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Boucle Denver en 4 semaines English translation pending
by Jijanni · 2017-09-10 · 51 replies
Bonjour,

Voici les grandes lignes de notre 4ème roadtrip usa qui devrait avoir lieu fin juillet début août 2018 (sous réserve d'obtention de 4 semaines de congés, ça devrait le faire, sinon ce sera 3 semaines et on supprimera la partie Dakota...on n'espère pas!!) ; nous voyagerons à 2 adultes et 3 enfants (14, 12 et 9 ans) et testerons le camping itinérant pour la 1ère fois (nous avons laissé tomber l'idée du van trop cher et trop gros, pour une voiture de location 7 places (type Dodge Grand Caravan ou SUV??) et 2 tentes :

J1 Arrivée Denver Hôtel entre Denver et Cheyenne??

J2 Cheyenne / Custer Cheyenne Frontier Days : défilé, rodéo, autres?? Camping Beaver Lake

J3 Custer / Custer Visite Wind Cave NP et Custer SP Camping Beaver Lake

J4 Custer / Custer Visite Custer SP Camping Beaver Lake

J5 Custer / White River Visite Mt Rushmore et Badlands NP sunset Camping KOA White River

J6 White River / White River Visite Badlands NP Camping KOA White River

J7 White River / Estes Park Grosse journée de route 7h Arrêt Alliance et Scottsbluff NM Camping Aspen Glen

J8 Estes Park / Glenwood Springs Visite Rocky Mountains NP, quelle rando à part Bear Lake?? Hôtel Glenwood Springs

J9 Glenwood Springs / Fruita Rando et sources chaudes à Glenwood Camping Saddlehorn

J10 Fruita / Black Canyon Visite Colorado NM Camping Black Canyon South Rim

J11 Black Canyon / Durango Visite Black Canyon of the Gunison NP Hôtel Durango avec piscine??

J12 Durango / Cortez Train à vapeur Silverton Camping Mesa Verde Morefield

J13 Cortez / Monticello Visite Mesa Verde NP Camping Squaw Flat (1er arrivé 1er servi) ou autre réservable??

J14 Monticello / Monument Valley (enfin!!) Visite Canyonlands The Needles NP, rando Chesler Park et Joint Trail avec enfants et chaleur?? et Monument Valley sunset Camping The View

J15 Monument Valley / Chinle Visite Monument Valley sunrise, valley drive et Canyon de Chelly nord?? Hôtel Holiday Inn ou Best Western

J16 Chinle / Holbrook Visite Canyon de Chelly sud?? et Painted Desert sunset Camping KOA Holbrook

J17 Holbrook / Holbrook Visite Petrified Forest NP Camping KOA Holbrook

J18 Holbrook / El Morro Visite Painted Desert matin et El Morro NM Camping El Morro

J19 El Morro / Bisti Badlands Visite El Malpais NM (Ventana Arch) et Bisti eggs factory sunset Camping sauvage parking Bisti avec enfants??

J20 Bisti Badlands / Bloomfield Visite Bisti Badlands Hôtel avec piscine??

J21 Bloomfield / Espanola Visite Chaco Culture et route 96 Abiquiu Hôtel Days Inn

J22 Espanola / Bernalillo Visite Bandelier NM et Jemez Mountains Camping KOA Bernalillo

J23 Bernalillo / Cochiti Lake Visite Albuquerque, Turquoise Trail? Camping Cochiti Lake

J24 Cochiti Lake / Chimayo Visite Kasha Katuve NM et Santa Fe Camping Overlook Campground : Qui connaît??

J25 Chimayo / Great Sand Dunes Visite route 68 Taos et Great Sand sunset Camping Pinon Flats

J26 Great Sand Dunes / Colorado Springs Visite Great Sand Dunes NP et Cripple Creek Hôtel Colorado Springs avec piscine

J27 Colorado Springs / Colorado Springs Visite Pikes Peak : en voiture ou en Cograilway?? Même hôtel Colorado Springs

J28 Colorado Springs / Denver Visite Garden of the Gods et Paint Mines Hôtel Denver proche aéroport??

Qu'en pensez-vous? Des conseils? Merci à vous!
Parcs de l'Ouest américain sans tourisme de masse English translation pending
by Moiaussi77 · 2017-08-23 · 49 replies
Bonjour, Passionnés de grands espaces, nous envisageons pour l'été prochain un circuit dans l'ouest américain. Passionnés de solitude, nous avons peur d'y être cernés sur la route et dans les parcs par des hordes de touristes. Quelqu'un peut il nous dire ce qu'il en est? Merci d'avance.
Bay Bridge ou Golden Gate pour arriver à San Francisco English translation pending
by Marcalamar · 2017-08-17 · 5 replies
Bonjour 🙂 En arrivant de Yosemite, est ce qu'il vaut mieux entrer dans San Francisco par le Golden Gate ou par le Bay Bridge ? Nous logerons au Coventry Inn ( 1900 Lombard Street ) plus près du GGB . Nous y arriverons en toute fin d'après midi car nous faisons d'une traite Lee Vining - San Francisco. Bing itinéraire me donne sensiblement le même nombre de km et d'heures de route mais c'est sans tenir compte de la circulation. En passant par BB nous devons traverser toute la ville. Quel itinéraire sera le moins embouteillé ? Merci pour vos réponses Marcalamar 🙂
Bilan cyclo Visayas en famille English translation pending
by Sebetlilie · 2017-08-01 · 18 replies
Bonjour, Le sujet vélo étant rarement abordé dans la rubrique Philippines voici un petit bilan sur notre séjour cyclo de 2 mois (mi avril, mi mai 2017) en famille avec 2 enfants de 8 et 4 ans dans l’archipel des visayas. Le parcours Kalibo, Carabao, Tablas, Romblon, Sibuyan, Masbate, nord Cebu, Camotes, Leyte, Bohol, Siquijor, sud Negros, Guimaras et retour vers Panay et donc Kalibo soit environ 1500 kms Nous avons choisi kalibo non pas pour se rendre à Boracay mais pour éviter Manille et Cebu city petite ville bien plus agréable en 2 roues et au même tarif depuis la Malaisie avec Air Asia. Attention quand même au petit raquette de 700 pesos pour les taxes d’aéroport au départ de kalibo. C’est curieux ayant pas mal trainé nos guêtres ici et là nous n’avions jamais posé un orteil aux Philippines. Pays relativement méconnu en comparaison des voisins thailandais ou indonesien. Et il faut bien l’avouer c’est bien dommage particulièrement pour les philippins qui sont vraiment très courtois et honnêtes. Cela facilite grandement le séjour Cote logistique pas de soucis pour charger les vélos sur les bangkas ou dans les ferrrys très souvent à prix modiques ou gratuits hormis à destination et au départ de Siquijor ??? Cote hébergement budget de 500 à 1000 pesos (10-20 euros ) pour une chambre avec ventilo ce qui généralement suffisant, la clim c’ est plus cher . Pour ce prix gamme très variable de prestations ça dépend bien sûr du lieu mais nous privilégions plutôt le budget au confort. Quand on longe les cotes generallement assez facile de trouver un hotel ou un resort bon marche (attention ne pas se fier au nom « resort » ne signifie pas forcement hotel de luxe loin de la) ou même poser la tente sur un petit coin de plage prive avec abri. Très populaire chez les locaux .En prime le week end possibilité d’avoir le karaoke et l’emperador inclus ! Quand on rentre dans les terres la ça se complique. Etant limite avec les enfants en terme de kilometrage (environ 50) nous avons parfois dû improviser. Ayant une tente, rechaud et toujours un peu de nourriture pas de soucis dans les petits villages (barangay) on vous trouve toujours un coin généralement à proximité du hall communal souvent via un élu, le villageois lambda n’osant apparemnent pas prendre de décision. Pour le camping sauvage même si cela nous est arrivé ce n’est pas évident car il y a du monde partout. Pour ce qui est de l’eau pas de soucis beaucoup de water station le long des routes ou dans les villages on l’on peut faire le plein pour 10/20 pesos pour une 10aines de litre. La nourriture philippine n’a pas grande réputation. Beaucoup de mauvais fast food, pizza, aliments frits et peu de vendeurs ambulants. Néanmoins des petits restos/gargotes proposent des plats préparés au choix accompagnes de riz ou de nouilles très convenables. Le seul problème c’est qu’ on en trouve pas partout et le soir en particulier c’est souvent mission impossible ! Il faut alors se rabattre sur un riz/poulet rôti quand on a la possibilité. Notre réserve nourriture et le réchaud nous ont bien souvent dépanné sinon faire le plein de fruits (bananes, mangues) et de pâtisserie dans les très nombreuses « panaderia ». Bonne surprise concernant le trafic avec des conducteurs respectueux. Hormis le nord de l’ile de Cebu, la région d’ Ormoc et de Bacolod peu agréable car plus peuplées mais difficile à éviter en raison des liaisons maritimes. Pour le reste vraiment très chouette et bien sûr plus l’ile est petite plus c’est tranquille Autre bonne surprise une relative propreté aux bords des routes comparé a certains pays voisins tel que la birmanie et l indonesie … des villages soignes, jardins fleuris. Concernant le climat en cette periode (mi-avril/mi-mai) il a fait très chaud évidemment mais peu de pluie ce qui n’est pas négligeable par contre cela correspond avec les vacances des philippins donc parfois du monde dans les coins les plus prisés. Apres il semble difficile d’etablir quelle est la saison la plus propice …pluies de juillet a novembre , haute saison pas forcement sèche de décembre a février et chaleur en avril-mai. Bien sur la météo est très variable selon les années et les régions Question à la mode de nos jours La Sécurité … ce qui semble une obsession nationale car pas une journée sans qu’un philippin nous vante la sécurité de son village . Nous avons pris soin d’éviter Mindanao et pour le reste absolument rien à signaler Coté moins si la sécurité est un cheval de bataille de Mr Duterte qu’ en est t’il des inégalités vraiment frappantes ici . Nombres d’immenses et belles villas qui cotoient des cabanes en tôle, même dans les petites villes de nombreuses familles et enfants vivent dans les rues au pied de nouveaux fastfood ou magasins clinquants . Cela semble normal. Autre aspect inquiétant à notre sens une démographie incontrôlée, une population qui a doublée en 25 ans et cela n’est pas prêt de s’arrêter l’environnement parait souvent au bord de l’asphyxie . Ca betonne de partout. La taille des poissons sur les étales nous a paru bien triste pour un pays bordé d’océans. Sommes-nous peut être alarmistes étant généralement plutôt amoureux des grands espaces ? Pour nous néanmoins le principal attrait de ce pays sont les philippins eux même honnetes, courtois, souriants avec qui il est facile de communiquer via l’anglais. Cet archipel en choisissant bien son itinéraire est très agréable à parcourir à bicyclette avec de bonnes connexions inter iles qui plus est assez ponctuelles. Pour ceux qui le souhaite n’ hésitez pas à nous contacter pour des renseignements plus précis. Peu actif sur le forum nous souhaitons remercier les habitués tels que Cottetcottet-lemonk68-jeandeaune-doud2��qui donnent de bonnes pistes via leur post et dans la bonne humeur SVP (sans doute à l’image des philippins) ce qui n’est pas toujours le cas sur toutes les destinations seblilieandcie
Pourquoi voyager? English translation pending
by Evajules · 2017-07-07 · 56 replies
Bonjour à tous,

J'ouvre cette discussion dans le simple but d'établir une "conversation " autour du sujet.

J’exclue de mon propos celles et ceux qui font des "voyages" humanitaires, l'objectif est clair. De même, ceux qui voyagent pour réaliser des reportages, documentaires... Je m'adresse à ceux qui, comme moi, ont la chance de pouvoir découvrir tout ou partie du monde, que ces voyagent se fassent en solo, en famille, en groupe...peu importe, malgré les différences que cela suppose - le contact d'un groupe en bus sera bien évidemment différent d'un voyageur sac au dos !

Alors, pourquoi voyager ?

Voyager, à mon sens, c'est découvrir le monde - planète et habitants - dans autant de diversités qu'il est possible. Réaliser que le monde est un.

Pour ce faire, la mémoire, tous les sens sont en action en parallèle avec l'appareil photo.

Après, qu'en reste-t-il ?

Si ce ne sont que des souvenirs, à la limite à quoi bon. Le problème c'est que la mémorisation disparaitra avec notre mort, autrement dit, si on s'en tient à ça, il y a un côté "égoïste", je n'ai pas le mot exact ! Donc, il faut faire de ces voyages autre chose de complémentaire.

Et si ce quelque chose était le fait de pouvoir transmettre ce que l'on a appris, compris, ce que les voyages ont changé en nous, notre vision du monde et de l'humanité ? Cette humanité dont on voudrait bien voir l'avènement meilleure et plus éclairée.

C'est, surtout, transmettre à ses enfants cette vision.

Sinon, les voyages et leurs traces seront aussi fugaces que notre existence.

Merci de m'avoir lu Bonne journée.
Islande pluvieuse, Islande heureuse? English translation pending
by Ducono · 2017-05-08 · 55 replies
Tout est prêt..La météo annoncée ne nous fera pas reculer donc nous y allons



1er contact avec les locaux : la fille d attente à Roissy une langue incompréhensible parlée par 50% des passagers . .Peu de français ...Des Japonais des Américains ..Dehors il pleut nous sommes impatients d arriver
Notre itinéraire de 25 jours dans l'Ouest + 6 jours à New York City English translation pending
by StatesEtMoi · 2017-02-09 · 90 replies
Bonjour à tous,

Je me décide enfin a ouvrir un post a moi, après avoir squatté celui des autres forumeurs qui partent aux même endroits et dans la même configuration familiale que nous 🙂😉 .

Je tiens a préciser que notre voyage est encore loin, et que je n'en suis qu'a l'etape de la mise en forme du circuit. Je commence un peu a zieuter les hotels quand je lis ici des conseils sur tel ou tel hotel, et je note aussi dans un cahier les choses a voir ou a faire, pour pas oublier lorsque j'en serais a faire le programme de chaque journée. Mais j'aimerais etre prete a dégainer la cb si je tombe sur un bon prix vols ou location voiture ou hotels, dés le mois de juillet cette année.

Nous partons en tout 31 jours, départ en Juin 2018. Marseille - Los Angeles location d'une voiture pour un road trip de 25 jours jusqu'a San Francisco SFO - New York où nous resterons 6 jours et enfin NYC - Marseille

Donc voila, on est une famille de 4, papa 37 ans, maman 33, et les enfants; la grande a bientôt 10 ans et le petit a 7 ans. On vit pas loin de Marseille, on bouge pas mal, mais des petits week end et au max 1 semaine de vacances en France, on a jamais fait la grande aventure de prendre l'avion avec les enfants. Nous ne sommes pas des randonneurs, on aime bien marcher et promener dans la nature genre 2h le dimanche lol, mais on ne sait pas encore ce que ca va donner de marcher dans un parc de l'ouest par 45°c ! 😮 En revanche la marche style arpenter un parc d'attraction en long en large et en travers de 8h30 a 22h, ça on connait et personne ne s'en plain habituellement lol 😛 .

Voila ce que j'ai reussi a composer avec l'aide precieuse de vos carnets de voyages que je lis depuis plusieurs années ici, ainsi que l'aide de forumeurs que j'ai connu ici et qui m'apportent pas mal de conseils en privé ( petit clin d'oeil au 1er qui m'a aidé ici et qui part seul aux usa chaque année faire des expos, du velo ou du kayak 😎 😉 )

J-1 : Marseille - LA (recup voiture / hotel / petites courses si pas fatigués) J-2 : LA J-3 : LA Universal Studios J-4 : LA J-5 : LA - Palm Springs (aller retour vers Joshua Tree "juste pour voir" lol ) (depart 7h30 de LA) J-6 : Palm Springs route vers Grand Canyon- dodo où ?? J-7 : Grand Canyon J-8 : GC - Page ( Horseshoe bend) J-9 : Page (lower et upper antilope matin - lake powel apres midi ?) J-10 : Page - Monument Valley (hotel The View) J-11 : MV - Moab J- 12 : Moab J- 13 : Moab J-14 : Moab - Bryce J-15 : Bryce - Zion J-16 : Zion - Las Vegas (soir freemont street) J-17 : Las Vegas ( outlets? - Pawn Stars si temps - boutiques du strip - autre) J-18 : Las Vegas (piscine - soir Mariage et limo 😎 - couché tot) J-19 : LV - Death Valley - Lee Vining ( longue journée de route, mais pas trouvé de solution 😐) J-20 : Lee Vining - Bodie - (Tioga road) - Yosemite J-21 : Yosemite - Mariposa Grove J-22 : Yosemite - San Francisco J-23 : SFO J-24 : SFO (journée en suspend, soit 1 jour a SFO, soit depart pour NYC) J-25 : SFO - New York (5h45 de vol depart vers 13h arrivée en soirée) J-26 : NYC J-27 : NYC J-28 : NYC J-29 : NYC J-30 : NYC J-31 : NYC - depart en soirée 😕 J-32 : arrivée à Marseille

En j-6, ce coince !! je ne sais pas si c'est envisageable de faire Palm Spring - Grand Canyon en 1 journée quit a arriver en debut de soirée , en s'arretant à Oatman, Hackberry, Selingman, ou Kingman je ne sais plus lesquels sont absolument a voir .

Si on trouve quoi faire de plus a SFO on restera 1 jour de plus, soit le J24, au debut on etait pas trop attirés par cette ville. J'y suis deja allé un fois et j'ai souffert du froid en plein mois de juillet lol, c'est peut etre ca qui m'a laissé un gout amer...

On passera 3 nuits a Las Vegas car on est assez attirés par cette ville, même si je suis bien consciente que la ville a bcp evolué dans le mauvais sens depuis ces dernières années, j'y suis allé en 2002, j'etais jeune et je n'ai pas vu tout ce qu'on peut lire aujourd’hui car je n'y suis restée qu'une nuit et aussi parce que j'etais pré-adulte lol. Toujours est il qu'on va renouvellé nos voeux de mariage dans une des wedding chapels, et louer une limousine avec tout le tralala, d'ailleurs faut que je me penche sur le choix de celle ci aussi. (là c'est notre coté bling bling qui parle mdr). Je cherche un hôtel en dehors du strip, pas envie de faire 1h de queue pour le chek in, d'etre au 12eme etage, et de traverser le casino pour monter a la chambre avec les enfants.

4 jours a Los Angeles, parce que j'adore cette ville, j'y ai passé 1 mois pour un séjour linguistique il y a longtemps et je n'ai pas pu tout voir....je veux que mon mari et mes enfants connaissent universal studios, beverly hills, venice beach, etc etc...sans trop trop se presser, donc 4 jours c'est cool.

Ma première question (et j'en ai 20000 ! ) est ce que le temps prevu dans les parcs est bien ? je ne sais pas si on va etre capable ou motivés pour marcher beaucoup ...donc je ne sais pas combien de temps prevoir pour voir les points de vu surtout. Je pense que la plus grosse marche qu'on fera, sera à Arches...

Je precise que toutes les etapes que j'ai prevu, on veut vraiement les faire, donc pas possible de supprimer des villes ou arrets, en revanche il pourrait etre possible de rajouter 1 jour.

Voila, j'espere que vous m'avez lu jusqu'au bout lol , je ne sais pas faire court quand je parle 😛

Merci pour vos conseils, merci 1000 fois 🙂🙂🙂

Chrystelle
Cape Wrath Trail - Traversée des Highlands English translation pending
by Simon · 2016-10-12 · 0 replies


En juin dernier, nous sommes partis sur le Cape Wrath Trail, une randonnée longue distance écossaise. Un itinéraire qui a déjà attiré plusieurs randonneurs du forum dont je me suis inspiré 🙂

Le Cape Wrath Trail est un itinéraire d'environ 350 à 400 km, il y a beaucoup de variantes possibles. Au départ de Fort William, il rejoint le cap Wrath à travers les régions sauvages des Highlands. Il n'y a que très peu de hameaux, qu'une petite ville hors de l'itinéraire principal et il n'y a pas toujours de sentier, c'est parfois un no man's land ! Comme nous étions limités en temps, nous sommes partis de Glenfinnan (1j de marche de Fort William) et nous avons atteint le cap au bout de 13 jours (détail de l'itinéraire jour par jour).



Comme lors de mon premier trek en Ecosse, je suis parti en kilt 😏 Cette fois, comme je partais beaucoup plus longtemps, je l'ai combiné avec une jupe-pluie. Un kilt en rando, ce n'est pas négligeable car il pèse tout de même 1,3 kg ! A retrouver sur mon site mon test du kilt en rando. Comme je ne souhaitais pas prendre l'avion avec mon kilt, ni me balader à Paris et Glasgow avec :lol:, j'avais en plus un pantacourt. Pour les détails de notre équipement, vous pouvez consulter la liste complète de notre matos. Nous avions des sacs qui variaient suivant les ravitaillements. Au plus lourd, on a transporté 5 jours de nourriture.

Il y a une chose qui n’était pas adaptée dans notre équipement, ce sont nos matelas autogonflants, des Thermarest Prolite Small. Alors que je l’utilise depuis des années sans souci. Mais là, comme nous avons surtout profité des bothys (refuges non gardés) et bivouaqué que 2 fois. Le sol en bois des refuges était bien moins douillé qu’un sol naturel meuble (terre). Du coup, un matelas de 2,5 cm d’épaisseur était trop juste, on était un peu raide du dos.

Cape Wrath Trail - Traversée des Highlands En kilts, nous nous sommes lancés sur le Cape Wrath Trail, une randonnée longue distance, qui au départ de Fort William rejoint le cap Wrath à travers les régions les plus sauvages d’Écosse. Une randonnée dans les Hautes Terres qui a été plus sportive que prévu. Une météo pas toujours favorable, des chemins marécageux, un nombre de jours limités… nous ont retardés et fatigués. Heureusement, les nombreux bothys présents tout au long de l'itinéraire nous ont permis de nous reposer et de passer d'agréables soirées. La grandeur sauvage des Highlands a fait le reste !

A lire, le récit de notre traversée des Highlands

Vous pouvez retrouver cette aventure en détail, avec le récit, l'itinéraire, la liste du matos et bien sûr les photos, sur mon site www.capewrath.dubuis.net
Islande août 2016 English translation pending
by Mlefevre · 2016-09-24 · 17 replies
Hello! Voilà la suite de nos aventures débutées en mai. Bonne lecture! Marie



Lien vers le récit avec texte et photos en cliquant ici

ISLANDE AOUT 2016 Suite de nos aventures débutées en Mai 2016. Samedi 06 août 2016 J1 Gullfoss Langjokull F335 Après un vol sans histoire depuis Paris CDG (on a croisé Caroline à la sortie de son avion, qui s’avère être aussi le nôtre! On en a profité pour échanger nos clés : elle récupère la voiture laissée sur le parking de CDG pour rentrer à Nancy), nous quittons l’aéroport en milieu d’après-midi. Ravitaillement, puis après avoir longé le Thingvallavatn qui nous étonne toujours avec son allure de lac scandinave, nous filons vers Gullfoss encore éclairée par le soleil déclinant, et entrons dans le domaine des hauts plateaux puis bifurquons vers l’ouest sur la F335, qui file vers le sud du Langjökull. Nous nous posons pour la nuit près du Sandvatn. Bienvenue en Islande, le pays des nuages !



Dimanche 07 août 2016 J2 Langjokull F336 Kerlingarfjoll F735 Grand ciel bleu au réveil, avec juste ce qu’il faut de nuages à l’ouest sur le Langjökull. Nous continuons sur la F335, impatients de voir ce qu’elle nous réserve. La piste est longuette, pas très roulante, mais la lumière est superbe. Nous dépassons un tout petit refuge, auquel sont adossés 2 vélos (courageux cyclistes car ça fait une trotte, nous passons sans nous arrêter pour ne pas les déranger… il est 5h du matin ! Oui nous sommes restés à l’heure française histoire de profiter des belles lumières) Nous passons un gué peu profond à cette heure matinale mais pas très lisible quant à l’endroit où traverser (peu de traces), puis abandonnons le fourgon un peu plus loin car la pente devient très raide. Nous continuons à pied vers le lac Hagavatn, d’où s’écoule cette vigoureuse cascade. Les petits cumulus de la nuit se sont transformés en lenticulaires du plus bel effet, on adore ! Le Langjökull fait son apparition. En mai nous avions eu l’occasion de nous balader sur son versant ouest. Le sud n’est pas mal non plus ! Un peu de vie dans ce monde hyperminéral, c’est l’été ! Retour vers le fourgon garé un peu plus bas dans la vallée. Il est 7h30, le soleil passe au-dessus des montagnes… Nous redescendons la F335, toujours surveillés par quelques jolis nuages lenticulaires, reprenons la F35 vers le nord, puis bifurquons vers la F336, piste facile puisqu’aménagée pour des tours en mountain trucks sur le glacier. Personne à cette heure matinale…superbe vue sur le glacier et ces belles montagnes tourmentées. Retour sur la F35, nous dépassons le Hvitarvatn près duquel nous avions campé il y a 4 ans, puis tournons vers l’est (F347) et le massif de Kerlingarfjoll que nous n’avions fait qu’effleurer la dernière fois à cause du mauvais temps. Cette fois il fait très beau, aussi nous dépassons le camping et nous filons directement vers le parking du haut. Profitons du beau temps pour sortir des sentiers battus (et balisés) ! Nous descendons vers la passerelle, puis nous remontons la vallée de Hveradalir en rive gauche. Les sommets de Snaekollur et Lodmundur (un peu plus de 1400 m) nous font de l’œil, mais on préfère se concentrer sur les manifestations géothermiques. Festival de couleurs avec ce généreux soleil ! Pas facile de trouver le meilleur chemin dans ce dédale de rhyolite et de sources chaudes… Arrivés en haut de la vallée, avant de changer de versant nous décidons d’aller voir ce gros névé de plus près, d’un peu trop près en fait ! Fred se retrouve soudain englué dans 60 cm de sables mouvants, gros fou rire une fois qu’il s’en extirpe, pantalon et chaussures repeints couleur locale ! Pour traverser la vallée, Il nous faut franchir encore 2 ruisseaux, Un bleu et un rouge, incroyable !



Le bleu passe sous un pont de neige joliment sculpté… Retour parfois un peu acrobatique jusqu’au fourgon (il eut été plus simple de revenir sur nos pas en restant en rive G de la rivière principale, mais on préfère les boucles !) Nous filons ensuite sur la F35 toujours vers le nord, afin de faire trempette à Hveravellir. Fred s’y baigne tandis que je fais un tour dans la zone géothermale à présent très aménagée. Elle surplombe le camp. A l’ouest le Langjökull…toujours lui (il fait 50 km de long) Nous prenons ensuite la F735 étonnamment champêtre, et nous posons tout au bout de la piste, avec vue imprenable sur le Langjökull et le petit refuge de Thjofadalir (nous y apercevons 2 randonneurs qui parcourent sans doute le sentier de randonnée du Kjalvegur qui longe le flanc est du glacier) Les « ornières » sont en fait les traces des passages répétés des chevaux.

Lundi 08 août 2016 J3 Landmannalaugar Skalli Ce matin le ciel est un peu couvert mais les premiers rayons du soleil éclairent tout de même le Langjökull.



A contre-jour les fumerolles de Hveravellir, à une dizaine de km. En route pour le Landmannalaugar, nous reprenons la F35 vers le sud cette fois, puis la route 30, si bucolique, avec ses fermes et ses balles de foin multicolores (si quelqu’un a une explication ? C’est comme les chamallows, il y en a des blanches, noires, vertes, bleues et rose !) Nous passons au nord du redoutable Hekla (volcan « en retard » dans son rythme éruptif théorique, gloups !) La piste F208 qui mène au Landmannalaugar est très fréquentée, il n’y a plus que de rares gués, belle occasion de faire une pause-déjeuner en regardant les voitures traverser…il y a les prudents qui attendent que les autres leur ouvrent la voie, les habitués qui ralentissent juste ce qu’il faut pour épargner leur radiateur, et les frimeurs qui vont tout schuss…une voiture de rangers est venue examiner le gué en le traversant à plusieurs reprises dans tous les sens afin de s’assurer de l’absence de danger (trou, grosse pierre) On n’a jamais vu autant de rangers que cette année… Depuis ce gué on voit bien la cascade rouge de Raudufossar, où je prévois une petite balade… Après avoir traversé une zone très verte prisée des moutons, Nous arrivons enfin près des premières montagnes de rhyolite et de la grosse coulée de lave. Le ciel est pour le moins…perturbé ! Belles collines très graphiques malgré le temps qui se couvre. Nous grimpons (la piste est très raide avec une tôle ondulée énorme) jusqu’au Ljotipollur, lac de cratère d’une étrange teinte métallique dans un écrin de roches rouges, dont quelques courageux cyclistes font le tour… Puis nous faisons une petite pause au col qui surplombe le Frostadavatn et cette énorme coulée de lave. Rivière bleue, montagnes vertes et rouges, nous voilà presqu’arrivés. Voilà le camp du Landmannalaugar. Les prévisions météo semblent un peu trop optimistes, mais confiants, nous prenons le nécessaire pour bivouaquer et partons en milieu d’après-midi à la recherche des montagnes bleues (voir épisode précédent ici ! sites.google.com/...sgil-landmannalaugar) Il devrait faire beau demain : l’idée est de bivouaquer au pied de Hattver ce soir, puis d’aller à Sveinsgil demain et de rentrer ensuite. Nous partons vers Skalli, dépassons le sommet et cherchons du regard la crête qui doit nous permettre de descendre vers la Jokulgil. « Coup de chance » (remarquez les guillemets), un groupe d’une dizaine de personnes qui arrive en face bifurque sans hésiter vers l’est. Nous pensons vu l’importance du groupe qu’ils sont accompagnés d’un guide et leur emboîtons le pas, d’autant plus volontiers que là où ils ont tourné se trouve un petit panneau indiquant Hattver. Je me dis que cette fois-ci devrait être la bonne, toutefois un peu contrariée à l’idée que nous ne serons pas seuls ce soir au bivouac. Très vite le groupe part vers le NE tandis que 2 ou 3 piquets rouge nous poussent à continuer plein est. Le doute s’installe…Nous préférons suivre les piquets, qui disparaissent très vite…pas de trace visible…on tâtonne, on va voir par ici, par là, pas de trace… Il pleuviote depuis 1 heure, le groupe a l’air d’hésiter aussi, prend une crête, puis l’autre…un courageux pose son sac et part en éclaireur mais impossible de voir ce que ça donne plus bas… Bref, tout le groupe décide de descendre une crête sans savoir comment elle se termine… Tout ça ne nous inspire pas, il est 19h30, on en a plein les pattes de ces descentes/remontées en sol meuble ou très profondément moussu. Alors on décide de bivouaquer sur la crête au pied de Skalli, et de profiter du beau temps prévu demain pour y voir plus clair. Notre crête est par là mais où exactement, mystère ?

Mardi 09 aout 2016 J4 Landmannalaugar Skalli fin Raudufossar Un peu de pluie pendant la nuit mais pas de vent. Petit pipi vers 5h, le ciel est dégagé du côté du Torfajökull, au sud où nous irons tout-à-l’heure, chouette ! Attendons tout de même le lever du soleil, il fera meilleur… Par contre au Nord, côté Blahnukur, c’est couvert… Nous nous rendormons une petite heure, toujours pas de soleil…nous sommes dans la soupe, flûte ! Impossible de trouver la fameuse crête dans ces conditions ! Caramba, encore raté ! Nous décidons de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de terminer le tour de Skalli. Les paysages ont l’air superbe, même si on n’en devine que quelques échantillons ! Personne au sommet du Blahnukur à cette heure matinale. La coulée de lave s’étend jusqu’au camp du Landmannalaugar encore assoupi. Nous rejoignons finalement le Laugavegur, Puis arrivons en vue du camp. Il nous reste à contourner la coulée de lave, En passant par le col de Brennisteinsalda. Il est 8h30 et nous croisons une foule de randonneurs qui démarrent le trek du Laugavegur. Les prévisions météo sont très glauques pour les jours qui viennent et nous frémissons en voyant l’équipement de certains. Enormes sacs avec plein de trucs accrochés partout qui brinquebalent, tellement pleins que certains portent leur tente à la main ! Ça va saigner ! Pour le moment le ciel se dégage, profitons-en ! Ces jolies mousses savent elles aussi profiter du micro-climat généré par les fumerolles. Et les moutons se débrouillent eux aussi très bien. Nous voilà de retour au camp, qui se reconnaîtra ? Il nous faut profiter au maximum des dernières heures de beau temps alors Après une pause déjeuner près de la Jokulgil, où nous en profitons pour faire sécher la tente, Nous repartons vers Raudufossar. Un sentier balisé mène jusqu’au pied de la cascade. Nous traversons ce charmant ruisseau bordé d’une mousse si verte qu’elle donne l’impression d’être ensoleillée ! Le sentier, non balisé, mais évident, monte ensuite en rive gauche de la cascade. Pourquoi ne pas se contenter de cette jolie cascade ? Il faut jeter un œil sur google earth pour avoir la réponse…. Nous remontons la rivière jusqu’au pied de cette montagne, 2 km environ, à plat… Et là ! Nous arrivons à la source de la rivière rouge : une énorme résurgence, incroyable ! Nous mangeons un morceau près de la source, guettant un hypothétique rayon de soleil… Puis nous commençons à avoir froid, il est temps de redescendre, non sans admirer encore et encore les incroyables couleurs de cette rivière et de ses petits affluents.

La pluie annoncée n’est toujours pas là, alors nous décidons de rester dans le coin jusqu’à ce qu’il fasse vraiment moche et nous allons dormir près du lac Kirkjufellsvatn, juste en dehors du parc National où il est interdit de stationner pour la nuit en dehors du camp. Il sera toujours temps de quitter la région demain si le temps est trop mauvais pour espérer profiter des paysages.

Mercredi 10 août 2016 J5 Landmannalaugar Sveinsgil F208 sud 4h01 : j’ouvre un œil…lever de soleil sur les montagnes ! Incroyable, non seulement il ne pleut pas mais en plus il y a du soleil. Branle-bas de combat, il faut en profiter, on se reposera quand il fera moche ! Que pourrait-on bien faire aujourd’hui ? Tiens, si on allait voir les montagnes bleues ? Fred est OK, sans broncher : lui aussi devient obsédé par cet endroit. Je m’attendais à quelques réticences mais non…il faut dire que le fait d’essayer par ce côté doit nous faire découvrir d’autres paysages. Et puis cette fois j’ai une trace GPS (trouvée sur google earth, wikiloc) Nous longeons le bord du lac, survolés par des oies au vol encore assez désordonné ! Il y a encore des progrès à faire avant la migration ! Le vol en V ressemble plutôt à un W ! Puis nous montons vers le col, entre mousses vertes et sources orangées. Après 1h de marche, nous sommes au col, puis nous traversons un petit plateau d’altitude avant de tomber bouche-bée sur les montagnes colorées du Landmannalaugar avec à nos pieds les méandres de la Jokulgil. Nous suivons scrupuleusement notre trace GPS, qui ne passe pas toujours aux meilleurs endroits (notre prédécesseur a dû pas mal tâtonner) quand soudain du bleu apparait au milieu de la rhyolite jaune et rouge ! Il nous faut à présent descendre dans la vallée, rejoindre la confluence, traverser la Sveinsgil puis remonter en face sur cette crête hérissée de pics, gloups ! C’est sur cette crête qu’il y a 4 ans nous avions renoncé, épuisés et frigorifiés. D’ici on voit très bien Skalli et la crête que le groupe de randonneurs que nous avions suivis avant-hier avait choisi de descendre. Elle se termine par une cascade à sec, un ressaut infranchissable ! Il a dû y avoir de l’ambiance dans le groupe quand ils sont arrivés à ce cul-de-sac ! Impossible toutefois d’identifier avec certitude la bonne crête depuis Skalli…Je me demande si les piquets n’ont pas été déplacés… Bref, nous voilà en haut de l’abominable crête. Il y a une trace, qui semble se terminer au niveau des pics. Ensuite nous perdons le sentier. Le vent souffle fort, le sol est instable, les pentes sont raides, on commence à en avoir plein les pattes… Ne trouvant pas de passage « raisonnable » pour continuer au-delà des pics, nous traçons tout droit vers la rivière dans un immense pierrier bien raide et bien instable, mais ça passe. Les collines se rapprochent, on distingue d’ailleurs une tente. Encore une colline, un nouveau pierrier, et nous voilà au bord de la rivière, en un seul morceau, ouf ! Un miraculeux rayon de soleil nous accueille alors que nous arrivons au Graal !

Il y a là un couple de jeunes Suisses qui a bivouaqué ici ! Ils sont bien chargés car ils voyagent sac au dos et trimballent en permanence toutes leurs affaires avec eux, chapeau ! Ils ont randonné avant au Hornstrandir (3 jours de tempête bloqués sous la tente) et ont parcouru le Laugavegur (un peu affolés par le monde) Ici c’est plus tranquille ! Ils repartent vers le Landmannalaugar et nous restons seuls à profiter de l’endroit, l’explorant sous toutes ses coutures. Le fond de l’air est trop frais pour une pause réparatrice, aussi nous décidons de ne pas repasser par l’horrible crête où nous a emmenés notre trace GPS mais de rentrer par la rivière. Une dizaine de traversées à gués plus tard (courant raisonnable et eau au maximum à mi-cuisse. A 2 avec des bâtons c’est sans problème), nous retrouvons la confluence de la Sveinsgil et de son affluent. Le retour nous semble être une formalité maintenant que nous savons où passer. Nous croisons peu avant l’ultime col un couple d’Islandais plus tout jeune, qui a bivouaqué dans un vieux Landrover près du Kirkjufellsvatn comme nous. C’est la 6 ou 7ème fois qu’ils vont aux montagnes « vertes ». Eux les voient vertes. Le temps devient très menaçant mais ça ne semble pas les émouvoir. Il pleut quand nous retrouvons le fourgon…3h de marche pour le retour (4h à l’aller, 3h pour le retour, 17 km et 1000 m de dénivelé) Après une bonne douche, nous parcourons la F208 sud avec un temps aussi bouché que la dernière fois ! Dommage car elle est très belle ! Nous prenons en ministop à plusieurs reprises une motarde dont le compagnon a bien du mal à franchir les gués successifs au volant de sa moto de route bien chargée. A chaque gué, elle embarque avec nous ce qui lui évite de traverser à pied. C’est vraiment chaud pour la moto ! Une chute dans un gué et le moteur est fichu je pense… Du coup il se fait tard et nous nous contentons de quitter le parc d’Eldja où le bivouac est aussi interdit pour aller nous poser au bord de la piste 209. Nous voyons passer une douzaine de 4X4 italiens à la queue leu leu….puis plus personne !

Jeudi 11 août 2016 J6 Fjardrargljufur Il fait trrrès moche, on va pouvoir se reposer (positivons !) Nous regagnons la route N°1, faisons le plein de bouffe, d’eau et de gasoil à Kirjubaejarklaustur, une longue séance internet… Puis une petite balade le long du canyon de Fjardrargljufur, très (trop) fréquenté et très (trop) balisé (cordes un peu partout), histoire de prendre un peu l’air et de s’ouvrir l’appétit. Nous déjeunons quelque part le long d’une piste dans le Myrdalssandur, près de ce que j’appelle une colline « à biquette ». Il y a plein de petites collines surmontées d’une biquette d’herbe, je ne sais pas pourquoi ? Puis en dépit des prévisions pas mirobolantes nous décidons de faire demain le tour du Myrdalsjökull par le nord si bien qu’après avoir poussé jusqu’à Hvolsvöllur pour bien compléter le plein de gasoil, nous trouvons un coin pour la nuit dans les Vosges… enfin quelque part dans une forêt de sapins où l’on trouve même des groseilles, sur la route 261, un peu avant qu’elle ne se transforme en piste.



Vendredi 12 août 2016 J7 F261 F210 Strutur F232 Il a plu toute la nuit, ça sent bon le sous-bois. La veille nous avons fait une petite balade dans la forêt, qui est exploitée, en témoigne cette toute petite scierie. Nous dépassons la dernière ferme avant le domaine des glaciers. Comme il a bien plu, ça ruisselle de partout, ce qui m’inquiète un peu pour les gués. Cette piste F261 longe en rive droite la Markafjlot vers Thorsmork . Elle est bien plus facile que la F249, en rive gauche et permet d’avoir un bon aperçu de cette vallée. Il faut toutefois une voiture avec une bonne garde au sol. Le Gigjokull, admiré en mai, nous fait en cette fin d’été un peu pitié. C’est une langue de l’Eyjafjallajökull, le fameux glacier dont un volcan sous-glaciaire a bloqué le ciel européen il y a quelques années. Nous arrivons « en face » de Husadalur, principal camp de la vallée de Thorsmork, inaccessible puisque la Markafjlot n’est pas franchissable à cet endroit (on la traversera plus au nord sur un pont). Au-dessus de Husadalur, le Valahnukur où nous sommes montés en mai. Ensuite la piste grimpe sur les flancs de Einhymingur, la montagne cornue, emblématique du trek du Laugavegur. A ses pieds le refuge de Hrutkollur et déjà des couleurs d’automne. Il faut désormais un vrai 4X4. Plus loin plusieurs gués, dont celui-ci sur la Innri-Emstrua. C’est par-là que nous partageons la piste avec les marcheurs du Laugavegur mais à cette heure matinale il n’y a pas encore grand-monde. Pour ceux qui voudraient faire ce trek sans croiser de voiture (pas très glamour de marcher là où passent des voitures je trouve), faites comme nous : les pistes 261 et 210 n’ouvrent qu’après la 208 (piste qui mène au Landmannalaugar) donc en tout début de saison, il n’y a sur le trek aucune voiture et beaucoup moins de marcheurs, mais de la neige (pieds mouillés garantis !) Certes en tout début d’été vous ne verrez pas ces attendrissantes fleurs roses qui égaient ce paysage minéral… Nous arrivons au gué de Hvanngil vers 9h mais ne le traversons pas puisque nous poursuivons vers l’est sur la F210. Après un passage laborieux sur des plaques de lave où il faut vraiment rouler au pas, nous traçons sur le Maellifellsandur, immense désert de sable noir, où trône le…Maellifell encapuchonné d’épais nuages. Juste avant ce volcan, nous tournons vers le nord en direction du Strutur, autre volcan emblématique, près duquel se trouve le refuge éponyme. Nous sommes sur le Strutivegur, sentier de randonnée infiniment moins fréquenté que le Laugavegur (mais aux paysages moins colorés) Nous déjeunons puis partons faire trempette à Strutslaug, source chaude située à quelques km. Il ne s’agit pas vraiment d’une simple balade digestive, mais d’une vraie randonnée avec un peu de dénivelé. Nous remontons d’abord une jolie rivière bordée de mousse fluorescente qui contraste avec la roche volcanique d’un noir profond, puis nous la quittons pour grimper sur le plateau ce qui nous offre une vue terrible sur le Mordor ! Encore quelques montées et descentes (le plateau est sillonné de ruisseaux qui ont creusé la cendre) et nous arrivons en vue du Holmsarlon et de ses marécages moussus. La source chaude se trouve au nord-ouest du lac (le sentier est balisé puisqu’on est sur le Strutivegur) Eclaircie miraculeuse en arrivant : un groupe d’anglais tout roses nous accueille gentiment. Le hotpot est very hot et il faut passer par ici et surtout pas par là si on ne veut pas finir comme un homard ! Pendant qu’ils se rhabillent nous explorons un peu les alentours : ici on doit pouvoir faire cuire un œuf très rapidement ! Nous faisons une trempette rapide car l’eau est beaucoup trop chaude pour moi, impossible de m’y plonger entièrement. Arrivent ensuite 2 Suisses (encore ! et toujours des germanophones) qui font le Strutivegur. Nous leur cédons volontiers la place, on est à point ! Retour vers le refuge de Strutur, en dépassant les Anglais complètement ramollis par leur baignade (je me demande s’ils sont rentrés avant la nuit !) En tout cas cet hélico qui passe devant le Strutur (968 m contre 790 pour le Maelifell) n’était pas pour eux… Cette fois le Maelifell s’est échappé des nuages ! On distingue la piste qui mène au refuge de Strutur. Au fond le Myrdalsjökull. Nous repassons en face du Mordor avec sa rivière de sang qui se mélange plus bas à une rivière d’un bleu plus classique. Nous prenons tout notre temps pour déguster la fin de la piste et nous émerveillons de voir un peu de vie dans cet univers si austère !

Afin d’éviter un gué réputé difficile nous quittons la F210 et poursuivons sur la F232. Après le noir du Myrdalssandur, le sol reprend des couleurs. Nous longeons le Myrdalsjökull depuis plusieurs dizaines de km et celui-ci nous impressionne toujours autant. Il fait presque nuit quand nous nous posons près de la Holmsa. Nous avons adoré cette traversée, même si nous n’aurions pas boudé quelques rayons de soleil supplémentaires !

Samedi 13 août 2016 J8 Langisjor Breidbakur Skaelingar Eldja F233 4h15 une lueur rose me réveille ! Vite, profitons de cette lueur solaire inespérée ! La nature s’éveille à peine, nous dérangeons des foultitudes d’oies « roses », tandis que les moutons émergent tout juste, presque tous endormis sur les flancs nord-est des collines afin de profiter du soleil levant. Devrons-nous traverser ces méandres de la Holmsa qui ondulent paresseusement dans la plaine ?



Non la piste les contourne, passe près du Sandfellsjökull et après un ou deux gués débonnaires rejoint la 209 puis comme il ne pleut pas et qu’il nous reste plein de carburant, nous filons par la F208 en direction de Langisjor, où nous étions allés il y a quelques années avec un temps pourri. J’espère cette fois pouvoir admirer la vue depuis le Sveinstindur (1103 m) Le temps d’avaler un morceau, son sommet disparait dans les nuages, grmbl ! J’active le plan B (B comme Bien moins fatigant !) : une piste (il y a un panneau) mène vers Breidbakur, à l’ouest du Langisjor, allons voir ce qu’il en est. Elle est superbe, bien que parfois assez difficile (pentes raides et gros cailloux). Nous n’y croisons qu’un gros camion 4X4. C’est un cul de sac mais ça vaut vraiment le coup d’aller tout au bout (1h de mémoire pour 10 km) A l’est la Tungnaa qui nait du Vatnajökull Et à l’ouest le Langisjor. Au-delà par beau temps on doit pouvoir discerner la chaine du Laki, mais pas aujourd’hui… Retour sur la F235 puis nous prenons à G (vers l’est) une piste qui passe dans un lac ! La piste (difficile) passe donc dans le Blautulon, on la voit qui réapparait un peu plus loin. Rien de difficile mais c’est assez flippant car on ne voit pas d’éventuels rochers immergés. Elle passe ensuite un peu au sud d’Uxatindar aux petits airs de Devil’s Tower. Plus loin elle longe la Skafta. Malgré une météo qui s’améliore je ne parviens toujours pas à distinguer les volcans du Laki…pourtant tout proches en théorie (6 km) Je pense qu’ils sont trop petits et qu’on ne les identifie que lorsqu’ils sont alignés comme lorsque l’on grimpe au sommet du Lakagigar. Nous passons près du refuge de Skaelingar où nous franchissons le gué 3 fois dont une fois en marche arrière (gloups, qq gros cailloux) pour faire traverser un randonneur (un Français cette fois) Encore un gué assez profond mais sans courant et nous revoilà sur la F208 près de la faille d’Eldja, où nous ne sommes jamais allés, craignant la foule. La lumière devient superbe en cette fin de journée et il ne devrait plus y avoir trop de monde : allons-y ! Nous devenons civilisés et prenons même avis auprès de la rangerette quant au plus beau sentier ! Elle nous conseille sans hésiter de prendre celui du haut, qui permet de surplomber la rivière et offre une vue grandiose sur Ofaerufoss et le Gjatindur. Nous réalisons que nous sommes passés tout près tout-à-l’heure ! J’adore au fil de nos pérégrinations comprendre et reconnaitre peu à peu le paysage. Quand il fait beau c’est plus facile évidemment ! Nous descendons vers la cascade, puis remontons jusqu’à une plate-forme métallique fort intelligemment placée derrière un éperon rocheux, ce qui la rend quasi invisible de loin. Retour au fourgon par le bas, toujours dans la belle lumière du soir. Encore une journée qui finit en beauté ! Enhardis par les capacités de franchissement de notre fourgon, nous décidons d’aller voir de plus près ce fameux gué sur la piste F233, réputé difficile et que nous avions choisi d’éviter lors de notre tour du Myrdalsjökull. Depuis la F233, nous apercevons une dernière fois au loin la gigantesque faille d’Eldja, puis la piste descend dans la vallée et rejoint le Strutivegur au niveau du gué sur la Sydriofaera. Nous suivons scrupuleusement les indications de notre Trackbook et ça passe sans problème. Nous dormons un peu plus loin au bord de la piste. Je me rends compte à présent que nous avons bêtement oublié d’aller voir à quoi ressemble le lac Alftavoetn (à ne pas confondre avec l’Alftavatn situé plus à l’ouest).

Dimanche 14 août 2016 J9 F233 F210 langues glaciaires du sud Pas de lueur rosée ce matin, il fait moche, trrrès moche. Encore quelques gués et nous rejoignons la F210, faisons nos adieux au Maelifell et au Myrdalsjökull, dérangeant à nouveau quelques oies dans la vallée de la Holmsa.

Petit détour vers la cascade d’Axlarfoss (remarquez toutes les petites résurgences à G de la cascade) Puis nous poursuivons vers le sud du Myrdalsjökull. Point météo sitôt arrivés sur la route N°1 : les prévisions ne sont guère folichonnes pour les jours à venir dans le sud, filons donc vers l’est ! Nous faisons une pause déjeuner près du Breidarlon : une piste permet de s’approcher tout près du glacier ! Puis nous faisons un saut au Fjallsarlon, qui comme le Breidarlon est un lac issu du Vatnajokull, plus grand glacier d’Islande et d’Europe, grand comme la Corse. Incontournable arrêt au Jokulsarlon, où il y a un monde fou et même des bouchons sur le parking ! Nous remarquons des cartons sur plusieurs glaçons ?! Si quelqu’un a une explication ?! Moins de monde sur la plage du Jokulsarlon… Puis nous prenons la piste F985 qui monte au-dessus de la langue glaciaire du Skalafellsjökull mais le temps est si bouché que je n’ai aucune photo potable ! De cet endroit partent plusieurs « pistes » qui permettent (avec des engins adaptés of course) de traverser le Vatnajökull, ça m’épate ! Sous la pluie, nous reprenons la route N°1 et dormons sur une piste qui descend vers la mer un peu après Höfn.

Lundi 15 août 2016 J10 Therribjörg Encore une journée grise qui s’annonce, profitons-en pour rouler et changer de région. En route pour Egilstadir où nous faisons un bon ravitaillement, une bonne séance internet. C’est fou le nombre d’Italiens rencontrés cette année en Islande, particulièrement dans l’est ! J’ai repéré une rando au nord de Egilstadir, près de la route 917 qui était fermée en mai. Une piste qui part de la 917 permet de s’approcher du départ de la balade, mais nous devons nous arrêter un peu avant le parking car c’est impossible pour nous de franchir ce bourbier en montée. Après 1/2h de marche nous arrivons au vrai départ de la rando, il est déjà 15h00 passées… L’éclaircie espérée dans l’après-midi se fait attendre… Le sentier, balisé, file vers le nord dans des champs de cailloux pas très « roulants ». Le ciel est couvert, et au fil de la montée nous nous retrouvons dans les nuages, grmbl ! L’heure tourne, et je me demande si ça vaut bien la peine de poursuivre quand une trouée dans les nuages nous donne un petit espoir.

Voilà les montagnes colorées de Therribjörg que nous cherchons 600 m plus bas, cette petite crique faisait office de port de commerce ( !!! c’est dire si le coin est par ailleurs hostile à toute forme d’accostage) mais les difficultés pour hisser ensuite la marchandise au sommet de la falaise ont rapidement conduit à son abandon. Il nous faudrait descendre au niveau de la mer pour bien profiter de la vue sur les falaises mais il se fait tard, le temps est incertain, le sentier est hyper raide dans des éboulis, si bien que nous préférons rebrousser chemin. Quelques rayons de soleil sur le chemin du retour essaient de nous faire changer d’avis…sans succès. C’est une balade à faire par beau temps et de préférence le matin pour avoir un bon éclairage sur les pics colorés. L’éclaircie arrive enfin, découvrant les sommets du massif des Dyrfjöll. A nos pieds le Heradssandur, gigantesque delta de 25 km de large, où se jettent pas moins de 3 rivières dont la Jokulsa a dal issue du Vatnajokull (encore lui !). C’est sur cette rivière glaciaire (et la Jokulsa i Fjlotsdal qui se jette dans le Lagarfjlot) qu’a été construit le gigantesque barrage de Karahnjukar, où nous irons dans les jours qui viennent. Nous reprenons la route 917 en direction de Vopnafjordur et nous trouvons une petite piste au bord de la mer pour passer la nuit, juste en face du village. Coucher de soleil wagnérien qui nous fait presque louper un superbe arc en ciel tellement nous sommes hypnotisés par les couleurs du ciel ! A l’ouest (ben oui !) le soleil couchant et dans notre dos cet arc en ciel qui va durer plusieurs dizaines de minutes !

Mardi 16 août 2016 J11 Stori Karl Hjodaklettar Karl og Kerling Herdubreidalindir Au programme aujourd’hui la péninsule de Langanes pour aller voir une colonie de Fous de Bassan (îlot de Stori Karl) La piste est longuette et je croise les doigts pour que les fous soient au RDV car les paysages à eux seuls ne justifient pas tous ces km. Toujours matinaux, nous y arrivons vers 7h30 et le site est désert… Quelques pas vers la mer et oui ! Le rocher est blanc d’oiseaux, ça virevolte dans tous les sens. Tous les stades de maturité sont représentés et les jeunes ados s’entrainent à la voltige aérienne. En y regardant bien, quelques cadavres d’oiseaux flottent entre deux eaux au pied de la falaise. Ça passe ou ça casse ! Et visiblement il y a pas mal de pertes… Une passerelle en surplomb permet d’admirer sans risque les volatiles, il fait très bon, nous passons un bon moment sur place avant de reprendre la piste. Beaucoup de bois flotté comme partout sur la côte nord. La piste pour Hjodaklettar était fermée en mai et comme nous avions envie d’y retourner (vu une seule fois avec les enfants en 2003, ça commence à dater), nous allons y faire une petite balade. Nous passons près de la grotte de lave, où se déroule une cérémonie étudiante apparemment, puis on continue vers la montagne rouge qui surplombe la Jokulsa A Fjollum, issue du….Vatnajökull (encore !) C’est cette rivière qui donne les cascades de Selfoss, Dettifoss et Hafragilfoss où nous avons fait une superbe balade en mai. A présent, il y a déjà quelques couleurs automnales et pas mal de myrtilles et autres camarines. Le ciel est blanc, il y a pas mal de monde, on connait déjà un peu le coin, bref…bof ! Tiens si nous allions vers le sud, voir Karl og Kerling, nous ne connaissons pas et personne ne va par là… Très bonne surprise cette petite balade de quelques km : le ciel est bleu et blanc, il n’y a personne et on découvre l’endroit et ça nous a bien plu ! 2 énormes colonnes de basalte s’élancent vers le ciel dans un méandre de la tumultueuse Jokulsa (… a Fjollum donc) qui se fraie un passage entre orgues basaltiques et cendres rouges Tandis que quelques fleurs égaient le tableau… Nous repartons vers l’aval et le parking, puis reprenons la route 862 vers Myvatn. Le ciel se dégage et c’est un festival de lenticulaires avec une lumière splendide ! Si on en profitait pour faire la F88 au moins jusqu’à Herdubreidalindir ? OK, mais d’abord filons à Myvatn refaire le plein de gasoil ! Nous ne prenons pas le temps de nous arrêter pour faire des photos du ciel, persuadés que cela va durer mais hélas, le temps de passer à Myvatn, le ciel se normalise… Je suis sûre que ceux qui étaient ce 17 août 2016 vers 17h00 dans ces parages gardent du ciel un souvenir ému, c’était splendide… Bref, voilà le ciel quand nous arrivons en vue de l’Herdubreid, pas mal mais tellement moins magique que 2 h avant, snif…Ce volcan tabulaire est emblématique de la région ! On le voit de presque partout…quand le temps le permet ! Nous longeons la Jokulsa a Fjollum, encore elle, qui s’étire entre désert et montagnes. 1er gué sur la Linda, son affluent puis 2ème gué, bien balisé. Tout au fond l’imposant massif de Kverkjoll avec sa langue glaciaire caractéristique qui coupe en 2 la montagne et au 2ème plan l’oasis de Herdubreidalindir. Ciel flamboyant au crépuscule, Aux couleurs du drapeau islandais.



Quelques campeurs arrivent encore après nous. Ce sont pour la plupart des Islandais qui savent que cet endroit est bien plus douillet que le minéral camp de l’Askja.

Mercredi 17 août 2016 J12 Askja coulée du Bardabunga Pluie durant la nuit et même au réveil. Du coup grasse mat’ et internet… Le ciel est gris et nous ne faisons pas de photos sur la piste qui mène à l’Askja. Nous y arrivons en milieu de journée. La rangerette (c’est simple on n’a vu sur ce voyage que des rangers filles !) nous confirme qu’une amélioration est prévue à partir de 15h00. Du coup nous prenons le temps de déjeuner avant de démarrer vers 15h30 directement depuis le camp une rando qui mène sur la lèvre du cratère de l’Askja. Le sentier continue ensuite jusqu’au petit lac (le Viti) mais il faut ensuite revenir par la piste, bof. Nous décidons de faire un aller-retour jusqu’au bord du cratère. Le sentier s’élève rapidement au-dessus du camp, Au loin nous apercevons la piste qui monte au parking duquel on rejoint les lacs (Oskjuvatn le grand et Viti le petit chaud par une marche d’une quarantaine de minutes, que nous avons déjà faite 2 fois, autant changer…) Quelques trouées de ciel bleu au loin mais pour le moment nous prenons une bonne averse ! Mais qui dit pluie et soleil dit…arc en ciel ! Il suffit de le chercher, il est là dans notre dos, du côté de l’Herdubreid au pied duquel nous avons dormi cette nuit. Nous dépassons quelques lacs asséchés, qui doivent se remplir lors de la fonte des neiges pour disparaitre ensuite car les ponces et cendres blondes de l’Askja sont très poreuses et ne retiennent pas l’eau. Voici la dernière longueur avant d’arriver sur la lèvre du cratère, alors qu’arrive enfin l’éclaircie attendue ! Au loin l’Herdubreid reste coiffé de nuages. Waouh, quelle vue époustouflante ! Le lac Oskuvatn (1000 m d’altitude environ) scintille au soleil tandis qu’au loin on devine la courbe des bords de la caldeira de l’Askja. En y regardant bien, plus au nord, on devine la dépression du Viti, le petit lac chaud (28°C ) où nous nous étions baignés lors de notre 1er voyage avec les enfants. Le sentier continue vers les lacs. Les gens qui nous suivaient y descendent, tandis que nous restons fascinés à détailler les contours du Mordor (encore !) vers le sud. Nous sommes à contre-jour : les couleurs sont moins perceptibles mais les fumerolles bien mises en valeur. Quand nous sommes arrivés, juste après l’averse, toute la zone où nous sommes à présent fumait sous l’effet de l’évaporation de l’eau de pluie chauffée par le soleil sur le sol de cendres noires. Ça a duré 10 ou 15 mn et puis plus rien. A présent le sol est sec. Nous essayons de repérer l’endroit où s’est produit le gigantesque glissement de terrain en juillet 2014. Un énorme pan de montagne s’est détaché de la partie sud-est des montagnes entourant l’Oskjuvatn, créant un tsunami de plusieurs mètres de haut qui a déferlé vers le Viti. Heureusement cela s’est produit peu avant minuit et il n’y a donc pas eu de victime. A la suite de cet éboulement, le niveau du lac a monté de 1 ou 2 m alors qu’il est le plus profond d’Islande (220 m) et qu’il fait environ 4 km de diamètre ! Pour plus de détails : en.vedur.is/...hes/articles/nr/2929

Le ciel se couvre à nouveau, nous avons bénéficié d’une éclaircie miraculeuse, quel timing ! A la descente, l’Herdubreid (1682 m) semble entrer en éruption ! Il est pourtant éteint depuis 10000 ans, une paille pour l’Islande ! Que faire à présent ? Nous sommes tentés par la piste 910 ouest pour rejoindre la F26 mais les 2 rangerettes interrogées (séparément !) nous la déconseillent fortement sans toutefois nous l’interdire. Nous choisissons d’être raisonnables et d’aller vers Kverkfjoll. Par excès de confiance (nous sommes déjà venus par ici 2 fois) Fred néglige de regarder la carte et m’envoie sans faire exprès sur la piste 910 ouest ! Quand nous réalisons notre erreur, quelques km plus loin, en tombant sur ce lac- le Dyngjuvatn, nous décidons finalement de continuer sur cette piste jusqu’aux premières difficultés. Il sera toujours temps de faire demi-tour ! Comment résister à l’envie de continuer sur cette superbe piste de sable qui nous mène tout droit vers la coulée de lave du Bardarbunga (éruption d’aout 2014 à février 2015), tandis qu’à plus de 70 km de là le Kverkfjoll brille dans le soleil miraculeusement réapparu ! Au nord, l’Herdubreid avec une lumière d’enfer ! Nous traversons une zone parfois inondée-sans doute lors de la fonte des neiges, puis la piste tourne vers le sud-ouest, en direction du Bardarbunga qui se situe en fait très loin dans la partie ouest du Vatnajökull à 70 km, mais sa coulée de lave est venue jusqu’à la Jokulsa a Fjollum, la forçant à se détourner vers l’est. Nous nous arrêtons à un petit parking d’où part une balade de quelques centaines de mètres sur la coulée toute récente. Nous y trouvons des Suisses (encore et toujours des germanophones !) dont le guide connait bien l’Islande. Lui aussi nous déconseille de continuer sur cette 910 ouest. Enfin arrive un gros 4X4 de scientifiques islandais (c’est fou le nombre de scientifiques qui trainent dans le coin !) qui parlent un Français parfait et confirment que la piste traverse des champs de lave difficiles à négocier et qu’ils ont dû faire demi-tour devant un gué trop gros pour leur énorme voiture. L’affaire est entendue, nous n’irons pas ! Avec tout ça il est bien tard, la nuit va tomber aussi décidons nous de passer la nuit sur ce parking. Atmosphère de fin de journée et de bout du monde incroyable. Cerise sur le volcan, la pleine lune se lève majestueusement tandis que le massif de Kverkfjoll s’emmitoufle dans une couette de nuages pour la nuit.



Ah là là ! Quelle journée encore une fois ! Merci Fred de n’avoir pas regardé la carte !

Jeudi 18 août J13 Skafta, Askja bis, Kverkfjoll Excellente nuit avec des rêves de volcans et de coulée de lave qui dévalent les escalators d’un centre commercial, trop bien ! Il fait beau, très beau, immensément beau ! Vite, 5h30, on décolle. Hier sur la belle piste de sable, nous avons vu un petit panneau marqué Svarta, si on allait voir ! Nous longeons vers l’aval la coulée de lave du Bardabunga : la fraicheur matinale et le contre-jour révèlent une foule de fumerolles, c’est magnifique (bon OK, j’aurais payé cher pour survoler l’éruption mais c’est trop tard !) Au sud Kverkfjoll garde encore un peu sa couette, le fond de l’air est frais là-haut à presque 2000m! La piste est bien balisée, elle mène jusqu’à la confluence de la Svarta (une rivière étrange qui apparait comme ça au milieu du désert, on la voit très bien sur Google Earth) avec la Jokulsa a Fjollum dont le cours a été détourné par la coulée de lave. A présent, 2 ans après l’éruption, la coulée et donc la rivière ont refroidi et il n’est plus possible de s’y baigner agréablement ! Quelle étrange impression d’assister à la création de la planète en léger différé ! Sur notre « vieux continent » nous n’avons pas l’habitude de voir un paysage se modifier en quelques années sans intervention humaine… Retour en repassant par le Dyngjuvatn, vers le camp de Drekagil, au pied de l’Askja. Il est encore tôt, tout le monde ou presque roupille encore et les tours opérateurs n’ont pas encore eu le temps d’arriver de Myvatn : si on en profitait pour une petite virée par le chemin classique jusqu’aux lacs Oskjuvatn et Viti. 8h15 : personne en arrivant sur le site, excepté nos Suisses de la veille qui sont déjà sur le chemin du retour. Au 1er plan le Viti 28°C et plus loin l’Oskujuvatn, d’un bleu profond. Bel écrin rouge pour le petit lac aux eaux laiteuses ! Nous reprenons la F88 sur quelques km avant de bifurquer sur la F910 (Est !) pour traverser la Jokulsa (A Fjollum) puis vers la F902 en direction de Kverkfjoll. La piste nous avait enchantés la dernière fois et c’est encore le cas aujourd’hui. Un peu de verdure au milieu du désert par ci, Une colline jaune aux allures de dune par- là,

une montagne rouge un peu plus loin, des champs de pierre ponce à perte de vue, jusqu’à l’Herdubreid. Nous arrivons vers 15h00 au refuge de Sigurdaskali, payons pour la nuit (3600 ISK pour 2), et poursuivons jusqu’au parking de la grotte de glace. L’accès en est déconseillé et de toute façon pas facile puisqu’il faut marcher sur la moraine glacée pour franchir une rivière avant d’accéder à la grotte. Nos crampounets nous aident bien ! Nous faisons une très courte et brève incursion à l’entrée de la grotte : des blocs de glace tombés du plafond ne nous donnent pas envie de pousser plus avant l’exploration ! Retour acrobatique au parking d’où l’on aperçoit les fumerolles de Hveradalur, une zone géothermique située en haut du glacier, que nous avons effleurée lors d’une superbe rando la dernière fois. sites.google.com/...hautesterresislande/

En payant pour la nuit j’ai questionné la rangerette quant à la possibilité de dormir dans la cabane des glaciologues en haut du glacier : ce n’est possible qu’accompagné d’un guide… Elle me confirme d’autre part que la rivière chaude de Hveragil située à l’est de Sigurdaskali est désormais froide depuis un phénomène brutal de fonte glaciaire il y a quelques jours. Bref, nous retournons au camp et profitons du beau temps pour grimper au Virkisfell, petit sommet qui surplombe le camp. De là-haut nous observons la naissance de la Jokulsa A Fjollum issue du Dyngjujökull, langue du Vatnajökull. Plus loin l’énorme coulée de lave du Bardarbunga et tout au fond le massif de l’Askja. Vers le nord l’inévitable Herdubreid. Gros plan sur le glacier, la rivière et la moraine : la terre est bien vivante, quelle énergie ! Vers le nord-est les montagnes prennent des reflets dorés dans le soleil couchant.

Vendredi 19 août 2016 J14 Hvannalindir Ciel limpide au réveil ! Nous quittons Kverkfjoll par la F902 puis bifurquons vers la F903 par endroits très austère pour prendre le temps de découvrir plus en détails l’oasis de Hvannalindir où nous sommes déjà passés il y a 4 ans mais sans prendre le temps de nous y arrêter. La Linda n’est pas une rivière glaciaire, ses eaux sont limpides et la traverser est un vrai régal. Une piste en cul de sac part vers le sud : nous nous garons au terminus quelques km plus loin et grimpons par un sentier balisé vers le col situé à l’est. De cet endroit nous surplombons les méandres de la Linda (pas la même qu’à Herdubreidalindir), qui se faufile dans une coulée de lave ancienne. Cet endroit fut habité il y a très longtemps par des hommes qui vivaient de l’élevage des moutons et de la capture des oies sauvages. Même s’il s’agit d’une oasis, vivre ici devait être incroyablement difficile. Sur ce panoramique, on distingue de G à D le massif de Kverkfjoll à 30 km, au centre de l’image et à l’arrière- plan celui de l’Askja puis la forme tabulaire de l’Herdubreid et enfin la rivière Kreppa, qui nait du Bruarjökull (langue du Vatnajökull) Nous descendons de l’autre côté du col vers les gorges de la Kreppa. A l’arrière- plan le Bruarjökull et Kverkfjoll. Retour vers Hvannalindir (dont le nom vient de l’angélique, la fleur qui pousse ici à profusion), l’oasis autrefois habitée, cernée de montagnes désertiques. Ici il y a de la vie !



Mais dès que l’on s’éloigne des rives de la Linda, la végétation se raréfie puis disparait complètement. Voilà l’endroit où vivaient vers les années 1760 un couple de hors-la-loi. Ils s’abritaient dans des cavités naturelles au sein même de la coulée de lave. Bonne cachette mais vraiment pas douillette ! On a bien aimé cet endroit tout en contraste ! Nous reprenons la piste vers le nord, franchissons le 2ème gué sur la Linda puis poursuivons sur la F910 puis la F905 vers Modrudalur et la route N°1. La piste est assez pénible alternant tôle ondulée et plaques de lave où il faut rouler au pas. Voilà la carte de la région. Notez qu’on ne peut pas camper à Hvannalindir, c ‘est bien dommage car le coin est charmant. La cambuse est vide, il est temps de refaire les pleins à Egilstadir, plongée dans la soupe. Seuls les Dyrfjoll émergent des nuages ! La météo est tristounette pour demain, seule la région de Lonsoarefi sur la côte sud-est semble épargnée par le mauvais temps : nous filons donc plein sud sur la 938, puis la 939 et dormons au bord de la mer juste après Djupivogur.

Samedi 20 août J15 F980 vers Lonsöraefi Stafafell Réveil vers 5h du fait de la belle lumière qui filtre dans le fourgon ! Je file dehors faire quelques photos et c’est la débandade chez les huitriers-pies qui passent et repassent en escadrilles bruyantes !

Dans cet extrême sud-est de l’Islande, il y a une multitude d’oiseaux ! Je pense qu’ils se préparent pour la grande migration d’automne : on les voit se nourrir, s’entraîner à voler en formation, prêts pour le grand voyage dès que les conditions seront optimales. Quelques taches blanches inertes nous rappellent que la nature (et les voitures) ne fait pas de cadeaux. Il y aurait de quoi nourrir plusieurs familles de renards mais nous n’en voyons pas, ils sont chassés… Nous quittons la côte juste après avoir dépassé Stafafell en tournant sur la piste F980 qui mène à Lonsöraefi Nature Reserve. La piste est réputée difficile, principalement à cause d’un gué délicat. Allons voir, nous ferons demi-tour si besoin. La lumière matinale est superbe et nous avons même la chance d’apercevoir un renard polaire qui dispute à un grand labbe et à un goéland marin la carcasse d’un mouton. Après une dizaine de km de piste, nous voilà arrivés dans la vallée de la Jokulsa I Loni, qu’il nous faut traverser. Nous négocions 1 ou 2 méandres puis ça se corse : celui-ci semble profond avec pas mal de courant. Fred se dévoue pour aller à pied sonder les fonds et tenter de trouver un passage. Nous ne voyons même pas où se trouve la piste de l’autre côté : le lit de la rivière fait environ 1 km de large et nous devinons tout là-bas grâce aux jumelles et à la présence d’un panneau qu’elle doit réapparaitre à perpète ! Bref, nous décidons de faire demi-tour, ça nous semble trop hasardeux, d’autant plus qu’il faudra ensuite refaire le chemin inverse et que nous savons que sous l’effet du soleil le niveau des rivières glaciaires monte au fil de la journée. Nous pensons suivre les traces que nous avions prises à l’aller, erreur ! Après 20 m nous voilà posés dans du sable mou, sans danger immédiat puisqu’il n’y a qu’une vingtaine de cm d’eau. Nous sommes samedi, il est 8h du matin, nous avons bon espoir qu’une voiture passe et nous libère d’un petit coup de sangle. Nous patientons 4h en vain, et finissons par contacter le 112 (il y a du réseau) qui nous passe la police locale qui nous envoie un dépanneur. 1h plus tard plus tard arrive un fourgon allemand sosie du nôtre, qui aurait pu nous aider mais le dépanneur est en route et Madame n’est pas chaude pour prendre le risque de traverser … Bref, un gros 4X4 arrive tout schuss et en 2 mn nous voilà tirés (au sens propre) d’affaire. Nous payons un peu plus loin par carte bancaire, dès que nous retrouvons suffisamment de réseau : 323 €. Pour l’Islande, ça me semble correct (ils sont venus à 2, un samedi, de Höfn située à 30 km de route + 10 km de piste pas roulante) Plutôt penauds, nous nous rabattons sur les collines colorées de Stafafell mais le charme n’opère pas. Le ciel s’est couvert, l’endroit est un peu fréquenté (il y a quelques maisons de vacances dans le coin) et les possibilités de randonnée semblent se limiter à la remontée d’une ou deux gorges qui seraient mieux mises en valeur par quelques rayons de soleil. Nous nous installons pour la nuit près du phare de Eystrahom à l’est du Lonsfjördur.

Dimanche 21 août 2016 J16 Hallomstadur Snaefell Retour sur Egilstadir puis nous filons le long de la rive sud du Lagarfjlot. Il fait gris, aussi nous en profitons pour faire une halte champêtre dans la jolie forêt de Hallomstadur où pousse profusion de myrtilles, groseilles et autres framboises. Il y a même ici aussi une scierie ! Dire que l’Islande était autrefois boisée comme peut l’être la Scandinavie (nous sommes à la latitude de Bergen) Lors de l’arrivée des premiers vikings il y a plus de 1000 ans, un tiers du pays était couvert de forêts ! Le bois a été coupé pour se chauffer et se loger, l’élevage des moutons a empêché la régénération de la forêt et aujourd’hui la forêt représente moins de 2% du territoire (2 fois plus qu’en 1950) contre 11% pour les glaciers ! Depuis 1950 de nouvelles forêts sont plantées (et protégées du pâturage), avec une accélération depuis 1990. 13 ans se sont écoulés depuis notre 1er voyage en Islande et en effet la différence est flagrante ! Pas de photos du Lagarfjlot dont les eaux grises ne nous inspirent pas. Les eaux turbides de la Jokulsa A Dal, rivière dont j’ai parlé plus haut, qui se jette normalement dans la mer sur la côte nord, sont en grande partie détournées au niveau du barrage de Karahnukur pour alimenter une usine hydro-électrique, puis rejetées dans la Jokulsa I Fjoltsdal qui se termine dans ce lac dont la couleur reflète l’énorme quantité de sédiments qui autrefois allaient directement dans l’océan. L’écosystème en serait bouleversé puisque la lumière peine à pénétrer les eaux du lac et n’assure plus la photosynthèse nécessaire aux plantes qui nourrissent les poissons…Toute cette histoire a fait couler beaucoup d’encre et suscité beaucoup de controverse. La construction de ce gigantesque barrage s’est accompagnée de la création d’une route en parfait état jusqu’à celui-ci. On pénètre donc en toute facilité le domaine des Hauts Plateaux par la 910 (est). Alors que la plaine était sous les nuages, plus haut la couche nuageuse semble se disloquer, Même si le Snaefell reste emmitouflé. Nous tournons à G vers le sud sur la piste F909 et apparait le ciel bleu ! C’est une zone de pâturage pour les rennes (même si leur territoire a diminué depuis la création du lac de barrage, le Halslon) et je scrute en vain le paysage à leur recherche. Quand je détaille les indications de ce panneau, je me dis qu’ils doivent se planquer car la chasse est ouverte depuis quelques jours. D’ailleurs on entend un coup de feu… Je lève le suspense de suite, nous ne verrons qu’un seul renne, mort (sans doute le coup de feu entendu un peu plus tôt) sur un quad lui-même tiré par un gros 4X4 (dont le conducteur ne dit même pas merci quand on s’écarte pour le laisser passer, comme chez nous quoi !). Des bois magnifiques, snif ! J’en suis toute retournée… Ils ont été importés de Norvège au 18ème siècle, pour en faire l’élevage, sans succès et sont retournés à l’état sauvage. En fait le renard polaire est le seul animal « indigène », il serait arrivé il y a trrrès longtemps par la banquise. A partir du 1er septembre, les oies aussi sont tirées… Bon, revenons à nos paysages magnifiques…. De ce côté ouest le Snaefell (1833 m, à ne pas confondre avec son homonyme de l’ouest dans la péninsule de Snaefellsness !) resplendit dans la chaude lumière de l’après-midi. Ce volcan éteint depuis 10000 ans est le plus haut sommet « libre » d’Islande si l’on excepte les montagnes prisonnières du Vatnajökull. Il s’élève de plus de 1000 m dans la plaine. Bref, il en impose… Nous dépassons le refuge, puis le parking du sentier qui mène au sommet du Snaefell, traversons encore un gué en admirant au loin le scintillement du Bruarjökull et de Kverkfjoll, et poursuivons la piste vers le sud, en faisant un petit détour au sommet du Bjalfafell. De ce petit sommet nous reconnaissons vers l’ouest de D à G après le Snaefell, l’inévitable Herdubreid puis le massif de l’Askja et enfin le Bruarjökull. Vers l’est l’Eyjabakkajokull. Derrière c’est le Lonsöraefi où nous nous sommes ensablés la veille ! Voilà la face sud du Snaefell, nous essayons de deviner par où l’on peut accéder au sommet… Nous nous rapprochons lentement de l’Eyjabakkajökull. La visibilité est excellente : à l’arrière- plan derrière le lac Haslon, Trolladynja est à 75 km, Askja et Herdubreid à 60 km ! Dans notre dos, le roi Snaefell et ses vassaux ! Allons-nous monter sur le glacier ? Pas possible, une rivière de fonte nous en sépare ! Il fait un froid de canard près de cet immense congélateur d’où s’écoule une bise glacée ! Doudoune et coupe-vent indispensables alors que nous étions en polaire il y a quelques km. Nous prenons la piste du retour alors que la lumière devient de plus en plus belle, quel spectacle ! L’eau est partout ! Sous toutes les formes ! Et ici une jolie mousse qui profite d’une résurgence semble presque fluorescente sur sol de cendres noires. Elle pousse aussi dans les moindres rigoles, profitant de l’eau, source de vie et du relatif abri qu’offrent ces minuscules dépressions contre le vent. Nous n’avons pas envie de dormir près du refuge que nous imaginons plein de chasseurs (sans doute à tort) et décidons de quitter le parc (où le bivouac est interdit hors du camp) et de trouver un coin pour voir le soleil se lever demain sur le volcan. Derniers rayons fantastiques sur le volcan ! Garanti sans colorant ni retouche !

Lundi 22 août 2016 J17 Snaefell Laugavellir Pas de lever de soleil ! Le volcan est dans la soupe (et nous aussi) Pas de panique…nous avons remarqué hier que les nuages s’accumulent à l’est du volcan et qu’il peut faire beau de l’autre côté… Nous avons d’ailleurs vérifié et revérifié la météo : il devrait faire beau ! Pas envie de me farcir 1033 m de dénivelé pour ne rien voir. Je n’aime pas le sport ! Et voilà, nous sortons des nuages ! Départ vers les nuages (mais le sommet est au soleil hein !)…pour l’ascension du volcan vers 7h30, il y a déjà 3 ou 4 autres voitures sur le parking. Un 1er névé est franchi dans la soupe, ça monte lentement mais sûrement, on ne voit pas grand-chose d’autre que nos pieds et la brume nous rafraichit bien ! Puis nous émergeons des basses couches, nous entrons dans le domaine des Dieux (c’est vraiment l’impression que ça donne !) Quel spectacle ! Le sentier est bien tracé. Le seul passage vraiment pénible est finalement cette crête très raide et glissante (dont j’appréhende surtout la descente) Le balisage disparait d’ailleurs à partir de là et un temps dégagé est indispensable pour continuer à moins d’avoir une trace GPS. Fred m’attend pour mettre les crampounets car la suite se passe dans la neige. Nous croiserons d’autres marcheurs qui redescendent du sommet, sans crampons et sans problème. Mais puisque nous les avons, c’est tout de même plus confortable. Idem pour les bâtons de marche… Dernière ligne droite vers le sommet, ouf, nous y sommes ! 1833 m. Il est temps car ça se couvre ! Le Herdubreid et son allée de nuages : on ne l’aura jamais autant vu que cette année ! Le fond de l’air est frais là-haut, il faut redescendre…Au loin le Haslon et Kverkfjoll. A l’est d’énormes ondulations nuageuses !

Ah, ça va mieux à la descente ! Nous repassons près des séracs Puis sur la crête Puis à droite de cette crête de rhyolite assaillie de nuages Ensuite nous repassons dans la soupe, en émergeons assez vite, Repassons le gros névé, au soleil. Au fond la colline de Bjalfafell où nous sommes montés hier depuis la piste qui mène au glacier. Après 5h de marche, nous retrouvons le fourgon, tandis que les nuages arrivent cette fois tous azimut… Quel timing ! Fred a envie de retourner à la cascade chaude où nous étions allés il y a 4 ans, nous n’en sommes pas très loin… En route donc pour le barrage de Karahnukur, où nous admirons l’arc-en-ciel sur le flux résiduel de la Jokulsa A Dal (le gros du débit est détourné pour alimenter une centrale hydro-électrique), ça pulse ! Nous voilà sur la rive NO du Halson avec la vue sur le Snaefell. Ensuite nous prenons une mauvaise piste (après avoir fait demi-tour sur la bonne !!) parcourons 17 pénibles km en 2h pour finir par nous planter dans une ornière 100 m avant la fin de la piste ! Personne dans le coin, pas de réseau….bref, Fred finit par nous déplanter après moult manœuvres de cric, ouf ! Un bon décrassage s’impose ! Elle est toujours aussi bonne !

Mardi 23 août 2016 J18 Dyrfjoll Hvitserkur Nous avons trrrès bien dormi près de la cascade dont nous explorons un peu les alentours. Fred refait un petit plouf, Puis nous reprenons la (bonne) piste, en fait indiquée partout sur les panneaux informatifs de la région (que je photographie mais ne lis qu’après une fois rentrée…) Voilà la vallée de la cascade chaude de Laugavellir. Nous repassons près du Haslon avec à l’est le Snaefell et au sud Kverkfjoll. Passage rapide à Egilstadir (carburant, eau, bouffe, poubelles…) et nous filons plein nord vers le massif de Dyrfjöll qu’on avait adoré en mai ! J’ai repéré 2 randonnées dans le coin : le tour de Hvitserkur (à ne pas confondre avec l’arche de la côte nord…) et Störurd. Comme la journée est déjà avancée, nous optons pour Hvitserkur, d’autant que les Dyrfjöll sont dans les nuages. Départ vers 14h après avoir déjeuné près de la mer à Bakkagerdi, puis pris la piste F946 sur son 1er tiers. Un panneau indique le départ de la randonnée. Ce qui ressemble à des ornières de 4X4 mal éduqués correspond en fait aux traces de chevaux ! Stadarfjall, jolie montagne de rhyolite joue à cache-cache avec les nuages… Le lac Gaesavotn à ses pieds attire pas mal d’oiseaux. La piste continue entre Stadarfjall et Hvitafjall mais nous la quittons en hors sentier vers l’est. La végétation facilite le hors piste ! Voici la face nord de Hvitserkur. Nous visons ce col dans les nuages. Un dernier regard vers Stadarfjall puis nous basculons de l’autre côté vers un plateau très sauvage. Ensuite nous poursuivons dans un pierrier très inconfortable d’où l’on voit la mer. Nous suivons en fait une trace wikiloc qui ne correspond sans doute pas au parcours idéal (il eût fallu élargir un peu le tour pour le rendre moins casse-gueule) ! Cette vallée nous a tous les deux fait penser à Kauaï, avec ses falaises si vertes et escarpées qui plongent dans l’océan ! Après cet autre col, nous quittons la mer (et donc les nuages qui viennent s’amonceler sur la côte) On rrredescend dans une autre vallée dont nous traversons puis longeons vers l’aval la rivière avant de remonter vers l’ultime col, ouf ! A l’arrière- plan la vallée de Husavik où nous irons tout-à-l ’heure… en fourgon ! Fred part devant et m’évite les dernières centaines de mètres de descente. Volontiers ! Nous continuons donc la piste vers Husavik, dans la belle lumière du couchant.

Nous nous posons pour la nuit sur le plateau sans descendre vers Husavik, après avoir failli une nouvelle fois nous planter dans une flaque piégée (un énorme trou !) Nous reprenons le bateau après-demain, soyons prudents ! Ultime rayon de soleil sur les falaises de rhyolite…

Jeudi 24 août 2016 J19 Dyrfjoll Storurd C’est le jour de la rando vers Storurd que nous démarrons vers 7h00. Le sentier balisé démarre du col qui surplombe le delta de Heradssandur, sur la route 94. Au loin on aperçoit les falaises colorées de Therribjörg où nous sommes allés il y a quelques jours. Dans ce delta convergent 3 rivières : la Jokulsa a Dal rescapée du barrage de Karahnukur, la Lagarfjlot et la Selfjlot de moindre importance. Nous longeons la crête de Geldingafjall qui offre une vue imprenable sur les Dyrfjöll et après quelques kilomètres nous tombons d’un coup sur le cirque de Storurd. Avec un peu d’imagination on comprend qu’un énorme pan de la montagne s’est écroulé, créant cette brèche monumentale. Les gros blocs d’éboulis ont ensuite été transportés par le glacier qui existait autrefois plus bas dans la vallée. Un joli lac d’un bleu typiquement glaciaire complète le tableau.

La moraine est assez ancienne pour être végétalisée et fleurie. Elle est si douillette qu’une sieste s’impose : les sols islandais sont souvent plus rudes ! D’étranges ronds de mousse nous interpellent… ça nous rappelle les ronds de sorcière de nos prairies. Plutôt que de revenir par le même sentier, nous continuons en boucle vers l’ouest puis le nord afin de rejoindre la route 94 (c’est toujours balisé) Le terrain en fond de vallée est très humide et les linaigrettes s’y sentent bien ! Quelques myrtilles aux couleurs d’automne quand le terrain est plus sec… Nous apercevons à nouveau l’océan, la route n’est plus très loin mais il va falloir la remonter jusqu’au col pour récupérer le fourgon. Fred part devant et se fait prendre en stop par un bus scolaire (qui a emmené 6 enfants toute la journée à la piscine de Egilstadir, ils sont trrrès calmes !) et il est déjà là à m’attendre avec le fourgon quand j’arrive à la fin du sentier, super ! Demain nous reprenons le bateau à Seydisfjordur. Il est donc temps de reprendre la route vers Egilstadir. Nous détaillons le relief des Dyrfjoll et suivons du regard le parcours effectué tout-à-l ‘heure à pied. Nous trouvons un bel endroit pour notre dernière nuit en Islande, sur le haut plateau entre Egilstadir et Seydisfjordur. Vendredi 25 août 2016 J20 7h00, le Norröna arrive, il fait encore beau ! Au revoir Seydisfjordur !























Chiang Mai English translation pending
by Stylesand · 2016-09-20 · 24 replies
bonjour à tous, nous repartons pour la Thaïlande en février prochain cependant ce sera une première à chiang mai mais quel sont vos avis sur la ville? nous pensons y passer quelques jours (et éventuellement aller sur pai)combien de jours y passer? les endroits sympas tant hotels, restos et lieux que vous avez aimé ? je lis beaucoup de choses et je m'y perd un peu.... merci de vos conseils
Découverte de la Gaspésie en juillet English translation pending
by VirtualFly · 2016-02-28 · 26 replies
J'ai lu pas mal sur le forum sur la Gaspésie mais j'aimerais avoir vos conseils en live 😉

La première partie du voyage est réalisée et je planche la seconde "la gaspésie".

Nous avons quelques jours pour faire une découverte rapide de la gaspésie... je sais il faudrait certainementplus longtemps pour profiter pleinememt de la région mais j'espère pouvoir revenir un jour et si pas on aura au moins des images dans nos mémoires.

J'ai malgré tout un ou deux jours en réserve que je pourrais rajouter si vraiment nécessaire.

Je dois absolument garder une semaine pour aller sur la cote EST des Etats-uni pour rendre visite à des amis.

Pour la première partie,

Arrivée de Bruxelles (via londres) en soirée - 3 jours à Montreal - 1 j Parc de la mauricie - visite et activité - en route pour St Felicien et le lac St Jean en passant par la Tuque - 2 j à Saint Felicien (visite du Zoo sauvage) + pourvoiries - Val-Jolbert - en route pour les Escoumins en passant par Saguenay - 2 j au Escoulins (Essipit) - passage a Tadoussac- Croisière aux baleines - et profiter de la vue du chalet - trajet vers Quebec City en passant par la malbaie, Baie St Paul, chute Montmorency - 2 j Quebec City - visite +ile d'orleans si possible

et nous voilà en étape à Montmagny .... en route vers la gaspésie.

de Montmagny à Shediac en passant par Gaspé (c-a-d en suivant le long de la cote) cela fait 14h de route selon google map... C'est comme si on allait pour nous dans le sud de la france (on fait cela un un jour en théorie évidemment on ne voit que l'autoroute 😕)

Quelles seraient les étapes à placer selon votre expérience si vous aviez 4 à cinq jours et ce que vous feriez absolument comme visite ou arrêt ?

Google renseigne 1200km cela ferait 240km à 300km de moyenne par jour. Maintenant on peu faire plus si necéssaire sur une étape. On a déjà fait pire 😏 notamment New-York-Orlando en trois jours.

Aussi peut-être par rapport à l'offre de logement dans la région de l'étape. Je trouve que c'est pas toujours évident de trouver un hébergement pour 3 (2 adultes 1 ado) à bon rapport qualité/prix. C'est la période estivale donc forcement pas la moins chère mais il me semble qu'il y a bcp plus de logement pour deux (1 lit) que Deux lits voir 1 lit/1divan lit.

Je pensais comme première étape Sainte-Anne-des-monts (400km) en route on passe tout près du parc du BIC, rimouski, pointe au père, saint flavie (office du tourisme) merci au carnet de Marimichelle 😉

On ferait le parc National Gaspesie le lendemain.

Puis direction et nuit à Gaspé ? ou percé pour faire en bateau rocher Perce Faudrait prévoir un jour plein sur place

Ensuite Carleton sur mer ? un peu plus de mal pour la fin du parcours ... J'attends vos bon commentaires sur ce qui serait à faire ou a ne pas manquer

On serait plus ou moins à cinq jours 😎
Prix des vols Guadeloupe en août English translation pending
by Orionide · 2015-12-29 · 27 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes en train de réfléchir à un futur voyage sur cette île au mois d'août prochain pour + ou - 18 jours. J'ai commencé à lire quelques fils de discussion concernant la météo , les visites, les locations (airbnb), les plus belles plages, les cascades, le blog de Christine (salut !) ... mais j'aurai le temps d'étayer tout ça après. Ma première question concerne le prix des vols. En ce moment les prix tournent autour de 800 à 900 euros/personne (nous sommes 4). Est-ce le prix "normal" pour la saison ? J'ai mis des alertes sur 2 sites comparateurs, me suis inscrit aux newsletters d'AF, Air Caraïbes et Corsair , je vais régulièrement sur les sites de ces 3 compagnies mais ai-je raison de croire à une hypothétique baisse ou bien c'est le tarif normal à cause des vacances scolaires ?

Merci d'avance.
Voyage dans l'au-delà English translation pending
by Arrawak · 2015-11-19 · 61 replies
Une pensée pour nos morts dans les attentats du 13 novembre à Paris.
13 novembre 2015 English translation pending
by Aymeline6 · 2015-11-14 · 64 replies
bonsoir,

oui !!!en France le 13 novembre 2015, nous avons tous eu le malheur de vivre des événements glaçants.... des "meurtres"..... la motivation qu'elle quelle soit ne se justifie pas..... !!!!!!!!!! La religion de l'islam, les chrétiens, les juifs............ ne pourraient tous ressentir que de la honte ..à la vue de la haine ressentie sur l'autre!!! toutes ces religions sont bien au dessus!!!

bien consciente ...je vais recevoir des scuds... pas grave

bien à tous

A.
Comment se finance un tour du monde? English translation pending
by Craquine · 2015-10-22 · 6 replies
tout est dans le titre j'ai aussi une envie folle de faire un tdm mais vous qui l'avez fait, cela se finance comment?
Nouveau Mexique English translation pending
by Ducono · 2015-10-20 · 56 replies
bonjour qui connait bien le nouveau mexique car je me dis pkoi pas ?

merci
Notre voyage à moto en Asie du Sud-Est (vidéo) English translation pending
by Lynwire · 2015-09-30 · 28 replies
Bonjour à tous, c'est la première fois que je poste sur ce forum, malgré le faite que j'y ai passé beaucoup de temps, beaucoup d'entre vous m'ont aidé, sans même le savoir, pour ce voyage qui fût l'une des plus grande expérience de ma vie. Et voici ma façon de vous remerciez.

www.youtube.com/watch?v=dUCkz1CtIjA

J'ai essayé de retranscrire dans cette vidéo, le voyage à petit budget d'un jeune couple, de la façon la plus fidèle possible, en y montrant toutes ces facettes : les paysages (qui ne sont pas retouché ou très peu), les beaux moments, les galères, les rencontres, la fête...

Bien sur ce n'est seulement qu'une infime parti de tous ce que nous avons vécu, une vidéo ne pourra jamais retranscrire pleinement la magie d'un voyage...

la vidéo est de meilleur qualité à partir de 2-3 minutes (la qualité d'image ainsi que le montage), je ne suis ni caméraman ni vidéaste ! Et il m'aura fallu du temps pour comprendre comment tout cela fonctionne !

Je sais que beaucoup d'entre vous ont une affection particulière pour le Vietnam, ce qui est mon cas aussi (mon premier voyage), vous serez déçu de voir que nous ne sommes pas allez plus haut que Phong Nha, ce fût LA grande déception de ce voyage, mais la météo était vraiment trop mauvaise pour s'aventurer dans le nord du pays.

A mon tour maintenant de partager mon expérience, si des personnes se posent des questions sur l'organisation d'un voyage à moto dans ces pays, n'hésitez pas à me contacter, ce sera avec plaisir que je partagerais mes connaissances sur cette aventure.

J'espère que mon film vous plaira, et encore merci aux nombreux membres qui ont participé, sans le savoir, à ce voyage qui aurait été différent, sans vos partages de connaissances.
Voyage USA 2016 English translation pending
by Chinbeusa · 2015-07-21 · 52 replies
Bonjour à tous,

j'ai lu relu pas mal de post sur l'ouest américain, je suis un peu perdu avec toutes ces informations: voici le programme très résumé de mon projet: Comme beaucoup ma principale question est-ce viable, sachant que je serai le seul conducteur, car accompagné par mon fils de 12a .On prévoit un peu d'hôtel et beaucoup de camping J'ai vraiment un gros doute entre moab et Bryce: j'ai l'impression que la route doit être longue et éprouvante

Merci de vos commentaires:

J1 : Arrivée L.A J2 :LA J3 : LA + départ vers Las vegas :route66 + bagdad café J4 : LV J5 :LV J6 : LV + Départ GC J7 :Page J8 :Page J9 :Page + MV J10 :MV + Monticello J11 : Monticello – Moab J12: Moab J13 Moab J14 : Moab + Hankville J14: hanksville + Torrey J15 : Torey +Brice canyon J16: Brice canyon J18 : Brice –Zion J19 Zion J20: Valley of fire J21 : LV J22 : Death Valley J23: Sequoia J24: Sequoia J25: Yosemite J25: Yosemite J26 :SF J27 SF J28: SF+Monterrey J29: Monterrey – qq part dur la côte J30 : arrivée LA et départ vers la France

Voilà , en fait j'hésite entre voir pleins de choses assez vite ( comme c'est un premier voyage) et rester 2 -3 jours par parcs pour approfondir

Bertrand
De l'art de se dégonfler... English translation pending
by Festinaille · 2015-07-15 · 59 replies
Bonsoir,

J'ignore si vous avez connu ça lors de vos premiers voyages mais c'est ce que je suis en train de vivre.

Je n'ai jamais quitté la France de ma vie (23 ans) et fin octobre, je n'aurai aucune obligation, que ce soit scolaire ou professionnelle. Cela fait maintenant 3 mois que je prévois donc dans ma tête de partir seul sur la Côte Est des Etats-Unis pendant une quinzaine de jours. Cela tombe assez bien en plus vu que c'est la période qui m'intéresse le plus (automne, et période d'halloween à NY notamment). Il y a encore peu de temps, j'étais à peu près sûr de le faire. Sauf que maintenant qu'approche à grand pas le moment où je dois m'occuper des démarches (passeport, par exemple), je commence me trouver des raisons de renoncer...

Et si j'allais m'ennuyer tout seul? Ne vaut-il pas mieux attendre une occasion ou je pourrais le faire à plusieurs? Et si c'était de la folie de gérer un séjour (bien que court) par moi-même alors que je n'ai jamais franchi les frontières de France avant ça, et que rien que prendre l'avion est une totale inconnue pour moi? Et si je me fais recaler par l'officier de l'immigration après tout ça? Et d'autres motifs qui viennent nourrir mes excuses pour renoncer ce voyage auquel je croyais pourtant il y a 3 mois.

Le fait de me dire "ça y est, maintenant il faut faire les démarches" me fait plutôt peur et je ne suis plus certain de vouloir le faire (bien que le fait de prendre la peine d'écrire ce post ce soir me prouve que j'en ai toujours envie, au fond), alors que j'ai pourtant déjà regardé ce que je voulais voir, j'ai regardé les auberges de jeunesse dans les villes que j'aimerais visiter, etc. Mais je ne suis plus certain que c'est vraiment le bon moment d'entreprendre ça finalement.

Je sais bien qu'en écrivant ça sur un forum de voyage, j'ai de grandes chances de recevoir des réponses m'incitant à ne pas y renoncer, mais je voulais surtout savoir si ça vous arrive (ou vous est arrivé) de renoncer à un voyage pour ce genre de choses, pour le remettre éventuellement à un moment plus propice?
Campings parcs nationaux Ouest américain English translation pending
by Photo592002 · 2015-06-20 · 20 replies
bonjour j'effectue en camping car un circuit de 3 semaines dans les parcs nationaux de l'Ouest des états unis du 20 septembre au 13 octobre ; je ne connais pas avec précision mes dates dans les différents parcs et je n'ai donc pas réservé les campings ! pouvons nous malgré tout trouver facilement des campings RV . Quels sont les tarifs dans les parcs et en extérieur les campings privés merci Patrick
Miami: conséquences de se faire "flasher" plusieurs fois sans Sunpass? English translation pending
by Bluesjake · 2015-05-05 · 81 replies
Hello les amis,

Question importante pour les ami(e)s qui ont circulé en Floride ! J'ai loué cette année une voiture à Nashville, Tennessee, non-équipée de Sunpass ! 🤪

En 2010, à Miami, j'avais l'habitude de payer cash sur la piste réservée à cet effet pour emprunter les routes à péages. 🙂

Mais depuis, il n'y a plus de voies où on peut payer cash, de ce fait, je me suis fais piéger et flashé à plusieurs reprises dans la région, principalement le jour où je ramenais le véhicule à National Rent Car Airport. 🤪😕🤪

Alors qui a vécu la même mauvaise expérience que moi, et comment s'est déroulée la procédure ?Chargement des péages par la compagnie de locations sur vos cartes de crédits ? Amendes ? Procédures pénales ? Avertissements ?Tolérances ?Merci pour vos conseils, anecdotes et expériences !

J'ai zappé cette histoire de Sunpass, mais tout les reste était excellent !

Et je suppose que le Sunpass est avant tout un immense piège à touristes !

A + 😎
15 jours en mai avec bébé de 7 mois au Sri Lanka, une lubie? English translation pending
by Sam09 · 2015-03-25 · 10 replies
Bonjour à tous,

Alors voilà nous avons avec mon chéri décidé de partir idealement au Sri Lanka du 1er au 15 mai avec notre bébé qui aura 7 mois à ce moment car je risque de ne pas avoir de congés cet été.

Nous avons lu un peu partout que c'était risqué et pas top de partir avec un si petit bébé aussi loin mais tout de meme on veut tenter le coup. Nous etions partis à Rome 1 semaine quand il avait 6 semaines mais il etait seulement au lait et pas de decalage horaire ou de grosse chaleur insupportable. Est ce une bonne periode pour visiter le Sri Lanka?Fera t il trop chaud? Y aura t il des legumes que je pourrais mixer? Faut il que j'apporte mon babycook? Notre bébé sera encore en pleine diversification alimentaire c'est la le hic.... Les hotels proposent il des lits bébés ou devons nous apporter le notre?

Trouve t on des petits pots au pire des cas?

On pensait sinon partir à Bali ou au Vietnam? Pour ceux qui pensent que c'est pas le top d'emmener bébé aussi loin auriez vous d'autres destinations à nous proposer? On cherche plages et soleil et de quoi faire des visites.

Merci pour votre aide :)
Sunpass en Floride English translation pending
by Gremlins35 · 2015-03-23 · 40 replies
Bonjour à tous J'ai parcouru les différents fils sur ce thème mais je reste dans l'expectative. Nous partons la semaine prochaine pour la Floride et rendrons la voiture, louée chez Avis, à Washington 21 jours plus tard. Qu'est il réellement du tarif du sunpass? 4$ par jour ou le pass est utilisé plus le prix du péage ou alors 4$ par jour depuis le moment où il a servi plus les péages? Par avance merci
Meilleures plages de Rio de Janeiro English translation pending
by Thebigblue · 2014-12-05 · 9 replies
- Quelle est la plage à Rio la plus VIP / Chic ? - Quelle est la plage la plus fréquentée par la jeunesse de Rio ? (histoire de rencontrer des locaux) - Quelle est la plage la plus fréquentée par les touristes ? - Quelle est la plus belle plage ?

Merci d'avance pour vos conseils :-)
Logement pour un séjour de 4 nuits à Londres English translation pending
by Voyageois · 2014-10-11 · 6 replies
Salut,

Nous voudrions partir à Londres pour 4 nuits début Décembre. Je recherche des bons plans pour Hotel, B&B ou autre pour 4 nuits ou 2x2 nuits. Je recherche habituellement sur Booking ou Hotels.com mais là c'est difficile. Rien de correct en dessous de 130€. Si vous avez un hotel à me conseiller pour environ 100€par nuit pas trop mal placé. Je suis certains que ce doit exister mais pas en core trouvé...

Merci
"Liste des choses à faire avant de mourir" de la Malaysia Airlines English translation pending
by Hatthung · 2014-09-05 · 20 replies
Brève parue dans le journal le Télégramme.

Malaysia Airlines. Une bien malheureuse initiative...

Récemment endeuillée par 2 catastrophes aériennes qui ont coûté la vie à 537 personnes, la companie aérienne Malaysia Airlines a lancé, en début de semaine, un jeu concours intitulé " My ultimate bucket list "ou, en bon français, la ..." la liste des choses que je voudrais faire avant de mourrir ". Face au tollé suscité par cette malheureuse initiative sur internetla compagnie a très vite pris la décision de suspendre son jeu. Mais sur le net, le mal était déjà fait.
Ouest américain en 17 jours English translation pending
by Djulo · 2014-08-29 · 33 replies
bonjour à tout le monde !

voila, après un premier voyage à new york, nous repartons vers le pays de l'oncle sam en mai 2015 pour 17 jours à la découverte de l'ouest !

j'ai lu beaucoup de post à ce sujet, pris beaucoup d'infos , mais je pense que chaque voyage est différent et ont leurs contraintes

je vous donne donc ma première ébauche de mon parcours, sachant que nous partons avec notre fils de 5 ans ( presque 6 à notre départ )

j'ai essayé de ne pas trop faire de long trajets, toute l'aide que vous pourrez me donner sera précieuse, sachant que rien n'est arrêté, meme le nombre de jours

merci d'avance pour votre aide

arrivée = san fransisco san fransisco = 3 jours san fransisco -- yosemite ( 3h30 de trajet ) nuit à yosemite yosemite = 1,5 jours yosemite -- death valley ( 4h00 de trajet ) nuit à death valley death valley = 1 jour death valley -- zion / bryce canyon ( 4h30 de trajet ) nuit à zion zion/ bryce = 2 jours bryce canyon -- grand canyon ( 3h00 de trajet ) nuit à grand canyon grand canyon = 2 jours grand canyon -- las vegas ( 4h00 de trajet ) nuit à vegas las vegas = 2 jours las vegas -- los angeles ( 4h00 de trajet ) nuit à los angeles los angeles = 3 jours depart = los angeles

tous les trajets se feront l'après midi, pour ne rien perdre des paysages, les étapes dans les villes assez longues pour qu'on est le temps de faire les parcs d'attraction avec le petit

encore une fois c'est une première ébauche , je suis ouvert à toute suggestion par exemple, j'aimerai visiter BODIE, croyez vous que ce soit réalisable de le caler entre yosemite et death valley ?

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