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Hôtel près d'Ivato English translation pending
Bonjour ,
je cherche un bon hôtel près de Ivato, pour juste passer une nuit,
pourriez vous svp me conseiller à ce sujet ? merci
je cherche un bon hôtel près de Ivato, pour juste passer une nuit,
pourriez vous svp me conseiller à ce sujet ? merci
Littérature de voyage, sujet: Madagascar English translation pending
Bonjour,
pour les amoureux de la grande île, voici une liste de livres que j'ai eu la chance de lire ces derniers temps :
- Les souffrances du jeune Kevin, par Ronny Rengasamy : un petit livre, premier roman initiatique, qui cherche son style, par un mauricien qui, voulant faire un tour du monde, commence par Madagascar et reste scotché là.
http://www.nocomment-editions.com/livre-les-souffrances-du-jeune-kevin-par-ronny-rengasamy/
- Madagascar, dahalo (de Bilal Tarabey) : une enquête sur le phénomène Dahalo (les voleurs de zébus); par un français d'origine libanaise qui travaille en tant que journaliste à Tana. Un style aride mais pas déplaisant.
http://www.nocomment-editions.com/livre-madagascar-dahalo-par-bilal-tarabey/
- Filière malgache, de Pierre Maury : un roman policier plutôt bien écrit qui rend bien l'ambiance malgache, on s'y croit !
http://www.nocomment-editions.com/livre-filiere-malgache-un-roman-policier-de-pierre-maury/
- Roman Vrac, de Jean-Claude Mouyon : trois nouvelles sur le grand sud malgache (Tulear) par un type qui d'après les interviews a vraiment su retranscrire la vie dans le sud dans un style littéraire jouissif... livre à paraître (réédition) donc pas encore lu pour ma part.
http://www.nocomment-editions.com/livre-roman-vrac/
- 3 livres : Carrefour, Beko ou la nuit du grand homme, L'Antoine l'idiot du sud, par Jean-Claude Mouyon : 3 livres de l'auteur sus-cité, toujours dans le sud malgache, pas encore lus me concernant...
https://www.lulu.com/shop/search.ep?type=Print+Products&keyWords=Jean-Claude+Mouyon&sorter=relevance-desc
Voilà, ce sont souvent des livres écrits par des étrangers, mais je sais d'après une interview de Jean-Claude Mouyon, qu'il existe une littérature contemporaine made in Mada. D'ailleurs si vous avez des pistes, elles seront les bienvenues !
Bonne lecture.
- Les souffrances du jeune Kevin, par Ronny Rengasamy : un petit livre, premier roman initiatique, qui cherche son style, par un mauricien qui, voulant faire un tour du monde, commence par Madagascar et reste scotché là.
http://www.nocomment-editions.com/livre-les-souffrances-du-jeune-kevin-par-ronny-rengasamy/
- Madagascar, dahalo (de Bilal Tarabey) : une enquête sur le phénomène Dahalo (les voleurs de zébus); par un français d'origine libanaise qui travaille en tant que journaliste à Tana. Un style aride mais pas déplaisant.
http://www.nocomment-editions.com/livre-madagascar-dahalo-par-bilal-tarabey/
- Filière malgache, de Pierre Maury : un roman policier plutôt bien écrit qui rend bien l'ambiance malgache, on s'y croit !
http://www.nocomment-editions.com/livre-filiere-malgache-un-roman-policier-de-pierre-maury/
- Roman Vrac, de Jean-Claude Mouyon : trois nouvelles sur le grand sud malgache (Tulear) par un type qui d'après les interviews a vraiment su retranscrire la vie dans le sud dans un style littéraire jouissif... livre à paraître (réédition) donc pas encore lu pour ma part.
http://www.nocomment-editions.com/livre-roman-vrac/
- 3 livres : Carrefour, Beko ou la nuit du grand homme, L'Antoine l'idiot du sud, par Jean-Claude Mouyon : 3 livres de l'auteur sus-cité, toujours dans le sud malgache, pas encore lus me concernant...
https://www.lulu.com/shop/search.ep?type=Print+Products&keyWords=Jean-Claude+Mouyon&sorter=relevance-desc
Voilà, ce sont souvent des livres écrits par des étrangers, mais je sais d'après une interview de Jean-Claude Mouyon, qu'il existe une littérature contemporaine made in Mada. D'ailleurs si vous avez des pistes, elles seront les bienvenues !
Bonne lecture.
Taux de change ariarys (Madagascar) - euros English translation pending
Bonjour à tous,
Qui peut m'informer sur le taux de change actuel de l'euro en arryaris ? je vois 3600 sur un site Internet on m'a parlé de 3200 ...? Vaut-il mieux changer à l'aéroport ou en ville ? Meilleur taux en ville ?
Merci à tous. Fili
Sulawesi: retour d'un mois en octobre 2014 English translation pending
Bonjour
Ayant bien apprécié les informations du forum sur Sulawesi l'an dernier, j'envoie le CR de mon mari sur notre voyage d'un mois dans cette île en octobre 2014 ( avec beaucoup de retard ! ). Il donne une idée de ce que l'on a le temps de faire et des impressions sur la vie dans cette partie de l'Indonésie. Nous avons beaucoup aimé ce voyage, notre 3ème après Java/Bali en 1999, les Petites Iles de la Sonde en 2005. Nous ne sommes allés ni aux Iles Togian ni dans la région du lac Poso, pourtant prévus au départ.Mais notre voyage avait lieu juste après l'assassinat du guide français en Algérie;nous avons préféré éviter de voyager et randonner dans la région du lac Poso et avons donc modifié notre itinéraire. D'où le retour à Macassar pour prendre l'avion pour Manado, plus de jours en pays Toraja et dans le nord.
Cordialement.
Vulcanie
Jeudi 2 : Arrivée à KL à 9h heure locale, après un vol Emirates via Dubaï. Il fait gris, chaud et humide ; le train rapide et le monorail nous amènent rapidement à notre GH Orange Pekoe dans le Triangle d’Or, quartier de Bukit Bintang. Une soupe, et nous retrouvons cette ville avec plaisir : Chinatown, temples indien et chinois, Masjid Jamek, Merdeka Square : grande place de l’Indépendance ; encore quelques années et les petites maisons n’existeront plus…
Orange Pekoe GH
Vendredi 3 : Monorail, train, avion avec Air Asia : nous voici à Sulawesi, à Macassar. C’est l’Aïd-el-Kébir, ’Fête du Sacrifice’, chacun part dans sa famille : embouteillages monstres ; nous attendons 4 heures la voiture de notre GH ! Et le trajet aéroport-GH passe par un gigantesque carrefour ! Nous arrivons vers 22h. Denis nous a préparé un nasi goreng. Chambre somptueuse.
Elden Homestay
Samedi 4 : Macassar. Taxi. Fort Rotterdam (2 élèves nous interviewent) et son musée. Le quartier chinois n’a guère d’intérêt. Nous testons les ATM, mangeons et prenons un taxi pour le port de Paotere et son quartier des pêcheurs (maisons sur pilotis) ; quelques vieux bateaux bugis mais peu d’activité, 4 mosquées se font concurrence. Taxi. Front de mer (Pantai Losari), belle mosquée moderne : à 16h le soleil est déjà bas. Les petites voitures/boutiques de restauration (fruits et boissons) s’installent. Plein de petites motos ; les enfants jouent ; des guitaristes ; et des demandes pour nous photographier…
Elden Homestay
Dimanche 5 : la fête musulmane et ses manifestations : 1-très tôt, appels à la prière 2-pas de bus : nous partons en voiture avec Denis ; des salines ; peu de campagne sans maisons au bord de la route et 3-abattage familial de bovins Bira : ferry après 3 heures d’attente Ile de Selayar : le gérant de Denis vient nous chercher ; superbes couleurs du couchant sur la mer. Le soir 4-nous sommes invités chez des amis (avec 2 autres touristes, les seuls de l’île !). Au menu de fête, coto Macassar= soupe de tripes de buffle, riz blanc, riz noir et riz en dessert. Petit hôtel sommaire et sympathique à Benteng.
Tinabo Homestay
Lundi 6 : essai d’un scooter. Village de Bitombang à 20km ; maisons perchées ; gens chaleureux ; amandes à sécher. Retour à Benteng pour le repas : difficile de trouver un petit restaurant ouvert ! Nouilles… Après-midi : port et marais salants ; un paludier me passe son ‘râteau’ ultra-léger.
Tinabo Homestay
Mardi 7 : en petit bateau, nous gagnons l’île de Pasi : bain, mer bleue et verte, sables blancs et cocotiers, et … des milliers de bouteilles en plastique ! Pas d’internet. 20h : la ‘policière touristique’ rencontrée à l’office du tourisme vient nous chercher pour boire dans la rue un saraba (coco, gingembre, sucre et eau).
Tinabo Homestay
Mercredi 8 : le bus ramasse ses passagers ; sur le ferry, plein, nous sommes les seuls touristes. A Bira, un peu de stop (payant) et nous grimpons au Sunshine GH (tenu par Gav). Coucher de soleil ; un verre sur la plage ; puis repas (le meilleur jusqu’à présent).
Sunshine Guesthouse
Jeudi 9 : scooter : 2 chantiers navals à Tana Beru puis restau avec terrasse sur la mer et tables basses ; tranquille ; farniente. Balade le long de la plage ; bière et coucher de soleil.
Sunshine Guesthouse
Vendredi 10 : nous découvrons les coqs rieurs. Une petite heure de marche pour gagner Bara Beach ; une petite heure pour revenir.
Sunshine Guesthouse
Samedi 11 : le jovial Tariq dit Eric nous conduit avec sa voiture à Sengkang, de 8 à 14h. Des rizières, quelques-unes vertes ; des mariages ; noix de coco ; cacaoyers ; palmiers ; plaine et collines forment un paysage très asiatique. Et comme ailleurs, les gens veulent être pris en photo. Appartement avec terrasse dans immeuble aux proportions délirantes.
Sengkang : petit tour le long de la rivière, mosquée du quartier, place où les enfants ‘skatent’. Skype impossible : le garçon de la boutique d’en face l’installe pour nous mais il n’y a pas de réseau.
Amira Guesthouse
Dimanche 12 : petit-déjeuner traditionnel (riz, banane, noix de coco dans une feuille de bananier) : sans beaucoup de goût et dense ; on a envie de manger la feuille ! Au marché, les poulets, vivants et morts, sont à côté des tissus brodés. Anton/Antoine, notre hôtelier nous invite au mariage de sa nièce, divorcée, avec un divorcé ; les divorces sont nombreux. On mange (desserts, viandes). On congratule. On remange… Grande promenade, de 14h 30 à 17h, dans les villages autour de la grande rizière verte. Tout l’espace sonore est occupé par les mosquées, concurrentes, concertantes et cacophoniques, interrompues par les innombrables Hello, Mister ! Nous sommes invités dans une maison à prendre le thé et les gâteaux colorés ! Déjà prêts pour le mariage du lendemain. Discussion avec Anton qui rêve d’épouser une Française, active et intelligente ; c’est vraiment un personnage chaleureux et tonique !
Amira Guesthouse
Lundi 13 : 7h 30, nous prenons un bateau long et étroit qui remonte la rivière jusqu’au lac Tempé ; les gens lavent, se lavent, pêchent ou vendent leur poisson. Sur le lac, oiseaux et maisons flottantes ; nous passons un moment dans l’une d’elles ; thé et bananes frites. Au retour, tour de marché avec Alu le factotum qui connaît tout le monde ; c’est son quartier ; thé, gâteaux et bananes chez lui. Puis fabrique et magasin de soie ; passons ! Retour à l’hôtel à 13h 30. Je cause avec Anton, sollicité pour être le futur maire de la ville (40.000 habitants)! Passe une femme voilée de noir : il n’aime pas ça du tout, lui qui est très pieux. Un jus de ‘jackfruit’ et de la bonne musique (blues et rock).
Amira Guesthouse
Mardi 14 : petit-déjeuner délicieux : sorte de crème aux œufs, noix de coco et banane ; recette familiale. Nous quittons Sengkang. 200 km dans un kijang, transport collectif avec multiples arrêts pour chercher des clients. Quelques rizières vertes et maisons le long de la route ; on s’approche de montagnes. Changement à Palopo (hommes moins sympathiques dans la gare routière) ; sate, petites brochettes. 14-16h : 2 heures pour 55 km ; route très fréquentée, sinueuse ; montée dans la forêt primaire et l’on débouche sur des villages toraja avec leurs maisons et leurs greniers aux toits si particuliers. Les églises ont remplacé les mosquées. A Rantepao, le kijang (11 personnes au lieu de 8) nous dépose dans la cour de l’hôtel, havre de paix avec son petit jardin.
Wisma Maria I
Mercredi 15 : ni muezzin ni cloches mais un poulailler actif ! Nous prenons comme guide Johny qui a sa base à notre GH. Il nous plaît bien, à juste titre ; son anglais est clair ; il se révèlera sérieux et discret. Nous parlerons, chanterons et nous tairons ensemble. A scooter, il nous amène à une première journée de funérailles, importantes, où nous sommes les seuls touristes. Impressionnant ! En arrivant, nos scooters glissent sur les peaux de buffles récemment tués ! Le cercueil coloré du mort (riche fermier) depuis 3 mois est exposé à l’étage ; les invités, précédés par des musiciens, arrivent (plusieurs dizaines) avec des cochons ficelés (avec un petit mot de condoléances), parfois un buffle; des hommes, en tenue, dansent en cercle très lentement et de façon très répétitive ; la famille les accueille dans une tribune réservée, avec les petits-enfants du mort en costume traditionnel, tout excités, et leur offre thé, cigarettes et gâteaux ; la famille repart, le groupe accueilli gagne son estrade réservée et numérotée (de 1 à 20 environ) ; et cela recommence … Au total 1.500 invités environ et des dizaines de cochons. Au centre de la place, restes de 3 buffles : la viande est distribuée à la volée dans la poussière aux invités qui ont regagné leur place, avec les commentaires du maître de cérémonie qui parle dans un micro style boxe ou foot ! On nous sert café, lait, sucre, petits gâteaux au riz et sucre, très bons. Tout le monde est en noir (du moins en partie) ; les hommes ont une chemise bariolée dans les beiges/jaunes/bruns. Les cochons sont tués derrière les estrades, discrètement, sans bruit ! Des amis se retrouvent et boivent de l’alcool de palme, apporté dans des bidons. Tous les hommes fument. Cuisson du pa’piong. Des enfants rentrent de l’école…3 touristes seulement nous ont rejoints. Sacrifice rapide et efficace d’un buffle : pas un meuglement ! Puis boucherie en plein air… Et toujours des familles qui arrivent avec leurs cochons ficelés… Nous repartons : le vert de la rizière fait du bien ! Route/chemin de montagne ; c’est quasiment du trial ! Belles vues sur les rizières, traversée de villages. Tombes dans le rocher avec ‘statues’ et brancards pour porter les morts. Ailleurs, on creuse une nouvelle tombe. Au retour, ça descend ! Arrêt pour voir des forgerons. Internet : impression et achat de billets pour Manado avec Lion Air.
Wisma Maria I
Jeudi 16 : banque/money changer/laverie/réservation du bus/sacs pour le trek. 9h 30 : départ du trek avec Johny, en voiture par la même route qu’hier. Puis à pied nous entamons un chemin très escarpé. De vagues toits rouges/rouille comme des bateaux sur les arbres… De petites ou de grandes rizières comme des balcons sur le vide. Quelques maisons isolées et des villages, certains importants. Et nous débouchons sur Limbung, superbe village où nous allons passer la nuit dans une maison traditionnelle. Les greniers sont nombreux, avec leurs motifs traditionnels (géométriques, coqs, buffles …). Les massacres ( !) de buffles s’entassent sur les piliers des maisons. Des femmes et des fillettes pilent ou plutôt égrènent le riz avec des bambous en vue de la semence. Des garçons pêchent, jouent au foot ou avec un bambou à roulette… Cuisson du pa’piong effectuée, c’est à noter, par le fils de la maison. Excellent. Discussion avec Johny : études, travail, argent, propriété, gouvernement … Ciel étoilé.
Limbung Homestay
Vendredi 17 : un couple d’Espagnols, vus la veille. Nous chantons : Beethoven, Dylan, Guantanamera… Le paysage est plus cultivé ; descentes à pic fréquentes. Arrêt chez une femme qui fabrique des nattes. Retour à 14h. Il fait très chaud.
Wisma Maria I
Samedi 18 : scooter. 1-Londa : falaise avec cercueils et statues au balcon. Personne. Petit cirque vert. 2-Lemo : le site le plus touristique ; habits neufs des statues (tau tau) et 3 greniers couverts d’herbe. 3 et 4- grotte près de rizière, tau tau et crânes, et tau tau blancs sur une grande falaise qui domine le village. 5-arbre aux bébés. Nous arrivons trop tard pour des combats de buffles (funérailles) qui rentrent paisiblement.
Wisma Maria I
Dimanche 19 : les coqs et les Indonésiens qui partent au marché nous réveillent. Scooter. Marché aux buffles et marché à tout, plein de monde et …beaucoup de touristes ! Nanggala : village aux 11 greniers alignés en demi-cercle et 5 maisons devant. Arbre garni de grosses chauves-souris, en plein soleil ! Le gardien du site nous invite et nous fait à manger pour quelques roupies ; à la télé, le grand prix de moto de Melbourne. Sur la route de retour, d’autres tau tau. 15h 30 chez nous ; la jeune fille nous offre un excellent jus de tamarillo. Seuls dans le jardin. Pas longtemps ! Des Indonésiens sympathiques mais bruyants … Cantiques des Pentecôtistes voisins.
Wisma Maria I
Lundi 20 : scooter. A nouveau vers le nord, plus beau et plus escarpé. Palawa : 15 greniers et 11 maisons alignés face à face ; très bel ensemble, peut-être le plus beau, mais aussi le plus triste, délabré, sans vie ; les habitants vivent derrière et sollicitent les rares acheteurs. Belle route. Une inhumation : office traditionnel, beaux costumes et corbillard décoré. A Batutumonga, nous retournons au restaurant touristique Mentirotiku avec belle vue et retrouvons deux couples de jeunes Hollandais et Allemands. Retour : petits mégalithes. L’ATM fonctionne une fois sur deux. 16h : jardin. Laverie ; Jacob (guide dont nous connaissions le nom) me demande de venir le lendemain dans sa classe pour l’aider dans son enseignement de l’anglais ! Plus d’une demi-heure de scooter dans les rizières, dans les villages perdus et les routes invraisemblables. Maison traditionnelle et bordélique, où il héberge des touristes pour les treks ! Je rencontre les filles de sa ‘classe’. Retour de nuit !!
Wisma Maria I
Mardi 21 : Scooter. Karasik : mégalithes ; puis belle route dans les rizières ; arrêt dans Siguntu, un hameau (3 greniers et 3 maisons) en très bel état, où vit une famille. Restaurant touristique (seuls !) très bien situé ; terrasse aérée et belle vue sur rizière et montagne. Pour finir, le bel ensemble (le plus ancien) de Ke’te Kesu, où se prépare un festival. Nécropole dans la falaise. Retour au jardin ! Refaisons les sacs ! Dernier repas dans notre sympathique restaurant (brochettes).
Wisma Maria I
Mercredi 22 : Un Indonésien réveillé réveille ! 9-18h : bus confortable. Très vite disparaissent les camions pleins d’invités à des funérailles, les églises, les buffles, les rizières et les toitures du pays Toraja. Voici les mosquées et les voiles. Route très escarpée, avec des maisons tout le long. Puis le relief est plus plat et le paysage plus banal. Puis c’est la mer avec une plaine côtière étroite ; la montagne commence brusquement tout près. 9 heures pour 350km dont une pour les 20 derniers! Embouteillages et arrêts à la demande. Macassar. Taxi. Nous retrouvons notre belle chambre confortable.
Elden Homestay
Jeudi 23 : Elty, la femme de Denis nous offre une spécialité de Manado, un gâteau, flan à la noix de coco. Taxi (1h), avion (1h).Aéroport de Manado : comment aller à la gare routière, taxi ? 100.000 roupies, bemo bondé ? 12.000 ; finalement un bus où nous ne sommes que 4 pour 40.000 (1 heure) ; la ville nous semble verte et propre, ça balaie partout ! Nous sautons dans un bus local pour Tomohon. Embouteillages. La route monte en lacets dans la forêt. Tomohon : Volcano Resort, ses pavillons en bois, rustiques et charmants, dans un jardin soigné. Panne d’électricité ; pas de petit restau aux alentours ; retour au Volcano : bon mie goreng sur l’îlot éclairé à la bougie. Grenouilles. Une chorale proche force sur les sanctus et les alleluia !
Volcano Resort
Vendredi 24 : réveil à 5h par les chants religieux ! Il fait un peu plus frais. Levés à 6h : beau soleil ; beaucoup d’oiseaux. Bemo, autre bemo, une heure de marche puis des marches ; nous arrivons au cratère du Gunung Mahawu ; ma vue baisse-t-elle ? En tout cas, il n’y a pas le feu au lac puisqu’il a disparu, évaporé ! Quelques touristes, étrangers et locaux. Descente à pied ; nous ratons un bemo à quelques minutes près ; 6 km ; un bemo nous prend enfin, pour quelques centaines de mètres ! Sans attendre, nous montons dans un bemo avec pluie d’orage et dans un second avec autre pluie d’orage ! Tiens ! Des zébus ! Bord du lac Tondano : pêcheurs et maisons sur pilotis, mais nous sommes loin des bons restaurants annoncés ; un grand complexe vide, sans poulet ni Sprite ; allez ! Nouilles ou riz ? 2 bemos pour revenir. Ramboutans et mangoustans achetés au marché ; promenade dans Tomohon ; boulangerie hollandaise (muffins et thé vert médicamenteux). Dans la ville, calèches avec de petits chevaux comme en Malaisie. Nous sommes au Volcano à 17h 30, il fait nuit. Nouilles ou riz ? Repas à 18h sur l’îlot.
Volcano Resort
Samedi 25 : le marché va nous permettre de varier le menu : chauves-souris prêtes à cuire, rats en brochette ou chiens préparés à la demande, comme des poulets en cage. Petits joueurs, nous optons pour les bananes frites au fromage ou au chocolat… En bemo au lac Linau, beaux verts et soufre, fumerolles. Impossible d’en faire le tour, ni d’un côté, ni de l’autre. Il pleuviote. Nous cherchons en vain les hot springs. Au retour, Internet fermé. Nous sommes rentrés pour le thé à 15h ! Une sorte de karaoké religieux dans la communauté protestante vraiment très proche.
Volcano Resort
Dimanche 26 : très beau soleil. Nous allons à pied au pied du volcan Lokon, mais la montée en est interdite. A 9h 30, il fait déjà très chaud. Une petite moto pour nous rendre à une chute d’eau ; le site n’est plus du tout fréquenté ; l’endroit est pourtant luxuriant. Tout est fermé le dimanche. Nous rentrons à Tomohon déguster une pizza (si !) et un excellent jus d’orange. Au Volcano, il pleuviote à 15h. Arrivée d’un cycliste hollandais pas jeune et peu banal. Nous mangeons avec lui (à la chandelle) et avec quelques rats qui courent au-dessus du kiosque. Minuit, fin des chants de l’autre côté de la rue.
Volcano Resort
Lundi 27 : 5h : la communauté se réveille et chante avec force et mauvaise sono pendant une demi-heure ; puis les moteurs divers ; mais les oiseaux, mais le beau soleil, mais le Hollandais ravi … Stefan, le propriétaire du Volcano, nous conduit (avec halte à Sawangan et son cimetière aux waruga, tombes anciennes originales) à Tangkoko où nous accueille Léonard qui se fait appeler Leon’. Il fait très chaud à 10h, la végétation est luxuriante. Deux autres touristes. Bord de mer : écume blanche sur sable noir et grosses vagues ; des enfants s’y font rouler. Départ des petits bateaux de pêche. Mike revient déçu de sa sortie ‘tarsiers’ : trop de monde !
Tarsius Homestay
Mardi 28 : lever à 3h 30. A 4 heures nous sommes prêts, Leon aussi, beaucoup plus sérieux que le guide alcoolisé du pauvre Martin qui se joint à nous, suivi par ledit guide !! La jungle est à côté. Tarsiers tout petits et vifs (1/2 h), couscous (aï) un peu loin, famille de toucans, serpent vert, bébés chauves-souris; ficus extraordinaire. Leon cherche et trouve les macaques à tête noire au milieu desquels nous restons une heure. Nous n’avons croisé qu’un couple d’Espagnols avec leur guide et un employé du parc. Nous avons été chanceux. Nous croisons un attelage de bœufs. Petit-déjeuner à 10h 30 et douche. Excellente et abondante cuisine de notre guest house. Sieste. Arrivée d’un couple autrichien. Coucher de soleil sur la mer. Pêcheurs. Et quid pour les deux derniers jours ? Scooter ? Transports publics ? Il n’y en a guère ! Après un échange sympathique avec un jeune couple tchèque, nous nous décidons pour aller à Bunaken, tandis que le couple autrichien renonce à Tomohon.
Tarsius Homestay
Mercredi 29 : sans le temps de souffler entre deux, nous enchaînons un pick up, un vieux bus, un bemo qui nous conduit à 10h au port de Manado pour le tarif normal de 6.000 (il demandait 20.000 !) où nous embarquons pour 200.000 (et non 400000 !) avec des jeunes Indonésiens pour l’île de Bunaken ; un petit bateau à balancier nous conduit à notre resort pour 50.000 (et non 100.000 !). On voit qu’il y a là davantage de touristes ! 11h 45, nous sommes dans notre bungalow propre et coquet dans un jardin soigné. 12h : repas. Horaire parfait !
Daniel’s Homestay
Jeudi 30 : Rencontre d’un couple de Hollandais de notre âge avec qui nous sympathisons aussi. Demain, nous partirons avec les Hollandais. Orage.
Daniel’s Homestay
Vendredi 31 : bateau public avec les Hollandais, même hôtel à Manado. Belle chambre. On a replongé dans les eaux sales du port, les déchets, le trafic, mais dès que l’on a quitté l’endroit touristique, l’on retrouve la gentillesse habituelle des Indonésiens. Nous croiserons peu de touristes à Manado, ville plutôt agréable ; nous dégustons un jus de fruit original, kedondong, au Green Garden, découvrons les centres commerciaux, longeons le front de mer ; un bemo nous transporte au bout de l’avenue, gratis ! Temple chinois sans grand intérêt ; ruelles d’un petit quartier pour rentrer à l’hôtel.
Hotel Istanaku
Samedi 1er novembre :
Dernières roupies à l’aéroport. Nasi goreng et jus de sirsak ou corossol. Silk Air : TB ! On remange ! Vin de France. Une hôtesse me marche légèrement sur le pied ; elle m’offre un petit puzzle d’avion !
SINGAPOUR : c’est différent ! Métro. Nous marchons jusqu’à notre hôtel, plus luxueux. Quartier indien aux maisons colorées. Diwali et ses guirlandes lumineuses. Saris. 2 stations et nous sommes ailleurs : Clarke Quay, moderne mais lourd, cosmopolite et animé, mais clinquant ; en plus, c’est Halloween ! Retour à Little India, jasmin et colliers de fleurs.
Perak Hotel
Dimanche 2 : retour à Clarke Quay : plus personne ! Que des joggers ! Temps moite. 45 minutes de bateau, excellent moyen d’avoir un petit aperçu de Singapour quand on n’a pas le temps. Little India, repas et achat d’épices, puis départ du bus. Et nous voici en MALAISIE, avec des palmiers à huile à l’infini. La route (2 fois 3 voies) est pleine : nous mettons 6 heures au lieu des 4 ½ annoncées. 21h : Orange Pekoe à Kuala Lumpur.
Orange Pekoe GH
Lundi 3 : aquarium sous les Petronas, TB mais ce n’est pas le monde du silence ! Notre seule mais excellente glace du voyage au comptoir Nouvelle-Zélande !
Dans l’avion, une hôtesse contente de parler français nous offre des petits chocolats. 4 heures d’escale à Dubaï dans la nuit, c’est long. Paris : 1h pour que nos sacs arrivent +formalités +trouver le Roissybus + 2h1/2 d’embouteillages = on attrape tout juste notre train malgré les 4 heures de battement !
Ayant bien apprécié les informations du forum sur Sulawesi l'an dernier, j'envoie le CR de mon mari sur notre voyage d'un mois dans cette île en octobre 2014 ( avec beaucoup de retard ! ). Il donne une idée de ce que l'on a le temps de faire et des impressions sur la vie dans cette partie de l'Indonésie. Nous avons beaucoup aimé ce voyage, notre 3ème après Java/Bali en 1999, les Petites Iles de la Sonde en 2005. Nous ne sommes allés ni aux Iles Togian ni dans la région du lac Poso, pourtant prévus au départ.Mais notre voyage avait lieu juste après l'assassinat du guide français en Algérie;nous avons préféré éviter de voyager et randonner dans la région du lac Poso et avons donc modifié notre itinéraire. D'où le retour à Macassar pour prendre l'avion pour Manado, plus de jours en pays Toraja et dans le nord.
Cordialement.
Vulcanie
Jeudi 2 : Arrivée à KL à 9h heure locale, après un vol Emirates via Dubaï. Il fait gris, chaud et humide ; le train rapide et le monorail nous amènent rapidement à notre GH Orange Pekoe dans le Triangle d’Or, quartier de Bukit Bintang. Une soupe, et nous retrouvons cette ville avec plaisir : Chinatown, temples indien et chinois, Masjid Jamek, Merdeka Square : grande place de l’Indépendance ; encore quelques années et les petites maisons n’existeront plus…
Orange Pekoe GH
Vendredi 3 : Monorail, train, avion avec Air Asia : nous voici à Sulawesi, à Macassar. C’est l’Aïd-el-Kébir, ’Fête du Sacrifice’, chacun part dans sa famille : embouteillages monstres ; nous attendons 4 heures la voiture de notre GH ! Et le trajet aéroport-GH passe par un gigantesque carrefour ! Nous arrivons vers 22h. Denis nous a préparé un nasi goreng. Chambre somptueuse.
Elden Homestay
Samedi 4 : Macassar. Taxi. Fort Rotterdam (2 élèves nous interviewent) et son musée. Le quartier chinois n’a guère d’intérêt. Nous testons les ATM, mangeons et prenons un taxi pour le port de Paotere et son quartier des pêcheurs (maisons sur pilotis) ; quelques vieux bateaux bugis mais peu d’activité, 4 mosquées se font concurrence. Taxi. Front de mer (Pantai Losari), belle mosquée moderne : à 16h le soleil est déjà bas. Les petites voitures/boutiques de restauration (fruits et boissons) s’installent. Plein de petites motos ; les enfants jouent ; des guitaristes ; et des demandes pour nous photographier…
Elden Homestay
Dimanche 5 : la fête musulmane et ses manifestations : 1-très tôt, appels à la prière 2-pas de bus : nous partons en voiture avec Denis ; des salines ; peu de campagne sans maisons au bord de la route et 3-abattage familial de bovins Bira : ferry après 3 heures d’attente Ile de Selayar : le gérant de Denis vient nous chercher ; superbes couleurs du couchant sur la mer. Le soir 4-nous sommes invités chez des amis (avec 2 autres touristes, les seuls de l’île !). Au menu de fête, coto Macassar= soupe de tripes de buffle, riz blanc, riz noir et riz en dessert. Petit hôtel sommaire et sympathique à Benteng.
Tinabo Homestay
Lundi 6 : essai d’un scooter. Village de Bitombang à 20km ; maisons perchées ; gens chaleureux ; amandes à sécher. Retour à Benteng pour le repas : difficile de trouver un petit restaurant ouvert ! Nouilles… Après-midi : port et marais salants ; un paludier me passe son ‘râteau’ ultra-léger.
Tinabo Homestay
Mardi 7 : en petit bateau, nous gagnons l’île de Pasi : bain, mer bleue et verte, sables blancs et cocotiers, et … des milliers de bouteilles en plastique ! Pas d’internet. 20h : la ‘policière touristique’ rencontrée à l’office du tourisme vient nous chercher pour boire dans la rue un saraba (coco, gingembre, sucre et eau).
Tinabo Homestay
Mercredi 8 : le bus ramasse ses passagers ; sur le ferry, plein, nous sommes les seuls touristes. A Bira, un peu de stop (payant) et nous grimpons au Sunshine GH (tenu par Gav). Coucher de soleil ; un verre sur la plage ; puis repas (le meilleur jusqu’à présent).
Sunshine Guesthouse
Jeudi 9 : scooter : 2 chantiers navals à Tana Beru puis restau avec terrasse sur la mer et tables basses ; tranquille ; farniente. Balade le long de la plage ; bière et coucher de soleil.
Sunshine Guesthouse
Vendredi 10 : nous découvrons les coqs rieurs. Une petite heure de marche pour gagner Bara Beach ; une petite heure pour revenir.
Sunshine Guesthouse
Samedi 11 : le jovial Tariq dit Eric nous conduit avec sa voiture à Sengkang, de 8 à 14h. Des rizières, quelques-unes vertes ; des mariages ; noix de coco ; cacaoyers ; palmiers ; plaine et collines forment un paysage très asiatique. Et comme ailleurs, les gens veulent être pris en photo. Appartement avec terrasse dans immeuble aux proportions délirantes.
Sengkang : petit tour le long de la rivière, mosquée du quartier, place où les enfants ‘skatent’. Skype impossible : le garçon de la boutique d’en face l’installe pour nous mais il n’y a pas de réseau.
Amira Guesthouse
Dimanche 12 : petit-déjeuner traditionnel (riz, banane, noix de coco dans une feuille de bananier) : sans beaucoup de goût et dense ; on a envie de manger la feuille ! Au marché, les poulets, vivants et morts, sont à côté des tissus brodés. Anton/Antoine, notre hôtelier nous invite au mariage de sa nièce, divorcée, avec un divorcé ; les divorces sont nombreux. On mange (desserts, viandes). On congratule. On remange… Grande promenade, de 14h 30 à 17h, dans les villages autour de la grande rizière verte. Tout l’espace sonore est occupé par les mosquées, concurrentes, concertantes et cacophoniques, interrompues par les innombrables Hello, Mister ! Nous sommes invités dans une maison à prendre le thé et les gâteaux colorés ! Déjà prêts pour le mariage du lendemain. Discussion avec Anton qui rêve d’épouser une Française, active et intelligente ; c’est vraiment un personnage chaleureux et tonique !
Amira Guesthouse
Lundi 13 : 7h 30, nous prenons un bateau long et étroit qui remonte la rivière jusqu’au lac Tempé ; les gens lavent, se lavent, pêchent ou vendent leur poisson. Sur le lac, oiseaux et maisons flottantes ; nous passons un moment dans l’une d’elles ; thé et bananes frites. Au retour, tour de marché avec Alu le factotum qui connaît tout le monde ; c’est son quartier ; thé, gâteaux et bananes chez lui. Puis fabrique et magasin de soie ; passons ! Retour à l’hôtel à 13h 30. Je cause avec Anton, sollicité pour être le futur maire de la ville (40.000 habitants)! Passe une femme voilée de noir : il n’aime pas ça du tout, lui qui est très pieux. Un jus de ‘jackfruit’ et de la bonne musique (blues et rock).
Amira Guesthouse
Mardi 14 : petit-déjeuner délicieux : sorte de crème aux œufs, noix de coco et banane ; recette familiale. Nous quittons Sengkang. 200 km dans un kijang, transport collectif avec multiples arrêts pour chercher des clients. Quelques rizières vertes et maisons le long de la route ; on s’approche de montagnes. Changement à Palopo (hommes moins sympathiques dans la gare routière) ; sate, petites brochettes. 14-16h : 2 heures pour 55 km ; route très fréquentée, sinueuse ; montée dans la forêt primaire et l’on débouche sur des villages toraja avec leurs maisons et leurs greniers aux toits si particuliers. Les églises ont remplacé les mosquées. A Rantepao, le kijang (11 personnes au lieu de 8) nous dépose dans la cour de l’hôtel, havre de paix avec son petit jardin.
Wisma Maria I
Mercredi 15 : ni muezzin ni cloches mais un poulailler actif ! Nous prenons comme guide Johny qui a sa base à notre GH. Il nous plaît bien, à juste titre ; son anglais est clair ; il se révèlera sérieux et discret. Nous parlerons, chanterons et nous tairons ensemble. A scooter, il nous amène à une première journée de funérailles, importantes, où nous sommes les seuls touristes. Impressionnant ! En arrivant, nos scooters glissent sur les peaux de buffles récemment tués ! Le cercueil coloré du mort (riche fermier) depuis 3 mois est exposé à l’étage ; les invités, précédés par des musiciens, arrivent (plusieurs dizaines) avec des cochons ficelés (avec un petit mot de condoléances), parfois un buffle; des hommes, en tenue, dansent en cercle très lentement et de façon très répétitive ; la famille les accueille dans une tribune réservée, avec les petits-enfants du mort en costume traditionnel, tout excités, et leur offre thé, cigarettes et gâteaux ; la famille repart, le groupe accueilli gagne son estrade réservée et numérotée (de 1 à 20 environ) ; et cela recommence … Au total 1.500 invités environ et des dizaines de cochons. Au centre de la place, restes de 3 buffles : la viande est distribuée à la volée dans la poussière aux invités qui ont regagné leur place, avec les commentaires du maître de cérémonie qui parle dans un micro style boxe ou foot ! On nous sert café, lait, sucre, petits gâteaux au riz et sucre, très bons. Tout le monde est en noir (du moins en partie) ; les hommes ont une chemise bariolée dans les beiges/jaunes/bruns. Les cochons sont tués derrière les estrades, discrètement, sans bruit ! Des amis se retrouvent et boivent de l’alcool de palme, apporté dans des bidons. Tous les hommes fument. Cuisson du pa’piong. Des enfants rentrent de l’école…3 touristes seulement nous ont rejoints. Sacrifice rapide et efficace d’un buffle : pas un meuglement ! Puis boucherie en plein air… Et toujours des familles qui arrivent avec leurs cochons ficelés… Nous repartons : le vert de la rizière fait du bien ! Route/chemin de montagne ; c’est quasiment du trial ! Belles vues sur les rizières, traversée de villages. Tombes dans le rocher avec ‘statues’ et brancards pour porter les morts. Ailleurs, on creuse une nouvelle tombe. Au retour, ça descend ! Arrêt pour voir des forgerons. Internet : impression et achat de billets pour Manado avec Lion Air.
Wisma Maria I
Jeudi 16 : banque/money changer/laverie/réservation du bus/sacs pour le trek. 9h 30 : départ du trek avec Johny, en voiture par la même route qu’hier. Puis à pied nous entamons un chemin très escarpé. De vagues toits rouges/rouille comme des bateaux sur les arbres… De petites ou de grandes rizières comme des balcons sur le vide. Quelques maisons isolées et des villages, certains importants. Et nous débouchons sur Limbung, superbe village où nous allons passer la nuit dans une maison traditionnelle. Les greniers sont nombreux, avec leurs motifs traditionnels (géométriques, coqs, buffles …). Les massacres ( !) de buffles s’entassent sur les piliers des maisons. Des femmes et des fillettes pilent ou plutôt égrènent le riz avec des bambous en vue de la semence. Des garçons pêchent, jouent au foot ou avec un bambou à roulette… Cuisson du pa’piong effectuée, c’est à noter, par le fils de la maison. Excellent. Discussion avec Johny : études, travail, argent, propriété, gouvernement … Ciel étoilé.
Limbung Homestay
Vendredi 17 : un couple d’Espagnols, vus la veille. Nous chantons : Beethoven, Dylan, Guantanamera… Le paysage est plus cultivé ; descentes à pic fréquentes. Arrêt chez une femme qui fabrique des nattes. Retour à 14h. Il fait très chaud.
Wisma Maria I
Samedi 18 : scooter. 1-Londa : falaise avec cercueils et statues au balcon. Personne. Petit cirque vert. 2-Lemo : le site le plus touristique ; habits neufs des statues (tau tau) et 3 greniers couverts d’herbe. 3 et 4- grotte près de rizière, tau tau et crânes, et tau tau blancs sur une grande falaise qui domine le village. 5-arbre aux bébés. Nous arrivons trop tard pour des combats de buffles (funérailles) qui rentrent paisiblement.
Wisma Maria I
Dimanche 19 : les coqs et les Indonésiens qui partent au marché nous réveillent. Scooter. Marché aux buffles et marché à tout, plein de monde et …beaucoup de touristes ! Nanggala : village aux 11 greniers alignés en demi-cercle et 5 maisons devant. Arbre garni de grosses chauves-souris, en plein soleil ! Le gardien du site nous invite et nous fait à manger pour quelques roupies ; à la télé, le grand prix de moto de Melbourne. Sur la route de retour, d’autres tau tau. 15h 30 chez nous ; la jeune fille nous offre un excellent jus de tamarillo. Seuls dans le jardin. Pas longtemps ! Des Indonésiens sympathiques mais bruyants … Cantiques des Pentecôtistes voisins.
Wisma Maria I
Lundi 20 : scooter. A nouveau vers le nord, plus beau et plus escarpé. Palawa : 15 greniers et 11 maisons alignés face à face ; très bel ensemble, peut-être le plus beau, mais aussi le plus triste, délabré, sans vie ; les habitants vivent derrière et sollicitent les rares acheteurs. Belle route. Une inhumation : office traditionnel, beaux costumes et corbillard décoré. A Batutumonga, nous retournons au restaurant touristique Mentirotiku avec belle vue et retrouvons deux couples de jeunes Hollandais et Allemands. Retour : petits mégalithes. L’ATM fonctionne une fois sur deux. 16h : jardin. Laverie ; Jacob (guide dont nous connaissions le nom) me demande de venir le lendemain dans sa classe pour l’aider dans son enseignement de l’anglais ! Plus d’une demi-heure de scooter dans les rizières, dans les villages perdus et les routes invraisemblables. Maison traditionnelle et bordélique, où il héberge des touristes pour les treks ! Je rencontre les filles de sa ‘classe’. Retour de nuit !!
Wisma Maria I
Mardi 21 : Scooter. Karasik : mégalithes ; puis belle route dans les rizières ; arrêt dans Siguntu, un hameau (3 greniers et 3 maisons) en très bel état, où vit une famille. Restaurant touristique (seuls !) très bien situé ; terrasse aérée et belle vue sur rizière et montagne. Pour finir, le bel ensemble (le plus ancien) de Ke’te Kesu, où se prépare un festival. Nécropole dans la falaise. Retour au jardin ! Refaisons les sacs ! Dernier repas dans notre sympathique restaurant (brochettes).
Wisma Maria I
Mercredi 22 : Un Indonésien réveillé réveille ! 9-18h : bus confortable. Très vite disparaissent les camions pleins d’invités à des funérailles, les églises, les buffles, les rizières et les toitures du pays Toraja. Voici les mosquées et les voiles. Route très escarpée, avec des maisons tout le long. Puis le relief est plus plat et le paysage plus banal. Puis c’est la mer avec une plaine côtière étroite ; la montagne commence brusquement tout près. 9 heures pour 350km dont une pour les 20 derniers! Embouteillages et arrêts à la demande. Macassar. Taxi. Nous retrouvons notre belle chambre confortable.
Elden Homestay
Jeudi 23 : Elty, la femme de Denis nous offre une spécialité de Manado, un gâteau, flan à la noix de coco. Taxi (1h), avion (1h).Aéroport de Manado : comment aller à la gare routière, taxi ? 100.000 roupies, bemo bondé ? 12.000 ; finalement un bus où nous ne sommes que 4 pour 40.000 (1 heure) ; la ville nous semble verte et propre, ça balaie partout ! Nous sautons dans un bus local pour Tomohon. Embouteillages. La route monte en lacets dans la forêt. Tomohon : Volcano Resort, ses pavillons en bois, rustiques et charmants, dans un jardin soigné. Panne d’électricité ; pas de petit restau aux alentours ; retour au Volcano : bon mie goreng sur l’îlot éclairé à la bougie. Grenouilles. Une chorale proche force sur les sanctus et les alleluia !
Volcano Resort
Vendredi 24 : réveil à 5h par les chants religieux ! Il fait un peu plus frais. Levés à 6h : beau soleil ; beaucoup d’oiseaux. Bemo, autre bemo, une heure de marche puis des marches ; nous arrivons au cratère du Gunung Mahawu ; ma vue baisse-t-elle ? En tout cas, il n’y a pas le feu au lac puisqu’il a disparu, évaporé ! Quelques touristes, étrangers et locaux. Descente à pied ; nous ratons un bemo à quelques minutes près ; 6 km ; un bemo nous prend enfin, pour quelques centaines de mètres ! Sans attendre, nous montons dans un bemo avec pluie d’orage et dans un second avec autre pluie d’orage ! Tiens ! Des zébus ! Bord du lac Tondano : pêcheurs et maisons sur pilotis, mais nous sommes loin des bons restaurants annoncés ; un grand complexe vide, sans poulet ni Sprite ; allez ! Nouilles ou riz ? 2 bemos pour revenir. Ramboutans et mangoustans achetés au marché ; promenade dans Tomohon ; boulangerie hollandaise (muffins et thé vert médicamenteux). Dans la ville, calèches avec de petits chevaux comme en Malaisie. Nous sommes au Volcano à 17h 30, il fait nuit. Nouilles ou riz ? Repas à 18h sur l’îlot.
Volcano Resort
Samedi 25 : le marché va nous permettre de varier le menu : chauves-souris prêtes à cuire, rats en brochette ou chiens préparés à la demande, comme des poulets en cage. Petits joueurs, nous optons pour les bananes frites au fromage ou au chocolat… En bemo au lac Linau, beaux verts et soufre, fumerolles. Impossible d’en faire le tour, ni d’un côté, ni de l’autre. Il pleuviote. Nous cherchons en vain les hot springs. Au retour, Internet fermé. Nous sommes rentrés pour le thé à 15h ! Une sorte de karaoké religieux dans la communauté protestante vraiment très proche.
Volcano Resort
Dimanche 26 : très beau soleil. Nous allons à pied au pied du volcan Lokon, mais la montée en est interdite. A 9h 30, il fait déjà très chaud. Une petite moto pour nous rendre à une chute d’eau ; le site n’est plus du tout fréquenté ; l’endroit est pourtant luxuriant. Tout est fermé le dimanche. Nous rentrons à Tomohon déguster une pizza (si !) et un excellent jus d’orange. Au Volcano, il pleuviote à 15h. Arrivée d’un cycliste hollandais pas jeune et peu banal. Nous mangeons avec lui (à la chandelle) et avec quelques rats qui courent au-dessus du kiosque. Minuit, fin des chants de l’autre côté de la rue.
Volcano Resort
Lundi 27 : 5h : la communauté se réveille et chante avec force et mauvaise sono pendant une demi-heure ; puis les moteurs divers ; mais les oiseaux, mais le beau soleil, mais le Hollandais ravi … Stefan, le propriétaire du Volcano, nous conduit (avec halte à Sawangan et son cimetière aux waruga, tombes anciennes originales) à Tangkoko où nous accueille Léonard qui se fait appeler Leon’. Il fait très chaud à 10h, la végétation est luxuriante. Deux autres touristes. Bord de mer : écume blanche sur sable noir et grosses vagues ; des enfants s’y font rouler. Départ des petits bateaux de pêche. Mike revient déçu de sa sortie ‘tarsiers’ : trop de monde !
Tarsius Homestay
Mardi 28 : lever à 3h 30. A 4 heures nous sommes prêts, Leon aussi, beaucoup plus sérieux que le guide alcoolisé du pauvre Martin qui se joint à nous, suivi par ledit guide !! La jungle est à côté. Tarsiers tout petits et vifs (1/2 h), couscous (aï) un peu loin, famille de toucans, serpent vert, bébés chauves-souris; ficus extraordinaire. Leon cherche et trouve les macaques à tête noire au milieu desquels nous restons une heure. Nous n’avons croisé qu’un couple d’Espagnols avec leur guide et un employé du parc. Nous avons été chanceux. Nous croisons un attelage de bœufs. Petit-déjeuner à 10h 30 et douche. Excellente et abondante cuisine de notre guest house. Sieste. Arrivée d’un couple autrichien. Coucher de soleil sur la mer. Pêcheurs. Et quid pour les deux derniers jours ? Scooter ? Transports publics ? Il n’y en a guère ! Après un échange sympathique avec un jeune couple tchèque, nous nous décidons pour aller à Bunaken, tandis que le couple autrichien renonce à Tomohon.
Tarsius Homestay
Mercredi 29 : sans le temps de souffler entre deux, nous enchaînons un pick up, un vieux bus, un bemo qui nous conduit à 10h au port de Manado pour le tarif normal de 6.000 (il demandait 20.000 !) où nous embarquons pour 200.000 (et non 400000 !) avec des jeunes Indonésiens pour l’île de Bunaken ; un petit bateau à balancier nous conduit à notre resort pour 50.000 (et non 100.000 !). On voit qu’il y a là davantage de touristes ! 11h 45, nous sommes dans notre bungalow propre et coquet dans un jardin soigné. 12h : repas. Horaire parfait !
Daniel’s Homestay
Jeudi 30 : Rencontre d’un couple de Hollandais de notre âge avec qui nous sympathisons aussi. Demain, nous partirons avec les Hollandais. Orage.
Daniel’s Homestay
Vendredi 31 : bateau public avec les Hollandais, même hôtel à Manado. Belle chambre. On a replongé dans les eaux sales du port, les déchets, le trafic, mais dès que l’on a quitté l’endroit touristique, l’on retrouve la gentillesse habituelle des Indonésiens. Nous croiserons peu de touristes à Manado, ville plutôt agréable ; nous dégustons un jus de fruit original, kedondong, au Green Garden, découvrons les centres commerciaux, longeons le front de mer ; un bemo nous transporte au bout de l’avenue, gratis ! Temple chinois sans grand intérêt ; ruelles d’un petit quartier pour rentrer à l’hôtel.
Hotel Istanaku
Samedi 1er novembre :
Dernières roupies à l’aéroport. Nasi goreng et jus de sirsak ou corossol. Silk Air : TB ! On remange ! Vin de France. Une hôtesse me marche légèrement sur le pied ; elle m’offre un petit puzzle d’avion !
SINGAPOUR : c’est différent ! Métro. Nous marchons jusqu’à notre hôtel, plus luxueux. Quartier indien aux maisons colorées. Diwali et ses guirlandes lumineuses. Saris. 2 stations et nous sommes ailleurs : Clarke Quay, moderne mais lourd, cosmopolite et animé, mais clinquant ; en plus, c’est Halloween ! Retour à Little India, jasmin et colliers de fleurs.
Perak Hotel
Dimanche 2 : retour à Clarke Quay : plus personne ! Que des joggers ! Temps moite. 45 minutes de bateau, excellent moyen d’avoir un petit aperçu de Singapour quand on n’a pas le temps. Little India, repas et achat d’épices, puis départ du bus. Et nous voici en MALAISIE, avec des palmiers à huile à l’infini. La route (2 fois 3 voies) est pleine : nous mettons 6 heures au lieu des 4 ½ annoncées. 21h : Orange Pekoe à Kuala Lumpur.
Orange Pekoe GH
Lundi 3 : aquarium sous les Petronas, TB mais ce n’est pas le monde du silence ! Notre seule mais excellente glace du voyage au comptoir Nouvelle-Zélande !
Dans l’avion, une hôtesse contente de parler français nous offre des petits chocolats. 4 heures d’escale à Dubaï dans la nuit, c’est long. Paris : 1h pour que nos sacs arrivent +formalités +trouver le Roissybus + 2h1/2 d’embouteillages = on attrape tout juste notre train malgré les 4 heures de battement !
Trajet Pérou - Bolivie - Colombie (dans cet ordre là) English translation pending
Bonjour les voyageurs,
si vous avez des conseils sur le sujet, je suis plus que preneuse!!
comment organiser à peu près mon itinéraire en commençant par le Pérou, puis la Bolivie, pour ensuite remonter en Colombie?
Je sais que ce n'est pas le trajet le plus logique, mais j'avais mes raisons de l'organiser dans ce sens (entre autres raisons, besoin de commencer à Lima, et d'être à Cali en Colombie plusieurs mois plus tard, donc le temps d'aller en Bolivie entre les deux).
je pensais descendre vers le sud à partir de Lima, entrer en Bolivie par le lac Titicaca (je ne sais pas trop comment c'est faisable concrètement), puis faire le tour de la Bolivie puis remonter vers la Colombie.
Certaines personnes ont déjà fait dans ce sens là? comment passer le la Bolivie à la Colombie? c'est bien compliqué tout ça...
merci pour vos lumières
caroline
si vous avez des conseils sur le sujet, je suis plus que preneuse!!
comment organiser à peu près mon itinéraire en commençant par le Pérou, puis la Bolivie, pour ensuite remonter en Colombie?
Je sais que ce n'est pas le trajet le plus logique, mais j'avais mes raisons de l'organiser dans ce sens (entre autres raisons, besoin de commencer à Lima, et d'être à Cali en Colombie plusieurs mois plus tard, donc le temps d'aller en Bolivie entre les deux).
je pensais descendre vers le sud à partir de Lima, entrer en Bolivie par le lac Titicaca (je ne sais pas trop comment c'est faisable concrètement), puis faire le tour de la Bolivie puis remonter vers la Colombie.
Certaines personnes ont déjà fait dans ce sens là? comment passer le la Bolivie à la Colombie? c'est bien compliqué tout ça...
merci pour vos lumières
caroline
Baobabs ailleurs que dans l'Ouest malgache? English translation pending
Bonjour!
En septembre, nous ferons escale à Madacascar sur la route d'une autre ile. Quand je dis escale, c'est que nous n'aurons que 6 jours. Je sais, c'est court! Un d'entre nous rêve de voir des baobabs, mais nous nous demandons s'il est raisonnable en 6 jours d'aller jusqu'à l'allée de baobabs à Morondova (surtout sir Air Mada prolonge la grève). D'après les guides que je lis, il semble que ces arbres ne soient présents que sur la côté ouest.
Est-ce vrai? Peut-on voir de beaux baobabs sur la côte est (tellement plus accessible à partir de Tana)? Au centre du pays et plus proche de Tana?
Merci beaucoup!
En septembre, nous ferons escale à Madacascar sur la route d'une autre ile. Quand je dis escale, c'est que nous n'aurons que 6 jours. Je sais, c'est court! Un d'entre nous rêve de voir des baobabs, mais nous nous demandons s'il est raisonnable en 6 jours d'aller jusqu'à l'allée de baobabs à Morondova (surtout sir Air Mada prolonge la grève). D'après les guides que je lis, il semble que ces arbres ne soient présents que sur la côté ouest.
Est-ce vrai? Peut-on voir de beaux baobabs sur la côte est (tellement plus accessible à partir de Tana)? Au centre du pays et plus proche de Tana?
Merci beaucoup!
6 semaines Pérou-Bolivie-Chili: avant-projet English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je sollicite vos expériences pour avancer dans la préparation d'un périple de 6 semaines (37 jours exactement) Pérou-->Chili-->Bolivie-->Pérou Nous partons 2 adultes et un ado de 14 ans. Départ le 19 octobre 2015, sac à dos et transports locaux, gites et auberges, ... L'avion est déjà réservé (A/R Paris-Lima)
Voici le programme chronologique: J1 : Paris-->Lima- arrivée 17h - bus de nuit à 21h -->Aréquipa J2/J3 : Aréquipa [ intérêt de faire une halte à Nazca ?] J4 : Iquique-Calama J5 à J7 : St Pedro de atacama -salar-volcan Licancabur (approche uniquement) adaptation progressive à l'altitude J8 :Tupiza J9 à J12 : Salar Uyuni et Sud-lipez au départ de Tupiza J13 : Tupiza J14 : Potosi J15 : Sucre J16 : Oruro J17 : Parc naturel Sajama J18 : Parc naturel Lauca (Chile) J19/J20 : La Paz J21 à J24 : Copacabana- Titicaca -Isla del sol J25/J26 : Vallée des incas J27-J29 : Cuzco - Aguas calientes- Macchu Picchu-Cuzco J30 à J32 : visite Lima J33 : retour
Je garde 5-6 jours pour les imprévus désagréables ou agréables, et les coups de fatigue. N'hesitez pas à me faire part de toutes vos remarques et bons plans.
Merci
Loïc
Je sollicite vos expériences pour avancer dans la préparation d'un périple de 6 semaines (37 jours exactement) Pérou-->Chili-->Bolivie-->Pérou Nous partons 2 adultes et un ado de 14 ans. Départ le 19 octobre 2015, sac à dos et transports locaux, gites et auberges, ... L'avion est déjà réservé (A/R Paris-Lima)
Voici le programme chronologique: J1 : Paris-->Lima- arrivée 17h - bus de nuit à 21h -->Aréquipa J2/J3 : Aréquipa [ intérêt de faire une halte à Nazca ?] J4 : Iquique-Calama J5 à J7 : St Pedro de atacama -salar-volcan Licancabur (approche uniquement) adaptation progressive à l'altitude J8 :Tupiza J9 à J12 : Salar Uyuni et Sud-lipez au départ de Tupiza J13 : Tupiza J14 : Potosi J15 : Sucre J16 : Oruro J17 : Parc naturel Sajama J18 : Parc naturel Lauca (Chile) J19/J20 : La Paz J21 à J24 : Copacabana- Titicaca -Isla del sol J25/J26 : Vallée des incas J27-J29 : Cuzco - Aguas calientes- Macchu Picchu-Cuzco J30 à J32 : visite Lima J33 : retour
Je garde 5-6 jours pour les imprévus désagréables ou agréables, et les coups de fatigue. N'hesitez pas à me faire part de toutes vos remarques et bons plans.
Merci
Loïc
Roma! English translation pending
bonjour les voyageurs.....mon deuxiemme clip est avec Rome....quelle belle ville, que d'histoire que de belle vie " la bella vita, buona pizza, buono vino.....et far niente....". Merci pour votre ecoute
Lucian
https://www.youtube.com/watch?v=RKcD45rk-GM
Est-ce sécure à Madagascar? English translation pending
Bonjour, est-ce que le Madagascar est secure?
Deux mois fantastiques à Madagascar English translation pending
Nous rentrons de 2 mois de voyages à Madagascar et sommes prêt à vous donner quelques renseignements sur ce pays merveilleux.
Manomad
De retour du Pérou et de Bolivie English translation pending
bonjour me voici de retour du pérou et de bolivie je vous met une photo de mon itinéraire si vous le souhaitez poser des questions
Itinéraire Madagascar en avril? English translation pending
Bonjour,
Partant du 31 mars au 26 avril à Mada tout en sachant que c’est la fin de la saison des pluies, je vous sollicite pour savoir quelle est la meilleure option de parcours.
Je comptais aller vers le nord-est mais il est possible que je change mes plans suivant le temps de début Avril. J’avais prévu grosso modo comme étapes MAJUNGA, ANTSOHIHY, AMBAJA, NOSY BE, DIEGO SUAREZ, AMBILOBE avec des sous-étapes entre ces villes pour ne pas circuler la nuit.
Qu’en pensez-vous, je suis réceptif à vos suggestions. Yohan
Je comptais aller vers le nord-est mais il est possible que je change mes plans suivant le temps de début Avril. J’avais prévu grosso modo comme étapes MAJUNGA, ANTSOHIHY, AMBAJA, NOSY BE, DIEGO SUAREZ, AMBILOBE avec des sous-étapes entre ces villes pour ne pas circuler la nuit.
Qu’en pensez-vous, je suis réceptif à vos suggestions. Yohan
Ambiance à Nosy Be English translation pending
Bonjour
Je voudrais savoir quelle est l'ambiance actuellement à NOSY BE car je ne lis que des horreurs sur cette Ile alors que j'irais bien y passer une petite semaine tranquillou en couple (Uniquement dans les sentiers battus )
Avez vous des infos, peut on se déplacer dans la journee sans pb
peut on y passer de bonnes vacances si on ne se la péte pas bien sur!
Merci de me donner des news récentes sur ce que l'on peut faire ou pas
Merci d'avance
Raids 4x4 à Madagascar English translation pending
Connaissez vous Autotractor Mada Raids 4x4
organisateur de circuit en 4x4 sur Mada ?
leur site ne donne pas trop de détails.
merci de votre aide.
Équateur et Galapagos: qu'est-ce qu'il ne faut pas manquer English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Je projette de partir fin mai/début juin en équateur + galapagos.
Quels sont les sites A NE PAS MANQUER et quels sont ceux A NE PAS PRENDRE.
Pour les galapagos, quelles sont les îles les plus intéressantes.
Merci d'avance à toutes et tous,
Charline 😉
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar) English translation pending
CHAPITRE 1 : Le projet
J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.
(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)
C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !
Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.
L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.
Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.
Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant
Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.
CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.
William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !
CHAPITRE 3 : En route vers Majunga

Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga
Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.
Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB
Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …
Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga
Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.
Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.
Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …
CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.
Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.
CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !
Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…
Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)
Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !
Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !
Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !
Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb
CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !
Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!
Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs
CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».
Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.
CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.
Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !
Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala
Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.
En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).
Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB
CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.
Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)
Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !
CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.
Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche
Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…
Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs
CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.
La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?
Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.
Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster
CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !
Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.
CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran
Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….
Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied
CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.
Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !
Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !

Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha
CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.
CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.
Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.
Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !
Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.
A vous de jouer !
(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)
C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !
Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.
L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.
Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.
Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.
CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.
William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !
CHAPITRE 3 : En route vers Majunga

Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga
Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.
Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THBEt puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …
Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.
Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.
Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …
CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.
Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.
CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !
Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…
Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite) Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !
Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !
Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !
Thazard (ou thon banane) pêché par ToumbCHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !
Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!
Plage du village où attendent les pirogues des pêcheursCHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».
Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.
CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.
Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !
Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.
En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).
Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.
Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche) Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, bercé encore par le bruit du vent et des vagues !
CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.
Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…
Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.
La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.
Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !
Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.
CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran
Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….
Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le piedCHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.
Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !
Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !

Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha
CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.
CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.
Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.
Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !
Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.
A vous de jouer !
Programme 28 jours entre Pérou et Bolivie English translation pending
Bonjour à tous,
ayant découvert récemment ce très bon site et son forum, je me permets de venir vers vous afin de recueillir vos remarques et réflexions concernant le voyage que, mon amie et moi, nous allons faire au mois de juin. Pour information, nous sommes un couple de trentenaire avec une condition physique correcte.
Le déroulement prévu est le suivant:
Jour 0 : Vol Paris -Lima via Miami Jour 1 :Visite de Lima le matin trajet de 3h30 en bus pour Paracas en début d'après-midi. Jour 2 : Paracas / Excursion iles Ballastas le matin, visite du parc naturel de Paracas l'après-midi Jour 3 : Depuis Paracas, trajet vers Ica le matin (1h15) avec visite d'une cave à pisco et de l'oasis laguna de huacachina, bus l'après-midi pour Nasca (2h) Jour 4 : Nasca / Survol des lignes le matin puis visite du cimetière de Chauchilla l'après-midi. Bus de nuit pour Aréquipa (9h) Jour 5 : Visite d'Aréquipa ( Santa Catalina, mirador....) Jour 6 : Route de Aréquipa vers Cabanaconde. Etape par Chivay et Yanque Jour 7 : Cabanaconde / Descente dans la canyon de colca Jour 8 : Remonté du canyon et trajet retour vers Aréquipa Jour 9 : Aréquipa / Rafting et repos Jour 10 : Trajet en début de journée d'Aréquipa vers Tacna (6h) puis passage au Chili par Arica et bus de nuit pour San Pedro de Atacama (10h) (compagnie Tur-bus) Jour 11 : San Pedro De Atacama, visite de la ville et de ses environs. Jour 12-13-14 : Sud Lipez – Salar de Uyuni. A la fin du trek, jour 14, bus pour Potosi (4h) Jour 15 : Potosi / Visite de la ville et de ses mines. Bus de nuit pour La Paz (12h) Jour 16 : La Paz / Visite de la ville Jour 17 : Trajet La Paz - Copacabana en debut de matinée (03h30). Visite de copacabana puis direction l'isla del sol pour la nuit Jour 18 : Isla Del Sol / Journée sur l'île et retour pour la nuit à Copacabana Jour 19 : Visite de copacabana puis route vers Puno (3h) éventuelle visite des îles Uros Jour 20 : Trajet touristique entre Puno et Cusco avec la compagnie Inka Express bus (08h) Jour 21 : Trajet Cusco - Aguas Calientes via Chinchero puis Ollantaytambo avec visite de la citadelle (train pour Aguas Calientesen fin d'apm) Jour 22 : Visite du Matchu Picchu et retour sur Ollantaytambo en fin de journée (train) Jour 23 : Trajet Ollantaytambo - Cusco via moray et las salinas Jour 24 : Cusco – Fête du soleil Inti Raymi à la forteresse de Sacsayhuamán Jour 25 : Cusco / Visite de la ville Jour 26 : Avion pour Lima puis visite de la ville Jour 27 : Lima Visite de la ville ( plaza mayor, cathédrale, basilique San Francisco, musée et eventuelle excursion iles Palomino ) Jour 28 : Vol Lima – Paris via Miami
Nous savons que le programme est un peu chargé, mais nous avons vraiment du mal à faire des impasses sur notre sélection de lieu. Si vous avez des idées pour alléger la chose je suis preneur. J'ai tout de même déjà pensé à deux soupapes si imprévu, filer directement à La Paz en oubliant Potosi, gain d'une journée, et/ou filer directement à Puno en shuntant Copacabana afin de gagner là encore une journée.
En vous remerciant tous par avance de vos contributions, bonne soirée. Olivier
ayant découvert récemment ce très bon site et son forum, je me permets de venir vers vous afin de recueillir vos remarques et réflexions concernant le voyage que, mon amie et moi, nous allons faire au mois de juin. Pour information, nous sommes un couple de trentenaire avec une condition physique correcte.
Le déroulement prévu est le suivant:
Jour 0 : Vol Paris -Lima via Miami Jour 1 :Visite de Lima le matin trajet de 3h30 en bus pour Paracas en début d'après-midi. Jour 2 : Paracas / Excursion iles Ballastas le matin, visite du parc naturel de Paracas l'après-midi Jour 3 : Depuis Paracas, trajet vers Ica le matin (1h15) avec visite d'une cave à pisco et de l'oasis laguna de huacachina, bus l'après-midi pour Nasca (2h) Jour 4 : Nasca / Survol des lignes le matin puis visite du cimetière de Chauchilla l'après-midi. Bus de nuit pour Aréquipa (9h) Jour 5 : Visite d'Aréquipa ( Santa Catalina, mirador....) Jour 6 : Route de Aréquipa vers Cabanaconde. Etape par Chivay et Yanque Jour 7 : Cabanaconde / Descente dans la canyon de colca Jour 8 : Remonté du canyon et trajet retour vers Aréquipa Jour 9 : Aréquipa / Rafting et repos Jour 10 : Trajet en début de journée d'Aréquipa vers Tacna (6h) puis passage au Chili par Arica et bus de nuit pour San Pedro de Atacama (10h) (compagnie Tur-bus) Jour 11 : San Pedro De Atacama, visite de la ville et de ses environs. Jour 12-13-14 : Sud Lipez – Salar de Uyuni. A la fin du trek, jour 14, bus pour Potosi (4h) Jour 15 : Potosi / Visite de la ville et de ses mines. Bus de nuit pour La Paz (12h) Jour 16 : La Paz / Visite de la ville Jour 17 : Trajet La Paz - Copacabana en debut de matinée (03h30). Visite de copacabana puis direction l'isla del sol pour la nuit Jour 18 : Isla Del Sol / Journée sur l'île et retour pour la nuit à Copacabana Jour 19 : Visite de copacabana puis route vers Puno (3h) éventuelle visite des îles Uros Jour 20 : Trajet touristique entre Puno et Cusco avec la compagnie Inka Express bus (08h) Jour 21 : Trajet Cusco - Aguas Calientes via Chinchero puis Ollantaytambo avec visite de la citadelle (train pour Aguas Calientesen fin d'apm) Jour 22 : Visite du Matchu Picchu et retour sur Ollantaytambo en fin de journée (train) Jour 23 : Trajet Ollantaytambo - Cusco via moray et las salinas Jour 24 : Cusco – Fête du soleil Inti Raymi à la forteresse de Sacsayhuamán Jour 25 : Cusco / Visite de la ville Jour 26 : Avion pour Lima puis visite de la ville Jour 27 : Lima Visite de la ville ( plaza mayor, cathédrale, basilique San Francisco, musée et eventuelle excursion iles Palomino ) Jour 28 : Vol Lima – Paris via Miami
Nous savons que le programme est un peu chargé, mais nous avons vraiment du mal à faire des impasses sur notre sélection de lieu. Si vous avez des idées pour alléger la chose je suis preneur. J'ai tout de même déjà pensé à deux soupapes si imprévu, filer directement à La Paz en oubliant Potosi, gain d'une journée, et/ou filer directement à Puno en shuntant Copacabana afin de gagner là encore une journée.
En vous remerciant tous par avance de vos contributions, bonne soirée. Olivier
Blog de voyages + aide aux Français désireux de s"installer au Pérou English translation pending
Slt à tous,
Je voulais vous présenter mon blog de voyages fantastiques. C est un projet éditorial sur lequel je travaille depuis quelques années. Pour faire vite c est un jeune homme qui décide de faire un tour du monde pour retrouver un ami d enfance mais il va se rendre compte qu il voyage dans un monde parallèle. Il commence par le Pérou qui s avère être une uchronie où les espagnols echouèrent a conquerir le pays et les incas resterent un empire jusqu à nos jours.
https://qmdansonmonde.wordpress.com/2015/01/16/welcome-to-pachacamac-city/
Lisez le nombreux et à vos commentaires !
Pour ne pas juste faire ma promo, je vis actuellement en Amérique du sud et je peux aider des francophones interessés à s installer ici à Lima. J ai quelques contacts pour du travail, des logements plus quelques conseils sur la ville vu que je la connais très bien. MP si interessé.
Au plaisir,
Je voulais vous présenter mon blog de voyages fantastiques. C est un projet éditorial sur lequel je travaille depuis quelques années. Pour faire vite c est un jeune homme qui décide de faire un tour du monde pour retrouver un ami d enfance mais il va se rendre compte qu il voyage dans un monde parallèle. Il commence par le Pérou qui s avère être une uchronie où les espagnols echouèrent a conquerir le pays et les incas resterent un empire jusqu à nos jours.
https://qmdansonmonde.wordpress.com/2015/01/16/welcome-to-pachacamac-city/
Lisez le nombreux et à vos commentaires !
Pour ne pas juste faire ma promo, je vis actuellement en Amérique du sud et je peux aider des francophones interessés à s installer ici à Lima. J ai quelques contacts pour du travail, des logements plus quelques conseils sur la ville vu que je la connais très bien. MP si interessé.
Au plaisir,
4 semaines pour une première visite du sud du Pérou et de la Bolivie English translation pending
Bonjour à tous,
Avec mon amie nous sommes sur la phase finale de préparation de notre voyage du mois de juin 2015, 4 semaines dans le sud du Pérou et en Bolivie. Je vais vous exposer le planning prévu pour ce voyage afin de recueillir vos avis et conseils. Je vous précise que nous sommes un couple d'environs 30 ans, d'un niveau physique correct.
J1 PARIS-LIMA J2 Visite de LIMA J3 Excursion iles PALOMINO puis départ PARACAS J4 Visite de PARACAS puis départ vers NASCA via ICA J5 Survol des lignes de NASCA puyis le soir bus de nuit pour AREQUIPA J6 Visite d'AREQUIPA J7 Depart pour CHIVAY J8 CABANACONDE et descente dans le CANON DEL COLCA J9 Retour à CABANACONDE puis retour sur AREQUIPA J10 journée Rafting sur AREQUIPA J11 Direction TACNA puis ARICA pour Passer au CHILI. Bus de nuit en direction de SAN PEDRO DE ATACAMA J12 Visite de SPA et préparation de l'excursion sud lipez et salar de UYUNI J13-14-15 Excursion sud Lipez et Salar de UYUNI. Bus pour POTOSI à l'issu J16 Visite de POTOSI et de ces mines, Bus de nuit pour LA PAZ. J17 Visite de la PAZ J18 Bus pour COPACABANA puis nuit sur Isla Del Sol J19 Retour COPACABANA puis bs pour PUNO J20 Bus pour Cusco via Inka Express bus. J21 Visite de Cusco J22 Bus direction OLLANTAYTANBO via MORAY et Las salinas J23 OLLANTAYTANBO - SANTA MARIA - Hydroelectriqua- AGUAS CALIENTES J24 Visite du MACHU PICCHU puis retour en train sur OLLENTAYTANBO J25 OLLENTAYTANBO -PISAC J26 PISAC - Cusco J27 Cusco - LIMA J28 LIMA - PARIS J29 PARIS - maison......
Une question me chagrine particulièrement, pour le trajet retour du MACHU PICCHU, via le site PERU Rail, je ne peux reserver le train de 19h en direction d'OLLANTAYTANBO que si je prends un aller retour. Si je prends un aller simple, je ne peux choisir que le train de 08h30. Pensez vous que sur place je pourrais prendre ce train qui nous permettrais de ne passer qu'une nuit à AGUAS CALIENTES?
Deuxième question, entre le wayna picchu et la montagne d'en face, que me conseillez vous?
Troisième question qu'elle rando faire dans le canon del colca sur 1 journée et demi sachant que nous sommes des marcheur très correct?
Dernière question, en juin, pensez vous qu'il faille réserver hébergement et transport un peu , beaucoup, passionnément ou pas du tout?
Ouvert à toutes propositions ou commentaires, je vous remercie tous par avance, au plaisir de vous lire, Olivier.
Avec mon amie nous sommes sur la phase finale de préparation de notre voyage du mois de juin 2015, 4 semaines dans le sud du Pérou et en Bolivie. Je vais vous exposer le planning prévu pour ce voyage afin de recueillir vos avis et conseils. Je vous précise que nous sommes un couple d'environs 30 ans, d'un niveau physique correct.
J1 PARIS-LIMA J2 Visite de LIMA J3 Excursion iles PALOMINO puis départ PARACAS J4 Visite de PARACAS puis départ vers NASCA via ICA J5 Survol des lignes de NASCA puyis le soir bus de nuit pour AREQUIPA J6 Visite d'AREQUIPA J7 Depart pour CHIVAY J8 CABANACONDE et descente dans le CANON DEL COLCA J9 Retour à CABANACONDE puis retour sur AREQUIPA J10 journée Rafting sur AREQUIPA J11 Direction TACNA puis ARICA pour Passer au CHILI. Bus de nuit en direction de SAN PEDRO DE ATACAMA J12 Visite de SPA et préparation de l'excursion sud lipez et salar de UYUNI J13-14-15 Excursion sud Lipez et Salar de UYUNI. Bus pour POTOSI à l'issu J16 Visite de POTOSI et de ces mines, Bus de nuit pour LA PAZ. J17 Visite de la PAZ J18 Bus pour COPACABANA puis nuit sur Isla Del Sol J19 Retour COPACABANA puis bs pour PUNO J20 Bus pour Cusco via Inka Express bus. J21 Visite de Cusco J22 Bus direction OLLANTAYTANBO via MORAY et Las salinas J23 OLLANTAYTANBO - SANTA MARIA - Hydroelectriqua- AGUAS CALIENTES J24 Visite du MACHU PICCHU puis retour en train sur OLLENTAYTANBO J25 OLLENTAYTANBO -PISAC J26 PISAC - Cusco J27 Cusco - LIMA J28 LIMA - PARIS J29 PARIS - maison......
Une question me chagrine particulièrement, pour le trajet retour du MACHU PICCHU, via le site PERU Rail, je ne peux reserver le train de 19h en direction d'OLLANTAYTANBO que si je prends un aller retour. Si je prends un aller simple, je ne peux choisir que le train de 08h30. Pensez vous que sur place je pourrais prendre ce train qui nous permettrais de ne passer qu'une nuit à AGUAS CALIENTES?
Deuxième question, entre le wayna picchu et la montagne d'en face, que me conseillez vous?
Troisième question qu'elle rando faire dans le canon del colca sur 1 journée et demi sachant que nous sommes des marcheur très correct?
Dernière question, en juin, pensez vous qu'il faille réserver hébergement et transport un peu , beaucoup, passionnément ou pas du tout?
Ouvert à toutes propositions ou commentaires, je vous remercie tous par avance, au plaisir de vous lire, Olivier.
Moto Enduro à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je prévois de faire un voyage à moto de deux grosses semaines à Madagascar courant aout 2015 et j'aurais besoin de quelques conseils.
Nous partons à 3 avec un modeste bagage de moto enduro et beaucoup de pratique enduro VTT et moto route. Notre connaissance de la mécanique est relativement basique, la partie cycle ne nous pose pas de problème c'est plutot le reste qui est un peu plus délicat :)
Nous aimons la montagne, la foret et les chemins hors des routes. On cherche à faire un parcours technique mais sans rouler plus de 4h par jours pour profiter du reste du paysage (ballades, visites etc). C'est pourquoi un trip au depart de Antsirabe ou fianar pourrait nous plaire en partant vers l'est (Fianar -Manakar -...) pour effectuer une boucle.
Pour avoir déjà été à mada et voyagé en taxi brousse j'aimerai en quitter les routes. Est ce possible ? est ce que vous savez dans ce cas si il existe des cartes suffisamment détaillées pour se débrouiller seul avec un GPS ? Si certains ont déjà fait des trips à moto style enduro trail pourriez vous me poster vos blogs ? On a regardé un peu ce que propose les tours opérateurs moto, le budget est tout de suite différent d'une simple location et les circuits font des étapes de 300km en moyenne ce qui nous semble beaucoup. Est ce que certains sont partis avec des organisateur de voyage et quelles furent leurs impressions ?
Merci d'avance pour vos commentaires ! bien sportivement ! AB
Nous partons à 3 avec un modeste bagage de moto enduro et beaucoup de pratique enduro VTT et moto route. Notre connaissance de la mécanique est relativement basique, la partie cycle ne nous pose pas de problème c'est plutot le reste qui est un peu plus délicat :)
Nous aimons la montagne, la foret et les chemins hors des routes. On cherche à faire un parcours technique mais sans rouler plus de 4h par jours pour profiter du reste du paysage (ballades, visites etc). C'est pourquoi un trip au depart de Antsirabe ou fianar pourrait nous plaire en partant vers l'est (Fianar -Manakar -...) pour effectuer une boucle.
Pour avoir déjà été à mada et voyagé en taxi brousse j'aimerai en quitter les routes. Est ce possible ? est ce que vous savez dans ce cas si il existe des cartes suffisamment détaillées pour se débrouiller seul avec un GPS ? Si certains ont déjà fait des trips à moto style enduro trail pourriez vous me poster vos blogs ? On a regardé un peu ce que propose les tours opérateurs moto, le budget est tout de suite différent d'une simple location et les circuits font des étapes de 300km en moyenne ce qui nous semble beaucoup. Est ce que certains sont partis avec des organisateur de voyage et quelles furent leurs impressions ?
Merci d'avance pour vos commentaires ! bien sportivement ! AB
Distributeur de billets à l'aéroport de Bole (Addis Abeba) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Y a t-il un dab à l'aéroport de bole ?? et combien peut-on retirer max ? les coupures sont divisées comment?
J'arriverai sur les coups de minuit, je suis condamné à prendre un taxi , de combien est la course pour le centre ville d'Addis la nuit ?
Quel quartier me conseillez vous ? j'aime les hôtels bon marché (je précise^^)
Ensuite, j'ai plusieurs mois devant moi 😐 et j'aspire à sillonner le pays un peu partout à l'aide des transports en commun... Du coup, pour ceux qui connaissent bien ce pays, il serait judicieux de commencer par quelles régions, si on prend en compte le climat, les festivités...mon voyage devrait s'étaler de fin janvier à fin avril.
Merci
Y a t-il un dab à l'aéroport de bole ?? et combien peut-on retirer max ? les coupures sont divisées comment?
J'arriverai sur les coups de minuit, je suis condamné à prendre un taxi , de combien est la course pour le centre ville d'Addis la nuit ?
Quel quartier me conseillez vous ? j'aime les hôtels bon marché (je précise^^)
Ensuite, j'ai plusieurs mois devant moi 😐 et j'aspire à sillonner le pays un peu partout à l'aide des transports en commun... Du coup, pour ceux qui connaissent bien ce pays, il serait judicieux de commencer par quelles régions, si on prend en compte le climat, les festivités...mon voyage devrait s'étaler de fin janvier à fin avril.
Merci
Petit dialogue en bozo: "Voyage à Youvarou" (Mali) English translation pending
Voyager à Youvarou
La vie dans le Delta Central du fleuve Niger au Mali est façonnée par l'extrême changement entre la saison des pluies (juin–septembre) et la saison sèche (mars–mai). La manière de voyager de Mopti à Youvarou (100 kms environ) se modifie donc selon la saison : par pinasse seulement pour traverser la région complètement inondée pendant la saison des pluies, par voiture dans les mois de la saison sèche. En tout cas, un voyage par pinasse est une des aventures les plus vibrantes au Mali ! Les pinasses quittent Mopti en fin d'après-midi et arrivent à Youvarou le lendemain à 5 heures du matin (et à l'inverse), donc on passe la nuit dans la pinasse. J'ai souvent pris cette route, par pinasse et par voiture et camion ...
Le Delta Central est la région la plus palpitante dans ce pays extraordinaire. Son coeur, son moteur ...
– en bozo-sorogaama :
– en français :
Voyage à Youvarou
Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti (1) ?
Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante (2), il n’a pas de prix fixe.
Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Daouda : Jusque derrière le Débo.
Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
(1) Souvent écouté, donc j'assure que les vieux Sorogo à Youvarou parlent même aujourd'hui de Sagan, alors que la jeune génération désigne cette ville de Mopti (terme fulfuldé). Le nom du premier site de la ville de Mopti est Sagan ou même Sagan sire "ancien Sagan". Possiblement, le terme fait référence aux trous de la berge dans lesquelles vivaient les Bozo, selon la légende. En tout cas, les Bozo sont les fondateurs de Mopti, même la grande et célèbre mosquée de Mopti a été construite par les Bozo ... Pour les vieux Bozo, Mopti est la ville des villes au Mali mais pas du tout la capitale de Bamako. (2) Aujourd'hui, les transactions se font chez les Bozo en monnaie française en prenant comme unité de base (pour compter l'argent) le soi-disant darsi (darasi) ou mè ("fer") dont la valeur est de 5 FCFA. Alors, ce qu'est le darsi chez les Bozo, c'est le dòròmè chez les Bambara. Tous les deux termes sont bel et bien en usage au jour d'aujourd'hui ... Donc, 300 darsi correspondent à 1.500 FCFA, 350 darsi à 1.750 FCFA ...
– texte glosé :
Yuwaarusie Yuwaaru-sie Y.-voyage Voyage à Youvarou
Nyimire : Jèèba, Dauda, Bòòkari Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Jèèba : An ga suo Yuwaaru wai ta ? Jèèba – an – ga – suo – Yuwaaru – wai – ta Dieba – tu – IPF – partir – Y. – aujourd'hui – ITRG Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Dauda : N tegeye kai, n ga kiin maa be so Yuwaaru. Dauda – n – tege-ye – kai – n – ga – kiin – maa – be – so – Yuwaaru Daouda – mes – objet-PL – voir – je – IPF – pirogue – chercher – pour – aller – Yuwaaru Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Jèèba : Yuwaaru kiinye ga kirè mitian Sagan ni ? Jèèba – Yuwaaru – kiin-ye – ga – kirè – mitian – Sagan – ni Dieba – Y. – pirogue-PL – IPF – avoir – où – Mopti – dans Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti ?
Dauda : Tenegu, Maasinè, Jooro yen Yuwaaru kiinye saan ga kirè jiilaa. Dauda – Tenegu – Maasinè – Jooro – yen – Yuwaaru – kiin-ye – saan – ga – kirè – jii-laa Daouda – T. – M. – D. – et – Y. – pirogue-PL – toutes – IPF – avoir – eau-bord Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Jèèba : Bon yen Yuwaaru kiinmii ga darsi jeni ni ? Jèèba – bon – yen – Yuwaaru – kiin-mii – ga – darsi – jeni – ni Dieba – ici – et – Y. – pirogue-paye – COP – darsi – combien – COP Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Dauda :A ga yoro sige yen yoro sige yen dèwè yen tèmi wè naa. Dauda – a – ga – yoro – sige – yen – yoro – sige – yen – dèwè – yen - tèmi – wè – naa Daouda – il – COP – 100 – 3 – et – 100 – 3 – et – 40 – et – 10 – ?? – entre Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante,
Sònggò taana na a ni. Sònggò – taa-na – na – a – ni prix – arrêter-PART – COPnég – il – COP il n’a pas de prix fixe.
Jèèba : Kiinye ga suo mon waati ? Jèèba – kiin–ye – ga – suo – mon – waati Dieba – pirogue-PL – IPF – sortir – quel – temps Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Dauda : Ah ! E nan ba waati mon ni koi ! Dauda – ah – e – nan – ba – waati – mon – ni – koi Daouda – ah – elles – SBJ – partir – temps – REL – dans – EMPH Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Jèèba : Yuwaaru laa n daan ? Jèèba – Yuwaaru – laa – n – daan Jèèba – Y. – FOC – COP – éloigné Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Dauda : A ga hali dèbò kòtien. Dauda – a – ga – hali – dèbò – kòtien Daouda – il – COP – jusque – Débo – derrière Daouda : Jusque derrière le Débo.
Jèèba : Nyon kòni, aa ga saa sen pa. Jèèba – nyon – kòni – aa – ga – saa – sen – pa Dieba – DEM – FOC – vous – IPF – se coucher – route – en Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bòòkari : Dauda, kiinye ba, de ! Bòòkari – Dauda – kiin-ye – ba – de Bokari – D. – pirogue-PL – sortir – EMPH Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +
Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = adjectif démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; IPF = aspect imperfectif ; ITRG = ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photo : carte bozophone

Photo : le port de Youvarou
La vie dans le Delta Central du fleuve Niger au Mali est façonnée par l'extrême changement entre la saison des pluies (juin–septembre) et la saison sèche (mars–mai). La manière de voyager de Mopti à Youvarou (100 kms environ) se modifie donc selon la saison : par pinasse seulement pour traverser la région complètement inondée pendant la saison des pluies, par voiture dans les mois de la saison sèche. En tout cas, un voyage par pinasse est une des aventures les plus vibrantes au Mali ! Les pinasses quittent Mopti en fin d'après-midi et arrivent à Youvarou le lendemain à 5 heures du matin (et à l'inverse), donc on passe la nuit dans la pinasse. J'ai souvent pris cette route, par pinasse et par voiture et camion ...
Le Delta Central est la région la plus palpitante dans ce pays extraordinaire. Son coeur, son moteur ...
– en bozo-sorogaama :

– en français :
Voyage à Youvarou
Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti (1) ?
Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante (2), il n’a pas de prix fixe.
Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Daouda : Jusque derrière le Débo.
Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
(1) Souvent écouté, donc j'assure que les vieux Sorogo à Youvarou parlent même aujourd'hui de Sagan, alors que la jeune génération désigne cette ville de Mopti (terme fulfuldé). Le nom du premier site de la ville de Mopti est Sagan ou même Sagan sire "ancien Sagan". Possiblement, le terme fait référence aux trous de la berge dans lesquelles vivaient les Bozo, selon la légende. En tout cas, les Bozo sont les fondateurs de Mopti, même la grande et célèbre mosquée de Mopti a été construite par les Bozo ... Pour les vieux Bozo, Mopti est la ville des villes au Mali mais pas du tout la capitale de Bamako. (2) Aujourd'hui, les transactions se font chez les Bozo en monnaie française en prenant comme unité de base (pour compter l'argent) le soi-disant darsi (darasi) ou mè ("fer") dont la valeur est de 5 FCFA. Alors, ce qu'est le darsi chez les Bozo, c'est le dòròmè chez les Bambara. Tous les deux termes sont bel et bien en usage au jour d'aujourd'hui ... Donc, 300 darsi correspondent à 1.500 FCFA, 350 darsi à 1.750 FCFA ...
– texte glosé :
Yuwaarusie Yuwaaru-sie Y.-voyage Voyage à Youvarou
Nyimire : Jèèba, Dauda, Bòòkari Personnages : Dieba, Daouda, Bokari
Jèèba : An ga suo Yuwaaru wai ta ? Jèèba – an – ga – suo – Yuwaaru – wai – ta Dieba – tu – IPF – partir – Y. – aujourd'hui – ITRG Dieba : Tu vas à Youvarou aujourd’hui ?
Dauda : N tegeye kai, n ga kiin maa be so Yuwaaru. Dauda – n – tege-ye – kai – n – ga – kiin – maa – be – so – Yuwaaru Daouda – mes – objet-PL – voir – je – IPF – pirogue – chercher – pour – aller – Yuwaaru Daouda : Voici mes bagages, je cherche une pirogue pour aller à Youvarou.
Jèèba : Yuwaaru kiinye ga kirè mitian Sagan ni ? Jèèba – Yuwaaru – kiin-ye – ga – kirè – mitian – Sagan – ni Dieba – Y. – pirogue-PL – IPF – avoir – où – Mopti – dans Dieba : Où se trouvent les pirogues de Youvarou dans Mopti ?
Dauda : Tenegu, Maasinè, Jooro yen Yuwaaru kiinye saan ga kirè jiilaa. Dauda – Tenegu – Maasinè – Jooro – yen – Yuwaaru – kiin-ye – saan – ga – kirè – jii-laa Daouda – T. – M. – D. – et – Y. – pirogue-PL – toutes – IPF – avoir – eau-bord Daouda : On trouve les pirogues de Ténénkou, Maasina, Dioro et Youvarou à la rentrée du quai.
Jèèba : Bon yen Yuwaaru kiinmii ga darsi jeni ni ? Jèèba – bon – yen – Yuwaaru – kiin-mii – ga – darsi – jeni – ni Dieba – ici – et – Y. – pirogue-paye – COP – darsi – combien – COP Dieba : D’ici à Youvarou le transport coûte combien ?
Dauda :A ga yoro sige yen yoro sige yen dèwè yen tèmi wè naa. Dauda – a – ga – yoro – sige – yen – yoro – sige – yen – dèwè – yen - tèmi – wè – naa Daouda – il – COP – 100 – 3 – et – 100 – 3 – et – 40 – et – 10 – ?? – entre Daouda : C’est entre mille cinq cent et mille sept cent cinquante,
Sònggò taana na a ni. Sònggò – taa-na – na – a – ni prix – arrêter-PART – COPnég – il – COP il n’a pas de prix fixe.
Jèèba : Kiinye ga suo mon waati ? Jèèba – kiin–ye – ga – suo – mon – waati Dieba – pirogue-PL – IPF – sortir – quel – temps Dieba : Les pirogues vont à quelle heure ?
Dauda : Ah ! E nan ba waati mon ni koi ! Dauda – ah – e – nan – ba – waati – mon – ni – koi Daouda – ah – elles – SBJ – partir – temps – REL – dans – EMPH Daouda : Ah, dès qu’elles sont chargées.
Jèèba : Yuwaaru laa n daan ? Jèèba – Yuwaaru – laa – n – daan Jèèba – Y. – FOC – COP – éloigné Dieba : A Youvarou, c'est loin ?
Dauda : A ga hali dèbò kòtien. Dauda – a – ga – hali – dèbò – kòtien Daouda – il – COP – jusque – Débo – derrière Daouda : Jusque derrière le Débo.
Jèèba : Nyon kòni, aa ga saa sen pa. Jèèba – nyon – kòni – aa – ga – saa – sen – pa Dieba – DEM – FOC – vous – IPF – se coucher – route – en Dieba : Donc, vous allez passer la nuit en cours de route.
Bòòkari : Dauda, kiinye ba, de ! Bòòkari – Dauda – kiin-ye – ba – de Bokari – D. – pirogue-PL – sortir – EMPH Bokari : Daouda, Daouda, les pirogues sont sorties.
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Abréviations : COP = copule ; COPnég = copule négative ; DEM = adjectif démonstratif ; EMPH = particule emphatique ; FOC = particule de focalisation ; IPF = aspect imperfectif ; ITRG = ; PART = participe (de valeur d’accompli) ; PL = marque du pluriel ; REL = pronom relatif ; SBJ = subjonctif
(SIL Mali/gtz, Bamako)
Bonne lecture !
Hery
Photo : carte bozophone

Photo : le port de Youvarou

Avis sur compagnie Baobab Tours Mada English translation pending
Bonjour,
j'ai été contacté par Baobab Tours Mada, pour une location de voiture (Hyundai starex 4x4) que je désire justement louer. Le prix me convient aussi (40€), donc je ne devrais pas me plaindre.
Seulement sur un site j'ai vu un avis sur cette compagnie, comme quoi c'est un arnaqueur.
J'ai beau chercher, je ne trouve pas d'autre avis.
Donc avant de prendre ma décision et être sur (car je vais tout de même voyager avec un bébé de un an et un autre de trois ans) je voudrais d'autres avis positifs ou négatifs.
Merci à vous.
2014, seul en boutre vers Zanzibar (récit + vidéo) English translation pending
Zanzibar était une des principales destinations de plan que j'avais dessiné 2 ans plus tôt sous forme d'un trajet approximatif autour de l'Asie et de l'Afrique. Début 2014 je descends le rift africain depuis Djibouti puis bifurque vers la côte pour rejoindre Zanzibar dont je rêvais depuis 20 ans alors que notre proffesseur de français nous décrivait l'ile comme la destination rêvée d'Arthur Rimbaud et à laquelle il ne parvint jamais.
En admirateur d'Henry de Monfreid, aller sur l'archipel de Zanzibar en Ferry serait pour moi une hérésie alors que de nombreux pêcheurs sillonnent ces eaux à bord de magnifiques boutres traditionnels. Je me rends donc dans un petit village près du port de Tanga et m'arrange avec des locaux pour embarquer de nuit avec eux, à la voile, vers l'île méconnue de Pemba au nord de Zanzibar.
Apres quelques discussions sur un montant, les pêcheurs me donnent rendez vous sur la plage, la nuit, vers 10h, afin d'appareiller vers 1h du matin. Je suis surpris, mais ils m'expliquent que les vents sont meilleurs dans ces conditions et que nous devrions atteindre l'île le lendemain vers 9h. On me montre alors un vieux rafiot d'une dizaine de mètres et m'imaginer sur ce frêle esquif, à la voile, en pleine mer me fait frémir. Mais je me souviens ma lecture de Fortune Carrée un an plus tôt alors que je traversais la Baltique en Cargo. L'épique récit de Kessel mettant en scène Henry de Monfreid m'avait tant fait rêver que je ne pouvais laisser passer une telle occasion. Je me présente donc le soir avec mon sac et suis surpris à la vue des vaches attendant sur la plage près du boutre. On m'expliques qu'elles embarquerons avec nous, j'hallucine! Je m'installe sur les sacs en toile de jute contenant les provisions a faire transiter vers Pemba, située 70 km au large. Puis les vaches embarquent ainsi qu'une petite famille et les marins. Nous attendons la marée en somnolant sous un temps menaçant. Alors que cette dernière atteint le bateau, je réalise qu'il est trop tard pour reculer. Les voiles sont hissées et le bateau tire des bords lentement sous une fine pluie. La fraicheur du large me mord légèrement et je dois me couvrir de la pluie sous une bache sur laquelle les vaches avaient préalablement uriné. Le bateau est très lent à cette allure et sa glisse progressive me berce jusqu'à ce que je m'endorme à coté d'une mère et de ses deux petite fillettes voilées.
Je me reveille au crepuscule pour réaliser que le boutre fille au largue à une vitesse hallucinante. Je m'empare alors de ma petite caméra pour réaliser un des mes films préférés du voyage. L'arrivée à Pemba est majestueuse: ile tropicale, plongeurs locaux, pêcheur en boutre et en prao. Je débarque en pirogue sur une plage déserte de l'ile de Pemba qui n'est absolument pas touristique et me rappelle Gerard Depardieu dans le rôle de Christophe Colomb. La suite, avec la description des mon séjour à Pemba puis Zanzibar est à venir...
Video de la croisière en boutre et de l'arrivée à Pemba
http://www.dailymotion.com/...vers-zanzibar_travel
Le blog complet du voyage: https://alextdm.wordpress.com
En admirateur d'Henry de Monfreid, aller sur l'archipel de Zanzibar en Ferry serait pour moi une hérésie alors que de nombreux pêcheurs sillonnent ces eaux à bord de magnifiques boutres traditionnels. Je me rends donc dans un petit village près du port de Tanga et m'arrange avec des locaux pour embarquer de nuit avec eux, à la voile, vers l'île méconnue de Pemba au nord de Zanzibar.
Apres quelques discussions sur un montant, les pêcheurs me donnent rendez vous sur la plage, la nuit, vers 10h, afin d'appareiller vers 1h du matin. Je suis surpris, mais ils m'expliquent que les vents sont meilleurs dans ces conditions et que nous devrions atteindre l'île le lendemain vers 9h. On me montre alors un vieux rafiot d'une dizaine de mètres et m'imaginer sur ce frêle esquif, à la voile, en pleine mer me fait frémir. Mais je me souviens ma lecture de Fortune Carrée un an plus tôt alors que je traversais la Baltique en Cargo. L'épique récit de Kessel mettant en scène Henry de Monfreid m'avait tant fait rêver que je ne pouvais laisser passer une telle occasion. Je me présente donc le soir avec mon sac et suis surpris à la vue des vaches attendant sur la plage près du boutre. On m'expliques qu'elles embarquerons avec nous, j'hallucine! Je m'installe sur les sacs en toile de jute contenant les provisions a faire transiter vers Pemba, située 70 km au large. Puis les vaches embarquent ainsi qu'une petite famille et les marins. Nous attendons la marée en somnolant sous un temps menaçant. Alors que cette dernière atteint le bateau, je réalise qu'il est trop tard pour reculer. Les voiles sont hissées et le bateau tire des bords lentement sous une fine pluie. La fraicheur du large me mord légèrement et je dois me couvrir de la pluie sous une bache sur laquelle les vaches avaient préalablement uriné. Le bateau est très lent à cette allure et sa glisse progressive me berce jusqu'à ce que je m'endorme à coté d'une mère et de ses deux petite fillettes voilées.
Je me reveille au crepuscule pour réaliser que le boutre fille au largue à une vitesse hallucinante. Je m'empare alors de ma petite caméra pour réaliser un des mes films préférés du voyage. L'arrivée à Pemba est majestueuse: ile tropicale, plongeurs locaux, pêcheur en boutre et en prao. Je débarque en pirogue sur une plage déserte de l'ile de Pemba qui n'est absolument pas touristique et me rappelle Gerard Depardieu dans le rôle de Christophe Colomb. La suite, avec la description des mon séjour à Pemba puis Zanzibar est à venir...
Video de la croisière en boutre et de l'arrivée à Pemba
http://www.dailymotion.com/...vers-zanzibar_travel
Le blog complet du voyage: https://alextdm.wordpress.com
Location de voiture/minibus à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Pour l'année 2015, je désire partir à Madagascar avec ma "petite famille" (2 adultes, un étudiant de 19 ans, et trois petits lutins âgés de 1 ans, 3 ans et 8 ans).
J'ai de la famille là bas qui pourrais nous accueillir, mais avant tout nous voudrions faire la partie "Belo/Mer", ont pensaient faire Le Parc Isola, mais avec les enfants on a pas encore décidés. Sachant que nous resterons là bas 3 semaines.
Le soucis, c'est que nous n'aurons pas de voiture. Donc je cherche une location de voiture pas très cher mais fiable. Pour le guide qu'il en est un ou pas, pas de soucis car j'aurais mon cousin qui pourra nous faire le guide.
En faite en voiture il nous faudrait un minibus, pour être à l'aise.
Avez vous des adresses à donner ou conseils? J'ai vu que pour une journée la location va de 50 à 55€.
Il y a t'il pas moins cher, car la moitié du budget va dans la location de voiture?
Dans la location si avec guide, je voulais savoir si nous payons l'hébergement et la nourriture du guide (ce qui est normale), car certains mettent "frais d'indemnités guide compris".
Le départ est prévu pour fin juin.
En attente de vos réponses, en espérant trouver la solution.
Itinéraire de 10 jours en mai à Bali English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 2 couples âgés de 35 et 60 et nous souhaitons votre avis sur l'itinéraire que nous avons envisagés pour 10 jours sur place.
Sachant que nous ne souhaitons pas changer d'hébergements tous les jours et allier découverte et plage.
Nous arrivons à Bali vers 17h30.
Nous voudrions nous poser un peu les premiers jours vers Jimbaran/ Balangan ou Seminyak ensuite séjourner à Ubud pour découvrir l'intérieur puis Gili.
Arrivée 17h30 Bali Direction Jimbaran/ Balangan (notre préférence pour l'instant) ou Seminyak pour 3 nuits que nous conseillez vous? J1 location de scooter découverte de la presqu'île de Bukit (uluwatu...) J2 Tanah Lot faisable en scooter depuis balangan ou Jimbaran? temps de route?
J3 Départ vers Ubud pour 3 nuits (nous envisageons de faire appel a un chauffeur guide francophone pour organiser 3 jours de visite depuis Ubud) J4, Ubud/ temple Besakih/ bains sacrés de tirta Empul/ tombeaux royaux de Gunung/ rizières Tampaksiring nuit Ubud J5 Mengwi/ temple aman Ayun/ rizières Jatiluwih/ temple Ulun Danu nuit Ubud
J6 route vers Padang Bai pour prendre un speed boat pour Gili T (temps de route entre Ubud et Padang Bai?) J'ai vu que pas mal de bateaux partaient de là le matin. 3 nuits Gili T
J7 Gili T J8 Gili T J9 Départ Gili T Je crois qu'il y a des bateaux qui font Gili T Sanur (durée de traversée?) Nuit à Sanur
J10 retour en France décollage fin d'aprem.
Le but est d'avoir un bel aperçu de Bali en imposant un rythme plutôt cool à mes parents.
Pensez vous que cet itinéraire soit intêrressant?
Si vous avez des conseils hébergements (max 40 eur par couple), trajets, guide francophone Ubud...je suis preneuse.
Mon père étant passionné de pêche je pense qu'il trouvera bien un pêcheur sur Gili pour faire une sortie...
Merci pour votre aide.
Steph
Nous sommes 2 couples âgés de 35 et 60 et nous souhaitons votre avis sur l'itinéraire que nous avons envisagés pour 10 jours sur place.
Sachant que nous ne souhaitons pas changer d'hébergements tous les jours et allier découverte et plage.
Nous arrivons à Bali vers 17h30.
Nous voudrions nous poser un peu les premiers jours vers Jimbaran/ Balangan ou Seminyak ensuite séjourner à Ubud pour découvrir l'intérieur puis Gili.
Arrivée 17h30 Bali Direction Jimbaran/ Balangan (notre préférence pour l'instant) ou Seminyak pour 3 nuits que nous conseillez vous? J1 location de scooter découverte de la presqu'île de Bukit (uluwatu...) J2 Tanah Lot faisable en scooter depuis balangan ou Jimbaran? temps de route?
J3 Départ vers Ubud pour 3 nuits (nous envisageons de faire appel a un chauffeur guide francophone pour organiser 3 jours de visite depuis Ubud) J4, Ubud/ temple Besakih/ bains sacrés de tirta Empul/ tombeaux royaux de Gunung/ rizières Tampaksiring nuit Ubud J5 Mengwi/ temple aman Ayun/ rizières Jatiluwih/ temple Ulun Danu nuit Ubud
J6 route vers Padang Bai pour prendre un speed boat pour Gili T (temps de route entre Ubud et Padang Bai?) J'ai vu que pas mal de bateaux partaient de là le matin. 3 nuits Gili T
J7 Gili T J8 Gili T J9 Départ Gili T Je crois qu'il y a des bateaux qui font Gili T Sanur (durée de traversée?) Nuit à Sanur
J10 retour en France décollage fin d'aprem.
Le but est d'avoir un bel aperçu de Bali en imposant un rythme plutôt cool à mes parents.
Pensez vous que cet itinéraire soit intêrressant?
Si vous avez des conseils hébergements (max 40 eur par couple), trajets, guide francophone Ubud...je suis preneuse.
Mon père étant passionné de pêche je pense qu'il trouvera bien un pêcheur sur Gili pour faire une sortie...
Merci pour votre aide.
Steph
Assurance voiture à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Je pense que mon message s' adresse en priorité aux résidents, mais bon ...
avez vous des conseils à me donner concernant les assurances voitures à Madagascar. J' ai un L200 Mitsubishi de 3 ans.
Quelle Cie, quel genre d' assurance ?
Merci.
Je pense que mon message s' adresse en priorité aux résidents, mais bon ...
avez vous des conseils à me donner concernant les assurances voitures à Madagascar. J' ai un L200 Mitsubishi de 3 ans.
Quelle Cie, quel genre d' assurance ?
Merci.
Recherche chauffeur guide Madagascar English translation pending
Chers tous,
nous sommes un groupe d'amis composé de 4 couples (8 personnes) et nous souhaitons nous rendre pour la première fois à Madagascar du samedi 24/10/2015 au samedi 15/11/2015; avez-vous un trajet et un chauffeur-guide à recommander
Pierre
Préparation voyage ornitho Madagascar 1 mois English translation pending
Bonjour,
Nous voulons faire un périple sur toute l'ile pour faire des images uniquement des oiseaux. nous louerons une voiture durant notre séjour. nous serons 4 adultes
Qui connait les endroits a ne pas manquer.. est il possible d'avoir des guides ornitho sur place. quelle est la meilleure période pour faire ce genre de trip
Madagascar est il un pays cool ?
merci de vos suggestions
Nous voulons faire un périple sur toute l'ile pour faire des images uniquement des oiseaux. nous louerons une voiture durant notre séjour. nous serons 4 adultes
Qui connait les endroits a ne pas manquer.. est il possible d'avoir des guides ornitho sur place. quelle est la meilleure période pour faire ce genre de trip
Madagascar est il un pays cool ?
merci de vos suggestions
Grève pilotes Air France! Vol sur Madagascar annulé... English translation pending
et oui , maintenant je constate que seuls les professions bien rémunérées ont le luxe de pouvoir faire grève .J'ai été surpris de ne pas voir Olivier Besançenot dans le rassemblement des pilotes devant l'assemblée nationale .lui qui est du cote des salariés ....en tout cas sur air france avant les passagers applaudissaient lorsque l'avion atterrissait bientôt ces mêmes passagers applaudiront quand l'avion décollera .