Results for "Passage+des+Fleurs+|+123+>+233"
92692 results found.
De Ouarzazate à Merzuga (Maroc) English translation pending
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve ....
--
Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.
Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !

La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».
Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)
La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.
Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !
Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.
Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !
Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !
Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le Draà
Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas. Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !


La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi) La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top ! Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le DraàVisite de Shanghai sans guide English translation pending
Bonjour
nous prévoyons un voyage un chine pour juillet les vols sont réservés les hotels aussi.
nous avons pris une agence chinoise pour les visites à pekin, les transferts entre shanghai et xian et xian pekin.
par contre j hesite à utiliser les services de l'agence pour shanghai.
Y a t il moyen sans soucis de visiter par ses propres moyens les monuments et la ville? (sans guide?)
et également je voudrai faire suzhou : l'agence demande très cher mais j ai lu sur les forums qu il y avait moyen d'y aller en train et de faire l'aller retour dans la journee.
est ce faisable...est ce compliqué?
comment et ou acheter les billets de train.?
Bref j attend des conseils
nous voyageons avec un enfant de 10 ans...et je ne voudrais pas faire des excursions trop compliqué ou risqué.
merci d'avance.
nous prévoyons un voyage un chine pour juillet les vols sont réservés les hotels aussi.
nous avons pris une agence chinoise pour les visites à pekin, les transferts entre shanghai et xian et xian pekin.
par contre j hesite à utiliser les services de l'agence pour shanghai.
Y a t il moyen sans soucis de visiter par ses propres moyens les monuments et la ville? (sans guide?)
et également je voudrai faire suzhou : l'agence demande très cher mais j ai lu sur les forums qu il y avait moyen d'y aller en train et de faire l'aller retour dans la journee.
est ce faisable...est ce compliqué?
comment et ou acheter les billets de train.?
Bref j attend des conseils
nous voyageons avec un enfant de 10 ans...et je ne voudrais pas faire des excursions trop compliqué ou risqué.
merci d'avance.
Aller à Chiang Mai ou pas? English translation pending
Bj forumers
je l'avoue : cela fait 3 fois que je retourne en thailande et 7 fois en asie du SE
je n'arrive pas a me persuader de "monter" vers chiang mai
etant un enfant de la mer, tjs privilégier les villes cotières et iles...
je cherche vos appuis et expériences pour prendre l'avion pour le nord ... sans eau qu'y a t il à vivre sur chiang mai (nous serons 4 avec nos 2 ados) merci de vos tuyaux précieux ! L' alternative sera bkk-kual lumpur et perenthians par la suite...
je cherche vos appuis et expériences pour prendre l'avion pour le nord ... sans eau qu'y a t il à vivre sur chiang mai (nous serons 4 avec nos 2 ados) merci de vos tuyaux précieux ! L' alternative sera bkk-kual lumpur et perenthians par la suite...
Cocoland/Kerala: retour d'Inde du Sud English translation pending
Une petite carte postale de retour du sud de l'Inde.
Par où commencer?
Par la sortie de l'avion, à Colombo, au Sri Lanka. On faisait juste un transit, mais sentir l'air chaud et humide, ça faisait déjà impression... Ensuite vol jusqu'à Cochin, en Inde.
Je suis dans le sud du pays dans l'état du Kerala, pour 3 semaines, avec deux acolytes, et tout ce qu'il faut pour prendre du son et des images. Nous sommes partis faire un film sur les cocotiers et les noix de coco. Je ne vais pas faire un exposé sur le sujet, mais je voudrais vous parler un peu de ce que j'ai vu de l'Inde.
Premières visions, à travers le pare-brise. Je crois qu'on roule dans une Tata, mais plus tard, ce sera l'Ambassador. Pour ceux qui ne connaissent pas, l'Ambassador est LA voiture la plus populaire en Inde, avec sa carcasse typique britannique issue de l'Empire, et à l'intérieur et dans le moteur toutes les variantes possibles. Un exercice de style automobile, dans lequel on tient bien à 4, où on peut s'entasser à 7 si il faut. Je vois défiler les rickshaws jaunes et noir, les énormes camions de transport bariolés, les motos, klaxons à bloc. Ça roule au milieu, ça se croise à 3 voire 4 selon la taille des véhicules, on se frôle, et prenant soin de ne pas laisser traîner un bras dehors! Plus tard ce jour, je vois ma première crémation. La procession porte le linceul jusqu'au crématoire, on le pose sur le bûcher, puis le brahmane officie avant l'ignition.
Un petit mot sur le Kerala, un état un peu particulier, où depuis 1957, des communistes sont élus démocratiquement et administrent le territoire. Résultat: un des états les plus prospères, le moins inégalitaire et le plus éduqué, où l'alphabétisation atteint des records (95% hommes et femmes confondus je crois) et où le taux de natalité est particulièrement maîtrisé (2 enfants par femme). Le système de santé permet en outre aux Keralais d'être soignés pour rien dans les meilleures conditions possibles. Pas mal pour le tiers monde! Mais est-ce bien le tiers monde, ici? Ce qui est sûr c'est que l'Inde est en pleine révolution, et, comme la Chine, consolide sa position d'acteur économique incontournable. Après les rachats opérés par Mittal, qui a fait main basse sur la sidérurgie européenne, c'est au tour de Tata, omniprésente marque automobile mais aussi consortium industriel de s'attaquer à Land Rover et Jaguar. N'oublions pas que l'industrie cinématographique indienne produit plus de films que Hollywood, et qu'à notre humble niveau de voyageurs, nous avons pu surfer sur le net en illimité avec un ordi portable et un gsm!
Un pays de contrastes, c'est le lieu commun, entre prospérité, et pauvreté. En l'occurrence, nous avons croisé relativement peu de mendiants ou d'estropiés, en comparaison de ce qu'on verrait dans le nord. Disons que c'est moins trash, et que le "parti" semble avoir oeuvré à égaliser autant que faire se peut le paysage social. En revanche, en termes de moeurs, le Kerala est très traditionnel. Dans une société encore assez rurale, les mariages arrangés restent la norme, avec cependant certaines nuances intéressantes. Dans une des familles que nous avons visitée, la grand-mère avait eu deux maris, deux frères, et tous trois avaient vécu ensemble maritalement, avec leur descendance. Mais dans beaucoup de cas, comme nous l'a expliqué un brahmane, la femme se dévoue corps et âme à son mari, à tel point qu'une fois l'homme disparu, la femme n'aurait plus de raison de prolonger son existence terrestre. Mais en pratique, les veuves sont toujours là, alors que les hommes disparaissent relativement jeunes. À la maison, évidemment ce sont les femmes qui préparent les repas, et il y a plusieurs services. Les invités mangent en premiers, seuls, puis c'est le tour des hommes de la maison, puis des femmes et des enfants. On mange avec la main droite, on fait une boule avec les aliments, en pressant le riz ou la semoule de blé mélangés aux légumes ou aux bananes, et aux chutneys et autres pickles. C'est épicé. C'est bon. C'est végétarien la plupart du temps, mais on a mangé aussi pas mal de poisson. Avec une main c'est gérable, sauf quand on mange du crabe!!
Ah, sinon on a vu un mort, juste à un arrêt de bus. Les passants continuaient leur traintrain. Le type avait un peu de sang dans la bouche, et les insectes commençaient à s'occuper de lui. La police a fini par arriver, mais on n'en saura pas plus. Accident? Peut-être l'alcool? On a vu plusieurs types pas mal éméchés, et une fois ça a failli finir en bagarre, tellement le bonhomme était saoul et nous avait pris en grippe, avec nos têtes de blanc et notre matériel hightech. Une autre fois, à Cochin, on a vu un gars se tordre de douleur sur le trottoir pendant un temps indéfini, juste devant un magasin de "Foreign Liquor". Donc l'alcool, ici comme ailleurs, c'est vraiment un problème. La particularité locale, c'est le toddy, un liquide extrait de la sève du cocotier, puis fermenté en une dizaine d'heures. Les accros peuvent boire plusieurs bouteilles d'affilée, et polluent les abords des toddy shops.
Sur le cocotier proprement dit, inutile de vous dire que j'en ai appris tant et plus, et que ce fut l'occasion de rencontres intéressantes, au Coconut Research Station, non loin de Thiruvananthapuram (Trivandrum) au sud, ou à l'Ayurvedic Hospital de Cheruturuthi, à l'est de Cochin. Je n'ai jamais bu autant d'eau de coco, car chaque fois qu'un homme grimpait, nous avions droit à notre ration de coco fraîche, l'eau à boire, la chair encore gélatineuse à manger (miam!).
Autre chose, peut-être l'essentiel, le pilier de l'imaginaire du pays: la vie religieuse, qui rythme le quotidien, à toute heure du jour et de la nuit. Les musulmans, les chrétiens, les hindous et les bouddhistes cohabitent en plus ou moins bonne intelligence, et les Indiens que nous avons rencontré s'appelaient autant Vincent, que Vinod ou Mahmoud. Les appels à la prière résonnent un peu partout cinq fois réglementaires par jour. Les mélopées entendues durant les pujas, les cérémonies dans les temples hindous, sont jouées parfois par des musiciens, ou alors chantées par l'assistance. Des voitures et des rickshaws décorés de fleurs et de peinture passent parfois en klaxonnant, ce sont les Ayappas, les hindous qui partent en pèlerinage je sais plus où. C'est peut-être ça le plus fascinant, et ce que je retiens de l'Inde, cette dévotion aux mondes spirituels. Et avec les couleurs qui flashent, le bruit partout, c'est un mélange constant entre chaos et harmonie.
Un voyage ne suffit pas. Je comprend pourquoi on parle "des" Indes, et il me tarde de continuer cette découverte.
Matlo
Par où commencer?
Par la sortie de l'avion, à Colombo, au Sri Lanka. On faisait juste un transit, mais sentir l'air chaud et humide, ça faisait déjà impression... Ensuite vol jusqu'à Cochin, en Inde.
Je suis dans le sud du pays dans l'état du Kerala, pour 3 semaines, avec deux acolytes, et tout ce qu'il faut pour prendre du son et des images. Nous sommes partis faire un film sur les cocotiers et les noix de coco. Je ne vais pas faire un exposé sur le sujet, mais je voudrais vous parler un peu de ce que j'ai vu de l'Inde.
Premières visions, à travers le pare-brise. Je crois qu'on roule dans une Tata, mais plus tard, ce sera l'Ambassador. Pour ceux qui ne connaissent pas, l'Ambassador est LA voiture la plus populaire en Inde, avec sa carcasse typique britannique issue de l'Empire, et à l'intérieur et dans le moteur toutes les variantes possibles. Un exercice de style automobile, dans lequel on tient bien à 4, où on peut s'entasser à 7 si il faut. Je vois défiler les rickshaws jaunes et noir, les énormes camions de transport bariolés, les motos, klaxons à bloc. Ça roule au milieu, ça se croise à 3 voire 4 selon la taille des véhicules, on se frôle, et prenant soin de ne pas laisser traîner un bras dehors! Plus tard ce jour, je vois ma première crémation. La procession porte le linceul jusqu'au crématoire, on le pose sur le bûcher, puis le brahmane officie avant l'ignition.
Un petit mot sur le Kerala, un état un peu particulier, où depuis 1957, des communistes sont élus démocratiquement et administrent le territoire. Résultat: un des états les plus prospères, le moins inégalitaire et le plus éduqué, où l'alphabétisation atteint des records (95% hommes et femmes confondus je crois) et où le taux de natalité est particulièrement maîtrisé (2 enfants par femme). Le système de santé permet en outre aux Keralais d'être soignés pour rien dans les meilleures conditions possibles. Pas mal pour le tiers monde! Mais est-ce bien le tiers monde, ici? Ce qui est sûr c'est que l'Inde est en pleine révolution, et, comme la Chine, consolide sa position d'acteur économique incontournable. Après les rachats opérés par Mittal, qui a fait main basse sur la sidérurgie européenne, c'est au tour de Tata, omniprésente marque automobile mais aussi consortium industriel de s'attaquer à Land Rover et Jaguar. N'oublions pas que l'industrie cinématographique indienne produit plus de films que Hollywood, et qu'à notre humble niveau de voyageurs, nous avons pu surfer sur le net en illimité avec un ordi portable et un gsm!
Un pays de contrastes, c'est le lieu commun, entre prospérité, et pauvreté. En l'occurrence, nous avons croisé relativement peu de mendiants ou d'estropiés, en comparaison de ce qu'on verrait dans le nord. Disons que c'est moins trash, et que le "parti" semble avoir oeuvré à égaliser autant que faire se peut le paysage social. En revanche, en termes de moeurs, le Kerala est très traditionnel. Dans une société encore assez rurale, les mariages arrangés restent la norme, avec cependant certaines nuances intéressantes. Dans une des familles que nous avons visitée, la grand-mère avait eu deux maris, deux frères, et tous trois avaient vécu ensemble maritalement, avec leur descendance. Mais dans beaucoup de cas, comme nous l'a expliqué un brahmane, la femme se dévoue corps et âme à son mari, à tel point qu'une fois l'homme disparu, la femme n'aurait plus de raison de prolonger son existence terrestre. Mais en pratique, les veuves sont toujours là, alors que les hommes disparaissent relativement jeunes. À la maison, évidemment ce sont les femmes qui préparent les repas, et il y a plusieurs services. Les invités mangent en premiers, seuls, puis c'est le tour des hommes de la maison, puis des femmes et des enfants. On mange avec la main droite, on fait une boule avec les aliments, en pressant le riz ou la semoule de blé mélangés aux légumes ou aux bananes, et aux chutneys et autres pickles. C'est épicé. C'est bon. C'est végétarien la plupart du temps, mais on a mangé aussi pas mal de poisson. Avec une main c'est gérable, sauf quand on mange du crabe!!
Ah, sinon on a vu un mort, juste à un arrêt de bus. Les passants continuaient leur traintrain. Le type avait un peu de sang dans la bouche, et les insectes commençaient à s'occuper de lui. La police a fini par arriver, mais on n'en saura pas plus. Accident? Peut-être l'alcool? On a vu plusieurs types pas mal éméchés, et une fois ça a failli finir en bagarre, tellement le bonhomme était saoul et nous avait pris en grippe, avec nos têtes de blanc et notre matériel hightech. Une autre fois, à Cochin, on a vu un gars se tordre de douleur sur le trottoir pendant un temps indéfini, juste devant un magasin de "Foreign Liquor". Donc l'alcool, ici comme ailleurs, c'est vraiment un problème. La particularité locale, c'est le toddy, un liquide extrait de la sève du cocotier, puis fermenté en une dizaine d'heures. Les accros peuvent boire plusieurs bouteilles d'affilée, et polluent les abords des toddy shops.
Sur le cocotier proprement dit, inutile de vous dire que j'en ai appris tant et plus, et que ce fut l'occasion de rencontres intéressantes, au Coconut Research Station, non loin de Thiruvananthapuram (Trivandrum) au sud, ou à l'Ayurvedic Hospital de Cheruturuthi, à l'est de Cochin. Je n'ai jamais bu autant d'eau de coco, car chaque fois qu'un homme grimpait, nous avions droit à notre ration de coco fraîche, l'eau à boire, la chair encore gélatineuse à manger (miam!).
Autre chose, peut-être l'essentiel, le pilier de l'imaginaire du pays: la vie religieuse, qui rythme le quotidien, à toute heure du jour et de la nuit. Les musulmans, les chrétiens, les hindous et les bouddhistes cohabitent en plus ou moins bonne intelligence, et les Indiens que nous avons rencontré s'appelaient autant Vincent, que Vinod ou Mahmoud. Les appels à la prière résonnent un peu partout cinq fois réglementaires par jour. Les mélopées entendues durant les pujas, les cérémonies dans les temples hindous, sont jouées parfois par des musiciens, ou alors chantées par l'assistance. Des voitures et des rickshaws décorés de fleurs et de peinture passent parfois en klaxonnant, ce sont les Ayappas, les hindous qui partent en pèlerinage je sais plus où. C'est peut-être ça le plus fascinant, et ce que je retiens de l'Inde, cette dévotion aux mondes spirituels. Et avec les couleurs qui flashent, le bruit partout, c'est un mélange constant entre chaos et harmonie.
Un voyage ne suffit pas. Je comprend pourquoi on parle "des" Indes, et il me tarde de continuer cette découverte.
Matlo
Hôtel à Pattaya? (urgent) English translation pending
Bonjour chere famille je pars la semaine prochaine en tailande et je ne c est tjs pas kel hotel prendre a pattaya Lekel vous me conseiller pour maximum 20euro mais un hotel vraiment bien pour ce prix j ai fais le tour dans asia room mais j ai peur d en prendre un et arriver la bas c est pas sa donc svp lekel vous me conseiller...???? je pars fin janvier et tout seul j ai peur mais je suis pret... lol
Les voyages en avion: applaudissements à l'atterrissage! English translation pending
Le groupe "Pour l'interdiction d'applaudir à l'atterrissage" rencontre un succès grandissant jour après jour...
Pour ceux qui sont sur facebook, rejoignez le !
C'est vrai quoi c'est horripilant les gens qui applaudissent à peine l'avion a touché le sol...c'est pas une parodie de Gad Elmaleh, cela existe dans la réalité...
Pour ceux qui sont sur facebook, rejoignez le !
C'est vrai quoi c'est horripilant les gens qui applaudissent à peine l'avion a touché le sol...c'est pas une parodie de Gad Elmaleh, cela existe dans la réalité...
Patagonie: émotions à l'état brut (Argentine et Chili) English translation pending
Me voici de retour, complètement émerveillé ... Il me faudra longtemps pour atterrir.
Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.
Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.
Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !
Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).
Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …
Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).
Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …
Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.
Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …
Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.
A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.
Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …
Chris.
P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161
Chris et MF.
Ce fut un extraordinaire voyage que nous préparions depuis plusieurs années. Presque tout un mois en Argentine et au Chili, plus de 10 000 km dans ces immenses pays, du Nord au Sud et du Sud au Nord, avec quelques zig-zag d'Ouest en Est, à travers les Andes. Dix avions, des mini-bus et des bateaux sans les compter, et quelques millimètres de semelles de chaussures.
Après Buenos-Aires, ses quartiers typiques et ses tangos sensuels, direction plein Sud vers la péninsule Valdes.
Les habitants des lieux étaient au rendez-vous : dans la baie de Puerto Pyramides, des monstres de 30 tonnes, les baleines et leurs baleineaux, ont batifolé autour de nous comme des truites dans un vivier (une amie en a pleuré d'émotion). A Punta Tombo, nous avons passé la matinée dans la plus grande colonie de manchots du monde : 300 000 petits clowns en smoking déambulant autour de nous. On pouvait presque les toucher ! Sous le soleil mais dans un froid mordant, des terriers, des nids, des oeufs partout, c'est tout un petit monde affairé et confiant qui se dandine. On est un peu gènés d'être chez eux, on fait de notre mieux pour se rendre invisibles, mais c'est difficile. Non loin de là, à Caleta Valdes, les troupeaux d’éléphants de mer ronflaient sur la plage. Là, on est restés à distance, car ces messieurs font quatre tonnes et ces dames une tonne, et si ces gens-là ne sont pas des sprinters, ils ont la dent facile, même entre-eux : certains avaient d’horribles plaies sur les flancs, le genre de morsure qui vous arrache 4 kilos de viande d’un seul coup !
Plein Sud ensuite avec les immenses étendues de la Patagonie. Là, c’est le monde des "estancias" grandes comme un département français, avec 400 000 têtes de bétail en liberté et des gauchos burinés, tout droit sortis de la légende. On s’y est arrêtés plusieurs fois, on y mange midi et soir d'énormes et savoureuses pièces de boeuf grillé qui font oublier ce que veut dire le mot "viande" chez nous ! (le luxe là-bas, ce sont les légumes).
Et puis toujours plus au Sud, à travers les steppes où ne peut vivre qu’un mouton à l’hectare, jusqu'au mythique détroit de Magellan, puis encore plus Sud, tant qu’il y a de la terre, jusqu’à ce qu’on appelle là-bas « la fin del mundo », la Terre de Feu, Ushuaïa, le canal de Beagle sur lequel nous avons pris les bateaux du bout du monde, car une fois arrivé là, on ne peut pas s'arrêter au bord du quai ... Montagnes enneigées, froid mordant sous un pâle soleil dans ces fjords grandioses et désolés, colonies de lions de mer et de cormorans sur les îlots battus par les vents et les tempêtes. Belles randonnées à pied dans le Parc National de la Tierra del Fuego, parmi les oies sauvages et les renards, là où les arbres poussent comme des drapeaux déchirés par le vent, là où la forêt n’est plus qu’un incroyable enchevêtrement de troncs brisés, éclatés, couchés, pourris, des morts servant de lit aux arbres vivants et torturés …
Remontée vers le Nord : un saut de puce en avion (700 km, c’est la porte à côté en Argentine) et nous voici à El Calafate, porte d’entrée du Parc National Los Glaciares, grand comme la Suisse. Il n’y a plus guère de routes ici : navigation au coeur des Andes sur le gigantesque Lago Argentino, rencontre des premiers icebergs monumentaux 35 km avant d'atteindre les glaciers ... et puis soudain, dans le froid qui pétrifie le corps malgré un soleil éclatant, le choc, comme une hallucination : partout les fronts glaciaires, gigantesques, démesurés, faramineux, 5 km de large et 70 m de haut, la hauteur d'immeubles de 25 étages de glace pure, parfois blanche, parfois d'un bleu irréel ... Des fracas de tonnerre, des écroulements de montagnes de glace toutes les cinq minutes. Le plus grand de tous, le Perito Moreno, est un des seuls glaciers au monde qui ne régresse pas, mais au contraire avance puissamment. Sa démesure et sa majesté resteront à jamais gravées dans nos mémoires. Dieu, que la Terre est belle ! Nous étions muets d’émotion, les yeux embués … (non, c’était peut-être le froid …).
Traversée des Andes vers le Chili ensuite, en minibus tout terrain par les pistes sauvages, au milieu des troupeaux de guanacos (des camélidés proches du lama) et de nandous (sortes d'autruches). Au bout de la piste, une fois passée la frontière chilienne, une des plus grandes émotions de notre vie nous attendait au Parc National Torres del Paine. Les phénoménales aiguilles de granit ("las Torres" = "les tours") triomphaient dans l'azur avec leurs panaches fumants de cristaux de glace ... Mais comment la Terre peut-elle être aussi belle ?!! Ici aussi, nous avons eu une chance insolente pour le temps : notre guide local nous a dit que certains attendaient parfois une semaine pour voir se dégager les géants de pierre …
Vers le Sud à nouveau, plein Sud pour la suite, pour parcourir les "canaux" de la Patagonie chilienne, un dédale de fjords et d'îlots qui constituent la côte de l'extrême Sud-Ouest du Chili. Six cents kilomètres sans route ni piste, avec d'un côté le Pacifique, de l'autre la calotte glaciaire patagonienne, toute en longueur comme ce pays en forme de haricot vert. Bateau, donc, de nouveau, à partir de Puerto Natales, petit port oublié aux maisons de vieille tôle peintes de couleurs vives, des bateaux du bout du monde, des marins rudes aux tronches patibulaires, une navigation dure sur l'interminable fjord de "Ultima Espéranza" dont le nom à lui seul est toute une histoire. Rivages glacés ou vécurent presque nus, jusqu'au début du 20ème siècle, les derniers indiens Alakalufs, le corps enduit de graisse de phoque. Navigation sans but vers l’impasse des grands glaciers étincelants au bord desquels, en ce début d'été austral, les buissons se couvraient de fleurs rouges et jaunes.
Mini-bus ensuite, jusqu'à Punta Arenas, sur le détroit de Magellan, juste pour y rejoindre un petit aéroport et encore un avion qui nous a remontés 1400 km plus au Nord, à Puerto Montt, sur la côte Pacifique, près de l'île de Chiloe. Et de là, dès le lendemain, une incroyable traversée des Andes chiliennes dans le sens Ouest-Est, depuis le Pacifique jusqu'à la frontière avec l'Argentine. Un itinéraire sans doute parmi les plus fabuleux de la planète, que je suivais du doigt sur les cartes depuis des années (je suis accro-dépendant aux cartes). Une piste en pointillés, composée de sept sections alternativement marron et en petits tirés bleus : quatre sections "terrestres" et trois sections "lacustres", une alternance de passages de piste et de navigation sur de grandes vallées glaciaires devenues des lacs, au coeur des Andes. Entre les grands volcans enneigés aux formes parfaites, un enchantement de longs miroirs d'eau calme où le bateau avance lentement, avant de confier sa cargaison humaine et matérielle à un camion et un minibus tout terrain, prisonniers à jamais de leur portion de piste, et ainsi de suite jusqu'au prochain lac, la prochaine piste, le prochain camion, le prochain lac, le prochain bateau …
Retour à Puerto Montt, ses marchés de poissons et de coquillages, puis un nouvel envol vers le Nord (le haricot vert est si long !) jusqu'à Santiago, la capitale chilienne où nous avons au début attrapé un peu le vertige avec ce retour brutal à la modernité. Mais pas longtemps, car vite repartis en balade vers la côte Pacifique : Valparaiso le port mythique où faisaient relâche les cap-horniers. Ses collines abruptes, ses maisons de couleurs vives, ses incroyables funiculaires brinqueballants. J’ai adoré Valparaiso ! Non loin de là, visite à Isla Negra et à la maison de Pablo Neruda, vaisseau ancré à terre où rode encore l'âme du poête amoureux du Pacifique et de la liberté. Liberté qu’il défendit jusqu’à son dernier souffle dans son pays martyrisé. Pablo, j’ai récité tes vers sur place, chez toi, j’étais ému.
A Santiago, encore un avion et un autre saut de puce de 1600 km vers ke Nord et nous voici à San Pedro de Atacama, près de la frontière avec la Bolivie. Notre voyage s’est terminé là, quatre jours dans le désert le plus aride de la planète. Des reliefs incroyables, des dunes immenses, des falaises vertigineuses, des gorges défiant toute proportion, des couleurs irréelles, des sculptures de pierre et de sel, des "salares" (lacs de sel) grands comme un département français. Un autre monde, une autre planète … Un matin, nous sommes allés voir à 4300 m d’altitude les dizaines de geysers du Tatio qui s’éveillent tous ensemble lorsque le jour se lève. Partis à 4 h 30 du matin, nous sommes arrivés sur place après deux heures de piste, dans le noir glacé, un quart d’heure avant que ne débute cet hallucinant spectacle. Les geysers du Tatio ne ressemblent pas aux geysers d’Islande. Ici, point de jaillissement périodique et brutal. Ce sont des geysers calmes et continus, fumant et jaillissant tout doucement, sans interruption, à quelques mètres de hauteur. Il y en a partout, sur 10 000 ha, tout un immense bassin intramontagnard qui fume, qui crachotte, glougloutte et bouillonne de partout. Des mares de boue en ébullition, des vasques de plusieurs mètres animées d’un gros champignon bouillant et continu d’un mètre de hauteur, des trous et des ruisseaux aux couleurs rouges, mauves, vertes, blanches, des cristaux de soufre, de sel et de magnésium. Aucune limite, aucune protection, on marche où on veut … et où on peut, ça fume à gauche, ça bout à droite, ça glougloutte droit devant dans la vapeur, il faut être attentif ! (quatre morts ces dernières années). Il ne faut pas s'agiter, non plus : à cette altitude, le moindre effort est une épreuve, manger un sandwich est épuisant.
Dans le désert d’Atacama, c’est Natalia ("Nati") qui nous a guidés pendant ces quatre jours. On l’adore, Nati, elle est jeune, métis, sauvage, brute, "indómita" (indomptable), comme elle dit d’elle-même. Ses cheveux noirs ignorent le peigne, ses baskets sont trouées et ses lacets perpétuellement défaits. Elle nous a fait partager ses plus beaux secrets, ses passions, ses émotions. Chaque soir, elle nous a emmenés voir le coucher de soleil dans un site différent, en haut de promontoires comme des proues de vaisseaux de pierre devant ces fabuleux paysages qui s’embrasaient sous nos yeux en quelques minutes, comme si un peintre fou avait allumé la mèche. Le soir de l’adieu, elle nous a dit : « Ce soir, je vous promets un coucher de soleil comme vous n’en avez jamais rêvé : au milieu du salar, vous allez voir tout autour de nous les grands volcans de 6000 mètres s’embraser les uns après les autres, et aux derniers rayons du soleil, les flamands roses vont s’envoler juste devant nous et passer comme des bâtons ailés au dessus de nos têtes, pour disparaître dans le noir … Ça s’est passé exactement comme elle avait dit … Elle était assise, immobile, silencieuse, rayonnante. Nous aussi, muets d’émotion devant l’incendie fulgurant du paysage et les dégradés de couleurs allant du bleu turquoise au rouge sang et au mauve profond. Au milieu du lac de sel, au centre du désert des déserts, la sècheresse était la plus incroyable du monde. Pour arriver là, nous avions consommé une petite bouteille d’eau toutes les demi-heures, mais à ce moment là, nos yeux étaient humides …
Chris.
P.S. ... Après plusieurs mois (... il fallait laisser décanter tout ça ...) nous avons mis en ligne quelques diaporamas de ce grand voyage. Vous trouverez les liens, classés par grandes parties du voyage, ici : http://voyageforum.com/v.f?post=1710161#1710161
Chris et MF.
Mariage avec un Indien difficile pour une Française? English translation pending
bonjour,
depuis 2ans une amie est folle amoureuse d'un indien qu'elle a rencontré au cours d'un voyage en sac à dos, depuis ils s'organisent pour se voir un coup en france et un coup en inde, mais c'est toujours compliquer pour les demandes de visa de son coté à lui.
donc ils ont décidé de franchir le pas et de se marier mais il y aura toujours des voyages d'un pays à un autre.
Comment se passe un mariage entre français et indien ( papier, procédure, durée, lois...) ?
On m'a dit que le mariage se fesait en inde puis le couple pouvait venir en france de suite pour remplir un autre dossier en demandant un visa ou une carte de conjoint !!!
je ne sais pas trop donc si quelqu'un a des info, ou une expérience, merci d'avance!
bonne journée
Croisières Costa ou MSC? English translation pending
😎 Bonsoirs à tous,
J'ai opté pour une croisière COSTA en 2008 sur le VICTORIA. Ce choix, je l'ai fait aprés avoir vécu une expérience moyenne chez MSC sur le MELODY en 2002. Je viens de feuilleter le nouveau catalogue MSC 2007/2008 et les textes et les images présentés m'autorise à penser qu'il y a un effort de réalisé sur les croisières de cette compagnie depuis cette date. Le tarif PRIMA est intéressant chez COSTA avec des avantages. Par contre, je ne connais pas bien le tarif PRESTO chez MSC et ses avantages ! 1) Es-ce que parmi vous, il y a un qui a bénéficié de ces tarifs lors d'une réservation soit chez COSTA ou MSC ? Si oui, pourriez-vous nous en parler. 2) Y a-t-il une prestation meilleures que l'autre ?
Merci pour votre réponse qui intéressera certainement d'autres personnes....
J'ai opté pour une croisière COSTA en 2008 sur le VICTORIA. Ce choix, je l'ai fait aprés avoir vécu une expérience moyenne chez MSC sur le MELODY en 2002. Je viens de feuilleter le nouveau catalogue MSC 2007/2008 et les textes et les images présentés m'autorise à penser qu'il y a un effort de réalisé sur les croisières de cette compagnie depuis cette date. Le tarif PRIMA est intéressant chez COSTA avec des avantages. Par contre, je ne connais pas bien le tarif PRESTO chez MSC et ses avantages ! 1) Es-ce que parmi vous, il y a un qui a bénéficié de ces tarifs lors d'une réservation soit chez COSTA ou MSC ? Si oui, pourriez-vous nous en parler. 2) Y a-t-il une prestation meilleures que l'autre ?
Merci pour votre réponse qui intéressera certainement d'autres personnes....
De Seattle à San Francisco en huit semaines English translation pending
Pour 2008, un projet qui avance pas mal, voir et revoir certains lieux en ce qui me concerne et découvrir le tout pour ma compagne. Après mûre réflexion, devant faire coïncider quelques dates (ex : albuquerque le 11 et 12 octobre 2008 pour la Balloon Fiesta), j'en suis là. J'ai déja fait les réservations aux endroits cruciaux à mon gout (logement dans les parks), je cherche donc maintenant vos avis, remarques et conseils, pour les hotels, excursions, lieux à voir, surtout ceux qui ne sont pas dans les guides mais que vous connaissez et qui vous ont séduits.
Merci par avance à tous!
12 septembre 2008 SEATTLE arrivée 14h35 - location voiture - hotel 13 septembre 2008 SANDPOINT route 14 septembre 2008 GLACIER NP park 15 septembre 2008 GLACIER NP swiftcurrent 16 septembre 2008 GARDINER route 17 septembre 2008 GARDINER yellowstone 18 septembre 2008 GARDINER yellowstone 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL yellowstone 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL yellowstone 21 septembre 2008 JACKSON HOLE grand teton park 22 septembre 2008 SALT LAKE CITY antelope island 23 septembre 2008 MOAB route 24 septembre 2008 MOAB shafer trail - potash 25 septembre 2008 MOAB canyoning 26 septembre 2008 MOAB vol - arches 27 septembre 2008 DURANGO ouray - telluride - red mountain pass 28 septembre 2008 MEXICAN HAT mesa verde - 4 corners - monument valley 29 septembre 2008 MEXICAN HAT goosenek - valley of the gods 30 septembre 2008 TORREY alls crossing bac - grand staircase - burr trail 1 octobre 2008 TORREY capitol reef 2 octobre 2008 BRYCE boulder - forest road 140 3 octobre 2008 BRYCE park 4 octobre 2008 PAGE kodachrome - colley top - smoky mountain 5 octobre 2008 PAGE vol - antelope 6 octobre 2008 GRAND CANYON lee ferrys - navajo bridge - the wave ? 7 octobre 2008 GRAND CANYON vol - park 8 octobre 2008 SEDONA williams - sunset crater - oak creek canyon 9 octobre 2008 CHINLE mormon lake - petrified forest 10 octobre 2008 ESPANOLA route 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE taos - santa fe 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE balloon fiesta - vol 13 octobre 2008 RUIDOSO corona - ancho - white oaks - carrizozo 14 octobre 2008 CLOUDCROFT lincoln - elk 15 octobre 2008 LAS CRUCES white sands - el paso 16 octobre 2008 BISBEE douglas - route 17 octobre 2008 TUCSON tombstone graveyard 18 octobre 2008 TUCSON saguaro park 19 octobre 2008 YUMA route 20 octobre 2008 SAN DIEGO ocotillo - campo - tecate 21 octobre 2008 SAN DIEGO zoo 22 octobre 2008 SAN DIEGO seaworld 23 octobre 2008 LOS ANGELES joshua tree - palm springs 24 octobre 2008 LOS ANGELES universal - hollywood 25 octobre 2008 LOS ANGELES vol - santa barbara 26 octobre 2008 LAS VEGAS barstow - kenzo - cima 27 octobre 2008 LAS VEGAS casino 28 octobre 2008 LAS VEGAS valley of fire 29 octobre 2008 LAS VEGAS casino 30 octobre 2008 FURNACE CREEK death valley 31 octobre 2008 LEE VINING route halloween 1 novembre 2008 YOSEMITE body - tioga pass 2 novembre 2008 YOSEMITE glacier point - mariposa 3 novembre 2008 MORRO BAY route 4 novembre 2008 MONTEREY route - big sur - aquarium 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO inverness - point reyes - bolinas - mount tamalpais 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO fischerman - ville 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO china town - ville 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO vol hydravion - sausalito - tiburon 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO ville - glide church 10 novembre 2008 AVION
12 septembre 2008 SEATTLE arrivée 14h35 - location voiture - hotel 13 septembre 2008 SANDPOINT route 14 septembre 2008 GLACIER NP park 15 septembre 2008 GLACIER NP swiftcurrent 16 septembre 2008 GARDINER route 17 septembre 2008 GARDINER yellowstone 18 septembre 2008 GARDINER yellowstone 19 septembre 2008 OLD FAITHFUL yellowstone 20 septembre 2008 OLD FAITHFUL yellowstone 21 septembre 2008 JACKSON HOLE grand teton park 22 septembre 2008 SALT LAKE CITY antelope island 23 septembre 2008 MOAB route 24 septembre 2008 MOAB shafer trail - potash 25 septembre 2008 MOAB canyoning 26 septembre 2008 MOAB vol - arches 27 septembre 2008 DURANGO ouray - telluride - red mountain pass 28 septembre 2008 MEXICAN HAT mesa verde - 4 corners - monument valley 29 septembre 2008 MEXICAN HAT goosenek - valley of the gods 30 septembre 2008 TORREY alls crossing bac - grand staircase - burr trail 1 octobre 2008 TORREY capitol reef 2 octobre 2008 BRYCE boulder - forest road 140 3 octobre 2008 BRYCE park 4 octobre 2008 PAGE kodachrome - colley top - smoky mountain 5 octobre 2008 PAGE vol - antelope 6 octobre 2008 GRAND CANYON lee ferrys - navajo bridge - the wave ? 7 octobre 2008 GRAND CANYON vol - park 8 octobre 2008 SEDONA williams - sunset crater - oak creek canyon 9 octobre 2008 CHINLE mormon lake - petrified forest 10 octobre 2008 ESPANOLA route 11 octobre 2008 ALBUQUERQUE taos - santa fe 12 octobre 2008 ALBUQUERQUE balloon fiesta - vol 13 octobre 2008 RUIDOSO corona - ancho - white oaks - carrizozo 14 octobre 2008 CLOUDCROFT lincoln - elk 15 octobre 2008 LAS CRUCES white sands - el paso 16 octobre 2008 BISBEE douglas - route 17 octobre 2008 TUCSON tombstone graveyard 18 octobre 2008 TUCSON saguaro park 19 octobre 2008 YUMA route 20 octobre 2008 SAN DIEGO ocotillo - campo - tecate 21 octobre 2008 SAN DIEGO zoo 22 octobre 2008 SAN DIEGO seaworld 23 octobre 2008 LOS ANGELES joshua tree - palm springs 24 octobre 2008 LOS ANGELES universal - hollywood 25 octobre 2008 LOS ANGELES vol - santa barbara 26 octobre 2008 LAS VEGAS barstow - kenzo - cima 27 octobre 2008 LAS VEGAS casino 28 octobre 2008 LAS VEGAS valley of fire 29 octobre 2008 LAS VEGAS casino 30 octobre 2008 FURNACE CREEK death valley 31 octobre 2008 LEE VINING route halloween 1 novembre 2008 YOSEMITE body - tioga pass 2 novembre 2008 YOSEMITE glacier point - mariposa 3 novembre 2008 MORRO BAY route 4 novembre 2008 MONTEREY route - big sur - aquarium 5 novembre 2008 SAN FRANCISCO inverness - point reyes - bolinas - mount tamalpais 6 novembre 2008 SAN FRANCISCO fischerman - ville 7 novembre 2008 SAN FRANCISCO china town - ville 8 novembre 2008 SAN FRANCISCO vol hydravion - sausalito - tiburon 9 novembre 2008 SAN FRANCISCO ville - glide church 10 novembre 2008 AVION
Rencontre à Marseille le dimanche 7 octobre sur le thème "compagnon de voyage" English translation pending
Bonjour,
Suite au succès phénoménal de la rencontre basée sur le thème "compagnon de voyage" lancée par arvie et colantai.
pour les gens qui ne peuvent pas se rendre sur Paris, une autre rencontre est ouverte sur Marseille 😎😎😎
Donc déjà 7 personnes intéressées (à reconfirmer) arvie colantais prevenance juillette artdeverre dahuilan evlyn Nous avons retenu avec Claude (colantais) le week end du 6 -7 octobre Nous attendons le retour de "prevenance" qui habite Marseille pour nous indiquer un bon restau (en dehors de la ville)... Si quelqu'un connait ... les idées seront les bienvenues. Que les nouveaux se fassent connaître 🙂 Bon week end à tous et à bientôt Evlyn😎😎
pour les gens qui ne peuvent pas se rendre sur Paris, une autre rencontre est ouverte sur Marseille 😎😎😎
Donc déjà 7 personnes intéressées (à reconfirmer) arvie colantais prevenance juillette artdeverre dahuilan evlyn Nous avons retenu avec Claude (colantais) le week end du 6 -7 octobre Nous attendons le retour de "prevenance" qui habite Marseille pour nous indiquer un bon restau (en dehors de la ville)... Si quelqu'un connait ... les idées seront les bienvenues. Que les nouveaux se fassent connaître 🙂 Bon week end à tous et à bientôt Evlyn😎😎
Vallée du Gange, Delhi-Benares en trois semaines English translation pending
Besoin de conseils (oui au plureil !!!).
Nous partons 3 semaines en octobre : Destination Dehli ... après la vallée du Gange.
Destination choisie par déduction : je connais le nord, j'ai peur que le Rajasthan soit trop touristique et ne suis pas du tout attirée par les plages du sud. Je suis par contre super tentée par Benares (Calcutta me fait un peu peur).
En gros ça nous fait Dehli/ Benares en 3 semaines Aller/Retour. Ca vous parait jouable ?
Que ne faut-il pas rater ? Quels moyens de transport (train, voiture avec chauffeur ??). Si l'un de vous a le conseil qui tue ... QU'IL PARLE
D'avance merci ... au plaisir de vous lire
Voyageurs, êtes-vous heureux? English translation pending
En parcourant les différents messages de ce forum que je consulte plus que ne fréquente depuis maintenant 2 ans, j'ai la désagréable impression de lire un nombre incalculable de temoignages de gens aigris, tristes pour qui le voyage serait une libération, un moyen d'echapper au "mechant Occident qui mange tout vilain pas beau egoiste"
Ne voyagez vous que pour fuire votre quotidien? Est ce que ça marche? Ne trouvez vous pas surprenant de vouloir fuire et de cracher sur un systeme que les 90 % de la planete nous envie?
Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas un mechant neo liberal, non, je rale aussi, je suis plutot dubitatif (le mot est faible) quant au virement securitaire de notre chere France ... mais voila, je suis globalement heureux ici ... est ce mal? Et le pire, c'est que ça ne m'empeche pas du tout d'avoir envie de voyager loin de la ... mais je ne le fais pas pour fuire.
Bref, ça m'est passé par la tete, pour ceux qui se sentiraient visés, ne le prenez pas mal, je m'interroge juste...
😎
Ne voyagez vous que pour fuire votre quotidien? Est ce que ça marche? Ne trouvez vous pas surprenant de vouloir fuire et de cracher sur un systeme que les 90 % de la planete nous envie?
Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas un mechant neo liberal, non, je rale aussi, je suis plutot dubitatif (le mot est faible) quant au virement securitaire de notre chere France ... mais voila, je suis globalement heureux ici ... est ce mal? Et le pire, c'est que ça ne m'empeche pas du tout d'avoir envie de voyager loin de la ... mais je ne le fais pas pour fuire.
Bref, ça m'est passé par la tete, pour ceux qui se sentiraient visés, ne le prenez pas mal, je m'interroge juste...
😎
Cuba: pourquoi l'embargo depuis 48 ans? English translation pending
Est ce que quelqu'un pourrais m'expliquer pourquoi il y a un embargo depuis 48 ans??🙁
qu'est ce que Cuba peut bien avoir fait aux État Unis pour que cette embargo perdure année après année??
Jaimerais bien comprendre?? merci pour vos commentaire!🙂
Quelle serais la solution d'arrêter d'allé en tout inclus? pour boycoté! (allé dans une autre destination comme R.D)??
Ville de Harrar en Éthiopie? English translation pending
Salut ....
Bon, l'ami chris06 m'a décidé à l'accompagner en Ethiopie fin Septembre ....
Je vais me retrouver seul quelques jours tout au début et je vais en profiter pour aller sur Harrar à l'Est ..... qui ne faira pas partie de notre trip au Nord et vers l'Ouest ....
Pour ceux qui connaissent cette petite ville, qui est une de mes destinations à laquelle je rêve depuis toujours ......, je vais certainement prendre l'avion pour un des trajets ( ou les deux ....🤪), je voudrais savoir si il est mieux de faire le trajet en bus à l'aller ou au retour .... est ce que le train de Dire Dawa fonctionne chaque jour également et combien de temps met il ..... ? je me fais vieux et je veux pas non plus me crever, même si il est sûr que ce doit être une sacré expérience .....
Et puis si vous avez des tuyaux sur le coin ..... un endroit sympa ou loger, une expérience à raconter ......
Merci de vos retours, et surtout ne dîtes pas que je fais des infidélités à l'Asie du Sud Est ....... 😉
Bon, l'ami chris06 m'a décidé à l'accompagner en Ethiopie fin Septembre ....
Je vais me retrouver seul quelques jours tout au début et je vais en profiter pour aller sur Harrar à l'Est ..... qui ne faira pas partie de notre trip au Nord et vers l'Ouest ....
Pour ceux qui connaissent cette petite ville, qui est une de mes destinations à laquelle je rêve depuis toujours ......, je vais certainement prendre l'avion pour un des trajets ( ou les deux ....🤪), je voudrais savoir si il est mieux de faire le trajet en bus à l'aller ou au retour .... est ce que le train de Dire Dawa fonctionne chaque jour également et combien de temps met il ..... ? je me fais vieux et je veux pas non plus me crever, même si il est sûr que ce doit être une sacré expérience .....
Et puis si vous avez des tuyaux sur le coin ..... un endroit sympa ou loger, une expérience à raconter ......
Merci de vos retours, et surtout ne dîtes pas que je fais des infidélités à l'Asie du Sud Est ....... 😉
Budget shopping en Inde English translation pending
bonjour,
j'aurais voulu connaître le budget qu'il faut prévoir pour les achats (vêtements, bijoux, artisanat etc) en inde.
est-ce que quelqu'un a une idée du prix d'un salwar kammeez (je crois que c'est environ 2 ou 4 euros, non?), un sari, un sari en soie, une jupe rajasthani, les chaussures jooti, un kurta pyjama.
j'aimerais bien savoir aussi combien ça coûte d'aller chez un tailleur pour qu'il fasse une veste kurta, vaut-il mieux s'en faire faire une sur mesure ou en acheter une toute faite?
Concernant les marionnettes du rajasthan, combien ça coûte?
Pour terminer, les châles et étoles en cachemire et pashmina m'intéressent.J'ai cru lire quelque part qu'un châle 100% pashmina pouvait coûter jusqu'à 200 euros.est-ce vrai?
Et enfin dernière question concernant les bijoux en argent massif, notamment ceux du rajasthan, j'aurais voulu avoir une idée du prix d'un bracelet genre manchette en argent massif ainsi que le prix d'un collier (les fameux colliers du rajasthan, ceux qui sont assez imposants)
Merci beaucoup d'avance pour vos précieux renseignements!
j'aurais voulu connaître le budget qu'il faut prévoir pour les achats (vêtements, bijoux, artisanat etc) en inde.
est-ce que quelqu'un a une idée du prix d'un salwar kammeez (je crois que c'est environ 2 ou 4 euros, non?), un sari, un sari en soie, une jupe rajasthani, les chaussures jooti, un kurta pyjama.
j'aimerais bien savoir aussi combien ça coûte d'aller chez un tailleur pour qu'il fasse une veste kurta, vaut-il mieux s'en faire faire une sur mesure ou en acheter une toute faite?
Concernant les marionnettes du rajasthan, combien ça coûte?
Pour terminer, les châles et étoles en cachemire et pashmina m'intéressent.J'ai cru lire quelque part qu'un châle 100% pashmina pouvait coûter jusqu'à 200 euros.est-ce vrai?
Et enfin dernière question concernant les bijoux en argent massif, notamment ceux du rajasthan, j'aurais voulu avoir une idée du prix d'un bracelet genre manchette en argent massif ainsi que le prix d'un collier (les fameux colliers du rajasthan, ceux qui sont assez imposants)
Merci beaucoup d'avance pour vos précieux renseignements!
Desert Crossings... (Morocco)
The story of a trip to Morocco, from the first to the last day—otherwise, it wouldn’t have made sense...
Marrakech... then four days on foot in the desert, alone with a guide, a camel driver, and two dromedaries... and Marrakech again.
Everything mattered, even the smallest details, so this is a (very) long story.
Behind the descriptions and anecdotes, there’s emotion, intimacy, and... soul-searching.
All the things it’s strangely easier to share this way, all the things it’s strangely easier to share with people you don’t know...
I have beautiful images in my eyes, but only a few are visible—if you read carefully, you’ll understand why.
The other photos are imagined, created upon returning with souvenirs and a bit of staging.
But everything is authentic.

Since I’ve been back, sometimes at night I open my eyes and don’t know where I am... Sleepless night, starry night, night of communion, connected night... In that suspended moment, between wakefulness and sleep, which makes you so receptive... Communion with whom? Connected to what? Lila gnawa... lila de derdeba.
The desert, a solitary path. You step in, and you’re immediately in the essential...
Wednesday... My companion drops me off at Orly Ouest... There are two hours before boarding. My MP3 player turns on but that’s it. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without music, then? And the first anchor falls away.
(Photo...) ... Passport, tickets, receipts, labels...
Nose pressed to the window for the entire flight... Descending over Marrakech, at low altitude, a pretty mosaic—shades of pink and ochre dotted with green, but also, to the right, less harmonious, aligned cubes. Housing developments under construction? A bumpy, turbulent landing—the plane circles for a long time before touching down.
Welcomed by the familiar, unchanged sound of creaking doors and seats in the little taxis. In Casablanca, it was red Simca 1000s with meters; here, they’re yellow, and you have to negotiate the price. I have no talent for that, so here’s 100 DH!
Traversed and forgotten
Marrakech... Sunny, luminous, sensual. Torn between tradition and modernity... Shimmering and fragrant, very noisy... rather polluted? On the road, horses and donkeys still mingle with vehicles... and watch out for traffic when crossing! It’s always a strategic—and athletic—adventure: at what exact moment do you sprint to the opposite sidewalk? And why aren’t any street names marked?
Afternoon on foot, heading to the Bab Doukkala bus station... A landmark: the McDonald’s, then a square with a fountain. Then turn left onto Avenue Hassan II. There’s a bus to Zagora Friday morning, but I can only buy the ticket tomorrow. On the way back to the hotel, at a kiosk on the corner, I buy *Tel Quel*, which I read with great interest online.
Thursday... Early morning, walking to Place Jemaa el-Fna, calm and almost deserted... I don’t get a good deal buying two small daggers for my kids. No talent for haggling—it takes more than charm for that... So I’ll pick the rest of my gifts at the artisan center on Avenue Mohammed V, where prices are marked, and it’s a pleasure to watch the craftsmen work... For my daughter, a satchel and earrings. The satchel smells like goat. The earrings are hand-chiseled in front of me by a very young man with nimble fingers—marvels of delicacy and fragility. Then I linger for a long time in the souk alleys. Scents of leather, thuya and cedar wood, wool and copper... Familiar smells... Childhood memories...
Dear daggers
Earrings
Back at the bus station, an unexpected change: no bus Friday morning, but a departure tonight at 8:30 PM... I have a little time before packing, so I take a long detour: Boulevard de Safi, then right onto Avenue El Mansour to the Majorelle Garden... A quiet pause. Rare plants, all kinds of cacti—smooth, fuzzy, bristling with spines... strange, squat, or stretched-out shapes. An infinite variety of greens, and that famous blue... The song of birds, the sun and shadows playing in the water basins... Time flows lazily. I write postcards—they’ll arrive long after I’m back...

Back to the hotel. Avenue El Mansour, Boulevard Zerktouni—okay, but why are the small street names never marked?!! I get a little lost...
I hope you got my MMS, because before leaving, I left something for you at the front desk...
8 PM, night has already fallen. Arriving at the bus station, and then... Then, a step back... A dense crowd, a tangle of buses... Where to go?... Rare woman, lone foreigner, backpack... I’m quickly spotted, surrounded, poorly guided... Someone with a badge finally points me to the right sidewalk. The bus isn’t there, and the sidewalk is already packed, mostly with men. Will I even get a seat?... Three young men are particularly insistent... They want to know where I’m going and why, if someone is with me, if I’m expected... I answer with a smile. A bit tricky—choosing words, staying polite while evasive... Their French is hesitant, my Arabic is more than rudimentary... Actually, I shouldn’t have tried... Their tone becomes a bit... aggressive, and their eyes light up. Uh-oh... They say they’re students, but what of?... Want to know what I think of the Quran and Allah, what I think of holy war, if I’m "for the Americans," "for the Palestinians"... Other travelers intervene... And the bus still isn’t here... The speech turns fanatical... Then, my smile freezes a little... A small wave of panic, so I send a "freaked out" MMS... (But who else could I send it to?) Then, in this dark crowd, a light dressed in white... Nabila, a young student heading to Zagora for vacation, she speaks French... She plants herself in front of them and scolds them thoroughly. I didn’t catch everything, but it worked! The three troublemakers retreat. Plus, they weren’t on the right sidewalk, and their bus is about to leave without them...
Nabila and I manage to board and sit side by side... The bus leaves two hours late. The trip is long, a bit uncomfortable, slowed by many stops—it was very cold...
Friday... A little stiff, a little dazzled, a little chilled, arriving in Zagora at dawn with the sunrise... Magical! Craving something warm... And then, a heartfelt gift—kindness and hospitality—Nabila invites me to her home. Warm welcome from her mother and siblings, not at all surprised to see me show up so early to share their breakfast! A few hours in their company... We exchange addresses, and the youngest brother, Nouamare, gives me a children’s storybook...
Noon, at *La Fibule du Draa* Lahcen Sarti, the owner... I finally put a smile and a face to an email exchange... He shows me the trek route on the map, laughs when I tell him about my night on the bus, and sends me to rest by the pool... No swimsuit, so a lounge chair and a book... A book that will accompany me into the desert and which I’ll finish in Marrakech, in the Koutoubia Garden...

Saturday, Day 1... When I wake up this morning, I know the desert sand will also absorb my blood...
Early departure for four days and three nights, alone, as I wished, with a young guide, Mohammed, and a younger camel driver, Abdou. We’ll be together 24/7, and we won’t see a soul until we reach the fixed campsite on the third evening. Everything we need is loaded onto two dromedaries. And in those baskets, there are miracles—a *Prévert*-style inventory I’ll discover bit by bit, like... a tray for glasses, a basket for bread, a sugar loaf and small glasses for tea, but... large glasses and sugar cubes for coffee, spices, oranges, vegetables, raw eggs!... That won’t break, *La Vache qui Rit*... And so many other unexpected wonders, so surprising in the middle of the desert... (*La Vache qui Rit* is the desert butter. Every morning for breakfast, it was coffee with Nido powdered milk and *kesra* with *La Vache qui Rit* and Aïcha apricot jam... A delight.)

Start of the journey, and the beginning of a long, long walk... We’ll cover 80 km in three days, crossing all kinds of landscapes until the real desert of sand and dunes... I’ll drink water from wells, eat raw vegetables, sleep on a mattress that saddles the dromedaries by day... I’ll forget all the warnings and all my hygiene references... My body will quiet its complaints. No heat, no thirst, no fatigue, no trouble of any kind... just woken by the cold every morning around 6 AM... I take off my watch. Like my companions, I’ll live by the sun’s rhythm...
Abdou leads the dromedaries, so he walks at their pace. Sometimes, we’re grouped together. Sometimes the two guides are together, and I walk behind. Sometimes we talk. Nothing is forced, no discomfort. It’s a simple, harmonious dance—one foot in front of the other, following your shadow as it turns with the sun... Each step leaves behind the useless, the cumbersome, the superfluous... Room for intimacy... Room for silence... Room for the inner self... Facing yourself... I find seashells, and with my eyes closed, I smell the sea...
... One foot in front of the other...
I take out my camera... Capacity for a hundred shots, but it’ll be 10 photos, no more. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without photos, then? And the second anchor falls... I think of my MP3 player...
... A few photos among the ten...
Noon... Unsaddling the dromedaries, which immediately wander off in search of food. And before the meal cooked by Mohammed, the mint tea ritual, prepared by Abdou in a tiny teapot... Thick, frothy, very sweet tea... He serves it on a tray with dates, peanuts, and raisins... And it’ll be like this every day, noon and night...
We gradually get to know each other... Mohammed, 25 years old... Calm, very introspective, almost ascetic, he knows the desert well and loves it... So at ease that he’ll walk in slippers or barefoot, no matter the terrain... When I’m behind him, the advertisement on the back of his sweatshirt makes me smile... There’s a date: January 8, 2003... A little wink from life? (I have a clear memory of that day.) Abdou, barely 20, with a round, jovial face. The mint tea master... When he hands me my glass, he says "Bismillah," and I respond in kind... A joker and a foodie. Thrilled that I only eat vegetables, he’ll have double the meat!
... Abdou and his teapot...
... Mohammed...
Late afternoon, a well... Abdou waters the dromedaries, and Mohammed fills the canteens. The caps aren’t watertight, so he wedges a piece of plastic bag found in one of the baskets and screws it on top... Forget all hygiene warnings...
First night in a tent at the foot of Jebel Baní...
... Jebel
Sunday, Day 2... Crossing and ascending Jebel Baní... A mineral, lunar landscape—rocks the color of burnt bread and anthracite gray. I pick up pretty pebbles, and Mohammed finds me a fossilized stone... Lunch in a deserted nomad oasis... When we resume our walk, the wind picks up. A wind that only blows in April, violent, terrible—the *Sahli*... Swirls of sand and gravel. Where’s the sky, where’s the earth... everything is dust, everything is yellow and opaque... The gusts are so strong they make us stagger. At times, we even have to crouch to avoid falling. In the acacia forest, Abdou and the dromedaries are only a few meters ahead, yet we can’t see them... We’ll later learn that on that day, planned excursions were canceled... That a group got lost and had to be picked up by 4x4... But Mohammed has a sense of the desert. He’s calm, he guides us... so we continue, and I trust him. He wraps a *chèche* around my head—a fragile barrier against these onslaughts... We have to keep moving, and it’s difficult... But the desert has accepted me, so without resistance, I accept it... And the sand gets everywhere... in my mouth, crunching between my teeth, in my eyes, ears, and nostrils... in my hair... A fine ochre layer covers my face and body, even under my clothes. I’ve become a sand woman... Communion... Fusion with the mineral. I absorb the desert’s prodigious power, just as the desert absorbs my blood...
We walked for four hours, pushed by this furious wind, before stopping for the night under an acacia... There, we had to set up the tent, which they did with difficulty. Then we had to weigh it down... So the utensils and the mint tea tray served as shovels to cover the edges with sand. Then Abdou took care of the dromedaries, holding one of their front legs bent with a rope to keep them from wandering too far... Then we brought everything into the tent and collapsed... but not for long.
Mohammed prepared kingly meals at noon and night with the wonders in the baskets: finely chopped raw vegetable salad, vegetable tagine, soup (and not from a packet!)... Even the canned sardines were garnished with thin orange slices... After this exhausting day for all of us, I told him that bread with *La Vache qui Rit* would be enough... He looked at me with a big smile and said his evening ritual phrase: "Now, Laurence, sit down, take your time, take your book..." He pulled his sand-filled utensils from the miraculous basket, his stove, some vegetables, and made us couscous (and not from a box!), couscous he rolled between his hands... Meanwhile, Abdou took out his sand-filled teapot, his sugar loaf, the peanuts, the dates... The mint tea ritual, like every day, noon and night...
Outside, the wind keeps blowing, stirring up sand whirlwinds... So I won’t go out like the other night to brush my teeth and hair. Just a wipe on my face to remove the dust... Mohammed turns off the gas lamp, and I curl up in my sleeping bag. The dromedaries have moved closer to my side of the tent, and the moonlight stretches their shadows on the canvas. They’ve settled in and make strange noises... We fall asleep very quickly...
Monday, Day 3... My two companions are still asleep when the cold wakes me at 6 AM, like every morning... Everything seems so calm—the wind has stopped... I untie the tent door and... A pure blue sky, gradually tinted with pink and flaming orange. The sun rises before my dazzled eyes. A day of light begins: no trace of yesterday’s storm, except sand... everywhere.
So, breakfast with sand... Then we shake out everything that can be shaken, sending clouds of dust flying... Then Abdou gives the dromedaries back their fourth leg, and we continue the journey.
After the expanses of stones and shrubs on the first day, the rocky ridges of Jebel Baní, and the acacia forest on the second day, the landscape changes, softens... We arrive in the desert as you imagine it, as you dream it, as you’ve seen in thousands of photos: endless golden dunes, in harmonious hollows and curves... The desert of sand... vast, fascinating...
Last meal for the three of us... Tonight, we’ll arrive at the fixed campsite, and we won’t be alone anymore. The break stretches on... So, a little apart on the smooth sand, I write a few words... an obvious truth... entrusting a secret to the desert. In a small box, I’ll bring back some of this magical sand...
.. A secret in the desert...
Abdou grabs my notebook and draws the dunes. Mohammed draws Abdou and his dromedaries... I learn to do dishes with the contents of a single glass of water... A tiny bird lands on my bag... A bird!... in the middle of nowhere!... The dromedaries seem to relish the acacia branches, thorns and all...
Desert drawings
We set off again... The dunes are higher... Easy to climb, the desert has sensual, feminine curves. A giant’s hand would fit its reliefs like a caress on a soft, supple body... The setting sun gives the landscape colors of amber and spices, cinnamon reflections... The sand offers me pink pebbles and pieces of white quartz that sparkle... I also find a black stone... Mystery...
Pink pebbles, fossilized pebbles, sparkling pebbles, and a black stone
Late afternoon, arrival at the fixed campsite at the foot of Erg Lihoudi... The guardian, Lahcen, a whirlwind of chatter and energy, welcomes us with mint tea. He quickly pegs me: "You do yoga, right?" He tells lots of anecdotes about his "clients," ending every sentence with: "No problem! *Machi mouchkil*... *Machi mouchkil*, no problem!" Around the tents, dozens... hundreds of big black beetles swarm on the sand... As I shudder, Lahcen gently picks one up and wants to put it on my hand: "*Machi mouchkil*! It doesn’t sting!"... I hold out a hesitant palm... Despite Lahcen’s infectious enthusiasm, I don’t like this last evening. Two groups arrived by 4x4 to spend a night in the desert... Noise of engines, cameras, voices, and exclamations... An intrusion into my bubble... I keep my distance... They’ll leave very early the next morning...
Memory of beetles
Tuesday, Day 4... Standing still on a sand dune, I see both the full moon and the sun in the same sky... A luminous face-off. Magical, overwhelming... Then the moon paled, and the sun blazed brighter. It wasn’t quite night anymore, but day wasn’t far off... The Sacred, Mystical universe unfolded before me... A moment of grace that made my heart beat a little faster... Something indescribable gradually filled me, with infinite gentleness, to the depths of my soul... Facing this unlikely encounter, hesitations, reluctance, and fears seem so trivial... What are we if not fragments of this universe where everything is united... everything is connected...
Then comes the intention of a new message: "I’d love to put a face to..." But in this exchange scattered with misunderstandings, could you receive the intention without interpreting it?...
I stayed a long time on that dune, under the spell... Standing, barefoot and rooted... heart open... Receptive... in Unity between the infinitely small grain of sand and the infinitely vast universe... I hadn’t come to seek anything, yet the generous Earth offered its energy, its subtle strength to every cell of my body, and filled my soul with light... In exchange for this blood spilled on the sand over these four days?...
Give to Receive... Receive and Give... like a signed pact.
What exiled me from my life, disrupting all my bearings, drew me here... A necessary passage through space, withdrawal, and silence... for another birth?... The real desert after the symbolic desert... Pausing for a moment, as if at a crossroads. Connecting before continuing... If this path leads to the essential, then this path has a heart and will continue...
At the foot of the dune on the way down, I found a little Fatima’s hand made of beads. A gift from the desert...
Gift from the desert, good luck charm?
Mohammed and Abdou leave Erg Lihoudi with other people—our shared adventure ends here... Emotion... looks and gestures speak louder than any words... Thank you, from the bottom of my heart...
Return to Zagora in a rickety, bumpy 4x4... After the track, we cross a vast palm grove... Shimmering colors, lush vegetation, palm trees growing in wheat fields... Tender green of the ears, faded green of the fronds, all shades of green contrast with the ochre and pink stone walls... My eyes rediscover green... My eyes rediscover colors... On a narrow path, the 4x4 finds itself facing a donkey carrying three children on its back... Impossible to pass. Who will back up?... Well, roaring progress bowed to four-legged tradition: in a cloud of dust, the 4x4 reversed for several hundred meters... The donkey passed calmly... On its back, the three children waved their hands...
Noon, arrival at *La Fibule du Draa*... Smiling welcome from Lahcen. He offers me a shower—I refuse... Even if he seems a little surprised, he has the delicacy not to show it too much... Strangely, I don’t feel dirty. Yet my clothes are the same, and my body hasn’t seen a drop of water since the day I left... But I want to keep the warmth and the smell of sand on my skin... reconnecting with forgotten, instinctive, animal sensations... So, I transfer my meticulousness and civilized conditioning to my bag... I take everything out, empty it, shake it... hunting down the smallest grain of sand... Futile effort! (I still find some today...) The afternoon stretches lazily by the pool... I contemplate my pebbles and make a lovely encounter...
The Zagora-Marrakech bus leaves at 7 PM... It’s the night of the full moon, and as soon as night falls, the sky fills with stars... Points of light without beginning, without duration, without end... Tiny lights so distant and so close...
Wanting to share this moment... And with whom else? If you look up, you’re the only one seeing the same sky as me. So, the intention of another message. But in this fragile, stumbling exchange... marked by misunderstandings... could you receive the intention without interpreting it?
The trip is shorter than on the way there, but barely more comfortable. A speaker right above my seat blares music and incantations the whole way... Halfway through, the same unusual stop in a village lit up and bustling as if it were daytime (Taddart, I think...). Along the main street, the ground is checkered black and white. Butcher stalls display entire beef carcasses... Smells of smoke and grilling... People are busy... Others, seated, are eating... in the middle of the night.
Arrival in Marrakech at 2 AM. Taxi strike, no room until tonight... Uh-oh! My backpack draws attention: a car stops and offers to take me for 80 DH... Trust... Five minutes later, I push open the door of *Le Toulousain*... The guard offers to let me finish the night on one of the lobby benches. I unfold my sleeping bag and slip into the desert’s scent... No sleep. But with my eyes closed, I see the stars... You came to pick up my bulky envelope.
Wednesday... Difficult early morning... Now, I feel dirty, my clothes bother me, my shoes hurt... Craving a long hot shower, wanting to find my body, wash my hair, put on cream, do my nails, and... It’ll be a long shower... cold! The hotel is charming but a bit run-down.
Clothes from 4 days...
Afternoon on foot in the quiet Hivernage district, searching for a childhood memory that may have changed names: the *Holiday Inn* hotel... I didn’t find it, or didn’t recognize it. Long stroll in the Menara Gardens, and return to the hotel at sunset...
Thursday... Last day... Wanting to see the Marrakech Museum because the founder was a friend of my father’s... So, the familiar route: the McDonald’s, the square with the fountain, Avenue Hassan II, Bab Doukkala... but this time, I pass through the ramparts, and in the old city—sensual, charming, enchanting—I get lost, found, and lost again... I tracked down the museum and the Ben Youssef Madrasa at the end of a maze of alleys... Followed scents of mint, olives, honey, and cinnamon... Savored, moved, the same donuts as in my childhood—golden fried dough rings with a hole in the middle, tied together with a blade of grass... (I don’t remember the name...) I filled my eyes with pretty things and exchanged smiles... Received, just like that... A gift... a ring for my little finger... Someone called out to me: "Hey, gazelle," and it made me happy...
.. Still lost!...
Afternoon in the sun in the Koutoubia Gardens. I finish my book—sand falls from between the pages...
.. Started on the plane... read in the desert... finished in Marrakech...
Melancholy of the last evening... So, on the way back to the hotel, I buy *kesra* and *La Vache qui Rit*...
Long, long sleepless night... Flight in a few hours... Happy to see the ones I love again, too.
Thoughts, emotions, sensations, images... Questions... One question... So, more than reason, going over and over the question... What there is to live, it’ll have to be lived...
The desert, a solitary path... like all paths that lead to the essential...
3:30 AM, your message, read by the metallic voice of a voicemail. And you, facing physical failure, past mistakes, fear... A solitary path. Also. Like all paths that lead to the essential...

Since I’ve been back, sometimes at night I open my eyes and don’t know where I am... Sleepless night, starry night, night of communion, connected night... In that suspended moment, between wakefulness and sleep, which makes you so receptive... Communion with whom? Connected to what? Lila gnawa... lila de derdeba.
The desert, a solitary path. You step in, and you’re immediately in the essential...
Wednesday... My companion drops me off at Orly Ouest... There are two hours before boarding. My MP3 player turns on but that’s it. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without music, then? And the first anchor falls away.
(Photo...) ... Passport, tickets, receipts, labels...
Nose pressed to the window for the entire flight... Descending over Marrakech, at low altitude, a pretty mosaic—shades of pink and ochre dotted with green, but also, to the right, less harmonious, aligned cubes. Housing developments under construction? A bumpy, turbulent landing—the plane circles for a long time before touching down.
Welcomed by the familiar, unchanged sound of creaking doors and seats in the little taxis. In Casablanca, it was red Simca 1000s with meters; here, they’re yellow, and you have to negotiate the price. I have no talent for that, so here’s 100 DH!
Traversed and forgottenMarrakech... Sunny, luminous, sensual. Torn between tradition and modernity... Shimmering and fragrant, very noisy... rather polluted? On the road, horses and donkeys still mingle with vehicles... and watch out for traffic when crossing! It’s always a strategic—and athletic—adventure: at what exact moment do you sprint to the opposite sidewalk? And why aren’t any street names marked?
Afternoon on foot, heading to the Bab Doukkala bus station... A landmark: the McDonald’s, then a square with a fountain. Then turn left onto Avenue Hassan II. There’s a bus to Zagora Friday morning, but I can only buy the ticket tomorrow. On the way back to the hotel, at a kiosk on the corner, I buy *Tel Quel*, which I read with great interest online.
Thursday... Early morning, walking to Place Jemaa el-Fna, calm and almost deserted... I don’t get a good deal buying two small daggers for my kids. No talent for haggling—it takes more than charm for that... So I’ll pick the rest of my gifts at the artisan center on Avenue Mohammed V, where prices are marked, and it’s a pleasure to watch the craftsmen work... For my daughter, a satchel and earrings. The satchel smells like goat. The earrings are hand-chiseled in front of me by a very young man with nimble fingers—marvels of delicacy and fragility. Then I linger for a long time in the souk alleys. Scents of leather, thuya and cedar wood, wool and copper... Familiar smells... Childhood memories...
Dear daggersEarrings
Back at the bus station, an unexpected change: no bus Friday morning, but a departure tonight at 8:30 PM... I have a little time before packing, so I take a long detour: Boulevard de Safi, then right onto Avenue El Mansour to the Majorelle Garden... A quiet pause. Rare plants, all kinds of cacti—smooth, fuzzy, bristling with spines... strange, squat, or stretched-out shapes. An infinite variety of greens, and that famous blue... The song of birds, the sun and shadows playing in the water basins... Time flows lazily. I write postcards—they’ll arrive long after I’m back...

Back to the hotel. Avenue El Mansour, Boulevard Zerktouni—okay, but why are the small street names never marked?!! I get a little lost...
I hope you got my MMS, because before leaving, I left something for you at the front desk...
8 PM, night has already fallen. Arriving at the bus station, and then... Then, a step back... A dense crowd, a tangle of buses... Where to go?... Rare woman, lone foreigner, backpack... I’m quickly spotted, surrounded, poorly guided... Someone with a badge finally points me to the right sidewalk. The bus isn’t there, and the sidewalk is already packed, mostly with men. Will I even get a seat?... Three young men are particularly insistent... They want to know where I’m going and why, if someone is with me, if I’m expected... I answer with a smile. A bit tricky—choosing words, staying polite while evasive... Their French is hesitant, my Arabic is more than rudimentary... Actually, I shouldn’t have tried... Their tone becomes a bit... aggressive, and their eyes light up. Uh-oh... They say they’re students, but what of?... Want to know what I think of the Quran and Allah, what I think of holy war, if I’m "for the Americans," "for the Palestinians"... Other travelers intervene... And the bus still isn’t here... The speech turns fanatical... Then, my smile freezes a little... A small wave of panic, so I send a "freaked out" MMS... (But who else could I send it to?) Then, in this dark crowd, a light dressed in white... Nabila, a young student heading to Zagora for vacation, she speaks French... She plants herself in front of them and scolds them thoroughly. I didn’t catch everything, but it worked! The three troublemakers retreat. Plus, they weren’t on the right sidewalk, and their bus is about to leave without them...
Nabila and I manage to board and sit side by side... The bus leaves two hours late. The trip is long, a bit uncomfortable, slowed by many stops—it was very cold...
Friday... A little stiff, a little dazzled, a little chilled, arriving in Zagora at dawn with the sunrise... Magical! Craving something warm... And then, a heartfelt gift—kindness and hospitality—Nabila invites me to her home. Warm welcome from her mother and siblings, not at all surprised to see me show up so early to share their breakfast! A few hours in their company... We exchange addresses, and the youngest brother, Nouamare, gives me a children’s storybook...
Noon, at *La Fibule du Draa* Lahcen Sarti, the owner... I finally put a smile and a face to an email exchange... He shows me the trek route on the map, laughs when I tell him about my night on the bus, and sends me to rest by the pool... No swimsuit, so a lounge chair and a book... A book that will accompany me into the desert and which I’ll finish in Marrakech, in the Koutoubia Garden...

Saturday, Day 1... When I wake up this morning, I know the desert sand will also absorb my blood...
Early departure for four days and three nights, alone, as I wished, with a young guide, Mohammed, and a younger camel driver, Abdou. We’ll be together 24/7, and we won’t see a soul until we reach the fixed campsite on the third evening. Everything we need is loaded onto two dromedaries. And in those baskets, there are miracles—a *Prévert*-style inventory I’ll discover bit by bit, like... a tray for glasses, a basket for bread, a sugar loaf and small glasses for tea, but... large glasses and sugar cubes for coffee, spices, oranges, vegetables, raw eggs!... That won’t break, *La Vache qui Rit*... And so many other unexpected wonders, so surprising in the middle of the desert... (*La Vache qui Rit* is the desert butter. Every morning for breakfast, it was coffee with Nido powdered milk and *kesra* with *La Vache qui Rit* and Aïcha apricot jam... A delight.)

Start of the journey, and the beginning of a long, long walk... We’ll cover 80 km in three days, crossing all kinds of landscapes until the real desert of sand and dunes... I’ll drink water from wells, eat raw vegetables, sleep on a mattress that saddles the dromedaries by day... I’ll forget all the warnings and all my hygiene references... My body will quiet its complaints. No heat, no thirst, no fatigue, no trouble of any kind... just woken by the cold every morning around 6 AM... I take off my watch. Like my companions, I’ll live by the sun’s rhythm...
Abdou leads the dromedaries, so he walks at their pace. Sometimes, we’re grouped together. Sometimes the two guides are together, and I walk behind. Sometimes we talk. Nothing is forced, no discomfort. It’s a simple, harmonious dance—one foot in front of the other, following your shadow as it turns with the sun... Each step leaves behind the useless, the cumbersome, the superfluous... Room for intimacy... Room for silence... Room for the inner self... Facing yourself... I find seashells, and with my eyes closed, I smell the sea...
... One foot in front of the other...I take out my camera... Capacity for a hundred shots, but it’ll be 10 photos, no more. It freezes—no commands work, and nothing fixes it... Smile... A trip without photos, then? And the second anchor falls... I think of my MP3 player...
... A few photos among the ten...Noon... Unsaddling the dromedaries, which immediately wander off in search of food. And before the meal cooked by Mohammed, the mint tea ritual, prepared by Abdou in a tiny teapot... Thick, frothy, very sweet tea... He serves it on a tray with dates, peanuts, and raisins... And it’ll be like this every day, noon and night...
We gradually get to know each other... Mohammed, 25 years old... Calm, very introspective, almost ascetic, he knows the desert well and loves it... So at ease that he’ll walk in slippers or barefoot, no matter the terrain... When I’m behind him, the advertisement on the back of his sweatshirt makes me smile... There’s a date: January 8, 2003... A little wink from life? (I have a clear memory of that day.) Abdou, barely 20, with a round, jovial face. The mint tea master... When he hands me my glass, he says "Bismillah," and I respond in kind... A joker and a foodie. Thrilled that I only eat vegetables, he’ll have double the meat!
... Abdou and his teapot...
... Mohammed...Late afternoon, a well... Abdou waters the dromedaries, and Mohammed fills the canteens. The caps aren’t watertight, so he wedges a piece of plastic bag found in one of the baskets and screws it on top... Forget all hygiene warnings...
First night in a tent at the foot of Jebel Baní...
... JebelSunday, Day 2... Crossing and ascending Jebel Baní... A mineral, lunar landscape—rocks the color of burnt bread and anthracite gray. I pick up pretty pebbles, and Mohammed finds me a fossilized stone... Lunch in a deserted nomad oasis... When we resume our walk, the wind picks up. A wind that only blows in April, violent, terrible—the *Sahli*... Swirls of sand and gravel. Where’s the sky, where’s the earth... everything is dust, everything is yellow and opaque... The gusts are so strong they make us stagger. At times, we even have to crouch to avoid falling. In the acacia forest, Abdou and the dromedaries are only a few meters ahead, yet we can’t see them... We’ll later learn that on that day, planned excursions were canceled... That a group got lost and had to be picked up by 4x4... But Mohammed has a sense of the desert. He’s calm, he guides us... so we continue, and I trust him. He wraps a *chèche* around my head—a fragile barrier against these onslaughts... We have to keep moving, and it’s difficult... But the desert has accepted me, so without resistance, I accept it... And the sand gets everywhere... in my mouth, crunching between my teeth, in my eyes, ears, and nostrils... in my hair... A fine ochre layer covers my face and body, even under my clothes. I’ve become a sand woman... Communion... Fusion with the mineral. I absorb the desert’s prodigious power, just as the desert absorbs my blood...
We walked for four hours, pushed by this furious wind, before stopping for the night under an acacia... There, we had to set up the tent, which they did with difficulty. Then we had to weigh it down... So the utensils and the mint tea tray served as shovels to cover the edges with sand. Then Abdou took care of the dromedaries, holding one of their front legs bent with a rope to keep them from wandering too far... Then we brought everything into the tent and collapsed... but not for long.
Mohammed prepared kingly meals at noon and night with the wonders in the baskets: finely chopped raw vegetable salad, vegetable tagine, soup (and not from a packet!)... Even the canned sardines were garnished with thin orange slices... After this exhausting day for all of us, I told him that bread with *La Vache qui Rit* would be enough... He looked at me with a big smile and said his evening ritual phrase: "Now, Laurence, sit down, take your time, take your book..." He pulled his sand-filled utensils from the miraculous basket, his stove, some vegetables, and made us couscous (and not from a box!), couscous he rolled between his hands... Meanwhile, Abdou took out his sand-filled teapot, his sugar loaf, the peanuts, the dates... The mint tea ritual, like every day, noon and night...
Outside, the wind keeps blowing, stirring up sand whirlwinds... So I won’t go out like the other night to brush my teeth and hair. Just a wipe on my face to remove the dust... Mohammed turns off the gas lamp, and I curl up in my sleeping bag. The dromedaries have moved closer to my side of the tent, and the moonlight stretches their shadows on the canvas. They’ve settled in and make strange noises... We fall asleep very quickly...
Monday, Day 3... My two companions are still asleep when the cold wakes me at 6 AM, like every morning... Everything seems so calm—the wind has stopped... I untie the tent door and... A pure blue sky, gradually tinted with pink and flaming orange. The sun rises before my dazzled eyes. A day of light begins: no trace of yesterday’s storm, except sand... everywhere.
So, breakfast with sand... Then we shake out everything that can be shaken, sending clouds of dust flying... Then Abdou gives the dromedaries back their fourth leg, and we continue the journey.
After the expanses of stones and shrubs on the first day, the rocky ridges of Jebel Baní, and the acacia forest on the second day, the landscape changes, softens... We arrive in the desert as you imagine it, as you dream it, as you’ve seen in thousands of photos: endless golden dunes, in harmonious hollows and curves... The desert of sand... vast, fascinating...
Last meal for the three of us... Tonight, we’ll arrive at the fixed campsite, and we won’t be alone anymore. The break stretches on... So, a little apart on the smooth sand, I write a few words... an obvious truth... entrusting a secret to the desert. In a small box, I’ll bring back some of this magical sand...
.. A secret in the desert...Abdou grabs my notebook and draws the dunes. Mohammed draws Abdou and his dromedaries... I learn to do dishes with the contents of a single glass of water... A tiny bird lands on my bag... A bird!... in the middle of nowhere!... The dromedaries seem to relish the acacia branches, thorns and all...
Desert drawingsWe set off again... The dunes are higher... Easy to climb, the desert has sensual, feminine curves. A giant’s hand would fit its reliefs like a caress on a soft, supple body... The setting sun gives the landscape colors of amber and spices, cinnamon reflections... The sand offers me pink pebbles and pieces of white quartz that sparkle... I also find a black stone... Mystery...
Pink pebbles, fossilized pebbles, sparkling pebbles, and a black stoneLate afternoon, arrival at the fixed campsite at the foot of Erg Lihoudi... The guardian, Lahcen, a whirlwind of chatter and energy, welcomes us with mint tea. He quickly pegs me: "You do yoga, right?" He tells lots of anecdotes about his "clients," ending every sentence with: "No problem! *Machi mouchkil*... *Machi mouchkil*, no problem!" Around the tents, dozens... hundreds of big black beetles swarm on the sand... As I shudder, Lahcen gently picks one up and wants to put it on my hand: "*Machi mouchkil*! It doesn’t sting!"... I hold out a hesitant palm... Despite Lahcen’s infectious enthusiasm, I don’t like this last evening. Two groups arrived by 4x4 to spend a night in the desert... Noise of engines, cameras, voices, and exclamations... An intrusion into my bubble... I keep my distance... They’ll leave very early the next morning...
Memory of beetlesTuesday, Day 4... Standing still on a sand dune, I see both the full moon and the sun in the same sky... A luminous face-off. Magical, overwhelming... Then the moon paled, and the sun blazed brighter. It wasn’t quite night anymore, but day wasn’t far off... The Sacred, Mystical universe unfolded before me... A moment of grace that made my heart beat a little faster... Something indescribable gradually filled me, with infinite gentleness, to the depths of my soul... Facing this unlikely encounter, hesitations, reluctance, and fears seem so trivial... What are we if not fragments of this universe where everything is united... everything is connected...
Then comes the intention of a new message: "I’d love to put a face to..." But in this exchange scattered with misunderstandings, could you receive the intention without interpreting it?...
I stayed a long time on that dune, under the spell... Standing, barefoot and rooted... heart open... Receptive... in Unity between the infinitely small grain of sand and the infinitely vast universe... I hadn’t come to seek anything, yet the generous Earth offered its energy, its subtle strength to every cell of my body, and filled my soul with light... In exchange for this blood spilled on the sand over these four days?...
Give to Receive... Receive and Give... like a signed pact.
What exiled me from my life, disrupting all my bearings, drew me here... A necessary passage through space, withdrawal, and silence... for another birth?... The real desert after the symbolic desert... Pausing for a moment, as if at a crossroads. Connecting before continuing... If this path leads to the essential, then this path has a heart and will continue...
At the foot of the dune on the way down, I found a little Fatima’s hand made of beads. A gift from the desert...
Gift from the desert, good luck charm?Mohammed and Abdou leave Erg Lihoudi with other people—our shared adventure ends here... Emotion... looks and gestures speak louder than any words... Thank you, from the bottom of my heart...
Return to Zagora in a rickety, bumpy 4x4... After the track, we cross a vast palm grove... Shimmering colors, lush vegetation, palm trees growing in wheat fields... Tender green of the ears, faded green of the fronds, all shades of green contrast with the ochre and pink stone walls... My eyes rediscover green... My eyes rediscover colors... On a narrow path, the 4x4 finds itself facing a donkey carrying three children on its back... Impossible to pass. Who will back up?... Well, roaring progress bowed to four-legged tradition: in a cloud of dust, the 4x4 reversed for several hundred meters... The donkey passed calmly... On its back, the three children waved their hands...
Noon, arrival at *La Fibule du Draa*... Smiling welcome from Lahcen. He offers me a shower—I refuse... Even if he seems a little surprised, he has the delicacy not to show it too much... Strangely, I don’t feel dirty. Yet my clothes are the same, and my body hasn’t seen a drop of water since the day I left... But I want to keep the warmth and the smell of sand on my skin... reconnecting with forgotten, instinctive, animal sensations... So, I transfer my meticulousness and civilized conditioning to my bag... I take everything out, empty it, shake it... hunting down the smallest grain of sand... Futile effort! (I still find some today...) The afternoon stretches lazily by the pool... I contemplate my pebbles and make a lovely encounter...
The Zagora-Marrakech bus leaves at 7 PM... It’s the night of the full moon, and as soon as night falls, the sky fills with stars... Points of light without beginning, without duration, without end... Tiny lights so distant and so close...
Wanting to share this moment... And with whom else? If you look up, you’re the only one seeing the same sky as me. So, the intention of another message. But in this fragile, stumbling exchange... marked by misunderstandings... could you receive the intention without interpreting it?
The trip is shorter than on the way there, but barely more comfortable. A speaker right above my seat blares music and incantations the whole way... Halfway through, the same unusual stop in a village lit up and bustling as if it were daytime (Taddart, I think...). Along the main street, the ground is checkered black and white. Butcher stalls display entire beef carcasses... Smells of smoke and grilling... People are busy... Others, seated, are eating... in the middle of the night.
Arrival in Marrakech at 2 AM. Taxi strike, no room until tonight... Uh-oh! My backpack draws attention: a car stops and offers to take me for 80 DH... Trust... Five minutes later, I push open the door of *Le Toulousain*... The guard offers to let me finish the night on one of the lobby benches. I unfold my sleeping bag and slip into the desert’s scent... No sleep. But with my eyes closed, I see the stars... You came to pick up my bulky envelope.
Wednesday... Difficult early morning... Now, I feel dirty, my clothes bother me, my shoes hurt... Craving a long hot shower, wanting to find my body, wash my hair, put on cream, do my nails, and... It’ll be a long shower... cold! The hotel is charming but a bit run-down.
Clothes from 4 days...Afternoon on foot in the quiet Hivernage district, searching for a childhood memory that may have changed names: the *Holiday Inn* hotel... I didn’t find it, or didn’t recognize it. Long stroll in the Menara Gardens, and return to the hotel at sunset...
Thursday... Last day... Wanting to see the Marrakech Museum because the founder was a friend of my father’s... So, the familiar route: the McDonald’s, the square with the fountain, Avenue Hassan II, Bab Doukkala... but this time, I pass through the ramparts, and in the old city—sensual, charming, enchanting—I get lost, found, and lost again... I tracked down the museum and the Ben Youssef Madrasa at the end of a maze of alleys... Followed scents of mint, olives, honey, and cinnamon... Savored, moved, the same donuts as in my childhood—golden fried dough rings with a hole in the middle, tied together with a blade of grass... (I don’t remember the name...) I filled my eyes with pretty things and exchanged smiles... Received, just like that... A gift... a ring for my little finger... Someone called out to me: "Hey, gazelle," and it made me happy...
.. Still lost!...Afternoon in the sun in the Koutoubia Gardens. I finish my book—sand falls from between the pages...
.. Started on the plane... read in the desert... finished in Marrakech...Melancholy of the last evening... So, on the way back to the hotel, I buy *kesra* and *La Vache qui Rit*...
Long, long sleepless night... Flight in a few hours... Happy to see the ones I love again, too.
Thoughts, emotions, sensations, images... Questions... One question... So, more than reason, going over and over the question... What there is to live, it’ll have to be lived...
The desert, a solitary path... like all paths that lead to the essential...
3:30 AM, your message, read by the metallic voice of a voicemail. And you, facing physical failure, past mistakes, fear... A solitary path. Also. Like all paths that lead to the essential...
Portraits d'Ouzbékistan English translation pending
1. Un consul pas comme les autres
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Népal en avril 2007: trek Langtang-Gosainkund-Helambu (deuxième partie) English translation pending
Suite de la première partie:
Pour aller à la 1ère partie : http://voyageforum.com/...ost=1044418;#1044418
04 avril, 5ème jour de trek De Lama Hotel à Thulo Syabru (2130m). -720m, +480m, 5-6h, environ 15 km
Le moral est toujours au beau fixe!
Om, 18 ans, est une force de la nature! Normal, son père était chasseur de tigres... Tous les soirs, après avoir avalé un énorme dal-bhaat, il sort son cahier d'écolier pour apprendre le français et l'anglais. Il espère ainsi pouvoir devenir à son tour un guide pour les touristes étrangers, tout comme Chauhan.
On change de vallée pour aller vers Thulo Syabru (2130m),

beau village au sommet de collines en terrasses.

Les fenêtres, petites, sont toujours très ouvragées.

Le propriétaire de notre lodge a passé une bonne partie de l'après-midi à bouquiner...
05 avril, 6ème jour de trek De Thulo Syabru (2130m) à Sing Gompa (3330m) ; environ 3 h, environ 10 km.
Andromède du Japon, quand même plus rare que les rhododendrons.

Notre guide Chauhan, sait tout faire. Il est né dans le Teraï au milieu de 5 frères et 3 soeurs, a décidé de chercher fortune à Katmandu, a appris le français à l'alliance française et gagne maintenant sa vie comme guide à travers tout le Népal. Il nous a beaucoup appris sur la culture et la société népalaise.
Cultivé, courageux, toujours de bonne humeur: nous avons tous été conquis!
Nous traversons une forêt "enchantée", les rhododendrons peuvent atteindre 18 m de haut!


Nous arrivons finalement au lodge de Shin Gompa. C'est-y pas beau tout ça?!

Ce jeu a beaucoup plu aux enfants, il y en a partout au Népal :
Nous avions aussi emmené quelques jeux (moins encombrants) : les népalais sont très joueurs et participent volontiers.
Voilà à quoi ressemble une chambre dans un lodge de montagne:
06 avril, 7ème jour de trek De Shin Gompa (3300m) à Laurebina Yak (3900 m) puis aux lacs de Gosainkund ((4460m) environ 12 km. 5-6 h.

Les enfants sont passés trop vite pour voir ce panneau!

Nous arrivons à Laurebina Yak juste avant les nuages : le panorama est grandiose vers l’ouest avec la chaîne du Ganesh Himal.
Nous grimpons les derniers 500 m dans les nuages

et une éclaircie nous accueille quand nous arrivons au premier lac.

A ces altitudes (plus de 4000 m) la végétation se fait très discrète:

Tous les ans, au mois d'août, arrivent des milliers de pèlerins qui vont se purifier dans le lac.

07 avril, 8ème jour de trek Une grosse journée en perspective : d’abord le passage du col (4600m) qui se fait sans difficulté dans des paysages superbes puis la longue descente jusqu’à Gopte (3430m). Environ 16 km. 6-7h. Le sentier s'éloigne du lac principal (il y a en tout 16 lacs!)

Le chemin jusqu'au col est superbe! Pas d'autre difficulté que l'altitude mais en allant doucement (!) tout va bien. Le fond de l'air est quand même un peu frais!

Voici le col (4600 m) du Laurebina Pass

En repassant sous la barre des 4000 m on voit réapparaître quelques primevères..
Il est 14h30 quand nous arrivons à Gopte en même temps que l’orage. Nous décidons donc d’y passer la nuit plutôt que de poursuivre jusqu’à Tharepati. Le lodge est vraiment trrrès rustique, il n’y a presque pas de couvertures, le guide et les porteurs ont eu très froid cette nuit (ils ne transportent pas de duvets et comptent sur les couvertures des lodges). Le poêle de la « salle à manger » produit plus de fumée que de chaleur : il faut laisser porte et fenêtres ouvertes sous peine d’asphyxie alors qu’il neige dehors ! C’est le moment d’essayer le tchang, alcool de riz pas mauvais du tout !
08 avril, 9ème jour de trek De Gopte (3430 m) à Tharepati (3510m) puis à Kutumasang (2470m), environ 20 km. 6-7h. Derrière nous, juste sous la partie droite du petit nuage, le Laurebina Pass, vu depuis l'est, que nous avons franchi hier:

Comme hier avant Gopte, le sentier disparaît régulièrement sous des névés inhabituels à cette période de l’année.
Nous n’avons pas de corde : glissade interdite ! Heureusement nous progressons en montant, c’est plus facile. Nous croisons un groupe de randonneurs qui font le parcours inverse, certains sont tout verts. Leurs porteurs réalisent des prouesses pour passer avec leur énorme charge. C’est vraiment limite… Arrivés à Tharepati, nous grimpons au-dessus des lodges pour admirer les montagnes qui font les timides derrière les nuages.

Après Tharepati commence une longue descente vers Kutumasang. Nous entendons des adolescents se héler à travers la forêt. Ici comme dans beaucoup d'autres endroits, les arbres ont une allure étrange. On les taille pour nourrir les animaux.


Nous sommes maintenant vraiment dans l'Helambu :

Les villages sont assez pimpants! Les poulets sont bien rangés!


Le visage des enfants souffre moins du froid que plus haut...
Nous retrouvons un peu de civilisation à Kutumasang, il y a de l’électricité (sur batteries, pas de 220 V) mais plus d’eau chaude ! Nous rêvions pourtant d’une bonne douche depuis quelques jours. J’ai attrapé la crève et préfère ne pas aggraver les choses : je resterai donc « dans mon jus ».
09 avril, 10ème jour de trek De Kutumasang (2470m) à Chisopani (2215m), 6-7h, +970m, -790m. environ 18 km
Paysage typique de l'Helambu:
Ce sont des montagnes russes. Je me traîne, j’ai la crève et je ne peux avaler que des fanta ! Vers l'ouest on distingue encore les montagnes où nous sommes passés.
Le paysage est joli
mais un peu monotone et surtout ça monte pour mieux redescendre après et inversement et il fait chaud !

Mais bon, pour nous, c'est les vacances...


Nous faisons une petite pause dans une échoppe.

La fascination est réciproque:

Un peu plus loin dans le même village :

Cette femme est toute fière de son beau bébé!

Razzu, 35 ans, est discret mais efficace. Lui aussi a toujours le sourire.

On trouve encore quelques maisons au toit de paille ...
Un peu avant Chisopani:
A Chisopani, enfin une vraie bonne douche, dans un relatif confort, mmmh !!
10 avril, 11ème jour de trek De Chisopani à Sundarijal (1460m) +150m, -1150m 3h30 pour 5-6h annoncées. 14 km Voici un exemple typique de l'architecture des lodges au Népal. Mmh.. original n'est-ce-pas? C'est là que nous avons passé notre dernière nuit dans la montagne.

Chauhan a téléphoné au chauffeur pour lui dire de venir à Sundarijal pour 10h30 alors on descend à toute vitesse. On a les genoux en compote en arrivant en bas : on a terminé par 1h15 de marches d’escalier sans interruption !! On croise des randonneurs qui montent et on les plaint de tout notre cœur : les pauvres ne savent pas qu’ils en ont pour des heures à gravir toutes ces marches sous le soleil. Il y a de quoi vous dégoûter immédiatement de votre trek. En plus on longe une horrible conduite d’adduction d’eau pendant des km. Bref, je déconseille d’attaquer l’Helambu par ce bout-là !!!
Le 4X4 arrive 5 minutes après nous et nous nous entassons pour un court trajet de 2 heures environ jusqu’à Bhaktapur, très ancienne cité médiévale à quelques km à l’est de Katmandu où nous passerons notre dernière nuit avant de quitter le Népal demain. Il faut s’acquitter d’une taxe de 750 roupies/personne pour entrer à Bhaktapur. Nous prenons tous ensemble notre dernier déjeuner. Chacun pense à l’autre qui va retourner dans « son monde » après avoir vécu en commun quelques très belles journées. Chauhan notre guide part dans une semaine pour un Xème tour de l’Annapurna tandis que Om et Razzu les porteurs vont tâcher de se trouver un petit boulot en attendant un prochain trek. Les enfants sont à la fois fiers d’avoir si bien marché, et comme nous, émus par tant de gentillesse et de bonne humeur de la part des Népalais dont la vie est souvent si âpre. Un peu groggy, nous nous accordons une petite sieste à l’hôtel avant de partir faire un tour dans Bhaktapur.

Dans quelques jours c’est le nouvel an népalais et les festivités commencent déjà.

Les gens ont construit cet énorme char et s’agglutinent, toujours plus nombreux, sur les vieilles places de Bhaktapur. C'est l'heure de la sortie des écoles. Ces enfants ont de la chance. 60% des népalais sont analphabètes!

Aujourd'hui : teinture noire!

Peu ou pas d'eau courante à Bhaktapur :

Musiciens prêts pour la fête:
11 avril, jour du départ Nous sommes réveillés par les chants des oiseaux (à KTM, c’était par les klaxons !) Nous profitons de notre matinée pour arpenter encore une fois les ruelles de Bhaktapur, ville presque piétonne et acheter quelques souvenirs.
Potter's Square :


C'est dans ce four que sont cuites les poteries:

Mais que regardent-ils tous les deux?


Petits métiers :


Végétarien, j'vous dis! Et encore vous n'avez pas vu la rivière...



Travail d'équipe!

Coquette!

Aujourd'hui: teinture rouge!

Grande lessive!

Jeux publics!

Vue depuis le toit de la Golden Gate Guest House :
Après un dernier (bon) repas népalais avalé à notre hôtel, le chauffeur nous emmène (avec bien du mal, bouchons chroniques…) à l’aéroport. Dans 24 h nous serons chez nous !
QUELQUES REMARQUES : Energie pendant le trek : Nous n’avons eu de l’électricité qu’à Syabrubensi, pas plus haut dans la vallée du Langtang. A Thulo Syabru, il y avait en théorie de l’électricité mais ça ne marchait pas. Jusqu’aux lacs de Gosainkund : rien. Dans l’Helambu (du Laurebina Pass jusqu’à Sundarijal) : pas de 220V, éclairage sur batterie.
Pour l’appareil photo (Canon EOS 350D) on avait un grip avec 2 batteries qui a tenu 9 jours et on a utilisé partiellement 2 autres batteries. On a fait un peu moins de 900 photos, assez souvent avec le flash. Pour le GPS (Garmin) : autonomie suffisante en ne l’allumant que ponctuellement (gadget d’ailleurs inutile sauf pour le fun ! ) Pour le caméscope : 3 jeux de batteries utilisés pour 1H40 d’enregistrement environ.
Donc inutile de se charger de fils et d’adaptateurs et de chargeurs, mieux vaut simplement prendre des batteries en plus.
Bibliographie : Carte du National Geographic Trails Illustrated, adventure map, Langtang, trekking 3004, commandée sur amazon et reçue au bout de 2 ou 3 mois ! Lonely Planet : Népal en français. Lonely Planet : trekking in the Nepal Himalaya en anglais, plein d’informations utiles, cartes…
Pour se mettre dans l’ambiance et/ou prolonger le voyage : A lire absolument : « Le ciel sera mon toit » d’Eric Valli chez Gallimard. Tellement extra que j’en ai fait cadeau à notre guide Chauhan qui avait d’ailleurs aussi lu les livres ci-dessous. Alexandra David Neel : Voyage d’une parisienne à Lhassa, Au cœur des Himalaya, le Népal, entre autres… Jacques Lanzmann : le fils de l’Himalaya. Maurice Herzog : Annapurna 1er 8000.
BUDGET : Avion pour 5 (dont 1 enfant) Paris-Bahrein-Katmandu A/R : 3653 euro TTC. Agence Celtic Trekking : 1737 euro pour nous 5 (inclus : transferts aéroports, trajets en 4X4 pour départ et retour du trek, guide francophone et porteurs, lodges et nourriture sauf boissons, assurance porteurs et guide) Visa 24 euro/pers Taxe aéroport retour payable uniquement en roupies : 1696 roupies/pers. Hotel Harati à KTM : 37 euro pour 2 chambres. Hotel Golden Gate Guest House à Bhaktapur 2 chambres + 2 repas et petit déjeuner pour 5 : 45 euro Entrées Bhaktapur : 7, 5 euro/pers
TOTAL 5720 EURO pour nous 5. (sans boissons et souvenirs et pourboires guide et porteurs)
EN CONCLUSION : Pour nous qui étions plutôt des adeptes de paysages naturels grandioses, ce voyage au Népal nous a apporté une dimension supplémentaire: la beauté d'un peuple, sa gentillesse, son courage. On n'en revient encore pas! Il est certain que la présence de Chauhan, jeune guide francophone, a énormément facilité pour nous la compréhension de cette culture si éloignée de nos repères habituels. Bref, toute la famille est partante pour un nouveau trek au Népal. Le Tour des Annapurna par exemple (favori de Chauhan) mais sa durée est difficilement compatible avec celle des vacances scolaires hélas! Le plus difficile dans ce trek aura été pour nous le manque de confort (eh oui!) plus que les dénivelées ou l'altitude que nous avons bien encaissées. Une petite déception : la BRUME quasi omniprésente, pas terrible pour les photo...
N'hésitez pas si vous avez des questions. Je me ferai une joie d'essayer d'y répondre, c'est une façon de prolonger le voyage...
04 avril, 5ème jour de trek De Lama Hotel à Thulo Syabru (2130m). -720m, +480m, 5-6h, environ 15 km
Le moral est toujours au beau fixe!
Om, 18 ans, est une force de la nature! Normal, son père était chasseur de tigres... Tous les soirs, après avoir avalé un énorme dal-bhaat, il sort son cahier d'écolier pour apprendre le français et l'anglais. Il espère ainsi pouvoir devenir à son tour un guide pour les touristes étrangers, tout comme Chauhan.On change de vallée pour aller vers Thulo Syabru (2130m),

beau village au sommet de collines en terrasses.

Les fenêtres, petites, sont toujours très ouvragées.

Le propriétaire de notre lodge a passé une bonne partie de l'après-midi à bouquiner...

05 avril, 6ème jour de trek De Thulo Syabru (2130m) à Sing Gompa (3330m) ; environ 3 h, environ 10 km.
Andromède du Japon, quand même plus rare que les rhododendrons.

Notre guide Chauhan, sait tout faire. Il est né dans le Teraï au milieu de 5 frères et 3 soeurs, a décidé de chercher fortune à Katmandu, a appris le français à l'alliance française et gagne maintenant sa vie comme guide à travers tout le Népal. Il nous a beaucoup appris sur la culture et la société népalaise.

Cultivé, courageux, toujours de bonne humeur: nous avons tous été conquis!
Nous traversons une forêt "enchantée", les rhododendrons peuvent atteindre 18 m de haut!



Nous arrivons finalement au lodge de Shin Gompa. C'est-y pas beau tout ça?!

Ce jeu a beaucoup plu aux enfants, il y en a partout au Népal :

Nous avions aussi emmené quelques jeux (moins encombrants) : les népalais sont très joueurs et participent volontiers.

Voilà à quoi ressemble une chambre dans un lodge de montagne:

06 avril, 7ème jour de trek De Shin Gompa (3300m) à Laurebina Yak (3900 m) puis aux lacs de Gosainkund ((4460m) environ 12 km. 5-6 h.

Les enfants sont passés trop vite pour voir ce panneau!

Nous arrivons à Laurebina Yak juste avant les nuages : le panorama est grandiose vers l’ouest avec la chaîne du Ganesh Himal.

Nous grimpons les derniers 500 m dans les nuages

et une éclaircie nous accueille quand nous arrivons au premier lac.

A ces altitudes (plus de 4000 m) la végétation se fait très discrète:

Tous les ans, au mois d'août, arrivent des milliers de pèlerins qui vont se purifier dans le lac.

07 avril, 8ème jour de trek Une grosse journée en perspective : d’abord le passage du col (4600m) qui se fait sans difficulté dans des paysages superbes puis la longue descente jusqu’à Gopte (3430m). Environ 16 km. 6-7h. Le sentier s'éloigne du lac principal (il y a en tout 16 lacs!)

Le chemin jusqu'au col est superbe! Pas d'autre difficulté que l'altitude mais en allant doucement (!) tout va bien. Le fond de l'air est quand même un peu frais!

Voici le col (4600 m) du Laurebina Pass

En repassant sous la barre des 4000 m on voit réapparaître quelques primevères..

Il est 14h30 quand nous arrivons à Gopte en même temps que l’orage. Nous décidons donc d’y passer la nuit plutôt que de poursuivre jusqu’à Tharepati. Le lodge est vraiment trrrès rustique, il n’y a presque pas de couvertures, le guide et les porteurs ont eu très froid cette nuit (ils ne transportent pas de duvets et comptent sur les couvertures des lodges). Le poêle de la « salle à manger » produit plus de fumée que de chaleur : il faut laisser porte et fenêtres ouvertes sous peine d’asphyxie alors qu’il neige dehors ! C’est le moment d’essayer le tchang, alcool de riz pas mauvais du tout !
08 avril, 9ème jour de trek De Gopte (3430 m) à Tharepati (3510m) puis à Kutumasang (2470m), environ 20 km. 6-7h. Derrière nous, juste sous la partie droite du petit nuage, le Laurebina Pass, vu depuis l'est, que nous avons franchi hier:

Comme hier avant Gopte, le sentier disparaît régulièrement sous des névés inhabituels à cette période de l’année.

Nous n’avons pas de corde : glissade interdite ! Heureusement nous progressons en montant, c’est plus facile. Nous croisons un groupe de randonneurs qui font le parcours inverse, certains sont tout verts. Leurs porteurs réalisent des prouesses pour passer avec leur énorme charge. C’est vraiment limite… Arrivés à Tharepati, nous grimpons au-dessus des lodges pour admirer les montagnes qui font les timides derrière les nuages.

Après Tharepati commence une longue descente vers Kutumasang. Nous entendons des adolescents se héler à travers la forêt. Ici comme dans beaucoup d'autres endroits, les arbres ont une allure étrange. On les taille pour nourrir les animaux.


Nous sommes maintenant vraiment dans l'Helambu :

Les villages sont assez pimpants! Les poulets sont bien rangés!


Le visage des enfants souffre moins du froid que plus haut...
Nous retrouvons un peu de civilisation à Kutumasang, il y a de l’électricité (sur batteries, pas de 220 V) mais plus d’eau chaude ! Nous rêvions pourtant d’une bonne douche depuis quelques jours. J’ai attrapé la crève et préfère ne pas aggraver les choses : je resterai donc « dans mon jus ».
09 avril, 10ème jour de trek De Kutumasang (2470m) à Chisopani (2215m), 6-7h, +970m, -790m. environ 18 km
Paysage typique de l'Helambu:

Ce sont des montagnes russes. Je me traîne, j’ai la crève et je ne peux avaler que des fanta ! Vers l'ouest on distingue encore les montagnes où nous sommes passés.

Le paysage est joli

mais un peu monotone et surtout ça monte pour mieux redescendre après et inversement et il fait chaud !

Mais bon, pour nous, c'est les vacances...


Nous faisons une petite pause dans une échoppe.

La fascination est réciproque:

Un peu plus loin dans le même village :

Cette femme est toute fière de son beau bébé!

Razzu, 35 ans, est discret mais efficace. Lui aussi a toujours le sourire.

On trouve encore quelques maisons au toit de paille ...

Un peu avant Chisopani:

A Chisopani, enfin une vraie bonne douche, dans un relatif confort, mmmh !!
10 avril, 11ème jour de trek De Chisopani à Sundarijal (1460m) +150m, -1150m 3h30 pour 5-6h annoncées. 14 km Voici un exemple typique de l'architecture des lodges au Népal. Mmh.. original n'est-ce-pas? C'est là que nous avons passé notre dernière nuit dans la montagne.

Chauhan a téléphoné au chauffeur pour lui dire de venir à Sundarijal pour 10h30 alors on descend à toute vitesse. On a les genoux en compote en arrivant en bas : on a terminé par 1h15 de marches d’escalier sans interruption !! On croise des randonneurs qui montent et on les plaint de tout notre cœur : les pauvres ne savent pas qu’ils en ont pour des heures à gravir toutes ces marches sous le soleil. Il y a de quoi vous dégoûter immédiatement de votre trek. En plus on longe une horrible conduite d’adduction d’eau pendant des km. Bref, je déconseille d’attaquer l’Helambu par ce bout-là !!!
Le 4X4 arrive 5 minutes après nous et nous nous entassons pour un court trajet de 2 heures environ jusqu’à Bhaktapur, très ancienne cité médiévale à quelques km à l’est de Katmandu où nous passerons notre dernière nuit avant de quitter le Népal demain. Il faut s’acquitter d’une taxe de 750 roupies/personne pour entrer à Bhaktapur. Nous prenons tous ensemble notre dernier déjeuner. Chacun pense à l’autre qui va retourner dans « son monde » après avoir vécu en commun quelques très belles journées. Chauhan notre guide part dans une semaine pour un Xème tour de l’Annapurna tandis que Om et Razzu les porteurs vont tâcher de se trouver un petit boulot en attendant un prochain trek. Les enfants sont à la fois fiers d’avoir si bien marché, et comme nous, émus par tant de gentillesse et de bonne humeur de la part des Népalais dont la vie est souvent si âpre. Un peu groggy, nous nous accordons une petite sieste à l’hôtel avant de partir faire un tour dans Bhaktapur.

Dans quelques jours c’est le nouvel an népalais et les festivités commencent déjà.

Les gens ont construit cet énorme char et s’agglutinent, toujours plus nombreux, sur les vieilles places de Bhaktapur. C'est l'heure de la sortie des écoles. Ces enfants ont de la chance. 60% des népalais sont analphabètes!

Aujourd'hui : teinture noire!

Peu ou pas d'eau courante à Bhaktapur :

Musiciens prêts pour la fête:

11 avril, jour du départ Nous sommes réveillés par les chants des oiseaux (à KTM, c’était par les klaxons !) Nous profitons de notre matinée pour arpenter encore une fois les ruelles de Bhaktapur, ville presque piétonne et acheter quelques souvenirs.
Potter's Square :


C'est dans ce four que sont cuites les poteries:

Mais que regardent-ils tous les deux?


Petits métiers :


Végétarien, j'vous dis! Et encore vous n'avez pas vu la rivière...



Travail d'équipe!

Coquette!

Aujourd'hui: teinture rouge!

Grande lessive!

Jeux publics!

Vue depuis le toit de la Golden Gate Guest House :

Après un dernier (bon) repas népalais avalé à notre hôtel, le chauffeur nous emmène (avec bien du mal, bouchons chroniques…) à l’aéroport. Dans 24 h nous serons chez nous !
QUELQUES REMARQUES : Energie pendant le trek : Nous n’avons eu de l’électricité qu’à Syabrubensi, pas plus haut dans la vallée du Langtang. A Thulo Syabru, il y avait en théorie de l’électricité mais ça ne marchait pas. Jusqu’aux lacs de Gosainkund : rien. Dans l’Helambu (du Laurebina Pass jusqu’à Sundarijal) : pas de 220V, éclairage sur batterie.
Pour l’appareil photo (Canon EOS 350D) on avait un grip avec 2 batteries qui a tenu 9 jours et on a utilisé partiellement 2 autres batteries. On a fait un peu moins de 900 photos, assez souvent avec le flash. Pour le GPS (Garmin) : autonomie suffisante en ne l’allumant que ponctuellement (gadget d’ailleurs inutile sauf pour le fun ! ) Pour le caméscope : 3 jeux de batteries utilisés pour 1H40 d’enregistrement environ.
Donc inutile de se charger de fils et d’adaptateurs et de chargeurs, mieux vaut simplement prendre des batteries en plus.
Bibliographie : Carte du National Geographic Trails Illustrated, adventure map, Langtang, trekking 3004, commandée sur amazon et reçue au bout de 2 ou 3 mois ! Lonely Planet : Népal en français. Lonely Planet : trekking in the Nepal Himalaya en anglais, plein d’informations utiles, cartes…
Pour se mettre dans l’ambiance et/ou prolonger le voyage : A lire absolument : « Le ciel sera mon toit » d’Eric Valli chez Gallimard. Tellement extra que j’en ai fait cadeau à notre guide Chauhan qui avait d’ailleurs aussi lu les livres ci-dessous. Alexandra David Neel : Voyage d’une parisienne à Lhassa, Au cœur des Himalaya, le Népal, entre autres… Jacques Lanzmann : le fils de l’Himalaya. Maurice Herzog : Annapurna 1er 8000.
BUDGET : Avion pour 5 (dont 1 enfant) Paris-Bahrein-Katmandu A/R : 3653 euro TTC. Agence Celtic Trekking : 1737 euro pour nous 5 (inclus : transferts aéroports, trajets en 4X4 pour départ et retour du trek, guide francophone et porteurs, lodges et nourriture sauf boissons, assurance porteurs et guide) Visa 24 euro/pers Taxe aéroport retour payable uniquement en roupies : 1696 roupies/pers. Hotel Harati à KTM : 37 euro pour 2 chambres. Hotel Golden Gate Guest House à Bhaktapur 2 chambres + 2 repas et petit déjeuner pour 5 : 45 euro Entrées Bhaktapur : 7, 5 euro/pers
TOTAL 5720 EURO pour nous 5. (sans boissons et souvenirs et pourboires guide et porteurs)
EN CONCLUSION : Pour nous qui étions plutôt des adeptes de paysages naturels grandioses, ce voyage au Népal nous a apporté une dimension supplémentaire: la beauté d'un peuple, sa gentillesse, son courage. On n'en revient encore pas! Il est certain que la présence de Chauhan, jeune guide francophone, a énormément facilité pour nous la compréhension de cette culture si éloignée de nos repères habituels. Bref, toute la famille est partante pour un nouveau trek au Népal. Le Tour des Annapurna par exemple (favori de Chauhan) mais sa durée est difficilement compatible avec celle des vacances scolaires hélas! Le plus difficile dans ce trek aura été pour nous le manque de confort (eh oui!) plus que les dénivelées ou l'altitude que nous avons bien encaissées. Une petite déception : la BRUME quasi omniprésente, pas terrible pour les photo...
N'hésitez pas si vous avez des questions. Je me ferai une joie d'essayer d'y répondre, c'est une façon de prolonger le voyage...
Visites sur la Côte d'Azur, Barcelone et Paris? English translation pending
Bonjour à tous!
C'est mon premier voyage en Europe et je suis très excité! Le problème est que je veux tout voir, mais que j'ai peu de temps et peu de moyen!
Je pars tout le mois de mai et je veux savoir les incontournables! Je fais 1 semaine et demi sur la côte d'Azur + Provence en pack sac! 4 jours à barcelone, 3 jours à san sebastien, 3 jours à digouin (mariage d'un ami), 4 jours à paris et quelques jours en suisse!
Ce que je veux savoir c'est quoi aller voir à Barcelon, à San sebastien, sur la côte d'azur et en provence! Je vaux connaître des endroits où manger et coucher pas cher! Est ce que Marseille c'est dangereux? Je suis une fille qui voyage seule donc!
Enfin toutes l'infos que vous pouvez me donner sera utiles! Merci
C'est mon premier voyage en Europe et je suis très excité! Le problème est que je veux tout voir, mais que j'ai peu de temps et peu de moyen!
Je pars tout le mois de mai et je veux savoir les incontournables! Je fais 1 semaine et demi sur la côte d'Azur + Provence en pack sac! 4 jours à barcelone, 3 jours à san sebastien, 3 jours à digouin (mariage d'un ami), 4 jours à paris et quelques jours en suisse!
Ce que je veux savoir c'est quoi aller voir à Barcelon, à San sebastien, sur la côte d'azur et en provence! Je vaux connaître des endroits où manger et coucher pas cher! Est ce que Marseille c'est dangereux? Je suis une fille qui voyage seule donc!
Enfin toutes l'infos que vous pouvez me donner sera utiles! Merci
Mon premier jour à Phuket English translation pending
Eh ben, sous la pluie🙂
Demain, je rentre a Hanoi😎
Demain, je rentre a Hanoi😎
Un mois à Patong English translation pending
Bonjour, nous partons à Patong le 29 mars 🙂 pour un mois.
Est ce que quelqu'un connaitrait une agence de voyage sur Patong oû le personnel parle français parceque notre anglais est un peu limite.
Nous avons loué un appartement vers le paradise Complex ( c'est très très....Gay...), est ce que quelqu'un connait les appartements Jardin Ross, c'est ici que nous avons loué.
Est ce que quelqu'un connait sur Patong un chauffeur qui comprends le français pour se ballader un peu partout.
En ce qui concerne la météo, les infos sont contradictoires, est ce que quelqu'un se trouve sur place pour nous dire le temps qu'il fait.
Est ce que la fête de l'eau est un événement à ne pas rater ?
Si quelqu'un part en même temps que nous ( par la Thaï) le 29, on peut se contacter pour se voir à l'aéroport ou à Patong ( nous ne sommes pas sauvage).
Merci à tous.
Au pays du million d'éléphants: le Laos en famille English translation pending
AU PAYS DU MILLION D’ELEPHANTS : LE LAOS
Fidèles à notre organisation de voyage et notre objectif(un pied sur chaque continent tous ensemble)nous avons laissé choisir les enfants pour notre destination en Asie. J’vais plutôt imaginé un voyage en voiture de location et une destination facile comme la Thaïlande pour cette première découverte asiatique mais ils en ont décidé tout autrement :le Laos et en sac à dos et transports en commun(gloups !).On s’est laissé convaincre et comme nous avons bien fait !!Nous ne recherchions des dizaines de temples à visiter mais découvrir une ambiance, une atmosphère paisible et partager des tranches de vie :mission accomplie ! Cette fois, nous n’avions rien réservé (sauf à Bangkok et la première nuit à Luang Prabang. Nous avions prévu large au cas où les transports nous joueraient des tours mais ce ne fut pas le cas. Nous avons adopté la « zen attitude »et comme ce fut plaisant !Nancy avait raison « comme c’est simple l’Asie ». Alors bien sûr, nous n’avons pas fait de trek vers le nord, nous ne sommes pas allés à la plaine des jarres, pas parcourus le plateau Bolovens mais nous sommes satisfaits et nous avons autant de raisons d’y retourner. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage sur le forum et un clin d’œil tout particulier à Nancy et Philippe pour tout leur soutien !
ITINERAIRE : 7 février au 24
Le 7 :Arrivée à Bangkok Le 8 :Bangkok Le 9 : Bangkok-Luang Prabang Le 10 :Luang Prabang (visite d’une école –grottes de Pakkou-villages) Le 11 :Luang (Trek et ballade à dos d’éléphant) Le 12 :Visite de Luang Prabang(Ville, marchés, temples, palais royal) Le 13 :Luang Prabang(cascades de Kuang si) Le 14 :Luang Prabang-Vang Vieng Le 15 :Journée tubbing-ballade-kayacking à Vang Vieng Le 16 :Vang Vieng-Vientiane-Paksé Le 17 :Champassak et le Wat Phu Le 18 :Don khone Le 19 :Don Khone Le 20 :Don khone Le 21 :Don khong Le 22 :Don khong Le 23 :Don Khong-Paksé-Ubon-Bangkok Le 24 :Retour à Paris
LES DEVISES La monnaie officielle est le KIP. Le bath, l’euro et les dollars y sont aussi acceptés. Pour se simplifier la vie 1$ = 10 000 K. Le change est plus avantageux au nord(1$=9600k)qu’au sud(1$=9100k). Nous avions emmené des dollars en petite coupure. Il est très bien accepté dans les agences, guesthouses, hôtels…mais plus difficilement sur les marchés, échoppes, gargotes…..Alors on a changé les 300 euros que nous avions sur nous pour les « menus » achats ;tout est alors devenu plus simple. Bref on en retient qu’il vaut mieux mixer les monnaies.
PS pour les CB :on nous avez dit qu’il n’y avait pas de distributeurs mastercard ailleurs qu’à Vientiane. Il semblerait qu’il y en ait aussi à Luang et Vang Vieng.
CLIMAT
C’est la saison séche. Ciel éternellement bleu sauf le dernier jour plutôt gris (comme dans nos cœurs).Au nord entre 25 et 35° ;plus frais le soir mais sans jamais avoir eu besoin d’une veste. Au sud, entre 25 et 35 et nuit aux alentours de 20. Très bien supportée car sans humidité. Seul désavantage de la saison :les arbres sans feuille et les rizières à sec mais on ne peut tout avoir…
BUDGET TOTAL
Environ 6100 euros pour 5 personnes
Avion :Paris-Bangkok (pris en octobre) :3300 € :Bangkok-Luang :585 € (y compris taxe sortie territoire) :Ubon-Bangkok :100 €
Administratif :Taxe sortie Thaïlande :70 € :Visas sur place à Luang (avec 1 photo identité et 5 minutes) :125 €
Nourriture : 300 €
Déplacement :415 € au Laos :26 € en Thaïlande
Divers(souvenirs, cartes postales… ) = 140 €
Sorties et visites :300 € au Laos :24 €en Thaïlande
Logement : Laos 480 e :Thaïlande :220 e
LOGEMENT
Bangkok :Reno Hôtel :2 nuits/2 chambres :5190 bt Très bien situé prés de siam square. Chambres confortables, spacieuses, avec SDB. Le personnel est plutôt froid. Petit déjeuner compris mais ne demandez surtout pas 2 tartines de plus, elles vous seront grassement facturées. Au moment de payer le total ne correspond pas au prix annoncés sur le net.
Luang pragang :Rattana guesthouse :18$ la chambre .Coup de cœur ! Dans une ruelle à côté de la poste. Chambre à l’étage pour 3 personnes, très claire et spacieuse(chambre du bas un peu plus triste) et avec un petit balcon. Le tout très propre.SDB individuelle avec eau chaude et Wc. A 2 mn du marché de nuit. Tenue par le docteur Somphone parfaitement francophone. On s’y est senti comme chez nous. Laundry possible. Nous avions emmené du matériel scolaire et acheté sur place cahiers et livres. Le docteur Somphone nous a emmené dans le village de sa grand-mére. Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à la contacter, les dons sont les bienvenus.
Vang Vieng :Thavonsouk resort :18$ Joli resort au bord de la rivière en face des falaises. Petit bungalow pour 2 ou 3 personnes dans un charmant jardin. La patronne parle français. Bungalow en bois ou en dur. Spacieux avec clim et SDB avec eau chaude. Eloigné du centre mais quand même très bruyant à cause des habitations juste au dessus. Restaurant à prix corrects et de bonne qualité.
Champassak :Anouxa GH :15$ Au bord du Mekong et avec son propre débarcadère. Petit bungalow très spacieux, très propre avec 3 lits, SDB, eau chaude. Le patron parle anglais et son frère français. Petit jardin, hamac…Resto de bonne qualité, bien servi, pas cher .A RECOMMANDER.
Don khone :Sala don khone :Bungalow double occupation :18$ avec petit dej :Chambre double ou triple villa :31$ avec petit dej Nous y avons passé 3 nuits et avons tout essayé. Bungalow au bord du mekong, palmiers.. pour 2 personnes avec SDB .Electricité entre 17h et 22h.Sympa mais les cloisons en papier mâché vous permettent de suivre la conversation des voisins voire plus. Pour la troisième personne, on nous avait posé un matelas au sol mais le soir des hôtes indésirables avait envahi le matelas, nous avons donc dû prendre une 3° chambre. Le lendemain, les enfants ont déménagés dans la villa coloniale. Villa coloniale :chambre très grande, SDB, belle terrasse, très agréable. Nous vous recommandons cette formule un peu plus cher . Nous n’avons pas dîné à l’hôtel. Petit dej copieux.
Don khong : Pon’s GH :12, 5$ Située au bord du mekong .Vaste GH avec nombreuses chambres. Chambre propre, spacieuse, AC, SDB et eau chaude. Patron parfaitement francophone. Très bon accueil !Laundry, vélos, mob. Propose aussi un vaste panel d’excursion et de transport .Bon resto pas cher.
DEPLACEMENTS
A Bangkok Aéroport-Siam square(par bureau officiel) :400bt +65 de péages Sky train 30bt/pers (pris 2 fois) Bateau Chao praya :100bt/pers mais le prix a la journée ne s’est pas avéré avantageux. Siam square-Aéroport :350 bt
Au Laos Transfert aéroport –Gh :7$ Tuk-tuk à la journée (grottes, cascades…) :25$ /j Bus VIP Luang/Vang vieng ( 6h) 13$/pers repas compris Bus VIP Vang vieng-Vientiane ( 4h) 6$/pers Bus VIP Vientiane-Paksé ( 10h de nuit) repas compris et transfert gare nord vers gare sud :16$/pers Tuk-tuk Paksé-Champassak (ferry compris) 5$/pers Tuk-tuk pour Wat Phu 10$ Tuk –tuk Champassak-Don khone (Ban nagasang) :10$/pers Bateau à moteur Ban Nagasank-Sala don khone :2$/pers Bateau à moteur don khone-don khong :5$/pers Minivan don khong-aéroport Ubon (3 h)
ROUTES Petites routes et pistes :beaucoup de poussières prévoir foulard… Sécurité LP/VVieng :pas eu de problème .Gardes armés sur la route. Un garde monte dans le bus armé jusqu’aux dents sur 100 km. Attention au mal des transports entre LP/VVieng
DIVERSES VALEURS Baguettes :2000 k Barquette de fruits : 5000 k Baguette + kiri +tomates :10 000 k Bouteille eau : 2000 k Coca : 4000 k Shake au fruits :6 à 8000 k
RESTAURANTS
Luang Prabang : Buffet végétarien au marché du soir :5000 k COUP DE CŒUR !
Vang Vieng : Organic farm .Très bon et pas cher.
Sala don khone : Bamboo restaurant Très varié. Pas cher .Nous recommandons le poisson au sel et les rouleaux de printemps.
NOUS AVONS AIME : - Luang Prabang pour son atmosphère paisible, ses marchés, sa population… - Le sourire, la gentillesse et la serviabilité des Laotiens - Les shake fruits - La visite de l’école et son accueil chaleureux - Les paysages de Vang-Vieng - La torpeur de Don Khone - La nourriture excellente
NOUS AVONS MOINS AIME : - les chants des coqs le matin. Phobique de la grippe aviaire s’abstenir :on vit au milieu des volailles en permanence. - La literie :peut-on encore appeler cela des matelas.. - Et pour les gros mangeurs de la famille :les portions parfois un peu justes.
NOUS AVONS REGRETTE : - 2 jours de + à Luang - 1 jour de plus à Vang Vieng pour se balader de l’autre côté de la rivière. - Avoir fait Don Khong après Don Khone (mais c’était aussi une question pratique )
NOUS N’AVONS PAS DU TOUT REGRETTE : - La formule tubbing ET kayack - Le bus de nuit :fort confortable et très économique - Ne pas avoir fait d’étape à Vientiane.
SORTIES
- Bangkok :Palais royal : 250 bt/pers - Journée ballade éléphant + trek(tiger trail) :35$/pers repas compris - Grotte de Pakkou :entrées+bateau : 2$/pers - Massage :foot massage 3$/pers :Full massage :5$ 1h - Palais royal de Luang 20 000 k/pers - Cascades de Kuang si :15 000 k/pers - Wat phu :30 000/pers - Chutes de Liphi :9000 k/pers - Location vélo : 1$/pers/j - Location mob :10$/pers/j
RECIT
Mardi 6 février et Mercredi 7 Nous quittons Paris sous la pluie. Nous sommes immédiatement conquis par la compagnie Emirates airline : écran individuel, grand choix de films, jeux, repas corrects, glace dans l’après-midi…Nous ferons escale à Dubai pendant 3 h ;c’est immense et le duty free fonctionne bien. Nous sommes fatigués donc pas le cœur aux achats. La nuit sera courte mais nous arrivons à l’heure à BKK. Le passage à l’immigration se fait en 10 mn(comme dans tous les pays :pas un mot, de vrais cerbères. Je commence à croire que c’est un critère de sélection internationale)Après récupération des bagages, nous trouvons immédiatement le comptoir officiel des taxis-meter et embarquons avec un chauffeur fort sympa mais qui se prend pour Starsky. Il nous faudra 20 mn pour rejoindre Siam square et le Reno hôtel réservé depuis la France. Nous sommes surpris des 30° qui regnent, de la moiteur et la pollution. Après une sieste réparatrice de 2h, nous partons à l’assaut du BKK moderne, MBk, Paragon…Vacarme, circulation intense, embouteillage où se mêlent tuk-tuk, mob, voitures…en font déjà un spectacle surprenant !Nous avons pour mission de trouver et acheter notre mascotte de voyage (qui nous suivra desormais dans chacun d’entre eux).Chacun y va de ses préférences :un cochon :trop laid ; un ours, non trop rose pour les garçons et trop brun pour les filles……Après 20 mn de delire, notre choix s’arréte sur …..une vache ;Romain conclue : « ça farte grave une vache ».On la surnomme « squizzee ». Les ventres commencent à crier famine et nous choisissons la facilité au « 8 » au Paragon.salade au poulet pour les uns, noddle soup au canard pour d’autres…Squizzee s’essaie aux baguettes et nous aussi mais ce n’est pas très concluant ! Retour à l’hôtel, fourbus par une aussi longue journée.Le sourire et la gentillesse des Thai nous a cependant déjà conquis !
JEUDI 8 :
Lever au son du réveil à 8h (eh oui, il n’est que 2 h en France) ! A 9h, nous nous lançons en famille à la conquéte de BKK avec les conseils précieux des membres de VF. On a bien retenu la leçon :sky train jusqu’à saphan taksin puis bateau sur la chao praya et debarquement à tha Tien, non loin du Wat Pho. On nous propose immédiatement un tuk –tuk pour 60 bt pour le bouddha noir, le temple de la montagne, et avec retour au grand palais.On hésite, cela fait très touriste mais les enfants sont emballés et puis ce n’est pas une fortune.On embarque et quelle expérience :on finit par se demander si on rentrera vivant. Au temple du bouddha noir, on entame la discussion avec un espagnol qui nous explique les différents rites dans un temple(nous sommes totalement incultes en bouddhisme). Ensuite direction le temple de la montagne. Les nombreuses marches ne nous laissent pas oublier les 30° humides mais nous offrent une chouette vue sur BKK et sa pollution. Nous rejoignons le tuk –tuk qui nous explique que si nous nous arrétons 10 mn dans un centre joaillier-tailleur, il aura son plein d’essence gratuit. Cela sent le piége mais après tout cela ne nous coûte que les 10 mn à faire comprendre que les tailleurs, costumes c’est pas notre truc et que je ne suis pas fan de bijoux. Le plein fait le tuk tuk nous déposera au grand palais et veut nous offrir la course en remerciement ;nous ne cédons pas et lui payons comme convenu sa course. Tout le mode est content. Nous entrons au grand palais et nous ratons notre examen de passage :Romain et moi-méme sommes recalés avec nos pantacourts (pourtant toute la famille en porte)Je me retrouve donc affublée d’un sari jusque là tout va bien mais le pantalon super tip-top proposait à notre ado de 15 ans en quéte de son image de marque est moins facile à digérer « allez Romain, tu t’en fous ».Nous sommes neanmoins interdit de photo sur sa personne(déjà qu’on avait plus le droit de lui photographier les pieds à cause des sandales……).Nous sommes tous émerveillés par tant de splendeurs.2 h de visite plus tard, nous ressortons enchantés. La faim creuse…Nous nous lançons au milieu des petites échoppes. Comme c’est simple l’Asie…….noddle, pork, salade c’est délicieux. Nous ne regardons pas trop à l’hygiéne et tant pis si la tourista fait rage demain .Nous finissons par des ananas, pastéques savoureux et le tout pour 150 bt pour nous 5. Nos rejoingnons le quai Tha Tien en longeant l’enceinte du palais et le marché aux amulettes. On voulait voir Chinatown et le wat Pho mais il est 17h et tout le monde est fatigué.Nous reviendrons à BKK, il y a tant à faire .Nous regagnons l’hôtel et surtout la piscine.
VENDREDI 9
Au lieu du très chargé programme avant l’aéroport, nous décidons de faire soft car après tout, on est en vacances. Nous rejoindrons donc directement l’aéroport en taxi. Nous ne connaissons pas Don Muang mais nous trouvons l’aéroport bien aéré et sympa. Aprés 1h30 de vol, nous atterissons au petit aéroport de Luang. Nous sommes à mille lieux de BKK et son atmosphére trépidante, c’est déjà une impression de bout du monde……….Eh ben oui que cela existe une immigration souriante ! la preuve est ici donnée, cela fait plaisir.Il fait beau et chaud. Le docteur Somphone nous attend comme prévu. Nous avions reservé suites aux nombreuses éloges sur le forum et pour répondre à son besoin de materiel médical. Elle parle très bien le français et sa maison est des plus charmante. Nous laissons nos chaussures à l’extérieur comme le veut la coutume et les maniaques des pieds sont immédiatement mis à mal mais on s’y fera vite… On se lance de suite dans les rues .Nous sommes déjà sous le charme :végétation luxuriante, vieilles maisons, capharnaeum des tuk-tuk, sourires des laotiens, mobylettes et une atmosphére zen :quel bonheur !!!!!!! Nous fouinons le marché de nuit, nos yeux emplis d’émerveillement, nos sens tous en éveil ! une angoisse soudain……..Tant de belles choses s’offrent à nous et nos sacs sont si petits. Habitués à tout engouffrer dans la voiture de location, nous voici devant notre premiére question existentielle du voyage »s’organiser pour ramener un maximum de souvenirs » C’est si peu de chose devant la vie et la survie de ce peuple…… Les estomacs crient famine. »Que c’est facile l’Asie « On se dit qu’on bien résisté aux petits délices de BKK alors on réitére :buffet végétarien à 5000k /pers :on se sert, on fait chauffer, on s’asseoit où on peut au milieu de la population et des voyageurs du monde entier :quelle ambiance bon enfant ! on discute en anglais, en espagnol……..On complétera le repas par les ananas, pastéques, crépe à la noix de coco…Nous achetons quelques livres pour enfants afin de les remettre demain à l’école où nous sommes conviés. Retour à la Gh en revisant nos premiéres bases de vocabulaire :sabaidii, sabaidii bo, kopchai…et au dodo !
SAMEDI 10
Nous avions prévu de nous lever à 7 h mais à 5h30, nous sommes pris d’une impérieuse envie d’aller à la l’aumône des moines .Nous laissons dormir les enfants et nous nous éclipsons dans la nuit et la brume. Le jour commence à poindre et cela donne une atmosphére irréelle. Nous ne verrons que peu de bonzes :trop tard, mal placé, je ne sais pas . A 8h30 tapantes départ avec le Docteur Somphone et son frére en tuk-tuk direction le village natal de sa grand-mére à 1h30 de Luang en pleine campagne au milieu de nulle part. Le froid est vif mais la vie de la campagne autour de nous nous fait oublier ce petit inconvénient et celui d’étre autant secoué. Nous arrivons au village ;les enfants nous attendent et nous observent ;peu de touristes passent par ici. Nous avons droit à tous les égards et le sourire des enfants nous fait chaud au cœur. Une fois de plus, nos enfants constatent le bonheur d’avoir un systéme scolaire aussi évolué que le nôtre. Ici, l’école primaire est obligatoire. Ils ont cours de 8h à12 h et de 2h à 4h ;les maîtres sont remunérés 50 $ par mois ;l’éducation n’est pas prise en charge et laissée au soins des parents. Romain, Thomas et Lucie entreprennent la distribution et les visages s’illuminent .Nous avons eu le droit à des chants ;nous avions les larmes aux yeux. Les enfants se dispersent et les parents et la chef de village nous convient à visiter leur village :la vie est rudimentaire, les gens sont pauvres mais n’ont pas l’air de souffrir de la faim. Nous reprendrons bien plus tard notre route et nous nous arrêterons pour visiter les grottes de Pakkou.Il fait maintenant très chaud. Nous traversons le Mekong pour 1 $ par personne(en barque à moteur), fleuve ô combien mythique !Moment d’émotion …….La visite des grottes n’a rien à nos yeux de spectaculaire. Sur la route du retour, nous ferons au village de Banxan hai où le docteur Somphone doit voir un enfants souffrant de thalassémie. Les villageois nous expliquent la préparation de l’alcool de riz ( le lao-lao).Arrêt aussi au village de Ban Phanom, village tai-lu où les femmes tissent ce que nous retrouvons sur le marché de nuit le soir à Luang. C’est un arrêt traditionnel touristique et les prix pratiqués ici sont gonflés. Retour à la GH à 15h ;c’est l’appel de la sieste. A 17h, nous sommes dans les rues de Luang. Nous décisons à tort ou à raison de nous attaquer au mont Phousi (entrée 10000 k) et à ses 328 marches(après Pakkou est-ce judicieux ? mes courbatures du lendemain me le feront vite savoir). L’effort est récompensé car on jouit d’une vue magnifique sur la ville, le Mékong, la végétation luxuriante, les temples.Nous pensions assister au coucher du soleil de là-haut mais bien installés dans un coin, nous retrouverons bientôt au milieu de ce que nous appelons « une meute de touristes » français et bien sûr bruyante et acharnée (eh oui, on vaut bien notre réputation.. ).Les discussions s’enchaînent sur la meilleure chambre de leur resort de luxe, le must des lunettes essilor, le discours métaphysique sur la façon dont le soleil va se coucher et les derniéres avancées de citroen et renault !Quelle plénitude. Bref, vous l’aurez compris à chacun sa façon de voyager mais ce n’est pas la nôtre et nous avons choisi la fuite en avant….Nous avons bien fait car nous avons regardé le coucher du soleil sur la terrasse à mi-chemin et dans le calme merci ! Au fil du marché qui s’animait et s’éclairait, Lucie et moi-méme avons réussi à convaincre nos hommes pour un massage. Nous débarquons donc à 5 et nous mettons d’accord sur un full massage et là deception, Eddy, si bon en anglais se voit proposer un foot massage et acquiése .Ce n’était pas notre programme mais tant pis, on y est, on s’installe. Imaginez vous, nous 5, alignés en rang d’oignon, avec les garçons qui ont le fou rire dés qu’on leur touche le premier orteil, la derniére masseuse qui s’écrit « oh my god « en voyant la pillosité de mon mari et son 43 fillette (elles vont finir par nous le vexer)…Bref, je ne sais si c’est le bien étre du massage ou d’avoir autant ri mais tout le monde ressort heureux et detendus .Nous, nous inscrivons de suite pour un full massage lundi ;affaire à suivre…. On ne change pas une équipe qui gagne alors, nous retournons au buffet végétarien. Nous faisons aussi notre premiére acquisition :une pipe à opium. Nous rentrons fourbus et moi, bien entendu, courbaturée.
DIMANCHE 11
Nous optons aujourd’hui pour un petit-dejeûner dans la rue. Nous sommes attendus pour une journée reservée 2 jours plus tôt dans une agence « tiger trail » qui nous donnera entiére satisfaction. Je dirai que c’est ma journée stress du voyage, celle qui m’attend toujours tôt ou tard dans tous les voyages, celle spécialement choisi par les enfants, celle qui me flanque la trouille, me met un nœud à l’estomac et celle bien entendu qui marque tous les esprits et fait rire la tribu pendant de nombreuses années. Bref, après les passerelles sur la canopée au Costa-Rica, la ballade à chameau dans le sud marocain, les chaînes de la randonnée du naukluft, l’Empire State Building…(vous commencez à comprendre mon point faible …ben oui le vertige) c’est la journée éléphants !C’est une bébéte que j’adore mais vue du bas !Le programme du jour ballade à dos d’éléphant (ouf, on commence par ça, ce qui m’évitera un ulcére), repas, trek de 4h dans les montagnes jusqu’à un village lamu. Tout est compris et parfaitement organisé :transfert, guide, bateau…Notre guide est adorable et nous sommes les seuls (ouf on déteste les groupes).Si on en revient à l’éléphant et bien je dirai moins impressionnant que prévu .Cela fait « traine-couillon mais on a quand méme apprécié, les enfants étaient ravis c’est l’essentiel ! Nous embarquons ensuite sur un bateau en moteur et 30 minutes après, nous voilà largués en pleine forêt (dans le fond, on est content d’avoir un guide !) ;Romain propose immédiatement d’alléger notre guide (qui porte le pique-nique) en mangeant .Bien joué ! Délicieux lunch. On s’attaque alors au trek. Les 1h30 de montée en plein soleil me rappelle aussitôt mon manque d’entrainement physique et surtout les 328 marches d’hier !La ballade est superbe. Aprés la visite du village et la découverte de quelques apprentissage :tabac, riz…, nous redescendons toujours sous un soleil ardent :pas de bruit, (enfin avec 3 enfants à peu prés)pas de pollution :nous et la nature, cela vide la téte !Retour à 17h à Luang, poussiéreux, transpirants mais la ville est depuis ce matin sans électricité alors ce sera douche froide mais ô combien bénéfique. Nous arpenterons comme d’habitude le marché de nuit si plaisant et commençons nos emplettes. Nous marchandons un peu mais sans grande conviction, c’est déjà si peu cher.
LUNDI 12
Aujourd’hui, notre seul objectif :la visite de Luang : marchés de jour, temples, palais royal…….Un temple, deux temples, nous sommes étonnés par la quiétude. Ils sont richement décorés et la ferveur des croyants tend à nous laisser penser que la ferveur catholique de nos contrés tend à disparaître. Les marchés sont riches en odeur, en couleur et en étonnement ici on vend des naseaux de buffles, des rats, on fait grillé les pattes de poulet et les mouches se régalent…les services vétérinaire français s’en donnerait à cœur joie mais que la vie est simple…. Nous déjeunerons sur les conseils de Nancy dans un petit restaurant et suivant son avis(toujours très avisé) je prends un green curry. Et bien comme quoi personne n’est toujours de bons conseils car à la premiére bouchée, je m’enflamme, rougis, décolle……. ;Vous l’aurez compris attention les green curry peuvent étre pimentés et estomacs sensibles s’abstenir ! Nous visitons le palais royal situé en face du mont Phousi, construit par le roi Sisavong en 1904.Il y fut habité jusqu’à la chute du régime en 1975.Sur la gauche sa statue, sculptée par un russe (on sent la rigueur) une main faisant le signe d’une promesse et l’autre tenant le serment de loyauté. Sur la droite le magnifique Wat contenant le prabang, saint bouddha qui a donné son nom à la ville..Dans le palais, les salles se succédent et notre préférence se porte sur celle du trône. Le palais est assez sobre ;Lucie nous fait remarquer qu’on est loin des fastes de Versailles. La salle de réception contient les cadeaux offerts par les différents chefs-d’état. La France fait moins pitié avec son service à thé que les pin’s offerts par les russes mais n’égale pas la porcelaine japonnaise. Nous n’étions pas là pour cela mais ce qui retiendra tout particuliérement notre attention c’est les 3 petits fragments de pierre de lune offert par les USA. La journée se terminera ainsi au gré de nos découvertes et autour de notre buffet végétarien où on discute tantôt en anglais, tantôt en espagnol, très bénéfique pour les enfants. J’avais dit affaire à suivre pour les massages et bien nous y revoilà !Bien sûr notre arrivée suscitent quelques sourires. Lucie et moi prenons place chacune dans une salle ( Lotus du Laos 1h /5$ /pers).Les hommes disparaissent à l’étage stréssés par ce qui les attend. Thomas sera seul dans une salle ;après avoir tenu ferme et refusé d’enlever son caleçon, il trouvera les massages trop violents. Eddy et Romain sont ensemble. Romain pensait se retrouver avec la jolie petite laotienne et après avoir essayé de la refiler à son pére, se retrouve avec la big mama qui le torturera pendant 1h.Vous l’avez compris, nous n’avons pas convaincu nos hommes sur les bénéfices d’un full massage.
MARDI 13
Après le petit dejeuner départ pour les cascades de Kuang si .Piste en mauvaise état mais 45 minutes plus tard, nous voilà lâchés en pleine jungle :banians, bambous, fleurs exotiques…Nous gravissons les différents palliers de la cascade tous plus beaux les uns que les autres, et l’eau d’un bleu sublime. Nous atteignons la chute ;les lieux sont enchanteurs .Toujours pour fuir les meutes de touristes, nous choisissons de nous baigner au premier pallier, celui où personne ne s’arréte ;nous aurons la grande chance d’étre seuls. L’eau est, comment dirai-je..glaciale doit étre le mot !Les deux petits s’y lancent vite, Romain tentera une approche qui n’aboutira pas .Il ne sera pas dit que je serai la moins courageuse donc je m’y lance…..c’est…revigorant !!!!!!Pendant ce temps et exceptionnellement, Eddy a décidé de jouer les photographes. Pas dupes de ces manigances et plébiscité ;il finira à l’eau ! Nous finissons dans un gargote autour d’une fried noddle ou d’un fried rice delicieux !Retour à la GH. Nous organisons notre départ de demain pour Vang Vieng .On remplit les sacs( passera, passera pas, on y arrive mais le poids a changé !) Visite d’un dernier temple. Nous sommes accostés par un moine. Nous discutons quelques minutes. Il est très content de parler anglais car il ne pratique cette langue que depuis 2 mois(mais presque aussi bien que nous).Il nous convie à revenir à 17h50 pour la cérémonie de priére ce que nous acceptons avec joie .Pour patienter, nous irons admirer le fleuve et la vie quotidienne :cueillette sur les terrasses, bain dans le Mekong, éclats de rire des enfants..C’est reposant ! Nous retournons au temple et nous installons discrétement au fond pour y observer la cérémonie où sont scandés des chants. On se laisse prendre, c’est presque envoutant. La cérémonie finie, le moine nous convie dans sa modeste chambre. Nous y resterons 1h à discuter de sa vie, de religion, de notre vie d’européen.. assis par terre avec un verre d’eau. Tant de simplicité et tant de chaleur nous font du bien .Quelle belle rencontre. Nous chinerons une derniére fois le marché, faisons nos adieu au patron du buffet végétarien….on se sentait déjà chez nous. Voyageurs si vous passez par Luang, ayez une petite pensée pour nous et prenez votre temps :c’est magique !Kop chai lai lai Luang !
MERCREDI 14
Après le petit-dejeuner et la cérémonie animiste des bracelets, la guesthouse nous emméne à la station de bus .Le bus prévu à 8h partira en fait à 7h45.Nous avons choisi un bus VIP .VIP note la différence avec les express(un peu delabré) et les normaux carrément pourris. Mais la notion de VIP n’est pas la méme que dans notre société en tout cas pour ce bus car celui-ci notre « Johnny » tout VIP qu’il soit n’en voudrait pas .Bon, on est routard ou on ne l’est pas….La route entre Luang et Vang Vieng est magnifique et ponctuée de petits villages. Celle-ci serpente dans les montagne et serpenter n’est pas un euphémisme, attention au mal des transport, Lucie en a fait les frais !Aprés Kasi, arrêt de 10 mn montre en main pour avaler une noddle soup ou un fried rice.Les retardataires après le mélodieux coup de klaxon monteront dans le bus déjà en marche ! Nous arriverons à Vang Vieng 6h plus tard et regagnons à pied le Thavonsouk resort où nous prendrons 2 chambres en bungalow ;endroit magnifique au bord de la Nam Song . Nous partons rapidement réserver notre journée de demain. Nous cherchons et trouvons rapidement l’agence conseillé par Nancy « amazing tour » qui nous donnera toute satisfaction quant à son sérieux .Nous réservons une journée visite de grottes, balade, tubbing et kayacking avec le repas compris pour 55$ .Nous réservons également nos prochains trajets jusqu’à Paksé en bus VIP (eh oui, il faudra y revenir…. Nous arpentons briévement Vang Vieng. Tout le monde dit « on aime ou on deteste ».Certes l’ambiance des bars avec les lits alignés et sa population affalée dessus est quelque peu étonnante mais Vang-vieng ce n’est pas que cela et ce sont les mémes position de lezard qui sévissent sur nos côtes méditerrannéennes en plein étè à l’exception prés qu’ici, il ne faut pas se battre pour poser sa serviette………. Nous préférons donc en retenir le magnifique coucher de soleil sur les falaises(Vang Vieng est surnommée la baie d’halong laotienne), la vie au bord de la riviére, le cris joyeux des enfants et bien d’autres scénes de vie.. sans porter de jugements si on aime ou on deteste. C’est aujourd’hui la St Valentin et les enfants nous paient le restaurant ! Ils ne sont pas formidables ces petits ?
JEUDI 15
Après le petit-dejeuner très apprecié à l’organic farm (pancakes mulberry avec citron et miel ), nous arrivons à l’agence où nous embarquons dans un tuk-tuk avec 2 couples d’anglais ;un couple de jeunes et un couple à la cinquantaine (ouf on craignait de se retrouver qu’avec des jeunes plein de fougue et de vitalité ). 17 km plus loin, nous sommes debarqués et démarrons un petite ballade, ma foi, fort sympathique à travers 2 villages, jusqu’à l’entrée de la grotte où il nous faut embarquer assis dans d’énormes chambre à air et munis de lampes frontales. Le but remonter le courant dans la grotte d’abord à l’aide d’une corde puis en pagayant avec les mains. Je vous laisse imaginer la température de l’eau dans la grotte et je dirai que c’est revigorant pour le fessier !Lucie qui est la seule à ne pas avoir de lampe frontale se la joue fine en s’accrochant au guide. C’est rapidement épuisant et nous sommes ravis de savoir que nous regagnerons Luang en kayack et non en bouée ! C’est amusant, seule fausse note, Thomas est claustrophobe et ne sera guére rassuré pendant cette petite ballade . Retour au tuk-tuk où le déjeuner nous attend :très bien servi, bon(2 brochettes de poulet, fried rice, 1 baguette, 1banane, une bouteille d’eau). Puis un petit coup d’œil à la grotte de l’élèphant et embarquement dans les kayack.On écoute la leçon, on fait les groupes :les petits seront avec papa et moi j’embarque Romain en lui laissant soigneusement la place arriére, celle qui dirige l’embarcation, et c’est parti pour 1h30 ! Les premiers rapides (gentillets vue la saison) ne sont pas une réussite. Les équipes se rejettent la faute ( teins, tiens les anglais ne sont pas moins râleurs que nous !) « comme ça », »trop à droite, pas assez à gauche.. », puis la méthode se peaufine pour finir en beauté ! Au bout d’1h30, nous ferons une pause au bord de l’eau mais malheureusement dans un de ces repaires de jeunes où la musique est « à donf » et biére à gogo ;ce doit étre tout Ibiza qui se retrouvent ici ! Il y a possibilité de faire du jumping :trapéze d’une dizaine de métres de haut d’où on se jette dans la riviére. On se contentera de regarder … par trouille pour certains, par obligation au vue des risques pour d’autres. Nous préférons nous éloigner pour nous baigner .Cette pause de plus d’une heure est notre seul regret de cette bonne journée.
VENDREDI 16
Avant de quitter Vang vieng, nous faisons une petite ballade de l’autre côté de la riviére.les paysages sont magnifiques et nous regrettons de ne pas avoir la journée pour le faire .Nous quittons Vang vieng à 13h vers Vientiane cette fois dans un bus confortable !De là, nous avons décider de rallier de suite Paksé avec un bus de nuit. La capitale n’a retenu notre attention ni par les commentaires sur le forum, ni par les guides.!
Revenons au bus de nuit. Ce choix ne faisait pas l’unanimité et surtout pas le mien de vang vieng à Vientiane puis 10 h de Vientiane à Paksé après la mauvaise expérience de la route de luang m’angoissait ( bon, j’avoue aussi, j’aime étre dans un lit la nuit ! peut-étre l’âge …)Cependant la large majorité de 4 contre 1 l’a remportée (aux .vues du bénefice réalisé 16 $ contre 105 $ en avion) . Nous n’avons pas regretté car c’était vraiment Vip :siéges inclinables, repas, couverture, clim, TV….nous avons bien dormis.
SAMEDI 17
Nous arrivons comme prévu à Paksé à 6h.Nous négocions d’entrée un tuk-tuk avec le bac compris jusqu’à Champassak où nous avons réservé la veille deux chambres à l’Anouxa GH. Le tuk-tuk nous dépose à l’embarcadére où nous montons sur une embarcation de fortune pour étre débarqués au pied de l’Anouxa. Quelle aventure !!! Nous décidons rapidement d’aller visiter le Wat Phu car la température monte vite. Nous irons en tuk tuk (10 $).Nous ne connaissons pas encore Angkor au Cambodge ( hélàs …) alors la magie des ruines opérent de suite. Plus on s’éléve plus la vue est magnifique. Nous y passerons deux heures. Ce sera une après-midi flanerie car nos chambres au bord du Mekong s’y prétent à merveille ! Le soir, le patron nous proposera de nous emmener lui-méme le lendemain au bac vers Don khone.Affaire conclue !
DIMANCHE 18
Après deux heures de tuk-tuk et de nouveau une embarcation sur un ferry de fortune cependant très animé par les diverses marchandes vendant plein de bonnes choses à manger :crépes à la noix de coco, beignets, soupe, brochettes…, nous sommes débarqués à Ban Nagasang. Nous embarquons sur un bateau à moteur ; le batelier est très habile pour éviter les nombreux écueils. La ballade est très plaisante !Cette partie du Laos porte bien son nom de 4000 îles, celles-la méme qui apparaissent avec la décrue du fleuve. Ces iles sont un petit paradis :le mékong, les palmiers à coco, la luxuriance, les villages, le sourire des habitants, de vieilles bâtisses coloniales, les buffles dans l’eau…nous sommes sous le charme. Notre choix se portera sur Sala Don Khone. Nous choisirons les bungalows mais divers événements nous contraindront à déménager dans la villa coloniale les jours suivants. Ici pas d’électricité, juste un générateur de 17h à 22h.Nous apprécierons ce que d’autres jugent comme un inconvénient .Nous sommes au bout du monde ! Tous les soirs, nous prendrons plaisir à admirer le coucher du soleil sur le french bridge. C’est ici que pendant 3 jours nous nous laisserons aller à une certaine torpeur bien agréable. Nous prendrons tous nos repas au Bamboo restaurant que nous vous recommandons :rouleaux de printemps, poisson au sel….tout y est goûtu !
LUNDI 19
Dés 6h tout le monde s’agite au Laos ! Aujourd’hui c’est la journée vélo !Je suis loin d’étre fan (en tant que bipéde, je préfére marcher !) mais je m’y plie pour faire plaisir aux enfants. Nous étions sensés nous rendre au bout de l’île pour 7h30, y prendre un bateau et aller voir les dauphins du mekong. Depuis hier, je répétais inlassablement que la deuxiéme partie de la route indiquée par le patron de la villa don khone, était signalée par le lonely planet comme difficilement praticable à vélo ( très empierrée puisque c’était une ancienne voie de chemin de fer) et depuis hier, j’étais l’empécheuse de tourner en rond….L’éxpédition se met en route et c’est ma foi fort agréable. Nous suivons les conseils du patron (je le retiens celui-là !) et finissons sur ledit-chemin.j’y fais 500 m et commence à pester ;je veux bien faire du vélo mais pas du mountain bike. Et on avance, on avance .Bien entendu, depuis longtemps je marche à côté du vélo ! Je souhaiterai le laisser sur place et le récupérer au retour mais nos très matérialistes européens de la famille me parle de vol…Les esprits s’échauffent. Quand nous rejoindrons l’embarcadére longtemps après, il est trop tard pour les dauphins. Le village est ici d’une grande pauvreté. On repart en sens inverse. Aprés un kilometre, je péte les plombs, jette le vélo à terre (oui, oui, je peux avoir très mauvais caractére !)ils n’ont qu’à me le ramener !Je finirai à pied, sans vélo jusqu’à la route « practicable » !!!! Nous ferons néanmoins une très agréable halte aux chutes de Liphi avant de regagner, épuisés, les chambres. Nous ne ressortirons qu’au coucher du soleil pour apprécier (à vélo toujours !) les agréable scénes des champs. Quelques anciens parlent encore français et sont heureux de nous le faire savoir. Tous sont unanimes :la langue de Moliére est vraiment difficile : le la les, mon ton son, ma, ta sa…que de complications !Les enfants acquiésent discrétement !
MARDI 20
Nous faisons aujourd’hui une petite incursion sur Don Det en vélo pour certains, à pied pour d’autres. Nous assistons à la cueillette des noix de coco fort vertigineuse mais quelle habilité ! Ici la vie s’écoule lentement. Si vous aimez cette nonchalance et bien le Laos du sud s’y préte à merveille…
MERCREDI 21
Aujourd’hui, nous quittons Don Khone (avec un pincement au cœur) pour Don Khong que nous rejoindrons en bateau à moteur après 2h d’une splendide ballade entre les îlots, les palétuviers…Ce choix est délibéré car nous savons qu’à la Pon’s house, le patron propose des minivan pour un retour jusqu’à Ubon en Thailande que nous devons rejoindre dans 2 jours évitant ainsi l’utilisation de differents moyens de transport :bateau, bus, taxi…J’aurai préféré finir vers Paksé et faire un petit tour sur le plateau Bolovens mais le conseil de famille a choisi la facilité. Nous resterons donc 2 jours sur Don Khong et opérons ainsi un retour progressif vers la civilisation. En effet, Don Khong dégage moins cette torpeur, cette impression de bout du monde que sa petite sœur Don Khone. Nous organisons notre journée de demain :location de vélo pour les enfants et une moto pour nous .Je suis anti-moto à 100 % (l’effet de mes 4 ans de travail en réanimation sans doute) mais rien que le mot vélo m’hérisse les poils !.
JEUDI 22
Lever 5h45 pour rejoindre le grand marché de l’autre côté de l’île. Je grimpe, guére rassurée dérriére la moto (je suis sensée étre entre de bonnes mains car mon mari est moniteur moto).Aprés quelques sensations, je m’y habitue et c’est mieux que le vélo !.Le petit marché est fort sympa tout comme sa population. : légumes, poissons, grenouilles, volailles, fruits… autant de touche de couleur et de vie !On se régale de brochettes, galettes de riz, crépes…tant pis pour la tourista (qui n’aura jamais eu raison de nous pendant ce voyage ouf !!!). Sur la route du retour (boucle du sud) mon mari tentera mon initiation .En ben je dirai, en toute modestie, que je me suis fort bien débrouillée ! Si bien que je finirai la ballade aux commandes, ma fille derriére et papa sur le vélo. A notre retour à la GH à 10h, nous finirons par louer 3 mob et arpenter l’île toute la journée, au milieu des riziéres, des villages…..Notre ado de 15 ans exulte de joie (attention pas de mob en France). Tout le monde est satisfait de sa journée ! Demain c’est la fin et nous attend le schleme :don Khong-Paksé-Frontiére-Ubon-Vol intérieur-Bangkok et Paris via Dubai.
VENDREDI 23
C’est sans aucune encombre et aucun souci que nous arrivons à Bangkok à 18h. Notre vol pour Paris ne partant qu’à 3h du matin, nous avons longtemps hésité entre rester dans l’aéroport ou réserver un hôtel en l’occurrence, le très couteux Novotel puisqu’il n’y a que lui. On s’est laissé tenter et quelle bonne idée. Piscine, chambre magnifique permettant un bon bain avant le grand départ et surtout un somptueux buffet autant pour le goût que pour les yeux. Nous y avons retrouvé l’abondance européenne au milieu des saveurs variées :sushis, pâtes italiennes, glaces, fruits…..carracolés ensembles !Ce soir là, personne n’a choisi de fried rice ou noddle soup et Lucie s’est jetée sur les gâteaux au chocolat, allez savoir pourquoi ! Nous quittons l’Asie à 3h comme prévu, émus, avec la hâte déjà d’y revenir !
Fidèles à notre organisation de voyage et notre objectif(un pied sur chaque continent tous ensemble)nous avons laissé choisir les enfants pour notre destination en Asie. J’vais plutôt imaginé un voyage en voiture de location et une destination facile comme la Thaïlande pour cette première découverte asiatique mais ils en ont décidé tout autrement :le Laos et en sac à dos et transports en commun(gloups !).On s’est laissé convaincre et comme nous avons bien fait !!Nous ne recherchions des dizaines de temples à visiter mais découvrir une ambiance, une atmosphère paisible et partager des tranches de vie :mission accomplie ! Cette fois, nous n’avions rien réservé (sauf à Bangkok et la première nuit à Luang Prabang. Nous avions prévu large au cas où les transports nous joueraient des tours mais ce ne fut pas le cas. Nous avons adopté la « zen attitude »et comme ce fut plaisant !Nancy avait raison « comme c’est simple l’Asie ». Alors bien sûr, nous n’avons pas fait de trek vers le nord, nous ne sommes pas allés à la plaine des jarres, pas parcourus le plateau Bolovens mais nous sommes satisfaits et nous avons autant de raisons d’y retourner. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage sur le forum et un clin d’œil tout particulier à Nancy et Philippe pour tout leur soutien !
ITINERAIRE : 7 février au 24
Le 7 :Arrivée à Bangkok Le 8 :Bangkok Le 9 : Bangkok-Luang Prabang Le 10 :Luang Prabang (visite d’une école –grottes de Pakkou-villages) Le 11 :Luang (Trek et ballade à dos d’éléphant) Le 12 :Visite de Luang Prabang(Ville, marchés, temples, palais royal) Le 13 :Luang Prabang(cascades de Kuang si) Le 14 :Luang Prabang-Vang Vieng Le 15 :Journée tubbing-ballade-kayacking à Vang Vieng Le 16 :Vang Vieng-Vientiane-Paksé Le 17 :Champassak et le Wat Phu Le 18 :Don khone Le 19 :Don Khone Le 20 :Don khone Le 21 :Don khong Le 22 :Don khong Le 23 :Don Khong-Paksé-Ubon-Bangkok Le 24 :Retour à Paris
LES DEVISES La monnaie officielle est le KIP. Le bath, l’euro et les dollars y sont aussi acceptés. Pour se simplifier la vie 1$ = 10 000 K. Le change est plus avantageux au nord(1$=9600k)qu’au sud(1$=9100k). Nous avions emmené des dollars en petite coupure. Il est très bien accepté dans les agences, guesthouses, hôtels…mais plus difficilement sur les marchés, échoppes, gargotes…..Alors on a changé les 300 euros que nous avions sur nous pour les « menus » achats ;tout est alors devenu plus simple. Bref on en retient qu’il vaut mieux mixer les monnaies.
PS pour les CB :on nous avez dit qu’il n’y avait pas de distributeurs mastercard ailleurs qu’à Vientiane. Il semblerait qu’il y en ait aussi à Luang et Vang Vieng.
CLIMAT
C’est la saison séche. Ciel éternellement bleu sauf le dernier jour plutôt gris (comme dans nos cœurs).Au nord entre 25 et 35° ;plus frais le soir mais sans jamais avoir eu besoin d’une veste. Au sud, entre 25 et 35 et nuit aux alentours de 20. Très bien supportée car sans humidité. Seul désavantage de la saison :les arbres sans feuille et les rizières à sec mais on ne peut tout avoir…
BUDGET TOTAL
Environ 6100 euros pour 5 personnes
Avion :Paris-Bangkok (pris en octobre) :3300 € :Bangkok-Luang :585 € (y compris taxe sortie territoire) :Ubon-Bangkok :100 €
Administratif :Taxe sortie Thaïlande :70 € :Visas sur place à Luang (avec 1 photo identité et 5 minutes) :125 €
Nourriture : 300 €
Déplacement :415 € au Laos :26 € en Thaïlande
Divers(souvenirs, cartes postales… ) = 140 €
Sorties et visites :300 € au Laos :24 €en Thaïlande
Logement : Laos 480 e :Thaïlande :220 e
LOGEMENT
Bangkok :Reno Hôtel :2 nuits/2 chambres :5190 bt Très bien situé prés de siam square. Chambres confortables, spacieuses, avec SDB. Le personnel est plutôt froid. Petit déjeuner compris mais ne demandez surtout pas 2 tartines de plus, elles vous seront grassement facturées. Au moment de payer le total ne correspond pas au prix annoncés sur le net.
Luang pragang :Rattana guesthouse :18$ la chambre .Coup de cœur ! Dans une ruelle à côté de la poste. Chambre à l’étage pour 3 personnes, très claire et spacieuse(chambre du bas un peu plus triste) et avec un petit balcon. Le tout très propre.SDB individuelle avec eau chaude et Wc. A 2 mn du marché de nuit. Tenue par le docteur Somphone parfaitement francophone. On s’y est senti comme chez nous. Laundry possible. Nous avions emmené du matériel scolaire et acheté sur place cahiers et livres. Le docteur Somphone nous a emmené dans le village de sa grand-mére. Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à la contacter, les dons sont les bienvenus.
Vang Vieng :Thavonsouk resort :18$ Joli resort au bord de la rivière en face des falaises. Petit bungalow pour 2 ou 3 personnes dans un charmant jardin. La patronne parle français. Bungalow en bois ou en dur. Spacieux avec clim et SDB avec eau chaude. Eloigné du centre mais quand même très bruyant à cause des habitations juste au dessus. Restaurant à prix corrects et de bonne qualité.
Champassak :Anouxa GH :15$ Au bord du Mekong et avec son propre débarcadère. Petit bungalow très spacieux, très propre avec 3 lits, SDB, eau chaude. Le patron parle anglais et son frère français. Petit jardin, hamac…Resto de bonne qualité, bien servi, pas cher .A RECOMMANDER.
Don khone :Sala don khone :Bungalow double occupation :18$ avec petit dej :Chambre double ou triple villa :31$ avec petit dej Nous y avons passé 3 nuits et avons tout essayé. Bungalow au bord du mekong, palmiers.. pour 2 personnes avec SDB .Electricité entre 17h et 22h.Sympa mais les cloisons en papier mâché vous permettent de suivre la conversation des voisins voire plus. Pour la troisième personne, on nous avait posé un matelas au sol mais le soir des hôtes indésirables avait envahi le matelas, nous avons donc dû prendre une 3° chambre. Le lendemain, les enfants ont déménagés dans la villa coloniale. Villa coloniale :chambre très grande, SDB, belle terrasse, très agréable. Nous vous recommandons cette formule un peu plus cher . Nous n’avons pas dîné à l’hôtel. Petit dej copieux.
Don khong : Pon’s GH :12, 5$ Située au bord du mekong .Vaste GH avec nombreuses chambres. Chambre propre, spacieuse, AC, SDB et eau chaude. Patron parfaitement francophone. Très bon accueil !Laundry, vélos, mob. Propose aussi un vaste panel d’excursion et de transport .Bon resto pas cher.
DEPLACEMENTS
A Bangkok Aéroport-Siam square(par bureau officiel) :400bt +65 de péages Sky train 30bt/pers (pris 2 fois) Bateau Chao praya :100bt/pers mais le prix a la journée ne s’est pas avéré avantageux. Siam square-Aéroport :350 bt
Au Laos Transfert aéroport –Gh :7$ Tuk-tuk à la journée (grottes, cascades…) :25$ /j Bus VIP Luang/Vang vieng ( 6h) 13$/pers repas compris Bus VIP Vang vieng-Vientiane ( 4h) 6$/pers Bus VIP Vientiane-Paksé ( 10h de nuit) repas compris et transfert gare nord vers gare sud :16$/pers Tuk-tuk Paksé-Champassak (ferry compris) 5$/pers Tuk-tuk pour Wat Phu 10$ Tuk –tuk Champassak-Don khone (Ban nagasang) :10$/pers Bateau à moteur Ban Nagasank-Sala don khone :2$/pers Bateau à moteur don khone-don khong :5$/pers Minivan don khong-aéroport Ubon (3 h)
ROUTES Petites routes et pistes :beaucoup de poussières prévoir foulard… Sécurité LP/VVieng :pas eu de problème .Gardes armés sur la route. Un garde monte dans le bus armé jusqu’aux dents sur 100 km. Attention au mal des transports entre LP/VVieng
DIVERSES VALEURS Baguettes :2000 k Barquette de fruits : 5000 k Baguette + kiri +tomates :10 000 k Bouteille eau : 2000 k Coca : 4000 k Shake au fruits :6 à 8000 k
RESTAURANTS
Luang Prabang : Buffet végétarien au marché du soir :5000 k COUP DE CŒUR !
Vang Vieng : Organic farm .Très bon et pas cher.
Sala don khone : Bamboo restaurant Très varié. Pas cher .Nous recommandons le poisson au sel et les rouleaux de printemps.
NOUS AVONS AIME : - Luang Prabang pour son atmosphère paisible, ses marchés, sa population… - Le sourire, la gentillesse et la serviabilité des Laotiens - Les shake fruits - La visite de l’école et son accueil chaleureux - Les paysages de Vang-Vieng - La torpeur de Don Khone - La nourriture excellente
NOUS AVONS MOINS AIME : - les chants des coqs le matin. Phobique de la grippe aviaire s’abstenir :on vit au milieu des volailles en permanence. - La literie :peut-on encore appeler cela des matelas.. - Et pour les gros mangeurs de la famille :les portions parfois un peu justes.
NOUS AVONS REGRETTE : - 2 jours de + à Luang - 1 jour de plus à Vang Vieng pour se balader de l’autre côté de la rivière. - Avoir fait Don Khong après Don Khone (mais c’était aussi une question pratique )
NOUS N’AVONS PAS DU TOUT REGRETTE : - La formule tubbing ET kayack - Le bus de nuit :fort confortable et très économique - Ne pas avoir fait d’étape à Vientiane.
SORTIES
- Bangkok :Palais royal : 250 bt/pers - Journée ballade éléphant + trek(tiger trail) :35$/pers repas compris - Grotte de Pakkou :entrées+bateau : 2$/pers - Massage :foot massage 3$/pers :Full massage :5$ 1h - Palais royal de Luang 20 000 k/pers - Cascades de Kuang si :15 000 k/pers - Wat phu :30 000/pers - Chutes de Liphi :9000 k/pers - Location vélo : 1$/pers/j - Location mob :10$/pers/j
RECIT
Mardi 6 février et Mercredi 7 Nous quittons Paris sous la pluie. Nous sommes immédiatement conquis par la compagnie Emirates airline : écran individuel, grand choix de films, jeux, repas corrects, glace dans l’après-midi…Nous ferons escale à Dubai pendant 3 h ;c’est immense et le duty free fonctionne bien. Nous sommes fatigués donc pas le cœur aux achats. La nuit sera courte mais nous arrivons à l’heure à BKK. Le passage à l’immigration se fait en 10 mn(comme dans tous les pays :pas un mot, de vrais cerbères. Je commence à croire que c’est un critère de sélection internationale)Après récupération des bagages, nous trouvons immédiatement le comptoir officiel des taxis-meter et embarquons avec un chauffeur fort sympa mais qui se prend pour Starsky. Il nous faudra 20 mn pour rejoindre Siam square et le Reno hôtel réservé depuis la France. Nous sommes surpris des 30° qui regnent, de la moiteur et la pollution. Après une sieste réparatrice de 2h, nous partons à l’assaut du BKK moderne, MBk, Paragon…Vacarme, circulation intense, embouteillage où se mêlent tuk-tuk, mob, voitures…en font déjà un spectacle surprenant !Nous avons pour mission de trouver et acheter notre mascotte de voyage (qui nous suivra desormais dans chacun d’entre eux).Chacun y va de ses préférences :un cochon :trop laid ; un ours, non trop rose pour les garçons et trop brun pour les filles……Après 20 mn de delire, notre choix s’arréte sur …..une vache ;Romain conclue : « ça farte grave une vache ».On la surnomme « squizzee ». Les ventres commencent à crier famine et nous choisissons la facilité au « 8 » au Paragon.salade au poulet pour les uns, noddle soup au canard pour d’autres…Squizzee s’essaie aux baguettes et nous aussi mais ce n’est pas très concluant ! Retour à l’hôtel, fourbus par une aussi longue journée.Le sourire et la gentillesse des Thai nous a cependant déjà conquis !
JEUDI 8 :
Lever au son du réveil à 8h (eh oui, il n’est que 2 h en France) ! A 9h, nous nous lançons en famille à la conquéte de BKK avec les conseils précieux des membres de VF. On a bien retenu la leçon :sky train jusqu’à saphan taksin puis bateau sur la chao praya et debarquement à tha Tien, non loin du Wat Pho. On nous propose immédiatement un tuk –tuk pour 60 bt pour le bouddha noir, le temple de la montagne, et avec retour au grand palais.On hésite, cela fait très touriste mais les enfants sont emballés et puis ce n’est pas une fortune.On embarque et quelle expérience :on finit par se demander si on rentrera vivant. Au temple du bouddha noir, on entame la discussion avec un espagnol qui nous explique les différents rites dans un temple(nous sommes totalement incultes en bouddhisme). Ensuite direction le temple de la montagne. Les nombreuses marches ne nous laissent pas oublier les 30° humides mais nous offrent une chouette vue sur BKK et sa pollution. Nous rejoignons le tuk –tuk qui nous explique que si nous nous arrétons 10 mn dans un centre joaillier-tailleur, il aura son plein d’essence gratuit. Cela sent le piége mais après tout cela ne nous coûte que les 10 mn à faire comprendre que les tailleurs, costumes c’est pas notre truc et que je ne suis pas fan de bijoux. Le plein fait le tuk tuk nous déposera au grand palais et veut nous offrir la course en remerciement ;nous ne cédons pas et lui payons comme convenu sa course. Tout le mode est content. Nous entrons au grand palais et nous ratons notre examen de passage :Romain et moi-méme sommes recalés avec nos pantacourts (pourtant toute la famille en porte)Je me retrouve donc affublée d’un sari jusque là tout va bien mais le pantalon super tip-top proposait à notre ado de 15 ans en quéte de son image de marque est moins facile à digérer « allez Romain, tu t’en fous ».Nous sommes neanmoins interdit de photo sur sa personne(déjà qu’on avait plus le droit de lui photographier les pieds à cause des sandales……).Nous sommes tous émerveillés par tant de splendeurs.2 h de visite plus tard, nous ressortons enchantés. La faim creuse…Nous nous lançons au milieu des petites échoppes. Comme c’est simple l’Asie…….noddle, pork, salade c’est délicieux. Nous ne regardons pas trop à l’hygiéne et tant pis si la tourista fait rage demain .Nous finissons par des ananas, pastéques savoureux et le tout pour 150 bt pour nous 5. Nos rejoingnons le quai Tha Tien en longeant l’enceinte du palais et le marché aux amulettes. On voulait voir Chinatown et le wat Pho mais il est 17h et tout le monde est fatigué.Nous reviendrons à BKK, il y a tant à faire .Nous regagnons l’hôtel et surtout la piscine.
VENDREDI 9
Au lieu du très chargé programme avant l’aéroport, nous décidons de faire soft car après tout, on est en vacances. Nous rejoindrons donc directement l’aéroport en taxi. Nous ne connaissons pas Don Muang mais nous trouvons l’aéroport bien aéré et sympa. Aprés 1h30 de vol, nous atterissons au petit aéroport de Luang. Nous sommes à mille lieux de BKK et son atmosphére trépidante, c’est déjà une impression de bout du monde……….Eh ben oui que cela existe une immigration souriante ! la preuve est ici donnée, cela fait plaisir.Il fait beau et chaud. Le docteur Somphone nous attend comme prévu. Nous avions reservé suites aux nombreuses éloges sur le forum et pour répondre à son besoin de materiel médical. Elle parle très bien le français et sa maison est des plus charmante. Nous laissons nos chaussures à l’extérieur comme le veut la coutume et les maniaques des pieds sont immédiatement mis à mal mais on s’y fera vite… On se lance de suite dans les rues .Nous sommes déjà sous le charme :végétation luxuriante, vieilles maisons, capharnaeum des tuk-tuk, sourires des laotiens, mobylettes et une atmosphére zen :quel bonheur !!!!!!! Nous fouinons le marché de nuit, nos yeux emplis d’émerveillement, nos sens tous en éveil ! une angoisse soudain……..Tant de belles choses s’offrent à nous et nos sacs sont si petits. Habitués à tout engouffrer dans la voiture de location, nous voici devant notre premiére question existentielle du voyage »s’organiser pour ramener un maximum de souvenirs » C’est si peu de chose devant la vie et la survie de ce peuple…… Les estomacs crient famine. »Que c’est facile l’Asie « On se dit qu’on bien résisté aux petits délices de BKK alors on réitére :buffet végétarien à 5000k /pers :on se sert, on fait chauffer, on s’asseoit où on peut au milieu de la population et des voyageurs du monde entier :quelle ambiance bon enfant ! on discute en anglais, en espagnol……..On complétera le repas par les ananas, pastéques, crépe à la noix de coco…Nous achetons quelques livres pour enfants afin de les remettre demain à l’école où nous sommes conviés. Retour à la Gh en revisant nos premiéres bases de vocabulaire :sabaidii, sabaidii bo, kopchai…et au dodo !
SAMEDI 10
Nous avions prévu de nous lever à 7 h mais à 5h30, nous sommes pris d’une impérieuse envie d’aller à la l’aumône des moines .Nous laissons dormir les enfants et nous nous éclipsons dans la nuit et la brume. Le jour commence à poindre et cela donne une atmosphére irréelle. Nous ne verrons que peu de bonzes :trop tard, mal placé, je ne sais pas . A 8h30 tapantes départ avec le Docteur Somphone et son frére en tuk-tuk direction le village natal de sa grand-mére à 1h30 de Luang en pleine campagne au milieu de nulle part. Le froid est vif mais la vie de la campagne autour de nous nous fait oublier ce petit inconvénient et celui d’étre autant secoué. Nous arrivons au village ;les enfants nous attendent et nous observent ;peu de touristes passent par ici. Nous avons droit à tous les égards et le sourire des enfants nous fait chaud au cœur. Une fois de plus, nos enfants constatent le bonheur d’avoir un systéme scolaire aussi évolué que le nôtre. Ici, l’école primaire est obligatoire. Ils ont cours de 8h à12 h et de 2h à 4h ;les maîtres sont remunérés 50 $ par mois ;l’éducation n’est pas prise en charge et laissée au soins des parents. Romain, Thomas et Lucie entreprennent la distribution et les visages s’illuminent .Nous avons eu le droit à des chants ;nous avions les larmes aux yeux. Les enfants se dispersent et les parents et la chef de village nous convient à visiter leur village :la vie est rudimentaire, les gens sont pauvres mais n’ont pas l’air de souffrir de la faim. Nous reprendrons bien plus tard notre route et nous nous arrêterons pour visiter les grottes de Pakkou.Il fait maintenant très chaud. Nous traversons le Mekong pour 1 $ par personne(en barque à moteur), fleuve ô combien mythique !Moment d’émotion …….La visite des grottes n’a rien à nos yeux de spectaculaire. Sur la route du retour, nous ferons au village de Banxan hai où le docteur Somphone doit voir un enfants souffrant de thalassémie. Les villageois nous expliquent la préparation de l’alcool de riz ( le lao-lao).Arrêt aussi au village de Ban Phanom, village tai-lu où les femmes tissent ce que nous retrouvons sur le marché de nuit le soir à Luang. C’est un arrêt traditionnel touristique et les prix pratiqués ici sont gonflés. Retour à la GH à 15h ;c’est l’appel de la sieste. A 17h, nous sommes dans les rues de Luang. Nous décisons à tort ou à raison de nous attaquer au mont Phousi (entrée 10000 k) et à ses 328 marches(après Pakkou est-ce judicieux ? mes courbatures du lendemain me le feront vite savoir). L’effort est récompensé car on jouit d’une vue magnifique sur la ville, le Mékong, la végétation luxuriante, les temples.Nous pensions assister au coucher du soleil de là-haut mais bien installés dans un coin, nous retrouverons bientôt au milieu de ce que nous appelons « une meute de touristes » français et bien sûr bruyante et acharnée (eh oui, on vaut bien notre réputation.. ).Les discussions s’enchaînent sur la meilleure chambre de leur resort de luxe, le must des lunettes essilor, le discours métaphysique sur la façon dont le soleil va se coucher et les derniéres avancées de citroen et renault !Quelle plénitude. Bref, vous l’aurez compris à chacun sa façon de voyager mais ce n’est pas la nôtre et nous avons choisi la fuite en avant….Nous avons bien fait car nous avons regardé le coucher du soleil sur la terrasse à mi-chemin et dans le calme merci ! Au fil du marché qui s’animait et s’éclairait, Lucie et moi-méme avons réussi à convaincre nos hommes pour un massage. Nous débarquons donc à 5 et nous mettons d’accord sur un full massage et là deception, Eddy, si bon en anglais se voit proposer un foot massage et acquiése .Ce n’était pas notre programme mais tant pis, on y est, on s’installe. Imaginez vous, nous 5, alignés en rang d’oignon, avec les garçons qui ont le fou rire dés qu’on leur touche le premier orteil, la derniére masseuse qui s’écrit « oh my god « en voyant la pillosité de mon mari et son 43 fillette (elles vont finir par nous le vexer)…Bref, je ne sais si c’est le bien étre du massage ou d’avoir autant ri mais tout le monde ressort heureux et detendus .Nous, nous inscrivons de suite pour un full massage lundi ;affaire à suivre…. On ne change pas une équipe qui gagne alors, nous retournons au buffet végétarien. Nous faisons aussi notre premiére acquisition :une pipe à opium. Nous rentrons fourbus et moi, bien entendu, courbaturée.
DIMANCHE 11
Nous optons aujourd’hui pour un petit-dejeûner dans la rue. Nous sommes attendus pour une journée reservée 2 jours plus tôt dans une agence « tiger trail » qui nous donnera entiére satisfaction. Je dirai que c’est ma journée stress du voyage, celle qui m’attend toujours tôt ou tard dans tous les voyages, celle spécialement choisi par les enfants, celle qui me flanque la trouille, me met un nœud à l’estomac et celle bien entendu qui marque tous les esprits et fait rire la tribu pendant de nombreuses années. Bref, après les passerelles sur la canopée au Costa-Rica, la ballade à chameau dans le sud marocain, les chaînes de la randonnée du naukluft, l’Empire State Building…(vous commencez à comprendre mon point faible …ben oui le vertige) c’est la journée éléphants !C’est une bébéte que j’adore mais vue du bas !Le programme du jour ballade à dos d’éléphant (ouf, on commence par ça, ce qui m’évitera un ulcére), repas, trek de 4h dans les montagnes jusqu’à un village lamu. Tout est compris et parfaitement organisé :transfert, guide, bateau…Notre guide est adorable et nous sommes les seuls (ouf on déteste les groupes).Si on en revient à l’éléphant et bien je dirai moins impressionnant que prévu .Cela fait « traine-couillon mais on a quand méme apprécié, les enfants étaient ravis c’est l’essentiel ! Nous embarquons ensuite sur un bateau en moteur et 30 minutes après, nous voilà largués en pleine forêt (dans le fond, on est content d’avoir un guide !) ;Romain propose immédiatement d’alléger notre guide (qui porte le pique-nique) en mangeant .Bien joué ! Délicieux lunch. On s’attaque alors au trek. Les 1h30 de montée en plein soleil me rappelle aussitôt mon manque d’entrainement physique et surtout les 328 marches d’hier !La ballade est superbe. Aprés la visite du village et la découverte de quelques apprentissage :tabac, riz…, nous redescendons toujours sous un soleil ardent :pas de bruit, (enfin avec 3 enfants à peu prés)pas de pollution :nous et la nature, cela vide la téte !Retour à 17h à Luang, poussiéreux, transpirants mais la ville est depuis ce matin sans électricité alors ce sera douche froide mais ô combien bénéfique. Nous arpenterons comme d’habitude le marché de nuit si plaisant et commençons nos emplettes. Nous marchandons un peu mais sans grande conviction, c’est déjà si peu cher.
LUNDI 12
Aujourd’hui, notre seul objectif :la visite de Luang : marchés de jour, temples, palais royal…….Un temple, deux temples, nous sommes étonnés par la quiétude. Ils sont richement décorés et la ferveur des croyants tend à nous laisser penser que la ferveur catholique de nos contrés tend à disparaître. Les marchés sont riches en odeur, en couleur et en étonnement ici on vend des naseaux de buffles, des rats, on fait grillé les pattes de poulet et les mouches se régalent…les services vétérinaire français s’en donnerait à cœur joie mais que la vie est simple…. Nous déjeunerons sur les conseils de Nancy dans un petit restaurant et suivant son avis(toujours très avisé) je prends un green curry. Et bien comme quoi personne n’est toujours de bons conseils car à la premiére bouchée, je m’enflamme, rougis, décolle……. ;Vous l’aurez compris attention les green curry peuvent étre pimentés et estomacs sensibles s’abstenir ! Nous visitons le palais royal situé en face du mont Phousi, construit par le roi Sisavong en 1904.Il y fut habité jusqu’à la chute du régime en 1975.Sur la gauche sa statue, sculptée par un russe (on sent la rigueur) une main faisant le signe d’une promesse et l’autre tenant le serment de loyauté. Sur la droite le magnifique Wat contenant le prabang, saint bouddha qui a donné son nom à la ville..Dans le palais, les salles se succédent et notre préférence se porte sur celle du trône. Le palais est assez sobre ;Lucie nous fait remarquer qu’on est loin des fastes de Versailles. La salle de réception contient les cadeaux offerts par les différents chefs-d’état. La France fait moins pitié avec son service à thé que les pin’s offerts par les russes mais n’égale pas la porcelaine japonnaise. Nous n’étions pas là pour cela mais ce qui retiendra tout particuliérement notre attention c’est les 3 petits fragments de pierre de lune offert par les USA. La journée se terminera ainsi au gré de nos découvertes et autour de notre buffet végétarien où on discute tantôt en anglais, tantôt en espagnol, très bénéfique pour les enfants. J’avais dit affaire à suivre pour les massages et bien nous y revoilà !Bien sûr notre arrivée suscitent quelques sourires. Lucie et moi prenons place chacune dans une salle ( Lotus du Laos 1h /5$ /pers).Les hommes disparaissent à l’étage stréssés par ce qui les attend. Thomas sera seul dans une salle ;après avoir tenu ferme et refusé d’enlever son caleçon, il trouvera les massages trop violents. Eddy et Romain sont ensemble. Romain pensait se retrouver avec la jolie petite laotienne et après avoir essayé de la refiler à son pére, se retrouve avec la big mama qui le torturera pendant 1h.Vous l’avez compris, nous n’avons pas convaincu nos hommes sur les bénéfices d’un full massage.
MARDI 13
Après le petit dejeuner départ pour les cascades de Kuang si .Piste en mauvaise état mais 45 minutes plus tard, nous voilà lâchés en pleine jungle :banians, bambous, fleurs exotiques…Nous gravissons les différents palliers de la cascade tous plus beaux les uns que les autres, et l’eau d’un bleu sublime. Nous atteignons la chute ;les lieux sont enchanteurs .Toujours pour fuir les meutes de touristes, nous choisissons de nous baigner au premier pallier, celui où personne ne s’arréte ;nous aurons la grande chance d’étre seuls. L’eau est, comment dirai-je..glaciale doit étre le mot !Les deux petits s’y lancent vite, Romain tentera une approche qui n’aboutira pas .Il ne sera pas dit que je serai la moins courageuse donc je m’y lance…..c’est…revigorant !!!!!!Pendant ce temps et exceptionnellement, Eddy a décidé de jouer les photographes. Pas dupes de ces manigances et plébiscité ;il finira à l’eau ! Nous finissons dans un gargote autour d’une fried noddle ou d’un fried rice delicieux !Retour à la GH. Nous organisons notre départ de demain pour Vang Vieng .On remplit les sacs( passera, passera pas, on y arrive mais le poids a changé !) Visite d’un dernier temple. Nous sommes accostés par un moine. Nous discutons quelques minutes. Il est très content de parler anglais car il ne pratique cette langue que depuis 2 mois(mais presque aussi bien que nous).Il nous convie à revenir à 17h50 pour la cérémonie de priére ce que nous acceptons avec joie .Pour patienter, nous irons admirer le fleuve et la vie quotidienne :cueillette sur les terrasses, bain dans le Mekong, éclats de rire des enfants..C’est reposant ! Nous retournons au temple et nous installons discrétement au fond pour y observer la cérémonie où sont scandés des chants. On se laisse prendre, c’est presque envoutant. La cérémonie finie, le moine nous convie dans sa modeste chambre. Nous y resterons 1h à discuter de sa vie, de religion, de notre vie d’européen.. assis par terre avec un verre d’eau. Tant de simplicité et tant de chaleur nous font du bien .Quelle belle rencontre. Nous chinerons une derniére fois le marché, faisons nos adieu au patron du buffet végétarien….on se sentait déjà chez nous. Voyageurs si vous passez par Luang, ayez une petite pensée pour nous et prenez votre temps :c’est magique !Kop chai lai lai Luang !
MERCREDI 14
Après le petit-dejeuner et la cérémonie animiste des bracelets, la guesthouse nous emméne à la station de bus .Le bus prévu à 8h partira en fait à 7h45.Nous avons choisi un bus VIP .VIP note la différence avec les express(un peu delabré) et les normaux carrément pourris. Mais la notion de VIP n’est pas la méme que dans notre société en tout cas pour ce bus car celui-ci notre « Johnny » tout VIP qu’il soit n’en voudrait pas .Bon, on est routard ou on ne l’est pas….La route entre Luang et Vang Vieng est magnifique et ponctuée de petits villages. Celle-ci serpente dans les montagne et serpenter n’est pas un euphémisme, attention au mal des transport, Lucie en a fait les frais !Aprés Kasi, arrêt de 10 mn montre en main pour avaler une noddle soup ou un fried rice.Les retardataires après le mélodieux coup de klaxon monteront dans le bus déjà en marche ! Nous arriverons à Vang Vieng 6h plus tard et regagnons à pied le Thavonsouk resort où nous prendrons 2 chambres en bungalow ;endroit magnifique au bord de la Nam Song . Nous partons rapidement réserver notre journée de demain. Nous cherchons et trouvons rapidement l’agence conseillé par Nancy « amazing tour » qui nous donnera toute satisfaction quant à son sérieux .Nous réservons une journée visite de grottes, balade, tubbing et kayacking avec le repas compris pour 55$ .Nous réservons également nos prochains trajets jusqu’à Paksé en bus VIP (eh oui, il faudra y revenir…. Nous arpentons briévement Vang Vieng. Tout le monde dit « on aime ou on deteste ».Certes l’ambiance des bars avec les lits alignés et sa population affalée dessus est quelque peu étonnante mais Vang-vieng ce n’est pas que cela et ce sont les mémes position de lezard qui sévissent sur nos côtes méditerrannéennes en plein étè à l’exception prés qu’ici, il ne faut pas se battre pour poser sa serviette………. Nous préférons donc en retenir le magnifique coucher de soleil sur les falaises(Vang Vieng est surnommée la baie d’halong laotienne), la vie au bord de la riviére, le cris joyeux des enfants et bien d’autres scénes de vie.. sans porter de jugements si on aime ou on deteste. C’est aujourd’hui la St Valentin et les enfants nous paient le restaurant ! Ils ne sont pas formidables ces petits ?
JEUDI 15
Après le petit-dejeuner très apprecié à l’organic farm (pancakes mulberry avec citron et miel ), nous arrivons à l’agence où nous embarquons dans un tuk-tuk avec 2 couples d’anglais ;un couple de jeunes et un couple à la cinquantaine (ouf on craignait de se retrouver qu’avec des jeunes plein de fougue et de vitalité ). 17 km plus loin, nous sommes debarqués et démarrons un petite ballade, ma foi, fort sympathique à travers 2 villages, jusqu’à l’entrée de la grotte où il nous faut embarquer assis dans d’énormes chambre à air et munis de lampes frontales. Le but remonter le courant dans la grotte d’abord à l’aide d’une corde puis en pagayant avec les mains. Je vous laisse imaginer la température de l’eau dans la grotte et je dirai que c’est revigorant pour le fessier !Lucie qui est la seule à ne pas avoir de lampe frontale se la joue fine en s’accrochant au guide. C’est rapidement épuisant et nous sommes ravis de savoir que nous regagnerons Luang en kayack et non en bouée ! C’est amusant, seule fausse note, Thomas est claustrophobe et ne sera guére rassuré pendant cette petite ballade . Retour au tuk-tuk où le déjeuner nous attend :très bien servi, bon(2 brochettes de poulet, fried rice, 1 baguette, 1banane, une bouteille d’eau). Puis un petit coup d’œil à la grotte de l’élèphant et embarquement dans les kayack.On écoute la leçon, on fait les groupes :les petits seront avec papa et moi j’embarque Romain en lui laissant soigneusement la place arriére, celle qui dirige l’embarcation, et c’est parti pour 1h30 ! Les premiers rapides (gentillets vue la saison) ne sont pas une réussite. Les équipes se rejettent la faute ( teins, tiens les anglais ne sont pas moins râleurs que nous !) « comme ça », »trop à droite, pas assez à gauche.. », puis la méthode se peaufine pour finir en beauté ! Au bout d’1h30, nous ferons une pause au bord de l’eau mais malheureusement dans un de ces repaires de jeunes où la musique est « à donf » et biére à gogo ;ce doit étre tout Ibiza qui se retrouvent ici ! Il y a possibilité de faire du jumping :trapéze d’une dizaine de métres de haut d’où on se jette dans la riviére. On se contentera de regarder … par trouille pour certains, par obligation au vue des risques pour d’autres. Nous préférons nous éloigner pour nous baigner .Cette pause de plus d’une heure est notre seul regret de cette bonne journée.
VENDREDI 16
Avant de quitter Vang vieng, nous faisons une petite ballade de l’autre côté de la riviére.les paysages sont magnifiques et nous regrettons de ne pas avoir la journée pour le faire .Nous quittons Vang vieng à 13h vers Vientiane cette fois dans un bus confortable !De là, nous avons décider de rallier de suite Paksé avec un bus de nuit. La capitale n’a retenu notre attention ni par les commentaires sur le forum, ni par les guides.!
Revenons au bus de nuit. Ce choix ne faisait pas l’unanimité et surtout pas le mien de vang vieng à Vientiane puis 10 h de Vientiane à Paksé après la mauvaise expérience de la route de luang m’angoissait ( bon, j’avoue aussi, j’aime étre dans un lit la nuit ! peut-étre l’âge …)Cependant la large majorité de 4 contre 1 l’a remportée (aux .vues du bénefice réalisé 16 $ contre 105 $ en avion) . Nous n’avons pas regretté car c’était vraiment Vip :siéges inclinables, repas, couverture, clim, TV….nous avons bien dormis.
SAMEDI 17
Nous arrivons comme prévu à Paksé à 6h.Nous négocions d’entrée un tuk-tuk avec le bac compris jusqu’à Champassak où nous avons réservé la veille deux chambres à l’Anouxa GH. Le tuk-tuk nous dépose à l’embarcadére où nous montons sur une embarcation de fortune pour étre débarqués au pied de l’Anouxa. Quelle aventure !!! Nous décidons rapidement d’aller visiter le Wat Phu car la température monte vite. Nous irons en tuk tuk (10 $).Nous ne connaissons pas encore Angkor au Cambodge ( hélàs …) alors la magie des ruines opérent de suite. Plus on s’éléve plus la vue est magnifique. Nous y passerons deux heures. Ce sera une après-midi flanerie car nos chambres au bord du Mekong s’y prétent à merveille ! Le soir, le patron nous proposera de nous emmener lui-méme le lendemain au bac vers Don khone.Affaire conclue !
DIMANCHE 18
Après deux heures de tuk-tuk et de nouveau une embarcation sur un ferry de fortune cependant très animé par les diverses marchandes vendant plein de bonnes choses à manger :crépes à la noix de coco, beignets, soupe, brochettes…, nous sommes débarqués à Ban Nagasang. Nous embarquons sur un bateau à moteur ; le batelier est très habile pour éviter les nombreux écueils. La ballade est très plaisante !Cette partie du Laos porte bien son nom de 4000 îles, celles-la méme qui apparaissent avec la décrue du fleuve. Ces iles sont un petit paradis :le mékong, les palmiers à coco, la luxuriance, les villages, le sourire des habitants, de vieilles bâtisses coloniales, les buffles dans l’eau…nous sommes sous le charme. Notre choix se portera sur Sala Don Khone. Nous choisirons les bungalows mais divers événements nous contraindront à déménager dans la villa coloniale les jours suivants. Ici pas d’électricité, juste un générateur de 17h à 22h.Nous apprécierons ce que d’autres jugent comme un inconvénient .Nous sommes au bout du monde ! Tous les soirs, nous prendrons plaisir à admirer le coucher du soleil sur le french bridge. C’est ici que pendant 3 jours nous nous laisserons aller à une certaine torpeur bien agréable. Nous prendrons tous nos repas au Bamboo restaurant que nous vous recommandons :rouleaux de printemps, poisson au sel….tout y est goûtu !
LUNDI 19
Dés 6h tout le monde s’agite au Laos ! Aujourd’hui c’est la journée vélo !Je suis loin d’étre fan (en tant que bipéde, je préfére marcher !) mais je m’y plie pour faire plaisir aux enfants. Nous étions sensés nous rendre au bout de l’île pour 7h30, y prendre un bateau et aller voir les dauphins du mekong. Depuis hier, je répétais inlassablement que la deuxiéme partie de la route indiquée par le patron de la villa don khone, était signalée par le lonely planet comme difficilement praticable à vélo ( très empierrée puisque c’était une ancienne voie de chemin de fer) et depuis hier, j’étais l’empécheuse de tourner en rond….L’éxpédition se met en route et c’est ma foi fort agréable. Nous suivons les conseils du patron (je le retiens celui-là !) et finissons sur ledit-chemin.j’y fais 500 m et commence à pester ;je veux bien faire du vélo mais pas du mountain bike. Et on avance, on avance .Bien entendu, depuis longtemps je marche à côté du vélo ! Je souhaiterai le laisser sur place et le récupérer au retour mais nos très matérialistes européens de la famille me parle de vol…Les esprits s’échauffent. Quand nous rejoindrons l’embarcadére longtemps après, il est trop tard pour les dauphins. Le village est ici d’une grande pauvreté. On repart en sens inverse. Aprés un kilometre, je péte les plombs, jette le vélo à terre (oui, oui, je peux avoir très mauvais caractére !)ils n’ont qu’à me le ramener !Je finirai à pied, sans vélo jusqu’à la route « practicable » !!!! Nous ferons néanmoins une très agréable halte aux chutes de Liphi avant de regagner, épuisés, les chambres. Nous ne ressortirons qu’au coucher du soleil pour apprécier (à vélo toujours !) les agréable scénes des champs. Quelques anciens parlent encore français et sont heureux de nous le faire savoir. Tous sont unanimes :la langue de Moliére est vraiment difficile : le la les, mon ton son, ma, ta sa…que de complications !Les enfants acquiésent discrétement !
MARDI 20
Nous faisons aujourd’hui une petite incursion sur Don Det en vélo pour certains, à pied pour d’autres. Nous assistons à la cueillette des noix de coco fort vertigineuse mais quelle habilité ! Ici la vie s’écoule lentement. Si vous aimez cette nonchalance et bien le Laos du sud s’y préte à merveille…
MERCREDI 21
Aujourd’hui, nous quittons Don Khone (avec un pincement au cœur) pour Don Khong que nous rejoindrons en bateau à moteur après 2h d’une splendide ballade entre les îlots, les palétuviers…Ce choix est délibéré car nous savons qu’à la Pon’s house, le patron propose des minivan pour un retour jusqu’à Ubon en Thailande que nous devons rejoindre dans 2 jours évitant ainsi l’utilisation de differents moyens de transport :bateau, bus, taxi…J’aurai préféré finir vers Paksé et faire un petit tour sur le plateau Bolovens mais le conseil de famille a choisi la facilité. Nous resterons donc 2 jours sur Don Khong et opérons ainsi un retour progressif vers la civilisation. En effet, Don Khong dégage moins cette torpeur, cette impression de bout du monde que sa petite sœur Don Khone. Nous organisons notre journée de demain :location de vélo pour les enfants et une moto pour nous .Je suis anti-moto à 100 % (l’effet de mes 4 ans de travail en réanimation sans doute) mais rien que le mot vélo m’hérisse les poils !.
JEUDI 22
Lever 5h45 pour rejoindre le grand marché de l’autre côté de l’île. Je grimpe, guére rassurée dérriére la moto (je suis sensée étre entre de bonnes mains car mon mari est moniteur moto).Aprés quelques sensations, je m’y habitue et c’est mieux que le vélo !.Le petit marché est fort sympa tout comme sa population. : légumes, poissons, grenouilles, volailles, fruits… autant de touche de couleur et de vie !On se régale de brochettes, galettes de riz, crépes…tant pis pour la tourista (qui n’aura jamais eu raison de nous pendant ce voyage ouf !!!). Sur la route du retour (boucle du sud) mon mari tentera mon initiation .En ben je dirai, en toute modestie, que je me suis fort bien débrouillée ! Si bien que je finirai la ballade aux commandes, ma fille derriére et papa sur le vélo. A notre retour à la GH à 10h, nous finirons par louer 3 mob et arpenter l’île toute la journée, au milieu des riziéres, des villages…..Notre ado de 15 ans exulte de joie (attention pas de mob en France). Tout le monde est satisfait de sa journée ! Demain c’est la fin et nous attend le schleme :don Khong-Paksé-Frontiére-Ubon-Vol intérieur-Bangkok et Paris via Dubai.
VENDREDI 23
C’est sans aucune encombre et aucun souci que nous arrivons à Bangkok à 18h. Notre vol pour Paris ne partant qu’à 3h du matin, nous avons longtemps hésité entre rester dans l’aéroport ou réserver un hôtel en l’occurrence, le très couteux Novotel puisqu’il n’y a que lui. On s’est laissé tenter et quelle bonne idée. Piscine, chambre magnifique permettant un bon bain avant le grand départ et surtout un somptueux buffet autant pour le goût que pour les yeux. Nous y avons retrouvé l’abondance européenne au milieu des saveurs variées :sushis, pâtes italiennes, glaces, fruits…..carracolés ensembles !Ce soir là, personne n’a choisi de fried rice ou noddle soup et Lucie s’est jetée sur les gâteaux au chocolat, allez savoir pourquoi ! Nous quittons l’Asie à 3h comme prévu, émus, avec la hâte déjà d’y revenir !
Organiser mon voyage en Polynésie English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Je souhaite organiser un voyage de 3 à 4 semaines en polynesie pour les 40 ans de mon chéri.
J ai plusieurs questions à vous poser, et j espere que vous pourrez m aider.
dois-je tout organiser par moi meme? (billet, hotel, excusions etc...) ou dois je passer par un organisme?
a qu elle periode partir pour avoir le meilleur temps, les meilleurs prix et le moins de monde possible?
qu elles iles choisir?
Merci de m aider à organiser ce magnifique voyage et merci d avance de vos conseils et renseignements
Voyageusement🙂
Je souhaite organiser un voyage de 3 à 4 semaines en polynesie pour les 40 ans de mon chéri.
J ai plusieurs questions à vous poser, et j espere que vous pourrez m aider.
dois-je tout organiser par moi meme? (billet, hotel, excusions etc...) ou dois je passer par un organisme?
a qu elle periode partir pour avoir le meilleur temps, les meilleurs prix et le moins de monde possible?
qu elles iles choisir?
Merci de m aider à organiser ce magnifique voyage et merci d avance de vos conseils et renseignements
Voyageusement🙂
Informations sur Chennai English translation pending
Salut a tous,
Je cherche le maximum d'info sur chennai et ses environs (voyage de 8 mois dt 6 mois de stage a Chennai). Si vous avez une petite info interressante a me donner n'hésiter pas !!! (Et merci a ceux qui m'ont répondu hier concernant la carte!!)
Sinon pour ceux que ca interesse, je tiens a signaler que l'association Tagore a Marseille permet de délivrer des visas pour les stages bcp plus simplement que le consulat de Paris!! C un peu plus cher car cette association passe par l'agence MTS (agence 30€ et les 2 chronoposts ). CEPENDANT la responsable de l'agence a les moyen de négocier une durée plus longue que 6 mois pr le visa (ca facilite le voyage quand on a deja prévu 6 mois de stage). A bon entendeur...
Je cherche le maximum d'info sur chennai et ses environs (voyage de 8 mois dt 6 mois de stage a Chennai). Si vous avez une petite info interressante a me donner n'hésiter pas !!! (Et merci a ceux qui m'ont répondu hier concernant la carte!!)
Sinon pour ceux que ca interesse, je tiens a signaler que l'association Tagore a Marseille permet de délivrer des visas pour les stages bcp plus simplement que le consulat de Paris!! C un peu plus cher car cette association passe par l'agence MTS (agence 30€ et les 2 chronoposts ). CEPENDANT la responsable de l'agence a les moyen de négocier une durée plus longue que 6 mois pr le visa (ca facilite le voyage quand on a deja prévu 6 mois de stage). A bon entendeur...
La Chine sept ans plus tôt English translation pending
Sept ans c'est bien peu de chose, c'est juste un septennat, ce n'est même pas un dixième de l'espérance de vie moyenne d'un mâle français. Et pourtant c'est énorme dans ma courte vie de voyageur. Il y a sept ans, ce n'était pas mon premier voyage, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine, et ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine où je sois tombé amoureux de ce pays. Mais pour des raisons que je m'explique mal, c'est probablement le voyage qui m'aura le plus marqué, n'ayant jamais ressenti autant de bonheur à visiter une terre étrangère, et ne pensant pas connaître à nouveau un bonheur aussi intense, hélas. C'est donc un souvenir heureux dont j'entretiens méticuleusement la mémoire, me rappelant souvent de tel ou tel visage ou anecdote au détour d'une rue de Shanghai, ou à l'écoute de certaines musiques.
C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.
J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.
J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
Voyager en solo en Egypte, c'est sans probleme English translation pending
Bonjour,
j'ecris ce mail parce qu'avant de partir en egypte en backpacker j'avais l'impression que ca relevait de l'impossible tant le pays est developpe d'un point de vue touristique. A ceux qui se posent aussi cette question : l'egypte ne pose pas de problemes particuliers si vous voyagez seuls, c'est plutot simple et plutot mieux et plus souples que de voyager en groupe organise.
Quelques infos generales : les transports ne sont pas chers (sauf le trains de nuit couchette pour les etrangers du caire vers Louxor et Asswan). Il y a le train, ce qui est une bonne nouvelle, meme s'il est un peu lent. Il y a des bus, plus frequents et moins chers, et les microbus, plus rapides, meme prix que le bus mais ne partent que quand ils sont pleins (on attend pas longtemps en general). Une precision importante sur "les convois" (transports pour les touristes escortes par la police en haute egypte). Il semble qu'il y ait une meprise de la part de pas mal de voyageurs que j'ai rencontre. Ils pensent que comme ils sont etrangers ils sont obliges de prendre ces convois. Ce n'est pas du tout le cas, et vous avez tout interet a les eviter si vous souhaiter vous retrouver tranquille sur les sites a visiter. Il faut plutot le prendre comme un truc qui est propose par le gouvernement egyptien mais en aucun cas ce n'est obligatoire, nulle part. Vous pouvez voyager comme vous voulez en Egypte. les hotels : en abondance, toutes les gammes de prix ca commence a 4 euros. la bouffe pas cher du tout si vous mangez local. L'eau est potable.
Je donnerai des precisions un peu plus tard dans un autre Post sur Asswan, Abou Simbel, Le caire, Alexandrie, Siwa, el Fayoum
Quelques infos generales : les transports ne sont pas chers (sauf le trains de nuit couchette pour les etrangers du caire vers Louxor et Asswan). Il y a le train, ce qui est une bonne nouvelle, meme s'il est un peu lent. Il y a des bus, plus frequents et moins chers, et les microbus, plus rapides, meme prix que le bus mais ne partent que quand ils sont pleins (on attend pas longtemps en general). Une precision importante sur "les convois" (transports pour les touristes escortes par la police en haute egypte). Il semble qu'il y ait une meprise de la part de pas mal de voyageurs que j'ai rencontre. Ils pensent que comme ils sont etrangers ils sont obliges de prendre ces convois. Ce n'est pas du tout le cas, et vous avez tout interet a les eviter si vous souhaiter vous retrouver tranquille sur les sites a visiter. Il faut plutot le prendre comme un truc qui est propose par le gouvernement egyptien mais en aucun cas ce n'est obligatoire, nulle part. Vous pouvez voyager comme vous voulez en Egypte. les hotels : en abondance, toutes les gammes de prix ca commence a 4 euros. la bouffe pas cher du tout si vous mangez local. L'eau est potable.
Je donnerai des precisions un peu plus tard dans un autre Post sur Asswan, Abou Simbel, Le caire, Alexandrie, Siwa, el Fayoum
"Incredible India" English translation pending
Lors d'un voyage en Inde, il nous arrive chaque jour et même souvent plusieurs fois par jour de vivre ces petites ou grandes choses qui nous font nous dire "c'est incroyable".
J'aimerais lire et d'autres aussi ces "photos pas prises", ces moments furtifs qu'on peut décrire en quelques lignes.
J'ouvre le bal.
J'aimerais lire et d'autres aussi ces "photos pas prises", ces moments furtifs qu'on peut décrire en quelques lignes.
J'ouvre le bal.
Dédé et Martine en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonsoir 🙂
Comme promis je mets sur le forum le récit de notre voyage en Océanie du 23 sept au 18 oct 2006 en espérant qu'il pourra servir à ceux qui ont l'intention d'y passer quelques semaines
Marcalamar
Carnet de voyage de notre séjour en Nouvelle Calédonie du 23 sept au 18 oct 2006 Nous avons fait un séjour inoubliable en Nouvelle Calédonie. Nous avons voyagé avec le tour opérator « australie tour », séjour « papayes et coquillages » auquel nous avons fait enlever les nuits d’hôtel à Nouméa (nous logions chez des amis), rajouter Ouvéa ainsi que 7 jours chez ces mêmes amis en fin de séjour . Nous avons voyagé avec Air France et Air Calin avec escale à Tokyo Nous avons payé 7922 euros pour 2 personnes tout compris (vols, transferts, assurances, taxes ) en hôtel et petits déjeuners ( 14 nuitées) avec 6 jours de location de voiture sur Grande Terre. Les amis qui nous recevaient avaient réservé pour nous de Nouméa une voiture de location pour 1 jour sur chacune des îles : Ouvéa, Mare, Lifou, l’ île des pins. Nous étions un peu trop tôt dans la saison surtout que l’été a été long à venir cette année et nous avons eu du vent et de la pluie ce qui ne nous a tout de même pas trop dérangé pour les activités Nous avons gagné pour ce voyage plus de 27800 miles par Air France
Recommandations générales Si arrivée à 7h25, ne pas se coucher avant le soir pour prendre le rythme de la Nouvelle Calédonie Toujours réserver pour manger quelque part Ne pas attendre d’être sur la réserve pour refaire le plein d‘essence (pompes pas toujours approvisionnées) Bien ralentir dans les villages et aux abords des tribus (enfants, animaux) Attention aux trous dans les routes Toujours faire un signe de la main quand vous croisez piétons ou voitures (hors Nouméa et grandes villes)Ne pas hésiter à faire du stop ou à proposer aux gens qui marchent au bord des routes de monter dans la voitureNe pas aller dans l’eau sans chaussuresLes prix sont donnés en francs calédoniens pour les avoir en euros il faut diviser par 119 (ou par 18, 18 pour les avoir en francs français)Pour téléphoner en France, achetez une carte de téléphone izi dans un bureau de poste et faites l’indicatif 1933 (3 fois plus de temps qu’avec le 0033)
OUVEA 2 nuits au « Paradis d’Ouvéa » Extrêmement surfait. Son seul avantage est d’être à côté du pont de Mouli d’où on peut voir des raies et des tortues et il a une magnifique plage de sable blanc fin comme de la farine .Le personnel kanak qui y travaille est super sympa comme dans tous les hôtels où nous avons dormi mais tout y est très cher (repas, location de vélo etc…..) A Ouvéa, on nous a pris en stop simplement parce qu’on marchait au bord de la route et les gens n’hésitent pas à faire un détour pour nous conduire plus loin . Nous avons mangé au snack « Fasi » à côté du pont de Mouli (600cfp le plat), au snack Beau rivage à Fayaoue (900 cfp le repas) et au gîte Beaupré (tel 45 71 32) un super repas complet de crabe de cocotier (82 euros pour deux personnes) Des gens qui ont logé au gîte Beaupré en ont été très satisfaits Nous aurions pu faire du snorkelling à la pointe de Mouli (beau panorama) mais la pointe est très isolée et comme je ne nage pas super bien et que nous étions tout seuls mon mari et moi nous avons préféré ne pas prendre de risque et nous nous sommes contenté de faire des photos Avec la voiture louée pour 7000cfp la journée à Locasud (45 70 13) nous avons fait le tour de l’ îleTrou à tortues (près de saint Joseph) :beau, trouvé avec beaucoup de difficultés et aucune tortue visible Falaises de Lénine (près du pont de Mouli) : le guide qui devait nous accompagner sur les falaises était parti aux jeudis de Nouméa donc nous sommes allés tout seuls à marée basse jusqu’au pied des falaises .Spectacle magnifique à ne pas raterTrou bleu d’Anawa (col du casse cou) :les 1000cfp donnés à la guide doivent servir à financer la réalisation d’un gîte à cet endroit .Possibilité de se baigner dans le trou bleuQuai de Wadrilla nous y avons vu des pêcheurs pêcher à l’épervier et nous avons visité la savonnerie d’Ouvéa
GRANDE TERRE Après une nuit passée chez nos amis au retour d’Ouvéa départ pour 5 nuits sur Grande Terre Prévoir de la monnaie pour payer les objets vendus tous seuls sur les étals Toute la côte ouest est consacrée à l’élevage (grands troupeaux de bovins avec leur pique bœufs (oiseaux) perchés sur le dos) . Paysages de plus en plus sec en remontant vers le nord Compter un peu plus de deux heures pour aller jusqu’à Bourail Visite du jardin derrière le syndicat d’initiative de la Foa superbes sculptures dans un magnifique jardin BOURAIL Nous logions à « la Nera « pour une nuit (style motel USA) Belle vue sur la rivière en contrebas (marée basse et marée haute sur la rivière).Le matin du départ visite d’une partie de la propriété (1000cfp par personne) avec le propriétaire (chevaux, porcs, bœufs :intéressant mais cher pour ce que c’est .) Repas du soir à l’hôtel pour 6000cfp pour deux (succulent ragoût de cerf) Nous avons fait du snorkelling à la plage de Poe (protection par la barrière de corail) Visite du Bonhomme, de la Roche percée et de la Baie des tortues(danger à cause des courants) Panorama magnifique à partir du Belvédère (qui surplombe le Bonhomme et la baie des tortues) Visite du musée de Bourail (petit musée sympa sur l’histoire de Bourail pour 200cfp par per) Départ le matin tôt pour Malabou: vue sur les massifs montagneux, les plaines .Le cœur de Voh est très peu visible à part en avion Route très longue pour arriver à Malabou mais elle est agréable .La vitesse y est limitée à 110 km/h La France a du leur refourguer tous ses anciens panneaux de limitation de vitesse quand on est passé à 90 km/ h C’est vraiment du n’importe quoi !!!!!! MALABOU Nous logions au « Malabou beach » pour deux nuits Bon repas du soir pour 3000 cfp par personne et copieux petit déjeuner Nous sommes allés jusqu’à Boat Pass ( l’extrême nord de Grande terre) et nous avons mangé le midi au gîte de Poingam après réservation (47 92 12 ) pour 7600 cfp pour deux personnes A faire le midi et par temps sec car les 23 km de piste pour y arriver (à partir de Poum) sont impraticables par temps de pluie .Très bon accueil, excellent repas. Nous avons vu pêcher les trois chiens du gîte . Très beau paysage, forêts de niaouli Nous sommes passés par Poum et entrés sans y prendre garde dans la tribu de Titch où nous avons pu faire des photos d’enfants et de leurs abris bus peints en peinture naive Ensuite nous sommes revenus par le col d’Arama (d’où on voit les deux côtes) Départ le matin tôt pour Hienghène: Nous sommes passés par la route nationale (transversale Koumac-Ouega). Il y a beaucoup de virages mais les paysages sont magnifiques, très verdoyants .On passe de la luxuriance de l’Asie au paysage doucement vallonné de la Suisse .A voir sur la route:Abris bus colorés (tous différents y lire les maximes)Etals entre Pouebo et PaniéSculptures en pierres à savonCoquillagesFruits, fleurs, légumes Prévoir de la monnaie pour payer si personne à l’étalCascade de Tao (200 cfp par personne) chemin super bien balisé à travers les rochers pour monter jusqu’au sommet et on peut se baigner dans les multiples trous d’eau (génial !!!!)Estuaire de la Ouaième à prendre en photo du haut de la côte juste avant le bacBac de la Ouaième HIENGHENE Nous logions au club Med pour deux nuits Très jolis bungalows, dans une cocoteraie . Photos de la Poule et du Sphynx avec meilleure vue au panorama; Promenade en pirogue le long de la lagune de Lindéralique(pas top) Au village, nous avons pris la direction de la tribu de Tiendanite pour longer la rivière jusqu’au mémorial de l’attentat contre les frères Djibaou(carcasses des voitures, tissus de deuil) le paysage y est très beau avec de nombreux bambous et des chevaux en liberté Nous avons réservé par le biais du syndicat d’initiative (42 43 57) un bougnat au poulet chez Yvette à la tribu de Werap .Nous y avons eu un excellent accueil, la famille nous a fait goûté les huîtres de rivière qu’ils avaient préparé pour leur repas .Le bougnat était tellement copieux qu’Yvette est venue le partager avec nous (3000cfp pour 2 personnes avec salade et dessert)
Comme nous devions rendre la voiture à Magenta avant de nous envoler pour Mare à 17h50 nous avons quitté Hienghène dès 7h30 pour longer la côte Est jusqu’à la transversale « KOUAOUA-LA FOA » Superbes paysages à travers les mines où se mêlent le bleu du ciel, le rouge de la terre et le vert de la végétation Arrêt et visite de la distillerie de niaouli de Boulouris (achat d’extrait de niaoulis contre le rhume et les maux de tête) Stop chez nos amis pour rendre la glacière, déposer les achats et le sable que nous avions ramassé sur chaque plage et boire un petit café avant de repartir pour Magenta Nous avons pris plusieurs fois des auto stoppeurs avec lesquels nous avons pu partager un petit moment de vie .Les kanaks sont souriants et loquaces .Ils sont préoccupés par l’image que leur pays et ses habitants donnent aux touristes .Ce sont des gens adorables, toujours prêts à rendre service
MARE Nous logions pour 2 nuits à l’hôtel Nengone Les chambres sont belles et le site très joli .La barrière de corail est très près de la plage c’est bien pour le snorkelling Nous n’avions qu’une journée pleine à Mare et nous avons fait le tour de l’île à bord d’une voiture louée 6300cfp à K3000 (45 00 44) Impossible de trouver le bone de la Léproserie Jolies plages à Patho, Kurine et Pede Magnifique baie de Nir i(couleurs à couper le souffle) Nous avons roulé jusqu’au saut du guerrier (pas facile à trouver ) nous sommes allés sur l’avancée dans la mer et ……..nous avons filmé et pris en photos le mauvais côté de la falaise!!!!Quoi qu’il en soit les couleurs du lagon étaient magnifiques Visite du trou de bone (résurgence) Aquarium naturel :à voir absolument (secteur de Tadine) trou d’eau transparente plein de coraux et de poissons exotiques dans un écrin de verdure Nous avons mangé un soir chez Léon Duhnara (3000cfp par personne pour un repas complet) dans un fare chauffé par un feu de noix de coco avec un accueil super et une excellente nourriture et un soir au resto de l’hôtel (7035cfp pour 2) Nous avons même fait l’essence chez l’épicier !!!!!!! Avec des bidons en plastique et un e bouteille de soda comme entonnoir (les pompes à essence étaient vides suite à des grèves sur Nouméa)
LIFOU Nous logions pour deux nuits au Drehu village Belles chambres, belle plage, et bon resto pour 3000cfp par personne Secteur de WE, il y a des snacks et des épiceries tout autour l’hotel qui est en plein centre ville (un peu trop en ville) mais Lifou est si belle ailleurs Voiture louée à Alizée location (45 07 67 ) pour 6500 cfp pour visiter l’ îleDirection falaises de Xodre (sud de l’ île) .Arrêt à la plage de Luengoni avec son sable hyper blanc et son rocher au milieu de l’eau Il y a des superbes cases dans des cocoteraies tout le long de la route vers les falaises Tout est net, fleuri et très propreDirection de Nathalo pour entrer dans la seule case de grande chefferie (deux portes ) que l’on peut visiter :nous avions prévu le manou (acheté le premier jour au quartier chinois de Nouméa), les cigarettes et le billet pour faire la coutume mais le grand chef n’était pas là et son fils nous a donné l’autorisation de la visiter sans vouloir le paréoDirection les falaises de Jokin :aller jusqu’au fare (Fare falaise) puis prendre le petit chemin derrière la grande chefferie Jokin pour descendre les marches jusqu’à l’eau (magnifique)Repas réservé à la vanilleraie de Fabrice Bolle (45 07 69) :excellent repas, bien décoré pour 3000cfp pour 2 personnes .Il faut absolument faire la conversation avec Solange Bolle, petite jeune fille adorable de 22 ans qui nous a tenu compagnie, assise à côté de nous pendant le repas parce qu’elle préfère « parler aux touristes pour améliorer son français plutôt que sortir s’amuser » Elle nous a fait visiter la vanilleraie après le repas et elle a parlé de ses plantes avec beaucoup de conviction . Elle était trop mimi et nous lui avons laissé le paréo prévu pour la coutumeSite de Easo : le panorama depuis la chapelle vaut le coup d’œil et snorkelling dans la baie de Jinek (ponton et marches jusque dans l’eau: beaux poissons, beaux coraux)
L’ILE DES PINS
Nous logions trois nuits à l’Oure Lodge :fabuleux aussi bien par le site enchanteur (baie de Kanumera) que par les chambres, les jardins et le resto .Mérite vraiment ses trois étoiles !!!!!!Excursion par l’hôtel: 2 heures de navigation en pirogue sur la baie d’Upi :on navigue à la voile entre d’immenses rochers posés sur l’eau avec tous les tons possible de bleu et de vert bercés par le clapotis des vagues et le bruit du vent puis 1h30 de marche facile pour atteindre la piscine naturelle d’Oro et là le bonheur : poissons et coraux à foison dans un lieu enchanteur et pour finir repas langouste au « Kougny » (46 95 45 si réservation sans passer par l’hôtel ).Que c’était bon !!!! Si quelque un pouvait me donner de bonnes nouvelles d’une toute petite chatte écaille de tortue super câline(c‘était un bébé au mois d‘octobre), handicapée de sa patte arrière, qui suit en boitant les touristes pour grapiller un peu de nourriture auprès des amateurs de langoustes Puis retour par la navette de l’hôtel Je ne me souviens plus exactement du prix de la journée (1700 la pirogue, 1700 le transfert et le repas langouste dans les 4000cfp je crois par personne )mais si le budget suit il faut le faire Le lendemain, location de la voiture (7350cfp ) pour visiter l’île :Arrêt aux différents vestiges du bagne (cimetière, hôpital etc..)Visite de la grotte de la reine Hortense (prévoir une lampe très puissante car la grotte est très profonde ).Très belle végétation autour de la grotte, belles concrétions, banians. :200cfp par pers à déposer dans la boîte car personne à qui payer l’entréePlage de saint Maurice et ses totemsPlage de saint Joseph et ses piroguesCoucher de soleil sur la baie de KanuméraSnorkelling dans la forêt de corail sur la plage de l’Oure lodge On mange super bien pour pas cher (poulet, panini, sandwich, milk shake) au petit snack face aux vestiges du bagne à Mo (épicerie à côté)
NOUMEA ET LE SUD Pendant les sept jours que nous avons passé chez nos amis à Nouméa le temps n’était pas trop beau (pluie, vent ) et nous avons renoncé à faire certaines visitesLe marché quai de la Moselle :on y trouve des souvenirs (artisanat), des fruits et des légumes, de la viande et du poissonIlot canard: réserve protégée face à l’anse vata Un taxi boat vous y conduit pour 900cfp aller retour Véritable aquarium naturel avec randonnée sous marine balisée de façon à connaître coraux et poissons A faire absolument (avec masque et tuba uniquement) -îlot Casy Réserve naturelle dans la baie de Prony où on peut faire du snorkelling (2500 cfp aller retour pour y accéder depuis la baie en taxi boat: 27 47 77 pour réserver le bateau) Promenade sur l’îlot on y a découvert des plantes carnivores, des orchidées et des énormes banians -village de Prony Enorme banian au village sur les vestiges d’un bagne .On visite le village en allant passer la journée à l’îlot Casy Paysages magnifiques en allant de Nouméa à Prony -Centre Djibaou Très intéressant pour connaître l’histoire, la culture et les légendes de la Nouvelle Calédonie -Parc forestier On y a vu les roussettes ( chauve souris), tous les oiseaux des îles et des plantes endémiques de la Nouvelle Calédonie -Gite IYA à Yaté Paysages superbes pour y accéder (on longe le lac de Yaté) Possibilité d’y dormir A marée basse la visite du platier est fabuleuse On se promène dans un jardin avec des bouquets de coraux multicolores (des durs, des mous ), des bénitiers de toutes les couleurs, des vaches de mer etc.; tout cela recouvert d’à peine quelques centimètres d’eau A faire ABSOLUEMENT +++++Les jeudis de Nouméa Tous les jeudis à partir de 18 h se tient, place des cocotiers, un marché où les habitants d’une ville donnée viennent vendre leurs produits (bougna, confitures, légumes, sculptures etc ….)et ça change chaque jeudi Lorsque nous y étions c’était la ville de Bourail qui exposait, un autre jeudi ce sera les habitants d’Ouvéa puis d’une autre villeBuffet du méridien à Nouméa Nous avons réservé pour manger au buffet de la mer du Méridien (12050cfp pour deux personnes ) si le budget le permet c’est la cerise sur le gâteau)Creator Pour se payer (ou se faire offrir)une belle perle de Tahiti .Les bijoux sont superbes (7ème km :plus grand et centre ville) www.creator.nc
Voilà résumé notre séjour au paradis Nous avons adoré ces 24 jours passés en Océanie, nous y avons découverts des gens adorables, souriants, toujours prêts à nous aider, nous, les touristes dans des paysages aussi magnifiques, insolites que variés C’est vraiment une destination à faire et à conseiller
Un grand merci à tous ceux qui, par le récit de leur expérience ou la réponse à mes questions, m’ont permis d’organiser au mieux ce voyage Un grand merci à Coco et Pietro nos amis de Nouméa qui nous ont accueilli et peaufiné le séjour Enfin un grand merci à la population qui nous a montré une gentillesse de tous les instants
Je ferme momentanément le dossier Nouvelle Calédonie pour préparer notre prochain voyage direction le Québec
Martine et André
PS si quelque un veut des précisions il ne faut pas hésiter à me contacter
Comme promis je mets sur le forum le récit de notre voyage en Océanie du 23 sept au 18 oct 2006 en espérant qu'il pourra servir à ceux qui ont l'intention d'y passer quelques semaines
Marcalamar
Carnet de voyage de notre séjour en Nouvelle Calédonie du 23 sept au 18 oct 2006 Nous avons fait un séjour inoubliable en Nouvelle Calédonie. Nous avons voyagé avec le tour opérator « australie tour », séjour « papayes et coquillages » auquel nous avons fait enlever les nuits d’hôtel à Nouméa (nous logions chez des amis), rajouter Ouvéa ainsi que 7 jours chez ces mêmes amis en fin de séjour . Nous avons voyagé avec Air France et Air Calin avec escale à Tokyo Nous avons payé 7922 euros pour 2 personnes tout compris (vols, transferts, assurances, taxes ) en hôtel et petits déjeuners ( 14 nuitées) avec 6 jours de location de voiture sur Grande Terre. Les amis qui nous recevaient avaient réservé pour nous de Nouméa une voiture de location pour 1 jour sur chacune des îles : Ouvéa, Mare, Lifou, l’ île des pins. Nous étions un peu trop tôt dans la saison surtout que l’été a été long à venir cette année et nous avons eu du vent et de la pluie ce qui ne nous a tout de même pas trop dérangé pour les activités Nous avons gagné pour ce voyage plus de 27800 miles par Air France
Recommandations générales Si arrivée à 7h25, ne pas se coucher avant le soir pour prendre le rythme de la Nouvelle Calédonie Toujours réserver pour manger quelque part Ne pas attendre d’être sur la réserve pour refaire le plein d‘essence (pompes pas toujours approvisionnées) Bien ralentir dans les villages et aux abords des tribus (enfants, animaux) Attention aux trous dans les routes Toujours faire un signe de la main quand vous croisez piétons ou voitures (hors Nouméa et grandes villes)Ne pas hésiter à faire du stop ou à proposer aux gens qui marchent au bord des routes de monter dans la voitureNe pas aller dans l’eau sans chaussuresLes prix sont donnés en francs calédoniens pour les avoir en euros il faut diviser par 119 (ou par 18, 18 pour les avoir en francs français)Pour téléphoner en France, achetez une carte de téléphone izi dans un bureau de poste et faites l’indicatif 1933 (3 fois plus de temps qu’avec le 0033)
OUVEA 2 nuits au « Paradis d’Ouvéa » Extrêmement surfait. Son seul avantage est d’être à côté du pont de Mouli d’où on peut voir des raies et des tortues et il a une magnifique plage de sable blanc fin comme de la farine .Le personnel kanak qui y travaille est super sympa comme dans tous les hôtels où nous avons dormi mais tout y est très cher (repas, location de vélo etc…..) A Ouvéa, on nous a pris en stop simplement parce qu’on marchait au bord de la route et les gens n’hésitent pas à faire un détour pour nous conduire plus loin . Nous avons mangé au snack « Fasi » à côté du pont de Mouli (600cfp le plat), au snack Beau rivage à Fayaoue (900 cfp le repas) et au gîte Beaupré (tel 45 71 32) un super repas complet de crabe de cocotier (82 euros pour deux personnes) Des gens qui ont logé au gîte Beaupré en ont été très satisfaits Nous aurions pu faire du snorkelling à la pointe de Mouli (beau panorama) mais la pointe est très isolée et comme je ne nage pas super bien et que nous étions tout seuls mon mari et moi nous avons préféré ne pas prendre de risque et nous nous sommes contenté de faire des photos Avec la voiture louée pour 7000cfp la journée à Locasud (45 70 13) nous avons fait le tour de l’ îleTrou à tortues (près de saint Joseph) :beau, trouvé avec beaucoup de difficultés et aucune tortue visible Falaises de Lénine (près du pont de Mouli) : le guide qui devait nous accompagner sur les falaises était parti aux jeudis de Nouméa donc nous sommes allés tout seuls à marée basse jusqu’au pied des falaises .Spectacle magnifique à ne pas raterTrou bleu d’Anawa (col du casse cou) :les 1000cfp donnés à la guide doivent servir à financer la réalisation d’un gîte à cet endroit .Possibilité de se baigner dans le trou bleuQuai de Wadrilla nous y avons vu des pêcheurs pêcher à l’épervier et nous avons visité la savonnerie d’Ouvéa
GRANDE TERRE Après une nuit passée chez nos amis au retour d’Ouvéa départ pour 5 nuits sur Grande Terre Prévoir de la monnaie pour payer les objets vendus tous seuls sur les étals Toute la côte ouest est consacrée à l’élevage (grands troupeaux de bovins avec leur pique bœufs (oiseaux) perchés sur le dos) . Paysages de plus en plus sec en remontant vers le nord Compter un peu plus de deux heures pour aller jusqu’à Bourail Visite du jardin derrière le syndicat d’initiative de la Foa superbes sculptures dans un magnifique jardin BOURAIL Nous logions à « la Nera « pour une nuit (style motel USA) Belle vue sur la rivière en contrebas (marée basse et marée haute sur la rivière).Le matin du départ visite d’une partie de la propriété (1000cfp par personne) avec le propriétaire (chevaux, porcs, bœufs :intéressant mais cher pour ce que c’est .) Repas du soir à l’hôtel pour 6000cfp pour deux (succulent ragoût de cerf) Nous avons fait du snorkelling à la plage de Poe (protection par la barrière de corail) Visite du Bonhomme, de la Roche percée et de la Baie des tortues(danger à cause des courants) Panorama magnifique à partir du Belvédère (qui surplombe le Bonhomme et la baie des tortues) Visite du musée de Bourail (petit musée sympa sur l’histoire de Bourail pour 200cfp par per) Départ le matin tôt pour Malabou: vue sur les massifs montagneux, les plaines .Le cœur de Voh est très peu visible à part en avion Route très longue pour arriver à Malabou mais elle est agréable .La vitesse y est limitée à 110 km/h La France a du leur refourguer tous ses anciens panneaux de limitation de vitesse quand on est passé à 90 km/ h C’est vraiment du n’importe quoi !!!!!! MALABOU Nous logions au « Malabou beach » pour deux nuits Bon repas du soir pour 3000 cfp par personne et copieux petit déjeuner Nous sommes allés jusqu’à Boat Pass ( l’extrême nord de Grande terre) et nous avons mangé le midi au gîte de Poingam après réservation (47 92 12 ) pour 7600 cfp pour deux personnes A faire le midi et par temps sec car les 23 km de piste pour y arriver (à partir de Poum) sont impraticables par temps de pluie .Très bon accueil, excellent repas. Nous avons vu pêcher les trois chiens du gîte . Très beau paysage, forêts de niaouli Nous sommes passés par Poum et entrés sans y prendre garde dans la tribu de Titch où nous avons pu faire des photos d’enfants et de leurs abris bus peints en peinture naive Ensuite nous sommes revenus par le col d’Arama (d’où on voit les deux côtes) Départ le matin tôt pour Hienghène: Nous sommes passés par la route nationale (transversale Koumac-Ouega). Il y a beaucoup de virages mais les paysages sont magnifiques, très verdoyants .On passe de la luxuriance de l’Asie au paysage doucement vallonné de la Suisse .A voir sur la route:Abris bus colorés (tous différents y lire les maximes)Etals entre Pouebo et PaniéSculptures en pierres à savonCoquillagesFruits, fleurs, légumes Prévoir de la monnaie pour payer si personne à l’étalCascade de Tao (200 cfp par personne) chemin super bien balisé à travers les rochers pour monter jusqu’au sommet et on peut se baigner dans les multiples trous d’eau (génial !!!!)Estuaire de la Ouaième à prendre en photo du haut de la côte juste avant le bacBac de la Ouaième HIENGHENE Nous logions au club Med pour deux nuits Très jolis bungalows, dans une cocoteraie . Photos de la Poule et du Sphynx avec meilleure vue au panorama; Promenade en pirogue le long de la lagune de Lindéralique(pas top) Au village, nous avons pris la direction de la tribu de Tiendanite pour longer la rivière jusqu’au mémorial de l’attentat contre les frères Djibaou(carcasses des voitures, tissus de deuil) le paysage y est très beau avec de nombreux bambous et des chevaux en liberté Nous avons réservé par le biais du syndicat d’initiative (42 43 57) un bougnat au poulet chez Yvette à la tribu de Werap .Nous y avons eu un excellent accueil, la famille nous a fait goûté les huîtres de rivière qu’ils avaient préparé pour leur repas .Le bougnat était tellement copieux qu’Yvette est venue le partager avec nous (3000cfp pour 2 personnes avec salade et dessert)
Comme nous devions rendre la voiture à Magenta avant de nous envoler pour Mare à 17h50 nous avons quitté Hienghène dès 7h30 pour longer la côte Est jusqu’à la transversale « KOUAOUA-LA FOA » Superbes paysages à travers les mines où se mêlent le bleu du ciel, le rouge de la terre et le vert de la végétation Arrêt et visite de la distillerie de niaouli de Boulouris (achat d’extrait de niaoulis contre le rhume et les maux de tête) Stop chez nos amis pour rendre la glacière, déposer les achats et le sable que nous avions ramassé sur chaque plage et boire un petit café avant de repartir pour Magenta Nous avons pris plusieurs fois des auto stoppeurs avec lesquels nous avons pu partager un petit moment de vie .Les kanaks sont souriants et loquaces .Ils sont préoccupés par l’image que leur pays et ses habitants donnent aux touristes .Ce sont des gens adorables, toujours prêts à rendre service
MARE Nous logions pour 2 nuits à l’hôtel Nengone Les chambres sont belles et le site très joli .La barrière de corail est très près de la plage c’est bien pour le snorkelling Nous n’avions qu’une journée pleine à Mare et nous avons fait le tour de l’île à bord d’une voiture louée 6300cfp à K3000 (45 00 44) Impossible de trouver le bone de la Léproserie Jolies plages à Patho, Kurine et Pede Magnifique baie de Nir i(couleurs à couper le souffle) Nous avons roulé jusqu’au saut du guerrier (pas facile à trouver ) nous sommes allés sur l’avancée dans la mer et ……..nous avons filmé et pris en photos le mauvais côté de la falaise!!!!Quoi qu’il en soit les couleurs du lagon étaient magnifiques Visite du trou de bone (résurgence) Aquarium naturel :à voir absolument (secteur de Tadine) trou d’eau transparente plein de coraux et de poissons exotiques dans un écrin de verdure Nous avons mangé un soir chez Léon Duhnara (3000cfp par personne pour un repas complet) dans un fare chauffé par un feu de noix de coco avec un accueil super et une excellente nourriture et un soir au resto de l’hôtel (7035cfp pour 2) Nous avons même fait l’essence chez l’épicier !!!!!!! Avec des bidons en plastique et un e bouteille de soda comme entonnoir (les pompes à essence étaient vides suite à des grèves sur Nouméa)
LIFOU Nous logions pour deux nuits au Drehu village Belles chambres, belle plage, et bon resto pour 3000cfp par personne Secteur de WE, il y a des snacks et des épiceries tout autour l’hotel qui est en plein centre ville (un peu trop en ville) mais Lifou est si belle ailleurs Voiture louée à Alizée location (45 07 67 ) pour 6500 cfp pour visiter l’ îleDirection falaises de Xodre (sud de l’ île) .Arrêt à la plage de Luengoni avec son sable hyper blanc et son rocher au milieu de l’eau Il y a des superbes cases dans des cocoteraies tout le long de la route vers les falaises Tout est net, fleuri et très propreDirection de Nathalo pour entrer dans la seule case de grande chefferie (deux portes ) que l’on peut visiter :nous avions prévu le manou (acheté le premier jour au quartier chinois de Nouméa), les cigarettes et le billet pour faire la coutume mais le grand chef n’était pas là et son fils nous a donné l’autorisation de la visiter sans vouloir le paréoDirection les falaises de Jokin :aller jusqu’au fare (Fare falaise) puis prendre le petit chemin derrière la grande chefferie Jokin pour descendre les marches jusqu’à l’eau (magnifique)Repas réservé à la vanilleraie de Fabrice Bolle (45 07 69) :excellent repas, bien décoré pour 3000cfp pour 2 personnes .Il faut absolument faire la conversation avec Solange Bolle, petite jeune fille adorable de 22 ans qui nous a tenu compagnie, assise à côté de nous pendant le repas parce qu’elle préfère « parler aux touristes pour améliorer son français plutôt que sortir s’amuser » Elle nous a fait visiter la vanilleraie après le repas et elle a parlé de ses plantes avec beaucoup de conviction . Elle était trop mimi et nous lui avons laissé le paréo prévu pour la coutumeSite de Easo : le panorama depuis la chapelle vaut le coup d’œil et snorkelling dans la baie de Jinek (ponton et marches jusque dans l’eau: beaux poissons, beaux coraux)
L’ILE DES PINS
Nous logions trois nuits à l’Oure Lodge :fabuleux aussi bien par le site enchanteur (baie de Kanumera) que par les chambres, les jardins et le resto .Mérite vraiment ses trois étoiles !!!!!!Excursion par l’hôtel: 2 heures de navigation en pirogue sur la baie d’Upi :on navigue à la voile entre d’immenses rochers posés sur l’eau avec tous les tons possible de bleu et de vert bercés par le clapotis des vagues et le bruit du vent puis 1h30 de marche facile pour atteindre la piscine naturelle d’Oro et là le bonheur : poissons et coraux à foison dans un lieu enchanteur et pour finir repas langouste au « Kougny » (46 95 45 si réservation sans passer par l’hôtel ).Que c’était bon !!!! Si quelque un pouvait me donner de bonnes nouvelles d’une toute petite chatte écaille de tortue super câline(c‘était un bébé au mois d‘octobre), handicapée de sa patte arrière, qui suit en boitant les touristes pour grapiller un peu de nourriture auprès des amateurs de langoustes Puis retour par la navette de l’hôtel Je ne me souviens plus exactement du prix de la journée (1700 la pirogue, 1700 le transfert et le repas langouste dans les 4000cfp je crois par personne )mais si le budget suit il faut le faire Le lendemain, location de la voiture (7350cfp ) pour visiter l’île :Arrêt aux différents vestiges du bagne (cimetière, hôpital etc..)Visite de la grotte de la reine Hortense (prévoir une lampe très puissante car la grotte est très profonde ).Très belle végétation autour de la grotte, belles concrétions, banians. :200cfp par pers à déposer dans la boîte car personne à qui payer l’entréePlage de saint Maurice et ses totemsPlage de saint Joseph et ses piroguesCoucher de soleil sur la baie de KanuméraSnorkelling dans la forêt de corail sur la plage de l’Oure lodge On mange super bien pour pas cher (poulet, panini, sandwich, milk shake) au petit snack face aux vestiges du bagne à Mo (épicerie à côté)
NOUMEA ET LE SUD Pendant les sept jours que nous avons passé chez nos amis à Nouméa le temps n’était pas trop beau (pluie, vent ) et nous avons renoncé à faire certaines visitesLe marché quai de la Moselle :on y trouve des souvenirs (artisanat), des fruits et des légumes, de la viande et du poissonIlot canard: réserve protégée face à l’anse vata Un taxi boat vous y conduit pour 900cfp aller retour Véritable aquarium naturel avec randonnée sous marine balisée de façon à connaître coraux et poissons A faire absolument (avec masque et tuba uniquement) -îlot Casy Réserve naturelle dans la baie de Prony où on peut faire du snorkelling (2500 cfp aller retour pour y accéder depuis la baie en taxi boat: 27 47 77 pour réserver le bateau) Promenade sur l’îlot on y a découvert des plantes carnivores, des orchidées et des énormes banians -village de Prony Enorme banian au village sur les vestiges d’un bagne .On visite le village en allant passer la journée à l’îlot Casy Paysages magnifiques en allant de Nouméa à Prony -Centre Djibaou Très intéressant pour connaître l’histoire, la culture et les légendes de la Nouvelle Calédonie -Parc forestier On y a vu les roussettes ( chauve souris), tous les oiseaux des îles et des plantes endémiques de la Nouvelle Calédonie -Gite IYA à Yaté Paysages superbes pour y accéder (on longe le lac de Yaté) Possibilité d’y dormir A marée basse la visite du platier est fabuleuse On se promène dans un jardin avec des bouquets de coraux multicolores (des durs, des mous ), des bénitiers de toutes les couleurs, des vaches de mer etc.; tout cela recouvert d’à peine quelques centimètres d’eau A faire ABSOLUEMENT +++++Les jeudis de Nouméa Tous les jeudis à partir de 18 h se tient, place des cocotiers, un marché où les habitants d’une ville donnée viennent vendre leurs produits (bougna, confitures, légumes, sculptures etc ….)et ça change chaque jeudi Lorsque nous y étions c’était la ville de Bourail qui exposait, un autre jeudi ce sera les habitants d’Ouvéa puis d’une autre villeBuffet du méridien à Nouméa Nous avons réservé pour manger au buffet de la mer du Méridien (12050cfp pour deux personnes ) si le budget le permet c’est la cerise sur le gâteau)Creator Pour se payer (ou se faire offrir)une belle perle de Tahiti .Les bijoux sont superbes (7ème km :plus grand et centre ville) www.creator.nc
Voilà résumé notre séjour au paradis Nous avons adoré ces 24 jours passés en Océanie, nous y avons découverts des gens adorables, souriants, toujours prêts à nous aider, nous, les touristes dans des paysages aussi magnifiques, insolites que variés C’est vraiment une destination à faire et à conseiller
Un grand merci à tous ceux qui, par le récit de leur expérience ou la réponse à mes questions, m’ont permis d’organiser au mieux ce voyage Un grand merci à Coco et Pietro nos amis de Nouméa qui nous ont accueilli et peaufiné le séjour Enfin un grand merci à la population qui nous a montré une gentillesse de tous les instants
Je ferme momentanément le dossier Nouvelle Calédonie pour préparer notre prochain voyage direction le Québec
Martine et André
PS si quelque un veut des précisions il ne faut pas hésiter à me contacter
Tourisme sexuel au féminin English translation pending
ben oui, on parle toujours sur ce forum du tourisme sexuel masculin et on ne se gene pas pour le descendre en flammes, ce qui ma foi est comprehensible.
mais qu en est il du tourisme sexuel au feminin?
mmmmh?
parce qu en fait, arretez moi si je me trompe, mais il me semble qu en fait il y a plus de tourisme sexuel feminin que masculin, en partie parce que les femmes peuvent se chercher un partenaire dans n importe quel pays, ce qui n est pas le cas des hommes(parce que c est par exemple pas demain la veille que les mecs iront faire ce type de tourisme en pays musulman).
petit tour du monde:
l afrique noire, une valeur sure, avec en tete le senegal et le kenya, mais aussi le malawi, la tanzanie etc...
les pays arabes, notamment le maroc, la tunisie et l egypte, a tel point que les blanches seules s y font sacrement harceler et que meme les couples n y echappent pas car les locaux pensent que toute occidentale est venue dans son beau pays pour gouter la "cuisine" locale vu le nombre impressionnant de celles qui y sont venu chercher l aventure.
la turquie evidemment, ce n est un secret pour personne.
l amerique latine(j y suis en ce moment)et entres autres cuba et ses cheums.
l inde ou ca n a pas atteint le niveau des pays arabes cites plus haut mais ou ca y va aussi pas mal.
et meme jusqu a l indonesie dont les gigolos de bali(et dans une moindre mesure ceux de sumatra et sulawesi)ont acquis une notoriete internationale.
et bien sur j englobe dans tout ca le tourisme sexuel direct ou on paye pour ce type de services et le tourisme sexuel indirect ou on paye seulement pour les repas, l hotel, les boissons etc...c est a dire le cas ou on entretient la personne.
je distinguerai par contre ceux ou celles qui viennent(un peu naivement quand meme me semble t il)chercher l amour et ceux qui viennent uniquement chercher des aventures avec des partenaires multiples.
notez quand meme que je ne fais partie d aucune ligue de morale et que honnetement je m en fous mais je trouvais normal qu on parle de ca vu qu on parle tout le temps des hommes que certaines se regalent a traiter de porcs etc...
faut pas faire deux poids deux mesures, y a des porcs mais y a des truies aussi quoi...
maintenant le moderateur c est a toi de jouer, si tu veux eviter le debat et user une fois de plus de ton droit de censure va s y...