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Carnet de bord: Pérou (2 semaines) et Bolivie (1 semaine) English translation pending
Tout juste rentrer de 3 semaines de vacances au Pérou et en Bolivie, je me devais de partager mes aventures avec VF sachant que les carnets de bord de Wapiti et Tokala m’ont accompagnés tout du long. Alors pour apporter ma pierre à l’édifice, voici à nouveau qq commentaires et conseils pour les futurs voyageurs.
Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €
LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue piétonne) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)
AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely) UNE MERVEILLE d'ocre et de bleu majorelle! A vos appreils photos ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique dans un cadre splendide avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypoglycémie. 😕 Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50 soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.
CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux.😉 Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesques et jeux. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman » 😎) Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de Saqsahuaman puis programme ci-dessus et rentrer par Pisaq. MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. On s'ets pris un bain dans les soucres chaudes d'Aguas Calientes (la bien nommée), pour ma part j'ai trouvé ça vraiment crados et trop bondé mais ça a le mérite d'etre chaud. Pensez à prendre vos tongs et baignez vous dans les bains un peu moins chauds pour moins de monde et plus de propreté. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !) De loin l'étape la plus couteuse de notre périple: billets de train env 90$ AR + env 35$ de billet d'entrée au MP + 12$ de bus + la nuit à AC 😕
PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. 😕 Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours dont elle est extrement reconnaissante (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.
LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nuit pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). 🏴☠️ Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT :😇 on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (sans surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) 😎 Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! 🤪 Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.
Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.
J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Tout juste rentrer de 3 semaines de vacances au Pérou et en Bolivie, je me devais de partager mes aventures avec VF sachant que les carnets de bord de Wapiti et Tokala m’ont accompagnés tout du long. Alors pour apporter ma pierre à l’édifice, voici à nouveau qq commentaires et conseils pour les futurs voyageurs.
Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €
LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue commerçante) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)
AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypotension. Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.
CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux. Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesque. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman ») Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !)
PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.
LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nui pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT : on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (pas de surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.
Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.
J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour, donner les vôtres. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Tout juste rentrer de 3 semaines de vacances au Pérou et en Bolivie, je me devais de partager mes aventures avec VF sachant que les carnets de bord de Wapiti et Tokala m’ont accompagnés tout du long. Alors pour apporter ma pierre à l’édifice, voici à nouveau qq commentaires et conseils pour les futurs voyageurs.
Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €
LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue commerçante) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)
AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypotension. Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.
CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux. Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesque. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman ») Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !)
PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.
LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nui pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT : on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (pas de surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.
Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.
J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour, donner les vôtres. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Et si vous avez le plaisir des les recontrer, je compte sur vous pour me donner des nouvelles d'Olga, Rolando et les hotes du Cricarlet.
@+ Lalo
Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €
LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue piétonne) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)
AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely) UNE MERVEILLE d'ocre et de bleu majorelle! A vos appreils photos ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique dans un cadre splendide avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypoglycémie. 😕 Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50 soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.
CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux.😉 Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesques et jeux. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman » 😎) Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de Saqsahuaman puis programme ci-dessus et rentrer par Pisaq. MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. On s'ets pris un bain dans les soucres chaudes d'Aguas Calientes (la bien nommée), pour ma part j'ai trouvé ça vraiment crados et trop bondé mais ça a le mérite d'etre chaud. Pensez à prendre vos tongs et baignez vous dans les bains un peu moins chauds pour moins de monde et plus de propreté. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !) De loin l'étape la plus couteuse de notre périple: billets de train env 90$ AR + env 35$ de billet d'entrée au MP + 12$ de bus + la nuit à AC 😕
PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. 😕 Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours dont elle est extrement reconnaissante (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.
LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nuit pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). 🏴☠️ Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT :😇 on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (sans surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) 😎 Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! 🤪 Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.
Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.
J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Tout juste rentrer de 3 semaines de vacances au Pérou et en Bolivie, je me devais de partager mes aventures avec VF sachant que les carnets de bord de Wapiti et Tokala m’ont accompagnés tout du long. Alors pour apporter ma pierre à l’édifice, voici à nouveau qq commentaires et conseils pour les futurs voyageurs.
Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €
LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue commerçante) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)
AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypotension. Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.
CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux. Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesque. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman ») Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !)
PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.
LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nui pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT : on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (pas de surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.
Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.
J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour, donner les vôtres. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Tout juste rentrer de 3 semaines de vacances au Pérou et en Bolivie, je me devais de partager mes aventures avec VF sachant que les carnets de bord de Wapiti et Tokala m’ont accompagnés tout du long. Alors pour apporter ma pierre à l’édifice, voici à nouveau qq commentaires et conseils pour les futurs voyageurs.
Pour vous planter le décor, on voyage depuis 4 ans avec mon ami en tant que « routards fortunés », routard car on aime bien voyager dans les tspts locaux, faire des treks et faire un peu de camping ou des backpacks et fortunés dans le sens où on prend le reste du temps des hôtels de catégorie moyenne (entre 30 et 40$/nuit en moy). Ca fait du bien une douche chaude et un bon lit, surtout qd les prix sont dérisoires et que l’écart entre un hôtel basse categ et moyenne categ est de qq €
LIMA (1/2 j): Hôtel réservé 2 jours avant le départ Residencial Alfa (residencial_alfa@yahoo.com => 40$+10$ le taxi), ce qui est cher mais c’est calme, à Miraflores, au bord de l’océan et du parque del Amor très joli. Visite de Lima le matin (couvent San Francisco, les places et la rue commerçante) Transport : avion pour Arequipa avec LAN (réservé la veille 144$ par internet)
AREQUIPA (4j) : Hôtel Casa Tintin. Je suis partagée quant à cette adresse, jolie petite maison mais petite chambre, adresse excentrée et service très inégal. Je pense qu’on peut trouver aussi bien et mieux placé. Restaurants : Sambambaia’s => service d’un grand resto pour des prix modiques et choix très vaste et Ary Quepay (cuisine typique de la région, tout en haute de la c/ Jerusalem) Visite 3h au monastère Santa Catalina (en haute saison, le monastère ouvre à 8h au lieu de 9h en tps normal =>pas préciser dans le Lonely ½ journée de raft (25$ par l’agence Carlos Zarate, calle santa catalina) => très bien, rapides 2&3 et un de 4. Pro et sympa. Trek de 3 jours dans le canon du colca réservé la veille à l’agence Santa Catalina (dans la rue du même nom) pour 50$: J1 : départ à 6h en bus pour Cabanaconde – déjeuner sur place puis descente (1200m de dénivelé) jusqu’à San Juan de Chucho. Nuit à la Posada de Gloria (maison dortoir basique avec douche chaude). J2 : départ à 6h30 pour rejoindre Tapay et l’oasis, arrivée vers 15h. Détente au bord de la piscine puis veillée autour du feu. Cabanes en bambou dortoir, douche froide (mais bassins naturels d’eau chaude !). J3 : départ à 3h du mat pour l’ascension des 1200m à la lampe frontale (c’est bien mieux que la bougie dans la bouteille en plastique dans la fonte a failli tous nous rendre malade !!). Petit déjeuner une fois en haut à Cabanaconde. Donc mieux vaut acheter la veille des provisions pour petit déjeuner avant de partir, ce qu’avait omis de nous dire le guide et ce qui m’a valu une sévère hypotension. Départ à 8h pour le vol des condors avec tous les autres touristes. Puis retour sur Arequipa. Nous avons payé en plus 15$ pour laisser notre groupe à la cruz del condor et rentrer en mini bus « privé » càd avec un petit groupe qui s’arrete sur toutes les étapes du retour (panorama – le pic de 4900m…) Ca vaut le coup à mon sens. Qq commentaires sur ce trek : à mon avis ça peut se faire seul mais il faut être muni d’une bonne carte du canon car il n’y a aucun balisage sur le sentier. Et notre guide était sympa et nous a appris plein de choses en chemin, s’est occupé des hôtels et resto… C’est une charge en moins. Dans l’ensemble on a bien mangé sauf à Cabanaconde, il ne faut pas à hésiter pour avoir des qtés supplémentaires. Pas besoin de duvet, on n’a pas eu froid. Penser aux jumelles pour les condors. L’ascension est qd même bien dure. On peut toutefois louer une mule pour 50soles (soit 12.5€) et faire la montée en 2h.
CUZCO (4j => mérite un jour de plus pour faire plus de sites compris dans le billeto turistico): Transport : Nous avons rejoint Arequipa et Cuzco en bus de nuit (Cruz del Sur 3 jours avant => 100 soles soit 25€) en classe 1ere (lit 180° - seult 10 places - service top – film….) Je conseille la 1ere à 100 soles vs le 1er étage à 85 soles pour 4€ de différence, on dort bien mieux. Train pour Aguas Calientes (env 90$/pers en train Vistadome acheté 3 jours avt, il y a moins cher en train Backpackers mais ça ne collait pas avec nos horaires) Hôtels : Attention nous n’avions rien réservé et les 3 hôtels sympas de San Blas étaient complets à notre arrivée, mieux vaut réserver à l’avance. Dans San Blas, il y a 3 hôtels sympas de categ moyenne : Madre Tierra (http://hostalmadretierra.com/cuscoperu-es/01-nosotros.html => 39$/nuit) où nous sommes restés (sympa, feu de bois, pt dej chouette, chambre mimi mais assez bruyant) – Los Pleiades (dans le lonely) et la pension alemana (dans le lonely également) Restos : Très bonne cuisine novoandina au resto au Inka Oaaka, cadre un peu bobo, super bonne musique, service efficace. Le Nomade, un bar sympa à San Blas avec balcons, planches de nachos gigantesque. Visites : Ville de Cuzco (splendide) avec billeto turistico + Saqsahuaman (prononcé « sexy woman ») Pisaq en bus local, on a partagé un taxi et un guide depuis la dépose de bus jusqu’aux ruines avec un couple qui était dans le bus La Vallée sacrée : avec un taxi chauffeur que je vous recommande vivement : Rolando (cell 963 98 45) => 110 soles au total donc vaut mieux trouver 2 autres personnes pour partager le coût. NB le n° de Eder taxi qui Wapiti avait noté n’est plus attribué. Voici le programme : Départ à 6h du mat pour aller visiter Chincherro (marché typique le dimanche matin, personne puisque tt le monde est à Pisaq => un des plus beaux mmts du voyage), Moray, les salineras de Maras puis Ollantaytambo où nous dépose Rolando pour le train à 15h pour Aguas Calientes. Peut etre changé pour ajouter les petits sites près de MACHU PICHUAgua Calientes : hôtel correct Wiracocha Inn 30$/nuit (Lonely). On doit pouvoir négocier facilement car en arrivant on s’est rendu compte que l’immeuble entier était vide. Bus à 5h30 pour le MP (12$ AR ou 6$/aller => mon avis : le prendre à l’aller pour garder des forces – le prendre au retour si on a le temps 1h mini de descente) A l’entrée on fonce vers le Wayna Pichu en pensant à la limite de 400 places par jour. On poireaute 1h sous la pluie et le vent, on passe 63è&64è, on grimpe en 40 min au sommet (la montée est assez facile pour ceux qui sont en bonne condition) et là on a attendu au moins 1h que les nuages se dissipent. Ca vaut vraiment le coup de monter car c’est une vue moins connue, que le chemin est facile et joli et que de voir monter et descendre de la montagne fait partie à part entière de la magie du MP. En revanche ça ne sert à rien de se presser et d’attendre pour monter => qd nous sommes descendus à 10h il y avait encore plus de 200 places !! Prenez donc votre temps pour traverser un peu le site, vous en mettre plein les mirettes et vous présenter entre 8h et 9h au Wayna Pichu, en plus vous aurez plus de chance que les nuages soient partis à cette heure là. Ensuite on a partagé un guide à l’entrée avec une famille péruvienne (15s/pres) pour 3h de visite dans les lieux principaux, vraiment intéressant même si chaque guide donne une explication personnelle du site et ensuite on a flâné et pique niqué (discrètement puisque ce n’est pas permis en principe) jusqu’à 14h30. Ce site est tout bonnement féerique et on ne s’en est pas lassé une seule seconde sur nos 8h de visite ! Retour en train jusqu’à Poroy pour prendre un combi jusqu’à la plaza de Armas (10s/per est ça fait gagner ¾ d’h de train !)
PUNO (2j): Transports : depuis Cusco, nous avons pris un bus FirstClassTour (25$ + droits entrée site). Je ne vous le conseille vraiment pas. Sur les 5 arrêts, seule la 1ere église et les ruines de Raqchi valent le coup mais on n’y reste que trop peu de temps pour pouvoir apprécier ces sites. Pour le reste ce ne sont que des stops touristiques trop longs (achats d’artisanat, ferme de lamas…). A faire donc seuls. Pour le retour on est passé par l’aéroport de Juliaca (45 min acheté par une agence Rossy Tours via le Cricarlet pour 20s/pers) Hôtel : entièrement d’accord avec Wapiti sur le Cricarlet où on s’est fait materner par Laeticia et son mari. 25$/nuit avec eau chaude. Le cadre est correct, sans plus mais l’accueil vaut à lui seul le prix de la chambre. Evitez les chambres donnant sur la rue qui sont bruyantes la nuit. Visite : On fait vite le tour de Puno (sans grand intérêt) Amantani : J’avais demandé de prévenir Olga qui nous attendait donc à notre arrivée sur les conseils de Wapiti toujours (Olga : cell 967 28 79 – viajespuno@hotmail.com et olga_yina@hotmail.com) Dès que nous l’avons vu, nous sommes tombés sous le charme. Nous nous sommes mis d’accord pour partir avec elle sur Amantani (70s/pers pour le transport A/R, Olga comme guide particulière, logement chez sa maman, repas midi/soir/pt dej, dernier dej à Taquile a notre charge). Nous avons donc logé dans la maison de sa maman avec Victoria donc, Olga et son cousin. Mignonne petite maison (pas d’électricité dans l’île, WC dans le jardin et toilette dans la bassine), super cuisine, (au feu de bois bien sur, truite le midi et pancake le matin). Olga est un amour, toujours prête à sortir des sentiers battus, qui nous a raconté l’histoire de sa famille (c’est vraiment Zola, une tristesse sans fond dont elle sort à peine grâce au tourisme). Olga ne parle qu’espagnol. Pour vraiment pouvoir échanger, mieux vaut parler un peu. Comme cadeau pour ces 2 jours hors norme, le meilleur moment de notre voyage et de loin, nous avons décidé de lui envoyer depuis la France une méthode d’apprentissage anglais-espagnol pour qu’elle puisse capter plus de touristes. Si vous partez sous peu et que vous êtes sur de lui rendre visite, merci de me faire signe pour vous le faire passer. Pensez à prendre des fruits et des légumes comme cadeau, ils n’ont pas ce genre de denrées sur l’île.
LA PAZ (2j) Transport : trajet Puno-La Paz en bus avec ormeno pour 15$. On a pris 3h de retard au départ ! On descend du bus à Desaguadero pour passer la frontière et on remonte dans le même bus 1/2h plus tard Hotel : on s’est fait un très bon hotel à la Paz (Hotel Rosario 45$/nui pour hotel type 4* => à reserver 1 jour à l’avance, complet qd on est arrivé). On a aussi essayé l’hotel juste a coté (estrella Andina 30$/nuit mais douche froide) Restaurant : le déjeuner sur les marchés. Le soir au resto Tambo Colonial au 1er étage du Rosario => très très bon et service adorable. Visite La Paz : en ½ journée on a fait le tour des principaux centres d’intérêt. Attention aux pickpockets, on a subi une tentative sur la plaza du 14 septiembre comme 2 autre couples rencontrés le lendemain. Nous, on a eu le coup du lama : un qui crache à la figure du coup on met les mains au visage pour se protéger et se nettoyer et pdt ce tps 2 autres font les poches. Les autres ont eu les sacs lacérés et un autre a reçu un coup au visage (une variante plus agressive de la technique du lama). Sans sombrer dans la parano, mieux vaut prendre le minimum pour se balader l’esprit léger et découvrir cette capitale grouillante et fascinante. Descente à Coroico en VTT : on est passé par l’agence Downhill Madness la veille (c/sagarnaga) pour 60$/pers (inclus Tshirt et DVD film&photos). Agence très pro, super vélo et éqpt, un guide pour 7 perso max. Après avoir vu un groupe Gravity de 25 pers avec seulement 2 guides et qui n’attendaient pas les derniers, on était très contents de notre choix. Route dangereuse mais facilement faisable, d’autant que la route alternative est ouverte depuis 9 mois et que nous n’avons pas croisé une seule voiture ni camion. Possibilité de demander à l’agence (pas de surcout) de vous laisser passer la nuit à Coroico, histoire de patauger dans la piscine dans une ambiance tropicale (ça change des sommets enneigés) et vous repartez le lendemain dans la jeep de l’agence avec le groupe du lendemain. Hotel Esmeralda (piscine, hamac, soirée pizza, salle vidéo…)COPACABANA (3j => repos car nous n’avions pas assez de tps d’aller à Uyuni) Transport : depuis la Paz, bus acheté dans une agence la veille pour 20s/pers. De Copa vers Puno, on a fait ça en local (puisqu’on a raté le bus touristique à 20s/pers) à savoir combi jusqu’à Yungo (la frontière) puis combi jusqu’à l’arrêt de bus de Yungo et bus local jusqu’à Puno. Moins de 20s/pers et ç’est à peine moins confort et plus long que le bus touristique. Hôtel : La Cupula (24$/nuit). Très bien (à réserver la veille en hte saison car svt complet)… mais on a trouvé encore mieux à 50m après la Cupula en direction de la baie : Las Olas ((591) 725 08668 – lasolascopa@hotmail.com). Il n’y a que 3 chambres et c’est le paradis. A savoir chq chambre est un loft (1 lit double avec cuisine équipée, WC et à l’étage 1 lit de sieste et 2 hamacs), vue imprenable sur le lac ! Je vous conseille en particulier la hutte (chb n°3) avec lit rond de 2.5m de diamètre, le pied (32$/nuit) Resto : Celui de la Cupula est très bon si tant est que vous preniez des plats cuits uniquement. Fondue au chocolat bolivien. Mais par pitié pas de salade => ça m’a valu une petite piqûre d’antispasmodique à l’hôpital ! Une expérience en soi ! Visite : Isla del Sol (15s/per AR acheté le matin au bateau). Dépose au nord (2h de bateau) et rando jusqu’au sud (compter 3h30 à 4h). C’est assez éprouvant (surtout qd on est plié en deux par une indigestion). A noter qu’il n’y a pas d’appro entre le nord et le sud à Yumani (ni eau ni en-cas). Retour par le sud de l’île (1h30 de bateau). J’ai de loin préféré les îles Amanatani et Taquile du Pérou, plus variées et plus riches en terme de rencontres.
Magnifique voyage, très varié et très riche. Nous avons fait de la visite, du sport, du farniente… Je vous souhaite de vous y rendre très vite. Nous avons été séduit (et surpris après le Mexique) de la gentillesse des péruviens et nous sommes sentis très en sécurité : dans toutes les villes passantes, la police touristique patrouille et les péruviens sont très conscients qu’une partie de l’économie repose sur le tourisme et qu’il est dans leur intérêt de faire en sorte qu’il n’y a pas de pb d’insécurité, je rapporte les propos de Rolando, notre taxi guide de Cusco. Pas de pb de soroche grâce à une montée progressive, je recommande donc cet itinéraire Arequipa-Cusco-Puno.
J’espère que ces commentaires et adresses vous seront utiles. N’hésitez pas à les corriger, les mettre à jour, donner les vôtres. Je sais à quel point ça m’a été utile en préparant mon voyage. Et si vous avez le plaisir des les recontrer, je compte sur vous pour me donner des nouvelles d'Olga, Rolando et les hotes du Cricarlet.
@+ Lalo
Chine: Guangzhou, Hainan et Guilin? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vais probablement partir 3 semaines en août à Guangzhou, et comme je n'aime pas trop les villes, je pense que 2-3 jours suffiront, alors malgré que j'ai parcouru les forums j'ai encore bcp de questions :
1- Que pensez-vous d'un itinéraire Guangzhou, Guilin, Yangshouo, Hainan ? et quel seraient les meilleurs moyens de locomotion ? (durée, prix, facilité... etc.)
2- La pluie (voire les typhons !) risquent-ils de compromettre les balades ? (je ne crains pas la chaleur)
3- Je cherche principalement à voir de beaux paysages naturels et préservés, les montagnes en question, des rizières, de très belles plages (sable fin, clair, cocotiers etc) et pas trop touristiques ! Alors où aller précisemment ???
4- Pouvez-vous me donner qques adresses d'hotels budget petit-moyen, mais sutout "authentiques" et romantiques (si ça existe), avec du cachet dans ces 3 régions ?
5- Peut-on trouver des bungalows comme on voit sur les îles en Thaïlande (genre 6-10 €), basiques mais super mignons... ?
6- Est-ce qu'on peut se faire masser facilement et quels sont les tarifs moyens ?
Voilà, si vous avez d'autres suggestions, n'hésitez pas... je pense qu'il vaut mieux visiter la région plutôt que de vouloir parcourir des km et des km, mais j'avoue que je n'ai pas trouvé grand chose sur le Guangdong dans mes guides, à part sur la ville de Guangzhou !
Merci d'avance 😉 !
Je vais probablement partir 3 semaines en août à Guangzhou, et comme je n'aime pas trop les villes, je pense que 2-3 jours suffiront, alors malgré que j'ai parcouru les forums j'ai encore bcp de questions :
1- Que pensez-vous d'un itinéraire Guangzhou, Guilin, Yangshouo, Hainan ? et quel seraient les meilleurs moyens de locomotion ? (durée, prix, facilité... etc.)
2- La pluie (voire les typhons !) risquent-ils de compromettre les balades ? (je ne crains pas la chaleur)
3- Je cherche principalement à voir de beaux paysages naturels et préservés, les montagnes en question, des rizières, de très belles plages (sable fin, clair, cocotiers etc) et pas trop touristiques ! Alors où aller précisemment ???
4- Pouvez-vous me donner qques adresses d'hotels budget petit-moyen, mais sutout "authentiques" et romantiques (si ça existe), avec du cachet dans ces 3 régions ?
5- Peut-on trouver des bungalows comme on voit sur les îles en Thaïlande (genre 6-10 €), basiques mais super mignons... ?
6- Est-ce qu'on peut se faire masser facilement et quels sont les tarifs moyens ?
Voilà, si vous avez d'autres suggestions, n'hésitez pas... je pense qu'il vaut mieux visiter la région plutôt que de vouloir parcourir des km et des km, mais j'avoue que je n'ai pas trouvé grand chose sur le Guangdong dans mes guides, à part sur la ville de Guangzhou !
Merci d'avance 😉 !
Retour du Nord-Est des Etats-Unis et de l'Ontario English translation pending
Bonjour,
Je sais que cette région n'est pas la plus recherchée dans VF, mais pour ceux que cela intéresse, je peux fournir quelques renseignements récents:
Nous venons de passer en couple, 3 semaines en individuel dans les régions suivantes: Washington, Lancaster, Philadelphie Chicago, Wisconsin, Michigan Ontario, Toronto, Niagara Falls, Massachusetts, Boston, Portland.
Nous avons alterné, Avions intérieurs (United) et locations voitures (hertz en direct). Logements en Bestwestern et Holiday Inn (en direct également). Nous apprécions un confort correct et les vrais restaurants. Nous sommes amateurs de musées, de rencontres, de bars "country", de jolis villages et ports.
Avis aux amateurs.
Nous avons alterné, Avions intérieurs (United) et locations voitures (hertz en direct). Logements en Bestwestern et Holiday Inn (en direct également). Nous apprécions un confort correct et les vrais restaurants. Nous sommes amateurs de musées, de rencontres, de bars "country", de jolis villages et ports.
Avis aux amateurs.
Grand tour du nord-est du Vietnam English translation pending
Bonjour tout le monde!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh �� Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Je ne cesse de recevoir des messages au sujet du Nord Est, pour lequel j'ai envoye plusieurs pages sur Cao Bang/Ha Giang/Dong Van/Meo Vac, et les lacs Babe. Comme ces 3 regions (Cao Bang, Ha Giang, et Babe)peuvent etre combinees, je pense qu'il est plus pratique de tout regrouper. Revoici donc le guide, ré-arrangé pour plus de clarté.
On peut enfin trouver des cartes du Vietnam aussi bonnes que les Michelins, publiees par la société Cartographic Publishing House, 85, Nguyen Chi Tanh, Hanoi. Atlas de 35 pages indiquant meme les pistes carossables. Indispensable pour ceux qui veulent sortir des sentiers battus. Elles sont en vente au 1er étage de la librairie SAVINA, 44 Trang Tien, Hanoi (Trang Tien est la grande avenue longeant le sud du Petit Lac) sous le titre “GIAO THONG DUONG BO VIETNAM” (Couverture bleu foncé - 155 000 dong).
LES LACS DE BABE
Les lacs de Babe sont un endroit magique, heureusement hors des circuits touristiques organisés. Il s’agit en fait d’un seul lac dans lequel se jettent des pitons calcaires couverts d’une jungle impénétrable – donc pas de route pour en faire le tour- séparés par deux goulets, d’où le nom “Trois baies”. Sur les bords, un seul village : Po Lu.
Y ALLER
Pas de tours organisés en minibus. C’est donc la voiture privée (ça m’a coût $200, mais j’ai pas regrette du tout!) ou la moto. Les touristes prennent la route principale Hanoi-Thai Nguyen (Route No. 3 terminant a Cao Bang), puis la 258 jusqu’a Cho Ra (où les guides Lonely Planet et Co expliquent qu’il y a des hôtels; oubliez, c’est a 17 km du lac!). Trajet sans grand intérêt et très fréquente par les camions. Donc:
- A L’ALLER, prendre la route Hanoi-Tai Nguyen. Partir de bonne heure pour voir, à Thai Nguyen, le magnifique Musée des Minorités, 2 fois plus grand que celui de Hanoi, et complètement ignoré des touristes (5000 dong). Attention: il est fermé de 11h30 à 14h et le lundi. A 40 km au nord de TN, a Yen Do, prendre a gauche la route No 254 direction Cho Lu (Dinh Hoa)- Bang Lung (Cho Don) (sale manie vietnamienne d’avoir des villes avec 2 noms, changeant selon les panneaux aussi bien que les cartes, d’ou nécessité de connaitre les 2!). La route se termine au bord du lac, a Po Lu.
OU DORMIR ET MANGER
A Po Lu, nombreuses guesthouses (Ngha Ngi) pour ceux qui ne veulent pas vivre chez l’habitant (ils ont tort!).
Chez les Thais a Pac Ngoi. Sur la droite juste avant l’embarcadère de Po Lu, une toute petite route goudronnée grimpe a flanc de montagne pour contourner le sud du lac et arrive au village Thaï de Pac Ngoi, où les villageois vous reçoivent chez eux pour 50 000-60 000 dongs (petits déjeuners 15-20 000, dîners 60 000-80 000). Pac Ngoi a son propre embarcadère. Je suis reste à la Maison Duy Tho, la dernière du village (tel. 09-19-86-82-35). Patrons super sympas baragouinant quelques mots d’anglais et français (le patron est tout fier de vs montrer ses cartes postales de Paris et, tenez-vous bien, un calendrier des Postes de Tours, où je suis né; la surprise!), lits avec matelas (et non natte en bambou). Surtout, la patronne est une cuisinière émérite (et le dîner copieux). Je me suis vraiment régalé pendant 3 jours. Bicyclettes gratuites. Le patron a son bateau pour l’excursion à faire.
QUOI VOIR
Les chutes de Dau Dang (450 000 dong pour la journée en bateau); on passe dans les 3 lacs et s’engage dans une jolie vallée dominée de pics calcaires jusqu’au chutes (2 km a pied a partir d’un petit village-bout-du-monde). Un rêve de photographe! On peut aussi faire les chutes à pied au départ de Po Lu, mais ça fait 18 km de piste, et il fait chaud dans le trou de Babe sans air!
Il y a aussi une ballade plus courte sur la rivière en passant ds le tunnel de Hang Phuong, mais comme vs avez déjà fait les Tam Coc… En fait, il y a un tas de choses a faire en bateau, à pied, en moto (descente de la rivière Nang jusqu’au lac, trekking illimité -mais attention: il n’y a pas un brin d’air et il fait très chaud, d’où une jungle beaucoup plus épaisse que la normale). Je me vois bien y passer une semaine! AU RETOUR, 3 choix:
1. Reprendre la même route qu'à l'aller
2. Traverser le pont a la sortie de Pac Ngoi; la route monte a Cho Ra en passant par un petit col en haut duquel se trouve le grand hotel du Parc National (chambres normales a 250 000 Dong, bungalows a 350 000). De la, route 258 sud direction Bac Kan, où elle rejoint la 3 Thai Nguyen-Hanoi
3. Bien mieux si vous avez le temps, continuer la petite route de Pac Ngai au lieu de tourner à gauche pour traverser le pont, direction Cho Leng. Vs passez pendant 2 h d’une vallée a l’autre, dans ce qui est vraiment le Vietnam profond. Magnifique! Vs arrivez a Bang Lung pour reprendre la route aller par Cho Chu-Yen Do-TN.
En tout, il faut 3 jours minimum (1 jour aller, 1 jour ballade sur le lac, 1 jour retour). Ca vaut VRAIMENT le coup!
PS. On peut faire le trajet AR en bus public, mais c’est pas de la tarte: bus Hanoi-Phu Thong ou Hanoi-Bac Kan, puis 2e bus terminus Cho Ra, puis moto-taxi Cho Ra-Pac Ngai ou Po Lu.
LANGSON-CAO BANG- HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG Cette région est complètement différente du Nord-Ouest. Alors que celle-ci ressemble aux Alpes (les français l'appelaient d'ailleurs "Les Alpes tonkinoises"), plus on s'approche de la frontière chinoise, plus le Nord-Est ressemble aux Dolomites, mais des Dolomites couvertes de jungle, un capharnaüm de pitons calcaires de toutes tailles et formes sur des milliers de kilomètres carrés, avec de petites vallées verdoyantes ou l'on cultive surtout le mais et le tabac. Peu de touristes dans des paysages spectaculaires qui font parfois penser a une autre "Baie d'Along Terrestre". La région au nord de Ha Giang, un désert minéral de pierres noires et de canyons vertigineux, est une des plus sauvages qu’il soit au monde. Trois itinéraires possibles : Hanoi-Langson-Cao Bang-lac Ba Be-Hanoi (4 jours minimum), Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang-Hanoi (6 jours minimum), et Hanoi-Langson-Cao Bang-Ha Giang- lac Ba Be-Hanoi (7 jours minimum). Les deux villes-etapes, Cao Bang et Ha Giang , ne présentent aucun intérêt (Langson non plus), mais, au nord de Cao Bang et de Ha Giang, les paysages sont sublimes et les minorités, surtout Thaïe et H’mong noirs, ont d’autant plus gardé leur mode de vie traditionnel et ancestral que les touristes sont peu nombreux. Comme toujours, les absents ont tort!
CAO BANG
DORMIR:
Rarement vu une ville aussi sale, laide, et ennuyeuse! Je signale que l’hôtel Than Loan fait payer les touristes 120 000 dongs de plus que les vietnamiens pour les mêmes chambres (en plus, une femme de chambre m’a volé le chargeur de ma camera, croyant sans doute que c’était un chargeur de portable, donc facile a “mettre au clou”). Donc, à fuir, et je conseille :
Hôtel Huang Sen juste avant le grand marché couvert à 5 mn a pied du pont. Tel 85-46-54. Nouvel hôtel de 8 étages donnant sur la rivière et un petit jardin public. Ascenseur. Les chambres sur le jardin ont un grand balcon. Calme assuré. Pas d'anglais. Les prix ($10-20) n'incluent pas le petit déjeuner, mais restaurant au rez-de-chaussée.
MANGER
Le problème, c'est pour manger! Curieusement, Cao Bang compte de nombreux bars-karaokés, tous décorés avec des guirlandes de petites ampoules multicolores, mais aucun restaurant digne de ce nom. Etant reste 4 nuits, j'ai tout de même trouvé les 2 meilleurs:
- Grand restau avec terrasse (pas pu repérer le nom mais vs ne pouvez pas le manquer, c’est plein de monde à partir de 18h). juste derrière le marche couvert. Large choix de plats vietnamiens. Personne ne parle anglais, mais les plats principaux sont sous présentoir en verre; il suffit donc de les pointer du doigt. Nous recommandons le canard (vit). Compter 10 000 a 15 000 dongs par plat).
- Restaurant de l'hôtel Huong Sen : comme pour le précédent, pas d'anglais et on pointe du doigt ce que l'on veut manger. Bon poisson frit, et une rareté au Vietnam : d'excellentes rondelles de pommes de terre sautées à l'ail.
ATTENTION: dans toute la région, on se couche avec les poules; si vs vs pointez ds un restau après 20h, vous aurez droit aux restes s’il y en a!
A VOIR AUTOUR DE CAO BANG
Il faut rester au moins 2 nuits a CB pour voir les environs, qui sont magnifiques, avec trois points forts :
** Les 36 lacs de Thang Hen (26 km au nord de Cao Bang). La légende des 36 lacs La légende veut que la mère d'un jeune homme beau et intelligent, Chang Sung, ait rêvé que son fils devienne mandarin de l'empereur et marie une très belle jeune fille. Le fils passe donc brillamment l'examen du mandarinat et est convoque a la Cour. Pour finaliser son rêve, la mère choisit la femme de Chang Sung, Blooc Luong ("Fleur Jaune") et arrange hâtivement un grand mariage. Très occupé avec la belle Luong, le jeune homme oublie la convocation de l'empereur jusqu'a la veille de l'entrevue. Il demande donc aux forces magiques de lui donner le pouvoir de sauter a grandes enjambées jusqu'au palais. Hélas, sans doute deboussolé par ses nuits de noce, il saute 36 fois dans tous les sens, créant 36 cratères et finissant épuisé en haut du col de Ma Phuc, où il meurt et est transformé en rocher. Les cratères se remplissent d'eau à la saison des pluies et deviennent les 36 lacs de Thang Hen.
En fait, les 36 lacs n'existent qu'a la saison des pluies. En temps normal, seul le plus grand reste. Son niveau descend au point où il découvre l'entrée d'une très grande grotte accessible par bateau de l'hôtel (100 000 dong pour 2 h de ballade). Très belle excursion et, pour les amoureux du calme, de la nature, de belles promenades dans les calcaires. La route principale continue vers Tra Linh et le poste frontière de Hang Pao, devenant de plus en plus épouvantable. Sans intérêt, a part le marche aux buffles de Tra Linh tous les 5 jours.
Pour y aller (et y séjourner) : Traverser le pont de Cao Bang et prendre la direction du col de Ma Phuc (excellente route - # 3 - toute neuve, offrant un panorama spectaculaire), puis a gauche direction Tra Linh. A quelques kilomètres de l'intersection, large panneau a gauche indiquant les lacs de Thang Hen (4 km de petite route superbe). Péage juste avant la fin de la route (10 000 dong). On arrive dans un complexe de maisons thaïes flambant neuf : chambres (120 000 dongs pour les petites, 160 000 pour les grandes), restaurant (menus de 80 000 a 150 000 dongs), bar-terrasse, le tout dominant le lac principal. Très bel endroit; calme intégral; sûrement de belles ballades à faire autour. J'ai regretté d'avoir laissé les bagages à Cao Bang !
** Les chutes de Ban Gioc (96 km au nord-est de Cao Bang).
L'un des sites les plus célèbres du Vietnam. Une route spectaculaire arrive dans une vallée au milieu de laquelle les chutes s'étalent en trois niveaux sur plus de 300 mètres. La frontière chinoise passe au milieu des chutes et de la rivière, donc passeport obligatoire. Il n'est plus besoin de payer le permis (100 000 dong) au poste de police de Cao Bang (où ils prennent d'ailleurs 60 000 dong de plus !). On produit son passeport et paie au poste frontière en face des chutes. Si le coté chinois est super-organisé (hôtels, restaurants, escaliers, etc.), il n'y a rien du coté vietnamien, à part des cahutes de curios (mais il y a maintenant un petit restaurant à droite du poste, donc plus besoin de préparer un panier pique-nique à Cao Bang). La partie gauche des chutes étant partiellement cachée, des radeaux de bambou vous emmène au milieu de la rivière (et pas un millimètre plus loin: c'est en Chine!) pour les voir dans toute leur splendeur.
Au retour, tourner à gauche (petit panneau) au milieu du premier petit village pour visiter la grotte de Ngom Ngao. Enorme, elle s'étend sur 3 kilomètres, jusqu'aux chutes. On ne visite que les 400 premiers mètres, avec guide (50 000 dong), mais, si vous insistez, il vous emmènera jusqu'à "l'entrée secrète" des chutes (2 heures de marche AR).
Pour y aller : reprendre le col de Ma Phuc et, après le col, prendre la route de droite jusqu'a Quang Huyen, puis la No. 206 direction Trung Khanh-Ban Gioc.
La cave de Ho Chi Minh �� Pac Bo (56 km de Cao Bang).
Pour les passionnés d'histoire. Grotte-refuge d'Ho Chi Minh pendant la 2e Guerre mondiale, tout occupé qu'il était à faire massacrer tous les nationalistes vietnamiens non-communistes (et non à combattre les Japs comme cela a été dit après). Bonne route, mais moins belle que les 2 précédentes, dans une vallée de champs de mais et de tabac. La route se termine à Pac Bó. A gauche de l'entrée du parking, petit musée de photos et "possessions" d'Ho Chi Minh. Le parking est bordé par une petite rivière baptisée "Rivière Lénine" par l'Oncle Ho (le pic calcaire la dominant étant le "Pic Karl Marx" !!!). Un chemin mène à la hutte du révolutionnaire. Curieusement, elle est en Chine -bien pratique pour échapper aux français au cas où...- mais on ne demande pas de passeport pour aller à Pac Bo (alors qu'on le demande pour les 2 autres excursions). Pour éviter les embrouilles, je vs conseille tout de même de passer la “frontière” (une petite pancarte l’indique) que s’il n’y a pas de viets autour; on ne sais jamais! En redescendant, un escalier à droite monte à la grotte (celle-la au Vietnam), une fente dans le piton calcaire. Pas étonnant que les français n’aient jamais trouvé où Nguyen Ai Quoc (le nom d'Ho Chi Minh à l'époque) se cachait ! Pas de restaurant (cahutes sur le parking avec boissons et oeufs durs), donc, préparer un panier pique-nique à Cao Bang.
Pour y aller : Prendre la route de gauche après le pont de Cao Bang (Route # 203) jusqu'au bout.
Note : en partant tôt le matin, il est possible de faire les lacs de Thang Hen et Pac Bo dans la journée, à condition d'avoir les reins solides pour aller de Tra Linh a Pac Bo.
HA GIANG – DONG VAN – MEO VAC : LES NIDS D’AIGLE DES H’MONG NOIRS
Le bout du monde vietnamien ! En fait, le village de Lung Cu, à 24 km au nord de Dong Van, est le point le plus septentrional du pays. Région extrêmement sauvage de pitons calcaires, aiguilles de granit (les locaux les appellent les “foréts de pierre”), canyons vertigineux, panoramas époustouflants, et des H’mong noirs. Les hommes y sont tous habillés en noir, parfait camouflage au milieu des rocs de granit, et beaucoup portent un béret basque; une race de guerriers durs, indomptables, farouches partisans des français durant toute la guerre d’Indochine, qui ont défendu leurs vallées complètement isolées contre les vietnamiens, leurs ennemis traditionnels, jusqu’en 1959, 5 ans après Dien Bien Phu, et ont été vaincus seulement à cause du manque de munitions. A voir absolument, surtout pour la portion Dong Van-Meo Vac, reconnue à juste titre comme la route la plus spectaculaire du Vietnam; on se croirait parfois au plus haut des Andes péruviennes.
ATTENTION : La région est sous contrôle militaire. Pour pénétrer à l’intérieur, il faut donc présenter son passeport au Service de l’immigration de Ha Giang et acheter un permis (200 000 dong). Ne vous amuser pas a y pénétrer sans permis, il n’y a pas de contrôle sur les routes, mais il est exige dans les hôtels. ATTENTION: LE PERMIS NE PEUT ETRE ACHETE QU'A HA GIANG
ARRIVER – QUITTER
- Au départ de Hanoi (305 km) : Bonne route direction Vinh Yen, Vietri (Route No. 2), mais sans aucun intérêt, traversant la plaine de la Rivière Rouge.
- Au départ de Cao Bang : Traverser le pont et tourner à gauche après 2 km, direction Nguyen Binh (Route No. 34). Route épouvantable sur la plupart du trajet (nous avons mis 11h pour faire les 220km en 4x4; actuellement, les voitures ordinaires ne passent pas, et réservé aux motards expérimentés). A noter après Tinh Tu une gigantesque excavation, une mine d’étain exploitée depuis des temps immémoriaux.
- Au départ de Lao Kai (pour les fanas de la montagnes) : Route No. 4E sur Pho Lu, 70 Sud sur Pho Rang. A partir de là, bonjour les reins sur la 279 Pho Rang-Viet Quang (65 km) qui rejoint la # 2 Hanoi-Ha Giang a Viet Quang.
HA GIANG
Jolie capitale régionale au bord de la rivière Lo. Etape obligatoire avant de pénétrer dans le pays H’mong de Dang Van-Meo Vac.
Office du Tourisme 103 Tran Hung Dao. Tel. 86-35-66. Pas d’anglais et des brochures…en chinois! A gauche, Bureau de l’immigration pour acheter le permis de visiter la région
DORMIR
Hai Dang Hotel : 15 Pho Nguyen Trai. Tel. 86-68-63. Petit hôtel confortable en face de la gare routière. Pratique si vous faites le tour en bus publics, qui partent pour Dong Van très tôt le matin. Pas de restaurant.
Huy Hoan Hotel : 10, Pho Nguyen Trai. Tel 86-12-88. Ascenseur. Chambres équipées de meubles chinois aux décorations de nacre. Quelques chambres avec baignoire. Terrasse pour petit déjeuner, mais pas de restaurant. 240 000 dong.
MANGER
Petites gargotes de rue, mais nous avons très bien dîné à deux reprises au Thuy Son, à la sortie de Ha Giang sur la route de Dong Van. Excellents poissons, et, si vous y allez vers 18h, le “Tout Ha Giang” s’y retrouve pour boire de la bière à la pression –et dîner, donc il est préférable que vous y alliez vers 19h. A noter aussi le restaurant Than Thu, sur la rue Tran Hung Dao.
BOUCLE HA GIANG-DONG VAN-MEO VAC-HA GIANG (333 km)
A partir de Ha Giang, une bonne route goudronnée, la # 4C, monte sur Dong Van, situe a 158 km. On monte un premier col et ses “forets de pierre”; en haut du col, une étroite tranchée dans la montagne permet le passage dans la région de Dong Van (panorama époustouflant); le passage s’appelle d’ailleurs “Quan Ba” – “La Porte du Paradis”. A 15 km avant Dong Van, une petite route à gauche monte sur 21 km au village de Lung Co; pour les curieux, c’est le village le plus au nord du Vietnam. Tout de suite après cette intersection, dans la petite vallée à droite, un lieu extrêmement intéressant à visiter :
** Le Palais de Vuong Chin Duc, Roi des H’mongs.
Grand ami des français, Chin Duc s’était fait construire sur une petite butte un palais sur le modèle d’un yamen chinois : bâtiments en bois de 2 étages entourant 4 cours intérieures; aux deux coins faisant face à la route, petit donjon en granite. Entre la nombreuse famille du roi, les serviteurs, et la garnison, plus de 100 personnes vivaient à l’intérieur de la forteresse. A l’entrée, deux tombes. Dans celle de gauche repose une des quatre femmes du roi, dans l’autre Vuong Chi Sinh, fils aine du roi, et le mouton noir de la famille puisqu’il rejoignit le Vietminh en 1950 (ce qui explique sans doute que la résidence n’ait pas été détruite et est actuellement en parfait état). Une descendante de Chin Duc vous fait les honneurs de la maison pour 5000 dong (la plupart de la famille a émigré en France et au Canada). On ne s’attend pas à voir un tel complexe dans une région aussi isolée.
DONG VAN
Petit village pittoresque dominé par deux pics calcaires. Au sommet du plus haut, le fortin français de Pu Lo, évacué en 1945, et parfaitement conservé. On y accède par un petit chemin bétonné prenant derrière le marche couvert (1/2 heure de grimpette et une vue magnifique sur la vallée).
DORMIR ET MANGER
Etant donné qu’il n’y a que 2 hôtels, le choix est vite fait. Le meilleur est le Hoang Ngoc Hotel (Tel. 85-60-20). Toutes les chambres ont un balcon. Pas de beurre au petit déjeuner (rien à brouter pour des vaches !). Il n’y a que 2 restaurants, tous les deux juste après le Hoang Ngoc. RAS, mais il faut bien manger !
Dang Van est surtout la “Porte d’entrée” de la route la plus extraordinaire qu’il nous ait été donné de voir en 40 ans de bourlingage, Dong Van-Meo Vac. 13 km de bonne route étroite en lacets accrochée a flanc de montagne monte le col de Ma Pi Leng. FABULEUX!!!! Sur les pentes, ça et là, une maison H’mong en pierres noires a peine visible au milieu des rocs de granit; aucune piste visible ne semble y conduire. Pas étonnant que les locaux aient pu résister si longtemps au Vietminh. En contrebas, un gouffre de 800 mètres, les gorges de la Rivière Ngo Qué (on peut y descendre par une piste en terre et arriver au village de Sam Pun à la frontière chinoise à 13km de là; je ne l'ai pas fait, mais ça doit etre fantastique et je me suis promis d'y retourner rien que pour me perdre là-dedans). C’est vraiment la nature dans toute sa sauvagerie naturelle. Impressionnant “Bout du monde”!
Meo Vac est sans intérêt; on fait donc, dans la journée, Dong Van-Meo Vac-Ha Giang sans problème. Si vous avez le temps, une petite route conduit de Meo Vac au village H’mong de Khau Vai, célèbre dans tout le Vietnam pour son “Marche de l’Amour” : c’est là que les jeunes H’mongs hommes et femmes de toute la région se regroupent pour trouver l’âme soeur; le marche est hélas interdit a tout étranger (ou peut être pas “hélas”, car le “”Marché de l’Amour” de Sapa, ouvert aux touristes, n’est plus qu’une vaste plaisanterie pour gogos). Quand on a vu pendant 3 jours la "gueule" des locaux, on n'a vraiment pas envie de faire ce qu'ils interdisent!
Critères de choix de dates pour les États-Unis en août et septembre English translation pending
Bonjour à tous.
J'ai bénéficié des infos et retours d'expérience des forumeurs-voyageurs d'ici. A mon tour de rendre la pareille. Je pense ouvrir plusieurs sujets pour que la lecture et les réponses aux réactions soient gérables.
Pour ceux qui démarrent leur voyage vers le 15 août, il importe de savoir que le "prix par jour" de location d'une voiture baisse significativement (-25%) au moins chez Avis et chez Hertz à partir du 16 août : y compris dans le cas limite d'une prise de la voiture le 15 août, le prix des 20 ou 30 jours à suivre est celui du 15 août et avant (la période de pointe).
Des stratégies peuvent être de n'arriver que le 16 août ou de ne prendre la voiture qu'à cette date (après la visite de la grande ville d'arrivée) ou encore de faire une boucle (au Yellowstone par exemple) avec une petite voiture (moins chère) jusqu'au 16 août avant de prendre la voiture plus confortable ou le 4x4.
Pour ceux dont le voyage contient le 1er lundi de septembre, il faut savoir qu'il s'agit du Labor Day aux USA. Donc des portes peuvent être fermées mais surtout cela fait un week-end de 3 jours pour les résidents locaux. Cela veut dire : - des visiteurs en nombre exceptionnel pour les parcs (comme Zion) à portée d'une grande ville : bouchons sur les routes et foule sur les chemins et belvédères et dans les restaurants, - des prix plus élevés dans les hôtels.
Par exemple, pour 2018, pour mettre au point son planning, gare au week-end des 1er et 2 septembre + le lundi 3. Privilégier une zone reculée pour ces jours-là (par exemple en Utah : Capitol Reef, Needles). En sachant que le plaisir à visiter un parc dépend aussi du peu de monde et du calme qu'on y trouvera (le calme de Kodachrome Basin est remarquable après de la cohue à Bryce Canyon).
Même si ces critères ne déterminent pas les dates-clés du voyage, il paraît utile d'en prendre connaissance avant de décider et pour s'organiser.
J'ai bénéficié des infos et retours d'expérience des forumeurs-voyageurs d'ici. A mon tour de rendre la pareille. Je pense ouvrir plusieurs sujets pour que la lecture et les réponses aux réactions soient gérables.
Pour ceux qui démarrent leur voyage vers le 15 août, il importe de savoir que le "prix par jour" de location d'une voiture baisse significativement (-25%) au moins chez Avis et chez Hertz à partir du 16 août : y compris dans le cas limite d'une prise de la voiture le 15 août, le prix des 20 ou 30 jours à suivre est celui du 15 août et avant (la période de pointe).
Des stratégies peuvent être de n'arriver que le 16 août ou de ne prendre la voiture qu'à cette date (après la visite de la grande ville d'arrivée) ou encore de faire une boucle (au Yellowstone par exemple) avec une petite voiture (moins chère) jusqu'au 16 août avant de prendre la voiture plus confortable ou le 4x4.
Pour ceux dont le voyage contient le 1er lundi de septembre, il faut savoir qu'il s'agit du Labor Day aux USA. Donc des portes peuvent être fermées mais surtout cela fait un week-end de 3 jours pour les résidents locaux. Cela veut dire : - des visiteurs en nombre exceptionnel pour les parcs (comme Zion) à portée d'une grande ville : bouchons sur les routes et foule sur les chemins et belvédères et dans les restaurants, - des prix plus élevés dans les hôtels.
Par exemple, pour 2018, pour mettre au point son planning, gare au week-end des 1er et 2 septembre + le lundi 3. Privilégier une zone reculée pour ces jours-là (par exemple en Utah : Capitol Reef, Needles). En sachant que le plaisir à visiter un parc dépend aussi du peu de monde et du calme qu'on y trouvera (le calme de Kodachrome Basin est remarquable après de la cohue à Bryce Canyon).
Même si ces critères ne déterminent pas les dates-clés du voyage, il paraît utile d'en prendre connaissance avant de décider et pour s'organiser.
Ode à la Serbie 3 - La Serbie pratique English translation pending
Y aller : en avion : la ligne Paris-Belgrade n’est plus assurée que par la JAT Airways : 3 vols par jour, bien répartis dans la journée. 2 heures et demi de vol. Direct. Arrivée à l’aéroport Nikola Tesla, navette pour le centre de Belgrade, au pied de l’hôtel Slavija, hôtel « officiel » de la JAT (voir si le billet ne donne pas droit à l’emprunter gratuitement, sinon 150 dinars environ). Prix variables entre 200 et 500 €.en bus : Eurolines (Lasta) : Paris-Belgrade. Une aventure ... très long (environ 20 heures de voyage), quoique des efforts soient faits : du coup, il arrive même que le bus arrive en avance. 140 € A/R. La compagnie Fudeks propose la même ligne –non testé-.en train de nuit : Venise-Belgrade. Ce train, vraiment d’une autre époque, peut être réservé sur le site de Trenitalia. 53 € l’aller. On est réveillé en pleine nuit par la police des frontières. Très long et très lent, comme tout le réseau ferroviaire serbe. Départ autour de 22 heures, arrivée vers midi le lendemain. Sinon, passer par l’Autriche : Vienne ou Villach.
Pour simuler tout trajet en train en Europe, consulter le site de la compagnie de train allemande Bahn.
Argent : 1 euro = 110 dinars environ. L’obligation de donner un ticket de caisse au client est assez récente. C’est pourquoi les commerçants insistent parfois pour qu’on le prenne. Ne pas le donner peut leur valoir une amende. Les gens parlent généralement en euro –surtout pour les grosses sommes-, mais la monnaie en vigueur est bien le dinar. Le niveau de vie augmentant peu à peu, les prix indiqués ci-dessous peuvent avoir subi des variations.
Alphabet : l’alphabet utilisé est le plus souvent le cyrillique.
Manger : on peut manger à n’importe quelle heure de la journée et parfois de la nuit en Serbie, dans pratiquement tous les restaurants. Les Serbes mangent beaucoup et sont très carnivores. Le petit déjeuner est souvent salé, avec fromage (sir), charcuterie, kajmak (lait fermenté) et parfois un verre de rakia. Le café est turc (turska kafa), mais on trouve de plus en plus du café à l’« occidentale ». Sinon, les Serbes peuvent aussi manger des parts de pizza ou de burek (feuilleté au fromage –sa sirom- ou à la viande –sa mesom-) dès le matin. Plats typiques : Cevapcici : rouleaux de viande hachée grillée souvent accompagnés d’oignons. Pljeskavica : viande grillée, souvent accompagnée d’oignons. Peut se manger en hamburger dans un pain appelé lepinja. Les grillades s’appellent rostilj, on dit que la ville de Leskovac est l’endroit le plus traditionnel pour en manger. Salade serbe (srpska) : tomates, concombres, oignons, fromage râpé. Chopska salade : idem avec poivrons. Les tomates sont souvent très bonnes en Serbie, et les pizzas réalisées avec le fromage serbe sont délicieuses. Nombreux lieux de restauration rapide à moins de 100 dinars, sinon on peut manger un plat à moins de 200 dinars. Le prix varie en fonction du standing du restaurant, mais les tarifs demeurent très abordables.
Boire : Rakia : eau de vie, parfois aromatisée (rakia à la prune = šljivovica) Bière : Jelen pivo (100 dinars, parfois moins) est la marque la plus répandue. Vin : Vršac (nord-est Serbie), Vranac Plantaže Pro Corde (Montenegro) Les eaux sont très bonnes, surtout l’eau gazeuse (kisela voda). Café turc : turska kafa (50 dinars environ) Offrir un café au voyageur de passage est une tradition très répandue en Serbie.
Dormir chez l’habitant : officiellement, il faut toujours se déclarer à la police lorsqu’on dort chez l’habitant. Dans les faits, on ne m’a jamais rien demandé. Les prix sont très variables, à partir de 5-10 €.
Transports : réseau de bus très dense. Trains lents et souvent en retard.
Religion : la religion la plus répandue est la religion orthodoxe. Mais le pays compte, suivant les régions, des minorités catholique et musulmane.
Belgrade L’office du tourisme (Knez Mihailova 5) est très compétent et très complet. Il saura vous renseigner sur quoi visiter à Belgrade, en passe de devenir une ville très à la mode, surtout pour sa vie nocturne. Personnellement, j’ai un petit faible pour le quartier Dorcol derrière la Studentski Trg (place des Étudiants), le Kalamegdan (surtout au coucher du soleil lorsque les gens viennent danser le kolo, danse traditionnelle), le parc Tašmajdan et le quartier autour de la cathédrale –inachevée- Sveti Sava. Sinon, je préfère Zemun, à l’ambiance plus village et populaire (quoique les bords du Danube soient très festifs). Pour les ambiances à la Kusturica, aller sur les barges (splavovi) d’Ada Ciganlija et dans une moindre mesure, dans les restaurants du quartier de Skadarlija.
Dormir : Beaucoup d’hôtels datant de l’ère titiste ont été rénovés. Cela a entraîné une augmentation des prix. Hôtel Slavija : Deux catégories : « lux » ou « normal ». Le « normal » est très correct et donne un aperçu de ce qu’étaient les hôtels de l’ancienne Yougoslavie. Prix à partir de 25-30 € selon la catégorie de la chambre. Auberge Arkabarka : en direction de Zemun, le long du Danube sur lequel l’établissement flotte. Concept très original. Peut, selon l’affluence et les activités nocturnes proposées, soit être très calme soit très bruyant. Très beau site au petit matin (le jour se lève tôt en Serbie), il n’est pas rare d’apercevoir des oiseaux sur le Danube. 15 € en dortoir.
Restaurants : Daco, Patrisa Lumumbe 49 : etno restaurant : lieu et cuisine traditionnelle. Restoran Kafanica, Kneza Višeslava 66a, quartier de Košutnjak (très vert, légèrement vallonné, 5 kilomètres environ au sud de Belgrade) : etno restaurant. Restaurant au bord du Danube après le pont de Pancevo : Konoba kod Goce i Renata. Pancevacki put 2rBar : Rakia Bar, Dobracina 5: spécialités de rakia
Vojvodine
Région du nord-ouest de la Serbie, multiethnique. Très marquée par son passé austro-hongrois. Climat très continental.
Novi Sad : En train ou en bus. Ville très intéressante du point de vue architectural. Ne pas manquer la forteresse de Petrovaradin (où a lieu tous les ans le festival EXIT). Plage sur le Danube : Štrand (entrée payante, mais très modique : 50 dinars environ). Internet café : Zmaj Jovina 26. Manger/Dormir: Bela lada, Kisacka 21: restaurant traditionnel haut en couleur avec orchestre gitan certains soirs. Propose des chambres simples. Ambiance très familiale. Agence de voyage : Bon Voyage, Šafarikova 27. Taxi : Slobodan : 063/526-388
Sremski Karlovci : Ville paisible au bord du Danube, à 5 kilomètres de Novi Sad, intéressante du point de vue architectural et religieux. Dormir : Prenocište Karlovacki konak, Belilo 61 (put za Stražilovo), 10 € environ : très accueillant, dans un endroit calme sur la route de Stražilovo, où se trouve la tombe de Branko Radicevic;, un poète romantique du 19ème siècle. En lisière du parc national Fruška Gora (qui compte de beaux monastères). L’office du tourisme est très actif et propose des dégustations chez les agriculteurs de la zone. Moi, je suis allée chez : Milan Kosovic, Karlovackog mira 42, 021/ 882-842
Vrdnik : Les stations thermales sont très populaires en Serbie. Celle-ci est très agréable, dans un écrin de verdure (Fruška Gora, zone de monastères). Nombreux logements chez l’habitant, en plus de l’hôtel du village qui dispose d’une piscine d’eau chaude, ouverte à tous. Possibilités de massages.
Subotica : Ville au patrimoine assez riche. Le lac de Palic;, à quelques kilomètres de là (nombreuses navettes, 30 dinars environ) est un lieu de villégiature très à la mode en Serbie. On y va s’y promener, y contempler les villas à la typique architecture hongroise, y manger une soupe de poisson (riblja corba). Le zoo de la ville est très intéressant la personne qui le dirige, Gabor Mesaroš, est très impliqué dans la vie culturelle de Subotica. A 12 kilomètres de là, lac Ludaš, lieu idéal d’observation des oiseaux. Endroit très calme. Nombreux salaš ou etno kuca (maison-musée avec mobilier traditionnel) dans la zone, la plupart des salaši ont une tradition liée au cheval. L’office du tourisme est très accueillant. Dormir : Pansion Mali hotel, Harambašiceva 25, le prix varie selon la climatisation. 20 € environ. Lors de mon séjour, il y avait une auberge de jeunesse en face, mais elle était malheureusement fermée. J’ai appris depuis qu’elle avait ouverte à nouveau, il s’agit en fait de l’internat du lycée voisin (Dom ucenika).
Sombor: Ville tranquille à l’architecture intéressante. A une heure de Subotica en bus. 250 dinars environ.
Ecka : Depuis Belgrade, prendre le bus pour Zrenjanin. S’arrêter à « groblje - cimetière- Ecka ». Covoiturage très fréquent pour Zrenjanin au prix de l’autobus. Attendre à l’arrêt de bus au centre du village. Rien à faire, si ce n’est se reposer, regarder sur la télévision régionale de l’hôtel les nombreuses et très variées manifestations folkloriques de la zone tout en sirotant un verre de vin du mini bar et aller –à pied par exemple, par une route très peu fréquentée- à Carska Bara, une réserve d’oiseaux. On traverse alors un village hongrois, on passe près du lac Lukino et d’un ribnjak -élevage de poisson- qu’il est officiellement interdit de traverser. Hôtel Sibila tout proche (non testé). Dormir : Hôtel Kastel, Novosadska 7. Comme son nom l’indique, c’est un véritable château, style anglais. Hôtel de luxe qui pratique des prix vraiment très abordables. 37 € environ la chambre occupation simple. Joli parc. Chambres très cosy. Très bon restaurant. Personnel très aimable et très professionnel.
Le jardin de l'hôtel Kastel
Carska Bara
Zrenjanin : Ville tranquille. Promenades agréables dans son parc, le long du canal. Fête de la bière fin août. Quatre langues y sont parlées : serbe, roumain, hongrois, slovaque. Excellent office du tourisme. Dormir : Hôtel Vojvodina, sur la place. 50 € pour une chambre occupation simple très agréable et confortable (hôtel rénové récemment), mais le site internet annonce des chambres moins chères qui n’étaient pas proposées lors de mon séjour.
Kovacica: Village très tranquille qui a la particularité d’être à majorité slovaque. De nombreux habitants de ce village sont artistes (art naïf), des galeries peuvent être visitées. Dormir : Zuzana Venjarski, Martina Kukucina 5, tel: 013/661-525 et 062/850-4309, endroit très agréable, un peu en dehors du village. Les prix varient autour de 7-10 €. Voir office du tourisme à http://www.took.org.rs/ Possibilité aussi de dormir chez Zuzana Holúbeková, artiste peintre. Janošikova 92, 013/661-929et 062/438-353. Transports : attendre à l’arrêt de bus en direction de Pancevo, parfois une voiture s’arrête avant l’arrivée du bus.
Pancevo: Ville assez vivante. Architecture intéressante. Les bords de la Tamiš sont agréables. Le Danube a subi pas mal de pollution de par les usines de la ville ainsi que les bombardements de l’OTAN. Possibilité de rejoindre Belgrade par un train de banlieue, Beovoz. Le prendre au niveau de « Vukov spomenik », le monument de Vuk (Stefanovic Karadžic, le réformateur de la langue serbe), juste après le parc Tašmajdan et les Facultés techniques.
Gorge de Derdap Le long du Danube à l’est du pays, à partir de Golubac, à la frontière avec la Roumanie. Très beau site. Possibilité de suivre le Danube en vélo par la route Eurovélo 6. Zone multiethnique : Serbes, Roumains, Valaques. Sur le chemin, ne pas manquer Smederevo, ville tranquille, célèbre pour sa forteresse.
Zlatibor-Bajina Bašta- Nova Varoš Très belle zone montagneuse, assez fréquentée par les Serbes -qui voyagent beaucoup dans leur propre pays. Zlatibor est une station très à la mode, souvent bondée. Nombreux hôtels ou logements chez l’habitant. Bajina Bašta est un lieu réputé pour le rafting sur le fleuve Tara. Le parc national du même nom est très sauvage et très alpin. Le village de Mitrovac offre des infrastructures touristiques intéressantes (maisons en bois). Nova Varoš est une ville multiethnique avec une minorité musulmane.
Srecan put ! Bon voyage !
Pour simuler tout trajet en train en Europe, consulter le site de la compagnie de train allemande Bahn.
Argent : 1 euro = 110 dinars environ. L’obligation de donner un ticket de caisse au client est assez récente. C’est pourquoi les commerçants insistent parfois pour qu’on le prenne. Ne pas le donner peut leur valoir une amende. Les gens parlent généralement en euro –surtout pour les grosses sommes-, mais la monnaie en vigueur est bien le dinar. Le niveau de vie augmentant peu à peu, les prix indiqués ci-dessous peuvent avoir subi des variations.
Alphabet : l’alphabet utilisé est le plus souvent le cyrillique.
Manger : on peut manger à n’importe quelle heure de la journée et parfois de la nuit en Serbie, dans pratiquement tous les restaurants. Les Serbes mangent beaucoup et sont très carnivores. Le petit déjeuner est souvent salé, avec fromage (sir), charcuterie, kajmak (lait fermenté) et parfois un verre de rakia. Le café est turc (turska kafa), mais on trouve de plus en plus du café à l’« occidentale ». Sinon, les Serbes peuvent aussi manger des parts de pizza ou de burek (feuilleté au fromage –sa sirom- ou à la viande –sa mesom-) dès le matin. Plats typiques : Cevapcici : rouleaux de viande hachée grillée souvent accompagnés d’oignons. Pljeskavica : viande grillée, souvent accompagnée d’oignons. Peut se manger en hamburger dans un pain appelé lepinja. Les grillades s’appellent rostilj, on dit que la ville de Leskovac est l’endroit le plus traditionnel pour en manger. Salade serbe (srpska) : tomates, concombres, oignons, fromage râpé. Chopska salade : idem avec poivrons. Les tomates sont souvent très bonnes en Serbie, et les pizzas réalisées avec le fromage serbe sont délicieuses. Nombreux lieux de restauration rapide à moins de 100 dinars, sinon on peut manger un plat à moins de 200 dinars. Le prix varie en fonction du standing du restaurant, mais les tarifs demeurent très abordables.
Boire : Rakia : eau de vie, parfois aromatisée (rakia à la prune = šljivovica) Bière : Jelen pivo (100 dinars, parfois moins) est la marque la plus répandue. Vin : Vršac (nord-est Serbie), Vranac Plantaže Pro Corde (Montenegro) Les eaux sont très bonnes, surtout l’eau gazeuse (kisela voda). Café turc : turska kafa (50 dinars environ) Offrir un café au voyageur de passage est une tradition très répandue en Serbie.
Dormir chez l’habitant : officiellement, il faut toujours se déclarer à la police lorsqu’on dort chez l’habitant. Dans les faits, on ne m’a jamais rien demandé. Les prix sont très variables, à partir de 5-10 €.
Transports : réseau de bus très dense. Trains lents et souvent en retard.
Religion : la religion la plus répandue est la religion orthodoxe. Mais le pays compte, suivant les régions, des minorités catholique et musulmane.
Belgrade L’office du tourisme (Knez Mihailova 5) est très compétent et très complet. Il saura vous renseigner sur quoi visiter à Belgrade, en passe de devenir une ville très à la mode, surtout pour sa vie nocturne. Personnellement, j’ai un petit faible pour le quartier Dorcol derrière la Studentski Trg (place des Étudiants), le Kalamegdan (surtout au coucher du soleil lorsque les gens viennent danser le kolo, danse traditionnelle), le parc Tašmajdan et le quartier autour de la cathédrale –inachevée- Sveti Sava. Sinon, je préfère Zemun, à l’ambiance plus village et populaire (quoique les bords du Danube soient très festifs). Pour les ambiances à la Kusturica, aller sur les barges (splavovi) d’Ada Ciganlija et dans une moindre mesure, dans les restaurants du quartier de Skadarlija.
Dormir : Beaucoup d’hôtels datant de l’ère titiste ont été rénovés. Cela a entraîné une augmentation des prix. Hôtel Slavija : Deux catégories : « lux » ou « normal ». Le « normal » est très correct et donne un aperçu de ce qu’étaient les hôtels de l’ancienne Yougoslavie. Prix à partir de 25-30 € selon la catégorie de la chambre. Auberge Arkabarka : en direction de Zemun, le long du Danube sur lequel l’établissement flotte. Concept très original. Peut, selon l’affluence et les activités nocturnes proposées, soit être très calme soit très bruyant. Très beau site au petit matin (le jour se lève tôt en Serbie), il n’est pas rare d’apercevoir des oiseaux sur le Danube. 15 € en dortoir.
Restaurants : Daco, Patrisa Lumumbe 49 : etno restaurant : lieu et cuisine traditionnelle. Restoran Kafanica, Kneza Višeslava 66a, quartier de Košutnjak (très vert, légèrement vallonné, 5 kilomètres environ au sud de Belgrade) : etno restaurant. Restaurant au bord du Danube après le pont de Pancevo : Konoba kod Goce i Renata. Pancevacki put 2rBar : Rakia Bar, Dobracina 5: spécialités de rakia
Vojvodine
Région du nord-ouest de la Serbie, multiethnique. Très marquée par son passé austro-hongrois. Climat très continental.
Novi Sad : En train ou en bus. Ville très intéressante du point de vue architectural. Ne pas manquer la forteresse de Petrovaradin (où a lieu tous les ans le festival EXIT). Plage sur le Danube : Štrand (entrée payante, mais très modique : 50 dinars environ). Internet café : Zmaj Jovina 26. Manger/Dormir: Bela lada, Kisacka 21: restaurant traditionnel haut en couleur avec orchestre gitan certains soirs. Propose des chambres simples. Ambiance très familiale. Agence de voyage : Bon Voyage, Šafarikova 27. Taxi : Slobodan : 063/526-388
Sremski Karlovci : Ville paisible au bord du Danube, à 5 kilomètres de Novi Sad, intéressante du point de vue architectural et religieux. Dormir : Prenocište Karlovacki konak, Belilo 61 (put za Stražilovo), 10 € environ : très accueillant, dans un endroit calme sur la route de Stražilovo, où se trouve la tombe de Branko Radicevic;, un poète romantique du 19ème siècle. En lisière du parc national Fruška Gora (qui compte de beaux monastères). L’office du tourisme est très actif et propose des dégustations chez les agriculteurs de la zone. Moi, je suis allée chez : Milan Kosovic, Karlovackog mira 42, 021/ 882-842
Vrdnik : Les stations thermales sont très populaires en Serbie. Celle-ci est très agréable, dans un écrin de verdure (Fruška Gora, zone de monastères). Nombreux logements chez l’habitant, en plus de l’hôtel du village qui dispose d’une piscine d’eau chaude, ouverte à tous. Possibilités de massages.
Subotica : Ville au patrimoine assez riche. Le lac de Palic;, à quelques kilomètres de là (nombreuses navettes, 30 dinars environ) est un lieu de villégiature très à la mode en Serbie. On y va s’y promener, y contempler les villas à la typique architecture hongroise, y manger une soupe de poisson (riblja corba). Le zoo de la ville est très intéressant la personne qui le dirige, Gabor Mesaroš, est très impliqué dans la vie culturelle de Subotica. A 12 kilomètres de là, lac Ludaš, lieu idéal d’observation des oiseaux. Endroit très calme. Nombreux salaš ou etno kuca (maison-musée avec mobilier traditionnel) dans la zone, la plupart des salaši ont une tradition liée au cheval. L’office du tourisme est très accueillant. Dormir : Pansion Mali hotel, Harambašiceva 25, le prix varie selon la climatisation. 20 € environ. Lors de mon séjour, il y avait une auberge de jeunesse en face, mais elle était malheureusement fermée. J’ai appris depuis qu’elle avait ouverte à nouveau, il s’agit en fait de l’internat du lycée voisin (Dom ucenika).
Sombor: Ville tranquille à l’architecture intéressante. A une heure de Subotica en bus. 250 dinars environ.
Ecka : Depuis Belgrade, prendre le bus pour Zrenjanin. S’arrêter à « groblje - cimetière- Ecka ». Covoiturage très fréquent pour Zrenjanin au prix de l’autobus. Attendre à l’arrêt de bus au centre du village. Rien à faire, si ce n’est se reposer, regarder sur la télévision régionale de l’hôtel les nombreuses et très variées manifestations folkloriques de la zone tout en sirotant un verre de vin du mini bar et aller –à pied par exemple, par une route très peu fréquentée- à Carska Bara, une réserve d’oiseaux. On traverse alors un village hongrois, on passe près du lac Lukino et d’un ribnjak -élevage de poisson- qu’il est officiellement interdit de traverser. Hôtel Sibila tout proche (non testé). Dormir : Hôtel Kastel, Novosadska 7. Comme son nom l’indique, c’est un véritable château, style anglais. Hôtel de luxe qui pratique des prix vraiment très abordables. 37 € environ la chambre occupation simple. Joli parc. Chambres très cosy. Très bon restaurant. Personnel très aimable et très professionnel.
Le jardin de l'hôtel Kastel
Carska BaraZrenjanin : Ville tranquille. Promenades agréables dans son parc, le long du canal. Fête de la bière fin août. Quatre langues y sont parlées : serbe, roumain, hongrois, slovaque. Excellent office du tourisme. Dormir : Hôtel Vojvodina, sur la place. 50 € pour une chambre occupation simple très agréable et confortable (hôtel rénové récemment), mais le site internet annonce des chambres moins chères qui n’étaient pas proposées lors de mon séjour.
Kovacica: Village très tranquille qui a la particularité d’être à majorité slovaque. De nombreux habitants de ce village sont artistes (art naïf), des galeries peuvent être visitées. Dormir : Zuzana Venjarski, Martina Kukucina 5, tel: 013/661-525 et 062/850-4309, endroit très agréable, un peu en dehors du village. Les prix varient autour de 7-10 €. Voir office du tourisme à http://www.took.org.rs/ Possibilité aussi de dormir chez Zuzana Holúbeková, artiste peintre. Janošikova 92, 013/661-929et 062/438-353. Transports : attendre à l’arrêt de bus en direction de Pancevo, parfois une voiture s’arrête avant l’arrivée du bus.
Pancevo: Ville assez vivante. Architecture intéressante. Les bords de la Tamiš sont agréables. Le Danube a subi pas mal de pollution de par les usines de la ville ainsi que les bombardements de l’OTAN. Possibilité de rejoindre Belgrade par un train de banlieue, Beovoz. Le prendre au niveau de « Vukov spomenik », le monument de Vuk (Stefanovic Karadžic, le réformateur de la langue serbe), juste après le parc Tašmajdan et les Facultés techniques.
Gorge de Derdap Le long du Danube à l’est du pays, à partir de Golubac, à la frontière avec la Roumanie. Très beau site. Possibilité de suivre le Danube en vélo par la route Eurovélo 6. Zone multiethnique : Serbes, Roumains, Valaques. Sur le chemin, ne pas manquer Smederevo, ville tranquille, célèbre pour sa forteresse.
Zlatibor-Bajina Bašta- Nova Varoš Très belle zone montagneuse, assez fréquentée par les Serbes -qui voyagent beaucoup dans leur propre pays. Zlatibor est une station très à la mode, souvent bondée. Nombreux hôtels ou logements chez l’habitant. Bajina Bašta est un lieu réputé pour le rafting sur le fleuve Tara. Le parc national du même nom est très sauvage et très alpin. Le village de Mitrovac offre des infrastructures touristiques intéressantes (maisons en bois). Nova Varoš est une ville multiethnique avec une minorité musulmane.
Srecan put ! Bon voyage !
Courte croisière entre Helsinki et Stockholm English translation pending
😉😉Bonjour à tous les amis croisièristes,
Non je ne suis pas partie sans vous le dire en croisière ! Je reviens de Russie (certains étaient au courant !) de la région qui est entrain de bruler et je vais faire un carnet de route mais j'ai aussi fait 2 traversées en ferries :
HELSINKI / STOCKOLM GOTEBORG / KIEL
C'est la 1ère que je vais vous raconter car elle était sympa (à mon avis)
Nous arrivons donc à Helsinki (Finlande) après un difficile passage de frontière Russe/Finlande !!!
Notre restaurant est situé en face de la cathédrale. Un resto des plus typique et très bien (si certains cherchent un endroit pour déjeuner lors d'une escale, à conseiller ) Nous faisons tous honneur aux plats qui nous sont servis par de charmantes jeunes femmes ...très souriantes par rapport à ce que nous venons de connaitre durant 12 jours . Je vais vous mettre quelques photos .
Le repas terminé nous avons quelques minutes pour flaner sur la place de la cathédrale où notre bus est garé car il y a des travaux importants dans le quartier et le conducteur a du rester au volant pour pouvoir déplacer le bahut au cas où, donc il n'a pas déjeuner !!!! Je remarque des badges sur certaines personnes entrain de faire des photos de la cathédrale, c'est "des Costa" ! Je vais vers eux et leur demande sur quel bateau ils sont : c'est le Déliziosa d'après ce qu'ils me disent ils ont fait les fjords et les capitales de la Baltique. Je prends quelques clichés de la cathédrale et maintenant embarquement immédiat sur le ferry de la compagnie SILJA LINES : le Symphony embarquement 15 h 30 départ 17 h. Nous avons encore une heure de décallage avec Paris, en Russie nous avions 2 h d'avance sur notre pays.
L'embarquement se fait extrêment rapidement, aussi bien pour le bus que pour les passagers à pieds. Nous avons droit comme sur les croisières à la photo d'accueil ! Nous sommes au pont 10 cabine 10708 avec grand hublot ! L'accueil est souriant et on nous dirige vers nos cabines, nous sommes tous (31 pax) dans le même "coin". Beaucoup de personnes ne sont jamais monté à bord d'un bateau et ils sont heureux de cet instant de découverte. Christelle (l'accompagnatrice) nous délégue à Bernard et à moi la mission d'aider ceux qui ne connaissent pas ce que nous faisons avec plaisirs.
Le repas est prévu a 19 h 30 au buffet donc nous avons le temps d'aller découvrir le bateau et de voir la sortie du port d'Helsinki.
Bien sur il est moins grand que les paquebots de croisières mais la grande galerie marchande du pont 7 est très animée avec de nombreux café, restaurants, boutiques, avec le casino et la boite de nuit . Il y a des ascenseurs panoramiques et des cabines donnent sur la galerie .
Le départ approche et nous montons sur le pont. Là c'est le domaine des enfants ! Il y en a partout, ne pas oublier que nous sommes en Europe du Nord et que les enfants sont encore plus roi qu'ailleurs!! Ils sont magnifiques de beaux petits enfants blonds avec de "bonnes joues" mais un peu envahissants. Une grande partie du pont est occupée par des jeux pour les distraire. Ce n'est pas la même langue que sur Costa ou MSC mais l'ambiance est la même avec ces chérubins !
Nous arrivons à trouver une petite place pour pouvoir adimirer la sortie du port car nous voulons que notre cousine (85 ans) qui vient de faire le circuit en Russie et qui n'est jamais montée sur un bateau puisse se régaler du panorama qu'offre ce départ. La luminosité est extra c'est encore les nuits blanches !
Nous admirons la capitale de la Finlande qui s'éloigne doucement. Nous croisons des ferries et apercevons un bateau de croisières dont je ne peux pas lire le nom. Nous sortons du port en longeant ce que je pense devait être un fort (je vais chercher de la doc ). Notre bateau se glisse au milieu de nombreuses iles et ilôts, certaines sont habitées. Je pense à la Norvège que j'ai visitée voilà déjà pas mal de temps ! Et dans mon objectif je distingue la cheminée jaune bien connue de beaucoup d'entre nous : c'est le Déliziosa ! J'arrive à prendre une photo pas trop mauvaise.
C'est la Baltique ! au large il ne fait pas très chaud ! Nous retournons à notre cabine pour nous reposer un peu ce matin nous avons pris la route de très, très bonne heure .... A l'heure du diner nous allons au buffet, un choix incroyable de plats chacun trouve de quoi se faire plaisir, la boisson est comprise (vin blanc, rouge, bière, jus de fruits, coca, café et thé et bien sur eau). Tout en dinant nous pouvons admirer cette mer Baltique que je ne connaissais pas encore ! Boissons à volonté !!! certains ne vont pas être "frais" demain matin, surtout que dans les pays du Nord taux 0 donc certains en profite...
Nous allons faire un tour dans la galerie marchande, et "en sous sol " un super marché : des packs de bière, du vin, de la vodka, du whisky, passent sur les tapis roulant des caisses à une vitesse grand V ! Ils font les provisions car beaucoup moins onéreux que dans leurs pays (Norvège, Suède, Finlande, Allemagne )
Nous passons au casino et bien sur Christelle a joué et à gagné !!!!!
Nous allons nous coucher. Les cabines sont fonctionnelles. D'une superficie correcte de même pour la salle d'eau. Nous devons débarquer demain à Stockolm à 9 h. Nous nous couchons rapidement pour pouvoir récupérer un peu de notre périple. Il est environ 22 h 30 et il fait encore jour ! A 3 h je suis réveillée par des bruits. Le bateau fait une escale. Nous sommes encore en Finlande. Je me rendors rapidement mais à 4 h 30 la clarté du jour me réveille : il fait jour, pas grand jour mais assez pour pouvoir prendre des photos à travers le hublot de notre cabine. A les nuits sont courtes dans les pays nordiques en été !!!!
Je prends des photos, Bernard lui dort comme un bébé, voilà longtemps qu'il n'avait pas dormi comme celà : de la clim, pas de moustique, enfin le top depuis 12 jours !!!Ce qui défile sous mes yeux est étrange : des iles partout, des maisons de toutes les couleurs, des embarcadaires avec de petits bateaux à moteurs, des canards et des cygnes le long de ces iles me donnent une envies de revenir dans cette région que je connaisais pas encore . Les gens partent au boulot en bateau .
Nous allons prendre notre petit déjeuner ! Le buffet est superbe nos amis nordiques font un repas complet le matin, le saumon est sous toutes les variantes, le matin un peu difficile a avaler pour moi. Et les concombres ! je vais en avoir une indigestion (vous saurez pourquoi en lisant mon carnet de route sur la Russie !!!!!) un petit blondinet d'à peine 6 ans croque celà dès le matin comme d'autres mange une banane ou une pomme !!!!
Notre arrivée dans la capitale de la Suède est prévue à 9 h. Par le hublot nous voyons défiler le port de commerce avec ses grues, ses immenses citernes d'hydro carbure, enfin un port ... et tout à coup il est là : le Costa Deliziosa, il nous a devancé ! Je prends des clichés en pensant à vous amis croisièristes !
L'accostage se fait sans problème. Nous attendons notre bus et le voilà avec à son volant le conducteur toujours fidèle au poste avec une nouvelle ...cravate (comme tous les jours !) c'est la classe même dans les moments difficiles et il y en a eu en 17 jours !!!!! la cravate était toujours de mise .
Voilà une petit croisière qui vas peut-être nous donner envie d'en faire une plus longue dans ces régions un peu méconnues. Mais il ne faut pas oublier que certains trajet en ferries sont très intéressants et que les bateaux sont maintenant très performants.
Le carnet de route de la Russie vas arriver mais j'ai quand même une pensée pour la Russie , c'est la région que nous avons visitée qui est en flamme : Moscou et l'Anneau d'Or ! Nous avons eu 40 ° à Moscou !
Merci à ceux qui prendront le temps de me lire
Capucine 18
Non je ne suis pas partie sans vous le dire en croisière ! Je reviens de Russie (certains étaient au courant !) de la région qui est entrain de bruler et je vais faire un carnet de route mais j'ai aussi fait 2 traversées en ferries :
HELSINKI / STOCKOLM GOTEBORG / KIEL
C'est la 1ère que je vais vous raconter car elle était sympa (à mon avis)
Nous arrivons donc à Helsinki (Finlande) après un difficile passage de frontière Russe/Finlande !!!
Notre restaurant est situé en face de la cathédrale. Un resto des plus typique et très bien (si certains cherchent un endroit pour déjeuner lors d'une escale, à conseiller ) Nous faisons tous honneur aux plats qui nous sont servis par de charmantes jeunes femmes ...très souriantes par rapport à ce que nous venons de connaitre durant 12 jours . Je vais vous mettre quelques photos .
Le repas terminé nous avons quelques minutes pour flaner sur la place de la cathédrale où notre bus est garé car il y a des travaux importants dans le quartier et le conducteur a du rester au volant pour pouvoir déplacer le bahut au cas où, donc il n'a pas déjeuner !!!! Je remarque des badges sur certaines personnes entrain de faire des photos de la cathédrale, c'est "des Costa" ! Je vais vers eux et leur demande sur quel bateau ils sont : c'est le Déliziosa d'après ce qu'ils me disent ils ont fait les fjords et les capitales de la Baltique. Je prends quelques clichés de la cathédrale et maintenant embarquement immédiat sur le ferry de la compagnie SILJA LINES : le Symphony embarquement 15 h 30 départ 17 h. Nous avons encore une heure de décallage avec Paris, en Russie nous avions 2 h d'avance sur notre pays.
L'embarquement se fait extrêment rapidement, aussi bien pour le bus que pour les passagers à pieds. Nous avons droit comme sur les croisières à la photo d'accueil ! Nous sommes au pont 10 cabine 10708 avec grand hublot ! L'accueil est souriant et on nous dirige vers nos cabines, nous sommes tous (31 pax) dans le même "coin". Beaucoup de personnes ne sont jamais monté à bord d'un bateau et ils sont heureux de cet instant de découverte. Christelle (l'accompagnatrice) nous délégue à Bernard et à moi la mission d'aider ceux qui ne connaissent pas ce que nous faisons avec plaisirs.
Le repas est prévu a 19 h 30 au buffet donc nous avons le temps d'aller découvrir le bateau et de voir la sortie du port d'Helsinki.
Bien sur il est moins grand que les paquebots de croisières mais la grande galerie marchande du pont 7 est très animée avec de nombreux café, restaurants, boutiques, avec le casino et la boite de nuit . Il y a des ascenseurs panoramiques et des cabines donnent sur la galerie .
Le départ approche et nous montons sur le pont. Là c'est le domaine des enfants ! Il y en a partout, ne pas oublier que nous sommes en Europe du Nord et que les enfants sont encore plus roi qu'ailleurs!! Ils sont magnifiques de beaux petits enfants blonds avec de "bonnes joues" mais un peu envahissants. Une grande partie du pont est occupée par des jeux pour les distraire. Ce n'est pas la même langue que sur Costa ou MSC mais l'ambiance est la même avec ces chérubins !
Nous arrivons à trouver une petite place pour pouvoir adimirer la sortie du port car nous voulons que notre cousine (85 ans) qui vient de faire le circuit en Russie et qui n'est jamais montée sur un bateau puisse se régaler du panorama qu'offre ce départ. La luminosité est extra c'est encore les nuits blanches !
Nous admirons la capitale de la Finlande qui s'éloigne doucement. Nous croisons des ferries et apercevons un bateau de croisières dont je ne peux pas lire le nom. Nous sortons du port en longeant ce que je pense devait être un fort (je vais chercher de la doc ). Notre bateau se glisse au milieu de nombreuses iles et ilôts, certaines sont habitées. Je pense à la Norvège que j'ai visitée voilà déjà pas mal de temps ! Et dans mon objectif je distingue la cheminée jaune bien connue de beaucoup d'entre nous : c'est le Déliziosa ! J'arrive à prendre une photo pas trop mauvaise.
C'est la Baltique ! au large il ne fait pas très chaud ! Nous retournons à notre cabine pour nous reposer un peu ce matin nous avons pris la route de très, très bonne heure .... A l'heure du diner nous allons au buffet, un choix incroyable de plats chacun trouve de quoi se faire plaisir, la boisson est comprise (vin blanc, rouge, bière, jus de fruits, coca, café et thé et bien sur eau). Tout en dinant nous pouvons admirer cette mer Baltique que je ne connaissais pas encore ! Boissons à volonté !!! certains ne vont pas être "frais" demain matin, surtout que dans les pays du Nord taux 0 donc certains en profite...
Nous allons faire un tour dans la galerie marchande, et "en sous sol " un super marché : des packs de bière, du vin, de la vodka, du whisky, passent sur les tapis roulant des caisses à une vitesse grand V ! Ils font les provisions car beaucoup moins onéreux que dans leurs pays (Norvège, Suède, Finlande, Allemagne )
Nous passons au casino et bien sur Christelle a joué et à gagné !!!!!
Nous allons nous coucher. Les cabines sont fonctionnelles. D'une superficie correcte de même pour la salle d'eau. Nous devons débarquer demain à Stockolm à 9 h. Nous nous couchons rapidement pour pouvoir récupérer un peu de notre périple. Il est environ 22 h 30 et il fait encore jour ! A 3 h je suis réveillée par des bruits. Le bateau fait une escale. Nous sommes encore en Finlande. Je me rendors rapidement mais à 4 h 30 la clarté du jour me réveille : il fait jour, pas grand jour mais assez pour pouvoir prendre des photos à travers le hublot de notre cabine. A les nuits sont courtes dans les pays nordiques en été !!!!
Je prends des photos, Bernard lui dort comme un bébé, voilà longtemps qu'il n'avait pas dormi comme celà : de la clim, pas de moustique, enfin le top depuis 12 jours !!!Ce qui défile sous mes yeux est étrange : des iles partout, des maisons de toutes les couleurs, des embarcadaires avec de petits bateaux à moteurs, des canards et des cygnes le long de ces iles me donnent une envies de revenir dans cette région que je connaisais pas encore . Les gens partent au boulot en bateau .
Nous allons prendre notre petit déjeuner ! Le buffet est superbe nos amis nordiques font un repas complet le matin, le saumon est sous toutes les variantes, le matin un peu difficile a avaler pour moi. Et les concombres ! je vais en avoir une indigestion (vous saurez pourquoi en lisant mon carnet de route sur la Russie !!!!!) un petit blondinet d'à peine 6 ans croque celà dès le matin comme d'autres mange une banane ou une pomme !!!!
Notre arrivée dans la capitale de la Suède est prévue à 9 h. Par le hublot nous voyons défiler le port de commerce avec ses grues, ses immenses citernes d'hydro carbure, enfin un port ... et tout à coup il est là : le Costa Deliziosa, il nous a devancé ! Je prends des clichés en pensant à vous amis croisièristes !
L'accostage se fait sans problème. Nous attendons notre bus et le voilà avec à son volant le conducteur toujours fidèle au poste avec une nouvelle ...cravate (comme tous les jours !) c'est la classe même dans les moments difficiles et il y en a eu en 17 jours !!!!! la cravate était toujours de mise .
Voilà une petit croisière qui vas peut-être nous donner envie d'en faire une plus longue dans ces régions un peu méconnues. Mais il ne faut pas oublier que certains trajet en ferries sont très intéressants et que les bateaux sont maintenant très performants.
Le carnet de route de la Russie vas arriver mais j'ai quand même une pensée pour la Russie , c'est la région que nous avons visitée qui est en flamme : Moscou et l'Anneau d'Or ! Nous avons eu 40 ° à Moscou !
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Capucine 18
Calcul de salaire et des impôts en Suisse English translation pending
Bonjour,
je viens de passer un entretien pour un poste de développeur .net sur Genève j'ai un niveau bac+3
On me propose 5500CH/ mois 42.5h/semaine de travail Donc pour ma part j'aimerais avoir quelque réponse concernant : le salaire combien ça me ferait en net/ euro ? l'impot est déduit directement sur le salaire? Faut-il aussi payer les impôts en France ? l'assurance maladie Suisse est-elle obligatoire ? habiter sur Genève ou au frontières ?
merci d'avance
je viens de passer un entretien pour un poste de développeur .net sur Genève j'ai un niveau bac+3
On me propose 5500CH/ mois 42.5h/semaine de travail Donc pour ma part j'aimerais avoir quelque réponse concernant : le salaire combien ça me ferait en net/ euro ? l'impot est déduit directement sur le salaire? Faut-il aussi payer les impôts en France ? l'assurance maladie Suisse est-elle obligatoire ? habiter sur Genève ou au frontières ?
merci d'avance
Location d'un 4x4 et hébergement à Tozeur au départ de Djerba English translation pending
bonsoir à toutes et à tous,
nous partons à 2 familles, soit 8 personnes, ce vendredi pour DJERBA....😎
Nous désirons louer un 4x4 ou un véhicule style mini-bus afin de faire une boucle Djerba-Tozeur et retour. nous aimerions bien avoir votre aide pour quelques tuyaux à ce sujet ( prix, adresses......), ain que votre aide pour un hébergement d'une nuit sur Tozeur: il y a bien toutes les infos sur le Continenal, mais celles-ci sont peu récentes ( quelqu'un peut confirmer....?) et nous comptons sur vos indications.....😉
merci et @ plus
Nous désirons louer un 4x4 ou un véhicule style mini-bus afin de faire une boucle Djerba-Tozeur et retour. nous aimerions bien avoir votre aide pour quelques tuyaux à ce sujet ( prix, adresses......), ain que votre aide pour un hébergement d'une nuit sur Tozeur: il y a bien toutes les infos sur le Continenal, mais celles-ci sont peu récentes ( quelqu'un peut confirmer....?) et nous comptons sur vos indications.....😉
merci et @ plus
Tour historique de la RC 4 entre Lang Son et Cao Bang English translation pending
Bonjour
De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !
POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?
J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"
La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).
Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.
LES PRÉMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON
C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :
Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.
La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.
Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.
JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE
Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.
Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).
2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.
JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA
Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.
JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO
Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.
Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !
JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE
Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.
Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
De retour d’un tour historique de la RC4 entre Lang Son et Cao Bang, voilà !
POURQUOI LE MOT « HISTORIQUE » ?
J'avais déjà fait la RC4, mais sans trop m'attarder car partie d'un grand tour sur Cao Bang, Bao Lac, Dong Van, Ha Giang etc. Cette fois-ci, RC 4 seulement après beaucoup de préparation entre l'Internet et tous mes bouquins sur la guerre d'Indo afin de ne rien "rater"
La RC 4, actuellement Route No. 4 A de Lang Son à Cao Bang et 4 B de Lang Son jusqu'à la côte, est une route super-stratégique car elle longe toute la frontière chinoise entre le golfe du Tonkin et Cao Bang à la pointe nord-est, dont les 3 « portes » de la Chine que sont Mon Cai, Lang Son et Cao Bang. Ceci explique entres autre qu’en 1979, les chinois ont bombardé par surprise et rasé ces 3 villes – en plus de Lao Cai, la 4e « porte » - avant d’envahir le Nord et de prendre une retentissante volée (50 000 morts et plus de 400 chars dans la sciure !!!).
Beaucoup de touristes font la route de Lang Son à Cao Bang sans trop savoir – ou pas du tou -- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une grande date dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue à Dong Khé en octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord-est depuis 1941, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque - 30% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la guerre qui deviendront célèbres : Bigeard, Jeanpierre, Trinquier, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants et troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les Tabors marocains, que les Viets craignaient comme la peste. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un incapable complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, cet incapable affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est est un capharnaüm de pics calcaires et de canyons ou vallées très profondes, le tout couvert de jungles et truffé de grottes et sillonné par un dédale de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. De Lang Son à Dong Khé, à mi-chemin entre Lang Son et Cao Bang, la route suit une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route serpente d’un col à l’autre le long de la rivière avec de chaque côté des pitons calcaires et la rivière en contrebas à droite. Toute manœuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et Boom, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation de tous les postes entre Cao Bang et l’imprenable Lang Son (évacuation déjà préconisée en 1949 par le Général Revers, mais personne n’a voulu l’écouter, d’autant plus que son rapport au gouvernement était dans les mains de Giap quelques jours après sa distribution aux ministres français, une belle magouille politique où partisans de la colonisation et sûrement le PCF ont trempé.
LES PRÉMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un fameux guerrier, le Colonel Charton) et dans des postes le long de la RC 4, dont les principaux sont That Khé, Na Cham, et Dong Khé (plus de petits en haut de chacun des nombreux cols) ; maintenant bien équipé et entrainé, le Vietminh ne cesse de harceler les postes pour « se faire la main ». En 1950, certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 25 mai 1950, c’est le coup de semonce : les viets de la célèbre division d’élite 308 s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux, révélant ainsi qu’ils sont maintenant puissants et dotés d’une artillerie. Le 27 mai, les paras du 3e BCCP sautent directement sur le bourg et le reprennent. Le 15 septembre, les viets reprennent Dong Khé, d’où on ne les délogera plus. Carpentier décide d’évacuer la RC 4 entre Cao Bang et Lang Son, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par le colonel Lepage remontera la route à partir de Lang Son, reprendra Dong Khé, et y rencontrera la colonne qui va évacuer Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé malgré l’héroïsme des parachutistes du 1er BEP, et la RC 4 reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par les Viets et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Apprenant que Dong Khé est toujours aux mains des viets, Charton quitte la RC 4 pour prendre une piste, celle Quang Liet, contournant Dong Khé, avec ses 2000 civils, dont pas un seul n’en sortira vivant. Bloqué au sud de Dong Khé, la colonne Lepage se retrouve coincée en haut d’une falaise de 300 m surplombant la petite vallée de Coc Xa ; la colonne Chartron se retrouve bloquée également dans la cuvette de Coc Xa, et c’est le rendez-vous de la mort : le 7 octobre 1950, la colonne Lepage est anéantie en haut de la falaise et la colonne Chartron en bas (d’où le terme militaire « se faire coxer »). Bilan : 2 000 soldats français morts et 3 000 prisonniers dont on récupérera moins de 1000 - surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- à l’arrivée de de Lattre ; les autres ont péri d’inanition et de maladies dans les terribles camps vietminh dont Elie de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis. Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Na Cham, dont le grand poste est tenu par le célèbre capitaine Mattéi, après avoir erré des jours dans la jungle.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Lang Son était imprenable, le chef de la garnison, le colonel Constans, décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter une division entière de Giap pendant 1 an. Panique également à Hanoi, que les français commencent à évacuer. De Lattre, nommé Chef du Corps expéditionnaire et Gouverneur général de l’Indochine, sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre d’Indochine est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où soldats (y compris de nombreux techniciens chinois et même des troupes) et surtout convois de ravitaillement motorisés au lieu de portage passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
JOUR 1 : HANOI-CHI LANG-LANG SON
C’est la Route No. 1 qui part de la pointe de Camau à l’extrême sud du pays, longe la côte sous le nom de « Route Mandarine » et se termine à Lang Son. Petit arrêt à Chi Lang pour la raison suivante :
Le coup de force japonais (9 mars 1945) En 1940, les japonais occupent le Vietnam et établissent un modus vivendi avec les français de Vichy : nous continuons à gérer le pays à condition de laisser les troupes japonaises contrôler le pays et notamment la frontière chinoise. En mars 1945, leur défaite approchant à grand pas, les japonais se vengent des blancs en organisant le massacre général par traitrise des troupes françaises (à Ha Giang, le gouverneur japonais invite les officiers français à dîner puis les fait abattre, le fort de Ha Giang tombe, et les troupes japonaises se livrent à leurs atrocités habituelles sur les prisonniers et les civils français). Même scénario dans tout le Vietnam, notamment à Hanoi, Saigon et Lang Son, où 460 prisonniers français sont sauvagement massacrés et de nombreux corps coupés en morceaux et enterrés un peu partout dans la ville.
La garnison du petit fortin de Than Muoi, à une dizaine de kilomètres au nord de Chi Lang (54 km au nord de Hanoi sur la Route No. 1), subit le même sort. Il y a quelques années, en creusant son champ, un paysan a découvert les squelettes des soldats massacrés et le gouvernement vietnamien a autorisé les français à créer un petit cimetière derrière sa maison, le paysan, très sympathique, étant en charge d’entretenir les tombes marquées « Souvenir français » par impossibilité d’identifier les corps sauf celui d’un légionnaire.
Arrivée à Lang Son et visite de forts français. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, c’est impressionnant, même complètement démoli par les chinois en 1979. Pour y aller, descendre la rue Dang Ninh, traverser le pont, à droite sur Tran Nhat Duat, qui devient Trang Hung puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes. Dirigez-vous d’abord vers les 2 tours radio sur votre gauche et monter le col ; la vue sur Lang Son est magnifique ; cul-de-sac au fond du col ; un petit chemin vous mène à des blockhaus dominant le col. Retour sur vos pas et vous continuer tout droit pour monter un petit col ; garer la voiture juste avant un grand panneau bleu indiquant Duong Tran Quang Khai 500 m, Truong Su Phan 800 m et prendre le chemin en terre sur votre droite juste avant le panneau ; vous arrivez au pied du plus grand fort de Lang Son, une masse énorme complètement concassée mais impressionnante de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées ; contourner les vestiges du fort sur votre gauche (petit chemin) pour passer par derrière et grimper entre de gigantesques blocs de béton jusque sur le toit du fort. Vue superbe sur Lang Son.
JOUR 2 : LANG SON – KY LUA – NA CHAM – DONG KHE
Premier arrêt aux grottes de Ky Lua à 2 km de Lang son sur la RC 4 direction Dong Khé.
Les grottes de Ky Lua Elles servaient d’horrible prison japonaise à la kempetaï, la gestapo japonaise, où tous les prisonniers français ont été massacrés à coups de baïonnettes et de pioche en mars 45. Autre fait historique :
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis octobre 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où il a accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1950, les services secrets français ayant appris qu’une division viet au repos était en train de partir et une autre d’arriver, d’où un certain flottement, le général Navarre, nouveau commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire, décide d’une opération aéroportée qui fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoï par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
II y a 3 grottes-pagodes : Tam Thanh Dông, avec un petit lac souterrain ; en sortant de la grotte de Tam Thanh, prenez la petite route à gauche au fond du parking et la première à droite, jusqu’à des marches à droite ; vous arrivez au sommet du vieux fort français de Thanh Nha Mac (fin du 19e), offrant une autre vue superbe de Lang Son. Retour devant Tam Thanh et vous continuez sur 50 m pour arriver dans le charmant cadre des deux grottes Nhât Thanh et Nhi Than, cette dernière très profonde avec rivière souterraine (entrée 20 000 dong pour Tam Thanh et 20 000 pour les 2 autres).
2e Arrêt à Na Sam ou Na Cham – 30 km de Lang Son - un petit bourg bien sympathique dominé par un énorme fort français dont il ne reste que de très épaisses murailles, celles de droite inaccessibles (poste de radio) et les autres pareil car enfoui es sous la jungle. Petit col à la sortie du bourg, avec vue superbe sur la vallée de la rivière Song Khi. Arrivée au bourg de Dong Khé et nuit à l’hôtel Mai Hien à l’entrée du bourg, le seul fréquentable (demander en arrivant qu’ils vous préparent un petit déjeuner sinon c’est la soupe du matin en ville). Il ne reste rien des forts français de Dong Khé à part un petit blockhausen moellons au milieu du bourg. Par contre, une balade magnifique est à faire pour visiter le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4, situé dans le village de Duc Long. Pour y arriver, continuer la rue passant devant le fort et aller tout droit jusqu’au village. Au bout de la route, petit panneau indiquant un chemin à gauche ; vous le prenez et arrivez dans un dédale de pistes bétonnées avec grottes en veux-tu en voilà ; c’est le fameux QG. La maison jaune sur pilotis était là où dormaient Giap et HCM ; vous la contournez et montez les marches ; les grottes sont disséminées à droite et à gauche. Retourner sur la route et continuer à gauche pour arriver à un petit musée intéressant de la bataille d’octobre 1950. Bon diner en ville dans un petit restaurant de rue, le Nha Hang Bao Van.
JOUR 3 : LE CIRQUE DE COC XA
Journée inoubliable ! Prendre la RC 4 direction Cao Bang ; à un rond-point, prendre à gauche la VIEILLE RC 4 et monter le col de Nguom Kim, site des plus terribles embuscades de la « Route sanglante » ; les panoramas sont époustouflants. A la borne kilométrique « Cao Bang 32 km » (il y a 2 maisons à droite et une à gauche), prendre une petite route à gauche (vérifier bien que vous prenez la bonne en demandant tout simplement « Coc Xa », prononcé Coc Sa ;) ; cette route devient rapidement une piste ; continuez jusqu’à ce que vous ne puissiez pas aller plus loin en 4x4 ; vous êtes dans une vallée idyllique avec, de gauche à droite, les fameuses falaises calcaires de Coc Xa qui ont bloqué les français, la piste, une petite rivière, des rizières, et des collines boisées. Dans le petit village Tay, il y a à gauche une maison-épicerie-bar ; vous avez 2 choix : 4 km à pied pour arriver au pied de la falaise de Coc Xa où les français se sont fait « coxer », ou vous demandez au marchand de vous appeler des motos ; les jeunes locaux, tout souriant et connaissant l’histoire de la bataille, sont tout contents de se faire 100 000 D par moto (nous y sommes allés en moto et sommes rentrés à pied tellement c’est magnifique - y compris les belles Tay en train de repiquer le riz). 2e nuit à Dong Khé, avec diner à la terrasse de l’hôtel, qui n’offre que des œufs durs et une délicieuse soupe de riz au porc émincé.
JOUR 4 : DONG KHE – CAO BANG – PAC BO
Nous avons fait Dong Khé-Cao Bang par la nouvelle RC 4, la vieille étant bloquée par des travaux avant qu’elle ne rejoigne la neuve. Arrivée à Cao Bang ; à votre gauche, restes d’un blockhaus ; prenez la 1ère à gauche qui grimpe jusqu’au plus gros fort ; on ne visite pas car occupé par l’armée vietnamienne mais on peut y voir deux casemates au bord de la rue. Ensuite, traversée du pont et à gauche pour monter jusqu’au mémorial de guerre , d’où l’on a une très belle vue panoramique de la ville.
Pris ensuite la route 203, récemment élargie, direction Pac Bo, à la frontière chinoise. C’est la qu’Ho Chi Minh a débarqué à pied de Chine le 28 janvier 1941 après 30 ans d’exil on ne sait pas trop où (Russie et Chine entre autres) et s’est caché jusqu’en 1945 dans une grotte côté Vietnam et une cahute enfouie sous la jungle côté chinois au cas où les français s’approchaient trop près. Pas communiste pour rien, il a tout de suite baptisé la belle rivière « Lénine » et le pic qui domine « Karl Marx » ; tout un programme ! 😕 Barrière à l’entrée (20 000 D de droit) et dans le bâtiment à gauche, un petit musée HCM. En octobre 1930, le Parti communiste indochinois (PCI) est créé par Ho Chi Minh et d’autres exilés (il faut d’ailleurs bien remarquer le mot « indochinois », ce qui prouve bien que les viets avaient déjà l’idée bien arrêtée de mettre toute l’Indochine sous contrôle communiste viet, et ce par la force vu qu’aussi bien les laotiens que les cambodgiens les détestaient) ; en mai 1941, une réunion du PCI crée à Pac Bo une organisation paramilitaire, le Việt Nam Ðộc Lập Ðồng Minh Hội, en français Ligue pour l'indépendance du Viêt Nam, plus connu sous le nom Viet Minh. Retour à Cao Bang pour diner et dormir à Cao Bang – hôtel Huong Sen au bord de la rivière, avec un bon restaurant. J’ai pu constater partout que les viets locaux n’étaient pas plus polis et souriants que les autres fois où j’y étais !
JOUR 5 : CAO BANG – LAC BABE
Nous prenons la RC 3 direction Bac Kan et nous arrêtons à Ban Khéo, rendu célèbre par le livre Par le sang versé de Paul Bonnecarrère, car c’est là que se trouve le fameux Piton Mattéi (facile à repérer : il est à votre droite à la sortie du village, juste à la hauteur de la borne kilométrique indiquant « Bac Kan 68 km »). Hélas, grosse déception : tout a été bulldozé pour construire une maison ; ne restent que quelques petits tas de vieilles briques et un trou rempli de cailloux qui est sans doute la tombe d’Ickewitz, le « garde du corps » de Mattéi.
Nous allons ensuite au lac Babe chez mon grand ami Duy Tho à Pac Ngoi, toujours aussi hilare et francophone, pour un repos bien mérité et de délicieux repas changeant agréablement de la boustifaille le long de la RC 4.
Road trip caucasien: Géorgie et Arménie English translation pending
Le mois d'Août s'achève et avec lui le "périple" caucasien....
Je vous propose donc la première (dernière?) version du guide Attila Géorgie/Arménie. Profitez en bien, il est gratuit à défaut d'être intéressant et impartial😉
Pourquoi voyager en Géorgie et en Arménie ? 🙂
- les paysages - le charme suranné de pays de l'ex-URSS - l'incompréhension (totale si vous ne parlez pas russe...) - l'absence de tout repère familier - les quelques vestiges de l'histoire (ne vous attendez pas à des miracles de ce point de vue)
mais aussi :
- le dernier (?) paradis des fumeurs : en bus, en taxi, à l'hotel, dans les bars, les restaurants.......... - le dernier (?) paradis des fous du volant (Géorgie)
Pourquoi choisir une autre destination ? 😮
- vous êtes un urbain tendance Paris Dernière - vous ne rêvez que de sites grandioses genre la vallée du Nil, les temples d'Angkor ou bien encore Pétra - vous ne pouvez dormir que dans des relais et châteaux et pensez que le petit personnel vous doit tous les égards dû à votre rang. - votre passion, c'est la plage - vous êtes un non fumeur intransigeant (ou pire un nouvel ex-fumeur.....) - vous avez peur en voiture même à 30 km/h
Quelques photos en attendant la suite .....






Je vous propose donc la première (dernière?) version du guide Attila Géorgie/Arménie. Profitez en bien, il est gratuit à défaut d'être intéressant et impartial😉
Pourquoi voyager en Géorgie et en Arménie ? 🙂
- les paysages - le charme suranné de pays de l'ex-URSS - l'incompréhension (totale si vous ne parlez pas russe...) - l'absence de tout repère familier - les quelques vestiges de l'histoire (ne vous attendez pas à des miracles de ce point de vue)
mais aussi :
- le dernier (?) paradis des fumeurs : en bus, en taxi, à l'hotel, dans les bars, les restaurants.......... - le dernier (?) paradis des fous du volant (Géorgie)
Pourquoi choisir une autre destination ? 😮
- vous êtes un urbain tendance Paris Dernière - vous ne rêvez que de sites grandioses genre la vallée du Nil, les temples d'Angkor ou bien encore Pétra - vous ne pouvez dormir que dans des relais et châteaux et pensez que le petit personnel vous doit tous les égards dû à votre rang. - votre passion, c'est la plage - vous êtes un non fumeur intransigeant (ou pire un nouvel ex-fumeur.....) - vous avez peur en voiture même à 30 km/h
Quelques photos en attendant la suite .....






Trek du canyon de Colca au Pérou English translation pending
Salut!
Nous envisageons de faire le trek du canyon de colca en mai.
Est ce qu'il existe des cartes IGN (ou équivalent) et comment s'en proccurer?
Est-ce que le sentier est balisé? ET niveau difficulté? Quels sont les dénivelés?
Est- il possible d'acheter à manger sur l'itinéraire?
Conseillez-vous de prendre un guide, ou un sherpa?
Voilà, un peu toutes les questions qu'on se pose!!
Merci,
Vivalpaga
Conseillez-vous de prendre un guide, ou un sherpa?
Voilà, un peu toutes les questions qu'on se pose!!
Merci,
Vivalpaga
Petit album photos danois English translation pending
Rapide "feed-back visuel" de dix jours de vacances au Danemark en lien ci-dessous :
www.flickr.com/...ms/72157672555569681
Avec mes principes philosophico-photographiques habituels, à savoir :
- Pas plus de trente photos sur un voyage (pour éviter les interminables soirées diapos voyageuses de Tata Georgette ou de Tonton Marcel des années 80, dans la chaleur moite et la pénombre d'un salon surpeuplé)
- Pas de photo "perso" (donc ni voiture de location en gros plan , ni chambre d'hôtel, ni selfie , ni assiette de restaurant, ...) pour ne conserver que la vision du pays visité et pas le reste, qui n'intéresse que moi !
- Peu de cartes postales (quelques-unes quand même), mais plutôt des impressions visuelles glanées au hasard du voyage, sans véritable cohésion ni prétention artistique, donc juste pour le plaisir visuel instantané... Ceux qui sont accros aux cartes postales iront taper "Danemark" sur Google Images, ils en trouveront des dizaines de milliers 😉
- Pas de recadrage (une seule exception, en semi-panoramique, sur les 27 photos présentées) et quasiment pas de post-traitement, excepté quelques points de contraste ou de saturation lorsque ça le méritait, mais le post-traitement doit se faire oublier
- Des titres à la c... pour chaque photo, car ils me permettent de mieux les mémoriser (et parfois le titre surgit dans mon cerveau dérangé au moment du déclenchement et ça participe à ma concentration dans le viseur 😛)
- Un lien vers une galerie plutôt que des photos saupoudrées en direct sur la discussion... Je sais que certains n'aiment pas cela, mais la lisibilité avez zoom sur flickr est beaucoup plus confortable que sur VF pour juger vraiment de la qualité photo, et on doit aussi avoir pitié des propriétaires de VF qui investissent, année après année, dans la capacité mémoire de leur serveur dans le seul but d'y stocker nos milliers d'horreurs voyageuses ! (et c'est pas écologique de stocker à deux endroits différents ! 🤪)
- J'ai aussi renoncé à la formule diaporama et préféré l'album où l'on n'ouvre que les photos qui plaisent, ce qui n'oblige pas le visiteur de passage à ingurgiter sous la torture la totalité des photos disponibles, bonnes ou mauvaises...
Les critiques positives ou négatives sont non seulement autorisées, mais recommandées... Si possible toujours avec une argumentation à la clé, pour m'aider à progresser (j'ai encore de la marge !)
On peut aussi désigner sa photo préférée (ça peut m'aider, car si les 27 photos sont "montrables" il y en a certainement qu'une minorité de "bonnes" ! Que celui qui fait plus de deux bonnes photos par jour en voyage me jette la première pierre !)
Dernier détail technique : Toutes les photos ont été produites avec un seul matériel : Boitier Nikon D750 (capteur plein format) et petit zoom trans-standard 24-70 2.8
Bonne "lecture" et bon week-end
www.flickr.com/...ms/72157672555569681
Avec mes principes philosophico-photographiques habituels, à savoir :
- Pas plus de trente photos sur un voyage (pour éviter les interminables soirées diapos voyageuses de Tata Georgette ou de Tonton Marcel des années 80, dans la chaleur moite et la pénombre d'un salon surpeuplé)
- Pas de photo "perso" (donc ni voiture de location en gros plan , ni chambre d'hôtel, ni selfie , ni assiette de restaurant, ...) pour ne conserver que la vision du pays visité et pas le reste, qui n'intéresse que moi !
- Peu de cartes postales (quelques-unes quand même), mais plutôt des impressions visuelles glanées au hasard du voyage, sans véritable cohésion ni prétention artistique, donc juste pour le plaisir visuel instantané... Ceux qui sont accros aux cartes postales iront taper "Danemark" sur Google Images, ils en trouveront des dizaines de milliers 😉
- Pas de recadrage (une seule exception, en semi-panoramique, sur les 27 photos présentées) et quasiment pas de post-traitement, excepté quelques points de contraste ou de saturation lorsque ça le méritait, mais le post-traitement doit se faire oublier
- Des titres à la c... pour chaque photo, car ils me permettent de mieux les mémoriser (et parfois le titre surgit dans mon cerveau dérangé au moment du déclenchement et ça participe à ma concentration dans le viseur 😛)
- Un lien vers une galerie plutôt que des photos saupoudrées en direct sur la discussion... Je sais que certains n'aiment pas cela, mais la lisibilité avez zoom sur flickr est beaucoup plus confortable que sur VF pour juger vraiment de la qualité photo, et on doit aussi avoir pitié des propriétaires de VF qui investissent, année après année, dans la capacité mémoire de leur serveur dans le seul but d'y stocker nos milliers d'horreurs voyageuses ! (et c'est pas écologique de stocker à deux endroits différents ! 🤪)
- J'ai aussi renoncé à la formule diaporama et préféré l'album où l'on n'ouvre que les photos qui plaisent, ce qui n'oblige pas le visiteur de passage à ingurgiter sous la torture la totalité des photos disponibles, bonnes ou mauvaises...
Les critiques positives ou négatives sont non seulement autorisées, mais recommandées... Si possible toujours avec une argumentation à la clé, pour m'aider à progresser (j'ai encore de la marge !)
On peut aussi désigner sa photo préférée (ça peut m'aider, car si les 27 photos sont "montrables" il y en a certainement qu'une minorité de "bonnes" ! Que celui qui fait plus de deux bonnes photos par jour en voyage me jette la première pierre !)
Dernier détail technique : Toutes les photos ont été produites avec un seul matériel : Boitier Nikon D750 (capteur plein format) et petit zoom trans-standard 24-70 2.8
Bonne "lecture" et bon week-end
Itinéraire Xi'an - Pékin et Shanghai English translation pending
Bonjour à vous tous, je pars en Chine mi-juin et j'ai une ou deux questions qui me trottent dans la tête !
Mon itinéraire tout d'abord : j'arrive à Xi'an le 14 Juin au matin, je compte passer la journée sur place puis dormir à l'hotel pour partir dès le lendemain sur Pékin. Quelques jours pour visiter Pékin puis je compte me diriger sur Shanghai, puis enfin retourner sur Xi'an d'où part mon vol retour le 27 Juin (il faut donc que je soit revenu à Xi'an le 26).
Cela donnerait donc :
Arrivée à Xi'an le 14 --> Départ pour Pékin le 15 --> Départ pour Shanghai quelques jours après --> Départ pour Xi'an le 26 Juin.
Plusieurs interrogations : -Une journée complète est-elle suffisante pour visiter Xi'an? Ou dois-je y consacrer plus de temps? -Pour vous quel serait le nombre de jour optimal à Pékin? 3 Jours? 4 Jours? -Je compte faire Xi'an-Pékin en avion puis Shanghai-Xian en avion également pour ne pas perdre trop de temps. Est-il préférable de réserver mes billets d'avion dès maintenant ou de voir directement sur place? -J'ai dans l'idée de faire Pékin-Shanghai en train, j'ai vu que le train à grande vitesse mettait environs 5h pour faire le trajet. Cela est-il compliqué? Des conseils?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, et je suis ouvert à toutes remarques ou conseils qui pourraient m'être utile!
Plusieurs interrogations : -Une journée complète est-elle suffisante pour visiter Xi'an? Ou dois-je y consacrer plus de temps? -Pour vous quel serait le nombre de jour optimal à Pékin? 3 Jours? 4 Jours? -Je compte faire Xi'an-Pékin en avion puis Shanghai-Xian en avion également pour ne pas perdre trop de temps. Est-il préférable de réserver mes billets d'avion dès maintenant ou de voir directement sur place? -J'ai dans l'idée de faire Pékin-Shanghai en train, j'ai vu que le train à grande vitesse mettait environs 5h pour faire le trajet. Cela est-il compliqué? Des conseils?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses, et je suis ouvert à toutes remarques ou conseils qui pourraient m'être utile!
Visiter l'ouest de la Suisse, région Neuchatel et Léman mi-juillet English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons visiter l'ouest de la suisse région neuchatel et Léman et pourquoi pas plus loin puis retour par le mont Blanc.
Nous partons de la loire atlantique et nous recherchons des informations sur les possibilités pour les nuités en suisse ( hors campings ); les sites incontournables .
merci pour vos réponses
Nous partons de la loire atlantique et nous recherchons des informations sur les possibilités pour les nuités en suisse ( hors campings ); les sites incontournables .
merci pour vos réponses
Quel guide indispensable pour un voyage dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour
En préparation de notre voyage aux USA- grands parcs de l'ouest... J'ai vu pas mal de post citant des livres à avoir. Par exemple peuple du monde, PTS, guide du routard (je ne suis pas très fan des routards...) Certains me tentent beaucoup mais pas facile de faire un choix. Surtout que sur Internet, il est difficile de "sentir" ces livres... et ce ne serait pas raisonnable de tous les acheter...
J'aimerai un livre qui donne des idées de randonnées, avec du choix, et avec des photos si possible. Avez vous des conseils ?
PS: pour ceux qui serait tenter de me répondre "VF", vous en faites pas, je suis déjà convaincue. Je voudrais juste un "vrai" livre avec des pages et une odeur 😉
En préparation de notre voyage aux USA- grands parcs de l'ouest... J'ai vu pas mal de post citant des livres à avoir. Par exemple peuple du monde, PTS, guide du routard (je ne suis pas très fan des routards...) Certains me tentent beaucoup mais pas facile de faire un choix. Surtout que sur Internet, il est difficile de "sentir" ces livres... et ce ne serait pas raisonnable de tous les acheter...
J'aimerai un livre qui donne des idées de randonnées, avec du choix, et avec des photos si possible. Avez vous des conseils ?
PS: pour ceux qui serait tenter de me répondre "VF", vous en faites pas, je suis déjà convaincue. Je voudrais juste un "vrai" livre avec des pages et une odeur 😉
Vietnam - Cambodge trois semaines et quatre jours (couple 60 ans) avec guide et chauffeur English translation pending
19 février au 16 mars 2012 : Nous revenons, mon mari et moi (60 ans) de trois semaines au Viet Nam et de 4 jours au Cambodge. Nous avions réservé avec une agence à Hanoi avant de partir, le plus était qu'ils parlent français. Ils nous ont étudié un parcours du Nord au Sud + Cambodge avec guide et chauffeur.
Nous avions réservé de notre côté un vol Marseille/Paris CDG/Hanoi avec Viet Nam Airlines à l'aller et Pnom Penh/Bangkok/Paris CDG/Marseille au retour. L'avion de Viet Nam Airlines était "pourri" et tous ceux qui ont pris cette compagnie nous l'ont confirmé. Avion de type B777 : fauteuils en mauvais état, défoncé, éclairage des sièges ne fonctionnait pas, 10 mn air froid, 10 mn air chaud, pas d'écran devant nous mais un écran commun (comme il y a 30 ans) où il était impossible de voir quelque chose (pas de film, pas de radio et pas d'écouteurs), service à bord nul, il était prévu sandwiches et soupes de nouilles entre les repas, le peu de sandwiches est parti tout de suite, il n'est resté que des soupes, aucun sourire du personnel (c'est quand même eux la vitrine de leur pays), mais nous sommes arrivés à l'heure et même 30 mn plus tôt. Rien à dire sur le vol de retour B777 avec Air France. A savoir, lors de stop comme à Bangkok par exemple, ne pas acheter en duty free car à Paris, il a fallu refaire un tour pour réenregistrer l'alcool/parfums, il faut prévoir du temps entre les correspondances.
Aucun problème pour les visas, l'agence d'Hanoi nous avait envoyé tous les papiers avant de partir que nous avons remplis, avions emmené les photos comme demandé et payé le tout par carte bancaire. A l'arrivée, tout s'est bien passé avec la PAF pour les visas, nous avons même payé en euros.
Notre agence nous avait demandé aussi d'apporter avec nous des friandises, du matériel scolaire et des vêtements pour les enfants que nous avons pu distribuer lors de rencontres avec les différentes etnies dans leur habitat.
Avons été accueilli à l'aéroport par notre guide d'Orient Travel Bridge et pris en charge, la voiture nous attendait avec le chauffeur. Direction notre hôtel, le Paramount Hotel (3*) dans la vieille ville, très bien situé et très propre. Puis après un petit repos, nous sommes allés rencontrer le personne d'Orient Travel Bridge qui nous avait organisé notre voyage. Personnel très professionnel et qui nous ont donné de bons conseils.
Avons déjeuné à côté de l'agence dans notre premier restaurant local : "A l'oiseau siffleur" (enseigne en français, même propriétaires). Très bon.
Puis les visites ont commencé :
- le lundi après-midi :Visite de la Vieille ville, avec ses 36 rues corporatives uniques au monde et la petite pagode de l'Épée restituée (Ngoc Son)
- le mardi : Hanoi - Palais du Gouverneur général d’Indochine, Mausolée d’Hô Chi Minh, sa maison sur pilotis, Pagode du Pilier Unique, Temple de la littérature, Temple de Quan Thanh, Pagode de Tran Quoc. Déjeuner de poisson typique de Ha Noi (Cha ca), suivi de la visite du magnifique Musée d’ethnographie. Spectacle de marionnettes sur l’eau, balade en cyclo pousse
- le mercredi : départ en voiture pour la baie d'Halong, arrivée à Haiphong, embarquement sur un bateau rapide 45mn, bus jusque Cat Ba 45 mn, moto jusqu'à l'embarcadère. Nous avons donc embarqué sur notre jonque privée la "Oriental Sun" juste pour nous deux avec à bord, le capitaine, le mécanicien, le cuisinier et notre guide Chung. Balade vers la petite baie de Lan Ha, site protégé du Parc National de Cat Ba, rarement visitée par les bateaux de croisière de groupe. Nous entrons ensuite dans la célèbre baie d’Halong en direction des îles isolées, en croisant dans des passages inaccessibles aux grands bateaux de groupe. Possibilité de se baigner (trop froid en cette saison), de pêcher et de découvrir la baie en kayak. à bord. Visite du lagon de Hang Ca, accessible en traversant un tunnel en petite barque ou en kayak selon la jonque. Dîner de fruits de mer et nuit à bord dans la baie de Lan Ha
- le jeudi : Navigation dans la baie de Lan Ha, en s’approchant au plus près des plus beaux pics et rochers. Visite d’un village de pêcheurs, baignade, kayaking, etc. Déjeuner à bord. Débarquement à Cat Ba vers 12h00, puis retour à Ha Noi de la même façon qu'à l'aller
- le vendredi : départ pour le nord du pays - Bac Ha, la capitale des H'mongs Fleurs
- le samedi : Le matin, visite du petit marché des minorités ethniques de Can Cau, en pleine montagne au nord de Bac Ha. Retour à Bac Ha pour déjeuner, et nous prenons la route de Ha Giang, capitale de la région la plus époustouflante du Vietnam. Dîner et nuit dans un hôtel de bungalows sur la rivière
- le dimanche : Nous prenons une première route spectaculaire, celle de Ha Giang à Dong Van, une succession de cols et vallées qui remplit d’admiration, notamment en arrivant à Quanh Ba, la « Porte du Paradis ». Déjeuner dans une petite ville de montagne, Tam Son. 12 km avant Dong Van, visite de l’étonnant palais des rois H’mongs, en fait une forteresse d’opérette en bois avec 2 donjons carrés de pierre d’un chef local rallié aux français, Vuong Chin Duc, évacuée en 1950 (ses descendants habitent maintenant en France et au Canada). Arrivée à Dong Van
- le lundi : Une journée absolument inoubliable ! Elle commence par la visite du marché de Dong Van, où les locaux s’approvisionnent avant de regagner leurs nids d’aigle. Nous prenons ensuite la route la plus spectaculaire de tout le Vietnam, qui serpente sur 15 km jusqu’en haut du col de Ma Pi Leng, un capharnaüm de pitons désertiques et de canyons unique au monde. Nous redescendons ensuite sur Meo Vac et prenons une autre route spectaculaire pour arriver à Bao Lac
- le mardi : Nous partons de bonne heure et empruntons une très belle route de montagne qui rejoint la route de Cao Bang. Du fait de la pluie, la route en terre était complètement défoncée avec le passage des gros camions. Il a fallu toute la dextérité de notre chauffeur et le fait que nous étions en 4X4 pour passer.
- le mercredi : route spectaculaire, celle qui grimpe le col de Ma Phuc et vous amène aux magnifiques chutes de Bang Gioc, le plus près que vous puissiez de la frontière chinoise : elle passe au milieu des chutes et de la rivière. Délicieux déjeuner local face aux chutes. Au retour, visite des 36 lacs de Thang Hen (on ne peut voir que le plus grand, les autres n’étant visibles qu’en trekking d’un ou deux jours). Retour à Cao Bang.
- le jeudi : Nous prenons une petite route de montagne menant à Cho Ra, "capitale" de la région du lac Babe, et arrivons à Pac Ngoi, où nous avons couché dans une maison thaïe sur pilotis, au bord de la rivière. Un délicieux dîner vous attend, car la maitresse de maison est un véritable Cordon bleu !
- le vendredi : un bateau nous a emmené à travers les 3 branches (Ba Be – “les 3 bays”) du lac et remonte la rivière Nang dans des paysages somptueux pour arriver au petit village of Hua Nong. Aussi simple et authentique que l’on peut rêver ! Déjeuner dans une maison tenue par “Pirate”, réputée comme le meilleur chef de la région. Après le déjeuner, une courte marche (15 mn) à travers la jungle vous conduit aux chutes de Thac Dau Dang, une série de cascades entre les falaises calcaires. Retour à Pac Ngoi en bateau, pour prendre la route de Ha Noi.
- le samedi : Départ de notre hôtel en route pour Hoa Lu (1h30). Visite des deux temples de Hoa Lu construits pour honorer des rois du 10e-11e siècles. Nous conduisons ensuite sur 15 superbes kilomètres de petites routes à travers le labyrinthe des pics calcaires et des rizières, un de nos petits secrets. Arrivée à Tam Coc à l’hôtel Chez Loan, dans un calme absolu au beau milieu des rizières, établissement réputé pour sa cuisine exceptionnelle et l’hospitalité de Mme Loan : la meilleure adresse de la région !
Déjeuner chez Loan, suivi de la visite en bicyclette de la pagode de Bich Dong, construite en 3 étages sur une falaise et le temple Thaï Vi Temple En fin d’après-midi, lorsque la majorité des touristes est retournée à Ha Noi, nous faisons la promenade en bateau sur la rivière aux trois grottes.
- le dimanche : Pagode de Hang Mua, perchée sur un pic d’où on jouit d’une vue stupéfiante de toute la région. Ensuite, un autre court trajet (1h) à travers rizières et canaux du delta du Fleuve Rouge vous emmène à la cathédrale de Phat Diem (1891), un étonnant complexe d’architecture sino-gothique aux proportions énormes.Retour à Tam Coc dans la soirée pour un autre délicieux dîner chez Loan, et transfert pour la gare de Ninh Binh, où nous prenons le train de nuit pour Hué (départ de Nim Bin à 21h30, arrivée Hué : 10h00)
- le lundi : Un guide + chauffeur nous a accueilli à votre arrivée à la gare de Hué et nous a emmené à notre hôtel, le très élégant Asia Hotel avec sa piscine panoramique au 7e étage. Balade en cycle-pousse devant la spectaculaire Porte du Midi, entrée de la Cité impériale de Hué et de sa Cité pourpre, l’équivalent vietnamien de la Cité interdite de Beijing. Immense complexe de bâtiments pur XIXe : les Porte de l’Humanité et de la Vertu, la salle du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen, le palais de la Reine-Mère, etc. La visite guidée dure plus de 3 heures.
Nous embarquons ensuite sur un bateau qui vous remonte la rivière des Parfums jusqu’à la Pagode de Thien Mu (Pagode de la Dame céleste), devant laquelle nous déjeunons sur le bateau. Visite de la pagode. Nous retournons ensuite dans la ville moderne et visitons le Musée royal des Beaux-Arts, situé dans le palais Long An, résidence de l’empereur Bao Dai après son abdication en 1945. Retour à votre hôtel et dîner à l’excellent restaurant La Carambole.
- le mardi :Nous passons la journée à visiter les tombeaux de la grande dynastie des Nguyen (1802-1945), magnifiques mausolées avec pagodes, temples, petits lacs, etc. Certains ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur. Nous allons d’abord dans deux sites peu ou pas visités : l’arène aux tigres, où les empereurs organisaient des combats entre un tigre et un éléphant, et, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré, dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Nous continuons ensuite la petite route pour arriver au tombeau de Minh Mang, célèbre pour la beauté de son cadre. Nous traversons ensuite la Rivière des Parfums et visitons le tombeau de Khai Dinh, avec ses salles intérieures aux étonnantes mosaïques.
Déjeuner dans le célèbre restaurant-jardin Biet Phu Thai Nhi, suivi d’un petit détour dans un site jamais visité, le belvédère Van Canh, une colline d’où l’on a une belle vue de la rivière et des montagnes. Nous allons ensuite au tout proche tombeau de Tu Duc, un luxueux complexe dessiné par l’empereur lui-même. Avant de retourner à l’hôtel, nous nous arrêtons à la charmante pagode Tu Hieu, où vivent encore plus de 80 moines. Retour à l’hôtel, suivi d’un dîner de spécialités de Hué dans le somptueux jardin-restaurant Ancient Hué, situé dans l’ancien quartier aristocratique de Kim Long.
- le mercredi :
Route Mandarine et le célèbre Col des Nuages, arrivée à Danang, et visite du mondialement célèbre Musée Cham. Nous poursuivons ensuite notre route pour arriver à la vieille ville portugaise de Hoi An, visite de la vieille ville pendant laquelle on a pu admirer tous les trésors architecturaux de ce site classé : le Pont japonais, les maisons communes (hoi quan) et les vieilles maisons du du 19e siècle, les temples et pagodes.
- le jeudi : nous allons au site Cham de My Son, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Caché dans une vallée luxuriante à 55 km à l’ouest de Hoi An, il compte 20 tours sur les 68 originelles, dont on pense qu’elles étaient les sépultures des monarques du Royaume du Champa (IIe au XVe siècle). Redécouvert par les français à la fin du XIXe, il compte 4 grands groupes. Déjeuner à My Son et retour à Hoi An. avion du soir Danang-Saigon
- le vendredi : Journée de visite de la ville de Saigon, visite du fascinant quartier chinois de Cholon, visite des monuments de la ville : le Théâtre Municipal, l’Église Notre-Dame, la Poste centrale, le Palais de la Réunification, la pagode Thien Hau, Ngoc Hoang.
- le samedi : traversée d’une partie du delta jusqu’à la jolie ville de Can Tho puis visite du très beau village de My Khanh, à 15km de Can Tho ; balade en vélo pour découvrir la campagne, la vie des habitants, la pagode, l’école, etc.. nuit dans une maison d’hôtes franco-vietnmien dans un village près de Can Tho.
- le dimanche : marché flottant, plus de 3 heures fascinantes. Retour sur la route pour Xeo Quyt où nous visitons un tunnel sous l’eau creusé par les soldats vietnamiens durant la Guerre du Vietnam. Promenade dans les luxuriants marécages. Retour à Saigon avec visite d'un temple caodaïste sur la route
CAMBODGE : avec l'agence de voyage MERU TOUR de SIEM REAP. Sochenda, notre guide en français est directrice de l'agence et son mari Jean-Georges, français, est le consultant commercial. Sochenda est passionnée par l’histoire de son pays et elle sait tout sur les temples.
le lundi : avion Saigon / Siem Reap. visite des monuments de l’ancienne ville d'Angkor Thom, capitale du roi Jayavarman VII de 1181 à 1209. Entrée dans la ville par la porte Sud et visite des temples du Bayon (1181), du Baphuon (1060) et du Phimenakas (944) et des terrasses des éléphants et du Roi lépreux, (fin du XIIème), visite du chef-d'oeuvre architectural qu'est le grand temple d’Angkor Wat, construit entre 1113 et 1150 par le roi Suriyavarman II. Retour à Siem Reap pour un dîner-spectacle de danses traditionnelles khmères données par des danseurs et danseuses professionnelles
- le mardi :
Matin : Départ pour le temple de Prasath Kravanh (921), construit en briques pleines. Une jolie route de campagne (25 km) vous emmène ensuite au temple de Banteay Srei (967), considéré par beaucoup comme le plus beau des temples d’Angkor. Il est également célèbre pour être celui “visité” par André Malraux, qui y vola un bas-relief en 1923. Sur le chemin du retour, vous avez un aperçu de la vie quotidienne des villages, des campagnes et de la fabrication de l’alcool et du sucre de palme.
Après-midi : Visite de trois grands temples et deux petits temples "jumeaux" : le Banteay Kdei (1181), qui débouche sur le Bassin royal de Srah Srang, le Ta Prohm (1186), mondialement célèbre pour avoir été laissé envahi par la jungle par les experts, donc enserré entres de gigantesques racines de fromagers, puis le Ta Keo (975), le premier à avoir été construit en grès, visites du Thommanon et du Chau Say Thedova (XIIe)
- le mercredi : Matin : Départ matinal pour le port de Chong Kneas et une promenade en bateau sur le Grand lac Tonle Sap, la vie des pêcheurs des villages flottants ou des maisons sur pilotis et musée national de Siem Reap
Après-midi : route Siem Reap Phnom Penh en voiture par une belle route jalonnée de villages. Vous traverserez d'abord les vastes plaines des rizières avant d'atteindre la ville de Kompong Thom, puis la petite ville de Skun, célèbre pour ses mygales frites. Après les nombreux palmiers à sucre plantés sur ordre du Roi Norodom à la fin du XIXème siècle et quelques collines, arrivée à Phnom Penh
- le jeudi : visite du Palais royal (1866) et de la Pagode d’argent (1892), dont le nom est dû aux presque 6000 plaques d'argent massif qui en recouvrent le sol puis le très beau Musée national des Beaux-Arts, le Musée du génocide, dans l’ancienne école Tuol Sieng, le fief du sinistre Duch pour comprendre l’atroce drame des Khmers rouges, avion pour la France
Nous avions réservé de notre côté un vol Marseille/Paris CDG/Hanoi avec Viet Nam Airlines à l'aller et Pnom Penh/Bangkok/Paris CDG/Marseille au retour. L'avion de Viet Nam Airlines était "pourri" et tous ceux qui ont pris cette compagnie nous l'ont confirmé. Avion de type B777 : fauteuils en mauvais état, défoncé, éclairage des sièges ne fonctionnait pas, 10 mn air froid, 10 mn air chaud, pas d'écran devant nous mais un écran commun (comme il y a 30 ans) où il était impossible de voir quelque chose (pas de film, pas de radio et pas d'écouteurs), service à bord nul, il était prévu sandwiches et soupes de nouilles entre les repas, le peu de sandwiches est parti tout de suite, il n'est resté que des soupes, aucun sourire du personnel (c'est quand même eux la vitrine de leur pays), mais nous sommes arrivés à l'heure et même 30 mn plus tôt. Rien à dire sur le vol de retour B777 avec Air France. A savoir, lors de stop comme à Bangkok par exemple, ne pas acheter en duty free car à Paris, il a fallu refaire un tour pour réenregistrer l'alcool/parfums, il faut prévoir du temps entre les correspondances.
Aucun problème pour les visas, l'agence d'Hanoi nous avait envoyé tous les papiers avant de partir que nous avons remplis, avions emmené les photos comme demandé et payé le tout par carte bancaire. A l'arrivée, tout s'est bien passé avec la PAF pour les visas, nous avons même payé en euros.
Notre agence nous avait demandé aussi d'apporter avec nous des friandises, du matériel scolaire et des vêtements pour les enfants que nous avons pu distribuer lors de rencontres avec les différentes etnies dans leur habitat.
Avons été accueilli à l'aéroport par notre guide d'Orient Travel Bridge et pris en charge, la voiture nous attendait avec le chauffeur. Direction notre hôtel, le Paramount Hotel (3*) dans la vieille ville, très bien situé et très propre. Puis après un petit repos, nous sommes allés rencontrer le personne d'Orient Travel Bridge qui nous avait organisé notre voyage. Personnel très professionnel et qui nous ont donné de bons conseils.
Avons déjeuné à côté de l'agence dans notre premier restaurant local : "A l'oiseau siffleur" (enseigne en français, même propriétaires). Très bon.
Puis les visites ont commencé :
- le lundi après-midi :Visite de la Vieille ville, avec ses 36 rues corporatives uniques au monde et la petite pagode de l'Épée restituée (Ngoc Son)
- le mardi : Hanoi - Palais du Gouverneur général d’Indochine, Mausolée d’Hô Chi Minh, sa maison sur pilotis, Pagode du Pilier Unique, Temple de la littérature, Temple de Quan Thanh, Pagode de Tran Quoc. Déjeuner de poisson typique de Ha Noi (Cha ca), suivi de la visite du magnifique Musée d’ethnographie. Spectacle de marionnettes sur l’eau, balade en cyclo pousse
- le mercredi : départ en voiture pour la baie d'Halong, arrivée à Haiphong, embarquement sur un bateau rapide 45mn, bus jusque Cat Ba 45 mn, moto jusqu'à l'embarcadère. Nous avons donc embarqué sur notre jonque privée la "Oriental Sun" juste pour nous deux avec à bord, le capitaine, le mécanicien, le cuisinier et notre guide Chung. Balade vers la petite baie de Lan Ha, site protégé du Parc National de Cat Ba, rarement visitée par les bateaux de croisière de groupe. Nous entrons ensuite dans la célèbre baie d’Halong en direction des îles isolées, en croisant dans des passages inaccessibles aux grands bateaux de groupe. Possibilité de se baigner (trop froid en cette saison), de pêcher et de découvrir la baie en kayak. à bord. Visite du lagon de Hang Ca, accessible en traversant un tunnel en petite barque ou en kayak selon la jonque. Dîner de fruits de mer et nuit à bord dans la baie de Lan Ha
- le jeudi : Navigation dans la baie de Lan Ha, en s’approchant au plus près des plus beaux pics et rochers. Visite d’un village de pêcheurs, baignade, kayaking, etc. Déjeuner à bord. Débarquement à Cat Ba vers 12h00, puis retour à Ha Noi de la même façon qu'à l'aller
- le vendredi : départ pour le nord du pays - Bac Ha, la capitale des H'mongs Fleurs
- le samedi : Le matin, visite du petit marché des minorités ethniques de Can Cau, en pleine montagne au nord de Bac Ha. Retour à Bac Ha pour déjeuner, et nous prenons la route de Ha Giang, capitale de la région la plus époustouflante du Vietnam. Dîner et nuit dans un hôtel de bungalows sur la rivière
- le dimanche : Nous prenons une première route spectaculaire, celle de Ha Giang à Dong Van, une succession de cols et vallées qui remplit d’admiration, notamment en arrivant à Quanh Ba, la « Porte du Paradis ». Déjeuner dans une petite ville de montagne, Tam Son. 12 km avant Dong Van, visite de l’étonnant palais des rois H’mongs, en fait une forteresse d’opérette en bois avec 2 donjons carrés de pierre d’un chef local rallié aux français, Vuong Chin Duc, évacuée en 1950 (ses descendants habitent maintenant en France et au Canada). Arrivée à Dong Van
- le lundi : Une journée absolument inoubliable ! Elle commence par la visite du marché de Dong Van, où les locaux s’approvisionnent avant de regagner leurs nids d’aigle. Nous prenons ensuite la route la plus spectaculaire de tout le Vietnam, qui serpente sur 15 km jusqu’en haut du col de Ma Pi Leng, un capharnaüm de pitons désertiques et de canyons unique au monde. Nous redescendons ensuite sur Meo Vac et prenons une autre route spectaculaire pour arriver à Bao Lac
- le mardi : Nous partons de bonne heure et empruntons une très belle route de montagne qui rejoint la route de Cao Bang. Du fait de la pluie, la route en terre était complètement défoncée avec le passage des gros camions. Il a fallu toute la dextérité de notre chauffeur et le fait que nous étions en 4X4 pour passer.
- le mercredi : route spectaculaire, celle qui grimpe le col de Ma Phuc et vous amène aux magnifiques chutes de Bang Gioc, le plus près que vous puissiez de la frontière chinoise : elle passe au milieu des chutes et de la rivière. Délicieux déjeuner local face aux chutes. Au retour, visite des 36 lacs de Thang Hen (on ne peut voir que le plus grand, les autres n’étant visibles qu’en trekking d’un ou deux jours). Retour à Cao Bang.
- le jeudi : Nous prenons une petite route de montagne menant à Cho Ra, "capitale" de la région du lac Babe, et arrivons à Pac Ngoi, où nous avons couché dans une maison thaïe sur pilotis, au bord de la rivière. Un délicieux dîner vous attend, car la maitresse de maison est un véritable Cordon bleu !
- le vendredi : un bateau nous a emmené à travers les 3 branches (Ba Be – “les 3 bays”) du lac et remonte la rivière Nang dans des paysages somptueux pour arriver au petit village of Hua Nong. Aussi simple et authentique que l’on peut rêver ! Déjeuner dans une maison tenue par “Pirate”, réputée comme le meilleur chef de la région. Après le déjeuner, une courte marche (15 mn) à travers la jungle vous conduit aux chutes de Thac Dau Dang, une série de cascades entre les falaises calcaires. Retour à Pac Ngoi en bateau, pour prendre la route de Ha Noi.
- le samedi : Départ de notre hôtel en route pour Hoa Lu (1h30). Visite des deux temples de Hoa Lu construits pour honorer des rois du 10e-11e siècles. Nous conduisons ensuite sur 15 superbes kilomètres de petites routes à travers le labyrinthe des pics calcaires et des rizières, un de nos petits secrets. Arrivée à Tam Coc à l’hôtel Chez Loan, dans un calme absolu au beau milieu des rizières, établissement réputé pour sa cuisine exceptionnelle et l’hospitalité de Mme Loan : la meilleure adresse de la région !
Déjeuner chez Loan, suivi de la visite en bicyclette de la pagode de Bich Dong, construite en 3 étages sur une falaise et le temple Thaï Vi Temple En fin d’après-midi, lorsque la majorité des touristes est retournée à Ha Noi, nous faisons la promenade en bateau sur la rivière aux trois grottes.
- le dimanche : Pagode de Hang Mua, perchée sur un pic d’où on jouit d’une vue stupéfiante de toute la région. Ensuite, un autre court trajet (1h) à travers rizières et canaux du delta du Fleuve Rouge vous emmène à la cathédrale de Phat Diem (1891), un étonnant complexe d’architecture sino-gothique aux proportions énormes.Retour à Tam Coc dans la soirée pour un autre délicieux dîner chez Loan, et transfert pour la gare de Ninh Binh, où nous prenons le train de nuit pour Hué (départ de Nim Bin à 21h30, arrivée Hué : 10h00)
- le lundi : Un guide + chauffeur nous a accueilli à votre arrivée à la gare de Hué et nous a emmené à notre hôtel, le très élégant Asia Hotel avec sa piscine panoramique au 7e étage. Balade en cycle-pousse devant la spectaculaire Porte du Midi, entrée de la Cité impériale de Hué et de sa Cité pourpre, l’équivalent vietnamien de la Cité interdite de Beijing. Immense complexe de bâtiments pur XIXe : les Porte de l’Humanité et de la Vertu, la salle du trône, le temple du culte des empereurs Nguyen, le palais de la Reine-Mère, etc. La visite guidée dure plus de 3 heures.
Nous embarquons ensuite sur un bateau qui vous remonte la rivière des Parfums jusqu’à la Pagode de Thien Mu (Pagode de la Dame céleste), devant laquelle nous déjeunons sur le bateau. Visite de la pagode. Nous retournons ensuite dans la ville moderne et visitons le Musée royal des Beaux-Arts, situé dans le palais Long An, résidence de l’empereur Bao Dai après son abdication en 1945. Retour à votre hôtel et dîner à l’excellent restaurant La Carambole.
- le mardi :Nous passons la journée à visiter les tombeaux de la grande dynastie des Nguyen (1802-1945), magnifiques mausolées avec pagodes, temples, petits lacs, etc. Certains ont même servi de résidence occasionnelle à l’empereur. Nous allons d’abord dans deux sites peu ou pas visités : l’arène aux tigres, où les empereurs organisaient des combats entre un tigre et un éléphant, et, 100 m plus loin, le très charmant petit temple Voi Ré, dédié aux 2 seuls éléphants vaincus. Nous continuons ensuite la petite route pour arriver au tombeau de Minh Mang, célèbre pour la beauté de son cadre. Nous traversons ensuite la Rivière des Parfums et visitons le tombeau de Khai Dinh, avec ses salles intérieures aux étonnantes mosaïques.
Déjeuner dans le célèbre restaurant-jardin Biet Phu Thai Nhi, suivi d’un petit détour dans un site jamais visité, le belvédère Van Canh, une colline d’où l’on a une belle vue de la rivière et des montagnes. Nous allons ensuite au tout proche tombeau de Tu Duc, un luxueux complexe dessiné par l’empereur lui-même. Avant de retourner à l’hôtel, nous nous arrêtons à la charmante pagode Tu Hieu, où vivent encore plus de 80 moines. Retour à l’hôtel, suivi d’un dîner de spécialités de Hué dans le somptueux jardin-restaurant Ancient Hué, situé dans l’ancien quartier aristocratique de Kim Long.
- le mercredi :
Route Mandarine et le célèbre Col des Nuages, arrivée à Danang, et visite du mondialement célèbre Musée Cham. Nous poursuivons ensuite notre route pour arriver à la vieille ville portugaise de Hoi An, visite de la vieille ville pendant laquelle on a pu admirer tous les trésors architecturaux de ce site classé : le Pont japonais, les maisons communes (hoi quan) et les vieilles maisons du du 19e siècle, les temples et pagodes.
- le jeudi : nous allons au site Cham de My Son, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Caché dans une vallée luxuriante à 55 km à l’ouest de Hoi An, il compte 20 tours sur les 68 originelles, dont on pense qu’elles étaient les sépultures des monarques du Royaume du Champa (IIe au XVe siècle). Redécouvert par les français à la fin du XIXe, il compte 4 grands groupes. Déjeuner à My Son et retour à Hoi An. avion du soir Danang-Saigon
- le vendredi : Journée de visite de la ville de Saigon, visite du fascinant quartier chinois de Cholon, visite des monuments de la ville : le Théâtre Municipal, l’Église Notre-Dame, la Poste centrale, le Palais de la Réunification, la pagode Thien Hau, Ngoc Hoang.
- le samedi : traversée d’une partie du delta jusqu’à la jolie ville de Can Tho puis visite du très beau village de My Khanh, à 15km de Can Tho ; balade en vélo pour découvrir la campagne, la vie des habitants, la pagode, l’école, etc.. nuit dans une maison d’hôtes franco-vietnmien dans un village près de Can Tho.
- le dimanche : marché flottant, plus de 3 heures fascinantes. Retour sur la route pour Xeo Quyt où nous visitons un tunnel sous l’eau creusé par les soldats vietnamiens durant la Guerre du Vietnam. Promenade dans les luxuriants marécages. Retour à Saigon avec visite d'un temple caodaïste sur la route
CAMBODGE : avec l'agence de voyage MERU TOUR de SIEM REAP. Sochenda, notre guide en français est directrice de l'agence et son mari Jean-Georges, français, est le consultant commercial. Sochenda est passionnée par l’histoire de son pays et elle sait tout sur les temples.
le lundi : avion Saigon / Siem Reap. visite des monuments de l’ancienne ville d'Angkor Thom, capitale du roi Jayavarman VII de 1181 à 1209. Entrée dans la ville par la porte Sud et visite des temples du Bayon (1181), du Baphuon (1060) et du Phimenakas (944) et des terrasses des éléphants et du Roi lépreux, (fin du XIIème), visite du chef-d'oeuvre architectural qu'est le grand temple d’Angkor Wat, construit entre 1113 et 1150 par le roi Suriyavarman II. Retour à Siem Reap pour un dîner-spectacle de danses traditionnelles khmères données par des danseurs et danseuses professionnelles
- le mardi :
Matin : Départ pour le temple de Prasath Kravanh (921), construit en briques pleines. Une jolie route de campagne (25 km) vous emmène ensuite au temple de Banteay Srei (967), considéré par beaucoup comme le plus beau des temples d’Angkor. Il est également célèbre pour être celui “visité” par André Malraux, qui y vola un bas-relief en 1923. Sur le chemin du retour, vous avez un aperçu de la vie quotidienne des villages, des campagnes et de la fabrication de l’alcool et du sucre de palme.
Après-midi : Visite de trois grands temples et deux petits temples "jumeaux" : le Banteay Kdei (1181), qui débouche sur le Bassin royal de Srah Srang, le Ta Prohm (1186), mondialement célèbre pour avoir été laissé envahi par la jungle par les experts, donc enserré entres de gigantesques racines de fromagers, puis le Ta Keo (975), le premier à avoir été construit en grès, visites du Thommanon et du Chau Say Thedova (XIIe)
- le mercredi : Matin : Départ matinal pour le port de Chong Kneas et une promenade en bateau sur le Grand lac Tonle Sap, la vie des pêcheurs des villages flottants ou des maisons sur pilotis et musée national de Siem Reap
Après-midi : route Siem Reap Phnom Penh en voiture par une belle route jalonnée de villages. Vous traverserez d'abord les vastes plaines des rizières avant d'atteindre la ville de Kompong Thom, puis la petite ville de Skun, célèbre pour ses mygales frites. Après les nombreux palmiers à sucre plantés sur ordre du Roi Norodom à la fin du XIXème siècle et quelques collines, arrivée à Phnom Penh
- le jeudi : visite du Palais royal (1866) et de la Pagode d’argent (1892), dont le nom est dû aux presque 6000 plaques d'argent massif qui en recouvrent le sol puis le très beau Musée national des Beaux-Arts, le Musée du génocide, dans l’ancienne école Tuol Sieng, le fief du sinistre Duch pour comprendre l’atroce drame des Khmers rouges, avion pour la France
Thaïlande et sa vie nocturne? English translation pending
Je désire faire un voyage de 1 mois en thaillande seul, pour visité le pays et aussi faire la fête, je n'est aucune référence pour l'instant je commence mes préparations pour avril, mai,
Combien peut me couter un billet d'avion vaut t'il mieu de louer sur place et quel est le meilleur endroit est t'il possible de logé prêt d'une plage et du night live si possible a pieds est t'il possible de louer un appartement 1 mois et combien pour le logement. quel budget je devais m'attendre. bankok ou pattaya ou ailleuir. les choses a voir meilleuir moyen de transport les arnaques et le niveau de sécurité pour moi et mes biens. meilleur temps pour le climat
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou English translation pending
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou.
1. Guizhou
Préambule
Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.
2.Sichuan
3. Sichuan, un moine taoïste.
1. Guizhou

Préambule
Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.
2.Sichuan

3. Sichuan, un moine taoïste.

Avis sur autotour de huit jours/sept nuits en Afrique du Sud? English translation pending
Nous partons à 4 (2 couples) en Afrique du Sud pour un Autotour de 8 jours 7 nuits avec notre CCE comme suit :
30 Dec : JNB -> Nelspruit
31 Dec : Nelspruit
01 Jan : Pilgrim's Rest
02 Jan : Blyde River Canyon Lodge
03 Jan : Camp olifants
04 et 05 jan : Kapama Buffalo camp (2 jours de Safari compris)
06 Jan : retour JNB
Ayant beaucoup de mal à trouver une carte claire avec kms et/ou temps de trajet, nous aimerions savoir s'il nous est possible de visiter le Shangana Village et le sanctuaire des éléphants à Hazyview ainsi que de voir Mac Mac Falls et Lisbon Falls le 31 Décembre. Nous aimerions également visiter le centre de réhabilitation de Moholoholo, il me semble avoir lu qu'il se trouvait sur la route de Blyde River Lodge, est ce exact et est-il possible de le visiter dans la journée du 01er Janvier sachant que nous souhaitons également voir les Trois Rondavels, Marmite de Bourkes, Fenêtre de Dieu... Pensez vous que nous pourrions également visiter un village Ndebele, et si oui, où ?? Toutes suggestions et idées sont les bienvenues 😉
Dernière question, à quelle heure fait-il nuit en Afrique du Sud Fin Décembre, début Janvier ?
Merci pour vos réponses...
Ayant beaucoup de mal à trouver une carte claire avec kms et/ou temps de trajet, nous aimerions savoir s'il nous est possible de visiter le Shangana Village et le sanctuaire des éléphants à Hazyview ainsi que de voir Mac Mac Falls et Lisbon Falls le 31 Décembre. Nous aimerions également visiter le centre de réhabilitation de Moholoholo, il me semble avoir lu qu'il se trouvait sur la route de Blyde River Lodge, est ce exact et est-il possible de le visiter dans la journée du 01er Janvier sachant que nous souhaitons également voir les Trois Rondavels, Marmite de Bourkes, Fenêtre de Dieu... Pensez vous que nous pourrions également visiter un village Ndebele, et si oui, où ?? Toutes suggestions et idées sont les bienvenues 😉
Dernière question, à quelle heure fait-il nuit en Afrique du Sud Fin Décembre, début Janvier ?
Merci pour vos réponses...
Transports Hanoi-Cao Bang et Cao Bang-Lang Son? (Vietnam) English translation pending
Bonjour, à tous, nous partons Jeudi 4 pour le VietNam & pensons monter dans le nord, direction CAO BANG redescendre par LANG SON direction la Baie d'Along.
Est-il possible de faire Hanoï Cao bang en train (et si possible de nuit)?
Pour la liason Cao Bang - Lang Son existe t-il des train pourle faire ou en bus uniquement?
& dernière petite question, sur ce que nous avons pu lire ça et là, c'est moins fréquenté que Sapa & ses environs, peut-être moins touristique, mais selon vous, ce coin est-il sympa, jolie, intéressant?
D'avance merci beaucoup
Est-il possible de faire Hanoï Cao bang en train (et si possible de nuit)?
Pour la liason Cao Bang - Lang Son existe t-il des train pourle faire ou en bus uniquement?
& dernière petite question, sur ce que nous avons pu lire ça et là, c'est moins fréquenté que Sapa & ses environs, peut-être moins touristique, mais selon vous, ce coin est-il sympa, jolie, intéressant?
D'avance merci beaucoup
Immigrer au Costa Rica English translation pending
J'ai vécu pendant plusieurs années en Afrique, en France et au Québec...j'ai décidé de plonger une 4 ième racine au Costa Rica...
Je cherche un style de vie et non la fortune.
Qui que vous soyez et si animé d'aussi bonnes intentions que celles qui m'habitent, je vous remercie de me faire partager votre expérience d'immigration au Costa rica, j'invite aussi ceux qui songerai à faire le même parcours à correspondre avec moi....nous pourrions mettre en commun nos idées, réfléxions, informations et je ne sais quoi d'autre.
aeli
Inde, enfin! et Katmandou English translation pending
1er voyage sur le sol indien -
Quelques mois n'ont pas été de trop pour préparer l'aventure... Des amis, jeunes ou moins jeunes, nous ont tellement parlé de l'Inde, ajoutant leurs récits à mes nombreuses lectures consacrées à l'histoire du sous-continent.
Un jeune couple d'amis, grands voyageurs, nous ont encouragés à partir seuls, en organisant par nous-mêmes tous nos déplacements avec la bible des routards et le Lonely Planet, indispensable. En quatre semaines, nous avions eu la prétention de voir le nord... et le sud ! C'est là que les copains éclatent de rire devant ce programme irréaliste : il faut revoir notre copie, trancher et alléger les étapes... On va se "limiter" au nord, plus une incursion à Katmandou, à ne pas manquer.
Départ prévu : octobre 1994... Quelques jours avant, une bombe éclate dans tous les médias : "Epidémie de peste en Inde du nord", déjà des centaines de morts dans le Gujarat (ouest), médecins "sans frontière" réquisitionnés pour porter secours aux toubibs indiens débordés par les ravages de la terrible maladie. Qu'allez vous faire? demandent nos proches... Nous partons, bien sûr ! Inch Allah ! Vol Nice-Londres, puis Boeing British Airways Londres-Delhi. Nous sommes encastrés dans cette énorme boîte à sardines, entre un sujet de Sa Majesté E. II et un bedonnant citoyen indien. Durant tout le voyage, une série de films débiles va faire la joie des passagers, qui poussent des rugissements de plaisir à la vue des comics diffusés en boucle. Aucun répit : l'équipage, indifférent, se replie dans le fond de l'avion...
Le cauchemar prend fin à l'atterrissage sur le sol de Delhi : le hall de l'aéroport grouille d'une foule bigarrée, colorée, odorante : parfums inconnus, mélange bizarre d'épices et de poussière. Un digne personnage coiffé d'un turban (un Sikh barbu de haute taille) émet un énorme rot sans avoir l'air le moins du monde confus... On s'extrait non sans peine des dizaines de chauffeurs de taxi qui veulent tous nous emmener vers leurs hôtels, plus extraordinaires et cheap que celui qu'on a déjà retenu... Mais nous avons choisi la formule "prepaid", et l'élu embarque nos bagages en toisant ses collègues déçus.
Une petite folie : l'hôtel "Imperial" dont le Routard disait, cette année-là, -confort d'un 5 étoiles pour un prix très raisonnable-... Le taxi quitte la grande avenue pour entrer dans le parc boisé et fleuri, une allée privée qui conduit au palace tout blanc : un superbe portier revêtu de lin blanc ouvre royalement la portière et nous souhaite la bienvenue : "Welcome, Sir" (et moi, je n'existe pas ?)...
Ce n'est pas une chambre, mais une suite, que l'agence Nouvelles Frontières nous a réservée (400 Frs pour 2 la nuit): meublée d'acajou, immense, une climatisation bourdonne et nous berce pendant quelques heures d'une sieste délicieuse.
Un calme étrange règne dans cet immense hall, lorsque nous redescendons dîner : deux serveurs se précipitent vers nous, une carte de plats exotiques inconnus... avec un lexique à l'usage des nouveaux venus.. L'arrivée bruyante d'un groupe de clients vient distraire le personnel : c'est une équipe de "médecins sans frontière" qui vient se refaire une santé dans l'espace paradisiaque de l'Imperial-Garden coffee-shop.
Quatre touristes français sortent de table en drapant un masque de tissu sur le nez et la bouche avant de quitter l'hôtel... "Because of the plague (la peste...)" !!! Ah bon ? On verra bien, demain est un autre jour...
Nuit exquise, petit déjeuner copieux dans les jardins, sous les parasols, pelouses d'épais gazon vert arrosées par des jardiniers appliqués. Il fait déjà chaud, le ciel est uniformément bleu, de grands oiseaux survolent nos têtes en surveillant nos assiettes. Soudain, un des "aigles" fonce en piqué sur une tartine qu'il emporte à grands coups d'ailes vers les toits des immeubles environnants. Les indiens aiment les animaux, tous les animaux : ils vivent en harmonie avec la nature, même en plein centre de cette mégapole.
Repus, harnachés de nos besaces, nous sortons de notre paradis pour découvrir la ville et ses habitants.. Argh !! Une nuée humaine fonce sur nous pour de multiples propositions : "Taxi, Sir ?" - "Come, please and see my shop" - "I am a good guide, I am studiant" - "Give me some coins for my collection" - "Roupies, roupies"..........Bain de foule, et quelle foule ! Nous sommes les deux seuls étrangers sur ce trottoir, les autres sont restés peureusement dans leur pays, peste oblige...Harcelés de tous côtés, sur cette longue avenue dont les pavements sont encombrés de motos, vélos, charrettes, mendiants, marchands, flâneurs, taxis et rickshaws. Ces étranges scooters à trois roues, noir et jaune, surmontés d'une caisse recouverte d'une capote, zigzaguent comme des auto-tamponneuses dans un magma de véhicules pétaradants, crachant d'âcres fumées bleues. Sous la capote, une banquette de moleskine crevée où peuvent prendre place deux ou trois clients, voire davantage. Pourquoi pas un rickshaw ? Emotion garantie : nous n'avons peur de rien, en avant pour le Red Fort dans le quartier Old-Delhi, notre premier rendez-vous avec l'Inde des Grands Moghols...
Quelques mois n'ont pas été de trop pour préparer l'aventure... Des amis, jeunes ou moins jeunes, nous ont tellement parlé de l'Inde, ajoutant leurs récits à mes nombreuses lectures consacrées à l'histoire du sous-continent.
Un jeune couple d'amis, grands voyageurs, nous ont encouragés à partir seuls, en organisant par nous-mêmes tous nos déplacements avec la bible des routards et le Lonely Planet, indispensable. En quatre semaines, nous avions eu la prétention de voir le nord... et le sud ! C'est là que les copains éclatent de rire devant ce programme irréaliste : il faut revoir notre copie, trancher et alléger les étapes... On va se "limiter" au nord, plus une incursion à Katmandou, à ne pas manquer.
Départ prévu : octobre 1994... Quelques jours avant, une bombe éclate dans tous les médias : "Epidémie de peste en Inde du nord", déjà des centaines de morts dans le Gujarat (ouest), médecins "sans frontière" réquisitionnés pour porter secours aux toubibs indiens débordés par les ravages de la terrible maladie. Qu'allez vous faire? demandent nos proches... Nous partons, bien sûr ! Inch Allah ! Vol Nice-Londres, puis Boeing British Airways Londres-Delhi. Nous sommes encastrés dans cette énorme boîte à sardines, entre un sujet de Sa Majesté E. II et un bedonnant citoyen indien. Durant tout le voyage, une série de films débiles va faire la joie des passagers, qui poussent des rugissements de plaisir à la vue des comics diffusés en boucle. Aucun répit : l'équipage, indifférent, se replie dans le fond de l'avion...
Le cauchemar prend fin à l'atterrissage sur le sol de Delhi : le hall de l'aéroport grouille d'une foule bigarrée, colorée, odorante : parfums inconnus, mélange bizarre d'épices et de poussière. Un digne personnage coiffé d'un turban (un Sikh barbu de haute taille) émet un énorme rot sans avoir l'air le moins du monde confus... On s'extrait non sans peine des dizaines de chauffeurs de taxi qui veulent tous nous emmener vers leurs hôtels, plus extraordinaires et cheap que celui qu'on a déjà retenu... Mais nous avons choisi la formule "prepaid", et l'élu embarque nos bagages en toisant ses collègues déçus.
Une petite folie : l'hôtel "Imperial" dont le Routard disait, cette année-là, -confort d'un 5 étoiles pour un prix très raisonnable-... Le taxi quitte la grande avenue pour entrer dans le parc boisé et fleuri, une allée privée qui conduit au palace tout blanc : un superbe portier revêtu de lin blanc ouvre royalement la portière et nous souhaite la bienvenue : "Welcome, Sir" (et moi, je n'existe pas ?)...
Ce n'est pas une chambre, mais une suite, que l'agence Nouvelles Frontières nous a réservée (400 Frs pour 2 la nuit): meublée d'acajou, immense, une climatisation bourdonne et nous berce pendant quelques heures d'une sieste délicieuse.
Un calme étrange règne dans cet immense hall, lorsque nous redescendons dîner : deux serveurs se précipitent vers nous, une carte de plats exotiques inconnus... avec un lexique à l'usage des nouveaux venus.. L'arrivée bruyante d'un groupe de clients vient distraire le personnel : c'est une équipe de "médecins sans frontière" qui vient se refaire une santé dans l'espace paradisiaque de l'Imperial-Garden coffee-shop.
Quatre touristes français sortent de table en drapant un masque de tissu sur le nez et la bouche avant de quitter l'hôtel... "Because of the plague (la peste...)" !!! Ah bon ? On verra bien, demain est un autre jour...
Nuit exquise, petit déjeuner copieux dans les jardins, sous les parasols, pelouses d'épais gazon vert arrosées par des jardiniers appliqués. Il fait déjà chaud, le ciel est uniformément bleu, de grands oiseaux survolent nos têtes en surveillant nos assiettes. Soudain, un des "aigles" fonce en piqué sur une tartine qu'il emporte à grands coups d'ailes vers les toits des immeubles environnants. Les indiens aiment les animaux, tous les animaux : ils vivent en harmonie avec la nature, même en plein centre de cette mégapole.
Repus, harnachés de nos besaces, nous sortons de notre paradis pour découvrir la ville et ses habitants.. Argh !! Une nuée humaine fonce sur nous pour de multiples propositions : "Taxi, Sir ?" - "Come, please and see my shop" - "I am a good guide, I am studiant" - "Give me some coins for my collection" - "Roupies, roupies"..........Bain de foule, et quelle foule ! Nous sommes les deux seuls étrangers sur ce trottoir, les autres sont restés peureusement dans leur pays, peste oblige...Harcelés de tous côtés, sur cette longue avenue dont les pavements sont encombrés de motos, vélos, charrettes, mendiants, marchands, flâneurs, taxis et rickshaws. Ces étranges scooters à trois roues, noir et jaune, surmontés d'une caisse recouverte d'une capote, zigzaguent comme des auto-tamponneuses dans un magma de véhicules pétaradants, crachant d'âcres fumées bleues. Sous la capote, une banquette de moleskine crevée où peuvent prendre place deux ou trois clients, voire davantage. Pourquoi pas un rickshaw ? Emotion garantie : nous n'avons peur de rien, en avant pour le Red Fort dans le quartier Old-Delhi, notre premier rendez-vous avec l'Inde des Grands Moghols...
Nord-Ouest argentin et Nord chilien - D'un océan à l'autre en traversant les Andes (2e partie) English translation pending
(Première partie:http://voyageforum.com/...1re_partie_D5041255/)
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Seconde partie
De Colchane à Buenos Aires
La version avec photos est visible ici:http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_125.html

Vendredi 4 novembre De Colchane à Iquique
Au petit déjeuner, on nous sert un pain style banique innue, délicieux, deux grandes tranches de fromage, une pleine jatte de gelée de mûres, du beurre... La route pour Iquique ne démarre pas tout de suite sur du bitume, comme prévu, étant donné qu'elle est en travaux, mais huit kilomètres plus loin. Elle est encore superbe, traverse des bofedales où paressent foulques, sarcelles de la Puna au bec bleu turquoise, mouettes des Andes et ouettes des Andes (oies)... L’ichu, qui sert entre autres à recouvrir les toits, est toujours roi sur les pentes qui se colorent peu à peu. A environ 70 kilomètres de Colchane, les montagne se colorent doucement. Puis c'est une explosion de couleurs due sans doute au minerai de fer. Du jaune le plus vif à l'orangé le plus foncé, toutes les nuances sont présentes de sommet en sommet. La route monte et descend, fait le gros dos, creuse les reins, encore et encore…
On aperçoit au loin, vers l'ouest, les volcans enneigés. Les cactus réapparaissent, étoilés de timides fleurs jaunes. Un peu plus bas, la végétation change à nouveau, on est maintenant en plein pointillisme. Puis elle disparaît tout à fait, à l'horizon s'étend le désert et la pampa de Tamarugal. Déjà, nous regrettons l'atiplano, sa faune, ses couleurs, ses hautes solitudes.
Iquique et sa circulation infernale, trépidante. Je déteste conduire dans ces villes chiliennes, où chacun n'a qu'une envie c'est de passer devant la voiture qui précède. On a envoyé un mail aux Primeras Piedras où l'on avait dormi en montant mais ils ne nous ont pas répondu. On y va quand même, espérant qu'en ce vendredi soir ils auront une cabaña de libre.
Apparemment tout est vide... Cette fois-ci on nous attribue la cabaña n°6, tout en haut, sous la route, et la plus éloignée de l'allée où est garée la voiture. Très pratique pour les bagages. L'accueil est déplorable, derrière le comptoir, la même blonde à l'air vide qui était là quand on avait payé la dernière fois nous offre son air le plus désagréable. Nous partons avec la clef et lorsque la porte s'ouvre... c'est la déconfiture! Une pièce aux murs bruts peints en vert, un lit tout seul dans un coin, ni chaise ni table, que le vide, et deux vieilles étagères en formica blanc. Tout est laid et sent la caserne. Je repense à Christine et Hervé qui avaient détesté cet endroit et je comprends maintenant pourquoi. C'est le jour et la nuit avec la chambre n° 41 dans laquelle on avait dormi précédemment.
Retour à l'accueil, on dit que c'est moche et qu'on veut autre chose, la 41 par exemple. « Ah non, c'est impossible car ce soir il y a un mariage, il y aura la fête toute la nuit près de la piscine, la musique jusqu'à 4 heures du matin, vous ne pourrez pas dormir, mais la 5 est libre (forcément, il n'y a personne nulle part). » Nous ouvrons la porte de la nouvelle chambre, c'est la copie de sa voisine, mais dans l'espace vide et brut de décoffrage il y a cette fois une table et deux chaises. Nous la prenons bien à contrecœur...
Je vais faire un tour au-dessous, des gens s'activent à installer de grandes bâches blanches. Le soir arrive, 20 heures, 21 heures, 22 heures, personne. On ne peut imaginer qu'on nous a menés en bateau et pourtant c'est bien de ça qu'il s'agit. Cerise sur le gâteau, il n'y a pas d'eau chaude.
Je repars à l'accueil, où la blonde a été remplacée par un homme qui était déjà là la dernière fois. Toujours aussi spécial. Quand on était devant lui, il nous regardait comme si on allait se métamorphoser d'une seconde à l'autre en petits hommes verts. Il a le même air ahuri en me voyant, il est encore sur l'expectative, mais arrive à me dire qu'il faut tourner la clef (autrement dit un des deux robinets qu'on trouve presque partout au Chili dans les salles de bains, soit sous le lavabo soit sous le plafond, et qui servent à couper l'arrivée d'eau chaude ou froide). Il me raconte donc n'importe quoi et fait celui qui ne comprend pas que ce n'est pas l'eau qui manque mais les degrés. La nuit passe, nous sommes constamment réveillés par le bruit de la circulation, motos sans pot d'échappement, voitures qui s'exercent au record du monde du cent mètres départ arrêté, c'est infernal et je rumine jusqu'au matin car, bien sûr, il n'y a jamais eu de mariage un vendredi soir.
Samedi 5 D'Iquique à San Pedro de Atacama
Au petit déjeuner, un pain, trois grammes de beurre, quatre de confiture et c'est tout. Je demande s'il n'y a pas de jus de fruits, pas d'œufs comme la dernière fois, mais non, ce n'est plus le week-end de la Toussaint...
Nous quittons cet endroit sans regret. Je n'ai même pas pu dire ce que je pensais et demander où était le mariage car il n'y a bizarrement personne à l'accueil... On s'est aussi rendu compte que la fois précédente on nous avait fait payer la pleine saison (35 000 pesos) au lieu de la basse (30 000).
Cette fois-ci pas de Panamerican hideuse pour rejoindre San Pedro, mais la route de la côte. Et nous sommes agréablement surpris! Elle est belle, coincée entre une côte rocheuse et d'immenses falaises obliques de plus de mille mètres de haut, et a parfois des petits airs de la N° 1 au sud de San Francisco. Elle s'appelle d'ailleurs la Ruta N° 1.
Les rochers près du rivage abritent des colonies de goélands gris, typiques de cette région du Chili. Entre novembre et janvier, ce goéland quitte les eaux agitées du Pacifique pour aller pondre dans le désert d’Atacama, jusqu’à cent kilomètres à l’intérieur des terres !
Nous dépassons des villages qui sont à la limite du bidonville, faits de plaques d'agglomérés, de planches, de tôles, de bâches, entourées de tout un fatras de choses diverses et variées. D'ailleurs lorsque nous regardons un peu mieux les bas-côtés, ils sont envahis de détritus, les plages et les rochers sont tous encombrés de saletés en tout genre.
A l'entrée de Tocopilla, ville cafardeuse s'il en est, la route bifurque plein est sur Calama. Longtemps, nous traversons cette barrière naturelle de hautes falaises de grès, et montons sur le plateau pour retrouver le désert et les lignes droites à l'infini.
Calama, le retour, qu'on espère plus simple dans ce sens-là. Eh bien c'est raté! Aucune indication, comme d'habitude, pas plus pour San Pedro de Atacama. Nous demandons la direction à plusieurs personnes qui visiblement n'en ont même jamais entendu parler! Quelqu'un envoie Alain se renseigner en face auprès d'un carabinero. Visiblement, il n'en sait rien mais la conversation s'éternise et je vois Alain revenir avec lui et... lui ouvrir la porte arrière de la voiture! Il veut qu'on l'emmène à son commissariat où il trouvera quelqu'un qui connaîtra la direction et « qui parlera anglais » ! On se demande pourquoi étant donné que l’échange se fait en espagnol depuis le début.
Arrivés à destination, il appelle par radio le fameux collègue et l'attente commence. Quelle histoire de fou! Là-dessus, arrive un deuxième carabinero, qui veut s'en mêler, puis un troisième (je crois qu'on va finir par mobiliser tout l'escadron!), qui lui aussi « parle anglais ». En effet… Il ne cesse de répéter d’une voix forte: « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » « Vargas! Balmaceda! Avenida de la Posada! » Etc. « Oui, oui, merci, on a compris! » On remercie tout le monde et on s'en va.
Ouuuuuf, on est sortis de l'auberge et de Calama, enfin sur la route de San Pedro!
De Putre, on avait envoyé trois mails à trois hostals différents pour les 5 et 6 novembre. Le premier, La Rose d'Atacama, n'avait que la nuit du 5 de libre (30 000 pesos avec salle de bains privée, 16 000 avec salle de bains partagée), mais les deux autres ne répondant pas on avait accepté. Puis, deux jours après, la Casa atacameña et l'hostal Elim avaient donné leur réponse. L'un était « au fond des bois » (?) mais on ne savait pas où, le second nous proposait une chambre pour les deux nuits. Dans l'urgence on avait donc décommandé La Rose d'Atacama et réservé à l'hostal Elim qui nous assurait deux nuits. Mais on avait bien aimé la réponse pleine de poésie de la Casa atacameña :
« El precio por habitacion es de 25 000 pesos. El precio incluye el desayuno, el jardin de flores, el canto de los pajaros y las noches estrelladas. » (« Le prix inclut le petit déjeuner, le jardin de fleurs, le chant des oiseaux et les nuits étoilées. »)
San Pedro, hostal Elim. On voit tout de suite que quelque chose cloche, que nos noms ne se trouvent pas dans la liste du jour. Je sors le netbook, me connecte et montre à Maria, la propriétaire, sa réponse et ma confirmation. Rien n'y fait: « Lo siento mucho... », « Lo siento mucho... » (Je suis désolée), elle nous dit qu'elle n'a pas reconfirmé sur ma confirmation (???), puis que son frère a oublié de répondre, bref, elle se mélange les pinceaux en essayant de trouver une excuse. Alain s'énerve et part sans lui dire au revoir. Nous voilà un samedi soir, sans logement, dans un village on ne peut plus touristique.
J'ai alors l'idée d'aller à La Rose d'Atacama qui nous avait proposé de toute façon de passer les voir. Et, coup de chance, ils viennent d'avoir une annulation de trois chambres et ont deux nuits de libres pour nous. Nous déchargeons les bagages puis allons mettre la voiture près du grand parking poussiéreux (mais qu'est-ce qui n'est pas poussiéreux à San Pedro?).
L'accueil est très chaleureux et met tout de suite à l'aise. Mais la chambre est minuscule, il nous faut mettre la valise dans la salle de bains – qui, elle, est grande – pour l'ouvrir. Sur la table de nuit, deux tasses, du café et du thé, une thermos. Nous trouvons ça sympathique, mais nous apprendrons peu après qu'il n'y a pas de petit déjeuner et que c'est ce qui en tient lieu... Il y a une petite cuisine à disposition mais elle est d'une saleté incroyable! C'est probablement aux clients de s'en occuper, et malheureusement comme toujours dans ces cas-là, chacun laisse aux suivants le soin de nettoyer. Mais il y a aussi un patio avec des tables et des bancs, un jardin avec hamacs... Tiens, pas d'eau chaude non plus pour prendre une douche, ou plutôt trente secondes d'eau chaude et c'est terminé.
Le soir, nous allons, comme lors de notre premier passage, dîner à La Casona. Le menu est toujours aussi bon, pour 7 000 pesos (environ 10 euros).
Dimanche 6 San Pedro de Atacama (Quebrada de Cari - vallée de la Lune)
Aujourd'hui, nous retournons dans la vallée de la Lune pour explorer la quebrada de Cari que nous avions loupée en octobre. La piste démarre 2 kilomètres après l'entrée, aussi nous prenons la première que nous voyons sur la droite, au kilomètre 2 au compteur de la voiture. Sur la carte qu'on vient de nous donner – sommaire et pas à l’échelle d’ailleurs –, elle rejoint la falaise en ligne droite et perpendiculairement. La lumière est vive – il fait déjà chaud – et la vallée déserte. La piste n'est pas très bonne, on nous avait prévenus, et je fais très attention. Mais voilà qu’elle tourne soudain, et retourne, puis arrivée près de la quebrada elle se met à la suivre… Ce n’est pas ce qui est indiqué… Nous nous garons là et suivons pendant une bonne heure un chemin minuscule qui descend dans la faille de sel, en guettant les craquements qu’avaient entendus Christine et Hervé. Aujourd’hui, ils sont plutôt timides… (et pour cause, nous ne sommes pas au bon endroit!). Le soleil tape et se réverbère sur les colonnes dressées vers le ciel, acérées comme des poignards.
Immense dépression dans le salar d'Atacama, la vallée s'est formée il y a vingt-deux millions d'années. Gypse, borate, chlorate, argile se mêlent et se démêlent... L'environnement est hostile, pour l'homme comme pour l'animal. Ces os qui sortent de leur gangue d’argile sont un avertissement ;-)... Il fait très chaud et nous ne voyons personne à l’horizon.
De retour à la voiture, nous partons pour les grottes et le cañon, de sel lui aussi. Il n'y a toujours personne dans la vallée, ce n'est pas l'heure des tours qui arrivent en fin d'après-midi, comme nous lors de notre premier passage. Le cañon est assez large, bordé de falaises de sel, d'aiguilles, et de toute sorte de concrétions, beiges ou blanches. Le chant du sel est plus distinct ici, il ressemble à l'écho que ferait le claquement d'une corde basse d'un instrument de musique au sein d'une cavité. C'est très particulier. Au bout d'un moment, on ne peut plus passer, du moins l'obscurité totale et le passage rétréci nous obligent à faire demi-tour pour prendre la petite vallée étroite où se trouvent les grottes.
Les panneaux sont en général très instructifs…
Il faut avancer dans le sable mou et profond, ce qui est éprouvant sous cette chaleur. Nous marchons quand c’est possible sur les bords surélevés du chemin, plus durs, en recherchant les flaques d’ombre. Au-dessus de nous s’est dressée une armée de petites colonnes craquantes et croustillantes, qui ferait rougir d’envie celle des 6000 soldats de terre cuite de la nécropole de l’empereur chinois Qin Shi Huangdi ;-) Enfin, presque...
Aussi, lorsque tout à coup s’ouvre devant nous une vaste entrée sombre et fraîche dans laquelle un long banc de pierre a été aménagé, nous nous y engouffrons. Nous ne voyons pas d'autre grotte, d’ailleurs « grotte » est un bien grand mot, « alcôve » serait plus près de la réalité. Nous finissons pas retrouver la route et, au-dessous, la voiture. Mais quelle n'est pas notre surprise, un peu plus loin, de voir un panneau « quebrada de Cari »! Dans quelle faille, alors, avons-nous passé la fin de matinée ? Bon, la carte du parc n’est pas bonne, c’est clair.
La piste est sableuse mais nous la prenons quand même et finissons à pied. La quebrada n'a rien à voir avec la première faille, elle est beaucoup plus impressionnante, malheureusement nous serons arrêtés par un mur, pas très haut mais impassable pour qui a le vertige. D'ailleurs, sur le retour, nous croiserons deux jeunes d’une vingtaine d’années qui ne le passeront pas non plus.
A La Rose d'Atacama, une surprise nous attend: la chambre n'est pas faite. Renseignement pris auprès de Marie, qui dirige l'hostal, c'est normal, ils ne font pas les lits, juste les salles de bains, c’est plus sympa, on se sent plus chez soi, sans chichis ;-). Ah bon... Oui, mais notre salle de bains est passée entre les gouttes. Ah, c'est un oubli et elle file la nettoyer ! Ça commence à faire pas mal de choses qui manquent, pour 30 000 pesos la nuit (environ 47 euros), entre l'absence de petit déjeuner, le manque d'eau chaude, de savon (et bien sûr de shampoing), les lits pas faits... Pour l'hiver, il n'y a pas non plus de chauffage.
Le soir, retour à La Casona.
Lundi 7 Retour sur l'Argentine par le paso de Jama
Il faut liquider tous les fruits, les tomates, avocats, oignons doux avant le passage à la douane argentine. Je prépare un guacamole que nous mangerons à midi avec les clémentines et le chirimoya. Nous ne nous précipitons pas parce que les cars de touristes seront encore à la douane au moins jusqu'à 11 h 30.
A midi, nous quittons La Rose d'Atacama, Marie et Aurélien nous font la bise – dommage que l'infrastructure ne suive pas.
A la douane, catastrophe, il y a une queue immense! Nous attendons près d'une heure, passons la police, puis arrivons au guichet des douanes. Nous donnons les papiers concernant la voiture, tamponnés et retamponnés, et visiblement, comme à l’hostal Elim, quelque chose cloche encore. Ça ne va pas ? Si si ! Pourtant le douanier les montre à un collègue, sans rien dire mais avec un air entendu. Ils vont chercher le chef qui, lui, prend un air soudain concentré et préoccupé. Ils sortent du bureau, un autre douanier jette un œil sur les papiers, ils se regardent… Nous voilà frais... je demande s'il y a un problème, non, non, aucun, mais nous voyons bien que si. Ils vont prendre un registre, cherchent du doigt encore et encore et finissent par s'arrêter, heureusement, sur notre précédent passage le 22 octobre, date de notre entrée au Chili. Ouf ! L’air est soudain devenu plus respirable.
En fait, les deux douanières que nous avions vues cette fois-là, en grande conversation toutes les deux sur des vacances ou des achats, je ne sais plus, avaient oublié de nous réclamer ces fameux papiers, qu'elles n'avaient donc pas tamponnés. Et comme nous ne savons trop quoi donner à chaque passage entre les grandes feuilles blanches, les petites roses, les petites jaunes, etc., nous n’avons pas fait attention à ces fameux tampons. C’est comme si nous avions passer la voiture sans l’avoir déclarée !
Malgré le registre, les choses ne sont pas réglées pour autant, et l'ordinateur surchauffe. Nous ne savons pas ce qu'il doit en sortir mais nous commençons à en avoir assez. Pourtant, on comprend bien que le chef douanier, qui pour une fois n'a pas l'air bête, essaie d'y mettre de la bonne volonté. Il finira pas apposer deux tampons antidatés et à nous laisser partir. Il est midi et demie lorsque nous bifurquons sur la route du paso de Jama.
Sur notre gauche, le Licancabur nous suit longtemps. Les couleurs sont magnifiques et faites pour les gourmands: caramel, chocolat, pêche, abricot, cerise, vanille, réglisse... Hmmm...
J'avais pris de bonnes résolutions en décidant de ne pas m'arrêter pour faire des photos, étant donné qu'on avait déjà fait la route dans l'autre sens le 22 octobre (mais pas encore habituée à mon nouveau matériel j’avais fait des erreurs d’exposition et perdu pas mal de photos sur cette partie à l’aller); elles tombent vite devant les salars et les lagunes, les bofedales, les vigognes et les oiseaux.
Nous pique-niquons devant le río Quepiaco, ce qui ne plaît pas du tout, mais alors pas du tout, à une mouette des Andes qui a bien failli nous faire repartir. A peine installés, la voilà qui se met dans tous ses états, nous crie tout un tas de choses qu’il vaut mieux certainement ne pas comprendre, en volant juste au-dessus de nos têtes. Devant le peu de résultats obtenus, elle entreprend alors les piqués d'intimidation… C’est assez impressionnant… Nous hésitons à plier bagage, lorsque, rassurée ou lassée, elle finit par repartir, sans doute vers son nid.
En repartant nous apprenons que les vigognes sont en voie d’extinction.
Ici on peut voir les vigognes de très loin, ce qui me permet de conduire vite car il est déjà tard, et nous arrivons un peu trop rapidement à 4 800 mètres, je le sens en m'arrêtant pour prendre une photo de la Bolivie avec un petit coin de la laguna Verde. Il fait un vent terrible ! Alain sort de la voiture et hop !... un papier qui était dans la portière en profite pour faire du tourisme. Mince ! Alain court après, dix, vingt, trente mètres… Je réalise tout d’un coup qu’à cette altitude ce n’est pas du tout ce qu’il faut faire, mais il le rattrape, tout juste est-il un peu essoufflé. Et ce n’était qu’un ticket de caisse ou quelque chose comme ça !
A la douane du paso de Jama, tout est relativement vite expédié. Il y a devant nous un gros 4 x 4 noir, plaque inconnue, peut-être brésilienne, avec quatre hommes à bord, tous grands et forts, la quarantaine. Ils ont droit à une fouille en règle : les bagages sont sortis, les sièges baissés, la moquette est soulevée, la carrosserie sondée, etc., ce qui fait que le douanier ne nous trouve pas intéressants comparés à eux et nous dit de partir. Nous nous arrêtons à la douane argentine pour acheter les délicieux croissants à la station YPF (c'est Nourredine, du Cerro Chico, à Tilcara, qui nous les avait conseillés). En ressortant, le 4 x 4 noir est là, avec à l’intérieur les quatre hommes hilares…
Les lagunes se succèdent, toutes plus belles les unes que les autres. Et au milieu de cet éparpillement de volcans, de sel et d’eau, apparaissent des collines aussi rondes et dorées que du pain qui sort du four… Il n’y a pas que les lagunes qui se succèdent, les hameaux abandonnés aussi. L’adobe a résisté, les toits d’ichus se sont effilochés peu à peu pour disparaître complètement dans les tempêtes glacées.
Nous arrivons à Susques en fin d'après-midi et retrouvons notre chambre à l'Unquillar. Les draps ont changé, ils sont kitchissimes, bleu pâle avec tout un tas de broderies satinées et de dentelles...
Cette fois-ci, il y a plusieurs personnes à l'hôtel, des Argentins, et un couple peut-être d'un pays de l'Est. Dans la soirée, ils passent leur temps dans le couloir à parler devant notre chambre jusqu'à plus de 23 h 30...
Mardi 8 De la puna à Salta
En sortant pour aller déjeuner, nous voyons plusieurs mégots par terre dans le couloir... En plus de parler fort devant les portes des chambres jusqu’à 23 h 30, les autres clients écrasaient consciencieusement leurs mégots sur le carrelage… Bonne surprise au petit déjeuner, il y a du jus d'orange, du gâteau et de la confiture maison pour accompagner les petits pains hyper rassis. Ça change de l’aller où on était tout seuls et où du même coup, les portions étaient microscopiques.
Sur la puna, les ânes sont en liberté, c’est le printemps et les petits sont nés. Cette famille est extrêmement inquiète, du moins les parents et en particulier le père qui finira pas nous faire face dans une attitude dissuasive… S’il pouvait gonfler ses poils et doubler de volume comme les chats, il le ferait !
La route entre Susques et Salta est, dans ce sens-là aussi, magnifique! Nous avions éventuellement une autre option pour redescendre, c'était de passer par la Ruta 40 et San Antonio de los Cobres. Mais nous en avons soupé des pistes, de la poussière et des camions, et nous préférons le bitume et la vue dans l'autre sens de cette route vertigineuse. Elle grimpe à l'assaut du ciel sans nuages et redescend dans des contorsions de cobra. Ici ou là, deux ou trois petites maisons caméléons – sur ces pentes rocailleuses, la pierre a remplacé l’adobe et c'est tout juste si on arrive à les distinguer –, parfois habitées, parfois délaissées, probablement par les enfants qui ont fui l'isolement et l'autarcie.
Depuis un moment, les « cardones » (cactus candélabres) ont fait leur réapparition en même temps que les sombres colonnes (basaltiques ?), mais nous passons quelques jours trop tôt pour les voir en pleine floraison. Dommage… 2500 m. En approchant de Purmamarca, le vert éclatant des arbres, toute cette végétation exubérante de début de printemps, les feuilles tendres des saules et des peupliers qui bruissent dans le vent nous font soudain un bien immense, nous ne nous étions pas rendu compte que les hauteurs minérales, désertiques, si prenantes, le sable et le sel, tout cet univers extrême nous avait autant desséchés… La momification nous guettait ;-)…
A Purmamarca, bref arrêt pour remettre dans la petite boîte le cerro de los Siete Colores sous le ciel bleu cette fois, passer au marché acheter un gilet en alpaga gris uni pour Alain et un bonnet pour Loïc – mais pour lui, on ne peut éviter la guirlande de lamas ;-).
Il fait une chaleur d'enfer, 39 °C sur l'autoroute de Salta. Comme on avait emprunté la petite route étroite à l'aller – la 9 –, on choisit cette fois-ci l'autre côté. Nous arrivons facilement à l'Antiguo Convento malgré la circulation toujours aussi délirante dans les villes argentines ou chiliennes, et nous allons enfin voir Carlos, Euzebio, Simon, Darío, Gonzalo, Juan Eduardo, Nicolas et les autres en chair et en os, après avoir échangé avec eux vingt-cinq mails de reconfirmation!!... Alain avait d'ailleurs fini par s'énerver et par leur demander s'il fallait désormais confirmer tous les jours ou bien deux fois par jour!
L’hôtel, sur Caseros, est très beau, tout le monde est très aimable et la chambre – en fait une suite – sous les toits, est superbe. Nous en avions réservé une standard mais comme ils n'en avaient plus de disponible pour le 8 novembre ils nous ont proposé celle-ci à un prix cassé. J
Deux douches plus tard, nous voici dans la rue Caseros à chercher une casa de cambio. C'est un parcours du combattant pour arriver à traverser les rues, car aucune voiture ne s'arrête pour laisser passer les piétons – qu'il y ait ou non des enfants –, bien au contraire, c'est à celui qui ira le plus vite! Sur la place 9 de Julio – la place centrale –, où se trouve la cathédrale, il y a un monde inimaginable ! Tous les lycéens se donnent rendez-vous ici à la sortie des cours, et beaucoup profitent du WiFi (prononcer Waïe-Faïe) pour commencer à travailler. Nous allons nous installer à la terrasse d'un café puisque tout est fermé pour changer des euros, et en attendant que le très bon restaurant Doña Salta ouvre ses portes à 20 heures.
Il y a un bruit de fond aigu, lancinant, qui vient des hauteurs et qu'on n'arrive pas à identifier, mais qui très vite devient presque insupportable. Je finis par poser la question au serveur, et il me répond que c'est une espèce d'insecte (genre cigale ou criquet), qui est arrivé avec la chaleur trois jours plus tôt. Ils sont tous installés dans le même arbre et je me demande ce qu'il en restera demain matin. Lorsque nous quittons le café, nous essayons d'en distinguer quelques-uns, mais malgré tous nos efforts, qui intriguent les gens autour de nous – il est étonnant de voir à quel point personne ne voit ni n’entend rien –, ils sont invisibles!!
A Doña Salta, nous reprenons des empanadas à la viande et au fromage, un tamale pour moi (à base de farine grossière de maïs et de viande cuite dans une feuille de maïs roulée, rien à voir avec eux que l'on avait mangés dans la forêt lacandonienne, au Mexique... –) et des humitas (encore à base de maïs cuit dans des feuilles pliées en quatre). C'est toujours aussi délicieux que la première fois avec Val et Guy, mais l'effet de surprise étant passé, nous nous régalons moins.
Mercredi 9 De Salta à Cachi via les vallées Calchaquíes
Grand bleu (et grand chaud!!) ce matin encore, et délicieux petit déjeuner. Nous partons changer des euros près de la place 9 de Julio, à Dinar (5,70 pesos pour un euro), récupérons la voiture au parking gardé à côté de l'hôtel (40 pesos la nuit), et nous lançons dans la circulation démentielle en ce milieu de matinée. L'intolérance est reine, au moindre milliseconde d'hésitation, les klaxons entrent en action et les voitures doublent en trombe si elles le peuvent. Je me répète, mais je déteste rouler dans ces villes, et pourtant je suis habituée à circuler dans Paris sans aucun problème.
La sortie de Salta est sans intérêt, les banlieues se succèdent plus ou moins jusqu'à El Carril où nous tournons en direction de Cachi. Nous devons, enfin, y retrouver Françoise et Gérard que nous avons malheureusement ratés sur San Pedro et tout le Nord chilien. Ils ont décidé de s'occuper eux-mêmes de leur problème de pièces détachées bloquées depuis des semaines – interdites d'importation – et se sont déplacés de Cordoba à Buenos Aires pour aller faire le siège de la douane. Après sept heures d'attente, ils sont repartis avec leur précieux colis!
La piste dont parlait le Routard est pour l'instant bitumée et suit le fond d'une petite vallée de collines pentues et très verdoyantes. Les acacias en fleur, les hampes des oiseaux de paradis jaunes (Caesalpinia gilliesii) sur le bas-côté, les quebrachos colorados et les jacarandas se succèdent, ce qui là encore fait un bien fou après toutes ces journées passées dans la roche et la terre nue et poussiéreuse, sans aucun signe de vie, végétale ou animale.
La piste est par moments très étroite et ne permettrait pas de se croiser, heureusement que les rares camions que nous voyons ont la bonne idée de ne pas se trouver aux endroits critiques en même temps que nous. Il y a des fermes ou de petits hameaux dispersés autour de quelques pâturages ou champs cultivés, puis les cactus font leur apparition, avec leurs longues hampes en boutons. Nous grimpons dans les montagnes, éclaboussées parfois de larges tâches rouge sang, le bitume laisse place au ripio, le ripio au bitume, le bitume au ripio... Sur la droite, une petite maison d'adobe où l'on vend de l'artisanat, mais aussi des tas d'épices, notamment des sachets de poudre de « safran » pour l'équivalent de moins de un euro chacun. J'en prends deux (mais on se demande bien ce que c’est, pour ce prix-là ! Certainement tout sauf du safran).
Bientôt la piste prend le dessus dans l’immense et splendide vallée Calchaquíes aux virages serrés dont certains disparaissent sous quelques gués peu profonds. Je m'arrête continuellement pour faire des photos jusqu'à ce qu'on ait atteint le sommet, à la Piedra del Molino, où se dresse la capilla San Rafael, à 3348 ou 3457 mètres. Au choix. Argentins et Chiliens peuvent se donner la main en ce qui concerne l'inexactitude en matière topographique! Ils ne sont pas à quelques dizaines de kilomètres près lorsqu'il s'agit d'indiquer les distances, ni quelques dizaines de mètres en ce qui concerne l’altitude. On peut voir un panneau « Cachi 68 km », puis après avoir roulé un temps certain en voir un autre « Cachi 95 km ». Et cela de la Terre de Feu jusqu'au Nord-Ouest argentin et au Nord chilien.
Un âne triste et résigné, au poil en bataille, est venu nous voir, ou plutôt voir la Fiat. On ne sait s’il a envie de s’installer au volant, s’il quémande des caresses ou s’il aimerait un croûton de pain.
Cachi, dans la verdure. Nous cherchons le camping et apprenons que Françoise et Gérard sont partis une heure plutôt, très certainement à notre point de chute où nous devons nous retrouver, le campo La Paya. Huit kilomètres plus loin, sur la « route » de Molinos, nous bifurquons à droite sur une autre piste en direction des montagnes de roche sombre. Là encore, le panneau donnait la casa de campo à 2500 m, mais nous ferons 4 kilomètres. L'endroit est très beau. Gérard, Françoise et Hugo sont là – Hugo étant le 4 x 4 ;-) –, et c'est avec grand plaisir que nous les retrouvons enfin! Les propriétaires leur donnent l'autorisation de stationner sur place et leur réservent deux couverts au repas du soir, tandis que nous nous enregistrons. Ah, on dirait, encore une fois, que quelque chose ne va pas… Apparemment, nous ne figurons pas sur la liste du jour... décidément! Mais finalement, il semble qu'il y ait juste eu une erreur dans l'orthographe de notre nom. Ouf!
Nous partons à la « Casa de te », tenue par la fille des propriétaires, un peu plus loin dans la verdure, prendre des jus de fruits fraîchement pressés, au milieu d’un nuage de moucherons qui me rappelle l'île de Bonaventure en Gaspésie, au Québec, quand nous avions pensé pique-niquer au-dessus de la colonie de fous de Bassan et que nos sandwiches avaient été immédiatement recouverts d'une nuée de petites mouches noires.
Le soir, nous dînons tous les quatre autour d'une table superbe: tarte au fromage et salade; filet de porc, purée et demi-pomme au four, et dessert « local » à base de noix, de zeste d'orange et peut-être de miel, mais toujours un peu trop sucré. Le tout est délicieux, pour 10 euros avec les boissons (eau minérale).
Jeudi 10 Farniente à Cachi (Musée archéologique Pío Pablo Díaz)
Petit déjeuner (très bon, avec entre autres un grand verre de jus de pomelos) dehors, au milieu des petites mouches qui sont déjà sur le pied de guerre! Françoise et Gérard sont juste de l'autre côté du mur d'adobe, on aperçoit le crâne d'Hugo.
Nous retournons à Cachi car nous sommes passés en coup de vent, hier, et eux vont garer Hugo au camping parce qu’ils sont très mal installés au campo, le terrain étant trop en pente. Un long tour au musée archéologique Pío Pablo Díaz, dont le directeur est extrêmement aimable, et intarissable lorsqu'il voit que nous nous intéressons aux pièces exposées.
Françoise et Gérard nous attendent sur la place pour aller pique-niquer au camping. Nous passons un bon moment ensemble, à regarder ensuite les photos d'oiseaux ou de baleines – superbes – prises à Diamante et à Valdés. Au moment de nous quitter, je reparle de l'histoire de la clef de la voiture que j'avais fermée dans le coffre à Tilcara, et là, lumière!, Gérard me dit qu’il doit certainement y avoir un bouton sur le tableau de bord pour ouvrir le coffre de l'intérieur. Il a raison! il y a un petit symbole de voiture avec le coffre ouvert! Personne n'avait pensé à regarder...
Nous partons en souhaitant très fort que cette fois tout se passe bien pour eux.
Le soir, à la Paya, nous mangeons un délicieux repas concocté comme la veille par « la signora », autrement dit la propriétaire, ex-scientifique, nous dit son mari.
Vendredi 11 Vallées Calchaquíes, Quebrada de las Flechas (de Cachi à San Carlos)
Après le petit déjeuner, toujours délicieux, pris dehors au milieu des mouches, nous allons payer nos deux nuits et nos repas. Et là, avec le sourire, « la señora » nous ressort le mail imprimé qu'on lui a donné en arrivant, et nous fait remarquer qu'on s'était en fait trompés de date et qu'on avait confondu octobre et novembre. Cette fois c'est moi qui répète « Lo siento mucho »... On était tellement épuisés en préparant ce voyage que quelques erreurs se sont glissées dans le planning. Mais elle garde le sourire et ne nous en tient pas rigueur.
La piste (la Ruta 40, dont j’ai photographié le kilomètre 0 dans le parc Tierra del Fuego, près d’Ushuaia), par moments extrêmement étroite, passe légèrement à l’écart de Molinos où nous nous arrêtons une petite demi-heure. L’église San Pedro de Nolasco trouve son origine, en 1659, dans l’« encomienda », système espagnol qui, sous prétexte d’évangélisation, permettait l’esclavage des autochtones (ce qu’ont combattu, pour la première fois, les jésuites des missions du Nord-Est argentin en protégeant les Indiens Guaranis).
Nous dépassons Seclantas. La piste suit la vallée, large et très verte, fermée de chaque côté par des montagnes sombres et déchiquetées. Environ 80 kilomètres plus loin, le paysage change et devient à l'ouest tourmenté, on sent qu'il s'est passé là quelque chose de violent, la roche est noueuse, plissée, torturée. Sur des kilomètres et des kilomètres, il n'y a pas un mètre carré qui n'ait été froissé par quelque force souterraine.
Et puis la roche s’est dressée vers le ciel.
De l’autre côté de la vallée au milieu de laquelle s’écoule consciencieusement un filet d’eau le fer a fait son apparition.
San Carlos. Nous traversons la place, la vie est belle…
Nous trouvons facilement la Vaca tranquila, une finca tenue par un couple de Liégeois, Anne et Alain, où l'on fait plusieurs variétés de bière artisanale délicieuse et où l'on élève vaches et chevaux sur cent dix hectares de terre. L'accueil est particulièrement aimable, Anne nous offre un thé de bienvenue sur leur terrasse. La chambre est grande et haute sous plafond, superbe, de même que la salle de bains avec jacuzzi. Tout est très beau, intérieur et extérieur (les photos viendront bientôt). Presque devant la porte, un algarrobo (Prosopis nigra), espèce endémique que l'on rencontre absolument partout, abrite une foule d'oiseaux, en particulier des moineaux. Je donne à Alain le bidon Copec que nous avions acheté à Arica et dont nous ne savons plus que faire. Vers le soir, c'est lui qui vient cette fois nous offrir deux de ses bières qu'il vend sur San Carlos, Cafayate (prononcer Cafachatte) et Salta. Je prends une Pecadora (« Pécheresse »), vraiment excellente. Nous discutons tous les quatre, avec Anne, un grand moment dans le soir qui tombe. Comme il y a une cuisine (nickel, tout le contraire de celle de la Rose d'Atacama, à San Pedro) à notre disposition dans la belle et grande pièce du petit déjeuner, nous en profitons pour dîner sur place.
Samedi 12 Des conures de Cafayate aux ruines de Quilmes
Petit déjeuner délicieux avec des produits maison: succulents yaourts, confitures, pain, fromage, gâteaux, même le lait est fraîchement trait. Nous partons pour Cafayate et les ruines de Quilmes. Entre San Carlos et Cafayate, la route, bordée d'arbres aux feuilles tendres, de pâturages et de champs de luzerne, est bitumée et comporte un nombre incroyable de gués! Nous imaginions une région très sèche et minérale, or elle est verdoyante et a un petit côté normand. On trouve même, en arrivant dans Cafayate, des platanes qui cette fois rappellent les Cévennes. Pour cette raison, bien que ça ne soit pas désagréable, nous préférons de loin Cachi, plus retirée, plus argentine, plus petite également.
A l'entrée du village, je devrais plutôt dire du bourg, au niveau de la première bodega sur la droite, on entend soudain les cris perçants de dizaines de perroquets (des conures de Patagonie ) dans les arbres qui bordent la route. Je saute de la voiture et je les prends au zoom et en rafale. Il y en a qui se disputent pour une graine, ils ont des yeux incroyables, comme des boutons, cerclés d’une bande de peau nue et blanche, on les croirait en plastique. En face, les fruits des ceibos (Erythrina crista-galli), fleur nationale de l’Argentine et du Chili, pendent en longues guirlandes rouge vif. Ils sont si beaux que je n’arrive pas à en détacher le regard. Entre les conures d’un côté et les ceibos de l’autre, on est mal partis… Nous nous arrêtons plus loin, dans une vinoteca de la rue Güemes Norte, à gauche avant d’arriver sur la place, pour acheter deux bouteilles d’excellent vin, un Torrontes blanc San Pedro de Yacochura 2009 et un rouge, même provenance, même date. La femme qui tient ce magasin est particulièrement aimable et nous a très bien conseillés. Soixante kilomètres plus au sud, on arrive à Quilmes, ancienne cité datant du IXe siècle après J-C.
Les ruines s'étagent sur le flanc d’une colline abrupte, encadrées de miradors à l'est et à l'ouest, anciens postes de surveillance sur l'immense plaine au-dessous. De là, on distingue nettement un mur d'enceinte pas très haut, ou du moins plus très haut, qui délimite un large périmètre circulaire au milieu des cactus. Les puissants vivaient sur les hauteurs, les A l'entrée (dix pesos par personne), un jeune Indien nous propose avec insistance ses services de guide, mais nous refusons car il a un tel accent que malheureusement nous comprenons à peine ce qu'il dit. Nous nous rendons pourtant vite compte que sans guide point de salut, parce qu’il n'y a absolument aucune information dans ce labyrinthe de pierre sèche. Nous passons et repassons aux mêmes endroits, avant de trouver enfin les chemins qui mènent sur les hauteurs.
Quilmes nous laisse une impression de frustration, nous repartons aussi ignorants qu'en arrivant, et je devrai chercher plus tard sur Internet l'histoire de ce site et de ses habitants. Nous savons simplement de l'histoire récente que les Indiens Quilmes, du groupe Diaguita, ont récupéré il y a peu leur site, occupé depuis 1716 – date de la réquisition de leurs terres par l’Etat argentin – par les trois même familles. Les Quilmes résistèrent aux Incas puis, pendant cent trente ans, aux conquistadores, avant d'être vaincus et déportés, à pied, jusque dans le río de La Plata, à l’emplacement de l’actuelle ville de Quilmes. Beaucoup d’entre eux moururent d’épuisement durant cette longue marche.
A la Vaca tranquila, moi qui ne bois jamais de bière je reprends une Pecadora (il y a dans le réfrigérateur de la cuisine tout un assortiment de bières à disposition des clients, qui notent ensuite ce qu'ils ont pris), tranquillement installée dans une des chaises longues, devant la porte de la chambre, face aux agaves et aux yuccas en fleur. Il fait beau et doux, l'air est transparent, on n'entend pas un bruit...
Le soir, nous mangeons à nouveau à la finca, entre autres des œufs achetés le matin sur la place de San Carlos que nous faisons au plat, et dont nous rêvions depuis longtemps, hmmm..., un délice! plus deux yaourts maison que j'ai demandés à Anne.
Dimanche 13 De San Carlos à Salta par le río Calchaqui et la quebrada de las Conchas
Au petit déjeuner, Alain (de la Vaca tranquila, pas le mien ;-)) nous annonce qu'il y a encore des perturbations avec le volcan chilien, ou bien avec les syndicats, au choix, et pourquoi pas les deux, ce qui nous douche d'un seul coup, car même si nous avons fait un bon voyage de vingt heures pour venir, l'idée de recommencer l'expérience ne nous tente pas vraiment. On ne sait pas non plus si on va bien être remboursés de notre vol aller, et perdre près de 750 euros (aller-retour) ne nous réjouit pas plus que ça.
Au moment de payer nos deux nuits, Alain refuse de compter la bière que j'ai bue hier soir et les deux yaourts que nous avons mangés. On trouve ça vraiment sympa. Ils nous font la bise et nous indiquent un raccourci par une piste pour éviter le détour par Cafayate, qui prend un peu après la sortie de San Carlos, sur la gauche. Elle traverse la vallée et le lit du río Calchaqui pour rejoindre le début de la quebrada de las Conchas.
Elle est très roulante, mais a quelques passages sableux, surtout au niveau du lit à sec que nous passons malgré tout sans problème. Ici et là, en bordure de piste, des maisons isolées dont je me demande si elles n'ont pas les pieds dans l'eau, et même les mollets, lors des crues de la saison des pluies.
Une quinzaine de kilomètres plus loin (au jugé, à l'argentine, quoi), nous tombons sur la route de Salta à Tucumán, au début de la quebrada qui, immédiatement, se révèle magnifique. C'est un mélange des paysages de l'Utah, sables et roches lie-de-vin, monolithes, strates, etc. Je fais des photos tous les cinq cents mètres, chaque virage révèle une surprise, chaque arrêt est plus beau que le précédent. C'est une des plus belles routes que nous avons faites. Evidemment, à ce rythme-là on risque de mettre la journée pour avaler les 140 kilomètres qui nous séparent de l'Antiguo Convento. Comme nous sommes sans WiFi depuis quatre jours et que les problèmes avec LAN se profilent à l'horizon, nous sommes partagés entre savoir de quoi il retourne et rester là, à contempler un paysage extraordinaire.
Une centaine de kilomètres avant Salta, les montagnes disparaissent pour laisser place aux collines couvertes d'albarrogos puis aux petites agglomérations. Des chevaux sellés patientent sous les arbres… et dans les hauteurs, les fils électriques sont décorés de boules plus ou moins grosses qui ressemblent à du lichen. C’est normalement le signe d’un air non pollué, par contre on n’a encore jamais vu de lichen sur les fils électriques ; or ici, dans le Nord-Ouest, il y en a partout.
Nous filons maintenant sur la route et à 15 heures retrouvons le très bel Antiguo Convento. Une lecture des mails confirme ce que nous craignions: LAN nous informait, le 10 novembre, que notre vol du 14 était déplacé! Branle-bas de combat! Consultation du site de LAN qui a un message d'hier soir 20 heures informant de la perturbation de ses vols due encore une fois au massif volcanique Puyehue-Cordón Caulle. Messages à Alain d'Etigny, d'Argentina Excepción, pour le retour de la voiture à l'aéroport; à Yann, de La Querencia, pour l'informer qu'on ne serait peut-être pas là. Etc.
Le soir, nous mangeons au Salar del Convento, sur Caseros, la rue de l'hôtel. La viande est excellente, le serveur des plus aimables et nous avons même droit à une coupe de champagne offerte par la maison. Mais Alain a un poisson plus que moyen et dans l'ensemble le repas est moins bon que ceux que nous avons faits auparavant. Alain (d'Etigny) – on s’y perd, dans tous ces Alain ;-) – nous en avait recommandé un autre, La Leñita, près de l’ancienne gare, mais on est partis uniquement avec le nom de la rue, Balcarce, et au bout de deux cuadras, la fatigue de la journée nous a ramenés au plus près.
Lundi 14 Salta - Buenos Aires
Ce matin, le ciel est gris et il bruine. On était partis de Salta pour Tilcara sous la pluie le 19 octobre et on en repartira sous la pluie ce 14 novembre. Le petit déjeuner avalé, nous filons au change (Dinar, qui offre le meilleur taux à ce jour à Salta, 5,70 pesos pour un euro, à l'angle de la place 9 de Julio). La queue, pourtant en accordéon, arrive jusque sur le trottoir, car on est à la moitié du mois et les Argentins vont retirer leur argent. Je laisse Alain et pars à l'agence de LAN, de l'autre côté de la place, sur Caseros, pour me faire confirmer le départ du vol. J'en profite pour imprimer les cartes d'embarquement avant de retourner au change où Alain fait toujours la queue.
Mais au fait, tiens, c’est vrai, on n'entend plus le bruit strident des insectes qui boulottaient le feuillage d'un jacaranda lors de notre précédent passage... Un coup d’œil aux arbres de la place… Ils n'ont laissé derrière eux que des nervures étoilées, une dentelle de feuillage délicatement accrochée aux branches dénudées. Quel dommage, et comme c’est triste ! (On ne sait toujours pas de quels insectes il s’agissait : des cigales ? S’il y a un entomologiste argentin qui passe par ici, merci d’éclairer ma lanterne J.)
Nous quittons l'Antiguo Convento et Carlos, Nicolas, Juan Eduardo, Euzebio, etc., tous plus aimables et serviables les uns que les autres, avec regret. On viendrait à Salta rien que pour le plaisir d'avoir affaire à eux.
Un passage à YPF pour faire un demi-plein, comme prévu dans le contrat, ce qui est tout sauf simple et se rapproche plus du trois quarts plein, et nous voici jetés dans la circulation démentielle. On se rend compte à chaque fois que le raisonnement d'un automobiliste argentin ou chilien diffère sensiblement de ce à quoi on est habitués. Tout se fait à l'envers. Sur une route, par exemple, au moment de doubler, il ne s'agit pas de savoir si on a le temps ou non de dépasser en voyant une voiture en face, mais d'évaluer si l'autre conducteur aura le temps de freiner. Ce n'est pas la pédale du frein qui importe mais celle de l'accélérateur, ce qui est très déstabilisant.
Au petit aéroport de Salta, nous rencontrons une personne envoyée par NOA, l'agence de location, qui tique immédiatement en voyant les fines traces de goudron sur les portes, comme des traits de plume , reste probable de notre passage sur la piste infernale (comme je l’ai déjà dit, la route était entièrement en travaux sur 56 kilomètres) du lac Chungará. Résultat: un coup de téléphone à sa direction et... 100 pesos de moins dans nos poches...
Nous sommes complètement à l'avant de l'avion, au deuxième rang, et aux premières loges pour entendre le bruit très spécial qu’il fait au décollage, un peu comme celui d'une mobylette au pot d'échappement troué ou d'un morceau de carton coincé avec une épingle à linge dans les rayons d'une roue arrière de vélo. ;-)
Par extraordinaire nous arrivons quasi à l'heure alors que nous sommes partis avec vingt minutes de retard. Le remis envoyé par Yann, de La Querencia, est très sympa mais roule lui aussi comme un malade, se faufilant n'importe où, accélérant au lieu de freiner pour ne pas être aplati entre deux camions. Le spectacle est dehors, suspens garanti en permanence.
Nous pensions manger une pizza prise chez le traiteur voisin mais il est fermé le lundi, zut! Bon, tant pis, nous partons sur Entre Ríos, au Nuevo Castel, prendre un « merluzza con papas », autrement dit un merlu à la purée de pommes de terre et... il est fermé lui aussi! On n'a plus avec nous qu'une petite boîte de maïs et un tube de mayonnaise... On achète la dernière (ouf!) boîte de thon de notre voyage, une de macédoine pour Alain et de cœur de palmier pour moi.
Dans la jolie petite pièce du déjeuner, nous discutons avec une jeune femme qui fait un tour du monde avec son mari et leurs trois enfants. Tour du monde en bus, c'est la première fois que nous voyons une famille voyager aussi longtemps de cette façon, sans maison sur le dos (http://uneaventureenfamille.over-blog.com/).
Mardi 15 Dernières journées à Buenos Aires
Ce matin, un énième tour au marché de San Telmo pour acheter papayes et ananas séchés, puis nous prenons le bus, le 67, au coin de Salta et d'Estados Unidos, qui, pour 2,5 pesos, nous mène à Recoleta, à la faculté de droit, avenida Figueroa Alcorta, en face du Musée des beaux-arts.
Pour prendre le bus c'est à la fois simple et compliqué. On doit dire au chauffeur où l'on se rend, mettre la somme exacte dans la machine et ramasser son ticket. Ensuite, ça se corse, car nulle part ne sont indiquées les stations, ni dans le bus ni aux arrêts. Heureusement, on a un plan de BsAs et on suit le trajet rue après rue, sinon il serait impossible de savoir où l'on doit descendre. Si la voiture est reine, le bus est empereur, c'est incroyable. Il fonce dans les rues étroites, rase les trottoirs parfois microscopiques et les piétons qui sont dessus, colle les voitures, force le passage... A ce rythme-là, on est vite arrivés à destination. Les jacarandas sont en fleur, comme l’an passé, le contraste des branches noires et des fleurs mauve intense est magnifique !
Le musée, où nous croisons la famille Merour qui vient de quitter La Querencia, est gratuit. Les premières salles exposent les oeuvres les plus anciennes, notamment des sculptures sur bois, dont une vierge auvergnate (!) du XIIe siècle, tout en fins plissés, très belle et très originale. Surprenante également, une toile de la naissance de la Vierge…
Mais le reste, excepté deux belles toiles de Gauguin dont une de l'époque de Pont-Aven qui a beaucoup de Sérusier, à moins que ce ne soit Sérusier qui ait beaucoup du Gauguin de ce temps-là, et trois ou quatre autres, est décevant. La « superbe toile » de Kandisky et celle de Klee dont parle le Routard sont absentes, car le premier étage est en réfection et les œuvres exposées au second étage sont le résultat d'un choix, forcément subjectif.
En sortant, nous allons prendre le pont piétonnier qui enjambe l’avenue, pour aller voir la grande fleur de métal dont nous a parlé Yann, à côté de la fac de droit, plaza de las Naciones Unidas. « Floralis Genérica », c’est son nom, reflète le ciel et l’eau dans ses pétales d’acier qui s'ouvrent et se referment selon l’heure du jour, grâce à un ingénieux système hydraulique. Créée par l’architecte Eduardo Catalano, elle mesure vingt-trois mètres de hauteur!
Pour rentrer, nous allons prendre le métro à Retiro, puisque la ligne C, Retiro-Constitución, nous laissera à Independencia, à côté de La Querencia. Le long de l'avenue Libertador, les tours se succèdent, certaines à quelques mètres seulement de leur voisine, plongeant tous les étages dans l'ombre.
Il y a foule dans le métro, et l'équilibre dont font preuve les Argentins nous sidère encore une fois. Les plus grands s'appuient d'une main au plafond, les autres oscillent dans un grand mouvement de houle.
Ce soir, le traiteur est ouvert et nous achetons une pizza et une ensalada de frutas, comme lors de notre dernier passage. La chatte de la maison nous reconnaît immédiatement et vient se frotter à mes jambes avec tant d’entrain et d’enthousiasme que je ressors avec le bas de mon jean aussi poilu que ses pattes.
Mercredi 16
Dernier jour à BsAs. Le monde est petit et encore plus celui de l'édition, puisque nous croisons une jeune éditrice free lance de Flammarion, Mathilde, qui voyage seule. Elle devait repartir par le même avion que nous ce soir mais elle vient de prolonger son voyage de trois jours pour aller à Iguaçu. La mauvaise nouvelle de ce mercredi vient de Françoise et Gérard, qui sont eux aussi près d'Iguaçu mais encore une fois en panne de boîte de vitesses. Un vrai cauchemar!!! Cette fois, s'ils ne peuvent réparer, ils rentreront en France avec toutes les difficultés que peut poser un 4 x 4 qui ne roule plus mais doit être embarqué sur un bateau, et repartiront sur du neuf.
Le remis viendra nous chercher à 14 h 15. En attendant, on est bien dans le patio, à l'ombre. Les murs ocre jaune sont lumineux, les portes des chambres bleu ciel, il y a des plantes vertes et des impatiens en fleur un peu partout...
(Renseignements)
Fin du voyage... Merci de m'avoir suivie jusque-là 🙂.
Coût de la vie en Suisse ou frontalier, salaire minimum pour un couple et un enfant? English translation pending
Bonjour à tous, je tourne et retourne les questions dans tous les sens pour en vain trouver des réponses.
J'ai lu beaucoup d'articles postés sur le coût de la vie en suisse, les avantages et les inconvénients, les frais, les conditions de vie etc...mais même comme ça je n'arrive pas à me décider. Nous sommes un couple et une princesse de 8 ans. Ici je suis prothésiste ongulaire à mon compte, je gagne correctement ma vie, j'ai un peu plus de temps pour ma fille et m'occuper d'elle mais souvent difficile pour joindre les deux bouts si on veu se faire une ou deux sorties par mois. Je regarde les offres d'emplois et trouve que les salaires en suisse sont tres attrayants en sachant que bientôt je serais coiffeuse en plus. Mon ami, quant a lui, est ouvrier qualifié et touche un peu a tout. Pour lui aussi il y a pas mal d'offres intéressantes. Je voulais savoir si a nous deux, pour avoir une vie un peu plus confortables, c'était envisageable de venir travailler tous les deux en suisse et selon vous quel serait le minimum de salaire ( a deux) pour pouvoir sen sortir la haut.... Vivre en suisse est plus honéreux mais aux frontières également sans compter les embouteillages , l'essence, et aussi la mésentante frontaliers/suisses... Est -il préférable de rester quand même o frontières et de faire les allers retours? J'ai été en suisse plusieurs fois et le coté nature me plait énormément , même pour ma fille je pense que ce serait un cadre de vie agréable.. J'ai un autre souci également mais la plutôt scolaire... Vivre en suisse même ne me dérangerait absolument pas si on avait les salaires qui suivent bien entendu, mais ma fille, ici est scolarisé dans une classe particulière, une CLIS car elle a été diagnostiqué hyperactive. Depuis qu'elle est dans cette classe ( depuis deux ans) elle y est tres bien suivi et a fait d'énormes progrès. Existe-t-il en Suisse une équivalence? car je sais que le niveau scolaire suisse est plus élevé et j'ai peur qu'elle se noie et délaisse complètement sa scolarité...
Merci d'avance pour réponses...
J'ai lu beaucoup d'articles postés sur le coût de la vie en suisse, les avantages et les inconvénients, les frais, les conditions de vie etc...mais même comme ça je n'arrive pas à me décider. Nous sommes un couple et une princesse de 8 ans. Ici je suis prothésiste ongulaire à mon compte, je gagne correctement ma vie, j'ai un peu plus de temps pour ma fille et m'occuper d'elle mais souvent difficile pour joindre les deux bouts si on veu se faire une ou deux sorties par mois. Je regarde les offres d'emplois et trouve que les salaires en suisse sont tres attrayants en sachant que bientôt je serais coiffeuse en plus. Mon ami, quant a lui, est ouvrier qualifié et touche un peu a tout. Pour lui aussi il y a pas mal d'offres intéressantes. Je voulais savoir si a nous deux, pour avoir une vie un peu plus confortables, c'était envisageable de venir travailler tous les deux en suisse et selon vous quel serait le minimum de salaire ( a deux) pour pouvoir sen sortir la haut.... Vivre en suisse est plus honéreux mais aux frontières également sans compter les embouteillages , l'essence, et aussi la mésentante frontaliers/suisses... Est -il préférable de rester quand même o frontières et de faire les allers retours? J'ai été en suisse plusieurs fois et le coté nature me plait énormément , même pour ma fille je pense que ce serait un cadre de vie agréable.. J'ai un autre souci également mais la plutôt scolaire... Vivre en suisse même ne me dérangerait absolument pas si on avait les salaires qui suivent bien entendu, mais ma fille, ici est scolarisé dans une classe particulière, une CLIS car elle a été diagnostiqué hyperactive. Depuis qu'elle est dans cette classe ( depuis deux ans) elle y est tres bien suivi et a fait d'énormes progrès. Existe-t-il en Suisse une équivalence? car je sais que le niveau scolaire suisse est plus élevé et j'ai peur qu'elle se noie et délaisse complètement sa scolarité...
Merci d'avance pour réponses...
Court diaporama sur le Japon "Tokyo, Nikko, Kamakura" English translation pending
Août n'est vraiment pas la meilleure saison photographique pour le Japon (ciel bas, chaleur lourde et pluies fréquentes) mais il ne faut jamais se décourager et toujours penser à ceux qui sont restés à la maison !
Bilan personnel modeste : une soixantaine de photos "montrables" et 4 minutes à perdre pour un petit diaporama sans prétention, couvrant Tokyo et ses environs (mais on peut aussi taper "Esc" avant la fin si on en a marre ! 😉)
http://www.flickr.com/...57624753201148/show/
N.B : Placer la souris hors photos et laisser le diaporama se dérouler sans y toucher F11 pour plein écran
Bon voyage !
Bilan personnel modeste : une soixantaine de photos "montrables" et 4 minutes à perdre pour un petit diaporama sans prétention, couvrant Tokyo et ses environs (mais on peut aussi taper "Esc" avant la fin si on en a marre ! 😉)
http://www.flickr.com/...57624753201148/show/
N.B : Placer la souris hors photos et laisser le diaporama se dérouler sans y toucher F11 pour plein écran
Bon voyage !
Une des plus belles villes du Vietnam selon vous? English translation pending
Bonjour,
Suite de la série du Vietnam je vous propose Hoi An
Très connu comme ville et destination touristique, je dois reconnaître que c'est une de mes villes préférées du Vietnam. Calme si on s'éloigne un peu de la ville ou animée si on le souhaite au centre ... il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses !
Le week end la ville est prise d'assaut par les touristes (vietnamien et autres) et donc encore plus vivante que d'habitude !
Plage, visite, randonnée / balade, atelier (cuisine, art...) de multiples choses à voir/faire et à découvrir ! Pour moi une ville qui n'a pas volé son titre de ville inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
https://youtu.be/jcof6BEJowc
Suite de la série du Vietnam je vous propose Hoi An
Très connu comme ville et destination touristique, je dois reconnaître que c'est une de mes villes préférées du Vietnam. Calme si on s'éloigne un peu de la ville ou animée si on le souhaite au centre ... il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses !
Le week end la ville est prise d'assaut par les touristes (vietnamien et autres) et donc encore plus vivante que d'habitude !
Plage, visite, randonnée / balade, atelier (cuisine, art...) de multiples choses à voir/faire et à découvrir ! Pour moi une ville qui n'a pas volé son titre de ville inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
https://youtu.be/jcof6BEJowc
Récit d'un "road trip" sur l'Amérique de l'Est et la Floride (hiver 2011-2012) English translation pending
Carnet de voyage de notre road trip que l'on a fait avec 6 amis à deux voitures en partant de Montréal et en complétant une boucle jusqu'à Key West en Floride.
Nous avons fais une vidéo de 4 minutes de notre road trip sur youtube: http://www.youtube.com/...ture=player_embedded
Ce récit est la suite d'un road-trip réalisé cet été. Le lien du road trip précédent sur voyage-forum: http://voyageforum.com/...nis_canada_D4639942/ Nous avions toujours notre page facebook sur laquelle les gens que l'on rencontrait nous suivait: https://www.facebook.com/...Trip/178196385569851 Nos objectifs sont les mêmes: voir le plus de choses au meilleur budget et avec le maximum de fun!! Le voyage s'est déroulé du 21 décembre 2011 au 6 janvier 2012.
La nouvelle voiture pour ce road-trip...
(ça c'est nous à Washington devant l'obélisque)
... (l'ancienne ayant fait l'objet d'un arrêt par la police québécoise et retiré de la route...):
( ... et ça à Monument Valley dans l'Utah...)
On commence par un petit avant gout du parcours:
Parcours des jours 1 à 4:
Départ de Montréal Jour 1 Philadelphie Jour 2 Washington Jour 3 Stone Mountain et Atlanta Jour 4 Saint-Augustine

Trajet des jours 5 à 10 en Floride:
Jour 5 à 7 Hollywood beach Jour 8 Miami Jour 9 Alligator farm et parc des Everglades Jour 10 les Keys et Key west

Parcours des jours 11 à 16:
Jour 11 Key West Jour 12 Miami et Hollywood Jour 13 Hollywood, Cape canaveral et Cocoa beach Jour 14 Saint Augustine Jour 15 Washington Retour à Montréal

Nous avons fais une vidéo de 4 minutes de notre road trip sur youtube: http://www.youtube.com/...ture=player_embedded
Ce récit est la suite d'un road-trip réalisé cet été. Le lien du road trip précédent sur voyage-forum: http://voyageforum.com/...nis_canada_D4639942/ Nous avions toujours notre page facebook sur laquelle les gens que l'on rencontrait nous suivait: https://www.facebook.com/...Trip/178196385569851 Nos objectifs sont les mêmes: voir le plus de choses au meilleur budget et avec le maximum de fun!! Le voyage s'est déroulé du 21 décembre 2011 au 6 janvier 2012.
La nouvelle voiture pour ce road-trip...
(ça c'est nous à Washington devant l'obélisque)... (l'ancienne ayant fait l'objet d'un arrêt par la police québécoise et retiré de la route...):
( ... et ça à Monument Valley dans l'Utah...)On commence par un petit avant gout du parcours:
Parcours des jours 1 à 4:
Départ de Montréal Jour 1 Philadelphie Jour 2 Washington Jour 3 Stone Mountain et Atlanta Jour 4 Saint-Augustine

Trajet des jours 5 à 10 en Floride:
Jour 5 à 7 Hollywood beach Jour 8 Miami Jour 9 Alligator farm et parc des Everglades Jour 10 les Keys et Key west

Parcours des jours 11 à 16:
Jour 11 Key West Jour 12 Miami et Hollywood Jour 13 Hollywood, Cape canaveral et Cocoa beach Jour 14 Saint Augustine Jour 15 Washington Retour à Montréal

Trek à Chiang Mai (Thaïlande) ou Ha Giang (Vietnam)? English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines en Thailande puis Vietnam du nord en septembre. Nous souhaitons faire un treck de 3/4 jours en montagne. Même si les paysages (et les habitants) sont de nature bien différentes... qquel choix poseriez vous pour ce treck ? Chiang Mai ou Ha Giang ?
Merci de vos commentaires.🙂
Alain
Expérience récente en suites chez Costa English translation pending
Bonjour,
Costa a dernièrement rehaussé les prestations des passagers en suites. Quel est votre ressenti à ce sujet ? Et notamment le restaurant Club ? Même si je ne suis pas un inconditionnel de Costa, il faut reconnaître que le rapport qualité prix en suites (30 mètres carrés voire plus) est plutôt intéressant en incluant notamment le forfait boisson le plus cher qui comprend même je crois le champagne. Mais aussi au détriment de bateaux globalement plutôt vieillissants et de cabines malheureusement toutes trop similaires avec les fameux sofas en sky couleur brique. Merci d'avance pour vos retours. Cordialement.
Costa a dernièrement rehaussé les prestations des passagers en suites. Quel est votre ressenti à ce sujet ? Et notamment le restaurant Club ? Même si je ne suis pas un inconditionnel de Costa, il faut reconnaître que le rapport qualité prix en suites (30 mètres carrés voire plus) est plutôt intéressant en incluant notamment le forfait boisson le plus cher qui comprend même je crois le champagne. Mais aussi au détriment de bateaux globalement plutôt vieillissants et de cabines malheureusement toutes trop similaires avec les fameux sofas en sky couleur brique. Merci d'avance pour vos retours. Cordialement.