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Découvrir les Llanos et le Vénézuela English translation pending
Bonjour à tous,
Septembre octobre prochain, on voudrais découvrir les Llanos et le vénézuela. J'ai lu le roman de R. Gallegos, Doña Bárbara. Et cela m'a vraiment donner envie de découvrir cette terre et surtout les gens qui y vivent. 😛
On voudrais par dessus tout éviter de passer par des agences de voyages avec formules tout-compris sur 3/4 jours. On préfèrerai largement des logements chez l'habitant et pourquoi aider nos hôtes et travailler un peu bénévolement. dans le style du WOOFFING par exemple mais apparemment il n'y en a pas dans cette région du Vénézuela...
Avez vous des infos, des conseils, des recommandations et surtout des adresses à nous recommander?
n'hésitez pas, on est ouvert à toutes discussions et avis! 🙂
merci d'avance
charlotte
Septembre octobre prochain, on voudrais découvrir les Llanos et le vénézuela. J'ai lu le roman de R. Gallegos, Doña Bárbara. Et cela m'a vraiment donner envie de découvrir cette terre et surtout les gens qui y vivent. 😛
On voudrais par dessus tout éviter de passer par des agences de voyages avec formules tout-compris sur 3/4 jours. On préfèrerai largement des logements chez l'habitant et pourquoi aider nos hôtes et travailler un peu bénévolement. dans le style du WOOFFING par exemple mais apparemment il n'y en a pas dans cette région du Vénézuela...
Avez vous des infos, des conseils, des recommandations et surtout des adresses à nous recommander?
n'hésitez pas, on est ouvert à toutes discussions et avis! 🙂
merci d'avance
charlotte
Cherche volontariat en enseignement du français en Europe ou ailleurs dans le monde English translation pending
Bonjour à tous
Je suis algérien retraité de 57 ans résidant en Algérie. Je suis romancier (mes romans sont publiés en France) et j’aimerai servir humblement la langue de Molière en effectuant des missions de volontariat en enseignement. du français en Europe, dans les pays de l’est par exemple mais aussi, le cas échéant, dans n’importe quel autre pays. Je vous remercie
Je suis algérien retraité de 57 ans résidant en Algérie. Je suis romancier (mes romans sont publiés en France) et j’aimerai servir humblement la langue de Molière en effectuant des missions de volontariat en enseignement. du français en Europe, dans les pays de l’est par exemple mais aussi, le cas échéant, dans n’importe quel autre pays. Je vous remercie
Restaurant à Rishikesh (Inde) English translation pending
Si vous passez par Rishikkesch il y a un orphelinat qui a ouvert un restaurant "Ramana's Garden Gallery Café" www.friendsramanasgarden.org 😄
Une interview en français www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article21
Une interview en français www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article21
Livre: "Les raisins de la colère" - Steinbeck English translation pending
C'est le livre, ou plutôt le chef d'œuvre que je suis en train de finir de lire. Vraiment un roman poignant.
Steinbeck n'est pas considéré pour rien comme un des plus grands auteurs américains. Après avoir lu 'Des souris et des hommes' qui ne m'a pas laissé indifférent non plus, je ne pouvais pas ne pas lire 'Les raisins de la colère'.
640 pages qu'on engloutit en peu de temps (2 semaines pour ma part)
Pour vous faire un cours résumé, ça se passe dans les années 30, juste après le crack boursier aux États-Unis. C'est à cette période que les métayers des États centraux du pays se font chasser de leurs terres suite à l'effondrement des cours et des dettes accumulées auprès des instituts financiers. C'est l'industrialisation qui commence, l'arrivée des tracteurs qui remplacent la main d'œuvre locale et qui font à eux tout seul le boulot de plusieurs dizaines de métayers.
L'exode rurale commence, n'ayant pas le choix, ils se dirigent vers l'Ouest , vers la Californie, là où d'après des prospectus, le travail ne manque pas, ou la vallée est plus belle que n'importe où ailleurs. Le rêve Américian. La famille Joad, protagoniste du roman, se met à rêver d'un petit bout de terre ou elle pourra cultiver quelques légumes, élever quelques porcs et poulets et où elle pourra, avec l'argent de son travail peut-être s'acheter une petite maison 'blanche'. Oui mais .... la réalité va leur remettre les idées en place. Steinbeck mais en évidence dans son roman deux mondes, deux sociétés bien distinctes. D'abord celle des métayers, des pauvres, des 'Okies' qui sont traités comme des moins que rien , qui ne demandent qu'à travailler pour subvenir à leurs besoins élémentaires, et celle des 'richards' , ses propriétaires qui rachètent toutes les petites fermes une après l'autre pour en fin de compte posséder la majeure parti des terres.
Steinbeck décrit rudement bien la conditions de ces pauvres 'Okies'. La domination de la classe des plus fort. D'un côté ces riches popriétaires qui jouent déjà avec 'la loi du marché', qui pour éviter que les cours ne baissent, brûlent le surplus de fruits, au grand désespoir des plus pauvres qui n'ont même pas le droit de récuperer quoi que ce soit sous peine d'être agressé par les gardes postés là.
Une lecture vraiment enrichissante. De telles conditions existe encore malheureusement aujourd'hui dans la plupart des pays. Ce contraste violent entre deux classes..
'Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annoncant les vendanges prochaines'
Avez vous déjà lu ce roman? Qu'en avez-vous pensé ?
Steinbeck n'est pas considéré pour rien comme un des plus grands auteurs américains. Après avoir lu 'Des souris et des hommes' qui ne m'a pas laissé indifférent non plus, je ne pouvais pas ne pas lire 'Les raisins de la colère'.
640 pages qu'on engloutit en peu de temps (2 semaines pour ma part)
Pour vous faire un cours résumé, ça se passe dans les années 30, juste après le crack boursier aux États-Unis. C'est à cette période que les métayers des États centraux du pays se font chasser de leurs terres suite à l'effondrement des cours et des dettes accumulées auprès des instituts financiers. C'est l'industrialisation qui commence, l'arrivée des tracteurs qui remplacent la main d'œuvre locale et qui font à eux tout seul le boulot de plusieurs dizaines de métayers.
L'exode rurale commence, n'ayant pas le choix, ils se dirigent vers l'Ouest , vers la Californie, là où d'après des prospectus, le travail ne manque pas, ou la vallée est plus belle que n'importe où ailleurs. Le rêve Américian. La famille Joad, protagoniste du roman, se met à rêver d'un petit bout de terre ou elle pourra cultiver quelques légumes, élever quelques porcs et poulets et où elle pourra, avec l'argent de son travail peut-être s'acheter une petite maison 'blanche'. Oui mais .... la réalité va leur remettre les idées en place. Steinbeck mais en évidence dans son roman deux mondes, deux sociétés bien distinctes. D'abord celle des métayers, des pauvres, des 'Okies' qui sont traités comme des moins que rien , qui ne demandent qu'à travailler pour subvenir à leurs besoins élémentaires, et celle des 'richards' , ses propriétaires qui rachètent toutes les petites fermes une après l'autre pour en fin de compte posséder la majeure parti des terres.
Steinbeck décrit rudement bien la conditions de ces pauvres 'Okies'. La domination de la classe des plus fort. D'un côté ces riches popriétaires qui jouent déjà avec 'la loi du marché', qui pour éviter que les cours ne baissent, brûlent le surplus de fruits, au grand désespoir des plus pauvres qui n'ont même pas le droit de récuperer quoi que ce soit sous peine d'être agressé par les gardes postés là.
Une lecture vraiment enrichissante. De telles conditions existe encore malheureusement aujourd'hui dans la plupart des pays. Ce contraste violent entre deux classes..
'Dans l'âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annoncant les vendanges prochaines'
Avez vous déjà lu ce roman? Qu'en avez-vous pensé ?
Recherche livres et films suédois English translation pending
Bonjour,
Je prépare actuellement un voyage en Suède, et j'aimerais me familiariser avec cette culture par la lecture de livres (romans, polar etc), l'écoute de musique, de films suédois... : qu'auriez-vous à me conseiller ?
Merci à tous ceux qui pourront m'éclairer.
Christine
Réparer un trou sur sacoche Vaude English translation pending
bonjour,
voilà j'ai bouffé avec mes sacoches avant surbaissée vaude aqualine un espèce d'aménagement pour piste cyclable 😠 à Roman sur isère - genre couloir de contention de 1 m de large qui ne devait servir qu'à attraper les randonneurs - résultat deux trous dans les sacoches par frottement .
Auriez vous un truc solide du genre rustine pour boucher cette bâche de camion ? merci
Connaître mieux Madagascar grâce à la littérature English translation pending
bonjour
je compte me rendre à mada en janvier prochain .
et pour mieux connaitre la culture j'aimerais lire quelques romans .
si quelqu'un peut m'en suggérer
merci d'avance
Documentaire "Aéropostale" English translation pending
Hola,
Saint-Exupéry n'a pas écrit que le Petit Prince, il y a aussi "Vol de nuit" et quelques autres romans à redécouvrir. Sinon je tombe à l'instant par hasard sur ce site, ça semble pas mal fichu :
http://www.airfrance-80ansaeropostale.com/episode1/
Gute Nacht, companeros 😉
Henning Mankell: auteur de polars suédois sur M6 English translation pending
Bonsoir,
Pour ceux qui aiment cet auteur, M6 diffuse les jeudis soirs en 2ème partie de soirée des adaptations de ses romans, pas la série de Branagh mais celle tournée par les Suédois.
Danielle
Pour ceux qui aiment cet auteur, M6 diffuse les jeudis soirs en 2ème partie de soirée des adaptations de ses romans, pas la série de Branagh mais celle tournée par les Suédois.
Danielle
Récit de voyage pour partir méditer au Népal? English translation pending
Bonjour,
je pars au népal dans 1 semaine, je suis à la recherche d'un beau récit de voyage, non pas un roman, mais plutôt une histoire vécue avec de l'aventure, un mélange de cultures, rencontre chamanique. Entre le petit prince, l'alchimiste, les chemins de katmandou...
Un bouquin, qui fait voyager, réfléchir, méditer, une histoire qui surprend, qui retourne sa façon de penser, qui fait méditer.
Merci pour vos conseils,
Géraldine
Thaïlande: touche pas à mon roi! English translation pending
"Un auteur australien a été condamné à trois ans de prison lundi en Thailande pour avoir insulté la famille royale dans un roman paru en 2005 et dont seuls sept exemplaires s'étaient vendus (...) Le tribunal l'a déclaré coupable d'avoir "suggéré l'existence d'un abus de pouvoir royal" dans un passage de son livre traitant de la vie personnelle d'un prince fictif." (la suite...)
C'est quand qu'ils le virent à grands coups de pompes leur monarque sénile ???
C'est quand qu'ils le virent à grands coups de pompes leur monarque sénile ???
Prix littéraires: écritures, lectures, plurielles... English translation pending
à nous retrouver ... après lecture ... 😉
L'écrivain franco-afghan Atiq Rahimi a été récompensé par le prix Goncourt pour son roman "Syngué Sabour-Pierre de patience", sa première oeuvre en français. Lire la suite l'article
Articles liés Le Goncourt à l'Afghan Atiq Rahimi, le Renaudot au Guinéen Tierno Monénembo France: le prix Renaudot au Guinéen Tierno Monénembo Le Goncourt, plus prestigieux prix littéraire français, à Atiq Rahimi Plus d'articles sur : Littérature Discussion: Littérature
Atiq Rahimi, qui est également cinéaste, a été choisi par le jury de l'académie Goncourt au second tour de scrutin, par sept voix contre trois pour Michel Le Bris, auteur de "La Beauté du monde" (Grasset).
Né en 1962 à Kaboul, en Afghanistan, Atiq Rahimi a vécu la guerre de 1979 à 1984 avant d'émigrer au Pakistan, où il demande à 22 ans l'asile politique à la France. Ancien élève du lycée Istiqlal, à Kaboul, il a appris à manier la langue française.
Il obtient à Paris, où il réside désormais, un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne.
Il publie en 2000 aux éditions POL "Terre et Cendres", dont l'adaptation cinématographique fut récompensée au festival de Cannes de 2004 par le prix "Regard sur l'avenir". Suivront ensuite "Les mille maisons du rêve et de la terreur" en 2002 et "Le retour imaginaire" en 2005, romans également écrits en persan.
"Syngué Sabour", sa première oeuvre en français, il avoue l'avoir écrite "une de ces nuits d'insomnie interminables", des dictionnaires à ses côtés.
En persan, "Syngué Sabour" est le nom d'une pierre noire magique, une pierre de patience qui recueille la détresse de ceux qui se confient à elle.
Dans le roman, Syngué Sabour est en fait un homme grièvement blessé par balle dans la nuque, comme décérébré, allongé "quelque part en Afghanistan ou ailleurs".
Son épouse, à ses côtés, lui en veut d'avoir sacrifié sa vie, son couple, à la guerre. Et elle se met à lui parler, se libérant de l'oppression sociale, religieuse à l'oeuvre en Afghanistan.
"La pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines", écrit Atiq Rahimi.
L'écrivain a expliqué sur France 2 que la langue française lui avait donné un "champ de liberté" pour s'attaquer à "des tabous".
"Au début, elle commençait à faire des prières pour ramener son mari à la vie, mais elle commence à parler d'elle-même, de ses souffrances, de ses secrets et petit à petit, elle transforme son mari en cette pierre de patience", a-t-il expliqué à propos de son héroïne.
😉 Le prix Renaudot a été attribué lundi, quelques minutes après le Goncourt, au Guinéen Tierno Monénembo pour "Le Roi de Kahel" (Seuil). Sophie Louet
L'écrivain franco-afghan Atiq Rahimi a été récompensé par le prix Goncourt pour son roman "Syngué Sabour-Pierre de patience", sa première oeuvre en français. Lire la suite l'article
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Atiq Rahimi, qui est également cinéaste, a été choisi par le jury de l'académie Goncourt au second tour de scrutin, par sept voix contre trois pour Michel Le Bris, auteur de "La Beauté du monde" (Grasset).
Né en 1962 à Kaboul, en Afghanistan, Atiq Rahimi a vécu la guerre de 1979 à 1984 avant d'émigrer au Pakistan, où il demande à 22 ans l'asile politique à la France. Ancien élève du lycée Istiqlal, à Kaboul, il a appris à manier la langue française.
Il obtient à Paris, où il réside désormais, un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne.
Il publie en 2000 aux éditions POL "Terre et Cendres", dont l'adaptation cinématographique fut récompensée au festival de Cannes de 2004 par le prix "Regard sur l'avenir". Suivront ensuite "Les mille maisons du rêve et de la terreur" en 2002 et "Le retour imaginaire" en 2005, romans également écrits en persan.
"Syngué Sabour", sa première oeuvre en français, il avoue l'avoir écrite "une de ces nuits d'insomnie interminables", des dictionnaires à ses côtés.
En persan, "Syngué Sabour" est le nom d'une pierre noire magique, une pierre de patience qui recueille la détresse de ceux qui se confient à elle.
Dans le roman, Syngué Sabour est en fait un homme grièvement blessé par balle dans la nuque, comme décérébré, allongé "quelque part en Afghanistan ou ailleurs".
Son épouse, à ses côtés, lui en veut d'avoir sacrifié sa vie, son couple, à la guerre. Et elle se met à lui parler, se libérant de l'oppression sociale, religieuse à l'oeuvre en Afghanistan.
"La pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines", écrit Atiq Rahimi.
L'écrivain a expliqué sur France 2 que la langue française lui avait donné un "champ de liberté" pour s'attaquer à "des tabous".
"Au début, elle commençait à faire des prières pour ramener son mari à la vie, mais elle commence à parler d'elle-même, de ses souffrances, de ses secrets et petit à petit, elle transforme son mari en cette pierre de patience", a-t-il expliqué à propos de son héroïne.😉 Le prix Renaudot a été attribué lundi, quelques minutes après le Goncourt, au Guinéen Tierno Monénembo pour "Le Roi de Kahel" (Seuil). Sophie Louet
Facteur pour Buenos Aires English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire parvenir à ma fille vivant à Buenos Aires deux livres ( genre 2 romans un peu épais) et ...sa paire de lunettes ! L'avenir des colis étant incertain en les envoyant, quelqu'un pourrait-il les emporter dans ses bagages pour les lui transmettre ?
Merci beaucoup !
Coût d'un appartement pour un mois en République Dominicaine? English translation pending
Bonjour a Tous😎
J' aimerais avoir des informations sur des aparthotels ( petit apartement avec cuisine équipé )
côté Caraibes, ( Juan Dolio - Ramana - Bayahibe).
Je pars toujours pour un mois. Je parle espagnol et je préfère les petit village de pêcheur.
Merci de votre attention
Sergio🙂
Livre "Le paradis des chiots" de Sami Tchak English translation pending
😉Salut à tous et toutes,
un pti bouquin pour continuer à voyager vers l'ouest???
Sami Tchak Le paradis des chiots roman chez MERCVRE DE FRANCE (2006)
(photo : Pablo Corral Vega/Getty Images)
Extrait de la derniere de couverture : Dans un bidonville d'Amérique latine nommé El Pariso, une bande d'enfants combat avec apreté pour survivre ; il y a Ernesto qui vit épisodiquement avec sa mere Linda et qui, à quatorze ans, se prostitue déja pour une poignée de dollars ; il y a Laura la maigrichonne qui couche avec lui et avec Riki, son pire ennemi ; et puis il y a Juanito, le caid de la bande qui les terrorise. Livrés à eux memes, ils vivent comme des chiens, avec la candeur des enfants...
A+ et bonne lecture
Sami Tchak Le paradis des chiots roman chez MERCVRE DE FRANCE (2006)
(photo : Pablo Corral Vega/Getty Images)Extrait de la derniere de couverture : Dans un bidonville d'Amérique latine nommé El Pariso, une bande d'enfants combat avec apreté pour survivre ; il y a Ernesto qui vit épisodiquement avec sa mere Linda et qui, à quatorze ans, se prostitue déja pour une poignée de dollars ; il y a Laura la maigrichonne qui couche avec lui et avec Riki, son pire ennemi ; et puis il y a Juanito, le caid de la bande qui les terrorise. Livrés à eux memes, ils vivent comme des chiens, avec la candeur des enfants...
A+ et bonne lecture
Livre: "Shan Sa Impératrice" English translation pending
😉Salut à tous,
un pti bouquin pour repartir en voyage à l'est???
Shan SA Impératrice roman chez Albin Michel (2003)
(calligraphie de l'auteur)
la derniere de couverture :
Elle est née dans la fabuleuse dynastie Tang du VIIeme siecle Elle a grandi au bord du fleuve Long, ou elle apprenait à dompter les cheveaux. Elle est entrée au gynécée impérial ou vivaient dix milles concubines. Elle a connu les meurtres, les complots, les trahisons. Elle est devenue impératrice de Chine. Elle a connu la guerre, la famine, l'épidémie. Elle a porté la civilisation chinoise à son apogée. Elle a vécu entourée de poétesses, de calligraphes, de philosophes. Elle a régné sur le plus vaste empire sous le ciel, dans le plus beau palais du monde. Elle est devenue l'Empereur-Sacré-Qui-Fait-Tournée-La-Roue-d'Or.
Son nom a été outragé, son histoire déformée, sa mémoire effacée. Les hommes se sont vengés d'une femme qui avait osé devenir empereur. Pour la premiere fois depuis treize siecles, elle ouvre les portes de sa Cité interdite.
A+ et bonne lecture
Shan SA Impératrice roman chez Albin Michel (2003)
(calligraphie de l'auteur)la derniere de couverture :
Elle est née dans la fabuleuse dynastie Tang du VIIeme siecle Elle a grandi au bord du fleuve Long, ou elle apprenait à dompter les cheveaux. Elle est entrée au gynécée impérial ou vivaient dix milles concubines. Elle a connu les meurtres, les complots, les trahisons. Elle est devenue impératrice de Chine. Elle a connu la guerre, la famine, l'épidémie. Elle a porté la civilisation chinoise à son apogée. Elle a vécu entourée de poétesses, de calligraphes, de philosophes. Elle a régné sur le plus vaste empire sous le ciel, dans le plus beau palais du monde. Elle est devenue l'Empereur-Sacré-Qui-Fait-Tournée-La-Roue-d'Or.
Son nom a été outragé, son histoire déformée, sa mémoire effacée. Les hommes se sont vengés d'une femme qui avait osé devenir empereur. Pour la premiere fois depuis treize siecles, elle ouvre les portes de sa Cité interdite.
A+ et bonne lecture
Vivre à Istanbul English translation pending
Hello Sir/Madame,
We are couple married living in Istanbul, man from Tunisia and women Romania searching for solution for long permit living in Turkey.
We love to much Turkey is very nice and great friendly peopleIf
you can advise us with any idee !
Best Regards
Teo & Sk
We are couple married living in Istanbul, man from Tunisia and women Romania searching for solution for long permit living in Turkey.
We love to much Turkey is very nice and great friendly peopleIf
you can advise us with any idee !
Best Regards
Teo & Sk
Cherche suggestions livres sur le Kilimandjaro English translation pending
Bonjour!
Je vais grimper le Kilimandjaro en décembre 2007 et pour me préparer j'aimerais des suggestions de lecture: romans, récits de voyage, etc.
Que ce soit sur le Kili ou d'autres sommets, des récits de montagnes....
J'attends vos suggestions!
Je vais grimper le Kilimandjaro en décembre 2007 et pour me préparer j'aimerais des suggestions de lecture: romans, récits de voyage, etc.
Que ce soit sur le Kili ou d'autres sommets, des récits de montagnes....
J'attends vos suggestions!
Musulman en Inde English translation pending
Bonjour,
Nous partons bientôt au Rajasthan avec mon compagnon qui est d'origine algérienne. J'ai lu beaucoup de livres (romans, récits) sur l'Inde qui abordent souvent les problèmes inter-religieux et notamment les règlements de compte violents entre hindous et musulmans. Je ne suis pas vraiment inquiète et relativise tout cela, et je ne pense que cela nous empêchera de partir. Mais certains d'entre vous dans la même situation ont ils constaté une certaine animosité ???? Nous serons des touristes parmi les touristes mais je m'interroge sur les touristes aux noms et prénoms à consonance musulmanes .
Nous partons bientôt au Rajasthan avec mon compagnon qui est d'origine algérienne. J'ai lu beaucoup de livres (romans, récits) sur l'Inde qui abordent souvent les problèmes inter-religieux et notamment les règlements de compte violents entre hindous et musulmans. Je ne suis pas vraiment inquiète et relativise tout cela, et je ne pense que cela nous empêchera de partir. Mais certains d'entre vous dans la même situation ont ils constaté une certaine animosité ???? Nous serons des touristes parmi les touristes mais je m'interroge sur les touristes aux noms et prénoms à consonance musulmanes .
Le voile des illusions: Gui Lin en Chine English translation pending
Je viens de voir le voile des illusions. C'est un film d'après un roman de somerset Maugham qui se passe en Chine. Pour ceux qui sont allé à Gui lin ou Yangshuo, on y retrouve ses paysages et l'ambiance Bamboo Boat. Beaucoup de scènes ont été tournées en milieu naturel.
Le film est fidèle à l'atmosphère british tropicale propre à Maugham. Les acteurs sont très bons.
Certains passages peuvent paraitre un peu "carte postale" ou clichés mais les paysages sont superbes.
Bref, un bon film sans être un chef d'oeuvre mais agréable à regarder.
Le film est fidèle à l'atmosphère british tropicale propre à Maugham. Les acteurs sont très bons.
Certains passages peuvent paraitre un peu "carte postale" ou clichés mais les paysages sont superbes.
Bref, un bon film sans être un chef d'oeuvre mais agréable à regarder.
Livres sur l'Inde? English translation pending
Bonjour,
Cet été, direction l'Inde, my first time! Quels livres me conseillerez-vous de lire avant? (en dehors des guides)Récits, roman etc...pour une bonne approche du pays. Merci aux amoureux de l'Inde!
fab
Cet été, direction l'Inde, my first time! Quels livres me conseillerez-vous de lire avant? (en dehors des guides)Récits, roman etc...pour une bonne approche du pays. Merci aux amoureux de l'Inde!
fab
Littérature Groenlandaise English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un connaitrait-il des écrivains Groenlandais contemporains, classiques ou des écrivains/colons Danois dont les romans se déroulent au Groenland?
Je ne recherche pas des récits d'exploration ni des ouvrages sociologiques sur les inuits.
Merci
Quelqu'un connaitrait-il des écrivains Groenlandais contemporains, classiques ou des écrivains/colons Danois dont les romans se déroulent au Groenland?
Je ne recherche pas des récits d'exploration ni des ouvrages sociologiques sur les inuits.
Merci
La nuit de Saint Bernabé (livre) English translation pending
à lire absolument avant de partir au Mexique: La nuit de Saint Bernabé de Victor Maldonado (éditions Le Lectambule). C'est un roman mais en même temps un reportage sur l'insécurité et plus encore sur les banlieues de la mégalopole. Comme quoi les banlieues sont les mêmes partout et quand les exclus se révoltent parce qu'ils en ont marre tout s'embrase (moi ça m'a rappelé quelque chose qui s'est passé moins loin!) En tout cas c'est un excellent bouquin qui fait froid dans le dos si on se dit que c'est peut être ça qui nous attend en France. (Mais ça ne m'a pas empêché de partir, au contraire, car mexico y apparait aussi comme une ville fascinante, ce qu'elle est réellement). L'auteur est un Mexicain, son bouquin avait eu un prix important au Mexique à sa sortie. Il le méritait, croyez moi.
Livre sur le Yémen English translation pending
Vous qui avez été ou irez au Yémen, n'hésitez pas à vous procurer un roman passionnant dont l'action se déroule au Yémen : "La chute dans les Nuages" de Eric du Hastings, qu'on peut acheter en cliquant sur www.lulu.com/content/342095 . Tous les lecteurs de ce livre que je connais l'ont lu d'une traite et la plupart n'avaient jamais entendu parler du Yémen auparavant. L'auteur a bien entendu vécu là-bas plusieurs années.
Bonne lecture! 😉
Livres sur l'Indonésie English translation pending
salut
je pars en indonesie en octobre. auriez vous de bons livres a me conseiller?
tout m'interesse; histoire, roman, culture....tout!
merci!!!
Livre sur l'Amazonie? English translation pending
Bonjour,
Connaissez vous des livres intéressants sur l'amazonie et l'amérique du sud en générale ? (romans et autres) Merci
Connaissez vous des livres intéressants sur l'amazonie et l'amérique du sud en générale ? (romans et autres) Merci
Hôtel sur Ahmedabad en Inde? English translation pending
Bonjour,
Qui connait les hôtels à Ahmedabad et peut-on espérer en trouver un où l'on parle français ?
merci romane
Qui connait les hôtels à Ahmedabad et peut-on espérer en trouver un où l'on parle français ?
merci romane
South Korea Family Itinerary - Fall 2026
Hello,
We’re planning a 17-day trip to South Korea in October 2026 with my husband and our daughters, who’ll be 9 years old.
I’d love to get your thoughts on our draft itinerary.
First, some key details:
1/ Jeju Island is a must for us. I’ve personally dreamed of going there for years after reading a novel about it. 2/ Our girls are used to road-trip style travel since they were born, so this kind of trip won’t be an issue for them. 3/ We plan to travel by train, except on Jeju where we’ll rent a car (we already have an international driver’s permit).
Itinerary:
Seoul: 1 arrival day at 10 AM + 4 full days Gyeongju: 2 days Busan: 3 days Jeju: 4 days Seoul: 2 days
Thanks for your feedback! Have a great day,
Sabrina
We’re planning a 17-day trip to South Korea in October 2026 with my husband and our daughters, who’ll be 9 years old.
I’d love to get your thoughts on our draft itinerary.
First, some key details:
1/ Jeju Island is a must for us. I’ve personally dreamed of going there for years after reading a novel about it. 2/ Our girls are used to road-trip style travel since they were born, so this kind of trip won’t be an issue for them. 3/ We plan to travel by train, except on Jeju where we’ll rent a car (we already have an international driver’s permit).
Itinerary:
Seoul: 1 arrival day at 10 AM + 4 full days Gyeongju: 2 days Busan: 3 days Jeju: 4 days Seoul: 2 days
Thanks for your feedback! Have a great day,
Sabrina
Abdulrazak Gurnah, an author with a unique journey and identity (Tanzania)
(A belated tribute on this forum)
Abdulrazak Gurnah, an author with a unique journey and identity (Tanzania)
Big surprise in Stockholm: the 2021 Nobel Prize in Literature was awarded to novelist Abdulrazak Gurnah. The Tanzanian author, who writes in English, is best known for his novels Paradise (1994) and By the Sea (2001). He was recognized for his "uncompromising and compassionate portrayal of the effects of colonialism and the fate of refugees caught between cultures and continents", according to the Nobel Committee.His work moves away from "stereotypical descriptions and opens our eyes to a culturally diverse East Africa that is little known in many parts of the world".
Gurnah is the first African author since 2003 to win the prestigious prize, and the fifth from the African continent overall—following Wole Soyinka (1986), Naguib Mahfouz (1988), Nadine Gordimer (1991), and J.M. Coetzee (2003). Once again, the prize passed over Kenyan Ngugi wa Thiong’o, who has long been among the favorites for the award.
Born in Zanzibar (now part of Tanzania) in 1948, Abdulrazak Gurnah grew up in an Arab family originally from Yemen. He sought refuge in the UK in the late 1960s, a few years after independence, at a time when the Muslim minority there was being persecuted. He wasn’t able to return to Zanzibar until 1984.
Since 1987, he has published around ten novels and several short stories in English (his native language is Swahili). None have become bestsellers, but his body of work as a whole offers a different perspective on issues like immigration and cultural diversity. His work sheds light on the effects of colonialism, exile, and the plight of refugees, "speaking" of his love for Africa and his fight against neocolonialism. Though Gurnah’s stories aren’t explicitly autobiographical, they’re inspired by his life as an immigrant in the UK.
Gurnah was also a professor of English and postcolonial literature at the University of Kent in Canterbury until his recent retirement.
Does this award bring more attention to African literature? Who knows? At the very least, it might give it a boost. If African literature is less visible in the West, it’s partly because it isn’t widely accessible: Gurnah is rarely translated into French or German, and not at all into Arabic.
In Tanzania and its Zanzibar archipelago, he’s being celebrated with joy. "This means a lot for Zanzibar’s struggle for self-determination," says Ismail Jussa, a literary critic from Zanzibar. "It helps put Zanzibar back on the map." The Swedish Committee acknowledged that his work has helped understand "the divisions caused by colonialists, but also the heartbreak of being torn between the homeland one comes from and the life of exile one is forced into."
By the Sea. Bloomsbury Publishing, 2001 (Fr.: Près de la Mer. Galaade Éd., 2006)
Paradise. Bloomsbury Publishing, 1994/2004 (Fr.: Paradis. Motifs, 1999)
Desertion. Bloomsbury Publishing, 2005 (Fr.: Adieu Zanzibar. Galaade Éd., 2009)
Afterlives. Bloomsbury Publishing, 2020 (Fr.: Les vies d’après. Denoël, 2023)
Hery
Abdulrazak Gurnah, an author with a unique journey and identity (Tanzania)
Big surprise in Stockholm: the 2021 Nobel Prize in Literature was awarded to novelist Abdulrazak Gurnah. The Tanzanian author, who writes in English, is best known for his novels Paradise (1994) and By the Sea (2001). He was recognized for his "uncompromising and compassionate portrayal of the effects of colonialism and the fate of refugees caught between cultures and continents", according to the Nobel Committee.His work moves away from "stereotypical descriptions and opens our eyes to a culturally diverse East Africa that is little known in many parts of the world".
Gurnah is the first African author since 2003 to win the prestigious prize, and the fifth from the African continent overall—following Wole Soyinka (1986), Naguib Mahfouz (1988), Nadine Gordimer (1991), and J.M. Coetzee (2003). Once again, the prize passed over Kenyan Ngugi wa Thiong’o, who has long been among the favorites for the award.
Born in Zanzibar (now part of Tanzania) in 1948, Abdulrazak Gurnah grew up in an Arab family originally from Yemen. He sought refuge in the UK in the late 1960s, a few years after independence, at a time when the Muslim minority there was being persecuted. He wasn’t able to return to Zanzibar until 1984.
Since 1987, he has published around ten novels and several short stories in English (his native language is Swahili). None have become bestsellers, but his body of work as a whole offers a different perspective on issues like immigration and cultural diversity. His work sheds light on the effects of colonialism, exile, and the plight of refugees, "speaking" of his love for Africa and his fight against neocolonialism. Though Gurnah’s stories aren’t explicitly autobiographical, they’re inspired by his life as an immigrant in the UK.
Gurnah was also a professor of English and postcolonial literature at the University of Kent in Canterbury until his recent retirement.
Does this award bring more attention to African literature? Who knows? At the very least, it might give it a boost. If African literature is less visible in the West, it’s partly because it isn’t widely accessible: Gurnah is rarely translated into French or German, and not at all into Arabic.
In Tanzania and its Zanzibar archipelago, he’s being celebrated with joy. "This means a lot for Zanzibar’s struggle for self-determination," says Ismail Jussa, a literary critic from Zanzibar. "It helps put Zanzibar back on the map." The Swedish Committee acknowledged that his work has helped understand "the divisions caused by colonialists, but also the heartbreak of being torn between the homeland one comes from and the life of exile one is forced into."
By the Sea. Bloomsbury Publishing, 2001 (Fr.: Près de la Mer. Galaade Éd., 2006)
Paradise. Bloomsbury Publishing, 1994/2004 (Fr.: Paradis. Motifs, 1999)
Desertion. Bloomsbury Publishing, 2005 (Fr.: Adieu Zanzibar. Galaade Éd., 2009)
Afterlives. Bloomsbury Publishing, 2020 (Fr.: Les vies d’après. Denoël, 2023)
Hery
Conversation transatlantique English translation pending
Ciao a tutti,
Ras le censuré du covid! Et si on causait d'autre chose, hein?
Dans un livre au beau titre, Globe-trotteur en français, Svetski putnik en langue originale bcms (littéralement La Conscience du voyageur) David Albahari, auteur serbe émigré au Canada, place ces mots dans la bouche de l'un des personnages du roman, Daniel Atias, écrivain de l'"ex-pays" invité à une résidence d'artistes à Banff :
Dans son monde, l'Europe,
il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent.
L'ici qu'il évoque est le Nouveau Monde, l'Amérique aux vastes étendues.
La lectrice que je suis avait adhéré à la vision d' Albahari sur l'homme européen, du moins d'un certain âge et curiosité intellectuelle sur sa propre histoire, sur la matière de sa mémoire, Frankenstein couturé de traumatismes mal digérés (comment ne pas entendre aujourd'hui sans masque sur les oreilles les grincements de dents dans l'Egée?) et de quelques rares périodes resplendissantes. Je n'avais eu en revanche aucun point d'appui pour évaluer sa perception du Nord Américain.
Qu'en pensent mes compatriotes européens et les natifs des vastes étendues (pratiquement absents de cette rubrique) ou bourlingueurs attentifs des deux rives de l'Atlantique?
Catherine (qui se dit que son esprit serait peut-être différent, autre texture, autres réflexes, si elle habitait rue des écureuils au lieu de rue d'un général napoléonien syphilitique à quelques pas de la place d'un empereur romain grand massacreur de chrétiens)
PS : pour contextualiser (sans épistémologiser 😇) la citation extraite du livre, voici la critique complète que j'avais écrite de l'ouvrage :
« Ce qui m’inquiétait c’était une chose que je devinais plutôt que je ne la voyais vraiment, une chose qui n’avait pas encore de forme déterminée et ne se rattachait pas davantage à telle ou telle partie de son visage, quelque chose qui du moins à ce moment là n’aurait pas pu être saisi par le dessin, mais qui, telle une ombre, ne cessait de glisser sur ses joues, ses sourcils et l arête de son nez, menaçant de s’y fixer et – la voilà mon inquiétude, de s’y établir à demeure. »
Deux hommes. Un peintre et un écrivain. Un peintre canadien et un écrivain de Belgrade. En cet été 1998, ils sont tout deux invités du Centre des Arts de Banff, artistes en résidence, longue pour le premier, à peine 13 jours pour le second. Le visage de l’auteur fascine le plasticien, qui en scrute les moindres détails, les moindres expressions, et tente dans les heures où ils ne sont pas ensemble de dessiner ses traits, de la simple épure d’une ride à la physionomie complète. Il tente péniblement de faire apparaître une forme qui se dérobe.
Cette passion exclusive et oh combien possessive du peintre envers l’écrivain qui ne la découvrira, en feuilletant le haut paquet de dessins dans un parfait silence, que quelques minutes avant son départ définitif de Banff, est contrariée par l’arrivée d’un troisième homme, un Canadien de Calgary, rejeton d’Ivan Matulić, globe-trotter croate dont les deux artistes ont vu la signature dans une vitrine du Musée d’Histoire naturelle de Banff. L’écrivain et le petit-fils partageant une origine géographique commune et par là même une fraction d’histoire commune, il se noue entre eux une discussion, une entente même, dont le peintre, à son grand regret, se sent exclu.
Le peintre est le narrateur. Narration intime où il relate ses sentiments, les mouvements du groupe, les discussions.
Thé pris au grand hôtel à l’orgueilleuse architecture, conférences au Centre des Arts, cocktail petit doigt en l’air et expression inspirée de rigueur chez le directeur des programmes littéraires, fraîches eaux des torrents et wapitis vaquant, indifférents aux hommes, à leurs occupations. Déambulations plus ou moins rapides selon l’heure et l’humeur dans les rues du Bison, de la Loutre, du Castor…
Les rues ont à Banff des noms d’animaux, le peintre s’attirera la sympathie de Daniel Atias en définissant son identité par la prairie.
Les deux hommes viennent de deux mondes profondément différents. Dans le monde de Daniel Atias dit-il, « il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent. » La réflexion sur le temps, sur l’histoire, sur les relations que les peuples entretiennent avec elle influençant ainsi leur existence, charpente le livre.
Au-delà de la confrontation du rapport au temps, à la mémoire sur les deux rives de l’Atlantique se développe la relation entre des ressortissants de deux camps opposés de l' »ex-pays » comme le nomme l’écrivain qui ne mentionnera jamais ni la « Yougoslavie« , ni encore moins la « Serbie« , discussions intenses, prises de conscience qui réveillent l’espoir assoupi de Daniel Atias. Mais le petit-fils du globe-trotter croate, né dans un pays d’avenir, cédant à l’impulsion de contempler le passé de son ancêtre, de Canadien devenant ainsi Croate, sera empoisonné, à mort, par cette dislocation abyssale de son identité.
En mode mineur, une réflexion sur la nature de la peinture et de la littérature, sur leur façon différente d’appréhender le monde, d’en rendre compte, traverse l’ouvrage.
Le texte est dense, pas de chapitre, pas même d’alinéa. Un bloc de langue, d’idées, de sentiments. Daniel Atias prétend que « le mieux serait encore de lire un seul livre pendant toute sa vie…« . Au vu de l’épaisseur de ces 200 pages, on se dit que si elles n’occupent pas toute une vie, il ne serait sans doute pas inutile de les fréquenter longuement pour en approfondir la compréhension, en déceler le cheminement, en apprécier le système d’échos.
Ras le censuré du covid! Et si on causait d'autre chose, hein?
Dans un livre au beau titre, Globe-trotteur en français, Svetski putnik en langue originale bcms (littéralement La Conscience du voyageur) David Albahari, auteur serbe émigré au Canada, place ces mots dans la bouche de l'un des personnages du roman, Daniel Atias, écrivain de l'"ex-pays" invité à une résidence d'artistes à Banff :
Dans son monde, l'Europe,
il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent.
L'ici qu'il évoque est le Nouveau Monde, l'Amérique aux vastes étendues.
La lectrice que je suis avait adhéré à la vision d' Albahari sur l'homme européen, du moins d'un certain âge et curiosité intellectuelle sur sa propre histoire, sur la matière de sa mémoire, Frankenstein couturé de traumatismes mal digérés (comment ne pas entendre aujourd'hui sans masque sur les oreilles les grincements de dents dans l'Egée?) et de quelques rares périodes resplendissantes. Je n'avais eu en revanche aucun point d'appui pour évaluer sa perception du Nord Américain.
Qu'en pensent mes compatriotes européens et les natifs des vastes étendues (pratiquement absents de cette rubrique) ou bourlingueurs attentifs des deux rives de l'Atlantique?
Catherine (qui se dit que son esprit serait peut-être différent, autre texture, autres réflexes, si elle habitait rue des écureuils au lieu de rue d'un général napoléonien syphilitique à quelques pas de la place d'un empereur romain grand massacreur de chrétiens)
PS : pour contextualiser (sans épistémologiser 😇) la citation extraite du livre, voici la critique complète que j'avais écrite de l'ouvrage :
« Ce qui m’inquiétait c’était une chose que je devinais plutôt que je ne la voyais vraiment, une chose qui n’avait pas encore de forme déterminée et ne se rattachait pas davantage à telle ou telle partie de son visage, quelque chose qui du moins à ce moment là n’aurait pas pu être saisi par le dessin, mais qui, telle une ombre, ne cessait de glisser sur ses joues, ses sourcils et l arête de son nez, menaçant de s’y fixer et – la voilà mon inquiétude, de s’y établir à demeure. »
Deux hommes. Un peintre et un écrivain. Un peintre canadien et un écrivain de Belgrade. En cet été 1998, ils sont tout deux invités du Centre des Arts de Banff, artistes en résidence, longue pour le premier, à peine 13 jours pour le second. Le visage de l’auteur fascine le plasticien, qui en scrute les moindres détails, les moindres expressions, et tente dans les heures où ils ne sont pas ensemble de dessiner ses traits, de la simple épure d’une ride à la physionomie complète. Il tente péniblement de faire apparaître une forme qui se dérobe.
Cette passion exclusive et oh combien possessive du peintre envers l’écrivain qui ne la découvrira, en feuilletant le haut paquet de dessins dans un parfait silence, que quelques minutes avant son départ définitif de Banff, est contrariée par l’arrivée d’un troisième homme, un Canadien de Calgary, rejeton d’Ivan Matulić, globe-trotter croate dont les deux artistes ont vu la signature dans une vitrine du Musée d’Histoire naturelle de Banff. L’écrivain et le petit-fils partageant une origine géographique commune et par là même une fraction d’histoire commune, il se noue entre eux une discussion, une entente même, dont le peintre, à son grand regret, se sent exclu.
Le peintre est le narrateur. Narration intime où il relate ses sentiments, les mouvements du groupe, les discussions.
Thé pris au grand hôtel à l’orgueilleuse architecture, conférences au Centre des Arts, cocktail petit doigt en l’air et expression inspirée de rigueur chez le directeur des programmes littéraires, fraîches eaux des torrents et wapitis vaquant, indifférents aux hommes, à leurs occupations. Déambulations plus ou moins rapides selon l’heure et l’humeur dans les rues du Bison, de la Loutre, du Castor…
Les rues ont à Banff des noms d’animaux, le peintre s’attirera la sympathie de Daniel Atias en définissant son identité par la prairie.
Les deux hommes viennent de deux mondes profondément différents. Dans le monde de Daniel Atias dit-il, « il n’y a que l’instant présent, et dans cet instant on vit, en fait, pour le passé, que chacun voudrait bien changer, alors qu’ici, s’il ne se trompait point […] l’instant présent n’est que l’antichambre du futur, et le passé reste, comme il se doit, aussi immuable que les montagnes qui nous entourent. » La réflexion sur le temps, sur l’histoire, sur les relations que les peuples entretiennent avec elle influençant ainsi leur existence, charpente le livre.
Au-delà de la confrontation du rapport au temps, à la mémoire sur les deux rives de l’Atlantique se développe la relation entre des ressortissants de deux camps opposés de l' »ex-pays » comme le nomme l’écrivain qui ne mentionnera jamais ni la « Yougoslavie« , ni encore moins la « Serbie« , discussions intenses, prises de conscience qui réveillent l’espoir assoupi de Daniel Atias. Mais le petit-fils du globe-trotter croate, né dans un pays d’avenir, cédant à l’impulsion de contempler le passé de son ancêtre, de Canadien devenant ainsi Croate, sera empoisonné, à mort, par cette dislocation abyssale de son identité.
En mode mineur, une réflexion sur la nature de la peinture et de la littérature, sur leur façon différente d’appréhender le monde, d’en rendre compte, traverse l’ouvrage.
Le texte est dense, pas de chapitre, pas même d’alinéa. Un bloc de langue, d’idées, de sentiments. Daniel Atias prétend que « le mieux serait encore de lire un seul livre pendant toute sa vie…« . Au vu de l’épaisseur de ces 200 pages, on se dit que si elles n’occupent pas toute une vie, il ne serait sans doute pas inutile de les fréquenter longuement pour en approfondir la compréhension, en déceler le cheminement, en apprécier le système d’échos.