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3 semaines au Costa Rica en mode sac à dos en couple (mai 2014) English translation pending
by Titechoz31 · 2015-01-06 · 15 replies
Bonjour à tous !

Je pensais avoir déjà publié ce compte-rendu de voyage mais visiblement pas...Alors je me rattrape. Après tout je prépare le prochain voyage en Thailande et ce forum est une mine d'infos donc... je dois rendre la pareille :)

Alors notre séjour au Costa Rica s'est déroulé du 26 avril au 17 mai 2014, soit trois semaines.

Nous sommes un couple d'une trentaine d'année. On voyage toujours en sac à dos. Notre objectif en venant au Costa Rica c'était…. ANIMAUX et NATURE. On a été servi ! Nous avions réservé avant de partir la voiture pour les 2 dernières semaines du séjour. Le début nous voulions le faire en bus pour des raisons d'économie oui mais surtout de rencontres avec les locaux. On est aussi passé par le réseau Tout Costa Rica (on avait pris la carte premium : hôtel + activités, qui nous a bien servi au final !!) Nous avions réservé en avance la première nuit à Alajuela et les 5 nuits à Puerto Viejo ainsi que le séjour au Corcovado. Le reste nous avons réservé la veille pour le lendemain. La liste des hôtels partenaires du réseau Tout Costa Rica a bien aidé quand même ! Le guide aussi. Je vais essayer de vous résumer tout ça. N'hésitez pas si vous avez des questions.

26 Avril : Arrivée à San José vers 19h. On dort à Alajuela, hôtel Pierre Ville du réseau Tout Costa Rica. Pas cher du tout et très propre. Bon petit déjeuner (inclus dans le prix en plus !).

27 Avril – 3 juin : Caraibes Sud – Puerto Viejo de Talamanca et alentours On se lève tôt pour profiter du célèbre "briefing" de Tout Costa Rica. Pour simplifier on expose notre itinéraire (si on en a un), nos envies pendant le voyage à l'un des membres du réseau qui nous informe de certains événements, occasions, lieux à ne pas rater en fonction de nos intérêts etc etc. très instructif. Nous avions en effet prévu d'aller à Tortuguero pour voir des tortues. Or visiblement, ce n'était pas du tout la saison cette année (ce qui a été confirmé par nombre de voyageurs que nous avons rencontré, seul 1 couple avait réussi à voir des tortues). Nous avions prévu de la mangrove plus loin dans notre voyage et on connait déjà bien (Mexique, Guadeloupe, …) donc on a privilégié d'autres choses. Puis on part prendre le bus pour Puerto Viejo de Talamanca (Caraibes Sud). On y restera 5 jours complets. Et on ne s'ennuiera pas ! On aurait même pu rester plus ! On ne bougera qu'à pied, à vélo ou en stop une fois sur place (1 fois le bus pour rentrer de Cahuita). Les rencontres nous permette d'avoir plein de bonnes adresse, de trouver des guides à prix d'amis, etc. En plus on est dans un "hôtel" magnifique ! La Casa Moabi. 4 chambres, 1 bungalow et 1 grande maison au cœur de la forêt ! On entend les singes ! C'est beau et propre. Nos hôtes sont charmants, plein de conseil et leur petit déjeuner à 5$ est à tomber ! Le parc de Cahuita a été un ravissement ! Pour nous, à faire avec guide… pourquoi ? On n'aurait vraiment pas vu autant d'animaux sans lui ! En plus, coup de bol, il a vu le bateau son ami au large et nous on voulait faire du snorkeling… du coup, le bateau est venu nous récupérer à la fin de la promenade et on a tout enchainé. Le snorkeling était super sympa. Les recifs sont TRES PEU profond c'est dingue ! Les poissons sont magnifiques (bon les requins on a été un peu surpris quand même) et les coraux aussi. Le village a une ambiance bien sympa aussi.

Un must pour nous : le JAGUAR RESCUE CENTER à Playa Chiquita !! 3h30 de pur bonheur avec la visite privée. On a passé 2 jours à Yorkin, dans une communauté indigène Bribri à la frontière du Panama. De beaux moments d'échanges, de belles balades, on fait du chocolat et on mange TRES BIEN. Super ! Playa Chiquita et Punta Uva sont magnifiques. Et marcher le long de la plage jusqu'au village pour diner c'est très sympathique. On n'aura finalement pas le temps de pousser jusqu'à Manzanillo.. Dommage ! Malheureusement, le jour où on a prévu le bateau, il pleut… on hésite à rester plus… mais ça nous ferait faire trop de choix cornéliens ensuite ! donc on part le 3 au matin.

3 &4 juin : Sarapiqui On récupère la voiture à Guapilès le matin (gestion au top par Tout Costa Rica pour l'interface vraiment). Et on se rend à San Miguel de Sarapiqui pour découvrir un tit coin de paradis à Albergue El Soccorro. Hébergés chez José qui partage ses souvenirs et sa passion "la forêt". Levés aux aurores pour voir les oiseaux, traire les vaches, voir des cascades magnifiques, se baigner sous certaines, etc etc. MAGIQUE ! Et le tout pour un prix plus que raisonnable ! On s'arrêtera à Waterfall La paz mais après le Jaguar Rescue Center et Albergue El Soccorro… on trouvera moins de saveur (ici les animaux sont tout de même en cage, ok on peut on peut rentrer avec les papillons, les oiseaux, …) mais les félins et les singes font mal au cœur. Par contre, le sentiers des cascades et les grenouilles à observer : TOP !

2 jours à Arenal On s'arrête ensuite à Arénal. Hôtel El Castillo avec vue sur le volcan et tit dej inclus bien sympa. On est tout prêt de l'Observatory Lodge. Au final, on n'ira pas mais on a rencontré des gens qui y dormaient et ils ont réussi à voir le volcan quasi découvert. Ballade dans le parc. Sympa. Mais on ne peut voir le cratère. Sentier interdit. On ira à La Fortuna pour faire le sentier de la cascade et se baigner. Pas mal du tout. Par contre, on ratera la ballade jusqu'au Cero Chato, volcan inactif dont on peut voir le cratère (des amis de route nous en ferons part ensuite). On peut visiblement se baigner dans le lac là-haut. Eux étaient ravis. Nous on est allés aux thermes Baldi (un REGAL !) et on aura fait pas mal de courses souvenirs à La Fortuna. Franchement on y a rencontrés des gens bien sympa.

Départ pour Rincon de la Vieja en passant par Rio Celeste Rio Celeste, un endroit MAGNIFIQUE ! On conseille ! En plus après s'il fait beau, prenez les pistes pour vous rendre à Rincon, on se croirait au Far West avec les gauchos à cheval avec leur chien et surtout leurs vaches ! paysages arides qui tranche avec la forêt humide. On arrive le soir à Curubandé, près de Libéria. Ouf ! on a la piscine !

Rincon de la Vieja : nous on a passé une grosse journée dans le parc pour pouvoir faire les 2 sentiers qui restent ouverts aujourd'hui (là non plus on ne monte plus jusqu'au cratère du volcan, grrrr). Un mène à une cascade en passant par la forêt et est bien sympathique. On croise des oiseaux et quelques mammifères. Puis l'autre nous montre plein de manifestations volcaniques. Très intéressant. Mais ultra chaud. Prévoyez de l'eau ! On aura aperçu Liberia pour tirer des sous et aller à la poste… ça ne nous a pas trop donné envie même si la place centrale avait un certain charme et était très animée.

Monteverde On repart de l'hôtel le lendemain matin direction Santa Elena. L'accueil à notre hôtel réservé la veille "Paris Confort" est juste exceptionnel . Michelle est extra et les lieux sont splendides. Elle nous explique tout et nous avons donc le temps d'aller directement au Selvatura. Les ponts suspendus c'est extraordinaire. On est à hauteur des arbres. C'est génial. Mon homme ovulait faire la tyrolienne… moi j'ai une peur monstrueuse du vide… bon ben j'ai surpassé ça… il faut dire que c'est bien encadré et sécurisé donc… Je ferai quand même pas le saut de tarzan qui lui restait optionnel ! Faut pas pousser. On termine par une tyrolienne de 1km, qu'on fait à deux. LE TOP ! Le lendemain, on visite avec Melvin (merci à Michelle d'avoir tout organisé), le parc de Curi Cancha (qui propose la fôret humide et la forêt de nuages). Un bonheur ! Melvin est extra et grâce à lui on verra le Quetzal !! Femelle, et surtout mâle !!! SPLENDIDE ! Et tellement d'oiseaux, et les singes, les coatis, les agutis, les toucans bien sûr, parresseux, …rhaaa et beaucoup que j'oublie. Un gros coup de cœur pour nous ! Et oui, Melvin a fait la différence pour nous. Et pourtant on trace. On ambitionne d'aller le plus loin possible vers Uvita dont on nous a dit grand bien. On s'arrête au passage au fameux pont de Tarcoles pour voir les énormes crocodiles en bas. IMPRESSIONNANT !!

Bon on apprend quand même que 10 jours avant, un homme éméché a été tué par les croco... c'était dans le journal.... pas glops !

Uvita On y reste deux jours… ben il n'y a pas grand-chose dans le village. Même à Dominical. On ne comprend pas bien les éloges qu'on a lu par endroit… Pour manger, on vous conseille de pousser à Ojochal où il y a beaucoup de bons resto (bon faut avoir une voiture). Par contre les plages sont splendides ! Vraiment sauvage ! On fait du bateau (sous une pluie battante malheureusement) et du kayak dans la mangrove (cette fois beau soleil). On a apprécié mais au final, pas plus beau que les Sud Caraïbes à notre goût (où les mêmes activités sont proposées) et définitivement, l'ambiance est moins sympa. C'est notre ressenti bien sûr et en 2 jours on a pu rater des choses. Il y a visiblement des cascades à voir aussi mais on avait déjà fait le plein dans le séjour. Donc au final un peu déçus. On ne peut jamais refaire un voyage mais à le savoir on aurait préféré s'arrêter qqs jours de plus aux Caraïbes ou alors aux plages paradisiaques et désertes au Nord Ouest du pays (Golfe de Papagayo, où il fait plus beau à cette saison, pas de pluie quoi), ou pousser jusqu'à Samara où on pouvait visiblement voir des tortues dans les alentours à cette saison.

Presque 3 jours à Bahia Drake Après deux jours on pousse jusqu'à Sierpe où on laisse notre voiture pour la fin du séjour. Le traversée en bateau est sympa… jusqu'à ce que la pluie arrive. Ben oui, au Costa Rica, on n'aura jamais la chance de faire du bateau sans être mouillé à un moment donné ! On se redresse quand même pour voir la sortie sur l'océan ! Pfiouu trop beau et puis… CA BOUGE ! Mais le capitaine est doué, ça c'est sûr. On arrive au final sans encombre à Drake, où Sergio de Cabinas Manolo nous récupère en pick-up sur la plage ! CLAAAASSSEE ! On reste 3 jours à Drake. Les cabinas sont propres et surtout le personnel est charmant ! Coup de cœur là aussi ! On ira faire la sortie sur une journée à Isla Del Cano. On a été gâté par le temps. On voyait vraiment bien les fonds marins et il y en avait à voir ! Des tortues, des requins, des raies, des poissons multicolores, des coraux, … LE TOP !!! On conseille ! La ballade jusqu'à San Josecito le lendemain était sympa… mais sous la pluie pour le coup en ce qui nous concerne. Si vous avez la chance de faire sous le soleil ça doit être PARFAIT ! San Josecito c'est un tite plage très mimi. Puis on est partis pour 3 jours et 2 nuits dans le Corcovado (excursion proposée par Cabinas Manolo) avec leur super guide Javier. On a donc dormi 2 nuits à la Sirena. On y est allé en bateau et aux dires de tous les autres voyageurs qu'on a croisé sur 3 jours (bon on n'était pas si nombreux là-bas mais quand même) ça valait le coup de passer par là. Parce qu'au final ils ont tous marchés entre 6h-8h depuis Carate pour arriver à la Sirena en début d'aprem, se poser 1h/2h se promener un peu avant la tombée de la nuit aux alentours de la station et repartir aussi sec le lendemain… DUR ! Nous c'était plus cool. On a pris notre temps pour voir le plus d'animaux possibles. Et franchement…. C'était le PARADIS ! On aura tout vu, sauf le puma ! On l'aura pourtant cherché !!! Javier est extra ! J'ai oublié le nom de tous les oiseaux mais Toucan, Aras, Trogon, ont fait partis du lot. Un enchantement ! On a aussi vu les 4 singes du Costa Rica de très près. Trop trop chou. Des 50aines de coatis et de Pecari, des Aguti, 1 tapir énorme !!, des parresseux, 1 fourmilier craquant !, des perroquets aussi bien sûr, 1 caïman, des crocodiles, oh oui et le Jesus Christ Lezard !! on l'a vu courir sur l'eau deux fois !! Fou !! des iguanes, des basilisks, 1 sorte de chouette qui se camoufle, … j'en passe ! Vraiment on est hyper contents d'avoir terminé là-dessus. Bon il faut savoir que le confort est rudimentaire à la Sirena et nous conseillons vraiment le camping si vous avez le choix. Les "tentes" sont disposées sur une terrasse couverte. Vous aurez plus frais et moins de bêtes ! sisi ! promis ! on a testé les deux ! Le retour au monde civilisé est tendu on enchaine le bateau jusqu'à Drake où nous attend quelqu'un de Cabinas avec nos gros sacs à dos et on saute dans le bateau pour Sierpe. SOUS LA PLUIE !!! Heureusement ils ont tout mis dans des gros sacs poubelles étanches. Merci Cabinas Manolo ! Arrivés à Sierpe on récupère la voiture et on remonte jusqu'à Manuel Antonio. Le lendemain on a l'avion à 17h. On rend la voiture à 14H. On n'aura pas le temps de visiter le parc mais on est rassasié niveau animaux. On fait donc le plein de confort dans un hôtel plutôt charmant, avec un excellent resto, et pourtant pas si cher, Tres Banderas. Piscine et tit dej de roi inclus pour 60$ la nuit, franchement… on dort comme des bébés !

17 Mai : C'EST FINI L On se lève tranquillement le 17 Mai pour aller faire nos dernières courses souvenirs à Quepos. On nous avait mis en garde contre les gens qui nous sollicite constamment pour donner des sous ou acheter quelque chose mais nous… on n'a rien vu de tout ça. Après on y était relativement tôt aussi (à l'ouverture). Puis route sans encombre jusqu'au loueur de voiture. Pas de mauvaise surprise et ils nous déposent gratuitement à l'aéroport. IMPEC ! Attention, à savoir, il faut payer un droit de sortie du territoire !! Faites-le avant de faire la queue au comptoir d'enregistrement !

Au final on a été enchanté et plutôt gâté par le temps. Seuls les dauphins nous aurons boudé jusqu'au bout!! Mais on avait fait le plein au Mexique en 2013 alors...

Ca fait 1 an mais si vous avez des questions hésitez pas !
Idées de visites lors d'un séjour de 15 jours à Cuba English translation pending
by Canop · 2015-01-03 · 21 replies
Bonjour,

Nous partons faire un voyage à Cuba durant les vacances de Pâques fin avril début mai 2015. Les billets sont réservés ainsi que la voiture de location. Nous avons nos enfants de 15 et 12 ans avec nous.

Nous souhaitons finir par trois jours sur un Cayo (plongée, cata, etc..) à la fin afin de reposer tout le monde et surtout les enfants avant une reprise des cours le lendemain de notre retour.

Ci-dessous une idée d'itinéraire:

- 2 nuits à La Havane en casa (récupération voiture de location avant le départ pour Vinales) - 2 nuits Vinales en casa (cayo Jutias à découvrir?) - 1 nuit à Las Terrazas en casa - 1 nuit à Playa Larga en casa - 2 nuits à Trinidad en casa - 1 nuit à Sancti Spiritus à l’hôtel Trajet entre Sancti Spiritus / Santa Clara (dépôt de la voiture de location) - 4 nuits à Cayo Santa Maria à l’hôtel Vol Cayo Santa Maria / La Havane pour gagner du temps et pourvoir profiter un peu plus de La Havane - 1 nuit à La Havane à l’hôtel. Nous sommes à la recherches de visites et d'endroits sympas à découvrir lors de notre voyage. Nous vous remercions de nous faire part de vos idées.
Diverses questions Inde du Nord English translation pending
by Guetton · 2014-12-18 · 23 replies
Bonjour à tous, Fidèle à mon habitude, j'apprécie beaucoup ce forum pour quelques questions avant de partir en février, d'abord seul (une semaine) puis avec ma femme et 2 petits enfants (13 et 12 ans)pendant 3 semaines. Que pensez vous de ce périple :

Trajet seul :

Dim 8 nuit Delhi

Lundi train Delh jhansi 11 25, 17h23 Nuit à Orcha

Mar 10 Nuit Orcha

Mer 11 Vers Varanasi via jhansi junction 23h32, 11h10 nuit train

Jeu 12 Varanasi

Ven13 train nuit Varanasi- Delhi 0h40-12h30 Sam 14 nuit Delhi

Trajet à quatre

Dim 15 arrivée à Delhi des 3, nuit Delhi

Lun 16 Delhi, nuit train à 17h vers Jaisalmer

Mardi 17 Jaisalmer

Mer 18 désert Thar (nuit désert)

Jeu 19 Jaisalmer

Ven 20 Train vers Jodhpur (nuit)

Sam 21taxi vers Udaipur (nuit)

Dim 22 Udaipur (nuit)

Lun 23 vers Ajmer train 14h15-19h10 Ajmer Pushkar (nuit)

Mar 24 Pushkar (nuit)

Mer 25 vers Ajmer. Train pour Agra 12h50-18h55 ( nuit Agra)

Jeu 26 Tôt Taj Mahal puis train vers Delhi (nuit)

Ven 27 Delhi (nuit)

Sam 28 Retour France

Et quelques questions subsidiaires :

- Le site du Ministere des affaires étrangères déconseille vivement d'aller dans Paharganj à Delhi. Est ce un excès de

prudence car je ne lis pas de telles recommandations récentes sur ce site.

- Avez vous dessuggestions d'hotel à Delhi dans les 800/1200 Rps

- Je n'ai pas trouvé de moyens rapides pour aller à Khadjuraho depuis Orcha et du coup je passe à coté. avez vous des

suggestions ? mais je ne suis pas un voyageur "qui veut tout voir", je préfère goûter un peu une ville.

Merci beaucoup d'avance pour vos réponses

Des scènes icôniques de l'Ouest américain que vous ne verrez guère en été English translation pending
by Cochize · 2014-12-13 · 27 replies
bonjour ,

dans son carnet Zitounet raconte comment il a dû contourner une grille encombrée de touffes roulantes quelque part du côté de Carrizo Plain

il y derrière ces touffes plus à dire qu'il n'y paraît sur l'Ouest américain ….

ce qui m'a amené à la petite disgression suivante....

le vrai nom de cette plante encombrante est '' chardon russe'' ou ''Russian thistle''

on le connaît surtout sous le nom de tumbleweed , nom qu'il acquiert en mourant sous l'effet du gel et se desséchant à cause précisément de son comportement caractéristique sous les rafales de vent. Cette plante comme la vache et le cochon change de nom en mourant !

la saison du tumbleweed s'étale donc depuis les gelées d'automne qui fragilisent le chardon à sa base jusqu'au début du printemps souvent période de forts vents comme dans la vallée du Rio Grande, même si on peut évidemment, comme Zitounet, trouver toute l'année une certaine population issue de la saison précédente

on en voit souvent dans les Westerns mais attention ! si ledit Western est censé se dérouler dans les années 1870..... c'est un anachronisme car à ce moment là le '' Russian thistle'' n'avait pas encore envahi le Sud Ouest. C'est dit-on par accident qu'il aurait éte importé de Russie ou d'Ukraine dans des envois de graines de lin. En deux ou trois décennies il avait pratiquement envahi tout le sud ouest ...

un cas d'école de plante invasive , à vrai dire bien pire cette infâme variété d' Ambroisie qui elle a migré en sens inverse, c'est à dire d'Amérique en Europe!

la première association d' idée qui survient c'est donc celle duWestern et du cinéma hollywodien de manière plus générale tant il est vrai que dans notre imaginaire collectif certaines images du ''Old West''sont d'abord étroitement liées au cinéma et que c'est le cinéma qui sert initialement de repère la première fois qu'on les rencontre dans la réalité

et c'est peu dire que le thème du thumbleweed a été souvent exploité pour planter un décor et instiller une atmosphère

jugeons en par cette compilation :

A supercut of tumbleweeds in movies

le thème , oû en tous cas le concept de liberté et la culture cow boy auxquels il fait référence , a même été utilisé, autre consécration, par le cinéma plusieurs fois ( Tumbleweed), la bande dessinée (Tumbleweeds).

et le dessin ( Tumbleweed Cartoons)

ou ''mon beau sapin roi des forêts que j'aime ta parure'' version cow boy

qui est ma préférence.... pour l'humour

tout çà pour dire la place incontournable qu'occupe dans l'Ouest ce que l'on appelle aussi au Canada le Virevoltant selon Le grand dictionnaire terminologique

difficile de faire plus iconique !

pour ce qui me concerne je garde encore le souvenir d'une nuit passée dans un petit motel familial en bordure du désert, un peu délabré, juste un peu, pas trop.... juste ce qu'il fallait pour bien sentir le décor.... Il y a bien longtemps. C'était la fin de l'hiver, en pleine saison du tumbleweed , le vent était fort. Il fallait lutter pour empêcher que les boules n'envahissent la chambre chaque fois qu'on en ouvrait la porte.

dehors sous le ciel clair et la lune presque pleine les ombres bondissantes , le bruit du vent donnaient un spectacle fantasmagorique, un vrai sabbat ... vous auriez pensé, en tous cas moi çà m'a fait pensé, à Une nuit sur le mont chauve

de l'intérieur on les entendait voler, le vent sifflant entre leurs rameaux... on les entendait tambouriner, rebondir sur la porte et la fenêtre, sur le toit de ''shingles'' et grincer de manière surnaturelle sur la citerne métallique proche . Comme je disais une vraie sarabande de sorcières!

et bien la première chose qui m'a traversé la tête c'était quelque chose comme '' on se croirait au cinéma''

si j'avais été metteur en scène j'aurais bien vu un épisode...quelque chose comme dans Les mystères de l'Ouest des années 60/70 : ''The night of the tumbleweeed''

brr...

bien plus tard quelqu'un a eu a eu un peu la même idée dans cette widely viewed video

probablement que tous ces tumbleweeds bondissants se rendaient aussi à une sorte de Sabbat mais dommage que l'auteur n'ait pas pensé à mettre la musique de Moussorgski en bande sonore!

bref....

ce qui est sûr c'est que le tumbleweed à une fâcheuse tendance à s'accumuler en tas et amas étroitement imbriqués et énormes

pour en être convaincus il suffit de jeter un coup d'oeil à TUMBLEWEED PILE UP

et dans l'histoire récente on trouve un certain nombre de situations abracadabrantesques ... .

de temps en temps, à la suite d'une tempête venteuse, une petiteville est littéralement envahie .... et une fois au moins en novembre 1989 au Dakota du Sud on a envisagé de faire appel au Génie Militaire ( US Army Corps of Engineers) les empilements atteignant jusqu'à 5 mètres de haut!!

hard to believe !..

auparavant on lisait çà dans les journeaux

Town Digs Out From Tumbleweed Invasion - New York Times

Weed All About It! Tumbleweeds Invade South Dakota Town..

maintenant on le voit en videos, comme en janvier dernier au Nouveau Mexique :

Tumbleweeds bury Clovis homes

'Tumbleweed Invasion 2014':Tumbleweedsbury New

et au printemps au Colorado :

Tumbleweed explosion wreaking havoc in SoutheasternColorado

mais comment un truc pareil peut-il arriver …😮

l'assaut des tumbleweeds ...çà peut ressembler tout simplement à çà .....

Tumblewee dInvasion

les clôtures de 1.5 m en bord de route ont vite été submergées... heureusement d'ailleurs sinon c'est la route qui aurait été coupée

mais en dépit de ses assauts saisonniers je ne pense pas que le tumbleweed puisse percer un pneu...

certains cactus... aucun doute, çà m'est arrivé à deux ou trois reprises, en hors piste, même avec un 4x4 et ses pneus à relief

mais les piquants du tumbleweed désséché çà me parait douteux, j'en ai manipulé à plusieurs reprises, pour dégager un accès, sans trop y prêter attention, alors que des cactus... je crois que j'en aurais gardé un souvenir plus... piquant🏴‍☠️

en fait ce sont surtout les terminaisons en épines des feuilles à la floraison, en phase '' thistle'' c'est à dire en été, qui me paraissaient ''piquantes''

d'ailleurs si l' affaire était si redoutable les gens de Chandler AZ n'en feraient pas des tumbleweed christmas tree ..et ceux d'Albuquerque des tumbleweed snowman

comme le détaille cet article du début du mois :

If our tumbleweed snowman could talk

oû je ne sais quoi encore... des coiffures, toutes sortes de tumbleweed décorations

limitées seulement par l'imagination

Mais ce truc encombrant , de temps en temps terrifiant, détourné en objets sympathiques peut aussi être redoutable pour d'autres raisons : outre qu'il envahit tout, sur pied et une fois mort, il s'enflammme comme de l'amadou et un fois enflammé peut disperser le feu alentours à toute vitesse ( voir aussi certains Westerns quand les Indiens allument un feu de prairie pour contrer la cavalerie ...à moins que ce soit l'inverse?

….fût un temps on trouvait d'ailleurs des allume-feu qui utilisaient le nom pour vanter leur efficacité

ce qui explique pourquoi à Chandler quand on prépare l'arbre de Noël avec des milliers de tumbleweeds on l'enduit généreusement d'un ignifuge liquide au vaporisateur

sinon... voici ce qui pourrait arriver :

à la fin de l'hiver les pompiers du Colorado démarrèrent un ''feu maitrisé'' justement pour se débarrasser de tumbleweeds trop envahissants... mais le vent tourna brutalement et une sorte de '' fire devil'' un peu l'équivalent d'un ''dust devil'' mais de feu et non de poussière éclata.... entraînant dans une danse infernale des centaines de buissons plus ou mois enflammés qui dispersèrent le feu quelque peu au delà de la zône prévue..

Tumbleweed Fire Tornado

à défaut du feu, plutôt contraignant et pas toujours utilisable, certains modifient un engin agricole d'occasion afin d'en faire un

tumbleweed eater

comme ici :

Tumbleweed machine unveiled in El Paso County : News

mais le plus drôle de cette disgression culturelle est pour la fin :

… ou comment vendre à la pièce, dans le monde entier, quelque chose qui est ailleurs considéré comme un saleté et détruit par pleins camions avec l'aide des dollars du contribuable

une jeune femme du Kansas, agent immobilier, voulant apprendre à se servir d'un website et ayant l'esprit blagueur a imaginé une activité virtuelle , la culture du tumbleweed ! .

Elle a donc simulé une plantation, simulé une récolte avec des amis, des tracteurs prêtés et des tumbleweeds ramassés dans la plaine à en remplir un pickup et a créé : Prairie Tumbleweed Farm

À sa grande surprise deux semaines plus tard elle a commencé à recevoir des réponses et elle gagne maintenant sa vie en expédiant de par le pays et même de par le monde des tumbleweeds ramassés le long des clôtures des plainesde sa région par sa famille

Les Japonais en seraient friands d'oû la version dans leur langue

Ce qui est résumé ici:

Windfall Profits – Businessweek

Et si vous comprenez assez bien l' américain du Kansas vous pourrez écouter l'histoire incroyable de cette entreprise de la voix de sa créatrice lors d'un entretien téléphonique il y a trois ans but you MUST listen to the whole thing.

Soyez le premier Français à commander votre tumbleweed … mais c'est peut-être un peu tard pour Noël

….that's all folks 😛!
Retour d'un séjour de 3 semaines dans le sud du Brésil English translation pending
by Risky31 · 2014-12-06 · 46 replies
Bonjour, Nous rentrons de 3 semaines de voyage dans le sud du Brésil : Rio, Ilha Grande, le Pantanal, les chutes d'Iguazu et Paraty. Je serai heureuse de vous renseigner ou de répondre à vos questions sur ces destinations. A trés bientôt !
Défouloir du concours de décembre - les petits machins English translation pending
by Cocottte · 2014-12-01 · 224 replies
Râleries, questions, commentaires, photos hors concours..... c'est ici!
Los Angeles sans voiture (expérience) English translation pending
by Eolyblue · 2014-11-25 · 14 replies
Bonjour,

J'aimerai apporter ma petite expérience à ceux qui souhaite partir à Los Angeles mais qui n'ont pas la possibilité de conduire/louer une voiture, car avant de partir j'ai traîné sur plusieurs forum où l'on me répondait unanimement que "Los Angeles sans voiture ce n'est pas possible". Alors après une semaine passée là-bas j'aimerai donner mon avis qui pourrait éclairer un peu ceux qui sont dans ce cas.

La ville est immense alors il faut vraiment établir un emploi du temps en conséquence (1h30 de bus entre Downtown et Venice broadwalk par exemple). Les métros sont moins fréquents qu'en France (toutes les 10 minutes). Mais c'est aussi un moyen de faire des économies sur la location d'une voiture, l'essence etc... Il existe des Pass 1 jour, 7 jours ou plus (le 7 jours coûte 25$) avec accès illimité à tout le réseau (pareil pour San Francisco où les cable car sont illimités avec le Pass Muni). À partir de l'aéroport de LAX il y a les navettes de nombreux hôtels qui viennent directement chercher les clients, sinon le Flyaway est un bus qui relie directement l'aéroport à Downtown ou Hollywood pour 8$. Dans chaque quartier de Los Angeles il existe des bus DASH, des Rapid bus etc...

Bref, tout ça pour dire que Los Angeles sans voiture c'est parfaitement faisable, après ça dépend simplement de la façon dont on aime voyager. Si on est prêt à prendre le temps plutôt que vouloir courir partout pour voir un maximum de choses... Il y a aussi un autre avantage, celui de se sentir immergé dans la ville et le quotidien des américains, faire des rencontres, discuter le temps d'un trajet... impossible en voiture.

Voilà j'espère que ce petit texte sera utile à quelques personnes.
Encore possible de voyager en routard au Costa Rica? English translation pending
by Veroo3 · 2014-11-16 · 50 replies
Le titre dit tout : est- il encore possible de voyager en routard au Costa Rica en 2014... ?? De petites cabinas, rudimentaires mais propres, aux alentours de 20-30 $ par nuit... Est-ce possible? Nous partirons à deux, au mois de mai (donc basse saison). Il est évident qu'au budget quotidien s'ajouteront les dépenses supplémentaires relatives aux visites de parcs nationaux et aux activités "autres" du type ; visites de plantations de café, canope, etc. À combien devons-nous nous attendre pour un voyage de 3 semaines si nous voyageons avec un petit budget, chambres rudimentaires, repas simples et bus locaux pour les déplacements?

Suis-je naïve? Vaut-il mieux me diriger vers son voisin le Nicaragua ???

Merci!!!
Agence pour le salar d'Uyuni depuis Tupiza et avis sur notre choix English translation pending
by Pana1219 · 2014-11-11 · 102 replies
Hola amigos, je sais que le sujet a deja été traité mais ca date deja un peu, du coup je fais appel a ceux qui pourraient nous prodiguer de bons conseils. On sera a sucre et on va aller a potosi apres, pour continuer avec le salar et passer au chili via san pedro. Je me dis que l on pourrait rejoindre tupiza depuis potosi pour eviter un peu les foules lors de notre excursion, est-ce interessant de faire conme ca ou on se complique la vie pour pas grand chose? Et si quelqu un a une agence competente a nous conseiller, depuis tupiza voir uyuni si on change d avis....et si possible avec des visites un peu hors des sentiers battus. Un grand merci d avance pour vos reponses
3 semaines en famille au Costa Rica et Nicaragua English translation pending
by Chalouma · 2014-11-06 · 9 replies
Bonjour, Nous souhaitons partir en avril prochain 3 semaines au Costa Rica et Nicaragua avec nos 2 enfants qui auront presque 2 ans et tout juste 5 ans au moment du départ. Nous pensions faire un vol jusqu'à San José, louer une voiture, visiter une partie du Costa Rica, passer la frontière en voiture (j'ai lu qu'a priori, c'était possible de faire un échange de voiture de location juste après la frontière si changement de pays), visiter une partie du Nicaragua et repartir de Managua vers la France. Nous pensions rester environ 10 jours au Costa Rica et pareil au Nicaragua. Bien sur, nous savons que nous n'aurons pas le temps de tout faire mais impossible de tout faire avec des enfants jeunes de toute façon. Nous serons obligés de revenir quand ils seront plus grands :-) Au Nicaragua, nous pensions faire Granada et San Juan del Sur. Pour le Costa Rica, nous ne savons pas trop comment nous organiser par rapport au Km, aux enfants, etc... J'ai vu que le sud et le parc Corcovado semblaient incontournables mais nous aurions aussi souhaité faire Arenal. Qu'en pensez vous? Que pouvez vous nous conseiller? Savez vous s'il est possible de louer des sièges autos ou s'il faut qu'on prévoit de prendre les nôtres? Pour les logements, on pense éventuellement louer des maisons si nous nous posons plusieurs jours (pour que nous ne soyons pas tous les 4 dans la même chambre!) et sinon, vos avis sont les bienvenus! Nous ne connaissons pas du tout ces 2 pays. Nous avons fait 3 fois la Colombie avec notre grande alors qu'elle était encore bébé mais maintenant, avec 2 enfants, c'est encore une logistique différente! Merci d'avance pour vos avis et conseils.
Trajet Cafayate - Talampaya English translation pending
by Nathandu75 · 2014-11-03 · 4 replies
Bonjour, Quel est le meilleur moyen selon vous pour rejoindre de la ville de Cafayate, le parc national de Talampaya. Sachant qu'il s'agit d'un très long trajet, je suis un peu perdu.

Merci beaucoup

Nathan
West USA 2014 – Là où vous n'aviez pas pensé aller English translation pending
by Zitounet · 2014-10-25 · 730 replies
Plus de 60 carnets de voyage sur les USA ont été publiés sur Voyage Forum depuis début 2014. La majorité sont des circuits "standards" dans le sud ouest avec les mêmes photos des mêmes lieux. Encore un ? je me demande s'il faut vraiment que je me remette à écrire ? Oui sans doute car cette année je n'ai vu presque que des lieux dont on a jamais parlé sur VF, et pourtant certains sont des National Parks.

Pour ce 8ème et dernier séjour (?) dans le Grand West, j'avais bâti un circuit incluant les 3 parcs nationaux de l'ouest pas encore visités (sur 34 NP) + 3 sites particulièrement méconnus d'autres parcs célèbres + 3 lieux déjà vus dans de mauvaises conditions en 2008 et quelques jolies découvertes ça et là en Californie. Il fallait aussi inclure au programme un Pow Wow, choix délicat qui décida des dates et de l'organisation du circuit.

Pour suivre :

2 - Channel Island NP – Anacapa
http://voyageforum.com/...post=6769354#6769354

3 - Journée de transition non sans surprises http://voyageforum.com/...post=6769377#6769377

4 - Dans la faille de San Andreas ! http://voyageforum.com/...post=6770338#6770338

5 - Le trail des 100 Géants http://voyageforum.com/...post=6771419#6771419

6 - Red Rock Canyon, State Park sans sous du State http://voyageforum.com/...post=6772723#6772723

7 - Pinnacles National Park, une curiosité, mais pas un grand parc http://voyageforum.com/...post=6774622#6774622

8 – Dans les vignes des Seigneurs http://voyageforum.com/...post=6777733#6777733

9 – Vers le nord de la Californie http://voyageforum.com/...post=6777757#6777757

10 - Lassen Volcanic NP http://voyageforum.com/...post=6780421#6780421 et http://voyageforum.com/...post=6781376#6781376

11 – Tunnel et Cascade http://voyageforum.com/...post=6782685#6782685

12 - Réserve paiute et hippie http://voyageforum.com/...post=6783883#6783883

13 - Tahoe, arrêt interdit http://voyageforum.com/...post=6784852#6784852

14 Tahoe Queen Emerald Bay Cruise http://voyageforum.com/...post=6785801#6785801

15 Tufa et bassins bleus http://voyageforum.com/...post=6788882#6788882

16 Bishop Paiute Pow Wow

17 Bishop Paiute Pow Wow suite

Vidéos danses du pow wow

Vidéos danses du pow wow femmes

18 Passage en terre connue

19 En route vers les roches rouges

Toroweap, le grand fossé

Un grand "Cedar Breaks"

Dans la foule du Strip

Ghost Town pour cars de touristes

Chez Batman

Mon classement des 34 parcs

Mon classement de 22 National Monuments

Mon classement des State Parks que je connais

Mon classement des "divers"



La carte des points visités

Jeudi 11 septembre 2014 – réponse à une question de l'an dernier

Prendre l'avion pour les États Unis un 11 septembre, on peu avoir une certaine appréhension. On évite d'y penser et quand le A380 d'AF se pose à l'heure à Los Angeles, ce sont les formalités puis la prise en charge de la voiture qui préoccupent. Formidable, chez Alamo, j'ai le choix : c'est bien la 1ère fois. Une Grande Cherokee – déjà eu en 2012, une Santa Fe – c'était celle de l'an dernier... tient, une Chevrolet Captiva – ç'a l'air pas mal, coffre ok, pas trop haut pour grimper dedans, on prend. 34000 miles au compteur – normal après l'été. Elle en aura 3850 de plus dans 3 semaines 1/2. Boite automatique avec accès aux rapports courts, ce sera utile en montagne.



Notre voiture cette année.

Et en route vers Oxnard, 100 km plus au nord par la Pacific Coast Hwy. Au niveau de Pepperdice University à Malibu, nous retrouvons l'étonnant champ de drapeaux vus au passage l'an dernier à la même époque. Cette fois, nous savons ce que c'est, la télé en a parlé récemment : ici, chaque année depuis 2008 les 2997 drapeaux commémorent les victimes du 11 septembre.



Les drapeaux de Alumni Park sont retirés le 22 septembre.

Étape au Walmart de Oxnard – misère, ils n'ont pas de glacière en polystyrène – puis direction le Best Western proche – très bien.

Vendredi 12 – à la découverte des Channels Islands NP

La préparation de cette journée avait été plus compliquée que pour tout autre parc national, car comme leur nom l'indique, les Channels Islands sont des îles, de plus, loin de la côte, inhabitées. Et personne sur VF pour donner des renseignements utiles. Sur nps.gov, site que chacun devrait consulter avant de poser des questions, on apprend entre autres qu'il y a 5 îles, dotées d'une station de ranger et d'un camping, qu'on peu aller en avion sur une et en bateau aussi vers deux autres. Et surtout, le visitor center est à terre, à Ventura. La desserte en bateau est assurée par Island Parkers Cruises, basés à Ventura et à Oxnard.

Première destination ce vendredi, le Vons de Ventura, un hypermarché beaucoup mieux achalandé que le Walmart de la veille. Puis route vers le Visitor Center au bout de Spinnaker Drive à Ventura Harbor.



Entre le port et la plage, l'entrée du Visitor Center.

Comme aux autres NP, rangers accueillants, vidéo de présentation, carte et maquette des îles du parc, animaux et fossiles, parcourt botanique et aussi un aquarium et un point de vue de haut sur la mer et le port.

Les maquettes nous montrent les 5 îles, Anacapa, la plus proche (mais à près de 20km de la côte), Santa Cruz et Santa Rosa, les plus grandes, San Miguel la plus éloignée et la petite Santa Barbara, beaucoup plus au sud.



La carte selon Google map.

La vidéo d'environ 20 minutes nous explique tout sur la géologie, l'historique, la faune, la flore, les anciens habitants Chumash et la préservation en monument puis en parc national en 1980.



Dans l'aquarium, poissons, moules et étoiles de mer géantes.



Spécimen d'un habitant peu recommandable.



Fossile de mammouth pygmée, espèce qui s'est développé sur les îles.



Le circuit botanique est court, dense et pas très entretenu.



Vu de l'étage, les îles ne sont pas perceptibles à l'horizon.



Entraînement de beach-volley sur la plage.

Mais la visite d'un parc national ne se limite pas à son visitor center ! La question s'était posée 2 mois auparavant : quoi voir et comment ? Le site de Island Parkers Cruise est un peu touffu mais offre un large éventail de solutions au départ de Ventura ou de Oxnard. Tout d'abord, il faut distinguer les bateaux qui accostent et ceux qui suivent la côte.

Accoster pour randonner sur l'une ou l'autre ? Nous ne sommes pas de grands marcheurs et voir la mer du haut des falaises n'est pas forcement l'idéal – longer les rives (d'après les photos du site) permet de voir la faune ailée et marine qui peuple les rochers et de photographier les roches découpées sous différents angles. C'est la solution sans accostage que nous avions retenue, après avoir hésiter pour une sortie plus longue promettant d'approcher les baleines. Le fait que ce soit la dernière sortie baleine de la saison (faible probabilité d'en voir ?) et la durée de navigation (7h) nous avait fait choisir la solution plus sage des 3 heures de la Channel Island Wildlife Cruise, et heureusement !

Le départ est au port de Oxnard. Lors de notre passage à l'agence d'Island Parkers pour échanger nos réservations contre les billets, l'hôtesse nous avertit qu'il y aurait un peu de mer et nous demanda si on voulait vraiment y aller ! On avait bien vu quelques moutons blancs sur l’immensité bleue du Pacifique, pas de quoi nous alarmer.



Le bateau (celui du milieu) où nous nous installons en haut.

La sortie du port est calme, quelques otaries bronzent sur un ponton. Dès le passage de la digue qui protège l'entrée du port, le bateau prend de la vitesse et nous commençons à être secoués à chaque grosse vague, il doit ralentir et à chaque retombée, nous décollons de nos bans – pas question de se promener. Les îles sont à plus d'une heure et ne sont pas visibles au début.



Le spectacle de la côte qui s'éloigne et des oiseaux marins qui nous suivent occupe un moment.

-- A suivre – Anacapa
Préparation d'un voyage au Pérou en août 2015 English translation pending
by Martinval · 2014-10-12 · 25 replies
Bonjour à tous

Je commence la préparation d'un voyage au perou pour août 2015. Comme toujours ce forum est une véritable mine d'or pour se faire. N'ayant aucune connaissance de l'espagnol et devant la richesse culturelle de ce pays, j'envisage a ce stade de la préparation, de passer par une agence local pour nous aider à reserver les hôtels, les transports et des guides francophones pour les sites les plus importants. Je suis preneur de toutes vos recommandations et retours d expérience sur le sujet. Je suis preneur egalement des sites ou lieux qui vous ont séduits et qui sortent des chemins battus ( l' idée n'est pas de négliger les incontournables mais de ne pas passer à coté des petites perles) D'avance merci Eric
Concours photo septembre 2014:" Il était 3 fois..." English translation pending
by KaniBé · 2014-08-31 · 236 replies
« Il était TROIS fois….. »

Le 51è concours-photos de VF de septembre 2014 a pour thème : Le nombre 3

3 mâts (fameux ou non), 3 personnes (3 frères ou sœurs, hommes ou femmes, enfants, donc pas les Mousquetaires…), 3 lettres (ou chiffres, ou petites notes de musique, ou autres caractères..), 3 taxis (ou autres moyens de locomotion), 3 petits cochons (ou autres animaux, en liberté ou non), 3 maisons (ou toute autre habitation), 3 couleurs, 3 montagnes, 3 p’tits tours, etc….. Comme les 3 places sur le podium SEULEMENT.😛

Toutes les photos illustrant un trio, un triumvirat, une triplette, une triade, une trinité, de la même unité (personnes, animaux, objets, nature, .....) seront dans le thème.

Elles devront toutefois fortement inciter au voyage.

La qualité technique, l’originalité, ou l’insolite seront des critères de choix déterminants.

Bonnes recherches, à votre imagination photographique, et bonne chance à tous les participants.

Pas de changementdans le règlement du concours (rappel): Chaque participant peut envoyer 3 photos maximum (tiens, tiens !!!!), dans un message différent. Pensez à numéroter les photos (1, 2, 3 !!!) un commentaire d’accompagnement serait le bienvenu, surtout si les 3 unités ne sont pas très explicites, l’auteur pourra préciser la nature du trio !

Publications des images jusqu’au lundi 22 septembre 2014 à 00h00.

Les votes, ouverts à tous, auront lieu du 23/09/2014 à 00h01 au 28 septembre 2014 00h00. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt La photo gagnante sera celle qui obtiendra le plus de points. Le vainqueur aura l’avantage d'organiser le concours du mois d’octobre 2014. En cas d'égalité de points, le vainqueursera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places. En cas de désistement du gagnant, lenuméro 2 pourra mener le concours suivant. (Et ainsi de suite…).

La discussion, échanges, polémiques ou autres autour du thème, c’est ici :
http://voyageforum.com/...ait-3-fois-d6688541/ Le diaporama d’Hériklès, INDISPENSABLE pour voter : https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink

En tant qu’ « organisateur », je ne posterai pas de photos dans le concours mais dans le fil discussion sûrement. Voici 3 😛) photos :

3 kayaks sur l'îlot de sable blanc (Mayotte)

3 enfants à la fenêtre à St Georges sur Oyapock (Guyane)

3 fenêtres du Pais Municipal de Volterra (Toscane)
Itinéraire 15 jours Argentine Nord English translation pending
by Messi57 · 2014-08-25 · 25 replies
Bonjour à tout les vForumeurs,

Je suis en train de me préparer un itinéraire de 15 jours (peut être la possibilité d'avoir quelques jours de plus) pour l'Argentine et je me concentre plus précisément sur la moitié nord.

J1 Buenos Aires J2 Mendoza J3 Mendoza J4 Mendoza J5 Salta J6 Salta J7 Salta J8 Salta J9 Salta J10 Iguazu J11 Iguazu J12 San Ignacio Mini J13 Buenos Aires J14 Buenos Aires J15 Buenos Aires

Je suis à l'écoute de tout les conseils que ce soit sur un oubli majeur concernant un lieu, une ville... ou sur un délai dans une ville 😉
13 jours dans le sud du Costa Rica en février 2015 English translation pending
by Max68 · 2014-08-24 · 36 replies
Hello Tous,

Nous envisageons un voyage au Costa Rica en février 2015. Ce qui nous attire : les animaux, le snorkeling et le surf (pour notre fils) Ce qui nous attire moins : le monde Nous sommes 4 (2 adultes et 2 grands ados)

Au fil de mes lectures voici un circuit qui me SEMBLE idéal

21/2 – arrivée à 14h35 à SJO

22/2 Matin : transfert à Tortugero ou trajet en voiture Après- midi : tournicoter dans le village Nuit Tortugero où?

23/2 Matin : tour en bateau Après- midi : direction Puerto Viejo (3h) Nuit Puerto Viejo ?

24/2 Matin :NP Cahuita et/ou Réserve Grandoca Manzillo Après- midi : pareil + surf Nuit Puerto Viejo idem

25/2 Matin : encore un dernier petit tour puis direction San Gerardo De Dota (5h) Nuit : je pensais lodge Saverge

26/2 Tour dans le parc en espérant voir un Quetzal Après- midi : route pour Dominical Nuit Dominical ?

27/2 Réserve naturelle de l’Hacienda Baru ou NP Marina Ballena + surf Pour les baleines à priori c’est la mauvaise saison, snif Nuit Dominical ?

28/2 Matin : trajet jusqu’à Sierpe où on rendrait la voiture puis transfert à Drake Bay Après- midi : plage / surf Nuit Drake Bay ?

01/3 Excursion à l’île Cano pour du snorkeling Au retour plage / surf Nuit Drake Bay ?

02/3 Excursion de 2 jours à Corcovado NP, pour le moment je n’ai trouvé que Kenneth (Corcovado Info Center) qui l’organise Sirena

03/3 Tour dans le parc de Corcovado Après- midi : retour à Drake Bay vers 14 h – reste de la journée plage Nuit Drake Bay

04/3 Matin : transfert à Sierpe Trajet jusqu’à San Jose

05/3 ???

06/3 retour de SJO à 7h15

1ère question : où pourrais-je rajouter un jour ? et en corollaire mon circuit vous paraît-il bien équilibré ?

2ème question : ai-je intérêt à prendre le 4x4 pendant toute la durée ou uniquement après Tortuego et le rendre à Sierpe avant Drake Bay et prendre l’avion ensuite pour retourner à San Jose ?

3ème : quelqu’un a-t-il une expérience avec une excursion 2 jours à Corcovado ?

4ème : des conseils au niveau hébergements

Par avance merci pour vos conseils et avis

Max
Deux intinéraires pour traverser les USA: lequel choisir? English translation pending
by Vivemotion · 2014-08-21 · 34 replies
Bonjour,

Je vais traverser les USA, du Sud-Est au Nord-Ouest.

J'ai deux itinéraires possibles (légèrement modifiables toutefois).

Ma question est : lequel choisir ? Lequel est le plus sympa/intéressant à voir ?

Merci ;)
Blog: Carnet de voyage de Belinda et Rodrigo - Nos voyages autour du monde et surtout en Argentine English translation pending
by Belinda73 · 2014-08-11 · 7 replies
Bonjour,

Je m’appelle Belinda et mon mari Rodrigo, nous avons vécu 4 ans à San Carlos de Bariloche, en Argentine (mon mari est argentin) et maintenant nous habitons en France, en Savoie.

Nous étions à la recherche d’infos pour l’organisation de notre lune de miel aux Seychelles et c’est en visitant plusieurs blog de voyage qui m’ont beaucoup aidée que je me suis dit « pourquoi pas faire un blog sur nos voyages, pour nous aussi aider des futurs voyageurs à la recherche d’infos pratiques, astuces, bons plans… »

ET VOILA NOTRE BLOG EST NE le 6 février 2014 !!!
http://voyagebelindarodrigo.free.fr/

Depuis toute petite, mes parents m’ont toujours emmenée partout… j’ai visité des endroits magnifiques comme la Polynésie (où j’ai réalisé mon rêve de petite fille : nager avec un dauphin !), le Kenya et la Tanzanie (on a vu des milliers d’animaux, c’était juste génial !), les Etats-Unis, la Jamaïque, l’île Maurice, la Martinique, les Baléares… Je suis aussi allée un mois en Australie, chez une correspondante (j’étais à Melbourne et nous avons aussi visité le Queensland, magnifique !) et pour mes 18 ans, je suis partie une semaine en Tunisie avec mon cousin… et voilà c’est comme ça que je suis devenue accro aux voyages !!! Je n’aime pas les voyages organisés, ce que j��aime c’est réserver les billets d’avion, préparer tout mon voyage moi même et aussi dormir dans des maisons/chambres d’hôtes pour être plus proche des locaux.

A la suite je vais poster mes derniers voyages : l'ARGENTINE (où j'ai habité pendant 4 ans), le PEROU et les SEYCHELLES (et des autres suivront !!!), vous pouvez retrouver l'intégralité de mes Carnets de Voyage sur mon blog.

Voilà, j'espère que ça vous aidera dans la préparation de votre voyage. Si jamais vous avez besoin d'infos, conseils... N'hésitez à commenter mon message dans le forum ou n'importe quel article de mon blog.

A bientôt et bon futur voyage !
Récit de voyage au Mexique - juillet 2014 English translation pending
by Jordanscam · 2014-07-26 · 38 replies
Mexique

5/7/2014 – Je suis crevée. Dans ma chambre à l’hôtel, situé dans le centre historique de Mexico, je ne pense qu'à une chose : dormir. Il doit être 5h30 du matin en France et cela fait donc 24 heures que je suis levée. L'arrivée à Mexico s'est faite sous la pluie, je m'y attendais car à Cuba, à la même époque, les orages et averses tombaient quasi tous les soirs. Je n'ai pas vu grand chose de la ville. Juste le temps d'arriver à l’hôtel. Je voulais prendre le métro, j'ai atterri dans le métrobus, une ligne de bus rapide. Je me rends ompte que ne pas parler espagnol est un véritable handicap, mais les gens sont gentils et essaye toujours de vous aider, même avec la barrière de la langue. C'est plutôt positif et un bon départ pour ce voyage lorsque tout le monde vous souri et vous aide facilement. Au final, le bus m'a déposé quasi devant l’hôtel, en à peine ½ heure, donc mieux que le métro. Demain, visite de Mexico city :)

6/7/2014 – 14h30 : Petite pause dans le parc de la Alameda, pause bien méritée, car j'ai les jambes en compote...l'air de rien, j'ai beaucoup marché dans le centre historique. Debout à 9h, j'ai commencé ma balade par le fameux Zocalo, qui est l'une des plus grande et plus belle place au monde. Ce matin est légèrement nuageux et l'air est frais. C'est parfait pour m'acclimater. Les gens sont très gentils et même s'ils ne parlent quasiment pas l'anglais, je m'en sors grâce à leur amabilité, et à priori, sans arnaque. J'ai acheté deux adaptateurs prises pour 4 pesos et une carte SIM avec beaucoup de crédit pour 100 pesos. Bref, autour du Zocalo, la cathédrale, très belle et penchée...Je vais vite me rendre compte que quasiment tous les édifices religieux sont penchés. On est dimanche, s'est la messe. Toujours sur le Zocalo, le Palais national, avec des fresques magnifiques qui représentent l'histoire du Mexique. Je continue de me promener à l'est du Zocalo, dans le quartier colonial qui n'est pas encore rénové. On y trouve pleins de marchands, spécialisés selon la rue : Une rue matériel électrique, une rue soin des cheveux, une rue d'uniforme scolaires... J'y trouve d'excellents tapas pour une bouchée de pain. Le centre historique est rempli d’églises, de palais qui ont été rénovées et sont devenus des musées. Visiter des musées ne m'intéresse pas plus que cela, mais il est intéressant de rentrer, juste pour l'architecture et les patios magnifiques qu'on y découvre. Je continue vers la place Santo Domingo, calme pour le lieu, entourée de palais et de petits imprimeurs assez typiques. Puis, je m'engage dans la Calle Madero, rue piétonne avec quelques magnifiques immeubles coloniaux et qui se terminent sur la tour Latino, premier gratte-ciel de cette ville e le par de la Alameda et le Palais de Bellas Artes. La chaleur commence à arriver et les petits vendeurs de fruits frais font mon régal. Pour 20 pesos, un grand verre de mangue, pastèque et une sorte de fruit vert à pépin (???) C'est assise sur un banc du parc, à l'ombre, en dégustant mes fruits, que j'écris ces quelques mots. On est dimanche, les mexicains se promènent aussi, en famille, et même si selon le guide du routard c'est plus calme qu'en semaine, je trouve déjà qu'il y a foule.

20h32 – Je ne sens plus mes jambes. J'ai marché comme une folle. Après ma pause dans le parc, j'ai continué jusqu'au monument de la révolution, un édifice de 63 mètres de haut vous mène sur un panorama magnifique via un ascenseur extérieur vitré...Aie aie aie, j'avais le vertige dans l'ascenseur. Mais en haut, çà allait et la vue est vraiment belle. Je suis revenue ensuite sur mes pas pour monter cette fois-ci bien plus haut, à la tour Latina, au 37ème étage. Une vue incroyable sur tout Mexico et comme c'est à l'intérieur du building, je n'ai pas ressenti le vertige, comme si la vitre me protégeait. Ce fut autre chose quand je suis montée au 44ème étage, où là, ceux sont des grillages qui nous séparent du vide. Je n'ai pas pu profiter à nouveau de la vue, le vertige était trop fort. Retour sur le Zocalo, où j'essaye de me faire expliquer au point info tourisme comment aller au site de Teotihuacan. Mais même là, l'anglais est très limité. Cela devient vraiment handicapant pour moi de ne pas parler espagnol. J'ai réussi à avoir ces informations, mais de retour à l’hôtel, cela devient beaucoup plus difficile quand je cherche à réserver un billet de bus, que je ne trouve pas d'internet café, que l’hôtel n'arrive pas à m'aider et ne sais pas et qu'avec mon téléphone, au bout d'une heure pour comprendre le site de réservation, je me retrouve bloquée sur ce site !!! j'avais oublié que 2 ans auparavant, c'était le même problème... Au final, plutôt que de stresser ou m'énerver, je décide, quitte à louper certains endroits à voir, de prendre mon temps. Je réserve une nuit de plus à l’hôtel. Cela me laissera le temps d'aller réserver quelque part mon billet et de profiter encore de la ville. Les gens sont vraiment tous serviables, mais l'anglais est inexistant ici. Ce soir, en sortant de l’hôtel, averse torride...Je cours au premier restaurant, déjà trempée au bout de 100 mètres, et me voilà entrain d'écrire ces quelques lignes. Je pensais manger à pas cher, mais c'était fermé, vu la pluie, car on mange à même la rue. J'aurai du y aller plus tôt. C'est pour cela qu'à 18h pleins de mexicains y mangeaient. Moins cons que moi, ils ont pas attendu la pluie ;) Bon, ce soir, çà va être gros dodo. Je suis claquée.
Turbulences sur les vols vers New York English translation pending
by Floetlaura · 2014-07-20 · 22 replies
Bonjour à tous !

Nous avons effectué un vol aller retour Paris - New York au mois de mars avec Air France (boeing 777). Le vol aller s'est très bien passé (vol très calme, quasiment aucune turbulences). Par contre, le retour a été très mouvementé. Nous avons voyagé de nuit et le vol a essuyé de grosses turbulences. Je suis personnellement très anxieuse en avion et la moindre petit secousse me paralyse sur le champ. Les perturbations ont duré au moins deux heures. Au bord de la crise d'angoisse, j'ai dû faire appel plusieurs fois au personnel navigant qui m'a exceptionnellement autorisé à me lever pour changer de place (nous étions dans la queue de l'appareil, on nous a placé plus à l'avant). Parmi tout ce que les hôtesses de l'air m'ont dit pour essayer de me rassurer, je me souviens avoir entendu que ces perturbations sont plutôt "courantes sur cette liaison". Avez-vous déjà été dans ce cas ? Quelles ont été vos expériences de vol Paris / New York ? Nous referons probablement la liaison dans le futur et j'angoisse à l'idée que ça se reproduise...
Suite et fin du résumé de notre voyage de 3 semaines en Bolivie... English translation pending
by Michèle38450 · 2014-07-18 · 32 replies
Je reprends le périple de notre voyage.... Mercredi 25 juin Encore un moment autour de la laguna Colorada et nous partons en direction de San Juan. Arrêt à l'Arbre de Pierre.Quelques touristes.... Remontée par les lagunas Ramaditas, Honda, Charcota, Hedionda et Canapa : génial !! Des paysages à couper le souffle !! Nuit dans un hôtel en sel à Colcha K : Hôtel Don Carlos : TB 10 € par personne en 1/2 pension et repas du soir top !

jeudi 26 juin : départ pour le Salar......magique ! Arrêt à l'île aux cactus : seuls !!Pas un touriste à l'horizon...... Nous faisons la balade fléchée et buvons un maté de coca avant de reprendre la route..... Apéro et pique-nique en plein désert.....photos....souvenirs souvenirs ! Nuit à Uyuni : ville sans charme. Nous cherchons un hôtel avec douches chaudes.Pas de dispo à "la petite porte" Nuit à l'hôtel "la magia d'Uyuni" : 24 € par personne avec petit déj.Grandes chambres avec douches chaudes.

vendredi 27 juin : Visite du cimetière des trains avant de prendre la route pour Sucre. Il fait très froid ! Uyuni - Potosi : 220 kms de route. Potosi sucre : de la route goudronnée aussi. Hôtel " La Dolce Vita"tenu par un couple franco-suisse : TB Bon accueil, conseils, patio et chambres nickel : une bonne adresse !Et pas cher : même pas 7 € par personne la nuit. Le petit déj' n'est pas compris mais il y a une cuisine bien aménagée.Et une boulangerie pas loin avec du bon pain.

Samedi 28 juin: Visite de Sucre, du marché très coloré, du musée d'art indigène et un peu de shopping. Super boutique d'artisanat : "inca Pallay": très bonne adresse et accueil tip top ! Resto : "la taverne" où nous rencontrons Pablo et Alejandra de Biz : l'agence est à Sucre : le monde est petit !! Sucre est une ville très agréable et pleine de charme.

Dimanche 29 juin: De la route au programme...enfin de la piste ! Direction Samaipata par Aquilé Arrivée vers 17h. Hôtel "Kim Résidential" : chambres propres et douches chaudes autour d'un agréable patio avec Lorro, le perroquet ! 7,50 la nuit avec petit déj par personne. Repas au "latina café" tenu par un français.Bon repas avec vin pour 9 € par personne.

Lundi 30 juin : Journée cool. Visite du site "El Fuerte" Resto le soir : "Tierra libre" et nous goûtons les fameuses truites du lac Titicaca....TB

Mardi 1er juillet : Avant de prendre la route pour Santa Cruz, nous visitons le "refuge zoo" : "El Refugio" : super !! Je vous le conseille ! Arrivée à Santa Cruz vers 16H. Hôtel "Résidential Bolivar" : environ 10€ par personne avec bon petit déj buffet Très beau patio avec végétation, hamacs et 2 toucans ! Resto "viande excellente" avec frites maison.....après avoir rendu le 4X4 : aucun souci et encore une personne très sympa qui a récupéré la voiture à l'hôtel.

Mercredi 2 juillet Journée à Santa Cruz : balades dans la ville et un peu de shopping mais pas le top : beaucoup plus cher et guère de belles boutiques d'artisanat. La ville nous a un peu déçu. Pas grand chose à voir. Resto nul à éviter : " le lorca café" : cher et pas bon. pourtant sur les guides !!

Jeudi 3 juillet: Le départ en début d'après-midi. Nous arrivons à l'heure à Lyon St Ex après un un voyage de plus de 30h avec escales.

Bien sûr, je répondrai à vos questions si vous voulez plus de détails !

Michèle
Résumé de notre voyage de 3 semaines en Bolivie English translation pending
by Michèle38450 · 2014-07-17 · 3 replies
Bonsoir à tous,

Départ le 13 juin et arrivée le 4 juillet. Nous étions 6 et nous avons loué un 4X4 chez Biz Rent a car : Toyota Landcruiser GX V6 4.01. 10 000 kms...en très bon état et aucun souci pendant le voyage. Une très bonne adresse de location et, de plus, toute l'équipe est sympa ! J'ai traité par mail avec Alejandra qui parle français : très pratique !! Après la prise en charge du 4X4, nous sommes partis directement à Samaipata : une petite ville agréable et le site El Fuerte à voir à quelques kms.Nuit à "la Posada del Sol": 17€ par personne en demi-pension.Chambres correctes, repas et petit déj TB Dimanche 15 juin : départ pour la Higuera sur le conseil d'un français connu à l'hôtel.C'est la route du Che enfin la piste....environ7h avec arrêt à Villagrande pour manger dans le marché. Nous devions dormir à "la casa del telegrafista" mais Aude, la proprio était absente. Nous sommes allés chez "Nanou et Christian", des ardéchois installés depuis 7 ans ici. Sur les guides, seul le bar est indiqué. Mais ils ont 3 chambres très mignonnes autour d'un jardin.1/2 pension pour environ 13 € Une très bonne adresse et un accueil super !Christian est incollable sur la vie du Che ! Lundi 16 juin : direction Sucre : encore des pistes. très beaux paysages. Nous devions dormir à Sucre mais 15 kms avant d'arriver : blocage par des camions : grève des cimenteries ! Depuis 6 jours......Après avoir trouvé de l'essence au black, nous sommes allés à Tarabucco. Pas le choix pour loger : nous sommes allés à l'auberge de jeunesse. Simple mais propre et le personnel est agréable. Mardi 17 juin : nous allons aux nouvelles car la suite de notre itinéraire est bien compromis ! Coup de chance : la grève s'est terminée dans la matinée ! Nous prenons la piste pour Potolo : village de la communauté jalq'a. A voir ! Nous dormons dans une "pension cabanas": sortes de bungalows très mignons avec salon, cuisine, douches chaudes...et nous sommes seuls ! Pour 4 € par personne : encore une très bonne adresse. Nous devions aller aussi à Maragua mais nous décidons de partir pour Potosi le lendemain 18 juin. Nous le regrettons un peu..... Donc mercredi 18 juin : piste pour retourner à Sucre et route goudronnée pour Potosi. Notre 1er 4000 mètres ! Un peu essoufflés mais rien de grave ! Balade ds la ville très sympa. Nuit à l'hôtel " Carlos 5 impérial" : petites chambres mais propres et douches chaudes communes : 7€ environ. Jolie terrasse avec vue sur la ville. Jeudi 19 juin : Direction Tarija avec arrêt à Camargo pour manger. Journée de route et nuit à "l'hôtel Carmen" : 9 € avec petit déj par personne. Hôtel correct Une super adresse non mentionnée sur les guides(Lonely, Routard et Futé) : le restaurant "El Marques" sur la place principale!! Resto dans une magnifique bâtisse et repas super classe avec filets de boeuf....vins, dessert pour 10€ par personne ! De plus, le proprio nous a fait visiter toutes les pièces de sa maison! Vendredi 20 juin : matinée sur la route des vins et visite + dégustation au milieu des vignes : à faire ! Nous prenons la route en début d'AM en direction de Tupiza. Arrivée vers 18h30. Hôtel "Mitru anexo" : 11 € la nuit par personne avec petit déj : correct sans plus ! repas dans une pizzeria Samedi 21 juin : journée à Tupiza et balade dans les canyons. Courses et plein d'essence pour le Sud Lipez. Nous avons un peu de difficultés pour remplir nos 2 bidons d'essence car interdit pour éviter le marché noir. Repas au resto "Alamo"...indiqué sur les guides avec bonnes critiques.....et pourtant à éviter absolument. Bouffe dégueulasse et attente 1 heure !! Dimanche 22 juin Direction San Pablo de Lipez : paysages magnifiques, premiers lamas et vigognes. Beau temps mais froid.... Comme nous n'avons pas trouvé de réchaud et que nous ne savons pas si nous pouvons manger dans les refuges, nous décidons de tester ces fameux hôtels Tayka. Il y en a un à San Pablo. Quelle déception ! Soi disant chauffés, ce qui est un plus par rapport aux refuges, et bien ce n'était pas le cas ! Et bonjour le prix ! Nous avons pris 2 chambres triples à 140 dollars la chambre soit 34 €par personne. Et c'est loin d'être luxueux ! Il n'y avait personne ....sauf nous ! Bref, nous passerons les autres nuits dans les refuges. Lundi 23 juin Direction la Laguna Verde par Quetena Chico et paiement de l'entrée au parc : 15 € par personne. Paysages splendides.....comme sur les photos que nous avions eu l'occasion de voir. Arrivée dans un refuge tout près de la frontière chilienne.Et possible d'avoir un repas chaud servi à 18h : soupe + pâtes: simple mais bon. Dortoir tout à fat correct à un prix dérisoire : 4 € pour la nuit et le repas ! Pour le petit déj, nous avions amené des trucs et nous avons eu droit à un thermos d'eau chaude. Mardi 24 juin : Bien sûr, balade autour de la laguna avant de prendre la route pour la Colorada. Arrêt aux thermes de Polques et baignade dans une eau à 30°c......l'air extérieur est au environ de 5°c Arrivée à la laguna Colorada en début d'AM....bien sûr, splendide ! Nous trouvons un refuge : même principe : dortoir et repas "soupe + pâtes". Mais bien appréciable de manger chaud. Dans les 2 refuges, il n'y avait pas d'eau car les canalisations avaient gelé....tant pis, il y a les lingettes !

J'arrête pour ce soir....demain boulot ! Je finirai demain

Michèle
Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine) English translation pending
by Lucbertrand · 2014-07-10 · 29 replies
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine) Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention t��lévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »

Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.

Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.

Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool. Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !

Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure. Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.

Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.

Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora. Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable. Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...

Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !



Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.

Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.

Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres. La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins. Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.

Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.

Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.

En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

Météo au Brésil entre janvier et avril English translation pending
by AlexDrouet · 2014-07-01 · 11 replies
Bonsoir à tous 🙂

Nous partons pour le pays carioca au début du mois de janvier 2015 et si tout se passe comme prévu, notre retour est prévu pour la fin mars.

Outre Rio, nous allons nous orienter vers le Nordeste pour remonter tranquillement vers Jericocoara, bien que notre itinéraire ne soit pas tout à fait défini.

Aussi, nous voulions savoir quelle était la météo au Brésil à cette période ? dans le Nordeste ? à Recife ? à Rio ? Est-ce une période favorable ?

Merci d'avance pour vos lumières 🙂

Alex
Quel guide pour la Colombie? English translation pending
by Mooninjune · 2014-06-30 · 17 replies
Bonjour à tous,

Je pars trois semaines en Colombie en août, et je me demande quel guide choisir.

J'ai le choix dans le commerce entre : - Le Petit Futé 2014 ; - Le Guide Vert Michelin 2011 ; - National Geographic ; - Lonely Planet en anglais.

J'imagine que tout le monde me répondra Lonely Planet. Mais comme il est en anglais, c'est le choix qui m'arrange le moins.

Que valent les Petit Futé et Guide Michelin en général ? Et pour la Colombie ne particulier ?

J'ai entendu que le Petit Futé n'était pas toujours à jour de ses adresses. Quant au National Geographic, j'ai l'impression qu'il s'agit surtout d'un guide de tourisme culturel plutôt que de bons plans voyages.

Pour préciser ce que j'attends d'un guide, je voyage en "routard" (j'ai 31 ans), c'est à dire en sac à dos en recherchant les bons plans hôtels/restaurants à bon rapport qualité/prix, et étant ouvert aux suggestions pour sortir des sentiers battus - même si évidement la Colombie ne semble pas un pays de tourisme de masse !

Merci d'avance pour vos suggestions et avis !
Itinéraire à Cuba pour 1 mois English translation pending
by Babelhorizon · 2014-06-21 · 36 replies
Bonjour à tous,

Déjà merci pour toutes les bonnes infos que j'ai lues sur le site. Je pars le 1° juillet et ai déjà vu, revu et changé mon itinéraire à Cuba pour 1 mois. J'aimerais avoir l'un ou l'autre avis. Pour situer l'esprit dans lequel je pars, j'aime visiter, randonner, rencontrer les gens mais prendre également le temps de m'arrêter dans une région très nature et plus calme. Je voyagerai en bus. Voici mon itinéraire :La Havane (3j)La Terrazas - Soroa (2j)Vinales et environs (2j)Cayo Jutias (1j)Cienfuegos et environs (2J)Trinidad et environs (valle de los ingenios, salto del caburni...) (3j)Playa Ancun (2j)Santa Clara ? ? (1j)Camagüey (2j)Gibara (1J)Pinares del mayari (1J)Baracoa et environs (El Yunque...) (3j)Santiago de Cuba (El Slaton, Gran Piedra...) (3j)Retour à La HavaneMerci pour vos remarques !

Babelhorizon
Marché d'Otavolo (Équateur) English translation pending
by Voyageuse13 · 2014-06-18 · 19 replies
Bonjour,

On parle généralement du grand marché d'Otavolo du samedi. Pour quelle raison ? (plus de commerçants, plus de touristes, plus de couleurs, ..... ?) J'ai entendu aussi qu'il y avait un marché à Otavolo tous les jours. Moins intéressant que celui du samedi sur quels points ?

Je ne suis pas sure de pouvoir y être le samedi. Dans ce cas, que me conseillez-vous ? De zapper complètement la ville et son marché parce qu'il y a les mêmes marchés dans d'autres villes ou d'y aller un autre jour ? Et alors, quel jour ?

Merci
Idées de visites, restaurants et lieux insolites en Corse English translation pending
by Papillon83 · 2014-06-07 · 16 replies
Bonjour Nous partons pour la seconde fois en corse du 28 juin au 5 juillet Cette fois nous aimerions faire l est le sud et le centre Nous logeons à ghisonaccia. Déjà autour que peut on voir? Nous aimerions faire les aiguilles de bavella, levie, zonza Bonifaccio on connaît est ce que les excursions aux ile lavezzi valent la peine ? porto vecchio et ses plages Nous aimerions randonner aux pozzine près de bastelica est ce difficile, long et cela vaut il la peine? Cervione ? Pouvez vous nous conseiller en petits villages typiques lieux insolites Habitants du var voir des coins qui changent de nos côtes? Reprenant le bateau à Bastia le soir peut on voir quelque chose avant en y allant?

Et si vous avez des restaus sympas des endroits pour acheter bonnes charcuteries ou autres Merci
Jamaïque: Couleurs tropiques et rythmes reggae English translation pending
by Jemaflor · 2014-06-03 · 53 replies
D’ouest en est, du nord au sud, des bords de mer jusqu’à l’intérieur de l’île, je vous propose de sillonner quelques routes de la Jamaïque. Une balade visuelle, les photos sont en effet nombreuses tout au long de mon récit de voyage mais la « ballade » est aussi musicale … évidemment, la Jamaïque est le pays du reggae, yeah !

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Atterrissage en douceur sur le tarmac, formalités d’entrée en Jamaïque (trop longues), transfert vers l’hôtel, installation … Enfin, çà y est ! me voilà prêt pour une première promenade dans Montego Bay, une ville de l’Ouest de l’île dont le front de mer se présente comme une importante station balnéaire. Je n’ai à cet instant qu’une envie, me dégourdir les jambes après les dix heures de vol subies depuis Paris et puis surtout l’envie de commencer à découvrir les lieux. J’apprécie toujours les premières impressions de voyage, à peine débarqué, la tête est encore dans son univers familier alors que les yeux observent avec délectation le dépaysement local. La Gloucester avenue longe la côte ainsi qu’un ensemble très hétéroclite, pour ne pas dire anarchique. Des deux côtés de la voie, c’est la même vision : hôtels, boutiques, bars, restaurants … Il faut arriver au Parc de « l’Old Hospital Garden» pour voir la mer. Des palmiers et des fleurs tropicales agrémentent de belle façon ce parfait belv��dère sur l’horizon marin. En contre bas, une plage publique, fréquentée par quelques jamaïcains, forme une anse régulière. Certes, le sable blanc n’y est pas ratissé tous les jours comme celui des plages des nombreux hôtels « All Inclusive » des environs mais ce rivage très nature ne manque pas de charme.



C’est vrai que l’on imagine souvent les paysages côtiers tropicaux constamment illuminés d’un soleil généreux mais en cette fin d’après-midi, ce n’est pas vraiment le cas. Cependant ce ciel menaçant apporte un surprenant contraste et enrichie la palette de teintes, un aspect photogénique qui n’est pas pour me déplaire ! La poursuite de la balade me fait passer devant un mini parc aquatique (quelque peu désuet) puis le long d’une autre plage bordée d’un vaste terrain. Des ados l’ont transformé en terrain de foot. Un drible, une passe, une tête … les actions s’enchaînent mêlées d’ordres, de cris et de rires. Aussi bruyants soient-ils, ces footballeurs en herbe n’arrivent pas à couvrir les décibels de l’ambiance sonore des lieux. En effet, la musique est partout, les notes s’échappent des bars, des maisons … les sonos sont poussées à fond, ici on se ne préoccupe pas vraiment de savoir si cela dérange le voisinage ! De toute manière tout le monde en Jamaïque adore la musique, du reggae au dancehall ! Quant aux voitures, leur carrosserie vibre également au rythme des basses … booouumm ! et re-booumm ! Fini le rivage et les plages, la route débouche sur un grand rond-point, le trafic automobile s’intensifie, ici débute un autre aspect de la ville avec le quartier de Downtown. Un environnement urbain moins riant, qui fait hésiter à continuer la promenade, d’autant que le crépuscule approche. L’heure n’est plus idéale pour entre apercevoir cette réalité du quotidien d’une grande partie de la population de cette ville et de ses 85 000 habitants …



C’est ici, à Doctor’s cave beach, que l’aventure touristique de Montego Bay a débuté. Près de cette superbe plage de sable clair, une grotte abrite une source thermale découverte en 1906 sur la propriété d’un certain Docteur Mc Catty. Des eaux aux vertus bienfaisantes … et voilà comment ce rivage est passé du thermalisme au tourisme. La plage est réservée aux clients de l’hôtel du même nom et pour les visiteurs individuels, son accès est payant ! Bon, le gardien ce matin là était sympa, il m’a permis de jeter un œil … le temps de faire quelques photos. -- Changement de lieu et changement d’atmosphère. Nine Mile où nous arrivons est un village perdu au milieu des collines de l’intérieur de l’île. Pour y parvenir il faut emprunter une route tortueuse qui serpente de vallons en vallons et qui n’en finit pas ... 300 à 400 personnes habitent ici, isolées et loin de tout, pourtant c’est dans ce bourg de la paroisse de St Ann qu’est né l’homme le plus célèbre de la Jamaïque : la reggae star mondiale Bob Marley, c’était en février 1945. Le musicien y a passé une partie de son enfance puis y est retourné régulièrement à l’âge adulte. La contemplation de ces paysages de campagne favorisait, paraît-il, son inspiration musicale en tout cas, le coin était beaucoup plus paisible que le bruyant ghetto de Trench Town où il résidait à Kingston.





Dès l’entrée du village, Marley et sa famille sont à l’honneur. Cela commence par Cedella, la propre mère de Bob, c’est elle qui a fait construite cette école pour les enfants de Nine Mile. Bien sûr, la maison où vécu Bob Marley est la principale attraction au centre du village. Certes, elle a beaucoup changé depuis … restaurée, agrandie, décorée et peinturlurée de frais aux couleurs rasta. Un lieu qui se doit de pouvoir accueillir une foule (enfin presque !) de visiteurs. Parmi les admirateurs de passage, il y a les touristes qui ont délaissé pour quelques heures les plages des hôtels du bord de mer et puis il y a les autres, les vrais fans. Ceux-là, on peut les reconnaître, l’air un peu planant et les yeux qui brillent, tant l’émotion est grande lorsqu’ils se retrouvent au milieu de l’univers du grand Bob. C’est sans doute du à l’effet décrit dans le morceau Natural Mystic : « There’s a natural mystic blowing through the air ….. Il y a un vent mystique qui souffle dans l’air, si tu écoutes avec attention à cet instant tu l’entendras …» chantait Marley (1).



Du haut de la terrasse la vue s’étend sur la petite cour de la maison ainsi que sur les alentours. Drapeaux jamaïcain et rasta au vent et portrait géant, adossé au versant de la colline qui fait face, du Ras Tafari, le roi des rois, l’empereur d’Ethiopie Haïlié Sélassié 1er , il est considéré comme le chef divin du Rastafarisme. Pauvres rastas, pauvre Bob, victime du tourisme et des meutes de fans. Rendez-vous compte, dans la maison de Marley on a même construit un bar, oui un bar où l’on sert de l’alcool … alors qu’il faut savoir que les vrais rastas ne boivent pas de boissons alcoolisées, cherchez l’erreur !

Question ambiance sonore, vous vous doutez que la musique est omniprésente chez Bob, avec du reggae, comment pourrait-il en être autrement ?



Un groupe de musiciens accueille les visiteurs, dreadlocks et rythmes reggae, on est maintenant tout à fait dans l’ambiance. Juste à côté, une pièce rassemble plusieurs trophées de la star. Disques d’or, de platine et photos de l’artiste. Les récompenses dédiées à « Legend » l’album le plus vendu sont en bonne place. Une compilation des 10 plus grands tubes de Bob Marley (and the Wailers) : « One love », « Buffalo soldier », « Could you be loved », « Exodus » et j’en passe …. Des chansons d’amour, de fraternité mais aussi des textes militants, et toujours des rythmes reggae …. à écouter en boucle ! Sur ce disque, il y a aussi le célèbre « Is this love … » (2) dans lequel Marley chante « I wanna love you, every day and every night … » dans son « single bed ». Eh bien, ce lit à une place (qu’il partageait donc), on peut le voir ! Là, on entre dans l’intimité de Marley et on se retrouve pris peu à peu dans une vraie spirale de culte de la personnalité ! Comme aussi, lors de la visite de son mausolée, Bob Marley est mort d’un cancer à seulement 36 ans, en mai 1981. Un destin brisé en pleine gloire, cela a certainement amplifié le mythe de la reggae star !





Le mausolée, un lieu de recueillement, assurément, mais pas seulement ! Regardez bien la photo ci-dessus, précisément celle du milieu où l’on voit le fameux mausolée … On aperçoit la silhouette d’un homme en partie caché derrière la végétation. A plusieurs reprises, il faisait des signes aux visiteurs présents, comme s’il avait quelque chose à proposer ? En regardant ce qu’il tenait dans ses mains, j’ai vite compris … c’était de la ganja (marijuana). La ganja fait partie des rites dans le Rastafarisme, elle est de toutes les cérémonies et de bien des soirées ! Cependant, la ganja est officiellement interdite en Jamaïque comme en témoigne cet écriteau placé à l’entrée de la maison de Marley … disons qu’ici, cette mise en garde est vraiment une vaste fumisterie ! C’est peut-être ça qui fait éclater de rire à gorge déployée l’homme sur la photo, à gauche. En fait, Captain Crazy, c’est son surnom, est un des guides des lieux, certainement le plus célèbre … justement pour son rire communicatif. Il a l’habitude de ponctuer chacune de ces phrases par une plaisanterie accompagnée d’un rire de circonstance, saccadé, grave, en un mot : inimitable !



Sur ces pierres peintes en rouge, vert et jaune, Bob Marley aimait, paraît-il, jouer de la guitare. Ce même serait là qu’il aurait composé quelques un de ses morceaux. Bon, on imagine que depuis le temps, les pierres ont été changées ! A force de voir, ici et là, les teintes rasta à grand renfort de peinture brillante, voilà que maintenant je les vois jusque dans la nature environnante. Cette fleur est rouge, les feuilles vertes et une jaune, tiens, mais ce sont les couleurs rasta … Non, non, je n’ai pas fumé !

-- Sur les routes du centre de l’île … en direction du sud.



Traverser l’île du nord au sud nécessite d’emprunter de petites routes sinueuses qui se faufilent entre les collines, de vallons en sommets. Le fond des vallées et quelques versants sont cultivés, bananiers et petits lopins de choux, entre autres cultures. Et par endroits, le long des routes on passe dans de petits hameaux isolés ou seulement devant quelques cases éparpillées. Leurs murs sont couverts de teintes chatoyantes, bleues, vertes ou roses … On comprend vite que les habitants égayent leur cadre de vie simple avec le peu de moyen dont ils disposent.

-- Dans la paroisse St Elizabeth, au pied des Nassau mountains, notre première halte est pour les YS Falls. Un nom on ne peut plus court qui paraît inversement proportionnel à l’importance de ces cascades. Drôle d’appellation ? Un nom dont l’origine proviendrait d’un mot gaélique « wyess », signifiant : enrouler … enfin peut-être, rien ne semble très sûr !



Afin d’atteindre les chutes d’eau, il faut maintenant traverser une immense et superbe propriété agricole. On prend place sur une remorque aménagée avec des bancs, le tracteur démarre. Ici, dans cette ferme on pratique principalement l’élevage, bovins et chevaux de course. Des enclos délimitent des prairies recouvertes d’herbe grasse au joli ton vert. Pour un peu, on se croirait presque dans le bocage normand, sans les pommiers … sur la gauche, le chemin de terre borde un champ de papayers puis de bananiers, nous sommes bien sous les tropiques ! Parlons à présent des cascades, l’intérêt principal du lieu.



Impressionnant est bien l’adjectif qui convient lorsqu’on découvre ces chutes d’eau étagées qui dévalent au milieu d’un environnement luxuriant, une véritable jungle. Les plus téméraires peuvent se prendre pour Jane ou Tarzan, agripper une liane (enfin une corde !) et sauter dans un des bassins situés entre deux cascades, il y a même une tyrolienne pour survoler cette tumultueuse rivière.



Bien entendu, on peut tout simplement admirer le site, les pieds au sec, un escalier et des marches suivent les cascades. Et si l’on n’a pas fait trempette au milieu des tourbillons ni sous les cataractes d’eau … on apprécie, ô combien, le plaisant bassin au bas des YS Falls, je peux en témoigner. L’eau y est bienfaisante, ni chaude ni fraîche et le cadre enchanteur. Une vue plein cadre sur les multiples cascades en fond et tout autour une végétation arborée et fleurie digne d’un des plus beaux jardins tropicaux. --

Sur la route … en direction de la Black River.



Image typique de bord de routes en Jamaïque : un petit abri et un appétissant étalage de fruits locaux, une balance traditionnelle pour la pesée et toujours de sympathiques marchandes qui vendent là leur production locale … les bananes y ont toujours une place de choix. Plus surprenant, cette jamaïcaine voulait aussi nous vendre des crevettes ! -- Ils s’appellent Margaret, Tom ou encore Philippe et la Black River est leur territoire. Non, ce ne sont pas de sympathiques habitants mais … d’impressionnants crocodiles. Ils font l’attraction de cette région sauvage et naturelle, entre marécages, mangrove, fougères géantes et roseaux.



Après avoir embarqué puis passé ce petit port, notre bateau navigue sur un véritable miroir d’eau où se reflète le ciel et quelques nuages épars puis progressivement de petites rides se forment à la surface et ondulent doucement. Sur les rivages, les arbres apparaissent ponctués de formes blanches, comme des fleurs … qui par endroit s’envolent. Ce sont bien sûr des oiseaux au plumage blanc, des aigrettes sans doute. Parmi les arbustes des berges on distingue maintenant un oiseau plus discret, un héron vert. Petite taille, plumage teinte camouflage, seules les pattes orange permettent de le repérer.



A mesure que l’on avance, le cours d’eau se fait plus étroit. Les branches des arbres composent une véritable voûte végétale et les racines aériennes des palétuviers ainsi que les lianes se prolongent et s’unissent avec leurs reflets. Il devient même difficile de différencier les reflets de la réalité, le tableau est absolument magnifique.



Et les crocodiles me direz-vous ? On y arrive ! Le pilote de notre bateau connaît parfaitement ce lieu sauvage ainsi que le territoire de quelques’ uns des 200 à 300 crocodiles qui ont élu domicile dans la Black River. Le bateau ralenti et nous approche doucement d’un de ces imposants spécimens. Un corps gris bleu qui se double d’un reflet sur l’eau et surtout quelle effrayante mâchoire aux dents acérées !





Et si ce crocodile a la bouche grande ouverte ce n’est pas pour nous impressionner ou parce qu’il a une fringale irrésistible ! Non, c’est habituel et l’animal peut rester ainsi, immobile, des heures et des heures durant … c’est leur façon de réguler leur température corporelle interne. Au passage, on peut voir qu’au milieu de cette large gueule, il n’y a pas de langue, c’est ainsi chez les crocodiles.

Au fait, j’ai oublié de vous expliquer pourquoi ce cours d’eau est appelé Black River. Le plus simple serait le fait de trouver ici des eaux sombres voire noires … ce n’est pas le cas. Les eaux de cette rivière sont parfaitement claires mais pas son lit à six mètres de profondeur environ, il est recouvert d’une vase à la teinte très foncée. --

Sur la route … en direction de Negril. Une route ? Enfin presque, plutôt une piste tellement il y a sur cet itinéraire de portions chaotiques parsemées d’ornières, de passages en terre et de flaques. Notre vaillant chauffeur nous fait part d’une de ses blagues favorites … Attention ! Après les nids de poules, il y a les « bassines » remplies d’eau, les baignoires et puis la « piscine » ! Le véhicule semble traverser le gué d’un torrent, au ralenti évidemment. Ballotté et bringuebalé en tout sens, on bénéficie d’un massage (fesses et jambes), c’est gratuit nous dit encore avec humour le conducteur ! Cela a au moins l’avantage de nous éviter de somnoler et nous permet de regarder le paysage défiler : bananiers, cocotiers, cases … et en passant dans le village de Belmont, voilà qu’on reparle de musique et de reggae. Sur le bord de la route, une maison aux couleurs reggae fait honneur à Peter Tosh, un acolyte de Bob Marley, il faisait parti de son groupe à l‘époque des Wailers. Ici repose en paix ce musicien chanteur mort assassiné à Kingston en 1987. C’est vrai qu’avec son titre « Legalize it »(3), la marijuana en l’occurrence, il avait créé la polémique à l’époque.



Suite du récit : Negril, Ocho Rios … message suivant …

Ps : Les morceaux de reggae indiqués par un numéro entre ( ) renvoient à une liste de liens vidéos (You Tube) pour écouter et voir ces chansons. La liste est placée à la fin du dernier volet (le 4 ème) de ce récit de voyage en Jamaïque.
Road trip de 13 jours en Californie English translation pending
by KeyserSoze · 2014-05-21 · 32 replies
1 an et demi que nous attendons ce voyage , et il est enfin temps de quitter notre chère lorraine ! J'ai donc eu le temps d'y réfléchir à ce voyage depuis notre retour de notre précédent séjour en octobre 2012(10 jours sur Washington et NYC)....faire, défaire et refaire l'itinéraire, scruter les tarifs des vols, réserver les hôtels, en annuler un en faveur d'un autre....Bref, nous y voilà en ce matin du vendredi 25 avril, à l’aéroport de Luxembourg, attendant notre premier vol qui doit nous mener à Copenhague ou un second nous emmènera à San Francisco, lieu de départ de notre périple. Nous sommes 6 : ma future épouse(un petit détour par végas est prévu;-) ), nos deux filles de 17 et 12 ans, ainsi que mes beaux-parents.Mon beau-père a d'ailleurs failli ne pas être du voyage suite à des ennuis de santé en début d'année....en conséquence j'ai du faire quelques modification dans notre planning afin que le voyage ne lui soit pas trop épuisant... Vendredi 25 avril, fin d'après-midi : nous voici enfin arrivés , avec deux bonnes heures de retard du à notre second vol, retardé d'autant.Prenons ça du bon coté cela nous a permis de mon courir lors correspondance à Copenhague... Une fois les formalités douanières accomplies, direction Hertz pour la récupération de la voiture de loc. Grace au Hertz Gold plus j'évite la queue monstrueuse aux guichets du terminal, mais doit quand même la faire à celui situé dans le parking.Bon trois personnes devant moi ça sera rapide. Depuis plusieurs jours j'ai hâte de savoir quel véhicule nous allons avoir. Pour notre précédent voyage nous avions pris ce qui de fait de plus gros dans la cat SUV :un ford expédition, mais en version « normale »énorme mais un peu juste tout de même une fois visité plusieurs outlet ! Cette fois j'ai donc opté pour l'équivalent mais en version longue : ce sera donc un GMC yukon xl, ou équivalent. La carte américan express ne couvrant pas GMC, j'espère avoir « l'équivalent »...bingo, nous avons droit a un Chevrolet suburban, pile poil ce que je voulais. Déception pour les fans des séries avec le FBI, il est blanc, pas noir !! Par contre en finition haut de gamme LTX , avec tous les gadgets imaginables, donc un précieux radar de recul avec camera, et un avertisseur d'angle mort(très utile lui aussi!) Première modification du programme suite à ce retard, exit l’arrêt shopping à l'outlet de Gilroy, on file directement sur Salinas ou se trouve notre premier hôtel , le Laurel Inn, pour 3 nuits(dommage la piscine est en travaux) , nettement plus abordable que ceux situés à Carmel ou Monterey ou nous avons prévu de passer le WE, avec pour moi le marathon de BigSur le dimanche matin. Une fois installés, nous filons au Wallmart situé à 2 pas de l'hôtel pour quelques courses alimentaires et surtout trouver notre glacière(baptisée ensuite Gladys).repas rapide chez Wendys puis dodo.

Samedi 26. Direction Pacific Grove à Monterey avec ma femme et notre plus jeune fille Margaux(née le 11 septembre 2001 quelques heures avant l'attaque du WTC, çq ne s'invente pas!)pour une course de 3km dan le cadre du marathon de BigSur, en front de mer sous une superbe ciel bleu.Que demander de plus pour bien débuter le séjour !

Pacific Grove, Monterey.

Ensuite nous récupérons le reste de la famille et direction Gilroy pour un peu(beaucoup) de shopping à l'outlet. Repas chez In'n'out(et bien oui nous sommes fan de burgers!)et nous retournons sur Monterey. Balade du jour, la 17 miles drive.Il fait un temps superbe et nous en prenons plein les yeux une fois au bord de l’océan. Nous allons d'ailleurs y passer plus de temps que prévu...

17mile Drive 17 mile drive

17 mile drive

Ensuite après un passage rapide à l'expo marathon récupérer mon dossard nous retrouvons deux couples d'amis pour une petite balade sur le fisherman's warf.



La journée se terminera avec la traditionnelle pasta de veille de marathon dans un resto italien trouvé sur place(Cibo), celui prévu étant archi blindé(pas de resa possible).Restaurant sympa, pas de regrets donc.

à suivre.....

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