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Mes balades en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Habitant la Thaïlande depuis bientôt 15 ans, je m'y balade a vélo, VTT plutôt , un Wheeler Pro 10 passablement transformé et chaussé en pneus route et aussi en pickup ; principalement dans le nord et le Nord-Est ou Issan . C'est d'ailleurs dans cette très grande région que j'habite, l'Issan, dans province de Sakon Nakhon.
On va faire comme je le sens, c'est à dire en désordre...😛 , en espérant que les photos vous donneront envie de découvrir des régions peu ou pas touristiques; on y voit rarement des occidentaux mais les thaïlandais se déplacent énormément et visitent en nombre leur pays.
Je vais commencer avec la province de Nong Khai où j’étais en fin de semaine dernière . La ville de Nong Khai se trouve au bord du Mékong et à 22 km de Vientiane la capitale du Laos; c'est en tous cas ce qui est écrit sur un panneau routier à quelques centaines de mètres du poste frontière .

Une promenade pietons et velos, malheureusement empruntee par trop de motocyclettes a ete construite le long du Mekong ;

Tout au bout de celle-ci, en allant vers l'aval du fleuve se trouve un joli petit Wat qui fait pendant à un autre qui se trouve dans le Mékong; on ne voit plus qu'un tout petit bout de son sommet car il s'est effondré.

Sur la promenade deux grands Nagas qui se font face


Et un marche de nuit qui, si j'ai bien compris , ne fonctionne que les samedi et dimanche ; il ne faisait pas encore nuit 😉 et ils etaient en train de finir son installation.

A l'oppose , tout au bout de la promenade en allant dans le sens amont du Mékong , vue sur le Pont de l’Amitié, un bateau sur lequel on peut boire un coup et même manger si on le désire, vous emmènera vers le pont de l’Amitié pour admirer un magnifique coucher de soleil sur le Mékong; l'horaire de départ n'est pas fixe, il dépend de l'heure du coucher, il y a deux jours c’était départ à 17h ; et pas de bol il y avait des nuages à l'endroit du " couchage " ... Descendre les marches pour accéder au bateau



Habitant la Thaïlande depuis bientôt 15 ans, je m'y balade a vélo, VTT plutôt , un Wheeler Pro 10 passablement transformé et chaussé en pneus route et aussi en pickup ; principalement dans le nord et le Nord-Est ou Issan . C'est d'ailleurs dans cette très grande région que j'habite, l'Issan, dans province de Sakon Nakhon.
On va faire comme je le sens, c'est à dire en désordre...😛 , en espérant que les photos vous donneront envie de découvrir des régions peu ou pas touristiques; on y voit rarement des occidentaux mais les thaïlandais se déplacent énormément et visitent en nombre leur pays.
Je vais commencer avec la province de Nong Khai où j’étais en fin de semaine dernière . La ville de Nong Khai se trouve au bord du Mékong et à 22 km de Vientiane la capitale du Laos; c'est en tous cas ce qui est écrit sur un panneau routier à quelques centaines de mètres du poste frontière .

Une promenade pietons et velos, malheureusement empruntee par trop de motocyclettes a ete construite le long du Mekong ;

Tout au bout de celle-ci, en allant vers l'aval du fleuve se trouve un joli petit Wat qui fait pendant à un autre qui se trouve dans le Mékong; on ne voit plus qu'un tout petit bout de son sommet car il s'est effondré.

Sur la promenade deux grands Nagas qui se font face


Et un marche de nuit qui, si j'ai bien compris , ne fonctionne que les samedi et dimanche ; il ne faisait pas encore nuit 😉 et ils etaient en train de finir son installation.

A l'oppose , tout au bout de la promenade en allant dans le sens amont du Mékong , vue sur le Pont de l’Amitié, un bateau sur lequel on peut boire un coup et même manger si on le désire, vous emmènera vers le pont de l’Amitié pour admirer un magnifique coucher de soleil sur le Mékong; l'horaire de départ n'est pas fixe, il dépend de l'heure du coucher, il y a deux jours c’était départ à 17h ; et pas de bol il y avait des nuages à l'endroit du " couchage " ... Descendre les marches pour accéder au bateau



Traversée à vélo de la côte est du continent africain English translation pending
Hello à tous !
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Retour d'une croisière en Nouvelle-Zélande, Tasmanie et Australie sur le Noordam English translation pending
Bonjour à tous !
Je suis ravie de vous retrouver et de vous souhaiter une belle et heureuse année 2019 avec plein, plein et encore plus, de belles croisières !!! ou de beaux voyages !!!
Avant de lire le récit de cette croisière que je commencerai dans quelques jours, je vous invite à suivre le CR du tour en voiture que nous avons fait dans l’Île du Nord en Nouvelle Zélande avant d’embarquer sur le Noordam : https://voyageforum.com/discussion/retour-mini-tour-8-jours-dans-ile-nord-d9267805/
Je suis ravie de vous retrouver et de vous souhaiter une belle et heureuse année 2019 avec plein, plein et encore plus, de belles croisières !!! ou de beaux voyages !!!
Avant de lire le récit de cette croisière que je commencerai dans quelques jours, je vous invite à suivre le CR du tour en voiture que nous avons fait dans l’Île du Nord en Nouvelle Zélande avant d’embarquer sur le Noordam : https://voyageforum.com/discussion/retour-mini-tour-8-jours-dans-ile-nord-d9267805/
Si tu vas à Rio..., ce n'est pas pour Bolsonaro!! English translation pending
Coucou les amis, comment que ça va t'y ?
Êtes vous prêt à suivre les nouvelles aventures de Chouchou et Loulou 😎 ?
Je vous préviens, cette fois ci, on a voulu changer un peu de l'ordinaire ; on en avait marre des démocraties paradisiaques 😂.
Bon, on a du bol, parce qu'en ce moment, le choix est vaste : l'Amérique de Trump, la Corée de Kim jong un, la Turquie d'Erdogan.. . voyez le genre quoi !!
Finalement, rien de tout ça parce que nous, on aime la fraîcheur et que " le Bolsonaro" du Brésil , il est vraiment tout neuf vu qu'il a été élu quelques jours seulement avant notre arrivée ( et bien après qu'on ait acheté nos billets, évidemment ! !).
Bon, étant courageux mais pas trop téméraires, on débarque quasi 2 mois avant son investiture (en novembre 2018 donc) , histoire de s'échapper avant qu'ils soient tous armés jusqu'aux dents (déjà que !!!).
Alors, je suis bien d'accord, on n'est pas là pour faire de la politique mais vu les idées du bonhomme et de ses millions d'électeurs, ça a carrément modifié la vision que j'avais de ce pays ( qu'on avait un peu parcouru en 2015 du coté de Bahia ) et presque calmé mes ardeurs de découverte des Cariocas ( où il a explosé les scores ! ) .
Après mûre réflexion , on a pris une décision : ne parler qu'aux gauchistes, blacks, homos ou athées et si possible les 4 à la fois 🤣. Autour de quelques Caipirhinas, sur des airs de Samba, on s'est dit que ça allait le faire !!
Le programme c'est donc un peu de "Rio la mythique" et une location de voiture durant 10 jours pour explorer l'état du même nom, au Nord, à l'ouest et au Sud ( et non, à l'Est on ferait plouf 😋).
Si ça vous dit de nous accompagner dans notre virée :
BEM-VINDO AO BRASIIIIIL 😉

Êtes vous prêt à suivre les nouvelles aventures de Chouchou et Loulou 😎 ?
Je vous préviens, cette fois ci, on a voulu changer un peu de l'ordinaire ; on en avait marre des démocraties paradisiaques 😂.
Bon, on a du bol, parce qu'en ce moment, le choix est vaste : l'Amérique de Trump, la Corée de Kim jong un, la Turquie d'Erdogan.. . voyez le genre quoi !!
Finalement, rien de tout ça parce que nous, on aime la fraîcheur et que " le Bolsonaro" du Brésil , il est vraiment tout neuf vu qu'il a été élu quelques jours seulement avant notre arrivée ( et bien après qu'on ait acheté nos billets, évidemment ! !).
Bon, étant courageux mais pas trop téméraires, on débarque quasi 2 mois avant son investiture (en novembre 2018 donc) , histoire de s'échapper avant qu'ils soient tous armés jusqu'aux dents (déjà que !!!).
Alors, je suis bien d'accord, on n'est pas là pour faire de la politique mais vu les idées du bonhomme et de ses millions d'électeurs, ça a carrément modifié la vision que j'avais de ce pays ( qu'on avait un peu parcouru en 2015 du coté de Bahia ) et presque calmé mes ardeurs de découverte des Cariocas ( où il a explosé les scores ! ) .
Après mûre réflexion , on a pris une décision : ne parler qu'aux gauchistes, blacks, homos ou athées et si possible les 4 à la fois 🤣. Autour de quelques Caipirhinas, sur des airs de Samba, on s'est dit que ça allait le faire !!
Le programme c'est donc un peu de "Rio la mythique" et une location de voiture durant 10 jours pour explorer l'état du même nom, au Nord, à l'ouest et au Sud ( et non, à l'Est on ferait plouf 😋).
Si ça vous dit de nous accompagner dans notre virée :
BEM-VINDO AO BRASIIIIIL 😉

2019, une bonne résolution: pas d'avion! English translation pending
Bonsoir et comme il est d'usage aujourd'hui : bonne année
Cette année je ne prendrai pas d'avion pour mes voyages.
Je pense rester en Europe et y voyager en train (essentiellement) de préférence électrique 😛
C'est pas que j'en ai marre des destinations lointaines (l'Asie plus particulièrement) mais il n'est pas aisé de s'y rendre de manière écologique. Je me vois mal dans le trans-sibérien jusqu'à Pékin.
Car en effet, c'est par souci d'écologie que je me décide à ne plus polluer autant qu'auparavant.
Déjà que je n'ai plus de voiture depuis près de 25 ans.
Mais j'ai hélas pour la planète dépassé largement le quota d'émissions de gaz à effet de serre que la sagesse aurait dû m'imposer. Mon bilan carbone est épouvantable. Je me dois de me repentir 😛
Un premier voyage est déjà programmé la semaine prochaine : 4 jours à Bristol (GB) via Londres.
Quelques destinations envisagées depuis Bruxelles :
- Biarritz : 6h45 de trajet - Nice : 8h30 à 9h00 de trajet - Rennes : 4h00 à 5h00 de trajet - Berlin : 7h00 à 8h00 de trajet - Hambourg : 7h00 de trajet - Genova (It) : 12h00 à 13h00 (un peu long, envisager une étape intermédiaire) de trajet
Première indication : cela prend plus de temps en train mais surtout ... cela coûte beaucoup plus cher que d'utiliser un avion 😮
Et donc polluer davantage permet d'aller plus vite et coûte moins cher 🤪 Cherchez l'erreur 😕
Ceci n'est qu'une réflexion.
Vélosophiquement 😉
à lire Brussels Airport va franchir la barre des 25 millions de passagers ... et surtout la remarque de Marcel Beliveau dans les commentaires
Cette année je ne prendrai pas d'avion pour mes voyages.
Je pense rester en Europe et y voyager en train (essentiellement) de préférence électrique 😛
C'est pas que j'en ai marre des destinations lointaines (l'Asie plus particulièrement) mais il n'est pas aisé de s'y rendre de manière écologique. Je me vois mal dans le trans-sibérien jusqu'à Pékin.
Car en effet, c'est par souci d'écologie que je me décide à ne plus polluer autant qu'auparavant.
Déjà que je n'ai plus de voiture depuis près de 25 ans.
Mais j'ai hélas pour la planète dépassé largement le quota d'émissions de gaz à effet de serre que la sagesse aurait dû m'imposer. Mon bilan carbone est épouvantable. Je me dois de me repentir 😛
Un premier voyage est déjà programmé la semaine prochaine : 4 jours à Bristol (GB) via Londres.
Quelques destinations envisagées depuis Bruxelles :
- Biarritz : 6h45 de trajet - Nice : 8h30 à 9h00 de trajet - Rennes : 4h00 à 5h00 de trajet - Berlin : 7h00 à 8h00 de trajet - Hambourg : 7h00 de trajet - Genova (It) : 12h00 à 13h00 (un peu long, envisager une étape intermédiaire) de trajet
Première indication : cela prend plus de temps en train mais surtout ... cela coûte beaucoup plus cher que d'utiliser un avion 😮
Et donc polluer davantage permet d'aller plus vite et coûte moins cher 🤪 Cherchez l'erreur 😕
Ceci n'est qu'une réflexion.
Vélosophiquement 😉
à lire Brussels Airport va franchir la barre des 25 millions de passagers ... et surtout la remarque de Marcel Beliveau dans les commentaires
Vol Ryanair annulé et indemnisation English translation pending
Bonjour,
Voici mon énigme : le 15 décembre le vol au départ de TOURS 9h55 et à destination de Marseille a été annulé . Cause invoquée la météo !!!! Bizarre car 2 avions ont pu atterrir sur la seule piste de l aéroport le matin plutôt.?????
Nous avons embarqué et sommes restés dans l avion jusqu'à 11h20 pour ensuite nous faire débarquer après avoir fait un tour de piste gratuit 😕. Considérant la piste non praticable, cette même piste qui a vu atterrir 2 avions!!! Et le pompon c'est que le vol pour Marrakech qui devait décoller à 11h20 a quand même pu partir, certes avec du retard mais est parti !!!!! Les passagers avaient embarqué juste après nous.
Sur Tours il n y a que Ryanair.
Je vais être remboursée mais je voulais savoir quels seraient les recours pour un insémination svp, please 🙂?
Pour information, je vais appeler l aéroport car Ryanair est dans l incapacité de me donner une réponse.
Merci à vous pour vos réponses. 🙂
Merci à vous pour vos réponses. 🙂
Faut-il boycotter la France? English translation pending
N'etant pas francais et ne vivant pas en France, je me pose la question de la necessité de boycotter ce pays en tout cas au niveau touristique.
En plus d'un acceuil des plus merdiques (on trouve bien mieux ailleurs), une insecurité constatée a de multiples reprises (je connais Paris), actuellement le pays est en climat semi-insurrectionnel. De nombreux sites deconseillent la France comme pays de tourisme (y compris Colombie, les US ont elevé leur niveau d'alerte concernant la France). A Paris de nombreux reportages ont demontré le foutage de gueule complet envers les touristes.
Les dernieres fois ou j'ai ete en France, c'etait la deception totale
les branleurs de la SNCF eux sont toujours en greve, AIr France a oublié la noition de service
ceci est aussi valable pour les DOM-TOM francais qui n'ont jamais ete une bonne affaire mais a eviter
Indonésie: 3 semaines, 3 îles (Sumatra, Java et Bali) English translation pending

Bonjour,
Ce carnet de voyage est le compte rendu d’un séjour de 3 semaines effectué du 6 au 29 juillet 2012.
Participants: famille de 6 personnes entre 26 et 58 ans. Organisation : agence belge Déplacements : avion, train, van avec chauffeur Climat : chaud et humide, quelques jours de pluie à Sumatra et Bali mais pas de manière continue, ciel souvent nuageux.
Nos coups de cœur :
Sumatra : - le parc Gunung Lauser pour les orangs-outangs et autres singes - les maisons batak
Java : - les temples de Borobudur et Pranbanan - le wayang kulit, théâtre d’ombre au Sono Budojo à Jogjakarta - le lever du soleil au Bromo
Bali : - le temple de Gunung Kawi (the Rocky Temple) - le temple de Pura Gunung Kawi Sebaty (the Holy Spring Temple) - plongée sur l’épave du Liberty à Tulamben - le temple de Lempuyang
Observation : - Les indications sur les logements datant de 2012, elles ne sont probablement plus d’actualité, comme certains renseignements pratiques.
Jour 1 : Bruxelles - Singapour a.m. : Vol pour Francfort. p.m. : Vol pour Singapour
Le vol pour Singapour s’effectue en A 380 (12h).C’est la première fois que nous prenons cet avion avec ses ailes courtes et sa grosse tête qui lui donne un air de cachalot. Quand on y entre, on ne se rend pas compte de son volume car l’espace est fort compartimenté.

Jour 2 : Singapour – Medan – Bukit Lawang (Sumatra) a.m. : - Vol de Singapour à Medan p.m. : - route pour Bukit Lawang - nuit à Bukit Lawang
Arrivée à Singapour à 6h30 où nous n’avons que 50 mn pour prendre l’avion pour Medan (Sumatra). C’est évidemment trop peu mais l’avion nous attend et, apparemment, les bagages aussi. Beau temps à Singapour mais vol au-dessus des nuages. Comme on fait notre entrée en Indonésie à Medan, il faut demander un visa. Il n’y a qu’un seul guichet et ça n’avance pas. Un second guichet s’ouvre mais on nous dit qu’il faut passer par le 1er pour acheter le visa et par le 2d pour le cachet ! Ensuite, passage à l’immigration et, enfin, on peut aller chercher nos valises. Enfin, c’est ce qu’on croit, car de valises, il n’y en a guère. Aucune à nous ! On passe alors un temps fou à déclarer la « perte ». Les guides d’Indonésie signalent que les choses ne s’y passent jamais comme prévu et qu’il faut rester zen. On l’a vite constaté. Les valises devraient arriver par le vol suivant. Enfin, on sort avec notre guide, Elie, parlant français, et on s’installe dans notre van avec son chauffeur, direction le parc des orangs-outangs de Gunung Lauser. Medan est une ville très animée de 3 millions d’habitants où le trafic est épouvantable. D’avion, ça n’avait pas l’air très exotique mais, dans les rues, c’est bien différent. Tout est déglingué, il y a plein de petites échoppes, des énormes panneaux fleuris pour annoncer des événements, des becacs (prononcer bétchac), sortes de vélotaxis. C’est assez pittoresque et il y a de quoi voir. Pareil en dehors de Medan. On traverse ensuite une énorme forêt de palmiers, bien plantés et rangés dont on coupe les grappes de fruits pour en faire de l’huile. On voit d’ailleurs plein de camions débordant de ces fruits. Le paysage devient de plus en plus vert, se vallonne et on aperçoit les montagnes. Au bord de la route, quelques petites « paillottes » en pagodes. Après 3h de route, on entre dans le parc de Gunung Lauser où se trouve notre hôtel que nous croyions perdu au milieu de nulle part et pas touristique. Un monde fou ! C’est samedi et le début des vacances indonésiennes. Bukit Lawang est un lieu de villégiature pour les Indonésiens qui s’y rassemblent, s’y baignent (les femmes tout habillées) et font du rafting sur de grosses bouées. Plein de boutiques et de petits bistrots. Déjeuner dans un bistrot de l’autre côté de la rivière.


On gagne alors notre hôtel à pied car aucune route n’y mène. Le temps qu’on boive le verre d’accueil, il se met à pleuvoir. Impossible d’aller voir nourrir les orangs-outangs comme prévu, d’autant plus qu’on n’est pas très équipés sans nos valises. Assez épuisés, on s’installe dans nos chambres, un peu sombres mais avec hamac sur la terrasse et vue sur la rivière. Des macaques se promènent sur les toits, fréquentent beaucoup la terrasse de notre fille et entrent même dans sa chambre par une toute petite ouverture dans la fenêtre ! Ça nous fait du spectacle. Il pleut de plus belle et l’orage gronde.



C’est au moment où nous allons dîner que nos valises arrivent, amenées à pied par des porteurs. Ouf ! Au menu : nasi-goreng, satés, poulet, chips. Pas mauvais. On va enfin pouvoir prendre une bonne douche … mais sans eau chaude, ni essuie, ni savon. Heureusement que nous avions prévu ça, de même que les « sacs à viande » car il n’y a pas vraiment de draps. Nuit au « Sam’s Bungalows », très simple, avec lit à baldaquin fermé par une moustiquaire et ventilateur bienvenu car il faut fermer portes et fenêtres, salle de bain originale.
Guide pour Angkor Wat? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis à la recherche d'un guide francophone pour visiter Angkor Wat en février prochain.
Je me demande quel serait le tarif associé pour une visite guidée de :
- 1 jour
- 3 jours
Incluant la visite guidée et le transport.
Avez-vous d'autres suggestions aussi. Nous sommes un petit groupe de 4.
Merci à l'avance, tous vos commentaires seront largement appréciés.
Je suis à la recherche d'un guide francophone pour visiter Angkor Wat en février prochain.
Je me demande quel serait le tarif associé pour une visite guidée de :
- 1 jour
- 3 jours
Incluant la visite guidée et le transport.
Avez-vous d'autres suggestions aussi. Nous sommes un petit groupe de 4.
Merci à l'avance, tous vos commentaires seront largement appréciés.
Le tourisme en France en grand danger English translation pending
Sans surprise, les manifestations des gilets jaunes ont des répercussions très négatives sur l'ensemble du tourisme en France, et particulièrement à Paris, alors que l'activité du secteur s'était avérée très bonne sur les dix premiers mois de l'année. Au delà des annulations, c'est aussi et surtout maintenant "l'image accueillante de Paris et de la France qui est irrémédiablement dégradée" comme le soulignent nombre de professionnels.
Lire la suite...
MSC utilise-t-elle des photos trompeuses pour vendre ses cabines? English translation pending
Je pose la question mais ma dernière expérience a bord du MSC PREZIOCA ou je me trouve m'a personnellement convaincu après d'autres expériences malheureuses. Ayant réservé la croisière départ du 23/11/2018 départ Marseille vers Fort de France (avec ma carte MSC Gold ) , Cabine Balcon ambiance Fantastica et habitué a ces cabines vue mer je ne suis pas méfié, quoique.... lire la suite. Toutes les photos de ces cabibes autorisées par MSC sont en fait la méme que sur leur propre site: jolie vue sur la mer turquoise au travers d'un balcon vitré. Lorsque l'on achéte on ne vous envoie aucune image, quitte a vous laisser vérifier sur le net. Quand vous recevez votre attribution de cabine vous pouvez seulement vérifier sur le plan du pont ou se trouve votre cabine. La mienne 9045 ( pont 9 babord avant). Par sécurité je cherche une photo de cette cabine. Le site icruise.com vous la donne avec la belle photo agrée et autorisée par MSC comme pour toutes leurs agences de revente de corisères dans le monde entier :
http://bit.ly/2Re5sP4
Sauf que arrivé a bord voila la triste réalité : un mur de métal empéchant la vue sur la mer sauf a étre debout au balcon.
http://bit.ly/2Ra7dgg
J'ai demandé a changer de cabine mais il m' a été indiqué que sur leur plan il s'agit bien d'une cabine de la classe supérieure Fantastica et que je n'avais donc pas a réclamer.
MSC prend bien soin de mentionner que leurs photos ne sont pas contractuelles. Sur les milliers de photos visibles pour les cabines balcon ( et même Ambiance payante Fantastica pour avoir une des meilleures cabibes ) vous ne trouvrez nul part ce genre de balcon car qui réserverait au prix fort sans vue directe sur la mer mais sur la rembarde d'un balcon, une sorte de gros hublot à l'air libre ?
Je me suis plaint sans résulat malgr- 6 passages a la réception sans succès et vais dans un premier tant envoyer (sans convixction) un courrier au service client, juste pour le principe.
Je suppose que MSC finira par me proposer une transaction que je refuserai pour la même raison de soupçon de tromperie ( voir plus bas expérience passée) et me propose avec l'aide de mon avocat de porter l'affaire en justice pour aussi protéger les futurs acheteurs de " fausses cabines Balcon au prix fort":
Expérience passée de transaction trompeuse:
Ayant fait la croisère inaugurale du MSC MERAVIGLIA au départ du Havre le 4/06/2017 il s'est avéré que le navire mal fini a été une catastrophe. MSC m'a proposé en échange du refus de porter la réclamation devant les tribunaux un avoir de 500 euros a valoir sur une crosière a venir sur le même navire valable jusque juin 2020. J'ai accepté et ai réservé de nouveau en février 2018 une croisère pour en bénéficier. Ou s'est cette fois ci cachée la tromperie ? Cherchez bien après avoir lu la proposition de transaction car la déduction a été refusée....
http://bit.ly/2FFl0dx
Réponse nous avions acheté la croisière mais il s'agissait d'une croisière avec un tarif moins cher que le tarif brochure j'ai appris qu'il y avait avec un code à 5 lettres inconnu des clients mais seulement de MSC classant cet achat dans les croisières avec tarif promotionel.
Citation de l'astuce utilisée par MSC pour ne pas nous accorder la remise :
Cher Monsieur DESCIEUX,
Comme stipulé sur l'accord transactionnel signé, nous ne pouvons pas appliquer cette réduction pour votre réservation du 27 janvier sur le MSC MERAVIGLIA car c'est un tarif ISSEO (ISSEO est une promotion) Votre réduction est néanmoins valable jusqu'en juin 2020. Cordialement Customer Service MSC Croisières
Pour terminer l'histoire du MSC SINFONIA depart Durban décembre 2017.
Après avoir pris l'avion pour une croisère dans une suite avec all inclusive ( boissons etc ) sur les iles portugaises, avons été averti que nous ne pourrions descendre a terre car les autorités refusaient depuis quelques jours avant départ d'émettre des visas a bord pour descendre malgrè l'avis clair du contrat envoyé quelques jours avant. Dommage mais heureux de pourvoir patir et rester à bord pour profiter de la suite sauf que :
Le visa émis pour mon épouse Camerounaise par l'ambassade d'Afrique du Sud au Cameroun a posé probléme avec l'immigration avant de monter a bord. Avons sollicité assistance a MSC pour expliquer situation et nous permettre de monter. Refus car ils ne souhaitaient pas se mettre mal avec l'officier avec qui ils trvaillent au quotidien. Nous avons été laissés sur le quai avec nos 4 bagages sans strictement aucune assistance ni logement. Avons demandé au moins un geste commercial de remboursement des forfaits non utilisés types boissons, soins, internet... Refus. La croisère était déja amputée de la seule visiste du voyage : les iles Portuguaises du Mazambique et pourtant le contrat MSC précisait clairement lorsqu'il nous été envoyé que les visas pour le Mozambique seraient émis a bord ( voir 2 éme lien ) , raison de notre réservation. Une fois de plus MSC a refusé de reconnaitre le terme contractuel qui était écrit noir sur blanc et refusé toute responsabilité... Caractère trompeur du contrat ? A lire l'échange d'email révélateur :
http://bit.ly/2P1X6II
les termes étaient pourtant parfaitement clairs
http://bit.ly/2r6KMgG
Question: Dèrrière la superbe facade de société familiale exemplaire et irréprochable jusqu'aux petits Africains qui sourient grace au partenariat de l'Unicef ( nous qui vivons en Afrique en avons juste l'image des Pajero flambant neufs roulant a vive allure dans les villages même si l'intention est louable ) , quelle est la face cachée au vu des images trompeuses, des propositions obscures de remboursmeent des préjudices, du manque total de compassion de passagers abandonnés sans assistance... Suis je le seul a avoir été confronté a cette face cachée de l'état d'esprit trompeur de MSC ?
Je cherche des témoignages qui me permettrons de conforter mes arguments devant le juge qui devra déterminer si MSC utilise des arguments tels des images sur Internet ne reflétant en rien la réalité des cabines attribuées et la façon dont les réservations sont prises sans donner aucune image des achats réalisés mais uniquement un numero de pont de navire et l'emplacement de la cabine. Seules les images officielles opposables sont marqués de la mention " image non contractuelles ", une autre façon d'échapper a leurs obligations d'informations claires aux consommateurs ?
Bien Cordialement
Philippe
http://bit.ly/2Re5sP4
Sauf que arrivé a bord voila la triste réalité : un mur de métal empéchant la vue sur la mer sauf a étre debout au balcon.
http://bit.ly/2Ra7dgg
J'ai demandé a changer de cabine mais il m' a été indiqué que sur leur plan il s'agit bien d'une cabine de la classe supérieure Fantastica et que je n'avais donc pas a réclamer.
MSC prend bien soin de mentionner que leurs photos ne sont pas contractuelles. Sur les milliers de photos visibles pour les cabines balcon ( et même Ambiance payante Fantastica pour avoir une des meilleures cabibes ) vous ne trouvrez nul part ce genre de balcon car qui réserverait au prix fort sans vue directe sur la mer mais sur la rembarde d'un balcon, une sorte de gros hublot à l'air libre ?
Je me suis plaint sans résulat malgr- 6 passages a la réception sans succès et vais dans un premier tant envoyer (sans convixction) un courrier au service client, juste pour le principe.
Je suppose que MSC finira par me proposer une transaction que je refuserai pour la même raison de soupçon de tromperie ( voir plus bas expérience passée) et me propose avec l'aide de mon avocat de porter l'affaire en justice pour aussi protéger les futurs acheteurs de " fausses cabines Balcon au prix fort":
Expérience passée de transaction trompeuse:
Ayant fait la croisère inaugurale du MSC MERAVIGLIA au départ du Havre le 4/06/2017 il s'est avéré que le navire mal fini a été une catastrophe. MSC m'a proposé en échange du refus de porter la réclamation devant les tribunaux un avoir de 500 euros a valoir sur une crosière a venir sur le même navire valable jusque juin 2020. J'ai accepté et ai réservé de nouveau en février 2018 une croisère pour en bénéficier. Ou s'est cette fois ci cachée la tromperie ? Cherchez bien après avoir lu la proposition de transaction car la déduction a été refusée....
http://bit.ly/2FFl0dx
Réponse nous avions acheté la croisière mais il s'agissait d'une croisière avec un tarif moins cher que le tarif brochure j'ai appris qu'il y avait avec un code à 5 lettres inconnu des clients mais seulement de MSC classant cet achat dans les croisières avec tarif promotionel.
Citation de l'astuce utilisée par MSC pour ne pas nous accorder la remise :
Cher Monsieur DESCIEUX,
Comme stipulé sur l'accord transactionnel signé, nous ne pouvons pas appliquer cette réduction pour votre réservation du 27 janvier sur le MSC MERAVIGLIA car c'est un tarif ISSEO (ISSEO est une promotion) Votre réduction est néanmoins valable jusqu'en juin 2020. Cordialement Customer Service MSC Croisières
Pour terminer l'histoire du MSC SINFONIA depart Durban décembre 2017.
Après avoir pris l'avion pour une croisère dans une suite avec all inclusive ( boissons etc ) sur les iles portugaises, avons été averti que nous ne pourrions descendre a terre car les autorités refusaient depuis quelques jours avant départ d'émettre des visas a bord pour descendre malgrè l'avis clair du contrat envoyé quelques jours avant. Dommage mais heureux de pourvoir patir et rester à bord pour profiter de la suite sauf que :
Le visa émis pour mon épouse Camerounaise par l'ambassade d'Afrique du Sud au Cameroun a posé probléme avec l'immigration avant de monter a bord. Avons sollicité assistance a MSC pour expliquer situation et nous permettre de monter. Refus car ils ne souhaitaient pas se mettre mal avec l'officier avec qui ils trvaillent au quotidien. Nous avons été laissés sur le quai avec nos 4 bagages sans strictement aucune assistance ni logement. Avons demandé au moins un geste commercial de remboursement des forfaits non utilisés types boissons, soins, internet... Refus. La croisère était déja amputée de la seule visiste du voyage : les iles Portuguaises du Mazambique et pourtant le contrat MSC précisait clairement lorsqu'il nous été envoyé que les visas pour le Mozambique seraient émis a bord ( voir 2 éme lien ) , raison de notre réservation. Une fois de plus MSC a refusé de reconnaitre le terme contractuel qui était écrit noir sur blanc et refusé toute responsabilité... Caractère trompeur du contrat ? A lire l'échange d'email révélateur :
http://bit.ly/2P1X6II
les termes étaient pourtant parfaitement clairs
http://bit.ly/2r6KMgG
Question: Dèrrière la superbe facade de société familiale exemplaire et irréprochable jusqu'aux petits Africains qui sourient grace au partenariat de l'Unicef ( nous qui vivons en Afrique en avons juste l'image des Pajero flambant neufs roulant a vive allure dans les villages même si l'intention est louable ) , quelle est la face cachée au vu des images trompeuses, des propositions obscures de remboursmeent des préjudices, du manque total de compassion de passagers abandonnés sans assistance... Suis je le seul a avoir été confronté a cette face cachée de l'état d'esprit trompeur de MSC ?
Je cherche des témoignages qui me permettrons de conforter mes arguments devant le juge qui devra déterminer si MSC utilise des arguments tels des images sur Internet ne reflétant en rien la réalité des cabines attribuées et la façon dont les réservations sont prises sans donner aucune image des achats réalisés mais uniquement un numero de pont de navire et l'emplacement de la cabine. Seules les images officielles opposables sont marqués de la mention " image non contractuelles ", une autre façon d'échapper a leurs obligations d'informations claires aux consommateurs ?
Bien Cordialement
Philippe
Voyage (un mois) en Colombie: rencontres, paysages, culture English translation pending
Ce voyage était tant attendu. Reporté l'an dernier pour graves raisons de santé, notre départ le 25 août était une belle fête dans nos têtes.
J'aurai mis un peu de temps pour rédiger ce carnet mais le retour a été bien chargé (tentative d'excuses). Il a fallu aussi trier les photos, poursuivre le voyage en lisant les magnifiques carnets des autres, et enfin reprendre les notes prises pendant ce beau voyage (et comme dirait mon épouse, les déchiffrer).
Je vais vous proposer très humblement mon retour d'expérience sur nos étapes (il n'y a pas selon moi de "circuit" meilleur que les autres : ce qui est important c'est d'assumer ses choix (car il est impossible de tout voir), ses impasses (car il faut faire des choix) et de profiter de chaque moment vécu (car nous aimons prendre notre temps à chaque étape).Et puis, c''est tellement bien de pouvoir voyager !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Traversée Amérique du Sud 2018 English translation pending
🙂😉😛
TRAVERSEE AMERIQUE DU SUD (12/10/18>>>02/11/18)
INFORMATIONS GENERALES : >>>22 jours >>>4 pays >>>4 capitales >>>27150 kms en avion en 10 vols >>>2190 kms en bus en 9 bus >>>480 kms en 4X4 >>>7 sites UNESCO >>>6 heures de pirogue >>>de nombreux taxis
à suivre.................. titi77310
INFORMATIONS GENERALES : >>>22 jours >>>4 pays >>>4 capitales >>>27150 kms en avion en 10 vols >>>2190 kms en bus en 9 bus >>>480 kms en 4X4 >>>7 sites UNESCO >>>6 heures de pirogue >>>de nombreux taxis
à suivre.................. titi77310
Couverture de passeport effacée English translation pending
Bonjour,
je compte partie à Bali et à Dubai en février. J'ai un passeport français en très bon état puisqu'il date de 2015 (seulement 3 ans). Cependant, les inscriptions (République Française, Union européenne....) sur la première de couverture sont complètement effacés. Ça m'angoisse à chaque fois que je passe une douane, mais j'hésite à le changer étant donné qu'il est récent et en bon état
Sur la page concernant l'Indonésie dans le ministère des Affaires étrangères j'ai pu lire : "Le passeport doit être en très bon état. En effet, de nombreux ressortissants français se sont vus refuser l’accès au territoire indonésien à cause d’un passeport abîmé (pages déchirées, couverture en mauvais état, …). Ils sont alors expulsés et contraints de retourner en France"
Je tiens à préciser que les pages sont en bon état, la première page avec la photo également. Ainsi que l'état de la première de couverture
Si quelqu'un qui est déjà parti à Bali peut m'éclairer éventuellement sur le fait de changer ou non mon passeport. Merci
je compte partie à Bali et à Dubai en février. J'ai un passeport français en très bon état puisqu'il date de 2015 (seulement 3 ans). Cependant, les inscriptions (République Française, Union européenne....) sur la première de couverture sont complètement effacés. Ça m'angoisse à chaque fois que je passe une douane, mais j'hésite à le changer étant donné qu'il est récent et en bon état
Sur la page concernant l'Indonésie dans le ministère des Affaires étrangères j'ai pu lire : "Le passeport doit être en très bon état. En effet, de nombreux ressortissants français se sont vus refuser l’accès au territoire indonésien à cause d’un passeport abîmé (pages déchirées, couverture en mauvais état, …). Ils sont alors expulsés et contraints de retourner en France"
Je tiens à préciser que les pages sont en bon état, la première page avec la photo également. Ainsi que l'état de la première de couverture
Si quelqu'un qui est déjà parti à Bali peut m'éclairer éventuellement sur le fait de changer ou non mon passeport. Merci
Three More Months in Southern Africa
Hello, fellow bird lovers, big mammal enthusiasts, and Southern Africa fans!
The title of this second travel journal obviously references the one that came before it: Three months in Southern Africa in a Ford Figo 😉
That was back in spring 2016, and I was discovering this incredible region of the world with wide-eyed wonder. Though absolutely enchanted by my trip, I’ll admit: I didn’t think I’d be back so soon.
Fortunately, circumstances had other plans. For their 70th birthdays, my parents had the wonderful idea of inviting the whole family—my sister, my brother-in-law, my three nieces, and me—for two weeks in the Cape Town area and Namibia. The only one missing was my godson (the eldest), who was tied up in Switzerland for his air traffic controller training.
Of course, I wasn’t going to settle for just this (delicious) taste of adventure… so, as an appetizer, main course, and dessert, I added two and a half months of travels through South Africa, Lesotho, Mozambique, and Zimbabwe (the last two being new to me). What can I say? I’m a travel glutton! 😛
Here’s the general outline of my itinerary, with details to come as I share the story:
With family (March 29 to April 13, 2018)
South Africa (5 days) Namibia (9 days)
Solo (April 13 to June 30, 2018)
Zimbabwe: Victoria Falls (5 days) South Africa and Lesotho (26 days) Mozambique (21 days) Zimbabwe (10 days) South Africa (15 days)
And since I need a cliché to illustrate this journal...
... it’ll be the famous lilac-breasted roller (lilac-breasted roller), one of my little favorites (I might even make it my profile picture, actually)!
I have to say, in 2016, exploring Southern Africa multiplied my interest (already strong, but mostly limited to vultures and raptors) in avian wildlife. 🙂
Happy reading!
P.S. Beyond sharing, I’m also counting on this journal to motivate me to finally sort through the roughly 10,000 photos that have been sitting on a hard drive for four months. 🤪😏
The title of this second travel journal obviously references the one that came before it: Three months in Southern Africa in a Ford Figo 😉
That was back in spring 2016, and I was discovering this incredible region of the world with wide-eyed wonder. Though absolutely enchanted by my trip, I’ll admit: I didn’t think I’d be back so soon.
Fortunately, circumstances had other plans. For their 70th birthdays, my parents had the wonderful idea of inviting the whole family—my sister, my brother-in-law, my three nieces, and me—for two weeks in the Cape Town area and Namibia. The only one missing was my godson (the eldest), who was tied up in Switzerland for his air traffic controller training.
Of course, I wasn’t going to settle for just this (delicious) taste of adventure… so, as an appetizer, main course, and dessert, I added two and a half months of travels through South Africa, Lesotho, Mozambique, and Zimbabwe (the last two being new to me). What can I say? I’m a travel glutton! 😛
Here’s the general outline of my itinerary, with details to come as I share the story:
With family (March 29 to April 13, 2018)
South Africa (5 days) Namibia (9 days)
Solo (April 13 to June 30, 2018)
Zimbabwe: Victoria Falls (5 days) South Africa and Lesotho (26 days) Mozambique (21 days) Zimbabwe (10 days) South Africa (15 days)
And since I need a cliché to illustrate this journal...
... it’ll be the famous lilac-breasted roller (lilac-breasted roller), one of my little favorites (I might even make it my profile picture, actually)!I have to say, in 2016, exploring Southern Africa multiplied my interest (already strong, but mostly limited to vultures and raptors) in avian wildlife. 🙂
Happy reading!
P.S. Beyond sharing, I’m also counting on this journal to motivate me to finally sort through the roughly 10,000 photos that have been sitting on a hard drive for four months. 🤪😏
En Russie avec notre fourgon aménagé: visa et formalités English translation pending
Bonsoir,
Nous envisageons un voyage en Russie avec notre fourgon aménagé.
° Nous avions pensé à un visa "affaire" avec deux entrées car nous n'avons pas déterminé exactement notre itinéraire retour . 90 jours c'est trop mais comme nous voulons visiter Moscou ( 1 semaine ne sera pas de trop ) puis nous rendre au lac Baïkal y séjourner une dizaine de jours et flâner en route 30 jours c'est court !
°je lis dans une autre discussion qu'il faudrait faire la preuve que nous disposons de 1000 euros/personnes/semaine soit 24 000 euros pour nous deux ! Ça me paraît bien exagéré comme exigence à moins que la vie en Russie soit très très chère ?
° quelqu'un sait-il si les certificats d'importation temporaire d'un véhicule peuvent se faire à l'entrée en Russie aux douanes à la frontière ou bien s'il faut obtenir ces documents au préalable ?
Merci de vos réponses.
Nous envisageons un voyage en Russie avec notre fourgon aménagé.
° Nous avions pensé à un visa "affaire" avec deux entrées car nous n'avons pas déterminé exactement notre itinéraire retour . 90 jours c'est trop mais comme nous voulons visiter Moscou ( 1 semaine ne sera pas de trop ) puis nous rendre au lac Baïkal y séjourner une dizaine de jours et flâner en route 30 jours c'est court !
°je lis dans une autre discussion qu'il faudrait faire la preuve que nous disposons de 1000 euros/personnes/semaine soit 24 000 euros pour nous deux ! Ça me paraît bien exagéré comme exigence à moins que la vie en Russie soit très très chère ?
° quelqu'un sait-il si les certificats d'importation temporaire d'un véhicule peuvent se faire à l'entrée en Russie aux douanes à la frontière ou bien s'il faut obtenir ces documents au préalable ?
Merci de vos réponses.
Rocheuses et Vancouver: l’Ouest canadien à pleins poumons! English translation pending

Je vous embarque dans un fabuleux road-trip de 4 semaines en juin-juillet 2018, de l’Alberta à la Colombie britannique, depuis Calgary jusque Vancouver, Ile de Vancouver incluse. Un parcours classique pour une première découverte, si ce n’est un heureux crochet dans une région quasi-méditerranéenne, l’Okanagan !
Mine de rien, environ 4000 km de route… une route en cinémascope, écran géant, full HD !
Ce carnet n’a pas vocation à vous raconter tous nos moindres faits et gestes en détail… Mais plutôt à vous livrer des instantanés de ce qui nous a marqués et fait tomber amoureux de ce coin du monde… et même carrément raides-dingues de l’île de Vancouver et de Vancouver ! Dans la section "pratique", je ne vous donne que les adresses préférées. Tout d’abord, pour une vision globale, voici notre itinéraire, en 2 cartes :


En détail:
- Arrivée à Calgary en fin d’après-midi (Air France Paris- Vancouver puis vol intérieur Vancouver-Calgary), - Départ le lendemain matin pour les Rocheuses et la chaîne Columbia (8 nuits) o 2 nuits à Banff / visite des environs de Banff o 2 nuits à Jasper / icefield Parkway (autoroute des glaciers), Jasper Park o 2 nuits à Lake Louise / icefield Parkway, Yoho Park, Lac Moraine, Lac Louise o 2 nuits à Glacier Park (chaîne Columbia)/ Kootenay Park, Glaciers Park - Okanagan o 3 nuits à Naramata (Okanagan) / visite des environs - Route vers la côte (via Whistler) o 1 nuit à Sun Peaks o 1 nuit à Squamish - Ile de Vancouver (8 nuits) o 2 nuits à Victoria (ile de Vancouver) / traversée au départ de Tsawwassen o 3 nuits à Tofino (île de Vancouver) / Pacific south rim o 1 nuit à Port Alberni / étape vers l’autre côté de l’île o 2 nuits à Alert Bay (île à proximité de Telegraph Cove) - Vancouver o 4 nuits à Vancouver (arrivée à schwartz bay au départ de Nanaimo)
Bon alors c'est parti!

Retour croisière MSC Magnifica - départ du Havre pour Zeebrugge, Amsterdam, Hambourg, Southampton English translation pending
Bonjour à toutes et à tous.
Je suis revenue hier de cette croisière.
Pour une fois, je ferai un compte-rendu assez court, enfin plus court que d’habitude, car c’est une croisière qui ne comportait que quatre escales et notre bateau appartient à la compagnie MSC connue de beaucoup.
Globalement, mon mari et moi avons été satisfaits de cette croisière, une première pour nous avec cette compagnie.
Je détaillerai précisément les points que nous avons aimés et moins aimés.
Mais je vais tout d’abord vous faire part de notre retour post croisière quelque peu mouvementé.🤪
Hier matin, alors que nous allions sortir du terminal croisière, nous apercevons sur un comptoir une liste de noms, dont le nôtre, nous informant que nous avions un message.
Nous nous arrêtons et aussitôt une personne de MSC nous demande notre nom et nous informe que des voitures, notamment de croisiéristes ont été vandalisées dans le parking où nous avions laissé notre véhicule. Bon c’est un peu la douche froide, pour un retour de vacances…
L’air désolé pour nous, il nous emmène jusqu’au taxi et nous allons rejoindre le parking P4 - quai Vauban que nous avions réservé, par l’intermédiaire de l’office du tourisme, le temps de notre croisière. Nous ne nous faisons pas trop d’illusion, si notre nom a été donné, c’est que notre voiture est concernée. Le personnel du garage est navré, les personnes de l’office du tourisme présentes le sont également…et nous encore plus.
La voiture est neuve, moins de 4 mois…La vitre du passager avant est fracassée, la vitre arrière coffre également explosée. Du verre partout dans l’habitacle, le coffre a été forcé, et il y a des tags…🏴☠️ Une personne de l’office du tourisme accompagne mon mari et un autre couple au commissariat. Moi je reste pour contacter l’assurance et l’assistance. En fait il y a eu 15 véhicules saccagés, dont 10 de croisiéristes.
C’était un parking surveillé, les deux saccageurs ont été filmés, ils ont mis trois heures de nuit à fracasser les vitres et même pour un véhicule à vider un extincteur à l’intérieur…
Nous avons fait toutes les démarches, une dépanneuse a déposé la voiture dans un garage et nous sommes rentrés avec une voiture de location. Mais bon, il nous faudra retourner au Havre qui est à 200 km. D’après les personnes de l’OT c’est la première fois que cela arrivait.
Je dois d’ailleurs les remercier pour l’attention le réconfort et l’aide apportée. Elles avaient même prévu le café et les petits sandwichs. Une des femmes constatait amèrement que c’était un travail de plusieurs années pour développer la partie croisières qui risquait d’être balayé par ce saccage.
Je sais que ce genre de chose peut arriver n’importe où, mais c’est vrai que la prochaine fois je risque de revenir par le train. J'ai apprécié le Havre comme port de départ. En effet, jusqu’à présent, au cours de mes deux expériences au Havre, les personnes rencontrées ont toujours été très aimables : accueil au terminal, taxis, garage…et même depuis : commissariat et expert 😉 A paris on n’a plus l’habitude de cette amabilité !
Bon, ce n’est que du matériel et pas de blessé. J’espère simplement que les caméras seront à l’avenir reliées au commissariat.
Après cet aparté je reviens à la croisière.😎 Acheté sur VP nous avons bénéficié d’un prix qui nous a paru intéressant. D'un montant de 1800€ pour deux en cabine balcon fantastica, pont 10 au milieu du bateau (très important pour moi sujette au mal de mer) boissons, enfin pour nous, bouteilles d’eau gratuites à la cafeteria et au restaurant. On en ramenait quelques-unes pour la cabine. Le navire, agréable, un beau théâtre.


La cabine nous a paru petite, mais alors petite…évidemment après la mini-suite de Royal Princess ! Idem pour la salle d’eau.

Nous nous arrêtons et aussitôt une personne de MSC nous demande notre nom et nous informe que des voitures, notamment de croisiéristes ont été vandalisées dans le parking où nous avions laissé notre véhicule. Bon c’est un peu la douche froide, pour un retour de vacances…
L’air désolé pour nous, il nous emmène jusqu’au taxi et nous allons rejoindre le parking P4 - quai Vauban que nous avions réservé, par l’intermédiaire de l’office du tourisme, le temps de notre croisière. Nous ne nous faisons pas trop d’illusion, si notre nom a été donné, c’est que notre voiture est concernée. Le personnel du garage est navré, les personnes de l’office du tourisme présentes le sont également…et nous encore plus.
La voiture est neuve, moins de 4 mois…La vitre du passager avant est fracassée, la vitre arrière coffre également explosée. Du verre partout dans l’habitacle, le coffre a été forcé, et il y a des tags…🏴☠️ Une personne de l’office du tourisme accompagne mon mari et un autre couple au commissariat. Moi je reste pour contacter l’assurance et l’assistance. En fait il y a eu 15 véhicules saccagés, dont 10 de croisiéristes.
C’était un parking surveillé, les deux saccageurs ont été filmés, ils ont mis trois heures de nuit à fracasser les vitres et même pour un véhicule à vider un extincteur à l’intérieur…
Nous avons fait toutes les démarches, une dépanneuse a déposé la voiture dans un garage et nous sommes rentrés avec une voiture de location. Mais bon, il nous faudra retourner au Havre qui est à 200 km. D’après les personnes de l’OT c’est la première fois que cela arrivait.
Je dois d’ailleurs les remercier pour l’attention le réconfort et l’aide apportée. Elles avaient même prévu le café et les petits sandwichs. Une des femmes constatait amèrement que c’était un travail de plusieurs années pour développer la partie croisières qui risquait d’être balayé par ce saccage.
Je sais que ce genre de chose peut arriver n’importe où, mais c’est vrai que la prochaine fois je risque de revenir par le train. J'ai apprécié le Havre comme port de départ. En effet, jusqu’à présent, au cours de mes deux expériences au Havre, les personnes rencontrées ont toujours été très aimables : accueil au terminal, taxis, garage…et même depuis : commissariat et expert 😉 A paris on n’a plus l’habitude de cette amabilité !
Bon, ce n’est que du matériel et pas de blessé. J’espère simplement que les caméras seront à l’avenir reliées au commissariat.
Après cet aparté je reviens à la croisière.😎 Acheté sur VP nous avons bénéficié d’un prix qui nous a paru intéressant. D'un montant de 1800€ pour deux en cabine balcon fantastica, pont 10 au milieu du bateau (très important pour moi sujette au mal de mer) boissons, enfin pour nous, bouteilles d’eau gratuites à la cafeteria et au restaurant. On en ramenait quelques-unes pour la cabine. Le navire, agréable, un beau théâtre.


La cabine nous a paru petite, mais alors petite…évidemment après la mini-suite de Royal Princess ! Idem pour la salle d’eau.

Je vous invite à découvrir le Maroc English translation pending
INTRODUCTION
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.
Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.
Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.
Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.
Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.
J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.
La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.
Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:
Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca
Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...
Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.
Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....
Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.
Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.
Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.
C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.
C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.
Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.
Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.
A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.
Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?
Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.
Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.
Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.
POUR LA SUITE, C'EST ICI
POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:
Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
De retour du Bhoutan... bien différent maintenant! English translation pending
De retour d'un récent voyage au Bhoutan, je peux affirmer que le pays change et même change beaucoup !
Pollution et nombreuses constructions à travers les paysages: - Pour répondre au souhait de développement du pays, de nombreuses nouvelles routes sont construites et d'anciennes sont améliorées pour les rendre plus confortables en les élargissant par exemple, et ce en saignant littéralement les paysages. - Pour répondre aux souhaits d'une population mieux éduquées (école rendue gratuite et bilingue - cours scientifiques en anglais pour l'ouverture au monde et les autres en bhoutanais pour la tradition-) souhaitant plus de confort ou encore de services, de multiples constructions d'immeubles, de 6 étages le plus souvent, sont en cours et marquent inévitablement les paysages de manière indilébile. - Pour répondre aux souhaits de touristes forcés de dépenser beaucoup d'argent (250$us par jour et par personne pour le visa incluant les services de transferts, guidance privée obligatoire, entrées diverses, hébergement et repas), des hôtels très confortables ont été construits et de nombreux sont en construction au milieu de paysages qui étaient parfois vierges avant. D'autant que la fameuse limite de 12.000 touristes par an est bien révolue ... on dépasse maintenant 200.000 visas qui sont délivrés chaque année et cela augmentera chaque année car plus aucune limite, hors les finances (250$us par jour par personne), n'est d'application. On imagine aisément le charroi routier supplémentaire, les parkings agrandis, etc, etc. - Et le Bhoutan, et surtout certains Bhoutanais devenant plus riches, les autos sont de plus en plus nombreuses et cela se sent partout avec un air qui s’éloigne de plus en plus de la pureté réputée d'avant: j'ai vu pas mal d'habitants de Thimphu avec des masques comme à Katmandou ... c'est dire ! :-(
Plus de limite du nombre de touristes: - Quant aux sites religieux et historiques, ils sont bien toujours là, magnifiques, mais avec une fréquentation touristique de plus en plus dense, principalement indienne (non soumis au visa de 250$ par jour), ce qui rend progressivement la destination de moins en moins "hors du temps". Les touristes chinois, très proches du pays, sont aussi de plus en plus nombreux et payent comme nous les 250$ journaliers. Rappelons que la fameuse limite à 12.000 visas par an est bien obsolète ... maintenant ce sont déjà plus de 200.000 visiteurs annuels ! ... probablement hors visiteurs indiens, singhalais et maldiviens qui eux n'ont pas besoin de ce fameux visa, exemption accordée probablement au vu des liens économiques intenses entre le Bhoutan et surtout l'Inde qui assure finalement sa survie, en particulier alimentaire, en y exportant quantité de produits.
Voilà le Bhoutan d'aujourd'hui :-(
Mérite-t-il encore le budget qu'il faut lui accorder ? Cela est une question à laquelle il y aura diverses réponses en fonction de chacun, mais une chose est certaine: le Bhoutan a changé et va encore changer énormément ! Donc pour qui veut encore un peu d'authenticité, je pense qu'il ne faut pas remettre à plus tard un éventuel projet de voyage !
Pollution et nombreuses constructions à travers les paysages: - Pour répondre au souhait de développement du pays, de nombreuses nouvelles routes sont construites et d'anciennes sont améliorées pour les rendre plus confortables en les élargissant par exemple, et ce en saignant littéralement les paysages. - Pour répondre aux souhaits d'une population mieux éduquées (école rendue gratuite et bilingue - cours scientifiques en anglais pour l'ouverture au monde et les autres en bhoutanais pour la tradition-) souhaitant plus de confort ou encore de services, de multiples constructions d'immeubles, de 6 étages le plus souvent, sont en cours et marquent inévitablement les paysages de manière indilébile. - Pour répondre aux souhaits de touristes forcés de dépenser beaucoup d'argent (250$us par jour et par personne pour le visa incluant les services de transferts, guidance privée obligatoire, entrées diverses, hébergement et repas), des hôtels très confortables ont été construits et de nombreux sont en construction au milieu de paysages qui étaient parfois vierges avant. D'autant que la fameuse limite de 12.000 touristes par an est bien révolue ... on dépasse maintenant 200.000 visas qui sont délivrés chaque année et cela augmentera chaque année car plus aucune limite, hors les finances (250$us par jour par personne), n'est d'application. On imagine aisément le charroi routier supplémentaire, les parkings agrandis, etc, etc. - Et le Bhoutan, et surtout certains Bhoutanais devenant plus riches, les autos sont de plus en plus nombreuses et cela se sent partout avec un air qui s’éloigne de plus en plus de la pureté réputée d'avant: j'ai vu pas mal d'habitants de Thimphu avec des masques comme à Katmandou ... c'est dire ! :-(
Plus de limite du nombre de touristes: - Quant aux sites religieux et historiques, ils sont bien toujours là, magnifiques, mais avec une fréquentation touristique de plus en plus dense, principalement indienne (non soumis au visa de 250$ par jour), ce qui rend progressivement la destination de moins en moins "hors du temps". Les touristes chinois, très proches du pays, sont aussi de plus en plus nombreux et payent comme nous les 250$ journaliers. Rappelons que la fameuse limite à 12.000 visas par an est bien obsolète ... maintenant ce sont déjà plus de 200.000 visiteurs annuels ! ... probablement hors visiteurs indiens, singhalais et maldiviens qui eux n'ont pas besoin de ce fameux visa, exemption accordée probablement au vu des liens économiques intenses entre le Bhoutan et surtout l'Inde qui assure finalement sa survie, en particulier alimentaire, en y exportant quantité de produits.
Voilà le Bhoutan d'aujourd'hui :-(
Mérite-t-il encore le budget qu'il faut lui accorder ? Cela est une question à laquelle il y aura diverses réponses en fonction de chacun, mais une chose est certaine: le Bhoutan a changé et va encore changer énormément ! Donc pour qui veut encore un peu d'authenticité, je pense qu'il ne faut pas remettre à plus tard un éventuel projet de voyage !
Kyoto, Shinkansen, Tokyo: three first-timers in Japan via Air China
Hi everyone,
The idea of visiting Japan goes back a year now. I remember because I was looking for cheap flights to Europe from Paris. Surprisingly, the round-trip to Japan with Air China was just as affordable—if not cheaper—than many European destinations.
So, the tickets were booked. Three seats (including one for a 12-year-old), ten days over Easter 2018, AirBnB accommodation. Of course, in ten days, you visit without *really* visiting—you only scratch the surface. Just the classics: Kyoto, temples, moonlit rivers; the Shinkansen; and Tokyo, gardens, wandering, high-tech, and... maids.
I have to admit, we don’t know much about the country, and the thought of how we’d manage is a constant source of worry. What if this trip reveals my inability to open up to other cultures?
We board the first Air China flight with that question on our minds.
The idea of visiting Japan goes back a year now. I remember because I was looking for cheap flights to Europe from Paris. Surprisingly, the round-trip to Japan with Air China was just as affordable—if not cheaper—than many European destinations.
So, the tickets were booked. Three seats (including one for a 12-year-old), ten days over Easter 2018, AirBnB accommodation. Of course, in ten days, you visit without *really* visiting—you only scratch the surface. Just the classics: Kyoto, temples, moonlit rivers; the Shinkansen; and Tokyo, gardens, wandering, high-tech, and... maids.
I have to admit, we don’t know much about the country, and the thought of how we’d manage is a constant source of worry. What if this trip reveals my inability to open up to other cultures?
We board the first Air China flight with that question on our minds.
Concours Photo du mois de septembre 2018: "Étrange comme c'est bizarre..." English translation pending
Ce mois-ci je vous propose de nous faire partager à travers vos photos, des lieux insolites que vous avez découverts lors de vos voyages....je compte sur vous pour nous surprendre et nous faire découvrir ces lieux souvent méconnus.
Ces lieux sont insolites car vous avez vu des objets hors du commun, des situations inhabituelles avec des personnages extraordinaires, ou bien les deux suggestions précédentes en même temps....
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Dimanche 23 septembre 22h. Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote...) Pour voter : du Lundi 24 septembre au Samedi 29 septembre 23h. Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d'Octobre. Le lien diaporama dans ma signature. JULIE La joyeuse discussion c'est là: voyageforum.com/...3784;live=1;#9143784
Ces lieux sont insolites car vous avez vu des objets hors du commun, des situations inhabituelles avec des personnages extraordinaires, ou bien les deux suggestions précédentes en même temps....
Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Dimanche 23 septembre 22h. Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote...) Pour voter : du Lundi 24 septembre au Samedi 29 septembre 23h. Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d'Octobre. Le lien diaporama dans ma signature. JULIE La joyeuse discussion c'est là: voyageforum.com/...3784;live=1;#9143784
Magique Jérusalem English translation pending
J’ai scindé mon séjour deux parties pour ne pas décourager certains
Arrivée à Jérusalem
Nous arrivons tôt , très tôt , ce mardi 24 octobre à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv ...
Cinq heures et des poussières , le temps de récupérer nos bagages , nous nous installons pour prendre un café avant de trouver un taxi collectif , direction la ville sainte ... Nous ne sommes attendues que vers 13 h mais nous décidons de nous y rendre plus tôt que prévu ..on verra bien à l’arrivée ... Déjà , dehors le ciel est bleu et la vue sur le désert et les palmiers bordant l’aéroport , nous enchante ...Enfin !!!!nous sommes arrivées dans ce petit pays chargé d’histoire au bord de la Méditerranée.....bientôt la capitale de toutes les religions ...celle qui fait rêver malgré tout ce que l’on peut raconter dans les journaux ..nous allons enfin pouvoir juger par nous mêmes ... Le Shuttle nous embarque et nous laisse un peu trop loin de l’hôtel pour nous y rendre à pied ...nous devons prendre un autre taxi ....
Notre hôtel , Addar hôtel , ancien hôtel de luxe réservé aux diplomates d’après ce que j’ai pu lire ... Kitsch à souhait , l’hôtel a été rénové en 2009 ...
Il se trouve dans Jérusalem Est quartier musulman de la ville , à un peu plus d’un Kilomètre de la plus belle porte de la vieille ville , la porte de Damas donnant elle même au coeur du quartier musulman ... Accueil très agréable ..il est huit heures et nous avons la chance de pouvoir bénéficier immédiatement d’une chambre au rez de chaussée dont la baie vitrée s’ouvre sur la terrasse et le jardin ...
nous la garderons donc pendant tout le séjour même si mon lit semble être un lit pour enfant !!!!
Un petit somme et nous partons de pied ferme à la découverte de cette ville tellement mystérieuse, fascinante , chargée de l’histoire du christ pour nous chrétiens et dans laquelle les différentes religions cohabitent plus ou moins aisément selon les époques et les dires .....
Le quartier est calme ...nous passons devant une église anglicane , st George ´s cathedral en retrait dans une grande cour sur le côté de laquelle se trouve une guest’house d’un abord très accueillant...
Sur la droite , on peut apercevoir une tour dédiée à Édouard VII . Elle est le siège de deux paroisses , une anglophone et une , arabophone. Notre visite commence ..l’église est sobre , sur le côté , une chapelle , « la chapelle St Michel et de tous les anges « me rappelle que mes parents y sont reliés pour l’éternité ( Georges et Micheline ) et de plus .... protégés par les Anges !!!!! Des fonds baptismaux en marbre dans lesquels un homme peut y descendre et s’y tremper ...offerts par la reine Victoria .
Elle conserve les armoiries royales provenant de la résidence du gouverneur de Palestine. Dans un recoin , une niche où sont suspendues des grues multicolores en papier, symbole de la paix sur terre , enfilées sur des cordelettes et alignées les unes à côté des autres à la façon des rideaux de perles du midi .... L’origine de ce symbole se trouve au Japon à Hiroshima ...une petite fille irradiée à l’âge de deux ans , Sadako Sasaki a développé une leucémie dix ans plus tard ...pendant ses longs mois d’hospitalisation, elle occupait son temps à faire des grues en papier , oiseau symbole de longévité et de prospérité ..... la légende veut que 1000 grues en papier exaucent un vœu ...à sa mort elle en avait fait 644 , qui l’ont accompagné dans son cercueil et depuis , cet origami est devenu symbole de paix pour les enfants victimes de la bombe ...tous les enfants des écoles japonaise et maintenant du monde entier en font. Elles sont envoyées à Hiroshima au pied de la statue de Sadako et l’excédent , dans un temple bouddhiste Daisho-in de l’ile de Miyajima . Une fois par an , des sacs entiers y sont brûlés en présence de moines récitant des prières , devant un mémorial dédié aux enfants d’Hiroshima . Étonnant de revoir ces oiseaux à des milliers de km du parc de la paix d’Hiroshima et du temple de Miyanima où j’ai eu l’opportunité d’assister à la cérémonie .
Nous arrivons à la porte de Damas ... une splendeur ...la plus belle , à mon goût , de toutes les portes de Jérusalem ...en arabe c’est la porte de la colonne car c’est là que se trouvait érigée la colonne de l’empereur Hadrien.... C’est un passage dans les fortifications qui s’ouvre dans la vieille ville entre le quartier musulman à gauche cad au nord- est et le quartier chrétien au nord - Ouest . La vieille ville étant divisée en quatre quartiers , les quartiers juif au sud - est et arménien au sud - Ouest , la complète. C’est le centre historique , protégé par les remparts .
Une rue pentue El -Wad Rd avec des marches descend entre les étals de fruits et de légumes et serpente à travers le souk arabe Khan es-Zeit pour aboutir au check- point du mur des lamentations .Rapidement , une bifurcation à droite traversant le souk chrétien . Une bifurcation à gauche , c’est la Via Dolorosa au bout de laquelle débute le chemin de croix du christ . A l’embranchement, une église arménienne où nous nous arrêtons dans la cour au calme pour déguster un falafel , le premier d’une longue série !!!! arrose d’une bonne bière ....plus rare .....
Nous descendons la via Dolorosa puis la lion’s gate road jusqu’à la porte des Lions car c’est dans le quartier musulman que commence le chemin de croix de la tradition chrétienne . Sur la gauche , l’église St Anne des pères blancs , grec - catholique , belle basilique , une des mieux conservée de la période des croisés , construite en 1130 sur les ruines d’une église byzantine er épargnée par Soliman le Magnifique : à cause de son acoustique exceptionnelle , il l’avait transformé en école coranique .
Sa crypte serait le lieu de naissance de Marie. A l’intérieur un beau jardin fleuri et ombragé où il fait bon se reposer
La porte des Lions porte ce nom car sur les côtés sont sculptés des lions en bas relief .
Pour les chrétiens elle était la porte de St Étienne car ils croyaient qu’il y avait été lapidé et pour les arabes , la porte de la Vierge Marie , au regard de la proximité de la demeure de ses parents . C’est par cette porte qu’entrèrent les troupes israéliennes le 7 juin 1967 . De là, un point de vue splendide sur le mont des oliviers et l’immense cimetière juif .
Nous avons trouvé un guide qui nous a expliqué comment longer la muraille Est , au milieu de laquelle se trouve la plus ancienne ouverture pratiquée dans les remparts , la Porte Dorée ( golden gate) ou porte de la Miséricorde ou porte de la Vie Éternelle et fermée depuis 1541 sur les ordres de Solinan le magnifique car selon la tradition juive , c’est par ici qu’entrera le Messie . Dans la tradition chrétienne , ce serait par cette porte que Jésus serait passé le dimanche des Rameaux . Le long de cette muraille s’étend le cimetière musulman. En face , le mont des oliviers , haut lieu de la chrétienté et où se situe le plus grand cimetière juif du monde , faisant face au mont Sion sur lequel est bâtie une partie de Jérusalem ( noyau originel et le plus ancien de la ville ) , les deux étant séparés par la vallée du Cedron . Au milieu de la verdure , on peut apercevoir l’église de Toutes les Nations ou Basilique de l’Agonie et l’église russe orthodoxe de Marie Madeleine .
Nous décidons de rentrer dans Jérusalem par la porte des Lions et de suivre la via Dolorosa et son chemin de croix . Elle traverse le quartier musulman le long du mont du temple et aboutit à l’église du St sépulcre située dans le quartier chrétien. En remontant à droite, une petite grotte « la prison de Jésus Christ « .
Ce serait le chemin qu’aurait emprunté le Christ avec sa croix avant sa crucifixion . Il est fréquent de rencontrer des groupes de chrétiens refaisant le chemin , s’arrêtant aux stations , chantant et portant une volumineuse croix . Ce que l’on peut voir en France le jour du vendredi saint . Il comprend quatorze stations
Un Il démarre à La Chapelle de la Flagellation où Jésus fut interrogé par Ponce Pilate , fouetté et condamné à mort .
Deux Dans l’église franciscaine de la Condamnation , il est chargé de sa croix .
Trois Au croisement avec la Al-Wad road , une petite chapelle où il tombe pour la première fois
Quatre Gravée sur le portail de l’église Arménienne , il rencontre Marie , sa mère . La crypte est un lieu de recueillement.
Cinq Simon de Cyrène aide Jesus à porter sa croix .
Six Ste Véronique essuie le visage de Jesus . Ici la porte de la maison de Véronique.
Sept Il tombe pour le deuxième fois . Au croisement du souk arabe .
Huit Une petite croix sur le couvent des Johannites rappelle qu’il console les femmes . Neuf Il tombe pour la troisième fois , à proximité du monastère de l’église copte éthiopienne .
Dix à quatorze A l’intérieur de l’église du St Sépulcre donc , au vu de la foule , difficilement accessible sauf les deux dernières . Nous allons donc terminer cette journée en beauté !!! L’église du saint sépulcre , l’aboutissement pour tous les chrétiens, le centre du christianisme... Église bâtie sur le lieu présumé de son tombeau et de sa crucifixion. Première basilique construite en 326 sur l’orde de Constantin , à l’endroit d’un sanctuaire romain , Incendiée par les Perses en 614 , endommagée par un tremblement de terre en 808 , démolie en 1009 par le calife fatimide El- Hakem , reconstruite en partie en 1048 par l’empereur byzantin Constantin Monomaque puis par les croisés au XIIeme siècle . Elle est immense et ressemble à un labyrinthe . Nous ne verrons pas tout le premier jour , tellement la foule est dense .....une certaine ferveur se dégage mais est parasitée par la curiosité touristique immanquable....Il est difficile de se recueillir et on en sort agacé par le non respect de beaucoup qui confonde monument et lieu de culte . Dans l’atrium de la basilique, on trouve la pierre de l’onction ou pierre de l’embaumement où selon la tradition chrétienne , le corps de Jésus fut lavé et enveloppé dans le saint suaire par Joseph d’Arimarhie et Nicodème avant la mise au tombeau . Elle est vénérée par de nombreux fidèles en particulier les orthodoxes qui se couchent et l’embrassent avec dévotion . Au dessus une rangée de lampes et en face sur la cloison , une mosaïque illustrant l’épisode. C’est la 13 eme station .
En avançant vers l’ouest, on arrive à la Rotonde ou Anastasis, le monument circulaire coiffé d’une coupole, au centre duquel se dresse la chapelle avec le tombeau du Seigneur. C’est ici la dernière station .
Nous rentrons épuisée non sans avoir dégusté un falafel dans le restaurant musulman face à l’église arménienne ...le falafel est bon mais à l’eau ...chez les musulmans pas de bière ..... Cette première journée a été riche , dense , surprenante ... En remontant la via Dolorosa , on lève la tête et on peut voir et les croix des églises et des croissants des mosquées et les drapeaux israéliens frappés de la croix de David ...c’est étonnant cette mosaïque de religions qui s’imbriquent sans heurt ....même les groupes de soldats à la porte de Damas ou près de l’église arménienne , ne nous paraissent pas vindicatifs ... Malheureusement cela risque de ne pas durer et nous apprécions d’avoir choisi le bon moment pour décider notre visite .
2ème jour mercredi 25 octobre Nous nous levons tôt car le programme est chargé !!!!après un petit déjeuner oriental c’est à dire avec de l’houmous , ( c’est ça ou rien !!!!) nous décidons de visiter le célèbre Mont des Oliviers ( 808 mètres ) .Renseignement pris , nous prenons un bus dont l’arrêt se trouve vers la porte de Damas , pour le pittoresque !!!!et au lieu de le monter nous le descendrons . Le bus 275 s’élance dans la montée après avoir traversé la vallée du Cédron et nous le voyons petit à petit s’éloigner de notre but ..nous descendons à une distance qui nous paraît acceptable et rejoignons à pied le sommet tant désiré . Nous atteignons l’église de l’Ascension devenue une mosquée ...
Bâtie à l’endroit où Jésus serait monté au paradis , elle date de l’époque byzantine et a été reconstruite par les croisés au XII e . Elle fut convertie en mosquée durant l’époque ottomane et pour ce faire on a rajouté un minaret .A l’intérieur, on peut distinguer la trace d’un pas de Jésus avant de monter au paradis . Après un moment de recueillement, nous entamons notre descente ....en admirant le somptueux panorama qui s’offre à nous .... Nous atteignons l’église du Notre Père ou Pater Noster ou Eleona. Elle fut construite une première fois par Hélène , mère de Constantin en 334 ( on peut y voir des mosaïques byzantines ) ( église des Disciples ) puis incendiée par les perses en 614 puis rasée par les musulmans en 638 , relevée de ses ruines par des bénédictins puis à nouveau rasée en 1009 , en partie reconstruite par les croisés en 1106 puis enfin totalement reconstruite en 1152 par l’évêque de Viborg . Elle est située sur le troisième emplacement mystique du christianisme (après Bethlehem et le St sépulcre ) , à l’endroit où Jésus a enseigné la prière Notre père « à ses disciples . C’est la crypte ou grotte du Credo . Elle fut retrouvée par la princesse de la tour d’Auvergne en 1868. Dont on peut y voir le gisant ... Elle y fonda un couvent de carmélites contemplatives , le Carmel du Pater en 1872 . Deux ans plus tard , elle donna une partie du terrain aux pères blancs et offrit le monastère à la France . C’est un des quatre territoires français de Jérusalem . On peut lire sur les murs du cloître le « Notre Père « en plus de 170 langues et dialectes offrit le monastère à la France . C’est un des quatre territoires français de Jérusalem . On peut lire sur les murs du cloître le « Notre Père « en plus de 170 langues et dialectes . D’autant plus impressionnant et émouvant quand on connaît l’histoire de ce lieu . Nous continuons notre descente et arrivons à une grotte funéraire rupestre , appartenant à l’église orthodoxe russe , où seraient enterrés les prophètes Zacharie , Aggée et Malachie . Le chemin à pic dégage une vue panoramique sur le cimetière juif qui doit sa blancheur à ses 150 000 tombes et le mont du temple . Le dôme du Rocher se découvre dans sa splendeur dorée et semble nous dire « alors , pour quand votre visite ? » Plus bas sur la droite , l’église de Dominus Flevit construite en 1956 et dont la forme évoquerait une larme de Jésus. Puis nous passons devant l’église russe , couvent de Marie Madeleine , fermée mais dont nous avions pu admirer ses magnifiques dômes dorés en forme de bulbes d’oignons , quand nous étions à la porte des Lions . Enfin nous découvrons l’église de toutes les Nations . Nous entrons dans le jardin de Gethsemani et longeons la partie droite de la basilique où des pèlerins se recueillent et se couchent sur une pierre devant la représentation de Jésus en train de prier , avec une ferveur religieuse proche de l’exaltation que nous aurons l’occasion de revoir à plusieurs reprises notamment lors des chemins de croix de la voie Dolorosa ou au St Sépulcre . La basilique Gethsemani a été construite en 1924 et doit son nom aux nombreuses nations qui ont financé sa construction . A l’origine , une église byzantine bâtie en 380 et détruite par un tremblement de terre , sur les ruines de laquelle les croisés reconstruisent en 1200 une église détruite elle aussi ....le sort de nombreux édifices religieux dans de nombreux pays et à toutes les époques ..... Elle renferme le Rocher auprès duquel Jésus pria la veille de son arrestation ... dans le jardin , huit oliviers datant de l’époque du Christ , y sont conservés religieusement.... Sur le fronton extérieur soutenu par quatre colonnes corinthiennes , une mosaïque moderne très colorée représente Jésus Christ entre Dieu et les hommes . A l’intérieur une nef et deux bas côtés séparés par de minces colonnes ...les plafonds sont bleu foncé , ornés de dorures et on peut voir les blasons des pays donateurs . De nombreuses scènes de la vie du Christ sont représentées.. Les vitraux ornés de croix violette conservent une pénombre propice au recueillement des chrétiens des différentes confessions .... Devant l’autel , la pierre où le christ a prié et où les fidèles viennent s’agenouiller et l’embrasser... L’architecte de cette basilique , à l’allure nettement byzantine , est italien , Antonio Barluzzi . Elle est gérée et entretenue par la Custodie franciscaine de Terre Sainte . Affamées et pressées de regagner la vieille ville , nous ratons le tombeau de la Vierge Marie ...nous reviendrons .... Nous hélons un taxi pour regagner la porte des Lions afin de déjeuner à l’ombre et au calme de l’église arménienne où une bonne bière et un falafel nous redonnerons les forces nécessaires pour notre visite de l’après midi , le mur des lamentations ..... Le mur des lamentations ou mur occidental ( western wall ) , Hakotel en hébreu , environ une centaine de mètres de long est le reste de la muraille occidentale du deuxième temple construit par Hérode et détruit en 70 par Titus et ses troupes . Les fondations de la partie occidentale du temple se trouve aujourd’hui sous le Dôme du Rocher , lieu saint musulman par excellence . A l’origine il mesurait 500 m pour une hauteur de 60 m dont 20 m sont enfouis dans le sol et la partie supérieure détruite . Au bout de El Wad road , le contrôle passé, nous arrivons face au mur . Pendant la période ottomane , les juifs venaient pleurer la destruction du temple et l’exil du peuple juif . Maintenant , bien que le mur ait gardé ce nom , les gens viennent y prier à toutes heures du jour et de la nuit . Selon la tradition biblique le temple ne pourra être reconstruit qu’après la venue du messie . Des plans sont en attente dans les milieux juifs extrémistes mais la construction de ce troisième temple nécessiterait la destruction du Dôme du Rocher !!!!!!! Impensable !!!!! C’est le lieu le plus sacré pour les Juifs du monde entier . Lors de l’occupation jordanienne , de 1948 à 1967 , l’accès du mur leur était interdite ... A gauche , les hommes , à droite , les femmes ....je me suis fait vertement tancé pour avoir oser me diriger sur la gauche !!! Là aussi , beaucoup de ferveur ...côté femmes , des chaises où elles s’assoient , prient et discutent ...en s’approchant , on peut voir dans les interstices, de nombreux petits papiers blancs pliés ...où les croyants inscrivent des prières ou des vœux qui seront ainsi plus vite réalisés . Nous avons évidemment sacrifié à la tradition en inscrivant notre souhait le plus cher et en le calant dans un espace encore libre ... Que deviennent ils ? Deux fois par an ils sont ramassés sous la protection du grand Rabbin et enterrés dans le cimetière juif du Mont des Oliviers . Les lundi et jeudi matin , on peut assister à des communions juives ou bar mitzvah , et le vendredi soir , au début du shabbat, on peut voir converger vers le mur , les religieux dans leur tenues traditionnelles . Après le mur, une visite dans le quartier juif s’impose ....contrairement au quartier musulman sombre et animé , tout est calme , propre et blanc car , rasé en 1948 , il a été reconstruit en 1967 . Nous visitons la plus grande synagogues de Jérusalem , Hurva . Haut lieu du culte juif en Palestine , elle a été détruite par les jordaniens en 1948 , reconstruite sur le modèle exact de l’ancienne et réouverte en 2010 après sept années de travaux et quelques 15 millions d’euros !!!! Après avoir réglé un droit d’entrée, un ascenseur nous conduit à la terrasse où un escalier en fer nous amène au sommet ...Magique ...devant nous , les toits de la ville , nos premiers toits , s’étendent à perte de vue ...l’appel à la prière de la mosquée voisine résonne en même temps que sonnent les cloches de l’église la plus proche ...quelle émotion ....à cet instant je suis au cœur des trois religions monothéistes et cela sans ressentir la moindre tension ..... Nous redescendons pour nous assoir dans une salle dominant la grande salle de 24 mètre de hauteur.....elle est éclairée par douze fenêtres placées à la base de la coupole ..... Impressionnant ... Des lustres descendent du plafond ..au milieu du mur oriental , l’armoire , le Aron Hakodech où sont gardés les textes sacrés . De chaque côté , des gravures sur bois , des dorures , des inscriptions et à droite le pupitre du Hazan . De jeunes garçons étudient et discutent . Un endroit serein .... En sortant nous nous perdons dans le quartier juif . Des fouilles de l’époque romaine sont à découvert et nous pénétrons au cœur du quartier commerçant juif par le Cardio , ancienne voie romaine puis byzantine nord sud en partie souterraine et qui se continue jusqu’à la porte de Damas dans le quartier musulman, en longeant sur la gauche le quartier arménien puis le quartier chrétien . Nous passons sur « jewish quarter road « et en levant la tête ...un minaret et son croissant ... Quelques emplettes dans les boutiques plutôt luxueuses du Cardo , nous remontons jusqu’à la porte de Damas , traversant les souks du quartier chrétien jusqu’à l’embranchement de El Wad rd . Je décide de longer les remparts à l’extérieur jusqu’à la porte de Jaffa , ouvrant sur le quartier ouest juif de Jérusalem...moins belle , elle offre néanmoins une jolie vue sur le sud et sud ouest de la ville et ses clochers arméniens et se trouve au milieu d’un quartier reconstruit et plus aéré .. Nous dînons dans un bar repéré sur Nablus Road...des fauteuils en cuir autour de tables basses , un houmous délicieux , voilà une journée bien remplie .... Demain départ pour Massada ....
3ème jour 26 octobre Massada La veille , nous avions décidé de passer la journée à Massada ... Impossible de venir dans ce pays sans aller voir le symbole de l’héroïsme et de la résistance du peuple juif . Nous voilà embarquées dans un car en compagnie d’une majorité d’anglophones , d’un couple d’allemands et de sud américaines . Il faudra vraiment que j’améliore mon anglais pour saisir toutes les explications des guides....
Massada est située dans le désert de Judée sur une colline de granit isolée de la falaise à une vingtaine de km au sud de l’oasis Ein Gedi , lui même à une heure de Jérusalem . Massada est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001 et est devenue un lieu de pèlerinage pour les israéliens . La partie orientale domine la mer morte de ses 450 m de hauteur tandis que la partie occidentale surplombe la plaine d’une centaine de mètres . On y accède côté occidental , soit à l’aide d’un téléphérique , soit par un sentier serpentant à flanc de falaise , le Snake path , qu’il vaut mieux éviter aux heures les plus chaudes ...ou du côté oriental par la rampe des romains , plus court . La forteresse se trouve sur un plateau triangulaire de 600 m par 300 m . Elle était cernée de remparts de plus de 5 mètres de haut et quatre mètres de large , flanquée de trente sept tours de vingt deux mètres de haut chacune . Au départ c’était une simple forteresse , puis elle a été améliorée en vu d’éventuelles soulèvements intérieurs ou de possibles invasions égyptiennes . Le palais se situe du côté ouest .Il a été construit entre 37 et 15 avant J C par Hérode le grand roi de Judée . Les renseignements sont donnés par un historien de l’époque , Flavius Josèphe . Sur le côté ouest , le palais lui-même sur trois niveaux , aussi flanqué de quatre tours .. Dans les appartements , des restes de mosaïque colorée , des sols pavés , des pierres de cristal laissant passer la lumière ... On peut voir aussi des bains romains , des citernes de réserve d’eau . Le palais possédait même une piscine .. Des portiques , des colonnes monolithiques..... Et aussi des entrepôts , des casernes , une armurerie ... Au centre , une église byzantine avec des restes de mosaïque colorée.... Et une synagogue toujours fréquentée de nos jours ... Impressionnante construction organisée pour que la vie soit possible malgré l’environnement à risques ... Tout autour , le long des murs , on distingue un trait noir sinueux séparant la partie authentique des rajouts faits pour donner une idée plus précise de ce qu’était cette forteresse .
Massada , une forteresse symbole d’héroïsme et de sacrifice du peuple juif ...
De quelle façon? Jusqu’à il y a encore une dizaine d’années , les unités d’élite de l’armée israélienne Tsahal , les tankistes , prêtaient serment à Massada en prononçant ces mots « plus jamais Massada ne tombera «
Pourquoi ? Après la mort d’Hérode , la forteresse était occupée par une garnison romaine .Elle fut reprise par des zélotes (juifs pieux ) en 66 lors de la révolte des juifs contre les romains qui l’occupèrent jusqu’en 70 , date de la chute de Jérusalem et victoire des romains . Massada seule continua à résister et les romains mirent plus d’une année à la reprendre après avoir construit une rampe d’assaut sur le côté occidental . Quand ils parvinrent au sommet , telle ne fut pas leur surprise de ne trouver que des cadavres . Les occupants s’était tous suicidés ou ....avait été suicidés ? Mais selon Flavius Josèphe , ces zélotes étaient des sicaires , extrémistes , qui vivaient du massacre et du pillage des populations voisines ... Pas très glorieux ....un peu comme les américains et la version édulcorée du Thank giving !!!
En partant , nous avions le choix entre la visite de la réserve nationale de Ein Gedi « ou un arrêt « bain dans la mer morte « . Nous n’étions que deux à préférer le parc naturel ...nous avons donc suivi le groupe , un peu à contre cœur . J’avais eu l’occasion de m’y baigner en Jordanie et un côté ou l’autre ne devait changer grand chose ... Pas du tout , le côté jordanien était mieux organisé et plus accessible que la côte israélienne ...une marche jusqu’au lointain bord de mer , quelques photos et un transat pour attendre la fin du bain de nos compagnons de voyage . Quelques palmiers , le soleil couchant colorant de rose les montagnes environnantes , tout cela était plutôt agréable à regarder ....
De retour à Jérusalem , embouteillages aidant , le car nous a déposé près d’un arrêt de tram et avec l’aide de touristes débrouillés et connaisseurs , nous avons regagné notre hôtel en nous repérant à l’aide de la lumière verte du minaret de la mosquée voisine .. Accompagnées des deux sud -américaines nous vantant l’excellence de leur guest house de la cathédrale st Georges , nous avons regagné notre hôtel ravie de notre journée .
4 eme jour 27 octobre En sortant de notre notre hôtel et en marchand sur Nablus road en direction de la porte de Damas , il est un lieu calme et paisible où il fait bon déambuler au milieu d’un jardin à l’anglaise et ses diverses terrasses . C’est le jardin de la tombe ou « garden tomb » , aujourd’hui propriété de la « garden tomb association « qui l’entretient et gère la boutique de souvenirs attenante . De ce lieu , l’interprétation est différente selon les églises .... Pour les protestants, c’est la tombe du jardin de Joseph d’Arimarhie où , selon les Evangiles , il aurait mis Jésus après sa crucifixion avant qu’il ne ressuscite deux jours plus tard .. Du jardin on peut voir la « falaise du crâne « qui , pour certains serait le lieu de crucifixion et non le Golgotha , donc la signification est « lieu du crâne « Falaise du crâne , lieu du crâne pour le Golgotha, il est toujours question de « crâne « d’où la difficulté des interprétations.... En effet selon les textes , on peut interpréter différemment l’endroit de la crucifixion ...pour certains ce serait le Rocher maintenant à l’intérieur du St Sépulcre mais alors comment trois croix pouvaient y tenir côte à côte , pour d’autres et en particulier l’évangile selon St jean , ce serait un endroit « proche de la ville donc vraisemblablement à l’extérieur , donc pourquoi pas la falaise .... Le St Sépulcre aux catholiques, le jardin de Joseph aux protestants...si l’origine de leurs différents n’était qu’une question de lieu , ce serait un moindre mal ... En attendant les deux camps s’affrontent à coup d’articles plus théologiques que scientifiques, dans des revues spécialisées.... Dans le jardin proprement dit , sur la gauche , une grotte dans laquelle on peut voir , derrière une grille , une excavation en forme de tombe et une porte sur laquelle on peut lire ces mots « He is not here for he is risen «
Cet endroit serein est privilégié à Jérusalem car même si les touristes le visitent en masse , les gens y restent respectueux et silencieux et c’est cette sérénité reposante qui d’abord surprend puis enchante ensuite .... Nous continuons notre route et contournons les remparts sur la droite afin de pénétrer dans Jérusalem par la porte de Jaffa , entrée principale de la partie ouest de la ville De là nous arrivons à l’intersection du quartier chrétien à gauche et du quartier arménien à droite . Nous passons devant la citadelle avec la tour de David , forteresse du XIIe s élevée sur l’emplacement des trois tours d’Herode . Bel édifice bien restauré , aujourd’hui il renferme le « Musée de l’histoire de Jérusalem « En longeant la rue descendante , nous entrons dans le quartier arménien . Datant de l’époque des croisés , c’est le plus petit des quatre quartiers , il représente un sixième de la superficie de la ville et 500 arméniens y vivent , essentiellement des séminaristes . C’est un quartier calme , clair , propre et résidentiel situé sur le site du couvent St jacques , où les commerces et édifices publics sont rares et discrets . De grandes portes à double battants s’ouvrent sur de vastes propriétés privées , interdites du public ..
Nous nous y promenons pendant un moment avant d’arriver à la cathédrale apostolique arménienne St jacques , but de notre visite . C’est la seule église à n’avoir jamais été détruite ni récupérée par d’autres religions . Elle se trouve dans l‘enceinte du monastère st Jacques qui occupe à lui tout seul , les deux tiers du quartier et est le siège du patriarcat arménien de Jérusalem . Elle est dédiée à st Jacques le juste , frère de Jésus et premier évêque de Jérusalem qui serait enterré sous l’autel et à Jacques le majeur , apôtre martyr , décapité par Hérode , dont la tête y serait conservée .....D’où son nom .... Elle date du XI e siècle , construite par les géorgiens puis restaurée au XII e par les arméniens . C’est la seule église à n’avoir jamais été détruite . La cathédrale n’ouvre que l’après midi aussi nous en profitons pour photographier l’extérieur ... La façade ne donne pas sur la rue mais il fait pénétrer sous un vaste porche et au fond d’un couloir , une ouverture donne sur la cour devant la cathédrale. Elle se mérite !!!! Une grille de fer forgé , ornée de la croix arménienne ferme l’entrée ...une porte en bois très sculptée , devant laquelle est enroulée une pièce de tissu épaisse et matelassée qui, lors de l’ouverture , sera déroulée et laissera passer les prêtres et les fidèles . Ainsi l’intérieur de l’église ne sera jamais visible ... La cour extérieure est à la fois sobre et merveilleusement décorée , les bâtiments sont en belles pierres , un portrait de la Vierge en céramique sur un mur , la croix arménienne sculptée sur un autre rappelant celle de la grille , diverses sculptures en terre cuite , tout n’est que beauté er sérénité et laisse augurer des richesses que nous découvrirons à l’intérieur . Nous repartons nous perdre dans les ruelles du quartier juif attenant où des bougainvilliers sur des placettes ou à des coins de rue , nous surprennent et nous ravissent , car inattendu.... pour arriver sur une place aérée derrière la synagogue Hurva où nous nous installons à une terrasse tenue par un parisien , tellement séduit par Jérusalem qu’il y est resté .... 15 h , nous sommes à la porte de la cathédrale ....pour assister à l’office journalier des séminaristes qui tolèrent les touristes à condition de conserver une tenue respectueuse. Une stèle , deux dates , 1895 , prémices du génocides , 1949 , convention de l’Onu contre le genocide L’intérieur ne nous déçoit pas ...les lampes à huile suspendues , les tapis d’orient colorés , les icônes , tout n’est que sculptures , dorures , gravures , des murs recouverts de faïence bleue et blanche du XVIII e siècle , des icônes au cadre d’argent martelé , la chaire en bois doré entièrement sculpté , un réduit très décoré fermé par une porte en argent ciselé ....sans doute l’endroit où est conservée la tête du saint décapité....
Tout n’est que luxe et beauté enveloppés par l’odeur de l’encens qui brûle en permanence ...autour , des sièges en bois où les fidèles assistent à l’office ...sans croiser les jambes !!!!! Nous repartons , émues d’avoir pu pénétrer dans le sanctuaire de ce peuple si durement éprouvé et cependant à la foi sans faille ...
Direction le mur des lamentations...nous sommes vendredi , jour de shabbat ..pas question en étant à Jérusalem de ne pas vivre ce moment de ferveur , de liesse et de tradition.. Une heure avant le coucher du soleil , le shofar ou corne retentit ..c’est le début du shabbat . On peut voir alors , à partir de toutes les portes , converger le long des rues , les religieux ou « hassidim « dans leur costume noir traditionnel , certains portent une toque en fourrure ou « schtreimel » originaire d’Europe centrale ...tous se dirigent , papillotes au vent , d’un pas décidé , vers le mur occidental ... La foule est compacte et très masculine. Tous les hommes doivent porter des kippas . Nous sommes parqués derrière les grillages , nous ne pouvons monter sur les chaises qui sont enlevées ...malgré tout j’ai réussi à prendre des photos et à filmer ce spectacle si particulier et inoubliable..... Tout devant contre le mur , les hassidim ou très religieux que l’on reconnaît de loin à leur toque ou leur feutre noir , à l’arrière , des tables sont dépliées , des manuscrits sont ouverts et des jeunes lisent , psalmodient ou chantent .... Et au milieu , c’est la surprise..!!!! Je m’attendais à un spectacle silencieux et un grand moment de prières et de recueillement généralisé ...eh bien pas du tout ...des chants , des danses , à la queue leu leu, ils font la farandole !! Certains montent sur les épaules de leur voisin , on peut même voir ce qui pourrait être un « chauffeur de salle « !!!! c’est la joie , le bonheur , la fête ... le spectacle est surprenant , fascinant mais aussi émouvant et ...dérangeant ... Mais bon quand on a déjà assister à un mariage juif ou une bar mitzva , ce n’est pas si différent ...ce sont des gens qui savent manifester leur joie ..... Heureuse et comblée par ma journée multi- confessionnelle , je remonte la El Wad road , au passage , je fais l’emplette de pâtisseries orientales et de fruits qui seront un en cas bien apprécié , avant de redescendre dîner chez notre copain arabe en face de l’église arménienne ...il sert un houmous succulent et je peux me connecter à Internet !!!;!
Arrivée à Jérusalem
Nous arrivons tôt , très tôt , ce mardi 24 octobre à l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv ...
Cinq heures et des poussières , le temps de récupérer nos bagages , nous nous installons pour prendre un café avant de trouver un taxi collectif , direction la ville sainte ... Nous ne sommes attendues que vers 13 h mais nous décidons de nous y rendre plus tôt que prévu ..on verra bien à l’arrivée ... Déjà , dehors le ciel est bleu et la vue sur le désert et les palmiers bordant l’aéroport , nous enchante ...Enfin !!!!nous sommes arrivées dans ce petit pays chargé d’histoire au bord de la Méditerranée.....bientôt la capitale de toutes les religions ...celle qui fait rêver malgré tout ce que l’on peut raconter dans les journaux ..nous allons enfin pouvoir juger par nous mêmes ... Le Shuttle nous embarque et nous laisse un peu trop loin de l’hôtel pour nous y rendre à pied ...nous devons prendre un autre taxi ....
Notre hôtel , Addar hôtel , ancien hôtel de luxe réservé aux diplomates d’après ce que j’ai pu lire ... Kitsch à souhait , l’hôtel a été rénové en 2009 ...
Il se trouve dans Jérusalem Est quartier musulman de la ville , à un peu plus d’un Kilomètre de la plus belle porte de la vieille ville , la porte de Damas donnant elle même au coeur du quartier musulman ... Accueil très agréable ..il est huit heures et nous avons la chance de pouvoir bénéficier immédiatement d’une chambre au rez de chaussée dont la baie vitrée s’ouvre sur la terrasse et le jardin ...
nous la garderons donc pendant tout le séjour même si mon lit semble être un lit pour enfant !!!!
Un petit somme et nous partons de pied ferme à la découverte de cette ville tellement mystérieuse, fascinante , chargée de l’histoire du christ pour nous chrétiens et dans laquelle les différentes religions cohabitent plus ou moins aisément selon les époques et les dires .....
Le quartier est calme ...nous passons devant une église anglicane , st George ´s cathedral en retrait dans une grande cour sur le côté de laquelle se trouve une guest’house d’un abord très accueillant...
Sur la droite , on peut apercevoir une tour dédiée à Édouard VII . Elle est le siège de deux paroisses , une anglophone et une , arabophone. Notre visite commence ..l’église est sobre , sur le côté , une chapelle , « la chapelle St Michel et de tous les anges « me rappelle que mes parents y sont reliés pour l’éternité ( Georges et Micheline ) et de plus .... protégés par les Anges !!!!! Des fonds baptismaux en marbre dans lesquels un homme peut y descendre et s’y tremper ...offerts par la reine Victoria .
Elle conserve les armoiries royales provenant de la résidence du gouverneur de Palestine. Dans un recoin , une niche où sont suspendues des grues multicolores en papier, symbole de la paix sur terre , enfilées sur des cordelettes et alignées les unes à côté des autres à la façon des rideaux de perles du midi .... L’origine de ce symbole se trouve au Japon à Hiroshima ...une petite fille irradiée à l’âge de deux ans , Sadako Sasaki a développé une leucémie dix ans plus tard ...pendant ses longs mois d’hospitalisation, elle occupait son temps à faire des grues en papier , oiseau symbole de longévité et de prospérité ..... la légende veut que 1000 grues en papier exaucent un vœu ...à sa mort elle en avait fait 644 , qui l’ont accompagné dans son cercueil et depuis , cet origami est devenu symbole de paix pour les enfants victimes de la bombe ...tous les enfants des écoles japonaise et maintenant du monde entier en font. Elles sont envoyées à Hiroshima au pied de la statue de Sadako et l’excédent , dans un temple bouddhiste Daisho-in de l’ile de Miyajima . Une fois par an , des sacs entiers y sont brûlés en présence de moines récitant des prières , devant un mémorial dédié aux enfants d’Hiroshima . Étonnant de revoir ces oiseaux à des milliers de km du parc de la paix d’Hiroshima et du temple de Miyanima où j’ai eu l’opportunité d’assister à la cérémonie .
Nous arrivons à la porte de Damas ... une splendeur ...la plus belle , à mon goût , de toutes les portes de Jérusalem ...en arabe c’est la porte de la colonne car c’est là que se trouvait érigée la colonne de l’empereur Hadrien.... C’est un passage dans les fortifications qui s’ouvre dans la vieille ville entre le quartier musulman à gauche cad au nord- est et le quartier chrétien au nord - Ouest . La vieille ville étant divisée en quatre quartiers , les quartiers juif au sud - est et arménien au sud - Ouest , la complète. C’est le centre historique , protégé par les remparts .
Une rue pentue El -Wad Rd avec des marches descend entre les étals de fruits et de légumes et serpente à travers le souk arabe Khan es-Zeit pour aboutir au check- point du mur des lamentations .Rapidement , une bifurcation à droite traversant le souk chrétien . Une bifurcation à gauche , c’est la Via Dolorosa au bout de laquelle débute le chemin de croix du christ . A l’embranchement, une église arménienne où nous nous arrêtons dans la cour au calme pour déguster un falafel , le premier d’une longue série !!!! arrose d’une bonne bière ....plus rare .....
Nous descendons la via Dolorosa puis la lion’s gate road jusqu’à la porte des Lions car c’est dans le quartier musulman que commence le chemin de croix de la tradition chrétienne . Sur la gauche , l’église St Anne des pères blancs , grec - catholique , belle basilique , une des mieux conservée de la période des croisés , construite en 1130 sur les ruines d’une église byzantine er épargnée par Soliman le Magnifique : à cause de son acoustique exceptionnelle , il l’avait transformé en école coranique .
Sa crypte serait le lieu de naissance de Marie. A l’intérieur un beau jardin fleuri et ombragé où il fait bon se reposer
La porte des Lions porte ce nom car sur les côtés sont sculptés des lions en bas relief .
Pour les chrétiens elle était la porte de St Étienne car ils croyaient qu’il y avait été lapidé et pour les arabes , la porte de la Vierge Marie , au regard de la proximité de la demeure de ses parents . C’est par cette porte qu’entrèrent les troupes israéliennes le 7 juin 1967 . De là, un point de vue splendide sur le mont des oliviers et l’immense cimetière juif .
Nous avons trouvé un guide qui nous a expliqué comment longer la muraille Est , au milieu de laquelle se trouve la plus ancienne ouverture pratiquée dans les remparts , la Porte Dorée ( golden gate) ou porte de la Miséricorde ou porte de la Vie Éternelle et fermée depuis 1541 sur les ordres de Solinan le magnifique car selon la tradition juive , c’est par ici qu’entrera le Messie . Dans la tradition chrétienne , ce serait par cette porte que Jésus serait passé le dimanche des Rameaux . Le long de cette muraille s’étend le cimetière musulman. En face , le mont des oliviers , haut lieu de la chrétienté et où se situe le plus grand cimetière juif du monde , faisant face au mont Sion sur lequel est bâtie une partie de Jérusalem ( noyau originel et le plus ancien de la ville ) , les deux étant séparés par la vallée du Cedron . Au milieu de la verdure , on peut apercevoir l’église de Toutes les Nations ou Basilique de l’Agonie et l’église russe orthodoxe de Marie Madeleine .
Nous décidons de rentrer dans Jérusalem par la porte des Lions et de suivre la via Dolorosa et son chemin de croix . Elle traverse le quartier musulman le long du mont du temple et aboutit à l’église du St sépulcre située dans le quartier chrétien. En remontant à droite, une petite grotte « la prison de Jésus Christ « .
Ce serait le chemin qu’aurait emprunté le Christ avec sa croix avant sa crucifixion . Il est fréquent de rencontrer des groupes de chrétiens refaisant le chemin , s’arrêtant aux stations , chantant et portant une volumineuse croix . Ce que l’on peut voir en France le jour du vendredi saint . Il comprend quatorze stations
Un Il démarre à La Chapelle de la Flagellation où Jésus fut interrogé par Ponce Pilate , fouetté et condamné à mort .
Deux Dans l’église franciscaine de la Condamnation , il est chargé de sa croix .
Trois Au croisement avec la Al-Wad road , une petite chapelle où il tombe pour la première fois
Quatre Gravée sur le portail de l’église Arménienne , il rencontre Marie , sa mère . La crypte est un lieu de recueillement.
Cinq Simon de Cyrène aide Jesus à porter sa croix .
Six Ste Véronique essuie le visage de Jesus . Ici la porte de la maison de Véronique.
Sept Il tombe pour le deuxième fois . Au croisement du souk arabe .
Huit Une petite croix sur le couvent des Johannites rappelle qu’il console les femmes . Neuf Il tombe pour la troisième fois , à proximité du monastère de l’église copte éthiopienne .
Dix à quatorze A l’intérieur de l’église du St Sépulcre donc , au vu de la foule , difficilement accessible sauf les deux dernières . Nous allons donc terminer cette journée en beauté !!! L’église du saint sépulcre , l’aboutissement pour tous les chrétiens, le centre du christianisme... Église bâtie sur le lieu présumé de son tombeau et de sa crucifixion. Première basilique construite en 326 sur l’orde de Constantin , à l’endroit d’un sanctuaire romain , Incendiée par les Perses en 614 , endommagée par un tremblement de terre en 808 , démolie en 1009 par le calife fatimide El- Hakem , reconstruite en partie en 1048 par l’empereur byzantin Constantin Monomaque puis par les croisés au XIIeme siècle . Elle est immense et ressemble à un labyrinthe . Nous ne verrons pas tout le premier jour , tellement la foule est dense .....une certaine ferveur se dégage mais est parasitée par la curiosité touristique immanquable....Il est difficile de se recueillir et on en sort agacé par le non respect de beaucoup qui confonde monument et lieu de culte . Dans l’atrium de la basilique, on trouve la pierre de l’onction ou pierre de l’embaumement où selon la tradition chrétienne , le corps de Jésus fut lavé et enveloppé dans le saint suaire par Joseph d’Arimarhie et Nicodème avant la mise au tombeau . Elle est vénérée par de nombreux fidèles en particulier les orthodoxes qui se couchent et l’embrassent avec dévotion . Au dessus une rangée de lampes et en face sur la cloison , une mosaïque illustrant l’épisode. C’est la 13 eme station .
En avançant vers l’ouest, on arrive à la Rotonde ou Anastasis, le monument circulaire coiffé d’une coupole, au centre duquel se dresse la chapelle avec le tombeau du Seigneur. C’est ici la dernière station .
Nous rentrons épuisée non sans avoir dégusté un falafel dans le restaurant musulman face à l’église arménienne ...le falafel est bon mais à l’eau ...chez les musulmans pas de bière ..... Cette première journée a été riche , dense , surprenante ... En remontant la via Dolorosa , on lève la tête et on peut voir et les croix des églises et des croissants des mosquées et les drapeaux israéliens frappés de la croix de David ...c’est étonnant cette mosaïque de religions qui s’imbriquent sans heurt ....même les groupes de soldats à la porte de Damas ou près de l’église arménienne , ne nous paraissent pas vindicatifs ... Malheureusement cela risque de ne pas durer et nous apprécions d’avoir choisi le bon moment pour décider notre visite .
2ème jour mercredi 25 octobre Nous nous levons tôt car le programme est chargé !!!!après un petit déjeuner oriental c’est à dire avec de l’houmous , ( c’est ça ou rien !!!!) nous décidons de visiter le célèbre Mont des Oliviers ( 808 mètres ) .Renseignement pris , nous prenons un bus dont l’arrêt se trouve vers la porte de Damas , pour le pittoresque !!!!et au lieu de le monter nous le descendrons . Le bus 275 s’élance dans la montée après avoir traversé la vallée du Cédron et nous le voyons petit à petit s’éloigner de notre but ..nous descendons à une distance qui nous paraît acceptable et rejoignons à pied le sommet tant désiré . Nous atteignons l’église de l’Ascension devenue une mosquée ...
Bâtie à l’endroit où Jésus serait monté au paradis , elle date de l’époque byzantine et a été reconstruite par les croisés au XII e . Elle fut convertie en mosquée durant l’époque ottomane et pour ce faire on a rajouté un minaret .A l’intérieur, on peut distinguer la trace d’un pas de Jésus avant de monter au paradis . Après un moment de recueillement, nous entamons notre descente ....en admirant le somptueux panorama qui s’offre à nous .... Nous atteignons l’église du Notre Père ou Pater Noster ou Eleona. Elle fut construite une première fois par Hélène , mère de Constantin en 334 ( on peut y voir des mosaïques byzantines ) ( église des Disciples ) puis incendiée par les perses en 614 puis rasée par les musulmans en 638 , relevée de ses ruines par des bénédictins puis à nouveau rasée en 1009 , en partie reconstruite par les croisés en 1106 puis enfin totalement reconstruite en 1152 par l’évêque de Viborg . Elle est située sur le troisième emplacement mystique du christianisme (après Bethlehem et le St sépulcre ) , à l’endroit où Jésus a enseigné la prière Notre père « à ses disciples . C’est la crypte ou grotte du Credo . Elle fut retrouvée par la princesse de la tour d’Auvergne en 1868. Dont on peut y voir le gisant ... Elle y fonda un couvent de carmélites contemplatives , le Carmel du Pater en 1872 . Deux ans plus tard , elle donna une partie du terrain aux pères blancs et offrit le monastère à la France . C’est un des quatre territoires français de Jérusalem . On peut lire sur les murs du cloître le « Notre Père « en plus de 170 langues et dialectes offrit le monastère à la France . C’est un des quatre territoires français de Jérusalem . On peut lire sur les murs du cloître le « Notre Père « en plus de 170 langues et dialectes . D’autant plus impressionnant et émouvant quand on connaît l’histoire de ce lieu . Nous continuons notre descente et arrivons à une grotte funéraire rupestre , appartenant à l’église orthodoxe russe , où seraient enterrés les prophètes Zacharie , Aggée et Malachie . Le chemin à pic dégage une vue panoramique sur le cimetière juif qui doit sa blancheur à ses 150 000 tombes et le mont du temple . Le dôme du Rocher se découvre dans sa splendeur dorée et semble nous dire « alors , pour quand votre visite ? » Plus bas sur la droite , l’église de Dominus Flevit construite en 1956 et dont la forme évoquerait une larme de Jésus. Puis nous passons devant l’église russe , couvent de Marie Madeleine , fermée mais dont nous avions pu admirer ses magnifiques dômes dorés en forme de bulbes d’oignons , quand nous étions à la porte des Lions . Enfin nous découvrons l’église de toutes les Nations . Nous entrons dans le jardin de Gethsemani et longeons la partie droite de la basilique où des pèlerins se recueillent et se couchent sur une pierre devant la représentation de Jésus en train de prier , avec une ferveur religieuse proche de l’exaltation que nous aurons l’occasion de revoir à plusieurs reprises notamment lors des chemins de croix de la voie Dolorosa ou au St Sépulcre . La basilique Gethsemani a été construite en 1924 et doit son nom aux nombreuses nations qui ont financé sa construction . A l’origine , une église byzantine bâtie en 380 et détruite par un tremblement de terre , sur les ruines de laquelle les croisés reconstruisent en 1200 une église détruite elle aussi ....le sort de nombreux édifices religieux dans de nombreux pays et à toutes les époques ..... Elle renferme le Rocher auprès duquel Jésus pria la veille de son arrestation ... dans le jardin , huit oliviers datant de l’époque du Christ , y sont conservés religieusement.... Sur le fronton extérieur soutenu par quatre colonnes corinthiennes , une mosaïque moderne très colorée représente Jésus Christ entre Dieu et les hommes . A l’intérieur une nef et deux bas côtés séparés par de minces colonnes ...les plafonds sont bleu foncé , ornés de dorures et on peut voir les blasons des pays donateurs . De nombreuses scènes de la vie du Christ sont représentées.. Les vitraux ornés de croix violette conservent une pénombre propice au recueillement des chrétiens des différentes confessions .... Devant l’autel , la pierre où le christ a prié et où les fidèles viennent s’agenouiller et l’embrasser... L’architecte de cette basilique , à l’allure nettement byzantine , est italien , Antonio Barluzzi . Elle est gérée et entretenue par la Custodie franciscaine de Terre Sainte . Affamées et pressées de regagner la vieille ville , nous ratons le tombeau de la Vierge Marie ...nous reviendrons .... Nous hélons un taxi pour regagner la porte des Lions afin de déjeuner à l’ombre et au calme de l’église arménienne où une bonne bière et un falafel nous redonnerons les forces nécessaires pour notre visite de l’après midi , le mur des lamentations ..... Le mur des lamentations ou mur occidental ( western wall ) , Hakotel en hébreu , environ une centaine de mètres de long est le reste de la muraille occidentale du deuxième temple construit par Hérode et détruit en 70 par Titus et ses troupes . Les fondations de la partie occidentale du temple se trouve aujourd’hui sous le Dôme du Rocher , lieu saint musulman par excellence . A l’origine il mesurait 500 m pour une hauteur de 60 m dont 20 m sont enfouis dans le sol et la partie supérieure détruite . Au bout de El Wad road , le contrôle passé, nous arrivons face au mur . Pendant la période ottomane , les juifs venaient pleurer la destruction du temple et l’exil du peuple juif . Maintenant , bien que le mur ait gardé ce nom , les gens viennent y prier à toutes heures du jour et de la nuit . Selon la tradition biblique le temple ne pourra être reconstruit qu’après la venue du messie . Des plans sont en attente dans les milieux juifs extrémistes mais la construction de ce troisième temple nécessiterait la destruction du Dôme du Rocher !!!!!!! Impensable !!!!! C’est le lieu le plus sacré pour les Juifs du monde entier . Lors de l’occupation jordanienne , de 1948 à 1967 , l’accès du mur leur était interdite ... A gauche , les hommes , à droite , les femmes ....je me suis fait vertement tancé pour avoir oser me diriger sur la gauche !!! Là aussi , beaucoup de ferveur ...côté femmes , des chaises où elles s’assoient , prient et discutent ...en s’approchant , on peut voir dans les interstices, de nombreux petits papiers blancs pliés ...où les croyants inscrivent des prières ou des vœux qui seront ainsi plus vite réalisés . Nous avons évidemment sacrifié à la tradition en inscrivant notre souhait le plus cher et en le calant dans un espace encore libre ... Que deviennent ils ? Deux fois par an ils sont ramassés sous la protection du grand Rabbin et enterrés dans le cimetière juif du Mont des Oliviers . Les lundi et jeudi matin , on peut assister à des communions juives ou bar mitzvah , et le vendredi soir , au début du shabbat, on peut voir converger vers le mur , les religieux dans leur tenues traditionnelles . Après le mur, une visite dans le quartier juif s’impose ....contrairement au quartier musulman sombre et animé , tout est calme , propre et blanc car , rasé en 1948 , il a été reconstruit en 1967 . Nous visitons la plus grande synagogues de Jérusalem , Hurva . Haut lieu du culte juif en Palestine , elle a été détruite par les jordaniens en 1948 , reconstruite sur le modèle exact de l’ancienne et réouverte en 2010 après sept années de travaux et quelques 15 millions d’euros !!!! Après avoir réglé un droit d’entrée, un ascenseur nous conduit à la terrasse où un escalier en fer nous amène au sommet ...Magique ...devant nous , les toits de la ville , nos premiers toits , s’étendent à perte de vue ...l’appel à la prière de la mosquée voisine résonne en même temps que sonnent les cloches de l’église la plus proche ...quelle émotion ....à cet instant je suis au cœur des trois religions monothéistes et cela sans ressentir la moindre tension ..... Nous redescendons pour nous assoir dans une salle dominant la grande salle de 24 mètre de hauteur.....elle est éclairée par douze fenêtres placées à la base de la coupole ..... Impressionnant ... Des lustres descendent du plafond ..au milieu du mur oriental , l’armoire , le Aron Hakodech où sont gardés les textes sacrés . De chaque côté , des gravures sur bois , des dorures , des inscriptions et à droite le pupitre du Hazan . De jeunes garçons étudient et discutent . Un endroit serein .... En sortant nous nous perdons dans le quartier juif . Des fouilles de l’époque romaine sont à découvert et nous pénétrons au cœur du quartier commerçant juif par le Cardio , ancienne voie romaine puis byzantine nord sud en partie souterraine et qui se continue jusqu’à la porte de Damas dans le quartier musulman, en longeant sur la gauche le quartier arménien puis le quartier chrétien . Nous passons sur « jewish quarter road « et en levant la tête ...un minaret et son croissant ... Quelques emplettes dans les boutiques plutôt luxueuses du Cardo , nous remontons jusqu’à la porte de Damas , traversant les souks du quartier chrétien jusqu’à l’embranchement de El Wad rd . Je décide de longer les remparts à l’extérieur jusqu’à la porte de Jaffa , ouvrant sur le quartier ouest juif de Jérusalem...moins belle , elle offre néanmoins une jolie vue sur le sud et sud ouest de la ville et ses clochers arméniens et se trouve au milieu d’un quartier reconstruit et plus aéré .. Nous dînons dans un bar repéré sur Nablus Road...des fauteuils en cuir autour de tables basses , un houmous délicieux , voilà une journée bien remplie .... Demain départ pour Massada ....
3ème jour 26 octobre Massada La veille , nous avions décidé de passer la journée à Massada ... Impossible de venir dans ce pays sans aller voir le symbole de l’héroïsme et de la résistance du peuple juif . Nous voilà embarquées dans un car en compagnie d’une majorité d’anglophones , d’un couple d’allemands et de sud américaines . Il faudra vraiment que j’améliore mon anglais pour saisir toutes les explications des guides....
Massada est située dans le désert de Judée sur une colline de granit isolée de la falaise à une vingtaine de km au sud de l’oasis Ein Gedi , lui même à une heure de Jérusalem . Massada est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2001 et est devenue un lieu de pèlerinage pour les israéliens . La partie orientale domine la mer morte de ses 450 m de hauteur tandis que la partie occidentale surplombe la plaine d’une centaine de mètres . On y accède côté occidental , soit à l’aide d’un téléphérique , soit par un sentier serpentant à flanc de falaise , le Snake path , qu’il vaut mieux éviter aux heures les plus chaudes ...ou du côté oriental par la rampe des romains , plus court . La forteresse se trouve sur un plateau triangulaire de 600 m par 300 m . Elle était cernée de remparts de plus de 5 mètres de haut et quatre mètres de large , flanquée de trente sept tours de vingt deux mètres de haut chacune . Au départ c’était une simple forteresse , puis elle a été améliorée en vu d’éventuelles soulèvements intérieurs ou de possibles invasions égyptiennes . Le palais se situe du côté ouest .Il a été construit entre 37 et 15 avant J C par Hérode le grand roi de Judée . Les renseignements sont donnés par un historien de l’époque , Flavius Josèphe . Sur le côté ouest , le palais lui-même sur trois niveaux , aussi flanqué de quatre tours .. Dans les appartements , des restes de mosaïque colorée , des sols pavés , des pierres de cristal laissant passer la lumière ... On peut voir aussi des bains romains , des citernes de réserve d’eau . Le palais possédait même une piscine .. Des portiques , des colonnes monolithiques..... Et aussi des entrepôts , des casernes , une armurerie ... Au centre , une église byzantine avec des restes de mosaïque colorée.... Et une synagogue toujours fréquentée de nos jours ... Impressionnante construction organisée pour que la vie soit possible malgré l’environnement à risques ... Tout autour , le long des murs , on distingue un trait noir sinueux séparant la partie authentique des rajouts faits pour donner une idée plus précise de ce qu’était cette forteresse .
Massada , une forteresse symbole d’héroïsme et de sacrifice du peuple juif ...
De quelle façon? Jusqu’à il y a encore une dizaine d’années , les unités d’élite de l’armée israélienne Tsahal , les tankistes , prêtaient serment à Massada en prononçant ces mots « plus jamais Massada ne tombera «
Pourquoi ? Après la mort d’Hérode , la forteresse était occupée par une garnison romaine .Elle fut reprise par des zélotes (juifs pieux ) en 66 lors de la révolte des juifs contre les romains qui l’occupèrent jusqu’en 70 , date de la chute de Jérusalem et victoire des romains . Massada seule continua à résister et les romains mirent plus d’une année à la reprendre après avoir construit une rampe d’assaut sur le côté occidental . Quand ils parvinrent au sommet , telle ne fut pas leur surprise de ne trouver que des cadavres . Les occupants s’était tous suicidés ou ....avait été suicidés ? Mais selon Flavius Josèphe , ces zélotes étaient des sicaires , extrémistes , qui vivaient du massacre et du pillage des populations voisines ... Pas très glorieux ....un peu comme les américains et la version édulcorée du Thank giving !!!
En partant , nous avions le choix entre la visite de la réserve nationale de Ein Gedi « ou un arrêt « bain dans la mer morte « . Nous n’étions que deux à préférer le parc naturel ...nous avons donc suivi le groupe , un peu à contre cœur . J’avais eu l’occasion de m’y baigner en Jordanie et un côté ou l’autre ne devait changer grand chose ... Pas du tout , le côté jordanien était mieux organisé et plus accessible que la côte israélienne ...une marche jusqu’au lointain bord de mer , quelques photos et un transat pour attendre la fin du bain de nos compagnons de voyage . Quelques palmiers , le soleil couchant colorant de rose les montagnes environnantes , tout cela était plutôt agréable à regarder ....
De retour à Jérusalem , embouteillages aidant , le car nous a déposé près d’un arrêt de tram et avec l’aide de touristes débrouillés et connaisseurs , nous avons regagné notre hôtel en nous repérant à l’aide de la lumière verte du minaret de la mosquée voisine .. Accompagnées des deux sud -américaines nous vantant l’excellence de leur guest house de la cathédrale st Georges , nous avons regagné notre hôtel ravie de notre journée .
4 eme jour 27 octobre En sortant de notre notre hôtel et en marchand sur Nablus road en direction de la porte de Damas , il est un lieu calme et paisible où il fait bon déambuler au milieu d’un jardin à l’anglaise et ses diverses terrasses . C’est le jardin de la tombe ou « garden tomb » , aujourd’hui propriété de la « garden tomb association « qui l’entretient et gère la boutique de souvenirs attenante . De ce lieu , l’interprétation est différente selon les églises .... Pour les protestants, c’est la tombe du jardin de Joseph d’Arimarhie où , selon les Evangiles , il aurait mis Jésus après sa crucifixion avant qu’il ne ressuscite deux jours plus tard .. Du jardin on peut voir la « falaise du crâne « qui , pour certains serait le lieu de crucifixion et non le Golgotha , donc la signification est « lieu du crâne « Falaise du crâne , lieu du crâne pour le Golgotha, il est toujours question de « crâne « d’où la difficulté des interprétations.... En effet selon les textes , on peut interpréter différemment l’endroit de la crucifixion ...pour certains ce serait le Rocher maintenant à l’intérieur du St Sépulcre mais alors comment trois croix pouvaient y tenir côte à côte , pour d’autres et en particulier l’évangile selon St jean , ce serait un endroit « proche de la ville donc vraisemblablement à l’extérieur , donc pourquoi pas la falaise .... Le St Sépulcre aux catholiques, le jardin de Joseph aux protestants...si l’origine de leurs différents n’était qu’une question de lieu , ce serait un moindre mal ... En attendant les deux camps s’affrontent à coup d’articles plus théologiques que scientifiques, dans des revues spécialisées.... Dans le jardin proprement dit , sur la gauche , une grotte dans laquelle on peut voir , derrière une grille , une excavation en forme de tombe et une porte sur laquelle on peut lire ces mots « He is not here for he is risen «
Cet endroit serein est privilégié à Jérusalem car même si les touristes le visitent en masse , les gens y restent respectueux et silencieux et c’est cette sérénité reposante qui d’abord surprend puis enchante ensuite .... Nous continuons notre route et contournons les remparts sur la droite afin de pénétrer dans Jérusalem par la porte de Jaffa , entrée principale de la partie ouest de la ville De là nous arrivons à l’intersection du quartier chrétien à gauche et du quartier arménien à droite . Nous passons devant la citadelle avec la tour de David , forteresse du XIIe s élevée sur l’emplacement des trois tours d’Herode . Bel édifice bien restauré , aujourd’hui il renferme le « Musée de l’histoire de Jérusalem « En longeant la rue descendante , nous entrons dans le quartier arménien . Datant de l’époque des croisés , c’est le plus petit des quatre quartiers , il représente un sixième de la superficie de la ville et 500 arméniens y vivent , essentiellement des séminaristes . C’est un quartier calme , clair , propre et résidentiel situé sur le site du couvent St jacques , où les commerces et édifices publics sont rares et discrets . De grandes portes à double battants s’ouvrent sur de vastes propriétés privées , interdites du public ..
Nous nous y promenons pendant un moment avant d’arriver à la cathédrale apostolique arménienne St jacques , but de notre visite . C’est la seule église à n’avoir jamais été détruite ni récupérée par d’autres religions . Elle se trouve dans l‘enceinte du monastère st Jacques qui occupe à lui tout seul , les deux tiers du quartier et est le siège du patriarcat arménien de Jérusalem . Elle est dédiée à st Jacques le juste , frère de Jésus et premier évêque de Jérusalem qui serait enterré sous l’autel et à Jacques le majeur , apôtre martyr , décapité par Hérode , dont la tête y serait conservée .....D’où son nom .... Elle date du XI e siècle , construite par les géorgiens puis restaurée au XII e par les arméniens . C’est la seule église à n’avoir jamais été détruite . La cathédrale n’ouvre que l’après midi aussi nous en profitons pour photographier l’extérieur ... La façade ne donne pas sur la rue mais il fait pénétrer sous un vaste porche et au fond d’un couloir , une ouverture donne sur la cour devant la cathédrale. Elle se mérite !!!! Une grille de fer forgé , ornée de la croix arménienne ferme l’entrée ...une porte en bois très sculptée , devant laquelle est enroulée une pièce de tissu épaisse et matelassée qui, lors de l’ouverture , sera déroulée et laissera passer les prêtres et les fidèles . Ainsi l’intérieur de l’église ne sera jamais visible ... La cour extérieure est à la fois sobre et merveilleusement décorée , les bâtiments sont en belles pierres , un portrait de la Vierge en céramique sur un mur , la croix arménienne sculptée sur un autre rappelant celle de la grille , diverses sculptures en terre cuite , tout n’est que beauté er sérénité et laisse augurer des richesses que nous découvrirons à l’intérieur . Nous repartons nous perdre dans les ruelles du quartier juif attenant où des bougainvilliers sur des placettes ou à des coins de rue , nous surprennent et nous ravissent , car inattendu.... pour arriver sur une place aérée derrière la synagogue Hurva où nous nous installons à une terrasse tenue par un parisien , tellement séduit par Jérusalem qu’il y est resté .... 15 h , nous sommes à la porte de la cathédrale ....pour assister à l’office journalier des séminaristes qui tolèrent les touristes à condition de conserver une tenue respectueuse. Une stèle , deux dates , 1895 , prémices du génocides , 1949 , convention de l’Onu contre le genocide L’intérieur ne nous déçoit pas ...les lampes à huile suspendues , les tapis d’orient colorés , les icônes , tout n’est que sculptures , dorures , gravures , des murs recouverts de faïence bleue et blanche du XVIII e siècle , des icônes au cadre d’argent martelé , la chaire en bois doré entièrement sculpté , un réduit très décoré fermé par une porte en argent ciselé ....sans doute l’endroit où est conservée la tête du saint décapité....
Tout n’est que luxe et beauté enveloppés par l’odeur de l’encens qui brûle en permanence ...autour , des sièges en bois où les fidèles assistent à l’office ...sans croiser les jambes !!!!! Nous repartons , émues d’avoir pu pénétrer dans le sanctuaire de ce peuple si durement éprouvé et cependant à la foi sans faille ...
Direction le mur des lamentations...nous sommes vendredi , jour de shabbat ..pas question en étant à Jérusalem de ne pas vivre ce moment de ferveur , de liesse et de tradition.. Une heure avant le coucher du soleil , le shofar ou corne retentit ..c’est le début du shabbat . On peut voir alors , à partir de toutes les portes , converger le long des rues , les religieux ou « hassidim « dans leur costume noir traditionnel , certains portent une toque en fourrure ou « schtreimel » originaire d’Europe centrale ...tous se dirigent , papillotes au vent , d’un pas décidé , vers le mur occidental ... La foule est compacte et très masculine. Tous les hommes doivent porter des kippas . Nous sommes parqués derrière les grillages , nous ne pouvons monter sur les chaises qui sont enlevées ...malgré tout j’ai réussi à prendre des photos et à filmer ce spectacle si particulier et inoubliable..... Tout devant contre le mur , les hassidim ou très religieux que l’on reconnaît de loin à leur toque ou leur feutre noir , à l’arrière , des tables sont dépliées , des manuscrits sont ouverts et des jeunes lisent , psalmodient ou chantent .... Et au milieu , c’est la surprise..!!!! Je m’attendais à un spectacle silencieux et un grand moment de prières et de recueillement généralisé ...eh bien pas du tout ...des chants , des danses , à la queue leu leu, ils font la farandole !! Certains montent sur les épaules de leur voisin , on peut même voir ce qui pourrait être un « chauffeur de salle « !!!! c’est la joie , le bonheur , la fête ... le spectacle est surprenant , fascinant mais aussi émouvant et ...dérangeant ... Mais bon quand on a déjà assister à un mariage juif ou une bar mitzva , ce n’est pas si différent ...ce sont des gens qui savent manifester leur joie ..... Heureuse et comblée par ma journée multi- confessionnelle , je remonte la El Wad road , au passage , je fais l’emplette de pâtisseries orientales et de fruits qui seront un en cas bien apprécié , avant de redescendre dîner chez notre copain arabe en face de l’église arménienne ...il sert un houmous succulent et je peux me connecter à Internet !!!;!
Aller-retour aux chutes du Niagara à partir de Montréal English translation pending
Bonjour,
Il s'agit d'une question récurrente que je souhaiterais actualiser : l'AR à Niagara Falls.
Nous serons au Québec du 24 août au 7 septembre. Nous allons nous centrer sur Québec et la région de Charlevoix tout en programmant un AR à Niagara Falls à partir de Montréal.
Voici l'esquisse de notre début de programme : Vendredi 24 août : Arrivée à Montréal. Samedi 25 : Montréal. Dimanche 26 : Avion pour Toronto. Bus pour Niagara Falls. Nuit à Niagara Falls. Lundi 27 : Bus pour Toronto. Avion pour Québec. Mardi 28 : Québec. Mercredi 29 : Location de voiture pour 8 jours.../... Jeudi 6 septembre : Retour Québec. Remise de la voiture. Vendredi 7 septembre. Train pour Montréal. Départ pour Lyon en fin d'après-midi.
Deux questions : 1. Comment organiser l'AR à Niagara Falls ? 2. Quel meilleur plan pour louer une voiture à Québec ?
Merci d'avance les amis !
Il s'agit d'une question récurrente que je souhaiterais actualiser : l'AR à Niagara Falls.
Nous serons au Québec du 24 août au 7 septembre. Nous allons nous centrer sur Québec et la région de Charlevoix tout en programmant un AR à Niagara Falls à partir de Montréal.
Voici l'esquisse de notre début de programme : Vendredi 24 août : Arrivée à Montréal. Samedi 25 : Montréal. Dimanche 26 : Avion pour Toronto. Bus pour Niagara Falls. Nuit à Niagara Falls. Lundi 27 : Bus pour Toronto. Avion pour Québec. Mardi 28 : Québec. Mercredi 29 : Location de voiture pour 8 jours.../... Jeudi 6 septembre : Retour Québec. Remise de la voiture. Vendredi 7 septembre. Train pour Montréal. Départ pour Lyon en fin d'après-midi.
Deux questions : 1. Comment organiser l'AR à Niagara Falls ? 2. Quel meilleur plan pour louer une voiture à Québec ?
Merci d'avance les amis !
Une semaine en Slovaquie: patrimoine et nature English translation pending
Généralités
Une semaine du 19 juin au 26 juin 2018
Circuit d'environ 1200 Kms
Guides en français utilisés : le Routard et le Petit Futé
Guide Lonely Planet en anglais sur Bratislava
Une carte routière récente de Slovaquie
Comme je l' ai fait pour un voyage récent en Calabre, je vais poser la question : pourquoi la Slovaquie, pays qui, d'un point de vue touristique, n' apparait pas sur les grands écrans et dont on parle peu en général ? Coincé géographiquement entre Autriche, Hongrie, Pologne et Ukraine, la Slovaquie est l'un des pays les plus à l' est d'Europe, au même titre que la Bulgarie et la Roumanie. Il fait partie du groupe de Visegrad qui a pris des positions tranchées sur l' arrivée des migrants ces deux dernières années en Europe. C'est simple, ils ne veulent en recevoir aucun ! Par ailleurs qui sait que la (Tchéco)Slovaquie était, avant la Seconde Guerre Mondiale, un pays riche et aussi développé que la France de l' époque et qui rayonnait culturellement? Le pays Tchécoslovaquie a été créée en 1919 après la Première Guerre Mondiale et son statut n' a changé qu'avec la fin du communisme dans les années 90. Dubcek, l'un des derniers dirigeants du pays pendant l'ère communiste a payé cher ses désirs de liberté et d'indépendance en étant renversé lors d'une invasion militaire par l'Union Soviétique ( on se souvient de la répression du printemps de Prague ) et en étant relégué au rang de jardinier des espaces publics. Dubcek, d'origine slovaque, reste populaire en Slovaquie, plus qu'en République Tchèque. La proximité avec les Tchèques est réelle et forte mais cela n' a pas empêché la séparation. Nouveau destin, nouvelle identité aussi. Bratislava n' était que la seconde ville du pays après Prague et elle a appris à redevenir une capitale à part entière comme au début du 20ème siècle.. La Slovaquie a donc appris à ré-exister comme il y a un siècle, un pays à part entière. La glaciation communiste a anesthésié le pays pendant 50 ans. Heureusement, beaucoup de choses ont été préservées, protégées et rénovées depuis. La société s'est modernisée à grande vitesse, le pays est organisé. La Slovaquie reste malgré tout un pays méconnu des Européens de l'Ouest. J' allais dire mystérieux car qui part en vacances en Slovaquie ? C 'est cela qui nous attirés et cette équipée sur les routes slovaques reste un souvenir fort et agréable. Détente, découverte touristique et sécurité étaient au programme.
Le réseau routier est superbe, les autoroutes payantes à l' année comme en Suisse ( mais les voitures de location ne sont pas concernées ), tous les travaux d'infrastructure lourde ont été payés par l' Europe qui a déversé des milliards d'euros sur ce pays et bien d'autres dans la grande région ( comme la Pologne ou la Bulgarie ) pour faciliter les échanges à l'intérieur du pays mais aussi avec les pays voisins et également aider à reconstruire ou rénover les villes anciennes avant qu'elles ne passent au patrimoine de l' Unesco. Eh oui, l' Europe est bonne fille car elle est critiquée aussi en Slovaquie comme partout ailleurs.. L'argent est le bienvenu, les contraintes non....
Informations pratiques La Slovaquie est passée à l' euro, donc pas de problèmes de change. La vie est deux fois moins chère qu'en France aussi bien en ce qui concerne les hôtels et autres B&B que la nourriture. Cette dernière est bonne sans être gastronomique. Beaucoup de soupes et de plats en sauce ( daube de sanglier ou de boeuf ou de porc ) avec accompagnements de pommes de terre et de pickles divers et variés comme en République Tchèque, en Pologne ou en Russie. Nous avons eu beau temps chaud pour commencer et assez beau temps frais pour terminer. Agréable dans l' ensemble. L' aéroport de Bratislava reçoit surtout des low-costs de l'Europe entière. Quand on regarde une carte, on voit que la capitale slovaque est toute proche de Vienne ( 65 kms environ, 35 mn par l' autoroute ) ou de Prague, pas si éloignée non plus de Budapest. Venant de Montpellier, nous avons pris à CDG un avion pour Vienne, et avons transité ensuite en voiture privée ( on peut aussi transiter en bus pour 10 euros mais c'est plus long ) de l' aéroport de Vienne vers l' aéroport de Bratislava où nous avions réservé une voiture. Très facile rapide et pratique, tout cela. AF nous ayant changé nos horaires de vol, nous voulions avoir le plus de temps possible et ne pas nous hâter pour rejoindre Trencin , notre première étape. Voiture Hertz , une C3 toute neuve et avec GPS d'origine intégré dans le tableau de bord - ce que nous n' avions eu précédemment qu'en Norvège - pour 1 semaine, kilométrage illimité, caution de 250 euros non encaissée et donc remboursée en fin de séjour, pour 176 euros. Vraiment peu cher. A peu près 110 euros de carburant pour couvrir les 1172 kilomètres parcourus. Si l'on veut commencer son séjour par la capitale, c'est facile. On prend le bus 61 ( acheter les tickets dans l' aéroport ) jusqu'à l'une des deux gares de Bratislava, et de là on rejoint le centre-ville en tram ( sur rails ) qu'il faut aller chercher en contrebas de la gare elle-même. Rentrer dans la gare et descendre les escaliers. Au 6ème arrêt de la ligne, on est au centre.
1er jour : Nous quittons donc l' aéroport de Bratislava en voiture vers 15 heures pour Trencin, notre première étape, à environ 140 kms de Bratislava. On est tout de suite sur l'autoroute et on roule avec plaisir et décontraction. Pas mal de circulation pour commencer, beaucoup moins ensuite. Il fait très beau et très chaud. Lumière de fin d'après-midi superbe sur la campagne slovaque et les premières collines à l' approche de Trencin. Trencin est une magnifique ville médiévale de taille moyenne dominée par un majestueux château-forteresse dont la partie la plus ancienne date du 11ème siècle. La ville a toujours joué un rôle militaire et cela depuis l' Antiquité; le château et son imposante garnison ont par exemple défendu le royaume de Hongrie contre les Turcs au 17ème siècle. On notera que les relations avec la Turquie sont toujours compliquées et empreintes de méfiance et de défiance, autant pour la Slovaquie que pour d'autres pays comme la Bulgarie qui a beaucoup souffert sous domination turque. Hôtel central plus ou moins désert, chambre mansardée toute en longueur, avec salon inutile et effondré, un peu vieillotte avec un ameublement à la soviétique qui date des années 70 ( on retrouvera cela dans d'autres endroits ). Des progrès à faire dans l'aménagement intérieur des établissements hôteliers....Le restaurant est trop cher pour ce qu'il offre ( fausse cuisine méditerranéenne avec chichis ), nous nous rabattons donc sur un pub-brasserie où la bière est excellente et le dîner copieux, de bonne qualité et peu onéreux. Dans une petite ruelle du petit centre-ville ( et sur la petite place centrale ). je vous laisse chercher l' endroit...



2ème jour : Nous reprenons tranquillement la route après une nuit reposante. Notre ville d'étape est Ruzomberok sur la route de Zilina à Poprad. Nous décidons de ne pas nous arrêter à Zilina pour passer plus de temps dans un superbe petit village ( à 10 kms au sud de Ruzomberok ) traditionnel et authentique car non reconstitué pour les touristes ( comme cela se voit parfois ) et toujours habité par quelque dizaines de personnes en semaine, un peu plus en fin de semaine sans doute. On y trouve beaucoup de maisons très anciennes ( dans le style des Carpates du nord avec un socle en pierre ) et en bois peint de différentes couleurs; elles sont fermées mais parfaitement entretenues. En tout 45 maisons en bois, ce qui fait de Vlkolinec ( c'est son nom; un peu difficile à prononcer !!! ) l' ensemble traditionnel le mieux conservé d'Europe centrale. En plus des maisons, il y a un beffroi, une chapelle et un puits en bois datant du 18ème siècle. Le village est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est notre premier coup de coeur. Nous avons de la chance, il fait toujours très beau. II parait que les forêts environnantes regorgent d' animaux sauvages dont beaucoup d'ours que les habitants suivent et surveillent à la jumelle. Nous avons choisi Ruzomberok pour ne pas faire trop de kilomètres en milieu d'après-midi. Nous y arrivons donc assez tôt pour nous installer et faire un tour de ville à pied. Un peu décevant par rapport à Trencin que nous venons de quitter ( c'est une ville plutôt industrielle avec un petit centre ancien ). Je conseillerai de continuer vers les Hautes Tatras jusqu'à Stary Smokovec pour passer la nuit en altitude dans un environnement montagneux, un peu alpin et frais. Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, nous décidons d'aller voir et visiter ( balade à pied et plutôt escarpée dans la banlieue de la ville ) le château de Liskova ( en slovaque château se dit ' hrad ' ), plus ou moins en ruines même si une tour est en restauration. Mais au fait, est-ce vraiment nécessaire ? Les ruines ont aussi leur charme romantique et leur grandeur. C'est un nid d'aigle comme il y en a beaucoup sur l' ancienne route commerciale qui va du nord au sud , de Pologne en Italie. Ces châteaux-forts surveillaient qui et ce qui passait et, à l' occasion, faisaient payer des octrois. D'autres châteaux du genre, plus orientés vers la guerre et dotés de garnisons importantes et aguerries, surveillaient la route de l' est à l'ouest, celle des invasions possibles. Toujours cette méfiance , voire cette haine des Turcs, implacables et féroces combattants bien entraînés et qui ne faisaient pas dans la dentelle ! Les têtes, coupées au cimeterre, volaient dans tous les sens ! Les Slovaques s'en souviennent, les Bulgares aussi ! ( Petite digression : En Bulgarie, le ressentiment anti-turc est encore plus vivace. Personne n' a oublié le massacre -principalement par décapitation - de milliers de Bulgares dans la ville de Batak par des troupes irrégulières de l' Empire Ottoman, et cela au début de l' Insurrection de 1876. ) Retour à Liskova : Nous sommes les seuls visiteurs, deux jeunes filles charmantes sont là pour nous accueillir . Petite exposition sur deux étages, dont un étage consacré aux instruments de torture, une constante dans les salles rénovées de bâtiments du genre en Slovaquie...On adore !!! Retour à Ruzomberok, le centre-ville est vite déserté, les soirées d'été sont très calmes dans ce genre d'endroit. Aucun touriste ou non-résident, à part quelques voyageurs de commerce égarés. Ce sera ainsi presque tout le temps sauf à Bratislava, Bardejov ou Kosice.


Comme je l' ai fait pour un voyage récent en Calabre, je vais poser la question : pourquoi la Slovaquie, pays qui, d'un point de vue touristique, n' apparait pas sur les grands écrans et dont on parle peu en général ? Coincé géographiquement entre Autriche, Hongrie, Pologne et Ukraine, la Slovaquie est l'un des pays les plus à l' est d'Europe, au même titre que la Bulgarie et la Roumanie. Il fait partie du groupe de Visegrad qui a pris des positions tranchées sur l' arrivée des migrants ces deux dernières années en Europe. C'est simple, ils ne veulent en recevoir aucun ! Par ailleurs qui sait que la (Tchéco)Slovaquie était, avant la Seconde Guerre Mondiale, un pays riche et aussi développé que la France de l' époque et qui rayonnait culturellement? Le pays Tchécoslovaquie a été créée en 1919 après la Première Guerre Mondiale et son statut n' a changé qu'avec la fin du communisme dans les années 90. Dubcek, l'un des derniers dirigeants du pays pendant l'ère communiste a payé cher ses désirs de liberté et d'indépendance en étant renversé lors d'une invasion militaire par l'Union Soviétique ( on se souvient de la répression du printemps de Prague ) et en étant relégué au rang de jardinier des espaces publics. Dubcek, d'origine slovaque, reste populaire en Slovaquie, plus qu'en République Tchèque. La proximité avec les Tchèques est réelle et forte mais cela n' a pas empêché la séparation. Nouveau destin, nouvelle identité aussi. Bratislava n' était que la seconde ville du pays après Prague et elle a appris à redevenir une capitale à part entière comme au début du 20ème siècle.. La Slovaquie a donc appris à ré-exister comme il y a un siècle, un pays à part entière. La glaciation communiste a anesthésié le pays pendant 50 ans. Heureusement, beaucoup de choses ont été préservées, protégées et rénovées depuis. La société s'est modernisée à grande vitesse, le pays est organisé. La Slovaquie reste malgré tout un pays méconnu des Européens de l'Ouest. J' allais dire mystérieux car qui part en vacances en Slovaquie ? C 'est cela qui nous attirés et cette équipée sur les routes slovaques reste un souvenir fort et agréable. Détente, découverte touristique et sécurité étaient au programme.
Le réseau routier est superbe, les autoroutes payantes à l' année comme en Suisse ( mais les voitures de location ne sont pas concernées ), tous les travaux d'infrastructure lourde ont été payés par l' Europe qui a déversé des milliards d'euros sur ce pays et bien d'autres dans la grande région ( comme la Pologne ou la Bulgarie ) pour faciliter les échanges à l'intérieur du pays mais aussi avec les pays voisins et également aider à reconstruire ou rénover les villes anciennes avant qu'elles ne passent au patrimoine de l' Unesco. Eh oui, l' Europe est bonne fille car elle est critiquée aussi en Slovaquie comme partout ailleurs.. L'argent est le bienvenu, les contraintes non....
Informations pratiques La Slovaquie est passée à l' euro, donc pas de problèmes de change. La vie est deux fois moins chère qu'en France aussi bien en ce qui concerne les hôtels et autres B&B que la nourriture. Cette dernière est bonne sans être gastronomique. Beaucoup de soupes et de plats en sauce ( daube de sanglier ou de boeuf ou de porc ) avec accompagnements de pommes de terre et de pickles divers et variés comme en République Tchèque, en Pologne ou en Russie. Nous avons eu beau temps chaud pour commencer et assez beau temps frais pour terminer. Agréable dans l' ensemble. L' aéroport de Bratislava reçoit surtout des low-costs de l'Europe entière. Quand on regarde une carte, on voit que la capitale slovaque est toute proche de Vienne ( 65 kms environ, 35 mn par l' autoroute ) ou de Prague, pas si éloignée non plus de Budapest. Venant de Montpellier, nous avons pris à CDG un avion pour Vienne, et avons transité ensuite en voiture privée ( on peut aussi transiter en bus pour 10 euros mais c'est plus long ) de l' aéroport de Vienne vers l' aéroport de Bratislava où nous avions réservé une voiture. Très facile rapide et pratique, tout cela. AF nous ayant changé nos horaires de vol, nous voulions avoir le plus de temps possible et ne pas nous hâter pour rejoindre Trencin , notre première étape. Voiture Hertz , une C3 toute neuve et avec GPS d'origine intégré dans le tableau de bord - ce que nous n' avions eu précédemment qu'en Norvège - pour 1 semaine, kilométrage illimité, caution de 250 euros non encaissée et donc remboursée en fin de séjour, pour 176 euros. Vraiment peu cher. A peu près 110 euros de carburant pour couvrir les 1172 kilomètres parcourus. Si l'on veut commencer son séjour par la capitale, c'est facile. On prend le bus 61 ( acheter les tickets dans l' aéroport ) jusqu'à l'une des deux gares de Bratislava, et de là on rejoint le centre-ville en tram ( sur rails ) qu'il faut aller chercher en contrebas de la gare elle-même. Rentrer dans la gare et descendre les escaliers. Au 6ème arrêt de la ligne, on est au centre.
1er jour : Nous quittons donc l' aéroport de Bratislava en voiture vers 15 heures pour Trencin, notre première étape, à environ 140 kms de Bratislava. On est tout de suite sur l'autoroute et on roule avec plaisir et décontraction. Pas mal de circulation pour commencer, beaucoup moins ensuite. Il fait très beau et très chaud. Lumière de fin d'après-midi superbe sur la campagne slovaque et les premières collines à l' approche de Trencin. Trencin est une magnifique ville médiévale de taille moyenne dominée par un majestueux château-forteresse dont la partie la plus ancienne date du 11ème siècle. La ville a toujours joué un rôle militaire et cela depuis l' Antiquité; le château et son imposante garnison ont par exemple défendu le royaume de Hongrie contre les Turcs au 17ème siècle. On notera que les relations avec la Turquie sont toujours compliquées et empreintes de méfiance et de défiance, autant pour la Slovaquie que pour d'autres pays comme la Bulgarie qui a beaucoup souffert sous domination turque. Hôtel central plus ou moins désert, chambre mansardée toute en longueur, avec salon inutile et effondré, un peu vieillotte avec un ameublement à la soviétique qui date des années 70 ( on retrouvera cela dans d'autres endroits ). Des progrès à faire dans l'aménagement intérieur des établissements hôteliers....Le restaurant est trop cher pour ce qu'il offre ( fausse cuisine méditerranéenne avec chichis ), nous nous rabattons donc sur un pub-brasserie où la bière est excellente et le dîner copieux, de bonne qualité et peu onéreux. Dans une petite ruelle du petit centre-ville ( et sur la petite place centrale ). je vous laisse chercher l' endroit...



2ème jour : Nous reprenons tranquillement la route après une nuit reposante. Notre ville d'étape est Ruzomberok sur la route de Zilina à Poprad. Nous décidons de ne pas nous arrêter à Zilina pour passer plus de temps dans un superbe petit village ( à 10 kms au sud de Ruzomberok ) traditionnel et authentique car non reconstitué pour les touristes ( comme cela se voit parfois ) et toujours habité par quelque dizaines de personnes en semaine, un peu plus en fin de semaine sans doute. On y trouve beaucoup de maisons très anciennes ( dans le style des Carpates du nord avec un socle en pierre ) et en bois peint de différentes couleurs; elles sont fermées mais parfaitement entretenues. En tout 45 maisons en bois, ce qui fait de Vlkolinec ( c'est son nom; un peu difficile à prononcer !!! ) l' ensemble traditionnel le mieux conservé d'Europe centrale. En plus des maisons, il y a un beffroi, une chapelle et un puits en bois datant du 18ème siècle. Le village est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est notre premier coup de coeur. Nous avons de la chance, il fait toujours très beau. II parait que les forêts environnantes regorgent d' animaux sauvages dont beaucoup d'ours que les habitants suivent et surveillent à la jumelle. Nous avons choisi Ruzomberok pour ne pas faire trop de kilomètres en milieu d'après-midi. Nous y arrivons donc assez tôt pour nous installer et faire un tour de ville à pied. Un peu décevant par rapport à Trencin que nous venons de quitter ( c'est une ville plutôt industrielle avec un petit centre ancien ). Je conseillerai de continuer vers les Hautes Tatras jusqu'à Stary Smokovec pour passer la nuit en altitude dans un environnement montagneux, un peu alpin et frais. Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, nous décidons d'aller voir et visiter ( balade à pied et plutôt escarpée dans la banlieue de la ville ) le château de Liskova ( en slovaque château se dit ' hrad ' ), plus ou moins en ruines même si une tour est en restauration. Mais au fait, est-ce vraiment nécessaire ? Les ruines ont aussi leur charme romantique et leur grandeur. C'est un nid d'aigle comme il y en a beaucoup sur l' ancienne route commerciale qui va du nord au sud , de Pologne en Italie. Ces châteaux-forts surveillaient qui et ce qui passait et, à l' occasion, faisaient payer des octrois. D'autres châteaux du genre, plus orientés vers la guerre et dotés de garnisons importantes et aguerries, surveillaient la route de l' est à l'ouest, celle des invasions possibles. Toujours cette méfiance , voire cette haine des Turcs, implacables et féroces combattants bien entraînés et qui ne faisaient pas dans la dentelle ! Les têtes, coupées au cimeterre, volaient dans tous les sens ! Les Slovaques s'en souviennent, les Bulgares aussi ! ( Petite digression : En Bulgarie, le ressentiment anti-turc est encore plus vivace. Personne n' a oublié le massacre -principalement par décapitation - de milliers de Bulgares dans la ville de Batak par des troupes irrégulières de l' Empire Ottoman, et cela au début de l' Insurrection de 1876. ) Retour à Liskova : Nous sommes les seuls visiteurs, deux jeunes filles charmantes sont là pour nous accueillir . Petite exposition sur deux étages, dont un étage consacré aux instruments de torture, une constante dans les salles rénovées de bâtiments du genre en Slovaquie...On adore !!! Retour à Ruzomberok, le centre-ville est vite déserté, les soirées d'été sont très calmes dans ce genre d'endroit. Aucun touriste ou non-résident, à part quelques voyageurs de commerce égarés. Ce sera ainsi presque tout le temps sauf à Bratislava, Bardejov ou Kosice.



Les vacances d'un Bobo English translation pending
Les vacances d’un Bobo
C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.
Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.
-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.
L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !
Le Québec : Il y a trop de curés !
La Pologne : Il y a trop de curés !
Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !
C’est Juillet, il faut que je pense à trouver une nouvelle destination : J’aimerais passer deux semaines dans un pays sans avoir la honte en pensant aux pauvres gars en prison, j’aimerais aussi éviter d’aller chez des Fachos ou des Racistes, remarquez ça va souvent ensemble. Il me faut aussi un petit apport culturel, je ne veux pas bronzer idiot. Le coté éco-responsable est important : J’ai une Appli sur mon Smartphone qui me donne en temps réel ma signature écologique ; ce que je ne me permets pas chez moi en terme de consommation, je ne vais pas le faire ailleurs. C’est vrai il y en a qui se croient tout permis à l’Etranger, car ils ont le carnet de chèque et ils croient qu’on ne les voient pas. Pour m’aider à trouver une destination, il y a bien les pages de l’Obs ou de Libé, mais j’ai peur que les endroits cités ne soient plus préservés. Ne me parlez pas du Routard, c’est tellement Bobo ! Alors j’ai mes petits secrets. J’aime partir à la recherche de l’Autre, établir des rapports de confiance et non-marchands avec les habitants des pays visités. Rester au niveau humain. Pour cela je vais dans le Pays hors des sentiers battus, j’ai mes petits coins et mes adresses, hors de la horde des touristes. Le béton, les clubs, ce n’est pas pour moi.
Passons en revue quelques destinations : D’abord chez nous : Savez vous que je n’ai jamais mis le pied à Nantes et Bordeaux, deux villes esclavagistes. De même il n’y a pas de Muscadet ou de Bordeaux sur ma table. J’ai des principes. Ne comptez pas sur moi pour aller en Périgord cautionner la souffrance animale avec le gavage d’oies ou le veau sous la mère en Corrèze.
-La Belgique : Ah non ! Depuis qu’ils ont écrit Tintin au Congo. La Suisse : Tout ce fric ils l’ont bien pris quelque part ? -L’Allemagne : Vous voulez que je vous fasse un dessin ! Eh puis c’est l’exploitation des immigrés turcs. Trop peu pour moi. L’Italie : Chassez le naturel, il revient au galop : Vous voulez que je passe mes vacances dans un Pays gouverné par des Populistes, des Racistes et des Xénophobes ? Je mérite mieux. L’Autriche : Depuis le moustachu, ils n’ont jamais cessé. Après Haider maintenant c’est Kurz. Je suis aux abonnés absents pour l’Autriche. L’Espagne : Ils refont le coup de Franco, ils s’attaquent à la Catalogne. Et puis ils exploitent les Marocains à la récolte des tomates. Il n’y a pas une tomate espagnole chez moi. Alors n’attendez pas de m’y voir. Et surtout il y a toujours la corrida, c’est lamentable. -La Russie : Il y a Poutine. Quoi Poutine ? C’est simple pourtant : Il y a Poutine, ça vous suffit. Non je n’irai pas en URSS, pardon en Russie. -La Chine : Ah non c’est pollué, et ils font du trafic d’organe, ils affament les travailleurs de chez nous ; et depuis Mao la Chine, ce n’est plus ce que c’était. La Corée du Nord : Ah non ils ont des coiffeurs abominables. -Singapour : C’est trop moche et ils ont trop de fric, c’est suspect. -La Turquie : Avec le génocide arménien, il y a peu de chances qu’ils me voient. Eh puis Erdogan c’est retour vers le futur. -La Grèce : C’était devenu bien, il n’y avait plus de Colonels. Tzipras est un homme qui représentait le Peuple, puis il a viré sa cutie au bénéfice de la Troïka capitaliste. Non je n’irai pas chez le social-traitre. Les USA : Qui ose me parler des USA ? Le Pays soit disant « Indispensable ». Avec leur prêt à penser standardisé et stérilisé, leurs exécutions au goutte à goutte dans des prisons cliniques. C’est quand même le pays du grand génocide indien et de la chasse au Black. Je vous laisse allez à l’usine à « fun » de Mickey, sans moi. Le Mexique : Ah non ils ont des mœurs dégueulasses : Ils égorgent le gagnant du concours de pelote à ChichenItza. C’est moche. Et tu risques de faire un carton par les Cartels de drogue si tu es au mauvais endroit au mauvais moment. L’Inde : Quelles mœurs ; ils ont crevé les yeux des artisans du Taj Mahal après la construction. Ah non pas de moi chez ces barbares. Les Pays arabes : Ce n’est pas très progressiste, c’est même le Moyen Age.
L’Egypte : SiSi ! je vous répond NonNon ! Les pyramides et les temples ? J’entends gémir les esclaves qui ont transporté les pierres, je sens la morsure des coups de fouets. Sisi ! je suis comme cela, j’ai un don pour ressentir cela, pour faire parler les pierres et écouter les coups de fouets d’il y a 2000 ans. Ne vous moquez pas ! Alors l’Egypte Bonjour !
Le Québec : Il y a trop de curés !
La Pologne : Il y a trop de curés !
Bon ! Je vais repartir à Cuba. Ca fait 30 ans que je vais chez Pablo. J’ai un petit logement avec un toit en tôle ondulé qui fuit. On fait la récolte de la canne à sucre avec Pablo et les gars du village. Je suis même Citoyen d’honneur du village et membre d’honneur des Companeros de la canne à sucre. Sur la photo, vous pouvez me voir avec Danielle, on lève le poing pour la Fête nationale. Danielle ? Eh bien Danielle Mitterand ! J’aimerais bien changer, j’en ai marre de la canne à sucre. Eh puis ma signature écologique en prend un coup avec un vol Paris-La Havane, tous les ans. Je sais je fais du vélo pendant 3 mois pour essayer de compenser. Les Droits de l’Homme à Cuba ? Qu’est ce que vous me chantez ? N’écoutez pas la propagande du voisin américain et de ses affidés en Europe. Elle vit tous les jours la démocratie !
Why South Africa? A simple example!
Hello everyone...
Well, here I am, back again...
By chance, a bit like Mrs. Attila, my route roughly followed the same paths I took 8 and 6 years ago... I even thought of various travel journal titles like... "Where the grass has grown back!"
And then. People who know me (and some forum members) must be wondering:
"Why come back so often, almost every year since the 2000s, to this part of the world?"
Usually, I answer:
For the people, the landscapes, the animals. Because it’s a big country, a very big one where the horizon feels even farther away.
A country with so much variety—deserts, mountains, oceans, cities...
Because it’s a country that’s quite easy for "average" Europeans to navigate in terms of hygiene, food, driving, and way of life... Because you can plan your entire trip from your living room, all by yourself.
And because there’s still a pioneer spirit in the air.
And most of all, it’s a country that has turned toward the future without forgetting its past, giving the word "forgiveness" its full meaning.
Well, all that... those are just words.
Here comes, little by little, an example of a "classic" itinerary—simple, reliable, efficient, and balanced. Three weeks of discoveries, a first taste of this country!
Hence the final title of this travel journal:
Why South Africa? A simple example!

Well, here I am, back again...
By chance, a bit like Mrs. Attila, my route roughly followed the same paths I took 8 and 6 years ago... I even thought of various travel journal titles like... "Where the grass has grown back!"
And then. People who know me (and some forum members) must be wondering:
"Why come back so often, almost every year since the 2000s, to this part of the world?"
Usually, I answer:
For the people, the landscapes, the animals. Because it’s a big country, a very big one where the horizon feels even farther away.
A country with so much variety—deserts, mountains, oceans, cities...
Because it’s a country that’s quite easy for "average" Europeans to navigate in terms of hygiene, food, driving, and way of life... Because you can plan your entire trip from your living room, all by yourself.
And because there’s still a pioneer spirit in the air.
And most of all, it’s a country that has turned toward the future without forgetting its past, giving the word "forgiveness" its full meaning.
Well, all that... those are just words.
Here comes, little by little, an example of a "classic" itinerary—simple, reliable, efficient, and balanced. Three weeks of discoveries, a first taste of this country!
Hence the final title of this travel journal:
Why South Africa? A simple example!

Tour du monde MSC 2019: préparation des escales English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai ouvert une nouvelle discussion pour pouvoir échanger sur notre préparation des escales, car la précédente avait été polluée par des intervenants "hors sujet".
Bon dimanche
8 jours à vélo pour une magnifique balade à Chamonix English translation pending
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.
Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.
Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matin
Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.
Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.


Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.

Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matinLe soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.

Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.


Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Ici et là... J'ai envie de parler de Bucarest English translation pending
Bonjour,
Quelques jours seulement que je suis rentrée de Bucarest . Bucarest n'était dans mon projet qu'un lieu de passage , un lieu où atterrir pour me rendre ensuite en Bulgarie , la ville ne se trouvant pas bien loin de la frontière bulgare .
Tout mis ensemble , j'y suis restée environ deux jours et demi . ( un premier jour à partir de + ou - 13 h , puis une journée entière , puis le petit matin avant de partir en Bulgarie .....et au retour, l'après-midi puis les premières heures matinales avant de rejoindre l'aéroport Otopeni )
J'avais juste repéré Le Musée du Village , que je souhaitais visiter . Pour le reste , je m'étais dit qu'en me baladant à pieds , je découvrirais ce que Bucarest voudrait bien me montrer d'elle-même . Le résultat , c'est beaucoup d'affection pour cette ville , qui m'a laissée sceptique le premier jour , puis que j'ai quittée avec un pincement au coeur .
N'ayant pas prévu grand-chose à y faire , j'ai pu m'adonner à une de mes activités préférées en voyage : me laisser aller à mes impressions . Je vous les propose ici au jour le jour , tous ces p'tits bouts de Bucarest s'étalant sur cinq journées , dont une seule complète . Cette façon s'est finalement avérée en accord avec cette ville , structurée parfois , joyeusement bordélique souvent .
Le premier ptit bout , c'est évidemment celui de l'arrivée . Levée à 4h30 pour partir 50 minutes plus tard sous la pluie , j'ai déjà pas mal de pérégrinations derrière moi quand l'avion atterrit à l'aéroport de Bucarest à 12h55 , heure locale , en plein soleil .
Le bus 783 relie l'aéroport à la Piata Unirii . Pour prendre ce bus , il suffit de descendre les escaliers près du centre d'informations des arrivées , puis acheter une carte magnétique au petit bureau à l'extérieur . A peine dehors , je suis abordée en Roumain par une dame âgée qui va prendre le bus aussi ...que j'aime les sonorités de sa langue , depuis mon voyage en Moldavie !...je reçois d'office un aller-retour pour 8,60 lei ....le trajet dure + ou - une heure , d'abord par des avenues et quartiers très verts , puis on entre dans la ville . Je repère parfois une station de métro, mais le nom de la station n'est jamais indiqué , juste le M . Il y a beaucoup de voitures , mais la circulation me paraît assez fluide .
Le bus s'arrête finalement devant la station de métro de Piata Unirii. D'ici , j'avais prévu de prendre un taxi jusqu'au studio que j'ai réservé .....les conducteurs de taxi que je vois dans les parages ont tous écrit "margoulin" sur la figure , le sourire en coin ( je n'exagère qu'un tout petit peu 😉 ) . Où sont les taxis Dacia dont parle le Routard ? On dirait qu'ils manquent à l'appel . Il faudra donc bien se contenter d'un de ceux qui sont là ....je choisis celui qui propose le prix le plus bas ( qui s'avérera quand même être le double du prix normal , c'est-à-dire celui qui aurait été indiqué sur son compteur s'il en avait eu un ) ....la maison où se trouve le studio , dans la rue Hristo Bodev , est toute taguée et peu engageante ....la proprio n'est pas là , mais ne tarde pas à arriver .....j'ai une cuisine coupée en deux : une partie à l'intérieur , dans une alcôve , et l'autre partie ( frigo et cuisinière) sur la terrasse couverte , qui donne sur l'arrière de la maison .
Une fois les formalités accomplies , la découverte de la ville va pouvoir commencer 😛
Quelques jours seulement que je suis rentrée de Bucarest . Bucarest n'était dans mon projet qu'un lieu de passage , un lieu où atterrir pour me rendre ensuite en Bulgarie , la ville ne se trouvant pas bien loin de la frontière bulgare .
Tout mis ensemble , j'y suis restée environ deux jours et demi . ( un premier jour à partir de + ou - 13 h , puis une journée entière , puis le petit matin avant de partir en Bulgarie .....et au retour, l'après-midi puis les premières heures matinales avant de rejoindre l'aéroport Otopeni )
J'avais juste repéré Le Musée du Village , que je souhaitais visiter . Pour le reste , je m'étais dit qu'en me baladant à pieds , je découvrirais ce que Bucarest voudrait bien me montrer d'elle-même . Le résultat , c'est beaucoup d'affection pour cette ville , qui m'a laissée sceptique le premier jour , puis que j'ai quittée avec un pincement au coeur .
N'ayant pas prévu grand-chose à y faire , j'ai pu m'adonner à une de mes activités préférées en voyage : me laisser aller à mes impressions . Je vous les propose ici au jour le jour , tous ces p'tits bouts de Bucarest s'étalant sur cinq journées , dont une seule complète . Cette façon s'est finalement avérée en accord avec cette ville , structurée parfois , joyeusement bordélique souvent .
Le premier ptit bout , c'est évidemment celui de l'arrivée . Levée à 4h30 pour partir 50 minutes plus tard sous la pluie , j'ai déjà pas mal de pérégrinations derrière moi quand l'avion atterrit à l'aéroport de Bucarest à 12h55 , heure locale , en plein soleil .
Le bus 783 relie l'aéroport à la Piata Unirii . Pour prendre ce bus , il suffit de descendre les escaliers près du centre d'informations des arrivées , puis acheter une carte magnétique au petit bureau à l'extérieur . A peine dehors , je suis abordée en Roumain par une dame âgée qui va prendre le bus aussi ...que j'aime les sonorités de sa langue , depuis mon voyage en Moldavie !...je reçois d'office un aller-retour pour 8,60 lei ....le trajet dure + ou - une heure , d'abord par des avenues et quartiers très verts , puis on entre dans la ville . Je repère parfois une station de métro, mais le nom de la station n'est jamais indiqué , juste le M . Il y a beaucoup de voitures , mais la circulation me paraît assez fluide .
Le bus s'arrête finalement devant la station de métro de Piata Unirii. D'ici , j'avais prévu de prendre un taxi jusqu'au studio que j'ai réservé .....les conducteurs de taxi que je vois dans les parages ont tous écrit "margoulin" sur la figure , le sourire en coin ( je n'exagère qu'un tout petit peu 😉 ) . Où sont les taxis Dacia dont parle le Routard ? On dirait qu'ils manquent à l'appel . Il faudra donc bien se contenter d'un de ceux qui sont là ....je choisis celui qui propose le prix le plus bas ( qui s'avérera quand même être le double du prix normal , c'est-à-dire celui qui aurait été indiqué sur son compteur s'il en avait eu un ) ....la maison où se trouve le studio , dans la rue Hristo Bodev , est toute taguée et peu engageante ....la proprio n'est pas là , mais ne tarde pas à arriver .....j'ai une cuisine coupée en deux : une partie à l'intérieur , dans une alcôve , et l'autre partie ( frigo et cuisinière) sur la terrasse couverte , qui donne sur l'arrière de la maison .
Une fois les formalités accomplies , la découverte de la ville va pouvoir commencer 😛