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Manger et la soirée près de Monument Valley? English translation pending
Bonsoir,
Je fais appel au forum, car je calle sur mon projet. Voici mon problème, je pars d'antellope upper vers 13h, pour voir le rayon. On va sur monument (hotel view) avec google maps durée 3h10+50min pour quelques arrets sur la route ou retard éventuel+1h de décalage.
On arrive au view à 18h.
On voulait aller manger a mexican hat le soir, 40 min aller et 40 min retour, il nous reste peu de temps pour profiter de notre hôtel.
Autre solution rester la soirée à l'hotel et ne pas aller à Mexican Hat.
Que suggerez-vous? Est-ce que le resto du view vaut le coup? Ou une autre idée?
D'avance merci 😉
Je fais appel au forum, car je calle sur mon projet. Voici mon problème, je pars d'antellope upper vers 13h, pour voir le rayon. On va sur monument (hotel view) avec google maps durée 3h10+50min pour quelques arrets sur la route ou retard éventuel+1h de décalage.
On arrive au view à 18h.
On voulait aller manger a mexican hat le soir, 40 min aller et 40 min retour, il nous reste peu de temps pour profiter de notre hôtel.
Autre solution rester la soirée à l'hotel et ne pas aller à Mexican Hat.
Que suggerez-vous? Est-ce que le resto du view vaut le coup? Ou une autre idée?
D'avance merci 😉
Découverte du Ladakh en juin English translation pending
Nous souhaitons organiser un treck au Ladakh du 01 juin au 20 juin.
Nos interrogations se portent sur la météo et les itineraires de trecks réalisables. Nous avons sélectionné les trecks suivants : LAMAYURU/PADUM pour son coté beau et sauvage; DARSHA/PADUM pour son coté plus "simple". Puis la partie RUMTSE et le lac de tsomoriri nous attirent aussi.
Bref, beaucoup d'interrogations, pour un voyage qui se rapproche. C'est pour cela que je sollicite vos conseils avisés.
Nos interrogations se portent sur la météo et les itineraires de trecks réalisables. Nous avons sélectionné les trecks suivants : LAMAYURU/PADUM pour son coté beau et sauvage; DARSHA/PADUM pour son coté plus "simple". Puis la partie RUMTSE et le lac de tsomoriri nous attirent aussi.
Bref, beaucoup d'interrogations, pour un voyage qui se rapproche. C'est pour cela que je sollicite vos conseils avisés.
Au mois de décembre, Floride ou Chicago et les chutes du Niagara? English translation pending
bonjour à tous.
j'etudie un voyage d'une semaine au mois de decembre.
j'hesite entre la floride et chicago à cause des temperatures.
alors j'aimerais savoir de par vos experiences si la floride en decembre est vraiment interessante niveau climat (pour la baignade par exemple).
sinon chicago et les chutes du niagara sont elles interessantes meme en hiver?
merci.
Avis sur itinéraire dans les parcs de l'Ouest américain en mai 2010? English translation pending
Bonjour a tous
voici mon itinéraire pour notre voyage du 14 mai au 3 juin 2010 Arrivée et départ Phoenix
Nous zappons la cote et les villes ainsi que death valley et yosemite car nous voulons nous concentrer sur les parcs que nous avons a peine effleurés lors de notre dernier voyage.
J' attend avec impatience vos avis et remarques de pros pour me dire si l'itinéraire est équilibré.
Y a t il des parcs ou l'on va trop vite ou au contraire pouvons nous gagner du temps sur d'autres pour voir autres choses.
Nous avons essayer de faire un mix entre les hôtels et le camping pour être au plus prés de la nature.
Nous sommes 2 ( moi et ma femme ) et n'avons pas peur des grosses randonnées que nous faisons régulièrement.
1 14/05/2010 Récupération de la voitures et courses a Sedona 2 15/05/2010 Grand Canyon, randonnée descente south kaibab trail visite des differents points de vue depuis la rim coucher de soleil nuit camping mather point 3 16/05/2010 départ vers page apres le lever du soleil sur GC Horseshoe bend lee's ferry nuit camping wawheap marina 4 17/05/2010 upper et lower Antelope Canyon et Marble Canyon nuit camping wawheap marina 5 18/05/2010 Page et départ Monument Valley coucher de soleil sur MV nuit camping goosenecks SP 6 19/05/2010 Gooseneck SP et depart Moab mokee dugway, valley of the god, muley point overlook nuit bashfull Bob 7 20/05/2010 Moab : Arches nuit camping devil's garden 8 21/05/2010 Moab : Canyonlands partie the needles nuit camping dead horse point 9 22/05/2010 Moab : canyonlands Island in the sky + dead horse point nuit camping dead horse point 10 23/05/2010 Fruita et petite visite capitol reef nuit au fruita campground 11 24/05/2010 Escalante Zebra Slot Canyon+Lower Calf creek falls+peekaboo gulch si le temps hotel ?? 12 25/05/2010 Bryce Canyon nuit au sunset campground 13 26/05/2010 Bryce Canyon nuit au sunset campground 14 27/05/2010 Bryce Canyon nuit au sunset campground 15 28/05/2010 Zion NP nuit camping valley of fire 16 29/05/2010 Zion NP nuit camping valley of fire 17 30/05/2010 Las Vegas nuit LV hotel luxor 18 31/05/2010 Journee LAS VEGAS nuit LV hote luxor 19 01/06/2010 Depart vers Flagstaff via oatman, kingman, hackberry et Seligman (route 66) nuit hotel Flagstaff 20 02/06/2010 Route vers Phoenix nuit hotel phoenix 21 03/06/2010 Depart vers Paris
Auriez vous une bonne adresse d hotel sympa a escalante ou environs ??
Merci de me donner vos impressions sur notre itineraire touts les remarques sont les bienvenues
tibo
1 14/05/2010 Récupération de la voitures et courses a Sedona 2 15/05/2010 Grand Canyon, randonnée descente south kaibab trail visite des differents points de vue depuis la rim coucher de soleil nuit camping mather point 3 16/05/2010 départ vers page apres le lever du soleil sur GC Horseshoe bend lee's ferry nuit camping wawheap marina 4 17/05/2010 upper et lower Antelope Canyon et Marble Canyon nuit camping wawheap marina 5 18/05/2010 Page et départ Monument Valley coucher de soleil sur MV nuit camping goosenecks SP 6 19/05/2010 Gooseneck SP et depart Moab mokee dugway, valley of the god, muley point overlook nuit bashfull Bob 7 20/05/2010 Moab : Arches nuit camping devil's garden 8 21/05/2010 Moab : Canyonlands partie the needles nuit camping dead horse point 9 22/05/2010 Moab : canyonlands Island in the sky + dead horse point nuit camping dead horse point 10 23/05/2010 Fruita et petite visite capitol reef nuit au fruita campground 11 24/05/2010 Escalante Zebra Slot Canyon+Lower Calf creek falls+peekaboo gulch si le temps hotel ?? 12 25/05/2010 Bryce Canyon nuit au sunset campground 13 26/05/2010 Bryce Canyon nuit au sunset campground 14 27/05/2010 Bryce Canyon nuit au sunset campground 15 28/05/2010 Zion NP nuit camping valley of fire 16 29/05/2010 Zion NP nuit camping valley of fire 17 30/05/2010 Las Vegas nuit LV hotel luxor 18 31/05/2010 Journee LAS VEGAS nuit LV hote luxor 19 01/06/2010 Depart vers Flagstaff via oatman, kingman, hackberry et Seligman (route 66) nuit hotel Flagstaff 20 02/06/2010 Route vers Phoenix nuit hotel phoenix 21 03/06/2010 Depart vers Paris
Auriez vous une bonne adresse d hotel sympa a escalante ou environs ??
Merci de me donner vos impressions sur notre itineraire touts les remarques sont les bienvenues
tibo
Itinéraire de trois semaines au Pérou et en Bolivie English translation pending
Bonjour tout le monde
Nous partons 3 semaines en mars au Perou/Bolivie Du fait des inondations on a privilégié la Bolivie (snif plus de machu pichu 😕)
Voila pour mon planning:
Samedi 6:22h arrivee Lima
Dimanche 7 / Lundi 8: trajet vers Puno
Mardi 9 / Mercredi 10: lac titicaca / ile de taquile
Jeudi 11: la Paz
Vendredi 12: Potosi
Samedi 13/dimanche 14 / lundi 15/mardi 16: Salar Uyuni - trek
Mercredi 17: Tupiza
Jeudi 18/Vendredi 19: Sucre
Samedi 20: Cochabamba ? / la Paz?
Dimanche 21: trajet vers Arequipa
Lundi 22/Mardi 23 : Arequipa - canyon colca
Mercredi 24: Nazca?/ retour vers Lima
Jeudi 25: Lima
Vendredi 26: Lima, depart pour Paris
Qu'en pensez vous? J'ai esquivé completement la region de Cuzco du fait des intemperies.
Questions subsidiaires: quel temps fait-il en mars en Bolivie, chaud?moins chaud? Est ce que les temps de parcours sont bien estimés? Est ce que le risque de mal de l'altitude est minimisé? Faut il prévoir plus de temps pour le retour sur Lima pour etre sur de prendre l'avion(soucis eventuel de car)? Est ce que les lignes de Nazca valent le coup? et Cochabamba? Avez vous des conseils pour le trek a Uyuni? Faut-il ramener des duvets ou est ce pas la peine de s'encombrer?
Merci a tous pour vos reponses !
Nous partons 3 semaines en mars au Perou/Bolivie Du fait des inondations on a privilégié la Bolivie (snif plus de machu pichu 😕)
Voila pour mon planning:
Samedi 6:22h arrivee Lima
Dimanche 7 / Lundi 8: trajet vers Puno
Mardi 9 / Mercredi 10: lac titicaca / ile de taquile
Jeudi 11: la Paz
Vendredi 12: Potosi
Samedi 13/dimanche 14 / lundi 15/mardi 16: Salar Uyuni - trek
Mercredi 17: Tupiza
Jeudi 18/Vendredi 19: Sucre
Samedi 20: Cochabamba ? / la Paz?
Dimanche 21: trajet vers Arequipa
Lundi 22/Mardi 23 : Arequipa - canyon colca
Mercredi 24: Nazca?/ retour vers Lima
Jeudi 25: Lima
Vendredi 26: Lima, depart pour Paris
Qu'en pensez vous? J'ai esquivé completement la region de Cuzco du fait des intemperies.
Questions subsidiaires: quel temps fait-il en mars en Bolivie, chaud?moins chaud? Est ce que les temps de parcours sont bien estimés? Est ce que le risque de mal de l'altitude est minimisé? Faut il prévoir plus de temps pour le retour sur Lima pour etre sur de prendre l'avion(soucis eventuel de car)? Est ce que les lignes de Nazca valent le coup? et Cochabamba? Avez vous des conseils pour le trek a Uyuni? Faut-il ramener des duvets ou est ce pas la peine de s'encombrer?
Merci a tous pour vos reponses !
Compte rendu de Friquette: Perles des Antilles du 13 au 21 février 2010 English translation pending
Bonjour à tous, je lance ce post dès aujourdh'ui...pour tous ceux qui était sur le Costa Mediterranea cette semaine...et qui ont envie de faire un cr ..
Avant le compte rendu, je vous dis juste que c'etait :
irréel, fabuleux, extraordinaire, un rêve éveillé... c'etait encore plus beau que je ne l'avais lu et imaginé. Costa, c'est une organisation béton, dans toutes les situations (par exemple volcan...) meme si les eternels insatisfaits de la vie diront le contraire..
J'en profite ici pour dire un merci à tout ceux qui m'ont aidé dans ce forum : un clin d'oeil à alcati, bruno, titi ainsi qu'alex et minouche... sans oublier ma voisine sylvie.....
En attendant ... voici 2 ou 3 photos pour vous faire patienter..
Avant le compte rendu, je vous dis juste que c'etait :
irréel, fabuleux, extraordinaire, un rêve éveillé... c'etait encore plus beau que je ne l'avais lu et imaginé. Costa, c'est une organisation béton, dans toutes les situations (par exemple volcan...) meme si les eternels insatisfaits de la vie diront le contraire..
J'en profite ici pour dire un merci à tout ceux qui m'ont aidé dans ce forum : un clin d'oeil à alcati, bruno, titi ainsi qu'alex et minouche... sans oublier ma voisine sylvie.....
En attendant ... voici 2 ou 3 photos pour vous faire patienter..
Dormir dans les villages flottant à Tonlé Sap? (Cambodge) English translation pending
Bonjour toutes & tous
Existe-t-il des possibilités d'hébergement (chez l'habitant) dans les villages flottants ? Je voudrai photographier tout ça du lever au coucher - et plus si affinité. J'y serai fin mars, est ce que ça ne sera pas trop marée basse (saison sèche) ? J'ai vu qu'il y avait plusieurs villages, est ce qu'ils ont tous la même allure ? ou est ce qu'il y en a un plus important ou particulier qu'un autre ?
Merci pour vos infos
Pascal
Existe-t-il des possibilités d'hébergement (chez l'habitant) dans les villages flottants ? Je voudrai photographier tout ça du lever au coucher - et plus si affinité. J'y serai fin mars, est ce que ça ne sera pas trop marée basse (saison sèche) ? J'ai vu qu'il y avait plusieurs villages, est ce qu'ils ont tous la même allure ? ou est ce qu'il y en a un plus important ou particulier qu'un autre ?
Merci pour vos infos
Pascal
Quels hôtels pour un voyage de noces en Thaïlande? English translation pending
Bonjour,
Comme je l'ai déjà expliqué dans un autre message, nous avons le projet avec mon chéri de partir en thailande pour notre voyage de noces (après avoir hésité avec Bali) et peut-être prolonger le voyage 2-3 mois mais ça c'est un autre sujet. Pour la partie voyage de noces (3 semaines environ) on souhaiterait trouver des endroits sympa style îles pas trop bondées, au calme, eaux turquoises. nous n'aimons pas trop les gros hôtels, on aimerais bien trouver des petites structures, style bungalow, pq pas avec piscine privée pour certain, ...
On va bien entendu passer qq jours à Bangkok, ensuite je pensais à qq îles du sud. Nous ne faisons pas de plongée, on ne recherche pas l'ambiance nocture, boites de nuits, ... l'idéal serait d'avoir des petis hotels de charme, certains grand luxe pour qq nuits et d'autres de bonne catégorie qd même mais moins cher.... On pourrait p.ex être à l'écart de tout pour un endroit et se reposer tranquillement et pour d'autres avoir quand même des choses à visiter et des restos en dehors de l'hôtel... J'ai entendu parler de Ko chang, Ko lanta... quelles seraient les meilleures îles et surtout les meilleurs hôtels? j'avais vu celui ci EVASON HIDEAWAY & SPA YAO NOI mais qui est quand même un peu cher...
Pour la date du voyage, on a rien de fixé, on peut partir entre aout 2010 et janvier 2011 je vais dire, mais si j'ai bien lu, la meilleure saison serait en janvier non?
Merci beaucoup,
Stéphanie
Comme je l'ai déjà expliqué dans un autre message, nous avons le projet avec mon chéri de partir en thailande pour notre voyage de noces (après avoir hésité avec Bali) et peut-être prolonger le voyage 2-3 mois mais ça c'est un autre sujet. Pour la partie voyage de noces (3 semaines environ) on souhaiterait trouver des endroits sympa style îles pas trop bondées, au calme, eaux turquoises. nous n'aimons pas trop les gros hôtels, on aimerais bien trouver des petites structures, style bungalow, pq pas avec piscine privée pour certain, ...
On va bien entendu passer qq jours à Bangkok, ensuite je pensais à qq îles du sud. Nous ne faisons pas de plongée, on ne recherche pas l'ambiance nocture, boites de nuits, ... l'idéal serait d'avoir des petis hotels de charme, certains grand luxe pour qq nuits et d'autres de bonne catégorie qd même mais moins cher.... On pourrait p.ex être à l'écart de tout pour un endroit et se reposer tranquillement et pour d'autres avoir quand même des choses à visiter et des restos en dehors de l'hôtel... J'ai entendu parler de Ko chang, Ko lanta... quelles seraient les meilleures îles et surtout les meilleurs hôtels? j'avais vu celui ci EVASON HIDEAWAY & SPA YAO NOI mais qui est quand même un peu cher...
Pour la date du voyage, on a rien de fixé, on peut partir entre aout 2010 et janvier 2011 je vais dire, mais si j'ai bien lu, la meilleure saison serait en janvier non?
Merci beaucoup,
Stéphanie
Rencontre pour préparer un Tour du Monde le samedi 27 mars 2010 à Paris English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage de tour du monde (un GRAND REVE🙂).
Je me dis qu'on est sûrement plusieurs à avoir ce projet, et à faire plein de recherche seul de notre côté.
Je vous propose alors d'essayer de le faire ensemble, pour que ce soit plus agréable, plus conviviale et plus facile. 🙂
Je propose alors de se rencontrer pour :
- Partager nos bons plans et astuces, nos idées... : sur les billets d'avion, les itinéraires...
- Partager les résultats intéressants de nos recherches : meilleurs périodes de l'année (histoire d'éviter la pluie sur tout le séjour, et les cyclones... 🤪), les sites internet interessants, les choses à éviter...
Bref, tout ce qui prend tant de temps, et qui pourra nous aider à avancer pour vivre pleinement ce projet fabuleux que nous essayons de construire,
et puis... pourquoi pas, peut etre faire un bout de chemin ensemble.
Personnellement, je ne suis qu'au tout début de la préparation. D'ici là, j'aurai déjà des idées bien plus clairs sur les pays que je pense visiter, de l'itinéraire du voyage etc...
Je vous propose donc de nous rencontrer pour discuter de nos projets, ou de venir faire partager votre expérience de votre tour du monde si vous l'avez déjà fait :
le SAMEDI 27 MARS; dans Paris. (Le lieu sera proposé plus tard)
A bientôt
OcéanieNew
Je suis en train de préparer un voyage de tour du monde (un GRAND REVE🙂).
Je me dis qu'on est sûrement plusieurs à avoir ce projet, et à faire plein de recherche seul de notre côté.
Je vous propose alors d'essayer de le faire ensemble, pour que ce soit plus agréable, plus conviviale et plus facile. 🙂
Je propose alors de se rencontrer pour :
- Partager nos bons plans et astuces, nos idées... : sur les billets d'avion, les itinéraires...
- Partager les résultats intéressants de nos recherches : meilleurs périodes de l'année (histoire d'éviter la pluie sur tout le séjour, et les cyclones... 🤪), les sites internet interessants, les choses à éviter...
Bref, tout ce qui prend tant de temps, et qui pourra nous aider à avancer pour vivre pleinement ce projet fabuleux que nous essayons de construire,
et puis... pourquoi pas, peut etre faire un bout de chemin ensemble.
Personnellement, je ne suis qu'au tout début de la préparation. D'ici là, j'aurai déjà des idées bien plus clairs sur les pays que je pense visiter, de l'itinéraire du voyage etc...
Je vous propose donc de nous rencontrer pour discuter de nos projets, ou de venir faire partager votre expérience de votre tour du monde si vous l'avez déjà fait :
le SAMEDI 27 MARS; dans Paris. (Le lieu sera proposé plus tard)
A bientôt
OcéanieNew
Itinéraire de quinze jours au Pérou en mai 2010 English translation pending
Bonjour, je pars 15 jours au Pérou avec une amie (mai 2010).
Notre séjour devrait se composer ainsi mais quelques interrogations subsitent (en gras):
- arrivée vendredi soir sur Lima, nuit (Avez-vous des adresses d'hotels sympas peu chers?)
- samedi Lima
- dimanche matin, Lima puis bus pour Paracas (Quelle compagnie prendre, combien de temps, quel prix? Les bus circulent-il les dimanche?)
- lundi matin, îles Ballestas puis bus vers Arequipa (Compagnie, temps, prix? Bus de nuit ou apres-midi et nuit à Arequipa?)
- mardi, Arequipa (conseils, choses à faire, à voir...?)
- mercredi et jeudi, canyon de Colca avec nuit dans le Canyon (Avez-vous des conseils?)
- vendredi, Arequipa puis bus vers Puno (Compagnie, temps, prix?)
- samedi et dimanche, Lac Titica, petit circuit sur 2 jours avec nuit chez l'habitant (encore une fois, en espérant que le trajet un dimanche soit possible?)
- dimanche soir ou lundi matin??, bus vers Cusco (Compagnie, temps, prix?)
- lundi, mardi et mercredi, Cusco et alentours avec journée à Cusco, marché de Pisac (quel jour, faut-il y aller?), visite du machu picchu (nuit à aguas caliente?)
- jeudi, bus avec Lima (Compagnie, temps, prix?)
- vendredi, retour
ça fait beaucoup de questions tout ça mais j'aime être prévoyante😛!!! Merci pour vos réponses
ça fait beaucoup de questions tout ça mais j'aime être prévoyante😛!!! Merci pour vos réponses
Etonnant bistrot de Paris à Siem Reap English translation pending
Avec mes amis Lyonnais nous avons passées deux soirées d'exception dans ce Bistrot plus Vrai que Vrai au décor
ancien bistrot parisien, avec son comptoir en zinc, ses affiches anciennes ses vieilles carafes, même le sucrier est
sytle d'époque ! les plats sont assortis et très bons fait maison par le maître des lieux Pat, un passionné ou aucun détail ne lui échappe. Du pied de cochon, des tripes, andouillettes, boudin, fromage de tête, daube, osso bucco, le tout un peu cher (6 à 12$) sauf le plat du jour autour de 5$ qui suffit amplement pour vous donner une idée ! La musique bien choisie pour les amateurs des années 70/80. Le vin en carafe est passable, sinon le choix des vins à la carte est axé sur le vin français. L'endroit est à 50 mètres de la rue de la soif (Pub Street) au boucan infernal le soir.
Bona
Canal latéral de la Garonne à vélo! English translation pending
Bonjour du Québec!
À la fin de notre périple de 4 semaines en cyclotouristes en France l'été prochain, nous aimerions emprunter la piste le long du Canal de la Garonne.
Y a-t-il moyen de visualiser sur le web, cette piste entre Nérac et Meilhan sur Garonne?
La piste est-elle en bonne état?
Tant qu'à y être, connaissez-vous celle qui descend du bassin d'Arcachon vers le sud , direction Biarritz? Belle piste asphaltée?
Merci pour les renseignements!🙂
planeur
Tant qu'à y être, connaissez-vous celle qui descend du bassin d'Arcachon vers le sud , direction Biarritz? Belle piste asphaltée?
Merci pour les renseignements!🙂
planeur
Nouveau projet dans l'Ouest américain du 13 mai au 6 juin 2010 English translation pending
Bonjour à tous et toutes,
Tout d'abord je reviens très malheureux car perdant de la loterie the Wave...cela met plus de pression pour la loterie sur place du coup... Me revoilà donc avec une nouvelle idée pour un voyage dans l'ouest (notre deuxième) du 13 Mai au 06 Juin 2010. Je pense à un vol aller Paris-LA et retour Denver-Paris. Ce qui donnerait un peu ceci: 13: Arrivée LA 14: LA 15: LA-LV 16: LV 17: LV-Page 18: Page 19: Page 20: Page 21: Page-X 22: X-SLC 23: SLC 24: SLC-Jackson Hole 25: Grand Téton 26: Grand Téton-Yellowstone 27: Yellowstone 28: Yellowstone 29: Yellowstone 30: Yellowstone-Cody 31: Cody-Devil's tower NM-Mont Rushmore 01: Mont Rushmore 02: Mont Rushmore-Cheyenne (ou Denver direct?) 03: Cheyenne-Denver 04: Denver 05: Vol Denver-Paris 06: Arrivée Paris
Cette route vous parait-elle équilibrée, trop chargée? Entre Page et SLC, quelle étape intéressante mettre?
Merci.
Lanfeust
Tout d'abord je reviens très malheureux car perdant de la loterie the Wave...cela met plus de pression pour la loterie sur place du coup... Me revoilà donc avec une nouvelle idée pour un voyage dans l'ouest (notre deuxième) du 13 Mai au 06 Juin 2010. Je pense à un vol aller Paris-LA et retour Denver-Paris. Ce qui donnerait un peu ceci: 13: Arrivée LA 14: LA 15: LA-LV 16: LV 17: LV-Page 18: Page 19: Page 20: Page 21: Page-X 22: X-SLC 23: SLC 24: SLC-Jackson Hole 25: Grand Téton 26: Grand Téton-Yellowstone 27: Yellowstone 28: Yellowstone 29: Yellowstone 30: Yellowstone-Cody 31: Cody-Devil's tower NM-Mont Rushmore 01: Mont Rushmore 02: Mont Rushmore-Cheyenne (ou Denver direct?) 03: Cheyenne-Denver 04: Denver 05: Vol Denver-Paris 06: Arrivée Paris
Cette route vous parait-elle équilibrée, trop chargée? Entre Page et SLC, quelle étape intéressante mettre?
Merci.
Lanfeust
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
**********
Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly) English translation pending
Trafics d'opium et cætera, un mois à pied dans les montagnes du Nord Laos (province de Phongsaly)
Un mois à pied, de village en village, en forêt toujours, en montagne toujours, aux côtés
des Hmong, des Hanyi, des Akha, des Hô
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
~
Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
~
« Groupes d'esprits étrangers et chinois, Groupes d'esprits parents, Prenez tous de l'opium, Prenez du thé au complet, Car il va falloir partir dénombrer les esprits vitaux. Il y a bien des évènements en perspective, Il y a bien des incidents en perspective, Mais ne craignez rien ! »
Service chamanique Hmong (extrait)
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Pour parvenir au village de Sinchay Khong depuis Vientiane, la capitale du Laos, il faut commencer par endurer trois longues et éprouvantes journées de bus vers l'extrême nord du pays, jusqu'à atteindre la petite ville de Phongsaly, chef-lieu de la province du même nom. Le lendemain, encore deux heures de véhicule tout-terrain sont nécessaires, puis tout le reste du jour se passe en laborieuse navigation, en pirogue durant huit heures, sur la sauvage et bouillonnante rivière Nam Ou, vers son amont et au pied de vertigineuses frondaisons vertes de forêts denses. Une nuit dans un village Taï Lü, la journée suivante dans un village Hmong à une heure de navigation supplémentaire, toujours aussi chaotique, sur le même cours d'eau tumultueux, seul passager avec quatre bateliers pour guider, tracter parfois à la force des bras et à l'aide de cordes, la frêle embarcation dans les époustouflants rapides. Le sixième jour, après une heure trente de navigation sur la rivière Nam Khang, affluent du cours remonté les deux jours précédents, puis seulement deux heures de marche on y parvient enfin, au village de Sinchay Khong, point de départ, demain ou plus tard, de la première d'une trentaine de journées à parcourir seul, lentement et à pied, la fascinante province de Phongsaly, et d'autant de nuits à passer exclusivement chez l'habitant.
Sinchay Khong, village de l'ethnie "chinoisante" Hanyi, isolé dans une des régions les plus sauvages et naturellement préservées du Laos. On ne se souvient pas exactement de la date de passage du dernier falang - du dernier homme Blanc occidental - dans le village, c'était il y a plus de vingt-cinq ans. À peine arrivé chez mes hôtes, un vieillard opiomane étendu sur sa natte et deux femmes brodant entourées d'une douzaine de tout jeunes gamins enjoués, que deux hommes font irruption dans la semi obscurité de la hutte. Exténués, haletants, échines courbées sous le poids de leurs énormes charges sur le dos, de solides harnais de bambou et des feuilles de bananiers garrottant les larges plaies débordantes de viscères des deux lourdes masses sombres : la bête, noire, entière, coupée en deux, sectionnée au niveau de l'abdomen. Elle est jetée sur le sol de terre battue
Enquête d'information complète sur le coût de la vie en Tunisie English translation pending
Bonjour,
Comme chacun sait, les pensions retraite vont diminuer et de plus en plus de Français envisagent (parfois par nécessité) prendre leur retraite en Tunisie Etant moi-même dans ce cas, j’ai pu me rendre compte qu’il n’existe que très peu d’informations complètes et fiables sur Internet et qu’il n’est pas facile d’estimer combien on va dépenser (et donc économiser) mensuellement en quittant la France.
C’est pourquoi j’aimerai réaliser une enquête d’information complète sur le coût de la vie en Tunisie et en faire bénéficier les futurs expatriés en diffusant le résultat de mon étude sur le forum. Pour cela, j’ai établi une liste de 40 produits/services de consommation courante dont la transmission des prix par votre intermédiaire me permettra d’établir un « panier moyen » que je comparerai au panier moyen français pour en déduire l’économie que l’on peut réaliser en partant vivre en Tunisie.
Je sais ce que vous allez me dire : « çà dépend », et vous avez raison car en Tunisie, il n’y a pas un prix mais des prix suivant la saison, la ville, le quartier, la qualité du négociateur, la tête du client… Pour résoudre ce dilemme, je souhaite donc que vous me communiquiez "le prix moyen que peut obtenir un expatrié français qui recherche des produits ayant un minimum de qualité, d’hygiène et de sécurité, qui évitera toutefois dans la mesure du possible d’acheter trop de produits d’importation très chers, qui est près à vivre à la tunisienne sans trop s’éloigner du standard de vie européen".
C’est pourquoi en alimentaire par exemple, je souhaite partir sur la base des prix relevés dans les grandes surfaces alimentaires où les produits sont certes souvent plus chers que dans les souks mais où la qualité et l'hygiène est par contre plus proche du standard européen.
Si vous pouvez me donner ne serait ce que 5 ou 10 prix, vous apporterez une pierre à l’édifice et les futurs expatriés qui envisagent partir en Tunisie pour vivre mieux en dépensant moins, et qui bénéficieront des résultats de cette enquête vous en seront assurément très reconnaissants.
Merci d’avance pour votre collaboration et votre solidarité.
Alimentation (Monoprix, Magasin Général, Champion…) 1kg bœuf : 1kg mouton : 1kg sardines : 1kg poulet : 1kg pomme de terre : 1kg tomate : 1kg carotte : 1kg courgette 1kg orange : 1kg banane : 1l lait : 1kg beurre : 1 œuf : 8 portions Vache qui rit : 1 yaourt nature 1er prix : 1kg riz : 1kg pâtes : 1kg couscous : 1l. huile d’olive 1kg pain : 1kg confiture : 1kg sucre blanc en morceaux : 1kg café Robusta: 25 sachets de thé : 1, 5l eau minérale locale : 1l Coca cola : 75cl vin ordinaire bouché : 25cl bière de marque locale :
Entretien, hygiène (Monoprix, Magasin Général, Champion…) 5kg lessive en poudre pour machine : 1l savon de vaisselle : 500ml shampooing : 150ml dentifrice : 1 rouleau papier toilette double épaisseur :
Loisirs, sorties 1 place de cinéma : 1 repas au resto (entrée + plat + dessert + boisson) : 1 café : 1 paquet cigarettes Marlboro : 1 paquet cigarettes locales : 1 timbre poste envoi France lettre 20g. : 1 journal (La Presse)
PS : J’ai déjà les prix des autres catégories de produits (habillement, santé, automobile, logement, téléphonie, transports…) qui seront aussi pris en compte dans mon calcul du budget mensuel moyen d’un expatrié en Tunisie.
Comme chacun sait, les pensions retraite vont diminuer et de plus en plus de Français envisagent (parfois par nécessité) prendre leur retraite en Tunisie Etant moi-même dans ce cas, j’ai pu me rendre compte qu’il n’existe que très peu d’informations complètes et fiables sur Internet et qu’il n’est pas facile d’estimer combien on va dépenser (et donc économiser) mensuellement en quittant la France.
C’est pourquoi j’aimerai réaliser une enquête d’information complète sur le coût de la vie en Tunisie et en faire bénéficier les futurs expatriés en diffusant le résultat de mon étude sur le forum. Pour cela, j’ai établi une liste de 40 produits/services de consommation courante dont la transmission des prix par votre intermédiaire me permettra d’établir un « panier moyen » que je comparerai au panier moyen français pour en déduire l’économie que l’on peut réaliser en partant vivre en Tunisie.
Je sais ce que vous allez me dire : « çà dépend », et vous avez raison car en Tunisie, il n’y a pas un prix mais des prix suivant la saison, la ville, le quartier, la qualité du négociateur, la tête du client… Pour résoudre ce dilemme, je souhaite donc que vous me communiquiez "le prix moyen que peut obtenir un expatrié français qui recherche des produits ayant un minimum de qualité, d’hygiène et de sécurité, qui évitera toutefois dans la mesure du possible d’acheter trop de produits d’importation très chers, qui est près à vivre à la tunisienne sans trop s’éloigner du standard de vie européen".
C’est pourquoi en alimentaire par exemple, je souhaite partir sur la base des prix relevés dans les grandes surfaces alimentaires où les produits sont certes souvent plus chers que dans les souks mais où la qualité et l'hygiène est par contre plus proche du standard européen.
Si vous pouvez me donner ne serait ce que 5 ou 10 prix, vous apporterez une pierre à l’édifice et les futurs expatriés qui envisagent partir en Tunisie pour vivre mieux en dépensant moins, et qui bénéficieront des résultats de cette enquête vous en seront assurément très reconnaissants.
Merci d’avance pour votre collaboration et votre solidarité.
Alimentation (Monoprix, Magasin Général, Champion…) 1kg bœuf : 1kg mouton : 1kg sardines : 1kg poulet : 1kg pomme de terre : 1kg tomate : 1kg carotte : 1kg courgette 1kg orange : 1kg banane : 1l lait : 1kg beurre : 1 œuf : 8 portions Vache qui rit : 1 yaourt nature 1er prix : 1kg riz : 1kg pâtes : 1kg couscous : 1l. huile d’olive 1kg pain : 1kg confiture : 1kg sucre blanc en morceaux : 1kg café Robusta: 25 sachets de thé : 1, 5l eau minérale locale : 1l Coca cola : 75cl vin ordinaire bouché : 25cl bière de marque locale :
Entretien, hygiène (Monoprix, Magasin Général, Champion…) 5kg lessive en poudre pour machine : 1l savon de vaisselle : 500ml shampooing : 150ml dentifrice : 1 rouleau papier toilette double épaisseur :
Loisirs, sorties 1 place de cinéma : 1 repas au resto (entrée + plat + dessert + boisson) : 1 café : 1 paquet cigarettes Marlboro : 1 paquet cigarettes locales : 1 timbre poste envoi France lettre 20g. : 1 journal (La Presse)
PS : J’ai déjà les prix des autres catégories de produits (habillement, santé, automobile, logement, téléphonie, transports…) qui seront aussi pris en compte dans mon calcul du budget mensuel moyen d’un expatrié en Tunisie.
Itinéraire d'un voyage en Birmanie: votre avis? English translation pending
Bonjour.
Nous avons pu glaner quelques infos grace à certains d'entre vous. Mais plein de questions nous font hésiter encore à nous diriger vers cette destination. Pourtant ce ne sera pas le 1er voyage organisé nous même (Philippines, Thailande), mais nous avons la sensation qu'il est compliqué de le faire en Birmanie. Concernant le change, il faudrait avoir des dollars en bon état puisque beaucoup de prestations se payent en cette monnaie. Prendre des euros pour faire le change (certain conseille de faire le change à l'aéroport, d'autre de le faire ailleurs mais ou...?) en khyats pour payer nourriture et autres. Cela nous parait contraignant...
Nous avons lu que le port de short, pantacourt, débardeurs serait à éviter...?
Nous nous permettons de vous faire part de notre circuit préparé avec l'aide de tous:
Arrivée à RANGOON, reprendre directement un avion direction
MANDALAY (4 jous)
Sculpteurs sur bois et sur marbre, tailleurs de pierre
Excursion à Amarapura, situé à 12 km au sud de Mandalay.Vous assisterez au déjeuner des moines du Monastère de Mahagandayon, l’un des plus importants du pays avec en moyenne 1200 fidèles (est ce vraiment une scéne de vie innoubliable?)
Promenade sur le pont U Bein, entièrement construit en teck en 1782 et long d’un kilomètre(superbe).Coucher du soleil.
Il ne faut surtout pasoublier l'ile de Mingu:magique (comment s'y rendre?)
CROISIERE MANDALAY/BAGAN(11h de navigation) La liaison en bateau Bagan/Mandalay serait stoppée d'aprés certaine lecture...?
Transfert matinal à l’embarcadère et départ pour une journée de navigation sur le fleuve Irrawaddy à destination de Bagan (nous y serons mi mars, le fleuve sera t'il navigable...?)
Arrivée à Bagan en fin d’après-midi.
BAGAN (4 jours)
Beauté exceptionnelle du site de Pagan .... Et endroit très reposant.
La vue magnifique depuis la pagodeDhamayazigha
Le coucher de soleil sur le site restera un moment inoubliable.
Temple Tayokepyaypour la panorama.
Monastère souterrain Kyatkan (est ce une belle visite...?)
Marché de Nyaung U, déambuler autour de la pagode shwezigon. Balade dans le village de Minnanthu… village authentique…. Et aucun touriste …. Visite guidée par les villageois…
NYAUNGSHWE (lac Inle) (4 jours)
agence de "Thu- Thu". En remontant de la rivière dans la rue principale, son agence se trouve après le marché sur votre gauche. Très facile à trouver. "Thu Thu" est d'une extrème gentillesse et sait vous organiser ce que vous souhaitez à des prix très raisonnables.
Marchés flottants tous les 5 jours
Demandez à "Thu Thu" de vous organiser en bateau un coucher de soleil sur le lac. Demandez lui ce que vous voulez, elle le fera ...... et en dehors des sentiers battus.
Allez également à la rencontre des jeunes filles moines, leur monastère se situe dans le village, elles sont heureuses de vous accueillir. A côté vous avez un autre monastère, à 10h vous vous présentez pour assister au repas des moines (environ 200). Peu connu vous êtes seuls "touristes", et vous partagez un moment unique avec ces moines. Rien à voir avec Mandalay ......
Organiser une ballade à la nuit tombante sur les petits canaux. Sympa. Jardins flottants sur le lac. Départ pour PINDAYAavec plusieurs arrêts photo. Visite des célèbres grottes abritant 8000 bouddhas
Ywma (capitale du lac) : un pittoresque marché flottant a lieu tous les 5 jours mais les vendeurs sont la quotidiennement.
Remontée d’une rivière jusqu’au village Paoh d’In Dein, vous emprunterez une allée couverte bordée de part et d’autre d’ un millier de pagodons. Belle vue sur le lac depuis le monastère d’Allaung Sitthu.
Retour RANGOON
Est ce que cet itininéraire et visites vous paraissent enrichissantes pour le coeur, les yeux et l'esprit?
En bleu, les visites qui nous semblent à ne pas "rater", en rouge celles ou nous nous posons la question...
Pour plus de facilté et ne pas perdre de temps est il possible de prendre les services d'une agence locale pour seulement la réservation des billets d'avions ligne internes (ou est ce possible de le faire soi même?), les transferts aéroport/villes en bus ou taxis, les découvertes et ballades sur certains sites (nous pourrions peut être compter sur une prestation des locaux?), nous ne souhaitons pas de guide (rien ne vaut la découverte par soi même et en comptant sur la gentillesse des locaux et leurs bons "tuyaux")?
Si vous avez d'autres lieux incontournables à nous proposer, n'hésitez pas.
OUF!!! Voila, toutes ces questions vous paraitront peut être ridicules pour vous qui avez déja voyagé dans ce pays.
Merci d'avance de prendre du temps à nous répondre.
Nous avons pu glaner quelques infos grace à certains d'entre vous. Mais plein de questions nous font hésiter encore à nous diriger vers cette destination. Pourtant ce ne sera pas le 1er voyage organisé nous même (Philippines, Thailande), mais nous avons la sensation qu'il est compliqué de le faire en Birmanie. Concernant le change, il faudrait avoir des dollars en bon état puisque beaucoup de prestations se payent en cette monnaie. Prendre des euros pour faire le change (certain conseille de faire le change à l'aéroport, d'autre de le faire ailleurs mais ou...?) en khyats pour payer nourriture et autres. Cela nous parait contraignant...
Nous avons lu que le port de short, pantacourt, débardeurs serait à éviter...?
Nous nous permettons de vous faire part de notre circuit préparé avec l'aide de tous:
Arrivée à RANGOON, reprendre directement un avion direction
MANDALAY (4 jous)
Sculpteurs sur bois et sur marbre, tailleurs de pierre
Excursion à Amarapura, situé à 12 km au sud de Mandalay.Vous assisterez au déjeuner des moines du Monastère de Mahagandayon, l’un des plus importants du pays avec en moyenne 1200 fidèles (est ce vraiment une scéne de vie innoubliable?)
Promenade sur le pont U Bein, entièrement construit en teck en 1782 et long d’un kilomètre(superbe).Coucher du soleil.
Il ne faut surtout pasoublier l'ile de Mingu:magique (comment s'y rendre?)
CROISIERE MANDALAY/BAGAN(11h de navigation) La liaison en bateau Bagan/Mandalay serait stoppée d'aprés certaine lecture...?
Transfert matinal à l’embarcadère et départ pour une journée de navigation sur le fleuve Irrawaddy à destination de Bagan (nous y serons mi mars, le fleuve sera t'il navigable...?)
Arrivée à Bagan en fin d’après-midi.
BAGAN (4 jours)
Beauté exceptionnelle du site de Pagan .... Et endroit très reposant.
La vue magnifique depuis la pagodeDhamayazigha
Le coucher de soleil sur le site restera un moment inoubliable.
Temple Tayokepyaypour la panorama.
Monastère souterrain Kyatkan (est ce une belle visite...?)
Marché de Nyaung U, déambuler autour de la pagode shwezigon. Balade dans le village de Minnanthu… village authentique…. Et aucun touriste …. Visite guidée par les villageois…
NYAUNGSHWE (lac Inle) (4 jours)
agence de "Thu- Thu". En remontant de la rivière dans la rue principale, son agence se trouve après le marché sur votre gauche. Très facile à trouver. "Thu Thu" est d'une extrème gentillesse et sait vous organiser ce que vous souhaitez à des prix très raisonnables.
Marchés flottants tous les 5 jours
Demandez à "Thu Thu" de vous organiser en bateau un coucher de soleil sur le lac. Demandez lui ce que vous voulez, elle le fera ...... et en dehors des sentiers battus.
Allez également à la rencontre des jeunes filles moines, leur monastère se situe dans le village, elles sont heureuses de vous accueillir. A côté vous avez un autre monastère, à 10h vous vous présentez pour assister au repas des moines (environ 200). Peu connu vous êtes seuls "touristes", et vous partagez un moment unique avec ces moines. Rien à voir avec Mandalay ......
Organiser une ballade à la nuit tombante sur les petits canaux. Sympa. Jardins flottants sur le lac. Départ pour PINDAYAavec plusieurs arrêts photo. Visite des célèbres grottes abritant 8000 bouddhas
Ywma (capitale du lac) : un pittoresque marché flottant a lieu tous les 5 jours mais les vendeurs sont la quotidiennement.
Remontée d’une rivière jusqu’au village Paoh d’In Dein, vous emprunterez une allée couverte bordée de part et d’autre d’ un millier de pagodons. Belle vue sur le lac depuis le monastère d’Allaung Sitthu.
Retour RANGOON
Est ce que cet itininéraire et visites vous paraissent enrichissantes pour le coeur, les yeux et l'esprit?
En bleu, les visites qui nous semblent à ne pas "rater", en rouge celles ou nous nous posons la question...
Pour plus de facilté et ne pas perdre de temps est il possible de prendre les services d'une agence locale pour seulement la réservation des billets d'avions ligne internes (ou est ce possible de le faire soi même?), les transferts aéroport/villes en bus ou taxis, les découvertes et ballades sur certains sites (nous pourrions peut être compter sur une prestation des locaux?), nous ne souhaitons pas de guide (rien ne vaut la découverte par soi même et en comptant sur la gentillesse des locaux et leurs bons "tuyaux")?
Si vous avez d'autres lieux incontournables à nous proposer, n'hésitez pas.
OUF!!! Voila, toutes ces questions vous paraitront peut être ridicules pour vous qui avez déja voyagé dans ce pays.
Merci d'avance de prendre du temps à nous répondre.
Avis sur un séjour de quatre jours dans le Centre Rouge? (Australie) English translation pending
Bonjour,
mi fevrier, je suis dans le centr rouge pour 4 jours et j'aimerais votre avis.
j'atteris à 10h5
1er jour : Alice-Spring->ayers rock + mont olga
2eme : ayers rock->kings canyon
3eme: kings canyon->glen helen
4eme : glen helen->glen helen (ou alice spring)
5eme : glen helen->alice spring (decolage à 16h)
j'hesite sur la nuit du 4ème jour pour passer plus de temps dans les Mc Donnells.
merci de vos avis. autre question : faut il un laissez passer pour la merennie loop drive et combien cela coute?
j'hesite sur la nuit du 4ème jour pour passer plus de temps dans les Mc Donnells.
merci de vos avis. autre question : faut il un laissez passer pour la merennie loop drive et combien cela coute?
Avis sur itinéraire de dix-sept jours dans l'Ouest américain en mai 2010? English translation pending
Voici donc l'itinéraire que je prévois pour le mois de mai à 2 billets d'avion achetés arrivé Phoenix départ SF
On ne visite pas les villes c'est voulu on s'oriente vers la nature En tout, cela fait 2808 km je pense pas que ce soit de trop en 16 jours cela me parait raisonnable pour ne pas être trop fatigués
J1 14/05/2010 Arrivée Phoenix récupération de la voiture et courses nuit a Flagstaff J2 15/05/2010 Route vers le grand canyon randonnée et nuit sur place J3 16/05/2010 Randonnée grand canyon et départ vers Page nuit a Page J4 17/05/2010 Antelope Canyon et autres ?? suggestion ?? nuit à Page J5 18/05/2010 Départ vers Monument Valley visite nuit a Kayenta ou Mexican Hat J6 19/05/2010 Départ vers Moab nuit à Moab J7 20/05/2010 Arches : devil's garden et autres arches + dead horse point et island in the sky nuit willow flat canyonlands J8 21/05/2010 Grand view point puis arrêt aux différents ponts de vue + fin de visite Arches fin de journée Nuit willow flat canyonlands J9 22/05/2010 Départ vers Tropic visite bryce et nuit au sunset campground J10 23/05/2010 Visite Bryce et départ vers ZION NP nuit au watchmen campground ou autre en fonction de l'heure J11 24/05/2010 Visite ZION et départ vers LV nuit LV MGM GRANT J12 25/05/2010 Départ vers bishop via death valley nuit bishop J13 26/05/2010 Yosemite NP nuit Yosemite creek J14 27/05/2010 Yosemite NP nuit Yosemite creek J15 28/05/2010 Yosemite NP nuit Yosemite creek J16 29/05/2010 Départ SF nuit San José J17 30/05/2010 Route vers l'aéroport départ Paris
Suis je dans le vrai ou suis je à côté de mes pompes ais je oublié des choses sans doute que oui Pensez vous que je puisse rajouter des jours à certains endroits et en enlever à certains autres
Merci de vos avis qui je suis sur seront encore une fois tous constructifs
On ne visite pas les villes c'est voulu on s'oriente vers la nature En tout, cela fait 2808 km je pense pas que ce soit de trop en 16 jours cela me parait raisonnable pour ne pas être trop fatigués
J1 14/05/2010 Arrivée Phoenix récupération de la voiture et courses nuit a Flagstaff J2 15/05/2010 Route vers le grand canyon randonnée et nuit sur place J3 16/05/2010 Randonnée grand canyon et départ vers Page nuit a Page J4 17/05/2010 Antelope Canyon et autres ?? suggestion ?? nuit à Page J5 18/05/2010 Départ vers Monument Valley visite nuit a Kayenta ou Mexican Hat J6 19/05/2010 Départ vers Moab nuit à Moab J7 20/05/2010 Arches : devil's garden et autres arches + dead horse point et island in the sky nuit willow flat canyonlands J8 21/05/2010 Grand view point puis arrêt aux différents ponts de vue + fin de visite Arches fin de journée Nuit willow flat canyonlands J9 22/05/2010 Départ vers Tropic visite bryce et nuit au sunset campground J10 23/05/2010 Visite Bryce et départ vers ZION NP nuit au watchmen campground ou autre en fonction de l'heure J11 24/05/2010 Visite ZION et départ vers LV nuit LV MGM GRANT J12 25/05/2010 Départ vers bishop via death valley nuit bishop J13 26/05/2010 Yosemite NP nuit Yosemite creek J14 27/05/2010 Yosemite NP nuit Yosemite creek J15 28/05/2010 Yosemite NP nuit Yosemite creek J16 29/05/2010 Départ SF nuit San José J17 30/05/2010 Route vers l'aéroport départ Paris
Suis je dans le vrai ou suis je à côté de mes pompes ais je oublié des choses sans doute que oui Pensez vous que je puisse rajouter des jours à certains endroits et en enlever à certains autres
Merci de vos avis qui je suis sur seront encore une fois tous constructifs
KLM: vol Paris-Panama sur un MD11 English translation pending
Bonjour,
Je viens de lire sur ce site sur un forum que les MD11 faisait parti des avions les moins surs. Je dois reserver ces prochains jours un vol Paris-Panama avec KLM, le vol doit se faire sur un MD11. Je sais qu'il s'agit d'un type d'appareil assez ancien, quel est son niveau de sécurité? quelle est la différence avec un appareil récent, y a t il le meme nombre de moteurs? Le risque, aussi minime soit il, est il plus grand sur un MD11 que sur un Boeing? J'ai la possibilté de prendre sinon un Boeing 747 avec Delta Air Lines, mais il faut faire escale aux USA ce que je prefere eviter... Quel risque vous semble le plus limité : voler en MD11 ou faire escale aux USA (risque d'attentats + incidents en décembre 2009 sur vol Delta Air Lines)??? Je reconnais que j'ai une peur assez maladive de l'avion... Je dois reserver d'ici 3 ou 4 jours, merci beaucoup pour tous vos conseils! Bien cordialement, Lilie
Je viens de lire sur ce site sur un forum que les MD11 faisait parti des avions les moins surs. Je dois reserver ces prochains jours un vol Paris-Panama avec KLM, le vol doit se faire sur un MD11. Je sais qu'il s'agit d'un type d'appareil assez ancien, quel est son niveau de sécurité? quelle est la différence avec un appareil récent, y a t il le meme nombre de moteurs? Le risque, aussi minime soit il, est il plus grand sur un MD11 que sur un Boeing? J'ai la possibilté de prendre sinon un Boeing 747 avec Delta Air Lines, mais il faut faire escale aux USA ce que je prefere eviter... Quel risque vous semble le plus limité : voler en MD11 ou faire escale aux USA (risque d'attentats + incidents en décembre 2009 sur vol Delta Air Lines)??? Je reconnais que j'ai une peur assez maladive de l'avion... Je dois reserver d'ici 3 ou 4 jours, merci beaucoup pour tous vos conseils! Bien cordialement, Lilie
Climat et pluies en février ou juin dans le grand nord du Laos? English translation pending
Bonjour,
Je cherche à me renseigner sur le temps en février dans le nord du Laos, essentiellement zones montagneuses Luang Namtha - Udomxai - Phongsaly (et seulement cette zone). J'y suis déjà passé 2 fois, beaucoup de marche en montagne, à chaque fois au mois de mai - et beaucoup de pluies à chaque fois.
Maintenant j'ai le choix entre y retourner le mois prochain, février, sachant qu'il y aura peut-être moins de pluie, mais apparemment il peut faire vraiment froid en montagne.... Quelqun en sait-il plus sur la région de Phongsaly ? Ca peut tomber près de zéro ? Quid des paysages ?
Sinon je pars en juin, mais là j'ai peur qu'il y ait vraiment trop de pluies et que les chemins soit difficilement praticables.
Merci de votre aide !
Je cherche à me renseigner sur le temps en février dans le nord du Laos, essentiellement zones montagneuses Luang Namtha - Udomxai - Phongsaly (et seulement cette zone). J'y suis déjà passé 2 fois, beaucoup de marche en montagne, à chaque fois au mois de mai - et beaucoup de pluies à chaque fois.
Maintenant j'ai le choix entre y retourner le mois prochain, février, sachant qu'il y aura peut-être moins de pluie, mais apparemment il peut faire vraiment froid en montagne.... Quelqun en sait-il plus sur la région de Phongsaly ? Ca peut tomber près de zéro ? Quid des paysages ?
Sinon je pars en juin, mais là j'ai peur qu'il y ait vraiment trop de pluies et que les chemins soit difficilement praticables.
Merci de votre aide !
Rencontre VF à Bruxelles le 20 mars 2010 English translation pending
Coucou à tous,
je voudrais organiser une rencontre fin février à Bruxelles ... si ça intéresse du monde faites-moi signe et je met ça en place 😉
J'avais pensé à un chouette resto ...
J'attend vos réactions ...
A bientôt 😉
Claire
je voudrais organiser une rencontre fin février à Bruxelles ... si ça intéresse du monde faites-moi signe et je met ça en place 😉
J'avais pensé à un chouette resto ...
J'attend vos réactions ...
A bientôt 😉
Claire
Qui a vu un ours à Yellowstone? English translation pending
Hello
Je m'adresse à tous les passionnés de voyage, car j'ai un problème, et compte sur votre aide.
J'ai déjà visité Yellowstone NP un certain nombre de fois, et y ai rencontré beaucoup d'animaux (en fait, beaucoup plus il y a 20 ou 25 ans que ces 5-10 dernières années, probablement l'influence de la fréquentation de plus en plus massive par les touristes). Beaucoup d'animaux, oui, mais jamais d'ours ou de grizzli (en tous cas, au Yellowstone) ! Or les compte-rendu de voyages, sur VF ou ailleurs, rapportent souvent une rencontre avec un ours. Serais-je donc maudit !
Aussi, lors de ma prochaine visite, je compte mettre toutes les chances de mon coté. D'abord elle aura lieu extrême fin Mai prochain et extrême début Juin, à une période moins fréquentée par les touristes (mes visites précédentes étaient toujours en Juillet ou en Aout). Ensuite, j'essayerai d'optimiser trajets et horaires, pour maximiser ma probabilité de rencontre avec ces gentilles petites bêtes. J'ai prévu de trainer sur la Lamar Valley Road, également sur la Chittenden Rd puis de faire à pied l'ascension Du Mount Washburn. Quels sont les autres lieux où des ours sont parfois rencontrés ? Et à quel moment de la journée (les problèmes d'intendance nous ferons passer les nuits à Old Faithful, à Lake Village, et à Mammoth Hot Spring. Mais jamais à Canyon Village, dont le lodge n'ouvre que le 4 Juin. Il est donc irréaliste de me conseiller d'être à la tombée du jour dans la région de Dunraven Pass ou de Mt Washburn ).
Toutes info venant de personnes ayant vu un ours sont donc bienvenues (mais pas d'homme ayant vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours). Merci par avance.
Je m'adresse à tous les passionnés de voyage, car j'ai un problème, et compte sur votre aide.
J'ai déjà visité Yellowstone NP un certain nombre de fois, et y ai rencontré beaucoup d'animaux (en fait, beaucoup plus il y a 20 ou 25 ans que ces 5-10 dernières années, probablement l'influence de la fréquentation de plus en plus massive par les touristes). Beaucoup d'animaux, oui, mais jamais d'ours ou de grizzli (en tous cas, au Yellowstone) ! Or les compte-rendu de voyages, sur VF ou ailleurs, rapportent souvent une rencontre avec un ours. Serais-je donc maudit !
Aussi, lors de ma prochaine visite, je compte mettre toutes les chances de mon coté. D'abord elle aura lieu extrême fin Mai prochain et extrême début Juin, à une période moins fréquentée par les touristes (mes visites précédentes étaient toujours en Juillet ou en Aout). Ensuite, j'essayerai d'optimiser trajets et horaires, pour maximiser ma probabilité de rencontre avec ces gentilles petites bêtes. J'ai prévu de trainer sur la Lamar Valley Road, également sur la Chittenden Rd puis de faire à pied l'ascension Du Mount Washburn. Quels sont les autres lieux où des ours sont parfois rencontrés ? Et à quel moment de la journée (les problèmes d'intendance nous ferons passer les nuits à Old Faithful, à Lake Village, et à Mammoth Hot Spring. Mais jamais à Canyon Village, dont le lodge n'ouvre que le 4 Juin. Il est donc irréaliste de me conseiller d'être à la tombée du jour dans la région de Dunraven Pass ou de Mt Washburn ).
Toutes info venant de personnes ayant vu un ours sont donc bienvenues (mais pas d'homme ayant vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours). Merci par avance.
Pourquoi un cadre alu ou acier casserait? English translation pending
Bonjour à tous. Je possède un vélo de trekking avec un cadre alu, et sur ce forum beaucoup disent qu'il vaut mieux un cadre acier parce-que plus solide et réparable. J'en viens à regretter mon achat. Mais que faut-t-il qu'il arrive pour casser un cadre. Perso j'ai un vtt avec cadre alu qui totalise 6000km tout sur chemins défoncés et le cadre n'a toujours rien. Merci pour vos réponses à venir et bons voyages à tous pour 2010. Salut.
Voyager avec un chien en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
nous partons pour un voyage d'au moins 6 mois en Amérique du Sud (Pérou, Bolivie, Chili, Argentine, Equateur, Colombie...) et nous prenons avec nous notre chien.
Quelqu'un a t il déjà fait ce voyage avec un chien ? Quels seraient vos conseils ? Est ce vraiment compliqué (sachant que nous dormirons très peu dans les hôtels et que nous en comptons pas trop emprunter les sentiers trop touristiques) ?
Merci de me donner les infos si vous avez connu cette expérience.
Anne
Bangladesh, petit récit des impressions d'une femme seule. English translation pending
Petit récit des impressions d'une femme blanche, seule, au Bangladesh
J'ai passé une dizaine de jours toute seule dans ce pays au début du mois d'octobre 2009 avant de trouver un compagnon de voyage. J'ai pourtant l'habitude de voyager, et de voyager seule par moments, mais ces quelques jours ont été assez éprouvants. Il est vrai que je suis arrivée comme une fleur à Dhaka sans m'être renseignée au préalable sur quoi que ce soit.
Arrivée un peu par hasard à Calcutta, je m'étais rendue à la section consulaire du Bangladesh pour obtenir un visa (environ 25 euros je crois pour un mois, apres avoir passé un petit entretien bidon) suivant en cela le principe de cette réflexion un peu niaise interrogeant : " peut être ai-je quelque chose à y apprendre ?", et j'avais pris un bus très tôt le matin.
Arrivée à Dhaka, je me suis aperçue qu'en période de ramadan l'heure s'avance d'1h30. Il était donc plus de 21h00. Le bus s'étant arrêté au milieu de nulle part, je ne parvenais pas à me localiser sur le médiocre plan de mon vieux Lonely. Je commence à négocier au hasard avec la horde habituelle de chauffeurs de taxi pour me faire conduire dans le vieux Dhaka. J'abandonne rapidement, plusieurs passants m'ayant, à tort ou à raison, vivement déconseillé de monter seule de nuit dans un taxi, avec ma tête de petite fille.... J'ai 25 ans mais en fais, physiquement, je ne sais pourquoi, à peine 20.
J'ai donc tranquillement commencé à chercher un hôtel à pied, dans ce vaste bordel qu'est Dhaka. J'ignorais également que la grande majorité des hôtels refuse de loger les étrangers, à plus forte raison les femmes seules. Les uns après les autres, tous les hôtels m'affirmaient être complets. J'ai tenté un rickshaw pour me rendre dans un hôtel d'un standing un peu plus élevé indiqué dans le guide. Le type, manifestement de bonne volonté, était pourtant complètement stupide et ne comprenait rien de ce que je pouvais lui dire.
Résultat, au bout d'une heure, passée à circuler dans un dédale de ruelles sombres et de boulevards saturés, après être passés à deux doigts, vraiment, d'un camion en marche arrière, après s'être arrêtés une bonne dizaine de fois pour demander notre chemin aux passants... nous étions, le type peut être encore plus que moi, à peu près complètement perdus. Il me regardait d'un air navré attendant que je lui dise de tourner à gauche ou à droite.... Il commençait, au passage, à être pas loin de minuit.
J'ai fini par me débrouiller pour gagner, à moitié à pied, le "quartier des affaires" (vaste programme...), Mothijeel, où, m'avait-on assuré, je trouverais un hôtel. Après avoir essuyé un enième refus, à presque 2h du matin, errant dans les rues sombres... j'ai commencé à penser que je m'étais encore fourée dans une belle galère.... J'étais à deux doigts de pleurer, mais je me suis dit que cela n'allait "techniquement" pas être possible.... que je n'avais qu'à me mordre la lèvre, trouver d'abord un hôtel, et pleurer ensuite si j'en éprouvais encore le besoin. Je n'avais jamais eu tant de mal à trouver un hôtel.
Au Bangladesh, de jour comme de nuit, dans la capitale comme ailleurs, seule ou à plusieurs, dès que l'on s'arrête un quart de seconde pour regarder son plan, ou simplement refaire son lacet, un attroupement d'hommes aux regards interrogateurs se forme aussitôt autour de vous et vous dévisage avec insistance. Un peu comme en Iran, où le phénomène a tendance à se produire également mais sans prendre de telles proportions, les gens vous fixent sans comprendre ce que vous faites là. Certains voient parfois la première femme blanche de leur vie... seule. Dix, vingt, trente.... personnes vous entourent aussitôt, sans hostilité, mais il faut sourire un à un à ces visage figés dans une expression d'interrogation avant que les traits ne se détendent et que la conversation, toujours sommaire (tu viens d'où ? qu'est ce que tu viens faire ici ? où est ton mari ? et dans certains cas, t'as pas un visa pour moi ?!!! ) ne puisse s'engager.
Et que des hommes... des hommes partout, dans les rues. L'islam étant ici très dur, les femmes ne sortent pas. Les seules que l'on croise sont celles, et elles sont relativement nombreuses, qui n'ont nulle part où aller et qui dorment, entourées de myriades d'enfants au ventre gonflé, à même le sol dans la boue et les ordures des rues. La sensation, donc, parfois très oppressante, d'être constamment au centre de tous les regards et de toutes les attentions masculines, dans ces rues bondées où il faut souvent jouer des coudes pour se frayer un chemin. L'impression physique de dégager quelque chose, comme une force d'attraction magnétique.
En tant que femme occidentale, je n'ai bien sûr pas le même statut que les femmes du pays. D'abord, comme dans beaucoup d'autres endroits, les hommes ont souvent de la femme occidentale une image de fille facile, presque de "Marie couche toi là" par moments. Il m'est arrivé une fois, alors que j'étais avec l'Australien que j'avais rencontré après la dizaine de jours passés seule, que nous formions donc, a priori, un couple, qu'un homme sorte de chez lui nous invitant chaleureusement à entrer pour boire un thé. Mon compagnon étant occupé à quelque affaire personnelle urgente, je lui avais proposé de le rejoindre peu après, pour n'avoir pas à décliner une invitation aussi cordiale. J'avais bêtement pensé que la femme et les enfants de cet homme devaient, comme à l'accoutumée, se trouver dans la maison.
Entrée dans la maison, je suis conduite sans autre forme de procès.... vers le lit du bonhomme qui s'avance et commence timidement à vouloir me toucher la poitrine. Après lui avoir passé un sacré savon, j'ai déverrouillé la porte d'entrée qu'il avait subrepticement fermée à double tour et suis sortie sans qu'il ne tente de m'en empêcher. Ce n'est pas la première fois que ce genre d'histoire m'arrive. La plupart du temps il ne s'agit que de mains discrètes mais insistantes au derrière ou de propos déplacés susurrés à l'oreille d'un air vicieux. Comme en France souvent, du reste.
Il y a plusieurs différences entre voyager seule ou en couple, contradictoires d'ailleurs, en apparence du moins, peut être. Cela n'est pas propre au Bangladesh. C'est une constatation que j'ai pu faire dans différents pays de religion musulmane, ou hindoue d'ailleurs. Lorsque je suis en couple, j'ai un statut un peu mal défini. Je ne suis, à la fois, "que" la femme de mon compagnon, à laquelle on parle toujours en deuxième. Sur notre ticket de "rocket", les paddle steamers qui sillonnent le delta du Bengale, figuraient en gros les noms de "DAN", l'Australien m'accompagnant, et "PARTY", comprendre : "moi", comme il aurait pu être indiqué "trois valises"... Mais, à la fois, lorsque nous sommes invités à partager un repas, je mange avec les hommes et non avec les femmes, qui me servent les plats comme à un homme. Si je suis seule, je vais partager le repas des femmes, après ces messieurs.
Paradoxalement, et je ne saurais dire à quoi cela tient, il m'arrive moins de mésaventures désagréables lorsque je suis seule et l'on me témoigne généralement plus de respect, même s'il me faut en général expliquer d'emblée quelque chose pour avoir la paix, comme : "mari malade, rester hôtel" sinon les gens ne comprennent pas, et je me sens toujours un peu suspecte. Est-ce parce que je suis plus vigilante lorsque je suis seule et que je dégage, sans m'en rendre compte très sans doute, quelque chose qui inspire plus de respect aux hommes qu'ils n'en auraient pour une femme en couple, la chose de son mari ? Je ne saurais le dire assurément.
Quant au comportement à adopter en tant que femme occidentale au Bangladesh, notamment en matière vestimentaire, je ne peux parler que de ma propre expérience n'ayant rencontré, en tout et pour tout, que mon Australien. J'évite, en règle générale, de me faire remarquer et suis assez sensible aux codes vestimentaires, sans toutefois faire de zèle. Je n'avais aucune envie de porter le voile, comme il est parfois conseillé dans les guides, estimant qu'il suffit déjà bien assez d'avoir à s'embarrasser de cette chose contrariante dans des pays comme l'Iran. A aucun moment je n'en ai éprouvé le besoin. J'ai toujours pensé, a contrario, quand le voile ne serait pas obligatoire en Iran, que je le porterais tout de même, car je me sentirais trop mal à l'aise dans les rues. Je suis donc restée en jeans slim/T shirt tout le long de mon séjour au Bangladesh, comme à l'ordinaire, ayant bien soin de camoufler ma braguette béante, la fermeture éclair ayant sauté plusieurs semaines auparavant...
Ensuite, je ne sais pas si cela tient à mon tempérament, quoique cela soit un chose que j'ai, en vérité, dû apprendre lentement au cours de mes voyages en terre musulmane, tendance à parler d'égal à égal aux hommes en face de moi. Cela ne pose en général aucun problème et je sens que ma position d'Occidentale m'autorise certaines libertés, tout en ayant plus ou moins conscience en permanence d'être dans une position un peu hybride, dans laquelle, en l'absence de règles claires préetablies, c'est à moi qu'il revient de fixer les modalités et les termes de l'échange.
Cela, en vérité, il m'a fallu l'apprendre, par l'expérience. Au début, en Iran notamment, je me surprenais parfois, bien malgré moi, à intérioriser la place, tout de même un peu subalterne, de la femme qui accompagne son mari. (La condition de la femme en Iran n'est toutefois pas si détestable qu'on veut bien le dire, et tous ces média qui font des gorges chaudes à ce propos, feraient bien de venir faire un petit tour au Bangladesh, au Népal.. ou dans d'autres pays plus proches de chez nous comme le Kosovo ou l'Albanie. Mais il est vrai qu'il n'y a là ni pétrole, ni, peu ou prou, excepté dans le cas du Kosovo, d'intérêts géostratégiques... On peut bien jeter de l'acide au visage des femmes soi-disant adultères du Bangladesh... pas grave....
Si les femmes n'ont pas, dans les pays sus-mentionnés, à porter impérativement le voile, chose que je suis loin de désapprouver pour sûr, il me semble que la situation des femmes iraniennes, sans être, de loin, merveilleuse, est encore préférable. Faut-il rappeler que près de 70% des étudiants en Iran sont des femmes ?? Il est vrai qu'on les trouve principalement dans les filières les moins considérées socialement comme les sciences humaines, les langues et l'art quand les hommes deviennent ingénieurs, médecins ou architectes. Et j'ai rencontré de nombreuses femmes artistes pleinement épanouies, conduisant leur voiture et traitant à égal avec les hommes quand les femmes kosovares, par exemple, illettrées voire analphabètes très souvent, sont de fait, condamnées à la cuisine, s'occupant à pondre les gamins et à engraisser... J'ai suivi des cours à la fac de Katmandou, de philosophie anglaise. Si nous étions dix filles sur une promo d'une centaine de personnes ou plus, c'était bien le bout du monde...... enfin...cqfd) Mais tout cela nous éloigne du sujet.
Pour ce qui est de la sécurité pour une femme seule au Bangladesh, c'est comme partout ailleurs et je pense bien que les dangers liés à la circulation, ou plutôt à l'absence de circulation dans les rues congestionnées jusqu'à en avoir la nausée, de Dhaka, sont de loin les plus significatifs. J'avoue toutefois avoir été par moments quelque peu tendue. Je n'avais, au début du moins, prévenu personne de mon séjour au Bangladesh, décidé au dernier moment, ce qui je l'avoue n'était pas très malin.
J'étais, de plus, un peu inquiète car je m'étais mise subitement à perdre mes cheveux par poignées entières depuis une dizaine de jours, et cela avait commencé après une série de bains répétés dans le Gange à Varanasi. Le Gange s'avéra toutefois être hors de cause. J'avais simplement par trop tiré sur la corde, et cette perte de cheveux était en fait liée à une dénutrition sévère. J'avais en effet essuyé, deux mois plus tôt, plusieurs semaines de fortes diarrhées et une perte de poids de près de dix kilos, ayant attrapé divers parasites. Six semaines de piqûres quotidiennes de vitamines, dans le postérieur, et des cachets de fer, ne furent pas de trop pour enrayer la chute. Mais j'ignorais à ce moment la cause et à ceci s'ajouta bien vite la reprise de forte fièvres intermittentes ainsi qu'une allergie de la peau de mon visage, devenue cramoisie et brûlante, due sans doute à la pollution ainsi qu'à l'inhalation de vapeurs piquantes exhalées par l'activité des travailleurs joailliers au bas de mon hôtel, sous mes fenêtres.
J'étais donc tendue. Et puis, il faut dire que le sinistre spectacle d'une misère crasse dans les rues de Dhaka n'est pas de nature à réjouir. J'avoue que j'ai eu, les premiers jours, une sorte de rejet. J'avais le plus grand mal à sortir de ma chambre d'hôtel. Je n'ai pourtant pas l'âme excessivement sensible et avais passé quelques temps en Inde auparavant. Le spectacle de lépreux et d'enfants des rues crasseux, leur sachet de colle fixé au nez ne m'était pas inconnu. Mais le Bangladesh surclasse à peu près tout. Il est vrai toutefois qu'il ne fait aucune différence lorsque l'on est misérable, de vivre dans un bidonville de Calcutta, de quelqu'endroit de l'Amérique latine ou de Dhaka.... Mais tout de même.
J'ai donc dû me forcer à sortir de ma chambre d'hôtel, aux moments où la fièvre tombait un peu. Ayant lu dans le guide : "Si vous ne devez faire qu'une seule chose à Dhaka, optez pour la promenade en barque, à négocier à l'embarcadère principal", j'ai négocié un petit tour de trois heures. Seule, ma carte bancaire dans la poche, je me trouvais donc en compagnie de deux hommes peu bavards sur la barque, au milieu du fleuve gigantesque. J'avais bien tenté d'engager la conversation mais sans grand résultat. Je commençais à être un peu nerveuse. La promenade avait pourtant "bien" commencé. On m'avait fait descendre pour me montrer une école sur la rive, un quartier particulièrement misérable, les fabriques de tissu où des centaines de pauvres misérables, enfants compris, cousent les jeans à destination du marché local, et asiatique en général (sentiment étrange de voyeurisme, comme un peu en toute circonstance dans ce pays pourtant magnifique, dans lequel l'on ne peut en fait, décemment "faire du tourisme", lorsque je me suis trouvée entourée par ces dizaines de femmes, toutes étonnées de me voir là, heureuses de ce rare moment de distraction offert, auxquelles je ne savais que dire puisqu'elles ne parlaient pas anglais, me contentant, submergée par l'émotion, de sourire d'un air un peu niais.
La promenade avait plutôt bien commencé, donc, lorsque sans crier gare, le batelier entreprit d'amarrer la barque à l'un de ces gros bateaux pêcheurs de sable lugubres qui sillonnent le fleuve. Essayant de ne pas laisser paraître ma peur, je l'assurais qu'il n'était nullement nécessaire qu'il me fit visiter le bateau. Mais peine perdue, je me voyais déjà vivant mes derniers instants. C'est alors, et je pense que je n'ai dû mon salut qu'à ce hasard, que nous avons apercu une barque venant à notre rencontre, de laquelle une famille entière me faisait de grands signes amicaux pour me saluer.... on repère ma tête de blanche de très loin, ce qu'excepté ce jour-là, je n'apprécie guère habituellement... prix touristes et emmerdeurs à la clef en général. Le batelier a stoppé net, et m'a sans mots dire, reconduite vers la rive. Je crois toutefois que cette mésaventure aurait aussi bien pu nous arriver à deux.
Voilà pour ces quelques impressions, livrées un peu en vrac, d'une femme blanche, seule, au Bangladesh.
R. S
J'ai passé une dizaine de jours toute seule dans ce pays au début du mois d'octobre 2009 avant de trouver un compagnon de voyage. J'ai pourtant l'habitude de voyager, et de voyager seule par moments, mais ces quelques jours ont été assez éprouvants. Il est vrai que je suis arrivée comme une fleur à Dhaka sans m'être renseignée au préalable sur quoi que ce soit.
Arrivée un peu par hasard à Calcutta, je m'étais rendue à la section consulaire du Bangladesh pour obtenir un visa (environ 25 euros je crois pour un mois, apres avoir passé un petit entretien bidon) suivant en cela le principe de cette réflexion un peu niaise interrogeant : " peut être ai-je quelque chose à y apprendre ?", et j'avais pris un bus très tôt le matin.
Arrivée à Dhaka, je me suis aperçue qu'en période de ramadan l'heure s'avance d'1h30. Il était donc plus de 21h00. Le bus s'étant arrêté au milieu de nulle part, je ne parvenais pas à me localiser sur le médiocre plan de mon vieux Lonely. Je commence à négocier au hasard avec la horde habituelle de chauffeurs de taxi pour me faire conduire dans le vieux Dhaka. J'abandonne rapidement, plusieurs passants m'ayant, à tort ou à raison, vivement déconseillé de monter seule de nuit dans un taxi, avec ma tête de petite fille.... J'ai 25 ans mais en fais, physiquement, je ne sais pourquoi, à peine 20.
J'ai donc tranquillement commencé à chercher un hôtel à pied, dans ce vaste bordel qu'est Dhaka. J'ignorais également que la grande majorité des hôtels refuse de loger les étrangers, à plus forte raison les femmes seules. Les uns après les autres, tous les hôtels m'affirmaient être complets. J'ai tenté un rickshaw pour me rendre dans un hôtel d'un standing un peu plus élevé indiqué dans le guide. Le type, manifestement de bonne volonté, était pourtant complètement stupide et ne comprenait rien de ce que je pouvais lui dire.
Résultat, au bout d'une heure, passée à circuler dans un dédale de ruelles sombres et de boulevards saturés, après être passés à deux doigts, vraiment, d'un camion en marche arrière, après s'être arrêtés une bonne dizaine de fois pour demander notre chemin aux passants... nous étions, le type peut être encore plus que moi, à peu près complètement perdus. Il me regardait d'un air navré attendant que je lui dise de tourner à gauche ou à droite.... Il commençait, au passage, à être pas loin de minuit.
J'ai fini par me débrouiller pour gagner, à moitié à pied, le "quartier des affaires" (vaste programme...), Mothijeel, où, m'avait-on assuré, je trouverais un hôtel. Après avoir essuyé un enième refus, à presque 2h du matin, errant dans les rues sombres... j'ai commencé à penser que je m'étais encore fourée dans une belle galère.... J'étais à deux doigts de pleurer, mais je me suis dit que cela n'allait "techniquement" pas être possible.... que je n'avais qu'à me mordre la lèvre, trouver d'abord un hôtel, et pleurer ensuite si j'en éprouvais encore le besoin. Je n'avais jamais eu tant de mal à trouver un hôtel.
Au Bangladesh, de jour comme de nuit, dans la capitale comme ailleurs, seule ou à plusieurs, dès que l'on s'arrête un quart de seconde pour regarder son plan, ou simplement refaire son lacet, un attroupement d'hommes aux regards interrogateurs se forme aussitôt autour de vous et vous dévisage avec insistance. Un peu comme en Iran, où le phénomène a tendance à se produire également mais sans prendre de telles proportions, les gens vous fixent sans comprendre ce que vous faites là. Certains voient parfois la première femme blanche de leur vie... seule. Dix, vingt, trente.... personnes vous entourent aussitôt, sans hostilité, mais il faut sourire un à un à ces visage figés dans une expression d'interrogation avant que les traits ne se détendent et que la conversation, toujours sommaire (tu viens d'où ? qu'est ce que tu viens faire ici ? où est ton mari ? et dans certains cas, t'as pas un visa pour moi ?!!! ) ne puisse s'engager.
Et que des hommes... des hommes partout, dans les rues. L'islam étant ici très dur, les femmes ne sortent pas. Les seules que l'on croise sont celles, et elles sont relativement nombreuses, qui n'ont nulle part où aller et qui dorment, entourées de myriades d'enfants au ventre gonflé, à même le sol dans la boue et les ordures des rues. La sensation, donc, parfois très oppressante, d'être constamment au centre de tous les regards et de toutes les attentions masculines, dans ces rues bondées où il faut souvent jouer des coudes pour se frayer un chemin. L'impression physique de dégager quelque chose, comme une force d'attraction magnétique.
En tant que femme occidentale, je n'ai bien sûr pas le même statut que les femmes du pays. D'abord, comme dans beaucoup d'autres endroits, les hommes ont souvent de la femme occidentale une image de fille facile, presque de "Marie couche toi là" par moments. Il m'est arrivé une fois, alors que j'étais avec l'Australien que j'avais rencontré après la dizaine de jours passés seule, que nous formions donc, a priori, un couple, qu'un homme sorte de chez lui nous invitant chaleureusement à entrer pour boire un thé. Mon compagnon étant occupé à quelque affaire personnelle urgente, je lui avais proposé de le rejoindre peu après, pour n'avoir pas à décliner une invitation aussi cordiale. J'avais bêtement pensé que la femme et les enfants de cet homme devaient, comme à l'accoutumée, se trouver dans la maison.
Entrée dans la maison, je suis conduite sans autre forme de procès.... vers le lit du bonhomme qui s'avance et commence timidement à vouloir me toucher la poitrine. Après lui avoir passé un sacré savon, j'ai déverrouillé la porte d'entrée qu'il avait subrepticement fermée à double tour et suis sortie sans qu'il ne tente de m'en empêcher. Ce n'est pas la première fois que ce genre d'histoire m'arrive. La plupart du temps il ne s'agit que de mains discrètes mais insistantes au derrière ou de propos déplacés susurrés à l'oreille d'un air vicieux. Comme en France souvent, du reste.
Il y a plusieurs différences entre voyager seule ou en couple, contradictoires d'ailleurs, en apparence du moins, peut être. Cela n'est pas propre au Bangladesh. C'est une constatation que j'ai pu faire dans différents pays de religion musulmane, ou hindoue d'ailleurs. Lorsque je suis en couple, j'ai un statut un peu mal défini. Je ne suis, à la fois, "que" la femme de mon compagnon, à laquelle on parle toujours en deuxième. Sur notre ticket de "rocket", les paddle steamers qui sillonnent le delta du Bengale, figuraient en gros les noms de "DAN", l'Australien m'accompagnant, et "PARTY", comprendre : "moi", comme il aurait pu être indiqué "trois valises"... Mais, à la fois, lorsque nous sommes invités à partager un repas, je mange avec les hommes et non avec les femmes, qui me servent les plats comme à un homme. Si je suis seule, je vais partager le repas des femmes, après ces messieurs.
Paradoxalement, et je ne saurais dire à quoi cela tient, il m'arrive moins de mésaventures désagréables lorsque je suis seule et l'on me témoigne généralement plus de respect, même s'il me faut en général expliquer d'emblée quelque chose pour avoir la paix, comme : "mari malade, rester hôtel" sinon les gens ne comprennent pas, et je me sens toujours un peu suspecte. Est-ce parce que je suis plus vigilante lorsque je suis seule et que je dégage, sans m'en rendre compte très sans doute, quelque chose qui inspire plus de respect aux hommes qu'ils n'en auraient pour une femme en couple, la chose de son mari ? Je ne saurais le dire assurément.
Quant au comportement à adopter en tant que femme occidentale au Bangladesh, notamment en matière vestimentaire, je ne peux parler que de ma propre expérience n'ayant rencontré, en tout et pour tout, que mon Australien. J'évite, en règle générale, de me faire remarquer et suis assez sensible aux codes vestimentaires, sans toutefois faire de zèle. Je n'avais aucune envie de porter le voile, comme il est parfois conseillé dans les guides, estimant qu'il suffit déjà bien assez d'avoir à s'embarrasser de cette chose contrariante dans des pays comme l'Iran. A aucun moment je n'en ai éprouvé le besoin. J'ai toujours pensé, a contrario, quand le voile ne serait pas obligatoire en Iran, que je le porterais tout de même, car je me sentirais trop mal à l'aise dans les rues. Je suis donc restée en jeans slim/T shirt tout le long de mon séjour au Bangladesh, comme à l'ordinaire, ayant bien soin de camoufler ma braguette béante, la fermeture éclair ayant sauté plusieurs semaines auparavant...
Ensuite, je ne sais pas si cela tient à mon tempérament, quoique cela soit un chose que j'ai, en vérité, dû apprendre lentement au cours de mes voyages en terre musulmane, tendance à parler d'égal à égal aux hommes en face de moi. Cela ne pose en général aucun problème et je sens que ma position d'Occidentale m'autorise certaines libertés, tout en ayant plus ou moins conscience en permanence d'être dans une position un peu hybride, dans laquelle, en l'absence de règles claires préetablies, c'est à moi qu'il revient de fixer les modalités et les termes de l'échange.
Cela, en vérité, il m'a fallu l'apprendre, par l'expérience. Au début, en Iran notamment, je me surprenais parfois, bien malgré moi, à intérioriser la place, tout de même un peu subalterne, de la femme qui accompagne son mari. (La condition de la femme en Iran n'est toutefois pas si détestable qu'on veut bien le dire, et tous ces média qui font des gorges chaudes à ce propos, feraient bien de venir faire un petit tour au Bangladesh, au Népal.. ou dans d'autres pays plus proches de chez nous comme le Kosovo ou l'Albanie. Mais il est vrai qu'il n'y a là ni pétrole, ni, peu ou prou, excepté dans le cas du Kosovo, d'intérêts géostratégiques... On peut bien jeter de l'acide au visage des femmes soi-disant adultères du Bangladesh... pas grave....
Si les femmes n'ont pas, dans les pays sus-mentionnés, à porter impérativement le voile, chose que je suis loin de désapprouver pour sûr, il me semble que la situation des femmes iraniennes, sans être, de loin, merveilleuse, est encore préférable. Faut-il rappeler que près de 70% des étudiants en Iran sont des femmes ?? Il est vrai qu'on les trouve principalement dans les filières les moins considérées socialement comme les sciences humaines, les langues et l'art quand les hommes deviennent ingénieurs, médecins ou architectes. Et j'ai rencontré de nombreuses femmes artistes pleinement épanouies, conduisant leur voiture et traitant à égal avec les hommes quand les femmes kosovares, par exemple, illettrées voire analphabètes très souvent, sont de fait, condamnées à la cuisine, s'occupant à pondre les gamins et à engraisser... J'ai suivi des cours à la fac de Katmandou, de philosophie anglaise. Si nous étions dix filles sur une promo d'une centaine de personnes ou plus, c'était bien le bout du monde...... enfin...cqfd) Mais tout cela nous éloigne du sujet.
Pour ce qui est de la sécurité pour une femme seule au Bangladesh, c'est comme partout ailleurs et je pense bien que les dangers liés à la circulation, ou plutôt à l'absence de circulation dans les rues congestionnées jusqu'à en avoir la nausée, de Dhaka, sont de loin les plus significatifs. J'avoue toutefois avoir été par moments quelque peu tendue. Je n'avais, au début du moins, prévenu personne de mon séjour au Bangladesh, décidé au dernier moment, ce qui je l'avoue n'était pas très malin.
J'étais, de plus, un peu inquiète car je m'étais mise subitement à perdre mes cheveux par poignées entières depuis une dizaine de jours, et cela avait commencé après une série de bains répétés dans le Gange à Varanasi. Le Gange s'avéra toutefois être hors de cause. J'avais simplement par trop tiré sur la corde, et cette perte de cheveux était en fait liée à une dénutrition sévère. J'avais en effet essuyé, deux mois plus tôt, plusieurs semaines de fortes diarrhées et une perte de poids de près de dix kilos, ayant attrapé divers parasites. Six semaines de piqûres quotidiennes de vitamines, dans le postérieur, et des cachets de fer, ne furent pas de trop pour enrayer la chute. Mais j'ignorais à ce moment la cause et à ceci s'ajouta bien vite la reprise de forte fièvres intermittentes ainsi qu'une allergie de la peau de mon visage, devenue cramoisie et brûlante, due sans doute à la pollution ainsi qu'à l'inhalation de vapeurs piquantes exhalées par l'activité des travailleurs joailliers au bas de mon hôtel, sous mes fenêtres.
J'étais donc tendue. Et puis, il faut dire que le sinistre spectacle d'une misère crasse dans les rues de Dhaka n'est pas de nature à réjouir. J'avoue que j'ai eu, les premiers jours, une sorte de rejet. J'avais le plus grand mal à sortir de ma chambre d'hôtel. Je n'ai pourtant pas l'âme excessivement sensible et avais passé quelques temps en Inde auparavant. Le spectacle de lépreux et d'enfants des rues crasseux, leur sachet de colle fixé au nez ne m'était pas inconnu. Mais le Bangladesh surclasse à peu près tout. Il est vrai toutefois qu'il ne fait aucune différence lorsque l'on est misérable, de vivre dans un bidonville de Calcutta, de quelqu'endroit de l'Amérique latine ou de Dhaka.... Mais tout de même.
J'ai donc dû me forcer à sortir de ma chambre d'hôtel, aux moments où la fièvre tombait un peu. Ayant lu dans le guide : "Si vous ne devez faire qu'une seule chose à Dhaka, optez pour la promenade en barque, à négocier à l'embarcadère principal", j'ai négocié un petit tour de trois heures. Seule, ma carte bancaire dans la poche, je me trouvais donc en compagnie de deux hommes peu bavards sur la barque, au milieu du fleuve gigantesque. J'avais bien tenté d'engager la conversation mais sans grand résultat. Je commençais à être un peu nerveuse. La promenade avait pourtant "bien" commencé. On m'avait fait descendre pour me montrer une école sur la rive, un quartier particulièrement misérable, les fabriques de tissu où des centaines de pauvres misérables, enfants compris, cousent les jeans à destination du marché local, et asiatique en général (sentiment étrange de voyeurisme, comme un peu en toute circonstance dans ce pays pourtant magnifique, dans lequel l'on ne peut en fait, décemment "faire du tourisme", lorsque je me suis trouvée entourée par ces dizaines de femmes, toutes étonnées de me voir là, heureuses de ce rare moment de distraction offert, auxquelles je ne savais que dire puisqu'elles ne parlaient pas anglais, me contentant, submergée par l'émotion, de sourire d'un air un peu niais.
La promenade avait plutôt bien commencé, donc, lorsque sans crier gare, le batelier entreprit d'amarrer la barque à l'un de ces gros bateaux pêcheurs de sable lugubres qui sillonnent le fleuve. Essayant de ne pas laisser paraître ma peur, je l'assurais qu'il n'était nullement nécessaire qu'il me fit visiter le bateau. Mais peine perdue, je me voyais déjà vivant mes derniers instants. C'est alors, et je pense que je n'ai dû mon salut qu'à ce hasard, que nous avons apercu une barque venant à notre rencontre, de laquelle une famille entière me faisait de grands signes amicaux pour me saluer.... on repère ma tête de blanche de très loin, ce qu'excepté ce jour-là, je n'apprécie guère habituellement... prix touristes et emmerdeurs à la clef en général. Le batelier a stoppé net, et m'a sans mots dire, reconduite vers la rive. Je crois toutefois que cette mésaventure aurait aussi bien pu nous arriver à deux.
Voilà pour ces quelques impressions, livrées un peu en vrac, d'une femme blanche, seule, au Bangladesh.
R. S
Visiter la Bolivie depuis l'Argentine English translation pending
Bonjour,
je serais le 16 juillet 2010 à Salta et je rêve de visiter un maximum de la Bolivie. Je dispose de 15 - 18 jours, l'impératif étant d'être de retour à Buenos Aires au plus tard le 5 août (retour en France le lendemain).
Ce que je souhaiterais faire au minimum: - le salar d'uyuni évidemment, - potosi (mines) - un petit bout de jungle, pour changer des montagnes et voir un peu de verdure et des oiseaux colorés... :)
après, si possible: - La paz - Titicaca côté bolivien (j'ai déjà vu le côté péruvien)
Pour le retour je pense revenir sur Salta et prendre un vol pour BA. Cela vous paraît-il possible et raisonnable? Un temps j'ai envisagé de repartir par Santa cruz - Paraguay/Brésil - Iguazu (rajouter les chutes) - puis avion vers BA. Mais ça me paraît un peu trop long!
Merci de vos conseils!!!
je serais le 16 juillet 2010 à Salta et je rêve de visiter un maximum de la Bolivie. Je dispose de 15 - 18 jours, l'impératif étant d'être de retour à Buenos Aires au plus tard le 5 août (retour en France le lendemain).
Ce que je souhaiterais faire au minimum: - le salar d'uyuni évidemment, - potosi (mines) - un petit bout de jungle, pour changer des montagnes et voir un peu de verdure et des oiseaux colorés... :)
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Pour le retour je pense revenir sur Salta et prendre un vol pour BA. Cela vous paraît-il possible et raisonnable? Un temps j'ai envisagé de repartir par Santa cruz - Paraguay/Brésil - Iguazu (rajouter les chutes) - puis avion vers BA. Mais ça me paraît un peu trop long!
Merci de vos conseils!!!
Itinéraire de quatorze jours sur Los Angeles English translation pending
Bonsoir,
Je m'appelle Xavier cet été du Lundi 23 Janvier 2010 au Lundi 6 septembre 2010 je part avec ma mére à Los Angeles. Nous allons loger pendant 14 jours dans l'auberge de jeunesse de Santa Monica, qu'en pensez vous ? Quelqu'un y'a t-il déjà résider ? Nous avons prévu un petit programme, nous ne louerons pas de voiture car pas de permis donc déjà quel moyen de transport nous suggérrez vous ? Taxi ? ( chére - pas chere ? ) Bus ? Metro ? A pied ? Y'a t-il toujours des taxi devant l'aéroport ? Savez vous combien cela couterez pour aller jusqu'a Santa Monica ? Quel budget selon notre programme vous nous conseillez d'avoir ? Sachant qu'il faut manger, activiter, souvenirs ... pendant 14 jours.
Jour 1 : Paris - Los Angeles - Santa Monica
Départ de Paris à 10h35 heure locale arriver à Los Angeles 13h05 heure locale. Pour la premiére journée nous pensions commencer par visiter le farmer's market, la librairie municipal, ainsi que la jetée de Santa Monica Y'a t-il de bon restaurent à nous dire ? ^^
Jour 2 : Santa Monica
La nous contions restez dans Santa Monica, quel sont les principals chause à voir et à faire ?
Jour 3 : Studio Universal Studio
Journée à Studio Universal, pour s'y rendre sa serait mieux le bus ou le taxi ?
Jour 4 : Beverly Hills Jour 5 : Los Angeles
La aucune idée que faire ? parc ? musée ? Quel est le mieux ?
Jour 6 : Hoolywhood Jour 7 : Parcours Vélo
Alors pour ce dimanche nous pensions à louer deux vélos à santa monica. Est-ce chére ? faut t-il une caution ? Est ont pensez aller jusqu'à Long Beach est-ce possible par voie cyclable ?
Jour 8 : Los Angeles
Encore Los Angeles ... Est ce néscessaire d'y retourner ?
Jour 9-10 : Las Vegas
La nous avion prévu de partir de Santa Monica le matin pour se rendre à Las Vegas Mais Comment ? Bus ? Union Station ? -- Y'à t-il des départs toute la journée ?
Arrivée à Las Vegas nuit au Bellagio Visite de chaque hôtel, promenade ...
Retour à Santa Monica le soir.
Jour 11 : Studio
Visite des studios à Santa Monica Faut t-il prendre une journée entiére ou le caser dans une journée à santa monica ?
Jour 12 : Libre
Rien de prévu ... Avez vous des choses à nous proposez ?
Jour 13 : Zoo Los Angeles
Faut t-il réserver une journée entiere pour le zoo ?
Jour 14 : Santa Monica
Nous pensions ce faire un cinéma, puis ce balader mais ou ?
Jour 15 : Départ
Le probléme nous allons être toute la journée avec nos valises, que faire donc de cette journée ?
Pensez vous ce programme bien ? Aurez t--il des choses plus intéressentes ? Quel budget pensez vous par personne ?
- -- Quelque Question --
Faut t-il donner des pourboires à tout le monde ? La vie est-elle chére ?
Avez vous des suggestions à me faire, des choses que j'aurais oublier ? Las Vegas chaque hôtel à son théme ... Il faut 21 ans pour le casino ok Mais pour simplement rentrer dans l'hôtel ayant 18 ans c'est bon non ?
Je vous remercie de ù'avoir lu et j'espere avoir plein de reponse de votre part Merci Xavier,
Je m'appelle Xavier cet été du Lundi 23 Janvier 2010 au Lundi 6 septembre 2010 je part avec ma mére à Los Angeles. Nous allons loger pendant 14 jours dans l'auberge de jeunesse de Santa Monica, qu'en pensez vous ? Quelqu'un y'a t-il déjà résider ? Nous avons prévu un petit programme, nous ne louerons pas de voiture car pas de permis donc déjà quel moyen de transport nous suggérrez vous ? Taxi ? ( chére - pas chere ? ) Bus ? Metro ? A pied ? Y'a t-il toujours des taxi devant l'aéroport ? Savez vous combien cela couterez pour aller jusqu'a Santa Monica ? Quel budget selon notre programme vous nous conseillez d'avoir ? Sachant qu'il faut manger, activiter, souvenirs ... pendant 14 jours.
Jour 1 : Paris - Los Angeles - Santa Monica
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Jour 2 : Santa Monica
La nous contions restez dans Santa Monica, quel sont les principals chause à voir et à faire ?
Jour 3 : Studio Universal Studio
Journée à Studio Universal, pour s'y rendre sa serait mieux le bus ou le taxi ?
Jour 4 : Beverly Hills Jour 5 : Los Angeles
La aucune idée que faire ? parc ? musée ? Quel est le mieux ?
Jour 6 : Hoolywhood Jour 7 : Parcours Vélo
Alors pour ce dimanche nous pensions à louer deux vélos à santa monica. Est-ce chére ? faut t-il une caution ? Est ont pensez aller jusqu'à Long Beach est-ce possible par voie cyclable ?
Jour 8 : Los Angeles
Encore Los Angeles ... Est ce néscessaire d'y retourner ?
Jour 9-10 : Las Vegas
La nous avion prévu de partir de Santa Monica le matin pour se rendre à Las Vegas Mais Comment ? Bus ? Union Station ? -- Y'à t-il des départs toute la journée ?
Arrivée à Las Vegas nuit au Bellagio Visite de chaque hôtel, promenade ...
Retour à Santa Monica le soir.
Jour 11 : Studio
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Jour 12 : Libre
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Faut t-il réserver une journée entiere pour le zoo ?
Jour 14 : Santa Monica
Nous pensions ce faire un cinéma, puis ce balader mais ou ?
Jour 15 : Départ
Le probléme nous allons être toute la journée avec nos valises, que faire donc de cette journée ?
Pensez vous ce programme bien ? Aurez t--il des choses plus intéressentes ? Quel budget pensez vous par personne ?
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Faut t-il donner des pourboires à tout le monde ? La vie est-elle chére ?
Avez vous des suggestions à me faire, des choses que j'aurais oublier ? Las Vegas chaque hôtel à son théme ... Il faut 21 ans pour le casino ok Mais pour simplement rentrer dans l'hôtel ayant 18 ans c'est bon non ?
Je vous remercie de ù'avoir lu et j'espere avoir plein de reponse de votre part Merci Xavier,
Détour pour voir Lee's Ferry avant Page? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
j'hesite sur un point entre Grand Canyon et Page. Est ce que le détour par Lee's Ferry vaut la peine? En effet je compte m'arreter a Horseshoe Bend mais je me demande si je ne devrais pas faire un petit tour a Lee's Ferry avant?
Qu'en pensez vous?
Merci
j'hesite sur un point entre Grand Canyon et Page. Est ce que le détour par Lee's Ferry vaut la peine? En effet je compte m'arreter a Horseshoe Bend mais je me demande si je ne devrais pas faire un petit tour a Lee's Ferry avant?
Qu'en pensez vous?
Merci
Que faire face à un chien agressif qui en veut à vos mollets? English translation pending
L'aboiement soudain d'un gros chien qui vous attend caché au coin d'une propriété met quelquefois mon muscle cardiaque à rude épreuve et me paralyse quelques secondes. Une belle bordée d'injures suffit souvent à me soulager et je reprends la route en bougonnant. Mais que faire quand le portail de la propriété est ouvert et que le molosse qui vous a bien vite rattrapé s'en prend à vos jolis mollets ?
Merci de me faire connaître vos "trucs" efficaces (mais admissibles par la SPA !)