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Je lis de moins en moins de récits de voyages à vélo English translation pending
by Dupontoto · 2017-09-19 · 41 replies
Bonjour,

Lorsque je prépare un voyage à vélo, j'aime bien fureter sur internet à l’affût d'informations pratiques. Mais le plus souvent, je tombe sur des récits et autres blogs qui racontent les aventures de leurs auteurs, leurs impressions, leurs ressentis. Et très peu d'informations pratiques, comme les éventuelles difficultés d'approvisionnement ou les raisons des pannes ou des casses matérielles qu'ils ont subi. Voire des infos sur l’accueil de la population qui est toujours nécessairement génial. Parfois même, les informations pratiques sont erronées, peut-être parce que la réalité risquerait de nuire au récit. En effet, beaucoup d'auteurs se contentent de se mettre en scène au point où je me demande si le récit de voyage sur internet n'est pas à la littérature ce que le selfie est à la photographie😎.

D'où ma question, à part poser une question précise sur VF, avez-vous une astuce pour trouver rapidement des infos pratiques sur telle ou telle partie du monde?
Deux loops indispensables à faire dans votre vie en 2 roues! (Vietnam, Laos) English translation pending
by Bebackpack · 2017-09-03 · 15 replies
Le deux roues sont le symbole même de la liberté nous le savons. Sentir le vent s'engouffrer dans notre tee shirt, s'adonner au plaisir de la vitesse puis des courbes de virages, pour pouvoir surtout s'arrêter où nous le voulons, quand nous le voulons.

Deux amateurs du genre ont testés deux boucles/LOOP qui gagnent à être connues en Asie du Sud Est.



Récit : VIETNAM Le Vietnam peut être fait du sud au nord, du nord au sud en achetant une moto ou en la revendant, beaucoup de voyageurs l'expérimentent déjà, mais beaucoup passent à côté des plus beaux paysages Vietnamiens : les hauteurs d'Ha Giang.

Moins connu et populaire que SAPA non loin de là, les paysages sont plus spectaculaires encore et la fréquentation plus agréable. Nous l'avions fait en Octobre et le temps était parfait : mais apparemment, nous avons eu de la chance. Période à proscrire pour cause d'intempéries : Novembre à Janvier

HA GIANG L'escapade est possible en 4 jours, et nous sommes partis avec un scooter automatique de location et une moto semi-auto achetée à Ho Chi Minh City. Dès la première journée de route, mon cœur fait des bonds : ces montagnes mêlant toutes les teintes de vert sont vertigineuses et nous ne pouvons nous empêcher de prendre des photos à chaque virage.





Et cela ne fait que commencer…

Le 2ème jour est encore plus étonnant, de plus en plus de tribues locales nous saluent sur le bord de la route, on peut sentir que les locaux sont étonnées et curieux de voir des Voyageurs dans ce coin. Les couleurs de leurs vêtements sont vives et leur visages sont émaciés. Ces gens ont vécus, loin de toute notre agitation et au plus près des merveilles du Vietnam. Réalisons nous parfois que le cadre dans lequel nous vivons est exceptionnel pour un regard vierge et étranger ?



A force de s'arrêter pour les photos nous nous sommes faits avoir : les villes étapes sont vite remplies, et nous nous retrouvons à 17h sans logement, à négocier dar-dar avec une Vietnamienne voulant nous louer une chambre en sous sol pour un prix bien trop élevé…

Un homme nous crie de sa fenêtre qu'il a une chambre, nous nous engouffrons dans sa maison et dormons dans la chambre rose de sa fille dans laquelle il a installé un matelas... Le lendemain rebelote et cette fois c'est un salon de massage qui finira par nous louer une chambre à l'étage : ces gens ont le sens du business, aucun doute... Espérons que cela ne les enivre pas autant que nous.

Nous repartons... Les virages en épingles, le soleil perçant derrière une chaîne de montagnes d'un vert luxuriant, des petites rivières au fin fond de la vallée… Nos mirettes ne peuvent s'arrêter de contempler cette beauté. On se sent tout petit dans cette immensité.

Petit bémol : nous sommes à la frontière chinoise le 3ème soir, et il semble de coutume de manger du chien à la broche ici…

Cette escapade est un incontournable, pour vous, les voyageurs, qui comme nous préférez éviter les foules de touristes.

LAOS

THAKHEK LOOP

Mon deuxième coup de cœur en scooter le voici : au Sud du Laos, l'aventure s'appelant THAKHEK est plus que recommandée, davantage que celle de Pakse. Réalisable en 4 ou 5 jours pour ne rien rater ! Les routes elles mêmes sont aussi belles que les stops réguliers sur la route. Et surtout les paysages changent radicalement au fil du chemin !





Qui a dit que la route en deux roues n'était pas parsemée d’embûches ? Méfiez-vous par exemple de l'appli Maps.me si vous souhaitez prendre un raccourci : toutes les routes mènent à Rome pour cette application. Cependant en scooter de ville, prendre certaines routes nous ont conduits vers des impasses, des champs, des routes boueuses où nos scooters s'enlisaient… N'oubliez donc pas de prendre les grandes routes les amis!

Bon voyage et à disposition pour échanger avec vous :)
Entre Punta Arenas et El Calafate en 7 jours et en bus English translation pending
by Tacha0208 · 2017-08-30 · 5 replies
Bonjour, En janvier prochain je vais partir 3 semaines en Chili dont 7-8 jours en Patagonie. Je dois atterrir à Punta Arenas et souhaiterais passer par Torres del Paine et ensuite aller au moins jusqu'à El calafate (et faire glacier Perito Moreno ) puis retour à l'aéroport de Punta Arenas. Le tout se fera en bus. J'ai regardé les distances à parcourir et les délais de transport (pas encore si les bus roulent tous les jours ou pas), mais je ne sais pas vraiment combien de temps passer par endroit et si c'est réaliste...ou pas. Une autre question, faut-il réserver à l'avance les logements et les bus? (il y a 10 ans de cela je ne réservais rien coté argentin...) Merci pour vos conseils. Natacha.
Randonnée 2 jours dans le Vercors English translation pending
by RockaBibi · 2017-08-16 · 28 replies
Bonjour à tous,

Je souhaiterai faire un rando de 2j dans le Vercors avec un pote. L'idée est de camper sauvage avec une tente. Je sollicite donc les personnes connaissant bien le Vercors qui aurait une rando à me conseiller avec entre 600-1000m de dénivelé par jour sur 5-8h de marche (par jour aussi). Avec une halte dans un beau coin sympa ou je peux planter une belle tente en espérant avoir un ciel bien dégagé !

Merci.
Retour d'Asie: voyage à vélo de Bratislava à Lyon English translation pending
by Maxi1300 · 2017-08-08 · 2 replies
Bonjour à tous.

Actuellement en voyage en Asie depuis avril, mon retour en France se rapproche. Seulement, je ne souhaite pas prendre l avion jusqu' en France et veux prolonger le plaisir encore quelques temps.

J'ai donc pris un vol de Bangkok à Bratislava mi septembre. Depuis Bratislava je voudrais m équiper afin de rentrer en vélo jusqu'à Lyon. J ai déjà fait pas mal de recherches mais j ai toujours quelques interrogations que je viens partager avec vous.

La première concerne le sens de circulation. Je ne sais pas si c est trop faisable de prendre l eurovelo 6 dans le sens inverse comme je l envisage. De même pour l eurovelo 15 que je vais emprunter de Constance à andermatt (je crois avoir compris que ça grimperait pas mal dans ce sens). Donc est ce faisable d après vous ?

La seconde concerne le matériel. Je compte acheter un vélo à Bratislava mais là mes recherches font choux blanc surtout car il y a un trop plein d informations sur le web et je n arrive finalement pas à deceler ce qui me serait vraiment utile. Je compte acheter un vélo avec 2 sacoches arrières étanches et je poserai mon sac de voyage sur le porte bagage arrière. Il me faudra aussi des lumières, un casque, un kit de réparation, des portes bouteilles, une tente (msr élixir 3), un réchaud, une popote et un matelas. Si j ai oublié des choses ou si certaines sont inutiles, les avis sont les bienvenus (aussi concernant des bonnes marques pour les éléments cités précédemment)

La troisième et dernière concerne le temps que cela va me prendre. Sachant que je compte prendre au minimum un jour de repos par semaine, est ce que 3 semaines vous semblent raisonnable ?, beaucoup trop ? Pas assez ?

Merci d'avance pour tous renseignements.
Sept semaines en Inde du Sud English translation pending
by Olivenoire · 2017-08-03 · 22 replies
Bonjour ,

Nous sommes de mariage à Delhi fin octobre et nous voulons en profiter pour poursuivre notre voyage en Inde du Sud pendant 7 semaines environ . J'ai envisagé plusieurs itinéraires , mais j'aurais besoin de vos conseils .

1er itinéraire : Vol de Delhi à Hyderabad , puis Hampi , Goa , Mysore , Chennai et le Tamil Nadu jusqu'à Madurai, ensuite le Kerala de Trivandrum à Kochi .

2ème itinéraire : Vol de Delhi à Goa , puis Hampi , Mysore et même circuit que le 1er de Chennai à Kochi .

3éme itinéraire : Vol de Delhi à Chennai , puis même itinéraire que les précédents de Chennai à Kochi , ensuite aller à Mysore depuis Kochi , Bengalore ( est - il intéressant de s'y arrêter ? ), Hampi et terminer à Goa .J'aimerais avoir vos avis , j'ai du mal à me rendre compte si c'est faisable en 7semaines sachant que nous ne voulons pas courir , ou si je dois supprrimer Goa . Sinon , est ce qu'au point de vue météo Goa est faisable début novembre et combien de temps et à quels endroits y aller ?

Merci à tous.
Traversée du GR 34 English translation pending
by Breizhdub · 2017-07-29 · 67 replies
Un soir ensoleillé de Mai, après une journée de travail harassante, je me décide à flâner dans la ville de Vitré, et me laisser guider par mes pas au hasard des rues, d'humeur rêveuse et contemplatrice, histoire d'oublier les tracas de la journée. J'arpente les ruelles de la vieille ville, tutoyant les maisons à colombages. Je remonte vers le Nord, puis bifurque sur la Promenade du Val. A mi-chemin, j'avise une petite allée pentue donnant sur des jardins. Un petit panneau GR34 l'introduit. N'ayant pas de but précis, je longe l'allée, puis traverse le dernier pâté de maison qui forme la ville, enjambe la Vilaine. Quelques poignées de minutes et me voilà en zone champêtre, à la limite de la ville. L'allée se mue en sentier...je traverse un champ, puis un deuxième...à ce moment précis, l'idée de continuer me prend à coeur. Cette petite ballade, si futile soit-elle, m'a permis de m'évader, corps et esprit, des vicissitudes de la vie professionnelle. Le crépuscule s'annonce, je dois revenir sur mes pas, mais je me promets à moi-même de revenir sur ce sentier, dont les simples premiers kilomètres ont déjà été bénéfiques. Je reviendrai dès que possible, pour épancher mes envies d'évasion, d'exploration et de découverte.

Ce soir-là, j'ignore que c'est le début d'un long périple...
Retour croisière en Méditerranée (14 au 21 mai 2017) English translation pending
by BauwensJ · 2017-07-16 · 19 replies
Bonjour à tous. 1ère croisière en solo avec Costa Fascinosa du 14/05/2017 au 21/05/2017 en Méditerranée: Savone - Naples - Palerme - La Valette - Barcelone - Marseille - Savone (-Nice) Cabine 8416 avec balcon au pont 8 à l'arrière. Belle grande cabine, très propre services impeccables.



Cabine très bien située près des ascenseurs arrières ; les self-services au pont 9 sont à l'arrière, de même le restaurant "restorante Gattopardo" choisi pour le dîner au pont 3 est à l'arrière. Pour se déplacer de l'avant à l'arrière du navire et inversement , ce n'est possible que sur certains ponts et je me suis quelques fois "perdue" Hi! Hi!

Mon bonheur en croisière est d'être sur le balcon à l'arrivée et au départ de chaque port et de découvrir chaque jour (ou presque) une nouvelle destination. Je ne connaissais aucune des destinations et je les ai découvertes sans prendre d'excursion Costa en privilégiant les transports en commun.

Après un vol Bruxelles-Nice (indépendant de Costa) sans problème, direction Savone par la navette Costa : transfert agréable et plus de soucis de valise.

Naples (de 13h30 à 20h) Vue sur la baie de Naples et sur le Vésuve depuis la cabine. (sans les cris des mouettes)

J'ai pas bcp le sens de l'orientation et la "nouvelle" technologie est géniale: Je me sers de google maps et j'enregistre sur la tablette avant le départ la carte et les quelques points que j'ai envie d'aller voir ; la géolocalisation doit être mise. Sur place, on a accès à la carte et à la géolocalisation (sans avoir besoin de wifi) On ne sait pas enregistrer des trajets à pied avec le temps de parcours: je les imprime.

A Naples, le port d'ancrage du navire est au pied de la ville ("Galleria del Mare") Le "Castel Nuovo" est juste en face légèrement à gauche.



Je me dirige ensuite vers la place : "Piazza del Plebiscito" avec d'un côté le Palais royal de Naples (+un mariage!)

et juste en face la Basilique San Francesco di Paola



Le temps était superbe, j'ai flâné et n'ai fait aucune visite à l'intérieur. Après un coup d'oeil dans la galerie "Galleria Umberto I",



j'ai avancé dans la rue animée "Via Toledo" où j'ai fait une petite pose en face de cette charmante pizzeria.



Direction Château Sant'Elmo sur le mont Vomero pour admirer la baie de Naples. Deux funiculaires peuvent m'y amener (F3 et F2) Le funiculaire F3 (départ "Augusteo") est en travaux et fermé. Au guichet j'achète un billet de transport pour un jour à 3,70 euros appelé "biglietto giornaliero" . Pour atteindre l'arrêt de départ du funiculaire F2 il faut que je traverse le quartier espagnol jusqu'à la "Stazione Napoli Montesanto" (Merci google maps!)



17 minutes de funiculaire plus tard, me voilà arrivée à l'arrêt "Morghen" et encore une dizaine de minutes de marche en direction du Château Sant'Elmo.



Et un ascenseur (gratuit) plus tard, la vue splendide par une belle journée ensoleillée de la baie de Naples. Sur ces deux photos, on voit le navire Costa Fascinosa.



Sur celle la 1ère photo le "Castel Nuovo" ; le dôme et les 4 "bras" vitrés de la galerie Umberto I et sur la 2ème, le dôme de la basilique et la grande place vus d'en haut.



Difficile de quitter ces remparts pour retourner au navire mais il le faut! Il ne m'attendra pas! Retour à la station "Morghen" et juste en face descente d'escaliers jusqu'à une station de métro.



Il faut prendre la ligne L1 (direction Piazza Garibaldi) jusqu'à l'arrêt Municipio. Je me suis assurée auprès d'un agent des transports que je prenais le bon quai!



Je ne me déplace en transport en commun qu'en vacances et cela fait partie de "l'expédition" Cette ligne de métro était encore en travaux mais l'arrêt "Municipio" venait d'ouvrir. A quelques pas de là, la fontaine "Fontana del Nettuno"



Retour au port, contrôles ...

La narration de cette première journée s'achève... Merci de me laisser vos commentaires, questions, souvenirs de votre propre escapade .... A bientôt pour la suite. Joëlle.
Mongolie juin 2017 English translation pending
by Mlefevre · 2017-06-28 · 49 replies


Cliquez ici pour le récit illustré :
https://sites.google.com/site/mongoliejuin2017/home

Nous aimons les grands espaces, et la Mongolie nous tentait depuis longtemps.

Quand j’ai découvert qu’il était possible de louer un 4X4 (indispensable vu l’état du réseau « routier ») sans chauffeur, j’ai jubilé !

En décembre je trouvai des billets pas trop chers sur Air China (un peu moins de 500 €/pers) : Paris-Oulan Bator avec une escale de 2h à Pékin à l’aller et 12h au retour. Départ le 28 mai, retour le 16 juin. Cette période devrait nous permettre de découvrir le désert de Gobi sans trop souffrir de températures extrêmes, ce fut un bon choix !

Cerise sur le gâteau, je découvrai aussi le blog puis l’excellent livre de Cécile Miramont et Laurent Bendel (www.mongolie4x4.com/) Un énorme merci à eux !

Toujours en décembre, je réservai chez Sixt un petit 4X4 : 890 € pour 19 jours de location d’un Suzuki Jimny (4750 km inclus) avec un conducteur supplémentaire mais sans assurance (hors de prix, autant profiter de celle proposée par notre carte bancaire)

J’ai ensuite passé pas mal de temps (mais j’aime ça !) à scruter Google Earth pour établir notre parcours, à partir des informations très détaillées et pertinentes du bouquin précité. J’ai « stabiloté » sur la carte de Reise Know How « Mongolei » au 1 : 1,6 millionième les coins qui me tentaient le plus et j’ai concocté un itinéraire d’un peu plus de 4000 km, assez ambitieux en 3 petites semaines mais que nous avons respecté à 1 ou 2 exceptions près, au prix de longues journées de pistes. Il est indispensable de recouper les informations car les cartes comportent des erreurs (j’ai aussi acheté le Road Atlas de Mongolie au 1 :500000ème, qui nous a peu servi, et le Lonely Planet) : rien de tel que Google Earth pour vérifier l’existence d’une piste ! J’ai donc créé des traces sur Openrunner, puis les ai transférées sur wikiloc et téléchargées dans nos 2 smartphones (avec donc des cartes openstreetmap utilisables offline). A posteriori, je pense qu’à moins de disposer de beaucoup de temps (et de bonnes réserves de carburant) il est impossible de s’orienter en Mongolie sans GPS surtout si l’on veut sortir des sentiers battus. Et gare à la panne donc mieux vaut en avoir 2, sous peine de devoir se contenter de rester sur les grands axes… Je recommande vivement de créer ses propres traces, ce qui permet de voyager un peu avant d’être sur le terrain, et de ne s’en prendre qu’à soi-même en cas de cafouillage.

Côté intendance, comme je suis assez « nareuse », quasi végétarienne, et que le choix de notre rythme, du bivouac et le spectacle du lever et du coucher du soleil sont des éléments essentiels du voyage, nous avons fait le choix d’être autonomes pour manger et dormir. Revers de la médaille, nous avons eu assez peu de contacts avec les Mongols (d’autant plus que nous étions dans des coins paumés d’un pays qui a lui-même l’une des plus faibles densités de population : 3 millions d’habitants pour un pays 3 fois plus grand que la France) mais il faut faire des choix…

Nous avons emmené une tente assez spacieuse pour y manger à l’abri des intempéries, matelas et couettes, vaisselle et réchaud. Sur place nous avons acheté bouffe, gaz, table et chaises pliantes.

Côté 4X4, j’avais pris des plaques de désensablement, une sangle + manilles, un compresseur et des mèches, une pelle, du fil de fer et qq rilsans. Nous avons eu une voiture neuve (167 km au compteur !) donc aucun problème mécanique à part quelques crevaisons (pneus de ville !). Le compresseur (et les mèches) s’est avéré indispensable pour notre parcours (en grande partie dans le désert de Gobi) La voiture était peu puissante, ce qui nous a parfois gênés dans le sable profond, mais en dégonflant (souvent !) on s’est est toujours sorti du fait de sa légèreté. Le reste n’a pas servi.

Côté santé, le climat est très sain et sec : petite pharmacie de base qui n’a pas servi. On a acheté au départ 3 bidons de 5l d’eau, puis nous avons bu sans traitement l’eau trouvée dans les maisons de l’eau. On avait filtre et aquatabs qui n’ont pas servi. En plus on avait 2 bidons souples de 15l de chez déc… qui comme d’habitude se sont percés du fait des frottements en roulant (réparation possible et durable avec une goutte de colle à pneu et un bout de gros scotch gris) pour la vaisselle et la toilette. On a peu se laver quasi tous les jours (sauf température trop fraiche) que ce soit dans une rivière ou un lac, dans une douche publique, ou avec de l’eau chauffée sur notre réchaud.

Approvisionnement régulier dans les petites épiceries trouvées en chemin (jus de fruits, chips, conserves de poisson, œufs, lait, patates, oignons, pommes parfois, tomates rarement, pâtes, maïs en boite) après un gros ravitaillement de départ au State Department Store d’Oulan Bator (où on trouve de tout à des prix « de chez nous »)

A cette période (1ère quinzaine de juin donc) on a eu des températures très agréables : 5°C au plus froid un matin dans la tente (à 2000 m d’altitude) et au max 36°C (mais chaleur sèche donc rien à voir avec la canicule lorraine récente) Le climat est hypercontinental avec des extrêmes de -40 à +40°C donc mieux vaut bien choisir sa période !

Très peu d’insectes volants sauf ponctuellement près des lacs en l’absence de vent. Très peu d’insectes en général d’ailleurs et très peu d’animaux sauvages : qq gazelles, renards, lièvres, un âne sauvage, beaucoup de rapaces (milans, vautours, aigles) et oiseaux d’eau (cygnes, mouettes, sternes arctiques !, cormorans, oies, canards) et petits zoziaux, sauf dans le désert ou le silence est impressionnant. Quelques chauves-souris. Un serpent aussi ! Plein de bétail, qui accentue la désertification : chèvres et moutons, vaches et chevaux, chameaux. De bons gros chiens dans la steppe (aucun en ville !) assez peu utilisés pour la conduite des troupeaux mais plutôt pour la garde. Assez timides dans l’ensemble et jamais agressifs. Pas de chats en Mongolie !

Très peu de touristes et presque que des touristes mongols, à quelques exceptions près. Des Mongols au pire indifférents, souvent curieux, intimidés par une énorme barrière linguistique. On nous a volontiers accompagné pour nous montrer où trouver de l’eau, nous indiquer le « souperrrmarrket » et aidé sans la moindre hésitation quand nous en avons eu besoin. Presque personne ne parle anglais (et nous ne parlons pas russe, ce qui doit pourtant rendre service), sauf qq jeunes étudiants ravis de pouvoir échanger un peu. Nous n’avons pas vu plus de gens alcoolisés que chez nous, mais n’avons pas fait de tourisme urbain hein ! Pas d’arnaque ni de prix touriste sur notre parcours…

Au niveau des paysages, rien de super spectaculaire (quoique !) comme aux USA ou en Islande mais une atmosphère, une sensation d’immensité, d’infini, de silence. Des ciels magnifiques, sauf dans le sud où on a souvent eu des ciels blancs et une lumière très dure. Les reliefs sont très doux (sauf je crois dans l’extrême ouest du pays) si bien qu’il est possible d’aller partout très facilement, que ce soit à pied (mais les distances sont énormes), à cheval (là aussi, le paysage ne change pas vite), à moto ou en voiture. Sauf sur quelques grands axes, les pistes sont créées par l’usage (et non par une hypothétique DDE !) de yourte à yourte ou de village à village, tout droit et sans détour, ce qui créé un entrelacs de pistes qui aurait un impact terrible sur la nature si la population n’était pas si clairsemée. On a souvent pensé à l’Islande ou les gens qui s’aventurent hors-piste sont condamnés à ratisser pour effacer les traces de leur passage !

Le parcours : 28 mai : Arrivée à Oulan Bator, courses et petit tour en ville 29 mai : départ vers le sud et bivouac à Ikh Gazriin Chuluu 30 mai : on continue vers le sud, passage à Dalanzadgad, on quitte le goudron pour un bon moment, bivouac près du canyon de Yolin Am 31 mai : canyon de Dungenee Am, passage à Balandalaï puis plein nord via les pétroglyphes de Khavsgaït jusqu’à Bulgan puis bivouac aux falaises de Bayanzag 1er juin : forêt de saxaouls, puis piste et bivouac aux dunes de Khongorin Els 02 juin : grimpette dans les dunes, puis passe à travers les dunes vers Sevrei puis Noyon puis plein ouest jusqu’à l’entrée d’un petit canyon où nous bivouaquons 03 juin : on traverse le massif de Noyon Uul puis on continue vers Gurvantes et ensuite vers la source de Naran Daats. Bivouac un peu après 04 juin : piste vers Khermen Tsav et bivouac là 05 juin : on continue vers Shinejinst et on bivouaque un peu après. 06 juin : traversée du massif de Gichigniy Nuruu et bivouac à Ulan Yabar un peu après Biger 07 juin : passage à Altaï et bivouac à Tsagaanchuluut 50 km au sud de Uliastaï 08 juin : passage à Uliastaï puis plein ouest le long des dunes de Mongol Els jusqu’à Dorvoljin 09 juin : plein nord vers Zavkhanmandal puis Erdenekhairkhan, source Mukhard N° 1 et bivouac juste avant la 2ème source 10 juin : rando 2ème source puis piste plein nord jusqu’au lac Khar Nuur 11 juin : piste vers Tsetsen Uul puis Tudetvei puis bivouac sur les hauteurs du lac Telmen Uul 12 juin : on retrouve le goudron à Tosontsengel, volcan Khorgo, bivouac un peu après les gorges de la Chuluut 13 juin : vallée de la Tamir au nord de Ikh Tamir (pierres à cerfs et pétroglyphes), Kharkhorin (monastère) et bivouac au début de la vallée de l’Orkhon 14 juin : on zappe les chutes d’Orkhon, musée de Kharkhorin, route jusqu’à Khögnö Khan et bivouac dans le parc 15 juin : retour sur Oulan Bator 16 juin : vol retour 17 juin : arrivée Paris

La suite bientôt : je vais tâcher d’illustrer au mieux notre voyage, avec des photos de qualité variable, y compris des moches mais informatives ! Soyez indulgents, d’autant plus qu’à mi-parcours notre objectif principal (un 24-105 ) a rendu l’âme et qu’il a fallu ensuite se contenter du grand angle (un 17-40) et de nos smartphones.

A+ Marie
Crète: recherche bons plans English translation pending
by Voyageonaute · 2017-06-19 · 4 replies
Bonjour

Nous sommes un couple en partance pour la Crête première semaine de Juillet à 20 kms à l'Est d'Heraklion.

Nous sommes à la recherche de bons plans de visites (plutôt nature/culturel) et autres goodies culinaires 😉

Nous avons par exemple entendu parler d'une petite compagnie de bateau pour se rendre de Kissamos vers Balos (et oui c'est loin mais quand on aime...) bien mieux que les gros Ferry.

Please... Help 😄

Un gros merci d'avance à ceux qui voudrons bien nous donner quelques infos.

Bien à vous Bruno
Un petit tour de Crète English translation pending
by Elusiane · 2017-05-14 · 18 replies
Voici le résumé de notre voyage en Crète en septembre 2016. Ce voyage avait été préparé en lisant les nombreux posts parus sur Voyage Forum. Donc c'est un peu en retour que je vous livre nos impressions sur ce voyage qui nous a littéralement enchantés. 15 jours, 1200 km.



En arrivant à l'aéroport d'Héraklion, prise en charge de notre voiture et direction Agios Nikolaos, petite ville touristique et pleine de charme mais surtout point idéal pour des visites aux alentours, nous y sommes restés 3 jours en découvrant petit à petit la ville, sa corniche, la vieille ville et son lac le Voulismeni. Nous avons donc rayonné tout autour une fois que nous avons trouvé comment sortir de la ville ! il fallait simplement suivre la pancarte Exit !!!!

Notre première visite est pour l' île de Spinalonga, véritable coup de coeur. Cette place forte vénitienne du 16ème siècle où seront parqués les lépreux de 1903 à 1957 a fait l'objet d'un beau roman "L'île des oubliés" de Victoria Hislop mêlant histoire et fiction. Un site magnifique et une atmosphère toute particulière. Nous avions pris le bateau à Plaka.



A voir aussi l'église byzantine de Panagia i Kera dans son écrin de verdure et d'arbres séculaires dont un caroubier géant. Le petit village de Kritsa a lui aussi beaucoup de charme, il suffit de grimper sa rue centrale pour tomber sur les tisseuses et brodeuses.

Il nous fallait aussi faire le tour du plateau du Lassithi à 800 m d'altitude, réserve d'eau à l'abri des montagnes qui culminent à 2456m. Les moulins ne manquent pas restaurés pour le tourisme ou utilisés pour l'irrigation des jardins. Au passage la Crète est indépendante énergétiquement, centrales photovoltaïques, énergie solaire et éoliennes rythment le paysage. Nous avons traversé de nombreux petits villages c'est à dire 4 à 5 maisons regroupées dont celui d'Exopotami où nous avons trinqué au raki à 10h du matin avec deux petites vieilles fort joviales.





Notre voyage s'est poursuivi plein est avec un arrêt au petit village de Mochlos, le temps de déguster un frappé et nous avons repris la route .



Notre objectif était la baie de Zachros, lieu de randonnées, où l'on arrive par une route magnifique et vertigineuse suspendue à la falaise.



Nous voilà face à la mer de Lybie, nous continuons par le Monastère de Kapsa pour arriver en fin de journée à Makrygialos notre étape du soir. La journée du lendemain était dédiée à la visite de l'île de Chrissi vantée comme île paradisiaque. Déception totale : prix élévés, touristes en masse, bruit, musique à fond... seul désir, fuir, retour plus rapide que prévu à Ierapetra ville sans grand intérêt. Heureusement le village de Myrtos où nous avions prévu de faire étape a redoré notre journée. Village accueillant et très vivant. Mais il nous fallait de nouveau quitter les bords de mer pour nous enfoncer dans les montagnes Ano Viannos, Pyrgos, Assimi, jusqu'à Phaïstos chez le roi Minos. Site prestigieux beaucoup plus authentique que celui de Knossos visité quelques années auparavant. De plus il domine la plaine fertile de la Messara et il s'en dégage beaucoup de sérénité.



Après un bon repas à l'ombre des treilles de Agios Ioannis nous avons retrouvé la mer de Lybie pour une soirée à Agia Gallini, ville balnéaire avec moult cafés et tavernes. . Nous avions décidé de ne pas poursuivre dans le sud car nous atteignons la partie la plus touristique de la Crète et nous n'avions pas envie de nous retrouver parmi la foule. Donc sciemment nous avons évité les Gorges de Samaria et la baie d'Elafonissi pour traverser de nouveau l'île en biais et rejoindre Kissamou (sans intérêt). Notre objectif premier était le lagon de Balos mais échaudés par notre visite à Chrissi nous avons renoncé.

Nous en étions déjà à la dernière partie du voyage, la Crète du nord. Notre point de chute pendant ces derniers jours était un studio idyllique sur les hauteurs de Georgioupoli, il dominait la baie d'Almirou et faisait face aux montagnes. Nous voulions d'abord explorer la presqu'île d'Akrotiri pour voir les 3 monastères, joyaux de l'architecture vénitienne . Le dernier n'est accessible qu'à pied, le second est du genre forteresse qui se découvre après une route de fin du monde abrupte, sinueuse et pleine d'éboulis. Quant à Agia Triada ce fut mon coup de coeur absolu après notre visite à Spinalonga. Lieu fantastique et mystique.







Nous avons découvert près de Georgioupoli un lac d'eau douce, le lac de Kourna très prisé par les crétois. Et dans la montagne nous avons été agréablement surpris par le village d'Argyropoli, musée à ciel ouvert. Les gens rencontrés étaient tous très cordiaux et agréables. Fondé sur l'antique cité de Lappa, on peut voir des vestiges romains, des mosaïques et des constructions vénitiennes. En rejoignant la grande route nous sommes tombés sur une véritable oasis , de l'eau qui sourd de partout, une végétation surprenante et exubérante ! Là se sont installés des restos qui proposent truites, brochets et grillades.



Il ne nous restait plus qu'à visiter, même rapidement les grandes villes de Crète d'abord Hania et son cosmopolitisme, puis Réthymnon et enfin la capitale Héraklion où nous devions reprendre notre avion.

En fin de compte un voyage que nous avons adoré, une île bien méditerranéenne où le sens de l'hospitalité et la philoxénia ne sont pas des vaincs mots. Une île aussi où l'on se sent en parfaite sécurité.

Pour plus d'infos un lien vers mon blog : feuilletsderoute.blogspot.com/...dagios-nikolao...
Kilimandjaro: Géonautes sur le toit de l'Afrique English translation pending
by Corina25 · 2017-05-08 · 15 replies
Plus d'un an est passé depuis notre ascension du Kili en fevrier 2016. Si je mets ce carnet de voyage en ligne aujourd'hui, c'est surtout pour montrer que ce petit exploit est possible pour tout un chacun, et très simple à organiser: nous avons pris des vols secs pour Kilimanjaro Airport, et avons réservé notre trek la veille! Là où une préparation un peu plus sérieuse est nécessaire, c'est l'entraînement physique, un peu de préparation psychologique et surtout (le plus important à mon avis pour une ascension en toute sécurité) le côté médical. D'après moi une consultation en médecine sportive (avec épreuve d'effort) à défaut d'un service spécialisé en médecine d'altitude est nécessaire, tout comme une visite dans un service de médecine du voyage, pour se faire prescrire une bonne pharmacie de voyage. Il convient de lire aussi sur les problèmes liées à l'altitude et leur traitement, histoire d'approcher l'exploit de façon responsable. Ceci étant dit, place maintenant au récit:

NB: C'est le journal de voyage tel que je l'ai écrit au jour le jour, avec un crayon à papier dans mon petit carnet. Les impressions et les émotions sont donc celles du moment.
Choix de vélo pour randonnée sur plusieurs jours English translation pending
by Arutha21 · 2017-03-27 · 21 replies
Bonjour,

Sportif avec une pratique soutenu de la musculation et de la course à pied, je souhaite me procurer un vélo pour varier les plaisirs mais également surtout à l'occasion d'une 'randonnée' de plusieurs jours voir semaines si affinité en France d'ici 15j.

J'ai fais quelques recherche sur le net et me suis déplacé à décathlon où je n'ai pas trouvé mon bonheur. Je recherchais initialement un VTC mais il y avait peu de choix et peu de qualité. Le vendeur m'a plus ou moins orienté vers un hoprider 520 HF ( www.btwin.com/...hoprider-520-hf.html ). Leurs rayons étaient un peu plus fourni en VTT mais je ne pense pas que ce genre de vélo soit optimisé pour faire du trek 'monté'. Les vélos de route étaient exclu car je ne compte pas rouler uniquement sur toute, loin de là.

Malgré les renseignements que j'ai puisé ci et là, j'ai peu de connaissance dans le domaine, c'est pourquoi je recherche des conseils dans l'acquisition d'une belle bête d'un bon rapport qualité prix et adaptée à ce que je compte en faire (trek + après coup pratique régulière à la journée).

Mon budget est de l’ordre de 500€ mais je peux monter quelques centaines d'euros plus haut si il y a une affaire à saisir. Je sais bien que de nos jours un 'bon' vélo se situe plutôt dans la barre des quelques milliers d'euros, mais ce n'est pas ce que je recherche.

Je vous remercie pour l'aide que vous serez en mesure de m'apporter.
Tanzanie: la Grande migration, février 2017 English translation pending
by Pygmalion19 · 2017-03-18 · 106 replies
Bonjour à tous,

Comme promis à certains et certaines voici le récit succinct de notre voyage dans les parcs du nord agrémenté de quelques images choisies parmi des centaines d'autres .

J1-20/01/2017

Je tiens avant de commencer à remercier les uns et les autres qui ici et là sur VF nous ont aidé à construire ce voyage. Je pense à Blesl Bernard ( www.safari-tanzanie.net/ ) dont les désaccords et les convergences nous ont permis de nous positionner. Mais nous songeons aussi à Laurence de l'Agence de voyage "Bel Africa" ( www.belafrica.com/ ) dont l’efficacité, la réactivité , la disponibilité et la gentillesse sont à signaler. Je remercie aussi le partenaire de cette agence, Maasaï Wanderings ( maasaiwanderings.com/...anderings/index.html ) pour le soin relatif apporté à l'oraganisation de ce parcours. A Richard notre guide-chauffeur pour son professionnalisme.

Notre projet: visiter les parcs du nord et seulement eux . Prendre le temps de le faire c'est à dire y consacrer autant de temps que notre budget le permettait . Nous désirions voir des animaux dans leur biotope, toutes sortes d'animaux y compris les plus modestes .

En fait ce n'est pas notre premier voyage en Tanzanie encore moins notre tout premier en Afrique. Aussi la recherche des cinq grands n'a pas été notre préoccupation première mais davantage : 1) le spectacle de la grande migration et 2) l'immersion dans les parcs, toute prudence gardée, au plus proche de sa faune. Priorités qui impliquaient des hébergements "intra-muros", de préférence en tente Meru sise dans un site non clôturé et retiré et sauvage...sauvage 🙂 . Bien sur le succès de cette boucle ne dépendait pas que... mais aussi de la météo, des caprices de la faune, de l'âge du capitaine, bref du hasard auquel il faut bien un moment ou autre s'abandonner.

Donc notre itinéraire dans les parcs du nord fut le suivant, dans l'ordre: Tarangire ( 4 nuits), Manyara (1 nuit) Serengeti ( 3 nuits) Ndutu (2 nuits) Ngorongoro (1 nuit) Arusha (1 nuit). Soit 12 nuits dans les parcs ou très proche si l'on excluent la première nuit d'arrivée, et la dernière avant de reprendre l'avion pour l'Europe.

Coût du séjour tout compris environ 900 €/ jours pour deux personnes. C'est cher mais comme déjà dit par ailleurs la Tanzanie est une destination chère et les safaris photos en Tanzanie aussi 🙂 . Et puis ne soyons pas chiche car quand on aime on ne compte plus ! Je dirais donc que c'est 450 € de passion par jour et par personne.

Nous avons voyagé avec KLM pour au moins deux raisons . D'abord le poids autorisé en bagage cabine de 12 kg (donc 24 pour deux) et ensuite le trajet direct à partir d'Amsterdam sur l'aéroport Kilimandjaro (JRO) . Vingt quatre kg consacrés aux matériels photo et d'observation ça ne se refuse pas!

Départ de Roissy CDG le 20/02/17 au petit matin et arrivé dans la soirée à JRO avec 1 stop à Amsterdam. Le transfert à Schipol a été un jeu d'enfant grâce à la très bonne signalétique de l'aéroport. Entre la porte d'arrivée à Schipol et celle d'embarquement un contrôle des passeports plutôt rapide et à allure modérée nous avions une bonne demie heures d'avance sur notre vol. Au retour les contrôles seront plus sévères.

Voilà c'est fini pour aujourd'hui. Suite de notre récit demain . Bonne nuit...
Réserves Mkhaya et / ou Mlilwane au Swaziland English translation pending
by Ptitao · 2017-03-17 · 13 replies
Bonjour, Nous avons réservé un séjour a Mhkaya qui débute a 4pm. La réserve m'offre le choix entre un séjour de 4pm a 4pm ou de 4pm a 10am. Dans le premier cas, nous aurons 2 game drive et 1 walk dans le 2ieme cas 1 game drive et un walk. Je me demande si je devrais rester la journée entière a Mhkaya ou quitter a 10am pour aller faire le trail execution rock a Mlilwane sachant que nous dormirons au Mantenga Lodge ce soir la.

Qu'en pensez vous? Merci
Premier voyage en Thaïlande, durée 2 semaines English translation pending
by Tarmine30 · 2017-03-12 · 7 replies
Bonsoir Nous projetons de partir en février 2018 en famille, donc un petit groupe de 8 adultes de 35 à 60 ans + 1 ado de 16 ans + 1 enant de 9 ans, 1er voyage en Thailande, durée 2 semaines: Notre 1ére idée: passer 2 ou 3 jours à Bangkok puis partir 5 ou 6 jours pour faire Ayuthaya, Sukhothai, Chiang Rai et Chiang Mai, notre question comment voyager pour aller de ville en ville? peut on trouver un location de véhicule avec chauffeur? redescendre en avion à Phuket aller à Hoh Samui, Kolhanta, krabi, bref le côté mer et plage.

cela vous semble faisable? tous vos conseils seront les biens venus.

Par avance, merci🙂
2 semaines au Rajasthan en voiture avec chauffeur English translation pending
by Bonnejo · 2017-03-09 · 5 replies
Nous avons préparé notre voyage en juin 2016 pour un départ le samedi 18 février 2017 jusqu’au samedi 4 mars : Dehli + Rajasthan + Agra. Il aurait été préférable de prendre un ou deux jours de plus, mais c’était impossible pour des raisons professionnelles.

Le visa est obligatoire. Moins d’une semaine pour l’obtenir à Bruxelles (86€ valable 6 mois). Plus économique l’e-Visa (~50€ valable un mois) démarche en 2 phases : demande et paiement à effectuer sur Internet moins d’un mois avant le départ, puis finalisation gratuite sans souci à l’aéroport de Delhi. Arrivée à Delhi vers minuit. Départ de Delhi vers 3h du matin, c’est le cas pour une grande partie des vols Europe-Inde. Les contrôles les plus longs auront eu lieu à Amsterdam : il faut prévoir 2h d’escale au moins pour ne pas stresser !

Les vols les plus intéressants à notre période de voyage avec KLM : Bruxelles-Amsterdam puis Amsterdam-Delhi par la compagnie indienne Jet Airways associée à KLM 530€ aller-retour par personne.

Le choix de la période a été dicté par les conditions météo très favorables : effectivement nous avons eu 2 semaines de très beau temps et une température l’après midi de 25 à 30°C.

Nous avons choisi de passer par une agence locale pour réserver une voiture avec chauffeur, les réservations d’hôtels et certaines activités. Nous sommes revenus totalement satisfaits par notre choix : l’Agence ELEPHANT TRAVEL (www.elephantravel.com) de New Delhi a un correspondant français très réactif avec lequel nous avons échangé pour l’organisation du séjour : nous sommes revenus enchantés grâce aux conseils très avisés qui nous ont permis un voyage merveilleux et varié. Pour 5 adultes + chauffeur, le véhicule était un Toyota Innova spacieux et confortable avec une galerie sur le toit pour les gros bagages. Notre chauffeur indien anglophone Sunil a été aux petits soins, un excellent chauffeur calme en toute circonstance, efficace pour prendre toutes les dispositions afin que nous ne perdions pas de temps. Ses choix de restaurants pour les lunchs sur la route ont presque toujours correspondu à nos souhaits.

Prix payé à l’agence : 215650 roupies (au change sur place 1 euro = 69 roupies) soit 3125€ pour 5 personnes, sachant que chaque soir nous avions 3 chambres doubles avec petits déjeuners. Pour ce prix : voiture avec chauffeur (ses repas et son hébergement compris), péages, carburant. 2 dîners compris, le guide francophone et la balade à dos de dromadaire à Jaisalmer et le train couchette Delhi-Jaisalmer inclus aussi. 30 % à la commande du voyage. Non compris : les entrées sur les sites (de 200 à 1000 roupies par personne sachant qu’il y a presque toujours un supplément à payer par appareil photo de l’ordre de 250 roupies)

Jamais nous ne nous sommes sentis en insécurité au cours de notre voyage et les gens rencontrés ont été pour la plupart d’une grande gentillesse. Les habitants du Rajasthan sont cependant de nature assez réservée au premier abord. Bien sûr la densité de population engendre une circulation de mobylettes, de touk-touks, de camions, tous klaxonnant bien au-delà du raisonnable, et créant une pollution de fines particules réellement très problématique dans les villes. Les piétons prennent quelques risques en traversant, les nombreuses vaches sacrées par contre jouissent d’un grand respect : elles ont tous les droits ! Les feux sont bien respectés et finalement en 2 semaines nous n’aurons vu qu’un seul accident ! La pollution est aussi accentuée par les très nombreuses fabriques de briques qu’on peut voir par dizaines parfois depuis la route, toutes crachant une épaisse fumée noire. On construit énormément dans ce pays, partout, souvent çà reste inachevé et ce n’est pas toujours très beau. Des tas de déchets de construction en tous genres sont abandonnés s’ajoutant aux détritus partout présents.

Question eau, l’eau n’est pas potable mais on trouve partout des bouteilles d’eau filtrée à utiliser même pour se brosser les dents. A cette saison nous n’avons jamais été incommodé par les insectes, très peu de moustiques. Tous les hôtels proposés par Elephant Travel et dans lesquels nous avons logés étaient propres.

Il y a de nombreuses voies express à péage reliant les villes : on peut faire du 70-80 km/h au Rajasthan. Les dépassements des très nombreux camions rappellent un peu le slalom géant. Ceux-ci respectent cependant plutôt bien une distance entre eux permettant une certaine fluidité.

Bien sûr des millions de gens vivent dans la pauvreté. Nous avons par exemple longé des kilomètres de bidonvilles en quittant Delhi avec le train pour Jaisalmer. Cependant on se rend compte aussi qu’une partie non négligeable des Indiens fait aussi comme nous du tourisme dans leur pays très riche sur le plan patrimonial, il n’y a pas que des touristes étrangers loin de là. Nous avons eu une impression de pays dans lequel le mot croissance avait vraiment un sens.

Les paysages traversés ne sont pas exceptionnels. Bien qu’il y ait beaucoup de monde dans les villes, il y a beaucoup de campagne peu peuplée assez arborée avec un peu de relief notamment autour d’Udaipur et de Pushkar. Et même du désert … moins désertique toutefois que dans certaines autres régions du globe.

Voici maintenant quelques détails du voyage :

-dimanche 19 février : (décalage horaire +4,5h) arrivée vers minuit, formalités rapides. Sunil nous attendait et nous a emmené à l’hôtel Inn Tawang, à 30 min, hôtel propre mais sans prétention bien pour un séjour court. A 9h Sunil avait fait venir le banquier à l’hôtel pour le change puis départ pour visiter Old Delhi, notamment la Grande Mosquée et à New Delhi le magnifique Mausolée Humayun. A 17h30 départ pour 18 heures de train couchette vers Jaisalmer. Ce très long trajet était nécessaire car il nous manquait une journée pour pouvoir réaliser notre circuit. L’expérience du train est assez haute en couleur, et en odeur aussi… ce n’est pas le grand confort mais tout-à-fait supportable pour les occidentaux que nous étions. Ce qu’on voit par la fenêtre aura été assez différent de la route : immenses bidonvilles mais aussi arrêts en rase campagne au petit matin où tout le monde descend prendre l’air.

-lundi 20 février : arrivée à Jaisalmer vers 11h30, touk-touk prévu qui nous emmène immédiatement à notre hôtel Pleasant Haveli, superbe hôtel ayant aussi une très bonne cuisine à déguster sur le toit. Vers 14h Elephant Travel nous avait prévu un guide francophone Padam qui nous a excellemment conduit dans cette magnifique ville fortifiée inscrite au patrimoine mondial. Des heures de bonheur dans ces ruelles aux magnifiques havelis. Sans oublier le temple jaïn absolument superbe (attention : fermeture à 15h). Jaisalmer : un incontournable du Rajasthan, sans doute notre étape préférée, c’était la récompense après les heures de train.

-mardi 21 février : Sunil nous avait rejoint avec sa voiture. Autour de Jaisalmer aussi de beaux endroits : le lac artificiel avec ses édifices religieux, le cénotaphe Bada Bagh. Puis, pas bien loin, le désert avec des dunes de sable et ses dromadaires. Surtout, tellement peu de monde dans ce pays réputé pour être si densément peuplé : étonnant ! Nous passerons la nuit sous tente spacieuse dans le camp Chandani bien à l’écart des petits villages après avoir effectué plus d’une heure de balade à dos de dromadaire sur les dunes juste avant le coucher du soleil. Excellent souvenir. Très bon repas animé par des musiciens locaux cependant un peu trop bruyants… La nuit a été très fraîche, nous avions de grosses couvertures. Le lendemain matin pas d’eau pour se laver...c’est le désert. Heureusement nous avions quelques bouteilles d’eau minérale.

Mercredi 22 février : départ matinal pour une longue étape jusqu’au centre-ville bleu de Jodhpur. Impossible d’aller en voiture dans le labyrinthe de la vieille ville. On y accède par touk-touk. Notre hôtel est le Castel View avec une vue absolument magnifique sur les toits de la vieille ville dominée par son fort. Hôtel très bien situé dans un environnement calme. Les chambres sont originales, spacieuses, par contre la cuisine de l’hôtel pourrait être sensiblement améliorée avec son restaurant sur le toit dominant la ville. La ville est très polluée par les très nombreuses mobylettes qui vous rasent en permanence. Il y a aussi de très nombreux coiffeurs très sympathiques : notre fils en a fait une expérience qui mérite d’être vécue, cheveux et barbe, un vrai spectacle avec un superbe résultat.

Jeudi 23 février : Visite notamment du magnifique fort Mehrangarth de Jodhpur inscrit au patrimoine mondial. A voir absolument. L’après-midi parcours obligatoirement guidé – un peu cher par rapport à ce qu’on y voit -- dans les villages bishnoi qui vouent un très grand respect pour les animaux : nous rencontrons d’ailleurs notamment des antilopes sauvages qui manifestement se sentent en sécurité. On trouvera aussi dans un village un magasin avec un bel artisanat, de très beaux patchworks notamment.

Vendredi 24 février : départ matinal vers Udaipur avec halte dans un endroit extraordinaire : le temple jaïn de Ranakpur à ne pas rater. Grand et tout en marbre blanc sculpté dans le détail. Le soir nous logerons chez une famille habituée à recevoir (The Royal Country Retreat) avec laquelle nous préparons et dégustons le repas typiquement indien. Mieux qu’à l’hôtel dans une belle campagne à proximité d’Udaipur.

Samedi 25 février : Juste quelques kilomètres pour atteindre le centre d’Udaipur, jolie ville dans laquelle se trouvent 2 grands lacs. L’hôtel Madri Haveli, superbe avec un joli restaurant sur le toit où l’on mange bien avec la visite possible de singes, est situé juste entre les 2 lacs, accessible en touk-touk pour les mêmes raisons qu’à Jodhpur. La visite du City Palace est assez intéressante mais il ne faut surtout pas louper une heure de bateau sur le lac pour bien profiter des vues sur les palais.

Dimanche 26 février : départ dans un premier temps vers l’immense fort très photogénique de Chittorgarth avant de continuer jusqu’à fort Barli. Nous logerons dans un petit palais tenu par une famille aristocratique convertie en hôtel assez luxueux dans un petit village à l’écart des voies express. Toute une ambiance mais surtout nous avons beaucoup apprécié la balade dans le village dans lequel les habitants vivant très simplement communiquent avec beaucoup de gentillesse et de simplicité. Une très belle étape.

Lundi 27 février : petite étape jusqu’à Pushkar, ville de pèlerinage hindou. Là on verra beaucoup de touristes étrangers, de très nombreuses boutiques mais aussi le lac sacré avec ses ghats, escaliers où l’on peut voir les hindous descendre pour les ablutions. Nous n’avons pas trouvé exceptionnels les temples de Pushkar. Pushkar, c’est d’abord une ambiance. Nous logerons à Ajmer dans une famille particulièrement sympathique proposée par Elephant Travel. Nous avons une fois encore beaucoup apprécié le repas préparé avec la famille suivi de discussions autour des photos familiales, notamment de mariage, événement donnant lieu à de très grandes festivités : au cours de notre voyage nous avons souvent perçu les décibels, les couleurs vives et les feux d’artifice à l’occasion de mariages.

Mardi 28 février : départ vers Jaipur, ville dite rose (en tout cas la vieille ville entièrement ceinte de murailles) que nous avons trouvé plutôt orange, capitale très peuplée du Rajasthan. Notre hôtel, le Sunder Palace est à 4 km du centre, assez propre, dans un environnement peu bruyant. Au centre il faut voir la façade du Palais des Vents, magnifique. La balade dans l’immense bazar bâti en damier est assez fatigante : ruelles étroites, bruyantes où il faut constamment faire attention aux mobylettes. Des corporations spécialisées dans les textiles, pierres semi-précieuses… se succèdent. Intéressant. Finalement on n’y restera pas trop longtemps et Sunil nous emmène un peu à l’extérieur de la ville pour flâner près d’un lac entouré de jolies collines et au milieu duquel se trouve un très joli palais. Une bonne idée ! La visite sur place d’une coopérative de tapis ne nous a pas convaincu. A propos d’achat, il faut savoir qu’en Inde acheter prend beaucoup de temps et qu’il faut marchander ferme ! Le soir repas sur le toit au bon restaurant Peacock proche de notre hôtel.

Mercredi 1 mars : à une dizaine de kilomètres de Jaipur se trouve le fort d’Amber aussi au patrimoine mondial : une merveille dans un cadre superbe. Puis la visite d’une coopérative de poterie bleue de Jaipur ne nous a pas convaincu non plus. Vers 16h après la chaleur du début d’après midi nous sommes allés à Elephantastic (4500 roupies par personne. Nous avions réservé bien à l’avance par l’intermédiaire d’Elephant Travel). Excellent : sous le regard attentif du personnel, on caresse, on nourrit, on lave seul ou à 2 un éléphant avant une longue balade dans la campagne non pas dans une nacelle mais bien sur une couverture posée sur le dos de l’animal...avant un excellent dîner prévu dans le prix.

Jeudi 2 mars : réveil matinal pour une longue route vers Agra. Vers 11h on atteint Fatehpur Sikri, haut lieu du patrimoine. Nous ne visiterons qu’une partie de ce grand site faute de temps, la magnifique mosquée avec son mausolée de marbre blanc très visité : incontournable paraît-il pour celles qui auraient du mal à avoir un enfant. C’est le seul endroit de notre voyage où nous avons senti une pression un peu excessive pour prendre un guide, un touk-touk, acheter des souvenirs… bref nous étions assez contents de poursuivre notre route vers Agra. L’hôtel Seven Hill Tower est très confortable, on y mangera aussi très bien. Il n’est qu’à quelques minutes en voiture du Taj Mahal que nous atteignons vers 14h. Évidemment c’est LE monument à voir. On a beau l’avoir vu en photos, voir le détail des sculptures et de l’architecture est un plaisir immense à déguster en y prenant le temps. Nous avons eu a chance de n’avoir qu’un seul échafaudage uniquement sur un des 4 minarets. Des travaux beaucoup plus importants sont prévus dès avril 2017 car malheureusement en raison de la pollution le marbre blanc est devenu jaunâtre. Une partie de la façade et 3 minarets ont déjà été restaurés. Beaucoup de monde, touristes indiens et étrangers, mais l’ensemble est vaste et soigné.

Vendredi 3 mars : Le Fort Rouge d’Agra mérite aussi une visite d’une heure et demi à 2 heures avec vues sur le Taj Mahal embrumé ce matin-là. Puis c’est le retour vers New Delhi par une véritable autoroute quasi comme en Europe. A l’entrée dans New Delhi, Sunil nous propose une halte tout-à-fait surprenante dans un complexe jaïn ultra moderne très fréquenté avec temple très soigné et richement décoré, jeux d’eau, plaine de jeux, cafétéria…montrant si besoin est que le jaïnisme n’appartient pas qu’au passé.

En conclusion, un voyage inoubliable qui nous aura donné vraiment envie de revenir visiter ce grand pays, d’autant plus qu’à l’écoute de touristes rencontrés dans les hôtels, l’Inde est riche d’une grande diversité en fonction des régions traversées.
Itinéraire de 15 jours au Maroc English translation pending
by Swig13 · 2017-03-08 · 19 replies
Bonjour voici notre itinéraire. Qu'est ce que vous en dites?

20 juillet au 5 août

- 20 juillet: départ de Montréal à 19h - 21 juillet: arrivée à Casa à 7:10

-21 juillet: Casa (1 nuit) -22 juillet: Rabt (1 nuit): Kasbah de oudaya -23 et 24 juillet: Chefchaouen (2 nuits) -25 et 26 juillet: Fès (2 nuits)

-27 juillet: De Fès à Marrakech: arrêt à Bin el ouindan (cascade d'ouzoud) (1 nuit)

-Désert 28 et 29 juillet (Trek)

-30 et 31 juillet: Marrakech (2 nuits)

De Marrakech à Taroudant: route tizi n'test

-1er août: Taroudant (1 nuit)

-2 et 3 août: Agadir et Essaouira (2nuits)

-4 août: Casa(1 nuit) -5 août: Retour à Montréal

Est-ce que tout cela semble possible? Nous voulons surement louer une voiture à partir de Casa. Est-ce qu'on devrait prioriser d'autres endroits? Avez-vous des coups de coeur? Des endroits ou dormir?

Merci à tous.

Olivier, Laurence, Antoine et Laurence
De retour d'Ouganda: nos impressions English translation pending
by Mia1820 · 2017-03-05 · 7 replies
Bonjour,

Nous avons passé 11 jours en Ouganda fin janvier. J'avais suivi vos conseils et contacté Paul Ssenkungu comme guide, ne pouvant s'occuper directement de nous, il nous a confié à un de ses employés, Moses. Voici notre carnet de route pour 2 personnes, 35 ans, budget éco-moyenne gamme

J 0 - arrivée à Entebbe, nuit à l'Entebbe Backpackers (sommaire, mais convenable, proche aéroport) J 1 - départ pour le massif du Mont Elgon - route trèèèès difficile, pause pour déjeuner à Mbale. Puis activité marche voir les cascades de Sipi Falls, baignade dans bassin naturel d'eau cristalline Magique! Nuit au Lacam Lodge en flanc de falaise (panorama et lieu incroyable, à couper le souffle...) repas délicieux J 2 - Journée de route vers Murchinson NP - Nuit à Heritage Lodge, bandas vue sur le Nil (magnifique, très propres, mais très chaud) nourriture très bonne J 3 - Game drive dans Murchinson NP - des vastes étendues, les bords verdoyants du Nil, très beau parc, paradis pour les animaux. Nous avons vu 4 lionnes et 2 hyènes. Après midi "croisière" en bateau jusqu'aux cascades de Murchinson. rien d'exceptionnel. Pour toutes les personnes un minimum sportives, je vous encourage à finir la croisière en escaladant les cascades, sinon la simple croisière est super décevante (on ne s'approche pas bcp des chutes). La marche est dure selon la température mais se fait très bien, le sentier est bien fait et ce n'est pas long. Une fois arrivés près des chutes les points de vue sont Extraordinaires. Ce sont vraiment des cascades d'une puissance hallucinante. Route pour sortir du parc (très belle au milieu de la forêt) Nuit à Boomu Women (espèce de campement tenu par une association de femmes dont la vocation est de subvenir aux besoins des femmes agées) très très sommaire, uniquement à utiliser pour les petits budgets, bruyant (musique toute la nuit (pourtant à 5km!), coq à 4h du matin) J 4 - Route Murchinson - Fort Portal On retrouve enfin des températures supportables!! Très belle région assez développée avec les cultures de thé magnifiques Marche jusqu'aux cratères, escalade des collines avec panoramas splendides à 360°, calme Nuit à Rwenzori Guest House, tout le confort nécessaire, repas pris "en famille" avec tous les guest réunis autour de la tablée J 5 - Route Fort Portal - Queen Elizabeth NP Déjeuner à Mweya, vue splendide en hauteur sur le Kazinga Channel, on aperçoit les allées venues des buffles, élephants, qui descendent des plateaux pour aller boire, magique et apaisant Croisière sur le Kazinga Channel, très chouette pour voir les animaux de près, et jusqu'au village de pêcheur à l'entrée du Lac Edward Nuit à Mweya hostel, extrêmement chaud... J 6 - Game drive sur la plaine de Kasenyi... on a été super déçus.. rien vu, pas de vie, tout plat, sans intérêt. Il y a les lacs salés à voir Route (difficile) var Kyambura Lodge incroyable Parc View Resort, vue panoramique sur la savane, piscine... personne, calme, sublime A partir de là, on retrouve des températures normales J 7 - nous avions prévu une marche dans les gorges de Kyambura, mais annulé car pas de ranger armé pour nous accompagner (risque de croiser éléphant) route difficle vers Ishasha, en même temps game drive Nuit à Enjojo Lodge, très calme et arboré, belle vue sur point d'eau J 8 - Game drive en espérant voir les lions dans les arbres (ratés) Route MAGIQUE, SUBLIME à travers la forêt de Bwindi vers Kabale, à flanc de montagne, des vues imprenables sur les cultures sur les collines, la forêt.. une des plus belles routes du monde!! Nuit à Byonna Amagara, une des 30 iles du Lac Bunyonyi.. bouffe super bonne J 9 - journée tranquille sur l'ile (possibilité de canoe etc), journée off, de repos, calme olympien ça va sans dire... J 10 - Route vers le lac M'Buro, game drive dans ce parc super sympa, qui respire la vie, alterne la plaine, la forêt... seul endroit pour voir les zèbres, on s'y sent très bien Nuit à l'hotel Eagle's Nest.. que dire ? c'est une vue à couper le souffle. Hotel posé en haut d'une colline qui permet de voir les animaux qui paissent et se déplacent à 2km à la ronde.. superbe.. nuit dans des très grandes tentes abritées en dur très bien pensées J 11 - Route vers Entebbe, arrêt à l'Equateur, arrêt pour se balader sur une des plages du lac Victoria, arrêt pour faire un petit marché d'artisanat entre guillemets..

Bilan : des gens très ouverts qui te demandent systématiquement si tout s'est bien passé, si tu vas bien, si tu as bien dormi... Une destination authentique, avec du potentiel, qui va certainement bcp se développer dans les années à venir, un peu déçue par les parcs mais on sait qu'avec les animaux rien n'est jamais garanti Le réseau routier devra évoluer (c'est en cours notamment près de Fort Portal), ainsi que l'offre des hotels Un peu de manque d'activités physiques de part la chaleur accablante les premiers jours et du fait d'être vraiment dans des parcs nationaux (précaution avec les animaux sauvages) Evidemment, regret de ne pas faire les gorilles, mais budget trop important pour des "jeunes" comme nous Je m'attendais à de très beaux paysages, mais j'ai été surprise de tomber sur des endroits aussi incroyables et je pèse vraiment mes mots, des panoramas exceptionnels. La nourriture est globalement très bonne et surtout saine (pas gras), bien assaisonnée Pas plus de moustiques que ça Un pays où malgré les étendues, on ne se sent jamais seuls, on entend toujours de la vie où que l'on soit, cela a un côté rassurant (je compare avec la Namibie..) Coût : 3300€ + 1000€ de billets d'avion (pour 2)
3 mois au Japon: Chugoku - Kyushu - Okinawa English translation pending
by Siankw · 2017-03-02 · 7 replies
Bonjour à tous,

Je suis depuis plusieurs mois les discussions de ce forum et j'aurai besoin de vos conseils pour mon prochain séjour au Japon. Ce sera notre 2e voyage là-bas et on a la chance de pouvoir y partir 3 mois (de mi-septembre à mi-décembre). Lors de notre 1er voyage (15 jours sur place), nous avons été très classique : Tokyo / Kyoto / Hiroshima / Miyajima, ce qui ne nous a pas empêché de tomber amoureux du pays !

Voici ce que l'on envisage pour ce 2e voyage :

Tokyo : 1 semaine

Osaka : 2-3 jours, on va y récupérer un campervan pour un bon mois et demi.

Chugoku, côté mer du Japon, en direction de Kyushu : 1 semaine Je me suis notée pour le moment : Tottori, Misasa et la rando des 7 temples, Matsue. >> Avez-vous en tête d'autres endroits à me conseiller de ce côté là ?

Kyushu : 5 semaines, dont une petite semaine sur Yakushima J'ai l'impression que depuis un peu moins d'un an, Kyushu intéresse énormément les voyageurs. C'est tant mieux pour moi car je trouve plus d'information maintenant :) @Béné : j'en profite : merci beaucoup pour ton site qui est une véritable mine d'or. Je le regarde tous les matins depuis plus d'un an pour lire tes nouveaux articles. Et au passage, je te passe le bonjour du "maître des poissons" avec qui je travaille :)

C'est la partie du séjour sur lequel je me suis notée le plus de chose : vu que l'on sera en voiture, je prépare une carte avec tous les endroits où on a envie d'aller pour que, une fois sur place, on puisse se construire un itinéraire au jour le jour en fonction de nos envies.

Pour le moment je me suis notée : Nagasaki (que j'ai vraiment très envie de découvrir !), Fukuoka, Kujukushima, Okawachiyama, Unzen (rando et enfers), Yanagawa, Kumamoto, Mont Aso (y a-t-il une date de réouverture pour "la route dans le ciel" ?), Takachiho, rando dans les monts Kirishima, Kagoshima, Sakurajima, Ibusuki, Ninchinan coast, Beppu, Kurokawa onsen, Yutoku Inari Shrine, Amanoiwato Shrine, Udo-jingu, Kirishima Shrine. Pfiou, ça fait déjà beaucoup ^^

>> Pensez-vous qu'en 4 semaines on puisse faire le tour tranquillement de Kyushu ? Ce sera uniquement par les routes secondaires. Je me doute bien que nous ne pourrons pas tout voir mais j'aimerai vraiment pouvoir avoir le temps de découvrir cette partie du Japon. Parfois je me dis que 4 semaines c'est énorme et parfois, au contraire, que c'est vraiment pas assez. J'aimerai avoir votre avis sur cette durée svp :) (je crois que dernièrement, il y a plusieurs personnes de ce forum qui y ont passé pas mal de temps)

>> On va louer un campervan pour découvrir Kyushu, MAIS, ne parlant pas japonais, le plus près que j'ai trouvé est à Osaka (je n'ai pas trouvé de loueur sur Kyushu, hormis Fuji cars mais ils sont hors budget pour nous). Si par hasard, quelqu'un sait où je peux louer un campervan sur Kyushu ça nous permettrait de rajouter jusqu'à 2 semaines à Kyushu.

>> Et si vous avez d'autres endroits à me conseiller, je suis hyper preneuse pour compléter ma carte !

Retour vers Osaka pour rendre le campervan : 1 semaine Je pensais remonter par Chugoku de nouveau mais côté mer intérieur. >> Avez-vous des endroits à me conseiller ? Pour le moment, je n'ai lu des choses que sur Okayama et la plaine de Kibi.

Au début, j'avais pensé à passer plutôt par Shikoku mais j'ai peur de rester sur ma faim en y restant qu'une semaine. Shikoku me tente énormément mais ça ne me dérange pas de le garder pour un prochain voyage consacré à cette île.

Okinawa : 2 semaine et demi à 3 semaines à répartir entre Okinawa (le moins longtemps), Ishigaki et Miyakojima (le plus longtemps). Là, c'est clairement pour du repos ! On y sera les 2 dernières semaines de novembre + 1ère de décembre. J'espère qu'il y fera encore chaud et que l'on pourra se baigner :)

Kyoto : environ 2 semaines avant le retour en France.

Merci à tous les courageux m'ayant lu jusque là :)
Sarajevo deux époques English translation pending
by Lucbertrand · 2017-02-26 · 17 replies
Les Balkans sont une région, où foisonnent les sociétés, zone d'achoppement et de conflits entre les cultures, où longtemps l'empire ottoman a affronté la chrétienté. Les influences ont fluctué au gré des fortunes de guerre. Tous ces pays je les ai visités plus ou moins longuement. Chacun d'entre eux a eu sa période de gloire au cours du millénaire écoulé, et pour la Grèce son apogée remonte encore bien plus loin. L'un d'eux, je le connais assez bien pour y avoir vécu trois ans. J'y ai laissé une partie de mon cœur, l’Albanie, pays dans lequel je me suis forgé des amitiés très fortes et indéfectibles. La Bosnie je l'ai aussi arpentée à différentes occasions, tout particulièrement au cours d'un long épisode dramatique de son histoire, le siège de Sarajevo. Mes voyages dans ce coin d'Europe, où l'on se sent très loin, plongé dans cette constellation de petits pays, qui chacun a une identité forte, j'en ai fait déjà plusieurs compte-rendus dans les carnets de voyage forum. L'un de ces écrits je ne l'avais jamais publié, car il pourrait s’apparenter quelque part à un voyage dans la guerre. Mais j'ai décidé de vous le soumettre, car il pourra intéresser les amoureux de cette ville extraordinaire qu'est Sarajevo, et que je trouve toujours aussi envoûtante chaque fois que j'y retourne. Donc voici ce texte, et désolé si certains le trouveront très très long et manquant de photos, mais j'espère qu'il donnera envie d'aller visiter ces terres balkaniques qui sont pétries par deux mille ans d'histoire:

Sarajevo deux époques, souvenirs, anecdotes

Sarajevo, cette ville au nom évocateur, qui tient une place particulière dans l'histoire de l'Europe, j'ai eu l'opportunité de la connaître à deux époques relativement rapprochées mais très différentes. La première fois, quatre mois durant le siège en 1994 en pleine guerre de Bosnie, et la seconde en effectuant un bref passage de deux jours en 2008 au cours d'un périple balkanique. Ces deux expériences dans des contextes opposés, me permettent de mettre en exergue tous les contrastes d'atmosphère au gré des circonstances et des événements que cette ville magique a connus. L'été 1994 arrive à grands pas, j'ai programmé mes vacances, j'irai faire de l'alpinisme du côté de la Vanoise. Brutalement à deux jours du départ, changement de destination, on m'informe que je pars à court terme pour Sarajevo dans le cadre des missions de guidage d'avions de combat. A peine le temps de prendre quelques habits, prévenir ma famille et je suis en route pour une formation accélérée afin de me remettre en tête les techniques aéronautiques appropriées. Les cours théoriques et pratiques sont prodigués par de braves Américains qui n'ont jamais imaginé que sur la terre des gens pouvaient parler autre chose que leur langage qui s'apparente plus à une suite d'acronymes et d'onomatopées à peine prononcés qu'à de l'anglais ! Après une injection à haute dose d'une semaine, je prends la direction de la Bosnie, plus spécialement Sarajevo et son siège. Survol des Alpes, je distingue très nettement les montagnes que je voulais grimper à proximité du col du Mont Cenis, mais l'aventure sera différente.

Je suis arrivé sur l'aéroport surchargé de matériels et d'hommes. La première urgence est de trouver à se loger avec mon équipe, nous sommes 7. On déniche un petit réduit, digne des plus minuscules refuges que j'ai connus en montagne. A 7 nous nous empilons sur 6 mètres carrés, mais ça va. Il ne fait pas froid nous sommes en juillet. D'ailleurs on pourrait avoir très, très chaud, car notre réduit est adossé au dépôt de munitions de la légion étrangère, un obus mal placé et nous prenons un billet direct pour la vaporisation. Nous allons vivre dans cet espace réduit quelques semaines, mais l'activité était si intense que lorsque nous le rejoignions nous nous écroulions dans le sommeil.

Ma première sortie dans la ville me permet de saisir immédiatement l'atmosphère qui y règne. Cité complètement bloquée où tout le monde se cache. Les rues sont désertes, la population vit, comme des rats, terrée. Les militaires dans les blindés et engoncés dans leur gilet pare-balles sont les seuls à donner un peu d'animation à la cité. Rarement, toujours furtivement on aperçoit un civil qui presse le pas dans une rue et disparaît bien vite pour éviter d'être tué par une balle qu'elle soit perdue ou non.

La ville de Sarajevo occupe le fond d'une cuvette toute en longueur. Du fait de son développement, les maisons par manque de place ont colonisé les collines environnantes. Des quartiers serrés se pressent tout au long des pentes de cette multitude de buttes raides, qui rentrent carrément dans la ville basse et l'encerclent de toutes parts. En levant les yeux, la première chose qui frappe, ce sont les façades de maisons individuelles qui constellent tous les reliefs environnants. Il ne faut pas de grandes explications pour comprendre, que de toutes ces fenêtres en encorbellement, des multitudes d'yeux vous regardent voire vous surveillent. Elles sont innombrables, les unes sur les autres, tout au long de ces grandes pentes qui tombent dans la ville. Tels de gros yeux inexpressifs mais lourds de menaces dissimulées, elles peuvent à tout moment prêter assistance à l'auteur d'un assassinat, tapi à l'abri de la lumière, son arme de précision à la main. On imagine facilement tous ces guetteurs scrutant l'immobilité de la ville. Combien de snipers, qui vous prennent dans leur croisillon, se cachent derrière ces ouvertures, à dessein pleines de pénombre ? Combien de fois, montant les escaliers de la fameuse patinoire la Skandéria j'ai senti ces regards sur moi. L'impression est étrange et désagréable, mais il ne sert à rien de lever les yeux, cela pourrait juste être pris pour un acte de provocation, et souvent la susceptibilité du tireur est proportionnelle à son taux d'imbibition à la slibovitch, alcool blanc de prune.

Au cours de différentes missions, je suis amené à remonter des rues remplies de carcasses de voitures et de trams bombardés et incendiés, on se croit dans un film de fiction, des spectacles dantesques de rouille et de fer tordu, mais non c'est la réalité. Par endroits, il faut bousculer certains obstacles avec le blindé pour passer sur ces chaussées recouvertes de gravats. Lors de ces déplacements en véhicules, des gens nous regardent à la dérobée. Dans les jardins de nombreuses maisons particulières les voitures sont bâchées et protégées dans un recoin de terrasse, en attendant des jours meilleurs où il y aura de l'essence, des routes en état et plus d'obus qui s’abattent selon une logique parfois difficile à saisir.

Assister au bombardement d'une ville est une expérience étrange. De gros obus frappent de plein fouet des façades qui s'écroulent dans des nuages de fumée. Les obus lorsqu'ils vous survolent, vous réalisez avec précision le danger qu'ils représentent. S'ils font un bruit strident et aigu, cela signifie qu'ils ont une vitesse élevée et qu'ils vont aller frapper plus loin. Par contre s'ils font un bruit plus mat avec des flop flop, cela trahit une vitesse faible et un engin qui commence à tanguer sur son axe, d'où une chute dans les environs. On apprend très vite, en regardant les autres, à réagir. J'ai fait cette découverte sur une colline en présence d'un groupe de Bosniaques, alors que je faisais des repérages concernant le positionnement des différentes forces en présence. La ville était sous le bombardement régulier de canons serbes de gros calibre. Nous nous trouvions sur la trajectoire des obus, mais bien en-deçà de leur point d'impact. Nous les entendions donc nous survoler dans un sifflement strident. Soudain, un bruit beaucoup plus bas, accompagné du fameux flop flop, décrit si souvent par les poilus de la grande guerre, a provoqué une réaction de fuite immédiate de mes interlocuteurs bosniaques. Effectivement un gros obus est tombé beaucoup plus près que les précédents mais à une distance, où le danger restait faible. C'est ce qu'on appelle apprendre par l'expérience ou sur le tas.

Dans la ville de Sarajevo une petite communauté de Croates se trouve prise en otage entre les Serbes et les Bosniaques. Participer à un office religieux parmi ce groupe catholique est très poignant. Même là, il faut se méfier du scoop journalistique, on pourrait rapidement faire croire en juxtaposant sur une même photo un militaire français et une religieuse croate que nous sommes là pour prendre parti en leur faveur. Bien sûr que leur situation nous émeut, bien sûr que dans la mesure de nos moyens nous les pourvoyons en nourriture, mais nous le ferions de la même manière pour les autres communautés, lorsque des êtres humains sont dans la nécessité impérieuse ils méritent une égalité de traitement. Dans cette petite communauté acculée, la ferveur est très importante, jeunes et vieux montrent la même foi. Je me souviens d'une anecdote amusante malgré la situation. Le prêtre de la légion étrangère française célèbre l'office au cours duquel il se réfère aux noces de Cana. Le légionnaire d'origine croate, lui servant d'interprète, traduit par noces de canard, d'où éclat de rire franc de toute la communauté croate. La difficulté et l'incertitude extrêmes n'enlèvent pas à l'être humain son sens de l'humour et son envie de rire. C'est rassurant. Bien que n'étant pas particulièrement pratiquant, ces offices me bouleversaient par la conviction et l'espérance qui émanaient de cette population martyrisée. Le fait d'y penser quinze ans après, je sens toujours monter en moi de l'émotion.

Observateur de cette situation dramatique que vit une population à trois entités et aussi un peu acteur pour essayer d’y remédier, on ne peut qu'éprouver un réel malaise en constatant toute la frénésie de ce qu'on appelle l'information pour contenter le voyeurisme de nos populations occidentales. Il faut dire que c'est tentant, bien installé chez soi le soir à vingt heures de regarder le sacro-saint journal télévisé qui distille sa kyrielle de faits divers sordides. Montrer des obus écraser une cité qui vit ou plutôt survit dans une immense détresse, c'est l'assurance de faire exploser l'audimat. Pourquoi le spectateur qui se cache en chacun de nous est-il si friand de ce genre de spectacle ? Voyeurisme par rapport à la mort, réconfort de voir qu'il y a plus malheureux que nous, oublier ses petits déboires quotidiens professionnels ou sentimentaux ?

J'ai été au cours de mes nombreux déplacements témoin de situations curieuses, que je ne comprenais pas toujours. Sur la fameuse « snipers allée » complètement déserte, un cycliste, seul sur l'immense ruban de goudron, marche recroquevillé son vélo à la main, et semble se protéger derrière le cadre de sa bicyclette, étrange ! Face à lui les hautes façades d'immeubles, desquelles des yeux amis et d’autres hostiles le surveillent, ces derniers prêts à délivrer la mort. Cette scène est surréaliste, le temps semble suspendu. L'hésitation de l'individu, de toute évidence dans une mauvaise situation est angoissante. À chaque instant on s'attend à entendre un bruit sec se répercutant le long des murs et voir l'homme et son vélo s'abattre au sol. Ce spectacle fait véritablement mal par la tension qu'il engendre. En bruit de fond permanent le son des détonations rappelle que la guerre est présente. On s'y adapte au point que l'absence de tir semble anormale. Se réveiller au bruit de la poudre devient une habitude, un peu à la manière du chant des oiseaux au printemps qui accompagne la reprise de conscience au sortir du sommeil. Lorsque je suis rentré en France, la première semaine j'étais réveillé tôt à cause justement de l'absence de ce bruit de fond qui m'avait accompagné durant quatre mois. L'accoutumance est telle, que le retour à la vie normale semble bizarre. Dès mon arrivée chez moi, je suis parti en montagne remonter le canyon de la Niscle dans les Pyrénées espagnoles. Ne plus avoir à porter un gilet pare-balles, ne plus faire attention aux mines, ne plus chercher le sniper embusqué, pouvoir se déplacer sans contrainte sur de grands espaces, cela procure une sensation étrange, comme si le retour à la normale nécessitait une rééducation. En quatre mois de conditions particulières, on s'adapte très fortement à la situation locale et l'on ne réalise pas à quel point cette adaptation formate les actions réflexes. De façon étrange dans ce canyon de la Niscle, qui est une œuvre de la nature titanesque et de grande beauté, je me sentais comme dans un environnement inhabituel par cette absence de dangers. Il faut se réhabituer à la normalité, et je comprends très bien qu'après des expériences extrêmes, ce qui n'a pas été mon cas, cette réadaptation soit très longue, voire impossible.

J'ai lu à plusieurs reprises des comptes-rendus de voyages en zones de guerre. Ces pratiques suscitent des critiques parfois acerbes, le voyeurisme étant considéré comme indécent. Cela me semble logique, et effectivement, je ne sais pas ce que j'aurais ressenti si j'étais venu simplement me promener, attiré par une curiosité malsaine. Je n'étais pas dans ce cas. Je me demande quelle différence existe entre le touriste en zone de guerre et le journaliste qui couvre l’événement ? Ce dernier ne fournit-il pas un document et des photos, choc des images oblige, à des gens curieux de voir plus que de savoir, poussés par ce qu'il faut appeler l'attrait du spectaculaire morbide donc du voyeurisme ? Mon premier réflexe serait de condamner le tourisme en zone de conflit, alors pourquoi permettre les scoops souvent violents des reporters, qui sous couvert d’information visent au sensationnel si possible bien sanguinolent ? Bien sûr, il me sera répondu qu'il s'agit du devoir d'information. Mais s'agit-il vraiment d'information ou d'un business lucratif à la limite de la décence ? Les journalistes, j'en ai croisé un certain nombre durant cette saison en Bosnie. Comme nous tous, ils faisaient leur métier, même si parfois « JT » oblige, contrainte de temps incompressible du 20h, les informations étaient à mon sens un peu arrangées voire beaucoup. L'obus de mortier filmé était peut-être payé et pas forcément attribué au bon camp, d'où l’ire du camp en question. Il nous arrivait même de recevoir des obus après le fameux JT en guise de protestations, tout du moins c'est ce que j'ai ressenti.

Cependant la visite des journalistes était toujours intéressante, révélatrice du mode de fonctionnement de nos sociétés, prises sous le feu des scoops et de l'information immédiate. Cette précipitation à rapporter de l'information, conditionnée par l'urgence du produit à livrer, quelles que soient les conditions de la collecte et la crédibilité des sources, conduit très logiquement à la désinformation ou même dans certains cas à la manipulation. Je me souviens avoir vu certains impacts de balles troublants sur certains véhicules, qui me faisaient penser qu'ils avaient été demandés par les occupants du dit véhicule pour les besoins du sensationnel à médiatiser. Peut-être ai-je l'esprit mal tourné ? En effet lorsque l'on me présente des traces de balles prétendument tirées par un sniper et que je vois des impacts très rapprochés, semblables à une rafale d'arme du style kalachnikov, je me pose des questions ! Mais imaginons le ou la reporter qui couvre l'événement du siège de Sarajevo et qui un soir ne rapporte rien de très spectaculaire pour la ‘grand-messe’ de 20heures, alors que ses concurrents des autres chaînes font un tabac. Il est fort à parier que ce journaliste va se retrouver très rapidement dans un placard à couvrir le fait divers en province. Donc dans cette surenchère de la précipitation, pour ne pas perdre son emploi, on est prêt à tout pour ne pas priver le bon peuple de France de son coup d'adrénaline en mangeant sa soupe devant son téléviseur. Il est important de lui montrer que ça pète, et mon Dieu que ce soit les uns ou les autres qui font péter ça n'a pas d'importance. Cela en a d'autant moins, qu'entre Serbes, Croates et Bosniaques la majorité des spectateurs ne fait pas la différence et puis s'en fout. L'important étant que ça pète autant que dans la série américaine sur laquelle ils vont embrayer dès le JT terminé. Je ne citerai pas les noms de chaînes dont j'ai vu, je dirais même subi les sarcasmes des représentants, qui dans l'anxiété de ne pas avoir suffisamment de matière à transférer par leur antenne satellite, me reprochaient de faire de la rétention d'information. Mais comment se prononcer sur une situation que l'on ne cerne pas complètement, mouvante à souhait, toute erreur d'interprétation pouvant avoir des répercussions graves. Tout particulièrement étaient concernés ceux qui restaient sur le terrain, les représailles n'étaient pas exclues de la part d'une faction que l'on aurait accusée à tort d'une action perpétrée par l'ennemi. Je trouvais dommage d'avoir à considérer les journalistes de mon propre pays comme un danger pour ma sécurité et essayer de les fuir autant que je pouvais. Je me souviens cependant d'un journaliste de Libération qui venait sur les zones de confrontation et qui posait peu de questions, mais cherchait à se faire sa propre idée de la situation. En le regardant, je comprenais qu'il mûrissait son article et qu'il n'était pas pressé. Ce qu'il fournirait serait certainement le fruit de sa conviction après son expérience sur le terrain et non un show médiatique à consommer le soir même.

Vie en zone de danger, comme il est étrange en tant que militaire de vivre dans des endroits où l'on se sent menacé sans être confronté à la guerre telle que nous l'avons tous gravée en nous par la narration des grands massacres entre Occidentaux. En effet, les deux conflagrations mondiales ont conditionné notre vision d'un conflit. Nous imaginons tout d'abord une hécatombe de militaires, comme par exemple sur les plages de Normandie ou dans les tranchées de Verdun ou de la Somme. Cela ne veut pas dire que les civils ont été épargnés dans ces périodes troublées. Là à Sarajevo pour les soldats internationaux, il s'agit plutôt de vie sous menaces multiples, mais non de danger de mort immédiate comme à Omaha Beach. En effet, durant mon séjour pas un seul soldat des forces internationales ne sera tué, tant mieux. Pour se préserver sur les itinéraires que nous empruntons à pied, des levées de terre ont été faites, ce qui permet un abri relatif contre les snipers. Mais par endroits, il y a des interruptions, par exemple aux carrefours, et là, on reste à découvert. C'est le cas en particulier pour accéder à la machine à laver, un petit passage devant le croisillon d'un fusil à lunette, mais on va quand même nettoyer son linge. C'est aussi le cas pour se rendre à une citerne où nous allons puiser de l'eau pour nettoyer les WC, égalité de traitement, quel que soit le grade chacun va chercher son seau pour les toilettes. Cette ambiance sous contrainte, on s'y habitue tellement que parfois cela en devient dangereux. Je me souviens de ce militaire monté en haut de la protection de terre et qui fumait tranquillement sa cigarette sous le regard de snipers. Il m'a de toute évidence pris pour un mauvais coucheur, lorsque je lui ai donné sèchement l'ordre de redescendre fumer à l'abri. Je pourrais relater d'autres anecdotes de ce genre qui me viennent à l'esprit, cependant ne vous y trompez pas cela n'enlève rien à l'extrême compétence et au dévouement sans faille des militaires français. Dans le cadre de ces coalitions aux ordres de l'ONU, on se trouve comme pris dans une énorme machine administrative à la réaction molle, alors que des populations vivent des situations dramatiques. Srebrenica et son massacre en sont la preuve manifeste. Assez vite, en ce qui me concerne je me suis fait une idée du niveau de danger auquel j'étais confronté. Bien sûr cela est statistique en fonction des événements que l'on constate. Comme je l'ai dit, malgré les tirs de tous calibres permanents, en tant que soldats de la force internationale, à la période où je me trouvais à Sarajevo, nous étions peu visés. À d'autres périodes ce n'était plus le cas, mais durant les quatre mois où j'ai été présent, nous n'avons eu à déplorer qu'un seul blessé. Par contre parmi les trois entités, bosniaques, croates et serbes les morts se comptaient par centaines, combattants et civils confondus. On prend rapidement conscience, que sur un même lieu, nous ne sommes pas tous soumis aux mêmes conditions et aux mêmes dangers. Parfois je pensais à Chamonix en été et à sa ronde permanente d'hélicoptères lancés dans des sauvetages souvent périlleux pour aider de nombreux alpinistes, ou malheureusement récupérer les corps de ceux qui y laissent leur vie. Durant les deux mois d'une saison à la « Mecque de l’alpinisme » la liste des blessés et de ceux qui ne reviendront pas est longue. Je ne pouvais m'empêcher de penser que statistiquement durant cet été 1994, le grimpeur dans les Alpes était plus en danger que le militaire plongé dans le siège de Sarajevo. Cette comparaison me troublait beaucoup. Comment l'assouvissement d'une passion peut-elle se révéler plus dangereuse que la participation à ce qu'on appelle une guerre, même s'il s'agit de mission d’interposition ?

Les sorties nocturnes dans la ville pour faire des essais de transmissions avec les avions, alors que les rues ont été rendues aux factions est une expérience pour le moins impressionnante. De nuit comme de jour le travail se fait généralement à partir d'un blindé. Espace carcéral auquel on s'habitue. On a parfois l'impression d'être en immersion dans un milieu glauque, entouré de bruits de tirs, à serpenter parmi des carcasses détruites, parfois des balles de petit calibre claquent sur le blindage. Ne rêve-t-on pas ? Sommes-nous dans un film d'anticipation au centre d'une ville soumise à la plus abominable des insurrections ? Non, il s'agit bien de la réalité. Dans cette ambiance tendue, la voix nasillarde d'un pilote américain, anglais ou français se fait entendre dans les écouteurs et la procédure de guidage commence. Être le maillon d'une énorme machine de guerre ou de paix, selon le point de vue, raccroche à une réalité palpable et par certains côtés est rassurante, surtout lorsqu'on pense être dans le camp des gentils. De toute évidence être le soldat d'un pays démocratique évite les états d'âme. Notre Président, à cette époque s'appelait François Mitterrand, même lorsque l'on n'a pas voté pour lui, l'image d'humanisme qui lui est attachée rassure le soldat engagé sur sa décision.

La vie dans une ville assiégée et affamée par encerclement laisse des souvenirs profonds. Circuler dans un quartier sous bombardement est une situation étrange. Le souffle puissant des déflagrations qui remonte les rues dans un râle rauque est impressionnant. Cela produit un bruit presque épais à la manière d'un gémissement profond et lugubre, canalisé par de hautes façades qui le compriment en lui donnant longueur et gravité. Il se propage accompagné d'une multitude d'échos tout aussi graves qui entretiennent le son. On sait qu'un obus est tombé à proximité, mais on ne voit rien entre les bâtiments, seul ce souffle renseigne sur la proximité de l'explosion. On est d'autant plus surpris, que le sifflement de la munition en vol a été atténué par le bruit du moteur de notre véhicule. Un jour où les tirs étaient particulièrement nourris, j'ai assisté à ce spectacle incompréhensible de civils qui n'avaient pas l'air de paniquer, comme s'il y avait un accord tacite sur le lieu précis du bombardement. Ils restaient sur le pas de leur porte, alors que le bombardement était tout proche. Je n'ai jamais eu d'explications. J'ai vu avec surprise le fameux marché de Sarajevo qui se tenait, même misérablement, alors qu'autour des munitions de gros calibres tombaient.

Au cours de nos missions il nous arrivait de dialoguer avec des avions alors que nous étions en pleine ville. Un après-midi, alors que nous stationnons sur la petite place de la patinoire, nous allons commencer une séance d'entraînement aux procédures de guidage avec des pilotes. Le lieu où nous nous trouvons est sous le feu permanent des belligérants qui se battent entre eux. Les armes qu'ils utilisent, principalement de petit calibre, ne représentent pas un réel danger pour nous, dans la mesure où nous restons dans notre véhicule blindé. Avant que la séance d'entraînement commence, je donne mes consignes à l'équipage du véhicule. Je leur précise qu'il s'agit d'un entraînement donc en aucun cas nous ne devons prendre de risque inutile. C'est à dire que tout problème technique de transmission qui nécessiterait une intervention extérieure au blindé ne doit pas être pris en compte, sécurité du personnel est prioritaire. Le contact est établi avec un A10 américain. Au début tout se passe bien, puis le contact radio se détériore. J'ai de plus en plus de mal à communiquer avec l'avion. Tout absorbé à mon travail à essayer d'interpréter les paroles de l'aviateur hachées et baignées dans une importante friture, je ne prête plus attention à mon environnement immédiat. Alors subitement la liaison redevient parfaite et la compréhension mutuelle facile. L'avion ayant fini son passage le calme revient dans l'habitacle de notre blindé. Alors discutant avec l'adjudant des transmissions qui m'assiste, je réalise qu'il était sorti sur le toit changer une antenne pour rétablir la communication, alors que partout autour nous entendions les bruits secs des balles qui frappaient les façades et parfois le métal de notre véhicule. Sans chercher à comprendre, régissant à son seul réflexe de technicien, l'adjudant était monté sur le toit pour changer un embout d'antenne restant exposé de longues secondes aux balles qui fusaient dans tous les sens. Il considérait qu'il avait simplement rempli sa mission. Cependant pour le principe, alors qu’il avait fait preuve d’un véritable courage, je lui ai reproché d'être sorti alors que j'avais demandé de limiter les risques. Mais je ne pouvais m'empêcher de penser que si la situation se dégradait et si l’on passait à une phase plus offensive, j'étais entouré de vrais combattants qui iraient jusqu'au bout sans se poser de question. Les périodes de vie en ville alternaient avec les périodes de vie en montagne, sur le fameux mont de Bijelasnica. Lorsqu'on est montagnard, que l'on soit en temps de paix ou de guerre l'attrait de l'ambiance de la montagne reste très fort. Nous logions dans un chalet de bois dans lequel des photos de montagnes prestigieuses étaient accrochées aux murs, en particulier les Tre Cime di Lavaredo et l'Everest. J'ai même trouvé un topo d'escalade écrit en yougoslave. Décor immense autour de ce point haut qui était le départ de la descente de ski des JO de Sarajevo. Quelques soldats français habitent ce lieu. En fonction des missions le nombre varie de cinq à une petite trentaine. Nous y sommes venus pour la première fois au mois d'août, après que les belligérants l'aient quitté suite à des accords internationaux. À notre arrivée nous découvrons un site dévasté, dans un état de grande saleté. Les derniers occupants ayant déféqué au beau milieu des pièces et saccagé le mobilier. Nous prenons donc régulièrement nos quartiers dans ces montagnes et remettons de l'ordre dans ce magnifique refuge. Ma mission principale était la détection de tous les matériels militaires dans les plaines environnantes pour les signaler à l'aviation. En conséquence j'ai passé beaucoup de temps assis tout en haut d'une cime à scruter. Il ne m'était jamais arrivé de rester au sommet d'une montagne une semaine complète. Expérience étonnante et enrichissante, je ne trouvais pas le temps long. Pouvoir assister au cours des jours qui s'écoulent à l'évolution météorologique autour d'un sommet, quel plaisir ! Bien entendu, j'y ai connu tous les temps : beau, chaud, soleil, couvert, venteux, pluvieux, froid et même la neige.

Le site était d'une grande beauté et très sauvage, bien qu'il s'agisse du sommet d'une station de ski. Le dénivelé était important par rapport à la plaine que nous dominions. De ce point, vers le nord, la vue donnait sur les Monts Igman et ensuite embrassait la cuvette de Sarajevo. Certains jours où la brume remplissait les terres basses, de Sarajevo ne surnageaient au-dessus du brouillard que les tours de retransmission détruites, qui comme des statues fracassées, portaient témoignage de la folie des hommes, qui plus bas s'affamaient et s'entretuaient. Il m'arrivait souvent de venir m'isoler seul assis au sommet. Tous les matins au lever du jour j'étais un spectateur assidu de ce moment magique, que tout alpiniste apprécie plus que tout. Pour le montagnard, généralement assister à l'apparition du soleil d'un sommet signifie que l'entreprise de la journée a été un succès puisqu'on est arrivé au but que l'on s'était fixé, donc tout à loisir, l'esprit libre on peut se livrer à ce fantastique spectacle de la nature. Bien évidemment ma situation et les raisons de ma présence étaient bien différentes de la motivation habituelle du grimpeur partant à l'assaut d'une face. Un matin, à cinq heures, alors que la nuit ne va pas tarder à céder la place à la lumière, assis seul, tous les sens en éveil je m'imprègne de ce spectacle dans ce contexte particulier du siège. Sous Bijelasnica une mer de nuages s'étale, de laquelle sortent quelques points hauts des collines enserrant Sarajevo. La distance à la ville amortit le bruit du canon qui est quasi permanent, et le transforme en une rumeur lointaine, sourde et diffuse. Y a-t-il vraiment la guerre ? Ce moment de joie intense que tout alpiniste gardera pour toujours dans son cœur va se produire. À l'est, la clarté se fait de plus en plus nette et les nuages prennent des teintes irisées qui s'étalent du rouge vif au marron sombre presque noir, dans un dégradé continu d'est en ouest. Alors, le soleil perce la couche et apparaît déformé du fait de la distorsion de la lumière traversant l'atmosphère. À cet instant, j'aperçois dans la direction de l'astre du jour deux « bateaux » chevauchant à vive allure cette mer de nuages calme. Enfin, je distingue leurs silhouettes surmontées de leurs doubles dérives caractéristiques. Il s'agit de deux F14 de l'US Navy qui convergent vers ma position, point caractéristique connu de tous les aviateurs de la coalition. Arrivés au pied de la montagne, ils l'escaladent en patrouille serrée au plus près du relief. J'ai tout loisir de les regarder monter vers ma position. L'un des avions me survole de quelques mètres, tandis que le second passe en dessous dans le petit col qui est à ma droite en contrebas. Je peux voir très distinctement les casques de l'équipage de l'aéronef lancé à vive allure. Heureusement que je me suis levé, dire que j'aurais pu rater un tel spectacle, qui restera gravé en moi à jamais. Je ne peux m'empêcher de penser à ma chère maman à laquelle j'ai dit, que j'étais en Italie. Si elle pouvait imaginer « l’enfer » qui est le mien. Je sais que ce genre de réflexion peut choquer, mais c’était bien mon état d’âme à ce moment, confronté à un double spectacle de beauté de la nature au lever du jour et de merveille technologique, le tout dans un environnement de guerre. Les journées étaient bien remplies, entre le travail technique, les visites d'autorités alliées ou serbes, de journalistes et même de troupes tentant des actions tout du moins d'intimidation. Dans ce contexte, pris entre les positions des Serbes et des Bosniaques, ce que nous craignions le plus c'était de nous faire attaquer par une faction, qui essaierait d'en rejeter la faute sur leurs ennemis afin que nous les attaquions à notre tour en guise de représailles. Du fait de cette insécurité, lorsque nous restions peu nombreux, nous prenions des précautions particulières, car nous ne pouvions rester éveillés toute la nuit. Nous déployions autour de notre refuge, des systèmes d'alarme constitués de fils fins reliés à des mines éclairantes. Un soir alors que nous sommes seulement cinq au sommet de cette montagne, réunis pour dîner, une explosion nous indique qu'une mine a été déclenchée. Branle-bas, nous montons rapidement sur le toit, prêts à répliquer en cas d'attaque. Que constatons-nous ? Un gros lièvre qui détale et qui de toute évidence était le responsable du déclenchement de notre alarme. Il est étrange de se retrouver couché à plat ventre sur le toit d'un refuge en montagne un pistolet mitrailleur à la main. L'adrénaline dans ces cas est la même que celle qui inonde lors d'un passage difficile d'escalade, tout l'esprit tendu vers l'action. De plus le groupe réagit comme un seul homme, chacun se positionnant au meilleur endroit prêt à faire front. L'esprit d'équipe dans ces situations lorsqu'il est bien rôdé est un atout indéniable. Je ne dirais pas presque déçus, nous retournons terminer notre dîner.

A deux mille mètres d'altitude, en l'absence de toute lumière parasite, la nuit est magnifique. En Bosnie à l'été 1994, des lumières parasites il n'y en avait pas, le pays n'étant plus approvisionné en électricité. Au mois d'août à l'époque des grands passages d'étoiles filantes, j'ai assisté de mon promontoire à de véritables feux d'artifices. Ce qui était aussi très curieux à regarder, c'était la ligne de démarcation ou ligne de front entre les belligérants. Autant la journée, elle n'était pas matérialisée à travers les forêts qui s'étalaient à nos pieds, la nuit par contre, les lampes de poche et les petits feux ponctuaient très nettement cette ligne qui séparait des hommes en guerre. Un soir j'étais en train de la regarder serpenter au gré des mouvements de terrain. Un avion m'a contacté pour venir étudier la zone. Dès que le bruit de son réacteur, très ténu à peine perceptible du fait de sa hauteur, s'est fait entendre, la ligne de front s'est presque instantanément éteinte. Dans cette quiétude de l'été, il ne fallait pas se fier aux apparences. Les hommes restaient très vigilants et se guettaient, prêts à donner la mort à l'imprudent qui se serait laissé prendre par la douceur de l'été.

Parfois nous étions confrontés à des situations difficiles. Un exemple, à quelques centaines de mètres de notre refuge, se trouvait le cadavre d'un combattant bosniaque en zone serbe. Des tractations par radio sont engagées afin que ses camarades puissent le récupérer. Les Serbes ne s'y opposent pas dans la mesure où, on leur rend la dépouille de l'un des leurs en échange. La réponse du camp adverse est simple : nous ne détenons pas de cadavre serbe, par contre nous avons des prisonniers, nous allons en tuer un, et vous donner son cadavre en échange. La négociation s'est égarée et a traîné quelques jours. Au mois d'août la chaleur aidant, le corps du combattant s'est rapidement métamorphosé et ce sont les soldats français qui sont allés le ramasser afin que les siens puissent lui donner une sépulture décente.

Il m'est arrivé d'avoir à participer à des reconnaissances le long de lignes de crêtes, afin de nous assurer que les différentes factions de combattants respectaient bien le retrait auquel elles s'étaient engagées. Hors le contexte très particulier de cette guerre balkanique, le déplacement en lui-même consistait en une magnifique balade sur une crête aérienne, offrant de toutes parts une vue magnifique sur un pays sauvage, très peu habité. Le problème des mines nous préoccupait cependant, et nous faisions attention. Sur ce sol de rocher dénudé, le risque de marcher sur l'une d'elles était faible. Par contre déclencher un système de piège en tirant du pied sur un fil me semblait possible.

Un jour où l'activité aérienne était interrompue pour cause de météo très mauvaise, je suis parti me balader dans le brouillard en pleine montagne avec l'un de mes camarades. Outre le danger inhérent à la montagne par mauvais temps, nous ressentions des impressions fortes à l'idée du contexte général de la région à ce moment. Devant nous, une masse sombre apparaît, nous marquons l'arrêt puis nous approchons. Il s'agit d'une stèle à la mémoire de randonneurs morts de froid après s'être égarés dans le mauvais temps. Cet accident remontait à plusieurs années avant le début de la guerre.

Depuis mon observatoire, j'ai aussi assisté à la destruction totale de la station de ski olympique par les Serbes. En effet, lorsqu'ils se sont retirés de cette zone, afin d'être sûrs que les Bosniaques n'utiliseraient pas les installations, ils ont tout dynamité. Par un bel après-midi, j'ai vu les pylônes des remontées mécaniques plier sous les charges d'explosif. Le feu d'artifice a duré un certain temps, avec en bouquet le dynamitage avec une très forte charge de bunkers qui se trouvaient à quelques mille cinq cents mètres de ma position. Des blocs énormes ont été projetés et un immense panache de fumée s'est élevé tel un geyser. L'onde de choc forte a sérieusement secoué notre bâtiment. Ce soir-là, tout autour dans un ciel clair il n'y avait que désolation et incendies. En contrebas un très bel ensemble hôtelier finissait de se consumer dans la nuit qui s'installait.

Bien que souvent isolé sur mon piton, je savais que très vite l'actualité pouvait me propulser au premier plan, au travers d'une déclaration à des reporters français mais aussi serbes. Il m'est arrivé à ce titre une expérience très intéressante et pleine d'enseignements. Ce jour-là, nous étions assez nombreux au sommet de la montagne, mon équipe, six en comptant le spécialiste du renseignement, un petit détachement de la Légion pour assurer notre sécurité et un détachement de parachutistes qui effectuait une mission spécifique. En tout, nous étions une bonne vingtaine. Un nuage de poussière tout en bas de notre montagne attire mon attention. Un véhicule monte. Lorsque j'arrive à le discerner clairement, je constate qu'il s'agit d'une voiture civile non blindée et non tout terrain, donc ce ne sont pas les journalistes habituels, reconnaissables à leur 4x4 aux vitres blindées. Immédiatement j'interroge le spécialiste du renseignement, qui me dit reconnaître ce véhicule. Il s'agit d'une équipe de télévision serbe venant de Belgrade. Qu'est-ce que cela signifie ? Le chemin est long pour arriver jusqu'à nous le long de ce chemin très caillouteux. Nous avons tout le temps de nous perdre en interrogations. Enfin la voilà cette voiture qui débouche sur l'esplanade devant notre bâtiment. Il s'agit d'une petite auto à la silhouette carrée, bien dans la tradition des véhicules des pays de l'est. En sortent deux journalistes, une femme et un homme à l'aspect assez miteux. Ils ne sont pas armés, donc pas considérés comme hostiles. Leur hostilité résidant cependant dans leur caméra. En effet, ne faisant pas confiance aux journalistes français, il est encore moins question de faire confiance à une équipe serbe, qui vient probablement sur instruction. Je demande à chacun de ne pas communiquer avec les nouveaux arrivants. Ayant enlevé mes différents attributs de grade, de nom et surtout d'appartenance à l'armée de l'air, je les laisse s'approcher. Une fois au contact, j'engage la conversation, et je ne juge pas utile de les empêcher de filmer, dans la mesure où nous ne leur parlons pas, afin d'éviter toute tentative de manipulation. Rapidement ils ne semblent plus motivés pour nous filmer, je pense les avoir découragés. Alors le spécialiste du renseignement attire mon attention sur le nouveau nuage de poussière qui vient à notre rencontre. Très vite les véhicules sont identifiés. Il s'agit de l'un des généraux de l'armée serbe de Bosnie accompagné de certains de ses adjoints. Les véhicules s'arrêtent à proximité de celui des journalistes. Le général et l'un de ses subordonnés descendent du premier ainsi que quelques officiers du second. Les journalistes se sont mis en position pour filmer. Je n'ai aucun mandat pour recevoir qui que ce soit de l'un des camps belligérants. Je me tiens donc en retrait, montrant très clairement que je n'ai pas l'intention d'accueillir cette délégation même si à sa tête se trouve un général. Ce dernier juge vite la situation et entreprend de faire le tour de la position. N'étant pas menaçant, ses adjoints non plus, je ne juge pas utile de leur en interdire l'accès. Cependant je les fais suivre par un légionnaire d'origine yougoslave, lui demandant de se tenir à la distance nécessaire et suffisante pour écouter ce qui se dit. La conversation entre ces officiers serbes est édifiante. En gros le général dit : les Français sont là mais n'en n'ont rien à foutre. Ensuite il revient se camper au milieu du terre-plein et attend que l'un d'entre nous vienne à son contact. J'interdis à quiconque de bouger. Alors le journaliste serbe s'approche et me dit que le général désirerait me parler. Ayant pris précédemment les précautions nécessaires afin que les caractéristiques de mon uniforme ne puissent être utilisées à des fins de propagande proserbe, je m'approche. Le général me tend la main, j'en fais de même. Et commence un grand serrage de mains à la mode communiste sous l'œil de la caméra. Je n'apprécie pas et me mets à tourner, pour perturber la prise de vue. Mon interlocuteur me pose un certain nombre de questions que j'élude et il me fait constater que je suis particulièrement prudent. A l'une d'entre elles je réponds que les montagnes de son pays sont très jolies et que j'apprécie d'avoir à m'y trouver. Il regarde les siens un peu interloqué et sourit. Je ne me sens pas particulièrement à l'aise, d'autant plus que le journaliste essaie de me coller le micro sous le nez. Je parle donc le moins distinctement possible tout en tournant, et la langue anglaise se prête bien à la non-articulation. Nous sommes donc tous à tourner sur ce terre-plein au sommet d'une montagne. Même si cela n'a pas duré très longtemps, j'ai eu l'impression d'une éternité. En effet, mes interlocuteurs sont aguerris beaucoup plus que je ne le suis à l'art de la manipulation et de la désinformation, donc je me sens dans cet entretien en position de vulnérabilité. Le général voyant toute l'hostilité passive que je manifeste à son encontre n'insiste pas trop. Il me dit au-revoir et repart avec ses adjoints. La voiture des journalistes les suit dans la foulée. Je ne pense pas qu'ils puissent exploiter les images qu'ils viennent de faire. Cette visite me semble étrange et surréaliste.

Nous sommes vraiment dans une situation bizarre au milieu de belligérants qui peuvent investir notre position dans la mesure où ils ne sont pas hostiles, mais auxquels nous nous opposerons s'ils sont armés. Alors que je me perds depuis une heure en conjectures sur la signification réelle de cette visite, l'un des parachutistes attire mon attention sur un groupe d'hommes à pied qui monte la pente raide qui conduit à notre position. Nous identifions tout de suite un groupe de combat d'une dizaine de soldats serbes, cette fois armés. Immédiatement je réunis les légionnaires et les parachutistes et les fais se positionner face à la menace. Les intrus constatent que nous réagissons mais continuent leur progression. À ma droite les légionnaires à ma gauche les parachutistes, échelonnés le long de la crête. Les armes sont clairement mises en position de tir. Ils montent toujours. Par contre ils ne lèvent pas leurs armes. J'y suis particulièrement attentif, car s'ils ont ordre d'attaquer il est fort probable que la première balle sera pour moi. La tension monte très clairement. Le lieutenant commandant le détachement de parachutistes positionné à quelques mètres de moi, tenant son pistolet mitrailleur prêt, m'interroge d'un regard insistant et n'attend qu'un signe de ma part pour tirer dans le tas. Pas de panique, mais ça ne va pas tarder à urger! Ils continuent de monter. Même s'ils ne sont pas directement menaçants, il n'est pas question de les laisser arriver avec leurs armes. Ils ne sont plus qu'à deux cents mètres. Les deux chefs de détachements légion et parachutiste guettent la moindre de mes réactions. J'ai clairement conscience de la décision rapide et lourde de conséquences, que je peux être amené à prendre à la moindre évolution de la situation. Les Serbes sentent que cela ne va pas tarder à dégénérer. Nous avons l'avantage de la hauteur, ce qui psychologiquement est confortable. Alors je vois le chef de groupe de combat serbe poser son arme, tous ses hommes en font de même, mais ils continuent de monter. Pour moi, cela est différent par rapport à mes directives. Je demande aux militaires français tout en restant extrêmement vigilants de ne plus les viser directement. Les Serbes arrivent à notre contact. Ils nous demandent de l'eau. Nous leur en offrons. Nous échangeons quelques paroles en restant les uns et les autres sur nos gardes, faisant attention à tout geste mal interprété, car après ces minutes de grosse tension, il faut revenir au calme psychologique. Puis ils repartent par où ils étaient arrivés. Au passage ils récupèrent leurs armes et disparaissent au bas de la montagne. De toute évidence, leur général les a envoyés pour nous tester. Je ne sais pas à quelle réaction il s'attendait. Par contre, je sais qu'il aurait suffi d'un détail, un petit incident, par exemple un soldat serbe qui trébuche en levant malencontreusement son arme de façon menaçante, et que j'interprète comme un déclenchement d'offensive pour que je fasse tirer sur le groupe.

À la fin de ma mission de quatre mois, la passation de consignes à mon successeur m'a une fois de plus amené à vivre une situation chargée en adrénaline. En effet, alors que je le conduisais sur les différents sites environnant Sarajevo à partir desquels nous guidions les avions, il se montra très curieux concernant l'un d'eux. Il s'agissait d'un point haut sur l'une des collines dominant la ville. Sur le mouvement de terrain en face de nous se trouvait une ligne de canons serbes. Afin de les faire désigner aux avions de combat, nous prenions comme point de repère initial une usine dans la vallée sous nos pieds. Cette usine nous ne la voyions pas du fait d'une rupture de pente. Cependant, je savais précisément où elle se situait et j'en connaissais les caractéristiques, car l'aéronavale française m'avait fait parvenir des photos de qualité. Mais mon camarade ne voulant se satisfaire des photos, il me demanda donc que nous allions voir de nos propres yeux cette fameuse usine. Pour ce faire, il fallait passer une petite ligne de crête à partir de laquelle la vue était plongeante sur le fond de la vallée. Je lui dis que cette manœuvre je ne l'avais jamais faite, elle était inutile et de plus fort dangereuse, car considérée à coup sûr comme une provocation par les Serbes. Nous nous dirigeons à pied vers ce lieu, alors que je m'efforce de le convaincre de la stupidité de ce que nous sommes en train d'accomplir. Au moment de passer cette fameuse ligne de crête, un sifflement strident et violent se fait entendre. L'air autour de nous est comme déchiré par une vibration puissante. Nous réalisons immédiatement que nous avons été la cible d'un tir direct. L'obus à pleine vitesse a dû passer dans un rayon d'une dizaine de mètres, mais heureusement un peu au-dessus. Du fait de notre position dominante il a franchi la colline et s'est écrasé loin derrière. Là j'ai dit à mon camarade que je refuse de continuer et je fais demi-tour, il me suit. Un deuxième obus s’abat à une centaine de mètres dans le jardin potager d'une villa en contrebas. Nous nous mettons à courir vers notre véhicule blindé. Une fois que nous sommes à l'intérieur, un troisième obus éclate à proximité et nous recevons quelques pierres projetées par le souffle de la déflagration. De toute évidence les Serbes nous ont fait passer un message, quant aux limites à ne pas dépasser. Je l'ai bien senti depuis quelques mois que je travaille dans ce secteur, qu'il y a un code de comportement non écrit mais bien établi entre eux et nous. S'ils avaient voulu nous tuer je pense que le premier coup aurait été le bon. Cependant plus j'y pense et plus je me dis que ce premier obus est passé très, très près. La moindre erreur de tir de leur part et nous le recevions directement et nous étions transformés en poussière. Ce sont là des expériences uniques, qui lorsque vous les avez vécues, vous marquent pour votre vie. Face à des décisions lourdes de conséquences que l'on peut être amené à prendre, je constate que je ne me pose plus de questions annexes. Toute la réflexion, que chaque militaire a dû avoir en amont concernant le métier des armes, permet de réagir sans état d'âme mais en gardant en tête les principes de démocratie et d'importance de la vie humaine.

Voilà ce que j'ai vécu dans cette ville et ses environs durant quatre mois de l'année 1994. C'est avec beaucoup d'intérêt et une curiosité exacerbée que j'y reviens en mai 2008, au cours d'un périple à travers les Balkans.

Mon arrivée se fait par une route à forte circulation, alors que je connaissais ce pays au travers d'un trafic inexistant hormis les véhicules militaires de la coalition de l'ONU. Donc tout surpris je rentre dans une ville qui n'a plus rien à voir avec celle où j'avais vécu. Très rapidement j'arrive au carrefour où durant quatre mois j'avais connu cette carcasse de tramway tordue et rouillée. Je suis impressionné par l'activité de la ville. Les façades des immeubles gardent les traces de la guerre. Comme il est étrange de voir cette foule dans ces rues dont je garde le souvenir d'un lieu désert, où seules les déflagrations perturbaient le silence pesant. Ce qui me frappe tout de suite une fois de plus, c'est cette foule de constructions escaladant les collines, mélange de maisons de quartiers, de mosquées et de cimetières. Ces derniers ne sont pas cachés par de grands murs afin de les soustraire à la vue. Bien au contraire ces véritables forêts de stèles blanches éclatantes, surgissent un peu partout au gré des reliefs qui enserrent la ville, par groupes plus ou moins importants. Au cours de mon séjour précédent, cette cité, je ne l'avais pas perçue de cette façon, sans doute accaparé à guider des avions à partir de mon blindé.

Après renseignement je vais loger chez l'habitant à mi-chemin du sommet d'une colline, où je me rendais fréquemment pour accomplir ma mission. Lorsque je parle au propriétaire de cet endroit que j'avais fréquenté pendant le siège, je le sens un peu gêné. Il me dira au fil de la conversation qu'à cette époque il était réfugié en Suisse. Il n'a pas à se sentir gêné. En effet, qu'aurait-il bien pu apporter en restant ici durant cette période de terreur ? Le quartier est superbe, constitué de petites rues en pente, délimitées par des maisons très balkaniques, un étage maximum, bien propres, badigeonnées à la chaux. De temps à autre une mosquée aux dimensions réduites, avec un minaret noir en bois dépasse au-dessus des toits. Que ce quartier est esthétique ! Sur une fenêtre deux chats sont langoureusement étalés, l'un d'eux est d'une blancheur immaculée et l'absence de contraste sur le mur blanc est étonnante. Sans délimitation aucune on passe de la rue à l'un des multiples cimetières. Les stèles funéraires relèvent plus de monuments historiques que des froides demeures de défunts que l'on rencontre chez nous. En s'y promenant on ressent tout le poids de l'histoire récente et dramatique, mais aussi et surtout de l'histoire ancienne et multiple, chrétienne et principalement ottomane. Le syncrétisme est palpable dans ce mélange de cultures. Ce qui est étonnant c'est qu'une guerre ait pu éclater. Pourquoi des peuples qui ont de tels points de convergence peuvent arriver à se battre. Des origines différentes qui subsistent malgré le temps et qui resurgissent sous le poids des évolutions géostratégiques, sous la pression de systèmes idéologiques du passé. Des chefs à l'esprit obtus, exacerbent les peurs par rapport à l'autre et tout éclate ? Cette différence culturelle entre orthodoxes, catholiques et musulmans, je l'ai connue en Albanie. Mais les situations ne peuvent se comparer. Dans ce petit pays, quelles que soient les origines religieuses, le voisin n'est pas ressenti comme une menace, même si on s'en moque parfois. Sans doute est-ce là tout le côté néfaste d'un politicien, qui de par son formatage idéologique, entretient des barrières entre les différents groupes, alors que son prédécesseur avait maintenu l'union, certes d'une main de fer. Sans doute est-ce facile de dire ce que je dis, la réalité de la relation humaine étant complexe. Peut-être les groupes d'origine différente ne sont pas vraiment solubles entre eux? Adieu les belles illusions de citoyen du monde, image idyllique que nos démocraties colportent de façon un peu hypocrite. Dans notre pays, la France la fraction ethnique est une réalité qui semble devenir de plus en plus visible. On comprend d'autant mieux, alors que nous sommes un pays encore prospère qui se veut démocratique, pays des droits de l'homme, que dans un pays pauvre régi par des règles sorties du communisme stalinien, les explosions entre groupes soient inévitables. Ces clivages qui montent les hommes les uns contre les autres, n'empêchent pas qu'individuellement ces mêmes hommes soient accueillants et très sensibles, c'est tout le paradoxe de la race humaine.

En tout cas je ne suis pas très optimiste pour le devenir de la Bosnie et de Sarajevo en particulier. Ce que j'y ai vu en 2008 n'est pas très rassurant. J'ai ressenti que si en apparence les frontières n'existaient plus, les différents groupes les situaient toujours avec précision. Si nous, Occidentaux, nous pouvons passer dans les différentes zones de Bosnie, les autochtones semblent beaucoup plus cantonnés par secteur. Par exemple il n'est pas possible de faire le tour de l'aéroport de Sarajevo en bus. De façon inexplicable à première vue, il s'arrête à un endroit et ne va pas plus loin. Cela semble correspondre aux limites de la zone de front que j'ai connue il y a plus de vingt ans.

Ayant donc utilisé le bus jusqu'à son terminus je continue mon tour à pied et je tombe sur le fameux tunnel, dont à l'époque nous ne savions pas s'il s'agissait d'un mythe ou d'une réalité. Que d'émotion cela me procure d'y pénétrer. Ce tunnel permettait aux Bosniaques de rejoindre la ville de Sarajevo en passant sous l'aéroport, car tous les accès terrestres étaient tenus par les Serbes, ou maintenus sous leur menace. De son point d'entrée sous terre je distingue très nettement le bâtiment de l'aéroport dans lequel j'avais été logé au cours de mon dernier mois de présence. Me revient à l'esprit mon installation dans la pièce qui m'avait été attribuée avec mon équipe. La fenêtre détruite ne protégeait pas la pièce des intempéries, mais surtout des tirs éventuels de snipers bien identifiés à proximité. Donc très humblement nous avions mis des sacs de sable dans le trou béant de la fenêtre, laissant un petit espace latéral afin que la lumière entre. Aucun sniper ne nous a jamais tiré dessus. Par contre je n'ai jamais cherché à les narguer. S'il avait été question de les détruire, alors il y aurait eu le choix entre un tir de blindé ou un passage d'avion, mais ce n'était pas à l'ordre du jour. Cependant mon successeur, sans doute plus joueur, s'est amusé à attirer l'attention d'un sniper. De ce fait de temps à autre, il se rappelait à son bon souvenir en lui tirant une balle dans la pièce, rien que pour le « fun ». Je suis content de ne pas avoir goûté ce genre de plaisir !

En regardant les vastes espaces dégagés de cet aérodrome, me reviennent en mémoire les soirées, où alors incorporé dans un régiment de légion je prenais des tours d'officier de service, dont la mission principale la nuit était de suivre la fameuse mission dite de « crossing ». Il s'agissait de gérer le flux de Bosniaques qui traversait en surface la zone de l'aéroport contrôlée par la force internationale. Tous ne pouvant pas emprunter le tunnel, le passage à l'air libre se faisait sous les yeux des Serbes qui avaient une vue directe sur la scène, car ils tenaient les deux extrémités de la piste. Or en vertu d'un accord international, la force militaire de l'ONU avait la responsabilité d'interdire aux Bosniaques de traverser en ce lieu. Il en résultait une situation ubuesque. Les Serbes nous menaçaient de tirer dans le tas si nous n'empêchions pas les Bosniaques de passer. Avec des véhicules blindés coordonnés de la tour de contrôle à l'aide d'intensificateurs de lumière infrarouge nous surveillions les passages. Avec nos blindés nous interceptions les personnes en train de traverser et les ramenions à leur point de départ. Dans une même nuit il n'était pas rare de ramener plusieurs fois la même personne. Et la population essayant de traverser était très diverse, ça allait de la jeune fille en mini-jupe au paysan qui traversait avec sa vache. Bien évidemment cette dernière il n'était pas question de la faire monter dans le blindé, on l'accrochait donc à l'extérieur. Tout ce ballet était observé par les Serbes qui parfois nous appelaient au téléphone pour nous dire d'être plus efficaces, en nous menaçant d'ouvrir le feu au canon si nous n'obtempérions pas. Me trouver là en bordure du terrain d'aviation avec tous ces souvenirs qui me reviennent à l'esprit est très émouvant. Prendre les transports en commun le long de « sniper allée » que cela me semble étonnant. Cette avenue est longue, je n'en avais plus un tel souvenir. Une ville déserte se traverse effectivement plus facilement qu'une ville noyée dans un trafic important. Des grappes humaines dans ces bus, cela prouve que la vie a repris malgré les problèmes qui subsistent. La visite du musée national, qui délimitait quasiment la ligne de front est aussi un moment unique. L'un de ses conservateurs qui y est demeuré tout au long de la guerre, vous montre la position de la ligne de front, qui passait pratiquement dans le petit bout de pelouse attenant au bâtiment.

Je pénètre dans l'enceinte de l'université. Une partie des bâtiments est abandonnée, étant trop endommagée et les réparations tardent. Ce qui est frappant, ce sont ces murs criblés de balles. Ces scènes je les ai aussi beaucoup vues en Croatie, autre pays dévasté par cette guerre de désagrégation de la Yougoslavie. Mais lorsque l'on regarde les façades de nombre de nos cathédrales on y voit les mêmes traces, souvenirs des conflits passés. Une fois dans les bâtiments occupés, un cerbère femme à l'allure peu sympathique me demande ce que je fais en ce lieu. Je lui réponds que je cherche la bibliothèque, qu'elle m'indique. Cela me permet de continuer à me promener pour m'imprégner de l'ambiance de cette université. Beaucoup d'étudiants y circulent l'air empressé, mais il m'est difficile de me faire une idée de l'activité réelle qui y est menée. Nombreux sont ceux qui parlent au moins un peu l'anglais, me semble-t-il.

Cette ville de Sarajevo la nuit est magnifique. Y manger dans un petit restaurant du centre, attablé sur la terrasse en pleine rue piétonne, au milieu d'une foule dense qui déambule, permet de bien prendre le pouls de la population. Beaucoup de jeunes, moins cependant que dans la ville de Prisren, capitale historique du Kosovo, que j'ai traversée la semaine précédente. Un pourcentage non négligeable de jeunes femmes sont voilées. Mais contrairement à ce que l'on voit généralement, ces voilages sont multicolores de tissu de belle qualité et moulants sur tout le corps. Ce que je pensais être le but du voilage, cacher les formes féminines, a ici l'effet inverse et révèle toute la grâce et l'esthétique de la passante. Que faut-il y comprendre ?

Le soir après ce bain de foule agréable, dans cette zone bien éclairée, que j'avais connue lugubre et déserte durant de longues nuits, je remonte à ma chambre. Il fait bon. La ville vue de haut est une véritable splendeur. Les collines environnantes enserrent de leurs lumières plongeantes cette cité qui s'étire en longueur. Une multitude de mosquées pointent leurs minarets couronnés d'ampoules. Je longe un grand cimetière aux stèles centenaires, elles débordent de l'autre côté de la rue qui le délimite, en colonisant quelques plates-bandes. On dirait qu’elles ont décidé d’aller se promener en prenant quelque liberté. Toutes ces pierres blanches érigées de facture ottomane, aux formes arrondies et pleines d'harmonie, reflètent la lumière environnante. Il règne en ce lieu une grande quiétude et cette atmosphère prend aux tripes. De telles rencontres faites au hasard vous tombent dessus par surprise et brutalement déclenchent une émotion très forte. Dans ces instants, l'émoi qui monte et vous envahit, procure une forme de béatitude que l'on aimerait garder en soi longtemps. Il me faut m'engager ensuite dans une petite rue en pente raide, pleine de pénombre. Au détour d'un mur, une mosquée au minaret de bois noir luit faiblement, tel un fanal sombre. Cette ville de nuit m'a bouleversé.

Ces deux passages séparés par 15 ans dans Sarajevo m'ont inspiré les quelques pages précédentes. Cette ville dans laquelle des événements capitaux pour l'Europe se sont déroulés au cours de toutes les époques de notre histoire, en particulier l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand héritier du trône d'Autriche par un jeune Serbe le 28 juin 1914, lieu permanent d'affrontement de civilisations et de religions, revêt à mes yeux une grande importance. Elle représente la ville balkanique dans toute sa splendeur et sa complexité historique. Avoir assisté, et participé à mon niveau, à l'un de ses épisodes historiques, l'un sans doute des plus dramatiques, me laisse une impression forte et des images indélébiles. La simple évocation de ce nom, Sarajevo, réveille en moi le souvenir d'une période passée, vécue avec intensité. Cette saison en Bosnie est probablement à l'origine de cette passion balkanique que j'éprouve fortement et que j'ai cultivée à travers d'autres pays, en particulier l'Albanie. D'ailleurs le jour où je changerai de véhicule, nécessairement j'aurai droit à une plaque avec nouvelle immatriculation qui laisse le choix du département. Et si j'en ai la possibilité à la place du 69 dans le coin inférieur droit j'aimerais mettre un aigle albanais, symbole balkanique par excellence, qui transcende les frontières de plusieurs pays.
Carnet de voyage au sud du Maroc English translation pending
by Daming · 2017-02-23 · 161 replies
Bonjour,

Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.

Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.

Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka

Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.

Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.

Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.

Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.

Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.

On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages. Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor. Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.



La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes. La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route. Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.

Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.

A suivre...
Premiers pas dans les voyages "nature" (Irlande) English translation pending
by Fabien2801 · 2017-02-20 · 11 replies
Bonsoir à tous ! J'espère que tout le monde va bien. :-) Ceci est le premier message que je poste ici, après être parti à la découverte de ce forum sans trop rentrer dans les détails. Je me tourne vers vous aujourd'hui car j'aurais besoin de conseils. Pour me présenter un minimum; je suis étudiant en biologie, je suis donc très proche de la nature! J'aime voyager, découvrir de grandes villes, mais jusqu'ici je suis parti avec des agences, dans des hôtels, là où tout est aménagé pour vous ;-) Ce qui me fait rêver aujourd'hui, c'est partir découvrir les immensités que nous offre mère nature avec mon sac à dos, mes 2 jambes, et mon appareil photo. Respirer un peu du grand air, découvrir les populations et cultures locales dans un second temps, mais avant tout sortir des sentiers battus pour faire ma propre trace dans les montagnes, plaines, lacs, et forets. Jusqu'ici vous vous direz; "ce jeune homme a une vision bien candide de la situation! Partir en sac a dos, oui, mais comment, où, avec quoi, pour combien de temps etc." et figurez-vous que c'est pour cela que je vous sollicite ce soir ! Voilà, je sais ce que je voudrais faire, mais je ne sais pas comment. Où dormir déjà, dans des gîtes peut-être, oui mais, que manger si on se met à l'écart des grandes villes ? Où faire des pauses ? Et puis d'abord, où partir, quels endroits incontournables pour un grand bol d'air frais ? et caetera, et caetera. Partir loin de la civilisation est un projet qui pourrait tenir debout, mais pour ma première fois, j'ai quelques peurs, du style comment ça va se passer, quels problèmes je vais rencontrer, où vais-je acheter de quoi me sustenter, où dormir puisque j'imagine que c'est bien beau de planter une tente dans la foret.. Jusqu'à ce qu'un sanglier vienne fourrer son nez en dessous ! Voilà, j'espère avoir été clair et avoir au mieux exposé mon souci. J'appelle donc l’expérience de certains ou certaines à se manifester pour m'aiguiller dans mes recherches... A titre indicatif, je me tournais récemment vers les paysages de l'Irlande, qui offre une vue imprenable sur certains lacs et étendues naturelles au combien verdoyantes... Le tout bien sûr en respectant mon modeste budget voyage d'étudiant qui travaille le week end, je cherche à limiter les dépenses inutiles, pour me contenter de peu et m'évader vraiment. D'après ce que j'ai entendu, c'est possible... Donc pourquoi pas essayer ! Merci à vous de vos témoignages :-) (Post Scriptum : J'ai déjà entendu parler du wwoofing, ce genre de concept ne me branche pas plus que ça puisque je suis plutôt du style loup solitaire, j'aimerais donc me pencher vers d'autres moyens de voyager :-) Bonne soirée à tous, et merci de m'avoir lu !)
Itinéraire de 3 semaines au Sri Lanka English translation pending
by Aliciamua · 2017-02-20 · 14 replies
Bonsoir à tous,

Pourriez vous me dire si cet itinéraire à du sens où si il vaut mieux grouper différemment?

On aura 3 semaines au mois de juillet et l'idée est d'alterner plages et visites. Mes enfants voudraient aussi voir des animaux mais ça j'imagine que c'est un peu partout. J'ai peur de la mousson, donc on zappe l'ouest et le sud - (bonne idée ou immanquables dans le sud??)

donc - arrivée Negombo où on reste une nuit, - puis monter vers Anuradhapura (et rester quelques jours, pour visiter et éventuellement aller dans le parc tout près Wilpattu ou un autre endroit avec plein d'éléphants) - puis vers la côte à Nilaveli - ensuite repartir vers l'intérieur pour visiter Sigiriya, Dambulla, Polonnaruwa... - et puis de nouveau la côte, j'avais pensé un hotel plus luxe a Passikuda et après descendre vers Batticaloa. - Après ça on retourne dans la montagne: Ella, Nuwara Eliya - et finalement Kandy d'ou on reprendrait le train vers Colombo

donc le triangle culturel sera divisé en 3 morceaux, ça vous ferait faisable ou on va vraiment perdre trop de temps? C'est surtout que je ne veux pas imposer trop de jours de suite de visites aux enfants, et donc couper par de la plage me parait important pour que tout le monde soit content :)

qu'en pensez vous? merci de vos conseils précieux et bonne soirée Alice
Derrière l'Africain se cache l’Afrique! English translation pending
by Elcanadiense · 2017-02-14 · 124 replies
Derrière l'africain se cache l'Afrique et derrière l'Afrique se découvre l'africain !

Voici notre carnet de voyage et nos plus belles photos, nos plus beaux souvenirs, les gens rencontrés, les contacts réalisés, les lieux ou situations particulières, les visites kitchs ou kétaines. Ici pas de censure, pas de recadrage, retouche...des images avec tous leurs défauts. Le but étant de partager et non de publier chez National Geographic 😎

Ce périple de 50 jours a été réalisé grâce aux conseils de Francky4, Blesl, mimi48, et plusieurs autres discuté il y a 2-3 ans. Francky4 tu m'as dis que tu serais intéressé par le récit de ma longue aventures en sol africain alors le voici sans censure...

Aventure: 50 jours dans l'est africain entre le Kénya, la Tanzanie et Zanzibar. Voici l'itinéraire que nous avons réalisé décembre 2014 à février 2015.

Nous essaierons d'être le plus ponctuel que possible dans la rédaction et la publication du récit afin de ne perdre l'intérêt.

L'embarquement est pour bientôt alors mettez une note dans vos ''discussion suivi''.
L'île de Ceylan, perle de l'océan indien English translation pending
by Alicia999 · 2017-02-08 · 31 replies


Le Sri Lanka, anciennement appelé Ceylan, est situé dans l’océan Indien, à environ 31 kilomètres au sud de l’Inde. C’est une île aux paysages variés. Plantations de thé à perte de vue, jardins d’épices, rizières, montagnes, cascades, plages aux eaux turquoises bordées de cocotiers. Mais le Sri Lanka, c’est aussi des festivals colorés, des éléphants majestueux, un riche patrimoine culturel et une population adorable, autant d’ingrédients qui nous invitent au voyage.



Le climat de l’île est équatorial avec une mousson sur la côte Est, d’octobre à fin janvier et une mousson sur la côte Ouest de mai à août. Alors que l’Inde souffrira d’une sècheresse avec des pics allant jusqu’à 45°C, le climat du Sri Lanka est chaud et humide. On peut visiter l’île toute l’année, cependant la meilleure saison reste tout de même de janvier à mars afin d’éviter les fortes pluies.



La proximité de l’océan rafraichit l’air et les températures oscillent entre 25/28°C toute l’année. Les régions montagneuses situées à l’intérieur de l’île bénéficient d’un climat plus frais et auront davantage de pluie. Les températures oscillaient entre 18/20°C lorsque j’étais en janvier à Nuwara Eliya et il pleuvait. C’est ici que l’on trouve ce qui fait la richesse de l’île, des plantations de thé à perte de vue, grâce à ce climat doux et humide.



L’économie de l’île repose sur la culture du riz, l’exportation du thé, du caoutchouc et de la noix de coco. Le riz est la céréale la plus cultivée de l’île et elle est l’élément de base de la nourriture Sri Lankaise. Chaque repas est constitué de riz qui accompagne légumes, poisson ou poulet.



Vient ensuite le tourisme, partie importante aujourd’hui de l’économie. L’île s’est rouverte au tourisme en 2009 après plus de 30 ans de guerre entre les opposants indépendantistes tamouls et les forces gouvernementales Sri Lankaises. Le tsunami de 2004 a également fait d’importants dégâts matériels et humains principalement sur les côtes Sud et Est et ce triste évènement reste encore gravé dans la mémoire de tous les Sri Lankais. L’île s’est peu à peu reconstruite, de nouveaux hôtels ont vu le jour, l’état des routes s’est amélioré, les autoroutes sont en excellent état et les côtes possèdent de très belles plages.



Le Sri Lanka est une île à dominante Bouddhiste, les temples sont omniprésents et vous en trouverez un peu partout, même dans les campagnes retirées.



Chaque jour de pleine lune appelé ‘Poya’ est un jour sacré et férié dans le calendrier Sri Lankais. De nombreuses fêtes sont organisées tout au long de l’année comme la ‘Perahera’ de Kandy, la plus grande fête bouddhiste de l’île qui a lieu en août et dure 10 jours.

Vient ensuite la religion hindoue, introduite bien avant le Bouddhisme par les rois tamouls du sud de l’Inde. Elle est surtout présente dans le nord, l’Est et le centre de l’île où les Tamouls sont employés dans les plantations de thé. Les temples hindous appelés ‘Kovils’ sont nombreux au Sri Lanka et sont très colorés.



L’islam arrive en 3è position avec 2 millions de musulmans et environ 5000 mosquées au Sri Lanka. De nombreuses fêtes sont également organisées tout au long de l’année.



Et le christianisme, introduit au XVIè siècle par les missionnaires portugais. Il s’est surtout développé sur la côte ouest entre Colombo et Jaffna. Negombo compte d’ailleurs un nombre impressionnant d’églises. Toutes ces religions cohabitent et vous trouverez très souvent une église juste à côté d’un temple bouddhiste ou d’une mosquée.



Les deux langues officielles sur l’île sont le cinghalais et le tamoul. Une bonne partie de la population parle également anglais sauf dans l’intérieur du pays et les campagnes retirées où très peu ont appris l’anglais.



J’ai pu visiter une école Tamoule près de Passara, dans la région montagneuse de l’île où les tamouls travaillent dans les plantations de thé. J’ai été accueillie comme une reine avec un collier de fleurs et j’ai pu assister à plusieurs cours. Un grand merci à tous les enfants, professeurs et directeur pour leur gentillesse. Jamais je n’aurai eu un tel accueil en Europe.

Comment se déplacer au Sri Lanka?

Le train est une bonne manière de voyager et ne coûte vraiment pas cher. Un billet Colombo/Hikkaduwa m’a coûté 1000 rupees, soit moins de 7 euros. Les trains partent de Colombo Fort, la gare de Colombo. Vous pouvez consulter les itinéraires et les horaires sur le site officiel ‘Sri Lanka Railways‘. Mais vous ne pourrez pas réserver en ligne. Voici un aperçu du site qui vous permettra de faire vos recherches d’horaires.

Un seul site vous permet de réserver en ligne. Il s’agit d’ Exporail où le choix est plus restreint. Une fois à la gare, vous devrez d’abord aller au guichet avec votre billet réservé en ligne et l’on émettra le vrai billet à présenter avant de monter dans le train.

Pour les autres destinations et horaires, vous devrez donc acheter votre billet sur place. Ce qui est l’inconvénient car les trains sont bien souvent complets et vous devrez vous rabattre sur le bus. J’ai voyagé en 3ème classe un samedi férié, le train était plein à craquer et j’ai passé 2h assise sur ma valise, mais finalement plutôt chanceuse alors que la plupart étaient debout serrés comme des sardines et sans climatisation.

Le plus beau trajet en train est Colombo à Kandy. Mais j’ai voyagé en train de Badulla à Nuwara Eliya et les paysages étaient aussi magnifiques, le train se déplace doucement, comme un bateau tanguerait sur la mer, entre forêt tropicale et plantations de thé.



J’ai également voyagé en bus, expérience inoubliable. Vous trouverez des minibus climatisés où vous serez généralement assis et d’autres bus, de couleur rouge ou bleue un peu moins cher. Vous voyagerez bien souvent debout car les bus sont souvent pleins à craquer. Les billets se prennent dans le bus, le contrôleur passera et vous lui paierez votre ticket. Alors dépêchez-vous de trouver une place car il est préférable d’être assis dans les bus Sri Lankais.



En effet, les bus ne se contentent pas de déposer les gens aux arrêts de bus mais surtout d’arriver à destination à l’heure et ils iront à une allure folle, se faufilant entre Tuk-Tuk, voitures et animaux traversant la route. La plupart dispose d’un écran de télévision et vous pourrez voyager au son du reggae sri lankais…



Les déplacement en Tuk-tuk sont à privilégier pour les courtes distances et sont très bon marché. A éviter en montagne pour une longue distance où les routes sont moins bonnes sauf si vous voulez être sûr de ne pas manquer votre train. Les Tuk-tuks se faufilent partout et au final vous gagnerez du temps par rapport au bus.

J’ai également voyagé avec Ruwan, un ami sri lankais qui vit à Hikkaduwa et qui tient une petite agence de tourisme Arya Lanka Tours. Il propose des packages mais vous pouvez également le contacter pour un transfert depuis Colombo ou pour tout autre itinéraire que vous auriez créé vous-même. J'ai également séjourné dans sa famille, sa femme a su me faire découvrir sa culture, sa cuisine colorée et ses enfants sont adorables. Si vous souhaitez séjourner chez l'habitant à Hikkaduwa, vous pouvez me contacter.



Quel itinéraire choisir? La plupart des circuits sont organisés autour des villes de Colombo, Negombo, Anuradhapura, Pinnawela, Dambulla, Sigiriya, Polonnaruwa, Kandy, Nuwara Eliya et le sud.

Je n’ai pas visité Anuradhapura par manque de temps, j’ai préféré privilégier d’autres villes et je ne suis pas allée non plus sur la côte Est, la saison étant inversée par rapport à la côte Ouest. Je conseille de visiter la côte Est de juin à août, période où les pluies sont moins importantes.

Voilà un premier article sur cette belle île qu’est le Sri Lanka. Une île que je détaillerai bien sûr dès que je le pourrai dans des articles à venir.

Pour lire l'article complet rendez-vous sur mon blog oneday-onedream.com/ Magali
Petite virée dans le centre de la Mongolie English translation pending
by Leflâneur · 2017-02-08 · 54 replies
Voici un récit écrit à plusieurs mains d’après les notes prises par deux participantes et moi-même lors d’une virée mongole. Le début n’ayant aucun intérêt à être présenté ici, le carnet commence à l’aéroport de Pékin.

Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.

Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...

Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.

Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.

L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.

L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.

Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.

Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.

Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.

Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.









Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.

La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.



A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.

Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.

Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.

La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.

Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.

La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.

La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.





A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.









Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.



A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.









Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.

L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.





Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.

Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.

«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Récit de nos 15 jours en Islande en juin 2016 English translation pending
by Mamirene · 2017-02-05 · 12 replies
JOUR 1 New-York, c’est fini, une grande transition nous appelle. Après 8 jours de grande ville, nous arrivons dans la « nature ». Impossible de dormir dans l’avion même si nous avons été surclassés, au loin nous apercevons des fumeroles, il est 6h30 nous arrivons et atterrissons sous un beau soleil à l’aéroport de Keflavik, l’impression est bonne. A l’aéroport nous cherchons en vain notre loueur de voiture, personne ne nous attend et personne ne connaît notre loueur qui n’a d’ailleurs pas de stand à l’aéroport. Au comptoir d’information, une personne charmante appelle notre agence et ouf… quelqu’un répond qu’il va venir nous chercher, il arrive ¾ d’heure après, pas bien sérieux, d’autant qu’il est à 2km. Au bureau nous faisons les formalités d’usage et récupérons notre voiture, la marque et le modèle sont bons, mais la voiture marque quand même 200.000 km au compteur avec quelques stigmates du temps passé. Allons, on respire, pas de panique, tout va bien se passer…. L’aéroport se trouve quand même à 50 km de Reykjavik, pour y aller comme il est tôt, nous allons flâner un peu et visiter la péninsule de Reykjanes. Nous commençons par le Blue Lagoon, des bains très réputés, il est un peu tôt pour nous et à la sortie de l’avion pas trop envie, mais d’y faire un tour pour regarder oui. C’est vrai que les couleurs sont magiques, beaucoup de touristes aussi qui viennent boire une bière en se baignant.







Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg. Nous continuons notre route, j’avais repéré sur mon guide, qu’il y avait une falaise où nichent beaucoup de fulmars, en fait nous avons testé la voiture car la falaise se trouvait à 8 km de la route principale, sur une piste particulièrement défoncée, la voiture a tenu, ouf, car je ne vois pas qui nous aurait dépanné ici. Falaise de Krisuvikurbjarg.















Peu après, la route vallonnée continue, retrouvons un lac le Kleifarvath et des champs de pois lupins, nous trouvons ça très photogénique. Nous sortons pour prendre des photos et fermons la voiture. Au retour, la poisse, nous avons beau appuyer sur le bouton de la clé, rien ne s’ouvre et comme de bien entendu, tous les papiers sont bien au chaud dans la voiture. Que faire….. Un couple d’islandais tente bien de nous aider, mais n’y arrive pas non plus…. Compatisse, me propose de téléphoner, mais à qui ???? les papiers sont à l’intérieur, ils s’indignent qu’une Société puisse louer une voiture en mauvais état et puis un miracle arrive, après une énième tentative la porte s’ouvre, ouf nous sommes sauvés. Et finalement, nous n’aurons par la suite aucune autre souci de véhicule.

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