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Retour du Sud marocain (29 août-8 septembre 209) English translation pending
Je remercie tout d'abord ceux qui avaient répondu à mes questions sur le Ramadan.
Partis du 29 aout au 8 septembre, 1 couple et 2 ados, nous n'avons pas rencontré de problèmes particulier à cause du Ramadan.
Trajet : agadir, tiznit, tafraoute, tarroudant, marrakech par le tizi n'test, essaouira, agadir.
Il semble même que cette période réduise le nombre de "harceleurs", vu la tranquilité du voyage.
Loué une fiat albéa, climatisée, 300 dhr/j, au garage TOYOTA, sur la rue Hassan 2 à AGADIR. Pourquoi là : parce que sur une dizaine d'agence c'est le seul qui acceptait la CB (ce qui me permet de faire jouer les garanties assorties à la mienne en cas de pbs ).
Hotels choisis avec piscine ( ados obligent ), sauf à ESSAOUIRA, dans les 250 à 400 DHR avec pdj, la double. Plus tot agréables , malgré un pb généralisé sur les sanitaires.
Agadir, visiblement peu animé en cette période.
Tout le trajet de Tiznit à Marrakech, grandiose pour les paysages, peu de monde sur les routes, accueil sympa partout meme pour manger le midi.
Lumière superbe sur les montagnes selon les moments de la journée, villages perchés, cultures en terrasse témoignant d'une volonté de s'ancrer dans ce sol sec et d'y vivre.
Plaisir de gravir le Tizi n'test sans pratiquement croisé une voiture. Panoramas en veux tu, en voila !
MARRAKECH, surprenant pour moi qui suis venu il ya 20 ans. Pas de harcèlement. A certaines heures plus personne, puis le soir la foule se dirige par milliers de partout vers la Koutoubia pour prier, et vers 22h reflux vers Djema el fnaa.
Le vendredi soir tout le monde dehors avec ses plus beaux habits, surtout les femmes, avec les enfants, ambiance de fête, mais calme, on s'offre des glaces, les femmes font les boutiques qui ont réouvert. La place , pleine de monde, ou pour une fois les touristes sont minoritaires.
Presque seuls à la Medersa BEN YOUSSEF et autres visite , ce qui est plus qu'agréable.
Essaouira, blanche et bleue, toujours aussi belle malgré la brume.
Bref, très heureux de cet intermède marocain. Les quelques désagréments propres à tout voyage, je les oublie toujours très vite, et donc n'en parlerai pas.
Misan
Bref, très heureux de cet intermède marocain. Les quelques désagréments propres à tout voyage, je les oublie toujours très vite, et donc n'en parlerai pas.
Misan
Trois semaines dans l'Ouest américain en été 2010 English translation pending
Bonjour à tous.
Et oui, ce n'est pas très original, mais plus je consulte ce forum plus je me dis que c'est une bonne idée : un voyage de 3 semaines en famille ( 2 adultes et 3 garçons qui auront 16, 15 et 12 ans) dans l'ouest américain. Nous partirions "grosso modo" du 27 juillet 2010 au 16 ou 17 Aout 2010.
Nous avons passé du temps à lire vos differents carnets de voyage ainsi que vos reflexions sur les voyages en cours de préparation. Et voilà notre première ébauche de trajet que nous souhaitons soumettre à vos remarques.
Jour 1 : Lyon--San Francisco Jour 2 et 3 : Visite de San Francisco Jour 4 : San Francisco -- Yosémite Park Jour 5 et 6 : Yosémite Park ( randonnées et traversée du parc jusqu'à Togia pass) Jour 7 : Yosémite -- Mono lake--Death Valley. Jour 8 : Death Valley -- Las Vegas ( soirée à Las Vegas) Jour 9 : Matinée à Las Vegas, puis route vers Zion Jour 10 : Zion National Park Jour 11 : Bryce Canyon, et en fin de journée route scénic 12 vers Boulder Jour 12 : Boulder -- Moab en faisant un arret à Capitol Reef Jour 13 et 14 : pause à Moab pour Arches National Park, Canyonland ( éventuellement 4X4 et rafting) Jour 15 : Moab -- Monument Valley Jour 16 : en route pour Page ( antelope Canyon, lac powell) Jour 17 : Page : ben oui, on tente notre chance pour " The Wave" 😛 sinon on fera peut-être une excursion sur le lac !!!!! Jour 18 : Page -- Grand Canyon Jour 19 : Incontournable vol en hélico au dessus du Grand Canyon. Puis en route vers Sédona via Flagstaff. Jour 20 : Sédona ( un peu de calme et de baignade pour les enfants) Jour 21 : Il faut bien rentrer, donc direction Phoenix pour un vol retour vers Lyon.
Nous avons essayé de faire des trajets raisonnables, de passer du temps dans les parcs où les garçons pourront se baigner....... Nous voudrions réserver assez rapidement donc si vous avez de bonnes adresses d'hotels pour 5. Grande question : les chambres prévues pour 4 peuvent-elles à votre avis accueillir une 5ième personne ( sur un tapis de camping par exemple), comme cela, nous n'aurions qu'une seule chambre à réserver ( forcement plus économique que prendre 2 chambres).
Un grand merci pour vos remarques et vos idées à venir.
Et oui, ce n'est pas très original, mais plus je consulte ce forum plus je me dis que c'est une bonne idée : un voyage de 3 semaines en famille ( 2 adultes et 3 garçons qui auront 16, 15 et 12 ans) dans l'ouest américain. Nous partirions "grosso modo" du 27 juillet 2010 au 16 ou 17 Aout 2010.
Nous avons passé du temps à lire vos differents carnets de voyage ainsi que vos reflexions sur les voyages en cours de préparation. Et voilà notre première ébauche de trajet que nous souhaitons soumettre à vos remarques.
Jour 1 : Lyon--San Francisco Jour 2 et 3 : Visite de San Francisco Jour 4 : San Francisco -- Yosémite Park Jour 5 et 6 : Yosémite Park ( randonnées et traversée du parc jusqu'à Togia pass) Jour 7 : Yosémite -- Mono lake--Death Valley. Jour 8 : Death Valley -- Las Vegas ( soirée à Las Vegas) Jour 9 : Matinée à Las Vegas, puis route vers Zion Jour 10 : Zion National Park Jour 11 : Bryce Canyon, et en fin de journée route scénic 12 vers Boulder Jour 12 : Boulder -- Moab en faisant un arret à Capitol Reef Jour 13 et 14 : pause à Moab pour Arches National Park, Canyonland ( éventuellement 4X4 et rafting) Jour 15 : Moab -- Monument Valley Jour 16 : en route pour Page ( antelope Canyon, lac powell) Jour 17 : Page : ben oui, on tente notre chance pour " The Wave" 😛 sinon on fera peut-être une excursion sur le lac !!!!! Jour 18 : Page -- Grand Canyon Jour 19 : Incontournable vol en hélico au dessus du Grand Canyon. Puis en route vers Sédona via Flagstaff. Jour 20 : Sédona ( un peu de calme et de baignade pour les enfants) Jour 21 : Il faut bien rentrer, donc direction Phoenix pour un vol retour vers Lyon.
Nous avons essayé de faire des trajets raisonnables, de passer du temps dans les parcs où les garçons pourront se baigner....... Nous voudrions réserver assez rapidement donc si vous avez de bonnes adresses d'hotels pour 5. Grande question : les chambres prévues pour 4 peuvent-elles à votre avis accueillir une 5ième personne ( sur un tapis de camping par exemple), comme cela, nous n'aurions qu'une seule chambre à réserver ( forcement plus économique que prendre 2 chambres).
Un grand merci pour vos remarques et vos idées à venir.
Avis sur itinéraire de deux semaines en Utah et Arizona (escalade, kayak, parapente, rando, vélo) English translation pending
Bonjour,
Avec 2 amis on loue une voiture pour voir les plus belles choses dans l’état du Nevada, l'Utah et l'Arizona voici l’itinéraire proposé, qu’en pensez vous ?
03 jeudi - Las Vegas 04 vendredi - Zion NP et Brice Canyon 05 samedi - Brice Canyon 06 dimanche - Voyage to Arch NP 07 lundi - Arch NP 08 mardi- Canoë-kayak / Rafting Moab 09 mercredi - Canoë-kayak / Rafting 10 jeudi - Monument Valley 11 vendredi - Monument Valley 12 Samedi - Antelope Canyon 13 Dimanche - Grand Canyon 14 Lundi - Havasupai 15 Jeudi - Retour à Las Vegas 16 Mercredi - Las Vegas 17 Jeudi – retourner faire de l’escalade à bryce canyon ? 18 Vendredi - retourner faire de l’escalade à bryce canyon ? 19 Dimanche - retourner faire de l’escalade à bryce canyon ?
Nous sommes de grands fans des sites naturelles (j’adore prendre des photos même si cela signifie attendre 2h le couché de soleil ou se lever à 4h du mat pour prendre le levé) Nous aimerions également faire du sport (escalade, kayak/rafting, parapente, vélo, rando…)
N’hésitez pas à nous recommander des campings, itinéraires pour des randos et prendre les plus belles photos, des lieux ou faire de l’escalade ou à nous mettre en relation avec des grimpeurs, des agences pour louer des kayaks ou faire du rafting et du parapente... et toutes les choses auxquelles je ne pense pas :) Merci pour votre aide,
JP
PS : je sais que mon voyage à lieux bientôt mais je continuerai à lire ce forum alors hésitez pas à continuer à poster (surtout pour l’escalade : je cherche des grimpeurs notamment pour du 17 au 19) !
Avec 2 amis on loue une voiture pour voir les plus belles choses dans l’état du Nevada, l'Utah et l'Arizona voici l’itinéraire proposé, qu’en pensez vous ?
03 jeudi - Las Vegas 04 vendredi - Zion NP et Brice Canyon 05 samedi - Brice Canyon 06 dimanche - Voyage to Arch NP 07 lundi - Arch NP 08 mardi- Canoë-kayak / Rafting Moab 09 mercredi - Canoë-kayak / Rafting 10 jeudi - Monument Valley 11 vendredi - Monument Valley 12 Samedi - Antelope Canyon 13 Dimanche - Grand Canyon 14 Lundi - Havasupai 15 Jeudi - Retour à Las Vegas 16 Mercredi - Las Vegas 17 Jeudi – retourner faire de l’escalade à bryce canyon ? 18 Vendredi - retourner faire de l’escalade à bryce canyon ? 19 Dimanche - retourner faire de l’escalade à bryce canyon ?
Nous sommes de grands fans des sites naturelles (j’adore prendre des photos même si cela signifie attendre 2h le couché de soleil ou se lever à 4h du mat pour prendre le levé) Nous aimerions également faire du sport (escalade, kayak/rafting, parapente, vélo, rando…)
N’hésitez pas à nous recommander des campings, itinéraires pour des randos et prendre les plus belles photos, des lieux ou faire de l’escalade ou à nous mettre en relation avec des grimpeurs, des agences pour louer des kayaks ou faire du rafting et du parapente... et toutes les choses auxquelles je ne pense pas :) Merci pour votre aide,
JP
PS : je sais que mon voyage à lieux bientôt mais je continuerai à lire ce forum alors hésitez pas à continuer à poster (surtout pour l’escalade : je cherche des grimpeurs notamment pour du 17 au 19) !
Faire la Route 66 de Chicago à San Francisco English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur ce site et je souhaite faire la route 66 avec ma fille, de Chicago à SF en voiture (je n'ai pas de permis moto)😕. Tant pis pour le fun en HD.
Je suis allé voir qq sites de TO, mais puis-je l'organiser moi-même?
Quels sont les pièges a éviter? Quel est le nbr de jours optimum pour le faire? etc.....
Merci pour vos lumières
A bientôt
Jack
Vols Istanbul - Cappadoce? English translation pending
Bonjour à tous.
Y a t-il quelqu'un pour me renseigner sur les aéroports qui existent dans la région de la Cappadoce ainsi que sur les vols en provenance d'Istanbul vers cette région et en particulier à Gorème.
Merci d'avance pour votre précieuse aide.
Y a t-il quelqu'un pour me renseigner sur les aéroports qui existent dans la région de la Cappadoce ainsi que sur les vols en provenance d'Istanbul vers cette région et en particulier à Gorème.
Merci d'avance pour votre précieuse aide.
Itinéraire de trente-cinq jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour les voyageux,
je pars le 30 septembre, pour 5 semaines.
Je voudrais vous soumettre ma proposition d'itinéraire, surtout pour avoir vos impressions sur le timing (faisabilité des étapes, où être absolument au lever du soleil, journée à combler...). Moins sur le choix des étapes, car ce n'est pas mon premier voyage dans l'Ouest ; aussi, ne vous étonnez pas de ne pas y trouver certains "must" (Bryce, MV ou Antelope). O1 = 1er octobre, N1 = 1er novembre.
Je ne réserve aucun hôtel, donc je module à volonté sur place.
35 jours, ça a l'air tranquille, mais ça m'a l'air tendu par endroits, non ?
Merci d'avance à ceux qui prennent le temps de me lire.
O1 à O5 : San Francisco (+ Sausalito)
O6 : Lake Tahoe (escale à Sacramento ?)
O7 : Bodie, Mono Lake
O8 : Yosemite
O9 (vendredi) : Mammoth Lakes (+ Owens Lake ?) – nuit à Lone Pine
O10 : Death Valley (très tôt), nuit entre Shoshone et Baker
O11 : Mojave Desert, nuit à Las Vegas
O12 : Valley of Fire (+ Snow Canyon ?), nuit à St George
O13 : Zion (Angel’s Trail + the Subway), escale à Kanab ou Jacob Lake
O14 : Grand Canyon North, nuit à Page
O15 : à 9h, tirage au sort pour the Wave - Marble Canyon, Vermillion Cliffs (je vais la connaître par coeur, la 89)
O16 (vendredi) : (the Wave ?) Escalante
O17 : Capitol Reef, Goblin Valley, nuit entre Green River et Moab
O18 : Moab, Dead Horse
O19 : Arches
O20 : Canyonlands (+ Natural Bridges ?)
O21 : Valley of the Gods, Canyons of the Ancients
O22 : Mesa Verde
O23 (vendredi) : Durango-Silverton (+ Aztec Ruins ?)
O24 : Chaco Canyon + Bandelier ?, nuit à Las Vegas, NM
O25 : Santa Fe
O26 : Albuquerque par Turquoise Trail, Petroglyph NM
O27 : Gallup, Chelly, nuit à Chambers
O28 : Petrified Forest (+ Meteor Crater ?), Sedona
O29 : Sedona, Grand Canyon par Cameron
O30 (vendredi) : Grand Canyon
O31 : Halloween à Las Vegas
N1 : Barstow, Bakersfield, Morro Bay
N2 : Big Sur, Carmel
N3 : Monterey, Salinas
N4 : Santa Cruz (19h45 : avion)
je pars le 30 septembre, pour 5 semaines.
Je voudrais vous soumettre ma proposition d'itinéraire, surtout pour avoir vos impressions sur le timing (faisabilité des étapes, où être absolument au lever du soleil, journée à combler...). Moins sur le choix des étapes, car ce n'est pas mon premier voyage dans l'Ouest ; aussi, ne vous étonnez pas de ne pas y trouver certains "must" (Bryce, MV ou Antelope). O1 = 1er octobre, N1 = 1er novembre.
Je ne réserve aucun hôtel, donc je module à volonté sur place.
35 jours, ça a l'air tranquille, mais ça m'a l'air tendu par endroits, non ?
Merci d'avance à ceux qui prennent le temps de me lire.
O1 à O5 : San Francisco (+ Sausalito)
O6 : Lake Tahoe (escale à Sacramento ?)
O7 : Bodie, Mono Lake
O8 : Yosemite
O9 (vendredi) : Mammoth Lakes (+ Owens Lake ?) – nuit à Lone Pine
O10 : Death Valley (très tôt), nuit entre Shoshone et Baker
O11 : Mojave Desert, nuit à Las Vegas
O12 : Valley of Fire (+ Snow Canyon ?), nuit à St George
O13 : Zion (Angel’s Trail + the Subway), escale à Kanab ou Jacob Lake
O14 : Grand Canyon North, nuit à Page
O15 : à 9h, tirage au sort pour the Wave - Marble Canyon, Vermillion Cliffs (je vais la connaître par coeur, la 89)
O16 (vendredi) : (the Wave ?) Escalante
O17 : Capitol Reef, Goblin Valley, nuit entre Green River et Moab
O18 : Moab, Dead Horse
O19 : Arches
O20 : Canyonlands (+ Natural Bridges ?)
O21 : Valley of the Gods, Canyons of the Ancients
O22 : Mesa Verde
O23 (vendredi) : Durango-Silverton (+ Aztec Ruins ?)
O24 : Chaco Canyon + Bandelier ?, nuit à Las Vegas, NM
O25 : Santa Fe
O26 : Albuquerque par Turquoise Trail, Petroglyph NM
O27 : Gallup, Chelly, nuit à Chambers
O28 : Petrified Forest (+ Meteor Crater ?), Sedona
O29 : Sedona, Grand Canyon par Cameron
O30 (vendredi) : Grand Canyon
O31 : Halloween à Las Vegas
N1 : Barstow, Bakersfield, Morro Bay
N2 : Big Sur, Carmel
N3 : Monterey, Salinas
N4 : Santa Cruz (19h45 : avion)
Nord-ouest du Vietnam: sites à ne pas manquer, location de motorbike? English translation pending
Bonjour a tous.
Je suis a Hanoi depuis 2j et je souhaiterai faire le nord ouest du vietnam pendant 3 ou 4j.
En si peu de temps, quels sont les sites a ne pas manquer selon vous?
Mon idee initiale etait de me rendre a Sapa en bus, puis louer une motorbike sur place pour circuler dans le nord ouest (je ne souhaite pas louer a Hanoi tant la circulation semble dangereuse). Est ce faisable pour un voyageur seul ? Trouve t on des pompes essence facilement sur les routes ? Ce moyen de locomotion vous semble t il approprie ? Ayant jusqu a maintenant pris le bus et le train (et une becane a Hoi An pour la journee), je trouve que l on ne profite pas assez du paysage, d ou l idee de louer une becane. Si je gare la becane devant un hotel, y a t il un risque de vol ?
Enfin, derniere chose. Quand j avais loue une becane a Hoi An, je suis passe par l hotel ou je logeais. Comment se passe une location dans une agence quelconque ? Doit on laisser une caution ? Passeport?
Merci pour vos reponses
En si peu de temps, quels sont les sites a ne pas manquer selon vous?
Mon idee initiale etait de me rendre a Sapa en bus, puis louer une motorbike sur place pour circuler dans le nord ouest (je ne souhaite pas louer a Hanoi tant la circulation semble dangereuse). Est ce faisable pour un voyageur seul ? Trouve t on des pompes essence facilement sur les routes ? Ce moyen de locomotion vous semble t il approprie ? Ayant jusqu a maintenant pris le bus et le train (et une becane a Hoi An pour la journee), je trouve que l on ne profite pas assez du paysage, d ou l idee de louer une becane. Si je gare la becane devant un hotel, y a t il un risque de vol ?
Enfin, derniere chose. Quand j avais loue une becane a Hoi An, je suis passe par l hotel ou je logeais. Comment se passe une location dans une agence quelconque ? Doit on laisser une caution ? Passeport?
Merci pour vos reponses
Parcours de Tananarive à Diego Suarez English translation pending
Bonjour à tous,
Merci de m’avoir aidée à définir mon voyage prévu dans 1 mois.
Voici le parcours (mais je laisse toutes possibilités de rencontres, d’imprévus et de découvertes pour déplacer mes prévisions,
rien n’est figé…).
Cependant, beaucoup d’interrogations pratiques restent en suspens, de bonnes adresses (chez l’habitant), des infos pour circuler, des coins retirés à visiter, des fêtes ou évènements, des idées de balades et plus encore, merci de partager avec moi vos expériences.
11-09. Arrivée à Tana 12h05 dodo ouf…
12-09. 7h30 - Direction par Transpost vers Majunga.
Arrêt au Parc d’Ankarafantsika.
(Pour le Transpost, faut il réserver ses places la veille ?)
Nuit au parc après visite nocturne
(on voit quelque chose ?)
(Une adresse pour passer la nuit ?)
13-09. Visite du Parc d’Ankarafantsika
Taxi B vers Marovoay.
Cultes de possesion
(où, comment, avec qui ?)
Nuit à Marovoay
(où dormir ?)
14-09. Descendre en pirogue la Betsiboka.
( Quelqu’un a déjà tenté ? avec un guide ? Ou en trouver un ? à Ankarifantsika ou Tana ?
à quel prix ?)
Arrivée à Majunga
(Une adresse d’hôtel à recommander à Majunga ?)
15-09. Majunga et ses environs.lac sacré, grottes, etc
Traversée ferry à Katsepy
(Facile pour trouver une chambre ?)
16-09 Katsepy et ses environs
Nuit à Katepsy
17-09 Retour vers Majunga
18-09 Départ en TB vers Ambanja
Arrivée le soir. Nuit à Ambanja
(préférable de stopper en route ?)
19-09 Vélo dans la vallée de Sambirano
Plantations
(Nuit à Ambanja ? ou sur la route d’Ankify ?)
20-09 Objectif : arriver à Nosy Komba le soir.
(Nuit à N. Komba ou ANKIFY ?)
(C’est jouable ? faut il trouver un chauffeur la veille ?)
21-09 Nosy Komba
22-09 Nosy Komba
23-09 Départ Nosy Komba vers parc ANKARAna
(faut réserver le bateau la veille ?)
(un guide chauffeur pour faire ce trajet et la visite du parc ?)
Nuit au parc chez Goulam (à réserver ?).
24-09 Parc
25-09 Parc
26-09 Départ vers Diégo
(Faut il repartir à Ambilobé pour trouver un TB ?)
Visite de la ville en scooter.
( Une adresse pour louer ? faut il un permis ?)
Nuit à Diégo
27-09 Matin : Montagne d’Ambre. Tsingy rouges d’IRODO
(1 à 2 h ? ou plus ?)
A-m : Parc de Fontenay Joffreville
Un chauffeur guide à réserver pour cette journée ?
Direction RAMENA. Nuit à Ramen
28-09 Mer émeraude
29-09 Les 3 baies et farniente
30-09 ?
01-10 ?
02-10 Vol Diego-Tana
(à réserver de France ou à l'arrivée ?)
03-10 Tana
04-10 Tana ?
05-10 Matin
Je suis perplexe sur le fait de réserver un guide chauffeur de France pour 1 ou 2 jours dans des régions différentes, car les dates prévues peuvent devenir flexibles en fonction des rencontres et autres.
Qu’en pensez vous ?
Peut on trouver au travers de ce trajet des villages très typiques ?
A tous les forumistes, toutes les remarques et conseils sont les bienvenus.
A bientôt de vous lire.😎
Merci de m’avoir aidée à définir mon voyage prévu dans 1 mois.
Voici le parcours (mais je laisse toutes possibilités de rencontres, d’imprévus et de découvertes pour déplacer mes prévisions,
rien n’est figé…).
Cependant, beaucoup d’interrogations pratiques restent en suspens, de bonnes adresses (chez l’habitant), des infos pour circuler, des coins retirés à visiter, des fêtes ou évènements, des idées de balades et plus encore, merci de partager avec moi vos expériences.
11-09. Arrivée à Tana 12h05 dodo ouf…
12-09. 7h30 - Direction par Transpost vers Majunga.
Arrêt au Parc d’Ankarafantsika.
(Pour le Transpost, faut il réserver ses places la veille ?)
Nuit au parc après visite nocturne
(on voit quelque chose ?)
(Une adresse pour passer la nuit ?)
13-09. Visite du Parc d’Ankarafantsika
Taxi B vers Marovoay.
Cultes de possesion
(où, comment, avec qui ?)
Nuit à Marovoay
(où dormir ?)
14-09. Descendre en pirogue la Betsiboka.
( Quelqu’un a déjà tenté ? avec un guide ? Ou en trouver un ? à Ankarifantsika ou Tana ?
à quel prix ?)
Arrivée à Majunga
(Une adresse d’hôtel à recommander à Majunga ?)
15-09. Majunga et ses environs.lac sacré, grottes, etc
Traversée ferry à Katsepy
(Facile pour trouver une chambre ?)
16-09 Katsepy et ses environs
Nuit à Katepsy
17-09 Retour vers Majunga
18-09 Départ en TB vers Ambanja
Arrivée le soir. Nuit à Ambanja
(préférable de stopper en route ?)
19-09 Vélo dans la vallée de Sambirano
Plantations
(Nuit à Ambanja ? ou sur la route d’Ankify ?)
20-09 Objectif : arriver à Nosy Komba le soir.
(Nuit à N. Komba ou ANKIFY ?)
(C’est jouable ? faut il trouver un chauffeur la veille ?)
21-09 Nosy Komba
22-09 Nosy Komba
23-09 Départ Nosy Komba vers parc ANKARAna
(faut réserver le bateau la veille ?)
(un guide chauffeur pour faire ce trajet et la visite du parc ?)
Nuit au parc chez Goulam (à réserver ?).
24-09 Parc
25-09 Parc
26-09 Départ vers Diégo
(Faut il repartir à Ambilobé pour trouver un TB ?)
Visite de la ville en scooter.
( Une adresse pour louer ? faut il un permis ?)
Nuit à Diégo
27-09 Matin : Montagne d’Ambre. Tsingy rouges d’IRODO
(1 à 2 h ? ou plus ?)
A-m : Parc de Fontenay Joffreville
Un chauffeur guide à réserver pour cette journée ?
Direction RAMENA. Nuit à Ramen
28-09 Mer émeraude
29-09 Les 3 baies et farniente
30-09 ?
01-10 ?
02-10 Vol Diego-Tana
(à réserver de France ou à l'arrivée ?)
03-10 Tana
04-10 Tana ?
05-10 Matin
Je suis perplexe sur le fait de réserver un guide chauffeur de France pour 1 ou 2 jours dans des régions différentes, car les dates prévues peuvent devenir flexibles en fonction des rencontres et autres.
Qu’en pensez vous ?
Peut on trouver au travers de ce trajet des villages très typiques ?
A tous les forumistes, toutes les remarques et conseils sont les bienvenus.
A bientôt de vous lire.😎
Improvisation Nomade (10) Iran et fin English translation pending
Le grand Iwan
Frontière iranienne.
Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.
Route de Kermân
L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…
Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?
Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.
Dans la rue
La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…
Le bazar de Kermân
Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…
Voyage organisé Flicasseries.
Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi
Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…
Chiraz
La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.
Persépolis.
Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.
Mélancolie Pasdaranes
Route d’Ispahan.
Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.
Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…
Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l��extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.
Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !
Téhéran.
À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.
Route de Kermân
L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…
Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?
Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.
Dans la rue
La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…
Le bazar de Kermân
Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…
Voyage organisé Flicasseries.
Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi
Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…
Chiraz
La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.
Persépolis.
Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.
Mélancolie Pasdaranes
Route d’Ispahan.
Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.
Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…
Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l��extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.
Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !
Téhéran.
À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Itinéraire Essaouira - barrage Takerkoust - Sekoura - Telouet (Maroc) English translation pending
Bonjour
j'ai une carte téléchargé sur le net sur laquelle je vois que l on peut faire le trajet suivant :
Essaouira
Arba des Ida ou Gourd
Dar Caid Zemzem
Bouaboute
Anderras
Imi n Tanoute
Guermasse
Tahanoute
Barrage Takerkoust
J'ai une petite swift. est ce que cette route est pratiquable.
Et la route qui va de Sekoura à Telouet vers demnate est elle faisable ?
Merci pour votre aide.
J'ai une petite swift. est ce que cette route est pratiquable.
Et la route qui va de Sekoura à Telouet vers demnate est elle faisable ?
Merci pour votre aide.
volcans du costa rica 7 au 28 novembre 09 English translation pending
passionnée de volcans en activité
j organise mon prochain périple en novembre prochain
au costa rica
je part seule (sauf si quelqu'un a envie de venir avec moi parmis vous!)
(NB j'ai déja fait seule les volcans des iles éoliennes sans parler ni
l'italien ni l'anglais, je suis plutot débrouillarde)
je vais essayer de trouver des couchsurfeurs pour m'acceuillir
(si vous connaissez pas regarder sur le net : couchsurfing)
(pour le moment j ai vu qu'il n'y en a seulement a san josé, mais un qui est guide !
je vais lui demandé si mon périple tient la route ! )
si vous pouvez me renseigner sur les moyens d'aller d'un point à l'autre (voir si dessous) et la durée pour s y rendre et des solutions pour dormir à bon marché (au cas ou je ne trouve pas de couchsurfeurs)
et aussi si certains ont crapahuter sur les volcans un guide est il obligatoire ? Combien ça coute ?
Et aussi les réserves et les sources chaudes etc (payant ?)
5 volcans : ARENAL (belvédère observatoire de kioro).................. (pas loin le parc de poas) RINCON D LA VIEJA ................................................ (peut on dormir au refuge de carias en novembre?) (bain libre ?dans l'eau sulfureuse TURRIALBA ..........................................................(y a t il un refuge pour dormir au col cerro de la muerte ? ou y a mieux ? juste a coté de turrialda ? IRAZU
J aimerais aussi aller a l ile del cano (voit on des dauphins et les baleines en novembre? )
merci a ceux qui me répondront
si vous pouvez me renseigner sur les moyens d'aller d'un point à l'autre (voir si dessous) et la durée pour s y rendre et des solutions pour dormir à bon marché (au cas ou je ne trouve pas de couchsurfeurs)
et aussi si certains ont crapahuter sur les volcans un guide est il obligatoire ? Combien ça coute ?
Et aussi les réserves et les sources chaudes etc (payant ?)
5 volcans : ARENAL (belvédère observatoire de kioro).................. (pas loin le parc de poas) RINCON D LA VIEJA ................................................ (peut on dormir au refuge de carias en novembre?) (bain libre ?dans l'eau sulfureuse TURRIALBA ..........................................................(y a t il un refuge pour dormir au col cerro de la muerte ? ou y a mieux ? juste a coté de turrialda ? IRAZU
J aimerais aussi aller a l ile del cano (voit on des dauphins et les baleines en novembre? )
merci a ceux qui me répondront
Itinéraire de dix-neuf jours au Pérou English translation pending
Bonjour à tous,
Dans ma question précédente j'ai oublié de vous dire que j'étais nouvelle non seulement sur le forum mais aussi en tant que "routarde" 😊 Je n'ai qu'une "petite" expérience de cette manière de voyager et souhaite vivement l'approfondir.
Comme dit dans ma question précédente, nous partons 19 jours au Pérou. (Nous arrivons à lima le 26 sept. à 15h45.) Certains diront que c'est trop court mais nos impératifs professionnels ne nous permettent malheureusement pas de prolonger.
Si le voyage à partir d'Arequipa est clair, nous ne savons pas trop par quoi commencer une fois à lima. Comme notre temps sera compté, voici mes questions: Lima vaut-elle la peine de s'y attarder ou mieux vaut filer direct vers Nazca? Entre les îles ballestas, la réserve de paracas et les dunes de huacahina qu'est-ce qui vaut le plus la peine ? Et combien de temps consacrer à cette étape (îles, paracas et les dunes)? Peut-on faire le tout en deux jours? Notre voyage s'annonce comme une course contre la montre. Vaut-il mieux sauter l'étape ballestas/paracas/huacachina et aller direct à Nazca?
Je suis un peu perdue pour la préparation de l'itinéraire du début du voyage.
Tous les conseils seront les bienvenus. D'avance un grand merci à tous.
Dans ma question précédente j'ai oublié de vous dire que j'étais nouvelle non seulement sur le forum mais aussi en tant que "routarde" 😊 Je n'ai qu'une "petite" expérience de cette manière de voyager et souhaite vivement l'approfondir.
Comme dit dans ma question précédente, nous partons 19 jours au Pérou. (Nous arrivons à lima le 26 sept. à 15h45.) Certains diront que c'est trop court mais nos impératifs professionnels ne nous permettent malheureusement pas de prolonger.
Si le voyage à partir d'Arequipa est clair, nous ne savons pas trop par quoi commencer une fois à lima. Comme notre temps sera compté, voici mes questions: Lima vaut-elle la peine de s'y attarder ou mieux vaut filer direct vers Nazca? Entre les îles ballestas, la réserve de paracas et les dunes de huacahina qu'est-ce qui vaut le plus la peine ? Et combien de temps consacrer à cette étape (îles, paracas et les dunes)? Peut-on faire le tout en deux jours? Notre voyage s'annonce comme une course contre la montre. Vaut-il mieux sauter l'étape ballestas/paracas/huacachina et aller direct à Nazca?
Je suis un peu perdue pour la préparation de l'itinéraire du début du voyage.
Tous les conseils seront les bienvenus. D'avance un grand merci à tous.
Visite de Tulomne Groove (Yosemite) English translation pending
Yop les mais
bon voilà je suis devant un dilemn s'agissnt de l'organisation de ma découverte de Yosemite..
j'avais prévu initialement le programme suivant :
J1 : départ de SFO le matin, arrivée en début d'après-midi à l'entrée de Yosemite, chemin vers la valley avec arrêt au passage à Tulomne Groove pour voir les séquoias, installation à Curry Village puis départ (vers 16) pour une balade vers les Vernal Falls et coup d'oeil aux Yosemite falls. dodo
J2 : Route vers Glacier point, avec arrêt à Tunnel View. Balade à Galicer point, puis route vers la Tioga Pass. Arrêt au Tenaya Lake pour balade (2h), ainsi qu'en chemin à tous le endroits méritant photo. Arrêt à Mono Lake en sortie de Yosemite, puis dodo au Virginia Creek Settlement
(J3 : Bodie, puis route vers Death Valley)
Oui mais je viens de rendre comtpe que Tulmone Groove c'est pas si accessible que ca... Il faut compter 2h de balade, et en plus c'est pas sur la rotue directe depuis SFO car (si je comprends bine le plan de la rando) le départ est le long de la Tioga Pass Road...
Donc je viens vers vous pour vous demander si, à votre avis, ce planning est tout de même jouable...😊? Y a-t-il des trucs à zapper ? N'y a-t-il pas un autre chemin plus direct pour voir les séquoias ? (sachant que Mariposa c'est trop loin). Serait-il plus judicieux de faire la visite Tulomne Groove J2 étant donné que l'on y passe sur le chemin vers la Tioga Pass, et ainsi plus profier de la vallée J1 ?
Merci d'avance,
A+😉
bon voilà je suis devant un dilemn s'agissnt de l'organisation de ma découverte de Yosemite..
j'avais prévu initialement le programme suivant :
J1 : départ de SFO le matin, arrivée en début d'après-midi à l'entrée de Yosemite, chemin vers la valley avec arrêt au passage à Tulomne Groove pour voir les séquoias, installation à Curry Village puis départ (vers 16) pour une balade vers les Vernal Falls et coup d'oeil aux Yosemite falls. dodo
J2 : Route vers Glacier point, avec arrêt à Tunnel View. Balade à Galicer point, puis route vers la Tioga Pass. Arrêt au Tenaya Lake pour balade (2h), ainsi qu'en chemin à tous le endroits méritant photo. Arrêt à Mono Lake en sortie de Yosemite, puis dodo au Virginia Creek Settlement
(J3 : Bodie, puis route vers Death Valley)
Oui mais je viens de rendre comtpe que Tulmone Groove c'est pas si accessible que ca... Il faut compter 2h de balade, et en plus c'est pas sur la rotue directe depuis SFO car (si je comprends bine le plan de la rando) le départ est le long de la Tioga Pass Road...
Donc je viens vers vous pour vous demander si, à votre avis, ce planning est tout de même jouable...😊? Y a-t-il des trucs à zapper ? N'y a-t-il pas un autre chemin plus direct pour voir les séquoias ? (sachant que Mariposa c'est trop loin). Serait-il plus judicieux de faire la visite Tulomne Groove J2 étant donné que l'on y passe sur le chemin vers la Tioga Pass, et ainsi plus profier de la vallée J1 ?
Merci d'avance,
A+😉
Périple Clermont-Ferrand - La Ciotat à vélo English translation pending
Bonjour,
Je m'appelle Mathieu j'ai 19ans et j'adore voyager mais j'aimerais le faire à vélo, j'ai donc un petit projet avec quelque amis descendre à Clermont Ferrand en voiture et ensuite descendre à la Ciotat pas loin de Marseille en vélo.
J'aurais besoins de renseignement sur l'entrainement que l'on peut faire, et tout les tuyaux que vous pourriez me donner pour que l'on évite les bétises.
Merci
Je m'appelle Mathieu j'ai 19ans et j'adore voyager mais j'aimerais le faire à vélo, j'ai donc un petit projet avec quelque amis descendre à Clermont Ferrand en voiture et ensuite descendre à la Ciotat pas loin de Marseille en vélo.
J'aurais besoins de renseignement sur l'entrainement que l'on peut faire, et tout les tuyaux que vous pourriez me donner pour que l'on évite les bétises.
Merci
Visites pas chères à Marrakech? English translation pending
Bonjour,
Je pars une semaine à Marrakech avec une amie. J'aurai un budget assez serré par jour je pense, car j'ai prévu de prendre environ 100 euros pour la semaine. J'ai vu qu'il était possible de faire des excursions sympa, mais plutôt pour 20-30 euros. Avez-vous des visites du coin à me conseiller qui ne coûtent pas plus de 20 euros, voire dans les 10 euros ?
Je pars une semaine à Marrakech avec une amie. J'aurai un budget assez serré par jour je pense, car j'ai prévu de prendre environ 100 euros pour la semaine. J'ai vu qu'il était possible de faire des excursions sympa, mais plutôt pour 20-30 euros. Avez-vous des visites du coin à me conseiller qui ne coûtent pas plus de 20 euros, voire dans les 10 euros ?
Avis sur séjour à San Francisco et environs English translation pending
Bonjour à toute la communauté
Lisant depuis déjà quelques temps les brèves du site ainsi que les diverses informations que l'on peut y trouver, je me permets de vous soumettre un brouillon concernant un plan de séjour à San Francisco et les environs fin Août, grâce à une location de voiture.
Départ le 18, arrivée SFO 22h30, retour le 1er Sept arrivée le 2 en fin de matinée à CDG. Les deux journées de vol sont donc exclues de mon plan.
Partant avec un membre de ma famille, nous avons donc 13 jours plein à passer en Californie. Nous pensions morceler ce séjour en deux parties, l'une consacrée à la visite de SF et l'autre à ses environs. Cette première partie serait donc de 6-7jours, rien de décidé pour l'instant La seconde partie serait, elle, serait donc de 6-7 jours également, dépendant de la 1ère bien évidemment.
Cependant, je viens à me poser quelques questions : Une semaine complète n'est-ce pas de trop pour visiter SF? Nous aimerions prendre notre temps pour s'imprégner comme il se doit de l'atmosphère de la ville, en visitant les sites touristiques, mais aussi en faisant du shopping et autres. Je me demandais également si, dans le cas où le délai serait trop long, d'y insérer la visite des environs (Napa valley, Muir Woods, l'ouest de la Baie avec OAK, Berkeley et j'en passe, où si je ne devrais pas plutôt réaliser ces visites lors de la seconde partie du séjour.
De plus, louant une voiture, il nous sera aisé d'aller jusqu'à Monterey, Carmel etc mais nous avons peur d'arriver ensuite à court d'idées d'endroits à visiter. Mis à part les plus connus, en auriez vous d'autres ? J'ai bien pensé à aller faire une excursion vers le Mont Diablo, est ce un endroit à ne pas rater ? Tout comme une excursion vers le Lac Tahoe, et peut être ainsi faire un petit tour dans le Nevada, qu'y a -t-il de proche à voir, Carson City est-elle une ville attrayante ?
Enfin, nous avions pour idée, à l'origine, de passer une ou deux journées au Yosemite NP, mais c'est un petit peu la galère concernant les réservations d'hôtels prisés depuis déjà un moment et donc complets. Dois-je laisser la priorité à la visite du NP ou bien ?
Ah et également, nous logerons dans une hôtel de SF pour le séjour dans la ville même, donc pas de problème de côté là, néanmoins nous serons un peu "à l'aventure" durant la seconde partie du séjour et dormirons dans des motels. En trouve-t-on si aisément que ça ?
Comme je l'ai dit au dessus, nous louerons une voiture, donc n'hésitez pas à soumettre des suggestions diverses. Cependant, nous ne désirons pas nous rendre à LA, par manque d'intérêt peut être, mais aussi à cause du souci de la distance élevée, tout comme Vegas. En fait, nous aimerions rayonner autour de SF dans l'ensemble, un rayon allant jusqu'au sud de Monterey et Carmel, pas plus, à moins qu'il n'y ait d'autres choses plus intéressantes à voir en poursuivant la route (notamment la Highway1) alors nous aviserons.
Je rajoute que c'est notre premier séjour en CA, ayant déjà experimenté la Big Apple l'an passé.
Voilà à peu près l'ensemble de mes interrogations, suggestions, et ayant préféré ne pas me tromper ou autre, j'ai préféré interroger les personnes du forum qui m'ont l'air calées sur le sujet. Encore merci à ceux qui prendront le temps de lire mon sujet ainsi qu'à ceux qui y répondront.
😎
Départ le 18, arrivée SFO 22h30, retour le 1er Sept arrivée le 2 en fin de matinée à CDG. Les deux journées de vol sont donc exclues de mon plan.
Partant avec un membre de ma famille, nous avons donc 13 jours plein à passer en Californie. Nous pensions morceler ce séjour en deux parties, l'une consacrée à la visite de SF et l'autre à ses environs. Cette première partie serait donc de 6-7jours, rien de décidé pour l'instant La seconde partie serait, elle, serait donc de 6-7 jours également, dépendant de la 1ère bien évidemment.
Cependant, je viens à me poser quelques questions : Une semaine complète n'est-ce pas de trop pour visiter SF? Nous aimerions prendre notre temps pour s'imprégner comme il se doit de l'atmosphère de la ville, en visitant les sites touristiques, mais aussi en faisant du shopping et autres. Je me demandais également si, dans le cas où le délai serait trop long, d'y insérer la visite des environs (Napa valley, Muir Woods, l'ouest de la Baie avec OAK, Berkeley et j'en passe, où si je ne devrais pas plutôt réaliser ces visites lors de la seconde partie du séjour.
De plus, louant une voiture, il nous sera aisé d'aller jusqu'à Monterey, Carmel etc mais nous avons peur d'arriver ensuite à court d'idées d'endroits à visiter. Mis à part les plus connus, en auriez vous d'autres ? J'ai bien pensé à aller faire une excursion vers le Mont Diablo, est ce un endroit à ne pas rater ? Tout comme une excursion vers le Lac Tahoe, et peut être ainsi faire un petit tour dans le Nevada, qu'y a -t-il de proche à voir, Carson City est-elle une ville attrayante ?
Enfin, nous avions pour idée, à l'origine, de passer une ou deux journées au Yosemite NP, mais c'est un petit peu la galère concernant les réservations d'hôtels prisés depuis déjà un moment et donc complets. Dois-je laisser la priorité à la visite du NP ou bien ?
Ah et également, nous logerons dans une hôtel de SF pour le séjour dans la ville même, donc pas de problème de côté là, néanmoins nous serons un peu "à l'aventure" durant la seconde partie du séjour et dormirons dans des motels. En trouve-t-on si aisément que ça ?
Comme je l'ai dit au dessus, nous louerons une voiture, donc n'hésitez pas à soumettre des suggestions diverses. Cependant, nous ne désirons pas nous rendre à LA, par manque d'intérêt peut être, mais aussi à cause du souci de la distance élevée, tout comme Vegas. En fait, nous aimerions rayonner autour de SF dans l'ensemble, un rayon allant jusqu'au sud de Monterey et Carmel, pas plus, à moins qu'il n'y ait d'autres choses plus intéressantes à voir en poursuivant la route (notamment la Highway1) alors nous aviserons.
Je rajoute que c'est notre premier séjour en CA, ayant déjà experimenté la Big Apple l'an passé.
Voilà à peu près l'ensemble de mes interrogations, suggestions, et ayant préféré ne pas me tromper ou autre, j'ai préféré interroger les personnes du forum qui m'ont l'air calées sur le sujet. Encore merci à ceux qui prendront le temps de lire mon sujet ainsi qu'à ceux qui y répondront.
😎
Burkina Faso: premier voyage en Afrique English translation pending
bonjour à toutes et à tous
bruno 45 ans infirmier urgentiste , je pars depuis 20 ans en asie pour des missions médicales ; le Cambodge mais surtout les phillipines où je travaille un mois par an dans une petite ile ( Sibuyan ) loin de tout . On contribue à la maintenir autonome , les gens là bas sont merveilleusement acceuillants , conscients aussi qu'ils doivent se preserver des intrusions touristiques qui , ailleurs aux phillipines font tellement de ravages ( prostitution etc... )
Cette année je pars pour la premiere fois en Afrique au burkina à Boulsa , et je vais vous mettre à contribution , si vous le voulez bien.
Dans un premier temps , vos impressions , vos ressentis sur ce pays , son ambiance generale.
Merçi d'avance bruno
bruno 45 ans infirmier urgentiste , je pars depuis 20 ans en asie pour des missions médicales ; le Cambodge mais surtout les phillipines où je travaille un mois par an dans une petite ile ( Sibuyan ) loin de tout . On contribue à la maintenir autonome , les gens là bas sont merveilleusement acceuillants , conscients aussi qu'ils doivent se preserver des intrusions touristiques qui , ailleurs aux phillipines font tellement de ravages ( prostitution etc... )
Cette année je pars pour la premiere fois en Afrique au burkina à Boulsa , et je vais vous mettre à contribution , si vous le voulez bien.
Dans un premier temps , vos impressions , vos ressentis sur ce pays , son ambiance generale.
Merçi d'avance bruno
Croisière "Fjords de Norvège" à bord du MSC Lirica du 17 au 28 août 2009: francophones à bord? English translation pending
Bonjour,
Je viens de m'inscrire à la croisiere 'Nord Europe' sur le MSC Lirica du 17 au 28 Aout prochain.
Je suis preneur de conseils sur les differentes escales.(Bremenhaven, Olden, Hellesylt, Flaam, Bergen, Kristiansand, Oslo, Douvres, Amsterdam)
Y a t'il des francophones Forumeur qui participent à cette croisière ? nous pourrions, pourquoi pas nous rencontrer..
Merci de votre aide.
Serge
Merci de votre aide.
Serge
Retour de la Bolivie et du Pérou English translation pending
Bonjour, je viens de rentrer d'un voyage merveilleux!
J'ai fait un tour de la Bolivie et du Sud du Pérou avec ma petite soeur (18 et 23 ans).
Nous revenons avec des étoiles pleins les yeux et surout pour vous, des conseils et astuces!!
N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'info!!
Pour moi les incontournables des ces pays et le temps que nous avons passé dans chaque endroit:
- Sucre et Tarabucco le dimanche (5jours) L'agence AVENTURARSE est très sérieuse et propose de nombreuses rando, mais aussi organise le tour de Uyuni à une prix très intéressant. - Potosi, ses mines et la Casa de la Moneda, plus l'église très suprenante au sud de la ville (1 jrs) - Uyuni et le Sud Lipze en 3 jours, jusqu'au Licancabur - La Paz juste pour faire une pause avant le Pérou - Puno et ses iles flottantes (2 jrs) - Cusco, avec le boleto turistoco, possible de visiter de nombreux sites autour de la ville (au total 1 semaine) - Valle Sagrado et Machu Picchu (2 jrs) - Ica et Paracas (2 jrs) visite des caves de pisco, découverte du Pacific et des iles Ballestas "les Mini Galapagos" et de Ica, oasis où l'on peut surfer sur les dunes de sables!! - Arequpa (nous n'avons passé que 2 jrs dans cette ville, mais si vous avez le tps de rester plus, il ya a pas mal de choses à voir autour!) - La Paz (5 jrs env) avec la Valle de la Luna, le Zoo, Tiawanaku, le marché des sorcières - La route de la Mort en VTT l'agence Travel Tracks est très sérieuse et les prix compétitifs - 3 jrs dans la Pampa à Rurrenabaque (tour reservé également par Travel Tracks qui nous avait fait un prix) - Cochabamba (3jrs) - Santa Cruz notre point de chute aller-retour!
VOILA!!!
Si vous avez des questions, je vous répondrai azvec plaisir!! sinon, BON VOYAGE et profitez en bien!!😉
Sigolène
J'ai fait un tour de la Bolivie et du Sud du Pérou avec ma petite soeur (18 et 23 ans).
Nous revenons avec des étoiles pleins les yeux et surout pour vous, des conseils et astuces!!
N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'info!!
Pour moi les incontournables des ces pays et le temps que nous avons passé dans chaque endroit:
- Sucre et Tarabucco le dimanche (5jours) L'agence AVENTURARSE est très sérieuse et propose de nombreuses rando, mais aussi organise le tour de Uyuni à une prix très intéressant. - Potosi, ses mines et la Casa de la Moneda, plus l'église très suprenante au sud de la ville (1 jrs) - Uyuni et le Sud Lipze en 3 jours, jusqu'au Licancabur - La Paz juste pour faire une pause avant le Pérou - Puno et ses iles flottantes (2 jrs) - Cusco, avec le boleto turistoco, possible de visiter de nombreux sites autour de la ville (au total 1 semaine) - Valle Sagrado et Machu Picchu (2 jrs) - Ica et Paracas (2 jrs) visite des caves de pisco, découverte du Pacific et des iles Ballestas "les Mini Galapagos" et de Ica, oasis où l'on peut surfer sur les dunes de sables!! - Arequpa (nous n'avons passé que 2 jrs dans cette ville, mais si vous avez le tps de rester plus, il ya a pas mal de choses à voir autour!) - La Paz (5 jrs env) avec la Valle de la Luna, le Zoo, Tiawanaku, le marché des sorcières - La route de la Mort en VTT l'agence Travel Tracks est très sérieuse et les prix compétitifs - 3 jrs dans la Pampa à Rurrenabaque (tour reservé également par Travel Tracks qui nous avait fait un prix) - Cochabamba (3jrs) - Santa Cruz notre point de chute aller-retour!
VOILA!!!
Si vous avez des questions, je vous répondrai azvec plaisir!! sinon, BON VOYAGE et profitez en bien!!😉
Sigolène
Avis sur notre circuit en Inde English translation pending
Voila on est 2 copines, on part tout le mois de juillet. ET la première partie est réservée au Ladakh, j'y tiens énormément, de toute façon on a déjà nos billets donc voila. J'ai prévu une pause un peu plus longue à Varanasi... Parce que c'est Varanasi, au pire si on ne supporte pas on part plus tôt et ça nosu laissera plus de temps pour le Rajasthan. Je sais que j'ai fait des coupes sombres. Mais on ne peut pas tout voir. D'après ce que j'ai vu pour les trains et les bus, ça sera surtout trains de nuit. Il n'y aura pas de camel safari à Jaisalmer finalement, pas le temps et puis bon pas vraiment enve finalement. C'est un premier voyage découverte, pas du tout hors des sentiers battus, mais un avant gout avant d'y retourner plus paisiblement plus tard. Je ne savais pas si vous pensiez que passer plus de temps à Jodpur ou à Udaipur... là j'ai mis des dates mais c'est approximatif, s si on préfère passeru ne journée de plus avant ben ça sera une journée de moins pour la ville suivante... Je pense qu'on va circuler en bus entre ces villes. Du coup je suis preneuse de tous conseils !! Merci à vous :)
Mercredi 1er juillet - Départ de Lyon Jeudi 2 juillet - Arrivée à Delhi - Delhi Vendredi 3 juillet - Départ de Delhi - Arrivée à Leh Samedi 4 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Dimanche 5 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Lundi 6 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Mardi 7 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Mercredi 8 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Jeudi 9 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Vendredi 10 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Samedi 11 juillet - Retour à Delhi - Delhi Dimanche 12 juillet - Haridwar Lundi 13 juillet - Haridwar Mardi 14 juillet - Agra Mercredi 15 juillet - Agra Jeudi 16 juillet - Faithepur Sikri Vendredi 17 juillet - Varanasi Samedi 18 juillet - Varanasi Dimanche 19 juillet - Varanasi Lundi 20 juillet - Varanasi Mardi 21 juillet - Khaduraho Mercredi 22 juillet - Jaipur Jeudi 23 juillet - Pushkar Vendredi 24 juillet - Udaipur Samedi 25 juillet - Udaipur Dimanche 26 juillet - Jodhpur Lundi 27 juillet - Jaisalmer Mardi 28 juillet - Départ de Jaisalmer retour à Delhi Mercredi 29 juillet - Arrivée à Delhi et Delhi Jeudi 30 juillet - Delhi Vendredi 31 juillet - Départ de Delhi - rentrer à Lyon
Mercredi 1er juillet - Départ de Lyon Jeudi 2 juillet - Arrivée à Delhi - Delhi Vendredi 3 juillet - Départ de Delhi - Arrivée à Leh Samedi 4 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Dimanche 5 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Lundi 6 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Mardi 7 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Mercredi 8 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Jeudi 9 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Vendredi 10 juillet - Visite de la vallée de l’Indus Samedi 11 juillet - Retour à Delhi - Delhi Dimanche 12 juillet - Haridwar Lundi 13 juillet - Haridwar Mardi 14 juillet - Agra Mercredi 15 juillet - Agra Jeudi 16 juillet - Faithepur Sikri Vendredi 17 juillet - Varanasi Samedi 18 juillet - Varanasi Dimanche 19 juillet - Varanasi Lundi 20 juillet - Varanasi Mardi 21 juillet - Khaduraho Mercredi 22 juillet - Jaipur Jeudi 23 juillet - Pushkar Vendredi 24 juillet - Udaipur Samedi 25 juillet - Udaipur Dimanche 26 juillet - Jodhpur Lundi 27 juillet - Jaisalmer Mardi 28 juillet - Départ de Jaisalmer retour à Delhi Mercredi 29 juillet - Arrivée à Delhi et Delhi Jeudi 30 juillet - Delhi Vendredi 31 juillet - Départ de Delhi - rentrer à Lyon
Des idées de treks au départ de Marrakech? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes à la recherche d'idées de Treks au départ de Marrakech pour le mois d'Août : Atlas, ou sud Marocain (très chaud en Août...). Comme d'habitude nous partons avec les enfants, le petit dernier a 4 ans, nous pensons à nous faire accompagner par une mule pour le porter.
Nous nous avons plus de 10 jours prévus pour la marche.
Si vous avez une expérience à partager, des contacts, des parcours... Nous sommes preneurs !
Francis et Monica
Nous sommes à la recherche d'idées de Treks au départ de Marrakech pour le mois d'Août : Atlas, ou sud Marocain (très chaud en Août...). Comme d'habitude nous partons avec les enfants, le petit dernier a 4 ans, nous pensons à nous faire accompagner par une mule pour le porter.
Nous nous avons plus de 10 jours prévus pour la marche.
Si vous avez une expérience à partager, des contacts, des parcours... Nous sommes preneurs !
Francis et Monica
Quelques péripéties en voyage à Marrakech English translation pending
Bonjour a tous !!
Je suis nouvelle sur ce forum .. mais depuis qqle tps j'ai suivi les discussions, les nombreux conseils et bons plans pour preparer notre voyage a mon copain et moi même, qui revenons tout juste de 15 jours de vacances.. une semaine en Andalousie et une autre au Maroc 😉.
Tout c'est bien passé surtout en Andalousie .. En revanche au Maroc qqles péripéties nous sont arrivé.. Je ne compte pas ici les énumérer du fait qu'elles sont semblables a ce que j'ai pu lire ici .. ( Faux guide a Fes venus taper a la porte de notre chambre et essayer de l'ouvrir jusqu'a 23 h00 pour etre choisi pour guide le lendemain ...) Mais la plus grosse arnaque ou plutot le plus Gros Racket fut a Marrakech ( ou plutot a Arnakech comme il se dit entre voyageurs victimes..)
En effet, alors que nous revenions d'un treck dans le desert, nous sommes arrivés vers les 1h30 du matin sur Marrakech (qqles pb d'éboulement sur la route dus aux dernières pluies dans les montagnes..) nous avions réservé un super hotel pour notre dernière nuit de vacances ( piscine, jacuzzi, tire a l'arc, massage, hamman .. bref la totale 😏.. ) on prend un premier taxi ( un petit taxi ) qui devait nous mener jusqu'a l'hotel .. dans la palmeraie. Celui ci nous enmène a l'endroit ou il pensé qu'il y a avait l'hotel ..( nous n'avions pas l'adresse exact .. oups !!) mais en réalité l'hotel se trouver plus loin au delà de la limite pour laquelle il n'était autorisé à rouler avec sa licence de taxi .. il nous dépose donc devant un autre taxi ( grand taxi ) le seul présent dans les environ et nous fait payer un petit moins que ce que nous avions négocier au début du fait qu'il ne nous avait pas enmenés a l'hotel .. donc plutot honnete de ca part .. En revanche le grand taxi lui ne la pas du tout etait !!! Nous degocions un tarif au départ de 10 euros pour environs 3 kms de route (payé en euros donc déja un peu plus gagnant qu'avec des Dirhams ..) il est ok .. Son frère monte et on part .. tout ce passe bien mis a part que l'hotel se situe de l'autre côté par rapport a ce qu'il pensé.. jusqu'au moment où les deux hommes discutent entre eux et que le chauffeur s'arrete net , au milieu de nulle part , a 2 h00 du mat il se retourne et commence a nous demander le double de ce que nous avions négocié a la base !! soit 20 euros pour 10 min grand max de route !! mais le pire ce n'est pas ca !! le pire et c'est la où je parle de racket !! c'est qu'il nous fait du chantage en nous disant que si nous ne payons pas 20 euros pour le reste de la course il ne nous rendrai pas nos bagages dans le coffre de sa voiture !!! pretextant que le chemin risque d'abimer sa voiture ( chemin de terre et de boue du fait de la pluie de la journée.. ) le ton monte entre eux et nous !! leur disant que ce n'est pas honnete de leur part , qu'un accord est un accord !! nous annoncons que nous sommes pres a continuer a pieds ..(nous n'etions plus tres loin .. on pouvait voir les lumières de l'hotel ) ils commencent tout deux a s'ennerver de plus en plus ( le join aidant je pense ..) et persiste dans leur racket !! La fatigue se faisant , la peur aussi que celà devienne peu etre plus violent je décide de payer les 20 euros quand nous arriverions a l'hotel .. ils se calment , on repart !! et la REVANCHE la voiture s'embourbe dans la boue et stop net ( tout comme leur premier arret . mais cette fois ci un peu moins volontaire ..hi hi) la voiture reste coincée dans la boue et le comble du comble ils nous demande de pousser la voiture !! mdr c'est ca oui !! peut rever ..
Au final nous avons continués a pied dans la boue jusqu'au chevilles , en pleine nuit au milieu de nulle part .. mais un peu plus soulagés d'être sortis de cette voiture !! meme si arrivés a l'hotel nous avons du payer les 20 euros racketés auparavant .. ( l'un des deux frères nous avez suivi pour demandé de l'aide a l'hotel et etre sur d'etre payé .. ) et encore il s'est permis de nous balancer a la tete tout en prenant les 20 euros que cette somme n'était que de la merde !!! que celà suffirai tout juste a nettoyer la voiture ( si on compte la boue que nous avions mis exprès à l'interrieur .. oui peut etre .. lol )
Bref tout ca pour dire que nous sommes tombés sur de vrais enfoirés et je pèse bien mes mots .. 😠 et que c'est du véritable vol !! heureusement on s'est bien rattrapés le lendemain avec les activités de l'hotel et une journée totale détente !!!
Ps : penser a prendre vos bagages avec vous a l'arriere s'ils ne sont pas trop gros ...
Lior
Je suis nouvelle sur ce forum .. mais depuis qqle tps j'ai suivi les discussions, les nombreux conseils et bons plans pour preparer notre voyage a mon copain et moi même, qui revenons tout juste de 15 jours de vacances.. une semaine en Andalousie et une autre au Maroc 😉.
Tout c'est bien passé surtout en Andalousie .. En revanche au Maroc qqles péripéties nous sont arrivé.. Je ne compte pas ici les énumérer du fait qu'elles sont semblables a ce que j'ai pu lire ici .. ( Faux guide a Fes venus taper a la porte de notre chambre et essayer de l'ouvrir jusqu'a 23 h00 pour etre choisi pour guide le lendemain ...) Mais la plus grosse arnaque ou plutot le plus Gros Racket fut a Marrakech ( ou plutot a Arnakech comme il se dit entre voyageurs victimes..)
En effet, alors que nous revenions d'un treck dans le desert, nous sommes arrivés vers les 1h30 du matin sur Marrakech (qqles pb d'éboulement sur la route dus aux dernières pluies dans les montagnes..) nous avions réservé un super hotel pour notre dernière nuit de vacances ( piscine, jacuzzi, tire a l'arc, massage, hamman .. bref la totale 😏.. ) on prend un premier taxi ( un petit taxi ) qui devait nous mener jusqu'a l'hotel .. dans la palmeraie. Celui ci nous enmène a l'endroit ou il pensé qu'il y a avait l'hotel ..( nous n'avions pas l'adresse exact .. oups !!) mais en réalité l'hotel se trouver plus loin au delà de la limite pour laquelle il n'était autorisé à rouler avec sa licence de taxi .. il nous dépose donc devant un autre taxi ( grand taxi ) le seul présent dans les environ et nous fait payer un petit moins que ce que nous avions négocier au début du fait qu'il ne nous avait pas enmenés a l'hotel .. donc plutot honnete de ca part .. En revanche le grand taxi lui ne la pas du tout etait !!! Nous degocions un tarif au départ de 10 euros pour environs 3 kms de route (payé en euros donc déja un peu plus gagnant qu'avec des Dirhams ..) il est ok .. Son frère monte et on part .. tout ce passe bien mis a part que l'hotel se situe de l'autre côté par rapport a ce qu'il pensé.. jusqu'au moment où les deux hommes discutent entre eux et que le chauffeur s'arrete net , au milieu de nulle part , a 2 h00 du mat il se retourne et commence a nous demander le double de ce que nous avions négocié a la base !! soit 20 euros pour 10 min grand max de route !! mais le pire ce n'est pas ca !! le pire et c'est la où je parle de racket !! c'est qu'il nous fait du chantage en nous disant que si nous ne payons pas 20 euros pour le reste de la course il ne nous rendrai pas nos bagages dans le coffre de sa voiture !!! pretextant que le chemin risque d'abimer sa voiture ( chemin de terre et de boue du fait de la pluie de la journée.. ) le ton monte entre eux et nous !! leur disant que ce n'est pas honnete de leur part , qu'un accord est un accord !! nous annoncons que nous sommes pres a continuer a pieds ..(nous n'etions plus tres loin .. on pouvait voir les lumières de l'hotel ) ils commencent tout deux a s'ennerver de plus en plus ( le join aidant je pense ..) et persiste dans leur racket !! La fatigue se faisant , la peur aussi que celà devienne peu etre plus violent je décide de payer les 20 euros quand nous arriverions a l'hotel .. ils se calment , on repart !! et la REVANCHE la voiture s'embourbe dans la boue et stop net ( tout comme leur premier arret . mais cette fois ci un peu moins volontaire ..hi hi) la voiture reste coincée dans la boue et le comble du comble ils nous demande de pousser la voiture !! mdr c'est ca oui !! peut rever ..
Au final nous avons continués a pied dans la boue jusqu'au chevilles , en pleine nuit au milieu de nulle part .. mais un peu plus soulagés d'être sortis de cette voiture !! meme si arrivés a l'hotel nous avons du payer les 20 euros racketés auparavant .. ( l'un des deux frères nous avez suivi pour demandé de l'aide a l'hotel et etre sur d'etre payé .. ) et encore il s'est permis de nous balancer a la tete tout en prenant les 20 euros que cette somme n'était que de la merde !!! que celà suffirai tout juste a nettoyer la voiture ( si on compte la boue que nous avions mis exprès à l'interrieur .. oui peut etre .. lol )
Bref tout ca pour dire que nous sommes tombés sur de vrais enfoirés et je pèse bien mes mots .. 😠 et que c'est du véritable vol !! heureusement on s'est bien rattrapés le lendemain avec les activités de l'hotel et une journée totale détente !!!
Ps : penser a prendre vos bagages avec vous a l'arriere s'ils ne sont pas trop gros ...
Lior
Une semaine sur la côte ouest en Algérie English translation pending
Bonjour,
Apres avoir decouvert la Kabylie, Jijel, et la region de Alger jusua Tipaza, j'aimerais passer une semaine a l'ouest de l'Algerie. Quelles sont les plus belles plages, villes a visiter? Je me deplacerai en voiture ce qui donne pas mal de liberté. Ya t il des hotels donnant sur la plage, ou avec de beaux jardins? Je partirai deuxieme moité de juillet, merci pour tous les conseils ou idees que vous pouvez m'apporter
Apres avoir decouvert la Kabylie, Jijel, et la region de Alger jusua Tipaza, j'aimerais passer une semaine a l'ouest de l'Algerie. Quelles sont les plus belles plages, villes a visiter? Je me deplacerai en voiture ce qui donne pas mal de liberté. Ya t il des hotels donnant sur la plage, ou avec de beaux jardins? Je partirai deuxieme moité de juillet, merci pour tous les conseils ou idees que vous pouvez m'apporter
Voyager seule au Pérou (juillet 2009) English translation pending
Bonsoir à tous,
J'ai appris récemment que l'amie avec laquelle je devais partir au Pérou le 1er juillet ne venait finalement plus.. Je me retrouve donc seule pour voyager, et je suis face à une décision importante à prendre : y aller ou ne pas y aller?
J'ai prévu une fois arrivée à Lima de prendre un vol pour Cusco et de rejoindre sur place une association : Aldea yanapay qui m'a l'air une assoc très fiable, d'après ce que j'ai pu lire. ( de Cusco je dois aussi prendre un taxi jusqu'à l'assoc ). Ce qui m'embête est bien sur de voyager seule jusqu'à Cusco.. ( Strasbourg-Paris-Sao paulo-Lima - cusco..... ) J'ai 19ans et c'est la 1ère fois que je voyage comme ça , seule, sans personne, sachant que sur place je pense et j'espère quand même me faire pas mal de contacts dans l'assoc..
Je suis donc face à ce choix à faire :foncer ou pas, sachant qu'autour de moi ma mère est plutôt très réticente ( les possibles risques, se retrouver tte seule etc.. ) et que mon père me dit le contraire, que je peux surmonter cela ..
Trouvez-vous que le fait d'y aller seule est vraiment inconscient , ou qu'il n'y a vraiment aucun problème?
Je précise aussi que ce voyage, je l'ai préparé quand même depuis 6mois, et que je fonce pas n'importe où, je suis assez renseignée sur le pays maintenant..
Merci à vous !
J'ai appris récemment que l'amie avec laquelle je devais partir au Pérou le 1er juillet ne venait finalement plus.. Je me retrouve donc seule pour voyager, et je suis face à une décision importante à prendre : y aller ou ne pas y aller?
J'ai prévu une fois arrivée à Lima de prendre un vol pour Cusco et de rejoindre sur place une association : Aldea yanapay qui m'a l'air une assoc très fiable, d'après ce que j'ai pu lire. ( de Cusco je dois aussi prendre un taxi jusqu'à l'assoc ). Ce qui m'embête est bien sur de voyager seule jusqu'à Cusco.. ( Strasbourg-Paris-Sao paulo-Lima - cusco..... ) J'ai 19ans et c'est la 1ère fois que je voyage comme ça , seule, sans personne, sachant que sur place je pense et j'espère quand même me faire pas mal de contacts dans l'assoc..
Je suis donc face à ce choix à faire :foncer ou pas, sachant qu'autour de moi ma mère est plutôt très réticente ( les possibles risques, se retrouver tte seule etc.. ) et que mon père me dit le contraire, que je peux surmonter cela ..
Trouvez-vous que le fait d'y aller seule est vraiment inconscient , ou qu'il n'y a vraiment aucun problème?
Je précise aussi que ce voyage, je l'ai préparé quand même depuis 6mois, et que je fonce pas n'importe où, je suis assez renseignée sur le pays maintenant..
Merci à vous !
Traverser la France à vélo English translation pending
Bonsoir à tous ;
une petite question courte et naïve ; j'envisage de traverser la France en vélo et je me demande combien de km est-il raisonnable de parcourir/jour pour avancer et profiter....... ?
merci de vos retours d'expériences . Frunny 😉
une petite question courte et naïve ; j'envisage de traverser la France en vélo et je me demande combien de km est-il raisonnable de parcourir/jour pour avancer et profiter....... ?
merci de vos retours d'expériences . Frunny 😉
Retour d'Iruya et San Isidro en Argentine: transport, hébergement et randonnées English translation pending
Bonjour a tous,
Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!
Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!
1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires
Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca
Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.
Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!
2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.
Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!
Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!
3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.
Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.
Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!
4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.
* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.
* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.
Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!
* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!
5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!
Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!
Benoit
Apres quelques jours passes dans la region d'iruya, dans le nord ouest de l'argentine, je viens donner quelques infos que j'avais eu du mal a trouver avant de venir!
Iruya, 2700m (et pas 4000m!), 1300 habitants en ville, 5000 sur la commune. Un petit paradis (quand il fait beau, sinon interet assez limite!), qui commence a developper son tourisme. Il y a donc quelques infrastructures bien pratiques et pas encore de foules innombrables! C'est donc le moment d'y venir, mais chut.. c'est un secret!
1- Transport au 14 juin 2009 Deux compagnies de bus vont a Iruya : iruya tranport et panamericano Pour aller a Iruya : - panamericano : de Jujuy (?), puis tilcara (8h00), puis huamaca (8h30 environ), pour arriver a iruya a 11h15 (quand le bus ne creve pas a 4000m!) - transport iruya : 3 bus par jours depuis huamaca. Je ne connais pas les horaires
Pour repartir d'Iruya - panamericano : 14h pour huamaca (2.5h environ), puis tilcara (+30min), puis jujuy - transport iruya : 6h, 13h45, 15h15 pour huamaca
Entre huamaca et Iruya, la route passe le col a 4000m, magnifique... a faire de jour si possible! Petit arret photo au col.
Pour aller/revenir a San Isidro... a pied depuis Iruya, bande de faignants! Sinon, il y a une tres mauvaise piste donc a eviter, meme en 4x4!
2- Hebergement Il y a du choix, bien oui, ca devient un peu touristique... mais comme tout village un peu recule et assez pauvre, les normes de confort ne sont pas celles de la capitale! Mais, tout est aussi beaucoup moins cher.
Du plus cher au moins cher : Hosteria Iruya : l'hotel le plus chic en haut de la ville, un petit monde a part pour les riches occidentaux. En plus, il n'est meme pas beau, ni particulierement attrayant! Hotel Frederico 3 : pres de la place en bas du village. Un bon spot! Ca reste un peu classe, mais il y a une terrasse, un joli batiment et surtout le resto est le seul de la ville a etre presque tout le temps ouvert et tres bon (mais n'esperez pas y rencontrer des 'indigenes'! Hostal El Mirador. Dans l'autre partie de la ville (de l'autre cote de la riviere) un peu en hauteur. C'est loin du centre et dans un quartier inanime (mais authentique!), mais la vue est sympa et il y a une de plus de soleil le soir!
Plein de chambres chez l'habitant a un peu tous les prix... mais tous les conforts aussi. Personnellement, j'ai passe 3 nuits 'chez jasmin' pour 10 pesos (je me disais chouette, seulement 2 euros!), mais a part un lit, je n'avais vraiment rien (beaucoup moins chouette!)! Pas une chaise ou une table, pas de pieces communes (donc evidement pas de tele, internet...) et surtout pas de chauffage! Et ca c'est un gros probleme a 2700m au mois de juin... nuits frigorifiques! Donc faites un peu le tour avant de dire oui! Beaucoup ne font que chambre et pas resto. Or il n'est pas toujours tres pratique de trouver a manger quand on veut a iruya (petit dej, gouter...), donc je conseillerais de prendre une alojamiento qui fasse en meme temps comedor (petit resto pas cher, avec des locaux)! Et amenez des vetements chauds!
3-Restos A part Frederico III qui est un vrai resto, sympa, bien decore, avec une petite cheminee et une cuisine locale un peu recherchee (meme si les argentins ne connaissent pas trop la finesse et le dosage dans l'alimentation!) et finalement pas excessivement cher (environ 25 persos, 5 euros pour un bon plat et un verre de vin). A eviter pour le petit dej, cher (20 pesos) et pas exceptionnel.
Les autres comedor (5-6 dans la ville)se valent je trouve.
Par contre, THE PLACE to go pour le petit-dej ou repas rapide, c'est au TINKU (a une lettre pres c'est ca!), rue san martin (la principale) a mi-hauteur. Une mama tres sympa sert des bons produits maisons dans un cadre plus sympa que les autres comedor et c'est pas cher. Possibilites aussi d'acheter quelques produits locaux, notament des vetements en laine tres utiles!
4- Randos De belles randos, mais sans carte! Enfin un endroit ou l'on peut partir randonner depuis le village... c'est pas toujours le cas en argentine! Beaucoup de petits sentiers dangereux (glissants et en devers dans des pentes fortes et tres longues!) que l'on aurait envie de tester! Non, il faut rester sur les 'vrais' sentiers, il y a de quoi s'amuser! Si besoin, il y a des guides (60 pesos par personne pour 2 allemands, pour la journee) que l'on trouve au centre. Sinon beaucoup de comedor ont des affiches avec des propositions de randos. A essayer! Possibilite aussi de faire du cheval.
* le mirador : 15 min au dessus de la ville, incontournable. continuer en montant la rue principale. Il est possible, juste apres l'hosteria iruya (et avant le mirador) de partir a droite sur un sentier qui monte 10 min jusqu'a un petit col donnant de l'autre cote sur un petit canyon avec de jolies couleurs. Par contre, ne pas essayer de continuer le sentier... dangereux (eboulements) et qui je crois ne mene nullepart.
* San Isidro. Le grand classique d'une journee. C'est plus court que ce que j'avais pu lire : 2h aller. C'est plus une promenade qu'une reelle rando. 2 heures presque a plat. Contrairement a ce que j'avais pu lire sur ce forum, il ne faut pas partir trop tot, car 1- vous risquez de marcher a l'ombre longtemps, 2- vous arriverez a san isidro trop tot pour pouvoir manger dans un des comedors. Partir vers 10h30 si vous ne voulez que faire l'aller retour est largement suffisant. Guide non necessaire. Le trajet : d'iruya descendre sur la place en bas du village pour trouver la route qui continue la vallee en descendant. Suivre cette route jusqu'a la premiere vallee a gauche (bien grosse, vous ne pouvez pas la louper!), que vous remontez en suivant le lis de la riviere et la piste pendant une heure environ (c'est pas toujours passionnant, avec de nombreux franchissement de la riviere... bien suivre les traces des pietons et pas des voitures qui n'ont pas de probleme pour rouler dans 30cm d'eau!). Vous pouvez suivre la piste jusqu'a san isidro, ou, lorsque la ligne electrique que vous avez suivie monte sur la gauche droit dans pente, vous pouvez la suivre par un bon sentier qui monte au debut. Ce sentier tres sympa arrive a San Isidro... a prendre au moins a l'aller! Retour par le meme itineraire.
Variante (generalement faite par les guides locaux, mais qui d'apres un allemand rencontre peut se faire seul). De Iruya a San Isidro (2h, cf ci-dessus), puis sur le versant qui fait face a l'eglise (donc de l'autre cote de la riviere), pendre un chemin qui monte bien et rejoins san juan (3.5h environ), puis retour de san juan a iruya (je ne connais pas la duree mais environ 3h je pense)... ca fait une belle journee! Ne pas partir trop tard!
* Une VRAIE RANDO, courbatures assurees! De Iruya-Eglise, traversez la riviere pour rejoindre l'autre partie du village. Remontez la rue principale jusqu'a son extremite ou vous trouvez facilement le sentier qui grimpe... et grimpe... et grimpe tout le temps 'dre dans l'pentu comme y disent dans la yaute' (tout droit dans la pente comme ils disent en haute-savoie!)! Le chemin lui n'est pas si raide (car il serpente beaucoup), se voit bien et est bien sur. Une vraie bavante comme on dit chez nous! Apres une heure environ, il y a une intersection bien visible. A gauche, vous pouvez aller vers casagrande, petit village (1+2h = 3h aller, pas fait). A droite, vous continuez a monter jusqu'a un sommet d'environ 4000m (1+2 = 3h aller), c'est le plus classique, soit apres ce sommet continuer sur des vraies gros sommets a plus de 5000m (10h d'apres un gars du coin). Pour le sommet a 4000m, continuez a monter jusqu'a un col... toujours une vraie bavante, mais quel pied, les paysages evoluent, s'ouvremt et toujours en plein soleil! Au col, prendre a droite sans sentier pour atteindre facilement le sommet ou vous decouvrirez... un cemetiere! Et en regardant bien, vous pourrez voir le sommet d'un volcan rose depasse derriere une montagne verte, le tout sous un parfait ciel bleu, le pied! Retour par la meme route... 5-6h aller-retour, mais 5-6h de sport, c'est pas le plat de san isidro!
5- A faire! San Isidro est un village tres sympa a 2800m, 600 habitants, avec 6 auberges et 6 comedors (tous au meme prix... les habitants ont etabli une charte de prix communs!). Donc il est possible d'y passer la nuit (si vous cherchez des boites de nuit, c'est pas le meilleur coin) et de profiter d'autres excursions le lendemain, comme la laguna verde (5h aller-4h retour), san juan et d'autres encore... le tout a pied, avec une mule ou a cheval dans un petit paradis! Je n'ai pas vu les prix pour les chevaux et guides, mais je pense que ce n'est pas tres cher et que ca peut vraiment etre chouette, tres preserve, loin des flux touristiques!
Amusez vous bien, n'hesitez pas a poser des questions et surtout n'oubliez pas d'en parler a personne!
Benoit
Quel hébergement choisir pour rencontrer des gens à San Francisco? English translation pending
Salut,
énième post sur quel mode d'hébergement choisir à SF ... étant seule j'ai envie de rencontrer des gens sans pour autant me faire accoster par tous les junkies du coin. le fisherman's qui me semblait pas mal est COMPLET ... je ne m'obstine donc pas ... c'est juste que les post sur l'auberge Hi City Downtown me font un peu peur... est-ce vraiment glauquissime? si oui avez vous un avis sur adelaïde hotel? ou un conseil à donner? c'est comme, je ne suis pas vraiment pas une grande courageuse ! et ai souvent le coeur fendu par la misère ... donc pas trop envie de me poser plein de questions en vacances en rentrant à mon hôtel! merci pour celles et ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre/me rassurer!
énième post sur quel mode d'hébergement choisir à SF ... étant seule j'ai envie de rencontrer des gens sans pour autant me faire accoster par tous les junkies du coin. le fisherman's qui me semblait pas mal est COMPLET ... je ne m'obstine donc pas ... c'est juste que les post sur l'auberge Hi City Downtown me font un peu peur... est-ce vraiment glauquissime? si oui avez vous un avis sur adelaïde hotel? ou un conseil à donner? c'est comme, je ne suis pas vraiment pas une grande courageuse ! et ai souvent le coeur fendu par la misère ... donc pas trop envie de me poser plein de questions en vacances en rentrant à mon hôtel! merci pour celles et ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre/me rassurer!
Bon plan pour Las Vegas? English translation pending
je vais a vegas en septembre et je suis a la recherche de n' importe quel astuces, endroit etc pour payer mon voyage le moins chre possible?!...
vols + où loger? une fois la bas, que voir absolument? vegas quelques jours... et ensuites, quelles villes visiter? avec quel moyen? bref tout ce qui peut m' aider est la bienvenue!
merci
vols + où loger? une fois la bas, que voir absolument? vegas quelques jours... et ensuites, quelles villes visiter? avec quel moyen? bref tout ce qui peut m' aider est la bienvenue!
merci
Cherche un stage d'infirmière en Algérie ou au Maroc English translation pending
je souhaite faire un stage d'un moi pour la période té 2010 dans le cadre de mes études d'infirmière soit en algérie soit au maroc
duréee 1 mois stge de santé publique eohaiteait travailer en direction des femmes ou des enfants ou personnes agées. qui peut m'aider à trouver des pistes merci!
Visas et parcours pour traversée à vélo du Kirghizistan et Tadjikistan de Kashgar à Samarcande English translation pending
Bonjour a tous,
Je crois que tout est dans le titre :-)
J'ai écumé pas mal de messages pour me faire une idée mais j'ai pas vraiment trouvé ce que je veux.
En vue d'un proche voyage à vélo en Asie, je recherche un itinéraire sympa entre Kashgar (chine) et Samarcande (ouzbk). Pour le début ce serait le col d'Irkechtam mais après? Osch? Pamir? une route qui évite les enclaves Ouzb et Tadjk au Kirgh?.. Evidemment l'itinéraire qui passe par le pamir a l'air d'etre une solution assez simple mais Le kirgh est vraiment un pays qui m'attire et j'ai peur de trop ecourter mon sejour et de passer a coté de coins sympa si je passe par la.. des avis? suggestions?
Le problème est aussi lié aux visas... on aimerait si possible éviter les capitales (bivouacs en ville c'est moyen 😛) mais comme on sera sur la route depuis deja pls mois on pourra faire aucun visa avant.. ya-t-il des possibilités de faire les visas a la frontière selon où on passe.
Sauf si c'est possible de les faire au Népal (ou on reste 3 mois, donc la on aura du temps a perdre en ville ;-) )? mais a part inde et pakistan j'ai pas entendu parler d'ambassades d'asie centrale..
Merci pour vos conseils éclairés et vos expériences.
Rommain
(Sinon pendant qu'on y est, le pic Lenine début Mai c'est trop tot?)
En vue d'un proche voyage à vélo en Asie, je recherche un itinéraire sympa entre Kashgar (chine) et Samarcande (ouzbk). Pour le début ce serait le col d'Irkechtam mais après? Osch? Pamir? une route qui évite les enclaves Ouzb et Tadjk au Kirgh?.. Evidemment l'itinéraire qui passe par le pamir a l'air d'etre une solution assez simple mais Le kirgh est vraiment un pays qui m'attire et j'ai peur de trop ecourter mon sejour et de passer a coté de coins sympa si je passe par la.. des avis? suggestions?
Le problème est aussi lié aux visas... on aimerait si possible éviter les capitales (bivouacs en ville c'est moyen 😛) mais comme on sera sur la route depuis deja pls mois on pourra faire aucun visa avant.. ya-t-il des possibilités de faire les visas a la frontière selon où on passe.
Sauf si c'est possible de les faire au Népal (ou on reste 3 mois, donc la on aura du temps a perdre en ville ;-) )? mais a part inde et pakistan j'ai pas entendu parler d'ambassades d'asie centrale..
Merci pour vos conseils éclairés et vos expériences.
Rommain
(Sinon pendant qu'on y est, le pic Lenine début Mai c'est trop tot?)