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Quelle focale pour photographier les animaux en safari africain? English translation pending
by Spiderweb · 2016-05-28 · 26 replies
Cette expression ne concerne pas la photographie des oiseaux pour lesquels des focales extrêmes sont nécessaires (pour faire court on dira qu'il faut utiliser un 1000mm en format 24X36), genre 800mm ou 150-600 utilisés en format APS C. Par contre dans la plupart des parcs animaliers d'Afrique, les animaux (buffles, impalas, rhinocéros, éléphants, hippopotames, phacochères, crocodiles, etc) se voient à des distances souvent très proches. Pour ma part un récent voyage en Afrique du Sud m'a convaincu que l'idéal est un équivalent 24X36 de 450 à 600mm. Ce sont des optiques telles des 70-300 ou 500 secs! Par contre, pour ceux qui utilisent des zooms, la focale basse (70 pour un 70-300) ne doit pas être trop élevée. Le 70mm en format 24X36 est déjà presque trop long. J'ai été amené à photographier un Rhinocéros à 8mètres et à cette distance un 70mm équivalent 24X36 est déjà trop long… L'idéal est un 50-250 ou 50-300. Canon en dispose d'un, Nikon de l'autre. Evidemment ces deux optiques n'ont pas la qualité des premium, notamment aux longues focales… Mais, plutôt que de ne pas pouvoir faire une photo avec une optique extra, mieux vaut pouvoir shooter avec une optique de qualité moyenne. Enfin, disposer d'un second boitier avec un équivalent 24-120 ou 130 peut être intéressant pour les animaux que l'on voit à bout d'appareil photo! Ci jointes trois photos faites avec un 50-250 Canon (IS II non STM) monté sur un 700D : L'une un Rhinocéros photographié dans toute sa masse avec une focale de 55mm... Photo impossible à faire avec un 70mm... L'autre, de face à la focale de 116mm! La dernière, le "copulage" de Lions faite à la focale de 96mm... Enfin, pour ce qui concerne les animaux sauvages de nos latitudes, la combinaison 150-600 et 70-300 peut être un bon compromis permettant en sus la photographie des oiseaux!
États-Unis: location d'un VR pour visiter les canyons English translation pending
by Elleinade · 2016-05-22 · 5 replies
Quelle est la meilleure façon de louer un VR aux États-Unis? Nous sommes quatre adultes qui voulons visiter et marcher dans les différents canyons pendant trois ou quatre semaines en octobre. Il y a beaucoup de renseignements sur le trajet possible mais je ne trouve rien sur la location de VR: y-a-t-il une compagnie meilleure que les autres? Des détails auxquels il faut penser? Merci, c'est ma première expériences sur le forum qui m'est déjà très utile.
Berline Premium en location aux États-Unis English translation pending
by Habs75 · 2016-05-19 · 9 replies
Bonjour ,

J'ai utilisé la recherche concernant les véhicules premiums mais il ne s'agissait que de sujets traitants de la catégorie premium SUV pour ce qui est des plus récents .

J'ai réservé chez Auto Europe qui passe par Alamo une PDAR soit une berline premium à un très bon prix pour environ 70€ de plus que la full size sur la période de location soit 484 € hors drop off pour 15 jours .

Du peu d'infos que j'ai pu glaner sur le net et pas forcément très récent , il en est sortie les exemples suivants : chrysler 300 , Nissan Maxima , Infinity ( je ne sais plus quel modèle ) et Impala

Pour la Maxima , je ne sais pas trop mais concernant la Impala , c'est pour moi une full size .

La seule fois ou j'ai utilisé Alamo , c'était en 2008 et nous avions eu une Malibu en Mid-size . La Impala était en Full size .

La Impala n'a rien de premium .

On voit souvent des retours sur ce que les gens ont eu dans les catégories eco , compact , mid , full ainsi que pour les différentes catégories de SUV mais j'imagine que la PDAR doit rester marginale .

Quelqu'un a t-il déjà pu voir ce qui se trouvait sur ces parkings ?

Je n'ai pas eu l'occasion d'observer du coté des premiums les fois précédentes .

Merci
Partir au Costa Rica en juillet (une folle idée) English translation pending
by Ptitao · 2016-05-13 · 7 replies
Je viens d'avoir l'idée folle de partir au Costa Rica en juillet.

Je veux tout l'information possible :D Nous sommes 2 sportifs, on veut faire des hiking, voir de la plages et des singes! Vous me suggérez quoi? Coté météo, suis je mieux de remettre le projet a plus tard ou la pluie n'est pas trop dérangeante?

MERCI!!!!!
Location de moto à Chanthaburi English translation pending
by Titikk · 2016-05-13 · 14 replies
Bonsoir, Nous allons restés 3-4 jours à Chantaburi et dans sa région, nous aimerions louer une moto (scooter) mais j'ai pas trouvé d'infos pour savoir où on peut en trouver et à quel prix. Merci pour les infos que vous pourrez me donner.
Demande de visa long séjour à l'aéroport de Nouakchott English translation pending
by RitaO · 2016-05-13 · 18 replies
Bonjour, Je suis française et souhaite me rendre à Nouakchott au courant du mois d'août pour m'y installer. Je me suis déjà rendue dans cette ville en juin 2015. Un visa de 30 jours m'avait été délivré l'aéroport. J'aimerais savoir s'il est possible de demander un visa long séjour (3 à 6 mois) directement à l'aéroport. J'aurai en effet besoin de me faire délivrer une carte de résident en arrivant là-bas et pour cela, il est demandé par les autorités de justifier d'un séjour continu de 90 jours dans le pays. Merci d'avance pour la(les) réponse(s) à ma question.
Départ Afrique du Sud, arrivée Europe English translation pending
by Titesouri · 2016-05-09 · 10 replies
Bonjour,

Je commence a préparer la suite de notre voyage! Après les Amériques et l'Océanie, nous débarquons en Afrique du sud! J'ai plusieurs questions et je vous remercie d'avance pour vos réponses! Voici notre situation: Nous récupérons le CC à Durban et on remonte toute la côte est jusqu'en Europe.

-Nous n'aurons pas de billet d'avion de sortie d'Afrique du Sud, problématique? -En Am-sud il y a un forum spécialisé pour les voyages en véhicules, il existe la même chose en Afrique? -Quelqu'un aurait un document avec toutes les démarches des frontières etc? -Je suis intéressée par des blogs de voyageurs qui font le même parcours assez récent. -Nous sommes suisses, cela change quelque chose pour la paperasse des frontières? -Un conseil particulier?

En route actuellement en Australie et les connexions internet aléatoires, je vous prie de m'excuser si mes réponses tardent!
Connexion à Singapour: lounge Singapore Airlines English translation pending
by Chris635 · 2016-05-06 · 3 replies
Bonsoir,

J'ai 1H40 de connexion @ SIN pour KUL (j'arrive de CDG). Ai-je le temps de passer au lounge pour une douche ? Merci, je ne connais pas tres bien SIN et il s'agit de mes premiers vols avec Singapore Airlines.

Rgds
Chauffeur en Thaïlande? English translation pending
by Ocai91 · 2016-05-02 · 7 replies
Bonjour,

Nous partons à 4 (2 adultes et 2 enfants)pour la période du 20 décembre au 30 décembre 2016. Nous voulons faire le nord de la Thaïlandaise en deux étapes, la première partie vers le triangle d'or et la deuxième vers Bangkok.

Nous sommes donc aujourd'hui à la recherche de deux chauffeurs.🤪 Est- il possible de le faire facilement et simplement seul ? Avez vous des contactes ? Et quel serait le prix?

Cordialement. Olivier.
Discussions autour du thème "Être vieux" du concours photo VF de mai 2016 English translation pending
by Marifb · 2016-04-29 · 96 replies
Bonjour,

Je ne suis pas une grande participante de ces discussions parallèles mais promis je vais faire un effort ce mois ci. Donc vous pouvez posez des questions, mettre des photos, papoter.
Conduire après 70 ans en Polynésie? English translation pending
by Nini45 · 2016-04-26 · 7 replies
Bonjour, Je viens de m'apercevoir qu'après 70 ans nous ne pouvons plus louer de voiture dans certaines destinations notamment en Polynésie ??🙁 Est -ce que quelqu'un peut nous informer où nous donner des tuyaux pour location voiture +70ans... Nous sommes un peu coincés pour pouvoir voyager ? Y a t-il en payant des suppléments une possibilité? Nous attendons vos conseils et vos expériences. Merci. Cordialement. Nini45
Impressions de croisière "Îles grecques" sur le Costa Deliziosa début mars 2016 English translation pending
by Eric2thelus · 2016-04-25 · 1 reply
Nous avons fait la croisière sur le Costa Deliziosa du 3 au 10 avril 2016 : Les Iles Grecques au départ de Venise. Nous étions 6 personnes dont 2 enfants (une cabine double et une quadruple toutes 2 avec balcon) Voici nos remarques : Réservation de la croisière par téléphone/internet : il faut bien étudier le site internet avant de réserver, car on a l’impression que le temps des conseillers au téléphone est compté. Difficile de poser beaucoup de questions. Bien voir tous les tarifs avant de faire son choix, c’est compliqué. Des difficultés avec le web check-in : il m’a fallu plusieurs appels téléphoniques et finalement un fax pour recevoir enfin les billets pour la croisière. De plus, n’ayant pas pris l’acheminement avion par Costa, je n’ai pas pu savoir à l’avance à quelle heure je pourrais déposer les valises au port de Venise ; finalement elles ont été prises en charge dès notre arrivée vers 10h30 et nous avons pu visiter la ville tranquillement avant l’embarquement. Préacheminement avion : Pour Roissy-Venise Costa demandait environ 300€ par personne ; nous avons payé 150€ en réservant sur Air France… Embarquement : Pas de problème. Bateau : Il est vraiment très beau et récent. On n’a pas trop l’impression de foule. Cabines : très propres, très confortables, très bien entretenues. Restaurant : nous avons pris la majorité des repas au restaurant l’Albatros : Petits déjeuners excellents, repas avec un choix important, variés, très bons et copieux en général. Service d’une extrême amabilité, mais il faut savoir se débrouiller un peu en Anglais. Deux repas pris au self du Pont n° 9 assez décevants : beaucoup de monde, quasi impossible de trouver une table de 6, bref c’est la cantine, à réserver aux les amateurs de pizzas et hamburgers… Forfaits boissons : à acheter avec précaution, en fonction de ses besoins, ou alors il faut avoir fait le choix de picoler pendant une semaine ! Certains forfaits sont proposés sur le site internet, mais pas tous : mieux vaut attendre d’être sur le bateau. Bars : de bons cocktails servis généreusement, personnel aimable. Animations : spectacles le soir de bonne qualité, toutefois pas tous accessibles aux 2 services (The Voice par exemple). Nombreuses animations musicales aux bars. Excursions : Elles sont complètes, bien organisées pour voir l’essentiel en peu de temps, bonne organisation au départ et au retour. Mais elles sont chères ! A condition de bien les préparer on doit pouvoir en faire certaines par soi-même… Un petit film ou une petite conférence présentant les excursions à chaque escale serait appréciés. Piscine : bien, avec de l’animation, dommage toutefois qu’elle ait été vidée le dernier jour. Espace petits enfants au dernier pont : bien mais assez limité en équipements. Impression d’ensemble : une belle croisière, très beau bateau ; les petits désagréments seront vite oubliés. Bonne réaction face à la grève au port d’Athènes (inversion des escales), ce qui a permis de maintenir toutes les excursions.
Eurowings pour aller à Cancun? English translation pending
by Maxam91 · 2016-04-18 · 4 replies
Bonjour je suis entrain d'organiser mes vacances a Playa Del Carmen !

Je suis a la recherche d'un billet d'avion intéressant ! J'en ai trouver un Duss -> Cancun pour 540e mais cest avec la compagnie Eurowings ! Avez vous des avis ? Car je ne connais pas du tout cette compagnie !

Merci beaucoup
Croisière neoClassica Italie - Grèce - Sicile du 23 avril au 5 mai 2016 English translation pending
by Choopy26500 · 2016-04-18 · 5 replies
Bonjour, nous embarquons samedi 23 avril à Marseille pour notre 1ère croisière et sur le Néoclassica.

avez vous des commentaires sur le bateau ou sur les visites à faire (seul ou par Costa).

Merci et bon voyage à tous
Voyage de noces MSC Poesia en Méditerranée English translation pending
by Nadau6450 · 2016-04-18 · 10 replies
Nous partons en voyage de noces dans un mois sur le msc poesia pour une croisière en Méditerranée . Nous avons une cabine balcon Aurea avec je ne sais pas trop quel forfait boissons inclus. Nous avons pris en plus 4 excursions. Avons nous fait un bon choix? Quels avantages pour un voyage de noces ?... Avez vous apprécie msc et le poesia?.. Merci de vos réponses ... 😉
En voiture jusqu'à Mazâr-e Charîf depuis la frontière ouzbek English translation pending
by Esantirulo · 2016-04-17 · 4 replies
salut à tous. des amis de Mourmansk (Russie) me proposent de les accompagner en août dans un circuit de 2 semaines au Pamir, au départ d'Almaty et retour par Tachkent. Ceci:



pour mieux en profiter, et comme il n'y a "que" trois jours de route entre chez moi et Almaty, et moins avec escale chez des amis à SPb, j'envisage de prendre ma voiture:



jusque là et ensuite en Kirghizie, Tadjikistan et Ouzbékistan aussi, tout va bien de mon point de vue, mais le circuit passerait à Mazar-e-Charif, point d'arrivée/départ traditionnel de cette route du Pamir, site de l'une des grandes mosquées bleues d'Asie Centrale, et donc début d'un circuit architectural/historique remontant dans le nord, via Samarcande et Tachkent.

Or l'idée de conduire ma voiture en Afghanistan, même sur 100 kms dans un sens, puis retour, entre Termez (UZ) et Mazar-e-Charif, ça me pose problème. J'envisage, si ce voyage se fait, de la garer dans un endroit sûr à Termez et prendre le bus pour Mazar-e-Charif.

Ce que je trouve de plus récent en ligne, est l'expérience d'un portuguais:
http://www.joaoleitao.com/driving/survival-guide-afghanistan/

sinon il y a pas mal de journaux de voyage à Mazar-e-Charif, mais rien en voiture personnelle. J'aurai cru d'ailleurs que cette ville est plus "asiate" qu'afghane, mais d'après ce journal d'un gars qui s'est bien balladé dans le marché de la ville en 2011, il y a beaucoup de beurka aussi: http://varlamov.ru/442725.html

Voilà: expériences en voiture personnelle dans ce coin là?
Guide pour le Karthala (Comores) English translation pending
by Edtortue · 2016-04-16 · 4 replies
Bonjour,

Souhaitant prochainement aller au sommet de Karthala sur Grande Comore, auriez vous un guide à me conseiller ? Merci

Ed
"Best of" des guides papier Cambodge + préparer les enfants à Angkor English translation pending
by Lobartine · 2016-04-14 · 11 replies
Bonsoir,

Préparant un futur voyage au Cambodge, j'aimerais connaître vos avis sur les différents guides papier/livre.

Je recherche de quoi avoir des informations le pays, pas tant sur les conseils d'hébergements car ça je sais que nous pourrons trouver sur place. Mais plutôt sur le pays en lui même, les ressentis des différents lieux.

J'ai bien sûr lu quelques post sur le forum mais le plus récent date de 2013.

Par ailleurs, pour les familles qui ont visité Angkor en famille, j'adorerais connaître par quel biais elles ont préparé leurs enfants à cette découverte, que j'imagine exceptionnelle. Je pense que les enfants doivent l'apprécier d'autant plus qu'ils y sont préparés.

Merci à tous.
Claustrophobie dans les casas particulares à Cuba English translation pending
by Gudungmulu · 2016-04-11 · 2 replies
bonjour

etant claustrophobe , il me faut des casas particular avec des chambres avec des fenêtres traditionnelles et pas des lucarnes comme je vois beaucoup sur les guides . si je peux connaitre les casas qui ont ces chambres avec grandes fenêtres ? à La havane , à Vinalès, à Cienfuegos , et à Trinidad. merci beaucoup.
Aller 2 jours à Lahore depuis Amritsar? English translation pending
by Michaleur · 2016-04-10 · 1 reply
Bonjour,

Trouvez-vous que c'est une bonne idée (Si oui, je me procurerai le visa en France)? L'avez-vous déjà fait?

Merci :)

Micha
Northern to Southern Alsace
by Jojoone1 · 2016-04-09 · 114 replies
Here’s a travel journal with photos, different from the ones we usually share with you.

Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.

Introduction

" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "

This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.

Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.

The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.

Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.

Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.















Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc) English translation pending
by Leflâneur · 2016-04-06 · 1 reply
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai. Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence. Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.

TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.

La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.

Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.

A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.

Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.

J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.

Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.

Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.

C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.

Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.

Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.

J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.

Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.

Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.

A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.

Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.

- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.

A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.

Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.

Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.

La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !

Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.

L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…

Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?

La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.

Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.

Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.

Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.

A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.

Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.

Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.

Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.

Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
Film sur Cuba English translation pending
by Renaldito · 2016-04-03 · 0 replies
Bonjour à tous,

Pour les Montréalais, je signale la présentation d'un film sur Cuba, dans le cadre du Festival du Film Latino-américain, au cinéma du Parc. Voici la bande annonce:

https://vimeo.com/156882100 .. et le résumé:

Réal.: David Fabrega 78 min.

Avec Barbara Ramos Version originale en espagnol avec sous-titres français ou anglais, selon la journée - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - "Après 18 ans passés en Italie, la cubaine Barbara Ramos retourne vivre dans son pays natal. Dans la petite ville de Santa Clara, elle découvre à travers les projets de sa famille et de ses amis ce qui a changé à Cuba mais aussi ce qui n’a pas changé et ne changera probablement jamais. Filmé sur une période de 3 ans, le temps pour Barbara de construire la maison de ses rêves, RETOUR À CUBA est une chronique sur la vie à Cuba au temps des réformes libérales de Raúl Castro et de la réconciliation avec les États-Unis-d’Amérique. Un film résolument positif qui démontre avec énergie et humour qu'il est aujourd'hui possible de trouver le bonheur à Cuba ! Adoptant un point de vue longtemps délaissé par le cinéma et les médias occidentaux – l’idée selon laquelle tous les Cubains ne rêvent pas de fuir à l’étranger et se sentent même plus heureux dans leur pays – ce documentaire intimiste, garanti sans clichés ni revendications politiques démodées, nous transmet l’optimisme de son personnage principal face aux transformations actuelles de la société cubaine."

Cordialement,
Urgent: China Southern Airlines pour la Thaïlande, départ dans 5 jours English translation pending
by Choupettedel · 2016-04-02 · 5 replies
Bonjour, Malgré avoir vu plusieurs discussions ouvertes a ce sujet je me permet de revenir vers vous pour quelques autres renseignement. J'ai 21 ans et je m'apprête a partir pour 1 mois en Thailande avec la compagnie suivante China Southern Airlines, les billets sont déjà pris ( Paris-Bangkok).

Dans un premier temps j'aurai aimé s'il vous plait savoir quelles ont été vos impressions lors de votre trajet si vous avez déjà pris cette compagnie ? Je veux tout savoir ( retard? écran + film disponible ?, nourriture, accueil, ET LE PLUS IMPORTANT LA SÉCURITÉ )

Ce qui me fait un peu peur c'est que pour mon retour sur Paris j'ai une escale de 1h30 à Canton cela sera t'il suffisant pour être a l heure ?

Merci d'avance pour vos réponses qui me seront très utiles
Traversée de l'Italie à pied (Menton - Napoli) English translation pending
by Nanoutravell · 2016-03-30 · 4 replies
Bonjour !

Je prévois de partir à pied et sac au dos à travers l'Italie, en tente et avec un budget super-mini (glanage et sobriété financière pour plus d'échanges humains!). j'aimerais savoir si vous connaissez les chemins piétons ou cyclos que je pourrais emprunter pour ne pas me retrouver sur la route tout le long de mon trip... J'ai entendu parler de l'E12 mais il est très récent et j'ai peur qu'il ne soit pas bien balisé/tracé, quelqu'un l'a-t'il emprunté ? Quel lieux sympas et incontournables le long de la côte Ouest pour une voyageuse non motorisée ? :)

Peace
Importation de vidéos GoPro 4 Silver English translation pending
by Mel36 · 2016-03-30 · 2 replies
Bonjour tout le monde!!

J'ai acheté la GoPro 4 Silver. Je les ai utilisée depuis deux jours et maintenant je n'arrive plus à importer mes vidéos sur mon ordinateur (mac). Cela note qu'il y a un problème d'importation (lecture du fichier impossible, fichier illisible) alors que jusqu'à maintenant tout fonctionnait. J'arrive à lire filmer et lire les vidéos sur ma GoPro mais pas sur l'ordinateur.

Que puis-je faire??

Merci!!
Jours de marché aux zébus de Ambalavao? English translation pending
by Mikabu · 2016-03-22 · 5 replies
Bonjour J'ai lu des choses contradictoires sur les dates de ce marché. Certains me disent le mercredi toute la journée, d'autres seulement le matin avant 11-12h, d'autres le mercredi matin et le jeudi matin mais avant 10h. Qui a raison ? J'avoue que si je pouvais être sure qu'il avait bien lieu aussi le jeudi matin, cela m'arrangerait beaucoup pour l'agencement de notre circuit Pouvez vous m'éclairer si vous avez des infos récentes ? D'avance merci Cordialement Michèle
Est-ce que Naples est dangereux? English translation pending
by JPaul92 · 2016-03-20 · 12 replies
Bonjour,

Nous allons passer 4 jours à Naples et 4 jours dans la cote Amalfitaine dans notre voyage de 30 jours en Italie au mois d'avril qui vient. Ma question est : Peut on se promener à Naples avec une pochette contenant Papiers et CB ? et peut on se promener et prendre des photos ou filmer tranquillement avec l'appareil de photo ou téléphone ?

Nous aimerions bien avoir un avis récent sur la question. Merci de votre réponse. Paul
17 - 18 jours dans le nord / centre du Vietnam English translation pending
by Guigs31 · 2016-03-14 · 5 replies
Bonjour,

J'ai feuilleté plusieurs topics très intéressants sur ce forum, mais j'aurais aimé avoir des infos "fraiches" de 2016, donc je relance! Et comme certains membres locaux ont l'air très actifs, autant en profiter! 😉 Nous (ma compagne et moi) allons être au Vietnam pour deux semaines et demi la 2ème moitié d'Avril et on va se limiter au Nord et au centre. Comme nous sommes un peu contraints par le temps, nous souhaiterions avoir quelques conseils.

A propos du centre: - On a déjà acté le combo Hoi an/Danang/Hué et le parc de Phong Nha. Tam Coc est il vraiment "magnifique/indispensable/à faire/..."? Quitte à supprimer une étape, je penche pour celle la.

Sur les montagnes du nord: On aura 7 voire 8 jours à y consacrer. L'idée première était de faire et Sapa et le Ha Giang mais vu les transports transversaux et notre incompétence sur une moto...on a de très forts doutes! Nous sommes bon marcheurs et motivés par le trekking sur plusieurs jours. (Et trop fauchés pour louer un 4x4! 😕)

-Concernant Sapa, j'ai vu que le téléphérique du Fansipan avait été inauguré, quelqu'un a des infos? J'ai cru comprendre qu'il n'était pas si compliqué de trouver des treks loin de la foule, si des contacts utiles vous avez?

-Concernant le Ha Giang, j'ai beaucoup plus de questions (y a des chances qu'on zappe Sapa et qu'on se limite à ce secteur). Le plus récent Lonely qu'on a trouvé date de 2014, y a t'il plus d'hébergements qu'annoncés hors de Ha Giang? Notamment à Dong van et Meo Vac? -Plusieurs posts mettent en avant la difficulté d'être autonomes dans cette région par le fait qu'il n'y a aucun transport entre Dong van et Meo Vac. Mais d'après la carte, les deux villages ne sont distants que de 20km. Cette distance, même avec le dénivelé du col, est facilement à notre portée, est ce agréable par la route? J'imagine que le trafic ne doit pas être très dense... -Si l'autonomie est vraiment trop compliquée, j'ai vu plusieurs agences à Ha Giang qui proposent des "treks" de 3 ou 4j dans la région à prix abordable pr nous (environ 200$/p de mémoire), mais ça ressemble plus à une ballade en minibus. Quelqu'un a-t-il des infos, un retour d'expérience? Une agence à recommander? -Faut il toujours un permis pour y circuler? -Si vous avez des conseils sur d'autres villages / coins de vallées où aller, on est preneurs!

Dernière question, maritime celle la: -On compte finir par Ha Long (ou plutôt par Cat Ba et la baie de Lan Ha), mais ça va tomber le weekend du 1er mai. Faut il s'attendre à un afflux de touristes vietnamiens en congés et des réservations d’hôtels compliquées?

Merci beaucoup! Guillaume.
3 semaines au Québec avec enfants (6 et 9 ans) English translation pending
by GéraldineCH · 2016-03-14 · 27 replies
Bonjour à tous! Nous partons cet été 3 semaines au Québec avec nos 2 enfants de 6 et 9 ans. Nous connaissons déjà (4 séjours: 2 en été et 2 en hivers), nous sommes fans de la région mais notre dernier voyage date de 10 ans déjà et ce sera notre premier grand voyage avec les enfants. Nous adorons la Gaspésie mais volontairement et à contre cœur nous avons décidé de ne pas y aller cette fois pour pas surcharger le voyage en kilomètres, les enfants n'étant pas de grands fans des trajets en voiture. Nous aimerions bien faire quelques randonnées, de ce côté là pas de souci avec le grand, il adore la randonnée dans la nature par contre, avec la petite ça va être plus dur de la motivé. Et bien sûr le grand rêve des enfants seraient de croiser un ou deux animaux en liberté, ils rêvent déjà d'orignaux, ours, baleines, etc.... Bien sûr, nous les avons déjà prévenu que les chances étaient faibles.... Voilà l'itinéraire que nous avons prévu:

j1: arrivée à Montréal en fin d'après-midi j'imagine qu'avec le décalage horaire on ne pourra rien faire d'autre que repos à l'hôtel avec les enfants

j2-j3: hôtel Sacacomie c'est la partie "luxe" du voyage, on m'a vraiment conseillé cet hôtel-spa au milieu de la nature

j4-j6: Québec (nous y serons pendant le festival de Québec)

j7-j6: Parc de la Jacques Cartier (nous avons déjà réservé une cabane dans le parc)

j7-j10: Baie St-Paul (nous pensons visiter l'îles aux Coudres et faire une randonnée dans le parc des Grands-Jardins depuis cette halte)

j11-j13: La Baie ou autre endroit pour pouvoir découvrir le Saquenay

j14-j15: les Grandes Bergeronnes (nous avons déjà réservé une tente prêt à camper au camping mer et monde)

j16-j17: Saint Félicien (visite du zoo que nous ne connaissons pas encore mais qui est un incontournable pour les enfants parait-il)

j18-j20: Montréal

Nous pensons redescendre de Saint-Félicien vers Montréal par la route 155 en passant par la Tuque et peut-être s'arrêter en route et du coup faire quasiment l'impasse sur Montréal. Nous connaissons déjà bien cette ville et les enfants sont plus intéressés par la nature que la ville. Même si nous serons obligés de consacré une demie journée à la visite du centre Bell mon fils étant un GRAND fan de hockey et des canadiens de Montréal ;-)

Pour rejoindre la région du Saguenay nous pensions prendre la route 381 que nous ne connaissons pas encore.

Voilà, j'attends vos retour et remarques sur notre itinéraire. Et si vous avez des bons plans pour les jeunes enfants, excursions ou randonnées ludiques, visites adaptées, je suis très preneuse de toute vos suggestions.

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