Récit d'un voyage effectué au mois de juillet 2012 à travers l'Europe de l'est.
I. Participants :
Grégoire (moi-même), jeune professeur des écoles en Seine St Denis
David (pote), jeune ingénieur chez un sous traitant d'Areva (mais écolo !)
Lulu (ma compagne) qui ne participera qu'une semaine sur les quatre car elle est enceinte de trois mois.
II. Concept
Aller jusqu'en Crimée et en revenir, tout en se promenant dans les pays traversés, et cela en Kangoo.
Couchage :
- A deux, la plupart du temps en camping sauvage (matelas gonflable à l'arrière de la kangoo ou tentes Quechua 2sec), parfois en camping payant pour se refaire une beauté.
- A trois, hôtel (Odessa) ou camping payant étant donné que Mlle, enceinte, a besoin de davantage de confort évidemment.
Restauration : on s'est autorisé un resto (bas de gamme) par jour, et le second repas, on faisait la popote à l'aide d'un camping gaz.
Hygiène : de temps en temps, une vraie douche en camping, mais la plupart du temps, douche fraîche au bidon d'eau avec robinet, posé sur le coffre ouvert de la kangoo, ou douches de plage quand il y en avait (en Grèce principalement)
III. Trajet
Aller : Départ de Fontainebleau jusqu'à Ancône en Italie, ferry jusqu’à Igoumenitsa en Grèce, traversée du nord de la Grèce jusqu'en Turquie, deux jours à Istanbul, puis on a longé plus ou moins la Mer Noire jusqu'en Crimée en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et le sud de l'Ukraine.
Retour : de Crimée, on a retraversé le sud de l'Ukraine, la Bessarabie ukrainienne, petit passage de 20 km en Moldavie, puis transylvanie roumaine, nord-est de la Hongrie, est de la Slovaquie, extrême sud de la Pologne, République Tchèque, et autoroutes à travers l'Allemagne et la France jusqu'à Fontainebleau.
IV Carnet de voyage
Prise des notes en direct, et écriture sur ordinateur portable pendant les étapes de voiture un peu plus longues.
Etapes :
1. Fontainebleau (IDF, France) - Ancône (Toscane, Italie)
2.Ancone - Igoumenitsa (Epire, Grèce)
3. Igoumenitsa - Stomio (Théssalie, Grèce)
4. Stomio - Psakoydia (Chalcidique, Grèce)
5. Psakoydia - Aghios Charalampoulos (Thrace, Grèce)
6. Aghios Charalampoulos - Istanbul (Turquie)
7. Sultanahmet (Istanbul)
8. Istanbul - Rezovo (sud est de la Bulgarie)
9. Rezovo - Obzor (est de la Bulgarie)
10. Obzor - Vama Veche (sud est de la Roumanie)
11. Vama Veche - Bucarest (Roumanie)
12. Bucarest
13. Bucarest - Odessa (sud de l'Ukraine)
14. Odessa - Sebastopol (Crimée, Ukraine)
15. Sud ouest de la Crimée
16. Sud de la Crimée
17. Sébastopol - Odessa (sud de l'Ukraine)
18. Odessa - Bucarest (Roumanie)
19. Bucarest - Bran (Transylvanie, Roumanie)
20. Bran - Boiu (près de Sigishoara, Transylvanie, Roumanie)
21. Boiu - Gura Raului (près de Sibiu, Transylvanie, Roumanie)
22. Gura Raului - Sarand (près de Debrecen, est de la Hongrie)
23. Sarand - Eger (nord est de la Hongrie)
24. Eger - Roznava (sud est de la Slovaquie)
25. Roznava - Wadowice (sud de la Pologne)
26. Wadowice - Modrice (près de Brno, sud est de la Rep Tchèque)
27. Modrice - Plzen (ouest de la Rep Tchèque)
28. Plzen - Fontainebleau.
Fontainebleau (Seine et Marne, France) ==> Milan ==> Ancône (Toscane, Italie)
Il est 9h20, tout est prêt dans la Kangoo. Nous venons de finir de la charger avec nos derniers sacs, le plus gros des affaires ayant déjà passé la nuit à l'intérieur. Après un court passage dans une superette, afin de s'approvisionner pour cette longue journée de route, nous quittons Champagne-sur-Seine pour une aventure de près d'un mois et cinq mille kilomètres à travers treize pays du sud-est et du centre de l'Europe.
Le premier arrêt sera pourtant rapide : nous faisons halte à la gare de Fontainebleau-Avon où nous avons rendez-vous avec deux voyageurs qui nous avaient sollicités, quelques jours auparavant, sur un site de covoiturage, pour faire le voyage jusqu'à Milan avec nous. Nous arrivons sur place les premiers, seulement quelques minutes avant Pierre, jeune Bellifontain accompagné d'une bouteille de Ricard et d'un petit sac, heureux d'avoir trouvé, au dernier moment, une voiture pour rejoindre sa petite amie italienne à Milan. Le train de notre deuxième compagnon de route arrive rapidement, et Christoph, un étudiant allemand de Leipzig qui parcourt l'Europe nous rejoint. Tout le monde s'installe dans la voiture, et après un passage éclair devant le château de Fontainebleau afin d'exhiber fièrement à notre Allemand l'étendu du patrimoine culturel seine-et-marnais, nous rejoignons l'A6 pour une longue journée d'autoroute.
Sur les premiers kilomètres, nous discutons de tout et de rien, apprenant à connaître nos compagnons d'une journée. Rapidement, le silence s'empare de la voiture et nos compagnons s'endorment.
Nous faisons une petite pause « toilettes » en Bourgogne, puis suivons l’itinéraire conseillé par les panneaux autoroutiers pour éviter les bouchons des grands départs en vacances. Vers 13h30, nous pique-niquons rapidement sur une aire d’autoroute dans le Jura et reprenons la route.
Après quelques bouchons près de l’autoroute « des Titans » en travaux, et nous empruntons le tunnel sous le Mont-Blanc vers 17h, puis nous descendons les Alpes italiennes par la vallée d’Aoste et ses innombrables tunnels. Les paysages sont plus plats lorsque nous nous arrêtons pour refaire le plein, à quelques dizaines de kilomètres de Milan que nous atteignons à 19h.
Nous arpentons la ville de 19h à 20h à la recherche de la porte de Geneva, où Pierre doit retrouver sa copine italienne. Arrivé à bon port, ce dernier nous offrira une bière pour célébrer notre voyage, et nous ne bouderons pas cette petite heure de repos. Christoph nous offre l’hébergement à Leipzig pour le jour où nous y ferons peut-être escale, et nous quitte à la recherche d'une auberge de jeunesse pour passer la nuit avant de rejoindre Venise. Pierre rejoint sa copine à quelques centaines de mètres de là.
Nous rabattons les sièges arrière désormais inutiles et quittons Milan peu avant 21h. Nous ne ferons qu’une pause, près de Bologne, pour changer de conducteur. Nous ne nous arrêtons pas pour dîner, David utilise les restes du déjeuner pour préparer des sandwichs que nous mangeons sur la route. Nous arrivons enfin au port d’Ancône, épuisés, à 1h du matin. Nous tournons un peu dans le port avant de trouver un coin isolé où passer notre première nuit, à l'intérieur de la voiture, près d’un hangar à voiliers.
Ancône (Toscane, Italie) ==> Quelque part dans l’Adriatique.
Nous sommes réveillés par le soleil à 8h30. Nous avalons en guise de petit déjeuner le reste du camembert de la veille, bien coulant : il fait déjà chaud.
Nous allons faire quelques courses dans le centre d’Ancône afin d’avoir de quoi déjeuner et diner dans le ferry. Nous faisons le plein d’essence avec difficulté : c’est dimanche, il faut passer par un système de service automatique sans carte bleue, inconnue en France.
Nous retournons au port où nous récupérons nos billets réservés, avant de faire une petite sieste sur un parking ombragé en compagnie d’autres voyageurs, essentiellement des Turques qui rentrent au pays pour les vacances. A 11h, nous rejoignons le quai d’embarquement, au moment où le ferry entre dans le port, en retard. Le temps de débarquer les passagers en provenance de Grèce et vers 12h30 David embarque sur le ferry en piéton afin de réserver un espace où installer notre matelas pour la nuit. Dix minutes plus tard, je l’aperçois sur un pont du navire, m’indiquant par de grands gestes le numéro du pont où le rejoindre : le bras tendu huit fois, ça sera le pont 8. Pendant ce temps, les voitures, caravanes et camions partant pour Patras embarquent. La Kangoo n’embarquera qu’aux alentours de 14h. Je rejoins David à notre emplacement avec mon sac et le matelas gonflable, que nous gonflons rapidement pour marquer notre territoire.
Nous pique-niquons à notre emplacement, affamés, alors que le ferry quitte le port avec plus d’une heure de retard. Sitôt les sandwichs avalés, nous filons à la douche qui nous fait le plus grand bien. La nuit ayant été courte, nous faisons une petite sieste, avant d’être réveillés par le soleil déclinant, vers 17h30. Nous choisissons de nous installés dans le salon à l’avant du ferry, où les fauteuils sont confortables et où il fait frais. Nous y boirons quelques bières pour moi et boissons glacées pour David, en lisant où en regardant les navets américains sur la télé du salon. Nous ne quitterons nos places que pour aller manger les restes du pique-nique du midi, vers 21h. Nous nous couchons peu avant minuit.
Images : 1. étape ; 2. Embarquement dans le ferry ; 3. départ du ferry d'Ancône
Le réveil sonne à 5h, heure d'arrivée prévue, mais je me rendors car nous ne sommes visiblement pas encore proche de l'arrivée. Vers 6h30, David est réveillé par le haut-parleur qui annonce notre arrivée imminente. Ni une ni deux, nous filons prendre une douche rapide, nous rangeons nos affaires dans nos sacs et descendons à la voiture.
A 7h30, nous débarquons sur le port d’Igoumenitsa, que nous connaissons pour y avoir déjà débarqué l’été précédent lors de notre voyage en Albanie. Nous trouvons donc rapidement l’autoroute en direction d’Ioannina. Quelques kilomètres plus loin, nous décidons de nous rendre au site archéologique de Dodone par les petites routes. Nous nous perdons et ne parvenons à nous situer que très tard, à quelques kilomètres de la frontière albanaise, c'est-à-dire loin de notre objectif. Nous rejoignons finalement Ioannina, d’où nous reprenons l’autoroute vers Igoumenitsa (heureusement sur quelques kilomètres seulement). Le site de Dodone est très bien indiqué et se situe non loin de l’autoroute. Nous l’atteignons à 10h30. Le site est désert, et nous n’y verrons que des archéologues, aucun touriste. Le site se résume à un très beau et grand théâtre antique. Les quelques ruines qui l'entourent ne présentent que peu d’intérêt.
Nous reprenons l’autoroute dans l’autre sens et sortons à Metsovo en vue d’y déjeuner. La ville de montagne, certainement autrefois charmante, est remplie de touristes et de boutiques de souvenirs. Nous ne nous arrêtons même pas, et faisons route vers les Météores en espérant trouver sur la route un petit restaurant dans un village.
Nous le trouvons à Panagia, petit village juste après Metsovo : nous déjeunons sur une terrasse d’un petit café où quelques vieux discutent en sirotant des bières. Salades grecque, brochettes et frites, accompagné de quelques bières, le tout pour quelques euro.
Nous reprenons la route, et nous arrêtons faire une sieste sur une aire de pique-nique à l’abandon. Nous repartons à 14h et arrivons trente minutes plus tard aux Météores. Petite pause à Kastraki, au pied des Météores, pour se ravitailler, puis nous grimpons la route qui permet l’accès aux différents monastères. Nous nous arrêtons à Roussanou, prenons quelques photos sans visiter le monastère, puis au Monastère des Grands Météores que nous visitons, et enfin au monastère de Varlaam.
Nous reprenons la route vers l'est et descendons sous une chaleur écrasante jusqu’à Larisa, avant de reprendre la direction du nord par la vallée du Tembi. Nous visitons en fin d’après midi le petit village pittoresque de montagne d’Ampelakia qui surplombe la vallée, reprenons la route qui passe entre les Monts Olympe et Ossa, puis nous la quittons pour rejoindre les côtes de la Mer Egée à Stomio où nous arrivons à 19h. Nous faisons quelques petites courses pour le dîner puis nous allons nous baigner sur la plage qui se vide. Après une douche rapide, nous nous installons sur le port où nous mangeons des pâtes à la sauce tomate. La nuit tombe et les moustiques nous chassent. Nous allons tout de même boire une bière dans un bar avant de nous installer au bord de la mer, entre deux familles de Rom qui ont planté leur tente. Nous installons la moustiquaire pour pouvoir laisser les portes ouvertes afin d’avoir un peu d’air.
Images : 1. étape ; 2. amphithéatre de Dodone ; 3. paysage dans les Météores ; 4. Ampelakia
Stomio (Thessalie, Grèce) ==> Dion (Macédoine, Grèce==> Virginia (Madédoine, Grèce) ==> Psakoydia (Chalcidique, Grèce)
Nous nous levons, réveillés par le soleil, à 7h30. Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, parmi des familles de Roms qui ont établi leur campement autour de nous, sur ce parking en terre à quelques mètres de la plage. Nous nous baignons alors que des voitures de police débarquent sur le parking pour chasser le camp rom. Notre voiture passe inaperçue, nous nous lavons sur une douche de plage et reprenons la route vers Thessalonique. Nous quittons la Thessalie pour la Macédoine, faisons le plein et nous arrêtons sur le site antique de Dion, au pied de l’Olympe. Le site est vaste et une partie est partiellement inondée par les marais. Les touristes sont plus nombreux qu’à Dodone, mais ne se bousculent pas. La visite est longue et les ruines bien conservées.
Nous repartons à 12h30, vers la petite ville de Katerini où nous souhaitons déjeuner. Mais nous n’arrivons pas à nous garer dans le centre ville, et décidons de trouver un village plus modeste, sur la route du site de Vergina. Aucune indication, nous quittons Katerini par des petites routes de montagne. Nous nous arrêtons dans un petit village, sur la terrasse ombragée d’un petit bar où discutent des vieux. Nous parviendrons à commander une salade grecque et des bières à l’aide d’un grec germanophone assis à la terrasse. A la fin du repas, nous demandons notre chemin pour nous rendre au site de Vergina. Le germanophone nous propose alors de de le suivre en voiture sur quelques centaines de mètres pour nous mettre sur la route. Il nous expliquera le reste du trajet en allemand, que nous ne parlons ni David ni moi. Nous comprendrons cependant « Linke », et ça sera suffisant puisque 30 minutes plus tard, nous nous garons sur le grand parking désert du site archéologique, en Macédoine grecque.
Nous sommes heureux, par cette chaleur étouffante, de visiter un tumulus. Celui de Vergina est parfaitement aménagé en musée frais et sombre. Outre les différents objets découverts dans les tombes, on y découvre deux grands tombeaux (gigantesques portes closes entourées de colonnes), dont celle du père d’Alexandre le Grand, Philippe II.
Nous essayons de faire une photo malgré l’interdiction, et une surveillante nous rappelle à l’ordre. Elle passera la suite de notre visite à nous suivre, nous jouerons au chat et à la souris avec elle et finirons par la piéger en nous séparant.
Nous poursuivons notre route vers l’ouest et les tombes macédoniennes de Levkadia, que nous trouvons toutes fermées. Nous reprenons la route vers l’est cette fois pour découvrir les ruines de l’ancienne Pella, où est né Alexandre Le Grand. Nous nous perdons en suivant les quelques panneaux, et finissons par trouver un site laissé à l’abandon et fermé. Plus loin sur la route, nous trouvons d’autres panneaux indiquant le musée et des tombes, mais il est tard et nous abandonnons l’idée de découvrir cette cité.
Nous filons vers Thessalonique, que nous contournons, sans la découvrir faute de temps, pour trouver un lieu où dormir en Chalcidique. Petit arrêt dans une supérette (Carrefour) à 20h pour acheter quelques courses, et nous roulons vers Sithonia, une des trois presqu’îles de la région. Nous nous arrêtons au nord de celle-ci, dans le village littoral de Psakoydia.
Le vent souffle fort et nous nous éloignons à 50m de la mer pour manger nos pâtes à la carbonara et notre reste de jambon et de tsadziki. Nous nous baignons dans une mer chaude alors que la nuit tombe. Traditionnelle douche sur la plage, puis nous allons boire quelques bières sur la terrasse d’un bar de plage. Nous y sommes bien et restons jusqu’à près de minuit, avant de rejoindre la voiture, garée sur la petite jetée qui domine la plage. Sitôt arrivé, le vent se lève et souffle en tempête. Nous devons fermer les portes et nous résigner à subir la châleur. La voiture tangue sous les rafales, plein vent sur la petite jetée qui ne doit pas faire plus de dix mètres de large. Nous ne sommes pas rassurés lorsqu'un orage éclate quelques minutes plus tard. Enfin, le vent et la pluie se calment et nous parvenons à nous endormir.
Images : 1.Etape ; 2.Installation pour la nuit à Stomio ; 3. Mosaïques, site de Dion ; 4. La jetée où nous avons passé la nuit à Psakoydia
Réveil difficile à 8h, après une nuit agitée, dans la voiture garée sur la petite jetée au bout de la plage de Psakoydia. Il fait déjà beau et chaud, David se baigne. Nous prenons notre petit déjeuner rapidement, et reprenons un bain de mer rapide avant notre habituelle toilette à la douche de plage. Nous reprenons la route pour traverser la Chalcidique, sans pénétrer dans ses doigts. Nous longeons de superbes criques, sur une côte rocheuse, mais ne nous y arrêterons pas à notre grand regret. Nous perdons de vue la mer dans un petit village, et nous retrouvons perdus dans les montagnes. Nous finissons par retrouver notre chemin mais profitons de la douceur de la montagne et de l’ombre de ses forêts de pins pour déjeuner. Nous redescendons ensuite vers la mer et retrouvons la côte. A Stavros, nous pénétrons en Thrace.
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons admirer le Lion d'Amfipoli, monument de l’époque macédonienne, puis nous quittons la côte à la recherche d'une grotte à visiter près de Drama, à l’intérieur des terres. A Drama, nous confondons les villages de Prosotsani (où la grotte se trouvaient) à l’ouest et de Paranesti (où je pensais qu’elle se trouvait) à l’est, et ne nous apercevrons de notre erreur qu'après avoir fait une cinquantaine de kilomètres dans la mauvaise direction, en demandant de l'aide à des autochtones circonspects. Nous n’avons pas le courage de faire demi-tour et continuons notre route vers Xanthi. Nous nous arrêtons boire une bière dans le village visiblement touristique mais désert de Stavroupoli, puis un petit orage éclate sur la route vallonnée jusqu’à la ville de Xanthi que nous traversons sans nous arrêter. Nous roulons alors sur une grande plaine lagunaire jusqu'au littoral que nous ne pouvons pas suivre de près à cause des différentes lagunes qui le bordent. Des routes en cul-de sac permettent de rejoindre de longues plages. Nous suivons la direction de Maronia, la route finit par rejoindre la mer alors que la côte devient plus rocheuse.
A Maronia, nous suivons une piste pour nous rendre au site archéologique. Nous nous arrêtons alors que la piste surplombe les ruines d'un amphithéâtre en contre-bas, fermé mais visible. Nous nous rendons à Agios Charalampoulos, petit port près du site dans lequel errent des bandes de chiens errants, et jetons un œil sur les vestiges archéologiques en plein cœur du village. Nous trouvons une pelouse tranquille où passer la nuit, au dessus d'une petite plage de galets jonchée de détritus en tout genre. Nous descendons mais les oursins nous empêchent de nous baigner. Une douche improbable au milieu des galets nous permet d’être propres pour aller manger dans le petit restaurant du petit port. Nous y ferons un véritable festin : salade grecque, dorades, patates... Nous en aurons pour plus cher que d’habitude, mais cela en valait la peine. Nous retournons sur la pelouse près de notre petite plage et nous déplions la tente pour la première fois du voyage.
Images : 1. Chalcidique ; 2. Passage d'un troupeau de chèvres sur une route de Chalcidique ; 3. Lion macédonien d'Amfipoli ; 4. Notre installation à Aghios Charalampoulos ; 5. Etape
Nous sommes réveillés assez tôt par les moustiques, David ayant eu la bonne idée d'ouvrir la moustiquaire, au milieu de la nuit, pour avoir moins chaud. C’est donc tôt que nous partons à la recherche d’une plage sans oursin où nous rafraîchir Nous reprenons la piste qui, la veille, nous avait amenés aux ruines de l'amphithéâtre, et la poursuivons dans l'espoir de rejoindre Alexandroupoli par la côte. Nous nous arrêtons près de falaises, en bas desquelles les petites plages désertes ne disposent pas de douche, ce qui nous pousse à continuer notre piste. Celle-ci est de plus en plus mauvaise. Nous passons ensuite entre les fortifications de l’ancienne Maronia, puis devant son acropole sur une colline rocheuse. Nous continuons la piste, sans nous arrêter, alors qu'elle devient de moins en moins praticable. Un quart d’heure plus loin, la piste est barrée et interdite. Nous devons faire demi-tour, après plus d’une heure de piste. Sur le retour, nous nous arrêtons au niveau de l’acropole de Maronia, dont il ne reste plus grand-chose, et suivons les panneaux pour découvrir une porte de la cité antique, après quelques minutes de marche sur des chemins entre les rochers. Nous suivons également le chemin fléché pour voir les restes d’un pressoir à vin (c’est dans cette cité qu’Ulysse aurait acheté le vin pour saouler le cyclope), mais nous renonçons quand les indications fléchées deviennent hasardeuses. Nous reprenons la piste, croisons quelques vaches surprises de croiser des Français dans le coin, et nous retrouvons à 2 km de notre point de départ.
Nous prenons cette fois une route goudronnée, achetons de quoi petit déjeuner dans le nouveau village de Maronia, et tentons de suivre le littoral derrière les collines qui le séparent de la route. Nous finissons par croiser l’autoroute que nous empruntons pour rejoindre la côte à Makri, près d’Alexandroupoli. Nous longeons le littoral vers l’ouest à la recherche d’une plage dotée de douches, et nous finissons par en trouver une où nous nous baignons rapidement avant de nous laver.
Nous revenons vers l’est et le village de Makri, à la recherche de la grotte du Cyclope, où Ulysse et ses compagnons ont été emprisonnés selon l'Odyssée. Nous la trouvons grâce aux indications d'autochtones. Il faut prendre une toute petite piste et se garer au bout pour emprunter un chemin piéton (où nous croisons une petite tortue) qui se termine à un petit site archéologique où l’on ne voit rien (les ruines sont protégées par de la tôle), près duquel un petit sentier descend vers la grotte. Il faut une lampe torche pour voir à l'intérieur de la grotte qui n’est pas très profonde, et qui ne présente que peu d’intérêt, mis à part la légende du cyclope et surtout le site où elle se situe : celle-ci surplombe la mer et la vue y est magnifique.
Nous reprenons la route à midi en direction de la Turquie, traversons Alexandroupoli sans nous y arrêter : nous devons être à Istanbul le soir même ! Nous fonçons vers la frontière. Nous nous arrêtons tirer de l’argent liquide à Feres, dernière ville grecque avant la Turquie, afin d’éviter les frais bancaires de retrait hors Union Européenne. Nous déjeunons entre Feres et la frontière, dans une forêt de pins près d’une base militaire.
Entre 14h30 et 15h, nous traversons la frontière gréco-turque sans complication. Nous traversons la partie européenne de la Turquie sur une 2X2 voies très roulante. A Tekirdag, la route rejoint la côte : jusqu’à la banlieue d’Istanbul, nous roulons sur une grande route coupant en deux les villes : à gauche, les centre-villes, à droite les plages, auxquelles les piétons accèdent grâce à de grandes passerelle au dessus de la nationale. A 17h, nous sommes dans la grande banlieue d’Istanbul.
La signalisation nous propose de rejoindre Istanbul par l’autoroute. En effet, la Nationale que nous empruntons depuis la Grèce rejoint l’autoroute Edirne-Istanbul et la longe jusqu'à la capitale. Il est tard et nous choisissons de finir le voyage par l’autoroute, mais arrivés à la barrière de péage, nous comprenons qu'il faut une carte pour l'emprunter. Des vendeurs à la sauvette nous en proposent à 50 € et nous refusons évidemment. Impossible de faire demi-tour, nous craignons d'être piégés, mais découvrons finalement une petite route qui permet de faire demi-tour en passant sous l'autoroute.
Nous reprenons donc notre nationale. Le centre d’Istanbul n’est pas indiqué, nous ne disposons ni de carte routière précise, ni de guide, ni de monnaie turque. Nous décidons de suivre la direction de l’aéroport international, et d'y changer des Euro en Livres turques. Nous y achetons le Lonely Planet sur Istanbul, doté d’une carte sur laquelle nous trouvons la rue de l’auberge de jeunesse que nous avait indiquée Lulu la veille par téléphone.
Nous reprenons la route, mieux équipés, et longeons la mer jusqu’au centre d’Istanbul. La côte est bordée de longs parcs où les Stambouliotes viennent pique-niquer avec barbecue et de quoi faire le thé. A gauche, les ruines du large mur byzantin protègent la ville. Nous traversons par erreur le pont qui nous mène aux quartiers nord de la ville, et nous le reprenons dans l’autre sens. Des dizaines de pêcheurs avec de grandes cannes s’y pressent.
Nous pénétrons dans la vieille ville par une brèche dans le mur d’enceinte et cherchons notre hôtel dans le dédale de rue à la circulation anarchique alors que la nuit tombe. Nous gardons difficilement notre sang froid, fatigués par une longue journée de route. Nous trouvons un parking gardé où nous laissons la voiture pour continuer à pied nos recherches. Nous trouvons facilement notre hôtel, revenons chercher les affaires dont nous avons besoin ainsi que notre sac de linge sale, et prenons quartier dans une chambre de 6 lits dont nous sommes les seuls occupants. Dans l’auberge de jeunesse, un groupe de jeunes français rentre d’une journée de visite. Le stress retombe, et nous prenons notre première véritable douche tiède du voyage en chantant. Nous allons manger dans un kebab voisin, et rentrons à l’hôtel. Nous ne profitons que quelques minutes du wifi de l'hôtel avant d’aller nous coucher dans une chambre chaude et spartiate qui nous semble cependant du grand luxe par rapport aux nuits précédentes.
Images : 1.Etape ; 2.Site de Maronia ; 3.Fin de la piste de Maronia ; 4. Grotte du cyclope à Makri ; 5. Frontière gréco-turque
Nous nous levons à 9h30 après une bonne nuit. Nous prenons notre douche et notre petit déjeuner dans l’auberge en prenant notre temps. Nous laissons notre linge à laver et ne quittons l’hôtel qu’à 10h30 en direction du cœur touristique de la ville.
Nous arrivons très rapidement à la Mosquée Bleue que nous visitons parmi de nombreux touristes, essentiellement du monde musulman. Nous découvrons pour la première fois du voyage des sites touristiques surpeuplés. Des gardiens pressent les visiteurs à se déchausser pour fluidifier la circulation des touristes et distribuent sacs plastiques pour les souliers et paréos pour cacher jambes et décolletés de ces dames.
La longue place devant la Mosquée Bleue fût autrefois l’hippodrome de Byzance et les obélisques autour desquels les chars devaient tourner s’y dressent encore aujourd’hui.
Quelques dizaines de mètres plus loin, devant un petit parc, nous découvrons Sainte Sophie de Constantinople, immense église orthodoxe transformée en mosquée après l’invasion ottomane. Nous la visitons un long moment. Une rampe permet d’accéder au balcon du premier étage duquel la vue sur l’intérieur de l’édifice est superbe. On peut y observer quelques mosaïques orthodoxes conservées.
En sortant, nous passons devant le palais Topkapi sans y entrer : nous n'avons plus de monnaie. Nous trouvons une agence de change et quittons le cœur touristique pour manger dans un kebab bon marché. Nous suivons l’itinéraire proposé par le Lonely Planet mais renonçons à longer le grand rempart byzantin en plein cagnard. L’itinéraire se termine finalement au Palais Topkapi que nous décidons cette fois de visiter. Je dois faire la queue 20 minutes en plein soleil pour obtenir des tickets, et mon tee shirt en ressortira trempé. Le site est bondé de touristes et la visite des salles transformées en musée est un calvaire tant on y piétine et tant il y fait chaud. Le palais en lui-même vaut tout de même le détour. Nous n’avons pas le courage de payer le ticket supplémentaire pour visiter le harem, surtout que nous avons explosé notre budget depuis notre arrivée à Istanbul.
Nous rentrons à l'auberge, et après une nouvelle douche, je passe du temps sur internet pendant que David se promène dans le quartier. A 19h30, nous retournons dîner au kebab de la veille. Nous avions prévu de sortir mais le courage manque et la fatigue à raison de nos ambitions. Nous passerons un peu plus d’une heure dans un bar à narguilé avant de rentrer dormir dans notre chambre où un Chilien s’est installé.
Istanbul (Turquie) ==> Rezovo (sud de la Mer Noire, Bulgarie)
Nous nous levons à 8h, et après une douche, nous sortons visiter le quartier du Bazaar, à l’ouest de Sultanahmet. Nous nous arrêtons prendre un petit déjeuner dans un petit bar de rue : jus d’orange et pâtisseries pour trois fois rien. Nous nous rendons au Grand Bazaar, grand quartier couvert pavé de mosaïque dévoué aux commerces en tout genre, et surtout touristique. Nous hésitons à acheter un narguilé, mais renonçons car nous sommes mal à l’aise avec le marchandage. Nous sortons du Grand Bazaar et nous perdons dans les rues commerçantes alentours. Nous retrouvons finalement notre chemin et passons devant quelques mosquées avant de rentrer à l’hôtel en longeant le tramway.
Nous y rassemblons nos affaires, récupérons notre linge, prenons une dernière vraie douche (avant longtemps…) et quittons l’auberge. Nous déjeunons au Burger King (pas très bon), récupérons la voiture au parking et reprenons la route. Premier objectif : quitter Istanbul. Malgré les bouchons, nous réussissons à récupérer l’autoroute en direction d’Edirne. Les choses se compliquent lorsque nous nous retrouvons au premier péage. Une petite camionnette sert de boutique pour acheter les cartes. Nous demandons comment faire demi-tour afin de passer par les nationales, mais le caissier ne parle que turc. Il finit par nous faire signe d’avancer sur l’autoroute et de négocier à la sortie. Nous empruntons donc l’autoroute sur quelques kilomètres et prendrons la première sortie. Là, des barrières empêchent de sortir sans carte. Les bureaux de la société qui gèrent les autoroutes sont fermés, mais une des barrières est ouverte et nous décidons de passer (nous n’avons pas trop le choix). Une alarme retentira quelques secondes dans l’indifférence générale. Les caméras de sécurité ont certainement eu le temps de récupérer le numéro de ma plaque d’immatriculation, mais nous aurons quitté le pays avant qu’ils ne traitent la contravention.
Nous devons maintenant rejoindre la Bulgarie par le poste frontière le moins fréquenté, accessible par de petites routes, sans carte précise… Nous mettrons un certain temps à trouver notre route et la signalisation d’un nom de ville indiquée sur notre carte. Une erreur de trajet nous fait faire un détour de 50 km, mais nous arrivons finalement à la frontière bulgare par une bonne route à 18h. Nous la traversons en une demi-heure, après un passage étrange dans une flaque d’eau censée décontaminer nos roues du côté bulgare (nous paierons ce service obligatoire). La douane bulgare nous fait ouvrir le coffre, et comprend que nous sommes des touristes campeurs. Nous passons sans que la fouille ne soit davantage poussée.
Côté bulgare, la route se dégrade fortement. Nous décidons de nous rendre dans l’extrême sud du pays pour la nuit, et prenons la direction de Tsarevo (une autre route part vers Burgas plus au nord). La route de moyenne montagne est très mauvaise et on progresse très lentement. Nous nous arrêtons remplir d'eau nos bidons à une source. Des panneaux « Vinietka » nous apprennent qu’il faut acheter une vignette pour rouler sur les routes bulgares. Nous croisons un barrage de police, on nous fait signe de passer mais nous nous arrêtons pour demander où acheter cette vignette. Il faut aller jusqu’à Tsarevo, dans une station service. Il nous faudra plus d’une heure et demie avant de rejoindre le bourg littoral, dont nous ferons un petit tour rapide en voiture. David tire une centaine de Leva dans une banque, et nous reprenons la route vers l’extrême sud du pays.
A Ahtopol, nous nous arrêtons faire le plein et acheter la fameuse vignette pour quelques euro. Nous continuons la route qui se dégrade de manière conséquente : il faut rouler sur le bas côté en graviers lorsque l’on croise une voiture. Nous arrivons finalement à Rezovo avant la tombée de la nuit. Nous descendons par une piste à la plage et débouchons sur un petit parking à l’embouchure d’une rivière. De l’autre côté de la rivière, le drapeau turque. En face, sur notre parking, un grand drapeau bulgare lui répond. Deux miradors se font face à quelques centaines de mètres l’un de l’autre. Nous prenons des photos avant qu'un panneau nous apprenne que c'était interdit. Nous descendons à la plage de galets. Il n’y a pas de douche, nous ne nous baignerons pas ce soir. Nous quittons ce petit parking pour rejoindre le village et chercher un coin où camper. Nous trouvons une piste qui s’écarte vers les falaises. Nous nous arrêtons dîner au bord de celles-ci. La nuit tombe, nous nous douchons grâce à notre bidon d’eau, avant de préparer la voiture pour y passer la nuit.
Alors que la nuit est tombée, nous décidons d’aller chercher à pied un bar où fêter le 14 juillet. Nous redescendons sur la crique où nous étions allés à notre arrivée et entrons dans un petit bar de plage fait de bric et de broc. Nous y buvons 1 L de bière chacun pour 5 leva, soit 5 euro. Le patron, un barbu type vieux loup de mer, laisse David ouvrir sa deuxième bière avec un décapsuleur… en forme de phallus, ce qui fera rire la clientèle composée d’une quinzaine de personnes. Le bar se vide et nous rentrons dormir à la voiture après une petite promenade dans le village.
Images : 1.Grand Bazaar ; 2. Quartier commerçant d'Istanbul près du Grand Bazaar ; 3. Frontière turco-bulgare ; 4. Frontière (infranchissable) entre la Bulgarie et la Turquie, sur la Mer noire. 5. Etape
Rezovo (Sud de la Mer Noire, Bulgarie) ==> Sozopol (Mer Noire, Bulgarie) ==> Nessebar (Mer Noire, Bulgarie) ==> Obzor (Mer Noire, Bulgarie)
Nous sommes réveillés par le soleil vers 9h30. Nous rangeons rapidement et retournons vers Ahtopol pour trouver de quoi petit-déjeuner. Nous y achetons une bouteille de jus d’orange et des pâtisseries bien grasses que nous ne parviendrons pas à finir. Nous allons à la plage mais les douches pourtant présentes sont à sec. Nous reprenons la voiture, faisons une deuxième tentative sur la même plage quelques centaines de mètres plus loin, mais le constat le même.
Nous reprenons donc la route vers la station balnéaire suivante. Nous nous arrêtons à Primorsko. Je décide d’aller me baigner mais le soleil tape déjà trop fort pour David qui va prendre une bière dans un bar. La plage est bondée, avec des boîtes de nuit un peu partout. Je prends mon premier bain, rapide, dans la Mer Noire, me rince après avoir fait la queue à l’unique douche de plage, et rejoints David au bar. Après une bière, nous repartons en direction de Burgas.
Avant Burgas, nous nous arrêtons à Sozopol, petit village perchée sur une presqu’île rocheuse. Beaucoup de boutiques touristiques mais peu de touristes. Belle vue sur la baie et la Mer Noire. Nous en faisons rapidement le tour et repartons. Nous évitons Burgas pour nous arrêter à Nessebar, où nous resterons une quarantaine de minutes : comme Sozopol, Nessebar se situe sur une presqu’île rocheuse. On peut y admirer de nombreuses belles petites églises plus ou moins en ruine. Ce sont les seuls bâtiments que l’industrie touristique n’a pas envahi. Le village est en effet bondé de touristes essentiellement slaves, et le rez-de-chaussée des vieilles maisons leurs sont en totalité consacrés, ce qui donne une atmosphère de parc d’attraction. Nous ne nous y attardons pas.
Nous continuons à longer le littoral bordé d’immenses stations balnéaires, vers le nord, mais sommes piégés dans un cul de sac au bout duquel se dresse un immense complexe touristique en forme de château fort, entouré de piscines avec toboggans gigantesques. Nous revenons sur nos pas, retrouvons la route de Varna, qui quitte la côte vers des collines. Nous nous arrêtons boire une bière dans un bar au pied d’une source pendant que le faible débit de celle-ci remplit notre bidon.
Nous nous arrêtons à Obzor, petite station balnéaire, où nous cherchons un coin pour nous laver et passer la nuit. La plage étant dépourvue de douche, nous quittons le village vers les terres par une petite piste au bout de laquelle nous nous lavons avec le bidon d’eau. Nous revenons au village, propres, alors que la nuit tombe. Nous mangeons dans le centre, du porc accompagné d’une bouteille de mauvais vin bulgare trop tiède et décidons d’aller au Pink, bar « moderne » à cocktails sur la plage. J’en boirai quatre, David six. Nous quittons alors le bar vers un autre plus grand, d’où on peut entendre de la musique. Un dj anime la soirée et des groupes de jeunes dansent. Un peu allumés par les cocktails, nous les rejoignons. Je quitte la piste de danse à 2 h du matin, récupère mon sac de couchage et m’en vais passer la nuit sur la plage. David restera danser encore quelques dizaines de minutes avant d’aller s’écrouler sur le siège conducteur de la voiture.
Images : 1. Lieu de campement, à Rezovo ; 2. Athopol ; 3. Sozopol ; 4. Nessebar ; 5. Nessebar ; 6. Obzor ; 7. Etape
Obzor (Mer Noire, Bulgarie) ==> Forêt Pétrifiée (Varna, Mer Noire, Bulgarie) ==> Choumen (Nord de la Bulgarie) ==> Madara (région de Choumen, Bulgarie) ==> Vama Veche (Extrème sud des côtes de la Mer Noire, Roumanie)
David me retrouve sur la plage alors que je somnole vers 8h. Nous avons la gueule de bois et nous prenons un bain de mer pour nous rafraîchir les idées, avant de retourner à la voiture. Je suis dans un meilleur état que David, et conduis en direction de Varna, où nous ne nous arrêtons pas (nous prévoyons de le faire au retour). Nous quittons la côte pour nous diriger vers l’intérieur des terres en direction de Choumen. Nous nous arrêtons faire des courses dans un tout petit supermarché de village, près de la Fôret Pétrifiée, que nous visitons. A l’entrée, une rapide présentation du site nous est faite en français par une jeune femme. Les rochers seraient imprégnés d’une énergie thaumaturge et elle nous conseille d’y marcher pieds nus… Le site est intéressant et étonnant mais le sable trop chaud pour se déchausser.
Nous repartons vers Choumen, mais vers midi et demi, la cuite de la veille nous rattrape et nous sommes pris d’un coup de fatigue. Nous faisons une sieste d’une demi-heure sur le bord de la route, à l’ombre des arbres. Puis nous déjeunons un bon plat de pâte pour éponger tout cet alcool, et nous reprenons la route vers 15h.
Nous atteignons Choumen trente minutes plus tard. Nous nous garons et nous promenons dans un centre ville très aéré. Nous visitons le musée où nous sommes seuls (la conservatrice nous allumera les lumières). Nous reprenons la voiture et grimpons jusqu’au gros monument de béton qui surplombe la ville, le Monument des Fondateurs. Un large escalier permet de rejoindre le monument depuis la ville, mais le trajet tient de l’exploit sportif après la nuit que nous avons passée.
Nous sommes agréablement surpris par le monument. A l’entrée, on nous distribue un document explicatif en français. Il est en réalité composé de plusieurs grands blocs de bétons qui semblent ne faire qu’une masse de loin. Au centre de ces blocs de bétons, plusieurs immenses bas-reliefs représentant les différents moments clés de l’histoire bulgare. En face, une immense mosaïque. Au dessus des blocs, un énorme lion surveille la plaine de Choumen. Nous sommes impressionnés et ne regrettons pas la visite.
Il est tard et n’allons pas voir la forteresse médiévale. Nous retournons vers Varna. Au passage, nous nous arrêtons au site de Madara. Sur une falaise, un bas-relief datant de plusieurs siècles représente un homme à cheval chassant un lion. Près de celui-ci, des grottes dont certaines sont transformées en église. L’orage se met à gronder, et nous ne nous attardons pas. .
Nous repartons vers Varna, avec l’objectif de dormir en Roumanie, sur la Mer Noire. Alors que nous atteignons Varna, où nous n’avons pas le temps de nous arrêter, l’orage redouble alors que la nuit tombe. A partir de Baltchik, l’orage gronde franchement et la pluie redouble d’intensité. A quelques kilomètres de la frontière, ça se transforme en déluge et nous devons nous arrêter une minute avant de repartir à faible allure, tant la visibilité est faible. L’orage se calme alors que nous atteignons la frontière. Nous traversons rapidement la frontière déserte, même si le douanier roumain nous fera ouvrir le coffre pour une fouille peu approfondie.
Nous arrivons tout de suite après la frontière à Vama Veche vers 22h. La pluie s’arrête même si l’orage gronde au loin. Nous nous garons dans le village et nous rendons dans un petit restaurant de la rue principale où nous dînons Sur les tables de gauche et de droites, ça parle français. Nous échangerons quelques mots avec ceux de gauche, qui nous indiqueront les lieux où planter la tente. Vame Veche est un petit village littoral, décrit comme le lieu de vacances de « jeunes rockers sans le sous » par le Routard. Les deux extrémités de sa grande plage sont squattées par les tentes en camping sauvage, tandis que des bars occupent le centre. Les bars et les vacanciers ne ressemblent pas à ceux des autres stations : étrange mélange d’hipies, de punks, de gothiques, de rastas, de nudistes, de familles plus classiques en vacances. Tout ça en bonne entente, et en totale liberté. Nous allons jeter un œil à la plage pour voir où nous allons nous installés et choisissons l’extrémité sud de la plage. Nous nous y rendons en voiture, sur un chemin à moitié inondé par l'orage, installons la tente un peu au hasard dans l'obscurité et nous endormons rapidement, trop fatigués pour rejoindre les fêtards sur la plage centrale.
Images : 1. Etape ; 2. Forêt Pétrifiée, près de Varna ; 3. Centre-ville de Choumen ; 4. Monument à Choumen. En arrière plan, sur la colline, le Monument des Fondateurs ; 5. Centre-ville de Choumen ; 6. Monument des Fondateurs ; 7. Monument des Fondateurs ; 8. Monument des Fondateurs ; 9. Bas-relief de Madara
Peu avant 9h, nous sommes réveillés par le vent. Pourtant, il fait beau, et je me rends à pied dans le centre du village afin d’acheter quelque chose à grignoter pour le petit déjeuner. Les trois quarts des rayons des petits magasins sont occupés par des bouteilles d’alcool ou des cigarettes. Je trouve quand même une bouteille de jus de fruit et des viennoiseries. Le chemin de terre qui longe la plage porte encore les stigmates de l’orage de la veille.
Après manger, je me baigne rapidement, bien que la mer soit agitée. Il fait bon, le soleil semble taper moins fort que dans le sud de l’Europe, et nous en profitons jusqu’à midi. Nous plions la tente, rangeons la voiture, prenons une douche au bidon, et reprenons la route avant 13h.
Nous nous arrêtons à Constanta afin de visiter le musée d’histoire, après avoir changé quelques Euro en Lei roumain. Le musée est intéressant et comporte des explications en français sur les premiers étages (préhistoire, antiquité et moyen âge). Le dernier étage, consacré à l’histoire moderne du pays, ne comporte que des explications en russe et semble plus fouillis.
Il est plus de 14h et nous commençons à avoir faim. Nous recherchons un restaurant bon marché autour du musée, mais n’en trouvons que de chics. Nous partons en voiture à la recherche d’un kebab ou d’une friterie, mais ne trouvons rien. Nous finissons par tomber sur un Mac Do, où nous déjeunerons affamés. Nous constatons que les prix y sont largement inférieurs à ceux pratiqués dans les Mac Do français.
Nous retournons près du musée pour visiter un petit musée construit sur les ruines de vestiges romains, où l’on peut admirer une gigantesque mosaïque.
Nous quittons Constanta au milieu de l’après-midi et prenons la route du nord pour visiter le site archéologique d’Histria, dans le delta du Danube. Nous empruntons une bonne route jusqu’au delta puis des plus mauvaises à travers des villages et des marais jusqu’au site. C’est la fin de la journée, le site est désert. De hautes herbes poussent entre les ruines vastes et bien conservées. Le site mériterait d’être mieux aménagé et expliqué.
Nous repartons vers 19h pour Bucarest où nous voulons dormir au camping. Nous reprenons la route en sens inverse, jusqu’aux environs de Constanta où nous nous arrêtons dans une pharmacie acheter de la Biafine pour les coups de soleil récoltés sur la plage le matin même. La pharmacienne donnera à David une sorte de mousse qu’il s’appliquera sur ses brûlures.
Nous prenons l’autoroute après avoir traverser des villages peuplés de Roms. La nuit tombe alors que nous sommes encore loin de Bucarest. Nous atteignons la ville après 22h. Nous cherchons le camping, trouvons la bonne route mais nous trompons de sens. Nous sommes obligés de faire demi-tour. Nous achetons des sandwichs dans une station service, et les caissières se mobilisent pour nous faire un plan d’accès au camping. Nous reprenons la route de Bucarest, traversons le périph’ (centura) d’où nous venons, et sortons juste avant le Carrefour. Nous atteignons le camping après 23h, exténués. Le terrain destinés aux tentes n’est pas très grand et est occupés par un groupe d’adolescents français. Nous sommes obligés de planter notre tente à côté des leurs. Nous nous endormons au son de leurs discussions et de leurs éclats de rire.
Images : 1. Etape ; 2. Notre bivouac à Vama Veche ; 3. Poupée gonflable pendue à Vama Veche ; 4. Centre de Vama Veche ; 5. Centre de la plage de Vama Veche ; 6. Musée de Constanta ; 7. Constanta ; 8. Site archéologique d'Histrie ; 9. Site archéologique d'Histrie ; 10. Site archéologique d'Histrie
Je me réveille vers 8h30 et laisse dormir David. Je range et fais un peu de ménage dans la voiture, puis vais sur internet grâce au wifi du camping. David se lève une heure plus tard. Nous nous lavons, traînons et partons finalement pour le centre de Bucarest vers 10h30.
Nous arrivons dans le centre, mais s’y garer semble difficile. Nous retournons vers la périphérie et nous garons (à la roumaine…) près de la Place de la Victoire d’où un métro nous ramène dans le centre vers 12h30. Nous marchons quelques minutes dans le centre historique et trouvons un restaurant où nous mangeons. Nous avons les yeux plus gros que le ventre, les salades que nous commandons en entrée se révèlent être de vrais plats, et David doit finir mon assiette. Il est déjà 14h30 quand nous repartons, repus. Nous marchons difficilement jusqu’au palais de Ceausescu, où nous pénétrons (sans le visiter), après avoir vu un petit monastère préservé. Nous retournons dans le centre historique, visitons une belle petite église et buvons une bière dans un passage couvert rappelant les passages parisiens.
Nous passons par la Place de la Révolution, puis revenons à pied jusqu’à la voiture. Nous rentrons au camping où je dépose David avant de partir en voiture pour l’aéroport tout proche où je dois aller chercher Lulu, ma compagne, qui va faire une partie du voyage avec nous.
Lulu sort des douanes peu avant 20h, et nous passons à Carrefour faire des courses pour le soir et le lendemain avant de rentrer dîner au camping. Un français marié à une roumaine a installé sa tente tout près de la notre. Il est bavard et nous fait partager un alcool de prune roumain pour digérer notre repas. Nous nous couchons peu après 22h.
Images : 1. Etape ; 2. Centre historique ; 4. Palais de Ceausescu ; 5. Passage "parisien"
Bucarest (Roumanie) ==> Rive du Prut (Moldavie) ==> Odessa (Ukraine)
Nous nous levons assez tard, vers 9h30. Après notre douche, et la voiture rangée, nous repartons vers 10h30. Nous empruntons l’autoroute en direction de Constanta sur une centaine de kilomètres avant de sortir vers le nord et la frontière moldave que nous rejoignons en début d’après-midi à Galati. Le passage de la frontière est plus long que d’habitude. Il y a plus de monde. Nous payons une taxe écologique de près de 2 euros à l’entrée de la Moldavie.
Peu après la frontière, vers 15h, nous nous arrêtons déjeuner le long de la rivière Prut. Nous reprenons la route vers le nord-est. Nous nous perdons dans un village et demandons notre chemin à un type visiblement ivre dont nous aurons du mal à nous débarrasser (il s’accroche à la portière). La route se dégrade passablement lorsque nous quittons la direction de Chisinau. Bien que ce ne soit pas une piste, la route est sur plusieurs dizaines de kilomètres minées de nids de poules immenses et il faut zigzaguer à faible allure pour les éviter.
La nuit tombe avant que nous n’arrivions à la frontière. Nous quittons le territoire moldave pour l’Ukraine par une autre frontière que celle prévue. Le douanier nous demande 10 € de taxe écologique pour sortir. Nous essayons de demander à quoi cela correspond, demandons un reçu sans rien obtenir. Il est tard, nous ne savons pas si cette taxe est officielle ou non. Nous payons et quittons la Moldavie. Les choses se passent mieux côté ukrainien, bien que la fouille soit de loin la plus poussée du voyage.
Nous ne savons pas où nous sommes. Nous croisons une route qui semble assez importante et nous demandons à un policier où nous sommes et la direction d’Odessa. Celui-ci nous indique la route sans se montrer des plus agréables. Je finis par repérer où nous sommes sur la carte. Nous devons retraverser une enclave moldave sur quelques kilomètres pour nous rendre à Odessa. Nous sommes inquiets, mais on découvre qu'il n’y a pas de vrai poste frontière sur cette route qui passe sur quelques centaines de mètres en Moldavie : à la sortie de la l’Ukraine, un militaire (moldave ? Ukrainien ?) nous remet un papier indiquant notre nombre (3 personnes dans la voiture), et nous repartons. A la sortie, nous remettons ce papier à un autre militaire qui nous laisse passer. Trente kilomètres plus loin, nous arrivons à Odessa.
Comme d’habitude, nous nous perdons dans la ville en pleine nuit. Nous repérons un hôtel sur le guide, près de la gare. Nous nous faisons indiquer la gare et trouvons l’hôtel, qui nous loue une chambre pour la nuit pour 350 grivnas (35 €). Nous tirons de l’argent près de la gare, je mange un kebab et nous retournons à l'hôtel nous coucher dans notre petite chambre climatisée et propre.
Images : 1. Etape ; 2. Route moldave ; 3. Cul de sac moldave ; 4. Fan de Zizou en Moldavie ; 5. Transport moldave ; 6. Train moldave ; 7. Route moldave
Nous nous levons vers 9h30, prenons notre douche et quittons l’hôtel à 10h30. Nous tournons dans la ville à la recherche de panneaux indiquant Mykolaev, et perdons plus d’une heure. Nous sommes renseignés par une employée d’un magasin où nous faisons quelques courses pour le petit déjeuner. La jeune fille, souriante, ancienne fille au pair à Pau, traduit les indications d’une cliente pour trouver notre chemin. Nous perdons plus d’une heure pour sortir de la ville dans la bonne direction.
Nous quittons la ville par un quartier de grands ensembles desservi par un vieux tramway rouillé, puis nous passons entre la mer et une grande lagune où se confondent pêcheurs et kitesurfeurs.
Nous traversons Mykolaev, contournons Kherson, et arrivons dans l’après-midi en Crimée. La route est médiocre, et on y trouve de tout : de vieux camions crachant des fumées noires roulant à 70 km/h et de vieilles lada tirant des remorques pleines de fruits, comme de gros 4X4 fonçant à 150 km/h et doublant des files entières de voitures sans aucun respect du marquage au sol ou même du bon sens. Nous nous arrêtons tard, dans un restaurant sur le bord de la route, pour déjeuner. Les cartes sont en russe et les serveuses ne parlent ni français ni anglais, et je prends une pizza avec Lulu tandis que David choisit une salade au hasard.
Nous reprenons la route vers le sud de la Crimée. La nuit tombe peu après avoir contourné Simferopol si bien que nous trouvons difficilement l’hôtel où nous devons camper, et pour cause : celui-ci se trouve sur un chemin de terre auquel on accède par de petites routes près de voies ferrées. Le portail ne diffère pas de celui des autres maisons du village, mis à part un minuscule écriteau où est inscrit le nom de l’hôtel.
Nous nous arrêtons, désespérés, à l'endroit où l'hôtel doit se trouver selon mon plan. Notre hôtesse, qui nous attendait, vient à notre rencontre, sans quoi nous aurions sans doute pas remarqué l’écriteau. Cette dernière nous fait (en russe) la visite de son jardin où nous pouvons planter la tente, de la cabane où se trouvent les WC, ainsi que de la douche. Une partie des bâtiments est occupée comme chambre d’hôtel par d’autres clients. Près de notre tente, une grande table en bois à l’ombre nous est destinée. L’installation est sommaire mais la patronne a le sens de l’hospitalité et nous ne paierons qu’une bouchée de pain : moins de 12 € les trois nuits, pour trois personnes. Nous installons notre campement, et indiquons à notre hôte que nous comptons aller dîner à Sébastopol. Celle-ci nous incite à nous rendre à Lioubimovka, un village plus proche, au bord de la mer, ce que nous ferons.
Nous trouvons le village, à une dizaine de minutes de l'auberge, dans la nuit, grâce aux indications données par notre hôtesse. Nous trouvons un bar de type oriental (tapis, canapés…) où le serveur parle un anglais parfait. Je mange du poisson, Lulu des brochettes de poulet et David des Manti, sortes de gros Pilmini. Nous rentrons alors que l’air se rafraîchit et nous couchons repus. Nous avons besoin du duvet pendant la nuit.
Images : 1. Etape ; 2. Lagune entre Odessa et Mikolaiev
Nous sommes réveillés par la chaleur dès 8h30. Notre hôtesse nous amène une bouilloire ainsi qu’à chacun une pêche. Nous n’avons pas encore fait les courses et elle nous donne du café et du thé.
Nous prenons la route avant 10h en destination du Sébastopol où nous voulons nous baigner avant qu’il ne fasse trop chaud. Nous nous y perdons sans y trouver de plages. Nous sortons de la ville vers l’ouest et trouvons finalement une plage que nous atteignons après une petite marche. La petite plage, fermée par des murs, est bondée. Lulu et moi nous baignons quelques minutes et nous repartons. Nous repartons vers Balaklava où nous arrivons à 12h30. Nous nous garons derrière un bâtiment délabré, guidé par un enfant, gardien du parking, que nous avons du mal à comprendre. Nous paierons 10 grivnas pour les deux heures où nous restons.
Le soleil tape fort et David, toujours pas remis de ses coups de soleil roumains, préfère rester boire une bière à l’ombre dans un bar tandis que je me promène avec Lulu le long de l’anse. A Balaklava, la mer rentre dans les terres entre deux collines, offrant un abri naturel aux diverses flottes (armées, pirates) au fil des siècles. Nous ne visitons pas l’abri anti-nucléaire de l’autre côté de la baie.
Nous rejoignons David et nous rendons dans un restaurant de poissons où nous avons du mal à nous faire comprendre.
Nous repartons après avoir payé notre petit gardien de parking, et prenons la route vers Batchissaraï. Nous souhaitons visiter le site troglodytique de Mangoup-Kalé, mais nous comprenons en bas de celui-ci qu’il faut marcher deux heures aller-retour afin de s’y rendre. Des guides proposent de nous amener et de faire la visite en jeep mais le prix nous parait trop important et nous renonçons. Nous reprenons la route de Batchissaraï, entre de grands rochers calcaires. Nous parvenons dans la petite bourgade où nous visitons le Palais des Kahn, qui nous rappelle Istanbul.
Lorsque nous sortons, il est trop tard pour nous rendre au Monastère Ouspenski et à la cité troglodytique de Tchoufout-Kalé, à mon grand regret. Nous décidons d’aller chercher une plage, au nord de Sébastopol, près de Katcha. Nous en trouvons une vers 19h, au pied de grandes falaises qu’il faut descendre par un petit sentier. En bas, de nombreuses tentes sont plantées. Je me baigne avec Lulu, sans nous attarder dans l’eau car il y a de petites méduses.
Nous séchons sur la plage et reprenons la voiture jusqu’à Katcha où nous faisons des courses pour le soir. Nous rentrons à l’hôtel. Je prépare à manger pendant que Lulu me fait une petite lessive à la main. Nous dînons alors que la nuit tombe. Nous sommes trop fatigués pour sortir boire un verre, bien que ce soit samedi soir. Nous nous couchons dans la fraîcheur des nuits ukrainiennes.
Images : 1. Etape ; 2. Balaklaba ; 3. Entre Balaklava et Batchissaraï ; 4. Palais de Batchissaraï ; 5. Plage près de Katcha ; 6. Notre salle à manger perso au "camping"
Nous sommes encore une fois réveillés par un soleil de plomb vers 8h. Nous déjeunons tandis que David dort encore. Il finit par se réveiller et Lulu et moi partons à la plage tandis que ce dernier déjeune et se prépare tranquillement.
Nous nous rendons à Lioubimovka, la plage la plus proche. C’est une grande et large plage de sable, où il y a déjà du monde en ce dimanche matin. Nous nous baignons, et profitons un peu du soleil sur la plage, mais celui-ci nous chasse rapidement, dès 10h. Nous rentrons chercher David à l’auberge. Celui-ci, sensé faire sa lessive, à renoncer à cause du soleil et surfe sur internet.
Nous reprenons tous la route pour Yalta. Il était prévu d’y aller par les montagnes, mais la carte routière est mauvaise et nous rejoignons la route prévue pour le retour, le long du littoral entre Sébastopol et Yalta. Cette route longe la mer, à flanc de falaise, offrant un paysage magnifique.
Nous arrivons à Yalta vers 12h30 et nous garons près de la rue Pouchkine, ombragée. Nous nous y promenons, jusqu’au Quai Lénine qui borde la mer. Ce dernier est en plein soleil et nous renonçons à l’emprunter. Nous faisons demi-tour et déjeunons dans un petit restaurant où nous sommes accueillis en français.
Après manger, nous nous rendons le ventre lourd à la maison de Tchekhov, par une marche d’un kilomètre en côte. A l’entrée de la datcha, nous prenons le guide d’explication en français mais cela ne semble pas plaire à la gardienne qui nous le reprend en nous faisant une visite expéditive en russe. Nous nous promenons dans le jardin ombragé, puis entrons dans le musée où la chaleur est étouffante. Nous resterons regarder une vidéo russe racontant la vie de Tchekhov à Yalta. La gardienne nous proposera de le revoir en anglais, mais nous partons.
De retour à la voiture, il est trop tard pour aller jusqu’à Soudak et sa forteresse, à l’est de la Crimée, et nous décidons de nous rendre au Palais Livadia où s’est tenu le sommet de Yalta entre Roosevelt, Churchill et Staline. Nous le trouvons facilement, sur la route retour vers Sébastopol, mais un homme nous demande 40 grivna de parking, et nous décidons de partir alors que celui-ci baisse le prix à 30.
Nous prenons une petite route qui longe la côte et nous arrêtons prendre des photos du Nid d’Hirondelle, petit château perché sur une falaise dominant la Mer Noire. Cette fois-ci, nous arriverons à ne pas payer le parking, notre arrêt n’excédant pas cinq minutes.
Nous reprenons la route vers Sébastopol, où nous arrivons en début de soirée. Nous revenons avec difficulté à l’hôtel où nous laissons David à sa lessive tandis que nous retournons à la plage de Lioubimovka nous baigner, au coucher du soleil. Nous partons lorsque celui-ci a entièrement disparu. Nous passons dans un petit magasin acheter de quoi dîner. Nous nous arrêtons un peu plus loin, au bord de la route, acheter une pastèque.
Au camp, nous dînons, nous lavons et allons nous coucher, nous dans notre tente, David dans la voiture.
Images : 1. Etape ; 2. Plage de Yalta ; 3. Maison de Tchekhov ; 4. Sud Crimée ; 5. "Nid d'hirondelle" ; 6. Couché du soleil sur la plage de Lioubimovka
Nous nous levons tôt afin d’arriver à Odessa assez tôt pour la visiter. Nous rangeons le campement, David doit retirer son linge bien qu’il soit encore humide. Il finira de le faire sécher dans la voiture.
Nous disons adieu à notre hôtesse qui a été si accueillante, et cette dernière serre Lulu dans ses bras pour lui dire au revoir. Nous reprenons la même route qu’à l’aller, en passant par Simferopol, Irmansk, Kherson et Mikolaiev (près de laquelle nous déjeunons dans un petit snack sur le bord de la route), avant d’arriver à Odessa vers 17h30. Nous nous garons pour 10 grivnas de l’heure dans le centre ville, et visitons le centre historique de la ville, dont le fameux escalier Potemkine connu pour la scène du landau dans le film d’Eisenstein.
Après une petite bière dans un snack, nous reprenons la voiture et rejoignons l’hôtel Tokyo où nous avions dormi, quelques nuits auparavant. Il faut attendre une quarantaine de minutes pour avoir la chambre, et nous en profitons pour aller dîner à Mac Do près de la gare. Nous revenons, retrouvons la même chambre que la fois d’avant, prenons une bonne douche, regardons les infos à la télé, naviguons sur internet et finissons par nous coucher avant 23h.
Images : 1. Etape ; 2. Circulation dans le sud de l'Ukraine ; 3. Parc à Odessa ; 4. Escalier Potemkine (ça a bien changé !) ; 5. Tramway à Odessa
Nous nous levons tôt afin de ne pas arriver trop tard le soir au camping de Bucarest. Nous quittons difficilement Odessa après avoir fait quelques courses pour le petit déjeuner dans un magasin en périphérie.
Échaudés par notre traversée de la Moldavie trois jours auparavant, nous décidons d'y rouler le moins possible et de préférer la Bessarabie, enclave ukrainienne entre la Moldavie et la Mer Noire. Pour l'atteindre, nous devons traverser, comme à l'allé, un petit bout de Moldavie, sans pour autant passer de véritable poste frontière : la route nationale traverse ce territoire sur cinq kilomètres, sans véritable sortie vers le reste de la Moldavie. Des militaires moldaves s'assurent juste qu'il y a autant de personnes dans le véhicule à la sortie du pays qu'à l'entrée.
Après cette partie étonnante, nous traversons la Bessarabie jusqu'à Izmail. Là, nous ne trouvons pas la route de Reni (frontière à quelques kilomètres) qui nous permettait de rejoindre la Roumanie en ne restant que deux kilomètres en Moldavie. Nous faisons un détour d'une trentaines de kilomètres et passons finalement la frontière en début d’après-midi à Bolhrad, en une heure, le temps que les douaniers ukrainiens s��assurent que nous ne sortons pas d’objets archéologiques du pays.
Nous arrivons à Vulcanesti côté moldave et faisons rapidement la trentaine de kilomètre qui nous sépare alors de la Roumanie. Le passage en Roumanie près de Galati est un peu plus long mais se passe sans problème.
Nous prenons la même nationale qu’à l’aller, mais cette fois vers le sud, et rejoignons l’autoroute à cent kilomètres de Bucarest. Nous passons au supermarché (Carrefour) faire des courses (nous sommes affamés) pour le dîner, que nous prenons au camping de Bucarest avant de nous être réellement installés : saucisson, poulet grillé et frites, accompagné de quelques Ciuc fraiches (bières roumaines). Nous discutons un peu, montons le camp et nous couchons.
Nous nous offrons une grasse matinée après les deux longues journées de voiture. Nous nous levons vers 10h, et prenons tranquillement notre petit déjeuner. Nous faisons notre lessive dans les grands éviers du bloc sanitaire, et mettons le linge à sécher au soleil.
Je pars avec Lulu à l’aéroport. Elle est inquiète, et bien que son avion ne parte que dans le milieu de l’après-midi, nous allons chercher son billet à l’aéroport tout proche, en fin de matinée.
Au retour, nous déjeunons, avant d'y retourner quelques dizaines de minutes plus tard pour déposer Lulu dont l’avion part à 15h30. Je la laisse après l’enregistrement des bagages.
Je rentre au camping alors que David a déjà plié le campement. Le linge est sec, nous rangeons tout dans la voiture, et nous repartons après une douche, en direction de la Transylvanie au nord à 15h30.
A partir de Ploiesti, le paysage change et nous grimpons dans les montagnes. Nous arrivons à Rasnov en Transylvanie à 18h, et y visitons le château, perché sur une colline surplombant le village. Nous nous garons près du parking (et évitons ainsi de payer) et grimpons à pied jusqu’au château tandis que les quelques touristes prennent un petit train. Nous sommes au château en moins de 10mn. Celui-ci s’avèrera quelque peu décevant et nous ne nous y attardons pas. Nous redescendons et prenons la route vers l’ouest et Bran.
Nous arrivons à 20h à Bran et nous installons dans le Vampire Camping (référence à Dracula comme partout en Transylvanie). Le camping est grand et la clientèle est rare. Nous installons notre tente, allons boire une bière dans le bungalow bar, et revenons nous préparer à manger. Après le dîner, nous faisons deux parties de pétanque sur un terrain plus que bosselé, et retournons boire une bière au bar à la tombée de la nuit. Il n’y a pas grand monde, et nous rentrons à la tente. Nous regardons Ratman, un film d’horreur que nous rêvons de voir depuis que nous avions trouvé la cassette vidéo dans un vidéo club quinze ans auparavant, sans la prendre. Le film s’avère évidemment être très mauvais. Nous nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Dans l'enceinte du château de Rasnov ; Château de Rasnov
Nous sommes réveillés par le soleil à 8h30. Nous prenons un petit déjeuner léger avec ce qu’il nous reste, rangeons la voiture, prenons une douche et partons pour le château à quelques kilomètres du camping.
Nous y arrivons avant 10h. Il y a du monde, le château est bien restauré et aménagé. Au pied, beaucoup de boutiques touristiques exploitant le phénomène Dracula. Le circuit nous fait parcourir les différentes pièces du château, aménagé comme au début du XXème siècle. Un étroit passage secret nous permet de changer d’étage. Nous finissons la visite par la cour du château.
Nous reprenons la route et rebroussons chemin jusqu’à Brasov, en repassant par Rasnov. Nous visitons le centre ville de Brasov organisé autour d'une grande place, mangeons dans un restaurant bon marché, et reprenons la route pour Prejner, à quelques kilomètres de là.
Le site de Prejner est classé par l’Unesco, et il le mérite. Au centre du petit village se dresse une grande église fortifiée assez différente de celles que nous visiterons les jours suivants dans la région. En effet, les remparts qui protègent la petite église sont parsemés de petites cellules numérotées, qui étaient attribuées à chaque famille du village quand celles-ci venaient s’y réfugiés en cas d’attaque. La visite du site est très libre, et on s’aventure dans des passages à l’intérieur des remparts, des petits escaliers de bois qui semblent peu sécurisés… Tout ça sans touriste ou presque.
Nous quittons Prejner et prenons la route vers le nord-ouest. Nous quittons la route principale pour rejoindre le village rural de Viscri, lui aussi classé patrimoine de l’Unesco. La petite route qui y mène et assez mauvaise mais largement praticable. Nous buvons une bière dans le café du village avant de visiter son église fortifiée, très représentative des centaines d’autres qui se répartissent dans la région. Là encore, la visite est assez libre, et l’ascension de la tour de guet n’est pas rassurante.
Nous reprenons la route jusqu’à Sighişoara. Là, nous nous rendons au camping, mais celui-ci est petit et les tentes sont les unes sur les autres. Nous repartons, faisons quelques courses pour le soir, et partons dans les villages de campagne chercher un coin où dormir. Nous traversons ainsi par hasard le petit village de Boiu, où les autochtones nous dévisagent surpris. Juste après celui-ci, la route se transforme en piste. Non loin d’un grand bâtiment agricole, nous trouvons une aire d’herbe coupée où il semble que l’on ne gênera pas. Nous y dînons alors qu’une carriole de foin tirée par des chevaux passe à côté de nous sans que nous semblions les déranger. De rares voitures passeront dans la soirée en nous saluant. Après manger, la nuit tombe, les moustiques attaquent, nous nous réfugions dans la tente, regardons Route Irish de Ken Loach, et nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Vue du château de Bran ; 3. Cour du château de Bran ; 4. Brasov ; 5. Cellules dans l'enceinte de l'église fortifiée de Prejmer ; 6. Eglise fortifiée de Viscri ; 7. Village de Viscri
Nous nous réveillons à 8h30. Après le petit déjeuner, nous rangeons les affaires et faisons la vaisselle de la veille. Nous repartons à 9h30, en direction de Sighişoara à une dizaine de minutes de là.
Nous nous garons dans le centre de la ville et rejoignons la citadelle par les rues piétonnes en passant sous la grande horloge que nous escaladons. Sur les murs d’un café, une pancarte indique que le petit immeuble est celui où est né Vlad Tepes, plus connu sous le nom de Dracula. Nous découvrons les différentes tours qui se dispersent le long des remparts : chacune d’elles était entretenue par une corporation de métier. Nous grimpons à l’aide d’un escalier couvert en bois jusqu’à une petite église dont on visite la petite crypte qui serait en fait l’ancienne église sur laquelle la nouvelle a été construite. Nous nous promenons dans le joli petit cimetière à côté de l’église, et redescendons le long des remparts. Nous buvons une bière dans un café au pied de la citadelle et rejoignons la voiture. Nous y découvrons une amende de stationnement.
Nous reprenons la route vers le sud ouest et quittons une nouvelle fois la route principale pour nous rendre à Biertan, petit village classé au patrimoine de l’Unesco, pour son église fortifiée. Nous y mangeons dans le restaurant d’une pension où nous y rencontrons avec un Français venu travailler en Roumanie avec lequel nous échangeons quelques mots.
Après manger, nous visitons l’église fortifiée. C'est le midi et celle-ci est fermée mais nous pouvons gratuitement pénétrer à l’intérieur des remparts qui la protègent.
A 14h, nous reprenons la route vers Sibiu où nous faisons halte à 16h. Dans le centre de Sibiu, trois places se succèdent, proches. La première que nous découvrons est la plus petite. Nous accédons à la seconde par un passage couvert. Celle-ci, un peu plus grande, est bordée de beaux bâtiments à arcades. On accède à la troisième place par un nouveau passage. Cette dernière, beaucoup plus grande, est bordée de vieilles maisons et d’un grand palais. Au centre de la place, piétonne, des enfants jouent dans de grands jets d’eau. Nous nous promenons dans une grande rue piétonne avec de nombreux bars, et revenons à la grande place y boire une bière avant de retourner à la voiture.
Nous partons vers l’ouest et quittons la route principale pour traverser les petits villages pittoresques de la Marginimea Sibiuli. Les villages pittoresques avec des vieux assis devant leurs maisons de pierres se succèdent : Cristian, Orlat, Sibiel, Saliste, Tilisca… A Poiano Sibiu, à l’heure de la sortie de la messe, nous nous arrêtons faire quelques courses dans un petit magasin où une dame nous aide à nous faire comprendre.
Nous cherchons notre chemin pour rejoindre la route principale, nous engageons sur une piste à travers le village mais une vieille nous conseille en anglais de faire demi-tour et de rejoindre la route à Tilisca. Nous suivons ses conseils, mais alors que nous descendons la montagne, il se met à pleuvoir. Arrivés à Tilisca, c’est un vrai déluge. Nous décidons de nous arrêter dîner dans un restaurant routier et envisageons de trouver un hôtel pour le soir, vu les trombes d’eau qui s’abattent sur la région. Mais après manger, la pluie s’est calmée et nous décidons d’aller chercher un coin où planter notre tente.
Nous revenons vers Sibiu. A Cristian, nous reprenons la route vers Orlat et partons vers le petit village de Gura Râului, au pied des montagnes. Nous traversons le village encaissé, et à la sortie de celui-ci, nous voyons une petit pré entre la petite rivière et la colline. Nous nous y garons, installons la tente, regardons Invictus et nous couchons.
Images : 1. Etape ; 2. Sighisoara ; 3.Sighisoara ; 4. Sighisoara ; 5. Biertan ; 6. Sibiu ; 7. Sibiu ; 8. Sibiu ; 9. vieille à Sibiu ; 10. village de la Marginimea Sibiuli ; 11. Marginimea Sibiuli
Gura Raului (Transylvanie, Roumanie) ==> Câlnic (Transylvanie, Roumanie) ==> Grotte de l’ours (Chiscau, Crisana, Roumanie) ==> Derecske (Hongrie) ==> campagne près de Debrecen (Hongrie)
Nous nous levons à 9h, réveillés par les cloches des vaches, sur la colline de l’autre côté de la rivière. Nous y apercevons des remontées mécaniques, signe que la montagne est utilisée pour le ski l’hiver.
Nous reprenons la route dans le sens inverse, nous arrêtons dans le village acheter de quoi petit-déjeuner et rejoignons la nationale pour repartir vers l’ouest. Nous nous arrêtons à Câlnic pour visiter l’église fortifiée, assez semblable aux autres, avec un sellier en plus pour le vin.
Nous reprenons la route vers l’ouest et à Deva, nous empruntons une petite route qui file vers le nord ouest et Oradea, à travers les Monts Apuseni. Nous nous arrêtons déjeuner dans les champs.
A 16h, nous nous arrêtons à la Grotte de l’Ours. Le préposé au parking nous indique de prendre un pull, et nous suivons son conseil. Nous grimpons à pied en une dizaine de minutes jusqu’à l’entrée de la grotte, protégée par un grand bâtiment moderne. Nous payons et attendons que le groupe soit assez important pour qu’un guide nous conduise dans la grotte. C’est le cas un quart d’heures après notre arrivée, et nous y pénétrons. Il n'y fait qu'une dizaine de degrés. La visite est en langue roumaine, et nous ne comprenons évidemment rien. Un Roumain parlant français nous fait de temps en temps une traduction sommaire. La grotte est assez vaste et intéressante sans être exceptionnelle. Elle tient son nom à un squelette d'ours conservé au centre de la grotte. La visite dure une quarantaine de minutes, et nous redescendons au parking par une route où se succèdent les petits stands de souvenirs.
Nous repartons vers le nord-ouest à 17h30. Nous passons à Oradea sans nous arrêter, puis nous parcourons rapidement les quelques kilomètres vers l’ouest qui nous séparent de la Hongrie.
Nous prenons la route de Debrecen, et nous arrêtons à Derecske afin de tirer des Forints, monnaie locale. Nous n'y trouvons pas de restaurant, et reprenons la route vers Debrecen. Quelques kilomètres plus loin, nous trouvons un motel restaurant et nous y arrêtons. Nous avons du mal à nous faire comprendre, la langue hongroise ne ressemblant ni à une langue slave ni à une langue latine. De toute manière, il n’y a qu’un seul menu, et n’avons pas à choisir. Ainsi, nous mangeons une soupe avec des morceaux de viande et un plat de pâtes à la crème. Nous apprécions le repas mais il fait très chaud et suons à grosses gouttes. Dans la pièce presque vide, le patron zappe à la télé. Nous voyons défiler à notre grand étonnement le film français Taxi, un autre film avec Louis de Funès, puis Fort Boyard. Mais le tenancier n’est pas francophile et choisit finalement un match de foot local.
Nous sortons du restaurant, heureux de prendre l’air. Nous reprenons notre chemin à la recherche d’un lieu où dormir. Nous quittons la route principale peu avant Debrecen dans un petit hameau au hasard. Nous traversons le hameau, la route se transforme en chemin, qui se rétrécit au fur à mesure que nous progressons. Nous traversons un bois, longeons plusieurs fermes où des chiens nous chassent, et trouvons finalement une grande aire d’herbe à l’entrée d’une forêt. Nous installons la tente, nous lavons (à l’eau gazeuse, achetée à Derecske, nos réserves d’eau étant vides), regardons Irréversible sur l’ordinateur et nous endormons.
Images : 1. Etape ; 2. Bivouac à Gura Raului ; 3. Câlnic ; 4. Grotte de l'Ours ; 5. Bivouac près de Debrecen
Campagne près de Debrecen (Hongrie) ==> Debrecen (Hongrie) ==> Tokaj (Hongrie) ==> Eger (Hongrie)
Nous nous levons vers 9h, rangeons les affaires et partons. Nous retrouvons avec difficulté la route de Debrecen, où nous nous garons près du centre-ville. Près du parking, nous achetons de quoi petit déjeuner dans un petit magasin. Je n’aime pas ma pâtisserie et la donne à David. Nous nous promenons une demi-heure dans le centre ville aéré et presque désert en ce dimanche matin. Nous regagnons la voiture et reprenons la route vers Tokaj.
Nous arrivons en fin de matinée à Tokaj, petite ville dédiée au vin, au pied d’une colline. Nous trouvons une cave et y descendons. Une carte propose la dégustation de plusieurs vins blancs différents, par verre de 5 cL. Nous en dégustons chacun 5 ou 6 différents, en finissant par un vin un peu plus cher que les autres. Nous achetons chacun une bouteille de demi sec parmi les vins que nous avons gouttés pour l’offrir à nos parents respectifs.
Nous sortons de la cave à 13h, sans avoir mangé, et les effets du vin se font sentir. Nous déjeunons dans un restaurant sur la petite place centrale de la ville en dégustant une bière, puis nous nous étendons sur l’herbe au bord de la rivière pour digérer, à côté de pêcheurs.
Digestion faite, vers 15h, nous reprenons la route vers Eger. Nous traversons la ville de Miskolc et nous y perdons avant de retrouver notre chemin. La route entre Miskolc et Eger est montagneuse. Nous nous arrêtons à une source remplir quelques bouteilles d’eau.
Nous arrivons à Eger en fin d’après midi, et décidons de rejoindre un camping et de ne visiter la ville que le lendemain. Nous en trouvons un peu éloigné du centre, et nous nous installons. Le ciel s’assombrit et l’orage menace, et nous décidons, bien qu’il soit à peine 19h, de préparer le dîner avant le déluge. Mais l’eau des pâtes ne boue pas encore lorsque des trombes d’eau s’abattent sur le camping. Nous nous réfugions dans la cuisine ouverte du camping et y mangeons. La pluie cesse, je traîne sur internet et fais la vaisselle pendant que David se rase.
A l’entrée du camping, il nous avait été donné un bon pour une consommation gratuite au bar à vin en face du camping. Nous décidons donc de nous y rendre. Nous buvons notre verre de vin devant la télé où sont diffusés les jeux olympiques. Nous commandons un deuxième verre de vin alors qu’un nouvel orage gronde au loin. Tout à coup, la télé s’éteint en plein milieu d’une course de natation féminine où la Française est en tête. Quelques minutes plus tard, l’orage éclate, et nous nous réfugions avec les autres clients sur la table la moins exposée du bungalow ouvert. Mais l’orage redouble et le vent souffle en tempête. Nous sommes alors obligés de nous réfugiés dans les toilettes du bar. Nous attendons ainsi près d’une heure que l’orage se calme, avec la crainte que la tente se soit envolée au camping. Le patron, dépité, nous offre un fond de Palinka, eau de vie locale. D’après lui, c’est le deuxième orage violent de l’année, mais il n’y en avait pas eu des semblables ces dix dernières années.
Il est 22h passé quand la pluie se calme suffisamment pour que l’on court jusqu’à notre tente, avec d’autres clients. Le chemin est gorgé d’eau et nos pieds s’enfoncent dans la boue. La tente n’a pas bougé, nous sommes soulagés. Nous nous y réfugions, regardons la première demi-heure de Super 8 avant de nous endormir au son de la pluie sur notre toile de tente.
Nous nous levons vers 9h, petit-déjeunons et allons sur internet quelques minutes grâce au wi-fi du camping. Nous rangeons nos affaires puis discutons une vingtaine de minutes avec une famille savoyarde qui nous avait promis la veille de nous montrer leur guide du Routard sur la Hongrie. Il nous incite à nous rendre aux termes, spécificité insolite hongroise. Nous discutons également de nos voyages respectifs. Nous les quittons, prenons une douche, et allons nous garer dans le centre d’Eger.
Nous visitons d’abord sa cathédrale, puis nous nous rendons dans le centre ville piéton, autour d’une jolie petite place. Nous grimpons ensuite au château, qui nous déçoit. Outre les remparts, il ne reste pas grand-chose de l’édifice. Dans la ville, nous pouvons constater les séquelles de l’orage de la veille : de nombreuses branches cassées jonchent le sol ça et là.
Nous redescendons dans le centre-ville historique, plus intéressant que le château, et déjeunons dans un restaurant sur la place. Au milieu du repas, il se met à pleuvoir et nous nous réfugions sur une terrasse couverte dans l’arrière cour du restaurant.
Nous regagnons la voiture et cherchons les fameux termes. Nous les trouvons près de la piscine municipale, payons les droits d’entrée puis le vestiaire. Le complexe est composé de plusieurs piscines extérieures, chacune différente par la température ou la nature de l’eau. Le bain le plus populaire est le bain chaud. La profondeur ne dépasse pas 1m30, le public est assis, discute en se relaxant. D’autres bains proposent des bulles ou des jets d’eau. Nous y restons environ 2h, et repartons.
Il est près de 17h quand nous prenons la route vers la Slovaquie. La frontière n’est pas différente d’une frontière entre deux départements, en pleine campagne. Nous roulons vers Roznava et nous arrêtons bivouaquer le long d’une rivière au pied des montagnes près de la ville. Nous dînons, regardons la fin du film Super 8 et nous couchons, alors qu’il est encore tôt.
Images : 1. Etape ; 2. Cathédrale d'Eger ; 3. Centre historique d'Eger ; 4. Bivouac près de Roznava, en Slovaquie
Nous nous réveillons vers 8h30, déjeunons, rangeons et reprenons la route. Nous traversons les montagnes du centre du pays, puis les redescendons au nord. Nous roulons vers l’est, traversons le centre ville de Levoca, sans nous y arrêter, puis arrivons à Spissky Hrad, grand château médiéval situé au sommet d’une grande colline rocheuse, et que l’on peut apercevoir de loin. Le parking se trouve sur la colline, mais il faut encore grimper au sommet à pied pendant quelques minutes pour atteindre le château. Celui-ci est très bien conservé, que ça soit le donjon ou les remparts. La visite est très intéressante. Dans une grande pièce, un trio de jeunes musiciens habillés à la mode médiévale joue des morceaux célèbres à la manière baroque. David reconnaîtra du Michael Jackson.
Le château visité, nous reprenons la route vers le nord est et la ville de Bardejov. Nous nous arrêtons après Presov dans un restaurant au bord de la ville. C’est un self service à volonté, pour 4 €. Nous mangeons en accompagnant notre repas d’une sorte de coca local au goût de réglisse et que tout le monde semble prendre : le Kofola.
Nous reprenons la route et arrivons en début d’après-midi à Bardejov. Le vieux quartier est restreint, autour d’une grande place vide au centre de laquelle trône un bâtiment médiéval occupé par un musée. Autour de la place s'organisent de belles maisons et une grande église. Nous la visitons ainsi que sa tour de laquelle nous avons une belle vue sur la ville. Nous redescendons, buvons une bière dans un des cafés qui bordent la grande place, et retournons à la voiture.
La Pologne n’est qu’à quelques kilomètres, et nous l’atteignons rapidement. Là encore, la frontière, en pleine campagne, n’est plus réellement matérialisée. Nous n’avons plus d’essence et traversons des villages sans l’ombre d’une station. Nous nous en faisons indiqués une et finissons par faire le plein, soulagés. Nous roulons vers l’ouest et Auschwitz. Le long de la route, des maisons à perte de vue. Parfois dispersées, parfois plus regroupées au centre des villages, mais pas un kilomètre sans une construction. Les champs et les bois se trouvent derrière les maisons, sur le flanc des collines.
Nous nous arrêtons près d’une rivière large mais peu profonde (pas plus de 30cm) et hésitons à nous installés sur un îlot pour la nuit. Nous renonçons sagement, continuons notre route, que nous quittons quelques kilomètres plus loin. Nous tournons dans les villages à la recherche d’une pelouse où planter la tente, et nous finissons par nous installer dans un pré desservi par un chemin de terre. Il est 18h, il se met à faire froid, nous devons sortir les pulls. L’eau des pâtes a du mal à chauffer, mais nous finissons par manger, avant de nous réfugier dans notre tente. Je garderai mon sweat et mes chaussettes pour passer la nuit. Nous regardons La Guerre des Bouton versions 2012 (assez médiocre) avant de nous coucher.
Images : 1. Etape ; 2. Spissky Hrad ; 3. Spissky Hrad ; 4. Spissky Hrad ; 5. Spissky Hrad ; 6. Bardejov ; 7. Bardejov (vue de la tour de l'église)
Wadowice (Pologne) ==> Camps d’Auschwitz Birkenau (Oswiecim, Pologne) ==> Cieszym (Frontière tchéco-polonaise, Pologne) ==> Modrice (Banlieue de Brno, République Tchèque)
La nuit a été fraîche, mais nous avons pris nos précautions. Nous nous réveillons alors que le soleil réchauffe notre tente. Nous rangeons les affaires, faisons la vaisselle de la veille, petit-déjeunons, et repartons vers le site d’Auschwitz-Birkenau, dans la ville polonaise d’Oswiecim. Nous y arrivons à 10h30 et nous garons sur le grand parking. Beaucoup de touristes sont présents. Nous trouvons une poste à l’intérieur de l’entrée du site, et David en profite pour envoyer ses cartes, achetées en Hongrie et écrites en Slovaquie. Nous passons à la caisse du site à 10h35, 5mn après le départ du groupe français de 10h30. Nous devons attendre 12h15 le départ du prochain groupe francophone ! Je vais à la voiture chercher l’ordinateur et mes notes afin d'avancer dans la rédaction du carnet de voyage, ainsi que des livres et nous patientons une heure et demi à l’entrée. A l’heure prévue, notre guide nous fait entrer. Nous sommes séparés en deux groupes francophones d’une vingtaine de personnes. La guide nous apprend que la visite dure 4h ! Nous visiterons le camp d’Auschwitz, puis prendrons une navette qui nous amènera à celui plus récent d’Auschwitz-Birkenau. Tout çà le ventre vide !
La visite est intéressante mais difficile. Les visages se ferment au fur à mesure, certains pleurent, d’autres sont assommés. Dans les baraquements du premier camp, un musée retrace la vie des prisonniers, avec photos et objets divers ayant appartenu aux détenus. Le plus marquant reste sans doute l’énorme tas de cheveux ainsi que celui de chaussures provenant des détenus. La visite du premier camp se termine par celle de la petite chambre à gaz et des fours crématoires adjacents
.
A 14h15, la guide nous laisse quinze minutes avant de prendre une navette nous amenant au deuxième camp, beaucoup plus vaste, d’Auschwitz-Birkenau. Nous en profitons pour boire un peu d’eau et grignoter des chips.
Nous arrivons donc avant 15h au deuxième site, beaucoup plus vaste et aéré. Nous y longeons le chemin de fer construit peu avant la fin de la guerre, jusqu’aux ruines des deux grandes chambres à gaz dynamitées par les nazis avant la libération du camp. Entre les deux ruines est bâti un mémorial.
Nous revenons à l’entrée du camp en traversant le quartier des femmes. Nous visitons deux baraques aux lits superposés, une en brique et une en bois. Nous terminons la visite par une baraque destinée aux « sanitaires ».
Nous reprenons la navette pour le premier camp et repartons à 16h30, direction la République Tchèque. Nous nous arrêtons à la ville frontalière de Cieszyn, côté polonais, pour manger, malgré l’heure. Le centre-ville est mignon, nous « déjeunons » dans un restaurant sur la place.
Nous repartons, et 100 mètres plus loin, traversons la frontière en même temps qu’une rivière, et entrons dans la ville tchèque de Cesky Tesin. Nous prenons une grande route puis une autoroute vers l’ouest, direction Brno.
A 20h30, à quelques kilomètres de Brno, nous quittons l’autoroute pour découvrir le champ de bataille d’Austerlitz. Nous nous arrêtons près d’une plaque représentant un plan de la bataille. Grâce à ce plan que nous photographions, nous parvenons à la tombée de la nuit au monument de Pracky Kopek, sur une colline en pleine campagne. Deux couples d’amoureux profitent de la vue sur Brno et sa région, l’un sur le monument, l’autre sur la pelouse au pied de ce dernier.
La nuit est tombée lorsque nous repartons vers Brno, à une quinzaine de kilomètres de là, à la recherche d’un camping. Les indications du Lonely Planet sont trop vagues et surtout elles sont écrites pour les piétons s’y rendant en transport public. Nous quittons Brno pour Modrice où le guide indique un second camping. Nous trouvons le lieu, mais depuis 2001, le motel camping s’est transformé en motel tout court. Nous campons donc sur une pelouse, le long d’un chemin qui longe des jardins, alors que la soirée est bien avancée.
Images : 1. Etape ; 2. Mur d'exécution à Auschwitz ; 3. Auschwitz ; 4. Auschwitz-Birkenau ; 5. Auschwitz-Birkenau ; 6. Auschwitz-Birkenau ; 7. Monument de la bataille d'Austerlitz
Modrice (Banlieue de Brno, République Tchèque) ==> Telc (République Tchèque) ==> Jihlava (République Tchèque) ==> Kutna Hora (République Tchèque) ==> Salnec (près de K. Hora, République Tchèque) ==> Prague (République Tchèque) ==> Plzen (République Tchèque)
Nous nous levons tôt, à 7h30, pour ce dernier jour de visite. Nous rangeons rapidement les affaires et prenons l’autoroute en direction de Prague. Rapidement, nous la quittons pour nous rendre à Telc, petite ville au milieu de l’eau, classée au Patrimoine de l’Unesco. Nous y arrivons avant 10h.
Le centre ville historique se résume à une assez grande place autour de laquelle sont bâties des maisons au style architectural unique, ainsi qu’une église (au sommet de la tour de laquelle nous grimperons) et un petit château transformé en musée (que nous ne visitons pas). Au centre de la place, une statue, une fontaine, et plus loin, un tout petit jardin.
Nous quittons la ville vers 11h30. Nous empruntons des petites routes en direction du nord, nous nous perdons dans la campagne parsemée de petits lacs et rejoignons Jihlava où nous faisons halte pour déjeuner. Nous trouvons un bar à steak offrant le wifi, et nous pouvons avant le repas trouver l’adresse d’un camping à Plzen et préparer le trajet pour y accéder, pour le soir.
Après manger, nous reprenons la route vers le nord. Nous arrivons en début d’après-midi à Kutna Hora. Nous nous garons, faisons un tour dans le centre ville qui n’a rien d’exceptionnel, trouvons un plan sur lequel nous trouvons l’ossuaire de Salnec que nous voulons voir. Nous reprenons la voiture et rejoignons l’ossuaire à quelques kilomètres de là. Il s’agit d’une petite église décorée intégralement d’os humains (dont de nombreux crânes). Dans les coins, quatre grands tas d’os organisés. Nous lisons sur la feuille plastifiée écrite en français que l’ossuaire serait composé d’os de plus de quarante mille hommes et femmes. Le résultat est spectaculaire.
Nous reprenons la route pour Prague, dont nous atteignons le centre vers 17h30. Nous n’avons pas le temps de nous y arrêter : nous avions choisi d'éviter les capitales, peu pratiques à visiter en voiture et dont les visites sont chronophages. Nous traversons quand même le centre historique non piéton pour en avoir un aperçu. Nous croisons une équipe de sport en survêtement, accompagnée d’un staff imposant nous faisant penser qu’il s’agit d’une grosse écurie. Une centaine de mètres plus loin, nous trouvons, garé, le bus du club italien de Parme.
Nous quittons Prague par l’ouest et regagnons l’autoroute. Nous fonçons vers Plzen et le camping que nous avons trouvé sur internet le midi même. Nous n’entrons pas dans la ville, faisons des courses pour le petit déjeuner et le pique-nique du lendemain dans un grand Tesco, faisons le plein d’essence, et rejoignons le camping, autour d’un lac que les baigneurs quittent en cette fin d’après-midi.
Au camping, nous sortons toutes nos affaires pour les séparer. Ce sera ça de moins à faire le lendemain soir, quand nous serons épuisés par une journée passée sur l’autoroute. Nous dînons, allons boire une bière au bar, puis nous allons faire la vaisselle avant de nous coucher dans notre tente. Nous en profitons également pour régler les derniers détails et rendez-vous avec les co-voyageurs que nous devons passer prendre le lendemain.
Dans la nuit, nous sommes réveillés par un groupe de 3 jeunes s’amusant à faire de la boxe en parlant assez fort, sans se soucier du sommeil des autres campeurs. David finira par leur demander d’arrêter, alors qu’ils jouent à quelques mètres seulement de notre tente. Quelques minutes plus tard, il se mettra à pleuvoir abondamment et le calme reviendra sur le camping.
Images : 1. Etape ; 2. Bivouac à Modrice ; 3.Telc ; 4. Telc ; 5. Telc ; 6. Ossuaire de Selnec, Kutna Hora ; 7. Ossuaire de Selnec, Kutna Hora ; 8. Prague 9. Equipe de football de Parme en visite à Prague
David se réveille à 8h30. Nous sommes en retard, et rangeons le plus rapidement nos affaires. Nous quittons le camping vers 9h. C'est le jour du retour. Sur le chemin, nous devons prendre trois co-voyageurs qui ont fait appel à nous cette dernière semaine :
•Un co-voyageur d’Heidelberg en Allemagne à Reims
•Brice, Un co-voyageur de Reims à Savigny-le-temple
•Myriam, Une co-voyageuse de Reims à Fontainebleau
Nous prenons l’autoroute à Plzen, traversons vers 10h la frontière allemande. Ca roule bien, malgré quelques travaux. Nous rejoignons Heidelberg et sa gare où nous récupérons un étudiant français en Erasmus à Munich et de retour chez lui pour le mois d'août.
Nous arrivons à Reims en milieu d'après-midi. Nous déposons notre compagnon de voyage, et nous arrêtons laver la voiture dans une station : nous sommes en avance sur notre rendez-vous avec Brice et Myriam à la gare de Reims.
Nous arrivons avec difficulté à la gare, aidés par un jeune qui nous proposera de le suivre après nous avoir pourtant klaxonnés. Nous récupérons nos deux co-voyageurs avec qui nous faisons connaissance, et roulons jusqu'en région parisienne. Nous passons à Savigny déposer Brice puis à Fontainebleau pour Myriam. Nous sommes à Champagne-sur-Seine en début de soirée. David récupère ses affaires dans le coffre et repart chez lui dans sa voiture.
Un beau récit d'un dense et intensif parcours me remémorant bien des souvenirs et m'ouvrant qqs portes pour notre voyage de cet été en République Tchèque.
Merci tout d'abord pour ton récit, et le travail de composition! Tu as dû y passer quelques heures ... mais du plaisir pour toi et tes lecteurs.
J'ai vu que tu étais passé par la Roumanie ou je veux aller fin mai.
Je recherche des coéquipiers, suite à l'annonce en lien ci-dessous:
ICI
Si tu as des connaissances qui recherche un voyage original, merci de m'en faire part.
Fred!
Et bien le confinement a de beaux jours devant lui! Chose promise, chose due (publier une journée de vadrouille par jour de confinement)! Après le carnet sur…
Je reviens, avec "Breihzane", d'une voyage de plus de deux semaines dans la moitié Sud de l'Albanie. Ceux qui me connaissent un peu ne seront pas surpris par…
J'entame ce carnet pour un voyage de 3 semaines en Ukraine, entre Kiev, Lviv, et Odessa. Notre but, comme souvent, n'est pas de courir un marathon touristique…
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Un petit carnet pour une petite semaine avec un petit budget dans un petit endroit et un petit peu de soleil en cette fin d'Octobre 2012? Voilà notre cahier…
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sensing the sand slipping through my fingers. I taste the sweetness of a date, like a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rose water... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. When I open my eyes, I see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that you’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where the offer is delicate and negotiation a mutual courtesy.
All that, and so much more.
That’s what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill here and there with photos.
I drew this journal "cold," after my return (actually, I made it this summer, even though our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal—here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each page is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine detail, but it takes ink well (liner pen). On the other hand, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those sublime doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious carved silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a bit of saffron, and occasionally some rose water.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (worn during the week and daytime, with colors more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you might see men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small tassel on the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go all out with it! "It smells like the tassel" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not the burka—more like the chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, and bare shoulders and midriffs for the hotel terrace, but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the intro! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
Preamble:
Africa was calling to me, so a year ago, with our usual travel companions, we decided to return to the continent we love so much.
Where to go?
Uganda quickly caught our attention—wildlife we’re used to seeing, plus gorillas and the shoebill we missed in Zambia.
We got in touch with Paul, who’s been mentioned several times on the forum back in September, booked our flight tickets, secured the gorilla permits, and by early October, the most important things were done.
We still had plenty of time to hold our "prep meetings" for the final itinerary.
Three days before departure, I sprained my ankle (my weak spot, as you’ll recall from our Colombia trip).
I wasn’t in great spirits, but after a year of waiting, nothing was going to stop me.
We’d see how it goes!
Off we went for our new adventures
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
It often happens that we're asked what to visit in Belgium.
And the answers usually point to Bruges, Ghent, Antwerp, and Brussels—and rightly so, as these cities are well worth visiting ;).
However, Belgium, though small, isn’t just limited to these four cities.
I live in one of them (Brussels), enjoy spending time in the other three, but I’d like to highlight some lesser-known spots that could add to the trip for those who want to see a bit more or something different.
Between trips, I like exploring one or two corners of the country where I live.
Hence the idea for a travel journal of walks.
Most of the places I’ll talk about can be visited as a day trip from Brussels, whether by public transport or car.
In chronological order of the topics covered:
- The Gileppe Dam (Liège province) - message 2, page 1
- The Domaine de La Hulpe (Walloon Brabant) - message 3, page 1
- Mechelen (Antwerp province) - message 4, page 1
- The coast - message 5, page 1
- The Westhoek, from De Panne - message 6, page 1
- The Zwin, from Knokke - message 7, page 1
- Lier (between Mechelen and Antwerp) - message 8, page 1
- Mons (Hainaut) - message 9, page 1
- The Florenville region - message 12, page 1
- The East Cantons - message 13, page 1
- Dinant - message 18, page 1
- The Japanese garden in Hasselt - message 24, page 2
- Leuven - message 29, page 2
- Louvain-la-Neuve - message 32, page 2
- Ostend - message 42 (page 3) and message 166 (page 9)
- The floralies of Groot-Bijgaarden - message 43, page 3
- Halle Forest - message 44, page 3
- Pralines - message 54, page 3
- Charleroi - message 68, page 4
- Namur - message 92, page 5
- Le Bois du Cazier (Marcinelle) - message 95, page 5
- Couques and gosettes - message 96, page 5
- Liège - message 99, page 5
- Tournai - message 115, page 6
- Oudenaarde - message 121, page 7
- Meise Botanical Garden - message 124, page 7
- Tongeren - message 125, page 7
- Beersel Castle (Flemish Brabant) - message 126, page 7
- Brussels in lockdown (messages 150 and 154, page 8)
- Notre-Dame à la Rose Hospital in Lessines (messages 161 and 162, page 9)
- Westende (message 167, page 9)
I’ll keep updating this list as the journal progresses...
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rental options kept making me postpone the project.
And then, everything suddenly fell into place—I told myself, it’s time!
The preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not the south?
Yes, in the end.
Pre-book or go with the flow?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela about this destination (the guide has been updated since).
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You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(Steak for my partner’s mischievous nephews...)
You’ll find here a post with some practical information.
And here, the version of the travel journal without comments.
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As a supplement, the route track.
Not necessarily ultra-accurate since Google has serious gaps for this destination...
January 2026
Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
I’d been wanting to discover Sulawesi for years. But then life happened—COVID, the cost of flight tickets, you name it. Long story short, years went by, but we finally set off as a family for a three-week trip in southern Sulawesi: Rammang Rammang, Rantepao, Sengkang, Bira, and Selayar.
I like to spend a good amount of time in the places I visit, giving myself the chance to really get to know the area and meet locals. So no island-hopping this time—just the south. But when I say "just," it’s not restrictive at all, given how rich this island is in landscapes, little encounters, and magical moments.
Wednesday 07/08 - Thursday 07/09:
We left Montpellier for what was supposed to be five flights, though we only took four to start, landing in Jakarta.
We picked up our luggage there to catch a flight to Makassar the next day. That’s the only way we could get an affordable ticket (702 €).
I won’t bore you with the flight details—there’s not much to say. We arrived at 7 PM and considered heading straight to Makassar that evening. But we opted for a recovery night before taking off again. Good thing we did, because my son’s suitcase was missing...
First contact with the locals was a bit stressful—a trip without your luggage isn’t exactly fun. But right away, a woman reassured us: the suitcase was just enjoying some extra time in Singapore. Maybe it was doing some last-minute shopping. Anyway, nothing serious—it was supposed to arrive at 9 AM the next day. That gave us some breathing room since our flight wasn’t until noon.
So off we went to our hotel (Days Hotel & Suites) near the airport. It was cheap (40 € for three rooms—my kids are older and need their space), but it wasn’t worth much more. The place had definitely seen better days. But no big deal—we were only there for the night, and... we got to watch France beat Morocco in the World Cup live at 3 AM. That’s what really mattered!
Friday 07/10: In search of the lost suitcase
First challenge of the morning: finding our missing suitcase. They sent us to the airport basement, to the staff entrance. We were greeted with smiles, and an airport employee led me through the underground corridors back to the baggage claim. Right on time at 9 AM, the suitcase arrived, just like they’d promised. We were finally complete!
Off we went to change terminals, grab a well-deserved meal, and board our fifth flight to Makassar.
Little side note: I struggled for a while trying to book domestic flights directly on the airlines’ websites with no luck. Without meaning to advertise (though I guess I am a little), I realized it’d be easier to use sites like tiket.com or Traveloka. That turned out to be a great choice—I even ended up booking hotels through them later in the trip.
12:40 PM: We were on our way to Makassar. First good news: we were the only tourists. Well, the only European tourists on the flight, anyway.
No, you’re not dreaming—the bag is full of... potato chip packets.
To each their own souvenirs, I guess...
When we arrived in Makassar, a driver was waiting to take us straight to Rammang Rammang: 250,000 IDR (12 €) to our guesthouse (Rammang Rammang House). Forget about meeting people on the bus—we were headed straight to the first stop of our trip, and it was already stunning.
My kids’ guesthouse:
Ours:
View of the little lake:
But not everything is straightforward around here.
I wanted to get a local SIM card for internet and calls. I found them expensive at Jakarta’s airport (20 € for 20 GB), so I decided to wait. Well, no luck in Rammang Rammang either. You can’t just buy one from the local shop—you need a Telkomsat store (they have the best coverage). So we’d have to wait for Rantepao to get Wi-Fi... When I say "local shop," I mean the little shack around the corner. No big deal—we’d find one easily in Rantepao for 5 € and 25 GB. So there we were, offline, just the four of us enjoying the amazing view.
Saturday 07/11: Rammang Rammang
We woke up early to the sound of wedding music blasting through the village (everyone’s invited!). Off we went to explore the area.
A little walking, a little boat ride (shared with a French tourist and a Polish one—yes, there *are* tourists here, just not many; 750,000 IDR for up to 8 people) through a lovely canal, and we discovered the karst site. It was peaceful and beautiful.
The river:
The karst site:
Okay, Palermo—we know it. We go there to marvel at the architectural wonders born from the Arab-Norman-Byzantine-Gothic mix. And rightly so. We also go to treat our taste buds to all kinds of delights, both savory and sweet. Again, rightly so. We go to succumb to the charms of Palermo’s women, their sun-kissed skin glowing with golden highlights. Still, rightly so. And all while fantasizing about a mafia we’ll never actually see. Anyway.
But you’ll also find street art everywhere, even in the historic center. Sometimes, you just need to step a few meters away from the main tourist highways like Cassaro, Via Maqueda, or the main arteries of the Ballarò, Capo, or Vucciria markets to stumble upon some amazing murals. Duck into one or two slightly grimy alleys, weaving past trash and crumbling walls, and you’ll find real gems.
For example, just 50 meters south of the main artery of the Mercato del Capo, there’s a great spot with dozens of murals in a tiny neighborhood of run-down mini-houses. You’ll find plenty more south of the Mercato di Ballarò, in the Albergheria (the grittier side, not the one near Cassaro). There’s some in Ballarò itself too, but it’s hard to spot when the market’s in full swing with stalls everywhere. La Kalsa isn’t left out either, nor is Vucciria—just step away from the restaurant-packed streets.
Here are a few examples that really caught my eye.
(In the heart of Albergheria, on a street every visitor walks down—lovely message from an unidentified artist)
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would actually interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few "Are you going to write a journal?" requests and especially the renewed pleasure from reading other travelers’ travel journals about Japan or elsewhere on this forum or elsewhere, I’ve decided to share this 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute this year, as usual.
I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination, even without concrete plans. Finding a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After long hesitations between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The tickets are booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s still better than in 2023.
We leave in 2 weeks!! Now it’s just a matter of getting everything ready!
Intense work ahead in these 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or taking time to revisit beloved spots...
decide how much time to spend in each selected area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot as we go, but last year, we noticed that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—even if it means keeping a few options open while we decide or see if better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—and whether we’ll be stuck in non-stop rain???
What a tough job, right? Traveling to Japan for a month—such a hard life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight tickets, there were only a few seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the outbound flight, we’ve got the middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s almost time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient or maybe set an alert...
Before Our Departure
Preparing for this trip started 9 months before our departure in June. For those planning a similar itinerary, it’s important to book accommodations well in advance, especially in the Okavango and Savuti campsites—otherwise, you might not find any availability.
Introduction
After visiting Zambia three years ago and Namibia and western Botswana a year and a half ago, this year we chose Zimbabwe (Hwange NP) and the northern half of Botswana.
Our flight from Paris was to Victoria Falls with Ethiopian Airlines, with a layover in Addis Ababa. We rented a 4x4 from Bushlore in Kasane, complete with two rooftop tents since there are four of us on this adventure. Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4 and, most importantly, gave us a rundown of the vehicle and its equipment. Pay close attention to what they tell you—it could be crucial if something goes wrong, as it did for us during the trip.
Our Itinerary
We arrived on June 12th at noon. At Victoria Falls Airport, we got our double-entry visa right away—I’d already pre-booked it online on the site https://www.evisa.gov.zw/.
Since our vehicle was in Botswana, we had to cross the border from Victoria Falls into Botswana for the first time.
The next morning, Bushlore picked us up from our guesthouse to collect our 4x4. After completing the formalities, we headed toward Zimbabwe and the town of Victoria Falls.
We woke up early the next morning to be at Victoria Falls at sunrise. The scenery was stunning, but since it was the start of the dry season, the Zambezi was still high, so the falls had a strong flow. This made it hard to fully appreciate their beauty.
In the early afternoon, we left for Hwange NP, where we stayed for 4 days. Two days at Gwango campsite near Dete, followed by two days at Robins Camp. We expected to see more animals at Robins, but that wasn’t the case. In Hwange, we didn’t spot any predators, but we did see plenty of mammals (buffalo, elephants, giraffes, zebras, and antelopes).
After a few days in Zimbabwe, we crossed back into Botswana at Pandamatenga. We stopped at Nata Lodge for a good night’s rest—driving on the dirt roads is exhausting.
We left Nata and headed toward Nxai Pan. The road was sandy but manageable. We made a small detour to admire some beautiful baobabs at "Baines Baobabs." Then we continued to our campsite, Nxai Pan South Camp. Keep in mind that many campsites in Botswana aren’t fenced (except for the shower/toilet areas), so animals can roam freely within the camp. Take precautions, especially after dark.
After our stop in Nxai Pan, we headed to Maun. We decided to break our journey in Maun before heading to Moremi and the Okavango Delta for three reasons: first, we needed to stock up on supplies and fuel for the next 5 days; second, our fridge had broken (luckily, Bushlore has a branch in Maun); and third, the drive from Nxai to our camp in Xakanaxa in the delta would’ve taken too long. I always avoid driving after dark.
We arrived at our Xakanaxa camp on June 21st in the early afternoon. Not wanting to waste time, we booked a boat ride on the Okavango Delta, leaving at 4:00 PM for a 2-hour sunset cruise. For those interested, to the right of the Xakanaxa X1 site, there’s a sign for boat rides. The organizer is very professional and offers prices that are nothing like those of the lodges.
It was a beautiful ride through the delta with a stunning sunset. Being on a boat is much more relaxing than driving on the dirt roads. That didn’t stop us from doing self-drive safaris the next morning and late afternoon, though.
Then came the time to leave the delta and head toward Savuti, a much drier region. And that’s when the toughest part of our trip began. First, we decided to go up via Khwai. The rainy season was over, but the area was still marshy. We had to cross a few small water patches, testing the depth to make sure we could get through. Luckily, a sign on the road pointed us toward a drier route. We reached Khwai without any issues, but then we made a major mistake. Instead of taking the main track toward Mababe Gate to reach Savuti Camp, we took a straight path north and then a right turn to get to our camp. Bad call—we got stuck in the sand, with one rear wheel buried halfway and a front wheel off the ground. We were genuinely scared we wouldn’t get out, especially since we were on a deserted track, 20 kilometers from our destination, with night falling in two hours. This is where paying attention to the vehicle instructions really paid off—we had to use the jack to get out of the mess. The result: we arrived at Savuti campsite just before dark (Distance: 146.3 km, Duration: 9 hours, 56 minutes, and 3 seconds, Average speed: 14.7 km/h, tracked with Osmand). At reception, the staff couldn’t understand how we’d gotten there—we hadn’t passed through any of Savuti’s reserve entry gates.
The next morning, no one felt like driving, so we did a game drive with a guide. I don’t know if it was some kind of reward, but the outing was amazing. We saw three lions and, best of all, a pack of African wild dogs that we had time to admire and photograph. The next day, we did a short self-drive and found one of the lions from the day before drinking at a waterhole. That was the end of our Savuti adventure.
Now we’re heading to Kasane. We returned our vehicle and settled in for our last two nights there. The next morning, since we no longer had a car, we decided to do one last early-morning game drive in Chobe NP. It turned out great—we followed two brother lions and saw plenty of other mammals. The only downside of Chobe is the number of tourists, which was a change from the other parks we’d visited. That said, we’re tourists too, so...
In the evening, we took one last boat ride on the Chobe River to end on a high note with a beautiful sunset.
After a good night’s sleep and plenty of wonderful memories, landscapes, animals, and emotions, it was time to leave. We left early in the morning with the same taxi company as before to cross the border into Zimbabwe one last time and head to the airport, where we took off to return to France.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
This travel journal aims to help future travelers (well, I hope so!), since there’s so little information available about this remote archipelago. Big thanks to Lolodesiles and Ayis for answering my questions while I planned this trip!
Context
This is our fourth trip to Indonesia as a couple—after Java-Bali in 2011, Flores-Komodo in 2013, and Sulawesi in 2016—each time for three weeks. It’s also our tenth trip to Southeast Asia overall.
We’re traveling like we have in previous years: with a rough itinerary that often changes based on who we meet, tips from other travelers, how tired we are, or what we’re feeling in the moment. In the Moluccas, it’ll change constantly, mostly depending on transportation.
Our only accommodation booking: the first few nights in Ambon when we arrive.
Planned route (to be refined on the spot): Ambon - Banda Islands - Lease Islands - Ternate - Tidore - Halmahera (between Sofifi and Tobelo) - Morotai and the neighboring unnamed archipelago.
Flights: Lyon-Paris-Singapore on Air France (428 € round-trip), with good meals, champagne, and wine (we like our little comforts when going on vacation 😏). Then Singapore-Jakarta-Ambon on Air Asia and Garuda.
Return flight: Ternate-Jakarta-Singapore on Lion Air, with a 3-day stopover in Singapore before heading home.
Episode 1: Ambon to Banda
Our guesthouse, booked two days before departure, is 45 minutes from Ambon Airport, near Natsepa Beach (northeast of Leihitu). It’s a pretty average beach—quiet on weekdays but packed on Sundays (we saw the difference). It’s lined with warungs.
This rainy day helps us readjust to the atmosphere of this country we love so much.
Our “Solim Guesthouse” is a lovely house with a living/dining room and garden, costing 15 € per night for two, including a hearty breakfast.
Dinner is at Gaba Gaba, a great restaurant just a short walk away, right by the water, recommended by our host. Fun fact: it’s in the Lonely Planet, and it might be the only LP-listed spot in the Moluccas that actually matches the description (the others either don’t exist or have nothing to do with what’s advertised 😠).
For the next two days, the super-friendly owner lends us his scooter. We set off to explore the coastal villages in northern Leihitu (the western part of Ambon Island, which has a weird shape).
Laundry and trucks washed in the same stream.
Liang Beach, described as the island’s most beautiful, is almost gone (climate change or something else?), but the colors are magical.
We continue 25 km toward a snorkeling spot our host recommended, taking a gorgeous, deserted little road through tiny villages in clove plantations (oh, those unforgettable scents!), stunning coves, and dense forest.
We’re greeted dozens of times with “Hello Mister”—a daily routine in the Moluccas. Every time we stop, we pose for photos to be saved on locals’ smartphones. They don’t see tourists often.
We ask for directions to the snorkeling spot (not easy—we only know basic Indonesian like *Selamat pagi*, *siang*, *sore*, and other polite phrases). Not many people know where it is (especially since we never know which village we’re in), but we eventually reach a small village that seems to be the right place. 🙂
We ask a local to take us there by boat (it’s not reachable by land).
The spot is at most 100 meters long, but the coral is in good condition (apparently not dynamited by fishermen, unlike in other parts of this beautiful country where fishing methods are destructive and nature pays the price 😠). The fish are plentiful and diverse. It’s a great start before heading to Banda. We’re happy to have the place to ourselves… though we don’t yet realize we won’t see a single tourist for the rest of the trip!
After two days of rest, we head to Tulehu Port in the morning, aiming for the Banda Islands. We know the journey is often tricky: the Pelni ferry runs twice a month but doesn’t match our dates, the 10-seat Suzi Air plane is always full (you can’t book—you have to show up on Mondays and Fridays), and it’s often canceled due to weather. So we opt for the Tuesday speedboat (which also gets canceled if there are waves or wind), with the next one on Saturday.
We’re used to Indonesian ports—crowded, rusty boats, no English speakers—but we still feel lost. When I ask about the speedboat to Bandaneira, people gesture wildly, someone takes me to the “harbor office,” then tells me there’s no boat, others try to sell me tickets, and some just say, “No boat.”
Luckily, an English-speaking local approaches us and confirms the speedboat is broken. The next one will be Saturday *if* it’s fixed—otherwise, even later. 🤪 😠
We’re crushed. We came here for the Banda Islands… 🙁
We decide waiting five days for a maybe-boat isn’t an option, so we decide to head straight to North Moluccas, which was planned for later. We’re so disappointed we don’t even want to stay in the area. The Lease Islands don’t appeal to us despite what we’ve read, and Seram would deserve its own trip with its remote mountain tribes.
Huge disappointment—we’d been dreaming of Banda for months, with its incredible drop-offs like Bunaken, its islands covered in nutmeg trees, etc. I’d read that Banda is in the world’s top 5, alongside Bunaken (amazing—we went in 2016), Komodo (incredible—we went in 2013), Sipadan, and another spot I’ve forgotten.
We take a taxi back to Ambon (45 minutes) to a travel agency to buy plane tickets to Ternate. There’s a daily ATR72 flight at noon—perfect timing.
Ambon is the capital of South Moluccas (or Central, depending on who you ask!) with 300,000 people. The city doesn’t seem unpleasant, but we don’t stop.
On the plane, there are only about ten passengers for 72 seats. The flight attendants are stunning, as always with Wings Air—clearly, they’re hired for their looks. 😊
Stopover in Bacan—a runway in the middle of coconut trees serving a tiny town—then we fly over countless volcanoes, the last one towering over Ternate.
Bonjour,
De retour sur le forum - et première rédaction d'un espèce de carnet de retour de notre 4ème voyage en Indo.
Contexte : une trentaine de jours, en scooter et en duo, sur Florès (et une petite incursion dans l'archipel de Solor, plus précisément à Lembata (chut, faut pas trop en parler !!!), qui donne envie d'en faire beaucoup plus là bas malgré les infrastructures sporadiques), en partie dans des destinations déjà bien connues du forum (la classique Ruteng / Bajawa / Riung / Moni voir baie de Maumere) ... et qui ne parlera pas du PN de Komodo ou de Wae Rebo, puisque nous n'y sommes pas allés 🏴☠️.
Texte en anglais (issu d'une autre plateforme). Sans nul doute, des traducteurs intelligents ou pas marcheront à merveille en cas d'anglophobie 🤪.
Disponible à toute fin utile pour des détails ou infos.
Equippement : Yam' Nmax 155 ; 2x saccoches cavalières (25L) + sac de selle (30L) + saccoche tunnel (15L pour le matos photo) ; casques et vêtements d'enduro amenés depuis la France.
Itinéraire : boucle depuis Labuan bajo jusqu'à Pulau Lembata ; juillet-août 2026
Road conditions graded from A (excellent) to D (very bad, at least for a Scooter… a CRF/KLX or even honda ADV would do better on that)
D1 : Labuan Bajo – Reok via Ranggoe, Rego & Tagol (130km ; 5hrs). Section LBajo – Rego (90 km ; B) is quite good tarmac, despite a lot of elevation with many small valleys and passes. Rego – Tagol (10km ; D) is a stone road (not gravel), some ascents & very poor condition ; necessary to lower tyre pressure. Tagol – Reok port (22km, quality depends considerably from D to B). Reok port – Towncenter : B. Night @Iffah Homestay (100k for fan room, mandi attached, no breakfast), simple but clean. Notes : path to danau Sano Limbung was closed ; access to Tiwu Pai & Wae Kuli (waterfalls) not permitted in july 2026.
D2 : Reok – Riung via Pota (105km ; 3h-3h30). The road is very narrow in some part, thanks to the uncut bushes (lowering visibility hence extra caution as animals/people can suddenly appear in a turn…) but generally good condition except many eroded sections and some unpaved ones. Grade C/B. 2 nights @Mentos (285k for AC room)
D3 : Boat tour in Riung (booked directly with a captain, 800k for two for private boat incl. lunch and NP fees) + sunset from Watu Mitong Riung (should not be missed).
D4 : Riung – Muku Saki via Mbay (around 100km ; 3h30). Quality varies from A in the vicinity of Mbay to eroded sections (C) in secluded places. Night @Sao Paolo Homestay (250k for fan room with mandi, maybe overpriced but nice house and great food). Note : if you happen to pass by Mbay on Saturday, the market is well worth a stop (cheapest Ikat on the trip : you’ll be asked normal prices providing you’re OK in Bahasa…)
D5 : Muku Saki – Tanjung Kajuwulu (near Ndete) (90km, 3h). Many patholes, eroded (C). Night at Déjà Vu Homestay (220k for a matress on the floor & outside mandi/toilets ; I woud define this as a tourist trap – the quote we had for food was double priced too…)
D6 : Tanjung Kajuwulu – Waiterang (east of Maumere, 55km , 1h30). Pathholes till maumere, then All good (TransFlores), C/A. Night at Sunset Cottage (new concrete room, very serene place ; 270k for AC with bathroom ; much prefered Sunset over Lena House (more customers, more built up).
D7 : Waiterang – Larantuka via Boru and Eputobi (TransFlores ; grade A ; 115km / 2h40). Particularly liked the drink stalls (marked as Rest Area Eputobi) and the out of order aquatic park just before Larantuka (obyej wisata waiplatin). Night @ Dewy Onong Homestay, which is not advertising itself as Larantuka Beach Homestay as some contributor signals here and on goole maps review. Best breakfast of the trip (Cumi Cumi !!!) ; 275k for AC room with bathroom.
D8 : Local Boat (Kapal Kayu) from the main port to Lembata (Lewoleba). Departure 8am ; price 60k/head + 50k for the bike. Stop enroute on Adonara (where we did not stop due to fights between communities). Night @Elmany Homestay (275k for AC room with bathroom, fan room with shared bathroom also available). Whole afternoon at Pantai Hadakewa, fantastic place (good snorkeling, great views of Ile Api aka Gn Lewotolo). Road condition : A (did not expect the TransLembata to be that good…).
D9 : Loop around Ile Api (50km, 2hrs), anticlockwise. Stops enroute at Situs Tulang Paus (whale squeletton), pantai Jotona, pantai Wena (we expected to snorkel from there, but wind was very strong that day), situs Watu Nale, Selat Sonia. The western coast is far less interesting. Road conditions : bad (C) on the eastern side (up to Riangbeda), good (B/A) afterwards. Night @Elmany Homestay.
D10 : Lewoleba – Lamalera via the western and south coast (70km, 2h30). Good road (B) for roughly the first 55km (up to Tapobali), then eroded track for the last 15km (in some parts steep and dangerous) up to Lamalera (D/C). Notes : 1/ Kuma resort denied us the entry for some drink ; 2/Pantai Waijarang « complex » is abandonned but closed with fences ; you can still sneak in ; 3/ some reports advise to skip Bukit Cinta (foreigner entry fee) for Bukit Doa Watomiten (stations of the cross) ; well Bukit Cinta has also been abandonned (well spent money…sic) but remains opened with structures falling (quickly) appart. Night @Lamalera Inn (200k per head including meals ; very basic fan room + attached mandi). Planned 2 nights, spent only one, as it’s the only tenant I had difficulties with (only interested in money, initially stated crazy prices, starts loud music at 6am … and drinking moke at 8am…)
D11 : Trip to Wulandoni for the Barter Market (Saturday only). Bad road (C) along the coast. Had to report at the Kantor upon arrival, which quite surprisingly asked 100k per person (foreigner) to go inside the (outside) market. Other « local » tourists (a group from Jakarta) were not asked to pay. Well, since a market is a public space and not a zoo, we refused payment and enjoyed the activity from the kopi stall next to it. Returned then to Lamalera for the catches of the day, then to Lewoleba via the mountain road (45km, 2 hours). First 10km to Puor is in very bad condition and uphill (D/C). The remaining is on a newly constructed road (A). Note : Air Panas Sabutobo is abandonned and falling apart (again…) but there are still some water pipes along the river that you can enjoy (depending how lucky you are, just with the forest sounds as companion). Night @Elmany Homestay
D12 : Chill day alond the northern coast (Batu Payung, Pantai Hadakewa with lot of snorkeling, drove till Wailolong and backtracked to Pantai Lewolein for more snorkeling (nice canyons there !) and another fantastic sunset over Ile Api (see GMaps pictures)). Night @Elmany Homestay
D13 : Monday weekly market at Pada, southwest of Lewoleba. Renowned but honnestly dont plan any itinerary specifically for it, just an ordinary Kampung weekly market. Returned to Larantuka and Flores with the 12pm local boat (the same boat that leaves from Larantuka at 8am). Same prices as the first leg. Night @ Dewy Onong Homestay
D14 : Larantuka – Waiterang along the northern coast (100km, 3h) via Pantai Kawaliwu, Tewuk Lewokluok (trail is easy to find, very nice snorkelling in a lagoon), Pantai Lato (to my opinion the most beautiful beach on Flores and you’ll be the only visitor, as opposed to Pantai Koka) and Pantai Hia, until rejoining the TransFlores near Nebe. Grade C on the costal eroded road / track. 3 nights @Lena Guesthouse (booked ahead as it fills up quickly, but we prefered its neighbour Sunset Beach Guesthouse)
D15 : Snorkeling trip organised by Lena Guesthouse (200k per head excluding NP fees and lunch)). The drop-off near Pulau Babi is a very nice spot.
D16 : scooter day trip around the Egon Range (too lazy to hike it…), through nice Sikka villages (route : Watublapi, Umauta, Bola, pantai Doreng, Nakatoli, foot of Gn Egon, Air panas Blidit). The track from Natakoli to the foot of Gn Egon is very steep, damaged and wet (with moss) ; I would recommend not to attempt that in case of bad weather.
D17 : Waiterang – Moni (130km, 3h30, transflores grade A/B) via Pantai Koka (refused to pay the mafia entry fee…) and Jopu (some rumah Adat Lio). Stopped at Museum Bikon Blewut, south of Maumere. Very nice artefacts (especially wooden statues from Papuan, great ikat collection) although very disorganized and sadly non-visited (hence masterpieces fall into oblivion). 2 Nights @Liahz Lodge (150k for fan room, basic bathroom… but right next to Air Panas Liasembe (free, no closing time) !!!).
D18 : Sunrise from Kelimutu with a nice weather (stayed until 8.30am). I don’t know if the sunrise is really worth it (lot of people ascending and watching the sunrise – a lot but nothing compared to e.g. Gn Bromo), nearly everyone going down around 7am, then there is virtually nobody. Trip (20km one way, good road B) to Kampung Adat Nggela (Lio). Although the village is habited and mostly out of the beaten path, I have mixed fillings due to the fact that most ladies (some are pushy) try to sell you (bad) pieces of ikat.
D19 : Moni – Ende via Detusoko paddy fields, Kampung Adat Saga (Lio) and Puncak Ndona ; 75km 2h30. We really liked Saga (nice setting on the mountain, friendly villagers, no selling, mix between traditional and more modern houses in that lively village). Sunset from Bukit Raja, on the peninsula with a 360 view on Gn Iya, Gn Meja Kota Ende and the mountains behind. Note : at the end of the road (search for Gunung Meja Tourist Info Center), there is a (sand) track leading to the path. 1/ only intend the track if you have off road driving experience ; 2/ dont trust the walking time stated by Maps.me. Took us 45mins on a steady pace to reach the summit. Night @Hoja Homestay, 300k for a comfortable AC room with bathroom.
D20 : Ende – Bajawa, via Air Panas Mengeruda ; grade A, 120km, 3 hours. Note : don’t plan to short in Mengeruda (Soa), very easy to spend a half day there, especially if playing with local kids. Stay @Cinnamon GH, 250k for double with fan and hot shower (cheaper options with shared hot shower availlable).
D21 : First day in Bajawa : Watu Nari Wowo (Avatar Hill, sic…), Kampung Adat Ngada Tololela & Gurusina (very very friendly people, complementary views of Gn Inerie & Wolo Deru). Sunset from Puncak Manulalu (well… Heaven’s door Bar & Restaurant)
D22 : Second day in Bajawa : Kampung Adat Ngio (hardly visited, best view on Gn Inerie), Air Panas Malanage, Kampung Adat Bena (the most visited Ngada village (after Bela ?) in the area, we went there at the end of the afternoon to avoid tours, early morning would be fine too), and Gunung Wolobobo for a terrific sunset
D23 : returned to Gunung Wolobobo for sunrise with Gn Ebulobo in the distance (search for a track on the eastern slope, near the communication antenna). You can circuit the rim to the usual viewpoint (westside, sunset spot), the path is easy to find. Then took again the road to Aimere, visiting Kampung Adat Belaraghi enroute (the setting is maybe less rewarding than all the previous villages). 56km ; 1h30. The road to Belaraghi is fine, except the final part.
D24 : Aimere – Ruteng (105km, 3h30). Nice detour by the paddy fields of Wodo (southwest of Golo Loni) of Sunset from Golo Curu (nice encounters with locals). Night @Tange GH, 130k for room with outside (private) bathroom, no breakfast.
D25 : Surroundings of Ruteng (paddy fields north and east of ruteng ; Maps.me has funny tracks starting from Kenda), and the rather pleasant city itself (pasar, churches, lapangan). We finally skipped Liang Bua.
D26 : Ruteng - Labuan Bajo (130km, 3h30). No visits of the waterfalls close to the TransFlores (entry fee (with bule prices) + mandatory guide etc…). Sunset from Bukit Hercadi with very few locals (Bukit Sylvia & Bukit Amelia, just south, were packed). 2 nights @Wellamas Homestay, away from the harbour and its advantages/disadvantages. 230k for comfortable AC room with hot shower.
D27 : New road to Golo Mori Convention Center (another big money well spent…), with nice views on the strait separating Flores from Pulau Rinca. Some empty beaches (e.g. Pantai Pasir Pajang ; we were there on a weekday perhaps frequented by people from LBajo only). 30km (40 mins) one way, perhaps the fastest road of Flores…
D28 : Morning on the peninsula north of Labuan Bajo before taking a flight to Jakarta in the afternoon. On Google maps, the asphalt road only goes to Teras Langit ; it now (august 2026) continues to Puncak Basok and is still in progress towards the eastern part of the peninsula. On the way back, two other nice Bukit where you can enjoy nice views on the bay (and the resorts…) : Bukit Lontar & Bukit Beta. Note : we only found one public (and nice and quiet) beach in the area ; tagged as Sunset Point Beach on Gmaps. All the rest was closed by fences ; they are privately owned (although the Indonesian consitution grants the coastline as public space).
We're a family of five: one dad, one mom, and three kids aged 10, 15, and 18.
Before diving into each stop in more detail, here are a few general thoughts:
We wanted to sample a bit of everything Japan has to offer in terms of landscapes, accommodation, and transport. We were after walks, temples, restaurants, shopping, and some downtime—but no "all-inclusive experiences" or museums for this first visit.
Three medium-sized (60x42x25) canvas suitcases, plus a duffel bag and a few small backpacks. 23 kg in the hold on the way out, 60 kg on the way back. 36 kg of shopping, without even trying. I think this is the maximum suitcase size if you don’t want to stress on the Shinkansen: they fit easily in the overhead racks.
Round-trip with Cathay Pacific, layover in Hong Kong: no need to collect luggage in Hong Kong—we checked it in at departure and picked it up in Tokyo, and the same on the way back (checked in Osaka, picked up at our final destination). This let us explore Hong Kong without worrying about our bags. Food and entertainment were pretty good—meals included a little Häagen-Dazs on each flight, and the entertainment had way more Asian cinema than you’d find on a Western airline, which was a nice way to see how much weight Western culture carries in Asia.
The original plan was to fly directly from Ishigaki to Hong Kong, but due to Typhoon Dolphin, we had to cancel the Ishigaki leg. Cathay didn’t bat an eye about swapping the Ishigaki-HK flight for an Osaka-HK one, even though it was twice as long.
We were a bit too attached to the idea of ending the trip with some beach time and replaced Ishigaki with Shirahama. It was a mistake—we should’ve visited Hiroshima or spent a little more time in Tokyo instead.
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected.
Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel.
I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability.
So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog:
From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations