme nous accompagnant H24 ?
Je pense que ce pays est loin d'etre le plus dangereux du continent. Si vous avez des avis, des expériences n'hésitez pas ! Et également des conseils sur ce qu'il faut y voir :)
Préparation de mon voyage Inde-Népal de janvier à avril 2011 English translation pending


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j'habite la haute savoie j'ai 27 ans, et souhaite entreprendre le voyage de ma vie, celui qui j'espere va m'ouvrir l'esprit ainsi que la sagesse que je recherche....Je souhaite partir 3 mois de janvier 2011 a avril 2011 en inde ou au Nepal voir faire new dehli katmandou a pieds ou location moto, de plus je souhaiterai suivre un seminaire bouddhiste mais je suis perdu complet. Es qu'il faut mieu ne faire qu'un seul pays comment puis je louer une moto pour me deplacer si je ne revien pas sur mon point de départ. Que pensez vous aussi entre une initiation bouddhique en inde ou au Nepal ?. je pratique beaucoup le méditation mais ne suis que débutant dans le bouddhisme toutefois j'ai une passion incompréhensible pour bouddha. Je ne sais pas par où commencer...
vous remerciant d'avance pour le temps qui vous prendrez à lire et peut être me repondre. Merci et à très bientôt




jochi
😄😄😄😉Kenya: itinéraire de trois semaines "hors des sentiers battus" English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars trois semaines cet été (aoüt-septembre) au Kenya, j'ai pas mal consulté les guides papier et les forums de voyage mais j'ai encore du mal à me décider car même si je veux faire un safari je ne souhaite pas aller dans les parcs très courus (je souhaite vraiment découvrir des lieux inoubliables sans avoir 15 minibus autour d'un troupeau de lions... :-))...c'est pourquoi j'ai plus ou moins éliminé de mon programme le parc d'amboseli ou celui du masai mara mais arrêtez moi si je me trompe je n'y suis jamais allée c'est juste l'impression que j'ai à la lecture des messages... Donc voilà ce que je souhaitais faire: passer un ou deux jours à nairobi puis prendre un matatu pour le lac naivasha y passer 2/3 nuits pour faire un safari à pied dans le hell's gate park (si certains l'ont fait est ce que ça vous a plu?), les autres jours se reposer avant de retourner sur nairobi... ensuite donc revenir sur nairobi pour faire un safari de 5 jours (je n'ai pas des moyens énormes...) qui comprend le parc de samburu, les lacs de Baringo, bogoria et nakuru (biensur je sais qu il y a beaucoup d'affluence a nakuru mais j'ai très envie de voir les flamants roses...), ce circuit m'a plu car peu d'organisme propose le lac baringo qui a l'air d'être une merveille, en revenant sur nairobi prendre l'avion (ou le bus, le train...) pour aller à lamu et redescendre la côte pour rejoindre monbasa d'où part mon vol retour. La 2ème option est un safari de 8 jours qui comprend samburu, marsabit, chalbi desert, lac turkana (très peu d'organisme le propose également...) mais pour l instant à la date à laquelle nous voulons partir nous ne sommes que 2 participants et il en faut trois...et la fin du séjour la côte à partir de lamu également...
Je voudrai des conseils sur ce qui vous a vraiment plu au kenya, les tribus, les parcs, les paysages, les lieux que vous avez préféré en sachant que sûr nous ferons un safari en camping...et sur ce qui vous a plu comme lieu(s) sur la côte également ou dans les environs de nairobi...
J'ai juste réservé le billet aller retour pour l'instant (aller nairobi- retour mombasa)
Merci par avance de tous vos bons conseils et expériences. A bientôt
Je pars trois semaines cet été (aoüt-septembre) au Kenya, j'ai pas mal consulté les guides papier et les forums de voyage mais j'ai encore du mal à me décider car même si je veux faire un safari je ne souhaite pas aller dans les parcs très courus (je souhaite vraiment découvrir des lieux inoubliables sans avoir 15 minibus autour d'un troupeau de lions... :-))...c'est pourquoi j'ai plus ou moins éliminé de mon programme le parc d'amboseli ou celui du masai mara mais arrêtez moi si je me trompe je n'y suis jamais allée c'est juste l'impression que j'ai à la lecture des messages... Donc voilà ce que je souhaitais faire: passer un ou deux jours à nairobi puis prendre un matatu pour le lac naivasha y passer 2/3 nuits pour faire un safari à pied dans le hell's gate park (si certains l'ont fait est ce que ça vous a plu?), les autres jours se reposer avant de retourner sur nairobi... ensuite donc revenir sur nairobi pour faire un safari de 5 jours (je n'ai pas des moyens énormes...) qui comprend le parc de samburu, les lacs de Baringo, bogoria et nakuru (biensur je sais qu il y a beaucoup d'affluence a nakuru mais j'ai très envie de voir les flamants roses...), ce circuit m'a plu car peu d'organisme propose le lac baringo qui a l'air d'être une merveille, en revenant sur nairobi prendre l'avion (ou le bus, le train...) pour aller à lamu et redescendre la côte pour rejoindre monbasa d'où part mon vol retour. La 2ème option est un safari de 8 jours qui comprend samburu, marsabit, chalbi desert, lac turkana (très peu d'organisme le propose également...) mais pour l instant à la date à laquelle nous voulons partir nous ne sommes que 2 participants et il en faut trois...et la fin du séjour la côte à partir de lamu également...
Je voudrai des conseils sur ce qui vous a vraiment plu au kenya, les tribus, les parcs, les paysages, les lieux que vous avez préféré en sachant que sûr nous ferons un safari en camping...et sur ce qui vous a plu comme lieu(s) sur la côte également ou dans les environs de nairobi...
J'ai juste réservé le billet aller retour pour l'instant (aller nairobi- retour mombasa)
Merci par avance de tous vos bons conseils et expériences. A bientôt
Récit de mon voyage au Maroc English translation pending
Dimanche 27 mai 2007
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.
J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.
J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.
Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.
Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.
Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.
Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.
Lundi 28 mai
Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.
Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.
Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.
Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.
Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.
Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.
Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.
Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.
Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.
Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.
Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.
De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.
A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.
Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.
Mardi 29 mai
Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.
Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.
J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.
Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.
Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.
Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.
Les conditions de vie sont souvent inhumaines.
Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.
Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.
Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.
Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.
Sachez que 10 DH valent 1 €.
Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.
Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.
Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.
En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.
Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.
Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.
En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.
Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.
Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.
Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.
Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.
Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.
Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.
Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.
A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.
Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.
Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.
L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.
Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.
Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.
Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.
Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.
Mercredi 30 mai
Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.
Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.
Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.
Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.
Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.
Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.
Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.
Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.
Jeudi 31 mai
Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.
Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.
Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.
Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.
La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.
Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.
Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.
Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.
J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.
Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.
Vendredi 1 juin
Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.
Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.
Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.
Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.
Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.
En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.
Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.
Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.
Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.
3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.
Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.
De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.
Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.
Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.
Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.
Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.
Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.
Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.
Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.
Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.
A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.
Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.
Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.
Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.
Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.
Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.
Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.
Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.
Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.
Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.
Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.
Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.
Samedi 2 juin
Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.
Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.
Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.
Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.
Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.
Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.
Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.
Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.
Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.
Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.
Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.
Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.
En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?
On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.
Dimanche 3 juin
Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.
J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.
J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.
Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.
De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.
Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.
De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.
Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.
Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.
Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.
Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.
Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.
Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.
J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.
Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.
Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.
En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.
A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?
Lundi 4 juin
Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.
En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !
Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.
Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.
La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.
Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.
Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.
Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.
Mardi 5 juin
Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.
Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.
Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.
Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.
A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.
Mercredi 6 juin
Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.
Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.
Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.
Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.
Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.
Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.
Jeudi 7 juin
Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.
Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.
Vendredi 8 juin
Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.
A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.
Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.
Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.
Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.
Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.
Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.
Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.
J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.
Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».
Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.
J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.
En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.
Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.
Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.
J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !
Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.
J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.
Samedi 9 juin
Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.
N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.
Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.
Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.
Tony
Circuit de trois semaines à travers les grands parcs américains en août 2011 English translation pending
bonjour à tous
merci pour ce site vraiment très utile!
pour notre famille le " voyage de nos rêves" se fera normalement les 3 premières semaines d'août 2011 ! en parcourant les discussions je me décide à faire moi même le circuit qui devrait nous conduire à travers les parcs (merci de m'avoir permis d'éviter les autotours clefs en main des agences!)
je suis un peu inquiète sur ce que j'ai pu faire car j'ai peur de ne pas trop bien gérer les étapes et je pense que la multitude de pros qui sont dans ce site pourrait m'aider et surtout corriger mes erreurs!(j'ai essayé de suivre au mieux les conseils avisés des pros !!!mais bon je suis sûre que l'on peut améliorer tout cela !)😉
nous sommes une famille de 4 avec des ados de 20 ans et 18 ans. Nous louerons une voiture. Nous prendrons des chambres de 4 ( effectivement plus rentables pour le porte monnaie que 2 chambres doubles!!!)😊 nous aimerions éviter les étapes trop longues pour profiter au mieux des étapes en journée tout en prenant le temps de se poser un peu les veillées !!!!
voici grosso modo le circuit auquel j'en suis arrivée :
france los angeles
los angeles ( 2 jours)
los angeles death valley ( olancha)
death valley las vegas
las vegas vallée de feu bryce canyon
bryce canyon kanab
kanab grand canyon
grand canyon lake powell (page)
page monument valley (mexican valley)
mexican valley four corners moab
moab arches
green river salt lake city
salt lake jackson
jackson grand teton
grand teton old faith ful
yellowstone (3 jours)
yellowstone salt lake
salt lake france
j'ai regardé sur google maps les temps de route entre les étapes cela me parait réalisable , mais avec les visites entre je ne sais pas si je suis bien réaliste !! merci pour votre aide
j'ai une autre question cette fois purement matérielle ( et féminine!!😏 ) dans les hôtels existe il des laveries pour l'entretien du linge ???? car je ne nous voit pas partir avec 3 semaines de vêtements !!!!!!! comment fait on pour gérer ce "détail pratique"
beaucoup d'entre vous dise qu'il n'est pas forcement nécessaire de louer tous les hôtels afin d'avoir plus de liberté . Est ce que ce conseil est valide en août en pleine saison estivale ????puis je réserver uniquement sur les grands sites et voir au coup par coup pour le reste ?? certains hotels semblent proposer un coin pour cuisiner , est ce courant ou bien cela reste t il exceptionnel ??
merci à tous pour votre aide ( mon mari aimerait que je fasse toutes les réservations par une agence de voyage afin d'éviter les surprises !!!! mais si je peux grignoter quelques "dollars" peut être que le survol en hélico du grand canyon sera possible !!!!)
j'ai regardé sur google maps les temps de route entre les étapes cela me parait réalisable , mais avec les visites entre je ne sais pas si je suis bien réaliste !! merci pour votre aide
j'ai une autre question cette fois purement matérielle ( et féminine!!😏 ) dans les hôtels existe il des laveries pour l'entretien du linge ???? car je ne nous voit pas partir avec 3 semaines de vêtements !!!!!!! comment fait on pour gérer ce "détail pratique"
beaucoup d'entre vous dise qu'il n'est pas forcement nécessaire de louer tous les hôtels afin d'avoir plus de liberté . Est ce que ce conseil est valide en août en pleine saison estivale ????puis je réserver uniquement sur les grands sites et voir au coup par coup pour le reste ?? certains hotels semblent proposer un coin pour cuisiner , est ce courant ou bien cela reste t il exceptionnel ??
merci à tous pour votre aide ( mon mari aimerait que je fasse toutes les réservations par une agence de voyage afin d'éviter les surprises !!!! mais si je peux grignoter quelques "dollars" peut être que le survol en hélico du grand canyon sera possible !!!!)
Incredible India, septembre 2009 English translation pending
Bonjour, voyageuses, voyageurs,
Voici mon petit carnet de route, d'un voyage entre Delhi-Darjeeling-Varanasi-Agra, pendant 2,5 semaines... Deuxième voyage indien pour moi, et premier pour mon ami. Qui a juste trouvé cela aussi fabuleux que moi !
12/09 samedi - départ C’est le grand jour. Aujourd’hui, départ pour Delhi avec mon ami. 3ans et demi après avoir visité le Rajasthan avec mes parents, c’est parti pour un trip de 2 semaines, sac-au-dos. Les conditions de voyage seront bien différentes, mais tellement plus passionnantes !
13/09 dimanche -Delhi On y est, en plein dedans. Au milieu de Pahar Ganj, dans la chaleur et la moiteur de Delhi en plein mousson. La nuit fut courte, et plutôt mauvaise. Revenons sur la journée d’hier : Après une douzaine d’heures de trajet pour faire Bruxelles-Amsterdam-Delhi, nous y étions. Dès la descente de l’avion, on le sent : Delhi est là. Petit contrôle Flu H1N1, douane et l’Inde est à nous. L’aéroport me semble tellement plus « ordonné » que lors de ma première visite indienne ! Petit tour rapide par l’ATM, puis direction le guichet des taxis prepaid (où on se fera avoir avec l’affaire des billets 100R/ et 500R/… alors qu’on venait de le lire. De vrais débutants 😎 ). C’est parti pour « any yellow and black taxi ». Que j’aime ces voitures défoncées, que j’aime cette circulation, c’est ça aussi, l’Inde.
Direction Pahar Ganj donc, vers un petit hotel réservé par le net. Après avoir bien roulé (et ne pas s’être perdu sur un chantier comme en 2005), nous y arrivons. Il fait noir, vaches, chiens et déchets se cotoient dans la rue. Quelques enseignes d’hotels sont allumées et quelques types trainent dehors. Après 2 essais infructueux de la part du chauffeur pour demander où se trouve l’hotel, nous décidons de le chercher à pied. Un rabatteur essaie de nous diriger vers un autre hotel, mais nous ne sommes pas dupes 🙂. Nous finirons par ne jamais trouver l’hotel en question, et trouverons une chambre au Namaskar, avec air co. Ce n’est pas de refus pour cette première nuit, ma tête souffre déjà de la chaleur. La nuit sera courte donc, et plutôt mauvaise, pour cause de mauvais réglage de l’air-co et de jet-lag.
Le réveil fut difficile, après ces deux courtes nuits. Petite douche froide dans une douche/toilette de moins de 2m² et go sur Main Bazar Road.
Quel plaisir ! Cependant, mon ami étant noir (et avec des dreads, qui plus est), nous nous faisons beaucoup beaucoup beaucoup accoster. « Are u jamaican ? » « Is it your real hair ? » « Do u wanna smoke ? ». Halala, tous les préjugés qui ressortent. Ca nous fait sourire.
Le petit dej se fera sur le toit d’un hotel, à l’ombre de ce soleil perçant malgré les nuages. Premier lassi pour mon ami, et il adore. Haa l’inde ! 🙂
En quittant l’hotel, on tombe par hasard sur deux éléphants. Là, en pleine rue ! On se renseigne, et il parait qu’ils sont là pour un petit festival cet après-midi, dédié à Krishna. On verra !
Petit tour sur Connaught Place… Marcher dans cette chaleur n’est pas simple ! Je n’ai jamais autant transpiré, ni sué de ma vie. Nous avalons des litres d’eau.
Retour sur Main bazaar road, et metro direction le Fort rouge. Quel monde dans ce métro ! Mais avec air-co ! A la sortie du métro, on décide de suivre le monde, on verra bien où ça nous menera ! Nous nous retrouvons un peu perdu, mais grâce à notre sens de l’orientation du tonnerre, on retrouve notre chemin. Je me souviens tellement bien de ce quartier, alors que nous y avions passé à peine une petite journée il y a de ça plus de 3 ans.
Nous rentrons sur Pahar Ganj en petit touktouk, afin de profiter de la circulation abondante, et de prendre quelques photos.
Pour le souper, un Malai Kofta + naan dans un buibui du coin (ce gout… je sais pourquoi j’aime tant ce pays !). Les samosas vendus en pleine rue sont également délicieux… Bien que très piquants. On fini par s’y habituer.
14/09 Lundi - Delhi - Darjeeling Longue journée au programme : vol vers Bagdogra, afin de rejoindre Darjeeling. On avait réservé hier un taxi pour 8h30, et voilà-t-il pas qu’à 8h, un type se pointe en nous disant qu’il y a beaucoup de traffic « aujourd’hui » et qu’il faut qu’on parte sur le champ, histoire de ne pas rater notre avion. Quelle blague, comme si les autres jours, le traffic était fluide et sans encombre. 😎 Soit, on préfère faire confiance et ne pas rater le vol. C’est ça aussi l’Inde ! C’est donc parti pour 1h30 d’embout dans la chaleur de Delhi, avec comme douce musique de fond : les klaxons. L’aéroport est tout neuf, et si bien organisé. Il ferait concurrence à Zaventem ! Petit dej avec croissant chaud et décollage en toute douceur dans cet avion SpiceJet. Nous n’apercevrons pas les montagnes de l’Himalaya comme imaginé. Seuls les plus haut sommets se découvriront au dessus des nuages à l’horizon. Arrivée à Bagdogra sur l’unique piste (cela me rappelle étrangement l’arrivée à Antananarivo il y a quelques années, la chaleur en plus) de l’aéroport. A peine la porte de l’avion ouverte : boum, chaleur. On pourrait croire qu’à la campagne (oui, campagne, vu l’immense majorité de vert aperçue de l’avion) l’air serait moins lourd, mais il n’en est rien. 34°c à l’ombre d’après le pilote. Ca nous change de notre petite Belgique, et quel bonheur ! Une fois les sacs-à-dos récupérés, nous prenons un taxi avec 2 français bouddhistes en direction de Siliguri afin d’y trouver une jeep pour Darjee. La route est tout aussi encombrée qu’à Delhi, mais avec beaucoup plus de camions (et leur fameux « Horn please » tout en couleur).
A siliguri, nous trouvons rapidement une jeep. 14 personnes. 5 devant (dont une petite), 5 au « milieu », et 4 (dont nous 2 au milieu des 4) derrière. L’indien à côté de Serge (mon ami) crache ses poumons toutes les 30 secondes. Le trajet risque d’être long. 3h30 de tournants dans des montagnes verdoyantes sur une route en mauvais état avec difficulté pour se croiser. Et dire que les places à l’arrière sont les moins confortables (si on peut estimer qu’il y a qqch de confortable dans cette jeep 😮 ). Au fur et à mesure qu’on s’élève en altitude, la température baisse, pour être progressivement remplacée par un brouillard épais et une pluie persistante. Une halte improvisée-crevage de pneu s’impose, et ce n’est pas pour déplaire à nos petites jambes !
Le changement de roue s’effectue assez vite (pourvu qu’on ne crève pas une deuxième fois quand même) et c’est reparti sur cette route cabossée. Vers 18h-18h15 nous arrivons enfin. On est « débarqué » on ne sait où dans la ville, et il commence à faire noir… vite qu’on se trouve un hotel. Des taximans nous abordent et nous proposent pour 150R/ de nous emmener dans le coin des hotels situé sur les hauteurs de la ville. Les hauteurs, c’est le cas de le dire, car ça grimpe sec !.
Arrivés au Tower View, je pars en « éclaireuse ». La dame me propose une chambre pour 150R. c’est tellement peu cher ! Après « inspection », faite dans le noir et à la bougie car Darjee subit une coupure de courant, cela a l’air correct (surtout au niveau petites bestioles), bien qu’un peu humide. Ok, on prend ! La ville est maintenant dans la nuit et seules quelques bougies éclairent partiellement quelques échoppes en bord de route.
C’est sans doute une réaction stupide, mais après cette agression il y a deux moi en Namibie, un soir (19h) en rentrant d’un resto… Je ne me sens pas à l’aise dans cette ville sombre, que je ne connais pas. On décidera de manger au petit hotel pour cette fois-ci.
Au retour de l’électricité, on aura la chance de découvrir les énormes (j’avoue, j’exagère, mais moi et les araignées …) araignées du couloir !
15/09 mardi - Darjeeling La nuit fut affreusement humide. Le froid a transpercé mes deux couches de pulls. Et ce ne sont pas les couvertures sentant le moisis qui auraient pu améliorer la situation. J’n’ai pas l’habitude de me plaindre, mais là je ne me vois pas du tout rester à cet hotel pour une nuit supplémentaire. C’est décidé, on se trouve autre chose. Ne pas savoir dormir, et tomber malade en vacances… Très peu pour moi.
On boucle nos sacs, et hop dans la rue à la recherche de quelque chose de plus sympathique. En entrant par hasard à l’Andy’s guesthouse, nous rencontrons « notre adorable petite vieille ». Le prix est plus élevé qu’à la Tower View (mais ça n’était guère compliqué), mais il est pourtant tellement doux par rapport au confort offert : chambre bcp moins humide, avec vue, douche chaude. Et même une petite terrasse à 360° de vue sur le toit. On n’hésite pas un instant : on prend ! Petite douche (froide car coupure d’électricité) et direction le centre pour un petit dej. On mangera notre premier morceau de viande, et mon ami, ce carnivore, se sentira « revivre ». Le ventre plein, on se met « en route » (à pied) pour Shree Mahakal Mandir, un temple à la fois bouddhiste et hindou.
Darjee est à flan de colline et rien ici n’est plat. Ce temps est situé sur la colline la plus élevée de la ville. Je remercie mes petits mollets 😎 Juste après l’allée des mendiants (dixit GDR) une « armée » de singe est présente.
Des centaines de rubans de prière multicolores colorent la grisaille du ciel. On est un peu mal à l’aise, ne connaissant pas vraiment ces religions, ni les commodités à l’approche d’un temple. On finira par enlever nos chaussures et faire doucement et silencieusement le tour intérieur.
Petit tour dans les boutiques de la ville, mais tout se ressemble.
On décide donc, afin de découvrir le vrai Darjeeling, de quitter un peu les sentiers battus et de se rendre au Chawk Bazaar. C’est réussi pour le côté « vrai » : pas un touriste à l’horizon. Qu’est ce que j’aime me balader ici. On se sent tout petit, au milieu de tout ce petit monde vaquant à ces occupations. Et pour une fois, pas une remarque concernant les dreads de mon ami. On passe « inaperçus » (tout est relatif.. comparé à Delhi). Ce petit marché est bien coloré : vêtements, légumes, en passant par le « rayon brol » ou encore celui du thé.. où nous y acheterons nos premiers gramme de thé de Darjeeling (c’est aussi pour ça qu’on est là non ?! 😇 ).
Première bière, de la Kingfisher. Ca encore, ça me rappelle des bons souvenirs. Fin de journée glande à l’hotel, afin de se reposer avec tous ces escaliers montés.
La vue à 360° est complètement bouchée par les nuages…
16/09 mercredi - Darjeeling Journée avec un long programme en perspective : plantation de thé, ticket de train pour Varanasi, monastère de Ghoom.. Plaisir d’une bonne douche chaude, suivi d’un déjeuner chez Glenary’s. Le ventre plein, on entame la mission : trouver la plantation de thé qui se trouve apparemment dans le bas de la ville. Le plan du GDR ne ressemble pas à grand-chose, et des ruelles semblent être apparues depuis. Au jardin botaique, nous abordons un gars, qui s’est avéré être bien sympathique. Il fera une partie du chemin avec nous, et nous apprendra bien des choses sur la vie à Darjeeling. Belle petite rencontre !
Arrivés à la plantation de thé, une « adorable » vieille nous aborde, en disant que le guide va arriver et nous installe dans une petite pièce kitsch à souhait : coussins fleuris, tigres en peluche, … Elle commence par nous expliquer le long nom du thé : superfine tippy golden flower … en chanson, s’il vous plait !
Puis vient le temps de nous faire gouter le si mystérieux « 5 second tea » avec toute la description. « Because of the « Happy » ». Il paraitrait que les cueilleurs de feuilles de thé pourraient en garder un petit peu, et la revendraient pour augmenter leurs revenus (ce qui est théoriquement interdit). Ce thé serait exactement le même que celui vendu à Harrods. Je suis très septique. Mais quoi qu’on en dise, ce thé est bon (et vendu très cher, mais « évidemment beaucoup moins cher que chez Harrods »). Suspect. Ensuite visite (expédiée) du processus par lequel passe le thé (séchage … et j’ai oublié le reste). On achetera quand même un peu du dit « 5 seconds tea »… en sachant bien qu’on se fait avoir quelque part !
Après la longue remontée vers la route principale, nous nous dirigeons vers la petite gare de Darjee afin d’essayer d’obtenir un ticket pour Varanasi pour demain. On peut dire que la version du mot « file » en Inde est relativement différente de la version européenne. Un tas, rien d’autre qu’un tas de gens agglutiné devant les 2 tout petits guichets. Au bout de 10 min à se faire dépasser, nous allons parler au station manager. Il nous confirme que ce sont bien ces 2 guichets pour les réservations et que s’il n’y a pas de place dispo, il est toujours possible d’en avoir en « emergency » en payant un petit supplément. C’est donc reparti pour la file indienne (quelle drole d’expression, quand on y pense) où finalement nous ne nous débrouillons pas si mal. Notre tour arrive…. Et il n’y a pas de place. Let’s go donc pour 2 tickets « emergency » en second (ce qu’on croit être II AC). 1314 rouppies en moins et nous repartons. Le train est prévu demain à 17h.
Sur le chemin vers le centre, nous décidons de ne pas nous rendre à Ghoom. Déjà bien marché et bien fait de files pour aujourd’hui. On profitera de cette après midi pour se balader dans la ville, flaner, boire des thé en « observant » la vie autour de nous.
On profite de ce dernier jour de fraicheur indienne… Petit resto avec poulet super archi bon, accompagné de naans. Un vrai plaisir.
17/09 jeudi - Darjeeling - train Aujourd’hui, nous quittons Darjee. Dans cette ville, j’ai l’impression que l’influence du Nepal est bien réelle (bien que je n’y ai jamais mis les pieds ^^). Même les gens n’ont pas le même physique que ceux de Delhi. Petit endroit pour se remplir le ventre et nous descendons vers le bas de la ville afin de trouver une jeep pour NJP. C’est dingue qu’avec le nombre de jeep présentes dans cette ville, nous ayons mis autant de temps pour une trouver une allant dans la bonne direction. Une fois montés à l’arrière et nos sacs sur le toit, nous rencontrons 2 belges d’Eupen. Le monde est un village !
Ce trajet en descente semble tellement plus court qu’à l’aller. Evidemment, le type crachant ses poumons n’est plus là, et ça doit jouer pour quelque chose 😉 Arrivés dans la vallée, la première vraie drache de mousson nous tombe dessus. Avec cette chaleur moite retrouvée, un peu de pluie ne nous fait pas de mal ! A une halte, j’achète, sur les conseils des 2 belges, du Khool. Quel achat ! (Encore maintenant, 9 mois plus tard, je l’utilise !).
C’est reparti pour une petite heure de route, et, après avoir largué les indiens et les 2 belges, nous arrivons avec plus de 3heures d’avance à NJP. Achat de chaines pour les sacs-à-dos dans le train, de victuailles.. Vers 17h, nous apprenons que le train a 3h de retard. Ce qui en tout nous fait 6h d’attente pour en voir des choses. Une gare, c’est un monde à part entière ! Des vendeurs, des mendiants, des enfants des rues, des familles plus aisées, des chiens, des handicapés, des lépreux, des militaires rentrant chez eux.. et bien plus encore. Tout ce petit monde semble bien intrigué par notre présence. Moi, la petite-blonde-cheveux courts-lunettes rouges, et lui ce black-dreadeux. Des regards, des photos, des phrases « Where are u from ? » « Nice hair » et même un type qui vient toucher les cheveux de mon ami, sans rien demander. Quelle vie, quelle misère, quel mouvement, quelle ambiance particulière. Ca se vit, ça ne se raconte pas. Tous ces trains qui arrivent, qui repartent. Ces odeurs, ces bruits… Un monde se déroule sous nos yeux. Le temps passe lentement et nous nous mettons même à scruter les différentes classes des trains qui passent devant nous, afin de savoir à quel type d’indiens nous seront « confrontés » pendant 14h. Il est 20h, le train arrive enfin, et surprise… Nous sommes en « second sleeper » et pas en seconde classe appelée précisément « Two tierd ». Pas d’air-co, pas de compartiments. Que des hommes (je suis vraiment la seule femme du wagon), que des militaires rentrant chez eux. Avec cette chaleur, ma tête risque de souffrir. Nos sièges (lits plutôt) sont les middles, situés, comme le nom l’indique, entre ceux du bas et ceux .. du haut (bien vu !). A peine arrivés que le militaire (surnommé le pervers 😕), avec son lit longeant le couloir me regarde avec insistance. Je n’m’étais pas préparée à ça. Et comme premier voyage en train, ça s’annonce plutôt mémorable ! On cadenasse (comme conseillé dans les guides) les sacs sur mon lit, et après un peu de papotte, la nuit débute. Il fait chaud, et dès que le train s’arrête (relativement souvent et sans raison apparente), les ventilos ne suffisent plus à maintenir une température supportable. La nuit est longue.
18/09 vendredi - train - Varanasi Vers 6h-7h du matin, nous ouvrons un œil, après cette nuit chaude et incomfortable (mais ça, on s’en doutait 😉 ) Vu les 3h de retard du début, on espère arriver vers 10h… Mais l’espoir sera de courte durée ! Un militaire estime l’heure d’arrivée vers 14h. Didju, en plus d’une sale nuit, ça risque d’être une fort longue journée. On décadenasse les sacs afin de relever la banquette du milieu et de nous installer sur celle du bas. Les regards ne cessent pas. On attend avec impatience 14h. Bouquinage, parlotte, prise de vent par les fenêtres aux barreaux. A plusieurs reprise, nous devrons refuser de la nourriture (toujours suivant les conseils des guides papier). Je ne bois que très peu, un peu peur d’affronter les toilettes. Malgré nos estomacs qui comment à se faire sentir, nous sommes décidés à ne pas accepter de la nourriture. En effet, tout le monde n’est pas méchant, faut pas paranoier, mais on est quand même les deux seuls touristes, donc si qqun veut une cible, ça sera nous. Et nous avons entendu trop d’histoires à propos de puissants somnifères dissimulés dans la bouffe. A un des multiples arrêts (j’adoore 🙂 l’incroyable nombre de vendeurs qui circulent dans ce couloir déjà si encombré !), un militaire nous achète 2 pakora et nous les offre directement. Difficile de refuser.. et pas d’arnaque en vue. Go, nos estomacs en meurent d’envie.
On a enfin comprit le mystère du type qui crie « eeeeeyaaaaa » dans toutes les villes chaque matin ! C’est le vendeur de noix de Coco !
S’en suit les berlingots de jus de mangue sortis de nulle part et offert par un type qu’on avait déjà repéré comme bizarre, analysant tous nos faits et gestes depuis l’arrivée dans le train. Nous les acceptons, en sachant que nous ne les boirons pas, mais il est tellement insistant. 10 minutes plus tard, le type suspect refait son apparition. Il nous parle et nous demande si nous avons apprécié les berlingots. « oui oui, merci ». Et comme les indiens « Use and throw », nous les avons jetés, vides, par la fenêtre. C’est sur, nous avons bien fait de les cacher dans notre sac. Ce type attend clairement que l’on tombe ! En plus, il ose nous faire une grande théorie sur la sécurité, la bouffe offerte (« Mais pas d’inquiétude, moi je suis gentil »), les étrangers etc. Il est fort, mais nous le sommes encore plus, et son stratagème (bon ok, on n’est pas sur à 200% mais quand même), n’a pas fonctionné.
Vers 14h, on apprend qu’avant 4h de plus, nous ne seront pas arrivés. Ca met quand même un petit coup au moral, l’arrivée initiale étant prévue vers 7h du matin.
J’attrape mal à la tête, on est fatigués, on doute de tout le monde. Pas facile facile ce premier trajet en train. Pourvu qu’on arrive. Les dernières heures sont les plus difficile, et vers 19h30 quand le train arrive en gare de Mughal Sarai, nous sommes littéralement épuisés.
Un jeune étudiant indien rencontré dans le train prendra un rickshaw avec nous jusqu’à la ville. Ils nous aidera à trouver un hotel… et c’est à ce moment là que …. Je suis tombée dans un trou, ou plutôt une bouche d’égout. On marchait dans une ruelle fort peu éclairée et tout d’un coup, mon pied ne toucha plus le sol, mais trouva de l’eau, environs 1m plus bas. Je n’ai pas pu m’empecher de sortir un beau cris aigu, dont les indiens se souviendront encore longtemps. Heureusement, plus de peur que de mal. Une belle grosse égratinure sur toute la longueur de ma jambe, et quelques énormes bleus. Ca aurait pu être bien pire. On arrive finalement (moi en boitant… avec je ne sais quelle crème indienne sur ma jambe) dans un hotel. On verra bien demain si on change, mais là, il est largement temps qu’on prenne une douche, que je désinfecte tout ça, et qu’on se repose.
19/09 samedi - Varanasi On se réveille assez vite, relativement affamé, et en manque total de sucre. On fait nos sacs, achetons 2 paquets de bisuits et les mangeons avec bonheur (la vie est pleine de petits bonheurs ^^) dans le rickshaw nous emmenant vers les ghats principaux. Il est fait déjà très chaud, et porter nos sac, trouver notre chemin dans ce dédale de ruelles (avec vaches, of course), éviter les rabatteurs est difficile. Nous parviendrons finalement au Vishnou Resthouse, et aurons une chambre à 400 R/ avec vue sur le gange.
Cet endroit est un petit oasis : vue sur le gange, calme, belle petite terrasse, lit pas trop dur, douche (et toilette en même temps, mais on finit par s’y faire), électricité, petit temple et chanson « Hare Krishna », le fou souriant, des gens gentils, moyen de manger sur place…Que demander de mieux. Ce voyage est mouvementé, mais il en vaut la peine !
Après une bonne douche froide (un vrai plaisir, réellement), quelques litres d’eau et du sucre dans l’estomac, nous sommes requinqués, et près à découvrir la ville. C’est parti pour un petit tour dans le Chowk. Notre premier déjeuner-diner se fera dans un buibui le lang de la ruelle principale. Malai Kofta + naan pour moi, et chicken fried rice raté (comprenez sans chicken) pour mon ami. On se sent bien ! Nous continuons la ruelle et arrivons au ghat principal : Dasashwamedh Ghat.
Le soleil tape et la chaleur est bien présente. Penser que le Gange apporterait un peu de fraicher est une grosse erreur de ma part !
Achat de foulard en « soie ». On s’est p-e fait rouler sur la vraie qualité de la soie etc … Mais peu importe, c’est joli, et c’est le principal. Passage sur les ghat (Pandey ghat) devant notre hotel et repos sur la terrasse.
Une fois la nuit tombée, des dizaines de bougies flottent sur le Gange, signe de chance par la personne qui l’a déposée là. Que c’est beau. On a vraiment l’impression que cette ville est sereine, moins speedée que ce que nous avons pu voir auparavant.
Dodo bien mérité, après cette nuit dans le train, et cette nuit avec la jambe charcutée par la bouche d’égout (mais ça nous laisse, mine de rien, de bons souvenirs 🙂 ). Les moustiques, mouches, sauterelles, fourmis, mouchettes, petits scarabées… seront aussi de la partie. Demain c’est décidé, on met le moustiquaire !
20/09 Dimanche - Varanasi Réveil peinard et direction le « Shiva cafe and german bakkery » pour un bon petit dej. Nous n’y arriverons qu’une heure plus tard, faute à la folie shopping dans un maga sur le chemin. Ca sera nos souvenirs à notre retour en Belgique.
Après midi à se balader dans la ville (Ghat, quartier musulman, …). Qu’on est bien !
Le soir, tour en barque au coucher de soleil. Impressionnant comme on voit la ville sous un autre angle ! Pas mal d’anciens palais de Maharadja sur les rives. Dommage que beaucoup d’entre eux soient en mauvais état…
Il commence à faire noir lorsque nous arrivons au Manikarnika ghat, celui des crémations. C’est une ambiance assez pesante qui nous entoure. Une dizaine de bucher brulent devant nous, des familles entières assistent aux funérailles, d’autres attendent qu’une place se libère pour leur défunt.. Il parait que le feu n’a pas cessé ici depuis au moins mille ans. « Evidemment », un pseudo guide pseudo monsieur de la charité monte sur la barque. Après quelques explications sur les rites des familles quand un de leur membre décède (informations ma foi très intéressantes), il nous parle de la pseudo hospice aidant des pseudos gens pauvres et malades. Mon ami, ayant lu dans les guides ce genre de petit stratagème, rentre dans le jeu, et fait semblant de s’y intéresser, pose des questions… Donc les réponses seront courtes et très incomplètes. Il ne maitrise visiblement pas son « piège à touriste » le pseudo guide ! Son histoire est plutôt mal rodée. Sur la fin, « évidemment », il ose nous demander de l’argent (même des euros ou des dollards, il prend tout … tu m’étonnes !), et nous dit de ne parler à personne de ce qu’on lui a donné (20 malheureuses rouppie), car ça serait mauvais pour son karma. Il est fort.. mais là encore, nous ne sommes pas dupes !
Retour vers notre Vishnou Resthouse, entourés de petites bougies flottantes… Un type nous propose d’en déposer sur le Gange également. J’avais envie de le faire, mais là je me suis réellement sentie forcée et cela a gaché en partie mon plaisir. Le geste effectué, il nous réclame 150 R/. Quel bon business le gange quand même ! Il n’en aura que 50, et nous somme bien généreux d’après moi… !
21/09 lundi - Varanasi Journée calme. Dejeuner à notre bien aimé Shiva café, balade dans la ville. L’hivers se rapproche (oui bon, d’accord, doucement), et pourtant l’air reste chaud chaud chaud. On sue à grosses gouttes ! Et on arrive même à grater l’air des ventilos des magasins de soie, tissus etc. Je sais, ce n’est pas cool car on sait au fond de nous même qu’on n’achetera probablement rien… Mais cette chaleur me tue !
En marchant, on arrive un peu par hasard aux ghats de crémation. Cette ambiance pesante est toujours là, bien réelle. Ce tas de bois, ces cendres qui volent, cette fumée épaisse qui te pique les yeux.. Voici un lieu bien étrange, comme habité d’une présence invisible.
Petit tour dans un temple de je-ne-sais-plus-quel-dieux où un gentil « moine » (je ne sais pas comment l’appeler, c’est un homme qui lit et étudie des textes indous pendant au moins 4-5 ans) nous aborde. Petite papote sur ce qu’il fait, sur ce que nous faisons là, etc etc. Sympa !
On décide finalement d’aller faire une petite sieste .. Toujours cette chaleur. L’idéal serait de rentrer en bateau, mais pas envie de repasser par le ghat des crémations.. On marchera donc jusqu’au ghats principaux où nous prendrons notre barque.
Bouquinage, lassi au bord du Gange.. Qu’on est bien !
22/09 mardi - Varanasi Lever à l’aube (4h30 !) pour voir le lever de soleil sur le gange. C’était tout simplement magique ! Une lumière de dingue… Et comme indiqué dans le routard, c’est sans doute la plus grande salle de bain à ciel ouvert de la planète. Des dizaines d’indiens sur les ghats occupés à se débarbouiller dans cette eau soit disant pure (d’une point de vue spirituel, pas vraiment d’un point de vue « écologique »). Et énormément de barques remplies de touristes qui mitraillent avec leur reflex, sans aucun complexe.. J’ai nettement plus de mal de ce côté-là.
Dejeuner avec un gars de Birmingham, bossant pour les enfants des rues, à nous raconter des histoires abrancabrantesques sur les street kids qu’il essaie d’aider et tous les ennuis que cela lui attire. Reste de la journée calme. Dhal Makhani dans un buibui. On essaie de bien profiter de cette dernière journée « calme », avant d’affronter les rabatteurs fous d’Agra, et la nuit en train.
Début de soirée, 2è drache de mousson. Cela rafraichit considérablement l’atmosphère. La mangouste qui se balade à la resthouse prend un malin plaisir à se baigner dans les « pseudo flaques ».
23/09 mercredi - Varanasi - Agra Dernier réveil avec vue sur le Gange, avec le bruit des lavandières tapant leur linge.. Ca va nous manquer… Et les chansons « Hare Krishna » du temple jouxtant notre chambre également …
Check-out et direction « mission rickshaw » dans la chaleur avec nos sacs-a-dos, pesant 2 fois plus lourd suite à tous les souvenirs achetés en chemin. Le conducteur du richshaw est un type sympathique, mais fou, nous parlant de « Africa wild », des pornos indiens … Ca nous amenera à un fou-rire mémorable !
Arrivée à la gare, bien à l’heure, comme d’habitude. Et qui dit gare, dit regard incessant envers ce couple « black and white », et ces cheveux tellement bizarres. Parfois, je sature un peu. A entendre des dizaines de fois par jour (et là je n’exagère pas, pas comme pour les araignées de Darjee) ce style de commentaires… Meme si je sais que c’est de la curiosité, et non de la méchanceté. On investit la cafet’ de la gare… ou nous devrons arrêter de jouer aux cartes car c’est « forbidden ». On n’a jamais compris pourquoi.
Sur le quai de la gare, des attroupements autour de nous, des photos. On est des vraies stars ici en Inde ^^ (Quoi que, dans le centre de bruxelles, les Jap sont aussi impressionnés par « nous »). Etonnament, le train arrive pile poile à l’heure (Incredible India !). Nous sommes en 3 AC. Même configuration que le premier train, mais avec AC, draps et couvertures en plus. Quel changement ! La nuit sera tellement meilleure, et moins stressante qu’en sleeper. Beaucoup de familles indiennes, l’ambiance est vraiment différente.
24/09 jeudi - Agra A 5h50 nous détachons nos sacs et à 6h05 tapante nous entrons en gare d’Agra. Impressionnant cette ponctualité, même les chemins de fer belge (mais je ne sais pas si c’est une bonne référence …) sont moins à l’heure ! Nous prenons un rickshaw en direction d’un hotel repéré dans le routard. Cette nuit est offerte par mon frère, pour mon anniversaire. On espère trouver une petite chambre avec vue sur le Taj.
La chambre désirée est occupée, mais se libèrera apparemment vers 10h, heure du chek-cout des précédents. Parfait ! Douche dans une autre chambre, et roof top pour le petit dej avec vue.
Waw, il est toujours aussi splendide. Le taj semble vraiment sortir de nulle part. J’adore ! J’ai l’impression d’être 3 ans en arrière, de le redécouvrir pour la première fois. Mon ami, qui n’était a priori un peu réticent à voir « ce gros bloc de briques blanches » est conquis ! J’adore encore plus !😎
Glandage jusque 10h pour récupérer la chambre … à 11h toujours rien ! On décide de partir visiter le Taj maintenant, pour pouvoir aller de l’autre côté de la rivière Yamuna au coucher de soleil. Nos sacs dans le cloakroom, et c’est parti !
1500 rouppies en moins et deux petites bouteilles d’eau en plus, et nous y (re)voilà ! Vu l’heure, c’est beaucoup plus peuplé que lors de ma première visite, et on peut dire que ça fait du changement ! Des groupes se forment tout autour de nous, des gens nous suivent, tous veulent des photos d’eux et du couple « black and white »… Certains prennent des photos « volées », comme si on ne les voyait pas. Au début, on joue le jeu, mais trop c’est trop. On est ici pour profiter de l’endroit, pas pour être des bêtes de cirque ! C’est à se demander si les gens préfèrent le taj ou nous (et là, je n’exagère pas …). Dès qu’on se pose quelquepart, c’est l’attroupement.🏴☠️ Quand un couple sympa prend 3 photos de nous, ce sont des dizaines (vraiment !) de photos qui sont prises en même temps. Je nous imagine déjà en photo dans leur salon… J’dois dire que j’ai du mal à profiter…
Mais le Taj est là, toujours aussi immense, aussi magique. Après presque 4 ans et 2 visites, je ne trouve toujours pas les mots. On finira par se trouver un petit coin, un peu au calme, pour pouvoir l’observer en toute tranquilité (tranquilité relative par rapport au début de la visite).
Vers 13h30, nos estomacs nous rappellent à l’ordre et nous sortons de l’enceinte (ré-attroupement) pour se trouver un resto avec vue. Petite bière pour fêter ça.
A notre arrivée à l’hotel (15h), la chambre n’est toujours pas libre (« Incredible india »). Ils nous en proposent une autre, mais je ne démords pas, je rêve de cette chambre avec vue. Nous passons à l’hotel d’en face, le Shanti Lodge, où il reste la chambre parfaite, avec vue et air-co. Quel confort, première chambre avec air-co depuis le début du séjour, et par cette chaleur, c’est plaisant !
Débarbouillage et rickshaw pour le Baby Taj. C’est beaucoup plus petit et moins majestueux, mais quel calme ! Il aurait donné l’inspiration pour la construction du vrai et grand Taj.
Ensuite, direction la rivière, pour la vue avec coucher de soleil. Vu que tout est entièrement symétrique, c’est assez troublant. De plus, je retrouve la vue du Taj à 6h du mat’ d’il y a 4 ans, avec la lumière dans le même sens. Perturbant ! Site très calme, avec une petite dizaine de touristes, et pas de « paparazzis » dans les environs. Bonheur. Le soleil se couche doucement et le Taj émet des reflets sublimes, digne d’un conte de milles et unes nuits. On y restera une bonne heure.
Sur le chemin du retour, le pneu avant du rickshaw crêve dans une sombre ruelle. Ma « peur » due à l’attaque au couteau en Namibie revient, et j’dois dire que je ne suis pas très à l’aise. Après pas mal de manœuvres et 20-30 minutes, nous sommes repartis. Ouf. Repas sur la terrasse juste à côté de notre chambre. Coupure de courant durant la nuit… l’air-co ne nous sera donc pas d’une grande utilité !
25/09 vendredi -Agra - Delhi Réveil avec vue sur le Taj. Que demander de mieux ? Petite douche froide (coupure de courant encore), et déjeuner au Yash Café juste à côté. Depuis le début des vacances, mon estomac semblait souffrir de la chaleur, je ne mangeais pas grand-chose, mais je crois qu’il commence à s’y habituer. J’ai une faim de loup.
Le train est prévu pour 14h40. D’ici là, glandouille, mais quelle belle glandouille avec une vue pareille !
Arrivée tardive sur Delhi (comme toutes nos arrivées dans les villes en fait). On avait réservé la nuit au Namaskar, en quittant Delhi pour Darjee… Mais ils ont refilé la chambre à d’autres personnes… Looongue recherche d’un hotel, afin de trouver quelque chose de correct.
26/09 samedi - Delhi Delhi, delhi, delhi. On profite de notre avant dernière journée sur le sol indien .
Lassi, samosa, petits plats indiens, Kingfisher… On fait plaisir à nos papilles gustatives avant le retour dans le monde de la bouffe moins épicées.
27/09 dimanche - Delhi Delhi delhi delhi.
On profite encore et toujours. Derniers achats, souvenirs, petits cadeaux.
28/09 lundi Delhi delhi et nuit dans l’avion.
C'était un voyage pas si long que ça, mais quelle intensité. Quel bonheur d'avoir pu découvrir de si belles villes, en si bonne compagnie ! Il me tarde d'y retourner... !
Incredible India !
Si vous avez des questions plus pratiques, n'hésitez pas :)
Au plaisir de vous lire,
Eva
Voici mon petit carnet de route, d'un voyage entre Delhi-Darjeeling-Varanasi-Agra, pendant 2,5 semaines... Deuxième voyage indien pour moi, et premier pour mon ami. Qui a juste trouvé cela aussi fabuleux que moi !
12/09 samedi - départ C’est le grand jour. Aujourd’hui, départ pour Delhi avec mon ami. 3ans et demi après avoir visité le Rajasthan avec mes parents, c’est parti pour un trip de 2 semaines, sac-au-dos. Les conditions de voyage seront bien différentes, mais tellement plus passionnantes !
13/09 dimanche -Delhi On y est, en plein dedans. Au milieu de Pahar Ganj, dans la chaleur et la moiteur de Delhi en plein mousson. La nuit fut courte, et plutôt mauvaise. Revenons sur la journée d’hier : Après une douzaine d’heures de trajet pour faire Bruxelles-Amsterdam-Delhi, nous y étions. Dès la descente de l’avion, on le sent : Delhi est là. Petit contrôle Flu H1N1, douane et l’Inde est à nous. L’aéroport me semble tellement plus « ordonné » que lors de ma première visite indienne ! Petit tour rapide par l’ATM, puis direction le guichet des taxis prepaid (où on se fera avoir avec l’affaire des billets 100R/ et 500R/… alors qu’on venait de le lire. De vrais débutants 😎 ). C’est parti pour « any yellow and black taxi ». Que j’aime ces voitures défoncées, que j’aime cette circulation, c’est ça aussi, l’Inde.
Direction Pahar Ganj donc, vers un petit hotel réservé par le net. Après avoir bien roulé (et ne pas s’être perdu sur un chantier comme en 2005), nous y arrivons. Il fait noir, vaches, chiens et déchets se cotoient dans la rue. Quelques enseignes d’hotels sont allumées et quelques types trainent dehors. Après 2 essais infructueux de la part du chauffeur pour demander où se trouve l’hotel, nous décidons de le chercher à pied. Un rabatteur essaie de nous diriger vers un autre hotel, mais nous ne sommes pas dupes 🙂. Nous finirons par ne jamais trouver l’hotel en question, et trouverons une chambre au Namaskar, avec air co. Ce n’est pas de refus pour cette première nuit, ma tête souffre déjà de la chaleur. La nuit sera courte donc, et plutôt mauvaise, pour cause de mauvais réglage de l’air-co et de jet-lag.
Le réveil fut difficile, après ces deux courtes nuits. Petite douche froide dans une douche/toilette de moins de 2m² et go sur Main Bazar Road.
Quel plaisir ! Cependant, mon ami étant noir (et avec des dreads, qui plus est), nous nous faisons beaucoup beaucoup beaucoup accoster. « Are u jamaican ? » « Is it your real hair ? » « Do u wanna smoke ? ». Halala, tous les préjugés qui ressortent. Ca nous fait sourire.
Le petit dej se fera sur le toit d’un hotel, à l’ombre de ce soleil perçant malgré les nuages. Premier lassi pour mon ami, et il adore. Haa l’inde ! 🙂
En quittant l’hotel, on tombe par hasard sur deux éléphants. Là, en pleine rue ! On se renseigne, et il parait qu’ils sont là pour un petit festival cet après-midi, dédié à Krishna. On verra !
Petit tour sur Connaught Place… Marcher dans cette chaleur n’est pas simple ! Je n’ai jamais autant transpiré, ni sué de ma vie. Nous avalons des litres d’eau.
Retour sur Main bazaar road, et metro direction le Fort rouge. Quel monde dans ce métro ! Mais avec air-co ! A la sortie du métro, on décide de suivre le monde, on verra bien où ça nous menera ! Nous nous retrouvons un peu perdu, mais grâce à notre sens de l’orientation du tonnerre, on retrouve notre chemin. Je me souviens tellement bien de ce quartier, alors que nous y avions passé à peine une petite journée il y a de ça plus de 3 ans.
Nous rentrons sur Pahar Ganj en petit touktouk, afin de profiter de la circulation abondante, et de prendre quelques photos.
Pour le souper, un Malai Kofta + naan dans un buibui du coin (ce gout… je sais pourquoi j’aime tant ce pays !). Les samosas vendus en pleine rue sont également délicieux… Bien que très piquants. On fini par s’y habituer.
14/09 Lundi - Delhi - Darjeeling Longue journée au programme : vol vers Bagdogra, afin de rejoindre Darjeeling. On avait réservé hier un taxi pour 8h30, et voilà-t-il pas qu’à 8h, un type se pointe en nous disant qu’il y a beaucoup de traffic « aujourd’hui » et qu’il faut qu’on parte sur le champ, histoire de ne pas rater notre avion. Quelle blague, comme si les autres jours, le traffic était fluide et sans encombre. 😎 Soit, on préfère faire confiance et ne pas rater le vol. C’est ça aussi l’Inde ! C’est donc parti pour 1h30 d’embout dans la chaleur de Delhi, avec comme douce musique de fond : les klaxons. L’aéroport est tout neuf, et si bien organisé. Il ferait concurrence à Zaventem ! Petit dej avec croissant chaud et décollage en toute douceur dans cet avion SpiceJet. Nous n’apercevrons pas les montagnes de l’Himalaya comme imaginé. Seuls les plus haut sommets se découvriront au dessus des nuages à l’horizon. Arrivée à Bagdogra sur l’unique piste (cela me rappelle étrangement l’arrivée à Antananarivo il y a quelques années, la chaleur en plus) de l’aéroport. A peine la porte de l’avion ouverte : boum, chaleur. On pourrait croire qu’à la campagne (oui, campagne, vu l’immense majorité de vert aperçue de l’avion) l’air serait moins lourd, mais il n’en est rien. 34°c à l’ombre d’après le pilote. Ca nous change de notre petite Belgique, et quel bonheur ! Une fois les sacs-à-dos récupérés, nous prenons un taxi avec 2 français bouddhistes en direction de Siliguri afin d’y trouver une jeep pour Darjee. La route est tout aussi encombrée qu’à Delhi, mais avec beaucoup plus de camions (et leur fameux « Horn please » tout en couleur).
A siliguri, nous trouvons rapidement une jeep. 14 personnes. 5 devant (dont une petite), 5 au « milieu », et 4 (dont nous 2 au milieu des 4) derrière. L’indien à côté de Serge (mon ami) crache ses poumons toutes les 30 secondes. Le trajet risque d’être long. 3h30 de tournants dans des montagnes verdoyantes sur une route en mauvais état avec difficulté pour se croiser. Et dire que les places à l’arrière sont les moins confortables (si on peut estimer qu’il y a qqch de confortable dans cette jeep 😮 ). Au fur et à mesure qu’on s’élève en altitude, la température baisse, pour être progressivement remplacée par un brouillard épais et une pluie persistante. Une halte improvisée-crevage de pneu s’impose, et ce n’est pas pour déplaire à nos petites jambes !
Le changement de roue s’effectue assez vite (pourvu qu’on ne crève pas une deuxième fois quand même) et c’est reparti sur cette route cabossée. Vers 18h-18h15 nous arrivons enfin. On est « débarqué » on ne sait où dans la ville, et il commence à faire noir… vite qu’on se trouve un hotel. Des taximans nous abordent et nous proposent pour 150R/ de nous emmener dans le coin des hotels situé sur les hauteurs de la ville. Les hauteurs, c’est le cas de le dire, car ça grimpe sec !.
Arrivés au Tower View, je pars en « éclaireuse ». La dame me propose une chambre pour 150R. c’est tellement peu cher ! Après « inspection », faite dans le noir et à la bougie car Darjee subit une coupure de courant, cela a l’air correct (surtout au niveau petites bestioles), bien qu’un peu humide. Ok, on prend ! La ville est maintenant dans la nuit et seules quelques bougies éclairent partiellement quelques échoppes en bord de route.
C’est sans doute une réaction stupide, mais après cette agression il y a deux moi en Namibie, un soir (19h) en rentrant d’un resto… Je ne me sens pas à l’aise dans cette ville sombre, que je ne connais pas. On décidera de manger au petit hotel pour cette fois-ci.
Au retour de l’électricité, on aura la chance de découvrir les énormes (j’avoue, j’exagère, mais moi et les araignées …) araignées du couloir !
15/09 mardi - Darjeeling La nuit fut affreusement humide. Le froid a transpercé mes deux couches de pulls. Et ce ne sont pas les couvertures sentant le moisis qui auraient pu améliorer la situation. J’n’ai pas l’habitude de me plaindre, mais là je ne me vois pas du tout rester à cet hotel pour une nuit supplémentaire. C’est décidé, on se trouve autre chose. Ne pas savoir dormir, et tomber malade en vacances… Très peu pour moi.
On boucle nos sacs, et hop dans la rue à la recherche de quelque chose de plus sympathique. En entrant par hasard à l’Andy’s guesthouse, nous rencontrons « notre adorable petite vieille ». Le prix est plus élevé qu’à la Tower View (mais ça n’était guère compliqué), mais il est pourtant tellement doux par rapport au confort offert : chambre bcp moins humide, avec vue, douche chaude. Et même une petite terrasse à 360° de vue sur le toit. On n’hésite pas un instant : on prend ! Petite douche (froide car coupure d’électricité) et direction le centre pour un petit dej. On mangera notre premier morceau de viande, et mon ami, ce carnivore, se sentira « revivre ». Le ventre plein, on se met « en route » (à pied) pour Shree Mahakal Mandir, un temple à la fois bouddhiste et hindou.
Darjee est à flan de colline et rien ici n’est plat. Ce temps est situé sur la colline la plus élevée de la ville. Je remercie mes petits mollets 😎 Juste après l’allée des mendiants (dixit GDR) une « armée » de singe est présente.
Des centaines de rubans de prière multicolores colorent la grisaille du ciel. On est un peu mal à l’aise, ne connaissant pas vraiment ces religions, ni les commodités à l’approche d’un temple. On finira par enlever nos chaussures et faire doucement et silencieusement le tour intérieur.
Petit tour dans les boutiques de la ville, mais tout se ressemble.
On décide donc, afin de découvrir le vrai Darjeeling, de quitter un peu les sentiers battus et de se rendre au Chawk Bazaar. C’est réussi pour le côté « vrai » : pas un touriste à l’horizon. Qu’est ce que j’aime me balader ici. On se sent tout petit, au milieu de tout ce petit monde vaquant à ces occupations. Et pour une fois, pas une remarque concernant les dreads de mon ami. On passe « inaperçus » (tout est relatif.. comparé à Delhi). Ce petit marché est bien coloré : vêtements, légumes, en passant par le « rayon brol » ou encore celui du thé.. où nous y acheterons nos premiers gramme de thé de Darjeeling (c’est aussi pour ça qu’on est là non ?! 😇 ).
Première bière, de la Kingfisher. Ca encore, ça me rappelle des bons souvenirs. Fin de journée glande à l’hotel, afin de se reposer avec tous ces escaliers montés.
La vue à 360° est complètement bouchée par les nuages…
16/09 mercredi - Darjeeling Journée avec un long programme en perspective : plantation de thé, ticket de train pour Varanasi, monastère de Ghoom.. Plaisir d’une bonne douche chaude, suivi d’un déjeuner chez Glenary’s. Le ventre plein, on entame la mission : trouver la plantation de thé qui se trouve apparemment dans le bas de la ville. Le plan du GDR ne ressemble pas à grand-chose, et des ruelles semblent être apparues depuis. Au jardin botaique, nous abordons un gars, qui s’est avéré être bien sympathique. Il fera une partie du chemin avec nous, et nous apprendra bien des choses sur la vie à Darjeeling. Belle petite rencontre !
Arrivés à la plantation de thé, une « adorable » vieille nous aborde, en disant que le guide va arriver et nous installe dans une petite pièce kitsch à souhait : coussins fleuris, tigres en peluche, … Elle commence par nous expliquer le long nom du thé : superfine tippy golden flower … en chanson, s’il vous plait !
Puis vient le temps de nous faire gouter le si mystérieux « 5 second tea » avec toute la description. « Because of the « Happy » ». Il paraitrait que les cueilleurs de feuilles de thé pourraient en garder un petit peu, et la revendraient pour augmenter leurs revenus (ce qui est théoriquement interdit). Ce thé serait exactement le même que celui vendu à Harrods. Je suis très septique. Mais quoi qu’on en dise, ce thé est bon (et vendu très cher, mais « évidemment beaucoup moins cher que chez Harrods »). Suspect. Ensuite visite (expédiée) du processus par lequel passe le thé (séchage … et j’ai oublié le reste). On achetera quand même un peu du dit « 5 seconds tea »… en sachant bien qu’on se fait avoir quelque part !
Après la longue remontée vers la route principale, nous nous dirigeons vers la petite gare de Darjee afin d’essayer d’obtenir un ticket pour Varanasi pour demain. On peut dire que la version du mot « file » en Inde est relativement différente de la version européenne. Un tas, rien d’autre qu’un tas de gens agglutiné devant les 2 tout petits guichets. Au bout de 10 min à se faire dépasser, nous allons parler au station manager. Il nous confirme que ce sont bien ces 2 guichets pour les réservations et que s’il n’y a pas de place dispo, il est toujours possible d’en avoir en « emergency » en payant un petit supplément. C’est donc reparti pour la file indienne (quelle drole d’expression, quand on y pense) où finalement nous ne nous débrouillons pas si mal. Notre tour arrive…. Et il n’y a pas de place. Let’s go donc pour 2 tickets « emergency » en second (ce qu’on croit être II AC). 1314 rouppies en moins et nous repartons. Le train est prévu demain à 17h.
Sur le chemin vers le centre, nous décidons de ne pas nous rendre à Ghoom. Déjà bien marché et bien fait de files pour aujourd’hui. On profitera de cette après midi pour se balader dans la ville, flaner, boire des thé en « observant » la vie autour de nous.
On profite de ce dernier jour de fraicheur indienne… Petit resto avec poulet super archi bon, accompagné de naans. Un vrai plaisir.
17/09 jeudi - Darjeeling - train Aujourd’hui, nous quittons Darjee. Dans cette ville, j’ai l’impression que l’influence du Nepal est bien réelle (bien que je n’y ai jamais mis les pieds ^^). Même les gens n’ont pas le même physique que ceux de Delhi. Petit endroit pour se remplir le ventre et nous descendons vers le bas de la ville afin de trouver une jeep pour NJP. C’est dingue qu’avec le nombre de jeep présentes dans cette ville, nous ayons mis autant de temps pour une trouver une allant dans la bonne direction. Une fois montés à l’arrière et nos sacs sur le toit, nous rencontrons 2 belges d’Eupen. Le monde est un village !
Ce trajet en descente semble tellement plus court qu’à l’aller. Evidemment, le type crachant ses poumons n’est plus là, et ça doit jouer pour quelque chose 😉 Arrivés dans la vallée, la première vraie drache de mousson nous tombe dessus. Avec cette chaleur moite retrouvée, un peu de pluie ne nous fait pas de mal ! A une halte, j’achète, sur les conseils des 2 belges, du Khool. Quel achat ! (Encore maintenant, 9 mois plus tard, je l’utilise !).
C’est reparti pour une petite heure de route, et, après avoir largué les indiens et les 2 belges, nous arrivons avec plus de 3heures d’avance à NJP. Achat de chaines pour les sacs-à-dos dans le train, de victuailles.. Vers 17h, nous apprenons que le train a 3h de retard. Ce qui en tout nous fait 6h d’attente pour en voir des choses. Une gare, c’est un monde à part entière ! Des vendeurs, des mendiants, des enfants des rues, des familles plus aisées, des chiens, des handicapés, des lépreux, des militaires rentrant chez eux.. et bien plus encore. Tout ce petit monde semble bien intrigué par notre présence. Moi, la petite-blonde-cheveux courts-lunettes rouges, et lui ce black-dreadeux. Des regards, des photos, des phrases « Where are u from ? » « Nice hair » et même un type qui vient toucher les cheveux de mon ami, sans rien demander. Quelle vie, quelle misère, quel mouvement, quelle ambiance particulière. Ca se vit, ça ne se raconte pas. Tous ces trains qui arrivent, qui repartent. Ces odeurs, ces bruits… Un monde se déroule sous nos yeux. Le temps passe lentement et nous nous mettons même à scruter les différentes classes des trains qui passent devant nous, afin de savoir à quel type d’indiens nous seront « confrontés » pendant 14h. Il est 20h, le train arrive enfin, et surprise… Nous sommes en « second sleeper » et pas en seconde classe appelée précisément « Two tierd ». Pas d’air-co, pas de compartiments. Que des hommes (je suis vraiment la seule femme du wagon), que des militaires rentrant chez eux. Avec cette chaleur, ma tête risque de souffrir. Nos sièges (lits plutôt) sont les middles, situés, comme le nom l’indique, entre ceux du bas et ceux .. du haut (bien vu !). A peine arrivés que le militaire (surnommé le pervers 😕), avec son lit longeant le couloir me regarde avec insistance. Je n’m’étais pas préparée à ça. Et comme premier voyage en train, ça s’annonce plutôt mémorable ! On cadenasse (comme conseillé dans les guides) les sacs sur mon lit, et après un peu de papotte, la nuit débute. Il fait chaud, et dès que le train s’arrête (relativement souvent et sans raison apparente), les ventilos ne suffisent plus à maintenir une température supportable. La nuit est longue.
18/09 vendredi - train - Varanasi Vers 6h-7h du matin, nous ouvrons un œil, après cette nuit chaude et incomfortable (mais ça, on s’en doutait 😉 ) Vu les 3h de retard du début, on espère arriver vers 10h… Mais l’espoir sera de courte durée ! Un militaire estime l’heure d’arrivée vers 14h. Didju, en plus d’une sale nuit, ça risque d’être une fort longue journée. On décadenasse les sacs afin de relever la banquette du milieu et de nous installer sur celle du bas. Les regards ne cessent pas. On attend avec impatience 14h. Bouquinage, parlotte, prise de vent par les fenêtres aux barreaux. A plusieurs reprise, nous devrons refuser de la nourriture (toujours suivant les conseils des guides papier). Je ne bois que très peu, un peu peur d’affronter les toilettes. Malgré nos estomacs qui comment à se faire sentir, nous sommes décidés à ne pas accepter de la nourriture. En effet, tout le monde n’est pas méchant, faut pas paranoier, mais on est quand même les deux seuls touristes, donc si qqun veut une cible, ça sera nous. Et nous avons entendu trop d’histoires à propos de puissants somnifères dissimulés dans la bouffe. A un des multiples arrêts (j’adoore 🙂 l’incroyable nombre de vendeurs qui circulent dans ce couloir déjà si encombré !), un militaire nous achète 2 pakora et nous les offre directement. Difficile de refuser.. et pas d’arnaque en vue. Go, nos estomacs en meurent d’envie.
On a enfin comprit le mystère du type qui crie « eeeeeyaaaaa » dans toutes les villes chaque matin ! C’est le vendeur de noix de Coco !
S’en suit les berlingots de jus de mangue sortis de nulle part et offert par un type qu’on avait déjà repéré comme bizarre, analysant tous nos faits et gestes depuis l’arrivée dans le train. Nous les acceptons, en sachant que nous ne les boirons pas, mais il est tellement insistant. 10 minutes plus tard, le type suspect refait son apparition. Il nous parle et nous demande si nous avons apprécié les berlingots. « oui oui, merci ». Et comme les indiens « Use and throw », nous les avons jetés, vides, par la fenêtre. C’est sur, nous avons bien fait de les cacher dans notre sac. Ce type attend clairement que l’on tombe ! En plus, il ose nous faire une grande théorie sur la sécurité, la bouffe offerte (« Mais pas d’inquiétude, moi je suis gentil »), les étrangers etc. Il est fort, mais nous le sommes encore plus, et son stratagème (bon ok, on n’est pas sur à 200% mais quand même), n’a pas fonctionné.
Vers 14h, on apprend qu’avant 4h de plus, nous ne seront pas arrivés. Ca met quand même un petit coup au moral, l’arrivée initiale étant prévue vers 7h du matin.
J’attrape mal à la tête, on est fatigués, on doute de tout le monde. Pas facile facile ce premier trajet en train. Pourvu qu’on arrive. Les dernières heures sont les plus difficile, et vers 19h30 quand le train arrive en gare de Mughal Sarai, nous sommes littéralement épuisés.
Un jeune étudiant indien rencontré dans le train prendra un rickshaw avec nous jusqu’à la ville. Ils nous aidera à trouver un hotel… et c’est à ce moment là que …. Je suis tombée dans un trou, ou plutôt une bouche d’égout. On marchait dans une ruelle fort peu éclairée et tout d’un coup, mon pied ne toucha plus le sol, mais trouva de l’eau, environs 1m plus bas. Je n’ai pas pu m’empecher de sortir un beau cris aigu, dont les indiens se souviendront encore longtemps. Heureusement, plus de peur que de mal. Une belle grosse égratinure sur toute la longueur de ma jambe, et quelques énormes bleus. Ca aurait pu être bien pire. On arrive finalement (moi en boitant… avec je ne sais quelle crème indienne sur ma jambe) dans un hotel. On verra bien demain si on change, mais là, il est largement temps qu’on prenne une douche, que je désinfecte tout ça, et qu’on se repose.
19/09 samedi - Varanasi On se réveille assez vite, relativement affamé, et en manque total de sucre. On fait nos sacs, achetons 2 paquets de bisuits et les mangeons avec bonheur (la vie est pleine de petits bonheurs ^^) dans le rickshaw nous emmenant vers les ghats principaux. Il est fait déjà très chaud, et porter nos sac, trouver notre chemin dans ce dédale de ruelles (avec vaches, of course), éviter les rabatteurs est difficile. Nous parviendrons finalement au Vishnou Resthouse, et aurons une chambre à 400 R/ avec vue sur le gange.
Cet endroit est un petit oasis : vue sur le gange, calme, belle petite terrasse, lit pas trop dur, douche (et toilette en même temps, mais on finit par s’y faire), électricité, petit temple et chanson « Hare Krishna », le fou souriant, des gens gentils, moyen de manger sur place…Que demander de mieux. Ce voyage est mouvementé, mais il en vaut la peine !
Après une bonne douche froide (un vrai plaisir, réellement), quelques litres d’eau et du sucre dans l’estomac, nous sommes requinqués, et près à découvrir la ville. C’est parti pour un petit tour dans le Chowk. Notre premier déjeuner-diner se fera dans un buibui le lang de la ruelle principale. Malai Kofta + naan pour moi, et chicken fried rice raté (comprenez sans chicken) pour mon ami. On se sent bien ! Nous continuons la ruelle et arrivons au ghat principal : Dasashwamedh Ghat.
Le soleil tape et la chaleur est bien présente. Penser que le Gange apporterait un peu de fraicher est une grosse erreur de ma part !
Achat de foulard en « soie ». On s’est p-e fait rouler sur la vraie qualité de la soie etc … Mais peu importe, c’est joli, et c’est le principal. Passage sur les ghat (Pandey ghat) devant notre hotel et repos sur la terrasse.
Une fois la nuit tombée, des dizaines de bougies flottent sur le Gange, signe de chance par la personne qui l’a déposée là. Que c’est beau. On a vraiment l’impression que cette ville est sereine, moins speedée que ce que nous avons pu voir auparavant.
Dodo bien mérité, après cette nuit dans le train, et cette nuit avec la jambe charcutée par la bouche d’égout (mais ça nous laisse, mine de rien, de bons souvenirs 🙂 ). Les moustiques, mouches, sauterelles, fourmis, mouchettes, petits scarabées… seront aussi de la partie. Demain c’est décidé, on met le moustiquaire !
20/09 Dimanche - Varanasi Réveil peinard et direction le « Shiva cafe and german bakkery » pour un bon petit dej. Nous n’y arriverons qu’une heure plus tard, faute à la folie shopping dans un maga sur le chemin. Ca sera nos souvenirs à notre retour en Belgique.
Après midi à se balader dans la ville (Ghat, quartier musulman, …). Qu’on est bien !
Le soir, tour en barque au coucher de soleil. Impressionnant comme on voit la ville sous un autre angle ! Pas mal d’anciens palais de Maharadja sur les rives. Dommage que beaucoup d’entre eux soient en mauvais état…
Il commence à faire noir lorsque nous arrivons au Manikarnika ghat, celui des crémations. C’est une ambiance assez pesante qui nous entoure. Une dizaine de bucher brulent devant nous, des familles entières assistent aux funérailles, d’autres attendent qu’une place se libère pour leur défunt.. Il parait que le feu n’a pas cessé ici depuis au moins mille ans. « Evidemment », un pseudo guide pseudo monsieur de la charité monte sur la barque. Après quelques explications sur les rites des familles quand un de leur membre décède (informations ma foi très intéressantes), il nous parle de la pseudo hospice aidant des pseudos gens pauvres et malades. Mon ami, ayant lu dans les guides ce genre de petit stratagème, rentre dans le jeu, et fait semblant de s’y intéresser, pose des questions… Donc les réponses seront courtes et très incomplètes. Il ne maitrise visiblement pas son « piège à touriste » le pseudo guide ! Son histoire est plutôt mal rodée. Sur la fin, « évidemment », il ose nous demander de l’argent (même des euros ou des dollards, il prend tout … tu m’étonnes !), et nous dit de ne parler à personne de ce qu’on lui a donné (20 malheureuses rouppie), car ça serait mauvais pour son karma. Il est fort.. mais là encore, nous ne sommes pas dupes !
Retour vers notre Vishnou Resthouse, entourés de petites bougies flottantes… Un type nous propose d’en déposer sur le Gange également. J’avais envie de le faire, mais là je me suis réellement sentie forcée et cela a gaché en partie mon plaisir. Le geste effectué, il nous réclame 150 R/. Quel bon business le gange quand même ! Il n’en aura que 50, et nous somme bien généreux d’après moi… !
21/09 lundi - Varanasi Journée calme. Dejeuner à notre bien aimé Shiva café, balade dans la ville. L’hivers se rapproche (oui bon, d’accord, doucement), et pourtant l’air reste chaud chaud chaud. On sue à grosses gouttes ! Et on arrive même à grater l’air des ventilos des magasins de soie, tissus etc. Je sais, ce n’est pas cool car on sait au fond de nous même qu’on n’achetera probablement rien… Mais cette chaleur me tue !
En marchant, on arrive un peu par hasard aux ghats de crémation. Cette ambiance pesante est toujours là, bien réelle. Ce tas de bois, ces cendres qui volent, cette fumée épaisse qui te pique les yeux.. Voici un lieu bien étrange, comme habité d’une présence invisible.
Petit tour dans un temple de je-ne-sais-plus-quel-dieux où un gentil « moine » (je ne sais pas comment l’appeler, c’est un homme qui lit et étudie des textes indous pendant au moins 4-5 ans) nous aborde. Petite papote sur ce qu’il fait, sur ce que nous faisons là, etc etc. Sympa !
On décide finalement d’aller faire une petite sieste .. Toujours cette chaleur. L’idéal serait de rentrer en bateau, mais pas envie de repasser par le ghat des crémations.. On marchera donc jusqu’au ghats principaux où nous prendrons notre barque.
Bouquinage, lassi au bord du Gange.. Qu’on est bien !
22/09 mardi - Varanasi Lever à l’aube (4h30 !) pour voir le lever de soleil sur le gange. C’était tout simplement magique ! Une lumière de dingue… Et comme indiqué dans le routard, c’est sans doute la plus grande salle de bain à ciel ouvert de la planète. Des dizaines d’indiens sur les ghats occupés à se débarbouiller dans cette eau soit disant pure (d’une point de vue spirituel, pas vraiment d’un point de vue « écologique »). Et énormément de barques remplies de touristes qui mitraillent avec leur reflex, sans aucun complexe.. J’ai nettement plus de mal de ce côté-là.
Dejeuner avec un gars de Birmingham, bossant pour les enfants des rues, à nous raconter des histoires abrancabrantesques sur les street kids qu’il essaie d’aider et tous les ennuis que cela lui attire. Reste de la journée calme. Dhal Makhani dans un buibui. On essaie de bien profiter de cette dernière journée « calme », avant d’affronter les rabatteurs fous d’Agra, et la nuit en train.
Début de soirée, 2è drache de mousson. Cela rafraichit considérablement l’atmosphère. La mangouste qui se balade à la resthouse prend un malin plaisir à se baigner dans les « pseudo flaques ».
23/09 mercredi - Varanasi - Agra Dernier réveil avec vue sur le Gange, avec le bruit des lavandières tapant leur linge.. Ca va nous manquer… Et les chansons « Hare Krishna » du temple jouxtant notre chambre également …
Check-out et direction « mission rickshaw » dans la chaleur avec nos sacs-a-dos, pesant 2 fois plus lourd suite à tous les souvenirs achetés en chemin. Le conducteur du richshaw est un type sympathique, mais fou, nous parlant de « Africa wild », des pornos indiens … Ca nous amenera à un fou-rire mémorable !
Arrivée à la gare, bien à l’heure, comme d’habitude. Et qui dit gare, dit regard incessant envers ce couple « black and white », et ces cheveux tellement bizarres. Parfois, je sature un peu. A entendre des dizaines de fois par jour (et là je n’exagère pas, pas comme pour les araignées de Darjee) ce style de commentaires… Meme si je sais que c’est de la curiosité, et non de la méchanceté. On investit la cafet’ de la gare… ou nous devrons arrêter de jouer aux cartes car c’est « forbidden ». On n’a jamais compris pourquoi.
Sur le quai de la gare, des attroupements autour de nous, des photos. On est des vraies stars ici en Inde ^^ (Quoi que, dans le centre de bruxelles, les Jap sont aussi impressionnés par « nous »). Etonnament, le train arrive pile poile à l’heure (Incredible India !). Nous sommes en 3 AC. Même configuration que le premier train, mais avec AC, draps et couvertures en plus. Quel changement ! La nuit sera tellement meilleure, et moins stressante qu’en sleeper. Beaucoup de familles indiennes, l’ambiance est vraiment différente.
24/09 jeudi - Agra A 5h50 nous détachons nos sacs et à 6h05 tapante nous entrons en gare d’Agra. Impressionnant cette ponctualité, même les chemins de fer belge (mais je ne sais pas si c’est une bonne référence …) sont moins à l’heure ! Nous prenons un rickshaw en direction d’un hotel repéré dans le routard. Cette nuit est offerte par mon frère, pour mon anniversaire. On espère trouver une petite chambre avec vue sur le Taj.
La chambre désirée est occupée, mais se libèrera apparemment vers 10h, heure du chek-cout des précédents. Parfait ! Douche dans une autre chambre, et roof top pour le petit dej avec vue.
Waw, il est toujours aussi splendide. Le taj semble vraiment sortir de nulle part. J’adore ! J’ai l’impression d’être 3 ans en arrière, de le redécouvrir pour la première fois. Mon ami, qui n’était a priori un peu réticent à voir « ce gros bloc de briques blanches » est conquis ! J’adore encore plus !😎
Glandage jusque 10h pour récupérer la chambre … à 11h toujours rien ! On décide de partir visiter le Taj maintenant, pour pouvoir aller de l’autre côté de la rivière Yamuna au coucher de soleil. Nos sacs dans le cloakroom, et c’est parti !
1500 rouppies en moins et deux petites bouteilles d’eau en plus, et nous y (re)voilà ! Vu l’heure, c’est beaucoup plus peuplé que lors de ma première visite, et on peut dire que ça fait du changement ! Des groupes se forment tout autour de nous, des gens nous suivent, tous veulent des photos d’eux et du couple « black and white »… Certains prennent des photos « volées », comme si on ne les voyait pas. Au début, on joue le jeu, mais trop c’est trop. On est ici pour profiter de l’endroit, pas pour être des bêtes de cirque ! C’est à se demander si les gens préfèrent le taj ou nous (et là, je n’exagère pas …). Dès qu’on se pose quelquepart, c’est l’attroupement.🏴☠️ Quand un couple sympa prend 3 photos de nous, ce sont des dizaines (vraiment !) de photos qui sont prises en même temps. Je nous imagine déjà en photo dans leur salon… J’dois dire que j’ai du mal à profiter…
Mais le Taj est là, toujours aussi immense, aussi magique. Après presque 4 ans et 2 visites, je ne trouve toujours pas les mots. On finira par se trouver un petit coin, un peu au calme, pour pouvoir l’observer en toute tranquilité (tranquilité relative par rapport au début de la visite).
Vers 13h30, nos estomacs nous rappellent à l’ordre et nous sortons de l’enceinte (ré-attroupement) pour se trouver un resto avec vue. Petite bière pour fêter ça.
A notre arrivée à l’hotel (15h), la chambre n’est toujours pas libre (« Incredible india »). Ils nous en proposent une autre, mais je ne démords pas, je rêve de cette chambre avec vue. Nous passons à l’hotel d’en face, le Shanti Lodge, où il reste la chambre parfaite, avec vue et air-co. Quel confort, première chambre avec air-co depuis le début du séjour, et par cette chaleur, c’est plaisant !
Débarbouillage et rickshaw pour le Baby Taj. C’est beaucoup plus petit et moins majestueux, mais quel calme ! Il aurait donné l’inspiration pour la construction du vrai et grand Taj.
Ensuite, direction la rivière, pour la vue avec coucher de soleil. Vu que tout est entièrement symétrique, c’est assez troublant. De plus, je retrouve la vue du Taj à 6h du mat’ d’il y a 4 ans, avec la lumière dans le même sens. Perturbant ! Site très calme, avec une petite dizaine de touristes, et pas de « paparazzis » dans les environs. Bonheur. Le soleil se couche doucement et le Taj émet des reflets sublimes, digne d’un conte de milles et unes nuits. On y restera une bonne heure.
Sur le chemin du retour, le pneu avant du rickshaw crêve dans une sombre ruelle. Ma « peur » due à l’attaque au couteau en Namibie revient, et j’dois dire que je ne suis pas très à l’aise. Après pas mal de manœuvres et 20-30 minutes, nous sommes repartis. Ouf. Repas sur la terrasse juste à côté de notre chambre. Coupure de courant durant la nuit… l’air-co ne nous sera donc pas d’une grande utilité !
25/09 vendredi -Agra - Delhi Réveil avec vue sur le Taj. Que demander de mieux ? Petite douche froide (coupure de courant encore), et déjeuner au Yash Café juste à côté. Depuis le début des vacances, mon estomac semblait souffrir de la chaleur, je ne mangeais pas grand-chose, mais je crois qu’il commence à s’y habituer. J’ai une faim de loup.
Le train est prévu pour 14h40. D’ici là, glandouille, mais quelle belle glandouille avec une vue pareille !
Arrivée tardive sur Delhi (comme toutes nos arrivées dans les villes en fait). On avait réservé la nuit au Namaskar, en quittant Delhi pour Darjee… Mais ils ont refilé la chambre à d’autres personnes… Looongue recherche d’un hotel, afin de trouver quelque chose de correct.
26/09 samedi - Delhi Delhi, delhi, delhi. On profite de notre avant dernière journée sur le sol indien .
Lassi, samosa, petits plats indiens, Kingfisher… On fait plaisir à nos papilles gustatives avant le retour dans le monde de la bouffe moins épicées.
27/09 dimanche - Delhi Delhi delhi delhi.
On profite encore et toujours. Derniers achats, souvenirs, petits cadeaux.
28/09 lundi Delhi delhi et nuit dans l’avion.
C'était un voyage pas si long que ça, mais quelle intensité. Quel bonheur d'avoir pu découvrir de si belles villes, en si bonne compagnie ! Il me tarde d'y retourner... !
Incredible India !
Si vous avez des questions plus pratiques, n'hésitez pas :)
Au plaisir de vous lire,
Eva
Traverser les Andes du Nord colombien au Sud patagonien avec un âne English translation pending
pre-scriptum: Administrateurs, merci de ne pas deplacer cette discussion SVP, je souhaite des infos plutot generalistes sur les pays, et non sur "la marche". Merci. 🙂
Salut VFistes,
D'habitude je ne poste pas sur VF avant d'avoir le projet bien boucle et de demander des infos precises. Je vais faire exception ici. Parce que ca ne servirait a rien de continuer a rever si vraiment il n'y avait pas de possibilite de realisation sur le terrain.
Voila:
Ca trotte dans la tete de plus en plus: le titre de cette discussion, a pieds bien sur pour preciser.
J'ai deja ca dans mes favoris:
http://www.qhapaq-nan.com/index.html
entre autre.
J'ai lu Dervla Murphy qui a traverse les Andes peruviennes avec sa fille de 9 ans et un ane, dans les annees 80.
Bref, je picore ici ou la de temps en temps, en laissant ce reve a l'etat de reve, toujours pas transforme en projet. Mais je sais que je le realiserai, pas demain, mais d'ici quelques annees.
Infos sur lesquelles vous pourriez m'aider:
Colombie, je me demande pourquoi ceux qui marchent dans les Andes du Nord au Sud commencent toujours en Equateur, voir au Perou et pas plus au Nord. Question de securite? Ca peut etre eviter en zigzagant entre les 3 cordilleres sans doute. Quiconque aurait des infos de treks ou autres dans les Andes Colombiennes sur la faisabilite de ce trip a pieds, je l'en remercie grandement d'avance, car c'est un peu mon point flou du moment.
Equateur: Je n'y suis jamais allee encore, peut-etre j'irai avant de faire ce trip. En attendant, meme question qu'au dessus: la faisabilite de traverser les Andes equatoriennes du Nord au Sud.
Je passe Perou et Bolivie, je sais que c'est faisable.
Pour la fin de parcours jusqu'au sud du continent, je pense que c'est jouable aussi.
Prendre en compte que j'aurai un ane.
Quant aux saisons, vos avis m'interessent aussi. Je n'aimerais vraiment pas descendre la Patagonie en plein hiver. 🏴☠️ Mais sur une duree de 2.5, 3 ans environs, j'aurais le droit a toutes les saisons de toute maniere. N'empeche que, dans un monde ideal, peut-etre je pourrais optimiser au mieux. 🤪
Enfin, si vous avez de trips similaires en stock, avec ou sans anes, ils sont bien sur les bienvenus! J'ai deja en reference des voyageurs long court avec un ane comme Jacques Clouteau par exemple, et je connais le site www.bourricot.com.
Merci de lire mon profil avant de repondre. 😉
Merci d'avance pour votre pierre sur le parcours!
Lilie
Salut VFistes,
D'habitude je ne poste pas sur VF avant d'avoir le projet bien boucle et de demander des infos precises. Je vais faire exception ici. Parce que ca ne servirait a rien de continuer a rever si vraiment il n'y avait pas de possibilite de realisation sur le terrain.
Voila:
Ca trotte dans la tete de plus en plus: le titre de cette discussion, a pieds bien sur pour preciser.
J'ai deja ca dans mes favoris:
http://www.qhapaq-nan.com/index.html
entre autre.
J'ai lu Dervla Murphy qui a traverse les Andes peruviennes avec sa fille de 9 ans et un ane, dans les annees 80.
Bref, je picore ici ou la de temps en temps, en laissant ce reve a l'etat de reve, toujours pas transforme en projet. Mais je sais que je le realiserai, pas demain, mais d'ici quelques annees.
Infos sur lesquelles vous pourriez m'aider:
Colombie, je me demande pourquoi ceux qui marchent dans les Andes du Nord au Sud commencent toujours en Equateur, voir au Perou et pas plus au Nord. Question de securite? Ca peut etre eviter en zigzagant entre les 3 cordilleres sans doute. Quiconque aurait des infos de treks ou autres dans les Andes Colombiennes sur la faisabilite de ce trip a pieds, je l'en remercie grandement d'avance, car c'est un peu mon point flou du moment.
Equateur: Je n'y suis jamais allee encore, peut-etre j'irai avant de faire ce trip. En attendant, meme question qu'au dessus: la faisabilite de traverser les Andes equatoriennes du Nord au Sud.
Je passe Perou et Bolivie, je sais que c'est faisable.
Pour la fin de parcours jusqu'au sud du continent, je pense que c'est jouable aussi.
Prendre en compte que j'aurai un ane.
Quant aux saisons, vos avis m'interessent aussi. Je n'aimerais vraiment pas descendre la Patagonie en plein hiver. 🏴☠️ Mais sur une duree de 2.5, 3 ans environs, j'aurais le droit a toutes les saisons de toute maniere. N'empeche que, dans un monde ideal, peut-etre je pourrais optimiser au mieux. 🤪
Enfin, si vous avez de trips similaires en stock, avec ou sans anes, ils sont bien sur les bienvenus! J'ai deja en reference des voyageurs long court avec un ane comme Jacques Clouteau par exemple, et je connais le site www.bourricot.com.
Merci de lire mon profil avant de repondre. 😉
Merci d'avance pour votre pierre sur le parcours!
Lilie
Vaccinations indispensables au Kenya et en Tanzanie? English translation pending
Bonjour
je pars cet été au Kenya et Tanzanie, quelles sont les vaccinations obligatoires, et est ce qu'un traitement antipalu est recommandé ?
merci pour vos réponses
je pars cet été au Kenya et Tanzanie, quelles sont les vaccinations obligatoires, et est ce qu'un traitement antipalu est recommandé ?
merci pour vos réponses
Itinéraire de neuf jours à partir de Lyon? English translation pending
Bonjour du Canada,
Nous sommes un couple dans la jeune quarantaine qui allons attérrir à Lyon le 28 juin pour 9 jours. Nous allons passer les 2 premieres journées dans cette ville car nous avons accès à une voiture qu' à partir du 30.
Nous avons aussi accès à une maison gratuitement à Saint-Martin d'Uriage qui est pres de Grenoble. Nous aimerions y passer quelques jours, questions de faire des économies. Nous voulons aussi faire un court voyage de 3 ou 4 nuits. Mon épouse aimerait bcp le nord de la France, moi j ai peur que ce soit trop peu de temps.
J'aimerais avoir des suggestions pour :
1. des voyages d'une journée à partir de Saint-Martin 2 un itinéraire de 3 ou 4 jours à partir de Lyon ou Saint-Martin
Nous devons retourner l'auto à Lyon le 6 juillet qui est le jour de notre départ
merci de m'avoir lu et j'espere pouvoir faire de même. 🙂
Nous sommes un couple dans la jeune quarantaine qui allons attérrir à Lyon le 28 juin pour 9 jours. Nous allons passer les 2 premieres journées dans cette ville car nous avons accès à une voiture qu' à partir du 30.
Nous avons aussi accès à une maison gratuitement à Saint-Martin d'Uriage qui est pres de Grenoble. Nous aimerions y passer quelques jours, questions de faire des économies. Nous voulons aussi faire un court voyage de 3 ou 4 nuits. Mon épouse aimerait bcp le nord de la France, moi j ai peur que ce soit trop peu de temps.
J'aimerais avoir des suggestions pour :
1. des voyages d'une journée à partir de Saint-Martin 2 un itinéraire de 3 ou 4 jours à partir de Lyon ou Saint-Martin
Nous devons retourner l'auto à Lyon le 6 juillet qui est le jour de notre départ
merci de m'avoir lu et j'espere pouvoir faire de même. 🙂
Tour des Annapurnas, route de l'Everest ou tour du Manaslu? English translation pending
Bonjour
Je souhaite faire un trek en fin d’année au Népal. Ce sera mon premier treck dans cette région, et après avoir pas mal fouillé dans divers documents, post sur ce forum, et autres guides, j’hésite encore entre trois alternatives :
Tour des Annapurna (TDA) : treck « touristiques » mais simple d’organisation
Route de l’Everest (RDE) : idem supra.
Tour du Manaslu (TDM) : moins fréquenté, mais obligation de passer par une agence.
J’avais initialement décidé de ne pas aller sur les deux premiers, précisément à cause de leur fréquentation, mais j’ai cru lire que pour un premier trek au Népal, ça restait quand même pas mal du tout ! Afin de me faire mon opinion, voici donc quelques questions sur ces différentes alternatives
1. TDA et RDE : sur les mois d’octobre / novembre, quelle est la période la moins fréquentée (je crois avoir lu que c’était plus calme les 3 dernières semaines de novembre ?)
2. TDA et RDE : peut-on camper facilement tout au long de ces deux itinéraires ? Si oui, cela permet-il d’être un peu plus « au calme » ?
3. Question en liaison avec la précédente : peut-on facilement manger/boire tout au long de ces parcours, sans pour autant dormir dans les lodges ?
4. TDA et RDE : J’ai cru lire qu’il y avait des constructions de routes qui dévisageaient le paysage. Lequel de ces deux treks est le moins touché ?
5. TDM : Peut-on faire appel aux services d’agence en étant seul, ou faut-il être plusieurs ?
6. TDM : A la lecture des différents post que j’ai pu voir, privilégier une agence locale semble le plus intéressant. Concrètement (désolé si la question est un peu stupide), où est-ce que ces agences se trouvent (début du trek ? Katmandu ?)
7. TDA, RDE et TDM : dans lequel de ces 3 treks traverserai-je le plus de paysages de haute montagne (glacier, lac, paysages minéraux, etc.) ?
Merci beaucoup par avance !
Je souhaite faire un trek en fin d’année au Népal. Ce sera mon premier treck dans cette région, et après avoir pas mal fouillé dans divers documents, post sur ce forum, et autres guides, j’hésite encore entre trois alternatives :
Tour des Annapurna (TDA) : treck « touristiques » mais simple d’organisation
Route de l’Everest (RDE) : idem supra.
Tour du Manaslu (TDM) : moins fréquenté, mais obligation de passer par une agence.
J’avais initialement décidé de ne pas aller sur les deux premiers, précisément à cause de leur fréquentation, mais j’ai cru lire que pour un premier trek au Népal, ça restait quand même pas mal du tout ! Afin de me faire mon opinion, voici donc quelques questions sur ces différentes alternatives
1. TDA et RDE : sur les mois d’octobre / novembre, quelle est la période la moins fréquentée (je crois avoir lu que c’était plus calme les 3 dernières semaines de novembre ?)
2. TDA et RDE : peut-on camper facilement tout au long de ces deux itinéraires ? Si oui, cela permet-il d’être un peu plus « au calme » ?
3. Question en liaison avec la précédente : peut-on facilement manger/boire tout au long de ces parcours, sans pour autant dormir dans les lodges ?
4. TDA et RDE : J’ai cru lire qu’il y avait des constructions de routes qui dévisageaient le paysage. Lequel de ces deux treks est le moins touché ?
5. TDM : Peut-on faire appel aux services d’agence en étant seul, ou faut-il être plusieurs ?
6. TDM : A la lecture des différents post que j’ai pu voir, privilégier une agence locale semble le plus intéressant. Concrètement (désolé si la question est un peu stupide), où est-ce que ces agences se trouvent (début du trek ? Katmandu ?)
7. TDA, RDE et TDM : dans lequel de ces 3 treks traverserai-je le plus de paysages de haute montagne (glacier, lac, paysages minéraux, etc.) ?
Merci beaucoup par avance !
Traversée des Alpes avec un âne? English translation pending
Bonjour,
Ma compagne et moi souhaiterions traverser les Alpes avec un âne pour une durée de 2 à 3 mois en partant de l'Autriche. Nous alternerions camping sauvage et camping. Nous nous posons quelques questions: - Est-il facile de gérer l'âne au niveau de la nourriture? Est-ce suffisant l'herbe des montagne ou faut-il toujours avoir un complément céréalier avec soi? - Peut-on attacher l'âne la nuit avec une corde assez longue pour qu'il puisse brouter ou faut-il prévoir un mini enclos, ou rien du tout ? - Lorsque l'on arrive dans des villages ou petites villes et que nous allons au camping pour quelques jours, est-il facile de trouver un endroit où parquer l'âne ? - On peut nous prêter un âne. Le convoyage de l'âne jusque en Autriche coûte-t-il cher ? Si oui peut-être est-il plus simple et plus économique de l'acheter sur place (en Autriche) et de le revendre en France. Est-il facile d'acheter un âne en Autriche pas trop cher par rapport à sa valeur en France ?
Je sais ça fait beaucoup de questions mais si quelqu'un a de l'expérience dans ce domaine je lui serai très reconnaissant de sa réponse.
Karelito.
Ma compagne et moi souhaiterions traverser les Alpes avec un âne pour une durée de 2 à 3 mois en partant de l'Autriche. Nous alternerions camping sauvage et camping. Nous nous posons quelques questions: - Est-il facile de gérer l'âne au niveau de la nourriture? Est-ce suffisant l'herbe des montagne ou faut-il toujours avoir un complément céréalier avec soi? - Peut-on attacher l'âne la nuit avec une corde assez longue pour qu'il puisse brouter ou faut-il prévoir un mini enclos, ou rien du tout ? - Lorsque l'on arrive dans des villages ou petites villes et que nous allons au camping pour quelques jours, est-il facile de trouver un endroit où parquer l'âne ? - On peut nous prêter un âne. Le convoyage de l'âne jusque en Autriche coûte-t-il cher ? Si oui peut-être est-il plus simple et plus économique de l'acheter sur place (en Autriche) et de le revendre en France. Est-il facile d'acheter un âne en Autriche pas trop cher par rapport à sa valeur en France ?
Je sais ça fait beaucoup de questions mais si quelqu'un a de l'expérience dans ce domaine je lui serai très reconnaissant de sa réponse.
Karelito.
Transport pour un circuit en Andalousie? English translation pending
Bonjour,
billet d'avion en poche pour deux semaines en juillet en andalousie. (paris malaga 89 €)
circuit prévu :
malaga, grenade cordoue, seville, huelva, cadiz et la côte jusqu'à malaga.
Je pars toute seule et ne compte pas louer de voiture sur place. J'aimerais savoir s'il est possible de tout faire en bus ?
si vous avez des bonnes adresses d auberges de jeunesse. Pas de camping pr éviter le sac trop lourd (mauvais souvenir l année derniere !)
vos avis sur les plages à me conseiller ?
désolée, questions en vrac mais en tout cas, ce forum est vraiment utile pr les preparatifs !
merci
Seule avec un petit budget en Turquie: Istanbul, la Cappadoce... et puis? English translation pending
Bonjour,
Je vais passer seule un mois en juillet en Turquie...Une semaine à Istanbul, 8 jours en Cappadoce, et après, je ne sais pas trop , mais pas dans l'est. J'ai un petit budget...quels coins me conseillez-vous, desquels je pourrai rayonner facilement en bus ? La mer, mais aussi l'intérieur... Merci à tous !
Passage terrestre de Chine vers le Myanmar English translation pending
Je souhaite passer de Ruli poste frontiere chinois au sud du Yunnam pour aller au Myanmar.Bien sur , passage terrestre.
Lonely planet donne les informations suivantes:
Visa Birman a obtenir uniquement à Kunming.
Possibilité de passer au Myanmar uniquement avec une agence de Voyage et faire partie d'un groupe organisé , meme si vous etes seul. 2 agences peuvent vous obtenir ce permis de circuler ,1 à Kunming et l'autre à Ruli. Le prix est de 350 Y et comprend le permis de circuler, le guide , et le transport Jiegao vers Hsipaw. Le permis s'obtient en 1 journée à Ruli. Ce prix ne comprend pas le visa Birman obtenu à Kunming.
Attention: Le visa Birman s'obtient uniquement à Kunming. Le passage ne peut se faire que dans un sens : de la Chine vers Myanmar.
quelqu'un a t-il déja effectué ce parcours? Je suis friand de renseignements avant de m'engager dans ce voyage. Merci d'avance a tous les forumeurs pour les renseignements.
Visa Birman a obtenir uniquement à Kunming.
Possibilité de passer au Myanmar uniquement avec une agence de Voyage et faire partie d'un groupe organisé , meme si vous etes seul. 2 agences peuvent vous obtenir ce permis de circuler ,1 à Kunming et l'autre à Ruli. Le prix est de 350 Y et comprend le permis de circuler, le guide , et le transport Jiegao vers Hsipaw. Le permis s'obtient en 1 journée à Ruli. Ce prix ne comprend pas le visa Birman obtenu à Kunming.
Attention: Le visa Birman s'obtient uniquement à Kunming. Le passage ne peut se faire que dans un sens : de la Chine vers Myanmar.
quelqu'un a t-il déja effectué ce parcours? Je suis friand de renseignements avant de m'engager dans ce voyage. Merci d'avance a tous les forumeurs pour les renseignements.
Itinéraire dans le Sud péruvien et le Salar d'Uyuni du 2 au 28 juillet English translation pending
Bonjour,
Je vous sollicite pour un voyage que je projette de faire avec une amie qui me rejoint a Lima le 2 Juillet. Il s'agit de se concentrer sur quelques villes du sud et de faire le Salar d'Uyuni. J'ai un peu peur que le salar fasse "tache" dans mon voyage en nous faisant perdre trop de temps meme si j'ai vraiment beaucoup trop envie de le faire... :) et que les quelques amis que je connais qui ont eu la chance d'y allé m'on convaincu de le faire !
Voila une esquisse de comment je vois notre tour qui est plus ou moins en construction. Si vous avez des conseils ou autre n'hésitez pas.
Viendra ce greffer a ce fil l'évolution de notre voyage
Merci d'avance
Arnaud
Vendredi 02 : LIMA - ARRIVEE D’AGATHE
Samedi 03: Lima / Cusco Dans la journée pour profiter du paysage
Dimanche 04: Cusco : visite de la ville (+ acclimatation)
Lundi 05 : Cusco : Visite de la ville (+ acclimatation)
Mardi 06: Cusco / Vallée sacrée/Aguas Caliente
mercredi 07: Aguas Caliente / Machu Pichu
Jeudi 08: Vallée sacrée + Retour a Cusco
Vendredi 09: Cusco: Visite de la ville
samedi10: Cusco à Puno (8h)
dimanche 11: Puno Visite des Iles (Tour en 2 jours sur les iles avec nuit sur Amontani)
lundi 12: Puno Visites des Iles
mardi 13: Puno à La Paz (6h) puis La Paz à Uyuni de nuit (bus confort depart vers 17-18h - Arrivée 7h le mercredi 14
Mercredi14: arrivée 7h en bus + Salar d’Uyuni
jeudi 15: Salar d’Uyuni 4x4
vendredi 16: Salar d’Uyuni jusqu'aSan pedro de Atacama Départ le soir a 20h vers Arica
Samedi 17 : Arrivée autours de7h au poste de frontiere + bus Tacna à Arequipa pour arriver le soir a Arequipa
Dimanche 18: Arequipa
Lundi 19: Arequipa
Mardi 20: Arequipa - Canyon del Colca
Mercredi 21: Arequipa - Canyon del Colca
Jeudi 22: Arequipa - Canyon del Colca
Vendredi 23: Arequipa
Samedi 24: JOUR DE BATTEMENT
Dimanche 25: JOUR DE BATTEMENT
Lundi 26: JOURNEE DE BATTEMENT AREQUIPA --> LIMA DE NUIT
Mardi 27 Arrivée le matin a Lima à direction l'association - Nuit a l'association
Mercredi 28 – 17h30 Départ Lima à Barcelone
Vendredi 02 : LIMA - ARRIVEE D’AGATHE
Samedi 03: Lima / Cusco Dans la journée pour profiter du paysage
Dimanche 04: Cusco : visite de la ville (+ acclimatation)
Lundi 05 : Cusco : Visite de la ville (+ acclimatation)
Mardi 06: Cusco / Vallée sacrée/Aguas Caliente
mercredi 07: Aguas Caliente / Machu Pichu
Jeudi 08: Vallée sacrée + Retour a Cusco
Vendredi 09: Cusco: Visite de la ville
samedi10: Cusco à Puno (8h)
dimanche 11: Puno Visite des Iles (Tour en 2 jours sur les iles avec nuit sur Amontani)
lundi 12: Puno Visites des Iles
mardi 13: Puno à La Paz (6h) puis La Paz à Uyuni de nuit (bus confort depart vers 17-18h - Arrivée 7h le mercredi 14
Mercredi14: arrivée 7h en bus + Salar d’Uyuni
jeudi 15: Salar d’Uyuni 4x4
vendredi 16: Salar d’Uyuni jusqu'aSan pedro de Atacama Départ le soir a 20h vers Arica
Samedi 17 : Arrivée autours de7h au poste de frontiere + bus Tacna à Arequipa pour arriver le soir a Arequipa
Dimanche 18: Arequipa
Lundi 19: Arequipa
Mardi 20: Arequipa - Canyon del Colca
Mercredi 21: Arequipa - Canyon del Colca
Jeudi 22: Arequipa - Canyon del Colca
Vendredi 23: Arequipa
Samedi 24: JOUR DE BATTEMENT
Dimanche 25: JOUR DE BATTEMENT
Lundi 26: JOURNEE DE BATTEMENT AREQUIPA --> LIMA DE NUIT
Mardi 27 Arrivée le matin a Lima à direction l'association - Nuit a l'association
Mercredi 28 – 17h30 Départ Lima à Barcelone
Avis sur itinéraire au Québec du 25 août au 6 septembre? English translation pending
bonjour à tous
j'aimerais connaitre votre avis sur un circuit que nous faisons du 25 aout au 6 septembre 2010. le 25 : arrivée dans l'aprésmidi nuit a montréal 26 : montréal direction québec, aprés midi visitedu vieux québec 27 : visite village hurons repas sur place apres midi chute de montmorency 28 : ile d'orléans(1/2 journée) traversier levis , visite de la ville quebec 29 ; canyon st anne (1/2 journée) sept chutes, nuit à baie st paul 30 : baie st paul, st joseph de la rive (traversier pour l'ile aux courdes), st simeon baie st catherine 31 tadoussac , observation des baleines, randonnée sentier au départ du village 1/09: tadoussac st rose du nord: croisiére sur le fjord(jusqu'a cap étenité), nuit à chicoutimi 2 : chicoutimi, chambord ( village val jalabert) ( 1/2 journée) , quel autre point d'intérêt a proximité, nuit a roberval 3: roberval saint félicien: visite du zoo st félicien (la journée) 4 et 5 : retour montréal 2 possibiltés par la tuque route 155 ou par la route 169, quel est la plus jolie route pour rentrer. le 5 nuit à montreal 6 : visit du jardin botanique, départ le soir pour paris
que pensez vous de mon circuit j'ai un jour de battement le 4 , est ce qu'il faut que je reste un jour de plus à endroit. j'attend vos conseils car c'est pas facile d'organiser seule un circuit merci d'avance
j'aimerais connaitre votre avis sur un circuit que nous faisons du 25 aout au 6 septembre 2010. le 25 : arrivée dans l'aprésmidi nuit a montréal 26 : montréal direction québec, aprés midi visitedu vieux québec 27 : visite village hurons repas sur place apres midi chute de montmorency 28 : ile d'orléans(1/2 journée) traversier levis , visite de la ville quebec 29 ; canyon st anne (1/2 journée) sept chutes, nuit à baie st paul 30 : baie st paul, st joseph de la rive (traversier pour l'ile aux courdes), st simeon baie st catherine 31 tadoussac , observation des baleines, randonnée sentier au départ du village 1/09: tadoussac st rose du nord: croisiére sur le fjord(jusqu'a cap étenité), nuit à chicoutimi 2 : chicoutimi, chambord ( village val jalabert) ( 1/2 journée) , quel autre point d'intérêt a proximité, nuit a roberval 3: roberval saint félicien: visite du zoo st félicien (la journée) 4 et 5 : retour montréal 2 possibiltés par la tuque route 155 ou par la route 169, quel est la plus jolie route pour rentrer. le 5 nuit à montreal 6 : visit du jardin botanique, départ le soir pour paris
que pensez vous de mon circuit j'ai un jour de battement le 4 , est ce qu'il faut que je reste un jour de plus à endroit. j'attend vos conseils car c'est pas facile d'organiser seule un circuit merci d'avance
Élection du meilleur cliché du mois de mai 2010 sur le thème "Transport collectif et public du monde" English translation pending
🙂chers photographes ,
Voilà je lance le premier concours entre véfistes (Attention ce concours n'est pas officiel juste un petit concours d'amateurs de photos que nous sommes ) pour élire entre nous le meilleur cliché du mois sur un thème de voyage choisi préalablement.
Ce concours est gratuit et ouvert à tous les véfistes !
Le gagnant sera déclaré meilleur photographe VF du mois de mai 2010😇 (titre honorifique) Le gagnant pourra choisir le thème du prochain concours Vf 🤪 (en juin ou juillet) Le gagnant recevra un Pépito au chocolat noir comme lot gagnant du concours lors de la prochaine rencontre Vf organisée par Lahaut (si le vainqueur ne peut venir à cette rencontre le lot sera mangé par Lahaut avec une pensée pour le vainqueur et lui enverra aussi la photo du Pépito !)
LIRE LE REGLEMENT DU CONCOURS AVANT TOUTE PARTICIPATION
1 C'est le participant qui réalisé lui même le cliché (couleur, noir et blanc, grand ou petit format , etc..) à poster sur ce post en pièce jointe ou directement dans le message .(1 seul message par participant)
2 Le cliché doit correspondre au thème imposé. (indiquer aussi le lieu où a été prise la photo!)
3 Le participant pourra posté un seul et uniquement un seul cliché (sinon les clichés suivant seront déclarés hors concours !)
4 Les participants devront poster leur cliché dans les dates du 13 au 25 mai minuit (tout cliché posté après la fermeture du concours qui est le 25 mai minuit ne sera pas accepté )
5 Seuls les participants du concours ont un seul et unique droit de vote et pourront commencer à voter à la clôture du concours 25 mai 2010 minuit (ils ne pourront pas voter pour leur propre cliché!) jusqu' à la clôture du vote (30 mai 2010 minuit ;tout vote émis après la fermeture du bureau de vote (30 mai minuit) ne sera pas comptabilisé)
6 On s'abstient de faire des commentaires des clichés durant la période du concours pour ne pas engluer le post de message sans photo Seulement à partir de la date de l'ouverture du bureau de vote au 26 mai 2010 zéro heure, on pourra voter et commenter les photos des participants . Le vote de chacun sera public sur le post comme cela pas de tricherie !! 😛
7 Le vainqueur sera celui ou celle qui aura obtenu le plus de voix (en cas d'égalité un nouveau vote sera effectué par les participants entre les clichés qui auront obtenus le plus de voix)
8 Les participants devront voter pour la meilleure photo (sauf la leur) en leur âme et conscience au point de vue qualité de l'image , cadrage , originalité , luminosité , sujet correspondant bien au thème , etc ...
Pour lancer ce premier concours j'ai choisi le thème ; "Transport public et collectif du monde "
Pour vous aider cela peut aller du TGV français en passant par le bus africain, de la pirogue amazonienne ou de l'avion à hélice népalais du moment que cela soit collectif et public
Donc vous avez jusqu'au 25 mai minuit pour poster votre cliché !😉
Alors bonne chance à tous et à toutes !😉
Le gagnant sera déclaré meilleur photographe VF du mois de mai 2010😇 (titre honorifique) Le gagnant pourra choisir le thème du prochain concours Vf 🤪 (en juin ou juillet) Le gagnant recevra un Pépito au chocolat noir comme lot gagnant du concours lors de la prochaine rencontre Vf organisée par Lahaut (si le vainqueur ne peut venir à cette rencontre le lot sera mangé par Lahaut avec une pensée pour le vainqueur et lui enverra aussi la photo du Pépito !)
LIRE LE REGLEMENT DU CONCOURS AVANT TOUTE PARTICIPATION
1 C'est le participant qui réalisé lui même le cliché (couleur, noir et blanc, grand ou petit format , etc..) à poster sur ce post en pièce jointe ou directement dans le message .(1 seul message par participant)
2 Le cliché doit correspondre au thème imposé. (indiquer aussi le lieu où a été prise la photo!)
3 Le participant pourra posté un seul et uniquement un seul cliché (sinon les clichés suivant seront déclarés hors concours !)
4 Les participants devront poster leur cliché dans les dates du 13 au 25 mai minuit (tout cliché posté après la fermeture du concours qui est le 25 mai minuit ne sera pas accepté )
5 Seuls les participants du concours ont un seul et unique droit de vote et pourront commencer à voter à la clôture du concours 25 mai 2010 minuit (ils ne pourront pas voter pour leur propre cliché!) jusqu' à la clôture du vote (30 mai 2010 minuit ;tout vote émis après la fermeture du bureau de vote (30 mai minuit) ne sera pas comptabilisé)
6 On s'abstient de faire des commentaires des clichés durant la période du concours pour ne pas engluer le post de message sans photo Seulement à partir de la date de l'ouverture du bureau de vote au 26 mai 2010 zéro heure, on pourra voter et commenter les photos des participants . Le vote de chacun sera public sur le post comme cela pas de tricherie !! 😛
7 Le vainqueur sera celui ou celle qui aura obtenu le plus de voix (en cas d'égalité un nouveau vote sera effectué par les participants entre les clichés qui auront obtenus le plus de voix)
8 Les participants devront voter pour la meilleure photo (sauf la leur) en leur âme et conscience au point de vue qualité de l'image , cadrage , originalité , luminosité , sujet correspondant bien au thème , etc ...
Pour lancer ce premier concours j'ai choisi le thème ; "Transport public et collectif du monde "
Pour vous aider cela peut aller du TGV français en passant par le bus africain, de la pirogue amazonienne ou de l'avion à hélice népalais du moment que cela soit collectif et public
Donc vous avez jusqu'au 25 mai minuit pour poster votre cliché !😉
Alors bonne chance à tous et à toutes !😉

Voyage dans l'Ouest canadien (Vancouver, Rocheuses, Stampede de Calgary...) English translation pending
Bonjour amis voyageurs 😉 ,
J'ai besoin de votre aide et de votre immense savoir 😇 ...
Alors pour me situer, j'ai 27 ans, j'habite Tahiti 😎 et je pars avec ma femme début juillet pour 3 semaines au canada :) On à soif d'aventure et de paysages grandiose, on veut s'en mettre plein les yeux donc.
J'aimerais avoir vos avis, conseils, suggestions, critiques (si si) sur notre itinéraire et sur ce qu'il ne faut pas qu'on rate absolument. J'ai aussi un tas de ptites questions diverses mais d'abord l'itinéraire en question :

(en gras les points non "négociables" :mrgreen: )
Donc : - Vancouver : le 30 juin (2j) => Canada Day, vistie de la ville ...
- Whistler : 2j => saut à l'élastique, tyrolienne, visite des installations olympiques ...
- clearwater : 1j => Ballade dans le parc Wells Gray (il parait qu'on y croise souvent quelques ours noirs) Est ce que ça vaut vraiment le coup d'y aller ? A t'on plus de chance d'y voir des ours que dans les autres parcs ?
- Jasper (juste de passage)
- Edmonton : 2j => Surtout pour son centre commercial (le plus gros du continent américain :o )
- (re-)Jasper : 2j => parc, nature, promenades ...
- Banff : 2j => icefields parkway, le glacier Athabasta, les lacs Louise et Moraine ...
- Calgary : 2j => Le très célèbre Stampede .. Yeah !
- Revelstoke : 2j => parc, nature, promenades ...
- L'Okanagan : 2j => ? Est ce que ça vaut vraiment le coup d'y aller (bis)?
Sinon est ce que la route entre Edmonton et Calgary est sympa ?
- retour à vancouver le 18 juillet
Voila ... bon tout ça est assez approximatif pour le moment et je compte sur vous pour m'aider à affiner mon périple :P
PS : Les promenades d'une heure ou deux en foret ok, mais les randos de 4-5 heures c'est pas trop notre truc 😕
PS 2 : Ah oui, au lieu de louer un GPS en même temps que la voiture je me demande s'il n'est pas préférable et plus économique d'en acheter un ... vous avez des adresses web (ou sur los angeles) qui valent le coup avec des cartes nord-américaines ?
Merci d'avance
J'ai besoin de votre aide et de votre immense savoir 😇 ...
Alors pour me situer, j'ai 27 ans, j'habite Tahiti 😎 et je pars avec ma femme début juillet pour 3 semaines au canada :) On à soif d'aventure et de paysages grandiose, on veut s'en mettre plein les yeux donc.
J'aimerais avoir vos avis, conseils, suggestions, critiques (si si) sur notre itinéraire et sur ce qu'il ne faut pas qu'on rate absolument. J'ai aussi un tas de ptites questions diverses mais d'abord l'itinéraire en question :

(en gras les points non "négociables" :mrgreen: )
Donc : - Vancouver : le 30 juin (2j) => Canada Day, vistie de la ville ...
- Whistler : 2j => saut à l'élastique, tyrolienne, visite des installations olympiques ...
- clearwater : 1j => Ballade dans le parc Wells Gray (il parait qu'on y croise souvent quelques ours noirs) Est ce que ça vaut vraiment le coup d'y aller ? A t'on plus de chance d'y voir des ours que dans les autres parcs ?
- Jasper (juste de passage)
- Edmonton : 2j => Surtout pour son centre commercial (le plus gros du continent américain :o )
- (re-)Jasper : 2j => parc, nature, promenades ...
- Banff : 2j => icefields parkway, le glacier Athabasta, les lacs Louise et Moraine ...
- Calgary : 2j => Le très célèbre Stampede .. Yeah !
- Revelstoke : 2j => parc, nature, promenades ...
- L'Okanagan : 2j => ? Est ce que ça vaut vraiment le coup d'y aller (bis)?
Sinon est ce que la route entre Edmonton et Calgary est sympa ?
- retour à vancouver le 18 juillet
Voila ... bon tout ça est assez approximatif pour le moment et je compte sur vous pour m'aider à affiner mon périple :P
PS : Les promenades d'une heure ou deux en foret ok, mais les randos de 4-5 heures c'est pas trop notre truc 😕
PS 2 : Ah oui, au lieu de louer un GPS en même temps que la voiture je me demande s'il n'est pas préférable et plus économique d'en acheter un ... vous avez des adresses web (ou sur los angeles) qui valent le coup avec des cartes nord-américaines ?
Merci d'avance
Népal: faire le trek du Manaslu ou autre? English translation pending
Bonjour à tous
Avec des amis, nous envisageons de faire un nouveau trek au Népal. Certains d’entre nous ont déjà pas mal d’expériences dans ce pays (treks Jiri à Tengboche, Annapurna, Helambu) et nous connaissons quelqu’un sur place pour organiser ce trek. Avant de choisir une destination, nous avons pensé mettre un post sur le site de voyage forum pour prendre un peu les devants et aussi « commencer à rêver » !!
Nous disposons d’un mois en automne 2010. A première vue, le trek du tour du Manaslu nous séduit, mais quelques questions sont encore à élucider. Faut il passer obligatoirement par une agence, y-a-t-il des lodges, est ce que physiquement c’est très dur, …. bref, toutes les réponses ou informations seront les bienvenues. J’ai vu que la première partie pouvait être modifiée pour profiter d’un circuit hors des gorges. Afin de compléter ma demande, je souhaiterais savoir si je peux acheter une carte en France ?
Si vous avez d’autres idées de circuits, évidement nous sommes intéressés car pour le moment rien n’est figé.😉 Merci par avance de vos fameux conseils !! Hélène
Avec des amis, nous envisageons de faire un nouveau trek au Népal. Certains d’entre nous ont déjà pas mal d’expériences dans ce pays (treks Jiri à Tengboche, Annapurna, Helambu) et nous connaissons quelqu’un sur place pour organiser ce trek. Avant de choisir une destination, nous avons pensé mettre un post sur le site de voyage forum pour prendre un peu les devants et aussi « commencer à rêver » !!
Nous disposons d’un mois en automne 2010. A première vue, le trek du tour du Manaslu nous séduit, mais quelques questions sont encore à élucider. Faut il passer obligatoirement par une agence, y-a-t-il des lodges, est ce que physiquement c’est très dur, …. bref, toutes les réponses ou informations seront les bienvenues. J’ai vu que la première partie pouvait être modifiée pour profiter d’un circuit hors des gorges. Afin de compléter ma demande, je souhaiterais savoir si je peux acheter une carte en France ?
Si vous avez d’autres idées de circuits, évidement nous sommes intéressés car pour le moment rien n’est figé.😉 Merci par avance de vos fameux conseils !! Hélène
Vivre au Costa Rica English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un jeune couple résidant en France. Nous partons en septembre prochain nous établir au Costa Rica. Je suis francais, mon epouse est chilienne. Nous souhaiterions obtenir des informations utiles quand a la vie au CR (prix des loyers, des charges, quartiers conseillés de San Jose ou autre ville, formalités administratives a effectuer en arrivant, les meilleures methodes pour trouver un travail, etc).
Merci a tous ceux qui pourront nous aider dans cette démarche.
Pura Vida
Yan
Nous sommes un jeune couple résidant en France. Nous partons en septembre prochain nous établir au Costa Rica. Je suis francais, mon epouse est chilienne. Nous souhaiterions obtenir des informations utiles quand a la vie au CR (prix des loyers, des charges, quartiers conseillés de San Jose ou autre ville, formalités administratives a effectuer en arrivant, les meilleures methodes pour trouver un travail, etc).
Merci a tous ceux qui pourront nous aider dans cette démarche.
Pura Vida
Yan
Choisir un voyage au Tibet ou au Népal? English translation pending
Bonjour, j'aimerais faire un voyage bientot et j'aime beaucoup les pays
d'Asie alors j'ai optée pour le Tibet ou le Népal, mais je ne sais
vraiment pas quoi choisir, j'aimerais bien allée au Tibet, au moin une
fois dans ma vie, mais ce n'est pas un pays libre et je me demandais si
il y avais encore de la culture tibétaine, parce c'est ca que j'aime et que
je veux voir.Alors j'ai optée aussi pour le Népal, mais bon...
Mes question sont les souvente:Quel sont les pour et les contre pour le
Tibet et le Népal?
- Es ce qu'ont peux encore voir de la culture tibétaine au Tibet?
- Es ce que le tibetain est encore présent et peut-ont encore le parler?
- Peux-t'on camper comme les nomades, a la places des hotels?
l'inconfort ne me dérenge pas, je suis souple, mais je voudrais juste
pouvoir peut-etre y rester longtemps...
Aidez-moi svp
d'Asie alors j'ai optée pour le Tibet ou le Népal, mais je ne sais
vraiment pas quoi choisir, j'aimerais bien allée au Tibet, au moin une
fois dans ma vie, mais ce n'est pas un pays libre et je me demandais si
il y avais encore de la culture tibétaine, parce c'est ca que j'aime et que
je veux voir.Alors j'ai optée aussi pour le Népal, mais bon...
Mes question sont les souvente:Quel sont les pour et les contre pour le
Tibet et le Népal?
- Es ce qu'ont peux encore voir de la culture tibétaine au Tibet?
- Es ce que le tibetain est encore présent et peut-ont encore le parler?
- Peux-t'on camper comme les nomades, a la places des hotels?
l'inconfort ne me dérenge pas, je suis souple, mais je voudrais juste
pouvoir peut-etre y rester longtemps...
Aidez-moi svp