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Utilisation de VPN en Chine English translation pending
Bonjour!😛
Je part en Chine dans une semaine, et j'aimerais avoir quelques informations sur l'utilisation du téléphone... En particulier les VPN!
A ce que j'ai compris , les VPN sont illégaux... Mais tout le monde en installe, risque-t-on quelque chose? Et si je n'utilise pas de VPN, comment pourrais-je contacter ma famille qui est en France avec mon smartphone?
Merci d'avance pour votre aide🙂 je suis un peu perdu!!
A ce que j'ai compris , les VPN sont illégaux... Mais tout le monde en installe, risque-t-on quelque chose? Et si je n'utilise pas de VPN, comment pourrais-je contacter ma famille qui est en France avec mon smartphone?
Merci d'avance pour votre aide🙂 je suis un peu perdu!!
Voyage en Chine avec une enfant de 8 ans English translation pending
Bonjour
Je pars en Chine du 11 juillet arrivée à Pékin au 1 août départ de Shanghai.
Le programme n'est pas encore totalement caller, mais 4 jours à Pékin pour un départ en train le 16 juillet vers le ningxia puis train le 21 juillet pour la région de guilin.
Je suis preneur de conseil, astuce et destination. Je souhaite essayer deviteruau maximum la foule. Avec mes remerciements
Le programme n'est pas encore totalement caller, mais 4 jours à Pékin pour un départ en train le 16 juillet vers le ningxia puis train le 21 juillet pour la région de guilin.
Je suis preneur de conseil, astuce et destination. Je souhaite essayer deviteruau maximum la foule. Avec mes remerciements
Deux semaines au Japon en avril 2018 avec 2 enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes une famille de 4 personnes (2 adultes et 2 enfants de 3 et 6 ans).
Je vous fais part du programme prévu à moins de 3 semaines du départ:
6 Avril - Avion depuis Genève à 9h30 7 Avril - Arrivée à Osaka vers 12h30 puis train en direction de Kyoto 8 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 9 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto => Visite guidée de Ohara avec un guide francophone (réservé via KEIKAKU) 10 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 11 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 12 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 13 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 14 Avril - Train de Kyoto à Tokyo + Nuit à Tokyo 15 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo 16 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo => Visite guidée de Yanaka + le sanctuaire Nezu + Nyngyocho si nous avons le temps, avec un guide francophone (réservé via KEIKAKU) 17 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo 18 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo => Visite du musée Ghibli à 12h 19 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo 20 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo 21 Avril - Départ depuis l'aéroport d'Haneda de Tokyo à 7h20 pour retour à Genève vers 22h
Pour les hébergements: Kyoto => Logement via Airbnb près de Arashiyama Tokyo => Logement via Airbnb près d'Ueno
Pour les vols: Aller => Genève -> Munich (Lufthansa) -> Shanghai (Air China) -> Osaka (Air China) Retour => Tokyo -> Pékin (Air China) -> Franckfort (Air China) -> Genève (Lufthansa) Pour les formalités, pas besoin de Visa pour une escale en Chine. Après appel à AirChina, l'agent me dit qu'il faudra récupérer mes bagages à Shanghai (pas besoin à Pékin apparement) alors qu'une autre personne m'a dit qu'elle n'avait pas eu besoin de le faire l'année dernière...à voir sur place!
Kyoto Voici ce que nous souhaiterions voir dans cette ville: * 1 journée pour faire Bamboo Alley, Iwatayama, Arashiyama et Saiho-Ji Temple * 1 journée pour faire Kinkaku-Ji Temple, Ryoan-Ji Temple et Nijo Castle * 2 journées pour faire le passage des philosophes, Heian-Jingu, Kiyomizu-Dera Temple, Fushimi Inari, Shoren-In Temple et Gion * 1 journée à Nara
Est-ce que cela vous parait cohérent? Si vous voyez des choses à ne pas manquer, n'hésitez pas à me le dire! Si vous connaissez des adresses de restaurants à ne pas rater, je suis aussi preneur.
Tokyo Voici ce que nous souhaiterions voir dans cette ville: * Parc Ueno * Askusa Temple * Shibuya * Sanctuaire Meiji * Akihabara * Shinjuku * Parcs * Palais impérial et ses jardins * 1 journée à Hakone pour voir le mont Fuji
Est-ce que cela vous parait cohérent? Nous verrons en flânant dans les rues. Si vous voyez des choses à ne pas manquer, n'hésitez pas à me le dire! Si vous connaissez des adresses de restaurants à ne pas rater, je suis aussi preneur.
Keikaku Nous avons choisi ce prestataire pour tout les services que nous aurons besoin au Japon, je vous ferais un retour sur les prestations à mon retour. * Pocket Wifi que je retirerais à l'aéroport d'Osaka à notre arrivée * Musée Ghibli * Une journée avec un guide à Kyoto * Une journée avec un guide à Tokyo
Transport * Nous ne prendrons pas de JR pass car celui-ci ne serait pas rentable durant notre séjour * Concernant les cartes (PASMO ou SUICA), vaut-il mieux les commander avant de partir ou les prendre sur place? Sachant que, si j'ai bien compris, pour mon fils de 6 ans il faut la prendre sur place pour avoir une carte pour enfant? Ces cartes permettent de prendre tous les transports, sauf les lignes JR, c'est ça? * Pour les trains, on prend les billets au moment où on arrive en gare, ou faut-il les commander avant? J'ai bien noté qu'il y a des wagons avec places libres et des wagons avec places attribuées. * Nous aurons un pocket Wifi, donc nous aurons accès à Hyperdia et à Google map pour prendre les bons transports en commun
Cela fait beaucoup à lire et il y a encore quelques interrogations, mais merci à vous de me lire et de m'aider à finir de finaliser ce voyage de rêve! Je ferais un retour d'expérience de ce voyage dès que je serais rentré afin d'aider les personnes qui en auraient besoin.
Nous sommes une famille de 4 personnes (2 adultes et 2 enfants de 3 et 6 ans).
Je vous fais part du programme prévu à moins de 3 semaines du départ:
6 Avril - Avion depuis Genève à 9h30 7 Avril - Arrivée à Osaka vers 12h30 puis train en direction de Kyoto 8 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 9 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto => Visite guidée de Ohara avec un guide francophone (réservé via KEIKAKU) 10 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 11 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 12 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 13 Avril - Kyoto + Nuit à Kyoto 14 Avril - Train de Kyoto à Tokyo + Nuit à Tokyo 15 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo 16 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo => Visite guidée de Yanaka + le sanctuaire Nezu + Nyngyocho si nous avons le temps, avec un guide francophone (réservé via KEIKAKU) 17 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo 18 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo => Visite du musée Ghibli à 12h 19 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo 20 Avril - Tokyo + Nuit à Tokyo 21 Avril - Départ depuis l'aéroport d'Haneda de Tokyo à 7h20 pour retour à Genève vers 22h
Pour les hébergements: Kyoto => Logement via Airbnb près de Arashiyama Tokyo => Logement via Airbnb près d'Ueno
Pour les vols: Aller => Genève -> Munich (Lufthansa) -> Shanghai (Air China) -> Osaka (Air China) Retour => Tokyo -> Pékin (Air China) -> Franckfort (Air China) -> Genève (Lufthansa) Pour les formalités, pas besoin de Visa pour une escale en Chine. Après appel à AirChina, l'agent me dit qu'il faudra récupérer mes bagages à Shanghai (pas besoin à Pékin apparement) alors qu'une autre personne m'a dit qu'elle n'avait pas eu besoin de le faire l'année dernière...à voir sur place!
Kyoto Voici ce que nous souhaiterions voir dans cette ville: * 1 journée pour faire Bamboo Alley, Iwatayama, Arashiyama et Saiho-Ji Temple * 1 journée pour faire Kinkaku-Ji Temple, Ryoan-Ji Temple et Nijo Castle * 2 journées pour faire le passage des philosophes, Heian-Jingu, Kiyomizu-Dera Temple, Fushimi Inari, Shoren-In Temple et Gion * 1 journée à Nara
Est-ce que cela vous parait cohérent? Si vous voyez des choses à ne pas manquer, n'hésitez pas à me le dire! Si vous connaissez des adresses de restaurants à ne pas rater, je suis aussi preneur.
Tokyo Voici ce que nous souhaiterions voir dans cette ville: * Parc Ueno * Askusa Temple * Shibuya * Sanctuaire Meiji * Akihabara * Shinjuku * Parcs * Palais impérial et ses jardins * 1 journée à Hakone pour voir le mont Fuji
Est-ce que cela vous parait cohérent? Nous verrons en flânant dans les rues. Si vous voyez des choses à ne pas manquer, n'hésitez pas à me le dire! Si vous connaissez des adresses de restaurants à ne pas rater, je suis aussi preneur.
Keikaku Nous avons choisi ce prestataire pour tout les services que nous aurons besoin au Japon, je vous ferais un retour sur les prestations à mon retour. * Pocket Wifi que je retirerais à l'aéroport d'Osaka à notre arrivée * Musée Ghibli * Une journée avec un guide à Kyoto * Une journée avec un guide à Tokyo
Transport * Nous ne prendrons pas de JR pass car celui-ci ne serait pas rentable durant notre séjour * Concernant les cartes (PASMO ou SUICA), vaut-il mieux les commander avant de partir ou les prendre sur place? Sachant que, si j'ai bien compris, pour mon fils de 6 ans il faut la prendre sur place pour avoir une carte pour enfant? Ces cartes permettent de prendre tous les transports, sauf les lignes JR, c'est ça? * Pour les trains, on prend les billets au moment où on arrive en gare, ou faut-il les commander avant? J'ai bien noté qu'il y a des wagons avec places libres et des wagons avec places attribuées. * Nous aurons un pocket Wifi, donc nous aurons accès à Hyperdia et à Google map pour prendre les bons transports en commun
Cela fait beaucoup à lire et il y a encore quelques interrogations, mais merci à vous de me lire et de m'aider à finir de finaliser ce voyage de rêve! Je ferais un retour d'expérience de ce voyage dès que je serais rentré afin d'aider les personnes qui en auraient besoin.
Premier voyage en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens d'acheter mes billets pour cet été (fin aout début septembre ) pour la Chine.
Arrivée Shanghai, retour Pékin, 17 jours sur place.
Voici l'itinéraire que j'imagine, pourriez vous me dire ce que vous en pensez ?
Shanghai 4j, avec un aller et retour à Suzhou
Guilin, Longshen 4 j
Xian 1j
Pingyao 2j
Datong 2j
Pékin 4j
Qu'en pensez vous ? Est ce cohérent ? J'envisage de prendre l'avion de Shanghai à Guilin puis le train pour les étapes suivantes.
Avez vous des astuces à partager, des sites de réductions ?...
Merci pour vos retours
Qu'en pensez vous ? Est ce cohérent ? J'envisage de prendre l'avion de Shanghai à Guilin puis le train pour les étapes suivantes.
Avez vous des astuces à partager, des sites de réductions ?...
Merci pour vos retours
Croisière sur la rivière Li (Chine) English translation pending
Les billets d'avion sont achetés du 9 août au 21 août : Pékin xian Giulin Yangzhou Shanghaï
De Guilin à Yangshuo (4h) ou au départ de singling suffit pour voir l'eventail de passage et peut être plus typique ( conseil petitfuté
Liaison aéroport de Guilin - Yangshuo English translation pending
Bonsoir
J'ai cherché sur le net et il me semble avoir vu qu'il existait des bus (ou cars) qui partent de l'aéroport de Guilin pour aller à Yangshuo SANS PASSER par Guilin ville.
Quelqu'un ayant emprunté ce moyen de transport pourrait-il me le confirmer?
Merci!
Entrer en Chine avec son propre véhicule? English translation pending
Bonjour à tous,
Mon permis de conduire suisse ne sera pas valable en Chine et pour conduire sur place, je devrais obligatoirement passer un test médical et un examen théorique en Anglais ! Pour le visa, je dispose d'un visa de touriste valable 6 mois.
Dès lors, est-il possible de rentrer en Chine par voie terrestre, en conduisant mon propre véhicule, puis de traverser le pays, mais sans avoir de guide assis à côté de moi ? Merci pour vos conseils.
Cordialement.
Gio
Mon permis de conduire suisse ne sera pas valable en Chine et pour conduire sur place, je devrais obligatoirement passer un test médical et un examen théorique en Anglais ! Pour le visa, je dispose d'un visa de touriste valable 6 mois.
Dès lors, est-il possible de rentrer en Chine par voie terrestre, en conduisant mon propre véhicule, puis de traverser le pays, mais sans avoir de guide assis à côté de moi ? Merci pour vos conseils.
Cordialement.
Gio
Visa pour une journée du port internationnal de croisière à l'aéroport Pudong English translation pending
Bonjour.
Nous faisons une croisière qui part de St Denis de la Réunion, différentes escales pays étrangers (pas la Chine) et terminons par Shanghai, arrivée au port internationnal de croisiéres et retour sur Paris de l'aéroport international de Pudong le soir même. Nous pouvons lire sur internet qu'il n'y a pas besoin de visa dans notre cas.
Est ce que quelqu'un a déjà effectué ce parcours sans visa ?
Merci pour votre réponse.
Christine
Itinéraire 11 jours en Chine English translation pending
Bonjour
Je vais partir en mars avec une agence. Pouvez vous me donner des avis sur ce voyage, les souvenirs à ramener, et tout ce qu'il m'est utile à savoir. Merci d'avance
La Découverte au Pays des Pandas 12 Jours Visites: Chengdu – Beijing – Suzhou – Shanghai
Jour 1: Paris – Chengdu Départ de Paris à destination de Chengdu.
Jour 2: Chengdu Arrivée à Chengdu dans la matinée, visite du Centre de Recherche et Reproduction du Panda Géant de Chengdu. Le Centre de recherche et reproduction de Panda géant de Chengdu se situe au nord de la ville de Chengdu, à 15km du centre-ville. La superficie totale est d’à peu près 67 ha, c’est un endroit important pour la protection des pandas géants en Chine. Dans l’après-midi, visite des allées Large et Étroite (Kuan Zhai Xiangzi) Les allées Large et Etroite (Kuai Zhai Xiangzi) sont deux anciennes ruelles qui restituent l’architecture des anciens styles Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) et représentent les versions écourtées de Chengdu, une ville combinant l’histoire et les changements actuels. Temps libre au centre ville.
Jour 3: Chengdu – Leshan Bouddha – Chengdu (PD d D) Après le petit-déjeuner, transfert à Leshan pour visiter le Grand Bouddha de Leshan, une statue monumentale de Bouddha taillée dans la falaise du mont Lingyun (« la montagne qui monte dans les nuages »), sur la rive est de la rivière Min dans la région du mont Emei, au Sichuan. Édifié approximativement entre 713 et 803, il doit son existence — dit la légende — à un moine bouddhiste qui souhaitait protéger les marins empruntant le périlleux confluent des trois rivières: Dadu he, Qingyi jiang et Minjiang et prévenir les inondations de la ville de Leshan. Retourner à Chengdu dans l’après-midi.
Jour 4: Chengdu – Dujiangyan – Chengdu (PD d D) Après le petit-déjeuner, départ pour Dujiangyan, Le système d'irrigation de Dujiangyan, littéralement « barrage du fleuve de la métropole »), a été conçu au iiie siècle av. J.-C. pour éviter les inondations provoquées par la rivière Min, et irriguer la plaine de Chengdu. Il fonctionne sans interruption depuis sa création, et continue de se développer. Conjointement au Mont Qingcheng, il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000. Retourner à Chengdu.
Jour 5: Chengdu – Beijing (avion) (PD d D) Transfert en avion pour Beijing. A l’arrivée, visite du Temple du Ciel, l'un des plus beaux monuments historiques de Beijing où les Empereurs des Mings et des Qings faisaient des prières pour s'assurer de bonnes récoltes et procédaient à des sacrifices. Hôtel: Beijing Lijingwan Hôtel (5 étoiles) ou catégorie équivalente
Jour 6: Beijing (PD d D) Petit déjeuner à l'hôtel. Visite de la Place Tian-An-Men, la plus grande place du monde et le symbole de Beijing. Visites des sites historiques: la Cité Interdite (l'ancien Palais impérial).
Jour 7: Beijing (PD d D) Visite de la Grande Muraille. La Grande Muraille est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et à plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.–C. et le XVIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse. Ensuite, visite l’extérieur du Nid d’Oiseau, le Stade Olympique de Beijing.
Jour 8: Beijing – Shanghai – Suzhou (PD D) Transfert à Shanghai en avion. Déjeuner en avion. Transfert en autocar vers la ville de Suzhou. Installation à l’hôtel. Hôtel: Suzhou Grace Hôtel (5 étoiles) ou catégorie équivalente
Jour 9: Suzhou – Shanghai (PD d D) Visite du Jardin Liu, un tour au vieux quartier avant de retourner à Shanghai. Hôtel: Shanghai Radisson Hôtel (5 étoiles) ou catégorie équivalente
Jour 10: Shanghai (PD d D) Visite du musée de Shanghai, ensuite visite du vieux quartier de Shanghai pour terminer la journée.
Jour 11: Shanghai – Chengdu – Paris (PD) Temps libre dans la matinée, transfert à l’aéroport pour le vol de retour via Chengdu.
Je vais partir en mars avec une agence. Pouvez vous me donner des avis sur ce voyage, les souvenirs à ramener, et tout ce qu'il m'est utile à savoir. Merci d'avance
La Découverte au Pays des Pandas 12 Jours Visites: Chengdu – Beijing – Suzhou – Shanghai
Jour 1: Paris – Chengdu Départ de Paris à destination de Chengdu.
Jour 2: Chengdu Arrivée à Chengdu dans la matinée, visite du Centre de Recherche et Reproduction du Panda Géant de Chengdu. Le Centre de recherche et reproduction de Panda géant de Chengdu se situe au nord de la ville de Chengdu, à 15km du centre-ville. La superficie totale est d’à peu près 67 ha, c’est un endroit important pour la protection des pandas géants en Chine. Dans l’après-midi, visite des allées Large et Étroite (Kuan Zhai Xiangzi) Les allées Large et Etroite (Kuai Zhai Xiangzi) sont deux anciennes ruelles qui restituent l’architecture des anciens styles Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911) et représentent les versions écourtées de Chengdu, une ville combinant l’histoire et les changements actuels. Temps libre au centre ville.
Jour 3: Chengdu – Leshan Bouddha – Chengdu (PD d D) Après le petit-déjeuner, transfert à Leshan pour visiter le Grand Bouddha de Leshan, une statue monumentale de Bouddha taillée dans la falaise du mont Lingyun (« la montagne qui monte dans les nuages »), sur la rive est de la rivière Min dans la région du mont Emei, au Sichuan. Édifié approximativement entre 713 et 803, il doit son existence — dit la légende — à un moine bouddhiste qui souhaitait protéger les marins empruntant le périlleux confluent des trois rivières: Dadu he, Qingyi jiang et Minjiang et prévenir les inondations de la ville de Leshan. Retourner à Chengdu dans l’après-midi.
Jour 4: Chengdu – Dujiangyan – Chengdu (PD d D) Après le petit-déjeuner, départ pour Dujiangyan, Le système d'irrigation de Dujiangyan, littéralement « barrage du fleuve de la métropole »), a été conçu au iiie siècle av. J.-C. pour éviter les inondations provoquées par la rivière Min, et irriguer la plaine de Chengdu. Il fonctionne sans interruption depuis sa création, et continue de se développer. Conjointement au Mont Qingcheng, il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000. Retourner à Chengdu.
Jour 5: Chengdu – Beijing (avion) (PD d D) Transfert en avion pour Beijing. A l’arrivée, visite du Temple du Ciel, l'un des plus beaux monuments historiques de Beijing où les Empereurs des Mings et des Qings faisaient des prières pour s'assurer de bonnes récoltes et procédaient à des sacrifices. Hôtel: Beijing Lijingwan Hôtel (5 étoiles) ou catégorie équivalente
Jour 6: Beijing (PD d D) Petit déjeuner à l'hôtel. Visite de la Place Tian-An-Men, la plus grande place du monde et le symbole de Beijing. Visites des sites historiques: la Cité Interdite (l'ancien Palais impérial).
Jour 7: Beijing (PD d D) Visite de la Grande Muraille. La Grande Muraille est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et à plusieurs endroits entre le IIIe siècle av. J.–C. et le XVIIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine. C'est la structure architecturale la plus importante jamais construite par l’Homme à la fois en longueur, en surface et en masse. Ensuite, visite l’extérieur du Nid d’Oiseau, le Stade Olympique de Beijing.
Jour 8: Beijing – Shanghai – Suzhou (PD D) Transfert à Shanghai en avion. Déjeuner en avion. Transfert en autocar vers la ville de Suzhou. Installation à l’hôtel. Hôtel: Suzhou Grace Hôtel (5 étoiles) ou catégorie équivalente
Jour 9: Suzhou – Shanghai (PD d D) Visite du Jardin Liu, un tour au vieux quartier avant de retourner à Shanghai. Hôtel: Shanghai Radisson Hôtel (5 étoiles) ou catégorie équivalente
Jour 10: Shanghai (PD d D) Visite du musée de Shanghai, ensuite visite du vieux quartier de Shanghai pour terminer la journée.
Jour 11: Shanghai – Chengdu – Paris (PD) Temps libre dans la matinée, transfert à l’aéroport pour le vol de retour via Chengdu.
Transfert du terminal 2E à Roissy vers la gare TGV English translation pending
Bonjour,
J'aimerais vous demander conseil, mon avion doit atterrir à 16h50 T2E et je dois rejoindre la Gare TGV pour un train à 18h09. Est-ce que j'ai le temps nécessaire afin de récupérer mes bagages en soute et d'aller à la gare TGV à pieds.
Cordialement.
Claire.
J'aimerais vous demander conseil, mon avion doit atterrir à 16h50 T2E et je dois rejoindre la Gare TGV pour un train à 18h09. Est-ce que j'ai le temps nécessaire afin de récupérer mes bagages en soute et d'aller à la gare TGV à pieds.
Cordialement.
Claire.
Visa Chine par correspondance English translation pending
Bonjour, je pars le 22 aout prochain pour 18 jours rendre visite à ma fille qui fait ses études à Shanghai , est-il possible d'obtenir son visa par correspondance (bien moins cher que par un prestataire) et ma fille qui est logée à l'université peut-elle me faire une lettre d'invitation et si oui que doit comprendre cette lettre.
Merci à tous ceux qui ont vécu cette démarche.
Cordialement
Récit de voyage - Chine 2014 English translation pending
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Quelle partie de la Grande Muraille de Chine visiter? Mutianyu ou de Jinshanling à Simatai? English translation pending
Salut à tous! Je pars pour la Chine dans 15j pour visiter les 3 principales villes (Pékin + Shanghai + Hong Kong).
J'aimerais savoir quelle partie de la grande muraille me conseillez vous entre mutianyu ou bien marcher entre jinshanling et simatai puisqu'apparemment le site de simatai est réouvert aux touristes? Je ne souhaite pas aller à Badaling parce qu'apparemment il y a énormément de touristes.
Ah, j'aimerais savoir si cela vaut également le coup de visiter Cuandixia?
Merci de votre aide
Merci de votre aide
Circuit Australie 3 semaines en novembre à 2 English translation pending
Bonjour,
Nous partons 3 semaines en Australie en Novembre. Nous avons passé faire ce circuit.
08/11 - Paris - Shanghai (pour voir une amie) 11/11 - Shanghai - Melbourne 11/11 au 16/11 visite de Melbourne, location de voiture pour faire la Great Ocean Road et arrivée à Adelaide 16/11 midi - départ en train via the Ghan pour Alice springs 17/11 apres midi - Alice Springs 18 et 19/11 excursion vers Ayers Rock 20/11 - vol Ayers Rock vers Sydney avec JetStar 23/11 - vol vers Hamilton Island avec Tiger Air 24/11 et 25/11 - 2 nuits en croisiere aux WhitSundays 26 et 27/11 - descente vers Brisbane en bus 28/11 - départ de Brisbane vers Paris
Est-ce que cela vous semble équilibrer? un peu trop speed?
Merci de votre retour Julien
Nous partons 3 semaines en Australie en Novembre. Nous avons passé faire ce circuit.
08/11 - Paris - Shanghai (pour voir une amie) 11/11 - Shanghai - Melbourne 11/11 au 16/11 visite de Melbourne, location de voiture pour faire la Great Ocean Road et arrivée à Adelaide 16/11 midi - départ en train via the Ghan pour Alice springs 17/11 apres midi - Alice Springs 18 et 19/11 excursion vers Ayers Rock 20/11 - vol Ayers Rock vers Sydney avec JetStar 23/11 - vol vers Hamilton Island avec Tiger Air 24/11 et 25/11 - 2 nuits en croisiere aux WhitSundays 26 et 27/11 - descente vers Brisbane en bus 28/11 - départ de Brisbane vers Paris
Est-ce que cela vous semble équilibrer? un peu trop speed?
Merci de votre retour Julien
Week-ends au départ de Hong Kong English translation pending
Bonjour,
Je vais passer 2 mois à Hong Kong pour mon travail et je souhaiterais découvrir d'autres lieux pendant les week ends. Mes amis me disent que c'est un "spot" idéal pour bouger dans la région. N'ayant que les week ends de libres je me demandais ce qui serait faisable (distance, prix, visa! etc). Auriez-vous des idées par hasard? des témoignages?
Merci beaucoup,
Cécile
Je vais passer 2 mois à Hong Kong pour mon travail et je souhaiterais découvrir d'autres lieux pendant les week ends. Mes amis me disent que c'est un "spot" idéal pour bouger dans la région. N'ayant que les week ends de libres je me demandais ce qui serait faisable (distance, prix, visa! etc). Auriez-vous des idées par hasard? des témoignages?
Merci beaucoup,
Cécile
Visa chinois depuis Marseille English translation pending
Bonsoir,
Je serais en Chine du 04 Avril au 02 Mai 2014, et j'envisage de faire ma demande de visa à Marseille au début mars. J'avais déjà obtenu un visa pour la Chine en Juin 2011, et à l'époque, on passait directement par le Consulat. Maintenant, c'est une agence privée qui s'occupe de délivrer les visas et le prix a doublé, passant de 35 € à 71 €.
Lorsque je suis allé sur leur site, il est mentionné qu'il fait fournir une invitation. Est-ce que cela concerne les visas de 30 jours ? La preuve de réservation d'un hôtel ou hostel à mon arrivée à Shanghai n'est-elle pas suffisante ? Qui pourra me fournir une invitation ? Un hôtel éventuellement ? En 2011, ce document n'était pas demandé.
Et comme je n'ai pas de feuilles de paye en ce moment, il m'est demandé de prouver que j'ai au moins 1500 € sur mon compte bancaire. Est-ce qu'une capture d'écran est suffisante ? Ou bien faut-il un vrai relevé émis par la banque ?
Merci de me renseigner si vous possédez les informations adéquates.
Salutations.
Je serais en Chine du 04 Avril au 02 Mai 2014, et j'envisage de faire ma demande de visa à Marseille au début mars. J'avais déjà obtenu un visa pour la Chine en Juin 2011, et à l'époque, on passait directement par le Consulat. Maintenant, c'est une agence privée qui s'occupe de délivrer les visas et le prix a doublé, passant de 35 € à 71 €.
Lorsque je suis allé sur leur site, il est mentionné qu'il fait fournir une invitation. Est-ce que cela concerne les visas de 30 jours ? La preuve de réservation d'un hôtel ou hostel à mon arrivée à Shanghai n'est-elle pas suffisante ? Qui pourra me fournir une invitation ? Un hôtel éventuellement ? En 2011, ce document n'était pas demandé.
Et comme je n'ai pas de feuilles de paye en ce moment, il m'est demandé de prouver que j'ai au moins 1500 € sur mon compte bancaire. Est-ce qu'une capture d'écran est suffisante ? Ou bien faut-il un vrai relevé émis par la banque ?
Merci de me renseigner si vous possédez les informations adéquates.
Salutations.
Hong Kong Beach English translation pending
Bonjour,
Je prévois un voyage de 9 jours entre Hong Kong et Guangzhou en avril. Ce sera donc forcément court, mais j'aurais aimé voir le sud de l'ile de Hong Kong pour foir les plages... Est-ce que ça vaut le coup d'y consacrer une journée ?
En revanche, je ne vois pas d'hôtel sympa là bas, est ce qu'il est facile d'y aller depuis Kowloon où est situé l'hôtel où je pense séjourner ?
Merci d'avance pour vos conseils...
Hôtel à Hong-Kong English translation pending
Bonjour à tous,
Je recherche actuellement un hôtel à H-K pour 2 adultes et 2 enfants. J'aurais aimé en prendre 1 à Kowloon pour profiter de la vue sur H-K et des marchés de nuit.
J'ai vu le Salisburry mais après leur avoir envoyé un mail, il m'ont dit que leurs chambres familiales étaient prévues pour 3 bien qu'il y ait un canapé lit... Le Marco Polo a l'air bien et je peux réserver pour 4 mais seulement sur leur site car sur tous les autres, on me dit qu'il n'y a que 3 couchages!!! Quelqu'un l'a-t-il testé? Enfin, j'ai trouvé le Royal plaza qui, lui, est pour 4 et a l'air chouette mais un peu haut dans Kowloon... Il me semble que la station de métro n'est pas loin. Quelqu'un le connaît-il?
Merci pour vos réponses ou suggestions😕
Nouvelle ligne TGV Xiamen-Shenzhen (Chine) English translation pending
Le mois dernier s'est ouvert une nouvelle liaison à grande vitesse entre Xiamen et Shenzhen. De 13 heures de trajet pour 510 km, on passe désormais à 4 heures.
Lire la suite...
1 journée à Manille? English translation pending
Bonjour, nous sommes 5 français de 30 ans en moyenne avec 2 nuits et 1 journée à passer à Manille début février (dimanche soir et lundi soir). Savez-vous ce qu'il y a à faire à Manille le soir et la journée? QUels sont les quartiers sympas?
Merci!
Nicolas
Réservation de billets de train pour la Chine English translation pending
Je planifie un voyage en Chine (Octobre 2013) et je voudrais faire mes réservations de train. Sur internet j'ai trouvé une agence - China Trip Advisor - qui propose un service qui a l'air assez complet mais.....quelle fiabilité? Si des membres connaissent.....merci!!!!!
Correspondance ratée (Orly-Roissy) due à un problème de navette entre aéroports English translation pending
Bonjour,
Je me renseigne car mon amie (qui travaille a shanghai) a raté sa correspondance lors du voyage retour de son dernier séjour en France.
Elle avait commandé un billet sur Travelgenio (http://www.travelgenio.fr). Le numéro de réservation était 4XY84W.
Les détails du billet sont les suivants : (extrait du mail de réservation)
Détails du vol
Vol aller Départ: Pu Dong (PVG), Shanghai, Chine Date: 27/04/2013 - 23:55H Arrivée: Bordeaux (BOD), Bordeaux, France 12:05H (+1 Jour) Durée 18H 10m China Eastern (MU553) Escale à Paris, France. Nouvelle Compagnie Aérienne. Changement de Terminal. Changement d'Aéroport Vol retour Départ: Bordeaux (BOD), Bordeaux, France Date: 04/05/2013 - 09:00H Arrivée: Pu Dong (PVG), Shanghai, Chine 07:00H (+1 Jour) Durée 16H 00m China Eastern (MU6259) Escale à Paris, France. Nouvelle Compagnie Aérienne. Changement de Terminal. Changement d'Aéroport Lors du trajet retour (le 04/05/2013), elle a raté sa correspondance à Paris, car les navettes Orly-Roissy ne fonctionnaient pas correctement. (Elle était toujours dans la navette à 13h, heure de décollage de l'avion de Roissy).
Elle a donc du racheter un billet aller simple Roissy-Shanghai quelques heures plus tard d'une valeur de 900€, car elle devait impérativement rentrer à Shanghai pour des raisons pro.
Est-il possible de demander un remboursement? Et par qui?
Cordialement
Je me renseigne car mon amie (qui travaille a shanghai) a raté sa correspondance lors du voyage retour de son dernier séjour en France.
Elle avait commandé un billet sur Travelgenio (http://www.travelgenio.fr). Le numéro de réservation était 4XY84W.
Les détails du billet sont les suivants : (extrait du mail de réservation)
Détails du vol
Vol aller Départ: Pu Dong (PVG), Shanghai, Chine Date: 27/04/2013 - 23:55H Arrivée: Bordeaux (BOD), Bordeaux, France 12:05H (+1 Jour) Durée 18H 10m China Eastern (MU553) Escale à Paris, France. Nouvelle Compagnie Aérienne. Changement de Terminal. Changement d'Aéroport Vol retour Départ: Bordeaux (BOD), Bordeaux, France Date: 04/05/2013 - 09:00H Arrivée: Pu Dong (PVG), Shanghai, Chine 07:00H (+1 Jour) Durée 16H 00m China Eastern (MU6259) Escale à Paris, France. Nouvelle Compagnie Aérienne. Changement de Terminal. Changement d'Aéroport Lors du trajet retour (le 04/05/2013), elle a raté sa correspondance à Paris, car les navettes Orly-Roissy ne fonctionnaient pas correctement. (Elle était toujours dans la navette à 13h, heure de décollage de l'avion de Roissy).
Elle a donc du racheter un billet aller simple Roissy-Shanghai quelques heures plus tard d'une valeur de 900€, car elle devait impérativement rentrer à Shanghai pour des raisons pro.
Est-il possible de demander un remboursement? Et par qui?
Cordialement
Hébergement sur la presqu'île de Bukit? (Bali) English translation pending
Bonjour a tous,
nous arriverons a denpasar le 16/09/13 a 02h30 en provenance de shanghaï.
Pour nous remettre du voyage, j'envisage de rester 1 ou 2 jours a proximité de KUTA et je me disais que la presqu'ile de BUKIT serait une bonne solution
auriez vous quelques idées d'hebergement dans ce coin ?
et selon vous en arrivant a cette heure trouverons nous des moyens de transport ?
toutes suggestions et avis sont les bienvenus
D'avance merci
Avis sur itinéraire de trois semaines Singapour-Java-Bali-Lombok? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple et nous partons 3 semaines au mois d'août en Indonésie. Nous voulions avoir des conseils sur notre parcours car c'est notre premier voyage et l'on se perd un peu parmi toutes les informations disponibles sur internet et dans les guides (lonely planet). Vos avis, vos conseils, vos expériences nous permettront sans doute d'y voir plus clair...!
Jour 1: Paris-Singapour Jours 2,3 et 4: Nous restons volontairement 3 jours à Singapour car nous ne voulions pas passer à côté de cette opportunité.
Jour 5: Vol Singapour-Jogyakarta le matin. Visite de la ville l'après-midi. Jour 6: Borubudur-Prambanan
Jour 7: Bromo OU Kawah Ijen Là nous hésitons. Soit on va une journée au Bromo, ensuite on repart vers Surabaya pour prendre un vol vers Lombok. Soit on va jusqu'au Kawah Ijen et nous prendrons alors un ferry à l'est de Java. Le souci c'est que le ferry fait escale à Bali et nous avons peur de perdre trop de temps car nous voulons aller d'abord à Lombok (notre vol retour vers la France part de Bali). Pour l'instant notre choix va en faveur du Bromo, puis d'un vol Surabaya/Lombok.
Jour 8: Trajet vers Surabaya puis vol vers Lombok // OU ferry est de Java/Lombok
Jours 8,9,10,11,12,13,14: Lombok et îles Gili
Jour 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21: Bali
Jour 21: Denpasar-Paris
Ce que nous attendons de ces vacances: un dépaysement total, la découverte de paysages magnifiques. Nous sommes assez sportifs et nous aimerions faire plusieurs randonnées à travers la nature, et pourquoi pas un trek d'une nuit/2 jours. Nous aimerions également profiter des plages paradisiaques et nous initier au snorkeling.
Alors qu'en pensez-vous? Merci d'avance pour vos réponses!
Nous sommes un couple et nous partons 3 semaines au mois d'août en Indonésie. Nous voulions avoir des conseils sur notre parcours car c'est notre premier voyage et l'on se perd un peu parmi toutes les informations disponibles sur internet et dans les guides (lonely planet). Vos avis, vos conseils, vos expériences nous permettront sans doute d'y voir plus clair...!
Jour 1: Paris-Singapour Jours 2,3 et 4: Nous restons volontairement 3 jours à Singapour car nous ne voulions pas passer à côté de cette opportunité.
Jour 5: Vol Singapour-Jogyakarta le matin. Visite de la ville l'après-midi. Jour 6: Borubudur-Prambanan
Jour 7: Bromo OU Kawah Ijen Là nous hésitons. Soit on va une journée au Bromo, ensuite on repart vers Surabaya pour prendre un vol vers Lombok. Soit on va jusqu'au Kawah Ijen et nous prendrons alors un ferry à l'est de Java. Le souci c'est que le ferry fait escale à Bali et nous avons peur de perdre trop de temps car nous voulons aller d'abord à Lombok (notre vol retour vers la France part de Bali). Pour l'instant notre choix va en faveur du Bromo, puis d'un vol Surabaya/Lombok.
Jour 8: Trajet vers Surabaya puis vol vers Lombok // OU ferry est de Java/Lombok
Jours 8,9,10,11,12,13,14: Lombok et îles Gili
Jour 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21: Bali
Jour 21: Denpasar-Paris
Ce que nous attendons de ces vacances: un dépaysement total, la découverte de paysages magnifiques. Nous sommes assez sportifs et nous aimerions faire plusieurs randonnées à travers la nature, et pourquoi pas un trek d'une nuit/2 jours. Nous aimerions également profiter des plages paradisiaques et nous initier au snorkeling.
Alors qu'en pensez-vous? Merci d'avance pour vos réponses!
Acheter nos vélos à Pékin ou Lanzhou? English translation pending
Bonjour a tous, 🙂
nous sommes actuellement en Mongolie et nous arrivons a Beijing dans quelques jours. De la, nous pensons aller a Xi'an puis Lanzhou pour redescendre au Laos en Velo en suivant les contreforts du Tibet.
Nous sommes actuellement a pieds et voyageons principalement en train ou en bus. Nous voudrions commencer notre periple a velo a Lanzhou afin d'economiser nos precieux jours de visa chinois (60).
Je n'ai pas trouve mon bonheur avec la fonction recherche, aussi je pose ma question: est-il possible de trouver des velos de bonne qualite a Lanzhou (ou pas loin)? Nous savons que nous pouvons les acheter a Beijing, mais alors il va falloir nous les trimballer avec nous dans le train ou dans le bus, et cela ne nous enchante guere!
Merci a tous 🙂
Ti'Pol
Je n'ai pas trouve mon bonheur avec la fonction recherche, aussi je pose ma question: est-il possible de trouver des velos de bonne qualite a Lanzhou (ou pas loin)? Nous savons que nous pouvons les acheter a Beijing, mais alors il va falloir nous les trimballer avec nous dans le train ou dans le bus, et cela ne nous enchante guere!
Merci a tous 🙂
Ti'Pol
Aéroport Paris-Charles de gaulle: taxi ou métro/bus pour le centre ville? English translation pending
Bonjour 🙂
Je ferai bientôt un voyage vers Paris, et c'est la première fois que je compte y aller en avion. cependant, lors de mon arrivée là-bas (à l'aéroport charles de gaulle), est ce qu'il y a une station proche (métro ou bien bus) pour me rendre vers centre Paris? (après je saurai me débrouiller). parce que le taxi c'est relativement beaucoup plus cher. Merci !!
Et qu'en est-il pour les autres aéroports (Orly).
:)
Je ferai bientôt un voyage vers Paris, et c'est la première fois que je compte y aller en avion. cependant, lors de mon arrivée là-bas (à l'aéroport charles de gaulle), est ce qu'il y a une station proche (métro ou bien bus) pour me rendre vers centre Paris? (après je saurai me débrouiller). parce que le taxi c'est relativement beaucoup plus cher. Merci !!
Et qu'en est-il pour les autres aéroports (Orly).
:)
Itinéraire de vingt jours en Chine, juillet 2013 English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir avec ma famille - dont mes deux enfants 16 et 11 ans - en juillet pendant 20 jours. Voici l'itinéraire que m'a proposé une agence de tourisme chinoise. Il me plaît bien. Mais je m'interroge : Le programme n'est-il pas trop chargé ? je n'arrive pas à apprécier les durées et les horaires des vols intérieurs.
Qu'en pensez-vous?
6-juil Départ Paris 7-juil Pékin 8 juil Pékin 9 juil Pekin 10 juil Pékin + train nuit Xian 11 juil Xian (armée terre+ptte pagode+quartier musulman) 12 juil Xian (musée+remparts+tombeaux) + vol pour Lijiang 13 juil Lijiang (Yuhu + Baisha + shuhe) 14 juil Lijiang (vieille ville + Palais mu + lac lashi) 15 juil Lijiang / Shangri Là (via Baishatu) 16 juil Shangri là (Songzanlin + montagne Shika) + vol retour pour Kunming 17 juil Kunming (colline de l'ouest) + vol pour Guilin 18 juil Guilin / Sanjiang 19 juil Sanjiang / Ping'an 20 juil Ping'an / Yangshuo (rando vers Dazhaï) 21 juil Yangshuo (balade vélo et radeau sur rivière Yulong) 22 juil Yangshuo / Guilin + vol pour Shanghaï 23 juil Shanghaï 24 juil Shanghaï 25 juil Shanghaï 26 juil Vol retour vers Paris
Parmi les sites visités, avez-vous des endroits �� recommander (ou à éviter) ? Et une dernière chose, est-ce que ces sites sont vraiment très bondés l'été ? D'avance merci pour votre aide!
6-juil Départ Paris 7-juil Pékin 8 juil Pékin 9 juil Pekin 10 juil Pékin + train nuit Xian 11 juil Xian (armée terre+ptte pagode+quartier musulman) 12 juil Xian (musée+remparts+tombeaux) + vol pour Lijiang 13 juil Lijiang (Yuhu + Baisha + shuhe) 14 juil Lijiang (vieille ville + Palais mu + lac lashi) 15 juil Lijiang / Shangri Là (via Baishatu) 16 juil Shangri là (Songzanlin + montagne Shika) + vol retour pour Kunming 17 juil Kunming (colline de l'ouest) + vol pour Guilin 18 juil Guilin / Sanjiang 19 juil Sanjiang / Ping'an 20 juil Ping'an / Yangshuo (rando vers Dazhaï) 21 juil Yangshuo (balade vélo et radeau sur rivière Yulong) 22 juil Yangshuo / Guilin + vol pour Shanghaï 23 juil Shanghaï 24 juil Shanghaï 25 juil Shanghaï 26 juil Vol retour vers Paris
Parmi les sites visités, avez-vous des endroits �� recommander (ou à éviter) ? Et une dernière chose, est-ce que ces sites sont vraiment très bondés l'été ? D'avance merci pour votre aide!
Où loger à Ko Muk? English translation pending
bonjour à tous
nous partons debut decembre en thailande et arriverons sur ko muk vers le 20 decembre pourriez vous me dire les hotels sympa et pas trop cher ou loger (2 adultes et 1 enfant 4 ans)
après nous pensons aller à ko tao pourriez vous nous indiquer des hotels sympa et pas trop cher (coté ile Sai ree Beach) merci à tous🙂
nous partons debut decembre en thailande et arriverons sur ko muk vers le 20 decembre pourriez vous me dire les hotels sympa et pas trop cher ou loger (2 adultes et 1 enfant 4 ans)
après nous pensons aller à ko tao pourriez vous nous indiquer des hotels sympa et pas trop cher (coté ile Sai ree Beach) merci à tous🙂
Billets aller/retour nécessaire pour le visa chinois? English translation pending
Bonjour,
Nous comptons arriver par un vol aller simple à Shanghai, puis sortir de la Chine par la frontière terrestre avec le Vietnam (dont on aura déjà le visa avant de partir), puis ensuite passer par l'Asie du Sud Est, l'Inde ...etc A l'ambassade de chine à Paris, peut-on tout de même obtenir un visa chinois en fournissant un billet d’avion en aller simple et le visa vietnamien (comme preuve de sortie) ? Quelqu'un aurait il déjà expérimenté cette solution ? quelle autre solution me conseillez-vous?
d'avance merci
Nicolas.
Nous comptons arriver par un vol aller simple à Shanghai, puis sortir de la Chine par la frontière terrestre avec le Vietnam (dont on aura déjà le visa avant de partir), puis ensuite passer par l'Asie du Sud Est, l'Inde ...etc A l'ambassade de chine à Paris, peut-on tout de même obtenir un visa chinois en fournissant un billet d’avion en aller simple et le visa vietnamien (comme preuve de sortie) ? Quelqu'un aurait il déjà expérimenté cette solution ? quelle autre solution me conseillez-vous?
d'avance merci
Nicolas.
Visa pour la Chine depuis le Laos English translation pending
Bonjour,
Quelqu'un a t il passé la frontière terrestre entre le Laos et la Chine récemment ?
Le visa Chinois est il facile à obtenir depuis le Laos et dans quelles villes peut on le faire ?
Merci pour vos réponses.