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Circuit de 18 jours en Colombie English translation pending
by Africana973 · 2014-07-06 · 18 replies
bonjour, nous sommes 4 copines et nous voulons partir environ 18 jours en Colombie en février ou mars 2015.

nous hésitons encore entre partir avec une agence du type Allibert ou Nomade, ou bien faire 1 voyage sur mesure en passant par une agence locale.

j'ai donc contacté Terra Colombia et Aventure Colombia (avec un certain Mathieu installé à Carthagène depuis longtemps), et j'attends leurs devis.

Quelqu'un connait il une de ces 2 agences locales?

Le programme que j'aimerais faire est le suivant:

-Bogota -Villa de Leyva -Barichara -Guane -Désert de Tatacoa -San Augustin -Popayan -Cali -Salento Vallée de Cocora -Parc Tayrona -Mompox -Cartagena

Je crains que ce programme soit lourd pour 18 jours!...si je dois supprimer 1 étape, laquelle me conseillez vous?

Merci de votre aide!
Prix des taxis au départ de l'aéroport de Keflavik English translation pending
by Nadette42 · 2014-07-03 · 2 replies
Bonjour ,

Pour nous le départ pour Keflavik approche à grands pas 😎. Nous y arriverons le dimanche 28 Juillet vers 01:00 du matin . Je voulais réserver le shuttle de notre Hotel ( via islande tour) à ma grande surprise sur leur devis pour 3 personnes cela nous reviendrait à 89€ !!!!! je trouve cela exorbitant comme tarif vu la distance ( environ 7 minutes en voiture)... quelqu'un peut il me dire si on trouve facilement de simples taxis la nuit au départ de l'aéroport ( je suppose que oui) et surtout si les tarifs appliqués pour 3 personnes sont plus " raisonnables" ( on se rend sur Keflavik et non Reykjavik). Dans le même ordre d'idée quelqu'un peut il me dire si le bureau de change de l'aéroport est ouvert 24h/24 ?

merci à vous pour votre aide
Madère sans voiture English translation pending
by Alandju · 2014-06-30 · 13 replies
Bonjour ! J'aimerai savoir si certains ont déjà profité de Madère sans louer de voiture, et si oui, si cela vous a semblé pratique... Notre séjour aurait lieu en Août, peut-être que pendant cette saison touristique, les transports en commun sont plus développés...? Merci !! Juliette
Loire à vélo, départ gare de Tours jusqu'à Angers English translation pending
by Chanjulia · 2014-06-09 · 8 replies
Bonjour Je souhaite faire une toute petite partie de la Loire à Vélo avec ma soeur, 2 jours de vélo !! c'est pas beaucoup mais c'est juste pour faire découvrir le plaisir du vélo à ma soeur. Avec mon mari nous avions fait Angers Orléans, c'était super Cette fois je vais partir de la gare de Tours. ma question : Comment sortir de la gare pour rejoindre l'itinéraire de la Loire à vélo ? vu que nous n'avons pas beaucoup de temps, je ne voudrais pas trop me perdre dans Tours, si vous voyez ce que je veux dire ... si quelqu'un peut me guider ce serait parfait. merci de vos conseils chanjulia
La billetterie du Fort de Brégançon est ouverte English translation pending
by Toulonnais · 2014-06-08 · 4 replies
Bonjour.

Il est désormais possible de visiter le Fort de Brégançon à Bormes-les-Mimosas. Ce monument, construit entre le 13e et le 17e siècle et connu pour avoir été l'une des résidences officielles des Présidents de la République dès 1968, sera ouvert au public tous les jours de 9h à 19h à partir du 29 juin 2014 jusqu'au 28 septembre.

Pour acheter son billet d'entrée, il suffit de se rendre sur ce site.
La Thaïlande en baisse touristique English translation pending
by Patrick91230 · 2014-06-06 · 58 replies
La Thailande enregistre une grosse baisse touristique en mai du au coup d'état militaire et en particulier au couvre feu qui rebute les touristes. D'ailleurs le prix des billets d'avions baissent, on en trouve à partir de 387€ A/R en class éco suivant les dates de départ. C'est aussi peut etre le moment d'y aller à moindre dépense. Il ne faudrait pas que la situation dure, car la mane touristique représente 10% du PIB Thailandais.
Puerto de la Cruz à Tenerife English translation pending
by E83253 · 2014-06-05 · 9 replies
Bonjour à tous, J'aimerai avoir des infos concernant des agences de location de voiture pas cher et fiable à Puerto. Nous sommes 2 couples trentenaire, bon vivant et nous avons choisi un hôtel tranquille situé à prox d'une zone piétonne. Après quelques recherches, j'ai vite compris que ce n'était pas vraiment l'endroit où nous pouvions festoyer jusqu'au bout de la nuit sur la plage! lol Bien que l'endroit soit bien situé nous privilégierons les visites culturelles en journée. Ceci dit, je pars le 10 juin prochain et je suis à la recherche d'une agence de location de véhicule qui pourrait nous livrer le véhicule à notre hôtel (=ayant déjà prévu le transfert de l'aéroport à l hôtel). Suite aux sites visités, je suis tombé sur Economycarrentals.com Quelqu'un a-t-il déjà testé cette compagnie? Les prix me semblent incroyablement bas ce qui suscite en moi une certaine réticence. Ensuite il y a Cicar???? J'aimerai vraiment avoir vos retours d'expériences. (Si vous avez des infos sur des bons plans sorties, boîtes etc à Puerto de la Cruz au cas où....... Je suis preneuse!!!!!) Merci d'avance.
Prix des boissons à bord du MSC Divina English translation pending
by Charlylise · 2014-06-04 · 22 replies
Bonjour,

Nous allons partir en voyage de noce, le 22 novembre 2014 avec MSC Croisière à bord du MSC DIVINA; au départ de Miami et avec pour escales : jamaique, iles caïmans, Mexique et Bahamas. C'est notre première croisière et le premier grand voyage de mon mari. Nous hésitons à prendre le forfait boisson qui est assez honéreux soit 490 € pour deux. Quel est le prix approximatif des boissons à bord type coca, bière ? Est ce vraiment conseillé de prendre le forfait boisson ? Est ce une belle croisière ? Quelles sont les nationalités à bord ? Merci d'avance pour vos réponses Adeline
Jamaïque: Couleurs tropiques et rythmes reggae English translation pending
by Jemaflor · 2014-06-03 · 53 replies
D’ouest en est, du nord au sud, des bords de mer jusqu’à l’intérieur de l’île, je vous propose de sillonner quelques routes de la Jamaïque. Une balade visuelle, les photos sont en effet nombreuses tout au long de mon récit de voyage mais la « ballade » est aussi musicale … évidemment, la Jamaïque est le pays du reggae, yeah !

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Atterrissage en douceur sur le tarmac, formalités d’entrée en Jamaïque (trop longues), transfert vers l’hôtel, installation … Enfin, çà y est ! me voilà prêt pour une première promenade dans Montego Bay, une ville de l’Ouest de l’île dont le front de mer se présente comme une importante station balnéaire. Je n’ai à cet instant qu’une envie, me dégourdir les jambes après les dix heures de vol subies depuis Paris et puis surtout l’envie de commencer à découvrir les lieux. J’apprécie toujours les premières impressions de voyage, à peine débarqué, la tête est encore dans son univers familier alors que les yeux observent avec délectation le dépaysement local. La Gloucester avenue longe la côte ainsi qu’un ensemble très hétéroclite, pour ne pas dire anarchique. Des deux côtés de la voie, c’est la même vision : hôtels, boutiques, bars, restaurants … Il faut arriver au Parc de « l’Old Hospital Garden» pour voir la mer. Des palmiers et des fleurs tropicales agrémentent de belle façon ce parfait belvédère sur l’horizon marin. En contre bas, une plage publique, fréquentée par quelques jamaïcains, forme une anse régulière. Certes, le sable blanc n’y est pas ratissé tous les jours comme celui des plages des nombreux hôtels « All Inclusive » des environs mais ce rivage très nature ne manque pas de charme.



C’est vrai que l’on imagine souvent les paysages côtiers tropicaux constamment illuminés d’un soleil généreux mais en cette fin d’après-midi, ce n’est pas vraiment le cas. Cependant ce ciel menaçant apporte un surprenant contraste et enrichie la palette de teintes, un aspect photogénique qui n’est pas pour me déplaire ! La poursuite de la balade me fait passer devant un mini parc aquatique (quelque peu désuet) puis le long d’une autre plage bordée d’un vaste terrain. Des ados l’ont transformé en terrain de foot. Un drible, une passe, une tête … les actions s’enchaînent mêlées d’ordres, de cris et de rires. Aussi bruyants soient-ils, ces footballeurs en herbe n’arrivent pas à couvrir les décibels de l’ambiance sonore des lieux. En effet, la musique est partout, les notes s’échappent des bars, des maisons … les sonos sont poussées à fond, ici on se ne préoccupe pas vraiment de savoir si cela dérange le voisinage ! De toute manière tout le monde en Jamaïque adore la musique, du reggae au dancehall ! Quant aux voitures, leur carrosserie vibre également au rythme des basses … booouumm ! et re-booumm ! Fini le rivage et les plages, la route débouche sur un grand rond-point, le trafic automobile s’intensifie, ici débute un autre aspect de la ville avec le quartier de Downtown. Un environnement urbain moins riant, qui fait hésiter à continuer la promenade, d’autant que le crépuscule approche. L’heure n’est plus idéale pour entre apercevoir cette réalité du quotidien d’une grande partie de la population de cette ville et de ses 85 000 habitants …



C’est ici, à Doctor’s cave beach, que l’aventure touristique de Montego Bay a débuté. Près de cette superbe plage de sable clair, une grotte abrite une source thermale découverte en 1906 sur la propriété d’un certain Docteur Mc Catty. Des eaux aux vertus bienfaisantes … et voilà comment ce rivage est passé du thermalisme au tourisme. La plage est réservée aux clients de l’hôtel du même nom et pour les visiteurs individuels, son accès est payant ! Bon, le gardien ce matin là était sympa, il m’a permis de jeter un œil … le temps de faire quelques photos. -- Changement de lieu et changement d’atmosphère. Nine Mile où nous arrivons est un village perdu au milieu des collines de l’intérieur de l’île. Pour y parvenir il faut emprunter une route tortueuse qui serpente de vallons en vallons et qui n’en finit pas ... 300 à 400 personnes habitent ici, isolées et loin de tout, pourtant c’est dans ce bourg de la paroisse de St Ann qu’est né l’homme le plus célèbre de la Jamaïque : la reggae star mondiale Bob Marley, c’était en février 1945. Le musicien y a passé une partie de son enfance puis y est retourné régulièrement à l’âge adulte. La contemplation de ces paysages de campagne favorisait, paraît-il, son inspiration musicale en tout cas, le coin était beaucoup plus paisible que le bruyant ghetto de Trench Town où il résidait à Kingston.





Dès l’entrée du village, Marley et sa famille sont à l’honneur. Cela commence par Cedella, la propre mère de Bob, c’est elle qui a fait construite cette école pour les enfants de Nine Mile. Bien sûr, la maison où vécu Bob Marley est la principale attraction au centre du village. Certes, elle a beaucoup changé depuis … restaurée, agrandie, décorée et peinturlurée de frais aux couleurs rasta. Un lieu qui se doit de pouvoir accueillir une foule (enfin presque !) de visiteurs. Parmi les admirateurs de passage, il y a les touristes qui ont délaissé pour quelques heures les plages des hôtels du bord de mer et puis il y a les autres, les vrais fans. Ceux-là, on peut les reconnaître, l’air un peu planant et les yeux qui brillent, tant l’émotion est grande lorsqu’ils se retrouvent au milieu de l’univers du grand Bob. C’est sans doute du à l’effet décrit dans le morceau Natural Mystic : « There’s a natural mystic blowing through the air ….. Il y a un vent mystique qui souffle dans l’air, si tu écoutes avec attention à cet instant tu l’entendras …» chantait Marley (1).



Du haut de la terrasse la vue s’étend sur la petite cour de la maison ainsi que sur les alentours. Drapeaux jamaïcain et rasta au vent et portrait géant, adossé au versant de la colline qui fait face, du Ras Tafari, le roi des rois, l’empereur d’Ethiopie Haïlié Sélassié 1er , il est considéré comme le chef divin du Rastafarisme. Pauvres rastas, pauvre Bob, victime du tourisme et des meutes de fans. Rendez-vous compte, dans la maison de Marley on a même construit un bar, oui un bar où l’on sert de l’alcool … alors qu’il faut savoir que les vrais rastas ne boivent pas de boissons alcoolisées, cherchez l’erreur !

Question ambiance sonore, vous vous doutez que la musique est omniprésente chez Bob, avec du reggae, comment pourrait-il en être autrement ?



Un groupe de musiciens accueille les visiteurs, dreadlocks et rythmes reggae, on est maintenant tout à fait dans l’ambiance. Juste à côté, une pièce rassemble plusieurs trophées de la star. Disques d’or, de platine et photos de l’artiste. Les récompenses dédiées à « Legend » l’album le plus vendu sont en bonne place. Une compilation des 10 plus grands tubes de Bob Marley (and the Wailers) : « One love », « Buffalo soldier », « Could you be loved », « Exodus » et j’en passe …. Des chansons d’amour, de fraternité mais aussi des textes militants, et toujours des rythmes reggae …. à écouter en boucle ! Sur ce disque, il y a aussi le célèbre « Is this love … » (2) dans lequel Marley chante « I wanna love you, every day and every night … » dans son « single bed ». Eh bien, ce lit à une place (qu’il partageait donc), on peut le voir ! Là, on entre dans l’intimité de Marley et on se retrouve pris peu à peu dans une vraie spirale de culte de la personnalité ! Comme aussi, lors de la visite de son mausolée, Bob Marley est mort d’un cancer à seulement 36 ans, en mai 1981. Un destin brisé en pleine gloire, cela a certainement amplifié le mythe de la reggae star !





Le mausolée, un lieu de recueillement, assurément, mais pas seulement ! Regardez bien la photo ci-dessus, précisément celle du milieu où l’on voit le fameux mausolée … On aperçoit la silhouette d’un homme en partie caché derrière la végétation. A plusieurs reprises, il faisait des signes aux visiteurs présents, comme s’il avait quelque chose à proposer ? En regardant ce qu’il tenait dans ses mains, j’ai vite compris … c’était de la ganja (marijuana). La ganja fait partie des rites dans le Rastafarisme, elle est de toutes les cérémonies et de bien des soirées ! Cependant, la ganja est officiellement interdite en Jamaïque comme en témoigne cet écriteau placé à l’entrée de la maison de Marley … disons qu’ici, cette mise en garde est vraiment une vaste fumisterie ! C’est peut-être ça qui fait éclater de rire à gorge déployée l’homme sur la photo, à gauche. En fait, Captain Crazy, c’est son surnom, est un des guides des lieux, certainement le plus célèbre … justement pour son rire communicatif. Il a l’habitude de ponctuer chacune de ces phrases par une plaisanterie accompagnée d’un rire de circonstance, saccadé, grave, en un mot : inimitable !



Sur ces pierres peintes en rouge, vert et jaune, Bob Marley aimait, paraît-il, jouer de la guitare. Ce même serait là qu’il aurait composé quelques un de ses morceaux. Bon, on imagine que depuis le temps, les pierres ont été changées ! A force de voir, ici et là, les teintes rasta à grand renfort de peinture brillante, voilà que maintenant je les vois jusque dans la nature environnante. Cette fleur est rouge, les feuilles vertes et une jaune, tiens, mais ce sont les couleurs rasta … Non, non, je n’ai pas fumé !

-- Sur les routes du centre de l’île … en direction du sud.



Traverser l’île du nord au sud nécessite d’emprunter de petites routes sinueuses qui se faufilent entre les collines, de vallons en sommets. Le fond des vallées et quelques versants sont cultivés, bananiers et petits lopins de choux, entre autres cultures. Et par endroits, le long des routes on passe dans de petits hameaux isolés ou seulement devant quelques cases éparpillées. Leurs murs sont couverts de teintes chatoyantes, bleues, vertes ou roses … On comprend vite que les habitants égayent leur cadre de vie simple avec le peu de moyen dont ils disposent.

-- Dans la paroisse St Elizabeth, au pied des Nassau mountains, notre première halte est pour les YS Falls. Un nom on ne peut plus court qui paraît inversement proportionnel à l’importance de ces cascades. Drôle d’appellation ? Un nom dont l’origine proviendrait d’un mot gaélique « wyess », signifiant : enrouler … enfin peut-être, rien ne semble très sûr !



Afin d’atteindre les chutes d’eau, il faut maintenant traverser une immense et superbe propriété agricole. On prend place sur une remorque aménagée avec des bancs, le tracteur démarre. Ici, dans cette ferme on pratique principalement l’élevage, bovins et chevaux de course. Des enclos délimitent des prairies recouvertes d’herbe grasse au joli ton vert. Pour un peu, on se croirait presque dans le bocage normand, sans les pommiers … sur la gauche, le chemin de terre borde un champ de papayers puis de bananiers, nous sommes bien sous les tropiques ! Parlons à présent des cascades, l’intérêt principal du lieu.



Impressionnant est bien l’adjectif qui convient lorsqu’on découvre ces chutes d’eau étagées qui dévalent au milieu d’un environnement luxuriant, une véritable jungle. Les plus téméraires peuvent se prendre pour Jane ou Tarzan, agripper une liane (enfin une corde !) et sauter dans un des bassins situés entre deux cascades, il y a même une tyrolienne pour survoler cette tumultueuse rivière.



Bien entendu, on peut tout simplement admirer le site, les pieds au sec, un escalier et des marches suivent les cascades. Et si l’on n’a pas fait trempette au milieu des tourbillons ni sous les cataractes d’eau … on apprécie, ô combien, le plaisant bassin au bas des YS Falls, je peux en témoigner. L’eau y est bienfaisante, ni chaude ni fraîche et le cadre enchanteur. Une vue plein cadre sur les multiples cascades en fond et tout autour une végétation arborée et fleurie digne d’un des plus beaux jardins tropicaux. --

Sur la route … en direction de la Black River.



Image typique de bord de routes en Jamaïque : un petit abri et un appétissant étalage de fruits locaux, une balance traditionnelle pour la pesée et toujours de sympathiques marchandes qui vendent là leur production locale … les bananes y ont toujours une place de choix. Plus surprenant, cette jamaïcaine voulait aussi nous vendre des crevettes ! -- Ils s’appellent Margaret, Tom ou encore Philippe et la Black River est leur territoire. Non, ce ne sont pas de sympathiques habitants mais … d’impressionnants crocodiles. Ils font l’attraction de cette région sauvage et naturelle, entre marécages, mangrove, fougères géantes et roseaux.



Après avoir embarqué puis passé ce petit port, notre bateau navigue sur un véritable miroir d’eau où se reflète le ciel et quelques nuages épars puis progressivement de petites rides se forment à la surface et ondulent doucement. Sur les rivages, les arbres apparaissent ponctués de formes blanches, comme des fleurs … qui par endroit s’envolent. Ce sont bien sûr des oiseaux au plumage blanc, des aigrettes sans doute. Parmi les arbustes des berges on distingue maintenant un oiseau plus discret, un héron vert. Petite taille, plumage teinte camouflage, seules les pattes orange permettent de le repérer.



A mesure que l’on avance, le cours d’eau se fait plus étroit. Les branches des arbres composent une véritable voûte végétale et les racines aériennes des palétuviers ainsi que les lianes se prolongent et s’unissent avec leurs reflets. Il devient même difficile de différencier les reflets de la réalité, le tableau est absolument magnifique.



Et les crocodiles me direz-vous ? On y arrive ! Le pilote de notre bateau connaît parfaitement ce lieu sauvage ainsi que le territoire de quelques’ uns des 200 à 300 crocodiles qui ont élu domicile dans la Black River. Le bateau ralenti et nous approche doucement d’un de ces imposants spécimens. Un corps gris bleu qui se double d’un reflet sur l’eau et surtout quelle effrayante mâchoire aux dents acérées !





Et si ce crocodile a la bouche grande ouverte ce n’est pas pour nous impressionner ou parce qu’il a une fringale irrésistible ! Non, c’est habituel et l’animal peut rester ainsi, immobile, des heures et des heures durant … c’est leur façon de réguler leur température corporelle interne. Au passage, on peut voir qu’au milieu de cette large gueule, il n’y a pas de langue, c’est ainsi chez les crocodiles.

Au fait, j’ai oublié de vous expliquer pourquoi ce cours d’eau est appelé Black River. Le plus simple serait le fait de trouver ici des eaux sombres voire noires … ce n’est pas le cas. Les eaux de cette rivière sont parfaitement claires mais pas son lit à six mètres de profondeur environ, il est recouvert d’une vase à la teinte très foncée. --

Sur la route … en direction de Negril. Une route ? Enfin presque, plutôt une piste tellement il y a sur cet itinéraire de portions chaotiques parsemées d’ornières, de passages en terre et de flaques. Notre vaillant chauffeur nous fait part d’une de ses blagues favorites … Attention ! Après les nids de poules, il y a les « bassines » remplies d’eau, les baignoires et puis la « piscine » ! Le véhicule semble traverser le gué d’un torrent, au ralenti évidemment. Ballotté et bringuebalé en tout sens, on bénéficie d’un massage (fesses et jambes), c’est gratuit nous dit encore avec humour le conducteur ! Cela a au moins l’avantage de nous éviter de somnoler et nous permet de regarder le paysage défiler : bananiers, cocotiers, cases … et en passant dans le village de Belmont, voilà qu’on reparle de musique et de reggae. Sur le bord de la route, une maison aux couleurs reggae fait honneur à Peter Tosh, un acolyte de Bob Marley, il faisait parti de son groupe à l‘époque des Wailers. Ici repose en paix ce musicien chanteur mort assassiné à Kingston en 1987. C’est vrai qu’avec son titre « Legalize it »(3), la marijuana en l’occurrence, il avait créé la polémique à l’époque.



Suite du récit : Negril, Ocho Rios … message suivant …

Ps : Les morceaux de reggae indiqués par un numéro entre ( ) renvoient à une liste de liens vidéos (You Tube) pour écouter et voir ces chansons. La liste est placée à la fin du dernier volet (le 4 ème) de ce récit de voyage en Jamaïque.
Paris-Bishkek en train English translation pending
by Poustramou · 2014-05-27 · 8 replies
Bonjour,

j'aimerais me rendre à Bishkek en train au départ de Paris, avec des arrêts dans la partie Paris-Moscou, puis prendre le train Moscou-Bishkek. Savez-vous s'il est possible de trouver des sponsors pour réaliser mon voyage, et si voyager seule n'est pas trop dangereux? Quelqu'un a t-il fait un voyage de la sorte récemment?

Merci
9 jours en Écosse en voiture aménagée objectif nature English translation pending
by Lérot · 2014-05-24 · 4 replies
Bien le bonjour à vous.

Je nous présente, Marie et Arnaud, nous sommes originaires de Belgique et nous avons eu comme idée de partir fin de ce mois d'aout en Ecosse pendant une semaine (départ le vendredi soir après le boulot, retour le dimanche suivant pour reprendre le boulot). Pourquoi l'Ecosse, car nous n'y sommes jamais allés tout simplement

Nous n'avons aucune idée de ce qu'est l'Ecosse. J'ai aménagé mon Peugeot Partner pour ce genre de trip, à savoir, sacs de randos dans la voiture, sacs de couchage grand froid, grosse bottines, réchaud et grosse réserve d'eau.

Nous aimerions visiter la nature et voir du paysage grandiose, de l'arrière campagne et avoir pour vue le matin en ouvrant les portes arrières de la voiture : du lac, du petit château planté sur un rocher au milieu de celui-ci, des moutons dans de belles collines toutes vertes ou des montagnes.

"Exigeant, moi ? Non, pas du tout" ;-)

Mes questions sont donc les suivantes, vu que certains sur ce forum ont l'air de très bien connaître la zone : Quelle(s) région(s) nous conseilleriez vous pour ce genre de programme de vacances ? Quel trajet ? Nous voulons partir avec la voiture pour une question d'économie, de confort et de mobilité (et puis, quel hôtel peut nous offrir un lac rempli de brume au petit matin à 10 mètres de notre lit, le tout pour 0 €, petit dej non compris ?), nous conseilleriez vous de prendre le bateau ou l'Euro-tunnel ? Et via quelle compagnie ? Le camping "sauvage" en voiture est il autorisé, toléré, interdit et chassé par les autorités ? Si nous nous écartons des routes pour une petite randonnée d'une grosse journée, mais avec un arrêt pour la nuit sous tente au sommet d'une belle colline, avez vous des points de vue à nous conseiller ? Les feux de camp (petite flambée du soir dans un trou creusé et rebouché le lendemain) sont ils autorisés ? Gastronomiquement, que devons nous tester ? Que devons nous éviter ?

Enfin, en somme, se sont toutes les questions classiques que se posent deux personnes qui veulent partir, mais qui ne connaissent rien à l'endroit et vu que nous ne voudrions pas revenir de là-bas avec un "Miiiince, on a raté ça ! Zuuuut, on aurait du faire ça !" et j'en passe.

Merci d'avance pour vos informations précieuses, vos conseils et vos avis. Amicalement. Marie et Arnaud
Conseils pratiques pour voyage en bus en Equateur English translation pending
by Fifi2644 · 2014-05-22 · 3 replies




Bonjour,

Voilà, notre petit voyage de 15 jours entre les Andes et l'Oriente est terminé. Afin de remercier tous ceux qui m'ont aidée à préparer mon voyage sur le forum, plutôt qu'un récit de voyage, voici quelques petites infos pratiques.

Tout d'abord voici notre itinéraire:

Samedi 19/04 : Arrivée à Quito (Maison d'hôte quartier Miraflores) Dimanche 20/04 : Visite de Quito + mitad del mundo. Nuit à Quito. Lundi 21/4 Descente au Quilotoa Mardi 22/4 Excursion Cotopaxi Mercredi 23/04 Rando Cotopaxi Départ pour le Chimborazo Comunidad Jeudi 24/04 Comunidad Chimborazo: Marché de Guamote, Casa del turismo de Palacio Real. Vendredi 25/04:Comunidad Chimborazo>Baños Samedi 26/04 Tena Dimanche 27/4 Tena Lundi 28/4 Tena> Quito mardi 29/4 Départ vers Cahuasquí Mercredi 30/4 Cahuasquí Jeudi 1/05Cahuasquí Vendredi 2/05 :Cahuasquí départ pour Quito : Vol à 20H20

TRAJET EN BUS: A Quito: nous sommes allés à un guichet pour réserver un taxi: et ils nous ont donné le meilleur prix, soit 26$ pour aller au quartier Miraflores. Pour le Quilotoa: nous avons pris à Quito un bus vers Latacunga: faire attention de prendre celui qui dépose au terminal terrestre, car le nôtre nous a déposés dans la rue et nous avons dû marcher 15 min avec nos bagages. Ensuite prendre un bus pour Zumbahua, puis une camionnette pour le Quilotoa. Le prix est de 5$ alors que nous avons payé 10$! Bon c'était le début et nous nous sommes faits avoir... Pour les hôtels, apparemment ils en construisent de plus confortables car au Quilotoa c'est plutôt ambiance refuge!

Pour aller au Cotopaxi nous avons dû retourner à Latacunga via Zumbahua, puis un bus pour le Cotopaxi. Le bus dépose sur le bord d'une route et il y a des camionnettes avec des guides qui proposent la visite du parc: compter entre 15 et 25$ par personne. Nous avons demandé au chauffeur de nous déposer à notre hôtel après la visite au lieu de nous ramener au début du parc ce qui nous a évité un transfert.

Pour repartir, le propriétaire de l'hôtel nous a conduits à Machachi où nous avons pris un bus pour Riobamba. Le transfert nous a coûté 25$ mais il nous a ramenés en ville pour faire des achats, retirer de l'argent et a attendu le bus avec nous. A Riobamba nous avons pris un taxi jusqu'à la communauté (compter 5ou 6$), mais on peut aussi prendre un bus jusqu'à Calpi (cimetière) , puis une camionnette pour 2$.

Pour le retour, même chose à l'inverse puis bus pour Tena. Là tout était organisé par le Sacha Sisa Lodge: taxi + pirogue.

Au retour nous avons pris un bus pour Quito jusqu'à Cumbayá puis un taxi (10$) jusqu'à Miraflores (indiquer Universidad central au taxi s'il ne connait pas).

Pour aller à Cahuasquí nous avons suivi les indications de leur site: taxi jusqu'à Carcelén (7$), bus jusqu'à Ibarra (éviter celui qui va à Tulcán et qui ne dépose pas au terminal terrestre), puis autre bus pour Cahuasquí. Demander à être déposé à la cruz, puis marcher 10min .

Au retour d'Ibarra, même chose à l'inverse mais pour aller sur Quito, prendre un bus qui va vers le sud et passe par Pifo. Demander à être déposé à l'aéroport. On nous dépose à un rond-point où il y a des camionnettes qui font la navette (compter 3/4$)

Question sécurité: être vigilent avec les bagages à main: les garder sur soi, et si on met un sac à dos dans les rangements au-dessus des sièges, laisser pendre les sangles pour voir qu'ils sont toujours là. Les bus longue distance donnent des tickets pour les bagages en soute.

Voilà notre périple en bus. Nous avons beaucoup aimé même si la musique est parfois entêtante quand on veut dormir. J'ai adoré les vendeurs de nourriture dans le bus, les bonimenteurs.

J'ai adoré notre voyage même s'il nous aurait fallu un jour de plus à Quito (pour le musée Guayasamín), un jour à Otavalo pour les achats, un jour au Cotopaxi pour faire une rando à cheval, puis 2 ou 3 jours à Cahuasquí pour faire des randos, aller voir les lagunes et volcans et prendre notre temps à "La rana cantó". Bref, une semaine supplémentaire aurait été la bienvenue.

Côté temps, nous n'avons pas eu trop de pluie et ce qui est appréciable c'est que ce n'est pas la haute saison

Questions pratiques:Retrait d'argent: Nous avons eu des difficultés à retirer de l'argent, mais c'est faisable avec quelques précautions. J'avais signalé mon départ à ma banque mais la personne que j'ai vue n'a pas transmis l'info et ma carte a été bloquée pendant 2 jours par le siège pensant à des retraits frauduleux. Donc, il vaut mieux leur envoyer un mail pour qu'il y ait une trace. Retirez dans les centres des grandes villes, dans des grandes banques (Banco Pichincha, Banco del Pacífico...). Les retraits sont plafonnés à 500$, voire moins. On peut prendre 2 cartes pour contourner. Peu d’endroits permettent les paiements par CB.Repas: Compter entre 3 et 5$ pour un almuerzo (soupe+ plat, parfois boisson comprise). Dans les maisons d'hôtes compter 8$ pour le repas du soir (merienda), 2,5 à 3$ pour le petit déj quand il n'est pas inclus. Bouteille d'eau 50 cl= 50 c. Bière 50cl: 1,50c.A savoir: On ne jette pas le papier hygiénique dans les toilettes mais dans une corbeille à côté car la tuyauterie est trop fine! Petit lexique pour ceux qui parlent Espagnol d'Espagne... On ne dit pas "Cena" pour le repas du soir mais "Merienda" (goûter en Espagnol): ça peut vous éviter des malentendus. On ne dit pas "Zumo" mais "Jugo" pour les jus de fruits: il en existe de toute sorte, le plus typique celui de Tomate de árbol (tomate fruit). On ne dit pas "Vale" mais "Está bien", pas "patatas" mais "papas", pas "bolsa" mais "funda", pas "ordenador" mais "computadora". Les gens parlent très facilement pour peu qu'on s'intéresse à eux. Ils vous renseignent et vous aident sans rien vous demander en contre-partie. On a fait du stop au termes de Chachimbiro: il est facile de monter à l'arrière d'un pick-up ou de partager un taxi dans les zones rurales.

Quito est superbe mais qu'est-ce que c'est pollué: si vous avez un foulard, chèche... c'est mieux. Il est très facile de se déplacer en bus, métrobus à Quito. La ville est quadrillée par la police, la sécurité civile, la police touristique... Mais attention quand même à vos portables!

Pour les maisons d'hôtes/hôtels voici mon palmarès (infos en MP si vous voulez)

+Hacienda los Mortiños (Cotopaxi)> voir mon avis sur Trip advisor. Un peu plus cher dans le budget Routard mais ça vaut largement le prix! + Dans un autre style, plus nature et routard: La Rana Cantó à Cahuasquí (voir dans Le guide du Routard) . Des paysages à couper le souffle un village perché sur la montagne avec un contact authentique avec la population, et une maison et un table d'hôte d'où on n'a pas envie de partir. +Notre maison d'hôtes Fleur de coton à Quito Alain et Vanesa vous accueillent comme à la maison, sans chichis, et sont des conseillers précieux pour organiser votre voyage. +Sacha Sisa Lodge à Tena: Juan et Lucía tiennent un petit Lodge familial et vous font découvrir la vie au bord du fleuve Napo sans faux semblants. La mère de Juan vous montre les traditions Quichuas: une vraie rencontre! + Baños: L'hôtel D'Matias: auberge de jeunesse qui offre aussi des chambres familiales. Situé juste à côté de la gare routière (pratique quand on ne reste qu'un jour), avec cuisine commune, internet, wifi gratuit, des jeux de société, et un billard sur la terrasse! Le tout pour 6$ par personne!

A Baños vous pouvez laisser votre linge sale à la réception et vous le récupérez propre le lendemain: 1$ le kilo!

Goûtez aussi les melcochas, les bonbons de Baños que les enfants ont adorés!

A Tena nous avons rencontré Teodoro Rivadeneyra de l'agence Teorumi: si vous voulez faire une excursion aventure en Amazonie n'hésitez pas à faire appel à lui. Il connait sur le bout des doigts la faune et la flore, notamment les serpents: un croisement entre Indiana Jones et Crocodile Dundee! Il milite pour la défense du Yasuni, fait des conférences: bref quelqu'un d'exceptionnel!

Bon voilà, je crois que j'ai fait le tour. J'espère avoir été utile à certains. Je reste à votre disposition pour répondre aux questions.

En tout cas: ce fut un merveilleux voyage et une formidable aventure humaine.

Voyageusement votre

Sophie.
Tour du monde: et l'argent sort d'où? English translation pending
by Schtrotsy · 2014-05-21 · 9 replies
Bonjour à tous,

Pour me situer, je compte à partir de janvier 2015, démarrer de longues vacances. Je ne sais pas si cela sera réellement un tour du monde, mais je sais que je commencerai par traverser à pieds le Laos/Vietnam/Cambodge/Thailande puis ensuite faire le tour de l'Australie en WHV (en bossant un petit peu si je trouve). J'ai un budget d'environ 14000 euros, tout compris.

J'aimerai juste savoir, avec quel argent vivez-vous en voyage longue durée? Uniquement sur économies? En travaillant? En ne mangeant pas et en dormant à la belle étoile? Je vois plein d'annonces de personnes, dont je ne connais pas le budget (mais certains doivent en avoir un moins important que moi), qui s'aventurent dans un tour du monde qui me parait irréalisable économiquement (à moins d'être riche), alors que j'ai déjà l'impression que 1 an dans les destinations que j'ai cités sera très juste avec mon budget.

Schtrotsy
Le Kirghizistan en 10 points English translation pending
by Saint · 2014-05-21 · 7 replies
Le Kirghisthan en 10 points. infos de mai 2014.

1- l'arrivée à l'aéroport.

Le terminal de Bishkek est situé à un peu plus de 30 kms du centre-ville. Les formalités administratives de Douanes sont très simples. Pas de visa pour les Français. C'est le cas pour 28 autres nationalités. Relance du tourisme. Par contre la livraison des bagages est très lente. Deux étages , le rez de chaussée pour les arrivées et le premier pour les départs. Possibilité d'y dormir sans problème en cas d'arrivée ou de départ nocturne. Banquettes assez confortables. Change Euros évidemment possible. Taux moins intéressants que ceux du centre ville mais cependant corrects pour un aéroport. Quelques restaurants. Les taxis attendent avec les rabatteurs. La course moyenne pour se rendre en ville vous sera proposée à 800 soms. Le juste prix est plus près de 500. A vous de négocier. C'est admis voire conseillé. La transaction moyenne s'établit souvent autour de 600 soms. Possibilité de prendre des minibus. Mais dans ce cas, il faut sortir de l'aéroport et se rendre sur la route principale. Pas de difficultés majeures car ce n'est pas trop loin. Quelques centaines de métres. Cependant on vous affirmera que ce n'est pas possible.

2- L'argent.

La monnaie nationale est le Som. La gestion de l'argent est simple car les billets se distinguent facilement. Taille et couleur. Coupures de 5000, 1000, 500, 200, 100, 50 et 20. Pièces de 10, 5, et 1 som. Possibilité de changer des Euros sans problème. A l'aéroport, comme toujours, le taux est bien sur inférieur à celui du centre- ville. Néanmoins la différence est moindre que dans bon nombre de capitales. Début mai 2014, l'euro se changeait entre 72 et 74 soms. N'oubliez pas que le taux est toujours plus avantageux dans la capitale. Il est préférable de changer chez les " changeurs " car le taux est légèrement supérieur à celui des banques. Donc il faut prendre du cash. Peu d'écarts de taux entre changeurs. Mais un point de différence peut vous faire gagner une nuit d'hôtel . Donc prenez le temps de comparer. Il existe beaucoup de changeurs en ville. Souvent regroupés.

On peut aussi sans grande difficulté utiliser des distributeurs de billets. Visa et MasterCard semblent bien acceptés y compris en dehors de la capitale.

3- les transports.

Partout, vous trouverez des fourgons Mercédes aménagés en mini- bus. Toujours en bon état et mécaniquement sains, ils sillonnent les villes et les campagnes. La conduite se fait à droite et généralement les chauffeurs sont plutôt prudents. Il faut dire qu'il y a une forte présence policière sur les routes. Surtout en milieu urbain. Ils sont à l'affut de la moindre infraction afin de remplir leurs propres poches. En ville une course en mini- bus vous coûtera 10 soms jusqu'à 22heures et 12 soms ensuite. Après minuit il vous faudra souvent prendre le taxi. Une course en ville tourne souvent autour de 100 soms. ( On vous demandera le double.. voire plus). Taxis en bon état également . Pas trop d'arnaque si vous avez pris soin de négocier le prix avant. Seulement si... Quelques bus trolley subsistent encore à Bishkek . Mêmes prix. Il faut toujours avoir des pièces de 5 ou 10 soms avec soi pour éviter les difficultés de paiement au chauffeur. Pas de convoyeur- receveur. Il existe aussi une ligne de trains . Mais elle ne dessert que peu l'intérieur du pays. ( Vous rendre à la gare, le bâtiment est à voir) Les bus normaux( grands) fonctionnent surtout pour l'international à partir de Bishkek .

4- La nourriture

Le Kirghisthan n'est pas un pays avec une gastronomie raffinée. On peut déplorer une nourriture peu variée et parfois trop grasse (Mantys) mais c'est généralement bien cuisiné et jamais trop épicé. Cependant il y a quelquefois de bonnes surprises.

Excellentes pâtes maisons, fourrés à la pomme de terre et accompagnées dune sauce fromage..

Le " jarmat" plat national, est composé de gros spaghettis arrosés par un jus de viande bouillie , un peu de viande et des légumes. Les féculents sont nombreux dans l'alimentation usuelle. On trouve de l'eau plate et gazeuse sans problème. Le Coca et le Sprite sont présents. La bière aussi bien évidemment avec parfois un titrage en alcool élevé qui la rend peu goûteuse. Vins rouges, blancs.. Mais chers. Nescafé et thé. De plus en plus de restaurants de Biskek offrent de la bière pression. Plutôt bonne sauf celle d'entrée de gamme.

La moyenne du prix d'une pression se situe à 80 soms pour une 50cl.Une bouteille d'eau 20 soms. Gazeuse ou pas. Certains restaurants facturent le service en plus. Entre 10 et 15%.

Dernière chose, oubliez votre excellent pain français.. Le Tokoch, pain local rond ne le remplacera pas mais reste néanmoins succulent quand il est bien frais.



5- l'électricité

Pas de problème particulier. Les coupures ne sont pas fréquentes. Les prises, utilisables avec les connecteurs français sont en 220 volts. Donc aucun souci pour recharger vous précieux ordinateurs et téléphones... Nul besoin d'adaptateurs.

6- la police.

Plutôt corrompue. Vous pourrez vous faire arrêter sans motif précis avec l'intention non avouée de vous soutirer de l'argent. Ayez une copie de votre passeport et ne leur donnez jamais votre original. Prétextez qu'il est resté à votre hôtel. Leur scénario est bien rodé. D'emblée, ils se montreront cordiaux en vous serrant la main. Puis ils tenteront de vous intimider et vous fouiller. ( recherche de drogue) Résistez. Ne faiblissez pas..! Vous êtes un touriste en vacance et rien d'autre. S'ils vous menacent de vous emmener au poste, dites que vous êtes Ok. Ils ne le feront pas. S'ils le font, ( très rare) ne craquez pas pour autant. Ca s'arrange toujours. Ils sont corrompus mais pas stupides. Il faut jouer la montre. Ils lâcheront prise quand ils verront que vous n'avez pas peur et que vous ne céderez pas ..! Toujours pareil.!!! N'oubliez pas que vous jouez gagnant car vous n'avez rien à vous reprocher. Et puis ça fait toujours du bien de les voir repartir penauds.!! 😏

7- l'hébergement.

On peut trouver des chambres à petits budgets si on est pas trop exigeant sur le confort standard. Généralement les chambres sont propres avec une literie correcte. Quand le prix est modique les sanitaires sont souvent à l'extérieur de la chambre. Il y a aussi les hôtels de luxe dans la capitale dont on dit qu'ils sont chers pour la prestation offerte. Je ne peux pas en témoigner. Je ne fréquente pas ce type d'hôtels. Les prix sont toujours indiqués par personne. On peut donc trouver une chambre double pour 1000 soms. Soient 14 euros. A ce prix là, bien sur, ce seront souvent des Guest-houses style auberges. Possibilités de cuisiner. Prix hors saison touristique. Pas de petit déjeuner. Ambiance souvent sympa et détendue. Les dortoirs sont bien sur moins chers mais quand on est deux ça ne vaut financièrement plus la peine. A Bishkek le " SAKURA Guest-house " est tres couru. Très propre et assez bien situé. ( 1000 soms la double).

8- le téléphone

Très facile de vous procurer une carte Sim. Trois opérateurs principaux se partagent le marché. MegaCom , Beeline et ... Je sais plus. Le coût de la carte est de 50 soms même si partout on essayera de vous la vendre 100. MegaCom semble être une compagnie sérieuse et réputée. Ça fonctionne plutôt bien. Communications peu onéreuses. Nombreux marchands de téléphones pas chers si vous aviez oublié le votre. Mais attention. Veillez à ce que ce ne soit pas lisible qu'en cyrillique..!

9- l'architecture, les villes... Le réseau routier.

Bishkek n'offre pas un grand intérêt architectural mais, début mai, il fait bon s'y promener sous un soleil qui n'est pas encore trop ardent. La ville possède de nombreux parcs qui, à défaut d'être bien entretenus, sont cependant agréables. La ville est bien arborée et ses longues rues offrent des trottoirs propres et ombragés. La circulation n'est pas trop dense et cela ajoute une impression de calme. Il faut néanmoins admettre que l'attrait du pays ne réside pas dans les villes ou l'architecture. Le Kirghiztan est un pays de montagne et ce sont les paysages qui feront surtout la valeur du voyage. Pour les plus sportifs, les treks seront l'unique objectif. Le réseau routier est globalement en bon état même si parfois, sur certains tronçons montagneux, les conditions climatiques sévères engendrent des nids de poule.



10- Aspects culturels.

J'ai trouvé les Kirghizes assez peu chaleureux. Les sourires n'arrivent pas spontanément. Influence passée des Soviétiques m'a -t-on affirmé. Cependant je n'ai jamais ressenti aucune agressivité. Je n'ai pas eu d'exemple frappant de délinquance et à aucun moment je ne me suis senti en insécurité.

Par ailleurs, les chauffeurs de taxi et voitures particulières ne brillent pas toujours par leur honnêteté. Soyez attentifs à bien confirmer le prix de la course avant le départ. Celui- ci à toujours tendance à augmenter dès que vous êtes partis..! Donc.. Soyez fermes une fois que vous savez que chacun a compris. Car, bien évidemment le langage reste une source de malentendus plus ou moins volontaires. On peut également parfois noter un manque de raffinement dans les attitudes quotidiennes. (Au restaurant par exemple) Dans la rue il n'est pas rare de voir cracher par terre. On regrettera aussi l'absence de prise de conscience quant à la propreté environnementale. Des milliers de bouteilles plastique jalonnent les routes. Le pays est à dominante musulmane mais, à part à proximité des mosquées, on a aucun problème pour trouver toutes sortes d'alcools.

Les femmes ne sont pas voilées et semblent plutôt libres dans leur tenue vestimentaire . Elles fument et boivent de l'alcool sans contrainte apparente. Le Kidnapping des jeunes fiancées existe encore bien qu'interdit par la loi. Mais il semblerait que cela devienne plus rare.

La France fait encore rêver bon nombre de gens qui, pour la plupart, ne sont jamais sortis de leur pays voire de leur ville.
Des roches rouges de Piana aux... falaises blanches de Bonifacio (Corse) English translation pending
by Krikri6792 · 2014-05-18 · 40 replies
Pour notre septième séjour en Corse, nous avons choisi de revisiter quelques-uns des lieux les plus emblématiques, des Calanche de Piana jusqu'aux falaises de Bonifacio en passant par le golfe de Valinco. Voici le récit de ces dix jours sur l'île de Beauté...

Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :

https://sites.google.com/site/retourencorse

Ci-dessous le texte seulement accompagné d'une petite sélection de photos. ...........................................................................................................................................................

Présentation

Pour ces vacances de printemps, nous avons d'abord pensé à la Sardaigne avant de nous raviser pour nous tourner vers une valeur sûre, la Corse et ce…pour la septième fois.

Avec ses sommets imposants, ses torrents limpides et ses magnifiques lacs de montagne, avec ces côtes sauvages et ses criques idylliques, la Corse est à la fois le paradis des randonneurs et celui des amateurs de plages et de mer.

Pour nous, la preuve n'est plus à faire, cela fait longtemps que nous sommes tombés sous son charme !

D'ailleurs, elle n'a presque plus de secrets pour nous, après l'avoir sillonnée de long en large, de la mer à la montagne, à plusieurs reprises entre 1998 et 2004. Mais en dehors de notre dernier séjour réalisé en mai 2007 sur le sentier "Mare a Mare", nous ne gardons qu'un souvenir très ténu de certains lieux.

Le but de ce nouveau séjour est donc de nous rafraîchir la mémoire et de voir ou de revoir quelques-unes des destinations les plus emblématiques de l'île, principalement situées dans le Sud et l'Ouest.

Le voyage est prévu en avion et nous louerons une petite voiture sur place.

D'un précédent séjour en mai, nous avons retenu qu'à cette période le beau temps n'est pas encore garanti et que si nous voulions mettre toutes les chances de notre côté, il était préférable de rester sur le littoral.

C'est pourquoi nous retenons trois étapes où nous passerons à chaque fois trois nuits : à Porto, Tizzano et Bonifacio avec une arrivée et un départ d'Ajaccio.

Dix jours en tout du 28 avril au 8 mai 2014.

Au programme, des randonnées avec, pourquoi pas, des baignades si la météo le permet.

Alors prêts à nous suivre sur les chemins corses ?



Premières senteurs de maquis sur le sentier du Capu Rossu

J1 : Lundi 28 avril 2014

Avec un départ matinal de Paris-Orly, nous bénéficions dès notre arrivée d'une grosse demi-journée. Certes, la météo n'est pas des plus fameuses, il fait gris sur Ajaccio et, sur la montagne, c'est encore pire. A ce compte-là, il nous faut immédiatement renoncer à notre projet initial de revoir le lac de Creno, situé à plus de 1300 mètres d'altitude. Recentrons-nous plutôt sur la côte.

Alors après avoir récupéré notre voiture chez Citer (une DS 3 quasi neuve), fait quelques courses dans le centre commercial de Mezzavia, nous mettons le cap vers le nord-ouest sur la D81 en direction de Porto où nous logerons les trois nuits à venir.

80 kilomètres nous en séparent et sur les routes corses, il faut bien compter deux bonnes heures pour les parcourir. D'autant qu'il est midi et qu'un arrêt pique-nique s'impose dès la sortie d'Ajaccio afin de faire honneur à la charcuterie locale et nous mettre définitivement dans l'ambiance.

A hauteur de Sagone, la route suit les contours du golfe jusqu'à Cargèse. En raison de la météo perturbée, la mer est blanche d'écume si bien qu'on pourrait se croire sur les bords de l'océan à Swakopmund ! Une image étonnante tellement éloignée de la belle Bleue à laquelle on s'attend.

Après un dernier passage dans les terres, nous voilà arrivés à Piana peu après 14 heures. C'est là que nous attend notre première randonnée du séjour… au Capu Rossu.

En ligne de mire, une tour génoise dressée sur une falaise de porphyre rouge surplombant le golfe de Porto.

Sur le parking, des randonneurs se targuent d'avoir fait la balade en un peu plus de deux heures. Le guide Rother indique trois heures et le document du Conservatoire du littoral cinq, nous espérons nous situer dans la moyenne. De fait, nous ne sommes pas là pour battre un record alors mora… mora comme diraient les Malgaches, d'autant qu'il faut remettre notre machine en route.

Entre romarins, cistes et arbousiers, nous suivons le petit sentier rocailleux (en descente… facile !) tout en humant avec bonheur l'air parfumé du maquis et la brise marine chargée d'embruns.

Le spectacle est à la fois sur l'eau avec ces monolithes surgissant des flots et sur la terre avec ces brassées de fleurs garnissant le sentier.

Les asphodèles nous font une véritable haie d'honneur !

Plus loin, des murets nous rappellent, qu'en un temps pas si lointain, le cap aujourd'hui déserté, était habité. Des constructions en pierre appelées casettes servaient au stockage de la paille et du blé et servaient d'abri aux hommes et aux bêtes.

L'une d'entre elles a été rénovée récemment.

Un tunnel végétal qu'on croirait taillé en conséquence offre un peu d'ombre aux randonneurs de passage avant de s'engager dans l'assaut final vers la tour.

Construite sur une falaise de plus de 300 mètres de haut, la tour génoise de Turghiu offre à 360 degrés à la ronde une vue époustouflante sur le paysage environnant avec une impression d'être à l'extrémité du monde…

Dommage que les nuages soient venus obscurcir le tableau.

Mais la descente nous donne l'occasion de quelques jolies vues supplémentaires.

Et après un nouveau passage près de la maisonnette et de son aire de battage, nous sommes de retour à la voiture à 18 heures.

Pari tenu : un peu moins de 4 heures en tout pour 7,7 km et 500 mètres de dénivelé… une belle mise en bouche pour cette première journée corse.

Il n'y a plus qu'à rejoindre Porto en passant par la route des Calanche de Piana, un parcours qui n'a rien à envier à Zion ou à Bryce avec ses énormes colosses de granit rouge. On aura l'occasion d'y repasser alors aujourd'hui sous un ciel à nouveau nuageux on ne s'arrête que brièvement juste avant Porto.

Serrée autour de sa tour génoise usée par les vents et battue par les vagues, au fond d'un golfe extraordinaire taillé à flanc de montagne, toute une palette d'hôtels et de restaurants font de cette "marine" une base idéale pour découvrir la côte et l'arrière-pays.

C'est là que nous posons nos valises à l'hôtel des Flots Bleus dans une petite chambre rénovée, avec une grande terrasse garnie de chaises longues, pile en face de la fameuse tour génoise.

La mer est démontée mais le fracas des vagues est atténué par le double vitrage. Nous pourrons donc dormir sur nos deux oreilles.

Mais avant cela, il est temps de se mettre à table au restaurant tout proche, "la Mer". Le menu se laisse aisément deviner !

Entre l'entrée et le plat, nous abandonnons momentanément notre table pour mettre le coucher de soleil dans la boîte, un des plus beaux de la Méditerranée, dit-on ! Somptueux effectivement !

Kilométrage au compteur au départ : 489 km Distance parcourue dans la journée : 102 km

Tour génoise du Capu Rossu

Dans les Calanche de Piana : du Capu d'Ortu aux Roches bleues

J2 : Mardi 29 avril 2014

La météo prévoit aujourd'hui la plus belle journée de la semaine alors pas d'hésitation, c'est le jour idéal pour entreprendre la randonnée vers le Capu d'Ortu qui, avec ses 1294 mètres d'altitude, est le point culminant des Calanche de Piana.

Estimation : 6 à 7 heures aller-retour.

Pas de grand trajet à faire en voiture, le point de départ se trouve comme hier dans le village voisin, cette fois au stade de Piana.

Altitude de départ : 480 mètres.

A 9 h 45 nous sommes fins prêts ! Pour que le photographe ait un champ d'action facilité, c'est moi qui porte tout (en dehors du matériel photo, bien sûr) : deux vestes, le pique-nique et quatre litres d'eau. Aïe, ça pèse !

A l'extrémité du stade, nous commençons par traverser une jolie pinède piquetée de bleu par le romarin en fleurs. Le sentier prend tout doucement de la hauteur. Le sac à dos me laboure les épaules. Courage !

Une fois sortis de la forêt, le paysage devient plus minéral puis la montée s'intensifie en direction d'Ortu.

A partir de Bocca di Piazza, le sentier disparaît totalement, il faut maintenant s'orienter en suivant les cairns (et aussi la trace du GPS, ça aide !).

Mais en entrant au royaume des taffonis (= gros trous en corse), ces cavités sculptées dans la roche par le vent et l'eau, le parcours devient plus ludique.

En son temps, ces paysages ont inspiré Maupassant dans "Une vie": "… ces surprenants rochers semblaient des arbres, des plantes, des bêtes, des monuments, des hommes, des moines en robe, des diables cornus, des oiseaux démesurés, tout un peuple monstrueux, une ménagerie de cauchemar pétrifié par le vouloir de quelque dieu extravagant".

En voici quelques spécimens :

De pierre en pierre, de caillou en caillou, de cairn en cairn, de marche en marche, on a l'impression de se rapprocher du Capu mais à chaque étage il se dérobe encore un peu plus.

Pourtant, les premières vues sur la mer confirment que nous avons bien avancé ! Cela fait plus de deux heures que nous crapahutons.

Devant nous se présentent plusieurs couloirs rocheux de plus en plus étroits qu'il faut escalader en y mettant les mains. Hervé a pitié de moi et me déleste du sac à dos, je me sens alors légère comme un cabri corse et surmonte allègrement les dernières difficultés.

Nous y sommes enfin ! Il est 13 heures !

A nos pieds, la marine et la plage de Porto ainsi que toute la côte jusqu'au golfe de Girolata et la réserve de Scandola ! Splendide !

Après avoir passé une heure à nous sustenter et nous reposer, il est temps d'amorcer la descente qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir.

Heureusement entre les vues panoramiques, les formations rocheuses remarquables et l'observation minutieuse de la flore, il y a de quoi s'occuper.

D'abord les fleurs…Orchidée, Ciste, Crocus

Encore des rochers "minces, ronds, tordus, crochus, difformes, fantastiques…" (Maupassant)

Une fois revenus à Bocca di Piazza, en optant pour la variante via les "Roches Bleues", il nous faut franchir une dernière chaîne de collines puis c'est l'ultime descente à travers une châtaigneraie avant le retour à Piana.

Une procession de pénitents nous coupe la route ;-)

Enfin le stade est en vue. Il est 17 heures. Nous sommes fourbus mais ravis.

Une randonnée exceptionnelle, une des plus belles de Corse selon les guides.

En tout : 13 km, 900 mètres de dénivelé, 7 heures, pauses comprises.

Sur le trajet du retour vers Porto, le chalet des Roches Bleues tombe à pic. Sa terrasse offre une pause rafraîchissante tout en bénéficiant des meilleurs points de vue sur les Calanche.

Plus tard, pour nous requinquer définitivement, nous nous attablons au "Monte Rosso", attirés à la fois par le monde (une salle pleine, c'est bon signe) et par les accords de guitare de Gilbert.

Dans la nuit, la tour génoise brille de mille feux sur fond de soleil couchant.

Distance parcourue dans la journée : 23 km

Taffoni sur le sentier du Capu d'Ortu

De Porto à Piana : Château fort et Bocca Lenzana

J3 : Mercredi 30 avril 2014

Nos muscles gardent la trace des 900 mètres de dénivelé d'hier. Nous ne sommes donc pas mécontents de voir le ciel s'obscurcir ce matin et même quelques gouttes de pluie toucher le sol de notre terrasse, nous donnant le prétexte d'une (petite) grasse matinée.

Une heure plus tard, les nuages se sont disloqués mais devant le temps toujours incertain, nous décidons de ne pas entreprendre de randonnée longue mais plutôt deux courtes, histoire de pouvoir battre en retraite si le temps devenait menaçant. Entre les deux, un retour à l'hôtel sera bienvenu.

Le point de départ, toujours situé entre Porto et Piana, est encore moins éloigné que celui d'hier.

Le sentier de la Tête du Chien au Château Fort est un parcours très fréquenté. Mais si certains s'y lancent endimanchés, il n'est pas aussi aisé que ne le laisse présager le panneau de départ indiquant trente petites minutes seulement.

En effet, on accède au Château fort par un sentier escarpé essentiellement en descente (il faudra donc remonter au retour ;-) à travers une galerie de rochers dont voici un exemplaire :

La Tête de Chien ? Non, j'y verrais plutôt une tête de poule !

Tout au bout, arrivée sur un plateau rocheux où la vue porte à la fois… .. sur le village de Piana joliment lové entre les roches rouges .. sur le Château fort, colosse de pierre pareil à une forteresse se dressant au dessus des flots d'un bleu profond .. sur l'ensemble du golfe de Porto.

Il est presque midi et à nouveau de gros nuages noirs n'augurent rien de bon. On sera mieux sur la terrasse de notre chambre pour observer l'évolution des conditions météorologiques. Finalement, ça s'arrange et en début d'après-midi, il est possible d'envisager une nouvelle sortie.

Après avoir étudié une carte IGN vieille de plus de 10 ans, nous pointons une boucle sur les hauteurs de Porto sans vraiment savoir si ce chemin existe toujours et si nous pourrons mener la randonnée à son terme. Nous partons donc un peu vers l'aventure.

Première difficulté : trouver le point de départ sur la D81 à la sortie de Porto, sur la route en direction de Calvi. Après un faux départ sur un semblant de trace envahie de ronces, nous étions sur le point d'abandonner quand, quelques mètres plus bas, Hervé découvre un accès via une corde.

Eureka, ça ne peut être que là !

Nous nous frayons un chemin entre genêts et cistes de Montpellier. Ces derniers sont couverts d'une sorte de mousse blanche, appelée crachat de coucou, et fabriquée par des larves de Cercopes.

Gloups, nos vêtements absorbent un peu de cette mousse au passage.

Sous ces arbustes, on trouve parfois le Citinet du Ciste qui vit à leurs pieds et le parasite.

Après avoir surplombé la mer pendant un moment, notre sentier débouche sur une voie carrossable presque verticale. On la suit jusqu'à 520 mètres d'altitude.

A cet endroit et comme prévu par notre bonne vieille carte, nous trouvons à droite un large chemin marqué d'un ruban, semblant aller dans la bonne direction.

Il permet une vue différente sur la baie, sur l'envers des Calanche… avant de nous ramener plus vite que prévu sur la fameuse piste carrossable que nous venions de quitter.

Sans plus chercher davantage, nous retournons sur nos pas jusqu'à notre point de départ, essuyant une deuxième fois les crachats de coucou mais découvrant au passage quelques fleurs remarquables.

De gauche à droite : Muscari à toupet (Muscari comosum), Pancrace d'Illyrie (Pancratium illyricum) Cyclamen sauvage (Cyclamen repandum) Hélianthème à gouttes (Tuberaria guttara)

Conclusion : le terrain a dû être modifié depuis l'édition de notre carte. Voici le tracé de notre balade (en rose l'aller, en jaune le retour) par rapport à celui envisagé (trace en noir).

Finalement, nous ne sommes pas mécontents d'en avoir parcouru une version raccourcie (deux heures en tout) car l'originale aurait sans doute été trop longue.

Pour clore l'après-midi, nous poussons en voiture jusqu'à la plage de Bussaghia aperçue depuis les hauteurs de Bocca Lenzana, une plage de galets roulés par les vagues.

La paillotte de plage n'étant pas encore opérationnelle, retour à Porto pour un verre chez le glacier des Flots Bleus.

Notre séjour à Porto s'achève par un nouveau dîner au Monte Rosso surtout pour les talents musicaux de Gilbert. Demain, route vers le golfe de Valinco et Tizzano.

Le Château fort



Premier mai au Capu di Muru

J4 : Jeudi 1er mai 2014

Grand ciel bleu ce matin. Dommage que ce début de matinée soit prévu pour rouler. En effet, après un dernier coup d'œil sur les roches rouges de Piana, nous prenons la route dès 8 h 30 pour rejoindre le golfe de Valinco.

Dernière image des Calanche ! On distingue les premiers bateaux menant les touristes vers la réserve de Scandola. Cloués au port depuis trois jours en raison de la météo, ils sont à nouveau de sortie.

Ce soir, nous sommes attendus à Tizzano mais avant, nous voulons prendre le temps de découvrir le Capu di Muru, élancé entre le golfe d'Ajaccio et celui de Valinco. C'est un coin que nous n'avions encore jamais exploré lors de nos précédents séjours. Après en avoir vu des photos, il était impensable de ne pas y faire un détour.

Il est presque midi quand nous atteignons le parking, déjà saturé, de Cascionu. Précisons qu'il fait très beau, que nous sommes le premier mai et que le stationnement ne comprend pas plus de 5 ou 6 places. En saison, ça doit être infernal !

Après un rapide pique-nique à l'ombre d'un énorme eucalyptus (c'est déjà ça de moins à porter), nous nous mettons en route vers le premier point d'intérêt du cap : sa tour génoise.

Achevée en 1599, elle fait partie d'un ensemble de six unités défensives réalisées au XVIème siècle sur la demande des populations alentours.

Sa terrasse sommitale offre au promeneur un belvédère de premier choix avec un panorama exceptionnel sur le golfe d'Ajaccio (on devine la capitale corse au loin) et sur la mer aux eaux turquoises en contrebas.

Si la plupart des randonneurs se contentent de visiter la tour et puis s'en vont, le cap offre bien plus d'attraits à ceux qui poursuivent la balade.

Alors bien sûr, nous poursuivons ;-)… vers la Casa di Capu Muru d'abord, une belle bâtisse qui servait de logis à des agriculteurs et où l'on fabriquait autrefois du fromage.

Un peu plus loin, des amateurs d'ornithologie nous mettent sur la voie de… ces Guêpiers d'Europe au plumage chatoyant. Sans eux et leur appareil photo à rallonges, nous serions passés à côté.

Quittant maintenant la crête par un défilé rocheux livré au maquis , nous trouvons en bord de mer un univers aride et fantasmagorique, peuplé de taffoni étranges, modelés par la force du vent et de la mer.

Notre imagination vagabonde au gré des chaos rocheux. Marteau ? Bateau échoué ? Champignon ? Monstres ? Profils inquiétants ? Foule de curieux ?

Seul, à l'horizon, la légèreté d'une voile, apporte un peu de douceur à ce monde brut de granit.

Au pied du phare, dans cette ambiance tourmentée, les pêcheurs ont construit une chapelle et sont allés jusqu'à planter oratoires et crucifix au sommet des rochers les plus escarpés afin que la Madonuccia les protège du naufrage. Un lieu de paix et de recueillement témoignant de la ferveur de la population locale !

Le sentier poursuit ensuite plus classiquement le long de la côte, dévoilant de petites criques rocheuses aux eaux cristallines. J'ai hâte de m'y baigner.

Mais la sente à peine visible menant à la Cala di Muru n'est pas facile à trouver. Sa balise toute rouillée cachée dans un fouillis d'arbustes a dû induire en erreur plus d'un promeneur. Nous finissons néanmoins, après quelques égarements, à atteindre la plage bien cachée, ramenant au passage d'autres randonneurs sur la voie.

Au bord de l'eau, de petites touches noires retiennent notre attention. De loin, on dirait des moules !

Des moules ? Pas vraiment !

En y regardant de plus près, elles ressemblent à de petits radeaux à voile.

Nous l'apprendrons plus tard, ce sont des vélelles, des cousines des méduses, en fait une colonie de polypes spécialisés. Elles s'échouent par centaines sur les plages au printemps et au début de l'été dégageant une odeur certaine.... La Corse ainsi que les côtes italiennes ont dû faire face à un phénomène de recrudescence en ce début mai.

En tout cas, cela ne nous a empêchés de prendre en ce premier mai notre premier bain de mer de l'année. L'eau était fraîche (14/15 degrés), température comparable à celle de Bretagne en plein été. Après plusieurs heures de marche, ça fait un bien fou.

Bien détendus, nous pouvons attaquer la fin de la randonnée. Et pour ce final, il valait mieux être d'attaque. Le guide Rother avait prévenu que le chemin était embroussaillé, c'est peu dire, il est complètement envahi. J'ai beau marcher les bras en l'air, je me fais lacérer tous les membres par les buissons.

Mais ce final un peu délicat n'a pas réussi à entacher le caractère exceptionnel de la randonnée. Nous avons été conquis par le Capu di Muru, par sa tour, ses amas rocheux, et sa plage bien cachée. Encore une superbe journée !

En tout 10 km, 250 mètres de dénivelé, 5 heures, pauses et baignade comprises.

Il nous faudra encore deux bonnes heures pour rejoindre Tizzano. Que les petits trajets corses sont longs !

Mais à l'hôtel du Golfe nous serons choyés. Dès notre arrivée, Gilles le patron attrape nos deux valises pour les monter au premier étage où se trouve notre chambre (des habitudes perdues autre part).

Une chambre douillette équipée d'un frigo (un excellent point !) avec balcon et vue sur le golfe de Valinco (au premier plan, une nappe de vélelles).

Pour le dîner, Gilles nous recommande le restaurant "Chez Antoine" dans le village, un excellent choix, aussi bien pour le service que pour le cadre et le contenu des assiettes. Macarons à la framboise en dessert… On reviendra !

Distance parcourue en voiture dans la journée : 185 km

Près du Capu di Muru

De Tizzano à Senetosa et à Cala di Conca par le sentier du littoral

J5 : Vendredi 2 mai 2014

Je pressentais que nous allions être choyés à Tizzano. Notre impression se confirme dès le petit déjeuner. Pour le même prix que celui servi à Porto (en Corse, les petits déjeuners ne sont pas compris dans le prix de la nuitée), il est plus consistant, plus varié et les produits proposés sont de bien meilleure qualité.

En revanche, côté météo, c'est plutôt tristounet ce matin. Les nuages, cantonnés à l'intérieur de l'île jusqu'à présent, sont en train de déborder sur le littoral, donnant même un peu de pluie.

Mais finalement le proverbe islandais "si le temps ne te plaît pas, attends cinq minutes" pourrait tout autant s'appliquer dans le cas présent. Il a suffi d'attendre un peu et effectivement… vers 10 heures, le soleil pointe son nez.

Inutile de faire beaucoup de route, la randonnée prévue débute à Tizzano. Nous aurions même pu partir de l'hôtel mais un petit préacheminement en voiture nous fait économiser deux fois trois quarts d'heures de marche, ce qui n'est pas rien dans une randonnée estimée à 16 kilomètres.

Après avoir garé notre petite DS sur le parking de la paillotte de la Cala di Barcaju nous commençons notre parcours pédestre.

Là encore nous aurions pu poursuivre jusqu'au parking récemment aménagé par le Conservatoire du littoral, ce même gestionnaire ayant un peu brouillé les pistes au départ en modifiant les accès (par rapport aux indications lues dans le Rother)

Bref, après quelques tâtonnements, nous voilà sur la bonne voie en compagnie d'un autre couple bien content de profiter de notre documentation. En fonction de nos arrêts photo réciproques, ils vont nous devancer ou nous suivre un bon moment.

Dès le début, cette jolie plage va nous retenir un instant, notamment pour ce dallage évoquant le "pavé d'église " islandais de Kirkjubaejarklaustur. Mais les gourmands pourraient aussi y voir des petits pains carrés farinés ;-)

A la Cala Longa, première difficulté du parcours. Au fond de cette crique sableuse, il s'agit de traverser une accumulation de posidonies baignant dans l'eau de mer. Le passage est délicat si l'on veut éviter de mouiller ses chaussettes. Nos corandonneurs abdiquent. A partir de ce moment-là, nous poursuivons seuls et ne verrons plus personne jusqu'au retour à ce point précis dans l'après-midi.

Pourtant, c'est là que commence la partie la plus intéressante… avec tous ces guetteurs de pierre jalonnant l'itinéraire : à terre, le fantôme à la cagoule et l'ours, en mer l'écueil de la dent du bandit et le rocher de la tortue, indique le document du Conservatoire du littoral.

Le fantôme à la cagoule, serait-ce celui-ci ?

Ou bien celui-là ?

En tout cas, il n'y a pas d'erreur possible pour le rocher à la tortue, c'est sans hésitation celui-ci !

Quant à l'écueil de la dent du bandit, nous ne l'avons pas vu, à moins que ce soit celui-là. Moi, il m'évoque plutôt un monstre marin pataugeant dans les flots.

Surplombant le monstre des mers, on aperçoit maintenant le phare de Senetosa, original par ses deux tours blanches culminant à une quinzaine de mètres de hauteur. Allumé en 1892 et éclairant à 22 miles vers le large la route maritime entre le golfe d'Ajaccio et Bonifacio, il a connu jusqu'en 2008 plusieurs générations de gardiens.

Nous dépassons le cap, poursuivant le long de cette côte rocheuse très découpée.

A l'approche de la Cala di Conca, le maquis prend des airs de jardin d'agrément aux buissons bien taillés. Est-ce l'œuvre d'un jardinier zélé du Conservatoire du littoral ou tout simplement celle de Dame Nature ? Bluffant en tout cas.

Une pause à Conca est alors bienvenue. Il est déjà 14 heures. Après notre pique-nique, nous laissons notre baguette de pain rassise aux goélands mais c'est un corbeau qui en profite.

Le sentier du littoral continue jusqu'à Campomoro, encore une quinzaine de kilomètres en plus, mais pour nous, il est l'heure de faire demi-tour.

Le retour se fait par la variante U Truonu, à distance de la côte, nous permettant de monter jusqu'à la tour de Senetosa. Construite en 1609 et dirigée traditionnellement par des notables sartenais accompagnés de quelques soldats, elle sera abandonnée en 1713 pour ne servir que de signal.

Hervé combat son vertige en grimpant par une échelle de fer jusqu'au sommet afin de nous ramener cette vue sur les alentours.

Après nous être focalisés sur la côte à l'aller, nous prenons à présent le temps d'explorer les zones humides cachées derrière les cordons dunaires pour y découvrir iris et orchidées sauvages.

Après toutes ces découvertes reste à réitérer l'exploit d'hier, nous tremper dans l'eau de la Cala di Murta Spana, sous l'œil ébahi de quelques touristes encapuchonnés. Avec tous ces kilomètres dans les jambes, nous avons bien chauffé et cette baignade tombe à point pour faire baisser notre température corporelle. L'eau est délicieuse !

En tout : 17,5 km avec 500 mètres de dénivelé, 7 heures en tout dont 5 heures et demie de marche effective.

Après avoir pris l'apéro offert par le patron, comme tous les soirs, il est l'heure de nous enquérir d'un lieu pour dîner.

Puisque "chez Antoine" nous a donné entière satisfaction hier, pourquoi changer ? Le seul petit changement concerne l'emplacement de notre table. Si hier il était supportable de s'attabler en terrasse, ce soir un petit vent frais nous fait opter pour la salle. Le dîner, lui, est toujours à la hauteur ! Jamais deux sans trois ? On avisera demain.

Distance parcourue en voiture dans la journée : 7 km

Sur le sentier de Tizzano à la Cala di Conca

L'Uomo di Cagna et les menhirs de Cauria

J6 : Samedi 3 mai 2014

Ce matin, le très beau temps sur la côte laisse espérer des conditions similaires dans l'arrière-pays alors profitons-en. Dès 9 heures, direction le village de Monaccia d'Aullène puis le hameau de Giannuccio à 50 km de notre base. Nous espérions trouver du ravitaillement sur le trajet mais rien. Tant pis, il nous reste bien quelques friandises à grignoter, ça devrait suffire.

Nous sommes tout étonnés d'être les premiers sur le parking, d'autant que nous sommes samedi. Il est sans doute encore un peu tôt.

Le but de cette journée est de revoir l'Uomo di Cagna, un énorme bilboquet rocheux, un "Balanced Rock" corse, en équilibre instable à 1217 mètres d'altitude, visible à des kilomètres à la ronde et point de repère autrefois pour la navigation.

Une randonnée que nous avions déjà réalisée en 1998 avec nos enfants alors âgés de 10 et 13 ans. Plus de 15 ans plus tard, c'est l'occasion de vérifier si contrairement à nous l'Uomo n'a pas changé.

Altitude de départ : 470 mètres.

Contrairement au littoral, le ciel est ici légèrement voilé.

La montée est douce sur un sentier bien tracé, se faufilant à l'ombre des bruyères et des chênes verts. A nos pieds, le village de Giannucio.

Déjà, plusieurs rochers révèlent les silhouettes insolites d'une ménagerie rocheuse et d'un peuple de pierre qui annoncent leur maître commun, le fameux Uomo.

Ici, une armée de cavaliers casqués veille sur son roi.

Là, c'est le loup du Petit Chaperon rouge qui monte la garde.

Au bout d'une heure, le sentier pénètre sous les pins maritimes tandis qu'au loin on aperçoit déjà le rocher vacillant.

Au sortir de la pinède, la partie se corse. L'Uomo se mérite et le parcours final est semé d'embûches.

D'abord, des blocs rocheux disséminés dans un enchevêtrement d'arbustes qu'il faut franchir en s'aidant des mains. Autant ranger les bâtons de marche, ils nous handicapent plus qu'autre chose. Certains troncs sont complètement lisses à force que les randonneurs s'y agrippent.

A ce stade, un message d'encouragement ne fait pas de mal !

Puis les arbres se raréfient, la végétation se rabougrit. Nous entrons dans un monde minéral dominé par l'Uomo di Cagna.

Mais s'en approcher réclame encore quelques efforts supplémentaires.

Non, nous n'y sommes pas encore. Celui-ci n'est qu'un de ses subalternes.

Finalement, le balisage nous conduit d'abord de l'autre côté de la crête jusqu'à un portail rocheux. Nous sommes les premiers sur le site. Il est près de 13 heures.

Profitons-en pour manger un petit morceau, surtout qu'entre temps, le ciel s'est couvert et qu'il commence à pleuvioter.

C'est à ce moment-là qu'une famille avec deux enfants accompagnée d'un chien nous rejoint.

Le père et sa fille tentent de se rapprocher de la tête de l'Uomo. Rappelons que la première ascension de l'Uomo (avec des cordes) date de 1970 seulement.

Quant à nous, en raison des nuages qui progressent, nous préférons ne pas insister et rebrousser chemin au plus vite, nous contentant de lui tirer le portrait au téléobjectif.

Pourtant, en 1998, je posais juste sous son épaule !

Bilan : il n'a pas pris une ride. Quant à moi, c'est une autre histoire ;-)

A 15 h 15, nous sommes de retour à la voiture, ravis d'avoir pu refaire cette randonnée après tant d'années.

En tout : 10 km, 850 mètres de dénivelé et 5 heures pauses comprises.

Comme il est encore tôt, je persuade Hervé de faire un arrêt sur le trajet du retour au site mégalithique du plateau de Cauria, non loin de Tizzano. Il accepte à condition qu'il n'y ait pas de marche à faire. Juste des arrêts photo, lui ai-je promis.

Il faut quand même marcher un peu, près cinq kilomètres en tout, mais chut… faut pas le dire !

Arrivé au parking, il rouspète un peu puis finit par m'emboîter le pas pour voir à quoi ressemblent ces pierres mégalithiques.

Ma foi, sans être renversants, ils ont une bonne bouille et offrent une caution culturelle à ce séjour essentiellement tourné vers la nature.

Mais finalement plus que les pierres, ce sont des arbres remarquables dans un environnement bucolique qui vont nous inspirer.

Un chêne taillé par le vent !

Un autre noyé dans une mer d'asphodèles !

Enfin ce magnifique chêne-liège !

C'est sur ces images de colosses que nous rentrons à Tizzano. Comme hier, Gilles nous offre l'apéritif, accompagné de fèves crues fraîchement cueillies (surprenant mais très bonnes !)

Mais contrairement aux soirs précédents, nous faisons faux-bond à Antoine en choisissant son voisin mitoyen, l'Escale. Un dîner express avec formule veau aux olives et tarte aux pommes (une cuisine familiale pour un bon rapport qualité/prix) qui nous permet d'assister à notre retour aux dernières lueurs du soleil couchant.

Distance parcourue en voiture dans la journée : 115 km

L'Uomo di Cagna

Du sentier des Bruzzi aux falaises de Bonifacio

J7 : Dimanche 4 mai 2014

Il est temps de quitter Tizzano pour une nouvelle étape. Pour les trois prochaines nuits, nous avons une réservation à Bonifacio, ville incontournable de l'Extrême Sud corse que nous prendrons plaisir à revoir.

Moins de 70 kilomètres nous en séparent mais en cours de route, nous comptons emprunter quelques chemins de traverse.

C'est ainsi qu'à hauteur de Pianotolli, nous prenons la direction de la mer afin de rejoindre la presqu'île faisant face aux îles des Bruzzi où le Conservatoire du littoral a balisé un circuit de randonnée de deux heures.

A 10 h 15 nous sommes à pied d'œuvre. Il fait beau malgré la présence de quelques nuages.

Très vite, le regard permet d'embrasser le spectacle de cette péninsule déchiquetée où cistes et arbousiers dégringolent jusqu'à la mer.

Chaque baie rocheuse nous dévoile son lot de surprises.

Ici… un genévrier solitaire tente de résister tel un désespéré aux assauts du vent et des vagues.

Là… Vénus de granite et destrier sauvage ont investi cet écueil protégé.

Puis, au détour du sentier, quelle ne fut notre surprise de rencontrer la même famille qu'hier à l'Uomo di Cagna. Il faut croire que la Corse est petite.

Alors qu'ils se posent sur la plage pour pique-niquer, nous pressons le pas, le ciel se couvre de plus en plus sur l'arrière-pays. Des coups de tonnerre annonciateurs d'orage résonnent dans la montagne.

Nous terminons le parcours au pas de course et sous la pluie. En arrivant à la voiture, nous échappons de justesse au déluge.

Bien calfeutrés dans notre voiture, nous poursuivons sous des trombes d'eau en direction de Bonifacio, jusqu'à l'Ermitage de la Trinité qui devait être le point de départ de notre balade de l'après-midi.

Il pleut toujours. Nous hésitons… avant d'annuler purement et simplement cette deuxième randonnée.

Mais avant de quitter l'ermitage, nous ne manquons pas de profiter de la très belle vue qu'offre le site sur la Ville Haute de Bonifacio. Le bâtiment à plusieurs étages qui se détache à droite sur la photo, c'est l'hôtel Santa Teresa que nous avons retenu. 795 C'est finalement là que nous nous replions en attendant que la pluie cesse.

Waouh ! Très bel hôtel dans la Ville Haute. Chambre design, très cosy, avec balcon et vue sur les falaises jusqu'au phare de Pertusato. Nous adorons !

Mais déjà les dernières gouttes de pluie font place à un ciel de plus en plus bleu, nous arrachant très vite à notre chambre.

C'est parti pour une nouvelle découverte de la "capitale pittoresque de la Corse" avec ses falaises crayeuses, taillées par le vent et les embruns, sur lesquels les Génois ont construit un fort et toute une ville fortifiée, ceinte par trois kilomètres de remparts.

Et au pied de la ville, un fjord, un goulet, bref une calanque qui fait de Bonifacio un des plus beaux mouillages de Méditerranée.

Une cité à ne pas manquer !

Nul besoin d'aller bien loin pour jouir des meilleures vues.

Juste à côté de l'hôtel, la promenade St François permet de balayer du regard les falaises blanches jusqu'à la pointe Sud de la Corse.

A l'opposé, le chemin de ronde fait face au phare de la Madonetta, trônant fièrement à l'entrée du port.

Puis la balade se poursuit dans la vieille ville au gré des ruelles et des placettes, entre églises et chapelles, entre bastion et citadelle, entre remparts et fortifications jusqu'au soir.

Enfin, au hasard d'une rue, dans une petite maison accrochée à la falaise, une petite salle à manger de six tables chez U Castillè nous tente vraiment. En réservant la seule table près de la fenêtre, nous prenons le temps d'apprécier le dîner tout en profitant de la vue.

Ce séjour à Bonifacio s'annonce sous le meilleur jour !

Distance parcourue en voiture dans la journée : 74 kilomètres.

Sur le sentier des Bruzzi

Du sommet de la Vacca Morta aux plages de Porto-Vecchio

J8 : Lundi 5 mai 2014

Un hôte un peu particulier s'invite à notre table de petit déjeuner, quémandant quelques miettes par la fenêtre ouverte.

Soleil et ciel bleu de bon matin nous incitent à privilégier une randonnée en montagne, près du petit village de L'Ospédale, à 50 kilomètres de Bonifacio.

Comme nous ne serons pas loin de Porto-Vecchio, il est prévu au retour de passer par l'une des plus belles plages de la région, celle de Palombaggia.

Mais tout d'abord, mettons le cap sur L'Ospédale et sa Punta di a Vacca Morta. C'est une randonnée que nous pensons déjà avoir faite en 2002 : on en garde une impression générale positive bien que l'on ne se souvienne pas vraiment des détails.

Alors c'est à la fois pour tester notre mémoire et la rafraîchir que nous l'entreprenons.

Le village de L'Ospédale ne nous est pas inconnu. En effet en le traversant il apparaît clairement que nous sommes déjà passés par là.

Mais à l'époque on a dû débuter la randonnée au refuge local en se contenant d'un aller/retour à la Punta di a Vacca Morta. Aujourd'hui en revanche, nous avons prévu une variante en boucle proposée par le guide Rother dont le point de départ se trouve au col de Mela.

Le col culmine à plus de 1000 mètres, c'est l'altitude de départ la plus élevée de toutes nos randonnées du séjour.

Un petit pull n'est pas de trop au démarrage, pull qui sera rapidement remisé au fond du sac dès que le soleil va prendre un peu de hauteur.

La progression est agréable, presque sans effort, entre pins, maquis et bouquets d'hellébores.

C'est ainsi qu'au bout d'une heure nous voyons déjà se profiler la croix sommitale.

Là-haut, la vue est incroyable : à l'est le golfe de Porto-Vecchio, au nord le barrage de L'Ospédale et le massif de Bavella et à l'ouest le golfe de Valinco.

Au loin, les plus hauts sommets de l'île sont encore enneigés.

Vue sur le lac de retenue de L'Ospédale (au premier plan) et le golfe de Porto-Vecchio à l'arrière-plan.

Finalement, une randonnée facile avec un excellent rapport panorama/difficulté qui la rend accessibles aux familles, nombreuses sur place ce jour-là.

On se bouscule presque au sommet !

Quant à nous, il nous reste à boucler le tour en commençant par une descente raide et pierreuse jusqu'au refuge de Cartalavonu. De là, nous longeons la route pendant un kilomètre avant de traverser une pinède par le "sentier des taffoni".

Dans la forêt, le sous-bois est tapissé de cyclamens et de violettes.

Retour au col de Mela à 13 h 30. Bilan : 8 kilomètres, 400 mètres de dénivelé, 3 heures pauses comprises.

La température en forêt ne dépassant pas 14 à 15 degrés, nous sommes impatients d'aller nous réchauffer sur le littoral. Au fil de la descente entre L'Ospédale et Porto-Vecchio, nous voyons le thermomètre grimper à vue d'œil pour finalement afficher 23 degrés en bord de mer.

Le projet de l'après-midi est de se baigner et de se poser sur l'une des plus belles plages de Porto-Vecchio voire de la Corse, en tout cas notre préférée, celle de Palombaggia.

Mais les accès aux plages ont dû être modifiés en dix ans. Nous avons un peu de mal à reconnaître les lieux, surtout que cette fois-ci nous arrivons par l'accès sud de la route de Picovaggia alors qu'habituellement nous accédions par le nord.

Finalement, nous nous sommes arrêtés à la plage de Tamaricciu, sublime par ailleurs, sans doute aussi belle que sa voisine Palombaggia.

Pins parasols et rotonde, plage de sable blanc et côte rocheuse abritée, eaux turquoises, déployés en contrebas d'un maquis serré contribuent à faire de ce site un endroit absolument idyllique.

Dans ce contexte, impossible de résister ! Le photographe abandonne aussitôt son appareil pour se jeter à l'eau. J'en fais de même… après avoir rangé l'appareil photo ;-)

Puis après la baignade, une petite séance de bronzette ne fait pas de mal, histoire de renouveler son stock de vitamine D après l'hiver.

Enfin, avant le retour à Bonifacio, nous avions envie de revoir la plage de Rondinara, dont nous gardions le souvenir d'une magnifique plage toute ronde. Elle est certes très belle aussi, mais un cran au-dessous de celle de Tamaricciu.

Allez, pour finir en beauté, une dernière vue de Tamaricciu… pour le plaisir des yeux !

Une très belle journée estivale qui se finit sur les Terrasses d'Aragon à goûter des spécialités corses : raviolis au brocciu et fiadone !

Distance parcourue en voiture dans la journée : 121 km

Plage de Tamaricciu (Porto-Vecchio)

Bonifacio : du col St Roch au phare de Pertusato

Mardi 6 mai 2014

Aujourd'hui matinée sans voiture : nous partons directement depuis notre hôtel.

Après avoir rejoint le col St Roch au pied du Bastion, nous empruntons le chemin qui s'étire en bordure de falaise et file jusqu'au sémaphore, puis jusqu'au phare.

C'est une balade que nous avons sans doute déjà faite en novembre 2002 mais au printemps elle présente un intérêt différent, tout en offrant des vues fabuleuses sur Bonifacio.

Dès le début du sentier, la ville se laisse admirer dans la lumière matinale.

Puis un peu plus loin, c'est le "Grain de sable" qui se dore au soleil ! Morceau décroché de la falaise et planté dans la mer, il est devenu un îlot.

Toujours aussi attrayante d'encore plus loin !

Pourtant à cette distance, avec un coup de zoom, l'hôtel Santa Teresa semble tout proche.

Après avoir dépassé le sémaphore, cap sur la pointe extrême de la Corse, le Capu Pertusatu où nous sommes étonnamment… seuls !

Mais plus que le cap ou le phare, c'est la plage en contrebas qui nous attire, celle de St Antoine.

Plutôt que d'y accéder en faisant le tour, Hervé nous fait passer au plus direct, par une descente un peu scabreuse à flanc de falaise. Heureusement qu'il y a quelques racines pour s'agripper !

La plage est merveilleuse et ce navire de pierre échoué donne un cachet supplémentaire à ce ruban de sable.

Nous nous attardons les pieds dans l'eau pendant un long moment. La Sardaigne semble si proche qu'on pourrait presque la toucher et les îles Lavezzi sont à un jet de pierre. L'endroit est paisible, la mer calme, le sable doux, l'eau claire… c'est le bonheur !

Une douce rêverie qu'il va être dur d'interrompre pour reprendre le chemin du retour sur lequel les promeneurs se suivent maintenant en file indienne ou… presque !

Quant à nous, nous en profitons pour observer les fleurs qui se déclinent en bouquets roses et jaunes de part et d'autre du sentier.

En jaune et rose, toute un assortiment de variétés !

Enfin, à l'approche de la ville, une dernière vue sur ces maisons typiques agglutinées à la falaise et dont on se demande par quel mystère elles tiennent toujours.

Une très belle randonnée, absolument incontournable lors d'un séjour à Bonifacio.

En tout 10 km, 300 mètres de dénivelé, 4 heures et demie depuis notre hôtel, pauses comprises.

Avec 24 degrés à l'ombre, quoi de mieux qu'un coin de plage pour l'après-midi. Alors direction Piantarella (en voiture) puis la plage de Petit Sperone (à pied) pour un repos bien mérité.

On se croirait presque en été !

On ne peut pas quitter Bonifacio sans goûter la spécialité locale, les fameuses aubergines à la bonifacienne. Alors en entrant au Stella d'Oro, le choix du plat est vite fait et nous ne le regretterons pas !

Distance parcourue en voiture dans la journée : 18 km

Plage de St Antoine (Bonifacio)

Un dernier détour à Campomoro avant le retour à Ajaccio

J10 : Mercredi 7 mai 2014

Toutes les bonnes choses ont une fin, c'est déjà le dernier jour de notre équipée corse. Avant le retour à Ajaccio en début d'après-midi, nous disposons d'un peu de temps à consacrer à une dernière randonnée mais compte tenu des temps de trajet il ne faudrait pas excéder deux heures de marche.

Ça tombe bien, dans ma sélection de balades, il y en a une qui fait pile cette durée… à la pointe de Campomoro à mi-parcours entre Bonifacio et Ajaccio. Alors en route !

Si le début du trajet vers Campomoro se fait sur la N196 très roulante, la suite est une succession de petites routes étroites et sinueuses typiquement corses.

Au bout d'une heure et demie, la pointe rocheuse coiffée de sa tour génoise massive s'offre enfin au regard.

Un village attachant, une belle plage de sable, quelques barques de pêcheurs, quelques voiles multicolores : le décor est planté. Les chaussures sont aussitôt enfilées pour fouler les derniers arpents corses.

En faisant le tour de la pointe, le contraste entre les paysages est saisissant : à l'est, bien à l'abri de la forteresse génoise, le maquis s'élève à la recherche de lumière alors qu'à l'ouest, tournée vers le large, la végétation n'a pas loisir à grandir.

Là, dans l'anse des Génois, ce sont toujours ces fameux taffonis qui règnent en maîtres, offrant au promeneur leurs silhouettes tourmentées.

Bien que la balade se poursuive indéfiniment le long du littoral, il est temps pour nous de l'interrompre en coupant par les terres via la boucle I Pozzi qui, entre murets et bergeries, nous livre les clés d'un passé agricole datant d'une centaine d'années .

Nous sommes pile dans les temps. Après un pique-nique sur la plage, suite du trajet en voiture vers Ajaccio où nous avons prévu d'arriver vers 15 heures.

Au col St Georges, nous reconnaissons l'auberge dans laquelle nous avions fait étape sur le Mare a Mare en 2007.

A 15 h 30, nous nous garons devant l'hôtel San Carlu à Ajaccio : pari (presque !) tenu !

En face de la Citadelle, tout près des quais et à deux pas de la vieille ville, l'hôtel San Carlu est extrêmement bien situé et la chambre à notre goût.

De la citadelle, possession militaire, nous ne verrons pas un seul occupant mais assistons amusés au manège des ânes et aux acrobaties des chèvres dans le fossé qui l'entoure ;-)

La fin de l'après-midi nous laisse le temps de flâner sur le bord de mer, de nous perdre dans les petites ruelles de la vieille ville avant de trouver une bonne table pour ce soir.

Parmi les suggestions de notre réceptionniste, aucune ne nous inspire et c'est au feeling que nous choisissons le Bosco… nous avons bien fait !

Demain, retour sur le continent avec dans nos valises quelques confitures dont les parfums de figue, de myrte, de clémentine et de cédrat permettront tels des madeleines de Proust de prolonger le voyage pendant quelques temps encore.

Distance parcourue en voiture dans la journée : 157 km Distance totale sur l'ensemble du séjour : 850 km

Sur la pointe de Campomoro



Le mot de la fin

Impressions générales

Cela fait longtemps que nous sommes fans de la Corse, ce nouveau voyage n'a fait que renforcer notre sentiment. Nous avons adoré et n'avons qu'une hâte, y retourner !

Le temps a été agréable pendant ces dix jours même si par moments le soleil a parfois joué à cache-cache avec les nuages. Au final il n'y a eu que quelques heures de pluie qui ont eu peu d'impact sur nos activités.

Le choix de trois destinations pour dix jours a été parfait. On a pu réellement se poser à chaque fois deux journées pleines pour profiter des environs.

Nos coups de cœur

Tout, tout, tout !

Porto pour les roches rouges des calanques, Les sentiers littoraux du Capu Muru, de Senetosa et de Campomoro pour leurs tours génoises, leur maquis et leurs taffonis, L'Uomo di Cagna pour les souvenirs et le paysage, Bonifacio pour ses falaises blanches Porto-Vecchio pour ses plages idylliques La flore printanière à son apogée partout !

Un regret ?

Pas vraiment ! On savait que début mai nous avions peu de chance de pouvoir nous aventurer au centre de l'île. Le choix de rester sur le littoral a été payant.

Il faudra incontestablement revenir, la Corse a encore tant de merveilles à offrir… et nous sommes loin d'avoir épuisé tout notre guide de randonnées ;-)

A propos du véhicule, de l'itinéraire

Avec seulement 850 kilomètres en 10 jours, nous avons opté pour un parcours tranquille.

La petite DS3 était donc suffisante. Côté consommation elle était plutôt économe avec une consommation d'à peine 50 litres avec une conduite apaisée pour l'ensemble du voyage.

A propos des hébergements

Ils ont tous parfaitement répondu à nos attentes : belle situation, charme et qualité.

Néanmoins, petit coup de gueule pour le Santa Teresa à Bonifacio dont le prix du petit déjeuner est vraiment excessif.

En revanche, coup de chapeau pour l'hôtel du Golfe à Tizzano où en plus de la situation de l'hôtel, du confort de la chambre, de la qualité du petit déjeuner à prix raisonnable, nous avons eu un accueil sincère et chaleureux.

Ouvrages et sites Internet utiles

Ouvrages :

Pour randonner en Corse, l'indispensable petit livre rouge… le guide Rother référençant 75 randonnées entre mer et montagne.

Sites Internet : Le site de Jérôme Rattat présentant de magnifiques photos issues de ses voyages en Corse.

Le site du Conservatoire du littoral avec des documents PDF à télécharger sur les sites classés par le gestionnaire.

Le site de la Réserve naturelle des Bouches de Bonifacio avec des documents PDF à télécharger décrivant les sentiers de cette réserve.

Le site RandoGPS avec des traces GPS en France en général, Corse y compris.

Un dernier mot…

Quand est-ce qu'on y retourne ?

En attendant : un nouveau fabuleux voyage se profile ! Rendez-vous dans quelques semaines en terre Viking ;-) Départ le 9 juin pour la Norvège !

https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/

Astérolides maritimes
Bien vu Arkel English translation pending
by Pastel7 · 2014-05-17 · 20 replies
Je viens de recevoir deux paires de splendides sacoches Arkel et je reviendrai vous donner mes impressions après Nantes-Hendaye de cet été.

J'ai tellement honte. Ma vie est embrouillée ces temps-ci mais je dois des explications à ceux qui ont répondu au message que j'ai demandé à l'administration du site d'effacer. Dieu merci, elle l'a fait. Mille mercis à l'administrateur.

L'explication? J'ai pas ouvert les sacoches. Arkel les glisse une dans l'autre. Je sais ... mais j'ai tellement honte que n'en rajoutez pas.

J'ai bien reçu la commande d'Arkel dans les temps et dans la configuration prévue.

Merci à ceux qui m'avaient répondu. Et oui, suis sanguin et pas toujours bien réveillé et ça me joue des tours. Comme je m'en veux.

Belle journée à tous.
Trekking en Iran English translation pending
by Cocottte · 2014-05-13 · 23 replies
Bonjour à tous les connaisseurs d'Iran!

Je retourne dans ce pays en août avec une amie (2ème voyage pour moi) et nous souhaitons faire quelques jours de rando/trekking dans les montagnes afin d'échapper un peu à la chaleur estivale qui ne manquera pas de nous accabler à Shiraz, Esfahan, Yazd ou Téhéran. Pensez-vous que les températures nous permettront de marcher en cette saison dans le Nord / Nord-Ouest du pays?

J'ai en tête de marcher dans la célèbre vallée d'Alamut, mais peut-être connaissez-vous d'autres coins où la marche est agréable? Précision, l'ascension de haut pic ne nous tente pas, nous voulons surtout découvrir à vitesse d'homme des coins un peu plus isolés.

Je préfère passer par un guide local.... ça existe? Une petite agence iranienne spécialisée dans les activités sportives ferait mon bonheur total! 🙂 Ou peut-être connaissez-vous un iranien anglophone qui pratique ce genre d'activités....

D'avance, merci!😎
Voyage dans le Kruger à 9 English translation pending
by Twofamille · 2014-05-09 · 6 replies
Bonjour à tous,

avec des amis nous sommes en train de réfléchir sur la faisabilité d'un safari vers la Parc Kruger. Nous serions au total 9 : 4 adultes, 4 ados et un bébé Nous avons déjà fait des voyages sans passer par une agence chacun de notre côté et pour ce voyage tous ensemble nous aimerions agir de la même façon : plus de liberté au grès du voyage, nous aimons tous cela.

Nous envisageons un voyage de 15 jours et nous aimerions passer du temps dans la parc Kruger. 1 - Sur une tel durée de voyage, combien faut-il prévoir de temps dans ce parc ? 5 jours ? 10 jours ? 2 - Pour nous déplacer, nous avons déjà vu qu'à l'aéroport de Johannesbourg, on pouvait louer des van de 9 places pour environ 1000€ les 15 jours, avez vous des bon plans pour une location de ce style ? 3 - Pour les hébergements, dans le parc il existe plusieurs camps, selon la durée que vous nous conseillerez, pouvez vous aussi nous dire lesquels sont à faire en priorité sachant que les enfants mis à part les lions, non pas d'animauX en préférence, ils les aiment tous ^^

Enfin tous vos conseils pour vous qui avaient déjà parcouru ces cemins seront bon à prendre : il se peut qu'un autre parc soit à voir aussi ? Nous n'aimons pas les grandes villes donc pas de visite prévu en ce sens mais si de villages villages valent le coup d'oeil, passer un moment avec la population locale serait un bon plus dans ce voyage ;)

Et enfin, nous avions pensé partir soit les 2 dernières semaines d'Octobre, soit l'année prochaine les deux dernière semaines d'Avril, quelle est selon vous le meilleur moment ?

Merci à vous
Charger un MP3 au Québec English translation pending
by Nine05 · 2014-05-06 · 14 replies
Bonjour,

Je suis du Québec et j'aimerais savoir si je vais pouvoir charger mon MP3

sur les ordinateurs en France.

Est-ce que le courant dans l'ordinateur est compatible.

Merci
Jackson Hole ou Salt Lake City English translation pending
by Tutie · 2014-05-01 · 7 replies
Nous prévoyons un voyage de 15 jours en août avec arrivée à Los Angeles et départ de San Francisco. Nous voudrions aller à Yellowstone NP depuis Las Vegas. L'idéal serait de prendre un vol à Las Vegas vers Jackson Hole, mais ils sont vraiment plus chers que les vols vers Salt Lake City. Et comme nous serons 5 ou 6, le budget ne tiendra pas... Nous allons donc nous résoudre à faire le trajet SLC vers Yellowstone en voiture à l'aller comme au retour, car en direction de SFO la différence de prix est énorme aussi ! Google Map propose un tracé passant par Idaho Falls et Pocatello. Connaissez-vous un trajet alternatif et sympa pour le retour ? D'après mes recherches, il faut compter 5 heures de route, quels sont les arrêts intéressants ? J'ai lu sur le forum qu'il vaut mieux commencer la visite du parc par l'Est, donc on pourrait aller d'abord à Cody, mais la route me semble interminable et je n'aime pas les longs trajets en voiture.. Merci pour vos idées !
Vacances d'été en Ecosse, c'est possible! English translation pending
by Mouriann · 2014-04-30 · 74 replies
Allez, je me lance, le carnet de Pierre m'a donné des remords. Un petit mot d'abord sur le titre. Qui n'a pas eu envie de partir en Ecosse mais y a renoncé par peur du mauvais temps? Nous les premiers ! mais cette année nous devions trouver une destination proche de la France pour des raisons familiales alors nous nous sommes lancés. Oui, il pleut ... mais il fait aussi beau plusieurs fois par jour 😎 Jamais nous ne sommes restés enfermés une journée entière à cause du mauvais temps. Nous avons toujours pu marcher, visiter. Alors, un conseil, sautez le pas : c'est magnifique !

Nous sommes partis en famille pendant 4 semaines en Ecosse. Départ de Zeebruges en ferry avec notre voiture le 25 juillet. Au cours de la traversée, il n'y a pas grand chose à voir à la surface de l'eau à part quelques champs d'éoliennes ... Du coup, coucher vers 21h30. Gros grognement de mon second de 16 ans qui avait l'impression d'avoir à nouveau 5 ans ! Ceci dit après quelques rigolades qui faisaient penser à une soirée de colonie de vacances, tout le monde s'est endormi assez vite. Est-ce que cela bouge sur le bateau ? Oui, un peu, mais c'est plus gênant si la couchette est parallèle à la coque du bateau. Arrivée le lendemain matin à 8h15 heure locale. Le temps de débarquer, de s'habituer à la conduite à gauche, nous sommes partis pour Hexham qui est proche du mur d'Hadrien. Un petit tour au visitor center et au supermarché du coin pour le picnic de midi et nous voici prêts. Allez, on enfile les chaussures de rando et direction le chemin qui longe le mur. Un petit bout de campagne anglaise

nous attaquons la grimpette. Vous remarquerez les manches courtes : il peut faire beau et chaud.😛

La campagne anglaise est plutôt jolie vue d'en haut

Après quelques montées et descentes le long du mur . nous sommes arrivés en vue du but principal de notre randonnée : Sycamore gap

le fameux arbre qui apparaît dans le film Robin des Bois Prince des voleurs



Le temps se maintenant, nous avons poursuivi un petit moment avant de faire demi-tour et de nous diriger vers notre B&B à Hexham. Avant le dîner nous avons fait un tour dans le charmant centre ville





Pour être tout à fait honnête, c'est là qu'il s'est mis à pleuvoir à verse ... Nous nous sommes donc vite réfugiés dans un pub recommandé par la dame qui tenait le B&B et nous avons dîné à ... 18h. Voilà, le rythme anglais était pris !
Avis sur mon budget au Maroc English translation pending
by Hornak · 2014-04-24 · 37 replies
Bonjour à tous,

nous sommes un couple d'étudiants qui aimerait s'octroyer quelques jours à Marrakech à la fin des partiels. J'aimerais votre avis sur le budget que nous avons prévu pour éviter les mauvaises surprises étant donné le budget très serré avec lequel on partirait.

Nous avions d'abord envisagé de partir en février, mais ça fait loin, on a besoin de vacances tout de suite. Ce serait donc pour début juin😛

Au delà de l'avion, je pensais dormir à l'hôtel Imouzzer, soit environ 12 euros la nuit pour un chambre double. On passerait 3 ou 4 nuits donc 36 ou 48 euros pour le séjour.

Ensuite, on aime bien manger une fois au restaurant par jour mais dans des restaurants cheap. Environ 5/7 euros par personne si c'est possible. Le reste du temps on mange sur le pouce. Donc je prévois environ 110 à 130 euros pour deux et pour 4 à 5 jours.

Enfin les visites, on aimerait partir une journée à Essaouira. Mais pas question d'avoir un chauffeur. On prendrait un bus ou un train public. J'ai lu que le prix était inférieur à 10 euros par personne. Soit 20 euros à deux. Pour le reste des visites à Marrakech ET à Essaouira, j'avoue ne pas avoir encore pris le temps de marquer ce que nous aimerions visiter. Estimons que mon budget pour les visites, après le bus pour Essaouira, ne peux pas dépasser 50/60 euros.

Pour les souvenirs, on part sur la même base de 50 euros.

Est-il possible de s'en sortir avec environ 300 euros pour 4/5 jours?

Merci d'avance
Sumatra ouest: Padang et sa région English translation pending
by Gizmo94 · 2014-04-24 · 43 replies
Selamat Pagi

Je serai mercredi prochain à Sumatra et comme je n'ai que 19 jours sur place, j'ai concentré mon voyage sur Padang et sa région (pays Minang) et le lac Toba...Banda Aceh et pulau Weh seront finalement pour un autre voyage.... J'attérris à Padang et compte me rendre directement à Bukit tinggi en bus.... Pouvez vous me dire s'il y a un money changer tout près du terminal de l'aéroport ? À Bukit tinggi, je compte me rendre dans la vallée d'Harau en scooter et je me demande si une excursion d'une journée suffit où il est plus agréable d'y passer la nuit ? retour d'expérience chez Abdi Homestay ? Pour me consoler de Pulau Weh, je cherche un belle endroit, sympa, vivant pas trop loin de Padang où se poser 3 jours pour du snorkelling, de belles ballades...j'avais pensé à Ricky Beach House tenue par un couple franco indonésien mais pas eu de réponse en MP sur VF.... Merci d'avance pour vos réponses Rachid
Passer le permis de conduire en Grèce English translation pending
by Liliiys · 2014-04-23 · 6 replies
Bonjour à tous, Je suis actuellement en pologne. Je souhaiterai passer par la Grèce après mon voyage... J'ai trouvé une mission de 2 semaines à 1 mois.. Donc je me dis que par la même occasion je pourrai passer mon permis de conduire vu que j'aurai du temps libre... Si vous avez des adresses à me communiquer, je suis preneuse. Merci à tous!
Vacances de Noël 2014-2015 avec enfants: Martinique ou Guadeloupe? English translation pending
by VVH · 2014-04-18 · 14 replies
Nous envisageons de partir avec nos 2 enfants pour les vacances de Noel. Nous hésitons sur la guadeloupe ou le martinique. Qui pourrait nous conseiller ? Nous aimons bouger et faire des activités mais aussi lézarder sur les plages et faire de la plongée. A partir de la Guadeloupe je sais qu'on peut aller visiter des petites iles autour (Saintes, ...) est-ce aussi le cas en Martinique ? J'ai vu que Air Caraibe était hyper compétitif au niveau des prix. Quelqu'un peut-il me dire si cette compagnie est bien ?

Merci pour votre aide. Valérie
10 jours avec un bébé de 6 mois English translation pending
by Mishukugirl · 2014-04-17 · 5 replies
Bonsoir,

Je cherche des idées de destination pour une semaine de vacances en juin, on est 3 dont un petit bout de 6 mois... et sans voiture. Les parents sortant à peine la tête d'une grande période de fatigue et de stress: pas trop d'envie de musées, transports, pollution ni klaxons intempestifs, mais plutôt de respirer un coup, voir des jolis choses dehors, flaner et bien manger, à budget raisonnable...et soyons fous, avec un peu de soleil 🙂 On pense se tourner vers airbnb pour être plus libres niveau repas et gestion de bébé, mais on a encore jamais essayé, si vous avez des "tips" je suis preneuse,

belle soirée à vous
Idée de trek au Maroc English translation pending
by Sokomano · 2014-04-10 · 21 replies
Bonjour Après multiple recherche sur le forum et sur internet, je n'arrive pas à me décider sur un parcours d'une petite semaine. J'aimerai avoir votre avis si certains ont déjà parcouru les sentiers autour de Telouet, Megdaz, la vallée de Tessaout, Tizi n’Tichka et plateau du Yaggour. Est-ce possible de combiner tout cela? En autonomie, le ravitaillement est-il facile? Merci Au plaisir de vous lire
Quel moyen de locomotion privilégier au Panama/Costa Rica English translation pending
by Wiphala · 2014-04-10 · 20 replies
Bonjour à tous,

Bus ou véhicule de location, pour visiter le Panama et le Costa Rica en les traversant de part en part ? 😮

Eternel débat qui se pose en Amérique centrale (et du Sud) entre la très grande autonomie que procure un véhicule de location, et le budget en principe très peu élevé que peuvent offrir les déplacements en bus de grand confort, dans cette partie du monde ?! 😉

- Peut-on se rendre au Costa Rica avec un véhicule loué (et rendu) au Panama ? - Qui pourrait me parler de son expérience de conduite dans ces 2 pays (état des routes et sécurité) ?

Merci d'avance pour vos réponses ! 🙂 Marco
Une question à propos de ceux qui écrivent sur le forum... English translation pending
by Mel8713 · 2014-04-09 · 122 replies
Ce matin je parle avec mon père des gens qui écrivent régulièrement sur le forum. En regardant les profils on fait une découverte qui semble incroyable...certains membres comme Barbot sont à près de 20 000 interventions... en 10 ans ça lui fait une moyenne de plus de 5 messages par jours ? mon père pense qu'il habite dans le forum ou que c'est pas un être humain mais un robot bien programmé... Il est suivi de près par Thuan ( pas "robot" car je le connais personnellement pour avoir fait les khlongs avec lui) 18000 messages en 9 ans ! Boumbastic est troisième... 17 000 messages en 8 ans, pas mal non plus ! mais le grand gagnant c'est FEXON, 5200 messages ! mais en seulement deux ans, soit 7 messages quotidiens !!! moi, je avec mes 35 messages, je dois être en 50 000 eme position ou encore plus loin.... Alors, simple curiosité, on aimerait bien savoir ce qui motive une telle implication à la vie du forum ? Ils sont payé pour l'animer ? Ils nous aiment ?

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