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Partir en sac à dos en Nouvelle-Zélande? English translation pending
😉 coucou,
Pouvez vous me dire si il est possible de partir en nouvelle Zélande en sac à dos? Est ce que qqun en a fait l'experience ? Combien coute environ le billet d'avion au départ de France? Et le climat en juillet?
Par avanc un grand merci à tous
chap
Pouvez vous me dire si il est possible de partir en nouvelle Zélande en sac à dos? Est ce que qqun en a fait l'experience ? Combien coute environ le billet d'avion au départ de France? Et le climat en juillet?
Par avanc un grand merci à tous
chap
Xcaret by Occidental (Riviera Maya) English translation pending
J'aimerais avoir des renseignements sur le complexe grand xcaret by occidental a riviera maya.Hotel, plage, bouffe et excursions?Merci
J'ai été au Playa Turquesa de Holguin du 16 au 24 janvier English translation pending
Bonsoir ! Alors voilà, c'est tout frais et tout chaud ( et bronzée 😉) car je nous sommes rentrés ce soir !
Après avoir lu tous les commentaires su Internet, j'étais tellement inquiète avant de partir que ça a presque gaché mon plaisir ! Une fois là-bas, j'ai passé les premières heures à observer les gens, les installations, la chambre, la bouffe et les moustiques avec la peur que les horreurs lues sur internet se réaliseraient.... mais pas du tout ! Nous avons adorés nos vacances !
Nous avons pas mal voyagé (3 Mexique, 3 République Dominicaine et au Pananma) et nous sommes très satisfaits de cet hotel ! Bien sur, il y a du positif et du négatif partout mais nous sommes en vacance et au soleil, c'est ça qu'on veut non ???? À ceux qui veulent exactement le même degré de confort, la même mentalité, la même langue et la même bouffe qu'ici, la meilleure chose à faire c'est.... rester ici !!!
Pour ce qui est des moustiques, il y en avait un peu le soir mais vraiment rien de paniquant... on a mis un peu de off quand même car je voulais utiliser ma bouteille ! Le service est excellent et les gens sont vraiment hyper sympathiques. Évidemment, si vous êtes du genre "tout m'est du car j'ai payé", sans sourire et sans merci, il faut s'attendre à la même attitude des autres, et ça vaut partout dans le monde ! Je n'ai jamais vu une aussi grande variété de boissons alcoolisée et du mousseux partout à toute heure du jour c'était vraiment génial ! La bouffe est loin d'être rationnée et il y avait du super saumon fumé, du prosciutto et des crevettes géantes dans les 2 restaurants à la carte. Mais, encore une fois, si vous voulez une lasagne comme chez "Giorgio", alors allez chez "Giorgio"... compris ?!
Il est vrai qu'il y a un peu d'algue sur la plage et qu'elle n'est pas profonde... il faut marcher longtemps pour avoir de l'eau à la taille. Comme nous avons un jeune enfant, ça fesait notre affaire mais je peux comprendre que certaines personnes soient décues. Par contre, c'est alors très sécuritaire pour faire du kayak, pédalo planche à voile etc. Le site est magnifique et effectivement très grand. Nous étions dans le bloc 600 qui est un peu plus éloigné et c'était très agréable d'en profiter pour prendre des petites marches et dépenser les calories des buffets.... et de toute façon, il y a souvent des navettes qui circulent partout sur le site. Nous n'avions pas de frigo dans la chambre mais on a eu des bouteilles d'eau à deux reprise et il ne faut pas oublier qu'on peut boire l'eau sans problème à cuba ! Les chambres sont très propres, très grandes et munies d'air climatisé hyper silencieux mais, les murs m'ont semblés plutôt minces...ou c'est peut-être notre voisin qui était bruyant ?!
Voilà, c'est pas mal tout. Ce que je retiens de cette aventure c'est qu'il y a du vrai sur internet mais que, comme nous avons tous nos attentes et nos histoires personnelles ça prend souvent des proportions démesurées quand on lit tout ça. Il ne faut pas oublier qu'on est en vacances et qu'on a peut-être beaucoup à apprendre de ces gens et de leur façon de vivre.... 🙂
Bonnes vacances à tous !!!
Après avoir lu tous les commentaires su Internet, j'étais tellement inquiète avant de partir que ça a presque gaché mon plaisir ! Une fois là-bas, j'ai passé les premières heures à observer les gens, les installations, la chambre, la bouffe et les moustiques avec la peur que les horreurs lues sur internet se réaliseraient.... mais pas du tout ! Nous avons adorés nos vacances !
Nous avons pas mal voyagé (3 Mexique, 3 République Dominicaine et au Pananma) et nous sommes très satisfaits de cet hotel ! Bien sur, il y a du positif et du négatif partout mais nous sommes en vacance et au soleil, c'est ça qu'on veut non ???? À ceux qui veulent exactement le même degré de confort, la même mentalité, la même langue et la même bouffe qu'ici, la meilleure chose à faire c'est.... rester ici !!!
Pour ce qui est des moustiques, il y en avait un peu le soir mais vraiment rien de paniquant... on a mis un peu de off quand même car je voulais utiliser ma bouteille ! Le service est excellent et les gens sont vraiment hyper sympathiques. Évidemment, si vous êtes du genre "tout m'est du car j'ai payé", sans sourire et sans merci, il faut s'attendre à la même attitude des autres, et ça vaut partout dans le monde ! Je n'ai jamais vu une aussi grande variété de boissons alcoolisée et du mousseux partout à toute heure du jour c'était vraiment génial ! La bouffe est loin d'être rationnée et il y avait du super saumon fumé, du prosciutto et des crevettes géantes dans les 2 restaurants à la carte. Mais, encore une fois, si vous voulez une lasagne comme chez "Giorgio", alors allez chez "Giorgio"... compris ?!
Il est vrai qu'il y a un peu d'algue sur la plage et qu'elle n'est pas profonde... il faut marcher longtemps pour avoir de l'eau à la taille. Comme nous avons un jeune enfant, ça fesait notre affaire mais je peux comprendre que certaines personnes soient décues. Par contre, c'est alors très sécuritaire pour faire du kayak, pédalo planche à voile etc. Le site est magnifique et effectivement très grand. Nous étions dans le bloc 600 qui est un peu plus éloigné et c'était très agréable d'en profiter pour prendre des petites marches et dépenser les calories des buffets.... et de toute façon, il y a souvent des navettes qui circulent partout sur le site. Nous n'avions pas de frigo dans la chambre mais on a eu des bouteilles d'eau à deux reprise et il ne faut pas oublier qu'on peut boire l'eau sans problème à cuba ! Les chambres sont très propres, très grandes et munies d'air climatisé hyper silencieux mais, les murs m'ont semblés plutôt minces...ou c'est peut-être notre voisin qui était bruyant ?!
Voilà, c'est pas mal tout. Ce que je retiens de cette aventure c'est qu'il y a du vrai sur internet mais que, comme nous avons tous nos attentes et nos histoires personnelles ça prend souvent des proportions démesurées quand on lit tout ça. Il ne faut pas oublier qu'on est en vacances et qu'on a peut-être beaucoup à apprendre de ces gens et de leur façon de vivre.... 🙂
Bonnes vacances à tous !!!
Renseignements Sol Sirenas Cuba!! English translation pending
Bonjour, J'aimerais avoir des renseignements sur le Sol Sirenas Coral Resort a Cuba.
Je pars le 31 janvier prochain et je voudrais savoir comment est l'hotel et s'il y a des choses intéressantes a savoir ou a voir 🙂
J'attends vos réponses impatiemment car il ne me reste que 10 dodos avant le grand départ!!!
Merci beaucoup.
Michelle
Je pars le 31 janvier prochain et je voudrais savoir comment est l'hotel et s'il y a des choses intéressantes a savoir ou a voir 🙂
J'attends vos réponses impatiemment car il ne me reste que 10 dodos avant le grand départ!!!
Merci beaucoup.
Michelle
Switch pour séjour à Capella Beach English translation pending
J'ai faxé ce matin même ma réservation à SWITCH pour un séjour au Capella Beach à Juan Dolio et depuis je n'ai lu que des horreurs sur les 2...
Qui peux m'en dire du bien ?
Las galeras ou Las terranas? English translation pending
nous reflechissons a notre prochain voyage
las terranas ou las galeras ?
merci pour vos commentaires
las terranas ou las galeras ?
merci pour vos commentaires
Seule en Irlande English translation pending
salut,
je souhaite partir travailler en irlande, mais le problème c'est que je ne parle pas la langue ou si peu, et j'ai peur de partir seul.
Si vous avez des conseils
merci
je souhaite partir travailler en irlande, mais le problème c'est que je ne parle pas la langue ou si peu, et j'ai peur de partir seul.
Si vous avez des conseils
merci
Quel hôtel et quelle plage à Margarita? English translation pending
Allo qui pourrait nous renseigner sur le meilleur hôtel et la plus belle plage sur l'ile de Margarita il y a -t-il des voyageurs parmi vous qui y sont allés très récemment et aussi la bouffe si c'était potable et si les employés de l'hôtels sont aussi harcelants qu'à Cuba pour les pourboires....Merci Berny
Club lookea fiesta ou le Viva dominicus? English translation pending
bonjour, je recherche une ou des personnes qui pourraient me renseigner sur l hotel lookea fiesta ou le viva dominicus partant pour fin avril. URGENT.
Plage de Bayahibe ou Boca chica? English translation pending
est-il vrai que la plage de bayahibe est plus belle que celle de boca chica nous devons partir al fin de fevrier et j'aimerais que quel'qu'un me renseigne ou nous devrions alle mer
Jeune routarde en Thaïlande English translation pending
J'ai tt lu en ce qui concernait la Thailande ici, et merci à tous de partager autant de choses
Mais.... 😛 histoire d'etre sure sure
Est ce que pour une jeune fille de 18 ans qui fait son tt premier vrai voyage c'est un bon choix?
Est ce que j'aurai tjrs un toit où dormir en décembre vu le flot de monde à cette periode d'aprés ce qu'on m'a dit?
Est ce que je peux me permettre de partir sans avoir d'idées precises des coins où je veux aller?
J'aime l'imprévu et l'improvisation mais peut etre y'a t'il un risque là.
Voilà voilà, je n'ai plus de questions (pour le moment... il y en aura d'autres, j'en ai bien peur....) Et merci d'avance
Voilà voilà, je n'ai plus de questions (pour le moment... il y en aura d'autres, j'en ai bien peur....) Et merci d'avance
Cherche chantier humanitaire: construction d'une école English translation pending
Ma femme, mon fils et moi somme à faire des démarches en vue d'offrir nos services pour des causes humanitaires.Nous cherchons des endroits, des projets de reconstruction etc.Nous cherchons des organismes d'aide qui proviennent du Québec.
Travailler dans une ONG au Mali English translation pending
bonjour!
ce message s'adresse a toute personne connaissant de pres ou de loin les ONG au Mali, ou en Afrique en general. j'ai besoin de votre aide!!! je pars au Mali en fevrier 2004 dans l'espoir de trouver un travail ds une ONG et de m'installer à Bamako. pouvez-vous me donner des conseils pour ma recherche d'emploi au Mali? (j'ai une maitrise de psychologie, mais mes stages ont plutot trait au comportement animal... cela dit, j'ai fait du bénévolat dans diverses association d'aide aux handicapés, de soutien scolaire, et j'apporte mon aide au CDTM (Centre de Documentation sur le Tiers Monde a Paris) en resumant et indexant des articles...) ai-je mes chances...?
ce message s'adresse a toute personne connaissant de pres ou de loin les ONG au Mali, ou en Afrique en general. j'ai besoin de votre aide!!! je pars au Mali en fevrier 2004 dans l'espoir de trouver un travail ds une ONG et de m'installer à Bamako. pouvez-vous me donner des conseils pour ma recherche d'emploi au Mali? (j'ai une maitrise de psychologie, mais mes stages ont plutot trait au comportement animal... cela dit, j'ai fait du bénévolat dans diverses association d'aide aux handicapés, de soutien scolaire, et j'apporte mon aide au CDTM (Centre de Documentation sur le Tiers Monde a Paris) en resumant et indexant des articles...) ai-je mes chances...?
Tibet: épopée très longue avec photos English translation pending
En fait avec Marsu (c Ivo qui ecrit la), on a ete faire un tour au Tibet, et on s'est dit qu'on allait raconter toutes ces belles choses. Alors on s'est laisse aller sur un clavier, il y a 6 pages. On espere que ca va vous plaire, et surtout vous donner envie d'aller faire un tour sur le pays du toit du monde.
Un rayon matinal éclaire doucement les terrasses de la vallée de KTM. Le vert éclatant mélangé aux couleurs dorées des tiges de riz coupées accompagnent notre regard sur la longue route menant à la terre interdite du Tibet. Nos corps ballottés de tous côtés sentent à peine les vibrations du bus tellement nos sens sont en éveil. Partout où notre regard se pose, nos yeux volent un instant de vie, captent un geste, un sourire, une moue pleine de rides jetant un regard tendre sur un petit enfant. Le travail des champs ne peux attendre, le riz doit être battu. D’un mouvement habile une femme au corps velouté dans son sari chatoyant, fait tournoyer autour de sa tête un long bâton, qu’elle abat de manière régulière sur les gerbes de riz posées a ses pieds. Mouvement lent, langoureusement rythmé, simplement naturel.
C’est le début du voyage, on a oublié la course poursuite dans Thamel, les taxis, la poussière, les combats de klaxons, les Tata imposants dans la lumière matinale, l’agitation qui les entoure, les visages curieux fixés sur les quelques occidentaux que nous sommes. Le Tata, c’est un monstre moderne qui trimballe les voyageurs et la marchandise, qui passe partout ou presque, coloré et chromé, au klaxon puissant, moyen de transport fonctionnel et multiforme, qui s’impose par sa présence à l’arrêt comme sur la route.
Des gens partout, sur les sièges, debout dans la travée, assis sur le toit, des hommes au teint couleur terre, des femmes portant des tissus aux milles nuances, des enfants souriants dans le vide, nous détaillant. Ce sont pour la plupart des gens de la terre, aux paniers chargés et aux mains calleuses, qui voyagent à travers le pays. L’aide du chauffeur, qui fait office de contrôleur, rameute les voyageurs en criant par la porte entrouverte, accroché d’une main, penché au dessus de la route. Il monte sur le toit pour encaisser le trajet, les billets croisés entre ses doigts, tape du poing sur la cabine pour signifier les arrêts au chauffeur, siffle pour aider à la manœuvre dans les parties délicates. Il est jeune et agile, son visage et lisse et souriant, il a de la prestance lorsqu’il se glisse par la porte. À l’approche d’un village, une jeune fille s’apprête à descendre : elle est jeune aussi, porte une robe punjabi aux couleurs miroitantes, elle se tient à coté de la porte, ses cheveux longs lâchés brillent dans le courant d’air, elle tient son sac d’une main, se tenant de l’autre, son bras frôlant le visage du jeune qui regarde dehors. Le Tata file, loin dessous c’est la rivière, des parcelles de riz, devant un village s’approche. Klaxon tonitruant, on rentre a vive allure, le jeune tape du poing. Freinage brusque, balancement des corps dans tout le bus, le coude de la jeune fille vient frapper le visage du jeune. Dans le même élan, elle descend du bus, son bras tendu vient laisser une caresse douce sur la joue du garçon, avec tendresse, pour s’excuser du choc, et plus encore car tout deux sont jeunes, mais enfermés dans la rigueur d’une société. Une fois sortie, c’est le plus beau de ses sourires qu’elle lui offre. Témoignage d’une jeunesse cloîtrée qui demande à vivre, ailleurs que dans l’instant furtif.
Un nuage de poussière s’élève devant nous laissant passer un rayon de lumière qui éclaire les montagnes drues et arides. Les strates semblables à des coulées de lave forment les montagnes des plateaux tibétains. La lumière glisse langoureusement dans les sillons de l’érosion de la dernière saison des pluies.
On a changé de monde, même si on garde en tête la longue montée dans la gorge, la rivière plusieurs centaines de mètres en contre bas, les pentes escarpées et encore boisées, la piste sinueuse accrochée aux flancs, l’eau qui ruisselle sur la roche. À quel moment sont apparues les premières pierres, quand ont disparus arbres, bambous plantes, terre grasse? L’aridité prend le dessus, la poussière s’élève derrière le véhicule, et malgré les cahots, les yeux parcourent chaque détail de ce nouveau monde, de ce grand vide qui nous aspire, de cet instant sorti du néant des mémoires et de l’imagination. Le toit du monde est sec, recouvrant d’une toile bleue tendue vers l’infini des pierres semées par un petit Poucet errant depuis l’éternité, laissant à penser que ici tout est sans repères. Ce petit Poucet, c’est celui que vous croiserez au bord de la route, jouant avec une roue de vélo, tirant sur un mégot ou bien que vous apercevrez sous l’habit d’un petit berger fouettant un âne, dirigeant un troupeau de chèvres, flattant un yack. C’est peut être la petite fille venant vous voir dans un village avec sa petite figure sale, ses yeux noirs de profondeur, mais éclatants d’une beauté intérieure. Le petit Poucet, c’est celui qui marche au fond de vous, qui vous cherche.
Shigatse
À l’aurore, l’air est frais à 4200 mètres, les rayons de soleil bataillent doucement pour réchauffer les parcelles de terre gelée. L’immense allée de bowling de 987 mètres de long par 24 de large, flanquée de part et d’autre de boutiques en tous genres, se dresse devant nous en jurant dans le décor. Lorsqu’on jette un coup d’œil à l’intérieur, nos yeux se butent sur des locaux vides, derrières les belles devantures à la gloire du communisme, les dépotoirs s’accumulent. Les tibétains avec leur allure rustre et sans façons font presque vulgaires dans ce décor aseptisé, leur beauté naturelle rehaussée par les rouges, turquoises et ambres ornant leurs cheveux n’arrivant pas à compenser cette incongruité. Caché entre deux majestueuses devantures, un discret bouiboui pointe devant une bande de joyeux nomades jouant avec ardeur à un jeu de dés sans signification pour nous. Ils font peu cas de notre passage, l’attrait du jeu étant plus fort. Nos pas nous mènent de nouveau devant une grande allée, plus sobre, bordée de pèlerins aux coiffures complexes et aux habits divers. Les moulins tournent, les Om mani padme hum fusent et sous nos yeux éblouis par la forte lumière des couleurs ocres, blanches et jaunes, le monastère de TashiLompo s’élève fier et majestueux devant nous.
Le chemin des pèlerins parsemé d’arbres divers nous entraîne dans son sillage, à l’assaut d’une bâtisse orange feu, précédée d’un escalier pentu et glissant menant à une porte masquée d’une tenture. Dans le désordre, les pèlerins surgissent du passage, le visage composé en prosternations, les lèvres marmonnant les Om mani padme hum de façon incessante, aucune cohésion dans la descente, tout le monde se lance de manière désordonnée, concentrés dans leur dévotion. On attaque l’escalier essayant de se faire un chemin au travers des pèlerins, intrus que nous sommes, je ressens une forme de rejet, spécialement lorsque nous arrivons à l’intérieur et que je nous sens coincés entre l’énorme Bouddha de 26 mètres et les pèlerins qui sont tous à leur adoration. Impressionnée par le regard perçant de Bouddha et l’émotion de la ferveur des pèlerins, je suis assaillie d’un sentiment de gène et de voyeurisme, qui me pousse à contourner respectueusement par la gauche et avec humilité cette immense force de spiritualité pour retourner à ma place, au grand air.
Un groupe attire le regard, ils sont une dizaine entre enfants, adultes et le Monk de la famille. Ils tranchent parmi les autres avec leurs cheveux scintillants finement tressés, ornés de parures de turquoises et d’ambres pour les femmes. Les hommes portent entremêlés dans leur grosses tresses de minces fils rouges ou noirs qui attirent l’œil comme un aimant, parfois au centre un énorme anneau en os de yack est glissé dans l’enroulement complexe de leur chevelure. Les gros manteaux doublés en fourrure de yack sont portés avec élégance, leurs habits sont simples mais raffinés, nomades de l’est ils se doivent d’être à l’abris des intempéries et des vents violents, ils sont beaux, plein de prestance, se tiennent droit pour montrer qu’ils sont fiers de leurs origines. Une seule manche couvre leur corps tandis que l’autre est artistiquement nouée autour de la taille. Difficile de deviner leur forme sous ces épaisseurs mais on arrive tout de même à percevoir leur grâce.
Parmi eux une petite princesse des hauts plateaux virevolte en tous sens avec espièglerie comme tous les enfants de son âge. Un petit manteau de soie rose lui cintre la taille, tombant en cascade de froufrou sur ses frêles chevilles. Ses délicates tresses remontées comme ceux de la princesse Léa contraste avec les cheveux noirs de jais du reste de la troupe par un semblant de reflets blond-roux. Un sourire resplendissant d’innocence reste suspendu à ses lèvres pendant qu’elle titille sa grand-mère au regard attendri appuyée sur un bâton qui supporte le poids de son âge.
Contraste entre âge et innocence, entre technologie et temps passé, entre Occident et Asie qui se mélangent dans une même dévotion. À leur suite deux personnes arrivent pour continuer le pèlerinage, pour mettre les dissemblances plus en évidence. Une jeune fille aux habits modernes, jeans moulant, pull échancré, coupe stylé, tient dans une main le beurre de yack qui sert à entretenir le feu des offrandes. De l’autre, elle soutient avec tendresse une autre main, plus usée, plus foncée, plus marquée par la vie. Lorsqu’on lève les yeux sur cette main on découvre une femme sans âge, aux rides souriantes cachées derrière une grosse paire de lunettes sortie d’une autre époque. Elle prend son bol nacré usé par les années pour puiser l’eau de la fontaine sacrée tandis que la jeune fille utilise sans broncher une vieille bouteille de Pepsi machouillée pour exécuter le même geste.
Les pas résonnent dans les petites ruelles du monastère, nous voilà entourés de jeunes, de vieux, de tibétains sans âge. Des voix rauques, des yeux curieux, une odeur de yack rance emplit leur aura comme une deuxième peau. Le croisement Asie-Occident se soude, les sourires se font hésitants, puis plein de franchise à la limite de la rigolade de part et d’autre. Échange de mots via le guide, échange d’écriture, curiosité dans les deux camps. L’un essayant de prononcer tant bien que mal dans la langue de l’autre. Intérêt des différences, les piercing, les cheveux blonds, les bijoux lourds, les vêtements tout est susceptible d’attirer l’attention de l’autre sans permettre d’en comprendre les significations profondes. Jeunesse insouciante qui prend le temps de connaître l’autre, de lire au fond de lui pour y trouver ce qu’il y a de meilleur, qui porte une attention sincère sans arrière pensée. Les adieux sont émouvants, l’impression d’avoir touché un bout de vie, d’âme, d’avoir trouvé des amis sincères qui n’attendent rien d’autre qu’un sourire provenant du cœur.
La cœur lourd, la tête pleine de sourire, de joie on découvre sous un nuage de poussière la petite ville de Gyatse. Ici tout est simple et grandiose de simplicité. Pas de fioriture à l’essence chinoise, juste la simplicité tibétaine malgré l’imposant fort dominant la ville. Le monastère dégage une atmosphère de grandeur, de sérénité qui nous prend dans ses filets. Les murs noirs aux mille représentations de Bouddha nous clouent sur place, nos petites lampes arrivent à peine a rendre la splendeur du lieu. Les pèlerins profitent de cette parcelle de lumière pour vénérer avec encore plus d’émotion ce dieu de la générosité.
Lhassa
Cinq jours que nos corps subissent les contre coups de la piste défoncée que notre jeep suit sans fin. Un sourire éclaire tout a coup le visage de notre chauffeur sans nom car malgré nos efforts la communication est impossible. Un sourire parce que devant nous se dresse enfin Lhassa, le but ultime de cette longue route. On a eu beau se le faire dire, on a essayé de se préparer mentalement mais le choc est grand, Lhassa n’est pas le reflet d’une petite ville paisible avec un temple aux consonances magiques, nous ramenant aux textes féeriques de Henrich Harrer ou Alexandra David-Neel, flanqué au centre de la ville comme on l’imaginait. C’est la première ville du Tibet autonome où il y a le moins de tibétains, son centre et ses environs sont remplis de chinois, l’allure en est chinoise. Cachées derrière les grandes devantures de magasins à rayons vides de monde, se dressent les petites rues sinueuses et pleines de vie du quartier tibétain dans une ville dite tibétaine. Découvrir les grandes artères chinoises nous donne l’impression de vivre dans deux univers parallèles, où les longs trottoirs luisants sont habités par les nomades mendiants qui regardent devant eux les fringues des boutiques de luxe comme s’il s’agissait d’habits d’extra-terrestre.
Une petite porte s’ouvre sur un grand couloir à ciel ouvert, la pénombre se mélange à la fumée et semble nous envelopper dans un doux cocon . Une rumeur s’élève au loin presque indescriptible, un petit chant imperceptible, des mots éparses incompréhensibles, les mains rudes pleines de sillons, sales, presque sans forme, se tendent vers nous. Dans l’autre main dans un tourbillon incessant, un moulin à prière tourne presque sans effort comme si une force ultime aidait au roulement. Au bout de la voie une essence de pin s’insinue dans nos narines, des dizaines de pèlerins assis de façon éparse, en structure finie mais chaotique, tournent d’un même rythme lancinant leur moulins tout en répétant de manière imperceptible le chant de leurs offrandes. Leurs regards sont souriants et accueillants, nos pas glissent doucement entre eux comme si nous nous promenions sur un nuage, le bien-être s’emparent de nous, sans nous sentir intrus ou malvenus. Nous laissons nos regards se fondre dans leurs yeux malins où toute une vie tient. Leur peau mate, durcie par le soleil, recueille les mystères d’une vie de nomade perdu au milieu des plateaux vides et silencieux. Les mains tendues égrainant les chapelets nous dirigent avec bonté vers l’immense moulin à prière tourné avec ferveur par des doigts calleux. De nouveau la pénombre nous oblige a plisser les yeux pour voir et sentir au travers des effluves les pèlerins assis en rond autour des moines à la voix sourde entonnant les prières. Des sourires invitant nous attirent a l’intérieur pour un tour dans un autre monde…..
On touche le cœur du Tibet, celui des anciens et des fervents religieux, force tranquille et combien reposante quand on connaît l’histoire ensanglantée du pays. Ces gens, cette cours des miracles fantastique, leur nombre, le mouvement des moulins omniprésent dans les yeux, leur son dans les oreilles, le balancement des corps, les bouches qui ruminent et mâchent, glaviots et chicots. Rentrer dans ce lieu, c’est renouer avec le Tibet antique, avec ses couleurs et ses traditions religieuses : il y a un sentiment très fort a vivre cela, a sentir tous ces regards pointés sur soi, cette bienveillance dont ils sont chargés alors que nous sommes des intrus. La bâche qui recouvre l’assemblée devient une tenture, les chaudrons fument de thé salé, et partout tournent les moulins, les tissus sont des trônes, les cartons deviennent tapis, ils sont beaux de leur age, de leur saleté, de leur difformités, et nous, nous sommes choquant de notre modernité, de notre regard pacifique et si éloigné de ce qu’ils connaissent. Nous sommes bercés du son des moulins, de ce marmonnement sorti de ces nombreuses bouches, de ces regards encore et toujours fixés sur nous. Cette tranquillité qu’ils sont capables de transmettre, laminant tout ce que nous croyons savoir, sur nous, sur les autres. Mon souhait le plus profond a alors été de ressentir cela au plus profond de moi, d’être en communion avec cette assemblée, en paix avec moi même également, avec les raisons du voyage. Nous n’avons pas su comment décrire, transmettre cet instant, ou bien plutôt ces instant, si forts que nous y sommes revenus, de même que nous n’avons pas voulu trahir le bien-être et la confiance de ces pèlerins en prenant des images qui n’auraient été que des reflets vides de sens.
Soir
On roule depuis des heures, les kilomètres s’accumulent au ralenti, la vallée s’allonge loin devant nous, bordée de collines. Des collines devant, des montagnes derrières, des sommets posés sur l’infini du plateau tibétain. Nous sommes assis, le programme télé dans le pare-brise est différent de celui des vitres arrières et des portières, le ronronnement du moteur, les vibrations et les cahots encore et toujours sont les seuls éléments réels. Dehors, c’est l’explosion des teintes, le grand feu d’artifice pour notre retour dans les plaines du Népal, la route du retour que nous avions parcourue au petit matin il y a peu, vers l’avant, en direction de Lhassa. Les rivières sont sages, gelées dans leur lit, les berges blanches de glace sont le présage d’un hiver proche et rude, bloquant la route et les cols, isolant cette partie du monde sous une cloche de froidure. On se croirait sur Mars, la planète rouge, le sol parsemé de caillasses, de rochers, modulé par les glissements de terrain sur les pentes arides, aux lignes cassées par les empilements en équilibres sur les promontoires, et si ce n’était des ruines ou bien des troupeaux éparpillés, on pourrait croire toute vie absente. Il faut imaginer une sorte de couloir, le fond de vallée, qui s’étire langoureusement en de larges virages, cerné par une haute dentelle décharnée, accessible par des pentes empierrées, des talus abrupts. Ces broderies semblent avoir été arrachées par des doigts géants, déchirées d’un mouvement brusque, laissant des cicatrices dans chaque profil de la roche, ouvrant des brèches, déformant les strates colorées, remontant du plus profond de la terre des couleurs chaudes et douces. Le soleil couchant renforce la teinte qui se nuance à l’infini, palette magique et folle, oxyde de fer, érosion, terres soulevées durant des siècles, offertes en pâture aux éléments naturels, aujourd`hui spectacle magique pour touristes en mal de vie. L’homme comme nous le connaissons ne peut vivre ici, mais on ne s’étonne plus de trouver ses maisons colorées, ses troupeaux éparpillés dans les collines, des enfants marchant dans la poussière, un panier en osier sur le dos. On regarde avec normalité un chariot chargé, un tracteur transportant vers nulle part une quinzaine de personnes, un cavalier tendu sur sa montures, des bottes colorées aux pieds. Mais nous nous émerveillons toujours autant, le charme agit toujours, comme des enfants à qui on raconte encore une même histoire. Nous sommes sans voix face à ce dernier cadeau, à ces couleurs, ces ombres, ces nappes de soleil surgissant dans un recoin, isolées dans l’ombre. Le lendemain, c’est le dernier col, les derniers nomades, devant nous en arc de cercle et chargés de blanc, les sommets du Tibet, du Népal et de l’Inde, pesant de tout leur poids sur le tissus de velours qui se tend au sol, creux et rondeurs, courbes de femme allongée, la peau brunie par le soleil, lissée par les ages. Pas de vent, les drapeaux de prières se laissent aller dans cet instant de répit, attendant la neige prochaine et le calme du plateau durant la période d’hiver. Quant à nous, nous amorçons notre descente vers la frontière, les gorges embrumées, les arbres suspendus au dessus du vide, les rizières et nous nous réjouissons de retrouver le Népal, avec au fond de la bouche, des yeux et du cœur des sensations éternelles.
Escapade au Tibet, 3 novembre - 15 novembre 2003
Marsu et Ivo pour Luc, Maeva, Ismaël, Chantal, Yves 😉
Un rayon matinal éclaire doucement les terrasses de la vallée de KTM. Le vert éclatant mélangé aux couleurs dorées des tiges de riz coupées accompagnent notre regard sur la longue route menant à la terre interdite du Tibet. Nos corps ballottés de tous côtés sentent à peine les vibrations du bus tellement nos sens sont en éveil. Partout où notre regard se pose, nos yeux volent un instant de vie, captent un geste, un sourire, une moue pleine de rides jetant un regard tendre sur un petit enfant. Le travail des champs ne peux attendre, le riz doit être battu. D’un mouvement habile une femme au corps velouté dans son sari chatoyant, fait tournoyer autour de sa tête un long bâton, qu’elle abat de manière régulière sur les gerbes de riz posées a ses pieds. Mouvement lent, langoureusement rythmé, simplement naturel.
C’est le début du voyage, on a oublié la course poursuite dans Thamel, les taxis, la poussière, les combats de klaxons, les Tata imposants dans la lumière matinale, l’agitation qui les entoure, les visages curieux fixés sur les quelques occidentaux que nous sommes. Le Tata, c’est un monstre moderne qui trimballe les voyageurs et la marchandise, qui passe partout ou presque, coloré et chromé, au klaxon puissant, moyen de transport fonctionnel et multiforme, qui s’impose par sa présence à l’arrêt comme sur la route.
Des gens partout, sur les sièges, debout dans la travée, assis sur le toit, des hommes au teint couleur terre, des femmes portant des tissus aux milles nuances, des enfants souriants dans le vide, nous détaillant. Ce sont pour la plupart des gens de la terre, aux paniers chargés et aux mains calleuses, qui voyagent à travers le pays. L’aide du chauffeur, qui fait office de contrôleur, rameute les voyageurs en criant par la porte entrouverte, accroché d’une main, penché au dessus de la route. Il monte sur le toit pour encaisser le trajet, les billets croisés entre ses doigts, tape du poing sur la cabine pour signifier les arrêts au chauffeur, siffle pour aider à la manœuvre dans les parties délicates. Il est jeune et agile, son visage et lisse et souriant, il a de la prestance lorsqu’il se glisse par la porte. À l’approche d’un village, une jeune fille s’apprête à descendre : elle est jeune aussi, porte une robe punjabi aux couleurs miroitantes, elle se tient à coté de la porte, ses cheveux longs lâchés brillent dans le courant d’air, elle tient son sac d’une main, se tenant de l’autre, son bras frôlant le visage du jeune qui regarde dehors. Le Tata file, loin dessous c’est la rivière, des parcelles de riz, devant un village s’approche. Klaxon tonitruant, on rentre a vive allure, le jeune tape du poing. Freinage brusque, balancement des corps dans tout le bus, le coude de la jeune fille vient frapper le visage du jeune. Dans le même élan, elle descend du bus, son bras tendu vient laisser une caresse douce sur la joue du garçon, avec tendresse, pour s’excuser du choc, et plus encore car tout deux sont jeunes, mais enfermés dans la rigueur d’une société. Une fois sortie, c’est le plus beau de ses sourires qu’elle lui offre. Témoignage d’une jeunesse cloîtrée qui demande à vivre, ailleurs que dans l’instant furtif.
Un nuage de poussière s’élève devant nous laissant passer un rayon de lumière qui éclaire les montagnes drues et arides. Les strates semblables à des coulées de lave forment les montagnes des plateaux tibétains. La lumière glisse langoureusement dans les sillons de l’érosion de la dernière saison des pluies.
On a changé de monde, même si on garde en tête la longue montée dans la gorge, la rivière plusieurs centaines de mètres en contre bas, les pentes escarpées et encore boisées, la piste sinueuse accrochée aux flancs, l’eau qui ruisselle sur la roche. À quel moment sont apparues les premières pierres, quand ont disparus arbres, bambous plantes, terre grasse? L’aridité prend le dessus, la poussière s’élève derrière le véhicule, et malgré les cahots, les yeux parcourent chaque détail de ce nouveau monde, de ce grand vide qui nous aspire, de cet instant sorti du néant des mémoires et de l’imagination. Le toit du monde est sec, recouvrant d’une toile bleue tendue vers l’infini des pierres semées par un petit Poucet errant depuis l’éternité, laissant à penser que ici tout est sans repères. Ce petit Poucet, c’est celui que vous croiserez au bord de la route, jouant avec une roue de vélo, tirant sur un mégot ou bien que vous apercevrez sous l’habit d’un petit berger fouettant un âne, dirigeant un troupeau de chèvres, flattant un yack. C’est peut être la petite fille venant vous voir dans un village avec sa petite figure sale, ses yeux noirs de profondeur, mais éclatants d’une beauté intérieure. Le petit Poucet, c’est celui qui marche au fond de vous, qui vous cherche.
Shigatse
À l’aurore, l’air est frais à 4200 mètres, les rayons de soleil bataillent doucement pour réchauffer les parcelles de terre gelée. L’immense allée de bowling de 987 mètres de long par 24 de large, flanquée de part et d’autre de boutiques en tous genres, se dresse devant nous en jurant dans le décor. Lorsqu’on jette un coup d’œil à l’intérieur, nos yeux se butent sur des locaux vides, derrières les belles devantures à la gloire du communisme, les dépotoirs s’accumulent. Les tibétains avec leur allure rustre et sans façons font presque vulgaires dans ce décor aseptisé, leur beauté naturelle rehaussée par les rouges, turquoises et ambres ornant leurs cheveux n’arrivant pas à compenser cette incongruité. Caché entre deux majestueuses devantures, un discret bouiboui pointe devant une bande de joyeux nomades jouant avec ardeur à un jeu de dés sans signification pour nous. Ils font peu cas de notre passage, l’attrait du jeu étant plus fort. Nos pas nous mènent de nouveau devant une grande allée, plus sobre, bordée de pèlerins aux coiffures complexes et aux habits divers. Les moulins tournent, les Om mani padme hum fusent et sous nos yeux éblouis par la forte lumière des couleurs ocres, blanches et jaunes, le monastère de TashiLompo s’élève fier et majestueux devant nous.
Le chemin des pèlerins parsemé d’arbres divers nous entraîne dans son sillage, à l’assaut d’une bâtisse orange feu, précédée d’un escalier pentu et glissant menant à une porte masquée d’une tenture. Dans le désordre, les pèlerins surgissent du passage, le visage composé en prosternations, les lèvres marmonnant les Om mani padme hum de façon incessante, aucune cohésion dans la descente, tout le monde se lance de manière désordonnée, concentrés dans leur dévotion. On attaque l’escalier essayant de se faire un chemin au travers des pèlerins, intrus que nous sommes, je ressens une forme de rejet, spécialement lorsque nous arrivons à l’intérieur et que je nous sens coincés entre l’énorme Bouddha de 26 mètres et les pèlerins qui sont tous à leur adoration. Impressionnée par le regard perçant de Bouddha et l’émotion de la ferveur des pèlerins, je suis assaillie d’un sentiment de gène et de voyeurisme, qui me pousse à contourner respectueusement par la gauche et avec humilité cette immense force de spiritualité pour retourner à ma place, au grand air.
Un groupe attire le regard, ils sont une dizaine entre enfants, adultes et le Monk de la famille. Ils tranchent parmi les autres avec leurs cheveux scintillants finement tressés, ornés de parures de turquoises et d’ambres pour les femmes. Les hommes portent entremêlés dans leur grosses tresses de minces fils rouges ou noirs qui attirent l’œil comme un aimant, parfois au centre un énorme anneau en os de yack est glissé dans l’enroulement complexe de leur chevelure. Les gros manteaux doublés en fourrure de yack sont portés avec élégance, leurs habits sont simples mais raffinés, nomades de l’est ils se doivent d’être à l’abris des intempéries et des vents violents, ils sont beaux, plein de prestance, se tiennent droit pour montrer qu’ils sont fiers de leurs origines. Une seule manche couvre leur corps tandis que l’autre est artistiquement nouée autour de la taille. Difficile de deviner leur forme sous ces épaisseurs mais on arrive tout de même à percevoir leur grâce.
Parmi eux une petite princesse des hauts plateaux virevolte en tous sens avec espièglerie comme tous les enfants de son âge. Un petit manteau de soie rose lui cintre la taille, tombant en cascade de froufrou sur ses frêles chevilles. Ses délicates tresses remontées comme ceux de la princesse Léa contraste avec les cheveux noirs de jais du reste de la troupe par un semblant de reflets blond-roux. Un sourire resplendissant d’innocence reste suspendu à ses lèvres pendant qu’elle titille sa grand-mère au regard attendri appuyée sur un bâton qui supporte le poids de son âge.
Contraste entre âge et innocence, entre technologie et temps passé, entre Occident et Asie qui se mélangent dans une même dévotion. À leur suite deux personnes arrivent pour continuer le pèlerinage, pour mettre les dissemblances plus en évidence. Une jeune fille aux habits modernes, jeans moulant, pull échancré, coupe stylé, tient dans une main le beurre de yack qui sert à entretenir le feu des offrandes. De l’autre, elle soutient avec tendresse une autre main, plus usée, plus foncée, plus marquée par la vie. Lorsqu’on lève les yeux sur cette main on découvre une femme sans âge, aux rides souriantes cachées derrière une grosse paire de lunettes sortie d’une autre époque. Elle prend son bol nacré usé par les années pour puiser l’eau de la fontaine sacrée tandis que la jeune fille utilise sans broncher une vieille bouteille de Pepsi machouillée pour exécuter le même geste.
Les pas résonnent dans les petites ruelles du monastère, nous voilà entourés de jeunes, de vieux, de tibétains sans âge. Des voix rauques, des yeux curieux, une odeur de yack rance emplit leur aura comme une deuxième peau. Le croisement Asie-Occident se soude, les sourires se font hésitants, puis plein de franchise à la limite de la rigolade de part et d’autre. Échange de mots via le guide, échange d’écriture, curiosité dans les deux camps. L’un essayant de prononcer tant bien que mal dans la langue de l’autre. Intérêt des différences, les piercing, les cheveux blonds, les bijoux lourds, les vêtements tout est susceptible d’attirer l’attention de l’autre sans permettre d’en comprendre les significations profondes. Jeunesse insouciante qui prend le temps de connaître l’autre, de lire au fond de lui pour y trouver ce qu’il y a de meilleur, qui porte une attention sincère sans arrière pensée. Les adieux sont émouvants, l’impression d’avoir touché un bout de vie, d’âme, d’avoir trouvé des amis sincères qui n’attendent rien d’autre qu’un sourire provenant du cœur.
La cœur lourd, la tête pleine de sourire, de joie on découvre sous un nuage de poussière la petite ville de Gyatse. Ici tout est simple et grandiose de simplicité. Pas de fioriture à l’essence chinoise, juste la simplicité tibétaine malgré l’imposant fort dominant la ville. Le monastère dégage une atmosphère de grandeur, de sérénité qui nous prend dans ses filets. Les murs noirs aux mille représentations de Bouddha nous clouent sur place, nos petites lampes arrivent à peine a rendre la splendeur du lieu. Les pèlerins profitent de cette parcelle de lumière pour vénérer avec encore plus d’émotion ce dieu de la générosité.
Lhassa
Cinq jours que nos corps subissent les contre coups de la piste défoncée que notre jeep suit sans fin. Un sourire éclaire tout a coup le visage de notre chauffeur sans nom car malgré nos efforts la communication est impossible. Un sourire parce que devant nous se dresse enfin Lhassa, le but ultime de cette longue route. On a eu beau se le faire dire, on a essayé de se préparer mentalement mais le choc est grand, Lhassa n’est pas le reflet d’une petite ville paisible avec un temple aux consonances magiques, nous ramenant aux textes féeriques de Henrich Harrer ou Alexandra David-Neel, flanqué au centre de la ville comme on l’imaginait. C’est la première ville du Tibet autonome où il y a le moins de tibétains, son centre et ses environs sont remplis de chinois, l’allure en est chinoise. Cachées derrière les grandes devantures de magasins à rayons vides de monde, se dressent les petites rues sinueuses et pleines de vie du quartier tibétain dans une ville dite tibétaine. Découvrir les grandes artères chinoises nous donne l’impression de vivre dans deux univers parallèles, où les longs trottoirs luisants sont habités par les nomades mendiants qui regardent devant eux les fringues des boutiques de luxe comme s’il s’agissait d’habits d’extra-terrestre.
Une petite porte s’ouvre sur un grand couloir à ciel ouvert, la pénombre se mélange à la fumée et semble nous envelopper dans un doux cocon . Une rumeur s’élève au loin presque indescriptible, un petit chant imperceptible, des mots éparses incompréhensibles, les mains rudes pleines de sillons, sales, presque sans forme, se tendent vers nous. Dans l’autre main dans un tourbillon incessant, un moulin à prière tourne presque sans effort comme si une force ultime aidait au roulement. Au bout de la voie une essence de pin s’insinue dans nos narines, des dizaines de pèlerins assis de façon éparse, en structure finie mais chaotique, tournent d’un même rythme lancinant leur moulins tout en répétant de manière imperceptible le chant de leurs offrandes. Leurs regards sont souriants et accueillants, nos pas glissent doucement entre eux comme si nous nous promenions sur un nuage, le bien-être s’emparent de nous, sans nous sentir intrus ou malvenus. Nous laissons nos regards se fondre dans leurs yeux malins où toute une vie tient. Leur peau mate, durcie par le soleil, recueille les mystères d’une vie de nomade perdu au milieu des plateaux vides et silencieux. Les mains tendues égrainant les chapelets nous dirigent avec bonté vers l’immense moulin à prière tourné avec ferveur par des doigts calleux. De nouveau la pénombre nous oblige a plisser les yeux pour voir et sentir au travers des effluves les pèlerins assis en rond autour des moines à la voix sourde entonnant les prières. Des sourires invitant nous attirent a l’intérieur pour un tour dans un autre monde…..
On touche le cœur du Tibet, celui des anciens et des fervents religieux, force tranquille et combien reposante quand on connaît l’histoire ensanglantée du pays. Ces gens, cette cours des miracles fantastique, leur nombre, le mouvement des moulins omniprésent dans les yeux, leur son dans les oreilles, le balancement des corps, les bouches qui ruminent et mâchent, glaviots et chicots. Rentrer dans ce lieu, c’est renouer avec le Tibet antique, avec ses couleurs et ses traditions religieuses : il y a un sentiment très fort a vivre cela, a sentir tous ces regards pointés sur soi, cette bienveillance dont ils sont chargés alors que nous sommes des intrus. La bâche qui recouvre l’assemblée devient une tenture, les chaudrons fument de thé salé, et partout tournent les moulins, les tissus sont des trônes, les cartons deviennent tapis, ils sont beaux de leur age, de leur saleté, de leur difformités, et nous, nous sommes choquant de notre modernité, de notre regard pacifique et si éloigné de ce qu’ils connaissent. Nous sommes bercés du son des moulins, de ce marmonnement sorti de ces nombreuses bouches, de ces regards encore et toujours fixés sur nous. Cette tranquillité qu’ils sont capables de transmettre, laminant tout ce que nous croyons savoir, sur nous, sur les autres. Mon souhait le plus profond a alors été de ressentir cela au plus profond de moi, d’être en communion avec cette assemblée, en paix avec moi même également, avec les raisons du voyage. Nous n’avons pas su comment décrire, transmettre cet instant, ou bien plutôt ces instant, si forts que nous y sommes revenus, de même que nous n’avons pas voulu trahir le bien-être et la confiance de ces pèlerins en prenant des images qui n’auraient été que des reflets vides de sens.
Soir
On roule depuis des heures, les kilomètres s’accumulent au ralenti, la vallée s’allonge loin devant nous, bordée de collines. Des collines devant, des montagnes derrières, des sommets posés sur l’infini du plateau tibétain. Nous sommes assis, le programme télé dans le pare-brise est différent de celui des vitres arrières et des portières, le ronronnement du moteur, les vibrations et les cahots encore et toujours sont les seuls éléments réels. Dehors, c’est l’explosion des teintes, le grand feu d’artifice pour notre retour dans les plaines du Népal, la route du retour que nous avions parcourue au petit matin il y a peu, vers l’avant, en direction de Lhassa. Les rivières sont sages, gelées dans leur lit, les berges blanches de glace sont le présage d’un hiver proche et rude, bloquant la route et les cols, isolant cette partie du monde sous une cloche de froidure. On se croirait sur Mars, la planète rouge, le sol parsemé de caillasses, de rochers, modulé par les glissements de terrain sur les pentes arides, aux lignes cassées par les empilements en équilibres sur les promontoires, et si ce n’était des ruines ou bien des troupeaux éparpillés, on pourrait croire toute vie absente. Il faut imaginer une sorte de couloir, le fond de vallée, qui s’étire langoureusement en de larges virages, cerné par une haute dentelle décharnée, accessible par des pentes empierrées, des talus abrupts. Ces broderies semblent avoir été arrachées par des doigts géants, déchirées d’un mouvement brusque, laissant des cicatrices dans chaque profil de la roche, ouvrant des brèches, déformant les strates colorées, remontant du plus profond de la terre des couleurs chaudes et douces. Le soleil couchant renforce la teinte qui se nuance à l’infini, palette magique et folle, oxyde de fer, érosion, terres soulevées durant des siècles, offertes en pâture aux éléments naturels, aujourd`hui spectacle magique pour touristes en mal de vie. L’homme comme nous le connaissons ne peut vivre ici, mais on ne s’étonne plus de trouver ses maisons colorées, ses troupeaux éparpillés dans les collines, des enfants marchant dans la poussière, un panier en osier sur le dos. On regarde avec normalité un chariot chargé, un tracteur transportant vers nulle part une quinzaine de personnes, un cavalier tendu sur sa montures, des bottes colorées aux pieds. Mais nous nous émerveillons toujours autant, le charme agit toujours, comme des enfants à qui on raconte encore une même histoire. Nous sommes sans voix face à ce dernier cadeau, à ces couleurs, ces ombres, ces nappes de soleil surgissant dans un recoin, isolées dans l’ombre. Le lendemain, c’est le dernier col, les derniers nomades, devant nous en arc de cercle et chargés de blanc, les sommets du Tibet, du Népal et de l’Inde, pesant de tout leur poids sur le tissus de velours qui se tend au sol, creux et rondeurs, courbes de femme allongée, la peau brunie par le soleil, lissée par les ages. Pas de vent, les drapeaux de prières se laissent aller dans cet instant de répit, attendant la neige prochaine et le calme du plateau durant la période d’hiver. Quant à nous, nous amorçons notre descente vers la frontière, les gorges embrumées, les arbres suspendus au dessus du vide, les rizières et nous nous réjouissons de retrouver le Népal, avec au fond de la bouche, des yeux et du cœur des sensations éternelles.
Escapade au Tibet, 3 novembre - 15 novembre 2003
Marsu et Ivo pour Luc, Maeva, Ismaël, Chantal, Yves 😉
Sécurité à Punta Cana? English translation pending
😏😉Bonjour, Nous allons en RD le 13 décembre pour 2 semaines a Punta Cana, je me demandais si nous étions en sécurité quand même étant donné tout ce qui se passe présentement la-bas.... 😐
Nous allons a l'ancien H10 maintenant connu sous le nom de Ocean Bavaro ... si vous avez des nouvelles photos, j'aimerais les voir..
merci et bonne fin de semaine a tous(es)
Stéphane
Nous allons a l'ancien H10 maintenant connu sous le nom de Ocean Bavaro ... si vous avez des nouvelles photos, j'aimerais les voir..
merci et bonne fin de semaine a tous(es)
Stéphane
Hôtel Portofino Portobelo (Margarita) English translation pending
Nous devons aller sur l'ile de Margarita au mois de Mars 2004.On aimerait avoir des commentaires de ceux qui y sont allés et en particulier des commentaires et photos de l'hotel PORTOFINO PORTOBELO...Merci.
J'adore la musique anglaise!!! English translation pending
et vous?
la musique des seventises !
comme les pink floyd, ou supertramp
Le pain... au quotidien. English translation pending
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, avec mon mulet pour seul compagnon, porteur et ambulance si besoin. Des moments bien en face de moi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même si là-bas il est difficile de faire admettre (comprendre) cette recherche de solitude aux membres d’une société qui a fait de l’ entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune. Refuser respectueusement l’offre de gîte et couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à votre emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. On accepte alors avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce pain pour le chemin qu’il reste à parcourir.
Au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’une amitié profonde et l’immersion totale dans une famille d’accueil. Dans la vallée d’Anergui j’ai joui de ce privilège. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemàa et de la cuisine s’ouvrent sur l’âme berbère.
Il m’est bien difficile de qualifier par un mot juste la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie. Ce sont quelques-une d’entre elles que j’ai le plaisir de partager sur ce forum et peut-être en partager de nouvelles avec certain(e)s d’entre vous.
Le pain … au quotidien.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet de Mourik et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée . Cela accentue la mélancolie qui se dégage des Ayt Boulmane en cette fin d’hiver. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j’abrège ma ballade matinale et quotidienne dans les cultures.
Au retour je passe devant la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment le clan des Ayt Boulmane à l’extrémité sud de la vallée.
J’y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d’une demi-douzaine de familles ; je devrais dire dans l’intimité d’une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation de quatre générations, sans heurts apparents, si ce n’est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l’hilarité générale.
Les parfums et la chaleur qui s’e dégagent de la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j’étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l’accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine. Fadma me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom.
J’accepte volontiers l’invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l’absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu’il ne faut pas bouder.
Aghrom c’est le pain quotidien au sens propre du terme. C’est la vie du paysan, du labour à la galette. C’est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain » .
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Saadiya et Fadma, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d’automne, grand-mère Rabgha et une autre Fadma, la deuxième jeune femme de Bassou, redescendue avant hier de sa bergerie de Kousser.
Je m’assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l’invité doivent toujours être ménagées, aussitôt Fadma s’empresse de me présenter le coussin fait d’un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l’isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Fadma fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l’intervention péremptoire de grand-mère Rabgha me conduit à accepter l’offre. Visiblement rassurée, l’aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d’une deuxième théière.
Fadma reprend la cuisson. Aghrom n’tafant, une galette d’orge sans levain, que j'apprécie particulièrement, cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Le four est un simple morceau de tonneau recouvert de terre au fond de la pièce. Saadiya y termine la cuisson de son dernier pain. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d’envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l’espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C’est au tour de Fadma n’Bassou. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D’un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d’une vie entière, gestes mille fois répétés, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Saadiya est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n’a pas fait long feu sous le caillou manié de mains de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l’assiette que vient de me tendre Aïcha.
Brahim, le cousin de Saadiya est passé avec un bol de beurre fondu ; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce, comment le savoir, pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Saadiya, sans se démonter et en provoquant l’hilarité générale, l’invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l’ai accompagné sentant sa gène et pour profiter du calme qui règne dans les champs et préserve l’intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu’il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa connaissance du français pour me poser des tas de questions sur « l’autre monde ».
La théière est vide et les pains dorés à souhait. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s’est écoulé sans que personne y prenne garde. Fadma s’en aperçoit, donne une galette à la grand-mère et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l’enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c’est son bébé qui dormait non loin du foyer. Rabgha remplit son brasero. D’autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l’eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Brahim qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu’il fume. Quand il sera marié elle l’acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux.
Il prépare une nouvelle théière, je sors calepin et crayon.
L’affectivité partagée est dans l’air.
D’ailleurs, dans ces montagnes je vis le partage quotidiennement .
Il est valeur commune.
Au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’une amitié profonde et l’immersion totale dans une famille d’accueil. Dans la vallée d’Anergui j’ai joui de ce privilège. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemàa et de la cuisine s’ouvrent sur l’âme berbère.
Il m’est bien difficile de qualifier par un mot juste la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie. Ce sont quelques-une d’entre elles que j’ai le plaisir de partager sur ce forum et peut-être en partager de nouvelles avec certain(e)s d’entre vous.
Le pain … au quotidien.
Il a neigé dans la nuit. Les nuages ont avalé le sommet de Mourik et les crêtes environnantes. Un silence exceptionnel pèse sur les champs vidés de la trépidation habituelle des fins de matinée . Cela accentue la mélancolie qui se dégage des Ayt Boulmane en cette fin d’hiver. Trop légèrement vêtu pour affronter la fraîcheur ambiante, j’abrège ma ballade matinale et quotidienne dans les cultures.
Au retour je passe devant la petite cuisine collective posée entre les quelques maisons qui forment le clan des Ayt Boulmane à l’extrémité sud de la vallée.
J’y suis installé dans une chambre indépendante au milieu d’une demi-douzaine de familles ; je devrais dire dans l’intimité d’une famille, tant sont liés par le sang la plupart des individus de ce clan. Une cohabitation de quatre générations, sans heurts apparents, si ce n’est quelques escarmouches entre grands-mères et petites-filles qui finissent souvent par le déclenchement de l’hilarité générale.
Les parfums et la chaleur qui s’e dégagent de la petite cuisine me ramènent à mon enfance quand j’étais en vacances chez ma tante en Espagne et que je l’accompagnais au four communal pour la cuisson du pain de la semaine. Fadma me propose la chaleur du foyer, un verre de thé et Aghrom.
J’accepte volontiers l’invitation. Peu de roumis sont autorisées à partager la cuisine avec les femmes berbères en l’absence des hommes de la famille. Ce sont des moments singuliers qu’il ne faut pas bouder.
Aghrom c’est le pain quotidien au sens propre du terme. C’est la vie du paysan, du labour à la galette. C’est la préparation culinaire la plus élémentaire. La base de toute alimentation aussi, traduite par chaque invitation à manger … «trempe le pain » .
Elles sont quatre ce matin dans la cuisine enfumée : Saadiya et Fadma, deux perles adolescentes du voisinage déjà promises pour les mariages d’automne, grand-mère Rabgha et une autre Fadma, la deuxième jeune femme de Bassou, redescendue avant hier de sa bergerie de Kousser.
Je m’assois par terre contre un des piliers qui soutient la toiture; mais les aises de l’invité doivent toujours être ménagées, aussitôt Fadma s’empresse de me présenter le coussin fait d’un morceau de sac de farine et rempli de paille qui l’isolait de la terre battue. Je refuse poliment la proposition. Fadma fait mine de se rasseoir mais, sans que je comprenne les propos, l’intervention péremptoire de grand-mère Rabgha me conduit à accepter l’offre. Visiblement rassurée, l’aïeule écarte quelques braises, les glisse sous la bouilloire et commence la préparation d’une deuxième théière.
Fadma reprend la cuisson. Aghrom n’tafant, une galette d’orge sans levain, que j'apprécie particulièrement, cuit directement dans un poêlon chauffé à la flamme en dehors du four. Le four est un simple morceau de tonneau recouvert de terre au fond de la pièce. Saadiya y termine la cuisson de son dernier pain. Elle finit son verre de thé dans le traditionnel claquement de langue qui marque la satisfaction, expose une dernière fois la croûte aux flammes du foyer, retire le pain en soufflant pour en chasser les cendres et partage la moitié entre tous les présents avant d’envelopper le reste avec les autres dans le tissage en laine qui les gardera tièdes pour le repas. Elle quitte l’espace enfumé en priant Dieu de pouvoir recommencer demain.
La place est libre. C’est au tour de Fadma n’Bassou. Elle réactive le foyer, y pose la tôle de cuisson, sort et aplatit sur un torchon une des boules de pâte qui reposent dans une peau de chèvre enfarinée. D’un geste de virtuose elle transfère la galette du torchon sur la tôle chauffée à vif. Rituel d’une vie entière, gestes mille fois répétés, avec art, inéluctable quotidien pour la femme berbère. Elle la retournera, quatre ou cinq fois, sans se brûler …
Saadiya est revenue avec deux belles poignées de noix. La résistance des coques n’a pas fait long feu sous le caillou manié de mains de maître. Les fruits non plus sous les dents des convives, sauf pour la grand-mère qui éclate rire et me montre du doigt sa grande bouche édentée quand je lui présente l’assiette que vient de me tendre Aïcha.
Brahim, le cousin de Saadiya est passé avec un bol de beurre fondu ; délicate attention pour les filles car il a semblé étonné de me voir en leur présence. Mais peut-être était-ce, comment le savoir, pour une discrète surveillance des femmes en compagnie du roumi. Il le niera quand Saadiya, sans se démonter et en provoquant l’hilarité générale, l’invite à se rendre plus utile en allant chercher du bois. Il y est allé. Je l’ai accompagné sentant sa gène et pour profiter du calme qui règne dans les champs et préserve l’intimité nécessaire à un petit besoin personnel.
Nous avons ramené quatre beaux morceaux de genévrier de la réserve familiale qu’il a ensuite débité à grands coups de hache. Les femmes profiteront finalement de sa présence et de sa connaissance du français pour me poser des tas de questions sur « l’autre monde ».
La théière est vide et les pains dorés à souhait. Entre bavardages, rires et verres de thé, le temps s’est écoulé sans que personne y prenne garde. Fadma s’en aperçoit, donne une galette à la grand-mère et ramasse prestement un paquet par terre. Elle le fixe sur son dos en l’enveloppant dans un grand drap. Alors seulement je réalise que c’est son bébé qui dormait non loin du foyer. Rabgha remplit son brasero. D’autres activités les attendent comme la préparation du repas, la recherche du bois de cuisson, l’eau à la source. Il y a peu de place pour la détente dans les matinées des femmes berbères.
Tout ce petit monde quitte la cuisine, sauf Brahim qui attend que la place se vide pour me demander une cigarette. Il ne veut pas que sa grand-mère sache qu’il fume. Quand il sera marié elle l’acceptera me dit-il, la résignation dans les yeux.
Il prépare une nouvelle théière, je sors calepin et crayon.
L’affectivité partagée est dans l’air.
D’ailleurs, dans ces montagnes je vis le partage quotidiennement .
Il est valeur commune.
Recherche coequipier(e) pr TDM fin 2003 English translation pending
Salut
Un tour du monde (environ un an voire +??) j'en reve depuis bien longtemps mais pas facile de trouver des amis prets à laisser leur petite vie tranquille.
A travers ce voyage je recherche la decouverte d'autres personnes, de cultures, de paysages.
J'aimerais voyager du cote de l'Asie, de l'Amerique.. mais surtout j'aimerais decouvrir les pays au jour le jour avec sac à dos et moyens locaux (bus, ....) et se debrouiller à petit budjet (pas d'hotels 3 etoiles😏).
J'ai 27 ans, feminin, voyagé dans plusieurs pays et fais de l'humanitaire, habite dans la region de Valence.
J'espere trouver quelqu'un avec la meme persepctive de voyage que moi, ouvert, tolerant et de confiance.
A tres bientot (Mon e-mail perso: jaouatif@yahoo.fr)
J'e
Un tour du monde (environ un an voire +??) j'en reve depuis bien longtemps mais pas facile de trouver des amis prets à laisser leur petite vie tranquille.
A travers ce voyage je recherche la decouverte d'autres personnes, de cultures, de paysages.
J'aimerais voyager du cote de l'Asie, de l'Amerique.. mais surtout j'aimerais decouvrir les pays au jour le jour avec sac à dos et moyens locaux (bus, ....) et se debrouiller à petit budjet (pas d'hotels 3 etoiles😏).
J'ai 27 ans, feminin, voyagé dans plusieurs pays et fais de l'humanitaire, habite dans la region de Valence.
J'espere trouver quelqu'un avec la meme persepctive de voyage que moi, ouvert, tolerant et de confiance.
A tres bientot (Mon e-mail perso: jaouatif@yahoo.fr)
J'e
Projet sacs de pain au Vietnam English translation pending
Depuis plus de cinq mois au VIETNAM avec mon mari boulanger nous travaillons a HUE dans un orphelinat. Il apprend a 8 jeunes son metier et moi avec les enfants je leur ai appris a faire des sacs a pain destines aux touristes francais et aussi aux amis et relations en FRANCE. Nous sommes arrives la par hasard, car apres avoir vendu notre briocherie, nous voulions nous accorder une annee sabatique et nous avons contacte les responsables de l'association qui s'occupe de ces jeunes.
Mon projet de sac a pain avait comme priorite d'ameliorer le quotidien de ces enfants. Je commence a les voir boire du lait le matin, qui change du riz aux trois repas avec une friture de poisson.
Nous restons encore jusque decembre pour l'instant, ce pays est si ou trop attachant....
J'aimerai avoir des contacts soit au VIETNAM ou en FRANCE pour vendre le maximum de sacs avant notre retour. Apres j'aurai peut etre un point de vente dans le magasin de la boulangerie.
Si des personnes sont interesses pour m'aider a vendre ses sacs ou ont une astuce pour le transport ou autre, j'en serai ravie.
Si vous passez avant la fin de l'annee a HUE, se sera avec un immense plaisir que je vous ferai visiter cette drole de boulangerie et aussi l'orphelinat ou le sourire est toujours present.
PAROLYNE
Hôtel Sirenis, des conseils? English translation pending
bonjour à tous 🙂,
nous envisageons l'hotel Sirenis 😎 pour notre voyage de noces en décembre par partirpascher.com.
Pouvez vous me dire si cet hotel est vraiment aussi bien que décrit?
Merci par avance
Stépha
nous envisageons l'hotel Sirenis 😎 pour notre voyage de noces en décembre par partirpascher.com.
Pouvez vous me dire si cet hotel est vraiment aussi bien que décrit?
Merci par avance

Stépha
Dure est la conscience.... English translation pending
Suite à un post de Capucine sur la " pauvre " vie de nos compagnons à quatre pattes, dont je suis le premier à défendre les intérêts et à me lamenter lors des abandons et maltraitances qu'ils peuvent subir, je voudrais vous livrer ceci pour bien montrer que personne ne détient une quelconque vérité ou ne peut se croire un " preux chevalier ".....
Il y a quelques années, nous avons effectué un fantastique voyage au Yémen, mais celui ci nous a laissé quand même un gout amer dans la bouche suite à une " petite doléance " due à notre pitoyable existence d'enfant gâté occidental...
Première nuit dans notre guest à Sanaa, la capitale, en plein coeur de la vieille ville, un endroit fantastique qui nous a transporté des siècles en arrière, et avec un accueil de gens qui pensent vraiment au bien être de leurs "invités"....
Toujours est il qu'au matin, lors de notre premier pdj, notre hôte s'est empréssé de nous demander comment nous avions passé la nuit et nous ( pauvres connards de français mal dégrossis ) de répondre que celle ci s'était bien passé, hormis les aboiements continuels de bandes de chiens que nous avions repéré prés de notre guest house.....
Deuxième nuit quasiment sans problème, quelques aboiements mais relativement lointain, et sourire de notre hôte lors de la rituelle question au sacré saint pdj du matin et satisfaction de celui ci lors de notre réponse et de notre sourire béat suite à une bonne nuit.....
Regardez ces deux pauvres crétins, Alan et sa compagne, empoigner leur sac et fouler de leurs pataugas la terre battue de ces vieilles ruelles qui ont du voir maintes et maintes choses, et voyez le regard que jette sa compagne dans la ruelle qui jouxte notre hôtel, et le petit sourire qu'elle m'adresse en me disant " regarde tous ces petits cocos en train de dormir ".....
Oui, c'est vrai que toutes ces peluches à terre en train de " dormir " étaient craquantes, mais il était déjà 10H du matin....et j'ai tout de suite compris l'horreur de la situation, j'ai tout de suite su que tous ces chiens avaient été empoisonnés et ce pour satisfaire le sommeil réparateur de deux pauvres blancs en quête d'aventure....M l'a tout de suite compris également qui a immédiatement fondue en larmes....notre hôte ne l'a pas compris qui avait tout fait pour satisfaire au mieux nos désirs....
Voilà, là encore j'en suis hyper retourné mais il fallait que j'en parle parceque ce genre de chose ça me poursuivra longtemps et puis il faut pas croire, on est pas parfait......on le croit seulement....et le voyage c'est ça aussi, les mauvaises expériences que l'on peut faire et qu'on voudrait cacher au plus profond de soi, mais.....la conscience....
putain de vie.....
Il y a quelques années, nous avons effectué un fantastique voyage au Yémen, mais celui ci nous a laissé quand même un gout amer dans la bouche suite à une " petite doléance " due à notre pitoyable existence d'enfant gâté occidental...
Première nuit dans notre guest à Sanaa, la capitale, en plein coeur de la vieille ville, un endroit fantastique qui nous a transporté des siècles en arrière, et avec un accueil de gens qui pensent vraiment au bien être de leurs "invités"....
Toujours est il qu'au matin, lors de notre premier pdj, notre hôte s'est empréssé de nous demander comment nous avions passé la nuit et nous ( pauvres connards de français mal dégrossis ) de répondre que celle ci s'était bien passé, hormis les aboiements continuels de bandes de chiens que nous avions repéré prés de notre guest house.....
Deuxième nuit quasiment sans problème, quelques aboiements mais relativement lointain, et sourire de notre hôte lors de la rituelle question au sacré saint pdj du matin et satisfaction de celui ci lors de notre réponse et de notre sourire béat suite à une bonne nuit.....
Regardez ces deux pauvres crétins, Alan et sa compagne, empoigner leur sac et fouler de leurs pataugas la terre battue de ces vieilles ruelles qui ont du voir maintes et maintes choses, et voyez le regard que jette sa compagne dans la ruelle qui jouxte notre hôtel, et le petit sourire qu'elle m'adresse en me disant " regarde tous ces petits cocos en train de dormir ".....
Oui, c'est vrai que toutes ces peluches à terre en train de " dormir " étaient craquantes, mais il était déjà 10H du matin....et j'ai tout de suite compris l'horreur de la situation, j'ai tout de suite su que tous ces chiens avaient été empoisonnés et ce pour satisfaire le sommeil réparateur de deux pauvres blancs en quête d'aventure....M l'a tout de suite compris également qui a immédiatement fondue en larmes....notre hôte ne l'a pas compris qui avait tout fait pour satisfaire au mieux nos désirs....
Voilà, là encore j'en suis hyper retourné mais il fallait que j'en parle parceque ce genre de chose ça me poursuivra longtemps et puis il faut pas croire, on est pas parfait......on le croit seulement....et le voyage c'est ça aussi, les mauvaises expériences que l'on peut faire et qu'on voudrait cacher au plus profond de soi, mais.....la conscience....
putain de vie.....
Conseils pour le Cameroun English translation pending
Bonjour!
Si quelqu'un d'entre vous connait des sites d'information intéressants sur le Cameroun, j'aimerais beaucoup en avoir les adresses! Aussi, si vous y êtes allé, j'aimerais bien avoir vos impressions et des conseils!
Bye bye!
Si quelqu'un d'entre vous connait des sites d'information intéressants sur le Cameroun, j'aimerais beaucoup en avoir les adresses! Aussi, si vous y êtes allé, j'aimerais bien avoir vos impressions et des conseils!
Bye bye!
Conseils pour voyage en Finlande en été English translation pending
Bonjour,
j'envisage de partir en FINLANDE cet été, pouvez vous me donner des tuyaux, de bonnes adresses, des sites sympas ?
Merci
j'envisage de partir en FINLANDE cet été, pouvez vous me donner des tuyaux, de bonnes adresses, des sites sympas ?
Merci
Plans pour travailler à Barcelone English translation pending
Salut à tous,
Je recherche un plan pour vivre et travailler à Barcelone cet été.
Merci d'avance pour vos réponses et/ou témoignages.
A+
Je recherche un plan pour vivre et travailler à Barcelone cet été.
Merci d'avance pour vos réponses et/ou témoignages.
A+
Notre voyage, 1 an en Asie English translation pending
salut,
nous sommes frédéric et delphine et nous partons en octobre prochain, pour un an en asie (vietnam, laos, cambodge, thaïlande, birmanie, inde et népal) au nom de notre toute jeune association "enfants de tous pays".
si vous êtes intéressés, venez vous donner une idée plus précise de notre projet et visiter notre site : http://www.webzinemaker.com/fredelph.
vous êtes amoureux de l'Asie, comme nous. vous pensez que les enfants sont souvent les premières victimes des conneries des hommes, comme nous.
alors rejoignez-nous...et peut-être vous pourrez participer d'une façon ou d'une autre à notre projet. un sourire, un mot, un conseil, c'est déjà participer à cette cause universelle. nous avons besoin de vous.
vous serez les bien-venus pour tous commentaires et toutes les questions que vous vous posez sur ce continent passionnant.
fredelph
nous sommes frédéric et delphine et nous partons en octobre prochain, pour un an en asie (vietnam, laos, cambodge, thaïlande, birmanie, inde et népal) au nom de notre toute jeune association "enfants de tous pays".
si vous êtes intéressés, venez vous donner une idée plus précise de notre projet et visiter notre site : http://www.webzinemaker.com/fredelph.
vous êtes amoureux de l'Asie, comme nous. vous pensez que les enfants sont souvent les premières victimes des conneries des hommes, comme nous.
alors rejoignez-nous...et peut-être vous pourrez participer d'une façon ou d'une autre à notre projet. un sourire, un mot, un conseil, c'est déjà participer à cette cause universelle. nous avons besoin de vous.
vous serez les bien-venus pour tous commentaires et toutes les questions que vous vous posez sur ce continent passionnant.
fredelph
Femme voyageant au Sénégal, vos commentaires? English translation pending
Bonjour à toutes, Je désirerais avoir vos commentaires sur vos expériences en tant que femme voyageant au SÉnégal, s'il y a lieu, bien sûr ! Merci😉
Renseignements sur l'Indonésie English translation pending
J aimerai voyager 3 mois en indonésie et avoir plus d informations!!!
J'aime partir sac a dos, GH a petits budjets!
La vie est elle plus chère qu en asie???? Quelle sont les endroits a ne pas manquer??? Les gens sont ils sympa??? Les transports sont ils convenable???
Toutes vos informations sont précieuses`!!!
merci
J'aime partir sac a dos, GH a petits budjets!
La vie est elle plus chère qu en asie???? Quelle sont les endroits a ne pas manquer??? Les gens sont ils sympa??? Les transports sont ils convenable???
Toutes vos informations sont précieuses`!!!
merci
Bénévolat en Amérique du Sud English translation pending
bonsoir,
Je cherche à voyager utile. Quoi de mieux que faire du bénévolat pour une assos humanitaire. Si vous avez des infos concernant des possibilités de benevolat en Amerique du Sud, vous m'intéressez.
merci
Je cherche à voyager utile. Quoi de mieux que faire du bénévolat pour une assos humanitaire. Si vous avez des infos concernant des possibilités de benevolat en Amerique du Sud, vous m'intéressez.
merci
Que visiter à Trinitad? (Cuba) English translation pending
Bonsoir
Je cherche de l'info sur cette destination, je m'y rend en Janvier...
Donc, si vous avez de l'information sur ce que l'ont peut y faire, visiter ect....
serait les bienvenue.
Merci
Je cherche de l'info sur cette destination, je m'y rend en Janvier...
Donc, si vous avez de l'information sur ce que l'ont peut y faire, visiter ect....
serait les bienvenue.
Merci