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Venise et le palais des Doges English translation pending
À toutes et à tous,
Je vous écris aujourd’hui car j’ai besoin d’un renseignement au sujet du palais des doges à Venise. Je souhaite faire l’itinéraire secret au palais des doges j’ai vu sur certains sites que l’on pouvait réserver mais je n’ai pas confiance car je ne sais pas si ces sites sont des arnaques ou pas. Quel site de réservation en ligne vous me conseillez ? Pourquoi je n’ai pas confiance ? Car sur certains sites il me propose des billets pour les dates que j’ai choisi et sur d’autres il est affiché que c’est complet donc cela me paraît clairement ambigu.
Bien cordialement
Je vous écris aujourd’hui car j’ai besoin d’un renseignement au sujet du palais des doges à Venise. Je souhaite faire l’itinéraire secret au palais des doges j’ai vu sur certains sites que l’on pouvait réserver mais je n’ai pas confiance car je ne sais pas si ces sites sont des arnaques ou pas. Quel site de réservation en ligne vous me conseillez ? Pourquoi je n’ai pas confiance ? Car sur certains sites il me propose des billets pour les dates que j’ai choisi et sur d’autres il est affiché que c’est complet donc cela me paraît clairement ambigu.
Bien cordialement
Itinéraire pour un premier voyage à Bali English translation pending
Bonjour,
Je vous écris ici car avec ma conjointe nous allons partir à Bali pour le 1er septembre, voici l'itinéraire prévu :
J1&J2 : Jimbaran (J1 arrivée 16h, donc balade sur la plage et manger vers là, J2 Tanah lot temple, PLancha beahc, Sindhu market)
J3&J4 : Ubud et alentours (Tegenungan waterfall, fôret des singes, temples Ubud, rizières, puis départ au nord en passant par le lac Danau Veratan)
J5 : Côte nord (Lovina beach avec escapade dauphins tôt le matin, Brahma vuhara arama, puis balade en scooter vers des cascades)
J6 : Côte est (Temple Of Lempuyang Luhur, Taman Tirtagangga, Padang bai)
J7&J8 : Nusa Penida (J7 Scooter côte sud, J8 baptème plongée + scooter côte nord)
J9 : départ vers Singapour
A savoir qu'on a un chauffeur privé francophone sur les J2, J3, J4 et J6.
Si je vous écrit ici, c'est parce que j'ai lu divers avis sur Bali en général, sur la culture et aussi les "arnaques" et "pompes à fric"... J'aimerais donc avoir vos avis, est-il vrai qu'il faut sans cesse savoir dire "non" pour tous les services proposés par les balinais sur place ? Faut il vraiment négocier à la dure (on parle de faire baisser les prix en les divisant par 5 parfois !) ? A un mois du départ, je commence à devenir un peu angoissé à l'idée d'avoir tout le temps quelqu'un sur le dos à nous voir comme un porte feuilles ambulant ! Et paraît-il que l'île est très sale ...
Merci à vous :) Aurélien
A savoir qu'on a un chauffeur privé francophone sur les J2, J3, J4 et J6.
Si je vous écrit ici, c'est parce que j'ai lu divers avis sur Bali en général, sur la culture et aussi les "arnaques" et "pompes à fric"... J'aimerais donc avoir vos avis, est-il vrai qu'il faut sans cesse savoir dire "non" pour tous les services proposés par les balinais sur place ? Faut il vraiment négocier à la dure (on parle de faire baisser les prix en les divisant par 5 parfois !) ? A un mois du départ, je commence à devenir un peu angoissé à l'idée d'avoir tout le temps quelqu'un sur le dos à nous voir comme un porte feuilles ambulant ! Et paraît-il que l'île est très sale ...
Merci à vous :) Aurélien
Retour d'expérience avec un chauffeur en Colombie English translation pending
Bonsoir,
Je reviens de COLOMBIE où j’ai passé 3 semaines avec mon conjoint. Nous avions pris un chauffeur avec voiture recommandé sur ce forum. Je vous le déconseille car c’est une personne malhonnête. Ce n’est surtout pas une personne de confiance. Après nous avoir arnaqués, il nous a lâchés au cours du voyage en invoquant une panne de voiture. Voici son nom : BAYONA Jhon Alexander à BOGOTA SI vous avez besoin d’explications, je suis à votre disposition
Je reviens de COLOMBIE où j’ai passé 3 semaines avec mon conjoint. Nous avions pris un chauffeur avec voiture recommandé sur ce forum. Je vous le déconseille car c’est une personne malhonnête. Ce n’est surtout pas une personne de confiance. Après nous avoir arnaqués, il nous a lâchés au cours du voyage en invoquant une panne de voiture. Voici son nom : BAYONA Jhon Alexander à BOGOTA SI vous avez besoin d’explications, je suis à votre disposition
EuroVelo: temps de trajet Helsinki - Gibraltar? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris parce que j'ai une petite question. Voilà j'ai toujours voulu faire un de nombreux itinéraires en vélo que propose l'eurovelo mais n'étant pas spécialement sportive je m'y résigne à chaque fois. Puis lors d'un voyage en Argentine j'ai croisé un québécois qui voyageait depuis 2 ans de Montréal à Ushuaia sans avoir vraiment fait de vélo avant. Et sans être sportif en general. Il m'a dit que sportif ou pas, l'important c'est la motivation et que finalement l'entraînement se fera durant le voyage en lui-meme, qu'au debut je ferai que 20km par jour pour finir par 80. Bref il m'a conseillé de me lancer, d'oú ma question^^ Étant débutante ( mais sachant faire du vélo quand meme... j'ai enlevé le petites roues la semaine derniere) d'après vous, combien de temps peut me prendre un périple d'Helsinki à Gibraltar pour arriver jusqu'au maroc? Sachant que je voudrais utiliser les pistes qui longent la côte et faire ainsi toute la côte ouest de la France. Je sais que certain d'entre vous vont me dire que je devrais commencer par plus petit. Mais lui il a bien commencé par 2 ans de l'Amérique du Nord à l'Amérique du Sud donc bon^^ et peu importe que ce soit un garçon 😉 Je pensais à 7 mois mais je crois que je me trompe totalement. Pour une débutante je pense qu'il en faut au mois 10 voir plus non? Et sinon si je n'arrive pas à tout faire je finirai avec l'interail 😅 Merci à tout ceux qui m'auront repondu. Bon voyage à vous 😊
Noemie
Je vous écris parce que j'ai une petite question. Voilà j'ai toujours voulu faire un de nombreux itinéraires en vélo que propose l'eurovelo mais n'étant pas spécialement sportive je m'y résigne à chaque fois. Puis lors d'un voyage en Argentine j'ai croisé un québécois qui voyageait depuis 2 ans de Montréal à Ushuaia sans avoir vraiment fait de vélo avant. Et sans être sportif en general. Il m'a dit que sportif ou pas, l'important c'est la motivation et que finalement l'entraînement se fera durant le voyage en lui-meme, qu'au debut je ferai que 20km par jour pour finir par 80. Bref il m'a conseillé de me lancer, d'oú ma question^^ Étant débutante ( mais sachant faire du vélo quand meme... j'ai enlevé le petites roues la semaine derniere) d'après vous, combien de temps peut me prendre un périple d'Helsinki à Gibraltar pour arriver jusqu'au maroc? Sachant que je voudrais utiliser les pistes qui longent la côte et faire ainsi toute la côte ouest de la France. Je sais que certain d'entre vous vont me dire que je devrais commencer par plus petit. Mais lui il a bien commencé par 2 ans de l'Amérique du Nord à l'Amérique du Sud donc bon^^ et peu importe que ce soit un garçon 😉 Je pensais à 7 mois mais je crois que je me trompe totalement. Pour une débutante je pense qu'il en faut au mois 10 voir plus non? Et sinon si je n'arrive pas à tout faire je finirai avec l'interail 😅 Merci à tout ceux qui m'auront repondu. Bon voyage à vous 😊
Noemie
Entrée à New York sous ESTA avec B1 au lieu d'un H1B English translation pending
Bonjour, je vous écris car j'ai un cas assez particulier et peut-être pourrez-vous m'éclairer.
Mon historique: passeport français, residence permanente au Canada et voyage aux US qu'en transit.
En fin décembre 2018, mon employeur devait m'envoyer en urgence aux US à partir du Canada pour aller rencontrer un client. L'avocat de ma compagnie a préparé tout un dossier en express pour faire une demande de "B1 in lieu of h1b" et l'on m'a été aussi demandé de faire ma demande d'esta. Dans mon cas, l'avocat m'a précisé de présenter directement le dossier à la douane avant mon vol. Au Canada les douaniers sont déjà sur le sol canadien. Donc cette demande de visa n'a pas eu lieu dans une ambassade ou un consulat mais directement devant le USCBP en raison de l'urgence du dossier. J'ai donc subi un entretien concernant mes antécédents (emplois, responsabilités, titre etc.), les raisons de mon voyage (business meeting with customer) mes voyages aux US (le dernier en date de 2013) pour avoir un senior USCBP qui a refusé cette demande. Il m'a expliqué que ma compagnie devait payer pour un H1B et que l'annotation in lieu of h1b leur plaisaient pas. Car cela donne l'impression que mon employeur veuille que je travaille avec un ESTA ce qui n'est pas légal. Il a toutefois ajouté que comme je ne savais pas tout cela vu que je n'étais pas venu aux US depuis 5 ans depuis 2013, que ce n'étaient pas de ma faute. Il a décidé de me laisser entrer sous le Visa Waiver Program en classe Business. Toutefois il m'a prévenu que j'avais un "warning" sur mon dossier et que si je devais revenir la prochaine fois pour travailler sans ce visa "it won't pass"... Donc là je ne comprends plus trop comment les choses vont se passer à l'avenir... Si je veux venir en tant que touriste est-ce que j'ai besoin d'un VISA? car si j'ai un visa de refusé automatiquement L'ESTA saute... Pourtant je suis rentrée avec L'ESTA à NYC... Mon formulaire I-94 précise même que je suis entrée en tant que WB. J'ai prévenu mon employeur de cette situation ils ont appliqués pour le h1b mais comme la procédure est longue ils veulent appliquer à un B1 en cas de besoin pour d'autres clients en attendant... Mais vu ma première vraie expérience sur le sol US je le sens vraiment pas... Et j'aimerais pas que cette situation me plante à l'avenir pour tous les prochains voyages à l'avenir aux US. Sachant que je peux changer d'employeur, ou demander un passeport canadien car je suis en procédure de citoyenneté etc. Des idées concernant cette situation très spéciale?
En fin décembre 2018, mon employeur devait m'envoyer en urgence aux US à partir du Canada pour aller rencontrer un client. L'avocat de ma compagnie a préparé tout un dossier en express pour faire une demande de "B1 in lieu of h1b" et l'on m'a été aussi demandé de faire ma demande d'esta. Dans mon cas, l'avocat m'a précisé de présenter directement le dossier à la douane avant mon vol. Au Canada les douaniers sont déjà sur le sol canadien. Donc cette demande de visa n'a pas eu lieu dans une ambassade ou un consulat mais directement devant le USCBP en raison de l'urgence du dossier. J'ai donc subi un entretien concernant mes antécédents (emplois, responsabilités, titre etc.), les raisons de mon voyage (business meeting with customer) mes voyages aux US (le dernier en date de 2013) pour avoir un senior USCBP qui a refusé cette demande. Il m'a expliqué que ma compagnie devait payer pour un H1B et que l'annotation in lieu of h1b leur plaisaient pas. Car cela donne l'impression que mon employeur veuille que je travaille avec un ESTA ce qui n'est pas légal. Il a toutefois ajouté que comme je ne savais pas tout cela vu que je n'étais pas venu aux US depuis 5 ans depuis 2013, que ce n'étaient pas de ma faute. Il a décidé de me laisser entrer sous le Visa Waiver Program en classe Business. Toutefois il m'a prévenu que j'avais un "warning" sur mon dossier et que si je devais revenir la prochaine fois pour travailler sans ce visa "it won't pass"... Donc là je ne comprends plus trop comment les choses vont se passer à l'avenir... Si je veux venir en tant que touriste est-ce que j'ai besoin d'un VISA? car si j'ai un visa de refusé automatiquement L'ESTA saute... Pourtant je suis rentrée avec L'ESTA à NYC... Mon formulaire I-94 précise même que je suis entrée en tant que WB. J'ai prévenu mon employeur de cette situation ils ont appliqués pour le h1b mais comme la procédure est longue ils veulent appliquer à un B1 en cas de besoin pour d'autres clients en attendant... Mais vu ma première vraie expérience sur le sol US je le sens vraiment pas... Et j'aimerais pas que cette situation me plante à l'avenir pour tous les prochains voyages à l'avenir aux US. Sachant que je peux changer d'employeur, ou demander un passeport canadien car je suis en procédure de citoyenneté etc. Des idées concernant cette situation très spéciale?
Retour d'expérience croisière en baie de Lan Ha (2 jours / une nuit) English translation pending
Bonjour,
J’écris ce retour d’expérience concernant les nombreux problèmes que nous avons rencontré lors de notre croisière 2 jours/1nuit dans la baie de Lan Ha les 2 et 3 Septembre 2018.
Pour réserver cette excursion dans la baie de Lan Ha, nous étions passés par l’agence Asiatica. Asiatica a fait appel à l’agence APT Travel pour assurer cette croisière.
Le programme proposé était un programme « classique » : trajet de Hanoi vers la baie de Lan Ha (bus, ferry puis bus encore), trajet en bateau dans la baie, repas, kayak, vélo sur Cat Ba, etc
Tout d'abord, lors de l'activité kayak dans la baie, nous avons été victime d'un vol d'un billet de 50€ et de 3 billets de 500 000 dong (donc 50€ ×26800=1 340 000 + 1 500 000= 2 840 000 dong au total). Pendant que nous étions dans le kayak, nous avons fait l’erreur de laisser notre porte monnaie dans notre sac dans la chambre fermée à clé.
Nous avons bien inspecté la chambre après avoir constaté le vol et nous avons remarqué que la fenêtre ne se fermait pas, malgré le loquet. En poussant, la fenêtre était facilement ouvrable depuis l'extérieur. Une personne aurait très bien pu rentrer depuis l’extérieur dans la chambre par cette fenêtre pourtant vérouillée.
Voir vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Yq6Jbkb0pt4
La responsable du tour Hien et le manager Elvis ont vu et admis que la fenêtre était cassée. Elvis a photographié la fenêtre cassée.
Nous avons parlé avec Hien, la responsable du tour. Elle nous a proposé 2 solutions: soit prévenir la police dès le soir même, soit écrire une lettre disant que nous assurons ne pas avoir perdu l’argent sur le bateau…
Nous avons refusé d'appeler la police car cela allait gâcher la soirée des autres clients et retrouver 4 billets sur un aussi grand bateau allait être impossible.
De plus, cela allait nous bloquer un jour de plus sur le navire et nous avions réservé un train le lendemain entre Hanoi et Lao Cai, donc nous n’allions pas annuler la suite de notre voyage pour un vol d’environ 100€.
Nous avons également refusé d'écrire la lettre car nous sommes sûrs que l argent a été volé sur ce bateau : c’était le 3ème jour de notre voyage au Vietnam, donc nous savions exactement les dépenses effectuées.
Hien a téléphoné à Asiatica, nous avons échangé avec eux, nous aurions souhaité plus d'assistance de leur part à ce moment là. Aucune solution acceptable n'a été trouvée avec Asiatica non plus ce soir là.
Nous avons décidé ensuite de mettre ce problème de coté, et de tenter de profiter de la soirée sur le bateau.
Mais Hien a ensuite appelé son manager sur le bateau Elvis pour venir nous reparler du problème, et il s'est montré très désagréable et nous a tournés en dérision en utilisant un ton très ironique. Il nous a répété les 2 solutions proposées (police ou lettre). Il a ajouté une 3ème solution: nous rembourser les 2 840 000 dongs en les prenant aux autres membres de l'équipage du bateau… Nous avons évidemment refusé cette 3ème proposition mais il a insisté pour aller prendre l argent aux membres de l'équipage. Il nous a enfin laissé à 23h30…
Le manager Elvis nous a bloqué de 18h à 23h30, en répétant toujours les mêmes propositions que nous n’allions jamais accepter, et avec une attitude pas acceptable.
Il est revenu à notre chambre à minuit pour nous dire qu'il n avait pas récupéré la somme car les personnes dormaient déjà. Il nous a dit qu'il repasserait le matin pour nous donner les 2 840 000 dongs mais nous ne l'avons pas revu le lendemain matin...
Après le débarquement du bateau de la croisière, nous avons demandé auprès de Hien pour revoir Elvis. Mais celui-ci avait quitté du bateau le matin avant le retour au port, car il avait une « urgence familiale ». Hien est allé voir un membre de l'équipage (le bateau n'était pas encore reparti du port), elle est revenu vers nous et a voulu nous donner un billet de 500 000 dongs. Nous avons refusé car ce n'est pas le montant total de 2 840 000 dongs.
Nous sommes ensuite rentrés vers Hanoi en bus.
Asiatica nous a envoyé vers cette agence APT Travel. Concernant APT Travel, de nombreux témoignages sur Internet parlent de vols commis lors de croisières réalisées avec eux. Cette agence me semble avoir une mauvaise réputation.
Le manager Elvis a été très désagréable, très irrespectueux, avec aucune considération pour les clients. Il nous a accusé de mentir. Il était surtout préoccupé par la notoriété et le prestige de l'agence APT Travel.
Nous avons fait confiance à Asiatica, mais le service proposé n’est pas à la hauteur du prix (environ 278$ pour 2 personnes).
Nous savions bien sur qu’entre les photos des brochures et la réalité, il y a souvent une différence, pas de problème avec ça, mais il y a des limites.
Le bateau était en mauvais état, il ne correspond donc pas aux photos envoyées, plusieurs chambres ont été inondées par la pluie durant la nuit, la douche de plusieurs chambres est occupée par des insectes et cafards...
Vidéo1 : https://www.youtube.com/watch?v=NB65hLttkQQ&feature=share
Vidéo2 : https://www.youtube.com/watch?v=3HbKPGiTAyk
Le programme prévu n'a pas été respecté exactement: une visite de grotte en kayak était prévue mais non réalisée. C’était également notre première expérience en kayak, nous l’avons annoncé avant de commencer l’activité, et cependant, personne n’a veillé sur cette excursion, et nous avons eu du mal à retourner sur le bateau sans l’aide de quelqu’un à bord.
Le barbecue prévu pour le soir du 1er jour n'a pas été réalisé malgré le temps sans pluie ni vent, même si cela reste un détail.
Et en plus de tout cela, nous avons été volés de 2 840 000 dong, ce qui représente environ 105€ (2 840 000 dong/26800=105,97€), ce qui est une somme considérable pour nous, surtout en début de voyage.
De retour à Hanoi, nous avons écrit un mail à Asiatica, en développant point par point le déroulé de la soirée.
Asiatica nous a répondu qu’ils ne pouvaient pas nous rembourser le montant du vol car nous n’avions pas fait appel à la police.
Mais au vu de l’état déplorable du bateau et de la mauvaise attitude du manager Elvis envers nous, Asiatica nous a finalement remboursé le montant du vol : 2 840 000 dongs, soit 122$. Cette réponse est plutôt incohérente mais c'est un bon point d'être remboursé du montant du vol.
Le but de ce message est de prévenir d’autres voyageurs de bien vérifier quels prestataires les agences comme Asiatica vont sélectionner et de bien se renseigner avant d’accepter un devis. Et bien sur de garder sur soi ses papiers et argent même pendant une activité de type kayak… Cela nous a servi de leçon pour la suite du séjour…
Concernant la suite du voyage, nous n’avons pas eu d’autres problèmes et tout s’est déroulé sans soucis. Nous avons beaucoup apprécié ce séjour.
Bonne continuation
J’écris ce retour d’expérience concernant les nombreux problèmes que nous avons rencontré lors de notre croisière 2 jours/1nuit dans la baie de Lan Ha les 2 et 3 Septembre 2018.
Pour réserver cette excursion dans la baie de Lan Ha, nous étions passés par l’agence Asiatica. Asiatica a fait appel à l’agence APT Travel pour assurer cette croisière.
Le programme proposé était un programme « classique » : trajet de Hanoi vers la baie de Lan Ha (bus, ferry puis bus encore), trajet en bateau dans la baie, repas, kayak, vélo sur Cat Ba, etc
Tout d'abord, lors de l'activité kayak dans la baie, nous avons été victime d'un vol d'un billet de 50€ et de 3 billets de 500 000 dong (donc 50€ ×26800=1 340 000 + 1 500 000= 2 840 000 dong au total). Pendant que nous étions dans le kayak, nous avons fait l’erreur de laisser notre porte monnaie dans notre sac dans la chambre fermée à clé.
Nous avons bien inspecté la chambre après avoir constaté le vol et nous avons remarqué que la fenêtre ne se fermait pas, malgré le loquet. En poussant, la fenêtre était facilement ouvrable depuis l'extérieur. Une personne aurait très bien pu rentrer depuis l’extérieur dans la chambre par cette fenêtre pourtant vérouillée.
Voir vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=Yq6Jbkb0pt4
La responsable du tour Hien et le manager Elvis ont vu et admis que la fenêtre était cassée. Elvis a photographié la fenêtre cassée.
Nous avons parlé avec Hien, la responsable du tour. Elle nous a proposé 2 solutions: soit prévenir la police dès le soir même, soit écrire une lettre disant que nous assurons ne pas avoir perdu l’argent sur le bateau…
Nous avons refusé d'appeler la police car cela allait gâcher la soirée des autres clients et retrouver 4 billets sur un aussi grand bateau allait être impossible.
De plus, cela allait nous bloquer un jour de plus sur le navire et nous avions réservé un train le lendemain entre Hanoi et Lao Cai, donc nous n’allions pas annuler la suite de notre voyage pour un vol d’environ 100€.
Nous avons également refusé d'écrire la lettre car nous sommes sûrs que l argent a été volé sur ce bateau : c’était le 3ème jour de notre voyage au Vietnam, donc nous savions exactement les dépenses effectuées.
Hien a téléphoné à Asiatica, nous avons échangé avec eux, nous aurions souhaité plus d'assistance de leur part à ce moment là. Aucune solution acceptable n'a été trouvée avec Asiatica non plus ce soir là.
Nous avons décidé ensuite de mettre ce problème de coté, et de tenter de profiter de la soirée sur le bateau.
Mais Hien a ensuite appelé son manager sur le bateau Elvis pour venir nous reparler du problème, et il s'est montré très désagréable et nous a tournés en dérision en utilisant un ton très ironique. Il nous a répété les 2 solutions proposées (police ou lettre). Il a ajouté une 3ème solution: nous rembourser les 2 840 000 dongs en les prenant aux autres membres de l'équipage du bateau… Nous avons évidemment refusé cette 3ème proposition mais il a insisté pour aller prendre l argent aux membres de l'équipage. Il nous a enfin laissé à 23h30…
Le manager Elvis nous a bloqué de 18h à 23h30, en répétant toujours les mêmes propositions que nous n’allions jamais accepter, et avec une attitude pas acceptable.
Il est revenu à notre chambre à minuit pour nous dire qu'il n avait pas récupéré la somme car les personnes dormaient déjà. Il nous a dit qu'il repasserait le matin pour nous donner les 2 840 000 dongs mais nous ne l'avons pas revu le lendemain matin...
Après le débarquement du bateau de la croisière, nous avons demandé auprès de Hien pour revoir Elvis. Mais celui-ci avait quitté du bateau le matin avant le retour au port, car il avait une « urgence familiale ». Hien est allé voir un membre de l'équipage (le bateau n'était pas encore reparti du port), elle est revenu vers nous et a voulu nous donner un billet de 500 000 dongs. Nous avons refusé car ce n'est pas le montant total de 2 840 000 dongs.
Nous sommes ensuite rentrés vers Hanoi en bus.
Asiatica nous a envoyé vers cette agence APT Travel. Concernant APT Travel, de nombreux témoignages sur Internet parlent de vols commis lors de croisières réalisées avec eux. Cette agence me semble avoir une mauvaise réputation.
Le manager Elvis a été très désagréable, très irrespectueux, avec aucune considération pour les clients. Il nous a accusé de mentir. Il était surtout préoccupé par la notoriété et le prestige de l'agence APT Travel.
Nous avons fait confiance à Asiatica, mais le service proposé n’est pas à la hauteur du prix (environ 278$ pour 2 personnes).
Nous savions bien sur qu’entre les photos des brochures et la réalité, il y a souvent une différence, pas de problème avec ça, mais il y a des limites.
Le bateau était en mauvais état, il ne correspond donc pas aux photos envoyées, plusieurs chambres ont été inondées par la pluie durant la nuit, la douche de plusieurs chambres est occupée par des insectes et cafards...
Vidéo1 : https://www.youtube.com/watch?v=NB65hLttkQQ&feature=share
Vidéo2 : https://www.youtube.com/watch?v=3HbKPGiTAyk
Le programme prévu n'a pas été respecté exactement: une visite de grotte en kayak était prévue mais non réalisée. C’était également notre première expérience en kayak, nous l’avons annoncé avant de commencer l’activité, et cependant, personne n’a veillé sur cette excursion, et nous avons eu du mal à retourner sur le bateau sans l’aide de quelqu’un à bord.
Le barbecue prévu pour le soir du 1er jour n'a pas été réalisé malgré le temps sans pluie ni vent, même si cela reste un détail.
Et en plus de tout cela, nous avons été volés de 2 840 000 dong, ce qui représente environ 105€ (2 840 000 dong/26800=105,97€), ce qui est une somme considérable pour nous, surtout en début de voyage.
De retour à Hanoi, nous avons écrit un mail à Asiatica, en développant point par point le déroulé de la soirée.
Asiatica nous a répondu qu’ils ne pouvaient pas nous rembourser le montant du vol car nous n’avions pas fait appel à la police.
Mais au vu de l’état déplorable du bateau et de la mauvaise attitude du manager Elvis envers nous, Asiatica nous a finalement remboursé le montant du vol : 2 840 000 dongs, soit 122$. Cette réponse est plutôt incohérente mais c'est un bon point d'être remboursé du montant du vol.
Le but de ce message est de prévenir d’autres voyageurs de bien vérifier quels prestataires les agences comme Asiatica vont sélectionner et de bien se renseigner avant d’accepter un devis. Et bien sur de garder sur soi ses papiers et argent même pendant une activité de type kayak… Cela nous a servi de leçon pour la suite du séjour…
Concernant la suite du voyage, nous n’avons pas eu d’autres problèmes et tout s’est déroulé sans soucis. Nous avons beaucoup apprécié ce séjour.
Bonne continuation
Interdiction d'entrée sur le territoire américain avec un visa étudiant F1 English translation pending
Bonjour à tous,
J'écris ici car je suis étudiant en échange à Los Angeles pour 1 an depuis maintenant septembre, j'ai un visa étudiant F1 valide. Pourtant je suis rentré pour les vacances de Noël chez moi et au moment d'enregistrer mes bagages pour retourner au Etats Unis, l'hotesse m'informe avoir recu un mail de l'immigration disant de ne pas me laisser embarquer. Je me retrouve donc dans l'impossibilité de rentrer finir mes études.
Je dois absolument retourner finir mon année la bas sinon mes études sont foutue. J'ai essayé de contacter l'ambasse longuement sans succès, personne n'est capable de m'aider ou de me dire comment faire pour débloquer la situation. Je n'ai aucune aide de nul part. Je crois que c'est peut être lié a une amende que j'ai recus mais que j'ai jusqu'au 18 janvier pour regler.
Quelqu'un a t-il la solution?
Merci beaucoup de votre aide, Grégoire.
Je dois absolument retourner finir mon année la bas sinon mes études sont foutue. J'ai essayé de contacter l'ambasse longuement sans succès, personne n'est capable de m'aider ou de me dire comment faire pour débloquer la situation. Je n'ai aucune aide de nul part. Je crois que c'est peut être lié a une amende que j'ai recus mais que j'ai jusqu'au 18 janvier pour regler.
Quelqu'un a t-il la solution?
Merci beaucoup de votre aide, Grégoire.
Marché de Noël en Alsace English translation pending
Bonjour à tous
J'écris ce mail pour vous demander un peu d'aide (je sais qu'il y a beaucoup de post à ce sujet) je suis un peu perdue
Nous partons (2 adultes, une jeune fille de 19 ans et un garçon de 12 ans) du vendredi 21 au 24 décembre en Alsace pour découvrir les marchés
J'ai réservé un gite vers Selestat à un super tarif......
Bon maintenant il faut faire le programme et c'est la que ça se corse...... et que j'ai besoin de votre aide.......
Le vendredi nous arriverons tard donc pas possible de faire ou d'aller à quelque part Nous repartons le lundi pour arriver au sud de Lyon vers 19h
Nous allons aller, bien sûr, à Strasbourg. Sachant que c'est la plus grand mais pas le plus beau Après????????????????? Dans quel ordre????????????? Où manger sans trop dépenser?????? Que faut-il manger à Noël (autre que la choucroute et la flamekuch (oups désolée je ne sais pas l'orthographier ...... pardon.)????? ou boire? Quelle sont les traditions ..???????? "pour que le Père Noël passe"
Nous venons surtout pour la magie de Noël (décorations, illuminations.......)
Où faut-il stationner (à Strasbourg le park and ride???? ou y a -t-il mieux) j'ai vu qu'il y avait un billet pour prendre tous les transports en communs alsaciens (37 euros par jour pour tous) Est plus intéressant et/ou facile de circuler qu'avec la voiture?????
Merci beaucoup pour votre aide
Le vendredi nous arriverons tard donc pas possible de faire ou d'aller à quelque part Nous repartons le lundi pour arriver au sud de Lyon vers 19h
Nous allons aller, bien sûr, à Strasbourg. Sachant que c'est la plus grand mais pas le plus beau Après????????????????? Dans quel ordre????????????? Où manger sans trop dépenser?????? Que faut-il manger à Noël (autre que la choucroute et la flamekuch (oups désolée je ne sais pas l'orthographier ...... pardon.)????? ou boire? Quelle sont les traditions ..???????? "pour que le Père Noël passe"
Nous venons surtout pour la magie de Noël (décorations, illuminations.......)
Où faut-il stationner (à Strasbourg le park and ride???? ou y a -t-il mieux) j'ai vu qu'il y avait un billet pour prendre tous les transports en communs alsaciens (37 euros par jour pour tous) Est plus intéressant et/ou facile de circuler qu'avec la voiture?????
Merci beaucoup pour votre aide
Lorsque le client devient "invivable" English translation pending
Où le coup de gueule d'une hôtelière face à l'agressivité des clients, leur manque de civilité et leurs avis destructeurs sur Internet. Un peu l'air du temps...
Lire la suite...
Réservation billets ferry Bastia - Livourne English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous écris, car je voudrais savoir, selon les experts des ferry Corse - Italie, si je devais réserver mon billet à l'avance pour la traversée Bastia - Livourne le 17 ou 18 Août ?
Je sais que c'est une très haute période, donc c'est pour cela que je vous demande, car je vois les prix des ferry augmenter sur Corsica Ferries et Moby, et je me ds que peut-être une fois sur place, le prix sera beaucoup moins élévé...?
Merci d'avance :)
François
Je vous écris, car je voudrais savoir, selon les experts des ferry Corse - Italie, si je devais réserver mon billet à l'avance pour la traversée Bastia - Livourne le 17 ou 18 Août ?
Je sais que c'est une très haute période, donc c'est pour cela que je vous demande, car je vois les prix des ferry augmenter sur Corsica Ferries et Moby, et je me ds que peut-être une fois sur place, le prix sera beaucoup moins élévé...?
Merci d'avance :)
François
Conduire en Namibie avec traduction du permis English translation pending
Bonjour.
J'ecris un post car je ne trouve pas d'information bien précise concernant le permis de conduire en Namibie, on voit de tout et son contraire. Je pars dans 3 mois, et les formalités administratives pour obtenir un permis internationnal ont changées depuis peu. Le délai est désormais très long et je ne suis pas sur d'avoir ce permis le jour de mon départ en faisant une demande aujourd'hui. Si je ne peux l'obtenir, est-il possible de louer et de conduire un véhicule avec une traduction de mon permis français, réalisée par un traducteur assermenté?
Merci de vos réponses.
J'ecris un post car je ne trouve pas d'information bien précise concernant le permis de conduire en Namibie, on voit de tout et son contraire. Je pars dans 3 mois, et les formalités administratives pour obtenir un permis internationnal ont changées depuis peu. Le délai est désormais très long et je ne suis pas sur d'avoir ce permis le jour de mon départ en faisant une demande aujourd'hui. Si je ne peux l'obtenir, est-il possible de louer et de conduire un véhicule avec une traduction de mon permis français, réalisée par un traducteur assermenté?
Merci de vos réponses.
Gros problème avec Go Voyages English translation pending
Bonjour,
J'écris ce message suite à un problème avec govoyages et aigle azur. J'ai réservé deux billets d'avion, mais sur l'un des deux je me suis trompée ( enfin, ça reste à voir car je suis persuadée de l'avoir bien tapé) sur le nom de famille d'un des deux passagers. J'ai donc contacté govoyages qui une première fois me dit qu'il est impossible de corriger le nom ( donc réécrire c'est mission impossible ...), le lendemain je les recontacte après avoir contacté aigle azur, cette fois ci on me dit qu'une requête va être effectuée ( bizarre la les conditions changent déjà .. ). Puis finalement je rappelle aigle azur une fois de plus qui me dit que c'est à govoyages de régler ce problème, or govoyages me dit que c'est à aigle azur. On me mène en bateau et on me dit que pour une erreur de nom je dois perdre mon billet. Maintenant je dois attendre avec 90% de chance que govoyages ne règle pas ce problème qui est pourtant si simple.
Tout ça pour dire que c'est de la grosse arnaque et que je déconseille désormais cette compagnie et ce site internet. Si par hasard l'un de vous a une solution je vous remercie par avance de me dire comment faire, car je ne peux pas perdre 350 euros sous prétexte que les services clients ne soient pas à la hauteur !
J'écris ce message suite à un problème avec govoyages et aigle azur. J'ai réservé deux billets d'avion, mais sur l'un des deux je me suis trompée ( enfin, ça reste à voir car je suis persuadée de l'avoir bien tapé) sur le nom de famille d'un des deux passagers. J'ai donc contacté govoyages qui une première fois me dit qu'il est impossible de corriger le nom ( donc réécrire c'est mission impossible ...), le lendemain je les recontacte après avoir contacté aigle azur, cette fois ci on me dit qu'une requête va être effectuée ( bizarre la les conditions changent déjà .. ). Puis finalement je rappelle aigle azur une fois de plus qui me dit que c'est à govoyages de régler ce problème, or govoyages me dit que c'est à aigle azur. On me mène en bateau et on me dit que pour une erreur de nom je dois perdre mon billet. Maintenant je dois attendre avec 90% de chance que govoyages ne règle pas ce problème qui est pourtant si simple.
Tout ça pour dire que c'est de la grosse arnaque et que je déconseille désormais cette compagnie et ce site internet. Si par hasard l'un de vous a une solution je vous remercie par avance de me dire comment faire, car je ne peux pas perdre 350 euros sous prétexte que les services clients ne soient pas à la hauteur !
Logements dans le Nord-Ouest argentin English translation pending
mon dilemmene!!
ou dormir ds le no argentin
ticalra , humahuaca ou purmarmaca ?? pour etre le plus pres de la quebrada de meme nom ?
quel est le village le plus sympa ?? merci
isabel
Réussir à concilier voyage, travail et amour? English translation pending
Bien le bonjour ! (Ou bien le bonsoir)
Je m'appelle Lucie, j'ai 21 ans, et comme beaucoup, je rêve de voyager. Et comme beaucoup, j'ai quelques contraintes.
On a tous un contexte différent. Voici le mien : Je sors d'une période très compliqué de ma vie. J'ai été en dépréssion, pendant plusieurs années, à bouger d'hopitaux en hopitaux. (Ouh, l'éclate !) Je considère être sorti de là il y a environ 2 ans. C'est pas facile tous les jours, faut l'avouer, mais par rapport à avant, j'ai une joie de vivre extraordinaire. J'ai rencontré mon copain à ce moment, celà fait donc 2 ans que nous somme ensemble. On vit dans un appartement, dans le sud de la France. C'est pas si terrible, et pourtant.. Après avoir enchaîner des petits boulots, je me retrouve là, sans argent. Je veux partir. Cette envie de voyager, je l'ai dans la peau depuis toute petite, et elle ne m'a jamais laché. A l'heure actuelle, je me meurs du voyage. Mon copain a décidé de reprendre ses études cette année, et j'ai l'impression de devoir faire un choix immense : lui ou le voyage. Et cette idée là me fait très mal. Partir ne serais-ce que 6 mois, c'est déjà le quitter. Ce qui est illogique, c'est que je suis du genre à dire aux gens : "Mais pars, tu rateras rien, ou pas grand chose ! Choisis ta vie, pas les autres ! " Et actuellement, cette décision est insuportable à prendre. Il est mon amant, mon ami, mon frère. Il essuie mes larmes et sourit avec moi. Enfin bref, je ne vais pas vous faire une description de l'amour. Je l'aime, voilà tout.
Aujourd'hui, j'ai besoin de partir. Alors j'ai cherché des solutions. (Un de mes proverbes préféré : S'il y a un problème, il y a toujours une solution. S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.) Et bien heuresement, j'ai commencé à trouver des solutions. Il y a des missions humanitaires courte, qui durent deux semaines ou un mois, malheurement, je suis trop pauvre pour être bénévole. J'ai regardé le woofing, qui est très intéressant. Mais le problème est le même, je n'ai pas assez d'argent pour prendre des billets allez-retours, et au retour, je n'aurais pas plus d'argent pour manger ou pour aider mon copain à payer le loyer. Et je n'aurais pas plus d'argent pour retouner voyager par la suite. Alors bon.. Comme je l'ai dit, il y a toujours des solutions. J'ai cherché, dans des pays comme l'Ecosse, du travail qui me permettrait de revenir régulièrement en France. Mais j'ai peu de qualifications, et je n'ai trouver que du pleins temps, sur de longues périodes. J'ai fait bien d'autre recherche encore, même pour faire de courte formation à l'étranger.
Je commence à saturer des recherches que je fais toute seule, toute la journée. Peut-être que je ne cherche pas assez bien aha. Y a t-il des gens qui se sont retrouvé dans un cas similaire ? Comment avez-vous agis ? Qu'avez vous fait ? Qu'elles experiences avez-vous choisis ?
Dans mon monde parfait, je trouverais un boulot dans un milieu artistique, culturel, ou avec les enfants, et je pourrais y passer deux semaines par mois, et profitez de mon copain deux semaines par mois. Mais nous ne somme pas dans un monde parfait. Pensez vous qu'il est possible de trouver quelque chose où je puisse voir régulièrement mon ami ? Et y gagner assez d'argent pour me payer les aller-retours, ainsi que les courses ? Suis-je trop utopiste ? L'inverse est aussi possible, trouver un travail en France qui me permettrait de voyager quand je le souhaite.
Y a t-il des gens parmis vous qui font régulièrement des trajets comme ça ? Est-ce que ça ne vous épuise pas trop ?
Je peinds, je fais du théâtre, je bricole beaucoup. Est-ce que vendre des tableaux ou des dessins en voyage peut suffire ?
J'ai des millions et des millions de questions, beaucoup ne trouve pas de réponse pour le moment. J'ai beaucoup de problème à trouver un job également. J'ai trop de valeur, et ça m'handicape énormément. Petit exemple : j'ai travailler plusieurs mois dans une épicerie. Le patron jettait par kilos. Il n'y voyait aucun soucis. Moi si, ça me rendait malade. Plusieurs fois, j'ai récupérer de la nourriture pour la distribuer aux gens de la rue. Il m'a menacer de me virer si je continuais. Finalement, c'est moi qui suit partie, sans regret. Ma mère travaille pour entreprise qui vend des produits bio et sains, elle travaille chez elle, depuis son ordinateur. Elle m'a proposé de faire ça aussi. Alors j'ai commencé.. Mais c'est le genre de métier où tu ouvre une page facebook, tu invites tes amis dessus, tu présente tes produits. Tes amis ajoutent d'autres amis sur la page, et etc.. Et toi tu fais la promos de l'entreprise sur ta page facebook. J'ai pas pu le faire, tout simplement. J'ai une horreur des réseaux sociaux, et de la publicité. Alors même si je travallais depuis chez moi, c'était pas possible, de vendre une entreprise à mes amis.
Enfin voilà. Excusez moi, je parle beaucoup. (J'écris beaucoup plutôt) Je suis un peu perdu actuellement. Peut-être que votre expérience pour m'aider. Peut-être connaissez vous des gens qui ont ses problématiques là, et qui ont réussi à trouver quelques chose qui illumine leur journée.
Merci de m'avoir lu. Je vous souhaite une belle journée, et que vos rêves les plus beaux se réalisent. 😉
Je m'appelle Lucie, j'ai 21 ans, et comme beaucoup, je rêve de voyager. Et comme beaucoup, j'ai quelques contraintes.
On a tous un contexte différent. Voici le mien : Je sors d'une période très compliqué de ma vie. J'ai été en dépréssion, pendant plusieurs années, à bouger d'hopitaux en hopitaux. (Ouh, l'éclate !) Je considère être sorti de là il y a environ 2 ans. C'est pas facile tous les jours, faut l'avouer, mais par rapport à avant, j'ai une joie de vivre extraordinaire. J'ai rencontré mon copain à ce moment, celà fait donc 2 ans que nous somme ensemble. On vit dans un appartement, dans le sud de la France. C'est pas si terrible, et pourtant.. Après avoir enchaîner des petits boulots, je me retrouve là, sans argent. Je veux partir. Cette envie de voyager, je l'ai dans la peau depuis toute petite, et elle ne m'a jamais laché. A l'heure actuelle, je me meurs du voyage. Mon copain a décidé de reprendre ses études cette année, et j'ai l'impression de devoir faire un choix immense : lui ou le voyage. Et cette idée là me fait très mal. Partir ne serais-ce que 6 mois, c'est déjà le quitter. Ce qui est illogique, c'est que je suis du genre à dire aux gens : "Mais pars, tu rateras rien, ou pas grand chose ! Choisis ta vie, pas les autres ! " Et actuellement, cette décision est insuportable à prendre. Il est mon amant, mon ami, mon frère. Il essuie mes larmes et sourit avec moi. Enfin bref, je ne vais pas vous faire une description de l'amour. Je l'aime, voilà tout.
Aujourd'hui, j'ai besoin de partir. Alors j'ai cherché des solutions. (Un de mes proverbes préféré : S'il y a un problème, il y a toujours une solution. S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.) Et bien heuresement, j'ai commencé à trouver des solutions. Il y a des missions humanitaires courte, qui durent deux semaines ou un mois, malheurement, je suis trop pauvre pour être bénévole. J'ai regardé le woofing, qui est très intéressant. Mais le problème est le même, je n'ai pas assez d'argent pour prendre des billets allez-retours, et au retour, je n'aurais pas plus d'argent pour manger ou pour aider mon copain à payer le loyer. Et je n'aurais pas plus d'argent pour retouner voyager par la suite. Alors bon.. Comme je l'ai dit, il y a toujours des solutions. J'ai cherché, dans des pays comme l'Ecosse, du travail qui me permettrait de revenir régulièrement en France. Mais j'ai peu de qualifications, et je n'ai trouver que du pleins temps, sur de longues périodes. J'ai fait bien d'autre recherche encore, même pour faire de courte formation à l'étranger.
Je commence à saturer des recherches que je fais toute seule, toute la journée. Peut-être que je ne cherche pas assez bien aha. Y a t-il des gens qui se sont retrouvé dans un cas similaire ? Comment avez-vous agis ? Qu'avez vous fait ? Qu'elles experiences avez-vous choisis ?
Dans mon monde parfait, je trouverais un boulot dans un milieu artistique, culturel, ou avec les enfants, et je pourrais y passer deux semaines par mois, et profitez de mon copain deux semaines par mois. Mais nous ne somme pas dans un monde parfait. Pensez vous qu'il est possible de trouver quelque chose où je puisse voir régulièrement mon ami ? Et y gagner assez d'argent pour me payer les aller-retours, ainsi que les courses ? Suis-je trop utopiste ? L'inverse est aussi possible, trouver un travail en France qui me permettrait de voyager quand je le souhaite.
Y a t-il des gens parmis vous qui font régulièrement des trajets comme ça ? Est-ce que ça ne vous épuise pas trop ?
Je peinds, je fais du théâtre, je bricole beaucoup. Est-ce que vendre des tableaux ou des dessins en voyage peut suffire ?
J'ai des millions et des millions de questions, beaucoup ne trouve pas de réponse pour le moment. J'ai beaucoup de problème à trouver un job également. J'ai trop de valeur, et ça m'handicape énormément. Petit exemple : j'ai travailler plusieurs mois dans une épicerie. Le patron jettait par kilos. Il n'y voyait aucun soucis. Moi si, ça me rendait malade. Plusieurs fois, j'ai récupérer de la nourriture pour la distribuer aux gens de la rue. Il m'a menacer de me virer si je continuais. Finalement, c'est moi qui suit partie, sans regret. Ma mère travaille pour entreprise qui vend des produits bio et sains, elle travaille chez elle, depuis son ordinateur. Elle m'a proposé de faire ça aussi. Alors j'ai commencé.. Mais c'est le genre de métier où tu ouvre une page facebook, tu invites tes amis dessus, tu présente tes produits. Tes amis ajoutent d'autres amis sur la page, et etc.. Et toi tu fais la promos de l'entreprise sur ta page facebook. J'ai pas pu le faire, tout simplement. J'ai une horreur des réseaux sociaux, et de la publicité. Alors même si je travallais depuis chez moi, c'était pas possible, de vendre une entreprise à mes amis.
Enfin voilà. Excusez moi, je parle beaucoup. (J'écris beaucoup plutôt) Je suis un peu perdu actuellement. Peut-être que votre expérience pour m'aider. Peut-être connaissez vous des gens qui ont ses problématiques là, et qui ont réussi à trouver quelques chose qui illumine leur journée.
Merci de m'avoir lu. Je vous souhaite une belle journée, et que vos rêves les plus beaux se réalisent. 😉
Billet d'avion pas cher entre l'Asie et l'Amérique du Sud (tour du monde) English translation pending
Bonjour,
Voilà en fin d'année ou début d'année prochaine je compte voyager en Asie et en Amérique du sud , je souhaiterai donc trouver un vol simple entre un point d'asie( je suis assez ouvert avec une préférence pour une ville d'asie du sud est) et l'amérique du sud( de préférence, la Colombie, équateur, brésil, bolivie).
Le problème est que les prix des billets sont exorbitants ( autour de 600 minimum), je chercherai donc à savoir à partir de quel point en asie peut on trouver un vol à très bon prix (autour des 200/300 euros max) vers l'amérique du sud ou même hawai sinon.
Je n'ai pas de dates précise mais sûrement aux alentours de fin mars/début avril
Merci d'avance.
Voilà en fin d'année ou début d'année prochaine je compte voyager en Asie et en Amérique du sud , je souhaiterai donc trouver un vol simple entre un point d'asie( je suis assez ouvert avec une préférence pour une ville d'asie du sud est) et l'amérique du sud( de préférence, la Colombie, équateur, brésil, bolivie).
Le problème est que les prix des billets sont exorbitants ( autour de 600 minimum), je chercherai donc à savoir à partir de quel point en asie peut on trouver un vol à très bon prix (autour des 200/300 euros max) vers l'amérique du sud ou même hawai sinon.
Je n'ai pas de dates précise mais sûrement aux alentours de fin mars/début avril
Merci d'avance.
Française demandant son visa étudiant mexicain à Barcelone English translation pending
Bonjour à tous,
je vous écris ici, n'arrivant pas à avoir des réponses du consulat mexicain à Barcelone, et à Paris.
Je vous explique, je pars en août faire ma troisième année de licence au Mexique, pour cela j'ai besoin d'un visa étudiant, puis-je le faire au consulat mexicain de Barcelone, étant actuellement en stage à Barcelone jusqu à fin juillet, ou dois-je obligatoirement le demander à Paris ?
Merci beaucoup, une bonne journée à tous.
Connie
Je vous explique, je pars en août faire ma troisième année de licence au Mexique, pour cela j'ai besoin d'un visa étudiant, puis-je le faire au consulat mexicain de Barcelone, étant actuellement en stage à Barcelone jusqu à fin juillet, ou dois-je obligatoirement le demander à Paris ?
Merci beaucoup, une bonne journée à tous.
Connie
Trois semaines au Guatemala pour un jeune couple de voyageurs English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris car avec ma copine nous envisageons de visiter le Guatemala au moins de Novembre pendant 3 semaines. Nous avons 25 ans et nous sommes du genre sac à dos et en avant. Nous connaissons bien l'Amérique du Sud ( Je suis chilien) nous avons déjà visité l'Argentine, la Bolivie et le Chili bien sûr. Nous souhaiterions désormais connaître le Guatemala.
Nous cherchons à faire de l'agro tourisme ou du tourisme communautaire pour être au plus près des locaux et loin des hordes de touristes afin de mieux vivre le côté authentique de ce pays.
Quels circuits pouvez vous nous conseiller hormis les incontournables Antigua, Tikal, Panajel et le lac Atitlan, le marché chichicastenango..
Merci d'avance nous sommes preneurs de tous vos bons plans et conseils !!
Je vous écris car avec ma copine nous envisageons de visiter le Guatemala au moins de Novembre pendant 3 semaines. Nous avons 25 ans et nous sommes du genre sac à dos et en avant. Nous connaissons bien l'Amérique du Sud ( Je suis chilien) nous avons déjà visité l'Argentine, la Bolivie et le Chili bien sûr. Nous souhaiterions désormais connaître le Guatemala.
Nous cherchons à faire de l'agro tourisme ou du tourisme communautaire pour être au plus près des locaux et loin des hordes de touristes afin de mieux vivre le côté authentique de ce pays.
Quels circuits pouvez vous nous conseiller hormis les incontournables Antigua, Tikal, Panajel et le lac Atitlan, le marché chichicastenango..
Merci d'avance nous sommes preneurs de tous vos bons plans et conseils !!
Retour de Koh Tao et snorkeling, mon avis English translation pending
Salut la communauté.
J'écris ce petit message car lorsque j'étais en Thailande et que je cherchais un endroit pour me poser et faire du snorkeling, on peut dire que tous les forums me déconseillaient d'aller sur cette île de dépravés. Je n'ai pas suivi ces conseils 😉 car tout d'abord l'offre est limitée en Thailande et je connaissais pas mal d'autres endroits. Bref, j'y suis allé une semaine pour tester et y suis resté un mois et demi, j'ai donc pas mal apprécié😎
Est ce que les forumeurs (çà, c'est du mot) m'ont menti ? clairement pas, ils ont raison sur quasi tous les points. La plus grande plage de l'île est dégueulasse, la mer vraiment polluée, c'est là aussi qu'il y a la fête tous les soirs. Les poubelles, sur l'ensemble de l'île, sont mal gérées et si j'ai bien compris, sont stockées et évacuées par des bateaux. Le récif coralien sur une grande partie des sites touristiques, est abîmé, parfois totalement détruit. Il y aurait d'autres choses encore à dire sur l'usine à plongée bouteille et d'autres choses encore mais passons.
Pourquoi j 'ai aimé cette île alors ? Tout d'abord, parceque la quasi totalité des touristes se concentrent sur la longue plage de Sairee Beach. La grande majorité vient pour quelques jours faire la fête et/ou de la plongée et ne bouge pas de cet endroit, tout est sur place. Une des raisons pour lesquelles ils bougent peu est que les routes sont assez dangereuses pour ceux qui maîtrisent mal la conduite en 2 roues et que la marche, eh bien c'est la marche🙂 En tout cas, tout le reste de l'île est plus calme, parfois très (trop) calme. Les plages sont de belles à magnifiques et pour la partie sous marine, il y a vraiment de quoi faire même si on est d'accord, c'est pas les meilleurs spots du monde.
Dans le désordre ou pas d'ailleurs ... J'ai logé vers Mae Haad. C'est pas loin du port, du coup, on trouve des logements moins chers, des Thais, des Birmans, de la bonne nourriture, on se sent un peu en Asie quand même.
Côte sud ouest: Jansom Bay, Sai Nuan Beach, Cape Je ta Kang, June Jua Beach De mon point de vue, plages magnifiques, peu de monde car la route est plutôt difficile en 2 roues pour les nuls (c'est mon cas) mais la marche est très facile. Snorkeling plutôt moyen mais 2 très bons spots, Cape Je Ta kang, autour du Cap et Sai Nuan 1 aux larges des rochers. On peut rajouter le spot de plongée bouteille Three Rocks.
Côte Sud Chalook BaY C'est l'autre "village" de l'île. Un peu de gens mais rien à voir avec Sairee. La plage principale est jolie mais baignade moyenne. Sur le côté est de la baie, on trouve Freedom beach. Vraiment magnifique et spot de snorkeling excellent.
Shark Bay C'est la Baie suivante et comme son nom l'indique, on se fait une petite baignade avec les requins à pointe noire, c'est toujours un bon fun. La plage est magnifique, le récif est complétement détruit par contre. Petite remarque, ils font payer certaines plages maintenant et c'est le cas de Shark bay. Sur le chemin de freedom, il y a un chemin pour arriver directement sur le flanc ouest de la baie; non seulement, on évite depayer ce droit d'entrée mais en plus, on arrive directement sur la zone ou se trouve les requins, à savoir 200/250 mètres de la plage.
Côte est
Aow leuk Plage payante aussi mais magnifique. La marche est assez longue, le trajet en 2 roues est OK sauf pour la partie finale, le dénivelé est costaud. Le snorkeling est de bonne qualité.
Tanote Bay Plage magnifique, spot de snorkeling top. La route est la même que pour Aow leuk mais on doit pousser vraiment plus loin. Ok en 2 roues, à pied, plutôt un calvaire (1h30/2h) mais quand on aime .... Sinon, j'ai fait du pouce, cela a très bien marché. Pas étonnant, j'étais le seul sur l'île à en faire. .. les autres sites, je les ai visité en bateau ou alors sur après de longues longues marches et donc une seule fois. Le site le plus connu, Nang Yuan Island. Alors, c'est très beau mais il y a tellement de monde que c'est horrible. Le site coralien est détruit. Pour y aller, je vous conseille tôt le matin avant que la horde n'arrive. Un bateau privé (je connais pas les prix) ou pour les plus téméraires, une traversée à la nage depuis l'île principale. Perso, je vous le déconseille, c'est dangereux, beaucoup de bateaux entre les 2 îles, du courant et pas grand chose à l'arrivée. Sinon, pensez à vous rendre bien visible à l'eau.
2ème site, Mango Bay. Une seule visite mais plutôt déçu étant donné qu'on l'annonçait comme "le site" de snorkeling. Mais bon, les conditions étaient pas réunies, je me trompes peut être.
3 autres sites, Mao Bay, Hin wong bay et le phare sont des très sites de snorkeling.
Bon, je m'arrête là pour le côté mer, j'ai adoré, il faut juste sortir un peu de la zone touristique et pis c'est tout !!
Je n'ai pas parlé du côté vie, art de vivre, fêtes .... car cela dépend vraiment de ce qu'on amène et de ce qu'on recherche. Si on veut l'authenticité de la thailande, clairement, on sera déçu. C'est une île destinée aux touristes et la faible population de Thais se mélange peu avec les Farangs. Ils sont là pour le travail, comme les birmans.
Mais il y tout le reste et çà, à chacun de le découvrir. Salut à tous et bon futur voyage 😉
J'écris ce petit message car lorsque j'étais en Thailande et que je cherchais un endroit pour me poser et faire du snorkeling, on peut dire que tous les forums me déconseillaient d'aller sur cette île de dépravés. Je n'ai pas suivi ces conseils 😉 car tout d'abord l'offre est limitée en Thailande et je connaissais pas mal d'autres endroits. Bref, j'y suis allé une semaine pour tester et y suis resté un mois et demi, j'ai donc pas mal apprécié😎
Est ce que les forumeurs (çà, c'est du mot) m'ont menti ? clairement pas, ils ont raison sur quasi tous les points. La plus grande plage de l'île est dégueulasse, la mer vraiment polluée, c'est là aussi qu'il y a la fête tous les soirs. Les poubelles, sur l'ensemble de l'île, sont mal gérées et si j'ai bien compris, sont stockées et évacuées par des bateaux. Le récif coralien sur une grande partie des sites touristiques, est abîmé, parfois totalement détruit. Il y aurait d'autres choses encore à dire sur l'usine à plongée bouteille et d'autres choses encore mais passons.
Pourquoi j 'ai aimé cette île alors ? Tout d'abord, parceque la quasi totalité des touristes se concentrent sur la longue plage de Sairee Beach. La grande majorité vient pour quelques jours faire la fête et/ou de la plongée et ne bouge pas de cet endroit, tout est sur place. Une des raisons pour lesquelles ils bougent peu est que les routes sont assez dangereuses pour ceux qui maîtrisent mal la conduite en 2 roues et que la marche, eh bien c'est la marche🙂 En tout cas, tout le reste de l'île est plus calme, parfois très (trop) calme. Les plages sont de belles à magnifiques et pour la partie sous marine, il y a vraiment de quoi faire même si on est d'accord, c'est pas les meilleurs spots du monde.
Dans le désordre ou pas d'ailleurs ... J'ai logé vers Mae Haad. C'est pas loin du port, du coup, on trouve des logements moins chers, des Thais, des Birmans, de la bonne nourriture, on se sent un peu en Asie quand même.
Côte sud ouest: Jansom Bay, Sai Nuan Beach, Cape Je ta Kang, June Jua Beach De mon point de vue, plages magnifiques, peu de monde car la route est plutôt difficile en 2 roues pour les nuls (c'est mon cas) mais la marche est très facile. Snorkeling plutôt moyen mais 2 très bons spots, Cape Je Ta kang, autour du Cap et Sai Nuan 1 aux larges des rochers. On peut rajouter le spot de plongée bouteille Three Rocks.
Côte Sud Chalook BaY C'est l'autre "village" de l'île. Un peu de gens mais rien à voir avec Sairee. La plage principale est jolie mais baignade moyenne. Sur le côté est de la baie, on trouve Freedom beach. Vraiment magnifique et spot de snorkeling excellent.
Shark Bay C'est la Baie suivante et comme son nom l'indique, on se fait une petite baignade avec les requins à pointe noire, c'est toujours un bon fun. La plage est magnifique, le récif est complétement détruit par contre. Petite remarque, ils font payer certaines plages maintenant et c'est le cas de Shark bay. Sur le chemin de freedom, il y a un chemin pour arriver directement sur le flanc ouest de la baie; non seulement, on évite depayer ce droit d'entrée mais en plus, on arrive directement sur la zone ou se trouve les requins, à savoir 200/250 mètres de la plage.
Côte est
Aow leuk Plage payante aussi mais magnifique. La marche est assez longue, le trajet en 2 roues est OK sauf pour la partie finale, le dénivelé est costaud. Le snorkeling est de bonne qualité.
Tanote Bay Plage magnifique, spot de snorkeling top. La route est la même que pour Aow leuk mais on doit pousser vraiment plus loin. Ok en 2 roues, à pied, plutôt un calvaire (1h30/2h) mais quand on aime .... Sinon, j'ai fait du pouce, cela a très bien marché. Pas étonnant, j'étais le seul sur l'île à en faire. .. les autres sites, je les ai visité en bateau ou alors sur après de longues longues marches et donc une seule fois. Le site le plus connu, Nang Yuan Island. Alors, c'est très beau mais il y a tellement de monde que c'est horrible. Le site coralien est détruit. Pour y aller, je vous conseille tôt le matin avant que la horde n'arrive. Un bateau privé (je connais pas les prix) ou pour les plus téméraires, une traversée à la nage depuis l'île principale. Perso, je vous le déconseille, c'est dangereux, beaucoup de bateaux entre les 2 îles, du courant et pas grand chose à l'arrivée. Sinon, pensez à vous rendre bien visible à l'eau.
2ème site, Mango Bay. Une seule visite mais plutôt déçu étant donné qu'on l'annonçait comme "le site" de snorkeling. Mais bon, les conditions étaient pas réunies, je me trompes peut être.
3 autres sites, Mao Bay, Hin wong bay et le phare sont des très sites de snorkeling.
Bon, je m'arrête là pour le côté mer, j'ai adoré, il faut juste sortir un peu de la zone touristique et pis c'est tout !!
Je n'ai pas parlé du côté vie, art de vivre, fêtes .... car cela dépend vraiment de ce qu'on amène et de ce qu'on recherche. Si on veut l'authenticité de la thailande, clairement, on sera déçu. C'est une île destinée aux touristes et la faible population de Thais se mélange peu avec les Farangs. Ils sont là pour le travail, comme les birmans.
Mais il y tout le reste et çà, à chacun de le découvrir. Salut à tous et bon futur voyage 😉
Un mois à Casamicciola Terme sur l'île d'Ischia (Italie) English translation pending
Bonjour,
J'écris pour une personne de 75 ans qui va rester tout le mois de juin complet à Ischia, à casamicciola terme. Quelles sont les activités qu'elle pourrait faire? J'ai entendu dire que visiter Forio serait bien et aussi l'île de Procida.
Elle peut se déplacer en bus. Quels bus sont les meilleurs de casamicciola terme à Forio? Je vais regarder de mon côté.
Y a t'il un tour de bâteau style excursion senior qu'elle peut faire, si vous connaissez ce serait génial de me le faire savoir! ;-)
Merci, bonne journée et bon weekend!
J'écris pour une personne de 75 ans qui va rester tout le mois de juin complet à Ischia, à casamicciola terme. Quelles sont les activités qu'elle pourrait faire? J'ai entendu dire que visiter Forio serait bien et aussi l'île de Procida.
Elle peut se déplacer en bus. Quels bus sont les meilleurs de casamicciola terme à Forio? Je vais regarder de mon côté.
Y a t'il un tour de bâteau style excursion senior qu'elle peut faire, si vous connaissez ce serait génial de me le faire savoir! ;-)
Merci, bonne journée et bon weekend!
Notre "Top 10" de nos immanquables si vous allez aux Galápagos English translation pending
Salut à tous!
J'ai écris un petit article au sujet de nos coups de coeurs (notre top 10 des immanquables) sur les îles Galápagos après notre séjour de deux mois sur place.
http://www.globemania.fr/top-10-voir-faire-iles-galapagos
Beaucoup de choses à voir et à faire et malheureusement pas toujours le temps. J'espère que ca pourra donner des idées à ceux qui voudraient préparer leur voyage ou en savoir un peu plus au sujet de ces îles si merveilleuses. Globamanieusement,
http://www.globemania.fr/top-10-voir-faire-iles-galapagos
Beaucoup de choses à voir et à faire et malheureusement pas toujours le temps. J'espère que ca pourra donner des idées à ceux qui voudraient préparer leur voyage ou en savoir un peu plus au sujet de ces îles si merveilleuses. Globamanieusement,
Perte de bagages avec Norwegian, retour de vacances de New York English translation pending
Bonjour à tous,
J'écris ce message un peu désespéré puisque voilà plus de 15 jours que ma valise est maintenant "recherchée" mais que personne n'a idée de sa localisation.
Cela est arrivé à mon vol de retour de vacances, de New York jusqu'à l'aéroport Charles de Gaule, avec la compagnie low cost Norwegian le 9 février 2017.
Le vol s'est plutôt bien passé mais voilà à l'arrivée, j'ai eu la grande suprise de ne pas retrouvée ma valise sur le tapis roulant... Après de nombreux échanges téléphoniques avec le service bagage de Norwegian, aucun résultat. Ma valise porte pourtant mon nom sur une étiquette rigide, j'ai rempli le formulaire de description de son contenu et le vol n'avait pas d'escale...
L'échéance des 21 jours approchant .. je souhaitais savoir si certains d'entre vous ont déjà vécu cette expérience avec la compagnie Norwegian ? Comment réagir ? Quels sont les moyens de pression pour pouvoir faire avancer les choses ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide.
J'écris ce message un peu désespéré puisque voilà plus de 15 jours que ma valise est maintenant "recherchée" mais que personne n'a idée de sa localisation.
Cela est arrivé à mon vol de retour de vacances, de New York jusqu'à l'aéroport Charles de Gaule, avec la compagnie low cost Norwegian le 9 février 2017.
Le vol s'est plutôt bien passé mais voilà à l'arrivée, j'ai eu la grande suprise de ne pas retrouvée ma valise sur le tapis roulant... Après de nombreux échanges téléphoniques avec le service bagage de Norwegian, aucun résultat. Ma valise porte pourtant mon nom sur une étiquette rigide, j'ai rempli le formulaire de description de son contenu et le vol n'avait pas d'escale...
L'échéance des 21 jours approchant .. je souhaitais savoir si certains d'entre vous ont déjà vécu cette expérience avec la compagnie Norwegian ? Comment réagir ? Quels sont les moyens de pression pour pouvoir faire avancer les choses ?
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Sarajevo deux époques English translation pending
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles.
La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes
Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.
Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.
Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.
La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.
Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.
Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.
Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.
Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?
J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.
J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.
Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.
Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?
Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.
La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.
Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.
Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.
A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.
Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.
Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.
Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.
Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.
Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.
Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.
À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.
Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.
Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.
Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.
En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.
Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !
En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.
Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.
Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?
Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.
Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Itinéraire de 2 semaines à l'été au Maroc English translation pending
Bonjour à tous,
J'écris ici pour avoir des informations sur des itinéraires possibles pour le Maroc. Nous partons à 2 couples à partir de Montréal vers Casablanca en vol direct. La date de départ sera vers la fin juillet. Nous sommes ouvert à toutes vos suggestions. Des hautes montagnes, en passant par le désert et le bord de mer. Nous sommes prêt à louer une voiture pour la plupart de nos déplacements. Notre budget n'est pas restreint, donc toutes les suggestions de logement sont les bienvenues.
Merci d'avance pour vos idées et suggestions.
Olivier
J'écris ici pour avoir des informations sur des itinéraires possibles pour le Maroc. Nous partons à 2 couples à partir de Montréal vers Casablanca en vol direct. La date de départ sera vers la fin juillet. Nous sommes ouvert à toutes vos suggestions. Des hautes montagnes, en passant par le désert et le bord de mer. Nous sommes prêt à louer une voiture pour la plupart de nos déplacements. Notre budget n'est pas restreint, donc toutes les suggestions de logement sont les bienvenues.
Merci d'avance pour vos idées et suggestions.
Olivier
Beautiful writing about cycling
😎Fellow traveling cyclists or not, all of you who love travel, the pleasure of physical effort, nature, beautiful machines, people with true passions they seek to fulfill, and who also enjoy reading great literature about all this—the *200* magazine is for you just as it is for me. I should mention I have no financial or other interest in this (in an era where we accuse our politicians of all sorts of vile interests, I prefer to take precautions). I’ve been subscribed since the beginning, and every three months, I get my 130 pages of dreams (the magazine just went from 110 to 130 pages).
It covers everything from the trans-America route to the TCR (Trans Continental Race) from Belgium to a small town in Turkey, with mind-blowing averages—4,000 km and 80,000 m of elevation gain in 8 days and 15 hours for the winner. Let that sink in, and all of it without assistance—accepting a patch could penalize you. There’s also a story about crossing Iran, encountering one of the world’s most welcoming populations, following in the footsteps of Nicolas Bouvier, as well as retirees leisurely traversing France. The common thread in all these stories? Beautiful writing. Take, for example, a stunning article: *"Passengers of the Cold: From Edinburgh to Thurso, at the very north of Scotland, 550 km of moors, coasts, and icy wind. In Thurso, the road ends at a quay, facing the Orkney Islands. We wanted a November trip, off-season. We wanted to surprise winter. Just before the snow."* A sublime piece on the experience of facing adversity and the chance encounters along the road and in the elements.
Before I embarked on my own bike trips, I dreamed a lot about them—from the Atacama to the Gobi, along the Mekong, and not forgetting France. And now, these 130 pages every quarter keep those dreamy vibes alive through stories written in the most beautiful prose.
I’ll stop here because it might sound like I’m advertising, but if you don’t know *200*, I invite you to discover it. It’ll give you wings for the most incredible challenges or simply reinforce your desire for slow rides with your eyes open to others and nature.
A little news to wrap up: Axel Carion and a friend just broke the record for crossing South America from Colombia to Ushuaia in 59 days. On its own, that doesn’t mean much, but I can’t help it—it makes me dream. You should see how he talks about it, the flashes of that wild nature he’s stored away: a snowstorm at Paso Jama and the surreal sight of the suddenly snow-covered Licancabur!
Luc PS: The magazine is called *200* because a day’s ride starts at 200 km—well, I’ve never done a ride like that since my longest was 167 km (with 18 kg of luggage, mind you), but why not one day? The magazine will explain how to tackle your first 200, and then the question in conclusion: when will you do your first 300?😏
It covers everything from the trans-America route to the TCR (Trans Continental Race) from Belgium to a small town in Turkey, with mind-blowing averages—4,000 km and 80,000 m of elevation gain in 8 days and 15 hours for the winner. Let that sink in, and all of it without assistance—accepting a patch could penalize you. There’s also a story about crossing Iran, encountering one of the world’s most welcoming populations, following in the footsteps of Nicolas Bouvier, as well as retirees leisurely traversing France. The common thread in all these stories? Beautiful writing. Take, for example, a stunning article: *"Passengers of the Cold: From Edinburgh to Thurso, at the very north of Scotland, 550 km of moors, coasts, and icy wind. In Thurso, the road ends at a quay, facing the Orkney Islands. We wanted a November trip, off-season. We wanted to surprise winter. Just before the snow."* A sublime piece on the experience of facing adversity and the chance encounters along the road and in the elements.
Before I embarked on my own bike trips, I dreamed a lot about them—from the Atacama to the Gobi, along the Mekong, and not forgetting France. And now, these 130 pages every quarter keep those dreamy vibes alive through stories written in the most beautiful prose.
I’ll stop here because it might sound like I’m advertising, but if you don’t know *200*, I invite you to discover it. It’ll give you wings for the most incredible challenges or simply reinforce your desire for slow rides with your eyes open to others and nature.
A little news to wrap up: Axel Carion and a friend just broke the record for crossing South America from Colombia to Ushuaia in 59 days. On its own, that doesn’t mean much, but I can’t help it—it makes me dream. You should see how he talks about it, the flashes of that wild nature he’s stored away: a snowstorm at Paso Jama and the surreal sight of the suddenly snow-covered Licancabur!
Luc PS: The magazine is called *200* because a day’s ride starts at 200 km—well, I’ve never done a ride like that since my longest was 167 km (with 18 kg of luggage, mind you), but why not one day? The magazine will explain how to tackle your first 200, and then the question in conclusion: when will you do your first 300?😏
Visa à l'arrivée à l'aéroport de Téhéran English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris car les autres fils que j'ai trouvés datent déjà de plusieurs années, pour savoir si l'un d'entre vous à récemment voyagé en Iran en choisissant d'obtenir son visa à l'arrivée à l'aéroport ? En effet, je comptais entamer la procédure administrative pour le visa tourisme mais cela m'oblige à aller à Paris pour le retirer, or je suis à Toulouse et ce déplacement risque d'être difficile pour moi avant mon départ (autour du 10 mars).
Je vous remercie par avance pour votre aide précieuse !!
Belle journée à tous !
Je vous écris car les autres fils que j'ai trouvés datent déjà de plusieurs années, pour savoir si l'un d'entre vous à récemment voyagé en Iran en choisissant d'obtenir son visa à l'arrivée à l'aéroport ? En effet, je comptais entamer la procédure administrative pour le visa tourisme mais cela m'oblige à aller à Paris pour le retirer, or je suis à Toulouse et ce déplacement risque d'être difficile pour moi avant mon départ (autour du 10 mars).
Je vous remercie par avance pour votre aide précieuse !!
Belle journée à tous !
Vietnam: truc bizarre dans une agence Futabus English translation pending
Bonjour,
Je vous écris ce soir pour vous faire part d'une question qui nous taraude. Voilà le tableau: nous sommes à Chau Doc pour 3 jours. Notre prochaine étape sera Ha Tien, et nous souhaitions prendre nos billets de bus à l'avance. Confiants, nous sommes allés dans une agence Futabus. Il était un peu tard (21h), mais l'agence était ouverte et allumée, et on s'est dit qu'on allait en profiter. Nous nous présentons donc au comptoir et nous expliquons à la vendeuse que nous souhaitons réserver des billets pour dans 3 jours. La fille décroche son téléphone et me passe un homme au téléphone qui me parle en anglais. Il me demande la date, le nombre de passager, me donne les différents horaires possible, m'indique le prix... Nous sommes OK. 5 minutes plus tard, le gars arrive dans l'agence avec un carnet à souche pour nous faire les billets.
Sauf que, quand on regarde les tickets, ce ne sont pas des tickets Futabus....
Du coup, on se pose pas mal de questions (d'autant qu'on voyage avec des amis qui ont une petite tendance parano, et qu'on est avec des enfants). Est-il normal que, dans une agence futabus, on vende des tickets de bus d'une autre compagnie?
Bon, nous, on prend les choses avec philosophie en se disant qu'on s'est fait avoir sur le prix du billet en payant un bus local au prix d'un futabus. Nous amis vont plus loin et craignent un coup plus foireux. Avez vous déjà eu des expériences de ce genre?
Amicalement,
Je vous écris ce soir pour vous faire part d'une question qui nous taraude. Voilà le tableau: nous sommes à Chau Doc pour 3 jours. Notre prochaine étape sera Ha Tien, et nous souhaitions prendre nos billets de bus à l'avance. Confiants, nous sommes allés dans une agence Futabus. Il était un peu tard (21h), mais l'agence était ouverte et allumée, et on s'est dit qu'on allait en profiter. Nous nous présentons donc au comptoir et nous expliquons à la vendeuse que nous souhaitons réserver des billets pour dans 3 jours. La fille décroche son téléphone et me passe un homme au téléphone qui me parle en anglais. Il me demande la date, le nombre de passager, me donne les différents horaires possible, m'indique le prix... Nous sommes OK. 5 minutes plus tard, le gars arrive dans l'agence avec un carnet à souche pour nous faire les billets.
Sauf que, quand on regarde les tickets, ce ne sont pas des tickets Futabus....
Du coup, on se pose pas mal de questions (d'autant qu'on voyage avec des amis qui ont une petite tendance parano, et qu'on est avec des enfants). Est-il normal que, dans une agence futabus, on vende des tickets de bus d'une autre compagnie?
Bon, nous, on prend les choses avec philosophie en se disant qu'on s'est fait avoir sur le prix du billet en payant un bus local au prix d'un futabus. Nous amis vont plus loin et craignent un coup plus foireux. Avez vous déjà eu des expériences de ce genre?
Amicalement,
Perdre son sang froid (en Thaïlande) English translation pending
Bonsoir (ou bon milieu de nuit) à tous,
Discussion ouverte sur ce que vous pensez de cet article : www.thailande-fr.com/...de-perdre-sang-froid
Pour ma part, me faire envoyer dans une direction totalement opposée à l'endroit que je cherchais, ça m'est déjà arrivé (mais ce n'est pas bien grave).
Mais j'aurais aimé avoir vos avis (et si vous en avez, vos quelques anecdotes) sur le reste de l'article, notamment sur le :
En général il vaut mieux choisir la première solution (rester calme) et la négociation plutôt que la confrontation. Encore une fois "lorsque le sourire n'est plus là, le couteau n'est pas loin".
Est-ce que des situations en Thaïlande vous ont déjà échappé et se sont envenimées sans que vous l'ayez vu venir ? Et est-il dangereux d'essayer d'avoir raison, notamment avec les hommes (pour moi qui ai du mal avec l'injustice, votre réponse m'intéresse pas mal), de dire clairement les trois vérités à quelqu'un qui cherche à vous arnaquer ou vos ment (à part des insultes de Pakistanais, on ne m'a encore jamais menacé), ou même de prendre la défense de quelqu'un que l'on croise et qui est en situation de danger (harcèlement (ou plus) par un homme sur une mineure, Thaïs qui s'en prennent à un autre, etc) ?
Le seul Thaï énervé que je me souviens avoir vu, c'était à Phuket lors d'un trajet en mini-bus. En pleine rue (l'avenue longeant Karon Beach), il venait d'exploser une chaise sur le dos d'un gros étranger friqué, qui s'est retourné en commençant à enlever sa montre...
Personnellement, je n'ai jamais eu à faire à un Thaï énervé (à une Thaïe, oui ; et à des Pakistanais (et leur lot d'insultes) qui voulaient me vendre leurs écharpes de merde à 30 euros, aussi) mais j'ai parfois ressenti que leur calme apparent (je parle aussi des femmes) n'en était rien (je pouvais me prendre une crise de jalousie ou des remontrances venues de nulle part en plein milieu de repas sans avoir rien vu approcher et alors que je dégustais tranquillement (et naïvement) mon plat...).
Je me souviens aussi d'un article de Gavroche (lu en 2009 ou 2012/2013) qui traitait d'une expression propre à la Thaïlande : "donner à manger aux canards par la fenêtre" ou quelque chose de semblable : Pour résumer, les maisons traditionnelles Thaïlandaises sont sur pilotis (pour éviter à l'époque les dangers d'inondation et de crue des fleuves et rivières), avec souvent les animaux de basse-cour qui se réfugient en dessous (canards, poules, etc), pour se mettre à l'abri des chaleurs de la journée puis pour dormir le soir. L'article affirmait qu'il arrivait qu'une femme Thaïe trompée (/humiliée) (surement dans les régions rurales) coupe les bourses (ou le pénis ?) de son mari volage pendant la nuit et les jette par la fenêtre, terminant leur course dans l’œsophage des oiseaux, friands de nouvelles saveurs et de cadeaux venus du ciel... Comme quoi (si l'article dit vrai), même si aucune poulette Thaïe ne m'a encore sorti le couteau, ne pas sous-estimer les répercussions si vous leur faites perdre la face ou si vous les humiliez... Sacrées Thaïes !
(en parrallèle, si cet autre article dit vrai, alors il ne doit plus rester beaucoup de paires de coucougnettes en service en Thaïlande... www.thailande-fr.com/...lusieurs-partenaires Sacrés Thaïs... )
Bonne nuit à tous.
Alexandre
Discussion ouverte sur ce que vous pensez de cet article : www.thailande-fr.com/...de-perdre-sang-froid
Pour ma part, me faire envoyer dans une direction totalement opposée à l'endroit que je cherchais, ça m'est déjà arrivé (mais ce n'est pas bien grave).
Mais j'aurais aimé avoir vos avis (et si vous en avez, vos quelques anecdotes) sur le reste de l'article, notamment sur le :
En général il vaut mieux choisir la première solution (rester calme) et la négociation plutôt que la confrontation. Encore une fois "lorsque le sourire n'est plus là, le couteau n'est pas loin".
Est-ce que des situations en Thaïlande vous ont déjà échappé et se sont envenimées sans que vous l'ayez vu venir ? Et est-il dangereux d'essayer d'avoir raison, notamment avec les hommes (pour moi qui ai du mal avec l'injustice, votre réponse m'intéresse pas mal), de dire clairement les trois vérités à quelqu'un qui cherche à vous arnaquer ou vos ment (à part des insultes de Pakistanais, on ne m'a encore jamais menacé), ou même de prendre la défense de quelqu'un que l'on croise et qui est en situation de danger (harcèlement (ou plus) par un homme sur une mineure, Thaïs qui s'en prennent à un autre, etc) ?
Le seul Thaï énervé que je me souviens avoir vu, c'était à Phuket lors d'un trajet en mini-bus. En pleine rue (l'avenue longeant Karon Beach), il venait d'exploser une chaise sur le dos d'un gros étranger friqué, qui s'est retourné en commençant à enlever sa montre...
Personnellement, je n'ai jamais eu à faire à un Thaï énervé (à une Thaïe, oui ; et à des Pakistanais (et leur lot d'insultes) qui voulaient me vendre leurs écharpes de merde à 30 euros, aussi) mais j'ai parfois ressenti que leur calme apparent (je parle aussi des femmes) n'en était rien (je pouvais me prendre une crise de jalousie ou des remontrances venues de nulle part en plein milieu de repas sans avoir rien vu approcher et alors que je dégustais tranquillement (et naïvement) mon plat...).
Je me souviens aussi d'un article de Gavroche (lu en 2009 ou 2012/2013) qui traitait d'une expression propre à la Thaïlande : "donner à manger aux canards par la fenêtre" ou quelque chose de semblable : Pour résumer, les maisons traditionnelles Thaïlandaises sont sur pilotis (pour éviter à l'époque les dangers d'inondation et de crue des fleuves et rivières), avec souvent les animaux de basse-cour qui se réfugient en dessous (canards, poules, etc), pour se mettre à l'abri des chaleurs de la journée puis pour dormir le soir. L'article affirmait qu'il arrivait qu'une femme Thaïe trompée (/humiliée) (surement dans les régions rurales) coupe les bourses (ou le pénis ?) de son mari volage pendant la nuit et les jette par la fenêtre, terminant leur course dans l’œsophage des oiseaux, friands de nouvelles saveurs et de cadeaux venus du ciel... Comme quoi (si l'article dit vrai), même si aucune poulette Thaïe ne m'a encore sorti le couteau, ne pas sous-estimer les répercussions si vous leur faites perdre la face ou si vous les humiliez... Sacrées Thaïes !
(en parrallèle, si cet autre article dit vrai, alors il ne doit plus rester beaucoup de paires de coucougnettes en service en Thaïlande... www.thailande-fr.com/...lusieurs-partenaires Sacrés Thaïs... )
Bonne nuit à tous.
Alexandre
Voyage en Californie English translation pending
Bonsoir les forumeurs,
Je vous écris pour vous parlez de notre voyage que nous nous proposons de faire en Californie la dernière semaine du mois d'Août 2017 et la première semaine de septembre 2017 soit 15 jours.
Voici ce que nous pensons comme itinéraire. Seuls les billets d'avion sont achetés. Nous arriverons A San Francisco le vendredi soir 22h00 pour y séjourner 4 nuits. Puisque nous prévoyons visiter NAppa Valley, serions-nous mieux de demeurer à San Francisco que trois nuits et aller demeurer un nuit à Nappa Valley ?
Par la suite, nous nous proposons de quitter San Francisco ou Napa Valley pour se rendre une nuit à Monterey.
Puis une nuit à Santa Maria
Puis 3 nuits à Los Angeles
5 nuits dans la région de San Diego pour séjourner au bord de la mer. Merci de nous suggérer le meilleur endroit. La Jolla, Coronado etc...
Nous aimons les beaux endroits. Merci de vos suggestions. Nous effectuerons le trajet en voiture que nous louerons.
Merci beaucoup !
Voici ce que nous pensons comme itinéraire. Seuls les billets d'avion sont achetés. Nous arriverons A San Francisco le vendredi soir 22h00 pour y séjourner 4 nuits. Puisque nous prévoyons visiter NAppa Valley, serions-nous mieux de demeurer à San Francisco que trois nuits et aller demeurer un nuit à Nappa Valley ?
Par la suite, nous nous proposons de quitter San Francisco ou Napa Valley pour se rendre une nuit à Monterey.
Puis une nuit à Santa Maria
Puis 3 nuits à Los Angeles
5 nuits dans la région de San Diego pour séjourner au bord de la mer. Merci de nous suggérer le meilleur endroit. La Jolla, Coronado etc...
Nous aimons les beaux endroits. Merci de vos suggestions. Nous effectuerons le trajet en voiture que nous louerons.
Merci beaucoup !
Bonnes adresses sur Annecy English translation pending
Bonjour à tous,
Je vis à Annecy et j'écris sur cette ville toutes mes bonnes adresses (les bons restos, les activités à faire....) et aussi ce qu'il y a à faire autour d'Annecy : http://www.bichearoundtheworld.fr/annecy/
J'ai déjà pas mal de matière mais je cherche d'autres endroits à tester
Si vous avez des bons plans ou si vous connaissez des nouveautés sur la région, n'hésitez pas à me les communiquer
Merci d'avance
Nouvelles mesures de sécurités routières en Thaïlande English translation pending
Si vous louez une voiture ou moto port du casque obligatoire, ceinture de sécurité, feu rouge, tourne à gauche, licence conduite avec permis international, sont sources de depenses inutiles et de corruption policiaire. Phnom Penh particulièrement sensible. La Thaïlande annonces toutes les nouvelles mesures de sécurités applicables, la répression financière suivra certainement.