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Itinéraire sept jours en Islande en juin avec notre grand mère English translation pending
Bonsoir,
Nous partons en Islande au mois de Juin pour 7 jours avec mes deux petites soeurs (19 et 20 ans) et ma grand-mere (80 ans). Nous avons place beaucoup d'expectatives dans ce voyage c'est pourquoi je souhaiterai connaitre votre avis sur mon idee d'itineraire. Je me suis aidee de guides de voyages, de ce forum et du livre de randonnees Rother mais le meilleur des conseils est celui de voyageurs avises!
Voici l'itineraire ci-dessous| Si vous avez des recommendations, des conseils ils sont plus que bienvenus! Aussi si vous pouviez m'indiquer si le 4x4 est indispensable pour ce trajet a cette epoque ce serait genial!!
SAMEDI 23/06 Arrivee a Keflavik a 16:50 Pick-up location 4x4 a l'aeroport - > Trajet Keflavik - Reikjavik Nuit a Reikjavik
DIMANCHE 24/06 AM - Visite Reikjavik PM - Passage dans le Parc National de Thingvellir, où fut fondé l’ancien parlement islandais « Alpingi » en l’an 930. Randonnee No 46 (2h) Nuit aux alentours du cercle d'or (Hveragerdi) - 2 nuits
LUNDI 25/06 AM - Région de Geysir, geyser « Strokkur » et chutes d’eau de Gullfoss. Aussi chutes d'eau de Seljalansfoss et Skogarfoss. Cratère volcanique Kerid. PM - Baignade dans une source naturelle??? Nuit aux alentours du cercle d'or (Hveragerdi) - Idem que la veille
MARDI 26/06 - > Depart pour la region de Vatnajokull AM - Sources de Landmanlaugar PM - Visite du Skaftafell National Park, glacier Vatnajökull. Randonnee No 11 vers les cascades de Svartifoss et les colonenes de basalte (1h15) Randonnee No 12 balade sur le glacier (1h10) Nuit Vers Hvoll ou Skaftafell - 2 nuits
MERCREDI 27/06 AM - Lagon glaciaire de Jökulsarlon, icebergs multicolores Croisiere au millieu des icebergs (28€ par pers) PM - Randonnée le long de la cascade du lac Systrafoss Systra et à Fjaðrárglúfur, gorge de plus de 100 m de profondeur Nuit Vers Hvoll ou Skaftafell - Idem que la veille
JEUDI 28/06 - > Route vers l'ouest en passant par les petits villages côtiers du sud de l’île, habitations anciennes en bois peint AM - Viste de Vik, plage de Reynisfjordur, observation macareux moines Randonnee No 4 montagne panoramique du Valahnukur (1h15) PM - Visite Dyrholaey - > Retour vers peninsule de Reikjavik Nuit a Njardvik (Hotel Fit?) - 2 nuits
VENDREDI 29/06 AM - excursion en bateau pour voir des baleines PM - Blue Lagoon Nuit a Njardvik (Hotel Fit?) - Idem que la veille
SAMEDI 30/06 Vol de retour a 09:00 depuis Keflavik
Merci d'avance pour votre aide! Avril
Nous partons en Islande au mois de Juin pour 7 jours avec mes deux petites soeurs (19 et 20 ans) et ma grand-mere (80 ans). Nous avons place beaucoup d'expectatives dans ce voyage c'est pourquoi je souhaiterai connaitre votre avis sur mon idee d'itineraire. Je me suis aidee de guides de voyages, de ce forum et du livre de randonnees Rother mais le meilleur des conseils est celui de voyageurs avises!
Voici l'itineraire ci-dessous| Si vous avez des recommendations, des conseils ils sont plus que bienvenus! Aussi si vous pouviez m'indiquer si le 4x4 est indispensable pour ce trajet a cette epoque ce serait genial!!
SAMEDI 23/06 Arrivee a Keflavik a 16:50 Pick-up location 4x4 a l'aeroport - > Trajet Keflavik - Reikjavik Nuit a Reikjavik
DIMANCHE 24/06 AM - Visite Reikjavik PM - Passage dans le Parc National de Thingvellir, où fut fondé l’ancien parlement islandais « Alpingi » en l’an 930. Randonnee No 46 (2h) Nuit aux alentours du cercle d'or (Hveragerdi) - 2 nuits
LUNDI 25/06 AM - Région de Geysir, geyser « Strokkur » et chutes d’eau de Gullfoss. Aussi chutes d'eau de Seljalansfoss et Skogarfoss. Cratère volcanique Kerid. PM - Baignade dans une source naturelle??? Nuit aux alentours du cercle d'or (Hveragerdi) - Idem que la veille
MARDI 26/06 - > Depart pour la region de Vatnajokull AM - Sources de Landmanlaugar PM - Visite du Skaftafell National Park, glacier Vatnajökull. Randonnee No 11 vers les cascades de Svartifoss et les colonenes de basalte (1h15) Randonnee No 12 balade sur le glacier (1h10) Nuit Vers Hvoll ou Skaftafell - 2 nuits
MERCREDI 27/06 AM - Lagon glaciaire de Jökulsarlon, icebergs multicolores Croisiere au millieu des icebergs (28€ par pers) PM - Randonnée le long de la cascade du lac Systrafoss Systra et à Fjaðrárglúfur, gorge de plus de 100 m de profondeur Nuit Vers Hvoll ou Skaftafell - Idem que la veille
JEUDI 28/06 - > Route vers l'ouest en passant par les petits villages côtiers du sud de l’île, habitations anciennes en bois peint AM - Viste de Vik, plage de Reynisfjordur, observation macareux moines Randonnee No 4 montagne panoramique du Valahnukur (1h15) PM - Visite Dyrholaey - > Retour vers peninsule de Reikjavik Nuit a Njardvik (Hotel Fit?) - 2 nuits
VENDREDI 29/06 AM - excursion en bateau pour voir des baleines PM - Blue Lagoon Nuit a Njardvik (Hotel Fit?) - Idem que la veille
SAMEDI 30/06 Vol de retour a 09:00 depuis Keflavik
Merci d'avance pour votre aide! Avril
Seulement sept jours au Japon: Tokyo plus Kyoto? English translation pending
Salut à tous,
J'ai pas mal parcouru le forum, et tous le monde fait un voyage assez long. Je rejoins mon ami qui est en Chine, et nous avons prévu de faire 1 semaine au Japon, Du 21 au 28 Mars: Pour le printemps!
Quelques interrogations quand même:😮 - Faire uniquement tokyo, car j'aimerai bien visiter Kyoto? - Dans quel quartier dormir à Tokyo? on aime la photo, et les visites extérieures (les musées c'est pas trop notre truc), les découvertes insolites, un peu de shopping, et la bonne bouffe! - Tokyo à vélo? j'ai lu que c'était bien, mais pas tout le temps. Est-ce facile de louer des vélos? quels dangers? On a l'habitude des taxis en Chine, mais là j'ai cru comprendre que c'était cher et que le métro était très sympa aussi. - Si l'on va à Kyoto, le pass rail est-il intéressant uniquement pour un aller-retour? Est-ce suffisant de faire 2 jours là-bas?
Merci pour vos réponses, car c'est dans un mois! (on a un peu prévu ça au dernier moment... 😉 )
J'ai pas mal parcouru le forum, et tous le monde fait un voyage assez long. Je rejoins mon ami qui est en Chine, et nous avons prévu de faire 1 semaine au Japon, Du 21 au 28 Mars: Pour le printemps!
Quelques interrogations quand même:😮 - Faire uniquement tokyo, car j'aimerai bien visiter Kyoto? - Dans quel quartier dormir à Tokyo? on aime la photo, et les visites extérieures (les musées c'est pas trop notre truc), les découvertes insolites, un peu de shopping, et la bonne bouffe! - Tokyo à vélo? j'ai lu que c'était bien, mais pas tout le temps. Est-ce facile de louer des vélos? quels dangers? On a l'habitude des taxis en Chine, mais là j'ai cru comprendre que c'était cher et que le métro était très sympa aussi. - Si l'on va à Kyoto, le pass rail est-il intéressant uniquement pour un aller-retour? Est-ce suffisant de faire 2 jours là-bas?
Merci pour vos réponses, car c'est dans un mois! (on a un peu prévu ça au dernier moment... 😉 )
Dix-sept jours dans l'Ouest américain: arriver à Vegas ou San Francisco? English translation pending
Bonjour ! 😎
je prépare un voyage de 17 jours dans l'ouest US pour septembre. Avant de prendre les vols, j'ai besoin de votre avis, je pense en effet atterrir à Vegas, passer quelques jours dans le coin (pour faire tout ce qui est autour de Vegas) puis de prendre la route pour San Francisco (y passer 4 ou 5 jours) et prendre la route qui longe l'océan pour rejoindre Los Angeles.
Cela vous semble la meilleure option ?
Le trajet classique c'est plutôt SFO>Vegas>LAX mais la route Vegas>Lax ne me tente pas du tout comparée à l'Ocean pacifique. Le seul problème c'est le manque de vol direct Paris>Vegas.
Merci !
je prépare un voyage de 17 jours dans l'ouest US pour septembre. Avant de prendre les vols, j'ai besoin de votre avis, je pense en effet atterrir à Vegas, passer quelques jours dans le coin (pour faire tout ce qui est autour de Vegas) puis de prendre la route pour San Francisco (y passer 4 ou 5 jours) et prendre la route qui longe l'océan pour rejoindre Los Angeles.
Cela vous semble la meilleure option ?
Le trajet classique c'est plutôt SFO>Vegas>LAX mais la route Vegas>Lax ne me tente pas du tout comparée à l'Ocean pacifique. Le seul problème c'est le manque de vol direct Paris>Vegas.
Merci !
Dix-sept jours en Thaïlande: restaurants, visites, plages...? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars le 15 février, avec un amie, sac sur la dos en Thaïlande.
L’itinéraire est fait:
- bangkok: 2 jours;
- krabi et alentour: 4 jours;
- phi phi: 2 jours;
- ko lanta: 2 jours;
- ko lipe: 3 jours;
- retour à bangkok deux jours avant le départ de notre avion.
On se rend dans le sud en avion.
Ma requête est simple, afin de ne pas passer à côté d'incontournables et de petites perles bien cachées des sentiers battus, avez vous des adresses de resto, de bar simpa, de lieux à ne pas manquer, de plages exceptionnelles, bref des petits conseils etc... et pour cela quoi de mieux que de demander aux experts de la Thailande!
en vous remerciant par avance!🙂
Dix-sept jours dans le Nord-est américain English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir parcouru le forum, mon tour est arrivé de vous faire part de nos vacances de cet été (fin juin/début juillet), dans le Nord-Est Américain. Je pars avec ma copine, pour 17 jours !
Jour 1 : Toronto (jour d'arrivée) Jour 2 : Toronto Jour 3 : Toronto =(en bus)=> Niagara Falls Jour 4 : Niagara Falls Jour 5 : Niagara Falls =(en bus)=> Buffalo =(en voiture)=> Syracuse? Jour 6 : Syracuse? =(en voiture)=> New-York Jour 7 : New-York Jour 8 : New-York Jour 9 : New-York Jour 10 : New-York Jour 11 : New-York =(en bus)=> Philadelphie Jour 12 : Philadelphie Jour 13 : Philadelphie Jour 14 : Philadelphie =(en bus)=> Baltimore =(en bus)=> Washington Jour 15 : Washington Jour 16 : Washington Jour 17 : Washington (jour de départ)
Nous comptons dormir dans des auberges de jeunesse, pour les 16 nuits.
Notre budget total est de 2000€, mais nous nous laissons 10% de marge, au cas où. Le budget établi s'élève à +/- 1800€, visites comprises, en étant trèèèèèèèès large (tous les prix ont été comptés à la hausse, etc.). Tous les jours ne sont pas totalement bouclés, d'autres visites pouvant s'ajouter au programme. Je mettrais à jour ce sujet pour vous donner plus en détails le programme des 17 jours.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des suggestions ?
Merci à vous :)
Après avoir parcouru le forum, mon tour est arrivé de vous faire part de nos vacances de cet été (fin juin/début juillet), dans le Nord-Est Américain. Je pars avec ma copine, pour 17 jours !
Jour 1 : Toronto (jour d'arrivée) Jour 2 : Toronto Jour 3 : Toronto =(en bus)=> Niagara Falls Jour 4 : Niagara Falls Jour 5 : Niagara Falls =(en bus)=> Buffalo =(en voiture)=> Syracuse? Jour 6 : Syracuse? =(en voiture)=> New-York Jour 7 : New-York Jour 8 : New-York Jour 9 : New-York Jour 10 : New-York Jour 11 : New-York =(en bus)=> Philadelphie Jour 12 : Philadelphie Jour 13 : Philadelphie Jour 14 : Philadelphie =(en bus)=> Baltimore =(en bus)=> Washington Jour 15 : Washington Jour 16 : Washington Jour 17 : Washington (jour de départ)
Nous comptons dormir dans des auberges de jeunesse, pour les 16 nuits.
Notre budget total est de 2000€, mais nous nous laissons 10% de marge, au cas où. Le budget établi s'élève à +/- 1800€, visites comprises, en étant trèèèèèèèès large (tous les prix ont été comptés à la hausse, etc.). Tous les jours ne sont pas totalement bouclés, d'autres visites pouvant s'ajouter au programme. Je mettrais à jour ce sujet pour vous donner plus en détails le programme des 17 jours.
Qu'en pensez-vous ? Avez-vous des suggestions ?
Merci à vous :)
Dix-sept jours en Thaïlande (peu, mais bien!) English translation pending
Bonjour à tous!
Après avoir écumé longuement les discussions sur ce forum, je me décide à demander conseil aux connaisseurs de la Thailande, qui ont l'air nombreux par ici! Je pars du 3 au 20 décembre en Thailande avec une amie, et nous souhaitons visiter le Nord et le Sud.
Nous avons prévu de partir à Sukhothai dès notre arrivée à Bangkok, de dormir sur place et visiter les temples le lendemain, puis se rendre directement à Chiang Mai. Une fois à Chiang Mai, nous souhaitons louer des scooters 125 pour faire la Mae Hong Son loop. Combien de temps faut-il prévoir si on veut prendre le temps de visiter les villes, voire faire des petites excursions? Certains paraissent faire la boucle en 4-5 jours, mais n'est-ce pas un peu la course? Le but n'étant pas de faire que du scooter... Ca vaut le coup de descendre jusqu'à Mae Sariang ou peut-on s'en passer? De plus, même en m'étant renseignée (peut-être mal), je n'ai pas réussi à savoir exactement quels étaient les temps de trajet entre les différentes étapes (Chiang Mai/Pai par exemple), pour ne pas partir trop tard et rouler la nuit...
Puis, nous souhaitons évidemment aller visiter le sud, en passant par le parc de khao sok et finir par les iles côté mer d'Andaman...oui mais lesquelles? Nous aimerions une ambiance jeune (mais pas boites de nuit David Guetta et Cie), avec le côté sauvage et la possibilité d'aller visiter les îles aux alentours (baie de Phang Nga, koh phi phi en une journée), et surtout un budget très raisonnable...la perfection en somme! Krabi paraissait être un bon point de chute mais la ville a semble t-il peu d'intérêt... Combien de temps faudrait-il (en théorie) prévoir pour cette deuxième partie du voyage?
Car nous souhaitons prévoir les 3 derniers jours à Bangkok, et faire éventuellement Kanchanaburi une nuit...
Bref, beaucoup de questions, en espérant qu'il y aura aussi beaucoup de solutions!
Merci d'avance pour vos précieux conseils! 😎
Après avoir écumé longuement les discussions sur ce forum, je me décide à demander conseil aux connaisseurs de la Thailande, qui ont l'air nombreux par ici! Je pars du 3 au 20 décembre en Thailande avec une amie, et nous souhaitons visiter le Nord et le Sud.
Nous avons prévu de partir à Sukhothai dès notre arrivée à Bangkok, de dormir sur place et visiter les temples le lendemain, puis se rendre directement à Chiang Mai. Une fois à Chiang Mai, nous souhaitons louer des scooters 125 pour faire la Mae Hong Son loop. Combien de temps faut-il prévoir si on veut prendre le temps de visiter les villes, voire faire des petites excursions? Certains paraissent faire la boucle en 4-5 jours, mais n'est-ce pas un peu la course? Le but n'étant pas de faire que du scooter... Ca vaut le coup de descendre jusqu'à Mae Sariang ou peut-on s'en passer? De plus, même en m'étant renseignée (peut-être mal), je n'ai pas réussi à savoir exactement quels étaient les temps de trajet entre les différentes étapes (Chiang Mai/Pai par exemple), pour ne pas partir trop tard et rouler la nuit...
Puis, nous souhaitons évidemment aller visiter le sud, en passant par le parc de khao sok et finir par les iles côté mer d'Andaman...oui mais lesquelles? Nous aimerions une ambiance jeune (mais pas boites de nuit David Guetta et Cie), avec le côté sauvage et la possibilité d'aller visiter les îles aux alentours (baie de Phang Nga, koh phi phi en une journée), et surtout un budget très raisonnable...la perfection en somme! Krabi paraissait être un bon point de chute mais la ville a semble t-il peu d'intérêt... Combien de temps faudrait-il (en théorie) prévoir pour cette deuxième partie du voyage?
Car nous souhaitons prévoir les 3 derniers jours à Bangkok, et faire éventuellement Kanchanaburi une nuit...
Bref, beaucoup de questions, en espérant qu'il y aura aussi beaucoup de solutions!
Merci d'avance pour vos précieux conseils! 😎
Les sept nouvelles merveilles naturelles du monde English translation pending
Je suis surpris que les spécialistes habituels des Philippines ou du Vietnam ne l'aient pas déjà annoncé : les 7 nouvelles merveilles naturelles du monde sont, dans l'ordre alphabétique : l'Amazone, la baie d'Halong, les chutes d'Iguazu, l'île de Jeju, Komodo, la rivière souterraine de Sabang (improprement appelée rivière de Puerto Princesa sur le site), la montagne de la Table.
Ce classement est le résultat d'un vote organisé au niveau mondial. On en a parlé récemment dans les média parce qu'un des 28 sites proposés au vote était la mer Morte, site qui a fait l'objet d'un lobbying conjoint de la Jordanie, d'Israël et de la Palestine.
http://news.n7w.com/...ew7wonders-of-nature http://www.new7wonders.com/...rto-princesa?lang=fr http://www.lematin.ch/...ternautes-2011-11-12
Ce classement est le résultat d'un vote organisé au niveau mondial. On en a parlé récemment dans les média parce qu'un des 28 sites proposés au vote était la mer Morte, site qui a fait l'objet d'un lobbying conjoint de la Jordanie, d'Israël et de la Palestine.
http://news.n7w.com/...ew7wonders-of-nature http://www.new7wonders.com/...rto-princesa?lang=fr http://www.lematin.ch/...ternautes-2011-11-12
Australie: sept ou huit jours dans le centre rouge, avis sur programme English translation pending
Bonjour à tous,
Nous retournons en Australie pour un second voyage. Le premier nous avais baladé de Darwin jusque Sydney en faisant le tour par l'ouest avec un passage par la Tasmanie. Tout cela en 4x4 Bushcamper et durant 3 mois de novembre 2008 à janvier 2009. Nous n'avons pas vu ni le centre rouge ni la cote est.
Nous repartons donc 2 mois dont un en Nouvelle Zélande et un en Australie. nous arrivons le 5 février à Sydney et nous pensons prendre immédiatement un vol vers Alice Spring, y louer un 4x4 faire le trajet suivant:
j1 nuit à Alice Spring
j2 Alice Spring - Glen Helen
j3 Glen Helen -King Canyon
j4 King Canyon
j5 King Canyon Uluru
j6 Uluru (et Monts Olgas)
j7 retour Alice Spring
Nous pensons camper ou peut être prendre des hébergements.
Que pensez-vous de ce programme ?
Faut-il voir voir N'Dhala Gorge et Trephina Gorge à l'est d'Alice Spring ?
Ensuite vol vers Cairns, location d'un 4x4 et retour vers sydney en 30 jours. Cette partie n'est pas encore définie, et dépendra aussi des conditions climatiques.
Merci pour vos commentaires.
Ensuite vol vers Cairns, location d'un 4x4 et retour vers sydney en 30 jours. Cette partie n'est pas encore définie, et dépendra aussi des conditions climatiques.
Merci pour vos commentaires.
Dix-sept nuits pour faire Las Vegas/parcs de l'Ouest/San Francisco! English translation pending
Hello !!!
Après avoir passé des heures et des heures sur ce forum (dieu merci il existe !!!!🙂), j'ai enfin une idée assez précise de notre voyage. Nous passerons donc 17 nuits sur place, du 13 au 29 août pour être précise. Voici le planning que j'ai prévu....😊😊
Jour 1 : arrivée végas 17h30, donc le tps de récupérer les bagages, la voiture.... pas avant 19h30 je pense à l'hotel (sans doute le flamingo, chambre go room rénovée)
Jour 2 : visite Las Vegas
Jour 3 : visite las vegas (pensez-vous que 2 jours c'est trop??? j'ai du mal à me dire qu'une journée sera suffisant😛)
Jour 4 : départ de bonne heure pour grand canyon village (5h de route) visite des points de vue et des environs nuit à canyon village.
Jour 5 : descente en randonnée à indian gardens + coucher de soleil à plateau point ( ou lever du soleil??) nuit à indian gardens (mais je n'aurai pas de tente...je cherche des renseignements pour savoir si c'est possible)
Jour 6 : remontée et retour grand canyon village route pour page 2h40 de route visite des points de vue sur place / lac powell nuit page
Jour 7 : (journée chargée!!) départ de bonne heure (6h??7h??) pour monument valley (2h30 de route) balade sur place... retour page début d'aprèm petite pause.... route pour brice canyon !! (1h45) nuit à Bryce
Jour 8 : (grosse journée aussi à mon avis) visite bryce canyon (points de vue) route pour Zion (2h de route) visite zion retour las vegas en fin d'aprèm ( à 3h de route de zion) nuit Vegas
Jour 9 : départ pour death valley (2h30 de trajet) arrêt aux différents points d'intérets mais pas de rando (pas envie de dessécher sur place...😛) nuit à furnace creek
Jour 10 : réveil très très tôt pour aller voir le lever de soleil à zabriskie point visite bodie (5h de route) mono lake route pour yosemite par la tioga pass et là........où dormir??? déja à yosemite village ou plutôt aux environs de mono lake??
Jour 11 : rando 1 journée ou demi journée dans yosemite nuit à curry village
jour 12 : idem !! autre rando + nuit
Jour 13 : départ du parc de yosemite ...direction san francisco (3h40) on arrivera sans doute début de soirée à san francisco car on aura sans doute encore des choses à voir à yosemite (séquoias....) et le long de la route
jour 14/15/16 visite san francisco ( pas encore vu le planning pr SF !!!😊)
jour 17 : départ 8h30 !!!!! 🤪
Je viens de vous exposer tout mon travail...je passe tous mes temps libres à ça en ce moment !!! mdr (mais c'est pour la bonne cause🙂) j'en rêve même la nuit !!!😎
Allez, dites moi tout !!!!!!! Merci
Après avoir passé des heures et des heures sur ce forum (dieu merci il existe !!!!🙂), j'ai enfin une idée assez précise de notre voyage. Nous passerons donc 17 nuits sur place, du 13 au 29 août pour être précise. Voici le planning que j'ai prévu....😊😊
Jour 1 : arrivée végas 17h30, donc le tps de récupérer les bagages, la voiture.... pas avant 19h30 je pense à l'hotel (sans doute le flamingo, chambre go room rénovée)
Jour 2 : visite Las Vegas
Jour 3 : visite las vegas (pensez-vous que 2 jours c'est trop??? j'ai du mal à me dire qu'une journée sera suffisant😛)
Jour 4 : départ de bonne heure pour grand canyon village (5h de route) visite des points de vue et des environs nuit à canyon village.
Jour 5 : descente en randonnée à indian gardens + coucher de soleil à plateau point ( ou lever du soleil??) nuit à indian gardens (mais je n'aurai pas de tente...je cherche des renseignements pour savoir si c'est possible)
Jour 6 : remontée et retour grand canyon village route pour page 2h40 de route visite des points de vue sur place / lac powell nuit page
Jour 7 : (journée chargée!!) départ de bonne heure (6h??7h??) pour monument valley (2h30 de route) balade sur place... retour page début d'aprèm petite pause.... route pour brice canyon !! (1h45) nuit à Bryce
Jour 8 : (grosse journée aussi à mon avis) visite bryce canyon (points de vue) route pour Zion (2h de route) visite zion retour las vegas en fin d'aprèm ( à 3h de route de zion) nuit Vegas
Jour 9 : départ pour death valley (2h30 de trajet) arrêt aux différents points d'intérets mais pas de rando (pas envie de dessécher sur place...😛) nuit à furnace creek
Jour 10 : réveil très très tôt pour aller voir le lever de soleil à zabriskie point visite bodie (5h de route) mono lake route pour yosemite par la tioga pass et là........où dormir??? déja à yosemite village ou plutôt aux environs de mono lake??
Jour 11 : rando 1 journée ou demi journée dans yosemite nuit à curry village
jour 12 : idem !! autre rando + nuit
Jour 13 : départ du parc de yosemite ...direction san francisco (3h40) on arrivera sans doute début de soirée à san francisco car on aura sans doute encore des choses à voir à yosemite (séquoias....) et le long de la route
jour 14/15/16 visite san francisco ( pas encore vu le planning pr SF !!!😊)
jour 17 : départ 8h30 !!!!! 🤪
Je viens de vous exposer tout mon travail...je passe tous mes temps libres à ça en ce moment !!! mdr (mais c'est pour la bonne cause🙂) j'en rêve même la nuit !!!😎
Allez, dites moi tout !!!!!!! Merci
Dix-sept jours en Chine: prix du pass des vols intérieurs? English translation pending
Voilà, en vue d'un séjour en Chine prévu pour début Avril 2012 quelqu'un a t-il acheté un pass pour des vols intérieurs - 3 ou 4 coupons et à quel prix ? Ce pass ne peut apparemment être pris qu'en agence avec un vol international.Merci d'avance😉
Dix-sept jours dans le sud de la Thaïlande en novembre: itinéraire, météo? English translation pending
Boujour a tous les voyageurs,
Je pars avec 2 amis en thailande le 28 octobre jusqu'au 14 novembre, et je recherche un itinéraire de route pour le sud de la thailande ... Je n'ai aucune idée de quoi faire où aller ? Sachant que nous voulons surtout voir les belles plages, faire de la plongée et faire un la fête :) J'aurais besoin d'un conseil niveau trajet car nous arrivons a BKK donc on ne sait pas si on doit directement partir dans le sud ? avion?bus?train?budget?temps? J'ai plein de questions sorry :) Ah oui une dernière lol, il parait qu'au mois de novembre a koh samui , il pleut tt le temps ? est ce que c est vrai?
Merci d'avance pour les réponses que vous pourriez me répondre...
A bientot sur la route,
Je pars avec 2 amis en thailande le 28 octobre jusqu'au 14 novembre, et je recherche un itinéraire de route pour le sud de la thailande ... Je n'ai aucune idée de quoi faire où aller ? Sachant que nous voulons surtout voir les belles plages, faire de la plongée et faire un la fête :) J'aurais besoin d'un conseil niveau trajet car nous arrivons a BKK donc on ne sait pas si on doit directement partir dans le sud ? avion?bus?train?budget?temps? J'ai plein de questions sorry :) Ah oui une dernière lol, il parait qu'au mois de novembre a koh samui , il pleut tt le temps ? est ce que c est vrai?
Merci d'avance pour les réponses que vous pourriez me répondre...
A bientot sur la route,
Dix-sept jours à Cuba en novembre, location de voiture, circulation, bungalows...? English translation pending
Bonjour a tous,
Nous préparons un voyage de 17 jours a Cuba en Novembre, je me suis déjà équipé de guide et carte mais rien de remplace les conseils de ce forum...😉😉😉 Nous pensons prendre une voiture de location.
- Connaissez vous les horaires d'ouverture des agences de loc ? Possibilité de récupérer une voiture vers 20h ?
On aimerai visiter l'iles tout en restant un maximum vers les cotes, pour profiter des plages, j'ai lu qu'on pouvait encore en trouver des magnifiques et désertes. Comment est la circulation dans le pays ? Quelle est la vitesse moyenne ?
Trouve t-on facilement de petits bungalows sur les plage ? Faut il reserver a l'avance ? Ou les trouver ? S'agit il tjrs de gros complexe hôtelier ?
Bref on a les billets d'avion mais pas grand chose d'autre pour le moment. Merci de vos conseils.
Nous préparons un voyage de 17 jours a Cuba en Novembre, je me suis déjà équipé de guide et carte mais rien de remplace les conseils de ce forum...😉😉😉 Nous pensons prendre une voiture de location.
- Connaissez vous les horaires d'ouverture des agences de loc ? Possibilité de récupérer une voiture vers 20h ?
On aimerai visiter l'iles tout en restant un maximum vers les cotes, pour profiter des plages, j'ai lu qu'on pouvait encore en trouver des magnifiques et désertes. Comment est la circulation dans le pays ? Quelle est la vitesse moyenne ?
Trouve t-on facilement de petits bungalows sur les plage ? Faut il reserver a l'avance ? Ou les trouver ? S'agit il tjrs de gros complexe hôtelier ?
Bref on a les billets d'avion mais pas grand chose d'autre pour le moment. Merci de vos conseils.
Bali: sept jours en itinérant ou un seul hôtel? English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir début septembre 2011 à Bali pour une durée de 7 jours sur place. Nous aimerions voir les principaux sites de l'île et souhaiterions savoir s'il est plus pertinent de se baser à un hôtel (ou auberge ou gesthouse ...) pour 7 jours et rayonner à partir de celui-ci ou s'il vaut mieux bouger au gré des sites (plusieurs hôtels du coup sur les 7 jours).
Sachant que l'on souhaite faire une rando dans les volcans au nord et nord ouest de l'île.
Merci pour votre aide :)
Nous allons partir début septembre 2011 à Bali pour une durée de 7 jours sur place. Nous aimerions voir les principaux sites de l'île et souhaiterions savoir s'il est plus pertinent de se baser à un hôtel (ou auberge ou gesthouse ...) pour 7 jours et rayonner à partir de celui-ci ou s'il vaut mieux bouger au gré des sites (plusieurs hôtels du coup sur les 7 jours).
Sachant que l'on souhaite faire une rando dans les volcans au nord et nord ouest de l'île.
Merci pour votre aide :)
Dix-sept jours en Polynésie: restaurants, location de voiture/scooter, excursions...? English translation pending
😉 Bonjour,
Aprés avoir annulé l 'année dernière pour motif famillial, nous envisageons de partir en septembre pour 17 nuits . On est conscient que c 'est une destination qui est chère mais on voudrais quand même évité de se faire plumer donc si vous avez des bons plan resto location voiture ou scooter et aussi sur les excursions se sera bien venu. On à prévu de faire Moorea, huahiné, Raetea et Bora et peut être un jour ou deux sur Papetee.Voila à vos clavier j 'attend avec impatience vos conseils pour évité les pieges à touriste ou avoir des bonnes adresses.
Séjour 7 jours/ 6 nuits dans le nord de la Thaïlande pour 800 euros? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un groupe de30/40 personnes qui aimeraient partir une semaine en Thailande pour un budget de 800 euros (environ) par personne. Avez-vous une idée d'un pti circuit que nous pourrions faire pour un dépaysement total, découverte de nouvelle culture. Budget qui comprend les vols, hébergement et visites. Merci d'avance
Nous sommes un groupe de30/40 personnes qui aimeraient partir une semaine en Thailande pour un budget de 800 euros (environ) par personne. Avez-vous une idée d'un pti circuit que nous pourrions faire pour un dépaysement total, découverte de nouvelle culture. Budget qui comprend les vols, hébergement et visites. Merci d'avance
Dix-sept jours en Malaisie: itinéraire à valider English translation pending
Bonjour,
Je vous livre un itinéraire de 18 jours en péninsule malaise du 8 juillet au 24 juillet. je dois impérativement arriver à Kuala Lumpur le 8 juillet pour rejoindre quelqu'une (j'arriverai par avion depuis Ko Samui en Thailande). Retour en occident le 24/07 par Singapoure. Entre les 2, nous avons toute liberté. Voilà à quoi, j'ai pensé :
- KLL : 2 jours. - train de nuit pour Taman Negara : 3 jours. - Bus pour Kuala Besut et speed boat pour les iles Perhentian ou nous resterons 4 jours. - Kota Baru 1 jour puis le lendemain matin à 9 h, bus jusqu'à Butterworth et bateau pour Penang si c'est possible dès l'arrivée. - Penang : 2 jours. - avion pour Singapoure par Air Asia le soir. - Singapoure : 4 jours.
Ce parcours, vous semble-t-il logique pour les transports ?
Penang, c'est surtout pour accéder directement à Singapoure par avion. Dommage pour Malacca...
J'hésite encore entre la jungle du Taman Nagra et les Cameron Highlands. les 2 me semble trop juste. Que privilégier en juillet ? Plus grande commodité de transport ?
Merci de votre aide 😉
Je vous livre un itinéraire de 18 jours en péninsule malaise du 8 juillet au 24 juillet. je dois impérativement arriver à Kuala Lumpur le 8 juillet pour rejoindre quelqu'une (j'arriverai par avion depuis Ko Samui en Thailande). Retour en occident le 24/07 par Singapoure. Entre les 2, nous avons toute liberté. Voilà à quoi, j'ai pensé :
- KLL : 2 jours. - train de nuit pour Taman Negara : 3 jours. - Bus pour Kuala Besut et speed boat pour les iles Perhentian ou nous resterons 4 jours. - Kota Baru 1 jour puis le lendemain matin à 9 h, bus jusqu'à Butterworth et bateau pour Penang si c'est possible dès l'arrivée. - Penang : 2 jours. - avion pour Singapoure par Air Asia le soir. - Singapoure : 4 jours.
Ce parcours, vous semble-t-il logique pour les transports ?
Penang, c'est surtout pour accéder directement à Singapoure par avion. Dommage pour Malacca...
J'hésite encore entre la jungle du Taman Nagra et les Cameron Highlands. les 2 me semble trop juste. Que privilégier en juillet ? Plus grande commodité de transport ?
Merci de votre aide 😉
Dix-sept élèves cherchent bénévolat à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je suis élève dans un centre de formation a la Réunion. Nous sommes une classe de 17 élèves en formation VSM (vendeur spécialisé en magasin) âgés de 18 à 25 ans. L'opportunité de monter un projet nous est offerte et nous nous sommes tous tournés vers une action de type humanitaire afin de proposer nos services, nous rendre utile, penser aux autres. Cette action cloturera pour nous la fin de notre formation, et il était important de marquer cela d'une action altruiste. C'est pourquoi nous recherchons des contacts, des propositions avec une association qui aurait besoin de 34 petits bras plein de bonne volonté, disponilbe courant mars 2012.
Merci pour vos réponses 😉🙂
Circuit sept/huit jours sur Buenos Aires et Ushuaïa pour le Nouvel An? English translation pending
Bonjour à tous,
Ma soeur vient me rejoindre pour 10 jours à Buenos Aires, où je viens d'emménager. On avait prévu de passer noel/jour de l'an vers Ushuaïa. Pensez-vous que cela vaille la peine ? Je pensais faire l'aller Bs-As Ushaia en avion et remonter en bus, avec un budget transport de 300 pesos (1600 pesos et des brouettes). Si possible passer par Puntas Arenas, Rio Gallegos, El Calafate et dans l'idéal j'avais prévu Bariloche/San Martin de los Andes, mais je vais oublier, je pense, compte tenu du peu de temps qu'on a.
Reste donc la région plus ou moins proche d'Ushuaïa : que ne faut-il absolument pas rater dans le coin (Puntas Arenas, Rio Gallegos, El Calafate ? d'autres ?), quel circuit en bus vous paraît le mieux adapté ? et où passer le nouvel an ?
D'avance un énorme merci :)
🙂
Pierre
🙂
Pierre
Dix-sept jours aux Antilles: la Dominique et autre île? English translation pending
Bonjour à tous,
je souhaite partir avec mon amie durant 17 jours, fin Mars début Avril 2011. Nous connaissons la Martinique et Sainte Lucie.
Je souhaiterais aller sur la Dominique. Seulement, nous voudrions couper le séjour en 2 parties : 1 semaine ou 10 jours en Dominique et ensuite, aller sur une autre île.
Là est le dilemme, nous ne savons pas où aller. Quelle île pourrait faire l'affaire, sachant que nous sommes beaucoup plus nature et rando que plage et farniente.
Nous chercherions une île où il n'y a "pas trop" de monde. Nous ne sommes pas bloqué par la langue. Les grenadines ou bien la barbade peut-être.
merci bcp à tous pour votre aide
je souhaite partir avec mon amie durant 17 jours, fin Mars début Avril 2011. Nous connaissons la Martinique et Sainte Lucie.
Je souhaiterais aller sur la Dominique. Seulement, nous voudrions couper le séjour en 2 parties : 1 semaine ou 10 jours en Dominique et ensuite, aller sur une autre île.
Là est le dilemme, nous ne savons pas où aller. Quelle île pourrait faire l'affaire, sachant que nous sommes beaucoup plus nature et rando que plage et farniente.
Nous chercherions une île où il n'y a "pas trop" de monde. Nous ne sommes pas bloqué par la langue. Les grenadines ou bien la barbade peut-être.
merci bcp à tous pour votre aide
Dix-sept jours à vélo à travers les Préalpes françaises English translation pending
Préalpes juin 2010
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Depuis bientôt un an nous projetions une randonnée à vélo de deux ou trois semaines à travers les bosses autour de la vallée du Rhône, en passant par la Chartreuse, le Vercors, le Mont Ventoux, la Montagne de Lure et puis par les monts d’Ardèche pour rentrer à Lyon. La période choisie n’a pas été très favorable au point de vue météorologique mais nous n’en avons pas moins pédalé. Certes l’itinéraire initial a subi des modifications importantes, dues à des chutes de pluie torrentielles et des prévisions de vent très violent, mais les 17 jours d’errance à deux roues que nous avons vécus nous ont permis de toujours connaître mieux ce fabuleux pays qu’est la France, et nous y avons éprouvé un grand plaisir dans l’effort physique.
Ce dimanche 6 juin, avec Jean nous démarrons de Lyon, tardivement, en suivant le bord du Rhône en direction de Crémieu, où nous rejoignons Evelyne qui complétera le trio. Tout commence sous les augures du temps incertain que nous subirons durant notre voyage. Sitôt tourné le coin de la rue, de gros nuages menaçants donnent la couleur, très sombre. Quelques gouttes sont les premiers signes d’alarme, mais dans notre enthousiasme du départ nous poussons d’autant plus sur les pédales, nous disant que l’étape du jour ne fera que 45km. Il est donc trois heures de l’après-midi. Après un court passage sur le goudron, nous voilà le long du canal de Jonage. Nous espérons remonter, par le chemin qui longe d’abord le canal, puis le Grand Large (plan d’eau) et finalement suivre le Rhône, jusqu’au confluent avec la rivière Ain. Le temps menaçant semble se cantonner à l’ouest alors que nous fonçons vers le nord-est avec l’espoir d’échapper à l’averse. Dans un premier temps, tout se déroule au mieux. Le chemin est très agréable, la végétation nous entourant bien verte, par endroits de grands arbres nous dominent donnant un air forestier à la balade.
Je me souvenais, pour l’avoir déjà fait à pied, que le chemin après le village de Jons pouvait être problématique. Effectivement mes souvenirs étaient exacts. Le chemin s’insinue entre un terrain de golf et des zones marécageuses le long du fleuve. Les ornières, sur ce qui n’est plus un chemin mais un sentier sinueux, deviennent profondes et larges. La pluie se met franchement de la partie. Une glaise visqueuse nous cloue littéralement au sol. La végétation envahit notre espace de roulement. Il nous faut coller la tête au guidon pour espérer passer sous les nombreuses branches qui gênent l’avancement. Cela implique la peine de la double douche. Avec nos vélos chargés d’une vingtaine de kilos la conduite devient mal aisée. Je me retrouve au fond d’une ornière de large taille dans une position d’équilibre précaire, les deux chaussures flottant sur une mare de boue. J’ai la sensation que je coule lentement. J’effleure juste la boue de mes semelles, reportant le gros de mon poids sur la selle, souhaitant que mes pieds ne soient pas immergés dans cette matière grise et gluante. Quelques kilomètres avant le confluent de l’Ain nous devons renoncer à suivre cette piste, et nous prenons le premier itinéraire de remplacement qui offre une issue non mouvante. Un peu au petit bonheur la chance nous rejoignons le village de Villette-d’Anthon. Au centre nous nous abritons alors que des trombes d’eau s’abattent de plus belle. Il ne fait pas très chaud. Cela promet pour la suite. Enfin la chute d’eau se calme, et miracle, il ferait presque beau. Nous décidons de reprendre, avant de nous rendre à Crémieu, le détour par le site du lieu de rencontre de l’Ain et du Rhône. Cet endroit est magnifique. Voir les eaux de deux cours d’eau qui se mêlent est toujours passionnant. Dans le cas présent il s’agit d’un fleuve et d’une rivière, tous deux au cours vif, le Rhône au flot puissant bien endigué et l’Ain, plus modeste qui court entre des plages de galets. Je me rends souvent sur ce lieu et ma curiosité pour ces eaux qui se rencontrent est toujours la même. Mission accomplie, je voulais absolument montrer à Jean cet endroit qui me plaît tant. Après avoir bien profité de ce spectacle, en une dizaine de kilomètres par une route fréquentée nous atteignons la jolie ville de Crémieu. Ancienne cité médiévale enserrée au milieu de plateaux calcaires, son histoire est riche et sa visite vaut le déplacement. Evelyne nous attend et voit deux tas de boue mobiles venir à sa rencontre. Les bords du Rhône nous ont laissé quelques souvenirs tangibles.
Lundi 7 juin
Départ par des routes détournées et tranquilles, et des villages déserts avec l’intention de rejoindre le lac d’Aiguebelelle. Les senteurs de fin de printemps nous accompagnent. Que le vélo dans la campagne est agréable à cette époque de l’année. Après les bourgs de Dizimieu et Soleymieu, ainsi que d’autres nous nous arrêtons à Brangues, village sur une butte. Je me souviens y être venu à l’occasion d’un marché du livre. De ce village sont originaires Stendhal et Paul Claudel. Concernant ce dernier, nous sommes allés nous recueillir sur sa tombe, qui est située au fond d’une grande propriété. Le lieu exhale la tranquillité et la sérénité, une impression de permanence, même d’éternité par rapport aux outrages du temps. Cependant la sépulture, elle, n’est pas imprégnée de cette paix. Cette vaste tombe de marbre aux courbes arrondies, dont la surface par endroits est mangée d’une fine mousse, semble recouverte d’un voile de tristesse. L’épitaphe est étrange et génère un trouble au lecteur que je suis : ici reposent les restes et la semence de Paul Claudel.
Après avoir pique-niqué sur la place du village nous reprenons notre route en direction du lac qui ponctuera notre étape de ce jour. Encore de charmants villages, la France en regorge, sur les 36000 communes que de lieux pittoresques ! Au cours de ces 17 jours nous en visiterons une multitude, tous plus jolis les uns que les autres. Arrivés dans la charmante petite ville de Saint-Genix-sur-Guiers, nous touchons aux premiers contreforts du massif de la Chartreuse. Eh bien évidemment ça commence à grimper dur. Après nous être égarés par des chemins caillouteux et très pentus, à la recherche du château du fameux Mandrin, aimé des pauvres car il détroussait les riches à leur profit, un aimable autochtone nous indique comment revenir sur notre route. Le premier col d’une longue série est franchi. Il s’agit du col de la Crusille, qui culmine fièrement à 573 mètres d’altitude. Après l’effort dans la montée, le plaisir de la descente est immédiat, et là on a plus l’impression de glisser que de rouler. Je suis toujours étonné de constater que mon vélo lancé à plus de cinquante voire soixante à l’heure, donne une grande impression de stabilité.
Après une agréable cure de vitesse à travers champs jusqu’à la modeste ville de Novalaise, nous faisons une constatation étrange, impossible de trouver le moindre ravitaillement en ce lundi après-midi. Dans les coins les plus reculés de l’Albanie ou du fin fond de la Pologne, il y a toujours une petite épicerie qui est ouverte ou qui vous accueille comme par enchantement lorsque vous demandez, mais là dans notre bon pays de France que nenni ! Pas très inquiets nous nous disons que sur le bord du lac d’Aiguebelette en ce mois de juin, le tourisme aidant, nous trouverons ce qu’il nous faut pour ce soir. Rapidement nous atteignons un camping remarquablement situé, juste en bordure d’eau, mais à l’aspect un peu glauque et à la propreté négligée. Enfin pour ce soir cela fera bien l’affaire. Une fois les tentes montées, renseignements pris, aucun moyen de se ravitailler. Un couple de retraités habitué des lieux, ayant pitié de nous, pauvres cyclistes affamés, nous offre deux sachets de riz qui nous permettent d’effectuer un excellent repas, tout en regardant les poissons du lac se livrer à leur dernière agitation avant la nuit. La surface d’huile est trouée par une myriade de petites ablettes fuyant en ordre dispersé devant ce qui me semble être une truite tentant de faire son dernier repas de la journée.
Mardi 8 juin
Bien qu’il n’ait pas plu cette nuit, la proximité du lac a généré une très forte humidité et je me retrouve avec une flaque dans ma tente. Aurait-elle vieilli prématurément? Je l’utilise depuis plus de trois ans de façon assez intensive, elle est particulièrement légère, un kilogramme deux cents, piquets compris, mais la contrepartie de la légèreté sans doute implique une durée de vie plus courte. Après un agréable petit déjeuner dans un décor idyllique, certes frugal à base du dernier croûton de pain que nous partageons en trois, nous décidons de commencer notre journée, qui promet d’être rude par le tour du lac. En effet ce contour, bien qu’il nous rallonge de quelque distance donne l’occasion d’admirer de magnifiques panoramas lacustres ponctués de barques de pêche multicolores, qui glissent paisiblement à la recherche des bons coins prometteurs en belles prises.
Nous nous arrêtons sur la rive sud du lac pour prendre un vrai petit déjeuner. Une boulangerie pâtisserie permet la consommation sur place, cela nous rappelle les grosses ventrées de gâteaux et autres forêts noires au cours de notre traversée de l’Allemagne le long du Danube. Mais je dois dire que les pâtisseries allemandes nous en avons abusé, mais jamais nous n’avons eu une sensation d’écœurement, ce qui n’est pas le cas ce matin. Enfin nous repartons bien rassasiés et sans trop de risque de prendre le coup de fringale si terrible à vélo. Très vite la route s’élève parmi les champs où l’herbe haute n’a pas encore été coupée. Des multitudes de fleurs rouges, jaunes ou bleues ponctuent les pâturages. Les senteurs toujours plus présentes, en particulier le tilleul, nous rapprochent de la nature. Un même trajet en voiture, en apparence permet de voir des paysages semblables et d’éprouver des sensations identiques, mais en réalité non. En effet d’une part la lenteur et d’autre part l’effort physique, forçant à de grandes inspirations sans la protection de l’habitacle d’un véhicule, abolissent un certain nombre de barrières à la nature. Contempler un champ, au milieu d’un foisonnement d’odeurs dues à l’herbe, aux fleurs ou aux arbres, nous projette au beau milieu de cette nature un peu plus comme acteurs que comme spectateurs. Une sorte de symbiose se crée, on se sent un peu moins intrus.
Nous n’avons pas toujours le loisir d’éviter les routes à grande circulation, mais en général nous y réussissons. Le temps semble se dégrader, cependant les sommets de la Chartreuse ne se dévoilent pas. La pluie nous cueille au pied du col de la Placette qui donne accès à Voreppe. Heureusement, elle est de courte durée. Encore une belle, raide et sinueuse descente, dans laquelle il faut rester prudent car la chaussée est humide. Arrêt dans cette agglomération, le temps de boire un café et de faire quelques courses car ce soir nous comptons dormir quelque part dans le Vercors.
Une question nous tracassait, comment passer Grenoble sans avoir à plonger dans un trafic important. La réponse nous est donnée par la carte série verte au 100 000 ième, édition 2010. En effet, une piste cyclable depuis Voreppe suit l’Isère vers l’aval sur plusieurs dizaines de kilomètres. Elle nous conduira, de plus avec un bon vent dans le dos jusqu’au village de Cognin-les-Gorges, au pied de Malleval, hameau perché que nous comptons atteindre ce soir. On constate qu’en France les choses bougent en matière de pistes cyclables. D’une part de plus en plus de routes laissent un couloir protégé pour les cyclistes et d’autre part les vraies pistes cyclables sont toujours plus nombreuses, comme celle de l’Isère qui nous a-t-on dit allait de Grenoble à Valence.
Nous voilà au pied de la terrible montée de la gorge du Nan. Ce soir nous ne ferons que 900 mètres de dénivelé le long d’une route qui s’accroche entre hautes parois et ravins, et qui cherche son chemin au travers de la roche par des tunnels qui surplombent le vide. Enfin, après une montée très exigeante de plus de neuf kilomètres qui nous a demandé pas loin d’une heure et demie, au détour du dernier lacet les quelques maisons de Malleval apparaissent. Le lieu semble passablement désert, le camping est ouvert, l’ambiance venteuse et les mille mètres d’altitude rendent ce coin de montagne hostile. Evelyne et moi ne nous sentons pas trop l’âme campeuse ce soir après une étape assez longue, 90 kilomètres, et difficile. Je vais m’enquérir auprès d’une petite auberge des différentes possibilités de logement. Très gentiment le propriétaire nous ouvre un grand gîte pour nous trois. Nous y passerons une agréable et calme nuit.
Mercredi 9 Juin
La journée s’annonce belle. L’étape commence par une montée de quelques cinq cents mètres de dénivelé, qui conduit sur le plateau du Vercors. La nature est éclatante, la petite route pratiquement déserte. De vastes champs bien verts constellés de fleurs sont bordés de hautes falaises blanches qui barrent l’accès au plateau. Après une montée raide mais plaisante à travers prairies puis le long d’escarpements et finalement en traversant une jolie forêt de feuillus, nous atteignons le col du Mont Noir à 1431 mètres d’altitude.
Ce col porte un nom curieux, car cet endroit aurait été victime des brûleurs de loups. En effet, pour les traquer et les acculer, ils incendiaient certains secteurs. Mais parfois il arrivait que le feu se propage plus loin que prévu, c’est ainsi que ces zones brûlées auraient été qualifiées de noires, d’où le nom du col.
Il fait frais pour la saison, on ne se croirait pas en juin. Nous redescendons vers le col de Romeyère, quatre cents mètres plus bas, par lequel initialement nous voulions arriver. Mais on nous avait indiqué que la route était fermée suite à des éboulements. Entre Chartreuse et Vercors de nombreuses routes sont impraticables suite à des effondrements. Sont-ils dus aux rudes conditions de cet hiver ou alors s’agit-il d’un phénomène plus général, conséquence du changement climatique?
Dans ce matin à l’air vivifiant, les couleurs sont tranchées, qu’il s’agisse des prés, des fleurs, des arbres, des parois ou des nuages. Rapidement nous rejoignons le village de Rencurel. Je trouve que pour un plateau nous descendons beaucoup, certes la vitesse est agréable, mais nécessairement il va falloir reprendre l’altitude perdue. Dans ce minuscule village balayé par un vent froid, bien qu’il vienne du sud, nous nous blottissons dans un bar bien sympathique l’espace d’un café. Mais le temps passe vite et l’heure du repas n’est pas loin. Nous poussons jusqu’à la Balme de Rencurel. Là, une épicerie nous fournit le minimum, et dans un recoin de la fontaine municipale protégée du vent, bien installés au soleil nous profitons de notre pause de midi. Un pêcheur de truites marque l’arrêt sur le pont à proximité. J’en profite pour l’interroger sur la population de truites de la Bourne. Ce torrent descend vers la très célèbre paroi d’escalade de Presles, qui abrite la curieuse grotte de Choranche avec ses fistuleuses parmi les plus longues au monde. Il s’agit de multitudes stalactites de la section d’un cheveu ou presque et qui font, si je me souviens bien, un ou deux mètres de long. Pour en revenir à notre pêcheur, il se plaint du fait que les écologistes s’opposent depuis quelques années au rempoissonnement des cours d’eau de la région, d’où une très nette baisse de l’intérêt de la pêche. Effectivement doivent-ils se mêler de tout ? C’est un autre débat, mais ne lançons pas la polémique, même si je suis séduit par la proposition du pêcheur préconisant de les mettre eux (les écologistes) dans un zoo !
Il faut s’arracher à notre douce torpeur et regagner l’altitude perdue. Par un raccourci à la pente redoutable, supérieure à 10% nous regagnons les 900 mètres. Un vent bien établi de face nous donne la sensation d’une belle côte sur les vingt kilomètres qui viennent. J’ai un petit coup de barre et Jean propose gentiment de prendre une partie de mes affaires. En effet j’ai emmené du matériel d’escalade. Est-ce vraiment utile ? La suite nous le dira. Après avoir traversé Saint-Martin-en-Vercors et Saint-Agnan-en-Vercors nous arrivons au hameau de Rousset. Le vent ne faiblit pas et le col du Rousset dresse devant nous ses grands virages. Mais la route est dessinée et l’effort modéré, d’autant plus que selon les virages le vent est avec ou contre nous.
Enfin le col est atteint, un tunnel de 700 mètres de long nous épargne les derniers efforts de la montée. Ce n’est jamais très agréable à vélo de circuler dans ces espaces clos, mais en l’occurrence il est bien éclairé. L’arrivée sur le versant sud est époustouflante. Une descente de plus de vingt kilomètres nous conduit directement à Die. Le vent est si violent, que parfois les bourrasques nous arrêtent en pleine descente et nous devons mettre pied à terre. Cela déplaît tout particulièrement à Evelyne, sans doute du fait de son poids plume.
Enfin la ville, nous nous procurons pour commencer une bouteille de clairette que nous savourerons au camping. Le temps est particulièrement sec, ce vent du sud me fait penser au vent d’Autan à Toulouse. Du camping municipal, à l’accueil très sympathique, nous avons une vue magnifique sur la montagne de Glandasse et sa magnifique paroi aux escalades célèbres, la voie de la Pentecôte et le pilier Leprince-Ringuet, pour n’en citer que deux. La soirée sera bien agréable assis dans l’herbe, le climat du midi prenant le dessus, ce qui se voit en particulier au changement de végétation.
Jeudi 10 juin
La nuit fut venteuse mais en contrepartie la sécheresse a régné, donc pas de tente à faire sécher. Si tous les matins l’état d’humidité du matériel de camping était aussi faible, alors cela deviendrait un vrai plaisir. Mais malheureusement, souvent cela s’apparente, il faut bien le reconnaître, à une corvée. Je sais que je risque de faire hurler les puristes et les inconditionnels de la tente. Mais cela n’est que mon humble avis.
La journée commence par un trajet d’une dizaine de kilomètres le long de la Drôme jusqu’au village de Pontaix. Splendide et austère hameau qui se niche au pied d’une falaise. Les murs de ses maisons canalisent littéralement la rivière. Aujourd’hui elle ne charrie pas beaucoup d’eau, elle étale son onde claire sur des plages aux galets lumineux. Au-dessus du village au sommet d’une colline, aux flancs abrupts, les ruines d’un très vieux château se découpent sur un ciel aux teintes grisées. Il se dégage de ce lieu une impression de quiétude et de bien-être. Mais nous ne sommes qu’au début de notre étape du jour, donc je prends juste le temps de faire quelques photos et nous reprenons la route. Une départementale sans circulation nous conduit au départ de la sauvage vallée qui perce les collines de la Provence drômoise jusqu’à Rémuzat.
La montagne des Trois Becs dévoile son imposante paroi de deux cent cinquante mètres de haut, appelée par les alpinistes la Pelle. Je reste hypnotisé par ce spectacle. En effet ma jeunesse défile dans ma mémoire. Cette paroi je l’ai gravie cinq fois, et à chaque reprise le plaisir était aussi intense. Voie d’escalade qui serpente au milieu de surplombs et qui toujours procure un itinéraire de toute beauté. En particulier, je me souviens de ce passage sur une dalle verticale au-dessus d’un surplomb, que l’on traverse de gauche à droite les pieds posés sur de petits silex qui sortent du rocher. On y ressent une forte impression de vide. Et puis le souvenir me revient de cette fois où nous avions débuté tardivement. La nuit avait failli nous bloquer un peu avant le sommet. Cette dernière longueur de corde heureusement pas trop difficile, cependant pas éloignée de la verticale, je l’avais parcourue à vive allure dans les ténèbres qui commençaient à prendre possession de l’espace. Et à chaque fois, l’arrivée au sommet de cette montagne dans un grand pré en pente était un bonheur. Souvent nous débouchions en fin d’après-midi dans des herbes éclairées par un soleil rasant déjà bien loin à l’ouest. En fin d’automne nous trouvions d’immenses chardons dont parfois nous cueillions une ou deux magnifiques corolles, qui allaient décorer notre bibliothèque.
Nous roulons et les perspectives se succèdent, au revoir montagne des Trois Becs. La vallée plein sud nous accueille avec un fort vent de face que nous allons combattre toute la journée dans une chaleur épuisante. Le premier village rencontré, Saint-Benoit-en-Diois, arbore sur un monticule une surprenante église, dont la silhouette est rehaussée par quatre cyprès qui se lancent à l’assaut du ciel. Chacun de ces villages traversés a sa propre personnalité, son cachet propre, son atmosphère particulière. Je suis toujours étonné de cette diversité, de cette originalité de ces trente six mille communes de France. La vallée passe quelques verrous calcaires au travers desquels l’eau a creusé son chemin. La roche calcaire est toujours superbe et cela pour de multiples raisons. Tout d’abord, généralement elle est de couleurs éclatantes. Dans les zones verticales, elle prend une belle teinte gris clair, souvent promesse d’exaltantes escalades, les pieds en adhérence sur une matière rugueuse à souhait et les doigts enfoncés dans de petites prises en forme de goutte d’eau justement creusées par l’eau. Dans les zones en surplomb les couleurs varient entre le jaune et le rouge. Et toujours, on a tout loisir d’observer des strates épousant toutes les formes et montrant toutes les épaisseurs, au gré des plissements qui au cours des âges ont pétri cette fantastique matière, créée au fond des mers par des organismes vivants qui se déposaient et formaient ces couches de sédiments, qui à leur tour surgiraient du tréfonds des mers pour s’élever en somptueuses montagnes.
La vitesse du vélo est idéale afin d’admirer à profusion toutes ces beautés de la nature. Je me rends compte que ce mode de déplacement me plaît par ces découvertes à petit rythme qu’il autorise et qui se renouvellent à l’infini au long de la route ou du chemin. L’effort physique me convient aussi, mais contrairement à certains, je ne me sens pas motivé pour enfiler les cols les uns derrière les autres lorsque je connais déjà la route. De ce fait, hors les voyages j’ai beaucoup de mal à me motiver pour aller m’entraîner autour de chez moi sur des itinéraires que nécessairement je connais.
Que cette vallée étroite et sinueuse se révèle sauvage, une petite rivière, dont je ne me souviens pas du nom, déroule ses méandres amples et parsemés de galets éclatants. Le village de Saint-Nazaire-le-Désert, le bien nommé, est atteint. Nous arrivons deux minutes après les douze heures trente fatidiques, heure de fermeture de la petite épicerie. Donc nous nous contenterons d’une boîte de maquereaux, d’un petit morceau de gruyère et de quelques fruits secs. Assis à l’ombre nous souffrons cependant sous une chaleur accablante et sous les coups de boutoir de ce vent du sud rageur. Dans un recoin du village un bar sympathique caché au détour d’une mignonne placette, nous autorise à remplir notre rite sacré quotidien du café après le déjeuner.
A nouveau sur la route, par des itinéraires dérobés, la progression s’effectue par bosses, vent adverse et chaleur en direction de notre but de la journée, Rémuzat. Une longue descente finale donne une touche particulièrement agréable à cette belle étape à travers le Diois et la Drôme Provençale.
Rémuzat est célèbre pour sa magnifique falaise qui domine de façon imposante le site. Si vous la regardez, vous ne tarderez pas à apercevoir d’immenses vautours qui planent nonchalamment le long des à-pics. Au fond d’une ruelle nous dégottons un gîte absolument adorable, implanté dans une ancienne maison de notables, construite depuis plusieurs centaines d’années. Les prix sont modiques, et l’accueil très chaleureux. J’y reviendrai un jour pour arpenter les chemins autour de ce pittoresque village.
Vendredi 11 juin
Le lieu de Rémuzat est vraiment très agréable, et en ce début de mois de juin il n’y a pas grand monde. Dans ce gîte, à part nous, sont hébergées trois femmes habituées du coin qui viennent chaque année pour se promener au milieu de la garrigue et des barres rocheuses.
Aujourd’hui notre but se situe dans les environs de Malaucène, village mythique au pied du Mont Ventoux. Le premier tronçon de notre itinéraire nous mène le long de la magnifique gorge de l’Eygues, rivière bordée de jolies et longues falaises. Au passage nous admirons le pittoresque village de Saint-May, perché sur son verrou dans un méandre du cours d’eau. Cette première partie au petit matin, en descente, dans un décor superbe de roches multicolores et plissées, le long d’une jolie rivière et de plus avec une circulation raisonnable, est un vrai bonheur.
Au cours de la pratique du vélo, contrairement à celle de la marche à pied, les moments agréables et les difficiles alternent souvent sans crier gare. Une côte, une descente, un vent contraire ou favorable dû à un changement de direction et le rythme et les conditions d’effort s’inversent spontanément. A pied par contre, la pente raide fera prendre un rythme lent, la descente elle bien souvent obligera à freiner son allure, ce qui générera une forme de fatigue due à cet effort de retenue. On ne ressent pas ce passage brutal de l’effort physique à la joie de la vitesse sans peine. Mais attention, je ne dénigre surtout pas la marche à pied. Au fond de mon cœur, le voyage à pied tient une très grande place. A une allure plus faible, il permet cependant d’atteindre des lieux auxquels le vélo ne donne pas accès. La liberté est plus grande dans les zones accidentées. Traverser les Alpes par un chemin de grande randonnée ou traverser les Pyrénées par la Haute Route des Pyrénées représentent des aventures, qui m’enthousiasment beaucoup plus que de parcourir les grands cols de ces montagnes à vélo.
Revenons à notre vallée de l’Eygues que nous allons maintenant quitter pour escalader le col de d’Ey qui culmine à 962 mètres, ce qui donne approximativement 500 m de dénivelé pour 6 kilomètres. Cette montée est rendue très agréable du fait de la présence d’une multitude d’adolescents lancés avec leurs professeurs de collège dans un voyage à deux roues d’une semaine autour de la vallée du Rhône. Nous nous retrouvons tous au col, et le lieu retentit de tous les cris de joie de ces enfants heureux d’avoir gravi leur dernière difficulté. En effet leur périple s’arrêtera à Buis-les-Baronnies après quelques 6 kilomètres de descente. En quittant le col nous croisons un couple lourdement chargé, qui chacun à un rythme lent escalade la pente raide sur son vélo couché. Ils n’ont pas l’air de peiner et la position semble très confortable.
Halte de midi dans cette charmante petite agglomération capitale des Baronnies, assis sur un banc public nous déjeunons. Ensuite une courte promenade à travers le centre ville aux rues étroites nous permet de sentir l’âme de cette cité. Nous prenons notre temps, car l’étape de cet après-midi n’est pas très importante. Nous avons rendez-vous vers les 17 heures chez Nadine au Hameau des Valettes à quelque distance au nord de Malaucène. En chemin nous passons le village de Mollans-sur-Ouvèze, au-dessus duquel trône une incroyable église, perchée sur un immense rocher plat. Un camarade m’avait dit qu’elle avait été construite par un notable de la région, ayant fait le vœu de la bâtir si son fils revenait de la première guerre mondiale. Le vœu a manifestement bien été exaucé.
Notre arrivée à Malaucène me surprend par le nombre de cyclistes qui s’y trouvent. En effet il s’agit de l’un des trois accès au Mont Ventoux. A l’heure qu’il est, nombreux sont ceux qui en descendent, le pourcentage d’étrangers est important. On sent que le lieu respire la fête de la petite reine. En fin d’après-midi nous effectuons les cinq kilomètres qui nous conduisent à notre point de rendez-vous. La pluie se met de la partie. Nadine nous accueille dans son adorable petite maison de village.
Samedi 12 juin
Aujourd’hui nous devrions faire une facile balade de récupération sans les sacoches. Je me réjouis d’avance d’un petit effort dans cette région aux mille beautés. Mais la balade de santé va en définitive se transformer en un tour du Mont Ventoux, qui se déroulera tout de même sur 118 kilomètres. Nadine est une pédaleuse effrénée, elle a déjà parcouru de nombreux kilomètres à travers le monde, et elle compte à son actif au moins une quinzaine de montées au Mont Ventoux par tous ses itinéraires. Quand je la vois pédaler à vive allure en côte sans la moindre peine, je me demande si elle n’aurait pas un petit moteur caché dans le cadre, ce dont on a soupçonné Cancellara ces derniers jours.
Nous démarrons notre circuit par la départementale 40 qui contourne le Mont Ventoux par le nord. Toujours ce satané vent du sud en pleine figure qui ne veut pas s’arrêter. Cela fait presque depuis notre départ de Lyon, qu’en général, nous pédalons contre le vent. La vue sur le Mont Ventoux est impressionnante. Mais rapidement le temps se détériore et les nuages nous cachent le sommet. Nous effectuons une halte à la fontaine de Saint-Léger-du-Ventoux et nous repartons sur un bon train. Ces coins sont très fréquentés par les cyclistes. Un petit détour par une pente terriblement raide mais heureusement courte nous mène au joli village de Montbrun-les-Bains. Aujourd’hui samedi jour de marché, les étals se parent de toutes les couleurs et de toutes les senteurs. La rue centrale a été fermée à la circulation et le marché se développe au beau milieu de la chaussée. De nouveau sur la route, nous passons Revel et marquons une pause prolongée à Sault, autre village légendaire sur le chemin du Ventoux.
Une grande partie de plaisir nous attend dans un décor réputé, il s’agit de la descente des gorges de la Nesque. Sur une trentaine de kilomètres nous nous adonnons aux joies de la vitesse sur une route sinueuse surplombant une gorge profonde aux roches éclatantes donnant sur des profondeurs impressionnantes. Arrêt à un belvédère, où nous faisons la photo classique de groupe dans l’un des méandres les plus caractéristiques de la rivière. Un homme vend des bouquets de lavande et une multitude de produits dérivés de cette plante extraordinaire. Son coffre de voiture lui sert d’échoppe. Il l’a agencé avec beaucoup de goût et un esthétisme certain. Il m’autorise à faire une photo de son étalage.
Une fois la descente terminée, les cent kilomètres au compteur ne sont pas loin et il nous faut encore en effectuer une vingtaine, en particulier quelques côtes raides pour rejoindre notre tranquille maison de village au Hameau des Valettes. Nous passons quelques affleurements d’ocre, qui ont rendu la région célèbre. Avant de rentrer dans le bourg, Nadine s’arrête dans un champ de cerises appartenant à son cousin et nous invite à une merveilleuse dégustation sur l’arbre. Ce seront les seules cerises dignes de ce nom que je mangerai en ce mois de juin particulièrement froid et peu ensoleillé. Eh bien ! En définitive, cette journée de repos aura été bien occupée.
Dimanche 13 juin
Après une agréable soirée et une bonne nuit, ce matin plusieurs choix sont possibles. Le premier consiste en une montée au Mont Ventoux par Malaucène. Jean et René, le compagnon de Nadine, vont opter pour cette alternative. En ce qui me concerne la motivation n’est pas énorme, et la fatigue accumulée depuis une semaine, un argument supplémentaire pour proposer un circuit plus clément. Evelyne n’est pas non plus très enthousiaste pour une grosse défonce. Nadine nous emmène pour un tour plus « cool ». Nous partons pour une boucle qui fera tout de même une quarantaine de kilomètres avec quelques montées sévères et un timing final serré pour arriver à temps pour préparer le repas. Dans une belle nature de printemps qui explose de toutes parts, nous passons d’abord à l’abbaye du Barroux, puis nous visitons le village du même nom. Il est de toute beauté, bien établi sur une butte, enserré dans son ancien mur de protection, et abritant en son sein un château de grande taille. Puis nous prenons la direction du très pittoresque village de la Roque Alric, tout à fait étonnant. En effet ses maisons semblent lancées à l’assaut du rocher qui les domine, ce qui lui donne une touche magnifique. Bien évidemment une belle luminosité comme le midi de la France sait en distiller ajoute à l’esthétique du site. Notre chemin se poursuit en passant à proximité des dentelles de Montmirail, roches réputées pour l’escalade qui affichent leur verticalité éclatante de blancheur. Je suis toujours étonné de constater la diversité des paysages en France et la rapidité avec laquelle on passe de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de sites naturels ou de constructions. Puis notre route va nous conduire vers un col, qui a une particularité bien singulière. En effet lorsqu’on en atteint le sommet avec le panneau nous indiquant que nous y sommes, et bien on continue à monter pendant plusieurs kilomètres à flanc de montagne. Enfin arrive le moment de nous lancer dans une belle descente vers Malaucène. Mais Nadine pressée de rentrer pour commencer le repas, nous avait littéralement déposés sur le bord de la route au bas de la côte. Comment fait-elle ? Enfin nous arrivons au centre de Malaucène. Nous y retrouvons nos deux camarades, qui de retour du Mont Ventoux prennent tranquillement une bière au centre du village. Nous rentrons tous les quatre et retrouvons Nadine qui s’active en cuisine. Encore un moment très agréable en perspective autour de plats concoctés avec goût et qui nous laissera un excellent souvenir.
En ce dimanche après-midi, Nadine et René vont devoir partir. Eh oui ! Demain matin il leur faut aller au boulot. Donc nous nous retrouvons à trois Jean, Evelyne et moi. Nous quitterons cet endroit charmant pour poursuivre notre périple itinérant.
Lundi 14 juin
Aujourd’hui avec une petite pointe de tristesse, nous laissons ce charmant Hameau des Valettes, avec cependant l’espoir d’y revenir, Nadine nous ayant proposé de nous retrouver l’année prochaine pour quelques jours de pédalage intensif.
Notre objectif de la journée se trouve plein est et se nomme Banon, petit village réputé, une vingtaine de kilomètres à l’ouest de la vallée de la Durance. Nous devons reprendre sur les trente premiers kilomètres l’itinéraire que nous avons suivi avant-hier, de plus aujourd’hui nous avons nos bagages. Mais tout se passe très bien et la vue permanente sur le Mont Ventoux que l’on contourne par le nord est un spectacle suffisamment grandiose pour que nous ne trouvions pas le temps de nous ennuyer. Nous en profitons pour monter au village de Brantes. Encore un lieu perché, il nous faut laisser nos vélos à l’entrée et y pénétrer par un long escalier de pierre multi centenaire. Nous nous promenons parmi les vieilles maisons rénovées et nous laissons envoûter par le charme du lieu qui fait face au Mont Ventoux. Puis reprenant notre chemin, rapidement nous marquerons l’arrêt pour la pause de midi dans le très tranquille minuscule hameau de Savoillan. Une charmante boulangerie donnant sur l’église, exhale une bonne odeur de pain cuit au feu de bois, nous en avons l’eau à la bouche. Après que nous ayons effectué quelques achats, la boulangère nous autorise à nous assoir à la table devant sa vitrine. Qu’il est agréable de voyager de la sorte tout en prenant son temps et de se laisser guider dans nos haltes par le hasard, toujours heureux. Cela nous permet de nous imprégner de toutes ces atmosphères de Haute Provence, et bien entendu des auteurs comme Giono ou Bosco nous viennent à l’esprit.
Nous repartons après le rituel café du midi pour les quelques 35 kilomètres qui mènent à Banon. Le ciel est magnifique, de gros cumulus éclatants bourgeonnent tout en laissant de grandes trouées bleues. Des averses sont tombées car par endroits la route est mouillée, mais jamais nous ne recevons une goutte. L’altitude relative, le vent, la nature mouillée et la luminosité s’associent pour nous offrir des paysages de toute beauté. Le plaisir de pédaler est immense, cette nature on en fait vraiment partie, et puis ces odeurs de fleurs toujours présentes, donnent encore plus cette sensation d’intégration de nos corps au milieu naturel.
Nous atteignons le charmant village de Banon. Un cyclotouriste hollandais nous entretient sur son périple à travers la France. Souvent les personnes qui pratiquent le voyage à vélo sont seules, et les Français sont très peu nombreux. Les Allemands et les Bataves fournissent le gros des effectifs. Les vélos lourdement chargés sont souvent regardés avec curiosité en France. Les cyclistes sur leur vélo de course nous regardent souvent avec un certain dédain. Je me souviens d’une réflexion entendue dans un groupe qui nous croisait à vive allure l’année dernière en Corse, l’un des participants nous apercevant avait fait le commentaire suivant : « Eh bien ! Du vélo comme ça non merci ! ». Heureusement tous n’ont pas cette attitude, certains vont même jusqu’à nous encourager. Parfois la vue de ces deux roues lourdement chargés provoque des commentaires étranges. Il y a quelques jours, à l’entrée d’un village un groupe de randonneurs se préparait au départ. Une femme nous remarque et dit à ses compagnons : « Tiens voilà des sacochards ». Quel terme horrible !
Banon, ravissant village provençal, nous y découvrons quelques boutiques d’alimentation qui proposent des produits de qualité, en particulier le fameux fromage qui porte le nom du lieu. Après quelques achats nous rejoignons le camping un peu excentré. Dilemme, plante-on la tente ou loue-t-on un mobil home ? Le temps semble beau, l’air absolument pas humide, Jean opte pour la tente, Evelyne pour le mobil home, et moi je reste relativement indécis. Mais en finale, nous choisissons la solution en dur. Grand bien nous en a pris. A partir de onze heures du soir la pluie va se mettre à tomber et durant trente six heures ce sera un véritable déluge. J’ai rarement vu une pluie aussi violente durant une si longue période. D’ailleurs les résultats ne se sont pas fait attendre, des inondations catastrophiques ont eu lieu un peu plus au sud dans le Var, en particulier à Draguignan.
Mardi 15 juin
Une bonne partie de la nuit les précipitations ont martelé le toit de notre abri. Il fait froid et humide, on ne se croirait pas au mois de juin dans le sud de la France. La journée s’annonce morose, nous sommes quasiment dans les nuages et le mauvais temps semble très bien installé. Il va falloir nous armer de patience. Un petit intermède de repos ne fera pas de mal. De plus j’ai un livre extrêmement intéressant, journal d’un conjuré 1938-1944, d’Ulrich von Hassel. Ce diplomate qui s’était toujours opposé au national-socialisme, décrit de l’intérieur l’Allemagne de cette époque. Il analyse les doutes et les espoirs des hommes influents, en particulier, il montre l’état d’esprit des généraux qui au gré des victoires ou des défaites de Hitler pouvaient être plus ou moins enthousiastes et se montrer favorables ou non au système nazi.
Nous ne passons pas la journée dans notre baraque. A la première petite interruption des averses, je prends mon vélo et pars au centre de Banon. J’y découvre, vraiment étonné, une très grande librairie, le Bleuet. Dans un si petit village, pourquoi un établissement d’une telle taille. Les ouvrages disponibles sont très nombreux, certaines collections sont complètes, plus importantes que dans les grandes librairies réputées que j’ai l’habitude de fréquenter à Paris, Lyon ou Bordeaux. Manifestement, il doit y avoir beaucoup d’intellectuels ou passionnés de lecture qui se cachent dans la campagne environnante. Au demeurant, profitant de l’aubaine je passe un bon moment alors que le temps reste maussade.
Mercredi 16 juin
Ce matin nous avons franchement froid, au point que je me mets à grelotter. Je n’aime vraiment pas cette humidité. Il nous faut prendre des décisions, on ne peut rester cloués une journée de plus dans notre camping, cette situation est très mauvaise pour le moral. Seul le mouvement ramène la paix dans les esprits. Nous décidons de rouler jusqu’au village de Sait-Etienne-les-Orgues, situé au pied de la Montagne de Lure. Une fois sur place nous aviserons. Nous laissons nos bagages avec l’intention de revenir passer une troisième nuit à Banon. Nous voilà partis, il ne pleut pas, mais les reliefs sont accrochés par des bancs de nuages pas très prometteurs de beau temps. Une fois notre village atteint, au bistrot de la place nous prenons un café et interrogeons le propriétaire sur le temps et les conditions sur Lure. Il nous dissuade d’y aller, nous relatant la mésaventure de cyclistes qui les jours précédents ont été soumis à un véritable bombardement de grêlons. Comme si les éléments l’entendaient, la pluie reprend. Armons-nous de patience. Il est midi, profitons de ces conditions pour tranquillement déguster le plat du jour proposé. A la fin du repas, il ne pleut plus et le temps semble s’améliorer. Jean propose de faire « pour voir » les premiers kilomètres sur la route de la montagne de Lure. On se doute bien que ça y est nous y sommes et que pour nous arrêter il va falloir des grêlons gros comme des œufs de poule.
En effet, un bon rythme est pris, la route bien tracée ne présente pas de pente trop raide. Le temps tout de même incertain, nous motive pour profiter de cette fenêtre favorable, et nous avons tendance à appuyer sur les pédales. Le soleil de début d’après-midi réchauffe l’atmosphère. Vers les 1500 mètres d’altitude nous rentrons dans le brouillard et l’air se rafraîchit. Maintenant nous irons au sommet quoiqu’il arrive. La route passe à un kilomètre sous le sommet. Par un accès en mauvais état et très raide nous nous dirigeons vers les antennes qui matérialisent le sommet que nous convoitons, à l’altitude de1826 mètres. Les jeux de lumières parmi les nuées qui circulent sont magnifiques et les contrastes très accentués. Nous y sommes, cet endroit baigné dans le brouillard nous apparaît quelque peu fantomatique et mystérieux. La montagne y gagne en grandeur. Nous sommes contents d’avoir effectué cette randonnée malgré le temps plus qu’incertain. Et puis cette montagne de Lure constitue l’un des passages importants de notre circuit. Cependant le plaisir du sommet ne s’éternise pas, toujours un peu inquiets, des fois que l’orage se déclenche, l’endroit deviendrait assez malsain. Donc nous nous lançons dans une longue descente. Les premiers kilomètres sont vivifiants, puis nous sortons du brouillard et la chaleur revient. De retour au bar de la place, nous prenons un rafraîchissement et rentrons à Banon. La journée qui ne semblait pas très prometteuse nous aura cependant permis une belle escapade d’un peu plus de 80 kilomètres.
Jeudi 17 juin
Les conditions de temps n’étant pas très favorables, nous apportons une modification radicale à notre itinéraire. Au lieu de partir sur le Luberon, puis de remonter par la vallée du Rhône ou par les monts d’Ardèche, de peur du fort mistral, nous préférons remonter directement en direction du Dévoluy.
Ce jour nous donne l’occasion de vivre une étape mémorable entre toutes. En effet, pour éviter de reprendre une route déjà empruntée, nous décidons de quitter Banon en direction de l’un des cols sur la crête de la Montagne de Lure, afin de descendre directement dans la vallée du Jabron, d’où nous mettrons le cap sur le village d’Orpierre. Seul petit hic, l’itinéraire choisi est normalement utilisé par les randonneurs à pied. Mais nous verrons bien, un peu d’aventure a plutôt tendance à aiguiser notre curiosité.
Ce matin encore les sommets sont accrochés par des nuages qui ne sont pas présage de temps sec. Mais la nature après les grandes pluies des jours derniers semble toute propre, et elle luit de mille feux, vert tendre de l’herbe, lumières multicolores des différentes fleurs, où le jaune des pissenlits et des boutons d’or domine, suivi de près par le rouge ponctué de noir des coquelicots.
Nous entrons dans une étroite vallée qui conduit au bout du monde, au village de Saumane. Le lieu dépassé, la route devient presque chemin et puis le goudron prend fin. Le sentier raide assez plat nous permet pendant quelques kilomètres de rester sur nos montures. Nous nous demandons où nous allons. Au-dessus de nous un versant raide et boisé va se perdre dans le brouillard. Notre itinéraire se trouve là quelque part entre arbres et brume. Un carrefour en Y nous fait hésiter. Heureusement dans la forêt se trouve un bûcheron, il nous renseigne. Plus de doute notre voie en direction du col Saint-Vincent va nous occasionner une bonne séance de sport en poussant les vélos. Un chemin très raide parsemé de gros cailloux donne le ton. Nous voilà tous les trois à pousser dans la pente. Cela nous rappelle des expériences passées au fond de la Slovaquie. Pas de répit, ni du côté de la déclivité ni de celui de la grosseur des cailloux qui bloquent en permanence les roues. De plus pour que le jeu soit encore plus plaisant, la pluie se met de la partie. Cette manutention de bicyclettes est franchement épuisante, la douleur se fait sentir aux articulations des poignets. Et puis la pente se redresse, il faut alors se mettre à deux pour pousser un seul vélo. Le sol détrempé laisse l’eau s’écouler et par endroits on se croirait dans le lit d’un torrent. Mais avec opiniâtreté, nous poussons prenant l’eau par le haut et par le bas. Nous avons vraiment l’impression de monter dans le ciel avec nos vélos. Si nous croisions des randonneurs, ils nous prendraient probablement pour des fous, mais dans cette ambiance très humide nous sommes seuls. Enfin au détour d’un raidillon, je pars sans mon vélo et quelques dizaines de mètres après un espace plat apparaît. Il est verdoyant, et il arbore un magnifique panneau annonçant col Saint-Vincent 1287 mètres. Je pousse un cri de joie et rejoins mes compagnons pour un dernier effort. Ce col je me souviens y être passé en sens inverse, à pied, il y a trois ans lorsque j’avais réalisé une magnifique randonnée de 9 jours du Vercors à la Méditerranée. Tout était très différent, on était en automne, les arbres prenaient toutes les teintes de cette magnifique saison et il faisait très beau. En 9 jours je n’ai pas le souvenir d’avoir vu un seul nuage, seulement les habituelles brumes matinales saisonnières qui donnent un véritable cachet à la nature en y ajoutant une touche de mystère.
Au col nous ne nous attardons pas, car nous sommes trempés et le refroidissement guette. Nous plongeons sur la vallée du Jabron. Le chemin est si raide et si mal pavé que nous ne pouvons pas enfourcher nos montures, bien qu’il s’agisse d’une descente. Mais ces grandes forêts de feuillus, à la frondaison encore tendre, sont si belles sous la pluie que nous éprouvons un vrai plaisir à nous trouver en ces lieux si peu propices au vélo, surtout avec des bagages. Cependant, par endroits nous nous risquons à enfourcher nos deux roues. Il faut faire attention de ne pas tomber, entre cailloux et terre glissante. Bien doser la pression sur les freins est indispensable pour conserver un équilibre subtil et précaire. Dans les grands lacets il nous faut descendre à pied et avancer avec précaution, pour ne pas se faire emporter dans une glissade glaiseuse par le poids de nos engins. Enfin, nous sommes sous la couche nuageuse et voyons le fond de la vallée. Nous n’allons pas tarder à nous retrouver sur un terrain presque plat. Le chemin s’élargit, nous prenons de la vitesse et arrivons en vue de la première voiture rencontrée depuis bientôt trois bonnes heures. Ses occupants doivent vraiment se demander d’où nous venons.
Cette matinée a été éprouvante du fait de cette pratique du vélo dans des conditions particulières. Je ne crois pas que nombreux soient les cyclotouristes chargés qui ont emprunté le col Saint-Vincent. C’est sans doute un bon avant-goût pour le périple que nous envisageons à travers l’Amérique du Sud dans deux mois, l’altitude en moins bien sûr, parce que dans les Andes on évolue généralement vers les 4000 mètres.
De retour sur le bitume, on a l’impression d’avoir des ailes. Le temps se stabilise et un rayon de soleil nous gratifie de sa chaleur. Dans cette vallée du Jabron, nous marquons la pause et mangeons à belles dents, car les cailloux et la boue nous ont ouvert l’appétit. Mais le lieu est désert, pas le moindre petit bar pour le rituel café. Donc un peu frustrés nous repartons. Dans le village Les Omergues, enfin le bistrot tant désiré. Il arrive d’autant mieux que la pluie fait une fois de plus son apparition, et il fait froid. A l’intérieur de la salle une douce chaleur. Nous allons devoir nous faire violence pour reprendre notre chemin. Le moment redouté arrive, nous enfilons nos imperméables et stoïquement nous attaquons le col qui nous sépare de Séderon. Les muscles se réchauffent, la beauté du relief aidant, le plaisir revient.
Après Séderon, ne pas louper la petite route qui conduit au col Saint-Pierre. Après quelques hésitations nous attaquons cette dernière difficulté de la journée, qui monte à plus de mille mètres. Il s’agit d’une belle rampe de cinq kilomètres qui s’élève en courbes raides. Au milieu de la montée, un monument commémoratif rappelle la résistance au nazisme, qui dans la région fut active et en en a payé le prix fort.
Le dernier effort de cette journée terminé, nous n’avons plus qu’à nous laisser glisser vers Orpierre en passant par le village de Laborel. Dans le lointain Orpierre est bien balisé par son fameux Quiquillon, flèche de calcaire de 150 mètres de haut qui attire une multitude de grimpeurs.
Vendredi 18 juin
La journée d’hier a laissé quelques traces dans les cuisses, les mollets les bras et les poignets. Nous aspirons à nous reposer. Le cadre est propice à cette activité, un joli village enserré entre des parois calcaires qui de toutes parts dressent leurs à-pics.
Samedi 19 juin
Aujourd’hui nous allons partir pour la journée dans le but d’assister à une messe au monastère de Rosans. Il héberge des sœurs bénédictines. Je ne suis pas particulièrement pratiquant, mais prendre part à un office au sein d’un ordre régulier a toujours provoqué chez moi une forte émotion, d’une part sans doute du fait du lieu reculé où ces ordres généralement s’établissent, d’autre part du fait du côté confidentiel, bien souvent très peu de fidèles assistent à la messe. Ce jour en dehors de notre petit groupe, un quatrième ami s’étant joint à nous, une seule personne était présente. Au retour nous avons effectué une visite guidée du prieuré de Saint-André-de-Rosans. Petit intermède très instructif sur la vie de la région au cours des siècles. Cela nous a permis d’admirer de belles mosaïques multi centenaires. Encore une agréable et intensive journée de vélo (plus de 90km) à but culturel, le long de superbes petites routes sauvages et accidentées loin de la circulation, au contact d’une nature épanouie par l’abondance d’eau que cette année a apportée.
Dimanche 20 juin
Matin froid et venteux, les ruelles d’Orpierre sont de vraies glacières traversées par une bise aigre. Le courage nous manque et nous ferons une journée de visite de la magnifique vallée du Jabron, mais en voiture. Au moment de partir deux Allemandes aux vélos lourdement chargées stationnent sur la place du village. Immédiatement nous les abordons. Elles ne sont pas toutes jeunes, à mon avis 65 ans, voire sans doute plus pour l’une d’elles. Elles arrivent de Stuttgart à travers les massifs montagneux français, Vosges, Jura, Chartreuse, Vercors. Ce trajet elles l’ont accompli en douze jours, belle performance eu égard à leur chargement, les mauvaises conditions des deux semaines passées et puis de leur âge.
Lundi 21 juin
Nous nous retrouvons seuls avec Jean, Evelyne étant repartie en voiture avec François pour Crémieu. Nous allons vivre le dernier jour de notre périple dans les Préalpes. Notre intention est de rejoindre Veynes, d’y déposer nos affaires à l’hôtel et de gravir quelques cols cachés au cours de l’après-midi. Une fois de plus le vent sera contraire et nous obligera à forcer sur les pédales. Un petit café dans un bistrot du centre ville de Serres, nous procure un agréable moment. J’aime beaucoup cette petite agglomération au pied d’un gros rocher. On n’y recherche pas le calme, car c’est un axe routier très fréquenté, mais le lieu est très esthétique, et de voir ces foules de voitures de camping-cars et de motos, dont beaucoup d’étrangers déferler, cela donne un petit goût de vacances !
A Veynes, l’agréable hôtel du centre, établissement au charme désuet, à l’ombre d’une place ombragée par des platanes centenaires, nous propose une chambre de tout confort. Nous déjeunons sur place, laissons nos bagages et partons pour notre dernière petite virée. Deux jolis cols déserts, col de la Bachassette et col des Verniers, cachés au milieu de montagnes érodées, nous laisserons nos dernières sensations de ces deux semaines d’errance. A la descente du second des vues de toute beauté nous dévoilent le Pic de Bure et la crête de Bergers, cimes du Dévoluy qu’affectionnait particulièrement René Desmaison. Je reste à rêver sur ces montagnes, me disant que bientôt d’autres horizons bien plus lointains vont s’ouvrir. Demain nous prendrons le train direction Lyon, et chacun rentrera chez lui dans l’attente du prochain rendez-vous.
Reportage "Sept à huit" sur les retraités en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous.
Que pensez-vous de ce reportage :
http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/retraites-dorees-5885701.html
http://videos.tf1.fr/sept-a-huit/retraites-dorees-5885701.html
Les sept merveilles du monde selon vous? English translation pending
Quels sont les 7 merveilles du monde (on parle ici construites par l'homme) qui méritent ce titre à vos yeux?
Pour ma part ;
- Les pyramides de Gizeh - Grande Muraille de Chine - Le Taj Mahal - Petra - Teotihuacan - Île de Pâques - Maccu Pichu
Pour ma part ;
- Les pyramides de Gizeh - Grande Muraille de Chine - Le Taj Mahal - Petra - Teotihuacan - Île de Pâques - Maccu Pichu
Dix-sept jours sur la côte ouest et dans les parcs nationaux américains English translation pending
nous voyagons 17 jours de san francisco a salt lake city.nous cherchons essentielement a visiter des parks.lesquels sont les plus beaux mais pas bondes de touristes.nous pensons louer un camping car.est ce que quelqu'un connait la compagnie cruise america ou connait une bonne compagnie de location de rv pas trop cher?
sylvie
Dix-sept jours au Myanmar (Birmanie): quel trajet privilégier? English translation pending
Bonjour,
Il y a déjà beaucoup de discussions a ce propos, mais je me permets d'en ajouter une autre! Je serai au Myanmar du 24 mars au 9 avril. J'arrive et je repars de Yangon évidemment. Tout le reste du trajet reste a définir. Voici ce à quoi j'avais en tête, dites-moi ce que vous en pensez.Yangon;Mandalay;Bagan;Kengtung;Lac Inle puis retour a Yangon.Le nombre de jours à chaque endroit n'est pas encore déterminé avec précision. Je pense voyager en avion. S'il y a un truc a ajouter a mon itinéraire, j'y serai allé avec Hsipaw ou Ngapali.
Alors qu'est-ce que ça vous dit? Dans quel ordre est-ce que vous placeriez tout ca? Merci d'avance.
- François
Il y a déjà beaucoup de discussions a ce propos, mais je me permets d'en ajouter une autre! Je serai au Myanmar du 24 mars au 9 avril. J'arrive et je repars de Yangon évidemment. Tout le reste du trajet reste a définir. Voici ce à quoi j'avais en tête, dites-moi ce que vous en pensez.Yangon;Mandalay;Bagan;Kengtung;Lac Inle puis retour a Yangon.Le nombre de jours à chaque endroit n'est pas encore déterminé avec précision. Je pense voyager en avion. S'il y a un truc a ajouter a mon itinéraire, j'y serai allé avec Hsipaw ou Ngapali.
Alors qu'est-ce que ça vous dit? Dans quel ordre est-ce que vous placeriez tout ca? Merci d'avance.
- François
Dix-sept jours au sud du Pérou: avis et altitude? English translation pending
Bonjour nous avons des billets pour lima en aout 16 nuits -17 jours pleins.
Nous sommes 4 (enf de 12 et 15 ans).🙂 😎 😇 😛 Apres première lecture le circuit traditionnel est LIMAS AREQUIPA PUNO CUZCO.
En fait la partie LIMA AREQUIPA me parait longue et sans étapes interessantes ormis islas ballestas. Aussi Je pensais couper cette partie en avion. Mais arriver à AREQUIPA directement pour aller au canon del colca 3 j ne pose-t-il pas un problème avec l'Altitude.
On nous conseille l'Avion de CUZCO? Mais après CUZCO il semble y avoir plein de choses à voir?
Le train touristique pour le MACHU PICHU piège à touriste Oui ou non? Faut-il le réserver?
Merci d'avance.. sachant que d'autres questions suivront 😉
Nous sommes 4 (enf de 12 et 15 ans).🙂 😎 😇 😛 Apres première lecture le circuit traditionnel est LIMAS AREQUIPA PUNO CUZCO.
En fait la partie LIMA AREQUIPA me parait longue et sans étapes interessantes ormis islas ballestas. Aussi Je pensais couper cette partie en avion. Mais arriver à AREQUIPA directement pour aller au canon del colca 3 j ne pose-t-il pas un problème avec l'Altitude.
On nous conseille l'Avion de CUZCO? Mais après CUZCO il semble y avoir plein de choses à voir?
Le train touristique pour le MACHU PICHU piège à touriste Oui ou non? Faut-il le réserver?
Merci d'avance.. sachant que d'autres questions suivront 😉
Dix-sept jours en Patagonie au mois de mars English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 17jours pour la Patagonie mi mars / début avril. J'ai deja une bonne idée de mon trajet et des sites où je veux aller : 2j : peninsule Valdès 3j : region Bariloche 4j : Bariloche - El Chalten 1j : El Chalten 2j : Parc des glaciers 5j : Parc torres del Paine
Maintenant que j'ai planté le décor, voila toutes mes interrogations, disons un peu plus logistique... où j'ai s'érieusement besoin de vous.
Peninsule Valdès : Est ce qd meme intéréssant à cette époque ? J'ai bien compris que c'est mort pour les balenes mais je serais très decue de ne pas voir phoque, manchot et élephants de mer. Qu'en pensez-vous?
Trajet en bus de nuit pour aller à Barioche, environ 15h de ce que j'ai pu lire. Y a t-il bien des trajets quotidiens et nocturnes ?
3j region de Bariloche : Est ce assez ? Faut il mieux les passer à barouder en voiture ou y faire quelques randos ?
Trajet Bariloche : El Chalten : c'est le gros point d'interrogation de mon voyage. Louer une voiture, pas de souci, par contre, ce sera pas un 4x4. J'ai lu ds les guides qu'il est sympa de faire Bariloche - Perito Moreno (la ville) via la carretera austral au Chili puis Perito Moreno - El Chalten via la route 40. Combien de km et de temps faut il prévoir pour ces 2 portions ? Moi je n'ai que 4j en tout... j'ai peur que ca fasse court. Etes vous d'accord sur ce choix ? Car j'ai aussi lu que la partie chilienne qui va jusqu'à El Chalten est aussi magnifique. Bref aidez moi à me concocter 4j sympa où je passe par des paysages fabuleux sans non plus que cela devienne une vrai course contre la montre où il n'y a pas de temps pour s'arreter.
El Chalten: tout le monde dit que c'est très beau mais je comptais y rester seulement 1j pour faire la rando à la laguna de torres. Est ce suffisant pour avoir un bel apercu du coin ? Est ce la rando la plus intéréssante à faire sur 1 jounée ?
Parc des glaciers : J'entends beaucoup parlé du traditionnel tour en bateau sur le Lago Argentina d'une journée. C'est apparemmnt très beau mais hyper touristique au point que des gens ont été decus de la ballade. Y a t-il un autre moyen type voiture pour visiter ce lac ? Cela vaut-il le coup même si cela peut avoir parfois un coté attrape touriste ?
Parc Torres Del Paine : On envisage de faire le circuit W, quel est la difficulté réelle du trek ? N' y a t-il pas un trek tout aussi beau un peu moins long ? Est ce utile d'y aller meme si le temps est horrible ?
Enfin, avez vous une idée du prix du surcout au niveau des locs de voiture lorsque l'on ne laisse pas la voiture la ou on l'a prise.
Merciii beaucoup pour votre aide, j'ai du mal à avancer sur mon voyage sans toutes ces réponses.
Stef
Nous partons 17jours pour la Patagonie mi mars / début avril. J'ai deja une bonne idée de mon trajet et des sites où je veux aller : 2j : peninsule Valdès 3j : region Bariloche 4j : Bariloche - El Chalten 1j : El Chalten 2j : Parc des glaciers 5j : Parc torres del Paine
Maintenant que j'ai planté le décor, voila toutes mes interrogations, disons un peu plus logistique... où j'ai s'érieusement besoin de vous.
Peninsule Valdès : Est ce qd meme intéréssant à cette époque ? J'ai bien compris que c'est mort pour les balenes mais je serais très decue de ne pas voir phoque, manchot et élephants de mer. Qu'en pensez-vous?
Trajet en bus de nuit pour aller à Barioche, environ 15h de ce que j'ai pu lire. Y a t-il bien des trajets quotidiens et nocturnes ?
3j region de Bariloche : Est ce assez ? Faut il mieux les passer à barouder en voiture ou y faire quelques randos ?
Trajet Bariloche : El Chalten : c'est le gros point d'interrogation de mon voyage. Louer une voiture, pas de souci, par contre, ce sera pas un 4x4. J'ai lu ds les guides qu'il est sympa de faire Bariloche - Perito Moreno (la ville) via la carretera austral au Chili puis Perito Moreno - El Chalten via la route 40. Combien de km et de temps faut il prévoir pour ces 2 portions ? Moi je n'ai que 4j en tout... j'ai peur que ca fasse court. Etes vous d'accord sur ce choix ? Car j'ai aussi lu que la partie chilienne qui va jusqu'à El Chalten est aussi magnifique. Bref aidez moi à me concocter 4j sympa où je passe par des paysages fabuleux sans non plus que cela devienne une vrai course contre la montre où il n'y a pas de temps pour s'arreter.
El Chalten: tout le monde dit que c'est très beau mais je comptais y rester seulement 1j pour faire la rando à la laguna de torres. Est ce suffisant pour avoir un bel apercu du coin ? Est ce la rando la plus intéréssante à faire sur 1 jounée ?
Parc des glaciers : J'entends beaucoup parlé du traditionnel tour en bateau sur le Lago Argentina d'une journée. C'est apparemmnt très beau mais hyper touristique au point que des gens ont été decus de la ballade. Y a t-il un autre moyen type voiture pour visiter ce lac ? Cela vaut-il le coup même si cela peut avoir parfois un coté attrape touriste ?
Parc Torres Del Paine : On envisage de faire le circuit W, quel est la difficulté réelle du trek ? N' y a t-il pas un trek tout aussi beau un peu moins long ? Est ce utile d'y aller meme si le temps est horrible ?
Enfin, avez vous une idée du prix du surcout au niveau des locs de voiture lorsque l'on ne laisse pas la voiture la ou on l'a prise.
Merciii beaucoup pour votre aide, j'ai du mal à avancer sur mon voyage sans toutes ces réponses.
Stef
Dix sept jours en juin 2010 sur la côte Est des Etats-Unis et au Québec English translation pending
merci pour tous ceux qui ont
répondu à mes premières demandes.
Le voyage est à peu près défini dans les grandes lignes. Nous partons à quatre du 9 au 25 juin
arrivée New York puis 5 nuits à New york - train pour Washingtonn - 2 jours a Washington - l location de voiture pour une semaine (ou plus) pour pays Amish Lancater puis direction le nord et québec en 3 ou 4 étapes. (dépose de la voiture à Québec ou Montréal)
C'est là ou j'ai encore besoin de vos conseils . Remonter de Lancaster à ALBANY par l'intérieur pour Québec via le lac CHAMPLAIN, (ce qui sur la carte parait le plus direct) Où revenir sur la côte (comment éviter New york et Boston?) par Porthsmouth , Portland et Augusta pour rejoindre Québec.
Qui connait ces deux ittinéraires et comment choisir entre les deux ?? merci également pour tous les renseignements sur les choses à voir et les hébergements sympas (hotels, motels, chez l'habitant, bungalows en camping)sur ces trajets
Il restera 6 jours pour Québec et Montréal (départ à 19H55)
Je sais bien, pour certains celà paraitra un peu court, mais nous ne pouvions faire autrement because finances et ce sera une première fois, d'autres suivront peut être. Merci à tous pour vos conseils
Le voyage est à peu près défini dans les grandes lignes. Nous partons à quatre du 9 au 25 juin
arrivée New York puis 5 nuits à New york - train pour Washingtonn - 2 jours a Washington - l location de voiture pour une semaine (ou plus) pour pays Amish Lancater puis direction le nord et québec en 3 ou 4 étapes. (dépose de la voiture à Québec ou Montréal)
C'est là ou j'ai encore besoin de vos conseils . Remonter de Lancaster à ALBANY par l'intérieur pour Québec via le lac CHAMPLAIN, (ce qui sur la carte parait le plus direct) Où revenir sur la côte (comment éviter New york et Boston?) par Porthsmouth , Portland et Augusta pour rejoindre Québec.
Qui connait ces deux ittinéraires et comment choisir entre les deux ?? merci également pour tous les renseignements sur les choses à voir et les hébergements sympas (hotels, motels, chez l'habitant, bungalows en camping)sur ces trajets
Il restera 6 jours pour Québec et Montréal (départ à 19H55)
Je sais bien, pour certains celà paraitra un peu court, mais nous ne pouvions faire autrement because finances et ce sera une première fois, d'autres suivront peut être. Merci à tous pour vos conseils
Dix-sept jours dans l'Ouest américain et cinq jours à New York en juillet English translation pending
Bonjour à tous, 😉
j'organise actuellement un voyage aux Etats Unis qui démarrera le 30 juin prochain. Certains penserons peut-être qu'il est temps que je demande de l'aide !!! 😠
En fait, nous avons choisi de passer 17 jours dans l'ouest américain puis un avion nous ramènera pour 5 jours à New York.
Que me conseillez vous comme itinéraire? j' ai lu tellement de choses (de très beaux carnets de voyages!) que je ne sais plus trop ou allez..nous louons biensur une voiture. Nous sommes 2 adultes et 2 enfants de 13 et 17 ans. Je voudrais avant tout les éblouirs ...vous pouvez m'aider??
Dix-sept jours au Cambodge en juillet-août, est-ce trop? English translation pending
Bonjour, et bonne année à tous !
Voilà, c'est décidé, notre prochaine destination pour juillet août, sera le Cambodge.
Pour le moment, rien n'est encore préparé, j'ai juste survolé quelques post et les tarifs pour les billets d'avion. Je suis assez surprise de voir que beaucoup de voyageurs ne passent que quelques jours au Cambodge.
Pensez-vous que rester 17 jours, cela fasse trop ? Je suppose qu'il n'y a pas que les temples d'Ankor à visiter et qu'il y a d'autres lieux intéressants ?
(Je trouve un peu dommage de faire une visite "éclair" dans un pays si lointain sans avoir le temps s'imprégner de la vie de ce pays). Mais peut-être que les structures ne le permettent pas ?
Ce serait sympa de me donner votre avis.
Nicole 33.
PS : Quelqu'un aurait-il des tuyaux pour avoir des tarifs intéressants avec Air France ??
PS : Quelqu'un aurait-il des tuyaux pour avoir des tarifs intéressants avec Air France ??
Six/sept semaines en Asie du Sud-Est: Malaisie-Thaïlande ou Thaïlande-Laos? English translation pending
Bonjour
Je réfléchi tranquillement à ce que je vais faire cet été, mon souhait est de partir en Asie du Sud Est, c'est une région que je ne connais pas du tout.
Après avoir regardé un peu les forums et également les billets d'avion, je me pose une question sur le choix de la destination.
En effet, deux options me paraissent intéressante et méritent vos points de vue et vos conseils. Je pense partir 6 ou 7 semaines et j'hésite entre :
1- arriver en malaisie (billets d'avions pas trop chers), y passer 3 semaines, puis aller à Bornéo pendant 2 semaines, ensuite remonter le sud de la thailande pour repartir en France de Bangkok.
ou 2- arriver à Bangkok et faire une boucle pour visiter le nord de la thailande et faire un tour au laos avant de redescendre sur Bangkok pour rentrer à la maison :( .
selon vous quels sont les points positifs et négatifs de ces deux itinéraires (très peu précis pour l'instant donc vos conseils sont les bienvenus également) ? Quelles sont les choses à ne pas oublier dans ces itinéraires (les choses qui ne sont pas forcement sur les guides mais qui selon vous méritent le détour) ?
En attendant vos réponses, merci beaucoup !
En effet, deux options me paraissent intéressante et méritent vos points de vue et vos conseils. Je pense partir 6 ou 7 semaines et j'hésite entre :
1- arriver en malaisie (billets d'avions pas trop chers), y passer 3 semaines, puis aller à Bornéo pendant 2 semaines, ensuite remonter le sud de la thailande pour repartir en France de Bangkok.
ou 2- arriver à Bangkok et faire une boucle pour visiter le nord de la thailande et faire un tour au laos avant de redescendre sur Bangkok pour rentrer à la maison :( .
selon vous quels sont les points positifs et négatifs de ces deux itinéraires (très peu précis pour l'instant donc vos conseils sont les bienvenus également) ? Quelles sont les choses à ne pas oublier dans ces itinéraires (les choses qui ne sont pas forcement sur les guides mais qui selon vous méritent le détour) ?
En attendant vos réponses, merci beaucoup !