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Magnifique dépaysement en République Turque de Chypre du nord (2013) English translation pending
On en parle peu de cette partie de l'île et pourtant... J'ai été tellement enchantée de ce voyage en République turque de Chypre du Nord en juin 2013, que j'ai envie de le partager!
A présent, nous voici en juin, et dans quelques jours, je quitte mon éperon et m’envole, avec ma dynamique voisine, vers Chypre du Nord, je précise « du Nord » car je suis déjà allée à Chypre, mais côté sud. La République turque de Chypre du Nord (en turc, Kibris) désigne l’Etat autoproclamé en novembre 1983 par les dirigeants turcs de l’île de Chypre. L’armée turque de la région territoriale d’Anatolie a envahi le territoire, en réaction au coup d’état des nationalistes grecs désirant rattacher Chypre à la Grèce, alors sous la dictature des colonels. Cet état turque de Chypre du Nord n’est pas reconnu internationalement, mais uniquement par la Turquie. La capitale Nicosie est divisée en deux par une ligne de démarcation, appelée « ligne verte ». Cette ligne avait été imposée par les Nations Unies en 1974. Il y a donc Nicosie-Nord et Nicosie-Sud, chacune dépendant d’un territoire. En 2004, Chypre du Sud a adhéré à l’Union européenne. Le gouvernement de ce territoire n’a aucun contrôle de la partie nord de l’île. Cette partie n’est pas encore intégrée à l’Union européenne. Chronologiquement, tout commença en 1960 alors que la République de Chypre obtenu son indépendance de la domination britannique, basée sur le principe de l’égalité entre les communautés grecques et turques. La Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne étaient garanties de l’intégrité territoriale de la nouvelle république. A Noël 1963, le partenariat entre ces 2 communautés se termina. Depuis lors, les chypriotes turcs se gouvernent eux-mêmes. En 1974, la junte militaire grecque à Athènes porta un coup d’état à Chypre, pour l’union avec la Grèce. Le 20 juillet 1974, l’armée turque intervenait sur l’île avec le but de restaurer l’ordre constitutionnel de la république de Chypre, en utilisant les droits garantis par le traité de 1960. Le résultat de cette opération de paix turque fut que les chypriotes turques déménagèrent vers le nord et les chypriotes grecs vers le sud, abandonnant leurs biens. Le 13 février 1975, les turques chypriotes déclarent l’état fédéral turque de Chypre et le 15 novembre 1983, la république turque du nord de Chypre est proclamée. Le 23 avril 2003, la frontière entre le nord et le sud de l’île fut ouverte, et le passage entre les 2 régions commença… mais reste néanmoins sous contrôle. Deux drapeaux flottent côte à côte : le turc et le chypriote turc, l’un sur fond rouge et l’autre sur fond blanc.
L’hôtel se situe dans un village côtier, proche de Kyrenia, la 3ème ville de Chypre du Nord, après Nicosie-Nord et Famagouste. Kyrenia, ville portuaire, est dominée par la chaîne de Kyrenia et le massif montagneux Pentadactylos, une chaîne étroite et escarpée (point culminant à 1.024 mètres d'altitude) qui sépare la ville de la plaine de Mésorée (grenier à grains du pays) et de Nicosie. Avant l'invasion turque, Kyrenia était un haut lieu touristique de l’île. Son petit port fermé, entouré de maisons vénitiennes et dominé par une citadelle, une église et une mosquée, a une certaine élégance. Bien que le voyage soit décrit comme « circuit », je reste 7 nuits dans le même hôtel, et visiterai en excursions organisées la partie nord de l’île. Enfin, je vais pouvoir découvrir ce petit pays à un rythme moins endiablé qu’au Rajasthan, et ce, dans tous les sens du terme !
Lors de mes 2 séjours au sud de l’île, j’ai souvent entendu que cette partie de l’île était dangereuse car peuplée d’habitants irrespectueux. Certes, les chypriotes turcs évoquent davantage le conflit, mais de là à trouver risqué de s’y rendre, il y a un fossé! Rappelons-nous qu’autrefois, deux communautés vivaient en parfaite harmonie.
A 70 km de la Turquie (passage obligé), cette île fut l’hôte de nombre de civilisations au travers des siècles, grâce à sa localisation stratégique aux carrefours des routes commerciales et religieuses. La République turque de Chypre du Nord s’étend sur 3.350 km² et son héritage du passé remonte à 10.000 ans. La 1ère occupation de l’île date de 8.000 av. J.-C., de la période néolithique à nos jours.
Quand on a déjà visité Chypre du Sud (en 93 et 98), on se rend compte de la grande différence entre les 2 parties, et par ailleurs, entre les 2 communautés – les chypriotes grecs et les chypriotes turcs. Le nord n’est pas encore exploité de manière optimale. L’environnement est fort sauvage, naturel, authentique. Les traces et les camps militaires sont encore très présents, et l’embargo se fait ressentir lorsque l’on est touriste. Les biens de consommation sont originaires de l’île ou importés de la seule Turquie.
La première journée complète sur place emmena les 25 personnes qui formèrent le groupe à Famagouste (Gazimaguza). Cette ville est très souvent nommée « un musée à ciel ouvert ». Qu’il est agréable de déambuler dans cette ville, on y rencontre des églises dont certaines furent transformées en mosquées par l’ajout de minarets (le nord est musulman mais non pratiquant, ou si peu) ; des remparts créés par les lusignans des portes de la vieille ville la tour d’Othello, élevée au 14ème siècle pour protéger la ville contre les invasions. Selon une légende, c’est dans cette tour que les actions de la tragédie de Shakespeare ont eu lieu un palais vénitien datant de 1522 les bains turcs … Une partie de la ville est appelée « ville fantôme », une cité balnéaire datant des années 60. Les chypriotes grecs et turcs ont été chacun « renvoyé » dans leur partie de l’île, devant abandonner leurs biens. Des points étaient attribués en fonction de leurs possessions et ils avaient droit à une maison de même valeur en points dans l’autre partie de l’île… Depuis le contrôle par l’armée turque en 1974, plus personne n’y habite. C’est une zone militaire, une ruine qui ne sert à rien depuis longtemps. Tout autant que l’on peut voir de nombreuses maisons, encore meublées, devenues des ruines avec les années…
Nous nous rendrons au monastère de Saint-Barnabé, où le saint patron de l'île fut supplicié. Il était l'un des fondateurs de l'église indépendante grecque orthodoxe, et est le mécène de Chypre. Le hasard fit qu’en ce 11 juin, c’est sa fête et que beaucoup de chypriotes grecs y vinrent en pèlerinage. Le magnifique palais a été construit dans un joli parc par les occupants vénitiens de Chypre sur les vestiges d'un palais Lusignan du 13ème siècle. L'église byzantine à trois coupoles date du 9ème siècle et fut, jusqu'au 16ème siècle, siège de l'archevêché de Chypre. Elle intègre le musée des icônes. Les icônes, un véritable art cypriote, qui date du VIIème au XXème siècle. A quelques pas s'élève la chapelle funéraire de l'apôtre, sans ornement, ainsi que la crypte dans laquelle furent, selon la légende, retrouvés les ossements du saint. C’est une destination importante du tourisme religieux.
Nous poursuivons par une visite du site archéologique de Salamis. Ses origines sont anciennes, mais l’essentiel de ce qu’on y voit remonte aux périodes romaine et paléochrétienne. Il semblerait que la ville ait été fondée en 1181 av. J.-C. par Teucer, fils de Télamon, roi de l'île grecque de Salamine. Une situation favorable, un port naturellement bien dessiné, et le commerce actif du cuivre, du blé, de l'huile et du sel lui valurent très rapidement la première place parmi les cités-royaumes de Chypre. A l'époque archaïque (environ 700-475), alors même que l'île était sous domination étrangère, elle conservait encore une autonomie locale considérable. Après un tremblement de terre au 4ème siècle apr. J.-C., Salamine fut reconstruite par l'empereur Constantin qui lui donna le nom de Constantia. Après les incursions arabes du 7ème siècle, la partie de la ville qui entoure la basilique de Saint-Epiphanios fut consolidée et rebaptisée Nea Justinianopolis. En conséquence à de nouveaux séismes, les derniers habitants allèrent s'installer à Famagouste. La majeure partie de la ville de Salamine qui, à l'époque romaine, avait une superficie de 5 km² et comptait quelque 200.000 habitants, n'est aujourd'hui que décombres. Les fouilles en cours dégagent la ville romaine et ses grands aménagements. Ce site demande un peu d’imagination pour recréer visuellement le lieu et s’y représenter la manière d’y vivre jadis… Ah les ruines, c’est bien joli… mais encore.
De retour à l’hôtel, nous y découvrons l’ambiance « familiale » autour de la piscine et son jardin fleuri, arboré de nombreux palmiers et orchidées endémiques. Le lendemain, nous nous rendons au château de St-Hilarion construit sur 3 niveaux et dont le dernier, atteint après plusieurs centaines d’escaliers, est dans le brouillard... Il fut construit à l’origine comme tour de garde. Son nom provient d’un moine ermite exilé de la Palestine qui se promenait dans le désert afin de convertir les gens au christianisme (4ème siècle). Il termina sa vie tranquille à Limassol, où une famille grecque lui a trouvé une grotte pour y finir paisiblement ses jours… Le château apparait comme dans un conte de fées, il inspira Walt Disney dans les années 1920 pour la création de son château de Blanche-Neige. Nous grimpons et arrivons à hauteur des nuages… sans pouvoir les toucher… drôle de sensation. Ce lieu est un havre de paix comme beaucoup d’autres. L’après-midi se poursuivit dans un sympathique petit village hissé dans la montagne : Bellapais. Le cloître de Bellapais (Abbaye de la Paix) date du 12ème siècle et est un admirable exemple de l'architecture gothique de la dynastie de Lusignan. Le panorama suggère au regard de se poser sur de spacieuses demeures avec piscine, où on aurait déjà bien envie de se jeter, tellement l’air est chaud !
Le quatrième jour, nous nous dirigeons vers la région des agrumes, dans la partie occidentale de l’île, à Morphou (Guzelyurt – Guzel = beau Yurt = pays). D’abord, le musée de la nature et de l’archéologie nous ouvre ses portes. Ce n’est pas un musée très transcendant, on y voit quelques pots anciens et de nombreux animaux empaillés. Sans grand intérêt ! Nous traversons Lefke, réputé pour ses mines de cuivre. Ensuite le monastère Saint-Mamas nous accueille. L'église du cloître était un bâtiment Byzantin à l'origine, construite au lieu d'un temple pour la déesse Aphrodite. Cet édifice fut d’abord une église byzantine. Les Lusignan y ajoutèrent des éléments gothiques. Puis, en 1725, elle fut en grande partie reconstruite. C’est à cette période que le dôme fut érigé. Avant 1974, on y venait nombreux pour se recueillir devant la tombe de Saint-Mamas, un des saints les plus vénérés de l’île. Celui-ci était un ermite qui aurait vécu aux alentours de la période byzantine. Sa condition ne lui permettait pas de payer les taxes imposées aux autres citoyens, dès lors, il fut convoqué à Nicosie. Mais sur le chemin, il défendit un agneau attaqué par un lion. Et c’est sur le dos du félin et avec l’agneau dans les bras qu’il fit son entrée en ville, tout fier ! Le gouverneur, impressionné, le déclara exempt de toutes taxes. Un peu plus loin, sur une colline à 250 m au-dessus du niveau de la mer, les vestiges de Vuni Palace, demandent beaucoup d’imagination malgré les explications du guide ! Mais le tableau qui se présente sur l’îlot Petra Tou Limnidi et sur un pont qui servait de bande passante pour l’apport du cuivre en train vers les bateaux est impressionnant. Le nom Chypre vient d’ailleurs du grec signifiant cuivre. On remarque que les rivières sont asséchées. Dans la montagne Troodos au sud de l’île, des barrages ont été érigés afin que l’eau n’arrive pas au nord… L’eau est importée de… Turquie.
Non loin de Guzelyurt, nous faisons une halte aux ruines d'une basilique byzantine et d’un théâtre de l’époque romaine, un véritable voyage dans le temps vers l’époque de Constantin le Grand, dont le sol est composé de mosaïques. Elles semblent représenter une oie mais il s’agit d’un cygne qui est l’incarnation d’Aphrodite, déesse de l’amour.
Après le repas du soir à l’hôtel, nous avons droit à une soirée dansante, où tous les convives ont pu se défouler… Bien amusant et sympathique, car il est vrai que l’on a vite fait le tour du village de Karaoglanoglu où nous logeons. Cette localité a été désertée. Il reste quelques petites échoppes en bord de route, mais il n’y a guère de vie… sauf des chats, plein de chats ! A mon grand bonheur ! Il y a bien 2 biquettes à côté de l’hôtel, sur… le terrain de tennis, lui aussi déserté, de lignes, et de joueurs…
Le 5ème jour, nous nous rendons dans la capitale de l’île : Nicosie (Lefkosa). Depuis l'invasion de la Turquie en juillet 1974, Nicosie est une ville coupée en deux. La ligne de démarcation la traverse d'ouest en est, du bastion de Rocca au bastion de Flatro. C’est en 1962/63, qu’un arménien, le colonel Green, marqua une ligne sur la carte de Chypre, avec un stylo vert, d’où le nom de « ligne verte ». Il y a 3 portes d’accès. Les postes militaires grecs d'un coté, les postes militaires turcs de l'autre, sont tenus à distance les uns des autres. Le touriste ou le chypriote de l’autre communauté y est tenu d’y présenter son visa à l’entrée comme à la sortie. La situation n'est pas sans évoquer Berlin... Une fois que nous avons passé un poste frontière, nous découvrons une ville relativement bien entretenue aux frais du l'Union Européenne qui tente de réduire les inégalités nord/sud a grand renfort d'aides.
Le dernier jour d’excursion organisé nous emmena en jeep (de l’armée pour certaines) à travers les villages montagnards. La chaîne de montagne est appelée « les 5 doigts ». Il existe plusieurs légendes autour du nom de cette montagne. En voici une : Il y avait une jolie jeune fille qui vivait dans un village des montagnes. Deux jeunes hommes étaient amoureux d’elle. Un avec un grand cœur et l’autre non. Ils ont parié entre eux pour savoir vers qui irait la fille. Et ils décidèrent d’avoir un duel. Un des deux a sauté dans la mer d’Anatolie et a laissé son empreinte de main dans le sol, ses 5 doigts formant les sommets déchiquetés des montagnes. Les paysages sont à perte de vue. Cette expérience en jeep est à ne pas manquer ! Il y règne un calme inimaginable et des paysages à couper le souffle… Nous nous sommes arrêtés à Mavi Kösk, la « maison bleue », qui se trouve dans un camp militaire. Elle fut construite en 1957 pour Paul Pavlides, l’avocat de Makarios, élu président en 1959. Là aussi, un certain nombre de mythes ont été mentionné. Une rumeur dit qu’il était trafiquant d’armes, et qu’en 1974, il a du fuir par un sas de secours sis derrière son lit, quand l’armée turque a pris le contrôle de cette partie de l’île. Jusqu’il y a quelques années, la maison a été utilisée comme résidence pour un général turc, et est devenue musée à son départ. Seize pièces de grande taille, mobilier d’époque, air conditionné, cela parait démesuré. Une pièce intéressante est la salle à manger faite sur mesure et un bar recouvert d’une peau de crocodile ! Du jardin, on a une magnifique vue, qui, malheureusement, ne fut pas instaurée pour le plaisir des yeux, mais pour sa position stratégique, d’où il était aisé de mitrailler l’ennemi.
Nous voici déjà à la fin du séjour. Les 2 dernières journées sont très chaudes. Pas de vent, un soleil radieux et un ciel sans nuage… Nous décidons de prendre le dolmus (bus local) pour nous rendre à Kyrénia toute proche. Cette cité est incontestablement le centre du tourisme et a les caractéristiques d’une ville méditerranéenne avec son petit port, ses restaurants et ses quelques petits bateaux. La ville de pêcheurs est fondée autour du château fort. Il porte les marques des périodes byzantine, lusignanne et vénitienne. La date précise de sa construction est toutefois difficile à établir malgré les fouilles archéologiques. A l’intérieur, le musée du « navire coulé » présente une épave, enfin quelques morceaux de bois… Ses donjons sont bien préservés, de même que sa tour vénitienne, sa citerne, la tour lusignane. Kyrénia, une agréable baie, pour une vue panoramique sur la mer cristalline.
La gastronomie fait partie des découvertes d'un voyage... La cuisine chypriote est très proche des cuisines grecque dans le sud et turque dans le nord. Les mezzes sont présents dans les 2 parties de l’île, à la différence que dans le nord, ils ne contiennent pas de porc. Un aliment célèbre est l’halloumi, du fromage, avec une texture semblable à la mozzarella, un goût salé, et souvent accompagné de menthe. Le poulet est cuit avec des molohiya, une plante verte qui ressemble un peu à des épinards. On savoure également des kebab, de la viande hachée, de même que des fruits locaux tels que les oranges ou la pastèque. Un autre produit réputé est le café. La clé pour sa réussite est dans les méthodes utilisées pour broyer les grains. Ils sont ensuite cuits avec du sucre pour créer une mousse crémeuse, tout à fait unique à cette partie du monde. Hélas, on ne trouve pas de pâtisseries mais plutôt des loukoums ou des fruits secs. La zivania, l’une des boissons alcoolisées traditionnelles, une eau de vie au raisin, est produite sur l’île depuis la fin du 14ème siècle.
Ne pas parler de la flore serait un impair. La flore de Chypre du nord est riche et colorée. La plaine est recouverte d’oliviers, et de caroubiers dont ses fruits, en forme de haricots, auraient un goût de chocolat. Bien que la terre soit très aride, une végétation qui s’adapte à peu d’eau s’est développée. L'hibiscus est la plante (ou plutôt un arbre) par excellence, les fleurs sont magnifiques et s'ouvrent dès le premier rayon de soleil, une vraie merveille. La couleur principale est le rouge. Les lauriers roses se rencontrent à tous les coins de rue, ils sont très beaux vu le climat. Les orchidées, les tulipes pasiplia endémiques fleurissent en nombre ainsi que les roses trémières, des roses à hautes tiges dont les fleurs foisonnent tout au long de l’été, qui dure 360 jours par an...
Oui, un séjour à Chypre du nord est agréable et reposant. A un moment donné, je me suis exclamée : « Si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble ! ». Les touristes n’ont pas encore trop envahi ce coin de paradis en bordure de Méditerranée. La beauté de la nature reste intacte et originelle. Le climat y est doux en hiver et chaud en été. La pluie est très rare. Sa riche histoire et sa diversité culturelle attirent les amateurs d’histoire. Ce charme d’antan préservé, la chaleur, la quiétude et l’authenticité des paysages ne peuvent que séduire une personne souhaitant associer détente, flânerie, petites excursions et visites de sites antiques, et nature à l’état pur ! Mais à abuser avec modération sinon on risque de trouver le temps long. Car oui, là, on est coupé du monde et les moyens pour y vivre sont limités et ressemblent à une vie en autarcie.
J'espère que ce carnet vous donnera l'envie de vous rendre dans cette partie du monde qui n'est pas encore envahie du tourisme de masse. En tout, je vous le conseille si vous appréciez le calme, la nature à l'état sauvage et le soleil! D'autres photos sont visibles sur mon site personnel.
Carine
A présent, nous voici en juin, et dans quelques jours, je quitte mon éperon et m’envole, avec ma dynamique voisine, vers Chypre du Nord, je précise « du Nord » car je suis déjà allée à Chypre, mais côté sud. La République turque de Chypre du Nord (en turc, Kibris) désigne l’Etat autoproclamé en novembre 1983 par les dirigeants turcs de l’île de Chypre. L’armée turque de la région territoriale d’Anatolie a envahi le territoire, en réaction au coup d’état des nationalistes grecs désirant rattacher Chypre à la Grèce, alors sous la dictature des colonels. Cet état turque de Chypre du Nord n’est pas reconnu internationalement, mais uniquement par la Turquie. La capitale Nicosie est divisée en deux par une ligne de démarcation, appelée « ligne verte ». Cette ligne avait été imposée par les Nations Unies en 1974. Il y a donc Nicosie-Nord et Nicosie-Sud, chacune dépendant d’un territoire. En 2004, Chypre du Sud a adhéré à l’Union européenne. Le gouvernement de ce territoire n’a aucun contrôle de la partie nord de l’île. Cette partie n’est pas encore intégrée à l’Union européenne. Chronologiquement, tout commença en 1960 alors que la République de Chypre obtenu son indépendance de la domination britannique, basée sur le principe de l’égalité entre les communautés grecques et turques. La Turquie, la Grèce et la Grande-Bretagne étaient garanties de l’intégrité territoriale de la nouvelle république. A Noël 1963, le partenariat entre ces 2 communautés se termina. Depuis lors, les chypriotes turcs se gouvernent eux-mêmes. En 1974, la junte militaire grecque à Athènes porta un coup d’état à Chypre, pour l’union avec la Grèce. Le 20 juillet 1974, l’armée turque intervenait sur l’île avec le but de restaurer l’ordre constitutionnel de la république de Chypre, en utilisant les droits garantis par le traité de 1960. Le résultat de cette opération de paix turque fut que les chypriotes turques déménagèrent vers le nord et les chypriotes grecs vers le sud, abandonnant leurs biens. Le 13 février 1975, les turques chypriotes déclarent l’état fédéral turque de Chypre et le 15 novembre 1983, la république turque du nord de Chypre est proclamée. Le 23 avril 2003, la frontière entre le nord et le sud de l’île fut ouverte, et le passage entre les 2 régions commença… mais reste néanmoins sous contrôle. Deux drapeaux flottent côte à côte : le turc et le chypriote turc, l’un sur fond rouge et l’autre sur fond blanc.
L’hôtel se situe dans un village côtier, proche de Kyrenia, la 3ème ville de Chypre du Nord, après Nicosie-Nord et Famagouste. Kyrenia, ville portuaire, est dominée par la chaîne de Kyrenia et le massif montagneux Pentadactylos, une chaîne étroite et escarpée (point culminant à 1.024 mètres d'altitude) qui sépare la ville de la plaine de Mésorée (grenier à grains du pays) et de Nicosie. Avant l'invasion turque, Kyrenia était un haut lieu touristique de l’île. Son petit port fermé, entouré de maisons vénitiennes et dominé par une citadelle, une église et une mosquée, a une certaine élégance. Bien que le voyage soit décrit comme « circuit », je reste 7 nuits dans le même hôtel, et visiterai en excursions organisées la partie nord de l’île. Enfin, je vais pouvoir découvrir ce petit pays à un rythme moins endiablé qu’au Rajasthan, et ce, dans tous les sens du terme !
Lors de mes 2 séjours au sud de l’île, j’ai souvent entendu que cette partie de l’île était dangereuse car peuplée d’habitants irrespectueux. Certes, les chypriotes turcs évoquent davantage le conflit, mais de là à trouver risqué de s’y rendre, il y a un fossé! Rappelons-nous qu’autrefois, deux communautés vivaient en parfaite harmonie.
A 70 km de la Turquie (passage obligé), cette île fut l’hôte de nombre de civilisations au travers des siècles, grâce à sa localisation stratégique aux carrefours des routes commerciales et religieuses. La République turque de Chypre du Nord s’étend sur 3.350 km² et son héritage du passé remonte à 10.000 ans. La 1ère occupation de l’île date de 8.000 av. J.-C., de la période néolithique à nos jours.
Quand on a déjà visité Chypre du Sud (en 93 et 98), on se rend compte de la grande différence entre les 2 parties, et par ailleurs, entre les 2 communautés – les chypriotes grecs et les chypriotes turcs. Le nord n’est pas encore exploité de manière optimale. L’environnement est fort sauvage, naturel, authentique. Les traces et les camps militaires sont encore très présents, et l’embargo se fait ressentir lorsque l’on est touriste. Les biens de consommation sont originaires de l’île ou importés de la seule Turquie.
La première journée complète sur place emmena les 25 personnes qui formèrent le groupe à Famagouste (Gazimaguza). Cette ville est très souvent nommée « un musée à ciel ouvert ». Qu’il est agréable de déambuler dans cette ville, on y rencontre des églises dont certaines furent transformées en mosquées par l’ajout de minarets (le nord est musulman mais non pratiquant, ou si peu) ; des remparts créés par les lusignans des portes de la vieille ville la tour d’Othello, élevée au 14ème siècle pour protéger la ville contre les invasions. Selon une légende, c’est dans cette tour que les actions de la tragédie de Shakespeare ont eu lieu un palais vénitien datant de 1522 les bains turcs … Une partie de la ville est appelée « ville fantôme », une cité balnéaire datant des années 60. Les chypriotes grecs et turcs ont été chacun « renvoyé » dans leur partie de l’île, devant abandonner leurs biens. Des points étaient attribués en fonction de leurs possessions et ils avaient droit à une maison de même valeur en points dans l’autre partie de l’île… Depuis le contrôle par l’armée turque en 1974, plus personne n’y habite. C’est une zone militaire, une ruine qui ne sert à rien depuis longtemps. Tout autant que l’on peut voir de nombreuses maisons, encore meublées, devenues des ruines avec les années…
Nous nous rendrons au monastère de Saint-Barnabé, où le saint patron de l'île fut supplicié. Il était l'un des fondateurs de l'église indépendante grecque orthodoxe, et est le mécène de Chypre. Le hasard fit qu’en ce 11 juin, c’est sa fête et que beaucoup de chypriotes grecs y vinrent en pèlerinage. Le magnifique palais a été construit dans un joli parc par les occupants vénitiens de Chypre sur les vestiges d'un palais Lusignan du 13ème siècle. L'église byzantine à trois coupoles date du 9ème siècle et fut, jusqu'au 16ème siècle, siège de l'archevêché de Chypre. Elle intègre le musée des icônes. Les icônes, un véritable art cypriote, qui date du VIIème au XXème siècle. A quelques pas s'élève la chapelle funéraire de l'apôtre, sans ornement, ainsi que la crypte dans laquelle furent, selon la légende, retrouvés les ossements du saint. C’est une destination importante du tourisme religieux.
Nous poursuivons par une visite du site archéologique de Salamis. Ses origines sont anciennes, mais l’essentiel de ce qu’on y voit remonte aux périodes romaine et paléochrétienne. Il semblerait que la ville ait été fondée en 1181 av. J.-C. par Teucer, fils de Télamon, roi de l'île grecque de Salamine. Une situation favorable, un port naturellement bien dessiné, et le commerce actif du cuivre, du blé, de l'huile et du sel lui valurent très rapidement la première place parmi les cités-royaumes de Chypre. A l'époque archaïque (environ 700-475), alors même que l'île était sous domination étrangère, elle conservait encore une autonomie locale considérable. Après un tremblement de terre au 4ème siècle apr. J.-C., Salamine fut reconstruite par l'empereur Constantin qui lui donna le nom de Constantia. Après les incursions arabes du 7ème siècle, la partie de la ville qui entoure la basilique de Saint-Epiphanios fut consolidée et rebaptisée Nea Justinianopolis. En conséquence à de nouveaux séismes, les derniers habitants allèrent s'installer à Famagouste. La majeure partie de la ville de Salamine qui, à l'époque romaine, avait une superficie de 5 km² et comptait quelque 200.000 habitants, n'est aujourd'hui que décombres. Les fouilles en cours dégagent la ville romaine et ses grands aménagements. Ce site demande un peu d’imagination pour recréer visuellement le lieu et s’y représenter la manière d’y vivre jadis… Ah les ruines, c’est bien joli… mais encore.
De retour à l’hôtel, nous y découvrons l’ambiance « familiale » autour de la piscine et son jardin fleuri, arboré de nombreux palmiers et orchidées endémiques. Le lendemain, nous nous rendons au château de St-Hilarion construit sur 3 niveaux et dont le dernier, atteint après plusieurs centaines d’escaliers, est dans le brouillard... Il fut construit à l’origine comme tour de garde. Son nom provient d’un moine ermite exilé de la Palestine qui se promenait dans le désert afin de convertir les gens au christianisme (4ème siècle). Il termina sa vie tranquille à Limassol, où une famille grecque lui a trouvé une grotte pour y finir paisiblement ses jours… Le château apparait comme dans un conte de fées, il inspira Walt Disney dans les années 1920 pour la création de son château de Blanche-Neige. Nous grimpons et arrivons à hauteur des nuages… sans pouvoir les toucher… drôle de sensation. Ce lieu est un havre de paix comme beaucoup d’autres. L’après-midi se poursuivit dans un sympathique petit village hissé dans la montagne : Bellapais. Le cloître de Bellapais (Abbaye de la Paix) date du 12ème siècle et est un admirable exemple de l'architecture gothique de la dynastie de Lusignan. Le panorama suggère au regard de se poser sur de spacieuses demeures avec piscine, où on aurait déjà bien envie de se jeter, tellement l’air est chaud !
Le quatrième jour, nous nous dirigeons vers la région des agrumes, dans la partie occidentale de l’île, à Morphou (Guzelyurt – Guzel = beau Yurt = pays). D’abord, le musée de la nature et de l’archéologie nous ouvre ses portes. Ce n’est pas un musée très transcendant, on y voit quelques pots anciens et de nombreux animaux empaillés. Sans grand intérêt ! Nous traversons Lefke, réputé pour ses mines de cuivre. Ensuite le monastère Saint-Mamas nous accueille. L'église du cloître était un bâtiment Byzantin à l'origine, construite au lieu d'un temple pour la déesse Aphrodite. Cet édifice fut d’abord une église byzantine. Les Lusignan y ajoutèrent des éléments gothiques. Puis, en 1725, elle fut en grande partie reconstruite. C’est à cette période que le dôme fut érigé. Avant 1974, on y venait nombreux pour se recueillir devant la tombe de Saint-Mamas, un des saints les plus vénérés de l’île. Celui-ci était un ermite qui aurait vécu aux alentours de la période byzantine. Sa condition ne lui permettait pas de payer les taxes imposées aux autres citoyens, dès lors, il fut convoqué à Nicosie. Mais sur le chemin, il défendit un agneau attaqué par un lion. Et c’est sur le dos du félin et avec l’agneau dans les bras qu’il fit son entrée en ville, tout fier ! Le gouverneur, impressionné, le déclara exempt de toutes taxes. Un peu plus loin, sur une colline à 250 m au-dessus du niveau de la mer, les vestiges de Vuni Palace, demandent beaucoup d’imagination malgré les explications du guide ! Mais le tableau qui se présente sur l’îlot Petra Tou Limnidi et sur un pont qui servait de bande passante pour l’apport du cuivre en train vers les bateaux est impressionnant. Le nom Chypre vient d’ailleurs du grec signifiant cuivre. On remarque que les rivières sont asséchées. Dans la montagne Troodos au sud de l’île, des barrages ont été érigés afin que l’eau n’arrive pas au nord… L’eau est importée de… Turquie.
Non loin de Guzelyurt, nous faisons une halte aux ruines d'une basilique byzantine et d’un théâtre de l’époque romaine, un véritable voyage dans le temps vers l’époque de Constantin le Grand, dont le sol est composé de mosaïques. Elles semblent représenter une oie mais il s’agit d’un cygne qui est l’incarnation d’Aphrodite, déesse de l’amour.
Après le repas du soir à l’hôtel, nous avons droit à une soirée dansante, où tous les convives ont pu se défouler… Bien amusant et sympathique, car il est vrai que l’on a vite fait le tour du village de Karaoglanoglu où nous logeons. Cette localité a été désertée. Il reste quelques petites échoppes en bord de route, mais il n’y a guère de vie… sauf des chats, plein de chats ! A mon grand bonheur ! Il y a bien 2 biquettes à côté de l’hôtel, sur… le terrain de tennis, lui aussi déserté, de lignes, et de joueurs…
Le 5ème jour, nous nous rendons dans la capitale de l’île : Nicosie (Lefkosa). Depuis l'invasion de la Turquie en juillet 1974, Nicosie est une ville coupée en deux. La ligne de démarcation la traverse d'ouest en est, du bastion de Rocca au bastion de Flatro. C’est en 1962/63, qu’un arménien, le colonel Green, marqua une ligne sur la carte de Chypre, avec un stylo vert, d’où le nom de « ligne verte ». Il y a 3 portes d’accès. Les postes militaires grecs d'un coté, les postes militaires turcs de l'autre, sont tenus à distance les uns des autres. Le touriste ou le chypriote de l’autre communauté y est tenu d’y présenter son visa à l’entrée comme à la sortie. La situation n'est pas sans évoquer Berlin... Une fois que nous avons passé un poste frontière, nous découvrons une ville relativement bien entretenue aux frais du l'Union Européenne qui tente de réduire les inégalités nord/sud a grand renfort d'aides.
Le dernier jour d’excursion organisé nous emmena en jeep (de l’armée pour certaines) à travers les villages montagnards. La chaîne de montagne est appelée « les 5 doigts ». Il existe plusieurs légendes autour du nom de cette montagne. En voici une : Il y avait une jolie jeune fille qui vivait dans un village des montagnes. Deux jeunes hommes étaient amoureux d’elle. Un avec un grand cœur et l’autre non. Ils ont parié entre eux pour savoir vers qui irait la fille. Et ils décidèrent d’avoir un duel. Un des deux a sauté dans la mer d’Anatolie et a laissé son empreinte de main dans le sol, ses 5 doigts formant les sommets déchiquetés des montagnes. Les paysages sont à perte de vue. Cette expérience en jeep est à ne pas manquer ! Il y règne un calme inimaginable et des paysages à couper le souffle… Nous nous sommes arrêtés à Mavi Kösk, la « maison bleue », qui se trouve dans un camp militaire. Elle fut construite en 1957 pour Paul Pavlides, l’avocat de Makarios, élu président en 1959. Là aussi, un certain nombre de mythes ont été mentionné. Une rumeur dit qu’il était trafiquant d’armes, et qu’en 1974, il a du fuir par un sas de secours sis derrière son lit, quand l’armée turque a pris le contrôle de cette partie de l’île. Jusqu’il y a quelques années, la maison a été utilisée comme résidence pour un général turc, et est devenue musée à son départ. Seize pièces de grande taille, mobilier d’époque, air conditionné, cela parait démesuré. Une pièce intéressante est la salle à manger faite sur mesure et un bar recouvert d’une peau de crocodile ! Du jardin, on a une magnifique vue, qui, malheureusement, ne fut pas instaurée pour le plaisir des yeux, mais pour sa position stratégique, d’où il était aisé de mitrailler l’ennemi.
Nous voici déjà à la fin du séjour. Les 2 dernières journées sont très chaudes. Pas de vent, un soleil radieux et un ciel sans nuage… Nous décidons de prendre le dolmus (bus local) pour nous rendre à Kyrénia toute proche. Cette cité est incontestablement le centre du tourisme et a les caractéristiques d’une ville méditerranéenne avec son petit port, ses restaurants et ses quelques petits bateaux. La ville de pêcheurs est fondée autour du château fort. Il porte les marques des périodes byzantine, lusignanne et vénitienne. La date précise de sa construction est toutefois difficile à établir malgré les fouilles archéologiques. A l’intérieur, le musée du « navire coulé » présente une épave, enfin quelques morceaux de bois… Ses donjons sont bien préservés, de même que sa tour vénitienne, sa citerne, la tour lusignane. Kyrénia, une agréable baie, pour une vue panoramique sur la mer cristalline.
La gastronomie fait partie des découvertes d'un voyage... La cuisine chypriote est très proche des cuisines grecque dans le sud et turque dans le nord. Les mezzes sont présents dans les 2 parties de l’île, à la différence que dans le nord, ils ne contiennent pas de porc. Un aliment célèbre est l’halloumi, du fromage, avec une texture semblable à la mozzarella, un goût salé, et souvent accompagné de menthe. Le poulet est cuit avec des molohiya, une plante verte qui ressemble un peu à des épinards. On savoure également des kebab, de la viande hachée, de même que des fruits locaux tels que les oranges ou la pastèque. Un autre produit réputé est le café. La clé pour sa réussite est dans les méthodes utilisées pour broyer les grains. Ils sont ensuite cuits avec du sucre pour créer une mousse crémeuse, tout à fait unique à cette partie du monde. Hélas, on ne trouve pas de pâtisseries mais plutôt des loukoums ou des fruits secs. La zivania, l’une des boissons alcoolisées traditionnelles, une eau de vie au raisin, est produite sur l’île depuis la fin du 14ème siècle.
Ne pas parler de la flore serait un impair. La flore de Chypre du nord est riche et colorée. La plaine est recouverte d’oliviers, et de caroubiers dont ses fruits, en forme de haricots, auraient un goût de chocolat. Bien que la terre soit très aride, une végétation qui s’adapte à peu d’eau s’est développée. L'hibiscus est la plante (ou plutôt un arbre) par excellence, les fleurs sont magnifiques et s'ouvrent dès le premier rayon de soleil, une vraie merveille. La couleur principale est le rouge. Les lauriers roses se rencontrent à tous les coins de rue, ils sont très beaux vu le climat. Les orchidées, les tulipes pasiplia endémiques fleurissent en nombre ainsi que les roses trémières, des roses à hautes tiges dont les fleurs foisonnent tout au long de l’été, qui dure 360 jours par an...
Oui, un séjour à Chypre du nord est agréable et reposant. A un moment donné, je me suis exclamée : « Si ce n’est pas le bonheur, ça y ressemble ! ». Les touristes n’ont pas encore trop envahi ce coin de paradis en bordure de Méditerranée. La beauté de la nature reste intacte et originelle. Le climat y est doux en hiver et chaud en été. La pluie est très rare. Sa riche histoire et sa diversité culturelle attirent les amateurs d’histoire. Ce charme d’antan préservé, la chaleur, la quiétude et l’authenticité des paysages ne peuvent que séduire une personne souhaitant associer détente, flânerie, petites excursions et visites de sites antiques, et nature à l’état pur ! Mais à abuser avec modération sinon on risque de trouver le temps long. Car oui, là, on est coupé du monde et les moyens pour y vivre sont limités et ressemblent à une vie en autarcie.
J'espère que ce carnet vous donnera l'envie de vous rendre dans cette partie du monde qui n'est pas encore envahie du tourisme de masse. En tout, je vous le conseille si vous appréciez le calme, la nature à l'état sauvage et le soleil! D'autres photos sont visibles sur mon site personnel.
Carine
Andalousie, fin octobre 2013 English translation pending
Salut,
je continue mes visites en pays de langue espagnole. Après le Pérou cet été, l'Andalousie.
Nous sommes partis à 4, deux couples en voiture de Lyon pour faire un périple très beau. Comme d'habitude j'ai tout réservé à l'avance (je n'aime pas chercher sur place). Ce carnet donne donc des conseils et quelques impressions.
Bon courage, car il est en bloc car fait au fur et à mesure du voyage. Pas de photos, car je suis plutôt cinéaste.
DIMANCHE 20 OCTOBRE :
Départ matinal de la région lyonnaise, personne sur les routes et encore moins sur les autoroutes espagnoles. Attention aux radars souvent situés sur les panneaux d'affichage électroniques pour prendre par l'arrière. Arrivée vers 18h30 à San Antonio de Requena, après Valencia pour une nuit étape. Notre logeur nous indique une féria gastronomique à quelques km pour diner à Utiel. Nous y allons et c'est vraiment un truc typique. Bien sur nous sommes les seuls français. On achète un carnet de 8 tickets avec un verre et un ramequin pour 8 €. Avec cela nous pouvons nous arrêter à n'importe quel stand et contre un ticket le verre ou le plat sont généreusement remplis de spécialités locales. Super bien. Certaines fois même ils remplissent et ne demandent qu'un ticket pour deux. En plus l'ambiance est bon enfant, on est loin d'une beuverie !!! Retour à l'hôtel et dodo bien mérité.
HÔTEL RURAL CASA DONA ANITA – SAN ANTONIO DE REQUENA: Tout petit hôtel tenu par un jeune couple plein de bonne volonté. Literie impeccable, calme, propre, spacieux, tout bien. On voit que cela ne fait pas longtemps qu'ils sont dans le domaine car ils sont un peu hésitants, non pas les réflexes de grands habitués, mais par contre une gentillesse à toute épreuve. Le petit déjeuner est copieux, même s'il faut attendre ou lui demander des trucs. Tout y est en quantité et qualité. Une très bonne adresse, même si San Antonio n'est pas forcément une destination très prisée.
LUNDI 21 OCTOBRE :
Après un très bon petit déjeuner, route vers Baeza (380 km quand même!!!) . Beaucoup des monuments à visiter ferment à 13h, donc une fois arrivés, on va directement à l'Antigua Universidad, avec sa vieille salle de classe et son amphi style Harry Potter. Ensuite direction le Palais Jabalquinto avec à l'intérieur un superbe patio renaissance et un joli petit jardin. Après un repas à un resto sur la place de la constitution ( un menu du jour à 12€ gargantuesque) retour au Palais Jabalquinto pour analyser sa superbe façade. Descente vers la place del Populo, très jolie avec divers bâtiments. Direction la mairie, puis la rue San Pablo. En conclusion, une ville andalouse au milieu des oliviers, magnifique. Une belle étape avant l'arrivée sur Cordoue (départ à 16h30). En chemin arrêt et visite pour acheter ensuite d'une coopérative d'huile d'olive (instructif). Arrivée à Cordoue (18H30) épique pour trouver l'hôtel dans de petites rues étroites (il faut fermer les rétros!!). Promenade dans le quartier juif sous une bonne température. Nous voyons beaucoup de monuments illuminés, nous faisant languir pour le lendemain. Tapas (donc repas léger) et dodo
MARDI 22 OCTOBRE :
Petit déjeuner de qualité et malgré l'annonce de la pluie, départ optimiste pour la journée cordobane. Tout d'abord visite des bains royaux (gratuit avant 10h30), puis de l'Alcazar (toujours gratuit avant 10h30), les jardins y sont splendides et la vue depuis la tour à couper le souffle.... Ensuite un petit tour aux écuries royales, et direction la porte de Almodovar pour pénétrer dans le quartier juif et ses ruelles blanches. Il faut flâner, se laisser aller au gré de son humeur. La synagogue, le souk des petites places, tout ceci se découvre tranquillement. La Chapelle San Bartolomé désormais payante (1,5€) est un peu décevante, Viennent ensuite la rue et la place des fleurs et enfin un petit arrêt repas. Les forces retrouvées direction le clou de la journée : La Mesquita (8€). Là il faut vraiment prendre son temps. Il faut laisser les cars de japonais passer car la soir même ils doivent être à Madrid et le lendemain à Paris !! Il faut aller chercher la colonne qui sort de l'ordinaire et bien sur prendre le temps de réfléchir au sens du lieu. C'est magique. En plus comme il pleut des cordes dehors, on est à l'abri !!!! Une petite accalmie et hop direction la Torre de la Calahorra (4,5 €)où grâce à un audio guide bien fait cette visite s'avère être un superbe condensé de toutes les richesses vues dans la journée. Et en plus on est à l'abri car dehors cela ne faiblit pas !! La vue de la terrasse est splendide, différente de celle de l'Alcazar. Retour à l'hôtel pour un changement de tenue, car vraiment il flotte !!! Resto juste à côté de l'hôtel, à Taberna Salinas, fantastique !!! Un très bon accueil, des spécialités originales et un bon petit vin.... Ensuite promenade digestive à la Plaza Corredera et retour à l'hôtel pour un bon dodo.
HÔTEL CASA DE LOS AZULEJOS - CORDOUE : Très très beau, un accueil sympathique, un excellent petit déjeuner, une très bonne literie, une belle chambre d'hôtes. Parking à proximité (15€)
MERCREDI 23 OCTOBRE :
Départ après le petit déjeuner pour Médina Azahara. Le site est tout proche de Cordoue. Accueil dans un nouveau bâtiment où un film est projeté (version GB et ESP). Il est très bien fait car il mélange images actuelles des lieux et images de synthèse. Plus tard sur le site, on se rappellera des images de synthèse et notre imaginaire travaillera bien. Ensuite une navette payante (1,8 €) amène au site et la visite peut commencer. Effectivement il y a beaucoup de vestiges en ruine, peu de choses debout, mais malgré cela la promenade est agréable et le souvenir du film permet de bien situer les choses. En tout, il a bien fallu 2,5 h pour visiter en un rythme tranquille. Ensuite route vers Carmona par l'ancienne route. Pas si jolie que prévue !! Arrivée sur la ville haut perchée qui domine la plaine. Un coup de cœur, les ruelles sont magnifiques. Il faut se laisser aller au gré de son humeur et découvrir peu à peu des bâtisses. Déjeuner à Casa Curro Montoya (vu sur le Routard), pas mal, service sympathique. Ensuite montée à la Puerta de Sevilla (2 €) où une splendide vue nous attend sur la ville blanche où certains bâtiments de couleur pierre ressortent. Pour ceux qui n'ont pas le courage de grimper les escaliers, il y a une alternative pour un avoir une vue similaire : Aller à la nécropole romaine un peu plus loin. C'est gratuit pour les membres de l'UE et de la terrasse on a une vue presque aussi belle, avec en plus une vue sur l'amphithéâtre. La visite des tombes n'est pas mal non plus, notamment la tombe de Servilla. Route ensuite pour Séville et recherche un peu difficile dans le quartier de Santa Cruz de l'hôtel . Diner à l'Osteria Oca Giuliva, très très bien. Un petit tour et dodo.
JEUDI 24 OCTOBRE :
Un solide petit déjeuner et c'est le départ pour l'Alcazar tout proche. Une visite à ne pas manquer, tout est beau, le palais comme les jardins. 2,5 h pour le tout (8,5 €). Face à la sortie de ce lieu magique, la Cathédrale et la tour de la Giralda. La cathédrale (8 €) surprend car il n'y a pas à l'intérieur une très grande perspective en longueur. Par contre sa hauteur est impressionnante. De belles chapelles un peu partout. Pas de pot le rétable du maître-hôtel est en restauration, donc pas vu !!! La montée à la tour vaut vraiment le coup, pas trop difficile (je l'avais faite il y a 11 ans en béquilles!!). Par contre du haut la vue est splendide, on voit tout Séville et certains monuments d'une autre façon. Déjeuner au resto El Pimenton (pour le moment le meilleur) tout proche et direction le Guadalquivir pour une promenade le long des berges. La plaza de Toros, la torre del Oro et le parque Maria Luisa vus, nous arrivons à la Plaza de Espana. Superbe, il faut penser à monter à l'étage pour avoir une vue différente. Ensuite retour vers le centre avec une pause toilettes à l'université (ancienne manufacture des tabacs), le bâtiment est grand et son portail à voir. Direction l'hôpital de la charité. Avec un audioguide qui fonctionne pas de façon terrible et un discours pas au top, il y a un peu de déception dans cette visite, car finalement seul le rétable de la chapelle vaut le coup (5 €) . Retour à l'hôtel, puis spectacle de flamenco à la Casa de la Memoria de Al Andaluz. Un beau spectacle de qualité d'une durée d'une heure. Diner près de la Giralda dans un resto plus simple. Retour à l'hôtel et dodo.
VENDREDI 25 OCTOBRE :
Réveil et pluie !!!! Tant pis un nouveau solide petit déjeuner et c'est en bus que nous prenons la direction de l'église de la Macarena. Ce lieu ne vaut que pour la statue, mais ça vaut le coup. Retour en bus vers la Casa de Pilatos (6 €). Là aussi la visite se fait avec un audio-guide, qui lui est bien fait. Cette demeure a du caractère, un certain cachet. La pluie ayant cessé, direction El Parasol une architecture à voir, puis direction un resto, le Genova, de qualité mais au service médiocre. Visite ensuite du palais de la Comtesse de Lebrija (5 €), un petit bijou et promenade dans les rues où il est bon de se perdre. Ensuite promenade dans le quartier Santa Cruz où l'on peut encore trouver des ruelles pas inondées de touristes avec des maisons surprenantes. Resto près de Sta Maria la Blanca et dodo.
HÔTEL ALCANTARA – SEVILLE : Petit hôtel très accueillant, un service de qualité, un petit déjeuner solide, un personnel vraiment serviable. Difficile à trouver en voiture car dans une rue piétonne, mais très proche de la Giralda et cela c'est vraiment très pratique.
SAMEDI 26 OCTOBRE :
Route tranquille vers Cadix. La sortie de Seville un samedi matin se fait très bien. Arrivée à Cadiz en fin de matinée. Rapide visite de l'hopital des femmes pour sa chapelle : ouais bon, puis visite de l'oratorio de San Felipe (2,5 €), pas mal car original, par contre pas de photos et on se demande pourquoi. Déjeuner dans un bar près de la mairie, assez classique avec une sangria qui tape très très fort. Ensuite montée en haut de la Tour Tavira (5 €), et sa Camara oscura. Un truc de qualité, vraiment original qui permet de découvrir Cadix autrement. Puis promenade au bord de mer après un trempage de pieds sur la Plage de La Caleta. Petit temps de repos et diner à la Taberna Casa Manteca qui vaut surtout le coup pour observer les locaux dans un de leur resto favori. Dodo.
HOTEL : APPARTEMENTS PLAZA DE LA LUZ - CADIZ : Un changement, ce n'est pas un hôtel, mais c'est tout comme, car c'est un appartement avec deux chambres, le linge de toilette fourni ainsi que les draps, un parking, un accueil chaleureux. C'est tout pareil, mais on est chez soi. Par contre pas de petit déjeuner, mais il y a une cuisine équipée et des bars en dessous. Donc toutes les possibilités sont offertes. C'est tout neuf et vraiment bien.
DIMANCHE 27 OCTOBRE :
Petit déjeuner donc dans l'appartement et route vers Jerez de la Frontera. Cadix ne laissera pas un souvenir impérissable. Arrivée à Jerez, pour visiter l'Alcazar (5,4 €), petit mais bien intéressant et assez documenté sur place. Ensuite visite de la Bodega Tio Pepe, la seule ouverte le dimanche (12 €). Un peu l'arnaque à touristes !!!! Resto qui ne vaut pas la peine (oup's le nom?) et route vers Arcos de la Frontera. Là, il faut y arriver. Les rues sont vraiment étroites, comme c'est bien dit dans les livres, les rétroviseurs doivent être bine repliés, sinon à certains endroits cela ne passe pas, Les virages à angle droit dans certaines rues sont chauds (j'ai un grand scénic) Par contre une fois la voiture garée (il existe des parkings gratuits pas trop loin dans le village), c’est un plaisir de se promener dans ce village et de se perdre dans les ruelles. Restaurant extraordinaire le soir, décrété par l’ensemble de la troupe comme le meilleur du séjour : La Carcel. Excellent, copieux, pas cher et service extraordinaire. Vraiment une super adresse qui mérite le détour dans ce splendide village. Dodo.
HOTEL : B&B CASA EL SUENO – ARCOS DE LA FRONTERA : Le top !!! De plus pour le même prix nous avons eu droit à la chambre tout en haut. C’est vrai il faut gravir avec les bagages les escaliers, mais j’ai rarement un aussi beau panorama de mon lit !!! Les baies vitrées sont idéalement placées et que dire de la grande terrasse à côté. ’n y boirait presque des apéros !!! Vraiment Arcos nous a emballé dans beaucoup de sens. Le meilleur logement du séjour car en plus en tant que chambre d’hôtes, c’est hyper convivial.
LUNDI 28 OCTOBRE :
Après encore un excellent petit déjeuner, c’est la route des Pueblos Blancos d’Andalousie qui est prévue. Cela commence par El Bosque, qui en dehors d’Arcos est le premier et donc est le premier !! Ensuite vient Grazalema avec ses toits de maison particuliers. Il est splendide. Un parking gratuit près de l’office du tourisme est très bien placé pour faire un joli tour. A noter à la tout entrée du village un petit parking qui permet de prendre en photo ce village dans sa longueur. Route ensuite vers le col de Los Alamillos à plus de 1000 m avec bien entendu une superbe vue. De plus bon nombre de rapaces tournent autour de nous pour qu’on essaie de deviner qui ils sont. Un panneau explicatif proche aide bien. La route nous emmène ensuite vers Zahara de la Sierra, une nouvelle fois un coin magnifique. La chance est avec nous, car c’est la fête du st patron du village ; Tout le monde est endimanché, il y a la fanfare puis dégustations de produits régionaux gratuite. De plus une sorte de marché médiéval est organisé. Le bonheur, surtout que les étrangers que nous sommes sont très bien accueillis. Le bonheur quoi ! On reste un bon moment et continuons la route splendide vers Oliva. On galère un peu avec le road book, pour trouver la destination suivante Setenil de las bodegas. En fait il faut rentrer dans le beau village d’Oliva et la route pour Setenil s’y trouve. Celle-ci est plus petite, mais fait passer dans des champs d’oliviers à perte de vue. Le village est joli, notamment d’un mirador très bien placé. On n’a pas trop le temps donc pas de visites autour des maisons troglodytes car Ronda nous attend. La voiture posée (une nouvelle fois gratuitement et devant notre hôtel !!) direction les arênes toutes proches où la visite (8 €) avec un audio guide est super super intéressante (sauf les derniers points traitant sur les armes à feu !!). Cela dure bien1,5 h et c’est de nuit que nous découvrons le fameux pont nuevo de Ronda. Un tout petit tour pour prendre quelques images de nuit et direction restaurant Puerta Grande. Un poil plus cher que les autres mais un service très très soigné et une qualité excellente. Dodo
HOTEL : COLON – RONDA : Classique, propre, bien placé, accueil souriant. Très bien mais pas le charme du précédent.
MARDI 29 OCTOBRE :
Petit déjeuner tranquille dans le bar de l’hôtel qui sert aussi de boulangerie !! Ensuite l’objectif est de descendre sous le Pont Nuevo pour prendre des images différentes. Un petit sentier partant du Palacio de Mondragon mène très facilement à un point de vue magnifique (15 min maxi pour remonter). Et si on cherche un tout petit peu, on peut même aller sous le pont et le voir de l’autre côté. Détour ensuite vers la place de la mairie où avait lieu avant les corridas !!! Route ensuite très rapide (1h) vers Antequera et surtout montée au Torcal. En haut d’un col, un lieu étonnant où la nature a façonné les pierres de manière originale. Le top est d’effectuer une rando parmi ses cailloux, mais ma troupe ne se sent pas le courage, donc quelques arrêts à des belvédères permettent de voir Malaga non loin de là à vol d’oiseau et la Méditérannée. Un petit resto style routier en redescendant et direction les dolmens d’Antequera. Oui aller en Andalousie et ne pas voir de dolmens, ce n’est pas normal. J’avais vu que c’était sur la route, donc pourquoi pas un arrêt rapide pour voir ce que c’est surtout que c’est gratuit. En fait ce fut très intéressant. Il faut d’abord passer par l’accueil, demander à voir le film (en français SVP) et ensuite aller voir les deux dolmens. On réalise de cette façon l’importance du truc. Un truc original à découvrir. Route ensuite vers Grenade (1h) Installation à l’hôtel, promenade dans la vieille ville, quelques boutiques et restaurant Oryza spécialisé dans la cuisine du riz. Nous prenons un menu où tout est excellent, notamment les tapas, sauf les plats à base de riz !! Un comble ! Dodo.
MERCREDI 30 OCTOBRE :
Voiture garée jusqu’au matin devant l’hôtel gratuitement, il faut ensuite avant 8h, la déposer à un parking payant non loin de l’hôtel (avec la réduction due à l’hôtel 15 € en tout). C’est en taxi que nous montons à l’Alhambra pour 7€ (à 4). La réservation pour les Palais Nasrides étant à 12h, nous sommes donc dans le tour de visite de l’Alhambra qui commence à 8h30 et se termine à 14h00. Théoriquement, il faut avoir tout visiter avant 14h30. A 9H nous sommes sur le sentier qui mène au Généralife. Autant dire que les superlatifs ne manquent pas, même si une partie des jardins sont fermés car c’est le moment de la taille des magnifiques arbres. Le ticket acheté pour la visite de l’Alhambra (12,3€) comprend l’entrée au Généralife, aux Jardins del Partal, de l’Alcazaba et bien sur aux Palais Nasrides avec pour ce dernier un horaire à réserver avant (je l’ai fait sur internet, très facile). Les autres lieux de l’Alhambra ne nécessitent pas de faire valider le ticket. Bien penser à prendre un plan à l’entrée. Du Généralife, la vue sur l’Alhambra est déjà magnifique. Ensuite une promenade mène au saint des saints. Les bains maures sont jolis, ne cherchez pas la mosquée, car en fait l’église Santa maria a été construite dessus !! L’Alcazba est une grosse forteresse d’où la vue depuis les différentes tours est splendide, tantôt vers la ville de Grenade, tantôt vers le Generalife. Le Palais de Charles Quint ne vaut pas forcément le coup, il choque par rapport à la finesse des autres lieux, mais si on a le temps … Ensuite vient le temps du moment fort du voyage, les Palais Nasrides : Que dire ? EXTRAORDINAIRE ! Bon c’est vrai qu’il faut jongler avec les japonais qui doivent prendre dans la cour des lions quelques 500 photos en 4 minutes avec le traditionnel V de la victoire (on sent qu’ils m’ont un peu énervé !!) mais on bien le temps de se poser. J’avais un souvenir où les gardiens nous pressaient un peu la première fois que je l’avais visité. La visite se termine par les jardins del Partal, là aussi tronqués pour cause d’entretien. Du coup, avec tout ça il est 13h50 (pas mal calculé), on repasse par l’entrée et effectivement on voit une longue file d’attente pour la deuxième session de visites qui débute à 14h. Petit conseil, il fait souvent froid et des épaisseurs ne sont pas inutiles… Un taxi (6€) et direction le mirador San Nicolas. Des petits restos dessous offrent l’avantage d’une vue imprenable sur l’Alhambra. Il fait beau, le site est fantastique, on ne reviendra pas de sitôt, même si on craint le piège à touristes, on va manger dans l’un d’eux. Bonne surprise, le menu est à un prix correct et bon En fait là où ils allument c’est sur les cafés ou boissons style coca, fanta et autres. Je pense qu’ils préfèrent servir un vrai repas plutôt que servir des cafés pour des gens qui ne viendraient que pour la vue. Autant dire que ce moment de détente fut apprécié et dura quelque peu. Un bon plat, un bon verre de sangria et une vue extraordinaire sous une température idéale. Que rêvez de mieux ? La descente à pied dans le quartier de l’Albayzin fût agréable et je ne sais pas comment je me débrouille, mais c’est seulement à la fin que nous avons rencontré des touristes. Nous sommes passés dans des rues incroyables, et personne !!! Visite ensuite de la Chapelle royale (3,5 €) dont j’avais gardé un excellent souvenir et je n’ai pas été déçu. Le petit fascicule donné à l’entrée est très bien fait. Ensuite visite du monastère San Jéronimo (4 €) qui vaut vraiment le coup pour son église. En y entrant ce fut un Wouah et un moment d’arrêt. Ensuite encore un peu de boutiquage et direction resto Posada del Duende : ouais, ouais. Dodo car demain beaucoup de km.
HOTEL : LAS ALMENAS – GRENADE : Classique, propre, bien placé, accueil souriant et plein de bons conseils. Ils ne font pas le petit déjeuner, mais sont à côté d’un bar qui le propose dès 7h15 à un prix très correct et un truc vraiment sérieux.
JEUDI 31 OCTOBRE :
Journée de route vers Figueras, ce qui fait plus de 1000 km. Autoroute tout le long, mes passagers sont biens sages, ils dorment beaucoup. Pas de stress sur les autoroutes espagnoles, pas de flics à l’affût, cachés pour essayer de prendre le vilain automobiliste. Les radars sont bien indiqués, on est bien dans la prévention et non dans la répression. Arrivée tranquille vers 18h30, bien fatigué. Resto dans l’hôtel et dodo.
HOTEL : RONDA – FIGUERAS : Tous les autres étaient volontairement des petites structures, celui là fait penser aux chaînes d’hôtels. C’est bien, propre, classique, très pro, bien attendu pour les tours opérateurs.
VENDREDI 1 NOVEMBRE :
Cette étape avait deux objectifs : le premier était de faire une coupure sur les 1500 km et le deuxième, même si nous ne sommes pas férus de peinture était de visiter le Musée Dali. Ouverture de celui-ci à 10h30, un peu tardive vu le nombre de km qu’il reste à faire. La queue est déjà là à 10h !!! Un peu de peur pour la visite, est-ce étroit ou pas ? C’est génial, très bien fait même pour des ignares comme nous. Il y a du monde, mais c’est bon enfant et le maître a laissé un héritage sublime. Il faut bien 2h pur le visiter sans trop s’attarder comme certains sont capables de faire. Ensuite route vers Lyon et c’est fini !!!
HOTEL : RONDA – FIGUERAS : Tous les autres étaient volontairement des petites structures, celui là fait penser aux chaînes d’hôtels. C’est bien, propre, classique, très pro, bien attendu pour les tours opérateurs.
LE BILAN :
GÉNIAL – Nous avons eu un temps très agréable, malgré deux demi-journées de pluie. Bien entendu pas déçus par les grands classiques (Cordoue, Séville, Ronda et Grenade). Peu de monde sur les sites. Quelques bonnes voire excellentes surprises (Arcos, Zahara, Antequera, Dali) 3888 km quand même en 12 jours. C’est loin mais c’est beau.
DIMANCHE 20 OCTOBRE :
Départ matinal de la région lyonnaise, personne sur les routes et encore moins sur les autoroutes espagnoles. Attention aux radars souvent situés sur les panneaux d'affichage électroniques pour prendre par l'arrière. Arrivée vers 18h30 à San Antonio de Requena, après Valencia pour une nuit étape. Notre logeur nous indique une féria gastronomique à quelques km pour diner à Utiel. Nous y allons et c'est vraiment un truc typique. Bien sur nous sommes les seuls français. On achète un carnet de 8 tickets avec un verre et un ramequin pour 8 €. Avec cela nous pouvons nous arrêter à n'importe quel stand et contre un ticket le verre ou le plat sont généreusement remplis de spécialités locales. Super bien. Certaines fois même ils remplissent et ne demandent qu'un ticket pour deux. En plus l'ambiance est bon enfant, on est loin d'une beuverie !!! Retour à l'hôtel et dodo bien mérité.
HÔTEL RURAL CASA DONA ANITA – SAN ANTONIO DE REQUENA: Tout petit hôtel tenu par un jeune couple plein de bonne volonté. Literie impeccable, calme, propre, spacieux, tout bien. On voit que cela ne fait pas longtemps qu'ils sont dans le domaine car ils sont un peu hésitants, non pas les réflexes de grands habitués, mais par contre une gentillesse à toute épreuve. Le petit déjeuner est copieux, même s'il faut attendre ou lui demander des trucs. Tout y est en quantité et qualité. Une très bonne adresse, même si San Antonio n'est pas forcément une destination très prisée.
LUNDI 21 OCTOBRE :
Après un très bon petit déjeuner, route vers Baeza (380 km quand même!!!) . Beaucoup des monuments à visiter ferment à 13h, donc une fois arrivés, on va directement à l'Antigua Universidad, avec sa vieille salle de classe et son amphi style Harry Potter. Ensuite direction le Palais Jabalquinto avec à l'intérieur un superbe patio renaissance et un joli petit jardin. Après un repas à un resto sur la place de la constitution ( un menu du jour à 12€ gargantuesque) retour au Palais Jabalquinto pour analyser sa superbe façade. Descente vers la place del Populo, très jolie avec divers bâtiments. Direction la mairie, puis la rue San Pablo. En conclusion, une ville andalouse au milieu des oliviers, magnifique. Une belle étape avant l'arrivée sur Cordoue (départ à 16h30). En chemin arrêt et visite pour acheter ensuite d'une coopérative d'huile d'olive (instructif). Arrivée à Cordoue (18H30) épique pour trouver l'hôtel dans de petites rues étroites (il faut fermer les rétros!!). Promenade dans le quartier juif sous une bonne température. Nous voyons beaucoup de monuments illuminés, nous faisant languir pour le lendemain. Tapas (donc repas léger) et dodo
MARDI 22 OCTOBRE :
Petit déjeuner de qualité et malgré l'annonce de la pluie, départ optimiste pour la journée cordobane. Tout d'abord visite des bains royaux (gratuit avant 10h30), puis de l'Alcazar (toujours gratuit avant 10h30), les jardins y sont splendides et la vue depuis la tour à couper le souffle.... Ensuite un petit tour aux écuries royales, et direction la porte de Almodovar pour pénétrer dans le quartier juif et ses ruelles blanches. Il faut flâner, se laisser aller au gré de son humeur. La synagogue, le souk des petites places, tout ceci se découvre tranquillement. La Chapelle San Bartolomé désormais payante (1,5€) est un peu décevante, Viennent ensuite la rue et la place des fleurs et enfin un petit arrêt repas. Les forces retrouvées direction le clou de la journée : La Mesquita (8€). Là il faut vraiment prendre son temps. Il faut laisser les cars de japonais passer car la soir même ils doivent être à Madrid et le lendemain à Paris !! Il faut aller chercher la colonne qui sort de l'ordinaire et bien sur prendre le temps de réfléchir au sens du lieu. C'est magique. En plus comme il pleut des cordes dehors, on est à l'abri !!!! Une petite accalmie et hop direction la Torre de la Calahorra (4,5 €)où grâce à un audio guide bien fait cette visite s'avère être un superbe condensé de toutes les richesses vues dans la journée. Et en plus on est à l'abri car dehors cela ne faiblit pas !! La vue de la terrasse est splendide, différente de celle de l'Alcazar. Retour à l'hôtel pour un changement de tenue, car vraiment il flotte !!! Resto juste à côté de l'hôtel, à Taberna Salinas, fantastique !!! Un très bon accueil, des spécialités originales et un bon petit vin.... Ensuite promenade digestive à la Plaza Corredera et retour à l'hôtel pour un bon dodo.
HÔTEL CASA DE LOS AZULEJOS - CORDOUE : Très très beau, un accueil sympathique, un excellent petit déjeuner, une très bonne literie, une belle chambre d'hôtes. Parking à proximité (15€)
MERCREDI 23 OCTOBRE :
Départ après le petit déjeuner pour Médina Azahara. Le site est tout proche de Cordoue. Accueil dans un nouveau bâtiment où un film est projeté (version GB et ESP). Il est très bien fait car il mélange images actuelles des lieux et images de synthèse. Plus tard sur le site, on se rappellera des images de synthèse et notre imaginaire travaillera bien. Ensuite une navette payante (1,8 €) amène au site et la visite peut commencer. Effectivement il y a beaucoup de vestiges en ruine, peu de choses debout, mais malgré cela la promenade est agréable et le souvenir du film permet de bien situer les choses. En tout, il a bien fallu 2,5 h pour visiter en un rythme tranquille. Ensuite route vers Carmona par l'ancienne route. Pas si jolie que prévue !! Arrivée sur la ville haut perchée qui domine la plaine. Un coup de cœur, les ruelles sont magnifiques. Il faut se laisser aller au gré de son humeur et découvrir peu à peu des bâtisses. Déjeuner à Casa Curro Montoya (vu sur le Routard), pas mal, service sympathique. Ensuite montée à la Puerta de Sevilla (2 €) où une splendide vue nous attend sur la ville blanche où certains bâtiments de couleur pierre ressortent. Pour ceux qui n'ont pas le courage de grimper les escaliers, il y a une alternative pour un avoir une vue similaire : Aller à la nécropole romaine un peu plus loin. C'est gratuit pour les membres de l'UE et de la terrasse on a une vue presque aussi belle, avec en plus une vue sur l'amphithéâtre. La visite des tombes n'est pas mal non plus, notamment la tombe de Servilla. Route ensuite pour Séville et recherche un peu difficile dans le quartier de Santa Cruz de l'hôtel . Diner à l'Osteria Oca Giuliva, très très bien. Un petit tour et dodo.
JEUDI 24 OCTOBRE :
Un solide petit déjeuner et c'est le départ pour l'Alcazar tout proche. Une visite à ne pas manquer, tout est beau, le palais comme les jardins. 2,5 h pour le tout (8,5 €). Face à la sortie de ce lieu magique, la Cathédrale et la tour de la Giralda. La cathédrale (8 €) surprend car il n'y a pas à l'intérieur une très grande perspective en longueur. Par contre sa hauteur est impressionnante. De belles chapelles un peu partout. Pas de pot le rétable du maître-hôtel est en restauration, donc pas vu !!! La montée à la tour vaut vraiment le coup, pas trop difficile (je l'avais faite il y a 11 ans en béquilles!!). Par contre du haut la vue est splendide, on voit tout Séville et certains monuments d'une autre façon. Déjeuner au resto El Pimenton (pour le moment le meilleur) tout proche et direction le Guadalquivir pour une promenade le long des berges. La plaza de Toros, la torre del Oro et le parque Maria Luisa vus, nous arrivons à la Plaza de Espana. Superbe, il faut penser à monter à l'étage pour avoir une vue différente. Ensuite retour vers le centre avec une pause toilettes à l'université (ancienne manufacture des tabacs), le bâtiment est grand et son portail à voir. Direction l'hôpital de la charité. Avec un audioguide qui fonctionne pas de façon terrible et un discours pas au top, il y a un peu de déception dans cette visite, car finalement seul le rétable de la chapelle vaut le coup (5 €) . Retour à l'hôtel, puis spectacle de flamenco à la Casa de la Memoria de Al Andaluz. Un beau spectacle de qualité d'une durée d'une heure. Diner près de la Giralda dans un resto plus simple. Retour à l'hôtel et dodo.
VENDREDI 25 OCTOBRE :
Réveil et pluie !!!! Tant pis un nouveau solide petit déjeuner et c'est en bus que nous prenons la direction de l'église de la Macarena. Ce lieu ne vaut que pour la statue, mais ça vaut le coup. Retour en bus vers la Casa de Pilatos (6 €). Là aussi la visite se fait avec un audio-guide, qui lui est bien fait. Cette demeure a du caractère, un certain cachet. La pluie ayant cessé, direction El Parasol une architecture à voir, puis direction un resto, le Genova, de qualité mais au service médiocre. Visite ensuite du palais de la Comtesse de Lebrija (5 €), un petit bijou et promenade dans les rues où il est bon de se perdre. Ensuite promenade dans le quartier Santa Cruz où l'on peut encore trouver des ruelles pas inondées de touristes avec des maisons surprenantes. Resto près de Sta Maria la Blanca et dodo.
HÔTEL ALCANTARA – SEVILLE : Petit hôtel très accueillant, un service de qualité, un petit déjeuner solide, un personnel vraiment serviable. Difficile à trouver en voiture car dans une rue piétonne, mais très proche de la Giralda et cela c'est vraiment très pratique.
SAMEDI 26 OCTOBRE :
Route tranquille vers Cadix. La sortie de Seville un samedi matin se fait très bien. Arrivée à Cadiz en fin de matinée. Rapide visite de l'hopital des femmes pour sa chapelle : ouais bon, puis visite de l'oratorio de San Felipe (2,5 €), pas mal car original, par contre pas de photos et on se demande pourquoi. Déjeuner dans un bar près de la mairie, assez classique avec une sangria qui tape très très fort. Ensuite montée en haut de la Tour Tavira (5 €), et sa Camara oscura. Un truc de qualité, vraiment original qui permet de découvrir Cadix autrement. Puis promenade au bord de mer après un trempage de pieds sur la Plage de La Caleta. Petit temps de repos et diner à la Taberna Casa Manteca qui vaut surtout le coup pour observer les locaux dans un de leur resto favori. Dodo.
HOTEL : APPARTEMENTS PLAZA DE LA LUZ - CADIZ : Un changement, ce n'est pas un hôtel, mais c'est tout comme, car c'est un appartement avec deux chambres, le linge de toilette fourni ainsi que les draps, un parking, un accueil chaleureux. C'est tout pareil, mais on est chez soi. Par contre pas de petit déjeuner, mais il y a une cuisine équipée et des bars en dessous. Donc toutes les possibilités sont offertes. C'est tout neuf et vraiment bien.
DIMANCHE 27 OCTOBRE :
Petit déjeuner donc dans l'appartement et route vers Jerez de la Frontera. Cadix ne laissera pas un souvenir impérissable. Arrivée à Jerez, pour visiter l'Alcazar (5,4 €), petit mais bien intéressant et assez documenté sur place. Ensuite visite de la Bodega Tio Pepe, la seule ouverte le dimanche (12 €). Un peu l'arnaque à touristes !!!! Resto qui ne vaut pas la peine (oup's le nom?) et route vers Arcos de la Frontera. Là, il faut y arriver. Les rues sont vraiment étroites, comme c'est bien dit dans les livres, les rétroviseurs doivent être bine repliés, sinon à certains endroits cela ne passe pas, Les virages à angle droit dans certaines rues sont chauds (j'ai un grand scénic) Par contre une fois la voiture garée (il existe des parkings gratuits pas trop loin dans le village), c’est un plaisir de se promener dans ce village et de se perdre dans les ruelles. Restaurant extraordinaire le soir, décrété par l’ensemble de la troupe comme le meilleur du séjour : La Carcel. Excellent, copieux, pas cher et service extraordinaire. Vraiment une super adresse qui mérite le détour dans ce splendide village. Dodo.
HOTEL : B&B CASA EL SUENO – ARCOS DE LA FRONTERA : Le top !!! De plus pour le même prix nous avons eu droit à la chambre tout en haut. C’est vrai il faut gravir avec les bagages les escaliers, mais j’ai rarement un aussi beau panorama de mon lit !!! Les baies vitrées sont idéalement placées et que dire de la grande terrasse à côté. ’n y boirait presque des apéros !!! Vraiment Arcos nous a emballé dans beaucoup de sens. Le meilleur logement du séjour car en plus en tant que chambre d’hôtes, c’est hyper convivial.
LUNDI 28 OCTOBRE :
Après encore un excellent petit déjeuner, c’est la route des Pueblos Blancos d’Andalousie qui est prévue. Cela commence par El Bosque, qui en dehors d’Arcos est le premier et donc est le premier !! Ensuite vient Grazalema avec ses toits de maison particuliers. Il est splendide. Un parking gratuit près de l’office du tourisme est très bien placé pour faire un joli tour. A noter à la tout entrée du village un petit parking qui permet de prendre en photo ce village dans sa longueur. Route ensuite vers le col de Los Alamillos à plus de 1000 m avec bien entendu une superbe vue. De plus bon nombre de rapaces tournent autour de nous pour qu’on essaie de deviner qui ils sont. Un panneau explicatif proche aide bien. La route nous emmène ensuite vers Zahara de la Sierra, une nouvelle fois un coin magnifique. La chance est avec nous, car c’est la fête du st patron du village ; Tout le monde est endimanché, il y a la fanfare puis dégustations de produits régionaux gratuite. De plus une sorte de marché médiéval est organisé. Le bonheur, surtout que les étrangers que nous sommes sont très bien accueillis. Le bonheur quoi ! On reste un bon moment et continuons la route splendide vers Oliva. On galère un peu avec le road book, pour trouver la destination suivante Setenil de las bodegas. En fait il faut rentrer dans le beau village d’Oliva et la route pour Setenil s’y trouve. Celle-ci est plus petite, mais fait passer dans des champs d’oliviers à perte de vue. Le village est joli, notamment d’un mirador très bien placé. On n’a pas trop le temps donc pas de visites autour des maisons troglodytes car Ronda nous attend. La voiture posée (une nouvelle fois gratuitement et devant notre hôtel !!) direction les arênes toutes proches où la visite (8 €) avec un audio guide est super super intéressante (sauf les derniers points traitant sur les armes à feu !!). Cela dure bien1,5 h et c’est de nuit que nous découvrons le fameux pont nuevo de Ronda. Un tout petit tour pour prendre quelques images de nuit et direction restaurant Puerta Grande. Un poil plus cher que les autres mais un service très très soigné et une qualité excellente. Dodo
HOTEL : COLON – RONDA : Classique, propre, bien placé, accueil souriant. Très bien mais pas le charme du précédent.
MARDI 29 OCTOBRE :
Petit déjeuner tranquille dans le bar de l’hôtel qui sert aussi de boulangerie !! Ensuite l’objectif est de descendre sous le Pont Nuevo pour prendre des images différentes. Un petit sentier partant du Palacio de Mondragon mène très facilement à un point de vue magnifique (15 min maxi pour remonter). Et si on cherche un tout petit peu, on peut même aller sous le pont et le voir de l’autre côté. Détour ensuite vers la place de la mairie où avait lieu avant les corridas !!! Route ensuite très rapide (1h) vers Antequera et surtout montée au Torcal. En haut d’un col, un lieu étonnant où la nature a façonné les pierres de manière originale. Le top est d’effectuer une rando parmi ses cailloux, mais ma troupe ne se sent pas le courage, donc quelques arrêts à des belvédères permettent de voir Malaga non loin de là à vol d’oiseau et la Méditérannée. Un petit resto style routier en redescendant et direction les dolmens d’Antequera. Oui aller en Andalousie et ne pas voir de dolmens, ce n’est pas normal. J’avais vu que c’était sur la route, donc pourquoi pas un arrêt rapide pour voir ce que c’est surtout que c’est gratuit. En fait ce fut très intéressant. Il faut d’abord passer par l’accueil, demander à voir le film (en français SVP) et ensuite aller voir les deux dolmens. On réalise de cette façon l’importance du truc. Un truc original à découvrir. Route ensuite vers Grenade (1h) Installation à l’hôtel, promenade dans la vieille ville, quelques boutiques et restaurant Oryza spécialisé dans la cuisine du riz. Nous prenons un menu où tout est excellent, notamment les tapas, sauf les plats à base de riz !! Un comble ! Dodo.
MERCREDI 30 OCTOBRE :
Voiture garée jusqu’au matin devant l’hôtel gratuitement, il faut ensuite avant 8h, la déposer à un parking payant non loin de l’hôtel (avec la réduction due à l’hôtel 15 € en tout). C’est en taxi que nous montons à l’Alhambra pour 7€ (à 4). La réservation pour les Palais Nasrides étant à 12h, nous sommes donc dans le tour de visite de l’Alhambra qui commence à 8h30 et se termine à 14h00. Théoriquement, il faut avoir tout visiter avant 14h30. A 9H nous sommes sur le sentier qui mène au Généralife. Autant dire que les superlatifs ne manquent pas, même si une partie des jardins sont fermés car c’est le moment de la taille des magnifiques arbres. Le ticket acheté pour la visite de l’Alhambra (12,3€) comprend l’entrée au Généralife, aux Jardins del Partal, de l’Alcazaba et bien sur aux Palais Nasrides avec pour ce dernier un horaire à réserver avant (je l’ai fait sur internet, très facile). Les autres lieux de l’Alhambra ne nécessitent pas de faire valider le ticket. Bien penser à prendre un plan à l’entrée. Du Généralife, la vue sur l’Alhambra est déjà magnifique. Ensuite une promenade mène au saint des saints. Les bains maures sont jolis, ne cherchez pas la mosquée, car en fait l’église Santa maria a été construite dessus !! L’Alcazba est une grosse forteresse d’où la vue depuis les différentes tours est splendide, tantôt vers la ville de Grenade, tantôt vers le Generalife. Le Palais de Charles Quint ne vaut pas forcément le coup, il choque par rapport à la finesse des autres lieux, mais si on a le temps … Ensuite vient le temps du moment fort du voyage, les Palais Nasrides : Que dire ? EXTRAORDINAIRE ! Bon c’est vrai qu’il faut jongler avec les japonais qui doivent prendre dans la cour des lions quelques 500 photos en 4 minutes avec le traditionnel V de la victoire (on sent qu’ils m’ont un peu énervé !!) mais on bien le temps de se poser. J’avais un souvenir où les gardiens nous pressaient un peu la première fois que je l’avais visité. La visite se termine par les jardins del Partal, là aussi tronqués pour cause d’entretien. Du coup, avec tout ça il est 13h50 (pas mal calculé), on repasse par l’entrée et effectivement on voit une longue file d’attente pour la deuxième session de visites qui débute à 14h. Petit conseil, il fait souvent froid et des épaisseurs ne sont pas inutiles… Un taxi (6€) et direction le mirador San Nicolas. Des petits restos dessous offrent l’avantage d’une vue imprenable sur l’Alhambra. Il fait beau, le site est fantastique, on ne reviendra pas de sitôt, même si on craint le piège à touristes, on va manger dans l’un d’eux. Bonne surprise, le menu est à un prix correct et bon En fait là où ils allument c’est sur les cafés ou boissons style coca, fanta et autres. Je pense qu’ils préfèrent servir un vrai repas plutôt que servir des cafés pour des gens qui ne viendraient que pour la vue. Autant dire que ce moment de détente fut apprécié et dura quelque peu. Un bon plat, un bon verre de sangria et une vue extraordinaire sous une température idéale. Que rêvez de mieux ? La descente à pied dans le quartier de l’Albayzin fût agréable et je ne sais pas comment je me débrouille, mais c’est seulement à la fin que nous avons rencontré des touristes. Nous sommes passés dans des rues incroyables, et personne !!! Visite ensuite de la Chapelle royale (3,5 €) dont j’avais gardé un excellent souvenir et je n’ai pas été déçu. Le petit fascicule donné à l’entrée est très bien fait. Ensuite visite du monastère San Jéronimo (4 €) qui vaut vraiment le coup pour son église. En y entrant ce fut un Wouah et un moment d’arrêt. Ensuite encore un peu de boutiquage et direction resto Posada del Duende : ouais, ouais. Dodo car demain beaucoup de km.
HOTEL : LAS ALMENAS – GRENADE : Classique, propre, bien placé, accueil souriant et plein de bons conseils. Ils ne font pas le petit déjeuner, mais sont à côté d’un bar qui le propose dès 7h15 à un prix très correct et un truc vraiment sérieux.
JEUDI 31 OCTOBRE :
Journée de route vers Figueras, ce qui fait plus de 1000 km. Autoroute tout le long, mes passagers sont biens sages, ils dorment beaucoup. Pas de stress sur les autoroutes espagnoles, pas de flics à l’affût, cachés pour essayer de prendre le vilain automobiliste. Les radars sont bien indiqués, on est bien dans la prévention et non dans la répression. Arrivée tranquille vers 18h30, bien fatigué. Resto dans l’hôtel et dodo.
HOTEL : RONDA – FIGUERAS : Tous les autres étaient volontairement des petites structures, celui là fait penser aux chaînes d’hôtels. C’est bien, propre, classique, très pro, bien attendu pour les tours opérateurs.
VENDREDI 1 NOVEMBRE :
Cette étape avait deux objectifs : le premier était de faire une coupure sur les 1500 km et le deuxième, même si nous ne sommes pas férus de peinture était de visiter le Musée Dali. Ouverture de celui-ci à 10h30, un peu tardive vu le nombre de km qu’il reste à faire. La queue est déjà là à 10h !!! Un peu de peur pour la visite, est-ce étroit ou pas ? C’est génial, très bien fait même pour des ignares comme nous. Il y a du monde, mais c’est bon enfant et le maître a laissé un héritage sublime. Il faut bien 2h pur le visiter sans trop s’attarder comme certains sont capables de faire. Ensuite route vers Lyon et c’est fini !!!
HOTEL : RONDA – FIGUERAS : Tous les autres étaient volontairement des petites structures, celui là fait penser aux chaînes d’hôtels. C’est bien, propre, classique, très pro, bien attendu pour les tours opérateurs.
LE BILAN :
GÉNIAL – Nous avons eu un temps très agréable, malgré deux demi-journées de pluie. Bien entendu pas déçus par les grands classiques (Cordoue, Séville, Ronda et Grenade). Peu de monde sur les sites. Quelques bonnes voire excellentes surprises (Arcos, Zahara, Antequera, Dali) 3888 km quand même en 12 jours. C’est loin mais c’est beau.
Retour sur 3 semaines au Myanmar avec un enfant de 4 ans (budget inclus) English translation pending
Vingt-quatre heures après avoir rejoint notre petite Belgique, je vous propose, comme promis à certains, un retour sur notre voyage au Myanmar qui s'est déroulé durant ce mois d'octobre.
Pour nous situer, nous sommes un couple voyageant avec une fille de (presque 4 ans). Notre voyage n'est plus particulièrement orienté budget (en 10 ans de voyage, il semblerait que l'on se soit embourgeoisé, passant de backpacker à poshpacker pour reprendre les défnitions anglosaxone, mais on assume). On cherche la qualité au meilleur prix.
Ces deux points étant probablement le principal intérêt de ce post (des budgets, on en a eu déjà pas mal sur ce forum, notre itinéraire n'avait pas grand chose de spécial non plus, mais rare sont les retours avec des jeunes enfants et/ou pas trop orienté budget).
C'est parti.
Comme très souvent, nous avons voyagé avec KLM, Thalys de Bruxelles à Amsterdam et vol direct jusque Bangkok. Total pour 3: 1361,16 euro (c'est jamais très cher KLM avec le départ en train).
Etant donné que mes parents terminaient pour leur part leur voyage en Thailande Laos (j'avais organisé leur premier voyage en Asie pour les 60 ans de ma mère, ils en sont revenus enchantés, voire transformés), nous avions prévu de nous retrouver 24h à Bangkok, nous y avons donc passé une nuit plus que confortable au Plaza Athenée by the Méridien, étage exécutive, donnant accès au club (boisson soft toute la journée et soirée avec petit buffet et boisson alcoolisée gratuite, dit comme cela ça ressemble à rien, mais on est devenu fan des étages exécutives pour cette raison; essayez une fois, vous comprendrez). On conseille tout à fait cet hotel, petit déjeuner énorme, personnel avenant, literie de superbe qualité. Prix 120 euro
Nous avons ensuite rejoint Yangon en avion avec Airasia; vol sans encombre. Prix A/R pour trois avec deux valises en soutes: 283 euro
Arrivé à l'aéroport de Yangon, aucun problème pour passer l'immigration, ils sont charmants (c'est souvent le cas lorsque l'on voyage avec Alix). Pour info, on avait fait notre demande de via directement à l'ambassade en Belgique Cout: 3 x 25 euro: 75 euro Taxi jusqu'à notre guesthouse: 10$
Nous avions réservé une chambre pour deux nuit à l'hôtel Alamanda. http://hotel-alamanda.com/ Ca a été LA déception du voyage.
On avait hésité à réserver dans un des grands hôtels de la ville, la différence de prix en s'y prenant un peu à l'avance n'étant pas énorme dans l'absolu et avions préféré choisir cette guesthouse, les reviews étant bonnes, ça semblait être le genre de logement que nous recherchions. Pour nous, la différence entre la guesthouse et un gros hôtel se trouve dans l'accueil et l'athmosphère du lieu. Si on sera moins attentif au confort global, voire même à la propreté, on s'attend à une ambiance plus chaleureuse, un accueil un tant soit peu personnalisé. Que dalle.
Je ne prétends pas que les lignes qui suivent soient objectives, vu combien mon expérience semble s'éloigner de l'avis général, mais bon, c'est mon ressenti. Pas un bonjour (ni en anglais/français/birman) en arrivant. Pas d'info sur la ville. Chambre grande mais sans charme particulier. Essuies sentant l'humidité. Eau de la salle de bain brune (je pensais que c'était la norme pour le Myanmar mais ça ne s'est présenté qu'ici) Par contre excellent déjeuner.
Au final, je pense que les proprios français s'investissent plus dans leur restaurant et leur clientèle d'expats locaux (ils avaient d'ailleurs organisé une grosse soirée vin/tapas pour cette clientèle -on nous a bien dit que c'était pour les expats, mais on pouvait venir si on voulait), que dans la partie guesthouse.
Enfin soit, on a pas été conquis par l'endroit. Prix pour deux nuits: 240$ (oui, ça pique)
Pour voyager dans la ville, nous avons fait appel à divers taxi. 3000 kyats la course en général. 6000 pour rejoindre la station de bus.
Nous avons commencé par la promenade proposée dans le lonely, dire de s'acclimater doucement. Gratuit, mais dispensable je dirai. Notez que le parc qui était décrit comme payant dans le guide ne semble plus l'être. Chouette plaine de jeu, mais pas sécurisée du tout, donc faites gaffe avec les tous petits.

Petit tour dans les marchés, achat d'une ombrelle/parapluie pour Alix (3500kyats) car le soleil tape très fort. Ensuite, nous sommes allés au lac Kandawgyi.

Plein de restos proposant de délicieux hotpot pour pas grand chose s'y trouvent.
De là, on s'est dirigé à pied vers la pagode Schwedagon (un peu loin à pied sous le soleil, mais en marchant sur la passerelle qui longe le lac, c'était encore sympa). Passerelle: 2000 kyats

Pagode: 16000kyat (Alix ne paie pas)

L'endroit est bien entendu superbe. Il est conseillé d'y aller en fin de journée, nous sommes arrivés en milieu d'après midi et sommes restés un temps certain pour profiter de l'endroit. En fin de journée, de nombreux groupes arrivent et les touristes sont aussi nombreux que les birmans, vous voilà prévenu.

De yangon, nous avons pris un bus VIP pour Bagan partant en soirée. Quand je dis VIP, c'est un bus 2 + 1, donc seulement trois sièges de front. Plus cher que le bus 2+2, mais pas beaucoup plus, le gain en confort est énorme. Proposé pour l'instant uniquement par la société joyous journey sur ce trajet, l'expérience a été très bonne, énorme place disponible, hotesse à bord du bus au petits soins, repas, boisson, et calme. Les billets ont été acheté pas loin du stade (tous les bureaux de ventes semble s'y trouver) Prix: 54000 kyats pour nous trois (en comparaison, le bus 2+2 était à 45000 pour trois). Possibilité de transfert du bureau à la station de bus 1000kyats/pers. Nous avons pris un taxi depuis la guesthouse (6000kyats, donc même prix vu qu'il faut prendre un taxi pour rejoindre le bureau de vente de ticket).
Notons la présence d'un temple juste à coté de la station de bus, sympathique à visiter en nocturne.

Total dépensé jusque là: 2066,5 euro
A suivre
Pour nous situer, nous sommes un couple voyageant avec une fille de (presque 4 ans). Notre voyage n'est plus particulièrement orienté budget (en 10 ans de voyage, il semblerait que l'on se soit embourgeoisé, passant de backpacker à poshpacker pour reprendre les défnitions anglosaxone, mais on assume). On cherche la qualité au meilleur prix.
Ces deux points étant probablement le principal intérêt de ce post (des budgets, on en a eu déjà pas mal sur ce forum, notre itinéraire n'avait pas grand chose de spécial non plus, mais rare sont les retours avec des jeunes enfants et/ou pas trop orienté budget).
C'est parti.
Comme très souvent, nous avons voyagé avec KLM, Thalys de Bruxelles à Amsterdam et vol direct jusque Bangkok. Total pour 3: 1361,16 euro (c'est jamais très cher KLM avec le départ en train).
Etant donné que mes parents terminaient pour leur part leur voyage en Thailande Laos (j'avais organisé leur premier voyage en Asie pour les 60 ans de ma mère, ils en sont revenus enchantés, voire transformés), nous avions prévu de nous retrouver 24h à Bangkok, nous y avons donc passé une nuit plus que confortable au Plaza Athenée by the Méridien, étage exécutive, donnant accès au club (boisson soft toute la journée et soirée avec petit buffet et boisson alcoolisée gratuite, dit comme cela ça ressemble à rien, mais on est devenu fan des étages exécutives pour cette raison; essayez une fois, vous comprendrez). On conseille tout à fait cet hotel, petit déjeuner énorme, personnel avenant, literie de superbe qualité. Prix 120 euro
Nous avons ensuite rejoint Yangon en avion avec Airasia; vol sans encombre. Prix A/R pour trois avec deux valises en soutes: 283 euro
Arrivé à l'aéroport de Yangon, aucun problème pour passer l'immigration, ils sont charmants (c'est souvent le cas lorsque l'on voyage avec Alix). Pour info, on avait fait notre demande de via directement à l'ambassade en Belgique Cout: 3 x 25 euro: 75 euro Taxi jusqu'à notre guesthouse: 10$
Nous avions réservé une chambre pour deux nuit à l'hôtel Alamanda. http://hotel-alamanda.com/ Ca a été LA déception du voyage.
On avait hésité à réserver dans un des grands hôtels de la ville, la différence de prix en s'y prenant un peu à l'avance n'étant pas énorme dans l'absolu et avions préféré choisir cette guesthouse, les reviews étant bonnes, ça semblait être le genre de logement que nous recherchions. Pour nous, la différence entre la guesthouse et un gros hôtel se trouve dans l'accueil et l'athmosphère du lieu. Si on sera moins attentif au confort global, voire même à la propreté, on s'attend à une ambiance plus chaleureuse, un accueil un tant soit peu personnalisé. Que dalle.
Je ne prétends pas que les lignes qui suivent soient objectives, vu combien mon expérience semble s'éloigner de l'avis général, mais bon, c'est mon ressenti. Pas un bonjour (ni en anglais/français/birman) en arrivant. Pas d'info sur la ville. Chambre grande mais sans charme particulier. Essuies sentant l'humidité. Eau de la salle de bain brune (je pensais que c'était la norme pour le Myanmar mais ça ne s'est présenté qu'ici) Par contre excellent déjeuner.
Au final, je pense que les proprios français s'investissent plus dans leur restaurant et leur clientèle d'expats locaux (ils avaient d'ailleurs organisé une grosse soirée vin/tapas pour cette clientèle -on nous a bien dit que c'était pour les expats, mais on pouvait venir si on voulait), que dans la partie guesthouse.
Enfin soit, on a pas été conquis par l'endroit. Prix pour deux nuits: 240$ (oui, ça pique)
Pour voyager dans la ville, nous avons fait appel à divers taxi. 3000 kyats la course en général. 6000 pour rejoindre la station de bus.
Nous avons commencé par la promenade proposée dans le lonely, dire de s'acclimater doucement. Gratuit, mais dispensable je dirai. Notez que le parc qui était décrit comme payant dans le guide ne semble plus l'être. Chouette plaine de jeu, mais pas sécurisée du tout, donc faites gaffe avec les tous petits.

Petit tour dans les marchés, achat d'une ombrelle/parapluie pour Alix (3500kyats) car le soleil tape très fort. Ensuite, nous sommes allés au lac Kandawgyi.

Plein de restos proposant de délicieux hotpot pour pas grand chose s'y trouvent.
De là, on s'est dirigé à pied vers la pagode Schwedagon (un peu loin à pied sous le soleil, mais en marchant sur la passerelle qui longe le lac, c'était encore sympa). Passerelle: 2000 kyats

Pagode: 16000kyat (Alix ne paie pas)

L'endroit est bien entendu superbe. Il est conseillé d'y aller en fin de journée, nous sommes arrivés en milieu d'après midi et sommes restés un temps certain pour profiter de l'endroit. En fin de journée, de nombreux groupes arrivent et les touristes sont aussi nombreux que les birmans, vous voilà prévenu.

De yangon, nous avons pris un bus VIP pour Bagan partant en soirée. Quand je dis VIP, c'est un bus 2 + 1, donc seulement trois sièges de front. Plus cher que le bus 2+2, mais pas beaucoup plus, le gain en confort est énorme. Proposé pour l'instant uniquement par la société joyous journey sur ce trajet, l'expérience a été très bonne, énorme place disponible, hotesse à bord du bus au petits soins, repas, boisson, et calme. Les billets ont été acheté pas loin du stade (tous les bureaux de ventes semble s'y trouver) Prix: 54000 kyats pour nous trois (en comparaison, le bus 2+2 était à 45000 pour trois). Possibilité de transfert du bureau à la station de bus 1000kyats/pers. Nous avons pris un taxi depuis la guesthouse (6000kyats, donc même prix vu qu'il faut prendre un taxi pour rejoindre le bureau de vente de ticket).
Notons la présence d'un temple juste à coté de la station de bus, sympathique à visiter en nocturne.

Total dépensé jusque là: 2066,5 euro
A suivre
Cuba en famille English translation pending
De retour de Cuba
Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.
Quelques appréhensions quand même…
D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.
Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.
Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.
Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :
J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.
Quelques appréhensions quand même…
D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.
Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.
Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.
Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :
J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Long périple à vélo avec un enfant de 7 ans English translation pending
Bonjour,
Nous préparons (2 adultes et 3 enfants de 7, 4 et 3 ans) un périple qui démarrera en juillet 2014. Dans un premier temps nous rejoindrons Istanbul par l'EV6 puis après un grand saut en avion jusqu'à Bangkok nous roulerons jusqu'à Singapour. Pleins de choses à préparer bien entendu, de nombreuses informations à glaner de-ci de-là (merci les Voyageforumistes) et entre autre ce besoin de retour d'expérience ou avis : notre fils de 7 ans pédalera le plus souvent (+ 30 kms /jour) et nous nous interrogeons sur un point particulier : quel sera l'impact de ce voyage au long court sur son développement physique ? on imagine qu'il va prendre du volume au niveau des jambes 🙂 mais quid de son dos et surtout de ses fesses et de ses organes reproducteurs ? en lisant les posts liés au problèmes médicaux recensés par certains médecins on s'interroge... Merci d'avance Sandric
Nous préparons (2 adultes et 3 enfants de 7, 4 et 3 ans) un périple qui démarrera en juillet 2014. Dans un premier temps nous rejoindrons Istanbul par l'EV6 puis après un grand saut en avion jusqu'à Bangkok nous roulerons jusqu'à Singapour. Pleins de choses à préparer bien entendu, de nombreuses informations à glaner de-ci de-là (merci les Voyageforumistes) et entre autre ce besoin de retour d'expérience ou avis : notre fils de 7 ans pédalera le plus souvent (+ 30 kms /jour) et nous nous interrogeons sur un point particulier : quel sera l'impact de ce voyage au long court sur son développement physique ? on imagine qu'il va prendre du volume au niveau des jambes 🙂 mais quid de son dos et surtout de ses fesses et de ses organes reproducteurs ? en lisant les posts liés au problèmes médicaux recensés par certains médecins on s'interroge... Merci d'avance Sandric
Genève à Metz à vélo/train en décembre? English translation pending
Bonjour
Je ne suis jamais allé en Suisse ni à Metz, et j'aimerais donc me préparer un voyage de quatre jours mi-décembre en train/vélo entre Genève et Metz, en passant par Lausanne, Bâle, Freibourg et Strasbourg.
Le programme:jeudi : train Paris-Genève, puis vélo jusqu'à Lausannevendredi : Lausanne - Bâle en passant par Neuchâtelsamedi : Bâle - Freibourg - Strasbourgdimanche : Strasbourg - Metz puis train pour Paris.J'ai quelques questions:dois-je m'attendre à de la neige en cette période sur ce parcours?y a-t-il des pistes cyclables entre Genève et Strasbourg?en cas de besoin, est-il possible sans problème de prendre un train régional entre tel et tel point, sachant que j'aurai un vélo pliable plutôt qu'un vélo standard?Merci.
Je ne suis jamais allé en Suisse ni à Metz, et j'aimerais donc me préparer un voyage de quatre jours mi-décembre en train/vélo entre Genève et Metz, en passant par Lausanne, Bâle, Freibourg et Strasbourg.
Le programme:jeudi : train Paris-Genève, puis vélo jusqu'à Lausannevendredi : Lausanne - Bâle en passant par Neuchâtelsamedi : Bâle - Freibourg - Strasbourgdimanche : Strasbourg - Metz puis train pour Paris.J'ai quelques questions:dois-je m'attendre à de la neige en cette période sur ce parcours?y a-t-il des pistes cyclables entre Genève et Strasbourg?en cas de besoin, est-il possible sans problème de prendre un train régional entre tel et tel point, sachant que j'aurai un vélo pliable plutôt qu'un vélo standard?Merci.
Que voir en... Afrique du Sud English translation pending
L'Afrique du Sud est divisée en neuf provinces : Free State; Gauteng; Mpumalanga; Limpopo; Western, Northern et Eastern Cape; Kwazulu-Natal, North West.
Aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

1- EASTERN CAPE East London : seconde plus grande agglomération de l'Eastern Cape avec des plages et du surf.Graaff-Reinet : c'est une des plus anciennes cités d'Afrique du Sud avec encore pas mal de témoignages de son passé. La ville est entourée de plusieurs zones protégées (Valley of Desolation, Camdeboo National Park…).Grahamstown : une assez jolie petite ville entre Port Elisabeth et East London. Plusieurs villages "anciens" et des réserves tout autour.Hogsback : cette bourgade à plus de 1 100 m d'altitude est une bonne base pour découvrir de beaux paysages de forêts et de cascades ou pratiquer la randonnée dans les environs.Jeffreys Bay : le top en matière de surf dans le pays et même au delà, avec de plus de magnifiques plages. Mthatha : la ville (et sa périphérie) abrite plusieurs musées consacrés à Nelson Mandela originaire des environs.Port Alfred : ce port, y compris de plaisance, offre de superbes plages le long de sa côte avec nombre de possibilités d'activités nautiques dont le surf.Port Elisabeth : la plus grande ville de la province, dans le prolongement de la Garden Route. Outre ses plages et les activités nautiques, elle possède un joli centre avec notamment divers bâtiments Art Nouveau.Tiffindel : une des deux petites stations de ski d'Afrique du Sud. Elle est située dans le sud du Drakensberg dans une région où on peut aussi observer les oiseaux, randonner à pied, à vélo ou à cheval, pêcher ou faire du raft. Wild Coast : c'est la partie de la côte qui va de Port Elisabeth à la province voisine du Natal. Elle offre de très beaux paysages, des falaises, des plages et plusieurs petits villages côtiers appréciés des voyageurs individuels (Cintsa, Coffee Bay, Morgan's Bay…). Outre les activités nautiques, on peut aussi pratiquer la randonnée dans la région notamment sur le Wild Coast Trail.Patrimoine naturelAddo Elephant Park : ce vaste parc accueille plusieurs centaines d'éléphants mais aussi des buffles et quelques autres animaux.Baviaanskloof Nature Reserve : c'est la troisième plus grande réserve du pays avec de beaux paysages de montagnes et pas mal d'animaux. On peut aussi y randonner.Mountain Zebra National Park : un petit parc avec des zèbres de montagne (rares) et des antilopes. On peut y randonner. 2- NORTHERN CAPE Kimberley : cette ville d'altitude, située dans le désert du Grand Karoo, est la capitale de la province du Northern Cape. Toute son activité et ses principales attractions touristiques tournent autour des mines, avec notamment le Big Hole qui est le plus grand puits minier au monde.Springbok : la principale agglomération du Namaqualand.Upington : cette grande ville est avant tout un point de départ pour découvrir l'Augrabies Falls National Park. Vioolsdrif : petit village à la frontière namibienne réputé comme base pour le raft sur le fleuve Orange.Patrimoine naturelAugrabies Falls National Park : à la frontière de la Namibie, ce parc aride abrite une spectaculaire cascade. Désert du Kalahari : désert mythique à cheval sur l'Afrique du Sud, la Namibie et en large partie le Botswana. Dans un décor aride on y découvre de superbes paysages, une faune variée (plusieurs parcs nationaux) et les populations Bochiman qui y vivent.Kgalagadi Transfrontier Park : un des trois parcs situés dans le Kalahari, à cheval entre l'Afrique du Sud et le Botswana. On y trouve différents fauves, gazelles et nombre d'espèces d'oiseaux.Namaqualand : cette région côtière aride, qui inclut le parc du même nom, commence au nord du Cap jusqu'à la Namibie. Elle est connue pour la floraison (colorée) qui s'y produit chaque année au printemps. D'ailleurs le parc du Richtersveld, commun avec la Namibie, est classé à ce titre à l'UNESCO pour sa partie sud-africaine. C'est également dans le Namaqualand que vivent les Namaquas à la culture et aux traditions encore bien vivaces.3- WESTERN CAPE Cape Agulhas : c'est dans cette commune que se situe le point le plus au sud de l'Afrique et la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et l'Océan Indien. Moins spectaculaire que le Cap de Bonne Espérance, il est donc bien moins connu et visité.Cape Town : une des destinations phares de l'Afrique du Sud et la seconde ville du pays. On y vient pour découvrir la ville et son front de mer, la Montagne de la Table, les vignobles de l'arrière pays, pratiquer tout un tas d'activités nautiques (surf, plongée…) ou encore profiter des plages des environs.Cape Winelands : c'est "l'arrière pays" de Cape Town et une zone très importante de vignobles. Généralement celle-ci est divisée en six régions viticoles (Constantia, Stellenbosch, Franschhoek, Paarl, Robertson, Wellington). Les amateurs de vins peuvent y faire d'intéressants circuits et de bonnes dégustations. Franschhoek : petite ville à une soixantaine de kilomètres du Cap dans une zone de vignobles réputés. Elle a été construite à la fin du XVIIe siècle par des Huguenots français et possède, outre plusieurs restaurants de type français, un musée consacré à ceux-ci.Gansbaai : ce village de pêcheurs à une centaine de kilomètre au sud-est du Cap est devenu une destination touristique pour l'observation des baleines et des grands requins blancs.George : à mi-chemin du Cap et de Port Elisabeth, c'est la ville principale sur la Garden Route. C'est une bonne base pour explorer ou randonner dans les environs, ainsi que profiter des plages et des spots de surf.Hermanus : ce port, également station balnéaire, est réputé pour être le meilleur endroit du pays pour l'observation des baleines.Knysna : ce petit port touristique de la Garden Route permet de belles randonnées dans les forêts des environs, de même que des balades en mer pour observer les baleines.Langebaan : une station balnéaire située dans un "lagon" et réputée pour ses plages, les activités nautiques et les possibilités d'observation des baleines en saison. Juste à côté, le West coast National Park est connu pour sa floraison estivale et les oiseaux qui y vivent. Montagu : belle petite ville à l'architecture "Cape-Dutch" appréciée pour son environnement et ses sources minérales. On peut faire de la randonnée et de l'escalade dans ses environs;Mossel Bay : station balnéaire très fréquentée de la Garden Route avec de belles plages. C'est là qu'en 1488 les premiers européens (Bartolomeu Dias) accostèrent dans cette partie de l'Afrique.Oudtshoorn : cette ville "très afrikaner" située dans la plaine semi-désertique du Petit Karoo est la capitale mondiale de l'autruche. Outre les élevages, on peut y voir de belles demeures et surtout, à quelques kilomètres, les grottes de Cango qui sont parmi les plus belles d'Afrique du Sud. La région est également réputée pour l'escalade.Paarl : surplombée par un immense bloc de granite, la ville est la troisième plus ancienne du pays comme le montrent encore certains édifices. Elle est aussi au cœur d'un vignoble réputé et possède le seul musée au monde dédié à une langue (en l'occurrence l'Afrikaans).Plettenberg Bay : station balnéaire très fréquentée de la Garden Route. On y vient pour les plages, le surf, la plongée et la faune marine (phoques, baleines, requins…).Robben Island : au large du Cap la petite île fut entre autres une prison qui accueillit notamment Nelson Mandela pendant dix ans. Transformée en musée, le lieu est classé au patrimoine de l'UNESCO.Stellenbosh : c'est la seconde plus vieille ville d'Afrique du Sud. Elle est réputée pour son architecture "Cape-Dutch" ainsi que pour ses vignobles.Tulbagh : au nord-est de Cape Town, la petite cité offre le plus vaste panel de "maisons coloniales" de tous le pays, de même qu'une bonne production viticole qu'on peut découvrir à travers une route touristique dans ses environs.Patrimoine naturelBontebok National Park : un petit parc à environ 250 km à l'est de Cape Town qui abrite une espèce assez rare d'antilopes (bontebok), plus nombre d'espèces d'oiseaux.Garden Route : cette route touristique court sur environ 300 km d'Heildelberg jusqu'à un peu au delà de la frontière avec l'Eastern Cape. Elle est extrêmement populaire pour ses superbes paysages de forêts, de montagnes, de lacs et surtout de la côte littorale. On compte plusieurs petits parcs et réserves le long de la route et des possibilités de randonnées.Garden Route National Park : né de la fusions de plusieurs zones protégées, ce parc est un condensé des paysages offerts par la Garden Route. On peut y faire diverses randonnées dont le célèbre Otter Trail dans l'ancien parc de Tsisikamma le long de la côte. Grottes de Cango : les Cango caves sont parmi les plus belles grottes d'Afrique du Sud. Elles sont situées à quelques kilomètres au nord d'Oudtshoorn.Karro National Park : au nord de la province, c'est un parc plutôt désertique et isolé avec une petite faune spécifique adaptée au milieu. C'est aussi et surtout un zone de fossiles dans laquelle on peut d'ailleurs randonner.Table Mountain National Park : surplombant Cape Town, la Montagne de la Table et son parc sont un incontournable. On y vient pour les paysages et le panorama, la randonnée ou l'escalade, les plages, ou encore pour y voir les colonies de phoques et les manchots qui y vivent. C'est au bout du parc qu'est situé le Cap de Bonne Espérance.West coast National Park : sur la côte, au nord de Cape Town, c'est un joli parc connu pour sa floraison estivale et les oiseaux qui y vivent. Juste à côté on peut profiter des plages de la station balnéaire de Langebaan.4- FREE STATE Bloemfontein : la capitale du Free State avec pas mal de musées et quelques beaux monuments. Deux ou trois réserves dans ses environs pour l'observation ou la chasse. Vredefort : ce village de fermiers, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Johannesbourg, est construit à l'intérieur même du plus grand cratère au monde produit par la chute d'un astéroïde (300 km de diamètre). Le cratère de Vredefort est inscrit à l'UNESCO.Patrimoine naturelGolden Gate Highlands National Park : c'est le principal parc de la province du Free State, à la frontière avec le Lesotho. Avec ses couleurs il offre d'assez beaux paysages, mais ne possède par contre qu'assez peu d'animaux. On peut y randonner de même qu'y voir nombre de grottes ornées.Seekoei-vlei Nature Reserve : une réserve connue et appréciée des ornithologues. On peut y voir aussi pas mal d'hippopotames.5- GAUTENG "Berceau de l’Humanité" : sous cette dénomination sont regroupés les sites archéologiques de Sterkfontein, Swartkrans et Kromdaai. Ceux-ci on permis de mettre à jours plus de 500 squelettes fossilisés d'hominidés. L'ensemble est classé à l'UNESCO.Johannesburg : c'est la "capitale économique" du pays et le point d'entrée aérien en Afrique du Sud pour beaucoup de voyageurs. Malgré ses musées et quelques édifices intéressant, Jo'burg n'est cependant que peu visitée notamment à cause de sa réputation de ville peu sûre.Pretoria : la capitale administrative d'Afrique du Sud. Elle compte quelques édifices historiques, plusieurs musées et deux ou trois petites réserves naturelles à sa périphérie dont la Rietvlei qui est la plus connue.Randburg : banlieue résidentielle de Johannesburg réputée pour ses centres commerciaux et parcs d'attractions.Sandton : dans les faubourgs de Johannesburg. C'est le centre des affaires et du commerce (avec deux immenses centres commerciaux) de l'agglomération.Soweto : à la périphérie de Johannesburg, Soweto est le "township" le plus connu du pays. Un tourisme organisé de "découverte" s'y est maintenant développé.Vereeniging : cette ville du sud du Gauteng a été marquée par l'histoire. On peut y voir des mémoriaux dédiés à la guerre anglo-boers, de même qu'au massacre de Sharpeville de 1960.Patrimoine naturelRietvlei Nature Reserve : c'est la principale réserve située aux alentours de Pretoria. On y observe pas mal d'oiseaux et quelques gros mammifères (lions, rhinos, buffles, zèbres...).6- KWAZULU-NATAL Ballito : station balnéaire assez populaire, notamment chez les jeunes et les surfeurs, au nord de Durban. On peut aussi y voir des dauphins et des baleines au large.Durban : la troisième ville du pays est une destination prisée des sud-africains pour leurs vacances. On y vient pour les plages, le surf et autres activités nautiques à pratiquer sur place ou sur sa côte littorale (Amanzimtoti, Umhlanga...).Eshowe : c'est la plus vieille ville de l'ancienne colonie du Natal. La culture zouloue y est très présente.Ladysmith : cette grande ville à l'ouest de la province a été au coeur de la guerre anglo-boers et possède divers témoignages de cette époque.Margate : importante station balnéaire au sud de Durban. On y fait du surf et de la plongée. Pietermaritzburg : cette ville boers est la capitale de la province. Elle possède une assez belle architecture et divers témoignages du conflit anglo-boers. A quelques kilomètres à peine on peut admirer les chutes d'Howick Falls.Port Edwards : petite station balnéaire du sud du Kwazulu-Natal."Route des batailles" : cette route touristique de l'ouest de la province permet de découvrir divers témoignages du conflit zoulou ainsi que de la guerre anglo-boers. St Lucia : la petite bourgade au sud du lac du même nom est appréciée des visiteurs pour sa position géographique qui permet la découverte des environs et des réserves d'iSimangaliso et d'Hluhluwe-Umfolozi en particulier.Patrimoine naturelDrakensberg : cette chaîne de montagne est située entre le Lesotho et le Swaziland. Elle abrite le Drakensberg National Park (associé à l'uKhahlamba) qui est classé à l'UNESCO pour sa faune, sa flore et divers vestiges archéologiques (grotes ornées, pétroglyphes). Le Drakensberg est une région de randonnées, d'escalade, de spéléo et de pêche. Elephant Coast : c'est la belle zone côtière qui court en gros de St Lucia à la frontière du Mozambique. Peu habitée, elle abrite plusieurs réserves côtières (dont l' iSimangaliso), des lacs, des forêts et de belles plages.Hluhluwe-Umfolozi Game Reserve : une des plus vieilles réserves d'Afrique et une de celles où on peut voir les fameux "Big five" ainsi que la plus importante concentration de rhinocéros au monde.iSimangaliso Wetland Park : située sur la côte et autour du lac St Lucia, cette magnifique réserve (avec ses voisines) est à la fois terrestre et maritime. On y vient pour ses paysages (dunes, lacs, marais, mangrove...) et la présence de nombreux oiseaux, hippopotames, crocodiles, baleines, plus divers mammifères. On peut aussi y randonner à pied ou à cheval. L'iSimangaliso est classé à l'UNESCO.Tugela Falls : situées dans le petit Royal Natal National Park, à la frontière du Lesotho, ce sont les secondes plus hautes chutes au monde avec 947 m de haut. On peut randonner à pied ou à cheval dans ses environs.7- LIMPOPOHoedspruit : un petite ville entourée de multiples réserves privées ou "nationales" (dont le Kruger). De fait, elle est devenue une bonne base d'organisation pour les safaris dans celles-ci.Mapungubwe National Park : ce petit parc aux frontières de l'Afrique du Sud, du Botswana et du Zimbabwe abrite les vestiges historiques du royaume Mapungubwe. Le site est inscrit à l'UNESCO. Polokwane : la capitale du Limpopo sert surtout de base à la découverte des diverses réserves des environs (dont le Kruger) aussi bien d'ailleurs pour l'observation des animaux que la chasse.Patrimoine naturelKruger National Park : à cheval sur deux provinces, c'est la plus grande réserve d'Afrique du Sud accoudée au Zimbabwe et au Mozambique avec qui elle est associée dans le cadre d'un projet transfrontalier. Avec sa faune très très riche (dont les célèbres "Big five") c'est aussi un des parcs les plus visités d'Afrique Australe.Waterberg : ce massif montagneux offre de jolis paysages et permet l'observation de nombre d'espèces d'oiseaux et de quelques mammifères dans de petites réserves. On peut y randonner à pied ou à cheval.8- MPUMALANGA Hazyview : l'intérêt de cette bourgade est d'être à proximité du Kruger et de nombre de réserves privées de la province.Malalane : cette petite bourgade est une des principales entrées dans le parc Kruger. Nelspruit : la capitale de la province est avant tout une ville de passage ou accessoirement une base pour découvrir le Kruger pas loin.Pilgrim's Rest : ce petit village a été déclaré monument national. On peut encore y voir inchangés nombre de bâtiments construits lorsqu'on y découvrit de l'or à la fin du XIXe siècle.Sabie : petite ville d'altitude entourée de forêts. Elle est assez touristique grâce à ses environs qui offrent de beaux paysages avec plusieurs cascades, ainsi que pour les multiples treks qu'ont peut y faire.White River : une petite ville qui profite de la proximité du Kruger et des beaux paysages de ses environs.Patrimoine naturelBlyde River Canyon : dans le nord du Drakensberg, proche du Kruger, c'est le troisième plus grand canyon au monde. C'est aussi un des sites touristiques d'Afrique du Sud parmi les plus visités. On peut y randonner à pied ou à cheval.Kruger National Park : à cheval sur deux provinces, c'est la plus grande réserve d'Afrique du Sud accoudée au Zimbabwe et au Mozambique avec qui elle est associée dans le cadre d'un projet transfrontalier. Avec sa faune très très riche (dont les célèbres "Big five") c'est aussi un des parcs les plus visités d'Afrique Australe.Sabi Sand Game Reserve : la plus ancienne réserve privée du pays est adossée au parc Kruger. On peut y voir une large variété d'animaux dont les "Big fiveé" de la faune africaine.9- NORTH WEST Mafikeng : la capitale de la province du North West. Potchefstroom : la ville qui fut la première capitale de la république du Transvaal au XIXe siècle compte pas mal d'édifices de cette époque.Rustenburg : la grande ville est surtout une base pour là découverte des environs, aussi bien Sun City, le Parc de Pilansberg que divers sites témoins des guerres anglo-boers ou ethniques.Sun City : situé à côté de Rustenburg et adossé au parc de Pilanesberg, c'est le mini Las Vegas d'Afrique du Sud avec des casinos et diverses attractions en rapport.Patrimoine naturelMadikwe Game Reserve : un parc à la frontière du Botswana avec pas mal d'animaux.Pilanesberg National Park : ce parc qui jouxte Sun City est un de ceux dans lequel on peut voir les fameux "Big five" de la faune africaine (lion, léopard, éléphant, rhinocéros et buffle)10- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Eastern & Western Cape : Cape Town, Cape Winelands, Garden Route, Garden Route National Park, Robben Island, Stellenbosh, Table Mountain National Park, Wild Coast.
Northern Cape : Désert du Kalahari.
Free State, Kwazulu-Natal, North West : Drakensberg, Durban, Elephant Coast, Hluhluwe-Umfolozi Game Reserve, iSimangaliso Wetland Park, Pilanesberg National Park, St Lucia, Tugela Falls.
Gauteng, Limpopo, Mpumalanga : Blyde River Canyon, Kruger National Park.
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Aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

1- EASTERN CAPE East London : seconde plus grande agglomération de l'Eastern Cape avec des plages et du surf.Graaff-Reinet : c'est une des plus anciennes cités d'Afrique du Sud avec encore pas mal de témoignages de son passé. La ville est entourée de plusieurs zones protégées (Valley of Desolation, Camdeboo National Park…).Grahamstown : une assez jolie petite ville entre Port Elisabeth et East London. Plusieurs villages "anciens" et des réserves tout autour.Hogsback : cette bourgade à plus de 1 100 m d'altitude est une bonne base pour découvrir de beaux paysages de forêts et de cascades ou pratiquer la randonnée dans les environs.Jeffreys Bay : le top en matière de surf dans le pays et même au delà, avec de plus de magnifiques plages. Mthatha : la ville (et sa périphérie) abrite plusieurs musées consacrés à Nelson Mandela originaire des environs.Port Alfred : ce port, y compris de plaisance, offre de superbes plages le long de sa côte avec nombre de possibilités d'activités nautiques dont le surf.Port Elisabeth : la plus grande ville de la province, dans le prolongement de la Garden Route. Outre ses plages et les activités nautiques, elle possède un joli centre avec notamment divers bâtiments Art Nouveau.Tiffindel : une des deux petites stations de ski d'Afrique du Sud. Elle est située dans le sud du Drakensberg dans une région où on peut aussi observer les oiseaux, randonner à pied, à vélo ou à cheval, pêcher ou faire du raft. Wild Coast : c'est la partie de la côte qui va de Port Elisabeth à la province voisine du Natal. Elle offre de très beaux paysages, des falaises, des plages et plusieurs petits villages côtiers appréciés des voyageurs individuels (Cintsa, Coffee Bay, Morgan's Bay…). Outre les activités nautiques, on peut aussi pratiquer la randonnée dans la région notamment sur le Wild Coast Trail.Patrimoine naturelAddo Elephant Park : ce vaste parc accueille plusieurs centaines d'éléphants mais aussi des buffles et quelques autres animaux.Baviaanskloof Nature Reserve : c'est la troisième plus grande réserve du pays avec de beaux paysages de montagnes et pas mal d'animaux. On peut aussi y randonner.Mountain Zebra National Park : un petit parc avec des zèbres de montagne (rares) et des antilopes. On peut y randonner. 2- NORTHERN CAPE Kimberley : cette ville d'altitude, située dans le désert du Grand Karoo, est la capitale de la province du Northern Cape. Toute son activité et ses principales attractions touristiques tournent autour des mines, avec notamment le Big Hole qui est le plus grand puits minier au monde.Springbok : la principale agglomération du Namaqualand.Upington : cette grande ville est avant tout un point de départ pour découvrir l'Augrabies Falls National Park. Vioolsdrif : petit village à la frontière namibienne réputé comme base pour le raft sur le fleuve Orange.Patrimoine naturelAugrabies Falls National Park : à la frontière de la Namibie, ce parc aride abrite une spectaculaire cascade. Désert du Kalahari : désert mythique à cheval sur l'Afrique du Sud, la Namibie et en large partie le Botswana. Dans un décor aride on y découvre de superbes paysages, une faune variée (plusieurs parcs nationaux) et les populations Bochiman qui y vivent.Kgalagadi Transfrontier Park : un des trois parcs situés dans le Kalahari, à cheval entre l'Afrique du Sud et le Botswana. On y trouve différents fauves, gazelles et nombre d'espèces d'oiseaux.Namaqualand : cette région côtière aride, qui inclut le parc du même nom, commence au nord du Cap jusqu'à la Namibie. Elle est connue pour la floraison (colorée) qui s'y produit chaque année au printemps. D'ailleurs le parc du Richtersveld, commun avec la Namibie, est classé à ce titre à l'UNESCO pour sa partie sud-africaine. C'est également dans le Namaqualand que vivent les Namaquas à la culture et aux traditions encore bien vivaces.3- WESTERN CAPE Cape Agulhas : c'est dans cette commune que se situe le point le plus au sud de l'Afrique et la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et l'Océan Indien. Moins spectaculaire que le Cap de Bonne Espérance, il est donc bien moins connu et visité.Cape Town : une des destinations phares de l'Afrique du Sud et la seconde ville du pays. On y vient pour découvrir la ville et son front de mer, la Montagne de la Table, les vignobles de l'arrière pays, pratiquer tout un tas d'activités nautiques (surf, plongée…) ou encore profiter des plages des environs.Cape Winelands : c'est "l'arrière pays" de Cape Town et une zone très importante de vignobles. Généralement celle-ci est divisée en six régions viticoles (Constantia, Stellenbosch, Franschhoek, Paarl, Robertson, Wellington). Les amateurs de vins peuvent y faire d'intéressants circuits et de bonnes dégustations. Franschhoek : petite ville à une soixantaine de kilomètres du Cap dans une zone de vignobles réputés. Elle a été construite à la fin du XVIIe siècle par des Huguenots français et possède, outre plusieurs restaurants de type français, un musée consacré à ceux-ci.Gansbaai : ce village de pêcheurs à une centaine de kilomètre au sud-est du Cap est devenu une destination touristique pour l'observation des baleines et des grands requins blancs.George : à mi-chemin du Cap et de Port Elisabeth, c'est la ville principale sur la Garden Route. C'est une bonne base pour explorer ou randonner dans les environs, ainsi que profiter des plages et des spots de surf.Hermanus : ce port, également station balnéaire, est réputé pour être le meilleur endroit du pays pour l'observation des baleines.Knysna : ce petit port touristique de la Garden Route permet de belles randonnées dans les forêts des environs, de même que des balades en mer pour observer les baleines.Langebaan : une station balnéaire située dans un "lagon" et réputée pour ses plages, les activités nautiques et les possibilités d'observation des baleines en saison. Juste à côté, le West coast National Park est connu pour sa floraison estivale et les oiseaux qui y vivent. Montagu : belle petite ville à l'architecture "Cape-Dutch" appréciée pour son environnement et ses sources minérales. On peut faire de la randonnée et de l'escalade dans ses environs;Mossel Bay : station balnéaire très fréquentée de la Garden Route avec de belles plages. C'est là qu'en 1488 les premiers européens (Bartolomeu Dias) accostèrent dans cette partie de l'Afrique.Oudtshoorn : cette ville "très afrikaner" située dans la plaine semi-désertique du Petit Karoo est la capitale mondiale de l'autruche. Outre les élevages, on peut y voir de belles demeures et surtout, à quelques kilomètres, les grottes de Cango qui sont parmi les plus belles d'Afrique du Sud. La région est également réputée pour l'escalade.Paarl : surplombée par un immense bloc de granite, la ville est la troisième plus ancienne du pays comme le montrent encore certains édifices. Elle est aussi au cœur d'un vignoble réputé et possède le seul musée au monde dédié à une langue (en l'occurrence l'Afrikaans).Plettenberg Bay : station balnéaire très fréquentée de la Garden Route. On y vient pour les plages, le surf, la plongée et la faune marine (phoques, baleines, requins…).Robben Island : au large du Cap la petite île fut entre autres une prison qui accueillit notamment Nelson Mandela pendant dix ans. Transformée en musée, le lieu est classé au patrimoine de l'UNESCO.Stellenbosh : c'est la seconde plus vieille ville d'Afrique du Sud. Elle est réputée pour son architecture "Cape-Dutch" ainsi que pour ses vignobles.Tulbagh : au nord-est de Cape Town, la petite cité offre le plus vaste panel de "maisons coloniales" de tous le pays, de même qu'une bonne production viticole qu'on peut découvrir à travers une route touristique dans ses environs.Patrimoine naturelBontebok National Park : un petit parc à environ 250 km à l'est de Cape Town qui abrite une espèce assez rare d'antilopes (bontebok), plus nombre d'espèces d'oiseaux.Garden Route : cette route touristique court sur environ 300 km d'Heildelberg jusqu'à un peu au delà de la frontière avec l'Eastern Cape. Elle est extrêmement populaire pour ses superbes paysages de forêts, de montagnes, de lacs et surtout de la côte littorale. On compte plusieurs petits parcs et réserves le long de la route et des possibilités de randonnées.Garden Route National Park : né de la fusions de plusieurs zones protégées, ce parc est un condensé des paysages offerts par la Garden Route. On peut y faire diverses randonnées dont le célèbre Otter Trail dans l'ancien parc de Tsisikamma le long de la côte. Grottes de Cango : les Cango caves sont parmi les plus belles grottes d'Afrique du Sud. Elles sont situées à quelques kilomètres au nord d'Oudtshoorn.Karro National Park : au nord de la province, c'est un parc plutôt désertique et isolé avec une petite faune spécifique adaptée au milieu. C'est aussi et surtout un zone de fossiles dans laquelle on peut d'ailleurs randonner.Table Mountain National Park : surplombant Cape Town, la Montagne de la Table et son parc sont un incontournable. On y vient pour les paysages et le panorama, la randonnée ou l'escalade, les plages, ou encore pour y voir les colonies de phoques et les manchots qui y vivent. C'est au bout du parc qu'est situé le Cap de Bonne Espérance.West coast National Park : sur la côte, au nord de Cape Town, c'est un joli parc connu pour sa floraison estivale et les oiseaux qui y vivent. Juste à côté on peut profiter des plages de la station balnéaire de Langebaan.4- FREE STATE Bloemfontein : la capitale du Free State avec pas mal de musées et quelques beaux monuments. Deux ou trois réserves dans ses environs pour l'observation ou la chasse. Vredefort : ce village de fermiers, à quelques dizaines de kilomètres au sud de Johannesbourg, est construit à l'intérieur même du plus grand cratère au monde produit par la chute d'un astéroïde (300 km de diamètre). Le cratère de Vredefort est inscrit à l'UNESCO.Patrimoine naturelGolden Gate Highlands National Park : c'est le principal parc de la province du Free State, à la frontière avec le Lesotho. Avec ses couleurs il offre d'assez beaux paysages, mais ne possède par contre qu'assez peu d'animaux. On peut y randonner de même qu'y voir nombre de grottes ornées.Seekoei-vlei Nature Reserve : une réserve connue et appréciée des ornithologues. On peut y voir aussi pas mal d'hippopotames.5- GAUTENG "Berceau de l’Humanité" : sous cette dénomination sont regroupés les sites archéologiques de Sterkfontein, Swartkrans et Kromdaai. Ceux-ci on permis de mettre à jours plus de 500 squelettes fossilisés d'hominidés. L'ensemble est classé à l'UNESCO.Johannesburg : c'est la "capitale économique" du pays et le point d'entrée aérien en Afrique du Sud pour beaucoup de voyageurs. Malgré ses musées et quelques édifices intéressant, Jo'burg n'est cependant que peu visitée notamment à cause de sa réputation de ville peu sûre.Pretoria : la capitale administrative d'Afrique du Sud. Elle compte quelques édifices historiques, plusieurs musées et deux ou trois petites réserves naturelles à sa périphérie dont la Rietvlei qui est la plus connue.Randburg : banlieue résidentielle de Johannesburg réputée pour ses centres commerciaux et parcs d'attractions.Sandton : dans les faubourgs de Johannesburg. C'est le centre des affaires et du commerce (avec deux immenses centres commerciaux) de l'agglomération.Soweto : à la périphérie de Johannesburg, Soweto est le "township" le plus connu du pays. Un tourisme organisé de "découverte" s'y est maintenant développé.Vereeniging : cette ville du sud du Gauteng a été marquée par l'histoire. On peut y voir des mémoriaux dédiés à la guerre anglo-boers, de même qu'au massacre de Sharpeville de 1960.Patrimoine naturelRietvlei Nature Reserve : c'est la principale réserve située aux alentours de Pretoria. On y observe pas mal d'oiseaux et quelques gros mammifères (lions, rhinos, buffles, zèbres...).6- KWAZULU-NATAL Ballito : station balnéaire assez populaire, notamment chez les jeunes et les surfeurs, au nord de Durban. On peut aussi y voir des dauphins et des baleines au large.Durban : la troisième ville du pays est une destination prisée des sud-africains pour leurs vacances. On y vient pour les plages, le surf et autres activités nautiques à pratiquer sur place ou sur sa côte littorale (Amanzimtoti, Umhlanga...).Eshowe : c'est la plus vieille ville de l'ancienne colonie du Natal. La culture zouloue y est très présente.Ladysmith : cette grande ville à l'ouest de la province a été au coeur de la guerre anglo-boers et possède divers témoignages de cette époque.Margate : importante station balnéaire au sud de Durban. On y fait du surf et de la plongée. Pietermaritzburg : cette ville boers est la capitale de la province. Elle possède une assez belle architecture et divers témoignages du conflit anglo-boers. A quelques kilomètres à peine on peut admirer les chutes d'Howick Falls.Port Edwards : petite station balnéaire du sud du Kwazulu-Natal."Route des batailles" : cette route touristique de l'ouest de la province permet de découvrir divers témoignages du conflit zoulou ainsi que de la guerre anglo-boers. St Lucia : la petite bourgade au sud du lac du même nom est appréciée des visiteurs pour sa position géographique qui permet la découverte des environs et des réserves d'iSimangaliso et d'Hluhluwe-Umfolozi en particulier.Patrimoine naturelDrakensberg : cette chaîne de montagne est située entre le Lesotho et le Swaziland. Elle abrite le Drakensberg National Park (associé à l'uKhahlamba) qui est classé à l'UNESCO pour sa faune, sa flore et divers vestiges archéologiques (grotes ornées, pétroglyphes). Le Drakensberg est une région de randonnées, d'escalade, de spéléo et de pêche. Elephant Coast : c'est la belle zone côtière qui court en gros de St Lucia à la frontière du Mozambique. Peu habitée, elle abrite plusieurs réserves côtières (dont l' iSimangaliso), des lacs, des forêts et de belles plages.Hluhluwe-Umfolozi Game Reserve : une des plus vieilles réserves d'Afrique et une de celles où on peut voir les fameux "Big five" ainsi que la plus importante concentration de rhinocéros au monde.iSimangaliso Wetland Park : située sur la côte et autour du lac St Lucia, cette magnifique réserve (avec ses voisines) est à la fois terrestre et maritime. On y vient pour ses paysages (dunes, lacs, marais, mangrove...) et la présence de nombreux oiseaux, hippopotames, crocodiles, baleines, plus divers mammifères. On peut aussi y randonner à pied ou à cheval. L'iSimangaliso est classé à l'UNESCO.Tugela Falls : situées dans le petit Royal Natal National Park, à la frontière du Lesotho, ce sont les secondes plus hautes chutes au monde avec 947 m de haut. On peut randonner à pied ou à cheval dans ses environs.7- LIMPOPOHoedspruit : un petite ville entourée de multiples réserves privées ou "nationales" (dont le Kruger). De fait, elle est devenue une bonne base d'organisation pour les safaris dans celles-ci.Mapungubwe National Park : ce petit parc aux frontières de l'Afrique du Sud, du Botswana et du Zimbabwe abrite les vestiges historiques du royaume Mapungubwe. Le site est inscrit à l'UNESCO. Polokwane : la capitale du Limpopo sert surtout de base à la découverte des diverses réserves des environs (dont le Kruger) aussi bien d'ailleurs pour l'observation des animaux que la chasse.Patrimoine naturelKruger National Park : à cheval sur deux provinces, c'est la plus grande réserve d'Afrique du Sud accoudée au Zimbabwe et au Mozambique avec qui elle est associée dans le cadre d'un projet transfrontalier. Avec sa faune très très riche (dont les célèbres "Big five") c'est aussi un des parcs les plus visités d'Afrique Australe.Waterberg : ce massif montagneux offre de jolis paysages et permet l'observation de nombre d'espèces d'oiseaux et de quelques mammifères dans de petites réserves. On peut y randonner à pied ou à cheval.8- MPUMALANGA Hazyview : l'intérêt de cette bourgade est d'être à proximité du Kruger et de nombre de réserves privées de la province.Malalane : cette petite bourgade est une des principales entrées dans le parc Kruger. Nelspruit : la capitale de la province est avant tout une ville de passage ou accessoirement une base pour découvrir le Kruger pas loin.Pilgrim's Rest : ce petit village a été déclaré monument national. On peut encore y voir inchangés nombre de bâtiments construits lorsqu'on y découvrit de l'or à la fin du XIXe siècle.Sabie : petite ville d'altitude entourée de forêts. Elle est assez touristique grâce à ses environs qui offrent de beaux paysages avec plusieurs cascades, ainsi que pour les multiples treks qu'ont peut y faire.White River : une petite ville qui profite de la proximité du Kruger et des beaux paysages de ses environs.Patrimoine naturelBlyde River Canyon : dans le nord du Drakensberg, proche du Kruger, c'est le troisième plus grand canyon au monde. C'est aussi un des sites touristiques d'Afrique du Sud parmi les plus visités. On peut y randonner à pied ou à cheval.Kruger National Park : à cheval sur deux provinces, c'est la plus grande réserve d'Afrique du Sud accoudée au Zimbabwe et au Mozambique avec qui elle est associée dans le cadre d'un projet transfrontalier. Avec sa faune très très riche (dont les célèbres "Big five") c'est aussi un des parcs les plus visités d'Afrique Australe.Sabi Sand Game Reserve : la plus ancienne réserve privée du pays est adossée au parc Kruger. On peut y voir une large variété d'animaux dont les "Big fiveé" de la faune africaine.9- NORTH WEST Mafikeng : la capitale de la province du North West. Potchefstroom : la ville qui fut la première capitale de la république du Transvaal au XIXe siècle compte pas mal d'édifices de cette époque.Rustenburg : la grande ville est surtout une base pour là découverte des environs, aussi bien Sun City, le Parc de Pilansberg que divers sites témoins des guerres anglo-boers ou ethniques.Sun City : situé à côté de Rustenburg et adossé au parc de Pilanesberg, c'est le mini Las Vegas d'Afrique du Sud avec des casinos et diverses attractions en rapport.Patrimoine naturelMadikwe Game Reserve : un parc à la frontière du Botswana avec pas mal d'animaux.Pilanesberg National Park : ce parc qui jouxte Sun City est un de ceux dans lequel on peut voir les fameux "Big five" de la faune africaine (lion, léopard, éléphant, rhinocéros et buffle)10- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Eastern & Western Cape : Cape Town, Cape Winelands, Garden Route, Garden Route National Park, Robben Island, Stellenbosh, Table Mountain National Park, Wild Coast.
Northern Cape : Désert du Kalahari.
Free State, Kwazulu-Natal, North West : Drakensberg, Durban, Elephant Coast, Hluhluwe-Umfolozi Game Reserve, iSimangaliso Wetland Park, Pilanesberg National Park, St Lucia, Tugela Falls.
Gauteng, Limpopo, Mpumalanga : Blyde River Canyon, Kruger National Park.
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Amazonie sur 4 jours: Bolivie ou Pérou English translation pending
Bonjour à tous !
Découverte de l'Amazonie sur 4 jours : Bolivie ou Pérou ?
Env 500$/p, voir plein d'animaux (mais pas que des oiseaux) : caïmans, dauphins roses, serpents, également pirogue... Rurrenabaque en Bolivie me paraît bien, car au Pérou, ça a l'air moins accessible, plutôt 1 semaine que 4 jours, et bcp plus cher !
Qu'en pensez vous ?
je n'ai aucune idée de ce qui vaudrait le + le coup, le meilleur rapport qualité prix, relativement accessible car 1 semaine est un peu long.
Merci encore !!
Découverte de l'Amazonie sur 4 jours : Bolivie ou Pérou ?
Env 500$/p, voir plein d'animaux (mais pas que des oiseaux) : caïmans, dauphins roses, serpents, également pirogue... Rurrenabaque en Bolivie me paraît bien, car au Pérou, ça a l'air moins accessible, plutôt 1 semaine que 4 jours, et bcp plus cher !
Qu'en pensez vous ?
je n'ai aucune idée de ce qui vaudrait le + le coup, le meilleur rapport qualité prix, relativement accessible car 1 semaine est un peu long.
Merci encore !!
Trajet Luang Prabang / Phonsavan / Muang Ngoy English translation pending
Bonjour à tous,
Avis à tous les spécialistes du Laos:
Je vais visiter le Nord de la Thaïlande, du Laos et du Vietnam pendant 2 mois en début d'année prochaine.
Je vais passer 3 semaines au Laos début janvier. Mon périple en Thaïlande se terminera à Chiang Mai, et de là, je compte visiter la partie Nord du Laos avant de visiter le Nord du Vietnam (Sapa- Hanoï..).
Je ne sais pas comment organiser mon itinéraire sachant que je souhaite visiter Luang Prabang, la Plaine de Jarres et Muang Ngoy.
Je pensais peut-être prendre l'avion ou bus/slow boat de Chiang Mai à Luang Prabang.
Puis de Luang Prabang, descendre à Phonsavan en bus et remonter en bus par la route est (route 6 et 1c) et bateau jusqu'à Muang ngoy. Puis remonter en bus la route 2E et QL12 jusqu'à Sa Pa.
Qu'en pensez-vous?
Tous vos conseils sont les bienvenus!
Merci d'avance,
Canal du midi en famille English translation pending
Bonjour,
Après avoir fait le Canal de Nantes à Brest cet été, nous pensons déjà à nos prochaines vacances et pourquoi pas le Canal du midi. Cet été, nous avons fait 353 kms en 12 jours avec nos 2 enfants de 3 ans et 5 ans et demi. Lucas était toujours dans la charette mais Camille partageait sont temps entre vélo/charette. Pour les curieux, voici l'adresse de notre blog : http://nantesabrest.canalblog.com/
Je ne connais quasiment rien sur le Canal du midi. Quelle est sa distance ? le revêtement, les paysages ?
Nous souhaiterions partir seulement une semaine donc faire à priori un peu moins de kms/jour. D'où nous conseillez vous de partir ? Y a t-il des campings sur le parcours ?
Sommes nous toujours sur le Canal ou bien traversons nous des villes ?
Merci à vous pour vos suggestions. Olivier
Après avoir fait le Canal de Nantes à Brest cet été, nous pensons déjà à nos prochaines vacances et pourquoi pas le Canal du midi. Cet été, nous avons fait 353 kms en 12 jours avec nos 2 enfants de 3 ans et 5 ans et demi. Lucas était toujours dans la charette mais Camille partageait sont temps entre vélo/charette. Pour les curieux, voici l'adresse de notre blog : http://nantesabrest.canalblog.com/
Je ne connais quasiment rien sur le Canal du midi. Quelle est sa distance ? le revêtement, les paysages ?
Nous souhaiterions partir seulement une semaine donc faire à priori un peu moins de kms/jour. D'où nous conseillez vous de partir ? Y a t-il des campings sur le parcours ?
Sommes nous toujours sur le Canal ou bien traversons nous des villes ?
Merci à vous pour vos suggestions. Olivier
Ouest américain en septembre 2013: que de pistes fermées! English translation pending
Je n'avais pas prévu de faire un carnet de voyage cette année. En effet, pour ce 7ème voyage, il n'y avait pas de secteur nouveau, pas de lieux inconnu, pas de parc dont le forum ne soit déjà inondé de photos. Non, c'était juste un circuit classique avec des musts de la Californie, Nevada, Utah et Arizona, un circuit de 3 semaines début septembre destiné à faire découvrir le Grand West à un couple d'amis.
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.
Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitif
Le lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand Grove
General Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress Tree
Pas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NP
SUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Et puis la météo s'en est mêlée, au point de modifier un peu notre programme de visites ; pas de grands changements toutefois qui nécessiteraient de raconter comme le fait l'amie Bastinj actuellement. Le sujet de ce carnet est tout simplement de faire un inventaire de ce qui était fermé dans les principaux parcs visités et de raconter une expérience différente.Tout d'abord, il y a eu l'avant, avec la fermeture de la Hwy 89 près de Page : sans certitude pour septembre et ayant peu d'attrait pour le piège à touristes de Antelope Canyon, j'avais éliminé une étape à Page dès le mois de mars - tant pis pour Horseshoe Bend.
Et puis il y a eu l'America Cup qui risquait de rendre inaccessible le meilleurs points de vue sud du Golden Gate Bridge.
Il y a eu l’incendie Stanislaus National Forest près de Yosemite. Je suivais l'ensemble des feux sur le site de Wildfire Mapper et la fermeture de la Hwy 120 (pas la Tioga Pass mais la partie Big Oak Flat Rd) allait provoquer un détour de 100km. Par la suite, la fermeture de la Tioga Pass ne m’inquiéta pas, par contre les webcam de Yosemite, 3 jours avant de partir, montraient tous les sites complètement enfumés et depuis longtemps, Yosemite Falls complètement à sec. Le samedi soir, (départ prévu lundi matin) je décidais de remplacer Yosemite par Sequoia, de contourner la Sierra Nevada par le sud et de modifier les réservations d'hôtel en conséquence. Résultat plus de Bodie ni de Mono Lake – pas indispensable, mais découverte du Isabella Lake (boof) et maintien de Ancient Bristlecone Pine, seul lieu vraiment nouveau pour moi.
Le circuit définitifLe lundi 2 septembre, pas de problème. Arrivée à SFO avant midi, prise en charge d'une Hyundai Santa Fe chez Alamo (naturellement, y a plus de Jeep Grand Cherokee), route vers le sud-est, courses à Atwater, nuit à Chowchilla.

Mardi 3 septembre, entrée dans le King Canyon, arrêt au visitor center puis promenade dans General Grand Grove. (Il y a 3 ans, c'est la partie reculée du King Canyon qui était en feu. Là nous avions vu la fumée de près).

General Grand GroveGeneral Sherman, Tunnel Log et ascension du Mono Rock sont les principaux points de la journée.
Tunnel Log
Marches du Mono Rock
Buttress TreePas de rencontre avec des ours cette année. En fin d'après-midi, route vers Bakersfield, à travers les champs d'arbres fruitiers, les vignes puis les plantations de pompes à pétrole à perte de vue.
Dans Sequoia NPSUITE http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=6192533; Bristelcone - Alabama Hills - Sunset à Death Valley
Vietnam nord-ouest et centre: de l'authentique aux cartes postales de rêve English translation pending
Du 4 au 23 août 2013, nous avons visité une petite partie du Vietnam. Hanoi, Nghia Lo, Tu Le, Mu Cang Chai, Sapa, Bac Ha, baie d'Halong, Tam Coc et la baie d'Halong terrestre, Hué, Hoi An, telles ont été nos étapes.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Un très beau voyage durant lequel nous avons vécu des moments forts, fait de belles rencontres et vu des paysages splendides: de l'authentique et des cartes postales de rêve.
Ce circuit a été élaboré avec l'agence GP Travel, basée à Hanoi, que je recommande chaudement. Tant durant la préparation que durant le séjour, les échanges ont été cordiaux, nos interlocuteurs se sont en permanence adaptés à nos souhaits, les prestations étaient largement à la hauteur de nos attentes. Vraiment top !

Nous étions accompagnés durant les 13 jours dans la partie nord par Chung, guide francophone, bavard, enjoué et très débrouillard, ayant un excellent contact avec les ethnies minoritaires, et Chin, notre chauffeur, attentif à sa conduite et à nos pauses photos. Dans la partie sud, durant 3 jours par Anh, guide francophone cultivée et Than, notre chauffeur. Tous ont toujours été très soucieux de notre rythme, de nos souhaits. Un vrai plus dans un pays dont la chaleur moite en Août fatigue.
Nous ? Une famille composée de 3 adolescents (17 ans, 16 ans et 13 ans); nous privilégions les étapes courtes aux longues routes, nous aimons mixer les hébergements simples et locaux et d'autres plus confortables. Nous aimons randonner et apprécions également de découvrir une autre culture.
Dimanche 4 – Hanoi
Arrivée à l'aéroport d'Hanoi à 6h35 après un vol direct de 11h25 avec Vietnam Airlines. L'obtention du visa se fait sur présentation d'une lettre d'invitation et contre remise d'une photo d'identité et de 45$. Pas moins de six fonctionnaires sont sollicités pour délivrer le précieux sésame : celui qui réceptionne les documents, l'un qui prépare le visa, l'autre qui contrôle, le suivant qui tamponne, celui qui vérifie et le dernier qui remet les passeports ainsi décorés moyennant finance.... La démarche est donc un peu longue; heureusement nous étions dans les premiers.
Nous arrivons à l'hôtel vers 8h soit 3h du matin, heure française. La curiosité l'emporte sur la fatigue, nous sortons de suite.
Le vieux Hanoi : Quel choc, tous nos sens sont sollicités : la très dense circulation erratique et sonore des vélos et des scooters. Les marchands ambulants dont la bicyclette est chargée pour l'un de fleurs, pour l'autre de fruits, pour certains de produits divers...., la multitude de petites boutiques, ou plutôt d'étals sur le trottoir, les restaurants de rue avec les marmites à même le sol d'où s'échappent de plus ou moins appétissantes effluves.









Si l'animation est à son comble sur le bitume, un autre type de circulation est tout aussi surprenante quelques mètres plus haut ... Celles des fils électriques.

et qui dit animation, dit habitation !!!

Après cette première immersion et un tour du Lac Hoan Kiem (littéralement le Lac de l'épée restituée), la pause s'impose.

Vers midi, nous ressortons pour aller déjeuner dans un restaurant de rue : Le Bun Bo Nam Bo. J'en ai les papilles qui salivent rien que de le citer ! Je me régale avec le plat éponyme, plat du sud du Vietnam, constitué de nouilles séches au bœuf assaisonné de germes de soja, d’ail, citronelle et mangue verte. Une des meilleures expériences gustatives du séjour, les autres plats sont tout aussi appréciés. Délicieux !
Nous poursuivons un peu plus loin jusqu'à la cathédrale puis allons visiter le Musée des Femmes vietnamiennes; un beau musée réouvert en 2010 qui a pour mission de faire connaitre le rôle des femmes vietnamiennes dans l’histoire, dans la famille traditionnelle et de nos jours. On y découvre outre les traditions du mariage ou de la naissance, le rôle des femmes dans la construction et la libération de la nation et l’évolution des vêtements féminins. L’agencement est attrayant, on y passe agréablement une petite heure.
Retour à l'hôtel, les distances sont courtes, mais notre attention est perpétuellement sollicitée : traverser entre le flux de deux roues devient vite un jeu, les commerces du Vieux Hanoi sont organisées par corporation; ici les ferblantiers, là les chaussures, plus loin les soieries,

... et de ci, de là des... « Apple store » !!!

Nous faisons un arrêt au 87 Ma May pour visiter un nha ong typique. Un nha ong ? Qu’est ce ? Il s’agit d’une maison-tunnel, c’est à dire toute étroite en façade et profonde avec plusieurs patios permettant à la lumière de pénétrer dans les différentes pièces. Certaines maisons peuvent ainsi n’avoir que 2 mètres de large pour 70 de long. De telles dimensions visent à réduire les taxes foncières qui tiennent compte de la largeur de la façade étonnant…
Après une petite sieste vespérale à l'hôtel, nous décidons de nous rendre dans un autre restaurant de rue. Nous optons pour le Xôi Yên, spécialisé dans le riz gluant garni d’ingrédients savoureux...., encore une bonne adresse. Assis sur nos petits tabourets en plastique à 40 cm du sol, nous apprécions nos plats et nous ne sommes pas les seuls : familles, jeunes plutôt branchés, ... Le restaurant ne désemplit pas.
La nuit est tombée, on pourrait s'attendre à un peu plus de calme, .... Que nenni ! La circulation est toujours aussi dense, les commerces toujours ouverts, d'autres chalands proposent des ballons de baudruche.




On fait un tour durant une heure en cyclo-pousse. Quel plaisir, on se laisse glisser au milieu de cette animation (ou on se laisse bercer, pour ceux d'entre nous qui n'en peuvent plus de sommeil !). Il semblerait que les autorités de la ville aient décidé de supprimer ce mode de locomotion afin de soulager les encombrements de circulation. De petits trains électriques sont progressivement déployés. Pour nous touristes, quel dommage. Cette petite note d'exotisme est autrement plus agréable que l'anonymat d'un petit convoi. Et j'ai la faiblesse de croire que ce sont plusieurs vaillants et courageux cyclistes qui vont être privés de travail, dans une ville où la misère est tout de même assez prégnante.
Carnet de voyage Trekking Shimshal Pakistan English translation pending
Je souhaiterais partager avec les membres de voyageforum un bref compte rendu de voyage d'un trekking réalisé avec Pierre Neyret à Shimshal, dans le Gojal Pakistanais en octobre 2011. Pourquoi si tard? Je ne suis pas adepte de comptes rendus de voyage, mais il me semble nécessaire de prendre du temps de vanter la beauté des paysages du Karakoram, de l'hospitalité légendaire des pakistanais et de l'ouverture d'esprit exceptionnelle des Ismaéliens, au vu de la tournure géopolitique actuelle. Disons que les évènements du Nanga Parbat ne font qu'empirer la situation médiatique déjà ô combien compliquée.
Pour ma part, je souffre pour mes amis Hunzakuts et Shimshalis qui essayent tant bien que mal de vivre du tourisme. Un peuple passionnant, incroyable, et si isolé. Non pas seulement géographiquement, mais également sans droit de vote du fait du triste conflit sur le Cachemire.
Attirance pour les hautes vallées du Pakistan
Bref, j'ai toujours été attiré par les montagnes du Karakoram, un monde sauvage aux vallées mythiques reculées, au pied de grands sommets inhospitaliers au pied duquel se déverse les plus grands glaciers de montagne du monde. Parmi les coins les plus attractif, le fameux Snow Lake, un haut plateau glaciaire dans un massif de haut sommets de 7000 mètres, qui permet de réjoindre les vallées d'Askole (par le glacier de Biafo), porte d'accès du Baltoro, la fameuse oasis de Hunza, en descendant le long glacier d'Hispar au pied de la spectaculaire chaîne de l'Hispar Sar, et la vallée aride de Wusum, en descendant le le glacier de Braldu, tout proche de la frontière avec le Turkestan chinois, et ses vallées perdues de Sarpo Laggo et de Saksgam, autrefois propriété des Shimshalis. Autres motif d'intérêt: le fameux Baltoro pour découvrir les plus hauts sommets du Karakoram et la Mecque de l'Himalayisme: le K2, second plus haut sommet du globe. L'envers du décor, avec les coins de Hushe et Kaphlu, au pied du col du Gondogoro, et du K12. Il y a aussi la région du Nanga Parbat avec la merveilleuse vallée de Fairy Meadows, le versant Diamir et l’impressionnant versant Rupal. Les vallées Kalashes et le massif de l'Hindu Kush qui s'étire jusqu'au Tirch Mir. La vallée du glacier de Batura, zone de pâturage et point de vue sublime sur les chaîne des Batura, au dessus du village de Passu. Les vallées autour de Hunza, avec des treks courts vers le camp de base du Rakaposhi, vers Ultar Meadows, vers Rash Lake. La vallée de Chapursan proche du corridor de Wakkhan, autre coin mythique. Et le massif du Khunjerab, entre Pamir et Karakoram, dans lequel s'insère la vallée reculée de Shimshal, but de mon voyage. La liste est bien sur non exhaustive, ce sont en tout cas les sites qui m'attirent inexorablement, qui me font rêver. Des projets de voyage futurs, sans nul doutes...
Origine du Voyage
Depuis plusieurs mois en 2010-2011, je passais du temps sur les sites francophones des hautes vallées pakistanaises: Blank on the Map, Trekking au Pakistan, Karakoram Ski Expedition, le site de Pierre Neyret, dernier guide amoureux des hautes vallées, qui continue années après années d'organiser des voyages pour démontrer la factibilité de voyager en sécurité en ces temps troubles pour la nation pakistanaise, post 09-11. http://blankonthemap.free.fr/ http://www.trekking-au-pakistan.com/ http://www.karakoram-ski-expedition.com/
Je vous propose également de consulter le site magnifique de Matthieu Paley, avec de très beaux clichés du petit Pamir Afghan, juste de l'autre côté de la frontière, dans la région de Wakkhan, en compagnie des familles de berges kirghizes. http://www.pamirbook.com/LeLivre.html
Mathieu Paley est aussi l'auteur du site Pamir Knot et de guides descriptifs de divers endroits du Gojal: http://www.pamirknot.com/
http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_hussaini.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khunjerab_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khyber.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_passu.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_gulkin_ghul.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_chapursan_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_misgar.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_shimshal.pdf
Le fond Snow Leopard Trust développe des projets actuellement dans la vallée de Chapursan et dans le Parc National de Chitral Gol au Pakistan, ainsi que depuis peu dans le Wakkhan Afghan. Le fond espère qu'il ne perdra pas tout son travail à la fin du projet, avec le départ des forces américaines synonyme de fin des finnancements. http://www.snowleopard.org/...-e072cc97ce-92736429
Il y a aussi des travaux de conservation importants dans le Gojal Pakistanais, que ce soit sur Shimshal ou aupres de la Khunjerab Village Organization, rassemblants les villages limitrophes du parc national de Khunjerab: http://snowleopardconservancy.org/conservation-gojal/
Les terres ancestrales et en particulier les pâturages de Shimshal étant situées a l'intérieur des frontieres du Parc National dont le plan de management et les limites furent définies sans concertation avec la communauté, les Shimshalis rejettent catégoriquement le Parc et ont développé le Shimshal Nature Trust, qui a pour but de concilier développement économique de la communauté et conservation. http://www.snt.org.pk/ http://www.brocku.ca/webfm_send/13297
Et des sites d'expé et de trekkings à Wakkhan: http://www.noshaq.com/equipe-noshaq.php http://www.juldu.com/index.html
J'avais toujours pensé - à tort - qu'il me serait impossible de visiter les magnifiques paysages, pour ne pas dire mythiques, de la KKH. Mais un voyage proposé par Pierre Neyret m'a mis la puce à l'oreille, un voyage unique: suivre le Kutch des Shimshalis. Pierre Neyret a pendant longtemps accompagné des voyages pour le compte d'allibert au Pakistan, et organisé de grandes traversées glaciaires au caractère partiellement exploratoire sur le Snow Lake depuis plus d'une quinzaine d'années. En ce sens il est un précurseur de cet itinéraire devenu mythique, et est à la fois un moteur pour le tourisme dans la zone. Il faut bien essayer de sauver les meubles après tant de propagande erronée, globalisant le problème taliban à l'ensemble d'un pays hétéroclite dont les frontière furent édifiées seulement par des enjeux géopolitiques, durant la percée Russe en Asie Centrale à la fin du XIXème siècle. Heureusement que Pierre est encore là pour montrer la face réelle du Pakistan, l'hospitalité des peuples dardes, rappeler la beauté des vallées, et la sauvagerie de ces paysages du bout du monde, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oublie.
Je me suis convaincu petit à petit de la nécessité de participer à cette aventure, en raison de son caractère unique, et bien sur de connaître ces paysages qui m’attiraient tant.
Contexte
Le village de Shimshal se trouve dans le Gojal Pakistanais, à 3 heures en jeep depuis Passu en remontant la vallée éponyme de Shimshal, le long des gorges autrefois inaccessibles de la Shimshal River. La rivière se faufile tant bien que mal entre le massif du Khunjerab et du sommet Karun Koh (7164mètres), au Nord, et la chaîne impressionnante de l'Hispar Muztagh, culminant à plus de 7885 mètres avec le Distaghil Sar, au Sud. Au bout de la vallée, après avoir traversé le glacier de Malanguti et ses sources chaudes au pied duquel se distinguent les plus haut sommet de la chaîne, se trouve le village reculé de Shimshal, un village Wakhi peuplé d’ismaéliens. Aujourd'hui relié par une route impressionnante, creusée à la main au prix de la sueur des Shimshalis durant 18 années de pénibles efforts, le village était autrefois à 3 jours de marche de Passu, avec le franchissement du col Qarun reliant la haute vallée de Shimshal de la vallée de Boibar, évitant ainsi les gorges infranchissables.
Les Shimshalis se sont installés dans une vallée aride, que seule l'irrigation à permis de rendre quelques terres fertiles, qui ne permettent pas d'assurer pour autant l'autarcie du village. D'origine nomades comme le sont leur voisins de Chapursan ou de Wakkhan, ils possèdent le plus grand cheptel d'ovins, de caprins et de yaks du Karakoram, qu'ils emmènent chaque été paître sur les pâturages verdoyants et fleuris du Shimshal Pass. Ce col marque exactement la ligne de partage des eaux: un goutte de pluie tombée côté ouest se déversera vers le Golfe d'Oman, une autre tombé un peu plus à l'Est arrivera dans la dépression du Lob Nord, après avoir traversée le désert du Taklamakan. Le but du voyage est justement de découvrir les paysages de "pamirs" du col, et la vie quotidienne des bergères qui gardent les troupeaux jusqu'à l'arrivée des premières neiges, puis de les accompagner dans leur grande transhumance d'automne - le Kutch - pour suivre les 7000 animaux revenir au village à travers de magnifiques gorges et de hauts cols face à la chaîne de l'Hispar Muztagh.
Sécurité
Je ne peux vous cacher que jusque dans le vol Paris-Islamabad, je me demandais encore ce que je "foutais" là! La réflexion fut longue, mais les faits statistiques, historiques, montrent qu'il est plus sûr de voyager dans les hautes vallées du Pakistan qu'en France même. Les faits sont bien là: aucun attentat à l'encontre de touristes dans les Northern Areas depuis 2001, aucun problème à l'encontre des membres des expéditions depuis cette même date. Seul point de doute: le passage d'Islamabad, où je considère important d'éviter de résider dans les quartiers ministériels et de représentation du pouvoir de l'armée, qui sont malheureusement des cibles d’attentats terroristes. Il n'y a aucune possibilité d'attentat dans la région du Baltistan et de Hunza-Gojal, étant peuplée très majoritairement par des peuples ismaéliens ou soufis, qui développent une haine profonde pour les fanatiques talibans qui ont ruiné toute perspective de développement du tourisme dans leurs vallées bénies par la nature. Gilgit en elle même est très sure, même si on ne peu négliger les possibles conflits ethniques. Quant à la région Chilasi, c'est belle et bien devenue un problème suite à l'attentat du Nanga Parbat perpétré par des terroristes talibanais, sans doutes soutenus par quelques membres des communautés les plus fanatiques de la vallée.
Plus aucun doute: je peux partir tranquillement dans le Karakoram!
Récit d'un voyage incroyable
Après un vol très scénique au dessus du Pir Panjal, de l'Himalaya et du Karakoram, nous arrivons à Gilgit comme prévu. Pas de retard sur le programme, du tout bon pour nous! Il est vrai que les aléas du climat oblige quelques réserves en cas qu'il soit nécessaire de se rendre par bus à Gilgit, à travers les magnifiques gorges de l'Indus dans le Kohistan et les vallées Chilasies. Nous avons pu admirer les sommets nord du Pir Panjal au niveau des vertes vallées Kaghan, les beaux lacs glaciaires et les sommets enneigées du Saran et Malika Parbat. Une fois passé le Babusar Pass, voici le géant Nanga Parbat, Pilier Ouest de la chaîne de l'Himalaya, un sommet de 8000 mètres véritablement imposant. C'est aussi la plus grande différence de dénivelé au monde: on passe de 1250 mètres au niveau de la KKH à 8125 mètres au sommet de la "Montagne Nue". On aperçoit rapidement nos premier grands 7000 du Karakoram, les Haramosh Peaks, et nous arrivons dans la vaste plaine bien verte de l'oasis de Gilgit, un point de convergence de nombreuses ethnies dardes qui parlent les langues khowar, Shinas, Baltis, Wakkhi et Burushaski. Petit arrêt dans le jardin de notre hôtel, déjeuner et départ pour la KKH vers le Nord, le long de la rivière Hunza à destination de Karimabad. Les gorges contournent le massif du géant des lieux, l'immense Rakaposhi qui écrase littéralement le paysage de la vallée.
Nous prenons le temps de découvrir la luxuriante vallée le lendemain matin, avec tout d'abord la visite du fort de Baltit à l'architecture intéressante, très proche des palais Laddhakis. La forteresse récemment restaurée par la fondation de l'Aga Khan, domine le village en terrasse de Karimabad, où poussent de très nombreux arbres fruitiers - abricotiers et pommiers étant les principaux produits d'exportation vers le Punjab et assurant l'économie de la vallée. Nous visitons aussi les canaux du village depuis le Eagle Nest ou nous déjeunons, perché sur un éperon dominant la vallée. Nous pouvons y apercevoir les sommets du Spantik et du Diran au Sud, et la flèche du Lady Finger et l'Hunza Peak au Nord, deux très belles montagnes dont les glaciers sont la source d'eau du village nécessaire pour l'irrigation des cultures.
Départ vers Passu le lendemain matin, après quelques heures de plus à glaner au village. Nous passons au pied du fort d'Altit. Je suis frappé par le bleu électrique de la rivière Hunza. Nous croisons le fantastique lac Attabad, résultat de l'effondrement d'un pan entier de la montagne au niveau du village éponyme, qui a submergé complètement ou partiellement plusieurs villages dont Gulmit, préfecture du district du Gojal. Les lumières sont magnifiques, le bleu du lac irréel, on distingue le sommet du Shispar à l'Ouest juste avant l'arrivée à l'embarcadère. L'activité y est frénétique, mais moindre que du côté aval du lac où se bousculent des dizaines de tracteurs et de camions pour décharger les provisions en provenance de la Chine. Il est encore tant d'en profiter. D'ici un mois tout au plus, le col du Khunjerab sera fermé, et le Gojal sera coupé du monde, le lac Attabad en aval étant gelé durant les longs mois d'hiver.
Nous arrivons juste pour le coucher de soleil sur les très esthétiques flèches du Passu Peak ou Tupopdan Sar sur les berges de la rivière Khunjerab, après avoir croisé en chemin de magnifiques points de vue sur la rivière a Hussaini et le glacier Passu dévalant plus de 4500 mètres de dénivelée. La matinée suivante, nous partirons vers Shimshal!
La traversée des gorges est vraiment impressionnante, il faut penser qu'il y a plus de 5500 mètres au dessus de nos tête. La route a souvent été creusé dans la roche, coupé dans les falaises ua pied du Karun Koh. La vallée s'élargit ensuite, nous découvrons le Col de Karun, traversons la rivière sur un pont suspendu au dessus de 150 mètres, puis continuons sur une route perchée jusqu'au glacier de Malanguti, descendant des sommets de 7000 mètres de l'Hispar. Il y a des sources tièdes au dénommé Kuh dans lesquels nous nous baignerons au retour, et beaucoup de menthe sauvage donnant une ambiance rafraichissante.
Nous visitons le village de Shimshal dans l'après-midi: visite des classes de l'école, des champs, et des plantations de boulots pour le bois de construction et d'épineux que les habitants entretiennent pour le feu de la cuisine. Les enfants jouent au cerf-volant. Le village est constitué de quatre hameaux où les maisons sont réparties au milieu des parcelles cultivées. Le blé vient juste d'être moissonné, il reste quelques fardeaux de paille pour les animaux l'hiver ci et là, et les derniers fruits séchés (des pommes) pour passer l'hiver. Nous passons encore du temps dans le village le lendemain matin, puis c'est le départ pour un trekking d'une dizaine de jours vers les pamirs de Shimshal, à travers les gorges sauvages de la Pamir-i-Tang sur des chemins acrobatiques. Les "pamirs" sont des plaines d'altitude caractéristiques du massif situé un peu plus au Nord. Le Khunjerab fait toujours géographiquement parti de la chaîne du Karakoram, mais il s'agit bien d'une zone de transition dans lequel vivent les rares moutons de Marco Polo, très menacés, des bharals, des ibex, des ours, des loups (ces deux derniers étant rares dans la région et passagers, venant sans doute depuis la vallée de Sarpo Laggo), et des léopards des neiges. Concernant ces derniers, un groupe de scientifiques pakistanais nous montrera a notre retour de magnifiques clichés d'un couple dans le secteur de Yazghil photographiés avec des pièges photographiques.
Nous campons le premier jour après seulement 2 heures de marche en bas des gorges, en face du glacier de Yazghil. Comme tous les soirs, je pars marcher durant 2 heures dans les alentours pour découvrir des points de vue et m'isoler un peu pour profiter du silence et de l'immensité des montagnes, de la beauté des paysages. Seconde journée jusqu'au lieu Furzeen (qui veut dire genévrier si mes souvenirs sont bons). Nous marchons maintenant sur les sentiers très aériens de la Tang, 1000 mètres au dessus du vide, à travers des gorges époustouflantes. Les paysages sont très minéraux, les sommets s'arrondissent un peu, nous arrivons petit à petit dans le Pamir. Troisième journée de trek, jusqu'à Ardab Purien, un site au roches mauves rougeâtres très esthétiques, avec une vue splendide sur un petit 6000, le Chart Pirt. il y a quelques yaks blancs qui paissent dans les rares épineux en fleurs. Dernière journée pour atteindre les estives d'été de Shimshal de Shujerab, un magnifique petit village saisonnier de pierre très rude mais très charmant, au pied du col de Shimshal. Des femmes de chaque familles passent l'été dans les estives avec les bêtes pour la confection du fromage et du beurre, et protéger les bêtes des possibles prédateurs. Il n'y a généralement pas d'hommes dans les estives l'été, ils sont occupés dans les champs au village. Mais pas de machisme pour autant, puisque quelques uns d'entre eux ont la dure tâche de passer l'hiver coupés du monde, de l'autre côté du col enneigé dans les pâturages de Sherelik, en compagnie des yaks les plus forts dans les vallées de Wusum et de Sarpo Laggo, très proche de la frontière chinoise. Des provisions de blé sont déposées durant l'été dans les refuges pour assurer la substance des hommes pour les 7 longs mois d'hiver. En effet, côté Shimshal, il n'y a pas de pâturages suffisant pour les yaks, seuls les jeunes yaks et les femelles steriles y sont descendus puisque trop faibles, ils ne survivrait pas l'hiver en altitude. Cette situation difficile est également le résultat de la redéfinition des frontières chino-pakistanaise, qui a privé Shimshal de ses grands territoires de la Shaksgam et de la Sarpo Laggo.
Nous passons les trois prochains jours dans les estives, pour connaître la vie de bergers et partager un petit bout de chemin avec les Shimshalies, assister à la traite des 9000 bêtes, du gardiennage des jeunes yaks, de la confection des fromages. C'est aussi l'occasion pour moi de visiter les alentours. Une première journée est consacrée à la visite du col où il ne reste plus d'herbe. Nous sommes au pied du Minglik Sar, un sommet de 6000 mètres glaciaires facile, très bel objectif pour les alpinistes modestes qui souhaitent réaliser une ascension dans des paysages magnifiques et découvrir la réalité d'un village Wakkhi. Nous atteignons l'autre estive de Shuwart, de l'autre côté du col, ou les bergères vivent une partie de l'été, afin d'assurer la rénovation des pâturages versant Shujerab. Les 1000 yaks sont tous localisés sur le col, il y a des grands mâles peu commodes et très intimidants, sur les berges des lacs certainement d'origine glaciaire. une chute de neige au retour assurent une ambiance agréable. Nous revenons tout juste pour assister au retour des bêtes dans l'enclot de pierre, qui franchissent un petit pont sur la rivière, et assister à la traite fastidieuse que les femmes réalisent à l'aube et au crépuscule. Pour la deuxième journée, nous nous rendons de nouveau sur le col, pour tenter l’ascension d'un sommet de 5500 mètres au dessus du village sans crampons. Nous terminons sur un petit glacier puis sur l'arrête trop enneigée, qui nous empêche de continuer jusqu'au sommet pour cette fois. Très beau point du vue sur l'ensemble du massif du Khunjerab et la destination de demain. Retour au village pour partager un moment avec les Shimshalis et manger un délicieux ragout de mouton préparé par la sœur d'Imtiaz, mon guide Shimshali. Pour la dernière journée aux estives, nous allons au fond de la vallée, jusqu'à un glacier présentant des très belles stalactites de glaces. Paysages désolés et glaciers suspendus sur les sommets des alentours. Le départ du Kutch a été décidé pour le lendemain matin, pour trois jours de descente jusqu'à Shimshal, empruntant un chemin différent que celui emprunté à l'aller avec le franchissement successifs des cols de Shashmirk et Ulzeen, deux très beaux balcons sur la chaîne des Hispar.
Malheureusement, le programme devra être changé aux aurores suite à un incident malheureux survenu dans notre groupe. Les Shimshalis nous montrent leur soutiens les plus exemplaires, leur générosité et leur ouverture d'esprit spectaculaire pour nous aider à surmonter un tragique accident pour l'un des membres de notre groupe.
Le retour s'effectuera donc par le même chemin qu'à l'aller, sur la "Parmir Highway". Retour à Shimshal en trois jours, puis sur Passu après une longue discussion avec Doulat Amin, un homme extraordinaire, premier professeur de l'école de Shimshal, d'une extrême sagesse. Nous rentrons ensuite à Passu puis Hunza où nous restons une journée pour profiter de la douceur des lieux. Nous en profitons pour visiter les champs, et tenter de monter aux pâturages de l'Ultar. Bien dommage car nous ne trouvons pas le chemin, alors que nous pensions suivre les canaux taillés dans la falaises, ceux-ci semblent bien trop dangereux à notre goût. Les couleurs d'automne se sont installées, la vallée s'est parée de magnifiques couleurs jaunes et rouges, c'est un spectacle fantastique.
Le retour à Islamabad en avion ne sera finalement pas possible du fait du mauvais temps, nous décidons donc d'emprunter la Karakoram Highway pour une longue descente de deux jours des gorges de l'Indus jusqu'aux plaines du Punjab. Nous quittons donc l'oasis de Gilgit et nous enfonçons dans le désert de Chilas, une vallée très aride sur les berges de l'Indus, mais parée de forêts d'altitudes sur ses hauteurs surement plus arrosées. Nous passons au pied du Nanga Parbat, tout aussi imposant depuis le sol que depuis les airs vingt jours plus tôt. Les femmes se font de plus en plus absentes lors de la descente, les chilasis étant plus conservateurs que les autres peuples dardes des hautes vallées. C'est d'ailleurs d'ici que furent entraîner les moudjahidines pour envahir le Cachemire sous la dictature du général Zia, sans nuls doutes une des raisons pour essayer de comprendre aujourd'hui l'appui de quelques Chilasis aux talibans qui ont lâchement exécuté les alpinistes au camp de base du Diamir un peu plus tôt cette année. Le Pakistan souffre aujourd'hui du fait de décision géopolitiques attisant les extrémismes. Nous passons auparavant à la confluence de la Hunza River et de l'Indus, qui marque surtout le point de suture des plaques indienne et eurasienne. Elle délimite également la chaîne de l'Himalaya (Est - Sud), des chaînes du Karakoram (Nord) et de l'Hindu raj (Oest), contrefort de l'Hindu Kuch. La végétation fait petit à petit son apparition, nous trouvons maintenant des arbres, sur les hauteurs, très loin, de grandes forêts de cèdres de l’Himalaya, nous arrivons au Kohistan, terre des Pastounes. L'activité économiques y est quasiment inexistante, seule ressource exploitée à outrance, l'activité forestière. Nous découvrons des troncs de cèdres sur les bords des routes et dans de nombreux camions à destination de la fournaise du Punjab. La région montre encore les séquelles des tremblements de terre dévastateurs qui frappent souvent la région, le dernier ayant survenu en 2009 il me semble. Les gorges sont maintenant très profondes, les routes aériennes, la vallée beaucoup plus verte, de nombreuses cascades dévalent les pentes des contreforts du Pir Panjal (l’Himalaya étant situé un peu plus à l'Est, de l'autre côté du Babusar Pass). De grands villages sont disposés sur les pentes, au milieu de champs en terrasse. Nous arrivons dans la nuit à Besham, après avoir traversé Dassu puis Pathan. Le lendemain matin, nous traversons un dernière fois l'Indus peu après Takhot et remontons dans les piémonts à travers les rizières. Le buffle fait également son apparition. Nous traversons bientôt des forêts de pins de l'Himalaya, les troupeaux des bergers Gujars sont nombreux sur les bords de la route. Le température est fraiche, nous sommes sur un plateau. Il faut encore traverser Mansehra puis Abbotabad où nous déjeunerons, une ville où l'élite militaire a installé ses meilleurs académies pour certainement chercher la douceur du climat (et où se cachait Ben Laden surement sous l'auspice de l'ISI voire de l'armée elle-même), avant de plonger vers la plaine du Punjab. Nous dormons sur Islamabad. Demain, je prends un vol au dessus du Karakoram pour des Monts Célestes pour Urumqi puis Pékin avant d'entreprendre un voyage d'un mois et demi au Tibet.
Un très beau voyage, un groupe génial, une paire de guides pakistanais très pros et vraiment sympas, une super organisation pour des projets toujours aussi incroyable du côté de Pierre Neyret, mais surtout une expérience mémorable, et un grande leçon de vie de connaître les particularités de cette partie du Pakistan, au peuple si hospitalier, si ouvert, si généreux. Un grande rétrospection sur notre propre société ignorante et hautaine.
Et une envie folle d'y retourner pour visiter de très nombreux coins tout aussi magnifiques.
Je vous invite à visiter le Pakistan en compagnie de Pierre que vous pouvez contacter sur: http://www.karakoram-ski-expedition.com/
Ou bien directement Jahangeer qui organisera à merveille la logistique de votre voyage encadré au Pakistan: http://www.visitagp.com/
Pour ma part, je vous propose de consulter quelques clichés du voyage sur mon site flickr, en cliquant sur le lien ci-dessous: http://www.flickr.com/...s/40746420@N03/sets/
N'hésitez pas à me demander des conseils en MP si vous souhaitez recevoir des retours sur ce voyage, sur la sécurité au Pakistan. Je ne peux que vous inciter a visitez mes amis Hunzakuts et Shimshalis et les paysages des vallées qu'ils habitent, ils vous recevront de la meilleure des façons, selon les traditions de l'hospitalité légendaire propre à la région!
A bientôt !
Jérémie
Pour ma part, je souffre pour mes amis Hunzakuts et Shimshalis qui essayent tant bien que mal de vivre du tourisme. Un peuple passionnant, incroyable, et si isolé. Non pas seulement géographiquement, mais également sans droit de vote du fait du triste conflit sur le Cachemire.
Attirance pour les hautes vallées du Pakistan
Bref, j'ai toujours été attiré par les montagnes du Karakoram, un monde sauvage aux vallées mythiques reculées, au pied de grands sommets inhospitaliers au pied duquel se déverse les plus grands glaciers de montagne du monde. Parmi les coins les plus attractif, le fameux Snow Lake, un haut plateau glaciaire dans un massif de haut sommets de 7000 mètres, qui permet de réjoindre les vallées d'Askole (par le glacier de Biafo), porte d'accès du Baltoro, la fameuse oasis de Hunza, en descendant le long glacier d'Hispar au pied de la spectaculaire chaîne de l'Hispar Sar, et la vallée aride de Wusum, en descendant le le glacier de Braldu, tout proche de la frontière avec le Turkestan chinois, et ses vallées perdues de Sarpo Laggo et de Saksgam, autrefois propriété des Shimshalis. Autres motif d'intérêt: le fameux Baltoro pour découvrir les plus hauts sommets du Karakoram et la Mecque de l'Himalayisme: le K2, second plus haut sommet du globe. L'envers du décor, avec les coins de Hushe et Kaphlu, au pied du col du Gondogoro, et du K12. Il y a aussi la région du Nanga Parbat avec la merveilleuse vallée de Fairy Meadows, le versant Diamir et l’impressionnant versant Rupal. Les vallées Kalashes et le massif de l'Hindu Kush qui s'étire jusqu'au Tirch Mir. La vallée du glacier de Batura, zone de pâturage et point de vue sublime sur les chaîne des Batura, au dessus du village de Passu. Les vallées autour de Hunza, avec des treks courts vers le camp de base du Rakaposhi, vers Ultar Meadows, vers Rash Lake. La vallée de Chapursan proche du corridor de Wakkhan, autre coin mythique. Et le massif du Khunjerab, entre Pamir et Karakoram, dans lequel s'insère la vallée reculée de Shimshal, but de mon voyage. La liste est bien sur non exhaustive, ce sont en tout cas les sites qui m'attirent inexorablement, qui me font rêver. Des projets de voyage futurs, sans nul doutes...
Origine du Voyage
Depuis plusieurs mois en 2010-2011, je passais du temps sur les sites francophones des hautes vallées pakistanaises: Blank on the Map, Trekking au Pakistan, Karakoram Ski Expedition, le site de Pierre Neyret, dernier guide amoureux des hautes vallées, qui continue années après années d'organiser des voyages pour démontrer la factibilité de voyager en sécurité en ces temps troubles pour la nation pakistanaise, post 09-11. http://blankonthemap.free.fr/ http://www.trekking-au-pakistan.com/ http://www.karakoram-ski-expedition.com/
Je vous propose également de consulter le site magnifique de Matthieu Paley, avec de très beaux clichés du petit Pamir Afghan, juste de l'autre côté de la frontière, dans la région de Wakkhan, en compagnie des familles de berges kirghizes. http://www.pamirbook.com/LeLivre.html
Mathieu Paley est aussi l'auteur du site Pamir Knot et de guides descriptifs de divers endroits du Gojal: http://www.pamirknot.com/
http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_hussaini.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khunjerab_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khyber.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_passu.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_gulkin_ghul.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_chapursan_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_misgar.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_shimshal.pdf
Le fond Snow Leopard Trust développe des projets actuellement dans la vallée de Chapursan et dans le Parc National de Chitral Gol au Pakistan, ainsi que depuis peu dans le Wakkhan Afghan. Le fond espère qu'il ne perdra pas tout son travail à la fin du projet, avec le départ des forces américaines synonyme de fin des finnancements. http://www.snowleopard.org/...-e072cc97ce-92736429
Il y a aussi des travaux de conservation importants dans le Gojal Pakistanais, que ce soit sur Shimshal ou aupres de la Khunjerab Village Organization, rassemblants les villages limitrophes du parc national de Khunjerab: http://snowleopardconservancy.org/conservation-gojal/
Les terres ancestrales et en particulier les pâturages de Shimshal étant situées a l'intérieur des frontieres du Parc National dont le plan de management et les limites furent définies sans concertation avec la communauté, les Shimshalis rejettent catégoriquement le Parc et ont développé le Shimshal Nature Trust, qui a pour but de concilier développement économique de la communauté et conservation. http://www.snt.org.pk/ http://www.brocku.ca/webfm_send/13297
Et des sites d'expé et de trekkings à Wakkhan: http://www.noshaq.com/equipe-noshaq.php http://www.juldu.com/index.html
J'avais toujours pensé - à tort - qu'il me serait impossible de visiter les magnifiques paysages, pour ne pas dire mythiques, de la KKH. Mais un voyage proposé par Pierre Neyret m'a mis la puce à l'oreille, un voyage unique: suivre le Kutch des Shimshalis. Pierre Neyret a pendant longtemps accompagné des voyages pour le compte d'allibert au Pakistan, et organisé de grandes traversées glaciaires au caractère partiellement exploratoire sur le Snow Lake depuis plus d'une quinzaine d'années. En ce sens il est un précurseur de cet itinéraire devenu mythique, et est à la fois un moteur pour le tourisme dans la zone. Il faut bien essayer de sauver les meubles après tant de propagande erronée, globalisant le problème taliban à l'ensemble d'un pays hétéroclite dont les frontière furent édifiées seulement par des enjeux géopolitiques, durant la percée Russe en Asie Centrale à la fin du XIXème siècle. Heureusement que Pierre est encore là pour montrer la face réelle du Pakistan, l'hospitalité des peuples dardes, rappeler la beauté des vallées, et la sauvagerie de ces paysages du bout du monde, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oublie.
Je me suis convaincu petit à petit de la nécessité de participer à cette aventure, en raison de son caractère unique, et bien sur de connaître ces paysages qui m’attiraient tant.
Contexte
Le village de Shimshal se trouve dans le Gojal Pakistanais, à 3 heures en jeep depuis Passu en remontant la vallée éponyme de Shimshal, le long des gorges autrefois inaccessibles de la Shimshal River. La rivière se faufile tant bien que mal entre le massif du Khunjerab et du sommet Karun Koh (7164mètres), au Nord, et la chaîne impressionnante de l'Hispar Muztagh, culminant à plus de 7885 mètres avec le Distaghil Sar, au Sud. Au bout de la vallée, après avoir traversé le glacier de Malanguti et ses sources chaudes au pied duquel se distinguent les plus haut sommet de la chaîne, se trouve le village reculé de Shimshal, un village Wakhi peuplé d’ismaéliens. Aujourd'hui relié par une route impressionnante, creusée à la main au prix de la sueur des Shimshalis durant 18 années de pénibles efforts, le village était autrefois à 3 jours de marche de Passu, avec le franchissement du col Qarun reliant la haute vallée de Shimshal de la vallée de Boibar, évitant ainsi les gorges infranchissables.
Les Shimshalis se sont installés dans une vallée aride, que seule l'irrigation à permis de rendre quelques terres fertiles, qui ne permettent pas d'assurer pour autant l'autarcie du village. D'origine nomades comme le sont leur voisins de Chapursan ou de Wakkhan, ils possèdent le plus grand cheptel d'ovins, de caprins et de yaks du Karakoram, qu'ils emmènent chaque été paître sur les pâturages verdoyants et fleuris du Shimshal Pass. Ce col marque exactement la ligne de partage des eaux: un goutte de pluie tombée côté ouest se déversera vers le Golfe d'Oman, une autre tombé un peu plus à l'Est arrivera dans la dépression du Lob Nord, après avoir traversée le désert du Taklamakan. Le but du voyage est justement de découvrir les paysages de "pamirs" du col, et la vie quotidienne des bergères qui gardent les troupeaux jusqu'à l'arrivée des premières neiges, puis de les accompagner dans leur grande transhumance d'automne - le Kutch - pour suivre les 7000 animaux revenir au village à travers de magnifiques gorges et de hauts cols face à la chaîne de l'Hispar Muztagh.
Sécurité
Je ne peux vous cacher que jusque dans le vol Paris-Islamabad, je me demandais encore ce que je "foutais" là! La réflexion fut longue, mais les faits statistiques, historiques, montrent qu'il est plus sûr de voyager dans les hautes vallées du Pakistan qu'en France même. Les faits sont bien là: aucun attentat à l'encontre de touristes dans les Northern Areas depuis 2001, aucun problème à l'encontre des membres des expéditions depuis cette même date. Seul point de doute: le passage d'Islamabad, où je considère important d'éviter de résider dans les quartiers ministériels et de représentation du pouvoir de l'armée, qui sont malheureusement des cibles d’attentats terroristes. Il n'y a aucune possibilité d'attentat dans la région du Baltistan et de Hunza-Gojal, étant peuplée très majoritairement par des peuples ismaéliens ou soufis, qui développent une haine profonde pour les fanatiques talibans qui ont ruiné toute perspective de développement du tourisme dans leurs vallées bénies par la nature. Gilgit en elle même est très sure, même si on ne peu négliger les possibles conflits ethniques. Quant à la région Chilasi, c'est belle et bien devenue un problème suite à l'attentat du Nanga Parbat perpétré par des terroristes talibanais, sans doutes soutenus par quelques membres des communautés les plus fanatiques de la vallée.
Plus aucun doute: je peux partir tranquillement dans le Karakoram!
Récit d'un voyage incroyable
Après un vol très scénique au dessus du Pir Panjal, de l'Himalaya et du Karakoram, nous arrivons à Gilgit comme prévu. Pas de retard sur le programme, du tout bon pour nous! Il est vrai que les aléas du climat oblige quelques réserves en cas qu'il soit nécessaire de se rendre par bus à Gilgit, à travers les magnifiques gorges de l'Indus dans le Kohistan et les vallées Chilasies. Nous avons pu admirer les sommets nord du Pir Panjal au niveau des vertes vallées Kaghan, les beaux lacs glaciaires et les sommets enneigées du Saran et Malika Parbat. Une fois passé le Babusar Pass, voici le géant Nanga Parbat, Pilier Ouest de la chaîne de l'Himalaya, un sommet de 8000 mètres véritablement imposant. C'est aussi la plus grande différence de dénivelé au monde: on passe de 1250 mètres au niveau de la KKH à 8125 mètres au sommet de la "Montagne Nue". On aperçoit rapidement nos premier grands 7000 du Karakoram, les Haramosh Peaks, et nous arrivons dans la vaste plaine bien verte de l'oasis de Gilgit, un point de convergence de nombreuses ethnies dardes qui parlent les langues khowar, Shinas, Baltis, Wakkhi et Burushaski. Petit arrêt dans le jardin de notre hôtel, déjeuner et départ pour la KKH vers le Nord, le long de la rivière Hunza à destination de Karimabad. Les gorges contournent le massif du géant des lieux, l'immense Rakaposhi qui écrase littéralement le paysage de la vallée.
Nous prenons le temps de découvrir la luxuriante vallée le lendemain matin, avec tout d'abord la visite du fort de Baltit à l'architecture intéressante, très proche des palais Laddhakis. La forteresse récemment restaurée par la fondation de l'Aga Khan, domine le village en terrasse de Karimabad, où poussent de très nombreux arbres fruitiers - abricotiers et pommiers étant les principaux produits d'exportation vers le Punjab et assurant l'économie de la vallée. Nous visitons aussi les canaux du village depuis le Eagle Nest ou nous déjeunons, perché sur un éperon dominant la vallée. Nous pouvons y apercevoir les sommets du Spantik et du Diran au Sud, et la flèche du Lady Finger et l'Hunza Peak au Nord, deux très belles montagnes dont les glaciers sont la source d'eau du village nécessaire pour l'irrigation des cultures.
Départ vers Passu le lendemain matin, après quelques heures de plus à glaner au village. Nous passons au pied du fort d'Altit. Je suis frappé par le bleu électrique de la rivière Hunza. Nous croisons le fantastique lac Attabad, résultat de l'effondrement d'un pan entier de la montagne au niveau du village éponyme, qui a submergé complètement ou partiellement plusieurs villages dont Gulmit, préfecture du district du Gojal. Les lumières sont magnifiques, le bleu du lac irréel, on distingue le sommet du Shispar à l'Ouest juste avant l'arrivée à l'embarcadère. L'activité y est frénétique, mais moindre que du côté aval du lac où se bousculent des dizaines de tracteurs et de camions pour décharger les provisions en provenance de la Chine. Il est encore tant d'en profiter. D'ici un mois tout au plus, le col du Khunjerab sera fermé, et le Gojal sera coupé du monde, le lac Attabad en aval étant gelé durant les longs mois d'hiver.
Nous arrivons juste pour le coucher de soleil sur les très esthétiques flèches du Passu Peak ou Tupopdan Sar sur les berges de la rivière Khunjerab, après avoir croisé en chemin de magnifiques points de vue sur la rivière a Hussaini et le glacier Passu dévalant plus de 4500 mètres de dénivelée. La matinée suivante, nous partirons vers Shimshal!
La traversée des gorges est vraiment impressionnante, il faut penser qu'il y a plus de 5500 mètres au dessus de nos tête. La route a souvent été creusé dans la roche, coupé dans les falaises ua pied du Karun Koh. La vallée s'élargit ensuite, nous découvrons le Col de Karun, traversons la rivière sur un pont suspendu au dessus de 150 mètres, puis continuons sur une route perchée jusqu'au glacier de Malanguti, descendant des sommets de 7000 mètres de l'Hispar. Il y a des sources tièdes au dénommé Kuh dans lesquels nous nous baignerons au retour, et beaucoup de menthe sauvage donnant une ambiance rafraichissante.
Nous visitons le village de Shimshal dans l'après-midi: visite des classes de l'école, des champs, et des plantations de boulots pour le bois de construction et d'épineux que les habitants entretiennent pour le feu de la cuisine. Les enfants jouent au cerf-volant. Le village est constitué de quatre hameaux où les maisons sont réparties au milieu des parcelles cultivées. Le blé vient juste d'être moissonné, il reste quelques fardeaux de paille pour les animaux l'hiver ci et là, et les derniers fruits séchés (des pommes) pour passer l'hiver. Nous passons encore du temps dans le village le lendemain matin, puis c'est le départ pour un trekking d'une dizaine de jours vers les pamirs de Shimshal, à travers les gorges sauvages de la Pamir-i-Tang sur des chemins acrobatiques. Les "pamirs" sont des plaines d'altitude caractéristiques du massif situé un peu plus au Nord. Le Khunjerab fait toujours géographiquement parti de la chaîne du Karakoram, mais il s'agit bien d'une zone de transition dans lequel vivent les rares moutons de Marco Polo, très menacés, des bharals, des ibex, des ours, des loups (ces deux derniers étant rares dans la région et passagers, venant sans doute depuis la vallée de Sarpo Laggo), et des léopards des neiges. Concernant ces derniers, un groupe de scientifiques pakistanais nous montrera a notre retour de magnifiques clichés d'un couple dans le secteur de Yazghil photographiés avec des pièges photographiques.
Nous campons le premier jour après seulement 2 heures de marche en bas des gorges, en face du glacier de Yazghil. Comme tous les soirs, je pars marcher durant 2 heures dans les alentours pour découvrir des points de vue et m'isoler un peu pour profiter du silence et de l'immensité des montagnes, de la beauté des paysages. Seconde journée jusqu'au lieu Furzeen (qui veut dire genévrier si mes souvenirs sont bons). Nous marchons maintenant sur les sentiers très aériens de la Tang, 1000 mètres au dessus du vide, à travers des gorges époustouflantes. Les paysages sont très minéraux, les sommets s'arrondissent un peu, nous arrivons petit à petit dans le Pamir. Troisième journée de trek, jusqu'à Ardab Purien, un site au roches mauves rougeâtres très esthétiques, avec une vue splendide sur un petit 6000, le Chart Pirt. il y a quelques yaks blancs qui paissent dans les rares épineux en fleurs. Dernière journée pour atteindre les estives d'été de Shimshal de Shujerab, un magnifique petit village saisonnier de pierre très rude mais très charmant, au pied du col de Shimshal. Des femmes de chaque familles passent l'été dans les estives avec les bêtes pour la confection du fromage et du beurre, et protéger les bêtes des possibles prédateurs. Il n'y a généralement pas d'hommes dans les estives l'été, ils sont occupés dans les champs au village. Mais pas de machisme pour autant, puisque quelques uns d'entre eux ont la dure tâche de passer l'hiver coupés du monde, de l'autre côté du col enneigé dans les pâturages de Sherelik, en compagnie des yaks les plus forts dans les vallées de Wusum et de Sarpo Laggo, très proche de la frontière chinoise. Des provisions de blé sont déposées durant l'été dans les refuges pour assurer la substance des hommes pour les 7 longs mois d'hiver. En effet, côté Shimshal, il n'y a pas de pâturages suffisant pour les yaks, seuls les jeunes yaks et les femelles steriles y sont descendus puisque trop faibles, ils ne survivrait pas l'hiver en altitude. Cette situation difficile est également le résultat de la redéfinition des frontières chino-pakistanaise, qui a privé Shimshal de ses grands territoires de la Shaksgam et de la Sarpo Laggo.
Nous passons les trois prochains jours dans les estives, pour connaître la vie de bergers et partager un petit bout de chemin avec les Shimshalies, assister à la traite des 9000 bêtes, du gardiennage des jeunes yaks, de la confection des fromages. C'est aussi l'occasion pour moi de visiter les alentours. Une première journée est consacrée à la visite du col où il ne reste plus d'herbe. Nous sommes au pied du Minglik Sar, un sommet de 6000 mètres glaciaires facile, très bel objectif pour les alpinistes modestes qui souhaitent réaliser une ascension dans des paysages magnifiques et découvrir la réalité d'un village Wakkhi. Nous atteignons l'autre estive de Shuwart, de l'autre côté du col, ou les bergères vivent une partie de l'été, afin d'assurer la rénovation des pâturages versant Shujerab. Les 1000 yaks sont tous localisés sur le col, il y a des grands mâles peu commodes et très intimidants, sur les berges des lacs certainement d'origine glaciaire. une chute de neige au retour assurent une ambiance agréable. Nous revenons tout juste pour assister au retour des bêtes dans l'enclot de pierre, qui franchissent un petit pont sur la rivière, et assister à la traite fastidieuse que les femmes réalisent à l'aube et au crépuscule. Pour la deuxième journée, nous nous rendons de nouveau sur le col, pour tenter l’ascension d'un sommet de 5500 mètres au dessus du village sans crampons. Nous terminons sur un petit glacier puis sur l'arrête trop enneigée, qui nous empêche de continuer jusqu'au sommet pour cette fois. Très beau point du vue sur l'ensemble du massif du Khunjerab et la destination de demain. Retour au village pour partager un moment avec les Shimshalis et manger un délicieux ragout de mouton préparé par la sœur d'Imtiaz, mon guide Shimshali. Pour la dernière journée aux estives, nous allons au fond de la vallée, jusqu'à un glacier présentant des très belles stalactites de glaces. Paysages désolés et glaciers suspendus sur les sommets des alentours. Le départ du Kutch a été décidé pour le lendemain matin, pour trois jours de descente jusqu'à Shimshal, empruntant un chemin différent que celui emprunté à l'aller avec le franchissement successifs des cols de Shashmirk et Ulzeen, deux très beaux balcons sur la chaîne des Hispar.
Malheureusement, le programme devra être changé aux aurores suite à un incident malheureux survenu dans notre groupe. Les Shimshalis nous montrent leur soutiens les plus exemplaires, leur générosité et leur ouverture d'esprit spectaculaire pour nous aider à surmonter un tragique accident pour l'un des membres de notre groupe.
Le retour s'effectuera donc par le même chemin qu'à l'aller, sur la "Parmir Highway". Retour à Shimshal en trois jours, puis sur Passu après une longue discussion avec Doulat Amin, un homme extraordinaire, premier professeur de l'école de Shimshal, d'une extrême sagesse. Nous rentrons ensuite à Passu puis Hunza où nous restons une journée pour profiter de la douceur des lieux. Nous en profitons pour visiter les champs, et tenter de monter aux pâturages de l'Ultar. Bien dommage car nous ne trouvons pas le chemin, alors que nous pensions suivre les canaux taillés dans la falaises, ceux-ci semblent bien trop dangereux à notre goût. Les couleurs d'automne se sont installées, la vallée s'est parée de magnifiques couleurs jaunes et rouges, c'est un spectacle fantastique.
Le retour à Islamabad en avion ne sera finalement pas possible du fait du mauvais temps, nous décidons donc d'emprunter la Karakoram Highway pour une longue descente de deux jours des gorges de l'Indus jusqu'aux plaines du Punjab. Nous quittons donc l'oasis de Gilgit et nous enfonçons dans le désert de Chilas, une vallée très aride sur les berges de l'Indus, mais parée de forêts d'altitudes sur ses hauteurs surement plus arrosées. Nous passons au pied du Nanga Parbat, tout aussi imposant depuis le sol que depuis les airs vingt jours plus tôt. Les femmes se font de plus en plus absentes lors de la descente, les chilasis étant plus conservateurs que les autres peuples dardes des hautes vallées. C'est d'ailleurs d'ici que furent entraîner les moudjahidines pour envahir le Cachemire sous la dictature du général Zia, sans nuls doutes une des raisons pour essayer de comprendre aujourd'hui l'appui de quelques Chilasis aux talibans qui ont lâchement exécuté les alpinistes au camp de base du Diamir un peu plus tôt cette année. Le Pakistan souffre aujourd'hui du fait de décision géopolitiques attisant les extrémismes. Nous passons auparavant à la confluence de la Hunza River et de l'Indus, qui marque surtout le point de suture des plaques indienne et eurasienne. Elle délimite également la chaîne de l'Himalaya (Est - Sud), des chaînes du Karakoram (Nord) et de l'Hindu raj (Oest), contrefort de l'Hindu Kuch. La végétation fait petit à petit son apparition, nous trouvons maintenant des arbres, sur les hauteurs, très loin, de grandes forêts de cèdres de l’Himalaya, nous arrivons au Kohistan, terre des Pastounes. L'activité économiques y est quasiment inexistante, seule ressource exploitée à outrance, l'activité forestière. Nous découvrons des troncs de cèdres sur les bords des routes et dans de nombreux camions à destination de la fournaise du Punjab. La région montre encore les séquelles des tremblements de terre dévastateurs qui frappent souvent la région, le dernier ayant survenu en 2009 il me semble. Les gorges sont maintenant très profondes, les routes aériennes, la vallée beaucoup plus verte, de nombreuses cascades dévalent les pentes des contreforts du Pir Panjal (l’Himalaya étant situé un peu plus à l'Est, de l'autre côté du Babusar Pass). De grands villages sont disposés sur les pentes, au milieu de champs en terrasse. Nous arrivons dans la nuit à Besham, après avoir traversé Dassu puis Pathan. Le lendemain matin, nous traversons un dernière fois l'Indus peu après Takhot et remontons dans les piémonts à travers les rizières. Le buffle fait également son apparition. Nous traversons bientôt des forêts de pins de l'Himalaya, les troupeaux des bergers Gujars sont nombreux sur les bords de la route. Le température est fraiche, nous sommes sur un plateau. Il faut encore traverser Mansehra puis Abbotabad où nous déjeunerons, une ville où l'élite militaire a installé ses meilleurs académies pour certainement chercher la douceur du climat (et où se cachait Ben Laden surement sous l'auspice de l'ISI voire de l'armée elle-même), avant de plonger vers la plaine du Punjab. Nous dormons sur Islamabad. Demain, je prends un vol au dessus du Karakoram pour des Monts Célestes pour Urumqi puis Pékin avant d'entreprendre un voyage d'un mois et demi au Tibet.
Un très beau voyage, un groupe génial, une paire de guides pakistanais très pros et vraiment sympas, une super organisation pour des projets toujours aussi incroyable du côté de Pierre Neyret, mais surtout une expérience mémorable, et un grande leçon de vie de connaître les particularités de cette partie du Pakistan, au peuple si hospitalier, si ouvert, si généreux. Un grande rétrospection sur notre propre société ignorante et hautaine.
Et une envie folle d'y retourner pour visiter de très nombreux coins tout aussi magnifiques.
Je vous invite à visiter le Pakistan en compagnie de Pierre que vous pouvez contacter sur: http://www.karakoram-ski-expedition.com/
Ou bien directement Jahangeer qui organisera à merveille la logistique de votre voyage encadré au Pakistan: http://www.visitagp.com/
Pour ma part, je vous propose de consulter quelques clichés du voyage sur mon site flickr, en cliquant sur le lien ci-dessous: http://www.flickr.com/...s/40746420@N03/sets/
N'hésitez pas à me demander des conseils en MP si vous souhaitez recevoir des retours sur ce voyage, sur la sécurité au Pakistan. Je ne peux que vous inciter a visitez mes amis Hunzakuts et Shimshalis et les paysages des vallées qu'ils habitent, ils vous recevront de la meilleure des façons, selon les traditions de l'hospitalité légendaire propre à la région!
A bientôt !
Jérémie
De Santiago à Buenos Aires English translation pending
BJR
Je pars en novembre 2013 avec au programme Santiago du Chili VAL PARESO Punta Arenas , le glacier Perito Moreno, le parc national Torres del Paine et Ushuaïa et la Terre de Feu Buenos Aires et les chutes d'Iguazu pour terminer en circuit organisé (demi pension).
Je suis preneur de tous conseils ; -vestimentaires -argent/change - achats intéressant à faire sur place -climat ... on me propose en supplément
Excursion en bateau au Perito Moreno
Le survol environ 20 des chutes d'Iguazu en hélicoptère et explorer les chutes de plus près à bord d'un zodiac.
Ses options valent elles la peine d être faite.
Merci d'avance pour vos réponses JL
Je suis preneur de tous conseils ; -vestimentaires -argent/change - achats intéressant à faire sur place -climat ... on me propose en supplément
Excursion en bateau au Perito Moreno
Le survol environ 20 des chutes d'Iguazu en hélicoptère et explorer les chutes de plus près à bord d'un zodiac.
Ses options valent elles la peine d être faite.
Merci d'avance pour vos réponses JL
Pédalier Schulmpf English translation pending
😊 hé oui, c'est encore moi!!! les questions:qui utilise le pédalier SCHULMPF
modele MOUNTAIN drive type 1 :fiabilité et facilité de commande
voilà, je pense le coupler à un NEXUS 8 ou un ALFINE 11;vos avis et retour sur
produits sont bienvenus. Kénaz à toutes et tous. Loupgris13
Genève sur une journée et demie English translation pending
Bonjour à tous. Pour une première fois, je vais franchir la frontière la plus proche de chez moi: celle qui sépare la France de la Suisse!
Je me rends en effet à Genève une journée et demi (j'arrive le Samedi à midi pour en partir le Dimanche soir) pour l'anniversaire de ma femme.
Que voir en ce laps de temps? Quels sont les incontournables? Un parcours à suggérer? Il paraît que la ville est magnifique.
Connaissez-vous des restaurant de qualité où aller?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et vous souhaite une excellente soirée!
Je me rends en effet à Genève une journée et demi (j'arrive le Samedi à midi pour en partir le Dimanche soir) pour l'anniversaire de ma femme.
Que voir en ce laps de temps? Quels sont les incontournables? Un parcours à suggérer? Il paraît que la ville est magnifique.
Connaissez-vous des restaurant de qualité où aller?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et vous souhaite une excellente soirée!
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... English translation pending
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator.
Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
C'est parti pour un deuxième voyage au Japon! English translation pending
Ohayo gozaimasu !!!!
Je ne pensais pas revenir si vite parmi vous pour la préparation d'un deuxième voyage au Japon ! Pour résumer rapidement j'y suis allée en mai 2011 avec mon copain. Ce fut un pur régal pour tous nos sens !!!! A cela s'est ajoutée une demande en mariage sur le lac Ashi 😏 Mariagé célébré en mai 2012 (avec une ouverture de bal sur une musique japonisante bien sûr ! 😏)
Depuis nous avons été visiter d'autres beaux pays entre autre : Espagne, République Dominicaine, République Tchèque, Vietnam (voyage de noces)... nous projetions un voyage aux USA puis voyant le coût... nous avons brutalement décidé de partir au Japon. C'était une évidence...
Etat d'excitation extrème, billets achetés hier !! YESSS 😄 Voyage du 23 octobre au 10 novembre (momijis !!) Nous sommes en pleine effervescence et nous cherchons déjà frénétiquement les endroits où nous voulons aller. Tokyo et Kyoto seront de nouveau de la partie, c'est tout ce que nous referons, pour le reste nous voulons innover. Nikko que nous n'avions pas fait ! puis Matsushima, le coin vers Kitakata, la plaine de Tono aussi, et plus au nord aussi mais nous n'avons pas encore tout lu. D'autres noms tournent dans notre tête comme Matsue, Koyasan, mais là encore tout est à faire !
Je ne vous prends pas pour messieurs et mesdames météos mais en général quel type de vêtement il faut pour cette période ? j'espère que nous n'aurons pas trop de pluie... mais c pas ça qui nous arrêtera j'ai encore le souvenir de mes petites baskets de toile qui faisaient splosh splosh au fushimi inari tellement j'étais trempée !
J'ai déjà parlé à mon appareil photo... je lui ai dit qu'il allait être mis rudement à contribution très bientôt 😛
Un grand bonjour à Masterpo, Kujila, Tokala... des noms qui me sont familiers et des personnes qui m'ont été très précieuses pour la prépa de mon fabuleux premier voyage!
Je ne pensais pas revenir si vite parmi vous pour la préparation d'un deuxième voyage au Japon ! Pour résumer rapidement j'y suis allée en mai 2011 avec mon copain. Ce fut un pur régal pour tous nos sens !!!! A cela s'est ajoutée une demande en mariage sur le lac Ashi 😏 Mariagé célébré en mai 2012 (avec une ouverture de bal sur une musique japonisante bien sûr ! 😏)
Depuis nous avons été visiter d'autres beaux pays entre autre : Espagne, République Dominicaine, République Tchèque, Vietnam (voyage de noces)... nous projetions un voyage aux USA puis voyant le coût... nous avons brutalement décidé de partir au Japon. C'était une évidence...
Etat d'excitation extrème, billets achetés hier !! YESSS 😄 Voyage du 23 octobre au 10 novembre (momijis !!) Nous sommes en pleine effervescence et nous cherchons déjà frénétiquement les endroits où nous voulons aller. Tokyo et Kyoto seront de nouveau de la partie, c'est tout ce que nous referons, pour le reste nous voulons innover. Nikko que nous n'avions pas fait ! puis Matsushima, le coin vers Kitakata, la plaine de Tono aussi, et plus au nord aussi mais nous n'avons pas encore tout lu. D'autres noms tournent dans notre tête comme Matsue, Koyasan, mais là encore tout est à faire !
Je ne vous prends pas pour messieurs et mesdames météos mais en général quel type de vêtement il faut pour cette période ? j'espère que nous n'aurons pas trop de pluie... mais c pas ça qui nous arrêtera j'ai encore le souvenir de mes petites baskets de toile qui faisaient splosh splosh au fushimi inari tellement j'étais trempée !
J'ai déjà parlé à mon appareil photo... je lui ai dit qu'il allait être mis rudement à contribution très bientôt 😛
Un grand bonjour à Masterpo, Kujila, Tokala... des noms qui me sont familiers et des personnes qui m'ont été très précieuses pour la prépa de mon fabuleux premier voyage!
De retour d'Arménie: détails d'un parcours de 10 jours English translation pending
Nous n'avons pas cherché à loger spécifiquement chez l'habitant, ni à limiter particulièrement notre budget. Nous étions trois trentenaires made in Auvergne et voilà notre parcours (1700 km à bord d'un Suzuki Gran Vitara). Toutes les infos pratiques sont ici.
Jour 1 : Arrivée à Yerevan / Svarnots à 6h00.
- Découverte de la ville d'Etchmiadzin et de Yerevan totalement vides au petit matin. Premier panorama sur la capitale depuis le haut de la Cascade. Premier choc architectural... - Visite du musée de la Grande Catastrophe et du parc. Passage au stade du Hrazdan. Découverte du centre-ville animé (place de la République → place de l'Opéra via la rue Abovyan) - A la nuit tombée, promenades dans les parcs, retour aux pieds des Cascades, véritable musée d'art contemporain à ciel ouvert.
Nuit à l'hôtel SD (très bien pour 30 000 DRAM la triple avec petit-déj), proche de la gare au bout de l'avenue Tigran Mets (5 min en voiture de la place de la République)
Jour 2 : Départ pour Yeghenadzor
- Visite du Temple de Garni, du monastère de Geghard et du site de Khor Virap - Route jusqu'à Yeghenadzor, porte d'entrée de l'Arménie méridionale (premiers frissons !)
Nuit à l'hôtel Arpa (très très confortable pour 27 500 DRAM la chambre triple)
Jour 3 : Départ pour Tatev
- La route mérite toute votre attention, c'est particulièrement splendide !
-Visite du monastère après avoir pris le plus long téléphérique du monde (Guiness book à l'appui).
Nuit à Jermuk à l'hôtel Anush. Pas terrible pour 45 000 DRAM (négocié à 39 000...) Même si on a mangé avec la famille qui le tient on a pas spécialement apprécié la chambre de 90m2, très old school.
Jour 4 : Départ pour le lac Sevan
- Caravanserail de Selim / Col de Selim / Visite d'Hayravank / Visite de - Sevanavank et de la presqu'ile de Sevan / Passage à Sevan (ville)
Nuit au Best Western de Sevan (30 000 DRAM avec petit déj buffet armenio-continental et piscine)
Jour 5 : Journée off à Sevan
- Farniente au bord du lac Sevan (un dimanche). C'est énorme ! Toutes les familles viennent poser les brochettes sur le bord du lac, c'est festif, animé, et riche en émotions !
- Reportage photo dans la ville de Sevan
Nuit au Maria resort de Sevan à l'écart de la route et du bruit (35 000 DRAM, tout neuf, nickel, chambre avec petit salon (comme souvent) et piscine avec jaccuzzi.
Jour 6 : Départ pour Vanadzor
- Visite de Dilijan / Goshavank / Hagartsin (à ne pas rater !) - Parz Lich (ou lac clair) : la "route" pour y monter peut dissuader mais ça se fait en 30 minutes... d'où l'utilité du 4x4) - Vanadzor (3ème ville du pays / découverte de la ville et du marché). Ville animée et très sympa.
Nuit à Vanadzor (Green House Hôtel sur les hauteurs proches de la ville) Pas génial mais pour 23 000 DRAM c'était largement acceptable, propre et accueillant.
Jour 7 : Départ pour Stepanavan
- via les paysages verdoyants du Lori / Eglise d'Odzun / Alaverdi / Monastère d'Haghpat et Sanahin
Nuit à Stepanavan (hôtel quelconque près de la place central, confort sommaire pour 16 000 DRAM)
Jour 8 : Départ pour Gyumri
Matinée à Stepanavan :
- Invitation chez Hasmig Haroutunyan (B&B Verger d'Amelia) / Arménienne prof de français à Stepanavan. La rencontre la plus marquante de notre séjour... Hasmig parle parfaitement français et adore notre pays. N'allait pas dans le Lori sans l'appeler. Vous en apprendrez plus sur la vie en Arménie, le séisme et la chute du bloc soviétique en un café qu'en un séjour complet. Son B&B est sa maison, elle la met à votre entière disposition. Difficile à trouver, donc appelez la, aucun soucis de compréhension en français.
- Départ pour les chutes du Thrshkan :
- 12 kilomètres de pistes très très très difficiles. 4x4 obligatoire même si eux le font en Lada ! Comptez 1h pratiquement. Peur du vide et du Paris-Dakar s'abstenir.
Nuit à Gyumri (2ème ville du pays). Hôtel sans intérêt et dont j'ai oublié le nom. Désolé.
Jour 9 : Départ pour Yerevan par la plaine de Shirak
- Montée au Lac Cari pour admirer le Mont Aragats (plus haut sommet d'Arménie) La route démarre à Byurakan et s'enfonce dans les plaines de l'Aragats. On y croise des bergers nomades Yézidis et des nuées de guêpiers, des oiseaux splendides ! La route se dégrade en montant mais ça passe à l'aise, ne vous en privez pas. Il y a de quoi bien manger au bord du lac.
- Retour par Ashtarak et Etchmiadzin pour visiter l'église
Nuit au SD Hôtel de Yerevan (toujours aussi bien et sympa. Le réceptionniste parle un très bon anglais)
Jour 10 : Visite de Yerevan
- Visite approfondie de la capitale / quartier Kond / Parc Haghtanak (mère d'Arménie, musée de la guerre...) / marché sur la Tigran Mets avenue. Osez vous aventurer à droite du centre commercial Tashir, un autre monde s'offre à vous une fois les portes du marchés franchies. En vous enfonçant toujours plus, on découvre t une véritable fourmilière où se répandent toutes les richesses des jardins et vergers d'Arménie.
Nous n'avons pas eu l'impression de courir ou de visiter en vitesse. Après nous sommes de jeunes trentenaires, donc nous pouvions peut-être nous permettre de plus long trajets en voiture (assez fatiguant il faut l'avouer). Voilà, en espérant que cela puisse confirmer les envies de départ de certains, attiser la curiosité d'autres ou rassurer ceux qui attendent leur départ vers ce sublimes pays.
Jour 1 : Arrivée à Yerevan / Svarnots à 6h00.
- Découverte de la ville d'Etchmiadzin et de Yerevan totalement vides au petit matin. Premier panorama sur la capitale depuis le haut de la Cascade. Premier choc architectural... - Visite du musée de la Grande Catastrophe et du parc. Passage au stade du Hrazdan. Découverte du centre-ville animé (place de la République → place de l'Opéra via la rue Abovyan) - A la nuit tombée, promenades dans les parcs, retour aux pieds des Cascades, véritable musée d'art contemporain à ciel ouvert.
Nuit à l'hôtel SD (très bien pour 30 000 DRAM la triple avec petit-déj), proche de la gare au bout de l'avenue Tigran Mets (5 min en voiture de la place de la République)
Jour 2 : Départ pour Yeghenadzor
- Visite du Temple de Garni, du monastère de Geghard et du site de Khor Virap - Route jusqu'à Yeghenadzor, porte d'entrée de l'Arménie méridionale (premiers frissons !)
Nuit à l'hôtel Arpa (très très confortable pour 27 500 DRAM la chambre triple)
Jour 3 : Départ pour Tatev
- La route mérite toute votre attention, c'est particulièrement splendide !
-Visite du monastère après avoir pris le plus long téléphérique du monde (Guiness book à l'appui).
Nuit à Jermuk à l'hôtel Anush. Pas terrible pour 45 000 DRAM (négocié à 39 000...) Même si on a mangé avec la famille qui le tient on a pas spécialement apprécié la chambre de 90m2, très old school.
Jour 4 : Départ pour le lac Sevan
- Caravanserail de Selim / Col de Selim / Visite d'Hayravank / Visite de - Sevanavank et de la presqu'ile de Sevan / Passage à Sevan (ville)
Nuit au Best Western de Sevan (30 000 DRAM avec petit déj buffet armenio-continental et piscine)
Jour 5 : Journée off à Sevan
- Farniente au bord du lac Sevan (un dimanche). C'est énorme ! Toutes les familles viennent poser les brochettes sur le bord du lac, c'est festif, animé, et riche en émotions !
- Reportage photo dans la ville de Sevan
Nuit au Maria resort de Sevan à l'écart de la route et du bruit (35 000 DRAM, tout neuf, nickel, chambre avec petit salon (comme souvent) et piscine avec jaccuzzi.
Jour 6 : Départ pour Vanadzor
- Visite de Dilijan / Goshavank / Hagartsin (à ne pas rater !) - Parz Lich (ou lac clair) : la "route" pour y monter peut dissuader mais ça se fait en 30 minutes... d'où l'utilité du 4x4) - Vanadzor (3ème ville du pays / découverte de la ville et du marché). Ville animée et très sympa.
Nuit à Vanadzor (Green House Hôtel sur les hauteurs proches de la ville) Pas génial mais pour 23 000 DRAM c'était largement acceptable, propre et accueillant.
Jour 7 : Départ pour Stepanavan
- via les paysages verdoyants du Lori / Eglise d'Odzun / Alaverdi / Monastère d'Haghpat et Sanahin
Nuit à Stepanavan (hôtel quelconque près de la place central, confort sommaire pour 16 000 DRAM)
Jour 8 : Départ pour Gyumri
Matinée à Stepanavan :
- Invitation chez Hasmig Haroutunyan (B&B Verger d'Amelia) / Arménienne prof de français à Stepanavan. La rencontre la plus marquante de notre séjour... Hasmig parle parfaitement français et adore notre pays. N'allait pas dans le Lori sans l'appeler. Vous en apprendrez plus sur la vie en Arménie, le séisme et la chute du bloc soviétique en un café qu'en un séjour complet. Son B&B est sa maison, elle la met à votre entière disposition. Difficile à trouver, donc appelez la, aucun soucis de compréhension en français.
- Départ pour les chutes du Thrshkan :
- 12 kilomètres de pistes très très très difficiles. 4x4 obligatoire même si eux le font en Lada ! Comptez 1h pratiquement. Peur du vide et du Paris-Dakar s'abstenir.
Nuit à Gyumri (2ème ville du pays). Hôtel sans intérêt et dont j'ai oublié le nom. Désolé.
Jour 9 : Départ pour Yerevan par la plaine de Shirak
- Montée au Lac Cari pour admirer le Mont Aragats (plus haut sommet d'Arménie) La route démarre à Byurakan et s'enfonce dans les plaines de l'Aragats. On y croise des bergers nomades Yézidis et des nuées de guêpiers, des oiseaux splendides ! La route se dégrade en montant mais ça passe à l'aise, ne vous en privez pas. Il y a de quoi bien manger au bord du lac.
- Retour par Ashtarak et Etchmiadzin pour visiter l'église
Nuit au SD Hôtel de Yerevan (toujours aussi bien et sympa. Le réceptionniste parle un très bon anglais)
Jour 10 : Visite de Yerevan
- Visite approfondie de la capitale / quartier Kond / Parc Haghtanak (mère d'Arménie, musée de la guerre...) / marché sur la Tigran Mets avenue. Osez vous aventurer à droite du centre commercial Tashir, un autre monde s'offre à vous une fois les portes du marchés franchies. En vous enfonçant toujours plus, on découvre t une véritable fourmilière où se répandent toutes les richesses des jardins et vergers d'Arménie.
Nous n'avons pas eu l'impression de courir ou de visiter en vitesse. Après nous sommes de jeunes trentenaires, donc nous pouvions peut-être nous permettre de plus long trajets en voiture (assez fatiguant il faut l'avouer). Voilà, en espérant que cela puisse confirmer les envies de départ de certains, attiser la curiosité d'autres ou rassurer ceux qui attendent leur départ vers ce sublimes pays.
Itinéraire pour 16 jours en Argentine English translation pending
Bonjour,
Je me suis attaquée a la prepartion plus minutieuse de notre sejour en argentine du 19 octobre au 3 novembre avec nos 2 enfants (5 et 8 ans). forcement l envie d en faire un maximum en 16 jours.
Dites moi si ca vous parait jouable :
arrivés de france à BUA le 19 matin, vol vers Iguaçu dans l'apres midi 20/10 : iguaçu 21/10 iguaçu 22/10 vol iguaçu - BUA dans l aprem, nuit a BUA 23/10 : vol tres tot le matin vers trelew et location de voiture a trelew. 24-25/10 : valdes 26/10 : punta tombo 27/10 : cabo dos bahias 28/10 : route vers Comodoro, et bus de nuit pour el calafate 29/10 : perito moreno 30/10 : lago argentino 31/10 : ?? el chaten ? 01/11 : ?? el chaten ? je me pose la question ce qui est le mieux avec les enfants dans le coin 02/11 : vol vers BUA et visite de BUA 03/11 : bUA et retour le soir vers la france !
Vous en pensez quoi ? pas trop speed ? des idées avec les enfants ? pensez vous qu'a cette epoque, il faut qu on reserve pour les nuits ? merci merci !
Je me suis attaquée a la prepartion plus minutieuse de notre sejour en argentine du 19 octobre au 3 novembre avec nos 2 enfants (5 et 8 ans). forcement l envie d en faire un maximum en 16 jours.
Dites moi si ca vous parait jouable :
arrivés de france à BUA le 19 matin, vol vers Iguaçu dans l'apres midi 20/10 : iguaçu 21/10 iguaçu 22/10 vol iguaçu - BUA dans l aprem, nuit a BUA 23/10 : vol tres tot le matin vers trelew et location de voiture a trelew. 24-25/10 : valdes 26/10 : punta tombo 27/10 : cabo dos bahias 28/10 : route vers Comodoro, et bus de nuit pour el calafate 29/10 : perito moreno 30/10 : lago argentino 31/10 : ?? el chaten ? 01/11 : ?? el chaten ? je me pose la question ce qui est le mieux avec les enfants dans le coin 02/11 : vol vers BUA et visite de BUA 03/11 : bUA et retour le soir vers la france !
Vous en pensez quoi ? pas trop speed ? des idées avec les enfants ? pensez vous qu'a cette epoque, il faut qu on reserve pour les nuits ? merci merci !
Itinéraire de 3 semaines sur Java et Bali (urgent) English translation pending
Bonjour tout le monde
Je sais, je ne suis si ni la 1ère, ni la dernière à demander un avis sur un itinéraire, mais ça rassure toujours!
Nous partons pour une vingtaine de jours en indonésie. On aime la rando, la nature, les rencontres (couchsurfing?) + un peu de farniente et de snorkeling. Nous avons un budget assez modeste.
Voilà ce que nous avions en tête: 3-6 jrs région de Yogyakarta 2-4 jrs Bromo + Kawah Ijen 3-5 jrs Bali 2-3 jrs Gilis (Air?) 2-4 jrs Lombok 3-5 jrs Bali (Retour vol Denpasar/Jakarta puis dans la foulée vol Jakarta/Paris)
Qu'en pensez-vous? On sort pas trop des sentiers battus mais c'est notre 1ère en Indonésie!
Quelques questions par rapport à cet itinéraire: Arrivée à Jak dans l'aprem. Plusieurs options: - Train de nuit pour Yog. direct? = horaires, prix, quelle gare? - Train de jour? = horaires, prix, quelle gare? Voir pour résa 1st guesthouse à Jakarta
Si train de jour, étapes à prevoir? - Bandung, Garut (volcan Papandayan), Station balnéaire Pangandaran, Baturaden (plateau de Dieng), Semarang
Région de Yogyakarta - Possibilité d'accéder aux différents sites au départ de Yog? En scooter? Bus? - Trajet pour aller à Borodur tôt le matin (horaires bus? possibilité avec guesthouse?) - Plateau de Dieng, à faire? - Merapi, à faire? De nuit? - Prambanan, à faire? Même jour que Merapi? - Solo, à faire?
Bromo et Kawah Ijen - Possibilité de faire en autonomie? - A vérifier possibilité 15 min à pied (au lieu de la jeep) de la caldeira pour voir lever du soleil au Bromo - Ou bien forfait pour les 2 volcans à négocier direct à Yog?
Bali/Lombok - Repréciser sites intéressants à faire sur Bali (Ubud, Amed, ...) avant et après Lombok - Iles Gilis ou Lembongan?
Je me dis qu'on arrivera toujours à se débrouiller mais c'est sympa d'avoir l'avis d'autres personnes! Merci par avance pour vos remarques, conseils, avis, critiques..!
Bonne journée
Je sais, je ne suis si ni la 1ère, ni la dernière à demander un avis sur un itinéraire, mais ça rassure toujours!
Nous partons pour une vingtaine de jours en indonésie. On aime la rando, la nature, les rencontres (couchsurfing?) + un peu de farniente et de snorkeling. Nous avons un budget assez modeste.
Voilà ce que nous avions en tête: 3-6 jrs région de Yogyakarta 2-4 jrs Bromo + Kawah Ijen 3-5 jrs Bali 2-3 jrs Gilis (Air?) 2-4 jrs Lombok 3-5 jrs Bali (Retour vol Denpasar/Jakarta puis dans la foulée vol Jakarta/Paris)
Qu'en pensez-vous? On sort pas trop des sentiers battus mais c'est notre 1ère en Indonésie!
Quelques questions par rapport à cet itinéraire: Arrivée à Jak dans l'aprem. Plusieurs options: - Train de nuit pour Yog. direct? = horaires, prix, quelle gare? - Train de jour? = horaires, prix, quelle gare? Voir pour résa 1st guesthouse à Jakarta
Si train de jour, étapes à prevoir? - Bandung, Garut (volcan Papandayan), Station balnéaire Pangandaran, Baturaden (plateau de Dieng), Semarang
Région de Yogyakarta - Possibilité d'accéder aux différents sites au départ de Yog? En scooter? Bus? - Trajet pour aller à Borodur tôt le matin (horaires bus? possibilité avec guesthouse?) - Plateau de Dieng, à faire? - Merapi, à faire? De nuit? - Prambanan, à faire? Même jour que Merapi? - Solo, à faire?
Bromo et Kawah Ijen - Possibilité de faire en autonomie? - A vérifier possibilité 15 min à pied (au lieu de la jeep) de la caldeira pour voir lever du soleil au Bromo - Ou bien forfait pour les 2 volcans à négocier direct à Yog?
Bali/Lombok - Repréciser sites intéressants à faire sur Bali (Ubud, Amed, ...) avant et après Lombok - Iles Gilis ou Lembongan?
Je me dis qu'on arrivera toujours à se débrouiller mais c'est sympa d'avoir l'avis d'autres personnes! Merci par avance pour vos remarques, conseils, avis, critiques..!
Bonne journée
Un mois en Nouvelle-Zélande, en camping car, avec 2 bébés: c'est possible! English translation pending
Voici notre carnet de voyage en Nouvelle-Zélande. Il n'a d'autre objectif de rassurer les parents qui hésitent encore à partir à l'autre bout du monde avec un ou des bébés. Nous sommes donc partis un mois en Nouvelle-Zélande en avril 2012, ma femme, mes deux petits jumeaux alors âgés de 16 mois, et moi. Nous avons choisi la formule camping-car pour plus de liberté, et surtout pour plus de facilités et de commodités avec les loulous : pas besoin de charger et décharger les bagages chaque soir, un frigo à dispo 24/24, possibilité de cuisiner à tout moment ...
Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
L'itinéraire :

Bon, ce sont des notes de voyage prises chaque soir, et qui sont personnelles, donc faîtes le tri dans ce qui vous intéresse et ce qui vous barbe ! Et si vous avez besoin de conseils, n'hésitez pas à commenter et/ou me contacter ! Let's go ...
PREAMBULE : J-2 avant le départ
Ben voilà. On y est. Enfin presque. Encore deux trois bricoles à régler, et c’est parti pour un mois d’aventure. Oui, aventure. Quoi ? Le camping-car c’est pas l’aventure ? Et avec deux chameaux de 15 mois, c’est pas l’aventure peut-être ? En tous cas, c’est notre aventure. Notre aventure à tous les quatre. Un an que l’on attend ce moment. Un an de sacrifices, un an de boulot. Mais quelle récompense ! La promesse de vivre quelque chose d’unique. 7 j/7, 24h/24 ensemble. Vouhaaaaaa, comme dirait Félix. Rien que d’y penser, j’en ai les frissons. Presque comme il y a trois ans lorsque l’on se préparait pour l’Afrique du Sud. Avec ce petit quelques chose en plus, qui fait que l’on va partager ça en famille. La Nouvelle-Zélande. Bizarre comme choix diront certains. Logique diront les autres, tant ils connaissent notre passion pour le rugby. C’est pourtant pour d’autres raisons que nous avons choisi cette destination. D’abord parce que c’est l’Océanie, et que nous ne connaissons pas. Ensuite parce que c’est un pays qui nous a toujours fasciné. On avait même préparé un premier trip en 2009, qui devait nous conduire chez les Blacks durant la coupe du monde de 2011. Mais entre-temps, la vie familiale a été légèrement chamboulée. Partie remise ! On a quand même hésité. « Non, vous ne partez pas avec les enfants quand même ? » nous rabâche-t-on sans cesse. Si si : « Combien d’heure d’avions vous avez ? » 26h. « Oh mon Dieu. Sans enfant je ne le ferais pas, alors avec deux bébés … » Merci donc à ce cher monsieur de l’agence Acsan que j’ai rencontré la semaine dernière. C’est à priori le seul homme au monde à penser comme nous : « Super idée de partir avec vos jumeaux et de vivre cette aventure. » En même temps, c’est un fournisseur. Un lèche botte ? Peut-être … N’empêche, et soyons franc, on appréhende forcément le voyage. En tous cas l’avion. 13h pour rallier Singapour ; une escale d’une quinzaine d’heure, puis de nouveau 13h pour atteindre Auckland. Ce sera forcément long et on le sait. La suite, ce sera 26 jours sur place, en camping-car. A peu près la seule formule que nous aurions pu envisager avec nos moineaux. Place donc aux préparatifs. On ne s’est pas affolé trop tôt. On a commencé les bagages ce WE seulement. Premier casse-tête : « faut prendre des habits chauds ou pas ? Il fait quel temps là-bas ? ». C’est l’automne. Donc on peut s’attendre à tout. Ils annoncent 25°C à Auckland pour notre accueil. Mais on est aussi sensé se balader sur des glaciers, naviguer dans des fiords … Bref, il faut garnir la garde-robe …
Le casse-tête de la poussette ... Et puis il y a tout le reste : des lampes de poche, le matos photo, les prises universelles, la pharmacie, la poussette double. Oh put… la poussette double ! On part dans deux jours, et on ne l’a toujours pas reçue. Deux mois qu’on l’a commandée. « Fucking roastbeefs ! » Aux dernières nouvelles, parait qu’elle doit nous parvenir aujourd’hui. Wait and see … Et puis il faut penser à tout le reste : couper le chauffage, réserver le chenil pour Thalia, traiter la piscine, payer les dernières factures arrivées, faire le transfert de courrier pour pas saturer la boîte, prévenir les voisins, … Ne pas oublier de prier non plus. Oui, prier pour que cette foutue hernie me laisse tranquille. Que Dieu Biprofenid nous protège ! Bon, je m’arrête là pour aujourd’hui, le plus intéressant est à venir. Je conclue toutefois en remerciant quelques personnes sans qui ce voyage n’aurait pas été possible. Mes beaux-parents en premier lieu, pour tout le boulot qu’ils abattent pour nous toute la semaine. Un vrai travail qui nous permet de vivre la vie que l’on veut vivre. Sans eux, ce projet de voyage n’aurait sans doute jamais existé. Ma maman, qui prend le relai chaque mercredi. Quel bonheur de la voir heureuse avec tous ces loulous autour d’elle, Jules inclus. Mon beau-frère et ma belle-sœur, Camille, pour tous ces WE passés à garder Oscar et Félix. Sans eux non plus nous ne serions peut-être pas partis … Allez, j’arrête là, on dirait un adieu. A très vite …
L'itinéraire :

Yogyakarta visite 2-3 jours English translation pending
Bonjour a tous,
Je compte rester sur Yogyakarta 2-3 jours et pensais prendre un tour operateur pour visiter la ville et les alentours ac monuments et volcans.. Mais tres cher autour de 250e pour 2 jours ...
Que pouvez vous me conseillez comme visite ? Et avec quel moyen visiter ?
Merci a tous pour votre aide
Je compte rester sur Yogyakarta 2-3 jours et pensais prendre un tour operateur pour visiter la ville et les alentours ac monuments et volcans.. Mais tres cher autour de 250e pour 2 jours ...
Que pouvez vous me conseillez comme visite ? Et avec quel moyen visiter ?
Merci a tous pour votre aide
Voyage au Pérou & Bolivie English translation pending
Bonjour,
Je viens juste de me décider pourpartir 3,5 semaines en solo au Pérou et Bolivie. Pourriez-vous, svp, me donnerquelques conseils pratiques par rapport à mon itinéraire ainsi que vossuggestions grâce à vos expériences dans ces deux pays ? Je pars le 8 août et voilà monitinéraire :
J+1 : Lima J+2 : Cuzco (j’hésite de passeret m’arrêter 1 jours à Pisco pour visiter la réserve naturelle !?) J+3, 4, 5, 6, 7 : Trek 4, 5jours (j’hésite entre Lares etSalkantay) ? J+8, 9, 10 :Copacabana (Lac Titi Caca) J+11 :La Paz J+12, 13,14, 15 : Uyuni (trek de 3 jrs en 4x4 sur le Salar de Uyuni) J+16 :Potosi J+17, 18 :Sucre J+19, 20 :Santa Cruz (Vol direction Lima J+21 :Lima J+22 :Départ pour Paris (malheureusement ;)) !
Je vous remerciepour votre aide et toute suggestion. J’ai juste booké l’avion aller-retour Paris Limaet vol entre Santa Cruz et Lima pour le retour.
Je viens juste de me décider pourpartir 3,5 semaines en solo au Pérou et Bolivie. Pourriez-vous, svp, me donnerquelques conseils pratiques par rapport à mon itinéraire ainsi que vossuggestions grâce à vos expériences dans ces deux pays ? Je pars le 8 août et voilà monitinéraire :
J+1 : Lima J+2 : Cuzco (j’hésite de passeret m’arrêter 1 jours à Pisco pour visiter la réserve naturelle !?) J+3, 4, 5, 6, 7 : Trek 4, 5jours (j’hésite entre Lares etSalkantay) ? J+8, 9, 10 :Copacabana (Lac Titi Caca) J+11 :La Paz J+12, 13,14, 15 : Uyuni (trek de 3 jrs en 4x4 sur le Salar de Uyuni) J+16 :Potosi J+17, 18 :Sucre J+19, 20 :Santa Cruz (Vol direction Lima J+21 :Lima J+22 :Départ pour Paris (malheureusement ;)) !
Je vous remerciepour votre aide et toute suggestion. J’ai juste booké l’avion aller-retour Paris Limaet vol entre Santa Cruz et Lima pour le retour.
Vivre en pleine nature dans les Pyrénées et en Bretagne English translation pending
Bjr, alors voila, j'ai décidé de commencer par partir dans les Pyrénées et/ou en Bretagne. J'ai l'intention de vivre en pleine nature et de faire les courses en ville une fois par semaine. Pour l'instant je voudrais faire un mois dans les Pyrénées et un mois en Bretagne. Pour l'instant je ne sais pas encore ou exactement. Les Pyrénées je pense dans le Val D'Azun.
J'ai déjà bcp voyagé mais j'ai tjr étais assisté, donc la je veux être seul en pleine nature a des centaines de km des villes. Donc j'aurais aimé savoir comment s'organiser et comment vivre en marchant a peu prés tous les jours ?
J'ai fais une liste de mes équipements mais je ne vois pas trop comment m'organiser et si c'est réalisable sachant que je serais constamment en déplacement ... : micro pur forte, lessive, gourde, sac a dos imperméable, tente, vêtements, téléphone, couteau, trousse de toilette, chargeur solaire, serviette, sac de couchage, briquet, pq, nourriture et carte des Pyrénées et de Bretagne.
Que manque t'il dans tout ca ? De plus pour la nourriture pourrais je allais faire les courses une fois par semaine et quel sac a dos me faudrait t'il pour pouvoir mettre tout ces équipements plus un maximum de nourriture ? Et le plus important, comment je vais boire sachant que je consomme deux voir trois litres d'eau par jour ? Je ne trouverais pas des points d'eau tout le temps, de plus je risque de tomber sur des endroits ou des bêtes auront bu et je ne pourrais pas avoir des dizaines de bouteilles dans le sac ...
Alors voila j'ai surement oublié certains détailles mais je préciserais tout si besoin ^^ Merci de m'avoir lu.
J'ai déjà bcp voyagé mais j'ai tjr étais assisté, donc la je veux être seul en pleine nature a des centaines de km des villes. Donc j'aurais aimé savoir comment s'organiser et comment vivre en marchant a peu prés tous les jours ?
J'ai fais une liste de mes équipements mais je ne vois pas trop comment m'organiser et si c'est réalisable sachant que je serais constamment en déplacement ... : micro pur forte, lessive, gourde, sac a dos imperméable, tente, vêtements, téléphone, couteau, trousse de toilette, chargeur solaire, serviette, sac de couchage, briquet, pq, nourriture et carte des Pyrénées et de Bretagne.
Que manque t'il dans tout ca ? De plus pour la nourriture pourrais je allais faire les courses une fois par semaine et quel sac a dos me faudrait t'il pour pouvoir mettre tout ces équipements plus un maximum de nourriture ? Et le plus important, comment je vais boire sachant que je consomme deux voir trois litres d'eau par jour ? Je ne trouverais pas des points d'eau tout le temps, de plus je risque de tomber sur des endroits ou des bêtes auront bu et je ne pourrais pas avoir des dizaines de bouteilles dans le sac ...
Alors voila j'ai surement oublié certains détailles mais je préciserais tout si besoin ^^ Merci de m'avoir lu.
Petite escapade du Cambodge en Thailande English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'envole le 2 Août prochain pour Phnom Pen, avec comme compagnie du matériel et un peu d'argent. J'ai quelques idées sur mes destinations mais peu sur le trajet. Je voudrais rejoindre la route de surin (nord ouest du Cambodge) en passant soit par la côte, soit en longeant le tonlé sap. Je préférerai éviter les grands moyens de transports et privilégier les pattes et les deux roues. J'ai donc quelques questions :
- Camper, est-ce un crime? J'ai lu partout que cela dérangeait, heurtait, choquait. Pour moi c'est un moyen de me sentir plus proche des gens. En pratique, est-ce possible si l'on est propre et discret?
- la côte vaut-elle le coup? Vous l'aurez compris, j'aimerai longer la côte pour monter vers le nord, si possible en dormant chez l'habitant ou en campant.
- Les mines sont-elle un danger si l'on suit les chemins usuels?
- Ou puis-je passer la frontière thaïlandaise?
Merci d'avance pour vos éventuelles réponses! =)
Vincent
Je m'envole le 2 Août prochain pour Phnom Pen, avec comme compagnie du matériel et un peu d'argent. J'ai quelques idées sur mes destinations mais peu sur le trajet. Je voudrais rejoindre la route de surin (nord ouest du Cambodge) en passant soit par la côte, soit en longeant le tonlé sap. Je préférerai éviter les grands moyens de transports et privilégier les pattes et les deux roues. J'ai donc quelques questions :
- Camper, est-ce un crime? J'ai lu partout que cela dérangeait, heurtait, choquait. Pour moi c'est un moyen de me sentir plus proche des gens. En pratique, est-ce possible si l'on est propre et discret?
- la côte vaut-elle le coup? Vous l'aurez compris, j'aimerai longer la côte pour monter vers le nord, si possible en dormant chez l'habitant ou en campant.
- Les mines sont-elle un danger si l'on suit les chemins usuels?
- Ou puis-je passer la frontière thaïlandaise?
Merci d'avance pour vos éventuelles réponses! =)
Vincent
Chroniques d'un été en Chine (2013) English translation pending
Avant-propos :
Pour ceux qui n’ont pas suivi sur voyageforum mon récit sur mon voyage au Gansu l’année dernière et ma préparation de voyage depuis 3 mois, je me présente rapidement ainsi que mon voyage : j’ai 61 ans, des difficultés dans les escaliers (arthrose aux genoux), je voyage en Chine pour la quatrième fois, seule cette année. Mais je ne parle toujours pas chinois sauf quelques mots. Grâce à un avancement j’ai mis un peu d’argent de côté pour financer ce voyage et j’ai obtenu un visa double entrée : deux fois trente jours, avec sortie à Hong Kong au bout des premiers 30 jours.
Je vais essayer de donner des renseignements pratiques tout au long de mon voyage (hôtels, transports, horaires, prix) mais il ne s’agira pas d’un voyage à prix minimum, je m’en excuse pour les VFistes routards. Quand je peux je prends en général des hôtels aux alentours de 300 yuans la chambre (entre 35 et 40 €), pas un lit en dortoir, sauf à HK malheureusement où les prix sont beaucoup plus élevés. Pour les transports aucun vol intérieur : train, bus et voiture louée ou taxi quand ça permet d’aller facilement dans des endroits peu accessibles autrement, là les dépassements de budget sont vites arrivés. J’aurais aimé ne pas dépasser 100 € par jour en moyenne, mais voyageant seule et avec les augmentations de prix en Chine ça va être difficile je crois.
J’ai déjà réservé sur internet (booking.com ou ctrip.com) une bonne partie de mes hébergements. J’ai préparé à l’avance les trajets en train à l’aide de cnvol.com mais ai découvert récemment que chinahighlights donne aussi la disponibilité de places(attention c’est vite complet sur certaines lignes en été) et j’ai réservé mes places à l’avance pour les trois premiers trajets à l’aide d’une agence australienne (adresse en MP ou adressez-vous à Jackfack qui me l’a communiquée, si j’ai des problèmes d’internet, ce qui est le cas en ce moment).
J’emmène pour la première fois un ordinateur dans ce voyage, car j’ai vraiment eu des difficultés à trouver des cafés internet l’année dernière en Chine et lors de notre voyage sur la route de la soie, une petite minorité de nos hôtels mettaient des ordinateurs à disposition de leurs clients. Quant aux imprimantes, il nous a fallu attendre le 40ème jour de notre voyage environ pour en trouver une en bon état de fonctionnement (pour imprimer les réservations d’hôtels). Mais je ne suis pas au top de la technique, notamment pour me connecter facilement à l’internet de chaque hôtel ou pour passer des photos de mon appareil photo au voyageforum.
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Itinéraire prévu : Arrivée Pékin sur Air France mercredi après-midi 2 juillet 3 jours dans le Hebei : Chengde et la grande muraille à Jinshanling 3 jours à Pékin (ce sera ma 4ème viste), surtout pour compléter ma visite des musées 2 jours au Shanxi pour découvrir un site de montagne et de temples au sud de Pingyao : Mianshan 1 jour et demin à Luoyang (ville et grottes de Longmen) 3 jours à Zhangjiajie (Hunan) 3 jours et demi à Dehang et Fenghuang, autres sites du Hunan 6 jours environ dans le Guizhou entre Kaili et le village dong de Zhaoxing 5 jours au Guanxi pour revoir Ping’An et Xinping – fin du 1er visa de 30 jours 5 jours et demi à Hong Kong 1 jour et demi à Macao 1 jour à Kaiping et ses diaolous – début du 2ème visa de 30 jours 3 jours à Canton 3 jours en pays hakka autour de Yongding (Fujian) 2 jours dans l’île de Gulang Yu près de Xiamen (Fujian) 8 jours dans l’Anhui : montagnes jaunes, villages du Huizhou et Mont sacré du Jiuhua Shan 1-2 jours dans une ville d’eau, peut-être Wuzhen ou Tongli 3 jours à Shanghai, vol vers Madrid via Amsterdam (KLM) le 31 août.
Je voudrais d’abord remercier tous les VFistes qui m’ont aidée dans la préparation de mon voyage, les habituels du forum Chine et les autres, je ne vous oublie pas. Je vous citerai au fur et à mesure de mon voyage.
Quelques remarques aussi sur les bagages. J’admire les gens qui savent voyager léger, ce n’est pas vraiment dans mes cordes. J’ai réussi à limiter ma valise à 23 kilos et j’emporte un sac à dos (dimensions cabine avion) pour l’ordinateur, l’appareil photo et autres choses fragiles. J’ai aussi cette année un petit sac à dos quechua « air » 22 litres anti-transpiration pour mes randonnées en montagne et dans les villages et un sac à main en toile pour les villes pouvant contenir l’appareil photo, une bouteille et un guide. Pour les bouteilles j’ai 3 protecteurs avec ou sans courroie pour les garder au frais : l’eau ou le coca (achetés en ½ litres) restent frais 2 à 3 heures et il n’y a pas le problème de nettoyage des gourdes. Pour la lessive, cela fait longtemps que nous emportons un équipement constitué petit à petit, notamment au Vieux Campeur : un seau de plastique souple pliable, 2 tendeurs (pour servir de corde à linge), quelques pinces à linges et 3 ou 4 cintres gonflables. Quand nous rencontrons une possibilité de lavage au kilo nous en profitons bien sûr mais l’année dernière ça n’a été vrai qu’une fois, à Pingyao. En ce qui concerne le problème de nourriture, mon système digestif est nettement moins voyageur que moi et je ne supporte plus vraiment les nourritures trop grasses ou trop épicées. Donc cela fait plusieurs étés que je saute les repas de midi au restaurant : des fruits secs, un œuf emporté au petit déjeuner, etc… suffisent à tenir jusqu’au soir si on a pris un petit déjeuner décent. Or en Chine, ça dépend beaucoup des hôtels, mais rares sont ceux qui offrent un petit déjeuner à l’occidentale, ne serait-ce qu’un thé ou un café. Manger le matin des légumes frits ou des œufs trempés dans le piment, je n’y arrive pas. Mais les hôtels chinois ont toujours une bouilloire dans la chambre avec deux tasses et souvent un peu de thé vert. Avec des biscuits et des sachets de cappuccino ou de thé noir aromatisé (amenés de France ou trouvés sur place, mais pas si facilement) on peut se faire un bon petit déjeuner dans les hôtels où le petit déjeuner vous rebute. Oui je sais, certains VFistes vont fermer le fil dégoûtés d’un tel manque de curiosité culinaire et d’adaptation, mais pendant la journée mon but est d’effectuer mes visites dans de bonnes conditions et le soir, quand l’hôtel et des toilettes décentes sont à proximité je peux être plus ouverte au niveau gastronomique. Tout voyageur qui connaît assez bien la Chine sait qu’il faut limiter au strict minimum ses séjours dans les toilettes publiques, même si des progrès ont lieu petit à petit. Quelque chose qui pèse vite dans la valise, ce sont les produits pharmaceutiques et associés : crème solaire, anti-moustiques, anti-diarrhéiques, refroidissement, vos problèmes de santé chroniques, etc… Se faire comprendre dans une pharmacie chinoise n’est pas vraiment évident en général : l’année dernière pour une irritation dans la bouche, j’ai essayé de mimer un gargarisme dans plusieurs pharmacies, ma sœur a trouvé mon imitation très convaincante, mais on m’a proposé du dentifrice et rien d’autre. Nous sommes contentes depuis de nombreuses années d’un produit parapharmaceutique qu’on trouve dans les magasins de sport comme Décathlon ou le Vieux Campeur : ce sont les pastilles hydrostar au citron. Elles se glissent dans le sac à main et quand vous avez un coup de barre parce que la journée est torride, que vous avez trop transpiré ou que la pente est raide, vous en sucez une et ça vous redonne immédiatement un surplus d’énergie. J’en emporte en général une par jour environ. Ils ont aussi des pastilles à dissoudre dans l’eau, pas mal mais plus lourd, et le coca (que je ne bois pas dans l’année) fait ça aussi bien. Je crois que j’ai fait à peu près le tour, mais vous comprendrez que ma valise ne fait pas 10 kilos et qu’elle sera difficile à véhiculer dans les escaliers.
Je vais essayer de tenir ce carnet de voyage à jour mais ça risque d'être difficile si l'internet continue à ne bien fonctionner qu'à quatre heures du matin ...
Un mois en Inde du Nord: parcours? English translation pending
Bonjour à tous !
Nous sommes deux jeunes voyageuses pour qui l'Inde est une grande première et nous aurions besoin de conseils d'experts en la matière ! 🙂 Nous partons du 15 juillet au 15 aout (pas la meilleure saison certes...). Nous avons prévu un parcours et la question est simple : est-il faisable en un mois ? et est-il pertinent sachant que nous voulons A TOUT PRIX faire de la montagne et jungle (peut-être un trek ?), Varanasi, Agra et Jaipur !
Voici le parcours envisagé : Delhi - Dehradun - Mussoorie (randonnée/trek plutôt ici, non?) - Rishikesh - Haridwar - Lucknow - Varanasi - Allahabad - Jhansi - Agra - Jaipur et .... retour à Delhi !
Sachant que vu notre budget pas énorme (aaaah les étudiants ..) on aimerait éviter les avions héhé
Donc, est ce faisable en un mois? y a t il des villes, qui selon vous, ne valent pas le coup? Ou d'autres qui sont sur notre chemin et qu'il ne faut absolument pas manquer?
En plus, on aimerait pouvoir être assez tranquille, du genre ne pas avoir à bouger tous les jours et pouvoir se poser quelques jours de temps en temps dans un endroit qui nous plait !
Merci à tous par avance pour vos réponses !!
Marion et Maud.
Nous sommes deux jeunes voyageuses pour qui l'Inde est une grande première et nous aurions besoin de conseils d'experts en la matière ! 🙂 Nous partons du 15 juillet au 15 aout (pas la meilleure saison certes...). Nous avons prévu un parcours et la question est simple : est-il faisable en un mois ? et est-il pertinent sachant que nous voulons A TOUT PRIX faire de la montagne et jungle (peut-être un trek ?), Varanasi, Agra et Jaipur !
Voici le parcours envisagé : Delhi - Dehradun - Mussoorie (randonnée/trek plutôt ici, non?) - Rishikesh - Haridwar - Lucknow - Varanasi - Allahabad - Jhansi - Agra - Jaipur et .... retour à Delhi !
Sachant que vu notre budget pas énorme (aaaah les étudiants ..) on aimerait éviter les avions héhé
Donc, est ce faisable en un mois? y a t il des villes, qui selon vous, ne valent pas le coup? Ou d'autres qui sont sur notre chemin et qu'il ne faut absolument pas manquer?
En plus, on aimerait pouvoir être assez tranquille, du genre ne pas avoir à bouger tous les jours et pouvoir se poser quelques jours de temps en temps dans un endroit qui nous plait !
Merci à tous par avance pour vos réponses !!
Marion et Maud.
Préparation d'un voyage de 15 jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes un groupe d'amis de 4 personnes, qui partent 15 jours faire un Roadtrip à la découverte de l'ouest américain.
A l'heure où je vous parle, nous partirions du 11 Octobre (voir le 12) jusqu'au 26 Octobre 2013. Prix des billets avec escale de 2h : 636 Euros (toujours pas réserver).
Nous aimerions vos avis et conseils sur les sites et villes à visiter et bien sûr le temps pour chacun, en espèrent ne pas trop en demander ?
D’après les quelques carnets de voyages visionnés sur le forum et sur internet nous avons retenu quelques sites que je vous détaille.
Ville de destination et de départ: Los Angeles
Sites retenus : Hollywood, universal studio, Beverly hills, venice beach, sunset boulevard. Etc....
Laughlin, Grand canyon, Monument valley, Lake powell, Bryce canyon, antelope canyon Zion ?
LasVegas: Death valley, ensuite pas d'idée
SanFrancisco Alcatraz, Golden date bridge, Cable cars, golden gate park
retour vers los angeles, Éventuellement passer par santa barbara et pourquoi pas neverland ? (avis au fan).
Pour le moment nous savons que notre programme est brouillon et non construit d'où la demande de conseils car nous sommes un peu perdu.
Merci pour votre aide.
Cris, steeven, coralie et joe
Nous sommes un groupe d'amis de 4 personnes, qui partent 15 jours faire un Roadtrip à la découverte de l'ouest américain.
A l'heure où je vous parle, nous partirions du 11 Octobre (voir le 12) jusqu'au 26 Octobre 2013. Prix des billets avec escale de 2h : 636 Euros (toujours pas réserver).
Nous aimerions vos avis et conseils sur les sites et villes à visiter et bien sûr le temps pour chacun, en espèrent ne pas trop en demander ?
D’après les quelques carnets de voyages visionnés sur le forum et sur internet nous avons retenu quelques sites que je vous détaille.
Ville de destination et de départ: Los Angeles
Sites retenus : Hollywood, universal studio, Beverly hills, venice beach, sunset boulevard. Etc....
Laughlin, Grand canyon, Monument valley, Lake powell, Bryce canyon, antelope canyon Zion ?
LasVegas: Death valley, ensuite pas d'idée
SanFrancisco Alcatraz, Golden date bridge, Cable cars, golden gate park
retour vers los angeles, Éventuellement passer par santa barbara et pourquoi pas neverland ? (avis au fan).
Pour le moment nous savons que notre programme est brouillon et non construit d'où la demande de conseils car nous sommes un peu perdu.
Merci pour votre aide.
Cris, steeven, coralie et joe
Ascension du mont Fuji: location de vêtements et refuges? English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 4 (adultes) au Japon, en août, et nous prévoyons de faire l'ascension du mont Fuji (sans doute le jeudi 8 août). J'ai recherché toutes les informations possibles, lu des dizaines de récits de l'expérience, mais il reste toujours quelques inconnues.
Sachant que nous partons 3 semaines, en mode sac à dos, nous ne comptons pas emmener trop d'affaires. Et pour le Fuji, il nous faut pas mal de trucs contre le froid et la pluie. Des choses que nous utiliserons seulement pour le Fuji, donc.
Ma question est: y a-t-il des endroits où on peut louer des affaires (je pense surtout à la veste et au pantalon anti-pluie surtout)? Est-ce qu'il y en a à la 5ème station Kawaguchi (route Yoshida)? J'ai vu que des agences de guides pour l'ascension proposent ce service, mais je suppose qu'il faut prendre un guide, ce que nous ne voulons pas faire.
Deuxième question, qui concerne les refuges. Fournissent-ils une couverture ou un sac de couchage? J'ai vu des infos contradictoires à ce sujet, et pas moyen d'avoir la réponse!
D'ailleurs, nous hésitons à prendre un refuge. La sécurité voudrait qu'on commence à grimper en début d'après-midi, profiter du jour pour la vue, s'arrêter au refuge en début de soirée, se reposer, et repartir vers 2h-2h30 du matin pour terminer jusqu'au sommet. Un ami me propose de faire la même chose, sans prendre de refuge (style s'arrêter dans un refuge mais pour prendre seulement un repas, et rester là quelques heures). Je ne crois pas que ce soit faisable mais bon... Sinon, l'option de partir vers 20h et faire la montée d'un coup (mais on ne connaît pas notre vitesse de montée, ni comment on réagira à la fatigue, au froid, à l'ascension dans le noir etc etc). Qu'en pensez-vous?
Merci de vos réponses, et de vos conseils.
PS: pour ceux qui sont intéressés, j'ai fait un rapport sur ce qu'il faut presque tout savoir sur le mont Fuji
nico
Nous partons à 4 (adultes) au Japon, en août, et nous prévoyons de faire l'ascension du mont Fuji (sans doute le jeudi 8 août). J'ai recherché toutes les informations possibles, lu des dizaines de récits de l'expérience, mais il reste toujours quelques inconnues.
Sachant que nous partons 3 semaines, en mode sac à dos, nous ne comptons pas emmener trop d'affaires. Et pour le Fuji, il nous faut pas mal de trucs contre le froid et la pluie. Des choses que nous utiliserons seulement pour le Fuji, donc.
Ma question est: y a-t-il des endroits où on peut louer des affaires (je pense surtout à la veste et au pantalon anti-pluie surtout)? Est-ce qu'il y en a à la 5ème station Kawaguchi (route Yoshida)? J'ai vu que des agences de guides pour l'ascension proposent ce service, mais je suppose qu'il faut prendre un guide, ce que nous ne voulons pas faire.
Deuxième question, qui concerne les refuges. Fournissent-ils une couverture ou un sac de couchage? J'ai vu des infos contradictoires à ce sujet, et pas moyen d'avoir la réponse!
D'ailleurs, nous hésitons à prendre un refuge. La sécurité voudrait qu'on commence à grimper en début d'après-midi, profiter du jour pour la vue, s'arrêter au refuge en début de soirée, se reposer, et repartir vers 2h-2h30 du matin pour terminer jusqu'au sommet. Un ami me propose de faire la même chose, sans prendre de refuge (style s'arrêter dans un refuge mais pour prendre seulement un repas, et rester là quelques heures). Je ne crois pas que ce soit faisable mais bon... Sinon, l'option de partir vers 20h et faire la montée d'un coup (mais on ne connaît pas notre vitesse de montée, ni comment on réagira à la fatigue, au froid, à l'ascension dans le noir etc etc). Qu'en pensez-vous?
Merci de vos réponses, et de vos conseils.
PS: pour ceux qui sont intéressés, j'ai fait un rapport sur ce qu'il faut presque tout savoir sur le mont Fuji
nico