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Carte des pistes praticables à moto en Guyane? English translation pending
Existe-t-il des cartes des pistes praticables à moto en Guyane pour rejoindre le Brésil ?
Merci à tous
Les Pongos (défilés) de l'Amazone à travers les Andes du Nord (Pérou) English translation pending
Je cherche de la doc. (texte, photos) sur les franchissements ("pongos") de l'Amazone à travers les Andes du nord , en particulier celui de Manseriche.
D'après ce que je sais, ce sont des sites extraordinaires, mais non-fréquentés, où l'Amazone coupe en deux la chaîne de montagne (cluse, gorges) dans un défilé peu long (5 à 10 km) et très étroit (<100m). Au dernier défilé, Manseriche, boucle nord de l'Amazone andin, le fleuve déboule dans la "cuvette" d'Amazonie avec son débit déjà gigantesque et d'immenses tourbillons par endroits.
La Condamine a pratiquement ouvert cette voie (!) au retour (1745) de son expédition en Pérou-Equateur (10 ans) au cours de laquelle le Professeur royal d'hydrographie Pierre Bouguer a mené à bien la mesure de 3° de méridien, vers Quito (v. "Le procès des étoile" de Florence Tristram) En recherchant les pongos, j'ai découvert un site de chercheurs de grenouilles (www.dendrobates.org) qui en reviennent !!!, mais aussi une photo lançée par ZITOUNE (de Chachapoyas !) sur ce forum.
Si ce dernier pouvait m'en dire plus sur cet endroit qui me fascine ? et s'il est possible de s'y rendre, par boat ou par piste ? N'y a-t-il pas une route qui s'approche du coin (à cause du pétrole ?). Qui connaît ces pongos ? Merci. A bientôt;
D'après ce que je sais, ce sont des sites extraordinaires, mais non-fréquentés, où l'Amazone coupe en deux la chaîne de montagne (cluse, gorges) dans un défilé peu long (5 à 10 km) et très étroit (<100m). Au dernier défilé, Manseriche, boucle nord de l'Amazone andin, le fleuve déboule dans la "cuvette" d'Amazonie avec son débit déjà gigantesque et d'immenses tourbillons par endroits.
La Condamine a pratiquement ouvert cette voie (!) au retour (1745) de son expédition en Pérou-Equateur (10 ans) au cours de laquelle le Professeur royal d'hydrographie Pierre Bouguer a mené à bien la mesure de 3° de méridien, vers Quito (v. "Le procès des étoile" de Florence Tristram) En recherchant les pongos, j'ai découvert un site de chercheurs de grenouilles (www.dendrobates.org) qui en reviennent !!!, mais aussi une photo lançée par ZITOUNE (de Chachapoyas !) sur ce forum.
Si ce dernier pouvait m'en dire plus sur cet endroit qui me fascine ? et s'il est possible de s'y rendre, par boat ou par piste ? N'y a-t-il pas une route qui s'approche du coin (à cause du pétrole ?). Qui connaît ces pongos ? Merci. A bientôt;
Voyage dans l'Ouest américain: semaine 2 English translation pending
Samedi 15 septembre :
Nous quittons rapidement ce camping qu’il nous faut vite oublier, direction Canyonlands, plus précisément Mesa Arch pour assister au lever du soleil. Nous arrivons à 7h30 sur le parking où le départ de la randonnée s’effectue.
Après une courte marche, nous arrivons sur les lieux déjà investis par un couple. Malheureusement, le ciel est encore chargé ce matin et les rayons du soleil ont du mal à se frayer un chemin… Nous patientons mais il faut se rendre à l’évidence : l’embrasement de Mesa Arch tant attendu n’aura pas lieu.
Un peu déçus, nous rebroussons chemin et décidons de modifier quelque peu notre itinéraire en nous dirigeant directement vers Monument Valley via Gooseneck.
Tout à coup, sur le chemin du retour, Fabien fait un bond d’un mètre et pousse un cri de surprise. Un petit serpent taureau, espèce de couleuvre très présente dans l’ouest des Etats-Unis, déambule tout près du sentier.

Ce petit intermède passé, nous décidons d’aller saluer une dernière fois Canyonlands National Park au Grand View Point overlook, duquel le panorama sur Islands in the Sky est fantastique. Ici, le Colorado a littéralement grignoté le plateau pendant des dizaines de millions d’années. L’impression qui en ressort est un aveu d’impuissance de la part de la roche, comme si chaque strate s’avouait vaincue face à la puissance incommensurable du fleuve.

Cette dernière vision nous redonne quelque peu le sourire aux lèvres, c’est pourquoi nous quittons les lieux moins contrariés qu’une heure plus tôt. Une fois n’est pas coutume, c’est en sortant du parc que nous nous prenons en photo devant le panneau indiquant officiellement l’entrée dans le site classé.

Direction maintenant Monument Valley, avec un crochet par Goosenecks State Park. Pour ce faire, nous devons retourner sur Moab, où le prix de l’essence attractif nous incite à faire le plein. Nous traversons sur notre chemin les villes désertes de Monticello, Blanding, White Mesa et Bluff. Seule cette dernière se détache des autres par une activité importante due à un concours de rodéo. Ici, les clichés de l’ouest américain pur et dur sont tenaces… Quelques miles après Bluff, nous dévions vers Goosenecks State Park. Et bonne surprise à l’arrivée, ce State Park est gratuit. Tout comme deux couples de Russes, nous observons émerveillés ce nouveau miracle de la nature : il est encore une fois l’œuvre du Colorado, qui a dessiné 3 méandres quasiment parfaitement symétriques… D’autant plus impressionnant que les dimensions sont énormes. En effet, le puissant Colorado se trouve quelques 300 mètres plus bas par rapport au lieu de la prise de vue !

La suite des événements nous amène à Monument Valley, que j’attends particulièrement. Nous passons à Mexican Hat qui marque l’entrée officielle dans la réserve indienne Navajo, même si depuis une heure ou deux déjà, l’omniprésence de l’influence indienne se ressent énormément. Puis nous arrivons sur la célèbre longue ligne droite qui débouche sur Monument Valley. En dépit d’un ciel nuageux, nous faisons un arrêt afin d’immortaliser l’instant.

Il est 16h, nous décidons d’aller dans un premier temps réserver un emplacement de camping avant de passer la fin d’après-midi à l’intérieur de la réserve indienne. Le choix est limité : soit le camping de la réserve indienne bien situé mais sommaire, soit le Goulding’s campground un peu plus loin mais équipé de douches. Nous optons pour le second choix. Ici, nous flirtons sans arrêt entre deux Etats qui n’ont pas le même fuseau horaire… Au camping, nous sommes en Utah (-8h par rapport à la France) alors que lorsque nous nous rendons sur le site de Monument Valley à deux pas, nous nous retrouvons en Arizona (-9h). Comme à Arches National Park, le ciel se dégage en fin de journée. Le soleil embrase du même coup les West Mitten, East Mitten et Merrick Buttes, pour notre plus grand bonheur.

Nous nous attaquons à la piste de Monument Valley qui offre de jolis points de vue sur les plus célèbres « mesas » de la réserve. L’allure y est très modérée car la piste est bien défoncée. Au niveau de Totem Pole, la panoplie de couleurs est extraordinaire en cette fin de journée.

Par endroits, la végétation me donne l’impression d’être au beau milieu de la savane africaine. Ne manquent plus que les lions, les girafes et les zèbres…

Bien que l’on présente souvent Monument Valley comme un petit parc dont on a vite fait le tour, il offre parfois un aperçu sur des étendues vierges gigantesques.

Juste avant de quitter la réserve, depuis le parking du parc nous assistons au coucher de soleil. Nous regagnons notre campement déjà dans la pénombre et choisissons d’aller faire un saut à la piscine du camping avant de manger. Mais la fraîcheur de son eau nous amène aux douches plus tôt que prévu. En arrivant, j’avais vu une pizzeria le long de la route qui mène au camping. C’est pourquoi ce soir, nous nous faisons un plaisir d’y aller se restaurer. Mais mauvaise surprise, à l’heure où nous arrivons les fourneaux sont déjà éteints. Il faudra une fois de plus se contenter d’un dîner frugal et concis…
Dimanche 16 septembre : Debout de bonne heure et de bonne humeur comme d’habitude ce matin. Après un petit coup de fil à la famille en France où la journée est déjà sur la fin, nous plions bagage direction Page et le Lac Powell. Sur les 200 kilomètres à parcourir, nous traversons 2 villes, Kayenta et Kaibeto, sachant que la 2ème citée doit abriter 500 âmes maximum… Sûrement le trajet où la présence humaine s’est faite la plus discrète. Par contre, peu avant notre arrivée du côté du Lac Powell, nous doublons un train de fret qui doit mesurer plus d’un kilomètre, tant le nombre de wagons est énorme. Encore un cliché croisé de l’ouest américain. Fred dort comme un loir lorsque Fabien et moi croyons assister la formation d’une tornade au-dessus d’un champ sur notre gauche. Une colonne sombre sortant d’un cumulo-nimbus menaçant semble se diriger vers le sol. Mais la tentative est vaine. Nous arrivons à Page dans l’heure de midi. Nous déjeunons en contrebas de la Scenic View drive, d’où nous pouvons voir l’immense Glen Canyon Dam, le barrage dont la construction a engendré le Lac Powell. A présent, nous nous dirigeons vers Horse Shoe Bend, un méandre du Colorado qui doit son nom à sa forme de fer à cheval. Il se situe à la sortie sud de la ville, nous y sommes vite rendus. La marche qui suit pour y accéder est une formalité puisqu’elle ne fait même pas un kilomètre. Comme toujours, le Colorado ne fait pas dans la dentelle : le fleuve, d’un vert très profond, se situe 340 mètres plus bas que nous ! Quelques bateaux qui en font le tour nous permettent d’avoir un ordre d’idée de l’échelle, tout comme une espèce de cabane que je repère tout près d’une rive. Moi qui n’ai pas le vertige, je ne suis pas rassuré lorsqu’il s’agit de m’approcher un peu du précipice afin de faire une photo souvenir.

Vers 15h, nous rentrons au camping de Wahweap où nous espérons trouver un emplacement. Le ciel se noircit dangereusement, l’orage est très proche. C’est donc sous des trombes d’eau que nous pénétrons le Glen Canyon National Recreational Area, où se situe Wahweap.
Mais quelques minutes plus tard, le soleil règne à nouveau en maître dans le ciel et notre installation dans un camping quasiment vide peut se faire aisément. Nous allons ensuite faire un petit tour sur une des multiples plages du lac. Le vent et la multitude de camping-cars rendant la chose assez peu agréable, nous ne nous y éternisons pas. Pendant toute la soirée, les orages éclatent autour de nous, sans jamais parvenir à nous atteindre.
Lundi 17 septembre : Ce matin, c’est objectif Upper Antelope Canyon, dont la visite n’a d’intérêt que si le temps est au beau fixe. Et bonne nouvelle, après 3 jours où les nuages furent assez nombreux, le ciel est complètement bleu. Nous nous conduisons donc sereins dans le fameux canyon aux mille puits de lumière. Nous sommes sur place vers 10h car nous savons que le site est assez fréquenté. Après un premier péage au niveau du parking, l’addition se corse avec l’entrée du canyon. Il n’y a pas tant de monde que ça mais on nous fait comprendre qu’il va falloir patienter car les pick-up qui font l’aller-retour vers l’entrée du canyon ne sont pas très nombreux. Notre sourire se crispe un peu plus quand nous voyons débarquer un groupe d’Asiatiques qui nous passe devant le nez et remplit les pick-up que nous étions censés occuper. Tout comme un couple qui exprime son mécontentement, en bons Français nous commençons à ronchonner. Mais finalement, nous atteignons l’entrée du canyon à 11h et là, nous oublions rapidement ces quelques désagréments pour focaliser notre attention sur ce nouveau chef-d'œuvre de la nature.

Antelope Canyon est un slot cayon, c’est-à-dire qu’il se caractérise par une forte étroitesse. Ses galeries sculptées par l’érosion combinée de l’eau et du vent laissent néanmoins laisser passer quelques puits de lumière en été, lorsque le soleil est au zénith. Après quelques minutes de marche au milieu d’un univers orangé, nous apercevons enfin le premier filet de lumière venant taper sur le sol sableux de la galerie.

Difficile d’imaginer par le biais de ces photos la foule qui occupe la galerie. Heureusement, les guides Navajos sont là pour faire un peu la police et pour permettre à chacun de rentrer à la maison avec un souvenir tronqué mais vierge de ce surprenant site, où la blancheur des puits de lumière paraît parfois irréelle tant elle contraste avec le reste du décor.

En 1997, 9 touristes, pris au piège par un violent orage, ont péri noyés dans Lower Antelope Canyon, l’autre partie du canyon. Pas si étonnant que ça malheureusement quand on lève la tête et on se rend compte qu’en cas de fortes pluies, il n’y a aucune issue de secours…

Sur la fin du parcours, le soleil s’invite plus généreusement au sein du canyon, rendant les parois encore plus flamboyantes.

Avant de sortir de cette galerie fantastique, j’immortalise une dernière fois cette étrangéité uniquement modelée par la force des éléments.

Nous repartons ravis de notre passage dans ce slot canyon qui ne déçoit jamais. Maintenant il faut se poser la question du logement pour la nuit à venir. Avant de partir, nous nous étions dit que nous dormirions une nuit à l’hôtel lors de notre escale autour du Lac Powell, la ville de Page étant bien garnie de ce point de vue là. Quelques provisions s’imposent dans le Walmart du coin, au même titre qu’un plein d’essence pour réapprovisionner notre gros consommateur de pétrole. Après une rapide comparaison avec son voisin le Super 8 Motel, nous choisissons de nous établir au Motel 6, malgré l’antipathie des hôtesses d’accueil. Nous apprécions cependant de nous détendre une heure dans la piscine. Pour le coucher de soleil, nous choisissons Alstrom Point qui offre un admirable panorama sur le Lac Powell. Nous savons la piste longue et accidentée pour y parvenir, c’est pourquoi nous partons de Page en milieu d’après-midi. Première difficulté, Big Water. Aucun de nous trois ne remarque cette « ville », d’où la bifurcation se fait pour aller à Alstrom Point. Suspicieux, nous faisons donc demi-tour après quelques miles et en étant bien concentrés, nous trouvons enfin Big Water. Mis à part une arrivée d’eau pour pompiers qui éclabousse de toute sa pression la route et qui permet de laver un peu notre voiture, rien à signaler dans ce village qui a l’air déserté. La piste pour Alstrom Point est assez mal indiquée mais c’est bien elle que nous empruntons. Deuxième obstacle, un petit cours d’eau qui traverse la piste et dont la profondeur nous interpelle. Une bonne accélération et le piège est franchi. Le paysage est vraiment démesuré et lunaire à cet endroit, Fabien semble ridicule à côté d’un rocher arrivé au bord de la piste par je ne sais quel miracle.

Cela fait déjà 1h30 que nous roulons sur cette piste en bien mauvais état et d’après la carte que nous suivons avec attention, Alstrom Point paraît encore assez éloigné. En même temps, à 20 ou 30 km/h, les distances sont longues… Malgré tout, la curiosité des lieux m’envoûte et je ne porte pas trop de crédit au temps qui passe.

Il est 17h30 lorsque nous tombons sur une espèce de parking, qui selon nous forme le point de départ de la petite marche qui mène au point de vue. Le temps presse maintenant et il s’agit de se rapprocher rapidement des rives du lac pour assister au coucher du soleil. Mais nous nous rendons vite compte que le point de vue tant recherché est encore quelques centaines de mètres plus loin… Tant pis, de toute façon le soleil est désormais trop bas pour pouvoir en profiter pleinement. Nous nous satisfaisons de la vue qui nous est offerte pour contempler ce décor « carton-pâte ». Nous pouvons facilement observer les effets de la sécheresse qui dure depuis fin 2000 dans la région. La haut de la bande blanche (qui mesure pas moins de 30 mètres), représente le niveau d’eau d’il y a 7 ans ! Le lac n’est actuellement rempli qu’à 60% de sa capacité…

Nous repartons un brin déçus de ne pas avoir pu assister à la tombée de la nuit à l’endroit voulu. Mais la piste est longue et l’obscurité se fait de plus en plus grande, il est temps de rentrer. Avant de retourner à l’hôtel, nous faisons un saut par le Mac Donald’s de Page où un certain Gerald nous attend. Une fois le ventre plein, nous pouvons nous diriger vers le Motel 6. Une connexion internet nous permet de donner quelques rapides nouvelles aux amis et à la famille avant de se mettre au lit.
Mardi 18 septembre : L’avant-dernière étape de notre périple nous amène au Grand Canyon. Plus de 2h de route sont prévues. Quelques miles avant l’entrée dans le parc, nous faisons un arrêt pour jeter un œil au Litlle Colorado, affluent de son grand frère. Des Indiens occupent le long de la route dans leurs stands et autres baraques, plutôt délabrés, et proposent une multitude de babioles. Il est 12h30 lorsque nous arrivons dans le parc.

Nous faisons une première halte au niveau de Desert View où trône au bord du précipice une tour d’observation. Nous ne nous attardons pas à son rez-de-chaussée consacré aux commerçants et montons directement au dernier étage afin d’observer cette immensité, derrière les carreaux. Et l’impression de gigantisme nous saisit. Cependant, étant donné le peu de repères, difficile d’imaginer que la « rim » nord se trouve à 15 kilomètres ! Nous déjeunons dans l’un des nombreux restaurants de Grand Canyon. Pour l’après-midi, nous prévoyons une marche reliant South Kaibab à Cedar Ridge Point. Nous prenons le bus du parc pour rejoindre le point de départ du parcours. Le soleil n’étant pas très violent, nous l’attaquons vers 15h. La première descente affiche la couleur d’une randonnée que Fred finira non sans mal…

Le beau temps est là mais curieusement nous ne croisons pas grand monde sur le sentier, si l’on excepte une femme seule qui recherche désespérément de la ventoline. Aucun de nous trois n’en possède, j’ai l’impression désolée de laisser cette personne face à une situation plus que problématique… Mis à part cet intermède assez surréaliste, pour l’instant la balade se passe bien, notre rythme de croisière est bon. Nous descendons un peu à tâtons sans vraiment connaître la durée de notre excursion, mais avec un grand sourire aux lèvres.

Nous arrivons à Cedar Ridge Point à peine une heure après notre départ. De ce point de vue, nous voyons bien les départs d’incendie qui sévissent depuis quelques jours sur la rim nord : une fumée grisâtre vient contrarier le bleu pur du ciel.

Sachant que la remontée qui nous attend s’annonce autrement plus pénible, nous n’allons pas plus loin et faisons prudemment demi-tour. Et en effet, le retour est comme prévu plus difficile. Nous multiplions les pauses rafraîchissement, même si cela ne parvient pas à redonner des jambes neuves à Fred. Nous croisons un groupe de jeunes Américains dont quelques-uns sont équipés de claquettes pour effectuer la descente... Finalement, Fabien et moi bouclons la randonnée quelques minutes avant Fred, que nous nous amusons à observer du haut du plateau et qui paraît bien petit au milieu de ces monstres de falaises de plusieurs centaines de mètres. Il est maintenant 17h30, l’heure de nous diriger vers Mather Point pour assister, comme presque tous les soirs, au coucher de soleil. Nous reprenons le bus et arrivés sur place, nous ne sommes pas seuls à vouloir regarder le Grand Canyon prendre des teintes orangées.

Un dernier adieu à ce Grand Canyon dont les reliefs disparaissent avec la pénombre et nous allons faire nos dernières provisions du séjour. Dans le magasin, en hommage à Davy Crockett, Fabien s’essaie à un chapeau de fourrure. Dehors, avec la nuit le froid fait son grand retour, une semaine après Bryce Canyon. Les 2000 mètres d’altitude se ressentent tout de suite. C’est donc de nuit et dans une atmosphère plutôt frisquette que nous aménageons notre emplacement réservé dans le Mather campground. Une fois de plus, Fred va prendre sa douche payante seul. Juste avant de nous endormir, Fabien nous raconte sa rencontre avec ce qu’il pense être un cerf non loin de là. En journée, de nombreux touristes fréquentent Grand Canyon National Park mais à la nuit tombée, la nature reprend ses droits et le site devient soudainement plus sauvage. C’est littéralement emmitouflés dans nos duvets que nous nous couchons pour affronter cette drôle d’ambiance.
Mercredi 19 septembre : Tout à coup, en pleine nuit, une étrange sirène retentit, sans que l’on n’en connaisse les raisons. Sûrement un incendie à proximité étant donné le risque élevé qui subsiste depuis quelques jours dans le coin. Ca ne m’empêche pourtant pas de replonger profondément dans mon sommeil. Au programme aujourd’hui le village considéré comme le plus isolé des Etats-Unis : Supai, et ses chutes d’eau paradisiaques… 16 kilomètres de marche pour y accéder, nous savons que l’épreuve est rude mais la perspective de piquer une tête dans ces eaux turquoise nous regonfle à bloc. Avant de nous lancer dans l’effort, il s’agit déjà d’atteindre le parking de Hualapai Hilltop, d’où le départ de la longue marche s’effectue. Notre itinéraire est fait depuis un moment déjà, nous avons décidé de nous essayer au trajet le plus court, en passant par la gare fantôme d’Anita à Woodin. 3 heures sont annoncées pour parcourir les 67 miles de piste. Inutile de préciser qu’il n’y a aucune ville entre le point de départ et le point d’arrivée. Le début de l’itinéraire est simple puisque nous roulons sur la belle route n°180 qui relie Grand Canyon à Flagstaff, une des villes les plus importantes de l’Arizona. C’est lorsque nous empruntons la route NF-686, c’est-à-dire très rapidement, que cela se complique : une piste caillouteuse, parfois assez bosselée, sur laquelle il est impossible de dépasser les 50 km/h. A partir de ce moment-là, nous nous en remettons plus ou moins à notre feeling car les cartes que nous possédons ne mentionnent pas ce type de chemins. Après une grosse demi-heure, nous sommes enfin heureux de voir la gare d’Anita, même si nous pensions la trouver plus rapidement. Nous devons ensuite logiquement enchaîner sur l’Anita Road. Problème : plusieurs pistes partent dans différentes directions, sans qu’aucune indication ne puisse nous aider. Collectivement, nous décidons de prendre ce que nous pensons être la bonne piste. Les minutes passent et le doute s’installe. Les maigres indices que nous laisse notre itinéraire ne correspondent pas vraiment à ce que nous voyons.

Après une heure et demie, nous arrivons dans une ferme… en cul-de-sac. Nous comprenons alors que nous avons dû emprunter un mauvais chemin. Fabien et moi descendons de la voiture pour chercher une quelconque présence humaine qui pourrait nous renseigner. Seul un chien qui aboie nous accueille dans cette ferme pour le moins isolée. Nous prenons notre courage à deux mains et décidons d’aller voir dans la maison. Un cadavre de bœuf jonche le jardin qui permet d’y accéder. Nous frappons à la porte, en vain. Il faut désormais prendre une décision rapide car les heures tournent et une longue marche éprouvante nous attend. Nous choisissons donc de faire demi-tour jusqu’au « carrefour » précédent. Les nerfs sont de plus en plus tendus et notre enthousiasme s’éteint petit à petit. Nous bifurquons donc quelques miles en arrière vers une autre piste que seuls le soleil et notre sens d’orientation nous demandent de suivre. La suite ressemble à une course d’orientation dans un environnement assez hostile à cette pratique : piste littéralement défoncée par endroits, aucune indication et impatience grandissante. Trois heures après notre départ, alors que nous devrions être rendus au parking, un nouvel obstacle se dresse sur notre chemin. Une barrière en travers de la route, avec une feuille sur le bord de la route nous demandant de nous inscrire pour entrer sur ces terres. Fred y jette un œil et le dernier inscrit remonte à plusieurs mois… Rien de rassurant ! Nous suivons la procédure demandée et continuons notre route. De plus en plus d’affleurements rocheux sur la piste viennent ralentir notre périple. Après une énième fausse piste nous obligeant à faire demi-tour, Fabien et Fred sont à deux doigts de craquer. J’essaie de rester calme et positif, sinon je sais que nous ne verrons jamais Havasupai. Cela fait maintenant quatre heures de tâtonnements, et toujours rien qui puisse nous remonter le moral, si ce n’est une deuxième ferme à l’horizon. Malheureusement, celle-ci est également déserte. Tout à coup, comme un mirage, Fabien aperçoit au loin un cheval accompagné d’une femme ! Nous pensons rêver. L’excitation regagne la voiture, nous allons enfin pouvoir demander notre chemin. La personne en question reste pantoise lorsque nous lui indiquons le chemin que nous avons fait. Elle nous explique aussi que nous sommes tout près du but, et c’est bien là l’essentiel… Elle nous dévoile une information précieuse (qui aurait pu écourter notre galère) en nous révélant qu’il ne fallait pas hésiter à soulever les barrières rencontrées. Nous revenons jusqu’à sa ferme, passons deux de ces barrières et nous envolons vers le parking tant recherché. Il est quasiment 15h, soit 2h plus tard que prévu, lorsque nous nous garons sur le parking de Hualapai Hilltop. Nous avalons un repas léger et préparons notre paquetage constitué entre autres d’un matelas, d’une tente, d’un sac de couchage, de nourriture et de quelques vêtements. C’est donc avec entre 15 et 20 kilos chacun sur le dos que nous attaquons la fameuse randonnée.

Avec le poids des sacs, nos épaules commencent à souffrir, c’est pourquoi nous effectuons une première bonne pause une heure environ après être partis.

Nous n’avons croisé personne depuis le départ, peut-être sommes-nous un peu trop tardifs. Après trois heures de marche à un rythme plutôt soutenu, nos épaules sont en miettes mais nous atteignons Supai. Enfin pourrait-on dire étant donné l’état physique dans lequel nous sommes. La vision paraît irréelle : dans ce village des chevaux partout, des baraquements précaires et une poussière omniprésente. Un peu plus loin, alors que l’office de tourisme est fermé, un indien nous indique que le camping se situe à 2-3 miles. Fred étant légèrement en retrait, Fabien et moi décidons de garder cette fâcheuse information pour nous, afin de ne pas décourager totalement Fred déjà en mauvaise posture. Pour corser un peu la chose, Fabien se fait mordiller par un des nombreux chiens errants rencontrés. Nous comprenons que nous nous approchons sérieusement du camping lorsque le bruit sourd d’Havasu Fall se fait de plus en plus fort. La nuit tombe, il ne fallait vraiment pas arriver plus tard. C’est complètement exténués par cette journée aussi bien difficile sur le plan physique que sur le plan moral que nous bâclons le montage de nos tentes sur le premier emplacement trouvé. Il nous faut maintenant prendre quelques forces, nous passons donc à table. Au menu, une grosse boîte de raviolis et quelques chips. Pendant la cuisson, quelques papillons de nuit, attirés par la lumière du feu du camping-gaz, tournent autour de la casserole. L’un d’entre eux vient misérablement s’échouer dans le plat. Cette fois, c’en est trop, nous coupons court au repas et décidons d’aller nous coucher, avec l’intention d’aller tôt le lendemain matin à l’office de tourisme voir les modalités pour revenir en hélicoptère…
Jeudi 20 septembre : Fred, plus motivé que jamais à l’idée de se faire rapatrier en hélico, est le premier debout à 6h30. La seule et unique fois du séjour. A peine sortis de leur tente, un groupe de randonneurs fait remarquer à Fabien et Fred que les scorpions adorent se nicher dans les chaussures laissées au pied des tentes. Jamais nous n’aurons pris autant le soin de vérifier le contenu de celles-ci. Nous partons le ventre vide au village avec pour but de négocier un retour en hélico dans la journée, Fred ne voulant pas entendre parler d’un éventuel retour à pieds. Une heure de marche pour bien commencer la journée et lorsque nous arrivons à Supai, on nous dit que la personne qui gère les réservations n’arrivera pas avant 2h. Nous patientons donc gentiment près de la piste d’atterrissage. Fabien en profite pour aller régurgiter son repas de la veille, le papillon de nuit lui restant encore en travers de la gorge. Nous nous inscrivons ensuite sur la liste en espérant pouvoir prendre un hélico dans l’après-midi, histoire de pouvoir profiter quand même un peu des divines chutes d’eau. Nous retournons donc vers le camping pour plier bagage et nous dirigeons vers Havasu Fall. La chance nous sourit puisque le soleil commence tout juste à s’imposer très largement dans le ciel bleu de Supai. Une petite baignade dans ces eaux turquoise s’impose.

Fabien, lui, décide de ne pas goûter à la fraîcheur des flots et s’occupe des photos. Fred et moi, revigorés par ce bain, nous amusons dans les bassins naturels formés par les courants.

Ici, l’eau est translucide et d’une pureté incroyable. C’est d’ailleurs cette eau potable qui alimente le camping situé en contrebas.

Je pars faire une dernière photo en haut d’un rocher depuis lequel la vue offerte est sympathique…

Après une baignade d’une petite heure, nous quittons les lieux avec notre paquetage sur le dos en direction de l’héliport. Un dernier effort dont la difficulté est accentuée par la poussière que produit le passage des chevaux sur le sentier ainsi que par la température qui monte.

Arrivés au village, nous constatons avec satisfaction que nos noms figurent toujours sur la liste des passagers ayant réservé leurs places. Après environ une demi-heure d’attente, nous embarquons, en contrepartie de 85 dollars chacun, à bord d’un engin un peu vieillot et assez contigu. Les rangers du coin, qui conduisent l’hélicoptère, partent du parking de Hualapai Hilltop avec des ravitaillements en nourriture et autres produits de 1ère consommation et repartent avec des touristes qui, comme nous, veulent s’épargner d’un retour à pieds plutôt pénible. Le vol est perturbé par des rafales de vent assez violentes qui viennent quelque peu déséquilibrer l’appareil mais nous arrivons tout de même sains et saufs, et surtout beaucoup moins fatigués que prévu !

Tout heureux de notre sort, nous récupérons notre voiture qui doit nous amener vers la dernière étape de notre périple, le Lac Mead. Fabien et Fred sont à l’avant, j’en profite pour faire une petite sieste de quelques minutes. Pas grand chose à signaler sur le trajet si ce n’est une ligne parfaitement droite d’une trentaine de kilomètres parallèle à l’historique route 66 juste avant d’arriver à Kingman, 2ème ville de l’Arizona. C’est d’ailleurs dans cette ville que nous déjeunons pour une énième fois dans un restaurant dont l’emblème est un grand M jaune. Nous faisons une escale au Hoover Dam, énorme barrage sur le Lac Mead de 221 mètres de haut et de 201 mètres de largeur à sa base, qui retient la modique masse de 45 milliards de m3 d’eau… Et nous tombons sur les deux couples de Russes croisés cinq jours plus tôt à Goosenecks State Park, qui se trouve à 700 kilomètres d’ici ! Ce barrage marque aussi la frontière entre l’Arizona et le Nevada, ainsi nous croisons un premier casino quelques centaines de mètres seulement après l’avoir franchi. Nous décidons alors de passer notre dernière nuit sous tente au camping du Lac Mead, dans lequel nous entrons vers 18h. A cette heure-ci, le soleil donne de jolies couleurs aux rivages d’un lac qui s’assèche aussi dangereusement que son voisin Powell.

Une dernière fois, nous sommes confrontés à l’absence de douches donc nous optons pour le lavage à la bouteille. L’eau qui sort du robinet près de notre emplacement est au moins à 30°C, le lavage qui s’annonçait précaire est finalement plutôt agréable. Un dernier repas peu diététique et une dernière partie de cartes et nous pouvons nous endormir dans la chaleur moite du Nevada.

Vendredi 21 septembre : Pour ce dernier jour, nous programmons la visite de Las Vegas. Nous nous arrêtons sur la route à Boulder City, banlieue aisée de Las Vegas où les villas sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. C’est dans l’heure de midi que nous bouclons notre boucle de 3000 kilomètres. Notre premier objectif est de nettoyer notre 4x4, qui a beaucoup souffert depuis deux semaines. Ensuite, nous nous rendons au Comfort Inn situé sur la Paradise Road, non loin du Strip, que Fabien a réservé début juin. Nous prenons notre repas dans la chambre, puis Fabien et Fred partent piquer une tête dans la piscine de l’hôtel pendant que je flemmarde devant des combats de catch à la télé. Nous partons à la visite de Sin City en milieu d’après-midi. Comme nous pouvions nous y attendre, Las Vegas nous surprend par son architecture kitsch et son incessant développement marqué par de nombreux chantiers de construction, le tout en plein désert… Mais, une fois notre conscience écologique de côté, nous ne rechignons pas à flâner dans cette ville décidément hallucinante. Nous passons dans l’inévitable magasin M&M’s, dont les deux étages sont entièrement consacrés au bonbon et à ses multiples dérivés. Nous vadrouillons dans les galeries commerçantes à la recherche d’un petit souvenir pour nos bien-aimées. A la nuit tombée, la ville s’illumine de mille feux dans le but de mettre en valeur les casinos, véritables symboles d’une cité où l’argent coule à flots. Au milieu du Strip, le Paris Las Vegas en impose avec ses 112 mètres de haut et sa réplique à l’échelle 1/2 de la Tour Eiffel.

En face, nous pénétrons dans le luxueux Bellagio dont la partie hôtel compte quasiment 4000 chambres et plus de 500 suites. Son casino possède lui aussi des proportions ahurissantes : ses tables de jeux et machines à sous sont réparties sur 10 776 m², soit plus d’un hectare ! Pas étonnant du coup que le soir où il ouvrit ses portes, en 1998, le casino gagna 88 millions de dollars… A l’extérieur, malgré un orage qui persiste, nous revenons plusieurs fois assister au magnifique spectacle musical de jets d'eau offert par les fontaines du Bellagio.

Pour terminer la soirée, et notre séjour, nous décidons de monter en haut de la Stratosphere Tower, située un peu plus au nord sur le Strip. Cette tour de 350 mètres offre à son sommet un panorama complet sur la ville.

Des cordes s’abattent toujours sur Las Vegas, c’est pourquoi au guichet on nous informe que la plateforme d’observation est inaccessible. Nous devons nous contenter d’un étage inférieur, qu nous laisse tout de même une bonne impression.

Le Luxor, 3ème plus grand hôtel du monde avec ses quelques 4407 chambres, se distingue dans cette jungle urbaine, grâce à son puissant projecteur, bien visible d’ici.

En rentrant à l’hôtel, nous prenons conscience que la fin du séjour est très proche. Nous préparons nos valises et nous couchons. Mais une foule d’images de ces deux semaines passées défilent dans ma tête, j’ai du mal à trouver le sommeil.
Samedi 22 septembre : Après une nuit plutôt mauvaise, nous nous levons de bonne heure et allons directement prendre notre ultime petit-déjeuner gracieusement offert par l’hôtel. Cependant, vu la nourriture proposée et la réaction de Fabien et Fred lorsqu’ils l’avalent, je préfère jeûner… En rangeant la voiture, je retrouve les cinq cartes postales que j’étais persuadé avoir égarées du côté de Monument Valley. Il était temps ! Nous prenons dans un premier temps la direction de l’agence Alamo pour rendre notre 4x4 qui nous aura été bien utile à plusieurs reprises. La restitution dure 2 minutes chrono, le temps pour l’employé de passer le détecteur de code-barres sur la vitre avant du véhicule. Nous prenons ensuite le bus qui nous amène dans un aéroport où des milliers de touristes affluent vers les différents terminaux. Une dernière photo souvenir d’une affiche représentant John Wayne, alias George Abitbol, et nous pouvons dire au revoir à cet ouest américain dont les merveilles nous ont et nous feront encore rêver pendant un long moment…

Ce petit intermède passé, nous décidons d’aller saluer une dernière fois Canyonlands National Park au Grand View Point overlook, duquel le panorama sur Islands in the Sky est fantastique. Ici, le Colorado a littéralement grignoté le plateau pendant des dizaines de millions d’années. L’impression qui en ressort est un aveu d’impuissance de la part de la roche, comme si chaque strate s’avouait vaincue face à la puissance incommensurable du fleuve.

Cette dernière vision nous redonne quelque peu le sourire aux lèvres, c’est pourquoi nous quittons les lieux moins contrariés qu’une heure plus tôt. Une fois n’est pas coutume, c’est en sortant du parc que nous nous prenons en photo devant le panneau indiquant officiellement l’entrée dans le site classé.

Direction maintenant Monument Valley, avec un crochet par Goosenecks State Park. Pour ce faire, nous devons retourner sur Moab, où le prix de l’essence attractif nous incite à faire le plein. Nous traversons sur notre chemin les villes désertes de Monticello, Blanding, White Mesa et Bluff. Seule cette dernière se détache des autres par une activité importante due à un concours de rodéo. Ici, les clichés de l’ouest américain pur et dur sont tenaces… Quelques miles après Bluff, nous dévions vers Goosenecks State Park. Et bonne surprise à l’arrivée, ce State Park est gratuit. Tout comme deux couples de Russes, nous observons émerveillés ce nouveau miracle de la nature : il est encore une fois l’œuvre du Colorado, qui a dessiné 3 méandres quasiment parfaitement symétriques… D’autant plus impressionnant que les dimensions sont énormes. En effet, le puissant Colorado se trouve quelques 300 mètres plus bas par rapport au lieu de la prise de vue !

La suite des événements nous amène à Monument Valley, que j’attends particulièrement. Nous passons à Mexican Hat qui marque l’entrée officielle dans la réserve indienne Navajo, même si depuis une heure ou deux déjà, l’omniprésence de l’influence indienne se ressent énormément. Puis nous arrivons sur la célèbre longue ligne droite qui débouche sur Monument Valley. En dépit d’un ciel nuageux, nous faisons un arrêt afin d’immortaliser l’instant.

Il est 16h, nous décidons d’aller dans un premier temps réserver un emplacement de camping avant de passer la fin d’après-midi à l’intérieur de la réserve indienne. Le choix est limité : soit le camping de la réserve indienne bien situé mais sommaire, soit le Goulding’s campground un peu plus loin mais équipé de douches. Nous optons pour le second choix. Ici, nous flirtons sans arrêt entre deux Etats qui n’ont pas le même fuseau horaire… Au camping, nous sommes en Utah (-8h par rapport à la France) alors que lorsque nous nous rendons sur le site de Monument Valley à deux pas, nous nous retrouvons en Arizona (-9h). Comme à Arches National Park, le ciel se dégage en fin de journée. Le soleil embrase du même coup les West Mitten, East Mitten et Merrick Buttes, pour notre plus grand bonheur.

Nous nous attaquons à la piste de Monument Valley qui offre de jolis points de vue sur les plus célèbres « mesas » de la réserve. L’allure y est très modérée car la piste est bien défoncée. Au niveau de Totem Pole, la panoplie de couleurs est extraordinaire en cette fin de journée.

Par endroits, la végétation me donne l’impression d’être au beau milieu de la savane africaine. Ne manquent plus que les lions, les girafes et les zèbres…

Bien que l’on présente souvent Monument Valley comme un petit parc dont on a vite fait le tour, il offre parfois un aperçu sur des étendues vierges gigantesques.

Juste avant de quitter la réserve, depuis le parking du parc nous assistons au coucher de soleil. Nous regagnons notre campement déjà dans la pénombre et choisissons d’aller faire un saut à la piscine du camping avant de manger. Mais la fraîcheur de son eau nous amène aux douches plus tôt que prévu. En arrivant, j’avais vu une pizzeria le long de la route qui mène au camping. C’est pourquoi ce soir, nous nous faisons un plaisir d’y aller se restaurer. Mais mauvaise surprise, à l’heure où nous arrivons les fourneaux sont déjà éteints. Il faudra une fois de plus se contenter d’un dîner frugal et concis…
Dimanche 16 septembre : Debout de bonne heure et de bonne humeur comme d’habitude ce matin. Après un petit coup de fil à la famille en France où la journée est déjà sur la fin, nous plions bagage direction Page et le Lac Powell. Sur les 200 kilomètres à parcourir, nous traversons 2 villes, Kayenta et Kaibeto, sachant que la 2ème citée doit abriter 500 âmes maximum… Sûrement le trajet où la présence humaine s’est faite la plus discrète. Par contre, peu avant notre arrivée du côté du Lac Powell, nous doublons un train de fret qui doit mesurer plus d’un kilomètre, tant le nombre de wagons est énorme. Encore un cliché croisé de l’ouest américain. Fred dort comme un loir lorsque Fabien et moi croyons assister la formation d’une tornade au-dessus d’un champ sur notre gauche. Une colonne sombre sortant d’un cumulo-nimbus menaçant semble se diriger vers le sol. Mais la tentative est vaine. Nous arrivons à Page dans l’heure de midi. Nous déjeunons en contrebas de la Scenic View drive, d’où nous pouvons voir l’immense Glen Canyon Dam, le barrage dont la construction a engendré le Lac Powell. A présent, nous nous dirigeons vers Horse Shoe Bend, un méandre du Colorado qui doit son nom à sa forme de fer à cheval. Il se situe à la sortie sud de la ville, nous y sommes vite rendus. La marche qui suit pour y accéder est une formalité puisqu’elle ne fait même pas un kilomètre. Comme toujours, le Colorado ne fait pas dans la dentelle : le fleuve, d’un vert très profond, se situe 340 mètres plus bas que nous ! Quelques bateaux qui en font le tour nous permettent d’avoir un ordre d’idée de l’échelle, tout comme une espèce de cabane que je repère tout près d’une rive. Moi qui n’ai pas le vertige, je ne suis pas rassuré lorsqu’il s’agit de m’approcher un peu du précipice afin de faire une photo souvenir.

Vers 15h, nous rentrons au camping de Wahweap où nous espérons trouver un emplacement. Le ciel se noircit dangereusement, l’orage est très proche. C’est donc sous des trombes d’eau que nous pénétrons le Glen Canyon National Recreational Area, où se situe Wahweap.
Mais quelques minutes plus tard, le soleil règne à nouveau en maître dans le ciel et notre installation dans un camping quasiment vide peut se faire aisément. Nous allons ensuite faire un petit tour sur une des multiples plages du lac. Le vent et la multitude de camping-cars rendant la chose assez peu agréable, nous ne nous y éternisons pas. Pendant toute la soirée, les orages éclatent autour de nous, sans jamais parvenir à nous atteindre.
Lundi 17 septembre : Ce matin, c’est objectif Upper Antelope Canyon, dont la visite n’a d’intérêt que si le temps est au beau fixe. Et bonne nouvelle, après 3 jours où les nuages furent assez nombreux, le ciel est complètement bleu. Nous nous conduisons donc sereins dans le fameux canyon aux mille puits de lumière. Nous sommes sur place vers 10h car nous savons que le site est assez fréquenté. Après un premier péage au niveau du parking, l’addition se corse avec l’entrée du canyon. Il n’y a pas tant de monde que ça mais on nous fait comprendre qu’il va falloir patienter car les pick-up qui font l’aller-retour vers l’entrée du canyon ne sont pas très nombreux. Notre sourire se crispe un peu plus quand nous voyons débarquer un groupe d’Asiatiques qui nous passe devant le nez et remplit les pick-up que nous étions censés occuper. Tout comme un couple qui exprime son mécontentement, en bons Français nous commençons à ronchonner. Mais finalement, nous atteignons l’entrée du canyon à 11h et là, nous oublions rapidement ces quelques désagréments pour focaliser notre attention sur ce nouveau chef-d'œuvre de la nature.

Antelope Canyon est un slot cayon, c’est-à-dire qu’il se caractérise par une forte étroitesse. Ses galeries sculptées par l’érosion combinée de l’eau et du vent laissent néanmoins laisser passer quelques puits de lumière en été, lorsque le soleil est au zénith. Après quelques minutes de marche au milieu d’un univers orangé, nous apercevons enfin le premier filet de lumière venant taper sur le sol sableux de la galerie.

Difficile d’imaginer par le biais de ces photos la foule qui occupe la galerie. Heureusement, les guides Navajos sont là pour faire un peu la police et pour permettre à chacun de rentrer à la maison avec un souvenir tronqué mais vierge de ce surprenant site, où la blancheur des puits de lumière paraît parfois irréelle tant elle contraste avec le reste du décor.

En 1997, 9 touristes, pris au piège par un violent orage, ont péri noyés dans Lower Antelope Canyon, l’autre partie du canyon. Pas si étonnant que ça malheureusement quand on lève la tête et on se rend compte qu’en cas de fortes pluies, il n’y a aucune issue de secours…

Sur la fin du parcours, le soleil s’invite plus généreusement au sein du canyon, rendant les parois encore plus flamboyantes.

Avant de sortir de cette galerie fantastique, j’immortalise une dernière fois cette étrangéité uniquement modelée par la force des éléments.

Nous repartons ravis de notre passage dans ce slot canyon qui ne déçoit jamais. Maintenant il faut se poser la question du logement pour la nuit à venir. Avant de partir, nous nous étions dit que nous dormirions une nuit à l’hôtel lors de notre escale autour du Lac Powell, la ville de Page étant bien garnie de ce point de vue là. Quelques provisions s’imposent dans le Walmart du coin, au même titre qu’un plein d’essence pour réapprovisionner notre gros consommateur de pétrole. Après une rapide comparaison avec son voisin le Super 8 Motel, nous choisissons de nous établir au Motel 6, malgré l’antipathie des hôtesses d’accueil. Nous apprécions cependant de nous détendre une heure dans la piscine. Pour le coucher de soleil, nous choisissons Alstrom Point qui offre un admirable panorama sur le Lac Powell. Nous savons la piste longue et accidentée pour y parvenir, c’est pourquoi nous partons de Page en milieu d’après-midi. Première difficulté, Big Water. Aucun de nous trois ne remarque cette « ville », d’où la bifurcation se fait pour aller à Alstrom Point. Suspicieux, nous faisons donc demi-tour après quelques miles et en étant bien concentrés, nous trouvons enfin Big Water. Mis à part une arrivée d’eau pour pompiers qui éclabousse de toute sa pression la route et qui permet de laver un peu notre voiture, rien à signaler dans ce village qui a l’air déserté. La piste pour Alstrom Point est assez mal indiquée mais c’est bien elle que nous empruntons. Deuxième obstacle, un petit cours d’eau qui traverse la piste et dont la profondeur nous interpelle. Une bonne accélération et le piège est franchi. Le paysage est vraiment démesuré et lunaire à cet endroit, Fabien semble ridicule à côté d’un rocher arrivé au bord de la piste par je ne sais quel miracle.

Cela fait déjà 1h30 que nous roulons sur cette piste en bien mauvais état et d’après la carte que nous suivons avec attention, Alstrom Point paraît encore assez éloigné. En même temps, à 20 ou 30 km/h, les distances sont longues… Malgré tout, la curiosité des lieux m’envoûte et je ne porte pas trop de crédit au temps qui passe.

Il est 17h30 lorsque nous tombons sur une espèce de parking, qui selon nous forme le point de départ de la petite marche qui mène au point de vue. Le temps presse maintenant et il s’agit de se rapprocher rapidement des rives du lac pour assister au coucher du soleil. Mais nous nous rendons vite compte que le point de vue tant recherché est encore quelques centaines de mètres plus loin… Tant pis, de toute façon le soleil est désormais trop bas pour pouvoir en profiter pleinement. Nous nous satisfaisons de la vue qui nous est offerte pour contempler ce décor « carton-pâte ». Nous pouvons facilement observer les effets de la sécheresse qui dure depuis fin 2000 dans la région. La haut de la bande blanche (qui mesure pas moins de 30 mètres), représente le niveau d’eau d’il y a 7 ans ! Le lac n’est actuellement rempli qu’à 60% de sa capacité…

Nous repartons un brin déçus de ne pas avoir pu assister à la tombée de la nuit à l’endroit voulu. Mais la piste est longue et l’obscurité se fait de plus en plus grande, il est temps de rentrer. Avant de retourner à l’hôtel, nous faisons un saut par le Mac Donald’s de Page où un certain Gerald nous attend. Une fois le ventre plein, nous pouvons nous diriger vers le Motel 6. Une connexion internet nous permet de donner quelques rapides nouvelles aux amis et à la famille avant de se mettre au lit.
Mardi 18 septembre : L’avant-dernière étape de notre périple nous amène au Grand Canyon. Plus de 2h de route sont prévues. Quelques miles avant l’entrée dans le parc, nous faisons un arrêt pour jeter un œil au Litlle Colorado, affluent de son grand frère. Des Indiens occupent le long de la route dans leurs stands et autres baraques, plutôt délabrés, et proposent une multitude de babioles. Il est 12h30 lorsque nous arrivons dans le parc.

Nous faisons une première halte au niveau de Desert View où trône au bord du précipice une tour d’observation. Nous ne nous attardons pas à son rez-de-chaussée consacré aux commerçants et montons directement au dernier étage afin d’observer cette immensité, derrière les carreaux. Et l’impression de gigantisme nous saisit. Cependant, étant donné le peu de repères, difficile d’imaginer que la « rim » nord se trouve à 15 kilomètres ! Nous déjeunons dans l’un des nombreux restaurants de Grand Canyon. Pour l’après-midi, nous prévoyons une marche reliant South Kaibab à Cedar Ridge Point. Nous prenons le bus du parc pour rejoindre le point de départ du parcours. Le soleil n’étant pas très violent, nous l’attaquons vers 15h. La première descente affiche la couleur d’une randonnée que Fred finira non sans mal…

Le beau temps est là mais curieusement nous ne croisons pas grand monde sur le sentier, si l’on excepte une femme seule qui recherche désespérément de la ventoline. Aucun de nous trois n’en possède, j’ai l’impression désolée de laisser cette personne face à une situation plus que problématique… Mis à part cet intermède assez surréaliste, pour l’instant la balade se passe bien, notre rythme de croisière est bon. Nous descendons un peu à tâtons sans vraiment connaître la durée de notre excursion, mais avec un grand sourire aux lèvres.

Nous arrivons à Cedar Ridge Point à peine une heure après notre départ. De ce point de vue, nous voyons bien les départs d’incendie qui sévissent depuis quelques jours sur la rim nord : une fumée grisâtre vient contrarier le bleu pur du ciel.

Sachant que la remontée qui nous attend s’annonce autrement plus pénible, nous n’allons pas plus loin et faisons prudemment demi-tour. Et en effet, le retour est comme prévu plus difficile. Nous multiplions les pauses rafraîchissement, même si cela ne parvient pas à redonner des jambes neuves à Fred. Nous croisons un groupe de jeunes Américains dont quelques-uns sont équipés de claquettes pour effectuer la descente... Finalement, Fabien et moi bouclons la randonnée quelques minutes avant Fred, que nous nous amusons à observer du haut du plateau et qui paraît bien petit au milieu de ces monstres de falaises de plusieurs centaines de mètres. Il est maintenant 17h30, l’heure de nous diriger vers Mather Point pour assister, comme presque tous les soirs, au coucher de soleil. Nous reprenons le bus et arrivés sur place, nous ne sommes pas seuls à vouloir regarder le Grand Canyon prendre des teintes orangées.

Un dernier adieu à ce Grand Canyon dont les reliefs disparaissent avec la pénombre et nous allons faire nos dernières provisions du séjour. Dans le magasin, en hommage à Davy Crockett, Fabien s’essaie à un chapeau de fourrure. Dehors, avec la nuit le froid fait son grand retour, une semaine après Bryce Canyon. Les 2000 mètres d’altitude se ressentent tout de suite. C’est donc de nuit et dans une atmosphère plutôt frisquette que nous aménageons notre emplacement réservé dans le Mather campground. Une fois de plus, Fred va prendre sa douche payante seul. Juste avant de nous endormir, Fabien nous raconte sa rencontre avec ce qu’il pense être un cerf non loin de là. En journée, de nombreux touristes fréquentent Grand Canyon National Park mais à la nuit tombée, la nature reprend ses droits et le site devient soudainement plus sauvage. C’est littéralement emmitouflés dans nos duvets que nous nous couchons pour affronter cette drôle d’ambiance.
Mercredi 19 septembre : Tout à coup, en pleine nuit, une étrange sirène retentit, sans que l’on n’en connaisse les raisons. Sûrement un incendie à proximité étant donné le risque élevé qui subsiste depuis quelques jours dans le coin. Ca ne m’empêche pourtant pas de replonger profondément dans mon sommeil. Au programme aujourd’hui le village considéré comme le plus isolé des Etats-Unis : Supai, et ses chutes d’eau paradisiaques… 16 kilomètres de marche pour y accéder, nous savons que l’épreuve est rude mais la perspective de piquer une tête dans ces eaux turquoise nous regonfle à bloc. Avant de nous lancer dans l’effort, il s’agit déjà d’atteindre le parking de Hualapai Hilltop, d’où le départ de la longue marche s’effectue. Notre itinéraire est fait depuis un moment déjà, nous avons décidé de nous essayer au trajet le plus court, en passant par la gare fantôme d’Anita à Woodin. 3 heures sont annoncées pour parcourir les 67 miles de piste. Inutile de préciser qu’il n’y a aucune ville entre le point de départ et le point d’arrivée. Le début de l’itinéraire est simple puisque nous roulons sur la belle route n°180 qui relie Grand Canyon à Flagstaff, une des villes les plus importantes de l’Arizona. C’est lorsque nous empruntons la route NF-686, c’est-à-dire très rapidement, que cela se complique : une piste caillouteuse, parfois assez bosselée, sur laquelle il est impossible de dépasser les 50 km/h. A partir de ce moment-là, nous nous en remettons plus ou moins à notre feeling car les cartes que nous possédons ne mentionnent pas ce type de chemins. Après une grosse demi-heure, nous sommes enfin heureux de voir la gare d’Anita, même si nous pensions la trouver plus rapidement. Nous devons ensuite logiquement enchaîner sur l’Anita Road. Problème : plusieurs pistes partent dans différentes directions, sans qu’aucune indication ne puisse nous aider. Collectivement, nous décidons de prendre ce que nous pensons être la bonne piste. Les minutes passent et le doute s’installe. Les maigres indices que nous laisse notre itinéraire ne correspondent pas vraiment à ce que nous voyons.

Après une heure et demie, nous arrivons dans une ferme… en cul-de-sac. Nous comprenons alors que nous avons dû emprunter un mauvais chemin. Fabien et moi descendons de la voiture pour chercher une quelconque présence humaine qui pourrait nous renseigner. Seul un chien qui aboie nous accueille dans cette ferme pour le moins isolée. Nous prenons notre courage à deux mains et décidons d’aller voir dans la maison. Un cadavre de bœuf jonche le jardin qui permet d’y accéder. Nous frappons à la porte, en vain. Il faut désormais prendre une décision rapide car les heures tournent et une longue marche éprouvante nous attend. Nous choisissons donc de faire demi-tour jusqu’au « carrefour » précédent. Les nerfs sont de plus en plus tendus et notre enthousiasme s’éteint petit à petit. Nous bifurquons donc quelques miles en arrière vers une autre piste que seuls le soleil et notre sens d’orientation nous demandent de suivre. La suite ressemble à une course d’orientation dans un environnement assez hostile à cette pratique : piste littéralement défoncée par endroits, aucune indication et impatience grandissante. Trois heures après notre départ, alors que nous devrions être rendus au parking, un nouvel obstacle se dresse sur notre chemin. Une barrière en travers de la route, avec une feuille sur le bord de la route nous demandant de nous inscrire pour entrer sur ces terres. Fred y jette un œil et le dernier inscrit remonte à plusieurs mois… Rien de rassurant ! Nous suivons la procédure demandée et continuons notre route. De plus en plus d’affleurements rocheux sur la piste viennent ralentir notre périple. Après une énième fausse piste nous obligeant à faire demi-tour, Fabien et Fred sont à deux doigts de craquer. J’essaie de rester calme et positif, sinon je sais que nous ne verrons jamais Havasupai. Cela fait maintenant quatre heures de tâtonnements, et toujours rien qui puisse nous remonter le moral, si ce n’est une deuxième ferme à l’horizon. Malheureusement, celle-ci est également déserte. Tout à coup, comme un mirage, Fabien aperçoit au loin un cheval accompagné d’une femme ! Nous pensons rêver. L’excitation regagne la voiture, nous allons enfin pouvoir demander notre chemin. La personne en question reste pantoise lorsque nous lui indiquons le chemin que nous avons fait. Elle nous explique aussi que nous sommes tout près du but, et c’est bien là l’essentiel… Elle nous dévoile une information précieuse (qui aurait pu écourter notre galère) en nous révélant qu’il ne fallait pas hésiter à soulever les barrières rencontrées. Nous revenons jusqu’à sa ferme, passons deux de ces barrières et nous envolons vers le parking tant recherché. Il est quasiment 15h, soit 2h plus tard que prévu, lorsque nous nous garons sur le parking de Hualapai Hilltop. Nous avalons un repas léger et préparons notre paquetage constitué entre autres d’un matelas, d’une tente, d’un sac de couchage, de nourriture et de quelques vêtements. C’est donc avec entre 15 et 20 kilos chacun sur le dos que nous attaquons la fameuse randonnée.

Avec le poids des sacs, nos épaules commencent à souffrir, c’est pourquoi nous effectuons une première bonne pause une heure environ après être partis.

Nous n’avons croisé personne depuis le départ, peut-être sommes-nous un peu trop tardifs. Après trois heures de marche à un rythme plutôt soutenu, nos épaules sont en miettes mais nous atteignons Supai. Enfin pourrait-on dire étant donné l’état physique dans lequel nous sommes. La vision paraît irréelle : dans ce village des chevaux partout, des baraquements précaires et une poussière omniprésente. Un peu plus loin, alors que l’office de tourisme est fermé, un indien nous indique que le camping se situe à 2-3 miles. Fred étant légèrement en retrait, Fabien et moi décidons de garder cette fâcheuse information pour nous, afin de ne pas décourager totalement Fred déjà en mauvaise posture. Pour corser un peu la chose, Fabien se fait mordiller par un des nombreux chiens errants rencontrés. Nous comprenons que nous nous approchons sérieusement du camping lorsque le bruit sourd d’Havasu Fall se fait de plus en plus fort. La nuit tombe, il ne fallait vraiment pas arriver plus tard. C’est complètement exténués par cette journée aussi bien difficile sur le plan physique que sur le plan moral que nous bâclons le montage de nos tentes sur le premier emplacement trouvé. Il nous faut maintenant prendre quelques forces, nous passons donc à table. Au menu, une grosse boîte de raviolis et quelques chips. Pendant la cuisson, quelques papillons de nuit, attirés par la lumière du feu du camping-gaz, tournent autour de la casserole. L’un d’entre eux vient misérablement s’échouer dans le plat. Cette fois, c’en est trop, nous coupons court au repas et décidons d’aller nous coucher, avec l’intention d’aller tôt le lendemain matin à l’office de tourisme voir les modalités pour revenir en hélicoptère…
Jeudi 20 septembre : Fred, plus motivé que jamais à l’idée de se faire rapatrier en hélico, est le premier debout à 6h30. La seule et unique fois du séjour. A peine sortis de leur tente, un groupe de randonneurs fait remarquer à Fabien et Fred que les scorpions adorent se nicher dans les chaussures laissées au pied des tentes. Jamais nous n’aurons pris autant le soin de vérifier le contenu de celles-ci. Nous partons le ventre vide au village avec pour but de négocier un retour en hélico dans la journée, Fred ne voulant pas entendre parler d’un éventuel retour à pieds. Une heure de marche pour bien commencer la journée et lorsque nous arrivons à Supai, on nous dit que la personne qui gère les réservations n’arrivera pas avant 2h. Nous patientons donc gentiment près de la piste d’atterrissage. Fabien en profite pour aller régurgiter son repas de la veille, le papillon de nuit lui restant encore en travers de la gorge. Nous nous inscrivons ensuite sur la liste en espérant pouvoir prendre un hélico dans l’après-midi, histoire de pouvoir profiter quand même un peu des divines chutes d’eau. Nous retournons donc vers le camping pour plier bagage et nous dirigeons vers Havasu Fall. La chance nous sourit puisque le soleil commence tout juste à s’imposer très largement dans le ciel bleu de Supai. Une petite baignade dans ces eaux turquoise s’impose.

Fabien, lui, décide de ne pas goûter à la fraîcheur des flots et s’occupe des photos. Fred et moi, revigorés par ce bain, nous amusons dans les bassins naturels formés par les courants.

Ici, l’eau est translucide et d’une pureté incroyable. C’est d’ailleurs cette eau potable qui alimente le camping situé en contrebas.

Je pars faire une dernière photo en haut d’un rocher depuis lequel la vue offerte est sympathique…

Après une baignade d’une petite heure, nous quittons les lieux avec notre paquetage sur le dos en direction de l’héliport. Un dernier effort dont la difficulté est accentuée par la poussière que produit le passage des chevaux sur le sentier ainsi que par la température qui monte.

Arrivés au village, nous constatons avec satisfaction que nos noms figurent toujours sur la liste des passagers ayant réservé leurs places. Après environ une demi-heure d’attente, nous embarquons, en contrepartie de 85 dollars chacun, à bord d’un engin un peu vieillot et assez contigu. Les rangers du coin, qui conduisent l’hélicoptère, partent du parking de Hualapai Hilltop avec des ravitaillements en nourriture et autres produits de 1ère consommation et repartent avec des touristes qui, comme nous, veulent s’épargner d’un retour à pieds plutôt pénible. Le vol est perturbé par des rafales de vent assez violentes qui viennent quelque peu déséquilibrer l’appareil mais nous arrivons tout de même sains et saufs, et surtout beaucoup moins fatigués que prévu !

Tout heureux de notre sort, nous récupérons notre voiture qui doit nous amener vers la dernière étape de notre périple, le Lac Mead. Fabien et Fred sont à l’avant, j’en profite pour faire une petite sieste de quelques minutes. Pas grand chose à signaler sur le trajet si ce n’est une ligne parfaitement droite d’une trentaine de kilomètres parallèle à l’historique route 66 juste avant d’arriver à Kingman, 2ème ville de l’Arizona. C’est d’ailleurs dans cette ville que nous déjeunons pour une énième fois dans un restaurant dont l’emblème est un grand M jaune. Nous faisons une escale au Hoover Dam, énorme barrage sur le Lac Mead de 221 mètres de haut et de 201 mètres de largeur à sa base, qui retient la modique masse de 45 milliards de m3 d’eau… Et nous tombons sur les deux couples de Russes croisés cinq jours plus tôt à Goosenecks State Park, qui se trouve à 700 kilomètres d’ici ! Ce barrage marque aussi la frontière entre l’Arizona et le Nevada, ainsi nous croisons un premier casino quelques centaines de mètres seulement après l’avoir franchi. Nous décidons alors de passer notre dernière nuit sous tente au camping du Lac Mead, dans lequel nous entrons vers 18h. A cette heure-ci, le soleil donne de jolies couleurs aux rivages d’un lac qui s’assèche aussi dangereusement que son voisin Powell.

Une dernière fois, nous sommes confrontés à l’absence de douches donc nous optons pour le lavage à la bouteille. L’eau qui sort du robinet près de notre emplacement est au moins à 30°C, le lavage qui s’annonçait précaire est finalement plutôt agréable. Un dernier repas peu diététique et une dernière partie de cartes et nous pouvons nous endormir dans la chaleur moite du Nevada.

Vendredi 21 septembre : Pour ce dernier jour, nous programmons la visite de Las Vegas. Nous nous arrêtons sur la route à Boulder City, banlieue aisée de Las Vegas où les villas sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. C’est dans l’heure de midi que nous bouclons notre boucle de 3000 kilomètres. Notre premier objectif est de nettoyer notre 4x4, qui a beaucoup souffert depuis deux semaines. Ensuite, nous nous rendons au Comfort Inn situé sur la Paradise Road, non loin du Strip, que Fabien a réservé début juin. Nous prenons notre repas dans la chambre, puis Fabien et Fred partent piquer une tête dans la piscine de l’hôtel pendant que je flemmarde devant des combats de catch à la télé. Nous partons à la visite de Sin City en milieu d’après-midi. Comme nous pouvions nous y attendre, Las Vegas nous surprend par son architecture kitsch et son incessant développement marqué par de nombreux chantiers de construction, le tout en plein désert… Mais, une fois notre conscience écologique de côté, nous ne rechignons pas à flâner dans cette ville décidément hallucinante. Nous passons dans l’inévitable magasin M&M’s, dont les deux étages sont entièrement consacrés au bonbon et à ses multiples dérivés. Nous vadrouillons dans les galeries commerçantes à la recherche d’un petit souvenir pour nos bien-aimées. A la nuit tombée, la ville s’illumine de mille feux dans le but de mettre en valeur les casinos, véritables symboles d’une cité où l’argent coule à flots. Au milieu du Strip, le Paris Las Vegas en impose avec ses 112 mètres de haut et sa réplique à l’échelle 1/2 de la Tour Eiffel.

En face, nous pénétrons dans le luxueux Bellagio dont la partie hôtel compte quasiment 4000 chambres et plus de 500 suites. Son casino possède lui aussi des proportions ahurissantes : ses tables de jeux et machines à sous sont réparties sur 10 776 m², soit plus d’un hectare ! Pas étonnant du coup que le soir où il ouvrit ses portes, en 1998, le casino gagna 88 millions de dollars… A l’extérieur, malgré un orage qui persiste, nous revenons plusieurs fois assister au magnifique spectacle musical de jets d'eau offert par les fontaines du Bellagio.

Pour terminer la soirée, et notre séjour, nous décidons de monter en haut de la Stratosphere Tower, située un peu plus au nord sur le Strip. Cette tour de 350 mètres offre à son sommet un panorama complet sur la ville.

Des cordes s’abattent toujours sur Las Vegas, c’est pourquoi au guichet on nous informe que la plateforme d’observation est inaccessible. Nous devons nous contenter d’un étage inférieur, qu nous laisse tout de même une bonne impression.

Le Luxor, 3ème plus grand hôtel du monde avec ses quelques 4407 chambres, se distingue dans cette jungle urbaine, grâce à son puissant projecteur, bien visible d’ici.

En rentrant à l’hôtel, nous prenons conscience que la fin du séjour est très proche. Nous préparons nos valises et nous couchons. Mais une foule d’images de ces deux semaines passées défilent dans ma tête, j’ai du mal à trouver le sommeil.
Samedi 22 septembre : Après une nuit plutôt mauvaise, nous nous levons de bonne heure et allons directement prendre notre ultime petit-déjeuner gracieusement offert par l’hôtel. Cependant, vu la nourriture proposée et la réaction de Fabien et Fred lorsqu’ils l’avalent, je préfère jeûner… En rangeant la voiture, je retrouve les cinq cartes postales que j’étais persuadé avoir égarées du côté de Monument Valley. Il était temps ! Nous prenons dans un premier temps la direction de l’agence Alamo pour rendre notre 4x4 qui nous aura été bien utile à plusieurs reprises. La restitution dure 2 minutes chrono, le temps pour l’employé de passer le détecteur de code-barres sur la vitre avant du véhicule. Nous prenons ensuite le bus qui nous amène dans un aéroport où des milliers de touristes affluent vers les différents terminaux. Une dernière photo souvenir d’une affiche représentant John Wayne, alias George Abitbol, et nous pouvons dire au revoir à cet ouest américain dont les merveilles nous ont et nous feront encore rêver pendant un long moment…
Enseigner au Canada English translation pending
Bonjour à tous
Je viens d'assister à un forum sur la Canada et je voudrais travailler comme enseignant en français langue seconde.Si vous êtes dans ma situation merci de communiquer avec moi afin de réaliser notre projet.Par ailleurs si sur le site des canadiens connaissent toutes les démarches auprès des différentes commissions scolaire ou le ministère de l'éducation merci de votre aide.Je suis déjà en contact avec certaines provinces grace au forum du 21 nov 2007.
A bientôt
Guest houses au Tamil Nadu English translation pending
Bonjour.
Par les différentes lectures qe nous avons faite, voici quelques guest houses que nous avons retenues pour les différents endroits visités dans cette région:
MAMALAPURAM: Greenwoods Ashok Temple Bay Ideal Beach Resort Mamalla Bhavan Annexe Ramakrishna
TRICHY: Ramyas
MADURAI: Taj Classical Residency
KANCHIPURAM: Jaybhala International
TANJORE: Sangam Parisutham Ideal River View Gnanam Oriental Towers
PONDICHERY: Ganga Guesthous Villa Helena Annamalay Guesthouse Ilyas Swades Rêve Bleu Coloniale Heritage
RAMESHWARAN: ? CHIDAMBARAN: ? CHETTINAD: ?
Auriez vous un avis à nous donner sur la situation, l'état, le cadre de ces différents hôtels et guest? et peut être en connaissez vous qui vous ont charmé? Nous pouvons prévoir un budget de 600 roupies à 1200 roupies si l'endroit en vaut la peine. Nous recherchons: calme, propreté, charme, cadre, acceuil. Nous n'arrivons pas à trouver des photos et adresse de certains.
Merci pour votre aide
Par les différentes lectures qe nous avons faite, voici quelques guest houses que nous avons retenues pour les différents endroits visités dans cette région:
MAMALAPURAM: Greenwoods Ashok Temple Bay Ideal Beach Resort Mamalla Bhavan Annexe Ramakrishna
TRICHY: Ramyas
MADURAI: Taj Classical Residency
KANCHIPURAM: Jaybhala International
TANJORE: Sangam Parisutham Ideal River View Gnanam Oriental Towers
PONDICHERY: Ganga Guesthous Villa Helena Annamalay Guesthouse Ilyas Swades Rêve Bleu Coloniale Heritage
RAMESHWARAN: ? CHIDAMBARAN: ? CHETTINAD: ?
Auriez vous un avis à nous donner sur la situation, l'état, le cadre de ces différents hôtels et guest? et peut être en connaissez vous qui vous ont charmé? Nous pouvons prévoir un budget de 600 roupies à 1200 roupies si l'endroit en vaut la peine. Nous recherchons: calme, propreté, charme, cadre, acceuil. Nous n'arrivons pas à trouver des photos et adresse de certains.
Merci pour votre aide
Liaison Hombori ou Boni (Mali) - Djibo ou Dori (Burkina Faso) English translation pending
fin mars, nous sommes 3 adultes venant du Mali(Boni ou Hombori)pour aller à Ouaga(Burkina) en passant par Djibo, Aribinda, Dori....merci de me dire si quelqu'un l'a déja fait....état des routes, guide-chauffeur...avez vous des adresses...merci d'avance...
Quel quartier choisir pour trois nuits à Bangkok? English translation pending
salut j'ai 3 nuits à passer à Bangkok j'aimerais savoir quel quartier choisir pour etre le mieux placer pour prifiter un max de cette ville
Hôtel à côté de la gare ferrovière à Bangkok English translation pending
Nous allons arriver tres bientot a Bangkok, y a t il des hotels "bon marche" dans le centre ville, si possible a cote de la gare ferroviere?
Merci d'avance, de nous communiquer plusieurs adresses
www.vivrenotremonde.fr
vivrenotremonde@hotmail.fr
Merci d'avance, de nous communiquer plusieurs adresses
www.vivrenotremonde.fr
vivrenotremonde@hotmail.fr
Visiter le Soudan English translation pending
bonjour à tous, l'été prochain je sens bien qu'on aller au Soudan, en venant d'Egypte probablement. J'ai lu un peu les posts mais je n'ai pas trouvé beaucoup d'impressions concernant ce pays. aussi si on pouvait résumer ici les impressions des voyageurs, les trucs à pas rater ou à éviter, ce serait intéressant pour tous, merci!
en passant peut on rentrer au soudan en venant d'Egypte par la route en longeant le nil? ou faut-il la passer sur le fleuve?
Avis sur circuit au Québec en juin 2008 English translation pending
Bonjour
Au mois de juin nous ferons notre 1er voyage au Québec. Nous voulons profiter de nos 2 semaines et ne pas faire trop de kms. Avant de réserver les hôtels à Montréal et à Québec, j’aimerais vous soumettre mon projet de circuit.
12 juin : Paris - Montréal 17h50 13 juin : Montréal - Québec : Chemin du Roy 14 juin : Québec 15 juin : Québec : Route Nlle France, chutes de Montmorency, Canyon Ste Anne, les 7 Chutes…. 16 juin : Québec : Ile d’Orléans 17 juin : Québec - Lac St Jean : Val Jalbert 18 juin : Lac St Jean : Zoo St Félicien, Tour du lac 19 juin : Lac St Jean - région de Tadoussac : Fjord Saguenay par la Route 172 20 juin : Tadoussac - région de Baie Comeau (AR) 21 juin : Région de Tadoussac - région de Québec : Route du Fleuve, Ile aux Coudres 22 juin : Région de Québec - Mauricie 23 juin : Mauricie - Montréal en fin d’après midi 24 juin : Montréal 25 juin : Montréal 26 juin : Montréal 20h05 - Paris
J’ai plusieurs questions : 17 juin : j’hésite entre 2 routes. Je pensais prendre la 175 et traverser la Réserve Faunique des Laurentides, mais en regardant les catalogues de voyages je voie qu’ils remontent par la 155 (La Tuque). 20 juin : continuer la route après Tadoussac vers Baie-Comeau (faire un AR dans la journée) ? J’ai trouvé plusieurs endroits à visiter : Canyon Ste Anne, les 7 Chutes, le Village Huron à Wendake, les « Biscuits Leclerc ». J’aimerais votre avis. Et vous connaissez certainement beaucoup d’autres endroits sympas.
Pour les hôtels pendant le circuit : trouve-t-on facilement à se loger en arrivant en fin d’après midi (gîte ou hôtel pas trop cher) ou est-il préférable de réserver tous les hôtels avant le départ.
Merci pour vos conseils. Michèle
12 juin : Paris - Montréal 17h50 13 juin : Montréal - Québec : Chemin du Roy 14 juin : Québec 15 juin : Québec : Route Nlle France, chutes de Montmorency, Canyon Ste Anne, les 7 Chutes…. 16 juin : Québec : Ile d’Orléans 17 juin : Québec - Lac St Jean : Val Jalbert 18 juin : Lac St Jean : Zoo St Félicien, Tour du lac 19 juin : Lac St Jean - région de Tadoussac : Fjord Saguenay par la Route 172 20 juin : Tadoussac - région de Baie Comeau (AR) 21 juin : Région de Tadoussac - région de Québec : Route du Fleuve, Ile aux Coudres 22 juin : Région de Québec - Mauricie 23 juin : Mauricie - Montréal en fin d’après midi 24 juin : Montréal 25 juin : Montréal 26 juin : Montréal 20h05 - Paris
J’ai plusieurs questions : 17 juin : j’hésite entre 2 routes. Je pensais prendre la 175 et traverser la Réserve Faunique des Laurentides, mais en regardant les catalogues de voyages je voie qu’ils remontent par la 155 (La Tuque). 20 juin : continuer la route après Tadoussac vers Baie-Comeau (faire un AR dans la journée) ? J’ai trouvé plusieurs endroits à visiter : Canyon Ste Anne, les 7 Chutes, le Village Huron à Wendake, les « Biscuits Leclerc ». J’aimerais votre avis. Et vous connaissez certainement beaucoup d’autres endroits sympas.
Pour les hôtels pendant le circuit : trouve-t-on facilement à se loger en arrivant en fin d’après midi (gîte ou hôtel pas trop cher) ou est-il préférable de réserver tous les hôtels avant le départ.
Merci pour vos conseils. Michèle
Balade à Kinshasa en février (République démocratique du Congo) English translation pending
Bonjour, j'envisage d'aller faire un tour en février à Kin pour deux semaines, je serai normalement logée, mais j'aimerais avoir qq conseils question sécurité pour se ballader en journée (visiblement les déplacements sont à éviter la nuit); y a t'il des risques à se balader seule en taxi, se déplacer dans certains quartiers? merci!!
Retour du Botswana en octobre 2007 English translation pending
Nous sommes rentrés du Botswana il y a trois semaines et nous commençons seulement à mettre un peu d'ordre dans nos photos...
Au programme, nous avons fait un safari itinérant sous tente (deux jours sur le delta de l'Okavango - 3 jours à Moremi - 2 jours à Kwai River - 2 jours à savuti) avant de finir par trois jours en lodge à Linyanti.
Beaucoup d'animaux, bien plus que lors de notre premier voyage en Aout 2004. Octobre est propice aux rencontres avec des animaux qui se concentrent autour des points d'eau de moins en moins nombreux. Pour éviter des transferts trop longs, nous avions décidé de passer le Nord de Chobe, le long du fleuve, que nous avions fait de toutes les façons la dernière fois.
Nos premières impressions :
Okavango : toujours aussi magique malgré de grands feux sur certaines îles (notre camp sur Godickwe Island n'a été épargné que de quelques mètres). Les héronnières étaient fascinantes avec les petits dans les nids. Nous avons eu aussi l'occasion de faire deux safaris à pied dans les îles : une autre expérience de découvrir la faune et la flore, bien que en dehors des éléphants nous n'ayons fait de rencontre spectaculaire.
Moremi : une valeur sure avec de nombreux lions et pas trop de monde. En Aout 2004 nous n'avions vu que très peu d'éléphants en quatre jours à Moremi. En Octobre, fin de la saison sèche nous avons vu de nombreux "Breeding Herds". Par rapport à Aout, beaucoup moins de Sud Africains en Self Drive Safaris, du coup beaucoup moins de monde (sinon personne) autour des animaux. Notre camp à Bodumatau était animé la nuit avec lions et hyènes aux alentours.
Kwai River : Nous y étions passé la dernière fois en vitesse sur la route de Savuti. Ca a été cette fois ci un des meilleurs moments du voyage : Enormément d'éléphants - des lions - des oiseaux - très peu de monde - moins de contraintes que dans les réserves (possibilité de sortir des voitures, possibilité de faire des "Night Drives" ... et cette rivière Kwai magique et fascinante, qui prolonge le delta de l'Okavango pour se terminer en un filet d'eau se perdant dans les sables du kalahari 30 kms plus loin. Nous avons campé dans un Community Camp du côté de Mababe.
Savuti : Ce devait être le clou du voyage. Nous avions choisi Octobre car c'est la meilleure saison pour observer les interactions avec les grands prédateurs. Nous avons été déçus. Tout d'abord, l'accès est long avec beaucoup de sable et de poussière sur des pistes pas terribles. Savuti est une fournaise à cette époque : 40°C et pas d'ombre : les journées au camp sont un peu longues. Les trous d'eau sont vides sauf ceux où les pompes fonctionnent. Lors de notre passage, seule Pump Pan (près du Camping) fonctionnait bien. A Marabu Pan seul un filet d'eau s'écoulait par intermittence et les éléphants se battaient pour venir "brancher" directement leur trompe sur l'embouchure. Rhino Pan ne fonctionnait pas... Malgré ça de bons moments quand même, des lions, des léopards et surtout une matinée complète pasée en présence d'une meute de lycaons (4 adultes, 5 jeunes) sans aucun autre véhicule. A noter aussi un peu d'adrénaline avec un léopard dévorant toute une nuit une impala dans un arbre cinq mètres au dessus de nos têtes, et les hyènes tournant autour (du coup le long de notre tente)
Linyanti : Une autre expérience de safari en lodge et en concession privée. Nous avons baucoup aimé le petit avion taxi qui nous y emmène. Nous survolons la désolation des forêts de Mopanes brûlées par le soleil en fin de saison sèche et qui contraste avec la verdure du delta de l'Okavango. C'est aussi un peu effrayant car avec la chaleur il y de gros trous d'air. Le lodge de Duma Tau est sympa, en bordure du marais, sous les "Mangosteen". Les éléphants viennent à la salle à manger en espèrant glaner quelques fruits au buffet. Un autre lodge de la même concession, le Savuti lodge, semble être un peu moins bien situé car il est au bord du Savuti Channel qui est à cet endroit complètement assèché. Seul un trou d'eau artificiel y agrémente la vue. Pour la faune, nous avons vu tout ce qu'il est posible de voir parmi les grands animaux africains (excepté les rhinos qui n'ont été réintroduits qu'à Chief Island dans le delta) en trois jours. Beaucoup de lions, de léopards, des guépards et des lycaons. Chaque animal est connu des guides, porte son petit nom. Du coup on se demande si l'on n'est pas plutôt à Thoiry qu'en Afrique, celà fait un peu artificiel. Il faut ausi partager les voitures de Game Drive avec d'autres personnes (tous les convives du lodge quand nous y étions étaient des américains retraités) et les centres d'intérêt ne sont pas toujours partagés. En résumé, c'est une autre expérience : luxe - confort - piscine, c'est aussi l'endroit où nous avons fait les meilleures photos (on est en concession privée et l'on peut suivre les animaux dans le bush alors qu'en réserve il est interdit de sortir des pistes), mais je pense que nous ne recommencerons pas : rien de plus magique et de plus authentique que les nuits sous tente au milieu des animaux même si le confort est moindre (juste une précision supplémentaire : nous étions en campings dans les camps HATAB, exclusifs, sans personne d'autre - nous sommes un peu casaniers. Les campings publics sont probablement moins excitant, même si à cette période de l'année ils avaient l'air vide.
J'ai commencé à mettre quelques photos sur http://botswana-2007.over-blog.com/. Pour l'instant il n'y en a que dix...., mais je compte rajouter les autres progresivement dans les jours à venir. Alors Patience
J'ai commencé à mettre quelques photos sur http://botswana-2007.over-blog.com/. Pour l'instant il n'y en a que dix...., mais je compte rajouter les autres progresivement dans les jours à venir. Alors Patience
Thaïlande: de Nong Khai à Chiang Khan en étapes? English translation pending
salut
c'est encore moi.
entre ces deux villes, est-ce que ca vaut le coup de trainasser dans des ptits villages au bord du mekong ?
et pourrais-je y trouver des guesthouses pour passer la nuit, abordables qui + est ?
aucune info sur le guide du routard que j'ai a dispo
merci a vous
Cent-trente événements pour fêter les 400 ans de Québec en 2008 English translation pending
L'an prochain la ville de Québec fête ses 400 ans http://www.monquebec2008.com Ci-joint un article de presse paru récemment dans la revue Tourisme plus annoncant diverses activités.
Vous êtes tous les bienvenus
André Derome
Note: Si vous cherchez un hébergement allez au www.condo-stoneham.com
__
130 événements pour fêter les 400 ans de Québec en 2008
Lors d'une rencontre de presse à Québec en octobre dernier, la Société du 400e anniversaire de Québec a présenté le programme des dix mois de festivités qui souligneront la fondation de Kébec (« lieu où le fleuve rétrécit » en langue algonquine), par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608. De janvier à octobre 2008, Québec accueillera 130 événements s'étalant sur plus de 1 000 jours de programmation.

Conformément au thème La rencontre, les trois nations d'origine (Français, Anglais, Amérindiens) participeront aux célébrations. Par exemple, le village huron Wendake inaugurera un hôtel-musée 4 étoiles de 55 chambres et suites le 29 février, la Maison des Premières nations, au concept très innovateur.
« Plus de 1000 chambres sont déjà réservées », lançait avec enthousiasme Jocelyne Michaud, directrice générale de l'Office du tourisme de Wendake, en ajoutant que le village offrira aussi un spectacle à grand déploiement intitulé Kiugwe, en plus d'autres activités. Infos : www.maisonpremieresnations.ca et www.wendake.ca.

« Les agents de voyage sont informés depuis plus d'un an et ont tout en main pour préparer des séjours individuels ou de groupes », affirme pour sa part Roxanne St-Pierre, responsable, promotion touristique et relations de presse nationales et internationales, de la Société du 400e anniversaire de Québec. Ceux qui n'ont pas eu le cédérom Québec vous ouvre ses portes pour le plaisir et les affaires (un outil interactif pour les planificateurs de voyages d'affaires et d'agrément) peuvent le demander au 1 888 522-3512.

Quant à ceux qui auraient peur que Québec manque d'hébergement en 2008, qu’ils se rassurent ! « On compte plus de 12 500 chambres à Québec, en plus des hôtels sur la Rive-Sud, à Beauport, etc. », souligne Daniel Gagnon, directeur, communication et publicité de l'Office du tourisme de Québec. Évoquant les fameux « stationnements jusqu'à Drummondville » associés à l'événement Québec 1984, il précise que ceux-ci n'étaient qu'un mythe, inventé par des humoristes lors du Bye Bye 1983. « Non, il n'y aura pas de problème d'hébergement en 2008! » conclut-il.
Infos : 418-648-2008, 1 877 783-1608 ou www.monquebec2008.com.
Anne Marie Parent
Carte musées de Québec
À l’occasion de Québec 2008, une Carte musées de Québec (commissionnable à 10 % pour les agents de voyages et les hôteliers) sera disponible. Elle donne accès à vingt musées de Québec en trois jours, le transport en commun durant deux jours et des coupons de réduction pour plusieurs attraits. Achat d'ici le 30 avril : 40 $. À partir du 1er mai : 50 $. Infos : RIMQ, 418 692-1441, rimq@globetrotter.net ou www.museocapitale.qc.ca.

Vous êtes tous les bienvenus
André Derome
Note: Si vous cherchez un hébergement allez au www.condo-stoneham.com
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130 événements pour fêter les 400 ans de Québec en 2008
Lors d'une rencontre de presse à Québec en octobre dernier, la Société du 400e anniversaire de Québec a présenté le programme des dix mois de festivités qui souligneront la fondation de Kébec (« lieu où le fleuve rétrécit » en langue algonquine), par Samuel de Champlain le 3 juillet 1608. De janvier à octobre 2008, Québec accueillera 130 événements s'étalant sur plus de 1 000 jours de programmation.
Conformément au thème La rencontre, les trois nations d'origine (Français, Anglais, Amérindiens) participeront aux célébrations. Par exemple, le village huron Wendake inaugurera un hôtel-musée 4 étoiles de 55 chambres et suites le 29 février, la Maison des Premières nations, au concept très innovateur.
« Plus de 1000 chambres sont déjà réservées », lançait avec enthousiasme Jocelyne Michaud, directrice générale de l'Office du tourisme de Wendake, en ajoutant que le village offrira aussi un spectacle à grand déploiement intitulé Kiugwe, en plus d'autres activités. Infos : www.maisonpremieresnations.ca et www.wendake.ca.

« Les agents de voyage sont informés depuis plus d'un an et ont tout en main pour préparer des séjours individuels ou de groupes », affirme pour sa part Roxanne St-Pierre, responsable, promotion touristique et relations de presse nationales et internationales, de la Société du 400e anniversaire de Québec. Ceux qui n'ont pas eu le cédérom Québec vous ouvre ses portes pour le plaisir et les affaires (un outil interactif pour les planificateurs de voyages d'affaires et d'agrément) peuvent le demander au 1 888 522-3512.

Quant à ceux qui auraient peur que Québec manque d'hébergement en 2008, qu’ils se rassurent ! « On compte plus de 12 500 chambres à Québec, en plus des hôtels sur la Rive-Sud, à Beauport, etc. », souligne Daniel Gagnon, directeur, communication et publicité de l'Office du tourisme de Québec. Évoquant les fameux « stationnements jusqu'à Drummondville » associés à l'événement Québec 1984, il précise que ceux-ci n'étaient qu'un mythe, inventé par des humoristes lors du Bye Bye 1983. « Non, il n'y aura pas de problème d'hébergement en 2008! » conclut-il.
Infos : 418-648-2008, 1 877 783-1608 ou www.monquebec2008.com.
Anne Marie Parent
Carte musées de Québec
À l’occasion de Québec 2008, une Carte musées de Québec (commissionnable à 10 % pour les agents de voyages et les hôteliers) sera disponible. Elle donne accès à vingt musées de Québec en trois jours, le transport en commun durant deux jours et des coupons de réduction pour plusieurs attraits. Achat d'ici le 30 avril : 40 $. À partir du 1er mai : 50 $. Infos : RIMQ, 418 692-1441, rimq@globetrotter.net ou www.museocapitale.qc.ca.

Hôtel Gran Bahia Principe La Romana English translation pending
Salut,
Est ce que quelqu' un connait le gran bahia principe Romana ?
L' agence nous a dit qu' il y a eu des draguages de faits ainsi qu' une grande rénovation au courant de l' été 2007.
Notre départ est le 18/11/2007.
Une semaine à Istanbul English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerai partir en avril prochin, à Istamboul car j'en ai très envie depuis lontemps... Dites moi si 1 semaine c'est assé ou si il faut plus car je ne sais pas encore si je pourrais plus? Je veux voir les monuments biensure mais aussi prendre le temps de déambuler dans la ville et respirer l'ambiance...J'aime aussi faire un peu la fête et est- ce qu'il y a des endroits sympas et mixtes et branchés ? Pour une fille seule est ce que ça va allé? Peut- on faire des traversées sur le fleuve Bosphore depuis Istamboul? Et combien est- ce ? Dans quel quartier me conseillé vous de loger? Et puis fait il déja chaud en avril là bas ? (Je n'aime pas le froid)
Je vous remercie d'avance tous!
J'aimerai partir en avril prochin, à Istamboul car j'en ai très envie depuis lontemps... Dites moi si 1 semaine c'est assé ou si il faut plus car je ne sais pas encore si je pourrais plus? Je veux voir les monuments biensure mais aussi prendre le temps de déambuler dans la ville et respirer l'ambiance...J'aime aussi faire un peu la fête et est- ce qu'il y a des endroits sympas et mixtes et branchés ? Pour une fille seule est ce que ça va allé? Peut- on faire des traversées sur le fleuve Bosphore depuis Istamboul? Et combien est- ce ? Dans quel quartier me conseillé vous de loger? Et puis fait il déja chaud en avril là bas ? (Je n'aime pas le froid)
Je vous remercie d'avance tous!
Fêtes des eaux à Siem Reap: nécessité de réserver l'hôtel? English translation pending
Je serai à SR du 20 au 26 novembre, ça sera la fête des eaux à ce moment : faut il réserver son hôtel avant ou n'y a t'il pas spécialement plus de visiteurs lors de cette fête. Je pense choisir le Bopha Angkor hôtel mais je voulais négocier le prix sur place et donc ne pas réserver en ligne d'ici....mais je ne souhaite pas faire des économies au point de dormir dehors!
A Phom Penh: le Lyon d'or vouss semble un bon choix ? Impossible de leur adresser un mail depuis 3 semaines.
merci pour vos réponses 🙂
A Phom Penh: le Lyon d'or vouss semble un bon choix ? Impossible de leur adresser un mail depuis 3 semaines.
merci pour vos réponses 🙂
Location de voiture à Kanchanaburi (Thaïlande) English translation pending
Bonjour a tous,
Nous sommes un jeune couple et nous partons en thailande le 10 janvier pour 3 semaines de bonheur.
Nous sommes en train de tracer les grandes lignes de notre itinéraire et on se demandait si il était possible de louer une voiture à kanchanaburi pour 3-4 jours afin de visiter les parcs d'erawan et de sai yok ainsi qu'un camp d'éléphant.
Après plusieurs recherches, personne ne stipule de location de voiture, nous voulons donc savoir si il y en a.
Merci de bien vouloir nous conseiller sur les camps d'éléphant (baignade, promenade) et le temps qu'il faut accorder pour chaque parc.
Merci d'avance de tous vos renseignements😄
Merci d'avance de tous vos renseignements😄
Voyage de trois jours entre Québec (ville) et la Gaspésie English translation pending
Bonjour/Bonsoir
Je suis à Montréal, je prévois de faire une petite virée dans le "grand nord". Je compte surtout faire un tour à Québec une journée et après je ne sais pas trop quoi faire, j'aimerai bien aller en Gaspésie voir le parc Naturelle, vaut-il vraiment le détour ? Niveau distance est-ce réalisable avec les 3jours dont je dispose ? Y a t-il des sites à ne pas manquer à coté de Québec ?
Merci d'avance pour vos réponses
Vincent
Je suis à Montréal, je prévois de faire une petite virée dans le "grand nord". Je compte surtout faire un tour à Québec une journée et après je ne sais pas trop quoi faire, j'aimerai bien aller en Gaspésie voir le parc Naturelle, vaut-il vraiment le détour ? Niveau distance est-ce réalisable avec les 3jours dont je dispose ? Y a t-il des sites à ne pas manquer à coté de Québec ?
Merci d'avance pour vos réponses
Vincent
Pérou: alerte au tourisme industriel excessif English translation pending
Le courrier que nous vous adressons EST moins un récit de voyage ou d'une demande de renseignements qu'une alerte.
En effet, étant de "vieilles" habituées du Pérou, nous sommes d'année en année et au fur et à mesure de nos séjours, consternés par la pollution à la fois écologique et économique provoquée par Le lobby industriel du tourisme au Pérou.
Cela en devient démentiel ! Au Macchu Picchu au mois d'Août des masses énormes de tourisme commencent à laisser l'empreinte du saccage, les touristes font n'importe quoi, nous en avons même vu grimper sur les murets du "quartier des fontaines". Le site perd de son mystère et de sa solidité .
D'autre part nous avons upu apprécier aprés 3 jours de marche de trekking éprouvant, le merveilleux site de CHOQUEQUIRAO dont 30 % seulement a été dégagé de la végététion, et répétorié par les archéologues (Français et Péruviens).
Mais nous avons appris par les agences locales, les guides, la population de Cachora qu'il est fortement question de créer un gigantesque complexe touristique de luxe dans cette région (qui s'appellera "Parque de Vilcabamba") qui consiste à tracer une route le long de l'Apurimac, fleuve torrentiel fortement encaissé dans ce relief montagneux entre deux parois abruptes de montagne,
Ce projet consiste de même à créer un piste hélico (par la société COPESCO) directement sur le site archéologique de Choquequirao, pour transporter par hélicoptères, de la vallée au site, ce genre de touristes qui veulent tout sans effort et dans Le confort maximum. Il est d'autre part question de faire construire pas un, mais, des téléphériques.
La conséquence de ce projet de complexe touristique de luxe est qu'une région magnifique dont la population vit en harmonie avec son environnement va être défigurée par :
- Le tracet d'une route qui défigurera à jamais Le canyon de l'Apurimac,
- Des aller-retours d'hélicoptères et l'activité des téléphériques qui ne pourront
que polluer et détruire l'écosystème de la montagne et souiller Le site,
- Des hôtels de luxe à la mode occidentale qui auront délocalisé toute la population d'origine.
Ce projet risque fort de ruiner l'économie de cette région dont la population vit du tourisme du trekking. Que deviendront les muletiers, qui louent leurs chevaux et mules aux trekkeurs, les cuisiniers qui accompagnent les trekkeurs et qui à l'heure Des bivouacs les régalent de leur savoir faire extraordinaire dans la préparation de la cuisine locale, que deviendront les petits propriétaires Des campements très soucieux de l'environnement de "leur" montagne (Casa masama, Chikista, Santa Rosa etc...) qui permettent aux aventuriers de la marche de planter leurs tentes pour une somme dérisoire, que deviendra Le village de Cachora qui de l'heure vit dans la sérénité et la paix. Déjà des promoteurs peu scrupuleux, en vue de ce projet de tourisme, tente de spolier les terres des petits paysans locaux en leur proposant d'acheter leurs lopins de terre à un prix bien inférieur au coût réel.
Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).
Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.
Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.
Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).
Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.
Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.
Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
La nature à Madrid English translation pending
Salut,
C'est encore nous les étudiants d'archi de lyon. Merci à ceux qui nous ont dejà répondu sur le sujet "urgent la voiture à madrid". Nous faisant donc un projet d'archi à Madrid, nous avons quelques questions sur cette ville.
La végétation est également un thème qui nous semble important. A cause du peu de végétation dont vous parlez, la ville ne semble-t-elle pas aride? De plus, le manque d'eau (fleuve) est-il préjudiciable? A ce sujet avez-vous eu connaissance de la rivière Manzanares?
En analysant quelques webcam, il nous semble qu'il n'y a pas de point de vue global sur Madrid. Y a t il du relief environnant? Certains toits sont-ils aménagés afin de donner des points de vue? S'il n'y a pas possibilité de s'échapper (verticalement) de la ville, ne paraît-elle pas dense (sensation d'oppression)?
Y a-t-il des ramblas où seuls les malls commerciaux regroupent les commerces actuels?
Merci d'avance
Thomas, Jean-Philippe, Renaud, David
C'est encore nous les étudiants d'archi de lyon. Merci à ceux qui nous ont dejà répondu sur le sujet "urgent la voiture à madrid". Nous faisant donc un projet d'archi à Madrid, nous avons quelques questions sur cette ville.
La végétation est également un thème qui nous semble important. A cause du peu de végétation dont vous parlez, la ville ne semble-t-elle pas aride? De plus, le manque d'eau (fleuve) est-il préjudiciable? A ce sujet avez-vous eu connaissance de la rivière Manzanares?
En analysant quelques webcam, il nous semble qu'il n'y a pas de point de vue global sur Madrid. Y a t il du relief environnant? Certains toits sont-ils aménagés afin de donner des points de vue? S'il n'y a pas possibilité de s'échapper (verticalement) de la ville, ne paraît-elle pas dense (sensation d'oppression)?
Y a-t-il des ramblas où seuls les malls commerciaux regroupent les commerces actuels?
Merci d'avance
Thomas, Jean-Philippe, Renaud, David
Transports en commun et hôtel pour Bangkok? English translation pending
quels trucs et astuces pour les transports en communs de Bangkok ?
les tickets de transports sont- ils valables pour une journée ? où les acheter ?
et
Nous recherchons un hotel confortable, mais pas luxueux ( environ 60 /70 euros par nuit), piscine, petit déjeuner inclus.
ne connaissant pas du tout la configuration de cette grande ville, je fais appel à vos connaissances pour choisir le meilleur quartier.
merci à toutes vos suggestions;
Merci
Burkina Faso, Bénin ou Mali pour vingt-trois jours? English translation pending
Bonjours à tous ....😎
Je cherche un peu d'aide pour définir un circuit durant 3 semaines en décembre/janvier ... J'hésite entre le burkina ou le Bénin ou le Mali ou Burkina/Bénin ou Mali/Burkina ? La priorité étant, bien évidemment, les rencontres, quelques sites tout de même à voir, des petits coins agréables pour rester quelques jours... Ainsi que la meilleure façon de voir des animaux ... Si quelqu'un connait bien les trois pays et me donner ses impressions ....
Je pense qu'il faudra louer un véhicule quelques jours, donc si il y a du monde dans la région entre le 18 décembre et 10 janvier, cela peut être intérressant de se mettre ensemble.
Merci d'avance pour les infos ... à+
Je cherche un peu d'aide pour définir un circuit durant 3 semaines en décembre/janvier ... J'hésite entre le burkina ou le Bénin ou le Mali ou Burkina/Bénin ou Mali/Burkina ? La priorité étant, bien évidemment, les rencontres, quelques sites tout de même à voir, des petits coins agréables pour rester quelques jours... Ainsi que la meilleure façon de voir des animaux ... Si quelqu'un connait bien les trois pays et me donner ses impressions ....
Je pense qu'il faudra louer un véhicule quelques jours, donc si il y a du monde dans la région entre le 18 décembre et 10 janvier, cela peut être intérressant de se mettre ensemble.
Merci d'avance pour les infos ... à+
Hôtel pour la première nuit en Thaïlande? English translation pending
bonjours tous le monde!
j'ai plusieurs choix d'hotels pour ma premiere nuit et je ne sais pas sur quoi m'arreter. Les prix sont pas mal tous les memes.On cherche quelque chose a proximité de l'aéroport!
mes choix sont:
newsiam guesthouse
hi sukhumuit
new road guesthouse
big johns backpacker
5 rama nine 54 hostel
sunisa hostel
urban age
basaba inter hotel et finalement
ratchana place
il ne sont pas en ordre de préférence!!! merci beaucoup il nous reste qu'a bouquer on part dans 24 jours!!!!!😎
Trek du Chaddar en décembre (Ladakh) English translation pending
Bonjour,
Je serais au Ladakh fin decembre pour 10 jours, je recherche des informations sur le trek du chaddar. Peut-on le faire en ce laps de temps ou du moins une partie? Y a t-il beaucoup d'agences ouvertes a cette epoque? Peut-on joindre un groupe facilement? Parce que je viens seule... Quel equipement dois-je prevoir? Quels sont les prix en general? Quelle est la difficulte de ce trek?
Merci!
😎
Je serais au Ladakh fin decembre pour 10 jours, je recherche des informations sur le trek du chaddar. Peut-on le faire en ce laps de temps ou du moins une partie? Y a t-il beaucoup d'agences ouvertes a cette epoque? Peut-on joindre un groupe facilement? Parce que je viens seule... Quel equipement dois-je prevoir? Quels sont les prix en general? Quelle est la difficulte de ce trek?
Merci!
😎
Durée du trajet Bobo-Banfora-Wa (Ghana) English translation pending
Bonsoir!
je voudrais aller de Bobo ou Banfora a Wa, Ghana.
Est-ce-que quelquun peut indiquer si c'est possible et combien de temps je doit calculer pour faire cette route (transport public)
Merci bien, osita
je voudrais aller de Bobo ou Banfora a Wa, Ghana.
Est-ce-que quelquun peut indiquer si c'est possible et combien de temps je doit calculer pour faire cette route (transport public)
Merci bien, osita
Hôtel à Bangkok English translation pending
Nous arrivons à bangkok le 29/10/07 avec 2 enfants
Pouvez vous nous conseiller un hôtel sympa dans le centre historique?
Par avance, merci pour votre aide.😉
Voir de l'Art Deco à Shanghai? English translation pending
Dans quel(s) quartier(s) voir de l'Art Deco a Sanghai ?
Merci
Merci
Excursion "Altos de Chavon" en République Dominicaine? English translation pending
Quelqu'un peut me parler de l'excursion "Altos de Chavon" (Orthographe?) ?
Merci
P.S: J'espère que mon post est au bon endroit, je ne savais pas où le placer.
🤪 C@ro
Merci
P.S: J'espère que mon post est au bon endroit, je ne savais pas où le placer.
🤪 C@ro
Trajet Tombouctou-Mopti au Mali English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais visiter le Mali seul pendant 2 semaines du 20 novembre au 3 décembre. Voici le circuit que je prévois
mardi 20 lille paris bamako, nuit bamako mercredi 21 bamako ségou, nuit ségou jeudi 22 ségou mopti, nuit mopti vendredi 23 mopti bandiagara - pays dogon samedi 24 pays dogon dimanche 25 pays dogon lundi 26 pays dogon - mopti, nuit mopti mardi 27 mopti fleuve niger mercredi 28 fleuve niger jeudi 29 fleuve niger tombouctou vendredi 30 tombouctou samedi 1er tombouctou mopti, nuit mopti dimanche 2 mopti djenne mopti, nuit mopti lundi 3 mopti paris lille
Je voulais savoir si selon vous on peut faire le trajet de tombouctou à Mopti sur une journée. Trouve-t-on facilement des taxis-brousse à Tombouctou pour Mopti ?
2e question : Peut-on faire le trajet Mopti-Djenne-Mopti sur la journée ou le voyage est-il trop long ?
Merci beaucoup pour vos réponses
Je vais visiter le Mali seul pendant 2 semaines du 20 novembre au 3 décembre. Voici le circuit que je prévois
mardi 20 lille paris bamako, nuit bamako mercredi 21 bamako ségou, nuit ségou jeudi 22 ségou mopti, nuit mopti vendredi 23 mopti bandiagara - pays dogon samedi 24 pays dogon dimanche 25 pays dogon lundi 26 pays dogon - mopti, nuit mopti mardi 27 mopti fleuve niger mercredi 28 fleuve niger jeudi 29 fleuve niger tombouctou vendredi 30 tombouctou samedi 1er tombouctou mopti, nuit mopti dimanche 2 mopti djenne mopti, nuit mopti lundi 3 mopti paris lille
Je voulais savoir si selon vous on peut faire le trajet de tombouctou à Mopti sur une journée. Trouve-t-on facilement des taxis-brousse à Tombouctou pour Mopti ?
2e question : Peut-on faire le trajet Mopti-Djenne-Mopti sur la journée ou le voyage est-il trop long ?
Merci beaucoup pour vos réponses