Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java...

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GE
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator. Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.

KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.

L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.

Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.

La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.

De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.

Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.

Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.

Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !

La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !

Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.

Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.

A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.

Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.

Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.

Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.

Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.

La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.

A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.

Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.

Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !

A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.

Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...

En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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IV Ivia ·
Merci pour ce récit qui sent bon la fraicheur et qui retranscrit bien l'atmosphère balinaise [;)] Au début du texte, je me suis dit " Tiens encore un râleur qui va casser du sucre sur le dos de Bali, voyons ce qu'il va raconter" mais quelle agréable surprise, je suis contente d'avoir poursuivie ma lecture !
GE Genevois Veteran ·
La suite d'ici quelques jours ...
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FA Facoalfr Veteran ·
tip top ce récit. Merci
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java...

Exactement
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
VE Vegas12 Regular ·
Superbe récit, j'etais déjà transporté la bas cela sera notre première fois a bali. Nous partons samedi prochain pour 1 mois puis je vous demander les coordonnées du bnb svp ? D'avance merci Cdt
JE Jessica21 Regular ·
merci genevois pour ce merveilleux debut de carnet!!! tu ns donnes l'eau à la bouche! pour ma part encore 5 jrs avant de decoller!!

pourrais tu nous donner le nom et l'adresse ainsi que le tarif de votre BnB à ubud? je cherche se genre d'adresse!!

en tout cas hate de lire la suite de votre voyage!

merci
heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage
WO Wolflarsen Veteran ·
Une donation pour pouvoir se promener dans les rizières???!!!!!!!!!!!!! Aaaah Bali.....
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer. Aristote (parait il)
MO Mohamma2 Veteran ·
arrête, il y en a même qui payent pour y travailler !
WO Wolflarsen Veteran ·
Ah les joies de la monoculture intensive.
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer. Aristote (parait il)
MO Mohamma2 Veteran ·
attention, danger ! les barbus menacent d'attaquer Bali si Miss World a lieu ! http://www.merdeka.com/peristiwa/fpi-ancam-serang-bali-kalau-miss-world-tetap-digelar.html
GE Genevois Veteran ·
Lundi dernier sur notre vol KLM, en classe éco (...), Miss Tchéquie, Miss Vénézuela (mmmhhh), Miss Pologne, Miss Danemark et quelques autres dont je n'ai pas vu les bandeaux pour savoir de quel pays elles venaient. Certains passagers ont tout fait pour essayer de changer de siège ...[;)][;)]
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WO Wolflarsen Veteran ·
Ouais ils ont d'abord ralé pour une histoire de bikinis, du coup le défilé se fait en sarongs mais ca ne leur a pas suffit ils ont dit que de toute facon c'était en contradiction avec l'islam (alors que, comme chacun sait, Bali est une ile hindouiste)comme le gouverneur n'a pas laché ils ont défilé à Jakarta par ce qu'il devait y avoir un rassemblement des miss en parallèle dans un hotel de la capitale maintenant ils disent que c'est parce que ca va donner des mauvaises pensées aux hommes. A ce sujet quelques statistiques interessantes avec l'Indonésie dans le peloton de tete devançant l'arabie saoudite de peu (et meme loin devant si l'on considère la démographie des deux pays) http://wikiislam.net/wiki/Muslim_Statistics_-_Pornography
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RA Ragamuffin Globetrotter ·
http://www.merdeka.com/...d-tetap-digelar.html

Saya tidak mengerti [:/]

http://www.thejakartapost.com/news/2013/09/03/anti-beauty-contest.html

I understand [;)]

PS à ton avis, laquelle des deux jeunes filles à l'avant plan sur la photo du Jakartapost a des chances de gagner le concours de Miss World ?
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RA Ragamuffin Globetrotter ·
Certains passagers ont tout fait pour essayer de changer de siège

Je les comprends.

Moi-même j'aurais eu honte d'être assis trop près de ces dépravées : Tolak Miss World !!!
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
MO Mohamma2 Veteran ·
Le pire c'est que je suis vraiment incapable de dire dans quel sens les passagers dont il est question plus haut ont essayé de changer de siège !! Pour s'approcher ou pour s'éloigner ??[:|]
MI Mistig Veteran ·
Bonjour

Impatient de pouvoir lire la suite du récit
WO Wolflarsen Veteran ·
Qu'ils déplacent le concours a Damas ca rappelera a certains qu'il y a des activités plus agréable à pratiquer que la guerre. Et que les barbus du fpi les suivent
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer. Aristote (parait il)
GE Genevois Veteran ·
Comme promis, aujourd'hui nous partons en vélo avec Wayan. Au début, nous pensions nous joindre à un groupe dans une des nombreuses agences d'Ubud qui organisent des tours. Mais lors des échanges de mails avec Wayan, il nous avait dit qu'il pouvait nous faire un tour que pour nous, hors des sentiers empruntés par les agences de Ubud, qui d'après lui prennent plus ou moins toutes le même itinéraire.

Première étape en voiture, conduite par un gars du village de Taman qui bosse avec Wayan. Une sacré bagnole, une VW décapotable, jaune pétante, des centaines de milliers de kilomètres au compteur (qui ne fonctionne d'ailleurs plus). Détail marrant : si elle a bien des plaques indonésiennes, elle a le sigle F à l'arrière... Le but avant le vélo, c'est la chute de NungNung, au nord de Petang. Une chute plus ou moins ignorée des touristes, si ce n'est ceux qui ont recours à un guide de la région.

Elle se mérite cette chute, 516 marches à descendre, mais surtout à remonter, parfois bien raides avant d'arriver à la rivière. En bas, nous voilà face à un arc-de-cercle où la végétation est sacrément dense, avec la rivière qui tombe d'une bonne trentaine de mètres dans un fracas assourdissant. La vapeur d'eau provoque une brume, qui, avec les rayons du soleil, donnent un ton particulier aux photos. Nous sommes seuls, seuls au monde ai-je presque envie de dire. L'eau est fraîche sans être froide. Aller sous la cascade ? J'hésite, selon Wayan, qui est resté sagement en haut, cela peut être dangereux, la rivière pouvant transporter des cailloux ou des branches qui pourraient assommer quiconque se baigne 30 mètres en-dessous. Je m'approche suffisamment près de la chute pour être impressionné par le débit. En allant sur les côtés de la chute, l'eau arrive à la poitrine et le bain est rafraîchissant, surtout avant d'entamer les marches du retour. Ces satanés marches, parfois hautes, souvent inégales, et qui brûlent les cuisses. De retour à la voiture, la brume d'eau a laissé place à la transpiration.

Nous ne roulerons pas longtemps avant de d'enfourcher les vélos. Comme promis, nous ne sommes que nous avec Wayan comme guide. 3 heures et demi de balade à travers la nature balinaise, tantôt sur les chemins entre les rizières ou le long des champs, rarement sur le bitume. Nous avons ainsi pu découvrir des plantations de cacahuètes par exemple, ou de maïs doux ou encore de patates douces. Même si le départ de notre randonnée est en altitude et normalement en descente, le parcours n'est pas sans montée. Et quand cela monte, cela grimpe sec, à descendre du vélo. Même les plats sont un leurre, ils sont tous faux ! Mais quel plaisir de passer à travers les villages, de voir les enfants courir pour nous faire de grands "Hello", de recevoir des sourires des gens que nous croisons, de pouvoir discuter avec les jeunes qui faisaient voler leur cerf-volant et qui nous montraient comment faire. Et quels paysages... Nous n'aurons pas vu l'ombre d'un touriste sur le parcours, si ce n'est 3 ou 4 que nous avons croisés en remontant de la chute de NungNung. Pas besoin d'avoir une condition physique particulière pour ce tour, juste être capable d'enchaîner 4 heures de VTT, souvent hors des routes.

De retour chez Wayan, le lunch nous attend. Le lunch de 4 heures de l'après-midi... Nous sommes fourbus, mais heureux. Après la douche bien méritée, ce sera repos et décontraction, avec un appel à la masseuse de Taman qui va venir nous relaxer de ses mains habiles. Demain sera notre dernier jour ici, lundi matin nous décollons avec AirAsia pour l'ìle de Java avant de revenir sur Bali terminer notre périple. Même si certains effets négatifs du tourisme de masse sont visibles (la fameuse donation des rizières qui fait réagir...), nous n'avons que peu vu, pour l'instant, ce que nous avons pu lire ça et là au sujet de Bali. Cela viendra sans doute vers la fin de notre périple vers Lovina, Munduk ou Amed, endroits qui seront sans doute plus fréquentés que la région de Taman.

Dernier jour donc chez Wayan et Ayu. Après l'excellent petit-déjeuner, nous prenons une dernière fois le scooter de la famille. Direction le Tanah Lot, en bord de mer, le temple le plus photographié de tout Bali. La fréquentation maximum est au coucher de soleil, avec des cars entiers qui se pressent pour déverser leurs lots de touristes, pour nous ce sera un peu plus calme.

Mais notre premier souci, c'est le chemin pour y arriver. Nous avons une carte super pratique, la "Bali Pathfinder", un peu usagée car remis par des amis voyageurs. L'idée est de faire le parcours en prenant les différents villages comme repères et ensuite de demander à chaque fois la bonne route. Les panneaux sont tellement rares sur les itinéraires secondaires que la seule aide efficace, ce sont les Balinais. Wayan nous indique le premier tronçon, ensuite c'est la débrouille. Mais rejoindre Tanah Lot depuis Taman n'est pas si compliqué et nous y arrivons du premier coup, en moins d'une heure.

Si la conduite du scooter est agréable dans les campagnes, sur les grands axes, cela reste tout de même assez stressant. Ca déboule dans tous les sens (parfois en face), ça dépasse de partout, ça klaxonne, mais ça passe. Le Tanah Lot est suffisamment renommé pour être indiqué assez tôt, nous voilà donc sur le parking. Même en fin de matinée, il y a déjà bien du monde, principalement des touristes asiatiques d'ailleurs. Avant d'arriver devant le temple, qiu est perché sur un rocher à quelques dizaines de mètres du bord, il faut d'abord passer devant les innombrables boutiques de souvenirs, de t-shirts. Il y a même les boutiques Quicksilver, Ralph Lauren et Billabong sur le site. Ca casse un peu l'aspect spirituel du temple ... Mais il faut bien reconnaître que le Tanah Lot vaut la peine. Il peut être photographié sous différents angles, puisqu'on peut partir tant à droite qu'à gauche du site pour le voir.

Et derrière le temple, l'Océan et ses grosses vagues qui viennent se jeter contre les rochers. L'après-midi, à la marée descendante, la mer se retire et il est possible d'aller au pied du temple. Là, il faut se contenter de rester sur le bord. Certains vont quand même sur les rochers en contre-bas, face au temple, pour le cliché qu'il ne faut pas manquer. Ce qui n'a pas manqué certains, ce sont les gerbes d'eau des vagues un peu plus fortes. Appareil photo trempé, les habits pareil, quand ce n'est pas la chute sur les rochers râpeux, emporté par un courant assez fort quand même. Le bras d'une touriste chinoise en gardera la marque quelques jours.

Départ du Tanah Lot, nous voulons aller voir Kuta et nous faire notre propre idée. Si la route est assez facile à trouver jusqu'à l'entrée de la ville, ensuite c'est plus compliqué. Sens uniques, pas de panneau indiquant les plages, nous avons tourné en rond pendant un moment avant de trouver enfin Kuta Beach. Kuta, que l'on pourrait renommer pour les Européens Balibiza ou Riminindonesia. Boutiques sur boutiques, bars sur bars, discothèques, salons de tatouages, grands hôtels (et petites guesthouses aussi), circulation dantesque, bruit, pollution, qu'il est loin le Taman Village. La plage est belle certes, mais la grosseur des vagues, qui réjouit les apprentis surfeurs, ne rassure pas vraiment pour une baignade ou une nage tranquille. Régulièrement, les vendeurs viennent proposer leurs chapeaux, bagues, boissons ou glaces, pubs pour les hôtels, etc... Bref, Kuta séduit sans doute les voyageurs qui viennent faire la fête la nuit, qui profitent un peu de la plage et qui se plaisent à faire les magasins. Chacun son trip, et cela se respecte, mais cela sera sans nous. Kuta n'était pas dans notre programme, notre première impression est confirmée.

Pour le retour sur Taman, pas de Wayan pour nous guider. On sort donc la carte et on fait l'inventaire des villages pour rejoindre la région. Par chance, on tombe sur un panneau qui nous indique l'un de notre liste. Et c'est parti. Tous les 7-8 kilomètres ou après un grand carrefour, quand le doute s'installe, on s'arrête et on demande. Et chaque fois, on nous met sur la bonne voie avec gentillesse. La sortie de Kuta est bien stressante quand même avec les centaines de scooters qui remontent les files, à droite et à gauche, les voitures qui forcent un peu le passage, les usagers qui s'insèrent dans le trafic en forçant (un peu) aussi. Mais on prend vite le coup. Nous n'avons vu ni accrochage, ni chute de deux roues, ni policier d'ailleurs.

Fin de notre premier séjour sur Bali, nous y revenons dans une petite semaine. Demain matin, départ très tôt pour Java avec un vol AirAsia qui pose à Yogyakarta. Nous y resterons 3-4 jours avant de partir en direction des volcans Bromo et Ijen, comme tout le monde pourrais-je dire. Puis retour sur l'île aux fleurs pour la fin de notre périple.

Belle étape que notre séjour chez Wayan et Ayu à Taman. Loin des tumultes de Kuta et sans bling-bling, en pleine campagne, cette adresse est parfaite pour ceux qui veulent être au calme, dans la nature. Rizières à portée de pieds, population souriante et accueillante, belles balades, accueil chaleureux et finalement les mêmes services que dans une guesthouse en ville. Il est temps de récupérer notre lessive chez Ayu, de commencer à refaire nos sacs. C'est certain, ce coin de Bali fera partie des endroits que l'on n'oublie pas.
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MÉ Mékong Globetrotter ·
salut Laurent

des carnets de voyages sur Java, il y en a pas des masses. La grande majorité font l'axe Jakarta (aéroport)-Jogja-Bromo. L'ile regorge d'endroits intéressants et méconnus. comparer Bali et Java est pour moi, un non sens de par la superficie d'une part et ensuite la diversité sans comparaison [:)]

Au plaisir
http://www.flickr.com/photos/mekong69/sets/ http://www.youtube.com/watch?v=X-UPh_7iIlQ
GE Genevois Veteran ·
Loin de moi l'idée de comparer ce que je ne connais pas ... Me serais-je mal fait comprendre ?
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BM Bmonkey Regular ·
Salut l'ami!

Encore une fois, superbe carnet de route.

Quel plaisir de revisiter Bali avec Lolo et Dodo [;)]

Bonne route sur Java!...J'ai hâte de la découvrir.

Prenez soin, amusez-vous bien!

Patrick
Global citizenship throught universal responsability
GE Genevois Veteran ·
Le vol pour Yogyakarta décolle à 05h50 de Denpasar. Nous avons prévu de partir vers les 03h15, histoire d'avoir de la marge. A l'heure dite, pas de trace de Madeh, un gars super sympa qui bosse de temps à autre avec Wayan et qui va donc assurer notre transport ce matin. Wayan et Ayu ont tenu à se lever pour nous dire au revoir et je les vois un peu inquiets quand même. Wayan n'arrive pas à joindre Madeh sur son portable, alors il enfourche son scooter dans la nuit et part voir ce qu'il se passe. Evidemment, 3 heures du matin, ce n'est pas une heure balinaise et Madeh était resté endormi, c'est Wayan qui l'a réveillé. Il arrive tout hilare vers les 03h30.

Il rattrapera son retard sur les routes désertes. A part quelques commerçants qui montent leurs stands pour les marchés du matin, personne sur les routes. En 45 minutes, nous sommes à l'aéroport, au nouveau terminal duquel les vols domestiques s'envolent. Un terminal pas terminé, mais qui n'a vraiment pas l'air d'être prêt à fonctionner. Longs couloirs défraîchis, infrastructure manquante, et même un gros rat dans la salle d'embarquement. Et dire que l'inauguration serait imminente.

Après avoir payé la taxe de départ, 40'000 Rps pour les vols domestiques, 150'000 pour les vols internationaux, nous nous présentons à l'avion. Air Asia est à l'heure et le vol est sans histoire. Par les hublots, nous voyons clairement plusieurs volcans javanais, nous survolons même le Bromo.

Arrivés à Yogya, notre chauffeur, envoyé par notre logeur, est présent. Comme à Taman, c'est par Airbnb que nous avons trouvé notre résidence pour trois jours. Un petit studio, au bout d'une allée, au sud-ouest de la ville à 10 minutes du Kraton en scooter. Nous découvrons les lieux. Si l'extérieur est magnifique au vu de la nature qui est toute autour, l'intérieur est assez rustique. Rien à voir avec le bijou de Wayan. Pas d'eau chaude, un mandi local pour douche, toilettes indonésiennes, il va falloir baisser nos exigences occidentales pendant ces trois jours. Pourtant, l'endroit est charmant, mais il est vrai qu'on s'habitue vite à un certain confort. Enfin, ce n'est pas insurmontable quand même.

Nous sommes très chaleureusement accueillis par Noeri, dont la fille travaille ailleurs en Indonésie. C'est elle qui gère le logement et les visiteurs en son absence. Elle nous explique comment nous rendre en ville, quelles sont les adresses où aller manger pas très loin, où trouver une épicerie. Ici, pas l'ombre d'un touriste, nous sommes en immersion totale dans la population locale. Nous avons convenu de la location d'un scooter avec notre chauffeur. A 10h00 précises, il nous le livre. Il a l'air sérieux, d'ailleurs Noeri nous le recommande pour réserver notre tour vers le Bromo. Pas en tant que chauffeur privé, mais bien à travers l'agence dans laquelle il travaille.

Les voisins sortent de leur maison pour nous souhaiter la bienvenue et propose même de tirer un cable pour que nous puissions avoir une bonne réception du WiFi. Ce que nous refusons évidemment. Il est temps de partir en ville. Grâce aux indications de Noeri, nous voilà très rapidement dans le centre de Yogyakarta, au Kraton. La conduite de deux roues étaient déjà bien sport à Bali, mais là, c'est encore amplifié par le fait d'être en ville. Bus, voitures, camions, becak, vélos et motos, tous cohabitent tant bien que mal sur le bitume. Mais c'est sans appréhension que nous nous lançons dans le trafic. Lorsque l'on arrive à un feu, il y a des dizaines de scooters autour de nous. Et quand cela devient vert, on se croirait au premier virage d'une course de moto sur circuit. Ca frotte, ça, touche, ça frôle, mais ça passe.

Arrivés à Kraton, il faut faire attention. Comme le précisent les guides, il y a deux entrées. Une à 7'000 Rps où il n'y a pas d'horloge vers les guichets et une à 12'500 Rps où il y en a une. C'est à cette dernière qu'il faut aller, il n'y a rien à voir à la première adresse. Et si possible le matin entre 10h00 et 12h00, afin d'assister à la représentation musicale d'un ensemble, jouant avec des instruments typiques de l'époque et de l'endroit. Sinon, le palais est intéressant, on y passe un bon moment. Nous reprenons le scooter pour aller sur Malioboro qui l'artère centrale de Yogya. Elle est en sens interdit depuis le Kraton, il faut donc la remonter par une voie parallèle pour pouvoir la parcourir en véhicule. Nous nous posons au début de Malioboro. Pour garer le scooter sur le trottoir, pas de souci. Un gardien va vous guider à la prochaine place libre et veiller sur votre machine. Contre 1000 Rps. Une somme qui les vaut bien, car nous avions oublié les clés du scooter sur la serrure arrière en accrochant nos casques sous le siège. Le gardien a récupéré nos clés, les a mises en sûreté et nous les a rendues à notre retour. Tout au long de l'avenue de Malioboro, ce sont des centaines de boutiques, de stands de rue, d'échoppes, de magasins qui proposent de la marchandise à vendre, principalement dans l'industrie textile, batiks et t-shirts à profusion. Vers le milieu de Malioboro se tient le marché de Beringharjo. Là aussi, dès l'entrée, ce sont les tissus qui prennent toute la place. Mais il ne faut pas hésiter à s'engouffrer tout au fond du marché couvert, pour y trouver des accessoires, de la nourriture ou des épices. D'ailleurs, on sent très vite quand arrive le coin qui vend du poisson séché.

Il fait très chaud aujourd'hui, cette chaleur et notre réveil trop tôt nous assomment. Nous partons encore en scooter pour le Taman Sari, aussi dans le quartier. mais finalement, nous gardons cette visite pour un autre jour. Un petit verre tranquille au Watercastle Café et nous regagnons notre logement en fin d'après-midi afin de nous poser un peu. Demain ce sera Borobudur. En espérant qu'il fasse aussi beau que ce jour. Nous avons hésité à prendre un chauffeur pour nous y rendre au lever du soleil. Mais notre manque de sommeil la nuit dernière et avec le trip Bromo-Ijen qui se profile, on a besoin de dormir un peu.

Pendant la soirée, nous partons réserver notre tour pour le Bromo à l'agence où travaille Djokjok, le chauffeur qui est venu nous chercher à l'aéroport. L'agence est sur Prawirotaman, juste en face du resto Via-Via où nous irons manger ensuite. Un bon repas, avant de regagner notre logement. La nuit sera bonne, même si une mosquée nous réveillera vers les 4 heures du matin pour l'appel à la première prière du jour.

Après notre petit-déjeuner, nous prenons la route avec notre scooter pour Borobudur. Une petite cinquantaine de kilomètres, sur la route de Magelang. Borobudur est indiqué un peu au dernier moment, mais selon nos habitudes, nous nous arrêtons parfois pour nous assurer d'être sur la bonne route. De toute façon, en suivant Magelang, on ne peut pas rater l'intersection. La route est une espèce d'autoroute à deux voies, avec beaucoup de circulation. En restant sagement sur la gauche et en suivant le rythme du trafic, ce n'est pas si compliqué, mais il faut vraiment rester attentif.

Avant d'atteindre Borobudur même, nous faisons un petit stop au petit temple du Candi Mandi. Joli temple qui contient une statue de Buddha en son milieu. En arrivant à Borobudur, même chose qu'ailleurs, le parking est payant, surveillé par des gardiens. Nous prenons ensuite nos tickets et nous rentrons sur le site. A peine les grilles passées, les vendeurs en tout genre nous abordent pour nous proposer leur marchandise.C'est vite usant, même si les vendeurs lâchent assez vite devant nos refus polis. Le site, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, est évidemment grandiose. Un temple d'une taille incroyable, vraiment imposante. Difficile de le décrire ici en quelques mots. Nous y passons une bonne heure et demie avant de ressortir et de prendre un petit repas dans l'une des cantines à l'extérieur du site.

Retour sur Yogya, par la même route, et toujours avec une sacré circulation. Nous sommes maintenant habitués, mais pas question de relâcher son attention. A l'approche de Yogya, les panneaux sont bien présents, mais nous ne savons pas quelle direction prendre pour regagner notre logement. On prend donc direction Kraton, depuis où nous savons revenir. En chemin, nous faisons encore un stop au marché aux oiseaux, qui ne se trouve plus au même endroit que celui indiqué dans le Lonely Planet, mais qui a déménagé sur JL Bantul. Un marché dans lequel il n'y a pas que des oiseaux, mais aussi des rongeurs, deux énormes serpents (dont un a le corps comme une cuisse d'humain). Nous y verrons des hiboux, des tourterelles, des piegeons, toutes sortes de perruches, et bien d'autres encore.

Avant de revenir à notre B&B, nous ajoutons de l'essence. Facile ici. Dans toutes les stations-services, le prix est identique à 6500 Rps le litre. Et dans les échoppes, le litre est à 7000. Partout pareil, donc pas d'arnaque. Nous voila de retour pour une douche dans le mandi. Impossible de se tenir debout dans le bac en pierre, mais finalement c'est pas si compliqué. L'eau est tiède, pas de quoi traîner sous la douche, mais ce n'est pas le choc thermique non plus. Ce B&B est une véritable immersion dans la population locale. Pas l'ombre d'un Blanc et l'endroit est très calme et reposant (à part la mosquée). De plus, Noeri est une hôte très sympathique, pleine de bons conseils. Il y a même 2-3 échoppes à proximité et aussi un endroit pour amener sa lessive, ce que nous ferons ce soir. A quelques 10-15 minutes du Kraton et à un prix vraiment bas, c'est une bonne adresse, même si la salle de bains peut rebuter certains ou plutôt certaines (les femmes étant plus sensibles à ces détails). Ce soir, après avoir réservé notre tour au Bromo hier, nous irons le payer. Nous resterons sans doute sur Prawirotaman pour notre repas du soir, le choix est large la-bas. A moins que nous revenions dans notre quartier, dans un petit Warung local.

Dernier jour à Djogdja. Aujourd'hui, nous voulons aller à Kaliurang, sur les pentes de l'imposant volcan Merapi qui se dresse au nord de la ville. Le ciel est bleu sur la cité, pas un nuage. Sur la cité oui, mais le Merapi se la joue capricieux et s'enferme dans les nuages qui restent collés sur lui, comme pour le protéger des regards. Nous tentons notre chance en prenant le chemin de Kaliurang. Il faut d'abord prendre la même route que pour Borobudur et après une dizaine de kilomètres, la direction est indiquée sur la droite. De ce côté là, les environs de Yogjakarta sont bien mieux pourvus en panneaux indicateurs que Bali. Ensuite, la population est toujours là pour vous aider, sourire aux lèvres.

Kaliurang donc, une sacré montée que notre scooter n'apprécie que modérément. On frise parfois le 20 km/h. Arrivés en haut, il y a un péage pour entrer dans le village. C'est un peu la station de montagne, à l'air plus frais et sans aucun doute plus pur, où les habitants de la ville, tout du moins ceux qui en ont les moyens, viennent en villégiature. Les nuages sont toujours là, le Merapi ne se montrera pas. Nous aurions dû venir hier, alors qu'il était visible même de Borobudur, mais nous n'avons pas pensé à ces satanés nuages.

Bon et bien redescendons. A Pakeng, il y a une route alternative pour rejoindre le grand axe qui va sur Solo et au bord duquel se trouve le temple de Prambanan. Nous empruntons ces petites routes, mais rapidement les panneaux font défaut et visiblement nos choix n'ont pas été les bons, puisque nous revoilà sur une grande route encombrée de véhicules. Quelques kilomètres plus loin, nous rejoignons la route de Solo dans le but d'aller à Prambanan. Cet axe semble être bien emprunté vu la circulation importante. Au bout d'une dizaine de kilomètres, Prambanan est en vue sur la gauche. Nous nous garons dans le parking réservé aux deux roues. Ici, tout le monde laisse son casque, parfois sa veste ou ses gants sur la moto, apparemment sans risque que cela disparaisse. On est loin de nos villes à ce sujet.

Prambanan, l'autre temple imposant aux environs de Yogjakarta. Très différent de Borobudur, il est tout aussi magnifique. Là encore, les mots ne rendront jamais la beauté des lieux (au pire il reste Google Images ...). Nous passons une bonne heure sur place, à le photographier sous plusieurs angles, en fonction des lumières et des ombres, de l'arrière-plan ou des détails des scultptures. A la sortie du temple, nous retrouvons ses petits restos où il est possible de manger pour des prix dérisoires. Les propriétaires essaient d'attirer le touriste, toutes ont la même carte, toutes ont les mêmes prix, c'est au feeling qu'on choisit qui remportera le client. Après les restos, les boutiques. Tant à Bali qu'ici, les temples sont toujours conçus pour qu'à la sortie, vous traversiez le dédale de boutiques de souvenirs et autres babioles, tous identiques, que les marchands proposent.

Retour sur notre gîte, par la route d'évitement du centre. Yogjakarta a aussi son "périph" qui fait le tour de la ville. Bien pratique, parce qu'on y roule bien plus vite qu'en ville et en meilleure sécurité. En effet, les deux roues ont droit à leur voie réservée, séparée de celles des voitures par une large bordure. Aux feux de signalisation par contre, c'est du coller-coller. Et pour peu qu'on soit coincé derrière un vieux bémo, un camion en bout de course ou un bus pétaradant, on ramasse sa dose de gaz d'échappement. Incroyable à quel point la ville est polluée par les véhicules. ça en pique parfois les yeux ou la gorge. Achats de quelques fruits et retour chez "nous" pour une douche et se reposer. Dernière soirée à Djogdja, demain départ pour l'excursion des Bromo et Ijen.

Trois jours à Yogjakarta. C'est bien, ni trop, ni assez. Nous aurions voulu aller voir le spectacle de Ramayana à Prambanan. Selon les guides, il a lieu tous les soirs. Et bien non, nous le gardions pour notre dernière soirée, et pas de représentation ce soir là. Merci les guides. Par contre, toutes les agences ont le programme et assurent le transport aller-retour. On aurait aussi pu partir dans la campagne proche de Borobudur ou aller voir les rizières de Strogolinggo même si elles sont loins, la lave au Merapi (avec une agence et de nuit) ou encore visiter les temples autour de Prambanan. Bref, il y a à faire ici. Bien des touristes passent en coup de vent, groupent les visites et filent le plus vite possible aux volcans sur le chemin de Bali. Mais on peut aussi prendre un peu plus de temps. Malgré sa grandeur, Yogjakarta reste une ville assez agréable, même avec sa pollution et son trafic stressant.

Comparer avec Bali ? Je ne m'y risquerais pas, Java est si grande, si peuplée que ce n'est pas ces 3 jours à Yogjakarta qui permettent d'affirmer quoi que ce soit. Par contre, nous avons remarqué plus d'authenticité ici, moins de bling-bling pour les touristes, moins de touristes tout court. Ceux qui viennent ici n'ont sans doute pas les mêmes motivations que ceux qui vont lézarder sur les plages balinaises ou faire la fête à Kuta ou Legian. Les sourires sont toujours là, la gentillesse aussi. On ne parle pas le Bahasa, tant pis, les gestes et la débrouille font l'affaire. Les guides nous mettaient souvent en garde contre les arnaques, le harcèlement des vendeurs, etc.... Nous n'avons rien ressenti de tout ça. La seule fois que nous avons été "victimes" d'une arnaque manifeste, c'était dans la région de Tampaksiring à Bali où une vendeuse d'essence a voulu me faire 8000 Rps le litre, et que j'ai dû lui réclamer le billet manquant.

Bref, adieu Yogjakarta, nous voilà prêts pour 3 jours bien longs, mais bien remplis sur la route des volcans. Espérons que le Bromo et le Ijen seront de meilleure humeur que le Merapi !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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JO Johnmassolo Regular ·
Ohhhh...la..laa, :)hereusement que je ne suis pas un tourist mais par example si je suis un tourist peut être je préfère d'y allé dans l'endroit non touristique comme Sulawesi, cet une Île le plus varie, mon Dieu ce facile, PARIS- SINGAPOUR-MAKASSAR ou PARIS- KUALA LUMPUR- MAKASSAR, (capital de Célèbes du sud
DA Davaî56 ·
Nous revenons d'un voyage en Indonésie et lors de notre séjur à Ubud, un jeune guide nous a fait visité quelques sites vraiment très beaux à proximité de la ville. Nous ne nous rappelons plus les noms de la cascade et des rizières visitées ce jour-là mais d'après votre récit fort intéressant, il semble qu'il s'agissent des mêmes lieux (Tekallalang et Nung Nung?). Pouvez-vous nous le confirmer à partir de la photo en pièce jointe s'il s'agit bien de la même chute d'eau? En vous remerciant.
GE Genevois Veteran ·
Cela semble être la même mais vous aviez plus d'eau. Si vous aviez les centaines de marches à descendre, c'est bien là, avec un petit pont en bas des escaliers pour changer de rive. C'est ça le vrai repère, quelle grimpette à la remontée !
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GE Genevois Veteran ·
Départ pour le Bromo. L'agence vient nous chercher à notre logement, avec la petite demi-heure de retard réglementaire. Nous ferons le tour de 2 hôtels pour charger des voyageurs et au final nous serons 8 dans le minivan. C'est parti pour une douzaine d'heures de route. A peine partis, notre chauffeur colle d'un peu trop près un scooter, celui-ci freine, le minivan plante les freins, mais pas suffisament pour l'éviter. Bam, collision. Le conducteur du deux roues a eu de la chance, notre véhicule arrivait assez lentement et du coup il a réussi à rester sur la moto sans être projeté au sol. Quelques dégâts de part et d'autre, cela discute, cela remplit un ou deux papiers, visiblement à l'amiable et on se remet en route.

De longues heures le long de l'axe Yogyakarta-Surabaya. Un défilé de camions, de fourgons, de voitures, des centaines de scooter. Le trafic est dense et notre chauffeur essaie de garder le rythme en dépassant dès qu'il le peut. A droite bien sûr, mais aussi à gauche, le long de la bordure. Il faut bien admettre qu'à quelques reprises, ce n'est pas passé loin, soit du frontal, soit de la collision avec un véhicule ou un scooter en se rabattant au dernier moment. Dormir ou lire, ce sont les deux alternatives pour éviter de regarder la route et d'avoir des frissons. Deux arrêts en tout, dont le lunch, mais le but c'est d'avaler des kilomètres, car la moyenne reste assez basse avec ce trafic.

La nuit est tombée depuis longtemps lorsque nous arrivons à Probolinggo. Là, changement de bus. On se pose devant une petite agence, au directeur tout sauf sympathique. Il vérifie les billets de chacun, nous oriente sur la suite du programme. Certains vont aller au Ijen, dont nous, d'autres filent directement sur Denpasar après le Bromo. Nous embarquons dans un vieux Mitsubishi Diesel, vieux mais solide comme un roc, qui va gravir la montée jusqu'à Cemoro Lawang sans trembler (vibrer oui, mais trembler non). Une bonne heure de route, dans le noir, pour finalement arriver à ce village qui est au pied du Bromo. La température est bien plus fraîche qu'en plaine et il nous faut sortir les pulls. Evidemment la cuisine de notre hôtel, le Cemoro Indah est fermée vu l'heure. Mais un petit warung a prévu le coup pour se faire un peu de sous avec les touristes qui arrivent tard. Une bonne soupe de nouilles réparatrice et nous voilà prêts à aller dormir quelques heures. La chambre est correcte sans plus. Les draps n'ont visiblement pas été changés, nous sortons donc nos sacs à viande. Pour la douche par contre, on va oublier pour ce soir. Le patron nous a précisés que l'eau chaude ne durait qu'une minute. Soit 30 secondes par personne. On ne tente pas le coup, et surtout pas à l'eau froide, qui est vraiment, mais vraiment froide. Et la chambre n'est pas chauffée, donc double raison de laisser tomber la douche. Ce sera donc toilette minimum aux serviettes humides.

Petite nuit avec le réveil à 03h30 du matin. A 04h00, nous embarquons dans une Jeep pour le point de vue de Pananjakan, face aux volcans. Une petite heure de route, tout en grimpette, pour y arriver. Vous aviez pensé n'être que quelques-uns ? Oubliez ça tout de suite. Il y a des dizaines de Jeep et donc des centaines de touristes. Arrivés au point de vue, tout le monde s'agglutine face au soleil levant. Pourtant ce n'est pas là qu'il faudra regarder. Les volcans se trouvent sur la droite lorsqu'on regarde l'astre. Et là, les places sont chères pour être bien placés pour LE cliché.

Le soleil se lève, les couleurs changent. La vue depuis là est grandiose, magnifique, magique. Il sera difficile de trier les photos, puisqu'elles seront toutes légèrement différentes avec les variations de couleurs au fur et à mesure du lever du soleil. Le scénario est bien écrit, les Jeep donnent une heure fixe à leurs clients pour revenir aux véhicules. Ainsi, tout le monde repart en même temps et cela évite les embouteillages sur cette petite route de montagne. Direction maintenant le pied du Bromo, pour monter sur le bord du cratère.

Le pied du Bromo est un grand lac de sable noir où les Jeep viennent se garer. Là, deux possibilités. Mériter le cratère et monter à pied durant une demi-heure. Ou négocier un cheval avec un des nombreux habitants de la région qui proposent ce service. Bizarrement, quasi aucun Occidental n'empruntera les montures, au contraire des touristes asiatiques. Le point final de la montée est le long escalier, assez raide, qui débouche directement sur le cratère. Un cratère d'où s'échappent non pas quelques fumeroles d'un grand trou dont on ne voit pas le fond, mais bien des nuages de vapeur aux odeurs souffrées. Apparemment, il semble possible d'en faire le tour de ce cratère. Mais personne ne se lance , surtout qu'après quelques mètres, il n'y a plus de barrières protectrices. Là encore, le temps est compté, car il faut descendre en plaine pour continuer le périple. Retour donc à l'hôtel pour le petit-déjeuner, froid et pas bon, prévu dans le package. Nous avions lu beaucoup de commentaires négatifs sur les hôtels de Cemoro Lawang, mais finalement, c'était bien moins pire que prévu. Certes, nous n'avons pas eu notre douche, de même qu'un petit-déjeuner pas terrible, mais on y survit assez bien.

A peine dans le bus, quelques minutes après le départ va se dérouler le triste événement du jour. Etant posté tout à l'avant du van, je vois un scooter monter la vallée à bonne allure. Une femme marche sur le bord de la route. Elle n'a certainement pas entendu la moto arriver, car là voilà qui bifurque soudainement pour traverser la chaussée. Le scoooteriste, sans casque, a bien tenté une manoeuvre désespérée pour l'éviter, sans succès. Devant nos yeux, il la percute avec son épaule et la moitié de sa machine, avant de perdre l'équilibre un peu plus loin pour chuter sur le bitume. La femme quant à elle est lourdement tombée sur le sol où elle est restée inconsciente. Le motard s'est relevé, pensant que la femme allait en faire autant, mais la voyant inerte, il s'est pris la tête entre les mains et n'a pas osé s'approcher. Un attroupement s'est rapidement formé et quelqu'un a transporté la malheureuse sur le bas-côté. Nous l'avons vue avoir quelques soubresauts, avant qu'un habitant des lieux viennent s'accroupir pour finalement mettre une veste sur son visage pour le dissimuler. Au fond de cette vallée indonésienne, pas de docteur, pas d'ambulance, pas de secours, juste la fatalité. Nous ne saurons jamais si cette pauvre dame a survécu à ce choc, mais l'ambiance dans le bus est devenue glaciale, le chauffeur lui-même paraissant bien choqué. Pas un mot jusqu'à Probolinggo et conduite très prudente de notre chauffeur.

Devant l'agence Makhota (makhotatour@yahoo.co.id) de Probolinggo, les voyageurs attendent d'être dispatchés sur leur prochaine destination. Un groupe part sur Denpasar, un autre va prendre le train à Surabaya et le reste va au Ijen. Un van arrive, assez confortable, sauf qu'il n'a pas de clim valable (voir pas de clim du tout) et qu'il fait 38 degrés dehors. Cette agence organise d'ailleurs le trip Bromo-Ijen (ainsi que d'autres) et continuation depuis Probolinggo. Après nous être renseignés sur les prix, ce n'est par contre pas plus avantageux que depuis Yogya, une fois tout compté. Nous voilà partis pour 5-6 heures de route supplémetaires, toujours avec une circulation bien dense et un chauffeur qui aime bien dépasser. La moiteur est impressionnante dans le bus, espérons que la douche de ce soir sera plus longue que 60 secondes ! En cours de route, tous les vans en route pour le Ijen s'arrêtent au même restaurant pour le lunch. Forcément touristique et plus cher que la moyenne (et moins bon). Nous reprenons la route pour le reste de l'après-midi.

Le Kawah Ijen s'approche. Nous entamons la dernière montée, sur une route parfois défoncée, à travers les caféiers et parfois les pins. Nous arrivons à la plantation Arabika qui sera le logement de tous les groupes ce soir. Il y a suffisament de chambres pour tout le monde, des chambres bien défraichies. Le sac à viande sera une nouvelle fois de rigueur dans ces draps pas nets. Mais par contre, bonne surprise, il y a un chauffe-eau dans la salle de bains et donc de l'eau chaude en suffisance pour prendre une bonne douche. Nous mangeons à la plantation, de toute façon il n'y a pas grand chose d'autres qu'un petit warung. Un repas sous forme de menu identique pour tout le monde, ni bon, ni mauvais, qui nourrit son homme. L'air est frais à cette altitude et le pull est de rigueur. Réveil prévu : une nouvelle fois à 03h30 pour un départ à 04h00. Les chauffeurs proposent un tour supplémentaires, soit aller voir le feu sur la montagne. Mais ils ne parlent pas de lave, mais de flammèches bleues qui sortiraient de la roche. Départ à 01h00 du matin et à payer en sus. Ce sera sans nous, nous ne sommes pas convaincus. Demain dernier jour donc sur Java. Après le Ijen, nous ne reviendrons pas à l'Arabika, il faut tout paqueter, puisque dès la descente du volcan, les chauffeurs nous amènent directement au ferry pour Bali. La nuit sera fraîche et la couverture fournie peut-être un peu légère. Ca nous changera de la moiteur du jour.

Encore un lever tôt puisqu'il nous faut être prêt à 04h00, les sacs faits. Réveil donc vers les 03h30, histoire d'être à l'heure. Il y a du thé chaud et nous recevons un petit cornet avec deux viennoiseries qui feront office de petit-déjeuner. Il y a encore bien 40 minutes de route avant d'atteindre le début de la montée au Ijen. Le minivan nous dépose dans la nuit en nous indiquant la voie à suivre. Les 10-15 premières minutes sont de la rigolade. Puis, cela se corse un peu, vu la pente que prend le chemin. Celui-ci est bien large, mais l'effort est tout de même soutenu pour grimper au sommet vers le cratère. Aux deux tiers, une cahutte sert de point de pesage (et accessoirement de petite épicerie) aux hommes qui ramènent le souffre du volcan. 5 heures et demi du matin et les premiers sont déjà à l'oeuvre.

Avant d'aller plus loin, je m'attarde quelques lignes sur le travail qu'effectuent ces hommes. Un boulot de forçat, digne du bagne. Descente dans le cratère, exposition aux gaz et un minimum de trois chargements par personne et par jour, en précisant qu'à chaque voyage ils transportent au moins 70 kilos. Dans deux petits paniers soutenus par une large tige en bois. Non seulement il y a l'effort de la pente, mais évidemment celui du poids à porter, sans protection aux épaules, avec des bottes en plastique aux pieds. Un boulot de forçat qui nous rappelle le confort de notre vie occidentale où nos problèmes quotidiens sont souvent liés à des futilités. Certains voyageurs offrent biscuits et cigarettes à ses hommes, des cadeaux toujours appréciés. Pour ma part, j'aurai laissé là-bas mes trois vêtements chauds pris pour l'occasion. Ceux à qui je les ai donnés m'ont gratifié d'un large sourire et d'une franche poignée de main.

Au sommet, le spectacle est grandiose, une fois de plus. Très différent du Bromo, puisqu'ici le cratère est un lac. Les émanations de gaz sortent de terre à un endroit bien précis, sous le chemin d'arrivée. La roche est totalement jaune à cet endroit, le souffre est là, prêt à être ramassé. Mais la descente dans le cratère est longue et profonde. Sans compter qu'elle est officellement interdite aux touristes. Officiellement, car celui qui veut descendre descend. Le soleil n'éclaire pas encore le lac au tout début de matinée, mais il ne tarde pas à inonder le site de ses rayons. Les couleurs sont assez incroyables, entre le turquoise de l'eau, la couleur des roches et le bleu du ciel. Les amateurs de photo sont comblés ici. Après une heure et demie au sommet, il est temps de redescendre, vu que notre bus redémarre vers les 08h30 pour nous emmener à Ketapang, où le ferry quitte Java pour rejoindre Bali, en face de l'étroit détroit.

Notre van nous dépose et on nous dit de monter dans un bus qui va à Denpasar, alors que nous allons sur la côte nord à Lovina. Les Indonésiens qui gèrent les cars et les touristes me font comprendre tant bien que mal, que ce bus n'est que pour traverser et qu'ensuite, nous serons déposés à la gare routière de Gilimanuk, au port d'arrivée sur Bali. Et tout a fonctionné comme sur des roulettes. Pas d'embrouille, pas d'arnaque, nous sommes dans le bon bus, une véritable antiquité, et nous arrivons fourbus et vidés comme des truites à Lovina en fin d'après-midi. Nous avons anticipé une chambre à la GH Elsa II en appelant par téléphone, mais nous n'avons aucune idée de son emplacement. Evidemment, en descendant du bus nous sommes immédiatement accostés par un jeune qui nous propose tous les services possibles, scooter, tour des dauphins, une chambre, un transport, bref tout. Pas question de s'engager tout de suite, même si le gaillard est sympa. Tellement sympa qu'il nous amène à la GH, sans engagement de notre part.

La chambre à la Elsa II est grande, propre et confortable. Nous vidons nos sacs, préparons le linge à donner laver et nous posons enfin. Notre jeune débrouillard est là à la réception à vendre ses services à d'autres voyageurs. Il vante les mérites du tour aux dauphins, en donnant un prix supérieur à celui qu'il m'avait proposé. Voyant que je l'écoute, il me fait un clin d'oeil discret pour je ne dévoile pas mon prix. Entendu mister, business is business. Finalement, nous bookerons ce tour avec lui.

Le soir, nous allons sur la plage de Lovina assister au magnifique coucher de soleil. L'eau n'a pas l'air franchement claire ici et la plage est même assez sale. Je pensais me baigner, mais l'endroit n'est pas très encourageant. Assis sur le sable à contempler le ciel orangé, les vendeurs défilent devant nous les uns après les autres, assez insistants pour ne pas dire pénibles. Une fois la nuit tombée, il y a suffisamment de restaurants et de bars pour se sustenter. Nous allons aller nous coucher tôt, la semaine javanaise nous a bien fatigués.

On va essayer de baisser le rythme. On dit ça, mais demain matin déjà, réveil à 05h20 !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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ES Esethi Veteran ·
Bonjour Laurent,

et merci pour ce carnet très bien renseigné que je suis avec intérêt. Il pourrait m'être fort utile d'ici peu... [;)]

L'agence par laquelle vous êtes passés pour cette dernière partie du voyage (les volcans à Java) ne semble pas terrible. D'où ma question : est-il obligatoire de passer par une agence pour accéder aux volcans, ou peut-on se débrouiller tout seul (en louant une voiture par exemple, ou en affrétant un taxi privé) ?

A bientôt Christine
GE Genevois Veteran ·
Détrompe-toi, l'agence a bien rempli son contrat. Tout ce qui était prévu a été respecté. Il faut savoir que tu achètes le package à Yogyakarta, mais qu'ensuite cela sous-traite... A Probolinggo, au ferry. Mais tout a joué, on était satisfait. Le reste n'est qu'anecdote à l'indonésienne...

Bien sûr que tu peux organiser seule. Mais tu vas influencer soit le facteur temps, soit le facteur prix.

Tu peux aller à Probollinggo en train et bus, puis te débrouiller là-bas. Va falloir trouver une agence sérieuse et sans arnaque (Probolinggo a une sale réputation en la matière des Françaises recontrées sur place me l'ont confirmé), négocier, sans compter que tu pourras difficilement te joindre à un groupe qui monte au Bromo en fin de journée. Tu devras donc prendre un transport privé qui va faire sacrément monter ton budget.

Quant à un transport privé depuis Yogya, ça ça coûte la peau des fesses. La conduite ne sera pas moins sport et tu devras ensuite te débrouiller pour les hôtels, renégociez les prix, etc...

Bref, beaucoup d'énergie alors que le package fonctionne.

Si jamais l'agence était la Dewata Sunrise, plus ou moins en face du ViaVia. Demande Djokjok, il est sérieux d'après quelqu'un chez qui j'ai logé et qui est indonésienne.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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ES Esethi Veteran ·
Merci pour toutes ces précisions.

Effectivement, j'ai déjà noté le nom de la personne qui a l'air d'être une vraie perle !

A+ Chrsitine
GE Genevois Veteran ·
Encore un lever tôt. Le rendez-vous est fixé à 05h45 pour partir à 06h00 sur la mer. Widi est à l'heure et nous amène à la plage où il va nous installer dans un bateau. Une embarcation qui ne peut contenir que 4 passagers et le pilote. Le jour se lève et le soleil se pointe derrière les montagnes au-dessus de Lovina. Les couleurs sont splendides. Quelques dizaines de bateaux ont chargé des touristes pour l'attraction majeure de Lovina : les dauphins. Nous mettons une bonne demi-heure pour quitter la côte et nous retrouver à vue de nez à environ 2-3 kilomètres du bord.

Arrivés à l'endroit connu des marins de Lovina, les mammifères sont au rendez-vous. Par dizaines, en groupe. Ils sortent régulièrement de l'eau pour replonger, allant d'ouest en est le long de la côte nord de Bali. Certains font quelques sauts plus imposants, pour la grande joie des touristes. Evidemment, dès qu'un groupe de dauphins est aperçu, les bateaux mettent plein gaz pour se rapprocher et offrir la meilleure distance possible aux photos de leurs clients.

Nous restons environ une heure à regarder les dauphins, parfois très prêts de nous, parfois plus éloignés. On peut lire pas mal de chose sur cette "industrie" touristique dans les guides spécialisés. Certains déconseillent même d'y aller. Je ne suis pas de cet avis, pour plusieurs raisons. La seule balade sur la mer au lever du soleil vaut la peine. Les couleurs du ciel, l'air, la mer, autant de motifs d'y aller. Deuxièmement, cette activité fait vivre un grand nombre de Balinais de la région. Sans cette manne touristique, pas de revenus et une vie plus difficile (j'y reviendrai plus loin). Et pour conclure, depuis le temps que les excursions existent, les dauphins sont toujours au rendez-vous, en nombre. Il faut croire qu'ils ne sont pas si dérangés de la présence des hommes sur ce bout de côte. Mais ce n'est que mon avis, que je partage avec moi-même.

Nous revenons à l'hôtel pour le petit-déjeuner de la GH. Widi doit nous livrer un scooter pour 10h00. Il est pile à l'heure et nous emmène chez un "cousin" qui va nous louer la monture. Nous la prenons pour 3 jours, car nous avons l'intention d'aller passer 2 jours à Munduk et nous irons en scooter. Petite négociation, signature d'un contrat. Le cousin, qui s'appelle Léon (...) me réclame mon passeport ou au pire une photocopie. Exclu de laisser mon passeport, alors Widi me l'emprunte et part en scooter pour la faire dans une échoppe voisine.

Je repars avec la machine et nous sommes prêts à prendre la route. Munduk justement, nous y montons pour repérer les GH. La route qui passe par Mayong est splendide. Les girofliers ont produit les fameux clous, lesquels sèchent sur des grandes bâches devant les maisons. L'air embaume déjà bien avant de passer devant et même encore après, une bonne senteur, pas tout à fait identique à celle que l'on connaît chez nous. Arrivés à Munduk, nous faisons le tour de 2-3 GH et jetons notre dévolu sur Made Homestay. Ils peuvent nous garantir une chambre pour après-demain. Pour redescendre au niveau de la mer, nous coupons sur Bastala depuis le village de Mayong. Des petites routes, souvent défoncées, qui montent et qui descendent, qui traversent des villages où quasi aucun touriste ne se rend. Les enfants, et surtout les adolescentes, nous apostrophent avec leurs "Hello, how are you ?". Certains ont déjà le sens du commerce, les plus jeunes, en ajoutant le mot "Money"... Qu'il est bon de se perdre sur les flancs des montagnes derrière Lovina. Demander son chemin, entamer une discussion, recevoir des sourires, que du bonheur. Sans compter que les paysages sont splendides. Ce matin, l'excursion touristique par excellence et cet après-midi, l'autre face de Lovina.

Nous trouvons sans trop de difficulté le site de Air Panas, sources chaudes près de Banjar. Ici, une eau à 38 degrés jaillit dans différents bassins. L'eau est loin d'être claire, elle est même verte et pas forcément engageante. L'endroit est fréquenté majoritairement par des Balinais et les quelques touristes présents ne se risquent que peu dans l'eau. Pour ma part, j'irai essayer les massages provoqués par l'eau qui tombe de 7-8 mètres en un jet puissant. Je me retrouve dans ce petit bassin avec un groupe de femmes balinaises assez âgées. Elles me dévisagent et éclatent de rire. Peut-être les marques de bronzage de mon t-shirt et ma peau bien blanche ? Elles rigolent, se tapent sur les fesses, d'autres font des petites danses en se secouant la poitrine dans l'hilarité générale. Un grand moment.

Changement de bassin et là, ce sont des adolescentes qui viennent tester leur anglais avec moi. Elles veulent tout savoir, si je suis marié, combien d'enfants nous avons, quel est mon métier, etc... Nous passons un bon moment ici, dans une ambiance conviviale. Retour sur Lovina pour nous poser un peu. Le coucher de soleil sur la plage est vraiment splendide ce soir. Les vendeurs sont toujours aussi insistants, apparemment le chiffre d'affaires n'est pas terrible ces jours. Vers 19h00, nous avons rendez-vous avec Widi. Nous avons négocié avec lui une grillade de poissons, poissons qu'il achète lui-même et qu'il prépare chez lui. On le suit en scooter et il nous amène un peu en dehors de Lovina. Sa femme, qui allaite un nouveau-né de deux mois, et ses trois autres fils nous accueillent dans leur modeste maison. Widi fait griller 4 poissons, a cuit du riz, préparé quelques légumes et deux sauces, dont une bien épicée. Toute la famille s'assied et nous regarde manger, ce qui nous met évidemment mal à l'aise. Ici pas de table, ni de chaise, nous mangeons assis sur le sol de l'entrée de la maison. Pourtant, Widi se fait un point d'honneur de nous traiter comme des hôtes spéciaux. Coussins, belle vaisselle, il fait de son mieux. Non seulement la nourriture est excellente, mais nous avons pu découvrir la vie de ces "chasseurs de touristes" à travers son histoire. Il nous explique le principe des commissions, la compétition entre eux pour attirer les touristes, la sainte débrouille qu'il faut maitriser pour s'en sortir, la vie difficile lorsque la basse saison arrive et les petits boulots ça et là mal payés. Rien que ce matin, il nous a conduit sur la mer. Mais son bénéfice a été minime, soit 25 % de la somme totale payée, car le bateau n'était pas à lui et il a dû le louer et payer l'essence. Il rêve d'avoir son propre bateau, mais il n'a pas les quelque 1000 Euros qu'il faudrait pour l'embarcation et la "concession" à payer pour pouvoir l'exploiter.

Sa femme nous parle de la future cérémonie à organiser pour la naissance du petit dernier. Ils ont dû acheter un cochon, qui sera grillé pour l'occasion avec la famille, les amis et les voisins et le peu d'économie qu'ils avaient est parti dans la préparation de l'événement. Ils nous parlent aussi de la saison des pluies, lorsque l'île est abandonnée des touristes et que quasi aucun revenu n'arrive à la maison. Une maison où Widi et ses trois fils dorment sur une natte à même le sol, car leur seul matelas est réservé à la maman et son bébé. Et pourtant, jamais au cours de la soirée ils n'ont tenté de nous demander de l'argent ou une aide spécifique. Au contraire, Widi est parti sur son scooter acheter des biscuits pour le café, ne voulant pas qu'on les partage avec ses enfants, voulant faire honneur à ses hôtes. Sa femme n'a pas arrêté de sourire et de rire ce soir, comme les enfants d'ailleurs. Cette réalité nous ramène un peu sur Terre et relativise forcément ce que nous appelons des problèmes chez nous et qui sont loin du quotidien de certains Balinais. Il est parfois bon de se rappeler à quel point nous sommes privilégiés.

Nous ne regrettons pas d'avoir fait confiance à Widi en descendant du bus, cette rencontre a été riche. Demain nous irons faire du snorkelling sur l'île de Menjangan, à la pointe nord-ouest de Bali. C'est Widi qui nous a emmenés dans une agence de son choix, pour garnir un peu son porte-monnaie d'une modeste commission. Pour nous, cela n'a rien changé, nous aurions payé le même prix ailleurs. Widi me confirme qu'il peut arranger n'importe lequel de mes amis venant à Lovina et qu'il n'y a qu'à transmettre ses coordonnées. Avis aux amateurs ...

Le snorkelling. La prise en charge se fait vers les 08h30 devant la guesthouse. Un petit passage au centre de plongée sur la route principale afin de choisir et d'essayer son matériel et c'est le départ. Un peu plus d'une heure pour atteindre le coin, avant d'embarquer dans une petite embarcation pour l'île qui est à 30 minutes au large. Le vent est assez fort, mais nous naviguons dans le sens des vagues, donc nous ne sommes pas trop secoués. Le bateau nous emmène sur l'autre face de Menjangan, laquelle est protégée du vent et donc des vagues. L'endroit est splendide, l'eau turquoise à 27 degrés, avec les volcans du bout de Java en toile de fond. Deux sorties d'une heure sont prévues avec le lunch entre deux. Les fonds sont coraliens, avec pas mal de poissons tropicaux multicolores. Un tombant de plusieurs dizaines de mètres se trouve là et des plongeurs vont dans ce coin. Vers les 15h00, il est temps de regagner la terre ferme. Le vent n'a pas faibli et cette fois, nous devons affronter les vagues de face. La petite embarcation est assez secouée dans certains creux et nous sommes trempés à chaque vague, y compris les sacs qui contiennent les appareils photos et les effets personnels. Un peu plus de 30 minutes plus tard, nous revoilà au petit port de départ. Bonne journée, même si la sortie n'est pas si indispensable. Plus de 2 heures de route en tout, une heure de bateau, pour deux heures dans l'eau. Et malgré tout, même si les fonds et la faune aquatique étaient beaux, on a vu mieux ailleurs. Bref, à chacun de se déterminer. Mais il faut aussi dire que vu la couleur de l'eau à Lovina, se baigner dans cet endroit est un plaisir.

De retour à la Elsa GH, je pars pour un petit massage dans une échoppe à proximité. Un moment de relaxation bien agréable. Pour le repas du soir, il y a quatre petits warungs qui servent une excellente nourriture locale à des prix défiant toute concurrence. Pour les trouver, facile. A la statue du dauphin sur la plage de Kalibukbuk, il faut prendre le chemin bétonné sur la droite, le long des petites échoppes. Et remonter la première rue sur la droite. 3-4 tables, mais du choix et des prix qui n'ont rien à voir avec les restos qui servent aussi de la nourriture internationale. Deux ou trois filles qui s'activent dans la petite cuisine, un garçon qui gère les tables et les clients, une petite affaire mais qui semble tourner, vu la fréquentation. Demain, nous récupérons le scooter pour deux jours dans la région de Munduk. On quitte la mer et on rejoint la montagne.

Léon le cousin loueur est pile à l'heure pour nous livrer le deux-roues. Nous lui annonçons que finalement nous le garderons un jour de plus pour prendre le temps vers Munduk. Consciencieux comme un vrai Balinais (...), il nous refait un contrat avec cette précision et je lui paie le jour supplémentaire. Comme d'habitude, le scooter est livré avec le réservoir vide et nous devons faire le plein rapidement. A Seririt, il faut tourner à gauche à l'un des seuls feux de signalisation que nous avons vu sur cette côte nord pour rejoindre la belle route de Munduk. Aujourd'hui, plus d'hésitation, nous connaissons le chemin. En route, nous faisons une halte dans une coopérative qui vend du café Luwak. Le luwak est un petit animal assez agressif d'après les Balinais et qui ressemble un peu à un furet ou une fouine. Il se nourrit des grains de café en montant dans les arbres, puis les rejette par la voie naturelle. Et c'est là qu'intervient le début du processus, puisque les excréments du luwak sont récupérés, les grains triés et lavés, avant d'être torréfiés pour être finalement moulu au pilon. Il est ensuite servi comme un café normal. Son prix est par contre très cher, certainement dû à la façon de le récolter. Nous en goûtons 2 tasses et il faut reconnaître qu'il est bon, même si on sait d'où il provient.

Nous avons laissé nos 2 gros sacs à dos à la Elsa pour ne prendre que des affaires pour 2 jours dans des petits sacs. En arrivant à la Made Homestay, notre chambre est prête comme prévu et nous nous débarrassons de nos affaires pour être plus léger. Nous reprenons le scooter direction le lac de Tamburan, au-dessus de Munduk. La route grimpe assez sérieusement par endroit et le scooter a de la peine. Après 3-4 kilomètres, un panneau annonce la Munduk Waterfall. Nous nous garons au petit parking payant au début du chemin. La chute est à environ 500 mètre en contre-bas. Le chemin qui y mène traverse une belle végétation et nous arrivons à la chute qui tombe d'une bonne trentaine de mètres au minimum. L'eau est fraîche et transparente. Il est facile de se baigner au pied de la chute, pour se rafraîchir avant la remontée. Poursuivant notre itinéraire du jour, nous arrivons vers le lac que la route surplombe. Peu après l'embranchement pour Gobleg, il y a un warung sur la gauche avec une terrasse de l'autre côté de la route. Un gars est là avec divers animaux, des chauve-souris géantes, un python de 2-3 mètres, un énorme lézard et il propose des photos avec ses animaux aux touristes qui s'arrêtent. Nous stoppons là pour manger, profitant du spectacle. Nous poussons ensuite jusqu'à Wanagiri, au bout du lac Bayan qui est voisin du Tamburan. A plusieurs reprises, nous voyons des singes assis sur le bord de la route, comme s'ils regardaient passer les véhicules. Nous croisons aussi un groupe de Balinais qui transportent un cochon bien gras, qui doit sans doute vivre ses dernières heures. Il nous font des signes lorsque nous les prenons en photo, souriant à pleines dents. Une fête doit certainement être prévue d'ici peu et le cochon sera de la partie, mais dans les assiettes. Nous hésitons à descendre plus loin en direction de Candikuning, surtout que nous repasserons par là demain vu que nous avons pour plan de nous rendre aux rizières de Jatiluwih.

Pour le repas du soir, il y a assez de choix à Munduk. Nous irons au warung Ayu, sur la gauche en montant le village. Belle vue sur la vallée, et même sur le coucher du soleil, et une carte plus variée que d'autres restaurants rencontrés jusqu'à maintenant. Par contre, il fait frais dans les montagnes, un pull se supporte facilement en soirée.

La fraîcheur n'a pas diminué ce matin. Il fait frais !!! Tellement frais qu'il faut emporter un pull pour notre excursion du jour aux rizières de Jatiluwih, de l'autre côté de la montagne. Le trajet est assez facile : monter aux lacs, prendre la route de Denpasar qui redescend sur l'autre versant et rouler jusqu'à Baturiti. Là, à la sortie de la ville une petite route part sur la droite et indique la direction de Jatiluwih. Et pour une fois, il y a même des panneaux. Depuis Munduk, nous mettons les gaz et en 1h30 nous sommes sur place. Il faut dire que le matin, le ciel est encore bien dégagé et que les guides mentionnent que le site se trouve facilement sous les nuages dès l'après-midi, vu sa position à flancs de montagne.

A Jatiluwih, il faut s'acquitter d'un droit d'entrée sur le territoire du village avant de pouvoir accéder aux rizières. Les rizières. Splendides évidemment, en terrasse, bien vertes, elles prennent place dans toute la largeur de la petite vallée. Bon nombre de chemins assez larges pour un scooter descendent à travers les cultures. Ainsi, on peut s'éloigner de la route où les touristes viennent prendre assez rapidement quelques clichés avant de repartir avec leur guide en transport privé. Une fois de plus, le scooter offre cette liberté tant appréciée d'être totalement indépendant et de pouvoir accéder à d'autres endroits, plus éloignés et moins accessibles. Arrivés vers les 10h00, nous ne repartirons qu'après 14h00, quand le ciel se sera bien couvert. Nous aurons aussi mangé sur place, dans un petit warung en bord de route, qui proposait un plat unique, le fameux Babi Guling. Du porc grillé (normalement entier), qui est coupé en morceaux grossiers, peau et gras y compris, et dont la viande est retirée en la grattant avec une fourchette. Nous sommes les seuls occidentaux à nous être arrêtés là, les touristes passent devant nous, soit à pieds, soit calfeutrés dans leur voiture privée, mais ne s'arrêtent pas. C'est peut-être aussi ça le tourisme de Bali, un peu trop de confort, un peu de peine à lâcher ses habitudes bien occidentales. C'est vrai que le warung n'a pas le paraître d'un restaurant "conventionnel". Pourtant, la nourriture était excellente et le personnel fort sympathique. Nous n'en avons vu que très peu qui proposait le Babi Guling, alors que ce plat est souvent mentionné dans les informations culinaires balinaises.

Pour le retour, nous avons carrément droit au brouillard dans la région de Candikuning. Candikuning, la ville de la fraise. Cette région cultive ce fruit et on en trouve partout, dans les échoppes au joli marché de la ville et sur le bord des routes par des vendeurs ambulants. Même si la fraise n'est pas typiquement tropicale, nous n'y résistons pas et nous nous faisons une barquette. Elles sont un peu plus sucrées que chez nous et nous nous régalons. Candikuning est situé au bord du lac Beratan, mais le brouillard est tel qu'on se croirait au bord d'un Loch écossais. Impossible de quitter le pull en plus ! Nous remontons jusqu'à Pancasari et la dernière ligne droite qui monte sur la crête le long des lacs Tamburan et Bayan est parsemée de dizaines de singes sur le bord de la route. Pas farouche, ils restent quand même sagement à proximité losque nous nous arrêtons avec le scooter pour les photographier de près. Nous nous attendions à ce qu'ils viennent essayer de nous grimper dessus comme dans les Monkey Forests, mais non. Il faut dire que personne ne les nourrit ici, ils ramassent ce qu'ils trouvent sur le sol.

Nous voilà de retour en fin d'après-midi à la Made Homestay sur le haut de Munduk. Pas mal de route, mais belle journée encore, avec tellement de choses à voir, de photos instantanées à prendre. Comme d'habitude lorsque nous voyageons en deux roues, Dominique garde l'appareil photo en main sur son strapontin arrière. Et elle mitraille. Les paysages, les gens, les animaux, tout ce qui lui passe par la tête. Et ici il y a de quoi faire. Le soleil se couche dans la mer, au loin sur la côte. Demain retour en plaine, nous devons rendre le scooter en fin de journée à Lovina. Mais nous aurons encore le temps pour une balade demain matin aux alentours de Munduk.

Le soleil répond présent en ce dernier jour sur les hauteurs de Munduk. Pas de raison de stresser, nous prenons le temps sur la terrasse de notre chambre, avec une vue splendide sur les montagnes et les cultures. Un endroit juste parfait pour prendre le petit-déjeuner. Parfait comme la Made Homestay, dont la petite grand-mère qui la tient est d'une gentillesse touchante. Seul bémol, le bruit dès les 05h30, lorsque les motos pétaradantes se lancent sur les routes. Mais une bonne paire de bouchons d'oreilles et ce désagrément est oublié. D'ailleurs, la plupart des guesthouses de Munduk sont au bord de cette route, les bouchons sont donc conseillés, quel que soit le logement.

Nous faisons rapidement nos deux petits sacs et nous voilà partis. Nous montons vers les lacs Tamburan et Bayan avec le but de redescendre en plaine par une route qui coupe vers Gobleg et Selat. En chemin, petit arrêt à la belle cascade "Golden Valley", où il faut descendre environ 250 marches à travers les caféïers pour atteindre l'eau. L'endroit est magnifique avec toute la végétation aux alentours. Arrivés à la cascade, nous sommes seuls. L'eau tombe avec fracas d'une vingtaine de mètres, mais cette fois-ci pas de bassin pour se baigner au pied même de la chute. La petite rivière reprend son cours une dizaine de mètres plus loin et là, il y a de l'eau jusqu'à mi-cuisse, suffisamment pour faire une petite trempette. Pas de maillot de bain ? Pas grave, nous sommes seuls, alors ce sera dans le plus simple appareil. L'eau est claire et bien fraîche. Un petit coup de frais apprécié avant la remontée, à l'aide d'un baton qui nous a été fourni au début du chemin.

Avant de redescendre sur Gobleg, nous faisons un nouveau stop au-dessus des lacs, sur la terrasse où l'homme exhibe ses reptiles pour les photos des touristes. L'endroit est parfait, même s'il est un peu fréquenté, pour un jus de fruit avec la vue sur les lacs et l'air frais en prime.

La route de Gobleg est tout à fait conventionnelle au début et un groupe d'écoliers nous indique en riant la direction de Selat. Je leur dis merci en leur serrant la main à chacun, ce qui les fait encore plus rire. Dès Selat, la situation change et la route prend une pente digne d'une piste de ski. Bien raide, bien défoncée aussi par endroit. Chez nous, la route aurait fait des lacets. Ici, c'est droit dans la pente, au plus simple. Drôle au début, mais fatiguant au bout d'un moment, car impossible de ne pas être à fond sur les freins. Dominique doit même descendre du scooter à une ou deux reprises, les freins n'étant plus suffisants pour prendre la pente à la vitesse du pas. Pourtant, cette route est magnifique et une fois en bas, nous ne regrettons pas de l'avoir prise. Raide et défoncée, mais à l'écart des itinéraires touristiques habituels.

La route arrive à Anturan, le dernier village de Lovina avant Singaraja. Nous allons jusqu'à la plage, pour voir si la qualité de l'eau y est meilleure qu'à Kalibukbuk. Que pouic. L'eau est trouble et sale, tout comme la plage. Dommage, il y a un réel potentiel sur cette côte, mais la baignade n'y est guère encourageante. Pourtant, quelques centaines de mètres au large, l'eau est claire et limpide, d'après ce que nous avions constaté lors de notre sortie aux dauphins. L'explication se trouve peut-être dans la gestion des eaux usées de Lovina ou dans les innombrables rivières qui descendent de la montagne et qui se jettent dans la mer tout au long de la côte ...

Petit repas au warung Rasta, où les serveuses sont super sympa et nous revenons à la Elsa GH pour retrouver nos sacs et une chambre. Changement d'endroit demain, avec le départ pour Amed. L'étape de Lovina n'était de loin pas désagréable avec ce qu'il y a à voir et à faire aux alentours, toujours avec notre moyen de locomotion favori, le scooter. Mais pour la baignade, il faut définitivement choisir une autre place.
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MA Maevita Veteran ·
Bonjour Christine, Si, on peut très bien le faire seul(s) avec un chauffeur qu'on le prend à Yogjakarta. Nous (2 personnes) l'avions organisé avec notre hôtel (de Yogja) à l'époque. Cela nous a permis de visiter d'autres sites en allant aux volcans et nous avons couché à joli un endroit très aimé par les Indonésiens la première nuit, un peu dans les hauteurs. Pour le Bromo au lever du soleil, le chauffeur nous a accompagnés dans une voiture avec d'autres personnes. Le Kawa, on l'a visité (au mois de juillet) seuls, mais vraiment seuls. Le chauffeur nous a attendus sur le parking et c'est très facile de monter sans guide. C'était magique! Cette version est certainement plus cher qu'en groupe mais n'a absolument pas coûté la peau des fesses. Je n'ai pas le dossier à porté de main là, mais si c'est important pour toi, je pourrais trouver les détails. Le chauffeur nous a accompagnés jusqu'au ferry pour Bali. Nous avons dormi trois fois pour ce trajet et c'était parfait. J'aime beaucoup le carnet de Laurent - un véritable trésor, merci! - mais je voulais juste te dire que tu as d'autres possibilités. Nous, nous partons dans quelques jours pour revoir Bali et pour aller ensuite à Sulawesi pour 5 semaines, avant de monter au Vietnam . Pardon à tous ceux qui travaillent, mais vieillir à aussi quelques avantages. Bon voyage Ursula
GE Genevois Veteran ·
Merci pour tes précisions Ursula ! Par rapport aux prix, j'ai payé 720'000 rps par personne, jeep au Bromo (indispensable à mon avis tellement le point de vue est beau) incluse. Je m'étais renseigné auprès de 2-3 agences pour un trip en solo, les prix allaient de 2'500'000 à 3'000'000 (avant négociation) par personne. C'est ce qui nous avait fait renoncer à cette solution. Tu es peut-être tombée sur une super occasion qui sait ? Pour la notion de groupe, elle concerne surtout le transport en minibus 10-12 places. Une fois aux volcans, tu fais comme tu veux jusqu'à l'heure de départ pour la prochaine étape. Bien sûr que les hôtels et les sites sont bien fréquentés, mais c'est la rançon du succès ... Bon voyage à toi vers Sulawesi, sacré veinarde, sans doute la prochaine destination indonésienne sur notre liste ... J'espère que tu donneras un retour (en MP au pire). Bon voyage !
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MA Maevita Veteran ·
Bonjour Laurent, Le b-moll avec les bus est à mon avis d'un côté le manque de confort (souvent fait pour des personnes plus petites que nous et qui ont l'habitude d'être serrées) et le fait que l'itinéraire soit fixe. Tout fraîchement à la (pré-)retraite, j'aurai - je le pense du moins - plus de temps pour donner mes retours. Souvent, je le faisais (parfois un peu tard) pas aussi bien que toi, j'avoue. Mais je réponds toujours aux questions quand on me les pose. Mais sur le forum, j'ai constaté qu'il y avait pour beaucoup de régions de véritables spécialistes qui savent plus et mieux que moi, raison pour laquelle je m'abstiens. J'ai d'ailleurs des amis forumistes qui m'ont aidé et avec qui je suis restée en contact depuis des années.

Pour Sulawesi, c'est différent, on dépend des échos frais. Sur le papier, j'ai trouvé des trésors et en décembre, je pourrai te dire si c'est comme ça en vérité. Nous allons par ex. à Selayar, chez Denis, où nous serons probablement les seuls touristes. Nous ne cherchons pas la solitude, mais pouvoir éviter le courant habituel des touristes est vraiment extra. Nous avons même la chance de pouvoir repartir pour 5 semaines en janvier - au Cuba. Le billet est acheté, le reste sera fait en décembre. Après, le congé sabbatique de mon mari est terminé. Voilà mes nouvelles en détails. C'est promis, tu auras de mes nouvelles en décembre. J'avais lu que toi aussi, tu t'es informé pour un guide et que tu as la même peur que moi - de perdre ton indépendance. Cette peur m'a fait renoncer à un guide. Ils voulaient imposer leur truc ou n'étaient pas prêts à me donner des détails. JohnMassolo sur le forum est un guide avec qui j'étais en contact. Très bonne journée à toi. Ursula
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Pour Sulawesi, c'est différent, on dépend des échos frais.

Je suppose que tu veux faire de l'humour, non ?

Je suis à Makassar et je peux te dire que c'est pana panas [:P]
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
JO Johnmassolo Regular ·
Bonjour Ursula, Je suis content de parle avec vous par mail, et j'ai l'impression que la communication as été bien passé, tous les endroits que vous souhaitez a visite ont déjà informé, savait 17 ans que j'ai travail dans le tourisme, et j'essaie tojour explique la vérité aux gens qui ont besoin, les gens qui j'accompagne sont suivent satisfait.VOILA MES AMIES VOYAGES FORUM, VENE ME VOIR OU RENSAIGNE AUX AUTRES QUI ETE AVEC MOI AU PAYS TORAJA, je suis JOHN MASSOLO, TRES FACIL A ME TROUVEE, A RANTEPAO, CHEZ ARAS CAFE, JE SUIS LA TRES SUIVENT, ET JE JAMAIS ARNAQUE LES TOURISTES ( LES ETRANGER)dont il faut pas avoir peur, car je jamais changer le noms et le visage. Merci beacoup et je vous souhaitez de bon vacance. Membre de voyage forum John
MA Maevita Veteran ·
Bonjour Raga, Non ce n'était pas pour faire de l'humour, mais comme je lis attentivement tes conseils, je sais que tu en as - de l'humour. Toi, je ne t'ai jamais associé à Sulawesi alors que j'aurais pu le voir. Pour moi, tu fais partie de ces membres qui savent énormément et qui connaissent très bien beaucoup d'endroits comme p.ex. l'Inde. Mais pour Sulawesi, j'ai cru constaté que ce qui était valable il y a 2 ou 3 ans, ne l'est plus forcément aujourd'hui. Et peut-être suite à cela, j'ai moins vu LA personne qui est au courant et qui répond. Voilà pourquoi pour moi, les conseils des personnes qui en sont revenues récemment, sont très précieux. Mais puisque tu es là-bas, pourrais-tu me répondre éventuellement à mes questions lancées dans la discussion "Sulawesi en octobre"? Merci à l'avance. Ursula
CO Cor13 Regular ·
Bonjour Laurent,

Ton récit est vraiment superbe. Il donne envie de vivre quasi le même voyage... J'ai prévu de me rendre à Bali le mois prochain avec ma fille qui aura alors 20 mois. Je n'ai pas trop envie de rester dans des lieux hyper touristiques type kuta. Avant d'avoir ma fille, j'appréciais vraiment de voyager hors des sentiers battus. Je vois cependant en te lisant que, bien souvent, vous aviez besoin d'un scooter pour vous déplacer... ce qui ne me sera évidemment pas possible... Parmi les lieux où vous avez logé ou ceux que vous avez visités, quels sont ceux qui selon toi pourraient nous convenir ? Y en a-t-il qui sont à conseiller ou au contraire à déconseiller en étant seule avec un bébé ?
GE Genevois Veteran ·
Oulala sacrée pression que tu me mets là !

Bon, disons que tu peux oublier Munduk, le but là-haut est de faire des balades et d'aller voir les cascades. Pas idéal avec un bambin.

Ubud, je dirais oui, même chez Wayan, mais le problème c'est le transport. Pour bouger, pas le choix, c'est taxi, donc budget plus important. Tu y seras bien accueillie.

Lovina, non, la plage n'est pas propre, ni l'eau. Il y a bien des choses à faire dans le coin, mais problème identique avec les transports. Ou alors tu t'y poses 1-2 jours maxi.

Amed, un gros oui. La plage de Jemeluk est belle (même si ce sont du gravier noir) et l'eau y est limpide est chaude. Tout est accessible à pied, pas trop besoin de bouger (j'y suis pour quelques jours, le texte viendra...).

Ton principal souci sera les transports et les déplacements, vu que tu ne peux pas conduire de scooter. Alors évidemment tout est possible, y compris les bémos (quoique peut-être pas l'idéal avec un bambin de 20 mois...). Les bémos seront bon marché, mais lents et inconfortables (par contre les Balinais vont adorer ta fille et t'aideront). Sinon tu peux te poser quelques jours sur Amed (au Bamboo Bali les chambres ont 2 grands lits, eau chaude, Wifi, pdj compris), puis prendre ponctuellement des chauffeurs pour les autres destinations que tu as choisies sur l'île.

Je n'ai plus trop l'habitude de voyager avec de jeunes enfants (les miens ont tous plus de 20 ans...), donc je me sens un peu emprunté. Pour résumé, toi et ta fille seront bien acceptées partout. Ce sont juste les déplacements et certaines visites qui te seront pénibles (les escaliers du Gunung Kawi, les cascades, etc...). Mais si tu peux te permettre des chauffeurs dans ton budget, alors tout devient plus facile.

D'autres forumistes vont sans doute se manifester ...
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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ES Esethi Veteran ·
Bonjour Ursula, et merci pour ce retour d'expérience, différent effectivement de celui de Laurent. J'étudierai de près les deux possibilités, maintenant que je sais de façon certaine que les deux existent, et nous choisirons celle qui nous semble la mieux adaptée à ce que nous souhaitons faire. Mais même en payant un peu plus cher, l'option chauffeur me tente bien...

A+ et bon voyage à Bali ! Chrsitine
TO Tonytruand Regular ·
quel delice de te lire !...nous allons à Bali du 10 fev au 10 mars.... Quand tu parles de Taman , il s'agit de Taman Ayun ? je ne te dérange pas plus...j'attends bien sûr les suites de votre périple et des tuyaux qui l'accompagnent...merci
tonytruand il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi; moi je les vois telles qu'elles pourraient être et je me dis pourquoi pas ?( 2005 )
GE Genevois Veteran ·
Non je ne crois pas. Wayan m'a toujours parlé de Taman tout court et sur la carte le village est mentionné comme Taman uniquement. Si tu veux le trouver, il est à l'ouest de Ubud, vers Punggul ou encore Sangeh (20 min. en scooter).
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GE Genevois Veteran ·
2 heures de route, c'est ce qui sépare Lovina de Amed. Nous roulons tout le long de la côte nord de Bali et au fur et à mesure que nous avançons, la végétation change. Plus sec, plus aride, moins de vert, une autre face naturelle de l'île. Nous approchons du mont Agung, qui domine ce coin du haut de ses 3000 mètres passés. Nous le dépassons même, mais ce n'est pas pour autant qu'il se cache. Depuis Amed, sa vue est imposante, surtout avec les ombres du coucher du soleil, quand l'astre disparaît derrière lui.

En arrivant à Amed, notre véhicule nous pose sur une place, dite centrale, et il ne va pas plus loin. En descendant, je demande où se trouve le Bamboo Bali où nous pensons nous installer et un gars nous dit que cet établissement est à plus d'un km. Les autres passagers du bus vont encore plus loin. Evidemment, l'homme propose de nous conduire tous à nos logements respectifs, contre finance bien sûr. On négocie un prix de groupe et tel n'est pas notre surprise de constater que le Bamboo Bali n'était de loin pas à 1 km, mais bien plus près. Petit esclandre, mais je dois avouer, nous nous sommes fait avoir. J'aurais dû demander un second avis comme avec JP Foucault... Je lui dis aussi mon fait, mais bon il a gagné...

La chambre qu'on nous propose nous convient, nous resterons là. Il nous faut notre scooter habituel. Pas de problème, en moins de dix minutes, nous trouvons ce qu'il faut et nous voilà bien indépendant, comme on l'aime. Nous défaisons nos sacs et départ pour Tulamben, à environ 20 minutes. A cet endroit se trouve l'épave du USS Liberty, un navire américain coulé par les Japonais en 1942 à quelques brasses de la plage et qui gît par 6-7 mètres de fond. Accessible donc en snorkelling. Nous avions loué masques, tubas et palmes au Bamboo, nous sommes équipés. L'eau est non seulement transparente et chaude, mais nous voyons quantité de poissons dès le bord. Au-dessus de l'épave, c'est le festival. Des petits, des plus gros, des colorés, tous à portée de mains, on pourrait presque les toucher. Avec le spectacle des plongeurs sous nous, nous sommes gâtés. Nous restons là une partie de l'après-midi avant de regagner Jemeluk.

Petite balade sur la plage de galets et de sable noir, au soleil couchant. Ici aucun souci pour trouver soit un lit, soit de quoi se restaurer. Poissons frais ou spaghettis, en passant par les pizzas et les plats traditionnels indonésiens, il y a du choix pour tous les goûts. La plage de Jemeluk semble parfaite pour le snorkelling, mais plutôt le matin, à la marée haute ou montante. Sinon, il n'y a que peu d'eau sur les récifs et on risque de s'y frotter le ventre ! Le village est calme en soirée, nous allons manger au warung Pangai, juste en face du Bamboo, sur une magnifique terrasse face à la mer. C'est la pleine lune et son reflet dans la mer devant nous est juste magique. A partir de 21h30, le village s'endort et le seul bruit que nous percevons est celui du ressac, à part une moto de temps à autre.

La nuit fut chaude, malgré le ventilateur. Le Bamboo se vide ce matin, quasi tous les clients prennent le bateau rapide qui part d'Amed pour aller aux Gillis sur Lombok. Une heure de navigation pour 300'000 rps le trajet simple. Pour notre part, nous resterons sur Amed, où l'eau est splendide, mais aussi depuis où il est possible de faire des excursions en scooter. Il y a encore à explorer par ici.

D'ailleurs, une fois le petit-déjeuner avalé, nous voila partis. Le long de la côte, directon sud, par la petite route le long de la mer. Une fois Bunutan passé, les infrastructures touristiques disparaissent peu à peu, laissant place à des villages moins "développés" (encore que cette notion reste toujours vague...). L'ambiance change dans cette partie de Bali. Les sourires se font rares et les "Hello" ne fusent plus. Comme si la nature aride avait déteint sur les hommes. Ici, quasi aucune culture, le terrain ne le permet pas. Alors les villageois élèvent des poules, des cochons et même des chèvres. Ou possèdent une barque et sortent en mer pour pêcher. Il y en a des dizaines et des dizaines, de barques, le long de cette côte, posées sur la grève. On sent bien que la vie ne doit pas être facile à l'extrême est de Bali. Quelle contradiction aussi avec les quelques villas hyper luxueuses, leur piscine à débordement face à la mer et les petites cahuttes des villageois. La luxure et l'abondance face au dénument et à la simplicité dans sa littérale expression. Il faut dire qu'hormis Amed, les habitants de cette partie de l'île n'ont pas été spécialement gâtés par Dame nature. Les côtes ne sont pas propices à la baignade, l'accès est difficile, courants et grosses vagues et les plages sont faites de gros cailloux, rien qui n'attire le touriste en mal de balnéaire. Ceux qui ont pu ouvrir un petit warung ou qui oeuvrent dans le tourisme sur Amed peuvent finalement se sentir privilégiés par rapport à leurs voisins quelques kilomètres plus loin.

Cette petite route côtière se termine à Ujung. A l'entrée du bourg se trouve le King's Palace, une résidence d'un ancien roi avec des jardins magnifiques faits de bassins. Un water palace à la Tirtagganga qui mérite sa visite. Direction ensuite Amlapura, pour reprendre la route plus directe qui coupe dans les montagnes pour rejoindre Amed. En route, le site de Tirtagganga, mentionné dans tous les guides. Un water palace magnifique, avec non seulement des bassins ornementaux, mais également une piscine à l'eau limpide et fraîche. A l'entrée du site, un homme exhibe un gros python et demande 20'000 rps pour le passer autour du cou des touristes, pour le cliché qui fera la fierté de celui qui a osé. Après la visite et une flânerie bien agréable, nous prenons un repas léger juste à l'extérieur du site avant de reprendre la route direction Amed.

Juste après Abang, sur la gauche (tout ce qui est à voir dans ce tour se situe à gauche, d'où l'intérêt de le faire dans ce sens), de belles rizières en terrasse apparaissent dans un large virage. Le scooter permet de s'arrêter sur le bord de la route sans risque pour prendre quelques photos. Encore un arrêt au seul ATM de Amed, qui est en fait à Culik sur la route principale, puis nous regagnons notre guesthouse. La fin de l'après-midi sera consacrée à la plage de sable noir de Jemeluk, l'eau y est si claire et si agréable qu'il est difficile d'en sortir. La plage de Jemeluk a l'avantage d'être adaptée à la baignade, à la plongée et au snorkelling. Une bande de sable pour les baigneurs et des récifs coraliens pour les autres.

Alors que nous lisons sur la plage, un gamin d'une douzaine d'années vient essayer de nous vendre quelques babioles. Il se débrouille comme il peut en anglais et même si nous ne lui achetons rien, nous discutons. Made va à l'école le matin comme tous les enfants de Amed. Mais l'après-midi et le dimanche, il arpente la plage avec ce qu'il tente de vendre, essayant de gagner de l'argent. Pour Made, pas de foot du mercredi, pas de jeux vidéos, mais l'école et ensuite le business déjà, pendant que les touristes sont là. Il apprend avec eux les quelques mots de base en anglais, mais aussi en français. Et surtout, il ne vend pas grand chose, apprenant par la même non seulement les langues, mais la dure réalité du petit commerce. Il nous dit que ses parents tiennent un warung le long de la route. Nous lui disons alors que nous viendrons manger là ce soir, vers 19h30.

Fin de l'après-midi, les masseuses de Amed font le tour de leur possible clientèle, soit sur la plage, soit en faisant le tour des guesthouse. Vu le prix de la prestation, il n'y a pas à hésiter. Une heure entre de bonnes mains pour finir la journée. 19h30 passées, nous filons vers le warung Merak à côté de la GH Bobo. 4 tables au bord de la route, sans accès ni vue sur la plage, un petit boui-boui qui ne paie pas de mine. C'est clair qu'à côté des restaurants qui ont pu se payer une déco attirante, le warung familial ne fait pas le poids. Et pourtant. La mère de Made nous accueillent avec de chaleureuses poignées de main. Elle est si fière que son Made ait pu converser en anglais avec des étrangers et que celui-ci a réussi à les faire venir dans son restaurant. Et contrairement aux autres établissement, ici la patronne se met à table avec nous pour parler. Made est son fils unique. Il travaille bien à l'école et elle espère avoir assez d'argent pour lui faire poursuivre ses études dans une Université du côté de Denpasar. Elle aimerait tellement qu'il puisse devenir docteur "ou quelque chose comme ça". Mais surtout loin de la vie difficile à Amed, où la concurrence est rude et où son petit warung ne fait le plein qu'un mois par année, en août. Ni son père, ni sa mère n'ont eu la chance de faire des études, alors Made a les espoirs de la famille sur ses jeunes épaules.

Outre ce moment d'échange très intéressant, la nourriture de Mama est excellente. Une bonne grosse tranche de barracuda grillé et des crevettes. Nous discutons encore un peu mais il est temps de prendre congé. Nous aurons été les seuls clients ce soir, les jeunes touristes préfèrent les endroits avec musique lounge et vue sur la plage. Made devra continuer d'essayer de vendre ses objets sur la plage, le warung ne fera pas encore fortune...

Le Bamboo s'est vidé ce matin, mais ne s'est pas rempli en cours de journée, nous devons être les seuls clients ou presque ce soir. Ca commencent à sentir la fin de saison.

Dernier jour de grande virée en scooter en ce dimanche. Nous partons direction Amlapura par la route qui nous est désormais connue. En arrivant à Amlapura, nous suivons la direction de Candi Dasa et de Denpasar puisque c'est la même voie. Dimanche n'est pas synonyme de trafic réduit à Bali. Camions, voitures, motos, c'est l'effervescence comme chaque jour. Impossible de rester derrière les camions. Parce qu'ils roulent trop lentement, parce qu'ils dégagent des nuages noirs de gasoil et parce que souvent ils transportent du sable qui s'envole et que nous prenons dans les yeux. Certains dépassent en prenant de sacrés risques, soit dans des virages sans visibilité, soit lorsqu'une voiture arrive en face et ils se faufilent entre les deux. Nous sommes largement moins téméraires et à chaque dépassement, je sens Dominique qui se crispe sur le siège arrière.

Candi Dasa est en vue. Et bien nous ne regrettons pas d'avoir choisi Amed comme base pour ces derniers jours. La route principale de Denpasar passe à travers ce village, avec son trafic, et il n'y a clairement pas le charme de Amed. Même la plage n'est pas terrible, avec une mer brassée et des vagues importantes. Après Candi Dasa, Padang Bai, que nous ne verrons pas car la route reste à l'écart du village. C'est peu après Padang Bai que nous quittons la route principale pour nous lancer en direction de Sidemen. La route monte et la nature se fait déjà plus belle que sur la côte. L'arrivée à Sidemen donne le ton. Rizières à droite, rizières à gauche, un paysage splendide. Si le village en lui-même n'a rien d'exceptionnel, la nature aux alentours vaut le déplacement. Le must, c'est de tourner à gauche au centre du village, là où les accomodations son mentionnées, pour aller se perdre dans les petits chemins au ceur des rizières. Un réservoir de balades sans fin. Nous en explorons un peu, avant de reprendre la route direction Belandem. Il y aurait de quoi passer des jours à Sidemen, les amoureux de la rando et de la nature y seraient comblés. Sidemen, un passage obligé, mais venant de Amed, on peut se contenter du chemin le plus court, le trajet par la côte n'apporte pas le plaisir escompté.

Nous poursuivons notre chemin, sans descendre sur Amlapura. En effet, à la sortie de Belandem, on peut couper sur Abibi, sur la route de Amed. Mais aucun panneau qui signale ce raccourci, il faut demander. Finalement, nous sommes de retour à Amed vers les 15h00, il reste du temps pour aller nous baigner sur la plage de Jemeluk. Toujours cette eau limpide et chaude, quel contraste avec Lovina ! Le soleil part se coucher derrière le mont Agung, les touristes commencent à sortir sur les terrasses. Plus vraiment grand monde dans le coin, les restos n'ont qu'une table de prise en moyenne. Tous ont plus ou moins la même carte aux mêmes prix. Ca se joue donc au feeling. Ce soir il y a du barracuda dans quasi tous les warung de Amed. Les pêcheurs du village ont eu 2-3 bonne prises aujourd'hui, tous les restos de Jemeluk serviront du poisson frais.

Lundi. Le dernier lundi. Le départ se rapproche sacrément avec un envol mercredi en début de soirée pour notre retour en Europe. Un dernier lundi de farniente, à profiter de la mer et du soleil, comme pour conclure plus de 3 semaines trop vite passées. Première étape, louer le matériel de snorkelling à une petite grand-mère qui ne comprend pas grand chose à l'anglais, si ce n'est les tarifs des masques, palmes et tubas. 30'000 rps pour la journée. Nous filons ensuite sur un site appelé Japanese Wreck, à quelques kilomètres de Amed direction sud, là où une petite embarcation japonaise a coulé très près de la plage. Un bateau plus petit que le Liberty de Tulamben, mais sympa à voir tout de même. Moins de monde aussi sur ce site, plus éloigné et moins facile d'accès vu la petite route côtière. Là encore, les poissons sont au rendez-vous sur l'épave qui gît par 3 à 6 mètres de fond environ.

Retour ensuite sur la plage de Jemeluk et son récif coralien. Là encore, le snorkelling est intéressant, avec une très bonne visibilité et de beaux poissons tropicaux. Nous nous posons au warung Ombak, à quelques pas de l'eau, tout au bout de la plage. C'est là que nous prenons notre lunch, à l'ombre de la terrasse, avant de retourner à l'eau. Le warung a une douche d'eau douce bien pratique en fin de baignade.

Nous avions entendu que vers les 16h00 se tenaient des combats de coqs dans le village de Bunatan, soit celui après Jemeluk. Nous enfourchons le scooter et nous trouvons rapidement la petite halle où se tiennent les joutes. La manifestation a déjà commencé à notre arrivée et il y a de l'ambiance. Aucune femme à l'horizon, les combats de coqs semblent être un bastion exclusivement masculin. Aucun touriste non plus dans l'assistance. Des juges soupèsent les volailles, regardent lesquelles peuvent combattre ensemble pour garantir l'égalité des chances. Puis, une lame est attachée à l'ergot de chaque animal avant que les paris ne soient lancés. Les billets sortent des poches, changent de main.On dit ici qu'un homme peut dilapider des semaines d'économies dans ces paris, avant de rentrer la tête basse à la maison pour subir les reprimandes de sa femme. A moins de revenir gagnant bien sûr.

Nous assistons à quelques combats. Ceux qui gèrent les coqs essaient de les exciter, de les rendre agressifs avant de les lâcher. Lorsque c'est fait, les coqs se foncent dessus, se donnent coups de bec, de pattes, battent des ailes. La lame fait assez vite son effet et les combats sont assez rapides. Mais s'il n'y pas pas de vainqueur, alors les deux prétendants sont enfermés sous une cloche en osier et il n'y en aura qu'un qui en sortira. Le vainqueur. Pas d'effusion de sang, il suffit d'une entaille pour qu'un coq soit donné perdant. Ce qui n'empêche pas qu'un coq blessé est condamné. D'ailleurs, nous voyons des hommes revenir vers l'arène avec des cuisses fraichement coupées qui finiront sans doute dans une quelconque assiette.

Retour au Bamboo Bali pour une douche et un dernier massage sur la terrasse. Un sentiment de bien-être physique sous les mains douces de la masseuse et un sentiment de bien-être mental avec des vacances réussies. Mais il sera temps d'y revenir un peu plus tard avec un peu de recul. Amed, bien plus qu'une étape sur la route des Gilis. Il serait dommage de ne pas profiter de ce lieu, calme, tranquille et charmant.

Demain nous nous rapprochons de l'aéroport, direction Sanur. On aurait pu choisir Kuta, surtout qu'on risque de s'y rendre pour dépenser quelques roupies en achats, mais Kuta ne nous a pas plu lors de notre passage, donc ce sera Sanur. Le compte à rebours a commencé, à peine 2 jours encore, sans compter que mercredi il faudra être assez tôt à l'aéroport. Toutes les bonnes choses ont une fin. C'est vrai.
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MA Maevita Veteran ·
Il fait un temps splendide en Suisse
CO Cor13 Regular ·
Merci pour ta réponse.

Jusque là, je partirais pour un petit tour dans le sud, plusieurs jours à Ubud (peut être carrément à Ubud pour ne pas trop à avoir à me rabattre tout le temps sur un taxi ou une loc avec chauffeur) et Ahmed. Peut être encore une ou deux autres destinations selon les suggestions mais pas trop plus pour que la miss ait un peu de temps pour prendre des repères.

Pour Taman, l'endroit est indiqué sur une des cartes du lonely planet. Ca ne me semble pas si éloigné de la ville d'Ubud... A combien de temps l'auriez vous évalué à pied ?

Dans tous les cas, je prends vraiment beaucoup de plaisir à lire tes récits ! Merci de nous faire partager votre voyage.
GE Genevois Veteran ·
Je sais, mes enfants m'ont prévenu... Comme je me réjouis de retrouver le froid le matin, les gens qui font la gueule dans le bus, les centaines de mails pro à lire, etc.... Pffff encore un retour au stress occidental !
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GE Genevois Veteran ·
Ce n'est pas loin, mais 12-15 km quand même. Oublie à pied. Vélo ou scooter, sinon wayan demande 75'000 rps par trajet aller-retour. Tu peux aussi essayer les bemos, mais ce sera un peu plus galère ... Mais si tu loges â Ubud, tu auras le même souci pour visiter les alentours ! Amed, je confirme, aucun souci. Choisis un hébergement sur jemeluk, il y a plus de possibilités et la plage est sympa, même avec la petite (même si c'est assez vite profond pour un enfant de 2 ans, vive les flotteurs aux bras , ,, ).
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TO Tonytruand Regular ·
je renouvelle mes félicitations pour tes descriptions qui me donneront une base pour organiser notre sejour du 10 02 au10 03..mais sans doute avec plus de difficultés avec la météo et aussi (bien qu'ancien motard ) pour mettre mon épouse sur un scooter...as tu pu trouver suffisamment de distributeurs pour ne pas te promener avec trop d'argent liquide ? les photocopies de passeport sont elles suffisantes pour louer un scoot?Enfin, où le laissais-tu quand tu randonnais ? BONNE FIN DE SEJOUR....ANTOINE
tonytruand il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi; moi je les vois telles qu'elles pourraient être et je me dis pourquoi pas ?( 2005 )
GE Genevois Veteran ·
J'ai tout fait avec ma carte bancaire, même s'il y a des frais à chaque retrait. Tu peux aussi prendre des euros et faire du change, mais tu vas te balader avec une somme importante en euros et en cas de perte ... A toi de voir. Oui, il y a suffisamment d'ATM pour faire des retraits. Les montants sont souvent limités à 1'500'000 rps par retrait mais tu peux en faire plusieurs à la suite. J'ai toujours gardé une marge avant de retirer, histoire d'éviter une mauvaise surprise. Pas d'ATM à Munduk (mais à Lovina), ni à Amed (il est en construction, mais il y en a un à Culik à 6 km). Oui, les photocopies de passeport suffisent, prépares-en plusieurs. Pendant les randos ou toute autre activité, passeport-argent-appareil photo toujours sur l'homme ! Le scooter, tu le parques n'importe où et tu verrouilles les casques en les attachant par la boucle sous le siège. Prends ton permis international et verrouilles ton casque quand tu roules, pour éviter les ennuis avec la police (aucun contrôle pour nous durant tout le séjour). Ouala
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TO Tonytruand Regular ·
merci super...comme je le pensais....je saluerai peut-etre ceux que tu as rencontrés.....bonne suite ANTOINE
tonytruand il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi; moi je les vois telles qu'elles pourraient être et je me dis pourquoi pas ?( 2005 )

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