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Qu'allez-vous faire de votre réservation sur Concordia? English translation pending
Suite au drame humain et materiel de ce qui est arrivé ce jour au Concordia, je propose qu'on regroupe ici les membres du forum qui avaient prévu de faire une croisière sur le Concordia dans les mois à venir et connaitre leur choix...
Pour nous cela aurait été notre premiere croisière, nous dommes donc un peu "refroidi", d'autant que cet accident révéle qu'il y avait déjà eu des soucis dans le passé (probleme de coque en 2008 à Palerme), bref on pense qu'on va annuler... et vous ?
Vous allez attendre que l'agence vous appelle ? vous annulez de suite ? vous misez sur une proposition de remplacement ?
Pour nous cela aurait été notre premiere croisière, nous dommes donc un peu "refroidi", d'autant que cet accident révéle qu'il y avait déjà eu des soucis dans le passé (probleme de coque en 2008 à Palerme), bref on pense qu'on va annuler... et vous ?
Vous allez attendre que l'agence vous appelle ? vous annulez de suite ? vous misez sur une proposition de remplacement ?
Ouest américain: carnet de voyage de Alain English translation pending
Nous voila a l'aéroport de Roissy, tout ce passe bien jusqu'au moment ou, je passe le portique de détection, et big badaboum, j'ai droit au BIP BIP BIP..... Misére de moi;
Monsieur si il vous plait venez par ici, levez les bras, ecartez les pieds, et voila qu'il se met a me tripoter de partout, mais tout va bien, ouf j'ai eu peur d'avoir quelques de prohibé sur moi.
Mais cela aurai pu ce terminer la, si il n'y avait pas eu la fameuse phrase "c'est a qui ce sac noir?"
Et la mon petit Sacha de 9ans, dit c'est a moi pourquoi ?
Disons pour faire court, il a pris avec lui des talky walky, mais bon après la peur des agents de sécurité qui ont bien vu que c'etait des jouets, nous avons pu continuer.
Mais comme plus haut cela aurai pu s'arrêter la , si d'un seul coup ma femme ne se mettait a crier , mais ou est mon sac a main?
Nous l'avons cherché et heureusement il attendait sagement dans une barquette avant de passer au scanner, sauf que sa proprietaire, elle était dèjà partie,
Bon ça fini bien .
Donc nous embarquons avec AIR CANADA , pour Montréal et nous avons passé un bon vol.
Hôtesses gentilles , services a bord super convenable, avion nickel avec écran et film pour chaque siege.
Nous arrivons donc a Montréal pour une escale.
Nous allons donc faire la queue comme tout le monde pour repasser le contrôle et la douane US, qui franchement aprés tout ce que j'ai entendu c'est super bien passé.
Nous avons remis nos passeports a l'officier , qui nous a pris nos empreintes et une photos et vogue la galére.
Nous n'avons même pas eu droit aux questions d'usage dont tout le monde parle.
Nous arrivons donc a LOS ANGELES aprés un voyage agréable aves les même prestations , sauf que la , et c'est ce que nous n'avons pas compris, si nous voulions manger, il fallait payer, mais bon, nous n'avions pas faim, vu que dans l'avion de Paris a Montréal ils nous ont gavé comme des oies. Nous prenons possession de notre véhicule que nous avions loué depuis Paris par AutoEscape, sauf que si on ne fait pas attention, le mec de la location qui est Alamo , essaye de nous faire prendre une catégorie de plus, car d'aprés lui les valises sont trop grandes. Après nous avoir annoncé la couleur du surplus a payer pour l'autre catégorie, je refuse et j'ai étais bien aspiré , car la voiture est largement suffisante. Donc nous prenons la voiture , mais avant je voudrais remercier un superbe ami qui nous a suivi dans ce voyage et qui nous rend un grand service, je nomme Monsieur TOMTOM GO , qui sans son aide dès le début, je pense que j’aurais disjoncté. Nous nous rendons a l’hotel Holiday Inn Universal Studio dont l’acceuil est chaleureux. Tout va bien jusque la, sauf le toilette bouché , avant même de s’en servir, mais le sav est rapide et efficace. Nous nous endormons tellement nous sommes crevé sans même manger et nous nous reveillons tout de même a 2h30 du matin, oui que chez nous en Françe, il est 11h30 . Pour la petite histoire, mon fils en profite pour ce connecter sur le net , afin de voir si il a eu son bac. Bonne nouvelle , il l’a eu avec mention bien. Nous pouvons nous re coucher, c’est que nous faisons pour encore quelques heures.

Mardi 06Juillet 2010
Ce matin , nous nous réveillons après quelques heures de sommeil. Nous allons prendre le petit déjeuné copieux au restaurant de l'hôtel, et après, nous nous préparons pour une virée sur Hollywood Boulevard, et le fameux boulevard des étoiles et des empreintes.
Le temps n'est pas de la parties, mais on fait avec , il pleut un peu et il y a des nuages. Nous avons rencontré Mickael Jackson mais nous ne sommes pas dupe, on sais bien que ce n'est pas lui surtout qu'il était accompagné de Maryline Monroe, mais on a pu avoir une photo.
Nous avons aussi vu, le fameux panneau HOOLLYWOOD , et avons beaucoup marché.
Pour ma part et cela n'engage que moi et pas le reste de la famille, ce sera une visite , mais sans plus, je n'ai pas accroché ce fameux boulevard, je n'y ai rien trouvé de spécial, mais bon il fallait le voir.
Par contre les hamburger de JOHNNY ROCKETS ou est inscrit original Hamburger, la ça vaux le déplacement. C'est simplement de la pure folie. Je n'ai jamais vu un truc pareil, et pourtant je suis un bon mangeur, et bien les frites sont restées dans l'assiette , et cela pour tout la famille.
Après ce merveilleux repas spécial cholestérol, nous sommes allé a VENICE BEACH, et la franchement nous avons trouvé cela super, et vivant. Nous avons discuté avec des vendeurs dont un, africain francophone qui vit la depuis 21 ans a Los Angeles.
A un moment nous avons été encerclé par des , comme on dirais chez nous des wecheweche pour nous vendre des cd de leur groupe, et on peux dire qu'on début on été pas fière, voir même une appréhension. Mais en discutant avec eux , rien de spécial, impressionnant il faut le dire , car on a une idée des gang des USA avec des mecs tatoués de partout. Mais au final on eu un bon feeling , on a chécké , et nous avons continué notre chemin On a rencontré de tout sur Venice Beach, des gens en rollers, des mecs qui font de la musculation , des joueurs de guitare en rollers, des patrouille de police sur la plage en 4x4, des hélico qui volent très bas pour surveiller. On ce croirais dans une autre dimension.
Nous nous Somme un peu reposé sur la plage ou il y a des sauveteurs, genre alerte a Malibu, mais on a pas vu de Pamela,
Nous avons repris la voiture pour aller a Santa Monica, et avons laissé de coté volontairement Beverly Hills et les maisons. Pour notre part , voir des grande demeures ne nous disait trop rien.
Santa Monica et une belle plage, et nous sommes allé sur la jeté, ou Forest Gump dans le film arrête de courir. Après une verre sur la terrasse du restaurant face a la mer, ou Jonathan c'est vu refuser une biere car il n' pas 21 ans , nous sommes repartis a notre hôtel , car il est bien tard , et nous somme vidé a cause du décalage horaire. Demain nous irons a Universal studio














Mercredi 7 Juillet2010
Ce matin nous allons a Universal Studio, pour lequel nous avons pris des tickets spéciaux afin de ne pas faire la queue. Mais avant, nous prenons le petit déjeuné dans un Starbuck café.
Une fois le petit déjeuné avalé, nous prenons la navette de l'hôtel afin de nous rendre au parc. Nous arrivons de bonne heure , mais le parc n'est pas encore ouvert, mais cela n'a pas d'importance, nous sommes en vacances.
Les portes s'ouvrent, et nous avons droit a un petit pitch de la part d'une employée. Le seul soucis a notre niveau, c'est que nous ne parlons pas anglais , sauf Jonathan qui lui le parle très bien. Il faut savoir que la brochure aussi n'est pas en Français.
Une fois l'autorisation de passer accordée, nous allons directement prendre le petit train pour faire le tour des studios de tournage et les décors. La encore les explications sont en Anglais et nous ne comprenons rien de rien, mais c'est pas grave on regarde, et c'est cela le plus important.
Nous parcourons donc le parc avec un émerveillement, car il est vraiment bien conçu et n'a rien a voir avec un parc d'attraction traditionnel. Il y a bien des attractions comme celle des Simpson, ou il faut avoir le cœur bien accroché , et a ne surtout pas faire juste après avoir mangé. C'est au début de l'après midi que nous nous rendons compte de l'utilité des tickets coupe file. En effet , le matin il n'y avait pas beaucoup de monde , et nous pensions avoir fait une mauvaise opération en achetant les billets, mais l'après midi quand nous avons vu tout ce monde, et que nous avons surtout vu leur tête de désespoir a chaque fois que nous coupions la file, la, on c'est dit que finalement on a bien fait. Ce qui nous a permi de faire tout le parc et les attractions en toute sérénité.
Nous avons déjeuné dans un resto self Mexicain, ou on dira que c'est convenable, du moins pour nous qui ne sommes pas habitué a cette nourriture.
La journée ce passe très bien , nous faisons quelques emplettes qui diminues notre budget, mais rien d'alarmant. Quelques photos avec des personnages comme , Shrek, Dracula, Bob l'Eponge, et surtout il ne fallait pas rater les Simpson pour Sacha, sinon nous aurions eu droit a un incident diplomatique entre lui et nous. A vrai dire, il adore ce dessin animé, et nous ne pouvions lui faire ce coup .
Après tout cela la journée touche a sa fin , et il ne faut pas rater la dernière navette qui doit nous ramener a l'hôtel.
Il y a aussi d'autre personnes qui attendent la navette de l'hôtel , mais celle ci n'arrive pas, et plus le temps passe, plus la file s'agrandit, et toujours pas de navette. Aurions nous rater l'heure de la dernière navette? Impossible nous étions largement avant l'heure. Après plus d'une demie heure d'attente, nous décidons soit d'aller a pied , soit de prendre un taxi. J'opte pour le taxi, car il fait nuit, mais comme par magie, la navette arrive, mais ne peux pas prendre tout le monde. Sauf que nous nous sommes déjà à l'intérieur. Nous arrivons a l'hôtel, et allons diner au restaurant de l'établissement. Nous y avons bien diner et correctement. Il est aux environs de 23 heures et nous rentrons, car nous sommes vidés par cette journée, mais surtout par le décalage horaire qui agit encore sur nous. De tout façon, demain, nous devons nous lever de bonne heure, car nous quittons Los Angeles, pour Laughlin.



Jeudi 8 Juillet 2010
Ce matin c'est le départ pour LAUGHLIN ou j'ai réservé une chambre a l'hôtel AQUARIUS CASINO .
Nous voila donc sur la route de bonne heure, car nous voulons en profiter le plus possible. Dans le programme du jour , il y a de prévu BAGDAD CAFE, CALICO, et c 'est pourquoi nous partons de bonne heure, car on ne sais jamais , si nous étions détourné de notre route par quelque chose. Nous avons bien fait, car effectivement nous avons pris un peu de retard lors d'une sortie d'autoroute afin de faire le plein. Mais ce n'est pas le plein qu'il faut retenir, c'est plutôt le petit café juste a coté de la station d'essence fermée qui nous intéresse. Sur le parking , il y a quelques Harley , et nous décidons d'aller prendre le petit déjeuné dans ce restaurant. Nous franchissons la porte, et la, nous prenons un claque , et je me demande si nous ne somme pas passé dans une autre dimension. C'est simple , la déco est celle des années 50. En faite le resto est ainsi, depuis 1957, et nous sommes, , sur la mythique route 66. Toute la famille s'installe au comptoir, nous commandons a mangé, et discutons avec les patrons JOANIE et CHAPPO Ce sont de merveilleuses personnes, qui vous accueillent sans chichi, et avec une sincérité qui ne trompe pas. Nous y déjeunons royalement pour vraiment pas cher, un peu moins de 10 Dollars par personnes. A un moment , et cela, est la vérité, et je trouve cela super, un homme chapeau de cow boy sur la tête, entre dans la café, s'arrête, balaie la salle d'un regard, et avance doucement en direction du bar, et va s'asseoir au bout du bar, qui selon moi, est sa place habituelle, puisqu'il est connu par les patrons. Nous avons trouvé cela vraiment hallucinant et nous nous serions cru dans un film de western. Le déjeuné avalé, nous remercions Joanie et Chappo , signons le livre d'or et reprenons notre route pour Bagdad Café. A mon avis si vous passez dans le coin arrêtez vous , car pour moi c'est incontournable et tellement mythique.
Nous voilà donc arrivé a BAGDAD CAFE , ou l'accueil fut tout aussi chaleureux que précédemment. Ce qui est amusant, lorsque vous entrez dans ce café qui est bien délabré, c'est l'atmosphère qui s'y dégage. Il n'y avait pas un seul client lorsque nous sommes arrivé, mis a part 2 employés, et le patron nous met, la musique du film. Nous avons trouvé cela sympa. Discutions, photos, ils nous proposent de faire des photos derrière le bar , ce fût sympa. Nous avons consommé et j'ai acheté un tee shirt Bagdad Café Route 66. Un car de touriste Français arrive, les occupants déboulent dans le café comme des furieux, prennent des photos, ne consomment pas et repartent comme ils sont venus. Une femme qui voulait boire un café a juste demandé le prix , et elle est repartie (café a un dollars). Donc moi je ne dirais qu'une seule chose, j'ai eu honte a ce moment de l'attitude de mes compatriotes, et 'assume mes dires. Je n'oublierais jamais la richesse des rencontres de ce matin.
Nous avons encore discuté, signé le livre d'or et nous somme repartis en direction de CALICO. Calico!!!!!! a mon sens , sans intérêt, complétement contournable On paye 26 Dollars l'entrée, mais non en faite, c'est le parking par personne. Dans la ville, il faut encore payer pour pouvoir visiter la mine, faire le petit train, et vu l'heure, aucune activités n'est proposées. Donc simple visite, et rien de ce qui est écrit sur la brochure. Nous nous sommes donc baladé, bu un verre, et repartis en direction de LAUGHLIN. Arrivé a l'hôtel, nous payons un supplément de 19 dollars pour avoir la vue sur la rivière depuis le 16 éme étage. Nous avons profité de la piscine, qui nous a bien rafraichit. Un peu de Musculation pour Jo et après tout le monde au Steak House. Pendant que nous attendions une table, un homme, gagne devant nous 7600 Dollars a la machine a sou. Après un bon repas nous allons faire une ballade dans la ville en nocturne et vers Minuit allons faire un gros dodo, car demain c'est le GRAND CANYON qui nous tend les bras.
Vendredi 9 Juillet 2010
Ce matin, nous nous réveillons pas trop tôt par rapport aux autre jours. Nous nous préparons, et partons pour notre prochaine destination qui ce trouve être le GRAND CANYON.
Après avoir roulé un peu nous nous arrêtons a Kingman, ou nous trouvons un restaurant pour y prendre le petit déjeuné tranquillement. Une fois avalé, nous reprenons la route, et nous faisons une petite halte quelques miles avant notre destination , dans une station service tenue par des Indiens. Ils vendent des produits artisanaux, nous engageons la conversation, et j'en profite pour offrir un collier avec boucles d'oreilles a Sonia. C'est marrant, dans un coin de la station, un peu plus loin, il y a plein de boîtes aux lettres américaines qui sont agglutinées les unes avec les autres. Nous disons au revoir et continuons directement notre route jusqu'à notre hôtel, HOLIDAY INN EXPRESS GRAND CANYON VILLAGE. Nous posons nos valises, achetons un pass pour le parc a 25 Dollars directement a un hôtel, ce qui va nous éviter de faire la queue a l'entrée du parc. Et c'est bien vu, car lorsque nous nous présentons a l'entrée du parc, il y a une queue monstre, mais la file 1 et 5 sont libres. Elles sont prévues pour ceux qui ont déjà un pass. Présentation du pass au Shérif, et nous passons fièrement devant tout le monde (je rigole).
Nous garons la voiture au visitor center, et prenons la navette de la ligne bleue , qui nous dépose directement aux différents points de vue. Mais il y a aussi la ligne verte et rouge.
Nous somme allé sur différents points de vue , comme , Yvapaie, Mohave point , et d'autre encore. Vu que le temps était mitigé, nous n'avons pas fait le tour en hélico, car nous ne savions pas sur quel pied danser, si oui ou non il allé faire meilleur? Car, une fois de la pluie, et a un autre moment du soleil, alors on a laissé tomber, ce sera une occasion pour revenir.
Nous avons vu de beau paysages, un superbe canyon , des condors aussi , ce sont de bels oiseaux.
Nous nous sommes approché des ravins pour mieux voir, sauf Sonia , qui elle , souffre du vertige, même si il y a des barrières. C'est pas sympa de ma part , mais je l'ai un peu chambré.
Après avoir bien profité de cette après midi, il ce fait tard, et les enfants n'ont vraiment pas envie de voir le coucher du soleil, et ils ont faims. Nous quittons donc a contre cœur le parc, et nous dirigeons dans la ville , ou nous trouvons une pizzéria avec plein de monde . Nous commandons 2 pizza et 2 salades au buffet, et la ce fût notre erreur d'être rentré dans ce restaurant. Infecte, il n'y a pas d'autre mots, une facture a 80 dollars, mais immangeable. Si vous allez manger dans GRAND CANYON VILLAGE, , évitez surtout la pizzéria.
Vers 23 heures, après une ballade et un tour dans le super marché du coin , nous allons nous coucher, car demain nous allons a MONUMENT VALLEY ?et quelques chose nous dit que nous n'allons pas le regretter.

Samedi 10 Juillet 2010
Ce matin c'est le départ pour Monument Valley, nous nous préparons et nous rendons dans le restaurant de l'hôtel , afin d'y prendre le petit déjeuné, c'est une vrai fourmilière, il y déjà pas de monde qui déjeune. Au moment du check out la réceptionniste me demande une balance de 6 dollars , car les impôts ont augmentés. Je pense qu'elle voulait parler des taxes.
Je m'acquitte de cette somme qui je pense ne mettra pas notre voyage en péril, et repartons vers une nouvelle escale et de nouvelles aventures. Nous avons de la chance, car il fait vraiment beau et chaud
Nous traversons une fois de plus le parc du Grand Canyon pour aller sur Monument Valley, et nous en sortirons de l'autre coté.
En attendant pendant la traversé du parc, nous faisons encore des arrêts , tellement il y a de beaux points de vue. . Nous stoppons sur un magnifique point de vue , le NAVAJO POINT CACTUS, nous y rencontrons des américains eux aussi en vacances dans le coin, nous discutons un peu , ils nous réservent un bon accueil , plaisantons un peu et nous reprenons notre chemin. Il y aura encore et encore des arrêts pour admirer la beauté du décor. A la sortie du parc, nos faisons une halte devant le panneau du parc. La, il y a un couple de touriste Américains et je leur propose de les prendre en photo. Ils sont content de la photos, et maintenant c 'est a nous de prendre la pose, une famille arrive, et nous propose a notre tour de nous prendre en photo, nous acceptons , et reprenons , une fois le jeu de la photo finie, vers notre destination initiale.
Sur la route nous rencontrons des petits stands tenus par des Indiens Navajo, qui font de l'artisanat. Nous nous arrêtons plusieurs fois, mais le plus intéressant, c'est un canyon avec un marché d'artisans qui s'appelle, LITTLE COLORADO GORGE. A l'entrée c'est comme un parc , il faut s'acquitter de droit de passage de 2 dollars. En faite il s'agit de gorges magnifiques et d'une superbe beauté. Après avoir acheté quelques colliers et autre, nous repartons et reprenons notre route, ponctuée par encore quelques beaux arrêts. Avec Jo nous nous mettons en plein milieu de la route, et a un moment Jo ce couche sur le bitume, pour comme il dit, s'imprégner de l 'ambiance .Il m'a fait le même coup sur la route 66.
Nous remontons en voiture , je roule vraiment doucement tellement c'est beau, et je veux aussi profiter du paysage, mais un truc me perturbe un peu, nous ne trouvons pas l'hôtel et même le gps n'y arrive pas. Je décide donc, a la vue d'un poste de police, de demander a un officier( indien) qui ce trouve dans sa voiture, notre chemin. Il nous explique, ou du moins a Jo , car je ne parle pas Anglais, Jo me traduit, mais quelque chose me tracasse, car nous venons de l'endroit que le policier nous demande de prendre. Jo lui explique, et la, ce policier me regarde et il rigole presque , et me parle. Franchement pas besoin de parler Anglais pour comprendre a peu prêt ce qu'il voulait dire. En gros ça donne ceci: Tu n'est qu'un stupide touriste de trou du cul , qui ne comprend rien a rien. Mais je pense que cela était plus amical qu'autre chose. Et il avait raison , je n'avais pas poussé assez loin sur la route. Nous arrivons enfin a l'hôtel View et la aussi il faut payer pour avoir le droit de rentrer dans le parc. A la réception on nous annonce que les chambres ne sont encore prêtes, e t nous en profitons pour aller manger un bout et faire une petite balade. Nous allons voir le tour guide, nous faisons expliquer la balade de 2h30 à tout de même 60 dollars par personne et décidons de revenir une fois Jo retrouvé. Nous demandons conseil a la réceptionniste sur la qualité de la balade, et du prix, et voilà qu'elle nous dit, que nous pouvons faire le tour nous même avec notre voiture . La , j'ai du zappé quelques chose dans la préparation de notre voyage
Nous faisons donc la chevauché fantastique avec le Ford escape SUV , et la je me dis que j'ai bien fais de prendre ça comme véhicule, je comprend maintenant son utilité. Par contre nous croissons des berlines, et nous trouvons cela courageux, vu l'état de la route. D'ailleurs nous avons vu des voitures qui avaient du mal a remonter les pentes. Nous avons pris une belle claque pendant ce parcours, tellement c'est magnifique. Incontestablement pour l'instant c'est l'endroit que nous préférons. Si nous devions revenir, nous y resterons au moins 2 jours, et ferions une rando cheval et aussi a pied. Notre safari photo, est ponctué par du soleil, de la pluie, des orages et éclaires impressionnants. Nous remontons après plus de 2 heures de promenade, et prenons nos quartiers. Rien a dire sur la chambre qui est vraiment belle avec un terrasse.
Nous allons voir le couché du soleil , couché de soleil qui est vraiment différent de celui vu l'année dernière dans le désert en Égypte. Jo prend sa guitare joue un peu .Çà fait un peu western , c'est marrant!!!!
Nous allons diner au restaurant, et la, il faut toujours quelque chose qui vient ternir une belle journée. Il faut éviter le restaurant de l'hôtel, car c'est vraiment, mais vraiment pas bon du tout. La preuve c'est mis a part nous, les autres personnes aussi ont laissés leur assiettes presque pleines.
Donc si nous devions revenir a Monument Valley, nous laisserions de coté le restaurant. Après une balade , je laisse Sonia et les enfants ensemble, et je vais me coucher , car je suis vidé, et demain, il faut ce lever a 4h30 pour assister au levé du soleil.

DIMANCHE 11 JUILLET 20100
Ce matin je me réveil au environs de 4 h30 afin d'assister a un superbe spectacle de la nature: Le levé du soleil. Dans la chambre tout le monde dort, et je pense qu'ils n'ont pas le courage de venir voir cela tellement ils sont fatigués, mais quelques chose me dit qu'ils vont le regretter. Après m'être préparé un bon café, je m'installe tranquillement sur la terrasse de la chambre. Le spectacle a déjà commencé, et j'en prend plein la vue, c'est tellement merveilleux que je me crois dans un rêve. Il y a de très belles couleurs, le soleil pointe sont nez, et au fur et a mesure, cela donne un aspect différent a la valley. Jo arrive et tente de voir le spectacle, mais va se recoucher de suite , il est trop crevé. Sacha aussi arrive juste après, mais lui prend tout de même le temps de s'asseoir un peu, avec ces petits yeux qui lui piquent. Bon il ne reste pas longtemps juste le temps de voir un peu et de dire qu'il trouve cela très beau. Le spectacle terminé, nous nous préparons tous vers 7 h et allons au restaurant de l'hôtel, et la , c'est tout de même meilleur que le diner.
Avant de reprendre la route, les enfants , Sonia et pour ainsi dire moi aussi, décidons de faire une dernière fois un tour en voiture dans la valley. L a c'est encore plus beau que la veille, puisque aujourd'hui hui nous avons encore plus de soleil et sans nuages. Il faut dire que ce décor me rappel tellement tout les westerns que j'ai pu voir enfant en compagnie de mon père, ce qui donne encore plus de poids a ce site.
C'est vraiment un endroit magnifique et je pense que si nous y retournons un jour, nous y resterons plus longtemps. Nous reprenons la route pour Page, un peu de nostalgie dans le coeur.
Arrivé a Page, puisque la chambre n'est pas prête, nous allons faire une baignade au Lac Powel. Ce qui était prévu, mais un peu plus tard. Nous avons traversé le barrage qui est très beau et impressionnant, mais pas le temps de faire la visite. A l'entrée du lac, il faut payer l'octroie pour une semaine, alors que nous restons que 1 jour. Nous trouvons ce système pas très équitable, mais nous nous y plions.
Nous sommes resté entre 1h30 et 2 heures au lac , et après nous somme allé manger un truc dans un Mac Do de Page. ERREUR FATALE ; Burger froid, tables sales, employés pas sympa. Et franchement pas bon du tout. On nous avait bien dit d'éviter le Mac Do aux USA, mais il fallait bien que nous fassions notre propre expérience. Et bien maintenant nous somme fixé. Donc Mac Do de Page a proscrire.
Nous retournons a l'hôtel Holiday Inn Express de Page pour occuper notre chambre. Rien a dire c 'est une chambre propre, l'hôtel est bien, l'accueil sympathique. Nous allons profiter de la piscine ou la, nous rencontrons un couple de Français avec qui nous discutons et sympathisons. Il nous conseil de faire Antelope Canyon mais coté Lower afin d'éviter le monde. J'avais bien lu pendant ma préparation du voyage une chose ou deux sur Antelope , mais j' avais zappé pour différente raisons, et je ne pensais même pas que ça ce trouvait pas la. Ce qui me pousse a penser que parfois on crois avoir fait tout bien et que tout est carré , mais en fin de compte non. Pour la soirée, nous allons diner dans un restaurant Mexicain.
Après nous allons nous balader un peu.
Je ne sais pas, mais quelques chose me dérange dans cette ville, je ne sens pas l'ambiance et l'atmosphère des autres villes traversées. Peut être que nous n'avons pas trouvé le bon resto, la bonne adresse ou il y a de l'ambiance.
Debout depuis 4h30 du matin, il est temps pour moi , et pour tous d'aller ce coucher , car il est tout de même 23h15 et demain c'est le départ pour la ville de lumière , j' ai cité, LAS VEGAS . Mais avant je me connecte sur VOYAGE FORUM;COM et la j'ai une conversation avec Cendryon par post interposés qui me dit que puisque je suis a Page, ce serait dommage de louper Antelop. Nous décidons donc que demain nous a Antelop Canyon.



Lundi 12 Juillet 2010
Une fois n'est pas coutume, je suis encore le premier levé, je vais donc profiter qu'il y a une laverie dans l'hôtel, pour mettre du linge a laver. Une fois cela fait, Sonia descend avec les enfants pour le petit déjeuné. C'est incroyable tellement il y de monde. Même plus une table, les employés sont dépassés par le nombre de personnes qui attendent comme nous qu'une place ce libère. Il y a des personnes qui râles, et je comprends très bien ce qu'ils disent puisque ce sont de Français.
Ah!!!! sacrés Français, mais bon on est comme cela , n'est ce pas? Au bout d'un moment d'attente, je trouve enfin une table dans un coin pour 3 , le seul hic , c'est que nous sommes 4. Et bien on va faire avec en jonglant sur le coin de la table. Nous déjeunons tant bien que mal, je me risque a essayer une sorte de riz au lait, qui n'en ai pas et qui est complétement dégueulasse. Les américains en raffolent et ils mangent cela avec une sort de biscotte , beurk.
Nous nous dépêchons de finir et de donner la table a d'autre personnes.
Je récupère le linge dans le sèche linge, je tombe sur les Français rencontrés hier a la piscine, et j'en profite pour leur donner puisque eux reste encore un jour ou 2, notre passe pour le Lac Powel , valable encore 6 jours. Voilà, le check out efféctué, nous montons en voiture et démarrons. C'est a ce moment la que, ce que je vais vous raconter et vraiment incroyable et complétement dingue.
Je sors du parking de l'hôtel pour tourner a gauche, a ce moment arrive une voiture, qui pourtant était assez loin, mais visiblement je lui aurais couper la route. Nous nous retrouvons cote a cote au niveau du feu rouge, et je regarde a voiture sur ma gauche. Le passager coté conducteur me regarde méchamment, mais moi je lui fais un signe pour m'excuser, et lui vous savez pas ce qu'il me fait? 2 fois de suite le signe NAZI, oui je dis bien le signe nazi des SS de Hitler, tout en me menaçant avec sa tête. Je savais bien que quelque chose me gêné dans cette ville, maintenant je le sais. Je n'ai pas répondu a sa provocation , et j'ai repris ma route. Je mentirais en vous disant que cela ne m'a pas touché, car dans notre famille, nous avons perdu beaucoup de membres , soit déportés, soit exécuté pour résistance. Bon passons a autre chose. Après cette histoire nous avions bien l'intention de passer une bonne journée, et ce fut le cas , dés notre arrivée a antelop canyon. Un très bon accueil, un superbe guide, gentil, marrant et serviable. La visite fut merveilleuse et le guide tout en nous racontant l'érosion du canyon, a lancé du sable vers un puits de lumière , ce qui a eu un effet splendide, très bien pour la photo.
La visite terminée, je laisse un bon pourboire au guide, et je crois même que je suis le seul a l'avoir fait. Dire que que nous allions rater cela, merci encore a Cendryon du forum Voyage forum.com d'avoir insisté pour que nous le fassions. Nous voilà re partis pour notre destination, LAS VEGAS. Sur la route nous faisons escale dans une ville qui s'appelle KAIBAB, ville sympa, pour achter un pic-nique. Nous avons donc déjeuné entre 2 états: L'UTAH et L'ARIZONA. Devant nous le panneau ARIZONA et derrière UTAH.
Pendant le pic-nique un biker's candien c'est arrêté, croyant a faire a des américains, nous a demandé ou il pourrait trouver des chapeaux, car il en fait la collection. Mauvais pioche mon ami , mais cela ne nous a pas empêché de sympathiser et de lui proposer quelques chose a manger et a boire. Il a décliné l'invitation , car il venait de manger, a discuté encore avec nous et puis il a repris sa route sur sa moto, tel le rebelle d dans la série télévisée.
Dans l'aprés midi, nous avons fait une halte dans une ville qui doit valoir le coup de la visite, mais nous en avions pas le temps, cette ville HURRICANE, me semble être une ville du far west avec une histoire, puisque 'il y a même le musé.
Nous avons pris un café dans une station d'essence et ce que j'ai trouvé « drôle »c'est tout ces personnes qui viennent avec leur grand verre qu'ils remplissent. J'ai donc moi aussi joué les américains, et je me suis offert un grand, très grand verre de thé glacé. Bon maintenant que j'ai tout ce qu'il faut pour être dans le moule , et que je m'américanise, il est temps de reprendre la route pour Las Vegas.
Arrivé dans la ville, il y a eu comme un truc pas clair de la part du gps? Toua coup j'entends de la part du gps : VOUS ETES ARRIVE. Oups!!!!!je crois qu'il y a un souci , mais un méga. En faite nous sommes dans une banlieue de Las Vegas, mais si ce que je vois ressemble a une pyramide, le squatte voisin de mon travail ressemble alors au château de Versailles.
En plus c'est lugubre et pas tés rassurant cette histoire.
Bon on reprogramme le gps et on y retourne. Tournez a gauche, tournez a droite, et d'un seul coup un bruit d'enfer , nous regardons en face de nous, mais en l'aire, et on vois des avions de chasse qui décollent dans un vacarme hallucinants. Nous regardons partout et a gauche il y ajuste une base militaire , US AIR FORCE. Super bienvenue a Las Vegas.
Bon le gps comprends très bien que je vais me fâcher si il anous mène pas a bon port. Il a du avoir peur, puisque nous voilà devant l'hôtel. Je laisse la voiture au valet et les bagages au bagagiste et nous allons faire le check in et explorer ce fameux hôtel. Les enfants sont comme des fou car c'est la que vit Chris Angel le magicien. Moi perso jamais entendu parlé, je dois être un peu en retard dans la mise a jour des magiciens , chanteurs et autres. Bon en attendant; nous allons diner au restaurant du MGM, et après , nous allons faire une balade et faire un gros dodo, pour pouvoir explorer la ville dés demain , car nous en avons pour 4 jours


Suite du carnet
La journée du Mardi 13 sera exclusivement reservée a la promenade et un peu de farniente. La preuve, premier levé , mais pas trop tôt, nous allons au restaurant de l'hôtel afin d'y prendre le petit déjeuné, et comme nous allons rester dans les parages, nous en profitons pour prendre un forfais chacun de 29 dollars afin de pouvoir manger a tout les repas.
La journée sera après ponctuée de balades et de la piscine. Le seul souci de cette journée , et pas des moindres, c'est le message que notre fils nous a envoyé par internet pour nous annoncer la mort d'un superbe ami de la famille qui est aussi le père de son meilleur ami. Je sais , cela ne fait pas bien dans un carnet de voyage d'écrire cela, mais les voyages peuvent aussi contenir des évènements non prévisibles.
En plus nous sommes a Las Vegas et ne pouvons même pas être aux obséques. Aprés un appel téléphonique a notre amie Catherine pour essayer de lui remonter le moral et surtout pour savoir ce qui c'est passé, nous essayons de nous endormir.
Ce Mercredi 14 Juillet après une nuit courte et agitée, nous décidons de sortir du lit vers 9 h30 et de nous rendre aux Outlets, afin de faire des achats, et de nous changer les idées.
Nous prenons un petit déjeuné a coté de OUTLET CENTER DE LAS VEGAS, chez DONKY DONUT'S, et franchement c'est super bon. J'en avais jamais mangé des vrais, succulents!!!!!!!
Ensuite nous nous rendons dans le centre et achetons des LEVI'S et autre fringues.
L'après midi est bien avancée , nous allons faire la photo sous le panneau de Las Vegas, et nous devons attendre , car il y a beaucoup de monde. Une fois la photo faite, nous repartons vers notre hôtel, parcourons les autres hôtels par les passerelles et vers 17h nous allons profiter un peu de la piscine et du spa.
Vers 21 h nous allons diner et vers minuit la fatigue se faisant sentir, nous allons nous coucher en ayant une profonde pensée pour notre ami Eric.

Nous arrivons donc a LOS ANGELES aprés un voyage agréable aves les même prestations , sauf que la , et c'est ce que nous n'avons pas compris, si nous voulions manger, il fallait payer, mais bon, nous n'avions pas faim, vu que dans l'avion de Paris a Montréal ils nous ont gavé comme des oies. Nous prenons possession de notre véhicule que nous avions loué depuis Paris par AutoEscape, sauf que si on ne fait pas attention, le mec de la location qui est Alamo , essaye de nous faire prendre une catégorie de plus, car d'aprés lui les valises sont trop grandes. Après nous avoir annoncé la couleur du surplus a payer pour l'autre catégorie, je refuse et j'ai étais bien aspiré , car la voiture est largement suffisante. Donc nous prenons la voiture , mais avant je voudrais remercier un superbe ami qui nous a suivi dans ce voyage et qui nous rend un grand service, je nomme Monsieur TOMTOM GO , qui sans son aide dès le début, je pense que j’aurais disjoncté. Nous nous rendons a l’hotel Holiday Inn Universal Studio dont l’acceuil est chaleureux. Tout va bien jusque la, sauf le toilette bouché , avant même de s’en servir, mais le sav est rapide et efficace. Nous nous endormons tellement nous sommes crevé sans même manger et nous nous reveillons tout de même a 2h30 du matin, oui que chez nous en Françe, il est 11h30 . Pour la petite histoire, mon fils en profite pour ce connecter sur le net , afin de voir si il a eu son bac. Bonne nouvelle , il l’a eu avec mention bien. Nous pouvons nous re coucher, c’est que nous faisons pour encore quelques heures.

Mardi 06Juillet 2010
Ce matin , nous nous réveillons après quelques heures de sommeil. Nous allons prendre le petit déjeuné copieux au restaurant de l'hôtel, et après, nous nous préparons pour une virée sur Hollywood Boulevard, et le fameux boulevard des étoiles et des empreintes.
Le temps n'est pas de la parties, mais on fait avec , il pleut un peu et il y a des nuages. Nous avons rencontré Mickael Jackson mais nous ne sommes pas dupe, on sais bien que ce n'est pas lui surtout qu'il était accompagné de Maryline Monroe, mais on a pu avoir une photo.
Nous avons aussi vu, le fameux panneau HOOLLYWOOD , et avons beaucoup marché.
Pour ma part et cela n'engage que moi et pas le reste de la famille, ce sera une visite , mais sans plus, je n'ai pas accroché ce fameux boulevard, je n'y ai rien trouvé de spécial, mais bon il fallait le voir.
Par contre les hamburger de JOHNNY ROCKETS ou est inscrit original Hamburger, la ça vaux le déplacement. C'est simplement de la pure folie. Je n'ai jamais vu un truc pareil, et pourtant je suis un bon mangeur, et bien les frites sont restées dans l'assiette , et cela pour tout la famille.
Après ce merveilleux repas spécial cholestérol, nous sommes allé a VENICE BEACH, et la franchement nous avons trouvé cela super, et vivant. Nous avons discuté avec des vendeurs dont un, africain francophone qui vit la depuis 21 ans a Los Angeles.
A un moment nous avons été encerclé par des , comme on dirais chez nous des wecheweche pour nous vendre des cd de leur groupe, et on peux dire qu'on début on été pas fière, voir même une appréhension. Mais en discutant avec eux , rien de spécial, impressionnant il faut le dire , car on a une idée des gang des USA avec des mecs tatoués de partout. Mais au final on eu un bon feeling , on a chécké , et nous avons continué notre chemin On a rencontré de tout sur Venice Beach, des gens en rollers, des mecs qui font de la musculation , des joueurs de guitare en rollers, des patrouille de police sur la plage en 4x4, des hélico qui volent très bas pour surveiller. On ce croirais dans une autre dimension.
Nous nous Somme un peu reposé sur la plage ou il y a des sauveteurs, genre alerte a Malibu, mais on a pas vu de Pamela,
Nous avons repris la voiture pour aller a Santa Monica, et avons laissé de coté volontairement Beverly Hills et les maisons. Pour notre part , voir des grande demeures ne nous disait trop rien.
Santa Monica et une belle plage, et nous sommes allé sur la jeté, ou Forest Gump dans le film arrête de courir. Après une verre sur la terrasse du restaurant face a la mer, ou Jonathan c'est vu refuser une biere car il n' pas 21 ans , nous sommes repartis a notre hôtel , car il est bien tard , et nous somme vidé a cause du décalage horaire. Demain nous irons a Universal studio














Mercredi 7 Juillet2010Ce matin nous allons a Universal Studio, pour lequel nous avons pris des tickets spéciaux afin de ne pas faire la queue. Mais avant, nous prenons le petit déjeuné dans un Starbuck café.
Une fois le petit déjeuné avalé, nous prenons la navette de l'hôtel afin de nous rendre au parc. Nous arrivons de bonne heure , mais le parc n'est pas encore ouvert, mais cela n'a pas d'importance, nous sommes en vacances.
Les portes s'ouvrent, et nous avons droit a un petit pitch de la part d'une employée. Le seul soucis a notre niveau, c'est que nous ne parlons pas anglais , sauf Jonathan qui lui le parle très bien. Il faut savoir que la brochure aussi n'est pas en Français.
Une fois l'autorisation de passer accordée, nous allons directement prendre le petit train pour faire le tour des studios de tournage et les décors. La encore les explications sont en Anglais et nous ne comprenons rien de rien, mais c'est pas grave on regarde, et c'est cela le plus important.
Nous parcourons donc le parc avec un émerveillement, car il est vraiment bien conçu et n'a rien a voir avec un parc d'attraction traditionnel. Il y a bien des attractions comme celle des Simpson, ou il faut avoir le cœur bien accroché , et a ne surtout pas faire juste après avoir mangé. C'est au début de l'après midi que nous nous rendons compte de l'utilité des tickets coupe file. En effet , le matin il n'y avait pas beaucoup de monde , et nous pensions avoir fait une mauvaise opération en achetant les billets, mais l'après midi quand nous avons vu tout ce monde, et que nous avons surtout vu leur tête de désespoir a chaque fois que nous coupions la file, la, on c'est dit que finalement on a bien fait. Ce qui nous a permi de faire tout le parc et les attractions en toute sérénité.
Nous avons déjeuné dans un resto self Mexicain, ou on dira que c'est convenable, du moins pour nous qui ne sommes pas habitué a cette nourriture.
La journée ce passe très bien , nous faisons quelques emplettes qui diminues notre budget, mais rien d'alarmant. Quelques photos avec des personnages comme , Shrek, Dracula, Bob l'Eponge, et surtout il ne fallait pas rater les Simpson pour Sacha, sinon nous aurions eu droit a un incident diplomatique entre lui et nous. A vrai dire, il adore ce dessin animé, et nous ne pouvions lui faire ce coup .
Après tout cela la journée touche a sa fin , et il ne faut pas rater la dernière navette qui doit nous ramener a l'hôtel.
Il y a aussi d'autre personnes qui attendent la navette de l'hôtel , mais celle ci n'arrive pas, et plus le temps passe, plus la file s'agrandit, et toujours pas de navette. Aurions nous rater l'heure de la dernière navette? Impossible nous étions largement avant l'heure. Après plus d'une demie heure d'attente, nous décidons soit d'aller a pied , soit de prendre un taxi. J'opte pour le taxi, car il fait nuit, mais comme par magie, la navette arrive, mais ne peux pas prendre tout le monde. Sauf que nous nous sommes déjà à l'intérieur. Nous arrivons a l'hôtel, et allons diner au restaurant de l'établissement. Nous y avons bien diner et correctement. Il est aux environs de 23 heures et nous rentrons, car nous sommes vidés par cette journée, mais surtout par le décalage horaire qui agit encore sur nous. De tout façon, demain, nous devons nous lever de bonne heure, car nous quittons Los Angeles, pour Laughlin.




Jeudi 8 Juillet 2010
Ce matin c'est le départ pour LAUGHLIN ou j'ai réservé une chambre a l'hôtel AQUARIUS CASINO .
Nous voila donc sur la route de bonne heure, car nous voulons en profiter le plus possible. Dans le programme du jour , il y a de prévu BAGDAD CAFE, CALICO, et c 'est pourquoi nous partons de bonne heure, car on ne sais jamais , si nous étions détourné de notre route par quelque chose. Nous avons bien fait, car effectivement nous avons pris un peu de retard lors d'une sortie d'autoroute afin de faire le plein. Mais ce n'est pas le plein qu'il faut retenir, c'est plutôt le petit café juste a coté de la station d'essence fermée qui nous intéresse. Sur le parking , il y a quelques Harley , et nous décidons d'aller prendre le petit déjeuné dans ce restaurant. Nous franchissons la porte, et la, nous prenons un claque , et je me demande si nous ne somme pas passé dans une autre dimension. C'est simple , la déco est celle des années 50. En faite le resto est ainsi, depuis 1957, et nous sommes, , sur la mythique route 66. Toute la famille s'installe au comptoir, nous commandons a mangé, et discutons avec les patrons JOANIE et CHAPPO Ce sont de merveilleuses personnes, qui vous accueillent sans chichi, et avec une sincérité qui ne trompe pas. Nous y déjeunons royalement pour vraiment pas cher, un peu moins de 10 Dollars par personnes. A un moment , et cela, est la vérité, et je trouve cela super, un homme chapeau de cow boy sur la tête, entre dans la café, s'arrête, balaie la salle d'un regard, et avance doucement en direction du bar, et va s'asseoir au bout du bar, qui selon moi, est sa place habituelle, puisqu'il est connu par les patrons. Nous avons trouvé cela vraiment hallucinant et nous nous serions cru dans un film de western. Le déjeuné avalé, nous remercions Joanie et Chappo , signons le livre d'or et reprenons notre route pour Bagdad Café. A mon avis si vous passez dans le coin arrêtez vous , car pour moi c'est incontournable et tellement mythique.
Nous voilà donc arrivé a BAGDAD CAFE , ou l'accueil fut tout aussi chaleureux que précédemment. Ce qui est amusant, lorsque vous entrez dans ce café qui est bien délabré, c'est l'atmosphère qui s'y dégage. Il n'y avait pas un seul client lorsque nous sommes arrivé, mis a part 2 employés, et le patron nous met, la musique du film. Nous avons trouvé cela sympa. Discutions, photos, ils nous proposent de faire des photos derrière le bar , ce fût sympa. Nous avons consommé et j'ai acheté un tee shirt Bagdad Café Route 66. Un car de touriste Français arrive, les occupants déboulent dans le café comme des furieux, prennent des photos, ne consomment pas et repartent comme ils sont venus. Une femme qui voulait boire un café a juste demandé le prix , et elle est repartie (café a un dollars). Donc moi je ne dirais qu'une seule chose, j'ai eu honte a ce moment de l'attitude de mes compatriotes, et 'assume mes dires. Je n'oublierais jamais la richesse des rencontres de ce matin.
Nous avons encore discuté, signé le livre d'or et nous somme repartis en direction de CALICO. Calico!!!!!! a mon sens , sans intérêt, complétement contournable On paye 26 Dollars l'entrée, mais non en faite, c'est le parking par personne. Dans la ville, il faut encore payer pour pouvoir visiter la mine, faire le petit train, et vu l'heure, aucune activités n'est proposées. Donc simple visite, et rien de ce qui est écrit sur la brochure. Nous nous sommes donc baladé, bu un verre, et repartis en direction de LAUGHLIN. Arrivé a l'hôtel, nous payons un supplément de 19 dollars pour avoir la vue sur la rivière depuis le 16 éme étage. Nous avons profité de la piscine, qui nous a bien rafraichit. Un peu de Musculation pour Jo et après tout le monde au Steak House. Pendant que nous attendions une table, un homme, gagne devant nous 7600 Dollars a la machine a sou. Après un bon repas nous allons faire une ballade dans la ville en nocturne et vers Minuit allons faire un gros dodo, car demain c'est le GRAND CANYON qui nous tend les bras.
Vendredi 9 Juillet 2010Ce matin, nous nous réveillons pas trop tôt par rapport aux autre jours. Nous nous préparons, et partons pour notre prochaine destination qui ce trouve être le GRAND CANYON.
Après avoir roulé un peu nous nous arrêtons a Kingman, ou nous trouvons un restaurant pour y prendre le petit déjeuné tranquillement. Une fois avalé, nous reprenons la route, et nous faisons une petite halte quelques miles avant notre destination , dans une station service tenue par des Indiens. Ils vendent des produits artisanaux, nous engageons la conversation, et j'en profite pour offrir un collier avec boucles d'oreilles a Sonia. C'est marrant, dans un coin de la station, un peu plus loin, il y a plein de boîtes aux lettres américaines qui sont agglutinées les unes avec les autres. Nous disons au revoir et continuons directement notre route jusqu'à notre hôtel, HOLIDAY INN EXPRESS GRAND CANYON VILLAGE. Nous posons nos valises, achetons un pass pour le parc a 25 Dollars directement a un hôtel, ce qui va nous éviter de faire la queue a l'entrée du parc. Et c'est bien vu, car lorsque nous nous présentons a l'entrée du parc, il y a une queue monstre, mais la file 1 et 5 sont libres. Elles sont prévues pour ceux qui ont déjà un pass. Présentation du pass au Shérif, et nous passons fièrement devant tout le monde (je rigole).
Nous garons la voiture au visitor center, et prenons la navette de la ligne bleue , qui nous dépose directement aux différents points de vue. Mais il y a aussi la ligne verte et rouge.
Nous somme allé sur différents points de vue , comme , Yvapaie, Mohave point , et d'autre encore. Vu que le temps était mitigé, nous n'avons pas fait le tour en hélico, car nous ne savions pas sur quel pied danser, si oui ou non il allé faire meilleur? Car, une fois de la pluie, et a un autre moment du soleil, alors on a laissé tomber, ce sera une occasion pour revenir.
Nous avons vu de beau paysages, un superbe canyon , des condors aussi , ce sont de bels oiseaux.
Nous nous sommes approché des ravins pour mieux voir, sauf Sonia , qui elle , souffre du vertige, même si il y a des barrières. C'est pas sympa de ma part , mais je l'ai un peu chambré.
Après avoir bien profité de cette après midi, il ce fait tard, et les enfants n'ont vraiment pas envie de voir le coucher du soleil, et ils ont faims. Nous quittons donc a contre cœur le parc, et nous dirigeons dans la ville , ou nous trouvons une pizzéria avec plein de monde . Nous commandons 2 pizza et 2 salades au buffet, et la ce fût notre erreur d'être rentré dans ce restaurant. Infecte, il n'y a pas d'autre mots, une facture a 80 dollars, mais immangeable. Si vous allez manger dans GRAND CANYON VILLAGE, , évitez surtout la pizzéria.
Vers 23 heures, après une ballade et un tour dans le super marché du coin , nous allons nous coucher, car demain nous allons a MONUMENT VALLEY ?et quelques chose nous dit que nous n'allons pas le regretter.

Samedi 10 Juillet 2010
Ce matin c'est le départ pour Monument Valley, nous nous préparons et nous rendons dans le restaurant de l'hôtel , afin d'y prendre le petit déjeuné, c'est une vrai fourmilière, il y déjà pas de monde qui déjeune. Au moment du check out la réceptionniste me demande une balance de 6 dollars , car les impôts ont augmentés. Je pense qu'elle voulait parler des taxes.
Je m'acquitte de cette somme qui je pense ne mettra pas notre voyage en péril, et repartons vers une nouvelle escale et de nouvelles aventures. Nous avons de la chance, car il fait vraiment beau et chaud
Nous traversons une fois de plus le parc du Grand Canyon pour aller sur Monument Valley, et nous en sortirons de l'autre coté.
En attendant pendant la traversé du parc, nous faisons encore des arrêts , tellement il y a de beaux points de vue. . Nous stoppons sur un magnifique point de vue , le NAVAJO POINT CACTUS, nous y rencontrons des américains eux aussi en vacances dans le coin, nous discutons un peu , ils nous réservent un bon accueil , plaisantons un peu et nous reprenons notre chemin. Il y aura encore et encore des arrêts pour admirer la beauté du décor. A la sortie du parc, nos faisons une halte devant le panneau du parc. La, il y a un couple de touriste Américains et je leur propose de les prendre en photo. Ils sont content de la photos, et maintenant c 'est a nous de prendre la pose, une famille arrive, et nous propose a notre tour de nous prendre en photo, nous acceptons , et reprenons , une fois le jeu de la photo finie, vers notre destination initiale.
Sur la route nous rencontrons des petits stands tenus par des Indiens Navajo, qui font de l'artisanat. Nous nous arrêtons plusieurs fois, mais le plus intéressant, c'est un canyon avec un marché d'artisans qui s'appelle, LITTLE COLORADO GORGE. A l'entrée c'est comme un parc , il faut s'acquitter de droit de passage de 2 dollars. En faite il s'agit de gorges magnifiques et d'une superbe beauté. Après avoir acheté quelques colliers et autre, nous repartons et reprenons notre route, ponctuée par encore quelques beaux arrêts. Avec Jo nous nous mettons en plein milieu de la route, et a un moment Jo ce couche sur le bitume, pour comme il dit, s'imprégner de l 'ambiance .Il m'a fait le même coup sur la route 66.
Nous remontons en voiture , je roule vraiment doucement tellement c'est beau, et je veux aussi profiter du paysage, mais un truc me perturbe un peu, nous ne trouvons pas l'hôtel et même le gps n'y arrive pas. Je décide donc, a la vue d'un poste de police, de demander a un officier( indien) qui ce trouve dans sa voiture, notre chemin. Il nous explique, ou du moins a Jo , car je ne parle pas Anglais, Jo me traduit, mais quelque chose me tracasse, car nous venons de l'endroit que le policier nous demande de prendre. Jo lui explique, et la, ce policier me regarde et il rigole presque , et me parle. Franchement pas besoin de parler Anglais pour comprendre a peu prêt ce qu'il voulait dire. En gros ça donne ceci: Tu n'est qu'un stupide touriste de trou du cul , qui ne comprend rien a rien. Mais je pense que cela était plus amical qu'autre chose. Et il avait raison , je n'avais pas poussé assez loin sur la route. Nous arrivons enfin a l'hôtel View et la aussi il faut payer pour avoir le droit de rentrer dans le parc. A la réception on nous annonce que les chambres ne sont encore prêtes, e t nous en profitons pour aller manger un bout et faire une petite balade. Nous allons voir le tour guide, nous faisons expliquer la balade de 2h30 à tout de même 60 dollars par personne et décidons de revenir une fois Jo retrouvé. Nous demandons conseil a la réceptionniste sur la qualité de la balade, et du prix, et voilà qu'elle nous dit, que nous pouvons faire le tour nous même avec notre voiture . La , j'ai du zappé quelques chose dans la préparation de notre voyage
Nous faisons donc la chevauché fantastique avec le Ford escape SUV , et la je me dis que j'ai bien fais de prendre ça comme véhicule, je comprend maintenant son utilité. Par contre nous croissons des berlines, et nous trouvons cela courageux, vu l'état de la route. D'ailleurs nous avons vu des voitures qui avaient du mal a remonter les pentes. Nous avons pris une belle claque pendant ce parcours, tellement c'est magnifique. Incontestablement pour l'instant c'est l'endroit que nous préférons. Si nous devions revenir, nous y resterons au moins 2 jours, et ferions une rando cheval et aussi a pied. Notre safari photo, est ponctué par du soleil, de la pluie, des orages et éclaires impressionnants. Nous remontons après plus de 2 heures de promenade, et prenons nos quartiers. Rien a dire sur la chambre qui est vraiment belle avec un terrasse.
Nous allons voir le couché du soleil , couché de soleil qui est vraiment différent de celui vu l'année dernière dans le désert en Égypte. Jo prend sa guitare joue un peu .Çà fait un peu western , c'est marrant!!!!
Nous allons diner au restaurant, et la, il faut toujours quelque chose qui vient ternir une belle journée. Il faut éviter le restaurant de l'hôtel, car c'est vraiment, mais vraiment pas bon du tout. La preuve c'est mis a part nous, les autres personnes aussi ont laissés leur assiettes presque pleines.
Donc si nous devions revenir a Monument Valley, nous laisserions de coté le restaurant. Après une balade , je laisse Sonia et les enfants ensemble, et je vais me coucher , car je suis vidé, et demain, il faut ce lever a 4h30 pour assister au levé du soleil.

DIMANCHE 11 JUILLET 20100
Ce matin je me réveil au environs de 4 h30 afin d'assister a un superbe spectacle de la nature: Le levé du soleil. Dans la chambre tout le monde dort, et je pense qu'ils n'ont pas le courage de venir voir cela tellement ils sont fatigués, mais quelques chose me dit qu'ils vont le regretter. Après m'être préparé un bon café, je m'installe tranquillement sur la terrasse de la chambre. Le spectacle a déjà commencé, et j'en prend plein la vue, c'est tellement merveilleux que je me crois dans un rêve. Il y a de très belles couleurs, le soleil pointe sont nez, et au fur et a mesure, cela donne un aspect différent a la valley. Jo arrive et tente de voir le spectacle, mais va se recoucher de suite , il est trop crevé. Sacha aussi arrive juste après, mais lui prend tout de même le temps de s'asseoir un peu, avec ces petits yeux qui lui piquent. Bon il ne reste pas longtemps juste le temps de voir un peu et de dire qu'il trouve cela très beau. Le spectacle terminé, nous nous préparons tous vers 7 h et allons au restaurant de l'hôtel, et la , c'est tout de même meilleur que le diner.
Avant de reprendre la route, les enfants , Sonia et pour ainsi dire moi aussi, décidons de faire une dernière fois un tour en voiture dans la valley. L a c'est encore plus beau que la veille, puisque aujourd'hui hui nous avons encore plus de soleil et sans nuages. Il faut dire que ce décor me rappel tellement tout les westerns que j'ai pu voir enfant en compagnie de mon père, ce qui donne encore plus de poids a ce site.
C'est vraiment un endroit magnifique et je pense que si nous y retournons un jour, nous y resterons plus longtemps. Nous reprenons la route pour Page, un peu de nostalgie dans le coeur.
Arrivé a Page, puisque la chambre n'est pas prête, nous allons faire une baignade au Lac Powel. Ce qui était prévu, mais un peu plus tard. Nous avons traversé le barrage qui est très beau et impressionnant, mais pas le temps de faire la visite. A l'entrée du lac, il faut payer l'octroie pour une semaine, alors que nous restons que 1 jour. Nous trouvons ce système pas très équitable, mais nous nous y plions.
Nous sommes resté entre 1h30 et 2 heures au lac , et après nous somme allé manger un truc dans un Mac Do de Page. ERREUR FATALE ; Burger froid, tables sales, employés pas sympa. Et franchement pas bon du tout. On nous avait bien dit d'éviter le Mac Do aux USA, mais il fallait bien que nous fassions notre propre expérience. Et bien maintenant nous somme fixé. Donc Mac Do de Page a proscrire.
Nous retournons a l'hôtel Holiday Inn Express de Page pour occuper notre chambre. Rien a dire c 'est une chambre propre, l'hôtel est bien, l'accueil sympathique. Nous allons profiter de la piscine ou la, nous rencontrons un couple de Français avec qui nous discutons et sympathisons. Il nous conseil de faire Antelope Canyon mais coté Lower afin d'éviter le monde. J'avais bien lu pendant ma préparation du voyage une chose ou deux sur Antelope , mais j' avais zappé pour différente raisons, et je ne pensais même pas que ça ce trouvait pas la. Ce qui me pousse a penser que parfois on crois avoir fait tout bien et que tout est carré , mais en fin de compte non. Pour la soirée, nous allons diner dans un restaurant Mexicain.
Après nous allons nous balader un peu.
Je ne sais pas, mais quelques chose me dérange dans cette ville, je ne sens pas l'ambiance et l'atmosphère des autres villes traversées. Peut être que nous n'avons pas trouvé le bon resto, la bonne adresse ou il y a de l'ambiance.
Debout depuis 4h30 du matin, il est temps pour moi , et pour tous d'aller ce coucher , car il est tout de même 23h15 et demain c'est le départ pour la ville de lumière , j' ai cité, LAS VEGAS . Mais avant je me connecte sur VOYAGE FORUM;COM et la j'ai une conversation avec Cendryon par post interposés qui me dit que puisque je suis a Page, ce serait dommage de louper Antelop. Nous décidons donc que demain nous a Antelop Canyon.



Lundi 12 Juillet 2010
Une fois n'est pas coutume, je suis encore le premier levé, je vais donc profiter qu'il y a une laverie dans l'hôtel, pour mettre du linge a laver. Une fois cela fait, Sonia descend avec les enfants pour le petit déjeuné. C'est incroyable tellement il y de monde. Même plus une table, les employés sont dépassés par le nombre de personnes qui attendent comme nous qu'une place ce libère. Il y a des personnes qui râles, et je comprends très bien ce qu'ils disent puisque ce sont de Français.
Ah!!!! sacrés Français, mais bon on est comme cela , n'est ce pas? Au bout d'un moment d'attente, je trouve enfin une table dans un coin pour 3 , le seul hic , c'est que nous sommes 4. Et bien on va faire avec en jonglant sur le coin de la table. Nous déjeunons tant bien que mal, je me risque a essayer une sorte de riz au lait, qui n'en ai pas et qui est complétement dégueulasse. Les américains en raffolent et ils mangent cela avec une sort de biscotte , beurk.
Nous nous dépêchons de finir et de donner la table a d'autre personnes.
Je récupère le linge dans le sèche linge, je tombe sur les Français rencontrés hier a la piscine, et j'en profite pour leur donner puisque eux reste encore un jour ou 2, notre passe pour le Lac Powel , valable encore 6 jours. Voilà, le check out efféctué, nous montons en voiture et démarrons. C'est a ce moment la que, ce que je vais vous raconter et vraiment incroyable et complétement dingue.
Je sors du parking de l'hôtel pour tourner a gauche, a ce moment arrive une voiture, qui pourtant était assez loin, mais visiblement je lui aurais couper la route. Nous nous retrouvons cote a cote au niveau du feu rouge, et je regarde a voiture sur ma gauche. Le passager coté conducteur me regarde méchamment, mais moi je lui fais un signe pour m'excuser, et lui vous savez pas ce qu'il me fait? 2 fois de suite le signe NAZI, oui je dis bien le signe nazi des SS de Hitler, tout en me menaçant avec sa tête. Je savais bien que quelque chose me gêné dans cette ville, maintenant je le sais. Je n'ai pas répondu a sa provocation , et j'ai repris ma route. Je mentirais en vous disant que cela ne m'a pas touché, car dans notre famille, nous avons perdu beaucoup de membres , soit déportés, soit exécuté pour résistance. Bon passons a autre chose. Après cette histoire nous avions bien l'intention de passer une bonne journée, et ce fut le cas , dés notre arrivée a antelop canyon. Un très bon accueil, un superbe guide, gentil, marrant et serviable. La visite fut merveilleuse et le guide tout en nous racontant l'érosion du canyon, a lancé du sable vers un puits de lumière , ce qui a eu un effet splendide, très bien pour la photo.
La visite terminée, je laisse un bon pourboire au guide, et je crois même que je suis le seul a l'avoir fait. Dire que que nous allions rater cela, merci encore a Cendryon du forum Voyage forum.com d'avoir insisté pour que nous le fassions. Nous voilà re partis pour notre destination, LAS VEGAS. Sur la route nous faisons escale dans une ville qui s'appelle KAIBAB, ville sympa, pour achter un pic-nique. Nous avons donc déjeuné entre 2 états: L'UTAH et L'ARIZONA. Devant nous le panneau ARIZONA et derrière UTAH.
Pendant le pic-nique un biker's candien c'est arrêté, croyant a faire a des américains, nous a demandé ou il pourrait trouver des chapeaux, car il en fait la collection. Mauvais pioche mon ami , mais cela ne nous a pas empêché de sympathiser et de lui proposer quelques chose a manger et a boire. Il a décliné l'invitation , car il venait de manger, a discuté encore avec nous et puis il a repris sa route sur sa moto, tel le rebelle d dans la série télévisée.
Dans l'aprés midi, nous avons fait une halte dans une ville qui doit valoir le coup de la visite, mais nous en avions pas le temps, cette ville HURRICANE, me semble être une ville du far west avec une histoire, puisque 'il y a même le musé.
Nous avons pris un café dans une station d'essence et ce que j'ai trouvé « drôle »c'est tout ces personnes qui viennent avec leur grand verre qu'ils remplissent. J'ai donc moi aussi joué les américains, et je me suis offert un grand, très grand verre de thé glacé. Bon maintenant que j'ai tout ce qu'il faut pour être dans le moule , et que je m'américanise, il est temps de reprendre la route pour Las Vegas.
Arrivé dans la ville, il y a eu comme un truc pas clair de la part du gps? Toua coup j'entends de la part du gps : VOUS ETES ARRIVE. Oups!!!!!je crois qu'il y a un souci , mais un méga. En faite nous sommes dans une banlieue de Las Vegas, mais si ce que je vois ressemble a une pyramide, le squatte voisin de mon travail ressemble alors au château de Versailles.
En plus c'est lugubre et pas tés rassurant cette histoire.
Bon on reprogramme le gps et on y retourne. Tournez a gauche, tournez a droite, et d'un seul coup un bruit d'enfer , nous regardons en face de nous, mais en l'aire, et on vois des avions de chasse qui décollent dans un vacarme hallucinants. Nous regardons partout et a gauche il y ajuste une base militaire , US AIR FORCE. Super bienvenue a Las Vegas.
Bon le gps comprends très bien que je vais me fâcher si il anous mène pas a bon port. Il a du avoir peur, puisque nous voilà devant l'hôtel. Je laisse la voiture au valet et les bagages au bagagiste et nous allons faire le check in et explorer ce fameux hôtel. Les enfants sont comme des fou car c'est la que vit Chris Angel le magicien. Moi perso jamais entendu parlé, je dois être un peu en retard dans la mise a jour des magiciens , chanteurs et autres. Bon en attendant; nous allons diner au restaurant du MGM, et après , nous allons faire une balade et faire un gros dodo, pour pouvoir explorer la ville dés demain , car nous en avons pour 4 jours


Suite du carnet
La journée du Mardi 13 sera exclusivement reservée a la promenade et un peu de farniente. La preuve, premier levé , mais pas trop tôt, nous allons au restaurant de l'hôtel afin d'y prendre le petit déjeuné, et comme nous allons rester dans les parages, nous en profitons pour prendre un forfais chacun de 29 dollars afin de pouvoir manger a tout les repas.
La journée sera après ponctuée de balades et de la piscine. Le seul souci de cette journée , et pas des moindres, c'est le message que notre fils nous a envoyé par internet pour nous annoncer la mort d'un superbe ami de la famille qui est aussi le père de son meilleur ami. Je sais , cela ne fait pas bien dans un carnet de voyage d'écrire cela, mais les voyages peuvent aussi contenir des évènements non prévisibles.
En plus nous sommes a Las Vegas et ne pouvons même pas être aux obséques. Aprés un appel téléphonique a notre amie Catherine pour essayer de lui remonter le moral et surtout pour savoir ce qui c'est passé, nous essayons de nous endormir.
Ce Mercredi 14 Juillet après une nuit courte et agitée, nous décidons de sortir du lit vers 9 h30 et de nous rendre aux Outlets, afin de faire des achats, et de nous changer les idées.
Nous prenons un petit déjeuné a coté de OUTLET CENTER DE LAS VEGAS, chez DONKY DONUT'S, et franchement c'est super bon. J'en avais jamais mangé des vrais, succulents!!!!!!!
Ensuite nous nous rendons dans le centre et achetons des LEVI'S et autre fringues.
L'après midi est bien avancée , nous allons faire la photo sous le panneau de Las Vegas, et nous devons attendre , car il y a beaucoup de monde. Une fois la photo faite, nous repartons vers notre hôtel, parcourons les autres hôtels par les passerelles et vers 17h nous allons profiter un peu de la piscine et du spa.
Vers 21 h nous allons diner et vers minuit la fatigue se faisant sentir, nous allons nous coucher en ayant une profonde pensée pour notre ami Eric.

Comment faire pour transporter mon voilier de la France jusqu'aux Antilles? English translation pending
voila je souhaiterai acheter mon voilier ici en France , mais ne voulant pas faire la traversée de l'atlantique y a t'il un moyen de le faire amener la bas et combien ça me couterait merci😮
Le Chili après le tremblement de terre? (1er mars 2010) English translation pending
Bonjour,
Je suis comme tout le monde très touché par le tremblement de terre qui a recemment touche le Chili. Mes pensees vont aux victimes et a leurs proches.
Je me trouve actuellement a Buenos Aires et il se trouve que mon programme veut que je debarque a Puerto Montt dans un peu plus de 2 semaines. Je souhaitais ensuite prendre 2 semaines jusqu'a Santiago... Mais bon, je ne sais pas trop quoi faire du coup.
D'un cote, ceux qui vivent du tourisme au Chili meritent qu'on les soutienne... D'un autre cote, vu que la catastrophe vient de se passer, certains penseraient qu'on est voyeur, etc. Et je ne sais pas si c'est tres sur du coup.
Bref... Que me conseillez-vous de faire ? Pour moi Santiago est une etape obligatoire de mon voyage (je m'envole pour l'ile de Paques a la fin du mois)... mais je pourrais remplacer le centre du Chili par la Patagonie.
Alors vos avis m'interesse... Faut-il que j'oublie totalement la region entre Puerto Montt et Santiago ? La remplacer par la Patagonie est-il plus raisonnable ? Plus lache ?
Merci
Je suis comme tout le monde très touché par le tremblement de terre qui a recemment touche le Chili. Mes pensees vont aux victimes et a leurs proches.
Je me trouve actuellement a Buenos Aires et il se trouve que mon programme veut que je debarque a Puerto Montt dans un peu plus de 2 semaines. Je souhaitais ensuite prendre 2 semaines jusqu'a Santiago... Mais bon, je ne sais pas trop quoi faire du coup.
D'un cote, ceux qui vivent du tourisme au Chili meritent qu'on les soutienne... D'un autre cote, vu que la catastrophe vient de se passer, certains penseraient qu'on est voyeur, etc. Et je ne sais pas si c'est tres sur du coup.
Bref... Que me conseillez-vous de faire ? Pour moi Santiago est une etape obligatoire de mon voyage (je m'envole pour l'ile de Paques a la fin du mois)... mais je pourrais remplacer le centre du Chili par la Patagonie.
Alors vos avis m'interesse... Faut-il que j'oublie totalement la region entre Puerto Montt et Santiago ? La remplacer par la Patagonie est-il plus raisonnable ? Plus lache ?
Merci
Voyageurs solitaires, avez-vous déjà pleuré? English translation pending
... en voyage ?
Madagascar: six morts et quarante blessés dans un déraillement de train FCE reliant Manakara-Fianarantsoa (juillet 2009) English translation pending
Six passagers sont morts mercredi et 40 autres ont été blessés, lorsqu'un train a déraillé près de Fianarantsoa, à 400 km de Tananarive.
La tragédie a eu lieu mercredi vers 17h00 heure locale (14h00 GMT). Un train en provenance de Manakara, une ville située à 720 km au sud-est d'ici, a déraillé à 25 km de Fianarantsoa.
Selon les informations, le premier wagon du train, avec plus de 50 personnes à bord, a déraillé en passant un carrefour, bien que la locomotive ait passé le croisement.
Selon les survivants, il semblait que le déraillement ait été causé par le passage trop lent du train au carrefour.
Les sauveteurs ont été obligés de briser les fenêtres afin d'évacuer les passagers du wagon, et les blessés n'ont pu être transportés aux hôpitaux à cause du manque de moyens de transport adéquats dans cette région, ont précisé jeudi les correspondants.
Les autorités locales ont pris leurs responsabilités, et ont soigné les victimes, et une enquête a déjà été ouverte par la police.
Source Xinhua
La tragédie a eu lieu mercredi vers 17h00 heure locale (14h00 GMT). Un train en provenance de Manakara, une ville située à 720 km au sud-est d'ici, a déraillé à 25 km de Fianarantsoa.
Selon les informations, le premier wagon du train, avec plus de 50 personnes à bord, a déraillé en passant un carrefour, bien que la locomotive ait passé le croisement.
Selon les survivants, il semblait que le déraillement ait été causé par le passage trop lent du train au carrefour.
Les sauveteurs ont été obligés de briser les fenêtres afin d'évacuer les passagers du wagon, et les blessés n'ont pu être transportés aux hôpitaux à cause du manque de moyens de transport adéquats dans cette région, ont précisé jeudi les correspondants.
Les autorités locales ont pris leurs responsabilités, et ont soigné les victimes, et une enquête a déjà été ouverte par la police.
Source Xinhua
Voyager à la Réunion au mois de septembre? English translation pending
🙂Bonjour,
Je commence à préparer un voyage pour septembre 2010 à la Réunion, et j'aimerais savoir si à cette période il ya des sites fermés, puisqu'on parle de la fin de l'hiver ... Réunionnais (évidemment😉) là-bas. J'ai bien noté qu'il fallait mieux louer une voiture pour se déplacer dans l'ïle. Pour l'instant je monte ce voyage seule : est-ce risqué de s'aventurer dans des randonnées à l'intérieurs des terres ? (J'ai vu des bouqins alléchants qu'édite la FFR sur des circuits de petites et grandes randonnées)
En "trucs-incontournables-à-ne-manquer" : dites-moi tout !!!
Et l'ïle Maurice, que pouvez-vous me conseiller d'aller voir. Je suis pas une grosse sportive mais j'aime bouger, je suis pas trop plage, quoique pour se reposer de temps en temps ... Y a t-il des sites sympas sinon ?
Merci pour toutes vos réponses
Séjour à l'hôtel Royal Decameron: température de l'eau début février? English translation pending
nous partons pour le royal decameron debut fevrier, nous aimerions savoir quel est la temperature de leau a cette saison. Nous aimons que l eau soit chaude . De plus pouvons nous aller dans l eau a tous les jours ou y a til trop de vague? . merci de vos reponses
Birmanie: quelques nouvelles de l'intérieur English translation pending
pour les moderateurs;
je sais que j ai aussi mis ce message dans la rubrique "pensees de voyageurs" et que ca fait un doublon, mais je me suis dit que ca toucherait plus de monde ainsi, donc si ca ne vous embete pas, merci de le laisser dans les deux rubriques...
Comme le savaient déjà certains je suis arrivé en Birmanie il y a quelques jours. J avais au préalable pris contact avec le directeur d une petite ONG appelée « Partenaires » dont un ami m avait dit le plus grand bien quant à son honnêteté et son efficacité pour avoir travaillé avec lui au moment du cyclone qui a touché le Bangladesh il y a quelques mois. Une ONG dont apparemment les frais de fonctionnement sont réduits au minimum et dont les collaborateurs étrangers sont bénévoles, ça me plaisait bien tout ca… J avais peur qu on me dise que ma présence n était ni souhaitable ni souhaitée mais non, le directeur était d accord pour que je vienne. Un visa arraché de haute lutte à Bangkok et un billet d avion plus tard j arrivai à Yangon. Même si la ville n est pas dans la zone la plus sévèrement touchée n empêche qu on voit qu il y a eu du dégât, partout des arbres arrachés, certains sont tombés sur des maisons, d autres gisent ca et là… J arrive au QG et une fois le tour du propriétaire fait je constate que j ai frappé à la bonne porte: pas de locaux luxueux, juste un appartement/bureau, au 5eme sans ascenseur, loué pour les besoins de l ONG (qui était en fait déjà présente dans le pays depuis 10 ans), pas un trou à rat parce qu il faut pas exagérer quand même, mais loin d être classieux ca c est sur. Il n y a pas de clim ni de télé, rien que le strict nécessaire, c est a dire quatre vieux ordis, une imprimante, une petite photocopieuse, un téléphone, basta. Tout de suite j accroche avec le directeur, un barbu au regard tranquille et au verbe ciblé, le genre de gars qui ne l ouvre pas pour ne rien dire, qui ne manie pas la langue de bois et appelle un chat un chat. Il m explique certains des projets qu il a déjà menés à bien dans plusieurs pays avec des budgets plus que réduits, ça force le respect et si vous ne me croyez pas allez donc voir sur le site : www.partenaires-association.org ou regardez a la fin de ce message, j ai mis un copier coller en anglais qui vous intéressera surement… Christian(car tel est son nom, NDLR)est un boulimique de travail: il se lève très tôt le matin et se couche à regrets le soir, ses journées sont trop courtes quand bien même il travaille jusqu à une heure avancée de la nuit. Et quand je dis avancée, c est avancée, il ne consent à s abandonner au bras de Morphée que quand ses yeux commencent à se fermer et qu il tombe de fatigue, c est à dire sur le coup des 1 h-2 h du mat(hier soir 4 h!)… Il s arrête bien pour manger un peu, par obligation, mais la bouffe ne semble pas être au centre de ses préoccupations, ça tombe bien car moi non plus, Et c est à la bonne franquette: il y a une cuisine et on se fait à manger nous mêmes, vu nos talents respectifs en la matière ca se résume à quelques pates instantanées ou un peu de riz avec genre quelques légumes et œufs, pas les repas des grands soirs!!! Et je sens bien que Christian est le genre de gars à oublier souvent de manger ou à se contenter d un mauvais sandwich pour économiser du temps. Oui, ce gars est une vraie machine, une machine au service des déshérités… Vous me direz, pourquoi je ne parle que de lui ? Quid des autres ? Ben c est que les autres, y en a pas beaucoup. Il y a votre serviteur et deux birmans sympas qui aident pour tout ce qui est relatif aux traductions, démarches administratives, études sur le terrain etc… et c est tout, vous connaissez maintenant toute l équipe… Aux niveaux frais de fonctionnement je comprends vite comment il réussit à les maintenir a seulement 2 % des dons(ce qui me semble être un record). Je vous ai déjà décrit en gros le genre de la maison au niveau hébergement et repas, le reste est à l avenant: voiture ? Y a pas, mais l ONG s enorgueillit d une mobylette achetée d occaz. Taxis? Pas dans la chaine alimentaire du Christian, on prend les bus locaux pour nos déplacements en ville ou ailleurs(et il a bien raison, même si les taxis sont bon marché ca revient cher sur le long terme et l argent ainsi économisé pourra servir à vous savez quoi). Sa paye ? Très simple, il n en a pas… En ce qui concerne les employés, il m a expliqué que les occidentaux qui viennent de temps en temps donner un coup de main sont souvent bénévoles, ou grassement payés 300 E/mois s ils restent au moins 6 mois; par contre il paye les locaux. Car eux évidemment ne sont pas des privilégiés comme nous et ont besoin d un salaire pour faire vivre leur famille(il les paye très correctement par rapport au niveau de vie du pays et les gars sont contents, mais on est bien loin des payes faramineuses de certains « humanitaires »). Si je vous décris tout ca c est pour que vous compreniez bien que Christian est un gars totalement dévoué à sa cause, que son ONG est fiable et que si vous décidez d envoyer des dons ils seront bien utilisés sur le terrain et pas gaspillés en frais de fonctionnement iniques. Alors maintenant, les projets proprement dits... La zone du delta de l Ayerwady est toujours strictement interdite aux étrangers et les dons doivent transiter par la croix rouge birmane qui les distribue sur place, avec les interrogations que cela suscite évidemment, mais elles n ont pas lieu d être discutées ici… Ca ne veut pas dire pour autant qu il n y a rien à faire ailleurs, la zone autour de Yangon a dégusté elle aussi et comme d habitude en pareil cas ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés car leurs malheureuses maisons en bambou n étaient pas vraiment à l épreuve d un tel déchainement de la nature. Certaines infrastructures ont été détruites, ce qui n arrange pas les choses vu que même avant la catastrophe elles étaient déjà assez limitées. Christian s est associé pour l occasion avec l ONG Solidarités, qui est une structure plus importante que la sienne et qui fait elle aussi du bon boulot, pour des projets pas toujours en rapport avec le cyclone(comme creuser des puits ou des bassins, garantir l accès a l eau potable, construire des latrines etc…)mais qui n en demeurent pas moins, à mon sens, importants. Ils ont donc différents projets en cours et vont embaucher du personnel dans les jours qui viennent. Bon ok, mais toi naps, qu est ce que tu fais là dedans, à part écrire des longs textes sur internet? Patience, j y viens… Avec Christian on a pas mal discuté et on a monté un projet assez ambitieux(je dis ambitieux car notre budget est plutôt limité en regard des besoins), un projet dont j aurai la charge et serai responsable et qui d après lui n aurait jamais été pris en compte par quelque ONG que ce soit car il n est ni flashant ni clinquant, et pour le moins pas photogénique. En deux mots, il s agirait de garantir une rentrée des classes et une année scolaire aussi normales que faire se peut aux gamins des familles les plus défavorisées d un faubourg situé a une trentaine de kilomètres de Yangon. Une mosaïque de petits villages qui au fil du temps est devenue une ville. Enfin une ville c est beaucoup dire, au niveau administratif c en est une mais il n y aucun centre ville et les différents bleds, parfois assez éloignés les uns des autres, sont toujours reliés entre eux par des mauvais chemins en terre. Pourquoi on ne s occupe pas de distributions de nourriture vu que jusqu à présent, et d après un tableau dont je viens d avoir connaissance et d autres informations déjà en notre possession, très peu a été fait à ce niveau la ? Tout simplement parce qu il s agit d une tache titanesque et que Partenaires est loin de disposer d un budget suffisant… Pensez donc, même une ONG de renommée internationale et qui dispose de fonds conséquents comme Save The Children n a distribué, en tout et pour tout, que l équivalent d un ou deux jours de vivres dans cette zone, nourrir des dizaines de milliers de gens durant au moins plusieurs semaines serait effroyablement couteux … Enfin bon, en tout cas c est une région que Christian connaît bien pour y avoir déjà mené à bien pas mal de projets(puits, sanitaires, eau potable etc…), elle répond au doux nom de Shwe Phi Tha (ça se traduit par « pays doré et paisible », on dirait une blague…) et il en parle sur son site. J en entends dire que tout ca c est bien gentil ces histoires d écoles, mais que ça n a rien à voir avec le cyclone!! Et bien si, je vous explique(et j ajoute que de toute façon un malheureux est un malheureux, toutes les causes se valent): comme je l ai dit plus haut, ce sont les familles les plus pauvres qui ont payé le plus lourd tribut a Nargis, toits de feuilles tressées arrachés, maisons en bambou écroulées… A ça s ajoute une paralysie d une partie de l industrie locale (il y a beaucoup d usines à Shwe Phi Tha) à cause des dégâts, ce qui signifie moins de boulot et donc moins de sous alors même qu ils en ont cruellement besoin en ce moment pour réparer leur toit, sous la mousson… Là dessus vient se greffer la rentrée scolaire qui aura lieu la semaine prochaine. La Birmanie, c est pas la France, et vous pensez bien qu il n y a pas d allocation de rentrée financée par les caisses de l état. Au contraire, il y a pour chaque élève des frais d inscription obligatoires, auxquels il faut ajouter l achat des fournitures et probablement celui d un nouvel uniforme, voire de deux, pour remplacer celui ou ceux de l année précédente qui seraient devenus trop loqueteux. On peut comprendre aisément que pour les familles les plus démunies ca tombe plus que mal, mais ce n est pas tout. Beaucoup d écoles ont subi des dégradations plus ou moins importantes à cause du cyclone, notamment au niveau des toitures. Et sur qui comptent elles pour financer les réparations? Sur les familles bien sur, le gouvernement c est même pas la peine d espérer… Et donc cette année, aux frais d inscription vont s ajouter des frais supplémentaires pour les réparations (dont le montant variera d une école à l autre en fonction des besoins) et si tu payes pas, ton gamin n ira pas à l école … Prenez tous les facteurs cités plus haut, mettez les dans une boite, mélangez bien et qu est ce qui ressort ? Ben que, vu que déjà d habitude beaucoup d enfants des familles les plus défavorisées ne vont pas en classe faute de thunes, il faut s attendre cette année à une véritable chute dans la scolarisation. Déjà que l’éducation est pas terrible… Pire, dans la majorité des cas leur scolarité risque de s arrêter là car une fois qu ils auront loupé une année il y a de grandes chances qu’ils ne retournent plus jamais a l école et qu ils entrent trop jeunes dans le marchée du travail. Et même s ils y retournaient ils auraient de toute façon tellement pris de retard et auraient tellement oublié du peu qu ils avaient acquis les années précédentes qu ils garderaient un sérieux handicap… Et ça fait combien d enfants tout ça ? Pour l instant on ne sait pas exactement. Pourquoi ? Parce que, l air de rien, on n est pas si bêtes avec le Christian: les inscriptions ont démarré et se poursuivront jusqu à dimanche et imaginez ce qui se passerait si on débarquait avec nos gros sabots made in France en claironnant à la cantonade qu on va prendre en charge les frais scolaires? Traduit du birman : Ah ben tiens, je vais faire des économies cette année, y a des occidentaux qui vont payer pour moi, faciiiiiile… Oui mais non, ca va pas se passer comme ca les gars!! On va attendre tranquillement que les inscriptions soient closes ce dimanche et de là on saura, après quelques jours, quels gamins manquent à l appel(d après nos estimations il devrait y en avoir au moins 5000). Lundi on va aller voir les directeurs d école un par un et leur dire qu on peut financer une partie de leurs rénovations si en contrepartie ils abandonnent la surprime a l inscription pour les plus pauvres (le budget qui sera alloué a ces travaux est l objet d un autre projet dont Christian s occupera au niveau évaluation des besoins, financement et organisation, mais il se peut même, aux dernières nouvelles, qu une grande ONG s en occupe). Et de là ne nous restera plus qu à contacter les familles des non inscrits une par une et de leur dire que: on paye l inscription; on paye un uniforme mais que si plus tard dans l année il en faut un autre ca sera a leur charge (histoire que les parents participent un peu quand même, et aussi pour économiser car Partenaires, vous l aviez compris, n est pas un mastodonte onusien, ce qui, soit dit en passant, est bien dommage, mais passons…); on paye une partie des fournitures(en gros ce qui est nécessaire pour la rentrée) mais pas tout, et si dans la suite de l année il faut racheter un stylo et quelques cahiers on estime que les parents pourront s en charger car d ici là ils auront eu le temps de se retourner et puis ça ne coûte pas très cher(sauf que pour nous, multiplié par le nombre de gamins, ca alourdirait les dépenses d un budget déjà loin d être suffisant). Ce projet nous semble être de 1 ère importance car autant Christian que moi nous pensons que l éducation est la clé de tout, c est par l éducation des jeunes générations que les choses finissent par bouger et c est bien pour ca d ailleurs qu elle n est jamais une priorité pour certains gouvernements … Me voilà donc arrivé au but de mon propos et à la raison pour laquelle j ai risqué une tendinite des index à taper ce texte: les sous !!!!!! (vous vous doutiez bien qu à un moment ou à un autre j allais y venir, pas vrai ?:-))) Notre estimation est que pour chaque enfant seront dépensés entre 7 et 9 euros, multiplié par bien 5000 gamins. Christian peut mettre une partie de ses crédits sur l affaire, une autre ONG, à qui il restait des sous du tsunami, nous a fait un chèque de 6500 euros, j ai investi moi-même une somme assez conséquente et on attend d autres contributions de donateurs individuels grâce au site de Partenaires. Mais pour l instant nous n avons qu entre un tiers et la moitie du coût total approximatif de l opération et c est là que je me tourne vers vous. Beaucoup de gens sur le forum semblent compatir aux souffrances du peuple birman mais la question qui ressort est toujours la même: à qui donner? Les grosses ONG sont assez discréditées à cause de leur train de vie éhonté(je viens encore d en voir de belles depuis que je suis arrivé, passons), il y a des rumeurs sur l armée birmane rackettant les donateurs etc… Chez Partenaires, 98 % de vos dons arriveront à bon port, et personne ne volera quoi que ce soit vu le type de mission dont il s agit. Christian m a confié la gestion et l organisation du projet et croyez moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le mener à bien, aider ces pauvres petits et me montrer digne de la confiance qu il m accorde, c est pour moi une question d honneur… Vous pouvez bien sur dire que je suis un menteur, un affabulateur, un escroc et un rigolo incapable de mener à bien ce genre de projet, mais ceux qui me connaissent sur ce forum savent bien que ce n est pas le cas, et j espère qu ils sauront me défendre face aux esprits chagrins qui pourraient s inviter dans la discussion car je n aurai guère le temps de le faire moi-même. Je suis par contre à votre disposition pour toutes informations complémentaires (dans cette discussion bien sur et pas en message privé car elles ne seraient pas accessibles à tous) mais s’il vous plait, essayez d éviter les polémiques et la politique, je ne suis pas là pour ça et je n ai pas le temps en ce moment de m embarquer dans des débats interminables, la situation est grave et requiert une réaction rapide… Excusez moi d ailleurs si je ne répondrai pas toujours à la minute près, j ai beaucoup de choses à faire(entres autres retourner l une ou l autre fois sur le terrain)et à partir de lundi commencer la tournée des écoles et organiser la suite des évènements, il va y avoir du sport !!! Merci d avance à tous, et désolé d avoir ete aussi long…
Et maintenant, pour ceux qui se sentent encore un peu de lecture, voici, en anglais, un compte rendu de certaines des activités passées de Partenaires, Christian, c est à toi, envoie le franglais :-)))
PRESENTATION of PARTNERS NGO
PARTNERS is an international solidarity organisation established in France in 1991 by Christian Raymond, an engineer and former diplomat. Chart PARTNERS is a non-profit, non-religious, non-political and non-governmental humanitarian organisation, devoted to development, mainly by improving health and vocational training for needy people. Methods PARTNERS workswith qualified volunteers who conduct development projects in poor areas which get little assistance from large international organisations. They work in close conjunction with the local population, whose involvement in designing and implementing the programmes is of paramount importance. All projects take environmental concerns as well as local culture into account. PARTNERS ’ main objective is sustainability, so as to leave the communities concerned in charge in the long term. Particular emphasis is placed on health, education and training, especially to the benefit of women and children. Finances The organisation has received subsidies and donations from private and corporate donors and from various French and Foreign government agencies, among which the European Union, the French Ministry of Foreign Affairs, the Embassies of the UK, Switzerland, Japan, Australia, New Zealand, Canada, the Netherlands, Ireland and Belgium, UNICEF, UNAIDS, Alcatel, Vivendi, Michelin, TOTAL, Air France-KLM, Swissair, the Raoul Follereau Foundation, Enfance et Partage, the Tulsi-Chanrai Foundation, Montpellier Hospitals… PARTNERS' WORLDWIDE PROGRAMMES PARTNERS ’ first project was launched in Nigeria in 1991 and has already been taken over by a local NGO. Since, the organisation has set up several projects in India and Bangladesh, and developed its activities in Myanmar, Brazil, Bolivia and Moldova. Programmes completed Nigeria (1991-1998)Between 1991 and 1998 PARTNERS has conducted an integrated health and development project in Ogun Waterside. The project included rehabilitation of the 60-bed country hospital, creation of the first pathology laboratory in the area and an outreach immunisation campaign in 60 villages. An extensive health and hygiene education programme was run, especially to promote consumption of safe water. The sanitation programme has now been taken over by PARTNERS’ ‘ local counterpart, PARTNERS NIGERIA. § India (1995-2001) PARTNERS conducted a comprehensive educational project in three Bombay small slums from 1995 to 2001. The programme included a nursery class, study classes for primary school children, as well as vocational training, literacy classes and health / hygiene education for women. In Calcutta, PARTNERS provided support for a local NGO working with street children. Bangladesh (1996-1998)From 1996 to 1998, PARTNERS ran a project for the advancement of women in northern Bangladesh (Dhunot), which included a micro-credit scheme and vocational training. PARTNERS also set up a library for the children attending the outreach classes conducted by its Bangladeshi associate, the IIRD (Institute of Integrated Rural Development). The IIRD has now integrated these components into its large-scale projects in four underprivileged areas of the country – one of the most densely populated and poorest in the world. Brazil / Bolivia (since1999)In Petropolis (Brazil), thanks to a subsidy from the European Union, Partners has joined forces with SEOP, a local organisation, to improve housing conditions, conduct hygiene and domestic science classes and build six bio-digesters for the environment-friendly processing of liquid waste. Other projects in a poor Nordeste rural area and then in the Andes (Bolivia) provide rain water storage facilities and help to diversify crops and cattle, as well as to trade them better. Western EuropeIn 1999-2000, PARTNERS, jointly with a group of NGOs in the Lyon’s area in France, has participated in providing accommodation and basic necessities for several hundred refugees from Kosovo. It has also helped organise schooling for their children. In France, Italy and England, PARTNERS has conducted campaigns to develop public awareness of developing countries’ problems, especially among young people, through conferences in schools, participation in numerous forums, publication of a newsletter and training of volunteers.
Incumbent programmes Bangladesh (since September 2001)In September 2001, PARTNERS opened a day and night centre for street children in Dhaka. The shelter welcomes daily 160 slum, street and working children. The project is providing non-formal education, recreational activities, nutrition, health and hygiene facilities and shelter for the most vulnerable children, plus vocational training. Twelve local staff and social workers have been recruited and trained, and one expatriate is coordinating the various programmes. Moldova (since 2002)PARTNERS is supporting orphans and disabled teenagers living in several governmental institutions through rehabilitation of the infrastructures and adapted vocational training, such as pilot farm-school projects, which both feed the children better and train them to a real job. PARTNERS' ACTIVITIES IN MYANMAR
Introduction Starting operations : 1998 Work fields : Water and Sanitation, Health Education, HIV/AIDS prevention, Child Protection Staff : 1 expatriate, 22 locals Locations : Yangon Division (Shwe Pyi Tha Township), Magway Division (Yenanchaung Township) MoU : signed in 2002 with the Ministry of Health and extended in March 2006 for three years
From 1996 to 1998, two volunteers started to implement the mission in Yangon : gathering as much information as possible about the country, its social, economic and health situation, negotiating with the authorities and applying for the necessary Memorandum of Understanding (MoU) with the Ministry of Health, contacting the UN agencies and the other INGOs, visiting the different suburban townships of Yangon, identifying needs in various underprivileged areas, etc. Partners selected Shwe Pyi Tha Township, 34 km North of downtown Yangon. It seemed necessary to focus onrehabilitation of water supply systems, construction of good quality latrines, and basic hygiene education - mainly in the schools since children are the most vulnerable and condition the future of the communities.
Previous PARTNERS’ Projects in Myanmar 1) Since it has been present in the country, PARTNERS’ focus has been to provide safe water and proper latrines, as well as health education to primary schools' students and teachers in Shwe Pyi Tha township. Since 2000, 30 schools of Shwe Pyi Tha were provided with pumps, over head water tanks, drinking points, washing points, sanitary latrines and urinals, rubbish pits. They were also given a maintenance training. Moreover, 25, 000 children in 50 schools have participated in health education sessions and a theatre performance disseminating hygiene knowledge has been organised in 43 schools in the township. Details follow : PARTNERS’ achievements in Shwe Pyi Tha Township
In 2000, Partners carried out a pilot project in water supply and sanitation in basic education schools. It covered 6 primary schools in different areas of Shwe Pyi Tha. In 2001, PARTNERS started implementing a wider programme of water supply and sanitation in primary schools (4000 children beneficiaries), funded by Japanese Embassy in the early 2002, which provided 11 schools with proper water and sanitation facilities. In 2003, New Zealand funded a project that supplied adequate facilities to one village and school. Also In 2003, PARTNERS has given health talks in all the primary schools of the township with a grant from British Embassy, and also organised theater performances including health messages in 43 schools of Shwe Pyi Tha Township. In 2004, we provided water and sanitation facilities to two other schools thanks to Australian Embassy's funds. In 2005, Swiss Agency for Development and Cooperation gave a grant to PARTNERS to cover the watsan needs in 11 other schools. At the same time we kept running a wide HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township (‘FHAM’ project funded by UNAIDS). In 2006, the British Embassy financed the provision of 8 latrines to one of the 7 monastic schools settled there (West Okkyin). Hygiene sessions were also organised in every class. And under FHAM project again we performed a 2nd Round of HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township, reaching 90 000 people on total.
2) Since 2004, PARTNERS has extended its water and sanitation activities to the Dry Zone in Yenanchaung (Magwe division). Jointly with Terre des Hommes Italy, the project aims at improving community water supply and reducing public health risk factors in 32 villages. Ponds, dams, ground and rain water collection tanks and latrines have been provided; hygiene awareness campaigns have been conducted. Achieved outcomes are following : * Rural Health Centres : 4 brand-new health centres + rehabilitation of 4 health centres + expansion of 2 health centres * Water supply : building 2 dams and digging 11 rainwater ponds * Rural WatSan development : 32 villages in dry zone were assisted with : 38 school latrines and 1367 household latrines 27 hand-washing points and 2650 water containers 2750 hygiene kits
3) Due to the fast-growing rate of HIV/AIDS infection in Myanmar, PARTNERS has taken part in the reduction of HIV/AIDS transmission and in the enhancement of the quality of life of people with the virus. This project targeted workers, youths and general population of Shwe PYi Tha, gathered on their workplaces, in markets, karaoke bars.. and carried out collective awareness sessions to diffuse messages, give and promote condoms and train peer educators.
4) Child Protection
In 2002-03, PARTNERS has achieved an extensive survey in 4 urban and semi-urban areas in Yangon and Mandalay divisions. This was the sound basis for our team to write a report for UNICEF about Vulnerability of Children in Need of Special Protection. One of the outcomes was the difficulty for many families to satisfy their basic needs, among which sending their children to school regularly. Following this study, PARTNERS has implemented in 2004 a project in three official institutions in Yangon, supported by UNICEF. Child rights and protection messages have been spread to both vulnerable children and the staff, through the means of theatre performances and creative activities included in the workshops.
On-going programme
We are near to completion of a programme at three Monastic schools for Water and Sanitation Facilities’ improvement, funded by Australian Embassy. These monastic schools have some monks amidst their teachers but don’t train monks, instead they are the only ones that give totally free education to poor children. Duration of the programme is only three months : March, April and May 2008. The works include a shallow tube-well and two concrete OverHead Water Tanks ( gallon 400), two filtration systems, three hand-washing points and two drinking -water points, one hand-pump, two pump houses with air compressors, six latrines with septic tanks, two concrete access ways to WatSan facilities, and also Operation & Maintenance Training plus Personal Hygiene Training. Number of beneficiaries : 2674 students and about 50 teachers.
Comme le savaient déjà certains je suis arrivé en Birmanie il y a quelques jours. J avais au préalable pris contact avec le directeur d une petite ONG appelée « Partenaires » dont un ami m avait dit le plus grand bien quant à son honnêteté et son efficacité pour avoir travaillé avec lui au moment du cyclone qui a touché le Bangladesh il y a quelques mois. Une ONG dont apparemment les frais de fonctionnement sont réduits au minimum et dont les collaborateurs étrangers sont bénévoles, ça me plaisait bien tout ca… J avais peur qu on me dise que ma présence n était ni souhaitable ni souhaitée mais non, le directeur était d accord pour que je vienne. Un visa arraché de haute lutte à Bangkok et un billet d avion plus tard j arrivai à Yangon. Même si la ville n est pas dans la zone la plus sévèrement touchée n empêche qu on voit qu il y a eu du dégât, partout des arbres arrachés, certains sont tombés sur des maisons, d autres gisent ca et là… J arrive au QG et une fois le tour du propriétaire fait je constate que j ai frappé à la bonne porte: pas de locaux luxueux, juste un appartement/bureau, au 5eme sans ascenseur, loué pour les besoins de l ONG (qui était en fait déjà présente dans le pays depuis 10 ans), pas un trou à rat parce qu il faut pas exagérer quand même, mais loin d être classieux ca c est sur. Il n y a pas de clim ni de télé, rien que le strict nécessaire, c est a dire quatre vieux ordis, une imprimante, une petite photocopieuse, un téléphone, basta. Tout de suite j accroche avec le directeur, un barbu au regard tranquille et au verbe ciblé, le genre de gars qui ne l ouvre pas pour ne rien dire, qui ne manie pas la langue de bois et appelle un chat un chat. Il m explique certains des projets qu il a déjà menés à bien dans plusieurs pays avec des budgets plus que réduits, ça force le respect et si vous ne me croyez pas allez donc voir sur le site : www.partenaires-association.org ou regardez a la fin de ce message, j ai mis un copier coller en anglais qui vous intéressera surement… Christian(car tel est son nom, NDLR)est un boulimique de travail: il se lève très tôt le matin et se couche à regrets le soir, ses journées sont trop courtes quand bien même il travaille jusqu à une heure avancée de la nuit. Et quand je dis avancée, c est avancée, il ne consent à s abandonner au bras de Morphée que quand ses yeux commencent à se fermer et qu il tombe de fatigue, c est à dire sur le coup des 1 h-2 h du mat(hier soir 4 h!)… Il s arrête bien pour manger un peu, par obligation, mais la bouffe ne semble pas être au centre de ses préoccupations, ça tombe bien car moi non plus, Et c est à la bonne franquette: il y a une cuisine et on se fait à manger nous mêmes, vu nos talents respectifs en la matière ca se résume à quelques pates instantanées ou un peu de riz avec genre quelques légumes et œufs, pas les repas des grands soirs!!! Et je sens bien que Christian est le genre de gars à oublier souvent de manger ou à se contenter d un mauvais sandwich pour économiser du temps. Oui, ce gars est une vraie machine, une machine au service des déshérités… Vous me direz, pourquoi je ne parle que de lui ? Quid des autres ? Ben c est que les autres, y en a pas beaucoup. Il y a votre serviteur et deux birmans sympas qui aident pour tout ce qui est relatif aux traductions, démarches administratives, études sur le terrain etc… et c est tout, vous connaissez maintenant toute l équipe… Aux niveaux frais de fonctionnement je comprends vite comment il réussit à les maintenir a seulement 2 % des dons(ce qui me semble être un record). Je vous ai déjà décrit en gros le genre de la maison au niveau hébergement et repas, le reste est à l avenant: voiture ? Y a pas, mais l ONG s enorgueillit d une mobylette achetée d occaz. Taxis? Pas dans la chaine alimentaire du Christian, on prend les bus locaux pour nos déplacements en ville ou ailleurs(et il a bien raison, même si les taxis sont bon marché ca revient cher sur le long terme et l argent ainsi économisé pourra servir à vous savez quoi). Sa paye ? Très simple, il n en a pas… En ce qui concerne les employés, il m a expliqué que les occidentaux qui viennent de temps en temps donner un coup de main sont souvent bénévoles, ou grassement payés 300 E/mois s ils restent au moins 6 mois; par contre il paye les locaux. Car eux évidemment ne sont pas des privilégiés comme nous et ont besoin d un salaire pour faire vivre leur famille(il les paye très correctement par rapport au niveau de vie du pays et les gars sont contents, mais on est bien loin des payes faramineuses de certains « humanitaires »). Si je vous décris tout ca c est pour que vous compreniez bien que Christian est un gars totalement dévoué à sa cause, que son ONG est fiable et que si vous décidez d envoyer des dons ils seront bien utilisés sur le terrain et pas gaspillés en frais de fonctionnement iniques. Alors maintenant, les projets proprement dits... La zone du delta de l Ayerwady est toujours strictement interdite aux étrangers et les dons doivent transiter par la croix rouge birmane qui les distribue sur place, avec les interrogations que cela suscite évidemment, mais elles n ont pas lieu d être discutées ici… Ca ne veut pas dire pour autant qu il n y a rien à faire ailleurs, la zone autour de Yangon a dégusté elle aussi et comme d habitude en pareil cas ce sont les plus pauvres qui ont été les plus touchés car leurs malheureuses maisons en bambou n étaient pas vraiment à l épreuve d un tel déchainement de la nature. Certaines infrastructures ont été détruites, ce qui n arrange pas les choses vu que même avant la catastrophe elles étaient déjà assez limitées. Christian s est associé pour l occasion avec l ONG Solidarités, qui est une structure plus importante que la sienne et qui fait elle aussi du bon boulot, pour des projets pas toujours en rapport avec le cyclone(comme creuser des puits ou des bassins, garantir l accès a l eau potable, construire des latrines etc…)mais qui n en demeurent pas moins, à mon sens, importants. Ils ont donc différents projets en cours et vont embaucher du personnel dans les jours qui viennent. Bon ok, mais toi naps, qu est ce que tu fais là dedans, à part écrire des longs textes sur internet? Patience, j y viens… Avec Christian on a pas mal discuté et on a monté un projet assez ambitieux(je dis ambitieux car notre budget est plutôt limité en regard des besoins), un projet dont j aurai la charge et serai responsable et qui d après lui n aurait jamais été pris en compte par quelque ONG que ce soit car il n est ni flashant ni clinquant, et pour le moins pas photogénique. En deux mots, il s agirait de garantir une rentrée des classes et une année scolaire aussi normales que faire se peut aux gamins des familles les plus défavorisées d un faubourg situé a une trentaine de kilomètres de Yangon. Une mosaïque de petits villages qui au fil du temps est devenue une ville. Enfin une ville c est beaucoup dire, au niveau administratif c en est une mais il n y aucun centre ville et les différents bleds, parfois assez éloignés les uns des autres, sont toujours reliés entre eux par des mauvais chemins en terre. Pourquoi on ne s occupe pas de distributions de nourriture vu que jusqu à présent, et d après un tableau dont je viens d avoir connaissance et d autres informations déjà en notre possession, très peu a été fait à ce niveau la ? Tout simplement parce qu il s agit d une tache titanesque et que Partenaires est loin de disposer d un budget suffisant… Pensez donc, même une ONG de renommée internationale et qui dispose de fonds conséquents comme Save The Children n a distribué, en tout et pour tout, que l équivalent d un ou deux jours de vivres dans cette zone, nourrir des dizaines de milliers de gens durant au moins plusieurs semaines serait effroyablement couteux … Enfin bon, en tout cas c est une région que Christian connaît bien pour y avoir déjà mené à bien pas mal de projets(puits, sanitaires, eau potable etc…), elle répond au doux nom de Shwe Phi Tha (ça se traduit par « pays doré et paisible », on dirait une blague…) et il en parle sur son site. J en entends dire que tout ca c est bien gentil ces histoires d écoles, mais que ça n a rien à voir avec le cyclone!! Et bien si, je vous explique(et j ajoute que de toute façon un malheureux est un malheureux, toutes les causes se valent): comme je l ai dit plus haut, ce sont les familles les plus pauvres qui ont payé le plus lourd tribut a Nargis, toits de feuilles tressées arrachés, maisons en bambou écroulées… A ça s ajoute une paralysie d une partie de l industrie locale (il y a beaucoup d usines à Shwe Phi Tha) à cause des dégâts, ce qui signifie moins de boulot et donc moins de sous alors même qu ils en ont cruellement besoin en ce moment pour réparer leur toit, sous la mousson… Là dessus vient se greffer la rentrée scolaire qui aura lieu la semaine prochaine. La Birmanie, c est pas la France, et vous pensez bien qu il n y a pas d allocation de rentrée financée par les caisses de l état. Au contraire, il y a pour chaque élève des frais d inscription obligatoires, auxquels il faut ajouter l achat des fournitures et probablement celui d un nouvel uniforme, voire de deux, pour remplacer celui ou ceux de l année précédente qui seraient devenus trop loqueteux. On peut comprendre aisément que pour les familles les plus démunies ca tombe plus que mal, mais ce n est pas tout. Beaucoup d écoles ont subi des dégradations plus ou moins importantes à cause du cyclone, notamment au niveau des toitures. Et sur qui comptent elles pour financer les réparations? Sur les familles bien sur, le gouvernement c est même pas la peine d espérer… Et donc cette année, aux frais d inscription vont s ajouter des frais supplémentaires pour les réparations (dont le montant variera d une école à l autre en fonction des besoins) et si tu payes pas, ton gamin n ira pas à l école … Prenez tous les facteurs cités plus haut, mettez les dans une boite, mélangez bien et qu est ce qui ressort ? Ben que, vu que déjà d habitude beaucoup d enfants des familles les plus défavorisées ne vont pas en classe faute de thunes, il faut s attendre cette année à une véritable chute dans la scolarisation. Déjà que l’éducation est pas terrible… Pire, dans la majorité des cas leur scolarité risque de s arrêter là car une fois qu ils auront loupé une année il y a de grandes chances qu’ils ne retournent plus jamais a l école et qu ils entrent trop jeunes dans le marchée du travail. Et même s ils y retournaient ils auraient de toute façon tellement pris de retard et auraient tellement oublié du peu qu ils avaient acquis les années précédentes qu ils garderaient un sérieux handicap… Et ça fait combien d enfants tout ça ? Pour l instant on ne sait pas exactement. Pourquoi ? Parce que, l air de rien, on n est pas si bêtes avec le Christian: les inscriptions ont démarré et se poursuivront jusqu à dimanche et imaginez ce qui se passerait si on débarquait avec nos gros sabots made in France en claironnant à la cantonade qu on va prendre en charge les frais scolaires? Traduit du birman : Ah ben tiens, je vais faire des économies cette année, y a des occidentaux qui vont payer pour moi, faciiiiiile… Oui mais non, ca va pas se passer comme ca les gars!! On va attendre tranquillement que les inscriptions soient closes ce dimanche et de là on saura, après quelques jours, quels gamins manquent à l appel(d après nos estimations il devrait y en avoir au moins 5000). Lundi on va aller voir les directeurs d école un par un et leur dire qu on peut financer une partie de leurs rénovations si en contrepartie ils abandonnent la surprime a l inscription pour les plus pauvres (le budget qui sera alloué a ces travaux est l objet d un autre projet dont Christian s occupera au niveau évaluation des besoins, financement et organisation, mais il se peut même, aux dernières nouvelles, qu une grande ONG s en occupe). Et de là ne nous restera plus qu à contacter les familles des non inscrits une par une et de leur dire que: on paye l inscription; on paye un uniforme mais que si plus tard dans l année il en faut un autre ca sera a leur charge (histoire que les parents participent un peu quand même, et aussi pour économiser car Partenaires, vous l aviez compris, n est pas un mastodonte onusien, ce qui, soit dit en passant, est bien dommage, mais passons…); on paye une partie des fournitures(en gros ce qui est nécessaire pour la rentrée) mais pas tout, et si dans la suite de l année il faut racheter un stylo et quelques cahiers on estime que les parents pourront s en charger car d ici là ils auront eu le temps de se retourner et puis ça ne coûte pas très cher(sauf que pour nous, multiplié par le nombre de gamins, ca alourdirait les dépenses d un budget déjà loin d être suffisant). Ce projet nous semble être de 1 ère importance car autant Christian que moi nous pensons que l éducation est la clé de tout, c est par l éducation des jeunes générations que les choses finissent par bouger et c est bien pour ca d ailleurs qu elle n est jamais une priorité pour certains gouvernements … Me voilà donc arrivé au but de mon propos et à la raison pour laquelle j ai risqué une tendinite des index à taper ce texte: les sous !!!!!! (vous vous doutiez bien qu à un moment ou à un autre j allais y venir, pas vrai ?:-))) Notre estimation est que pour chaque enfant seront dépensés entre 7 et 9 euros, multiplié par bien 5000 gamins. Christian peut mettre une partie de ses crédits sur l affaire, une autre ONG, à qui il restait des sous du tsunami, nous a fait un chèque de 6500 euros, j ai investi moi-même une somme assez conséquente et on attend d autres contributions de donateurs individuels grâce au site de Partenaires. Mais pour l instant nous n avons qu entre un tiers et la moitie du coût total approximatif de l opération et c est là que je me tourne vers vous. Beaucoup de gens sur le forum semblent compatir aux souffrances du peuple birman mais la question qui ressort est toujours la même: à qui donner? Les grosses ONG sont assez discréditées à cause de leur train de vie éhonté(je viens encore d en voir de belles depuis que je suis arrivé, passons), il y a des rumeurs sur l armée birmane rackettant les donateurs etc… Chez Partenaires, 98 % de vos dons arriveront à bon port, et personne ne volera quoi que ce soit vu le type de mission dont il s agit. Christian m a confié la gestion et l organisation du projet et croyez moi, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour le mener à bien, aider ces pauvres petits et me montrer digne de la confiance qu il m accorde, c est pour moi une question d honneur… Vous pouvez bien sur dire que je suis un menteur, un affabulateur, un escroc et un rigolo incapable de mener à bien ce genre de projet, mais ceux qui me connaissent sur ce forum savent bien que ce n est pas le cas, et j espère qu ils sauront me défendre face aux esprits chagrins qui pourraient s inviter dans la discussion car je n aurai guère le temps de le faire moi-même. Je suis par contre à votre disposition pour toutes informations complémentaires (dans cette discussion bien sur et pas en message privé car elles ne seraient pas accessibles à tous) mais s’il vous plait, essayez d éviter les polémiques et la politique, je ne suis pas là pour ça et je n ai pas le temps en ce moment de m embarquer dans des débats interminables, la situation est grave et requiert une réaction rapide… Excusez moi d ailleurs si je ne répondrai pas toujours à la minute près, j ai beaucoup de choses à faire(entres autres retourner l une ou l autre fois sur le terrain)et à partir de lundi commencer la tournée des écoles et organiser la suite des évènements, il va y avoir du sport !!! Merci d avance à tous, et désolé d avoir ete aussi long…
Et maintenant, pour ceux qui se sentent encore un peu de lecture, voici, en anglais, un compte rendu de certaines des activités passées de Partenaires, Christian, c est à toi, envoie le franglais :-)))
PRESENTATION of PARTNERS NGO
PARTNERS is an international solidarity organisation established in France in 1991 by Christian Raymond, an engineer and former diplomat. Chart PARTNERS is a non-profit, non-religious, non-political and non-governmental humanitarian organisation, devoted to development, mainly by improving health and vocational training for needy people. Methods PARTNERS workswith qualified volunteers who conduct development projects in poor areas which get little assistance from large international organisations. They work in close conjunction with the local population, whose involvement in designing and implementing the programmes is of paramount importance. All projects take environmental concerns as well as local culture into account. PARTNERS ’ main objective is sustainability, so as to leave the communities concerned in charge in the long term. Particular emphasis is placed on health, education and training, especially to the benefit of women and children. Finances The organisation has received subsidies and donations from private and corporate donors and from various French and Foreign government agencies, among which the European Union, the French Ministry of Foreign Affairs, the Embassies of the UK, Switzerland, Japan, Australia, New Zealand, Canada, the Netherlands, Ireland and Belgium, UNICEF, UNAIDS, Alcatel, Vivendi, Michelin, TOTAL, Air France-KLM, Swissair, the Raoul Follereau Foundation, Enfance et Partage, the Tulsi-Chanrai Foundation, Montpellier Hospitals… PARTNERS' WORLDWIDE PROGRAMMES PARTNERS ’ first project was launched in Nigeria in 1991 and has already been taken over by a local NGO. Since, the organisation has set up several projects in India and Bangladesh, and developed its activities in Myanmar, Brazil, Bolivia and Moldova. Programmes completed Nigeria (1991-1998)Between 1991 and 1998 PARTNERS has conducted an integrated health and development project in Ogun Waterside. The project included rehabilitation of the 60-bed country hospital, creation of the first pathology laboratory in the area and an outreach immunisation campaign in 60 villages. An extensive health and hygiene education programme was run, especially to promote consumption of safe water. The sanitation programme has now been taken over by PARTNERS’ ‘ local counterpart, PARTNERS NIGERIA. § India (1995-2001) PARTNERS conducted a comprehensive educational project in three Bombay small slums from 1995 to 2001. The programme included a nursery class, study classes for primary school children, as well as vocational training, literacy classes and health / hygiene education for women. In Calcutta, PARTNERS provided support for a local NGO working with street children. Bangladesh (1996-1998)From 1996 to 1998, PARTNERS ran a project for the advancement of women in northern Bangladesh (Dhunot), which included a micro-credit scheme and vocational training. PARTNERS also set up a library for the children attending the outreach classes conducted by its Bangladeshi associate, the IIRD (Institute of Integrated Rural Development). The IIRD has now integrated these components into its large-scale projects in four underprivileged areas of the country – one of the most densely populated and poorest in the world. Brazil / Bolivia (since1999)In Petropolis (Brazil), thanks to a subsidy from the European Union, Partners has joined forces with SEOP, a local organisation, to improve housing conditions, conduct hygiene and domestic science classes and build six bio-digesters for the environment-friendly processing of liquid waste. Other projects in a poor Nordeste rural area and then in the Andes (Bolivia) provide rain water storage facilities and help to diversify crops and cattle, as well as to trade them better. Western EuropeIn 1999-2000, PARTNERS, jointly with a group of NGOs in the Lyon’s area in France, has participated in providing accommodation and basic necessities for several hundred refugees from Kosovo. It has also helped organise schooling for their children. In France, Italy and England, PARTNERS has conducted campaigns to develop public awareness of developing countries’ problems, especially among young people, through conferences in schools, participation in numerous forums, publication of a newsletter and training of volunteers.
Incumbent programmes Bangladesh (since September 2001)In September 2001, PARTNERS opened a day and night centre for street children in Dhaka. The shelter welcomes daily 160 slum, street and working children. The project is providing non-formal education, recreational activities, nutrition, health and hygiene facilities and shelter for the most vulnerable children, plus vocational training. Twelve local staff and social workers have been recruited and trained, and one expatriate is coordinating the various programmes. Moldova (since 2002)PARTNERS is supporting orphans and disabled teenagers living in several governmental institutions through rehabilitation of the infrastructures and adapted vocational training, such as pilot farm-school projects, which both feed the children better and train them to a real job. PARTNERS' ACTIVITIES IN MYANMAR
Introduction Starting operations : 1998 Work fields : Water and Sanitation, Health Education, HIV/AIDS prevention, Child Protection Staff : 1 expatriate, 22 locals Locations : Yangon Division (Shwe Pyi Tha Township), Magway Division (Yenanchaung Township) MoU : signed in 2002 with the Ministry of Health and extended in March 2006 for three years
From 1996 to 1998, two volunteers started to implement the mission in Yangon : gathering as much information as possible about the country, its social, economic and health situation, negotiating with the authorities and applying for the necessary Memorandum of Understanding (MoU) with the Ministry of Health, contacting the UN agencies and the other INGOs, visiting the different suburban townships of Yangon, identifying needs in various underprivileged areas, etc. Partners selected Shwe Pyi Tha Township, 34 km North of downtown Yangon. It seemed necessary to focus onrehabilitation of water supply systems, construction of good quality latrines, and basic hygiene education - mainly in the schools since children are the most vulnerable and condition the future of the communities.
Previous PARTNERS’ Projects in Myanmar 1) Since it has been present in the country, PARTNERS’ focus has been to provide safe water and proper latrines, as well as health education to primary schools' students and teachers in Shwe Pyi Tha township. Since 2000, 30 schools of Shwe Pyi Tha were provided with pumps, over head water tanks, drinking points, washing points, sanitary latrines and urinals, rubbish pits. They were also given a maintenance training. Moreover, 25, 000 children in 50 schools have participated in health education sessions and a theatre performance disseminating hygiene knowledge has been organised in 43 schools in the township. Details follow : PARTNERS’ achievements in Shwe Pyi Tha Township
In 2000, Partners carried out a pilot project in water supply and sanitation in basic education schools. It covered 6 primary schools in different areas of Shwe Pyi Tha. In 2001, PARTNERS started implementing a wider programme of water supply and sanitation in primary schools (4000 children beneficiaries), funded by Japanese Embassy in the early 2002, which provided 11 schools with proper water and sanitation facilities. In 2003, New Zealand funded a project that supplied adequate facilities to one village and school. Also In 2003, PARTNERS has given health talks in all the primary schools of the township with a grant from British Embassy, and also organised theater performances including health messages in 43 schools of Shwe Pyi Tha Township. In 2004, we provided water and sanitation facilities to two other schools thanks to Australian Embassy's funds. In 2005, Swiss Agency for Development and Cooperation gave a grant to PARTNERS to cover the watsan needs in 11 other schools. At the same time we kept running a wide HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township (‘FHAM’ project funded by UNAIDS). In 2006, the British Embassy financed the provision of 8 latrines to one of the 7 monastic schools settled there (West Okkyin). Hygiene sessions were also organised in every class. And under FHAM project again we performed a 2nd Round of HIV/AIDS Awareness campaign in Shwe PYi Tha Township, reaching 90 000 people on total.
2) Since 2004, PARTNERS has extended its water and sanitation activities to the Dry Zone in Yenanchaung (Magwe division). Jointly with Terre des Hommes Italy, the project aims at improving community water supply and reducing public health risk factors in 32 villages. Ponds, dams, ground and rain water collection tanks and latrines have been provided; hygiene awareness campaigns have been conducted. Achieved outcomes are following : * Rural Health Centres : 4 brand-new health centres + rehabilitation of 4 health centres + expansion of 2 health centres * Water supply : building 2 dams and digging 11 rainwater ponds * Rural WatSan development : 32 villages in dry zone were assisted with : 38 school latrines and 1367 household latrines 27 hand-washing points and 2650 water containers 2750 hygiene kits
3) Due to the fast-growing rate of HIV/AIDS infection in Myanmar, PARTNERS has taken part in the reduction of HIV/AIDS transmission and in the enhancement of the quality of life of people with the virus. This project targeted workers, youths and general population of Shwe PYi Tha, gathered on their workplaces, in markets, karaoke bars.. and carried out collective awareness sessions to diffuse messages, give and promote condoms and train peer educators.
4) Child Protection
In 2002-03, PARTNERS has achieved an extensive survey in 4 urban and semi-urban areas in Yangon and Mandalay divisions. This was the sound basis for our team to write a report for UNICEF about Vulnerability of Children in Need of Special Protection. One of the outcomes was the difficulty for many families to satisfy their basic needs, among which sending their children to school regularly. Following this study, PARTNERS has implemented in 2004 a project in three official institutions in Yangon, supported by UNICEF. Child rights and protection messages have been spread to both vulnerable children and the staff, through the means of theatre performances and creative activities included in the workshops.
On-going programme
We are near to completion of a programme at three Monastic schools for Water and Sanitation Facilities’ improvement, funded by Australian Embassy. These monastic schools have some monks amidst their teachers but don’t train monks, instead they are the only ones that give totally free education to poor children. Duration of the programme is only three months : March, April and May 2008. The works include a shallow tube-well and two concrete OverHead Water Tanks ( gallon 400), two filtration systems, three hand-washing points and two drinking -water points, one hand-pump, two pump houses with air compressors, six latrines with septic tanks, two concrete access ways to WatSan facilities, and also Operation & Maintenance Training plus Personal Hygiene Training. Number of beneficiaries : 2674 students and about 50 teachers.
Bam (Iran)... English translation pending
Août 2004
Il pleut et je viens de rentrer de mon voyage en Asie du sud-est. Je suis encore un peu assommé par mon retour, pas vraiment de la tristesse. Tellement de pensées m'occupe, il faut que tout cela décante. Je dors beaucoup, je pense déjà au voyage suivant. Une après-midi, quelques rayons de soleil passent à travers les nuages, l'averse vient de s'achever.Je regarde un reportage allemand. Il parle du retour d'un jeune routard à Bam, huit mois après avoir échappé au tremblement de terre. Il rapporte de l'argent récolté dans son pays pour aider son hôte d'alors, Akbar. Les images sont splendides, aucun commentaire ou presque. Ces instants de retrouvailles sont d'une intensité qui me bouleverse pour plusieurs jours. Et quand je me remémore cette histoire les frissons ne sont pas loin.
Août 2005
Voilà, j'y suis. J'ai traversé l'Europe, la Turquie et une bonne partie de l'Iran. J'arrive à Bam vers dix heure du matin après une nuit dans le bus. Je descends à un rond point, près d'une station essence. Peu de gens sont ici, nous ne sommes pas dans la ville. Mais où est cette ville ? Un taxi me trouve. Il ne connaît pas Akbar. Il m'emmène automatiquement vers le grand hôtel sur la grande route. Celui qui coûte 50 ou 100 dollars la nuit. Je l'ai vu du bus. Il semble être à l'abandon. Je ne descends pas, reformule ma demande. Je veux aller chez Akbar, telle rue. Il tourne, il tourne, pas loin de trente minutes. Nous voilà dans la ville. Des containers, beaucoup de palmiers à dattes, des gravas, des amas de ferraille. De nombreux scooters dans les rues, quelques voitures. Un grande rue est bordée de marchands. Ici, un commerce s'est développé, celui des pierres tombales. Sur 300 mètres environ, côte à côte, des sculpteur et des graveurs de marbre. Déjà, des boutiques, ces visages qui me regardent à travers la mort...
J'arrive enfin chez Akbar. Le taxi grogne, il veut 5 fois plus que ce qui était convenu. Je maudit les taxis, tous les taxis une fois de plus. Jamais un seul n'a été honnête. Jamais et nulle part. Je suis accueilli par la femme d'Akbar. La maison est un assemblage de 3 ou 4 carré pré-fabriqués. Mais cela a de l'allure dans ce contexte. Derrière la maison en T, une terrasse couverte de tôle encore neuve et en contrebas, un jardin vert, fleuri où poussent des palmiers. Deux suisses sont là à vélo, de passage vers l'Inde ou la Chine ou... ils verront bien! Je mange avec eux du pain et de la crème. C'est délicieux, sucré. Puis nous buvons un thé et fumons le narghillé, le qailan. Il y a une ambiance sereine dans ce lieu. On est coupé de la ville, on ne voit que le jardin.
Je sors enfin, dans la chaleur. Il est quatorze heure. Personne dans les rues, de la poussière rendue éblouissante à cause de la violence de la lumière. Un chaleur insoutenable. Je marche une heure, ou deux heures peut-être. Je suis seul dans cet immense terrain vague. Des containers en métal sont éparpillés dans le sable et les gravas. Parfois, des silhouettes noirs passent, comme des spectres. Presque tous les portails ont tenu. Ils sont là, debout et ne sont que des frontières entre le vide et le vide. Je souris en voyantle visage des candidats à la dernière élection placardés sur ces survivants de ferraille. C'est le seul endroit ou il a été possible de coller des affiches! Je rentre et sur le chemin, quelques jeunes me saluent en passant sur leurs scooters.
Après un peu de repos, je pars vers la citadelle. Le soleil décline, il y a un peu de vent. Nous rentrons dans les ruine. C'est impressionnant cette masse. Parfois, un arc ou un pan de mur est dressé, solitaire. Je croise le gardien du site. Il vit là, dans ce champs de briques, dans un abris dressé contre un morceau de maison. Je deviendrai fou si je devais passer mes jours et mes nuits ici. Ne pouvant plus avancé, au pied de la citadelle, je m'assied. Le ciel est rose. Le silence est profond. Parfois, un oiseau ou un lézard passe et il me regarde, tout étonné sûrement de revoir des hommes ici.
Le soir, je me couche dehors, l'air y est plus frais. Je croise furtivement la nièce d'Akbar. C'est la beauté même, dévoilée. Je m'endors lentement, pense au lendemain, à ce que j'ai vu aussi. Mon esprit lâche prise quand je suis réveillé par un bruit grave suivi de la vibration des tôles qui sont au dessus de ma tête. Bientôt, le sol tremble...
Je me suis endormi en pensant au tremblement de terre de Décembre 2003. J'ai mis du temps à m'endormir. J'ai passé la matinée à discuter avec Akbar. Il me raconte de sa voix grave les familles décimées. Ses voisins préparaient un mariage. Ils étaient 60 écrasés sous la maison. Aucun survivant. Souvent, Akbar fait le pitre, raconte une blague. Il me parle de ce couple d'allemand qui ont eu un accident avec leur voiture, près d'ici. Ils étaient absolument désespérés de devoir peut-être retardé la suite de leur périple. " Je leur ai simplement dit, regardez autour de vous, pensez vous que ce soit si grave? Rien n'est si grave, ici, à Bam. Regardez autour de vous!". Et le couple a mesuré sa détresse, relativisé. L'après-midi, il m'emmène au cimetière. C'est un champs immense. Je le laisse se recueillir seul. Les visages sont gravés sur les tombes. Ils regardent les vivants. Presque toujours, c'est toute une famille qui est réuni sous terre, avec tous les portraits souriants mais figés au dessus. Né le ... mort le... 35000 vies se sont arrêtées au même instant. 35000... C'est trop, ça en devient abstrait. J'attends Akbar dans la voiture. Il essuie ses larmes, je me sens mal. Tous mes deuils remontent en moi. Puis il me dit que non, la nature n'est pas bonne. Pourquoi tant de vie coupées nets, pourquoi des enfants ? Il s'excuse, ravale ses larmes. Puis il recommence à pleurer. Dans un sanglot, il me dit avoir enfin trouvé aujourd'hui la tombe de son ami d'enfance. Il la cherchait depuis 18 mois. Mais le cimetière est si vaste. Nous partons en voiture, au milieu de cette cité de victimes de la terre. Le soleil se reflète sur le marbre, on entend que les gémissement retenus d' Akbar et le bruit du moteur. Le vent fait flotter tranquillement des drapeaux...
Je croise par hasard une femme qui m'invite à visiter une ONG iranienne. Je la suis. Nous sommes accueilli par Masoomeh. Elle rayonne de bonté. Elle a trente ans peut-être, semble forte mais très douce. Nous rentrons dans un bâtiment préfabriqué. Lorsque la lumière s'allume dans ces 20 metres carrés, je vois, partout, des instruments de musique. Les placards ont des noms : Mozart, Bach, Beethoven! Puis vient Saeed, le musicien. Il a quitté Téhéran le lendemain du drâme pour aider les sauveteurs. Après un mois, il est devenu interprète puis a intégrer l'association contre le travail des enfants. Il fait de la musique avec tous les enfants de Bam qui le souhaitent. D'autres font du dessin ou de l'informatique pour aider les enfants a vivre malgré tout. J'y retourne le lendemain pour participer à un cours. Un trentaine de filles, trois garçons font de la flûte à bec, du xylophone et du tambour. Dans quelques semaine, ils joueront à Téhéran lors d'un grand concert.. Je n'ai rien à leur donner alors je joue un peu sur le piano électrique qui est là. Je repense souvent à Saeed, nous nous écrivons parfois. Il incarne pour moi ce qu'il y a de meilleur dans l'homme. Dommage qu'il faille le pire de la nature pour voir cette face là de l'humanité.
Nous passons de bons moments avec Saeed et Masoomeh. Autour d'une pastèque, nous parlons des enfants, de musique, de politique. Ils voient l'Iran dans une impasse. Ils n'en peuvent plus de ces gouvernements plus corrompus que vraiment religieux. Mais ils ne souhaitent pas non plus l'intervention d'étrangers. Résister ? Pour eux, c'est diminuer les souffrances des innocents, des enfants. Que peuvent-ils faire d'autre... si tu dis trop haut tes pensées sur le régime, tu disparaît, tout simplement.
Le lendemain, je me lève de bonheur. J'ai un but à atteindre. Ridicule peut-être. Akbar ne comprend pas trop, il rigole. "Il n'y a rien entre Bam et la frontière pakistanaise" me dit-il en hochant la tête "Que veux-tu donc faire là-bas?". Et bien moi, je veux aller là-bas, au bout de mon voyage. J'attend le bus sur la grande route. Le soleil se lève à peine et déjà il écrase tout. Des travailleurs baloutchis dorment à même le sol. Certains privilégiés occupent le rond point couvert d'herbe, moins dur que le béton. Ils sont nombreux à attendre du travail pour la journée. Cela ne manque pas ici. Il faut des bras pour reconstruire. Ils sont accroupis au bord de la route, noir, brûlés par le soleil. Ils profitent des quelques instant de répis avant une journée harassante de plus. Ils sont beaux, très nobles. Leur regard est vif, même dur. Parfois, ce regard se perd dans le vide et je me demande à quoi ils pensent.
Par la fenêtre du bus pour Zahedan, je vois des montagnes noires, du sable, quelques villages. C'est magnifique, vaste. A la gare routière, je trouve un pick-up pour me conduire à la frontière. Le chauffeur est gentil, il me comprend. Avec nous, un baloutch qui rentre chez lui au Pakistan. Ses innombrables cartons remplissent tout le plateau. Nous fonçons vers la frontière. Quatre ou cinq fois, des policiers ou des militaires sont en travers de la route. Cent mètre en amont, notre bon chauffeur braque vers le désert, contourne le point de contrôle puis récupère la route un peu plus loin. Le chauffeur sourit et me dit en haussant les épaules et en roulant les r : " Police, bad, bad, verrry verrry bad". Nous rions tous les trois. Voilà Mirjaveh, le dernier village iranien. Je montre mon passeport pour entrer dans un couloir routier entouré de barbelés et de miradors. Il reste 4 km jusqu'au Pakistan. Nous arrivons... Le chauffeur a bien compris mon idée. Il me montre un banc, à droite de l'entrée du poste frontière. Debout, je jette un oeil par dessus le mur. A cinq mètres, un drapeau pakistanais et, presque effacé, sur un mur: "WELCOME TO PAKISTAN". Je suis heureux, c'est si bête.
Je remonte vite dans la voiture. Nous nous éloignons de la maison qui sert de poste frontière. L'entrée est en Iran, la sortie au Pakistan. Je suis bouleversé car j'ai atteint le but géographique de mon voyage. Quoique je fasse, maintenant, je me rapproche de chez moi. Je suis sur le chemin du retour et cela me rend triste, terriblement triste.
Il pleut et je viens de rentrer de mon voyage en Asie du sud-est. Je suis encore un peu assommé par mon retour, pas vraiment de la tristesse. Tellement de pensées m'occupe, il faut que tout cela décante. Je dors beaucoup, je pense déjà au voyage suivant. Une après-midi, quelques rayons de soleil passent à travers les nuages, l'averse vient de s'achever.Je regarde un reportage allemand. Il parle du retour d'un jeune routard à Bam, huit mois après avoir échappé au tremblement de terre. Il rapporte de l'argent récolté dans son pays pour aider son hôte d'alors, Akbar. Les images sont splendides, aucun commentaire ou presque. Ces instants de retrouvailles sont d'une intensité qui me bouleverse pour plusieurs jours. Et quand je me remémore cette histoire les frissons ne sont pas loin.
Août 2005
Voilà, j'y suis. J'ai traversé l'Europe, la Turquie et une bonne partie de l'Iran. J'arrive à Bam vers dix heure du matin après une nuit dans le bus. Je descends à un rond point, près d'une station essence. Peu de gens sont ici, nous ne sommes pas dans la ville. Mais où est cette ville ? Un taxi me trouve. Il ne connaît pas Akbar. Il m'emmène automatiquement vers le grand hôtel sur la grande route. Celui qui coûte 50 ou 100 dollars la nuit. Je l'ai vu du bus. Il semble être à l'abandon. Je ne descends pas, reformule ma demande. Je veux aller chez Akbar, telle rue. Il tourne, il tourne, pas loin de trente minutes. Nous voilà dans la ville. Des containers, beaucoup de palmiers à dattes, des gravas, des amas de ferraille. De nombreux scooters dans les rues, quelques voitures. Un grande rue est bordée de marchands. Ici, un commerce s'est développé, celui des pierres tombales. Sur 300 mètres environ, côte à côte, des sculpteur et des graveurs de marbre. Déjà, des boutiques, ces visages qui me regardent à travers la mort...
J'arrive enfin chez Akbar. Le taxi grogne, il veut 5 fois plus que ce qui était convenu. Je maudit les taxis, tous les taxis une fois de plus. Jamais un seul n'a été honnête. Jamais et nulle part. Je suis accueilli par la femme d'Akbar. La maison est un assemblage de 3 ou 4 carré pré-fabriqués. Mais cela a de l'allure dans ce contexte. Derrière la maison en T, une terrasse couverte de tôle encore neuve et en contrebas, un jardin vert, fleuri où poussent des palmiers. Deux suisses sont là à vélo, de passage vers l'Inde ou la Chine ou... ils verront bien! Je mange avec eux du pain et de la crème. C'est délicieux, sucré. Puis nous buvons un thé et fumons le narghillé, le qailan. Il y a une ambiance sereine dans ce lieu. On est coupé de la ville, on ne voit que le jardin.
Je sors enfin, dans la chaleur. Il est quatorze heure. Personne dans les rues, de la poussière rendue éblouissante à cause de la violence de la lumière. Un chaleur insoutenable. Je marche une heure, ou deux heures peut-être. Je suis seul dans cet immense terrain vague. Des containers en métal sont éparpillés dans le sable et les gravas. Parfois, des silhouettes noirs passent, comme des spectres. Presque tous les portails ont tenu. Ils sont là, debout et ne sont que des frontières entre le vide et le vide. Je souris en voyantle visage des candidats à la dernière élection placardés sur ces survivants de ferraille. C'est le seul endroit ou il a été possible de coller des affiches! Je rentre et sur le chemin, quelques jeunes me saluent en passant sur leurs scooters.
Après un peu de repos, je pars vers la citadelle. Le soleil décline, il y a un peu de vent. Nous rentrons dans les ruine. C'est impressionnant cette masse. Parfois, un arc ou un pan de mur est dressé, solitaire. Je croise le gardien du site. Il vit là, dans ce champs de briques, dans un abris dressé contre un morceau de maison. Je deviendrai fou si je devais passer mes jours et mes nuits ici. Ne pouvant plus avancé, au pied de la citadelle, je m'assied. Le ciel est rose. Le silence est profond. Parfois, un oiseau ou un lézard passe et il me regarde, tout étonné sûrement de revoir des hommes ici.
Le soir, je me couche dehors, l'air y est plus frais. Je croise furtivement la nièce d'Akbar. C'est la beauté même, dévoilée. Je m'endors lentement, pense au lendemain, à ce que j'ai vu aussi. Mon esprit lâche prise quand je suis réveillé par un bruit grave suivi de la vibration des tôles qui sont au dessus de ma tête. Bientôt, le sol tremble...
Je me suis endormi en pensant au tremblement de terre de Décembre 2003. J'ai mis du temps à m'endormir. J'ai passé la matinée à discuter avec Akbar. Il me raconte de sa voix grave les familles décimées. Ses voisins préparaient un mariage. Ils étaient 60 écrasés sous la maison. Aucun survivant. Souvent, Akbar fait le pitre, raconte une blague. Il me parle de ce couple d'allemand qui ont eu un accident avec leur voiture, près d'ici. Ils étaient absolument désespérés de devoir peut-être retardé la suite de leur périple. " Je leur ai simplement dit, regardez autour de vous, pensez vous que ce soit si grave? Rien n'est si grave, ici, à Bam. Regardez autour de vous!". Et le couple a mesuré sa détresse, relativisé. L'après-midi, il m'emmène au cimetière. C'est un champs immense. Je le laisse se recueillir seul. Les visages sont gravés sur les tombes. Ils regardent les vivants. Presque toujours, c'est toute une famille qui est réuni sous terre, avec tous les portraits souriants mais figés au dessus. Né le ... mort le... 35000 vies se sont arrêtées au même instant. 35000... C'est trop, ça en devient abstrait. J'attends Akbar dans la voiture. Il essuie ses larmes, je me sens mal. Tous mes deuils remontent en moi. Puis il me dit que non, la nature n'est pas bonne. Pourquoi tant de vie coupées nets, pourquoi des enfants ? Il s'excuse, ravale ses larmes. Puis il recommence à pleurer. Dans un sanglot, il me dit avoir enfin trouvé aujourd'hui la tombe de son ami d'enfance. Il la cherchait depuis 18 mois. Mais le cimetière est si vaste. Nous partons en voiture, au milieu de cette cité de victimes de la terre. Le soleil se reflète sur le marbre, on entend que les gémissement retenus d' Akbar et le bruit du moteur. Le vent fait flotter tranquillement des drapeaux...
Je croise par hasard une femme qui m'invite à visiter une ONG iranienne. Je la suis. Nous sommes accueilli par Masoomeh. Elle rayonne de bonté. Elle a trente ans peut-être, semble forte mais très douce. Nous rentrons dans un bâtiment préfabriqué. Lorsque la lumière s'allume dans ces 20 metres carrés, je vois, partout, des instruments de musique. Les placards ont des noms : Mozart, Bach, Beethoven! Puis vient Saeed, le musicien. Il a quitté Téhéran le lendemain du drâme pour aider les sauveteurs. Après un mois, il est devenu interprète puis a intégrer l'association contre le travail des enfants. Il fait de la musique avec tous les enfants de Bam qui le souhaitent. D'autres font du dessin ou de l'informatique pour aider les enfants a vivre malgré tout. J'y retourne le lendemain pour participer à un cours. Un trentaine de filles, trois garçons font de la flûte à bec, du xylophone et du tambour. Dans quelques semaine, ils joueront à Téhéran lors d'un grand concert.. Je n'ai rien à leur donner alors je joue un peu sur le piano électrique qui est là. Je repense souvent à Saeed, nous nous écrivons parfois. Il incarne pour moi ce qu'il y a de meilleur dans l'homme. Dommage qu'il faille le pire de la nature pour voir cette face là de l'humanité.
Nous passons de bons moments avec Saeed et Masoomeh. Autour d'une pastèque, nous parlons des enfants, de musique, de politique. Ils voient l'Iran dans une impasse. Ils n'en peuvent plus de ces gouvernements plus corrompus que vraiment religieux. Mais ils ne souhaitent pas non plus l'intervention d'étrangers. Résister ? Pour eux, c'est diminuer les souffrances des innocents, des enfants. Que peuvent-ils faire d'autre... si tu dis trop haut tes pensées sur le régime, tu disparaît, tout simplement.
Le lendemain, je me lève de bonheur. J'ai un but à atteindre. Ridicule peut-être. Akbar ne comprend pas trop, il rigole. "Il n'y a rien entre Bam et la frontière pakistanaise" me dit-il en hochant la tête "Que veux-tu donc faire là-bas?". Et bien moi, je veux aller là-bas, au bout de mon voyage. J'attend le bus sur la grande route. Le soleil se lève à peine et déjà il écrase tout. Des travailleurs baloutchis dorment à même le sol. Certains privilégiés occupent le rond point couvert d'herbe, moins dur que le béton. Ils sont nombreux à attendre du travail pour la journée. Cela ne manque pas ici. Il faut des bras pour reconstruire. Ils sont accroupis au bord de la route, noir, brûlés par le soleil. Ils profitent des quelques instant de répis avant une journée harassante de plus. Ils sont beaux, très nobles. Leur regard est vif, même dur. Parfois, ce regard se perd dans le vide et je me demande à quoi ils pensent.
Par la fenêtre du bus pour Zahedan, je vois des montagnes noires, du sable, quelques villages. C'est magnifique, vaste. A la gare routière, je trouve un pick-up pour me conduire à la frontière. Le chauffeur est gentil, il me comprend. Avec nous, un baloutch qui rentre chez lui au Pakistan. Ses innombrables cartons remplissent tout le plateau. Nous fonçons vers la frontière. Quatre ou cinq fois, des policiers ou des militaires sont en travers de la route. Cent mètre en amont, notre bon chauffeur braque vers le désert, contourne le point de contrôle puis récupère la route un peu plus loin. Le chauffeur sourit et me dit en haussant les épaules et en roulant les r : " Police, bad, bad, verrry verrry bad". Nous rions tous les trois. Voilà Mirjaveh, le dernier village iranien. Je montre mon passeport pour entrer dans un couloir routier entouré de barbelés et de miradors. Il reste 4 km jusqu'au Pakistan. Nous arrivons... Le chauffeur a bien compris mon idée. Il me montre un banc, à droite de l'entrée du poste frontière. Debout, je jette un oeil par dessus le mur. A cinq mètres, un drapeau pakistanais et, presque effacé, sur un mur: "WELCOME TO PAKISTAN". Je suis heureux, c'est si bête.
Je remonte vite dans la voiture. Nous nous éloignons de la maison qui sert de poste frontière. L'entrée est en Iran, la sortie au Pakistan. Je suis bouleversé car j'ai atteint le but géographique de mon voyage. Quoique je fasse, maintenant, je me rapproche de chez moi. Je suis sur le chemin du retour et cela me rend triste, terriblement triste.
Join me in discovering Gran Canaria
Introduction
We stayed on the island of Gran Canaria during the first three months of 2024. It’s the third Canary Island we’ve visited, after Tenerife and Lanzarote.
We rented an apartment in Temisas. By staying in the same place for such a long period, the total price dropped by 50%.
We also rented a vehicle to make getting around the island easier.
Why the Canary Islands, and Gran Canaria in particular? For its pleasant climate, the nature and diversity of its landscapes, the charming villages, and especially the beauty of its many beaches.
In this travel journal, you’ll find a list of the many activities we did during our stay to explore the different attractions of this island.
These attractions are categorized to make it easier to find what interests you.
Videos are included throughout the summary. Click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the relevant links:
HIKES:
Roque Nublo Maspalomas Dunes - Part 1 Maspalomas Dunes - Part 2 Los Azulejos de Veneguera Barranco de Las Vacas Ventana del Bentayga (Arco del Aserrador) Caves of the King Ventana de Morro (Ventana de la Ganifa) The Dog of Bentayga Cave of the Four Doors Ventana del Nublo Artenera - Caves of Acusa Seca Temisas - El Gigante Cave Fortress of Ansite Puerto de Las Nieves - Roque de Las Nieves Temisas - Cuevas de la Audiencia Roque Bentayga Guayadeque Ravine (Guayadeque Hermitage) Guayadeque Ravine (Cueva de Bartalo) El Zumacal - Barranco Tauco Casablanca Dam (Los Dolores Dam) Ayagaures - La Angostura Dam & Gambuesa Dam Santa Brígida - Alonso Ravine & Centennial Dragon Tree Pino Santo Hike in the Azuaje Ravine Gáldar - Red Lands of Samarrita Tejeda - Charco de La Paloma Bandama Boiler (Camino Borde de Caldera Bandama) Teror - Alamo Ravine Trail – SL-4 Telde - Calasio Caves Special Natural Reserve of Los Tilos de Moya Los Azulejos - Charco de Las Aneas Fataga Ravine Arinaga Military Battery Trail Maspalomas - Las Fuentes and del Canizo Ravines Mogán - Tauro Mountain Trail Tamabada - Llanos de La Mimbre & Sobre la Cueva Viewpoints Trail Hike to the Coronadero Arch via Barranco Hondo Barranco de Silva - Hike to the Jerez Caves Gáldar - Samson Cave - La Atalaya Peak Agaete - Roque Guayedra and Guayedra Ravine Artenara - Caballero Caves Arucas - Bufadero Salt Flats Barranco de Pino Gordo - Natural Pools Telde - Los Cernícalos Ravine Las Cruces - Toba Caves & Picón Puerto de Las Nieves - Moro Cave Agüimes - Morros de Ávila Caves Juncalillo del Sur - Laguna & Salinas de Abajo Caves of Camino de San Felipe Cruz de Tejeda, Cruz Chico and Degollada Viewpoint Hike on the Patalavaca Circuit Motor Grande - Puerto Rico Arch El Montañón - Los Hornos Dam Seafront Walk - Amadores Beach – Puerto Rico Beach Las Niñas Dam El Hornillo - Omega & Omicron Caves Arteara Necropolis Mogán - El Mulato Dam Las Garzas - El Regante Dam La Plata Route - Cho Flores Dam & El Charco Hondo Vega de Acusa - La Candelaria Dam Candelaria Hermitage – Acusa Seca Viewpoint Valsequillo de Gran Canaria – Roque La Vela Ayagaures Dam – GC-602 Lomo del Palo - Monte Pavón Trail Lugar La Laguna - Levada Fataga Dam & Ravine
BEACHES:
Mogán Beach Taurito Beach Tauro Beach Amadores Beach Puerto Rico Beach Anfi del Mar Beach Patalavaca Beach Meloneras Beach Maspalomas Beach English Beach (Playa del Inglés) Las Burras Beach San Agustin Beach Las Alcaravaneras Beach Las Canteras Beach (La Cicer) Las Canteras Beach (La Puntilla) Las Canteras Beach (Santa Catalina) Aquamarina Beach El Agujero - Bocabarranco Beach Hoya Del Pozo Beach Hoya Del Pozo Beach - Lizard with amputated tail El Cabron Beach Ojos de Garza Beach El Burrero Beach
NATURAL POOLS:
Charco Azul - El Risco Agaete Salt Flats Charco de Los Espejos - Sardina del Norte Natural Pools of Punta de Gáldar Snorkeling in the natural pool of Punta de Gáldar Natural Pool La Furnia o El Clavo - Gáldar Natural Pool of Los Dos Roques Emiliano Natural Pool - El Agujero Natural Pool of El Agujero Natural Pools of Roque Prieto Natural Pool El Altillo Los Charcones de Bañaderos – Arucas Natural Pools of El Charco de Las Palomas – Arucas Natural Pools of La Laja - Las Palmas de Gran Canaria Cueva de la Reina Mora - La Garita Natural Pools of Castillo del Romeral
TOWNS:
Center
Santa Brigida Vega de San Mateo Tejeda Artenara Vallesco Teror
Southwest
Santa Lucia de Tirajana Fataga San Bartolomé de Tirajana Puerto de Mogán La Aldea de San Nicolas
North
Arucas Firgas Moya Santa Maria de Guia Gáldar Agaete Puerto de Las Nieves
East
Vegueta - Las Palmas de Gran Canaria Triana - Las Palmas de Gran Canaria Ciudad Jardin - Las Palmas de Gran Canaria Canteras - Las Palmas de Gran Canaria Telde Valsequillo de Gran Canaria Ingenio Agüimes Temisas
VIEWPOINTS:
GC-60 Route (or nearby) GC-210 Route (or nearby) GC-210 Route between the tunnel and La Aldea de San Nicolás GC-215 & GC-65 Routes (or nearby) GC-200 Route (or nearby) GC-130 Route (or nearby) & GC-605 GC-70 Route (or nearby) & GC-21 Sheep herd on GC-70 Route GC-150, GC-240, GC-305, GC-350 & GC-301 Routes GC-606, GC-295, GC-231 and GC-41 Routes (or nearby) Viewpoints – GC-1 Route (or nearby) Viewpoints - Las Palmas de Gran Canaria Viewpoints - GC-2, GC-21, GC-15, GC-216 and GC-132 Routes (or nearby) Viewpoints - GC-503 & GC-217 Routes Viewpoints - GC-604, GC-505, GC-132, GC-42 and GC-802 Routes
MISCELLANEOUS:
San Rafael Aqueduct - Telde Abandoned San Rafael Estate - La Higuera Cenobio de Valerón La Cesta - Tejeda Puerto de la Aldea Scenic Route GC-671 to El Espinillo Scenic Route GC-607 to El Chorrillo The Galdar Cube (Santiago Quarry) Scenic Route GC-504 to Ayagaures Abandoned seaside resort in the Azuaje Ravine El Bufadero de La Garita – Telde GC-505 Route Abandoned Finca Las Haciendas (Los Mocanes) – Las Vegas de Valsequillo Ruins of San Juan Battery - Las Palmas de Gran Canaria Viera y Clavijo Canarian Botanical Garden - Las Palmas de Gran Canaria Tenefé Salt Flats Los Pérez, Lugarejos & Las Hoyas Dams Monte Pavón, Gran Canaria’s little Ireland Valleseco Lagoon Recreational Area Climbing - Fataga Ravine Surfing – El Agujero El Cairete Restaurant - Carrizal de Tejeda Paragliding flight observation - Los Giles La Cuevita Ayagaures Restaurant Statues and Murals - Cruce de Arinaga Aviation Monument (Las Majoreras) & Murals – Carrizal Artistic recycling by Antonio Peñita - Ojos de Garza Rainbows
We stayed on the island of Gran Canaria during the first three months of 2024. It’s the third Canary Island we’ve visited, after Tenerife and Lanzarote.
We rented an apartment in Temisas. By staying in the same place for such a long period, the total price dropped by 50%.
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Why the Canary Islands, and Gran Canaria in particular? For its pleasant climate, the nature and diversity of its landscapes, the charming villages, and especially the beauty of its many beaches.
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Santa Brigida Vega de San Mateo Tejeda Artenara Vallesco Teror
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MISCELLANEOUS:
San Rafael Aqueduct - Telde Abandoned San Rafael Estate - La Higuera Cenobio de Valerón La Cesta - Tejeda Puerto de la Aldea Scenic Route GC-671 to El Espinillo Scenic Route GC-607 to El Chorrillo The Galdar Cube (Santiago Quarry) Scenic Route GC-504 to Ayagaures Abandoned seaside resort in the Azuaje Ravine El Bufadero de La Garita – Telde GC-505 Route Abandoned Finca Las Haciendas (Los Mocanes) – Las Vegas de Valsequillo Ruins of San Juan Battery - Las Palmas de Gran Canaria Viera y Clavijo Canarian Botanical Garden - Las Palmas de Gran Canaria Tenefé Salt Flats Los Pérez, Lugarejos & Las Hoyas Dams Monte Pavón, Gran Canaria’s little Ireland Valleseco Lagoon Recreational Area Climbing - Fataga Ravine Surfing – El Agujero El Cairete Restaurant - Carrizal de Tejeda Paragliding flight observation - Los Giles La Cuevita Ayagaures Restaurant Statues and Murals - Cruce de Arinaga Aviation Monument (Las Majoreras) & Murals – Carrizal Artistic recycling by Antonio Peñita - Ojos de Garza Rainbows
Come discover the island of Madeira with me
Introduction
We arrived on the island of Madeira (Portugal) at the beginning of May 2023 and stayed for 5 weeks.
This island is renowned for its rich cultural heritage, its famous hikes through lush landscapes, and its seaside resorts. It offers an unforgettable experience for nature lovers.
In this travel journal, you’ll find a list of the many activities we did during our stay to explore the different attractions of this magnificent island.
These attractions are categorized to make it easier to search based on your interests, if needed.
Videos are included throughout the summary. Please click on the image to start the video.
To jump to a specific post, here are the appropriate links:
HIKES:
Calheta - PR19 Caminho Real do Paúl do Mar Santana - Ribeiro Frio - PR11 Vereda dos Balcões Sao Vicente - Gingas - PR16 Levada Fajã do Rodrigues Rabaçal - PR6.1 Levada do Risco & PR6 Levada das 25 fontes Rabaçal - PR6.2 Levada do Alecrim & PR6.3 Vereda da Lagoa do Vento Caniçal - PR8 Vereda da Ponta de São Lourenço São Jorge - PR18 Levada do Rei Ponta do Sol - PR7 modified - Levada Nova & Levada do Moinho Machico - PR5 Vereda das Funduras Funchal - PR1 Vereda do Areeiro (Pico do Areeiro to Pico Ruivo) Funchal - PR1 Vereda do Areeiro (Pico Ruivo to Pico do Areeiro) Funchal - PR1.2 Vereda do Pico Ruivo (outbound) Funchal - PR1.2 Vereda do Pico Ruivo (return) Porto Moniz - Fanal Forest Porto Moniz - PR14 Levada dos Cedros Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Encumeada) Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Lombo do Mouro) Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Bica da Cana) Santana - PR9 Levada do Caldeirão Verde Lamaceiros - Levada Ribeira da Janela Ribeiro Frio - PR10 Levada do Furado Tabua - Levada da Nova (Eastern Sector) Tabua - Levada da Nova (Western Sector) Boa Morte - Levada do Norte Verada da Levada do Facho - Levada do Norte (South) Vale Paraiso - Levada da Serra do Faial Porto Moniz - PR13 Vereda do Fanal Referta - Levada do Castelejo Porto da Cruz - Levada do Castelejo Estanquinhos - Pico Ruivo do Paul da Serra Boaventura - Levada de Cima & Levada da Acha Grande
SEASIDE RESORTS & NATURAL POOLS:
Natural pools of Seixal Seixal Naval Club Seaside Resort - Natural pool Natural pools of Porto Moniz Funchal - Lido Seaside Resort Santana - Foz da Ribeira do Faial Seaside Resort Câmara de Lobos - Salinas Seaside Resort Porto Moniz - Aquário/Cachalote Natural Pools Funchal - Doca do Cavacas Seaside Resort Funchal - Ponta Gorda Seaside Resort Caniço - Roca Mar Hotel Seaside Resort Caniço - Lido Galoma Seaside Resort Calhau de São Jorge Seaside Resort Ribeira Brava Seaside Resort
BEACHES:
São Jorge Beach Calheta Beach Seixal - Laje Beach (Jamaica) Porto de Seixal Beach Caniço - Reis Magos Beach Machico - Machico Beach (Banda d'Além) Machico - São Roque Beach Machico - Ribeira Natal Beach Caniçal - Prainha Beach Porto da Cruz - Alagoa Beach
TOWNS:
Stroll through the town of Ponta do Sol Stroll through the town of Câmara de Lobos Stroll through the town of Ribeira Brava Stroll through the town of Funchal Funchal - Wicker toboggan ride Stroll through the town of Machico Stroll through the town of Santana Stroll through the town of São Vicente São Vicente Caves Park
VIEWPOINTS:
Calheta Region Ponta do Sol Region Ribeira Brava Region Câmara de Lobos Region Funchal Region Santa Cruz Region Porto Moniz Region São Vicente Region Santana Region Machico Region On the road in Madeira
WATERFALLS ALONG THE WAY
Ponta do Sol - Anjos Waterfall Sao Vicente - Água d'Alto Waterfall Seixal - Córrego da Furna Waterfall
We arrived on the island of Madeira (Portugal) at the beginning of May 2023 and stayed for 5 weeks.
This island is renowned for its rich cultural heritage, its famous hikes through lush landscapes, and its seaside resorts. It offers an unforgettable experience for nature lovers.
In this travel journal, you’ll find a list of the many activities we did during our stay to explore the different attractions of this magnificent island.
These attractions are categorized to make it easier to search based on your interests, if needed.
Videos are included throughout the summary. Please click on the image to start the video.
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HIKES:
Calheta - PR19 Caminho Real do Paúl do Mar Santana - Ribeiro Frio - PR11 Vereda dos Balcões Sao Vicente - Gingas - PR16 Levada Fajã do Rodrigues Rabaçal - PR6.1 Levada do Risco & PR6 Levada das 25 fontes Rabaçal - PR6.2 Levada do Alecrim & PR6.3 Vereda da Lagoa do Vento Caniçal - PR8 Vereda da Ponta de São Lourenço São Jorge - PR18 Levada do Rei Ponta do Sol - PR7 modified - Levada Nova & Levada do Moinho Machico - PR5 Vereda das Funduras Funchal - PR1 Vereda do Areeiro (Pico do Areeiro to Pico Ruivo) Funchal - PR1 Vereda do Areeiro (Pico Ruivo to Pico do Areeiro) Funchal - PR1.2 Vereda do Pico Ruivo (outbound) Funchal - PR1.2 Vereda do Pico Ruivo (return) Porto Moniz - Fanal Forest Porto Moniz - PR14 Levada dos Cedros Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Encumeada) Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Lombo do Mouro) Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Bica da Cana) Santana - PR9 Levada do Caldeirão Verde Lamaceiros - Levada Ribeira da Janela Ribeiro Frio - PR10 Levada do Furado Tabua - Levada da Nova (Eastern Sector) Tabua - Levada da Nova (Western Sector) Boa Morte - Levada do Norte Verada da Levada do Facho - Levada do Norte (South) Vale Paraiso - Levada da Serra do Faial Porto Moniz - PR13 Vereda do Fanal Referta - Levada do Castelejo Porto da Cruz - Levada do Castelejo Estanquinhos - Pico Ruivo do Paul da Serra Boaventura - Levada de Cima & Levada da Acha Grande
SEASIDE RESORTS & NATURAL POOLS:
Natural pools of Seixal Seixal Naval Club Seaside Resort - Natural pool Natural pools of Porto Moniz Funchal - Lido Seaside Resort Santana - Foz da Ribeira do Faial Seaside Resort Câmara de Lobos - Salinas Seaside Resort Porto Moniz - Aquário/Cachalote Natural Pools Funchal - Doca do Cavacas Seaside Resort Funchal - Ponta Gorda Seaside Resort Caniço - Roca Mar Hotel Seaside Resort Caniço - Lido Galoma Seaside Resort Calhau de São Jorge Seaside Resort Ribeira Brava Seaside Resort
BEACHES:
São Jorge Beach Calheta Beach Seixal - Laje Beach (Jamaica) Porto de Seixal Beach Caniço - Reis Magos Beach Machico - Machico Beach (Banda d'Além) Machico - São Roque Beach Machico - Ribeira Natal Beach Caniçal - Prainha Beach Porto da Cruz - Alagoa Beach
TOWNS:
Stroll through the town of Ponta do Sol Stroll through the town of Câmara de Lobos Stroll through the town of Ribeira Brava Stroll through the town of Funchal Funchal - Wicker toboggan ride Stroll through the town of Machico Stroll through the town of Santana Stroll through the town of São Vicente São Vicente Caves Park
VIEWPOINTS:
Calheta Region Ponta do Sol Region Ribeira Brava Region Câmara de Lobos Region Funchal Region Santa Cruz Region Porto Moniz Region São Vicente Region Santana Region Machico Region On the road in Madeira
WATERFALLS ALONG THE WAY
Ponta do Sol - Anjos Waterfall Sao Vicente - Água d'Alto Waterfall Seixal - Córrego da Furna Waterfall
Aloha State: Hawaii February 2025
Alright, I'm diving into this Hawaiian travel journal!
I hope lots of you will follow along because the destination is absolutely charming. 🙂
Just a heads-up—I might take a while to finish it.
The trip took place from February 20th to March 3rd, 2025 (11 days total, with 9 days on-site). It was a trip with my friend Christelle, with whom I’ve already traveled to Iceland and Morocco in recent years. We’re totally on the same wavelength, with the same expectations and desires, which makes things a lot easier (and, as a bonus, it helps cut down the final bill). Being the generous soul I am, I asked Christelle which country she wanted to visit. Her answer: Asia, since I’ve never been, or Namibia... Hawaii is basically the same thing, right?!! All thanks to the search comparator—I stumbled upon round-trip tickets from Paris to Honolulu for 580 € per person during school holidays, with a layover in Canada (I don’t get to choose my vacation dates). We jumped on it on August 28th (didn’t take much convincing). For info, I always check flight tickets during the last week of August or the first half of September because there are always amazing deals.
Nine days on-site is short, so we had to make some tough choices for the islands we’d visit (I’m only listing the main ones): - Oahu: the most urbanized but also home to Honolulu, Pearl Harbor, and some stunning beaches.
Kauai: the Garden Isle. It’s the island from *Jurassic Park*, with lush vegetation—so it’s pretty rainy. Big Island: volcanoes, volcanoes, and more, but also things like night snorkeling with manta rays. Maui: very touristy, with a magnificent volcano, the Road to Hana, and the ultimate spot for whale watching (and we were there right in the middle of whale season).
We limited ourselves to two islands to avoid rushing, and in the end, we picked Kauai (non-negotiable) and Oahu (which saved us an extra domestic flight and, since we were there in winter, let us experience the BIG WAVES on the North Shore). We would’ve loved to visit Big Island, but we’d already seen volcanoes in Iceland, and the island is huge—we just didn’t have enough time. Maui was recently hit by a major wildfire and is also the most expensive island (along with Kauai). We were really hoping to see humpback whales (my favorite animal) on both Oahu and Kauai. Hawaii is far, and it’s worth the effort. The journey went smoothly. I took a 40-minute bus ride and a 1h32 RER trip just to get to Roissy, then a 9h15 flight to Calgary, with a two-hour layover before a 6h45 flight to Honolulu. 11 hours of time difference, arriving at 10 PM local time. And you know what? (spoiler alert) I’d do it a thousand times if I got the chance.
Alright, let’s go—here we go!


The trip took place from February 20th to March 3rd, 2025 (11 days total, with 9 days on-site). It was a trip with my friend Christelle, with whom I’ve already traveled to Iceland and Morocco in recent years. We’re totally on the same wavelength, with the same expectations and desires, which makes things a lot easier (and, as a bonus, it helps cut down the final bill). Being the generous soul I am, I asked Christelle which country she wanted to visit. Her answer: Asia, since I’ve never been, or Namibia... Hawaii is basically the same thing, right?!! All thanks to the search comparator—I stumbled upon round-trip tickets from Paris to Honolulu for 580 € per person during school holidays, with a layover in Canada (I don’t get to choose my vacation dates). We jumped on it on August 28th (didn’t take much convincing). For info, I always check flight tickets during the last week of August or the first half of September because there are always amazing deals.
Nine days on-site is short, so we had to make some tough choices for the islands we’d visit (I’m only listing the main ones): - Oahu: the most urbanized but also home to Honolulu, Pearl Harbor, and some stunning beaches.
Kauai: the Garden Isle. It’s the island from *Jurassic Park*, with lush vegetation—so it’s pretty rainy. Big Island: volcanoes, volcanoes, and more, but also things like night snorkeling with manta rays. Maui: very touristy, with a magnificent volcano, the Road to Hana, and the ultimate spot for whale watching (and we were there right in the middle of whale season).
We limited ourselves to two islands to avoid rushing, and in the end, we picked Kauai (non-negotiable) and Oahu (which saved us an extra domestic flight and, since we were there in winter, let us experience the BIG WAVES on the North Shore). We would’ve loved to visit Big Island, but we’d already seen volcanoes in Iceland, and the island is huge—we just didn’t have enough time. Maui was recently hit by a major wildfire and is also the most expensive island (along with Kauai). We were really hoping to see humpback whales (my favorite animal) on both Oahu and Kauai. Hawaii is far, and it’s worth the effort. The journey went smoothly. I took a 40-minute bus ride and a 1h32 RER trip just to get to Roissy, then a 9h15 flight to Calgary, with a two-hour layover before a 6h45 flight to Honolulu. 11 hours of time difference, arriving at 10 PM local time. And you know what? (spoiler alert) I’d do it a thousand times if I got the chance.
Alright, let’s go—here we go!


Deux semaines au Vietnam English translation pending
Voyage décidé au tout dernier moment. Des amis nous ont proposé de les accompagner au Vietnam pour 2 semaines. Une telle offre ne se refuse pas . On est partis à 4 pour un pays qu'on ne connaissait ni les uns ni les autres.
Envol de Roissy en fin de journée .Escale à Abou Dhabi. Et arrivée à Ho Chi minh ville vers 19h , heure locale. Il fait encore 29 degrés.
Taxi pour regagner l'hôtel et premières images du Vietnam. Des 2 roues en quantité impressionnante, sur la chaussée mais aussi parfois sur les trottoirs.

Installation dans un petit hôtel réservé par nos amis. Très bon choix. Proche du centre, au calme et super agréable. Hôtel Le Blanc Saïgon. Et étant donné l'heure, première découverte avec la gastronomie du pays. Pas facile de déchiffrer la carte. Pas facile de choisir. Finalement ce sera mi tom thit. Bonne pioche. C'est délicieux. Bouillon parfumé.Trop bon.

Une bonne nuit dans notre chambre bien douillette et après un bon petit déjeuner composé d'une assiette de fruits frais, de toasts, confiture, beurre de cacahuètes, oeufs sur le plat , jus de fruits, thé ou café. De quoi affronter la journée qui nous attend. Destination Cholon, l'ancien quartier chinois, l'ancien port de Saïgon. Quartier très commerçant. Grand marché. C'est un peu la cohue. Nombreux livreurs sur des 2 roues ou avec des charrettes à bras. Nombreux étals achalandés en vue de la fête du Têt : lampions multicolores, paniers garnis à offrir avec une fromage bien de chez nous, et des fleurs en quantité, des fleurs jaunes et oranges principalement.


Des petites cantines de rue sont, des petits restaurant de marché. C'est très animé.
Des boutiques Vélos et des marchandes coiffées de leur magnifique chapeau conique qui leur va à ravir.
Visiblement, tous les commerçants ne se sont pas enrichis, certaines maisons sont très fatiguées.

Retour par le centre ville où les jardins publics sont couverts de fleurs à vendre, des orchidées bien sûr, mais surtout des chrysanthèmes jaunes.


Installation dans un petit hôtel réservé par nos amis. Très bon choix. Proche du centre, au calme et super agréable. Hôtel Le Blanc Saïgon. Et étant donné l'heure, première découverte avec la gastronomie du pays. Pas facile de déchiffrer la carte. Pas facile de choisir. Finalement ce sera mi tom thit. Bonne pioche. C'est délicieux. Bouillon parfumé.Trop bon.

Une bonne nuit dans notre chambre bien douillette et après un bon petit déjeuner composé d'une assiette de fruits frais, de toasts, confiture, beurre de cacahuètes, oeufs sur le plat , jus de fruits, thé ou café. De quoi affronter la journée qui nous attend. Destination Cholon, l'ancien quartier chinois, l'ancien port de Saïgon. Quartier très commerçant. Grand marché. C'est un peu la cohue. Nombreux livreurs sur des 2 roues ou avec des charrettes à bras. Nombreux étals achalandés en vue de la fête du Têt : lampions multicolores, paniers garnis à offrir avec une fromage bien de chez nous, et des fleurs en quantité, des fleurs jaunes et oranges principalement.


Des petites cantines de rue sont, des petits restaurant de marché. C'est très animé.
Des boutiques Vélos et des marchandes coiffées de leur magnifique chapeau conique qui leur va à ravir.
Visiblement, tous les commerçants ne se sont pas enrichis, certaines maisons sont très fatiguées.
Retour par le centre ville où les jardins publics sont couverts de fleurs à vendre, des orchidées bien sûr, mais surtout des chrysanthèmes jaunes.

Retour dans l'Ouest américain: 3 semaines de randonnées loin des foules (octobre 17) English translation pending
Bonjour à tous et bienvenue sur ce carnet 🙂
Cela fait déjà 2 mois que nous sommes revenus, mais je tenais absolument boucler le carnet de notre précédent voyage à Hawaii (que vous pouvez découvrir ici) avant d'en démarrer un nouveau. 😄
Comme pour notre précédent carnet, j'illustrerai chacune de nos journées avec une ou plusieurs vidéos qui permettront de mieux situer les environnements et apporter surtout un complément d'informations en "live". Par contre, pour éviter cette fois de mettre 6 mois à publier l'ensemble du voyage et attendre que les vidéos soient terminées avant de les poster, je propose d'entamer l'écriture du carnet, puis le de compléter par la suite avec les vidéos dès qu'elles seront prêtes.
Introduction
Voilà déjà notre 6ème voyage aux USA! Quand on aime, on ne compte plus ;) Les Etats-Unis sont devenus une vraie drogue 😉 Le problème est que l'on trouve toujours de nouveaux coins à aller découvrir ou encore des endroits où l'on souhaite revenir.
Nous avions déjà été dans l'ouest en avril, mai et septembre, mais cette fois nous voulions partir à une période un peu moins fréquentée, tout en gardant une bonne météo. Voilà pourquoi nous avons misé sur le mois d'octobre, ce qui s'est avéré un excellent choix.
Etant donné que nous connaissions déjà les grands classiques, l'objectif de ce nouveau voyage était de découvrir des zones plus reculées avec un 4x4, faire de belles randonnées mais aussi de revenir à Grand Teton et Yellowstone, notre énorme coup de coeur de 2013.
Cette période de l'année n'étant pas très touristique, nous n'avons volontairement prévu aucun itinéraire à l'avance. Nous sommes partis avec notre tente et tout le matos de camping afin d'alléger au maximum notre budget et surtout de profiter de certains endroits que nous voulions absolument découvrir au lever et coucher du soleil comme Alstrom Point ou Cathedral Valley.
Nos seuls impératifs étaient donc nos horaires d'avion, avec une arrivée prévue à Los Angeles le 28 septembre, et un retour toujours depuis Los Angeles le 20 octobre, ainsi que le trajet de Los Angeles jusqu'à Las Vegas que nous avions prévu de faire d'une traite l'après-midi de notre arrivée afin de louer notre 4x4 dans le Nevada où les prix sont moins élevés.
Pour le reste, nous avons réalisé notre itinéraire en fonction de la météo, des aléas et de nos envies.
Notre itinéraire
Au final, notre itinéraire aura été le suivant. Les liens pointent directement vers les articles du récit.
27-28/09: Voyage chaotique et arrivée finalement à Las Vegas directement 29/09: Las Vegas et route jusqu'à Valley of Fire 30/09: Valley of Fire: La boucle des 7 merveilles -- Valley of Fire: le reste du parc -- Gold Butte NM - Little Finland 1/10: Gold Butte NM - The falling man -- Snow Canyon -- The Vortex 2/10: Route de St George à Teton Village (1000 km) 3/10: Grand Teton NP -- Nuit cauchemardesque à Yellowstone 4/10: Première journée à Yellowstone 5/10: Second jour à Yellowstone (dont Fairy Falls Trail) + Vidéo 6/10: Troisième jour à Yellowstone 7/10: Route d'Idaho Falls jusqu'à Capitol Reef + Cathedral Valley 8/10: Cathedral Valley - Escalante 9/10: The cosmic Ashtray (the Volcano) 10/10: Zebra et Tunnel slot -- Dry fork 11/10: Peek a boo slot, Spooky Gulch, Bryce Canyon (passage éclair) - Kanab 12/10: Loterie Kanab - Nautilus - Toadstool hoodoos - Alstrom point 13/10: Alstrom point - Coyote Buttes South - White Pocket 14/10: Buckskin gulch - Yellow rock 15/10: Cedar breaks NM 16/10: Zion NP: Kolob + Narrows 17/10: Las Vegas 18-19/10: Los Angeles 20/10: Retour en France
La dernière semaine a été beaucoup moins "sportive" que prévue en raison de notre fatigue et des mauvaises nuits que nous avons passées à cause de la météo exceptionnellement froide la nuit, que nous n'avions pas anticipée.
Cela fait déjà 2 mois que nous sommes revenus, mais je tenais absolument boucler le carnet de notre précédent voyage à Hawaii (que vous pouvez découvrir ici) avant d'en démarrer un nouveau. 😄
Comme pour notre précédent carnet, j'illustrerai chacune de nos journées avec une ou plusieurs vidéos qui permettront de mieux situer les environnements et apporter surtout un complément d'informations en "live". Par contre, pour éviter cette fois de mettre 6 mois à publier l'ensemble du voyage et attendre que les vidéos soient terminées avant de les poster, je propose d'entamer l'écriture du carnet, puis le de compléter par la suite avec les vidéos dès qu'elles seront prêtes.
Introduction
Voilà déjà notre 6ème voyage aux USA! Quand on aime, on ne compte plus ;) Les Etats-Unis sont devenus une vraie drogue 😉 Le problème est que l'on trouve toujours de nouveaux coins à aller découvrir ou encore des endroits où l'on souhaite revenir.
Nous avions déjà été dans l'ouest en avril, mai et septembre, mais cette fois nous voulions partir à une période un peu moins fréquentée, tout en gardant une bonne météo. Voilà pourquoi nous avons misé sur le mois d'octobre, ce qui s'est avéré un excellent choix.
Etant donné que nous connaissions déjà les grands classiques, l'objectif de ce nouveau voyage était de découvrir des zones plus reculées avec un 4x4, faire de belles randonnées mais aussi de revenir à Grand Teton et Yellowstone, notre énorme coup de coeur de 2013.
Cette période de l'année n'étant pas très touristique, nous n'avons volontairement prévu aucun itinéraire à l'avance. Nous sommes partis avec notre tente et tout le matos de camping afin d'alléger au maximum notre budget et surtout de profiter de certains endroits que nous voulions absolument découvrir au lever et coucher du soleil comme Alstrom Point ou Cathedral Valley.
Nos seuls impératifs étaient donc nos horaires d'avion, avec une arrivée prévue à Los Angeles le 28 septembre, et un retour toujours depuis Los Angeles le 20 octobre, ainsi que le trajet de Los Angeles jusqu'à Las Vegas que nous avions prévu de faire d'une traite l'après-midi de notre arrivée afin de louer notre 4x4 dans le Nevada où les prix sont moins élevés.
Pour le reste, nous avons réalisé notre itinéraire en fonction de la météo, des aléas et de nos envies.
Notre itinéraire
Au final, notre itinéraire aura été le suivant. Les liens pointent directement vers les articles du récit.
27-28/09: Voyage chaotique et arrivée finalement à Las Vegas directement 29/09: Las Vegas et route jusqu'à Valley of Fire 30/09: Valley of Fire: La boucle des 7 merveilles -- Valley of Fire: le reste du parc -- Gold Butte NM - Little Finland 1/10: Gold Butte NM - The falling man -- Snow Canyon -- The Vortex 2/10: Route de St George à Teton Village (1000 km) 3/10: Grand Teton NP -- Nuit cauchemardesque à Yellowstone 4/10: Première journée à Yellowstone 5/10: Second jour à Yellowstone (dont Fairy Falls Trail) + Vidéo 6/10: Troisième jour à Yellowstone 7/10: Route d'Idaho Falls jusqu'à Capitol Reef + Cathedral Valley 8/10: Cathedral Valley - Escalante 9/10: The cosmic Ashtray (the Volcano) 10/10: Zebra et Tunnel slot -- Dry fork 11/10: Peek a boo slot, Spooky Gulch, Bryce Canyon (passage éclair) - Kanab 12/10: Loterie Kanab - Nautilus - Toadstool hoodoos - Alstrom point 13/10: Alstrom point - Coyote Buttes South - White Pocket 14/10: Buckskin gulch - Yellow rock 15/10: Cedar breaks NM 16/10: Zion NP: Kolob + Narrows 17/10: Las Vegas 18-19/10: Los Angeles 20/10: Retour en France
La dernière semaine a été beaucoup moins "sportive" que prévue en raison de notre fatigue et des mauvaises nuits que nous avons passées à cause de la météo exceptionnellement froide la nuit, que nous n'avions pas anticipée.
Inside South Africa
Inside South Africa
The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.
* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.
* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *
You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa
What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *
Meeting in the township.

Since a cover is needed (in black and white)...
The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.
* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.
* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *
You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa
What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *
Meeting in the township.
Since a cover is needed (in black and white)...
La Floride: du soleil en hiver... et des pélicans! English translation pending
Alors certes la FLORIDE n’est sans doute pas l’état le plus beau des Etats Unis, et si on a fait l’ouest pour commencer l’exploration américaine, on est forcement déçu !!
c’est plat, des marécages, des plages, alors si on va en Floride pour explorer les grands espaces… loupé !! d’ailleurs la Floride n’est pas star des discussions de forum …
on va en Floride en hiver tenir compagnie aux vieux sur leurs pliants sur la plage, ou au printemps quand il fait encore froid chez nous qu’on a envie de soleil de sable blanc, de palmiers , de mer turquoise, de pélicans et d’alligators Voire de parcs d’attraction !! parce que pour ce dernier point les ricains ce sont les Rois !! donc voilà on ne va pas en Floride pour la grande aventure et en prendre plein les yeux… on va en Floride juste pour voir Mickey, faire du grand 8, prendre des coups de soleil, manger des burgers dans des baskets les pieds dans le sable, du crabe et de la lemon pie sous les palmiers...

on est parti avec nos 2 enfants en avril (parce que l’été il fait chaud humide et souvent bien couvert… mais bon on part quand on peut…) c’est un destination pas trop chère si on évite le spring break ou débarquent toutes les universités faire la fête sur la plage, donc bien se renseigner ! sinon les hôtels sont très abordables limite pas besoin de réserver ( sauf à Miami peut être si on veut être sur South Beach) )tellement il yen a, partout !!!
arrivée petit hotel sur surfside au nord de Miami Beach . certain disent que Miami c’est surfait… peut etre mais c’est très sympa, un peu bling mais des plages sublimes, du sable blanc, les immeubles art déco (qui ont bien failli disparaitre) certes un peu carton, un peu cliché mais on se sent bien, mais comme de partout la belle vie se trouve au bord de la plage et la misère en banlieue, comme de partout aux USA ou ailleurs, loin des touristes.


alors à Miami : c'est avant tout south beach, mais pas que, il y a aussi : Coral Gables et ses belles maisons à la desperate Housewives, la venitian Pool kitch mais les enfants l’ont trouvée trop cool…. et on a même poussé jusqu’à l’hotel Biltmore (que l’on a réservé pour le mariage de ma fille en 2024 !;)

faire du shopping à bayside (pour les touristes) visiter la villa Vizcaya (pour le coté culturel et parce que c’est beau, et que ça a plus de 50 ans ) Coconut grove parce que c’est très sympa il parait que Little havana c’est aussi très cool.. il faut faire le Wynwood art district et son street art faire la fête pour les plus jeunes sans enfant (mais nous on a cette option là…dommage) c’est une destination assez prisée aux USA pour ça et surtout se baigner dans une eau chaude et turquoise au milieu des cabanes multicolores des sauveteurs (bref être dans une série télé !) et je pense qu’on en a raté !! par contre Miami c’est grand et les distances non négligeables, donc à intégrer dans le planning !
en suite on a pris le route vers le sud en directions des KEYS… et là on a eu 100 km de concessionnaires voitures et de banlieues moches.. pour arriver dans les marécages… les Everglades…

on ne s’est pas arrêté à Key largo ( pas bien beau mais grand outlet et réserve à faire en bateau dans la mangrove )mais on fait le choix de Marathon après avoir déjà traversé pas mal de ponts, d’iles en iles, un air de Caraïbes !!
une seule route traverse toutes les iles, bordée de motels, maisons plus ou moins jolies, des palmiers des pêcheurs un supermarché 2/3 restos , c’est pas très très joli ni très typique, au premier abord on peut être un peu déçu et puis le charme fait son effet. on s’est trouvé un petit motel le Kingsail motel au premier abord bien moche et d’un autre temps mais après réflexion pas cher avec une piscine rien que pour nous donnant sur la mer et des pontons en bois avec barbecue, habité par les pélicans pas farouches, face au coucher de soleil… ça sent bon la carte postale !!
ç est là que j’ai découvert les pélicans (il faut dire qu’à Lyon on en croise peu !!) c’est haut c’est gros un bec crochu immense, ils sont chez eux donc « poussez vous j’arrive »… ils n’ont peur de rien et surtout pas des touristes et il y en a de partout en Floride… ça favorise le dépaysement ! j’ai adoré, sauf quand ils décrètent que la plage est à eux, la piscine, le ponton, ton assiette etc !

Mème si MARATHON au premier regard ce n'est pas le grand Waou, il faut s’arrêter à Marathon pour plusieurs raisons: la plage de de Sombrero beach (plages de sable assez rares dans les keys il faut le savoir. on a vue bébé requin murène petits poissons pour le snorkeling c’est parfait, plage amenagée avec tables barbecues, de l'ombre bref le tout bien pensé et pratique à l'américaine. pour l’anecdote on y était en fin de journée plus que nous et une autre famille allemande j étais avec mon masque et tuba nageant à coté de la digue en rochers , quant toute la famille allemande s’est affolée poussant des cris, je n’ai retenu que le mot « AILERONS » de la mienne de famille et là ohhh terreur je les ai vu, à 5 metres de moi je suis remontée sur la digue en grande panique, étalée comme un poulpe sur les rochers , les genoux et les mains râpés « je veux pas mourrir ici!!! » … et bah non c’était une gentille famille de dauphins…la honte ou la vie… mon mari mort de rire « votre mère est une vraie aventurière ! »
la pêche aussi c’est un haut spot pour les pêcheurs au gros, nous pas, mais beaucoup viennent en Floride juste pour la pêche.
Marathon c’est aussi the Turtle hospital (très bien mais il faut réserver !)
pigeon keys (une ile pour faire du snorkeling)
PORKY’s un resto sur un ponton ou on mange des crevettes frites , pas de la grande cuisine mais tellement sympa !!! le week end il y a des concerts, nous on a eu les sosies de ZZtop qui reprenaient les standards américains avec toute la salle en délire, un grand moment !!! ET le WOODEN SPOON rien que pour la serveuse, si elle est toujours là, tout droit sortie d’Happy days elle est toutes options : de la voix à la coiffure !! un autre temps et du vrai breakfast américain !! bref et j’en oublie surement !!
ensuite on a traversé un pont, une ile, un pont, une ile …. et ça 43 fois car il y a 43 ponts pour relier Key West à la terre ferme… pour les chiffres 182 km , 4 heures de route minimum….donc… Key West ça se mérite …. alors c’est joli sympa exotique au milieu de tout ce bleu…. mais c’est long voire lassant…. et je ne parle même pas du seven miles bridge …..11 km… le problème avec la Floride c’est que tout est trop droit … quand on croise un virage on fait la olà !!! et dans les keys et bien même pas en rêve !!
alors KEY WEST c’est beau c’est propre , c’est bobo chic … les Caraibes !!!

question plages c’est pas top, n’espérez pas de belles plages de sable blanc on a vu bien mieux en Floride, et c’est pas par là !! mais masque et tuba mojitos les pieds dans le sable, et poissons frits: Parfait!! de belles maison aux belles couleurs genre coloniales , des chats de partout , des poules de partout… le tour est vite fait… c’est pas grand.. hôtels chers ( c’est quand un avant gout du paradis…), ce qu’on a aimé: maison d’Hémingway

à visiter rien que pour les 56 chats résidents... ahhh Ernest un peu la star des lieux. la boutique Ron Jon car c’est la marque de vêtements en Floride incontournable Duval street faire la photo souvenir au southernmost point (à 90 miles de Cuba) le coucher de soleil
le mieux est de se perdre et se laisser porter par les alizés , au milieu des harley, des scooters et des poules !

on plonge, on fait du bateau, on fait la fête, on fait rien, key West c’est fait pour ça !
puis comme la route est longue avant de retrouver la terre ferme, on a fait une pause sur la très jolie ile de ISLAMORADA (plus chic que les autres d’ailleurs)

on peut nager avec les dauphins, pêcher, manger du crabes au club house plus familiale que key west et moins de touristes pareil rien de culturel à faire, sauf se baigner et profiter le la mer en kayak ou paddle (mais nous il y avait un vent à décorner les boeufs on a même gardé un pull ) alors on a nourri les pelicans et les tarpons; enormes poissons locaux et je crois pas très bons… et lézardé à bahia honda state park sous les palmiers avec une eau turquoise c’est limite indécent !! oiseaux, poissons, pélicans , ça vaut le coup…
diner au Islamorada fish company … excellent crabe !! cadre sublime , coucher de soleil paradisiaque… tout est dit….
puis retour à la terre ferme : les EVERGLADES.
mais avant il faut remonter jusqu’à Miami pour croiser la route qui traverse les marécages en direction du Golfe du Mexique et donc toujours la même route moche et triste ! donc on a préféré prendre la nationale 41 plutôt que l’autoroute 75 et visiblement (des copains on pris l’autoroute eux) nous c’était long et éternellement tout droit … mais sympa !
pour être honnête on n’a pas vraiment exploré ni exploité cette région à fond ( les logements sont assez rares, voire inexistants) et bon le camping sauvage dans cette endroit est assez fort déconseillé et on comprend vite pourquoi… bien qu'il y ait qq campings... la route est bordée d'un muret en béton d’un bon mètre , les 2 pauvres stations service /visitor center d’un mur et d’un grillage avec des portes bien blindées … pourquoi il n’y a rien dans le coin ?… rien, sauf des alligators et il faut voir les bestiaux pour le croire… bien nourris les sacs à main !!! des copains sont allés en Floride et n’en ont pas vu… on les a vu pour eux !! un vrai comité d’accueil ! Pour info : non il n'y a pas de crocodile en Floride mais des ALLIGATORS !!!
donc dans ce lieu accueillant il faut bien sur faire de l’airboat , un super moment à faire des tours dans les marécages se faire arroser au milieu des aigrettes tortues et alligators… un très bon moment !! et avec des enfants (comme nous) une ferme à Alligators : arriver au moment du repas les voir par dizaines nourris aux rats congelés… voir le spectacle, tenir un bébé alligator la gueule muselée au chaterton parce que même grand de 50 cm c’est pas amical ces bêtes alors n’imaginons pas quand ils font 5m…! c’est de l’attraction à touristes mais les enfants adorent et nous aussi un peu, et ça fait partie de la Floride !! il y en a partout en Floride soit en partant de Miami, soit de Naples , de Kissimmee lake ; nous c’etait sur la 41 !

on ne l’a pas fait mais je conseille un détour par la boucle de Shark Valley que l'on peut faire à vélo en pleine nature certains y ont croisé des alligators qui jouaient les touristes aussi … je pense que ça vaut le détour !! un peu d’aventure !
et là on arrive sur le Golf du Mexique si on vient en Floride pour de la culture , là il y en a encore moins !!! mais que c'est beau ... le golf du Mexique c’est du sable blanc à n’en plus finir (des km de farine ) des golfs, les lotissements pour les plus de 65 ans ( et c’est écrit en gros à l’ entrée !) qui se promènent dans leur voiturette de golf jusqu’au supermarché bien bronzés aux dents blanches, des vieux qui marchent sur la plage avec leur chien en porte bébé ( et même pas j’exagère) des golfs, des plages, des golfs, des centres commerciaux, des golfs… une succession de jolies petites villes avec un centre ville bien propret tout bien comme il faut avec ponton en bois pour mieux admirer le coucher de soleil magique. pas un coin pour les pauvres.. mais il n'y a pas de honte à être riche et retraités... Rien ne manque au cliché alors allez au Publix du coin faire le plein pour le pique nique sur la plage au milieu des mouettes et pélicans (sans eux c’est plus la Floride!) ne bougez plus les dauphins arrivent pour la photos !!!

NAPLES c’est très jolie on trouverai facilement de quoi faire pour 2/3 jours allez jusqu’ Shokoloskee plus au sud , plus sauvage. puis on a continué la 41 jusqu’à Bonita spring et là on a tourné à gauche !!! hourra !!! hip hip hip !!!! « allez chéri soit fou prend à droite la 865.. » yes !!! allez les enfant on fait la hola !! en direction de FORT MYERS BEACH par la côte… faut être honnête c’est long…des ponts, des iles, des ponts, des iles.. mais c’est beau, sauvage, de belles maisons, du sable, les palmiers, du bleu (et quand on a un sms qui vous dit qu’il neige à Lyon on trouve ça encore plus beau !!) si on a envie de rien faire (mais alors rien, se regarder pousser les ongles comme dirait ma fille) c’est le lieu idéal !!! il y a 3 bars 2 resto , un ponton des palmiers du sable blanc (encore et encore ) … peut etre qu'on s'en lasse à un moment... halte au beacon Beach hotel : une carte postale.
alors les guides ils disaient d’ aller voir l’ile de SANIBEL , alors on est allé à Sanibel, ses plages de coquillages (histoire de se charger la valise de coquillages qui vont prendre la poussière dans un bocal sur la table du salon d'un autre continent!!), on se croirait dans le filmTruman show tellement tout semble parfait ici. on a fait du kayak dans la mangrove, randonné sur la wildlife drive; Sanibel c'est hippie chic encore un peu sauvage , assez chic mais pour une nuit faire le tour à vélo profitez de la douceur de vivre dans ce bel endroit un peu hors du temps… tout le monde aime Sanibel…sauf que les coquillages c’est bien moins pratique pour marcher sur la plage, ça fait mal aux pieds… bref les jolis coins de paradis ne manquent pas dans la région .. au choix !!! des iles il y en a pléthore !!!
on continue la route toute droite jusqu’à SARASOTA.. on arrête la tournée des plages c’est bon on avance !! encore une jolie petite ville bien comme il faut avec son bon pourcentage de retraités et de golfs, on ne change pas une équipe qui gagne ! mais là on fait halte pour du culturel (enfin rien de bien méchant !!) le RINGLING museum le musée du cirque qui raconte l’histoire de la famille RINGLING qui faisait le tour de Etats Unis avec leur cirque au début du 20 eme siècle . on a tous les 4 adoré, le coup de coeur du voyage (juste avant les pélicans pour moi !!) et à coté la maison de John et Mable Ringling d’inspiration italo grecque (mais surtout d’inspiration kitch version mauvais gout !) mais le cadre est magnifique.

le musée et la maison sont gérés et entretenus par des petits vieux surement retraités depuis longtemps (comme quoi il ne sont pas tous au golf !) très sympathiques et bienveillants avec les petits français !
en face il y a le classic Car Museum.. un grand musée de voitures en tout genre :des beatles à Al Capone et autres présidents, mon fils est dingue de voiture donc on est allé faire 143 photos de plus de calandres, phares et enjoliveurs… heureusement qu’on est passé au numérique! mais ma fille a aussi trouvé très sympa d’autant plus qu’il n’y avait personne !
sur cette côte il y a aussi Bradenton, St Peterburg, Clearwater (un peu plus populaire) avec son lot d’iles et de plages paradisiaques, au choix peut être juste un conseil, éviter les plages trop près de la ville les week end à moins de vouloir être entouré par les familles américaines en mode balnéaires toutes options: parasols, tables, glacières, transats, prêtes pour le pique nique du week end !!! mais en géneral assez instructif !
Mais qui dit Floride dit…… parcs d’attractions (sinon on va ailleurs ) donc en route pour ORLANDO ! Orlando c’est grand au milieu de nulle part (des marécages et des moustiques) hotels super pas chers , resto partout , outlet aussi !!! le temple de la consommation, lieu de perdition de la carte bleue !
pour faire simple on n’a pas fait Disneyworld (on en a un ici donc vue le prix des parcs on a du faire choix et sélection !) donc AQUATICA parc aquatique à faire dès l’ouverture car il n’y a personne; l’attraction star c’est le toboggan tunnel dans une piscine à requins… on glisse tellement vite qu’on ne voit rien !! une arnaque je tenais à le préciser ! le twister c’est terrible on arrive en bas sans culotte, le haut de maillot sur la tête , le maitre nageur vous demande gentiment si tout va bien en vous voyant vous vautrer en arrivant la tête à l’envers… « are you OK ? » … « mais tout à fait mon brave garçon, d’ailleurs je vais de ce pas recommencer !! »
donc le pire , retenez ce sont les trucs avec des bouées à plusieurs dessus… le toboggans à tapis est aussi assez impitoyable… bref les enfants adorent !!
Aquatica appartient à Sea World (on a un prix pour les 2) donc Sea WORLD quand on arrive à l’ouverture on a droit à l’hymne national tout le monde à l’arrêt la main sur le coeur… avant chaque spectacle l’honneur aux vétérans … la Floride est très conservatrice républicaine !! pas de doute !! on se promène seins nus à New York mais si on enlève son tee shirt parce qu’il est trempé pour en mettre un autre sec, on se fait de suite reprendre à l’ordre… et c’était mon mari pas moi!!! donc spectacles aquatiques grands spectacles à l’américaine, attractions, tout est bien comme il faut pour consommer et plaire aux enfants !

donc pas de Disney mais UNIVERSAL les 2 parcs sont top, le classique et ISLAND OF AVENTURE ; on a adoré . les 2 ouvrent avant l’heure officielle donc ne pas hésiter il n’y a personne ! bon moi j’ai un petit faible pour l’attraction de Men in Black .. parce que j’ai gagné !! on conseille à 200 % !!
on a aussi trouvé le temps de faire du shopping, joué au mini golf, diner au sweat tomatoes, manger des ribs, se baigner dans la piscine de l’hôtel, aller au M&M’s store …
bref mais après 5 jours on est content de quitter Orlando.. c’est un peu comme Vegas faut pas abuser !! en route pour CAP CANAVERAL. on a vu des fusées, des navettes, fait du simulateur, bien écouté Tom Hanks nous expliquer comment on vivait dans Appolo, très bien fait , instructif ; on conseille !!!!
et bien sur on a fait une halte à Cocoa Beach temple de Ron Jon et du Surf… belle côte sauvage; il n’y a rien à part une base militaire navale, des maisons en bois à la peinture écaillée, de la plage au kilomètres, des vagues, du vent , un lieu tranquille ou les gens vivent pieds nus un surf dans leur pick up….

on a donc retrouvé la côte atlantique et la North 1 qui remonte tout droit jusqu’à NY surement !!
mais nous on redescend… des lotissement de riches, de retraités , des orangers, des golfs…c ‘est sur ce n’est pas le grand wouaahhh de l’ouest, ici rien à signaler sous la clim….. mais quand on en a marre on s’arrête pour manger des crevettes les pieds dans le sable sous un palmiers, et tout est plus joli…
dernière halte à FORT LAUDERDALE c’est très sympa !! plus à taille humaine que Miami plus cool, plus familiale moins branché fête, moins tape à l’oeil, bref mieux pour ma part ! les petites rues, les canaux, belle plage, un petit coup de coeur … non un gros !! quand j’irai prendre ma retraite j’irai m’installer à Fort Lauderdale … une jolie petite maison rose sur les canaux… et je me mettrais au golf ! Passage au Saw grass mills gigantesque centre commercial loin et un peu vieillot mais pour ceux a qui il reste encore de la place dans la valise ça vaut le coup.
et surtout ne pas manquer d ‘aller manger du crabe au RUSTIC INN conseillé dans tous les guides et pour info bien suivre les indications d’accès du routard sinon c’est foutu vous ne trouverez jamais !! c’est perdu !! je pense qu’ils ont commencé dans un cabane de pêcheurs puis la notoriété est arrivée De Niro et Travolta sont passés par là et ils ont agrandi petit a petit donc ça le ressemble à pas grand chose, juste un coin sans chichi super sympa ou le crabe (et le reste) est top !! et une fois fini on ne s’embarrasse pas on jette les restes dans les canaux !!
et voilà !!!! on est rentré...
c’est un parcours assez classique pour un survol de la Floride sans grande aventure, mais on a beaucoup aimé. un autre aspect de la grande Amerique mais toujours des gens accueillants gentils ouverts avec un grand sens du service ; encore un grand contraste entre les riches et les pauvres qui travaillent bien bien après la retraite et vous emballent vos courses avec le sourire… un état marécageux et hostile pas très vieux qui se développe et Miami qui explose. Juste la douceur de vivre des côtes, ou après réflexion on serait très bien retraités en tongues sous un palmiers . rien de bien spectaculaire, pas la grande aventure (quoique les Everglades à pieds ce doit etre la grande aventure !!) mais on ne va pas en Floride pour ça juste pour le climat les palmiers les plages le bleu de la mer, la pêche, le poisson, le jus d’orange, le crabe, les dauphins…
et les pélicans…. et c ‘est très bien…

on va en Floride en hiver tenir compagnie aux vieux sur leurs pliants sur la plage, ou au printemps quand il fait encore froid chez nous qu’on a envie de soleil de sable blanc, de palmiers , de mer turquoise, de pélicans et d’alligators Voire de parcs d’attraction !! parce que pour ce dernier point les ricains ce sont les Rois !! donc voilà on ne va pas en Floride pour la grande aventure et en prendre plein les yeux… on va en Floride juste pour voir Mickey, faire du grand 8, prendre des coups de soleil, manger des burgers dans des baskets les pieds dans le sable, du crabe et de la lemon pie sous les palmiers...

on est parti avec nos 2 enfants en avril (parce que l’été il fait chaud humide et souvent bien couvert… mais bon on part quand on peut…) c’est un destination pas trop chère si on évite le spring break ou débarquent toutes les universités faire la fête sur la plage, donc bien se renseigner ! sinon les hôtels sont très abordables limite pas besoin de réserver ( sauf à Miami peut être si on veut être sur South Beach) )tellement il yen a, partout !!!
arrivée petit hotel sur surfside au nord de Miami Beach . certain disent que Miami c’est surfait… peut etre mais c’est très sympa, un peu bling mais des plages sublimes, du sable blanc, les immeubles art déco (qui ont bien failli disparaitre) certes un peu carton, un peu cliché mais on se sent bien, mais comme de partout la belle vie se trouve au bord de la plage et la misère en banlieue, comme de partout aux USA ou ailleurs, loin des touristes.


alors à Miami : c'est avant tout south beach, mais pas que, il y a aussi : Coral Gables et ses belles maisons à la desperate Housewives, la venitian Pool kitch mais les enfants l’ont trouvée trop cool…. et on a même poussé jusqu’à l’hotel Biltmore (que l’on a réservé pour le mariage de ma fille en 2024 !;)

faire du shopping à bayside (pour les touristes) visiter la villa Vizcaya (pour le coté culturel et parce que c’est beau, et que ça a plus de 50 ans ) Coconut grove parce que c’est très sympa il parait que Little havana c’est aussi très cool.. il faut faire le Wynwood art district et son street art faire la fête pour les plus jeunes sans enfant (mais nous on a cette option là…dommage) c’est une destination assez prisée aux USA pour ça et surtout se baigner dans une eau chaude et turquoise au milieu des cabanes multicolores des sauveteurs (bref être dans une série télé !) et je pense qu’on en a raté !! par contre Miami c’est grand et les distances non négligeables, donc à intégrer dans le planning !
en suite on a pris le route vers le sud en directions des KEYS… et là on a eu 100 km de concessionnaires voitures et de banlieues moches.. pour arriver dans les marécages… les Everglades…

on ne s’est pas arrêté à Key largo ( pas bien beau mais grand outlet et réserve à faire en bateau dans la mangrove )mais on fait le choix de Marathon après avoir déjà traversé pas mal de ponts, d’iles en iles, un air de Caraïbes !!
une seule route traverse toutes les iles, bordée de motels, maisons plus ou moins jolies, des palmiers des pêcheurs un supermarché 2/3 restos , c’est pas très très joli ni très typique, au premier abord on peut être un peu déçu et puis le charme fait son effet. on s’est trouvé un petit motel le Kingsail motel au premier abord bien moche et d’un autre temps mais après réflexion pas cher avec une piscine rien que pour nous donnant sur la mer et des pontons en bois avec barbecue, habité par les pélicans pas farouches, face au coucher de soleil… ça sent bon la carte postale !!
ç est là que j’ai découvert les pélicans (il faut dire qu’à Lyon on en croise peu !!) c’est haut c’est gros un bec crochu immense, ils sont chez eux donc « poussez vous j’arrive »… ils n’ont peur de rien et surtout pas des touristes et il y en a de partout en Floride… ça favorise le dépaysement ! j’ai adoré, sauf quand ils décrètent que la plage est à eux, la piscine, le ponton, ton assiette etc !

Mème si MARATHON au premier regard ce n'est pas le grand Waou, il faut s’arrêter à Marathon pour plusieurs raisons: la plage de de Sombrero beach (plages de sable assez rares dans les keys il faut le savoir. on a vue bébé requin murène petits poissons pour le snorkeling c’est parfait, plage amenagée avec tables barbecues, de l'ombre bref le tout bien pensé et pratique à l'américaine. pour l’anecdote on y était en fin de journée plus que nous et une autre famille allemande j étais avec mon masque et tuba nageant à coté de la digue en rochers , quant toute la famille allemande s’est affolée poussant des cris, je n’ai retenu que le mot « AILERONS » de la mienne de famille et là ohhh terreur je les ai vu, à 5 metres de moi je suis remontée sur la digue en grande panique, étalée comme un poulpe sur les rochers , les genoux et les mains râpés « je veux pas mourrir ici!!! » … et bah non c’était une gentille famille de dauphins…la honte ou la vie… mon mari mort de rire « votre mère est une vraie aventurière ! »
la pêche aussi c’est un haut spot pour les pêcheurs au gros, nous pas, mais beaucoup viennent en Floride juste pour la pêche.
Marathon c’est aussi the Turtle hospital (très bien mais il faut réserver !)
pigeon keys (une ile pour faire du snorkeling)
PORKY’s un resto sur un ponton ou on mange des crevettes frites , pas de la grande cuisine mais tellement sympa !!! le week end il y a des concerts, nous on a eu les sosies de ZZtop qui reprenaient les standards américains avec toute la salle en délire, un grand moment !!! ET le WOODEN SPOON rien que pour la serveuse, si elle est toujours là, tout droit sortie d’Happy days elle est toutes options : de la voix à la coiffure !! un autre temps et du vrai breakfast américain !! bref et j’en oublie surement !!
ensuite on a traversé un pont, une ile, un pont, une ile …. et ça 43 fois car il y a 43 ponts pour relier Key West à la terre ferme… pour les chiffres 182 km , 4 heures de route minimum….donc… Key West ça se mérite …. alors c’est joli sympa exotique au milieu de tout ce bleu…. mais c’est long voire lassant…. et je ne parle même pas du seven miles bridge …..11 km… le problème avec la Floride c’est que tout est trop droit … quand on croise un virage on fait la olà !!! et dans les keys et bien même pas en rêve !!
alors KEY WEST c’est beau c’est propre , c’est bobo chic … les Caraibes !!!

question plages c’est pas top, n’espérez pas de belles plages de sable blanc on a vu bien mieux en Floride, et c’est pas par là !! mais masque et tuba mojitos les pieds dans le sable, et poissons frits: Parfait!! de belles maison aux belles couleurs genre coloniales , des chats de partout , des poules de partout… le tour est vite fait… c’est pas grand.. hôtels chers ( c’est quand un avant gout du paradis…), ce qu’on a aimé: maison d’Hémingway

à visiter rien que pour les 56 chats résidents... ahhh Ernest un peu la star des lieux. la boutique Ron Jon car c’est la marque de vêtements en Floride incontournable Duval street faire la photo souvenir au southernmost point (à 90 miles de Cuba) le coucher de soleil
le mieux est de se perdre et se laisser porter par les alizés , au milieu des harley, des scooters et des poules !

on plonge, on fait du bateau, on fait la fête, on fait rien, key West c’est fait pour ça !
puis comme la route est longue avant de retrouver la terre ferme, on a fait une pause sur la très jolie ile de ISLAMORADA (plus chic que les autres d’ailleurs)

on peut nager avec les dauphins, pêcher, manger du crabes au club house plus familiale que key west et moins de touristes pareil rien de culturel à faire, sauf se baigner et profiter le la mer en kayak ou paddle (mais nous il y avait un vent à décorner les boeufs on a même gardé un pull ) alors on a nourri les pelicans et les tarpons; enormes poissons locaux et je crois pas très bons… et lézardé à bahia honda state park sous les palmiers avec une eau turquoise c’est limite indécent !! oiseaux, poissons, pélicans , ça vaut le coup…
diner au Islamorada fish company … excellent crabe !! cadre sublime , coucher de soleil paradisiaque… tout est dit….
puis retour à la terre ferme : les EVERGLADES.
mais avant il faut remonter jusqu’à Miami pour croiser la route qui traverse les marécages en direction du Golfe du Mexique et donc toujours la même route moche et triste ! donc on a préféré prendre la nationale 41 plutôt que l’autoroute 75 et visiblement (des copains on pris l’autoroute eux) nous c’était long et éternellement tout droit … mais sympa !
pour être honnête on n’a pas vraiment exploré ni exploité cette région à fond ( les logements sont assez rares, voire inexistants) et bon le camping sauvage dans cette endroit est assez fort déconseillé et on comprend vite pourquoi… bien qu'il y ait qq campings... la route est bordée d'un muret en béton d’un bon mètre , les 2 pauvres stations service /visitor center d’un mur et d’un grillage avec des portes bien blindées … pourquoi il n’y a rien dans le coin ?… rien, sauf des alligators et il faut voir les bestiaux pour le croire… bien nourris les sacs à main !!! des copains sont allés en Floride et n’en ont pas vu… on les a vu pour eux !! un vrai comité d’accueil ! Pour info : non il n'y a pas de crocodile en Floride mais des ALLIGATORS !!!

donc dans ce lieu accueillant il faut bien sur faire de l’airboat , un super moment à faire des tours dans les marécages se faire arroser au milieu des aigrettes tortues et alligators… un très bon moment !! et avec des enfants (comme nous) une ferme à Alligators : arriver au moment du repas les voir par dizaines nourris aux rats congelés… voir le spectacle, tenir un bébé alligator la gueule muselée au chaterton parce que même grand de 50 cm c’est pas amical ces bêtes alors n’imaginons pas quand ils font 5m…! c’est de l’attraction à touristes mais les enfants adorent et nous aussi un peu, et ça fait partie de la Floride !! il y en a partout en Floride soit en partant de Miami, soit de Naples , de Kissimmee lake ; nous c’etait sur la 41 !

on ne l’a pas fait mais je conseille un détour par la boucle de Shark Valley que l'on peut faire à vélo en pleine nature certains y ont croisé des alligators qui jouaient les touristes aussi … je pense que ça vaut le détour !! un peu d’aventure !
et là on arrive sur le Golf du Mexique si on vient en Floride pour de la culture , là il y en a encore moins !!! mais que c'est beau ... le golf du Mexique c’est du sable blanc à n’en plus finir (des km de farine ) des golfs, les lotissements pour les plus de 65 ans ( et c’est écrit en gros à l’ entrée !) qui se promènent dans leur voiturette de golf jusqu’au supermarché bien bronzés aux dents blanches, des vieux qui marchent sur la plage avec leur chien en porte bébé ( et même pas j’exagère) des golfs, des plages, des golfs, des centres commerciaux, des golfs… une succession de jolies petites villes avec un centre ville bien propret tout bien comme il faut avec ponton en bois pour mieux admirer le coucher de soleil magique. pas un coin pour les pauvres.. mais il n'y a pas de honte à être riche et retraités... Rien ne manque au cliché alors allez au Publix du coin faire le plein pour le pique nique sur la plage au milieu des mouettes et pélicans (sans eux c’est plus la Floride!) ne bougez plus les dauphins arrivent pour la photos !!!

NAPLES c’est très jolie on trouverai facilement de quoi faire pour 2/3 jours allez jusqu’ Shokoloskee plus au sud , plus sauvage. puis on a continué la 41 jusqu’à Bonita spring et là on a tourné à gauche !!! hourra !!! hip hip hip !!!! « allez chéri soit fou prend à droite la 865.. » yes !!! allez les enfant on fait la hola !! en direction de FORT MYERS BEACH par la côte… faut être honnête c’est long…des ponts, des iles, des ponts, des iles.. mais c’est beau, sauvage, de belles maisons, du sable, les palmiers, du bleu (et quand on a un sms qui vous dit qu’il neige à Lyon on trouve ça encore plus beau !!) si on a envie de rien faire (mais alors rien, se regarder pousser les ongles comme dirait ma fille) c’est le lieu idéal !!! il y a 3 bars 2 resto , un ponton des palmiers du sable blanc (encore et encore ) … peut etre qu'on s'en lasse à un moment... halte au beacon Beach hotel : une carte postale.
alors les guides ils disaient d’ aller voir l’ile de SANIBEL , alors on est allé à Sanibel, ses plages de coquillages (histoire de se charger la valise de coquillages qui vont prendre la poussière dans un bocal sur la table du salon d'un autre continent!!), on se croirait dans le filmTruman show tellement tout semble parfait ici. on a fait du kayak dans la mangrove, randonné sur la wildlife drive; Sanibel c'est hippie chic encore un peu sauvage , assez chic mais pour une nuit faire le tour à vélo profitez de la douceur de vivre dans ce bel endroit un peu hors du temps… tout le monde aime Sanibel…sauf que les coquillages c’est bien moins pratique pour marcher sur la plage, ça fait mal aux pieds… bref les jolis coins de paradis ne manquent pas dans la région .. au choix !!! des iles il y en a pléthore !!!
on continue la route toute droite jusqu’à SARASOTA.. on arrête la tournée des plages c’est bon on avance !! encore une jolie petite ville bien comme il faut avec son bon pourcentage de retraités et de golfs, on ne change pas une équipe qui gagne ! mais là on fait halte pour du culturel (enfin rien de bien méchant !!) le RINGLING museum le musée du cirque qui raconte l’histoire de la famille RINGLING qui faisait le tour de Etats Unis avec leur cirque au début du 20 eme siècle . on a tous les 4 adoré, le coup de coeur du voyage (juste avant les pélicans pour moi !!) et à coté la maison de John et Mable Ringling d’inspiration italo grecque (mais surtout d’inspiration kitch version mauvais gout !) mais le cadre est magnifique.

le musée et la maison sont gérés et entretenus par des petits vieux surement retraités depuis longtemps (comme quoi il ne sont pas tous au golf !) très sympathiques et bienveillants avec les petits français !
en face il y a le classic Car Museum.. un grand musée de voitures en tout genre :des beatles à Al Capone et autres présidents, mon fils est dingue de voiture donc on est allé faire 143 photos de plus de calandres, phares et enjoliveurs… heureusement qu’on est passé au numérique! mais ma fille a aussi trouvé très sympa d’autant plus qu’il n’y avait personne !
sur cette côte il y a aussi Bradenton, St Peterburg, Clearwater (un peu plus populaire) avec son lot d’iles et de plages paradisiaques, au choix peut être juste un conseil, éviter les plages trop près de la ville les week end à moins de vouloir être entouré par les familles américaines en mode balnéaires toutes options: parasols, tables, glacières, transats, prêtes pour le pique nique du week end !!! mais en géneral assez instructif !
Mais qui dit Floride dit…… parcs d’attractions (sinon on va ailleurs ) donc en route pour ORLANDO ! Orlando c’est grand au milieu de nulle part (des marécages et des moustiques) hotels super pas chers , resto partout , outlet aussi !!! le temple de la consommation, lieu de perdition de la carte bleue !
pour faire simple on n’a pas fait Disneyworld (on en a un ici donc vue le prix des parcs on a du faire choix et sélection !) donc AQUATICA parc aquatique à faire dès l’ouverture car il n’y a personne; l’attraction star c’est le toboggan tunnel dans une piscine à requins… on glisse tellement vite qu’on ne voit rien !! une arnaque je tenais à le préciser ! le twister c’est terrible on arrive en bas sans culotte, le haut de maillot sur la tête , le maitre nageur vous demande gentiment si tout va bien en vous voyant vous vautrer en arrivant la tête à l’envers… « are you OK ? » … « mais tout à fait mon brave garçon, d’ailleurs je vais de ce pas recommencer !! »
donc le pire , retenez ce sont les trucs avec des bouées à plusieurs dessus… le toboggans à tapis est aussi assez impitoyable… bref les enfants adorent !!
Aquatica appartient à Sea World (on a un prix pour les 2) donc Sea WORLD quand on arrive à l’ouverture on a droit à l’hymne national tout le monde à l’arrêt la main sur le coeur… avant chaque spectacle l’honneur aux vétérans … la Floride est très conservatrice républicaine !! pas de doute !! on se promène seins nus à New York mais si on enlève son tee shirt parce qu’il est trempé pour en mettre un autre sec, on se fait de suite reprendre à l’ordre… et c’était mon mari pas moi!!! donc spectacles aquatiques grands spectacles à l’américaine, attractions, tout est bien comme il faut pour consommer et plaire aux enfants !

donc pas de Disney mais UNIVERSAL les 2 parcs sont top, le classique et ISLAND OF AVENTURE ; on a adoré . les 2 ouvrent avant l’heure officielle donc ne pas hésiter il n’y a personne ! bon moi j’ai un petit faible pour l’attraction de Men in Black .. parce que j’ai gagné !! on conseille à 200 % !!
on a aussi trouvé le temps de faire du shopping, joué au mini golf, diner au sweat tomatoes, manger des ribs, se baigner dans la piscine de l’hôtel, aller au M&M’s store …
bref mais après 5 jours on est content de quitter Orlando.. c’est un peu comme Vegas faut pas abuser !! en route pour CAP CANAVERAL. on a vu des fusées, des navettes, fait du simulateur, bien écouté Tom Hanks nous expliquer comment on vivait dans Appolo, très bien fait , instructif ; on conseille !!!!

et bien sur on a fait une halte à Cocoa Beach temple de Ron Jon et du Surf… belle côte sauvage; il n’y a rien à part une base militaire navale, des maisons en bois à la peinture écaillée, de la plage au kilomètres, des vagues, du vent , un lieu tranquille ou les gens vivent pieds nus un surf dans leur pick up….

on a donc retrouvé la côte atlantique et la North 1 qui remonte tout droit jusqu’à NY surement !!
mais nous on redescend… des lotissement de riches, de retraités , des orangers, des golfs…c ‘est sur ce n’est pas le grand wouaahhh de l’ouest, ici rien à signaler sous la clim….. mais quand on en a marre on s’arrête pour manger des crevettes les pieds dans le sable sous un palmiers, et tout est plus joli…
dernière halte à FORT LAUDERDALE c’est très sympa !! plus à taille humaine que Miami plus cool, plus familiale moins branché fête, moins tape à l’oeil, bref mieux pour ma part ! les petites rues, les canaux, belle plage, un petit coup de coeur … non un gros !! quand j’irai prendre ma retraite j’irai m’installer à Fort Lauderdale … une jolie petite maison rose sur les canaux… et je me mettrais au golf ! Passage au Saw grass mills gigantesque centre commercial loin et un peu vieillot mais pour ceux a qui il reste encore de la place dans la valise ça vaut le coup.
et surtout ne pas manquer d ‘aller manger du crabe au RUSTIC INN conseillé dans tous les guides et pour info bien suivre les indications d’accès du routard sinon c’est foutu vous ne trouverez jamais !! c’est perdu !! je pense qu’ils ont commencé dans un cabane de pêcheurs puis la notoriété est arrivée De Niro et Travolta sont passés par là et ils ont agrandi petit a petit donc ça le ressemble à pas grand chose, juste un coin sans chichi super sympa ou le crabe (et le reste) est top !! et une fois fini on ne s’embarrasse pas on jette les restes dans les canaux !!
et voilà !!!! on est rentré...
c’est un parcours assez classique pour un survol de la Floride sans grande aventure, mais on a beaucoup aimé. un autre aspect de la grande Amerique mais toujours des gens accueillants gentils ouverts avec un grand sens du service ; encore un grand contraste entre les riches et les pauvres qui travaillent bien bien après la retraite et vous emballent vos courses avec le sourire… un état marécageux et hostile pas très vieux qui se développe et Miami qui explose. Juste la douceur de vivre des côtes, ou après réflexion on serait très bien retraités en tongues sous un palmiers . rien de bien spectaculaire, pas la grande aventure (quoique les Everglades à pieds ce doit etre la grande aventure !!) mais on ne va pas en Floride pour ça juste pour le climat les palmiers les plages le bleu de la mer, la pêche, le poisson, le jus d’orange, le crabe, les dauphins…
et les pélicans…. et c ‘est très bien…

On part en vadrouille en Birmanie! English translation pending
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !
Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »
Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !
« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !
Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »
La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »
Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !
« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !
Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »
La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
Road trip Ouest américain: mon coup de coeur pour Los Angeles English translation pending
Salut à tous,
Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Après des mois de lecture de ce forum afin de préparer mon road trip, à mon tour de partager mon expérience !! Vos nombreux carnets de voyage et commentaires m’ont bien aidé à préparer ce séjour, un tout grand merci car grâce à cette préparation, tout s’est vraiment passé sans problème.
On est deux hommes de 28 ans, c’était notre première fois dans l’ouest américain et pour ma part, ma toute première fois aux USA.
Le parcours, du 23 août au 6 septembre :
J1Los Angeles J2Los Angeles J3Los Angeles J4Los Angeles J5Los Angeles > Palm Springs J6Palm Springs > Lake Havasu J7Lake Havasu > Grand Canyon J8Grand Canyon > Las Vegas J9Las Vegas J10Las Vegas J11Las Vegas J12Las Vegas > San Francisco J13San Francisco J14San Francisco J15San Francisco
Comme vous pouvez le constater, on a privilégié les villes et non les parcs… Nous ne sommes effectivement pas de grands amateurs de nature sauvage et de longues randonnées (en tous cas jusqu’à présent, ça changera peut-être en vieillissant…). On voulait tout de même s’arrêter au Grand Canyon qui nous paraissait être l’incontournable des parcs (du moins le plus connu). J’espère quand même un jour découvrir les autres parcs car en préparant le séjour, j’ai vu énormément de photos et ça m’a vraiment fait envie. Mais pour un premier séjour, on est très satisfait de ce circuit, ça nous a donné un bel aperçu de ce qu’on voulait voir en priorité.
Dans le titre du sujet, je mets en avant notre coup de cœur pour Los Angeles car avant de partir, ce que j’ai souvent pu lire et entendre autour de moi à propos de cette ville, c’est qu’il n’avait rien à y voir, qu’il y faisait sale, moche, pollué, dangereux, l’océan glacial et les routes embouteillées… Bon, pour les deux derniers points, c’était effectivement vrai !! Mais pour le reste, on a vraiment adoré… C’est cette ville qui a initié mon envie de découvrir l’ouest américain. En effet, j’ai grandi en regardant de nombreuses séries TV qui pour la plupart se passaient à Los Angeles et j’ai depuis tout petit rêvé de visiter cette ville. Je n’ai vraiment pas été déçu !
L’idée à la base était donc d’aller à Los Angeles mais je voulais également en profiter pour voir d’autres endroits, le tout en 15 jours. Je n’avais pas envie par contre d’avoir l’impression de courir après le temps, de changer de ville tous les jours ou presque ou de passer des journées entières en voiture. Il a donc fallu faire des choix, c’est ce qui a été le plus difficile !! Mais bon, à notre âge, si tout va bien, on devrait avoir d’autres occasions de revenir et de visiter ce qu’on n’a pas eu le temps de faire la première fois… A peine rentré, on envisage d’ailleurs déjà d’y retourner le plus vite possible pour revoir ce qu’on a aimé et visiter d’autres endroits. Il ne reste plus qu’à économiser !!
Donc voilà, j’espère qu’à travers mon compte rendu, je pourrai peut-être donner l’envie de s’intéresser davantage à Los Angeles car cette ville vaut vraiment la peine… 😎
Le compte rendu jour par jour va suivre...

Trois semaines au Japon English translation pending
Bonjour, je vais vous narrer ici nos vacances dans cet étonnant pays. Vous pourrez suivre cette aventure jours après jours et échanger sur notre expérience. Nous revenons avec des images pleins la tête et un sentiment que ça n'a pas duré assez longtemps.
Nous sommes trois. Ma femme Magali, notre fille Romane et moi, Thomas. Nous avons séjourné dans l'ordre à Osaka (1 semaine), Tokyo (1 semaine), Mima (4 jours) et Hiroshima (4 jours). Les moyens de transport ont été le métro, le train régionale et national ainsi que la voiture.
Nous sommes trois. Ma femme Magali, notre fille Romane et moi, Thomas. Nous avons séjourné dans l'ordre à Osaka (1 semaine), Tokyo (1 semaine), Mima (4 jours) et Hiroshima (4 jours). Les moyens de transport ont été le métro, le train régionale et national ainsi que la voiture.
Corée du Sud: un ferry aurait coulé entre la côte et l'île de Jéju English translation pending
Extrait du journal LIBERATION :
Avez-vous eu vent de ce terrible événement ?!
"Plusieurs centaines de disparus dans le naufrage d'un ferry en Corée du Sud"
"Au moins deux personnes sont mortes et près de 300 manquaient encore à l’appel mercredi, quelques heures après le naufrage d’un ferry près de la côte méridionale de Corée du Sud, où des centaines de lycéens avaient embarqué pour un voyage scolaire. Les secours n’ont récupéré que 180 personnes sur les 477 à bord, ont indiqué les autorités.
Le gouvernement avait affirmé peu auparavant que 368 personnes avaient été sauvées. Mais le porte-parole des gardes-côtes a déclaré à l’AFP : «Notre bilan officiel est de 180. Nous ne savons pas d’où vient le nombre des 368 évoqué auparavant.» Le bateau avait à son bord 448 passagers, dont 324 lycéens et 14 professeurs accompagnateurs, et 29 membres d’équipage. Il transportait aussi 150 véhicules. Deux corps ont été retrouvés : celui d’une femme membre d’équipage et celui d’un lycéen. Des photos diffusées à la télévision montrent le ferry penché à un angle de 45 degrés, la poupe dans l’eau, surplombé d’une nuée d’hélicoptères. Une autre image le montre pratiquement sombré, seule l'étrave restant visible. Sur des images vidéo, des passagers terrifiés, en gilet de sauvetage, grimpent dans des canots de sauvetage alors que l’eau recouvre peu à peu le pont et que le ferry glisse doucement dans la mer. D’autres se jettent à l’eau, où des sauveteurs, y compris l’équipage de ce qui semble être un bateau de pêche, les récupèrent tant bien que mal. La température de l’eau était de 12 degrés.«UN BRUIT ÉNORME» Le bateau, qui se rendait sur l’île de Jeju (sud), a envoyé un signal de détresse à 9 heures (2 heures du matin en France). Des témoignages de passagers laissent entendre que le ferry a heurté le fond. «Nous avons entendu un bruit énorme et le bateau a soudainement commencé à pencher, a indiqué par téléphone un lycéen à la chaîne de télévision YTN par téléphone. Certains de mes camarades sont tombés avec violence et ont commencé à saigner. Nous avons sauté dans l’eau et les bateaux de secours nous ont récupérés.» Le ferry assurait la liaison entre le port d’Incheon (ouest) et l’île touristique de Jeju (sud). L’accident s’est produit à quelque 20 km de l’île de Byungpoong et les conditions météo étaient «bonnes», avec un vent et une houle faibles, selon les gardes-côtes. Les lycéens, qui viennent d’une école d’Ansan (sud de Séoul), se rendaient en voyage scolaire à Jeju, haut lieu touristique de la Corée du Sud, appelé «le Hawaï sud-coréen». Dans l’amphithéâtre de l’établissement, les parents des élèves avaient été réunis et les images des télévisions montraient des scènes de chaos : certains parents hurlaient contre les dirigeants de l’école tandis que d’autres tentaient désespérément de joindre leurs enfants par téléphone. «Je viens de parler à ma fille. Elle dit avoir été secourue avec dix autres lycéens», déclarait une mère, soulagée, à la télévision YTN. «Ils ont sauté à l’eau avant d’être secourus. L’un a été blessé à la jambe et est soigné à l’hôpital.» Les secours comprennent 18 hélicoptères et 34 navires, marchands, militaires et des garde-côtes. Des centaines de ferries assurent les liaisons entre les côtes sud-coréennes et les îles chaque jour, et les accidents sont rares. Mais 300 personnes avaient trouvé la mort en octobre 1993 lorsqu’un ferry avait chaviré au large de la côte occidentale."
Avez-vous eu vent de ce terrible événement ?!
"Plusieurs centaines de disparus dans le naufrage d'un ferry en Corée du Sud"
"Au moins deux personnes sont mortes et près de 300 manquaient encore à l’appel mercredi, quelques heures après le naufrage d’un ferry près de la côte méridionale de Corée du Sud, où des centaines de lycéens avaient embarqué pour un voyage scolaire. Les secours n’ont récupéré que 180 personnes sur les 477 à bord, ont indiqué les autorités.
Le gouvernement avait affirmé peu auparavant que 368 personnes avaient été sauvées. Mais le porte-parole des gardes-côtes a déclaré à l’AFP : «Notre bilan officiel est de 180. Nous ne savons pas d’où vient le nombre des 368 évoqué auparavant.» Le bateau avait à son bord 448 passagers, dont 324 lycéens et 14 professeurs accompagnateurs, et 29 membres d’équipage. Il transportait aussi 150 véhicules. Deux corps ont été retrouvés : celui d’une femme membre d’équipage et celui d’un lycéen. Des photos diffusées à la télévision montrent le ferry penché à un angle de 45 degrés, la poupe dans l’eau, surplombé d’une nuée d’hélicoptères. Une autre image le montre pratiquement sombré, seule l'étrave restant visible. Sur des images vidéo, des passagers terrifiés, en gilet de sauvetage, grimpent dans des canots de sauvetage alors que l’eau recouvre peu à peu le pont et que le ferry glisse doucement dans la mer. D’autres se jettent à l’eau, où des sauveteurs, y compris l’équipage de ce qui semble être un bateau de pêche, les récupèrent tant bien que mal. La température de l’eau était de 12 degrés.«UN BRUIT ÉNORME» Le bateau, qui se rendait sur l’île de Jeju (sud), a envoyé un signal de détresse à 9 heures (2 heures du matin en France). Des témoignages de passagers laissent entendre que le ferry a heurté le fond. «Nous avons entendu un bruit énorme et le bateau a soudainement commencé à pencher, a indiqué par téléphone un lycéen à la chaîne de télévision YTN par téléphone. Certains de mes camarades sont tombés avec violence et ont commencé à saigner. Nous avons sauté dans l’eau et les bateaux de secours nous ont récupérés.» Le ferry assurait la liaison entre le port d’Incheon (ouest) et l’île touristique de Jeju (sud). L’accident s’est produit à quelque 20 km de l’île de Byungpoong et les conditions météo étaient «bonnes», avec un vent et une houle faibles, selon les gardes-côtes. Les lycéens, qui viennent d’une école d’Ansan (sud de Séoul), se rendaient en voyage scolaire à Jeju, haut lieu touristique de la Corée du Sud, appelé «le Hawaï sud-coréen». Dans l’amphithéâtre de l’établissement, les parents des élèves avaient été réunis et les images des télévisions montraient des scènes de chaos : certains parents hurlaient contre les dirigeants de l’école tandis que d’autres tentaient désespérément de joindre leurs enfants par téléphone. «Je viens de parler à ma fille. Elle dit avoir été secourue avec dix autres lycéens», déclarait une mère, soulagée, à la télévision YTN. «Ils ont sauté à l’eau avant d’être secourus. L’un a été blessé à la jambe et est soigné à l’hôpital.» Les secours comprennent 18 hélicoptères et 34 navires, marchands, militaires et des garde-côtes. Des centaines de ferries assurent les liaisons entre les côtes sud-coréennes et les îles chaque jour, et les accidents sont rares. Mais 300 personnes avaient trouvé la mort en octobre 1993 lorsqu’un ferry avait chaviré au large de la côte occidentale."
Une semaine à Stockholm en été English translation pending
Bonjour!
Le mercredi 11 Juillet 2012, mon ami et moi avons passé une semaine fantastique à Stockholm. C'était une première pour nous et nous avons beaucoup aimé.
Je ne connaissais pas de forum. D'ailleurs, petite précision: je n'ai jamais rédigé de carnet de voyage. J'ai longtemps hésité, j'ai peur de ne pas me souvenir de tout, de ne pas savoir rédiger....Cependant, les infos que je puise dans les carnets que je lis pour préparer mon voyage cet été aux US sont inestimables, alors je me suis dit que ce serait bien de rendre la pareille.... peut être que ce récit pourrait aider quelqu'un qui souhaiterait partir à Stockholm. Je vais faire de mon mieux 😉
Voilà donc nous sommes deux, la trentaine bien passée 😉 et nous aimons découvrir de nouveaux horizons.
Nous avons la chance d'avoir un petit aéroport à une quarantaine de minutes de chez nous, qui propose des vols low cost pour Porto, Dublin....et Stockholm, entre autres!
Nous sommes partis avec la compagnie Ryanair, pour la deuxième fois (la première fois, en Juillet 2011, au départ de Beauvais pour Séville.) Au moment de réserver les billets d'avion, je me suis trompée dans mes dates de vacances, j'ai donc du repousser le départ d'une semaine (occasionnant du stress et des frais avec Ryanair, bien entendu....)
Nous sommes donc partis le mercredi 11 Juillet, sans aucune connaissance du suédois et du pays, à part quelques infos chinées dans les guides: Lonely Planet, Le Guide du Routard (Danemark, Suède) et l'indispensable Cartoville. Nous ne pouvons plus nous en passer depuis qu'un ami nous a prêté le sien pour un séjour à New York, vraiment très utile, et format pratique pour le glisser dans la poche.
Le Jour J, nous arrivons à Vatry et l'enregistrement se passe sans problème, le personnel est très aimable et l'aéroport tout petit!! Donc moins stressant q'un gros aéroport ou 3 km séparent deux terminaux....L'avion est mini aussi, nous sommes loin de l'A380 😛
Départ à 13h20 arrivée à 15h40. Quelques photos du vol...


Le mercredi 11 Juillet 2012, mon ami et moi avons passé une semaine fantastique à Stockholm. C'était une première pour nous et nous avons beaucoup aimé.
Je ne connaissais pas de forum. D'ailleurs, petite précision: je n'ai jamais rédigé de carnet de voyage. J'ai longtemps hésité, j'ai peur de ne pas me souvenir de tout, de ne pas savoir rédiger....Cependant, les infos que je puise dans les carnets que je lis pour préparer mon voyage cet été aux US sont inestimables, alors je me suis dit que ce serait bien de rendre la pareille.... peut être que ce récit pourrait aider quelqu'un qui souhaiterait partir à Stockholm. Je vais faire de mon mieux 😉
Voilà donc nous sommes deux, la trentaine bien passée 😉 et nous aimons découvrir de nouveaux horizons.
Nous avons la chance d'avoir un petit aéroport à une quarantaine de minutes de chez nous, qui propose des vols low cost pour Porto, Dublin....et Stockholm, entre autres!
Nous sommes partis avec la compagnie Ryanair, pour la deuxième fois (la première fois, en Juillet 2011, au départ de Beauvais pour Séville.) Au moment de réserver les billets d'avion, je me suis trompée dans mes dates de vacances, j'ai donc du repousser le départ d'une semaine (occasionnant du stress et des frais avec Ryanair, bien entendu....)
Nous sommes donc partis le mercredi 11 Juillet, sans aucune connaissance du suédois et du pays, à part quelques infos chinées dans les guides: Lonely Planet, Le Guide du Routard (Danemark, Suède) et l'indispensable Cartoville. Nous ne pouvons plus nous en passer depuis qu'un ami nous a prêté le sien pour un séjour à New York, vraiment très utile, et format pratique pour le glisser dans la poche.
Le Jour J, nous arrivons à Vatry et l'enregistrement se passe sans problème, le personnel est très aimable et l'aéroport tout petit!! Donc moins stressant q'un gros aéroport ou 3 km séparent deux terminaux....L'avion est mini aussi, nous sommes loin de l'A380 😛
Départ à 13h20 arrivée à 15h40. Quelques photos du vol...


Martine et Dédé à Hawaï (5 au 26 septembre 2012) English translation pending
Bonjour 🙂
Mon mari et moi venons de rentrer de 3 semaines inoubliables à Hawaii (du 5 au 26 septembre 2012).
Ne disposant pas de davantage de temps nous avons choisi de ne pas visiter Oahu (la plus moderne de l'archipel) pour rester un peu plus longtemps sur Big Island (8 nuits), Maui (5 nuits ) et Kauai (6 nuits). Nous avons eu beau temps malgré quelques averses
Les avions: Vols internationaux: Pour gagner quelques miles avec la carte Flying blue, nous avons voyagé avec Air France et sa Sky Team en passant par Amsterdam (avions de Air France, de KLM et de Delta Airlines ) : 2420 euros pour 2 personnes (billets achetés en décembre). Nous avons pris un billet de bout en bout avec la même compagnie pour minimiser les risques de rester sur le carreau avec les correspondances en cas de retard d'avion et je pense que c'est vraiment une bonne précaution . Nous avons fait Marseille-Amsterdam-Los Angeles-Kona pour l'aller et Lihue-Los Angeles-Paris-Marseille pour le retour ( avec 11 h de transit et récupération des bagages à L A) Bien meilleure présence des hôtesses de KLM pour le vol Amsterdam-Los Angeles que celles de Air France pour le Los Angeles-Paris en 380. Quant à Delta ils proposent même d'acheter les écouteurs pour leur écran collectif (2 dollars) et offrent juste deux petits sachets de biscuits et une boisson pour 5 h de vol !!! Nous avons stressé jusqu'au départ d'Amsterdam car les horaires ont été changés après l'achat du billet et le transit avait été réduit à 55 mn à Amsterdam mais en parlant de notre connection courte au personnel de sol d'Amsterdam, nous avons été dirigés vers une file rapide à l'immigration ce qui nous a permis d'avoir notre avion pour L A (après avoir couru comme des dératés dans leurs immenses couloirs )et à L A aussi, à l'immigration nous sommes tombés sur du personnel compréhensif qui nous a mis dans une file moins importante car nous avions aussi une connection courte et notre avion avait du retard Vols interiles: Nous avons réservé les vols auprès d'Hawaiian Airlines par internet avec notre carte bancaire française (contrairement à ce qu'on peut lire sur leur site). Aucun souci pour la réservation mais multiples changements d'horaire et un itineraire complètement incoherent sur le net jusqu'au jour du départ avec bien sûr aucune réponse aux mails envoyés à la compagnie. D'où nouveau stress mais en fait tout était OK arrivés là bas Nous avons volé avec eux sur les tronçons Kona-Kahului puis Kahului-Lihue pour 426 $ pour 2 personnes. Ils offrent des cartes de l'ile très complètes pendant le vol pour ceux qui le désirent Les voitures: Réservées aussi par internet auprès de Hertz Les hébergements: Réservés longtemps à l'avance car nous voulions loger en B&B et comme ils proposent souvent peu de chambre ils sont donc rapidement complets L'hébergement reste cher même en B&B (sélection faite en lisant les retours des forums et de Tripadvisor) Nous avions prévu plusieurs hébergements sur chaque ile pour limiter les kms et nous n'avons rencontré que des hôtes extrêmement sympathiques et plein d'excellents conseils La plongée Bonne ambiance, très bonne sécurité et matériel au top pour les trois clubs qui nous ont fait plonger. André ne parlant pas anglais et ne comprenant pas un mot au briefing pré plongée les moniteurs sont restés près de lui lors des plongées. Programmation des plongées impérativement après ou à distance (24h) des vols et des activités en altitude
BIG ISLAND : arrivée à 16h 42 pour 8 nuits
8 jours de location de 4x4 pour 474 euros, 230 $ d'essence et 1800 km parcourus Nous avions loué un 4x4 afin de pouvoir grimper au sommet du Mauna Kea. Vues la consommation et la difference de prix pour cette sorte de véhicule, je pense que nous aurions pu louer une petite voiture pour les 8 jours et relouer un 4x4 juste pour aller au volcan
BELLEVUE KONA à CAPTAIN COOK (4 nuits) : 95 $ la nuit (plus les taxes) Une chambre immense avec tapis, fauteuil et canapé, une grande cuisine complète avec possibilité de cuisiner et un frigo rempli pour le petit dej, des fruits du jardin dans un panier, une grande terrasse avec une vue magnifique sur la mer, un superbe jardin rempli d'oiseaux, un magasin d'alimentation et plats cuisinés à 5mn et une hôtesse gentille au possible qui parle français
J1 Kealakakua Bay (matin): Mon coup de coeur pour BI. Nous avons loué le kayak au port de Kealakekua bay park au bout de la Napoopoo road (65 $). Traversée tranquille d'une petite demie heure accompagnés par les dauphins pour aller faire du snorkelling au pied du monument dédié au Captain cook (beaux poissons, beaux coraux) Visite du Nord jusqu'au point de vue de la Polulu valley (après midi) la route traverse des champs de lave arides en bordure de mer avec de magnifiques points de vue sur la côte puis le paysage devient très verdoyant lorsqu'on s'approche de la péninsule de Kohala et de la Polulu Valley (photos à faire à Polulu valley lookout ). Petites villes typiques le long de la route et statue du roi Kamehamea 1 er à Kapaau J2 Plongée de Dédé au club Seaspace diving (matin) Le centre est situé près de Captain Cook. Petite structure tenue par des français très sympa. Sécurité optimum, moniteur zen et pédagogique qui prend son temps pour faire découvrir les fonds marins (92 euros TTc pour 2 plongées consécutives, le matériel (ordinateur entre autre), le casse croute et l'eau) Pendant ce temps je suis allée à Greenwell store (plantation de café avec dégustation et musée). Le musée étant fermé ce jour je décide d'aller visiter à pied une autre plantation de café sur la Napoopoo Road. Je la croyais près de la route principale mais j'ai dû faire plus 6 kms pour y arriver (j'avais confondu les miles et les kms) et c'est sous la pluie qu' André me récupère pour aller photographier la jolie petiteéglise peinte de Saint Benedict. Sieste (l'après midi): nous comptions passer l'après midi à faire du snorkeling à Place of Refuge et visiter le parc historique de Pu'uhunua o Honaunau mais la plongée, la marche, le décalage horaire et surtout la pluie auront raison de nous. Partis au gîte pour manger nous nous sommes allongés et endormis pour une bonne partie de l'après midi J3 Les plages du sud et Hawaii Volcano National Park Levés très tôt nous sommes partis pour une Visite non guidée et des photos sous le soleil du park historique non fait la veille puis direction le Sud. La route traverse aussi les differentes coulées de lave d'une épaisseur parfois impressionnante. Ayant loupé l'embranchement vers South point et Green Sand beach nous préferons continuer et de nous y arrêter au retour et d'aller directement vers Black Sand beach (Punalu'u). Arrivés sur place nous avons la chance de trouver deux très grosses tortues en train de se sécher au soleil. En allant au promontoire rocheux dominant la plage (à gauche) nous avons pu en photographier de très près d'autres qui nageaient. La mer étant agitée et les rochers à fleur d'eau nous n'avons pas voulu nous mettre à l'eau avec elles. comme le beau temps était toujours au rendez et que nous n'étions qu'à environ 30 mn d'Hawaii National Park nous nous y rendons. L'entrée est de 10 $ par voiture valable 7 jours. C'est sous un ciel couvert qu'on s'arrête prendre de la doc au Kilauea Visitor Center où on apprend qu'à cause d'une grande quantité de gaz de dioxyde de soufre la Crater Rim Drive est fermée à partir du Jaggar Museum au nord et du début de la Chain of craters Road au sud ce qui la réduit considérablement. Nous allons au Jaggar Museum d'où on a une superbe vue sur la caldera du Kilauea et son cratère fumant en s'arrêtant pour se promener au milieu des Sulphurs Banks (petites fumeroles sortant de terre un peu partout) La pluie commençant à sinviter, demi tour vers South Point(le point le plus au sud du territoire américain) et Green Sand beach. La route qui y mène est étroite et défoncée. Elle est bordée de pâturages d'une herbe jaune, complètement dessechée où paissent quelques vaches et chevaux qui s'abritent à l'ombre d'impressionnants arbres complètement couchés par le vent, avec de temps à autre les batiments d'une ferme qui émergent. En arrivant au parking de Green Sand beach on s'approche des 4x4 des locaux. On nous demande 40 $ par personne pour l'aller retour. Ne pouvant emprunter la route avec la voiture de location (même un 4x4) On décide d'y aller à pied. Au bout de 15 mn d'une marche éprouvante sous le soleil un pêcheur nous propose de nous y conduire tous les 2 pour 20 $ . C'est avec joie qu'on grimpe dans son 4x4. Il mettra 20 bonnes minutes pour y arriver et là WAOUH !!! Le bleu du ciel, le vert olive du sable, le turquoise de l'eau, le gris foncé des falaises striées qui entourent la plage et le noir de la lave en font un véritable petit bijou. On y restera 3/4 h à jouer dans les rouleaux avant que notre ami revienne nous chercher. Même s'ils ne présentent pas de difficulté majeure, je pense que les 4km 800 pour y aller sont réservés à de très bons marcheurs car le chemin vraiment est cahotique: on marche sans ombre et sans aucune indication de direction dans de grosses ornières de sable rouge avec en prime les nuages de poussière soulevés par les 4x4 qui nous dépassent. J4 Mauna Kea
ART & ORCHIDS à KEAAU (3 Nuits) : 148 $ TTC la nuit Jolie surprise en arrivant au B&B : la maison toute en bois peint est nichée dans une jungle de fleurs, d'arbres et de plantes tous plus beaux les uns que les autres. Il se trouve à une trentaine de minutes de Volcano Park. La "Garden room" est décorée comme une maison coloniale avec une immense chambre et un salon (lit, canapé, table basse, livres, TV, musique) et la baignoire à bulles a été très appréciée après les balades au parc. Un petit dejeuner maison copieux et excellent se prend en commun à l'étage ce qui nous permet de partager nos impressions avec les autres voyageurs. La maitresse de maison est adorable et se coupe en quatre pour nous aider à réussir notre séjour(photocopies, conseils)° Il y a même une piscine et un jaccuzzi. J'ai adoré le son de flûte des petites grenouilles kokee qui ont chanté toute la nuit
Partis très tôt de Captain Cook, on décide de se rendre au gite (vers 10h) afin de le repérer de jour et pour y déposer nos valises avant d'aller au sommet du Mauna Kea. Super accueil de notre hôtesse qui nous permet de tout déposer dans notre chambre. Nous traversons Hilo pour attraper la Saddle Road alors que le ciel se couvre de gros nuages. La route jusqu'au centre d'observation Onizuka Visitors est large et en excellent état. En chemin la pluie commence à tomber et un brouillard s'installe. Nous attendons au centre (2200m ) l'heure d'adaptation à l'altitude préconisée avant de monter au sommet en prenant notre repas froid et en buvant beaucoup d'eau . Nous sommes dimanche et il y a une visite organisée par un garde à 13h (le samedi ausssi). Nous sommes une dizaine de voitures à le suivre jusqu'au sommet. Nous avons vu des berlines monter mais même si la piste n'est pas si mauvaise que ça, elle peut être glissante et on est bien contents d'avoir nos 4 roues motrices. Arrivés à 4200 m le temps était toujours aussi mauvais, la pluie et le brouillard toujours au rendez vous et ça caillait (0°). Le guide nous a emmené voir un des télescopes mais mon anglais scolaire m'interdit de comprendre les explications qu'il donne. Une petite percée de ciel bleu nous permet de prendre quelques photos et nous encourage à attendre le coucher de soleil. Malheureusement ça ne dure pas et vers 19h c'est un peu déçu qu'on decide de redescendre au gite sans avoir vu le coucher du soleil J5 Hawai'i Volcanoes National Park Passage à une petite épicerie de Volcano pour acheter nos sandwichs pour midi. On demarre la boucle de la Kilauea iki trail. Le debut de la rando se trouve au parking du Kilauea iki. On marche comme indiqué sur la doc du Kilauea visitor center c'est à dire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. On descend un bon moment avant d'arriver dans le cratère (-120m). On a croisé des personnes qui la faisait de gauche à droite mais la remontée doit être plus difficile que dans le sens où on l'a fait. La rando dure deux petites heures sans grande difficulté et elle est très agréable surtout la partie dans le cratère. Le temps d'avaler notre repas la pluie qui s'était invitée cesse et après la petite marche du "devastation trail" (1,600 km de plat vraiment tranquille) on descend vers l'ocean jusqu'à la fin de la Chain of crater road (29km). Arrivés aux coulées qui stoppe la route, on marche sur une des terres les plus jeunes du monde, on fait quelques photos, notamment de l'arche de lave au milieu de la mer et on reprend le même chemin en shuntant volontairement les Petroglyphes (2,400km sur la lave).A mi chemin on emprunte la Hilina pali road (qui repart vers l'ouest) mais on ne va pas jusqu'au bout car après même si par endroit le paysage est splendide (lave rouge) les 15 km sur une étroite route pavée pour arriver au Hilina lookout nous décourage et on rebrousse chemin. Juste avant la sortie du parc, dernier arrêt au Thurston Lava Tube (boucle de 0,500 km de marche plate à travers une forêt et dans un tube de lave. Retour au gite des images plein la tête et des photos plein l'appareil après avoir passé une excellente journée J6 Mauna kea le retour et triangle Kea'au-Kapoho-Kalapana Beau soleil le lendemain. Ayant terminé notre visite au kilauea nous décidons de remonter le matin au Mauna Kea pour le voir sous le soleil. En chemin à nouveau des nuages. Malgré tout on continue et MIRACLE, une fois passée une certaine altitude, presque arrivé au centre d'observation, le ciel bleu revient car nous sommes passé au dessus des nuages et le sommet nous apparait dans toute sa splendeur avec en prime le Mauna Loa de l'autre côté. Nous attendons sagement à nouveau l'heure d'adaptation et nous en profitons pour aller photographier quelques sabres d'argent qui se trouvent à 5 mn sur le petit sentier derrière la barrière jouxtant le parking. Nous reprenons l'ascension cette fois ci sans guide. De là haut, le temps est si clair que nous pouvons voir le nord verdoyant de Big Island et une île tout à fait en arrière plan (on apprendra par la suite qu'il s'agit de Maui et du sommet de l'Haleakala). Même si nous n'avons pas pu voir le coucher du soleil c'est très satisfait de notre deuxième virée que nous regagnons la vallée. Le matin, nous avions appris au petit dej que la lave du Kilauea avait recommencé à couler, que ça coutait 100 dollars par parsonne pour aller la voir en marchant jusqu'à l'écoulement mais qu'elle était aussi visible gratuitement des hauteurs de Kalapana. Comme nous avions prévu la visite du triangle Kea'a-Kapoho-Kalapana nous la mettons au programme ( triangle = route 130 puis 132, puis 137 et reprendre la 130 après Kalapana pour remonter vers Pahoa). Arrêt au Lava Tree state park : c'est une petite boucle (0,7 miles) on marche au milieu de troncs d'arbre moulés dans la lave dans un cadre verdoyant très calme permettant des photos insolites. Deuxième arrêt pour une baignade dans la piscine naturelle de l'AHALANUI County park (eau de mer poissonneuse chauffée par l'activité volcanique) juste à côté d'un océan démonté et enfin nous sommes allés jusqu'au village détruit et reconstruit de Kalapana par une superbe petite route qui serpente le long de l'océan (végetation luxuriante, tunnels d'arbres). Arrivés au bout de la route nous avons marché jusqu'à l'océan à travers une coulée de lave balisée. Après être retourné au village, nous avons repris la route, montés sur la colline et attendu la nuit pour pour voir de très loin les minuscules points rouges de la lave (le parking se trouve à la fin de la route 130 ensuite on marche une dizaine de mn à travers les champs de lave (prendre lampe de poche) pour arriver au point final autorisé par les rangers lorsqu'on n'est pas accompagné d'un guide. J7 Le nord de l'ile Nous avons choisi de retourner dormir à Kailua Kona pour notre dernière nuit afin d'être près de l'aéroport le jour du départ et par là avoir vraiment tout notre temps pour visiter le Nord de Big Island en passant par la côte Est HALE MALUHIA COUNTRY INN à KAILUA KONA (1 nuit) 95,03 $ TTC (nous aurions payé 10 $ de moins si nous étions restés plus d'une nuit) - Ce b&b est niché dans la verdure un peu sur les hauteurs de Kona. Il est fait de plusieurs pavillons de bois. Notre chambre (MAILE) était petite et propre et nous avons été surpris de trouver une boîte de chocolat aux noix de macadamia sur notre lit en signe d'accueil. Nous avons pu profiter d'un jaccuzzi bien chaud. Le matin est un moment génial où tout le monde se retrouve dans la cuisine pour préparer le petit dejeuner de son choix super copieux (entre autre oeufs, jambon, saucisses, champignons, oignons, fruits, céréales, pains). Sans oublier la pâte qui nous attend pour préparer de délicieuses gaufres que nous allons déguster tous ensemble sous la grande terrasse à côté des petits oiseaux. Le personnel est adorable et le prix defie toute concurrence.
En quittant Hilo pour remonter vers le Nord nous avons traversé Banyan drive avec ses immenses arbres et les plaques d'identification des hommes célèbres qui les ont plantés puis nous nous sommes arrétés aux Rainbow Falls et aux Boiling Pots . Malheureusement le temps était gris et les sites pas bien mis en valeur (trop d'une végétation dense qui empêche de faire de belles photos alors qu'une simple taille suffirait à dégager l'endroit et avoir un meilleur point de vue ). Nous avons continué par les 7 kms de la Pepeekeo Scenic drive (magnifique petite route parallèle à la Highway 19 à ne pas manquer : cascade, falaises, lave ). Volontairement nous ne nous sommes pas arrêtés aux Akaka Falls. Arrêt photos à la Waipio Valley lookout puis traversée de la verdoyante région de Waimea avec ses immenses ranchs et ses troupeaux. Comme le temps s'était remis au beau nous avons pu faire de nouvelles photos du sommet du Mauna Kea depuis la route 190 que nous avions pris pour rejoindre Kona. Installation au gite et repas en ville (sur les conseils de notre hôte) au Big Island Grill (super rapport qualité prix , nourriture excellente et fraiche, parking gratuit devant le resto)
MAUI : Départ de Big Island à 13h12- arrivée à Maui à 13h43 pour 5 nuits
5 jours de location d'une berline compacte pour 240 euros, 49 $ d'essence (625 kms parcourus)
J8 Transfert vers Maui, puis Paia et Iao Valley
OLD WAILUKU INN à WAILUKU (2 nuits) : 198 $ ttc la nuit Superbe maison coloniale (1924) magnifiquement restaurée très bien placée pour rayonner. Les petits dejeuners sont exceptionnels pris en commun autout d'une grande table pour partager un moment de convivialité avec les voyageurs et la maitresse de maison et ses conseils avisés et dans cette pièce se trouve café, jus de fruits, chips, soda, fruits secs à disposition gratuitement à dispo sur place pour calmer les petites faims. La chambre est très grande, jolie, la literie super confortable (nous étions dans la Plumeria), il y a une cafetière electrique et du thé , et la salle de bain a une douche à l'italienne multi jets d'où on ne sortirait plus (super après la rando !!). Ils prêtent aussi des glacières Notre heure d'arrivée sur l'ile et la proximité du gite nous a permis, après notre installation, de monter jusqu'à L'Iao Valley pour faire des photos (courte marche tranquille sur un bon chemin pour arriver au pied de l'aiguille ) puis de partir sur Paia pour visiter la ville (très agréable et depaysante) et voir Hookipa beach et ses surfers. Belle vue sur le sommet de l'Haleakala Excellent repas mexicain (que nous n'avons pas reussi à terminer tant il était copieux) pour 50$ pour 2 au Café Mambo après avoir fait nos courses pour la rando du lendemain dans une grande épicerie de la même rue. J9 Halehakala Après le petit dej servi à 8h nous partons pour le sommet de l'Haleakala (direction aéroport puis route 37, 377 et enfin 378). Contrairement au Kilauea, on ne trouve ni nourriture ni boissons à acheter. 10$ par vehicule seront demandés à l'entrée du park (garder le ticket car il est valable plusieurs jours et servira pour visiter les Ohe'o Gulch (7 sacred pools) à Kipahulu (à l'extrémité sud de la route de Hana) La Crater road est sinueuse mais en excellent état (pas besoin de 4x4). A son début On y trouve des bovins qui se promènent librement (ranchs et pâturages) puis les forêts et les prés disparaissent pour laisser place à des arbustes bas et enfin et on entre dans le minéral. Attention aux vélos qui descendent la route à fond !!! Arrêt au premier visitor center où nous avons vu nos premières nénés (oie sauvage) . Quelques parkings sont prévus le long de la route pour des arrêts photos. Au sommet (3055 m): on trouve un parking, des télescopes et une salle circulaire avec vue à 360°sur Maui et le cratère. Comme le temps est très beau on peut voir BI à l'horizon et photographier les sommets du Mauna Kea et du Mauna Loa. Pour ceux qui ne marchent pas beaucoup, possibilité de monter en une dizaine de minutes sur l'éperon rocheux qui domine le 2 ème visitor's center pour avoir une très belle vue sur le cratère Partis pour faire une belle portion des Slindings Sands nous demandons à un ranger du 2 ème visitor's center le temps approximatif de marche pour descendre dans le cratère et marcher jusqu'à l'endroit où la boucle remonte vers l'Halemau'u trail . Sa réponse (minimum 2 heures pour y aller et 4 heures pour le retour) et l'heure tardive (le petit dejeuner était servi à 8 h) nous incite à changer notre programme et se contenter d'aller jusqu'au petit cratère du Ka Lu'u o Ka'o'o et d'en faire le tour. La rando commence en prenant le sentier des Slindings Sand, avec 8 km de marche aller-retour et un denivelé négatif d'environ 500m. c'est d'abord une longue descente sur une piste de sable volcanique avec quelques rochers à contourner puis à désescalader (sans grande difficulté) dans un magnifique désert aride puis on remonte légèrement pour arriver au cône de scories multicolore avec une dominance de tons rouges. On se trouve alors au milieu d'un paysage lunaire aride avec des vues à couper le souffle aussi loin que se porte le regard avec pour seule végétation la présence ponctuelle de sabre d'argent et de quelques arbustes maigrichons. Les quelques petits nuages blancs présents sur certains sommets ajoutent encore de la magie au moment. Le tour du cône est un peu glissant (chaussures de rando obligatoires) mais sans problème majeur si vous n'étes pas sujet au vertige car la crête est étroite et pentue par endroit . Retour par le même chemin avec 500m de denivelé positif. Nous aurons mis 5 h pour faire l'aller retour en prenant notre temps pour admirer et photographier toutes ces merveilles. J10 Tour de Maui pour rejoindre Lahaina en passant par la route de Hana Plutôt que de faire demi tour à la fin de la route de Hana on a choisi de continuer en passant par le Sud pour rejoindre notre hébergement de Lahaina. C'est avec un temps maussade qu'on décolle de Wailuku pour parcourir la route de Hana mais après un gros orage alors que nous arrivons au parking des Twin falls (nous ne sortirons pas de la voiture )le temps se remet au beau pour le restant de la journée. Ne vous précipitez pas pour acheter des fruits et du pain banane au premier marchand car il y en a tout le long de la route. Magnifique route de Hana avec ses cascades, ses petits ponts à voie unique, ses virages (j'avais avalé un anti nauséeux avant de partir pour ne pas être incommodée), ses falaises et ses plages, ses arbres peints (en perdant de grandslambeaux d'écorces ces arbres que l'on trouve au commencement de la route de Hana laissent voir une palette de couleurs dont certaines sont franchement fluo), sa végétation luxuriante (forêt de bambous). Il faut absolument faire un petit détour par la superbe péninsule de Keanae (petite église sous les palmiers et roches noires) La ville de Hana passée on continue vers le Sud. A quelques kms des cascades des Seven Pools d'Oheo Gulch (penser à garder le ticket d'accès au parc si vous n'avez pas encore été sur l'Haleakala), la végétation tropicale disparait et la route carrossable se tranforme pour une quinzaine de kms en une piste pavée étroite et sinueuse, d'abord à flanc de falaise, pleine d'ornières et de nids de poule. Nous roulons pendant de nombreux kms sur les contreforts du volcan dans un paysage minéral désertique aride et sec avec quelques très belles vues sur l'ocean (Piilani HWY). Puis la végétation revient (Kula HWY) en rattrappant la route 37 qui nous ramène à Kahului. Nous ne regrettons pas d'avoir fait cette boucle qui nous a fait découvrir le sud de l'ile mais il ne faut vraiment l'emprunter que par beau temps. En fin d'après midi arrivée à Lahaina
MAKAI INN à LAHAINA (3 nuits) 160 $ ttc par nuit (vue mer) Lorsqu'on arrive au Makai Inn on est d'abord enchanté par l'accueil de Suzie, ensuite en entrant dans l'appartement (une petite chambre, une petite cuisine complètement équipée où on peut se faire à manger avec frigo, congélateur, cafetière, un salon avec canapé et livres avec de vieilles photos d'Hawaii, serviettes de plages et nécessaire dans la salle de bain) ) on est surpris par l'aspect vieillot (surtout après le confort de notre gite précédent) mais rapidement à bien y réfléchir on se dit qu'on fait un bon en arrière et qu'on se retrouve dans le Hawaii tel qu'il devait être il y a une cinquantaine d'année (pas de TV, une déco kitch). Ensuite on ouvre la porte fenêtre pour aller sur le balcon et on se retrouve à quelques mètres de la mer en surplomb d'un magnifique jardin plein de fleurs et d'oiseaux, bercé par le bruit des vagues contre le petit mur qui nous sépare de l'océan. Bien sûr, il y a bien un peu de poussière sur les lattes de l'armoire mais l'endroit est assez loin de l'agitation de Lahaina pour être très tranquille tout en étant suffisamment prêt, la literie est confortable, il y a un grand parking pour garer sa voiture, un ordinateur dans le couloir à disposition des clients, la wi fi dans la chambre et Suzie est vraiment un amour. Et que dire des couchers de soleil et des tortues qu'on voit nager depuis notre balcon !!!! Si vous cherchez le luxe n'y allez pas, si vous voulez le calme, l'authenticité et la gentillesse, n'hésitez pas.
J11 Plongée et Snuba sur le Pride of Maui (matin), plage et visite Lahaina Nous avions réussi à trouver et à réserver par internet un bateau qui accueille en même temps les plongeurs et les non plongeurs. C'est le "Pride of Maui" basé au port de Maalaea. Nous avons choisi l'excursion du matin (7h30-13h) avec petit déjeuner, déjeuner à bord et boissons à volonté . André a fait 2 plongées bouteille et moi qui fait ordinairement du snorkeling j'ai essayé la plongée snuba qui est une association de plongée en apnée et de plongée sous marine ( 2 personnes avec masque, tuba, poids, palmes et un embout relié par un tuyau de quelques mètres à un réservoir d'air attaché sur un petit radeau qui reste à la surface de l'eau). Il y a un plongeur du bateau en rescue en cas de soucis. Un arrêt se fait au cratère de Molokini et un deuxième à un spot avec de nombreuses tortues. Nous avons payé pour nous deux 255 euros . J'ai adoré !!!! Après cette super matinée, au lieu d'aller voir les plages du Sud nous avons opté pour une petite sieste (le bateau ça fatigue !!!)à l'ombre des arbres de l'HanaKaoo beach park avant d'aller visiter la ville de Lahaina (coucher de soleil sur le front de mer, gigantesque vieux banyan de 1873 occupant toute une place, vieille prison, temple ). Excellent repas mexicain au Famous Dave dans le centre de Lahaina J12 Le Nord et repas au Old Lahaina Luau Journée consacrée à la côte nord de l'ile. Succession de jolies plages difficiles d'accès à cause des nombreux hôtels dont la plupart dépendent. Nous sommes restés un bon moment à faire du snorkeling dans la sublime baie d'Honolua après une courte marche d'approche ( 2 petits parkings, 2 points d'accès et un petit quart d'heure de marche ) . Le rivage est fait de rochers mais les coraux sont très beaux et la faune variée et riche. Retour à la voiture pour aller voir le souffleur de Nakalele point. Belles photos des falaises rouges à prendre entre la baie d'Honolua et le souffleur. Le parking (aucune indication) se trouve entre les marqueurs 38 et 39. La descente n'est pas très aisée (chaussures fermées recommandées) et il n'y a aucun balisage. On arrive d'abord à un premier petit souffleur puis en continuant sur la droite à travers la lave on découvre le 2ème nettement plus imposant. Attention danger de noyade si on s'approche trop près de l'évent. Retour par la même route et détour jusqu'à Lahaina pour acheter quelques cadeaux . Nous avions réservé par internet 2 repas au Old Lahaina Luau (204 dollars pour 2). Le gite se trouvant à proximité nous y sommes allés à pieds (rendez vous à 17h45). Lors de la réservation on nous avait demandé de choisir entre être assis sur des coussins par terre très près de la scène ou sur des chaises ( tables de 8 personnes). Nous avions choisi cette deuxième option en demandant à être le plus près possible des danseurs pour pouvoir apprécier le spectacle et nous avons été placés aux premières places de la première table (les dernières tables étant relativement loin de la scène). Nous avons été accueillis avec un collier d'orchidées. Avant le repas (copieux et très bon avec boissons à volonté ) on a pu se promener parmi des artisans qui exposaient et vendaient leurs réalisations tout en nous montrant leur savoir faire dans un magnifique jardin tropical en bordure de mer. Le personnel est charmant. Le spectacle est un spectacle traditionnel avec de bons danseurs, de la bonne musique et de beaux costumes et il se termine vers 20h45. Seul bémol : s'il fait beau vous aurez un magnifique coucher de soleil sur la mer par contre s'il venait à pleuvoir, comme les tables sont en plein air, manger sous la pluie ne doit pas être très agréable
KAUAI: départ de Maui à 14h10, arrivée à Kauai à 16h31 pour 6 nuits ( 50 mn de transit à Honolulu) 6 jours de location d'une berline compacte pour 239 euros et 45 $ d'essence (nous avons parcouru 708 kms)
. J13 Transfert vers Kauai et installation au B&B
KAUAI BANYAN INN à LAWAI (4 nuits) pour 183$75 par nuit (vu mer et montagne) L'endroit est isolé et calme mais facile d'accès dans un beau jardin tropical à quelques kms de Poipu.Idéalement placé pour rayonne. La vue est superbe du grand balcon donnant à la fois sur la mer à l'horizon et sur les pointes acérées de la montagne ( levers de soleil) La cuisine jouxte la chambre spacieuse et confortable (nous étions dans la suite ULU )et on y trouve le nécessaire pour cuisiner et réchauffer. Le refrigérateur contient des fruits et de quoi se préparer plusieurs petits déjeuners complets et il y a une corbeille remplie de muffins, de friandises, de flocons d'avoine et même de nouilles chinoises.Les serviettes de plage sont fournies et le jaccuzzi sous abri est au top pour une relaxation même en cas de pluie. Lorna est très sympa et nous donne de multiples conseils pour les visites et les restaurants.
Comme nous avions rendez vous pour le survol de Kauai en hélico le lendemain matin nous avons cherché leur bureau de Harbor Mall avant de rejoindre le gite puis après notre installation, sur les conseils de Lorna nous sommes partis au centre commercial de Kukui'ula village (prendre Kalanikaumaka Road ) manger de succulentes crevettes au Savage Shrimp (celles à l'ail sont à tomber !!!) J 14 Survol de Kauai en hélico, un peu du Nord Ouest et un peu du Nord Est Avant de rejoindre notre RV de 10h45 nous sommes allés photographier le Spouting Horn (souffleur) et réserver les plongées d'André pour le lendemain matin (Poipu) . Nous avions réservé par internet le "private tour" avec Mauna Loa helicoptères (départ à Lihue) . C'est un gros budget (500 dollars pour nous deux) mais c'est fabuleux. Comme l'hélico est petit on se faufile tout près des parois et des chutes d'eau. Nous sommes seuls avec le pilote (3 passagers maximum alors que certaines compagnies ont 4 sièges à l'arrière) donc nous sommes sûrs de profiter de la vue au maximum surtout que nous avions opté pour l'hélico sans porte. Moi qui ai la trouille en avion je ne me suis jamais sentie en insécurité. C'est avec un temps magnifique que nous avons survolé Kauai, les aiguilles de Napali Coast et Waimea Canyon pendant plus d'une heure. Après être retourné grignoter au gite nous avons visité la jolie petite ville de Koloa Old Town (ancienne usine sucrière, vieille ville, magnifique tunnel d'arbres) et pris la route vers le Nord ouest. La pluie qui avait commencé à tomber lorsque nous étions sur le Swinging Bridge d'Hanapepe (vieux pont tremblant en bois) se transforme bientôt en déluge et nous oblige à rebrousser chemin. Elle cesse en remontant vers le Nord Est et on en profite pour retourner jusqu'à Lihue pour photographier la rivière Wailua depuis les chutes d'eau et faire du snorkelling au Lydgate Park (la mer étant démontée à l'exterieur de la retenue d'eau empierrée c'est là que je me suis baignée mais je n'ai pas vu l'ombre d'un poisson !!!). Repas au gite car il pleuvait et nous n'avons pas voulu ressortir. J15 Plongée et snorkeling André a plongé avec les moniteurs du Seasport divers de Poipu (175$ ttc pour deux plongées d'un bateau à deux endroits differents). Personnel très sympa, bon matériel. Pendant qu'il plongeait, je suis retournée à pied au Spouting Horn (16 kms aller retour) et sur le chemin du retour arrêt à la petite plage de Lawai beach pour du snorkeling (quelques poissons). Retour au gite pour grignoter puis snorkeling à la jolie plage de Poipu. Nombreux et beaux poissons mais un peu ternes à cause du ciel couvert. Grosse averse suivie d'un coucher de soleil aux couleurs magnifiques (nuages). Malheureusement aucun endroit à découvert pour le photographier . Hamburgers (très bons) chez Bubba (au même centre commercial que Savage Shrimp) J16 Waimea canyon En avançant sur la HWY 50 on peut voir que la terre chargée en oxyde de fer se dépose partout rougit tout (route, arbres, ponts, poteaux). On a grimpé vers le canyon par la très carrossable Waimea Canyon drive (HWY55o) plus étroite et accidentée mais avec des paysages sublimes (ne pas manquer sur la gauche un petit ruisseau qui serpente à travers les roches et le sable rouges ). Arrêt au Waimea lookout puis après le Puu hina hina lookout, entrée dans le Kokee state park jusqu'au Kalalau valley lookout (commencer le Pihea trail sur quelques centaines de mètres pour avoir de meilleures photos). Arrêt pique nique au Kokee museeum Camp ground avec nos amis les coqs de Kauai et visite du petit musée. Redescente par la Kokee Road (HWY 552) puis HWY 50 pour aller jusqu'au Polihale state park et sa magnifique et immense plage de sable blanc ( baignade dangereuse) avec vue sur les premières falaises du sud de Napali coast (tout à fait à l'extrémité de la route 50 puis très longue piste non carrossable, mauvaise mais praticable) Retour à Poipu pour faire des photos du coucher du soleil (moins beau que celui que nous avions loupé la veille) et se régaler une dernière fois avec les crevettes de Savage Shrimp J17 Le Nord. Départ sous le soleil pour nos deux dernières nuits au nord. Nouvel arrêt à Wailua falls que nous avions vu sous un ciel nuageux et Opaeha's Falls. Une nouvelle fois nous trouvons que la végétation empêche de jouir pleinement du spectacle des chutes. Traversée de la jolie petite ville de Kapaa ( maisons anciennes en bordure de route ). Nous n'avons pas visité le phare de Kilauea au bout de la péninsule car il était en pleine réfection et couvert de bâches et d'échafaudages. Nous nous sommes contentés de le photographier du parking ainsi que les colonies d'oiseaux. Mignonne petite église en pierre de lave à Kilauea. Belles plages (Anini beach, Kilihiway Bay ). Quelques arbres au troncs colorés pas facile à trouver (route piétonnière en bordure du golf) à Princeville. Arrêt photo au Hanalei Valley Lookout qui donne une vue plongeante sur la verdure des champs de tarots avec en toile de fond les collines accidentées. Traversée d'Hanalei pour accéder au gite par une jolie petite route étroite avec une succession de superbes plages avec d'énormes vagues (double pont à voie unique et multiples petits ponts en pierre). Nous avions prévu d'aller jusqu'à Kee beach pour repérer le départ de la rando et y faire du snorkeling avant de rejoindre le gite. Malheureusement impossible de se garer d'autant que les sauveteurs surveillant la plage interdisent le snorkelling à cause des courants et des rouleaux. Cette interdiction durera pendant les deux jours de notre séjour . Installation au gite puis baignade dans les rouleaux d'une jolie plage du centre ville d'Hanalei. Nous y retrouvons un Bubba pour y manger nos derniers hamburgers americains.
HALE HO'O MAHA à HANALEI (2 nuits) : 198 $ la nuit TTC Ce qui surprend en arrivant c'est de voir cette immense batisse perchée sur pilotis (il y a un monte charge pour les bagages). La maison est très aérée et magnifiquement meublée et tout est fait pour qu'on s'y sente à l'aise (ordinateur à dispo, frigo, livres ) avec le dynamisme et le sourire de Kirby et le coeur d'or de Toby sous un premier aspect un peu bougon. Notre chambre (Mango) est grande et le balcon s'ouvre sur la montagne et la végétation luxuriante (jeu d'echec, pantoufles, peignoirs, douche italienne). On se retrouve tous ensemble chaque matin pour prendre un excellent et super copieux petit déjeuner préparé et servi par Toby autour d'une table joliement décorée pour partager notre expérience avec les autres voyageurs. Elle est idéalement située pour le départ de la rando du Napali Coast et à courte distance en voiture d'Hanalei et nous avons grandement apprécié la chaleur du jaccuzzi après notre rando arrosée.
J 19 Rando Napali coast Après un copieux petit déjeuner nous démarrons notre rando.Il faut partir tôt car les deux parkings sont très petits et il y a des interdictions de se garer partout. II n'y a pas besoin de permis pour aller de la plage de Ke'e beach (départ des randos ) jusqu''à Hanakapi'ai beach (2 miles) et on peut aussi prolonger sans permis jusqu'à Hanakapi'ai falls (la cascade) en faisant 2 miles supplémentaires . Par contre au delà il faudra un permis . C'est une rando très sympa avec de superbes vues sur les falaises et la montée vers les chutes est très agréable (bambous ) sans vraiment de difficultés majeures (environ 13 km aller-retour) si on a l'habitude de marcher et il faut être bien chaussé car le terrain devient très rapidement glissant. Par contre pour aller à la cascade il n'y a pas de balisage. On ne risque pas de se perdre car on longe la rivière mais comme on doit parfois la traverser à gué c'est pas toujours évident de savoir où passer. Partis avec un soleil voilé, la pluie a commencé à tomber en début de rando. D'abord quelques gouttes avec des percées de soleil jusqu'à la plage où il est très dangereux de se baigner (un panneau en bordure du chemin nous rappelle d'ailleurs le nombre d'imprudents qui y ont perdu la vie) puis les averses sont devenues beaucoup plus denses et le terrain s'est vite transformé en une vraie patinoire à cause de la boue collante. L'eau boueuse de la dernière pluie sur le chemin vers la cascade est devenue d'énormes flaques. Au début j'ai essayé de marcher sur les pierres dans les passages à gué de la rivière mais la boue sous les chaussures de rando et les rochers glissants m'ont très vite contrainte à traverser carrement dans l'eau. Nous ne nous sommes pas attardés à la cascade à cause de la pluie. Retour par le même chemin sous une succession de bonnes averses.A l'arrivée, lavage des chaussures à grande eau au robinet prévu pour ça au parking de Kee beach. Nous avons marché pendant presque 7 heures. Nous étions fatigués mais ravis de notre journée Si c'était à refaire je ferai d'abord le nord afin de laisser aux chaussures de rando le temps de sécher car on reprenait l'avion pour Paris le lendemain et n'étant pas sèches on les a mis dans le sac cabine. Excellent repas de pâtes au fruits de mer et une énorme glace pour un prix plus que raisonnable au Kalypso (centre d'Hanalei) J20 retour à Lihue pour prendre l'avion à 20h40
Nous avons adoré Hawai où nous avons vu des paysages sublimes et variés. Les gens que nous avons rencontré ont tous été hyper gentils, acceuillants et très indulgents pour mon abominable anglais. Merci d'avoir eu la patience de lire tout mon récit qui j'espère pourra vous aider à organiser le vôtre. Si vous avez des questions précises n'hesitez pas à m'envoyer un post Marcalamar 🙂
Les avions: Vols internationaux: Pour gagner quelques miles avec la carte Flying blue, nous avons voyagé avec Air France et sa Sky Team en passant par Amsterdam (avions de Air France, de KLM et de Delta Airlines ) : 2420 euros pour 2 personnes (billets achetés en décembre). Nous avons pris un billet de bout en bout avec la même compagnie pour minimiser les risques de rester sur le carreau avec les correspondances en cas de retard d'avion et je pense que c'est vraiment une bonne précaution . Nous avons fait Marseille-Amsterdam-Los Angeles-Kona pour l'aller et Lihue-Los Angeles-Paris-Marseille pour le retour ( avec 11 h de transit et récupération des bagages à L A) Bien meilleure présence des hôtesses de KLM pour le vol Amsterdam-Los Angeles que celles de Air France pour le Los Angeles-Paris en 380. Quant à Delta ils proposent même d'acheter les écouteurs pour leur écran collectif (2 dollars) et offrent juste deux petits sachets de biscuits et une boisson pour 5 h de vol !!! Nous avons stressé jusqu'au départ d'Amsterdam car les horaires ont été changés après l'achat du billet et le transit avait été réduit à 55 mn à Amsterdam mais en parlant de notre connection courte au personnel de sol d'Amsterdam, nous avons été dirigés vers une file rapide à l'immigration ce qui nous a permis d'avoir notre avion pour L A (après avoir couru comme des dératés dans leurs immenses couloirs )et à L A aussi, à l'immigration nous sommes tombés sur du personnel compréhensif qui nous a mis dans une file moins importante car nous avions aussi une connection courte et notre avion avait du retard Vols interiles: Nous avons réservé les vols auprès d'Hawaiian Airlines par internet avec notre carte bancaire française (contrairement à ce qu'on peut lire sur leur site). Aucun souci pour la réservation mais multiples changements d'horaire et un itineraire complètement incoherent sur le net jusqu'au jour du départ avec bien sûr aucune réponse aux mails envoyés à la compagnie. D'où nouveau stress mais en fait tout était OK arrivés là bas Nous avons volé avec eux sur les tronçons Kona-Kahului puis Kahului-Lihue pour 426 $ pour 2 personnes. Ils offrent des cartes de l'ile très complètes pendant le vol pour ceux qui le désirent Les voitures: Réservées aussi par internet auprès de Hertz Les hébergements: Réservés longtemps à l'avance car nous voulions loger en B&B et comme ils proposent souvent peu de chambre ils sont donc rapidement complets L'hébergement reste cher même en B&B (sélection faite en lisant les retours des forums et de Tripadvisor) Nous avions prévu plusieurs hébergements sur chaque ile pour limiter les kms et nous n'avons rencontré que des hôtes extrêmement sympathiques et plein d'excellents conseils La plongée Bonne ambiance, très bonne sécurité et matériel au top pour les trois clubs qui nous ont fait plonger. André ne parlant pas anglais et ne comprenant pas un mot au briefing pré plongée les moniteurs sont restés près de lui lors des plongées. Programmation des plongées impérativement après ou à distance (24h) des vols et des activités en altitude
BIG ISLAND : arrivée à 16h 42 pour 8 nuits
8 jours de location de 4x4 pour 474 euros, 230 $ d'essence et 1800 km parcourus Nous avions loué un 4x4 afin de pouvoir grimper au sommet du Mauna Kea. Vues la consommation et la difference de prix pour cette sorte de véhicule, je pense que nous aurions pu louer une petite voiture pour les 8 jours et relouer un 4x4 juste pour aller au volcan
BELLEVUE KONA à CAPTAIN COOK (4 nuits) : 95 $ la nuit (plus les taxes) Une chambre immense avec tapis, fauteuil et canapé, une grande cuisine complète avec possibilité de cuisiner et un frigo rempli pour le petit dej, des fruits du jardin dans un panier, une grande terrasse avec une vue magnifique sur la mer, un superbe jardin rempli d'oiseaux, un magasin d'alimentation et plats cuisinés à 5mn et une hôtesse gentille au possible qui parle français
J1 Kealakakua Bay (matin): Mon coup de coeur pour BI. Nous avons loué le kayak au port de Kealakekua bay park au bout de la Napoopoo road (65 $). Traversée tranquille d'une petite demie heure accompagnés par les dauphins pour aller faire du snorkelling au pied du monument dédié au Captain cook (beaux poissons, beaux coraux) Visite du Nord jusqu'au point de vue de la Polulu valley (après midi) la route traverse des champs de lave arides en bordure de mer avec de magnifiques points de vue sur la côte puis le paysage devient très verdoyant lorsqu'on s'approche de la péninsule de Kohala et de la Polulu Valley (photos à faire à Polulu valley lookout ). Petites villes typiques le long de la route et statue du roi Kamehamea 1 er à Kapaau J2 Plongée de Dédé au club Seaspace diving (matin) Le centre est situé près de Captain Cook. Petite structure tenue par des français très sympa. Sécurité optimum, moniteur zen et pédagogique qui prend son temps pour faire découvrir les fonds marins (92 euros TTc pour 2 plongées consécutives, le matériel (ordinateur entre autre), le casse croute et l'eau) Pendant ce temps je suis allée à Greenwell store (plantation de café avec dégustation et musée). Le musée étant fermé ce jour je décide d'aller visiter à pied une autre plantation de café sur la Napoopoo Road. Je la croyais près de la route principale mais j'ai dû faire plus 6 kms pour y arriver (j'avais confondu les miles et les kms) et c'est sous la pluie qu' André me récupère pour aller photographier la jolie petiteéglise peinte de Saint Benedict. Sieste (l'après midi): nous comptions passer l'après midi à faire du snorkeling à Place of Refuge et visiter le parc historique de Pu'uhunua o Honaunau mais la plongée, la marche, le décalage horaire et surtout la pluie auront raison de nous. Partis au gîte pour manger nous nous sommes allongés et endormis pour une bonne partie de l'après midi J3 Les plages du sud et Hawaii Volcano National Park Levés très tôt nous sommes partis pour une Visite non guidée et des photos sous le soleil du park historique non fait la veille puis direction le Sud. La route traverse aussi les differentes coulées de lave d'une épaisseur parfois impressionnante. Ayant loupé l'embranchement vers South point et Green Sand beach nous préferons continuer et de nous y arrêter au retour et d'aller directement vers Black Sand beach (Punalu'u). Arrivés sur place nous avons la chance de trouver deux très grosses tortues en train de se sécher au soleil. En allant au promontoire rocheux dominant la plage (à gauche) nous avons pu en photographier de très près d'autres qui nageaient. La mer étant agitée et les rochers à fleur d'eau nous n'avons pas voulu nous mettre à l'eau avec elles. comme le beau temps était toujours au rendez et que nous n'étions qu'à environ 30 mn d'Hawaii National Park nous nous y rendons. L'entrée est de 10 $ par voiture valable 7 jours. C'est sous un ciel couvert qu'on s'arrête prendre de la doc au Kilauea Visitor Center où on apprend qu'à cause d'une grande quantité de gaz de dioxyde de soufre la Crater Rim Drive est fermée à partir du Jaggar Museum au nord et du début de la Chain of craters Road au sud ce qui la réduit considérablement. Nous allons au Jaggar Museum d'où on a une superbe vue sur la caldera du Kilauea et son cratère fumant en s'arrêtant pour se promener au milieu des Sulphurs Banks (petites fumeroles sortant de terre un peu partout) La pluie commençant à sinviter, demi tour vers South Point(le point le plus au sud du territoire américain) et Green Sand beach. La route qui y mène est étroite et défoncée. Elle est bordée de pâturages d'une herbe jaune, complètement dessechée où paissent quelques vaches et chevaux qui s'abritent à l'ombre d'impressionnants arbres complètement couchés par le vent, avec de temps à autre les batiments d'une ferme qui émergent. En arrivant au parking de Green Sand beach on s'approche des 4x4 des locaux. On nous demande 40 $ par personne pour l'aller retour. Ne pouvant emprunter la route avec la voiture de location (même un 4x4) On décide d'y aller à pied. Au bout de 15 mn d'une marche éprouvante sous le soleil un pêcheur nous propose de nous y conduire tous les 2 pour 20 $ . C'est avec joie qu'on grimpe dans son 4x4. Il mettra 20 bonnes minutes pour y arriver et là WAOUH !!! Le bleu du ciel, le vert olive du sable, le turquoise de l'eau, le gris foncé des falaises striées qui entourent la plage et le noir de la lave en font un véritable petit bijou. On y restera 3/4 h à jouer dans les rouleaux avant que notre ami revienne nous chercher. Même s'ils ne présentent pas de difficulté majeure, je pense que les 4km 800 pour y aller sont réservés à de très bons marcheurs car le chemin vraiment est cahotique: on marche sans ombre et sans aucune indication de direction dans de grosses ornières de sable rouge avec en prime les nuages de poussière soulevés par les 4x4 qui nous dépassent. J4 Mauna Kea
ART & ORCHIDS à KEAAU (3 Nuits) : 148 $ TTC la nuit Jolie surprise en arrivant au B&B : la maison toute en bois peint est nichée dans une jungle de fleurs, d'arbres et de plantes tous plus beaux les uns que les autres. Il se trouve à une trentaine de minutes de Volcano Park. La "Garden room" est décorée comme une maison coloniale avec une immense chambre et un salon (lit, canapé, table basse, livres, TV, musique) et la baignoire à bulles a été très appréciée après les balades au parc. Un petit dejeuner maison copieux et excellent se prend en commun à l'étage ce qui nous permet de partager nos impressions avec les autres voyageurs. La maitresse de maison est adorable et se coupe en quatre pour nous aider à réussir notre séjour(photocopies, conseils)° Il y a même une piscine et un jaccuzzi. J'ai adoré le son de flûte des petites grenouilles kokee qui ont chanté toute la nuit
Partis très tôt de Captain Cook, on décide de se rendre au gite (vers 10h) afin de le repérer de jour et pour y déposer nos valises avant d'aller au sommet du Mauna Kea. Super accueil de notre hôtesse qui nous permet de tout déposer dans notre chambre. Nous traversons Hilo pour attraper la Saddle Road alors que le ciel se couvre de gros nuages. La route jusqu'au centre d'observation Onizuka Visitors est large et en excellent état. En chemin la pluie commence à tomber et un brouillard s'installe. Nous attendons au centre (2200m ) l'heure d'adaptation à l'altitude préconisée avant de monter au sommet en prenant notre repas froid et en buvant beaucoup d'eau . Nous sommes dimanche et il y a une visite organisée par un garde à 13h (le samedi ausssi). Nous sommes une dizaine de voitures à le suivre jusqu'au sommet. Nous avons vu des berlines monter mais même si la piste n'est pas si mauvaise que ça, elle peut être glissante et on est bien contents d'avoir nos 4 roues motrices. Arrivés à 4200 m le temps était toujours aussi mauvais, la pluie et le brouillard toujours au rendez vous et ça caillait (0°). Le guide nous a emmené voir un des télescopes mais mon anglais scolaire m'interdit de comprendre les explications qu'il donne. Une petite percée de ciel bleu nous permet de prendre quelques photos et nous encourage à attendre le coucher de soleil. Malheureusement ça ne dure pas et vers 19h c'est un peu déçu qu'on decide de redescendre au gite sans avoir vu le coucher du soleil J5 Hawai'i Volcanoes National Park Passage à une petite épicerie de Volcano pour acheter nos sandwichs pour midi. On demarre la boucle de la Kilauea iki trail. Le debut de la rando se trouve au parking du Kilauea iki. On marche comme indiqué sur la doc du Kilauea visitor center c'est à dire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. On descend un bon moment avant d'arriver dans le cratère (-120m). On a croisé des personnes qui la faisait de gauche à droite mais la remontée doit être plus difficile que dans le sens où on l'a fait. La rando dure deux petites heures sans grande difficulté et elle est très agréable surtout la partie dans le cratère. Le temps d'avaler notre repas la pluie qui s'était invitée cesse et après la petite marche du "devastation trail" (1,600 km de plat vraiment tranquille) on descend vers l'ocean jusqu'à la fin de la Chain of crater road (29km). Arrivés aux coulées qui stoppe la route, on marche sur une des terres les plus jeunes du monde, on fait quelques photos, notamment de l'arche de lave au milieu de la mer et on reprend le même chemin en shuntant volontairement les Petroglyphes (2,400km sur la lave).A mi chemin on emprunte la Hilina pali road (qui repart vers l'ouest) mais on ne va pas jusqu'au bout car après même si par endroit le paysage est splendide (lave rouge) les 15 km sur une étroite route pavée pour arriver au Hilina lookout nous décourage et on rebrousse chemin. Juste avant la sortie du parc, dernier arrêt au Thurston Lava Tube (boucle de 0,500 km de marche plate à travers une forêt et dans un tube de lave. Retour au gite des images plein la tête et des photos plein l'appareil après avoir passé une excellente journée J6 Mauna kea le retour et triangle Kea'au-Kapoho-Kalapana Beau soleil le lendemain. Ayant terminé notre visite au kilauea nous décidons de remonter le matin au Mauna Kea pour le voir sous le soleil. En chemin à nouveau des nuages. Malgré tout on continue et MIRACLE, une fois passée une certaine altitude, presque arrivé au centre d'observation, le ciel bleu revient car nous sommes passé au dessus des nuages et le sommet nous apparait dans toute sa splendeur avec en prime le Mauna Loa de l'autre côté. Nous attendons sagement à nouveau l'heure d'adaptation et nous en profitons pour aller photographier quelques sabres d'argent qui se trouvent à 5 mn sur le petit sentier derrière la barrière jouxtant le parking. Nous reprenons l'ascension cette fois ci sans guide. De là haut, le temps est si clair que nous pouvons voir le nord verdoyant de Big Island et une île tout à fait en arrière plan (on apprendra par la suite qu'il s'agit de Maui et du sommet de l'Haleakala). Même si nous n'avons pas pu voir le coucher du soleil c'est très satisfait de notre deuxième virée que nous regagnons la vallée. Le matin, nous avions appris au petit dej que la lave du Kilauea avait recommencé à couler, que ça coutait 100 dollars par parsonne pour aller la voir en marchant jusqu'à l'écoulement mais qu'elle était aussi visible gratuitement des hauteurs de Kalapana. Comme nous avions prévu la visite du triangle Kea'a-Kapoho-Kalapana nous la mettons au programme ( triangle = route 130 puis 132, puis 137 et reprendre la 130 après Kalapana pour remonter vers Pahoa). Arrêt au Lava Tree state park : c'est une petite boucle (0,7 miles) on marche au milieu de troncs d'arbre moulés dans la lave dans un cadre verdoyant très calme permettant des photos insolites. Deuxième arrêt pour une baignade dans la piscine naturelle de l'AHALANUI County park (eau de mer poissonneuse chauffée par l'activité volcanique) juste à côté d'un océan démonté et enfin nous sommes allés jusqu'au village détruit et reconstruit de Kalapana par une superbe petite route qui serpente le long de l'océan (végetation luxuriante, tunnels d'arbres). Arrivés au bout de la route nous avons marché jusqu'à l'océan à travers une coulée de lave balisée. Après être retourné au village, nous avons repris la route, montés sur la colline et attendu la nuit pour pour voir de très loin les minuscules points rouges de la lave (le parking se trouve à la fin de la route 130 ensuite on marche une dizaine de mn à travers les champs de lave (prendre lampe de poche) pour arriver au point final autorisé par les rangers lorsqu'on n'est pas accompagné d'un guide. J7 Le nord de l'ile Nous avons choisi de retourner dormir à Kailua Kona pour notre dernière nuit afin d'être près de l'aéroport le jour du départ et par là avoir vraiment tout notre temps pour visiter le Nord de Big Island en passant par la côte Est HALE MALUHIA COUNTRY INN à KAILUA KONA (1 nuit) 95,03 $ TTC (nous aurions payé 10 $ de moins si nous étions restés plus d'une nuit) - Ce b&b est niché dans la verdure un peu sur les hauteurs de Kona. Il est fait de plusieurs pavillons de bois. Notre chambre (MAILE) était petite et propre et nous avons été surpris de trouver une boîte de chocolat aux noix de macadamia sur notre lit en signe d'accueil. Nous avons pu profiter d'un jaccuzzi bien chaud. Le matin est un moment génial où tout le monde se retrouve dans la cuisine pour préparer le petit dejeuner de son choix super copieux (entre autre oeufs, jambon, saucisses, champignons, oignons, fruits, céréales, pains). Sans oublier la pâte qui nous attend pour préparer de délicieuses gaufres que nous allons déguster tous ensemble sous la grande terrasse à côté des petits oiseaux. Le personnel est adorable et le prix defie toute concurrence.
En quittant Hilo pour remonter vers le Nord nous avons traversé Banyan drive avec ses immenses arbres et les plaques d'identification des hommes célèbres qui les ont plantés puis nous nous sommes arrétés aux Rainbow Falls et aux Boiling Pots . Malheureusement le temps était gris et les sites pas bien mis en valeur (trop d'une végétation dense qui empêche de faire de belles photos alors qu'une simple taille suffirait à dégager l'endroit et avoir un meilleur point de vue ). Nous avons continué par les 7 kms de la Pepeekeo Scenic drive (magnifique petite route parallèle à la Highway 19 à ne pas manquer : cascade, falaises, lave ). Volontairement nous ne nous sommes pas arrêtés aux Akaka Falls. Arrêt photos à la Waipio Valley lookout puis traversée de la verdoyante région de Waimea avec ses immenses ranchs et ses troupeaux. Comme le temps s'était remis au beau nous avons pu faire de nouvelles photos du sommet du Mauna Kea depuis la route 190 que nous avions pris pour rejoindre Kona. Installation au gite et repas en ville (sur les conseils de notre hôte) au Big Island Grill (super rapport qualité prix , nourriture excellente et fraiche, parking gratuit devant le resto)
MAUI : Départ de Big Island à 13h12- arrivée à Maui à 13h43 pour 5 nuits
5 jours de location d'une berline compacte pour 240 euros, 49 $ d'essence (625 kms parcourus)
J8 Transfert vers Maui, puis Paia et Iao Valley
OLD WAILUKU INN à WAILUKU (2 nuits) : 198 $ ttc la nuit Superbe maison coloniale (1924) magnifiquement restaurée très bien placée pour rayonner. Les petits dejeuners sont exceptionnels pris en commun autout d'une grande table pour partager un moment de convivialité avec les voyageurs et la maitresse de maison et ses conseils avisés et dans cette pièce se trouve café, jus de fruits, chips, soda, fruits secs à disposition gratuitement à dispo sur place pour calmer les petites faims. La chambre est très grande, jolie, la literie super confortable (nous étions dans la Plumeria), il y a une cafetière electrique et du thé , et la salle de bain a une douche à l'italienne multi jets d'où on ne sortirait plus (super après la rando !!). Ils prêtent aussi des glacières Notre heure d'arrivée sur l'ile et la proximité du gite nous a permis, après notre installation, de monter jusqu'à L'Iao Valley pour faire des photos (courte marche tranquille sur un bon chemin pour arriver au pied de l'aiguille ) puis de partir sur Paia pour visiter la ville (très agréable et depaysante) et voir Hookipa beach et ses surfers. Belle vue sur le sommet de l'Haleakala Excellent repas mexicain (que nous n'avons pas reussi à terminer tant il était copieux) pour 50$ pour 2 au Café Mambo après avoir fait nos courses pour la rando du lendemain dans une grande épicerie de la même rue. J9 Halehakala Après le petit dej servi à 8h nous partons pour le sommet de l'Haleakala (direction aéroport puis route 37, 377 et enfin 378). Contrairement au Kilauea, on ne trouve ni nourriture ni boissons à acheter. 10$ par vehicule seront demandés à l'entrée du park (garder le ticket car il est valable plusieurs jours et servira pour visiter les Ohe'o Gulch (7 sacred pools) à Kipahulu (à l'extrémité sud de la route de Hana) La Crater road est sinueuse mais en excellent état (pas besoin de 4x4). A son début On y trouve des bovins qui se promènent librement (ranchs et pâturages) puis les forêts et les prés disparaissent pour laisser place à des arbustes bas et enfin et on entre dans le minéral. Attention aux vélos qui descendent la route à fond !!! Arrêt au premier visitor center où nous avons vu nos premières nénés (oie sauvage) . Quelques parkings sont prévus le long de la route pour des arrêts photos. Au sommet (3055 m): on trouve un parking, des télescopes et une salle circulaire avec vue à 360°sur Maui et le cratère. Comme le temps est très beau on peut voir BI à l'horizon et photographier les sommets du Mauna Kea et du Mauna Loa. Pour ceux qui ne marchent pas beaucoup, possibilité de monter en une dizaine de minutes sur l'éperon rocheux qui domine le 2 ème visitor's center pour avoir une très belle vue sur le cratère Partis pour faire une belle portion des Slindings Sands nous demandons à un ranger du 2 ème visitor's center le temps approximatif de marche pour descendre dans le cratère et marcher jusqu'à l'endroit où la boucle remonte vers l'Halemau'u trail . Sa réponse (minimum 2 heures pour y aller et 4 heures pour le retour) et l'heure tardive (le petit dejeuner était servi à 8 h) nous incite à changer notre programme et se contenter d'aller jusqu'au petit cratère du Ka Lu'u o Ka'o'o et d'en faire le tour. La rando commence en prenant le sentier des Slindings Sand, avec 8 km de marche aller-retour et un denivelé négatif d'environ 500m. c'est d'abord une longue descente sur une piste de sable volcanique avec quelques rochers à contourner puis à désescalader (sans grande difficulté) dans un magnifique désert aride puis on remonte légèrement pour arriver au cône de scories multicolore avec une dominance de tons rouges. On se trouve alors au milieu d'un paysage lunaire aride avec des vues à couper le souffle aussi loin que se porte le regard avec pour seule végétation la présence ponctuelle de sabre d'argent et de quelques arbustes maigrichons. Les quelques petits nuages blancs présents sur certains sommets ajoutent encore de la magie au moment. Le tour du cône est un peu glissant (chaussures de rando obligatoires) mais sans problème majeur si vous n'étes pas sujet au vertige car la crête est étroite et pentue par endroit . Retour par le même chemin avec 500m de denivelé positif. Nous aurons mis 5 h pour faire l'aller retour en prenant notre temps pour admirer et photographier toutes ces merveilles. J10 Tour de Maui pour rejoindre Lahaina en passant par la route de Hana Plutôt que de faire demi tour à la fin de la route de Hana on a choisi de continuer en passant par le Sud pour rejoindre notre hébergement de Lahaina. C'est avec un temps maussade qu'on décolle de Wailuku pour parcourir la route de Hana mais après un gros orage alors que nous arrivons au parking des Twin falls (nous ne sortirons pas de la voiture )le temps se remet au beau pour le restant de la journée. Ne vous précipitez pas pour acheter des fruits et du pain banane au premier marchand car il y en a tout le long de la route. Magnifique route de Hana avec ses cascades, ses petits ponts à voie unique, ses virages (j'avais avalé un anti nauséeux avant de partir pour ne pas être incommodée), ses falaises et ses plages, ses arbres peints (en perdant de grandslambeaux d'écorces ces arbres que l'on trouve au commencement de la route de Hana laissent voir une palette de couleurs dont certaines sont franchement fluo), sa végétation luxuriante (forêt de bambous). Il faut absolument faire un petit détour par la superbe péninsule de Keanae (petite église sous les palmiers et roches noires) La ville de Hana passée on continue vers le Sud. A quelques kms des cascades des Seven Pools d'Oheo Gulch (penser à garder le ticket d'accès au parc si vous n'avez pas encore été sur l'Haleakala), la végétation tropicale disparait et la route carrossable se tranforme pour une quinzaine de kms en une piste pavée étroite et sinueuse, d'abord à flanc de falaise, pleine d'ornières et de nids de poule. Nous roulons pendant de nombreux kms sur les contreforts du volcan dans un paysage minéral désertique aride et sec avec quelques très belles vues sur l'ocean (Piilani HWY). Puis la végétation revient (Kula HWY) en rattrappant la route 37 qui nous ramène à Kahului. Nous ne regrettons pas d'avoir fait cette boucle qui nous a fait découvrir le sud de l'ile mais il ne faut vraiment l'emprunter que par beau temps. En fin d'après midi arrivée à Lahaina
MAKAI INN à LAHAINA (3 nuits) 160 $ ttc par nuit (vue mer) Lorsqu'on arrive au Makai Inn on est d'abord enchanté par l'accueil de Suzie, ensuite en entrant dans l'appartement (une petite chambre, une petite cuisine complètement équipée où on peut se faire à manger avec frigo, congélateur, cafetière, un salon avec canapé et livres avec de vieilles photos d'Hawaii, serviettes de plages et nécessaire dans la salle de bain) ) on est surpris par l'aspect vieillot (surtout après le confort de notre gite précédent) mais rapidement à bien y réfléchir on se dit qu'on fait un bon en arrière et qu'on se retrouve dans le Hawaii tel qu'il devait être il y a une cinquantaine d'année (pas de TV, une déco kitch). Ensuite on ouvre la porte fenêtre pour aller sur le balcon et on se retrouve à quelques mètres de la mer en surplomb d'un magnifique jardin plein de fleurs et d'oiseaux, bercé par le bruit des vagues contre le petit mur qui nous sépare de l'océan. Bien sûr, il y a bien un peu de poussière sur les lattes de l'armoire mais l'endroit est assez loin de l'agitation de Lahaina pour être très tranquille tout en étant suffisamment prêt, la literie est confortable, il y a un grand parking pour garer sa voiture, un ordinateur dans le couloir à disposition des clients, la wi fi dans la chambre et Suzie est vraiment un amour. Et que dire des couchers de soleil et des tortues qu'on voit nager depuis notre balcon !!!! Si vous cherchez le luxe n'y allez pas, si vous voulez le calme, l'authenticité et la gentillesse, n'hésitez pas.
J11 Plongée et Snuba sur le Pride of Maui (matin), plage et visite Lahaina Nous avions réussi à trouver et à réserver par internet un bateau qui accueille en même temps les plongeurs et les non plongeurs. C'est le "Pride of Maui" basé au port de Maalaea. Nous avons choisi l'excursion du matin (7h30-13h) avec petit déjeuner, déjeuner à bord et boissons à volonté . André a fait 2 plongées bouteille et moi qui fait ordinairement du snorkeling j'ai essayé la plongée snuba qui est une association de plongée en apnée et de plongée sous marine ( 2 personnes avec masque, tuba, poids, palmes et un embout relié par un tuyau de quelques mètres à un réservoir d'air attaché sur un petit radeau qui reste à la surface de l'eau). Il y a un plongeur du bateau en rescue en cas de soucis. Un arrêt se fait au cratère de Molokini et un deuxième à un spot avec de nombreuses tortues. Nous avons payé pour nous deux 255 euros . J'ai adoré !!!! Après cette super matinée, au lieu d'aller voir les plages du Sud nous avons opté pour une petite sieste (le bateau ça fatigue !!!)à l'ombre des arbres de l'HanaKaoo beach park avant d'aller visiter la ville de Lahaina (coucher de soleil sur le front de mer, gigantesque vieux banyan de 1873 occupant toute une place, vieille prison, temple ). Excellent repas mexicain au Famous Dave dans le centre de Lahaina J12 Le Nord et repas au Old Lahaina Luau Journée consacrée à la côte nord de l'ile. Succession de jolies plages difficiles d'accès à cause des nombreux hôtels dont la plupart dépendent. Nous sommes restés un bon moment à faire du snorkeling dans la sublime baie d'Honolua après une courte marche d'approche ( 2 petits parkings, 2 points d'accès et un petit quart d'heure de marche ) . Le rivage est fait de rochers mais les coraux sont très beaux et la faune variée et riche. Retour à la voiture pour aller voir le souffleur de Nakalele point. Belles photos des falaises rouges à prendre entre la baie d'Honolua et le souffleur. Le parking (aucune indication) se trouve entre les marqueurs 38 et 39. La descente n'est pas très aisée (chaussures fermées recommandées) et il n'y a aucun balisage. On arrive d'abord à un premier petit souffleur puis en continuant sur la droite à travers la lave on découvre le 2ème nettement plus imposant. Attention danger de noyade si on s'approche trop près de l'évent. Retour par la même route et détour jusqu'à Lahaina pour acheter quelques cadeaux . Nous avions réservé par internet 2 repas au Old Lahaina Luau (204 dollars pour 2). Le gite se trouvant à proximité nous y sommes allés à pieds (rendez vous à 17h45). Lors de la réservation on nous avait demandé de choisir entre être assis sur des coussins par terre très près de la scène ou sur des chaises ( tables de 8 personnes). Nous avions choisi cette deuxième option en demandant à être le plus près possible des danseurs pour pouvoir apprécier le spectacle et nous avons été placés aux premières places de la première table (les dernières tables étant relativement loin de la scène). Nous avons été accueillis avec un collier d'orchidées. Avant le repas (copieux et très bon avec boissons à volonté ) on a pu se promener parmi des artisans qui exposaient et vendaient leurs réalisations tout en nous montrant leur savoir faire dans un magnifique jardin tropical en bordure de mer. Le personnel est charmant. Le spectacle est un spectacle traditionnel avec de bons danseurs, de la bonne musique et de beaux costumes et il se termine vers 20h45. Seul bémol : s'il fait beau vous aurez un magnifique coucher de soleil sur la mer par contre s'il venait à pleuvoir, comme les tables sont en plein air, manger sous la pluie ne doit pas être très agréable
KAUAI: départ de Maui à 14h10, arrivée à Kauai à 16h31 pour 6 nuits ( 50 mn de transit à Honolulu) 6 jours de location d'une berline compacte pour 239 euros et 45 $ d'essence (nous avons parcouru 708 kms)
. J13 Transfert vers Kauai et installation au B&B
KAUAI BANYAN INN à LAWAI (4 nuits) pour 183$75 par nuit (vu mer et montagne) L'endroit est isolé et calme mais facile d'accès dans un beau jardin tropical à quelques kms de Poipu.Idéalement placé pour rayonne. La vue est superbe du grand balcon donnant à la fois sur la mer à l'horizon et sur les pointes acérées de la montagne ( levers de soleil) La cuisine jouxte la chambre spacieuse et confortable (nous étions dans la suite ULU )et on y trouve le nécessaire pour cuisiner et réchauffer. Le refrigérateur contient des fruits et de quoi se préparer plusieurs petits déjeuners complets et il y a une corbeille remplie de muffins, de friandises, de flocons d'avoine et même de nouilles chinoises.Les serviettes de plage sont fournies et le jaccuzzi sous abri est au top pour une relaxation même en cas de pluie. Lorna est très sympa et nous donne de multiples conseils pour les visites et les restaurants.
Comme nous avions rendez vous pour le survol de Kauai en hélico le lendemain matin nous avons cherché leur bureau de Harbor Mall avant de rejoindre le gite puis après notre installation, sur les conseils de Lorna nous sommes partis au centre commercial de Kukui'ula village (prendre Kalanikaumaka Road ) manger de succulentes crevettes au Savage Shrimp (celles à l'ail sont à tomber !!!) J 14 Survol de Kauai en hélico, un peu du Nord Ouest et un peu du Nord Est Avant de rejoindre notre RV de 10h45 nous sommes allés photographier le Spouting Horn (souffleur) et réserver les plongées d'André pour le lendemain matin (Poipu) . Nous avions réservé par internet le "private tour" avec Mauna Loa helicoptères (départ à Lihue) . C'est un gros budget (500 dollars pour nous deux) mais c'est fabuleux. Comme l'hélico est petit on se faufile tout près des parois et des chutes d'eau. Nous sommes seuls avec le pilote (3 passagers maximum alors que certaines compagnies ont 4 sièges à l'arrière) donc nous sommes sûrs de profiter de la vue au maximum surtout que nous avions opté pour l'hélico sans porte. Moi qui ai la trouille en avion je ne me suis jamais sentie en insécurité. C'est avec un temps magnifique que nous avons survolé Kauai, les aiguilles de Napali Coast et Waimea Canyon pendant plus d'une heure. Après être retourné grignoter au gite nous avons visité la jolie petite ville de Koloa Old Town (ancienne usine sucrière, vieille ville, magnifique tunnel d'arbres) et pris la route vers le Nord ouest. La pluie qui avait commencé à tomber lorsque nous étions sur le Swinging Bridge d'Hanapepe (vieux pont tremblant en bois) se transforme bientôt en déluge et nous oblige à rebrousser chemin. Elle cesse en remontant vers le Nord Est et on en profite pour retourner jusqu'à Lihue pour photographier la rivière Wailua depuis les chutes d'eau et faire du snorkelling au Lydgate Park (la mer étant démontée à l'exterieur de la retenue d'eau empierrée c'est là que je me suis baignée mais je n'ai pas vu l'ombre d'un poisson !!!). Repas au gite car il pleuvait et nous n'avons pas voulu ressortir. J15 Plongée et snorkeling André a plongé avec les moniteurs du Seasport divers de Poipu (175$ ttc pour deux plongées d'un bateau à deux endroits differents). Personnel très sympa, bon matériel. Pendant qu'il plongeait, je suis retournée à pied au Spouting Horn (16 kms aller retour) et sur le chemin du retour arrêt à la petite plage de Lawai beach pour du snorkeling (quelques poissons). Retour au gite pour grignoter puis snorkeling à la jolie plage de Poipu. Nombreux et beaux poissons mais un peu ternes à cause du ciel couvert. Grosse averse suivie d'un coucher de soleil aux couleurs magnifiques (nuages). Malheureusement aucun endroit à découvert pour le photographier . Hamburgers (très bons) chez Bubba (au même centre commercial que Savage Shrimp) J16 Waimea canyon En avançant sur la HWY 50 on peut voir que la terre chargée en oxyde de fer se dépose partout rougit tout (route, arbres, ponts, poteaux). On a grimpé vers le canyon par la très carrossable Waimea Canyon drive (HWY55o) plus étroite et accidentée mais avec des paysages sublimes (ne pas manquer sur la gauche un petit ruisseau qui serpente à travers les roches et le sable rouges ). Arrêt au Waimea lookout puis après le Puu hina hina lookout, entrée dans le Kokee state park jusqu'au Kalalau valley lookout (commencer le Pihea trail sur quelques centaines de mètres pour avoir de meilleures photos). Arrêt pique nique au Kokee museeum Camp ground avec nos amis les coqs de Kauai et visite du petit musée. Redescente par la Kokee Road (HWY 552) puis HWY 50 pour aller jusqu'au Polihale state park et sa magnifique et immense plage de sable blanc ( baignade dangereuse) avec vue sur les premières falaises du sud de Napali coast (tout à fait à l'extrémité de la route 50 puis très longue piste non carrossable, mauvaise mais praticable) Retour à Poipu pour faire des photos du coucher du soleil (moins beau que celui que nous avions loupé la veille) et se régaler une dernière fois avec les crevettes de Savage Shrimp J17 Le Nord. Départ sous le soleil pour nos deux dernières nuits au nord. Nouvel arrêt à Wailua falls que nous avions vu sous un ciel nuageux et Opaeha's Falls. Une nouvelle fois nous trouvons que la végétation empêche de jouir pleinement du spectacle des chutes. Traversée de la jolie petite ville de Kapaa ( maisons anciennes en bordure de route ). Nous n'avons pas visité le phare de Kilauea au bout de la péninsule car il était en pleine réfection et couvert de bâches et d'échafaudages. Nous nous sommes contentés de le photographier du parking ainsi que les colonies d'oiseaux. Mignonne petite église en pierre de lave à Kilauea. Belles plages (Anini beach, Kilihiway Bay ). Quelques arbres au troncs colorés pas facile à trouver (route piétonnière en bordure du golf) à Princeville. Arrêt photo au Hanalei Valley Lookout qui donne une vue plongeante sur la verdure des champs de tarots avec en toile de fond les collines accidentées. Traversée d'Hanalei pour accéder au gite par une jolie petite route étroite avec une succession de superbes plages avec d'énormes vagues (double pont à voie unique et multiples petits ponts en pierre). Nous avions prévu d'aller jusqu'à Kee beach pour repérer le départ de la rando et y faire du snorkeling avant de rejoindre le gite. Malheureusement impossible de se garer d'autant que les sauveteurs surveillant la plage interdisent le snorkelling à cause des courants et des rouleaux. Cette interdiction durera pendant les deux jours de notre séjour . Installation au gite puis baignade dans les rouleaux d'une jolie plage du centre ville d'Hanalei. Nous y retrouvons un Bubba pour y manger nos derniers hamburgers americains.
HALE HO'O MAHA à HANALEI (2 nuits) : 198 $ la nuit TTC Ce qui surprend en arrivant c'est de voir cette immense batisse perchée sur pilotis (il y a un monte charge pour les bagages). La maison est très aérée et magnifiquement meublée et tout est fait pour qu'on s'y sente à l'aise (ordinateur à dispo, frigo, livres ) avec le dynamisme et le sourire de Kirby et le coeur d'or de Toby sous un premier aspect un peu bougon. Notre chambre (Mango) est grande et le balcon s'ouvre sur la montagne et la végétation luxuriante (jeu d'echec, pantoufles, peignoirs, douche italienne). On se retrouve tous ensemble chaque matin pour prendre un excellent et super copieux petit déjeuner préparé et servi par Toby autour d'une table joliement décorée pour partager notre expérience avec les autres voyageurs. Elle est idéalement située pour le départ de la rando du Napali Coast et à courte distance en voiture d'Hanalei et nous avons grandement apprécié la chaleur du jaccuzzi après notre rando arrosée.
J 19 Rando Napali coast Après un copieux petit déjeuner nous démarrons notre rando.Il faut partir tôt car les deux parkings sont très petits et il y a des interdictions de se garer partout. II n'y a pas besoin de permis pour aller de la plage de Ke'e beach (départ des randos ) jusqu''à Hanakapi'ai beach (2 miles) et on peut aussi prolonger sans permis jusqu'à Hanakapi'ai falls (la cascade) en faisant 2 miles supplémentaires . Par contre au delà il faudra un permis . C'est une rando très sympa avec de superbes vues sur les falaises et la montée vers les chutes est très agréable (bambous ) sans vraiment de difficultés majeures (environ 13 km aller-retour) si on a l'habitude de marcher et il faut être bien chaussé car le terrain devient très rapidement glissant. Par contre pour aller à la cascade il n'y a pas de balisage. On ne risque pas de se perdre car on longe la rivière mais comme on doit parfois la traverser à gué c'est pas toujours évident de savoir où passer. Partis avec un soleil voilé, la pluie a commencé à tomber en début de rando. D'abord quelques gouttes avec des percées de soleil jusqu'à la plage où il est très dangereux de se baigner (un panneau en bordure du chemin nous rappelle d'ailleurs le nombre d'imprudents qui y ont perdu la vie) puis les averses sont devenues beaucoup plus denses et le terrain s'est vite transformé en une vraie patinoire à cause de la boue collante. L'eau boueuse de la dernière pluie sur le chemin vers la cascade est devenue d'énormes flaques. Au début j'ai essayé de marcher sur les pierres dans les passages à gué de la rivière mais la boue sous les chaussures de rando et les rochers glissants m'ont très vite contrainte à traverser carrement dans l'eau. Nous ne nous sommes pas attardés à la cascade à cause de la pluie. Retour par le même chemin sous une succession de bonnes averses.A l'arrivée, lavage des chaussures à grande eau au robinet prévu pour ça au parking de Kee beach. Nous avons marché pendant presque 7 heures. Nous étions fatigués mais ravis de notre journée Si c'était à refaire je ferai d'abord le nord afin de laisser aux chaussures de rando le temps de sécher car on reprenait l'avion pour Paris le lendemain et n'étant pas sèches on les a mis dans le sac cabine. Excellent repas de pâtes au fruits de mer et une énorme glace pour un prix plus que raisonnable au Kalypso (centre d'Hanalei) J20 retour à Lihue pour prendre l'avion à 20h40
Nous avons adoré Hawai où nous avons vu des paysages sublimes et variés. Les gens que nous avons rencontré ont tous été hyper gentils, acceuillants et très indulgents pour mon abominable anglais. Merci d'avoir eu la patience de lire tout mon récit qui j'espère pourra vous aider à organiser le vôtre. Si vous avez des questions précises n'hesitez pas à m'envoyer un post Marcalamar 🙂
Grand Ouest américain - le meilleur et le pénible English translation pending
Nous avons patiemment attendu que notre fille soit en âge de voyager pour renouer avec la tradition des vacances lointaines. Cinq longues années à ronger notre frein... Maintenant qu'elle va sur ses six ans, le moment est venu de choisir la destination de nos rêves. Ce sera un séjour aux Etats-unis. Pour une première visite nous avons choisi un petit circuit classique en prenant soin de suivre les conseils "voyager aux USA avec enfant" trouvés sur ce forum.
La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.
Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.

Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

La première partie nous emmènera en Arizona et en Utah depuis Las Vegas. Ensuite nous visiterons la côte Ouest de Los Angeles à San Francisco. Nous vous invitons à partager ces quelques pensées sur ces trois semaines d'explorations, émaillées de quelques déconvenues...
Alors voilà, here we go...:)
Après un long voyage voici donc Las Vegas. Cette ville n’est pas un but. Jamais je n’aurais imaginé passer tant de temps dans un long-courrier, subir une escale ennuyeuse à New York et emprunter un vol domestique de la Delta pour visiter la capitale du toc, du kitsch et du fric. Mais le vaste circuit que nous avons établi depuis Paris, grâce aux guides et au VF, nous a naturellement désigné la métropole du Nevada comme point d’arrivée.
Passer quatre journées dans ce que j’imagine être une kermesse exaspérante ne m’enchante pas, mais la perspective inverse de cuver mon décalage horaire sur les highways américaines, ajoutant le stress de la conduite au sommeil, m’apparait pire encore.Dès le premier jour, je m’aperçois que je suis me suis trompé. Las Vegas n’est pas la foire au pire que j’imaginais. Les vastes casinos sont bel et bien là, mais baignés par une atmosphère plutôt agréable, plongés dans une perpétuelle pénombre et sans musique agressive. Je sais parfaitement que cet écrin de douceur cherche à retenir le joueur en abusant ses sens pour mieux le plumer. Mais moi, qui ne joue pas et me contente d’explorer l’endroit, je reste séduit par le soin apporté aux grands hôtels. Tout y flatte l’œil, les plantes gigantesques et les aquariums bigarrés, la démesure des imitations ou des boutiques de luxe.
La topologie de Las Vegas est simple. Les casinos et les hôtels qui les hébergent (à moins que ce ne soit l’inverse) sont alignés de part et d’autre d’un long et large boulevard nommé « strip ». Le tourisme consiste à descendre ou remonter le strip en visitant les palaces qui y sont installés. Surprise, la chaleur n’est pas si intense quoi que j’aie pu lire à ce sujet : rien à voir avec ce que j’ai pu vivre en Egypte ou dans certaines villes du sud de l’Europe où l’alliance entre soleil, pollution et puanteur était simplement intenable. Par ailleurs il faut savoir que les casinos-hôtels sont souvent reliés l’un à l’autre par des couloirs climatisés, somme toute l’on peut visiter le strip sans souffrir à l’excès du soleil.

Notre palace, The Mirage, se révèle assez sobre, et héberge même des restaurants intéressants. Mais on ne comprend pas très bien la thématique du lieu : aquarium, ménagerie, parade de dauphins, piscine (pour humains), jungle tropicale et vrai-faux volcan sont les attractions offertes. Est-ce un palace sponsorisé par Ushuaïa ?
L’aquarium, derrière le comptoir d’accueil, est sans grand intérêt malgré sa dimension, d’autant plus qu’on trouvera bien mieux au Mandalay, dont je parlerai plus loin. Pour ceux que cela intéresse, la ménagerie entretient quelques félins albinos. Quand nous y sommes allés, comme dans toutes les ménageries de l’univers, les tigres et autres lions dormaient paisiblement ou se déplaçaient d’un air las. Si la parade de dauphins (payante) est classique et sans surprise, il ne faut surtout pas oublier de prendre l’escalier et descendre sous le bassin pour contempler les cétacés à travers de vastes hublots, le principal attrait du lieu.
La piscine est une réussite avec ses bassins généreux, sa vraie cascade, ses jeunes sauveteurs et sauveteuses en une pièce rouge droit sortis de Bay Watch. Et devant l’hôtel, tous les soirs un volcan entre en éruption : jeux d’eaux et de feu au son d’une mélopée tribale.

En quittant le Mirage pour l’autre côté du strip, le Venetian offre une gigantesque surprise : dans une aube éternelle – tel est l’effet étonnant produit par l’éclairage du lieu, surmonté d’une immense et artificielle voute céleste – un véritable canal empli d’eau sillonne le quartier marchand. Quelques gondoles se trouvent là, dans l’attente de touristes. En se promenant dans les ruelles l’on trouve une reconstitution de la place Saint Marc, toujours avec ce ciel en trompe l’œil plus vrai que nature. L’on a beau être allergique aux tics et aux paillettes, la reconstitution laisse baba. J’ai rarement ressenti cette impression d’avoir abdiqué tout repère d’heure et d’endroit. Jet lag aidant, je me serais cru sous l’emprise d’une drogue planante ou à côté de Di Caprio dans une scène d’Inception.

En descendant le boulevard voici le Caesar palace dont le luxe pseudo-latin ne me touche pas. Le palace est célèbre depuis le film The Hangover (en français, Very Bad Trip), tout comme le Bellagio l’est devenu avec Ocean’s eleven. Le spectacle est dehors, avec la fontaine géante (le plus grande du monde ?) qui entrecroise jets et effets au rythme de "Con te partiró". J’avoue mon faible goût pour la reconstitution de Paris dans le palace homonyme, pas vraiment impressionnante avec sa Tour Eiffel et son Arc de Triomphe flanqués d’une fausse montgolfière. Quel intérêt ? L’intérieur fait songer à Amélie Poulain, c’est dire. Pas très loin de là, le Flamingo fonde sa communication sur les véritable flamants roses de sa ménagerie. C’est aussi le problème, car du coup le casino sent la volaille – de là à se faire plumer… quant aux flamants ils sont là et bien roses. Leur rendre visite est déjà bien suffisant tant leur contemplation est barbante – connaissez-vous animal plus patibulaire ? La palourde, peut-être... Alors, un séjour au Flamingo, non merci.

Je ferai un peu le même constat que pour Paris avec le New York, New York. L’esprit new-yorkais et si éloigné de la superficialité végasienne que le mélange fait flop. Ou alors, à réserver aux gens qui n’aiment pas la Grosse Pomme, rien ici ne viendra mettre en question leurs certitudes.
A deux pas de là, l’Excalibur fait craindre le pire avec son moyen-âge de carton-pâte et son sous-sol dédié à un casino pour enfants. A noter que les gamins ne gagnent pas de sous, évidemment, mais des tickets que l’on échange en fin de parcours contre des babioles. L’Excalibur héberge un bar très connu où l’on vient pour se faire insulter : idée stupide sans doute mais qui je ne sais pourquoi flatte agréablement une part de mon esprit, peut-être parce qu’elle s’oppose à l’image lisse et niaise trop souvent offerte par la ville.


Le Luxor (vu dans Mars Attacks) oublie la demi-mesure avec sa forme de pyramide égyptienne gardée par un sphinx et ses statues gigantesques imitées d’Abu Simbel. Mais que l’intérieur déçoit, tant l’endroit semble vide ! C’est beau de faire une pyramide, encore faut-il pouvoir la remplir… Oubliez les ascenseurs qui montent de travers : l’expérience inoubliable promise par le Guide du Routard (qui on le verra ne lésine pas sur les âneries en tout genre) ne vaut décidément pas le déplacement. Enorme, tape-à-l’œil et en définitif creux : une bouffissure endémique.

Divine surprise avec le Mandalay Bay, palais pour une fois de bon goût. Les architectes ont été inspirés par l’Asie et la sagesse indiennes. Fontaines discrètes, murs amples et plus vrais que nature, ambiance pénétrée de rumeurs de jongle. Le Mandalay Bay abrite un fort bel aquarium que l'on parcourt avec ravissement. L'on y trouve un espace réservé où les enfants peuvent toucher quelques animaux marins : roussettes, raies et même limules, arthropodes venus de la nuit des temps et maladroitement appelés « crabe fer à cheval », car, n’importe quel amateur un peu éclairé vous le confirmera, ce n’est certainement pas un crabe. Une belle découverte pour le plus réussi des palaces.

Alternative à Phuket pour le mois de juillet? English translation pending
Bonjour à toute la communauté 😉
Nous avions, ma femme et moi, l'intention de partir à la découverte de Phuket et de ses environs pendant 1 mois mais, après avoir lu de nombreuses discussions sur le sujet, ils ne nous semblent plus vraiment judicieux de partir à cette période où la mousson serait susceptible de nous gâcher nos vacances !
C'est d'autant plus dommage que nous avions trouvé un petit havre de paix de le sud de l'ile (une villa avec piscine privée à tarif plus que raisonnable) et qu'il va nous falloir trouver une alternative assez rapidement et c'est là que vous intervenez 😇
En parcourant le forum, j'ai vu qu'à cette période, certains conseillaient d'aller de l'autre coté, dans le golfe de Siam à Koh Samui par exemple...
Est ce vraiment une bonne solution ou pouvons-nous aussi nous attendre à un temps pluvieux et une mer agitée?
Y-a-t-il dans cette région un autre endroit que Koh Samui où l'on pourrait louer une villa pour 1 mois car nous n'aimons pas vraiment séjourner dans un hôtel, préférant toujours rester au contact de la population locale 😉
Enfin, dernière question : est ce que si on choisi le golfe de Thaïlande, ça signifie dire adieu à la visite des Iles Similans, Ko Lipe, Kho Phi Phi du coté de la Mer d'Andaman ou y-a-t-il la possibilité de passer de l'autre coté, si oui par quels moyens ?
Voilà c'est tout...pour le moment !
Et encore merci pour ceux qui prendront le temps de nous apporter leurs aides 😉
Cordialement
Olivier
Nous avions, ma femme et moi, l'intention de partir à la découverte de Phuket et de ses environs pendant 1 mois mais, après avoir lu de nombreuses discussions sur le sujet, ils ne nous semblent plus vraiment judicieux de partir à cette période où la mousson serait susceptible de nous gâcher nos vacances !
C'est d'autant plus dommage que nous avions trouvé un petit havre de paix de le sud de l'ile (une villa avec piscine privée à tarif plus que raisonnable) et qu'il va nous falloir trouver une alternative assez rapidement et c'est là que vous intervenez 😇
En parcourant le forum, j'ai vu qu'à cette période, certains conseillaient d'aller de l'autre coté, dans le golfe de Siam à Koh Samui par exemple...
Est ce vraiment une bonne solution ou pouvons-nous aussi nous attendre à un temps pluvieux et une mer agitée?
Y-a-t-il dans cette région un autre endroit que Koh Samui où l'on pourrait louer une villa pour 1 mois car nous n'aimons pas vraiment séjourner dans un hôtel, préférant toujours rester au contact de la population locale 😉
Enfin, dernière question : est ce que si on choisi le golfe de Thaïlande, ça signifie dire adieu à la visite des Iles Similans, Ko Lipe, Kho Phi Phi du coté de la Mer d'Andaman ou y-a-t-il la possibilité de passer de l'autre coté, si oui par quels moyens ?
Voilà c'est tout...pour le moment !
Et encore merci pour ceux qui prendront le temps de nous apporter leurs aides 😉
Cordialement
Olivier
Douches écossaises, automne 2009 English translation pending
Le récit en images : clic
Je vous préviens, ça mouille! Texte seul : Présentation Après avoir goûté aux magnifiques lumières automnales irlandaises il y a 1 an, nous avions envie de retrouver ces ambiances si particulières de ces pays où chaque rayon de soleil crée le spectacle. J’avais déjà parcouru l’Ecosse il y a 25 ans, et il avait fait-en juillet- un temps pourri ! Il a donc fallu que s’écoule un quart de siècle avant que je décide de retenter l’aventure écossaise. Franchement téméraire, je décidai d’y aller à la Toussaint. J’espérais voir s’y succéder les dépressions accompagnées de beau ciels de traîne. Hélas, notre voyage –trop court-(1 semaine) coïncida parfaitement avec une seule et même dépression, obstinément cramponnée aux Highlands. Souvenirs… souvenirs… Heureusement nous étions loin de la 2CV de l’époque puisque nous avions choisi d’y aller en camping car : confort douillet assuré quelque soit le temps ! Ça valait mieux !
Cap sur les Highlands Après une traversée agréable et très calme au départ d’Ijmuiden (près d’Amsterdam) la côte britannique apparait sous le soleil matinal.
Je ne me fais pas trop d’illusions car la météo consultée une dernière fois juste avant de partir n’est pas folichonne, carrément glauque même. Mais ne dit-on pas que le temps change très vite sur cette région ouest de l’Europe ?
Tiens un avion ! C’est sûr ça va plus vite mais ça n’a pas le même charme que le bateau même si tous ces gros ferries ressemblent plutôt à des boîtes à chaussures. Quel confort en tout cas par rapport à l’avion !
L’arrivée dans le port est agréable, je m’attendais à un gros port industriel mais en fait nous longeons un petit port de pêche et d’anciens docks reconvertis en lofts. Belle lumière matinale, profitons…
Cap sur l’Ecosse non sans avoir fait quelques courses de produits frais et acheté des livres anglaises (les livres écossaises sont je crois mal acceptées plus au sud). La £ est dans les choux en ce moment (1£ = 1, 09 euro) si bien que la vie ne nous parait pas chère du tout, on n’en revient pas !
Très vite le soleil disparait et c’est sous une épaisse couche de nuages que nous arrivons à Glen Etieve. La végétation est automnale, mélange de fougères roussies, de bruyères fleuries de pourpre, de sapins vert sombre et de mélèzes jaune vif. Ah ! Avec un rayon de soleil ce serait flamboyant…
La rivière est gonflée par la pluie, roulant des eaux brunes couleur de tourbe. Quelques courageux terminent leur journée de kayak, absolument indifférents aux intempéries…
Nous croisons des biches, pas craintives du tout et pour cause, elles se sont échappées d’un élevage tout proche ! Nous avons aussi (plus au sud) croisé des dizaines de faisans, sans doute issus d’élevage et relâchés pour la chasse. Les routes sont jonchées d’oiseaux écrabouillés. Dans chaque champ : plusieurs faisans. Quelle gloire et quel plaisir peut-il y avoir à chasser des oiseaux débilités par un élevage en captivité et que l’on croise à tous les coins de champs ? Mystère…
Nuit tranquille bercés par la rivière et la pluie qui tambourine sur le toit (j’adore !)
De Glencoe vers l'île de Skye Il pleut…
Nous traversons la (certainement) magnifique vallée de Glencoe avant de continuer la route jusqu’à la côte en face de l’île de Skye car j’y ai repéré une randonnée qui longe la mer. Inutile de se balader en montagne par ce temps, on n’y verrait rien !
Nous déjeunons tranquillement sous les bourrasques puis j’annonce aux enfants qu’il est temps de se préparer pour la randonnée. Ils croient d’abord à une plaisanterie : « -T’as vu le temps ? - Et alors ? Comment font les Ecossais ? S’il leur fallait attendre le grand beau temps pour se balader ils ne mettraient jamais le nez dehors, pas vrai ? Au même moment arrive une voiture dont les occupants s’extraient, enfilent des grosses bottes en caoutchouc, des vêtements de pluie et s’éloignent en devisant tranquillement. La routine quoi… - Là ! Vous voyez bien ? On n’est pas en sucre et on est bien équipés. Allez zou ! »
Alors que nous quittons les dernières maisons du village de Corran, un petit chat qui rentre chez lui précipitamment se ravise, revient sur ses pa(tte)s et vient chercher des caresses. Ces animaux doivent avoir un 6ème sens pour deviner que nous sommes des gagas des chats.
Bref, elle (c’est une chatte que nous baptisons « Nessie » very original isn’t !) décide de venir se promener avec nous. Et nous voilà partis sur un ancien sentier côtier, régulièrement transformé en ruisseau vu le temps.
La bestiole au poil tout ébouriffé nous suit vaillamment, franchissant flaques et grandes touffes d'herbe mouillée avec un flegme très écossais.
Nous sautons quelques ruisselets en crue, elle aussi ! Elle nous épate !
On voit bien qu’elle commence à fatiguer mais elle ne veut pas être portée… Finalement un torrent dans lequel je me vautre lamentablement en dérapant sur une pierre rendue glissante par les embruns salés nous décide à faire demi-tour, au grand soulagement des enfants inquiets pour la chatte. Elle ne veut pas nous laisser mais finit par rejoindre sa maison, épuisée par l’aventure (5 km sous la flotte et dans les flaques). J’en connais une qui va bien dormir. J’en connais aussi qui vont encore traiter leur chat de flemmard sans soupçonner la double vie que ces animaux peuvent mener. Finalement cette petite chatte aura été une excellente ambassadrice de la nature écossaise et voilà les enfants réconciliés avec la pluie !
En route maintenant pour l’île de Skye que nous atteignons après avoir franchi un beau pont, maintenant gratuit (après une « révolte » des îliens) La nuit tombe lentement mais sûrement et nous peinons à trouver un coin pour la nuit car je me suis carrément trompée de péninsule . Au lieu de dormir tranquillement sur le parking de la rando du lendemain il nous faut trouver un coin dans un endroit moins propice. Bref, on y arrive… Soirée crêpes au programme ! Vu le vent qui souffle vers les maisons voisines, je pense qu’on a du en allécher quelques-uns ! Ah ces Français et la bouffe ! Je les entends d’ici malgré le vent et la pluie qui redoublent…
Skye : Oronsay Island Oronsay signifie « île accessible à marée basse » et du coup il y en a plusieurs en Ecosse ! Celle-ci se situe sur la côte ouest de Skye. Il faut marcher un peu dans une prairie avant de découvrir cette curieuse petite île, assez accidentée, recouverte d’une verte pelouse tondue de près et bordée de sombres falaises noires. Elles sont saupoudrées de nombreuses traces blanches, preuve de la présence d’oiseaux que nous ne verrons pas. Pas fous, ils ont migré vers le sud. Seuls quelques goélands traînent encore dans le coin. On y accède par un isthme accessible uniquement à marée basse.
La température est très douce mais ça souffffle !
On a droit à un fugace rayon de soleil…
Petite maison solitaire au loin...
Pas de pluie pour cette balade !
Malgré le plafond nuageux toujours très bas, on décide d’aller dans les Cuillins, au sud de Skye car ces montagnes ont une réputation de beauté sauvage. Skye : Cuillins Mountains Bon ben… pour l’instant on ne voit pas grand-chose. On se gare sur le parking de la rando des « Fairy Pools » (indiqué) Il y a pas mal de monde. Certains s’arrêtent juste pour une photo, d’autres partent se balader sous la flotte. On déjeune et on y va aussi : la randonnée décrit une boucle dans la vallée, longeant de nombreuses cascades et des pools dont le fond, malgré le temps est (presque) turquoise. Il faut franchir pas mal de ruisseaux, tous +/- en crue mais on y arrive sans se mouiller.
Nos bâtons de randonnée nous aident bien, car tout est sploutch et glissant !
La balade ne soulève pas l’enthousiasme de Fred et des enfants : il faut dire que du départ on voit toute la rando. Moi, j’ai bien aimé mais il faut dire que j’ai toujours aimé me balader sous la flotte et là on est servi ! C’est là qu’Arnaud, dégoulinant, nous a demandé : « Pourquoi on ne va jamais…. chépamoi… en Guadeloupe tiens par exemple ! » Bah oui tiens c’est vrai ça ! Ici au moins, pas de risque de coup de soleil ! On ne devine qu’une partie du paysage, tout est roux-gris mais non sans charme.
On décide de passer la nuit sur ce petit parking, la vue est belle même bouchée et on est à l’abri du vent.
Le lendemain de bonne heure nous roulons quelques km vers le sud pour aller au bout de la route à Bualintur.
En arrivant dans le village nous croisons 2 hommes habillés de rouge et tout harnachés qui quittent à grand pas le poste de secours. Quelques minutes après un hélicoptère survole le parking de la plage et disparait derrière les montagnes. Une voiture y est garée avec ce petit mot apposé par les secouristes « Quand vous rentrerez passez nous prévenir que vous êtes sains et saufs. Merci ! Security PC boy.»
Des randonneurs ont donc passé la nuit dans la montagne, les sauveteurs profitent d’une accalmie relative pour tenter de les retrouver. C’est pas gagné car nous avons remarqué que la plupart des randonneurs (nous les premiers) étaient habillés de couleurs sombres car le terrain est très salissant. Espérons qu’il s’agit simplement de randonneurs qui ont prévu de bivouaquer sans avoir prévenu le poste de secours avant (ça ne me serait d’ailleurs pas forcément venu non plus à l’idée, bien que je me souviens avoir souvent vu en Norvège des mots dans les voitures garées au départ des randos indiquant la date prévue du retour) Pour les amateurs, il semble y avoir une belle rando au départ de cet endroit : Coire Lagan
Comme le temps parait un peu moins bouché, nous en profitons pour filer un peu au nord de Portree, toujours sur l’île de Skye, pour aller voir de plus près Old Man of Storr.
En route nous croisons quelques vachapoils, que j’adore !
Un dernier regard sur les Cuillins…
Skye : Old Man of Storr Il fait (presque) beau, du moins il ne pleut pas. Quand nous arrivons vers 9h30 sur le parking, il est déjà presque plein ! Nous sommes vraiment surpris par le nombre de randonneurs en Ecosse ! En été et par beau temps, serait-ce la foule ? La plupart se contente de monter jusqu’aux monolithes de Old Man of Storr. Presque tous les Ecossais qui font de la photo se promènent avec un pied.
Il faut dire que la luminosité est vraiment parfois très basse et il nous est arrivé en plein midi de nous croire au crépuscule. C’est vraiment surprenant. Nous ne sommes pourtant qu’à la latitude du Danemark mais les nuages sont vraiment épais et le sol souvent recouvert de fougères rousses est très sombre, de même que la roche, presque toujours noire.
La vue sur le Sound of Raasay est très belle.
Nous montons au-dessus des monolithes pour faire une grande boucle autour du Storr .
A plusieurs reprises, je rate un fugace rayon de soleil. Le temps d’ôter le bouchon de l’appareil, c’est trop tard !!
Il y a un vent incroyable et Fred et les enfants doivent me protéger en faisant « paravent » afin que les photos ne soient pas bougées. Plus loin nous surplombons toute la partie nord de Skye, avec un vrai rayon de soleil en plus !
Ensuite il nous faut monter vers le sommet du Storr avec le vent dans le nez, ouf !
Nous sommes récompensés par un rayon de soleil mystique sur un lac situé vers le nord.
La descente ne serait pas facile à trouver sans GPS, très raide, pratiquement dans le lit d’un ruisseau et c’est le moment que choisit la pluie pour réapparaître, en bourrasques.
La balade se termine, le Storr a disparu dans les nuages mais on en a bien profité ! C’était vraiment magnifique ! La météo prévoyant bientôt une tempête de force 10 sur la côte ouest, nous choisissons de nous replier vers l’intérieur des terres et le Loch Affric. En chemin nous nous arrêtons au château d’Eilean Donan, qui vient de fermer depuis 11 minutes ! Horaires d’hiver… Raté !
Il fait nuit quand nous arrivons au parking près du Loch Affric. Nous le découvrirons demain. Ah oui, au fait, il a plus toute l’après-midi…
Glen Affric Le ciel est très bas ce matin si bien que nous abandonnons l’idée de faire le tour du lac (18 km tout de même) Nous nous contentons d’une jolie petite balade de quelques km nommée « river walk », indiquée au départ du parking. Sympa mais pas grandiose, faut dire qu’on ne voit toujours pas les montagnes…
Belles couleurs d’automne.
Ciel tragique avec ces vieux pins calédoniens…
Vu le temps, on va essayer de faire un peu de « culturel ». En route vers Cawdor Castle à l’est d’Inverness : nous longeons le Loch Ness qui n'a rien de particulier si ce n'est que nous le voyons avec un rayon de soleil...Bon... le château est fermé!
Rabattons-nous alors sur le Highland Folk Museum de Newtonmore : ouvert, gratuit et très sympathique.
On y passe une paire d’heures avant de grimper vers les Cairngorm Mountains où nous passerons la nuit, sur un parking un peu en contrebas du funiculaire, heureusement bien abrité du vent qui souffle toujours en tempête. Malgré le temps tous les parkings de départ de rando sont remplis de voitures. Pourtant ce ne sont pas les vacances scolaires ici : on a croisé en traversant les villages plein d’écoliers en uniforme.
Cairngorm Mountains Nous sommes dans un parc national. Il y a un poste de rangers avec la météo et moult avertissements à propos de la météo qui peut se dégrader très vite…
Le sentier est royal, c’est le grand luxe et nous partons à flanc de montagne vers le sud. On a une belle vue sur les collines au loin, qui sont … au soleil.
Faut dire que les Cairngorm accrochent les nuages et protègent les collines sous le vent.
Nous découvrons une partie du massif qui a l’air très sauvage avec des vallées très profondes !
Je n’aimerais pas m’y perdre. Il semble y avoir des sentiers de randonnées qui permettent de le traverser en plusieurs jours. Ce doit être magnifique !
Nous n’avons pas de carte et bien qu’une boucle paraisse possible, le terrain très accidenté et la météo nous font renoncer.
Au retour on croise pas mal de randonneurs lourdement chargés, visiblement équipés pour bivouaquer. J’espère qu’ils ont de bonnes tentes ! Aucune route ne pénètre vraiment le massif. Nous décidons d’aller voir à quoi il ressemble côté est et partons donc sur la route A939 en descendant vers le sud jusque Braemar.
Route A 939 Très belle route, d’autant que le temps s’améliore.
Le relief est plus doux de ce côté.
Petit (gros) pincement au cœur quand on voit comme tout s’illumine avec un peu de soleil !
Nous passons la nuit sur une petite route à l’est de Braemar avec une belle vue sur une rivière en crue au fond de la vallée.
Edinburgh Nous sommes dimanche 01/11 et Fred doit prendre l’avion vers 15h car il retravaille demain. Direction Edinburgh en continuant sur la même route, toujours aussi agréable. Nous pensions en profiter pour visiter Edinburgh mais une fois le repas de midi avalé, une douce torpeur nous envahit et seul Fred a le courage de se lancer dans l’exploration de la ville sous des trombes (le mot n’est pas trop fort !) d’eau. Il rentre trempé (le coquet n’a pas voulu mettre son pantalon de pluie pour aller en ville), se change et nous le déposons à l’aéroport. Nous reprenons le bateau dans 24h.
A l'est d'Edinburgh Je décide d’aller voir comment est la mer car l’avis de force 10 signalé par mon père il y a qq jours ne me rassure pas pour la traversée. J’envisage un moment de passer par le tunnel mais la route est longue et pénible jusque Dover. Un SMS me rassure : force 5-6 seulement, ouf ! En route vers la côte, j’avise un panneau indiquant le Musée National de l’Air. Let’s go ! Il se situe sur une ancienne base aérienne et il faut marcher de hangar en hangar pour le visiter. C’est la 1ère fois qu’on s’équipe de chaussures de marche et de vêtements de pluie haut et bas pour visiter un musée !
On a pu visiter un concorde et voir plein de vieux coucous et s’amuser avec des animations didactiques. Bonne surprise ce musée.
Nuit tranquille un peu plus loin. On continue par le chemin des écoliers vers le sud.
Curieux phare dirigé vers la côte. Il font tout à l'envers ces british!
2ème bonne surprise en découvrant (grâce à la signalisation routière qui indique les sites touristiques, très bien faite) le site de St Abbs head où nous faisons une jolie balade sous le soleil. Voilà une entrée de port qui se mérite!
Ici la roche est rouge, ornée de lichen jaune vif, le tout sous le soleil!
Incroyable effet de soufflerie dans ce petit vallon...
Encore un endroit où il doit y avoir plein d’oiseaux, mais pas en ce moment !
Plus loin nous découvrons un petit phare et sa grosse corne de brume.
C’est la seule rando (5 km) effectuée sans les pantalons de pluie !
Après ce bon bol d’air nous regagnons Newcastle et le bateau appareille vers 17h, arrivée à Amsterdam le lendemain à 9h30 pétantes, traversée à peine agitée (juste ce qu’il faut pour savoir qu’on est bien dans un bateau) et route sans histoire jusqu’à Nancy. Carnet pratique Y aller Il y a aussi un ferry qui va de Zeebruge à Edinburgh, à priori plus pratique donc mais les jours de traversées ne nous convenaient pas. Nous avons agréablement voyagé avec la Cie DFDS de Ijmuiden près d'Amsterdam à Newcastle : 1 camping car de moins de 7m + 5 personnes aller, 4 au retour : 750 euros. La traversée dure 15h30.
Au retour Fred a pris un vol Easyjet Edinburgh-Paris CDG pour 75 euro puis le TGV pour Nancy.
Parcours Les journées sont courtes fin octobre, les routes vraiment pas rapides, je ne voulais pas que nous passions nos journées à rouler, aussi nous sommes-nous limités à l’ouest de l’Ecosse. Avec plus de temps nous serions aussi montés plus au nord mais il a fallu faire des choix. Nous avons parcouru environ 1500 km en Ecosse.
Les routes : On roule à G, elles sont souvent étroites, tortueuses. Il y a peu d’autoroutes mais des nationales hyperdangereuses dans leur conception mais heureusement les Ecossais sont prudents et fair play. Chez nous ce serait l’hécatombe !
Randonnées Pour préparer les rando j’ai abondamment pioché dans ce site très complet : http://www.walkhighlands.co.uk/
Vestes et pantalons de pluie indispensables. Les enfants qui avaient des chaussures goretex quasi neuves ont gardé les pieds au sec, pas les adultes qui avaient des chaussures plus usées. Bâtons de marche très très utiles. Après ma gamelle dans la rivière de la 1ère randonnée, ils ne nous ont plus quittés. Quasi pas de balisage donc GPS et/ou carte utiles.
Une envie Y retourner avec du beau temps : guetter un bon créneau météo et sauter dans un avion ! Impossible pour nous hélas…
Un fantasme Voir les Highlands sous la neige avec du soleil ! On peut rêver non ?
Je vous préviens, ça mouille! Texte seul : Présentation Après avoir goûté aux magnifiques lumières automnales irlandaises il y a 1 an, nous avions envie de retrouver ces ambiances si particulières de ces pays où chaque rayon de soleil crée le spectacle. J’avais déjà parcouru l’Ecosse il y a 25 ans, et il avait fait-en juillet- un temps pourri ! Il a donc fallu que s’écoule un quart de siècle avant que je décide de retenter l’aventure écossaise. Franchement téméraire, je décidai d’y aller à la Toussaint. J’espérais voir s’y succéder les dépressions accompagnées de beau ciels de traîne. Hélas, notre voyage –trop court-(1 semaine) coïncida parfaitement avec une seule et même dépression, obstinément cramponnée aux Highlands. Souvenirs… souvenirs… Heureusement nous étions loin de la 2CV de l’époque puisque nous avions choisi d’y aller en camping car : confort douillet assuré quelque soit le temps ! Ça valait mieux !
Cap sur les Highlands Après une traversée agréable et très calme au départ d’Ijmuiden (près d’Amsterdam) la côte britannique apparait sous le soleil matinal.
Je ne me fais pas trop d’illusions car la météo consultée une dernière fois juste avant de partir n’est pas folichonne, carrément glauque même. Mais ne dit-on pas que le temps change très vite sur cette région ouest de l’Europe ?
Tiens un avion ! C’est sûr ça va plus vite mais ça n’a pas le même charme que le bateau même si tous ces gros ferries ressemblent plutôt à des boîtes à chaussures. Quel confort en tout cas par rapport à l’avion !
L’arrivée dans le port est agréable, je m’attendais à un gros port industriel mais en fait nous longeons un petit port de pêche et d’anciens docks reconvertis en lofts. Belle lumière matinale, profitons…
Cap sur l’Ecosse non sans avoir fait quelques courses de produits frais et acheté des livres anglaises (les livres écossaises sont je crois mal acceptées plus au sud). La £ est dans les choux en ce moment (1£ = 1, 09 euro) si bien que la vie ne nous parait pas chère du tout, on n’en revient pas !
Très vite le soleil disparait et c’est sous une épaisse couche de nuages que nous arrivons à Glen Etieve. La végétation est automnale, mélange de fougères roussies, de bruyères fleuries de pourpre, de sapins vert sombre et de mélèzes jaune vif. Ah ! Avec un rayon de soleil ce serait flamboyant…
La rivière est gonflée par la pluie, roulant des eaux brunes couleur de tourbe. Quelques courageux terminent leur journée de kayak, absolument indifférents aux intempéries…
Nous croisons des biches, pas craintives du tout et pour cause, elles se sont échappées d’un élevage tout proche ! Nous avons aussi (plus au sud) croisé des dizaines de faisans, sans doute issus d’élevage et relâchés pour la chasse. Les routes sont jonchées d’oiseaux écrabouillés. Dans chaque champ : plusieurs faisans. Quelle gloire et quel plaisir peut-il y avoir à chasser des oiseaux débilités par un élevage en captivité et que l’on croise à tous les coins de champs ? Mystère…
Nuit tranquille bercés par la rivière et la pluie qui tambourine sur le toit (j’adore !)
De Glencoe vers l'île de Skye Il pleut…
Nous traversons la (certainement) magnifique vallée de Glencoe avant de continuer la route jusqu’à la côte en face de l’île de Skye car j’y ai repéré une randonnée qui longe la mer. Inutile de se balader en montagne par ce temps, on n’y verrait rien !
Nous déjeunons tranquillement sous les bourrasques puis j’annonce aux enfants qu’il est temps de se préparer pour la randonnée. Ils croient d’abord à une plaisanterie : « -T’as vu le temps ? - Et alors ? Comment font les Ecossais ? S’il leur fallait attendre le grand beau temps pour se balader ils ne mettraient jamais le nez dehors, pas vrai ? Au même moment arrive une voiture dont les occupants s’extraient, enfilent des grosses bottes en caoutchouc, des vêtements de pluie et s’éloignent en devisant tranquillement. La routine quoi… - Là ! Vous voyez bien ? On n’est pas en sucre et on est bien équipés. Allez zou ! »
Alors que nous quittons les dernières maisons du village de Corran, un petit chat qui rentre chez lui précipitamment se ravise, revient sur ses pa(tte)s et vient chercher des caresses. Ces animaux doivent avoir un 6ème sens pour deviner que nous sommes des gagas des chats.
Bref, elle (c’est une chatte que nous baptisons « Nessie » very original isn’t !) décide de venir se promener avec nous. Et nous voilà partis sur un ancien sentier côtier, régulièrement transformé en ruisseau vu le temps.
La bestiole au poil tout ébouriffé nous suit vaillamment, franchissant flaques et grandes touffes d'herbe mouillée avec un flegme très écossais.
Nous sautons quelques ruisselets en crue, elle aussi ! Elle nous épate !
On voit bien qu’elle commence à fatiguer mais elle ne veut pas être portée… Finalement un torrent dans lequel je me vautre lamentablement en dérapant sur une pierre rendue glissante par les embruns salés nous décide à faire demi-tour, au grand soulagement des enfants inquiets pour la chatte. Elle ne veut pas nous laisser mais finit par rejoindre sa maison, épuisée par l’aventure (5 km sous la flotte et dans les flaques). J’en connais une qui va bien dormir. J’en connais aussi qui vont encore traiter leur chat de flemmard sans soupçonner la double vie que ces animaux peuvent mener. Finalement cette petite chatte aura été une excellente ambassadrice de la nature écossaise et voilà les enfants réconciliés avec la pluie !
En route maintenant pour l’île de Skye que nous atteignons après avoir franchi un beau pont, maintenant gratuit (après une « révolte » des îliens) La nuit tombe lentement mais sûrement et nous peinons à trouver un coin pour la nuit car je me suis carrément trompée de péninsule . Au lieu de dormir tranquillement sur le parking de la rando du lendemain il nous faut trouver un coin dans un endroit moins propice. Bref, on y arrive… Soirée crêpes au programme ! Vu le vent qui souffle vers les maisons voisines, je pense qu’on a du en allécher quelques-uns ! Ah ces Français et la bouffe ! Je les entends d’ici malgré le vent et la pluie qui redoublent…
Skye : Oronsay Island Oronsay signifie « île accessible à marée basse » et du coup il y en a plusieurs en Ecosse ! Celle-ci se situe sur la côte ouest de Skye. Il faut marcher un peu dans une prairie avant de découvrir cette curieuse petite île, assez accidentée, recouverte d’une verte pelouse tondue de près et bordée de sombres falaises noires. Elles sont saupoudrées de nombreuses traces blanches, preuve de la présence d’oiseaux que nous ne verrons pas. Pas fous, ils ont migré vers le sud. Seuls quelques goélands traînent encore dans le coin. On y accède par un isthme accessible uniquement à marée basse.
La température est très douce mais ça souffffle !
On a droit à un fugace rayon de soleil…
Petite maison solitaire au loin...
Pas de pluie pour cette balade !
Malgré le plafond nuageux toujours très bas, on décide d’aller dans les Cuillins, au sud de Skye car ces montagnes ont une réputation de beauté sauvage. Skye : Cuillins Mountains Bon ben… pour l’instant on ne voit pas grand-chose. On se gare sur le parking de la rando des « Fairy Pools » (indiqué) Il y a pas mal de monde. Certains s’arrêtent juste pour une photo, d’autres partent se balader sous la flotte. On déjeune et on y va aussi : la randonnée décrit une boucle dans la vallée, longeant de nombreuses cascades et des pools dont le fond, malgré le temps est (presque) turquoise. Il faut franchir pas mal de ruisseaux, tous +/- en crue mais on y arrive sans se mouiller.
Nos bâtons de randonnée nous aident bien, car tout est sploutch et glissant !
La balade ne soulève pas l’enthousiasme de Fred et des enfants : il faut dire que du départ on voit toute la rando. Moi, j’ai bien aimé mais il faut dire que j’ai toujours aimé me balader sous la flotte et là on est servi ! C’est là qu’Arnaud, dégoulinant, nous a demandé : « Pourquoi on ne va jamais…. chépamoi… en Guadeloupe tiens par exemple ! » Bah oui tiens c’est vrai ça ! Ici au moins, pas de risque de coup de soleil ! On ne devine qu’une partie du paysage, tout est roux-gris mais non sans charme.
On décide de passer la nuit sur ce petit parking, la vue est belle même bouchée et on est à l’abri du vent.
Le lendemain de bonne heure nous roulons quelques km vers le sud pour aller au bout de la route à Bualintur.
En arrivant dans le village nous croisons 2 hommes habillés de rouge et tout harnachés qui quittent à grand pas le poste de secours. Quelques minutes après un hélicoptère survole le parking de la plage et disparait derrière les montagnes. Une voiture y est garée avec ce petit mot apposé par les secouristes « Quand vous rentrerez passez nous prévenir que vous êtes sains et saufs. Merci ! Security PC boy.»
Des randonneurs ont donc passé la nuit dans la montagne, les sauveteurs profitent d’une accalmie relative pour tenter de les retrouver. C’est pas gagné car nous avons remarqué que la plupart des randonneurs (nous les premiers) étaient habillés de couleurs sombres car le terrain est très salissant. Espérons qu’il s’agit simplement de randonneurs qui ont prévu de bivouaquer sans avoir prévenu le poste de secours avant (ça ne me serait d’ailleurs pas forcément venu non plus à l’idée, bien que je me souviens avoir souvent vu en Norvège des mots dans les voitures garées au départ des randos indiquant la date prévue du retour) Pour les amateurs, il semble y avoir une belle rando au départ de cet endroit : Coire Lagan
Comme le temps parait un peu moins bouché, nous en profitons pour filer un peu au nord de Portree, toujours sur l’île de Skye, pour aller voir de plus près Old Man of Storr.
En route nous croisons quelques vachapoils, que j’adore !
Un dernier regard sur les Cuillins…
Skye : Old Man of Storr Il fait (presque) beau, du moins il ne pleut pas. Quand nous arrivons vers 9h30 sur le parking, il est déjà presque plein ! Nous sommes vraiment surpris par le nombre de randonneurs en Ecosse ! En été et par beau temps, serait-ce la foule ? La plupart se contente de monter jusqu’aux monolithes de Old Man of Storr. Presque tous les Ecossais qui font de la photo se promènent avec un pied.
Il faut dire que la luminosité est vraiment parfois très basse et il nous est arrivé en plein midi de nous croire au crépuscule. C’est vraiment surprenant. Nous ne sommes pourtant qu’à la latitude du Danemark mais les nuages sont vraiment épais et le sol souvent recouvert de fougères rousses est très sombre, de même que la roche, presque toujours noire.
La vue sur le Sound of Raasay est très belle.
Nous montons au-dessus des monolithes pour faire une grande boucle autour du Storr .
A plusieurs reprises, je rate un fugace rayon de soleil. Le temps d’ôter le bouchon de l’appareil, c’est trop tard !!
Il y a un vent incroyable et Fred et les enfants doivent me protéger en faisant « paravent » afin que les photos ne soient pas bougées. Plus loin nous surplombons toute la partie nord de Skye, avec un vrai rayon de soleil en plus !
Ensuite il nous faut monter vers le sommet du Storr avec le vent dans le nez, ouf !
Nous sommes récompensés par un rayon de soleil mystique sur un lac situé vers le nord.
La descente ne serait pas facile à trouver sans GPS, très raide, pratiquement dans le lit d’un ruisseau et c’est le moment que choisit la pluie pour réapparaître, en bourrasques.
La balade se termine, le Storr a disparu dans les nuages mais on en a bien profité ! C’était vraiment magnifique ! La météo prévoyant bientôt une tempête de force 10 sur la côte ouest, nous choisissons de nous replier vers l’intérieur des terres et le Loch Affric. En chemin nous nous arrêtons au château d’Eilean Donan, qui vient de fermer depuis 11 minutes ! Horaires d’hiver… Raté !
Il fait nuit quand nous arrivons au parking près du Loch Affric. Nous le découvrirons demain. Ah oui, au fait, il a plus toute l’après-midi…
Glen Affric Le ciel est très bas ce matin si bien que nous abandonnons l’idée de faire le tour du lac (18 km tout de même) Nous nous contentons d’une jolie petite balade de quelques km nommée « river walk », indiquée au départ du parking. Sympa mais pas grandiose, faut dire qu’on ne voit toujours pas les montagnes…
Belles couleurs d’automne.
Ciel tragique avec ces vieux pins calédoniens…
Vu le temps, on va essayer de faire un peu de « culturel ». En route vers Cawdor Castle à l’est d’Inverness : nous longeons le Loch Ness qui n'a rien de particulier si ce n'est que nous le voyons avec un rayon de soleil...Bon... le château est fermé!
Rabattons-nous alors sur le Highland Folk Museum de Newtonmore : ouvert, gratuit et très sympathique.
On y passe une paire d’heures avant de grimper vers les Cairngorm Mountains où nous passerons la nuit, sur un parking un peu en contrebas du funiculaire, heureusement bien abrité du vent qui souffle toujours en tempête. Malgré le temps tous les parkings de départ de rando sont remplis de voitures. Pourtant ce ne sont pas les vacances scolaires ici : on a croisé en traversant les villages plein d’écoliers en uniforme.
Cairngorm Mountains Nous sommes dans un parc national. Il y a un poste de rangers avec la météo et moult avertissements à propos de la météo qui peut se dégrader très vite…
Le sentier est royal, c’est le grand luxe et nous partons à flanc de montagne vers le sud. On a une belle vue sur les collines au loin, qui sont … au soleil.
Faut dire que les Cairngorm accrochent les nuages et protègent les collines sous le vent.
Nous découvrons une partie du massif qui a l’air très sauvage avec des vallées très profondes !
Je n’aimerais pas m’y perdre. Il semble y avoir des sentiers de randonnées qui permettent de le traverser en plusieurs jours. Ce doit être magnifique !
Nous n’avons pas de carte et bien qu’une boucle paraisse possible, le terrain très accidenté et la météo nous font renoncer.
Au retour on croise pas mal de randonneurs lourdement chargés, visiblement équipés pour bivouaquer. J’espère qu’ils ont de bonnes tentes ! Aucune route ne pénètre vraiment le massif. Nous décidons d’aller voir à quoi il ressemble côté est et partons donc sur la route A939 en descendant vers le sud jusque Braemar.
Route A 939 Très belle route, d’autant que le temps s’améliore.
Le relief est plus doux de ce côté.
Petit (gros) pincement au cœur quand on voit comme tout s’illumine avec un peu de soleil !
Nous passons la nuit sur une petite route à l’est de Braemar avec une belle vue sur une rivière en crue au fond de la vallée.
Edinburgh Nous sommes dimanche 01/11 et Fred doit prendre l’avion vers 15h car il retravaille demain. Direction Edinburgh en continuant sur la même route, toujours aussi agréable. Nous pensions en profiter pour visiter Edinburgh mais une fois le repas de midi avalé, une douce torpeur nous envahit et seul Fred a le courage de se lancer dans l’exploration de la ville sous des trombes (le mot n’est pas trop fort !) d’eau. Il rentre trempé (le coquet n’a pas voulu mettre son pantalon de pluie pour aller en ville), se change et nous le déposons à l’aéroport. Nous reprenons le bateau dans 24h.
A l'est d'Edinburgh Je décide d’aller voir comment est la mer car l’avis de force 10 signalé par mon père il y a qq jours ne me rassure pas pour la traversée. J’envisage un moment de passer par le tunnel mais la route est longue et pénible jusque Dover. Un SMS me rassure : force 5-6 seulement, ouf ! En route vers la côte, j’avise un panneau indiquant le Musée National de l’Air. Let’s go ! Il se situe sur une ancienne base aérienne et il faut marcher de hangar en hangar pour le visiter. C’est la 1ère fois qu’on s’équipe de chaussures de marche et de vêtements de pluie haut et bas pour visiter un musée !
On a pu visiter un concorde et voir plein de vieux coucous et s’amuser avec des animations didactiques. Bonne surprise ce musée.
Nuit tranquille un peu plus loin. On continue par le chemin des écoliers vers le sud.
Curieux phare dirigé vers la côte. Il font tout à l'envers ces british!
2ème bonne surprise en découvrant (grâce à la signalisation routière qui indique les sites touristiques, très bien faite) le site de St Abbs head où nous faisons une jolie balade sous le soleil. Voilà une entrée de port qui se mérite!
Ici la roche est rouge, ornée de lichen jaune vif, le tout sous le soleil!
Incroyable effet de soufflerie dans ce petit vallon...
Encore un endroit où il doit y avoir plein d’oiseaux, mais pas en ce moment !
Plus loin nous découvrons un petit phare et sa grosse corne de brume.
C’est la seule rando (5 km) effectuée sans les pantalons de pluie !
Après ce bon bol d’air nous regagnons Newcastle et le bateau appareille vers 17h, arrivée à Amsterdam le lendemain à 9h30 pétantes, traversée à peine agitée (juste ce qu’il faut pour savoir qu’on est bien dans un bateau) et route sans histoire jusqu’à Nancy. Carnet pratique Y aller Il y a aussi un ferry qui va de Zeebruge à Edinburgh, à priori plus pratique donc mais les jours de traversées ne nous convenaient pas. Nous avons agréablement voyagé avec la Cie DFDS de Ijmuiden près d'Amsterdam à Newcastle : 1 camping car de moins de 7m + 5 personnes aller, 4 au retour : 750 euros. La traversée dure 15h30.
Au retour Fred a pris un vol Easyjet Edinburgh-Paris CDG pour 75 euro puis le TGV pour Nancy.
Parcours Les journées sont courtes fin octobre, les routes vraiment pas rapides, je ne voulais pas que nous passions nos journées à rouler, aussi nous sommes-nous limités à l’ouest de l’Ecosse. Avec plus de temps nous serions aussi montés plus au nord mais il a fallu faire des choix. Nous avons parcouru environ 1500 km en Ecosse.
Les routes : On roule à G, elles sont souvent étroites, tortueuses. Il y a peu d’autoroutes mais des nationales hyperdangereuses dans leur conception mais heureusement les Ecossais sont prudents et fair play. Chez nous ce serait l’hécatombe !
Randonnées Pour préparer les rando j’ai abondamment pioché dans ce site très complet : http://www.walkhighlands.co.uk/
Vestes et pantalons de pluie indispensables. Les enfants qui avaient des chaussures goretex quasi neuves ont gardé les pieds au sec, pas les adultes qui avaient des chaussures plus usées. Bâtons de marche très très utiles. Après ma gamelle dans la rivière de la 1ère randonnée, ils ne nous ont plus quittés. Quasi pas de balisage donc GPS et/ou carte utiles.
Une envie Y retourner avec du beau temps : guetter un bon créneau météo et sauter dans un avion ! Impossible pour nous hélas…
Un fantasme Voir les Highlands sous la neige avec du soleil ! On peut rêver non ?
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Dru, voyage en verticalité délitée English translation pending
Voyage en verticalité délitée
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Le rallye à Dakar English translation pending
Comme presque chaque année à la même époque, un gamin s'est fait écraser par un concurrent sur le rallye Dakar....
OK, ce n'est pas très important, le principal, c'est que Toyota, Citroen ou autre gagne la course et vende ses bagnoles
Bon, colère
Bon, colère
A trip to Australia: Far North Queensland
Thursday, November 9, 2023
Cairns

TV scriptwriters are a funny bunch. As soon as their ordinary mug starts becoming recognizable on the street thanks to success, their egos start swelling. They walk on clouds. So, one of the guys who worked on the script for our trip—the one who specifically came up with the bit about the SD card being ejected into the great beyond—has built himself a nice little reputation. The kind that can sometimes launch a real career. Then, inevitably, they just can’t stop. That’s how this guy had the poor idea of adding one last twist to the sequence that made him a one-day star. An idea that’s basically about squeezing the lemon until the very last drop, if you know what I mean. The little bag I take everywhere with my essentials—car keys, camera, phone—has also hosted a bunch of secondary items over time. Tissues, a book, city maps... whatever. It became a mess! So I finally decided to sort it out. I empty it onto a table. And there, stunned, I find the memory card that Dom and I desperately searched for on all fours on Cahill’s Crossing walkway, remember? Under the shocked gaze of a little Australian girl. It had ejected straight into my bag! What do you think? Should we fire the scriptwriter? It’s way too improbable! Stuff like that doesn’t happen in real life, right?
We head out to explore Cairns. The city is mostly about the waterfront, the Esplanade. You’ll find tons of bronze plaques there, most of them in memory of a deceased loved one. All you have to do is shell out a few hundred euros, and one day, a bewildered tourist will read your prose, charmed by your lovely turns of phrase. Vanity is a thriving business!
It makes for some reading... We spot our parakeets again... What were they called? Oh right, in abundance! Everywhere, banyan fig trees provide shade from a sun that never seems to tire. Parks... Here, kids are king.
Luxury hotels with their infinity pools...

You don’t know where to look first... You’ve got to go all out. Google... Where can we rent bikes? When we finally track down the only operator in town, we find the place closed. A bit further on, a Visitor’s Center might find us an alternative? We meet a charming young guy, super dynamic and a great communicator. We leave without bikes but with a full snorkeling package for the day after tomorrow! I call the shop that let us down... Well done! The owner was at the doctor’s; he’s back now, and we can make a deal!

- Oh, Dominique, where are you off to like that, so proudly and at full speed? - Me? To the Botanic Garden, of course! It’s huge and free!
They’ve recycled oil tanks into art galleries!



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