Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator.
Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.
KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.
L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.
Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.
La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme.
Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.
De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.
Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs.
A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.
Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.
Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !
La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !
Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.
Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.
A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.
Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.
Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.
Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.
Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.
La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.
A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring.
Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.
Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.
Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !
A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.
Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...
En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Merci pour ce récit qui sent bon la fraicheur et qui retranscrit bien l'atmosphère balinaise 😉
Au début du texte, je me suis dit " Tiens encore un râleur qui va casser du sucre sur le dos de Bali, voyons ce qu'il va raconter" mais quelle agréable surprise, je suis contente d'avoir poursuivie ma lecture !
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Superbe récit, j'etais déjà transporté la bas cela sera notre première fois a bali. Nous partons samedi prochain pour 1 mois
puis je vous demander les coordonnées du bnb svp ?
D'avance merci
Cdt
Lundi dernier sur notre vol KLM, en classe éco (...), Miss Tchéquie, Miss Vénézuela (mmmhhh), Miss Pologne, Miss Danemark et quelques autres dont je n'ai pas vu les bandeaux pour savoir de quel pays elles venaient. Certains passagers ont tout fait pour essayer de changer de siège ...😉😉
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Ouais ils ont d'abord ralé pour une histoire de bikinis, du coup le défilé se fait en sarongs mais ca ne leur a pas suffit ils ont dit que de toute facon c'était en contradiction avec l'islam (alors que, comme chacun sait, Bali est une ile hindouiste)comme le gouverneur n'a pas laché ils ont défilé à Jakarta par ce qu'il devait y avoir un rassemblement des miss en parallèle dans un hotel de la capitale maintenant ils disent que c'est parce que ca va donner des mauvaises pensées aux hommes.
A ce sujet quelques statistiques interessantes avec l'Indonésie dans le peloton de tete devançant l'arabie saoudite de peu (et meme loin devant si l'on considère la démographie des deux pays)
http://wikiislam.net/wiki/Muslim_Statistics_-_Pornography
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
PS à ton avis, laquelle des deux jeunes filles à l'avant plan sur la photo du Jakartapost a des chances de gagner le concours de Miss World ?
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Certains passagers ont tout fait pour essayer de changer de siège
Je les comprends.
Moi-même j'aurais eu honte d'être assis trop près de ces dépravées : Tolak Miss World !!!
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Le pire c'est que je suis vraiment incapable de dire dans quel sens les passagers dont il est question plus haut ont essayé de changer de siège !! Pour s'approcher ou pour s'éloigner ??😐
Qu'ils déplacent le concours a Damas ca rappelera a certains qu'il y a des activités plus agréable à pratiquer que la guerre. Et que les barbus du fpi les suivent
Il y a trois sortes d’hommes : les vivants,
les morts, et ceux qui vont sur la mer.
Aristote (parait il)
Comme promis, aujourd'hui nous partons en vélo avec Wayan. Au début, nous pensions nous joindre à un groupe dans une des nombreuses agences d'Ubud qui organisent des tours. Mais lors des échanges de mails avec Wayan, il nous avait dit qu'il pouvait nous faire un tour que pour nous, hors des sentiers empruntés par les agences de Ubud, qui d'après lui prennent plus ou moins toutes le même itinéraire.
Première étape en voiture, conduite par un gars du village de Taman qui bosse avec Wayan. Une sacré bagnole, une VW décapotable, jaune pétante, des centaines de milliers de kilomètres au compteur (qui ne fonctionne d'ailleurs plus). Détail marrant : si elle a bien des plaques indonésiennes, elle a le sigle F à l'arrière... Le but avant le vélo, c'est la chute de NungNung, au nord de Petang. Une chute plus ou moins ignorée des touristes, si ce n'est ceux qui ont recours à un guide de la région.
Elle se mérite cette chute, 516 marches à descendre, mais surtout à remonter, parfois bien raides avant d'arriver à la rivière. En bas, nous voilà face à un arc-de-cercle où la végétation est sacrément dense, avec la rivière qui tombe d'une bonne trentaine de mètres dans un fracas assourdissant. La vapeur d'eau provoque une brume, qui, avec les rayons du soleil, donnent un ton particulier aux photos. Nous sommes seuls, seuls au monde ai-je presque envie de dire. L'eau est fraîche sans être froide. Aller sous la cascade ? J'hésite, selon Wayan, qui est resté sagement en haut, cela peut être dangereux, la rivière pouvant transporter des cailloux ou des branches qui pourraient assommer quiconque se baigne 30 mètres en-dessous. Je m'approche suffisamment près de la chute pour être impressionné par le débit. En allant sur les côtés de la chute, l'eau arrive à la poitrine et le bain est rafraîchissant, surtout avant d'entamer les marches du retour. Ces satanés marches, parfois hautes, souvent inégales, et qui brûlent les cuisses. De retour à la voiture, la brume d'eau a laissé place à la transpiration.
Nous ne roulerons pas longtemps avant de d'enfourcher les vélos. Comme promis, nous ne sommes que nous avec Wayan comme guide. 3 heures et demi de balade à travers la nature balinaise, tantôt sur les chemins entre les rizières ou le long des champs, rarement sur le bitume. Nous avons ainsi pu découvrir des plantations de cacahuètes par exemple, ou de maïs doux ou encore de patates douces. Même si le départ de notre randonnée est en altitude et normalement en descente, le parcours n'est pas sans montée. Et quand cela monte, cela grimpe sec, à descendre du vélo. Même les plats sont un leurre, ils sont tous faux ! Mais quel plaisir de passer à travers les villages, de voir les enfants courir pour nous faire de grands "Hello", de recevoir des sourires des gens que nous croisons, de pouvoir discuter avec les jeunes qui faisaient voler leur cerf-volant et qui nous montraient comment faire. Et quels paysages... Nous n'aurons pas vu l'ombre d'un touriste sur le parcours, si ce n'est 3 ou 4 que nous avons croisés en remontant de la chute de NungNung. Pas besoin d'avoir une condition physique particulière pour ce tour, juste être capable d'enchaîner 4 heures de VTT, souvent hors des routes.
De retour chez Wayan, le lunch nous attend. Le lunch de 4 heures de l'après-midi... Nous sommes fourbus, mais heureux. Après la douche bien méritée, ce sera repos et décontraction, avec un appel à la masseuse de Taman qui va venir nous relaxer de ses mains habiles. Demain sera notre dernier jour ici, lundi matin nous décollons avec AirAsia pour l'ìle de Java avant de revenir sur Bali terminer notre périple. Même si certains effets négatifs du tourisme de masse sont visibles (la fameuse donation des rizières qui fait réagir...), nous n'avons que peu vu, pour l'instant, ce que nous avons pu lire ça et là au sujet de Bali. Cela viendra sans doute vers la fin de notre périple vers Lovina, Munduk ou Amed, endroits qui seront sans doute plus fréquentés que la région de Taman.
Dernier jour donc chez Wayan et Ayu. Après l'excellent petit-déjeuner, nous prenons une dernière fois le scooter de la famille. Direction le Tanah Lot, en bord de mer, le temple le plus photographié de tout Bali. La fréquentation maximum est au coucher de soleil, avec des cars entiers qui se pressent pour déverser leurs lots de touristes, pour nous ce sera un peu plus calme.
Mais notre premier souci, c'est le chemin pour y arriver. Nous avons une carte super pratique, la "Bali Pathfinder", un peu usagée car remis par des amis voyageurs. L'idée est de faire le parcours en prenant les différents villages comme repères et ensuite de demander à chaque fois la bonne route. Les panneaux sont tellement rares sur les itinéraires secondaires que la seule aide efficace, ce sont les Balinais. Wayan nous indique le premier tronçon, ensuite c'est la débrouille. Mais rejoindre Tanah Lot depuis Taman n'est pas si compliqué et nous y arrivons du premier coup, en moins d'une heure.
Si la conduite du scooter est agréable dans les campagnes, sur les grands axes, cela reste tout de même assez stressant. Ca déboule dans tous les sens (parfois en face), ça dépasse de partout, ça klaxonne, mais ça passe. Le Tanah Lot est suffisamment renommé pour être indiqué assez tôt, nous voilà donc sur le parking. Même en fin de matinée, il y a déjà bien du monde, principalement des touristes asiatiques d'ailleurs. Avant d'arriver devant le temple, qiu est perché sur un rocher à quelques dizaines de mètres du bord, il faut d'abord passer devant les innombrables boutiques de souvenirs, de t-shirts. Il y a même les boutiques Quicksilver, Ralph Lauren et Billabong sur le site. Ca casse un peu l'aspect spirituel du temple ... Mais il faut bien reconnaître que le Tanah Lot vaut la peine. Il peut être photographié sous différents angles, puisqu'on peut partir tant à droite qu'à gauche du site pour le voir.
Et derrière le temple, l'Océan et ses grosses vagues qui viennent se jeter contre les rochers. L'après-midi, à la marée descendante, la mer se retire et il est possible d'aller au pied du temple. Là, il faut se contenter de rester sur le bord. Certains vont quand même sur les rochers en contre-bas, face au temple, pour le cliché qu'il ne faut pas manquer. Ce qui n'a pas manqué certains, ce sont les gerbes d'eau des vagues un peu plus fortes. Appareil photo trempé, les habits pareil, quand ce n'est pas la chute sur les rochers râpeux, emporté par un courant assez fort quand même. Le bras d'une touriste chinoise en gardera la marque quelques jours.
Départ du Tanah Lot, nous voulons aller voir Kuta et nous faire notre propre idée. Si la route est assez facile à trouver jusqu'à l'entrée de la ville, ensuite c'est plus compliqué. Sens uniques, pas de panneau indiquant les plages, nous avons tourné en rond pendant un moment avant de trouver enfin Kuta Beach. Kuta, que l'on pourrait renommer pour les Européens Balibiza ou Riminindonesia. Boutiques sur boutiques, bars sur bars, discothèques, salons de tatouages, grands hôtels (et petites guesthouses aussi), circulation dantesque, bruit, pollution, qu'il est loin le Taman Village. La plage est belle certes, mais la grosseur des vagues, qui réjouit les apprentis surfeurs, ne rassure pas vraiment pour une baignade ou une nage tranquille. Régulièrement, les vendeurs viennent proposer leurs chapeaux, bagues, boissons ou glaces, pubs pour les hôtels, etc... Bref, Kuta séduit sans doute les voyageurs qui viennent faire la fête la nuit, qui profitent un peu de la plage et qui se plaisent à faire les magasins. Chacun son trip, et cela se respecte, mais cela sera sans nous. Kuta n'était pas dans notre programme, notre première impression est confirmée.
Pour le retour sur Taman, pas de Wayan pour nous guider. On sort donc la carte et on fait l'inventaire des villages pour rejoindre la région. Par chance, on tombe sur un panneau qui nous indique l'un de notre liste. Et c'est parti. Tous les 7-8 kilomètres ou après un grand carrefour, quand le doute s'installe, on s'arrête et on demande. Et chaque fois, on nous met sur la bonne voie avec gentillesse. La sortie de Kuta est bien stressante quand même avec les centaines de scooters qui remontent les files, à droite et à gauche, les voitures qui forcent un peu le passage, les usagers qui s'insèrent dans le trafic en forçant (un peu) aussi. Mais on prend vite le coup. Nous n'avons vu ni accrochage, ni chute de deux roues, ni policier d'ailleurs.
Fin de notre premier séjour sur Bali, nous y revenons dans une petite semaine. Demain matin, départ très tôt pour Java avec un vol AirAsia qui pose à Yogyakarta. Nous y resterons 3-4 jours avant de partir en direction des volcans Bromo et Ijen, comme tout le monde pourrais-je dire. Puis retour sur l'île aux fleurs pour la fin de notre périple.
Belle étape que notre séjour chez Wayan et Ayu à Taman. Loin des tumultes de Kuta et sans bling-bling, en pleine campagne, cette adresse est parfaite pour ceux qui veulent être au calme, dans la nature. Rizières à portée de pieds, population souriante et accueillante, belles balades, accueil chaleureux et finalement les mêmes services que dans une guesthouse en ville. Il est temps de récupérer notre lessive chez Ayu, de commencer à refaire nos sacs. C'est certain, ce coin de Bali fera partie des endroits que l'on n'oublie pas.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
des carnets de voyages sur Java, il y en a pas des masses. La grande majorité font l'axe Jakarta (aéroport)-Jogja-Bromo. L'ile regorge d'endroits intéressants et méconnus.
comparer Bali et Java est pour moi, un non sens de par la superficie d'une part et ensuite la diversité sans comparaison 🙂
Le vol pour Yogyakarta décolle à 05h50 de Denpasar. Nous avons prévu de partir vers les 03h15, histoire d'avoir de la marge. A l'heure dite, pas de trace de Madeh, un gars super sympa qui bosse de temps à autre avec Wayan et qui va donc assurer notre transport ce matin. Wayan et Ayu ont tenu à se lever pour nous dire au revoir et je les vois un peu inquiets quand même. Wayan n'arrive pas à joindre Madeh sur son portable, alors il enfourche son scooter dans la nuit et part voir ce qu'il se passe. Evidemment, 3 heures du matin, ce n'est pas une heure balinaise et Madeh était resté endormi, c'est Wayan qui l'a réveillé. Il arrive tout hilare vers les 03h30.
Il rattrapera son retard sur les routes désertes. A part quelques commerçants qui montent leurs stands pour les marchés du matin, personne sur les routes. En 45 minutes, nous sommes à l'aéroport, au nouveau terminal duquel les vols domestiques s'envolent. Un terminal pas terminé, mais qui n'a vraiment pas l'air d'être prêt à fonctionner. Longs couloirs défraîchis, infrastructure manquante, et même un gros rat dans la salle d'embarquement. Et dire que l'inauguration serait imminente.
Après avoir payé la taxe de départ, 40'000 Rps pour les vols domestiques, 150'000 pour les vols internationaux, nous nous présentons à l'avion. Air Asia est à l'heure et le vol est sans histoire. Par les hublots, nous voyons clairement plusieurs volcans javanais, nous survolons même le Bromo.
Arrivés à Yogya, notre chauffeur, envoyé par notre logeur, est présent. Comme à Taman, c'est par Airbnb que nous avons trouvé notre résidence pour trois jours. Un petit studio, au bout d'une allée, au sud-ouest de la ville à 10 minutes du Kraton en scooter. Nous découvrons les lieux. Si l'extérieur est magnifique au vu de la nature qui est toute autour, l'intérieur est assez rustique. Rien à voir avec le bijou de Wayan. Pas d'eau chaude, un mandi local pour douche, toilettes indonésiennes, il va falloir baisser nos exigences occidentales pendant ces trois jours. Pourtant, l'endroit est charmant, mais il est vrai qu'on s'habitue vite à un certain confort. Enfin, ce n'est pas insurmontable quand même.
Nous sommes très chaleureusement accueillis par Noeri, dont la fille travaille ailleurs en Indonésie. C'est elle qui gère le logement et les visiteurs en son absence. Elle nous explique comment nous rendre en ville, quelles sont les adresses où aller manger pas très loin, où trouver une épicerie. Ici, pas l'ombre d'un touriste, nous sommes en immersion totale dans la population locale. Nous avons convenu de la location d'un scooter avec notre chauffeur. A 10h00 précises, il nous le livre. Il a l'air sérieux, d'ailleurs Noeri nous le recommande pour réserver notre tour vers le Bromo. Pas en tant que chauffeur privé, mais bien à travers l'agence dans laquelle il travaille.
Les voisins sortent de leur maison pour nous souhaiter la bienvenue et propose même de tirer un cable pour que nous puissions avoir une bonne réception du WiFi. Ce que nous refusons évidemment. Il est temps de partir en ville. Grâce aux indications de Noeri, nous voilà très rapidement dans le centre de Yogyakarta, au Kraton. La conduite de deux roues étaient déjà bien sport à Bali, mais là, c'est encore amplifié par le fait d'être en ville. Bus, voitures, camions, becak, vélos et motos, tous cohabitent tant bien que mal sur le bitume. Mais c'est sans appréhension que nous nous lançons dans le trafic. Lorsque l'on arrive à un feu, il y a des dizaines de scooters autour de nous. Et quand cela devient vert, on se croirait au premier virage d'une course de moto sur circuit. Ca frotte, ça, touche, ça frôle, mais ça passe.
Arrivés à Kraton, il faut faire attention. Comme le précisent les guides, il y a deux entrées. Une à 7'000 Rps où il n'y a pas d'horloge vers les guichets et une à 12'500 Rps où il y en a une. C'est à cette dernière qu'il faut aller, il n'y a rien à voir à la première adresse. Et si possible le matin entre 10h00 et 12h00, afin d'assister à la représentation musicale d'un ensemble, jouant avec des instruments typiques de l'époque et de l'endroit. Sinon, le palais est intéressant, on y passe un bon moment. Nous reprenons le scooter pour aller sur Malioboro qui l'artère centrale de Yogya. Elle est en sens interdit depuis le Kraton, il faut donc la remonter par une voie parallèle pour pouvoir la parcourir en véhicule.
Nous nous posons au début de Malioboro. Pour garer le scooter sur le trottoir, pas de souci. Un gardien va vous guider à la prochaine place libre et veiller sur votre machine. Contre 1000 Rps. Une somme qui les vaut bien, car nous avions oublié les clés du scooter sur la serrure arrière en accrochant nos casques sous le siège. Le gardien a récupéré nos clés, les a mises en sûreté et nous les a rendues à notre retour. Tout au long de l'avenue de Malioboro, ce sont des centaines de boutiques, de stands de rue, d'échoppes, de magasins qui proposent de la marchandise à vendre, principalement dans l'industrie textile, batiks et t-shirts à profusion. Vers le milieu de Malioboro se tient le marché de Beringharjo. Là aussi, dès l'entrée, ce sont les tissus qui prennent toute la place. Mais il ne faut pas hésiter à s'engouffrer tout au fond du marché couvert, pour y trouver des accessoires, de la nourriture ou des épices. D'ailleurs, on sent très vite quand arrive le coin qui vend du poisson séché.
Il fait très chaud aujourd'hui, cette chaleur et notre réveil trop tôt nous assomment. Nous partons encore en scooter pour le Taman Sari, aussi dans le quartier. mais finalement, nous gardons cette visite pour un autre jour. Un petit verre tranquille au Watercastle Café et nous regagnons notre logement en fin d'après-midi afin de nous poser un peu. Demain ce sera Borobudur. En espérant qu'il fasse aussi beau que ce jour. Nous avons hésité à prendre un chauffeur pour nous y rendre au lever du soleil. Mais notre manque de sommeil la nuit dernière et avec le trip Bromo-Ijen qui se profile, on a besoin de dormir un peu.
Pendant la soirée, nous partons réserver notre tour pour le Bromo à l'agence où travaille Djokjok, le chauffeur qui est venu nous chercher à l'aéroport. L'agence est sur Prawirotaman, juste en face du resto Via-Via où nous irons manger ensuite. Un bon repas, avant de regagner notre logement. La nuit sera bonne, même si une mosquée nous réveillera vers les 4 heures du matin pour l'appel à la première prière du jour.
Après notre petit-déjeuner, nous prenons la route avec notre scooter pour Borobudur. Une petite cinquantaine de kilomètres, sur la route de Magelang. Borobudur est indiqué un peu au dernier moment, mais selon nos habitudes, nous nous arrêtons parfois pour nous assurer d'être sur la bonne route. De toute façon, en suivant Magelang, on ne peut pas rater l'intersection. La route est une espèce d'autoroute à deux voies, avec beaucoup de circulation. En restant sagement sur la gauche et en suivant le rythme du trafic, ce n'est pas si compliqué, mais il faut vraiment rester attentif.
Avant d'atteindre Borobudur même, nous faisons un petit stop au petit temple du Candi Mandi. Joli temple qui contient une statue de Buddha en son milieu. En arrivant à Borobudur, même chose qu'ailleurs, le parking est payant, surveillé par des gardiens. Nous prenons ensuite nos tickets et nous rentrons sur le site. A peine les grilles passées, les vendeurs en tout genre nous abordent pour nous proposer leur marchandise.C'est vite usant, même si les vendeurs lâchent assez vite devant nos refus polis. Le site, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, est évidemment grandiose. Un temple d'une taille incroyable, vraiment imposante. Difficile de le décrire ici en quelques mots. Nous y passons une bonne heure et demie avant de ressortir et de prendre un petit repas dans l'une des cantines à l'extérieur du site.
Retour sur Yogya, par la même route, et toujours avec une sacré circulation. Nous sommes maintenant habitués, mais pas question de relâcher son attention. A l'approche de Yogya, les panneaux sont bien présents, mais nous ne savons pas quelle direction prendre pour regagner notre logement. On prend donc direction Kraton, depuis où nous savons revenir. En chemin, nous faisons encore un stop au marché aux oiseaux, qui ne se trouve plus au même endroit que celui indiqué dans le Lonely Planet, mais qui a déménagé sur JL Bantul. Un marché dans lequel il n'y a pas que des oiseaux, mais aussi des rongeurs, deux énormes serpents (dont un a le corps comme une cuisse d'humain). Nous y verrons des hiboux, des tourterelles, des piegeons, toutes sortes de perruches, et bien d'autres encore.
Avant de revenir à notre B&B, nous ajoutons de l'essence. Facile ici. Dans toutes les stations-services, le prix est identique à 6500 Rps le litre. Et dans les échoppes, le litre est à 7000. Partout pareil, donc pas d'arnaque. Nous voila de retour pour une douche dans le mandi. Impossible de se tenir debout dans le bac en pierre, mais finalement c'est pas si compliqué. L'eau est tiède, pas de quoi traîner sous la douche, mais ce n'est pas le choc thermique non plus. Ce B&B est une véritable immersion dans la population locale. Pas l'ombre d'un Blanc et l'endroit est très calme et reposant (à part la mosquée). De plus, Noeri est une hôte très sympathique, pleine de bons conseils. Il y a même 2-3 échoppes à proximité et aussi un endroit pour amener sa lessive, ce que nous ferons ce soir. A quelques 10-15 minutes du Kraton et à un prix vraiment bas, c'est une bonne adresse, même si la salle de bains peut rebuter certains ou plutôt certaines (les femmes étant plus sensibles à ces détails). Ce soir, après avoir réservé notre tour au Bromo hier, nous irons le payer. Nous resterons sans doute sur Prawirotaman pour notre repas du soir, le choix est large la-bas. A moins que nous revenions dans notre quartier, dans un petit Warung local.
Dernier jour à Djogdja. Aujourd'hui, nous voulons aller à Kaliurang, sur les pentes de l'imposant volcan Merapi qui se dresse au nord de la ville. Le ciel est bleu sur la cité, pas un nuage. Sur la cité oui, mais le Merapi se la joue capricieux et s'enferme dans les nuages qui restent collés sur lui, comme pour le protéger des regards. Nous tentons notre chance en prenant le chemin de Kaliurang. Il faut d'abord prendre la même route que pour Borobudur et après une dizaine de kilomètres, la direction est indiquée sur la droite. De ce côté là, les environs de Yogjakarta sont bien mieux pourvus en panneaux indicateurs que Bali. Ensuite, la population est toujours là pour vous aider, sourire aux lèvres.
Kaliurang donc, une sacré montée que notre scooter n'apprécie que modérément. On frise parfois le 20 km/h. Arrivés en haut, il y a un péage pour entrer dans le village. C'est un peu la station de montagne, à l'air plus frais et sans aucun doute plus pur, où les habitants de la ville, tout du moins ceux qui en ont les moyens, viennent en villégiature. Les nuages sont toujours là, le Merapi ne se montrera pas. Nous aurions dû venir hier, alors qu'il était visible même de Borobudur, mais nous n'avons pas pensé à ces satanés nuages.
Bon et bien redescendons. A Pakeng, il y a une route alternative pour rejoindre le grand axe qui va sur Solo et au bord duquel se trouve le temple de Prambanan. Nous empruntons ces petites routes, mais rapidement les panneaux font défaut et visiblement nos choix n'ont pas été les bons, puisque nous revoilà sur une grande route encombrée de véhicules. Quelques kilomètres plus loin, nous rejoignons la route de Solo dans le but d'aller à Prambanan. Cet axe semble être bien emprunté vu la circulation importante. Au bout d'une dizaine de kilomètres, Prambanan est en vue sur la gauche. Nous nous garons dans le parking réservé aux deux roues. Ici, tout le monde laisse son casque, parfois sa veste ou ses gants sur la moto, apparemment sans risque que cela disparaisse. On est loin de nos villes à ce sujet.
Prambanan, l'autre temple imposant aux environs de Yogjakarta. Très différent de Borobudur, il est tout aussi magnifique. Là encore, les mots ne rendront jamais la beauté des lieux (au pire il reste Google Images ...). Nous passons une bonne heure sur place, à le photographier sous plusieurs angles, en fonction des lumières et des ombres, de l'arrière-plan ou des détails des scultptures. A la sortie du temple, nous retrouvons ses petits restos où il est possible de manger pour des prix dérisoires. Les propriétaires essaient d'attirer le touriste, toutes ont la même carte, toutes ont les mêmes prix, c'est au feeling qu'on choisit qui remportera le client. Après les restos, les boutiques. Tant à Bali qu'ici, les temples sont toujours conçus pour qu'à la sortie, vous traversiez le dédale de boutiques de souvenirs et autres babioles, tous identiques, que les marchands proposent.
Retour sur notre gîte, par la route d'évitement du centre. Yogjakarta a aussi son "périph" qui fait le tour de la ville. Bien pratique, parce qu'on y roule bien plus vite qu'en ville et en meilleure sécurité. En effet, les deux roues ont droit à leur voie réservée, séparée de celles des voitures par une large bordure. Aux feux de signalisation par contre, c'est du coller-coller. Et pour peu qu'on soit coincé derrière un vieux bémo, un camion en bout de course ou un bus pétaradant, on ramasse sa dose de gaz d'échappement. Incroyable à quel point la ville est polluée par les véhicules. ça en pique parfois les yeux ou la gorge. Achats de quelques fruits et retour chez "nous" pour une douche et se reposer. Dernière soirée à Djogdja, demain départ pour l'excursion des Bromo et Ijen.
Trois jours à Yogjakarta. C'est bien, ni trop, ni assez. Nous aurions voulu aller voir le spectacle de Ramayana à Prambanan. Selon les guides, il a lieu tous les soirs. Et bien non, nous le gardions pour notre dernière soirée, et pas de représentation ce soir là. Merci les guides. Par contre, toutes les agences ont le programme et assurent le transport aller-retour. On aurait aussi pu partir dans la campagne proche de Borobudur ou aller voir les rizières de Strogolinggo même si elles sont loins, la lave au Merapi (avec une agence et de nuit) ou encore visiter les temples autour de Prambanan. Bref, il y a à faire ici. Bien des touristes passent en coup de vent, groupent les visites et filent le plus vite possible aux volcans sur le chemin de Bali. Mais on peut aussi prendre un peu plus de temps. Malgré sa grandeur, Yogjakarta reste une ville assez agréable, même avec sa pollution et son trafic stressant.
Comparer avec Bali ? Je ne m'y risquerais pas, Java est si grande, si peuplée que ce n'est pas ces 3 jours à Yogjakarta qui permettent d'affirmer quoi que ce soit. Par contre, nous avons remarqué plus d'authenticité ici, moins de bling-bling pour les touristes, moins de touristes tout court. Ceux qui viennent ici n'ont sans doute pas les mêmes motivations que ceux qui vont lézarder sur les plages balinaises ou faire la fête à Kuta ou Legian. Les sourires sont toujours là, la gentillesse aussi. On ne parle pas le Bahasa, tant pis, les gestes et la débrouille font l'affaire. Les guides nous mettaient souvent en garde contre les arnaques, le harcèlement des vendeurs, etc.... Nous n'avons rien ressenti de tout ça. La seule fois que nous avons été "victimes" d'une arnaque manifeste, c'était dans la région de Tampaksiring à Bali où une vendeuse d'essence a voulu me faire 8000 Rps le litre, et que j'ai dû lui réclamer le billet manquant.
Bref, adieu Yogjakarta, nous voilà prêts pour 3 jours bien longs, mais bien remplis sur la route des volcans. Espérons que le Bromo et le Ijen seront de meilleure humeur que le Merapi !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Ohhhh...la..laa, :)hereusement que je ne suis pas un tourist mais par example si je suis un tourist peut être je préfère d'y allé dans l'endroit non touristique comme Sulawesi, cet une Île le plus varie, mon Dieu ce facile, PARIS- SINGAPOUR-MAKASSAR ou PARIS- KUALA LUMPUR- MAKASSAR, (capital de Célèbes du sud
Nous revenons d'un voyage en Indonésie et lors de notre séjur à Ubud, un jeune guide nous a fait visité quelques sites vraiment très beaux à proximité de la ville.
Nous ne nous rappelons plus les noms de la cascade et des rizières visitées ce jour-là mais d'après votre récit fort intéressant, il semble qu'il s'agissent des mêmes lieux (Tekallalang et Nung Nung?).
Pouvez-vous nous le confirmer à partir de la photo en pièce jointe s'il s'agit bien de la même chute d'eau?
En vous remerciant.
Cela semble être la même mais vous aviez plus d'eau. Si vous aviez les centaines de marches à descendre, c'est bien là, avec un petit pont en bas des escaliers pour changer de rive. C'est ça le vrai repère, quelle grimpette à la remontée !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Départ pour le Bromo. L'agence vient nous chercher à notre logement, avec la petite demi-heure de retard réglementaire. Nous ferons le tour de 2 hôtels pour charger des voyageurs et au final nous serons 8 dans le minivan. C'est parti pour une douzaine d'heures de route. A peine partis, notre chauffeur colle d'un peu trop près un scooter, celui-ci freine, le minivan plante les freins, mais pas suffisament pour l'éviter. Bam, collision. Le conducteur du deux roues a eu de la chance, notre véhicule arrivait assez lentement et du coup il a réussi à rester sur la moto sans être projeté au sol. Quelques dégâts de part et d'autre, cela discute, cela remplit un ou deux papiers, visiblement à l'amiable et on se remet en route.
De longues heures le long de l'axe Yogyakarta-Surabaya. Un défilé de camions, de fourgons, de voitures, des centaines de scooter. Le trafic est dense et notre chauffeur essaie de garder le rythme en dépassant dès qu'il le peut. A droite bien sûr, mais aussi à gauche, le long de la bordure. Il faut bien admettre qu'à quelques reprises, ce n'est pas passé loin, soit du frontal, soit de la collision avec un véhicule ou un scooter en se rabattant au dernier moment. Dormir ou lire, ce sont les deux alternatives pour éviter de regarder la route et d'avoir des frissons. Deux arrêts en tout, dont le lunch, mais le but c'est d'avaler des kilomètres, car la moyenne reste assez basse avec ce trafic.
La nuit est tombée depuis longtemps lorsque nous arrivons à Probolinggo. Là, changement de bus. On se pose devant une petite agence, au directeur tout sauf sympathique. Il vérifie les billets de chacun, nous oriente sur la suite du programme. Certains vont aller au Ijen, dont nous, d'autres filent directement sur Denpasar après le Bromo. Nous embarquons dans un vieux Mitsubishi Diesel, vieux mais solide comme un roc, qui va gravir la montée jusqu'à Cemoro Lawang sans trembler (vibrer oui, mais trembler non). Une bonne heure de route, dans le noir, pour finalement arriver à ce village qui est au pied du Bromo. La température est bien plus fraîche qu'en plaine et il nous faut sortir les pulls. Evidemment la cuisine de notre hôtel, le Cemoro Indah est fermée vu l'heure. Mais un petit warung a prévu le coup pour se faire un peu de sous avec les touristes qui arrivent tard. Une bonne soupe de nouilles réparatrice et nous voilà prêts à aller dormir quelques heures. La chambre est correcte sans plus. Les draps n'ont visiblement pas été changés, nous sortons donc nos sacs à viande. Pour la douche par contre, on va oublier pour ce soir. Le patron nous a précisés que l'eau chaude ne durait qu'une minute. Soit 30 secondes par personne. On ne tente pas le coup, et surtout pas à l'eau froide, qui est vraiment, mais vraiment froide. Et la chambre n'est pas chauffée, donc double raison de laisser tomber la douche. Ce sera donc toilette minimum aux serviettes humides.
Petite nuit avec le réveil à 03h30 du matin. A 04h00, nous embarquons dans une Jeep pour le point de vue de Pananjakan, face aux volcans. Une petite heure de route, tout en grimpette, pour y arriver. Vous aviez pensé n'être que quelques-uns ? Oubliez ça tout de suite. Il y a des dizaines de Jeep et donc des centaines de touristes. Arrivés au point de vue, tout le monde s'agglutine face au soleil levant. Pourtant ce n'est pas là qu'il faudra regarder. Les volcans se trouvent sur la droite lorsqu'on regarde l'astre. Et là, les places sont chères pour être bien placés pour LE cliché.
Le soleil se lève, les couleurs changent. La vue depuis là est grandiose, magnifique, magique. Il sera difficile de trier les photos, puisqu'elles seront toutes légèrement différentes avec les variations de couleurs au fur et à mesure du lever du soleil. Le scénario est bien écrit, les Jeep donnent une heure fixe à leurs clients pour revenir aux véhicules. Ainsi, tout le monde repart en même temps et cela évite les embouteillages sur cette petite route de montagne. Direction maintenant le pied du Bromo, pour monter sur le bord du cratère.
Le pied du Bromo est un grand lac de sable noir où les Jeep viennent se garer. Là, deux possibilités. Mériter le cratère et monter à pied durant une demi-heure. Ou négocier un cheval avec un des nombreux habitants de la région qui proposent ce service. Bizarrement, quasi aucun Occidental n'empruntera les montures, au contraire des touristes asiatiques. Le point final de la montée est le long escalier, assez raide, qui débouche directement sur le cratère.
Un cratère d'où s'échappent non pas quelques fumeroles d'un grand trou dont on ne voit pas le fond, mais bien des nuages de vapeur aux odeurs souffrées. Apparemment, il semble possible d'en faire le tour de ce cratère. Mais personne ne se lance , surtout qu'après quelques mètres, il n'y a plus de barrières protectrices. Là encore, le temps est compté, car il faut descendre en plaine pour continuer le périple. Retour donc à l'hôtel pour le petit-déjeuner, froid et pas bon, prévu dans le package. Nous avions lu beaucoup de commentaires négatifs sur les hôtels de Cemoro Lawang, mais finalement, c'était bien moins pire que prévu. Certes, nous n'avons pas eu notre douche, de même qu'un petit-déjeuner pas terrible, mais on y survit assez bien.
A peine dans le bus, quelques minutes après le départ va se dérouler le triste événement du jour. Etant posté tout à l'avant du van, je vois un scooter monter la vallée à bonne allure. Une femme marche sur le bord de la route. Elle n'a certainement pas entendu la moto arriver, car là voilà qui bifurque soudainement pour traverser la chaussée. Le scoooteriste, sans casque, a bien tenté une manoeuvre désespérée pour l'éviter, sans succès. Devant nos yeux, il la percute avec son épaule et la moitié de sa machine, avant de perdre l'équilibre un peu plus loin pour chuter sur le bitume. La femme quant à elle est lourdement tombée sur le sol où elle est restée inconsciente. Le motard s'est relevé, pensant que la femme allait en faire autant, mais la voyant inerte, il s'est pris la tête entre les mains et n'a pas osé s'approcher. Un attroupement s'est rapidement formé et quelqu'un a transporté la malheureuse sur le bas-côté. Nous l'avons vue avoir quelques soubresauts, avant qu'un habitant des lieux viennent s'accroupir pour finalement mettre une veste sur son visage pour le dissimuler. Au fond de cette vallée indonésienne, pas de docteur, pas d'ambulance, pas de secours, juste la fatalité. Nous ne saurons jamais si cette pauvre dame a survécu à ce choc, mais l'ambiance dans le bus est devenue glaciale, le chauffeur lui-même paraissant bien choqué. Pas un mot jusqu'à Probolinggo et conduite très prudente de notre chauffeur.
Devant l'agence Makhota (makhotatour@yahoo.co.id) de Probolinggo, les voyageurs attendent d'être dispatchés sur leur prochaine destination. Un groupe part sur Denpasar, un autre va prendre le train à Surabaya et le reste va au Ijen. Un van arrive, assez confortable, sauf qu'il n'a pas de clim valable (voir pas de clim du tout) et qu'il fait 38 degrés dehors. Cette agence organise d'ailleurs le trip Bromo-Ijen (ainsi que d'autres) et continuation depuis Probolinggo. Après nous être renseignés sur les prix, ce n'est par contre pas plus avantageux que depuis Yogya, une fois tout compté. Nous voilà partis pour 5-6 heures de route supplémetaires, toujours avec une circulation bien dense et un chauffeur qui aime bien dépasser. La moiteur est impressionnante dans le bus, espérons que la douche de ce soir sera plus longue que 60 secondes ! En cours de route, tous les vans en route pour le Ijen s'arrêtent au même restaurant pour le lunch. Forcément touristique et plus cher que la moyenne (et moins bon). Nous reprenons la route pour le reste de l'après-midi.
Le Kawah Ijen s'approche. Nous entamons la dernière montée, sur une route parfois défoncée, à travers les caféiers et parfois les pins. Nous arrivons à la plantation Arabika qui sera le logement de tous les groupes ce soir. Il y a suffisament de chambres pour tout le monde, des chambres bien défraichies. Le sac à viande sera une nouvelle fois de rigueur dans ces draps pas nets. Mais par contre, bonne surprise, il y a un chauffe-eau dans la salle de bains et donc de l'eau chaude en suffisance pour prendre une bonne douche. Nous mangeons à la plantation, de toute façon il n'y a pas grand chose d'autres qu'un petit warung. Un repas sous forme de menu identique pour tout le monde, ni bon, ni mauvais, qui nourrit son homme. L'air est frais à cette altitude et le pull est de rigueur. Réveil prévu : une nouvelle fois à 03h30 pour un départ à 04h00. Les chauffeurs proposent un tour supplémentaires, soit aller voir le feu sur la montagne. Mais ils ne parlent pas de lave, mais de flammèches bleues qui sortiraient de la roche. Départ à 01h00 du matin et à payer en sus. Ce sera sans nous, nous ne sommes pas convaincus. Demain dernier jour donc sur Java. Après le Ijen, nous ne reviendrons pas à l'Arabika, il faut tout paqueter, puisque dès la descente du volcan, les chauffeurs nous amènent directement au ferry pour Bali. La nuit sera fraîche et la couverture fournie peut-être un peu légère. Ca nous changera de la moiteur du jour.
Encore un lever tôt puisqu'il nous faut être prêt à 04h00, les sacs faits. Réveil donc vers les 03h30, histoire d'être à l'heure. Il y a du thé chaud et nous recevons un petit cornet avec deux viennoiseries qui feront office de petit-déjeuner. Il y a encore bien 40 minutes de route avant d'atteindre le début de la montée au Ijen. Le minivan nous dépose dans la nuit en nous indiquant la voie à suivre. Les 10-15 premières minutes sont de la rigolade. Puis, cela se corse un peu, vu la pente que prend le chemin. Celui-ci est bien large, mais l'effort est tout de même soutenu pour grimper au sommet vers le cratère. Aux deux tiers, une cahutte sert de point de pesage (et accessoirement de petite épicerie) aux hommes qui ramènent le souffre du volcan. 5 heures et demi du matin et les premiers sont déjà à l'oeuvre.
Avant d'aller plus loin, je m'attarde quelques lignes sur le travail qu'effectuent ces hommes. Un boulot de forçat, digne du bagne. Descente dans le cratère, exposition aux gaz et un minimum de trois chargements par personne et par jour, en précisant qu'à chaque voyage ils transportent au moins 70 kilos. Dans deux petits paniers soutenus par une large tige en bois. Non seulement il y a l'effort de la pente, mais évidemment celui du poids à porter, sans protection aux épaules, avec des bottes en plastique aux pieds. Un boulot de forçat qui nous rappelle le confort de notre vie occidentale où nos problèmes quotidiens sont souvent liés à des futilités. Certains voyageurs offrent biscuits et cigarettes à ses hommes, des cadeaux toujours appréciés. Pour ma part, j'aurai laissé là-bas mes trois vêtements chauds pris pour l'occasion. Ceux à qui je les ai donnés m'ont gratifié d'un large sourire et d'une franche poignée de main.
Au sommet, le spectacle est grandiose, une fois de plus. Très différent du Bromo, puisqu'ici le cratère est un lac. Les émanations de gaz sortent de terre à un endroit bien précis, sous le chemin d'arrivée. La roche est totalement jaune à cet endroit, le souffre est là, prêt à être ramassé. Mais la descente dans le cratère est longue et profonde. Sans compter qu'elle est officellement interdite aux touristes. Officiellement, car celui qui veut descendre descend. Le soleil n'éclaire pas encore le lac au tout début de matinée, mais il ne tarde pas à inonder le site de ses rayons. Les couleurs sont assez incroyables, entre le turquoise de l'eau, la couleur des roches et le bleu du ciel. Les amateurs de photo sont comblés ici.
Après une heure et demie au sommet, il est temps de redescendre, vu que notre bus redémarre vers les 08h30 pour nous emmener à Ketapang, où le ferry quitte Java pour rejoindre Bali, en face de l'étroit détroit.
Notre van nous dépose et on nous dit de monter dans un bus qui va à Denpasar, alors que nous allons sur la côte nord à Lovina. Les Indonésiens qui gèrent les cars et les touristes me font comprendre tant bien que mal, que ce bus n'est que pour traverser et qu'ensuite, nous serons déposés à la gare routière de Gilimanuk, au port d'arrivée sur Bali. Et tout a fonctionné comme sur des roulettes. Pas d'embrouille, pas d'arnaque, nous sommes dans le bon bus, une véritable antiquité, et nous arrivons fourbus et vidés comme des truites à Lovina en fin d'après-midi. Nous avons anticipé une chambre à la GH Elsa II en appelant par téléphone, mais nous n'avons aucune idée de son emplacement. Evidemment, en descendant du bus nous sommes immédiatement accostés par un jeune qui nous propose tous les services possibles, scooter, tour des dauphins, une chambre, un transport, bref tout. Pas question de s'engager tout de suite, même si le gaillard est sympa. Tellement sympa qu'il nous amène à la GH, sans engagement de notre part.
La chambre à la Elsa II est grande, propre et confortable. Nous vidons nos sacs, préparons le linge à donner laver et nous posons enfin. Notre jeune débrouillard est là à la réception à vendre ses services à d'autres voyageurs. Il vante les mérites du tour aux dauphins, en donnant un prix supérieur à celui qu'il m'avait proposé. Voyant que je l'écoute, il me fait un clin d'oeil discret pour je ne dévoile pas mon prix. Entendu mister, business is business. Finalement, nous bookerons ce tour avec lui.
Le soir, nous allons sur la plage de Lovina assister au magnifique coucher de soleil. L'eau n'a pas l'air franchement claire ici et la plage est même assez sale. Je pensais me baigner, mais l'endroit n'est pas très encourageant. Assis sur le sable à contempler le ciel orangé, les vendeurs défilent devant nous les uns après les autres, assez insistants pour ne pas dire pénibles. Une fois la nuit tombée, il y a suffisamment de restaurants et de bars pour se sustenter. Nous allons aller nous coucher tôt, la semaine javanaise nous a bien fatigués.
On va essayer de baisser le rythme. On dit ça, mais demain matin déjà, réveil à 05h20 !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
et merci pour ce carnet très bien renseigné que je suis avec intérêt. Il pourrait m'être fort utile d'ici peu... 😉
L'agence par laquelle vous êtes passés pour cette dernière partie du voyage (les volcans à Java) ne semble pas terrible.
D'où ma question : est-il obligatoire de passer par une agence pour accéder aux volcans, ou peut-on se débrouiller tout seul (en louant une voiture par exemple, ou en affrétant un taxi privé) ?
Détrompe-toi, l'agence a bien rempli son contrat. Tout ce qui était prévu a été respecté. Il faut savoir que tu achètes le package à Yogyakarta, mais qu'ensuite cela sous-traite... A Probolinggo, au ferry. Mais tout a joué, on était satisfait. Le reste n'est qu'anecdote à l'indonésienne...
Bien sûr que tu peux organiser seule. Mais tu vas influencer soit le facteur temps, soit le facteur prix.
Tu peux aller à Probollinggo en train et bus, puis te débrouiller là-bas. Va falloir trouver une agence sérieuse et sans arnaque (Probolinggo a une sale réputation en la matière des Françaises recontrées sur place me l'ont confirmé), négocier, sans compter que tu pourras difficilement te joindre à un groupe qui monte au Bromo en fin de journée. Tu devras donc prendre un transport privé qui va faire sacrément monter ton budget.
Quant à un transport privé depuis Yogya, ça ça coûte la peau des fesses. La conduite ne sera pas moins sport et tu devras ensuite te débrouiller pour les hôtels, renégociez les prix, etc...
Bref, beaucoup d'énergie alors que le package fonctionne.
Si jamais l'agence était la Dewata Sunrise, plus ou moins en face du ViaVia. Demande Djokjok, il est sérieux d'après quelqu'un chez qui j'ai logé et qui est indonésienne.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Encore un lever tôt. Le rendez-vous est fixé à 05h45 pour partir à 06h00 sur la mer. Widi est à l'heure et nous amène à la plage où il va nous installer dans un bateau. Une embarcation qui ne peut contenir que 4 passagers et le pilote. Le jour se lève et le soleil se pointe derrière les montagnes au-dessus de Lovina. Les couleurs sont splendides. Quelques dizaines de bateaux ont chargé des touristes pour l'attraction majeure de Lovina : les dauphins. Nous mettons une bonne demi-heure pour quitter la côte et nous retrouver à vue de nez à environ 2-3 kilomètres du bord.
Arrivés à l'endroit connu des marins de Lovina, les mammifères sont au rendez-vous. Par dizaines, en groupe. Ils sortent régulièrement de l'eau pour replonger, allant d'ouest en est le long de la côte nord de Bali. Certains font quelques sauts plus imposants, pour la grande joie des touristes. Evidemment, dès qu'un groupe de dauphins est aperçu, les bateaux mettent plein gaz pour se rapprocher et offrir la meilleure distance possible aux photos de leurs clients.
Nous restons environ une heure à regarder les dauphins, parfois très prêts de nous, parfois plus éloignés. On peut lire pas mal de chose sur cette "industrie" touristique dans les guides spécialisés. Certains déconseillent même d'y aller. Je ne suis pas de cet avis, pour plusieurs raisons. La seule balade sur la mer au lever du soleil vaut la peine. Les couleurs du ciel, l'air, la mer, autant de motifs d'y aller. Deuxièmement, cette activité fait vivre un grand nombre de Balinais de la région. Sans cette manne touristique, pas de revenus et une vie plus difficile (j'y reviendrai plus loin). Et pour conclure, depuis le temps que les excursions existent, les dauphins sont toujours au rendez-vous, en nombre. Il faut croire qu'ils ne sont pas si dérangés de la présence des hommes sur ce bout de côte. Mais ce n'est que mon avis, que je partage avec moi-même.
Nous revenons à l'hôtel pour le petit-déjeuner de la GH. Widi doit nous livrer un scooter pour 10h00. Il est pile à l'heure et nous emmène chez un "cousin" qui va nous louer la monture. Nous la prenons pour 3 jours, car nous avons l'intention d'aller passer 2 jours à Munduk et nous irons en scooter. Petite négociation, signature d'un contrat. Le cousin, qui s'appelle Léon (...) me réclame mon passeport ou au pire une photocopie. Exclu de laisser mon passeport, alors Widi me l'emprunte et part en scooter pour la faire dans une échoppe voisine.
Je repars avec la machine et nous sommes prêts à prendre la route. Munduk justement, nous y montons pour repérer les GH. La route qui passe par Mayong est splendide. Les girofliers ont produit les fameux clous, lesquels sèchent sur des grandes bâches devant les maisons. L'air embaume déjà bien avant de passer devant et même encore après, une bonne senteur, pas tout à fait identique à celle que l'on connaît chez nous. Arrivés à Munduk, nous faisons le tour de 2-3 GH et jetons notre dévolu sur Made Homestay. Ils peuvent nous garantir une chambre pour après-demain. Pour redescendre au niveau de la mer, nous coupons sur Bastala depuis le village de Mayong. Des petites routes, souvent défoncées, qui montent et qui descendent, qui traversent des villages où quasi aucun touriste ne se rend. Les enfants, et surtout les adolescentes, nous apostrophent avec leurs "Hello, how are you ?". Certains ont déjà le sens du commerce, les plus jeunes, en ajoutant le mot "Money"... Qu'il est bon de se perdre sur les flancs des montagnes derrière Lovina. Demander son chemin, entamer une discussion, recevoir des sourires, que du bonheur. Sans compter que les paysages sont splendides. Ce matin, l'excursion touristique par excellence et cet après-midi, l'autre face de Lovina.
Nous trouvons sans trop de difficulté le site de Air Panas, sources chaudes près de Banjar. Ici, une eau à 38 degrés jaillit dans différents bassins. L'eau est loin d'être claire, elle est même verte et pas forcément engageante. L'endroit est fréquenté majoritairement par des Balinais et les quelques touristes présents ne se risquent que peu dans l'eau. Pour ma part, j'irai essayer les massages provoqués par l'eau qui tombe de 7-8 mètres en un jet puissant. Je me retrouve dans ce petit bassin avec un groupe de femmes balinaises assez âgées. Elles me dévisagent et éclatent de rire. Peut-être les marques de bronzage de mon t-shirt et ma peau bien blanche ? Elles rigolent, se tapent sur les fesses, d'autres font des petites danses en se secouant la poitrine dans l'hilarité générale. Un grand moment.
Changement de bassin et là, ce sont des adolescentes qui viennent tester leur anglais avec moi. Elles veulent tout savoir, si je suis marié, combien d'enfants nous avons, quel est mon métier, etc... Nous passons un bon moment ici, dans une ambiance conviviale.
Retour sur Lovina pour nous poser un peu. Le coucher de soleil sur la plage est vraiment splendide ce soir. Les vendeurs sont toujours aussi insistants, apparemment le chiffre d'affaires n'est pas terrible ces jours. Vers 19h00, nous avons rendez-vous avec Widi. Nous avons négocié avec lui une grillade de poissons, poissons qu'il achète lui-même et qu'il prépare chez lui. On le suit en scooter et il nous amène un peu en dehors de Lovina. Sa femme, qui allaite un nouveau-né de deux mois, et ses trois autres fils nous accueillent dans leur modeste maison. Widi fait griller 4 poissons, a cuit du riz, préparé quelques légumes et deux sauces, dont une bien épicée. Toute la famille s'assied et nous regarde manger, ce qui nous met évidemment mal à l'aise. Ici pas de table, ni de chaise, nous mangeons assis sur le sol de l'entrée de la maison. Pourtant, Widi se fait un point d'honneur de nous traiter comme des hôtes spéciaux. Coussins, belle vaisselle, il fait de son mieux. Non seulement la nourriture est excellente, mais nous avons pu découvrir la vie de ces "chasseurs de touristes" à travers son histoire. Il nous explique le principe des commissions, la compétition entre eux pour attirer les touristes, la sainte débrouille qu'il faut maitriser pour s'en sortir, la vie difficile lorsque la basse saison arrive et les petits boulots ça et là mal payés. Rien que ce matin, il nous a conduit sur la mer. Mais son bénéfice a été minime, soit 25 % de la somme totale payée, car le bateau n'était pas à lui et il a dû le louer et payer l'essence. Il rêve d'avoir son propre bateau, mais il n'a pas les quelque 1000 Euros qu'il faudrait pour l'embarcation et la "concession" à payer pour pouvoir l'exploiter.
Sa femme nous parle de la future cérémonie à organiser pour la naissance du petit dernier. Ils ont dû acheter un cochon, qui sera grillé pour l'occasion avec la famille, les amis et les voisins et le peu d'économie qu'ils avaient est parti dans la préparation de l'événement. Ils nous parlent aussi de la saison des pluies, lorsque l'île est abandonnée des touristes et que quasi aucun revenu n'arrive à la maison. Une maison où Widi et ses trois fils dorment sur une natte à même le sol, car leur seul matelas est réservé à la maman et son bébé. Et pourtant, jamais au cours de la soirée ils n'ont tenté de nous demander de l'argent ou une aide spécifique. Au contraire, Widi est parti sur son scooter acheter des biscuits pour le café, ne voulant pas qu'on les partage avec ses enfants, voulant faire honneur à ses hôtes. Sa femme n'a pas arrêté de sourire et de rire ce soir, comme les enfants d'ailleurs. Cette réalité nous ramène un peu sur Terre et relativise forcément ce que nous appelons des problèmes chez nous et qui sont loin du quotidien de certains Balinais. Il est parfois bon de se rappeler à quel point nous sommes privilégiés.
Nous ne regrettons pas d'avoir fait confiance à Widi en descendant du bus, cette rencontre a été riche. Demain nous irons faire du snorkelling sur l'île de Menjangan, à la pointe nord-ouest de Bali. C'est Widi qui nous a emmenés dans une agence de son choix, pour garnir un peu son porte-monnaie d'une modeste commission. Pour nous, cela n'a rien changé, nous aurions payé le même prix ailleurs. Widi me confirme qu'il peut arranger n'importe lequel de mes amis venant à Lovina et qu'il n'y a qu'à transmettre ses coordonnées. Avis aux amateurs ...
Le snorkelling. La prise en charge se fait vers les 08h30 devant la guesthouse. Un petit passage au centre de plongée sur la route principale afin de choisir et d'essayer son matériel et c'est le départ. Un peu plus d'une heure pour atteindre le coin, avant d'embarquer dans une petite embarcation pour l'île qui est à 30 minutes au large. Le vent est assez fort, mais nous naviguons dans le sens des vagues, donc nous ne sommes pas trop secoués. Le bateau nous emmène sur l'autre face de Menjangan, laquelle est protégée du vent et donc des vagues. L'endroit est splendide, l'eau turquoise à 27 degrés, avec les volcans du bout de Java en toile de fond. Deux sorties d'une heure sont prévues avec le lunch entre deux. Les fonds sont coraliens, avec pas mal de poissons tropicaux multicolores. Un tombant de plusieurs dizaines de mètres se trouve là et des plongeurs vont dans ce coin. Vers les 15h00, il est temps de regagner la terre ferme. Le vent n'a pas faibli et cette fois, nous devons affronter les vagues de face. La petite embarcation est assez secouée dans certains creux et nous sommes trempés à chaque vague, y compris les sacs qui contiennent les appareils photos et les effets personnels. Un peu plus de 30 minutes plus tard, nous revoilà au petit port de départ. Bonne journée, même si la sortie n'est pas si indispensable. Plus de 2 heures de route en tout, une heure de bateau, pour deux heures dans l'eau. Et malgré tout, même si les fonds et la faune aquatique étaient beaux, on a vu mieux ailleurs. Bref, à chacun de se déterminer. Mais il faut aussi dire que vu la couleur de l'eau à Lovina, se baigner dans cet endroit est un plaisir.
De retour à la Elsa GH, je pars pour un petit massage dans une échoppe à proximité. Un moment de relaxation bien agréable. Pour le repas du soir, il y a quatre petits warungs qui servent une excellente nourriture locale à des prix défiant toute concurrence. Pour les trouver, facile. A la statue du dauphin sur la plage de Kalibukbuk, il faut prendre le chemin bétonné sur la droite, le long des petites échoppes. Et remonter la première rue sur la droite. 3-4 tables, mais du choix et des prix qui n'ont rien à voir avec les restos qui servent aussi de la nourriture internationale. Deux ou trois filles qui s'activent dans la petite cuisine, un garçon qui gère les tables et les clients, une petite affaire mais qui semble tourner, vu la fréquentation. Demain, nous récupérons le scooter pour deux jours dans la région de Munduk. On quitte la mer et on rejoint la montagne.
Léon le cousin loueur est pile à l'heure pour nous livrer le deux-roues. Nous lui annonçons que finalement nous le garderons un jour de plus pour prendre le temps vers Munduk. Consciencieux comme un vrai Balinais (...), il nous refait un contrat avec cette précision et je lui paie le jour supplémentaire. Comme d'habitude, le scooter est livré avec le réservoir vide et nous devons faire le plein rapidement. A Seririt, il faut tourner à gauche à l'un des seuls feux de signalisation que nous avons vu sur cette côte nord pour rejoindre la belle route de Munduk. Aujourd'hui, plus d'hésitation, nous connaissons le chemin. En route, nous faisons une halte dans une coopérative qui vend du café Luwak. Le luwak est un petit animal assez agressif d'après les Balinais et qui ressemble un peu à un furet ou une fouine. Il se nourrit des grains de café en montant dans les arbres, puis les rejette par la voie naturelle. Et c'est là qu'intervient le début du processus, puisque les excréments du luwak sont récupérés, les grains triés et lavés, avant d'être torréfiés pour être finalement moulu au pilon. Il est ensuite servi comme un café normal. Son prix est par contre très cher, certainement dû à la façon de le récolter. Nous en goûtons 2 tasses et il faut reconnaître qu'il est bon, même si on sait d'où il provient.
Nous avons laissé nos 2 gros sacs à dos à la Elsa pour ne prendre que des affaires pour 2 jours dans des petits sacs. En arrivant à la Made Homestay, notre chambre est prête comme prévu et nous nous débarrassons de nos affaires pour être plus léger. Nous reprenons le scooter direction le lac de Tamburan, au-dessus de Munduk. La route grimpe assez sérieusement par endroit et le scooter a de la peine. Après 3-4 kilomètres, un panneau annonce la Munduk Waterfall. Nous nous garons au petit parking payant au début du chemin. La chute est à environ 500 mètre en contre-bas. Le chemin qui y mène traverse une belle végétation et nous arrivons à la chute qui tombe d'une bonne trentaine de mètres au minimum. L'eau est fraîche et transparente. Il est facile de se baigner au pied de la chute, pour se rafraîchir avant la remontée.
Poursuivant notre itinéraire du jour, nous arrivons vers le lac que la route surplombe. Peu après l'embranchement pour Gobleg, il y a un warung sur la gauche avec une terrasse de l'autre côté de la route. Un gars est là avec divers animaux, des chauve-souris géantes, un python de 2-3 mètres, un énorme lézard et il propose des photos avec ses animaux aux touristes qui s'arrêtent. Nous stoppons là pour manger, profitant du spectacle. Nous poussons ensuite jusqu'à Wanagiri, au bout du lac Bayan qui est voisin du Tamburan. A plusieurs reprises, nous voyons des singes assis sur le bord de la route, comme s'ils regardaient passer les véhicules. Nous croisons aussi un groupe de Balinais qui transportent un cochon bien gras, qui doit sans doute vivre ses dernières heures. Il nous font des signes lorsque nous les prenons en photo, souriant à pleines dents. Une fête doit certainement être prévue d'ici peu et le cochon sera de la partie, mais dans les assiettes. Nous hésitons à descendre plus loin en direction de Candikuning, surtout que nous repasserons par là demain vu que nous avons pour plan de nous rendre aux rizières de Jatiluwih.
Pour le repas du soir, il y a assez de choix à Munduk. Nous irons au warung Ayu, sur la gauche en montant le village. Belle vue sur la vallée, et même sur le coucher du soleil, et une carte plus variée que d'autres restaurants rencontrés jusqu'à maintenant. Par contre, il fait frais dans les montagnes, un pull se supporte facilement en soirée.
La fraîcheur n'a pas diminué ce matin. Il fait frais !!! Tellement frais qu'il faut emporter un pull pour notre excursion du jour aux rizières de Jatiluwih, de l'autre côté de la montagne. Le trajet est assez facile : monter aux lacs, prendre la route de Denpasar qui redescend sur l'autre versant et rouler jusqu'à Baturiti. Là, à la sortie de la ville une petite route part sur la droite et indique la direction de Jatiluwih. Et pour une fois, il y a même des panneaux. Depuis Munduk, nous mettons les gaz et en 1h30 nous sommes sur place. Il faut dire que le matin, le ciel est encore bien dégagé et que les guides mentionnent que le site se trouve facilement sous les nuages dès l'après-midi, vu sa position à flancs de montagne.
A Jatiluwih, il faut s'acquitter d'un droit d'entrée sur le territoire du village avant de pouvoir accéder aux rizières. Les rizières. Splendides évidemment, en terrasse, bien vertes, elles prennent place dans toute la largeur de la petite vallée. Bon nombre de chemins assez larges pour un scooter descendent à travers les cultures. Ainsi, on peut s'éloigner de la route où les touristes viennent prendre assez rapidement quelques clichés avant de repartir avec leur guide en transport privé. Une fois de plus, le scooter offre cette liberté tant appréciée d'être totalement indépendant et de pouvoir accéder à d'autres endroits, plus éloignés et moins accessibles. Arrivés vers les 10h00, nous ne repartirons qu'après 14h00, quand le ciel se sera bien couvert. Nous aurons aussi mangé sur place, dans un petit warung en bord de route, qui proposait un plat unique, le fameux Babi Guling. Du porc grillé (normalement entier), qui est coupé en morceaux grossiers, peau et gras y compris, et dont la viande est retirée en la grattant avec une fourchette. Nous sommes les seuls occidentaux à nous être arrêtés là, les touristes passent devant nous, soit à pieds, soit calfeutrés dans leur voiture privée, mais ne s'arrêtent pas. C'est peut-être aussi ça le tourisme de Bali, un peu trop de confort, un peu de peine à lâcher ses habitudes bien occidentales. C'est vrai que le warung n'a pas le paraître d'un restaurant "conventionnel". Pourtant, la nourriture était excellente et le personnel fort sympathique. Nous n'en avons vu que très peu qui proposait le Babi Guling, alors que ce plat est souvent mentionné dans les informations culinaires balinaises.
Pour le retour, nous avons carrément droit au brouillard dans la région de Candikuning. Candikuning, la ville de la fraise. Cette région cultive ce fruit et on en trouve partout, dans les échoppes au joli marché de la ville et sur le bord des routes par des vendeurs ambulants. Même si la fraise n'est pas typiquement tropicale, nous n'y résistons pas et nous nous faisons une barquette. Elles sont un peu plus sucrées que chez nous et nous nous régalons. Candikuning est situé au bord du lac Beratan, mais le brouillard est tel qu'on se croirait au bord d'un Loch écossais. Impossible de quitter le pull en plus ! Nous remontons jusqu'à Pancasari et la dernière ligne droite qui monte sur la crête le long des lacs Tamburan et Bayan est parsemée de dizaines de singes sur le bord de la route. Pas farouche, ils restent quand même sagement à proximité losque nous nous arrêtons avec le scooter pour les photographier de près. Nous nous attendions à ce qu'ils viennent essayer de nous grimper dessus comme dans les Monkey Forests, mais non. Il faut dire que personne ne les nourrit ici, ils ramassent ce qu'ils trouvent sur le sol.
Nous voilà de retour en fin d'après-midi à la Made Homestay sur le haut de Munduk. Pas mal de route, mais belle journée encore, avec tellement de choses à voir, de photos instantanées à prendre. Comme d'habitude lorsque nous voyageons en deux roues, Dominique garde l'appareil photo en main sur son strapontin arrière. Et elle mitraille. Les paysages, les gens, les animaux, tout ce qui lui passe par la tête. Et ici il y a de quoi faire. Le soleil se couche dans la mer, au loin sur la côte. Demain retour en plaine, nous devons rendre le scooter en fin de journée à Lovina. Mais nous aurons encore le temps pour une balade demain matin aux alentours de Munduk.
Le soleil répond présent en ce dernier jour sur les hauteurs de Munduk. Pas de raison de stresser, nous prenons le temps sur la terrasse de notre chambre, avec une vue splendide sur les montagnes et les cultures. Un endroit juste parfait pour prendre le petit-déjeuner. Parfait comme la Made Homestay, dont la petite grand-mère qui la tient est d'une gentillesse touchante. Seul bémol, le bruit dès les 05h30, lorsque les motos pétaradantes se lancent sur les routes. Mais une bonne paire de bouchons d'oreilles et ce désagrément est oublié. D'ailleurs, la plupart des guesthouses de Munduk sont au bord de cette route, les bouchons sont donc conseillés, quel que soit le logement.
Nous faisons rapidement nos deux petits sacs et nous voilà partis. Nous montons vers les lacs Tamburan et Bayan avec le but de redescendre en plaine par une route qui coupe vers Gobleg et Selat. En chemin, petit arrêt à la belle cascade "Golden Valley", où il faut descendre environ 250 marches à travers les caféïers pour atteindre l'eau. L'endroit est magnifique avec toute la végétation aux alentours. Arrivés à la cascade, nous sommes seuls. L'eau tombe avec fracas d'une vingtaine de mètres, mais cette fois-ci pas de bassin pour se baigner au pied même de la chute. La petite rivière reprend son cours une dizaine de mètres plus loin et là, il y a de l'eau jusqu'à mi-cuisse, suffisamment pour faire une petite trempette. Pas de maillot de bain ? Pas grave, nous sommes seuls, alors ce sera dans le plus simple appareil. L'eau est claire et bien fraîche. Un petit coup de frais apprécié avant la remontée, à l'aide d'un baton qui nous a été fourni au début du chemin.
Avant de redescendre sur Gobleg, nous faisons un nouveau stop au-dessus des lacs, sur la terrasse où l'homme exhibe ses reptiles pour les photos des touristes. L'endroit est parfait, même s'il est un peu fréquenté, pour un jus de fruit avec la vue sur les lacs et l'air frais en prime.
La route de Gobleg est tout à fait conventionnelle au début et un groupe d'écoliers nous indique en riant la direction de Selat. Je leur dis merci en leur serrant la main à chacun, ce qui les fait encore plus rire. Dès Selat, la situation change et la route prend une pente digne d'une piste de ski. Bien raide, bien défoncée aussi par endroit. Chez nous, la route aurait fait des lacets. Ici, c'est droit dans la pente, au plus simple. Drôle au début, mais fatiguant au bout d'un moment, car impossible de ne pas être à fond sur les freins. Dominique doit même descendre du scooter à une ou deux reprises, les freins n'étant plus suffisants pour prendre la pente à la vitesse du pas. Pourtant, cette route est magnifique et une fois en bas, nous ne regrettons pas de l'avoir prise. Raide et défoncée, mais à l'écart des itinéraires touristiques habituels.
La route arrive à Anturan, le dernier village de Lovina avant Singaraja. Nous allons jusqu'à la plage, pour voir si la qualité de l'eau y est meilleure qu'à Kalibukbuk. Que pouic. L'eau est trouble et sale, tout comme la plage. Dommage, il y a un réel potentiel sur cette côte, mais la baignade n'y est guère encourageante. Pourtant, quelques centaines de mètres au large, l'eau est claire et limpide, d'après ce que nous avions constaté lors de notre sortie aux dauphins. L'explication se trouve peut-être dans la gestion des eaux usées de Lovina ou dans les innombrables rivières qui descendent de la montagne et qui se jettent dans la mer tout au long de la côte ...
Petit repas au warung Rasta, où les serveuses sont super sympa et
nous revenons à la Elsa GH pour retrouver nos sacs et une chambre. Changement d'endroit demain, avec le départ pour Amed. L'étape de Lovina n'était de loin pas désagréable avec ce qu'il y a à voir et à faire aux alentours, toujours avec notre moyen de locomotion favori, le scooter. Mais pour la baignade, il faut définitivement choisir une autre place.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Bonjour Christine,
Si, on peut très bien le faire seul(s) avec un chauffeur qu'on le prend à Yogjakarta. Nous (2 personnes) l'avions organisé avec notre hôtel (de Yogja) à l'époque. Cela nous a permis de visiter d'autres sites en allant aux volcans et nous avons couché à joli un endroit très aimé par les Indonésiens la première nuit, un peu dans les hauteurs. Pour le Bromo au lever du soleil, le chauffeur nous a accompagnés dans une voiture avec d'autres personnes. Le Kawa, on l'a visité (au mois de juillet) seuls, mais vraiment seuls. Le chauffeur nous a attendus sur le parking et c'est très facile de monter sans guide. C'était magique! Cette version est certainement plus cher qu'en groupe mais n'a absolument pas coûté la peau des fesses. Je n'ai pas le dossier à porté de main là, mais si c'est important pour toi, je pourrais trouver les détails. Le chauffeur nous a accompagnés jusqu'au ferry pour Bali. Nous avons dormi trois fois pour ce trajet et c'était parfait.
J'aime beaucoup le carnet de Laurent - un véritable trésor, merci! - mais je voulais juste te dire que tu as d'autres possibilités.
Nous, nous partons dans quelques jours pour revoir Bali et pour aller ensuite à Sulawesi pour 5 semaines, avant de monter au Vietnam 😊. Pardon à tous ceux qui travaillent, mais vieillir à aussi quelques avantages.
Bon voyage
Ursula
Merci pour tes précisions Ursula !
Par rapport aux prix, j'ai payé 720'000 rps par personne, jeep au Bromo (indispensable à mon avis tellement le point de vue est beau) incluse. Je m'étais renseigné auprès de 2-3 agences pour un trip en solo, les prix allaient de 2'500'000 à 3'000'000 (avant négociation) par personne. C'est ce qui nous avait fait renoncer à cette solution. Tu es peut-être tombée sur une super occasion qui sait ?
Pour la notion de groupe, elle concerne surtout le transport en minibus 10-12 places. Une fois aux volcans, tu fais comme tu veux jusqu'à l'heure de départ pour la prochaine étape. Bien sûr que les hôtels et les sites sont bien fréquentés, mais c'est la rançon du succès ...
Bon voyage à toi vers Sulawesi, sacré veinarde, sans doute la prochaine destination indonésienne sur notre liste ... J'espère que tu donneras un retour (en MP au pire).
Bon voyage !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Bonjour Laurent,
Le b-moll avec les bus est à mon avis d'un côté le manque de confort (souvent fait pour des personnes plus petites que nous et qui ont l'habitude d'être serrées) et le fait que l'itinéraire soit fixe. Tout fraîchement à la (pré-)retraite, j'aurai - je le pense du moins - plus de temps pour donner mes retours. Souvent, je le faisais (parfois un peu tard) pas aussi bien que toi, j'avoue. Mais je réponds toujours aux questions quand on me les pose. Mais sur le forum, j'ai constaté qu'il y avait pour beaucoup de régions de véritables spécialistes qui savent plus et mieux que moi, raison pour laquelle je m'abstiens. J'ai d'ailleurs des amis forumistes qui m'ont aidé et avec qui je suis restée en contact depuis des années.
Pour Sulawesi, c'est différent, on dépend des échos frais. Sur le papier, j'ai trouvé des trésors et en décembre, je pourrai te dire si c'est comme ça en vérité. Nous allons par ex. à Selayar, chez Denis, où nous serons probablement les seuls touristes. Nous ne cherchons pas la solitude, mais pouvoir éviter le courant habituel des touristes est vraiment extra.
Nous avons même la chance de pouvoir repartir pour 5 semaines en janvier - au Cuba. Le billet est acheté, le reste sera fait en décembre. Après, le congé sabbatique de mon mari est terminé.
Voilà mes nouvelles en détails. C'est promis, tu auras de mes nouvelles en décembre. J'avais lu que toi aussi, tu t'es informé pour un guide et que tu as la même peur que moi - de perdre ton indépendance. Cette peur m'a fait renoncer à un guide. Ils voulaient imposer leur truc ou n'étaient pas prêts à me donner des détails. JohnMassolo sur le forum est un guide avec qui j'étais en contact.
Très bonne journée à toi.
Ursula
Pour Sulawesi, c'est différent, on dépend des échos frais.
Je suppose que tu veux faire de l'humour, non ? 😮
Je suis à Makassar et je peux te dire que c'est pana panas 😛
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Bonjour Ursula,
Je suis content de parle avec vous par mail, et j'ai l'impression que la communication as été bien passé, tous les endroits que vous souhaitez a visite ont déjà informé, savait 17 ans que j'ai travail dans le tourisme, et j'essaie tojour explique la vérité aux gens qui ont besoin, les gens qui j'accompagne sont suivent satisfait.VOILA MES AMIES VOYAGES FORUM, VENE ME VOIR OU RENSAIGNE AUX AUTRES QUI ETE AVEC MOI AU PAYS TORAJA, je suis JOHN MASSOLO, TRES FACIL A ME TROUVEE, A RANTEPAO, CHEZ ARAS CAFE, JE SUIS LA TRES SUIVENT, ET JE JAMAIS ARNAQUE LES TOURISTES ( LES ETRANGER)dont il faut pas avoir peur, car je jamais changer le noms et le visage.
Merci beacoup et je vous souhaitez de bon vacance.
Membre de voyage forum
John
Bonjour Raga,
Non ce n'était pas pour faire de l'humour, mais comme je lis attentivement tes conseils, je sais que tu en as - de l'humour. Toi, je ne t'ai jamais associé à Sulawesi alors que j'aurais pu le voir. Pour moi, tu fais partie de ces membres qui savent énormément et qui connaissent très bien beaucoup d'endroits comme p.ex. l'Inde. Mais pour Sulawesi, j'ai cru constaté que ce qui était valable il y a 2 ou 3 ans, ne l'est plus forcément aujourd'hui. Et peut-être suite à cela, j'ai moins vu LA personne qui est au courant et qui répond. Voilà pourquoi pour moi, les conseils des personnes qui en sont revenues récemment, sont très précieux. Mais puisque tu es là-bas, pourrais-tu me répondre éventuellement à mes questions lancées dans la discussion "Sulawesi en octobre"? 🤪
Merci à l'avance.
Ursula
Ton récit est vraiment superbe. Il donne envie de vivre quasi le même voyage...
J'ai prévu de me rendre à Bali le mois prochain avec ma fille qui aura alors 20 mois. Je n'ai pas trop envie de rester dans des lieux hyper touristiques type kuta. Avant d'avoir ma fille, j'appréciais vraiment de voyager hors des sentiers battus. Je vois cependant en te lisant que, bien souvent, vous aviez besoin d'un scooter pour vous déplacer... ce qui ne me sera évidemment pas possible...
Parmi les lieux où vous avez logé ou ceux que vous avez visités, quels sont ceux qui selon toi pourraient nous convenir ? Y en a-t-il qui sont à conseiller ou au contraire à déconseiller en étant seule avec un bébé ?
Bon, disons que tu peux oublier Munduk, le but là-haut est de faire des balades et d'aller voir les cascades. Pas idéal avec un bambin.
Ubud, je dirais oui, même chez Wayan, mais le problème c'est le transport. Pour bouger, pas le choix, c'est taxi, donc budget plus important. Tu y seras bien accueillie.
Lovina, non, la plage n'est pas propre, ni l'eau. Il y a bien des choses à faire dans le coin, mais problème identique avec les transports. Ou alors tu t'y poses 1-2 jours maxi.
Amed, un gros oui. La plage de Jemeluk est belle (même si ce sont du gravier noir) et l'eau y est limpide est chaude. Tout est accessible à pied, pas trop besoin de bouger (j'y suis pour quelques jours, le texte viendra...).
Ton principal souci sera les transports et les déplacements, vu que tu ne peux pas conduire de scooter. Alors évidemment tout est possible, y compris les bémos (quoique peut-être pas l'idéal avec un bambin de 20 mois...). Les bémos seront bon marché, mais lents et inconfortables (par contre les Balinais vont adorer ta fille et t'aideront). Sinon tu peux te poser quelques jours sur Amed (au Bamboo Bali les chambres ont 2 grands lits, eau chaude, Wifi, pdj compris), puis prendre ponctuellement des chauffeurs pour les autres destinations que tu as choisies sur l'île.
Je n'ai plus trop l'habitude de voyager avec de jeunes enfants (les miens ont tous plus de 20 ans...), donc je me sens un peu emprunté. Pour résumé, toi et ta fille seront bien acceptées partout. Ce sont juste les déplacements et certaines visites qui te seront pénibles (les escaliers du Gunung Kawi, les cascades, etc...). Mais si tu peux te permettre des chauffeurs dans ton budget, alors tout devient plus facile.
D'autres forumistes vont sans doute se manifester ...
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Bonjour Ursula, et merci pour ce retour d'expérience, différent effectivement de celui de Laurent.
J'étudierai de près les deux possibilités, maintenant que je sais de façon certaine que les deux existent, et nous choisirons celle qui nous semble la mieux adaptée à ce que nous souhaitons faire.
Mais même en payant un peu plus cher, l'option chauffeur me tente bien...
quel delice de te lire !...nous allons à Bali du 10 fev au 10 mars....
Quand tu parles de Taman , il s'agit de Taman Ayun ?
je ne te dérange pas plus...j'attends bien sûr les suites de votre périple et des tuyaux qui l'accompagnent...merci
tonytruand
il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi; moi je les vois telles qu'elles pourraient être et je me dis pourquoi pas ?( 2005 )
Non je ne crois pas. Wayan m'a toujours parlé de Taman tout court et sur la carte le village est mentionné comme Taman uniquement.
Si tu veux le trouver, il est à l'ouest de Ubud, vers Punggul ou encore Sangeh (20 min. en scooter).
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
2 heures de route, c'est ce qui sépare Lovina de Amed. Nous roulons tout le long de la côte nord de Bali et au fur et à mesure que nous avançons, la végétation change. Plus sec, plus aride, moins de vert, une autre face naturelle de l'île. Nous approchons du mont Agung, qui domine ce coin du haut de ses 3000 mètres passés. Nous le dépassons même, mais ce n'est pas pour autant qu'il se cache. Depuis Amed, sa vue est imposante, surtout avec les ombres du coucher du soleil, quand l'astre disparaît derrière lui.
En arrivant à Amed, notre véhicule nous pose sur une place, dite centrale, et il ne va pas plus loin. En descendant, je demande où se trouve le Bamboo Bali où nous pensons nous installer et un gars nous dit que cet établissement est à plus d'un km. Les autres passagers du bus vont encore plus loin. Evidemment, l'homme propose de nous conduire tous à nos logements respectifs, contre finance bien sûr. On négocie un prix de groupe et tel n'est pas notre surprise de constater que le Bamboo Bali n'était de loin pas à 1 km, mais bien plus près. Petit esclandre, mais je dois avouer, nous nous sommes fait avoir. J'aurais dû demander un second avis comme avec JP Foucault... Je lui dis aussi mon fait, mais bon il a gagné...
La chambre qu'on nous propose nous convient, nous resterons là. Il nous faut notre scooter habituel. Pas de problème, en moins de dix minutes, nous trouvons ce qu'il faut et nous voilà bien indépendant, comme on l'aime. Nous défaisons nos sacs et départ pour Tulamben, à environ 20 minutes. A cet endroit se trouve l'épave du USS Liberty, un navire américain coulé par les Japonais en 1942 à quelques brasses de la plage et qui gît par 6-7 mètres de fond. Accessible donc en snorkelling. Nous avions loué masques, tubas et palmes au Bamboo, nous sommes équipés. L'eau est non seulement transparente et chaude, mais nous voyons quantité de poissons dès le bord. Au-dessus de l'épave, c'est le festival. Des petits, des plus gros, des colorés, tous à portée de mains, on pourrait presque les toucher. Avec le spectacle des plongeurs sous nous, nous sommes gâtés. Nous restons là une partie de l'après-midi avant de regagner Jemeluk.
Petite balade sur la plage de galets et de sable noir, au soleil couchant. Ici aucun souci pour trouver soit un lit, soit de quoi se restaurer. Poissons frais ou spaghettis, en passant par les pizzas et les plats traditionnels indonésiens, il y a du choix pour tous les goûts. La plage de Jemeluk semble parfaite pour le snorkelling, mais plutôt le matin, à la marée haute ou montante. Sinon, il n'y a que peu d'eau sur les récifs et on risque de s'y frotter le ventre !
Le village est calme en soirée, nous allons manger au warung Pangai, juste en face du Bamboo, sur une magnifique terrasse face à la mer. C'est la pleine lune et son reflet dans la mer devant nous est juste magique. A partir de 21h30, le village s'endort et le seul bruit que nous percevons est celui du ressac, à part une moto de temps à autre.
La nuit fut chaude, malgré le ventilateur. Le Bamboo se vide ce matin, quasi tous les clients prennent le bateau rapide qui part d'Amed pour aller aux Gillis sur Lombok. Une heure de navigation pour 300'000 rps le trajet simple. Pour notre part, nous resterons sur Amed, où l'eau est splendide, mais aussi depuis où il est possible de faire des excursions en scooter. Il y a encore à explorer par ici.
D'ailleurs, une fois le petit-déjeuner avalé, nous voila partis. Le long de la côte, directon sud, par la petite route le long de la mer. Une fois Bunutan passé, les infrastructures touristiques disparaissent peu à peu, laissant place à des villages moins "développés" (encore que cette notion reste toujours vague...). L'ambiance change dans cette partie de Bali. Les sourires se font rares et les "Hello" ne fusent plus. Comme si la nature aride avait déteint sur les hommes. Ici, quasi aucune culture, le terrain ne le permet pas. Alors les villageois élèvent des poules, des cochons et même des chèvres. Ou possèdent une barque et sortent en mer pour pêcher. Il y en a des dizaines et des dizaines, de barques, le long de cette côte, posées sur la grève. On sent bien que la vie ne doit pas être facile à l'extrême est de Bali. Quelle contradiction aussi avec les quelques villas hyper luxueuses, leur piscine à débordement face à la mer et les petites cahuttes des villageois. La luxure et l'abondance face au dénument et à la simplicité dans sa littérale expression. Il faut dire qu'hormis Amed, les habitants de cette partie de l'île n'ont pas été spécialement gâtés par Dame nature. Les côtes ne sont pas propices à la baignade, l'accès est difficile, courants et grosses vagues et les plages sont faites de gros cailloux, rien qui n'attire le touriste en mal de balnéaire. Ceux qui ont pu ouvrir un petit warung ou qui oeuvrent dans le tourisme sur Amed peuvent finalement se sentir privilégiés par rapport à leurs voisins quelques kilomètres plus loin.
Cette petite route côtière se termine à Ujung. A l'entrée du bourg se trouve le King's Palace, une résidence d'un ancien roi avec des jardins magnifiques faits de bassins. Un water palace à la Tirtagganga qui mérite sa visite. Direction ensuite Amlapura, pour reprendre la route plus directe qui coupe dans les montagnes pour rejoindre Amed. En route, le site de Tirtagganga, mentionné dans tous les guides. Un water palace magnifique, avec non seulement des bassins ornementaux, mais également une piscine à l'eau limpide et fraîche. A l'entrée du site, un homme exhibe un gros python et demande 20'000 rps pour le passer autour du cou des touristes, pour le cliché qui fera la fierté de celui qui a osé. Après la visite et une flânerie bien agréable, nous prenons un repas léger juste à l'extérieur du site avant de reprendre la route direction Amed.
Juste après Abang, sur la gauche (tout ce qui est à voir dans ce tour se situe à gauche, d'où l'intérêt de le faire dans ce sens), de belles rizières en terrasse apparaissent dans un large virage. Le scooter permet de s'arrêter sur le bord de la route sans risque pour prendre quelques photos. Encore un arrêt au seul ATM de Amed, qui est en fait à Culik sur la route principale, puis nous regagnons notre guesthouse. La fin de l'après-midi sera consacrée à la plage de sable noir de Jemeluk, l'eau y est si claire et si agréable qu'il est difficile d'en sortir. La plage de Jemeluk a l'avantage d'être adaptée à la baignade, à la plongée et au snorkelling. Une bande de sable pour les baigneurs et des récifs coraliens pour les autres.
Alors que nous lisons sur la plage, un gamin d'une douzaine d'années vient essayer de nous vendre quelques babioles. Il se débrouille comme il peut en anglais et même si nous ne lui achetons rien, nous discutons. Made va à l'école le matin comme tous les enfants de Amed. Mais l'après-midi et le dimanche, il arpente la plage avec ce qu'il tente de vendre, essayant de gagner de l'argent. Pour Made, pas de foot du mercredi, pas de jeux vidéos, mais l'école et ensuite le business déjà, pendant que les touristes sont là. Il apprend avec eux les quelques mots de base en anglais, mais aussi en français. Et surtout, il ne vend pas grand chose, apprenant par la même non seulement les langues, mais la dure réalité du petit commerce. Il nous dit que ses parents tiennent un warung le long de la route. Nous lui disons alors que nous viendrons manger là ce soir, vers 19h30.
Fin de l'après-midi, les masseuses de Amed font le tour de leur possible clientèle, soit sur la plage, soit en faisant le tour des guesthouse. Vu le prix de la prestation, il n'y a pas à hésiter. Une heure entre de bonnes mains pour finir la journée. 19h30 passées, nous filons vers le warung Merak à côté de la GH Bobo. 4 tables au bord de la route, sans accès ni vue sur la plage, un petit boui-boui qui ne paie pas de mine. C'est clair qu'à côté des restaurants qui ont pu se payer une déco attirante, le warung familial ne fait pas le poids. Et pourtant. La mère de Made nous accueillent avec de chaleureuses poignées de main. Elle est si fière que son Made ait pu converser en anglais avec des étrangers et que celui-ci a réussi à les faire venir dans son restaurant. Et contrairement aux autres établissement, ici la patronne se met à table avec nous pour parler. Made est son fils unique. Il travaille bien à l'école et elle espère avoir assez d'argent pour lui faire poursuivre ses études dans une Université du côté de Denpasar. Elle aimerait tellement qu'il puisse devenir docteur "ou quelque chose comme ça". Mais surtout loin de la vie difficile à Amed, où la concurrence est rude et où son petit warung ne fait le plein qu'un mois par année, en août. Ni son père, ni sa mère n'ont eu la chance de faire des études, alors Made a les espoirs de la famille sur ses jeunes épaules.
Outre ce moment d'échange très intéressant, la nourriture de Mama est excellente. Une bonne grosse tranche de barracuda grillé et des crevettes. Nous discutons encore un peu mais il est temps de prendre congé. Nous aurons été les seuls clients ce soir, les jeunes touristes préfèrent les endroits avec musique lounge et vue sur la plage. Made devra continuer d'essayer de vendre ses objets sur la plage, le warung ne fera pas encore fortune...
Le Bamboo s'est vidé ce matin, mais ne s'est pas rempli en cours de journée, nous devons être les seuls clients ou presque ce soir. Ca commencent à sentir la fin de saison.
Dernier jour de grande virée en scooter en ce dimanche. Nous partons direction Amlapura par la route qui nous est désormais connue. En arrivant à Amlapura, nous suivons la direction de Candi Dasa et de Denpasar puisque c'est la même voie. Dimanche n'est pas synonyme de trafic réduit à Bali. Camions, voitures, motos, c'est l'effervescence comme chaque jour. Impossible de rester derrière les camions. Parce qu'ils roulent trop lentement, parce qu'ils dégagent des nuages noirs de gasoil et parce que souvent ils transportent du sable qui s'envole et que nous prenons dans les yeux. Certains dépassent en prenant de sacrés risques, soit dans des virages sans visibilité, soit lorsqu'une voiture arrive en face et ils se faufilent entre les deux. Nous sommes largement moins téméraires et à chaque dépassement, je sens Dominique qui se crispe sur le siège arrière.
Candi Dasa est en vue. Et bien nous ne regrettons pas d'avoir choisi Amed comme base pour ces derniers jours. La route principale de Denpasar passe à travers ce village, avec son trafic, et il n'y a clairement pas le charme de Amed. Même la plage n'est pas terrible, avec une mer brassée et des vagues importantes. Après Candi Dasa, Padang Bai, que nous ne verrons pas car la route reste à l'écart du village. C'est peu après Padang Bai que nous quittons la route principale pour nous lancer en direction de Sidemen.
La route monte et la nature se fait déjà plus belle que sur la côte. L'arrivée à Sidemen donne le ton. Rizières à droite, rizières à gauche, un paysage splendide. Si le village en lui-même n'a rien d'exceptionnel, la nature aux alentours vaut le déplacement. Le must, c'est de tourner à gauche au centre du village, là où les accomodations son mentionnées, pour aller se perdre dans les petits chemins au ceur des rizières. Un réservoir de balades sans fin. Nous en explorons un peu, avant de reprendre la route direction Belandem. Il y aurait de quoi passer des jours à Sidemen, les amoureux de la rando et de la nature y seraient comblés. Sidemen, un passage obligé, mais venant de Amed, on peut se contenter du chemin le plus court, le trajet par la côte n'apporte pas le plaisir escompté.
Nous poursuivons notre chemin, sans descendre sur Amlapura. En effet, à la sortie de Belandem, on peut couper sur Abibi, sur la route de Amed. Mais aucun panneau qui signale ce raccourci, il faut demander. Finalement, nous sommes de retour à Amed vers les 15h00, il reste du temps pour aller nous baigner sur la plage de Jemeluk. Toujours cette eau limpide et chaude, quel contraste avec Lovina ! Le soleil part se coucher derrière le mont Agung, les touristes commencent à sortir sur les terrasses. Plus vraiment grand monde dans le coin, les restos n'ont qu'une table de prise en moyenne. Tous ont plus ou moins la même carte aux mêmes prix. Ca se joue donc au feeling. Ce soir il y a du barracuda dans quasi tous les warung de Amed. Les pêcheurs du village ont eu 2-3 bonne prises aujourd'hui, tous les restos de Jemeluk serviront du poisson frais.
Lundi. Le dernier lundi. Le départ se rapproche sacrément avec un envol mercredi en début de soirée pour notre retour en Europe. Un dernier lundi de farniente, à profiter de la mer et du soleil, comme pour conclure plus de 3 semaines trop vite passées. Première étape, louer le matériel de snorkelling à une petite grand-mère qui ne comprend pas grand chose à l'anglais, si ce n'est les tarifs des masques, palmes et tubas. 30'000 rps pour la journée. Nous filons ensuite sur un site appelé Japanese Wreck, à quelques kilomètres de Amed direction sud, là où une petite embarcation japonaise a coulé très près de la plage. Un bateau plus petit que le Liberty de Tulamben, mais sympa à voir tout de même. Moins de monde aussi sur ce site, plus éloigné et moins facile d'accès vu la petite route côtière. Là encore, les poissons sont au rendez-vous sur l'épave qui gît par 3 à 6 mètres de fond environ.
Retour ensuite sur la plage de Jemeluk et son récif coralien. Là encore, le snorkelling est intéressant, avec une très bonne visibilité et de beaux poissons tropicaux. Nous nous posons au warung Ombak, à quelques pas de l'eau, tout au bout de la plage. C'est là que nous prenons notre lunch, à l'ombre de la terrasse, avant de retourner à l'eau. Le warung a une douche d'eau douce bien pratique en fin de baignade.
Nous avions entendu que vers les 16h00 se tenaient des combats de coqs dans le village de Bunatan, soit celui après Jemeluk. Nous enfourchons le scooter et nous trouvons rapidement la petite halle où se tiennent les joutes. La manifestation a déjà commencé à notre arrivée et il y a de l'ambiance. Aucune femme à l'horizon, les combats de coqs semblent être un bastion exclusivement masculin. Aucun touriste non plus dans l'assistance. Des juges soupèsent les volailles, regardent lesquelles peuvent combattre ensemble pour garantir l'égalité des chances. Puis, une lame est attachée à l'ergot de chaque animal avant que les paris ne soient lancés. Les billets sortent des poches, changent de main.On dit ici qu'un homme peut dilapider des semaines d'économies dans ces paris, avant de rentrer la tête basse à la maison pour subir les reprimandes de sa femme. A moins de revenir gagnant bien sûr.
Nous assistons à quelques combats. Ceux qui gèrent les coqs essaient de les exciter, de les rendre agressifs avant de les lâcher. Lorsque c'est fait, les coqs se foncent dessus, se donnent coups de bec, de pattes, battent des ailes. La lame fait assez vite son effet et les combats sont assez rapides. Mais s'il n'y pas pas de vainqueur, alors les deux prétendants sont enfermés sous une cloche en osier et il n'y en aura qu'un qui en sortira. Le vainqueur. Pas d'effusion de sang, il suffit d'une entaille pour qu'un coq soit donné perdant. Ce qui n'empêche pas qu'un coq blessé est condamné. D'ailleurs, nous voyons des hommes revenir vers l'arène avec des cuisses fraichement coupées qui finiront sans doute dans une quelconque assiette.
Retour au Bamboo Bali pour une douche et un dernier massage sur la terrasse. Un sentiment de bien-être physique sous les mains douces de la masseuse et un sentiment de bien-être mental avec des vacances réussies. Mais il sera temps d'y revenir un peu plus tard avec un peu de recul. Amed, bien plus qu'une étape sur la route des Gilis. Il serait dommage de ne pas profiter de ce lieu, calme, tranquille et charmant.
Demain nous nous rapprochons de l'aéroport, direction Sanur. On aurait pu choisir Kuta, surtout qu'on risque de s'y rendre pour dépenser quelques roupies en achats, mais Kuta ne nous a pas plu lors de notre passage, donc ce sera Sanur. Le compte à rebours a commencé, à peine 2 jours encore, sans compter que mercredi il faudra être assez tôt à l'aéroport. Toutes les bonnes choses ont une fin. C'est vrai.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Jusque là, je partirais pour un petit tour dans le sud, plusieurs jours à Ubud (peut être carrément à Ubud pour ne pas trop à avoir à me rabattre tout le temps sur un taxi ou une loc avec chauffeur) et Ahmed. Peut être encore une ou deux autres destinations selon les suggestions mais pas trop plus pour que la miss ait un peu de temps pour prendre des repères.
Pour Taman, l'endroit est indiqué sur une des cartes du lonely planet. Ca ne me semble pas si éloigné de la ville d'Ubud... A combien de temps l'auriez vous évalué à pied ?
Dans tous les cas, je prends vraiment beaucoup de plaisir à lire tes récits ! Merci de nous faire partager votre voyage.
Je sais, mes enfants m'ont prévenu... Comme je me réjouis de retrouver le froid le matin, les gens qui font la gueule dans le bus, les centaines de mails pro à lire, etc....
Pffff encore un retour au stress occidental !
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
Ce n'est pas loin, mais 12-15 km quand même. Oublie à pied. Vélo ou scooter, sinon wayan demande 75'000 rps par trajet aller-retour. Tu peux aussi essayer les bemos, mais ce sera un peu plus galère ... Mais si tu loges â Ubud, tu auras le même souci pour visiter les alentours !
Amed, je confirme, aucun souci. Choisis un hébergement sur jemeluk, il y a plus de possibilités et la plage est sympa, même avec la petite (même si c'est assez vite profond pour un enfant de 2 ans, vive les flotteurs aux bras , ,, ).
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
je renouvelle mes félicitations pour tes descriptions qui me donneront une base pour organiser notre sejour du 10 02 au10 03..mais sans doute avec plus de difficultés avec la météo et aussi (bien qu'ancien motard ) pour mettre mon épouse sur un scooter...as tu pu trouver suffisamment de distributeurs pour ne pas te promener avec trop d'argent liquide ? les photocopies de passeport sont elles suffisantes pour louer un scoot?Enfin, où le laissais-tu quand tu randonnais ?
BONNE FIN DE SEJOUR....ANTOINE
tonytruand
il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi; moi je les vois telles qu'elles pourraient être et je me dis pourquoi pas ?( 2005 )
J'ai tout fait avec ma carte bancaire, même s'il y a des frais à chaque retrait. Tu peux aussi prendre des euros et faire du change, mais tu vas te balader avec une somme importante en euros et en cas de perte ... A toi de voir.
Oui, il y a suffisamment d'ATM pour faire des retraits. Les montants sont souvent limités à 1'500'000 rps par retrait mais tu peux en faire plusieurs à la suite. J'ai toujours gardé une marge avant de retirer, histoire d'éviter une mauvaise surprise. Pas d'ATM à Munduk (mais à Lovina), ni à Amed (il est en construction, mais il y en a un à Culik à 6 km).
Oui, les photocopies de passeport suffisent, prépares-en plusieurs.
Pendant les randos ou toute autre activité, passeport-argent-appareil photo toujours sur l'homme ! Le scooter, tu le parques n'importe où et tu verrouilles les casques en les attachant par la boucle sous le siège. Prends ton permis international et verrouilles ton casque quand tu roules, pour éviter les ennuis avec la police (aucun contrôle pour nous durant tout le séjour).
Ouala
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.
merci super...comme je le pensais....je saluerai peut-etre ceux que tu as rencontrés.....bonne suite ANTOINE
tonytruand
il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi; moi je les vois telles qu'elles pourraient être et je me dis pourquoi pas ?( 2005 )
Finis les embouteillages, la pollution et la vie trépidante javanaise, nous voici arrivés depuis le debut d'apres midi, avec mon pote BRICE, en papouasie, à…
puisque vous m'avez demandé plus de texte, c'est chose faite...et avec les photos...bonne lecture!!!) Finis les embouteillages, la pollution et la vie…
Disons-le tout de suite, d'entrée de jeu, j'ai été conquise par ce beau pays... quelle splendeur, quelle beauté, quelles merveilles, quelle diversité, quelles…
Bon, je ne vais pas refaire les présentations... Enfin, si, un peu quand même... Il y a 2 ans, j'ai fait une rencontre qui a bouleversé ma façon de voyager,…
Bali, Gilli islands, Lombok, Komodo et Flores en 1 mois, du 10 juin au 10 juillet 2011 Tout d’abord quelques rappels utiles: Avion, Roissy Denpasar via Seoul:…
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
I hope this travel journal might interest some people, but since we were completely self-sufficient (tent, sleeping bag, pot, cooking over a wood fire…) almost every day, I don’t have many hotel addresses or great restaurant tips to share! Sorry!
We used the Maio map at 1:50,000 scale. It’s part of the Boa Vista/Sal/Maio map. Bought on Amazon, but currently unavailable as of the latest news.
The people of Maio are extremely welcoming and warm, and we were always more than well received in the villages where we pitched our tent!
We’re usually big hikers, but since Maio is a beach island (gorgeous ones, at that!), we alternated a few hours of walking in the morning with some relaxation in the afternoon: beach, reading, fishing, resting…
1 euro = 110 escudos
Day 1 (Friday) Transfers by plane: Fogo-Praia-Maio
We opted for the plane to save some time on transfers, as the boat connections between Fogo and Praia take a while, and those between Praia and Maio are almost nonexistent.
You should budget around 40-50 euros per flight per person.
There are 2 flights per week between Praia and Maio—on Tuesdays and Fridays when we were there (January 2016), but currently on Mondays and Fridays.
A bit of a delay leaving Praia, but we arrived on Maio without any problems around 4 PM.
We took an *aluguer* (shared transport, 200 escudos per person) to the center of Vila do Maio, but it’s totally doable on foot with a backpack.
Since it was already a bit late, for this first night, we dropped our bags at Big Game Maio. A standard European-style hotel run by a very nice Italian family. It’s a bit pricey for us (5500 escudos for 2 people with breakfast), but after our 2 weeks in a tent on Fogo, we were happy to find a little comfort. And the breakfast is ultra-generous, with fresh products (cured ham, fruit, cheese, bread) and top quality. The hotel restaurant offers dishes that are a clever mix of Italian and Cape Verdean cuisine. Excellent!
Little tip: We didn’t try it, but Big Game Maio offers big-game fishing trips, diving, and quad rentals.
The hotel is 2 minutes from Vila’s beautiful beach, and we went for a dip at sunset and took a stroll around town. They’re redeveloping the waterfront with pretty sidewalks and light stone walls.
Vila beach
Sunset behind Santiago
Day 2 (Saturday): rest day + fishing
After 2 weeks of hiking and since Vila is such a peaceful place where it’s nice to take your time, we decided to spend an extra day there. We took the path heading south along the coast to reach Ponta Preta beach in 20 minutes. The path isn’t very pretty because there’s quite a bit of construction going on, which prevents you from really walking along the shore. Lots of real estate agencies, especially Italian ones, have taken over the land. But Ponta Preta beach is a stunning black-sand beach where we had the whole place to ourselves. We decided to go fishing from the rocks.
At 1 PM, the sun was blazing, so we headed back to Vila and dried the fish for the following days.
At 6 PM, we went fishing again, but this time at night from the rocks at the end of Vila beach.
8:30 PM: back to shower and eat at the restaurant.
The rocks and sea at Ponta Preta
Day 3 (Sunday): from Vila do Maio to Calheta de Baixo, via Monte Batalha (path 101) Hiking time: 5h
Since there aren’t many “summits” on Maio, we decided to head to Calheta de Baixo but via Monte Batalha. We left at 8:20 AM and somehow made it to Monte Batalha by 11 AM (2h40 of hiking). But the path is really hard to find in the middle of the dry grass and acacia trees. We kind of cut through randomly, aiming for the summit. Even though it’s not very high (around 300 m), the view is amazing—you can see all of Maio at 360°!
Short 30-minute break. The descent through the “forest” of acacias is even worse for finding your way. We oriented ourselves a bit by the sun to find the road connecting Vila to Calheta. We arrived around 1:30 PM at Calheta de Baixo. A very pretty little seaside village with colorful houses. An idyllic beach, a newly renovated square, and super-friendly people. We pitched our tent facing the sea on the terrace of an abandoned house (after asking the locals for permission).
We cooked some of the dried fish we’d caught the day before, along with fresh beans we’d brought from Fogo (and were still carrying!).
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Day 4 (Monday): From Calheta de Baixo to Morrinho on foot. Hiking time: 3h. Then hitching a bus to Cascabulho, and a car to Pedro Vaz.
We left around 9:30 AM heading north (path 201), following the coastline where the beaches just keep coming—each one wilder and more beautiful than the last: Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. We reached the dunes of Baia de Santana. There’s no real path, so you have to follow the coast, then go around the dunes, and when you spot the 3 coconut trees, head east toward them to find the track leading to Morrinho. Again, we discovered a village with a Wild West vibe, with colorful houses lined up on either side of a paved road. Just enough time to accept a drink offered by a local before jumping onto the passing school bus that took us to Cascabulho. There, we waited for a ride. A political delegation of 10 cars drove right past us without stopping. Luckily, one of the cars had a flat tire and came by 30 minutes later—and that one, thankfully, gave us a lift! They were heading to the inauguration of a water pump in Pedro Vaz. So that’s where we stopped too. After getting permission from the school principal, we pitched our tent in front of the village school… and became the attraction for all the kids who kept us company until nightfall! A woman gave us 2 jugs of water, but with all that company, it was tough to take a peaceful shower!!
Dinner: pasta with beans.
We were woken up by rain during the night and had to rush to bring all our stuff inside the tent!
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Day 5 (Tuesday): Rest day and fishing at Boca da Ribeira beach
We packed up at 8 AM because the kids had school. We filled the 2 water jugs that the woman lent us and headed down to camp at Boca da Ribeira beach, which is a bit further east of Pedro Vaz. It took less than an hour to get there. This time, we really were alone in the world! We pitched the tent and spent the day fishing, reading, playing, and swimming regularly because the sun was beating down hard!!! We caught a nice fish that we grilled over the fire in the evening. With the crabs and shellfish we gathered, we made a seafood rice! Yum! What a feast!
That night, once the tent was zipped up, we felt something like rain on the tent fabric. I decided to go out and gather our things, and then—shock!!! It wasn’t raindrops we were feeling and hearing, but bugs attracted by the light!! Not just a few bugs—a huge swarm of them!!! Thousands of bugs covering the whole tent, the ropes, slipping into the seams and hems! Everywhere! The blue tent had turned green!!! After that, it was a real struggle to get back inside without letting any in! A real challenge, and there were always 3 or 4 that managed to sneak in anyway. Total war!!!
Boca da Ribeira beach
Day 6 (Wednesday): From Boca da Ribeira to Ribeira Dom João. Hiking time: 3h30
We woke up leisurely and waited for the sun to dry our things, damp from the dew. A man passed by, and we gave him the water jugs we’d borrowed, which saved us a trip back to Pedro Vaz to return them to the woman.
We left around 10 AM. We followed the sea to Alcatraz, then headed toward Pilão Cão. The path runs alongside the small hills on our right, and we passed above Lagoa Cimidor. The terrain is arid, and the path is hard to find among the many goat tracks.
After 3h30 of hiking, we reached Ribeira Dom João with 2 young people we’d met along the way.
Since it was a public holiday in Cape Verde, the kids didn’t have school, and with the principal’s permission, we pitched our tent in the kindergarten. She even kindly opened the school toilets for us. The neighbor gave us the water we needed to wash up and cook. We cooked beef steaks on charcoal. A nice change from fish!! Charcoal is a widespread artisanal product on the island. People almost never cook directly over wood but always with these big chunks of charcoal.
The hills on our right
Ribeira Dom João
Day 7 (Thursday): From Ribeira Dom João to Vila do Maio. Hiking time: 3h30
We woke up at 6:30 AM to clear out of the school by 8 AM. The neighbor made us coffee to save time. It took us 2 hours to reach Barreiro, another Wild West-style town! Since we didn’t want to walk on the road, we took the old track and reached Vila do Maio in 1h30.
Last night before taking the plane back to Praia the next day.
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio
That’s where this trip ends!
Maio is truly a magical island! A remote, isolated place with incredible, wild beaches and villages with a Wild West feel—colorful houses on either side of well-paved, well-maintained, and decorated streets. And the locals are so warm and welcoming.
Even for hikers like us, it was a great discovery, and we were able to alternate hiking and relaxation with great pleasure! Too bad the area around Vila do Maio is being overrun by real estate construction—ongoing, unfinished, abandoned…
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!
--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima
4- From Cariquima to Putre
5 - From Putre to Arica
Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
It’s an ancient city that breathes, a living spring.
Here, no kitschy signs like “I miss you in Fengyu,” nor mass-produced fake antiques.
The century-old houses still bear the marks of wind and rain; in the morning, you hear roosters crowing, and at dusk, smoke gently rises from the kitchens.
This city doesn’t try to please anyone—like the spring water flowing through it, it simply keeps living at its own pace.
Located in Eryuan County, in the Dali Prefecture of Yunnan, the ancient town of Fengyu is a nationally designated historical and cultural city. It’s nicknamed the “land of scholars and ink”—during the Qing Dynasty, the Fengxiang Academy produced four *jinshi* and eleven *juren* in the imperial examinations. The Bai families made studying and farming a true legacy. Even on market days, you’ll find stalls of calligraphy and paintings, while lintels and screen walls are covered with family mottos.
Fengyu was also an important stop on the ancient Tea Horse Road. It preserves the second-largest Bai architectural complex in China, just after Xizhou. The famous traveler Xu Xiake spent seven days here and compared it to the “peach blossom paradise.”
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market: