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Troisième voyage en Afrique (Botswana/Zimbabwe) English translation pending
by Girardinpho · 2014-12-18 · 58 replies
Hé oui, nous repartons pour un troisième voyage en Afrique!

Je voulais encore remercier toutes les personnes qui nous ont aidé pour nos deux premiers voyages!

Cette fois nous voulons faire le Savuti, mais comme je vois, nous nous y sommes pris un peut tard, le Camping de Savuti est déjà complet! La nuit d'avant nous serons à Khwai - Nord Gate campsite et comme nous ne pouvons pas dormir 2 nuits à Savuti nous avons pris une nuit à Mwandi View (camping proposé par Pierre dans une autre discussion), alors où aller dormir entre?

Tara nous propose deux alternatives: Linyanti campsite ou Dijara (bushman for "many years") campsite.

Maintenant j'ai une question pour le Zimbabwe:

Nous pensons dormir 4 nuits à Mana Pools, 2 à Chitake et 2 à Nyamepi , mais Chitake est déjà complet, alors faire 4 nuits à Nyamepi, s'est pas trop long?

Merci!
Projet de voyage ouest USA avril 2015 English translation pending
by Elofee · 2014-11-16 · 43 replies
Bonjour !!! Comme nombre d’entre vous nous avons décidé de nous lancer à la conquête de l’ouest américain. 😄😄😄 Nous sommes trois amies et partons pour 3semaines en avril 2015. Nous partons en voiture+ hôtels. Cela été très difficile de choisir est cibler ce qu’on va faire.

Voici notre programme plus ou moins défini : J1 : arrivée LA J2: visite de LA – nuit à LA J3: route vers Kingman (joshua tree NP, chola cactus garden, route 66…) – Nuit vers Kingman J4: route 66 directions Flagstaff (sedona, meteor crater) – Nuit à williams J5: grand canyon (survol hélicoptère, rim trail) – Nuit à Page J6: Antelope canyon, Lake Powell, boat tour – Nuit à Page J7: Horseshoe bend, route vers monument Valley (scenic drive et sunset sur monument valley) – Nuit à Monument Valley J8: Balade à cheval dans Monument Valley. Direction Four Corners puis route vers Arches NP en espérant arriver à temps pour le sunset sur delicate arche – Nuit à Moab. J9: Arches NP puis direction Bryce canyon via les routes 24 et 12 (qui valent le passage à priori) – Nuit vers Bryce. J10: rando navajo et queen trail à Bryce canyon, scenic drive – Nuit à Mt Carmel J11: traversée Zion NP, Valley of fire state park. Nuit à Las Vegas J12: Las Vegas. Nuit à Las Vegas J13: Death valley (programme à définir…des idées ? nous beaucoup trop…) – Nuit à Death Valley junction J14: Death Valley . Nuit à Mojave J15: Sequoia NP (Moro rock, three rivers, scenic drive….) ­– Nuit à Wilsonia J16: route vers San Francisco. Visite ­– Nuit à San Francisco J17: Visite et nuit à San Francisco J18: Visite et nuit à San Francisco J19: Visite et nuit à San Francisco J20: départ pour Los Angeles via la highway 1. Nuit vers Morro Bay J21: route vers LA via la highway 1. Départ pour la France vers 22h30 …. 🙁🙁🙁🙁

Voilà… le programme de visite des villes n’est pas encore défini et celui des parcs à peaufiner… Est-ce que cet itinéraire vous semble réaliste ? Trop ambitieux ? Des erreurs stratégiques ?

Merci à tous pour vos réponses ! 🙂🙂🙂🙂
Randonnées en Arménie English translation pending
by Brunomoncel · 2014-09-12 · 3 replies
Malgré l'immense potentiel, la randonnée en Arménie n'est pas très développée . Les itinéraires balisés, ou au moins décrits, sont donc peu nombreux. Il existe un guide, " Adventure Armenia: hiking and climbing rocks" , mais qui n'est plus édité et que l'on n'a pas réussi à trouver, ni avant le départ, ni à Yérévan. Il en existe un exemplaire au centre d'info de Tatev, il est à consulter sur place, mais on peut faire des photos. Il faut donc commencer par Tatev si l'on veut organiser son voyage en fonction des randonnées. Le guide Peuple du Monde pour l'Arménie en décrit aussi quelques unes. Voici la liste des randos que nous avons effectués: - au départ de Garni on peut rejoindre les ruines d'Havoutsar, un monastère et un château. Prendre un chemin sous le temple de Garni qui rejoint la gorge, en bas prendre le large chemin à gauche le long de la rivière ( à l'opposé du sens du courant), le suivre jusqu'au pont médiéval, en passant par les orgues de basalte, traverser le pont suivre le chemin jusqu'à l'entrée d'un parc naturel, où vous devrez vous acquitté d'un prix d'entrée et suivez les indications du gardien. 4 heures a/r environ. Si vous logez chez Yvette, elle vous expliquera l’itinéraire. Elle peut aussi trouver quelqu'un pour vous accompagner pour 10 000 drams. - Depuis Tatev, il est possible de faire quatre randonnées, nous en avons fait une seule qui mène au Petroskhatch Summit, environ 2h30- 3 heures heures A/R, beau point de vue au sommet. On peut aussi rejoindre les Petroskhatch Slopes en 4 heures A/R. Et aussi descendre au pont du diable. Ces trois randos sont décrites dans le guide que vous trouverez au centre d'information de Tatev ( un petit bar resto avec un grand I, un peu au-dessus de l'arrivée du téléphérique en direction du village). Un autre itinéraire a été balisé, signes blanc et rouge, par des polonais, il permet de rejoindre Harjis au départ de Tatev, en 5-6 heures aller simple. Il est possible de loger chez l'habitant à Harjis. De Harjis pour retourner à Tatev, il faut prendre un taxi, ou taxi plus téléphérique. - Depuis Dilidjan, nous avons effectué 2 randos, toutes deux décrites dans le guide Adventure Arménia. L'une part de Parzlich lake, s'y rendre en taxi ( 5000 drams) et rejoints le monastére de Goshavank, elle est balisée en rouge. Environ 2h30 aller. Soit retour par le même chemin, soit taxi ou stop pour retour à Dilijan. L'autre part du monastère de Haghartsin jusqu'à Sharmaghyan, 3h30 aller, pas de balise, puis stop ou taxi pour Dilijan. Il y a d'autres possibilités indiqués, très (trop) sommairement, sur une carte que l'on trouve au centre d'info. -Allaverdi. Il est possible d'aller du monastère d'Haghpat au monastère de Sanahin, en 4 heures. Prendre un taxi jusqu'à Haghpat, il y a des bus depuis Sanahin pour retourner à Allaverdi. Ce n'est pas la plus belle des randos, mais c'est notre avis. L'itinéraire est décrit dans le guide Adventure Arménia, il n'est pas balisé. -Stepanavan. Il y a une brochure en français que l'on trouve au centre d'info touristique qui décrit 4 itinéraires à pied mais sur la route... sauf une qui part de Stepanavan ( sur la route au début) passe par Lori berd ( les ruines d'une ancienne forteresse), puis dans une gorge et retour à Stepanavan. Environ 2h30. Le chemin dans la gorge n'est emprunté que par quelques pêcheurs, il est donc parfois peu visible, parfois gorgé d'eau. Équipez vous bien, même si ça ne parait pas difficile. - à Shoushi, au Haut-Karabakh. Il y a une randonnée d'environ 3 heures qui permet de remonter depuis Shoushi jusqu'au village de Karintak par une jolie gorge ( balisée en bleu). Un bus part de Karintak à 14h30 pour Shoushi. Si vous logez chez Armen ou chez Saro, ils vous expliqueront l'itinéraire, le plus difficile à trouver étant le départ. Cet itinéraire fait partie d'un trek de 16 jours décrit sur le site janapar.org.

Bonnes balades!
Faire une robe de mariage sur mesure à Bangkok English translation pending
by Mziani · 2014-09-09 · 7 replies
Bonjour,

Je dois partir bientôt avec une copine à Bangkok et j'avais pensé à faire créer ma robe de mariée pas cher en m'inspirant de ce site la-bas. J'ai entendu beaucoup de bons echos du travail des couturières et surtout des tarifs vraiment bas. C'est la première fois que je pars dans cette ville, je ne connais pas du tout les quartiers et encore moins les magasins de couture...Je cherche sur les forums des adresses de boutiques mais en vain. Quelqu'un pourrait me fournir de bonnes adresses? Merci
Notre traversée du désert de l'Atacama à vélo (Chili, Bolivie et Argentine) English translation pending
by Lucbertrand · 2014-07-10 · 29 replies
A vélo dans l’Atacama (Chili, Bolivie et Argentine) Cette région d’Amérique du Sud m’a toujours fasciné, les raisons en sont multiples. En premier lieu, il s’agit du désert le plus aride du monde, certains endroits, de mémoire d’homme, n’auraient pas vu une goutte d’eau. Je me souviens dans ma jeunesse, de ma mère, férue d’histoires mystérieuses et d’autres énigmes. Elle me montrait ses livres élaborant les hypothèses les plus étonnantes, voire farfelues, sur les fameux pétroglyphes, localisés entre Pérou et Chili dans ces immensités qui dominent l’océan Pacifique. Plus récemment, je regardais les images magnifiques du Dakar, le journaliste était abasourdi de découvrir un cycliste seul au milieu de ce désert, loin de tout. Il a eu de ce fait un sujet tout trouvé pour son intervention télévisée quotidienne, son commentaire : en 4x4, nous montons ce col en trois heures et ce cycliste lourdement chargé met trois jours. Et pour terminer, il y a trois ans, lors d’une traversée de l’Amérique du Sud à vélo, j’avais effleuré ce désert mythique sur une distance de mille kilomètres de piste.

Voilà pourquoi l’idée de me confronter à vélo à ces immensités désertiques me trottait dans la tête. J’en fais part à mon épouse qui, me connaissant suffisamment, comprend à mon regard que je vais partir. Cela la terrorise un peu, cependant elle l’admet. Mais le fait que j’envisage ce périple seul, elle ne l’accepte pas. Pour ma défense, il faut reconnaître que trouver un compagnon pour ce genre d’aventure n’est pas chose aisée. Sans illusions, je mets une petite annonce sur différents sites de voyageurs. Quelques mois plus tard en avril 2013, un soir justement où nous recevons un camarade dans notre tanière vosgienne, un message me parvient : « Bonsoir je m’appelle Flora, je suis prof de sport et coach d’une équipe de basket suisse, j’habite à Martigny. Est-ce que ton projet tient toujours ? »

Voilà comment, par une belle journée de mai, mon épouse et moi allons déjeuner avec Flora au bord du lac d’Annecy. Elle est venue à vélo, nous en voiture ! Il ne faut pas longtemps pour nous jauger l’un l’autre. Le 16 octobre nous décollons de Saint-Exupéry, à Lyon, direction Arica au nord du Chili.

Le projet est d’envergure : d’Arica à la frontière péruvienne, rejoindre Santiago, en traversant le désert d’Atacama via la Bolivie et l’Argentine. À peu près 3000 kilomètres dont 1500 de pistes, souvent très difficiles, où il nous faudra pousser les vélos à plus de 4000 mètres d’altitude dans des conditions météorologiques adverses : forte chaleur la journée, grand froid la nuit et, quotidiennement, présence de vent violent dès dix heures du matin. Pour couronner le tout, nous ne savons pas très bien si nous pourrons trouver des points de ravitaillement régulièrement.

Arica, agglomération de 150 000 habitants, perdue dans le désert au bord du Pacifique. D’immenses dunes de sable cernent les habitations et semblent vouloir envahir les rues. Des hauteurs de la ville, nous regardons ces étendues de sable jusqu’à l’infini. Que nous semblons dérisoires avec nos vélos ! Flora ne marque pas la moindre appréhension. Je mets cela sur sa méconnaissance de ce qui nous attend. En effet, nous ne nous connaissons pas hors la première impression, nous étant vus deux heures seulement au cours d’un repas. Mais je me trompe, je vais découvrir durant ce mois et demi une jeune femme de 31 ans au moral plus que d’acier. Quelles que soient les conditions que nous allons rencontrer et parfois ce sera dur, pour ne pas dire plus, toujours souriante elle n’aura que deux expressions : c’est top, c’est cool. Dans cette ville nous faisons des provisions en prévoyant quinze jours d’autonomie. Les camarades que j’ai interrogés, qui connaissaient certains des tronçons de notre itinéraire, m’ont prévenu que nous cumulions les difficultés en enchaînant le tout. La base de notre ravitaillement, trois kilos de riz et deux de pâtes, auxquels nous ajoutons des boîtes de thon, du pain en sachet et des sucreries, ainsi que des pommes. Concernant l’eau, mon expérience des mille kilomètres effectués auparavant, me permet d’être assez optimiste, donc nous ne prenons que sept litres chacun. La charge de nos bagages est de l’ordre de trente kilos par monture.

Dans un premier temps à partir de l’altitude zéro, il s’agit de rejoindre la frontière bolivienne à Tombo Quemado en passant un col à 4600 mètres en 190 kilomètres de montée. Nous effectuons notre premier bivouac dans une gorge un peu en dehors de la route. La tente s’avère très efficace, spacieuse, facile à monter et très résistante au vent. Nous prenons vite nos marques, chacun sa tâche et nous allons fonctionner de cette façon durant 45 jours. Eh bien, parmi mes attributions, il y aura la vaisselle ! Tout s’est fait à l’instinct, en perspective de ce qui nous attend. Il faut dire qu’elle se réduit à pas grand-chose, nous mangeons dans la même petite gamelle.

Première erreur, et il n’y en aura que deux. Sur un mauvais renseignement de la veille, nous nous retrouvons sans eau et il fait 40 degrés, et encore 1800 mètres de dénivelé avant tout espoir d’en trouver. Heureusement, nous roulons encore sur une route goudronnée et, miracle, un camping-car passe et s’arrête. Il a une immatriculation française, varoise pour être précis. Voilà comment nous obtenons sept litres !

Quatre jours d’efforts nous mènent à la frontière, première nuit en Bolivie dans un coupe-gorge. Mon expérience traumatisante au Pérou, où je me suis fait dépouiller, est très instructive. Flora est une bonne élève qui apprend très vite, elle joue bien le rôle de cerbère. Depuis, lorsque nous prononçons le nom Tombo Quemado nous éclatons de rire. Une victime cependant, mon compteur.

Au petit matin, avec soulagement, nous fuyions cette agglomération frontalière. Les choses sérieuses commencent avec la disparition du goudron cap plein sud durant des semaines sur des pistes infernales entre 3600 et 5000 mètres d’altitude. Les vingt premiers kilomètres se passent bien entre ‘’poussage et roulage’’. Le panorama est sublime, gigantesques volcans, certains couverts de glace et d’autres exhumant des corolles de fumée. Entre six heures et dix heures du matin l’air est immobile dans ces contrées d’altitude, on est au paradis. Comme nous avons quitté la ville frontière inhospitalière très rapidement, il nous faut compléter nos réserves d’eau. Dans un village en apparence désert, nous remontons lentement les rues à l’écoute du moindre bruit. Ce qui nous conduit dans une cour, où on nous fournit à partir d’un puits le précieux liquide. Mais en plus de l’eau l’homme nous donne involontairement une mauvaise information, à cause du quiproquo sur un nom. Cela va nous conduire au second et dernier gros plantage de notre aventure. Nous nous retrouvons quelques heures plus tard dans une fournaise au milieu d’une zone totalement pulvérulente et inconsistante, plus du talc que du sable. Le moral en prend un grand coup, même Flora ne sourit plus ! Un unique et improbable camion passe, le chauffeur nous met en garde. Deux heures plus tard nous distinguons le véhicule au loin. Il revient dans notre direction. Nous l’arrêtons et montons. Il nous conduit dans un village au milieu de nulle part, Sacabaya. Le dépaysement est total, mais le moral est au plus bas. Plantés au bout de vingt kilomètres de piste alors que nous en avons 1500 à franchir. Hors le moral à zéro, je suis honteux car c’est moi qui ai préparé l’itinéraire. Après une nuit où nous sommes hébergés par une femme du village, nous avisons.

Ne jamais renoncer, le lendemain soir nous sommes à Sabaya, à proximité du salar de Coipasa. Nous reprenons nos marques, instantanément le moral remonte. Cependant la chaleur m’inquiète, on a subi plus de 40 degrés à 4000 mètres.

Mais le rythme s’établit et nous rentrons en harmonie avec la nature. Ce jour nous abattons 80 kilomètres dont 50 sur le salar de Coipasa. J’y étais déjà passé, mais la joie est toujours immense, d’autant plus que je le fais découvrir à Flora. Le moral continue son envolée pour atteindre les deux cents pour cent. Ayant coupé par des zones humides, paradoxe pour un désert très sec, nos vélos arborent d’énormes stalactites de sel. La journée se termine par un bivouac en bordure de salar. On a du mal à réaliser qu’on vit une telle situation dans un lieu aussi insolite. Mais la suite va être toujours plus incroyable. Le lendemain nous arrivons à Alcaya, cité précolombienne abandonnée depuis des siècles, où nous pouvons voir des momies vieilles de 5000 ans. L’air est tellement sec qu’elles sont conservées sans aucun aménagement en pleine montagne. Nous avons encore subi de très fortes chaleurs sur des pistes où s’élevaient en tourbillons des « dust devils ». J’ai moins bien résisté que Flora, ce qui se caractérise par un fort mal de tête, manifestement le début d’un coup de chaleur. Mais seul le vélo permet cette confrontation à la nature. Venir dans ces coins perdus en véhicule ne permet pas de prendre conscience des dimensions de notre planète. Je fais mienne la maxime de Saint-Exupéry : seule compte la démarche et non le but...

Le lendemain aux aurores nous poussons nos vélos le long d’un col raide au sommet duquel la vue porte sur le plus grand salar du monde, Uyuni, 11 000 kilomètres carrés. Je l’avais traversé d’ouest en est. Cette fois ce sera du nord au sud. Au centre de cette mer de sel se trouve l’île d’Incahuasi, haut lieu du tourisme. Le soir, toutes les personnes venues en voiture doivent partir. Seuls peuvent rester les cyclistes. Jour faste, Hugues l’Anglais, puis Javier l’Espagnol vont nous tenir compagnie. Ce sera une nuit grandiose. De quoi des fous de voyage à vélo vont-ils se parler ? Javier avec des trémolos d’effroi dans la voix, nous raconte sa traversé dantesque du Sud Lipez, désert de 400 kilomètres de sable et de lave entre 4000 et 5000 mètres d’altitude, balayé par un vent en furie. Nous y pénétrerons demain. Un regard à Flora, elle rigole. Je sais ce qu’elle pense : c’est top, c’est cool !



Un peu avant la tombée de la nuit, j’emmène mes camarades au sommet de l’île, pour assister à la disparition de l’astre du jour. Le vent souffle en bourrasques rageuses. Le spectacle est stupéfiant. J’y avais déjà assisté lors de mon premier passage. Nous hurlons tous les quatre notre bonheur devant cette nature gigantesque, qui passe par toutes les teintes du mauve au rouge, puis qui vire au noir sous une voûte étoilée d’un éclat intense. Les candélabres millénaires se découpent comme d’immenses pénitents marmoréens, figés pour l’éternité sous les terribles coups de boutoir d’Éole.

Au matin, un peu tristes, nous quittons nos camarades. Chacun sa route, Javier au nord, Hugues à l’est, et nous au sud, à l’attaque du Sud Lipez ! Pour tout amateur du voyage à vélo la traversée de ce désert de 400 kilomètres au cœur de l’Atacama représente la consécration. Tous les récits de ceux qui se sont lancés dans l’aventure mettent en exergue une expérience hors du commun, nécessitant un profond engagement physique et moral. Il faut y ajouter une patience à toute épreuve du fait des longs passages, trop raides ou trop instables, obligeant à pousser le vélo dans le sable ou la cendre volcanique. Les conditions météorologiques participent aussi à la réputation de cet itinéraire. Vent violent, chaleur la journée et grand froid la nuit sont des constantes de ce coin de désert particulièrement hostile. Se pose aussi la question du ravitaillement, tout spécialement en eau.

Chaque chose en son temps, vivons l’instant qui se présente. Tout d’abord rejoindre la bordure sud du salar. Dans ce matin calme, avant la tempête qui va, comme chaque jour à partir de dix heures, aller crescendo, nous nous imprégnons de ces immensités en toute tranquillité. La vue porte à plus de cent kilomètres. L’Amérique du Sud est à l’échelle des géants. Nous écoutons le bruit de nos pneus qui crissent sur les concrétions de sel. On pourrait s’imaginer sur un immense lac gelé. La trace de sortie apparaît d’abord comme un mince trait noir à dix kilomètres au moins, puis elle se transforme en une large piste. En effet, les chemins d’accès sont à ne pas manquer, si l’on veut éviter de pousser son vélo durant des heures avec du sable jusqu’aux moyeux. Ces dix jours et 400 kilomètres, comment les résumer en quelques lignes ? Oui le vent fut notre compagnon le plus assidu. Le sable et les scories volcaniques se sont ligués pour nous empêcher d’atteindre San Pedro de Atacama. Nous avons poussé nos vélos sur 60 kilomètres. La moyenne a toujours été faible, parfois ridicule. Par exemple, une étape de douze heures, plus de dix effectives sur ou à côté du vélo, à avancer à une vitesse d’escargot. Au bout de la journée, seulement 31 km au compteur ! Mais une superbe dynamique d’équipe nous transcendait. Souvent j’avais en ligne de mire les sacoches et le dos de Flora. Tel un bulldozer, elle traçait son sillon dans la pulvérulence, contre un vent en furie et sur un terrain qui montait dans le ciel. De temps en temps, elle se retournait et clamait à gorge déployée dans les bourrasques, avec son petit accent valaisan, son hymne au plaisir de se dépasser : c’est top, c’est cool !

Deux bivouacs fabuleux, l’un à Arbol de Piedra à 4600 mètres, et l’autre à près de 5000 au milieu de fumerolles volcaniques à Sol de Mañana. Les autres nuits dans des hébergements en dur, par exemple ce soir après une difficile séance contre un vent de tempête jusqu’à la nuit tombée, le douanier ferma la frontière et nous offrit son poste comme chambre à coucher. Des lagunes, constellées de flamants roses, qui déclinent leurs couleurs irréelles à l’infini. Et aussi de nouveaux compagnons de route, Daniel l’Allemand et Ron l’Américain, avec qui nous avons par moments partagé le vent et la poussière.

Après dix jours, on nous avait prédit que nous retrouverions le goudron comme une libération de l’enfer. Pour nous cet enfer, avait pris des airs de paradis et c’est un peu triste que nous le quittons. Mais nous ne savons pas encore que la prochaine étape de 500 kilomètres qui va nous conduire à Salta en Argentine, via le Paso Sico, va être du même acabit, encore plus sauvage.

Après une journée à San Pedro, nous voilà partis vers le Paso Sico, donné à 216 kilomètres. Les 80 premiers sont asphaltés. Là encore, il m’est très difficile en quelques lignes de vous parler de cette semaine qui va nous mener à Salta. Des lagunes et des montagnes encore et toujours aux couleurs les plus incroyables, des salars aux teintes roses, des multitudes de bosses à plus de 4500 mètres, des pistes où l’on pousse sans savoir quand cela va prendre fin. Mais heureusement un vent toujours favorable, qui parfois soulève de telles quantités de poussière, que l’on ne voit plus le sol. Nous étions obligés de nous arrêter de peur de nous percuter. Contrairement au Sud Lipez, il n’y a absolument aucun trafic sur la moitié du trajet. Encore un bivouac inimaginable à 4600 mètres, collés contre un gros rocher pour se protéger de la tempête. Mais une immense confiance en nous, toujours concentrés mais sereins. Quelles que soient les conditions, chacun son rôle, la tente autoportante montée en une minute, lestée avec nos lourdes sacoches et nous étions prêts à affronter les -10 degrés durant une longue nuit. La place me manque, je ne vous parlerai pas des mineurs, des postes de douane où personne ne passe, des villages argentins perdus dans les Andes, de la nationale 51, une horrible piste aux montées infinies et aux descentes vertigineuses…

De Salta, 500 km via Cafayate nous conduisent par des routes asphaltées à Conception, dans les mornes plaines d’Argentine, aux voies dangereuses du fait du fort trafic. On a roulé une journée sur la mythique "Ruta 40". Elle est pour les cyclistes au long cours le pendant de la route 66 aux USA pour les motards. Un saut en bus nous dépose à Mendoza, pour notre dernière étape jusqu’à Santiago 400 kilomètres et une dernière traversée de la Cordillère des Andes en passant au pied de l’Aconcagua. On ne peut pas faire cette association, Mendoza-Santiago, sans songer à l’incroyable aventure de l’Aéropostale. Des hommes intrépides, Guillaumet, Mermoz, Saint-Exupéry et d’autres ont érigé l’engagement extrême en mode de vie quotidien. Parfois ils sortaient de ces immenses montagnes enneigées à pied, après s’être crashés. Ils devaient leur survie à leur volonté inflexible et leur immense envie de vivre pour recommencer à voler au plus vite. Les mêmes pensées m’avaient habité lorsque j’avais suivi le Niémen au cours d’une traversée de l’Europe à vélo, en pensant à ces pilotes de chasse envoyés par le général de Gaulle se battre auprès de l'aviation russe contre l'armée allemande.

Le terme approche. Je suis partagé, je sais que mon épouse m’attend en souffrant de la séparation, comme moi d’ailleurs. Cependant, nous n’allons pas choisir la route la plus courte, mais celle qui passe par deux grands cols. Le premier s’atteint par une piste de 2500 mètres de dénivelé, débouchant sur un magnifique belvédère duquel on découvre l’Aconcagua.

Dernier jour, 92 kilomètres en bonne partie sur une autoroute au trafic dense, strictement interdite aux vélos, et plaisir suprême souvent sans bande de sécurité. Nous appuyons dur sur les pédales dans le petit matin brouillardeux. On croise des policiers. Notre avenir proche ne va-t-il pas être, au choix, en morceaux à la morgue ou au violon mais entiers ? 13 heures, nous sommes au centre de Santiago, Flora saute dans le premier bus pour Chiloé. J’irais bien, surtout que cette île est le royaume de la pêche à la mouche. Mais voilà, mon souhait était de me mesurer à l’Atacama à la loyale. Il est réalisé de la plus belle des façons, cependant j’ai bien peur que l’envoûtement ne soit toujours pas passé ! Continuer l’aventure avec Flora vers le sud me tente, mais ce sentiment de culpabilité qui ne me quitte jamais, du fait d’abandonner mon épouse, est en train de gagner une bataille. De plus, en début d’année 2013, il y a déjà eu le Mékong ! Je saute dans le premier avion.

En synthèse : c’était top, c’était cool et bise à Flora

Road trip de 2 semaines en juillet 2014: Salt Lake City - Yellowstone - Canyonlands English translation pending
by Tonian · 2014-06-04 · 4 replies
Bonjour à tous,

Nous préparons un voyage à deux dans le Wyoming et l’Utah pour cet été (deux semaines fin juillet). Aller-retour pour Salt Lake City, 1ère moitié du voyage centrée sur Yellowstone/Grand Teton (au Nord) et 2ème moitié du voyage centrée sur Arches/Canyonlands (au Sud) :)

Ce sera notre 2ème voyage aux USA, après un premier voyage autour de Zion / Bryce Canyon / Page / Monument Valley / Grand Canyon il y a quelques années.

Nous avons déjà pas mal épluché les forums, carnets de voyages et autres, et sommes parvenus au parcours suivant :

J0 : Paris - Salt Lake City J1 : Salt Lake City > Grand Teton (arrivée en fin d'après-midi) J2 : Grand Teton J3 : Grant Teton > Yellowstone (départ tôt le matin) J4 : Yellowstone J5 : Yellowstone J6 : Yellowstone J7 : Yellowstone > 1ère moitié du trajet vers le Sud jusqu'à Moab (départ tôt le matin) J8 : 2ème moitié du trajet vers le Sud jusqu'à Moab J9 : Arches J10 : Canyonlands J11 : Canyonlands J12 : A définir (objectif : arrivée à Salt Lake City en fin de soirée) J13 : Salt Lake City – Paris

De façon générale, nous souhaiterions avoir votre opinion sur les deux points suivants : - La cohérence globale du parcours et l'équilibre des étapes ; - Est-ce que nous restons assez de temps pour chaque endroit ? (à l'heure actuelle : 1 jour Grand Teton, 4 jours Yellowstone, 1 jour Arches, 2 jours Canyonlands)

En complément, nous avons trois questions un peu plus spécifiques, sur le trajet entre Yellowstone et Moab, le logement à Moab et la possibilité de découvrir un autre lieu sur la fin du voyage :

1/ Trajet entre Yellowstone et Moab : - Avez-vous des conseils de choses à voir entre ces deux points ? - Recommanderiez-vous de passer par (classés du Nord au Sud) Cody ? Rock Springs ? Flaming Gorge ? Dinosaur National Monument ? Colorado National Monument ? Autre ? - Quelle étape à mi-chemin pour passer la nuit ? Vernal ?

2/ Logement à Moab : Conseillez-vous de dormir à Moab ou bien dans les parcs d'Arches/Canyonlands ? (nous aurons de quoi camper)

3/ Possibilité d'une étape supplémentaire entre Moab et Salt Lake City : Il reste un jour / un jour et demi non rempli sur la fin de notre programme, que nous conseilleriez-vous d'en faire? - Visiter Capitol Reef ? (rajoute 2h de route) - Faire un détour pour voir Mesa Verde ? (rajoute 4h de route) - Visiter Antelope Island au retour à Salt Lake City ? - Ou simplemet passer un jour de plus à Moab et mieux découvrir les environs ?

Un grand merci d’avance pour vos précieux conseils ! Nous espérons pouvoir en retour partager nos découvertes sur le forum dans quelques mois 😎
Sortie de l'aéroport de Las Vegas à vélo English translation pending
by Max3976 · 2014-04-06 · 18 replies
Bonjour.Je viens de faire une reconnaissance des routes au sortir de l'aéroport avec Google street. Les routes sont à voies multiples et un endroit m'inquiète un peu, là où une bretelle à trois voies se raccorde par la droite. Ce qui revient à se retrouver au milieu de 6 voies..... N'y a-t-il pas de piste cyclable ou de trottoir permettant d'arriver en ville? Google maps, avec la fonction vélo ne me donne pas d'autre parcours.
Douane marocaine: fourgon + moto sur remorque English translation pending
by Amgoun2 · 2014-04-02 · 21 replies
Bonjour les gens. En principe, je pars dans 22 jours pour le Maroc avec mon fourgon et ma moto sur une remorque. Je suis seul et les deux cartes grises sont à mon nom. Puis je escompter passer la douane Marocaine sans souci ? C'est un voyage de loisir. Je suis retraité ! Est ce utile de le préciser ? 🤪
Voyage en Crète English translation pending
by Nathalie69 · 2014-03-23 · 3 replies
hello

nous partons en crête pendant 15 jours en couple, je recherche bon plan adresses de resto, de sites magnifiques , de plages paradisiaques, des villages typiques, et surtout des endroits ou il y a peu de touristes!!!!! lol nous sommes à 30 km d 'héralion à l'est nous avons une voiture. je suis ravie de partir en crête tout d'abord pour la culture , la nourriture et surtout la convivialité!! merci de m'aider! 😏
La route des Rois - Jordanie English translation pending
by Citronate · 2014-03-16 · 56 replies
La Jordanie a été Nabatéenne, Byzantine, Ottomane, Perse, Grecque, Musulmane… Elle a accueilli des réfugiés d'Irak, de Syrie, de Palestine, elle partage ses frontières avec l’Arabie saoudite, l'Irak, la Palestine, la Syrie. Le passage en douane s'est révélé simple et rapide «Welcome to Jordan!». En fait, je me suis rarement senti aussi bien en arrivant pour la première fois dans un pays. Les habitants de Jordanie sont cosmopolites, chaleureux et très hospitaliers.

Amman, pour la petite histoire, à l’époque romaine, était appelée Philadelphia.



Amman est également la plus grande ville de Jordanie, et l’une des plus vieilles villes du monde à être toujours habitée.

A seulement 30 kilomètres d'Amman, par l'historique Route des Rois (vieille de 5000 ans) se trouve l'un des lieux les plus illustres de la Terre Sainte. Après avoir traversé un chapelet de sites anciens, la première ville que l'on atteint est Madaba, aussi appelée « Ville des mosaïques ».



Connue pour ses spectaculaires mosaïques byzantines et omeyyades, Madaba abrite la fameuse carte en mosaïque de Jérusalem et de la Terre Sainte datant du VIe siècle.



Cette carte recouvre le sol de l'église grecque orthodoxe de Saint Georges, située au nord ouest du centre de la ville. Cette église fut bâtie en 1896 ap. J.C., sur les ruines d'une église byzantine bien plus ancienne, datant du VIe siècle. Le panneau en mosaïque comprenant la carte mesurait à l'époque environ 15,6 x 6 m, couvrant une surface de 94 m², dont il ne reste aujourd'hui qu'un quart.

Jérusalem Des murs sont visibles autour des grandes villes, comprenant Jérusalem, Jéricho et Asdod. Jérusalem est au centre d'attention de la carte. Clairement visibles sont le Cardo nord-sud et les rues de vallées (longées de colonnes), la place de la porte de Damas et son pilier, les murs de la ville, l'Eglise du Saint-Sépulcre, l'Eglise Saint Sion (Hagion Sion) et l'Eglise "Nea" de Justinien.



Visite d'un atelier de poterie, mosaïque à Madaba.



Au détour d'un rond point un F104, exposé par l'armée en hommage à la défaite du pays durant la guerre des six jours. Cette guerre fut déclenchée comme une « attaque préventive » d'Israël contre ses voisins arabes. Le soir de la première journée de guerre, la moitié de l'aviation arabe était détruite ; le soir du sixième jour, les armées égyptiennes, syriennes et jordaniennes étaient défaites.



Direction le mont Nébo, situé dans les monts de Moab à 817 mètres, le récit biblique du livre du Deutéronome (chapitre 34) relate comment Moïse, interdit d'entrer sur la Terre promise vers laquelle il a conduit les Hébreux sortis d'Égypte, observe le Pays de Canaan du haut de cette montagne avant d'y mourir.



Vous pourrez admirer, comme le fit Moïse, un panorama comprenant la vallée de la rivière Jourdain, la mer Morte, Jéricho et Jérusalem.



Selon la légende, il s'agirait également de l'endroit où Jérémie cacha l'arche d'Alliance. Le mont Nébo est resté un lieu de pèlerinage pour les premiers chrétiens et sa première église a été construite au 4è siècle, pour marquer le site où Moïse mourut, lorsque nous y sommes passés, la basilique était en travaux et ne pouvait être visitée.



Nous repartons de Madaba en milieu de journée, plein sud en empruntant la légendaire route des Rois qu'auraient emprunté les Hebreux en marche vers la terre promise.



Les paysages que nous traversons (le wadi Mujib) sont magnifiques, je vous laisse admirer...



La ville Al-Karak, comprise autrefois au sein du Royaume de Jérusalem abrite une forteresse croisée qui date du XIIème siècle et qui a été agrandie au fur et à mesure des siècles. Les accès sont assez difficiles à atteindre, en raison des pentes très raides. Le site, tel qu’on le connait aujourd’hui, semble avoir été aménagé sous Foulques V d’Anjou, roi de Jérusalem, qui cherche à consolider le territoire conquis sous la période expansionniste de Baudouin Ier, premier roi de Jérusalem.



le château sera assiégé trois fois dans les années 1180. La première fois, en octobre 1183, Saladin assiège le château, mais en décembre, l’armée royale de Jérusalem intervient pour défendre Kerak, obligeant les assaillants à battre en retraite. En juillet 1184, les Musulmans entreprennent un nouveau siège, qui échoue à nouveau, car les défenseurs ont pu construire d’efficaces engins de siège durant l’hiver : Saladin, qui décide alors de concentrer son armée sur le côté nord du château, doit à nouveau abandonner car l’armée royale menace à nouveau de venir en aide à Renaud de Chatillon.



Le dernier siège, mené par le neveu de Saladin, Sa’d al-Din, en mars 1188, sera cette fois-ci couronné de succès : en effet, bien que la défense tienne, la lourde défaite de l’armée royale à Hattin en 1187 (où Renaud de Chatillon est tué) ne laisse plus aucun espoir aux soldats de Kerak d’être secourus la famine les force finalement à capituler en octobre-novembre 1188, et la légende raconte que les Musulmans auraient laisser la liberté aux vaincus, tant ceux-là avaient fait preuve de courage et de bravoure. Ainsi, après la capitulation des Croisés, Kerak devient ayyoubide.



Assez impressionnant d’extérieur, ce n’est rien comparé à toutes les galeries souterraines qu’on y trouve !



“Lâ ilâha illâ Allah”, Nul ne mérite l'adoration sauf Allah inscrit sur une pierre.

Tour du monde austral 2013/14: tous muets? English translation pending
by Jancha40 · 2014-03-11 · 11 replies
Bonjour,

Il règne autour de cette croisière un silence assourdissant auquel nous n'étions pas habitués, surtout avenant d'un homme enthousiaste et critique à l'égard de ceux qui ne partageaient pas ses points de vue (cf.TDM 2011/12), à moins que j'aie raté quelques posts antérieurs ? Parmi les nombreux forumeurs participant à ce tour du monde austral , il semblerait que tous en soient rentrés muets !!! Néanmoins il me reste l'espoir que certains d'entre eux pourront récupérer la parole et nous feront un compte-rendu et pourront répondre aux questions que l'on se pose . Merci d'avance et bonne journée.
Safari Tanzanie + Zanzibar, février 2014 English translation pending
by Phb612 · 2014-02-17 · 7 replies
De retour d'un voyage en Tanzanie, voici en résumé mon expérience. J'ai choisi le luxe sur 11 jours et dans l'ensemble je ne suis pas déçu, mais le planning laissait un peu à désirer. Le finish à Zanzibar n'était pas à la hauteur de nos espérances.

J'ai pris mes billets directement sur Ethiopian et le reste chez Serena, sur la base un peu modifiée de leur "Royal Safari". Au programme: Manyara (2 nuits), Ngorongoro (2), Kirawira (Ouest Serengeti, 2), Mivumo (Selous, 2) et Zanzibar (3). Je reviens très impressionné par la qualité des installations et le service hors pair. Le Kirawira Tented Camp, en particulier, est époustouflant! Question guides (anglophones) et animaux, tout était bien, avec le Serengeti tout à fait exceptionnel. Le cratère du Ngorongoro est extraordinaire mais un peu couru. Selous vaut le détour, surtout pour les hippos et crocos, mais c'est assez fatiguant en raison de la chaleur (heureusement, la chambre au Mivumo était bien climatisée) et des pistes en très mauvais état.

Le principal défaut du programme était le trajet entre le Serengeti (Grumeti) et Selous (Stiegler's Gorge). Les petits avions de Coastal sont plutôt lents (130 nœuds) et s'arrêtent un peu partout. Pour l'aller, de Manyara à Grumeti, il y avait 2 escales (à Ndutu et Seronera) pour un total d'environ 2 heures. Au retour, nous avons fait 5 escales (à Fort Ikoma, Ndutu, Manyara, Arusha et Dar-es-Salaam), avec deux changements d'avion, pour un total de 7h30!! Résultat, une journée entière de perdue (presque 10% du séjour), même s'il est agréable de découvrir la brousse à quelques centaines de mètres d'altitude (mais entre Arusha et Dar-es-Salaam, notre Cessna est monté jusqu'à près de 13.000 pieds, ce qui est fort inconfortable surtout pour ceux ou celles qui ont les oreilles fragiles). Au total, donc, bien que très pittoresque, Selous était une étape à éviter dans un voyage relativement court...

Boucler notre séjour en Tanzanie par Zanzibar semblait bien attrayant. Malheureusement, l'hôtel Serena de Stone Town n'est pas vraiment un palace. Les chambres y sont petites et la plage avoisinante est bruyante. C'est un bon emplacement pour profiter de la vieille ville, encore largement en ruine, et l'hôtel a une navette pour la belle plage de Mangwapani (au nord-ouest), mais contrairement aux lodges et camps dans la brousse, et malgré le label de "Small Luxury Hotel of the World", c'est un peu l'usine!

En somme, c'était un super safari, dans d'excellentes conditions mais avec trop de temps perdu entre le Serengeti et Selous. Les lodges et camps Serena sont absolument superbes, très bien tenus, avec un service de 1re classe, mais l'hôtel de Zanzibar n'est pas à la hauteur. D'ici quelques mois, il y aura plus de choix dans le haut de gamme à Stone Town avec l'ouverture d'un nouveau Park Hyatt et Serena se retrouvera sans doute dans les choux!
Avis sur circuit de Yellowstone à San Francisco English translation pending
by Cathisa · 2014-01-14 · 83 replies
Bonsoir à tous

Je souhaiterais avoir votre avis sur un circuit que nous avons prévu de faire dans l'ouest américain au mois de juin 2015 et avoir notamment des conseils sur les villes étapes les plus judicieuses et les hébergements.

Voici l'auto tour prévu:

J1 : vol Barcelone - cody - route vers yellowstone - nuit dans à canyon lodge and cabins

J2 : yellowstone - nuit à canyon lodge and cabins

J3 : yellowstone - nuit à grant lodge and cabins

J4: yellowstone -grand teton- nuit à colter bay village

J5: grand teton - nuit à Jackson Hole

J6: Jackson Hole - flaming gorge - nuit à flaming gorge ou manila

J7: flaming gorge - dinosaure NM - parc des arches - nuit à moab

J8: parc des arches - nuit à moab

J9: dead horse point- canyonlands (island in the sky)- nuit à moab

J10: Monument valley - nuit à mexican hat ou kayenta ou bluff

J11: Monument valley- grand canyon (south rime)- nuit à grand canyon village ou bright angel ou tusayan

J12: Grand canyon

J13: Grand canyon- horseshoe bend- antelope canyon- lake powell- nuit à page

J14: lake powell- bryce canyon- nuit à bryce city

J15: bryce canyon - zion - nuit à springdale

J16: zion

J17: zion- las vegas

J18: las vegas- death valley - nuit à furnace creek ou lone pine

J19: death valley- mammoth lake- mono lake- bodie- nuit à mammoth lake ou lee vining

J20: yosemite- tioga road- nuit à cury village

J21: yosemite- nuit à cury village

J22: yosemite - nuit?

J23: yosemite- San Francisco

J24: San Francisco

J25: vol San Francisco- Barcelone

Je vous remercie par avance pour vos conseils et vos avis
Prix d'une randonnée équestre (à cheval) au Kirghizistan English translation pending
by ZeFox · 2014-01-03 · 5 replies
Hello tout le monde,

Après un premier message afin de vous demander conseil sur la date, je me permets d'ouvrir un nouveau post afin de récapituler les infos sur le coût d'une randonnée équestre au Kirghizistan... et idéalement avoir vos conseils et bon plans !

Je passerai sur les agences françaises qui proposent des séjours à des coûts hallucinants (Cheval d'Aventure à 2500€ pour 15 jours, ou Rando Cheval à 2150€ la dizaine)...

En agence locale, nous avons : - Kirghizasia : 1000 à 1200€ les dix jours. - Asiarando : 1600 à 1750€ pour 15 jours à cheval. - Asiamountain : aucune idée sur le prix. - Nomad's land : aucune idée sur le prix. - Kyrgyztrek : Entre 60 et 90€ la journée, apparemment. - New destination : aucune idée sur le prix. - Sheper's way trekking : Gulmira, Ishen et Raiymbek Obolbekovs, adresse de Raiymbek : 111 Gogol Street, BISHKEK 720011 tel (996-312) 297 406 shepherd@elcat.kg - Association TENGRI : tengri.kg@gmail.com - CBT : le fameux ! ;) aucune idée sur le prix... - AFCE : aucune idée sur le prix. .. à part ce qu'on peut lire sur un post :

Les prix dépendent de la ville, mais en gros c'est : cheval = 400soms / jour (il faut payer aussi pour le cheval du guide) guide : 450soms/j logement : si en yourte : 350/nuit nourriture : 150/repas (2 repas par jour) et il faut payer la nourriture du guide 75/repas transport : ça dépend Bref pour te donner une idée, j'ai fait 2 treks de 2 jours où à chaque fois on était 3 participants et ça m'a coûté entre 2500 (1er vers Song Köl, hébergement en yourte) et 2800 (2è à Sary Chelek, en tente et ils nous ont "forcés" à prendre un "cuisinier" en plus ... mais on a négocié pour ne pas prendre un porteur car inutile) donc moins de 50€ pour 2 jours tout compris (1€=60 soms).

.. mais ça date de 2009 !

Un autre de cette même année :

- Trajet aller-retour de Kochkor au début de la ballade - Location des 3 chevaux (deux personnes + celui du guide) - Guide - Lunch en yourte (3 personnes, tu payes chaque fois pour le guide aussi) PS: on a eu du bol, on est tombé dans une famille de pêcheurs et on a mangé des petits poissons frits tout frais pêchés! - Dîner en yourte - Nuit en yourte - Petit déjeuner

On en a eux pour +/- 4-5000 soms (+/-80€) Toute seule, vu que le guide paye moins cher que toi pour la bouffe, tu devrais en avoir pour +/- 3000 soms (une 50aine d'€).

Plus récent (2013) :

En général, nous en avons eu pour 15-25€ par personne et par jour pour chevaux, guide, hébergement en yourte et bouffe du soir. Le prix dépend de la taille du groupe (coût fixe = guide & son cheval). Ces prix sont sur la base de randos de deux trois jours (J1 = montée dans les jailoo, J2 = Boucle au départ de la yourte, J3 = petite balade autour & redescente en vallée. Si tu veux quelque chose plus "itinérant", cela rallonge la facture car il faut plus de logistique

.. et on reste dans les mêmes eaux, à savoir 25€ par jour et par personne, tous inclus.

Dans les deux cas, ce sont des randos à cheval sur une courte période : 2 ou 3 jours. Plus long est donc plus cher... mais de combien ? ;)

Une idée :

compte 30 euros jour pour le cheval et le guide, rallonge de 10 euros pour le gite et le couvert ! en gros bien sur ,500 euros les 12 jours et un bon budget !

N'hésitez pas si vous avez d'autres idées, bons plans, toussa toussa !😛
Regoindre le pays Toraja English translation pending
by Ionein · 2013-12-28 · 28 replies
Hello tout le monde! Avec un ami, nous partons en février pour le Sulawesi et pour Raja Ampat. Je suis à la recherche d'infos pour rejoindre le pays Toraja (j'ai entendu parler de bus de nuit, mais comment ça se passe?) et aussi de conseils quant à l'hébergement (plan sympa, pas de luxe, plutôt être à la rencontre des gens), aux choses à visiter + coups de coeur.. On pensait y rester trois jours pleins après le périple marin à Raja Ampat.

Tout conseil est le bienvenu!

Merci!
50 jours à pied dans L'Intérieur de la Papouasie, 1ère Partie English translation pending
by Naps · 2013-12-20 · 52 replies
SECOND TOME, CHAPITRE XII - COUSIN ET TANTINE

La nuit des temps, la route des missionnaires, le cargo cult et la recette de l'humain à la pierrade.

- (Spéciale dédicace à 321, tu le voulais ce texte? Et ben le voilà! La suite arrive incessamment sous peu😎) -

Mars 2006... Nous voilà partis avec un visa de deux mois en poche, ce qui est vraiment un minimum pour ce qu’on voulait faire, et de Jakarta on avait pris un avion pour Jayapura la capitale de la Papouasie occupée. Pas le bateau, me dis-tu ? Ben non, déjà les Pelni (les seuls à faire ce trajet à peu près rapidement) il n’y en a pas tous les jours ce qui signifie que tu peux facilement te retrouver trois-quatre jours à attendre qu’il y en ait un qui pointe le bout de sa proue, et ensuite dans le meilleur des cas ça met une semaine pour faire le trajet, le calcul est vite fait. L’avion ne coûte guère plus cher que le bateau en "kelas ekonomi", et puis de toute façon y a pas le choix, on peut pas se permettre de perdre d’entrée dix jours sur un misérable visa qui n'en compte que soixante. Tu verras d’ailleurs par la suite que bien nous en avait pris... Une fois à Jayapura on s'était occupés d'obtenir une « surat jalan » (sorte de permis-laisser-passer, obligatoire pour sortir des villes), et bien sûr il avait fallu batailler avec les poulets pour ne pas la payer trop cher, classique, tristement classique (voir le chapitre IX). On avait aussi acheté de la bouffe et certains articles introuvables dans l’intérieur, parmi lesquels des médocs costauds anti-palu-malaria parce que crois pas mais c'est un risque très sérieux dès qu’on quitte les montagnes du centre. Pour finir il ne nous restait plus qu'à trouver un avion pour Wamena, ce qui ne fut pas si facile car il n’y avait plus qu’une compagnie qui effectuait le trajet et en plus certains de ses avions étaient bloqués au sol pour problèmes techniques. Quels problèmes? Oh rien de grave, des fenêtres qui avaient du jeu et menaçaient de s'envoler, des trains d’atterrissage qui ne fonctionnaient pas, quelques petits désagréments bénins en somme. Opiniâtres comme à l’accoutumée on avait quand même réussi à en dégotter un pour le lendemain, avec ou sans problèmes techniques allez savoir. Pourquoi encore l'avion ? Tout simplement parce que c'est ça ou se taper un bon 700 kilomètres à pied, ce qui écornerait notre visa au-delà des limites du raisonnable... Tu as consulté une carte et tu as vu une route ​? Oui, je te félicite, sur la carte il y en a une en effet, et elle y était déjà dans les années quatre-vingt-dix, mais ils ont oublié de préciser qu'elle était en construction. Faut croire qu'ils aiment bien se projeter dans le futur, même si à ce niveau-là ça relève carrément de la science-fiction parce qu'à mon humble avis cette route ne sera pas finie avant le siècle prochain, au bas mot (en 2013 elle ne l’était toujours pas, les travaux n'avancent pas à cause de deux obstacles naturels majeurs : la profondeur des poches des fonctionnaires en charge et l’étendue de leur incompétence). Cinq heures du mat’, en route ! Petit café à l'aéroport, cousin et tantine vont se faire enregistrer, je les suis cinq minutes plus tard. J’arrive au comptoir mais l’employée me dit que je dois prendre l’avion suivant. Et pourquoi donc s’il vous plaît ? Parce qu’il n y a plus de places dans celui qui part maintenant ! Meuh non, regarde mon ticket, j'ai un siège confirmé ! Elle s’en fout, elle a mis des sacs de riz à ma place et me dit, un sourire narquois aux lèvres, que j'aurais dû m'enregistrer plus tôt. Pardon ? L'enregistrement commence à six heures et il est six heures moins cinq, maintenant ça suffit, on arrête de rigoler et tu me donnes la carte d’embarquement ! Elle m'ignore et sort du comptoir, sans quitter son petit sourire ironique et bien sûr sans un mot d'excuse. Je la suis pas content en demandant des explications mais elle m'ignore de plus belle, elle commence à m’énerver celle-là. Une fois dans le bureau ça continue, toujours pas un mot mais un rictus à la commissure des lèvres qui en dit long. J’explose et je vire un coup de pied dans une chaise, et là pour le coup le sourire lui rentre dans la gorge. Espèce de #*$&^****, que je lui dis, tu as de la chance de pas être un homme !!! Des papous interviennent : calme-toi mister ! Me calmer ? Elle m’a viré de l’avion, ensuite même pas elle s’excuse ni ne dit quoique ce soit, et en plus elle se fout de moi, sale @%^* qu’elle est ! La petite fait un repli stratégique dans l’arrière-boutique, elle ne sourit plus et ma tension redescend un peu. Les papous me disent, à voix basse : tu sais, ils sont comme ça les indonésiens, quelqu'un leur glisse un billet et ils lui revendent ton siège... Soupir !!! Oui, je sais, ça va, j'ai compris, je prendrai le suivant ! Je vais mettre au courant cousin et tantine puis vais me reboire un café, que puis-je faire d’autre ? Au moment de l’enregistrement pour l’avion suivant, tiens, c'est bizarre, la fille n'est pas là, à sa place il y a un employé masculin et il me regarde d'un drôle d'air... Le vol s’effectue sans encombre, on vole à basse altitude et on peut admirer à loisir la forêt et les montagnes, ainsi que des petites volutes de fumée çà et là qui indiquent une présence humaine... Arrivé à Wamena les potes m'accueillent en grande pompe. J’avais oublié de leur dire où était le seul hôtel pas cher du coin mais ils connaissent la musique, ils l’ont trouvé en deux-deux et ont déjà réservé une chambre pour le naps. Ils sont accompagnés de papous qui espèrent qu’on va louer leurs services pour aller marcher. Les tarifs sont prohibitifs : 200000 roupies pour un guide qui parle anglais, 100000 pour un qui ne le parle pas. Merci les gars mais on va marcher sans guide, y en a franchement pas besoin vu que la vallée de la Baliem c'est pas la forêt impénétrable, ne vous inquietez pas, on va très bien s'y retrouver tout seuls comme des grands ! Ce qui est tout à fait vrai, on voit très bien, quand on arrive en avion, que les abords immédiats de ladite vallée ont été déforestés et qu’il est facile d'aller de bled en bled au départ de Wamena. Et aussi on ne le leur dit pas mais, et d'une leurs prix sont bien trop élevés, et de deux on veut faire travailler les gens des petits villages qui n’ont que très rarement l’occasion d’accompagner des touristes vu que tout le monde affrète les services des gars de Wamena qui leur sautent dessus dès leur descente d’avion, et de trois ces gars de Wamena ne connaissent que les abords immédiats de la vallée mais pour aller plus loin il faut de toute manière des gens du cru. Car on veut traverser la chaîne des montagnes centrales et continuer au-delà jusqu'à la côte sud, autant dire pas la porte ni la forêt à côté... Il est temps d'aller montrer patte blanche et surat jalan chez les flics, c'est pas qu’on les aime ces tordus mais c'est obligatoire et ils rigolent pas avec ça. Si tu me crois pas va lire les brillantissimes chapitre VIII et X du premier tome, tu verras de quoi il retourne et ce qui arrive aux étourdis qui ont oublié leur surat jalan. Ils nous regardent d’un œil un peu suspicieux vu tous les noms d’endroits où nous prévoyons de passer que mentionne notre permis, petit serrage de fesses et profil bas, pas qu’ils nous interdisent je ne sais quoi... Ouf, c'est passé, maintenant on peut aller se balader dans Wamena et profiter de notre dernier jour à manger pas trop mal et à pouvoir se doucher. Petits serrages de mains avec les quelques papys irréductibles du coin qui sont toujours « habillés » à l’ancienne, c'est à dire à poil avec un étui pénien pour tout vêtement, et dont le cheminement intérieur a dû être grosso modo comme suit : je m’en tape de toute ces drôles d'inventions, de ce métal, de ces avions et de cette religion bizarre que les faces de craie sont venus nous emmener, et je m’en tape aussi qu’ils aient dit qu’il fallait porter des vêtements, moi je suis né comme ça et je mourrai comme ça ! Perso je respecte cette attitude... Évidemment il y en a de moins en moins, aujourd'hui quasiment tout le monde porte des vêtements et de fait on assiste à la fin d'une époque. Ou dit plus joliment, avec cette verve poétique qui m'a rendu célèbre dans les salons à la mode, le soleil de leur civilisation a déjà glissé sous l'horizon, et ce à quoi l'on assiste de nos jours sont les derniers rayons qu'il darde au monde avant de disparaître complètement et à jamais. Les missionnaires y sont pour quelque chose, car ils ont été très actifs dans la région, mais il ne faut pas oublier non plus le rôle du gouvernement indonésien pour lequel il n'est pas convenable de se balader les fesses et la poitrine exposées aux regards ambiants et de ne pas avoir de religion. Est-ce un bien, ou est-ce un mal ? Va savoir, c'est difficile à dire car il y a du pour et du contre des deux cotés, mais en tout cas aucun des papous avec lesquels j'ai parlé de cet état de fait ne regrettait le bon vieux temps. Tous se disent heureux que les guerres tribales et le cannibalisme se soient arrêtés, et de pouvoir maintenant aller se promener dans le bled d'à côté sans avoir peur de finir en ragoût ou en méchoui, ou de se faire cribler de flèches. Certains occidentaux regrettent la disparition des cultures primordiales et souhaiteraient que perdurent ce qu’on a appelé les « Disneyland à ethnologues », histoire de pouvoir aller faire mumuse à prendre de belles photos ou à écrire de beaux livres sur la question des peuplades dites primitives, sauf que les papous, qui à mon avis sont quand même les premiers concernés, n'en font pas cas et disent tous carrément que ce qu’on appelle leur culture ancestrale ne valait pas un clou, qu’il y avait trop de magie noire, de violence etc., et que maintenant ils ont évolué et en sont bien contents. Ma foi, ils sont libres de leur choix, n'est-ce pas ? Pour en revenir aux papys, quand on leur serre la main c'est un vrai serrage de pinces, pas un truc visqueux comme le salaman indonésien où la main glisse rapidement dans la pogne de l’autre comme si on avait peur de se salir. Les papys papous, ils te chopent la mimine et te la lâchent plus pendant un moment tout en t'examinant, te scrutant et te détaillant, les yeux dans les yeux. Si tu en fais autant tu vas probablement ressentir qu'il y a un drôle de sentiment qui passe, j'en parle souvent car ça m'a vraiment impressionné : la rencontre entre un gars qui est né à l'âge de pierre (car les papous n’avaient pas découvert le secret des métaux, à l'époque tous leurs outils étaient en pierre), qui a été cannibale dans ses jeunes années et qui a vécu toute sa vie en contact étroit avec la nature, et un autre gars qui, lui, est né à l'époque des fusées spatiales, de la télé etc., et qui dès sa naissance a été coupé de la nature par la « civilisation » moderne matérialiste. Deux homo sapiens, donc deux représentants de la même espèce, et pourtant deux histoires personnelles si différentes, séparées par le contexte socioculturel bien sûr mais aussi par plusieurs millénaires d’histoire. Et tout ça qui passe, là, dans le regard, en quelques secondes, une sensation vraiment étrange et difficile à expliquer (je n'y arrive d’ailleurs pas comme je le voudrais) et qu’il faut ressentir par soi-même pour comprendre... J’avais déjà senti ça la première fois que j’étais passé à Wamena quelques années auparavant et avais assisté au festival de la vallée, et si tu as lu l’excellent chapitre X du premier tome tu auras remarqué que le passage ci-dessus en a été copié, oui, de nos jours on fait de la récupe avec tout... Wamena, c’est pas que c’est l’enfer, mais y a pas grand chose et donc après un bon repas, une bonne douche et un bon dodo il ne nous restait plus qu’à partir le lendemain matin. Les quinze premiers kilomètres se firent en transport local avec une bande de papous. Une route ? Oui, faut pas croire que les indos n’ont rien fait pour la Papouasie, ils ont quand même, en remerciement de tout l'or, le gaz, le pétrole, le cuivre et le bois qu’ils ont piqué et piquent encore à leurs légitimes propriétaires, goudronné quinze bornes, pas de la rigolade ! Goudronné c'est un bien grand mot remarque, une myriade de nids de poule ponctue le trajet... Le pick-up nous laisse là où finit son parcours, c’est à dire là où finit le goudron-gruyère, et c’est le début de la marche. Au début quelques papous qui étaient avec nous dans le véhicule nous accompagnent car ils vont dans la même direction, puis arrivés au croisement où nos routes se séparent ils nous font voir un pont suspendu sur la rivière qu’il va nous falloir traverser pour aller vers là où on veut aller. Naps, il fait comme le capitaine Haddock dans Tintin au Tibet : il part comme une flèche et caracole un instant dans le peloton de tête, avant de se faire rapidement rattraper et distancer, et de finir en peu glorieuse lanterne rouge. Je m’étais pourtant bien moqué du capitaine Haddock à l'époque où j’avais lu l’album... On passe le pont et on s’engage sur un sentier. C’est du facile, franchement je comprends pas ce qu’ils ont tous à prendre des guides pour ce type de parcours, le chemin à suivre est quand même évident. On passe par des petites huttes et des plantations où comme d'habitude il n’y a que les femmes qui travaillent, c’est qu’ils sont malins les papous, et à chaque fois salutations et petite conversation sont de rigueur. Parfois il faut enjamber des barrières, ou disons des amoncellements de bouts de bois, probablement mis là pour que les cochons, l'or de la Baliem, n'aillent pas batifoler trop loin et se perdent ou se fassent embarquer par les voisins. Parce que là ça finirait mal, ou comme ils avaient expliqué l’année où j’étais venu pour le festival : aux temps révolus d’avant les missionnaires, les guerres tribales démarraient toujours pour un ou plusieurs des trois motifs suivants, à savoir vol de terres, vol de cochons ou vol de femmes (est-ce si différent dans nos sociétés dites modernes, je laisse le soin de développer à d'autres)... On rencontre un papy et son étui pénien, et on s'engage dans une discute avec lui car il est très communicatif. Malheureusement il parle pas indo et nous on entrave rien à l'austronésien, très vite ça tourne au dialogue de sourds. On croit comprendre malgré tout qu’il échangerait bien son sac en écorce d’arbre tressée contre un de nos sacs à dos, mais même si le noken (ça s’appelle comme ça) est très beau nous déclinons l’offre... La fin de la journée s’annonce, il va falloir trouver où dormir. Le sentier bifurque et à quelques centaines de mètres sur la droite on voit un hameau, voilà qui fera une très bonne halte pour la nuit. On rencontre deux papous qui nous demandent où on va et qui nous proposent de dormir chez eux, ils habitent un peu plus loin. On les suit et arrive à lieu-dit où il y a deux huttes, chacune de part et d’autre du chemin, et ils nous en cèdent une pour notre usage personnel. On s'installe et on converse un peu, ils sont ma foi sympas. Le mobilier est réduit à sa plus simple expression, c'est-à-dire rien, et chacun étend, qui leur couverture de survie, qui son plastique, pour dormir au dessus de la paille et ne pas déranger les puces qui en ont fait leur résidence principale. Comme déjà dit dans le chapitre IX les papous ne sont pas très doués pour recevoir, et en conséquence personne ne nous propose de manger ou ne nous questionne au sujet de si on a des provisions qu'on voudrait cuisiner. Va savoir pourquoi on est un peu gênés et on ne demande rien, le repas du soir se composera donc de nouilles déshydratées crues, un régal aux dires des indos... Pas de feu, vu comme les murs en chaume sont isolés et vue l'altitude ça caillera dur cette nuit-là. On y survit, et le lendemain on tend au maître de maison 10000 roupies tête, ce qui est un prix plus que raisonnable en regard du standing proposé. Oui mais voilà, le monsieur, qui avait pourtant l’air si gentil hier soir, il veut 50000 par personne ! Cousin reste impassible comme à son habitude, tantine et naps s'énervent pour trois : quoi ? Tu rigoles ? Même à Wamena on a payé moins cher à l’hôtel, et pour une chambre avec l'électricité, un lit, des couvertures et une salle de bains ! On finit par payer ce qu’on avait estimé correct, mais hélas on se quitte un peu fâchés. C’est ma faute, j'aurais dû y penser, on est encore trop près de Wamena et il y a tellement de gros malins qui sont passés par là et on jeté l’argent par les fenêtres que les papous du coin nous prennent pour de riches fous qui n’ont pas la notion de l’argent, c'était à prévoir. Ça nous servira de leçon, et il est clair qu'à partir de la prochaine fois on négociera l’hébergement avant de l'accepter... La marche reprend et après deux ou trois heures j’arrive à un village (je dis « je » parce que ça faisait déjà belle lurette que mes deux loustics avaient distancé le capitaine Haddock), et découvre cousin en train de faire un feu au moyen de la perle de son attirail, un petit brûleur portatif high-tech. Un truc à manipuler avec précaution, ou, comme il dit lui-même : un jouet pour garçons ! On se fait quelques pâtes et c'est reparti. Tiens, on rencontre une occidentale, une australienne pour être précis, et si je signale le fait c'est parce que ce sera la seule face blanche qu’on verra en cinquante jours de voyage. Elle se fait une petite randonnée de quatre-cinq jours dans les environs de Wamena et est en compagnie de deux papous, l'un étant son mec et l'autre genre le porteur. Après les politesses et banalités d’usage on repart, et arrive à un petit pont après lequel ça va commencer à monter car il y a une colline à passer. Ça monte en effet mais j’aime mieux ça, car du coup Tintin et Tintine me distancent moins. On continue notre route et on rencontre pas mal de papous, tous assez étonnés de nous voir ici sans chaperon, ben vous avez pas de guide ? Ce sont des occasions de stopper cinq minutes et de tailler une bavette, et pour moi de reprendre mon souffle... Une fois tout en haut de la colline on arrive en vue de notre destination du jour, un village niché dans une vallée assez large. On y entre un peu avant le crépuscule et on avise un petit cours d’eau qui nous servira de débarbouilleur une fois qu’on sera installés. On nous indique le chef du village, et nous lui faisons nos hommages en tant qu’ambassadeurs du pays tricolore. Il y a une espèce de bâtiment « moderne » (je cite), c’est à dire pas une hutte mais plutôt une maison qu’on sait pas à quoi elle sert mais qu’il nous propose d’investir. Le palace est juste �� côté de la cuisine et ce coup-ci on se fait à manger sans demander notre reste, la route ça creuse ! Les gens sont accueillants, on décide de passer une seconde nuit. Du coup on a l'occasion de discuter avec certains d'entre eux, et notamment avec le chef qui vient nous demander conseil car il a un gros problème. Tous les jours vers la même heure il sent comme des coups de couteau partout sur le corps et surtout dans le dos, ça fait déjà un bail que ça dure et aucun médicament n’y a rien fait. Évidemment ça fait très mal et ça le fatigue beaucoup, et évidemment aussi il ne peut quasiment plus rien faire comme travail physique. D'après lui il est victime du swangi (magie noire). Mais pourquoi quelqu'un vous voudrait-il du mal chef ? C’est que j’ai eu une embrouille rapport à une histoire de cochons avec les mecs du bled de l'autre côté de la rivière où c'est que les gens sont connus pour se livrer encore à des pratiques de sorcellerie car ils n’ont pas voulu se convertir au christianisme ! Je t'avais pas dit mais tantine est infirmière de formation, elle lui demande de nous faire voir ça. Il tombe sa chemise, et c’est vrai que son dos est constellé de dizaines de petites cicatrices qui ressembleraient bien à des coups de pointe de couteau. Tantine est perplexe, elle n’a jamais vu ça de sa vie surtout qu'en plus le chef dit que ces cicatrices sont apparues spontanément à l’époque où tout a commencé. Bon, on n’est pas des magiciens, tout ce qu’on peut faire c’est lui expliquer deux-trois parades connues contre ce type de problèmes et notamment, vu qu’il est chrétien, certains versets à réciter qui sont utilisés dans les exorcismes et ces sortes de choses, en espérant que ça marche... Reconnaissant, car il a bien vu qu’on compatissait sincèrement à son état, il nous fait une ristourne sur le loyer, et pour nous guider (parce qu'à partir de maintenant les choses vont se compliquer et il est impensable de continuer seuls vu qu’il va falloir passer la chaîne des montagnes centrales) il nous offre les services de deux de ses hommes de confiance, deux frères. L’un est petit et trapu, avec des bras qu’on dirait des vérins hydrauliques (pas ce genre de bras gonflés en salles de muscu, plutôt le genre développés à force de jouer de la machette), il est pas causant mais nonobstant ce fait très sympa. L’autre a fait ses études en ville, et hélas comme beaucoup de papous est revenu dans son village d'origine à la fin de celles-ci car il n'a pas trouvé de boulot à cause de son origine ethnique (et oui, on parle toujours du racisme des blancs mais je peux te dire qu’il n’est rien comparé à celui des asiates envers ceux qui ont la peau foncée et qu’ils traitent ouvertement de sous-race, de singes etc.), il parle très bien indonésien, est plus bavard que son frère mais tout aussi sympa, le compagnon de voyage idéal. Nous nous mîmes donc en route. Le plus jeune est bien équipé, doudoune et bottes en caoutchouc qu'il a dû ramener de la ville, son grand frère est un vrai montagnard en tee-shirt et pieds nus... Seulement naps, il avait un petit problème à son pied pourri. Je parle souvent de ce pied, et je vais donc t’expliquer succinctement de quoi il retourne : quand j’étais gamin je me suis pris un bus dans la face une fois que j'étais à vélo, et c’est le pied qui a pris. Les docs ont pu en sauver une partie, mais j’y ai laissé des plumes et ai été obligé de me faire réopérer plusieurs fois. La dernière en date c'était en 1995 et je m’étais fait raboter, entre autres, un bout d’os au niveau de l’endroit sous la plante où se trouve normalement le troisième orteil. Je sais pas ce que le chirurgien a traficoté mais depuis j’ai de temps en temps une petite infection pile là où il a raboté, je suppose qu’il avait pas dû faire son boulot très consciencieusement et que quelques petits bouts d’os ou de je ne sais quoi sont restés. C'est qu'il était pas content le monsieur, car j'avais refusé de payer le dépassement tarif sécu éhonté qu'il pratiquait et avais tourné les talons en disant que puisque c’était comme ça d’opération il n'y aurait point. Sa secrétaire m'avait rattrapé en me disant qu'on pouvait s'arranger, marchands de tapis qu'ils sont, et l'acte chirurgical avait finalement eu lieu, mais l'autre margoulin s'était un peu braqué contre mon insigne personne. Je m'en étais bien rendu compte quand il avait dû se fendre de sa visite post-opératoire et avait arraché le drain que j'avais au pied sans ménagement aucun, à tel point que l’infirmière lui avait dit d'y aller un peu plus doucement quand même. Une sale type qui ne pense qu'au pognon, et qui bien que venant d'une famille aisée et portant un nom à particule ne voit aucun obstacle moral à demander des rallonges faramineuses à qui veut avoir l'honneur d’être opéré par lui, même si la personne en question ne roule visiblement pas sur l'or (là je parle de naps, je sais pas si tu avais suivi). Il n'est hélas pas le seul sur cette planète à thésauriser ainsi et à ne vivre, ne penser et n'agir que pour l'argent, et ma foi, grand bien lui fasse. Quel dommage qu'il ne puisse rien emporter dans sa tombe, toutes mes condoléances anticipées ! Bref, en tout cas là ça faisait déjà deux jours que l’infection était repartie, super. Oah, au début je m’étais pas inquiété, ça faisait pas trop mal et c’était juste l'histoire d'un petit abcès et d'une petite goutte de pus à nettoyer en fin de journée, et puis d’habitude ce n'était guère qu’une question de quelques jours d’inconfort avant que l'infection ne se soigne d'elle-même... Sauf que ce jour-là, au bout de peut-être deux ou trois heures de marche dans la boue et la flotte (car c était bien détrempé), ça faisait trop mal et je m’arrêtai démouler un peu le pied pour voir où ça en était. Las ! Je constatai que la goutte avait fait des petits, ce n’était non plus une mais bien trois ou quatre gouttes que je pressais, et une fois l’opération menée à son terme je vis qu’il restait un trou de la taille d'une tête d'allumette sous mon peton. Pour être franc ça ne m’étonnait pas tant que ça, marcher les pieds trempés ça n’a jamais aidé les infections. Un coup de désinfectant et je repars... Je rejoins le reste du groupe et leur fais part de la chose, à ce stade-là je pensais encore que ça allait guérir assez vite. Du coup forcément ma moyenne, qui était déjà pas brillante, chute, surtout que ça monte dur. Je finis par arriver, en même temps que la voiture balai, au but de la journée : la « gua batu ». En français ça veut dire « la grotte en pierre », ce qui semble bien être un pléonasme mais comme dit un de mes livres de langues orientales : ce type de structure est couramment utilisé et introduit un élément de précision supplémentaire qui peut nous paraître superflu... Toujours est-il, et pour rester dans le littéraire, qu’à ce niveau c’est plus du pléonasme mais de l’euphémisme, personne chez nous n’appellerait ça une grotte car tout au plus s’agit-il d'un renfoncement dans un rocher sous lequel on peut, et sous lequel justement on va, dormir. Il faut espérer qu’il ne pleuve pas trop fort cette nuit parce que sinon on va rigoler, surtout que comme on est montés en altitude ça caille sévère. On fait deux feux, on mange puis on se blottit pour la nuit comme des petites marmottes, on doit sûrement être mignons à regarder... Coup de bol il ne pleuvra pas cette nuit-là et au matin, après un petit dej' nouilleux, on reprend la route, ou plutôt la pente. On est maintenant plus ou moins au sommet des montagnes, je ne sais pas à quelle altitude mais depuis hier la flore a changé, il n’y a plus que quelques arbres rachitiques et un genre de toundra au sol. En tout cas le sol est mouillé et boueux à souhait, mon infection va aimer... Au bout d'un moment y a quasiment plus de végétation et ça devient très caillouteux. La topographie est bizarre, c’est assez plat et on voit bien que ça ne va plus monter mais ça ne descend pas encore. Le plus jeune frère reste avec moi qui suis constamment à la traîne, pas par mauvaise volonté mais parce que ça fait vraiment mal cette affaire ! On se prend une bonne pluie et voilà, on est trempés jusqu'aux os, parfait. Vers la fin de la journée notre maison d’hôte n'est toujours pas en vue et on a perdu les autres. On contourne une falaise, descend un peu et essaie de suivre le sentier, oui mais quel sentier au fait ? Car des sentiers il y en a plusieurs maintenant, enfin ce sont pas vraiment pas des sentiers mais disons que comme qu’il n y a plus vraiment de végétation et que donc tout est pelé fatalement tout se ressemble et on ne sait pas très bien quelle direction prendre. Ça pleut, il y a plein de brouillard, le guide me dit qu’il va partir en avant pour essayer de retrouver les autres. Le petit souci étant qu’il ne connaît pas le chemin, il m'avoue n’être en fait jamais passé par là et ne pas savoir où se trouve la hutte où on est censés dormir, l'habitué du coin c'est son grand frère. Ah oui, parce que j’avais oublié de te dire mais les papous ont monté un abri là-haut, car cette route est un axe important entre les villages et il arrive que des locaux soient pris par la nuit, comme nous quoi ! Il me propose de prendre mon sac pour que j’aille plus vite. Normalement je n’aime pas que quelqu'un d’autre que mézigue le porte, mais là pour le coup la situation n'est pas mirobolante et c'est vrai qu’il faut que je marche plus rapide. Je lui passe mon fidèle compagnon de toutes ces années de voyage et ensemble ils partent dans l'horizon brumeux, bientôt je ne les vois plus. Je continue à avancer au hasard, il pleut comme vache aux toilettes et la nuit tombe. Je commence à me dire que j’ai fait une bêtise de lui laisser mon sac car il y a tout mon matos de survie dedans, matos qui dans le pire des cas m’aurait au moins permis de dormir au sec, de mangeouiller un peu et de faire un feu. Sauf que là c’est lui qui l’a et que s’il ne me retrouve pas d’ici peu je vais passer une sale nuit tout seul, trempé, grelottant de froid et sans rien pour me réchauffer... Je marche, tout en battant ma coulpe, à chaque minute qui passe la nuit prend un peu plus le pas sur le jour et bientôt on n'y verra goutte, l'affaire est très mal engagée. Soudain, alors que la lumière de l'espoir vacillait de concert avec les derniers rayons du soleil se fondant dans le crépuscule, je vois une ombre qui s'approche dans ma direction. Serait-ce le swangi qui vient se repaître de ma souffrance et m'annoncer ma fin proche ? Non, c'est le guide, il a trouvé la maison d’hôte, elle est vers là-bas. En effet, après quelques minutes je vois une lueur poindre dans la pénombre, on y est, ouf ! L’intérieur, c'est cosy comme on dit en franglais. Le sol est recouvert de végétaux et deux grosses branches faisant office de piliers en soutiennent une troisième qui culmine à deux mètres au-dessus de nos têtes en guise de faîte, faîte sur lequel plusieurs épaisseurs de grandes feuilles ont été plaquées pour protéger des éléments. Y a pas à dire, c'est du bon boulot, l'étanchéification est parfaite. Tu faisais des cabanes quand tu étais petit ? Si oui alors tu vois à quoi ressemble cette auberge de station d'altitude papoue, par contre si tu as passé ton enfance hypnotisé par la télé et les jeux vidéos il se peut que tu aies du mal à conceptualiser la chose et en ce cas vois-m'en fort désolé pour toi. À l’intérieur, un bon feu, de la bouffe qui chauffe, et toute l’équipe qui est quand même soulagée de pas avoir perdu le naps en route, pas que ça aurait été une grande perte mais quand même... Je me fais sécher, essore mes chaussettes et les place près du foyer (en faisant gaffe qu'elles ne gouttent pas dans la casserole, tu m'as pris pour qui ?), et pour ce qui est de mon infection je ferai pas de commentaires, demain ça va être du sport... Petit à petit ça va mieux, la peau et les vêtements sèchent, les muscles se relâchent, l'estomac se remplit de riz, et tout finit dans une bonne nuit au sommet de cette montagne dont nous ne savons même pas le nom. Au petit matin il fait frisquet, une assiette de nouilles pour réchauffer la carcasse et en avant. Tout de suite le pied me lance, mais pas la peine de m’étendre sur le sujet, j'ai pas envie de passer pour un geignard... On commence à descendre et la foret redémarre, si tout va bien ce soir on sera arrivés à bon port. Mais hélas tout va pas bien, les papous ont pavé le chemin. Enfin pavé n'est pas le terme exact, il s'agit en fait de rondins de bois placés perpendiculairement à la pente. D’après nos guides c'est pour faciliter la marche rapport à la boue, d’après naps il valait mieux la boue parce que ça lui fait encore plus mal de poser son infection sur ce sol inégal car cannelé. Cela dit on ne peut que saluer la performance technique, imagine-toi des centaines ou plus de grosse branches qui font comme un gigantesque escalier, au milieu de nulle part entouré de forêt. Ah tiens il pleut, super, la fête bat son plein... Je tempête, peste, renne, rougne, renâcle, j'en passe et des meilleures, contre ces papous qui n'ont rien d'autre à faire que de placer des handicaps en travers de ma route qui était déjà assez difficile comme ça quand soudain, au détour d'une courbe, je découvre l'avant-garde qui a installé un petit camp et est en train de faire la popote. Que voilà une bonne nouvelle, c'est vrai qu'on est à la mi-journée et qu'il commençait à faire faim ! On repart, je râle de plus belle mais tout vient à point à qui sait attendre, vers le milieu de l’après-midi on a eu la montagne et les rondins à l'usure et c'est le retour sur le plat. Par contre on n'a plus le temps de poursuivre jusqu'au village à cause de je te fais pas un dessin pour te dire qui, on va dormir sur la route et justement il y a quelques cases qui s'annoncent. L'une d'elle nous accueille et le feu y est allumé, on est bon. Il n'y a bien sûr pas de meubles mais mis à part ça c'est bien équipé, y a moyen d'accrocher les chaussettes et le reste au dessus de l’âtre. L'enclos pour les cochons occupe quasiment tout le rez-de-chaussée, laissant juste une bande de disons un mètre de large pour les humains, mais pas d’inquiétude car on est dans un duplex avec chambre au premier. Le repas du soir est animé car les voisins sont venus nous visiter, et ils doivent nous trouver sympathiques car du coup ils rentrent pas chez eux mais décident de passer la nuit avec nous. Ça ne nous ravit pas, car l'espace est plus qu’exigu, mais que dire ? On s'entasse à l’étage, il y règne une température agréable entre le feu et la chaleur humaine et bientôt on imite les cochons et s'endort. Je me réveille à chais pas quelle heure, avec une envie pressante. Le feu est éteint et les ténèbres règnent, la chambre est jonchée de corps humains, mon pied me fait mal, l’échelle est étroite et branlante et en bas les cochons veillent, il me faudra toute mon agilité et toute ma nyctalopie pour réussir à descendre, sortir, me soulager et remonter sans déclencher un cataclysme... Un peu avant le lever du jour ils nourrissent les bestiaux, et ce jour-là j'ai compris d’où venait l'expression « manger comme un cochon ». Ça se bat, ça couine, ça grogne et ça grouine dans tous les sens, à tout-va et de concert, un vrai récital mais peu m'importe, je sombre à nouveau dans les bras de Morphée... Au petit matin il fait beau, les auspices nous sont favorables. On n'est plus très loin du village, et en fait on pourrait même dire qu'hier soir on a dormi en banlieue. Sur le chemin on rencontre un papy qui, au vu de mon boitillement, me suggère de me faire porter. Piqué au vif dans ma fierté (dans mon orgueil dis-tu ? Boaf, la frontière est mince) je l'envoie promener en lui disant que je suis venu jusqu'ici sur mes deux quilles et que je finirai sur mes deux quilles. Un pont à passer, un « impôt » à payer pour celui qui s'occupe de sa maintenance (vu l’état de l'ouvrage on est en droit de penser qu'il doit pas maintenir tous les jours), un coup de marchandage parce qu'avec les impôts on n'a jamais été très copains, encore un peu de marche et nous y sommes, un joli village de montagne. On nous indique la case du chef et nous nous y rendons de ce pas. Le chef c'est le papy de ce matin, aïe, incident diplomatique en vue ? Heureusement non, il est pas rancunier et même nous accueille très bien. Il a une hutte inoccupée, nous voilà en place. Après une nuit nos deux frères-guides prennent congé et ils vont nous manquer, ils ont été parfaits, autant sur le plan humain que professionnel, et leur souvenir restera gravé à jamais dans nos mémoires ! Il est pas mal ce petit bled et on décide d'y passer quelques jours. Ça reposera mon pied et ça nous permettra de passer du temps avec les locaux, parce que franchir des montagnes et patauger dans la boue c'est bien, mais faut pas oublier le côté humain non plus. Et justement de ce côté-là c'est bien typique, et les étrangers de passage que nous sommes sont accueillis à bras ouverts. Il y a une piste d'atterrissage qui, je te rassure, n'est pas goudronnée mais gazonnée, et qui sert de terrain de jeux et de pâturage vu qu'elle n'a pas l'air très fréquentée. Qui dit piste dit aérodrome, et qui dit aérodrome dit tour de contrôle, allons voir, ça doit valoir le coup d’œil. Tout est dans le même bâtiment, c'est-à-dire une baraque en planche, avec à l’intérieur une table, une radio posée dessus, deux-trois chaises et une équipe de papous qui passe ses journées à commérer au micro avec les tours de contrôle des villages alentours. Allô, tour de contrôle village A, tu m'entends ? Ici tour de contrôle village B, oui, je t'entends cinq sur cinq ! Quel temps il fait chez vous ? Il fait nuageux mais je crois qu'il va bientôt pleuvoir ! Ah bon ? Chez nous il fait soleil ! Ici tour de contrôle village C à village A, ce week-end y a untel qui se marie, passe le message à sa famille ! Ici village A, bien reçu ! Maintenant que j'y pense, une radio ça marche avec une batterie, mais comment font-ils pour la recharger vu qu'il n'y a pas d'électricité? Va savoir, mais en tout cas ça leur fait un passe-temps, parce que figure-toi que dans le coin les divertissements sont une denrée plus que rare. Quoique, ces jours-ci y a cousin, tantine et naps, représentants de la tribu des occidentaux de leur état, ça rompt un peu la monotonie... Tout le monde porte des habits, pas d’étuis pénien ni de fesses à l'air, les missionnaires sont passés par là. Ils leur ont dit que c’était très vilain de se promener peu habillé, en oubliant que Jésus sur sa croix était pas exactement en tenue de ville, et ils leur ont fait bâtir une église, comme d'hab quoi. Par contre ils ont oublié de leur expliquer comment construire une petite dérivation-canalisation en bambou depuis la rivière voisine afin que le bled ait l'eau courante et qu'il n'y ait plus besoin d'en charrier des litres et des litres, et aussi comment faire une évacuation-cheminée pour la fumée des feux ménagers au lieu de les laisser refouler en empestant toute la hutte et en faisant tousser toute la famille. Ben oui, que veux-tu, on peut pas être à la fois à l’église et à la planification urbaine, c'est comme ça, et puis de toute façon leur mission c’était la collecte d’âmes et pas le génie civil... Le papy-chef est un personnage haut en couleurs qui tient son village d'une main de fer, la clope y est interdite (même si un dealer en vend sous le manteau, mais il a intérêt à numéroter ses abattis) et idem pour l'alcool, c'est pas un mal. Vu qu'on est voisins on discute souvent ensemble, et il nous apprend que la route par laquelle on est passés est appelée « la route des missionnaires » car c'est par là que sont arrivés les premiers blancs, qui étaient aussi accessoirement des missionnaires en mission de repêchage d’âmes pour leur hiérarchie. Il se rappelle plus bien quand c’était, en 61 ? Ou en 62 ? Ou peut-être en 63 ? On va dire au début des années soixante, mais faut dire à la décharge du chef qu'avant cette époque ils ne comptaient pas les années en suivant le calendrier des visages pâles. Chef, vous habitiez ici à l’époque ? Oui, j’étais encore jeune mais j’étais déjà le chef, et je me rappelle très bien quand ils ont débarqué ! Et ensuite, ils ont fait quoi les missis ? Ils sont restés ici et ils nous ont expliqué le Jésus et le bon Dieu et tout, et après deux ou trois ans comme on était tous convertis ils sont allés au village d’à côté ! Et ? Et ben au village d’à côté ils ont fini à la casserole, et du coup on leur a fait une guerre tribale parce qu'on avait pas apprécié qu'ils aient mangé nos missis, c'est vrai quoi, on les aimait bien nos missis ! Ah oui, ce sont les risques du métier, et puis on peut les comprendre remarque, en voyant ces types à la peau blanche ils ont eu envie de goûter. Maintenant que le sujet est lancé on peut passer à la question suivante, en jouant aux naïfs : mais chef, avant les gens ils étaient cannibales ici ? Bien sûr ! Ils faisaient avaler son extrait de naissance au type qui était sur le menu, ensuite ils le mettaient sur une grande pierre plate avec un feu en-dessous, le hachaient menu avec des petits oignons et se le bâffraient ! À la manière dont il te racontait ça avec force gestes il t'en mettait l'eau à la bouche dis, ses yeux brillaient et ça devait lui rappeler des souvenirs, ah le bon vieux temps, y a que ça de vrai ! Allez, encore une question, un peu insidieuse : et vous chef, vous étiez cannibale ? Moi ? Ah non, beurk, c'est dégoûtant ! Mon œil, et je suis poli, ils étaient tous anthropophages, lui était le chef tribal, tu penses un peu s'il faisait ceinture pendant que les autres s'empiffraient. Mais il doit penser que ça nous choquerait s'il l'avouait, et même si nous ne le sommes pas le moins du monde autant changer de sujet... J’espère que toi non plus tu n'es pas choqué mais tu sais, c’était un acte rituel auquel nos ancêtres en Europe se livraient eux aussi. La consommation de viande humaine n’était pas quotidienne et avait uniquement pour but, au retour d'une guerre les bras chargés de captifs, d'annihiler complètement ses adversaires et de prendre leur force, ou quelque chose d'approchant. En écrivant ces lignes je me dis que c'est dommage qu'on n'ait pas pensé à lui demander s'il y a eu du « cargo cult » (culte du cargo, en anglais dans le texte) par ici. T'as déjà entendu parler du cargo cult ? Non ​? Ça va, j'ai compris, j’étais presque au bout du chapitre mais tes désirs sont des ordres, je vais me fendre d'une rallonge... Pour commencer, représente-toi l’intérieur de la Papouasie à l’époque. Les papous ne vivaient pas à l'âge des cavernes, car ils dormaient déjà dans des huttes et connaissaient le feu, mais ils vivaient pour sûr à l'âge de pierre (tous leurs outils, haches, pointes de flèches, couteaux etc. étaient en pierre) et n'avaient pas découvert le principe de la roue, tu vois le tableau. Un beau jour v'là-t'y pas que surgissent de nulle part des humains bizarres, ils ont la peau blanche et des sortes de feuilles aux drôles de couleurs dont le matériau ressemble un peu à de l’écorce ou de la paille finement tressée recouvrent leur corps. Ils sont arrivés dans des grands oiseaux en métal, ce fameux métal mythique auquel les tribus qui vivent loin dans le nord près d'une grande étendue d'eau infinie ont parait-il accès. Ces blancs, ils sont incroyables, ils ont un stock inépuisable de métal, mais où ils ont trouvé tout ça ? Chais pas, ils parlent d'un Dieu aussi étrange qu'eux, un type ensanglanté sur une croix, et ils disent que notre animisme, notre magie noire, nos guerres tribales et nos étuis pénien c'est pas bien ! Leur Dieu fait pas très sérieux, mais il est clairement plus fort que nos Dieux-Esprits à nous, regarde tout ce métal, tous ces objets magiques... Ils racontent que ça vient de leur terre qui est dans la direction du soleil couchant et ils expliquent ça avec des mots comme usine, productivité, chaîne de montage, j'y comprends rien mais ce que je sais c'est que leur Dieu y est pour quelque chose, et que ces oiseaux magiques sont ses messagers qui emmènent des cadeaux aux humains ! Je crois que tu as raison, l'autre jour l'un d'eux parlait dans une boîte qui lui répondait, et après quelques jours un nouvel oiseau est arrivé ! Et si on faisait une statue en bois d'un de ces oiseaux et une boîte comme celle des blancs, peut-être qu'on pourrait demander à leur Dieu de nous envoyer des cadeaux à nous aussi ? Bonne idée, et si on prie bien comme il faut il va faire venir ses oiseaux pour nous ! Et voilà cher lecteur, le cargo cult est né. Enfin là j'ai transposé l'histoire dans le centre de la Papouasie mais pour être exact ce culte est né dans les îles de la région, et au début il ne s'agissait pas d'avions mais de bateaux car les premiers contacts avec les tribus côtières ont eu lieu par voie maritime, d’où le nom de cargo. Ensuite seulement sont venus les avions et les contacts avec les tribus de l’intérieur, mais le principe est le même. Histoires, légendes et miracles, comme toute religion qui se respecte quoi... À part ça, comme plus ou moins partout en Papouasie, ils ont de magnifiques arcs faits maison et cousin est intéressé. Naps aussi, et ce d'autant plus qu'il s'identifiait à Robin des Bois dans sa prime jeunesse, mais il en a déjà un qu'on lui avait offert dans le chapitre VIII du premier tome. Cousin se dégotte un modèle de voyage, c'est-à-dire la taille en-dessous du modèle classique qui est un peu encombrant, et le chef nous fait une démonstration d'archerie, nous prouvant que malgré son âge il a toujours bon pied bon œil. Tu l'aurais vu le papy, dès qu'il a eu l'arc en main il s'est mis à faire des bonds en poussant des cris, prêt à la guerre tribale, bon sang et atavisme ne sauraient mentir... Tantine m'a donné du pansement spécial, qui fait comme une seconde peau et permet aux plaies de mieux se refermer. Après quatre jours c'est toujours pas guéri (pour bien faire il aurait fallu faire un ou deux points de suture et pas poser le pied par terre pendant une bonne semaine, irréalisable dans les conditions présentes), mais ça va un peu mieux et il est temps de continuer notre chemin vers le sud de la route des missionnaires. Le chef nous présente un de ses adjoints, un grand papou taciturne que je sais pas pourquoi mais que je baptise instantanément parrain, qui sera notre guide. À ce qu'ils disent c'est un itineraire assez dangereux, car le sentier est très escarpé et très étroit avec un méchant dénivelé et la rivière en contrebas et qu'il faut passer quelques ponts très branlants. Ça a l'air de les inquiéter, mais si tu veux tout savoir nous ça ne nous préoccupe guère... Tu te demandes pourquoi je ne cite ni noms de personnes ni noms de lieux? C'est parce que durant les cinquante jours que dureront ce voyage on va rencontrer un commandant de la rébellion papoue, et même si j'imagine que peu, voire pas, d’indonésiens francophones liront le présent ouvrage n’empêche qu'au moins j'en dirai qui puisse permettre de l'identifier au mieux ça sera. Et puis crois pas, ils ont beaucoup d'espions mine de rien, même en Europe et je suis sérieux. Je connais un anglais qui est très proche des indépendantistes et qui m'a expliqué que le gouvernement indonésien surveille les sites internet en rapport avec le pays, et qu'ils ont des sbires à l’étranger qui espionnent les lieux et les gens impliqués dans le mouvement. Il en a même vu de ses yeux lors de réunions de l'organisation, mais les types se sont fait la malle quand ils se sont vus découverts (il valait mieux remarque). Trêve de paranoïa et en route, on est le matin du onzième jour ! (à suivre...) Le texte original et quelques photos sont sur mon blog, si le coeur vous en dit...
Petit récapitulatif des formalités pour le visa indien English translation pending
by Pascal06 · 2013-12-06 · 39 replies
Je vois souvent des questions qui tournent autour des demandes de visa indien sur le forum. J'ai donc fait un petit récapitulatif avec les infos qui sont les plus fraiches possibles trouvées sur le site de l'ambassade de l'Inde à Paris et ailleurs (sur le site de VF Services par ex.) Je viens de refaire une demande ces jours-ci pour un départ fin janvier 2014, ce sera mon 2ème voyage en Inde depuis 2011.

Voilà donc la marche à suivre pour toute demande de visa pour les ressortissants français. Les infos sont à jour au 15 Novembre 2013, s'il y a des changements ultérieurs ou des erreurs, merci d'en tenir compte...!

-1) Assurez-vous que votre passeport a une validité d’au moins six mois et qu’il reste, au minimum trois pages vierges dont deux qui se suivent ! -2) Se rendre sur la page "demande de visa" sur le site de l'Ambassade d'Inde à Paris:
http://www.ambinde.fr/consular-services/visa pour remplir votre demande en ligne. Vous pouvez enregistrer votre demande et la modifier pendant 10 jours avant que vos données ne soient perdues. Sur les formulaires actuels, il est demandé de télécharger une photo qui apparaitra sur le formulaire une fois imprimé. Une fois ce formulaire bien rempli, imprimez-le et signez la dernière page. -3) Complétez votre dossier avec: -deux photographies d’identité récentes (format: 5 x 5 cm, prises sur fond neutre) à coller sur le formulaire. -votre passeport, -une photocopie de la page "info" de votre passeport (celle ou figure la photo) -un chèque de banque couvrant la totalité des frais pour chaque dossier (on peut envoyer plusieurs demandes/passeports dans la même enveloppe, mais il faut prévoir des retours séparés, donc les frais de retours ci-dessous s'appliquent pour chaque dossier/passeport différent: -50,00€ pour le visa touristique d’une validité maximum de six mois. - une enveloppe Chronopost "Chronopass 13" enveloppe de 500g. ou: 21,00€ par visa ( pour la réexpédition de votre passeport) -ajouter enfin 12,00€ (frais de fonctionnement de VFS, pour les demandes déposées aux bureaux VFS seulement !) Il est bienvenu de joindre aussi une enveloppe format A5 à votre adresse pour le retour même en cas de courrier Chronopost. Cela fait un total de (50,00 + 21,00 + 12,00) = 83,00 € -4) Déposez enfin votre (vos) demande(s) au bureau VFS le plus proche de votre domicile.

Pour info, voici la liste des bureaux VF Services en France; -Paris VF Services (UK) Limited 42, Rue de Paradis 75010 Paris -Marseille VF Services (UK) Limited 8/22, Rue Edmond Rostand 13006 Marseille -Lyon VF Services (UK) Limited, le Danica B 21, avenue Georges Pompidou 69486 Lyon Cedex 03 Depuis le 3 mars 2008, vous pouvez également déposer votre dossier aux adresses suivantes : -Lille VF Services (UK) Limited Regus, le Leeds, 253 Boulevard du Leeds 59777 Lille -Toulouse VF Services (UK) Limited Regus, l'Atria, 8 esplanade Compans Caffarelli 31000 Toulouse -Bordeaux VF Services (UK) Limited La S.A.R.L Transfert, 335 Rue Georges Bonnac 33000 Bordeaux -Nice VF Services (UK) Limited Regus, Les Espaces de Sophia - Bât. F, 80 route des Lucioles B.P. 37 06901 Sophia Antipolis Cedex -Strasbourg VF Services (UK) Limited Regus, l'Atria, 3 quai Kléber 67000 http://www.vfs-in-fr.com/

Bon voyage !
Retour de nos 15 jours en Argentine ( 10 au 25 octobre) English translation pending
by Pascaloufull · 2013-10-30 · 1 reply
Bonjour à toutes et à tous,

Je réalise un tour du monde avec mon épouse, et les nombreuses discussions sur voyage forum m'ont bien aidé à préparer ce voyage.

C'est donc à mon tour de partager mon retour d'expériences pour les futurs voyageurs.

Nous sommes arrivés du Brésil et avons donc commencé par Iguazu

Foz d'Iguazu : nous avons commencé par les chutes côté brésilien, une matinée. Les vues sont grandioses et le parcours assez court. Très bien, pour récupérer après une journée de transport la veille. Pour info, nous en avons profité pour aller acheter une GoPro au Paraguay (coût du taxi 30€) et économie réalisée par rapport à la France 200€! Aller au Magasin MEGA qui est un grossiste et il n'y a pas à négocier. Le chauffeur vous attend le temps de vos achats. Nous avons dormi à la Pousada Sonho Meu, excellent rapport qualité prix et située juste à côté de la station de bus pour les chutes.

Puerto d'Iguazu : pour nous rendre en Argentine, nous avons pris un taxi, les formalités ont été réalisées en 5mn, et cela nous à couté 20€ de taxi. Le côté argentin des chutes mérite la journée. Nous avons commencé par les chemins bas et haut et terminé par la gorge du diable, ce qui permet d'éviter la foule. La ville de puerto d'Iguazu est vraiment sympa. Le restaurant la rueda est le plus vieux restaurant de la ville, vous pouvez y manger une viande excellente, dans un cadre classe, pour un prix raisonnable ( je n'ai pas dit bon marché).

Buenos Aires : Nous avons logé dans le quartier de Palermo, qui est un quartier sûr où se trouve quantité de restaurants et de boutiques. Nous avons aimé la feria de matadero le dimanche (danse dans la rue, artiste, parilla). Il faut compter 30€ de taxi aller retour pour s'y rendre. Il est possible d'y aller en Bus mais c'est très éloigné du centre et les bus le dimanche sont moins nombreux.

Nous avons aimé le quartier de San Telmo, avec ses nombreux antiquaires. Même pour les non amateurs, c'est très agréable de se balader dans ces petites échoppes.

Nous avons été voir un spectacle de Tango sur l'avenue du 9 juillet, Tango Moreno. Cout 35€/pers pour le spectacle seulement. Il s'agit d'une grande salle de spectacle, avec de vrais pros et un orchestre de 15 musiciens. Les performances des danseurs sont de haut niveau. Ce n'est pas intimiste, mais les autres offres sont vraiment des pièges à touriste, à minimum 80€/pers.

Le quartier de La Boca est un passage obligé, mais sans plus, trop piège à touriste.

Nous sommes allés à Tigre, pour cela nous avons pris le train direction mitre et ensuite pris le train de la côte ( la connexion est vraiment simple). Là aussi, sans plus.

El calafate : Exceptionnel, nous avons été chez Hielo y aventura et pris l'option mini trekking (coût 100€/pers) car mon épouse ne se sentait pas capable de faire les 5 heures de trekking sur le glacier de l'option big ice. Ils nous ont donné 1h30 pour profiter des passerelles, ensuite nous avons pris le bateau, déjeuné de l'autre côté et réalisé une marche d'une heure sur le glacier. C'était fantastique !

Le lendemain, nous avons pris la visite de l'Estancia cristina, option discovery (coût 130€/pers) Il faut compter 5 heures de bateau aller retour, avec une navigation entre les icebergs, vraiment exceptionnelle. A noter que l'accès au glacier Upsala est désormais ouvert. Ensuite, il y a 3 heures de 4x4 aller retour pour se rendre au mirador, où la vue sur le glacier est époustouflante. Nous garderons un super souvenir de ces deux excursions. A noter qu'estancia cristiana propose également une sortie kayak, entre les icebergs au pied de l'Upsala, à partir de fin octobre, début Novembre.

Ushuia : La ville d'Ushuia elle même ne présente pas beaucoup d'intérêt. Nous avons été visité le présidio (prison à l'origine de la ville) et avons trouvé cela cher pour ce qu'il y a à voir. Mais les amateurs d'histoire peuvent y trouver leur compte. Le parc national de la terre de feu est magnifique, coût de l'entrée 15€ par personne. L'hôte, chez qui nous logions, nous a proposé un taxi, qui nous a fait la visite du parc dans la matinée. L'avantage est que vous pouvez éviter les groupes et profiter des sites seuls, le désavantage est que cela coûte plus cher : 80€. Je ne connais pas le prix des visites en bus, mais à trois, au final cela doit être plus avantageux. Au soir, le spectacle des reflets des lumières de la ville dans la baie est vraiment sympa. Vous avez également la possibilité de faire une croisière dans la baie, mais malheureusement, pour nous, les conditions n'étaient pas bonnes lors de notre passage.

Voilà pour nos 15 jours en Argentine.

Vous pouvez trouver une vidéo de 4mn qui retrace tous cela ici
http://vimeo.com/77760530

Vous pouvez également suivre notre périple sur notre page facebook :valérie et pascal autour du monde

Espérant que ces quelques renseignements vous aideront dans vos recherches.

😉😉😉😉😉😉

Madagascar: périple en brousse autour de Manakara English translation pending
by CafAllAntsir · 2013-10-17 · 3 replies
Etant résident à Madagascar, je suis parti en vacances hors d'Antsirabe du 16 aout au 23 aout vers le Sud Est de Madagascar. Objectif : Gambader entre terre et mer à la rencontre de paysages uniques et locaux. Nous sommes partis à quatre, dont trois même personne du périple entre AMBOSITRA et ANTSIRABE. Après une première étape à FIANARANTSOA (ville carrefour pour toute les destinations du Sud – à vrai dire soit l'est, soit l'ouest ; il n'y a pas beaucoup de route goudronnée ici), où nous avons profité de la vieille ville, nous avons pris le train (la seule ligne de voyageur à MADA) en direction de MANAKARA. Avec 3h de retard (presque normal), nous avons embarqué pour une grosse journée de train (ambiance 2nd Classe à 2000mètres de haut). Nous avons eu la chance de voir les 1ères classes venir photographier les 2nd classes, tel les zoos humains (les derniers en 1962 en Europe, pas si vieux que ça!). On s'est fait un réel plaisir à leur gâcher la photo avec notre belle tête de Vazah (=blanc) : « On faisait tâche au milieu des pauvres malgaches malheureux ». Avec la bienveillance de tout nos voisins de wagon, nous pûmes nous assoir, chose pas gagnée en rentrant dans le wagon ! Au moment du départ, le wagon était bondé, le sol était recouvert d'une couche de sac de marchandises sur lesquelles étaient assis des gens. Au dessus des sièges, les « valises » personnelles en plus des « voandalana » (tradition de ramener des fruits/légumes de son voyage à ses amis) étaient accrochées au dessus de nous.Nous nous en tirions pas mal avec étant assis sur des sièges, quoique nous étions trois pour un emplacement de deux et dans l'air, une odeur de toilettes de train « ambiance madagascar » se développait au fur et à mesure du trajet (on était juste à côté des wc). Tout au long de la journée à une heure d'intervalle , nous arrêtions dans une gare. Après un grand bordel organisé de déchargements et chargements des marchandises et passagers, nous profitions des arrêts relativement longs pour se nourrir en spécialités locales. Chaque gare avait sa production locale, et les passagers en profitaient pour continuer la tournée des voadanlanas et nous la dégustation : bibasse, ecrevisse, nems, beignets de bananes, truc de manioc... Chaque arrêt était l'occasion de se dégourdir, de changer de position … mais quoi qu'il arrive nos places étaient toujours gardés, souci d'hospitalité pour l'étranger pour certains ou envie de récupérer des cadeaux pour d'autres. Lors de ces étapes, nous voyons encore débarquer des 1ères classes pour la traditionnelle photo des pauvres. Ces comportements comme les commentaires entendus ici ou sur les quais, nous confirmaient notre choix d'avoir fait le bon choix de classe, malgré le confort certain et la vue meilleure en 1ère classe. J'oubliais de mentionner les paysages extraordinaires (végétation nouvelle pour nous, altitude du train et vue sur les vallées), les entraides passagères pour une meilleure place ou un fruit et les sourires qui en découlent, les innombrablables allaitement... et bien sur le voyage les portes grandes ouvertes du wagon !!! Le clou du spectacle restera bibi en baby sitter : bébé en pleur n'acceptant que mes bras pour se consoler. Nous choisissions finalement de nous arrêter une gare avant celle prévue au vue du temps de chargement du wagon de marchandises : le train est une vraie artère économique de cette région, non desservie par la route. Nous avons bien fait car nous dormions déjà quand le train reparti de notre ville étape. Nous voici donc à FENOMBY au milieu de nulle part, en plein zone tropicale humide, productrice de café, de bananes, de girofle et de litchis (6 tonnes par semaines en saison, dont 4 pourrissent sur place). Nous voici donc parti pour deux premiers jours de marche avec pour objectif de rejoindre la mer. Avec notre expérience de la fois précédente, notre réveil au aurore et notre volonté de fer, nous entamions les 80 km qui nous séparaient de MANAKARA. Mais au bout de 2h de marche, nous subissions une première avarie qui nous bloquera pour le reste du périple : je perdis la carte de la région. Malgré mon footing en sens inverse pour essayer de la retrouver sans succés, nous devions continuer sans. Nous voici donc perdus au milieu de nulle part, n'ayant pas noté les villes étapes. Nos souvenirs de la carte, ainsi que notre connaissance partielle de la langue nous permis néanmoins de relativement facilement nous en sortir. Pendant deux jours, nous fumes donc accueilli et aidé par les gens sur les chemins traversés. Chaque vallée avait une dynamique culturelle différente même si certaines choses se retrouvaient (habitation) : Les villageois près du train nous rendaient des bonjours très peu amical, là où le second jour, chaque villageois venaient nous saluer. Au fur et à mesure que nous rapprochions de la mer, le climat s'asséchaient, les vallées se désertifiaient, les rizières devenaient moins productrices, les arbres étaient plus clairsemés … La 2nd avarie qui nous ralentit fortement fut mes problèmes de genoux, problème pas récurrents chez moi pourtant. Je finis la première journée sur les rotules, et c'était le cas de le dire, avec l'impossibilité d'avancer sans deux béquilles. Nous trouvions l'hospitalité chez le gros commerçant du village, où je pus me soigner et passer une nuit réparatrice. La 2nd journée, tête baissée, accompagnée de mes nouveaux compagnons en bois, nous pûmes rallier la route nationale et rejoindre MANAKARA à l'aide d'un 4*4 qui nous pris en stop (ps : 4*4 de la Croix rouge!!!!). Au final de cette première étape, 60 km avalés en deux jours, malgré les bobos et les tergiversations du à la perte de la carte. Le clou du clou du spectacle, c'est qu'on a recroisé le bébé dans son village de brousse par hasard … la maman le sortant fièrement devant tout les autres villageois pour lui montrer son tonton vaza ! La 3ème journée nous permis de reposer un peu les corps « meurtris » par les % des fois très abruptes, les pavés taillants, les détours inutiles, la chaleur imposante... Une matinée à flaner entre le centre de la ville pour faire les courses pour la suite du périple et le bord de mer. MANAKARA ville portuaire peu touchée par le tourisme sexuel des autres grandes villes portuaires de Mada (DIEGO, NOSY BE, TULEAR voir MORONDAVA, TAMATAVE) est agréable de par son climat agréable et vivable. Le contact avec les gens est simple et peu accaparant. Le Grand marché est super sympa. L'ambiance côtière se ressent dans ses bons côtés (vivant, odeur, alimentation...) mais n'est pas trop parasité par les constructions touristiques démesurées par rapport au niveau de la vie de la plupart des malgaches. Nous avons bien sur profiter de cette halte pour dévorer le maximum de crustacés. Nous sommes repartis vers le Nord en direction de MANANJARY sur un chemin longeant la mer (L'OCEAN INDIEN plutôt) en parallèle du CANAL DES PANGALANES. Ayant pris du retard et avec mes douleurs aux genous, nous savions dès le début que nous ne pourrions arrivé à destination. Après donc deux demi-journées de marche, une « visite » d'un hôtel désaffectée peuplé de lémuriens au cours du quelle une chienne nous suivi, la traversée d'une embouchure en pirogue, une nuit dans une carrière de sable noir en attente d'autorisation d'extraction, des rencontres avec des gens encore d'un autre siècle, des pépinières de girofle et de café, la présence d'un serpent sur le chemin d'environ 2m (sans mentir), entourés d'arbres tropicaux certains indéfinissables voir totalement sortis du cerveau de Georges Lucas (ou c'est peu être l'inverse)… au son des vagues incessantes de la mer...nous sommes arrivés à LOARAN, village de pêcheur, accessible en pirogue ou en moto, avec notre nouvel animal de compagnie (la chienne, pas les lémuriens). C'est ainsi que nous sommes restés deux jours dans ce petit coin de paradis (dans un certain sens). Nous avons pu ainsi vivre au rythme d'une famille, gobés du poisson frais (pour moi, il me faut toujours 3heures pour trier mon poisson et ma mère n'est plus là pour le faire à ma place), profiter du lever de soleil et de lune directement sur l'océan, admirer les palmiers de plus de 10mètres entourant le village, profiter des espaces « gazonnés » ou des fôrets vierges longeant la plage, apprendre à pêcher le crabe, ne rien faire, écouter les palabres locales, gouter les différents sortes de poissons, voir un camaron vivant avant qu'il ne soit cuit dans mon assiette, aider notre pêcheur à son arrivée sur la plage, à trier et à ranger ses affaires, vivre au rythme du soleil (6h-18h)...je pourrais continuer la liste. Tout cela aurait été idéal si nous n'arrivions pas dans un coin où l'attente envers le vaza est forte, où une partie de la population inactive sombre dans l'alcool, où l'océan est tellement dangereux que nous n'avons pas mis plus d'une cheville à l'eau, où les codes familiaux et sociétaux sont un peu gênants pour nous vaza épris de liberté et d'égalité des sexes, où une rencontre simple est presque forcément une rencontre intéressée... Il était temps de repartir et rentrer chez nous...du moins à ANTSIRABE. Et c'est là où l'aventure commença...bizarrement !. Notre hôte nous proposa de nous ramener en pirogue. Notre départ était prévu à 3h du matin (heure traditionnelle du départ à la pêche) mais nous ne savons pas pour quelle raison il nous réveilla à ...11h30. Un peu vazeux (= vaza pas très reveillé ), nous rangions nos affaires, plions la tente et embarquions pour MANAKARA. Ce voyage pittoresque et bucolique aurait été des plus rigolos s'il n'avait pas duré 8h. Les pieds dans l'eau, luttant contre le froid, contre le sommeil qui pouvait nous faire chavirer, nous admirions les alentours magnifiques au clair de lune. Naviguant à travers les bras des etangs diverses et le canal – étroit- des Pangalanes, sous la protection des bananiers, arbres du voyageurs, palmiers ou autres arbres non répertoriés dans mon vocabulaire, nous espérions les premières lueurs du soleil afin de nous réchauffer. Nous étions dans une sorte de Baillou Afro-Malgache, avec un sentiment d'être des contrebandiers voyageant de nuit pour éviter je ne sais quel problème. Bon bien sur, je passerai les détails des éventuels croco que nous aurions du rencontrer. Les premières lueurs nous réchauffèrent mais nous permirent surtout d'admirer un spectacle extraordinaire avec la découverte des paysages sous des lumières nouvelles se reflétant sur l'eau. Nous retrouvions ainsi un peu de courage pour la suite. Malheureusement, l'abandon de notre animal de compagnie non loin de là où nous l'avions trouvé les jours avant nous remis en état végétatif. J'en profita pour mettre en marche la machine NautaBene (http://nautabene.com/) ; sous nos airs de vaza touristes, je montras à nos piroguiers et à l'autre pirogue nous accompagnant qu'on savait aussi se servir d'une pagaie nous les blancs!!!Nous venions de finir de gagner le respect de notre hôte. Et après avoir traversé la périphérie de la ville, nous arrivions enfin à MANAKARA à 8h du matin. Nous profitions de notre dernière matinée au bord de la ville pour enfin manger notre première langouste, acheter du miel, glander une dernière fois sur la plage, boire une bière sur la marina. A 15h, nous embarquions pour la seconde partie du voyage nous menant jusqu'à ANTSIRABE. Tel des zombies épuisés sentant fort la mer et la vase, nous arrivions enfin chez nous à 4h du matin. Ce dernier voyage nous paressa tellement banal que je ne m'y attarderai pas même si j'aurai pu évoquer la collection de sac à vomi remplis devant et derrière nous, le nombre de roues important changées sur notre route, le volume sonore de la musique extrêmement fort, la vitesse du taxi brousse malgré la brume, les paysages époustouflant traversés … du classique voyage en taxi brousse pour nous.
Itinéraire de 14 jours en Écosse au mois d'août 2014 English translation pending
by Anakinsch · 2013-10-16 · 16 replies
Bonjour à tous. De nouveau des questions sur mon itinéraire. Désolé avec toutes mes questions mais comme pour notre voyage aux Etats Unis, je prépare longtemps à l avance pour limiter les surprises par la suite. Que pensez de cet itinéraire. Jour 1: Arrivé Edimbourg puis direction Callander (1 nuit) Jour 2: Callander-Fort Williams (1 nuit) jour 3 et 4 : Fort Williams- Portree (2 nuits sur l ile de Skye) jour 5: Portree- Torridon (1 nuit) jour 6: Torridon- Ullapool (1 nuit) Jour 7: Ullapool- Scourie (1 nuit avec la visite de l ile Handa) Jour 8: Scourie- Durness (1 nuit) Jour 9 et 10: Durness- Thurso ( 2 nuits avec la visite de l ile Orkney) Jour 11: Thurso-via Wick-Inverness (1 nuit) Jour 12: Inverness-Aviemore (1 nuit) Jour 13 et 14: Aviemore- Edimbourg (2 nuits)
Voyage à moto Russie - Mongolie English translation pending
by Vinie91 · 2013-09-27 · 32 replies
Bonjour, Une ébauche de voyage pour le moment... Eté 2014, partir en moto en Mongolie en traversant la Russie par Moscou Novossibirsk Irkoutsk Oulan-Oude… Rouler vers Oulan Bator et la vallée de l’Orkhon, remonter vers Tosonchengel, Ulaangom puis redescendre sur Khovd et enfin la région de Bayan-Ölgii avant de repasser en Russie par les Monts Altaï (M52). Pour le retour, je voudrais mettre la moto (et moi!) dans le train depuis Novossibirsk jusqu’en Europe (Berlin ? Paris ?) pour gagner du temps... Voilà, donc je cherche des infos surtout sur l'état des routes et pistes (cailloux? tôle ondulée? gué? gadoue?), sur le ravitaillement essence (surtout en Mongolie) et sur les trains! Pour la Russie, j’ai une très vague idée de la route en Sibérie, donc je suis preneuse d’infos aussi! Merci d'avance pour vos infos ou expériences, @bientôt! Virginie
Infos visa pour l'Inde English translation pending
by Princessmaou · 2013-09-21 · 3 replies
Je poste cette info si ça peut aider des personnes!

J'ai un ami qui est parti en Inde mais qui a eu des difficultés à faire ses photos d'identité pour le visa. Il a trouvé une photographe sur Saint-Jean de Védas près de Montpellier. Pour ceux qui sont de la région le nom du magasin Photo & Co.
Hokkaïdo à vélo: retour d'expérience English translation pending
by Baptisteobc · 2013-09-12 · 7 replies
C'est le même article qu'ICI mais j'avais oublié de le mettre dans la rubrique vélo.

Bonjour,

C'est un petit article à vocation pratique que je propose ici.

En août dernier j'ai fais un voyage à vélo autour d'Hokkaido durant trois semaines et j'ai terminé mon voyage à Tokyo durant une grosse semaine. C'était mon deuxième séjour au Japon. Le premier ayant eu lieu en juillet 2011, un mois en solitaire en utilisant les transports en commun.

Premièrement, VOICI l'itinéraire que j'ai suivi. Ce qui donne en gros: Obihiro-Abashiri-Wakkanai-Sapporo-Hakodate soit 1359 km.

Transports vers/depuis Hokkaido

Je suis arrivé à l'aéroport de Narita et ai rejoins Hokkaido grâce à un vol Skymark Airlines Narita-Sapporo (New Chitose). 10 000 Yens le vol. Ensuite j'ai pris un train entre Sapporo et Obihiro (2h30). Pour retourner à Tokyo à la fin du périple à vélo, j'ai pris le train depuis Hakodate. Un premier train vous emmène à Shin-Aomori en 2h puis il faut prendre le Shinkansen jusqu'à Tokyo, en 3h30. Les deux billets coûtant 18 000 Yens.

La météo à Hokkaido en août

Outre le fait qu'Hokkaido soit la région la plus sauvage du Japon ce qui est attrayant pour le vélo, c'est aussi la plus fraîche des îles japonaises. On lit sur le net que les étés sont doux et plus secs qu'ailleurs. Sur trois semaines j'ai essuyé 4 jours pleins de pluie. Niveau températures c'était très variable, le long de la mer d'Okhotsk (entre Abashiri et Wakkanai) j'ai eu des journées limite trop froides, ciel couvert avec un petit 15°C l'après midi. Par contre entre Wakkanai et Sapporo c'était la canicule, plus de 30°C et très ensoleillé. Entre Sapporo et Hakodate un peu plus doux mais quand même bien chaud. Je ne sais pas si c'est une constante, mais durant trois semaines le vend venait toujours du sud. Sur la première partie du voyage c'était favorable mais après Wakkanai... tout le temps dans la gueule 😮

Manger et à quel prix

Pour être plus léger et par soucis de facilité, je n'avais pas le matériel pour cuisiner, j'ai donc toujours acheté de la nourriture prête à l'emploi. La chaîne de combini très répandue à Hokkaido est Seico Mart. On trouve aussi des 7-eleven, Lawson et Family Mart mais seulement dans les grosses villes. Je n'ai pas calculé avec précision mes dépenses en nourriture mais j'estime celles-ci entre 2500 et 3000 Yens par jour. Sachant qu'en vélo on mange et on bois quand même plus. La plupart du temps je mangeais des barquettes à base de riz et poissons, ou onigiri, ou nouilles en barquette, ainsi que des sucreries bien sûr 😄 Je suis tombé sur peu de restaurants (je n'en cherchais pas) et ai préféré les Seico Mart par soucis de simplicité. A noté qu'il vaut mieux avoir un petit stock de nourriture avec soit car parfois la distance entre deux magasins peut-être importante. Sur mon itinéraire, le record se trouve entre Wakkanai et Horonobe en passant par la route 106 qui longe la côte, près de 80 km sans de quoi ravitailler. On trouve cependant régulièrement des WC publics ou des robinets qui traînent pour remplir ses gourdes. Je ne pense pas que l'eau soit potable partout, parfois elle avait un drôle de goût 🏴‍☠️ Sinon une bouteille de 2L coûte environ 130 Yens au Seico Mart.

La route et les dénivelés

Dès qu'on longe la mer la route est relativement plate, par contre dans les terres ce n'est presque jamais plat. Les passages les plus difficiles de mon itinéraire se trouve entre Obihiro et Koshimizu (Deux 1/2 premiers jours) puis entre Furano et Iwamizawa (route secondaire en plein dans les montagnes) et enfin entre Sapporo et Hakodate ça n'est qu'une succession de cols. Le plus long col que j'ai gravis est celui qui mène à la vue panoramique sur le lac Mashu. 13 km depuis Teshikaga, là où ça commence à monter. La route est toujours de très bonne qualité.

Campement et animaux sauvages

Il est très facile de trouver une place où planter sa tente à Hokkaido. En plus on a souvent le choix entre la forêt et des prairies ou champs. Avant de partir je me posais des questions à propos des ours d'Hokkaido, je n'ai pas eu la chance d'en voir. Par précaution je laissais quand même la nourriture en dehors de la tente, dans les sacoches du vélo bien fermées. Par contre j'ai vu plusieurs renards et biches. Tous les soirs en montant la tente, d'énormes insectes me tournaient autour dont des sortes de grosses abeilles mais je ne pense pas que ce soit des frelons car la forme est plus massive. Seuls des moustiques et taons m'ont piqué, rien de plus dangereux heureusement.

Mes coups de cœur

J'ai particulièrement aimé la route qui longe la mer d'Okhotsk de Abashiri à Wakkanai, c'est assez rectiligne mais j'aime l'ambiance de bout du monde des petits villages côtiers. J'ai également apprécié la route 106 qui longe la mer du Japon en repartant vers le sud depuis Wakkanai. Elle offre sur des dizaines de km la vue de l'île Rishiri et traverse de belles plaines. Entre Asahikawa et Iwamizawa c'est pas mal non plus, après c'est une ligne droite interminable jusqu'à Sapporo. Enfin, bien que ce soit la plus dure route, entre Sapporo et Oshamanbe c'est magnifique. Les deux lacs Shikotsuko et Toyako sont vraiment beaux, surtout Shikotsuko d'après moi.

Voilà j'espère que ces quelques informations sont intéressantes 😎 C'est également pour dire que si quelqu'un a des questions je serai bien sûr ravis d'essayer d'y répondre. J'ai sûrement oublié de mentionné des choses intéressantes etc...

Hokkaido c'est vraiment différent du sud-Honshu que j'avais déjà eu l'occasion de voir comme bon nombre de voyageurs qui se rendent au Japon. Je dirais que la "marque japonaise" y est moins inscrite, moins de rizières, pas de bambou, beaucoup moins de temples, moins de gens etc...

Personnellement j'ai été très séduis par cette région mais je ne sais pas si il en aurait été de même sans le vélo qui est quand même très adapté pour découvrir Hokkaido.

Je laisse également le lien ICI d'un article que j'ai écris pour le site de mon frère, différent de celui ci-dessus et avec quelques photos.

Baptiste
Itinéraire d'environ 4 semaines en Australie English translation pending
by TataFlo · 2013-09-11 · 9 replies
Bonjour à tous,

Je commence à preparer nos vacances pour l'été prochain...

Nous prevoyons un voyage de 4 semaines en Australie depart en gros fin juillet(aux alentours du 20 et retour 4 semaines plus tard) Nous sommes une famille deux adultes, les parents, et trois jeunes de 14,18 et 19 ans, nous avons l'habitude de voyager.

voici une ébauche de notre circuit, je remercie d'avance tous ceux qui me donneront leur precieux avis et conseils à son sujet

Arrivée Sidney jour 1,2,3,4,5 visite de Sidney et Blue Montain jour 6 vol pour Alice spring location de voiture jour 7,8,9,10,11 le centre rouge pas encore défini ce que nous verrons, des conseils? jour 12 vol pour Cairn jour 13,14,15, Cairn et alentours jour 16 depart pour Brisbane soit vol soit en voiture pour longer la côte mais cela vaut il vraiment le cout vu la longueur de la route? arrèts projetés à whitsunday, rainbow beach pour Fraser Island , Noosa, Brisbane et byron bay.Là jhésite vraimetn entre la voiture ou le vol...le temps gagné avec le trajet en avion permettrai de se poser plus longtemps un peu partout.Faut aussi tenir compte du coût, pas encore fait de simulation.J'estime notre budget total à 17000 euros vous en pensez quoi? Vol retour de Brisbane.

Voyez vous dans mon projet des incoherences?Notre fille ainée n'aime vraiment pas les randos...peut on quand même voir de belle chose sans vraiment randonner?Je pense surtout au centre rouge...Merci encore à tous ceux qui prendront le temps de me conseiller; Florence
Circuit Denver Yellowstone Salt Lake City English translation pending
by Trikefutura · 2013-09-03 · 18 replies
Bonjour a tous

Je voudrais faire Denver Salt lake city en passant par le parc de yellostone en Mai 2014, que me conseillez vous de voir et de faire et quel durée dois-je prévoir ?

Ensuite je prend l'avion direction Las Vegas pour continuer mon périple direction San Francisco en longeant la cote .

Merci de vos conseils avisés
Tour du monde en scooter English translation pending
by Didiervacher · 2013-09-02 · 17 replies
Du 11 octobre au 3 novembre 2013, je vais faire une boucle Bordeaux - Paris - Oslo - Lulea - Stockholm - Hamburg - Grand Couronne. Le 4 novembre 2013 je vais remettre mon scooter a la societe TTOM qui va l'acheminer jusqu'a Cayenne. Le 26 ou 27 Novembre je recevrai le scooter a Cayenne et de la direction Kourou - Georgetown - Boa Vista - Manaus - Belem - Fortaleza - Rio - Ushuaia - Chiloe - Quito - Cartagena- Panama - Anchorage - Japan - Vladivostock - Saint Petersburg - Lulea - Eskilstuna - Bordeaux

Si vous connaissez ou vous possedez un gite d'accueil, des connaissances sur la route, envoyez moi un A bientot Didier
Un mois à travers l'Europe de l'Est, été 2012, de Fontainebleau à Sébastopol English translation pending
by Groscaca · 2013-05-09 · 31 replies
Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l'Europe de l'est.

I. Participants :

Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !) Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.

II. Concept

Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.

Couchage : - A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté. - A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.

Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.

Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)

III. Trajet

Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.

Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.

IV Carnet de voyage

Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.

Etapes :

1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie) 2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce) 3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce) 4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce) 5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce) 6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie) 7. Sultanahmet (Istanbul) 8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie) 9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie) 10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie) 11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie) 12. Bucarest 13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine) 14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine) 15. Sud ouest de la Crimée 16. Sud de la Crimée 17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine) 18. Odessa - Bucarest (Roumanie) 19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie) 20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie) 21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie) 22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie) 23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie) 24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie) 25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne) 26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque) 27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque) 28. Plzen - Fontainebleau.

Etapes à suivre...
Châteaux à ne pas manquer le long de la Seine en partant de Paris? English translation pending
by Langenscheid · 2013-03-17 · 5 replies
Bonjour

J'aimerais partir un week-end visiter les plus intéressants châteaux le long de la Seine en partant de Paris:

Principaux châteaux ducaux Liste des châteaux et manoirs de Normandie Idée week-end : Normandie, au fil des boucles de la Seine Châteaux, monuments en Normandie

Si quelqu'un connaît bien ces châteaux, quels sont les plus importants à ne pas manquer et faisables en deux-trois jours?

Merci.
Tadoussac/Fjord du Saguenay/Montréal English translation pending
by Cecilemel · 2013-02-23 · 4 replies
Bonjour,

Je prépare mon voyage au Québec et j'ai besoin d'aide...

Je voudrais visiter le Petit Saguenay, l'Anse St Jean et le Fjord du Saguenay et me demandais si les distances et surtout les temps de route n'étaient pas trop longs si je séjourne à Tadoussac. J'ai trouvé un hébergement adéquat sur Tadoussac et me disais que je pourrais loger là et faire la route sur la journée ? Je voyage seule et en voiture et ne veut pas avoir plus de 4h de route sur la journée...

Vaut il mieux que je loge du coté de l'Anse St Jean pour une nuit et que je reparte sur Tadoussac ensuite ?

De plus je rentre de Tadoussac sur Montréal et cherche une étape sympa (autre que Québec ) sur le chemin retour afin de couper les 7 heures de routes approximatives reliant Tadoussac a Montréal. Avez vous des conseils et des suggestions ?

Merci de votre aide et de vos conseils.

A bientot Cecilemel
Que peut-on visiter à partir de Montréal? English translation pending
by Mimi1968 · 2013-02-12 · 18 replies
Bonjour, nous allons séjourner à MONTREAL fin mai début juin pour 2 semaines en location dans un appartement, et j'aimerais savoir ce qu'il y a d'intéressant à faire et à voir à Montréal mais aussi aux alentours puisque nous avons loué une voiture, en sachant que nous partons avec les parents de mon mari, donc des personnes âgés, et notre petit garçon de 3 ans et demi. Merci d'avance!!

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