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Projet d'un journal de l'humanitaire English translation pending
Bonjour,
Je me présente, Maxime Lelièvre, futur étudiant en journalisme... J'ai récemment pensé à un projet consistant en un journal de l'humanitaire en version web (pdf). Ce n'est qu'un vague projet pour l'instant, mais je suis en train d'y travailler! Le but de ce journal serait de rassembler de l'information sur diverses ONG qui souhaiterais se faire connaître... Au menu: informations sur les associations, sur les projets, photos, témoignages, etc. Donc, pour les organisations intéressées, je vous propose de me contacter à l'adresse email suivante: journal_humanitaire@hotmail.com.
En passant, ce "service" est gratuit et ouvert à tous.
Pour les gens qui souhaitent s'abonner au "mailling list", écrivez-moi à la même adresse. Il y aura plus tard un site web où seront regroupés tous les exemplaires parus.
De toute évidence, j'aurai besoin d'aide... ainsi, les personnes intéressées à participper à ce projet sont les bienvenues à me contacter (toujours à la même adresse email).
Merci de croire à ce projet!
Maxime Lelièvre
Je me présente, Maxime Lelièvre, futur étudiant en journalisme... J'ai récemment pensé à un projet consistant en un journal de l'humanitaire en version web (pdf). Ce n'est qu'un vague projet pour l'instant, mais je suis en train d'y travailler! Le but de ce journal serait de rassembler de l'information sur diverses ONG qui souhaiterais se faire connaître... Au menu: informations sur les associations, sur les projets, photos, témoignages, etc. Donc, pour les organisations intéressées, je vous propose de me contacter à l'adresse email suivante: journal_humanitaire@hotmail.com.
En passant, ce "service" est gratuit et ouvert à tous.
Pour les gens qui souhaitent s'abonner au "mailling list", écrivez-moi à la même adresse. Il y aura plus tard un site web où seront regroupés tous les exemplaires parus.
De toute évidence, j'aurai besoin d'aide... ainsi, les personnes intéressées à participper à ce projet sont les bienvenues à me contacter (toujours à la même adresse email).
Merci de croire à ce projet!
Maxime Lelièvre
Diamox contre le mal des montagnes? English translation pending
je viens à nouveau vous demander conseil pour ma trousse à pharmacie ( 4 mois en bolivie).
Nous arrivons directement à la paz (4000m), donc pour ce qui est de l'acclimatation, c'est loupé!! j'ai survolé un peu tous les post concernant le mal des montagnes. Certains d'entre vous parle du diamox, mais vous ne semblez pas tous d'accord. Pouvez vous m'en dire plus? Qu'est ce que ce médicament exactement? Il est destibé unoquement au MAM?
merci encore une fous pour vos info si précieuses...
marie
Nous arrivons directement à la paz (4000m), donc pour ce qui est de l'acclimatation, c'est loupé!! j'ai survolé un peu tous les post concernant le mal des montagnes. Certains d'entre vous parle du diamox, mais vous ne semblez pas tous d'accord. Pouvez vous m'en dire plus? Qu'est ce que ce médicament exactement? Il est destibé unoquement au MAM?
merci encore une fous pour vos info si précieuses...
marie
Envoi d'un colis depuis l'Inde vers la France English translation pending
bonjour,
je dois envoyer un colis, environ 5kg, chez moi en france. je me suis renseigné chez UPS et ca me revien a presque 5000rs ce qui me parait beaucoup....
auriez vous une autre solution a me proposer? je ne suis pas trs pressé pour la reception etant donné que je rentre dans 1 mois et demi
merci d'avance
auriez vous une autre solution a me proposer? je ne suis pas trs pressé pour la reception etant donné que je rentre dans 1 mois et demi
merci d'avance
Hôtel Sheilla au Maroc? English translation pending
bonjour a tous
quelqun connaitrait t-il un hotel pas cher du tout dans un riad à Marrakech a deux pas de la place Jamma el fna ?
Il y à quelques années lors d'un séjour, j'était allé avec des amis dans un hotel correspondant à ses criteres, et qui se nommait "hotel sheilla ou schaala"(ortographe aléatoire).
le confort y etait certe sommaire mais c'etait tres peu cher Nous y etions bien. a deux pas de la place Jama el fna.
Festival International de Sahara de Douz en Tunisie English translation pending
La semaine prochaine du 29 au 29 Décembre, la ville de Douz (Tunisie) sera en plein fête avec son festival de sahara, pleins de spectacles, animations durants toutes la semaine prochaine, . un programme riche :
Des animations chaque jour de 10.00 à 12.00 dans l’espace du souk artisanal et les places de la ville. Spectacle dans la place de Hnich à partir de 14h30 à 16h30 ( Les spectacles du festival : des scènes de la vie saharienne (le mariage traditionnel, Elmaiazi, Nokane, Tihilim, Course des Méharis, Combat des dromadaires, Midaouri, Chasse aux lévriers, tonte des dromadaires et saut sur les dos des dromadaires …) avec des parades des troupes nationales et internationales participantes.)
une occasion pour ceux qui auront l'occasion d'être en Tunisie de visiter et vivre ces moments magnéfiques avec tout le sens du mot.
une occasion pour ceux qui auront l'occasion d'être en Tunisie de visiter et vivre ces moments magnéfiques avec tout le sens du mot.
Trajet Népal-Tibet ou Tibet-Népal? English translation pending
Bonjour à tous !
Je viens de m'inscrire il y a peu de temps, je ne connais donc pas bien ce forum ...
Je m'excuse par avance si mes questions ont déjà été posée ! En tout cas, je n'ai pas trouvé les réponses que je cherchait !
Je part faire le tour du monde courant 2008 (Dès que mon appart est vendu en fait!), je suis donc en pleine réflexion pour mon itinéraire (qui change tous les jours en ce moment ... compliqué de le fixer, il y a tant de choses à voir dans ce vaste monde et 1 an c'est finalement court ) .
J'hésite entre ( je simplifie ! ) deux début d'itinéraire :
1 * Moscou puis le transsibérien jusqu'à Pekin, puis traverser la Chine pour rejoindre le Tibet . Passer ensuite au Népal par voie terrestre et de Katmandu, reprendre un avion vers Canton ou Shangai pour reprendre mon périple !
2* Dehli, puis Népal par voie terrestre, puis Tibet, Pékin ( tout ça par voie terrestre ! ) puis la suite de mon périple !
Quelqu'un sait-il dans quel sens passe-ton le plus facilement la frontière entre le Népal et le Tibet ? J'aimerai faire le trajet en bus mais je n'arrête pas de lire des choses assez flipantes sur le mal des montagnes ! Est que quelqu'un à fait ce trajet et est ce que c'est si terrible que celà ? J'ai 39 ans, une condition physique plutôt bonne et pas de problèmes de santé particulier !
Si quelqu'un peu me donner son expérience ou son avis par rapport à ces deux itinéraires ou me parler de ce mal des montagnes ...
Merci par avance ! J'espère à mon retour ou pendant ( je vois que certains le font ! ) pouvoir aider à mon tour car préparer un tour du monde est un peu comme commencer un casse tête .... Chinois bien sûr !
Super forum en tout cas ! Bravo à tous ceux qui postent !
Zoran, apprenti tour du mondiste ...
1 * Moscou puis le transsibérien jusqu'à Pekin, puis traverser la Chine pour rejoindre le Tibet . Passer ensuite au Népal par voie terrestre et de Katmandu, reprendre un avion vers Canton ou Shangai pour reprendre mon périple !
2* Dehli, puis Népal par voie terrestre, puis Tibet, Pékin ( tout ça par voie terrestre ! ) puis la suite de mon périple !
Quelqu'un sait-il dans quel sens passe-ton le plus facilement la frontière entre le Népal et le Tibet ? J'aimerai faire le trajet en bus mais je n'arrête pas de lire des choses assez flipantes sur le mal des montagnes ! Est que quelqu'un à fait ce trajet et est ce que c'est si terrible que celà ? J'ai 39 ans, une condition physique plutôt bonne et pas de problèmes de santé particulier !
Si quelqu'un peu me donner son expérience ou son avis par rapport à ces deux itinéraires ou me parler de ce mal des montagnes ...
Merci par avance ! J'espère à mon retour ou pendant ( je vois que certains le font ! ) pouvoir aider à mon tour car préparer un tour du monde est un peu comme commencer un casse tête .... Chinois bien sûr !
Super forum en tout cas ! Bravo à tous ceux qui postent !
Zoran, apprenti tour du mondiste ...
Drôles de smileys English translation pending
Bonjour à tous,
J´aborde de nouveau un mini sujet, léger comme l´air, mais finalement très actuel sur ce forum puisqu´il y est souvent question ces derniers temps, d´orthographe, de mode d´expression et autres “byzantinismes” comme l´écrit si bien Yangguizi dans un de ses excellents posts d´hier ou avant-hier .
Il s´agit donc de ces smarties, jaunes, épanouis ou de ces frimousses boudeuses, ces émoticônes qui pullulent sur ce forum et la toile en général. Les smileys sont supposés exprimer dans la foulée des émotions (tristesse, joie, déception, colère, etc.) ou encore, le plus souvent, transposer une note d´humour.
Ils devraient donc exprimer dans l´écriture des Emails, souvent hâtive, ou celle des discussions de forum parfois houleuse (!) un sentiment, une attitude que cette même écriture ne permettrait pas de traduire…
Mais si les mots, ces agencements judicieux de lettres, ne sont pas en mesure de faire apprécier une émotion à l´écrit, à quoi sont-ils donc bons? Il me manque, en l´occurrence, l´émoticône rose au sourire tendu, traduisant à la fois mon embarras présent d´aborder ce sujet (rose aux joues) mais aussi ma quête naïve de reconnaissance et gratitude (sourire benêt) pour celui ou celle qui daignera m´apporter un réponse ou me donner son avis.
Les Smileys ou bien alors les tournures de style rendent-ils plus vive l´expression de la pensée? 2 modes d´expression complémentaires, ou bien les premiers sont-ils complètement superflus?
Boycottant systématiquement les petites pastilles jaunes, enthousiastes ou énervées, je serais ravie de savoir ce que vous en pensez!
Au plaisir de lire vos MOTS!
ps: y a-t-il un smiley routard d´ailleurs?
J´aborde de nouveau un mini sujet, léger comme l´air, mais finalement très actuel sur ce forum puisqu´il y est souvent question ces derniers temps, d´orthographe, de mode d´expression et autres “byzantinismes” comme l´écrit si bien Yangguizi dans un de ses excellents posts d´hier ou avant-hier .
Il s´agit donc de ces smarties, jaunes, épanouis ou de ces frimousses boudeuses, ces émoticônes qui pullulent sur ce forum et la toile en général. Les smileys sont supposés exprimer dans la foulée des émotions (tristesse, joie, déception, colère, etc.) ou encore, le plus souvent, transposer une note d´humour.
Ils devraient donc exprimer dans l´écriture des Emails, souvent hâtive, ou celle des discussions de forum parfois houleuse (!) un sentiment, une attitude que cette même écriture ne permettrait pas de traduire…
Mais si les mots, ces agencements judicieux de lettres, ne sont pas en mesure de faire apprécier une émotion à l´écrit, à quoi sont-ils donc bons? Il me manque, en l´occurrence, l´émoticône rose au sourire tendu, traduisant à la fois mon embarras présent d´aborder ce sujet (rose aux joues) mais aussi ma quête naïve de reconnaissance et gratitude (sourire benêt) pour celui ou celle qui daignera m´apporter un réponse ou me donner son avis.
Les Smileys ou bien alors les tournures de style rendent-ils plus vive l´expression de la pensée? 2 modes d´expression complémentaires, ou bien les premiers sont-ils complètement superflus?
Boycottant systématiquement les petites pastilles jaunes, enthousiastes ou énervées, je serais ravie de savoir ce que vous en pensez!
Au plaisir de lire vos MOTS!
ps: y a-t-il un smiley routard d´ailleurs?
Safari photo en Tanzanie: avis sur voyagistes English translation pending
Bonjour,
Je souhaite me rendre l'été prochain en Tanzanie pour un safari photos avec extension à Zanzibar, le tout pour une durée de 2 semaines environ (participants : 2 adultes la cinquantaine moyennement sportif). Je suis en relation avec des T.O., je souhaiterais avoir des avis et du retour de vécu. Les programmes proposés sont très semblables, les prix quant à eux peuvent être assez différents, nous recherchons authenticité et intimité tout en ayant un confort d'hébergement ''raisonnable'' en lodge ou camp de toile. Je suis notamment en contact avec les T.O. suivants : Vie Sauvage, Routes des voyages, African road safari, Club Faune, Wild spirit safari, Corto safari, Comptoir d'Afrique et quelques autres. Le choix est délicat, mais vu le prix je voudrais éviter de me ''planter''. Avez-vous infos sur ces T.O. ou d'autres à me conseiller ou à me déconseiller. Merci pour vos réponses. Bye. Quinqua
Je souhaite me rendre l'été prochain en Tanzanie pour un safari photos avec extension à Zanzibar, le tout pour une durée de 2 semaines environ (participants : 2 adultes la cinquantaine moyennement sportif). Je suis en relation avec des T.O., je souhaiterais avoir des avis et du retour de vécu. Les programmes proposés sont très semblables, les prix quant à eux peuvent être assez différents, nous recherchons authenticité et intimité tout en ayant un confort d'hébergement ''raisonnable'' en lodge ou camp de toile. Je suis notamment en contact avec les T.O. suivants : Vie Sauvage, Routes des voyages, African road safari, Club Faune, Wild spirit safari, Corto safari, Comptoir d'Afrique et quelques autres. Le choix est délicat, mais vu le prix je voudrais éviter de me ''planter''. Avez-vous infos sur ces T.O. ou d'autres à me conseiller ou à me déconseiller. Merci pour vos réponses. Bye. Quinqua
Camping au Brésil English translation pending
salut a tous,
je voulais savoir si il est facile de trouver des campings au Bresil. en fait je veux remonter d"iguazu jusqu"a Rio de Janeiro, et descendre tranquillement la cote jusqu"en Uruguay, et je me pose des question, si le camping est democratise comme en Argentine. Et puis question classique: ¿es-ce que c"est pas trop dangereux le camping au Bresil?¿et es que le stop marche bien aussi?
Merci d"avance pour vos reponses
Jeremie --> www.mochilero.fr
je voulais savoir si il est facile de trouver des campings au Bresil. en fait je veux remonter d"iguazu jusqu"a Rio de Janeiro, et descendre tranquillement la cote jusqu"en Uruguay, et je me pose des question, si le camping est democratise comme en Argentine. Et puis question classique: ¿es-ce que c"est pas trop dangereux le camping au Bresil?¿et es que le stop marche bien aussi?
Merci d"avance pour vos reponses
Jeremie --> www.mochilero.fr
Route Tupiza - Salta par Villazon (Bolivie / Argentine) English translation pending
Hello,
Quelqu'un a t'il deja fini le circuit de 4 jours dans le Salar de Uyuni à Tupiza pour ensuite rejoindre Salta en passant par Villazon?
Parait il que la route est vraiment dangereuse? vertigineuse ...
Merci
Patagonie: émotions à l'état brut (Argentine et Chili) English translation pending
Me voici de retour, complètement émerveillé ... Il me faudra longtemps pour atterrir.
Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.
Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.
Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !
Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).
Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …
Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).
Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …
Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.
Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …
Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.
A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.
Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …
Chris.
P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161
Chris et MF.
Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.
Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.
Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !
Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).
Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …
Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).
Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …
Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.
Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …
Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.
A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.
Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …
Chris.
P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161
Chris et MF.
Retour de l'hôtel Bahia Principe Cayacoa à Samana (12-19 novembre 2007) English translation pending
Bonjour,
Nous sommes de retour du l'Hôtel Bahia Principe Cayacoa de Samana. Voici un compte rendu honnête de cette semaine que nous avons passée du 12 au 19 novembre à cet endroit.
Nous sommes parties sur Air Transat. Pour les habitués, rien de nouveau, un service correct, sans plus. Voilà pourquoi nous prenons généralement la formule Club qui nous gâte un peu plus avec un repas chaud et généralement bon, du vin, des grignotines, un service plus personnalisé et plus rapide au comptoir des aéroports.
Le trajet de l'aéroport El Catey vers l'Hôtel Bahia Principe Cayacoa est d'environs 50 minutes, ce qui permet d'observer des trucs intéressants et parfois surprenant comme la vie des Dominicains et surtout leur façon téméraire de rouler sur leur routes tortueuses; des motos à la tonne, de la pauvreté mais aussi de la joie de vivre de ce peuple accueillant qui vous salue toujours (mais un peuple qui ratoureux aussi auprès des touristes trop naifs).
Nous arrivons donc à l'Hôtel, un accueil colorés et tout en musique nous trempe déjà dans l'atmosphère du Merengue. Et aucune "check in" pour les voyageurs du Canada qui sont en formule Golden Club; super!
L'Hôtel est propre et moderne, les gens souriants. Rien à redire, ça répond aux attentes.
Notre chambre, côté Villa, est bien placée car celles qui sont dans l'Hôtel-même peuvent être sujettes aux dérangements des gens qui passent, alors que dans la section Villa, c'est la tranquillité presque assurée.
La chambre est grande, la salle de bain aussi, rien d'hyper luxueux mais rien de banal non plus. Une belle chambre propre, plutôt confortable, un bar rempli tous les jours (bières, boissons gazeuses et eau), télé, séchoir. Nous avons toutefois du rapporter quelques trucs qui demandaient à être réparée, et notre concierge-attitré à vite fait pour réparer le tout. Service irréprochable.
Une navette était généralement disponible pour nous transporter de l'Hôtel (lieu où se trouvent non seulement la réception, mais également le grand bar-terrasse et le resto-Buffet. Il faut dire que cet Hôtel est conçu pour les gens un peu en forme car il est juchée sur un cap et demande à utiliser régulièrement les escaliers extérieurs, ou intérieurs. Par chance la navette est là lorsqu'il pleut ou que Madame porte ses talons hauts pour le repas du soir.
Il y a deux piscines, une grande (la piscine principal qui offre une belle vue sur la mer) et une moyenne (plus paisible car les activités se font à proximités de la piscine principale).
La plage et la mer: Ce fût la déception pour nous lors de notre arrivée, une plage austère, sale, granuleuse, boueuse, tapée; repoussante. Bien sur que cette situation est en grande partie due aux fortes pluies mais je pense qu'on aurait pu aviser les client chez Transat, de l'état lamentable du rivage et de la mer verte foncé aux odeurs de poissons mort, etc. Un manquement important de Transat car beaucoup de gens passent leurs petites économies dans le but de voir une plage potable et une mer comme celle à laquelle on s'attend de retrouver dans ces lieux. Ce fût toutefois la seule déception de ce voyage, mais non négligeable.
Les repas: Le buffet à la hauteur des attentes, une belle salle à diner, petit déjeuner irréprochable, un service généralement attentionné, mais berrrrrk le vino tinto servi beaucoup trop froid (à 6 degré Celsius environs) ne fait que présenter l'amertume. De toute évidence, ils ne savent pas servir le vin, mais bon!
Nous avons également apprécié le resto italien, bien que le mot italien devrait être retiré de sa définition car il n'y a que très peu de mets réellement préparés à l'italienne dans ce resto. Le chef ne connait pas la cuisine italienne, ça c’est certain. Ce qui ne l'empêche pas de nous offrir un repas correct, dans une ambiance agréable avec un service un brin plus pointu qu'au buffet; donc à conseiller malgré le menu qui ne reflète pas la réalité de ce que vous verrai dans votre assiette.
Les drinks: Comme dans la majorité des Resorts; pas très bon dans les bars extérieurs, et plutôt bon au bar-terrasse intérieur de l'Hôtel.
Les excursions: Vous pouvez prendre celles proposées par la représentante de Transat lors de votre séance d'information. Les excursions vendus sont relativement chers mais si cela vous rassure de les faire avec un groupe de voyageurs, je vous suggère Los Haitises (pour les amateurs de promenade sur mer et de paysages particuliers), ou Las Terrenas pour les « magasineurs », La cascade El Limon si vous aimer marcher ou faire de l'équitation.
Notez qu’en complément de l’Hôtel se trouve une mini place où faire des achats, manger ou réserver des excursions. Il s’agit du Pueblo Principe qui se trouve au village, juste en bas de la côte (10 minutes de marche ou avec la navette de l’Hôtel qui passe aux heures, mais pas toujours avec précision). Encore là méfier vous des prix. Vous vous ferai certainement accroché par George ou Manuel de la boutique Alexander. Ce sont de bonnes personnes malgré qu’ils tentent de vous soutirer le plus d’argent possible, que ce soit pour l’achat d’un cadeau ou souvenir dans leur boutique ou pour vous vendre une excursion. Ils se disent que si vous acceptez au prix proposé, ce n’est pas du vol car vous le faite consciemment. Alors, ne payer JAMAIS plus de 60% des prix demandés, que ce soit pour les babilloles ou pour l’achat d’une excursion. Toutefois, ils sont fiables et vous serez satisfaits de faire les excursions avec eux car c’est plus personnalisé. On a fait le Jeep Safari avec eux; ça brassait pas à peu près, un vrai safari, croyez-moi, en haute montagne avec vue imprenable, boue, trous et tout le tralala, à travers des bidonvilles à la fosi hyper pauvres mais charmeur aussi.
En résumé, les Dominicains vous attendent avec vos $$$ et votre bonté, soyez perspicace. Toutefois, ils sont réellement aimables malgré cette tendance à vous demander le double du prix pour tout.
Ah oui, étant donné le manque de plage au Cayacoa, nous avons loué les services d’un bateau, directement au port qui se trouve juste un peu plus loin que le Pueblo Principe. Pour 10 ou 15$ u.s., vous conduira sur l’île Cayo Levantado qui possède une très belle plage. Le prix inclut votre retour, et c’est vous qui fixer l’heure. Ne vous en faites pas, on viendra vous chercher! Vous pourrez louer une chaise sur la plage mais le prix est 3$ u.s. par jour (ne payer pas un sou de plus), un repas 8$. Un bel endroit pour l’exotisme et la bronzette.
Si vous aves des questions, n’hésitez pas; il me fera plaisir d’y répondre.
Est-ce fou de partir pour trois mois en Thaïlande avec 1500€ (vol non compris)? English translation pending
Voilà,
je parcours le site en long et en large, et les avis diffèrent beaucoup... Depuis les dernières semaines, je regarde toutes les nouvelles discussions sur la Thaïlande, et impossible de savoir si mon projet est vraiment possible !!
Je compte trouver des endroits crasseux pour dormir, et manger comme tout le monde ( malgrès ce que mon système digestif risque...🤪 ). Je vais là bas pour voir les gens, et leur vie, les monuments et tous ces trucs, au final, c'est juste un plus... ! Je n'aime pas la bière, je ne fume pas, et bien que célibataire, je ne souhaite pas tester la réputation de ce pays sur ce plan... ce qui réduit déjà les dépenses !
Mon souhait le plus grand serait bien sur de loger ( au moins un minimum ) chez l'habitant, parce que c'est comme ça qu'on voit leur vie après tout, mais je n'ai aucun contact thaïlandais pour celà alors je verrais bien...
Alors une bonne fois pour toutes, est-il encore possible de nos jours de vivre à l'aventure en Thaïlande ( surtout vu mon budget ) ou est-ce devenu une simple destination où on se repose à l'hotel après avoir mangé comme un porc devant tous les pauvres locaux ????!!!!
Merci d'avance pour votre réponse, et merci en général à tous ceux qui donnent des informations à chaque fois malgrès la tonne de questions ! C'est vraiment simpa, et j'espère pouvoir en faire autant une fois mon expérience faite 😉
je parcours le site en long et en large, et les avis diffèrent beaucoup... Depuis les dernières semaines, je regarde toutes les nouvelles discussions sur la Thaïlande, et impossible de savoir si mon projet est vraiment possible !!
Je compte trouver des endroits crasseux pour dormir, et manger comme tout le monde ( malgrès ce que mon système digestif risque...🤪 ). Je vais là bas pour voir les gens, et leur vie, les monuments et tous ces trucs, au final, c'est juste un plus... ! Je n'aime pas la bière, je ne fume pas, et bien que célibataire, je ne souhaite pas tester la réputation de ce pays sur ce plan... ce qui réduit déjà les dépenses !
Mon souhait le plus grand serait bien sur de loger ( au moins un minimum ) chez l'habitant, parce que c'est comme ça qu'on voit leur vie après tout, mais je n'ai aucun contact thaïlandais pour celà alors je verrais bien...
Alors une bonne fois pour toutes, est-il encore possible de nos jours de vivre à l'aventure en Thaïlande ( surtout vu mon budget ) ou est-ce devenu une simple destination où on se repose à l'hotel après avoir mangé comme un porc devant tous les pauvres locaux ????!!!!
Merci d'avance pour votre réponse, et merci en général à tous ceux qui donnent des informations à chaque fois malgrès la tonne de questions ! C'est vraiment simpa, et j'espère pouvoir en faire autant une fois mon expérience faite 😉
Travail et école à Valence en Espagne English translation pending
Salut tout le monde,
Je suis arrivee dans un petit paradis. Ca y est, je connais enfin le coup de foudre, je me sens bien dans cette ville alors que ca ne fait que deux jours que j y suis....incroyable, non?! Le vieux valence est magnifique, les plages sont grandes avec du sable sympa. Du coup, j aimerais y rester un peu. C est donc la que vous aurez certainement des conseils a me donner.
Je recherche une chambre a louer, un boulot et une ecole pour perfectionner mon espagnol. Les sites, j en ai deja pas mal, mais vous en aurez surement que je ne connais pas encore, voire des tuyaux fort interessants...
Evidement, si vous etes dans le coin, on peut se rencontrer pour une bouffe histoire de se raconter nos impressions.
Allez, a bientot sur la toile et pour ceux qui ne connaissent pas Valencia, je la conseille.
Virginie
Je suis arrivee dans un petit paradis. Ca y est, je connais enfin le coup de foudre, je me sens bien dans cette ville alors que ca ne fait que deux jours que j y suis....incroyable, non?! Le vieux valence est magnifique, les plages sont grandes avec du sable sympa. Du coup, j aimerais y rester un peu. C est donc la que vous aurez certainement des conseils a me donner.
Je recherche une chambre a louer, un boulot et une ecole pour perfectionner mon espagnol. Les sites, j en ai deja pas mal, mais vous en aurez surement que je ne connais pas encore, voire des tuyaux fort interessants...
Evidement, si vous etes dans le coin, on peut se rencontrer pour une bouffe histoire de se raconter nos impressions.
Allez, a bientot sur la toile et pour ceux qui ne connaissent pas Valencia, je la conseille.
Virginie
Albanie: nostalgie English translation pending
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Tour du Monde sans avion English translation pending
Bonjour !
Je prends un cargo le 15 mars à destination de la Nouvelle Zélande, 50 jours de mer... Puis je continue par l'Australie, PNG, Indonésie, Asie du Sud Est, Chine, transsibérien, et retour.
Mon challenge : ne pas prendre l'avion !
Mais je bute sur 2 points, malgré des recherches poussées.
Peut-être aurez-vous des réponses...
1- Passage de NZ en OZ ? 2- Passage de OZ en PNG par le détroit de Torres, ou de OZ en Indonésie, par Darwin vers le Timor ?
Merci de votre intérêt...
Je prends un cargo le 15 mars à destination de la Nouvelle Zélande, 50 jours de mer... Puis je continue par l'Australie, PNG, Indonésie, Asie du Sud Est, Chine, transsibérien, et retour.
Mon challenge : ne pas prendre l'avion !
Mais je bute sur 2 points, malgré des recherches poussées.
Peut-être aurez-vous des réponses...
1- Passage de NZ en OZ ? 2- Passage de OZ en PNG par le détroit de Torres, ou de OZ en Indonésie, par Darwin vers le Timor ?
Merci de votre intérêt...
Stationnement du camping-car au Sénégal et état des routes? English translation pending
BONJOUR A TOUS
NOUS ALLONS PARTIR EN JANVIER AU SENEGAL ET NOUS AIMERIONS SAVOIR SI DES PERSONNES ONT DEJA STATIONNER DANS LA REGION DE M'BOUR OU SALY NOUS SOMMES 2 CAMPINGS-CAR?
ENSUITE NOUS ALLONS PARTIR VERS LA CASAMANCE COMMENT EST L ETAT DES ROUTES.
MERCI DE VOS RENSEIGNEMENTS.
MKLM
Quel véhicule acheter pour faire France-Mali? English translation pending
Salut à tous!
Nous sommes 3 à partir au Mali en passant par le Maroc et la Mauritanie et nous cherchons un véhicule de type fourgon utiltaire aménagé ou à aménager.jusque là tout va bien.
Mais c'est là que sa ce gate...
Nous avons un budget de 3000€ (Je sait c'est très peu mais bon on a pas plus 😐) pour le véhicule et sachant que c'est un peu la dessus que toute notre expedisound repose on voudrait pas ce planter...
On c'est déjà renseigné nous partons plutot sur les anciens models Renault Trafic ou Peugeot J5(niveau budget c'est a peu près bon).
diesel ou essence?
vitré ou non?
réhaussé ou non?
J'en appel à votre aide pour me conseiller sur les protection a mettre sur le camion pour le trajet.
Merci d'avance pour vos réponses
Merci d'avance pour vos réponses
Recherche organisations internationales et ambassades en Guadeloupe English translation pending
Bonjour,
je suis une jeune etudiante et j'aimerais savoir s'il y a des organisations internationales en guadeloupe? si oui, pouvez vous me les cites. Quel argent utilisez vous en Guadeloupe? l'euro? Je suis en science politique et je suis a ma derniere annee d'etude. J'aimerais obtenir un stage. Pouvez vous aussi me dire l'ambassade de quel pays se trouve en guadeloupe???
Merci
Plongée en apnée à Puerto Madryn ou ses environs fin janvier (Argentine) English translation pending
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un a déjà fait du snorkelling dans les environs de Puerto Madryn, histoire d'être plus près de certaines charmantes créatures marines?
Connaissez-vous une agence fiable (et pas trop onéreuse...) qui offre ces services?
Est-ce que je vais mourir gelée vers la fin Janvier si je plonge à l'eau?
En fait, quelle est la température dans ce coin de l'Argentine fin Janvier?
Et puis, pour une amoureuse de sympathiques créatures, Puerto Madryn, est-ce un incontournable (dont Punta Tombo-Péninsula Valdès)?
Si oui (j'aurai 5 semaines pour voyager et j'aimerais évidemment tout voir et je ne pourrai évidemment pas...), je dois compter environs combien de jours pour profiter de ce paradis marin?
Pour vous donner une idée, j'aime les excursions trekkings, les beaux paysages et les charmants animaux.
Merci!!!
Et puis, pour une amoureuse de sympathiques créatures, Puerto Madryn, est-ce un incontournable (dont Punta Tombo-Péninsula Valdès)?
Si oui (j'aurai 5 semaines pour voyager et j'aimerais évidemment tout voir et je ne pourrai évidemment pas...), je dois compter environs combien de jours pour profiter de ce paradis marin?
Pour vous donner une idée, j'aime les excursions trekkings, les beaux paysages et les charmants animaux.
Merci!!!
Que garder quand on doit partir pour une destination lointaine? English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Jai un petit voire un gros souci .; ça peut paraître FUTILE mais UTILE. Je suis une dingue des fringues et des antiquités( futiles) et non futiles, depuis toujours. Je dois partir dans moins de deux ans en asie. je ne sais pas quoi garder, quoi amener. Les choses de toute une vie😕 surtout je dois déménager tous les 6 voire 3 mois à l'étranger. J'ai trop de souvenirs. Je me suis renseignée pour un container . Dans les 450 euros de France vers l'asie sans les frais de déchargement. Mais sur place, au soleil, j'aurai besoin de quoi? un maillot, une crème solaire. Un vélo.???une crème anti-moustique? des livres, j'ai une tonne de livres "anciennes" en plus, car j'ai toujours aimé lire et des cadres anciens.
C'est un vrai casse-tête chinois. Je me damande si vous, vous qui vivez à l'étranger, qu'avez vous emporté? Tout ou rien. Emporter rien c'est une partie de sa vie qu'on efface et emporter tout, ce n'est pas possible..non plus.
Quelques réflexions de votre part m'aideraient à voir plus clair. Oui, j'aimerais avoir votre sentiment là-dessus. merci.
Jai un petit voire un gros souci .; ça peut paraître FUTILE mais UTILE. Je suis une dingue des fringues et des antiquités( futiles) et non futiles, depuis toujours. Je dois partir dans moins de deux ans en asie. je ne sais pas quoi garder, quoi amener. Les choses de toute une vie😕 surtout je dois déménager tous les 6 voire 3 mois à l'étranger. J'ai trop de souvenirs. Je me suis renseignée pour un container . Dans les 450 euros de France vers l'asie sans les frais de déchargement. Mais sur place, au soleil, j'aurai besoin de quoi? un maillot, une crème solaire. Un vélo.???une crème anti-moustique? des livres, j'ai une tonne de livres "anciennes" en plus, car j'ai toujours aimé lire et des cadres anciens.
C'est un vrai casse-tête chinois. Je me damande si vous, vous qui vivez à l'étranger, qu'avez vous emporté? Tout ou rien. Emporter rien c'est une partie de sa vie qu'on efface et emporter tout, ce n'est pas possible..non plus.
Quelques réflexions de votre part m'aideraient à voir plus clair. Oui, j'aimerais avoir votre sentiment là-dessus. merci.
Comment partir avec mon chien? English translation pending
salut a tous!!
je vis a Saint-Nazaire, dans le 44 (la ou on construit les gros bateaux!!), j'ai 24 ans, et plus le temps passe et plus j'ai envie de quitter la France.J'ai dans l'optique de partir au Quebec, mon metier y est pas mal recherché (je suis métallier-soudeur) et je pourrai trouver le niveau de vie que je recherche. Le seul "hic", c'est ma chenne...c'est une american staffordshire terrier
etant donné que c'est ma chienne, et que n'etant pas un monstre je ne partirai pas sans elle, je voudrais savoir si quelqu'un a deja été dans ma situation et pourrais me renseigner sur les modalités et les exigences du voyage et du pays d'arrivé!?
je vis a Saint-Nazaire, dans le 44 (la ou on construit les gros bateaux!!), j'ai 24 ans, et plus le temps passe et plus j'ai envie de quitter la France.J'ai dans l'optique de partir au Quebec, mon metier y est pas mal recherché (je suis métallier-soudeur) et je pourrai trouver le niveau de vie que je recherche. Le seul "hic", c'est ma chenne...c'est une american staffordshire terrier
etant donné que c'est ma chienne, et que n'etant pas un monstre je ne partirai pas sans elle, je voudrais savoir si quelqu'un a deja été dans ma situation et pourrais me renseigner sur les modalités et les exigences du voyage et du pays d'arrivé!?
Principe du WWOOF? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai partir l'an prochain avec le Wwoofing, conaissez- vous cette technique de voyage? est ce fiable? Enfin j'attends tous types de renseignements la dessus!
Merci
Islande: VTT ou VTC? English translation pending
Bonjour,
je voudrais partir en Islande en aout 2008 mais n' ayant pas beaucoup d' expérience en cyclotourisme je devrais m' acheter un nouveau vélo, un VTC est il suffisant pour l' Islande?
merci d' avance
je voudrais partir en Islande en aout 2008 mais n' ayant pas beaucoup d' expérience en cyclotourisme je devrais m' acheter un nouveau vélo, un VTC est il suffisant pour l' Islande?
merci d' avance
Quel hôtel pour les 20-25 ans? English translation pending
Bonjour !
Cette année j'ai besoin d'un coup de main pour choisir ma destination voyage ! Nous partons mon chum et moi vers le mois de fevrier ! Nous sommes dans la vintaine ! Nous cherchons un endroit avec une belle plage et diverses activités ! J'aimerais un endroit ou il y a beaucoup de jeunes et ou nous avons des contacts avec les cubains ! Nous sommes allé au gran club Santa-lucia en 2006 et nous avons adoré le site ... ! Je préfere les hotels type bongalo plutot que d'etre sur une plage entouré de tres gros hotels ! ... Pas besoin d'avoir la grande classe, en autant que l'endroit soit propre, de toute facon nous avons un budget limité !! ... varadero peut-etre? mais jai peur d'etre innondé de gros hotels touristiques et de m'éloigner des cubains ... (je me trompe peut-etre, a vous de me le dire !! ) alors j'attends vos commentaires et suggestions .... !!!!!!!!!
votre aide sera grandement apprécié !! merci !!
Cindy
Cette année j'ai besoin d'un coup de main pour choisir ma destination voyage ! Nous partons mon chum et moi vers le mois de fevrier ! Nous sommes dans la vintaine ! Nous cherchons un endroit avec une belle plage et diverses activités ! J'aimerais un endroit ou il y a beaucoup de jeunes et ou nous avons des contacts avec les cubains ! Nous sommes allé au gran club Santa-lucia en 2006 et nous avons adoré le site ... ! Je préfere les hotels type bongalo plutot que d'etre sur une plage entouré de tres gros hotels ! ... Pas besoin d'avoir la grande classe, en autant que l'endroit soit propre, de toute facon nous avons un budget limité !! ... varadero peut-etre? mais jai peur d'etre innondé de gros hotels touristiques et de m'éloigner des cubains ... (je me trompe peut-etre, a vous de me le dire !! ) alors j'attends vos commentaires et suggestions .... !!!!!!!!!
votre aide sera grandement apprécié !! merci !!
Cindy
Cinq jours de voyage à partir de Montréal: où aller? English translation pending
bonjour!
voila, j'ai 5 jours pour visiter un coin completement different de montreal et des environs. je voulais savoir si vous aviez des idées de parcours, de lieux a ne pas manquer, j'ai un vehicule, nous partons a 2 donc pas de soucis questions nombres de km par jour... prete autant pour le Quebec, le Canada ou les USA!!! merci de votre aide!!!😛
Destination pour le Sud fin janvier 2008 English translation pending
Bonjour,
Nous cherchons une destination pour le sud fin janvier et début février 2008. Cela fait deux ans que nous allons en R.D. Punta Cana, donc nous aimerions faire changement.
Comme nous sommes débutants pour les voyages, quel conseil pourriez vous nous donner et aussi pour la température à ce moment.
Merci😏
Merci😏
Voyager à vélo: où mettre argent et passeport? English translation pending
Où mettez-vous votre passeport et votre argent ?
Transport de tableaux en tube de Thaïlande via Air France English translation pending
Sawadee !
Cette annee me revoila au royaume de siam et cette annee j ai completement craque sur quelques tableaux dont 1 "grande taille" .... me voila donc avec un tube en pvc dont le diametre n est pas trop important, mais il doit mesurer 1M50 pour 4, 5Kg.
Sachant que mon baggage soute ne va pas exceder 15 Kg quelau un peut il me dire si air france va etre regardant et me claquer un baggage supp a 150 euros ? lol
Quelau un a t il deja ramene ce genre de "colis" ?? Merci d avance pour vos renseignement .... que je puisse prevoir soit un UPS soit un "je tente le coup" ....
Kapumkap !
Grib
Quelau un a t il deja ramene ce genre de "colis" ?? Merci d avance pour vos renseignement .... que je puisse prevoir soit un UPS soit un "je tente le coup" ....
Kapumkap !
Grib
Cherche projet humanitaire dans l'apprentissage scolaire English translation pending
Bonjour à tous,
je me présente, je m'appelle alex et je suis étudiant en classe préparatoire économique et commerciale (pour les écoles de commerces). Je veux apporter mon soutien et mes quelques "qualifications" (sans doute sur la plan scolaire) à des personnes qui en ont besoin. Par exemple pour aider des jeunes africains (ceux dont on parle le plus) dans leur apprentissage scolaire. J'ai conscience de faire parti des "privilégiés" de ce monde et l'idée de conserver ce que l'on m'apprend juste pour moi ne me convient pas du tout. J'ai besoin (comme beaucoup d'entre nous) de m'ouvrir l'esprit. En me baladant sur la toile j'ai vu qu'il éxistait des sortes de "missions humanitaire" où des jeunes étudiants apportaient leur aide. Je voulais savoir si vous aviez des liens vers des sites d'organisme SERIEUX et si ce genre d'activité est serieuse.
N'hésitez pas à me faire par de vos expériences individuelles cela m'intéresse beacoup parce que cette idée me turlupine depuis un pti bout de temps et je n'ai pas encore beaucoup cherché serieusement sur le net. A vrai dire je ne sais pas par où commencer... donc si vous pouviez éclaircir les quelques zones d'ombre que je viens d'évoquer je serai reconnaissant.
Merci de votre aide.