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... et le cap du million de membres est atteint !
🙂
Petit tour en Namibie et Botswana Etape 1 English translation pending
Hello
Ayant beaucoup utilisé les post de ce forum pour préparer mon séjour, voici en retour les principales informations sur mon séjour Merci tout d'abord à Jean Fi J2P qui par son recit et ses photos m’a donne le declic d'y aller et surtout la patience de Pierre et d'Eric Bolo qui m'ont bien aidé dans les choix de la preparation de ce voyage (Trop facile avec un 3Litres Auto et des pneus mixtes). Sans oublier Max 68 qui, je ne sais pas pourquoi, m'a accompagné dans ce voyage car j’étais parti avec une impression papier de son recit et bien sur tous ceux qui ont publié les récits que j'ai lu et relu à maintes fois.
Ce voyage a été exactement ce que j’imaginais jour après jour alors que nous n’avions réservé des emplacements à l’avance que dans les parcs nationaux.
Voici l’épisode 1
Jeudi 20 Septembre Nous arrivons à l’Aéroport de Windhoeck vers 15h30 en provenance de Johannesburg et comme nous nous y attendions un des bagages est manquant à l’arrivée. Asco, le loueur du 4X4 nous attend bien sur à l’aeroport et nous transfert dans ses locaux en Minibus pour prendre possession de notre « bête ». Apres un chek up complet du TOYOTA HILUX SAFARI 3.0 liter Turbo boite auto nous nous rendons à la Pension Bougainvilla, à defaut du Londiningi complet pour cette nuit la, en utilisant à chaque carrefour nos essuies glaces tout en restant concentré sur la conduite à gauche.
Vendredi 21 Septembre Reveil Matinal ou nous en profitons pour bien tout ranger dans le 4X4 pour nous faciliter la vie. Attendons que le SPAR ouvre pour aller faire l’avitaillement et passons chez MTC pour disposer d’une ligne GSM.
Nous prenons la route vers notre prochaine destination. Au bout d’une bonne demi-heure nos amis se rendent compte qu’il manque un tout petit sac avec leurs VISA et Passeports. Demi Tour à fond la caisse vers WINDHOECK Je vous laisse tranquille avec cet épisode ou la Police retrouve le sac avec heureusement le Passeport à l’intérieur. Un moindre mal.
Nous quittons enfin Windhoeck vers 15h à donf vers SESRIEM en espérant sans trop y croire y arriver avant le coucher du soleil. Heureusement le parc ferme un peu plus tard et nous pouvons accéder au campsite.
Nous en profitons pour baptiser notre 4X4 du surnom de « Gazelle » vu la façon dont elle nous a transporté jusqu’ici. Tant que nous y sommes nous baptisons notre GPS avec la carte T4A, Felix et nos tentes, Tic et Tac.
L’aventure commence enfin avec notre première expérience de camping sur le toit d’un 4X4 et d’un diner à la belle étoile en tenue d’hiver.
Samedi 22 Septembre
Malgré un reveil tres matinal nous arrivons tout juste à quitter le camp avant l’ouverture du parc et la horde de voitures qui y deboule. Nous constatons que nous avons encore à progresser sur la technique du rangement des tentes et du materiel de camping.
Nous grimpons la dune 45 alors que tout le monde en descend puis nous nous dirigeons vers Sossusvlei et Dedvlei ou nous apercevons en route notre premier oryx. Cela commence par ma premiere experience du sable en 4X4. Sympa, bon apprentissage. Nous arrivons à dedvlei exactement au moment que j’espérai pour faire mes photos. Au moment de repartir, impossible de faire démarrer notre compresseur. En demontant la prise je remarque dans la prise qui va dans l’allume cigare que la soudure sèche a lâché. Notre voisin etant pressé, refuse de nous preter le sein, et nous décidons de rouler à faible allure sur les 60 km qui nous separent de l’entree du camp ou nous trouvons une station service avec un compresseur.
Nous déjeunons au Sossusvlei Lodge qui offre l’avantage de proposer un buffet pour le repas de midi puis prenons tranquillement la route du Gecko Camp. Nous en profitons pour nous arrêter à Solitaire et acheter les fameux Strudel et faire des photos des carcasses des voitures. Soirée paisible au Gecko Camp ou nous récupérons la valise perdue. J’imaginai plutôt trouver de la place à l’endroit prénommé « Eagle » alors que nous étions au « Hill Top ». J’etais déçu, néanmoins la vue est tout aussi magnifique mais avec beaucoup plus de vent. Moi qui revait de m’assoir sur le « trone » tout en regardant le paysage et prendre ma premiere douche à l’air libre…. Sans voisin. Autrement quelle vue extraordinaire.
Dimanche 23 Sept Réveil toujours aussi matinal, et nous commençons à nous aguerrir dans la technique du pliage des 2 tentes.
Nous partons vers l’Est pour aller voir le point de vue en haut de la passe Spreetshoogte, arrivé au sommet nous faisons demi tour pour rejoindre Walvis Bay. La route est monotone, vers midi je recherche un coin sympa pour nous reposer et casser la croute.
En traversant un pont du cote je remarque le long de la rive de la rivière Kuiseb des traces de voitures et décide de m’y rendre pour trouver un coin tranquille avec de l’ombre en dessous d’un arbre. Le 4X4 sert afin à quelque chose.
Plus loin arrêt au niveau du tropic de capricorne pour des photos souvenir et nous arrivons à l’entrée de Walvis Bay ou il y a beaucoup de vent et ou se trouvent les grandes dunes de sable. Je cherche un coin pour pouvoir faire du duneboard sans grand succes et tombe sur des parapentistes (je jurerai que c’était plutôt des voiles de kitesurf ) qui s’amusent comme des fous à jouer avec la dépression du vent pour « surfer dans les airs » en haut des dunes. Damned, que cela me tente.
Je contacte Jeanne pour lui confirmer que nous sommes dans le coin et souhaitons aller faire du kayak le lendemain. Tant pis pour le Sandboard.
Lundi 24 Sept
Reveil toujours aussi matinal et Jeanne en 4X4 avec en remorque les kayaks vient nous chercher à l’hotel.
Nous longeons des salinières qui changent de couleur au gres de la recolte et sur le chemin croisons des flamands roses, des chacals avant d’arriver à proximité du phare pour démarrer notre balade aquatique.
Jeanne nous donne des vêtements imperméables et nous grimpons dans les kayaks excités comme tout. Apres quelques coups de pagaie je prends mon Gopro H2 qui est dans son caisson étanche pour faires des tests de photos sous l’eau. Il refuse de se mettre remettre en route…… grrr colere froide, comment vais je faire pour filmer les otaries autant sous l’eau que sur l’eau) Heureusement que Patricia est avec moi dans le kayak, et que j’ai pris par précaution mon CANON dans un sac semi étanche. Nous nous promenons le long de la bande de sable sans dépasser la pointe de Pelican Point pendant une bonne heure à regarder les otaries jouer entre elles et venir se faire caresser avec les rames des kayaks. Amusant. Pas du tout sportif mais amusant comme activité.
De retour vers Midi sur Walvis nous croisons les 4X4 qui bifurquent vers Sandwich Harbour.
Nous quittons la région pour commencer maintenant les choses sérieuses en direction du DAMARALAND et du KAOKOLAND en prenant la route de Spitzkoppe.
A suivre ..... 🙂
Ayant beaucoup utilisé les post de ce forum pour préparer mon séjour, voici en retour les principales informations sur mon séjour Merci tout d'abord à Jean Fi J2P qui par son recit et ses photos m’a donne le declic d'y aller et surtout la patience de Pierre et d'Eric Bolo qui m'ont bien aidé dans les choix de la preparation de ce voyage (Trop facile avec un 3Litres Auto et des pneus mixtes). Sans oublier Max 68 qui, je ne sais pas pourquoi, m'a accompagné dans ce voyage car j’étais parti avec une impression papier de son recit et bien sur tous ceux qui ont publié les récits que j'ai lu et relu à maintes fois.
Ce voyage a été exactement ce que j’imaginais jour après jour alors que nous n’avions réservé des emplacements à l’avance que dans les parcs nationaux.
Voici l’épisode 1
Jeudi 20 Septembre Nous arrivons à l’Aéroport de Windhoeck vers 15h30 en provenance de Johannesburg et comme nous nous y attendions un des bagages est manquant à l’arrivée. Asco, le loueur du 4X4 nous attend bien sur à l’aeroport et nous transfert dans ses locaux en Minibus pour prendre possession de notre « bête ». Apres un chek up complet du TOYOTA HILUX SAFARI 3.0 liter Turbo boite auto nous nous rendons à la Pension Bougainvilla, à defaut du Londiningi complet pour cette nuit la, en utilisant à chaque carrefour nos essuies glaces tout en restant concentré sur la conduite à gauche.
Vendredi 21 Septembre Reveil Matinal ou nous en profitons pour bien tout ranger dans le 4X4 pour nous faciliter la vie. Attendons que le SPAR ouvre pour aller faire l’avitaillement et passons chez MTC pour disposer d’une ligne GSM.
Nous prenons la route vers notre prochaine destination. Au bout d’une bonne demi-heure nos amis se rendent compte qu’il manque un tout petit sac avec leurs VISA et Passeports. Demi Tour à fond la caisse vers WINDHOECK Je vous laisse tranquille avec cet épisode ou la Police retrouve le sac avec heureusement le Passeport à l’intérieur. Un moindre mal.
Nous quittons enfin Windhoeck vers 15h à donf vers SESRIEM en espérant sans trop y croire y arriver avant le coucher du soleil. Heureusement le parc ferme un peu plus tard et nous pouvons accéder au campsite.
Nous en profitons pour baptiser notre 4X4 du surnom de « Gazelle » vu la façon dont elle nous a transporté jusqu’ici. Tant que nous y sommes nous baptisons notre GPS avec la carte T4A, Felix et nos tentes, Tic et Tac.
L’aventure commence enfin avec notre première expérience de camping sur le toit d’un 4X4 et d’un diner à la belle étoile en tenue d’hiver.
Samedi 22 Septembre
Malgré un reveil tres matinal nous arrivons tout juste à quitter le camp avant l’ouverture du parc et la horde de voitures qui y deboule. Nous constatons que nous avons encore à progresser sur la technique du rangement des tentes et du materiel de camping.
Nous grimpons la dune 45 alors que tout le monde en descend puis nous nous dirigeons vers Sossusvlei et Dedvlei ou nous apercevons en route notre premier oryx. Cela commence par ma premiere experience du sable en 4X4. Sympa, bon apprentissage. Nous arrivons à dedvlei exactement au moment que j’espérai pour faire mes photos. Au moment de repartir, impossible de faire démarrer notre compresseur. En demontant la prise je remarque dans la prise qui va dans l’allume cigare que la soudure sèche a lâché. Notre voisin etant pressé, refuse de nous preter le sein, et nous décidons de rouler à faible allure sur les 60 km qui nous separent de l’entree du camp ou nous trouvons une station service avec un compresseur.
Nous déjeunons au Sossusvlei Lodge qui offre l’avantage de proposer un buffet pour le repas de midi puis prenons tranquillement la route du Gecko Camp. Nous en profitons pour nous arrêter à Solitaire et acheter les fameux Strudel et faire des photos des carcasses des voitures. Soirée paisible au Gecko Camp ou nous récupérons la valise perdue. J’imaginai plutôt trouver de la place à l’endroit prénommé « Eagle » alors que nous étions au « Hill Top ». J’etais déçu, néanmoins la vue est tout aussi magnifique mais avec beaucoup plus de vent. Moi qui revait de m’assoir sur le « trone » tout en regardant le paysage et prendre ma premiere douche à l’air libre…. Sans voisin. Autrement quelle vue extraordinaire.
Dimanche 23 Sept Réveil toujours aussi matinal, et nous commençons à nous aguerrir dans la technique du pliage des 2 tentes.
Nous partons vers l’Est pour aller voir le point de vue en haut de la passe Spreetshoogte, arrivé au sommet nous faisons demi tour pour rejoindre Walvis Bay. La route est monotone, vers midi je recherche un coin sympa pour nous reposer et casser la croute.
En traversant un pont du cote je remarque le long de la rive de la rivière Kuiseb des traces de voitures et décide de m’y rendre pour trouver un coin tranquille avec de l’ombre en dessous d’un arbre. Le 4X4 sert afin à quelque chose.
Plus loin arrêt au niveau du tropic de capricorne pour des photos souvenir et nous arrivons à l’entrée de Walvis Bay ou il y a beaucoup de vent et ou se trouvent les grandes dunes de sable. Je cherche un coin pour pouvoir faire du duneboard sans grand succes et tombe sur des parapentistes (je jurerai que c’était plutôt des voiles de kitesurf ) qui s’amusent comme des fous à jouer avec la dépression du vent pour « surfer dans les airs » en haut des dunes. Damned, que cela me tente.
Je contacte Jeanne pour lui confirmer que nous sommes dans le coin et souhaitons aller faire du kayak le lendemain. Tant pis pour le Sandboard.
Lundi 24 Sept
Reveil toujours aussi matinal et Jeanne en 4X4 avec en remorque les kayaks vient nous chercher à l’hotel.
Nous longeons des salinières qui changent de couleur au gres de la recolte et sur le chemin croisons des flamands roses, des chacals avant d’arriver à proximité du phare pour démarrer notre balade aquatique.
Jeanne nous donne des vêtements imperméables et nous grimpons dans les kayaks excités comme tout. Apres quelques coups de pagaie je prends mon Gopro H2 qui est dans son caisson étanche pour faires des tests de photos sous l’eau. Il refuse de se mettre remettre en route…… grrr colere froide, comment vais je faire pour filmer les otaries autant sous l’eau que sur l’eau) Heureusement que Patricia est avec moi dans le kayak, et que j’ai pris par précaution mon CANON dans un sac semi étanche. Nous nous promenons le long de la bande de sable sans dépasser la pointe de Pelican Point pendant une bonne heure à regarder les otaries jouer entre elles et venir se faire caresser avec les rames des kayaks. Amusant. Pas du tout sportif mais amusant comme activité.
De retour vers Midi sur Walvis nous croisons les 4X4 qui bifurquent vers Sandwich Harbour.
Nous quittons la région pour commencer maintenant les choses sérieuses en direction du DAMARALAND et du KAOKOLAND en prenant la route de Spitzkoppe.
A suivre ..... 🙂
La France qui souffre... English translation pending
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre...
Une pâtisserie à la vitrine alléchante...
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...
- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...
Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...
Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Namibie en camping-car avec 4 enfants. Un rêve devenu réalité. English translation pending
Voici le récit de nos trois semaines en Namibie, voyage qui s'est déroulé du 24 septembre au 14 octobre 2012. Nous sommes partis avec nos quatre enfants de 4, 7, 9 et 12 ans. Nous avons loué un camping-car pour six chez B*b*-camper, loueur installé à Windhoek. Je préciserai autant que possible le prix que nous avons payé pour chaque nuit, sachant que souvent notre plus jeune ne payait pas et que deux de nos enfants payaient moitié prix. Eau et électricité entre parenthèse voudront dire robinet à l'emplacement et prise de courant (souvent locale) pour se brancher.
Notre trajet:

Voyageant avec des jeunes enfants et pour la première fois en Afrique, j'avais fait le choix de réserver un maximum de nuits d'avance. Les réservations ont été faites en direct auprès de la majorité des campings, via Cardboard Box Travel Shop pour les campings du NWR. Je ne regrette pas ce choix car il nous avait permis de préparer un itinéraire assez précis à l'avance, ce qui était rassurant pour nous. Par contre pas de paiement des réservations par internet quand pas de site sécurisé, donc pas de paiement du tout dans ces cas là. Malgré tout, certaines modifications ont eu lieu qui n'ont pas posé de problème. En effet, même dans les campings les plus remplis, il y avait des places libre, même si nos semaines 2 et 3 coïncidaient avec les vacances scolaires d'Afrique du Sud. Le problème principal qui s'est présenté à nous a été dû à notre loueur. En effet, nous avons découvert (mauvaise lecture du site ou du contrat? à vérifier...) le jour de la prise du camping-car que nous n'avions pas le droit de rouler sur des routes D. Bien sûr, notre itinéraire en comportait un certain nombre. Nous avons pris la décision de nous adapter aux circonstances (état des routes), d'assumer en cas de problème et de voir venir...
Budget (hors avion 3900 euro depuis la Réunion):
- Camping Car 6 couchages (le plus gros) pour 3 semaines, 21 j, km illimités , avec options assurance maxi CDW 6090 NS (609 euros), retour dimanche 350 NS, transfert airport vers loueur 155 NS/personne gratuit en dessous de 12 ans, location une paire de jumelle 135 NS, total = 39 445 NS. L'assurance CDW couvre les crevaisons qui nous serons remboursés. Pas d'état des lieu de carrosserie donc pas de soucis au retour pour les griffures par branches diverses.
(Note sur le loueur : pas de compresseur fourni nous avions apporté le nôtre, fort utile pour les gonflages lorsqu'on quitte une gravel pour revenir sur bitume.)
- Campings: 8525 $N - Alimentation: 8558 $N - Divers: 4783 $N - Essence: 6843 $N
Total: 68154 $N sans l'avion
Le change était à peu près de 1 euro pour 10 rands ou 10 dollars namibiens, allant en notre faveur au fur et à mesure du voyage, je laisse les prix en monnaie locale. Les indispensables emportés: des écrans dvd et un stock de films pour les enfants, la route est parfois longue, un doubleur de port allume cigare, un transfo pour convertir l'allume cigare en 220V, un adapteur prise namibienne, des draps pour les enfants (parce que le loueur considère qu'un duvet, c'est le couchage enfant et moi, glisser mes enfants dans un duvet inconnu, bof bof!) Les pas si nécessaires que ça: des duvets supplémentaires, ceux du loueur suffisaient largement, en cette saison, on a eu froid à Swakopmund et à Aus, c'est tout; le stick à lèvres (en vente absolument partout), les vêtements chauds que j'avais pris en bcp trop grande quantité pour les enfants.
Première semaine:
Le 23 septembre: Partant de la Réunion, nous n'avions pas la possibilité d'aller directement à Windhoek. Arrivant à 23h, nous avons choisi de dormir à Johannesburg et de prendre l'avion le lendemain à 12h pour Windhoek. Nous avions réservé et payé par Internet, une voiture de l' Emerald Guesthouse est venue nous chercher à l'aéroport et nous avons passé la nuit dans une maisonnette pour six personnes, deux chambres et salon, petit dèj inclus pour 1450 rands.
Le 24 septembre: Nous sommes à 14h15 à Windhoek, il y fait bien plus chaud qu'en Afrique du Sud malgré l'altitude et je vois mon premier chacal le long des pistes. Le loueur est là et en 20 minutes, avec tous nos bagages, nous sommes arrivés. Nous prenons possession de notre maison pour trois semaines. Les explications sont longues, il fait chaud, même pas un petit verre d'eau offert, c'est pro mais pas plus quoi! Nous partons pour la capitale, le GPS avec sa carte tracks 4 Africa est branché et nous trouve un supermarché où je fais le premier plein. Je trouve de tout, même du beurre breton. Les prix sont bien moins élevés qu'à la Réunion mais me semblent terribles pour le pays! Il faut être super vigilant pour la conduite à gauche, surtout aux carrefours. Ensuite, la nuit tombe déjà et nous allons dormir à Arrebush, le camping en ville pour 450$N (eau et électricité)
Le 25 septembre: Nous devons faire un saut à l'ambassade pour avoir une traduction du permis de Raphaël qui n'a pas pu avoir de permis international. Une fois cette formalité expédiée, nous prenons enfin la route pour Etosha!!!! La route est un peu monotone, le paysage pas très intéressant, hormis quelques termitières, des magnifiques Jacarandas à Otjiwarango

et des babouins qui traversent la route.

Nous passons la gate d'Okaukuejo et notre première girafe nous attend...

Je suis super émue!

Puis nos premiers zèbres

et nos premiers springboks.

Difficile d'imaginer à ce moment là qu'on va s'en lasser et trois jours plus tard dire "Non, rien, c'est encore des zèbres!" :-)... Nous arrivons au camping, payons la taxe du parc pour les quatre nuits 680 $N puis allons prendre possession de notre emplacement poussiéreux (500 $N la nuit, eau et électricité). Les sanitaires sont propres et nombreux et on apprécie la piscine qui est un peu fraîche mais il fait tellement chaud et sec! Puis nous allons découvrir à deux pas l'attraction du camp, le trou d'eau! Il y a un chacal qui traîne mais peu de temps après, c'est rhino,

girafes,

éléphants sur fond de coucher de soleil.

Pour une première journée, c'est extraordinaire, ils sont là à quelques dizaines de mètres de nous, les enfants sont scotchés, on reste un long moment.

Il y a une hiérarchie pour l'accès à l'eau, les girafes n’accéderont que quand l'éléphant sera parti.




Puis zèbres et springboks.

Nous sommes très surpris de voir traîner des chacals entre les tentes et surtout, de constater que nos enfants phobiques des chiens sont très intéressés et pas effrayés!
Notre trajet:

Voyageant avec des jeunes enfants et pour la première fois en Afrique, j'avais fait le choix de réserver un maximum de nuits d'avance. Les réservations ont été faites en direct auprès de la majorité des campings, via Cardboard Box Travel Shop pour les campings du NWR. Je ne regrette pas ce choix car il nous avait permis de préparer un itinéraire assez précis à l'avance, ce qui était rassurant pour nous. Par contre pas de paiement des réservations par internet quand pas de site sécurisé, donc pas de paiement du tout dans ces cas là. Malgré tout, certaines modifications ont eu lieu qui n'ont pas posé de problème. En effet, même dans les campings les plus remplis, il y avait des places libre, même si nos semaines 2 et 3 coïncidaient avec les vacances scolaires d'Afrique du Sud. Le problème principal qui s'est présenté à nous a été dû à notre loueur. En effet, nous avons découvert (mauvaise lecture du site ou du contrat? à vérifier...) le jour de la prise du camping-car que nous n'avions pas le droit de rouler sur des routes D. Bien sûr, notre itinéraire en comportait un certain nombre. Nous avons pris la décision de nous adapter aux circonstances (état des routes), d'assumer en cas de problème et de voir venir...
Budget (hors avion 3900 euro depuis la Réunion):
- Camping Car 6 couchages (le plus gros) pour 3 semaines, 21 j, km illimités , avec options assurance maxi CDW 6090 NS (609 euros), retour dimanche 350 NS, transfert airport vers loueur 155 NS/personne gratuit en dessous de 12 ans, location une paire de jumelle 135 NS, total = 39 445 NS. L'assurance CDW couvre les crevaisons qui nous serons remboursés. Pas d'état des lieu de carrosserie donc pas de soucis au retour pour les griffures par branches diverses.
(Note sur le loueur : pas de compresseur fourni nous avions apporté le nôtre, fort utile pour les gonflages lorsqu'on quitte une gravel pour revenir sur bitume.)
- Campings: 8525 $N - Alimentation: 8558 $N - Divers: 4783 $N - Essence: 6843 $N
Total: 68154 $N sans l'avion
Le change était à peu près de 1 euro pour 10 rands ou 10 dollars namibiens, allant en notre faveur au fur et à mesure du voyage, je laisse les prix en monnaie locale. Les indispensables emportés: des écrans dvd et un stock de films pour les enfants, la route est parfois longue, un doubleur de port allume cigare, un transfo pour convertir l'allume cigare en 220V, un adapteur prise namibienne, des draps pour les enfants (parce que le loueur considère qu'un duvet, c'est le couchage enfant et moi, glisser mes enfants dans un duvet inconnu, bof bof!) Les pas si nécessaires que ça: des duvets supplémentaires, ceux du loueur suffisaient largement, en cette saison, on a eu froid à Swakopmund et à Aus, c'est tout; le stick à lèvres (en vente absolument partout), les vêtements chauds que j'avais pris en bcp trop grande quantité pour les enfants.
Première semaine:
Le 23 septembre: Partant de la Réunion, nous n'avions pas la possibilité d'aller directement à Windhoek. Arrivant à 23h, nous avons choisi de dormir à Johannesburg et de prendre l'avion le lendemain à 12h pour Windhoek. Nous avions réservé et payé par Internet, une voiture de l' Emerald Guesthouse est venue nous chercher à l'aéroport et nous avons passé la nuit dans une maisonnette pour six personnes, deux chambres et salon, petit dèj inclus pour 1450 rands.
Le 24 septembre: Nous sommes à 14h15 à Windhoek, il y fait bien plus chaud qu'en Afrique du Sud malgré l'altitude et je vois mon premier chacal le long des pistes. Le loueur est là et en 20 minutes, avec tous nos bagages, nous sommes arrivés. Nous prenons possession de notre maison pour trois semaines. Les explications sont longues, il fait chaud, même pas un petit verre d'eau offert, c'est pro mais pas plus quoi! Nous partons pour la capitale, le GPS avec sa carte tracks 4 Africa est branché et nous trouve un supermarché où je fais le premier plein. Je trouve de tout, même du beurre breton. Les prix sont bien moins élevés qu'à la Réunion mais me semblent terribles pour le pays! Il faut être super vigilant pour la conduite à gauche, surtout aux carrefours. Ensuite, la nuit tombe déjà et nous allons dormir à Arrebush, le camping en ville pour 450$N (eau et électricité)
Le 25 septembre: Nous devons faire un saut à l'ambassade pour avoir une traduction du permis de Raphaël qui n'a pas pu avoir de permis international. Une fois cette formalité expédiée, nous prenons enfin la route pour Etosha!!!! La route est un peu monotone, le paysage pas très intéressant, hormis quelques termitières, des magnifiques Jacarandas à Otjiwarango

et des babouins qui traversent la route.

Nous passons la gate d'Okaukuejo et notre première girafe nous attend...

Je suis super émue!

Puis nos premiers zèbres

et nos premiers springboks.

Difficile d'imaginer à ce moment là qu'on va s'en lasser et trois jours plus tard dire "Non, rien, c'est encore des zèbres!" :-)... Nous arrivons au camping, payons la taxe du parc pour les quatre nuits 680 $N puis allons prendre possession de notre emplacement poussiéreux (500 $N la nuit, eau et électricité). Les sanitaires sont propres et nombreux et on apprécie la piscine qui est un peu fraîche mais il fait tellement chaud et sec! Puis nous allons découvrir à deux pas l'attraction du camp, le trou d'eau! Il y a un chacal qui traîne mais peu de temps après, c'est rhino,

girafes,

éléphants sur fond de coucher de soleil.

Pour une première journée, c'est extraordinaire, ils sont là à quelques dizaines de mètres de nous, les enfants sont scotchés, on reste un long moment.

Il y a une hiérarchie pour l'accès à l'eau, les girafes n’accéderont que quand l'éléphant sera parti.




Puis zèbres et springboks.

Nous sommes très surpris de voir traîner des chacals entre les tentes et surtout, de constater que nos enfants phobiques des chiens sont très intéressés et pas effrayés!
Retour d'un mois en Pays de Loire et Châteaux de la Loire English translation pending
Préambule :
Pas facile d'organiser tout ceci.
Nous devions depuis longtemps aller dans la maison d'une amie 30 km au nord d'Angers, mais il y avait toujours des problèmes de dates qui ne jouaient pas, etc.
Ensuite, nous voulions retourner visiter les châteaux de la Loire, tout en étant conscients que la maison en question était assez éloignée de Tours et de Blois.
Donc, il fallait rester environ 15 jours dans la maison, puis se déplacer sur Tours et Blois par la suite.
Accessoirement, avec ma voiture de 10 ans, c'était moins risqué d'aller en France que de retourner en Sicile, ce que nous voulions également faire. De plus, il nous a paru préférable d'y aller en avril prochain pour des questions de climat et de présence de fleurs, etc. Sachant que je prendrai la nouvelle voiture commandée début novembre...
Donc, pas mal d'improvisation au jour le jour, selon la météo parfois...
Jeudi 27 septembre 2012 – 1er jour
Départ à 7 h 15, 173'790 km au compteur.
Routes nationales et départementales pour Bellegarde, Nantua.
2 cafés, 1 croissant à Nantua = 3 euros
Routes nationales et départementales pour Bourg-en-Bresse, Macon et Paray-le-Monial.
Arrivée vers 11 h 30 à Paray-le-Monial, on jette un oeil dans le cloître et la basilique que l'on connaît déjà.
Repas à la brasserie Quartz en ville, 1 tomates farcies riz, 1 émincé de dinde riz, 1 coca light, 1 quart de vin, 2 cafés = 27 euros.
Vers 13 h 20, départ pour Moulins et Bourges. Quelques averses entre Paray-le-Monial et Moulins, sinon beau toute la journée.
En route, 2 cafés à Sancoins = 2.40 euros
Arrivée vers 16 h 15 à l'hôtel réservé à Bourges, Mister Bed, 35.80 euros pour les deux.
On repart en ville, parcomètre 2 euros, petit tour pour revoir l'extérieur du palais de Jacques Coeur et l'intérieur de la cathédrale (vitraux surtout)
Vers 18 h 30, repas au Courtepaille (nous avions un bon pour une grillade gratuite), 2 onglets, 1 eau minérale, 1 coca light, 1 café, 1 café gourmand = 37.40 euros. (1 seule grillade du type choisi = 19.70 euros)
20 h, retour à l'hôtel
Vendredi 28 septembre 2012 – 2e jour
départ vers 7 h, il fait encore nuit...
2 cafés et 1 croissant à Vierzon = 3.10 euros
Essence E10 à 1.478 euros le litre, 36 euros
puis, Tours, La Flèche, Châteauneuf-sur-Sarthe où l'on arrive vers 11 h 30
Petit tour en voiture pour repérer le Super U et la route pour Brissarthe
Arrêt devant l'office du tourisme.
Repas à l'hôtel de l'Ondine 2 étoiles sur la terrasse fermée au dessus de la Sarthe, 2 menus entrée, plat principal et café à 12.50 euros = 1 salade exotique, 1terrine, 1 rôti de porc au miel, 1 maquereau, 1 coca, 1/4 vin rouge, 2 cafés. Total 32.40 euros
Tout près, il y a aussi une Auberge de la Sarthe (bâtiment plus ancien et plus petit que l'Ondine)
Ensuite, courses au Super U, 20.60 euros.
Puis, on va à Brissarthe, on trouve facilement la maison. A 15 h 30, nous sommes installés et avons tout sorti des valises...
Grand beau toute la journée.
Petit tour à pied à Brissarthe, église, etc.
Puis, retour à Châteauneuf-sur-Sarthe, parking devant l'hôtel de ville, place du marché (marché le vendredi matin).
2 cafés sur la terrasse du café Le Longchamp sur la place, WIFI, on regarde un moment internet.
Puis, tour de la ville à pied, on regarde les manoeuvres de 2 péniches dans l'écluse no 19. La Sarthe est navigable sur 135 km selon ce qui est écrit sur place, puis visite de l'église (essentiellement 3 fresques du XIIIe siècle).
Mercredi et jeudi, vente de vêtements dans la salle communale de la Cigale, nous allons voir où se trouve cette salle.
A 19 h, retour à la maison et repas.
Samedi 29 septembre 2012 – 3e jour
Départ vers 8 h 30
2 cafés à Châteauneuf-sur-Sarthe 2.20 euros
puis route jusqu'à Angers
A 9 h 50, parqués gratuitement au bout du pont de la Basse Chaîne au bas du château, sur l'autre rive.
A pied, nous revenons vers le château (que nous visiterons demain), prenons un plan à l'office du tourisme en face. + achat d'une carte routière locale de la région (4.57 euros)
A l'office du tourisme, WC gratuits au sous-sol, petits casiers à bagages, disons pour petits sacs à dos (2 euros).
Tour à pied proposé sur le plan de l'office du tourisme, maison de la Tour, extérieur galerie David d'Angers, tour Saint-Aubin, rue des Lices (vu un petit hôtel des Lices pas très cher dans la rue), rue Saint-Aubin, extérieur cathédrale Saint-Martin, retour à la rue des Lices où nous avions repéré une petite pizzeria (au feu de bois), la Piazzetta. 1 pizza Aurelia, 1 pizza napolitaine, 1 salade verte, 1 coca, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 25.50 euros. Les pizzas sont excellentes à mon goût car pâte très fine... on reviendra... (fermé le dimanche)...
Puis rue Voltaire, place du Ralliement, extérieur musée Pincé (peu visible actuellement, échafaudages), rue Laud, cathédrale Saint-Maurice (vitraux, tapisseries, boiseries), descente grand escalier à l'arrière, passage pont Vauban, passage devant l'ENSAM, immense parking gratuit (même pour camping- cars) place de La Rochefoucauld près de la Maine, Musée J. Lurçat, ancien hôpital, tour des Anglais, place du Tertre Saint Laurent, grenier Saint-Jean, place de la Paix, rue de l'Hommeau, hôtel des Pénitentes, place de la Laiterie, abbaye du Ronceray, retour à la voiture.
Départ vers 16 h 30, route de Paris, arrêt centre commercial Carrefour, essence E10, 1.503 euro le litre, 32 euros. A côté de la station service, il y a une cafétéria Flunch...
Retour par Briollay, Tiercé, route D52, 17 h 30, arrivée à Brissarthe.
Repas à la maison.
Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe.
2 cafés au bar Le Longchamp, 2.20 euros. Internet.
Retour au bercail.
Dimanche 30 septembre 2012 – 4e jour
Départ vers 8 h après avoir gratté le parebrise givré de la voiture...
Le café à Châteauneuf-sur-Sarthe semble déjà ouvert (alors qu'il était affiché ouverture à 9 h le dimanche), donc nous nous arrêtons.
1 croissant, 1 pain au chocolat à la boulangerie = 1.65 euros
3 cafés, 3.30 euros, lecture du journal
Départ vers 9 h.
Nous allons nous garer devant le château d'Angers (gratuit le dimanche) vers 9 h 35.
Petite promenade au soleil en attendant l'ouverture à 10 h. Fait pas très chaud le matin...
A 10 h, entrée, 8.50 euros par personne (sans l'audioguide).
Visite du parc, puis surtout de la tapisserie de l'Apocalypse (pour situer : 75 tapisseries sur une distance d'environ 6 x 23 mètres, dans une pièce à angle droit). Magnifiques scènes brodées... Il y a à l'entrée de la pièce des sièges pliants légers qu'on peut emporter et déposer à la sortie.
Nous regardons également le diaporama l'expliquant, le magasin attenant et quelques fouilles à côté.
Visite du logis, maquettes du château au rez-de-chaussée, on ne peut pas monter dans les 2 étages. Le haut du bâtiment a brûlé en 2009, restauration extérieure terminée, l'intérieur pas terminé (sais pas ce qu'il y aura à l'intérieur ensuite).
Visite de la chapelle, c'est-à-dire un coup d'oeil depuis la porte car installation d'une oeuvre d'art moderne en plein milieu (une horreur à mon goût !), j'aurais bien voulu pouvoir contourner « la chose » pour aller voir les fresques murales, mais bon, on ne peut pas entrer... tant que « la chose » n'est pas installée... no comment...
Puis, nous montons faire le tour sur le rempart, belles vues sur l'intérieur de la cour du château, sur la Maine et la ville.
Nous ressortons à midi, coupons à travers la vieille ville et allons à la place du Ralliement où 3 restaurants sont ouverts ce dimanche midi.
Nous choisissons le restaurant « les Caves du Ralliement » à l'intérieur, (dehors soleil 18 degrés) 1 assortiment de hors d'oeuvre, 1 moules marinières, 1 aiguillette de canard, 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 45.30 euros. Au dessus de ce restaurant, hôtel Saint-Joseph 2 étoiles (qui semble avoir également un restaurant propre).
Nous achetons ensuite 2 tickets de tram, appareils sur le trottoir, 1.40 euro pour 1 h. par personne (on peut payer cash ou avec carte, il existe des formules à 10 tickets plus avantageuses).
Nous prenons le tram vers 14 h 25 pour aller au terminus de l'autre côté du fleuve, environ 30 minutes, nous restons à l'intérieur et revenons jusqu'à l'arrêt « Les Gares », cela fait juste 1 heure, nous voyons la gare, la place de la gare, et revenons à pied jusqu'au château assez proche.
Départ vers 16 h.
Retour à Brissarthe vers 16 h 25.
Puis, nous retournons au café à Châteauneuf-sur-Sarthe pour voir internet un moment. 1 café, 1 coca light au soleil sur la terrasse = 3.30 euros.
Retour à Brissarthe vers 18 h 15.
Repas sommaire et repos...
Lundi 1er octobre 2012 – 5e jour
Départ vers 7 h 45
Arrêt au centre de Tiercé (marché le mercredi matin)
1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.90 euros
2 cafés = 2.20 euros
9 h Angers
Route le long de la Loire pour Saumur, de magnifiques vues sur la Loire en route, arrivée vers 10 h.
A l'entrée de la ville, centre commercial Leclerc avec cafétéria Crescendo.
Nous montons nous garer vers le château. WC gratuits sur le parking.
Nous allons voir de plus près autour du château, fermé le lundi, nous reviendrons... Très jolies vues.
Nous reprenons la voiture et redescendons en ville.
Parking gratuit le long de la Loire, quai Carnot, parking accessible également aux camping cars.
Office du tourisme à côté, plan de la ville.
Nous reculons sur le pont pour une vue d'ensemble, puis nous allons voir l'hôtel-de-ville, façade côté quai et façade arrière, nous passons à l'arrière dans la vieille ville, place Saint-Pierres vieilles maisons, cathédrale Saint-Pierre inaccessible malheureusement (travaux), puis nous allons à pied à l'église de Nantilly (chapiteaux, tapisseries, stalles). Tout près, une autre église désaffectée au milieu de la résidence « les jardins de Nantilly...
Nous retournons en centre ville pour trouver un restaurant, de nombreux commerces et brasseries fermés en ce lundi matin... Nous trouvons vers 12 h 30 la crêperie Coeur de Breizh. 2 menus à 12 euros. 1 entrecôte frites/salade et 1 saucisse frites/salade, 1 coupe de glace, 1 crêpe au sucre, 2 cafés, 1 verre de vin rouge + hors menu, un coca breton (Breizh coca) dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce jour et que j'ai trouvé infect (très très sucré), mais bon pas le choix apparemment, crêperie bretonne oblige... = 26.50 euros. Si je retombe dans une crêperie par ici, je prendrai un verre d'eau du robinet, ce sera mieux... !
Ensuite, nous retournons rue Balzac pour visiter le magasin Emmaüs, ouvert à 14 h (les lundi, mercredi et samedi). Assez grand, tout est bien exposé.
Nous retournons à la voiture et rentrons par l'autre rive de la Loire, par la D132 jusqu'à Pont-de-Cé. Nous nous arrêtons brièvement en route près de Gennes vers l'amphithéâtre romain, fermé, aucun horaire affiché, nous repasserons... également pour revoir les beaux villages remarqués au passage.
Nous arrivons à Brissarthe à 18 h. Il a fait beau jusqu'à maintenant, il se met à pleuvoir légèrement juste après notre arrivée...
Repas simple.
Mardi 2 octobre 2012 – 6e jour
Départ vers 7 h 15
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros. 2 cafés = 2.20 euros
Départ vers 8 h 10
Route par Contigné, Miré, Saint-Denis d'Anjou, Sablé sur Sarthe, Solesmes, arrivée vers 9 h, parking gratuit dans la rue centrale à 200 mètres avant l'abbaye.
1 restaurant avec menus du jour locaux (environ 13.50 euros) où l'on peut aussi acheter des rillettes, et face à l'abbaye, le Grand Hôtel 3 étoiles.
Nous entrons dans l'église paroissiale très étroite, devant l'abbaye.
Nous entrons ensuite visiter le magasin de l'abbaye + salle d'exposition sur l'abbaye, et l'église dans l'abbaye à nouveau assez étroite et très en longueur (seule partie visitable), belles sculptures à l'intérieur.
Nous ressortons faire un petit tour du village en attendant la messe chantée à 10 h. (chants grégoriens).
Il y a un parking + WC gratuits à 50 mètres dans une rue perpendiculaire, interdit aux camping cars. Un autre parking est prévu pour les camping cars dans une autre rue perpendiculaire. Tout ceci est bien fléché sur la rue centrale.
Nous revenons nous installer dans l'église de l'abbaye à 9 h 50. Très belle messe avec chants grégoriens, au moins une trentaine de moines, nous étions env. 20 personnes dans l'église, des personnes de la région apparemment, sauf nous....
Vers 11 h, départ pour Sablé sur Sarthe, parking gratuit vers la gare devant une fonderie.
Il y a un petit Hôtel de la Gare, avec restaurant « menus ouvriers » (dans les 10 euros).
Nous allons au centre ville et pénétrons dans le parc du château, celui-ci, occupé par la Bibliothèque nationale, n'est pas du tout accessible au public. Nous revenons par la Grand Rue.
Vers 12 h, repas au restaurant « La Petite Taverne », 1 menu du jour, macédoine de légumes, saumon pommes vapeur, moelleux au chocolat à 12 euros, 1 choucroute à 11.50 euros, 1 coca light, 1/4 vin blanc, 2 cafés = 33.10 euros. Excellent et la nouvelle patronne est fort sympathique. Heureusement que nous n'avons pas pris la choucroute royale avec jarret énooooooorme... déjà la choucroute simple n'a pas pu être terminée... !
Vers 13 h 30, nous repartons avec la voiture.
Petit arrêt à côté de l'église de Saint-Denis d'Anjou, église à l'architecture assez étonnante + peintures murales. Derrière l'église, à 100 mètres, une halle en bois du XVIe siècle, y compris, attenant, 2 cellules de prison...
Nous reprenons la voiture et allons au château du Plessis-Bourré où nous arrivons pile à 14 h 30 par hasard.
Château privé, à cette époque ouvert tous les après-midi de 14 h à 18 h, visites guidées à 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30. Entrée 9.50 euros par personne. Nous faisons la visite guidée de 14 h 30 (nous sommes 6 personnes en tout). Photos interdites à l'intérieur.
Joli château, entouré d'eau, avec de beaux meubles, de belles serrures, un étonnant plafond à caissons et un beau parc très simple.
On ne visite pas les appartements privés, occupés par 2 personnes différentes (2 appartements), mais seulement une partie réservée au public.
Nous repartons à 15 h 50 et rentrons par Cheffes (D74) et Juvardeil (D108) directement à Brissarthe où nous arrivons vers 16 h 20.
Repos un moment.
Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour 2 cafés, 2.20 euros et consultation d'internet.
1 pain, 88 ct
19 h 15, retour au bercail et repas simple.
Mercredi 3 octobre 2012 – 7e jour
Départ vers 7 h 45
2 cafés au bar Le Longchamp, 2.20 euros.
Boulangerie fermée le mercredi...
Vers 8 h 30, 1 croissant et 1 pain au chocolat au supermarché local Sitis près de la poste, 1.75 euro,
A 9 h, visite de la bourse au vêtements,
Départ vers 9 h 30 pour aller en direction d'Angers, puis de Nantes par la route départementale.
SuperU à Beaucouzé, essence super 95 à 1.549 euros = 36 euros. On s'égare dans Beaucouzé... on retrouve la route pour Saint-Jean-de-Lignières. Emmaüs se trouve à droite à l'entrée du village.
Nous poursuivons jusqu'au château de Serrant, bref arrêt pour consulter les horaires, ouvert ce mercredi dès 13 h 30.
Nous poursuivons jusqu'à Saint-Georges-sur-Loire (qui n'est d'ailleurs pas sur la Loire...). Arrêt gratuit en centre ville vers 11 h 10.
Petit tour pour voir l'église (l'intérieur n'en vaut pas la peine), l'hôtel de ville (WC gratuits à côté), il y a un petit hôtel 2 étoiles « Aux amis réunis » dont les chambres sur la rue pourraient s'avérer bruyantes... avec restaurant.
Vers 11 h 50, repas dans le restaurant de l'hôtel. Menus à 10.50 euros vin compris. Buffet entrées à volonté, saucisse de Toulouse avec petits pois carottes, 1 glace vanille, 1 salade de fruits, 1 coca light, 2 cafés = 26.50 euros. Très simple, rien de notoire.
Puis, nous retournons au château de Serrant. Château privé. Il est propriété du Prince de Mérode (belge) qui l'habite en permanence. Nous ne visiterons pas l'aile qu'il habite mais une partie réservée au public.
Entrée à 13 h 30, 9.50 euros par personne, visite guidée à 14 h 15, nous sommes 8. Photos interdites à l'intérieur. Ce château est très bien meublé, certains meubles sont vraiment exceptionnels. Bibliothèque très grande également. Une ancienne cuisine très intéressante.
Chapelle dans la cour, colombier (en restauration, invisible sous une bâche), joli parc et douves avec eau et carpes koï (invisibles !?) autour du château. Sous les arbres, des tapis de cyclamens sauvages roses, délicieux parc et plans d'eau. Malgré une grosse averse, nous avons fait le tour extérieur du château et de la chapelle avant la visite guidée.
Nous repartons à 15 h 40.
Arrêt chez Emmaüs à Saint-Jean-de-Lignières. Plus grand que celui de Saumur.
Nous repartons vers 16 h 45
Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe à 17 h 20, nous allons faire quelques courses au SuperU = 33.50 euros.
18 h 10, retour à la maison à Brissarthe.
Repas simple.
Jeudi 4 octobre 2012 – 8e jour
Départ vers 7 h 15
Il a plu toute la nuit et il pleuvra encore légèrement jusqu'à 9 h 30, ensuite, soleil et nuages en alternance, environ 20 degrés vers midi.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
Départ à 8 h.
Nous allons à l'abbaye de Fontevraud par D52, A67, D347, en passant par Saumur.
Très beau bord de Loire entre Saumur et Montsoreau, villages et châteaux vinicoles.
9 h 50, parking gratuit dans le village de Fontevraud, WC gratuits dans le parking.
Nous allons visiter l'abbaye à 10 h, entrée 9 euros par personne.
Essentiellement, gisants des Plantagenêts, cloître, cuisine avec toit très spécial.
Une « oeuvre d'art » moderne, genre escalier grand huit en bois est installée dans le cloître, 40 personnes peuvent y monter en même temps, des limites sont fixées pour les enfants en bas âge. En ce moment, cette chose est fermée. Si j'avais eu une hache... C'est scandaleux de poser ce genre de chose assez « fixe » dans un cloître ancien...
Sinon, un restaurant et un café-orangerie avec terrasse dans le parc.
Sortie vers 11 h 30 et visite de l'église Saint-Michel à côté (jolies fresques et chapiteaux peints) et la Lanterne des Morts à côté sur la chapelle Sainte-Catherine (on ne peut pas entrer).
12 h, repas au Café « Le Commerce », à côté de l'église. 2 menus à 9 euros (entrée, plat principal, fromage ou dessert et 1/4 de vin). 2 crudités, 2 steaks avec haricots, 1 tarte aux pommes, 1 fromage, 1/4 vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 24.50 euros. Très simple, très bon.
Départ avec la voiture à 13 h 30.
Petit arrêt devant le château de Montsoreau, au bord de la Loire. Le village de Montsoreau est vraiment magnifique (il fait d'ailleurs partie des plus beaux villages de France).
14 h, parking vers le château de Saumur. WC gratuits dans le parking.
Entrée au château, 5 euros par personne.
Essentiellement, terrasse avec vue, cour d'honneur, petit musée sur le cheval, de magnifiques tommettes au sol, quelques beaux meubles (moins intéressants que ceux de Serrant), trop de vaisselle à mon goût. 1 café restaurant avec terrasse à l'intérieur. Le château est fermé le lundi.
Départ 15 h 30 en direction de Doué-la-Fontaine, route très rapide pour rejoindre Angers depuis Saumur.
16 h, arrêt à Rochemenier pour voir la ferme troglodyte.
Parking pour voitures et camping-cars à l'entrée du village.
Visite de la petite église charmante à l'entrée, en face, visite de la ferme troglodyte, 5.40 euros l'entrée. Intéressant car mobilier et outillage d'époque à l'intérieur, visite individuelle en suivant les numéros de 1 à 20. WC à l'intérieur du site.
Nous ressortons environ 1 h après et jetons encore un oeil au reste du village, d'autres troglodytes en face dans la cour d'une maison privée (un peu visibles d'en haut).
Il doit y avoir également des gites à louer dans des troglodytes un petit peu plus loin, un « troglogite » est fléché dans le village, sinon un salon de thé qui fait aussi gite (dans une maison « normale »).
Départ vers 16 h 15 en direction d'Angers.
Bref arrêt à Brissac devant le château pour vérifier les horaires, nous pensons y aller demain après-midi, c'est fermé le mardi.
18 h 15, bref arrêt devant la boulangerie de Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 pain = 44 ct.
18 h 25, arrivée à Brissarthe à la maison, après plus de 200 km de route ce jour...
Repas simple.
Vendredi 5 octobre 2012 – 9e jour
Départ vers 7 h 20. Nuageux et doux.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro.
Café Le Longchamp, 4 cafés = 4.40 euros, lecture du journal et consultation internet.
On fait un tour du marché, pas extraordinaire. En plus, la place du marché est en travaux pour au moins encore 6 mois...
Retour à Brissarthe pour poser le PC, puis départ vers 10 h pour aller à Chémiré, ensuite, on passe le pont sur la Sarthe, arrêt à Morannes, petit tour à pied, église fermée, bords de Sarthe, achat 1 pain = 0.80 ct. On rentre par Etriché jusqu'à Biollay où nous arrivons à 11 h 30.
Grand soleil et 22 degrés.
Nous avons rendez-vous à l'auberge « Chez Maxym's » à la sortie de Biollay à 12 h avec 2 amis.
Repas avec menu du jour. Pour nous deux, entrées crudités charcuterie, rôti de veau, pommes de terre, haricot, fromages, dessert, 1 crème caramel beurre salé, 1 tarte aux pommes. Délicieux et très très copieux... impossible de tout terminer. 2 cafés, 1 carafe de vin rouge, 1 litre d'Evian. Addition pour 4 personnes = 50 euros. A recommander très vivement, ouvert seulement à midi du lundi au vendredi. Et le patron est charmant en plus...
Départ vers 14 h 15.
15 h, nous arrivons au château de Brissac, parking gratuit dans le village.
Entrée 10 euros par personne. Prochaine visite guidée à 15 h 45. Pendant les 3/4 d'heure d'attente, nous allons jeter un oeil dans le parc au canal souterrain, aux écuries, au mausolée, belles vues sur le parc, pièces d'eau, petit jet d'eau. Château très impressionnant, très haut.
Visite guidée très intéressante, environ 1 h 15, beaux meubles, tapisseries, magnifique cuisine en sous-sol. En fin de visite, pour les personnes que cela intéresse, dégustation de vins de la région et possibilité d'achat de bouteilles... On zappe...
On ne visite pas la partie habitée par les propriétaires mais seulement une partie ouverte aux visiteurs.
On ne peut pas visiter l'intérieur sans visite guidée ; en revanche, on peut ne visiter que le jardin tout seul pour moins de 10 euros. Les photos sont autorisées dans le château, mais sans flash.
Il paraît qu'il y a 6 chambres d'hôte dans le château pour les intéressés, aucun prix n'a été articulé... On peut aussi louer le château tout ou partie pour des réceptions, mariages, etc.
Nous ressortons vers 17 h 10.
Nous rentrons via A87 et D52, bouchons dans la traversée de Châteauneuf-sur-Sarthe.
Arrivée à Brissarthe à 18 h 30.
Repas ultra léger suite au repas de midi très copieux...
Samedi 6 octobre 2012 – 10e jour
Départ vers 7 h 45. Nuageux, assez doux.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro
Ouverture du café à 8 h, 2 cafés = 2.20 euros.
Départ vers 8 h 40 par D52, A87 et D160 pour aller à Cholet.
Essence chez Leclerc, 1.569 euro le litre de super 95 = 41 euros. WC dans le centre commercial Leclerc au passage...
Traversée de Chémillé.
Traversée de Cholet pour aller à Emmaüs qui fait sa vente annuelle ce jour.
Beaucoup de monde autour d'Emmaüs, arrivée et parqués à 10 h 30.
Visite.
Départ vers 12 h pour le centre de Chollet.
12 h 20, parking gratuit au centre ville.
12h 30, Brasserie « Le Grand Café » sur la place centrale. Très jolie brasserie, mais service extrêmement lent... 1 magret de canard avec penne, 1 tournedos d'agneau avec gratin dauphinois, 1 coca light, 20 centilitres de vin d'Anjou rouge = 36.20 euros. Nous renonçons au café car ça traîne de plus en plus...
Départ vers 13 h 45. Avant de reprendre la voiture, visite de la cathédrale. Vraiment pas très jolie, ni la ville d'ailleurs...
Retour à Chémillé, arrêt devant l'église Saint-Pierre à la sortie. Exposition intéressante dans l'église sur les guerres de Vendée et les évènements survenus à Chémillé lors de ces guerres /1793-1794).
Il se met à pleuvoir en continu, mais la température reste douce, environ 16/18 degrés, pas de vent.
Nous rentrons par Chalonnes-sur-Loire.
Arrêt sur la place centrale, 2 cafés = 2.60 euros. Nous descendons à pied au bord de la Loire sur le pont. Rien d'extraordinaire à cet endroit, certains bords de Loire sont plus beaux...
Nous prenons ensuite la route de la Corniche Angevine (D761) pour rentrer via Rocheford-sur-Loire, Denée, Mûrs-Erigné, Ponts-de-Cé. De nombreux vignobles sur cette route...
Puis A87, D52.
Petit détour pour aller voir Ecouflant, jolies maisons au bord de la Sarthe. Une sorte de petit château ancien en centre ville derrière lequel on a construit une énorme maison en bois (futur centre avec des boutiques?), encore une horreur... dommage.
On rejoint Briollay, Tiercé, Châteauneuf-sur-Sarthe et on arrive à Brissarthe à 17 h 30.
Repos, petit repas.
Vers 19 h 15, retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour 2 cafés et consulter internet. 2 cafés = 2.20 euros.
Retour à Brissarthe à 20 h 30.
Dimanche 7 octobre 2012 – 11e jour
Départ 7 h 45. Il pleut encore, env. 15 degrés, doux, pas de vent.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros
Le café Le Longchamp ouvre à 8 h, 2 cafés = 2.20 euros
La maison de la presse est fermée tout le dimanche...
Départ vers 8 h 30.
Nous passons par Daumeray, Durtal, La Flèche.
9 h 30 Cérans-Fouretourte, vide-grenier, arrêt pour le visiter, il ne pleut plus, ouf...
Départ 11 h pour revoir la vieille ville du Mans que nous connaissons déjà.
A l'entrée du Mans, direction centre commercial Centre Sud (route de Tours) pour y manger à la cafétéria Flunch. Centre commercial avec Carrefour et 90 boutiques (tout est fermé le dimanche, sauf le Flunch).
Arrivée 11 h 45.
1 avocat au thon, 1 colin, 1 pièce du boucher, garnitures légumes à choix et à volonté, 1 tartelette aux fraises, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 bouteille 25 cl vin Bordeaux = 25.05 euros.
Départ pour le centre ville du Mans vers 12 h 40.
Arrêt au pied de la cathédrale Saint-Julien, marché.
Nous montons l'escalier pour visiter la cathédrale, magnifiques vitraux notamment. L'évêché à côté est magnifique également.
Promenade dans la Grand'Rue pour y revoir les vieilles maisons.
Départ vers 14 h 30.
On rentre par la D23.
Arrêt à Suze-sur-Sarthe. 2 cafés à l'hôtel Saint-Louis, seul établissement ouvert en ce dimanche après-midi = 2.20 euros.
Puis, passage par Malicorne-sur-Sarthe, très joli village, beau château, belle église, production et vente de faïences.
On repasse par La Flèche, très jolis bords du Loir, la ville est assez jolie également.
Puis, Durtal. Arrêt au pied du château impressionnant. On va voir le Loir sur le pont proche. Magnifiques paysages. Nous montons voir l'église (rien de notoire) et la cour du château, très belle. Il y a 6 chambres d'hôte (env. 125 euros la nuit). Pour info, on peut également visiter le château (visites guidées uniquement), 7 euros l'entrée.
Nous rentrons par Daumeray, Morannes et Chémiré. Il se remet à bruiner...
Nous arrivons à Brissarthe à 17 h 30.
Repos et repas simple.
Lundi 8 octobre 2012 – 12e jour
Départ 7 h 45.
Il bruine, mais il ne fait pas froid.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro, 1 pain = 88 ct.
Le café est fermé le lundi, on trouve l'autre café à côté du supermarché Sitis. 2 cafés = 2.20 euros.
Départ vers 8 h 30, via Château-Gontier pour Laval.
On va voir au passage à côté de Houssay où se trouve Emmaüs pour le retour cet après-midi...
9 h 30, entrée de Laval, supermarché Leclerc avec cafétéria Flunch. Essence super 95 à 1.543 euros = 36 euros.
Face à Leclerc, le magasin Noz. On s'amuse une heure dans ce grand bazar fourre-tout...
Départ à 10 h 30. Tiens, en repassant devant Leclerc, ils ont changé à la hausse les prix de l'essence depuis tout à l'heure... !
11 h, parking gratuit dans une rue près de la gare de Laval.
Nous voulions aller voir également cet après-midi le magasin Emmaüs en ville, rue de l'Alma, pas de bol, il a fermé définitivement samedi... et rouvrira ailleurs le 13 octobre = 64-72, av. de Mayenne... bon, on renonce donc...
Nous allons à pied au bord de la Mayenne, jolie écluse, traversons le vieux pont en direction du château et montons la Grand'Rue bordée de maisons anciennes ; en haut, nous visitons la cathédrale, quelques tapisseries, puis nous redescendons et prenons la rue au bas du château.
Repas à 12 h à la brasserie « Le Sévigné », 2 menus entrée/plat principal/dessert à 10 euros. 1 oeuf mayonnaise, 1 salade lardons/gésiers, 2 steaks avec pâtes, 2 gâteaux au citron meringué (énormes et délicieux!), 1 coca light, 1/4 vin rouge de Saumur, 2 cafés = 28.40 euros.
Nous continuons la rue et remontons sur la gauche pour arriver place Tremoilles (prononcer « Trémouilles ») où nous voyons le château neuf (cour en travaux) accolé au château vieux. Nous entrons dans la cour du château vieux, très jolies fenêtres.
Nous redescendons par la Grand'Rue et retournons à la voiture, départ vers 13 h 40.
14 h, nous arrivons à Emmaüs à Houssay. Nous visitons pendant 1 heure.
Départ 15 h et retour via Château-Gonthier, Châteauneuf-sur-Sarthe et arrivons à 16 h à Brissarthe.
Tiens, un zeste de soleil et il arrête de bruiner, il fait même trop chaud...
Repos.
Vers 18 h, départ pour Biollay pour retrouver les amis de l'autre jour et visiter leur nouvelle maison... Grosse averse...
Visite de la maison, petit apéro, salade composée.
Retour à 21 h 45 à Brissarthe, il ne pleut plus...
Mardi 9 octobre 2012 – 13e jour
Départ vers 7 h 10. Il bruine, mais il fait doux.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant = 0.80 ct.
7 h 30, le café Le Longchamp ouvre. 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
8 h 05 départ.
Route D770 pour Le Lion d'Angers. On passe devant le Haras national et l'hippodrome.
Arrêt après le pont. Petite promenade en ville, porche de l'église très original, église fermée. Jolis bords de l'Oudon.
On repart par la D775 pour Segré. Arrêt devant la mairie à 9 h 30. Joli ancien pont, on fait un petit tour en ville. 1 pain au chocolat = 1 euro.
Départ pour La Mine Bleue (mine ardoise) près de Noyant. Lieu de pique-nique et de balades autour. La mine n'est ouverte que le week-end en octobre (pour info, entrée 14 euros et gratuite pour les enfants). Voir http://www.laminebleue.com. Même la boutique du musée est fermée, nous aurions voulu acheter quelques objets en ardoise...
Puis, nous allons à Pouancé par le D775. Parking devant le magasin Dia en centre ville, porte angevine, château en ruine, on ne visite pas en ce moment.
On va ensuite à Candé, arrivée 11 h 40. Parking place du marché.
11 h 50, repas à la Brasserie « Le Bistrot Gourmand », très sympathique. Menu du jour : entrée, plat principal, dessert, café = 12.30 euros. 1 salade de poulet, 1 salade de gésiers, 1 aiguillette boeuf avec purée maison, 1 cuisse de canard confite avec purée maison, 1 glace cassis/mangue, 1 glace rhum raisin, 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 29.80 euros. Très bon et très copieux.
Départ vers 13 h 15 en direction d'Angers, à la sortie de la ville de Candé, petit arrêt dans un dépôt vente pour fouiner...
Puis nous passons par La Meignanne pour aller voir le château de Plessis-Macé. Il y a même un peu de soleil...
Arrêt en ville devant le château. Le château est propriété du département, entrée 6 euros (3 euros pour les enfants), mais fermé le mardi. Très beau château et jardins autour. Nous voyons quand même depuis la porte la très belle cour intérieure, puis des chèvres dans le fossé.... Nous faisons le tour du château à pied par les jardins, quelques chèvres égarées mangeant des marrons, mais refusant de s'approcher de nous. Nous ramassons également quelques châtaignes.
Départ vers 14 h 30.
Nous retournons à Angers pour aller à Trélazé voir le musée de l'ardoise. Entrée entre 4 et 6 euros selon la formule choisie.
Là, nous ne visitons pas, mais nous achetons quelques objets en ardoise dans la boutique = 23 euros. Il y en a également quelques-uns dans l'office du tourisme d'Angers face au château, mais moins de choix. On nous indique aussi un magasin « Terroirs » dans la rue Toussaint à Angers.
Départ vers 15 h 45.
16 h 30, arrivée à Brissarthe.
Repos et repas léger suite à celui de midi fort copieux...
Petit aller-retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour consulter internet... 2 cafés = 2.20 euros. Retour à 20 h.
Mercredi 10 octobre 2012 – 14e jour
Départ vers 7 h 20.
Il ne bruine pas, mais nuageux et très doux. Nous aurons du soleil dans la journée, ponctué d'averses très brèves dans l'après-midi...
Châteauneuf-sur-Sarthe, café Le Longchamp, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal...
Départ vers 8 h par D52 pour Angers, puis autoroute pour Tours.
Péage, 9.40 euros.
Arrivée à Joué-lès-Tours vers 9 h 45.
Nous repérons un hôtel B & B bien placé à l'entrée de la ville à 44 euros la nuit. Je vais réserver 5 nuits de dimanche prochain à vendredi matin prochain. Puis, nous allons au Géant Casino proche à La Riche, il y a une caféteria également. Essence, super 95, à 1.564 euro le litre = 43 euros.
Nous avons l'intention de rester à Brissarthe jeudi soir, puis vendredi d'aller à Nantes et environ en y dormant une nuit, puis rentrer à Brissarthe pour y dormir une dernière nuit samedi soir. Ensuite, départ pour l'hôtel réservé à Joué-lès-Tours pour 4 jours au moins et visite des châteaux environnants et du reste de la ville de Tours.
L'hôtel de la Gare, à côté de la gare de Joué-lès-Tours, nous aurait bien plu, mais semble être fermé et abandonné...
Nous allons également voir où se trouve Emmaüs, rue de la Béguine, près de la gare, pour cet après-midi...
La circulation à l'intérieur de Joué-les-Tours est très compliquée par les travaux de construction du tram...
A 10 h 30, nous partons pour le centre ville de Tours.
Nous passons vers la gare et nous arrêtons à l'office du tourisme pour prendre un plan, puis à 11 h 15 parking dans la rue Bernard Palissy. Parcomètre 1 euro pour 45 min. puis parking gratuit entre 12 h et 14 h.
Nous traversons un mignon petit parc, puis allons voir la cour du Musée des Beaux-Arts, un magnifique cèdre et l'éléphant Fritz taxidermé...
Puis à pied, place de la cathédrale, pas une très jolie place d'ailleurs. WC à disposition sur la place.
Visite de la cathédrale Saint-Gatien. Vitraux remarquables et très bien décrits panneau par panneau pour les amateurs de détails..., tombeau des enfants de Charles VIII, et visite du cloître de la Psalette attenant (entrée 3 euros par personne). Le cloître ferme à 12 h 30, la cathédrale, elle, semble rester ouverte non stop. La façade principale sur la place mériterait une restauration...
Nous prenons la rue Colbert pour chercher un restaurant.
Vers 12 h 15, repas au restaurant « Le Soleil ». Menu entrée/plat principal/dessert à 14 euros. 1 quiche tourangelle, 1 salade fêta/taboulé/carottes, 2 gigots agneau avec flageolets, 1 crème caramel, 1 gâteau aux 3 chocolats, 1/4 vin rouge, 1 coca light, pas de cafés = 36.50 euros.
Nous allons voir à pied l'extérieur du château tout proche, le bord de la Loire (en été, l'après midi du week-end, il y a des promenades sur la Loire organisées à cet endroit), le pont piétons/vélos et nous revenons prendre la voiture vers 13 h 45.
Nous partons à Saint-Pierre-des-Corps pour voir Emmaüs, rue Vaillant-Couturier, on se perd un peu et on y arrive à 14 h 15. Visite jusqu'à 14 h 45. Beaucoup de bruits d'avions à Saint-Pierre-des-Corps...
On repart à Joué-les-Tours, sur place, quelques problèmes pour retrouver la gare... à cause des travaux du tram... On reste chez Emmaüs de 15 h 30 à 16 h.
Puis, on prend la D751 pour Azay-le-Rideau et Chinon. Traversée de Chinon, très beau château et village. On passe juste voir l'horaire d'Emmaüs, route de Saumur, pour y revenir.
Ensuite, retour à Angers, via Montsoreau, Turquant (magnifique village troglodyte) et Saumur par la D947.
Ensuite, Saumur-Angers par la D347, A87 et D52.
Arrivée à Brissarthe à 19 h.
Repas simple.
Repos, on ne bouge plus aujourd'hui.
Jeudi 11 octobre 2012 – 15e jour
Départ vers 7 h 15, il pleut des cordes... mais il fait doux.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 0.80 ct, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
8 h, départ pour Angers, c'est toujours le déluge et il pleuvra jusqu'à 10 h...
8 h 45, nous nous garons gratuitement au bout du pont de la Basse Chaîne.
A pied au centre ville en repassant devant le château, quelques magasins en ville. 1 pain au chocolat = 1 euro.
11 h 45, repas à la pizzeria La Placetta qui nous avait plu le premier jour de notre arrivée. 1 salade verte, 1 pizza Romana, 1 pizza aux fruits de mer, 1 coca, 1/4 vin rouge, 1 tarte aux pommes avec 2 boules de glace, 2 cafés = 32.90 euros. Toujours aussi bon...
1 arrêt dans un cybercafé pour imprimer un mail et réserver l'hôtel demain soir à Nantes. Hôtel Première Classe à Saint-Herblain = 2 euros (1 euro par quart d'heure en gros).
Nous quittons la ville vers 14 h 30 et rentrons à Brissarthe. A nouveau, un orage pendant 30 minutes, puis ça se calme.
Rangements, nettoyages et valises.
Vendredi 12 octobre 2012 – 16e jour
Départ vers 7 h 20. Un peu plus frais, mais soleil...
Châteauneuf-sur-Sarthe, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
Départ vers 8 h 15 pour Nantes par RN via Ancenis.
Arrivée vers 10 h, traversée de la ville pour Saint-Herblain.
Essence E10 à 1.512 euro le litre = 34 euros.
On trouve l'hôtel Première Classe réservé, paiement de la chambre, 40.20 euros, on pose les bagages et on repart vers 11 h 15 pour La Baule. Chambre 11, au rez-de-chaussée, très petite chambre, pourrait être bruyante car route devant, mais demain samedi matin, donc assez tranquille, on a de la chance... WIFI gratuit.
Flunch à l'HyperU de Savenay vers 11 h 45. 1 coquille de poissons avec légumes à discrétion, 1 tartelette aux framboises, 1 coca light = 10.50 euros 1 mousse de canard, 1 assiette de charcuterie, 2 petits pains, 1 tartelette aux framboises, 1 bouteille de 25 cl de vin rouge = 12.10 euros.
Achat petits pains dans l'HyperU = 3.49 euros, 1 photocopie = 0.15 euros
Départ vers 12 h 45 pour La Baule.
Nous repassons le long de la plage, il se met à bruiner... puis arrêt à Pornichet, averse, 2 cafés = 2.60 euros.
Nous repartons pour Saint-Nazaire, il y a de nouveau grand soleil. Passage le long du port, petit détour pour voir le chantier STX et le MSC Preziosa..., ensuite, magnifique Pont de Saint-Nazaire sur l'estuaire.
Nous rentrons à Nantes par le pays de Retz.
16 h 10, arrêt parking Petite Hollande, maximum 2 h, 4.50 euros pour 2 h., payant jusqu'à 19 h.
On part à pied en ville, essentiellement passage Pommerays, place Royale, château des Ducs de Bretagne (très belle cour intérieure), cathédrale Saint-Pierre (gisant de François II et de son épouse), bâtiment biscuits LU, et retour à pied...
Vers 19 h, restaurant Casa del Piz, quai de la Fosse 2. 2 spaghettis bolognaise, 1 eau minérale, 1 coca = 25.30 euros.
20 h 45, retour à l'hôtel.
Une très belle journée où il n' heureusement quasiment pas plu.
Samedi 13 octobre 2012 – 17e jour
Une petite averse vers 6 h, ça commence mal...
2 cafés à une machine à l'hôtel = 2 euros.
Départ vers 7 h 30, on s'égare dans Nantes...
Arrêt près de la Baugeoire, 2 cafés = 2.60 euros
Départ vers 8 h 30, le déluge commence et ne cessera pas jusqu'à 11 h 30...
Donc, passage par Ancenis, un petit tour en voiture à l'intérieur, quasiment impossible de sortir de la voiture vu ce qu'il tombe... Très beau château, marché à côté, les maisons de la ville semblent très belles également.
Passage à Saint-Jean de Lignières, Emmaüs est fermé le matin, le déluge se poursuit...
On s'égare entre Beaucouzé et Angers en cherchant à rejoindre le restaurant Courtepaille.
Au passage, station Elf, essence E10 à 1.548 euro le litre = 28 euros.
Après quelques détours, 11 h 30 arrivée au Courtepaille (où nous avons un bon à 40 % sur les grillades), tiens, il s'arrête de pleuvoir apparemment...
2 onglets de boeuf, 1/4 Beaujolais, 1 Pepsi Max, 1 café, 1 café gourmand = 41.04 euros.
Départ 12 h 45
On rentre à Brissarthe.
Rangements et repos.
Aller-retour à Châteauneuf-sur-Sarthe, café pour consulter internet, 2 cafés = 2.20 euros
A nouveau, grosse averse...
Quelques achats pour ce soir au supermarché et à la boulangerie = 11 euros
Retour à 17 h 30 à Brissarthe.
Dimanche 14 octobre 2012 – 18e jour
Fin des valises...
Départ vers 8 h, il pleut mais peu...
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant = 0.80 ct, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
Départ vers 8 h 45.
Route en direction d'Angers, puis via Baugé, on fait un petit tour en ville, très jolies maisons et château.
Château-Lavallière, 2 cafés = 2.20 euros, 3 photocopies = 0.60 ct.
On arrive à Tours vers 11 h 10 à l'hôtel réservé.
B&B Hôtel, Joué-les-Tours, chambre 9 au rez-de-chaussée, parking devant la chambre à 1 m. de la porte, on s'installe et je règle les 5 nuits = 224 euros. (44 euros par nuit sans petit déjeuner et taxe de séjour de 0.44 ct par personne par jour). Chambre nettement plus grande que la nuit à Nantes, salle de bains très pratique, bien chauffé, c'est parfait. WIFI gratuit.
On retourne au centre ville de Tours après avoir essayé d'aller manger à la cafétéria Casino toute proche, mais elle semble fermée le dimanche...
Parking gratuit près des halles (car on est dimanche).
A pied, nous passons près des halles (modernes et moches) et on arrive dans la rue du Grand Marché, il est déjà 13 h env.
Repas au Pasta Café, rue du Grand Marché 30. Menu entrée/plat principal/dessert à 13.90 euros, pas mal pour un dimanche. 1 rillette de Tours, 1 salade mêlée, 2 poulets frites/haricots, 1 gâteau au chocolat, 1 tarte aux pommes, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 39.80 euros.
Grosse averse...
On va voir la place Plumereau, belles maisons anciennes, quelques rues piétonnes alentours.
On entre voir une exposition sur les volcans dans le musée d'histoire naturelle, gratuit ce week-end car week-end de la science (3 euros d'entrée au musée sinon), on ne regarde que l'exposition au rez-de-chaussée, le reste du musée ne nous intéressant pas.
La pluie ne cessant pas, nous allons voir la basilique Saint-Martin.
Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons près de la gare pour la visiter.
Nous entrons dans la gare, on fait 3 mètres, mais il y a une alerte à la bombe... donc, on nous vire de l'intérieur de la gare.
Un petit tour dans le quartier et la place Jean-Jaurès, hôtel de ville très beau.
Nous retournons à l'hôtel, on se perd un peu dans Joué-les-Tours, ça devient une habitude...
17 h 30 arrivée. Repos et rangements.
19 h, nous ressortons à pied pour un petit Mc Do pas très loin de l'hôtel. A côté, il y a aussi un Courtepaille d'ailleurs, mais il vient d'être construit et n'est pas encore ouvert.
2 menus salade de chèvre chaud, 1 coca light, 1 Evian, 2 sachets pommes coupées = 16.40 euros.
Retour à 20 h 45.
Lundi 15 octobre 2012 – 19e jour
Départ à pied vers 7 h, il y a une boulangerie à côté du B&B. 2 cafés, 1 croissant = 3.20 euros.
Départ à 7 h 30 avec la voiture, il fait env. 6 degrés, mais grand soleil par la suite, ouf. Donc, on opte, entre autres, pour Villandry à cause des jardins à visiter...
Arrivée à 8 h 15 à Langeais après avoir passé un pont néogothique assez joli. Arrêt gratuit à l'entrée du village.
Visite du village, 2 cafés = 2.40 euros, lecture du journal.
Petit tour en ville en attendant l'ouverture du château à 9 h 30.
L'église serait intéressante à visiter, mais fermée, idem vers 11 h 30 d'ailleurs...
9 h 30, entrée au château, visite non guidée, 8.50 euros par personne. Magnifique mobilier et tapisseries. 1 h 15 dans le château (15 pièces à visiter). Puis, environ 15 min. pour voir le jardin. Cabanes dans les arbres pour les enfants, belles vues sur la Loire. De belles tapisseries à acheter dans la boutique du château pour les amateurs (beaucoup de choix).
Vers 11 h, encore un petit tour du village, puis repas au Bar du Marché à 11 h 45. 1 menu à 11.50 euros, entrée, plat principal, fromage, dessert, 1/4 vin rouge 1 menu à 15 euros, entrée, plat principal, fromage, dessert 2 buffets de crudités, 1 escalope milanaise/tagliatelles, 1 aiguillette de canard/tagliatelles, 1 mousse au chocolat, 1 flan caramel, 1/4 vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 31.40 euros. Cet établissement fait également hôtel (4 chambres) à bon prix, dès 37 euros environ selon le type de chambre. Départ vers 13 h.
13 h 20, parking gratuit devant le château de Villandry. Entrée à 9.50 euros par personne (château + jardins), billets possibles uniquement pour le jardin à 6.50 euros.
On commence par les jardins pendant qu'il y a grand soleil. Plusieurs types de jardins, tous plus beaux les uns que les autres. 1 h 15 dans les jardins. Puis, le château lui-même, moins intéressant dans l'ensemble que les intérieurs de Langeais à mon goût. Environ 45 min. pour le château.
A 15 h 30, on essaie encore d'aller visiter l'église du village, mais elle est également fermée...
Nous reprenons la voiture, repassons le pont de Langeais, puis arrêt à Cinq-Mars-la-Pile devant la Pile gallo-romaine (monument funéraire en brique de 30 m. de haut). On monte à pied plusieurs marches pour aller la voir. Il semble qu'il y en ait ailleurs en Europe (à Ostia près de Rome notamment), je n'en n'avais jamais vu personnellement.
Nous repartons par la D952 pour rentrer sur Tours en voyant au passage le château de Luynes.
Avant Luynes, un dépôt-vente sur le côté gauche de la route, juste avant l'entrée de Saint-Etienne-de-Chigny. On s'arrête pour une visite, énormément d'habits dans ce bric à brac...
Puis arrêt à Luynes. Magnifique maison XVe siècle et une halle en bois. Le château est visible de loin, même depuis la D952. On monte en voiture à l'entrée, c'est fermé et de là, on ne voit qu'une allée d'arbres...
On repart en direction de l'hôtel.
Arrêt vers 17 h 45 à la cafétéria Casino à La Riche. Elle n'ouvre qu'à 18 h 30 (pour les repas, sinon elle est ouverte pour les cafés, sandwiches, etc.).
Petit tour dans le centre commercial en attendant.
18 h 30, petit repas car pas très faim... 1 assiette de crudités, 1 saumon, 1 salade de fruits, 1 coca light 2 gâteaux aux pommes, 1 bavarois, 1 crème brûlée = 15.20 euros, mais j'avais un bon de réduction de 6 euros...
Retour à l'hôtel vers 19 h 30.
Mardi 16 octobre 2012 – 20e jour
Départ à pied pour la boulangerie à côté, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros
Départ en voiture vers 8 h 15 en direction de Chinon par la D751
Petit détour vers 8 h 40 à Cravant-les-Côteaux pour voir l'église du IXe siècle. Elle ouvre à 9 h. Une personne du village ouvre les portes, ensuite, il y a un distributeur automatique de jetons pour activer le tourniquet d'entrée, original... 3 euros par personne. Splendide église, le détour en valait la peine. En face de l'église, très beau lavoir.
Ensuite, petite route pour rejoindre directement Chinon.
Parking gratuit le long de la Vienne.
Grand marché ici le jeudi matin.
Nous allons à pied en ville.
2 cafés = 2.40 euros
Puis, ascenseur gratuit pour monter à la forteresse, très bien fait, ceci nous fait penser à l'ascenseur de Nyon en Suisse...
10 h 30, entrée à la forteresse. 8.50 euros par personne. L'endroit est surtout intéressant pour la vue sur la région, pas de meubles, quelques diaporamas sur l'histoire du château, sur Jeanne-d'Arc. A l'entrée, on nous remet un guide (à restituer à la sortie). Avec ce guide, en le passant sur un logo, on peut également obtenir des informations à diverses bornes interactives dans le château. Il est clair que si l'on lit toutes ces pages informatiques, la visite sera beaucoup plus longue...
Il faut conserver les billets d'entrée, si on les présente à Azay-le-Rideau ou à Fontevraud, on obtient un rabais sur les billets de ces monuments (en fait à Azay, ce sera 2 euros par personne, à Fontevraud, je ne savais pas, donc je n'ai pas gardé les billets).
Vers 11 h 45, nous ressortons et descendons à pied en direction du musée et de l'église Saint-Maurice. Les deux sont fermés... mais la rue Voltaire est magnifique. Nous allons jusqu'au bout et revenons à pied par la rue parallèle. Cette ville de Chinon est vraiment très belle et très agréable.
En centre ville, un petit hôtel pas cher, hôtel de la Treille.
12 h 20, repas au restaurant « La Bonne France », place de la Victoire (avec terrasse s'il fait beau) Menu entrée/plat principal/dessert ou fromage à 12.50 euros. 1 terrine de sanglier, 1 terrine de saumon maison, 2 roulades de dinde/ratatouille/galette de pommes de terre, 1 fondant au chocolat, 1 fromage. 1/4 vin rouge, 1 coca, 2 cafés. Tout était excellent. Total 39 euros. Il faut quand même préciser que les 2 cafés ont été facturés 5.40 euros, soit le prix que nous les payons à Genève... Jamais vu un café affiché à plus de 2 euros dans la région depuis que nous y sommes... étonnant...
A 14 h, visite d'Emmaüs à Chinon.
Départ 14 h 45.
Essence chez Intermarché à la sortie de Chinon. Super 95 à 154.90 euro le litre = 34 euros.
15 h 20, parking gratuit à côté du château d'Azay-le-Rideau.
15 h 30, entrée, billet à 6.50 euros par personne (au lieu de 8.50 euros) puisque nous présentons les billets d'entrée de Chinon de ce matin.
Visite du château, magnifique mobilier, belles cheminées, passage sous la toiture en bois, puis nous faisons le tour du château par le jardin, splendide pièce d'eau. Photos non autorisées à l'intérieur du château.
Nous allons voir la chapelle du château dans le jardin, mais on ne peut pas entrer, il faut ressortir du château et se rendre de l'autre côté de l'église pour y entrer. La partie la plus intéressante est la façade au dessus de la porte d'entrée, l'intérieur n'est pas extraordinaire.
Les rues du village alentours sont assez belles, mais j'ai mieux aimé le vieux Chinon.
Départ vers 17 h.
On arrive à l'hôtel vers 17 h 30 en s'égarant un peu comme d'habitude...
Je vais prolonger d'une nuit le séjour à la réception (pour la nuit de vendredi à samedi) = 44.88 euros.
Depuis la chambre, via la WIFI, je réserve 3 nuits au B&B à Blois pour samedi, dimanche et lundi soir = 140.10 euros. L'hôtel se trouve à Vineuil au sud de Blois.
Rangement, repos.
Vers 19 h, petit footing au Mc Do à côté de l'hôtel. 1 menu Big Mac/frites, 1 salade César, 1 coca light, 1 Evian = 14.10 euros.
Retour à l'hôtel à 20 h 10.
Mercredi 17 octobre 2012 – 21e jour
Départ à pied à 7 h 30
Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés et 2 croissants = 4 euros
Départ avec la voiture à 8 h 05
Il tombe quelques gouttes et il fait tempéré, très agréable.
Passage par Villandry, puis Ussé, le château ouvre à 10 h
Nous allons au centre ville de Huisme, 2 cafés = 2.20 euros, petit tour du village en attendant.
A 10 h, entrée au château d'Ussé, 14 euros par personne (4 euros pour les enfants jusqu'à 16 ans).
Visite de la chapelle du château, des caves, des écuries, du grenier du château avec vues sur la charpente, quelques salles consacrées à la Belle au Bois Dormant. Puis, quelques salles du château avec un beau mobilier. Jardins à la française visibles depuis la terrasse du château.
Pour monter voir les salles consacrées à la Belle au Bois Dormant, les escaliers ne sont pas aisés pour les enfants ou les personnes ayant de la peine à marcher...
Départ du château à 11 h 40.
Nous allons à Candés Saint-Martin, joli village, pour manger et voir la Collégiale Saint-Martin. Nous passons à côté de la centrale nucléaire de Chinon.
12 h 20, repas devant la collégiale, restaurant « La Route d'Or », 2 assiettes de cycliste à 15 euros (salade, confit de canard, rillettes, chèvre chaud, charcuterie), sinon il y avait un menu à 17 euros qui ne nous plaisait pas. 1 coca, 1 verre de vin rouge, pas de café = 36 euros.
Averses pendant le repas, le soleil reviendra après avoir quitté Candés Saint Martin.
Nous allons visiter la collégiale en sortant. A voir essentiellement le porche sculpté, quelques sculptures à l'intérieur en hauteur, 1 plaque marquant l'endroit de la mort de Saint-Martin, évêque de Tours.
Devant l'église, le bureau de cette société offrant des visites en bateau sur la Loire, http://www.bateauamarante.com/
Nous partons à 14 h 45 pour Montsoreau, passons le pont sur la Loire et revenons sur l'autre rive en direction de Langeais.
Passage par Luynes pour voir les restes de l'aqueduc romain, le long d'une route, bien fléché depuis le centre du village.
Retour à Tours, direction Tours Nord.
15 h 30, visite d'Emmaüs, rue de Belgique, près du centre commercial de la Petite Arche (Auchan). A nouveau, pas facile dans le secteur à cause de la construction du tram...
Départ 16 h 45.
On s'égare un peu...
Retour à l'hôtel à 17 h.
Rangement et repos.
Vers 19 h, repas dans un restaurant à côté de l'hôtel, La Pataterie. 2 tartiflettes/salade, 1 coca light, 1 Badoit, 2 cafés gourmands = 37.50 euros
20 h 10, retour à l'hôtel
Jeudi 18 octobre 2012 – 22e jour
Départ à pied vers 7 h 45. Il fait beau et tempéré (env. 14 degrés)
Boulangerie près de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4.10 euros.
Départ à 8 h 15 avec la voiture pour Loches, en suivant la route de Châteauroux (D943).
8 h 50, parking gratuit près du jardin public de Loches.
Il y a une résidence Pierres et Vacances tout près (Le Moulin des Cordeliers) offrant des locations de studios pour 4 personnes à 320 euros la semaine à cette période (et 810 euros en août...).
Nous entrons en ville, 2 cafés = 2.40 euros, puis nous montons la rue du Château en admirant les maisons.
Nous arrivons près de l'église Saint-Ours, et entrons dans le Logis vers 9 h 40, entrée 7.50 euros par personne, billet également valable pour le donjon.
Nous visitons cette partie, peu de salles, belles vues sur la ville.
Puis, nous ressortons, visitons l'église Saint-Ours, à voir essentiellement le gisant d'Agnès Sorel (installé ici depuis 2005), sous le porche, une colonne gallo-romaine réutilisée.
A côté de l'église, il y a une auberge médiévale avec des menus « d'époque » (env. 25 euros)...
Puis, nous tournons à gauche et nous rendons à 250 m. de là voir le donjon, avec souterrains, chambre de torture, cage à prisonnier (copie de 1995), beaucoup d'escaliers dans cette partie...
En route, nous voyons une plaque datant de 2006, inaugurée par J. Chrétien, premier ministre du Canada, dont les ancêtres venaient de Loches.
Nous ressortons à 11 h 45.
Nous redescendons en ville, regardons encore une exposition permanente gratuite dans le bâtiment de la Chancellerie (rue du Château).
12 h 20, repas au restaurant « Le Bistro du Balto ». Nous ne prenons pas le plat du jour, il faudra 30 minutes pour être servi, mais c'est délicieux... 1 steak tartare/frites, 1 lieu avec cassolette de légumes, 1/2 Badoit, 1 coca light, 2 cafés = 28.40 euros.
Nous regagnons la voiture et partons vers 13 h 40 pour Chenonceaux par la D31.
Nous passons à côté de la Pyramide de Saint-Quentin (au milieu d'un giratoire). http://guide37.com/...quentin-pyramide.asp
Nous passons par Bléré, jolie petite ville.
Parking gratuit devant le château de Chenonceaux vers 14 h 15. La gare de trains est juste à côté du parking.
Il y a davantage de visiteurs ici que dans les autres châteaux visités, mais c'est supportable à cette saison.
Achat des billets (château et jardins) à 11 euros par personne. Il y a d'autres versions incluant le musées de cires, l'audioguide, etc. Photos avec flash interdites dans le château, et c'est rappelé plusieurs fois par haut-parleur...
Toilettes, stand avec sandwiches/boissons avant d'entrer si nécessaire.
Nous entrons et visitons les 18 pièces du château. Beaucoup de tableaux de valeur, c'est le château où il y a le plus de tableaux pour l'instant, sinon meubles et tapisseries.
Exposition temporaire sur Rousseau (qui vécut dans le château).
Grandes cuisines en sous-sol, puis tour du jardin de Diane de Poitiers et du jardin de Marie de Médicis. Ceci nous permettant d'avoir des vues sur la partie du château enjambant le Cher.
16 h 40, départ avec la voiture. Tiens, une averse...
Arrêt à Bléré, essence Intermarché à 1.516 euro le litre de super 95 = 26 euros.
Nous rentrons par la D976 jusqu'à Saint Avertin, le village de Véretz traversé est très beau au bord du Cher.
Nous ne nous égarons pas pour une fois et arrivons à l'hôtel à 17 h 35.
Repos et internet...
Vers 18 h 45, petit footing au Mc Do voisin, 2 menus Mc Do/salade verte, 1 coca light, 1 Evian = 13.20 euros.
19 h 45, retour à l'hôtel.
Vendredi 19 octobre 2012 – 23e jour
Départ à pied à 7 h 30. 12 degrés, il ne pleut pas, très agréable.
Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.
Départ à 8 h avec la voiture pour Tours.
Bison futé pour arriver à Saint-Cyr-sur-Loire... Parking gratuit juste au bout du pont Wilson vers 8 h 30. On peut passer le pont à pied ou en vélo seulement car travaux du tram. A terme (2e semestre 2013), il semble que les voitures ne pourront passer le pont que dans le sens Tours-Saint Cyr.
2 cafés = 2.40 euros dans un café au bout du pont.
On traverse le pont à pied, place Anatole France, église Saint-Julien (fermée), musée du compagnonnage, musée des vins (jolis bâtiments, on n'entre pas). Rue du Commerce, musée Gouin (fermé), place Plumereau, on sillonne toutes les rues piétonnes adjacentes.
Puis rue Châteauneuf, rue des Halles (magasins chics), rue Nationale (grands magasins), place Jean-Jaurès, gare SNCF, on peut entrer voir, pas d'alerte à la bombe ce jour..., jolis carreaux représentant divers lieux français. A terme, 2e semestre 2013, on pourra prendre le tram directement dans la gare...
Gare routière juste devant la gare des trains.
Rue Palissy, place de la Cathédrale, Rue Colbert.
12 h 15, repas au restaurant l'Etable, rue Colbert 121. Menu à 14 euros entrée/plat principal/dessert. 1 salade variée, 1 terrine maison/salade, 1 saumonette gratinée, 1 sauté de canard aux oignons, 2 tartes Tatin, 1 verre de vin, 1 coca light, pas de cafés = 34 euros. Tout était excellent.
Départ vers 13 h 15, il se met à pleuvoir de plus en plus... On rejoint la voiture sous un déluge de flotte... En face, 2 cafés = 2.40 euros.
Départ pour voir le château d'Amboise vers 14 h. On longe la Loire en passant notamment par Vouvray (caves, vente de vin...)
14 h 30, parking sur le quai à Amboise, 2 euros pour 2 h.
On va au château. Entrée 10.20 euros par personne (visite guidée ou non).
Nous y voyons la chapelle Saint-Hubert (tombe Léonard de Vinci), les vues sur la Loire et sur Amboise, quelques pièces à visiter avec de beaux meubles. Assez vite visité, peu de pièces à voir, moins d'une heure après nous sommes dehors...
Nous regardons encore une ou deux rues près du château. Puis l'église Saint-Florentin avec une exposition sur la ville, son histoire, etc.
A 16 h 15, nous repartons toujours sous un déluge...
Retour à Tours, nous allons voir le magasin « Active ». rue E. Vaillant. Nous y arrivons péniblement à 17 h 15 dans une circulation chaotique (entre la météo et le tram...). De très jolis habits...
18 h, retour à l'hôtel.
Repos, nettoyage et séchage...
19 h 15, pas très faim, un petit footing au SuperU voisin, 2 sandwiches = 4.26 euros, puis 2 cafés au McDo = 3 euros.
Retour à l'hôtel à 20 h 30
Samedi 20 octobre 2012 – 24e jour
Départ à pied à 7 h 20. Pour changer, il pleut...
Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.
Rangement des valises et chargement.
Départ avec la voiture 8 h 15.
Passage par Tours.
9 h, 2 cafés à Rochecorbon = 2.40 euros.
Beaucoup de maisons troglodytes par ici, même un restaurant... http://www.restaurant-loubliette.com/
Nous continuons jusqu'à Blois, il pleut toujours...
A Blois, ce week-end, beaucoup de monde à cause de ceci : http://www.rdv-histoire.com/-Les-paysans-.html
10 h 30, arrivée à l'hôtel B&B à Vineuil que j'avais réservé par internet, je règle les 3 nuits à 46 euros la nuit, chambre 3 au rez-de-chaussée (chambre fumeur). Salle de bains comme dans l'autre B&B, chambre un tout petit peu plus petite, agencement un peu moins pratique, mais lit plus large... Dans cet hôtel, il y a un ascenseur. WIFI gratuit. A 100 m. de l'hôtel, arrêt des bus 13 et 14 (en provenance de Blois ?)
La chambre sera paraît-il prête dès midi.
Vu la météo, petite balade dans le centre commercial Renaissance tout proche.
Achat chez Auchan = 2.81 euros.
11 h 40, repas à la cafétéria Flunch dans le centre commercial.
2 crevettes panées, légumes à volonté. 1 coca light, 1 bouteille vin rouge, 1 tartelette citron, 1 tartelette fraises = 22.95 euros.
2 cafés dans une brasserie dans le hall = 2 euros.
Vers 12 h 50, nous revenons à l'hôtel et déchargeons la voiture. La chambre n'a pas été faite... nous laissons tout dans un coin de la chambre. Je vais voir à la réception, on me dit que la chambre va être faite sous peu...
Nous partons pour Blois centre vers 13 h.
13 h 15, parqués à gratuitement à l'entrée de la ville, le long de la Loire. Un miracle, il ne pleut pratiquement plus... 15 degrés, très doux, très agréable.
Nous passons par rue du Foix, visitons l'église Saint-Nicolas, rue Saint-Lubin, escaliers Saint-Martin pour monter au château.
Sur la place du château, musée de la Magie (fermé jusqu'à la Toussaint, ouvert en partie pour les participants à la manifestation susmentionnée).
Office du tourisme sur la place devant le château, je prends un plan de ville.
Devant le château, des attelages proposent un tour de ville, voir www.attelagesdeblois.com Une quinzaine de personnes par attelage, 7 euros par personne à payer sur place. 25 min. de balade.
Visite du château, entrée = 9.50 euros par personne. Nous entrons à 14 h 10 et sortons à 16 h 40. On a un petit peu traîné, compter 2 h au minimum pour visiter.
Dans le château, très belles pièces, tapisseries, plafonds, papiers peints, tableaux, meubles, énormément de belles choses, ensuite 8 salles du musée des beaux-arts, chapelle, vues sur la Loire et, bien sûr, l'escalier dans la cour.
Consignes à bagages (1 euro) dans des casiers, surtout pour des valises type valises cabine, mais 2-3 casiers pour valises plus grosses. + 4 ou 5 chaînes avec cadenas pour attacher des poussettes, etc.
Apparemment, photos avec flash autorisées dans le château.
Puis, nous descendons par la rue de la Voûte du Château, rue du Commerce. Rue du Puits-Châtel, belles maisons.
Rue du Bourg-Saint-Jean, retour par la première rue arrière, puis, rue Bourg Saint-Jean, Jardins de l'Evêché, Roseraie en contrebas, dans laquelle on peut descendre par un escalier (jusqu'au 30 septembre), visible d'en haut également.
Cathédrale Saint-Louis avec crypte (très sobre, bien éclairée).
Maison des acrobates à voir à côté (elle est même à vendre !)
Rue du Palais, rue Saint-Honoré, il est 18 h. Un très beau dépôt-vente d'habits luxe hommes/femmes, une petite visite...
Nous redescendons sur le quai de la Loire et revenons à la voiture. Un peu mal aux pieds...
Départ 18 h 30. Il faudra 8 minutes pour rentrer à l'hôtel...
Pas très faim, petit en-cas chez Flunch à côté, ça nous arrange...
1 pâté/salade, 2 quiches, 1 mousse poire/caramel = 9.40 euros. 1 fondant au chocolat, 1 salade de fruit, 1 yaourt myrtilles, 1 coca light = 9.25 euros.
19 h 30, retour à l'hôtel.
Dimanche 21 octobre 2012 – 25e jour
Départ à 8 h pour le centre de Blois. Ce matin, pas de pluie, mais brouillard dense... 15 degrés.
A l'entrée de la ville, 2 cafés, 1 croissant = 3.80 euros.
Puis, nous allons à Saint-Denis-sur-Loire voir le vide-greniers. Arrivée à 9 h et départ vers 10 h.
Nous allons à Chaumont-sur-Loire, arrivée vers 10 h 45, parking gratuit près de la mairie. Pas une bonne idée, nous allons à pied en ville en passant devant l'église pour rejoindre l'entrée est. Là, une grande montée à pied... Il aurait mieux fallu aller à l'entrée sud avec parking devant l'entrée... Miracle, plus de brouillard et du soleil !
Entrée pour château, jardins, écuries = 15.50 euros par personne.
Nous montons au château, visite du château, rien d'extraordinaire, puis nous allons à 12 h manger sur place au café du Parc. 2 sandwiches, 2 salades de fruits, 1 coca light = 14.40 euros.
Ensuite, visite des écuries, magnifiques, les plus belles vues jusqu'à maintenant.
Nous allons ensuite voir le festival des jardins. Plusieurs petites scènes dans des jardins contigus. Ceci ne nous plaît pas trop à vrai dire. Nous abrégeons la visite et redescendons à la voiture. Plusieurs oeuvres d'art modernes exposées un peu partout.
Si nous revenons par ici, nous ne reviendrons pas à ce château.
Nous partons avec la voiture vers 13 h 45 et allons à Cheverny où nous arrivons à 14 h 30.
Parking gratuit devant le château. Entrée pour château et jardins (sans l'exposition sur Tintin qui ne nous intéresse pas) à 8.70 euros par personne.
Visite du château, une débauche de beaux meubles, tapisseries, etc. Splendide.
Ensuite, nous allons à l'Orangerie au fond du parc.
Comme il y a du soleil, arrêt sur la terrasse. 2 cafés, 1 gâteau au chocolat, 2 gâteaux aux abricots = 20.30 euros, nous restons 1/2 h au soleil, délicieux...
Puis, nous allons voir la salle des trophées (fermée exceptionnellement, mais visible en partie depuis la vitre de la porte...) et le chenil. Pas de chiens, le bâtiment est en travaux jusqu'à fin mars 2013. Un coup d'oeil sur le jardin potager. Nous n'allons pas vers le canal où il y a un parcours en bateau possible.
Départ du château vers 16 h 30.
Nous regardons encore la façade de l'église avec un couvert.
Jolie place pour pique-niquer derrière l'église.
Nous quittons Cheverny vers 17 h et arrivons à l'hôtel à 17 h 30.
Rangements, repos et internet. Réservation d'un hôtel Première Classe à Orléans pour mardi soir à 38 euros.
Vers 19 h, on va à pied au Flunch. 1 aiguillette de canard/légumes à volonté, 1 colin/légumes à volonté, 1 salade de fruits, 1 tartelette aux fraises, 1 coca light, 1 bouteille vin rouge = 23.05 euros.
20 h. retour à l'hôtel.
Lundi 22 octobre 2012 – 26e jour
Départ vers 8 h pour Blois. Brouillard, 16 degrés.
A l'entrée de Blois, 2 cafés, 2 croissants = 4.90 euros.
Vers 9 h, départ pour Chambord, via Saint-Dye.
9 h 30 arrivée, on tourne un peu... Ah, grand soleil, magnifique !
Parking de la Canardière, gratuit, et à env. 1.5 km du château, avec une magnifique vue sur le château depuis le pont sur le Cosson. Pour le trouver, passer devant l'entrée du château (côté avec un drapeau français dessus), poursuivre la route sur env. 2 km et tourner à gauche, c'est indiqué « parking de la Canardière ».
Parkings payants plus près du château possibles, 3 euros (selon internet)
Nous admirons la vue et partons à pied le long du Cosson en direction du château. Au début, chemin assez propre, ensuite, boue, etc... On ne progresse pas très vite. 2 sangliers en vue en lisière de forêt à notre gauche à 50 mètres devant, on hésite, mais voyant qu'ils partent se cacher à notre arrivée, on poursuit et on ne les reverra plus... Ouf.
Après 30 min. de marche, on est dans le château, il est 10 h 20.
Entrée, 9.50 euros par personne.
Magnifique escalier central, de belles pièces de mobilier et tableaux, une agréable terrasse sur le toit pour déambuler...
Possibilité de manger dans la cour dans une caféteria self-service. Menu sandwich, dessert et boisson à 10.50 euros.
Nous ressortons à 12 h 40.
Nous allons brièvement regarder l'église à côté du château, fermée, et nous retournons à la voiture, mais en passant par la route pour éviter les salissures...
Départ avec la voiture, 13 h 15.
Nous revenons en direction de Vineuil.
13 h 35, parking au Flunch à côté de l'hôtel. 2 cassoulets, 1 crème au chocolat, 1 tartelette aux fraises, 1 bouteille de vin rouge, 1 coca light = 23.05 euros.
2 cafés dans un bar de la galerie marchande = 2 euros.
Vers 14 h 20, départ, nous allons faire le plein chez Auchan à côté, essence E10 à 1.476 euro le litre = 32.50 euros.
Puis, nous partons pour revoir Vendôme.
Nous y arrivons vers 15 h. Parking gratuit à l'entrée, rue Basse, après la porte Saint-Georges. Tour à pied en ville, visite de l'abbaye de la Trinité, de son cloître, fresques dans la salle capitulaire. Dans l'abbaye, vitrail de 1150 env. très beau, mais mal mis en valeur à mon avis (de par les autres vitraux l'entourant), des sculptures en bois sur les sièges des stalles très originales. Place Saint-Martin, église de la Madeleine, petite chapelle romane en ville, agréable balade sous un beau soleil...
Nous repartons à 17 h 15.
17 h 45, arrivée à l'hôtel.
Rangement, repos, internet, gros nettoyage des chaussures (suite au footing dans les prés à Chambord...).
Je réserve sur internet une nuit pour mercredi près de Nevers à l'hôtel Première Classe, 37 euros.
19 h, nous retournons à pied au Flunch. 1 tartelette aux fraises, 1 salade de fruits = 6.65 euros 1 salade mêlée, 1 salade de fruits, 1 coca light = 9 euros.
20 h. retour à l'hôtel.
Mardi 23 octobre 2012 – 27e jour
Rangement des valises...
Départ vers 8 h en direction de Blois et, à droite, d'Orléans.
Brouillard, 15 degrés.
Petit arrêt pour 2 cafés en route = 2.40 euros.
Nous poursuivons jusqu'à Beaugency, parking gratuit à l'entrée à 9 h 15, un peu de soleil.
2 croissants dans une boulangerie = 1.70 euros.
Nous faisons le tour de cette petite ville à pied.
Abbaye, donjon, château (musée fermé), bords de Loire, de nombreuses maisons magnifiques. Les chapiteaux très sobres de l'abbaye sont magnifiques.
On sort de l'abbaye, brouillard et froid...
2 cafés pour se réchauffer = 2.40 euros.
Départ de la ville à 10 h 45 pour Orléans.
On se trompe d'hôtel à l'arrivée, on repart pour Olivet.
En route, on voit le Zénith, un Courtepaille à côté et le tram.
12 h 10, on est au bon hôtel Première Classe réservé l'autre jour. Je prends la chambre à la machine avec le numéro de réservation = 38.40 euros. Nous posons la valise dans la chambre non terminée. Chambre 14 (qui semble pouvoir se transformer en chambre communicante avec la 15). Il y a de la place pour le rangement, ça va très bien, le lit doit être en 140 cm. WIFI gratuit.
Devant l'hôtel, restaurant Léon de Bruxelles (moules, etc...)
Je me renseigne où se trouve le tram. Il est à 7 min. à pied. Tram A, arrêt Les Aulnaies. Compter environ 30 min. pour être en centre ville place De Gaulle, là où les 2 trams se croisent.
Nous y allons, ticket à l'appareil à l'arrêt. Nous prenons un ticket journalier à 3.60 euros par personne (sinon 1.40 euro par trajet par personne). Il faut le composter à l'intérieur du tram.
Nous faisons 2 arrêts et descendons manger au Courtepaille, il est 12 h 50.
1 entrecôte 230 gr., 1 entrecôte 350 gr. 1/4 Beaujolais, 1 Pepsi Max, pas de cafés = 33.48 euros. Nous avions un bon de réduction de 40 % sur les 2 grillades.
Ce soir, Johnny Hallydays en concert au Zénith à côté, il y a déjà des gens qui attendent devant l'entrée...
Nous repartons vers 14 h avec le tram et en descendons juste après le pont sur la Loire.
Ensuite, à pied jusqu'à la Cathédrale, je prends un plan à l'office du tourisme à côté.
Visite de la Cathédrale, la façade devant a été partiellement nettoyée. Ce n'est pas ma cathédrale préférée à vrai dire...
Visite de 4 ou 5 salles au 1er étage de l'hôtel Groslot à côté (entrée gratuite), puis rue d'Escure (belles maisons), place du Martroi (place centrale de la ville) en travaux avec la statue de Jeanne-d'Arc.
2 cafés en route = 3 euros.
Puis, maison de Jeanne-d'Arc (reconstitution). Là, diaporama à heure fixe, nous attendons 15 min. celui de 16 h. Entrée normalement 4 euros, mais on nous applique le taux réduit de 2 euros (pour plus de 65 ans), nous devons faire plus vieux que nous ne sommes... 15 personnes au max. en même temps pour le diaporama. Le billet est également valable pour le Centre Charles Péguy tout proche.
Diaporama très intéressant, environ 15 min. Dans la même salle, après le diaporama, également consultation possible de textes et photos sur Jeanne-d'Arc (sur écrans tactiles).
Nous ressortons, enfin du soleil !
Nous nous rendons au centre Péguy tout proche. Actuellement, exposition sur Casque d'Or (jusqu'au 23 mars 2013), puis une salle sur Charles Péguy, la cour intérieure est à voir également.
Nous passons voir le bâtiment du Musée Archéologique et 2 autres belles maisons à l'arrière.
Ensuite, nous arpentons plusieurs rues piétonnes de la vieille ville (rue de Bourgogne, rue du Poirier, rue de la Chevalerie, rue Dolet, rue de la Poterne et descendons voir l'église Saint Pulcher et les bords de la Loire. De nombreuses maisons anciennes dont plusieurs en cours de restauration.
A 18 h 10, nous reprenons le tram devant la maison de Jeanne-d'Arc et arrivons à 18 h 35 à l'arrêt Les Aulnaies.
Pas très faim, nous entrons dans le Leclerc tout près, 2 sandwiches, 2 salades de fruits = 8.64 euros. Il y a une brasserie dans le centre, mais ne sert des repas qu'à midi.
Nous rentrons à l'hôtel vers 19 h.
En fin de soirée, un gros fou rire. Dans la salle de bain, il n'y a que le tuyau de douche, pas le pommeau... Nous ferons avec. J'irai râler demain matin à la réception...
Mercredi 24 octobre 2012 – 28e jour
Départ vers 7 h 45 après avoir signalé l'absence du pommeau de douche... Apparemment, il a été volé par le client précédent...
Un peu nuageux, pas de brouillard, 12 degrés.
Nous nous dirigeons vers Orléans, puis longeons la Loire en direction de Nevers.
Arrêt en route pour 2 cafés = 2.40 euros, lecture du journal.
Plus loin, arrêt devant une boulangerie, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.95 euros.
Nous tentons d'aller revoir l'église de Germigny-des-Prés. Evidemment, fermée. Déjà, la dernière fois que nous y sommes allés, nous avions eu de la chance, elle était ouverte pour un groupe en car et nous avions pu nous joindre à la visite...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oratoire_carolingien_de_Germigny-des-Pr%C3%A9s
Ensuite, vers 9 h 45, arrêt à l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire. Magnifique porche roman (chapiteaux) et intérieur très agréable. Les couleurs des pierres sont très belles. Crypte avec reliques de Saint-Benoît. Tombe du roi Philippe 1er.
http://www.abbaye-fleury.com/
Départ vers 10 h 15.
Nous continuons la route en direction de Sully, très beau château à l'entrée de la ville.
Puis, nous arrivons à Gien, belle vue sur l'ensemble de la ville avant de franchir le pont. Faïences pour les intéressés...
Vers 11 h 30, arrêt un quart d'heure au pont canal de Briare, ça tombe bien, un bateau passe justement sur le pont... Magnifique réalisation.
A 12 h, nous nous arrêtons pour manger au Flunch de Cosne-sur-Loire.
1 poisson à la Bordelaise, 1 foie de veau poellé, 1 petit pain, 1 tarte au chocolat, 1 tarte aux fraises, 1 bouteille de Saint-Emilion, 1 coca light = 24.45 euros.
Départ vers 13 h. Grand soleil...
13 h 45, essence chez Leclerc à Varennes-Vauzelle. Super 95 à 1.53 euro le litre = 25 euros. Une mauvaise idée car essence E10 à 1.43 euro le litre chez Intermarché juste avant notre hôtel... Pas bien grave...
Puis, nous nous rendons à l'hôtel Première Classe que j'avais réservé sur internet à 37 euros. Sur place, chambre affichée également à 37 euros. Je prends la chambre à la borne automatique à l'entrée, là, je n'ai rien compris, mais on me facture la chambre 30 euros seulement...
Chambre 52, premier étage, assez calme, pas de grande route devant. Chambre avec 2 lits contigus de 80 cm de large, ce sera mieux qu'un grand lit en 140 cm... Assez pratique au point de vue rangements.
Nous repartons en direction de Nevers centre.
De 14 h 30 à 15 h 15, en route, nous visitons le magasin Noz, toujours un grand bazar...
15 h 20, parking gratuit à l'entrée de la ville, av. Colbert.
Nous partons à pied, passons la porte de Paris, traversons les rues piétonnes avec magasins, en route, 2 cafés = 2 euros.
Ensuite, de la place Carnot, nous allons au Palais ducal, très belle façade. A côté, visite de la cathédrale en travaux. Beau choeur roman, fresques, petites sculptures amusantes en hauteur sur les trifolium, crypte (fermée, mais visible par une vitre) sans chapiteaux. Baptistère du VIe siècle malheureusement fermé à cette heure-ci (affiché prochaine visite à 14 h...). Tout est magnifique sauf les vitraux modernes installés...
Puis, nous prenons la rue de la Cathédrale pour descendre au bord de la Loire, pont ancien, nous remontons en ville par la promenade des remparts, porte du Croux (très belle porte). Musée archéologique à côté (ouvert samedi et dimanche dès 15 h). Quartier où se trouvaient de nombreuses faïenceries, notamment rue Saint-Genest (en travaux). Il en reste en tout cas une, Montagnon, avec magasin de vente.
Nous rentrons jusqu'à la voiture par l'avenue De Gaulle et l'avenue Pierre Beregovoy.
Départ 17 h 45 en direction de l'hôtel.
18 h, nous nous arrêtons au McDo juste avant l'hôtel. 1 Royal cheese, 1 grande frites, 1 salade César, 1 coca light = 10.10 euros. Nous avions reçu l'autre jour un bon pour pour 1 Royal cheese gratuit... (sinon 3.90 euros).
Retour à l'hôtel à 19 h.
Repos, rangement et internet.
Jeudi 25 octobre 2012 – 29e jour
Départ à 7 h 35
A la sortie de Nevers, 2 cafés = 2.40 euro, 2 croissants = 1.80 euro Bar Le Tourbillon, qui semble proposer également des chambres. Lecture du journal. Départ vers 8 h 15
On roule jusqu'à Bourbon-Lancy, petit tour en voiture, assez jolie petite ville. Centre thermal et casino.
A 10 h, casino, on joue 3/4 d'heure et on perd 20 euros...
A côté, un hôtel Ibis, chambres avec balcon donnant sur le plan d'eau, assez sympathique comme endroit.
10 h 45, départ pour Macon.
Ca va bien un moment, puis déviation obligatoire pour Châlon-sur-Saône... On s'en serait bien passé...
Vers 12 h 20, nous arrivons à Varenne le Grand et nous arrêtons face à ce qui devait être la gare. Resto routier « Le Grand Varenne », menu avec entrée/plat principal/fromage et dessert à 12 euros. En été, terrasse sur le côté (devant très bruyant...). WIFI. 1 menu à 12 euros, buffet de hors d'oeuvre à discrétion, 1 foie de genisse, légumes, gratin de pommes de terre, fromage, mousse au chocolat 1 menu à 15 euros, buffet de hors d'oeuvre à discrétion, cuisses de grenouilles à la provençale 1/4 vin rouge, 1 coca, 2 cafés = 34.70 euros. Tout était excellent. Là aussi, il semble qu'on peut louer des chambres.
Départ vers 13 h 30
On passe par Bourg-en-Bresse, Nantua, Meyrin et on arrive à 17 h 15 à la maison à Genève.
Kilomètres au compteur de la voiture : 179'055
Pas facile d'organiser tout ceci.
Nous devions depuis longtemps aller dans la maison d'une amie 30 km au nord d'Angers, mais il y avait toujours des problèmes de dates qui ne jouaient pas, etc.
Ensuite, nous voulions retourner visiter les châteaux de la Loire, tout en étant conscients que la maison en question était assez éloignée de Tours et de Blois.
Donc, il fallait rester environ 15 jours dans la maison, puis se déplacer sur Tours et Blois par la suite.
Accessoirement, avec ma voiture de 10 ans, c'était moins risqué d'aller en France que de retourner en Sicile, ce que nous voulions également faire. De plus, il nous a paru préférable d'y aller en avril prochain pour des questions de climat et de présence de fleurs, etc. Sachant que je prendrai la nouvelle voiture commandée début novembre...
Donc, pas mal d'improvisation au jour le jour, selon la météo parfois...
Jeudi 27 septembre 2012 – 1er jour
Départ à 7 h 15, 173'790 km au compteur.
Routes nationales et départementales pour Bellegarde, Nantua.
2 cafés, 1 croissant à Nantua = 3 euros
Routes nationales et départementales pour Bourg-en-Bresse, Macon et Paray-le-Monial.
Arrivée vers 11 h 30 à Paray-le-Monial, on jette un oeil dans le cloître et la basilique que l'on connaît déjà.
Repas à la brasserie Quartz en ville, 1 tomates farcies riz, 1 émincé de dinde riz, 1 coca light, 1 quart de vin, 2 cafés = 27 euros.
Vers 13 h 20, départ pour Moulins et Bourges. Quelques averses entre Paray-le-Monial et Moulins, sinon beau toute la journée.
En route, 2 cafés à Sancoins = 2.40 euros
Arrivée vers 16 h 15 à l'hôtel réservé à Bourges, Mister Bed, 35.80 euros pour les deux.
On repart en ville, parcomètre 2 euros, petit tour pour revoir l'extérieur du palais de Jacques Coeur et l'intérieur de la cathédrale (vitraux surtout)
Vers 18 h 30, repas au Courtepaille (nous avions un bon pour une grillade gratuite), 2 onglets, 1 eau minérale, 1 coca light, 1 café, 1 café gourmand = 37.40 euros. (1 seule grillade du type choisi = 19.70 euros)
20 h, retour à l'hôtel
Vendredi 28 septembre 2012 – 2e jour
départ vers 7 h, il fait encore nuit...
2 cafés et 1 croissant à Vierzon = 3.10 euros
Essence E10 à 1.478 euros le litre, 36 euros
puis, Tours, La Flèche, Châteauneuf-sur-Sarthe où l'on arrive vers 11 h 30
Petit tour en voiture pour repérer le Super U et la route pour Brissarthe
Arrêt devant l'office du tourisme.
Repas à l'hôtel de l'Ondine 2 étoiles sur la terrasse fermée au dessus de la Sarthe, 2 menus entrée, plat principal et café à 12.50 euros = 1 salade exotique, 1terrine, 1 rôti de porc au miel, 1 maquereau, 1 coca, 1/4 vin rouge, 2 cafés. Total 32.40 euros
Tout près, il y a aussi une Auberge de la Sarthe (bâtiment plus ancien et plus petit que l'Ondine)
Ensuite, courses au Super U, 20.60 euros.
Puis, on va à Brissarthe, on trouve facilement la maison. A 15 h 30, nous sommes installés et avons tout sorti des valises...
Grand beau toute la journée.
Petit tour à pied à Brissarthe, église, etc.
Puis, retour à Châteauneuf-sur-Sarthe, parking devant l'hôtel de ville, place du marché (marché le vendredi matin).
2 cafés sur la terrasse du café Le Longchamp sur la place, WIFI, on regarde un moment internet.
Puis, tour de la ville à pied, on regarde les manoeuvres de 2 péniches dans l'écluse no 19. La Sarthe est navigable sur 135 km selon ce qui est écrit sur place, puis visite de l'église (essentiellement 3 fresques du XIIIe siècle).
Mercredi et jeudi, vente de vêtements dans la salle communale de la Cigale, nous allons voir où se trouve cette salle.
A 19 h, retour à la maison et repas.
Samedi 29 septembre 2012 – 3e jour
Départ vers 8 h 30
2 cafés à Châteauneuf-sur-Sarthe 2.20 euros
puis route jusqu'à Angers
A 9 h 50, parqués gratuitement au bout du pont de la Basse Chaîne au bas du château, sur l'autre rive.
A pied, nous revenons vers le château (que nous visiterons demain), prenons un plan à l'office du tourisme en face. + achat d'une carte routière locale de la région (4.57 euros)
A l'office du tourisme, WC gratuits au sous-sol, petits casiers à bagages, disons pour petits sacs à dos (2 euros).
Tour à pied proposé sur le plan de l'office du tourisme, maison de la Tour, extérieur galerie David d'Angers, tour Saint-Aubin, rue des Lices (vu un petit hôtel des Lices pas très cher dans la rue), rue Saint-Aubin, extérieur cathédrale Saint-Martin, retour à la rue des Lices où nous avions repéré une petite pizzeria (au feu de bois), la Piazzetta. 1 pizza Aurelia, 1 pizza napolitaine, 1 salade verte, 1 coca, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 25.50 euros. Les pizzas sont excellentes à mon goût car pâte très fine... on reviendra... (fermé le dimanche)...
Puis rue Voltaire, place du Ralliement, extérieur musée Pincé (peu visible actuellement, échafaudages), rue Laud, cathédrale Saint-Maurice (vitraux, tapisseries, boiseries), descente grand escalier à l'arrière, passage pont Vauban, passage devant l'ENSAM, immense parking gratuit (même pour camping- cars) place de La Rochefoucauld près de la Maine, Musée J. Lurçat, ancien hôpital, tour des Anglais, place du Tertre Saint Laurent, grenier Saint-Jean, place de la Paix, rue de l'Hommeau, hôtel des Pénitentes, place de la Laiterie, abbaye du Ronceray, retour à la voiture.
Départ vers 16 h 30, route de Paris, arrêt centre commercial Carrefour, essence E10, 1.503 euro le litre, 32 euros. A côté de la station service, il y a une cafétéria Flunch...
Retour par Briollay, Tiercé, route D52, 17 h 30, arrivée à Brissarthe.
Repas à la maison.
Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe.
2 cafés au bar Le Longchamp, 2.20 euros. Internet.
Retour au bercail.
Dimanche 30 septembre 2012 – 4e jour
Départ vers 8 h après avoir gratté le parebrise givré de la voiture...
Le café à Châteauneuf-sur-Sarthe semble déjà ouvert (alors qu'il était affiché ouverture à 9 h le dimanche), donc nous nous arrêtons.
1 croissant, 1 pain au chocolat à la boulangerie = 1.65 euros
3 cafés, 3.30 euros, lecture du journal
Départ vers 9 h.
Nous allons nous garer devant le château d'Angers (gratuit le dimanche) vers 9 h 35.
Petite promenade au soleil en attendant l'ouverture à 10 h. Fait pas très chaud le matin...
A 10 h, entrée, 8.50 euros par personne (sans l'audioguide).
Visite du parc, puis surtout de la tapisserie de l'Apocalypse (pour situer : 75 tapisseries sur une distance d'environ 6 x 23 mètres, dans une pièce à angle droit). Magnifiques scènes brodées... Il y a à l'entrée de la pièce des sièges pliants légers qu'on peut emporter et déposer à la sortie.
Nous regardons également le diaporama l'expliquant, le magasin attenant et quelques fouilles à côté.
Visite du logis, maquettes du château au rez-de-chaussée, on ne peut pas monter dans les 2 étages. Le haut du bâtiment a brûlé en 2009, restauration extérieure terminée, l'intérieur pas terminé (sais pas ce qu'il y aura à l'intérieur ensuite).
Visite de la chapelle, c'est-à-dire un coup d'oeil depuis la porte car installation d'une oeuvre d'art moderne en plein milieu (une horreur à mon goût !), j'aurais bien voulu pouvoir contourner « la chose » pour aller voir les fresques murales, mais bon, on ne peut pas entrer... tant que « la chose » n'est pas installée... no comment...
Puis, nous montons faire le tour sur le rempart, belles vues sur l'intérieur de la cour du château, sur la Maine et la ville.
Nous ressortons à midi, coupons à travers la vieille ville et allons à la place du Ralliement où 3 restaurants sont ouverts ce dimanche midi.
Nous choisissons le restaurant « les Caves du Ralliement » à l'intérieur, (dehors soleil 18 degrés) 1 assortiment de hors d'oeuvre, 1 moules marinières, 1 aiguillette de canard, 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 45.30 euros. Au dessus de ce restaurant, hôtel Saint-Joseph 2 étoiles (qui semble avoir également un restaurant propre).
Nous achetons ensuite 2 tickets de tram, appareils sur le trottoir, 1.40 euro pour 1 h. par personne (on peut payer cash ou avec carte, il existe des formules à 10 tickets plus avantageuses).
Nous prenons le tram vers 14 h 25 pour aller au terminus de l'autre côté du fleuve, environ 30 minutes, nous restons à l'intérieur et revenons jusqu'à l'arrêt « Les Gares », cela fait juste 1 heure, nous voyons la gare, la place de la gare, et revenons à pied jusqu'au château assez proche.
Départ vers 16 h.
Retour à Brissarthe vers 16 h 25.
Puis, nous retournons au café à Châteauneuf-sur-Sarthe pour voir internet un moment. 1 café, 1 coca light au soleil sur la terrasse = 3.30 euros.
Retour à Brissarthe vers 18 h 15.
Repas sommaire et repos...
Lundi 1er octobre 2012 – 5e jour
Départ vers 7 h 45
Arrêt au centre de Tiercé (marché le mercredi matin)
1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.90 euros
2 cafés = 2.20 euros
9 h Angers
Route le long de la Loire pour Saumur, de magnifiques vues sur la Loire en route, arrivée vers 10 h.
A l'entrée de la ville, centre commercial Leclerc avec cafétéria Crescendo.
Nous montons nous garer vers le château. WC gratuits sur le parking.
Nous allons voir de plus près autour du château, fermé le lundi, nous reviendrons... Très jolies vues.
Nous reprenons la voiture et redescendons en ville.
Parking gratuit le long de la Loire, quai Carnot, parking accessible également aux camping cars.
Office du tourisme à côté, plan de la ville.
Nous reculons sur le pont pour une vue d'ensemble, puis nous allons voir l'hôtel-de-ville, façade côté quai et façade arrière, nous passons à l'arrière dans la vieille ville, place Saint-Pierres vieilles maisons, cathédrale Saint-Pierre inaccessible malheureusement (travaux), puis nous allons à pied à l'église de Nantilly (chapiteaux, tapisseries, stalles). Tout près, une autre église désaffectée au milieu de la résidence « les jardins de Nantilly...
Nous retournons en centre ville pour trouver un restaurant, de nombreux commerces et brasseries fermés en ce lundi matin... Nous trouvons vers 12 h 30 la crêperie Coeur de Breizh. 2 menus à 12 euros. 1 entrecôte frites/salade et 1 saucisse frites/salade, 1 coupe de glace, 1 crêpe au sucre, 2 cafés, 1 verre de vin rouge + hors menu, un coca breton (Breizh coca) dont j'ignorais l'existence jusqu'à ce jour et que j'ai trouvé infect (très très sucré), mais bon pas le choix apparemment, crêperie bretonne oblige... = 26.50 euros. Si je retombe dans une crêperie par ici, je prendrai un verre d'eau du robinet, ce sera mieux... !
Ensuite, nous retournons rue Balzac pour visiter le magasin Emmaüs, ouvert à 14 h (les lundi, mercredi et samedi). Assez grand, tout est bien exposé.
Nous retournons à la voiture et rentrons par l'autre rive de la Loire, par la D132 jusqu'à Pont-de-Cé. Nous nous arrêtons brièvement en route près de Gennes vers l'amphithéâtre romain, fermé, aucun horaire affiché, nous repasserons... également pour revoir les beaux villages remarqués au passage.
Nous arrivons à Brissarthe à 18 h. Il a fait beau jusqu'à maintenant, il se met à pleuvoir légèrement juste après notre arrivée...
Repas simple.
Mardi 2 octobre 2012 – 6e jour
Départ vers 7 h 15
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros. 2 cafés = 2.20 euros
Départ vers 8 h 10
Route par Contigné, Miré, Saint-Denis d'Anjou, Sablé sur Sarthe, Solesmes, arrivée vers 9 h, parking gratuit dans la rue centrale à 200 mètres avant l'abbaye.
1 restaurant avec menus du jour locaux (environ 13.50 euros) où l'on peut aussi acheter des rillettes, et face à l'abbaye, le Grand Hôtel 3 étoiles.
Nous entrons dans l'église paroissiale très étroite, devant l'abbaye.
Nous entrons ensuite visiter le magasin de l'abbaye + salle d'exposition sur l'abbaye, et l'église dans l'abbaye à nouveau assez étroite et très en longueur (seule partie visitable), belles sculptures à l'intérieur.
Nous ressortons faire un petit tour du village en attendant la messe chantée à 10 h. (chants grégoriens).
Il y a un parking + WC gratuits à 50 mètres dans une rue perpendiculaire, interdit aux camping cars. Un autre parking est prévu pour les camping cars dans une autre rue perpendiculaire. Tout ceci est bien fléché sur la rue centrale.
Nous revenons nous installer dans l'église de l'abbaye à 9 h 50. Très belle messe avec chants grégoriens, au moins une trentaine de moines, nous étions env. 20 personnes dans l'église, des personnes de la région apparemment, sauf nous....
Vers 11 h, départ pour Sablé sur Sarthe, parking gratuit vers la gare devant une fonderie.
Il y a un petit Hôtel de la Gare, avec restaurant « menus ouvriers » (dans les 10 euros).
Nous allons au centre ville et pénétrons dans le parc du château, celui-ci, occupé par la Bibliothèque nationale, n'est pas du tout accessible au public. Nous revenons par la Grand Rue.
Vers 12 h, repas au restaurant « La Petite Taverne », 1 menu du jour, macédoine de légumes, saumon pommes vapeur, moelleux au chocolat à 12 euros, 1 choucroute à 11.50 euros, 1 coca light, 1/4 vin blanc, 2 cafés = 33.10 euros. Excellent et la nouvelle patronne est fort sympathique. Heureusement que nous n'avons pas pris la choucroute royale avec jarret énooooooorme... déjà la choucroute simple n'a pas pu être terminée... !
Vers 13 h 30, nous repartons avec la voiture.
Petit arrêt à côté de l'église de Saint-Denis d'Anjou, église à l'architecture assez étonnante + peintures murales. Derrière l'église, à 100 mètres, une halle en bois du XVIe siècle, y compris, attenant, 2 cellules de prison...
Nous reprenons la voiture et allons au château du Plessis-Bourré où nous arrivons pile à 14 h 30 par hasard.
Château privé, à cette époque ouvert tous les après-midi de 14 h à 18 h, visites guidées à 14 h 30, 15 h 30 et 16 h 30. Entrée 9.50 euros par personne. Nous faisons la visite guidée de 14 h 30 (nous sommes 6 personnes en tout). Photos interdites à l'intérieur.
Joli château, entouré d'eau, avec de beaux meubles, de belles serrures, un étonnant plafond à caissons et un beau parc très simple.
On ne visite pas les appartements privés, occupés par 2 personnes différentes (2 appartements), mais seulement une partie réservée au public.
Nous repartons à 15 h 50 et rentrons par Cheffes (D74) et Juvardeil (D108) directement à Brissarthe où nous arrivons vers 16 h 20.
Repos un moment.
Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour 2 cafés, 2.20 euros et consultation d'internet.
1 pain, 88 ct
19 h 15, retour au bercail et repas simple.
Mercredi 3 octobre 2012 – 7e jour
Départ vers 7 h 45
2 cafés au bar Le Longchamp, 2.20 euros.
Boulangerie fermée le mercredi...
Vers 8 h 30, 1 croissant et 1 pain au chocolat au supermarché local Sitis près de la poste, 1.75 euro,
A 9 h, visite de la bourse au vêtements,
Départ vers 9 h 30 pour aller en direction d'Angers, puis de Nantes par la route départementale.
SuperU à Beaucouzé, essence super 95 à 1.549 euros = 36 euros. On s'égare dans Beaucouzé... on retrouve la route pour Saint-Jean-de-Lignières. Emmaüs se trouve à droite à l'entrée du village.
Nous poursuivons jusqu'au château de Serrant, bref arrêt pour consulter les horaires, ouvert ce mercredi dès 13 h 30.
Nous poursuivons jusqu'à Saint-Georges-sur-Loire (qui n'est d'ailleurs pas sur la Loire...). Arrêt gratuit en centre ville vers 11 h 10.
Petit tour pour voir l'église (l'intérieur n'en vaut pas la peine), l'hôtel de ville (WC gratuits à côté), il y a un petit hôtel 2 étoiles « Aux amis réunis » dont les chambres sur la rue pourraient s'avérer bruyantes... avec restaurant.
Vers 11 h 50, repas dans le restaurant de l'hôtel. Menus à 10.50 euros vin compris. Buffet entrées à volonté, saucisse de Toulouse avec petits pois carottes, 1 glace vanille, 1 salade de fruits, 1 coca light, 2 cafés = 26.50 euros. Très simple, rien de notoire.
Puis, nous retournons au château de Serrant. Château privé. Il est propriété du Prince de Mérode (belge) qui l'habite en permanence. Nous ne visiterons pas l'aile qu'il habite mais une partie réservée au public.
Entrée à 13 h 30, 9.50 euros par personne, visite guidée à 14 h 15, nous sommes 8. Photos interdites à l'intérieur. Ce château est très bien meublé, certains meubles sont vraiment exceptionnels. Bibliothèque très grande également. Une ancienne cuisine très intéressante.
Chapelle dans la cour, colombier (en restauration, invisible sous une bâche), joli parc et douves avec eau et carpes koï (invisibles !?) autour du château. Sous les arbres, des tapis de cyclamens sauvages roses, délicieux parc et plans d'eau. Malgré une grosse averse, nous avons fait le tour extérieur du château et de la chapelle avant la visite guidée.
Nous repartons à 15 h 40.
Arrêt chez Emmaüs à Saint-Jean-de-Lignières. Plus grand que celui de Saumur.
Nous repartons vers 16 h 45
Retour à Châteauneuf-sur-Sarthe à 17 h 20, nous allons faire quelques courses au SuperU = 33.50 euros.
18 h 10, retour à la maison à Brissarthe.
Repas simple.
Jeudi 4 octobre 2012 – 8e jour
Départ vers 7 h 15
Il a plu toute la nuit et il pleuvra encore légèrement jusqu'à 9 h 30, ensuite, soleil et nuages en alternance, environ 20 degrés vers midi.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
Départ à 8 h.
Nous allons à l'abbaye de Fontevraud par D52, A67, D347, en passant par Saumur.
Très beau bord de Loire entre Saumur et Montsoreau, villages et châteaux vinicoles.
9 h 50, parking gratuit dans le village de Fontevraud, WC gratuits dans le parking.
Nous allons visiter l'abbaye à 10 h, entrée 9 euros par personne.
Essentiellement, gisants des Plantagenêts, cloître, cuisine avec toit très spécial.
Une « oeuvre d'art » moderne, genre escalier grand huit en bois est installée dans le cloître, 40 personnes peuvent y monter en même temps, des limites sont fixées pour les enfants en bas âge. En ce moment, cette chose est fermée. Si j'avais eu une hache... C'est scandaleux de poser ce genre de chose assez « fixe » dans un cloître ancien...
Sinon, un restaurant et un café-orangerie avec terrasse dans le parc.
Sortie vers 11 h 30 et visite de l'église Saint-Michel à côté (jolies fresques et chapiteaux peints) et la Lanterne des Morts à côté sur la chapelle Sainte-Catherine (on ne peut pas entrer).
12 h, repas au Café « Le Commerce », à côté de l'église. 2 menus à 9 euros (entrée, plat principal, fromage ou dessert et 1/4 de vin). 2 crudités, 2 steaks avec haricots, 1 tarte aux pommes, 1 fromage, 1/4 vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 24.50 euros. Très simple, très bon.
Départ avec la voiture à 13 h 30.
Petit arrêt devant le château de Montsoreau, au bord de la Loire. Le village de Montsoreau est vraiment magnifique (il fait d'ailleurs partie des plus beaux villages de France).
14 h, parking vers le château de Saumur. WC gratuits dans le parking.
Entrée au château, 5 euros par personne.
Essentiellement, terrasse avec vue, cour d'honneur, petit musée sur le cheval, de magnifiques tommettes au sol, quelques beaux meubles (moins intéressants que ceux de Serrant), trop de vaisselle à mon goût. 1 café restaurant avec terrasse à l'intérieur. Le château est fermé le lundi.
Départ 15 h 30 en direction de Doué-la-Fontaine, route très rapide pour rejoindre Angers depuis Saumur.
16 h, arrêt à Rochemenier pour voir la ferme troglodyte.
Parking pour voitures et camping-cars à l'entrée du village.
Visite de la petite église charmante à l'entrée, en face, visite de la ferme troglodyte, 5.40 euros l'entrée. Intéressant car mobilier et outillage d'époque à l'intérieur, visite individuelle en suivant les numéros de 1 à 20. WC à l'intérieur du site.
Nous ressortons environ 1 h après et jetons encore un oeil au reste du village, d'autres troglodytes en face dans la cour d'une maison privée (un peu visibles d'en haut).
Il doit y avoir également des gites à louer dans des troglodytes un petit peu plus loin, un « troglogite » est fléché dans le village, sinon un salon de thé qui fait aussi gite (dans une maison « normale »).
Départ vers 16 h 15 en direction d'Angers.
Bref arrêt à Brissac devant le château pour vérifier les horaires, nous pensons y aller demain après-midi, c'est fermé le mardi.
18 h 15, bref arrêt devant la boulangerie de Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 pain = 44 ct.
18 h 25, arrivée à Brissarthe à la maison, après plus de 200 km de route ce jour...
Repas simple.
Vendredi 5 octobre 2012 – 9e jour
Départ vers 7 h 20. Nuageux et doux.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro.
Café Le Longchamp, 4 cafés = 4.40 euros, lecture du journal et consultation internet.
On fait un tour du marché, pas extraordinaire. En plus, la place du marché est en travaux pour au moins encore 6 mois...
Retour à Brissarthe pour poser le PC, puis départ vers 10 h pour aller à Chémiré, ensuite, on passe le pont sur la Sarthe, arrêt à Morannes, petit tour à pied, église fermée, bords de Sarthe, achat 1 pain = 0.80 ct. On rentre par Etriché jusqu'à Biollay où nous arrivons à 11 h 30.
Grand soleil et 22 degrés.
Nous avons rendez-vous à l'auberge « Chez Maxym's » à la sortie de Biollay à 12 h avec 2 amis.
Repas avec menu du jour. Pour nous deux, entrées crudités charcuterie, rôti de veau, pommes de terre, haricot, fromages, dessert, 1 crème caramel beurre salé, 1 tarte aux pommes. Délicieux et très très copieux... impossible de tout terminer. 2 cafés, 1 carafe de vin rouge, 1 litre d'Evian. Addition pour 4 personnes = 50 euros. A recommander très vivement, ouvert seulement à midi du lundi au vendredi. Et le patron est charmant en plus...
Départ vers 14 h 15.
15 h, nous arrivons au château de Brissac, parking gratuit dans le village.
Entrée 10 euros par personne. Prochaine visite guidée à 15 h 45. Pendant les 3/4 d'heure d'attente, nous allons jeter un oeil dans le parc au canal souterrain, aux écuries, au mausolée, belles vues sur le parc, pièces d'eau, petit jet d'eau. Château très impressionnant, très haut.
Visite guidée très intéressante, environ 1 h 15, beaux meubles, tapisseries, magnifique cuisine en sous-sol. En fin de visite, pour les personnes que cela intéresse, dégustation de vins de la région et possibilité d'achat de bouteilles... On zappe...
On ne visite pas la partie habitée par les propriétaires mais seulement une partie ouverte aux visiteurs.
On ne peut pas visiter l'intérieur sans visite guidée ; en revanche, on peut ne visiter que le jardin tout seul pour moins de 10 euros. Les photos sont autorisées dans le château, mais sans flash.
Il paraît qu'il y a 6 chambres d'hôte dans le château pour les intéressés, aucun prix n'a été articulé... On peut aussi louer le château tout ou partie pour des réceptions, mariages, etc.
Nous ressortons vers 17 h 10.
Nous rentrons via A87 et D52, bouchons dans la traversée de Châteauneuf-sur-Sarthe.
Arrivée à Brissarthe à 18 h 30.
Repas ultra léger suite au repas de midi très copieux...
Samedi 6 octobre 2012 – 10e jour
Départ vers 7 h 45. Nuageux, assez doux.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro
Ouverture du café à 8 h, 2 cafés = 2.20 euros.
Départ vers 8 h 40 par D52, A87 et D160 pour aller à Cholet.
Essence chez Leclerc, 1.569 euro le litre de super 95 = 41 euros. WC dans le centre commercial Leclerc au passage...
Traversée de Chémillé.
Traversée de Cholet pour aller à Emmaüs qui fait sa vente annuelle ce jour.
Beaucoup de monde autour d'Emmaüs, arrivée et parqués à 10 h 30.
Visite.
Départ vers 12 h pour le centre de Chollet.
12 h 20, parking gratuit au centre ville.
12h 30, Brasserie « Le Grand Café » sur la place centrale. Très jolie brasserie, mais service extrêmement lent... 1 magret de canard avec penne, 1 tournedos d'agneau avec gratin dauphinois, 1 coca light, 20 centilitres de vin d'Anjou rouge = 36.20 euros. Nous renonçons au café car ça traîne de plus en plus...
Départ vers 13 h 45. Avant de reprendre la voiture, visite de la cathédrale. Vraiment pas très jolie, ni la ville d'ailleurs...
Retour à Chémillé, arrêt devant l'église Saint-Pierre à la sortie. Exposition intéressante dans l'église sur les guerres de Vendée et les évènements survenus à Chémillé lors de ces guerres /1793-1794).
Il se met à pleuvoir en continu, mais la température reste douce, environ 16/18 degrés, pas de vent.
Nous rentrons par Chalonnes-sur-Loire.
Arrêt sur la place centrale, 2 cafés = 2.60 euros. Nous descendons à pied au bord de la Loire sur le pont. Rien d'extraordinaire à cet endroit, certains bords de Loire sont plus beaux...
Nous prenons ensuite la route de la Corniche Angevine (D761) pour rentrer via Rocheford-sur-Loire, Denée, Mûrs-Erigné, Ponts-de-Cé. De nombreux vignobles sur cette route...
Puis A87, D52.
Petit détour pour aller voir Ecouflant, jolies maisons au bord de la Sarthe. Une sorte de petit château ancien en centre ville derrière lequel on a construit une énorme maison en bois (futur centre avec des boutiques?), encore une horreur... dommage.
On rejoint Briollay, Tiercé, Châteauneuf-sur-Sarthe et on arrive à Brissarthe à 17 h 30.
Repos, petit repas.
Vers 19 h 15, retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour 2 cafés et consulter internet. 2 cafés = 2.20 euros.
Retour à Brissarthe à 20 h 30.
Dimanche 7 octobre 2012 – 11e jour
Départ 7 h 45. Il pleut encore, env. 15 degrés, doux, pas de vent.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euros
Le café Le Longchamp ouvre à 8 h, 2 cafés = 2.20 euros
La maison de la presse est fermée tout le dimanche...
Départ vers 8 h 30.
Nous passons par Daumeray, Durtal, La Flèche.
9 h 30 Cérans-Fouretourte, vide-grenier, arrêt pour le visiter, il ne pleut plus, ouf...
Départ 11 h pour revoir la vieille ville du Mans que nous connaissons déjà.
A l'entrée du Mans, direction centre commercial Centre Sud (route de Tours) pour y manger à la cafétéria Flunch. Centre commercial avec Carrefour et 90 boutiques (tout est fermé le dimanche, sauf le Flunch).
Arrivée 11 h 45.
1 avocat au thon, 1 colin, 1 pièce du boucher, garnitures légumes à choix et à volonté, 1 tartelette aux fraises, 1 mousse au chocolat, 1 coca light, 1 bouteille 25 cl vin Bordeaux = 25.05 euros.
Départ pour le centre ville du Mans vers 12 h 40.
Arrêt au pied de la cathédrale Saint-Julien, marché.
Nous montons l'escalier pour visiter la cathédrale, magnifiques vitraux notamment. L'évêché à côté est magnifique également.
Promenade dans la Grand'Rue pour y revoir les vieilles maisons.
Départ vers 14 h 30.
On rentre par la D23.
Arrêt à Suze-sur-Sarthe. 2 cafés à l'hôtel Saint-Louis, seul établissement ouvert en ce dimanche après-midi = 2.20 euros.
Puis, passage par Malicorne-sur-Sarthe, très joli village, beau château, belle église, production et vente de faïences.
On repasse par La Flèche, très jolis bords du Loir, la ville est assez jolie également.
Puis, Durtal. Arrêt au pied du château impressionnant. On va voir le Loir sur le pont proche. Magnifiques paysages. Nous montons voir l'église (rien de notoire) et la cour du château, très belle. Il y a 6 chambres d'hôte (env. 125 euros la nuit). Pour info, on peut également visiter le château (visites guidées uniquement), 7 euros l'entrée.
Nous rentrons par Daumeray, Morannes et Chémiré. Il se remet à bruiner...
Nous arrivons à Brissarthe à 17 h 30.
Repos et repas simple.
Lundi 8 octobre 2012 – 12e jour
Départ 7 h 45.
Il bruine, mais il ne fait pas froid.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.65 euro, 1 pain = 88 ct.
Le café est fermé le lundi, on trouve l'autre café à côté du supermarché Sitis. 2 cafés = 2.20 euros.
Départ vers 8 h 30, via Château-Gontier pour Laval.
On va voir au passage à côté de Houssay où se trouve Emmaüs pour le retour cet après-midi...
9 h 30, entrée de Laval, supermarché Leclerc avec cafétéria Flunch. Essence super 95 à 1.543 euros = 36 euros.
Face à Leclerc, le magasin Noz. On s'amuse une heure dans ce grand bazar fourre-tout...
Départ à 10 h 30. Tiens, en repassant devant Leclerc, ils ont changé à la hausse les prix de l'essence depuis tout à l'heure... !
11 h, parking gratuit dans une rue près de la gare de Laval.
Nous voulions aller voir également cet après-midi le magasin Emmaüs en ville, rue de l'Alma, pas de bol, il a fermé définitivement samedi... et rouvrira ailleurs le 13 octobre = 64-72, av. de Mayenne... bon, on renonce donc...
Nous allons à pied au bord de la Mayenne, jolie écluse, traversons le vieux pont en direction du château et montons la Grand'Rue bordée de maisons anciennes ; en haut, nous visitons la cathédrale, quelques tapisseries, puis nous redescendons et prenons la rue au bas du château.
Repas à 12 h à la brasserie « Le Sévigné », 2 menus entrée/plat principal/dessert à 10 euros. 1 oeuf mayonnaise, 1 salade lardons/gésiers, 2 steaks avec pâtes, 2 gâteaux au citron meringué (énormes et délicieux!), 1 coca light, 1/4 vin rouge de Saumur, 2 cafés = 28.40 euros.
Nous continuons la rue et remontons sur la gauche pour arriver place Tremoilles (prononcer « Trémouilles ») où nous voyons le château neuf (cour en travaux) accolé au château vieux. Nous entrons dans la cour du château vieux, très jolies fenêtres.
Nous redescendons par la Grand'Rue et retournons à la voiture, départ vers 13 h 40.
14 h, nous arrivons à Emmaüs à Houssay. Nous visitons pendant 1 heure.
Départ 15 h et retour via Château-Gonthier, Châteauneuf-sur-Sarthe et arrivons à 16 h à Brissarthe.
Tiens, un zeste de soleil et il arrête de bruiner, il fait même trop chaud...
Repos.
Vers 18 h, départ pour Biollay pour retrouver les amis de l'autre jour et visiter leur nouvelle maison... Grosse averse...
Visite de la maison, petit apéro, salade composée.
Retour à 21 h 45 à Brissarthe, il ne pleut plus...
Mardi 9 octobre 2012 – 13e jour
Départ vers 7 h 10. Il bruine, mais il fait doux.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant = 0.80 ct.
7 h 30, le café Le Longchamp ouvre. 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
8 h 05 départ.
Route D770 pour Le Lion d'Angers. On passe devant le Haras national et l'hippodrome.
Arrêt après le pont. Petite promenade en ville, porche de l'église très original, église fermée. Jolis bords de l'Oudon.
On repart par la D775 pour Segré. Arrêt devant la mairie à 9 h 30. Joli ancien pont, on fait un petit tour en ville. 1 pain au chocolat = 1 euro.
Départ pour La Mine Bleue (mine ardoise) près de Noyant. Lieu de pique-nique et de balades autour. La mine n'est ouverte que le week-end en octobre (pour info, entrée 14 euros et gratuite pour les enfants). Voir http://www.laminebleue.com. Même la boutique du musée est fermée, nous aurions voulu acheter quelques objets en ardoise...
Puis, nous allons à Pouancé par le D775. Parking devant le magasin Dia en centre ville, porte angevine, château en ruine, on ne visite pas en ce moment.
On va ensuite à Candé, arrivée 11 h 40. Parking place du marché.
11 h 50, repas à la Brasserie « Le Bistrot Gourmand », très sympathique. Menu du jour : entrée, plat principal, dessert, café = 12.30 euros. 1 salade de poulet, 1 salade de gésiers, 1 aiguillette boeuf avec purée maison, 1 cuisse de canard confite avec purée maison, 1 glace cassis/mangue, 1 glace rhum raisin, 1 coca light, 1/4 vin rouge, 2 cafés = 29.80 euros. Très bon et très copieux.
Départ vers 13 h 15 en direction d'Angers, à la sortie de la ville de Candé, petit arrêt dans un dépôt vente pour fouiner...
Puis nous passons par La Meignanne pour aller voir le château de Plessis-Macé. Il y a même un peu de soleil...
Arrêt en ville devant le château. Le château est propriété du département, entrée 6 euros (3 euros pour les enfants), mais fermé le mardi. Très beau château et jardins autour. Nous voyons quand même depuis la porte la très belle cour intérieure, puis des chèvres dans le fossé.... Nous faisons le tour du château à pied par les jardins, quelques chèvres égarées mangeant des marrons, mais refusant de s'approcher de nous. Nous ramassons également quelques châtaignes.
Départ vers 14 h 30.
Nous retournons à Angers pour aller à Trélazé voir le musée de l'ardoise. Entrée entre 4 et 6 euros selon la formule choisie.
Là, nous ne visitons pas, mais nous achetons quelques objets en ardoise dans la boutique = 23 euros. Il y en a également quelques-uns dans l'office du tourisme d'Angers face au château, mais moins de choix. On nous indique aussi un magasin « Terroirs » dans la rue Toussaint à Angers.
Départ vers 15 h 45.
16 h 30, arrivée à Brissarthe.
Repos et repas léger suite à celui de midi fort copieux...
Petit aller-retour à Châteauneuf-sur-Sarthe pour consulter internet... 2 cafés = 2.20 euros. Retour à 20 h.
Mercredi 10 octobre 2012 – 14e jour
Départ vers 7 h 20.
Il ne bruine pas, mais nuageux et très doux. Nous aurons du soleil dans la journée, ponctué d'averses très brèves dans l'après-midi...
Châteauneuf-sur-Sarthe, café Le Longchamp, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal...
Départ vers 8 h par D52 pour Angers, puis autoroute pour Tours.
Péage, 9.40 euros.
Arrivée à Joué-lès-Tours vers 9 h 45.
Nous repérons un hôtel B & B bien placé à l'entrée de la ville à 44 euros la nuit. Je vais réserver 5 nuits de dimanche prochain à vendredi matin prochain. Puis, nous allons au Géant Casino proche à La Riche, il y a une caféteria également. Essence, super 95, à 1.564 euro le litre = 43 euros.
Nous avons l'intention de rester à Brissarthe jeudi soir, puis vendredi d'aller à Nantes et environ en y dormant une nuit, puis rentrer à Brissarthe pour y dormir une dernière nuit samedi soir. Ensuite, départ pour l'hôtel réservé à Joué-lès-Tours pour 4 jours au moins et visite des châteaux environnants et du reste de la ville de Tours.
L'hôtel de la Gare, à côté de la gare de Joué-lès-Tours, nous aurait bien plu, mais semble être fermé et abandonné...
Nous allons également voir où se trouve Emmaüs, rue de la Béguine, près de la gare, pour cet après-midi...
La circulation à l'intérieur de Joué-les-Tours est très compliquée par les travaux de construction du tram...
A 10 h 30, nous partons pour le centre ville de Tours.
Nous passons vers la gare et nous arrêtons à l'office du tourisme pour prendre un plan, puis à 11 h 15 parking dans la rue Bernard Palissy. Parcomètre 1 euro pour 45 min. puis parking gratuit entre 12 h et 14 h.
Nous traversons un mignon petit parc, puis allons voir la cour du Musée des Beaux-Arts, un magnifique cèdre et l'éléphant Fritz taxidermé...
Puis à pied, place de la cathédrale, pas une très jolie place d'ailleurs. WC à disposition sur la place.
Visite de la cathédrale Saint-Gatien. Vitraux remarquables et très bien décrits panneau par panneau pour les amateurs de détails..., tombeau des enfants de Charles VIII, et visite du cloître de la Psalette attenant (entrée 3 euros par personne). Le cloître ferme à 12 h 30, la cathédrale, elle, semble rester ouverte non stop. La façade principale sur la place mériterait une restauration...
Nous prenons la rue Colbert pour chercher un restaurant.
Vers 12 h 15, repas au restaurant « Le Soleil ». Menu entrée/plat principal/dessert à 14 euros. 1 quiche tourangelle, 1 salade fêta/taboulé/carottes, 2 gigots agneau avec flageolets, 1 crème caramel, 1 gâteau aux 3 chocolats, 1/4 vin rouge, 1 coca light, pas de cafés = 36.50 euros.
Nous allons voir à pied l'extérieur du château tout proche, le bord de la Loire (en été, l'après midi du week-end, il y a des promenades sur la Loire organisées à cet endroit), le pont piétons/vélos et nous revenons prendre la voiture vers 13 h 45.
Nous partons à Saint-Pierre-des-Corps pour voir Emmaüs, rue Vaillant-Couturier, on se perd un peu et on y arrive à 14 h 15. Visite jusqu'à 14 h 45. Beaucoup de bruits d'avions à Saint-Pierre-des-Corps...
On repart à Joué-les-Tours, sur place, quelques problèmes pour retrouver la gare... à cause des travaux du tram... On reste chez Emmaüs de 15 h 30 à 16 h.
Puis, on prend la D751 pour Azay-le-Rideau et Chinon. Traversée de Chinon, très beau château et village. On passe juste voir l'horaire d'Emmaüs, route de Saumur, pour y revenir.
Ensuite, retour à Angers, via Montsoreau, Turquant (magnifique village troglodyte) et Saumur par la D947.
Ensuite, Saumur-Angers par la D347, A87 et D52.
Arrivée à Brissarthe à 19 h.
Repas simple.
Repos, on ne bouge plus aujourd'hui.
Jeudi 11 octobre 2012 – 15e jour
Départ vers 7 h 15, il pleut des cordes... mais il fait doux.
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant, 0.80 ct, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
8 h, départ pour Angers, c'est toujours le déluge et il pleuvra jusqu'à 10 h...
8 h 45, nous nous garons gratuitement au bout du pont de la Basse Chaîne.
A pied au centre ville en repassant devant le château, quelques magasins en ville. 1 pain au chocolat = 1 euro.
11 h 45, repas à la pizzeria La Placetta qui nous avait plu le premier jour de notre arrivée. 1 salade verte, 1 pizza Romana, 1 pizza aux fruits de mer, 1 coca, 1/4 vin rouge, 1 tarte aux pommes avec 2 boules de glace, 2 cafés = 32.90 euros. Toujours aussi bon...
1 arrêt dans un cybercafé pour imprimer un mail et réserver l'hôtel demain soir à Nantes. Hôtel Première Classe à Saint-Herblain = 2 euros (1 euro par quart d'heure en gros).
Nous quittons la ville vers 14 h 30 et rentrons à Brissarthe. A nouveau, un orage pendant 30 minutes, puis ça se calme.
Rangements, nettoyages et valises.
Vendredi 12 octobre 2012 – 16e jour
Départ vers 7 h 20. Un peu plus frais, mais soleil...
Châteauneuf-sur-Sarthe, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
Départ vers 8 h 15 pour Nantes par RN via Ancenis.
Arrivée vers 10 h, traversée de la ville pour Saint-Herblain.
Essence E10 à 1.512 euro le litre = 34 euros.
On trouve l'hôtel Première Classe réservé, paiement de la chambre, 40.20 euros, on pose les bagages et on repart vers 11 h 15 pour La Baule. Chambre 11, au rez-de-chaussée, très petite chambre, pourrait être bruyante car route devant, mais demain samedi matin, donc assez tranquille, on a de la chance... WIFI gratuit.
Flunch à l'HyperU de Savenay vers 11 h 45. 1 coquille de poissons avec légumes à discrétion, 1 tartelette aux framboises, 1 coca light = 10.50 euros 1 mousse de canard, 1 assiette de charcuterie, 2 petits pains, 1 tartelette aux framboises, 1 bouteille de 25 cl de vin rouge = 12.10 euros.
Achat petits pains dans l'HyperU = 3.49 euros, 1 photocopie = 0.15 euros
Départ vers 12 h 45 pour La Baule.
Nous repassons le long de la plage, il se met à bruiner... puis arrêt à Pornichet, averse, 2 cafés = 2.60 euros.
Nous repartons pour Saint-Nazaire, il y a de nouveau grand soleil. Passage le long du port, petit détour pour voir le chantier STX et le MSC Preziosa..., ensuite, magnifique Pont de Saint-Nazaire sur l'estuaire.
Nous rentrons à Nantes par le pays de Retz.
16 h 10, arrêt parking Petite Hollande, maximum 2 h, 4.50 euros pour 2 h., payant jusqu'à 19 h.
On part à pied en ville, essentiellement passage Pommerays, place Royale, château des Ducs de Bretagne (très belle cour intérieure), cathédrale Saint-Pierre (gisant de François II et de son épouse), bâtiment biscuits LU, et retour à pied...
Vers 19 h, restaurant Casa del Piz, quai de la Fosse 2. 2 spaghettis bolognaise, 1 eau minérale, 1 coca = 25.30 euros.
20 h 45, retour à l'hôtel.
Une très belle journée où il n' heureusement quasiment pas plu.
Samedi 13 octobre 2012 – 17e jour
Une petite averse vers 6 h, ça commence mal...
2 cafés à une machine à l'hôtel = 2 euros.
Départ vers 7 h 30, on s'égare dans Nantes...
Arrêt près de la Baugeoire, 2 cafés = 2.60 euros
Départ vers 8 h 30, le déluge commence et ne cessera pas jusqu'à 11 h 30...
Donc, passage par Ancenis, un petit tour en voiture à l'intérieur, quasiment impossible de sortir de la voiture vu ce qu'il tombe... Très beau château, marché à côté, les maisons de la ville semblent très belles également.
Passage à Saint-Jean de Lignières, Emmaüs est fermé le matin, le déluge se poursuit...
On s'égare entre Beaucouzé et Angers en cherchant à rejoindre le restaurant Courtepaille.
Au passage, station Elf, essence E10 à 1.548 euro le litre = 28 euros.
Après quelques détours, 11 h 30 arrivée au Courtepaille (où nous avons un bon à 40 % sur les grillades), tiens, il s'arrête de pleuvoir apparemment...
2 onglets de boeuf, 1/4 Beaujolais, 1 Pepsi Max, 1 café, 1 café gourmand = 41.04 euros.
Départ 12 h 45
On rentre à Brissarthe.
Rangements et repos.
Aller-retour à Châteauneuf-sur-Sarthe, café pour consulter internet, 2 cafés = 2.20 euros
A nouveau, grosse averse...
Quelques achats pour ce soir au supermarché et à la boulangerie = 11 euros
Retour à 17 h 30 à Brissarthe.
Dimanche 14 octobre 2012 – 18e jour
Fin des valises...
Départ vers 8 h, il pleut mais peu...
Châteauneuf-sur-Sarthe, 1 croissant = 0.80 ct, 2 cafés = 2.20 euros, lecture du journal.
Départ vers 8 h 45.
Route en direction d'Angers, puis via Baugé, on fait un petit tour en ville, très jolies maisons et château.
Château-Lavallière, 2 cafés = 2.20 euros, 3 photocopies = 0.60 ct.
On arrive à Tours vers 11 h 10 à l'hôtel réservé.
B&B Hôtel, Joué-les-Tours, chambre 9 au rez-de-chaussée, parking devant la chambre à 1 m. de la porte, on s'installe et je règle les 5 nuits = 224 euros. (44 euros par nuit sans petit déjeuner et taxe de séjour de 0.44 ct par personne par jour). Chambre nettement plus grande que la nuit à Nantes, salle de bains très pratique, bien chauffé, c'est parfait. WIFI gratuit.
On retourne au centre ville de Tours après avoir essayé d'aller manger à la cafétéria Casino toute proche, mais elle semble fermée le dimanche...
Parking gratuit près des halles (car on est dimanche).
A pied, nous passons près des halles (modernes et moches) et on arrive dans la rue du Grand Marché, il est déjà 13 h env.
Repas au Pasta Café, rue du Grand Marché 30. Menu entrée/plat principal/dessert à 13.90 euros, pas mal pour un dimanche. 1 rillette de Tours, 1 salade mêlée, 2 poulets frites/haricots, 1 gâteau au chocolat, 1 tarte aux pommes, 1 verre de vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 39.80 euros.
Grosse averse...
On va voir la place Plumereau, belles maisons anciennes, quelques rues piétonnes alentours.
On entre voir une exposition sur les volcans dans le musée d'histoire naturelle, gratuit ce week-end car week-end de la science (3 euros d'entrée au musée sinon), on ne regarde que l'exposition au rez-de-chaussée, le reste du musée ne nous intéressant pas.
La pluie ne cessant pas, nous allons voir la basilique Saint-Martin.
Nous reprenons la voiture et nous nous arrêtons près de la gare pour la visiter.
Nous entrons dans la gare, on fait 3 mètres, mais il y a une alerte à la bombe... donc, on nous vire de l'intérieur de la gare.
Un petit tour dans le quartier et la place Jean-Jaurès, hôtel de ville très beau.
Nous retournons à l'hôtel, on se perd un peu dans Joué-les-Tours, ça devient une habitude...
17 h 30 arrivée. Repos et rangements.
19 h, nous ressortons à pied pour un petit Mc Do pas très loin de l'hôtel. A côté, il y a aussi un Courtepaille d'ailleurs, mais il vient d'être construit et n'est pas encore ouvert.
2 menus salade de chèvre chaud, 1 coca light, 1 Evian, 2 sachets pommes coupées = 16.40 euros.
Retour à 20 h 45.
Lundi 15 octobre 2012 – 19e jour
Départ à pied vers 7 h, il y a une boulangerie à côté du B&B. 2 cafés, 1 croissant = 3.20 euros.
Départ à 7 h 30 avec la voiture, il fait env. 6 degrés, mais grand soleil par la suite, ouf. Donc, on opte, entre autres, pour Villandry à cause des jardins à visiter...
Arrivée à 8 h 15 à Langeais après avoir passé un pont néogothique assez joli. Arrêt gratuit à l'entrée du village.
Visite du village, 2 cafés = 2.40 euros, lecture du journal.
Petit tour en ville en attendant l'ouverture du château à 9 h 30.
L'église serait intéressante à visiter, mais fermée, idem vers 11 h 30 d'ailleurs...
9 h 30, entrée au château, visite non guidée, 8.50 euros par personne. Magnifique mobilier et tapisseries. 1 h 15 dans le château (15 pièces à visiter). Puis, environ 15 min. pour voir le jardin. Cabanes dans les arbres pour les enfants, belles vues sur la Loire. De belles tapisseries à acheter dans la boutique du château pour les amateurs (beaucoup de choix).
Vers 11 h, encore un petit tour du village, puis repas au Bar du Marché à 11 h 45. 1 menu à 11.50 euros, entrée, plat principal, fromage, dessert, 1/4 vin rouge 1 menu à 15 euros, entrée, plat principal, fromage, dessert 2 buffets de crudités, 1 escalope milanaise/tagliatelles, 1 aiguillette de canard/tagliatelles, 1 mousse au chocolat, 1 flan caramel, 1/4 vin rouge, 1 coca light, 2 cafés = 31.40 euros. Cet établissement fait également hôtel (4 chambres) à bon prix, dès 37 euros environ selon le type de chambre. Départ vers 13 h.
13 h 20, parking gratuit devant le château de Villandry. Entrée à 9.50 euros par personne (château + jardins), billets possibles uniquement pour le jardin à 6.50 euros.
On commence par les jardins pendant qu'il y a grand soleil. Plusieurs types de jardins, tous plus beaux les uns que les autres. 1 h 15 dans les jardins. Puis, le château lui-même, moins intéressant dans l'ensemble que les intérieurs de Langeais à mon goût. Environ 45 min. pour le château.
A 15 h 30, on essaie encore d'aller visiter l'église du village, mais elle est également fermée...
Nous reprenons la voiture, repassons le pont de Langeais, puis arrêt à Cinq-Mars-la-Pile devant la Pile gallo-romaine (monument funéraire en brique de 30 m. de haut). On monte à pied plusieurs marches pour aller la voir. Il semble qu'il y en ait ailleurs en Europe (à Ostia près de Rome notamment), je n'en n'avais jamais vu personnellement.
Nous repartons par la D952 pour rentrer sur Tours en voyant au passage le château de Luynes.
Avant Luynes, un dépôt-vente sur le côté gauche de la route, juste avant l'entrée de Saint-Etienne-de-Chigny. On s'arrête pour une visite, énormément d'habits dans ce bric à brac...
Puis arrêt à Luynes. Magnifique maison XVe siècle et une halle en bois. Le château est visible de loin, même depuis la D952. On monte en voiture à l'entrée, c'est fermé et de là, on ne voit qu'une allée d'arbres...
On repart en direction de l'hôtel.
Arrêt vers 17 h 45 à la cafétéria Casino à La Riche. Elle n'ouvre qu'à 18 h 30 (pour les repas, sinon elle est ouverte pour les cafés, sandwiches, etc.).
Petit tour dans le centre commercial en attendant.
18 h 30, petit repas car pas très faim... 1 assiette de crudités, 1 saumon, 1 salade de fruits, 1 coca light 2 gâteaux aux pommes, 1 bavarois, 1 crème brûlée = 15.20 euros, mais j'avais un bon de réduction de 6 euros...
Retour à l'hôtel vers 19 h 30.
Mardi 16 octobre 2012 – 20e jour
Départ à pied pour la boulangerie à côté, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros
Départ en voiture vers 8 h 15 en direction de Chinon par la D751
Petit détour vers 8 h 40 à Cravant-les-Côteaux pour voir l'église du IXe siècle. Elle ouvre à 9 h. Une personne du village ouvre les portes, ensuite, il y a un distributeur automatique de jetons pour activer le tourniquet d'entrée, original... 3 euros par personne. Splendide église, le détour en valait la peine. En face de l'église, très beau lavoir.
Ensuite, petite route pour rejoindre directement Chinon.
Parking gratuit le long de la Vienne.
Grand marché ici le jeudi matin.
Nous allons à pied en ville.
2 cafés = 2.40 euros
Puis, ascenseur gratuit pour monter à la forteresse, très bien fait, ceci nous fait penser à l'ascenseur de Nyon en Suisse...
10 h 30, entrée à la forteresse. 8.50 euros par personne. L'endroit est surtout intéressant pour la vue sur la région, pas de meubles, quelques diaporamas sur l'histoire du château, sur Jeanne-d'Arc. A l'entrée, on nous remet un guide (à restituer à la sortie). Avec ce guide, en le passant sur un logo, on peut également obtenir des informations à diverses bornes interactives dans le château. Il est clair que si l'on lit toutes ces pages informatiques, la visite sera beaucoup plus longue...
Il faut conserver les billets d'entrée, si on les présente à Azay-le-Rideau ou à Fontevraud, on obtient un rabais sur les billets de ces monuments (en fait à Azay, ce sera 2 euros par personne, à Fontevraud, je ne savais pas, donc je n'ai pas gardé les billets).
Vers 11 h 45, nous ressortons et descendons à pied en direction du musée et de l'église Saint-Maurice. Les deux sont fermés... mais la rue Voltaire est magnifique. Nous allons jusqu'au bout et revenons à pied par la rue parallèle. Cette ville de Chinon est vraiment très belle et très agréable.
En centre ville, un petit hôtel pas cher, hôtel de la Treille.
12 h 20, repas au restaurant « La Bonne France », place de la Victoire (avec terrasse s'il fait beau) Menu entrée/plat principal/dessert ou fromage à 12.50 euros. 1 terrine de sanglier, 1 terrine de saumon maison, 2 roulades de dinde/ratatouille/galette de pommes de terre, 1 fondant au chocolat, 1 fromage. 1/4 vin rouge, 1 coca, 2 cafés. Tout était excellent. Total 39 euros. Il faut quand même préciser que les 2 cafés ont été facturés 5.40 euros, soit le prix que nous les payons à Genève... Jamais vu un café affiché à plus de 2 euros dans la région depuis que nous y sommes... étonnant...
A 14 h, visite d'Emmaüs à Chinon.
Départ 14 h 45.
Essence chez Intermarché à la sortie de Chinon. Super 95 à 154.90 euro le litre = 34 euros.
15 h 20, parking gratuit à côté du château d'Azay-le-Rideau.
15 h 30, entrée, billet à 6.50 euros par personne (au lieu de 8.50 euros) puisque nous présentons les billets d'entrée de Chinon de ce matin.
Visite du château, magnifique mobilier, belles cheminées, passage sous la toiture en bois, puis nous faisons le tour du château par le jardin, splendide pièce d'eau. Photos non autorisées à l'intérieur du château.
Nous allons voir la chapelle du château dans le jardin, mais on ne peut pas entrer, il faut ressortir du château et se rendre de l'autre côté de l'église pour y entrer. La partie la plus intéressante est la façade au dessus de la porte d'entrée, l'intérieur n'est pas extraordinaire.
Les rues du village alentours sont assez belles, mais j'ai mieux aimé le vieux Chinon.
Départ vers 17 h.
On arrive à l'hôtel vers 17 h 30 en s'égarant un peu comme d'habitude...
Je vais prolonger d'une nuit le séjour à la réception (pour la nuit de vendredi à samedi) = 44.88 euros.
Depuis la chambre, via la WIFI, je réserve 3 nuits au B&B à Blois pour samedi, dimanche et lundi soir = 140.10 euros. L'hôtel se trouve à Vineuil au sud de Blois.
Rangement, repos.
Vers 19 h, petit footing au Mc Do à côté de l'hôtel. 1 menu Big Mac/frites, 1 salade César, 1 coca light, 1 Evian = 14.10 euros.
Retour à l'hôtel à 20 h 10.
Mercredi 17 octobre 2012 – 21e jour
Départ à pied à 7 h 30
Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés et 2 croissants = 4 euros
Départ avec la voiture à 8 h 05
Il tombe quelques gouttes et il fait tempéré, très agréable.
Passage par Villandry, puis Ussé, le château ouvre à 10 h
Nous allons au centre ville de Huisme, 2 cafés = 2.20 euros, petit tour du village en attendant.
A 10 h, entrée au château d'Ussé, 14 euros par personne (4 euros pour les enfants jusqu'à 16 ans).
Visite de la chapelle du château, des caves, des écuries, du grenier du château avec vues sur la charpente, quelques salles consacrées à la Belle au Bois Dormant. Puis, quelques salles du château avec un beau mobilier. Jardins à la française visibles depuis la terrasse du château.
Pour monter voir les salles consacrées à la Belle au Bois Dormant, les escaliers ne sont pas aisés pour les enfants ou les personnes ayant de la peine à marcher...
Départ du château à 11 h 40.
Nous allons à Candés Saint-Martin, joli village, pour manger et voir la Collégiale Saint-Martin. Nous passons à côté de la centrale nucléaire de Chinon.
12 h 20, repas devant la collégiale, restaurant « La Route d'Or », 2 assiettes de cycliste à 15 euros (salade, confit de canard, rillettes, chèvre chaud, charcuterie), sinon il y avait un menu à 17 euros qui ne nous plaisait pas. 1 coca, 1 verre de vin rouge, pas de café = 36 euros.
Averses pendant le repas, le soleil reviendra après avoir quitté Candés Saint Martin.
Nous allons visiter la collégiale en sortant. A voir essentiellement le porche sculpté, quelques sculptures à l'intérieur en hauteur, 1 plaque marquant l'endroit de la mort de Saint-Martin, évêque de Tours.
Devant l'église, le bureau de cette société offrant des visites en bateau sur la Loire, http://www.bateauamarante.com/
Nous partons à 14 h 45 pour Montsoreau, passons le pont sur la Loire et revenons sur l'autre rive en direction de Langeais.
Passage par Luynes pour voir les restes de l'aqueduc romain, le long d'une route, bien fléché depuis le centre du village.
Retour à Tours, direction Tours Nord.
15 h 30, visite d'Emmaüs, rue de Belgique, près du centre commercial de la Petite Arche (Auchan). A nouveau, pas facile dans le secteur à cause de la construction du tram...
Départ 16 h 45.
On s'égare un peu...
Retour à l'hôtel à 17 h.
Rangement et repos.
Vers 19 h, repas dans un restaurant à côté de l'hôtel, La Pataterie. 2 tartiflettes/salade, 1 coca light, 1 Badoit, 2 cafés gourmands = 37.50 euros
20 h 10, retour à l'hôtel
Jeudi 18 octobre 2012 – 22e jour
Départ à pied vers 7 h 45. Il fait beau et tempéré (env. 14 degrés)
Boulangerie près de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4.10 euros.
Départ à 8 h 15 avec la voiture pour Loches, en suivant la route de Châteauroux (D943).
8 h 50, parking gratuit près du jardin public de Loches.
Il y a une résidence Pierres et Vacances tout près (Le Moulin des Cordeliers) offrant des locations de studios pour 4 personnes à 320 euros la semaine à cette période (et 810 euros en août...).
Nous entrons en ville, 2 cafés = 2.40 euros, puis nous montons la rue du Château en admirant les maisons.
Nous arrivons près de l'église Saint-Ours, et entrons dans le Logis vers 9 h 40, entrée 7.50 euros par personne, billet également valable pour le donjon.
Nous visitons cette partie, peu de salles, belles vues sur la ville.
Puis, nous ressortons, visitons l'église Saint-Ours, à voir essentiellement le gisant d'Agnès Sorel (installé ici depuis 2005), sous le porche, une colonne gallo-romaine réutilisée.
A côté de l'église, il y a une auberge médiévale avec des menus « d'époque » (env. 25 euros)...
Puis, nous tournons à gauche et nous rendons à 250 m. de là voir le donjon, avec souterrains, chambre de torture, cage à prisonnier (copie de 1995), beaucoup d'escaliers dans cette partie...
En route, nous voyons une plaque datant de 2006, inaugurée par J. Chrétien, premier ministre du Canada, dont les ancêtres venaient de Loches.
Nous ressortons à 11 h 45.
Nous redescendons en ville, regardons encore une exposition permanente gratuite dans le bâtiment de la Chancellerie (rue du Château).
12 h 20, repas au restaurant « Le Bistro du Balto ». Nous ne prenons pas le plat du jour, il faudra 30 minutes pour être servi, mais c'est délicieux... 1 steak tartare/frites, 1 lieu avec cassolette de légumes, 1/2 Badoit, 1 coca light, 2 cafés = 28.40 euros.
Nous regagnons la voiture et partons vers 13 h 40 pour Chenonceaux par la D31.
Nous passons à côté de la Pyramide de Saint-Quentin (au milieu d'un giratoire). http://guide37.com/...quentin-pyramide.asp
Nous passons par Bléré, jolie petite ville.
Parking gratuit devant le château de Chenonceaux vers 14 h 15. La gare de trains est juste à côté du parking.
Il y a davantage de visiteurs ici que dans les autres châteaux visités, mais c'est supportable à cette saison.
Achat des billets (château et jardins) à 11 euros par personne. Il y a d'autres versions incluant le musées de cires, l'audioguide, etc. Photos avec flash interdites dans le château, et c'est rappelé plusieurs fois par haut-parleur...
Toilettes, stand avec sandwiches/boissons avant d'entrer si nécessaire.
Nous entrons et visitons les 18 pièces du château. Beaucoup de tableaux de valeur, c'est le château où il y a le plus de tableaux pour l'instant, sinon meubles et tapisseries.
Exposition temporaire sur Rousseau (qui vécut dans le château).
Grandes cuisines en sous-sol, puis tour du jardin de Diane de Poitiers et du jardin de Marie de Médicis. Ceci nous permettant d'avoir des vues sur la partie du château enjambant le Cher.
16 h 40, départ avec la voiture. Tiens, une averse...
Arrêt à Bléré, essence Intermarché à 1.516 euro le litre de super 95 = 26 euros.
Nous rentrons par la D976 jusqu'à Saint Avertin, le village de Véretz traversé est très beau au bord du Cher.
Nous ne nous égarons pas pour une fois et arrivons à l'hôtel à 17 h 35.
Repos et internet...
Vers 18 h 45, petit footing au Mc Do voisin, 2 menus Mc Do/salade verte, 1 coca light, 1 Evian = 13.20 euros.
19 h 45, retour à l'hôtel.
Vendredi 19 octobre 2012 – 23e jour
Départ à pied à 7 h 30. 12 degrés, il ne pleut pas, très agréable.
Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.
Départ à 8 h avec la voiture pour Tours.
Bison futé pour arriver à Saint-Cyr-sur-Loire... Parking gratuit juste au bout du pont Wilson vers 8 h 30. On peut passer le pont à pied ou en vélo seulement car travaux du tram. A terme (2e semestre 2013), il semble que les voitures ne pourront passer le pont que dans le sens Tours-Saint Cyr.
2 cafés = 2.40 euros dans un café au bout du pont.
On traverse le pont à pied, place Anatole France, église Saint-Julien (fermée), musée du compagnonnage, musée des vins (jolis bâtiments, on n'entre pas). Rue du Commerce, musée Gouin (fermé), place Plumereau, on sillonne toutes les rues piétonnes adjacentes.
Puis rue Châteauneuf, rue des Halles (magasins chics), rue Nationale (grands magasins), place Jean-Jaurès, gare SNCF, on peut entrer voir, pas d'alerte à la bombe ce jour..., jolis carreaux représentant divers lieux français. A terme, 2e semestre 2013, on pourra prendre le tram directement dans la gare...
Gare routière juste devant la gare des trains.
Rue Palissy, place de la Cathédrale, Rue Colbert.
12 h 15, repas au restaurant l'Etable, rue Colbert 121. Menu à 14 euros entrée/plat principal/dessert. 1 salade variée, 1 terrine maison/salade, 1 saumonette gratinée, 1 sauté de canard aux oignons, 2 tartes Tatin, 1 verre de vin, 1 coca light, pas de cafés = 34 euros. Tout était excellent.
Départ vers 13 h 15, il se met à pleuvoir de plus en plus... On rejoint la voiture sous un déluge de flotte... En face, 2 cafés = 2.40 euros.
Départ pour voir le château d'Amboise vers 14 h. On longe la Loire en passant notamment par Vouvray (caves, vente de vin...)
14 h 30, parking sur le quai à Amboise, 2 euros pour 2 h.
On va au château. Entrée 10.20 euros par personne (visite guidée ou non).
Nous y voyons la chapelle Saint-Hubert (tombe Léonard de Vinci), les vues sur la Loire et sur Amboise, quelques pièces à visiter avec de beaux meubles. Assez vite visité, peu de pièces à voir, moins d'une heure après nous sommes dehors...
Nous regardons encore une ou deux rues près du château. Puis l'église Saint-Florentin avec une exposition sur la ville, son histoire, etc.
A 16 h 15, nous repartons toujours sous un déluge...
Retour à Tours, nous allons voir le magasin « Active ». rue E. Vaillant. Nous y arrivons péniblement à 17 h 15 dans une circulation chaotique (entre la météo et le tram...). De très jolis habits...
18 h, retour à l'hôtel.
Repos, nettoyage et séchage...
19 h 15, pas très faim, un petit footing au SuperU voisin, 2 sandwiches = 4.26 euros, puis 2 cafés au McDo = 3 euros.
Retour à l'hôtel à 20 h 30
Samedi 20 octobre 2012 – 24e jour
Départ à pied à 7 h 20. Pour changer, il pleut...
Boulangerie à côté de l'hôtel, 2 cafés, 2 croissants = 4 euros.
Rangement des valises et chargement.
Départ avec la voiture 8 h 15.
Passage par Tours.
9 h, 2 cafés à Rochecorbon = 2.40 euros.
Beaucoup de maisons troglodytes par ici, même un restaurant... http://www.restaurant-loubliette.com/
Nous continuons jusqu'à Blois, il pleut toujours...
A Blois, ce week-end, beaucoup de monde à cause de ceci : http://www.rdv-histoire.com/-Les-paysans-.html
10 h 30, arrivée à l'hôtel B&B à Vineuil que j'avais réservé par internet, je règle les 3 nuits à 46 euros la nuit, chambre 3 au rez-de-chaussée (chambre fumeur). Salle de bains comme dans l'autre B&B, chambre un tout petit peu plus petite, agencement un peu moins pratique, mais lit plus large... Dans cet hôtel, il y a un ascenseur. WIFI gratuit. A 100 m. de l'hôtel, arrêt des bus 13 et 14 (en provenance de Blois ?)
La chambre sera paraît-il prête dès midi.
Vu la météo, petite balade dans le centre commercial Renaissance tout proche.
Achat chez Auchan = 2.81 euros.
11 h 40, repas à la cafétéria Flunch dans le centre commercial.
2 crevettes panées, légumes à volonté. 1 coca light, 1 bouteille vin rouge, 1 tartelette citron, 1 tartelette fraises = 22.95 euros.
2 cafés dans une brasserie dans le hall = 2 euros.
Vers 12 h 50, nous revenons à l'hôtel et déchargeons la voiture. La chambre n'a pas été faite... nous laissons tout dans un coin de la chambre. Je vais voir à la réception, on me dit que la chambre va être faite sous peu...
Nous partons pour Blois centre vers 13 h.
13 h 15, parqués à gratuitement à l'entrée de la ville, le long de la Loire. Un miracle, il ne pleut pratiquement plus... 15 degrés, très doux, très agréable.
Nous passons par rue du Foix, visitons l'église Saint-Nicolas, rue Saint-Lubin, escaliers Saint-Martin pour monter au château.
Sur la place du château, musée de la Magie (fermé jusqu'à la Toussaint, ouvert en partie pour les participants à la manifestation susmentionnée).
Office du tourisme sur la place devant le château, je prends un plan de ville.
Devant le château, des attelages proposent un tour de ville, voir www.attelagesdeblois.com Une quinzaine de personnes par attelage, 7 euros par personne à payer sur place. 25 min. de balade.
Visite du château, entrée = 9.50 euros par personne. Nous entrons à 14 h 10 et sortons à 16 h 40. On a un petit peu traîné, compter 2 h au minimum pour visiter.
Dans le château, très belles pièces, tapisseries, plafonds, papiers peints, tableaux, meubles, énormément de belles choses, ensuite 8 salles du musée des beaux-arts, chapelle, vues sur la Loire et, bien sûr, l'escalier dans la cour.
Consignes à bagages (1 euro) dans des casiers, surtout pour des valises type valises cabine, mais 2-3 casiers pour valises plus grosses. + 4 ou 5 chaînes avec cadenas pour attacher des poussettes, etc.
Apparemment, photos avec flash autorisées dans le château.
Puis, nous descendons par la rue de la Voûte du Château, rue du Commerce. Rue du Puits-Châtel, belles maisons.
Rue du Bourg-Saint-Jean, retour par la première rue arrière, puis, rue Bourg Saint-Jean, Jardins de l'Evêché, Roseraie en contrebas, dans laquelle on peut descendre par un escalier (jusqu'au 30 septembre), visible d'en haut également.
Cathédrale Saint-Louis avec crypte (très sobre, bien éclairée).
Maison des acrobates à voir à côté (elle est même à vendre !)
Rue du Palais, rue Saint-Honoré, il est 18 h. Un très beau dépôt-vente d'habits luxe hommes/femmes, une petite visite...
Nous redescendons sur le quai de la Loire et revenons à la voiture. Un peu mal aux pieds...
Départ 18 h 30. Il faudra 8 minutes pour rentrer à l'hôtel...
Pas très faim, petit en-cas chez Flunch à côté, ça nous arrange...
1 pâté/salade, 2 quiches, 1 mousse poire/caramel = 9.40 euros. 1 fondant au chocolat, 1 salade de fruit, 1 yaourt myrtilles, 1 coca light = 9.25 euros.
19 h 30, retour à l'hôtel.
Dimanche 21 octobre 2012 – 25e jour
Départ à 8 h pour le centre de Blois. Ce matin, pas de pluie, mais brouillard dense... 15 degrés.
A l'entrée de la ville, 2 cafés, 1 croissant = 3.80 euros.
Puis, nous allons à Saint-Denis-sur-Loire voir le vide-greniers. Arrivée à 9 h et départ vers 10 h.
Nous allons à Chaumont-sur-Loire, arrivée vers 10 h 45, parking gratuit près de la mairie. Pas une bonne idée, nous allons à pied en ville en passant devant l'église pour rejoindre l'entrée est. Là, une grande montée à pied... Il aurait mieux fallu aller à l'entrée sud avec parking devant l'entrée... Miracle, plus de brouillard et du soleil !
Entrée pour château, jardins, écuries = 15.50 euros par personne.
Nous montons au château, visite du château, rien d'extraordinaire, puis nous allons à 12 h manger sur place au café du Parc. 2 sandwiches, 2 salades de fruits, 1 coca light = 14.40 euros.
Ensuite, visite des écuries, magnifiques, les plus belles vues jusqu'à maintenant.
Nous allons ensuite voir le festival des jardins. Plusieurs petites scènes dans des jardins contigus. Ceci ne nous plaît pas trop à vrai dire. Nous abrégeons la visite et redescendons à la voiture. Plusieurs oeuvres d'art modernes exposées un peu partout.
Si nous revenons par ici, nous ne reviendrons pas à ce château.
Nous partons avec la voiture vers 13 h 45 et allons à Cheverny où nous arrivons à 14 h 30.
Parking gratuit devant le château. Entrée pour château et jardins (sans l'exposition sur Tintin qui ne nous intéresse pas) à 8.70 euros par personne.
Visite du château, une débauche de beaux meubles, tapisseries, etc. Splendide.
Ensuite, nous allons à l'Orangerie au fond du parc.
Comme il y a du soleil, arrêt sur la terrasse. 2 cafés, 1 gâteau au chocolat, 2 gâteaux aux abricots = 20.30 euros, nous restons 1/2 h au soleil, délicieux...
Puis, nous allons voir la salle des trophées (fermée exceptionnellement, mais visible en partie depuis la vitre de la porte...) et le chenil. Pas de chiens, le bâtiment est en travaux jusqu'à fin mars 2013. Un coup d'oeil sur le jardin potager. Nous n'allons pas vers le canal où il y a un parcours en bateau possible.
Départ du château vers 16 h 30.
Nous regardons encore la façade de l'église avec un couvert.
Jolie place pour pique-niquer derrière l'église.
Nous quittons Cheverny vers 17 h et arrivons à l'hôtel à 17 h 30.
Rangements, repos et internet. Réservation d'un hôtel Première Classe à Orléans pour mardi soir à 38 euros.
Vers 19 h, on va à pied au Flunch. 1 aiguillette de canard/légumes à volonté, 1 colin/légumes à volonté, 1 salade de fruits, 1 tartelette aux fraises, 1 coca light, 1 bouteille vin rouge = 23.05 euros.
20 h. retour à l'hôtel.
Lundi 22 octobre 2012 – 26e jour
Départ vers 8 h pour Blois. Brouillard, 16 degrés.
A l'entrée de Blois, 2 cafés, 2 croissants = 4.90 euros.
Vers 9 h, départ pour Chambord, via Saint-Dye.
9 h 30 arrivée, on tourne un peu... Ah, grand soleil, magnifique !
Parking de la Canardière, gratuit, et à env. 1.5 km du château, avec une magnifique vue sur le château depuis le pont sur le Cosson. Pour le trouver, passer devant l'entrée du château (côté avec un drapeau français dessus), poursuivre la route sur env. 2 km et tourner à gauche, c'est indiqué « parking de la Canardière ».
Parkings payants plus près du château possibles, 3 euros (selon internet)
Nous admirons la vue et partons à pied le long du Cosson en direction du château. Au début, chemin assez propre, ensuite, boue, etc... On ne progresse pas très vite. 2 sangliers en vue en lisière de forêt à notre gauche à 50 mètres devant, on hésite, mais voyant qu'ils partent se cacher à notre arrivée, on poursuit et on ne les reverra plus... Ouf.
Après 30 min. de marche, on est dans le château, il est 10 h 20.
Entrée, 9.50 euros par personne.
Magnifique escalier central, de belles pièces de mobilier et tableaux, une agréable terrasse sur le toit pour déambuler...
Possibilité de manger dans la cour dans une caféteria self-service. Menu sandwich, dessert et boisson à 10.50 euros.
Nous ressortons à 12 h 40.
Nous allons brièvement regarder l'église à côté du château, fermée, et nous retournons à la voiture, mais en passant par la route pour éviter les salissures...
Départ avec la voiture, 13 h 15.
Nous revenons en direction de Vineuil.
13 h 35, parking au Flunch à côté de l'hôtel. 2 cassoulets, 1 crème au chocolat, 1 tartelette aux fraises, 1 bouteille de vin rouge, 1 coca light = 23.05 euros.
2 cafés dans un bar de la galerie marchande = 2 euros.
Vers 14 h 20, départ, nous allons faire le plein chez Auchan à côté, essence E10 à 1.476 euro le litre = 32.50 euros.
Puis, nous partons pour revoir Vendôme.
Nous y arrivons vers 15 h. Parking gratuit à l'entrée, rue Basse, après la porte Saint-Georges. Tour à pied en ville, visite de l'abbaye de la Trinité, de son cloître, fresques dans la salle capitulaire. Dans l'abbaye, vitrail de 1150 env. très beau, mais mal mis en valeur à mon avis (de par les autres vitraux l'entourant), des sculptures en bois sur les sièges des stalles très originales. Place Saint-Martin, église de la Madeleine, petite chapelle romane en ville, agréable balade sous un beau soleil...
Nous repartons à 17 h 15.
17 h 45, arrivée à l'hôtel.
Rangement, repos, internet, gros nettoyage des chaussures (suite au footing dans les prés à Chambord...).
Je réserve sur internet une nuit pour mercredi près de Nevers à l'hôtel Première Classe, 37 euros.
19 h, nous retournons à pied au Flunch. 1 tartelette aux fraises, 1 salade de fruits = 6.65 euros 1 salade mêlée, 1 salade de fruits, 1 coca light = 9 euros.
20 h. retour à l'hôtel.
Mardi 23 octobre 2012 – 27e jour
Rangement des valises...
Départ vers 8 h en direction de Blois et, à droite, d'Orléans.
Brouillard, 15 degrés.
Petit arrêt pour 2 cafés en route = 2.40 euros.
Nous poursuivons jusqu'à Beaugency, parking gratuit à l'entrée à 9 h 15, un peu de soleil.
2 croissants dans une boulangerie = 1.70 euros.
Nous faisons le tour de cette petite ville à pied.
Abbaye, donjon, château (musée fermé), bords de Loire, de nombreuses maisons magnifiques. Les chapiteaux très sobres de l'abbaye sont magnifiques.
On sort de l'abbaye, brouillard et froid...
2 cafés pour se réchauffer = 2.40 euros.
Départ de la ville à 10 h 45 pour Orléans.
On se trompe d'hôtel à l'arrivée, on repart pour Olivet.
En route, on voit le Zénith, un Courtepaille à côté et le tram.
12 h 10, on est au bon hôtel Première Classe réservé l'autre jour. Je prends la chambre à la machine avec le numéro de réservation = 38.40 euros. Nous posons la valise dans la chambre non terminée. Chambre 14 (qui semble pouvoir se transformer en chambre communicante avec la 15). Il y a de la place pour le rangement, ça va très bien, le lit doit être en 140 cm. WIFI gratuit.
Devant l'hôtel, restaurant Léon de Bruxelles (moules, etc...)
Je me renseigne où se trouve le tram. Il est à 7 min. à pied. Tram A, arrêt Les Aulnaies. Compter environ 30 min. pour être en centre ville place De Gaulle, là où les 2 trams se croisent.
Nous y allons, ticket à l'appareil à l'arrêt. Nous prenons un ticket journalier à 3.60 euros par personne (sinon 1.40 euro par trajet par personne). Il faut le composter à l'intérieur du tram.
Nous faisons 2 arrêts et descendons manger au Courtepaille, il est 12 h 50.
1 entrecôte 230 gr., 1 entrecôte 350 gr. 1/4 Beaujolais, 1 Pepsi Max, pas de cafés = 33.48 euros. Nous avions un bon de réduction de 40 % sur les 2 grillades.
Ce soir, Johnny Hallydays en concert au Zénith à côté, il y a déjà des gens qui attendent devant l'entrée...
Nous repartons vers 14 h avec le tram et en descendons juste après le pont sur la Loire.
Ensuite, à pied jusqu'à la Cathédrale, je prends un plan à l'office du tourisme à côté.
Visite de la Cathédrale, la façade devant a été partiellement nettoyée. Ce n'est pas ma cathédrale préférée à vrai dire...
Visite de 4 ou 5 salles au 1er étage de l'hôtel Groslot à côté (entrée gratuite), puis rue d'Escure (belles maisons), place du Martroi (place centrale de la ville) en travaux avec la statue de Jeanne-d'Arc.
2 cafés en route = 3 euros.
Puis, maison de Jeanne-d'Arc (reconstitution). Là, diaporama à heure fixe, nous attendons 15 min. celui de 16 h. Entrée normalement 4 euros, mais on nous applique le taux réduit de 2 euros (pour plus de 65 ans), nous devons faire plus vieux que nous ne sommes... 15 personnes au max. en même temps pour le diaporama. Le billet est également valable pour le Centre Charles Péguy tout proche.
Diaporama très intéressant, environ 15 min. Dans la même salle, après le diaporama, également consultation possible de textes et photos sur Jeanne-d'Arc (sur écrans tactiles).
Nous ressortons, enfin du soleil !
Nous nous rendons au centre Péguy tout proche. Actuellement, exposition sur Casque d'Or (jusqu'au 23 mars 2013), puis une salle sur Charles Péguy, la cour intérieure est à voir également.
Nous passons voir le bâtiment du Musée Archéologique et 2 autres belles maisons à l'arrière.
Ensuite, nous arpentons plusieurs rues piétonnes de la vieille ville (rue de Bourgogne, rue du Poirier, rue de la Chevalerie, rue Dolet, rue de la Poterne et descendons voir l'église Saint Pulcher et les bords de la Loire. De nombreuses maisons anciennes dont plusieurs en cours de restauration.
A 18 h 10, nous reprenons le tram devant la maison de Jeanne-d'Arc et arrivons à 18 h 35 à l'arrêt Les Aulnaies.
Pas très faim, nous entrons dans le Leclerc tout près, 2 sandwiches, 2 salades de fruits = 8.64 euros. Il y a une brasserie dans le centre, mais ne sert des repas qu'à midi.
Nous rentrons à l'hôtel vers 19 h.
En fin de soirée, un gros fou rire. Dans la salle de bain, il n'y a que le tuyau de douche, pas le pommeau... Nous ferons avec. J'irai râler demain matin à la réception...
Mercredi 24 octobre 2012 – 28e jour
Départ vers 7 h 45 après avoir signalé l'absence du pommeau de douche... Apparemment, il a été volé par le client précédent...
Un peu nuageux, pas de brouillard, 12 degrés.
Nous nous dirigeons vers Orléans, puis longeons la Loire en direction de Nevers.
Arrêt en route pour 2 cafés = 2.40 euros, lecture du journal.
Plus loin, arrêt devant une boulangerie, 1 croissant, 1 pain au chocolat = 1.95 euros.
Nous tentons d'aller revoir l'église de Germigny-des-Prés. Evidemment, fermée. Déjà, la dernière fois que nous y sommes allés, nous avions eu de la chance, elle était ouverte pour un groupe en car et nous avions pu nous joindre à la visite...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oratoire_carolingien_de_Germigny-des-Pr%C3%A9s
Ensuite, vers 9 h 45, arrêt à l'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire. Magnifique porche roman (chapiteaux) et intérieur très agréable. Les couleurs des pierres sont très belles. Crypte avec reliques de Saint-Benoît. Tombe du roi Philippe 1er.
http://www.abbaye-fleury.com/
Départ vers 10 h 15.
Nous continuons la route en direction de Sully, très beau château à l'entrée de la ville.
Puis, nous arrivons à Gien, belle vue sur l'ensemble de la ville avant de franchir le pont. Faïences pour les intéressés...
Vers 11 h 30, arrêt un quart d'heure au pont canal de Briare, ça tombe bien, un bateau passe justement sur le pont... Magnifique réalisation.
A 12 h, nous nous arrêtons pour manger au Flunch de Cosne-sur-Loire.
1 poisson à la Bordelaise, 1 foie de veau poellé, 1 petit pain, 1 tarte au chocolat, 1 tarte aux fraises, 1 bouteille de Saint-Emilion, 1 coca light = 24.45 euros.
Départ vers 13 h. Grand soleil...
13 h 45, essence chez Leclerc à Varennes-Vauzelle. Super 95 à 1.53 euro le litre = 25 euros. Une mauvaise idée car essence E10 à 1.43 euro le litre chez Intermarché juste avant notre hôtel... Pas bien grave...
Puis, nous nous rendons à l'hôtel Première Classe que j'avais réservé sur internet à 37 euros. Sur place, chambre affichée également à 37 euros. Je prends la chambre à la borne automatique à l'entrée, là, je n'ai rien compris, mais on me facture la chambre 30 euros seulement...
Chambre 52, premier étage, assez calme, pas de grande route devant. Chambre avec 2 lits contigus de 80 cm de large, ce sera mieux qu'un grand lit en 140 cm... Assez pratique au point de vue rangements.
Nous repartons en direction de Nevers centre.
De 14 h 30 à 15 h 15, en route, nous visitons le magasin Noz, toujours un grand bazar...
15 h 20, parking gratuit à l'entrée de la ville, av. Colbert.
Nous partons à pied, passons la porte de Paris, traversons les rues piétonnes avec magasins, en route, 2 cafés = 2 euros.
Ensuite, de la place Carnot, nous allons au Palais ducal, très belle façade. A côté, visite de la cathédrale en travaux. Beau choeur roman, fresques, petites sculptures amusantes en hauteur sur les trifolium, crypte (fermée, mais visible par une vitre) sans chapiteaux. Baptistère du VIe siècle malheureusement fermé à cette heure-ci (affiché prochaine visite à 14 h...). Tout est magnifique sauf les vitraux modernes installés...
Puis, nous prenons la rue de la Cathédrale pour descendre au bord de la Loire, pont ancien, nous remontons en ville par la promenade des remparts, porte du Croux (très belle porte). Musée archéologique à côté (ouvert samedi et dimanche dès 15 h). Quartier où se trouvaient de nombreuses faïenceries, notamment rue Saint-Genest (en travaux). Il en reste en tout cas une, Montagnon, avec magasin de vente.
Nous rentrons jusqu'à la voiture par l'avenue De Gaulle et l'avenue Pierre Beregovoy.
Départ 17 h 45 en direction de l'hôtel.
18 h, nous nous arrêtons au McDo juste avant l'hôtel. 1 Royal cheese, 1 grande frites, 1 salade César, 1 coca light = 10.10 euros. Nous avions reçu l'autre jour un bon pour pour 1 Royal cheese gratuit... (sinon 3.90 euros).
Retour à l'hôtel à 19 h.
Repos, rangement et internet.
Jeudi 25 octobre 2012 – 29e jour
Départ à 7 h 35
A la sortie de Nevers, 2 cafés = 2.40 euro, 2 croissants = 1.80 euro Bar Le Tourbillon, qui semble proposer également des chambres. Lecture du journal. Départ vers 8 h 15
On roule jusqu'à Bourbon-Lancy, petit tour en voiture, assez jolie petite ville. Centre thermal et casino.
A 10 h, casino, on joue 3/4 d'heure et on perd 20 euros...
A côté, un hôtel Ibis, chambres avec balcon donnant sur le plan d'eau, assez sympathique comme endroit.
10 h 45, départ pour Macon.
Ca va bien un moment, puis déviation obligatoire pour Châlon-sur-Saône... On s'en serait bien passé...
Vers 12 h 20, nous arrivons à Varenne le Grand et nous arrêtons face à ce qui devait être la gare. Resto routier « Le Grand Varenne », menu avec entrée/plat principal/fromage et dessert à 12 euros. En été, terrasse sur le côté (devant très bruyant...). WIFI. 1 menu à 12 euros, buffet de hors d'oeuvre à discrétion, 1 foie de genisse, légumes, gratin de pommes de terre, fromage, mousse au chocolat 1 menu à 15 euros, buffet de hors d'oeuvre à discrétion, cuisses de grenouilles à la provençale 1/4 vin rouge, 1 coca, 2 cafés = 34.70 euros. Tout était excellent. Là aussi, il semble qu'on peut louer des chambres.
Départ vers 13 h 30
On passe par Bourg-en-Bresse, Nantua, Meyrin et on arrive à 17 h 15 à la maison à Genève.
Kilomètres au compteur de la voiture : 179'055
Le Myanmar en dix points, octobre 2012 English translation pending
1- L'arrivée à Yangon
L'aéroport a été mis aux normes internationales, il est devenu bien plus pratique et agréable. Les formalités de douane ne sont pas très longues et sans tracas. Concernant le visa, il est à ce jour impossible de l'obtenirà l'arrivée. Sauf à demander le " bizness visa" qu'on ne vous accordera qu'avec les justificatifs nécessaires et 100 dollars. Donc , dans TOUS les cas, il est préférable de faire le visa avant l'arrivée dans le pays. Soit en France, soit à L'ambassade du Myanmar pour ceux qui transitent par Bangkok.(voir mon post à ce sujet.)
Surtout ne pas changer d'argent dès la sortie, près des tapis de livraison des bagages.Le plus mauvais taux de change de la Birmanie..! Attendre et changer uniquement 50 ou 100 euros aux différents guichets de banques dans le hall principal. Bien sûr, le taux sera encore meilleur au marché central en ville. Banque MIDB. A la sortie, les taxis vous attendent. On vous demandera 10 dollars Us pour une course en ville. C'est évidemment plus cher que le tarif habituel. Mais les négociations sont difficiles car ils sont en situation de force et c'est une petite mafia qui règne sur l'endroit. Le meilleur tarif sera de 7000 Kyatts soit près de 8 dollars Us. Compter une petite demi- heure pour se rendre dans le centre de Yangon. À plusieurs ce n'est donc pas vraiment cher.
Pas de WiFi à l'aéroport sauf à ruser avec les hôtesses du poste accueil - information dans le hall. Connexion "D Link" ...
-2- l'argent.
C'est à Yangon que vous aurez les meilleurs taux. Contrairement à ce qu'affirment certains guides papiers de l'année mais néanmoins totalement obsolètes, vos euros seront acceptés. Vous pourrez les changer en Kyatts à Yangon voire même en dollars.. Les meilleurs taux de change ne sont pas obligatoirement dans la rue. La banque MIDB au marché central de Yangon propose souvent de meilleurs taux que les changeurs au black et c'est sans risque. Toutefois il est possible de changer dans la rue avec les précautions d'usage si on vous propose un taux nettement plus avantageux. Pour une somme importante ça peut devenir intéressant. Attention quand même aux arnaques toujours possibles. Ne faites jamais cette opération seul(e), ni dans un endroit trop isolé. Les billets de 100 euros seront toujours payés plus chers que ceux de 50 euros. Toutefois, il est nettement préférable de vous munir de dollars. En coupures différentes car à chaque fois qu'on vous imposera le paiement en dollars, on vous précisera qu'il est impossible de vous rendre la différence en dollars si vous ne donnez pas la somme juste. Sachez que le train ou l'avion ne pourront être payés qu'en dollars Us cash. Pas de carte de crédit...! Sinon pas de billet.!!! Donc ne changez pas une fortune en Kyatts. Privilégiez les dollars Us. Quitte à changer vos euros en dollars US. Le plus simple est de vous munir de dollars US avant votre arrivée au Myanmar. N'oubliez pas les coupures de 5 et 1 dollars. Quant aux DAB- ATM.. Ils font une réelle apparition dans les grandes villes, mais pour l'instant n'acceptent AUCUNE CARTE de crédit. Oubliez donc vos Visas , Master Card ou Américan Express , Gold ou pas...Elles ne vous seront d'aucune utilité. Ce qui signifie par voie de conséquence qu'il faut partir avec suffisamment de cash faute à devoir rentrer plus vite que prévu. Cela dit, il me semble que ça va évoluer assez vite. ATTENTION. Le moindre défaut cosmétique sur un de vos billets et il sera systématiquement refusé. Vérifiez donc que vos coupures ne comportent AUCUNE tâche , rayure ou inscription, si minimes soient- elles. C'est extrêmement agaçant de se voir refouler son dernier billet de 100 dollars à cause d'une tâche équivalent à la pointe d'un stylo. ( du vécu ..) À la mi- octobre 2012, l'Euro se changeait pour 1100 Kyatts et le dollar US pour 850 k.
3- l'hôtellerie.
C'est peu dire que les prix ont augmenté. À Yangon, ils ont doublé voire triplé sans que la qualité suive. Il reste cependant possible de se loger aux alentours de 20 à 30 dollars pour une chambre double si vous n'êtes pas trop exigeants sur le confort et l'esthétique. En général , à ce prix, c'est propre. Les petit- déjeuners sont quasiment toujours inclus. Mais ceci vaut pour la basse saison. Il semblerait que cela devienne incertain voire pénible de se loger en pleine saison touristique. Je ne sais pas si c'est vraiment le cas. En général, les hôtels d'état, sont plus chers et bien moins entretenus. De plus ils alimentent la junte militaire. Le boycott est donc, à double titre, justifié. Cependant il est toujours compliqué de savoir avec exactitude si l'hôtel est privé ou pas. C'est un peu moins cher en dehors de la capitale mais cela reste élevé pour un pays asiatique de ce niveau.
4- la restauration.
Cela reste bon, voire excellent et abordable. Les plats sont souvent goûteux et bien préparés. Un plat moyen tourne autour de 3000 Kyatts et une bière 66 cl autour de 1500 kyats. Une bouteille d'eau 300 Kyatts et un Coca 600 Kyatts . Beaucoup de petits restos sympas où en général on mange des plats savoureux. Certains endroits offrent de la bière pression. La "Myanmar beer" se vend 600 kyats la chope. Il est à éviter systématiquement les lieux où ne figurent pas les prix sur les menus. C'est souvent source de petits désagréments. Exemple le "Lashio" à Mandalay pourtant si chaudement recommandé par le Lonely. Lui préférer sans hésitation, le "Rainbow" à 50 mètres de là, qui offre une salle climatisée à l'étage et d'excellentes bières pressions mousseuses à souhait. Le tout pour des prix doux , des plats variés et un service diligent. À NOTER: les inconditionnels du café noir auront soin d'acheter du café soluble avant de partir ou à Yangon. Sinon ils auront comme très souvent au Myanmar, un mélange , café, lait et sucre, plutôt insipide pour les amateurs de café noir non sucré. Les amateurs de thé n'auront pas de soucis.
-5- la culture.
Les Birmans sont entrés dans le 21 siècle avec les IPhones, IPads et autres trucs du même genre. Les cafés internet sont de plus en plus nombreux même si la vitesse de la connexion n'est pas toujours au rendez- vous. De plus en plus d'hôtels se mettent au WiFi. Mais l'internet reste sous contrôle d'état. Le printemps birman n'est pas pour demain. Malgré un afflux touristiques important ces derniers semestres, les Birmans n'ont rien perdu de leur gentillesse. Les sourires sont toujours présents et chaleureux. Mais pour combien de temps encore..? On distingue les prémices de changement. La grande majorité ne parle ni ne comprend l'Anglais, ou alors avec un accent tellement horrible qu' il est toujours difficile de comprendre leur propos. Cependant, la jeune génération , plus scolarisée, commence à s'y mettre avec bonheur. Les jeunes et les moins jeunes ont conservé l'habit traditionnel même s'il m'est arrivé de croiser des Birmans punk aux cheveux roses à Yangon et quelques jolies filles en jean moulant...😉 Les questions politiques seront abordées prudemment par les Birmans. Vous n'êtes pas dans une démocratie, ne l'oubliez pas. À ma connaissance, peu voire pas du tout de délinquance. Seule une japonaise aurait été assassinée l'an dernier. Mais ce serait un cas isolé. Les gens, à de rares exceptions près, ne refusent pas d'être photographiés. Dites simplement merci pour les photos effectuées et tout se passera bien.
-6- les moyens de transports.
- La voix ferrée reste le mode de transport le plus onéreux vis à vis du service offert. Très lents et souvent très vieux, les trains sont peu confortables, même si vous choisissez la classe supérieure. Il faut toujours payer en Dollars et votre prix, en qualité de touriste sera majoré. C'est ainsi que vous payerez 33 dollars pour un trajet Yangon > Mandalay contre 21 dollars le même trajet en bus moderne, climatisé. - Les bus sont bien entretenus et modernes. Certains ne transportent que 29 passagers. Donc vous avez vraiment de la place pour vous étendre. Les prix sont honnêtes. Le seul inconvénient se situe dans le fait que les gares routières ont été largement décentrées et localisées dans la petite banlieue, en général à 5 ou 6 kms du centre ville. Donc un surcoût pour s'y rendre. Attention: À Mandalay tout le monde vous dira que la gare routière est à 11 kms du centre ville pour justifier les 6000 Kyatts de transport qu'on vous démandera. C'est Faux.! De la gare vers le centre en pick- up collectif, c'est 1500 Kyatts. Et du centre vers la gare c'est théoriquement 3000 Kyatts. Sauf à la sortie des hôtels pour touristes, où c'est doublé, évidemment. Info: pour les bus de Yangon à Mandalay , aller en face de la Gare de trains. Nombreuses représentations de Cies de bus. Ça facilite bien les choses.!!! - L'avion.. Le plus cher bien sûr mais aussi le plus rapide evidemment, parfois le plus commode voire même quelques fois le seul moyen de transport existant entre 2 destinations. ( exemple entre Myikyita et BHAMO > Uniquement Myanmar Airways. 44 dollars Us aller simple. Toutes les autres possibilités de transport ont été suspendues depuis un an et demi. Ce que semblent ignorer tous les guides papiers, y compris les plus récents et les plus célèbres.) TOUJOURS payable en Dollars . Cartes de crédit non acceptées. Quatre compagnies aériennes nationales qui ne desservent pas toutes les mêmes endroits. Facile d'obtenir l'info dans les agences locales. Routes et prix. Toujours avoir une copie du passeport. Exigé au moment de l'achat du billet. ( pour l'instant) . - le bateau. Généralement assez lent et plutôt cher pour les touristes qui devront , là aussi, systématiquement payer en Dollars US. À titre d'exemple une couchette dans le bateau lent entre BHAMO et MANDALAY, vous coûtera 60 dollars pour une nuit. C'est nettement excessif pour le confort offert. Sachez que les locaux payent 20000 kyatts pour la même prestation...presque 3 fois moins cher.!! Il vous reste l'entrepont, sur une natte en paille de riz pour 9 dollars.. Là, pas de surtaxe. - les transports urbains. Pas vraiment satisfaisant en terme de confort mais vous trouverez toujours une moto, un Tuk Tuk , ou un taxi collectif pour vous emmener à destination. Négociation des prix toujours nécessaire. - il est, paraît- il interdit de louer des scooters aux étrangers. J'ai cependant constaté que cette interdiction n'était pas respectée. Cela reste toutefois onéreux si on compare avec les pays asiatiques environnants. Mais tout à fait possible à Mandalay. La location de vélo se fait sans problème. Compter 2000 kyats par jour. L'allocation de scooters entre 8000 et 10000 Kyatts / jour. Pas de concurrence pour faire baisser les prix. Dans tous les cas, négocier.
7- l'artisanat.
Le Myanmar est riche d'artisanat en pierres, tissus, mais surtout en objets laqués. Pour la plupart, ils sont réalisés traditionnellement et avec soin. Cependant avec l'afflux touristique certaines pièces sont de moindre qualité et avec une finition qui laisse à désirer de façon à tirer les prix vers le bas. Sachez que , la plupart du temps, les beaux objets, entièrement réalisés à la main, boîtes, assiettes, coffres, seront relativement chers. C'est le prix pour la qualité. Et c'est à Bagan que vous trouverez les plus belles pièces dans ce domaine. Ne soyez jamais trop pressés d'acheter. Fouillez et comparez.. Pas seulement les prix, mais aussi la qualité, cela va sans dire.
8- les télécommunications
Oubliez vos IPhones , Galaxy , et autres Blueberry qui ne vous quittent jamais . Au Myanmar pas de " roaming". Vous ne pourrez ni appeler ni être appelé sur vos beaux smartphones. Mais bien sûr vous pourrez appeler des postes fixes birmans ou mieux encore avec Skype quand vous aurez du WiFi. Le coût d'une carte SIM reste prohibitif. Compter encore au moins 200 dollars. Possibilité de location à l'aéroport pour 2 dollars par jour et une caution de plus de 100 dollars. L'Internet se développe mais reste souvent très lent. Quant au WiFi, seuls quelques hôtels ou guest- houses vous l'offriront, mais la tendance est, là encore, au développement . Les communications locales sont généralement facturées 100 Kyatts la minute.
9- l'électricité.
C'est souvent une source d'insatisfaction. Les délestages sont parfois quotidiens et durent toute la journée. Ce qui signifie que si votre hôtel n'a pas de groupe électrogène, vous ne pourrez pas profiter d'une chambre bien fraîche car votre climatisateur ne fonctionnera pas. Et pire encore , dans certains hôtels, vous n'aurez même pas d'eau car pas de pompe... C'est donc une question à poser systématiquement à la réception de l'hôtel que vous avez choisi. Dernière chose. Vous n'aurez pas besoin d'adaptateur pour vos différents chargeurs de batteries, car nos prises peuvent s'enficher dans les leurs.
10- la religion.
La religion d'état est le Boudhisme. Mais on voit de plus en plus de mosquées et il y a des quartiers dans certaines villes qui sont devenus à dominante islamique. On trouvera aussi des communautés chrétiennes mais qui restent en minorité. À aucun moment la religion ne semble poser problème aux voyageurs. Sauf peut- être à refuser l'aumône aux jeunes bonzes qui se plantent devant vous à attendre un petit subside. Mais c'est alors un choix personnel.
L'aéroport a été mis aux normes internationales, il est devenu bien plus pratique et agréable. Les formalités de douane ne sont pas très longues et sans tracas. Concernant le visa, il est à ce jour impossible de l'obtenirà l'arrivée. Sauf à demander le " bizness visa" qu'on ne vous accordera qu'avec les justificatifs nécessaires et 100 dollars. Donc , dans TOUS les cas, il est préférable de faire le visa avant l'arrivée dans le pays. Soit en France, soit à L'ambassade du Myanmar pour ceux qui transitent par Bangkok.(voir mon post à ce sujet.)
Surtout ne pas changer d'argent dès la sortie, près des tapis de livraison des bagages.Le plus mauvais taux de change de la Birmanie..! Attendre et changer uniquement 50 ou 100 euros aux différents guichets de banques dans le hall principal. Bien sûr, le taux sera encore meilleur au marché central en ville. Banque MIDB. A la sortie, les taxis vous attendent. On vous demandera 10 dollars Us pour une course en ville. C'est évidemment plus cher que le tarif habituel. Mais les négociations sont difficiles car ils sont en situation de force et c'est une petite mafia qui règne sur l'endroit. Le meilleur tarif sera de 7000 Kyatts soit près de 8 dollars Us. Compter une petite demi- heure pour se rendre dans le centre de Yangon. À plusieurs ce n'est donc pas vraiment cher.
Pas de WiFi à l'aéroport sauf à ruser avec les hôtesses du poste accueil - information dans le hall. Connexion "D Link" ...
-2- l'argent.
C'est à Yangon que vous aurez les meilleurs taux. Contrairement à ce qu'affirment certains guides papiers de l'année mais néanmoins totalement obsolètes, vos euros seront acceptés. Vous pourrez les changer en Kyatts à Yangon voire même en dollars.. Les meilleurs taux de change ne sont pas obligatoirement dans la rue. La banque MIDB au marché central de Yangon propose souvent de meilleurs taux que les changeurs au black et c'est sans risque. Toutefois il est possible de changer dans la rue avec les précautions d'usage si on vous propose un taux nettement plus avantageux. Pour une somme importante ça peut devenir intéressant. Attention quand même aux arnaques toujours possibles. Ne faites jamais cette opération seul(e), ni dans un endroit trop isolé. Les billets de 100 euros seront toujours payés plus chers que ceux de 50 euros. Toutefois, il est nettement préférable de vous munir de dollars. En coupures différentes car à chaque fois qu'on vous imposera le paiement en dollars, on vous précisera qu'il est impossible de vous rendre la différence en dollars si vous ne donnez pas la somme juste. Sachez que le train ou l'avion ne pourront être payés qu'en dollars Us cash. Pas de carte de crédit...! Sinon pas de billet.!!! Donc ne changez pas une fortune en Kyatts. Privilégiez les dollars Us. Quitte à changer vos euros en dollars US. Le plus simple est de vous munir de dollars US avant votre arrivée au Myanmar. N'oubliez pas les coupures de 5 et 1 dollars. Quant aux DAB- ATM.. Ils font une réelle apparition dans les grandes villes, mais pour l'instant n'acceptent AUCUNE CARTE de crédit. Oubliez donc vos Visas , Master Card ou Américan Express , Gold ou pas...Elles ne vous seront d'aucune utilité. Ce qui signifie par voie de conséquence qu'il faut partir avec suffisamment de cash faute à devoir rentrer plus vite que prévu. Cela dit, il me semble que ça va évoluer assez vite. ATTENTION. Le moindre défaut cosmétique sur un de vos billets et il sera systématiquement refusé. Vérifiez donc que vos coupures ne comportent AUCUNE tâche , rayure ou inscription, si minimes soient- elles. C'est extrêmement agaçant de se voir refouler son dernier billet de 100 dollars à cause d'une tâche équivalent à la pointe d'un stylo. ( du vécu ..) À la mi- octobre 2012, l'Euro se changeait pour 1100 Kyatts et le dollar US pour 850 k.
3- l'hôtellerie.
C'est peu dire que les prix ont augmenté. À Yangon, ils ont doublé voire triplé sans que la qualité suive. Il reste cependant possible de se loger aux alentours de 20 à 30 dollars pour une chambre double si vous n'êtes pas trop exigeants sur le confort et l'esthétique. En général , à ce prix, c'est propre. Les petit- déjeuners sont quasiment toujours inclus. Mais ceci vaut pour la basse saison. Il semblerait que cela devienne incertain voire pénible de se loger en pleine saison touristique. Je ne sais pas si c'est vraiment le cas. En général, les hôtels d'état, sont plus chers et bien moins entretenus. De plus ils alimentent la junte militaire. Le boycott est donc, à double titre, justifié. Cependant il est toujours compliqué de savoir avec exactitude si l'hôtel est privé ou pas. C'est un peu moins cher en dehors de la capitale mais cela reste élevé pour un pays asiatique de ce niveau.
4- la restauration.
Cela reste bon, voire excellent et abordable. Les plats sont souvent goûteux et bien préparés. Un plat moyen tourne autour de 3000 Kyatts et une bière 66 cl autour de 1500 kyats. Une bouteille d'eau 300 Kyatts et un Coca 600 Kyatts . Beaucoup de petits restos sympas où en général on mange des plats savoureux. Certains endroits offrent de la bière pression. La "Myanmar beer" se vend 600 kyats la chope. Il est à éviter systématiquement les lieux où ne figurent pas les prix sur les menus. C'est souvent source de petits désagréments. Exemple le "Lashio" à Mandalay pourtant si chaudement recommandé par le Lonely. Lui préférer sans hésitation, le "Rainbow" à 50 mètres de là, qui offre une salle climatisée à l'étage et d'excellentes bières pressions mousseuses à souhait. Le tout pour des prix doux , des plats variés et un service diligent. À NOTER: les inconditionnels du café noir auront soin d'acheter du café soluble avant de partir ou à Yangon. Sinon ils auront comme très souvent au Myanmar, un mélange , café, lait et sucre, plutôt insipide pour les amateurs de café noir non sucré. Les amateurs de thé n'auront pas de soucis.
-5- la culture.
Les Birmans sont entrés dans le 21 siècle avec les IPhones, IPads et autres trucs du même genre. Les cafés internet sont de plus en plus nombreux même si la vitesse de la connexion n'est pas toujours au rendez- vous. De plus en plus d'hôtels se mettent au WiFi. Mais l'internet reste sous contrôle d'état. Le printemps birman n'est pas pour demain. Malgré un afflux touristiques important ces derniers semestres, les Birmans n'ont rien perdu de leur gentillesse. Les sourires sont toujours présents et chaleureux. Mais pour combien de temps encore..? On distingue les prémices de changement. La grande majorité ne parle ni ne comprend l'Anglais, ou alors avec un accent tellement horrible qu' il est toujours difficile de comprendre leur propos. Cependant, la jeune génération , plus scolarisée, commence à s'y mettre avec bonheur. Les jeunes et les moins jeunes ont conservé l'habit traditionnel même s'il m'est arrivé de croiser des Birmans punk aux cheveux roses à Yangon et quelques jolies filles en jean moulant...😉 Les questions politiques seront abordées prudemment par les Birmans. Vous n'êtes pas dans une démocratie, ne l'oubliez pas. À ma connaissance, peu voire pas du tout de délinquance. Seule une japonaise aurait été assassinée l'an dernier. Mais ce serait un cas isolé. Les gens, à de rares exceptions près, ne refusent pas d'être photographiés. Dites simplement merci pour les photos effectuées et tout se passera bien.
-6- les moyens de transports.
- La voix ferrée reste le mode de transport le plus onéreux vis à vis du service offert. Très lents et souvent très vieux, les trains sont peu confortables, même si vous choisissez la classe supérieure. Il faut toujours payer en Dollars et votre prix, en qualité de touriste sera majoré. C'est ainsi que vous payerez 33 dollars pour un trajet Yangon > Mandalay contre 21 dollars le même trajet en bus moderne, climatisé. - Les bus sont bien entretenus et modernes. Certains ne transportent que 29 passagers. Donc vous avez vraiment de la place pour vous étendre. Les prix sont honnêtes. Le seul inconvénient se situe dans le fait que les gares routières ont été largement décentrées et localisées dans la petite banlieue, en général à 5 ou 6 kms du centre ville. Donc un surcoût pour s'y rendre. Attention: À Mandalay tout le monde vous dira que la gare routière est à 11 kms du centre ville pour justifier les 6000 Kyatts de transport qu'on vous démandera. C'est Faux.! De la gare vers le centre en pick- up collectif, c'est 1500 Kyatts. Et du centre vers la gare c'est théoriquement 3000 Kyatts. Sauf à la sortie des hôtels pour touristes, où c'est doublé, évidemment. Info: pour les bus de Yangon à Mandalay , aller en face de la Gare de trains. Nombreuses représentations de Cies de bus. Ça facilite bien les choses.!!! - L'avion.. Le plus cher bien sûr mais aussi le plus rapide evidemment, parfois le plus commode voire même quelques fois le seul moyen de transport existant entre 2 destinations. ( exemple entre Myikyita et BHAMO > Uniquement Myanmar Airways. 44 dollars Us aller simple. Toutes les autres possibilités de transport ont été suspendues depuis un an et demi. Ce que semblent ignorer tous les guides papiers, y compris les plus récents et les plus célèbres.) TOUJOURS payable en Dollars . Cartes de crédit non acceptées. Quatre compagnies aériennes nationales qui ne desservent pas toutes les mêmes endroits. Facile d'obtenir l'info dans les agences locales. Routes et prix. Toujours avoir une copie du passeport. Exigé au moment de l'achat du billet. ( pour l'instant) . - le bateau. Généralement assez lent et plutôt cher pour les touristes qui devront , là aussi, systématiquement payer en Dollars US. À titre d'exemple une couchette dans le bateau lent entre BHAMO et MANDALAY, vous coûtera 60 dollars pour une nuit. C'est nettement excessif pour le confort offert. Sachez que les locaux payent 20000 kyatts pour la même prestation...presque 3 fois moins cher.!! Il vous reste l'entrepont, sur une natte en paille de riz pour 9 dollars.. Là, pas de surtaxe. - les transports urbains. Pas vraiment satisfaisant en terme de confort mais vous trouverez toujours une moto, un Tuk Tuk , ou un taxi collectif pour vous emmener à destination. Négociation des prix toujours nécessaire. - il est, paraît- il interdit de louer des scooters aux étrangers. J'ai cependant constaté que cette interdiction n'était pas respectée. Cela reste toutefois onéreux si on compare avec les pays asiatiques environnants. Mais tout à fait possible à Mandalay. La location de vélo se fait sans problème. Compter 2000 kyats par jour. L'allocation de scooters entre 8000 et 10000 Kyatts / jour. Pas de concurrence pour faire baisser les prix. Dans tous les cas, négocier.
7- l'artisanat.
Le Myanmar est riche d'artisanat en pierres, tissus, mais surtout en objets laqués. Pour la plupart, ils sont réalisés traditionnellement et avec soin. Cependant avec l'afflux touristique certaines pièces sont de moindre qualité et avec une finition qui laisse à désirer de façon à tirer les prix vers le bas. Sachez que , la plupart du temps, les beaux objets, entièrement réalisés à la main, boîtes, assiettes, coffres, seront relativement chers. C'est le prix pour la qualité. Et c'est à Bagan que vous trouverez les plus belles pièces dans ce domaine. Ne soyez jamais trop pressés d'acheter. Fouillez et comparez.. Pas seulement les prix, mais aussi la qualité, cela va sans dire.
8- les télécommunications
Oubliez vos IPhones , Galaxy , et autres Blueberry qui ne vous quittent jamais . Au Myanmar pas de " roaming". Vous ne pourrez ni appeler ni être appelé sur vos beaux smartphones. Mais bien sûr vous pourrez appeler des postes fixes birmans ou mieux encore avec Skype quand vous aurez du WiFi. Le coût d'une carte SIM reste prohibitif. Compter encore au moins 200 dollars. Possibilité de location à l'aéroport pour 2 dollars par jour et une caution de plus de 100 dollars. L'Internet se développe mais reste souvent très lent. Quant au WiFi, seuls quelques hôtels ou guest- houses vous l'offriront, mais la tendance est, là encore, au développement . Les communications locales sont généralement facturées 100 Kyatts la minute.
9- l'électricité.
C'est souvent une source d'insatisfaction. Les délestages sont parfois quotidiens et durent toute la journée. Ce qui signifie que si votre hôtel n'a pas de groupe électrogène, vous ne pourrez pas profiter d'une chambre bien fraîche car votre climatisateur ne fonctionnera pas. Et pire encore , dans certains hôtels, vous n'aurez même pas d'eau car pas de pompe... C'est donc une question à poser systématiquement à la réception de l'hôtel que vous avez choisi. Dernière chose. Vous n'aurez pas besoin d'adaptateur pour vos différents chargeurs de batteries, car nos prises peuvent s'enficher dans les leurs.
10- la religion.
La religion d'état est le Boudhisme. Mais on voit de plus en plus de mosquées et il y a des quartiers dans certaines villes qui sont devenus à dominante islamique. On trouvera aussi des communautés chrétiennes mais qui restent en minorité. À aucun moment la religion ne semble poser problème aux voyageurs. Sauf peut- être à refuser l'aumône aux jeunes bonzes qui se plantent devant vous à attendre un petit subside. Mais c'est alors un choix personnel.
Red Rocks 2012 English translation pending
Nous y revoilà ! A croire qu’on ne peut plus s’en passer… Quand j’annonce à mes collègues que nous repartons dans l’ouest américain, la réponse est « encore ?!!! » Sous-entendu : le monde est si vaste alors pourquoi ne pas aller voir ailleurs…
La réponse tient en peu de mots : nous nous sentons si bien là-bas. Nous adorons la rando et la photo. Passionnés de paysages désertiques et reds rocks, nous apprécions aussi le bon accueil et la facilité de voyager dans ces contrées. Le wilderness permet de pimenter à sa juste mesure notre goût de l’évasion sans exagération. Clairement, nous ne sommes pas faits pour les voyages extrêmes et l’aventure en terrain « non civilisé ». C’est pourquoi l’Amérique correspond si bien à nos envies. De plus nous y avons pris nos « habitudes » ce qui calme volontiers mon côté un peu anxieux.
Nous sommes 2 au départ cette année encore pour 19 jours (dont 3 de voyage) du 22 septembre au 10 octobre. Je n’ai rien réservé en dehors de la première et de la dernière nuit, nous laissant champ libre pour adapter notre idée de circuit selon la météo et nos envies. Malgré tout, il y a encore beaucoup de touristes à cette période et nous aurons parfois du mal à nous loger.
Samedi 22 septembre :
Tout est prêt. Nous laissons l’appartement aux 2 garçons. C’est l’aventure aussi pour eux car ils resteront seuls pendant notre absence sous la supervision plus théorique que pratique des grands-parents et de fréquents mails de notre part. Tout va bien et quand nous rentrons, la maison n’a pas brûlé et même le ménage est raisonnablement fait. Ils nous souhaitent de bien nous amuser pendant qu’eux travailleront dur ! Le monde à l’envers…
L’avion est fin prêt et tout se déroule on ne peut mieux. La pause de 1h40 à NYC est parfaite : ni trop, ni trop peu. Le vol transatlantique est correct et mais le vol intérieur manque un peu de classe. Films payants et cacahouètes en guise de repas. Nous arrivons à Las Vegas.
L’étape habituellement redoutée de la location de voiture s’annonce : tout un poème comme d’habitude. J’ai loué un SUV STANDARD chez Dollar par l’intermédiaire de FTI sur le site de Voituredelocation .fr On nous amène une Ford d’office. Je la refuse au premier coup d’œil : on dirait une tondeuse à gazon et j’ai besoin d’un modèle High clearance (haut sur pattes…). La préposée s’énerve car elle n’a que 2 véhicules dans la catégorie. Nous partons voir les autres modèles dans la catégorie inférieure. Elle finit par faire venir le second modèle : une Jeep Grand Cherokee marquée 4x4. Elle est plus haute et les sièges à l’arrière s’abaissent parfaitement à l’horizontale ce qui convient à nos plans. Il y a une vraie roue de secours et les pneus sont corrects même si je regrette la Jeep Wrangler de l’an dernier qui avait de vrais pneus tout terrain. Au moment de partir : un doute me prend. Je cherche désespérément les boutons de passage en 4x4 car il n’y a pas de second levier de vitesse. La fatigue aidant, un gars m’embobine en me montrant qu’en position Drive on accède à 4 vitesses qui seraient sensées être le mode 4x4. De toute façon, c’est ça ou choisir une midsize pour le même tarif et en plus on avait rien vu de sympa. Nous repartons avec.
Dernière étape : on a choisi de prendre une chambre économique mais correcte au Microtel pas très loin de l’aéroport. Cool… Sauf quand le GPS bugue et ne se met pas en marche, qu’il fait nuit, que nous sommes épuisés, que l’hôtel en question est dans une minirue dont tout le monde a entendu parler mais personne ne sait précisément où elle est. Une heure plus tard, à bout de force et juste avant de rendre l’âme, le GPS montre enfin un peu de coopération. Sauf que la rue est en travaux. C’est reparti pour 1/2h de « tourne en rond ». Bref quand nous arrivons à notre chambre, c’est le moral dans les genoux, et les genoux sur la moquette, humiliés par tant de difficultés pour si peu de choses ! Demain est un autre jour…
Dimanche 23 septembre :
Après le petit déjeuner un peu light de l’hôtel mais revigorant sur un coin de banquette, départ pour le Walmart habituel. En plus de l’habituelle glacière et autre courses de début de voyage, nous cherchons tout le nécessaire pour utiliser, éventuellement, le coffre du véhicule comme chambre d’hôtel. Nous n’avions pas pris de matelas autogonflants avant de partir, rebutés par leur prix et la place qu’ils occupent dans une valise. Soudain en tête de gondole, j’aperçois des matelas dans une drôle de matière, taille matrimoniale. C’est parfait car suffisamment fin pour s’adapter aux formes de la voiture. Nous en prenons 2 à 12$ pièce et ils s’avèreront parfaits, étonnamment confortables à l’usage. 2 sacs de couchages à 16 $ pièce pour nuits entre 40 à 60° F et une grande couverture en polaire à 17$ pour compléter, et surtout pour cacher les bagages. Bref pour 73$, le prix d’une nuit en motel, nous avons de quoi dormir dans le véhicule et faire des économies. Ce sera une première…
En route pour la région de Page où nous avons RDV avec 2 membres du forum pour faire Alstrom Point. Un léger cafouillage et nous nous retrouvons sur place au premier point de vue. Il fait gris, il a même plu un peu.



Cela nous a permis de repérer le trajet. Nous restons peu de temps sur place. Après ce sympathique moment partagé, ils repartent pour de nouvelles aventures tandis que nous regagnons Kanab, avec la ferme intention de participer à la loterie de The Wave. Nous avions prévu d’inaugurer le véhicule version « night » mais le temps trop incertain a eu raison de nous. Au moins pourrons-nous nous lever un peu plus tard demain. Une chose est sûre : nous referons Alstrom Point au soleil ! A Kanab nous aménageons dans un petit motel : le Red Rock Inn, économique mais très spartiate. (aucune allusion à notre forumer bien connu…). Dîner au Nadra’s mais ce n’est plus aussi bien que l’an passé.
Lundi 24/09 :
Nous voilà fin prêts pour la loterie de The Wave. Nous avons bien préparé notre projet pour cette éventuelle 3ème visite dans ce lieu mythique et fantastique. Mais, rien qu’à regarder les voitures sur le parking, nous commençons à déchanter. Au top départ, nous sommes environ 80 et 36 boules sont lancées. Raté ! mais le plaisir d’un japonais qui hurle de joie en expliquant qu’aujourd’hui, c’est sa 10ème tentative, et les pleurs de joie de 2 jeunes italiens diminuent notre peine. Il faut savoir partager. Nous l’avons déjà vue 2 fois nous… Entretemps, une idée m’est venue : Et si nous faisions la loterie pour CBS. Nous n’avions pas vu la partie de Paw Hole avec le guide en 2009. D’ailleurs, nous pourrions dormir sur place pour commencer tôt le matin. Mon mari est absolument pour. Je discute avec le ranger en lui traduisant et effectivement, il me dit que c’est possible et nous propose même 2 permis pour aujourd’hui même car il reste de la place. Ouhaou ! Pourquoi pas ? D’après eux, des orages sont prévus mais pour le soir seulement et qui sait d’ailleurs, si les heureux gagnants pourront se rendre sur le parking du départ du trail demain… Par contre, l’accès à partir de Lone Tree est vraiment difficile avec un chemin de sable profond par endroit. Nous partons donc et décidons de faire à pied la portion en question.

Nous débutons sous un soleil de plomb mais plus nous avançons plus le temps se couvre et nous arriverons sur les lieux sous les nuages. Nous y restons environ 2 ou 3 heures et il resterait bien encore une partie à visiter mais les nuages menacent et la pluie commence à tomber. Nous repartons en hâte au véhicule. Tout cela pour rien, car finalement il s’arrête rapidement de pleuvoir.







C’est en regardant après des photos prises par Philippe (alias Sedonax sur le forum), que j’ai l’impression d’avoir manqué les plus belles striures. Mais nous sommes quand même ravis de la ballade et de cette première dose de red rocks. Le temps reste trop incertain pour une première nuit dans la voiture. Nous nous installons donc au Royal Inn Motel cette fois qui s’avèrera correct pour la nuit. Effectivement, l’idée c’est de tenter une autre fois la loterie. En attendant, nous retournons au Nadra’s qui reste correct pour un prix sympa.
Mardi 25/09
Après un excellent petit déjeuner (c’est toujours ce que je dis quand il y a une machine à wafles !) et pleins d’espoir pour cette seconde tentative, nous profitons de l’humour de nos 2 rangers qui préparent la loterie. La petite salle se remplit rapidement. Gloups ! Nous sommes 96 et il y a 42 boules. Le ranger s’amuse et en rajoute une 43ème sensée annuler toutes les autres si elle est tirée. Le plus amusant, c’est qu’effectivement, la première sortante est la n° 43 ! Hier, j’avais la n° 19 qui sort aujourd’hui mais hélas, aujourd’hui j’ai le 3 qui ne sort pas… Bon il ne reste plus qu’à organiser notre journée déjà bien entamée mais enfin ensoleillée. Je suggère de refaire ce que nous avions raté l’an dernier : Stud Horse Point. Après quelques difficultés et un petit détour mais avec l’aide du Gps de rando que nous commençons à apprécier un peu plus, nous arrivons sur place. J’aime beaucoup le coin et les nuages permettent de prendre des photos sympas.


Ensuite, l’après-midi est idéale pour enfin réaliser Alstrom Point sous le soleil. Nous refaisons la piste et admirons les Smoky Montains. Je suis enfin un peu rassurrée pour la voiture car Philippe à qui j’ai fait part de mes doutes me confirme 2 choses : que les 4 marches accessibles en positions Drive sont un genre de boîte manuelle à utiliser pour les montées ou descentes et n’ont rien à voir avec le mode 4x4 mais par ailleurs que si la mention 4x4 apparaît bien sur la voiture (ce qui est le cas), c’est qu’elle est au moins AWD. Donc elle gère seule la fonction roues motrices (même sans aucun bouton) et c’est mieux que 2WD. D’ailleurs, je suis assez à l’aise sur piste ce qui me confirme le bien fondé des renseignements.



Puis c’est le premier point de vue et l’arrivée sur la première difficulté rocheuse. Nous laissons tomber après une première timide tentative. De toute façon, nous sommes là pour marcher aussi, donc nous parcourons le reste de la piste pour atteindre le promontoire principal. Heureusement que nous avons beaucoup d’eau vu la chaleur qu’il fait. Nous mettrons environ ¾ d’heure pour atteindre la magnifique vue sur ce merveilleux lac Powell.



Panorama de 2 photos

L’idée au début était de rester et faire le coucher de soleil mais finalement, nous décidons de retenter la loterie une dernière fois demain matin et pour nous éviter la piste et la route de très bonne heure, nous préférons rejoindre une fois de plus Kanab. Le motel de la veille est complet. Nous commençons donc une tournée, refusons une chambre à un second étage sans ascenseur (pas envie de porter les valises), et mettrons plus d’une heure pour dénicher enfin quelque chose. Ce sera le Rodeway Inn où nous visitons la dernière chambre « fumeur » qui empeste effectivement pour des narines de non fumeur. Mais quand nous repartons, finalement on nous trouve une autre chambre dispo et qui nous convient enfin. Un pizza au Pizza Hut du coin fera l’affaire avant une nuit réparatrice.
Mercredi 26/09
Nous nous présentons pour la dernière fois à la loterie. : 87 personnes et 40 boules. J’ai la 1 mais elle ne sort pas. Snifff…
Pour nous remonter le moral, je suggère à mon mari de faire une superbe ballade repérée par hasard dans une conversation sur le forum agrémentée de photos prises par Philippe et qui m’avaient tout de suite emballée. J’ai imprimé le détail de ses conseils ainsi que les éléments retrouvés sur le site de Joe Braun (Citrusmilo.com) avec notamment le point gps de White Dome. Nous nous retrouvons après le trajet depuis Kanab jusqu’à Hildale au départ de la ballade. La piste d’accès au parking nécessite vraiment un véhicule avec High Clearance et il ne faut pas espérer s’y aventurer par temps de pluie ou juste après une grosse averse. Mais là, tout va bien. Le temps de préparer les sandwiches, il est déjà 11h00 lorsque nous attaquons. Il nous faut presque une heure pour rejoindre Water canyon.


Malheureusement, il y a très peu d’eau en cette période. Ensuite nous attaquons la montée à Top Rock sur le plateau.

Puis, nous redescendons vers le wash sur la droite, déjeunons en vitesse, et recommençons à grimper sur le slickrock pour atteindre le sommet de l’autre colline.


Il n’y a plus de chemin depuis Top Rock et non seulement cela grimpe dur sous le cagnard, mais en plus ce n’est pas évident de se repérer. Je rentre donc les coordonnées de White Dome. Il reste encore 1k500 de montée en pleine chaleur. L’heure avance et le soleil se couchant plus tôt à cette période, nous avons la pression pour arriver vite sur place. Mes poumons vont exploser quand nous rejoignons enfin le sentier sableux dont parle Philippe qui nous permet de rejoindre l’objet du désir. Nous y arrivons à 3h00 et oublions vite notre fatigue devant cette merveille qui nous compense largement la déception de notre Wave manquée. Nous sommes à contrejour et souvent les nuages ne donnent pas la bonne lumière, ce que je regrette pour les photos.







Nous repartons un peu avant 4h00 et j’avoue que la descente est encore très longue et pénible. Il faut parfois mettre les mains pour s’assurer. La fatigue se fait sentir et la dernière partie dans la caillasse est interminable.
Bilan : 4h00 de montée + 2h30 de descente + le temps sur place. Nous l’avons commencée trop tard pour faire tout cela plus en douceur. C’est toutefois notre must de cette année sans aucun doute et pour tous les deux ! Je serais encore plus ravie quand Philippe m’apprendra que cette ballade va être mise au sommaire de la réédition de PTS 1 et que nous sommes donc en quelque sorte des précurseurs pour la France et l’Italie, après Laurent Martres et lui-même. C’est sympa d’innover !
En tout cas, nous sommes épuisés quand nous arrivons au véhicule. Hildale est une petite ville mormone et effectivement 2 femmes et beaucoup d’enfants très blonds s’amusent au bord de la rivière. Ils sont tous habillés de leur style inimitable « Petite maison dans la prairie » et nous croisons une fière jeune fille montant à cru un poulain. Nous saluons tout le monde. Nous sommes regardés avec méfiance mais le salut nous est rendu gentiment. Nous n’avons qu’une envie, c’est d’une bonne douche et d’un bon lit. Ce n’est donc pas encore pour ce soir, le camping. Nous partons sur Hurricane au Travelodge et dînons dans un petit resto où la serveuse servira notre commande à la table d’à côté. Les clients ne diront rien et quand nous sommes enfin servis, nous comprenons la méprise. Il n’y a plus qu’à attendre que la commande soit refaite. Je suis sur le point de dévorer le skaï du divan quand enfin arrive mon hamburger et les enchiladas au poulet de mon mari. Même pas une ristourne…
Jeudi 27/09
Puisque nous sommes à côté de Zion, autant en profiter ! Nous nous rendons au Visitor Center pour regarder les ballades et je propose un classique facile pour nos jambes courbatues de la veilles: Emerald Pools dans l’espoir de faire quelques photos sympa. Nous prenons donc le shuttle obligatoire qui nous amène à notre point de départ. Lower, Middle et Upper sont vite enchaînés et j’avoue que c’est franchement une déception. Manque d’eau, beaucoup de monde… Grosse désillusion qui nous a fait perdre pas mal de temps !


Pour la suite, nous nous dirigerons logiquement vers Bryce ou nous n’avions pu randonner pour cause de mauvais temps en 2009. Mais avant de faire la route, je propose à mon mari de rester déjeuner dans le parc, et pourquoi pas dans la partie qui nous plaît le plus : l’East entrance. Nous nous arrêtons sur un parking au hasard, prenons nos sacs à dos. Nous grimpons un peu et déjeunons enfin dans le slickrock rose que nous aimons tant.

Avant de reprendre la voiture, nous décidons de faire quelques pas supplémentaires pendant lesquels j’explique à Francesco que c’est vraiment dommage : j’ai oublié d’emmener les infos de Many Pools et j’aurais aimé faire cette ballade. Chemin faisant, nous rejoignons un wash où de nombreuses traces de pas sont visibles. Curieux, nous les suivons. Quand je tombe sur la première mini pool, mon sourcil droit se lève. A la seconde, j’ai compris. Nous avons trouvé Many Pools par hasard ! Un vrai coup de chance. Le seule dommage, c’est que c’est vraiment la mauvaise heure pour les photos avec un lumière très dure. Mais nous sommes tout de mêmes ravis et réconfortés après la désillusion de la matinée.

Nous partons ensuite pour Bryce.


En avant goût, nous passons à Mossy Cave. Toutefois, il est un peu tard et nous arrivons juste quand la chute passe dans l’ombre.

Il y a encore un peu de soleil mais l’orage gronde et les éclairs nous dissuadent de tenter l’aventure de dormir dans la voiture. Nous cherchons donc un motel proche et dans nos prix. Ce sera le Bryce Canyon Resort avec une petite cabine triste et peu agréable pour quand même 100$. Toujours mieux que les 230£ demandé par celui d’à côté. Un dîner rapide au Subway attenant complète l’affaire. Nous nous couchons tôt car nous souhaitons faire le lever de soleil sur Bryce puisque le temps ne nous autorise pas le coucher de soleil même si nous nous autorisons quelques photos.


Vendredi 28/09 :
Lever de soleil splendide avec tous les photographes au garde-à-vous . J’adore cet arbre qui semble lui-même s’être approché pour mieux admirer le spectacle.




Ensuite nous attaquons les randos sous un soleil de plus en plus chaud. Queen’s Garden nous met en appétit que nous enchaînons avec Peekaboo.

Là j’aime beaucoup moins car nous redescendons dans la forêt avec plein d’arbre et nous ne voyons plus les magnifiques hoodoos. De plus rapidement se présente une bifurcation. Le plan présente un seul trail. Nous partons donc au hasard, ainsi qu’à la bifurcation suivante, toujours sous les arbres et finissons par nous égarer. C’est un bien grand mot car nous savons où aller pour remonter sur la rime mais tout ceci nous fait perdre beaucoup de temps pour ne presque rien voir. Nous suivons un trail avec les traces de mules. l faut se boucher le nez et éviter les flaques. Nous avons donc suivi le Horse trail. Pfff… C’est vraiment nous les mules ! Nous repartons pour Tower bridge qui est déjà beaucoup plus sympathique même si à contre jour à notre arrivée. Après le pique-nique sous quelques goûtes d’eau, nous attendons plus d’une heure et un mariage pour profiter du retour du soleil et faire Navajo Loop avec grand plaisir. Je m’attendais à pire pour la remontée mais notre entraînement à White Dome nous a laissé des mollets d’acier.


Nous profitons de la fin d’après-midi pour rejoindre Escalante. Une fois de plus la question se pose : où dormir ? Voiture, motel. Mais en ville, nous ne nous voyons pas nous mettre sur un côté de route et le camping ne nous attire pas. Nous trouvons une place au Padre Motel car l’après-midi, nous avions appelé Catherine au Rainbow Country B&B, et c’était évidemment complet. Un repas encore au Subway (et oui, cette année, nous essayons de dépenser un peu moins).
Samedi 29/09 :
Cette fois, la piste nous attend. Hole In The Rock Road est enfin sous le soleil et nous commençons par Devil’s garden (orage de grêle en 2009) avec la très jolie Metate Arch. Francesco est emballé par le site très sympathique au demeurant. Nous le parcourons un bon moment et déjeunons sur place.




L’après-midi sera consacrée aux slots canyons. Le matin, nous avons anticipé en allant au Visitor Center. Zebra slot : c’est de l’eau jusqu’à la taille. Donc pas pour nous.
Après une belle marche d’approche, nous tentons donc Peek-A-Boo Gulch. Mais à l’entrée une difficulté qui nécessite de la grimpette. Les genoux ne sont guère d’accord mais les petites marches aident et nous arrivons au premier palier. Mon mari tente le second avec difficulté pour constater qu’il y a plusieurs pools. Nous n’avons guère envie de traverser vu la profondeur. Mais là, le problème c’est de redescendre… Après plusieurs tentatives et le stress arrivant vite, il est épuisé. Il tente de traverser les pools et de ressortir plus loin car nous avions cherché l’entrée et avions navigué dans les parages auparavant (oui, toujours notre fameux sens de l’orientation…) Enfin arrive quelqu’un. Il nous aide et le voilà sorti d’affaire. C’est épuisant. Nous décidons de faire Spooky Gulch. Cette fois il faut progresser comme les crabes : en biais en tenant nos affaires de côté. C’est tellement étroit que les branches des lunettes de mon mari touchent parfois. C’est donc impressionnant. Nous aurons dû faire une centaine de mètres . Je craignais de me sentir mal à l’aise dans cet espace confiné et bizarrement, ne le suis pas. Par contre mon mari lui, déjà échaudé par sa précédente mésaventure, n’apprécie pas vraiment et nous nous extirpons de là.

Petite tentative pour rejoindre Spooky Gulch par le côté le plus ouvert mais là encore il faut marcher pas mal et il y a beaucoup de vent qui soulève le sable. Nous repartons donc pour faire un morceau de Dry Fork Canyon qui est un vrai boulevard après cela. Mais la lumière n’entre plus et les photos ne rendent rien. Marche fatigante (et oui, au retour, ça grimpe…). Nous rejoignons une américaine de Salt Lake City et son fils de presque 3 ans, avec qui nous discutons avec plaisir. Evidemment, ils n’ont fait que Dry Fork et le petit est déjà épuisé avec un bon coup de soleil sur sa bonne bouille blonde aux jolis yeux bleus.
Bon, ce soir, c’est le moment où jamais ! Si nous ne dormons pas dans la voiture, ça ne sert plus à rien d’avoir acheté tout le nécessaire. Je suggère donc de nous rendre à Sunset Arch pour y passer la nuit. Nous arrivons au parking à côté du water tank qui est le début de la ballade. Toutefois il n’y a pas de sentier et le soleil est en train de se coucher.

Il est plus raisonnable de laisser tomber pour ce soir et de préparer enfin le véhicule pour la nuit. Nous avions préparé un sac avec les affaires nécessaires pour la nuit et tout le reste passe à l’avant. Les 2 matelas sont étalés et nous posons dessus les sacs de couchage et les petits oreillers. C’est très cosy et douillet. Lingettes, serviette, eau nous permettent de nous débarbouiller convenablement. Pique-nique au milieu des moustiques mais nos bracelets anti-moustiques sont efficaces. La nuit sera tout de même courte car j’écoute les moindres bruits et je trouve ce silence impressionnant. Nous sommes à des dizaines de miles sur une piste au fin fond du wilderness, seuls et cela fait un drôle d’effet. Mais nous apprécions et savons déjà que nous recommencerons si possible.

Dimanche 30/09 :
Un peu galère pour trouver l’arche. Nous nous dirigeons au Gps et le point que j’ai rentré m’amène largement au-delà de l’arche, que, très concentrés sur l’écran de la modernité, nous passons sans voir. Décidément, ça finit par devenir pathétique cette façon de multiplier les distances pour arriver au point qui nous intéresse. Bref, on repasse sous une clôture et nous y voilà enfin. D’ailleurs il y en a une autre tout près aussi. Par contre, c’est évident qu’elle était bien nommée. Sunset arch n’est pas une sunrise arch ! Il faudra bien faire avec.

Nous repartons et décidons de faire une pause à Redwell que nous espérons bien nommé. Effectivement, au départ nous hésitions avec Volcano mais il fait une chaleur terrible. Pourtant j’avais rentré toutes les données fournies par Vnoa avec qui nous communiquons depuis quelques jours, espérant nous rencontrer à l’occasion. Mais les 12 km en plein soleil à la mauvaise heure ne nous font pas envie. Pourtant nous avons fait bien plus à White Dome mais là, il fait si chaud… Donc Red well : un trail aboutit à un wash avec un canyon. C’est sympathique et nous parcourons tout cela sans but précis.

Nous rejoignons enfin la route pour Boulder : cette splendide Scenic Byway 12 développe ses magnifiques paysages sur plusieurs kilomètres enchanteurs. Nous nous arrêtons et grimpons pour profiter de ses charmes pendant un long moment.




Ensuite, nous rejoignons enfin Boulder.


Je commence à craindre vu la taille du patelin de ne pas trouver de chambre. Le premier motel est hors de prix, le second motel ne nous plaît pas. Le Troisième n’a pas le wifi mais il faudra faire avec : il s’agit du Boulder 88. La propriétaire soupire quand je demande à voir la chambre, soupire quand je dis que je reviens si cela m’intéresse, soupire quand je reviens en me disant que c’était la dernière et que j’ai bien fait, soupire en m’expliquant le fonctionnement de la serrure de la porte d’entrée. Sauf, que quand je reviens car effectivement, la serrure est plus compliquée que prévue, là elle ne soupire plus mais manque de s’étouffer de colère. Je fais ce que je peux pour apaiser son courroux. Puis nous partons faire quelques courses, prendre de l’essence et surtout passons au Burr trail Outpost pour un excellent expresso, avec wifi please ! Nous dînerons très agréablement au Burr Trail Grill renommé pour ses jolies serveuses et ses délicieuses pies.
Lundi 1/10 :
En pleine forme, nous attaquons la Burr Trail Road très jolie sous cette matinée ensoleillée. Un arrêt permet d’apprécier un rapace.



Ensuite, les gorges sont en partie à l’ombre mais c’est un plaisir pour les yeux et nous prenons tout notre temps.


Notre but : Strike Valley overlook, cet incroyable et immense pli géologique de 80km de long, dont je me fais une fête à l’avance. Effectivement, après la longue marche d’approche car nous avons laissé la voiture au 1er stationnement (juste avant l’écriteau 4x4 recommandé, mais franchement on aurait pu la faire en voiture), c’est étonnant et même Francesco reste bouche bée. Mais encore une fois, nous y sommes à 11h00, donc la mauvaise heure. Nous restons sur place presque 3h00 pour profiter du lieu, y pique-niquer et attendre que la lumière soit légèrement moins haute. Franchement, novembre, c’était un bon plan pour la lumière malgré les journées plus courtes. L’an prochain…




Panorama ou comment faire entrer 80 km sur une seule photo : panorama de 4 photos

Nous reprenons la piste jusqu’à Bullfrog Marina. J’ai le n° de téléphone mais n’ayant pas appelé, je ne sais pas si le ferry fonctionne. Effectivement, arrivés à l’entrée du Glen Canyon National Recreation Area, une jolie pancarte nous indique que le ferry est « closed ». Je demande et j’apprends que tout d’abord le ferry est « broken » puis que de toute façon nous sommes en octobre donc hors saison. Voilà qui nous oblige à reprendre la 276 et rejoindre la 95 pour traverser le lac plus haut. Cela nous prend beaucoup de temps mais nous apprécions les paysages.

Il est 19h00 passé et le soleil est sur le point de se coucher. Nous allons donc à Hite Marina et trouver un emplacement tranquille. Ce sera notre seconde nuit dans la voiture qui se déroule encore mieux que la précédente.


Mardi 2 octobre :

Nous partons assez tôt et refaisons la Mocky Dugway, cette fameuse route pleine de lacets à la vue impressionnante sur toute la vallée permettant d’arriver justement à Monument Valley.

Nous profitons de la matinée pour faire le long circuit de Valley of Gods qui nous offre de jolis points de vue. Mais nous sommes à contrejour et les photos ne rendent pas bien, même si nous l’avons bien apprécié. Nous nous arrêtons ensuite à San Juan pour déjeuner. Un jeune couple s’occupe de l’affaire. Chaque tentative de commande se solde par un « y’en a plus ». Et même quand nous croyons que c’est bon, il revient avec « y’en a plus ». Bref nous avons dû commander le dernier repas disponible dans tout l’établissement mais ce n’est pas mauvais.
Nous nous rendons au Visitor center de Monument Valley ou j’essaie d’avoir du wifi mais aucun des mots de passe fournis ne fonctionnent.

Nous décidons de nous faire plaisir et nous organisons un tour privé pour voir d’autres zones que le circuit traditionnel avec sa propre voiture fait il y a 3 ans. Il était trop tard pour organiser un autre tour car nous voulions au départ faire Mesa Hunts avec nuit à la belle étoile. Mais personne n’avais répondu à mon mail et ne sachant pas quand nous arriverions sur place, nous n’avons pas appelé d’avance. Le tour en véhicule privé fait quand même 190 $ plus le pourboire. Mais pour 3h00, nous parcourons le parc, découvrant des arches et notamment la sone sableuse devant Totem Pôle que nous avions tant envie de voir.


Bref, c’est une excellent après-midi qui se termine par le coucher de soleil.

Evidemment tout est complet donc nous repartons et je dois conduire de nuit ce qui ne m’amuse guère depuis l’histoire de la vache. Ceci dit, tout se passe bien. Tout est complet ou fermé jusqu’à Tuba où nous dormons au Quality Inn qui n’est vraiment pas donné mais très bien.
Mercredi 3 octobre :
La journée à oublier… Nous attaquons cette belle journée par Coal Mine Canyon.




Cependant nous avons ensuite 2 soucis : un souci domestique qui mettra presque toute la journée à se régler et le vent que la météo a bien prévu pour aujourd’hui et demain et qui souffle en force. Cela remet en question nos plans de la journée et même du jour suivant. Nous avions prévu « Red and white canyon » et Eechi cliffs. Raté. En plus c’était notre anniversaire de mariage : 20 ans tout rond… Encore plus raté. Les anniversaires ne nous ont jamais réussi, il vaut mieux qu’on les oublie !
Bref, nous irons dormir à Flagstaff au Days Inn qui nous coûte encore assez cher comme la veille après un mini passage à Grand Canyon le temps d’un point de vue à contrejour.
Jeudi 4 octobre :
Vu qu’il vaut mieux s’occuper du jour suivant que de la veille, nous nous demandons puisque le vent souffle toujours où repartir. Finalement, nous ne sommes pas très loin de Sedona. Pourquoi ne pas y faire un saut. Aussitôt pensé, aussitôt en route. Nous récupérons une carte au Visitor Center puis faisons quelques points de vue

avant de grimper au joli point de vue de Airport Road. (Panorama)

La ville que nous avons traversé m’apparaît un peu comme St Georges, bien tenue, avec de jolis quartiers, plein de petits magasins sympas et un décor de montagnes rouges à ne pas dédaigner. Bizarrement, cela ne fait pas du tout le même effet à mon conjoint qui trouve que la ville s’étend beaucoup et empiète un peu trop sur la nature. Et puis, nous faisons la queue aux feux rouges ce qui l’agace un peu. Pour l’après-midi, je prévois une petite ballade très sympa et sans difficultés particulière : West Fork of Oak Creek Canyon. Nous commençons par un pique-nique sur une aire prévue (avec fee mais nous avons pris le pass pour la journée au VC) puis nous rendons au parking (payant : 9$). Nous attaquons la ballade un peu tard car évidemment, nous sommes dans un canyon et le soleil finit par passer derrière les roches.


Mais c’est très agréable et nous longeons ou traversons la jolie petite rivière.



Nous arrivons à un moment où il faut traverser une fois de plus. Je suis mon époux. En fait il souhaite prendre une photo et décide de traverser un peu plus loin, des enfants jouant au passage le plus facile. Malheureusement, il glisse sur la mousse du rocher sous l’eau et se retrouve les 4 fers en l’air, abasourdi. Je lui dis de relever tout de suite son appareil compact qui est heureusement dans l’étui mais il lui faut un peu de temps car en essayant de se rattraper, il s’est un peu foulé le poignet et tiré un nerf dans l’épaule. Une seconde tentative pour se relever aboutit au même résultat. La famille sur place n’a pas une seconde tenté de nous venir en aide et c’est avec un regard noir que j’accueille le commentaire d’un des leurs sur le fait que le sentier passe derrière nous. Bref, une bonne douche, quelques douleurs et l’appareil qui semble faire des siennes mais après avoir bien séché, fonctionnera de nouveau normalement. Sauf que du coup, l’idée de rester à Sedona pour la nuit ne lui sourit plus guère et après s’être changé à la voiture il me demande de quitter cette ville un peu trop VIP à son goût. Moi… j’aimais bien. Nous refaisons tout de même une halte à l’autre point de vue accessible depuis la route de l’aéroport ce qui est l’occasion d’une autre photo panoramique.

Bon, il est temps de partir enfin en Californie.

C’était un désidérata de Francesco depuis longtemps même si cela nous rajoute beaucoup de route par rapport à notre circuit. Je suggère donc de commencer la route mais sans prendre l’autoroute pour Phoenix. Du coup, nous prenons les chemins de traverse et passons par Jérome, une route toute en lacets dans la montagne. C’est l’heure de trouver un logement. Nous nous dirigeons vers un campground mais celui-ci semble très éloigné, sur une route pas sympa de nuit et il y a encore plusieurs miles à faire avant d’y arriver. Nous rebroussons chemin et repartons jusqu’à Prescott Valley où nous logerons dans un motel du même nom où l’on nous donnera la dernière chambre. C’est très spartiate de nouveau mais il y a le wifi et c’est tout ce que je demande. Et puis, on ne va pas trop demander pour 46$.
Vendredi 5 octobre :
Nous reprenons la route pour Twenty Nine Palms. Enfin des saguaros !

Autant dire que nous traversons le désert de Mojave, qui est… comment dire… désertique !!!

D’immenses vallées se suivent et se ressemblent, des centaines de km sans âme qui vive ou une pompe à essence (il vaut mieux prévoir le coup !). Et au milieu de tout cela, une âme courageuse avec une pancarte indiquant qu’il marche depuis New York jusqu’en Californie. Sinon, la seule incongruité se révèle être un contrôle du California Department of Agriculture’s entre l’Arizona et la Californie. Mais comme je n’ai ni oranges, ni citrons, je ne les intéresse pas…
Après quelques heures de route sous un soleil de plomb, nous arrivons enfin à Twenty Nine Palms. Dans les faubourgs, (façon de parler), beaucoup de baraques délabrées finissent leur vie et donnent un aspect désolant aux abords de la ville.
Nous déjeunons au pompeux Rocky’s New York Pizza. Nous tournons longuement en rond pour découvrir un supermarché capable d’alimenter notre glacière et nous trouvons un triste Save a Lot genre Leader price de chez nous. Tiens, pour une fois, les noix de cajou que nous dévorons pendant les trajets ne sont pas chères. Par contre, le prix de l’essence bat des records. Nous la prenons à 4,40 (et encore, nous l’avons vue à plus de 4.65 !) au lieu des habituels 3.90 et des poussières. Nous passons prendre une carte au Visitor Center et montons nous installer au campground de Joshua Tree qui nous intéresse : Jumbo Rock. Effectivement, cette section granitique du parc nous intéresse pour son potentiel photo. Par contre les températures sont évidemment beaucoup plus chaudes qu’en Utah ou Arizona ce qui nous avait amen�� à reculer ce déplacement au plus tard de notre voyage.





Le camping est un système Self payment et nous entrons choisir notre place puis la réserver en plaçant les 10$ dans l’enveloppe dont la partie détachable s’accroche devant l’emplacement choisi. Le coin est splendide et nous le parcourons sous la chaleur et le temps du coucher de soleil avec plaisir.




Dînette sur la table du camping puis dodo dans la voiture… Sauf que les voisins eux… pas dodo, mais grandes discussions jusqu’à 4h du matin ainsi que beaucoup d’autres aux emplacements plus éloignés. Bref, Joshua Tree est en fait un vrai bar à ciel ouvert pour nightclubber !
Samedi 6 octobre :
Nous nous levons tout de même tôt mais le sunrise est trop rapide.





Nous partons à la recherche de quelques points intéressant particulièrement mon mari dont notamment le lieu de prise de vue de certaines photos de Mickael Fatali. Nous le repérons beaucoup plus facilement que prévu avec plaisir. Mais évidemment, trouver le bon emplacement n’est pas suffisant pour réussi The Photo. Faut-il encore avoir les qualités de l’auteur… Bref, nous ferons donc notre version de ces jolis rochers granitiques et continueront la découverte de cette jolie portion du parc après avoir admiré un coyote sur le bord de la route (pas eu le temps de le shooter !).



Nous partirons ensuite faire la ballade de Parker Dam mais l’absence d’eau enlève tout le charme de ce joli coin. En début d’après-midi, nous nous demandons si nous continuons ou non. Bien non puisque nous avons réalisé nos souhaits en passant la nuit dans ce bel endroit. Les températures autour de 30 degrés ne nous incitent pas à prolonger le séjour. Nous décidons de remonter sur Las Végas. Par contre, vu qu’il s’agit de samedi soir, les prix ne seront pas tendres. Je propose donc que l’on termine avant Las Vegas par notre petit parc fétiche de Valley of Fire. En effet, nous pourrons loger moins cher là-bas et de plus nous utiliserons ainsi toute l’essence avec le retour sur Las Vegas puisque nous pouvons rendre la voiture réservoir vide. Adjugé.
Nous traversons de nouveau le désert de Mojave… comment dire… toujours aussi désertique ! Nous prenons une toute petite portion de la route 66 et remontons plein nord en passant cette fois par de magnifiques forêts de Joshua tree le long de la route. Nous arrivons sur Valley of fire trop tard pour y faire le coucher de soleil et nous rendons donc directement au North Shore Inn qui nous avait accueillis l’an dernier. Toujours autour de 90$, nous décidons de tester les 2 motels un peu plus loin. Le premier est fermé et quand nous arrivons au second, une femme est menottée devant nous par des agents de police dans le parking vide. Retour à la case départ. Les propriétaires se rappellent de nous et vantent les travaux d’amélioration faits dans l’établissement. C’est vrai que c’est mieux. Il y a même une machine à gaufres que j’utiliserai au petit-déjeuner. Je ne manque d’ailleurs jamais une occasion de m’en servir quand il y en a : c’est tellement bon… Ils ont installé frigo et micro ondes neufs dans les chambres et rénové l’accueil et la partie petit-déjeuner.
Une fois installés, je vais m’employer à réserver une nuit d’hôtel supplémentaire à l’hôtel où j’ai déjà retenue la dernière nuit de notre séjour : le Elara a Hilton Grand Vacations Hotel par l’intermédiaire d’Expedia France. Quelle erreur. L’hôtel me répond qu’il ne pourront garantir d’avoir la même chambre les 2 nuits d’affilée. C’est ridicule de refaire les bagages, récupérer la voiture au valet parking, et attendre l’heure du check in pour la nuit suivante. Ils me disent donc d’appeler Expedia. Sauf que je n’ai pas de n° 24/24 et qu’en France, c’est la nuit. Ils me donnent le n° Expedia USA. Là, c’est terrible car je reste 50mn en ligne avec un gars qui me fait répéter 15 fois les mêmes choses et comme je viens de sortir de mon petit forfait de 15 jours pour 12 euros chez sfr, je vais payer le téléphone plein pot ce qui va plus que doubler le prix de la chambre. Bref, tout semble résolu à part la future note salée de téléphone. Nous dînons dans la chambre et terminons ce que nous avons dans la glacière.
Dimanche 7 octobre :
En route pour Valley of Fire que nous arpentons avec délice. De l’an dernier, il me restait une envie non aboutie : Crasy Hill. Cette fois, nous n’avons aucun problème. Le site est splendide même si la forte lumière n’est pas facile à gérer.



Panoramique : 2 photos

Au retour à la voiture quelques bighorns :


Nous poursuivons avec Nike Rock qui est effectivement très parlant et que nous trouvons très facilement.

Nous partons ensuite vers le début de Mouse Tank mais la route est en travaux. Nous l’entamons mais la forte chaleur nous fait rebrousser chemin.

Après une matinée bien employée, direction Las Vegas et ses outlets pour l’après-midi. Quelques courses pour les garçons et arrivée au fameux Elara Hilton Grand Vacation. Evidemment, ça se corse et nous restons une cinquantaine de minutes au check-in car l’employé ne trouve qu’une seule nuit sur les 2 réservées. Grrrr…. Après tout ce temps passé au téléphone ! Il veut que l’on rappelle Expedia ! Au prix où ça nous a déjà coûté hier ??? Hors de question. Bref, il nous suggère (surtout pour lui je pense) de nous installer et de revenir plus tard nous occuper du problème. Au retour, je demanderai à parler au Manager qui elle, décèle rapidement le problème : simple erreur sur la première lettre de notre nom malgré le fait que je l’ai épelé à plusieurs reprises. C’est résolu en un quart d’heure et nous n’aurons pas à changer de chambre. Toutefois, on nous a refilé une chambre au 4ème étage quand l’hôtel en compte 56 ! Bref, presque pas de vue… Ceci dit, la chambre est très agréable.

Une animation du « mall » attenant à notre hôtel : l’espace tempête ! Toutes les heures, une tempête se déclenche avec tonnerre, éclairs, brume et pluie tombant du plafond…

Fatigués et l’estomac dans les talons, nous dînerons au Todai, un buffet japonais qui a le mérite d’être proche de notre chambre. Sauf que c’est dimanche soir et qu’avec les 2 bières, la note va se monter à presque 100 $ !!! C’est correct mais sans plus. Nous sommes un peu déçus. Nous tournons dans le Mall et les magasins finissent de nous achever. Tant pis, nous retournerons à la chambre pas trop tard. Demain sera un autre jour.
Lundi 8 octobre :
Cette fois, c’est grasse matinée ! Nous nous levons vers 10h et partons enfin à l’assaut de la ville.

Nous visitons plusieurs hôtels




Mais le must pour nous sera le magnifique Bellagio et ses décorations d’Halloween et son fameux plafond.


L’arbre parlant (il a aussi les yeux qui roulent…)





A midi, sur les conseils avisés du Tigre (membre de notre cher forum), nous tentons le Wicked Spoon, buffet du Cosmopolitan que nous visitons au passage.



Cette fois, c’est lundi midi et nous ne payons pour 2 que 48 $. Et c’est TOP !!! Un régal. Tout ce que l’on prend est d’une grande finesse, bien assaisonné et délicieux. Excellent, frais, appétissant, bien présenté. Notre meilleur souvenir culinaire de cette année ! Une coupe de champagne offerte agrémente le tout et nous repartons de belle humeur. Retour à la chambre pour un petit repos bien mérité. Tiens ! la chambre n’est pas faite !!! Ben voilà, il y a un voyant à appuyer pour demander le Housekeeping et je ne l’avais pas vu. Nous repartons un peu plus tard en ayant bien appuyé cette fois. 1ère étape, le Tix4tonight du quartier pour prendre 2 tickets pour le Show « The Dream » au Wynn. Pas donné, mais ce sera notre second cadeau après la visite privée de Monument Valley. Nous repartons à pied vers le Wynn continuant de visiter au passage les luxueux hôtels.






Enfin, c’est l’heure du show. C’est réellement un rêve !

Nous adorons ce spectacle à la fois dans les airs et dans l’eau, mélangeant l’art et la performance sportive, appréciant la grâce des danseurs et la beauté des costumes et des mises en scène. Bref c’est splendide ! En sortant nous prendrons un taxi qui nous emmènera au Hard Rock Café que nous avions bien aimé à NYC. Un serveur très sympa s’occupe bien de nous et la musique met dans l’ambiance comme d’habitude.

Encore quelques photos de nuit puis nous rentrons.


La chambre n’est pas faite ! Quand même, ils exagèrent. Un message téléphonique prévient qu’il aurait fallu appeler le Housekeeping par téléphone. Pfff….. Elara et Expédia : même combat ! Il est presque minuit quand nous sommes prêts car nous avons dû préparer tout pour notre départ si tôt demain matin. Effectivement, quelques semaines avant de partir, nous avons appris que notre vol de 10h50 était annulé et que nous devions prendre celui de 7h00. Sans commentaire ! Réveil 3h15…
Mardi 9 octobre :
Comme des robots, nous préparons les derniers détails et partons au Car Return rendre la voiture. Nous y laissons les matelas et un des deux sacs de couchage. Le reste a été casé dans les valises. L’une des 2 est d’ailleurs en surpoids mais ne donnera pas lieu à surtaxe.




Tout se passe bien et nous arrivons à NYC où nous devons attendre 5h15. Nous dînerons très mal sur place et ce sera la partie la plus pénible. L’embarquement commence avec une demi -heure de retard mais les passagers disciplinés embarqueront vite et bien ce qui fait que nous partirons à l’heure et arriverons à Nice comme prévu mercredi matin. La journée s’enchaînera avec pas mal de soucis à régler imprévus. La nuit sera bienvenue avant la reprise du travail jeudi matin. Je supporte de mieux en mieux le décalage horaire.
On repart quand ?...
Merci encore à Philippe pour ses précieux conseils et surtout la découverte de cette randonnée qui nous a tellement enchanté aussi : le must do de cette année « White Dome » Et merci au forum ainsi qu’à Vnoa pour ses documents et renseignements qui nous ont bien aidé aussi.
Pour la période, nous avons nettement préféré les fabuleuses journées de novembre 2011 avec des températures plus basses , une lumière plus photogénique, beaucoup moins de touristes, plus de facilité et de tarifs négociés pour le logement. Si le boulot ne m’avait pas contrainte à choisir cette période encore estivale, j’aurais préféré partir un peu plus tard.
La réponse tient en peu de mots : nous nous sentons si bien là-bas. Nous adorons la rando et la photo. Passionnés de paysages désertiques et reds rocks, nous apprécions aussi le bon accueil et la facilité de voyager dans ces contrées. Le wilderness permet de pimenter à sa juste mesure notre goût de l’évasion sans exagération. Clairement, nous ne sommes pas faits pour les voyages extrêmes et l’aventure en terrain « non civilisé ». C’est pourquoi l’Amérique correspond si bien à nos envies. De plus nous y avons pris nos « habitudes » ce qui calme volontiers mon côté un peu anxieux.
Nous sommes 2 au départ cette année encore pour 19 jours (dont 3 de voyage) du 22 septembre au 10 octobre. Je n’ai rien réservé en dehors de la première et de la dernière nuit, nous laissant champ libre pour adapter notre idée de circuit selon la météo et nos envies. Malgré tout, il y a encore beaucoup de touristes à cette période et nous aurons parfois du mal à nous loger.
Samedi 22 septembre :
Tout est prêt. Nous laissons l’appartement aux 2 garçons. C’est l’aventure aussi pour eux car ils resteront seuls pendant notre absence sous la supervision plus théorique que pratique des grands-parents et de fréquents mails de notre part. Tout va bien et quand nous rentrons, la maison n’a pas brûlé et même le ménage est raisonnablement fait. Ils nous souhaitent de bien nous amuser pendant qu’eux travailleront dur ! Le monde à l’envers…
L’avion est fin prêt et tout se déroule on ne peut mieux. La pause de 1h40 à NYC est parfaite : ni trop, ni trop peu. Le vol transatlantique est correct et mais le vol intérieur manque un peu de classe. Films payants et cacahouètes en guise de repas. Nous arrivons à Las Vegas.
L’étape habituellement redoutée de la location de voiture s’annonce : tout un poème comme d’habitude. J’ai loué un SUV STANDARD chez Dollar par l’intermédiaire de FTI sur le site de Voituredelocation .fr On nous amène une Ford d’office. Je la refuse au premier coup d’œil : on dirait une tondeuse à gazon et j’ai besoin d’un modèle High clearance (haut sur pattes…). La préposée s’énerve car elle n’a que 2 véhicules dans la catégorie. Nous partons voir les autres modèles dans la catégorie inférieure. Elle finit par faire venir le second modèle : une Jeep Grand Cherokee marquée 4x4. Elle est plus haute et les sièges à l’arrière s’abaissent parfaitement à l’horizontale ce qui convient à nos plans. Il y a une vraie roue de secours et les pneus sont corrects même si je regrette la Jeep Wrangler de l’an dernier qui avait de vrais pneus tout terrain. Au moment de partir : un doute me prend. Je cherche désespérément les boutons de passage en 4x4 car il n’y a pas de second levier de vitesse. La fatigue aidant, un gars m’embobine en me montrant qu’en position Drive on accède à 4 vitesses qui seraient sensées être le mode 4x4. De toute façon, c’est ça ou choisir une midsize pour le même tarif et en plus on avait rien vu de sympa. Nous repartons avec.
Dernière étape : on a choisi de prendre une chambre économique mais correcte au Microtel pas très loin de l’aéroport. Cool… Sauf quand le GPS bugue et ne se met pas en marche, qu’il fait nuit, que nous sommes épuisés, que l’hôtel en question est dans une minirue dont tout le monde a entendu parler mais personne ne sait précisément où elle est. Une heure plus tard, à bout de force et juste avant de rendre l’âme, le GPS montre enfin un peu de coopération. Sauf que la rue est en travaux. C’est reparti pour 1/2h de « tourne en rond ». Bref quand nous arrivons à notre chambre, c’est le moral dans les genoux, et les genoux sur la moquette, humiliés par tant de difficultés pour si peu de choses ! Demain est un autre jour…
Dimanche 23 septembre :
Après le petit déjeuner un peu light de l’hôtel mais revigorant sur un coin de banquette, départ pour le Walmart habituel. En plus de l’habituelle glacière et autre courses de début de voyage, nous cherchons tout le nécessaire pour utiliser, éventuellement, le coffre du véhicule comme chambre d’hôtel. Nous n’avions pas pris de matelas autogonflants avant de partir, rebutés par leur prix et la place qu’ils occupent dans une valise. Soudain en tête de gondole, j’aperçois des matelas dans une drôle de matière, taille matrimoniale. C’est parfait car suffisamment fin pour s’adapter aux formes de la voiture. Nous en prenons 2 à 12$ pièce et ils s’avèreront parfaits, étonnamment confortables à l’usage. 2 sacs de couchages à 16 $ pièce pour nuits entre 40 à 60° F et une grande couverture en polaire à 17$ pour compléter, et surtout pour cacher les bagages. Bref pour 73$, le prix d’une nuit en motel, nous avons de quoi dormir dans le véhicule et faire des économies. Ce sera une première…
En route pour la région de Page où nous avons RDV avec 2 membres du forum pour faire Alstrom Point. Un léger cafouillage et nous nous retrouvons sur place au premier point de vue. Il fait gris, il a même plu un peu.



Cela nous a permis de repérer le trajet. Nous restons peu de temps sur place. Après ce sympathique moment partagé, ils repartent pour de nouvelles aventures tandis que nous regagnons Kanab, avec la ferme intention de participer à la loterie de The Wave. Nous avions prévu d’inaugurer le véhicule version « night » mais le temps trop incertain a eu raison de nous. Au moins pourrons-nous nous lever un peu plus tard demain. Une chose est sûre : nous referons Alstrom Point au soleil ! A Kanab nous aménageons dans un petit motel : le Red Rock Inn, économique mais très spartiate. (aucune allusion à notre forumer bien connu…). Dîner au Nadra’s mais ce n’est plus aussi bien que l’an passé.
Lundi 24/09 :
Nous voilà fin prêts pour la loterie de The Wave. Nous avons bien préparé notre projet pour cette éventuelle 3ème visite dans ce lieu mythique et fantastique. Mais, rien qu’à regarder les voitures sur le parking, nous commençons à déchanter. Au top départ, nous sommes environ 80 et 36 boules sont lancées. Raté ! mais le plaisir d’un japonais qui hurle de joie en expliquant qu’aujourd’hui, c’est sa 10ème tentative, et les pleurs de joie de 2 jeunes italiens diminuent notre peine. Il faut savoir partager. Nous l’avons déjà vue 2 fois nous… Entretemps, une idée m’est venue : Et si nous faisions la loterie pour CBS. Nous n’avions pas vu la partie de Paw Hole avec le guide en 2009. D’ailleurs, nous pourrions dormir sur place pour commencer tôt le matin. Mon mari est absolument pour. Je discute avec le ranger en lui traduisant et effectivement, il me dit que c’est possible et nous propose même 2 permis pour aujourd’hui même car il reste de la place. Ouhaou ! Pourquoi pas ? D’après eux, des orages sont prévus mais pour le soir seulement et qui sait d’ailleurs, si les heureux gagnants pourront se rendre sur le parking du départ du trail demain… Par contre, l’accès à partir de Lone Tree est vraiment difficile avec un chemin de sable profond par endroit. Nous partons donc et décidons de faire à pied la portion en question.

Nous débutons sous un soleil de plomb mais plus nous avançons plus le temps se couvre et nous arriverons sur les lieux sous les nuages. Nous y restons environ 2 ou 3 heures et il resterait bien encore une partie à visiter mais les nuages menacent et la pluie commence à tomber. Nous repartons en hâte au véhicule. Tout cela pour rien, car finalement il s’arrête rapidement de pleuvoir.







C’est en regardant après des photos prises par Philippe (alias Sedonax sur le forum), que j’ai l’impression d’avoir manqué les plus belles striures. Mais nous sommes quand même ravis de la ballade et de cette première dose de red rocks. Le temps reste trop incertain pour une première nuit dans la voiture. Nous nous installons donc au Royal Inn Motel cette fois qui s’avèrera correct pour la nuit. Effectivement, l’idée c’est de tenter une autre fois la loterie. En attendant, nous retournons au Nadra’s qui reste correct pour un prix sympa.
Mardi 25/09
Après un excellent petit déjeuner (c’est toujours ce que je dis quand il y a une machine à wafles !) et pleins d’espoir pour cette seconde tentative, nous profitons de l’humour de nos 2 rangers qui préparent la loterie. La petite salle se remplit rapidement. Gloups ! Nous sommes 96 et il y a 42 boules. Le ranger s’amuse et en rajoute une 43ème sensée annuler toutes les autres si elle est tirée. Le plus amusant, c’est qu’effectivement, la première sortante est la n° 43 ! Hier, j’avais la n° 19 qui sort aujourd’hui mais hélas, aujourd’hui j’ai le 3 qui ne sort pas… Bon il ne reste plus qu’à organiser notre journée déjà bien entamée mais enfin ensoleillée. Je suggère de refaire ce que nous avions raté l’an dernier : Stud Horse Point. Après quelques difficultés et un petit détour mais avec l’aide du Gps de rando que nous commençons à apprécier un peu plus, nous arrivons sur place. J’aime beaucoup le coin et les nuages permettent de prendre des photos sympas.


Ensuite, l’après-midi est idéale pour enfin réaliser Alstrom Point sous le soleil. Nous refaisons la piste et admirons les Smoky Montains. Je suis enfin un peu rassurrée pour la voiture car Philippe à qui j’ai fait part de mes doutes me confirme 2 choses : que les 4 marches accessibles en positions Drive sont un genre de boîte manuelle à utiliser pour les montées ou descentes et n’ont rien à voir avec le mode 4x4 mais par ailleurs que si la mention 4x4 apparaît bien sur la voiture (ce qui est le cas), c’est qu’elle est au moins AWD. Donc elle gère seule la fonction roues motrices (même sans aucun bouton) et c’est mieux que 2WD. D’ailleurs, je suis assez à l’aise sur piste ce qui me confirme le bien fondé des renseignements.



Puis c’est le premier point de vue et l’arrivée sur la première difficulté rocheuse. Nous laissons tomber après une première timide tentative. De toute façon, nous sommes là pour marcher aussi, donc nous parcourons le reste de la piste pour atteindre le promontoire principal. Heureusement que nous avons beaucoup d’eau vu la chaleur qu’il fait. Nous mettrons environ ¾ d’heure pour atteindre la magnifique vue sur ce merveilleux lac Powell.



Panorama de 2 photos

L’idée au début était de rester et faire le coucher de soleil mais finalement, nous décidons de retenter la loterie une dernière fois demain matin et pour nous éviter la piste et la route de très bonne heure, nous préférons rejoindre une fois de plus Kanab. Le motel de la veille est complet. Nous commençons donc une tournée, refusons une chambre à un second étage sans ascenseur (pas envie de porter les valises), et mettrons plus d’une heure pour dénicher enfin quelque chose. Ce sera le Rodeway Inn où nous visitons la dernière chambre « fumeur » qui empeste effectivement pour des narines de non fumeur. Mais quand nous repartons, finalement on nous trouve une autre chambre dispo et qui nous convient enfin. Un pizza au Pizza Hut du coin fera l’affaire avant une nuit réparatrice.
Mercredi 26/09
Nous nous présentons pour la dernière fois à la loterie. : 87 personnes et 40 boules. J’ai la 1 mais elle ne sort pas. Snifff…
Pour nous remonter le moral, je suggère à mon mari de faire une superbe ballade repérée par hasard dans une conversation sur le forum agrémentée de photos prises par Philippe et qui m’avaient tout de suite emballée. J’ai imprimé le détail de ses conseils ainsi que les éléments retrouvés sur le site de Joe Braun (Citrusmilo.com) avec notamment le point gps de White Dome. Nous nous retrouvons après le trajet depuis Kanab jusqu’à Hildale au départ de la ballade. La piste d’accès au parking nécessite vraiment un véhicule avec High Clearance et il ne faut pas espérer s’y aventurer par temps de pluie ou juste après une grosse averse. Mais là, tout va bien. Le temps de préparer les sandwiches, il est déjà 11h00 lorsque nous attaquons. Il nous faut presque une heure pour rejoindre Water canyon.


Malheureusement, il y a très peu d’eau en cette période. Ensuite nous attaquons la montée à Top Rock sur le plateau.

Puis, nous redescendons vers le wash sur la droite, déjeunons en vitesse, et recommençons à grimper sur le slickrock pour atteindre le sommet de l’autre colline.


Il n’y a plus de chemin depuis Top Rock et non seulement cela grimpe dur sous le cagnard, mais en plus ce n’est pas évident de se repérer. Je rentre donc les coordonnées de White Dome. Il reste encore 1k500 de montée en pleine chaleur. L’heure avance et le soleil se couchant plus tôt à cette période, nous avons la pression pour arriver vite sur place. Mes poumons vont exploser quand nous rejoignons enfin le sentier sableux dont parle Philippe qui nous permet de rejoindre l’objet du désir. Nous y arrivons à 3h00 et oublions vite notre fatigue devant cette merveille qui nous compense largement la déception de notre Wave manquée. Nous sommes à contrejour et souvent les nuages ne donnent pas la bonne lumière, ce que je regrette pour les photos.







Nous repartons un peu avant 4h00 et j’avoue que la descente est encore très longue et pénible. Il faut parfois mettre les mains pour s’assurer. La fatigue se fait sentir et la dernière partie dans la caillasse est interminable.
Bilan : 4h00 de montée + 2h30 de descente + le temps sur place. Nous l’avons commencée trop tard pour faire tout cela plus en douceur. C’est toutefois notre must de cette année sans aucun doute et pour tous les deux ! Je serais encore plus ravie quand Philippe m’apprendra que cette ballade va être mise au sommaire de la réédition de PTS 1 et que nous sommes donc en quelque sorte des précurseurs pour la France et l’Italie, après Laurent Martres et lui-même. C’est sympa d’innover !
En tout cas, nous sommes épuisés quand nous arrivons au véhicule. Hildale est une petite ville mormone et effectivement 2 femmes et beaucoup d’enfants très blonds s’amusent au bord de la rivière. Ils sont tous habillés de leur style inimitable « Petite maison dans la prairie » et nous croisons une fière jeune fille montant à cru un poulain. Nous saluons tout le monde. Nous sommes regardés avec méfiance mais le salut nous est rendu gentiment. Nous n’avons qu’une envie, c’est d’une bonne douche et d’un bon lit. Ce n’est donc pas encore pour ce soir, le camping. Nous partons sur Hurricane au Travelodge et dînons dans un petit resto où la serveuse servira notre commande à la table d’à côté. Les clients ne diront rien et quand nous sommes enfin servis, nous comprenons la méprise. Il n’y a plus qu’à attendre que la commande soit refaite. Je suis sur le point de dévorer le skaï du divan quand enfin arrive mon hamburger et les enchiladas au poulet de mon mari. Même pas une ristourne…
Jeudi 27/09
Puisque nous sommes à côté de Zion, autant en profiter ! Nous nous rendons au Visitor Center pour regarder les ballades et je propose un classique facile pour nos jambes courbatues de la veilles: Emerald Pools dans l’espoir de faire quelques photos sympa. Nous prenons donc le shuttle obligatoire qui nous amène à notre point de départ. Lower, Middle et Upper sont vite enchaînés et j’avoue que c’est franchement une déception. Manque d’eau, beaucoup de monde… Grosse désillusion qui nous a fait perdre pas mal de temps !


Pour la suite, nous nous dirigerons logiquement vers Bryce ou nous n’avions pu randonner pour cause de mauvais temps en 2009. Mais avant de faire la route, je propose à mon mari de rester déjeuner dans le parc, et pourquoi pas dans la partie qui nous plaît le plus : l’East entrance. Nous nous arrêtons sur un parking au hasard, prenons nos sacs à dos. Nous grimpons un peu et déjeunons enfin dans le slickrock rose que nous aimons tant.

Avant de reprendre la voiture, nous décidons de faire quelques pas supplémentaires pendant lesquels j’explique à Francesco que c’est vraiment dommage : j’ai oublié d’emmener les infos de Many Pools et j’aurais aimé faire cette ballade. Chemin faisant, nous rejoignons un wash où de nombreuses traces de pas sont visibles. Curieux, nous les suivons. Quand je tombe sur la première mini pool, mon sourcil droit se lève. A la seconde, j’ai compris. Nous avons trouvé Many Pools par hasard ! Un vrai coup de chance. Le seule dommage, c’est que c’est vraiment la mauvaise heure pour les photos avec un lumière très dure. Mais nous sommes tout de mêmes ravis et réconfortés après la désillusion de la matinée.

Nous partons ensuite pour Bryce.


En avant goût, nous passons à Mossy Cave. Toutefois, il est un peu tard et nous arrivons juste quand la chute passe dans l’ombre.

Il y a encore un peu de soleil mais l’orage gronde et les éclairs nous dissuadent de tenter l’aventure de dormir dans la voiture. Nous cherchons donc un motel proche et dans nos prix. Ce sera le Bryce Canyon Resort avec une petite cabine triste et peu agréable pour quand même 100$. Toujours mieux que les 230£ demandé par celui d’à côté. Un dîner rapide au Subway attenant complète l’affaire. Nous nous couchons tôt car nous souhaitons faire le lever de soleil sur Bryce puisque le temps ne nous autorise pas le coucher de soleil même si nous nous autorisons quelques photos.


Vendredi 28/09 :
Lever de soleil splendide avec tous les photographes au garde-à-vous . J’adore cet arbre qui semble lui-même s’être approché pour mieux admirer le spectacle.




Ensuite nous attaquons les randos sous un soleil de plus en plus chaud. Queen’s Garden nous met en appétit que nous enchaînons avec Peekaboo.

Là j’aime beaucoup moins car nous redescendons dans la forêt avec plein d’arbre et nous ne voyons plus les magnifiques hoodoos. De plus rapidement se présente une bifurcation. Le plan présente un seul trail. Nous partons donc au hasard, ainsi qu’à la bifurcation suivante, toujours sous les arbres et finissons par nous égarer. C’est un bien grand mot car nous savons où aller pour remonter sur la rime mais tout ceci nous fait perdre beaucoup de temps pour ne presque rien voir. Nous suivons un trail avec les traces de mules. l faut se boucher le nez et éviter les flaques. Nous avons donc suivi le Horse trail. Pfff… C’est vraiment nous les mules ! Nous repartons pour Tower bridge qui est déjà beaucoup plus sympathique même si à contre jour à notre arrivée. Après le pique-nique sous quelques goûtes d’eau, nous attendons plus d’une heure et un mariage pour profiter du retour du soleil et faire Navajo Loop avec grand plaisir. Je m’attendais à pire pour la remontée mais notre entraînement à White Dome nous a laissé des mollets d’acier.


Nous profitons de la fin d’après-midi pour rejoindre Escalante. Une fois de plus la question se pose : où dormir ? Voiture, motel. Mais en ville, nous ne nous voyons pas nous mettre sur un côté de route et le camping ne nous attire pas. Nous trouvons une place au Padre Motel car l’après-midi, nous avions appelé Catherine au Rainbow Country B&B, et c’était évidemment complet. Un repas encore au Subway (et oui, cette année, nous essayons de dépenser un peu moins).
Samedi 29/09 :
Cette fois, la piste nous attend. Hole In The Rock Road est enfin sous le soleil et nous commençons par Devil’s garden (orage de grêle en 2009) avec la très jolie Metate Arch. Francesco est emballé par le site très sympathique au demeurant. Nous le parcourons un bon moment et déjeunons sur place.




L’après-midi sera consacrée aux slots canyons. Le matin, nous avons anticipé en allant au Visitor Center. Zebra slot : c’est de l’eau jusqu’à la taille. Donc pas pour nous.
Après une belle marche d’approche, nous tentons donc Peek-A-Boo Gulch. Mais à l’entrée une difficulté qui nécessite de la grimpette. Les genoux ne sont guère d’accord mais les petites marches aident et nous arrivons au premier palier. Mon mari tente le second avec difficulté pour constater qu’il y a plusieurs pools. Nous n’avons guère envie de traverser vu la profondeur. Mais là, le problème c’est de redescendre… Après plusieurs tentatives et le stress arrivant vite, il est épuisé. Il tente de traverser les pools et de ressortir plus loin car nous avions cherché l’entrée et avions navigué dans les parages auparavant (oui, toujours notre fameux sens de l’orientation…) Enfin arrive quelqu’un. Il nous aide et le voilà sorti d’affaire. C’est épuisant. Nous décidons de faire Spooky Gulch. Cette fois il faut progresser comme les crabes : en biais en tenant nos affaires de côté. C’est tellement étroit que les branches des lunettes de mon mari touchent parfois. C’est donc impressionnant. Nous aurons dû faire une centaine de mètres . Je craignais de me sentir mal à l’aise dans cet espace confiné et bizarrement, ne le suis pas. Par contre mon mari lui, déjà échaudé par sa précédente mésaventure, n’apprécie pas vraiment et nous nous extirpons de là.

Petite tentative pour rejoindre Spooky Gulch par le côté le plus ouvert mais là encore il faut marcher pas mal et il y a beaucoup de vent qui soulève le sable. Nous repartons donc pour faire un morceau de Dry Fork Canyon qui est un vrai boulevard après cela. Mais la lumière n’entre plus et les photos ne rendent rien. Marche fatigante (et oui, au retour, ça grimpe…). Nous rejoignons une américaine de Salt Lake City et son fils de presque 3 ans, avec qui nous discutons avec plaisir. Evidemment, ils n’ont fait que Dry Fork et le petit est déjà épuisé avec un bon coup de soleil sur sa bonne bouille blonde aux jolis yeux bleus.
Bon, ce soir, c’est le moment où jamais ! Si nous ne dormons pas dans la voiture, ça ne sert plus à rien d’avoir acheté tout le nécessaire. Je suggère donc de nous rendre à Sunset Arch pour y passer la nuit. Nous arrivons au parking à côté du water tank qui est le début de la ballade. Toutefois il n’y a pas de sentier et le soleil est en train de se coucher.

Il est plus raisonnable de laisser tomber pour ce soir et de préparer enfin le véhicule pour la nuit. Nous avions préparé un sac avec les affaires nécessaires pour la nuit et tout le reste passe à l’avant. Les 2 matelas sont étalés et nous posons dessus les sacs de couchage et les petits oreillers. C’est très cosy et douillet. Lingettes, serviette, eau nous permettent de nous débarbouiller convenablement. Pique-nique au milieu des moustiques mais nos bracelets anti-moustiques sont efficaces. La nuit sera tout de même courte car j’écoute les moindres bruits et je trouve ce silence impressionnant. Nous sommes à des dizaines de miles sur une piste au fin fond du wilderness, seuls et cela fait un drôle d’effet. Mais nous apprécions et savons déjà que nous recommencerons si possible.

Dimanche 30/09 :
Un peu galère pour trouver l’arche. Nous nous dirigeons au Gps et le point que j’ai rentré m’amène largement au-delà de l’arche, que, très concentrés sur l’écran de la modernité, nous passons sans voir. Décidément, ça finit par devenir pathétique cette façon de multiplier les distances pour arriver au point qui nous intéresse. Bref, on repasse sous une clôture et nous y voilà enfin. D’ailleurs il y en a une autre tout près aussi. Par contre, c’est évident qu’elle était bien nommée. Sunset arch n’est pas une sunrise arch ! Il faudra bien faire avec.

Nous repartons et décidons de faire une pause à Redwell que nous espérons bien nommé. Effectivement, au départ nous hésitions avec Volcano mais il fait une chaleur terrible. Pourtant j’avais rentré toutes les données fournies par Vnoa avec qui nous communiquons depuis quelques jours, espérant nous rencontrer à l’occasion. Mais les 12 km en plein soleil à la mauvaise heure ne nous font pas envie. Pourtant nous avons fait bien plus à White Dome mais là, il fait si chaud… Donc Red well : un trail aboutit à un wash avec un canyon. C’est sympathique et nous parcourons tout cela sans but précis.

Nous rejoignons enfin la route pour Boulder : cette splendide Scenic Byway 12 développe ses magnifiques paysages sur plusieurs kilomètres enchanteurs. Nous nous arrêtons et grimpons pour profiter de ses charmes pendant un long moment.




Ensuite, nous rejoignons enfin Boulder.


Je commence à craindre vu la taille du patelin de ne pas trouver de chambre. Le premier motel est hors de prix, le second motel ne nous plaît pas. Le Troisième n’a pas le wifi mais il faudra faire avec : il s’agit du Boulder 88. La propriétaire soupire quand je demande à voir la chambre, soupire quand je dis que je reviens si cela m’intéresse, soupire quand je reviens en me disant que c’était la dernière et que j’ai bien fait, soupire en m’expliquant le fonctionnement de la serrure de la porte d’entrée. Sauf, que quand je reviens car effectivement, la serrure est plus compliquée que prévue, là elle ne soupire plus mais manque de s’étouffer de colère. Je fais ce que je peux pour apaiser son courroux. Puis nous partons faire quelques courses, prendre de l’essence et surtout passons au Burr trail Outpost pour un excellent expresso, avec wifi please ! Nous dînerons très agréablement au Burr Trail Grill renommé pour ses jolies serveuses et ses délicieuses pies.
Lundi 1/10 :
En pleine forme, nous attaquons la Burr Trail Road très jolie sous cette matinée ensoleillée. Un arrêt permet d’apprécier un rapace.



Ensuite, les gorges sont en partie à l’ombre mais c’est un plaisir pour les yeux et nous prenons tout notre temps.


Notre but : Strike Valley overlook, cet incroyable et immense pli géologique de 80km de long, dont je me fais une fête à l’avance. Effectivement, après la longue marche d’approche car nous avons laissé la voiture au 1er stationnement (juste avant l’écriteau 4x4 recommandé, mais franchement on aurait pu la faire en voiture), c’est étonnant et même Francesco reste bouche bée. Mais encore une fois, nous y sommes à 11h00, donc la mauvaise heure. Nous restons sur place presque 3h00 pour profiter du lieu, y pique-niquer et attendre que la lumière soit légèrement moins haute. Franchement, novembre, c’était un bon plan pour la lumière malgré les journées plus courtes. L’an prochain…




Panorama ou comment faire entrer 80 km sur une seule photo : panorama de 4 photos

Nous reprenons la piste jusqu’à Bullfrog Marina. J’ai le n° de téléphone mais n’ayant pas appelé, je ne sais pas si le ferry fonctionne. Effectivement, arrivés à l’entrée du Glen Canyon National Recreation Area, une jolie pancarte nous indique que le ferry est « closed ». Je demande et j’apprends que tout d’abord le ferry est « broken » puis que de toute façon nous sommes en octobre donc hors saison. Voilà qui nous oblige à reprendre la 276 et rejoindre la 95 pour traverser le lac plus haut. Cela nous prend beaucoup de temps mais nous apprécions les paysages.

Il est 19h00 passé et le soleil est sur le point de se coucher. Nous allons donc à Hite Marina et trouver un emplacement tranquille. Ce sera notre seconde nuit dans la voiture qui se déroule encore mieux que la précédente.


Mardi 2 octobre :

Nous partons assez tôt et refaisons la Mocky Dugway, cette fameuse route pleine de lacets à la vue impressionnante sur toute la vallée permettant d’arriver justement à Monument Valley.

Nous profitons de la matinée pour faire le long circuit de Valley of Gods qui nous offre de jolis points de vue. Mais nous sommes à contrejour et les photos ne rendent pas bien, même si nous l’avons bien apprécié. Nous nous arrêtons ensuite à San Juan pour déjeuner. Un jeune couple s’occupe de l’affaire. Chaque tentative de commande se solde par un « y’en a plus ». Et même quand nous croyons que c’est bon, il revient avec « y’en a plus ». Bref nous avons dû commander le dernier repas disponible dans tout l’établissement mais ce n’est pas mauvais.
Nous nous rendons au Visitor center de Monument Valley ou j’essaie d’avoir du wifi mais aucun des mots de passe fournis ne fonctionnent.

Nous décidons de nous faire plaisir et nous organisons un tour privé pour voir d’autres zones que le circuit traditionnel avec sa propre voiture fait il y a 3 ans. Il était trop tard pour organiser un autre tour car nous voulions au départ faire Mesa Hunts avec nuit à la belle étoile. Mais personne n’avais répondu à mon mail et ne sachant pas quand nous arriverions sur place, nous n’avons pas appelé d’avance. Le tour en véhicule privé fait quand même 190 $ plus le pourboire. Mais pour 3h00, nous parcourons le parc, découvrant des arches et notamment la sone sableuse devant Totem Pôle que nous avions tant envie de voir.


Bref, c’est une excellent après-midi qui se termine par le coucher de soleil.

Evidemment tout est complet donc nous repartons et je dois conduire de nuit ce qui ne m’amuse guère depuis l’histoire de la vache. Ceci dit, tout se passe bien. Tout est complet ou fermé jusqu’à Tuba où nous dormons au Quality Inn qui n’est vraiment pas donné mais très bien.
Mercredi 3 octobre :
La journée à oublier… Nous attaquons cette belle journée par Coal Mine Canyon.




Cependant nous avons ensuite 2 soucis : un souci domestique qui mettra presque toute la journée à se régler et le vent que la météo a bien prévu pour aujourd’hui et demain et qui souffle en force. Cela remet en question nos plans de la journée et même du jour suivant. Nous avions prévu « Red and white canyon » et Eechi cliffs. Raté. En plus c’était notre anniversaire de mariage : 20 ans tout rond… Encore plus raté. Les anniversaires ne nous ont jamais réussi, il vaut mieux qu’on les oublie !
Bref, nous irons dormir à Flagstaff au Days Inn qui nous coûte encore assez cher comme la veille après un mini passage à Grand Canyon le temps d’un point de vue à contrejour.
Jeudi 4 octobre :
Vu qu’il vaut mieux s’occuper du jour suivant que de la veille, nous nous demandons puisque le vent souffle toujours où repartir. Finalement, nous ne sommes pas très loin de Sedona. Pourquoi ne pas y faire un saut. Aussitôt pensé, aussitôt en route. Nous récupérons une carte au Visitor Center puis faisons quelques points de vue

avant de grimper au joli point de vue de Airport Road. (Panorama)

La ville que nous avons traversé m’apparaît un peu comme St Georges, bien tenue, avec de jolis quartiers, plein de petits magasins sympas et un décor de montagnes rouges à ne pas dédaigner. Bizarrement, cela ne fait pas du tout le même effet à mon conjoint qui trouve que la ville s’étend beaucoup et empiète un peu trop sur la nature. Et puis, nous faisons la queue aux feux rouges ce qui l’agace un peu. Pour l’après-midi, je prévois une petite ballade très sympa et sans difficultés particulière : West Fork of Oak Creek Canyon. Nous commençons par un pique-nique sur une aire prévue (avec fee mais nous avons pris le pass pour la journée au VC) puis nous rendons au parking (payant : 9$). Nous attaquons la ballade un peu tard car évidemment, nous sommes dans un canyon et le soleil finit par passer derrière les roches.


Mais c’est très agréable et nous longeons ou traversons la jolie petite rivière.



Nous arrivons à un moment où il faut traverser une fois de plus. Je suis mon époux. En fait il souhaite prendre une photo et décide de traverser un peu plus loin, des enfants jouant au passage le plus facile. Malheureusement, il glisse sur la mousse du rocher sous l’eau et se retrouve les 4 fers en l’air, abasourdi. Je lui dis de relever tout de suite son appareil compact qui est heureusement dans l’étui mais il lui faut un peu de temps car en essayant de se rattraper, il s’est un peu foulé le poignet et tiré un nerf dans l’épaule. Une seconde tentative pour se relever aboutit au même résultat. La famille sur place n’a pas une seconde tenté de nous venir en aide et c’est avec un regard noir que j’accueille le commentaire d’un des leurs sur le fait que le sentier passe derrière nous. Bref, une bonne douche, quelques douleurs et l’appareil qui semble faire des siennes mais après avoir bien séché, fonctionnera de nouveau normalement. Sauf que du coup, l’idée de rester à Sedona pour la nuit ne lui sourit plus guère et après s’être changé à la voiture il me demande de quitter cette ville un peu trop VIP à son goût. Moi… j’aimais bien. Nous refaisons tout de même une halte à l’autre point de vue accessible depuis la route de l’aéroport ce qui est l’occasion d’une autre photo panoramique.

Bon, il est temps de partir enfin en Californie.

C’était un désidérata de Francesco depuis longtemps même si cela nous rajoute beaucoup de route par rapport à notre circuit. Je suggère donc de commencer la route mais sans prendre l’autoroute pour Phoenix. Du coup, nous prenons les chemins de traverse et passons par Jérome, une route toute en lacets dans la montagne. C’est l’heure de trouver un logement. Nous nous dirigeons vers un campground mais celui-ci semble très éloigné, sur une route pas sympa de nuit et il y a encore plusieurs miles à faire avant d’y arriver. Nous rebroussons chemin et repartons jusqu’à Prescott Valley où nous logerons dans un motel du même nom où l’on nous donnera la dernière chambre. C’est très spartiate de nouveau mais il y a le wifi et c’est tout ce que je demande. Et puis, on ne va pas trop demander pour 46$.
Vendredi 5 octobre :
Nous reprenons la route pour Twenty Nine Palms. Enfin des saguaros !

Autant dire que nous traversons le désert de Mojave, qui est… comment dire… désertique !!!

D’immenses vallées se suivent et se ressemblent, des centaines de km sans âme qui vive ou une pompe à essence (il vaut mieux prévoir le coup !). Et au milieu de tout cela, une âme courageuse avec une pancarte indiquant qu’il marche depuis New York jusqu’en Californie. Sinon, la seule incongruité se révèle être un contrôle du California Department of Agriculture’s entre l’Arizona et la Californie. Mais comme je n’ai ni oranges, ni citrons, je ne les intéresse pas…
Après quelques heures de route sous un soleil de plomb, nous arrivons enfin à Twenty Nine Palms. Dans les faubourgs, (façon de parler), beaucoup de baraques délabrées finissent leur vie et donnent un aspect désolant aux abords de la ville.
Nous déjeunons au pompeux Rocky’s New York Pizza. Nous tournons longuement en rond pour découvrir un supermarché capable d’alimenter notre glacière et nous trouvons un triste Save a Lot genre Leader price de chez nous. Tiens, pour une fois, les noix de cajou que nous dévorons pendant les trajets ne sont pas chères. Par contre, le prix de l’essence bat des records. Nous la prenons à 4,40 (et encore, nous l’avons vue à plus de 4.65 !) au lieu des habituels 3.90 et des poussières. Nous passons prendre une carte au Visitor Center et montons nous installer au campground de Joshua Tree qui nous intéresse : Jumbo Rock. Effectivement, cette section granitique du parc nous intéresse pour son potentiel photo. Par contre les températures sont évidemment beaucoup plus chaudes qu’en Utah ou Arizona ce qui nous avait amen�� à reculer ce déplacement au plus tard de notre voyage.





Le camping est un système Self payment et nous entrons choisir notre place puis la réserver en plaçant les 10$ dans l’enveloppe dont la partie détachable s’accroche devant l’emplacement choisi. Le coin est splendide et nous le parcourons sous la chaleur et le temps du coucher de soleil avec plaisir.




Dînette sur la table du camping puis dodo dans la voiture… Sauf que les voisins eux… pas dodo, mais grandes discussions jusqu’à 4h du matin ainsi que beaucoup d’autres aux emplacements plus éloignés. Bref, Joshua Tree est en fait un vrai bar à ciel ouvert pour nightclubber !
Samedi 6 octobre :
Nous nous levons tout de même tôt mais le sunrise est trop rapide.





Nous partons à la recherche de quelques points intéressant particulièrement mon mari dont notamment le lieu de prise de vue de certaines photos de Mickael Fatali. Nous le repérons beaucoup plus facilement que prévu avec plaisir. Mais évidemment, trouver le bon emplacement n’est pas suffisant pour réussi The Photo. Faut-il encore avoir les qualités de l’auteur… Bref, nous ferons donc notre version de ces jolis rochers granitiques et continueront la découverte de cette jolie portion du parc après avoir admiré un coyote sur le bord de la route (pas eu le temps de le shooter !).



Nous partirons ensuite faire la ballade de Parker Dam mais l’absence d’eau enlève tout le charme de ce joli coin. En début d’après-midi, nous nous demandons si nous continuons ou non. Bien non puisque nous avons réalisé nos souhaits en passant la nuit dans ce bel endroit. Les températures autour de 30 degrés ne nous incitent pas à prolonger le séjour. Nous décidons de remonter sur Las Végas. Par contre, vu qu’il s’agit de samedi soir, les prix ne seront pas tendres. Je propose donc que l’on termine avant Las Vegas par notre petit parc fétiche de Valley of Fire. En effet, nous pourrons loger moins cher là-bas et de plus nous utiliserons ainsi toute l’essence avec le retour sur Las Vegas puisque nous pouvons rendre la voiture réservoir vide. Adjugé.
Nous traversons de nouveau le désert de Mojave… comment dire… toujours aussi désertique ! Nous prenons une toute petite portion de la route 66 et remontons plein nord en passant cette fois par de magnifiques forêts de Joshua tree le long de la route. Nous arrivons sur Valley of fire trop tard pour y faire le coucher de soleil et nous rendons donc directement au North Shore Inn qui nous avait accueillis l’an dernier. Toujours autour de 90$, nous décidons de tester les 2 motels un peu plus loin. Le premier est fermé et quand nous arrivons au second, une femme est menottée devant nous par des agents de police dans le parking vide. Retour à la case départ. Les propriétaires se rappellent de nous et vantent les travaux d’amélioration faits dans l’établissement. C’est vrai que c’est mieux. Il y a même une machine à gaufres que j’utiliserai au petit-déjeuner. Je ne manque d’ailleurs jamais une occasion de m’en servir quand il y en a : c’est tellement bon… Ils ont installé frigo et micro ondes neufs dans les chambres et rénové l’accueil et la partie petit-déjeuner.
Une fois installés, je vais m’employer à réserver une nuit d’hôtel supplémentaire à l’hôtel où j’ai déjà retenue la dernière nuit de notre séjour : le Elara a Hilton Grand Vacations Hotel par l’intermédiaire d’Expedia France. Quelle erreur. L’hôtel me répond qu’il ne pourront garantir d’avoir la même chambre les 2 nuits d’affilée. C’est ridicule de refaire les bagages, récupérer la voiture au valet parking, et attendre l’heure du check in pour la nuit suivante. Ils me disent donc d’appeler Expedia. Sauf que je n’ai pas de n° 24/24 et qu’en France, c’est la nuit. Ils me donnent le n° Expedia USA. Là, c’est terrible car je reste 50mn en ligne avec un gars qui me fait répéter 15 fois les mêmes choses et comme je viens de sortir de mon petit forfait de 15 jours pour 12 euros chez sfr, je vais payer le téléphone plein pot ce qui va plus que doubler le prix de la chambre. Bref, tout semble résolu à part la future note salée de téléphone. Nous dînons dans la chambre et terminons ce que nous avons dans la glacière.
Dimanche 7 octobre :
En route pour Valley of Fire que nous arpentons avec délice. De l’an dernier, il me restait une envie non aboutie : Crasy Hill. Cette fois, nous n’avons aucun problème. Le site est splendide même si la forte lumière n’est pas facile à gérer.



Panoramique : 2 photos

Au retour à la voiture quelques bighorns :


Nous poursuivons avec Nike Rock qui est effectivement très parlant et que nous trouvons très facilement.

Nous partons ensuite vers le début de Mouse Tank mais la route est en travaux. Nous l’entamons mais la forte chaleur nous fait rebrousser chemin.

Après une matinée bien employée, direction Las Vegas et ses outlets pour l’après-midi. Quelques courses pour les garçons et arrivée au fameux Elara Hilton Grand Vacation. Evidemment, ça se corse et nous restons une cinquantaine de minutes au check-in car l’employé ne trouve qu’une seule nuit sur les 2 réservées. Grrrr…. Après tout ce temps passé au téléphone ! Il veut que l’on rappelle Expedia ! Au prix où ça nous a déjà coûté hier ??? Hors de question. Bref, il nous suggère (surtout pour lui je pense) de nous installer et de revenir plus tard nous occuper du problème. Au retour, je demanderai à parler au Manager qui elle, décèle rapidement le problème : simple erreur sur la première lettre de notre nom malgré le fait que je l’ai épelé à plusieurs reprises. C’est résolu en un quart d’heure et nous n’aurons pas à changer de chambre. Toutefois, on nous a refilé une chambre au 4ème étage quand l’hôtel en compte 56 ! Bref, presque pas de vue… Ceci dit, la chambre est très agréable.

Une animation du « mall » attenant à notre hôtel : l’espace tempête ! Toutes les heures, une tempête se déclenche avec tonnerre, éclairs, brume et pluie tombant du plafond…

Fatigués et l’estomac dans les talons, nous dînerons au Todai, un buffet japonais qui a le mérite d’être proche de notre chambre. Sauf que c’est dimanche soir et qu’avec les 2 bières, la note va se monter à presque 100 $ !!! C’est correct mais sans plus. Nous sommes un peu déçus. Nous tournons dans le Mall et les magasins finissent de nous achever. Tant pis, nous retournerons à la chambre pas trop tard. Demain sera un autre jour.
Lundi 8 octobre :
Cette fois, c’est grasse matinée ! Nous nous levons vers 10h et partons enfin à l’assaut de la ville.

Nous visitons plusieurs hôtels




Mais le must pour nous sera le magnifique Bellagio et ses décorations d’Halloween et son fameux plafond.


L’arbre parlant (il a aussi les yeux qui roulent…)





A midi, sur les conseils avisés du Tigre (membre de notre cher forum), nous tentons le Wicked Spoon, buffet du Cosmopolitan que nous visitons au passage.



Cette fois, c’est lundi midi et nous ne payons pour 2 que 48 $. Et c’est TOP !!! Un régal. Tout ce que l’on prend est d’une grande finesse, bien assaisonné et délicieux. Excellent, frais, appétissant, bien présenté. Notre meilleur souvenir culinaire de cette année ! Une coupe de champagne offerte agrémente le tout et nous repartons de belle humeur. Retour à la chambre pour un petit repos bien mérité. Tiens ! la chambre n’est pas faite !!! Ben voilà, il y a un voyant à appuyer pour demander le Housekeeping et je ne l’avais pas vu. Nous repartons un peu plus tard en ayant bien appuyé cette fois. 1ère étape, le Tix4tonight du quartier pour prendre 2 tickets pour le Show « The Dream » au Wynn. Pas donné, mais ce sera notre second cadeau après la visite privée de Monument Valley. Nous repartons à pied vers le Wynn continuant de visiter au passage les luxueux hôtels.






Enfin, c’est l’heure du show. C’est réellement un rêve !

Nous adorons ce spectacle à la fois dans les airs et dans l’eau, mélangeant l’art et la performance sportive, appréciant la grâce des danseurs et la beauté des costumes et des mises en scène. Bref c’est splendide ! En sortant nous prendrons un taxi qui nous emmènera au Hard Rock Café que nous avions bien aimé à NYC. Un serveur très sympa s’occupe bien de nous et la musique met dans l’ambiance comme d’habitude.

Encore quelques photos de nuit puis nous rentrons.


La chambre n’est pas faite ! Quand même, ils exagèrent. Un message téléphonique prévient qu’il aurait fallu appeler le Housekeeping par téléphone. Pfff….. Elara et Expédia : même combat ! Il est presque minuit quand nous sommes prêts car nous avons dû préparer tout pour notre départ si tôt demain matin. Effectivement, quelques semaines avant de partir, nous avons appris que notre vol de 10h50 était annulé et que nous devions prendre celui de 7h00. Sans commentaire ! Réveil 3h15…
Mardi 9 octobre :
Comme des robots, nous préparons les derniers détails et partons au Car Return rendre la voiture. Nous y laissons les matelas et un des deux sacs de couchage. Le reste a été casé dans les valises. L’une des 2 est d’ailleurs en surpoids mais ne donnera pas lieu à surtaxe.




Tout se passe bien et nous arrivons à NYC où nous devons attendre 5h15. Nous dînerons très mal sur place et ce sera la partie la plus pénible. L’embarquement commence avec une demi -heure de retard mais les passagers disciplinés embarqueront vite et bien ce qui fait que nous partirons à l’heure et arriverons à Nice comme prévu mercredi matin. La journée s’enchaînera avec pas mal de soucis à régler imprévus. La nuit sera bienvenue avant la reprise du travail jeudi matin. Je supporte de mieux en mieux le décalage horaire.
On repart quand ?...
Merci encore à Philippe pour ses précieux conseils et surtout la découverte de cette randonnée qui nous a tellement enchanté aussi : le must do de cette année « White Dome » Et merci au forum ainsi qu’à Vnoa pour ses documents et renseignements qui nous ont bien aidé aussi.
Pour la période, nous avons nettement préféré les fabuleuses journées de novembre 2011 avec des températures plus basses , une lumière plus photogénique, beaucoup moins de touristes, plus de facilité et de tarifs négociés pour le logement. Si le boulot ne m’avait pas contrainte à choisir cette période encore estivale, j’aurais préféré partir un peu plus tard.
Cuba: Fidel Castro "dans un état végétatif" English translation pending
Fidel Castro serait "dans un état végétatif" après une importante attaque, selon un médecin vénézuelien repris notamment par la presse américaine et l'agence Associated Press. «Il a subi un accident vasculaire cérébral et ne reconnaît absolument personne», a déclaré le Dr Marquina au sujet de l'ex-chef d'État âgé de 86 ans. «Les gens qui sont cet état ont du mal à manger et finissent par perdre leurs capacités neurologiques», a-t-il ajouté. «Il pourrait ne pas y avoir de changement dans son état pendant plusieurs semaines, a noté le Dr Maquina. Mais une chose est certaine : le public n'aura plus l'occasion de le revoir.»
Des rumeurs annonçant sa mort ont circulé, démenties par des sources officielles cubaines. La santé du "Lider maximo" est de toute façon un sujet de sécurité nationale à Cuba, où la communication sur le sujet est rare et incomplète
source:http://www.letelegramme.com
source:http://www.letelegramme.com
L'Altiplano en liberté English translation pending
Bonjour,
Voici le compte rendu que j'avais fait à Krikri, donc ne vous étonnez pas du style narratif...
Deux jours d'acclimatation à La Paz puis 21 jours en 4x4, 3800 km parcourus.
Un petit mot sur Aldo et ses Rolls Royce : http://www.rentacarpetita.com/INICIOFREN.htm Suisse installé en Bolivie depuis près de trente ans, très gentil, très serviable, ses 4x4 sont vraiment bien préparés et dignes de confiance, c'est de l'horlogerie suisse (ok ok elle était facile !) Aldo fournit des cartes détaillées, points GPS, une fois le briefing fait, vos éventuels doutes et angoisses s'évanouissent, la Bolivie c'est un peu l'autoroute A6 sans les bouchons en fait ! N'hésitez pas à lui poser des questions lors de la préparation de votre voyage, il a l'air un peu rustre comme ça mais en fait il vous répondra avec plaisir ! Aldo loue un grand appart douillet au dessus du garage, certes c'est plus cher qu'un hôtel local mais bien pratique pour charger la voiture etc... Il envisage une retraite bien méritée dans 3 à 5 ans, donc n'hésitez pas et foncez, c'est une occasion unique de visiter l'altiplano par ses propres moyens ! Voilà, la page pub est terminée, place au récit en images.
Bon allez, je vais faire un effort mais c'est vraiment parce que c'est toi !
Je commente pas les photos que tu reconnaitras, je mettrais un petit mot pour ce que tu connais pas uniquement
Mercredi 8 aout
Rouen- Paris Saint Lazare - Roissy - Miami 8 ou 10 heures (je sais même plus tellement je veux l'effacer de ma mémoire !) d'escale interminable, entre les 30°C extérieur et l'aéroport trop climatisé, avec des polaires sur le dos plus nos blousons de ski (plus de place dans les sacs à dos pour cause de couette volumineuse...)
Jeudi 9 aout
Arrivée à La Paz vers 6 heures du matin, il fait encore nuit, taxi pour le garage d'Aldo. On avait loué son appart au dessus (bien pratique !), on déballe notre bordel, douche, café... Le matin briefing avec Aldo, puis l'après midi casa de cambio, petite ballade puis supermarché pour les courses. Le soir on est morts, couchés super tôt.
Vendredi 10 aout
Journée dans La Paz. Apéro avec Aldo et un couple de belges qui partent le lendemain en même temps que nous.
Pas de photos de La Paz, j'ai préféré ne pas me balader avec mon sac photo, on s'est contenté d'un jetable argentique pas encore développé.
Samedi 11 aout
On a fixé le départ à 7 heures, les belges sont ponctuels, on démarre El Coche et c'est parti pour une grosse demie heure de stress, entre la prise en main du véhicule, la sortie de La Paz puis la traversée d'El Alto avec une circulation qui commence à se densifier, j'en menais pas large ! On fait le plein (du bas uniquement, pas le toit) à Patacamaya, on bifurque vers Sajama, très vite, ca fleure bon la nature et les grands espaces !
lever de soleil, on claque la bise à Aldo, à nous l'aventure !




on s'installe au bord de lagune Huana Cota (un peu après Tomarapi, où on retournera le lendemain matin pour acheter du pain) pour notre première nuit

Ça te convient comme compte rendu ?
à suivre !
hop, la suite !
Dimanche 12 aout :
Premier petit dèj, nuit impeccable, pas froid du tout bien au contraire, très confortable. Je ne regrette pas la couette, plus grande que le matelas, elle nous recouvre entièrement et apporte une bonne sensation de confort et de douillet. D'ailleurs je ne me suis même pas mis dans le duvet, que j'ai laissé grand ouvert au dessus de moi comme une couverture (j'aime pas être engoncé dans un duvet !) Par contre, moi qui vais systématiquement pisser la nuit...faut de la volonté pour se sortir du lit ! Du gel sur les vitres intérieures, rien sur les vitres extérieures, air sec oblige. On comprend vite qu'il faudra oublier les départs matinaux, on ouvre le capot pour réchauffer le moteur, on est face au soleil par hasard mais dorénavant, on réfléchira systématiquement à notre orientation en s'installant le soir. Quand El Coche veut bien démarrer, retour à Tomarapi, on achète du pain à l'hôtel, photos de l'église, puis direction les bains. On est seuls, on remplit le registre, la veille il y avait eu foule, au bas mot 25 personnes. On commence par la grande piscine à côté des habitations, puis on migre vers la petite piscine où vous vous étiez baigné. On repart, tjs les seuls touristes, direction la foret de quenuas, où l'on pique nique du midi. Puis traversée de Sajama direction la vallée des geysers. On s'installe pas sur le parking, j'aime pas ça, ça fait pas assez "nature", on s'installe un peu plus loin en quittant la piste (y'a des traces un peu en "hors piste", j'ai moins de scrupules à rouler n'importe où) On profite tranquillement des geysers, repas, nuit.








Lundi 13 aout :
Reveil, petit dèj, réchauffage moteur, village de Sajama, paiement du parc en sortant, direction Tambo Quemado. Plein du bas, formalités côté bolivien, on comprend tant bien que mal où et comment faire pour le fameux numero de memorizacion... Puis côté chilien, on poirote une bonne heure et demie au même guichet que les camions, et grosso modo ca nous aura mis 3 bonnes heures tout inclus pour passer les deux frontières. Il est 13 heures bien tassé, arret pique nique au bord du lac Chungara, en contrebas de la route, là où il y a une espèce de jetée. Là gros regret, je vois bien une piste qui s'éloigne de la route mais je me dis qu'on pourra la rejoindre plus tard, et plus tard, je ne vois plus rien, on n'aura qu'une vue éloignée des lagunes de cotaconi, qu'on aurait pu je pense atteindre en prenant cette piste. Sur l'espèce de parking où on voit les lagunes de cotaconi, deux mecs de la dde locale qui nous disent qu'il y a 4 jours de festivités religieuses à Putre, 15 aout oblige. On tourne vers le village de Parinacota, et on se pose à l'entrée du village au bord du bofedale sur le petit bout de piste qui rejoint le bitume vers Putre. Nos premières viscaches qu'on continue à regarder depuis notre lit, on est en bord de piste au pied du bofedale d'un côté, des rochers de l'autre.








Ça sera tout pour aujourd'hui, la suite demain avec de l'inconnu pour toi, une petite boucle vers le nord avec redescente par ma fameuse quebrada de Allane !
Lundi 13 aout :
On quitte Parinacota par le nord, en laissant la route de Putre dans notre dos. C'est Aldo qui nous dit qu'on pourrait faire cette boucle (bien qu'il ne l'ait jamais faite) quand je lui fait part de mon intention d'aller voir la quebrada au nord de Putre (qu'il ne connait pas non plus), pour ma part, au vu de mes cartes mapsource et de google earth, je pensais que c'était de la petite piste de montagne bien galère, il n'en sera rien. Très vite après Parinacota, on grimpe les montagnes derrière le village pour se retrouver sur un haut plateau.
sur notre droite Parinacota et Pomerape (puis Sajama quand il ne sera plus masqué)
sur notre gauche des montagnes colorées (le site de Suriplaza dont je t'avais parlé) et un bofedale qui vient égayer la plaine aride.
La piste est très bonne, large, visiblement entretenue récemment. Au bout d'une quarantaine de kilomètres, oh surprise, on rejoint du bitume et des travailleurs, ils sont visiblement en cours de bitumage jusqu'à Parinacota, d'où la qualité de la piste précédemment.
on descend en pente douce du plateau pour se retrouver le long d'un long canyon
un petit village dont j'ai oublié le nom, et son église
Une quarantaine de kilomètres plus au nord, on arrive à la ville de Visviri (que l'on ne croise pas, on prend la piste vers l'ouest quand le bitume tourne vers l'est vers la ville, frontalière avec la Bolivie, route + poste frontière, et aussi quasiment frontière avec le Pérou mais pas de route vers le Pérou par contre) Donc le bitume est là pour "désenclaver" cette ville paumée, tout de même relativement importante, pas loin d'être aussi grand que Putre. On tourne donc sur la piste vers l'ouest, en traversant une voie ferrée. Piste nettement plus "intime" mais qui reste roulante pour l'instant.
derrière les montagnes c'est le Pérou, je me demande si il y a un tunnel ou si la voie ferrée escalade...
certainement qu'elle va vers Cuzco ?
un bofedale sur fond de montagnes colorées, sous la glace, on voit des petits poissons !
le volcan Tacora
Fini le terrain plat, on commence de la grimpette assez ardue, pendant une dizaine de kilomètres, on est perchés assez haut
on va déjeuner au bord de ce mélange lagune/salar, en passant à côté de la ville plus ou moins abandonnée de General Lagos.
des flamands pas très roses
visiblement, je reste contemplatif devant les lieux !
et en repartant on s'aperçoit qu'on était passé au Pérou sans s'en rendre compte
cap plein sud maintenant
à la sortie du mini village de Villa Industrial, le pont existant est détruit, une minibifurcation vers un gué où on préfère être prudents, c'est Véronique qui est de corvée de traversée à pieds, et qui se nettoie les pieds !
c'est fissuré quasiment à perte de vue
nous y voilà à ma quebrada !
descente en serpentant à flanc de montagne, tout à fait dans le style de l'arrivée sur Tupiza (ou le départ pour vous !)
nous vlà au fond
la remontée de l'autre côté du canyon est moins spectaculaire, en plus soleil de face quand on se tourne vers le canyon
Comme je le pensais, c'est un endroit parfait pour camper, on peut s'éloigner un peu de la piste (même si y'a pas un chat...) et aller se poser en bordure de rivière le long des petits méandres. Mais la pensée de la douche chaude qui nous attend à Putre l'emporte !
arrivée sur Putre, le Terrace Lodge est plein, on se trouve un petit hotel sans charme mais propre et eau chaude + parking privé, en plein centre ville à moins de 100 mètres de la place du village.
En effet, c'est la fête au village, les processions religieuses avec fanfare s'enchainent, en partant de l'église qui est sur la place du village.
Pas de photos, prises avec le jetable pas encore développé.
Resto, après coup on hallucinera entre le prix de la vie au Chili, qui plus est dans des endroits touristiques comme Putre ou San Pedro, et en Bolivie.
Au lit !
Au final belle boucle sympa, on a vraiment apprécié, ça méritait une nuit au bord de la rivière ! J'ai détaillé mais n'y prend pas gout, ça ne sera pas toujours comme ça !
Mercredi 15 aout :
J'achète 20 litres d'essence en bidon, bonne idée, ca aurait été certainement trop juste pour rejoindre Pisiga le lendemain. On prend la petite piste vers le site de El Chaco, et on la poursuit vers les hauteurs, le Cerro Milagro dont on avait parlé. Un minimini lit de ruisseau pas asséché mais encore gelé, des collines/montagnes dénudées très chouettes. Retour sur la route pour prendre la piste vers Surire juste après. Plein de curiosités géologiques mais un camion en sens inverse toutes les 5 minutes environ ! Petit dèj à Guallatire, arrivée au salar, on ne suit pas la piste vers (je ne sais pas ce qu'il y a en fait : une usine/mine/carrière ?) mais on tourne à gauche, pour longer le bord nord du salar en direction de l'est, puis le bord est en direction du sud. Dans le coin sud est du salar, on arrive aux thermes de Polloquere, où on se pose pour la nuit. Trois militaires (il y a une petite caserne au nord du salar, juste après que l'on ait bifurqué à gauche) arrivent en voiture, en fait ils jouent eux aussi aux touristes, se prennent en photo à tour de rôle devant la piscine. Peut être viennent ils d'une autre partie du Chili et sont ils affectés içi pour quelques mois ? Mon espagnol n'est pas assez bon pour communiquer de manière compréhensible avec eux, par contre ils nous disent qu'on peut se baigner, que l'eau est chaude, on le savait déjà, c'est un peu pourquoi on est venus se poser içi ! Ils s'en vont, à nous la piscine. Baignade, gradient de température important qui va du trop chaud au limite frais, et fond qui va du petit gravier au vaseux. Le petit mur protège un peu du vent mais il fait pas bien chaud qd même...
Vous y étiez allé à ces thermes ? Je n'ai pas vu de photos me semble t'il ?
















Jeudi 16 aout :
Réveil à l'ombre, chouette ambiance entre vapeur d'eau et reflets. Direction Colchane dans un premier temps pour le retour en Bolivie. Cette portion Surire-Colchane est l'une de celles que j'ai préféré, rien de spectaculaire mais une sensation de sauvage et d'espace, une chaine enneigée avec un volcan fumant en point de mire (l'Ollague ?), de nombreux bofedales plus ou moins gelés...j'ai vraiment adoré ce passage. Arrivée à la frontière, c'est un peu le bordel, on sait pas trop où aller, si il y a un peu de passage dans le sens Bolivie => Chili, personne dans le sens Chili => Bolivie. Une bonne heure pour faire la paperasse (et oui qd même...), deux trois courses dans Pisiga, puis station essence, avec une 8aine de militaires armés qui surveillent. Le pompiste refuse catégoriquement de remplir le réservoir du haut, je lui montre l'autorisation spéciale qu'Aldo nous a dit de présenter, il s'en moque complètement, ce sera niet ! C'est pas trop grave, il y a une station essence à Salinas de Garcia Mendoza. Environ 80 kilomètres de bitume en longeant le salar de Coïpasa, avant de bifurquer sur une piste vers le sud, village d'Escara puis on entre doucement sur le territoire Chipaya, espèce de no man's land désertique peuplé de "huttes" en adobe un peu partout. A la sortie du village de Chipaya en lui même, ça se complique, mini pistes qui partent un peu partout vers les huttes alentours, on sait pas où aller... On fait machine arrière et on demande à qq'un dans le village, qui nous dit qu'il faut tourner à droite vers le centre du village, et non pas continuer tout droit comme on l'a fait. On tourne donc, et trois gués un peu inquiétants coup sur coup, dont l'un avec un trou ou on trempe tout de même le bas du capot. A l'un des gués, un mec en vélo rigole doucement en voyant Véro traverser à pied ! La piste se poursuit, quand trois mecs sortis de nulle part nous abordent, à un endroit ou des rochers bloquent la piste. Ils nous demandent 20 bolivianos (taxe de passage pr traverser le territoire chipaya) et nous disent que la bonne piste, c'est à droite, d'où le blocage de ce qui nous semblait la piste principale. On est pas super rassurés, un peu suspicieux tout de même, on trouve ça bizarre de quitter la bonne piste et de se retrouver de nouveau à moitié paumés sur des petites pistes un peu partout... On poursuit tant bien que mal, avec moult demis tours et tours de cons, et on finit par tomber sur ce qui semble être la piste principale, le gps indique Conception de Belen à une dizaine de kilomètres, ça a l'air bon. Ah on s'en souviendra de cette traversée du territoire Chipaya ! Conception de Belen, qui semble abandonné, mais non, après la partie abandonnée du village, une partie encore habitée. Plein sud, on rejoint après une quinzaine de kilomètres la vraie grosse piste qui mène à Salinas de Garcia Mendoza. Nous voilà aux abords du salar d'Uyuni, pas encore bien blanc, avec la presqu'ile dominée par le volcan Tunupa. La nuit tombe, je suis littéralement lessivé par cette grosse journée de route et ces problèmes de navigation, on opte pour un hôtel ! Pas de bol, l'eau est coupée 22 heures sur 24, le propriétaire de l'hôtel, guide touristique qui parle anglais, nous explique qu'à cette époque, l'eau est réservée à l'agriculture locale. Ce village s'ouvre doucement au tourisme, 2-3 hôtels, mais pas encore de restos à touristes, on mange avec les gens du village dans une petite gargotte sympa, menu unique : bouillon de légumes, poulet-riz-patates. Nuit douillette.









aux abords du salar de Coïpasa



l'église de Conception de Belen

Vendredi 17 aout :
Toujours pas d'eau le matin, tant pis, on saute un tour pour la douche chaude... On fait le plein, la station service nous autorise enfin à remplir le toit. Direction la presqu'ile et les villages de Jirira puis Coquesa. Après la longue journée d'hier, aujourd'hui ça va être tranquille vu qu'on a prévu de dormir sur le salar. Cap au sud ouest, vers une ile à 25 km environ de l'ile "habitée". Un 4x4 sur place, qui part une petite heure plus tard, le chauffeur vient nous dire un petit mot, on le recroisera deux jours plus tard à la laguna Verde. On déjeune, puis petit coup de ménage dans El Coche, puis je me rase ! Après midi tranquille, pas de vent de midi à 14 heures grosso modo puis le vent se lève doucement pour s'accentuer au fil du temps.

dans le village de Coquesa


la rampe d'accès de Coquesa









Tu le dis si t'en as marre hein !
Samedi 18 aout :
On reprend la direction sud est jusqu'à l'île "habitée", puis au gps on se dirige vers la rampe de sortie de Colcha K que l'on atteint sans problème. On a pas croisé d'endroits avec de beaux polygones sur le salar, je suis assez déçu. La piste est bien pourrie, jamais vu pareille tôle ondulée... On finit par atteindre San Juan non sans quelques égarements (on a voulu prendre des pistes "latérales" pour éviter cette tôle ondulée...). On cherche du pain, quelques épiceries mais pas de pain le matin on nous dit... On poursuit vers San Augustin, assez gros village niché au bord d'un rio dans un petit canyon, et on remonte ce rio, chouette paysage jusqu'à Villa Alota. De nouveau, recherche de pain, de nouveau, on ne trouve pas de pain. Pique nique du midi (il est plutôt 14 heures, ça sent déjà la grosse journée...) dans la vallée de las rocas puis on quitte le bitume en direction des lagunes qui s'enchainent (Honda etc...) On aurait peut être du prendre la seconde option, c'est à dire continuer le bitume vers la frontière et bifurquer sud sur une autre piste, car c'est bien merdique, grosse caillasse... Première lagune isolée puis on atteint la laguna Honda et celles qui suivent. Il doit être dans les 16 heures, il y a un hôtel au bord de je ne sais plus quelle lagune, on se tâte, on décide de continuer (je me dis qu'on va passer à l'arbre de pierre à une bonne heure pour la luminosité, puis qu'on va arriver à colorada pour le soleil couchant, je me trompe...) J'ai adoré ce passage, les lagunes puis le désert de Siloli, je regrette d'avoir du speeder comme on l'a fait, même si je me suis accordé tout de même de nombreux arrêts photos, le fait de passer par là en fin d'après midi donne une superbe lumière. Le soleil est de plus en plus bas, il touche bientôt le haut des montagnes que l'on longe...c'est le drame, on arrive aux amas rocheux de l'arbol de piedra alors que le soleil s'est caché depuis 5 minutes. On descend sur la laguna colorada, on va se poser au parking prêt du "mirador"(la maison en fait, qui surplombe la lagune). La nuit tombe, on voit les lumières du refuge à deux kilomètres de là. Cuisine et bouffe rapide, de l'eau dans la vaisselle sale, que l'on laisse dehors, ce sera un bon plan : l'eau gelée va "emprisonner" la sauce tomate et bien décaper la vaisselle ! Ce sera notre seconde et dernière journée "de merde" trop longue en route, j'avais carrément mal évalué le temps de parcours, en partie à cause de nos errements du matin (et de nos très nombreux arrêts photos mais ça c'est habituel et prévisible !).





le pittoresque cimetière du village de San Juan
la descente sur San Augustin
entre San Augustin et Villa Alota




la laguna Honda




Dimanche 19 aout :
Petite balade côté mirador, paiement de l'entrée de la réserve, achat de pain, arrêt flamands. Direction la douane d'Apacheta, le douanier, sympa, parle anglais, et nous explique le pourquoi de cette douane à 80 km de la frontière. Il nous demande où on va et s'assure alors qu'on a bien compris qu'il faudrait repasser içi quand on reviendra de San Pedro, oui oui, on a bien compris ! Sol de manana, on a adoré, on a vu les principaux grands sites géothermiques de la planète (Yellowstone en été et en hiver, Nouvelle Zélande, Islande), mais c'est la première fois qu'on voit une telle variété de couleurs dans des mudpools, que l'on a presque toujours vus grises. Par contre, vent + altitude = frisquet ! Descente sur le salar de Chalviri et les thermes de Polques, baignade paradisiaque ! Je tente un peu de hors piste vers le désert de Dali mais le sable est assez mou, on patauge un peu, j'irais pas jusqu'aux rochers. En route vers la laguna Verde, on bifurque de suite vers la laguna Verde et la piste qui suit en surplomb le bord nord, et on va se poser sur la "plage" au coin nord ouest de la laguna. Un petit peu déçu par sa couleur, je l'attendait plus "flashy", pourtant, le vent est bien là, pas de doute !

















Lundi 20 aout :
Reveil, petit dèj, réchauffage moteur...on passe entre les deux lagunes, poste frontière, direction le Cerro Toco. Début de la grimpette, on sent bien l'altitude ! Le vent remonte la pente, on l'a dans le dos, c'est pas plus mal ! On voit deux personnes déchausser leurs crampons, que l'on croise ensuite: deux chiliens qui nous disent que pour le "vrai" sommet, il faut remonter la cuvette neigeuse et que sans crampons ca craint car plaques de glace. On continue en longeant cette cuvette de neige, et on voit bien les plaques de glace, on ne va pas tenter le diable et on continue la grimpette légerement sur la droite sur la zone caillouteuse denneigée. On reussit quand même à atteindre un point où la vue bascule au nord côté bolivien, mais le Licancabur et la laguna blanca sont cachés. Ca nous va bien qd même, vue magnifique, superbes couleurs, et cratère soufré à proximité. Redescente vent dans le nez, il fait vraiment très froid. Descente sur SPA, douane et immigration, hôtel en centre ville, on a bien du gagner 25 degrés, ca fait bizarre de se retrouver en T shirt !















Mardi 21 aout :
En matinée, vallée de la mort et gorge du diable (nom approximatif ? je ne me souviens plus trop...). On cale dans la montée sableuse de la vallée de la mort, comme vous non ? Dans le labyrinthe de la gorge du diable, on s'enfonce, sans carte du coin et au bout de 3/4 d'heure on commence à se demander si on en ressortira un jour, on décide de revenir sur nos pas car on veux pas y passer la journée et c'est tout de même assez monotone comme paysage. Retour à SPA, petit resto, départ pour El Tatio. Au bout d'une trentaine de km, sans le savoir, on poursuit sur la piste non bitumée, plus proche des montagnes que la route bitumée, que l'on prendra au retour. Aucun soucis avec les gardes pour le fait de dormir sur place. Direction la piscine, assez spéciale : par moments, il y a des remontées d'eau très chaude du fond, qui brule presque, tout du moins trop chaud pour être supportable, par des petits trous, il faut rester sur ses gardes pour être pret à bouger ! Le site est splendide sous la lumière de fin d'après midi, et totalement désert.





tu connais le nom de ce volcan sur la route d'El Tatio, avec son cratère jaune qui fumaille ?





Mercredi 22 aout :
On est réveillé à l'aube par les premieres voitures de tours operators. En effet, ca fume bcp plus qu'hier après midi, mais sans le soleil, c'est un peu fade. Puis le soleil se lève, et la foule repart petit à petit passé 9 heures. On repart vers SPA, un renard vient nous dire aurevoir ! Petit resto à SPA, puis on part pour les lagunes Miscanti et Miniques. Arrivés là bas, c'est le drame, les gardes de l'entrée du parc nous disent qu'on n'a pas le droit de dormir sur place, qu'on risque de mourir de froid...! C'est vrai qu'il y a beaucoup de vent et qu'il fait pas chaud, mais on en a vu d'autres. J'essaye tant bien que mal de parlementer mais c'est niet, ils veulent que l'on sorte de l'enceinte du parc pour la nuit. Super déçus car ces deux lagunes sont vraiment magnifiques et j'aurais aimé admirer les montagnes en toile de fond s'éteindre au coucher de soleil. En fin d'après midi, on redescend donc et on s'installe en vrac en bord de piste pour la nuit. Y'a pire comme paysage, mais ca vaut pas les lagunes !







la grande lagune Miscanti
et la petite lagune Miniques qui la jouxte

Jeudi 23 aout :
Lever, ptit dèj, retour à Spa. En milieu d'après midi, direction la vallée de la Lune, avec une vue en surplomb avant de descendre dedans. Vallée de la Lune, coucher de soleil, resto, hôtel, nuit !









Vendredi 24 aout :
Double plein d'essence, douane + immigration à SPA, nous voilà repartis vers la Bolivie. On doit remonter à la douane d'Apacheta, on refait donc la route en sens inverse : laguna Verde => désert de Dali => thermes de Polques => sol de manana =>douane...super pratique leur truc ! On redescend à Polques pour une baignade toujours aussi agréable, puis on prend la piste vers l'est juste au nord de Polques, à travers le salar de Chalviri. Première petite lagune exploitée, puis la laguna Hedionda sur fond d'Uturuncu, où on s'arrpete pour la nuit.





samedi 25 aout :
Reveil bien frais, sans aucun doute notre nuit la plus froide, toute l'eau est gelée, y compris le bidon de dix litres encore plein d'Aldo. On déjeune tranquille, oh surprise, un 4x4 qui arrive en face, et qui vient s'arreter à dix mètres de nous ! La piste longe la lagune sur 500 mètres mais y'a pas assez de place, c'est à dix mètres de nous qu'il s'arrète... Deux autres suivront, et rebelote deux fois : ils s'arretent juste à côté de nous ! Bref... On prend la piste, rapidement la descente dans le canyon qui précède les deux villages de Quetena. Vraiment splendide ce coin, un autre de mes (nombreux !) coups de coeur. On longe ensuite le canyon, tu sais, celui dont on avait parlé avec la photo sur le site du TO (ce qu'il appelait le canyon du Belvédère). En fait je pense que la photo est prise le long du canyon post-bifurcation de Barrancas, en allant à pied au bord. Les coordonnées gps vues sur Google Earth, à l'ouest du canyon, sont en fait celles de la bifurcation vers Barrancas. On descend dans le canyon direction Barrancas, le gué qui me fait penser à vous, et le village blotti au fond de son canyon. Encore un coup de coeur, j'ai adoré l'ambiance western qui en ressort ! On traverse les deux Quetena, puis la sortie de la réserve nationale Avaroa, personne dans la maison, tant pis, de toute façon pas de soucis, on avait payé une seconde entrée à la laguna Verde, vu que notre première entrée à la laguna Colorada, valable 4 jours, était périmée. Peu après, nous voilà au croisement pour la laguna Celeste. C'est parti pour 26 kilomètres d'enfer, très vite, la piste se détériore et c'est la plupart du temps sur un champs de caillasse qu'il faut monter, des grosses caillasses plates qui craquent sous les roues...on va mettre 1 heure 45 pour faire ces 26 kilomètres, mais le jeu en valait la chandelle, on finit par arriver en vue de la laguna Celeste, superbe, couleur laiteuse, quelques flamands roses, l'Uturuncu en toile de fond, et personne d'autre que nous. Ballade le long de la lagune, où le côté sous le vent voit s'ammonceler tous les morceaux de glace.















Dimanche 26 aout :
On pensait avoir une nuit glaciale mais non, réveil relativement "doux", dû à la légère couche nuageuse. C'est reparti pour la descente infernale, au bout d'une dizaine de kilomètres, un mec sur une petite moto arrive en face : un garde de la réserve Avaroa, qui nous demande si on est passé hier à la maison des gardes et qui nous demande notre ticket du parc. Retour sur la piste principale, on poursuit vers San Pablo de Lipez, piste assez "cabossée" qui ne fait que monter/descendre en restant plus ou moins à flanc de montagne entre 4000 et 5000. On pique nique au bord d'un petit rio qui va se jeter dans une lagune toute proche. Longue journée, on arrive sur San Pablo assez tardivement et du coup, un peu fainéants, on se dit qu'on pourrait aller voir l'hôtel Tayka. On se garde devant l'hotel, aucune voiture, porte d'entrée fermée. On fait le tour de l'hotel et on finit par voir la famille bolivienne à l'intérieur, papa + maman + grand mère + enfants, qui manifestement vivent comme des coqs en pate ! Le prix est assez exorbitant, 115 US dollars la nuit, tant pis, on va se retrancher dans notre carosse...mais la femme discute avec son mari et ils nous proposent un petit arrangement entre amis, nuit + repas pour 500 bolivianos, sans inscription dans le registre, en dessous de table en gros... Marché conclus ! La meilleure douche chaude de toute notre vie ! La gentille femme nous concocte un repas de rêve, copieux et varié, ca nous change de nos spaghettis + meatballs habituelles ! Par contre pas de chauffage dans l'hotel (il y a bien des radiateurs mais peut etre qu'ils ne les allument que qd il y a du monde ? ), un gros poêle à bois dans la salle à manger mais il restera éteint. Demain on arrivera à Tupiza, ca veut dire que notre nuit précédente à la laguna Celeste était la dernière que l'on passait dans notre carosse.








Lundi 26 aout :
Petit dèj de luxe à l'hôtel puis départ. Un peu avant San Vicente, gros doute, on ne sait pas trop par où aller. Aldo nous a donné une feuille écrite en espagnol avec des points gps qui détaillent ce passage, mais les points gps ne semblent pas bons du tout, plus de 3 minutes par rapport à notre position. Je m'aperçois en plus que j'ai merdé dans ma cartographie, je n'ai pas mis San Vicente dans le gps. Pas mal de petits allers retours, on finit par se décider et on suit une petite piste qui est régulièrement entrecoupée de petits ravins dus au ruissellement des petits rios qui descendent de la montagne... Puis un effondrement qui coupe totalement la piste, on cherche un peu à pieds, on finit par voir que les traces vont dans le lit de la rivière que l'on longe plus ou moins. On finit par arriver sur un de mes points gps, tant pis pour San Vicente et l'hypothétique tombe de Butch Cassidy. Pique nique au bord d'une rivière, puis fin de la route vers Tupiza. Dans la descente finale vers Tupiza, un accident : un 4x4 dont la bache qui etait sur le toit semble s'etre détachée et prise dans les roues, le 4x4 est en vrac mais dans son malheur, il est allé se planter côté montagne plutôt que dans le précipice ! On s’arrête, l'un des deux mecs nous demande si on peut lui prêter la clé de notre voiture. Je ne comprend pas bien ce qu'il veut en faire, il a un Toyota, nous un Nissan, et forcément, quand il essaye de démarrer sa voiture, ca ne marche pas... Ils nous demandent si on peut emmener l'un des deux à Tupiza : pas de soucis mais "mucho photographico", je préfère les prévenir que ca va pas être le Paris-Dakar ! On finit la splendide descente sur Tupiza et on dépose le mec en ville : "cuanto cuesta" qu'il me dit, "nada" que je lui répond !
Bref, un peu de péripéties mais on arrive à bon port. Je me doutais que l'arrivée sur Tupiza vaudrait son pesant de cacahouètes, on a pas été déçus, vraiment splendide et spectaculaire ! On va au plus simple à l'hôtel Mitru, possibilité de garer sa voiture dedans, c'est donc parfait !








mardi 27 aout :
Journée autour de Tupiza et balade dans les différents canyons, quebradas etc...









Mercredi 29 aout :
En route pour Potosi, ca a beau être goudronné, pas loin de 5 heures de route qd même. La traversée de Potosi...humm...content qd j'ai garé la voiture ! On vise un hôtel que deux francais croisés hier nous ont conseillé. L'hôtel n'a pas de parking mais juste à côté, un autre avec parking. Ca se révèle assez glauque, bien que propre, par contre prix défiant toute concurrence : 25 bol par tête ! (sans pti dèj)









Jeudi 30 aout :
L’hôtel miteux qui file le bourdon + l'envie de couper le trajet en deux (les 5 heures pour à peine 300 km entre Tupiza et Potosi nous ont calmé !) + le fait qu'on a eu le temps de pas mal tourner hier après midi dans Potosi + pas de visite de mines car Véronique = claustro : on décide de ne pas rester une seconde journée, de profiter de la matinée à Potosi puis de partir sur Oruro. On cherche désespérément un café, car sans mon café du matin je suis grognon ! mais on trouve rien, les adresses du guide sont soit fermées soit inexistantes (vive les guides qui ressortent soit disant tous les ans mais qui n'ont pas été réactualisées depuis un bail !). Du maté de coca oui, du café non...un jus d'orange pressé fera l'affaire. On part pour Oruro en milieu de matinée, on s'y trouve un bon hôtel avec parking privé. Ambiance vraiment différente de Potosi, ville plus "moderne" mais pas super exaltante. Un marché géant vraiment pittoresque. Super pizza le soir, et défilé avec tambours et trompettes de classes d'écoles. Pas de photos j'ai fait ma feignasse !
Vendredi 31 aout : Direction La Paz, pas de problèmes, El Coche retrouve son bercail entier ! On range notre bordel, apéro au garage puis resto avec Aldo le soir.
Samedi + dimanche : Réveil à 3 heures du matin, direction l'aéroport, La Paz - Santa Cruz -Miami - Paris - Rouen !
Le mot de la fin en images !



Voilà, fini les petits épisodes matinaux ;)
Voici le compte rendu que j'avais fait à Krikri, donc ne vous étonnez pas du style narratif...
Deux jours d'acclimatation à La Paz puis 21 jours en 4x4, 3800 km parcourus.
Un petit mot sur Aldo et ses Rolls Royce : http://www.rentacarpetita.com/INICIOFREN.htm Suisse installé en Bolivie depuis près de trente ans, très gentil, très serviable, ses 4x4 sont vraiment bien préparés et dignes de confiance, c'est de l'horlogerie suisse (ok ok elle était facile !) Aldo fournit des cartes détaillées, points GPS, une fois le briefing fait, vos éventuels doutes et angoisses s'évanouissent, la Bolivie c'est un peu l'autoroute A6 sans les bouchons en fait ! N'hésitez pas à lui poser des questions lors de la préparation de votre voyage, il a l'air un peu rustre comme ça mais en fait il vous répondra avec plaisir ! Aldo loue un grand appart douillet au dessus du garage, certes c'est plus cher qu'un hôtel local mais bien pratique pour charger la voiture etc... Il envisage une retraite bien méritée dans 3 à 5 ans, donc n'hésitez pas et foncez, c'est une occasion unique de visiter l'altiplano par ses propres moyens ! Voilà, la page pub est terminée, place au récit en images.
Bon allez, je vais faire un effort mais c'est vraiment parce que c'est toi !
Je commente pas les photos que tu reconnaitras, je mettrais un petit mot pour ce que tu connais pas uniquement
Mercredi 8 aout
Rouen- Paris Saint Lazare - Roissy - Miami 8 ou 10 heures (je sais même plus tellement je veux l'effacer de ma mémoire !) d'escale interminable, entre les 30°C extérieur et l'aéroport trop climatisé, avec des polaires sur le dos plus nos blousons de ski (plus de place dans les sacs à dos pour cause de couette volumineuse...)
Jeudi 9 aout
Arrivée à La Paz vers 6 heures du matin, il fait encore nuit, taxi pour le garage d'Aldo. On avait loué son appart au dessus (bien pratique !), on déballe notre bordel, douche, café... Le matin briefing avec Aldo, puis l'après midi casa de cambio, petite ballade puis supermarché pour les courses. Le soir on est morts, couchés super tôt.
Vendredi 10 aout
Journée dans La Paz. Apéro avec Aldo et un couple de belges qui partent le lendemain en même temps que nous.
Pas de photos de La Paz, j'ai préféré ne pas me balader avec mon sac photo, on s'est contenté d'un jetable argentique pas encore développé.
Samedi 11 aout
On a fixé le départ à 7 heures, les belges sont ponctuels, on démarre El Coche et c'est parti pour une grosse demie heure de stress, entre la prise en main du véhicule, la sortie de La Paz puis la traversée d'El Alto avec une circulation qui commence à se densifier, j'en menais pas large ! On fait le plein (du bas uniquement, pas le toit) à Patacamaya, on bifurque vers Sajama, très vite, ca fleure bon la nature et les grands espaces !
lever de soleil, on claque la bise à Aldo, à nous l'aventure !



on s'installe au bord de lagune Huana Cota (un peu après Tomarapi, où on retournera le lendemain matin pour acheter du pain) pour notre première nuit

Ça te convient comme compte rendu ?
à suivre !
hop, la suite !
Dimanche 12 aout :
Premier petit dèj, nuit impeccable, pas froid du tout bien au contraire, très confortable. Je ne regrette pas la couette, plus grande que le matelas, elle nous recouvre entièrement et apporte une bonne sensation de confort et de douillet. D'ailleurs je ne me suis même pas mis dans le duvet, que j'ai laissé grand ouvert au dessus de moi comme une couverture (j'aime pas être engoncé dans un duvet !) Par contre, moi qui vais systématiquement pisser la nuit...faut de la volonté pour se sortir du lit ! Du gel sur les vitres intérieures, rien sur les vitres extérieures, air sec oblige. On comprend vite qu'il faudra oublier les départs matinaux, on ouvre le capot pour réchauffer le moteur, on est face au soleil par hasard mais dorénavant, on réfléchira systématiquement à notre orientation en s'installant le soir. Quand El Coche veut bien démarrer, retour à Tomarapi, on achète du pain à l'hôtel, photos de l'église, puis direction les bains. On est seuls, on remplit le registre, la veille il y avait eu foule, au bas mot 25 personnes. On commence par la grande piscine à côté des habitations, puis on migre vers la petite piscine où vous vous étiez baigné. On repart, tjs les seuls touristes, direction la foret de quenuas, où l'on pique nique du midi. Puis traversée de Sajama direction la vallée des geysers. On s'installe pas sur le parking, j'aime pas ça, ça fait pas assez "nature", on s'installe un peu plus loin en quittant la piste (y'a des traces un peu en "hors piste", j'ai moins de scrupules à rouler n'importe où) On profite tranquillement des geysers, repas, nuit.








Lundi 13 aout :
Reveil, petit dèj, réchauffage moteur, village de Sajama, paiement du parc en sortant, direction Tambo Quemado. Plein du bas, formalités côté bolivien, on comprend tant bien que mal où et comment faire pour le fameux numero de memorizacion... Puis côté chilien, on poirote une bonne heure et demie au même guichet que les camions, et grosso modo ca nous aura mis 3 bonnes heures tout inclus pour passer les deux frontières. Il est 13 heures bien tassé, arret pique nique au bord du lac Chungara, en contrebas de la route, là où il y a une espèce de jetée. Là gros regret, je vois bien une piste qui s'éloigne de la route mais je me dis qu'on pourra la rejoindre plus tard, et plus tard, je ne vois plus rien, on n'aura qu'une vue éloignée des lagunes de cotaconi, qu'on aurait pu je pense atteindre en prenant cette piste. Sur l'espèce de parking où on voit les lagunes de cotaconi, deux mecs de la dde locale qui nous disent qu'il y a 4 jours de festivités religieuses à Putre, 15 aout oblige. On tourne vers le village de Parinacota, et on se pose à l'entrée du village au bord du bofedale sur le petit bout de piste qui rejoint le bitume vers Putre. Nos premières viscaches qu'on continue à regarder depuis notre lit, on est en bord de piste au pied du bofedale d'un côté, des rochers de l'autre.








Ça sera tout pour aujourd'hui, la suite demain avec de l'inconnu pour toi, une petite boucle vers le nord avec redescente par ma fameuse quebrada de Allane !
Lundi 13 aout :
On quitte Parinacota par le nord, en laissant la route de Putre dans notre dos. C'est Aldo qui nous dit qu'on pourrait faire cette boucle (bien qu'il ne l'ait jamais faite) quand je lui fait part de mon intention d'aller voir la quebrada au nord de Putre (qu'il ne connait pas non plus), pour ma part, au vu de mes cartes mapsource et de google earth, je pensais que c'était de la petite piste de montagne bien galère, il n'en sera rien. Très vite après Parinacota, on grimpe les montagnes derrière le village pour se retrouver sur un haut plateau.
sur notre droite Parinacota et Pomerape (puis Sajama quand il ne sera plus masqué)
sur notre gauche des montagnes colorées (le site de Suriplaza dont je t'avais parlé) et un bofedale qui vient égayer la plaine aride.La piste est très bonne, large, visiblement entretenue récemment. Au bout d'une quarantaine de kilomètres, oh surprise, on rejoint du bitume et des travailleurs, ils sont visiblement en cours de bitumage jusqu'à Parinacota, d'où la qualité de la piste précédemment.
on descend en pente douce du plateau pour se retrouver le long d'un long canyon
un petit village dont j'ai oublié le nom, et son égliseUne quarantaine de kilomètres plus au nord, on arrive à la ville de Visviri (que l'on ne croise pas, on prend la piste vers l'ouest quand le bitume tourne vers l'est vers la ville, frontalière avec la Bolivie, route + poste frontière, et aussi quasiment frontière avec le Pérou mais pas de route vers le Pérou par contre) Donc le bitume est là pour "désenclaver" cette ville paumée, tout de même relativement importante, pas loin d'être aussi grand que Putre. On tourne donc sur la piste vers l'ouest, en traversant une voie ferrée. Piste nettement plus "intime" mais qui reste roulante pour l'instant.
derrière les montagnes c'est le Pérou, je me demande si il y a un tunnel ou si la voie ferrée escalade...
certainement qu'elle va vers Cuzco ?
un bofedale sur fond de montagnes colorées, sous la glace, on voit des petits poissons !
le volcan Tacora
Fini le terrain plat, on commence de la grimpette assez ardue, pendant une dizaine de kilomètres, on est perchés assez haut
on va déjeuner au bord de ce mélange lagune/salar, en passant à côté de la ville plus ou moins abandonnée de General Lagos.
des flamands pas très roses
visiblement, je reste contemplatif devant les lieux !
et en repartant on s'aperçoit qu'on était passé au Pérou sans s'en rendre compte
cap plein sud maintenant
à la sortie du mini village de Villa Industrial, le pont existant est détruit, une minibifurcation vers un gué où on préfère être prudents, c'est Véronique qui est de corvée de traversée à pieds, et qui se nettoie les pieds !
c'est fissuré quasiment à perte de vue
nous y voilà à ma quebrada !
descente en serpentant à flanc de montagne, tout à fait dans le style de l'arrivée sur Tupiza (ou le départ pour vous !)
nous vlà au fond
la remontée de l'autre côté du canyon est moins spectaculaire, en plus soleil de face quand on se tourne vers le canyonComme je le pensais, c'est un endroit parfait pour camper, on peut s'éloigner un peu de la piste (même si y'a pas un chat...) et aller se poser en bordure de rivière le long des petits méandres. Mais la pensée de la douche chaude qui nous attend à Putre l'emporte !
arrivée sur Putre, le Terrace Lodge est plein, on se trouve un petit hotel sans charme mais propre et eau chaude + parking privé, en plein centre ville à moins de 100 mètres de la place du village.
En effet, c'est la fête au village, les processions religieuses avec fanfare s'enchainent, en partant de l'église qui est sur la place du village.
Pas de photos, prises avec le jetable pas encore développé.
Resto, après coup on hallucinera entre le prix de la vie au Chili, qui plus est dans des endroits touristiques comme Putre ou San Pedro, et en Bolivie.
Au lit !Au final belle boucle sympa, on a vraiment apprécié, ça méritait une nuit au bord de la rivière ! J'ai détaillé mais n'y prend pas gout, ça ne sera pas toujours comme ça !
Mercredi 15 aout :
J'achète 20 litres d'essence en bidon, bonne idée, ca aurait été certainement trop juste pour rejoindre Pisiga le lendemain. On prend la petite piste vers le site de El Chaco, et on la poursuit vers les hauteurs, le Cerro Milagro dont on avait parlé. Un minimini lit de ruisseau pas asséché mais encore gelé, des collines/montagnes dénudées très chouettes. Retour sur la route pour prendre la piste vers Surire juste après. Plein de curiosités géologiques mais un camion en sens inverse toutes les 5 minutes environ ! Petit dèj à Guallatire, arrivée au salar, on ne suit pas la piste vers (je ne sais pas ce qu'il y a en fait : une usine/mine/carrière ?) mais on tourne à gauche, pour longer le bord nord du salar en direction de l'est, puis le bord est en direction du sud. Dans le coin sud est du salar, on arrive aux thermes de Polloquere, où on se pose pour la nuit. Trois militaires (il y a une petite caserne au nord du salar, juste après que l'on ait bifurqué à gauche) arrivent en voiture, en fait ils jouent eux aussi aux touristes, se prennent en photo à tour de rôle devant la piscine. Peut être viennent ils d'une autre partie du Chili et sont ils affectés içi pour quelques mois ? Mon espagnol n'est pas assez bon pour communiquer de manière compréhensible avec eux, par contre ils nous disent qu'on peut se baigner, que l'eau est chaude, on le savait déjà, c'est un peu pourquoi on est venus se poser içi ! Ils s'en vont, à nous la piscine. Baignade, gradient de température important qui va du trop chaud au limite frais, et fond qui va du petit gravier au vaseux. Le petit mur protège un peu du vent mais il fait pas bien chaud qd même...
Vous y étiez allé à ces thermes ? Je n'ai pas vu de photos me semble t'il ?
















Jeudi 16 aout :
Réveil à l'ombre, chouette ambiance entre vapeur d'eau et reflets. Direction Colchane dans un premier temps pour le retour en Bolivie. Cette portion Surire-Colchane est l'une de celles que j'ai préféré, rien de spectaculaire mais une sensation de sauvage et d'espace, une chaine enneigée avec un volcan fumant en point de mire (l'Ollague ?), de nombreux bofedales plus ou moins gelés...j'ai vraiment adoré ce passage. Arrivée à la frontière, c'est un peu le bordel, on sait pas trop où aller, si il y a un peu de passage dans le sens Bolivie => Chili, personne dans le sens Chili => Bolivie. Une bonne heure pour faire la paperasse (et oui qd même...), deux trois courses dans Pisiga, puis station essence, avec une 8aine de militaires armés qui surveillent. Le pompiste refuse catégoriquement de remplir le réservoir du haut, je lui montre l'autorisation spéciale qu'Aldo nous a dit de présenter, il s'en moque complètement, ce sera niet ! C'est pas trop grave, il y a une station essence à Salinas de Garcia Mendoza. Environ 80 kilomètres de bitume en longeant le salar de Coïpasa, avant de bifurquer sur une piste vers le sud, village d'Escara puis on entre doucement sur le territoire Chipaya, espèce de no man's land désertique peuplé de "huttes" en adobe un peu partout. A la sortie du village de Chipaya en lui même, ça se complique, mini pistes qui partent un peu partout vers les huttes alentours, on sait pas où aller... On fait machine arrière et on demande à qq'un dans le village, qui nous dit qu'il faut tourner à droite vers le centre du village, et non pas continuer tout droit comme on l'a fait. On tourne donc, et trois gués un peu inquiétants coup sur coup, dont l'un avec un trou ou on trempe tout de même le bas du capot. A l'un des gués, un mec en vélo rigole doucement en voyant Véro traverser à pied ! La piste se poursuit, quand trois mecs sortis de nulle part nous abordent, à un endroit ou des rochers bloquent la piste. Ils nous demandent 20 bolivianos (taxe de passage pr traverser le territoire chipaya) et nous disent que la bonne piste, c'est à droite, d'où le blocage de ce qui nous semblait la piste principale. On est pas super rassurés, un peu suspicieux tout de même, on trouve ça bizarre de quitter la bonne piste et de se retrouver de nouveau à moitié paumés sur des petites pistes un peu partout... On poursuit tant bien que mal, avec moult demis tours et tours de cons, et on finit par tomber sur ce qui semble être la piste principale, le gps indique Conception de Belen à une dizaine de kilomètres, ça a l'air bon. Ah on s'en souviendra de cette traversée du territoire Chipaya ! Conception de Belen, qui semble abandonné, mais non, après la partie abandonnée du village, une partie encore habitée. Plein sud, on rejoint après une quinzaine de kilomètres la vraie grosse piste qui mène à Salinas de Garcia Mendoza. Nous voilà aux abords du salar d'Uyuni, pas encore bien blanc, avec la presqu'ile dominée par le volcan Tunupa. La nuit tombe, je suis littéralement lessivé par cette grosse journée de route et ces problèmes de navigation, on opte pour un hôtel ! Pas de bol, l'eau est coupée 22 heures sur 24, le propriétaire de l'hôtel, guide touristique qui parle anglais, nous explique qu'à cette époque, l'eau est réservée à l'agriculture locale. Ce village s'ouvre doucement au tourisme, 2-3 hôtels, mais pas encore de restos à touristes, on mange avec les gens du village dans une petite gargotte sympa, menu unique : bouillon de légumes, poulet-riz-patates. Nuit douillette.









aux abords du salar de Coïpasa


l'église de Conception de Belen
Vendredi 17 aout :
Toujours pas d'eau le matin, tant pis, on saute un tour pour la douche chaude... On fait le plein, la station service nous autorise enfin à remplir le toit. Direction la presqu'ile et les villages de Jirira puis Coquesa. Après la longue journée d'hier, aujourd'hui ça va être tranquille vu qu'on a prévu de dormir sur le salar. Cap au sud ouest, vers une ile à 25 km environ de l'ile "habitée". Un 4x4 sur place, qui part une petite heure plus tard, le chauffeur vient nous dire un petit mot, on le recroisera deux jours plus tard à la laguna Verde. On déjeune, puis petit coup de ménage dans El Coche, puis je me rase ! Après midi tranquille, pas de vent de midi à 14 heures grosso modo puis le vent se lève doucement pour s'accentuer au fil du temps.

dans le village de Coquesa

la rampe d'accès de Coquesa








Tu le dis si t'en as marre hein !
Samedi 18 aout :
On reprend la direction sud est jusqu'à l'île "habitée", puis au gps on se dirige vers la rampe de sortie de Colcha K que l'on atteint sans problème. On a pas croisé d'endroits avec de beaux polygones sur le salar, je suis assez déçu. La piste est bien pourrie, jamais vu pareille tôle ondulée... On finit par atteindre San Juan non sans quelques égarements (on a voulu prendre des pistes "latérales" pour éviter cette tôle ondulée...). On cherche du pain, quelques épiceries mais pas de pain le matin on nous dit... On poursuit vers San Augustin, assez gros village niché au bord d'un rio dans un petit canyon, et on remonte ce rio, chouette paysage jusqu'à Villa Alota. De nouveau, recherche de pain, de nouveau, on ne trouve pas de pain. Pique nique du midi (il est plutôt 14 heures, ça sent déjà la grosse journée...) dans la vallée de las rocas puis on quitte le bitume en direction des lagunes qui s'enchainent (Honda etc...) On aurait peut être du prendre la seconde option, c'est à dire continuer le bitume vers la frontière et bifurquer sud sur une autre piste, car c'est bien merdique, grosse caillasse... Première lagune isolée puis on atteint la laguna Honda et celles qui suivent. Il doit être dans les 16 heures, il y a un hôtel au bord de je ne sais plus quelle lagune, on se tâte, on décide de continuer (je me dis qu'on va passer à l'arbre de pierre à une bonne heure pour la luminosité, puis qu'on va arriver à colorada pour le soleil couchant, je me trompe...) J'ai adoré ce passage, les lagunes puis le désert de Siloli, je regrette d'avoir du speeder comme on l'a fait, même si je me suis accordé tout de même de nombreux arrêts photos, le fait de passer par là en fin d'après midi donne une superbe lumière. Le soleil est de plus en plus bas, il touche bientôt le haut des montagnes que l'on longe...c'est le drame, on arrive aux amas rocheux de l'arbol de piedra alors que le soleil s'est caché depuis 5 minutes. On descend sur la laguna colorada, on va se poser au parking prêt du "mirador"(la maison en fait, qui surplombe la lagune). La nuit tombe, on voit les lumières du refuge à deux kilomètres de là. Cuisine et bouffe rapide, de l'eau dans la vaisselle sale, que l'on laisse dehors, ce sera un bon plan : l'eau gelée va "emprisonner" la sauce tomate et bien décaper la vaisselle ! Ce sera notre seconde et dernière journée "de merde" trop longue en route, j'avais carrément mal évalué le temps de parcours, en partie à cause de nos errements du matin (et de nos très nombreux arrêts photos mais ça c'est habituel et prévisible !).





le pittoresque cimetière du village de San Juan
la descente sur San Augustin
entre San Augustin et Villa Alota



la laguna Honda



Dimanche 19 aout :
Petite balade côté mirador, paiement de l'entrée de la réserve, achat de pain, arrêt flamands. Direction la douane d'Apacheta, le douanier, sympa, parle anglais, et nous explique le pourquoi de cette douane à 80 km de la frontière. Il nous demande où on va et s'assure alors qu'on a bien compris qu'il faudrait repasser içi quand on reviendra de San Pedro, oui oui, on a bien compris ! Sol de manana, on a adoré, on a vu les principaux grands sites géothermiques de la planète (Yellowstone en été et en hiver, Nouvelle Zélande, Islande), mais c'est la première fois qu'on voit une telle variété de couleurs dans des mudpools, que l'on a presque toujours vus grises. Par contre, vent + altitude = frisquet ! Descente sur le salar de Chalviri et les thermes de Polques, baignade paradisiaque ! Je tente un peu de hors piste vers le désert de Dali mais le sable est assez mou, on patauge un peu, j'irais pas jusqu'aux rochers. En route vers la laguna Verde, on bifurque de suite vers la laguna Verde et la piste qui suit en surplomb le bord nord, et on va se poser sur la "plage" au coin nord ouest de la laguna. Un petit peu déçu par sa couleur, je l'attendait plus "flashy", pourtant, le vent est bien là, pas de doute !

















Lundi 20 aout :
Reveil, petit dèj, réchauffage moteur...on passe entre les deux lagunes, poste frontière, direction le Cerro Toco. Début de la grimpette, on sent bien l'altitude ! Le vent remonte la pente, on l'a dans le dos, c'est pas plus mal ! On voit deux personnes déchausser leurs crampons, que l'on croise ensuite: deux chiliens qui nous disent que pour le "vrai" sommet, il faut remonter la cuvette neigeuse et que sans crampons ca craint car plaques de glace. On continue en longeant cette cuvette de neige, et on voit bien les plaques de glace, on ne va pas tenter le diable et on continue la grimpette légerement sur la droite sur la zone caillouteuse denneigée. On reussit quand même à atteindre un point où la vue bascule au nord côté bolivien, mais le Licancabur et la laguna blanca sont cachés. Ca nous va bien qd même, vue magnifique, superbes couleurs, et cratère soufré à proximité. Redescente vent dans le nez, il fait vraiment très froid. Descente sur SPA, douane et immigration, hôtel en centre ville, on a bien du gagner 25 degrés, ca fait bizarre de se retrouver en T shirt !















Mardi 21 aout :
En matinée, vallée de la mort et gorge du diable (nom approximatif ? je ne me souviens plus trop...). On cale dans la montée sableuse de la vallée de la mort, comme vous non ? Dans le labyrinthe de la gorge du diable, on s'enfonce, sans carte du coin et au bout de 3/4 d'heure on commence à se demander si on en ressortira un jour, on décide de revenir sur nos pas car on veux pas y passer la journée et c'est tout de même assez monotone comme paysage. Retour à SPA, petit resto, départ pour El Tatio. Au bout d'une trentaine de km, sans le savoir, on poursuit sur la piste non bitumée, plus proche des montagnes que la route bitumée, que l'on prendra au retour. Aucun soucis avec les gardes pour le fait de dormir sur place. Direction la piscine, assez spéciale : par moments, il y a des remontées d'eau très chaude du fond, qui brule presque, tout du moins trop chaud pour être supportable, par des petits trous, il faut rester sur ses gardes pour être pret à bouger ! Le site est splendide sous la lumière de fin d'après midi, et totalement désert.





tu connais le nom de ce volcan sur la route d'El Tatio, avec son cratère jaune qui fumaille ?




Mercredi 22 aout :
On est réveillé à l'aube par les premieres voitures de tours operators. En effet, ca fume bcp plus qu'hier après midi, mais sans le soleil, c'est un peu fade. Puis le soleil se lève, et la foule repart petit à petit passé 9 heures. On repart vers SPA, un renard vient nous dire aurevoir ! Petit resto à SPA, puis on part pour les lagunes Miscanti et Miniques. Arrivés là bas, c'est le drame, les gardes de l'entrée du parc nous disent qu'on n'a pas le droit de dormir sur place, qu'on risque de mourir de froid...! C'est vrai qu'il y a beaucoup de vent et qu'il fait pas chaud, mais on en a vu d'autres. J'essaye tant bien que mal de parlementer mais c'est niet, ils veulent que l'on sorte de l'enceinte du parc pour la nuit. Super déçus car ces deux lagunes sont vraiment magnifiques et j'aurais aimé admirer les montagnes en toile de fond s'éteindre au coucher de soleil. En fin d'après midi, on redescend donc et on s'installe en vrac en bord de piste pour la nuit. Y'a pire comme paysage, mais ca vaut pas les lagunes !







la grande lagune Miscanti
et la petite lagune Miniques qui la jouxte
Jeudi 23 aout :
Lever, ptit dèj, retour à Spa. En milieu d'après midi, direction la vallée de la Lune, avec une vue en surplomb avant de descendre dedans. Vallée de la Lune, coucher de soleil, resto, hôtel, nuit !









Vendredi 24 aout :
Double plein d'essence, douane + immigration à SPA, nous voilà repartis vers la Bolivie. On doit remonter à la douane d'Apacheta, on refait donc la route en sens inverse : laguna Verde => désert de Dali => thermes de Polques => sol de manana =>douane...super pratique leur truc ! On redescend à Polques pour une baignade toujours aussi agréable, puis on prend la piste vers l'est juste au nord de Polques, à travers le salar de Chalviri. Première petite lagune exploitée, puis la laguna Hedionda sur fond d'Uturuncu, où on s'arrpete pour la nuit.





samedi 25 aout :
Reveil bien frais, sans aucun doute notre nuit la plus froide, toute l'eau est gelée, y compris le bidon de dix litres encore plein d'Aldo. On déjeune tranquille, oh surprise, un 4x4 qui arrive en face, et qui vient s'arreter à dix mètres de nous ! La piste longe la lagune sur 500 mètres mais y'a pas assez de place, c'est à dix mètres de nous qu'il s'arrète... Deux autres suivront, et rebelote deux fois : ils s'arretent juste à côté de nous ! Bref... On prend la piste, rapidement la descente dans le canyon qui précède les deux villages de Quetena. Vraiment splendide ce coin, un autre de mes (nombreux !) coups de coeur. On longe ensuite le canyon, tu sais, celui dont on avait parlé avec la photo sur le site du TO (ce qu'il appelait le canyon du Belvédère). En fait je pense que la photo est prise le long du canyon post-bifurcation de Barrancas, en allant à pied au bord. Les coordonnées gps vues sur Google Earth, à l'ouest du canyon, sont en fait celles de la bifurcation vers Barrancas. On descend dans le canyon direction Barrancas, le gué qui me fait penser à vous, et le village blotti au fond de son canyon. Encore un coup de coeur, j'ai adoré l'ambiance western qui en ressort ! On traverse les deux Quetena, puis la sortie de la réserve nationale Avaroa, personne dans la maison, tant pis, de toute façon pas de soucis, on avait payé une seconde entrée à la laguna Verde, vu que notre première entrée à la laguna Colorada, valable 4 jours, était périmée. Peu après, nous voilà au croisement pour la laguna Celeste. C'est parti pour 26 kilomètres d'enfer, très vite, la piste se détériore et c'est la plupart du temps sur un champs de caillasse qu'il faut monter, des grosses caillasses plates qui craquent sous les roues...on va mettre 1 heure 45 pour faire ces 26 kilomètres, mais le jeu en valait la chandelle, on finit par arriver en vue de la laguna Celeste, superbe, couleur laiteuse, quelques flamands roses, l'Uturuncu en toile de fond, et personne d'autre que nous. Ballade le long de la lagune, où le côté sous le vent voit s'ammonceler tous les morceaux de glace.















Dimanche 26 aout :
On pensait avoir une nuit glaciale mais non, réveil relativement "doux", dû à la légère couche nuageuse. C'est reparti pour la descente infernale, au bout d'une dizaine de kilomètres, un mec sur une petite moto arrive en face : un garde de la réserve Avaroa, qui nous demande si on est passé hier à la maison des gardes et qui nous demande notre ticket du parc. Retour sur la piste principale, on poursuit vers San Pablo de Lipez, piste assez "cabossée" qui ne fait que monter/descendre en restant plus ou moins à flanc de montagne entre 4000 et 5000. On pique nique au bord d'un petit rio qui va se jeter dans une lagune toute proche. Longue journée, on arrive sur San Pablo assez tardivement et du coup, un peu fainéants, on se dit qu'on pourrait aller voir l'hôtel Tayka. On se garde devant l'hotel, aucune voiture, porte d'entrée fermée. On fait le tour de l'hotel et on finit par voir la famille bolivienne à l'intérieur, papa + maman + grand mère + enfants, qui manifestement vivent comme des coqs en pate ! Le prix est assez exorbitant, 115 US dollars la nuit, tant pis, on va se retrancher dans notre carosse...mais la femme discute avec son mari et ils nous proposent un petit arrangement entre amis, nuit + repas pour 500 bolivianos, sans inscription dans le registre, en dessous de table en gros... Marché conclus ! La meilleure douche chaude de toute notre vie ! La gentille femme nous concocte un repas de rêve, copieux et varié, ca nous change de nos spaghettis + meatballs habituelles ! Par contre pas de chauffage dans l'hotel (il y a bien des radiateurs mais peut etre qu'ils ne les allument que qd il y a du monde ? ), un gros poêle à bois dans la salle à manger mais il restera éteint. Demain on arrivera à Tupiza, ca veut dire que notre nuit précédente à la laguna Celeste était la dernière que l'on passait dans notre carosse.








Lundi 26 aout :
Petit dèj de luxe à l'hôtel puis départ. Un peu avant San Vicente, gros doute, on ne sait pas trop par où aller. Aldo nous a donné une feuille écrite en espagnol avec des points gps qui détaillent ce passage, mais les points gps ne semblent pas bons du tout, plus de 3 minutes par rapport à notre position. Je m'aperçois en plus que j'ai merdé dans ma cartographie, je n'ai pas mis San Vicente dans le gps. Pas mal de petits allers retours, on finit par se décider et on suit une petite piste qui est régulièrement entrecoupée de petits ravins dus au ruissellement des petits rios qui descendent de la montagne... Puis un effondrement qui coupe totalement la piste, on cherche un peu à pieds, on finit par voir que les traces vont dans le lit de la rivière que l'on longe plus ou moins. On finit par arriver sur un de mes points gps, tant pis pour San Vicente et l'hypothétique tombe de Butch Cassidy. Pique nique au bord d'une rivière, puis fin de la route vers Tupiza. Dans la descente finale vers Tupiza, un accident : un 4x4 dont la bache qui etait sur le toit semble s'etre détachée et prise dans les roues, le 4x4 est en vrac mais dans son malheur, il est allé se planter côté montagne plutôt que dans le précipice ! On s’arrête, l'un des deux mecs nous demande si on peut lui prêter la clé de notre voiture. Je ne comprend pas bien ce qu'il veut en faire, il a un Toyota, nous un Nissan, et forcément, quand il essaye de démarrer sa voiture, ca ne marche pas... Ils nous demandent si on peut emmener l'un des deux à Tupiza : pas de soucis mais "mucho photographico", je préfère les prévenir que ca va pas être le Paris-Dakar ! On finit la splendide descente sur Tupiza et on dépose le mec en ville : "cuanto cuesta" qu'il me dit, "nada" que je lui répond !
Bref, un peu de péripéties mais on arrive à bon port. Je me doutais que l'arrivée sur Tupiza vaudrait son pesant de cacahouètes, on a pas été déçus, vraiment splendide et spectaculaire ! On va au plus simple à l'hôtel Mitru, possibilité de garer sa voiture dedans, c'est donc parfait !








mardi 27 aout :
Journée autour de Tupiza et balade dans les différents canyons, quebradas etc...









Mercredi 29 aout :
En route pour Potosi, ca a beau être goudronné, pas loin de 5 heures de route qd même. La traversée de Potosi...humm...content qd j'ai garé la voiture ! On vise un hôtel que deux francais croisés hier nous ont conseillé. L'hôtel n'a pas de parking mais juste à côté, un autre avec parking. Ca se révèle assez glauque, bien que propre, par contre prix défiant toute concurrence : 25 bol par tête ! (sans pti dèj)









Jeudi 30 aout :
L’hôtel miteux qui file le bourdon + l'envie de couper le trajet en deux (les 5 heures pour à peine 300 km entre Tupiza et Potosi nous ont calmé !) + le fait qu'on a eu le temps de pas mal tourner hier après midi dans Potosi + pas de visite de mines car Véronique = claustro : on décide de ne pas rester une seconde journée, de profiter de la matinée à Potosi puis de partir sur Oruro. On cherche désespérément un café, car sans mon café du matin je suis grognon ! mais on trouve rien, les adresses du guide sont soit fermées soit inexistantes (vive les guides qui ressortent soit disant tous les ans mais qui n'ont pas été réactualisées depuis un bail !). Du maté de coca oui, du café non...un jus d'orange pressé fera l'affaire. On part pour Oruro en milieu de matinée, on s'y trouve un bon hôtel avec parking privé. Ambiance vraiment différente de Potosi, ville plus "moderne" mais pas super exaltante. Un marché géant vraiment pittoresque. Super pizza le soir, et défilé avec tambours et trompettes de classes d'écoles. Pas de photos j'ai fait ma feignasse !
Vendredi 31 aout : Direction La Paz, pas de problèmes, El Coche retrouve son bercail entier ! On range notre bordel, apéro au garage puis resto avec Aldo le soir.
Samedi + dimanche : Réveil à 3 heures du matin, direction l'aéroport, La Paz - Santa Cruz -Miami - Paris - Rouen !
Le mot de la fin en images !



Voilà, fini les petits épisodes matinaux ;)
Une semaine aux Galapagos du 30 juillet au 6 août 2012 (début) English translation pending
Bonjour
ayant beaucoup utilisé les post de ce forum pour préparer mon séjour, voici en retour les principales informations sur mon séjour d'une semaine aux Galapagos
Pour info, nous avons voyagé à 3 adultes (2 parents et notre fille ainée de 28 ans, parlant bien espagnol). avion: nous avons réservé les billets Guayaquil Galapagos (Baltra) sur le site de Go voyages, avec la LAN. Le bac pour traverser de Baltra à Santa Cruz nous a couté 0,5 $ par personne, puis un bus 2 $ par personne (il nous a déposé dans la rue de l’hôtel)
iles visitées: nous avons logé une nuit à Santa Cruz puis 3 nuits à Isabella puis 3 nuits à Santa Cruz. Et nous avons fait une excursion à Plazas.logement Santa Cruz:hotel Espana (adresse trouvée dans un guide) 68 $ par nuit (pas de taxes) pour une chambre triple avec SdB privée avec eau chaude et 3$ par personne le petit déjeuner (copieux); réservation par échange de mails et versement d’acompte par western union. Hôtel bien situé dans une petite rue proche du centre mais au calme (mais travaux de construction sur l'arrière de l’hôtel pendant notre séjour, qui ne nous ont pas trop gênés car nous n'étions pas dans la chambre dans la journée). Qualité de l'accueil dépendant de la personne à la réception; réservation d'excursions via l’hôtel à prix intéressant. logement Isabella: hôtel La Gran Tortuga (trouvé sur le site "expédia") 75 $ par nuit (plus 9$ de taxes) pour une chambre triple toute neuve à l'étage, avec PdJ (copieux) inclus. Hôtel situé sur une rue en retrait de la rue principale mais à 5 min de la "plage".J1: Santa Cruz: arrivée à l’aéroport de Baltra; très longue attente pour payer la taxe et récupérer les bagages, prendre le bus, puis le bac, puis le bus (trajet de 40 min) et enfin installation à l’hôtel. Réservation des billets AR pour Isabella (25$ par personne l'aller simple) dans une boutique face au quai qui nous proposera de garder nos bagages le lendemain matin (le départ pour Isabella est à 14h). (L’hôtel ne vend pas les billets inter iles mais seulement les excursions). Visite du centre d'élevage des tortues en fin d'a-m et arrêt à la petite plage qui est à l'entrée. Ne pas rater en y allant le petit port de pêche (à côté de la petite cité artisanale toute neuve avec seulement quelques stands occupés pour l'instant) ou les pêcheurs débarquent en fin d'a-m les poissons sous l’œil (et le bec) attentif des pélicans; il y a également quelques "lobos marinos" (otaries?) et iguanes marins. Repas le soir (10$ par personne) dans une des cabanes de la rue qui est fermée à la circulation en soirée pour installer les tables au milieu. Ambiance sympa et "locale"
J2:Santa Cruz puis Isabella: le matin, excursion à las Griétas: prendre un bateau taxi au port (0,6$ par pers) puis suivre le chemin, et les panneaux. Prévoir de bonnes chaussures car le terrain est accidenté vers la fin. Jolie plage devant un hôtel, avec pélican et quelquefois "otarie" . Beaux cactus géants. Pique nique acheté à la supérette du port (mais peu de choix et 9$ pour 3 pour pain, jambon et fromage alors qu'on trouve des menus du jour pour 3$ au village!!!). Départ pour Isabella: contrôle des bagages avant de passer sur le quai; ensuite c'est très "brouillon":en fait il y a plusieurs "petits" bateaux qui partent à peu près à la même heure pour Isabella (et les départs pour l'autre ile se font également à 14h; il y a foule et il n'est pas facile de se repérer) il faut attendre notre vendeuse de tickets qui "hèle" un bateau taxi qui nous emmènera au "fibras" qui lui nous emmènera à Isabella ; surprise: il faut payer le bateau taxi (0,5$ par personne) ce qui ne nous avait pas été annoncé. Le bateau est "complet" :nous sommes une bonne vingtaine, installés sur 2 banquettes face à face ; les bagages sont "à l'abri" à l'avant du bateau et les derniers passagers sont installés à l'arrière, au vent et aux vagues. Ça bouge pas mal, c'est très bruyant et pas confortable. Pour aller aux toilettes qui sont à l'avant, il faut se signaler au "mousse" qui fait ralentir le pilote pour que cela bouge moins pendant un petit moment. 2 heures plus tard, on est contents d'arriver ... et il faut payer (par personne)1$ pour le bateau taxi pour aller du "fibras" au ponton du port, puis 5$ de taxe de port à l'arrivée sur le ponton, puis 1 $ de taxi pour aller au village (il y a un petit bout de route peu pratique quand on est chargé pour aller jusqu'au centre du village). Installation à l’hôtel, réservation de la sortie aux Tintoreras (via l’hôtel, pour 25$ par pers) , promenade sur le malecon et la plage et repas pour 8$ par pers dans une gargotte sur la rue principale. à suivre ...
J2:Santa Cruz puis Isabella: le matin, excursion à las Griétas: prendre un bateau taxi au port (0,6$ par pers) puis suivre le chemin, et les panneaux. Prévoir de bonnes chaussures car le terrain est accidenté vers la fin. Jolie plage devant un hôtel, avec pélican et quelquefois "otarie" . Beaux cactus géants. Pique nique acheté à la supérette du port (mais peu de choix et 9$ pour 3 pour pain, jambon et fromage alors qu'on trouve des menus du jour pour 3$ au village!!!). Départ pour Isabella: contrôle des bagages avant de passer sur le quai; ensuite c'est très "brouillon":en fait il y a plusieurs "petits" bateaux qui partent à peu près à la même heure pour Isabella (et les départs pour l'autre ile se font également à 14h; il y a foule et il n'est pas facile de se repérer) il faut attendre notre vendeuse de tickets qui "hèle" un bateau taxi qui nous emmènera au "fibras" qui lui nous emmènera à Isabella ; surprise: il faut payer le bateau taxi (0,5$ par personne) ce qui ne nous avait pas été annoncé. Le bateau est "complet" :nous sommes une bonne vingtaine, installés sur 2 banquettes face à face ; les bagages sont "à l'abri" à l'avant du bateau et les derniers passagers sont installés à l'arrière, au vent et aux vagues. Ça bouge pas mal, c'est très bruyant et pas confortable. Pour aller aux toilettes qui sont à l'avant, il faut se signaler au "mousse" qui fait ralentir le pilote pour que cela bouge moins pendant un petit moment. 2 heures plus tard, on est contents d'arriver ... et il faut payer (par personne)1$ pour le bateau taxi pour aller du "fibras" au ponton du port, puis 5$ de taxe de port à l'arrivée sur le ponton, puis 1 $ de taxi pour aller au village (il y a un petit bout de route peu pratique quand on est chargé pour aller jusqu'au centre du village). Installation à l’hôtel, réservation de la sortie aux Tintoreras (via l’hôtel, pour 25$ par pers) , promenade sur le malecon et la plage et repas pour 8$ par pers dans une gargotte sur la rue principale. à suivre ...
Agences locales sur Tamanrasset? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes un couple à la recherche d'une bonne adresse sur Tamanrasset, pour un séjour de 7/10 jours courant dec/janvier.
nous cherchons qlq chose d'authentique ( maison traditionnels , kheima...), avec des sorties pas trop épuisantes .
j'ai parcouru tout le forum, j'ai relevé une adresse "akar akar" mais celle ci n'est pas une agence locale. sinon tous les autres membres se passent les infos par iMp...mais comme je n'ai pas le droit pour le moment d'envoyer des MP, je n'ai pas pu contacter ces membres .
j'ai eu une propositiin ode mzabtous ( caravaneserail) pour 50000 DA/personne . qu'en pensez vous de l'agence ? ( voir le circuit ci dessous )
autre chose : mon mari est français, il aura un visa touriste avec une attestation d’hébergement de ma famille dans le nord du pays, pourra t il quand même partir dans le sud avec une une agence ?
merci d'avance
circuit Mzab tours :
Circuit Spéciale Tamanrasset – Assekrem par illamane 07 jrs Ref/05/012 01 - : Arrivée par à Tamanrasset préfecture du Hoggar, 45000 ha. Altitude : 1450M, transfert et installation au Caravansérail. Centre d'hébergement saharien. centre ville de Tamanrasset 02 - : Matinée petit tour de la ville de Tamanrasset. Départ en voitures tout terrain vers l’Assekrem, par la piste ouest de Tamakrest. arrivée a la cascades de Tamakrest nous installerons notre campement nuitée en bivouac 03 - : Après le petit déjeuner, départ en direction du campement touaerzg IZARNENE par l’oued INDALAG arrivée. déjeuner au campement rencontre avec les chameliers. après midi ballade a dos de chameaux nuitée au campement. 04- : Nous reprenons la piste pour gagne de l’altitude. Les gueltas d’afillale, Tidiamaine, le Tirdent. Tezouiag ; aux bosses jumelles, Assouinan 2700 M. Arrivée a l’assekrem installation au refuge visite de la chapelle du pére DeFaucoult. Assister à l’un des plus beau coucher de soleil au monde du sommet de l’Assekrem. Repas du soir et nuitée au refuge. 05- : Lever de soleil au sommet de l’Assekrem : 2706 M, Ermitage du père deFoucault 30 minutes de montée à pieds. Vue sur le Tahat 3004 M. continuation sur Tamanrasset, par la piste d’Illamane. déjeuner pique-nique. Passage par le campement de Tirhananete (point d’eau) nuitée en bivouac. 06 - : Continuation vers Tamanrasset en passant par les gravures de T’agmarte. Après midi visite de la ville et du marché, les artisans. Dîner nuitée au Caravansérail. 07 - : départ vers Abalessa visite du tombeau de la reine touareg Tinhinane et retour en fin d’après midi. Visite de la chapelle du père DeFoucault et le musée. Dîner et transfert vers l’aéroport.
j'ai parcouru tout le forum, j'ai relevé une adresse "akar akar" mais celle ci n'est pas une agence locale. sinon tous les autres membres se passent les infos par iMp...mais comme je n'ai pas le droit pour le moment d'envoyer des MP, je n'ai pas pu contacter ces membres .
j'ai eu une propositiin ode mzabtous ( caravaneserail) pour 50000 DA/personne . qu'en pensez vous de l'agence ? ( voir le circuit ci dessous )
autre chose : mon mari est français, il aura un visa touriste avec une attestation d’hébergement de ma famille dans le nord du pays, pourra t il quand même partir dans le sud avec une une agence ?
merci d'avance
circuit Mzab tours :
Circuit Spéciale Tamanrasset – Assekrem par illamane 07 jrs Ref/05/012 01 - : Arrivée par à Tamanrasset préfecture du Hoggar, 45000 ha. Altitude : 1450M, transfert et installation au Caravansérail. Centre d'hébergement saharien. centre ville de Tamanrasset 02 - : Matinée petit tour de la ville de Tamanrasset. Départ en voitures tout terrain vers l’Assekrem, par la piste ouest de Tamakrest. arrivée a la cascades de Tamakrest nous installerons notre campement nuitée en bivouac 03 - : Après le petit déjeuner, départ en direction du campement touaerzg IZARNENE par l’oued INDALAG arrivée. déjeuner au campement rencontre avec les chameliers. après midi ballade a dos de chameaux nuitée au campement. 04- : Nous reprenons la piste pour gagne de l’altitude. Les gueltas d’afillale, Tidiamaine, le Tirdent. Tezouiag ; aux bosses jumelles, Assouinan 2700 M. Arrivée a l’assekrem installation au refuge visite de la chapelle du pére DeFaucoult. Assister à l’un des plus beau coucher de soleil au monde du sommet de l’Assekrem. Repas du soir et nuitée au refuge. 05- : Lever de soleil au sommet de l’Assekrem : 2706 M, Ermitage du père deFoucault 30 minutes de montée à pieds. Vue sur le Tahat 3004 M. continuation sur Tamanrasset, par la piste d’Illamane. déjeuner pique-nique. Passage par le campement de Tirhananete (point d’eau) nuitée en bivouac. 06 - : Continuation vers Tamanrasset en passant par les gravures de T’agmarte. Après midi visite de la ville et du marché, les artisans. Dîner nuitée au Caravansérail. 07 - : départ vers Abalessa visite du tombeau de la reine touareg Tinhinane et retour en fin d’après midi. Visite de la chapelle du père DeFoucault et le musée. Dîner et transfert vers l’aéroport.
Vietnam: les arnaques et le manque de sécurité polluent la baie d'Halong English translation pending
Les normes de sécurité non respectées et les abus commis envers les touristes entachent la réputation de ce lieu hautement touristique. Les autorités veulent réagir.
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Haut Atlas marocain avec enfants fin octobre English translation pending
Bonjour
Je compte passer les vacances de la Toussaint dans le haut atlas (vallée des Aït Bougmez et Imilchil), avec une ado et un enfant de 3 ans.
Quelques questions pour éclairer ma lanterne:
- Se rendre en voiture de Marrakech à Imilchil est-il possible et pas trop compliqué?
- Le climat est-il supportable dans les montagnes à cette saison?
- Est-ce une bonne idée de voyager avec un enfant au Maroc?
Merci de vos réponses 🙂
Merci de vos réponses 🙂
Voyage à Haïti English translation pending
Bonjour,
Je pars à Haïti le 1er décembre, dans le nord de Jacmel.
Les 2 premières semaines je vais donner une formation en bureautique pour une association Paysanne à 30 kilomètres de Jacmel, et ensuite, je pense rester au moins une semaine de plus pour visiter un peu.
En faite, c'est un pays que je ne connais pas du tout, et il n'y a pas énormément d'information dessus.
Je souhaitais avoir des informations sur ce qu'il y a à voir absolument, les choses auxquelles je dois faire attention, comment me déplacer, ... Est ce que Jacmel bouge beaucoup ? Est-il facile de faire des connaissances avec les Haïtiens ? Peut on envisager de partager avec eux (Repas, nuit chez l'habitant, ...) ?
Enfin, je suis preneur de toutes infos.
Merci par avance.
Je pars à Haïti le 1er décembre, dans le nord de Jacmel.
Les 2 premières semaines je vais donner une formation en bureautique pour une association Paysanne à 30 kilomètres de Jacmel, et ensuite, je pense rester au moins une semaine de plus pour visiter un peu.
En faite, c'est un pays que je ne connais pas du tout, et il n'y a pas énormément d'information dessus.
Je souhaitais avoir des informations sur ce qu'il y a à voir absolument, les choses auxquelles je dois faire attention, comment me déplacer, ... Est ce que Jacmel bouge beaucoup ? Est-il facile de faire des connaissances avec les Haïtiens ? Peut on envisager de partager avec eux (Repas, nuit chez l'habitant, ...) ?
Enfin, je suis preneur de toutes infos.
Merci par avance.
Avis sur road trip de vingt-deux jours aux États-Unis en juillet 2013? English translation pending
Bonjour à tous,
j'aimerais vous soumettre un road-trip sur lequel je travaille depuis plus d'un an 😊. Au départ, ce voyage devait se faire en septembre sur 27-28 jours mais les contraintes professionnelles ont fait que j'ai du le raccourcir à 22 jours et qu'il va se dérouler en juillet 😕. J'ai donc supprimé pas mal de choses (Sacramento, South lake Tahoe, Monterey et toute la côte jusque LA, Zion). Ma plus grande crainte maintenant, c'est la chaleur et le monde 🙁. J'aimerais donc avoir vos avis et commentaires sur l'itinéraire suivant, je vous en remercie d'avance 🙂
8/7 : Arrivée SF
9/7 : SF
10/7 : SF
11/7 : SF
12/7 : SF - Yosemite. Nuit à Yosemite View Lodge (304km)
13/7 : Visite Yosemite. Quelles randos ?? Nuit à Yosemite View Lodge (?)
14/7 : Yosemite - Bodie (173km) - Lee Vining (52km). Nuit à Lee Vining
15/7 : Lever de soleil Mono Lake -> Lone Pine (196km). Visite Alabama Hills
16/7 : Lone Pine -> Las Vegas (359km)
17/7 : LV
18/7 : LV
19/7 : LV -> Valley of Fire (90km) -> Bryce Canyon (363km). Nuit à Bryce
20/7 : Bryce (lever du soleil) -> Page (250km). Nuit à Page
21/7 : Page (Horseshoe Bend - Gooseneck SP - Antelope (?)) - Nuit à Page
22/7 : Page -> Monument Valley (195km)
23/7 : MV -> Grand Canyon (283km)
24/7 : GC -> Seligman (164km) -> Hackberry(98km) -> Kingman (46km). Nuit à Kingman
25/7 : Kingman -> Oatman (46km) -> Bagdad Café (230km) -> Barstow (38km) -> Santa Monica (211km) - Nuit à Santa Monica
26/7 : Visite LA - Nuit à Santa Monica
27/7 : Universal Studios - Nuit à Santa Monica
28/7 : Malibu - Santa Barbara ou plage 😎 - Nuit à Santa Monica
29/7 : Vol Retour.
Toutes les suggestions de randos (en sachant que nous aimons marcher mais que les fortes chaleurs m'indisposent 🙁), seront les bienvenues.
Pour l'instant, j'ai trouvé un vol Luxembourg -> SF (via Frankfurt) / LA - Luxembourg pour 1195 euros. Pensez-vous qu'il faille attendre, les prix peuvent-ils baisser dans les mois qui viennent ou est-ce un bon prix ?
Merci beaucoup pour votre aide précieuse. Muriel
Toutes les suggestions de randos (en sachant que nous aimons marcher mais que les fortes chaleurs m'indisposent 🙁), seront les bienvenues.
Pour l'instant, j'ai trouvé un vol Luxembourg -> SF (via Frankfurt) / LA - Luxembourg pour 1195 euros. Pensez-vous qu'il faille attendre, les prix peuvent-ils baisser dans les mois qui viennent ou est-ce un bon prix ?
Merci beaucoup pour votre aide précieuse. Muriel
Kayak au Groenland en autonomie complète English translation pending
Voici le récit. Pour les photos, voir le site : http://cphotosaventures.free.fr/
2 septembre – Vendredi Gare de Bordeaux Saint-Jean
18h41. Les portes se referment. Le quai s’éloigne de plus en plus vite. L’aventure commence ! Pour fêter ça, il est alors grand temps de profiter de cette merveilleuse faculté d’endormissement immédiat…
Une heure plus tard mon regard noir foudroie l’indélicate qui n’avait pas éteint son téléphone portable. Ah, si même le troisième âge se met à oublier le respect. Et la cinquantaine passée, elle avait dû prendre bien soin de régler la sonnerie au plus fort, pour être sûre de ne pas la manquer. C’est réussi… Il ne nous reste plus qu’à nous venger sur les croque-monsieur et les compotes volées aux enfants. Ce sera toujours ça de moins à porter tout à l’heure !
Jusque là, tout allait bien. Un texto d’Air Iceland nous rappelle que rien n’est jamais acquis :
« Dear passenger, due to technical reasons your flight NY261 to RKV on 03/09/2011 is delayed. Departure is at 14:00. Check in 13:00. rgds. AI ».
Un petit regard au « dossier de mission » pour confirmer ce que je pressentais : quarante-cinq minutes de retard pour notre départ de Reykjavik vers Narsarsuaq. Cela diminue d’autant nos chances de ne pas passer la première nuit au port de Narsaq…
Le train file toujours vers le nord. La nuit est tombée et les deux quinquagénaires continuent de discuter. Elles ne s’arrêtent donc jamais ? Aucune pause ?...
Cette aventure a réellement débuté trois mois auparavant. J’étais à la recherche d’une destination de vacances. Amoureux des terres vierges, j’hésitais : Laponie, lac Baïkal, Route de la Soie, … Et le hasard : un reportage sur l’Antarctique, des touristes quittant leur paquebot pour une virée en kayak au milieu des icebergs. Le déclic. « Ça, j’adore, il faut que je le fasse ! ».
Ah, pause des quinquagénaires ! L’une des deux est partie aux toilettes. Cela fait du bien quand cela s’arrête ! En arrêt devant la porte, elle parle toute seule. « Sésame ouvre-toi ? ». Non, cela ne fonctionne pas. Et oui, il faut appuyer sur le bouton… Dommage, sauvée par sa camarade de bavardage, je n’aurai pas ma vengeance de la sonnerie de portable…
Malheureusement, avec seulement deux semaines disponibles, aller jusqu’en Antarctique n’était pas possible. Le Groenland s’est alors naturellement imposé. Les liaisons aériennes disponibles et le choix du début du mois de septembre m’ont orienté vers Narsarsuaq. J’ai alors découvert Blue Ice Explorer, une petite entreprise touristique tenue par un français, Jacky, au Groenland depuis trente-cinq ans ! Il propose des activités, des excursions et des kayaks en location. Nos premiers contacts furent amicaux et encourageants. Et voilà, c’était décidé. Mi-juin, les billets d’avion étaient réservés. Attention Groenland, nous voilà !
L’accueil par notre entourage de cette idée fut mitigé, mais jamais indifférent. Certains sidérés, d’autres émerveillés. Du « tu es complètement fou » au « tu m’emmènes ? ». Et la surprise allongeait le visage des curieux avec le détail de cette expédition. Et oui, onze jours en autonomie complète, tente et sac de couchage, kayak le matin et randonnée l’après-midi. Et les questions fusaient. Amusé et un peu fier de cette idée, je répondais : non, il n’y a pas d’ours la météo, généralement clémente, entre zéro et dix degrés Celsius l’eau, magnifique mais à deux ou trois degrés Celsius, etc.
Début août, après un mois de réflexion, il a fallu se lancer dans les modalités pratiques de l’organisation. Avec plusieurs questions existentielles dont certaines nous ont fait bien cogiter. Et aujourd’hui, dans le train, il reste encore quelques incertitudes.
Un gros challenge nous attendait. Néophytes et peu équipés, il fallait tout trouver ou inventer. Prévoir et s’équiper.
23h10. Avec quelques minutes de retard, notre train arrive enfin à la gare de Roissy CDG. Et c’est après quelques détours dans ces immenses salles que nous trouvons le lieu d’arrivée des navettes d’hôtel. Bonne nouvelle, la première à arriver est celle de notre hôtel. Mais c’est une fois à l’intérieur du bus avec toutes nos valises que nous apprenons que, si c’est bien la bonne chaîne, ce n’est pas le bon hôtel… C’est toujours un plaisir de bouger nos lourds bagages pour rien…
Minuit. A l’hôtel, le bon, avec une chambre à notre nom. Un grand moment de solitude nous attend dans l’ascenseur : appuyer sur le bouton de l’étage ne suffit manifestement pas à le faire bouger. Au bout de cinq minutes à s’exciter sur le malheureux bouton, nous avons l’idée géniale de lire l’étiquette explicatrice placée juste à côté. Il faut insérer la carte de la chambre… Ah oui, mais où ? Encore quelques instants de honte à chercher… Le gardien derrière la caméra a dû bien rire. Et c’était bien la peine de se moquer de la mamie devant la porte des toilettes dans le train. Il y a une justice, malheureusement…
Puis la dernière douche avant onze jours, autant en profiter. Mais la fatigue l’écourte. Entraînement difficile, guerre facile : au cri entendu, je sais que le verre d’eau froide lancé par-dessus le rideau de la douche a fait mouche ! Il faut commencer dès maintenant à s’habituer à l’eau glaciale…
Et au lit, le dernier avant onze jours.
3 septembre – Samedi
5h20. Réveil. Difficile !
6h00. Couloir, ascenseur, navette, couloir, escalator, ascenseur, CharlyVal, couloir, escalator, couloir, tapis roulant, couloir… Enregistrement. Première mission de la journée : éviter de payer la surtaxe pour le dépassement de poids autorisé pour les bagages.
Nos bagages… Pour la soute, deux grosses valises et un gros sac à dos. Respectivement vingt-quatre, vingt-trois et treize kilogrammes. Soit soixante kilogrammes au lieu des quarante autorisés… En bagages à main : une petite valise et le sac à dos appareil photo. Douze et huit kilogrammes. Soit un total de quatre-vingt kilogrammes. A deux, joli score… Sur le site internet d’Icelandair, l’excédent bagage est facturé dix euros par kilo… D’où la mission truandage à l’aube ! Au comptoir, la première valise est posée à moitié sur le rebord. Affichés quinze kilogrammes au lieu de vingt-quatre. Quand la première valise avance sur le tapis, je pose rapidement la seconde, toujours à moitié sur le rebord. Une petite question pour détourner l’attention. Et quand tout semble fini, je sors le sac à dos.
« Celui-là aussi ? ».
Et oui…
« Faites attention, vous dépassez un peu le poids ».
Oui, un peu, c’est cela… Bon, après un remerciement appuyé, la mission est accomplie, deux cents euros d’économisés.
7h30. C’est sous un ciel radieux que s’effectue l’embarquement. Et si on commençait par dormir un peu ?
Trois heures plus tard, le grand nord approche à grands pas. Niveau quatre cents (quarante mille pieds, douze mille mètres), cap au nord-ouest. Impossible de voir la mer, d’une part à cause de l’aile et d’autre part à cause de la couche nuageuse continue et uniforme. Cela confirme malheureusement les mauvaises conditions météorologiques prévues sur l’Islande. En espérant qu’il ne pleuve pas trop, une petite marche de quinze minutes est prévue pour le changement d’aéroport…
Revenons aux préparatifs. Du fait des horaires d’avion, il n’était pas possible de faire tout le trajet dans une même journée. D’où la réservation d’hôtels et les quelques tracas qui s’ensuivent : horaires, transferts, navettes, etc. Donc le programme :
- 2 septembre : Bordeaux-Paris en train, navette gratuite puis hôtel.
- 3 septembre : Paris- Keflavik, décollage huit heures. Puis nous avons quatre heures pour faire Keflavik-Reykjavik en navette Flybus. Le trajet dure une quarantaine de minutes. Nous avons donc le temps. A Reykjavik, la navette s’arrête, non pas à l’aéroport, mais à une gare routière. Il y a ensuite une quinzaine de minutes de marche pour rejoindre celui-ci. Un plaisir avec quatre-vingt kilogrammes de bagages ! Puis vol de trois heures pour arriver à Narsarsuaq en milieu d’après-midi à cause du décalage horaire.
- 13 septembre : chemin inverse. Départ dans l’après-midi de Narsarsuaq pour une arrivée en soirée à Reykjavik. J’ai passé quelques heures sur le site islandais de la compagnie de bus pour trouver le bon bus et le bon arrêt de bus ! Pas facile tous ces noms islandais à rallonge. Surtout ne pas chercher à les prononcer… Après une courte nuit à l’hôtel, une navette gratuite de celui-ci nous amène à l’aéroport. Puis vol jusqu’à Paris et train jusqu’à Bordeaux. Arrivée prévue à vingt-et-une heures, le quatorze septembre…
La descente vers l’Islande a débuté, les nuages se rapprochent.
Pour déterminer notre itinéraire en kayak, il fallait tout d’abord savoir à quelle vitesse nous pouvons naviguer. Il semble que la vitesse moyenne soit entre cinq et sept kilomètre-heure. Comme nous étions partis sur trois à quatre heures de kayak par jour, une distance d’une vingtaine de kilomètres par jour semblait raisonnable. Grâce à deux cartes au 1/100 000e et à Google Earth, j’ai pu établir un itinéraire. Les cartes ont été commandées sur internet. Déterminer l’itinéraire, les points possibles de bivouac, les distances, les coordonnées des points m’a pris un certain nombre de soirées et de week-ends ! Au final, vingt-deux points sélectionnés pour différents scénarii, cent quatre-vingt dix kilomètres prévus. Des étapes d’une vingtaine de kilomètres, imprimées et tracées…
La couche nuageuse percée, l’océan et l’Islande s’offrent à nos yeux. Enfin, ce que l’aile ne cache pas…
Première bonne nouvelle, il ne pleut pas et il ne fait pas froid, treize degrés Celsius. La récupération des bagages se déroule sans problème. De mon plus bel anglais, j’essaie de faire comprendre à la grande blonde du guichet Flybus que je veux aller à l’aéroport de Reykjavik. Le prix est supérieur à ce que j’avais vu sur internet, mais nous montons tout de même dans le bus qui part quelques minutes après. Le bus est complet, avec beaucoup de jeunes. Arrivés à la gare routière, on nous oriente vers un minibus qui dessert l’aéroport et quelques hôtels. Ce qui explique le prix supérieur du ticket. Le trajet ne dure que quelques minutes. Ce minibus est une bénédiction car il nous évite de longues minutes de marche et une grave erreur : pour moi, l’aérogare était de l’autre côté de la piste !!! Faire quinze minutes de marche avec nos valises pour s’entendre dire que l’aérogare est de l’autre côté ne m’aurait pas fait rire du tout…
Midi, heure islandaise (moins deux par rapport à l’heure française). A l’aéroport Reykjavik Domestic. Après un sandwich et un yaourt, nous attendons notre vol, décalé à quatorze heures. L’aérogare est toute petite, quatre ou cinq guichets d’enregistrement, une petite cafétéria, un minuscule tapis de récupération de bagages. Deux ou trois vols par heure, pas plus, vers des destinations aux noms imprononçables…
Notre périple en kayak ne part pas de Narsarsuaq. Dès notre arrivée, nous chargeons toutes nos affaires sur un bateau qui nous amène à Narsaq, à cinquante kilomètres à l’ouest. Ensuite, direction l’inlandsis. Nous revenons en kayak à Narsarsuaq onze jours plus tard, en passant par Igaliku, un ancien village viking. Cent cinquante habitants à Narsarsuaq, mille cinq cents à Narsaq. Il y a deux heures de bateau entre Narsarsuaq et Narsaq. Jacky estime notre arrivée autour de dix-huit heures. Nous préférons ne pas dormir dans le port de Narsaq, mais comme le soleil se couche vers vingt heures, il va être difficile d’y échapper. Le problème sera de trouver un petit coin pour poser la tente. Le retard de notre avion ne va pas faciliter les choses. Une île se trouve à trois kilomètres en face de Narsaq. Y passer la nuit serait plus agréable.
Trouver de l’eau ne pose à priori aucun problème. Ruisseaux, lacs et glaçons ne manquent pas. Et l’eau y est pure. Par précaution, nous avons tout de même emmené des pastilles purificatrices. Pour le stockage de l’eau, nous utiliserons un bidon de quinze litres et deux bouteilles serviront à nous désaltérer sur le kayak et en randonnée.
Choisir notre nourriture nous a pris beaucoup de temps. Peu enthousiasmés par les plats préparés lyophilisés, nous avons choisi pâtes, riz, semoule, nouilles chinoises, flans rapides, gâteaux secs (les bons broyés du Poitou !) et chocolat. Pour le goûter du matin, des barres chocolatées et des fruits secs pour celui de l’après-midi. Enfin une bonne excuse pour se goinfrer de chocolat ! Nous avons préparé chaque repas en sachet individuel, même le petit déjeuner : cent grammes de céréales, lait et chocolat en poudre. Nous avons visé le côté pratique sur place. Au moment de faire les valises, la solution bouteilles plastiques nous a alors semblé plus judicieuse pour le rangement et la place prise ! Au final, près de trente kilogrammes de nourriture : trois kilogrammes de pâtes, un kilogramme et demi de riz et de semoule, deux kilogrammes de chocolat, 2 kilogrammes de céréales, trois kilogrammes de fruits secs, … Même si ce voyage est éprouvant physiquement, nous allons peut-être revenir avec quelques kilos en plus ! Et c’est ce qui explique les quatre-vingt kilogrammes de bagages que nous devons traîner pendant ces deux premiers jours…
Côté équipement, il a fallu partir de rien, ou presque. Une tente résistante, les vents pouvant parfois être forts, des sacs de couchage confortables même à des températures négatives, des matelas. Du matériel de camping, dont deux bols rétractables en silicone pour un gain de place. Pour les vêtements : pantalon et veste imperméables, pouvant servir aussi bien au ski qu’en randonnée une polaire et quelques sous-vêtements chauds des tee-shirts en polyester, le coton devant être évité. Quelques maillots de volley feront très bien l’affaire ! Gants et bonnet. Des chaussons et des gants en néoprène pour le kayak. Des chaussures de marche. Nos tenues de voyage feront office de tenues de rechange.
Les tenues étanches nous ont causé quelques soucis. Elles sont en effet indispensables pour le kayak dans une eau aussi froide. Elles permettent d’augmenter les chances de survie en cas de chute dans l’eau. Sans elles, l’espérance de vie dans une eau à deux ou trois degrés n’est que de trois minutes. Ce sont des combinaisons avec des manchons serrés au cou, aux poignets et aux chevilles, permettant une étanchéité totale. A sept cents euros minimum à l’achat, nous allons les louer à Jacky, c’est préférable pour notre budget. Surtout que c’est le genre d’équipement difficilement réutilisable dans un autre sport ou une autre activité.
Le téléphone portable et deux applications serviront de GPS. L’une d’elles permet même de sauvegarder le trajet effectué et de le voir sur Google Earth. Ce sera pour le retour et les souvenirs. Pour le charger, trois chargeurs solaires seront testés. Le troisième sera le bon. Il servira également pour notre lampe rechargeable par USB. Nous avons également deux petites lampes à dynamo et un chargeur de batteries d’appareil photo qui fonctionne lui aussi avec le chargeur solaire. En cas de panne de ces équipements modernes, il restera la boussole. Attention cependant à la déclinaison magnétique qui est d’une trentaine de degrés.
Un des buts de ce voyage est de faire de belles photos. Je n’ai pas emmené tout mon matériel, j’ai laissé à la maison mes vieux objectifs, moins performants. Je n’aurai donc que mon 50/2.8, mon 300/2.8 et mon doubleur X2. J’ai trouvé un sac étanche transparent pour prendre mon appareil avec moi sur le kayak. Sûrement plus pratique qu’un sac traditionnel opaque.
Pour transporter nos affaires dans les kayaks, nous abandonnons bien évidemment nos valises. Nous n’allons garder que le gros sac à dos pour la tente, les sacs de couchage et les matelas. Les repas seront répartis dans deux sacs. Et nous avons quatre sacs étanches : le transparent pour l’appareil photo et ce qui devra être à portée de main, deux pour les vêtements et le dernier pour le matériel. Un porte-cartes étanche servira pour les cartes, les documents imprimés et le téléphone/GPS.
13h00. L’aérogare et la cafétéria se sont remplies d’un coup. Une équipe sportive, un groupe de jeunes filles, beaucoup d’espagnols et quelques anglophones. Cela devient tout de suite bien plus bruyant… Notre vol apparaît enfin sur l’écran de l’un des guichets. Et la file d’attente remplit aussitôt la petite aérogare. Plusieurs groupes devant nous ont une discussion animée avec l’hôtesse. Nous sommes un peu loin pour comprendre mais nous espérons qu’il ne s’agit pas de problèmes de surpoids de bagages ! Au final, il semblerait que leur vol serait à seize heures et non pas à quatorze heures, pour la même destination… Nous sommes surpris par le peu de bagages que certains ont pour aller au Groenland. Surtout comparé à nous… L’appréhension de notre surcharge nous rend certainement méfiants et obnubilés par cette idée !
Après une longue attente, notre tour arrive. Opération truandage, acte II ! Poser la valise, la soutenir franchement pour que le compteur ne s’affole pas pendant que l’hôtesse colle le papier à la poignée, la lâcher au dernier moment et rapidement mettre la suivante sur le tapis. Encore une fois, cela se passe tranquillement, l’hôtesse ne semblait pas intéressée par le poids de nos trois bagages… Nous n’allons pas nous en plaindre. Tout s’est finalement bien passé de ce côté-là…
Nous nous dirigeons alors vers la porte B pour le contrôle douanier. Pour une fois dans un aéroport, l’appellation « porte » porte bien son nom ! Puisqu’il s’agit d’une simple porte, permettant d’entrer dans une toute petite pièce, largement encombrée par une unique machine de contrôle des bagages et des personnes. Cette formalité effectuée, l’attente se prolonge ensuite dans la petite salle d’embarquement. Et quand enfin nous embarquons, l’heure prévue de décollage est déjà passée… Cela n’arrange toujours pas nos projets pour la soirée… Pendant notre attente, le ciel s’est dégagé et l’air est doux, agréable. Au loin, les montagnes déchiquetées se découpent nettement sur l’horizon. Quelques nuages accrochent les plus hauts sommets. Dans cette atmosphère pure, la vue de l’Islande pendant le décollage est une merveille. Ce pays aux paysages si particuliers mérite vraiment d’être visité. Il faudra revenir…
Un repas léger nous est rapidement servi après le décollage. Petit changement dans nos habitudes, nous mangerons donc avant de dormir ! Nous n’avons pas très faim, mais avec les deux heures supplémentaires de décalage horaire, le dîner n’est pas pour tout de suite.
A notre arrivée, le programme s’annonce chargé. Récupérer nos bagages se rendre au comptoir Blue Ice pour prendre les kayaks, les combinaisons étanches, le gaz pour le réchaud, une carte au 1/250 000e de l’ouest de Narsaq, le téléphone satellite que nous louons en cas de problème payer tout cela vider nos valises dans nos sacs (Jacky nous a proposé de garder nos valises) charger le tout dans le bateau se rendre à Narsaq et décharger le tout une fois arrivés. Si tout se passe vite et bien, ce qui semble hautement improbable vu le retard accumulé, il sera peut-être possible de commencer à pagayer pour bivouaquer sur l’île en face de Narsaq. Sinon, c’est malheureusement l’installation pour la nuit dans le port…
Notre dernière inquiétude concerne la météo. La dernière regardée hier sur un site Internet danois juste avant le départ prévoyait une belle journée pour aujourd’hui avec une douzaine de degrés. Malheureusement le temps doit se couvrir rapidement en soirée avec de la pluie dans la nuit. Cette pluie doit continuer jusqu’à lundi midi, soit après-demain, le 5. Après, le ciel doit s’éclaircir mais les températures dégringolent : jusqu’à moins cinq degrés Celsius dans la nuit, le maximum dépassant à peine les cinq degrés Celsius… Mais de la pluie était prévue aujourd’hui en Islande et le temps clément que nous avons eu, nous pousse à l’optimisme. Malheureusement la vue par le hublot donne raison aux prévisionnistes… Que du blanc.
14h30, heure groenlandaise, nous quittons le niveau deux cent trente vers Narsarsuaq. Le commandant de bord annonce un temps couvert et huit degrés Celsius…
L’avion poursuit sa descente et pendant de longues minutes, tout est blanc à l’extérieur. Puis fugitivement, quelques taches de marron apparaissent entre le blanc des nuages et le blanc de la glace. Et soudain, le sol se jette sur nous, net, escarpé, mélange de terre, de roche, d’eau et de glace. L’avion vient de sortir de la couche nuageuse et le Groenland s’offre à nous. C’est un spectacle vraiment tourmenté, la montagne alterne avec le glacier. Celui-ci est strié, crevassé, teinté de gris et de marron. L’avion continue sa descente et s’enfonce même au milieu d’une vallée. Le bout des ailes est maintenant bien plus bas que les crêtes environnantes. Par mauvais temps, cela doit demander une bonne dose de confiance ! Le glacier prend fin. Là, il se jette directement dans la mer. Ici, il se transforme en rivière. Puis l’avion vole au-dessus de l’eau, s’en approche et finit par toucher le sol. Le freinage est violent, la piste est courte.
15h00. Quelques minutes seulement après le toucher des roues, nous posons enfin le pied sur le sol groenlandais. ENFIN !!! L’air est frais, pur, « ça sent la montagne ! ». Nous dévorons des sens ces premières impressions. La mer calme en arrière plan, entourée de montagnes abruptes. C’est vert, c’est silencieux. Nous voudrions profiter de ces premiers instants mais l’aérogare bleue nous attend, avec Narsarsuaq écrit en grosses lettres rouges juste sous la tour.
Les bagages sont rapidement récupérés et c’est le premier contact avec Blue Ice. Claus nous accueille et nous amène quelques minutes plus tard au café qui leur sert de bureau, à quelques dizaines de mètres de l’aéroport. Dans un français parfois hésitant, Jacky nous souhaite la bienvenue et nous enchaînons avec les modalités pratiques. Ils sont sans nouvelles d’un groupe qui devait arriver cet après-midi. A priori le mauvais temps. Et cela modifie notre programme et notre équipement : il n’a plus que deux kayaks ancien modèle à nous proposer, au lieu d’un récent et d’un ancien. Aucun problème, il y aura égalité des chances ! Mais surtout le départ pour Narsaq est reporté au lendemain matin… Départ à neuf heures, arrivée à Narsaq vers dix heures, ce qui fait un début d’aventure en kayak au plus tôt vers onze heures.
Cela chamboule considérablement nos plans pour cette première journée. Surtout que l’inversion de marée se produit vers midi, le courant devenant défavorable l’après-midi. De plus, la météo s’annonçant médiocre, il y aura donc beaucoup d’improvisation. Sur cette longue étape, j’avais prévu quatre autres lieux de bivouac possibles. Nous verrons sur le moment, difficile d’anticiper plus aujourd’hui…
Nous passons l’heure suivante à vider nos valises, remplir nos sacs, essayer les combinaisons étanches, trouver la carte qu’il nous manque (nous prenons finalement la dernière, dénichée au fond d’un tiroir, trouée et donc offerte !), essayer les bouteilles de gaz pour le réchaud avec notre embout. Il s’avère que les bouteilles neuves ne correspondent pas. Mais heureusement Jacky a tout un stock de bouteilles entamées laissées par des touristes, et parmi celles-ci, beaucoup fonctionnent avec notre matériel. Pour cent couronnes, quelques euros, nous repartons donc avec cinq bouteilles plus ou moins entamées, correspondant à peu près à deux neuves.
Après avoir réglé Jacky, nous partons dans son van en direction le port pour nous installer et voir les kayaks. Il nous indique un coin légèrement à l’écart pour planter la tente. Il nous montre également une source pour remplir nos bidons. Nous laissons nos affaires, « il n’y a pas de vol ici, on ne ferme même pas les maisons » et nous nous dirigeons vers leur local à matériel. Une ancienne cuve métallique cylindrique. Nous testons leurs nouvelles jupes sur les anciens kayaks. Elles ne vont pas et c’est seulement après son troisième aller-retour que Jacky trouve enfin des jupes adaptées. Et c’est en l’attendant durant ses trajets que nous remarquons l’absence d’iceberg dans ce fjord. Mais tout au fond, il y en a un certain nombre et certain semblent énormes. Malgré la distance, il nous est possible de distinguer des nuances de couleur, blanc, gris, bleu… Tout cela, c’est pour demain.
17h15. Jacky nous laisse avec notre nouvelle amie : la pluie… Heureusement pas très forte, mais elle nous fait accélérer le mouvement. Récupération des sacs et montage express de la tente. Nos affaires sont rapidement mises à l’abri. Nous bénissons notre choix d’avoir pris une tente assez grande et avec deux petites avancées. Tout notre matériel loge. Avant de nous mettre à l’abri, nous allons remplir nos bidons.
Et c’est quelque peu découragés et fatigués que nous commençons à aménager l’intérieur et à mieux trier nos affaires. De plus, à la vue des kayaks, nous avons toujours de gros doutes sur la possibilité de tout loger dans les compartiments étanches… Là aussi, il faudra attendre demain pour le savoir…
19h30. La luminosité baisse. Nos paupières aussi. Il pleut toujours, un peu plus fort même. Une envie naturelle qui commence à devenir pressante va nous pousser à bouger. Et il va falloir préparer le repas avant la nuit qui ne devrait pas tarder.
L’envie pressante effectuée, nous faisons un petit tour sur la « plage » de cailloux noirs et gris. C’est confirmé, le bain ne va pas être facile. L’eau n’est pas froide, elle est glaciale !
Nous avons vue sur le petit port de Narsarsuaq. Dans l’obscurité naissante et l’atmosphère grisâtre, un projecteur diffuse une triste lueur orangée qui se reflète sur l’eau calme du port. Sur la droite, au pied des montagnes, deux anciennes cuves métalliques cylindriques, dont une contient le matériel de Jacky, un grand hangar rouge, quelques containers et quelques véhicules. A l’abri de la jetée, deux petits pontons où sont amarrés une vingtaine de petits bateaux. Collés à la jetée, deux vedettes plus imposantes, rouge et blanche, et, le plus près de la sortie du port, un mignon bateau en bois rouge vif, avec un mat à l’avant et une voile carguée verticalement sur celui-ci.
De l’autre côté du fjord, là où la pente est moins marquée, quelques maisons encadrées de champs d’un vert plus clair que les reliefs environnantes, très escarpés.
Puis retour à la tente pour le dîner qui se termine à la lampe à vingt-et-une heures. Soupe, nouilles chinoises et quelques carrés de chocolat. C’est bon pour le moral. Allé, demain est un autre jour. Notre respiration fait de la vapeur, il doit faire trois ou quatre degrés Celsius. Bien au-dessus des moins deux degrés Celsius de la nuit dernière, comme nous l’a indiqué Jacky. Il me reste un peu de courage pour faire chauffer un peu d’eau pour me « doucher ». Ensuite direction le sac de couchage !
Première nuit au Groenland. J’en rêvais depuis des mois. C’est pour le moment un peu moins glamour et merveilleux qu’imaginé, mais cela va venir. A demain !
4 septembre – Dimanche
2h30. La pluie a cessé. Mais quelques coups de vent font trembler la tente. C’est tout de même curieux ces rafales au milieu de la nuit… Le sac de couchage tient toutes ses promesses, je n’ai absolument pas froid. Je suis même en sueur ! Du coup, j’enlève la capuche.
3h30. J’ai les oreilles et le front gelés, je remets la capuche. Dehors, seul le bruit de la source me parvient.
5h40. Le jour commence à poindre. La pluie fait son retour.
6h20. Il va falloir songer à bouger. Nous avons le temps avant 9 heures, mais tellement de choses à ranger. La pluie est toujours là… Les affaires à l’intérieur de la tente sont fraîches et humides, la lampe accrochée au « plafond » est couverte de buée.
Mais nous l’avons fait ! Dormir sous la tente au Groenland sous la pluie avec une température proche de zéro degré Celsius… Drôle d’idée, drôle de voyage !
C’est la troisième araignée que je tue. De belles bêtes en plus ! Dommage qu’elles ne soient pas comestibles. Finalement ce lieu a un petit air de pays tropical…
J’adore la façon de ranger le sac de couchage, de ne pas le plier… Il suffit de le rentrer « en vrac » dans son sac de compression, d’appuyer fort pour le tasser et de tendre à fond les sangles pour le comprimer. Ne pas le plier correctement et toujours de la même façon évite les plis dans l’insolant au même endroit. Et par conséquent les pertes de chaleur.
7h00. C’est l’heure du petit-déjeuner. Même s’il pleut encore, la vue est plus dégagée qu’hier soir. Il ne fait pas si froid que ça, même si perdre trente degrés Celsius en une journée laisse des traces…
7h30. La pluie s’est arrêtée. Cette bonne nouvelle nous permet de prendre le petit-déjeuner dehors. Et c’est beaucoup plus agréable pour plier bagages. Notre premier iceberg ! Tout seul au milieu du fjord, il profite de la marée montante pour progresser paresseusement… Tout au loin, ses frères continuent à défiler. Ils proviennent du Qôroq, un fjord particulièrement soi-disant prolifique en glaçons. Nous y passerons à notre retour.
8h00. Nous rangeons nos affaires. Le départ est prévu dans une heure. Largement le temps pour quelques photos sombres. Il ne pleut plus du tout, mais un petit vent frais nous fait supporter polaire, bonnet et gants.
9h00. C’est l’heure du départ. Nous sommes prêts et nous portons nos sacs sur la jetée près des bateaux. Claus arrive pendant ce temps avec les kayaks. Nous embarquons sur le second bateau avec trois autres passagers. C’est une des vedettes que nous voyions hier depuis la tente. Il n’y a qu’une seule cabine sans séparation entre la douzaine de sièges et le poste de pilotage avec sa barre, sa manette des gaz et les divers instruments de navigation et de communication. L’eau du port est magnifique même sans le soleil, bleue-verte limpide… Cela donne envie d’y piquer une tête !
Jacky vient nous saluer et nous informer que la météo doit s’améliorer, seul un petit vent d’Est s’est levé et risque de rendre la navigation moins agréable. Nous lui rappelons qu’il doit nous donner les combinaisons étanches et les gilets de sauvetage qu’il avait gardé dans son van. Heureusement que nous y avons pensé, cela peut s’avérer utile !
Le petit bateau sort du port et accélère rapidement. Il laisse derrière lui une trace blanche bouillonnante. Deux vagues roulent et s’écartent symétriquement après notre passage. La trace laissée est nette sur la surface du fjord, à peine troublée par un léger vent. Le petit drapeau groenlandais à la poupe claque joyeusement dans le vent. En nous retournant, nous apercevons l’aéroport de Narsarsuaq, sa tour de contrôle et son aérogare bleues, ses différents hangars, sa piste en pente qui se termine juste avant le rivage et les quelques maisons et bâtiments colorés qui l’entourent.
Nous traversons le fjord pour débarquer les autres passagers dans le petit village qui fait face à Narsarsuaq. Le débarcadère est occupé par le petit cargo à la coque bordeaux et à la cheminée bleue, que nous avons vu passer plus tôt ce matin. Il ravitaille le village en carburant et un long tuyau relie sa poupe à un petit bâtiment. Le débarquement s’effectue donc directement sur les rochers. Avec une grande maîtrise et malgré les remous, Claus maintient son bateau à quelques centimètres du bord, sans le toucher, et les passagers n’ont qu’à enjamber le bastingage pour nous quitter.
Le débarquement ne dure que quelques secondes et nous repartons.
Nous quittons le fjord de Narsarsuaq et virons à droite pour rejoindre le fjord plus large qui mène à Narsaq. La mer est maintenant un peu plus agitée.
Nous croisons de loin quelques icebergs, dont certains sont impressionnants. Claus, aux commandes, semble bien prendre garde de ne pas s’en approcher, même des petits. Leurs couleurs varient du blanc éclatant au bleu turquoise.
Comme avec les nuages, on peut s’amuser à trouver certaines formes aux icebergs. Ceux-ci sont de toutes tailles et de toutes formes, plats, lisses, découpés, etc.
Les côtes sont parfois très escarpées, coupées de ruisseaux et de cascades. Certaines strates géologiques sont bien visibles, inclinées ou parfois bien horizontales. La couleur dominante est tout de même le vert. Le nom de Groenland donné à ce pays s’explique. Ça et là, quelques moutons sur une petite prairie plane.
Le trait blanc d’un ruisseau serpente au milieu de roches grises. Arrivé au-dessus d’une immense grotte, il chute verticalement sur plusieurs dizaines de mètres et s’éparpille dans le vent avant que ses gouttes ne viennent s’écraser en d’innombrables éclaboussures sur un lit de pierres grises. Reformé quelques mètres plus bas, il reprend son trajet ondulé vers la mer.
Je reconnais certains lieux vus sur Google Earth. Autant sur l’écran le relief manque, autant il est ici omniprésent. Les lieux de bivouac possibles ne sont pas légion…
La neige est présente sur les plus hauts reliefs. Signe que l’hiver approche ?
Par endroit, la roche n’est plus noire mais rouge-ocre, voire un peu rose. Certains rochers sont même verts ! C’est par moment un sacré mélange de couleurs ! Le responsable de la décoration devait avoir bu…
A mi-chemin de Narsaq, la pluie refait son apparition et vient s’écraser en fines gouttes sur le pare-brise du bateau. Le plafond est plus bas également, les sommets sont accrochés. Les glaçons se font beaucoup plus rares.
Un village isolé au pied d’une haute montagne. Cinq maisons éparpillées. Un tracteur à côté d’une large parabole.
Narsaq est en vue. La pluie ne faiblit pas, au contraire… Allé, je range l’appareil photo, le carnet et le stylo, il est kayak moins peu !
Et là, c’est le drame…
Une fois arrivés au port de Narsaq, nous déchargeons bagages et kayaks, le tout sous une pluie battante. Nous nous installons à l’abri de la station service du port. Et maintenant il faut réussir l’exploit de tout faire rentrer dans les compartiments étanches de nos embarcations. Les autres groupes dont nous avions lu les récits sur internet s’étaient extasiés des possibilités de chargement des kayaks. Manifestement, nous n’avons pas eu les mêmes… Les deux compartiments avant sont rapidement remplis par la nourriture. Il ne reste que les arrières pour tout le reste.
Deux espagnols, sympathiques mais légèrement moqueurs sont à côté de nous et nous regardent nous battre avec nos kayaks. L’un d’eux nous prend en photo et ne peut s’empêcher de nous conseiller de bien remplir jusqu’au fond des compartiments. Sans blagues ?! Il devient rapidement évident que le sac à dos, même s’il entre dans un compartiment, prend trop de place et empêche de ranger autre chose dans ce compartiment. Il va donc falloir s’en séparer. Dommage pour les randonnées… Nous le donnons à Claus juste avant que celui-ci ne reparte. Il ira tenir compagnie à nos valises.
Une bonne heure plus tard, c’est avec une immense satisfaction et une non moins immense fierté que nous fermons le dernier compartiment. Tout est entré ! Certes il a fallu tricher un peu, mais c’est réussi. En effet, nous avons chacun un sac étanche entre nos pieds, coincé au bout de l’habitacle… Nous nous sommes changés et nous avons découvert la difficulté d’enfiler nos combinaisons étanches. Ainsi que leur fraîcheur…
Etape suivante, mettre les kayaks à l’eau. Première difficulté : les porter chargés. Car ils sont devenus extrêmement lourds avec les trente ou quarante kilogrammes supplémentaires ! Tant bien que mal, nous parvenons à les traîner jusqu’à un petit escalier en béton qui va jusqu’à l’eau. En descendant le premier kayak, une petite poussée inopportune au moment où je négociais une marche abîmée manque de très peu de me faire goûter à cette eau si limpide… Mais si froide…
Une fois les kayaks à l’eau, il faut maintenant y grimper. En m’aidant des rochers, je me lance en premier. Et j’essaie d’appliquer la méthode décrite dans les manuels. La pagaie derrière l’hiloire (le trou où l’on se met), la main bien au milieu en tenant la pagaie qui est en appui sur les rochers. Puis il faut s’asseoir sur l’arrière de l’hiloire et, en dernier, entrer les jambes à l’intérieur. Et cela fonctionne ! Attacher la jupe n’est pas évident du tout.
Mais après quelques minutes d’efforts, nous voilà assis dans nos kayaks, prêts à affronter la mer, les icebergs et la pluie. Il est onze heures trente environ, la mâtinée est bien plus qu’entamée. Nous donnons nos premiers coups de pagaie… Et c’est à ce moment bien mal choisi qu’un Narsarsaquois nous interpelle. Bien mal choisi en effet car il est difficile de se retourner en kayak. Surtout avec une capuche sur la tête… Du coup, il faut faire demi-tour à l’ensemble. Avec grâce et aisance bien entendu… Le monsieur nous interroge sur notre destination et semble inquiet de nous voir partir. Il nous annonce qu’un vent de huit miles de l’est est prévu. Sa manière de le dire donne l’impression que c’est terrible, mais cela ne me semble pas si catastrophique. A moins que j’ai mal compris son anglais. Je le remercie de l’information et je lui dis que nous n’allons pas loin, juste en face. S’il pensait nous faire sortir de l’eau et tout décharger pour camper à Narsaq, c’est hors de question ! Surtout après tous ces efforts.
Et nous voilà partis. Mes premières impressions du kayak sont mitigées. Il n’a pas l’air stable et oscille d’un rien. Peut-être un manque d’habitude. En revanche, il semble très manœuvrable et réagit très bien à la pagaie. Il se dirige très facilement. Malheureusement, mon point de vue ne semble pas du tout unanime… Effectivement l’autre kayak apparaît plus rebelle et n’est absolument pas d’accord avec le principe qui dit que le chemin le plus court est la ligne droite… Tourner en rond semble même être son but dans la vie… Quelques conseils sur la façon de pagayer, quelques propositions de changer quelque chose, la manière de se tenir, de tenir la pagaie, etc. Mais rien n’y fait, la seule réponse est un regard empli de désarroi. A chaque fois que je me retourne, le kayak violet a un cap franchement divergent du mien et donc de la route prévue.
Du coup, je pagaie une minute sur deux, pour attendre ma camarade d’infortune. J’ai bien envie d’exploser, mais je me retiens, pas certain que ce soit très utile. Je doute d’arriver à me faire entendre de ce morceau de plastique violet.
Nous parvenons tout de même à quitter le port. Nous longeons la côte et passons devant toute la ville de Narsaq et ses maisons de toutes les couleurs, rouge, bleu, vert, jaune. Les habitations sont éparpillées sur la faible pente, au pied d’une haute montagne au sommet enneigé et embrumé.
Au bout d’une heure, un coup d’œil au GPS confirme ce que je pressentais. Nous n’avançons pas : trois kilomètres et demi. Adieu les vingt kilomètres aujourd’hui. Nous sommes au milieu du fjord. Allé, il faut continuer, on ne sait jamais, cela peut s’améliorer… On peut toujours rêver.
J’avais prévu plusieurs points de bivouac possibles pour notre premier jour. A cette vitesse, je ne sais même pas si nous allons pouvoir atteindre le premier. C’est mort pour aujourd’hui, mais il va falloir que cela s’arrange dès demain. Sinon c’est la fin du rêve… Demain, c’est moi qui materai ce kayak violet rebelle.
L’avantage de cette avancée alternative et lente, c’est que j’ai largement le temps de profiter du spectacle. Et malgré la pluie et le plafond bas, c’est magnifique. Magique !
L’inconvénient, c’est que, un bonheur venant rarement seul, je me rends aussi compte que le courant et vent, même s’il est faible et pas franchement d’est, sont bien contre nous.
Et soudain, un coup de feu, de la droite… Pas de panique, nous étions prévenus, ce sont les glaçons qui craquent. Comme ceux du Ricard sur la terrasse l’été. Mais en plus fort, en plus grand. Et le savoir n’empêche pas de sursauter ! Quelques secondes plus tard, cela vient encore du même endroit, mais l’iceberg a cette fois-ci sorti l’artillerie lourde et un gros morceau tombe bruyamment à la mer. Ce n’est décidément pas un lieu pour les cardiaques !
Les icebergs sont assez nombreux (même si nous manquons de références) et de tailles, de formes et de couleurs complètement différentes. Leurs contours sont en même temps découpés et arrondis par les éléments. Certains sont énormes, gigantesques, impressionnants. Je ne pensais pas en voir d’aussi gros. Je passe d’ailleurs prudemment à une certaine distance du premier de ces monstres que nous croisons. Surtout qu’il est coupé en son milieu d’une belle faille… D’un autre côté, une grosse vague nous ferait peut-être avancer plus vite… Sa surface est lisse et faiblement ondulée, ses bords sont tout en lignes brisées avec plusieurs fissures apparentes et sa base est creusée. L’effet des éléments : la pluie et le vent lissent la surface supérieure et la mer creuse la base. Les bords portent les stigmates des blocs qui se détachent. Il y en a aussi de tous petits, taillés par les éléments en d’improbables formes. Certains affleurent à peine à la surface et ne se voient qu’au dernier moment. Certains sont d’un bleu éclatant. Sur l’un d’eux, une forme noire est juchée tout en haut, minuscule. Un oiseau sûrement.
A la faveur d’une accalmie, je tente quelques photos. J’arrive à sortir l’appareil du sac étanche coincé devant moi. Et à l’y remettre. Ces photos ne seront certainement pas les plus belles, c’est si sombre et gris. Sur le kayak, prendre une photo est toute une histoire. Il faut poser la pagaie, enlever les gants, mettre un coup de rame pour garder l’axe et ne pas tourner le dos à l’objet de la photo, ouvrir le sac étanche, dérouler le haut du sac étanche, mettre un autre coup de rame, s’essuyer les mains, prendre l’appareil, enlever le cache, allumer l’appareil et le régler, mettre encore quelques coups de rame car le kayak a viré de bord, prendre la photo ou plutôt essayer de prendre la photo dans ces conditions oscillantes, puis éteindre l’appareil, mettre le cache, ranger l’appareil dans le sac étanche, rouler le haut de celui-ci, le fermer, remettre les gants froids et humides et enfin reprendre la pagaie pour repartir.
Au bout de deux heures, c’est confirmé, nous nous traînons lamentablement. La moyenne est confirmée à trois kilomètre-heure et demi. Le fjord est (enfin) traversé mais la côte est rocailleuse, difficilement abordable. Mon premier point de bivouac est derrière un cap, à peut-être deux kilomètres devant nous. Il est déjà treize heures trente, même si je n’ai pas faim. Il va falloir tenter autre chose. Je sors la corde du sac étanche (quelle bonne initiative !) et pendant que je me bats avec tous les nœuds, nous nous rendons bien compte de l’effet du courant qui nous fait reculer de plusieurs dizaines de mètres en quelques minutes. J’arrive néanmoins à accrocher les deux kayaks. Et c’est parti pour une bonne séance de musculation des bras. Cela pique un peu les muscles et c’est toujours de la petite vitesse, mais cela semble tout de même un peu plus efficace.
Après de longues minutes d’efforts, nous parvenons dans la petite baie. Par beau temps, elle doit être magnifique et calme. Un gros iceberg trône en son milieu. Soulagés, mais transis de froid… Les gants sont trempés, mais ils l’ont rapidement été et il est difficile de dire si les sous-vêtements sont mouillés ou si cette impression est seulement due au froid. Nous nous échouons sur une petite plage de cailloux, non sans avoir hésité quelques minutes sur le choix du lieu d’abordage.
Je sors du kayak et l’eau glaciale agresse joyeusement mes pieds qui étaient jusque là relativement au sec et au chaud. Sensation vaguement désagréable… Il faut ensuite remonter les kayaks pour éviter une bonne blague de la marée montante. En les déplaçant, je les examine pour voir si nos difficultés ne viennent pas d’un problème matériel. Et l’explication arrive rapidement : contrairement à son camarade bleu, notre ami le kayak violet n’a pas de dérive… CQFD… Merci du cadeau ! Nous verrons demain si j’arrive à naviguer avec. Enfin si nous ne mourrons pas noyés cette nuit.
Et comme la pluie ne cesse pas, il faut monter la tente. Notre abri installé, nous déchargeons ce dont nous avons besoin pour la nuit et nous le mettons à l’abri. Et enfin, il faut se jeter à l’eau : quitter la combinaison étanche sous la pluie et se jeter sur nos vêtements secs sous la tente.
16h00. Une fois habillés et un peu réchauffés, il est grand temps de déjeuner ! Ce sera jambon de Bayonne et pâtes avec gruyère et sauces. Un peu de chocolat en dessert… Cela fait malgré tout un bien fou. Avec ce qu’il tombe, la vaisselle se fera toute seule… La ballade prévue pour la fin d’après-midi s’éloigne, la pluie s’accentuant. Le vent se lève également. Triste météo, une impression de Toussaint…
J’éteins mon téléphone, son utilisation en GPS ce matin l’ayant bien déchargé. Et pas question de penser au chargeur solaire avec une luminosité aussi faible. Il reste la batterie d’appoint du chargeur solaire, remplie avant le départ pour recharger le téléphone.
Le temps file au rythme du martèlement de la pluie sur la tente. Comme on dit, cela pourrait être pire, la tente pourrait fuir… Ce n’est pas le cas, même si la toile intérieure brille d’humidité. Le vent souffle de plus en plus fort, la tente commence à bouger beaucoup. Je vais aller vérifier la tension des cordes et des attaches. Il ne faudrait pas que les deux toiles se touchent. Dehors, c’est de plus en plus sombre, difficile d’estimer l’heure. Et la visibilité a bien chuté. Merci Jacky pour ta prévision de beau temps.
D’ailleurs le choix de l’emplacement pour installer la tente a été difficile à fixer. Le terrain où nous sommes est plat, mais gorgé d’eau. Et rare sont les endroits qui ne sont pas détrempés… En espérant que celui-ci ne le devienne pas.
Mission effectuée : les cordes et les attaches sont retendues. Je profite de ma présence dehors pour aller remplir le bidon d’eau. J’avais vu tout à l’heure une petite chute d’eau tombant dans la mer pas loin de la tente. Je m’y rends donc mais je trouve l’eau un peu verte… Je me souviens alors qu’en arrivant en kayak, j’avais aperçu un torrent un peu plus haut dans la montagne. Je décide donc de m’y rendre, cela me fera une petite balade. Sauf qu’après trois heures de kayak sans manger, je ne devais pas avoir la même notion du « pas loin » que maintenant ! De plus, la progression est rendue difficile par le sol spongieux et la maigre végétation qui, à chaque pas, peuvent cacher un piège humide. Cette végétation se compose de mousses, de quelques fleurs, d’un peu d’herbe et de maigres arbustes ne dépassant pas les dix centimètres de haut.
Je parviens enfin à la source… Qui me semble toujours aussi verte. Tant pis, je remplis le bidon, nous ajouterons des pastilles. En me retournant, je découvre un très beau paysage. Un petit lac est juste au-dessous de moi. Avec la perspective, il apparaît juste devant la mer et ses icebergs, presque comme s’il s’y jetait. Magnifique ! Et cela doit être encore plus beau l’été… Ah, nous y sommes encore ?...
Retour à la tente. La luminosité diminue rapidement, le soleil doit se coucher. Si, forcément, mais loin et bien caché par les nuages…
Le terrain est une vraie éponge, j’espère que ce n’est pas partout pareil ailleurs. Encore une fois, je me félicite d’avoir choisi du bon matériel. Mes chaussures, comme mon pantalon et ma veste sont parfaitement imperméables. Enfin pour le moment… Comme quoi, il faut parfois y mettre le prix.
En passant près de la mer, nous nous rendons bien compte qu’elle est transparente, même sans le soleil. Elle semble si pure. Un peu à l’image du Tarn dans les gorges du même nom. Les touristes en moins…
Retour au sec et au « chaud ». Même si la température est plus élevée à l’intérieur, nous sentons bien les courants d’air froid passant par les petites ouvertures du toit. Après réflexion, quand nous installons la tente, ce sont peut-être ces petites ouvertures qu’il ne faut pas mettre face au vent…
Hormis le claquement des gouttes sur la tente, le silence est de temps en temps troublé par un grondement sourd, au loin, comme un orage. Mais depuis le début avec cette pluie, nous n’avons pas vraiment pu profiter du silence.
La nuit est tombée, nous allumons la lampe. Belle trouvaille cette petite lampe d’ailleurs ! Je n’ai absolument pas faim. Au lit peut-être ? En priant pour que la pluie s’arrête…
5 septembre – Lundi
C’est la rentrée ! Une grosse pensée pour Vincent et Pauline. Et pour tous ceux qui reprennent le chemin de l’école ou du travail. On doit un peu parler de nous au bureau !
La pluie s’est arrêtée pendant la nuit. Pour reprendre de plus belle à l’aube… Ce n’est pas bon pour le moral et pour l’envie de mettre le nez dehors… Nous avons pourtant une très belle vue sur la baie depuis notre tente. Nous n’avons même pas pris une photo du site…
Réveil difficile. Mal au dos, épaule douloureuse. Le haut de mon sac de couchage est trempé, couvert de gouttes d’eau. Fuite de la tente ? Je n’en ai pas l’impression. Condensation ? Plus vraisemblable. Heureusement l’eau n’a pas traversé. Je l’essuie consciencieusement avec une serviette humide. Tout est humide de toute façon.
Le plus difficile est d’imaginer devoir mettre les combinaisons étanches qui doivent être au mieux gelées, au pire gelées et mouillées. J’opte plutôt pour la seconde hypothèse.
Allé, un peu de courage, il faut sortir du sac de couchage et préparer le petit déjeuner.
Dès qu’il pleut, tout est pénible, long et désagréable. Encore une fois, le petit déjeuner est pris dans la tente. Et tout se fait dans la tente, assis, accroupis, allongés. Nous essayons d’optimiser les façons de procéder pour éviter au maximum de mouiller toutes les affaires. Il faut tout ranger et tout plier, puis c’est l’épreuve d’enfiler les combinaisons. Comme prévu, c’est froid et humide pour ne pas dire gelé et trempé. Je m’attendais à pire, les premiers instants sont difficiles au contact de la matière synthétique glaciale, mais avec la chaleur du corps, cela devient rapidement supportable. Enfin tant que l’on reste en mouvement. Puis nous plions la tente, trempée elle aussi. Et nous avons toutes les peines du monde à tout caser dans les kayaks…
Le gros iceberg est toujours au milieu de la baie, comme immobile malgré les marées. Peut-être est-il échoué au fond ?
9h00. Nous sommes prêts à partir. La luminosité est très faible, le ciel est gris et bas, le vent souffle, d’est cette fois, et bien sûr, il pleut… Et il reste à savoir si je vais réussir à dompter ce maudit kayak violet sans dérive. Les premières impressions sont positives tellement je m’attendais au pire. Il est dirigeable, même s’il a une nette tendance à se mettre face au vent ou au courant. Ou les deux. Ou peut-être a-t-il pour unique but de se tourner à l’opposé du cap que je veux suivre… Alors nous partons. Et c’est bien difficile, surtout lorsque nous quittons l’abri relatif de la baie. La mer est alors bien formée. La houle nous frappe, d’abord de face puis de côté lorsque nous virons à gauche pour rejoindre et traverser le large fjord. Nous distinguons à peine l’autre rive. La progression est difficile, il faut tirer fort sur les bras pour un modeste résultat. Seul point positif, le vent nous aide.
Malheureusement, le verdict tombe au bout d’une heure : seulement quatre kilomètres et demi. Comme prévu, le courant de marée nous ralentit considérablement.
Au loin une lumière blafarde, au ras de l’eau, presque inquiétante. Un point blanc lumineux au milieu d’un monde de gris. Un bateau de pêche qui remonte lentement le fjord finit par sortir de la brume.
La lutte contre les éléments est laborieuse et le plaisir mince, voire inexistant. Nous prenons à peine le temps d’admirer les icebergs, tellement concentrés sur nos rames et le point à atteindre. Nous faisons tout de même une pause pour prendre un goûter bien mérité.
Contrairement à hier, j’ai froid aux jambes et aux pieds. Et comme j’ai l’impression que mon kayak s’est enfoncé et est maintenant très bas sur l’océan, je ne vois qu’une solution : j’ai embarqué de l’eau. Je remue les jambes et le bruit liquide m’en confirme la présence. J’enlève le devant de la jupe, il y a deux phalanges d’eau. Rien pour écoper bien sûr et la côte est inabordable, escarpée… Bon, il faut donc poursuivre comme cela et surveiller si cela s’aggrave. Ma jupe ne doit pas être complètement étanche. Moralité bien connue des aviateurs : la confiance n’exclut pas le contrôle et contrôler son matériel évite parfois bien des soucis…
Au bout de deux heures de galère, nous bifurquons à droite dans un fjord plus petit. Maintenant abrités du vent, nous naviguons sur une mer bien plus calme. Et cette fois, le courant nous pousse.
Quelques minutes plus tard et en quelques secondes, tout devient surréaliste. Le vent est complètement tombé. Tout comme le plafond. La brume et le silence nous entourent, nous encerclent, nous oppressent. Tout devient entre gris et blanc. Même la mer prend une tente laiteuse. Mais quel plaisir de pagayer sur une mer aussi calme, aussi plate. Quelle joie de glisser dans ces deux mondes liquide et gazeux, maintenant si semblables et même confondus à leur jonction. La moyenne s’en ressent et grimpe tout doucement.
Ce matin, je ne nous ai pas fixés d’objectif pour le bivouac. Il y avait tellement de facteurs pénalisants : le kayak, la météo, la marée contre… Le point le plus loin est le bivouac prévu à l’origine, mais il est loin, sûrement plus de vingt-cinq kilomètres. Nous ferons donc notre possible et nous nous poserons où nous pourrons. Le problème, c’est que depuis le début, je n’ai vu aucun point susceptible de nous accueillir. Ce ne sont que falaises abruptes entrecoupées de violents ruisseaux aux cascades bruyantes…
Alors nous pagayons et poursuivons notre route. Après la partie laiteuse située entre deux îles, nous tournons à gauche vers une passe. En la rejoignant, nous quittons par la même occasion la brume et son ambiance si particulière. Au bout de ce bras de mer se trouve le bivouac prévu. Mais il est long et le courant est contre. J’ai l’impression que contre le bord, le courant est inversé, comme cela arrive parfois dans les rivières où au bord, l’eau va à contre-courant et remonte. Et c’est bien le cas. Je me colle donc au ras des rochers. Là encore, aucun bivouac possible, aucun lieu possible d’accostage et encore moins de parties planes sur ces pentes raides. Le temps se lève petit à petit, il fait plus clair, les sommets apparaissent.
Nous poursuivons notre route, la fatigue et la faim commencent à nous envahir. Le petit déjeuner et le goûter sont loin.
13h00. Un miracle : la pluie cesse. Mais ce bras de mer n’en finit pas. Nous apercevons notre cible. Mais c’est encore loin. Et toujours pas de halte possible, aucun endroit pour poser la tente.
14h00. Nous rejoignons un autre fjord qui vient de la gauche. A droite nous découvrons l’inlandsis, loin, entre deux montagnes. Mais nous sommes surtout obnubilés par ce fjord à traverser et trouver la minuscule passe qui va nous permettre de rejoindre une petite baie et notre lieu de bivouac. Les bras, les épaules et le dos sont très douloureux.
Grâce à la carte, je vois où se trouve l’entrée de la baie. Je m’y rends. Raté, ce n’est qu’une crique. Où se trouve donc cette minuscule passe ? À gauche, à droite ? Un nouvel examen de la carte me fait choisir la droite. J’espère ne pas me tromper… Oui, elle est bien là ! Mais la marée descend et le courant est contre. C’est bien visible au point le plus étroit de la passe où il devient plus fort. Cet obstacle passé avec vigueur, il ne reste plus qu’à traverser cette dernière baie. Le lieu a l’air enchanteur… Les dernières centaines de mètres se font au mental, à l’énergie… Enfin arrivés… Un coup d’œil au GPS : près de vingt-sept kilomètres en cinq heures et vingt minutes. Presque cinq kilomètre-heure de moyenne. Mais avec quelles conditions ! Et le courant presque toujours de face. Mais nous l’avons fait, nous avons rattrapé notre retard…
Pas le temps de s’apitoyer, il faut sortir de cette baignoire. Et une envie pressante me rattrape instantanément. Tant pis, c’est trop urgent, ce sera dans la mer. Quelques secondes à se battre avec la combinaison étanche, puis une trentaine d’autres à se soulager, et cela va mieux.
Puis c’est le rituel du déchargement. Il tombe encore quelques gouttes mais pas suffisamment pour nous empêcher de manger dehors. Cette fois, la tente attendra. Le riz et le bacon font un bien fou. Je me défoule aussi sur le broyé, presque un grand à moi tout seul… Toute cette activité physique dans cette froide ambiance creuse l’estomac !
Le site a déjà été occupé. Légèrement sur la gauche de la plage et à quelques mètres au-dessus de l’eau, une petite aire herbeuse relativement plane a servi de campement. Il y a quelques traces. Un grand bac en plastique est abandonné dans l’herbe… C’est triste dans un lieu comme celui-ci. Des coquilles de moules, des rectangles d’herbe écrasée, quelques pierres alignées. Mais cet endroit est abrité du vent. Nous nous y installons également. Nous montons la tente. Elle est trempée. Un petit vent souffle. Il va faire du bien et sécher nos affaires. Nous ouvrons en grand la tente et nous déplions matelas et sacs de couchage. Nos affaires de kayak sont étalées sur la plage de galets.
Puis il est temps de prendre des photos. Enfin ! Cet endroit est magnifique. Indescriptible. Une petite baie d’eau verte et transparente entourée de hautes montagnes, vertes elles aussi. Quelques torrents dévalent celles-ci dans un sacré vacarme. Nous avons aussi choisi notre emplacement pour échapper au bruit !
De la tente, nous avons une vue imprenable sur la baie. Juste sur notre droite, une toute petite plage de cailloux gris avec quelques plaques d’algues jaunes. Devant cette plage, l’eau est parfaitement lisse, transparente et d’un vert profond. Au-delà, la falaise trempe directement dans la mer et s’y reflète à la perfection. La roche est noire, grise et rose avec les taches vertes de la végétation qui se développe sur la moindre zone relativement plane. A l’exception de la minuscule passe, la baie est enserrée par ce relief, mi-roche, mi-herbe. Sur la gauche, celui-ci est plus élevé. A ses pieds, la pente plus douce se transforme en prairie. Deux filets d’eau, plus cascades que torrents, forment deux lignes brisées claires qui s’élancent du sommet pour finir dans la baie.
Nos kayaks sont posés sur une grande plage de galets clairs, à dominante gris, blanc et rose. Derrière, une piscine de sable fin se vide doucement dans la baie avec la marée descendante. Avec du soleil et quelques (dizaines de) degrés de plus, s’y plonger devrait être agréable !
Comme un V coupant la ligne de crête, un creux dans les sommets derrière nous semble accessible par un lit de torrent presque asséché et rempli de gros cailloux, certains arrondis à la perfection. On dirait des œufs, des œufs de toutes tailles… Ce creux, creusé par l’action de l’eau, devrait nous permettre de passer derrière les crêtes et apercevoir l’inlandsis.
Juste à sa gauche, un autre torrent, loin d’être asséché, tombe bruyamment du relief abrupt en une succession de petites cascades. Après ces chutes violentes, il court joyeusement entre de gros cailloux avant de terminer langoureusement son chemin au milieu de l’herbe verte à quelques mètres de la tente. Ce sera notre approvisionnement en eau douce, fraîche et pure.
Et nous grimpons, difficilement car ces cailloux sont parfois instables. C’est un sol parfaitement inégal, inadapté à la marche. Plus qu’un sol, c’est un empilement de pierres de toutes tailles et de toutes les couleurs. La chute est parfois proche, lorsqu’un rocher se dérobe sous notre poids. Nous nous rendons bien compte du pouvoir destructeur de l’eau. La montagne est littéralement creusée, déchirée.
Puis, à ce qui semble être le col, nous découvrons une petite mare, d’une incroyable limpidité… Juste derrière elle, le ciel se dégage et le soleil fait son apparition. Leurs reflets sont vifs et nets dans la mare, ajoutant une petite touche de féerie à ce paysage déjà somptueux. Et pour compléter cette vue magnifique, nous découvrons en baissant les yeux un nouveau fjord encombré de glaçons. L’inlandsis est proche. Ce fjord est notre destination de demain.
Nous ne pouvons résister à la tentation de poursuivre et nous descendons vers l’eau. Le col s’ouvre en une large vallée qui est un lit de rivière, là encore presque asséchée. Au printemps, l’eau doit couler à flots. Le sol est jonché de galets de toutes tailles, aux formes arrondies, souvent parfaitement ronds. Les couleurs sont également variées : blanc, gris, rose, vert, rouge… De la végétation émerge timidement, un peu de mousse, quelques plantes et également quelques fleurs. Certaines ont des feuilles rigides en forme de coupe qui retiennent les gouttes d’eau. C’est d’une beauté à couper le souffle. A moins que ce ne soit l’effort…
Il nous semble possible de progresser sur la droite pour nous approcher encore plus près de l’inlandsis. Le relief est accidenté mais pas excessivement pentu. Mais nous n’avons malheureusement pas le temps d’essayer. Nous nous contenterons de la plage située juste devant nous.
Arrivés en bas, l’inlandsis est bien sur notre droite. En face, une plage. Cela doit être le bivouac prévu pour le lendemain.
Un craquement sourd, mais sonore. Comme la foudre. Des dizaines d’oiseaux s’enfuient en même temps et en criant. Bien qu’ils soient sur la rive opposée, nous les entendons distinctement et cela fait un vrai vacarme.
Quelques photos en profitant du soleil. Mais celui-ci baisse, il est temps de rentrer. Le retour sera finalement plus rapide et moins difficile que prévu.
Nous vidons les kayaks et récupérons le linge étendu un peu partout.
Même si nous n’avons pas très faim, nous préparons le dîner car nous avons prévu un petit extra. Les coquilles de moule vides laissent à penser qu’il doit y en avoir des pleines dans la mer. Et comme celle-ci baisse, il se peut tout à fait que des moules bien fraîches soient à portée de nos mains et de nos estomacs. Quelques branches, deux allume-barbecue et le feu est lancé, malgré le bois humide. Une grille qui traînait est ramassée, installée entre deux pierres et les moules cuisent sur ce barbecue improvisé. Quelques minutes plus tard, elles filent dans notre estomac, accompagnées par une soupe chaude. Agréable. Tout comme d’être au coin du feu, même s’il ne chauffe pas fort. C’est réconfortant et tellement plus plaisant que la pluie.
Le soleil couchant illumine les montagnes devant nous. Dans la pénombre croissante, elles ressortent vivement et prennent une teinte jaune orangée.
Après la vaisselle et le rangement, il est temps d’aller au lit. Une petite douche au gant et, épuisés mais heureux, nous filons dans nos sacs de couchage.
Il fait nuit et il commence à faire frais. La nuit risque d’être glaciale, les nuages n’étant plus très nombreux.
Je finis de charger le téléphone GPS avec la petite batterie d’appoint. J’avais installé le chargeur solaire cet après-midi et même sans soleil, il a un peu chargé. En espérant du soleil demain pour tout recharger.
Pour profiter de la marée descendante, puis montante, il va falloir se lever tôt demain. Il est 22h15, j’allume mon téléphone pour régler le réveil. Il est glacial, la batterie est vide… Le chargement n’a pas fonctionné, l’électronique n’aime pas le froid… Et donc pas de réveil…
Nous verrons cela demain… Mais dorénavant, je placerai ces appareils plus proches de moi, dans le sac que je place sous mon oreiller pour le surélever un peu, afin qu’ils profitent un peu de la chaleur que je dégage.
6 septembre – Mardi
Taraudé par ma douleur à l’épaule, je me réveille de nombreuses fois pendant la nuit. Vraiment pas de chance de se blesser à cette partie du corps vaguement utile pour le kayak juste avant de venir au Groenland… Mais il n’y a pas grand-chose à faire à part continuer à m’enduire d’anti-inflammatoire… La nuit n’est plus noire. Ce mal lancinant me tient éveillé. Impossible de trouver une position confortable et indolore. Ou peut-être est-ce la peur inconsciente de se lever trop tard.
Pourtant je n’ai pas du tout envie de me lever. Je me sens fatigué, j’ai un mal de tête terrible. Pas bien, pas bien du tout. Je n’ai sûrement pas assez bu hier. Allé un Doliprane, je m’habille et je vais chercher le petit déjeuner dans les kayaks. Nous avons oublié de le prendre hier.
Dans l’aube naissante, mes premiers pas confirment cette malheureuse impression, je ne suis pas bien du tout. Tant pis, il faut faire avec et attendre que le comprimé fasse effet. Nous avons rattrapé notre retard hier et l’inlandsis nous attend. Ce serait dommage de gâcher le difficile effort effectué hier.
Le petit déjeuner ne passe pas, je ne mange que la moitié des céréales. J’ai l’âme d’un aventurier, mais pas le physique !
Nous démontons notre campement dans la faible lueur du jour naissant. Et nous apprécions grandement de ne pas le faire sous la pluie. Cela permet de retarder au dernier moment le frais enfilage des combinaisons étanches, lorsque tout est déjà plié et rangé.
Le but était d’être loin à 7 heures, à l’inversion de la marée, pour profiter du courant descendant. Nous partons à sept heures trente, malgré tous nos efforts. Et nous sentons rapidement que le courant est contre nous. Le soleil fait de timides apparitions, entre les quelques trous de la fine couche nuageuse.
Pour remédier à notre problème de batteries vides, je bricole une petite attache entre mon gilet de sauvetage et le chargeur solaire. Une fois le soleil apparent au-dessus des hauts reliefs, cela semble fonctionner… Sauf que… Le chargeur est dans mon dos et le soleil bien en face… Cependant le peu de charge fournie par la luminosité semble suffire à faire fonctionner l’application GPS. Mais mon téléphone ne cesse de vibrer pour me signaler que la batterie est vide. C’est énervant de sentir cette vibration quasi continuelle. Je change le mode après m’être battu pendant plusieurs minutes avec ce maudit appareil. Impossible d’enlever la signalisation « batterie faible ». La moins mauvaise option est un bip-bip.
L’eau de la baie est ce matin d’un vert sombre. Mais toujours calme et d’une incroyable transparence. Comme hier, le courant contre s’accélère au niveau de la passe. Mais nous la passons sans encombre, il suffit juste d’appuyer un peu plus sur les pagaies.
A la sortie de la baie, nous virons à droite. Sur notre gauche, en arrière-plan, une petite tranche d’inlandsis.
Dans mon dos, lorsque je rame, le mouvement de mes épaules fait frotter le chargeur sur le kayak en faisant un bruit désagréable. J’ai l’impression d’avoir une meute de corbeaux derrière moi… Plus le bip-bip… Autant pour le silence dans le grand nord !
Malgré le courant contraire, nous avançons d’un bon rythme. Cinq kilomètres et demi à la première heure. La mer est calme. Seul un léger frémissement causé par un petit vent la parcourt. Que c’est agréable ! Les kayaks glissent et filent sur l’eau. Une douce sensation. Deux petites vaguelettes se forment sous l’étrave du kayak lorsque celui-ci coupe l’eau immobile. Près du bord, là où la profondeur est faible, nous nous rendons bien compte de la transparence de l’eau, dont la couleur tire plutôt sur le vert. Les roches immergées sont clairement visibles.
Le passage où nous nous sommes engagés est cerné par de hautes falaises, surtout sur notre gauche. Celle de droite baisse régulièrement. C’est une péninsule et nous devons en faire le tour. Plus la crête sera basse, plus nous nous rapprocherons du virage. Notre passage se rétrécit et le courant se renforce d’autant. Mais l’allure reste bonne, d’autant que le soleil perce maintenant complètement les nuages. Un ciel bleu limpide et sans nuages s’annonce.
De nombreux torrents sillonnent les côtes escarpées. En plusieurs endroits, ce ne sont que des ruissellements sur la roche nue. Au contact de cette eau, la pierre prend une couleur rouille. L’eau doit être chargée en fer et les ions métalliques doivent se déposer pour donner cette teinte.
Au bout de deux heures, nous arrivons au bout de la péninsule, tournons à droite pour doubler le cap qui en marque la fin et nous commençons à remonter l’autre rive. Nous retrouvons les icebergs qui viennent de l’inlandsis. Notre objectif de la matinée. Nous faisons une pause-goûter. Arrêtés sur l’eau, nous nous rendons compte que nous reculons ! Bizarre, le courant devrait être dans l’autre sens, dans notre sens…
Nous repartons, et nous devons nous rendre à l’évidence : le courant est bien contre nous ! Je n’y comprends rien. Peut-être que les horaires de marée que j’ai sont faux. La galère…
Heureusement, le spectacle nous fait oublier nos malheurs de courant. Les glaçons sont nombreux et de toutes tailles. C’est ce qui s’appelle naviguer au milieu des glaces ! Et le tout sur une mer calme et sous un soleil radieux. C’est l’occasion de belles photos. Enfin quand mon kayak le veut bien, car le temps de sortir l’appareil, il a vite fait un demi-tour !
Et soudain, alors que nous quittons le bord du fjord pour son centre, car notre bivouac est sur son autre rive, ce fameux mur de glace nous apparaît. L’inlandsis ! Et c’est exactement cela. Un mur, une barrière. Il nous semble tout proche, nous y serons vite arrivés.
Les minutes défilent, le spectacle est magnifique, le mur de glace aussi impressionnant. J’ai toujours mes corbeaux dans le dos. Mais plus de bip-bip… Tiens, je regarde : l’appareil est éteint… Etonnant avec le brillant soleil que j’ai maintenant dans le dos. Encore un truc qui ne fonctionne pas. Le chargeur ? Le téléphone ? Bon, je verrai cela à l’arrivée.
Enfin, si nous arrivons un jour. L’inlandsis semble toujours aussi proche, mais il n’a pas vraiment bougé… Son immensité perturbe notre perception.
Les minutes défilent et avancer devient difficile, les bras et les jambes sont à nouveau douloureux. Comme un remake de la veille. Finalement, heureusement que je n’ai plus le GPS, le moral ne survivrait peut-être pas à la lecture de la distance restante. J’enchaîne les bâillements, le mal de tête revient doucement. Je crois que je suis épuisé… Mais cette fois, je bois.
Tiens, sur ma gauche, comme une tête brune hors de l’eau. Cela doit encore être un de ces oiseaux qui fait de la plongée… Et non, cela n’y ressemble pas. La tête tourne de tous les côtés. Ah, pour une fois que je n’ai pas monté mon téléobjectif pour que ce soit plus pratique… La tête me fixe puis plonge. J’avais pourtant essayé de m’approcher discrètement. Cela ressemblait à un phoque. Dommage, j’attends quelques instants qu’il réapparaisse. Mais non… Et je ne sais pas combien de temps un phoque peut rester sous l’eau.
Nous poursuivons… C’est difficile. Beau mais difficile…
Quelques longues minutes plus tard, nouvelle tête brune à la surface. Nouvelle tentative d’approche, nouvel échec. Car nouveau plongeon… Est-ce le même ? S’il réapparaît une nouvelle fois et qu’il me fait un clin d’œil ou un signe de la patte, c’est que c’est bien le même et qu’il se moque ! Ses ancêtres ont dû lui apprendre qu’il fallait éviter l’homme en kayak. Pourtant avec ma combinaison orange, mon gilet de sauvetage bleu, mon kayak violet et ma pagaie rouge, je ne suis pas certain d’avoir l’air d’un chasseur essayant de se camoufler. A moins qu’il n’ait eu peur de mes corbeaux…
Le mur de glace est réellement impressionnant.
Sur la droite, je vois enfin l’endroit où nous étions hier en promenade. Que d’images en aussi peu de temps. Quelques (toujours) longues minutes plus tard, j’aperçois enfin la plage que je m’étais fixé comme objectif de bivouac. Juste avant d’y arriver, quelque chose m’attire l’œil sur la gauche. Non ?... Et si… Une demi-douzaine de structures franchement pas naturelles dans ce décor lunaire de cailloux et de rocaille. Des dômes à multiples facettes qui font très expéditions scientifiques. Pour confirmer cette impression de non-solitude, une embarcation à moteur apparaît et rompt le silence près de l’inlandsis sur la droite.
Sympa la tranquillité du bout du monde ! Nous nous posons tout de même sur la plage. L’endroit n’est pas idéal. L’inlandsis semble encore loin et la proximité de ces gêneurs me trouble. Après un bref conciliabule, nous décidons de tenter notre chance un peu plus loin.
Et les coups de pagaies s’enchaînent à nouveau. Même si la petite pause a fait du bien, c’est de nouveau difficile. Les criques se suivent. Mais aucune n’est accessible ou « bivouacable ». Et c’est long. L’inlandsis est toujours loin, très loin. Je songe au demi-tour quand j’aperçois une forme violette dans l’eau… De loin, on dirait un cerf-volant. De près, on dirait une tente. C’est une tente. Montée, mais dans l’eau et verticale, l’entrée vers le haut. Une partie flotte. Une partie vaguement cylindrique et de bonne taille. Une pensée morbide m’effleure. Elle m’effleure tellement que je n’ose y toucher, à peine de la pagaie… Non, c’est impossible… Au contact de la pagaie, c’est mou. Bon… Très courageux, je me rapproche… Mais lentement… J’ouvre… Rien de terrible, ce ne sont que trois ou quatre matelas en mousse pliés en deux… Que faire à part laisser ça comme c’est. Impossible de la bouger. Vraiment sympa ce bout du monde. Quelle surprise après le prochain cap ? Boîte de nuit sur la plage ? Allons voir derrière ce cap, je n’en suis plus très loin, on ne sait jamais, il y aura peut-être un bon coin…
Et enfin, au loin, apparaît une petite plage, accostable… Ouf… En espérant que ce lieu soit aussi bien qu’il le paraît.
Et finalement, cet endroit est merveilleux ! Cela valait vraiment la peine de se donner autant de mal. Un petit bout de sable fin, comme une vraie plage des tropiques, la beauté du paysage, la couleur et la pureté de l’eau n’ayant rien à envier aux plus beaux sites sur terre. Pour poser la tente, une zone plane de sable gris relativement à l’abri. Un ruisseau juste à côté pour l’eau. Des pierres en quantité pour s’asseoir et pour faire sécher le linge. Et un petit coin sympa bien à l’abri pour préparer le repas et manger, à côté du ruisseau.
Le soleil brille et à l’abri du vent, il fait bon. Je fais le malin torse nu. Mais après s’être changés, il faut étendre les affaires mouillées sur des cailloux au soleil, décharger et manger. Après le repas, jambon de Bayonne, couscous et brownies, la tente est vite montée. Je suis réellement fatigué. Et il fait si bon dans cette tente au soleil… quatorze heures quarante-cinq, il y a encore du temps pour l’après-midi. Je m’allonge donc dans la tente. Par la « porte » laissée grande ouverte, le soleil me chauffe le dos… un régal, un bonheur… Je sombre rapidement.
Un peu plus d’une heure plus tard, je saisis mon appareil photo et nous décidons d’une petite promenade.
A table, nous avons décidé de revoir notre parcours et notre emploi du temps. Une des possibilités était de se faire récupérer par Jacky à Narsaq s’il y avait un problème ou si nous changions nos plans. Il nous avait proposé le onze. Au vu de notre fatigue (certainement plus de vingt-cinq kilomètres aujourd’hui) et de la beauté du lieu, il est hors de question de mettre les fesses dans le kayak demain. Donc demain, nous restons ici, puis nous refaisons un itinéraire pour Narsaq avec des étapes plus petites.
Et donc maintenant, direction les hauteurs juste derrière le campement vers l’inlandsis. Comme partout depuis le début, des pierres sont visibles sur les crêtes, certaines en équilibre bien précaire. C’est étonnant de voir ces rochers sur les sommets comme s’ils y avaient été déposés par des géants. Un glacier les a amenés et les a laissés en fondant...
Comme hier, nous montons le long d’un ruisseau qui a creusé la montagne et adouci la pente. Le terrain est ici aussi un champ de cailloux. Certaines pierres ont peut-être parcouru des centaines de kilomètres avant de finir ici. Et il y a des milliers d’années… En plus de sa beauté ce lieu est vraiment différent, d’un autre temps, d’une autre terre.
En nous retournant, nous voyons notre tente, posée sur la petite plage, côtoyant les pierres et devant une mer bleue avec quelques glaçons blancs. Petite tache orange et seule trace humaine dans ce paysage sauvage.
En passant une nouvelle crête, nous restons interdits, muets de stupeur, ébahis par le spectacle. C’est grandiose. Tous les efforts et les sacrifices sont oubliés. « ça » les méritait. Face à nous, de l’autre côté de la baie, le mur de glace blanc, l’inlandsis, ce pourquoi nous sommes venus ici. C’est indescriptible. D’ailleurs nous n’essayons pas. Nous nous asseyons, et pendant de longues minutes de silence, nous savourons ce cadeau de la nature. La mer est bleue et calme, la glace est blanche et immaculée, le ciel est limpide, le soleil brille de tous ses feux derrière nous.
Ce monument nous trouble et nous avons de graves problèmes d’échelle avec lui. C’est gigantesque. Le bateau de nos « scientifiques » passe devant. Il est minuscule…
La falaise verticale au-dessus de l’eau doit mesurer trente ou cinquante mètres. Derrière, la hauteur du mur de glace doit dépasser les deux cents ou trois cents mètres. Quant à la largeur, des centaines de mètres.
Quelques photos bien sûr. Une pensée pour la crème solaire et nous envisageons déjà la promenade de demain. Ah si nous pouvions grimper sur cet immense glaçon !...
Mais il faut déjà redescendre, préparer la nuit et le repas.
Soudain le vent vire de quatre-vingt dix degrés, plein ouest et se met à souffler violemment. C’est vraiment curieux ici. Des oiseaux volent très haut, justement à l’ouest. Se passerait-il quelque chose ?
Craignant pour la tente, je mets des cailloux de bonne taille sur les sardines, je retends les ficelles et j’érige un mur de pierres devant la tente afin d’éviter (un peu) les courants d’air. Dérisoire protection… Ce vent attire le froid. Ce sera donc un dîner à l’abri. Nouilles chinoises et un petit flan qui passe très bien !
Une petite douche au gant, demain c’est lessive et shampooing.
Il fait nuit maintenant. Je vais jeter un coup d’œil dehors. On ne sait jamais, le ciel étant dégagé, si jamais une aurore boréale faisait son apparition…
L’inlandsis est également impressionnant par son bruit. Il gronde régulièrement. Comme un orage un peu éloigné. Cela aussi est impressionnant. Quel lieu fantastique…
Et demain c’est grasse mat’ !
7 septembre – Mercredi
Par trois fois, nous ouvrons la tente cette nuit pour scruter le ciel étoilé en espérant apercevoir des aurores boréales. Et nous en voyons les deux premières fois. Assez peu lumineuses, mais tout de même, ce sont des aurores boréales ! De longues traînées verdâtres qui ne laissent aucun doute. J’ai souvent eu le sentiment que les photographies très lumineuses d’aurores boréales ne reflétaient pas la réalité, mais provenaient d’un très long temps d’exposition. Mais il est tout de même possible qu’il en existe de bien plus marquées que celles dont nous sommes témoins cette nuit. Nous sentons également la grande fraîcheur de la nuit… Je supporte très bien la capuche du sac de couchage.
Au réveil, le soleil brille et éclaire fortement la tente. Quel plaisir… Il la réchauffe également, c’est nettement perceptible. Au chaud dans mon sac de couchage, je profite de l’instant. Au bruit continu du ruisseau s’ajoute les sourds grondements de la glace et parfois le cri d’un oiseau qui passe.
Même si la nuit a été sèche, le haut de mon sac de couchage et la paroi de la tente au-dessus de ma tête sont encore constellés de gouttes d’eau. L’humidité de ma respiration et la chaleur humide dégagée par mon corps doivent venir se condenser sur ces surfaces froides.
Aujourd’hui il faut appeler Jacky pour l’informer de nos nouvelles intentions.
Il va également falloir recharger tous les appareils électroniques : téléphone, batterie et lampe. Une bonne journée de soleil devrait y suffire largement. Hier j’ai découvert un faux contact entre le câble du téléphone et le contacteur du chargeur. Cette imperfection explique le mauvais fonctionnement de l’installation sur le kayak.
Je me sens bien mieux aujourd’hui. Une bonne nuit de sommeil fait du bien. La présence du soleil doit également jouer sur le moral, et donc sur le physique.
Il commence à faire bien chaud sous la tente. Il est temps de se préparer et de déjeuner. Nous avons une journée chargée !
Un coup d’œil dehors. Un soleil magnifique, pas un nuage, pas de vent. La mer est lisse comme un miroir. Un décor de carte postale, comme nous en rêvions.
C’est sans aucun doute l’un des plus beaux petits-déjeuners de ma vie. Assis sur une grosse pierre, face à l’immensité du glacier, avec un soleil qui réchauffe ce petit matin au grand nord et qui se reflète en mille diamants sur l’océan turquoise. La mer se ride légèrement par l’effet d’une minuscule brise qui se lève. Insuffisant toutefois pour troubler la parfaite quiétude qui nous entoure. Les reflets des reliefs et des icebergs sont quasi-parfaits, à peine troublés. Aucun remous, aucune vague ne vient s’échouer sur la plage. Quelques glaçons se sont échoués sur la rive pendant la nuit. Le soleil rasant les rend translucides, dévoilant les détails à l’intérieur.
Quelques photos bien sûr, il faut profiter du cadre enchanteur et de la clémence des éléments.
9h30. Nous sommes prêts. Lavés, rasé, brossés… Nous testons le shampooing sec. Ce n’est pas extraordinaire, mais l’impression après sa pulvérisation est meilleure que sans.
Je téléphone à Jacky avec le téléphone satellite. Cela fonctionne parfaitement. Il nous donne rendez-vous à Narsaq le dimanche onze à quinze heures quinze. Il m’a également donné un petit aperçu météo : beau temps jusqu’à demain midi, puis cela se couvre avec risque de pluie et vent de sud.
Comme nous n’avons plus de sac à dos pour la randonnée, un sac étanche en bandoulière fera l’affaire. Nous prévoyons de déjeuner près du glacier et nous emportons tout le nécessaire.
Les batteries chargent, le linge sèche, l’inlandsis gronde. Tout est en ordre et nous sommes prêts. En route !
Comme hier soir, nous progressons le long du ruisseau, sur un sol inégal composé de pierres plus ou moins stables. Bien évidemment, il n’existe aucun chemin.
Ce pays est vraiment surprenant. En quelques mètres, nous alternons les champs de cailloux, de graviers, de sable, d’énormes rochers… C’est étonnant. Là où l’eau passe, les pierres sont lisses et arrondies. Ailleurs, elles sont brutes, aux arêtes vives. Certaines sont énormes, plusieurs mètres de haut. Quelle force doit avoir la glace !
Hier, nous avions aperçu une crête de rochers entrant dans l’inlandsis. C’était notre objectif. Sur cette crête, il doit y avoir une magnifique vu sur le glacier et son immensité. Nous reprenons le chemin emprunté hier. Puis nous bifurquons vers la mer pour rejoindre une large plage de sable où de nombreux petits glaçons sont échoués. Le sable est sombre. La progression est difficile, la pente est parfois raide et le sol, mélange de sable, de gravier et de roches de toutes tailles, est instable. Chaque pas est risqué, l’attention doit être soutenue. Passer par la plage devrait nous faciliter la progression. Et l’accélérer.
Une fois sur cette grande plage, nous poursuivons le long de la mer. Finalement, nous ne regrettons pas notre lieu de campement, il est bien plus agréable et abrité.
Au détour d’une petite dune, nouvelle surprise, comme ce pays sait nous en réserver ! Une tente. Décidément, impossible d’être tranquilles… Et non, finalement ce n’est pas une, mais plusieurs tentes que nous découvrons. D’abord un grand dôme bleu et rouge, puis une structure à facettes type scientifique et enfin plus à droite, en hauteur au milieu des rochers, quatre tentes simples, violettes. Du même type que celle vue hier dans l’eau. Et le dôme « scientifique » ressemble lui à ceux aperçus à notre escale hier…
Le campement est silencieux et trois des quatre tentes ont un aspect curieux, comme si elles étaient ouvertes. Nous n’apercevons personne. Nous n’osons pas aller voir, mais notre chemin nous fait nous rapprocher. Les trois tentes ont effectivement un aspect bizarre, puisqu’elles sont retournées ! Elles gisent sur l’un de leur côté. Ce qui explique l’aspect curieux perçu de loin. Des matelas en mousse sont à l’intérieur. Ce sont donc bien les sœurs de la fugueuse immergée qui a dû s’envoler et flotter quelque temps avant de s’enfoncer dans l’eau. Le camp semble donc abandonné.
Nous nous approchons du dôme bleu. Un torrent de boue et d’eau passe à l’intérieur. Les occupants ont dû partir il y a un certain temps. N’y tenant plus et au cas où, je regarde à l’intérieur. Des réserves de nourriture, des plaques de cuisson au gaz, de la vaisselle, etc. Une cuisine. Nous regardons ensuite sous le dôme « scientifique » beige. Une grande table, une dizaine de grands seaux retournés servant de sièges, quelques outils. En ordre. L’état d’usure des tentes laisse penser que les occupants sont partis depuis longtemps.
Distraits par ce campement, nous ne nous sommes pas aperçu que nous étions arrivés au pied de l’inlandsis. Nous ne l’avions également pas remarqué car il n’est pas immaculé ! Au contact des graviers et du sable sombres, il a pris une teinte allant du marron au noir. Mais c’est bien lui, sale, mais c’est lui !
Nous nous en approchons. Et soudain, je sens mon pied s’enfoncer, le sol n’a pas la résistance habituelle. Cependant il ne cède pas, il est élastique. C’est une surface lisse et noire. Et c’est un peu comme si je marchais sur un trampoline. Sauf que je ne tiens pas à savoir ce qu’il va se passer si je passe à travers et ce qu’il se trouve en dessous. Prudemment, mais rapidement, je bondis vers une zone plus sûre… Curieuse, vraiment curieuse, cette structure du sol. Mais peu rassurante…
Nous poursuivons vers le bord de mer et nous arrivons au pied d’une falaise de glace d’une bonne dizaine de mètres de hauteur. Malheureusement, elle est loin d’être immaculée. Le blanc sale côtoie le gris et le noir. Sa surface verticale est percée de quelques trous et striée. Comme pour une montagne, différentes couches correspondant à différentes époques sont visibles. Sa face supérieure est légèrement inclinée et légèrement ondulée, la pluie et le vent devant adoucir les aspérités naturelles. Plus loin, nous voyons la falaise de glace blanche surplombant la mer, si proche et si loin en même temps. Entre cette falaise noire et la mer se trouve une petite plage de cailloux de quelques mètres de largeur. La suivre nous permettrait de progresser rapidement. Mais cela nous ferait passer au pied de la falaise noire et ne serait absolument pas prudent. Si elle venait à céder…
Nous choisissons donc de rebrousser chemin. Nous allons tenter d’atteindre notre objectif en longeant le glacier par le haut.
En remontant, près d’un petit ruisseau qui ressemble à tant d’autres, mon pied s’enfonce brutalement avec un doux bruit de succion… Sous une fine couche de gravier totalement anodine se cachait une bonne couche de boue grise. Mes chaussures et mon bas de pantalon ont droit à un relooking express ! Petite séance de nettoyage au ruisseau suivant. Heureusement, le tout étant étanche, je m’en tire bien ! Chaque pas peut recéler un piège ici, il faut vraiment y prêter attention.
Nous commençons à monter le long d’un torrent. C’est abrupt, mais moins qu’à côté. Nous avons alors le choix : soit suivre ce torrent et avancer par les hauteurs, soit obliquer à droite et essayer d’avancer entre la falaise rocheuse et l’inlandsis. Nous choisissons la seconde option. Quelques mètres plus loin, en position horizontale et les deux mains dans la boue, je propose de suivre la première option…
La montée est difficile, la pente est raide au milieu de rochers bruts et parfois instables. Au bout de longues minutes d’efforts, nous obliquons vers la droite, vers des endroits où la roche nue apparaît. Cela semble plus facile, les bords du torrent devenaient trop pentus.
Vers midi, nous comprenons que nous n’irons pas beaucoup plus loin et certainement pas jusqu’à notre objectif. Un dernier effort et nous arrivons sur un point haut, une petite terrasse avec une vue exceptionnelle sur la baie et les glaciers. Et toujours, des pierres posées un peu partout sur les points hauts ou en équilibre sur les crêtes et les sommets. C’est indescriptible, d’une beauté fascinante. Tous nos efforts étaient mérités. Nous avons une vue plongeante sur les falaises de glace qui vont du blanc pur au bleu transparent. Et le glacier se poursuit bien après ces falaises. Sa surface est striée, ondulée, accidentée. Le blanc côtoie le bleu et le marron. Ses bords en contact avec la roche ou le sable sont marrons ou noirs.
Notre GPS indique une altitude de 230 mètres. Le glacier en face va bien plus haut.
Des morceaux de la falaise de glace sont proches de la chute, fissurés ou en surplomb. Je prends quelques photos avec mon téléobjectif en priant pour que la chute arrive à ce moment-là. Mais rien ne tombe…
Ce paysage exceptionnel couvre presque cent quatre-vingt degrés, de la falaise de glace à gauche à la sortie de la baie à droite. Nous pouvons même apercevoir la petite baie où nous étions avant-hier.
Nous décidons de déjeuner sur cette extraordinaire terrasse.
A part quelques oiseaux, dont certains rapaces de bonne taille, nous n’avons vu aucun autre animal. Des traces sont pourtant nombreuses. Rennes, chèvres ou équivalent, renard. Mais rien à portée de regard… Ils doivent être très craintifs.
Pendant le repas, nous ne perdons pas une miette du spectacle. Le calme et le silence sont également impressionnants. Seuls quelques cris d’oiseaux et les grondements réguliers de la glace viennent rompre cette impression d’isolement, d’être seuls au monde.
Nous apercevons également le campement abandonné. Entre la couleur sombre du sol, les tentes renversées, les autres laissées pleines et les pièges au sol, cet endroit est vraiment lugubre…
Le temps commence à se couvrir. Une couche en haute altitude commence à voiler le soleil et quelques nuages bas arrivent également par-dessus la barrière montagneuse derrière nous.
Le repas terminé, il est temps de redescendre. Nous profitons de notre vue en hauteur pour choisir notre itinéraire. La descente est bien plus rapide, mais parfois périlleuse. Par moment, nous nous demandons même si ce que nous faisons est vraiment sensé…
Sur le chemin du retour, nous voyons de nouvelles incongruités. Une roche fendue en deux, par le gel certainement. Une zone brûlée d’à peine une dizaine de mètres de diamètre avec des résidus de bois carbonisé. Comme si un arbre était présent ici et qu’il avait pris la foudre. Et surtout nous croisons plusieurs pyramides de sable. Des dizaines, voire des centaines de fines strates horizontales les composent. Comme si le sable avait été fortement compacté. Au touché, c’est solide, mais légèrement friable. Surprenant…
15h30. Retour au campement. Après avoir bien transpiré, une bonne douche nous fera du bien. Elle prend la forme d’une casserole d’eau chaude. A l’abri du vent et malgré le maigre soleil, il ne fait pas trop froid et nous n’avons pas honte de montrer nos fesses au glacier. Cela fait un bien fou… La pudeur nous empêche d’immortaliser ce moment sur la pellicule…
Un petit goûter nous fait beaucoup de bien.
Nous rangeons les affaires mises à sécher.
Sans le soleil, le froid arrive vite. Le dîner sera certainement au chaud dans la tente.
Je crois que c’est avec tristesse que je vais quitter cet endroit demain…
En repensant à cette randonnée, je me rappelle l’échange tenu avec la vendeuse de chaussures de marche :
- « Vous allez où ? »
- « Au Groenland… »
- « Ah… Connais pas… »
- « Moi non plus. Cela doit être type moyenne montagne. Sans trop de cailloux… »
Pas trop de cailloux… Presque !
Petite soirée tranquille et reposante, dans la tente à cause du froid, à discuter de tout et de rien et à préparer la suite du voyage.
Nous dînons de bonne heure, le but étant de se coucher tôt pour une bonne nuit de sommeil réparatrice et attaquer dès l’aube. Lever au lever du soleil, départ vers huit heures pour profiter de la marée descendante qui doit durer jusqu’à dix heures trente. Escale prévue à la pointe de la péninsule que nous avons doublée hier. En passant, j’y ai vu une plage accessible et un endroit plat susceptibles de nous accueillir. Une quinzaine de kilomètres prévus.
Je crois que nous avons du mal à réaliser où nous sommes et ce que nous faisons… C’est complètement irréel de voir notre tente plantée au milieu de ce milieu inhospitalier, ce désert de cailloux et de sable, dans ce froid mordant, face à cet immense bloc de glace… Ce tout petit espace de survie, si fragile, loin de tout, au bout du monde…
8 septembre – Jeudi
Le jour se lève. La couche nuageuse est toujours là. Il faut commencer à se préparer.
Le petit déjeuner se termine et la mauvaise nouvelle arrive. Trop vite, trop tôt. Le crépitement que nous ne connaissons que trop bien recommence. Aïe, la pluie… Un peu en avance sur l’horaire. Et c’est donc dans ces tristes conditions que nous démontons notre campement.
8h30. Tout est prêt. Vraiment pas logeables ces kayaks, nous avons toujours autant de mal à tout caser dans ces embarcations… Un dernier regard en arrière et c’est parti. Le mauvais temps atténue quelque peu la tristesse de quitter ce lieu magnifique. Le plafond et la visibilité dégringolent, la pluie tombe de plus en plus fort.
Il y a beaucoup de glace sur l’eau. C’en est même parfois impressionnant et difficile à naviguer. Je préfère éviter de toucher la glace avec mon kayak en matière plastique. Je n’ai pas une grande envie de rejouer la tragédie du Titanic. La mer est calme et le courant nous aide. Dans cette baie, le courant semble toujours aller dans le même sens. Du moins en surface : quelque soit l’heure et la marée, nous avons toujours vu les icebergs aller de gauche à droite, vers la sortie de la baie. Et c’est pourquoi, à notre arrivée avant-hier, nous étions désespérés de voir que le courant était contre nous alors que la marée montait. Je crois avoir l’explication de ce phénomène curieux. Du fait de la proximité de cet immense glacier, la baie reçoit une quantité phénoménale d’eau douce provenant de la fonte de la glace. Et il faut bien que toute cette eau s’évacue…
Je navigue plus au centre de la baie, je ne revois donc pas la tente fugueuse qui était près du bord. Peut-être a-t-elle même coulé ou a été ramassée. Mais nous distinguons beaucoup mieux le camp « scientifique ». Je compte cinq dômes à facettes, dont un plus gros, plus arrondi. Le camp est légèrement en hauteur, sur une butte dénudée. A ses pieds, sur la plage, le bateau pneumatique rouge est au repos. J’arrive à distinguer quelques silhouettes en combinaisons rouges se déplaçant entre les tentes. Devant le camp, un gros iceberg et une nuée de mouettes, soit sur l’eau, soit sur l’iceberg, soit sur des petits glaçons. Elles s’envolent toutes à notre passage et passent à quelques mètres au-dessus de nos têtes.
Je profite de quelques accalmies pour prendre quelques photos. Sombres certainement. C’est vraiment dommage cette pluie, je voudrais passer mon temps l’appareil à la main…
Dans la brume, nous apercevons une forme noire flottant au milieu des icebergs sur notre gauche. Avec la distance et le manque de luminosité, nous n’arrivons pas à distinguer ce que cela peut bien être. Mon imagination bat son plein. Cela ressemble à un tronc d’arbre couché, mais c’est improbable vu l’absence de forêts. Nous bifurquons et allons voir. Ce n’est finalement qu’un iceberg noir qui doit provenir du bord du glacier et qui tire sa teinte sombre de son contact avec le sol.
Peu à peu, le vent forcit et la mer se creuse. Les rafales deviennent même violentes. Jacky nous avait prédit un vent de sud. Celui que nous subissons vient de notre travers gauche alors que nous faisons route au sud-sud-est. Pour le vent, je dirais donc bien qu’il arrive du nord-est… Mais avec tous ces reliefs, il doit tourbillonner sans cesse.
Avec ce vent, mon kayak rebelle s’en donne à cœur joie pour me compliquer la vie. Pour chercher un maximum d’abri, nous quittons le centre de la baie pour longer les falaises sur notre gauche, le vent y est un peu moins sensible. Pour arriver à aller droit, je ne rame que du côté gauche et en prenant le plus de levier possible, j’ai la main droite qui touche la pelle droite. Et je ne ménage pas ma peine.
Lors d’une rafale plus forte que les précédentes, je n’ai pas d’autre choix que de plonger ma pelle droite pour garder l’axe. Si c’est efficace pour me diriger, cela me coupe mon élan. J’ai ramé aussi fort que je suis bête du côté gauche et cela n’a pas suffit. Pourtant… Le bras gauche en feu, je m’accorde quelques secondes de pause. Et à une dizaine de mètres, une belle tête dépasse de l’eau ! Je distingue nettement l’œil qui me regarde, les moustaches, la tête plus sombre que le cou, légèrement tacheté. Puis la tête bascule en arrière. Je vois le corps clair allongé juste sous la surface et l’instant d’après, tout a disparu… C’est ça, moque-toi !
Lors de notre départ ce matin, nous avions vu une petite tête émerger à plusieurs reprises au large de notre campement. Est-ce le même qui nous a suivi ?
Après plus de deux heures d’efforts, la petite crique que nous visons aujourd’hui à la pointe de la péninsule ne devrait maintenant plus être loin, nous approchons de la pointe. Certaines autres criques me semblent abordables, aucune ne m’apparaît idéale. Mais je les observe attentivement, si par malchance celle que j’avais vue ne devait pas être utilisable.
Avec le vent, la navigation est difficile.
Enfin la voilà. Un petit iceberg d’un mètre cinquante de hauteur en garde ou en signale l’entrée. C’est un signe ! Je me plante dans les rochers garnis d’algues quand soudain une grosse trouille…
Juste derrière moi, j’entends un énorme craquement immédiatement suivi d’un non moins énorme bruit d’éclaboussures. Je sursaute et par réflexe, je me retourne violemment. Ah oui, j’oubliais, kayak plus capuche égal retournement impossible. Je me contorsionne donc pour regarder derrière et je me rends compte que mon iceberg signalisateur s’est transformé en plusieurs petits glaçons s’agitant sur l’eau… Pff… Quel vacarme pour un si petit morceau de glace ! Une bonne montée d’adrénaline… Mon passage a dû briser ce fragile équilibre.
Je sors tant bien que mal du kayak sur les rochers glissants. Nouvelle priorité : uriner… Trente secondes plus tard, je peux enfin aller découvrir si ce lieu est utilisable. Et ô déception, il ne l’est pas. La zone est toute petite et balayée par les vents violents. Le sol est complètement détrempé.
Et donc, réinstallation dans le kayak et demi-tour. Nous allons devoir opter pour une des criques précédentes. Même en l’absence de plage, l’une d’elles est accostable et il semble y avoir quelques zones planes à l’abri un peu plus haut, soit à proximité du sommet, soit au milieu de la pente, bien marquée. Nous débarquons entre les rochers sur de la roche nue, lisse et rosâtre, et allons voir. Effectivement, il y a quelques minuscules zones à peu près planes, à peine de la taille de la tente, une vingtaine de mètre au-dessus de l’endroit où nous avons accosté. Au sommet, le sol est plus horizontal, mais inondé. Nous délaissons cette option et redescendons.
Nous hissons légèrement les kayaks et commençons à décharger et à nous installer.
Le sol n’est finalement pas si plat que cela. Il est également très humide et il est difficile de poser la tente. Les surfaces apparemment planes sont la plupart du temps trempées et bosselées. Nous finissons par nous décider pour ce qui nous semble être la moins mauvais solution et le résultat est quelques peu penché. Nous nous trouvons aux deux tiers de la pente, adossés à un mur vertical rocheux d’au moins dix mètres de haut qui nous protège efficacement du vent.
La pluie s’est miraculeusement arrêtée. Un plaisir. Après nous être changés, nous déjeunons dehors.
Et c’est également avec un grand plaisir que nous voyons apparaître à quelques dizaines de mètres du rivage, non pas une, mais deux têtes brunes ! Les deux phoques s’amusent quelques minutes, flottent sur le dos puis disparaissent sous la surface. Ils reviennent à deux reprises. Sont-ce toujours les mêmes, curieux et joueurs ?
Après le repas et malgré la pluie revenue, nous décidons d’aller visiter ce nouveau coin. C’est un lieu très escarpé, alternance de roche nue et de zones herbeuses, spongieuses et détrempées. Nous prenons nos bidons vides pour les remplir à un ruisseau car nous n’avons plus que le gros au tiers plein, soit près de cinq litres.
Nous nous rendons rapidement compte qu’il n’y a pas de ruisseaux ici. L’eau s’accumule sur les parties planes en mares ou en petits lacs, puis s’infiltre sous la surface pour former une nouvelle mare plus bas. Tant pis, nous ferons avec nos cinq litres. Malgré les pastilles en notre possession, la couleur des mares n’est pas encourageante pour y prendre de l’eau. Une vilaine couleur rouille. L’herbe n’est pas verte, elle est jaunie, ce qui donne à l’ensemble une couleur jaune orangée. Sécheresse ?...
Je n’ai pas pris mon appareil photo. Comme cela, cela fera peut-être sortir les animaux ! Et il y a cette fichue pluie…
Des animaux, il doit y en avoir ici, et en quantité. Les traces sont nombreuses : déjections, empreintes et sentes bien marquées. Près de la tente, j’ai trouvé deux grands bois de rennes. Nous en trouvons d’autres pendant la promenade, ainsi qu’un crâne complet avec les deux bois attachés.
Au détour d’un rocher, un mouvement attire mon regard. « Oh regarde, une chèvre ! Ah non, c’est un renard ! »… Effectivement, l’animal gris a une longue queue… Il file derrière un gros rocher. La discrétion ne doit pas être notre fort et nous devons faire fuir toute la faune environnante.
Nous croisons quelques empilements de pierres plates qui nous semblent peu naturels. Des tombes ?
Le plus difficile dans cette promenade est de retrouver le point de départ. Rien ne ressemble plus à un rocher mouillé entouré d’herbes qu’un rocher mouillé entouré d’herbes… Je ne suis cependant pas inquiet, je sais que nous sommes près de l’extrémité de la péninsule. Après être passés à la crique que nous souhaitions initialement, et confirmé qu’elle n’était vraiment pas optimale, nous finissons par retrouver notre campement.
Avant de partir en promenade, nous avions remonté nos kayaks et je les avais attachés par précaution à un gros rocher. Nous étions arrivés à marée basse et nous ignorions jusqu’où monterait la marée. C’était une bonne idée car leur premier emplacement est maintenant sous l’eau ! Il reste encore un bon mètre de hauteur… Cela devrait aller…
Rien d’autre à faire qu’à se mettre sous la tente à faire une petite sieste avec cette pluie…
Une pause dans le crépitement… Est-ce définitif ? Et non, quelques minutes plus tard, cela repart…
18h00. Quelques bruits sourds et louches me poussent à aller braver la pluie et voir les kayaks. Ce ne sont pas eux, c’est la mer qui cogne contre les rochers. Mais celle-ci n’est plus qu’à quelques centimètres de nos montures. Je les remonte donc d’encore deux mètres, par sécurité.
Je profite du temps libre pour planifier la suite. Au programme demain, une douzaine de kilomètres en kayak. Nous allons devoir trouver puis emprunter un étroit goulet pour rejoindre une nouvelle petite baie. Auparavant nous devrons traverser l’important fjord que nous avons déjà emprunté le deuxième jour. En espérant que le vent se calme. D’où nous sommes, nous ne le sentons pas, mais la mer semble bien agitée. Nous apercevons la rive opposée. L’entrée du goulet s’y trouve, mais je n’arrive pas à la situer précisément dans ce mélange de vert et de marron. Puis, une fois la baie traversée, il y aura un portage d’environ quatre cents mètres à faire. Cette portion piétonne nous évite de devoir contourner la grande île qui sépare les deux fjords qui rejoignent Narsaq.
Le jour baisse. La pluie ne cesse pas malgré quelques espoirs à la vue d’éclaircies au loin. C’est dommage, il y a du bois ici, nous aurions pu faire un feu. Et peut-être quelques moules. Le dîner va se faire dans la tente…
9 septembre – Vendredi
Dès l’arrivée de l’obscurité, la pluie redouble de force, martelant violemment, bruyamment et sans relâche les parois de notre tente. Autant dire qu’il est difficile de dormir sereinement et même de dormir tout court. La nuit est longue…
Il n’y a pas eu de répit. L’aube et ses espoirs arrivent tranquillement. Espoirs déçus. Avec l’intensification de la pluie, nous avons craint un renforcement du vent. Cela ne semble pas être le cas à l’examen de l’état de la mer devant nous. Cette journée risque de ressembler comme deux gouttes d’eau à la précédente.
Comme nous ne sommes pas pressés, nous en profitons pour somnoler quelques minutes de plus dans la chaleur de nos sacs de couchage, bercés par le bruit régulier de la pluie. En effet, nous ne devons emprunter le goulet qu’à marée montante, le courant contraire devant être trop fort à marée descendante. Et l’inversion de marée ne se produit qu’à onze heures vingt.
7h30. Nous nous préparons tranquillement. Le rituel est maintenant rodé. Habillage, pliage des sacs de couchage et des oreillers, un brin de toilette, petit déjeuner, brossage de dents, pliage des matelas (conservés pour un minimum de confort pendant le repas), fermeture des sacs. Puis c’est l’épreuve la plus difficile : mise des combinaisons étanches et des chaussons, froids et humides. Et enfin, pliage de la tente et rangement dans les kayaks…
Nos amis les phoques viennent nous faire un petit bonjour, toujours au même endroit, face à notre tente.
Notre site s’est transformé en un véritable marécage. Des flaques se sont créées un peu partout pendant la nuit. Le reste est une véritable éponge. Un coin de la tente est même au-dessus d’une flaque… Et c’est dans ce coin, sous une des avancées que nous avions soigneusement plié et rangé nos combinaisons étanches. A l’abri… Et elles baignent maintenant dans plusieurs centimètres d’eau. Ce sont les pantalons qui se trouvent au-dessous et quand nous les déplions, l’eau coule abondamment par les manchons des chevilles ! Cela va être encore plus difficile de les enfiler…
Et quand il fallu s’y résoudre, ils étaient encore plus froids et humides que d’habitude. Quel instant désagréable !
Une fois la tente pliée trempée et toutes nos affaires entassées dans les kayaks, c’est parti pour une nouvelle journée. Il est 10h15. C’est toujours plus long et moins motivant quand il pleut.
Après le temps exécrable de la nuit et le vent d’hier, nous redoutons vraiment cette étape dont l’essentiel sera vent de face et toute la fin à découvert lorsque nous traverserons le fjord.
Avec cette pluie, c’est finalement sur le kayak que nous nous sentons le mieux. Avec la combinaison étanche et sa capuche, elle ne se sent pas.
Pour éviter le vent, nous rasons les falaises sur notre gauche et l’eau y est assez calme. Pour le moment tout se passe bien.
A plusieurs reprises je vois un phoque à une vingtaine de mètres sur ma droite, légèrement en avant. A chaque fois, il sort la tête de l’eau, se tourne et nage sur le dos. Et disparaît au bout de quelques secondes. Ce doit être le (ou les) même(s) qui nous suit. Mais depuis quand ? Dommage que je n’ai pas un petit poisson à lui lancer. J’ai beau faire des gestes et l’appeler, il ne se rapproche pas. Curieux ou joueur peut-être, mais pas à ce point.
Arrivés à la pointe de la presqu’île, nous faisons une petite pause pour faire le point sur la navigation et jauger l’état de la mer. Celle-ci semble calme, pas lisse, mais sans gros clapot. Le fjord est encombré de glaçons dont certains sont très gros. Mais l’ensemble reste navigable. Quant à la route à suivre, il est difficile de trouver d’ici l’étroite entrée du goulet. Celui-ci n’est pas perpendiculaire au fjord et à la rive. Il entre de biais dans la montagne. Son entrée en donc en grande partie masquée lorsque nous sommes face à la côte. Nous ciblons une zone probable.
Et il faut se lancer. Contrairement à notre attente, la navigation se révèle être bien plus aisée qu’attendu et craint. Le vent est curieusement tombé et nous arrivons sans trop de difficultés à faire zigzaguer nos vieux kayaks au milieu des icebergs.
La traversée s’effectue donc sans problème. Avec encore le seul regret de ne pouvoir prendre de belles photos. Les quelques unes tentées sont très sombres. A l’est, des sommets enneigés émergent à peine de la couche nuageuse.
Comme depuis vingt-quatre heures, nous voyons qu’au loin le ciel est clair et dégagé. Alors qu’au-dessus de nos têtes, il est bas et plombé. Et nous espérons toujours que cette zone dégagée arrive jusqu’à nous. Le �� c’est bon, ça se dégage ! » est même devenu une plaisanterie. Une dérisoire façon de se remonter le moral.
La zone ciblée s’avère être la bonne. Bien vu ! Le goulet est effectivement étroit. Il se réduit jusqu’à une dizaine de mètres. Vu l’eau à évacuer de la baie et la petite taille du « tuyau de vidange », le courant ici doit être violent à marée descendante. C’est très beau. La petite mer intérieure l’est également, ceinturée de montagnes verdoyantes entrecoupées de torrents.
A mesure que nous approchons de notre destination, notre incrédulité ne fait que croître. Nous refusons au début d’y croire. Et pourtant… Il faut se rendre à l’évidence : la plage est clôturée ! Et pas seulement la plage, la clôture court sur des centaines de mètres le long de la montagne. En bas, au milieu, il y en a partout… Ironiquement, je suggère que, comme dans les Landes avec les cèpes et les palombes, la chasse aux cailloux et la cueillette des galets doivent ici faire l’objet d’une sévère concurrence…
Nous accostons et mettons rapidement pied à terre pour aller voir cette incongruité. C’est effectivement un grillage à hauteur d’homme, à grandes mailles, et il se poursuit très loin. Heureusement, à quelques mètres se trouve une ouverture entre deux piquets. Le grillage est à terre et va nous permettre de passer avec nos kayaks. Derrière nous découvrons les deux petits lacs vus sur les cartes. Ces plans d’eau sombres ne font pas plus de quelques dizaines de mètres de long. Là encore, ils ont une couleur rouille peu avenante. Sur les buttes environnantes, l’herbe est verte alors qu’elle est jaunie autour de ces petits lacs. Et au loin, chose étonnante, une maison ! Que de présence humaine à cet endroit…
Autre mauvaise surprise, ce lieu est très mal fréquenté. Nous sommes rapidement assaillis par des dizaines de moucherons. Après un examen attentif de ces importuns, il s’avère que ce sont plutôt de petits moustiques. Ou de jeunes moustiques. Ils ne piquent pas, ils picotent légèrement mais c’est plus leur présence tourbillonnante autour de nous qui est gênante. Cependant, nous découvrons rapidement qu’ils laissent de petites traces rouges sur la peau, comme de petits points…
Les efforts ne sont pas terminés. Après la douzaine de kilomètres en kayak, il va falloir porter nos embarcations de l’autre côté. Les premiers mètres sont difficiles, la pente glissante de quelques mètres nous fait mal aux jambes et aux bras. En fait de portage, il s’agit surtout de tirage et de traînage des kayaks sur l’herbe humide. A bout de souffle, nous finissons par atteindre le premier lac. Les bateaux sont mis à l’eau, les faire avancer dans l’eau sera plus facile. Je m’y jette avec eux. Au début, le fond est faible, mais cela ne dure pas. En marchant ainsi dans l’eau, je soulève une poussière rougeâtre qui remonte du fond en de multiples tourbillons derrière mon passage. Plutôt que de tester l’étanchéité à la ceinture de ma combinaison, je préfère grimper dans mon kayak. Et j’arrive tant bien que mal à pagayer tout en tenant le second kayak. Arrivé au bout de ce premier lac, il faut redescendre dans l’eau, sortir les kayaks, les traîner sur quelques mètres et les remettre à l’eau dans le second lac. Cette fois, pas besoin de remonter dedans, le fond n’est pas suffisamment profond. La pression de l’eau sur le bas de ma jambe fait gonfler ma combinaison autour de ma cuisse. Lorsque l’eau passe mes genoux, la pression est trop forte et l’air emprisonné s’évacue par la ceinture. L’eau glaciale comprime alors fortement ma combinaison sur mes jambes. Au plus profond, le niveau m’arrive à mi-cuisse et je m’enfonce légèrement dans le sol meuble. La combinaison semble effectivement étanche. Du moins les manchons aux chevilles. Etanche à l’eau, à défaut du froid.
Il y a beaucoup plus de pierres de ce côté. Une fois les kayaks sortis du second lac, nous les vidons donc et nous les portons cette fois-ci complètement sur la vingtaine de mètres restants jusqu’à la plage. Là aussi le grillage est présent et ouvert.
La maison aperçue tout à l’heure est encore loin, sur une autre plage.
Après quelques hésitations dues au grillage et aux traces de la présence humaine, nous décidons tout de même de camper ici, ne sachant où nous trouverons une plage abordable plus loin. Le choix de l’emplacement de la tente est difficile, les portions planes étant quasi nulles. Près de la plage se trouve un torrent très bruyant. Nous finissons finalement par porter notre choix sur un emplacement un peu reculé, près du grillage, à l’abri des rochers et du ronronnement du torrent.
Il est alors temps de répéter le rituel du montage du campement. Les kayaks vidés, il faut monter la tente, mettre à l’abri les sacs de couchage, les matelas, les sacs de vêtements. Sortir les repas nécessaires pour le midi, le soir et le lendemain matin. Et enfin se changer. Mon caleçon long est mouillé. Cela n’a rien à voir avec une incontinence, l’eau s’est s’infiltrée pendant ma marche dans les lacs. Tester l’étanchéité de ma combinaison en me jetant complètement à l’eau me tente de moins en moins.
Pour réduire le désagrément des ces volatiles à moitié moustique et à moitié moucheron, nous pulvérisons copieusement l’anti-insectes sur nos vêtements, sur la tente et sur les rares morceaux de peau exposés à l’air libre, à savoir les mains et le visage.
Puis c’est l’heure du déjeuner. Dans la tente car la pluie ne cesse toujours pas. L’eau des pâtes en train de chauffer tient à s’y inviter également… Encore quelques affaires de plus de trempées…
Après le repas, nous nous rendons compte que le sol est bien bosselé. Mais cela ne nous empêche pas de sombrer dans une sieste réparatrice…
Au réveil, je pars seul pour une petite promenade, mes chaussures et mes vêtements de pluie étant les seuls à peu près secs.
Cet endroit pourrait être magnifique s’il n’était pas visuellement pollué par ce grillage omniprésent. Je prends tout de même quelques photos, sombres évidemment…
Un squelette à côté de bois de rennes enchevêtrés dans un morceau de grillage par terre me laisse un goût amer…
De petits fruits violets poussent en abondance. J’ai même l’impression qu’il y en a deux sortes, qui ne poussent pas sur le même arbuste. Sont-ils comestibles ?
Je trouve quelques beaux champignons mais nous préférons ne pas les manger. On ne sait jamais…
Nous décidons ensuite du trajet et du bivouac pour demain. Sur une petite île certainement, à mi-chemin de Narsaq. Une douzaine de kilomètres. Nous trouvons qu’entre douze et quinze kilomètres est une bonne distance par jour. Depuis le début, nous tournons autour de cinq kilomètre-heure de moyenne.
Le jour tombe rapidement. La pluie cesse. Nous hésitons à aller étendre un peu de linge sur le grillage. Mais au bout de quelques minutes, elle fait son retour… Il ne brûle pas en enfer, il pleut…
Entendu dans la tente, notre linge ne sèche pas. Nous allons essayer entre le matelas et le sac de couchage. Peut-être…
10 septembre – Samedi
La pluie s’est arrêtée pendant la nuit.
L’obscurité laisse la place au jour et notre espoir à la pluie, les crépitements reviennent… La pluie cesse à nouveau, puis recommence. Elle hésite… Le ciel est toujours plombé. Apparemment pas de vent.
Lorsque le martèlement s’interrompt, le silence nous interpelle. Les yeux fermés, au chaud dans mon sac de couchage, je l’écoute et j’en profite… Au loin, il y a quand même le bruissement d’un torrent. En prêtant attention, j’ai l’impression d’en distinguer deux, aux sonorités légèrement différentes, l’un sur ma gauche, l’autre sur ma droite. Le chant des oiseaux est nettement audible. Les corbeaux passent parfois si bas que le battement de leurs ailes est clairement perceptible.
Un mal de dos nous tenaille. Les efforts, le kayak, le maigre matelas, les bosses du sol, être assis dans la tente en permanence? Sûrement un peu de tout cela.
Nous nous levons et commençons à nous préparer.
La pluie s’est arrêtée depuis un bon moment. Nous en profitons pour trouver une nouvelle utilité au grillage, celui d’étendoir à linge. Les sous-vêtements portés dans le kayak, les serviettes, les gants et les torchons (notamment celui qui a servi a épongé l’eau des pâtes) sont étendus dans l’espoir qu’ils sèchent un peu. Il n’y a pas de petit profit…
L’eau est lisse comme un miroir et les reflets sont parfaits et stables. Derrière la tente, dans la petite baie par laquelle nous sommes arrivés, une très grande quantité de glaçons est entrée lors de la marée montante de la nuit. Alors qu’il n’y en avait pas un seul hier à notre arrivée. Etonnant vu l’étroitesse du goulet d’entrée.
Malgré le froid et nos amis les mousti-cherons, eux aussi réveillés et levés, je préfère prendre mon petit-déjeuner dehors, au calme face à la mer. Profiter d’un matin sans pluie.
Un petit vent se lève, c’est bon pour notre linge !
Nous finissons tranquillement de nous préparer et nous partons sur une mer très calme, à peine irisée par le petit vent. C’est beau et reposant. Et cela change des deux jours précédents.
Finalement le kayak, c’est comme le vélo en montagne, à chacun son rythme pour être bien et se sentir à l’aise.
Nous passons devant la maison jaune-beige que nous voyions du campement. Elle se trouve sur la gauche de la baie, au-dessus d’une petite plage de gravier gris, bien abritée par de hautes montagnes et à proximité d’une grande prairie relativement plane, chose rare ici. L’endroit est bien choisi pour construire une maison. En face, sur la rive droite nous découvrons une autre habitation, de couleur verte, surplombant la mer. Elle était invisible du campement, cachée par une petite colline. Les deux semblent inoccupées… Des enclos en bois sont à proximité. Un ponton délabré arrive presque jusqu’à la mer. Ces maisons appartiennent sûrement à des éleveurs qui ne les occupent qu’une partie de l’année.
Un peu plus loin, un filet de pêche et quelques bacs en plastique blanc traînent sur la rive.
Nous rejoignons rapidement le fjord principal à près de six kilomètre-heure de moyenne. Le vent arrière, le courant avec nous et l’eau calme, cela aide !
Même si le ciel est toujours uniformément couvert, l’air est clair et la visibilité est excellente. Sur notre droite, le fjord continue jusqu’à l’horizon. Les reliefs sont moins élevés et les îles plus rares. C’est l’océan libre, la fin du Groenland, que nous apercevons derrière les dernières taches grise et marron. Finalement pas si loin que ça…
Nous effectuons un quatre-vingt dix degrés gauche à la sortie de cette baie tout en long. Le vent est alors beaucoup plus fort, mais sensiblement arrière. Et surtout la mer est bien plus formée. Un clapot important vient heurter nos kayaks. Tant pis, il faut y aller. Nous poursuivons sur un bon rythme, avec le vent et malgré le courant devenu contraire. Une bonne chose, le vent étant complètement arrière, la houle est bien perpendiculaire à notre avancée et à nos embarcations. Ce qui est bien moins désagréable que de l’avoir en travers. Par moment, j’ai même l’impression d’accélérer sur ces petites vagues. Les prémices du surf !
Nous croisons deux bateaux de pêcheurs groenlandais. Nous nous rapprochons de Narsaq et l’activité humaine y est tout de suite plus importante. Ils nous ignorent superbement.
Après les pêcheurs, c’est un avion que nous entendons. Il fait des cercles, loin au-dessus de nous. Je pense tout de suite à l’hydravion que nous avions vu le premier jour. Après quelques tours, je le vois filer vers Narsarsuaq.
Nous réussissons finalement à traverser ce fjord et nous rejoignons la rive d’une grande île. Un énorme iceberg est juste devant nous. Je m’arrête pour sortir l’appareil photo et je vois une petite tête brune bien connue apparaître à la surface de l’eau, à une vingtaine de mètres de moi, sur ma droite. Cette fois, j’en profite. Mais difficile de mettre au point sur un kayak agité. De plus la visée s’effectue en rasant car, ni moi, ni le phoque, ne sommes très haut au-dessus de l’eau. J’arrive tout de même à avoir quelques clichés. Et notre ami disparaît après être passé sur le dos.
J’entends alors comme un soufflement d’air et d’eau derrière moi. Je tourne la tête. Tiens revoilà le phoque. Non ! Une dérive triangulaire ! C’est un dauphin… Cette fois, impossible d’avoir une mise au point correcte et il disparaît avant que j’ai pu prendre la moindre photo. Dommage…
Il ne pleut toujours pas mais le ciel reste très couvert. Par moment, nous distinguons un bien faible disque blanc à travers la couche nuageuse. A peine de quoi maintenir la charge de mon téléphone par le chargeur que j’ai à nouveau installé sur mon dos.
Nous poursuivons. Derrière une autre île, un autre iceberg gigantesque. En plein sur notre chemin. Il va falloir l’éviter. Prudemment nous restons à bonne distance. Surtout que nous voyons en son travers une grosse balafre. Pas de blague monsieur le glaçon ! En réalité, ce n’est pas une crevasse mais une bande de glace translucide, bien rectiligne. Mais ce n’est pas une raison pour s’approcher.
Notre destination, elle, approche. Nous entrons dans un dédale de petites îles aux côtes découpées. Grâce aux cartes, nous trouvons facilement notre baie. Deux plages distances de quelques mètres et séparées par un petit escarpement rocheux. Gauche, droite ? Au milieu de celle de droite, un ruisseau. Pour le calme, ce sera donc la gauche. L’eau y est calme et transparente. Au fond, j’aperçois de grosses palourdes. J’essaie de les attraper avec ma pagaie, mais je n’y arrive pas. Elles glissent sur la pelle et j’ai du mal à stabiliser le kayak quand je plonge la pagaie au fond. En revanche, d’énormes moules sont à portée de main près du rivage. Avant même d’accoster nous en avons une belle récolte.
Un rapide tour du site. Nous nous rendons vite compte qu’il va être difficile de trouver un petit coin pour planter notre tente. La petite bande d’herbe qui se trouve juste derrière la plage et qui nous semblait si accueillante est en réalité impraticable car gorgée d’eau. De même, toutes les parties planes que nous trouvons à proximité de la plage sont inondées. Lorsqu’elles ne le sont pas, ce sont des rochers.
Finalement, nous commençons par nous changer, grelottant dans nos combinaisons étanches. Après de longues minutes de recherche à arpenter le site, nous trouvons enfin une zone acceptable, un épais tapis de mousse sans trop d’eau dessous et autour. Mais cet endroit est à trois cents ou quatre cents mètres du rivage et y monter toutes nos affaires est éreintant. Le sol est meuble et truffé de pièges. La couche d’herbe, de mousse ou d’arbustes de plus de dix centimètres cache autant le sol que les flaques, les pierres ou les trous. Planter les sardines est très facile dans cette mousse, mais elles ne tiennent pas. Malgré leur taille, je n’ai pas atteint le sol, plus dur. Espérons que le vent ne se lève pas plus… Une fois la tente montée, nous sommes épuisés.
Le déjeuner est vite avalé, assis sur les rochers. Nous apercevons un gros rapace sur la montagne derrière nous. Et nous pouvons enfin profiter de cette magnifique prairie légèrement en pente devant nous. Le sol est multicolore. Les plantes présentes ici nous offrent une grande variété de couleurs. C’est très beau, malgré l’absence de soleil. Blanc, gris, jaune, orange, rouge, toutes les teintes de vert… Le Groenland se pare de ses couleurs d’automne.
Nous voyons une petite embarcation avec une personne à son bord passer devant nous et pénétrer dans une crique voisine. Et soudain un claquement. Puis le moteur se fait de nouveau entendre et le bateau repart vers le fjord. Un second claquement sec. Nous nous regardons. Non, cela ne ressemble pas aux grondements des icebergs. Et encore un claquement. Oui, cela ressemble plutôt à un coup de feu. Et ils s’enchaînent, espacés chacun de plusieurs minutes… Le bruit du bateau s’intensifie. Il réapparaît et entre dans notre petite baie. Au téléobjectif, je suis les mouvements du pilote. Vaguement inquiets, nous nous interrogeons sur ses intentions. Il arrête son bateau sur la rive et descend sur la plage, à quelques mètres de nos kayaks, se penche et prend un grand bac blanc. Puis il retourne à son bateau, fait marche arrière et repart. A l’arrière de son embarcation, à moitié sur le rebord gît une masse brune au ventre blanc. Ensanglantée… Un élan de tristesse nous envahit, nous qui sommes si heureux de voir leurs têtes apparaître près de nos kayaks pendant notre route.
Après cet épisode morbide et une fois la vaisselle faite, nous retournons aux kayaks pour les remonter un peu, hors d’atteinte de la marée montante. Nous en profitons également pour étaler les combinaisons étanches, trier notre nourriture et ouvrir les compartiments étanches pour qu’ils sèchent.
Nous avions prévu un peu trop en nourriture, surtout pour les goûters, que nous ne mangeons que de temps en temps. Et encore plus rarement les deux dans la même journée. Ainsi que pour quelques repas du soir. Et finalement, préparer les sachets individuels a peut-être été aussi une perte de temps et de place. Il y avait sûrement plus pratique à faire…
Nous partons ensuite pour une petite promenade vers la montagne derrière nous. Nous prenons quelques photos de la prairie colorée. Mais il n’est pas certain que cela rende bien, il fait sombre. J’ai également mis mon téléphone à charger, mais sans grand succès…
Nous passons à côté de notre sèche-linge improvisé : deux rochers, la corde…
Et nous grimpons. Là encore, nos mollets souffrent et nous avons le souffle court. Mais une fois de plus, cela en valait la peine : nous avons une vue sur presque trois cent soixante degrés sur les fjords qui nous entourent. Au loin, Narsaq, au pied d’une haute montagne enneigée. Partout, des icebergs, certains de bonne taille. Nous revoyons celui qui nous avait impressionné avec sa bande bleue en diagonal.
Nous restons de longues minutes au sommet à profiter de cette vue magnifique. Dommage que le soleil ne soit pas de la partie… En espérant que les photos fassent ressortir un peu de cette féerie…
Au milieu du fjord qui mène à Narsaq, un petit bateau approche. Puis s’arrête. Et de nouveau un claquement sec. Non ! Devant lui, nous voyons fuir cinq ou six dérives. Encore des dauphins. Au téléobjectif, je regarde ces « pêcheurs ». Ils sont trois, un aux commandes, deux autres à l’avant et, selon toutes vraisemblance, armés. Ils ne semblent pas intéressés par les dauphins. Nous suivons leur manège depuis notre observatoire privilégié. Ils tournent, accélèrent, ralentissent et tirent de temps en temps. Finalement, ils passent devant notre baie et partent vers l’est. Leur bateau me semble vide. Les savoir bredouilles nous soulage un peu.
Plus loin vers le sud-est, deux autres bateaux arrêtés. Et là aussi, des coups de feu… Est-ce le sport du samedi ici ? Ou est-ce toujours comme cela ? Nous nous interrogeons sur la légalité de cette pratique…
Nous redescendons. A peine assis sur les rochers près de la tente, nous nous rendons compte que la marée est plus haute que prévu et que le kayak que nous voyons est en partie dans l’eau. Je descends voir cela. Aïe… Nous avions mal jaugé la montée de l��eau. Le kayak bleu est à moitié dans l’eau et pas loin de flotter. Le violet est un peu moins immergé, mais les sacs poubelles posés à côté et contenant notre linge sale et nos réserves de nourriture flottent allègrement. Nos combinaisons étanches ne sont pas en reste et ont les pieds et les mains dans la mer. Cela devient une habitude… Je remonte le tout de quelques mètres.
En retournant à la tente, je me rends compte que le vent a forci et que le froid devient mordant.
Nous allons préparer le dîner. Et ramasser du bois pour nos moules. Nous décidons de dîner en bas, près de la plage, abrités du vent par les rochers qui séparent les deux petites plages. Après avoir ramassé quelques petits bois et quelques planches vermoulues amenées par la mer, j’allume le feu. En attendant qu’il prenne complètement, je remonte mettre des pierres sur les sardines, le vent commençant à souffler fort. Par sécurité… J’ai l’impression que c’est à la tombée de la nuit que le vent se lève énergiquement ici… Il y a quelques pierres plates qui conviennent parfaitement au bord d’une petite mare. Je fais plusieurs allers-retours pour que chaque piquet métallique soir couvert. Et ce n’est pas une partie de plaisir, je manque à plusieurs reprises de chuter en mettant le pied dans un trou caché. Je finis bien essoufflé…
Je ramasse également le linge qui commençait à s’envoler. Puis je redescends à la plage. Notre petit coin à l’abri du vent est idéal pour un feu de camp. Celui-ci est d’ailleurs bien parti et nous plaçons les moules sur une des planches, faute de mieux. En quelques minutes, elles sont cuites. Elles sont vraiment d’une taille impressionnante. Et bien remplies… Et même très bonnes… Il y a également quelques champignons pour accompagner la purée. Je préfère ne pas en prendre. Qu’il y ait au moins un survivant !
Ce bon dîner terminé, nous retournons à la tente nous installer pour la nuit. Celle-ci est d’ailleurs presque complètement tombée. Pas une lumière en dehors de notre dôme faiblement éclairé. Je le vois tous les soirs, mais cela continue de m’impressionner. Perdu au milieu de rien au bout du monde…
Une petite « douche » rapide au gant et au lit ! Malgré le sol de mousse, les creux et les bosses du sol sont encore sensibles…
11 septembre – Dimanche
La nuit est claire. Le vent tombe petit à petit.
Une envie pressante me pousse dehors. Le froid est saisissant surtout que je n’ai pas pris le temps de m’habiller. Je comprends pourquoi la nuit est claire : légèrement voilée, la pleine lune éclaire nettement la plaine. La vue est dégagée, les détails sont nets. Presque comme en plein jour, la couleur en moins. Si le soleil pouvait briller de la même manière demain…
Le jour nous réveille. Nous ne traînons pas et mettons rapidement le nez dehors. Contrairement à notre arrivée hier, les mousti-cherons sont absents. Nous avions dû rapidement nous asperger d’anti-moustiques. Mais ils n’ont pas l’air d’être matinaux. Ou alors c’est notre odeur qui les repousse, un mélange de citronnelle, de feu de bois et sûrement de transpiration !
Malgré le froid, nous prenons notre petit déjeuner en plein air. Le ciel est aux deux tiers bleu. Malheureusement, le tiers nuageux est à l’est et cache le soleil naissant. Les nuages progressent vers nous, le soleil progresse également vers le bleu. Cela ressemble un peu à une course. Pour le moment, les nuages l’emportent. Enfin, tant qu’il n’y a pas de pluie…
Nous nous surprenons. A huit heures et demi, nous sommes prêts. La mer est très calme, lisse et translucide. Seuls nos kayaks perturbent cette harmonie. Comme des rasoirs, nos étraves coupent l’eau en des traces nettes qui s’élargissent avec le temps. Sur les côtés de cette marque, à intervalles réguliers, nos pagaies laissent aussi leurs empreintes. L’eau est si claire que même immergées, elles restent visibles. Deux petits tourbillons pétillants de bulles d’air accompagnent leur mouvement vers l’arrière. Et quand elles reviennent vers l’avant, hors de l’eau, une kyrielle de gouttes d’eau les suit et marque la surface. En s’écrasant, la goutte se fractionne en plusieurs petites billes claires qui roulent sur l’eau verte avant de s’y mélanger en s’arrêtant.
Un petit vent d’est, de face, se lève, brouillant légèrement ce miroir liquide.
Les nuages ont gagné leur course contre le soleil. Mais dans leur précipitation, ils ont laissé quelques trouées dans leur avancée. Et au bout d’une heure d’efforts, un soleil voilé profite d’un de ces trous et nous illumine. Il fait briller de mille feux les icebergs que nous croisons.
Sur notre droite, au fond du fjord voisin, un iceberg totalement noir.
Quelques pauses photos. Il faut en profiter ! Un bel iceberg bleu turquoise attire particulièrement mon attention. Le soleil renforce cette couleur bleue et la transparence de la glace. Comme une friandise, sa surface déchiquetée et ensoleillée apparaît luisante et étincelante. Sa base est nettement creusée par l’effet de la mer et il semble composé de longs éléments verticaux. Il est magnifique. Il me donne envie de m’approcher, de le toucher. D’en prendre un morceau. Je pourrais passer des heures à le contempler…
Ses voisins ne sont pas en reste, tous d’une beauté différente. L’un d’eux est, à l’inverse, comme composé d’une multitude de couches horizontales. Un autre a un trou en son milieu, comme le chas d’une grosse aiguille. Un autre, encore, a une surface lisse et brillante comme une piste de ski verglacée au petit matin.
Un petit bateau jaune avec deux occupants s’approche. Le fusil tenu par l’un d’eux nous laisse peu de doutes sur leurs intentions et leur occupation. Ce sont bien des chasseurs. Ils sont proches de nous. Pas plus de deux cents mètres. Leur coup de feu manqué, ils mettent plein gaz et foncent sur nous. Vaguement inquiet, j’arrête de pagayer, attentif à ce qu’il va se passer. A quelques mètres de nous, ils finissent par s’écarter et passent à côté en faisant un signe de la main.
Nous longeons une île et Narsaq grandit au loin. Au bout de l’île, c’est la dernière ligne droite. La traversée du fjord et nous arrivons au port. Je reconnais les différents sites de la côte devant Narsaq, nous y étions il y a quelques jours. Déjà… La boucle est bientôt bouclée et cela sent la fin.
Les petits bateaux sont de plus en plus nombreux. La civilisation approche. Trois monstres de glace sont entre nous et la ville. Il va falloir zigzaguer pour entrer au port. Même si de loin, ils semblaient nous barrer la route, ils sont finalement suffisamment espacés pour ne pas avoir à les contourner tous. En passant près de l’un d’eux, je vois une véritable petite rivière serpenter sur sa surface et finir par tomber à la mer. Le débit d’eau est continu. Malgré le temps incertain et la faible température ambiante, les icebergs fondent à grande vitesse. J’avais déjà vu des glaçons goutter de leurs extrémités, mais jamais à cette échelle.
Nous croisons un petit bateau rapide, type Zodiac, rouge, avec une dizaine de passagers en combinaisons rouges. Il arrive de la droite, du fjord venant de Narsarsuaq. Il passe devant Narsaq sans s’y arrêter et poursuit en direction de l’inlandsis. La ressemblance avec nos « scientifiques » est trop flagrante. Et vu la direction qu’il prend, il doit se rendre à la base que nous avons aperçue près du glacier. Celle-ci nous apparaît de plus en plus comme un site touristique. Et le bateau que nous croisons doit être une nouvelle fournée de visiteurs.
A plusieurs reprises, j’aperçois des dérives de dauphins. Mais à chaque fois trop loin pour les suivre ou les photographier. Ils semblent moins curieux et plus craintifs que les phoques. Ils ne s’approchent pas de nous.
Malgré tout, la traversée se fait sans encombres et nous arrivons à l’entrée du port.
Nous hésitons sur notre lieu de débarquement. La rive située entre l’entrée du port et le ponton où nous sommes arrivés en bateau dimanche dernier, apparaît difficile d’accès car elle est composée de gros rochers empilés. Même si cet empilement ne fait pas plus de trois mètres de haut, sa pente est raide. Y accoster et y décharger tout notre matériel nous paraît trop risqué. La plage de cailloux gris au fond de la baie semble plus pratique. Mais un grillage part de cette plage et court le long de la berge qui mène au port. Il va nous empêcher de rejoindre le petit ponton d’embarquement. Nous dépassons le celui-ci. En passant la jetée principale et le petit port qui y est accolé et où sont amarrés les bateaux, nous trouvons une zone plus propice que les berges raides que nous avons croisées depuis l’entrée de la baie. Elle se trouve juste après l’entrée du petit port et avant le grillage. A une centaine de mètres du ponton. Il s’agit là aussi de gros rochers entassés mais dont la pente n’est cette fois pas trop forte.
Nous accostons et débarquons sans trop de peine sur ces rochers rendus glissants par des algues. Puis nous déchargeons toutes nos affaires sur la petite route qui se trouve juste au-dessus. Et enfin, nous hissons nos kayaks. La route semble inutilisée. Elle aboutit à une grille fermée menant à un entrepôt. C’est dimanche, nous n’allons certainement pas être dérangés.
Un ponton franchement délabré en bas et fraîchement réparé en haut est juste à côté. Nous nous y installons pour déjeuner. Nous en profitons pour ranger nos affaires dans nos sacs. Nous trions notamment nos sacs de nourriture et nous utilisons une poubelle du port pour nous débarrasser de nos détritus.
Nous avons vue sur ce petit port. Quelques bateaux sont amarrés à la jetée qui protège du large. Quelques petites embarcations et deux bateaux de pêche plus gros, un vert et un bleu, dévorés par la rouille.
C’est finalement le bon timing. Un lever et un départ tôt. Trois heures de kayak et le déjeuner vers midi. Cela évite d’avoir une journée décalée.
Nous portons ensuite nos affaires et les kayaks au ponton d’embarquement. Comme nous avons largement le temps avant l’heure prévue, nous partons nous promener et visiter la ville.
Les maisons sont espacées et colorées, principalement rouges, mais également bleues, vertes et jaunes. Les toits gris sont fortement inclinés. De près, certaines sont dans un triste état. Quelques immenses paraboles ont fleuri ça et là. Un trampoline pour enfants me fait penser à la famille. Il y a beaucoup d’enfants. Nous passons devant un grand bâtiment vert. C’est une école, reconnaissable aux jeux en bois installés dans la cour et aux dessins accrochés aux fenêtres. Il y a également quelques grands bâtiments dont nous ne saisissons pas la fonction. Un cimetière aux croix blanches se trouve non loin de l’église blanche et rouge. Aux couleurs du drapeau groenlandais qui flotte devant beaucoup de maisons, à la mode nord-américaine. Nous voyons une maison en pierre, les autres sont toutes en bois. Pourtant il y a bien plus de cailloux que d’arbres ici !
Nous croisons un groupe d’espagnols avec un caddie. Ils nous saluent… En espagnol ! Nous avons sans aucun doute beaucoup plus le type espagnol et touriste qu’indigène. Les locaux sont vraiment typés. Nous ne voyons que des inuits. Où sont passés les descendants des vikings ? Nous n’échangeons pas de salut car ils ne nous regardent pas. Ils passent près de nous sans un regard.
Après une bonne heure à arpenter les rues de la ville, nous retournons au port. Un gros cargo rouge et blanc « Royal Artic » arrive, à la suite d’un remorqueur danois. Il paraît démesuré et déplacé dans la baie et devant le petit port. Il est chargé de containers et s’arrête devant le hangar du même nom.
Claus est déjà là, en train de faire le plein du bateau sur le ponton voisin au pied de la station essence rouge que nous avions utilisée le premier jour pour charger les kayaks. Elle sert aussi bien pour les bateaux que pour les véhicules. Nous patientons quelques minutes puis nous embarquons nos affaires et les kayaks sur le bateau. Nous attendons encore l’arrivée de deux autres passagers.
Quelques minutes plus tard, ils arrivent et nous partons immédiatement pour Itelleq. La mer est franchement agitée dans le fjord qui part vers Itelleq et Narsarsuaq. Quelques crêtes blanchissent d’écume et le bateau tape violemment. Je comprends mieux pourquoi il est vivement conseillé de ne pas faire de kayak dans l’après-midi avec le vent d’est qui souffle plus fort à mesure que le jour progresse. A voir comment nous ferons demain…
En approchant de notre destination, je me redresse pour bien observer l’endroit. Légèrement sur la gauche et masqué, le Qôroq, fjord paraît-il très beau et grand pourvoyeur d’icebergs. A gauche, au loin, Narsarsuaq. A droite les quelques bâtiments d’Itelleq.
Après quarante-cinq minutes de trajet, nous arrivons.
Itelleq. Au creux d’une petite baie, trois ou quatre maisons. Une grande bâtisse rouge foncée et blanche domine la baie. Plus bas sur la faible pente cultivée, une immense grange jaune et verte. Des bottes de paille empaquetées de blanc. Quelques champs bien verts sur les pentes des collines. Deux bateaux sur la terre ferme à côté de la route. Un tracteur près d’eux. Un peu d’élevage, des moutons sur la pointe de gauche, quelques chevaux près de la ferme.
Les deux voyageurs espagnols aux vestes vertes identiques descendent également ici. Nous accostons sur un petit ponton dont le bois très clair atteste de l’installation ou de la réparation récente. Trois personnes attendent sur celui-ci pour prendre notre place. Un quad arrive pour prendre les bagages des espagnols. C’est une manière de voyager très prisée ici. Vous marchez et on s’occupe de vos bagages. Vous les récupérez là où vous logez.
Nous déchargeons tous nos sacs… Depuis que nous sommes arrivés à proximité de Narsaq, les nuages ont remporté leur combat. Et ici, ils commencent même à cacher les trois sommets enneigés en arrière-plan. Mauvais signe. Nous demandons à la dame du quad son avis sur la météo prévue pour le lendemain. Pour elle, pas de vent et du soleil. J’insiste : « pas de pluie ? ». Non, pas de pluie. Royal !
Cinq minutes plus tard, nous sentons des gouttes tomber…
Après avoir porté les kayaks sur la plage à une centaine de mètres, nous montons donc la tente, une nouvelle fois en situation humide. Presque avec tristesse, nous remarquons que c’est l’avant-dernière fois…
Sur la carte un petit triangle rouge indique que cet endroit à côté du débarcadère est un camping. Nous avons cependant beaucoup de mal à trouver une zone plane. D’ailleurs, après son montage, la tente penche un peu ! Nous sommes à quelques mètres de l’eau, mais en hauteur, séparés de l’océan par une petite falaise d’au moins trois mètres.
Une fois la tente montée et les affaires à l’abri, la pluie cesse. Bon, cela ira pour cette fois… Du coup, je sors la corde et la tend entre deux rochers. Le soleil fait même une apparition. Cela sent la douche-casserole !
Je mets également le téléphone à charger, il est quasiment vide.
Gros problème ici, il n’y a pas de ruisseau et nous n’avons presque plus d’eau. En tout cas pas assez pour ce soir et demain matin. Retour donc à la plage de cailloux pour y chercher un glaçon. Je ramène un gros bloc d’une bonne dizaine de kilos. C’est lourd, glissant, froid et humide. Suivent quelques autres allers-retours à la plage pour ramasser et ramener du bois flotté, en quantité ici. Puis il faut casser la glace pour en faire des morceaux de la taille des casseroles. Rien de plus simple : je laisse tomber le petit iceberg sur un rocher. Celui-ci explose et les morceaux s’éparpillent sur l’herbe. Il n’y a plus qu’à les ramasser et les faire fondre. Le feu est rapidement allumé et les casseroles pleines de glace sont mises au-dessus.
Nouvelle difficulté : l’eau est loin d’être pure. Débris dans la glace et poussières du feu flottent ou gisent au fond de nos ustensiles. Une chaussette, propre bien sûr, va servir de filtre.
Pendant qu’une fournée de glace fond, nous allons explorer notre domaine. C’est une petite presqu’île peu vallonnée. Nous arrivons rapidement de l’autre côté, avec vue sur l’entrée du fjord à glaçons et sur Narsarsuaq. Les moutons sont là aussi. Ils s’éloignent tranquillement à notre approche, non sans quelques regards réprobateurs. Nous rentrons après quelques photos.
La glace a fondu. Quand je pense qu’elle avait peut-être des millions d’années…
La prochaine série sera celle de la douche. Entre notre emplacement et le ponton se trouve une petite habitation verte et blanche. Elle semble inhabitée. Je fais le curieux, la porte n’est pas verrouillée. Ce n’est pas une maison mais un refuge pour campeur. Une grande pièce avec une table, des bancs, un placard vide et un balai, une petite pour les toilettes sommaires. Sa terrasse nous servira de douche, nous y serons bien plus à l’abri du vent.
Cette « douche » me fait du bien. Que cela est agréable de se sentir propre, même si, sur l’instant, c’est assez frais !
Le vent qui soufflait fort de l’est tourne à l’ouest, comme tous les soirs, et en quelques instants.
L’heure du dîner approche. Soupe, nouilles chinoises et flan.
Le ciel se dégage. Il commence à faire froid. Trop froid même pour manger dehors. Nous nous réfugions dans la tente. Je suis gelé et j’ai beaucoup de mal à me réchauffer. Fait-il vraiment plus froid ou est-ce à cause de la douche ? C’est dommage, nous aurions pu profiter du feu qui se consume lentement.
Il ne fait pas encore nuit et la pleine lune se lève. La nuit risque d’être claire. Et glaciale. Si les nuages continuent de fuir, peut-être aurons-nous la chance de voir enfin une aurore boréale digne de ce nom. Encore faut-il avoir le courage de mettre le nez dehors…
Le dîner est avalé. Il est l’heure de se mettre au lit. Mon tee-shirt de nuit sent décidément trop mauvais, je ne peux plus le porter. Je vais dormir comme en France, avec juste mon caleçon…
Cela sent la fin, avant-dernière nuit. Demain avant-dernière journée. Et pour la première fois depuis le début, pas de véritable surprise aujourd’hui. C’est louche ! Que nous réserve la nuit ?
Demain matin, deux à trois kilomètres à pied jusqu’à Igaliku, très joli village selon le guide. Puis suivant l’heure du retour, déjeuner et moins de dix kilomètres de kayak pour aller à l’entrée du Qôroq, fjord réputé.
Un petit coup d’œil dehors et au lit.
12 septembre – Lundi
Une main me secoue l’épaule. Une petite voix pas très rassurée : « Cyril, réveille-toi, il y a quelque chose dehors à côté de la tente ». Je dormais si bien… Les sens en alerte, je tends immédiatement l’oreille. Effectivement, il y a des bruits en plus du choc des vagues contre les rochers. Je décroche la lampe du « plafond ». J’ouvre la tente. La lune éclaire fortement. C’est la pleine lune et pas un voile de nuage. Les intrus bruyants ressemblent à nos moutons vus la veille. J’allume la lampe en version lampe torche. Et c’est bien un mouton qui se détache dans le cercle lumineux à quelques mètres de la tente. Eclairés, il relève la tête et ses yeux deviennent deux billes luisantes. Une autre tête apparaît dans le rond de lumière, ajoutant deux autres billes jaunâtres. L’éclairage n’a pas l’air de les effrayer, au contraire, ils semblent curieux et font mine de s’approcher. J’éteins la lampe, ou plutôt je tourne la molette de sélection qui passe sur clignotant orange avant de passer sur arrêt. Est-ce ce flash orange ou le clic de la molette, mais les moutons prennent peur. A la lueur de la lune, nous les voyons s’enfuir en courant et en bondissant.
Rien de grave…
Nous en profitons pour lever le nez. Il y a quelques longues traînées verdâtres dans le ciel. Mais la pleine lune doit empêcher de les voir plus nettement. Une nuit noire doit être préférable pour l’observation des aurores boréales… Retour au chaud.
Le jour se lève. Petit coup d’œil dehors. Un ciel bleu et pur. Le soleil est toujours caché derrière les montagnes. Il fait un froid glacial, mon haleine forme un petit nuage de vapeur devant mon nez.
Les sommets des montagnes à l’ouest sont éclairés. Cela va bientôt être à notre tour de profiter du soleil. Il n’y a pas de vent. Malgré tout, la mer a un petit clapot.
Nous décidons de prendre notre petit déjeuner dehors. Le temps que l’eau chauffe, le soleil franchit enfin la petite montagne à l’est et nous réchauffe de ses rayons. Il va falloir ressortir la crème solaire et les lunettes de soleil aujourd’hui.
Du côté de la ferme, le chant d’un coq. Puis les hennissements des chevaux.
La batterie de mon rasoir a rendu l’âme. Elle dure bien plus longtemps d’habitude. Le froid sûrement. Je finirai barbu.
Comme à chaque étape, nos petits amis sont là. Ce sont un, deux, voire trois petits oiseaux au plumage vert et brun et à la queue blanche et noire. Avec leur air curieux et leur chant joyeux, ils ne sont jamais bien loin. Ni jamais trop près. Rarement à moins de cinq mètres, rarement à plus de vingt. Et ils voltigent de perchoir en perchoir, de rocher en rocher autour de nous, que nous soyons autour de la tente ou en promenade. Je ne pense pas que ce soit les mêmes depuis notre début. Mais il y en a toujours à nos côtés et leur chant accompagne nos journées.
Et quand nous partons marcher, comme ce matin, ils nous suivent. Ou plutôt nous précèdent. C’est curieux et agréable.
Une fois prêts, nous partons donc vers Igaliku. La route faite de cailloux ocre et gris serpente le long de la colline et monte tranquillement. Avec le soleil de face et l’absence de vent, il fait bon à marcher et je tombe rapidement la veste. Nous profitons de ce beau ciel bleu pour faire quelques photos. Nous laissons à notre droite la ferme qui nous faisait face depuis la tente. Une seconde ferme apparaît ensuite sur notre gauche. Dans les champs de cailloux, quelques moutons. Ils sont craintifs, mais pas assez courageux pour fuir franchement. Peut-être leur beau chargement de laine les handicape-t-ils ?
Nous retrouvons les mêmes choses autour de cette ferme : quelques champs bien verts et sans cailloux, de grandes rangées de bottes de foin emballées, quelques machines agricoles dispersées ça et là, des vaches et des chevaux.
Tout est tranquille hormis le faible ronronnement d’une de ces machines agricoles. Et les petits cris de nos amis…
Nous arrivons au col qui va nous permettre de franchir la crête et de descendre vers Igaliku. Légèrement à gauche, un poteau métallique supporte quelques relais de téléphone portable et une petite plate-forme pour hélicoptères. Même ici, la technologie n’est jamais très loin.
Pour nous désaltérer, nous avons pris un bidon rempli avec de l’eau obtenue de la fonte des morceaux de glace. A l’ouverture du bidon, une forte odeur de feu de bois nous assaille l’odorat. Et l’eau a un affreux goût, un terrible goût de feu de bois. Imbuvable…
On nous a vendu Igaliku comme un site d’une remarquable beauté avec quelques ruines viking. Et effectivement, le premier aperçu est magnifique. Le soleil de face se reflète dans l’eau bleue du fjord. Il est effectivement très beau, avec ses quelques petites îles et les montagnes aux sommets blanchis en arrière-plan. Une vingtaine de maisons éparpillées au bord du fjord et au pied de la colline, sans logique apparente. Un port minuscule avec un seul bateau à quai. Trois autres sont sur le rivage. Un petit cimetière aux croix blanches sur la droite. Quelques moutons un peu partout et quelques champs bien verts.
Nous quittons la route qui fait une large boucle sur notre droite pour adoucir sa pente, et nous coupons tout droit par un vague sentier. Comme hier quand nous avons débarqué, nous sommes frappés par la sécheresse du sol. Lors de nos précédentes étapes, le matelas herbeux était au mieux humide. Ici, l’herbe est rase, le sol sec et ferme, agréable à fouler. Sûrement un effet positif de l’élevage de moutons. Peut-être y a-t-il aussi un peu plus de vent ici ? La marche en est d’autant plus agréable et aisée. Sur la route que nous venons de laisser, un tracteur débute l’ascension vers le col derrière nous et peine à grimper avec sa remorque contenant un bateau.
Sur la carte, les ruines vikings sont indiquées sur notre gauche, légèrement à l’écart du village. Nous décidons donc de commencer par là. Nous suivons le chemin, cherchons et trouvons les différents repères pour situer ces vestiges. La route qui tourne vers la gauche, la crique, la plage, le ruisseau. Tout colle. Sauf… Les ruines. Rien. D’autres sont indiquées un peu plus loin. Nous avançons un peu. Rien également… Nous avons beau chercher, aucune trace, pas un mur, même affaissé… Rien… Déception... Soit nous avons vraiment manqué quelque chose, soit l’appellation de ruines est quelque peu exagérée. Le premier site est d’ailleurs reconverti en carrière de cailloux…
Nous revenons alors vers le village. Toujours sur la carte, un lieu proche est indiqué comme point d’intérêt. A l’endroit décrit par la carte, nous trouvons un petit enclos emmuré à côté d’un hangar. Dans cet enclos, cinq petits tas de pierres surplombés chacun d’un morceau de bois, certains en forme de croix. Peut-être un ancien cimetière… Mais pas vraiment mis en valeur. Là encore, petite déception…
Nous entrons alors véritablement dans le village. Les maisons sont belles et colorées, la plupart en pierre. De ce côté-là, pas de mensonge, le site est vraiment très beau.
Vers le « centre » et devant l’église en pierres roses, une plaque rappelle le passé viking du village. Juste à côté, un mémorial pour deux personnes du XVIIIème siècle. A priori les fondateurs du village moderne. Malgré l’époque et la rudesse du pays, les deux ont vécu soixante-dix ans. Un peu plus loin, des vestiges. Enfin ! Quelques murs en pierres sombres, entre le gris et l’ocre, quelques traces au sol. Malheureusement le panneau explicatif n’est qu’en groenlandais. Et le guide au dos de la carte n’est pas assez détaillé. Nous remarquons d’ailleurs que ce guide contient aussi un plan explicatif de Narsaq. Trop tard !
Nous ne nous attardons pas et repartons vers le col. Nous passons devant un café avec un quad garé près de l’entrée. Certainement l’auberge de jeunesse de la dame au quad d’hier. Quelques bungalows identiques sont à côté.
La remontée du sentier brûle un peu les jambes, dans ce sens, la pente paraît bien plus raide. Arrivés au col, un air frais nous fait remettre nos vestes. Nous redescendons tranquillement avec nos amis qui nous ont accompagnés sans faute.
A l’arrivée à la tente, la question se pose : repas ou départ. Un coup d’œil au téléphone : onze heures et demi. Ce sera donc repas. Pour le moment, la mer est d’huile et le vent très faible d’ouest. Tout pour nous arranger. Pourvu que ça dure ! Nous sommes conscients de cette chance. Nous profitons de la pause repas pour tout sortir au soleil, vêtements humides, matelas et sacs de couchage.
13h10. C’est l’heure de l’inversion de la marée et nous sommes en tenue aux kayaks. C’est parti pour une petite étape dans d’excellentes conditions. Naviguer comme cela est un vrai plaisir. Il ferait même chaud dans nos combinaisons. Nous passons devant le ponton neuf et nous longeons la petite falaise de quelques mètres sur laquelle nous avions planté la tente. La roche est principalement ocre. Rongées par la mer, certaines parties sont en surplomb ou en équilibre et menacent de tomber. Du moment que cela n’arrive pas quand nous passons à côté… A la sortie de la baie, nos visiteurs de la nuit saluent notre départ de quelques bêlements.
A la crique suivante, nous pensons la même chose : « C’est une maison bleue, accrochée à la colline »…
Au pied de celle-ci, des pêcheurs, ou des chasseurs, remontent leur bateau sur la plage. La remorque est ensuite accrochée à un tracteur. Leurs deux chiens aboient à notre passage.
Au détour d’une petite avancée rocheuse, nous arrivons en vue du fjord. Je suis un peu déçu, je m’attendais et j’espérais beaucoup plus de glace sur l’eau. En outre, le peu d’icebergs présents sont de l’autre côté, poussés par le petit vent. Une belle collection de gros morceaux bouche d’ailleurs le fjord de Narsarsuaq.
Ce sont les avions que nous voyons et entendons le plus cet après-midi. Nous passons dans l’axe de piste et plusieurs décollent, troublant la quiétude de cette belle journée.
Notre objectif, le Blue Ice Camp est en vue. Une grande plage grise le précède. Jusqu’au dernier moment, j’ai un léger doute car je tarde à apercevoir la petite cabane installée par Jacky et ses collègues pour fournir un abri aux campeurs en cas de besoin.
Enfin la voilà, en retrait de la plage et bien cachée derrière une petite colline verte et ronde. Nous accostons et nous mettons en chasse de notre emplacement. Puis nous déchargeons nos affaires, nous nous changeons et pour la dernière fois, nous montons la tente. Ce sera au bout de la plage, au pied de la verdure qui marque le début de la pente, sur un sable gris très grossier. Quelques moutons se nourrissent tranquillement de l’herbe verte. Il n’y a pourtant pas de ferme ici… En espérant qu’ils ne viennent pas nous déranger cette nuit…
C’est le début d’une longue liste de dernières fois…
Avec le soleil, la vie est belle, tout est tellement plus agréable et plus facile.
En arrivant, j’avais aperçu un iceberg de bonne taille échoué un peu plus loin sur notre plage. Une fois installés, je m’y rends pour quelques photos. Malheureusement, la marée a été plus rapide que moi et il baigne déjà largement. Tant pis…
Nous partons alors visiter ce lieu. Pour commencer, nous grimpons sur la petite colline bien arrondie qui se trouve juste au-dessus de la plage. A ses pieds est échoué un long tronc d’arbre bien taillé. Il n’est pas d’ici celui-là ! Nous commençons à descendre vers la plage de l’autre côté de la colline. Et sur cette plage gît un petit iceberg qui serait parfait pour quelques photos. Et moi qui traînais les pieds pour descendre vers cette plage. Du coup, je rentre rapidement à la tente chercher les maillots de volley que j’ai emmené, autant pour les porter, car ils sont en synthétique, que pour quelques photos souvenir.
Le glaçon en question est en plus bien proportionné et il est possible de s’y asseoir et même de s’y mettre debout. Et c’est le début d’une série de photos. Assis et debouts sur l’iceberg, puis avec les maillots. Il fait un soleil radieux, il fait bon. Allé je me mets torse nu derrière le glaçon.
Et pourquoi s’arrêter là ? J’enlève le bas et je pose les orteils dans l’eau. Bon, c’est certain, c’est froid, très froid même. Mais à ma grande surprise, c’est supportable. Je poursuis jusqu’aux genoux. Quelques foulées dans l’eau. Cela saisit quand même cette eau glaciale. C’est gelé, piquant et brûlant en même temps !
Mais cette mer translucide est tellement tentante, ce soleil si chaud, l’air si doux, même si la température ne doit pas dépasser les 10°C… Et avant de partir, prétentieux sans doute, j’avais affirmé que j’irai me baigner. Les premiers jours, mes premiers contacts avec cet océan glacial m’avaient refroidi. Surtout sous la pluie ! Mais maintenant, cela me semble possible, et c’est sûrement le moment ou jamais…
Allé, soyons fou, j’y vais. Les pieds, les genoux, la ceinture passent sans problème. Une petite pause. Tout va bien. Et le reste suit ! Cela pique et brûle un peu, la poitrine est opprimée. Quelques secondes complètement immergé, puis quelques gestes de natation pour revenir vers le bord sous le regard incrédule de la photographe et je sors en courant ! Pas de serviette, mais vite un maillot pour me sécher. Forcément, l’air paraît chaud après un tel bain. Au goût, cette eau de mer est bien moins salée qu’habituellement. Il faut dire qu’avec toute l’eau douce qui y tombe…
Je regarde les photos. Un peu déçu, avec le soleil bas sur l’horizon, je suis presque à contre-jour. Qu’à cela ne tienne, j’y retourne en me tournant davantage face au soleil. Je m’y remets donc entièrement. Et de la même manière, j’en ressors très rapidement. Je me sèche avec le second maillot.
Voilà, je l’ai fait !!!
Nous retournons à la tente, moi tout fier de ma performance, de mon exploit ! Il n’y a sûrement pas de quoi, ce n’est pas forcément très intelligent. Si je passe les prochains jours au lit, je ne devrai pas me plaindre… Tant pis, je l’ai fait !
Nous allons ensuite voir la petite cabane, plantée sur les hauteurs derrière la tente. Ses murs ont une surface métallique et sa porte est en bois. Spartiate et bien arrimée, elle doit être très pratique en cas de mauvais temps. Les câbles qui la tiennent donnent une idée des vents qui peuvent souffler en ces lieux…
Nous grimpons sur la bosse qui se trouve juste à côté et qui nous offre une belle vue sur le fjord et sur l’inlandsis au fond de celui-ci. Il y a beaucoup d’icebergs au pied du glacier, mais très peu devant nous, à la sortie du fjord. Je reste déçu. Dommage de ne pas avoir le temps de s’en approcher. J’ai du mal à évaluer la distance qui nous sépare de l’inlandsis, mais elle doit être importante, plusieurs kilomètres sans aucun doute. Le temps qu’il nous reste demain ne nous permettra sûrement pas de pénétrer trop profondément à l’intérieur de ce fjord.
Nous apercevons deux phoques au milieu du fjord devant nous. Ils semblent s’amuser dans l’eau en nageant rapidement sur quelques mètres. Mais ils sont trop loin pour des photos. Nous essayons de nous en approcher en redescendant jusqu’à la plage. Mais la distance reste trop grande. Des chasseurs sont de l’autre côté du fjord. Trop loin eux aussi, tant mieux.
Un petit bateau approche à vive allure de notre plage, légèrement sur notre droite. Il fait fuir nos phoques. Il accoste à une centaine de mètres de nous et nous voyons une personne en descendre et grimper sur la pente abrupte. Puis nous la voyons se pencher et ramasser des choses par terre, au milieu des rochers. Vraiment curieux ce qu’il peut se passer dans ce pays.
De retour à la tente, c’est l’heure d’une bonne douche même si la mer ne m’a pas paru très salée. Je profite de l’eau à profusion ici. Ce sera donc deux casseroles d’eau chaude pour bien me laver. Quel plaisir de sentir cette eau chaude couler sur mon corps. La douche de demain soir promet d’être très agréable. Et très longue. A moins d’un bon bain chaud… Ces petits plaisirs que l’on oublie dans notre vie quotidienne et qui nous font rêver ici.
Puis, pour la dernière fois, je regarde le programme du lendemain. Une douzaine de kilomètres en direct pour le port de Narsarsuaq. Un peu plus si nous entrons dans le fjord. Nous verrons en fonction de la glace présente.
De toute façon, il va falloir se lever tôt, car la journée va être chargée. Une fois arrivés à Narsarsuaq, il faut se changer, vider les kayaks, les rendre, déjeuner, récupérer et faire les valises, et enfin aller à l’aéroport. Avec tout ce qu’il nous reste, nous ferons certainement don d’un peu de nourriture à Jacky. Nous décidons donc d’un lever à six heures. Pour une fois, je vais mettre le réveil afin d’être certain de ne pas se rater.
Le dernier dîner, face au soleil couchant. Nous avons l’impression qu’il n’est pas aussi tard que nous le montre la position du soleil. Et avec raison. Par rapport au jour de notre arrivée, il y a dix jours, le soleil se couche une demi-heure plus tôt aujourd’hui. Cela varie si vite à ces latitudes…
Le froid tombe vite. Sans nuages, une nouvelle nuit glaciale nous attend. Le repas achevé, nous nous réfugions dans la tente pour une bonne nuit de sommeil.
Méritée car je l’ai fait !
13 septembre – Mardi
2h53. Le vent hurle sur les sommets nous entourant et nous réveille. Immédiatement, deux questions : la tente va-t-elle tenir et comment va être la mer tout à l’heure ?
Pour la première, je ne suis pas trop inquiet. Les piquets ont été difficiles à enfoncer et en cas de besoin, il y a foison de pierres autour pour tenir les sardines. En outre, nous sommes dans un creux, bien abrités. Et effectivement, seules quelques rafales secouent épisodiquement la tente. Mais plus haut, cela siffle fort…
Quand à la seconde question, je suis bien plus soucieux…
Difficile, voire impossible de se rendormir dans un tel contexte, entre le bruit et l’anxiété.
6h00. Le réveil sonne. Pas pour nous dire « réveillez-vous », mais plutôt « levez-vous ». Notre dernière fois de préparatifs s’effectue rapidement et en silence. Le manque de sommeil et l’inquiétude nous rendent muets.
La lune brille encore fort. Le soleil n’est pas encore levé. Et de toute façon les hautes montagnes derrière nous, nous le cacheront encore longtemps. Le ciel s’est couvert de nuages d’altitude pendant la nuit, pas entièrement, mais les trouées bleues sont minces.
Je vais rapidement voir la mer. Aïe… Mes pires craintes sont confirmées. Le vent d’est qui souffle toujours aussi fort a métamorphosé le fjord. Hier si calme, la mer est aujourd’hui déchaînée. Les vagues s’enchaînent, bien creusées, et viennent s’écraser violemment sur le rivage. Leurs crêtes sont blanches d’écume. Nous allons tout avoir de face : le vent, les vagues, le courant. Dans notre malheur, une toute petite bonne nouvelle : il vaut mieux avec cela contre que plein travers. La traversée du fjord jusqu’à la rive montagneuse de l’autre côté va être longue, difficile et périlleuse.
7h30. Nous sommes prêts. Vraiment rapides ce matin. Et face aux flots en furie dans nos kayaks, le réveil musculaire risque fort d’être agité…
Les premières secondes et les premiers coups de rame confirment malheureusement que nous allons vivre l’enfer. L’effort est immense, le résultat maigre. Les vagues sont si resserrées que lorsque le milieu du kayak se trouve sur une crête, l’étrave commence déjà à plonger dans la vague suivante. L’eau déferle sur le bateau qui est ballotté comme un vulgaire bouchon. Rapidement je sens que je suis glacé sous la ceinture. Ma jupe n’est vraiment pas étanche, c’est confirmé, je baigne dans l’eau glaciale. Mais ce n’est pas mon souci principal. Le visage éclaboussé en permanence et les bras en feu, il faut lutter et avancer, encore et encore, arc-boutés sur nos montures et crispés sur notre pagaie.
Jamais montagne escarpée et aride ne m’a paru aussi accueillante. Vite s’y mettre à l’abri. Mais que c’est long d’y arriver. Je n’avance pas. Ma vision se limite à peu de choses : la vague qui me repousse, la suivante qui va m’agresser et mes bras tétanisés. Pourtant, il faut pagayer, continuer à lutter.
Les rafales sont parfois si violentes que je sens leur choc jusque dans la pelle qui n’est pas immergée. Au risque que la pagaie m’échappe des mains.
Une vague plus haute que les autres me submerge complètement. Dans le ruissellement liquide, je distingue une forme rouge glissant le long du kayak. La bouche ouverte pour mieux m’oxygéner pendant l’effort, je reçois par la même occasion une bonne goulée d’eau glaciale et salée. Par réflexe, je la recrache immédiatement. Et elle me revient aussi vite en plein visage. Ah oui, le vent… Voyant cette folie, mon bidon d’eau que j’avais calé devant moi a préféré le suicide. C’était donc lui cette forme rouge fuyante… J’y vais, je n’y vais pas ?… Cruel dilemme d’une demi-seconde. On n’abandonne pas un compagnon de voyage et de galère. Demi-tour donc. Heureusement, dix jours de kayak procurent une certaine dextérité. J’évite le retournement et un délicat trois cent soixante degrés plus tard, je suis à nouveau en route après avoir récupéré ce bidon farceur. Les deux passages avec les vagues en plein travers n’ont pas été une partie de plaisir…
Malgré le temps, deux hélicoptères rouges volent au loin…
En m’approchant de la rivé opposée, je me rends compte que le vent et les vagues ne faiblissent pas tant que cela. Mais leur orientation a changé. Logique, ils contournent l’obstacle. Je les ai donc maintenant de travers droit. Cette difficulté supplémentaire est compensée par la petite baisse d’intensité.
Il faudra attendre les tous derniers mètres pour enfin sentir une amélioration notable. Bien à l’abri du relief et tout proche du rivage, les éléments sont enfin plus cléments. Légèrement sur la gauche, une petite plage de cailloux. Loin d’être idéale, mais je ne suis pas en mesure de faire le difficile. Je m’y pose tant bien que mal et je tire mon kayak à l’abri des vagues. Comme à chaque fois que je descends de kayak, c’est ma vessie qui m’impose la première obligation. Pour me venger de la nature, j’urine sur une petite méduse échouée. Une fois cette preuve d’intelligence effectuée, je me retourne vers l’océan, les bras et les épaules endolories. Où est donc ce second kayak ? La dernière fois que je me suis retourné, il était loin derrière moi, légèrement sur ma gauche. Aucune aide n’est possible dans cet enfer, c’est du chacun pour soi… Je ne vois rien sur la mer en colère. Je monte de quelques mètres. Rien… Je grimpe en courant vers un gros rocher légèrement en surplomb, vingt ou trente mètres plus haut. Rien… J’ai beau scruter attentivement, à droite, à gauche, au près, au loin, rien… Pas de forme effilée et de pagaie qui se balance. Même pas une coque renversée. Ah… J’examine méthodiquement l’espace verdâtre agité devant moi, de haut en bas, de droite à gauche. Et bien non, toujours rien. Bon…
Et tranquillement, au ras de la falaise grise sur ma gauche, ce petit kayak apparaît, la pagaie battant l’eau lentement et régulièrement… Transit de froid, je redescends. Une fois mon kayak vidé d’une grande partie de son eau, je repars.
La navigation est un peu moins difficile au ras de cette côte rocheuse désolée. Mais il faut être attentif, à deux mètres du bord, certains rochers apparaissent franchement inamicaux. Et la moindre petite erreur nous enverrait rapidement dessus.
Nous avons maintenant le vent arrière. Juste devant nous, un promontoire s’avance dans la mer. L’eau semble particulièrement agitée devant lui. Et pour cause ! Le vent violent d’est s’engouffre dans les deux fjords, celui que nous venons de traverser (le Qôroq) et celui où nous sommes maintenant (celui de Narsarsuaq). Leurs orientations ne diffèrent que d’une trentaine de degrés. Lorsque le Qôroq se termine, au cap que nous venons de passer, le relief protège du vent venant du fjord de Narsarsuaq. Avec sa forte énergie, le vent provenant du Qôroq peut donc s’y jeter. Et c’est pour cela que nous avons vent et vagues arrières pour le moment. Mais à partir du promontoire devant nous, il n’y a plus de masque pour le vent provenant de la direction de Narsarsuaq. C’est donc le point de rencontre de deux courants contraires et de deux vents opposés. Et ce choc crée un sacré maelström.
Passer cette barrière n’est pas de tout repos. L’effort est extrêmement violent et nos muscles sont encore un peu plus endoloris. Nos kayaks sont ballottés dans tous les sens… Heureusement, cette zone particulièrement violente est restreinte et nous parvenons à en sortir rapidement…
Et du coup, nous nous retrouvons encore une fois avec vagues, vent et courant contraires. L’accalmie aura été de courte durée. La galère continue.
Quel dernier jour ! Une bonne piqûre de rappel anti-kayak…
Selon l’orientation de la côte, l’abri du relief est parfois plus faible et il faut alors se battre contre un vent violent et de bons creux qui submergent à nouveau le kayak. Ces instants de lutte contre les éléments déchaînés sont difficiles… Il faut à nouveau se battre et tirer fort sur la pagaie…
Certaines criques sont très belles et, avec 25°C de plus, feraient de très belles petites plages privées…
L’effort est long et difficile. Ce sera notre exploit. Pas de foule en délire pour nous acclamer, mais arriver au bout sera une sacrée performance.
La vitesse de défilement des rochers est parfois affligeante. Nous nous ferions dépasser par une grand-mère en déambulateur…
Juste avant un grand promontoire, une grande plage de gravier ocre. Je m’y arrête. Pas de miracle, ma vessie veille. Et pour la deuxième fois, j’en profiter pour vider les litres d’eau embarqués clandestinement. Petit goûter également, une barre chocolatée, six ou sept carrés de chocolat. C’est fête aujourd’hui, je ne me refuse rien. Et ce sont également quelques sucres rapides qui seront bien accueillis par mon organisme.
Dix kilomètres au compteur, le poteau d’arrivée ne doit pas être loin. Mais au large du promontoire, cela doit encore être le déchaînement des éléments.
Très peu d’icebergs aujourd’hui. Même eux ne sortent pas par ce temps, il fait trop mauvais… Il n’y en avait pas non plus dans le fjord précédent. Peut-être une période peu productrice.
Après ce goûter, il faut repartir. Et c’est confirmé, au promontoire, c’est à nouveau l’enfer et pas moyen d’y échapper ou de tricher. Il n’y a plus qu’à courber l’échine et appuyer fort sur la pagaie.
Au prix d’immenses efforts, nous progressons. A la vitesse de l’escargot, mais nous progressons. Au détour d’un rocher, les antennes de l’aéroport apparaissent, puis tout proche, un gros cylindre métallique, un hangar rouge et le plus beau, le petit port de Narsarsuaq, terme de notre aventure aquatique.
Quel soulagement…
Les derniers mètres ne sont pas les plus faciles. C’est ensemble que nous franchissons l’entrée du port et que nous nous échouons sur la petite plage de cailloux gris. Le visage blanchi par le sel, mais souriant, heureux d’avoir réussi. Nous l’avons fait… Nous avons vaincu les éléments déchaînés…
Voilà, c’est fini… Mais quelle fin, quelle apothéose… Sentiments partagés. Joie et tristesse. Soulagement et satisfaction. Euphorie et lassitude physique…
Et pour la dernière fois, je pose la pagaie sur le rivage et sors du kayak. Et oui, toujours la vessie en premier ! Puis, encore une fois, mais c’est la dernière, nous avons toutes les peines du monde à nous extraire de ces fichues combinaisons étanches. Ah ces manchons qui enserrent les poignets et les chevilles…
Nous vidons complètement les kayaks et nous les déposons devant le local cylindrique de Blue Ice. Juste à côté d’une dizaine d’autres kayaks monoplaces… Plus récents, avec gouvernails et grands espaces de rangement. Eux…
Nous posons également nos affaires et déjeunons. Il est onze heures et demie, nous sommes dans les temps. Qui l’eut cru ce matin ?
Après le repas, nous laissons nos affaires et remontons à pied vers l’aéroport et les locaux de nos loueurs. Finalement le trajet nous apparaît long à pied. Nous devions être tellement absorbé par la découverte de ce pays à l’aller qu’il nous avait semblé très bref. Le vent fort nous glace.
A quelques mètres de l’arrivée, nous croisons Claus qui part en véhicule en sens inverse chercher des touristes arrivés en bateau. Nous montons donc avec lui et faisons demi-tour. A quelques minutes près, nous nous évitions toute cette peine…
Nous chargeons nos affaires dans le van, remontons et re-déchargeons tout devant les locaux. Nous récupérons nos valises et faisons le transfert de nos affaires. Nous pensions économiser un bagage. C’est raté ! Malgré la nourriture en moins, nos vêtements mal rangés et humides prennent beaucoup de place. Tant pis, nous aurons encore nos cinq bagages…
Je paie le transfert Narsaq-Itelleq. Nous rendons les bouteilles de gaz non utilisées et nous faisons cadeau de nos denrées non entamées : trois paquets de pâtes, un de broyés (ils ne se doutent pas de ce que cela représente pour moi !), un de gâteaux pour le petit-déjeuner et une tablette de chocolat. Toujours ça de moins à porter et à ramener.
Puis c’est le départ vers l’aéroport distant de quelques mètres après plusieurs remerciements et adieux.
L’enregistrement dans la petite aérogare s’effectue rapidement à l’un des deux guichets. Nous avons encore quelques kilos d’excédent. Six ou sept… Incroyable… Certainement l’eau de nos vêtements mouillés. Mais nos valises passent sans encombre.
Puis c’est l’attente, nous avons deux heures avant le décollage. Bonne gestion du timing ! L’aérogare se remplit petit à petit. Avant notre vol, un gros hélicoptère rouge d’Air Greenland décolle pour un vol intérieur. Cela doit être magnifique. Il est difficile de lutter contre nos paupières. Surtout avec la chaleur ambiante et la lourdeur de nos muscles. Peut-être avons-nous oublié ce que signifie vivre à plus de cinq degrés ?
Puis c’est le contrôle de sécurité et l’embarquement. Nos derniers pas sur le sol groenlandais, sous un ciel gris et avec un vent toujours violent. L’avion est loin d’être plein.
Mise en route des moteurs, roulage, remontée de la piste pour un décollage piste 07. Vu le vent, pas de doute possible pour la choix de la piste…
C’est la fin de l’aventure. Finalement partir faire du kayak au Groenland pendant onze jours en autonomie complète en partant de rien, ou presque, c’est possible. Nous l’avons fait. Quelques grosses galères, mais de merveilleuses images inoubliables.
Alignement, mise en puissance, lâché des freins, accélération. Les roues quittent le sol. Avant d’être happés par les nuages, un résumé de cette expédition défile devant nos yeux : un peu de mer verte et transparente, un peu de montagnes, un peu de lacs, un peu d’herbe verte, un peu de fjords, un peu d’inlandsis, un peu d’icebergs…
Adieu Groenland !... Ou au revoir ?...
2 septembre – Vendredi Gare de Bordeaux Saint-Jean
18h41. Les portes se referment. Le quai s’éloigne de plus en plus vite. L’aventure commence ! Pour fêter ça, il est alors grand temps de profiter de cette merveilleuse faculté d’endormissement immédiat…
Une heure plus tard mon regard noir foudroie l’indélicate qui n’avait pas éteint son téléphone portable. Ah, si même le troisième âge se met à oublier le respect. Et la cinquantaine passée, elle avait dû prendre bien soin de régler la sonnerie au plus fort, pour être sûre de ne pas la manquer. C’est réussi… Il ne nous reste plus qu’à nous venger sur les croque-monsieur et les compotes volées aux enfants. Ce sera toujours ça de moins à porter tout à l’heure !
Jusque là, tout allait bien. Un texto d’Air Iceland nous rappelle que rien n’est jamais acquis :
« Dear passenger, due to technical reasons your flight NY261 to RKV on 03/09/2011 is delayed. Departure is at 14:00. Check in 13:00. rgds. AI ».
Un petit regard au « dossier de mission » pour confirmer ce que je pressentais : quarante-cinq minutes de retard pour notre départ de Reykjavik vers Narsarsuaq. Cela diminue d’autant nos chances de ne pas passer la première nuit au port de Narsaq…
Le train file toujours vers le nord. La nuit est tombée et les deux quinquagénaires continuent de discuter. Elles ne s’arrêtent donc jamais ? Aucune pause ?...
Cette aventure a réellement débuté trois mois auparavant. J’étais à la recherche d’une destination de vacances. Amoureux des terres vierges, j’hésitais : Laponie, lac Baïkal, Route de la Soie, … Et le hasard : un reportage sur l’Antarctique, des touristes quittant leur paquebot pour une virée en kayak au milieu des icebergs. Le déclic. « Ça, j’adore, il faut que je le fasse ! ».
Ah, pause des quinquagénaires ! L’une des deux est partie aux toilettes. Cela fait du bien quand cela s’arrête ! En arrêt devant la porte, elle parle toute seule. « Sésame ouvre-toi ? ». Non, cela ne fonctionne pas. Et oui, il faut appuyer sur le bouton… Dommage, sauvée par sa camarade de bavardage, je n’aurai pas ma vengeance de la sonnerie de portable…
Malheureusement, avec seulement deux semaines disponibles, aller jusqu’en Antarctique n’était pas possible. Le Groenland s’est alors naturellement imposé. Les liaisons aériennes disponibles et le choix du début du mois de septembre m’ont orienté vers Narsarsuaq. J’ai alors découvert Blue Ice Explorer, une petite entreprise touristique tenue par un français, Jacky, au Groenland depuis trente-cinq ans ! Il propose des activités, des excursions et des kayaks en location. Nos premiers contacts furent amicaux et encourageants. Et voilà, c’était décidé. Mi-juin, les billets d’avion étaient réservés. Attention Groenland, nous voilà !
L’accueil par notre entourage de cette idée fut mitigé, mais jamais indifférent. Certains sidérés, d’autres émerveillés. Du « tu es complètement fou » au « tu m’emmènes ? ». Et la surprise allongeait le visage des curieux avec le détail de cette expédition. Et oui, onze jours en autonomie complète, tente et sac de couchage, kayak le matin et randonnée l’après-midi. Et les questions fusaient. Amusé et un peu fier de cette idée, je répondais : non, il n’y a pas d’ours la météo, généralement clémente, entre zéro et dix degrés Celsius l’eau, magnifique mais à deux ou trois degrés Celsius, etc.
Début août, après un mois de réflexion, il a fallu se lancer dans les modalités pratiques de l’organisation. Avec plusieurs questions existentielles dont certaines nous ont fait bien cogiter. Et aujourd’hui, dans le train, il reste encore quelques incertitudes.
Un gros challenge nous attendait. Néophytes et peu équipés, il fallait tout trouver ou inventer. Prévoir et s’équiper.
23h10. Avec quelques minutes de retard, notre train arrive enfin à la gare de Roissy CDG. Et c’est après quelques détours dans ces immenses salles que nous trouvons le lieu d’arrivée des navettes d’hôtel. Bonne nouvelle, la première à arriver est celle de notre hôtel. Mais c’est une fois à l’intérieur du bus avec toutes nos valises que nous apprenons que, si c’est bien la bonne chaîne, ce n’est pas le bon hôtel… C’est toujours un plaisir de bouger nos lourds bagages pour rien…
Minuit. A l’hôtel, le bon, avec une chambre à notre nom. Un grand moment de solitude nous attend dans l’ascenseur : appuyer sur le bouton de l’étage ne suffit manifestement pas à le faire bouger. Au bout de cinq minutes à s’exciter sur le malheureux bouton, nous avons l’idée géniale de lire l’étiquette explicatrice placée juste à côté. Il faut insérer la carte de la chambre… Ah oui, mais où ? Encore quelques instants de honte à chercher… Le gardien derrière la caméra a dû bien rire. Et c’était bien la peine de se moquer de la mamie devant la porte des toilettes dans le train. Il y a une justice, malheureusement…
Puis la dernière douche avant onze jours, autant en profiter. Mais la fatigue l’écourte. Entraînement difficile, guerre facile : au cri entendu, je sais que le verre d’eau froide lancé par-dessus le rideau de la douche a fait mouche ! Il faut commencer dès maintenant à s’habituer à l’eau glaciale…
Et au lit, le dernier avant onze jours.
3 septembre – Samedi
5h20. Réveil. Difficile !
6h00. Couloir, ascenseur, navette, couloir, escalator, ascenseur, CharlyVal, couloir, escalator, couloir, tapis roulant, couloir… Enregistrement. Première mission de la journée : éviter de payer la surtaxe pour le dépassement de poids autorisé pour les bagages.
Nos bagages… Pour la soute, deux grosses valises et un gros sac à dos. Respectivement vingt-quatre, vingt-trois et treize kilogrammes. Soit soixante kilogrammes au lieu des quarante autorisés… En bagages à main : une petite valise et le sac à dos appareil photo. Douze et huit kilogrammes. Soit un total de quatre-vingt kilogrammes. A deux, joli score… Sur le site internet d’Icelandair, l’excédent bagage est facturé dix euros par kilo… D’où la mission truandage à l’aube ! Au comptoir, la première valise est posée à moitié sur le rebord. Affichés quinze kilogrammes au lieu de vingt-quatre. Quand la première valise avance sur le tapis, je pose rapidement la seconde, toujours à moitié sur le rebord. Une petite question pour détourner l’attention. Et quand tout semble fini, je sors le sac à dos.
« Celui-là aussi ? ».
Et oui…
« Faites attention, vous dépassez un peu le poids ».
Oui, un peu, c’est cela… Bon, après un remerciement appuyé, la mission est accomplie, deux cents euros d’économisés.
7h30. C’est sous un ciel radieux que s’effectue l’embarquement. Et si on commençait par dormir un peu ?
Trois heures plus tard, le grand nord approche à grands pas. Niveau quatre cents (quarante mille pieds, douze mille mètres), cap au nord-ouest. Impossible de voir la mer, d’une part à cause de l’aile et d’autre part à cause de la couche nuageuse continue et uniforme. Cela confirme malheureusement les mauvaises conditions météorologiques prévues sur l’Islande. En espérant qu’il ne pleuve pas trop, une petite marche de quinze minutes est prévue pour le changement d’aéroport…
Revenons aux préparatifs. Du fait des horaires d’avion, il n’était pas possible de faire tout le trajet dans une même journée. D’où la réservation d’hôtels et les quelques tracas qui s’ensuivent : horaires, transferts, navettes, etc. Donc le programme :
- 2 septembre : Bordeaux-Paris en train, navette gratuite puis hôtel.
- 3 septembre : Paris- Keflavik, décollage huit heures. Puis nous avons quatre heures pour faire Keflavik-Reykjavik en navette Flybus. Le trajet dure une quarantaine de minutes. Nous avons donc le temps. A Reykjavik, la navette s’arrête, non pas à l’aéroport, mais à une gare routière. Il y a ensuite une quinzaine de minutes de marche pour rejoindre celui-ci. Un plaisir avec quatre-vingt kilogrammes de bagages ! Puis vol de trois heures pour arriver à Narsarsuaq en milieu d’après-midi à cause du décalage horaire.
- 13 septembre : chemin inverse. Départ dans l’après-midi de Narsarsuaq pour une arrivée en soirée à Reykjavik. J’ai passé quelques heures sur le site islandais de la compagnie de bus pour trouver le bon bus et le bon arrêt de bus ! Pas facile tous ces noms islandais à rallonge. Surtout ne pas chercher à les prononcer… Après une courte nuit à l’hôtel, une navette gratuite de celui-ci nous amène à l’aéroport. Puis vol jusqu’à Paris et train jusqu’à Bordeaux. Arrivée prévue à vingt-et-une heures, le quatorze septembre…
La descente vers l’Islande a débuté, les nuages se rapprochent.
Pour déterminer notre itinéraire en kayak, il fallait tout d’abord savoir à quelle vitesse nous pouvons naviguer. Il semble que la vitesse moyenne soit entre cinq et sept kilomètre-heure. Comme nous étions partis sur trois à quatre heures de kayak par jour, une distance d’une vingtaine de kilomètres par jour semblait raisonnable. Grâce à deux cartes au 1/100 000e et à Google Earth, j’ai pu établir un itinéraire. Les cartes ont été commandées sur internet. Déterminer l’itinéraire, les points possibles de bivouac, les distances, les coordonnées des points m’a pris un certain nombre de soirées et de week-ends ! Au final, vingt-deux points sélectionnés pour différents scénarii, cent quatre-vingt dix kilomètres prévus. Des étapes d’une vingtaine de kilomètres, imprimées et tracées…
La couche nuageuse percée, l’océan et l’Islande s’offrent à nos yeux. Enfin, ce que l’aile ne cache pas…
Première bonne nouvelle, il ne pleut pas et il ne fait pas froid, treize degrés Celsius. La récupération des bagages se déroule sans problème. De mon plus bel anglais, j’essaie de faire comprendre à la grande blonde du guichet Flybus que je veux aller à l’aéroport de Reykjavik. Le prix est supérieur à ce que j’avais vu sur internet, mais nous montons tout de même dans le bus qui part quelques minutes après. Le bus est complet, avec beaucoup de jeunes. Arrivés à la gare routière, on nous oriente vers un minibus qui dessert l’aéroport et quelques hôtels. Ce qui explique le prix supérieur du ticket. Le trajet ne dure que quelques minutes. Ce minibus est une bénédiction car il nous évite de longues minutes de marche et une grave erreur : pour moi, l’aérogare était de l’autre côté de la piste !!! Faire quinze minutes de marche avec nos valises pour s’entendre dire que l’aérogare est de l’autre côté ne m’aurait pas fait rire du tout…
Midi, heure islandaise (moins deux par rapport à l’heure française). A l’aéroport Reykjavik Domestic. Après un sandwich et un yaourt, nous attendons notre vol, décalé à quatorze heures. L’aérogare est toute petite, quatre ou cinq guichets d’enregistrement, une petite cafétéria, un minuscule tapis de récupération de bagages. Deux ou trois vols par heure, pas plus, vers des destinations aux noms imprononçables…
Notre périple en kayak ne part pas de Narsarsuaq. Dès notre arrivée, nous chargeons toutes nos affaires sur un bateau qui nous amène à Narsaq, à cinquante kilomètres à l’ouest. Ensuite, direction l’inlandsis. Nous revenons en kayak à Narsarsuaq onze jours plus tard, en passant par Igaliku, un ancien village viking. Cent cinquante habitants à Narsarsuaq, mille cinq cents à Narsaq. Il y a deux heures de bateau entre Narsarsuaq et Narsaq. Jacky estime notre arrivée autour de dix-huit heures. Nous préférons ne pas dormir dans le port de Narsaq, mais comme le soleil se couche vers vingt heures, il va être difficile d’y échapper. Le problème sera de trouver un petit coin pour poser la tente. Le retard de notre avion ne va pas faciliter les choses. Une île se trouve à trois kilomètres en face de Narsaq. Y passer la nuit serait plus agréable.
Trouver de l’eau ne pose à priori aucun problème. Ruisseaux, lacs et glaçons ne manquent pas. Et l’eau y est pure. Par précaution, nous avons tout de même emmené des pastilles purificatrices. Pour le stockage de l’eau, nous utiliserons un bidon de quinze litres et deux bouteilles serviront à nous désaltérer sur le kayak et en randonnée.
Choisir notre nourriture nous a pris beaucoup de temps. Peu enthousiasmés par les plats préparés lyophilisés, nous avons choisi pâtes, riz, semoule, nouilles chinoises, flans rapides, gâteaux secs (les bons broyés du Poitou !) et chocolat. Pour le goûter du matin, des barres chocolatées et des fruits secs pour celui de l’après-midi. Enfin une bonne excuse pour se goinfrer de chocolat ! Nous avons préparé chaque repas en sachet individuel, même le petit déjeuner : cent grammes de céréales, lait et chocolat en poudre. Nous avons visé le côté pratique sur place. Au moment de faire les valises, la solution bouteilles plastiques nous a alors semblé plus judicieuse pour le rangement et la place prise ! Au final, près de trente kilogrammes de nourriture : trois kilogrammes de pâtes, un kilogramme et demi de riz et de semoule, deux kilogrammes de chocolat, 2 kilogrammes de céréales, trois kilogrammes de fruits secs, … Même si ce voyage est éprouvant physiquement, nous allons peut-être revenir avec quelques kilos en plus ! Et c’est ce qui explique les quatre-vingt kilogrammes de bagages que nous devons traîner pendant ces deux premiers jours…
Côté équipement, il a fallu partir de rien, ou presque. Une tente résistante, les vents pouvant parfois être forts, des sacs de couchage confortables même à des températures négatives, des matelas. Du matériel de camping, dont deux bols rétractables en silicone pour un gain de place. Pour les vêtements : pantalon et veste imperméables, pouvant servir aussi bien au ski qu’en randonnée une polaire et quelques sous-vêtements chauds des tee-shirts en polyester, le coton devant être évité. Quelques maillots de volley feront très bien l’affaire ! Gants et bonnet. Des chaussons et des gants en néoprène pour le kayak. Des chaussures de marche. Nos tenues de voyage feront office de tenues de rechange.
Les tenues étanches nous ont causé quelques soucis. Elles sont en effet indispensables pour le kayak dans une eau aussi froide. Elles permettent d’augmenter les chances de survie en cas de chute dans l’eau. Sans elles, l’espérance de vie dans une eau à deux ou trois degrés n’est que de trois minutes. Ce sont des combinaisons avec des manchons serrés au cou, aux poignets et aux chevilles, permettant une étanchéité totale. A sept cents euros minimum à l’achat, nous allons les louer à Jacky, c’est préférable pour notre budget. Surtout que c’est le genre d’équipement difficilement réutilisable dans un autre sport ou une autre activité.
Le téléphone portable et deux applications serviront de GPS. L’une d’elles permet même de sauvegarder le trajet effectué et de le voir sur Google Earth. Ce sera pour le retour et les souvenirs. Pour le charger, trois chargeurs solaires seront testés. Le troisième sera le bon. Il servira également pour notre lampe rechargeable par USB. Nous avons également deux petites lampes à dynamo et un chargeur de batteries d’appareil photo qui fonctionne lui aussi avec le chargeur solaire. En cas de panne de ces équipements modernes, il restera la boussole. Attention cependant à la déclinaison magnétique qui est d’une trentaine de degrés.
Un des buts de ce voyage est de faire de belles photos. Je n’ai pas emmené tout mon matériel, j’ai laissé à la maison mes vieux objectifs, moins performants. Je n’aurai donc que mon 50/2.8, mon 300/2.8 et mon doubleur X2. J’ai trouvé un sac étanche transparent pour prendre mon appareil avec moi sur le kayak. Sûrement plus pratique qu’un sac traditionnel opaque.
Pour transporter nos affaires dans les kayaks, nous abandonnons bien évidemment nos valises. Nous n’allons garder que le gros sac à dos pour la tente, les sacs de couchage et les matelas. Les repas seront répartis dans deux sacs. Et nous avons quatre sacs étanches : le transparent pour l’appareil photo et ce qui devra être à portée de main, deux pour les vêtements et le dernier pour le matériel. Un porte-cartes étanche servira pour les cartes, les documents imprimés et le téléphone/GPS.
13h00. L’aérogare et la cafétéria se sont remplies d’un coup. Une équipe sportive, un groupe de jeunes filles, beaucoup d’espagnols et quelques anglophones. Cela devient tout de suite bien plus bruyant… Notre vol apparaît enfin sur l’écran de l’un des guichets. Et la file d’attente remplit aussitôt la petite aérogare. Plusieurs groupes devant nous ont une discussion animée avec l’hôtesse. Nous sommes un peu loin pour comprendre mais nous espérons qu’il ne s’agit pas de problèmes de surpoids de bagages ! Au final, il semblerait que leur vol serait à seize heures et non pas à quatorze heures, pour la même destination… Nous sommes surpris par le peu de bagages que certains ont pour aller au Groenland. Surtout comparé à nous… L’appréhension de notre surcharge nous rend certainement méfiants et obnubilés par cette idée !
Après une longue attente, notre tour arrive. Opération truandage, acte II ! Poser la valise, la soutenir franchement pour que le compteur ne s’affole pas pendant que l’hôtesse colle le papier à la poignée, la lâcher au dernier moment et rapidement mettre la suivante sur le tapis. Encore une fois, cela se passe tranquillement, l’hôtesse ne semblait pas intéressée par le poids de nos trois bagages… Nous n’allons pas nous en plaindre. Tout s’est finalement bien passé de ce côté-là…
Nous nous dirigeons alors vers la porte B pour le contrôle douanier. Pour une fois dans un aéroport, l’appellation « porte » porte bien son nom ! Puisqu’il s’agit d’une simple porte, permettant d’entrer dans une toute petite pièce, largement encombrée par une unique machine de contrôle des bagages et des personnes. Cette formalité effectuée, l’attente se prolonge ensuite dans la petite salle d’embarquement. Et quand enfin nous embarquons, l’heure prévue de décollage est déjà passée… Cela n’arrange toujours pas nos projets pour la soirée… Pendant notre attente, le ciel s’est dégagé et l’air est doux, agréable. Au loin, les montagnes déchiquetées se découpent nettement sur l’horizon. Quelques nuages accrochent les plus hauts sommets. Dans cette atmosphère pure, la vue de l’Islande pendant le décollage est une merveille. Ce pays aux paysages si particuliers mérite vraiment d’être visité. Il faudra revenir…
Un repas léger nous est rapidement servi après le décollage. Petit changement dans nos habitudes, nous mangerons donc avant de dormir ! Nous n’avons pas très faim, mais avec les deux heures supplémentaires de décalage horaire, le dîner n’est pas pour tout de suite.
A notre arrivée, le programme s’annonce chargé. Récupérer nos bagages se rendre au comptoir Blue Ice pour prendre les kayaks, les combinaisons étanches, le gaz pour le réchaud, une carte au 1/250 000e de l’ouest de Narsaq, le téléphone satellite que nous louons en cas de problème payer tout cela vider nos valises dans nos sacs (Jacky nous a proposé de garder nos valises) charger le tout dans le bateau se rendre à Narsaq et décharger le tout une fois arrivés. Si tout se passe vite et bien, ce qui semble hautement improbable vu le retard accumulé, il sera peut-être possible de commencer à pagayer pour bivouaquer sur l’île en face de Narsaq. Sinon, c’est malheureusement l’installation pour la nuit dans le port…
Notre dernière inquiétude concerne la météo. La dernière regardée hier sur un site Internet danois juste avant le départ prévoyait une belle journée pour aujourd’hui avec une douzaine de degrés. Malheureusement le temps doit se couvrir rapidement en soirée avec de la pluie dans la nuit. Cette pluie doit continuer jusqu’à lundi midi, soit après-demain, le 5. Après, le ciel doit s’éclaircir mais les températures dégringolent : jusqu’à moins cinq degrés Celsius dans la nuit, le maximum dépassant à peine les cinq degrés Celsius… Mais de la pluie était prévue aujourd’hui en Islande et le temps clément que nous avons eu, nous pousse à l’optimisme. Malheureusement la vue par le hublot donne raison aux prévisionnistes… Que du blanc.
14h30, heure groenlandaise, nous quittons le niveau deux cent trente vers Narsarsuaq. Le commandant de bord annonce un temps couvert et huit degrés Celsius…
L’avion poursuit sa descente et pendant de longues minutes, tout est blanc à l’extérieur. Puis fugitivement, quelques taches de marron apparaissent entre le blanc des nuages et le blanc de la glace. Et soudain, le sol se jette sur nous, net, escarpé, mélange de terre, de roche, d’eau et de glace. L’avion vient de sortir de la couche nuageuse et le Groenland s’offre à nous. C’est un spectacle vraiment tourmenté, la montagne alterne avec le glacier. Celui-ci est strié, crevassé, teinté de gris et de marron. L’avion continue sa descente et s’enfonce même au milieu d’une vallée. Le bout des ailes est maintenant bien plus bas que les crêtes environnantes. Par mauvais temps, cela doit demander une bonne dose de confiance ! Le glacier prend fin. Là, il se jette directement dans la mer. Ici, il se transforme en rivière. Puis l’avion vole au-dessus de l’eau, s’en approche et finit par toucher le sol. Le freinage est violent, la piste est courte.
15h00. Quelques minutes seulement après le toucher des roues, nous posons enfin le pied sur le sol groenlandais. ENFIN !!! L’air est frais, pur, « ça sent la montagne ! ». Nous dévorons des sens ces premières impressions. La mer calme en arrière plan, entourée de montagnes abruptes. C’est vert, c’est silencieux. Nous voudrions profiter de ces premiers instants mais l’aérogare bleue nous attend, avec Narsarsuaq écrit en grosses lettres rouges juste sous la tour.
Les bagages sont rapidement récupérés et c’est le premier contact avec Blue Ice. Claus nous accueille et nous amène quelques minutes plus tard au café qui leur sert de bureau, à quelques dizaines de mètres de l’aéroport. Dans un français parfois hésitant, Jacky nous souhaite la bienvenue et nous enchaînons avec les modalités pratiques. Ils sont sans nouvelles d’un groupe qui devait arriver cet après-midi. A priori le mauvais temps. Et cela modifie notre programme et notre équipement : il n’a plus que deux kayaks ancien modèle à nous proposer, au lieu d’un récent et d’un ancien. Aucun problème, il y aura égalité des chances ! Mais surtout le départ pour Narsaq est reporté au lendemain matin… Départ à neuf heures, arrivée à Narsaq vers dix heures, ce qui fait un début d’aventure en kayak au plus tôt vers onze heures.
Cela chamboule considérablement nos plans pour cette première journée. Surtout que l’inversion de marée se produit vers midi, le courant devenant défavorable l’après-midi. De plus, la météo s’annonçant médiocre, il y aura donc beaucoup d’improvisation. Sur cette longue étape, j’avais prévu quatre autres lieux de bivouac possibles. Nous verrons sur le moment, difficile d’anticiper plus aujourd’hui…
Nous passons l’heure suivante à vider nos valises, remplir nos sacs, essayer les combinaisons étanches, trouver la carte qu’il nous manque (nous prenons finalement la dernière, dénichée au fond d’un tiroir, trouée et donc offerte !), essayer les bouteilles de gaz pour le réchaud avec notre embout. Il s’avère que les bouteilles neuves ne correspondent pas. Mais heureusement Jacky a tout un stock de bouteilles entamées laissées par des touristes, et parmi celles-ci, beaucoup fonctionnent avec notre matériel. Pour cent couronnes, quelques euros, nous repartons donc avec cinq bouteilles plus ou moins entamées, correspondant à peu près à deux neuves.
Après avoir réglé Jacky, nous partons dans son van en direction le port pour nous installer et voir les kayaks. Il nous indique un coin légèrement à l’écart pour planter la tente. Il nous montre également une source pour remplir nos bidons. Nous laissons nos affaires, « il n’y a pas de vol ici, on ne ferme même pas les maisons » et nous nous dirigeons vers leur local à matériel. Une ancienne cuve métallique cylindrique. Nous testons leurs nouvelles jupes sur les anciens kayaks. Elles ne vont pas et c’est seulement après son troisième aller-retour que Jacky trouve enfin des jupes adaptées. Et c’est en l’attendant durant ses trajets que nous remarquons l’absence d’iceberg dans ce fjord. Mais tout au fond, il y en a un certain nombre et certain semblent énormes. Malgré la distance, il nous est possible de distinguer des nuances de couleur, blanc, gris, bleu… Tout cela, c’est pour demain.
17h15. Jacky nous laisse avec notre nouvelle amie : la pluie… Heureusement pas très forte, mais elle nous fait accélérer le mouvement. Récupération des sacs et montage express de la tente. Nos affaires sont rapidement mises à l’abri. Nous bénissons notre choix d’avoir pris une tente assez grande et avec deux petites avancées. Tout notre matériel loge. Avant de nous mettre à l’abri, nous allons remplir nos bidons.
Et c’est quelque peu découragés et fatigués que nous commençons à aménager l’intérieur et à mieux trier nos affaires. De plus, à la vue des kayaks, nous avons toujours de gros doutes sur la possibilité de tout loger dans les compartiments étanches… Là aussi, il faudra attendre demain pour le savoir…
19h30. La luminosité baisse. Nos paupières aussi. Il pleut toujours, un peu plus fort même. Une envie naturelle qui commence à devenir pressante va nous pousser à bouger. Et il va falloir préparer le repas avant la nuit qui ne devrait pas tarder.
L’envie pressante effectuée, nous faisons un petit tour sur la « plage » de cailloux noirs et gris. C’est confirmé, le bain ne va pas être facile. L’eau n’est pas froide, elle est glaciale !
Nous avons vue sur le petit port de Narsarsuaq. Dans l’obscurité naissante et l’atmosphère grisâtre, un projecteur diffuse une triste lueur orangée qui se reflète sur l’eau calme du port. Sur la droite, au pied des montagnes, deux anciennes cuves métalliques cylindriques, dont une contient le matériel de Jacky, un grand hangar rouge, quelques containers et quelques véhicules. A l’abri de la jetée, deux petits pontons où sont amarrés une vingtaine de petits bateaux. Collés à la jetée, deux vedettes plus imposantes, rouge et blanche, et, le plus près de la sortie du port, un mignon bateau en bois rouge vif, avec un mat à l’avant et une voile carguée verticalement sur celui-ci.
De l’autre côté du fjord, là où la pente est moins marquée, quelques maisons encadrées de champs d’un vert plus clair que les reliefs environnantes, très escarpés.
Puis retour à la tente pour le dîner qui se termine à la lampe à vingt-et-une heures. Soupe, nouilles chinoises et quelques carrés de chocolat. C’est bon pour le moral. Allé, demain est un autre jour. Notre respiration fait de la vapeur, il doit faire trois ou quatre degrés Celsius. Bien au-dessus des moins deux degrés Celsius de la nuit dernière, comme nous l’a indiqué Jacky. Il me reste un peu de courage pour faire chauffer un peu d’eau pour me « doucher ». Ensuite direction le sac de couchage !
Première nuit au Groenland. J’en rêvais depuis des mois. C’est pour le moment un peu moins glamour et merveilleux qu’imaginé, mais cela va venir. A demain !
4 septembre – Dimanche
2h30. La pluie a cessé. Mais quelques coups de vent font trembler la tente. C’est tout de même curieux ces rafales au milieu de la nuit… Le sac de couchage tient toutes ses promesses, je n’ai absolument pas froid. Je suis même en sueur ! Du coup, j’enlève la capuche.
3h30. J’ai les oreilles et le front gelés, je remets la capuche. Dehors, seul le bruit de la source me parvient.
5h40. Le jour commence à poindre. La pluie fait son retour.
6h20. Il va falloir songer à bouger. Nous avons le temps avant 9 heures, mais tellement de choses à ranger. La pluie est toujours là… Les affaires à l’intérieur de la tente sont fraîches et humides, la lampe accrochée au « plafond » est couverte de buée.
Mais nous l’avons fait ! Dormir sous la tente au Groenland sous la pluie avec une température proche de zéro degré Celsius… Drôle d’idée, drôle de voyage !
C’est la troisième araignée que je tue. De belles bêtes en plus ! Dommage qu’elles ne soient pas comestibles. Finalement ce lieu a un petit air de pays tropical…
J’adore la façon de ranger le sac de couchage, de ne pas le plier… Il suffit de le rentrer « en vrac » dans son sac de compression, d’appuyer fort pour le tasser et de tendre à fond les sangles pour le comprimer. Ne pas le plier correctement et toujours de la même façon évite les plis dans l’insolant au même endroit. Et par conséquent les pertes de chaleur.
7h00. C’est l’heure du petit-déjeuner. Même s’il pleut encore, la vue est plus dégagée qu’hier soir. Il ne fait pas si froid que ça, même si perdre trente degrés Celsius en une journée laisse des traces…
7h30. La pluie s’est arrêtée. Cette bonne nouvelle nous permet de prendre le petit-déjeuner dehors. Et c’est beaucoup plus agréable pour plier bagages. Notre premier iceberg ! Tout seul au milieu du fjord, il profite de la marée montante pour progresser paresseusement… Tout au loin, ses frères continuent à défiler. Ils proviennent du Qôroq, un fjord particulièrement soi-disant prolifique en glaçons. Nous y passerons à notre retour.
8h00. Nous rangeons nos affaires. Le départ est prévu dans une heure. Largement le temps pour quelques photos sombres. Il ne pleut plus du tout, mais un petit vent frais nous fait supporter polaire, bonnet et gants.
9h00. C’est l’heure du départ. Nous sommes prêts et nous portons nos sacs sur la jetée près des bateaux. Claus arrive pendant ce temps avec les kayaks. Nous embarquons sur le second bateau avec trois autres passagers. C’est une des vedettes que nous voyions hier depuis la tente. Il n’y a qu’une seule cabine sans séparation entre la douzaine de sièges et le poste de pilotage avec sa barre, sa manette des gaz et les divers instruments de navigation et de communication. L’eau du port est magnifique même sans le soleil, bleue-verte limpide… Cela donne envie d’y piquer une tête !
Jacky vient nous saluer et nous informer que la météo doit s’améliorer, seul un petit vent d’Est s’est levé et risque de rendre la navigation moins agréable. Nous lui rappelons qu’il doit nous donner les combinaisons étanches et les gilets de sauvetage qu’il avait gardé dans son van. Heureusement que nous y avons pensé, cela peut s’avérer utile !
Le petit bateau sort du port et accélère rapidement. Il laisse derrière lui une trace blanche bouillonnante. Deux vagues roulent et s’écartent symétriquement après notre passage. La trace laissée est nette sur la surface du fjord, à peine troublée par un léger vent. Le petit drapeau groenlandais à la poupe claque joyeusement dans le vent. En nous retournant, nous apercevons l’aéroport de Narsarsuaq, sa tour de contrôle et son aérogare bleues, ses différents hangars, sa piste en pente qui se termine juste avant le rivage et les quelques maisons et bâtiments colorés qui l’entourent.
Nous traversons le fjord pour débarquer les autres passagers dans le petit village qui fait face à Narsarsuaq. Le débarcadère est occupé par le petit cargo à la coque bordeaux et à la cheminée bleue, que nous avons vu passer plus tôt ce matin. Il ravitaille le village en carburant et un long tuyau relie sa poupe à un petit bâtiment. Le débarquement s’effectue donc directement sur les rochers. Avec une grande maîtrise et malgré les remous, Claus maintient son bateau à quelques centimètres du bord, sans le toucher, et les passagers n’ont qu’à enjamber le bastingage pour nous quitter.
Le débarquement ne dure que quelques secondes et nous repartons.
Nous quittons le fjord de Narsarsuaq et virons à droite pour rejoindre le fjord plus large qui mène à Narsaq. La mer est maintenant un peu plus agitée.
Nous croisons de loin quelques icebergs, dont certains sont impressionnants. Claus, aux commandes, semble bien prendre garde de ne pas s’en approcher, même des petits. Leurs couleurs varient du blanc éclatant au bleu turquoise.
Comme avec les nuages, on peut s’amuser à trouver certaines formes aux icebergs. Ceux-ci sont de toutes tailles et de toutes formes, plats, lisses, découpés, etc.
Les côtes sont parfois très escarpées, coupées de ruisseaux et de cascades. Certaines strates géologiques sont bien visibles, inclinées ou parfois bien horizontales. La couleur dominante est tout de même le vert. Le nom de Groenland donné à ce pays s’explique. Ça et là, quelques moutons sur une petite prairie plane.
Le trait blanc d’un ruisseau serpente au milieu de roches grises. Arrivé au-dessus d’une immense grotte, il chute verticalement sur plusieurs dizaines de mètres et s’éparpille dans le vent avant que ses gouttes ne viennent s’écraser en d’innombrables éclaboussures sur un lit de pierres grises. Reformé quelques mètres plus bas, il reprend son trajet ondulé vers la mer.
Je reconnais certains lieux vus sur Google Earth. Autant sur l’écran le relief manque, autant il est ici omniprésent. Les lieux de bivouac possibles ne sont pas légion…
La neige est présente sur les plus hauts reliefs. Signe que l’hiver approche ?
Par endroit, la roche n’est plus noire mais rouge-ocre, voire un peu rose. Certains rochers sont même verts ! C’est par moment un sacré mélange de couleurs ! Le responsable de la décoration devait avoir bu…
A mi-chemin de Narsaq, la pluie refait son apparition et vient s’écraser en fines gouttes sur le pare-brise du bateau. Le plafond est plus bas également, les sommets sont accrochés. Les glaçons se font beaucoup plus rares.
Un village isolé au pied d’une haute montagne. Cinq maisons éparpillées. Un tracteur à côté d’une large parabole.
Narsaq est en vue. La pluie ne faiblit pas, au contraire… Allé, je range l’appareil photo, le carnet et le stylo, il est kayak moins peu !
Et là, c’est le drame…
Une fois arrivés au port de Narsaq, nous déchargeons bagages et kayaks, le tout sous une pluie battante. Nous nous installons à l’abri de la station service du port. Et maintenant il faut réussir l’exploit de tout faire rentrer dans les compartiments étanches de nos embarcations. Les autres groupes dont nous avions lu les récits sur internet s’étaient extasiés des possibilités de chargement des kayaks. Manifestement, nous n’avons pas eu les mêmes… Les deux compartiments avant sont rapidement remplis par la nourriture. Il ne reste que les arrières pour tout le reste.
Deux espagnols, sympathiques mais légèrement moqueurs sont à côté de nous et nous regardent nous battre avec nos kayaks. L’un d’eux nous prend en photo et ne peut s’empêcher de nous conseiller de bien remplir jusqu’au fond des compartiments. Sans blagues ?! Il devient rapidement évident que le sac à dos, même s’il entre dans un compartiment, prend trop de place et empêche de ranger autre chose dans ce compartiment. Il va donc falloir s’en séparer. Dommage pour les randonnées… Nous le donnons à Claus juste avant que celui-ci ne reparte. Il ira tenir compagnie à nos valises.
Une bonne heure plus tard, c’est avec une immense satisfaction et une non moins immense fierté que nous fermons le dernier compartiment. Tout est entré ! Certes il a fallu tricher un peu, mais c’est réussi. En effet, nous avons chacun un sac étanche entre nos pieds, coincé au bout de l’habitacle… Nous nous sommes changés et nous avons découvert la difficulté d’enfiler nos combinaisons étanches. Ainsi que leur fraîcheur…
Etape suivante, mettre les kayaks à l’eau. Première difficulté : les porter chargés. Car ils sont devenus extrêmement lourds avec les trente ou quarante kilogrammes supplémentaires ! Tant bien que mal, nous parvenons à les traîner jusqu’à un petit escalier en béton qui va jusqu’à l’eau. En descendant le premier kayak, une petite poussée inopportune au moment où je négociais une marche abîmée manque de très peu de me faire goûter à cette eau si limpide… Mais si froide…
Une fois les kayaks à l’eau, il faut maintenant y grimper. En m’aidant des rochers, je me lance en premier. Et j’essaie d’appliquer la méthode décrite dans les manuels. La pagaie derrière l’hiloire (le trou où l’on se met), la main bien au milieu en tenant la pagaie qui est en appui sur les rochers. Puis il faut s’asseoir sur l’arrière de l’hiloire et, en dernier, entrer les jambes à l’intérieur. Et cela fonctionne ! Attacher la jupe n’est pas évident du tout.
Mais après quelques minutes d’efforts, nous voilà assis dans nos kayaks, prêts à affronter la mer, les icebergs et la pluie. Il est onze heures trente environ, la mâtinée est bien plus qu’entamée. Nous donnons nos premiers coups de pagaie… Et c’est à ce moment bien mal choisi qu’un Narsarsaquois nous interpelle. Bien mal choisi en effet car il est difficile de se retourner en kayak. Surtout avec une capuche sur la tête… Du coup, il faut faire demi-tour à l’ensemble. Avec grâce et aisance bien entendu… Le monsieur nous interroge sur notre destination et semble inquiet de nous voir partir. Il nous annonce qu’un vent de huit miles de l’est est prévu. Sa manière de le dire donne l’impression que c’est terrible, mais cela ne me semble pas si catastrophique. A moins que j’ai mal compris son anglais. Je le remercie de l’information et je lui dis que nous n’allons pas loin, juste en face. S’il pensait nous faire sortir de l’eau et tout décharger pour camper à Narsaq, c’est hors de question ! Surtout après tous ces efforts.
Et nous voilà partis. Mes premières impressions du kayak sont mitigées. Il n’a pas l’air stable et oscille d’un rien. Peut-être un manque d’habitude. En revanche, il semble très manœuvrable et réagit très bien à la pagaie. Il se dirige très facilement. Malheureusement, mon point de vue ne semble pas du tout unanime… Effectivement l’autre kayak apparaît plus rebelle et n’est absolument pas d’accord avec le principe qui dit que le chemin le plus court est la ligne droite… Tourner en rond semble même être son but dans la vie… Quelques conseils sur la façon de pagayer, quelques propositions de changer quelque chose, la manière de se tenir, de tenir la pagaie, etc. Mais rien n’y fait, la seule réponse est un regard empli de désarroi. A chaque fois que je me retourne, le kayak violet a un cap franchement divergent du mien et donc de la route prévue.
Du coup, je pagaie une minute sur deux, pour attendre ma camarade d’infortune. J’ai bien envie d’exploser, mais je me retiens, pas certain que ce soit très utile. Je doute d’arriver à me faire entendre de ce morceau de plastique violet.
Nous parvenons tout de même à quitter le port. Nous longeons la côte et passons devant toute la ville de Narsaq et ses maisons de toutes les couleurs, rouge, bleu, vert, jaune. Les habitations sont éparpillées sur la faible pente, au pied d’une haute montagne au sommet enneigé et embrumé.
Au bout d’une heure, un coup d’œil au GPS confirme ce que je pressentais. Nous n’avançons pas : trois kilomètres et demi. Adieu les vingt kilomètres aujourd’hui. Nous sommes au milieu du fjord. Allé, il faut continuer, on ne sait jamais, cela peut s’améliorer… On peut toujours rêver.
J’avais prévu plusieurs points de bivouac possibles pour notre premier jour. A cette vitesse, je ne sais même pas si nous allons pouvoir atteindre le premier. C’est mort pour aujourd’hui, mais il va falloir que cela s’arrange dès demain. Sinon c’est la fin du rêve… Demain, c’est moi qui materai ce kayak violet rebelle.
L’avantage de cette avancée alternative et lente, c’est que j’ai largement le temps de profiter du spectacle. Et malgré la pluie et le plafond bas, c’est magnifique. Magique !
L’inconvénient, c’est que, un bonheur venant rarement seul, je me rends aussi compte que le courant et vent, même s’il est faible et pas franchement d’est, sont bien contre nous.
Et soudain, un coup de feu, de la droite… Pas de panique, nous étions prévenus, ce sont les glaçons qui craquent. Comme ceux du Ricard sur la terrasse l’été. Mais en plus fort, en plus grand. Et le savoir n’empêche pas de sursauter ! Quelques secondes plus tard, cela vient encore du même endroit, mais l’iceberg a cette fois-ci sorti l’artillerie lourde et un gros morceau tombe bruyamment à la mer. Ce n’est décidément pas un lieu pour les cardiaques !
Les icebergs sont assez nombreux (même si nous manquons de références) et de tailles, de formes et de couleurs complètement différentes. Leurs contours sont en même temps découpés et arrondis par les éléments. Certains sont énormes, gigantesques, impressionnants. Je ne pensais pas en voir d’aussi gros. Je passe d’ailleurs prudemment à une certaine distance du premier de ces monstres que nous croisons. Surtout qu’il est coupé en son milieu d’une belle faille… D’un autre côté, une grosse vague nous ferait peut-être avancer plus vite… Sa surface est lisse et faiblement ondulée, ses bords sont tout en lignes brisées avec plusieurs fissures apparentes et sa base est creusée. L’effet des éléments : la pluie et le vent lissent la surface supérieure et la mer creuse la base. Les bords portent les stigmates des blocs qui se détachent. Il y en a aussi de tous petits, taillés par les éléments en d’improbables formes. Certains affleurent à peine à la surface et ne se voient qu’au dernier moment. Certains sont d’un bleu éclatant. Sur l’un d’eux, une forme noire est juchée tout en haut, minuscule. Un oiseau sûrement.
A la faveur d’une accalmie, je tente quelques photos. J’arrive à sortir l’appareil du sac étanche coincé devant moi. Et à l’y remettre. Ces photos ne seront certainement pas les plus belles, c’est si sombre et gris. Sur le kayak, prendre une photo est toute une histoire. Il faut poser la pagaie, enlever les gants, mettre un coup de rame pour garder l’axe et ne pas tourner le dos à l’objet de la photo, ouvrir le sac étanche, dérouler le haut du sac étanche, mettre un autre coup de rame, s’essuyer les mains, prendre l’appareil, enlever le cache, allumer l’appareil et le régler, mettre encore quelques coups de rame car le kayak a viré de bord, prendre la photo ou plutôt essayer de prendre la photo dans ces conditions oscillantes, puis éteindre l’appareil, mettre le cache, ranger l’appareil dans le sac étanche, rouler le haut de celui-ci, le fermer, remettre les gants froids et humides et enfin reprendre la pagaie pour repartir.
Au bout de deux heures, c’est confirmé, nous nous traînons lamentablement. La moyenne est confirmée à trois kilomètre-heure et demi. Le fjord est (enfin) traversé mais la côte est rocailleuse, difficilement abordable. Mon premier point de bivouac est derrière un cap, à peut-être deux kilomètres devant nous. Il est déjà treize heures trente, même si je n’ai pas faim. Il va falloir tenter autre chose. Je sors la corde du sac étanche (quelle bonne initiative !) et pendant que je me bats avec tous les nœuds, nous nous rendons bien compte de l’effet du courant qui nous fait reculer de plusieurs dizaines de mètres en quelques minutes. J’arrive néanmoins à accrocher les deux kayaks. Et c’est parti pour une bonne séance de musculation des bras. Cela pique un peu les muscles et c’est toujours de la petite vitesse, mais cela semble tout de même un peu plus efficace.
Après de longues minutes d’efforts, nous parvenons dans la petite baie. Par beau temps, elle doit être magnifique et calme. Un gros iceberg trône en son milieu. Soulagés, mais transis de froid… Les gants sont trempés, mais ils l’ont rapidement été et il est difficile de dire si les sous-vêtements sont mouillés ou si cette impression est seulement due au froid. Nous nous échouons sur une petite plage de cailloux, non sans avoir hésité quelques minutes sur le choix du lieu d’abordage.
Je sors du kayak et l’eau glaciale agresse joyeusement mes pieds qui étaient jusque là relativement au sec et au chaud. Sensation vaguement désagréable… Il faut ensuite remonter les kayaks pour éviter une bonne blague de la marée montante. En les déplaçant, je les examine pour voir si nos difficultés ne viennent pas d’un problème matériel. Et l’explication arrive rapidement : contrairement à son camarade bleu, notre ami le kayak violet n’a pas de dérive… CQFD… Merci du cadeau ! Nous verrons demain si j’arrive à naviguer avec. Enfin si nous ne mourrons pas noyés cette nuit.
Et comme la pluie ne cesse pas, il faut monter la tente. Notre abri installé, nous déchargeons ce dont nous avons besoin pour la nuit et nous le mettons à l’abri. Et enfin, il faut se jeter à l’eau : quitter la combinaison étanche sous la pluie et se jeter sur nos vêtements secs sous la tente.
16h00. Une fois habillés et un peu réchauffés, il est grand temps de déjeuner ! Ce sera jambon de Bayonne et pâtes avec gruyère et sauces. Un peu de chocolat en dessert… Cela fait malgré tout un bien fou. Avec ce qu’il tombe, la vaisselle se fera toute seule… La ballade prévue pour la fin d’après-midi s’éloigne, la pluie s’accentuant. Le vent se lève également. Triste météo, une impression de Toussaint…
J’éteins mon téléphone, son utilisation en GPS ce matin l’ayant bien déchargé. Et pas question de penser au chargeur solaire avec une luminosité aussi faible. Il reste la batterie d’appoint du chargeur solaire, remplie avant le départ pour recharger le téléphone.
Le temps file au rythme du martèlement de la pluie sur la tente. Comme on dit, cela pourrait être pire, la tente pourrait fuir… Ce n’est pas le cas, même si la toile intérieure brille d’humidité. Le vent souffle de plus en plus fort, la tente commence à bouger beaucoup. Je vais aller vérifier la tension des cordes et des attaches. Il ne faudrait pas que les deux toiles se touchent. Dehors, c’est de plus en plus sombre, difficile d’estimer l’heure. Et la visibilité a bien chuté. Merci Jacky pour ta prévision de beau temps.
D’ailleurs le choix de l’emplacement pour installer la tente a été difficile à fixer. Le terrain où nous sommes est plat, mais gorgé d’eau. Et rare sont les endroits qui ne sont pas détrempés… En espérant que celui-ci ne le devienne pas.
Mission effectuée : les cordes et les attaches sont retendues. Je profite de ma présence dehors pour aller remplir le bidon d’eau. J’avais vu tout à l’heure une petite chute d’eau tombant dans la mer pas loin de la tente. Je m’y rends donc mais je trouve l’eau un peu verte… Je me souviens alors qu’en arrivant en kayak, j’avais aperçu un torrent un peu plus haut dans la montagne. Je décide donc de m’y rendre, cela me fera une petite balade. Sauf qu’après trois heures de kayak sans manger, je ne devais pas avoir la même notion du « pas loin » que maintenant ! De plus, la progression est rendue difficile par le sol spongieux et la maigre végétation qui, à chaque pas, peuvent cacher un piège humide. Cette végétation se compose de mousses, de quelques fleurs, d’un peu d’herbe et de maigres arbustes ne dépassant pas les dix centimètres de haut.
Je parviens enfin à la source… Qui me semble toujours aussi verte. Tant pis, je remplis le bidon, nous ajouterons des pastilles. En me retournant, je découvre un très beau paysage. Un petit lac est juste au-dessous de moi. Avec la perspective, il apparaît juste devant la mer et ses icebergs, presque comme s’il s’y jetait. Magnifique ! Et cela doit être encore plus beau l’été… Ah, nous y sommes encore ?...
Retour à la tente. La luminosité diminue rapidement, le soleil doit se coucher. Si, forcément, mais loin et bien caché par les nuages…
Le terrain est une vraie éponge, j’espère que ce n’est pas partout pareil ailleurs. Encore une fois, je me félicite d’avoir choisi du bon matériel. Mes chaussures, comme mon pantalon et ma veste sont parfaitement imperméables. Enfin pour le moment… Comme quoi, il faut parfois y mettre le prix.
En passant près de la mer, nous nous rendons bien compte qu’elle est transparente, même sans le soleil. Elle semble si pure. Un peu à l’image du Tarn dans les gorges du même nom. Les touristes en moins…
Retour au sec et au « chaud ». Même si la température est plus élevée à l’intérieur, nous sentons bien les courants d’air froid passant par les petites ouvertures du toit. Après réflexion, quand nous installons la tente, ce sont peut-être ces petites ouvertures qu’il ne faut pas mettre face au vent…
Hormis le claquement des gouttes sur la tente, le silence est de temps en temps troublé par un grondement sourd, au loin, comme un orage. Mais depuis le début avec cette pluie, nous n’avons pas vraiment pu profiter du silence.
La nuit est tombée, nous allumons la lampe. Belle trouvaille cette petite lampe d’ailleurs ! Je n’ai absolument pas faim. Au lit peut-être ? En priant pour que la pluie s’arrête…
5 septembre – Lundi
C’est la rentrée ! Une grosse pensée pour Vincent et Pauline. Et pour tous ceux qui reprennent le chemin de l’école ou du travail. On doit un peu parler de nous au bureau !
La pluie s’est arrêtée pendant la nuit. Pour reprendre de plus belle à l’aube… Ce n’est pas bon pour le moral et pour l’envie de mettre le nez dehors… Nous avons pourtant une très belle vue sur la baie depuis notre tente. Nous n’avons même pas pris une photo du site…
Réveil difficile. Mal au dos, épaule douloureuse. Le haut de mon sac de couchage est trempé, couvert de gouttes d’eau. Fuite de la tente ? Je n’en ai pas l’impression. Condensation ? Plus vraisemblable. Heureusement l’eau n’a pas traversé. Je l’essuie consciencieusement avec une serviette humide. Tout est humide de toute façon.
Le plus difficile est d’imaginer devoir mettre les combinaisons étanches qui doivent être au mieux gelées, au pire gelées et mouillées. J’opte plutôt pour la seconde hypothèse.
Allé, un peu de courage, il faut sortir du sac de couchage et préparer le petit déjeuner.
Dès qu’il pleut, tout est pénible, long et désagréable. Encore une fois, le petit déjeuner est pris dans la tente. Et tout se fait dans la tente, assis, accroupis, allongés. Nous essayons d’optimiser les façons de procéder pour éviter au maximum de mouiller toutes les affaires. Il faut tout ranger et tout plier, puis c’est l’épreuve d’enfiler les combinaisons. Comme prévu, c’est froid et humide pour ne pas dire gelé et trempé. Je m’attendais à pire, les premiers instants sont difficiles au contact de la matière synthétique glaciale, mais avec la chaleur du corps, cela devient rapidement supportable. Enfin tant que l’on reste en mouvement. Puis nous plions la tente, trempée elle aussi. Et nous avons toutes les peines du monde à tout caser dans les kayaks…
Le gros iceberg est toujours au milieu de la baie, comme immobile malgré les marées. Peut-être est-il échoué au fond ?
9h00. Nous sommes prêts à partir. La luminosité est très faible, le ciel est gris et bas, le vent souffle, d’est cette fois, et bien sûr, il pleut… Et il reste à savoir si je vais réussir à dompter ce maudit kayak violet sans dérive. Les premières impressions sont positives tellement je m’attendais au pire. Il est dirigeable, même s’il a une nette tendance à se mettre face au vent ou au courant. Ou les deux. Ou peut-être a-t-il pour unique but de se tourner à l’opposé du cap que je veux suivre… Alors nous partons. Et c’est bien difficile, surtout lorsque nous quittons l’abri relatif de la baie. La mer est alors bien formée. La houle nous frappe, d’abord de face puis de côté lorsque nous virons à gauche pour rejoindre et traverser le large fjord. Nous distinguons à peine l’autre rive. La progression est difficile, il faut tirer fort sur les bras pour un modeste résultat. Seul point positif, le vent nous aide.
Malheureusement, le verdict tombe au bout d’une heure : seulement quatre kilomètres et demi. Comme prévu, le courant de marée nous ralentit considérablement.
Au loin une lumière blafarde, au ras de l’eau, presque inquiétante. Un point blanc lumineux au milieu d’un monde de gris. Un bateau de pêche qui remonte lentement le fjord finit par sortir de la brume.
La lutte contre les éléments est laborieuse et le plaisir mince, voire inexistant. Nous prenons à peine le temps d’admirer les icebergs, tellement concentrés sur nos rames et le point à atteindre. Nous faisons tout de même une pause pour prendre un goûter bien mérité.
Contrairement à hier, j’ai froid aux jambes et aux pieds. Et comme j’ai l’impression que mon kayak s’est enfoncé et est maintenant très bas sur l’océan, je ne vois qu’une solution : j’ai embarqué de l’eau. Je remue les jambes et le bruit liquide m’en confirme la présence. J’enlève le devant de la jupe, il y a deux phalanges d’eau. Rien pour écoper bien sûr et la côte est inabordable, escarpée… Bon, il faut donc poursuivre comme cela et surveiller si cela s’aggrave. Ma jupe ne doit pas être complètement étanche. Moralité bien connue des aviateurs : la confiance n’exclut pas le contrôle et contrôler son matériel évite parfois bien des soucis…
Au bout de deux heures de galère, nous bifurquons à droite dans un fjord plus petit. Maintenant abrités du vent, nous naviguons sur une mer bien plus calme. Et cette fois, le courant nous pousse.
Quelques minutes plus tard et en quelques secondes, tout devient surréaliste. Le vent est complètement tombé. Tout comme le plafond. La brume et le silence nous entourent, nous encerclent, nous oppressent. Tout devient entre gris et blanc. Même la mer prend une tente laiteuse. Mais quel plaisir de pagayer sur une mer aussi calme, aussi plate. Quelle joie de glisser dans ces deux mondes liquide et gazeux, maintenant si semblables et même confondus à leur jonction. La moyenne s’en ressent et grimpe tout doucement.
Ce matin, je ne nous ai pas fixés d’objectif pour le bivouac. Il y avait tellement de facteurs pénalisants : le kayak, la météo, la marée contre… Le point le plus loin est le bivouac prévu à l’origine, mais il est loin, sûrement plus de vingt-cinq kilomètres. Nous ferons donc notre possible et nous nous poserons où nous pourrons. Le problème, c’est que depuis le début, je n’ai vu aucun point susceptible de nous accueillir. Ce ne sont que falaises abruptes entrecoupées de violents ruisseaux aux cascades bruyantes…
Alors nous pagayons et poursuivons notre route. Après la partie laiteuse située entre deux îles, nous tournons à gauche vers une passe. En la rejoignant, nous quittons par la même occasion la brume et son ambiance si particulière. Au bout de ce bras de mer se trouve le bivouac prévu. Mais il est long et le courant est contre. J’ai l’impression que contre le bord, le courant est inversé, comme cela arrive parfois dans les rivières où au bord, l’eau va à contre-courant et remonte. Et c’est bien le cas. Je me colle donc au ras des rochers. Là encore, aucun bivouac possible, aucun lieu possible d’accostage et encore moins de parties planes sur ces pentes raides. Le temps se lève petit à petit, il fait plus clair, les sommets apparaissent.
Nous poursuivons notre route, la fatigue et la faim commencent à nous envahir. Le petit déjeuner et le goûter sont loin.
13h00. Un miracle : la pluie cesse. Mais ce bras de mer n’en finit pas. Nous apercevons notre cible. Mais c’est encore loin. Et toujours pas de halte possible, aucun endroit pour poser la tente.
14h00. Nous rejoignons un autre fjord qui vient de la gauche. A droite nous découvrons l’inlandsis, loin, entre deux montagnes. Mais nous sommes surtout obnubilés par ce fjord à traverser et trouver la minuscule passe qui va nous permettre de rejoindre une petite baie et notre lieu de bivouac. Les bras, les épaules et le dos sont très douloureux.
Grâce à la carte, je vois où se trouve l’entrée de la baie. Je m’y rends. Raté, ce n’est qu’une crique. Où se trouve donc cette minuscule passe ? À gauche, à droite ? Un nouvel examen de la carte me fait choisir la droite. J’espère ne pas me tromper… Oui, elle est bien là ! Mais la marée descend et le courant est contre. C’est bien visible au point le plus étroit de la passe où il devient plus fort. Cet obstacle passé avec vigueur, il ne reste plus qu’à traverser cette dernière baie. Le lieu a l’air enchanteur… Les dernières centaines de mètres se font au mental, à l’énergie… Enfin arrivés… Un coup d’œil au GPS : près de vingt-sept kilomètres en cinq heures et vingt minutes. Presque cinq kilomètre-heure de moyenne. Mais avec quelles conditions ! Et le courant presque toujours de face. Mais nous l’avons fait, nous avons rattrapé notre retard…
Pas le temps de s’apitoyer, il faut sortir de cette baignoire. Et une envie pressante me rattrape instantanément. Tant pis, c’est trop urgent, ce sera dans la mer. Quelques secondes à se battre avec la combinaison étanche, puis une trentaine d’autres à se soulager, et cela va mieux.
Puis c’est le rituel du déchargement. Il tombe encore quelques gouttes mais pas suffisamment pour nous empêcher de manger dehors. Cette fois, la tente attendra. Le riz et le bacon font un bien fou. Je me défoule aussi sur le broyé, presque un grand à moi tout seul… Toute cette activité physique dans cette froide ambiance creuse l’estomac !
Le site a déjà été occupé. Légèrement sur la gauche de la plage et à quelques mètres au-dessus de l’eau, une petite aire herbeuse relativement plane a servi de campement. Il y a quelques traces. Un grand bac en plastique est abandonné dans l’herbe… C’est triste dans un lieu comme celui-ci. Des coquilles de moules, des rectangles d’herbe écrasée, quelques pierres alignées. Mais cet endroit est abrité du vent. Nous nous y installons également. Nous montons la tente. Elle est trempée. Un petit vent souffle. Il va faire du bien et sécher nos affaires. Nous ouvrons en grand la tente et nous déplions matelas et sacs de couchage. Nos affaires de kayak sont étalées sur la plage de galets.
Puis il est temps de prendre des photos. Enfin ! Cet endroit est magnifique. Indescriptible. Une petite baie d’eau verte et transparente entourée de hautes montagnes, vertes elles aussi. Quelques torrents dévalent celles-ci dans un sacré vacarme. Nous avons aussi choisi notre emplacement pour échapper au bruit !
De la tente, nous avons une vue imprenable sur la baie. Juste sur notre droite, une toute petite plage de cailloux gris avec quelques plaques d’algues jaunes. Devant cette plage, l’eau est parfaitement lisse, transparente et d’un vert profond. Au-delà, la falaise trempe directement dans la mer et s’y reflète à la perfection. La roche est noire, grise et rose avec les taches vertes de la végétation qui se développe sur la moindre zone relativement plane. A l’exception de la minuscule passe, la baie est enserrée par ce relief, mi-roche, mi-herbe. Sur la gauche, celui-ci est plus élevé. A ses pieds, la pente plus douce se transforme en prairie. Deux filets d’eau, plus cascades que torrents, forment deux lignes brisées claires qui s’élancent du sommet pour finir dans la baie.
Nos kayaks sont posés sur une grande plage de galets clairs, à dominante gris, blanc et rose. Derrière, une piscine de sable fin se vide doucement dans la baie avec la marée descendante. Avec du soleil et quelques (dizaines de) degrés de plus, s’y plonger devrait être agréable !
Comme un V coupant la ligne de crête, un creux dans les sommets derrière nous semble accessible par un lit de torrent presque asséché et rempli de gros cailloux, certains arrondis à la perfection. On dirait des œufs, des œufs de toutes tailles… Ce creux, creusé par l’action de l’eau, devrait nous permettre de passer derrière les crêtes et apercevoir l’inlandsis.
Juste à sa gauche, un autre torrent, loin d’être asséché, tombe bruyamment du relief abrupt en une succession de petites cascades. Après ces chutes violentes, il court joyeusement entre de gros cailloux avant de terminer langoureusement son chemin au milieu de l’herbe verte à quelques mètres de la tente. Ce sera notre approvisionnement en eau douce, fraîche et pure.
Et nous grimpons, difficilement car ces cailloux sont parfois instables. C’est un sol parfaitement inégal, inadapté à la marche. Plus qu’un sol, c’est un empilement de pierres de toutes tailles et de toutes les couleurs. La chute est parfois proche, lorsqu’un rocher se dérobe sous notre poids. Nous nous rendons bien compte du pouvoir destructeur de l’eau. La montagne est littéralement creusée, déchirée.
Puis, à ce qui semble être le col, nous découvrons une petite mare, d’une incroyable limpidité… Juste derrière elle, le ciel se dégage et le soleil fait son apparition. Leurs reflets sont vifs et nets dans la mare, ajoutant une petite touche de féerie à ce paysage déjà somptueux. Et pour compléter cette vue magnifique, nous découvrons en baissant les yeux un nouveau fjord encombré de glaçons. L’inlandsis est proche. Ce fjord est notre destination de demain.
Nous ne pouvons résister à la tentation de poursuivre et nous descendons vers l’eau. Le col s’ouvre en une large vallée qui est un lit de rivière, là encore presque asséchée. Au printemps, l’eau doit couler à flots. Le sol est jonché de galets de toutes tailles, aux formes arrondies, souvent parfaitement ronds. Les couleurs sont également variées : blanc, gris, rose, vert, rouge… De la végétation émerge timidement, un peu de mousse, quelques plantes et également quelques fleurs. Certaines ont des feuilles rigides en forme de coupe qui retiennent les gouttes d’eau. C’est d’une beauté à couper le souffle. A moins que ce ne soit l’effort…
Il nous semble possible de progresser sur la droite pour nous approcher encore plus près de l’inlandsis. Le relief est accidenté mais pas excessivement pentu. Mais nous n’avons malheureusement pas le temps d’essayer. Nous nous contenterons de la plage située juste devant nous.
Arrivés en bas, l’inlandsis est bien sur notre droite. En face, une plage. Cela doit être le bivouac prévu pour le lendemain.
Un craquement sourd, mais sonore. Comme la foudre. Des dizaines d’oiseaux s’enfuient en même temps et en criant. Bien qu’ils soient sur la rive opposée, nous les entendons distinctement et cela fait un vrai vacarme.
Quelques photos en profitant du soleil. Mais celui-ci baisse, il est temps de rentrer. Le retour sera finalement plus rapide et moins difficile que prévu.
Nous vidons les kayaks et récupérons le linge étendu un peu partout.
Même si nous n’avons pas très faim, nous préparons le dîner car nous avons prévu un petit extra. Les coquilles de moule vides laissent à penser qu’il doit y en avoir des pleines dans la mer. Et comme celle-ci baisse, il se peut tout à fait que des moules bien fraîches soient à portée de nos mains et de nos estomacs. Quelques branches, deux allume-barbecue et le feu est lancé, malgré le bois humide. Une grille qui traînait est ramassée, installée entre deux pierres et les moules cuisent sur ce barbecue improvisé. Quelques minutes plus tard, elles filent dans notre estomac, accompagnées par une soupe chaude. Agréable. Tout comme d’être au coin du feu, même s’il ne chauffe pas fort. C’est réconfortant et tellement plus plaisant que la pluie.
Le soleil couchant illumine les montagnes devant nous. Dans la pénombre croissante, elles ressortent vivement et prennent une teinte jaune orangée.
Après la vaisselle et le rangement, il est temps d’aller au lit. Une petite douche au gant et, épuisés mais heureux, nous filons dans nos sacs de couchage.
Il fait nuit et il commence à faire frais. La nuit risque d’être glaciale, les nuages n’étant plus très nombreux.
Je finis de charger le téléphone GPS avec la petite batterie d’appoint. J’avais installé le chargeur solaire cet après-midi et même sans soleil, il a un peu chargé. En espérant du soleil demain pour tout recharger.
Pour profiter de la marée descendante, puis montante, il va falloir se lever tôt demain. Il est 22h15, j’allume mon téléphone pour régler le réveil. Il est glacial, la batterie est vide… Le chargement n’a pas fonctionné, l’électronique n’aime pas le froid… Et donc pas de réveil…
Nous verrons cela demain… Mais dorénavant, je placerai ces appareils plus proches de moi, dans le sac que je place sous mon oreiller pour le surélever un peu, afin qu’ils profitent un peu de la chaleur que je dégage.
6 septembre – Mardi
Taraudé par ma douleur à l’épaule, je me réveille de nombreuses fois pendant la nuit. Vraiment pas de chance de se blesser à cette partie du corps vaguement utile pour le kayak juste avant de venir au Groenland… Mais il n’y a pas grand-chose à faire à part continuer à m’enduire d’anti-inflammatoire… La nuit n’est plus noire. Ce mal lancinant me tient éveillé. Impossible de trouver une position confortable et indolore. Ou peut-être est-ce la peur inconsciente de se lever trop tard.
Pourtant je n’ai pas du tout envie de me lever. Je me sens fatigué, j’ai un mal de tête terrible. Pas bien, pas bien du tout. Je n’ai sûrement pas assez bu hier. Allé un Doliprane, je m’habille et je vais chercher le petit déjeuner dans les kayaks. Nous avons oublié de le prendre hier.
Dans l’aube naissante, mes premiers pas confirment cette malheureuse impression, je ne suis pas bien du tout. Tant pis, il faut faire avec et attendre que le comprimé fasse effet. Nous avons rattrapé notre retard hier et l’inlandsis nous attend. Ce serait dommage de gâcher le difficile effort effectué hier.
Le petit déjeuner ne passe pas, je ne mange que la moitié des céréales. J’ai l’âme d’un aventurier, mais pas le physique !
Nous démontons notre campement dans la faible lueur du jour naissant. Et nous apprécions grandement de ne pas le faire sous la pluie. Cela permet de retarder au dernier moment le frais enfilage des combinaisons étanches, lorsque tout est déjà plié et rangé.
Le but était d’être loin à 7 heures, à l’inversion de la marée, pour profiter du courant descendant. Nous partons à sept heures trente, malgré tous nos efforts. Et nous sentons rapidement que le courant est contre nous. Le soleil fait de timides apparitions, entre les quelques trous de la fine couche nuageuse.
Pour remédier à notre problème de batteries vides, je bricole une petite attache entre mon gilet de sauvetage et le chargeur solaire. Une fois le soleil apparent au-dessus des hauts reliefs, cela semble fonctionner… Sauf que… Le chargeur est dans mon dos et le soleil bien en face… Cependant le peu de charge fournie par la luminosité semble suffire à faire fonctionner l’application GPS. Mais mon téléphone ne cesse de vibrer pour me signaler que la batterie est vide. C’est énervant de sentir cette vibration quasi continuelle. Je change le mode après m’être battu pendant plusieurs minutes avec ce maudit appareil. Impossible d’enlever la signalisation « batterie faible ». La moins mauvaise option est un bip-bip.
L’eau de la baie est ce matin d’un vert sombre. Mais toujours calme et d’une incroyable transparence. Comme hier, le courant contre s’accélère au niveau de la passe. Mais nous la passons sans encombre, il suffit juste d’appuyer un peu plus sur les pagaies.
A la sortie de la baie, nous virons à droite. Sur notre gauche, en arrière-plan, une petite tranche d’inlandsis.
Dans mon dos, lorsque je rame, le mouvement de mes épaules fait frotter le chargeur sur le kayak en faisant un bruit désagréable. J’ai l’impression d’avoir une meute de corbeaux derrière moi… Plus le bip-bip… Autant pour le silence dans le grand nord !
Malgré le courant contraire, nous avançons d’un bon rythme. Cinq kilomètres et demi à la première heure. La mer est calme. Seul un léger frémissement causé par un petit vent la parcourt. Que c’est agréable ! Les kayaks glissent et filent sur l’eau. Une douce sensation. Deux petites vaguelettes se forment sous l’étrave du kayak lorsque celui-ci coupe l’eau immobile. Près du bord, là où la profondeur est faible, nous nous rendons bien compte de la transparence de l’eau, dont la couleur tire plutôt sur le vert. Les roches immergées sont clairement visibles.
Le passage où nous nous sommes engagés est cerné par de hautes falaises, surtout sur notre gauche. Celle de droite baisse régulièrement. C’est une péninsule et nous devons en faire le tour. Plus la crête sera basse, plus nous nous rapprocherons du virage. Notre passage se rétrécit et le courant se renforce d’autant. Mais l’allure reste bonne, d’autant que le soleil perce maintenant complètement les nuages. Un ciel bleu limpide et sans nuages s’annonce.
De nombreux torrents sillonnent les côtes escarpées. En plusieurs endroits, ce ne sont que des ruissellements sur la roche nue. Au contact de cette eau, la pierre prend une couleur rouille. L’eau doit être chargée en fer et les ions métalliques doivent se déposer pour donner cette teinte.
Au bout de deux heures, nous arrivons au bout de la péninsule, tournons à droite pour doubler le cap qui en marque la fin et nous commençons à remonter l’autre rive. Nous retrouvons les icebergs qui viennent de l’inlandsis. Notre objectif de la matinée. Nous faisons une pause-goûter. Arrêtés sur l’eau, nous nous rendons compte que nous reculons ! Bizarre, le courant devrait être dans l’autre sens, dans notre sens…
Nous repartons, et nous devons nous rendre à l’évidence : le courant est bien contre nous ! Je n’y comprends rien. Peut-être que les horaires de marée que j’ai sont faux. La galère…
Heureusement, le spectacle nous fait oublier nos malheurs de courant. Les glaçons sont nombreux et de toutes tailles. C’est ce qui s’appelle naviguer au milieu des glaces ! Et le tout sur une mer calme et sous un soleil radieux. C’est l’occasion de belles photos. Enfin quand mon kayak le veut bien, car le temps de sortir l’appareil, il a vite fait un demi-tour !
Et soudain, alors que nous quittons le bord du fjord pour son centre, car notre bivouac est sur son autre rive, ce fameux mur de glace nous apparaît. L’inlandsis ! Et c’est exactement cela. Un mur, une barrière. Il nous semble tout proche, nous y serons vite arrivés.
Les minutes défilent, le spectacle est magnifique, le mur de glace aussi impressionnant. J’ai toujours mes corbeaux dans le dos. Mais plus de bip-bip… Tiens, je regarde : l’appareil est éteint… Etonnant avec le brillant soleil que j’ai maintenant dans le dos. Encore un truc qui ne fonctionne pas. Le chargeur ? Le téléphone ? Bon, je verrai cela à l’arrivée.
Enfin, si nous arrivons un jour. L’inlandsis semble toujours aussi proche, mais il n’a pas vraiment bougé… Son immensité perturbe notre perception.
Les minutes défilent et avancer devient difficile, les bras et les jambes sont à nouveau douloureux. Comme un remake de la veille. Finalement, heureusement que je n’ai plus le GPS, le moral ne survivrait peut-être pas à la lecture de la distance restante. J’enchaîne les bâillements, le mal de tête revient doucement. Je crois que je suis épuisé… Mais cette fois, je bois.
Tiens, sur ma gauche, comme une tête brune hors de l’eau. Cela doit encore être un de ces oiseaux qui fait de la plongée… Et non, cela n’y ressemble pas. La tête tourne de tous les côtés. Ah, pour une fois que je n’ai pas monté mon téléobjectif pour que ce soit plus pratique… La tête me fixe puis plonge. J’avais pourtant essayé de m’approcher discrètement. Cela ressemblait à un phoque. Dommage, j’attends quelques instants qu’il réapparaisse. Mais non… Et je ne sais pas combien de temps un phoque peut rester sous l’eau.
Nous poursuivons… C’est difficile. Beau mais difficile…
Quelques longues minutes plus tard, nouvelle tête brune à la surface. Nouvelle tentative d’approche, nouvel échec. Car nouveau plongeon… Est-ce le même ? S’il réapparaît une nouvelle fois et qu’il me fait un clin d’œil ou un signe de la patte, c’est que c’est bien le même et qu’il se moque ! Ses ancêtres ont dû lui apprendre qu’il fallait éviter l’homme en kayak. Pourtant avec ma combinaison orange, mon gilet de sauvetage bleu, mon kayak violet et ma pagaie rouge, je ne suis pas certain d’avoir l’air d’un chasseur essayant de se camoufler. A moins qu’il n’ait eu peur de mes corbeaux…
Le mur de glace est réellement impressionnant.
Sur la droite, je vois enfin l’endroit où nous étions hier en promenade. Que d’images en aussi peu de temps. Quelques (toujours) longues minutes plus tard, j’aperçois enfin la plage que je m’étais fixé comme objectif de bivouac. Juste avant d’y arriver, quelque chose m’attire l’œil sur la gauche. Non ?... Et si… Une demi-douzaine de structures franchement pas naturelles dans ce décor lunaire de cailloux et de rocaille. Des dômes à multiples facettes qui font très expéditions scientifiques. Pour confirmer cette impression de non-solitude, une embarcation à moteur apparaît et rompt le silence près de l’inlandsis sur la droite.
Sympa la tranquillité du bout du monde ! Nous nous posons tout de même sur la plage. L’endroit n’est pas idéal. L’inlandsis semble encore loin et la proximité de ces gêneurs me trouble. Après un bref conciliabule, nous décidons de tenter notre chance un peu plus loin.
Et les coups de pagaies s’enchaînent à nouveau. Même si la petite pause a fait du bien, c’est de nouveau difficile. Les criques se suivent. Mais aucune n’est accessible ou « bivouacable ». Et c’est long. L’inlandsis est toujours loin, très loin. Je songe au demi-tour quand j’aperçois une forme violette dans l’eau… De loin, on dirait un cerf-volant. De près, on dirait une tente. C’est une tente. Montée, mais dans l’eau et verticale, l’entrée vers le haut. Une partie flotte. Une partie vaguement cylindrique et de bonne taille. Une pensée morbide m’effleure. Elle m’effleure tellement que je n’ose y toucher, à peine de la pagaie… Non, c’est impossible… Au contact de la pagaie, c’est mou. Bon… Très courageux, je me rapproche… Mais lentement… J’ouvre… Rien de terrible, ce ne sont que trois ou quatre matelas en mousse pliés en deux… Que faire à part laisser ça comme c’est. Impossible de la bouger. Vraiment sympa ce bout du monde. Quelle surprise après le prochain cap ? Boîte de nuit sur la plage ? Allons voir derrière ce cap, je n’en suis plus très loin, on ne sait jamais, il y aura peut-être un bon coin…
Et enfin, au loin, apparaît une petite plage, accostable… Ouf… En espérant que ce lieu soit aussi bien qu’il le paraît.
Et finalement, cet endroit est merveilleux ! Cela valait vraiment la peine de se donner autant de mal. Un petit bout de sable fin, comme une vraie plage des tropiques, la beauté du paysage, la couleur et la pureté de l’eau n’ayant rien à envier aux plus beaux sites sur terre. Pour poser la tente, une zone plane de sable gris relativement à l’abri. Un ruisseau juste à côté pour l’eau. Des pierres en quantité pour s’asseoir et pour faire sécher le linge. Et un petit coin sympa bien à l’abri pour préparer le repas et manger, à côté du ruisseau.
Le soleil brille et à l’abri du vent, il fait bon. Je fais le malin torse nu. Mais après s’être changés, il faut étendre les affaires mouillées sur des cailloux au soleil, décharger et manger. Après le repas, jambon de Bayonne, couscous et brownies, la tente est vite montée. Je suis réellement fatigué. Et il fait si bon dans cette tente au soleil… quatorze heures quarante-cinq, il y a encore du temps pour l’après-midi. Je m’allonge donc dans la tente. Par la « porte » laissée grande ouverte, le soleil me chauffe le dos… un régal, un bonheur… Je sombre rapidement.
Un peu plus d’une heure plus tard, je saisis mon appareil photo et nous décidons d’une petite promenade.
A table, nous avons décidé de revoir notre parcours et notre emploi du temps. Une des possibilités était de se faire récupérer par Jacky à Narsaq s’il y avait un problème ou si nous changions nos plans. Il nous avait proposé le onze. Au vu de notre fatigue (certainement plus de vingt-cinq kilomètres aujourd’hui) et de la beauté du lieu, il est hors de question de mettre les fesses dans le kayak demain. Donc demain, nous restons ici, puis nous refaisons un itinéraire pour Narsaq avec des étapes plus petites.
Et donc maintenant, direction les hauteurs juste derrière le campement vers l’inlandsis. Comme partout depuis le début, des pierres sont visibles sur les crêtes, certaines en équilibre bien précaire. C’est étonnant de voir ces rochers sur les sommets comme s’ils y avaient été déposés par des géants. Un glacier les a amenés et les a laissés en fondant...
Comme hier, nous montons le long d’un ruisseau qui a creusé la montagne et adouci la pente. Le terrain est ici aussi un champ de cailloux. Certaines pierres ont peut-être parcouru des centaines de kilomètres avant de finir ici. Et il y a des milliers d’années… En plus de sa beauté ce lieu est vraiment différent, d’un autre temps, d’une autre terre.
En nous retournant, nous voyons notre tente, posée sur la petite plage, côtoyant les pierres et devant une mer bleue avec quelques glaçons blancs. Petite tache orange et seule trace humaine dans ce paysage sauvage.
En passant une nouvelle crête, nous restons interdits, muets de stupeur, ébahis par le spectacle. C’est grandiose. Tous les efforts et les sacrifices sont oubliés. « ça » les méritait. Face à nous, de l’autre côté de la baie, le mur de glace blanc, l’inlandsis, ce pourquoi nous sommes venus ici. C’est indescriptible. D’ailleurs nous n’essayons pas. Nous nous asseyons, et pendant de longues minutes de silence, nous savourons ce cadeau de la nature. La mer est bleue et calme, la glace est blanche et immaculée, le ciel est limpide, le soleil brille de tous ses feux derrière nous.
Ce monument nous trouble et nous avons de graves problèmes d’échelle avec lui. C’est gigantesque. Le bateau de nos « scientifiques » passe devant. Il est minuscule…
La falaise verticale au-dessus de l’eau doit mesurer trente ou cinquante mètres. Derrière, la hauteur du mur de glace doit dépasser les deux cents ou trois cents mètres. Quant à la largeur, des centaines de mètres.
Quelques photos bien sûr. Une pensée pour la crème solaire et nous envisageons déjà la promenade de demain. Ah si nous pouvions grimper sur cet immense glaçon !...
Mais il faut déjà redescendre, préparer la nuit et le repas.
Soudain le vent vire de quatre-vingt dix degrés, plein ouest et se met à souffler violemment. C’est vraiment curieux ici. Des oiseaux volent très haut, justement à l’ouest. Se passerait-il quelque chose ?
Craignant pour la tente, je mets des cailloux de bonne taille sur les sardines, je retends les ficelles et j’érige un mur de pierres devant la tente afin d’éviter (un peu) les courants d’air. Dérisoire protection… Ce vent attire le froid. Ce sera donc un dîner à l’abri. Nouilles chinoises et un petit flan qui passe très bien !
Une petite douche au gant, demain c’est lessive et shampooing.
Il fait nuit maintenant. Je vais jeter un coup d’œil dehors. On ne sait jamais, le ciel étant dégagé, si jamais une aurore boréale faisait son apparition…
L’inlandsis est également impressionnant par son bruit. Il gronde régulièrement. Comme un orage un peu éloigné. Cela aussi est impressionnant. Quel lieu fantastique…
Et demain c’est grasse mat’ !
7 septembre – Mercredi
Par trois fois, nous ouvrons la tente cette nuit pour scruter le ciel étoilé en espérant apercevoir des aurores boréales. Et nous en voyons les deux premières fois. Assez peu lumineuses, mais tout de même, ce sont des aurores boréales ! De longues traînées verdâtres qui ne laissent aucun doute. J’ai souvent eu le sentiment que les photographies très lumineuses d’aurores boréales ne reflétaient pas la réalité, mais provenaient d’un très long temps d’exposition. Mais il est tout de même possible qu’il en existe de bien plus marquées que celles dont nous sommes témoins cette nuit. Nous sentons également la grande fraîcheur de la nuit… Je supporte très bien la capuche du sac de couchage.
Au réveil, le soleil brille et éclaire fortement la tente. Quel plaisir… Il la réchauffe également, c’est nettement perceptible. Au chaud dans mon sac de couchage, je profite de l’instant. Au bruit continu du ruisseau s’ajoute les sourds grondements de la glace et parfois le cri d’un oiseau qui passe.
Même si la nuit a été sèche, le haut de mon sac de couchage et la paroi de la tente au-dessus de ma tête sont encore constellés de gouttes d’eau. L’humidité de ma respiration et la chaleur humide dégagée par mon corps doivent venir se condenser sur ces surfaces froides.
Aujourd’hui il faut appeler Jacky pour l’informer de nos nouvelles intentions.
Il va également falloir recharger tous les appareils électroniques : téléphone, batterie et lampe. Une bonne journée de soleil devrait y suffire largement. Hier j’ai découvert un faux contact entre le câble du téléphone et le contacteur du chargeur. Cette imperfection explique le mauvais fonctionnement de l’installation sur le kayak.
Je me sens bien mieux aujourd’hui. Une bonne nuit de sommeil fait du bien. La présence du soleil doit également jouer sur le moral, et donc sur le physique.
Il commence à faire bien chaud sous la tente. Il est temps de se préparer et de déjeuner. Nous avons une journée chargée !
Un coup d’œil dehors. Un soleil magnifique, pas un nuage, pas de vent. La mer est lisse comme un miroir. Un décor de carte postale, comme nous en rêvions.
C’est sans aucun doute l’un des plus beaux petits-déjeuners de ma vie. Assis sur une grosse pierre, face à l’immensité du glacier, avec un soleil qui réchauffe ce petit matin au grand nord et qui se reflète en mille diamants sur l’océan turquoise. La mer se ride légèrement par l’effet d’une minuscule brise qui se lève. Insuffisant toutefois pour troubler la parfaite quiétude qui nous entoure. Les reflets des reliefs et des icebergs sont quasi-parfaits, à peine troublés. Aucun remous, aucune vague ne vient s’échouer sur la plage. Quelques glaçons se sont échoués sur la rive pendant la nuit. Le soleil rasant les rend translucides, dévoilant les détails à l’intérieur.
Quelques photos bien sûr, il faut profiter du cadre enchanteur et de la clémence des éléments.
9h30. Nous sommes prêts. Lavés, rasé, brossés… Nous testons le shampooing sec. Ce n’est pas extraordinaire, mais l’impression après sa pulvérisation est meilleure que sans.
Je téléphone à Jacky avec le téléphone satellite. Cela fonctionne parfaitement. Il nous donne rendez-vous à Narsaq le dimanche onze à quinze heures quinze. Il m’a également donné un petit aperçu météo : beau temps jusqu’à demain midi, puis cela se couvre avec risque de pluie et vent de sud.
Comme nous n’avons plus de sac à dos pour la randonnée, un sac étanche en bandoulière fera l’affaire. Nous prévoyons de déjeuner près du glacier et nous emportons tout le nécessaire.
Les batteries chargent, le linge sèche, l’inlandsis gronde. Tout est en ordre et nous sommes prêts. En route !
Comme hier soir, nous progressons le long du ruisseau, sur un sol inégal composé de pierres plus ou moins stables. Bien évidemment, il n’existe aucun chemin.
Ce pays est vraiment surprenant. En quelques mètres, nous alternons les champs de cailloux, de graviers, de sable, d’énormes rochers… C’est étonnant. Là où l’eau passe, les pierres sont lisses et arrondies. Ailleurs, elles sont brutes, aux arêtes vives. Certaines sont énormes, plusieurs mètres de haut. Quelle force doit avoir la glace !
Hier, nous avions aperçu une crête de rochers entrant dans l’inlandsis. C’était notre objectif. Sur cette crête, il doit y avoir une magnifique vu sur le glacier et son immensité. Nous reprenons le chemin emprunté hier. Puis nous bifurquons vers la mer pour rejoindre une large plage de sable où de nombreux petits glaçons sont échoués. Le sable est sombre. La progression est difficile, la pente est parfois raide et le sol, mélange de sable, de gravier et de roches de toutes tailles, est instable. Chaque pas est risqué, l’attention doit être soutenue. Passer par la plage devrait nous faciliter la progression. Et l’accélérer.
Une fois sur cette grande plage, nous poursuivons le long de la mer. Finalement, nous ne regrettons pas notre lieu de campement, il est bien plus agréable et abrité.
Au détour d’une petite dune, nouvelle surprise, comme ce pays sait nous en réserver ! Une tente. Décidément, impossible d’être tranquilles… Et non, finalement ce n’est pas une, mais plusieurs tentes que nous découvrons. D’abord un grand dôme bleu et rouge, puis une structure à facettes type scientifique et enfin plus à droite, en hauteur au milieu des rochers, quatre tentes simples, violettes. Du même type que celle vue hier dans l’eau. Et le dôme « scientifique » ressemble lui à ceux aperçus à notre escale hier…
Le campement est silencieux et trois des quatre tentes ont un aspect curieux, comme si elles étaient ouvertes. Nous n’apercevons personne. Nous n’osons pas aller voir, mais notre chemin nous fait nous rapprocher. Les trois tentes ont effectivement un aspect bizarre, puisqu’elles sont retournées ! Elles gisent sur l’un de leur côté. Ce qui explique l’aspect curieux perçu de loin. Des matelas en mousse sont à l’intérieur. Ce sont donc bien les sœurs de la fugueuse immergée qui a dû s’envoler et flotter quelque temps avant de s’enfoncer dans l’eau. Le camp semble donc abandonné.
Nous nous approchons du dôme bleu. Un torrent de boue et d’eau passe à l’intérieur. Les occupants ont dû partir il y a un certain temps. N’y tenant plus et au cas où, je regarde à l’intérieur. Des réserves de nourriture, des plaques de cuisson au gaz, de la vaisselle, etc. Une cuisine. Nous regardons ensuite sous le dôme « scientifique » beige. Une grande table, une dizaine de grands seaux retournés servant de sièges, quelques outils. En ordre. L’état d’usure des tentes laisse penser que les occupants sont partis depuis longtemps.
Distraits par ce campement, nous ne nous sommes pas aperçu que nous étions arrivés au pied de l’inlandsis. Nous ne l’avions également pas remarqué car il n’est pas immaculé ! Au contact des graviers et du sable sombres, il a pris une teinte allant du marron au noir. Mais c’est bien lui, sale, mais c’est lui !
Nous nous en approchons. Et soudain, je sens mon pied s’enfoncer, le sol n’a pas la résistance habituelle. Cependant il ne cède pas, il est élastique. C’est une surface lisse et noire. Et c’est un peu comme si je marchais sur un trampoline. Sauf que je ne tiens pas à savoir ce qu’il va se passer si je passe à travers et ce qu’il se trouve en dessous. Prudemment, mais rapidement, je bondis vers une zone plus sûre… Curieuse, vraiment curieuse, cette structure du sol. Mais peu rassurante…
Nous poursuivons vers le bord de mer et nous arrivons au pied d’une falaise de glace d’une bonne dizaine de mètres de hauteur. Malheureusement, elle est loin d’être immaculée. Le blanc sale côtoie le gris et le noir. Sa surface verticale est percée de quelques trous et striée. Comme pour une montagne, différentes couches correspondant à différentes époques sont visibles. Sa face supérieure est légèrement inclinée et légèrement ondulée, la pluie et le vent devant adoucir les aspérités naturelles. Plus loin, nous voyons la falaise de glace blanche surplombant la mer, si proche et si loin en même temps. Entre cette falaise noire et la mer se trouve une petite plage de cailloux de quelques mètres de largeur. La suivre nous permettrait de progresser rapidement. Mais cela nous ferait passer au pied de la falaise noire et ne serait absolument pas prudent. Si elle venait à céder…
Nous choisissons donc de rebrousser chemin. Nous allons tenter d’atteindre notre objectif en longeant le glacier par le haut.
En remontant, près d’un petit ruisseau qui ressemble à tant d’autres, mon pied s’enfonce brutalement avec un doux bruit de succion… Sous une fine couche de gravier totalement anodine se cachait une bonne couche de boue grise. Mes chaussures et mon bas de pantalon ont droit à un relooking express ! Petite séance de nettoyage au ruisseau suivant. Heureusement, le tout étant étanche, je m’en tire bien ! Chaque pas peut recéler un piège ici, il faut vraiment y prêter attention.
Nous commençons à monter le long d’un torrent. C’est abrupt, mais moins qu’à côté. Nous avons alors le choix : soit suivre ce torrent et avancer par les hauteurs, soit obliquer à droite et essayer d’avancer entre la falaise rocheuse et l’inlandsis. Nous choisissons la seconde option. Quelques mètres plus loin, en position horizontale et les deux mains dans la boue, je propose de suivre la première option…
La montée est difficile, la pente est raide au milieu de rochers bruts et parfois instables. Au bout de longues minutes d’efforts, nous obliquons vers la droite, vers des endroits où la roche nue apparaît. Cela semble plus facile, les bords du torrent devenaient trop pentus.
Vers midi, nous comprenons que nous n’irons pas beaucoup plus loin et certainement pas jusqu’à notre objectif. Un dernier effort et nous arrivons sur un point haut, une petite terrasse avec une vue exceptionnelle sur la baie et les glaciers. Et toujours, des pierres posées un peu partout sur les points hauts ou en équilibre sur les crêtes et les sommets. C’est indescriptible, d’une beauté fascinante. Tous nos efforts étaient mérités. Nous avons une vue plongeante sur les falaises de glace qui vont du blanc pur au bleu transparent. Et le glacier se poursuit bien après ces falaises. Sa surface est striée, ondulée, accidentée. Le blanc côtoie le bleu et le marron. Ses bords en contact avec la roche ou le sable sont marrons ou noirs.
Notre GPS indique une altitude de 230 mètres. Le glacier en face va bien plus haut.
Des morceaux de la falaise de glace sont proches de la chute, fissurés ou en surplomb. Je prends quelques photos avec mon téléobjectif en priant pour que la chute arrive à ce moment-là. Mais rien ne tombe…
Ce paysage exceptionnel couvre presque cent quatre-vingt degrés, de la falaise de glace à gauche à la sortie de la baie à droite. Nous pouvons même apercevoir la petite baie où nous étions avant-hier.
Nous décidons de déjeuner sur cette extraordinaire terrasse.
A part quelques oiseaux, dont certains rapaces de bonne taille, nous n’avons vu aucun autre animal. Des traces sont pourtant nombreuses. Rennes, chèvres ou équivalent, renard. Mais rien à portée de regard… Ils doivent être très craintifs.
Pendant le repas, nous ne perdons pas une miette du spectacle. Le calme et le silence sont également impressionnants. Seuls quelques cris d’oiseaux et les grondements réguliers de la glace viennent rompre cette impression d’isolement, d’être seuls au monde.
Nous apercevons également le campement abandonné. Entre la couleur sombre du sol, les tentes renversées, les autres laissées pleines et les pièges au sol, cet endroit est vraiment lugubre…
Le temps commence à se couvrir. Une couche en haute altitude commence à voiler le soleil et quelques nuages bas arrivent également par-dessus la barrière montagneuse derrière nous.
Le repas terminé, il est temps de redescendre. Nous profitons de notre vue en hauteur pour choisir notre itinéraire. La descente est bien plus rapide, mais parfois périlleuse. Par moment, nous nous demandons même si ce que nous faisons est vraiment sensé…
Sur le chemin du retour, nous voyons de nouvelles incongruités. Une roche fendue en deux, par le gel certainement. Une zone brûlée d’à peine une dizaine de mètres de diamètre avec des résidus de bois carbonisé. Comme si un arbre était présent ici et qu’il avait pris la foudre. Et surtout nous croisons plusieurs pyramides de sable. Des dizaines, voire des centaines de fines strates horizontales les composent. Comme si le sable avait été fortement compacté. Au touché, c’est solide, mais légèrement friable. Surprenant…
15h30. Retour au campement. Après avoir bien transpiré, une bonne douche nous fera du bien. Elle prend la forme d’une casserole d’eau chaude. A l’abri du vent et malgré le maigre soleil, il ne fait pas trop froid et nous n’avons pas honte de montrer nos fesses au glacier. Cela fait un bien fou… La pudeur nous empêche d’immortaliser ce moment sur la pellicule…
Un petit goûter nous fait beaucoup de bien.
Nous rangeons les affaires mises à sécher.
Sans le soleil, le froid arrive vite. Le dîner sera certainement au chaud dans la tente.
Je crois que c’est avec tristesse que je vais quitter cet endroit demain…
En repensant à cette randonnée, je me rappelle l’échange tenu avec la vendeuse de chaussures de marche :
- « Vous allez où ? »
- « Au Groenland… »
- « Ah… Connais pas… »
- « Moi non plus. Cela doit être type moyenne montagne. Sans trop de cailloux… »
Pas trop de cailloux… Presque !
Petite soirée tranquille et reposante, dans la tente à cause du froid, à discuter de tout et de rien et à préparer la suite du voyage.
Nous dînons de bonne heure, le but étant de se coucher tôt pour une bonne nuit de sommeil réparatrice et attaquer dès l’aube. Lever au lever du soleil, départ vers huit heures pour profiter de la marée descendante qui doit durer jusqu’à dix heures trente. Escale prévue à la pointe de la péninsule que nous avons doublée hier. En passant, j’y ai vu une plage accessible et un endroit plat susceptibles de nous accueillir. Une quinzaine de kilomètres prévus.
Je crois que nous avons du mal à réaliser où nous sommes et ce que nous faisons… C’est complètement irréel de voir notre tente plantée au milieu de ce milieu inhospitalier, ce désert de cailloux et de sable, dans ce froid mordant, face à cet immense bloc de glace… Ce tout petit espace de survie, si fragile, loin de tout, au bout du monde…
8 septembre – Jeudi
Le jour se lève. La couche nuageuse est toujours là. Il faut commencer à se préparer.
Le petit déjeuner se termine et la mauvaise nouvelle arrive. Trop vite, trop tôt. Le crépitement que nous ne connaissons que trop bien recommence. Aïe, la pluie… Un peu en avance sur l’horaire. Et c’est donc dans ces tristes conditions que nous démontons notre campement.
8h30. Tout est prêt. Vraiment pas logeables ces kayaks, nous avons toujours autant de mal à tout caser dans ces embarcations… Un dernier regard en arrière et c’est parti. Le mauvais temps atténue quelque peu la tristesse de quitter ce lieu magnifique. Le plafond et la visibilité dégringolent, la pluie tombe de plus en plus fort.
Il y a beaucoup de glace sur l’eau. C’en est même parfois impressionnant et difficile à naviguer. Je préfère éviter de toucher la glace avec mon kayak en matière plastique. Je n’ai pas une grande envie de rejouer la tragédie du Titanic. La mer est calme et le courant nous aide. Dans cette baie, le courant semble toujours aller dans le même sens. Du moins en surface : quelque soit l’heure et la marée, nous avons toujours vu les icebergs aller de gauche à droite, vers la sortie de la baie. Et c’est pourquoi, à notre arrivée avant-hier, nous étions désespérés de voir que le courant était contre nous alors que la marée montait. Je crois avoir l’explication de ce phénomène curieux. Du fait de la proximité de cet immense glacier, la baie reçoit une quantité phénoménale d’eau douce provenant de la fonte de la glace. Et il faut bien que toute cette eau s’évacue…
Je navigue plus au centre de la baie, je ne revois donc pas la tente fugueuse qui était près du bord. Peut-être a-t-elle même coulé ou a été ramassée. Mais nous distinguons beaucoup mieux le camp « scientifique ». Je compte cinq dômes à facettes, dont un plus gros, plus arrondi. Le camp est légèrement en hauteur, sur une butte dénudée. A ses pieds, sur la plage, le bateau pneumatique rouge est au repos. J’arrive à distinguer quelques silhouettes en combinaisons rouges se déplaçant entre les tentes. Devant le camp, un gros iceberg et une nuée de mouettes, soit sur l’eau, soit sur l’iceberg, soit sur des petits glaçons. Elles s’envolent toutes à notre passage et passent à quelques mètres au-dessus de nos têtes.
Je profite de quelques accalmies pour prendre quelques photos. Sombres certainement. C’est vraiment dommage cette pluie, je voudrais passer mon temps l’appareil à la main…
Dans la brume, nous apercevons une forme noire flottant au milieu des icebergs sur notre gauche. Avec la distance et le manque de luminosité, nous n’arrivons pas à distinguer ce que cela peut bien être. Mon imagination bat son plein. Cela ressemble à un tronc d’arbre couché, mais c’est improbable vu l’absence de forêts. Nous bifurquons et allons voir. Ce n’est finalement qu’un iceberg noir qui doit provenir du bord du glacier et qui tire sa teinte sombre de son contact avec le sol.
Peu à peu, le vent forcit et la mer se creuse. Les rafales deviennent même violentes. Jacky nous avait prédit un vent de sud. Celui que nous subissons vient de notre travers gauche alors que nous faisons route au sud-sud-est. Pour le vent, je dirais donc bien qu’il arrive du nord-est… Mais avec tous ces reliefs, il doit tourbillonner sans cesse.
Avec ce vent, mon kayak rebelle s’en donne à cœur joie pour me compliquer la vie. Pour chercher un maximum d’abri, nous quittons le centre de la baie pour longer les falaises sur notre gauche, le vent y est un peu moins sensible. Pour arriver à aller droit, je ne rame que du côté gauche et en prenant le plus de levier possible, j’ai la main droite qui touche la pelle droite. Et je ne ménage pas ma peine.
Lors d’une rafale plus forte que les précédentes, je n’ai pas d’autre choix que de plonger ma pelle droite pour garder l’axe. Si c’est efficace pour me diriger, cela me coupe mon élan. J’ai ramé aussi fort que je suis bête du côté gauche et cela n’a pas suffit. Pourtant… Le bras gauche en feu, je m’accorde quelques secondes de pause. Et à une dizaine de mètres, une belle tête dépasse de l’eau ! Je distingue nettement l’œil qui me regarde, les moustaches, la tête plus sombre que le cou, légèrement tacheté. Puis la tête bascule en arrière. Je vois le corps clair allongé juste sous la surface et l’instant d’après, tout a disparu… C’est ça, moque-toi !
Lors de notre départ ce matin, nous avions vu une petite tête émerger à plusieurs reprises au large de notre campement. Est-ce le même qui nous a suivi ?
Après plus de deux heures d’efforts, la petite crique que nous visons aujourd’hui à la pointe de la péninsule ne devrait maintenant plus être loin, nous approchons de la pointe. Certaines autres criques me semblent abordables, aucune ne m’apparaît idéale. Mais je les observe attentivement, si par malchance celle que j’avais vue ne devait pas être utilisable.
Avec le vent, la navigation est difficile.
Enfin la voilà. Un petit iceberg d’un mètre cinquante de hauteur en garde ou en signale l’entrée. C’est un signe ! Je me plante dans les rochers garnis d’algues quand soudain une grosse trouille…
Juste derrière moi, j’entends un énorme craquement immédiatement suivi d’un non moins énorme bruit d’éclaboussures. Je sursaute et par réflexe, je me retourne violemment. Ah oui, j’oubliais, kayak plus capuche égal retournement impossible. Je me contorsionne donc pour regarder derrière et je me rends compte que mon iceberg signalisateur s’est transformé en plusieurs petits glaçons s’agitant sur l’eau… Pff… Quel vacarme pour un si petit morceau de glace ! Une bonne montée d’adrénaline… Mon passage a dû briser ce fragile équilibre.
Je sors tant bien que mal du kayak sur les rochers glissants. Nouvelle priorité : uriner… Trente secondes plus tard, je peux enfin aller découvrir si ce lieu est utilisable. Et ô déception, il ne l’est pas. La zone est toute petite et balayée par les vents violents. Le sol est complètement détrempé.
Et donc, réinstallation dans le kayak et demi-tour. Nous allons devoir opter pour une des criques précédentes. Même en l’absence de plage, l’une d’elles est accostable et il semble y avoir quelques zones planes à l’abri un peu plus haut, soit à proximité du sommet, soit au milieu de la pente, bien marquée. Nous débarquons entre les rochers sur de la roche nue, lisse et rosâtre, et allons voir. Effectivement, il y a quelques minuscules zones à peu près planes, à peine de la taille de la tente, une vingtaine de mètre au-dessus de l’endroit où nous avons accosté. Au sommet, le sol est plus horizontal, mais inondé. Nous délaissons cette option et redescendons.
Nous hissons légèrement les kayaks et commençons à décharger et à nous installer.
Le sol n’est finalement pas si plat que cela. Il est également très humide et il est difficile de poser la tente. Les surfaces apparemment planes sont la plupart du temps trempées et bosselées. Nous finissons par nous décider pour ce qui nous semble être la moins mauvais solution et le résultat est quelques peu penché. Nous nous trouvons aux deux tiers de la pente, adossés à un mur vertical rocheux d’au moins dix mètres de haut qui nous protège efficacement du vent.
La pluie s’est miraculeusement arrêtée. Un plaisir. Après nous être changés, nous déjeunons dehors.
Et c’est également avec un grand plaisir que nous voyons apparaître à quelques dizaines de mètres du rivage, non pas une, mais deux têtes brunes ! Les deux phoques s’amusent quelques minutes, flottent sur le dos puis disparaissent sous la surface. Ils reviennent à deux reprises. Sont-ce toujours les mêmes, curieux et joueurs ?
Après le repas et malgré la pluie revenue, nous décidons d’aller visiter ce nouveau coin. C’est un lieu très escarpé, alternance de roche nue et de zones herbeuses, spongieuses et détrempées. Nous prenons nos bidons vides pour les remplir à un ruisseau car nous n’avons plus que le gros au tiers plein, soit près de cinq litres.
Nous nous rendons rapidement compte qu’il n’y a pas de ruisseaux ici. L’eau s’accumule sur les parties planes en mares ou en petits lacs, puis s’infiltre sous la surface pour former une nouvelle mare plus bas. Tant pis, nous ferons avec nos cinq litres. Malgré les pastilles en notre possession, la couleur des mares n’est pas encourageante pour y prendre de l’eau. Une vilaine couleur rouille. L’herbe n’est pas verte, elle est jaunie, ce qui donne à l’ensemble une couleur jaune orangée. Sécheresse ?...
Je n’ai pas pris mon appareil photo. Comme cela, cela fera peut-être sortir les animaux ! Et il y a cette fichue pluie…
Des animaux, il doit y en avoir ici, et en quantité. Les traces sont nombreuses : déjections, empreintes et sentes bien marquées. Près de la tente, j’ai trouvé deux grands bois de rennes. Nous en trouvons d’autres pendant la promenade, ainsi qu’un crâne complet avec les deux bois attachés.
Au détour d’un rocher, un mouvement attire mon regard. « Oh regarde, une chèvre ! Ah non, c’est un renard ! »… Effectivement, l’animal gris a une longue queue… Il file derrière un gros rocher. La discrétion ne doit pas être notre fort et nous devons faire fuir toute la faune environnante.
Nous croisons quelques empilements de pierres plates qui nous semblent peu naturels. Des tombes ?
Le plus difficile dans cette promenade est de retrouver le point de départ. Rien ne ressemble plus à un rocher mouillé entouré d’herbes qu’un rocher mouillé entouré d’herbes… Je ne suis cependant pas inquiet, je sais que nous sommes près de l’extrémité de la péninsule. Après être passés à la crique que nous souhaitions initialement, et confirmé qu’elle n’était vraiment pas optimale, nous finissons par retrouver notre campement.
Avant de partir en promenade, nous avions remonté nos kayaks et je les avais attachés par précaution à un gros rocher. Nous étions arrivés à marée basse et nous ignorions jusqu’où monterait la marée. C’était une bonne idée car leur premier emplacement est maintenant sous l’eau ! Il reste encore un bon mètre de hauteur… Cela devrait aller…
Rien d’autre à faire qu’à se mettre sous la tente à faire une petite sieste avec cette pluie…
Une pause dans le crépitement… Est-ce définitif ? Et non, quelques minutes plus tard, cela repart…
18h00. Quelques bruits sourds et louches me poussent à aller braver la pluie et voir les kayaks. Ce ne sont pas eux, c’est la mer qui cogne contre les rochers. Mais celle-ci n’est plus qu’à quelques centimètres de nos montures. Je les remonte donc d’encore deux mètres, par sécurité.
Je profite du temps libre pour planifier la suite. Au programme demain, une douzaine de kilomètres en kayak. Nous allons devoir trouver puis emprunter un étroit goulet pour rejoindre une nouvelle petite baie. Auparavant nous devrons traverser l’important fjord que nous avons déjà emprunté le deuxième jour. En espérant que le vent se calme. D’où nous sommes, nous ne le sentons pas, mais la mer semble bien agitée. Nous apercevons la rive opposée. L’entrée du goulet s’y trouve, mais je n’arrive pas à la situer précisément dans ce mélange de vert et de marron. Puis, une fois la baie traversée, il y aura un portage d’environ quatre cents mètres à faire. Cette portion piétonne nous évite de devoir contourner la grande île qui sépare les deux fjords qui rejoignent Narsaq.
Le jour baisse. La pluie ne cesse pas malgré quelques espoirs à la vue d’éclaircies au loin. C’est dommage, il y a du bois ici, nous aurions pu faire un feu. Et peut-être quelques moules. Le dîner va se faire dans la tente…
9 septembre – Vendredi
Dès l’arrivée de l’obscurité, la pluie redouble de force, martelant violemment, bruyamment et sans relâche les parois de notre tente. Autant dire qu’il est difficile de dormir sereinement et même de dormir tout court. La nuit est longue…
Il n’y a pas eu de répit. L’aube et ses espoirs arrivent tranquillement. Espoirs déçus. Avec l’intensification de la pluie, nous avons craint un renforcement du vent. Cela ne semble pas être le cas à l’examen de l’état de la mer devant nous. Cette journée risque de ressembler comme deux gouttes d’eau à la précédente.
Comme nous ne sommes pas pressés, nous en profitons pour somnoler quelques minutes de plus dans la chaleur de nos sacs de couchage, bercés par le bruit régulier de la pluie. En effet, nous ne devons emprunter le goulet qu’à marée montante, le courant contraire devant être trop fort à marée descendante. Et l’inversion de marée ne se produit qu’à onze heures vingt.
7h30. Nous nous préparons tranquillement. Le rituel est maintenant rodé. Habillage, pliage des sacs de couchage et des oreillers, un brin de toilette, petit déjeuner, brossage de dents, pliage des matelas (conservés pour un minimum de confort pendant le repas), fermeture des sacs. Puis c’est l’épreuve la plus difficile : mise des combinaisons étanches et des chaussons, froids et humides. Et enfin, pliage de la tente et rangement dans les kayaks…
Nos amis les phoques viennent nous faire un petit bonjour, toujours au même endroit, face à notre tente.
Notre site s’est transformé en un véritable marécage. Des flaques se sont créées un peu partout pendant la nuit. Le reste est une véritable éponge. Un coin de la tente est même au-dessus d’une flaque… Et c’est dans ce coin, sous une des avancées que nous avions soigneusement plié et rangé nos combinaisons étanches. A l’abri… Et elles baignent maintenant dans plusieurs centimètres d’eau. Ce sont les pantalons qui se trouvent au-dessous et quand nous les déplions, l’eau coule abondamment par les manchons des chevilles ! Cela va être encore plus difficile de les enfiler…
Et quand il fallu s’y résoudre, ils étaient encore plus froids et humides que d’habitude. Quel instant désagréable !
Une fois la tente pliée trempée et toutes nos affaires entassées dans les kayaks, c’est parti pour une nouvelle journée. Il est 10h15. C’est toujours plus long et moins motivant quand il pleut.
Après le temps exécrable de la nuit et le vent d’hier, nous redoutons vraiment cette étape dont l’essentiel sera vent de face et toute la fin à découvert lorsque nous traverserons le fjord.
Avec cette pluie, c’est finalement sur le kayak que nous nous sentons le mieux. Avec la combinaison étanche et sa capuche, elle ne se sent pas.
Pour éviter le vent, nous rasons les falaises sur notre gauche et l’eau y est assez calme. Pour le moment tout se passe bien.
A plusieurs reprises je vois un phoque à une vingtaine de mètres sur ma droite, légèrement en avant. A chaque fois, il sort la tête de l’eau, se tourne et nage sur le dos. Et disparaît au bout de quelques secondes. Ce doit être le (ou les) même(s) qui nous suit. Mais depuis quand ? Dommage que je n’ai pas un petit poisson à lui lancer. J’ai beau faire des gestes et l’appeler, il ne se rapproche pas. Curieux ou joueur peut-être, mais pas à ce point.
Arrivés à la pointe de la presqu’île, nous faisons une petite pause pour faire le point sur la navigation et jauger l’état de la mer. Celle-ci semble calme, pas lisse, mais sans gros clapot. Le fjord est encombré de glaçons dont certains sont très gros. Mais l’ensemble reste navigable. Quant à la route à suivre, il est difficile de trouver d’ici l’étroite entrée du goulet. Celui-ci n’est pas perpendiculaire au fjord et à la rive. Il entre de biais dans la montagne. Son entrée en donc en grande partie masquée lorsque nous sommes face à la côte. Nous ciblons une zone probable.
Et il faut se lancer. Contrairement à notre attente, la navigation se révèle être bien plus aisée qu’attendu et craint. Le vent est curieusement tombé et nous arrivons sans trop de difficultés à faire zigzaguer nos vieux kayaks au milieu des icebergs.
La traversée s’effectue donc sans problème. Avec encore le seul regret de ne pouvoir prendre de belles photos. Les quelques unes tentées sont très sombres. A l’est, des sommets enneigés émergent à peine de la couche nuageuse.
Comme depuis vingt-quatre heures, nous voyons qu’au loin le ciel est clair et dégagé. Alors qu’au-dessus de nos têtes, il est bas et plombé. Et nous espérons toujours que cette zone dégagée arrive jusqu’à nous. Le �� c’est bon, ça se dégage ! » est même devenu une plaisanterie. Une dérisoire façon de se remonter le moral.
La zone ciblée s’avère être la bonne. Bien vu ! Le goulet est effectivement étroit. Il se réduit jusqu’à une dizaine de mètres. Vu l’eau à évacuer de la baie et la petite taille du « tuyau de vidange », le courant ici doit être violent à marée descendante. C’est très beau. La petite mer intérieure l’est également, ceinturée de montagnes verdoyantes entrecoupées de torrents.
A mesure que nous approchons de notre destination, notre incrédulité ne fait que croître. Nous refusons au début d’y croire. Et pourtant… Il faut se rendre à l’évidence : la plage est clôturée ! Et pas seulement la plage, la clôture court sur des centaines de mètres le long de la montagne. En bas, au milieu, il y en a partout… Ironiquement, je suggère que, comme dans les Landes avec les cèpes et les palombes, la chasse aux cailloux et la cueillette des galets doivent ici faire l’objet d’une sévère concurrence…
Nous accostons et mettons rapidement pied à terre pour aller voir cette incongruité. C’est effectivement un grillage à hauteur d’homme, à grandes mailles, et il se poursuit très loin. Heureusement, à quelques mètres se trouve une ouverture entre deux piquets. Le grillage est à terre et va nous permettre de passer avec nos kayaks. Derrière nous découvrons les deux petits lacs vus sur les cartes. Ces plans d’eau sombres ne font pas plus de quelques dizaines de mètres de long. Là encore, ils ont une couleur rouille peu avenante. Sur les buttes environnantes, l’herbe est verte alors qu’elle est jaunie autour de ces petits lacs. Et au loin, chose étonnante, une maison ! Que de présence humaine à cet endroit…
Autre mauvaise surprise, ce lieu est très mal fréquenté. Nous sommes rapidement assaillis par des dizaines de moucherons. Après un examen attentif de ces importuns, il s’avère que ce sont plutôt de petits moustiques. Ou de jeunes moustiques. Ils ne piquent pas, ils picotent légèrement mais c’est plus leur présence tourbillonnante autour de nous qui est gênante. Cependant, nous découvrons rapidement qu’ils laissent de petites traces rouges sur la peau, comme de petits points…
Les efforts ne sont pas terminés. Après la douzaine de kilomètres en kayak, il va falloir porter nos embarcations de l’autre côté. Les premiers mètres sont difficiles, la pente glissante de quelques mètres nous fait mal aux jambes et aux bras. En fait de portage, il s’agit surtout de tirage et de traînage des kayaks sur l’herbe humide. A bout de souffle, nous finissons par atteindre le premier lac. Les bateaux sont mis à l’eau, les faire avancer dans l’eau sera plus facile. Je m’y jette avec eux. Au début, le fond est faible, mais cela ne dure pas. En marchant ainsi dans l’eau, je soulève une poussière rougeâtre qui remonte du fond en de multiples tourbillons derrière mon passage. Plutôt que de tester l’étanchéité à la ceinture de ma combinaison, je préfère grimper dans mon kayak. Et j’arrive tant bien que mal à pagayer tout en tenant le second kayak. Arrivé au bout de ce premier lac, il faut redescendre dans l’eau, sortir les kayaks, les traîner sur quelques mètres et les remettre à l’eau dans le second lac. Cette fois, pas besoin de remonter dedans, le fond n’est pas suffisamment profond. La pression de l’eau sur le bas de ma jambe fait gonfler ma combinaison autour de ma cuisse. Lorsque l’eau passe mes genoux, la pression est trop forte et l’air emprisonné s’évacue par la ceinture. L’eau glaciale comprime alors fortement ma combinaison sur mes jambes. Au plus profond, le niveau m’arrive à mi-cuisse et je m’enfonce légèrement dans le sol meuble. La combinaison semble effectivement étanche. Du moins les manchons aux chevilles. Etanche à l’eau, à défaut du froid.
Il y a beaucoup plus de pierres de ce côté. Une fois les kayaks sortis du second lac, nous les vidons donc et nous les portons cette fois-ci complètement sur la vingtaine de mètres restants jusqu’à la plage. Là aussi le grillage est présent et ouvert.
La maison aperçue tout à l’heure est encore loin, sur une autre plage.
Après quelques hésitations dues au grillage et aux traces de la présence humaine, nous décidons tout de même de camper ici, ne sachant où nous trouverons une plage abordable plus loin. Le choix de l’emplacement de la tente est difficile, les portions planes étant quasi nulles. Près de la plage se trouve un torrent très bruyant. Nous finissons finalement par porter notre choix sur un emplacement un peu reculé, près du grillage, à l’abri des rochers et du ronronnement du torrent.
Il est alors temps de répéter le rituel du montage du campement. Les kayaks vidés, il faut monter la tente, mettre à l’abri les sacs de couchage, les matelas, les sacs de vêtements. Sortir les repas nécessaires pour le midi, le soir et le lendemain matin. Et enfin se changer. Mon caleçon long est mouillé. Cela n’a rien à voir avec une incontinence, l’eau s’est s’infiltrée pendant ma marche dans les lacs. Tester l’étanchéité de ma combinaison en me jetant complètement à l’eau me tente de moins en moins.
Pour réduire le désagrément des ces volatiles à moitié moustique et à moitié moucheron, nous pulvérisons copieusement l’anti-insectes sur nos vêtements, sur la tente et sur les rares morceaux de peau exposés à l’air libre, à savoir les mains et le visage.
Puis c’est l’heure du déjeuner. Dans la tente car la pluie ne cesse toujours pas. L’eau des pâtes en train de chauffer tient à s’y inviter également… Encore quelques affaires de plus de trempées…
Après le repas, nous nous rendons compte que le sol est bien bosselé. Mais cela ne nous empêche pas de sombrer dans une sieste réparatrice…
Au réveil, je pars seul pour une petite promenade, mes chaussures et mes vêtements de pluie étant les seuls à peu près secs.
Cet endroit pourrait être magnifique s’il n’était pas visuellement pollué par ce grillage omniprésent. Je prends tout de même quelques photos, sombres évidemment…
Un squelette à côté de bois de rennes enchevêtrés dans un morceau de grillage par terre me laisse un goût amer…
De petits fruits violets poussent en abondance. J’ai même l’impression qu’il y en a deux sortes, qui ne poussent pas sur le même arbuste. Sont-ils comestibles ?
Je trouve quelques beaux champignons mais nous préférons ne pas les manger. On ne sait jamais…
Nous décidons ensuite du trajet et du bivouac pour demain. Sur une petite île certainement, à mi-chemin de Narsaq. Une douzaine de kilomètres. Nous trouvons qu’entre douze et quinze kilomètres est une bonne distance par jour. Depuis le début, nous tournons autour de cinq kilomètre-heure de moyenne.
Le jour tombe rapidement. La pluie cesse. Nous hésitons à aller étendre un peu de linge sur le grillage. Mais au bout de quelques minutes, elle fait son retour… Il ne brûle pas en enfer, il pleut…
Entendu dans la tente, notre linge ne sèche pas. Nous allons essayer entre le matelas et le sac de couchage. Peut-être…
10 septembre – Samedi
La pluie s’est arrêtée pendant la nuit.
L’obscurité laisse la place au jour et notre espoir à la pluie, les crépitements reviennent… La pluie cesse à nouveau, puis recommence. Elle hésite… Le ciel est toujours plombé. Apparemment pas de vent.
Lorsque le martèlement s’interrompt, le silence nous interpelle. Les yeux fermés, au chaud dans mon sac de couchage, je l’écoute et j’en profite… Au loin, il y a quand même le bruissement d’un torrent. En prêtant attention, j’ai l’impression d’en distinguer deux, aux sonorités légèrement différentes, l’un sur ma gauche, l’autre sur ma droite. Le chant des oiseaux est nettement audible. Les corbeaux passent parfois si bas que le battement de leurs ailes est clairement perceptible.
Un mal de dos nous tenaille. Les efforts, le kayak, le maigre matelas, les bosses du sol, être assis dans la tente en permanence? Sûrement un peu de tout cela.
Nous nous levons et commençons à nous préparer.
La pluie s’est arrêtée depuis un bon moment. Nous en profitons pour trouver une nouvelle utilité au grillage, celui d’étendoir à linge. Les sous-vêtements portés dans le kayak, les serviettes, les gants et les torchons (notamment celui qui a servi a épongé l’eau des pâtes) sont étendus dans l’espoir qu’ils sèchent un peu. Il n’y a pas de petit profit…
L’eau est lisse comme un miroir et les reflets sont parfaits et stables. Derrière la tente, dans la petite baie par laquelle nous sommes arrivés, une très grande quantité de glaçons est entrée lors de la marée montante de la nuit. Alors qu’il n’y en avait pas un seul hier à notre arrivée. Etonnant vu l’étroitesse du goulet d’entrée.
Malgré le froid et nos amis les mousti-cherons, eux aussi réveillés et levés, je préfère prendre mon petit-déjeuner dehors, au calme face à la mer. Profiter d’un matin sans pluie.
Un petit vent se lève, c’est bon pour notre linge !
Nous finissons tranquillement de nous préparer et nous partons sur une mer très calme, à peine irisée par le petit vent. C’est beau et reposant. Et cela change des deux jours précédents.
Finalement le kayak, c’est comme le vélo en montagne, à chacun son rythme pour être bien et se sentir à l’aise.
Nous passons devant la maison jaune-beige que nous voyions du campement. Elle se trouve sur la gauche de la baie, au-dessus d’une petite plage de gravier gris, bien abritée par de hautes montagnes et à proximité d’une grande prairie relativement plane, chose rare ici. L’endroit est bien choisi pour construire une maison. En face, sur la rive droite nous découvrons une autre habitation, de couleur verte, surplombant la mer. Elle était invisible du campement, cachée par une petite colline. Les deux semblent inoccupées… Des enclos en bois sont à proximité. Un ponton délabré arrive presque jusqu’à la mer. Ces maisons appartiennent sûrement à des éleveurs qui ne les occupent qu’une partie de l’année.
Un peu plus loin, un filet de pêche et quelques bacs en plastique blanc traînent sur la rive.
Nous rejoignons rapidement le fjord principal à près de six kilomètre-heure de moyenne. Le vent arrière, le courant avec nous et l’eau calme, cela aide !
Même si le ciel est toujours uniformément couvert, l’air est clair et la visibilité est excellente. Sur notre droite, le fjord continue jusqu’à l’horizon. Les reliefs sont moins élevés et les îles plus rares. C’est l’océan libre, la fin du Groenland, que nous apercevons derrière les dernières taches grise et marron. Finalement pas si loin que ça…
Nous effectuons un quatre-vingt dix degrés gauche à la sortie de cette baie tout en long. Le vent est alors beaucoup plus fort, mais sensiblement arrière. Et surtout la mer est bien plus formée. Un clapot important vient heurter nos kayaks. Tant pis, il faut y aller. Nous poursuivons sur un bon rythme, avec le vent et malgré le courant devenu contraire. Une bonne chose, le vent étant complètement arrière, la houle est bien perpendiculaire à notre avancée et à nos embarcations. Ce qui est bien moins désagréable que de l’avoir en travers. Par moment, j’ai même l’impression d’accélérer sur ces petites vagues. Les prémices du surf !
Nous croisons deux bateaux de pêcheurs groenlandais. Nous nous rapprochons de Narsaq et l’activité humaine y est tout de suite plus importante. Ils nous ignorent superbement.
Après les pêcheurs, c’est un avion que nous entendons. Il fait des cercles, loin au-dessus de nous. Je pense tout de suite à l’hydravion que nous avions vu le premier jour. Après quelques tours, je le vois filer vers Narsarsuaq.
Nous réussissons finalement à traverser ce fjord et nous rejoignons la rive d’une grande île. Un énorme iceberg est juste devant nous. Je m’arrête pour sortir l’appareil photo et je vois une petite tête brune bien connue apparaître à la surface de l’eau, à une vingtaine de mètres de moi, sur ma droite. Cette fois, j’en profite. Mais difficile de mettre au point sur un kayak agité. De plus la visée s’effectue en rasant car, ni moi, ni le phoque, ne sommes très haut au-dessus de l’eau. J’arrive tout de même à avoir quelques clichés. Et notre ami disparaît après être passé sur le dos.
J’entends alors comme un soufflement d’air et d’eau derrière moi. Je tourne la tête. Tiens revoilà le phoque. Non ! Une dérive triangulaire ! C’est un dauphin… Cette fois, impossible d’avoir une mise au point correcte et il disparaît avant que j’ai pu prendre la moindre photo. Dommage…
Il ne pleut toujours pas mais le ciel reste très couvert. Par moment, nous distinguons un bien faible disque blanc à travers la couche nuageuse. A peine de quoi maintenir la charge de mon téléphone par le chargeur que j’ai à nouveau installé sur mon dos.
Nous poursuivons. Derrière une autre île, un autre iceberg gigantesque. En plein sur notre chemin. Il va falloir l’éviter. Prudemment nous restons à bonne distance. Surtout que nous voyons en son travers une grosse balafre. Pas de blague monsieur le glaçon ! En réalité, ce n’est pas une crevasse mais une bande de glace translucide, bien rectiligne. Mais ce n’est pas une raison pour s’approcher.
Notre destination, elle, approche. Nous entrons dans un dédale de petites îles aux côtes découpées. Grâce aux cartes, nous trouvons facilement notre baie. Deux plages distances de quelques mètres et séparées par un petit escarpement rocheux. Gauche, droite ? Au milieu de celle de droite, un ruisseau. Pour le calme, ce sera donc la gauche. L’eau y est calme et transparente. Au fond, j’aperçois de grosses palourdes. J’essaie de les attraper avec ma pagaie, mais je n’y arrive pas. Elles glissent sur la pelle et j’ai du mal à stabiliser le kayak quand je plonge la pagaie au fond. En revanche, d’énormes moules sont à portée de main près du rivage. Avant même d’accoster nous en avons une belle récolte.
Un rapide tour du site. Nous nous rendons vite compte qu’il va être difficile de trouver un petit coin pour planter notre tente. La petite bande d’herbe qui se trouve juste derrière la plage et qui nous semblait si accueillante est en réalité impraticable car gorgée d’eau. De même, toutes les parties planes que nous trouvons à proximité de la plage sont inondées. Lorsqu’elles ne le sont pas, ce sont des rochers.
Finalement, nous commençons par nous changer, grelottant dans nos combinaisons étanches. Après de longues minutes de recherche à arpenter le site, nous trouvons enfin une zone acceptable, un épais tapis de mousse sans trop d’eau dessous et autour. Mais cet endroit est à trois cents ou quatre cents mètres du rivage et y monter toutes nos affaires est éreintant. Le sol est meuble et truffé de pièges. La couche d’herbe, de mousse ou d’arbustes de plus de dix centimètres cache autant le sol que les flaques, les pierres ou les trous. Planter les sardines est très facile dans cette mousse, mais elles ne tiennent pas. Malgré leur taille, je n’ai pas atteint le sol, plus dur. Espérons que le vent ne se lève pas plus… Une fois la tente montée, nous sommes épuisés.
Le déjeuner est vite avalé, assis sur les rochers. Nous apercevons un gros rapace sur la montagne derrière nous. Et nous pouvons enfin profiter de cette magnifique prairie légèrement en pente devant nous. Le sol est multicolore. Les plantes présentes ici nous offrent une grande variété de couleurs. C’est très beau, malgré l’absence de soleil. Blanc, gris, jaune, orange, rouge, toutes les teintes de vert… Le Groenland se pare de ses couleurs d’automne.
Nous voyons une petite embarcation avec une personne à son bord passer devant nous et pénétrer dans une crique voisine. Et soudain un claquement. Puis le moteur se fait de nouveau entendre et le bateau repart vers le fjord. Un second claquement sec. Nous nous regardons. Non, cela ne ressemble pas aux grondements des icebergs. Et encore un claquement. Oui, cela ressemble plutôt à un coup de feu. Et ils s’enchaînent, espacés chacun de plusieurs minutes… Le bruit du bateau s’intensifie. Il réapparaît et entre dans notre petite baie. Au téléobjectif, je suis les mouvements du pilote. Vaguement inquiets, nous nous interrogeons sur ses intentions. Il arrête son bateau sur la rive et descend sur la plage, à quelques mètres de nos kayaks, se penche et prend un grand bac blanc. Puis il retourne à son bateau, fait marche arrière et repart. A l’arrière de son embarcation, à moitié sur le rebord gît une masse brune au ventre blanc. Ensanglantée… Un élan de tristesse nous envahit, nous qui sommes si heureux de voir leurs têtes apparaître près de nos kayaks pendant notre route.
Après cet épisode morbide et une fois la vaisselle faite, nous retournons aux kayaks pour les remonter un peu, hors d’atteinte de la marée montante. Nous en profitons également pour étaler les combinaisons étanches, trier notre nourriture et ouvrir les compartiments étanches pour qu’ils sèchent.
Nous avions prévu un peu trop en nourriture, surtout pour les goûters, que nous ne mangeons que de temps en temps. Et encore plus rarement les deux dans la même journée. Ainsi que pour quelques repas du soir. Et finalement, préparer les sachets individuels a peut-être été aussi une perte de temps et de place. Il y avait sûrement plus pratique à faire…
Nous partons ensuite pour une petite promenade vers la montagne derrière nous. Nous prenons quelques photos de la prairie colorée. Mais il n’est pas certain que cela rende bien, il fait sombre. J’ai également mis mon téléphone à charger, mais sans grand succès…
Nous passons à côté de notre sèche-linge improvisé : deux rochers, la corde…
Et nous grimpons. Là encore, nos mollets souffrent et nous avons le souffle court. Mais une fois de plus, cela en valait la peine : nous avons une vue sur presque trois cent soixante degrés sur les fjords qui nous entourent. Au loin, Narsaq, au pied d’une haute montagne enneigée. Partout, des icebergs, certains de bonne taille. Nous revoyons celui qui nous avait impressionné avec sa bande bleue en diagonal.
Nous restons de longues minutes au sommet à profiter de cette vue magnifique. Dommage que le soleil ne soit pas de la partie… En espérant que les photos fassent ressortir un peu de cette féerie…
Au milieu du fjord qui mène à Narsaq, un petit bateau approche. Puis s’arrête. Et de nouveau un claquement sec. Non ! Devant lui, nous voyons fuir cinq ou six dérives. Encore des dauphins. Au téléobjectif, je regarde ces « pêcheurs ». Ils sont trois, un aux commandes, deux autres à l’avant et, selon toutes vraisemblance, armés. Ils ne semblent pas intéressés par les dauphins. Nous suivons leur manège depuis notre observatoire privilégié. Ils tournent, accélèrent, ralentissent et tirent de temps en temps. Finalement, ils passent devant notre baie et partent vers l’est. Leur bateau me semble vide. Les savoir bredouilles nous soulage un peu.
Plus loin vers le sud-est, deux autres bateaux arrêtés. Et là aussi, des coups de feu… Est-ce le sport du samedi ici ? Ou est-ce toujours comme cela ? Nous nous interrogeons sur la légalité de cette pratique…
Nous redescendons. A peine assis sur les rochers près de la tente, nous nous rendons compte que la marée est plus haute que prévu et que le kayak que nous voyons est en partie dans l’eau. Je descends voir cela. Aïe… Nous avions mal jaugé la montée de l��eau. Le kayak bleu est à moitié dans l’eau et pas loin de flotter. Le violet est un peu moins immergé, mais les sacs poubelles posés à côté et contenant notre linge sale et nos réserves de nourriture flottent allègrement. Nos combinaisons étanches ne sont pas en reste et ont les pieds et les mains dans la mer. Cela devient une habitude… Je remonte le tout de quelques mètres.
En retournant à la tente, je me rends compte que le vent a forci et que le froid devient mordant.
Nous allons préparer le dîner. Et ramasser du bois pour nos moules. Nous décidons de dîner en bas, près de la plage, abrités du vent par les rochers qui séparent les deux petites plages. Après avoir ramassé quelques petits bois et quelques planches vermoulues amenées par la mer, j’allume le feu. En attendant qu’il prenne complètement, je remonte mettre des pierres sur les sardines, le vent commençant à souffler fort. Par sécurité… J’ai l’impression que c’est à la tombée de la nuit que le vent se lève énergiquement ici… Il y a quelques pierres plates qui conviennent parfaitement au bord d’une petite mare. Je fais plusieurs allers-retours pour que chaque piquet métallique soir couvert. Et ce n’est pas une partie de plaisir, je manque à plusieurs reprises de chuter en mettant le pied dans un trou caché. Je finis bien essoufflé…
Je ramasse également le linge qui commençait à s’envoler. Puis je redescends à la plage. Notre petit coin à l’abri du vent est idéal pour un feu de camp. Celui-ci est d’ailleurs bien parti et nous plaçons les moules sur une des planches, faute de mieux. En quelques minutes, elles sont cuites. Elles sont vraiment d’une taille impressionnante. Et bien remplies… Et même très bonnes… Il y a également quelques champignons pour accompagner la purée. Je préfère ne pas en prendre. Qu’il y ait au moins un survivant !
Ce bon dîner terminé, nous retournons à la tente nous installer pour la nuit. Celle-ci est d’ailleurs presque complètement tombée. Pas une lumière en dehors de notre dôme faiblement éclairé. Je le vois tous les soirs, mais cela continue de m’impressionner. Perdu au milieu de rien au bout du monde…
Une petite « douche » rapide au gant et au lit ! Malgré le sol de mousse, les creux et les bosses du sol sont encore sensibles…
11 septembre – Dimanche
La nuit est claire. Le vent tombe petit à petit.
Une envie pressante me pousse dehors. Le froid est saisissant surtout que je n’ai pas pris le temps de m’habiller. Je comprends pourquoi la nuit est claire : légèrement voilée, la pleine lune éclaire nettement la plaine. La vue est dégagée, les détails sont nets. Presque comme en plein jour, la couleur en moins. Si le soleil pouvait briller de la même manière demain…
Le jour nous réveille. Nous ne traînons pas et mettons rapidement le nez dehors. Contrairement à notre arrivée hier, les mousti-cherons sont absents. Nous avions dû rapidement nous asperger d’anti-moustiques. Mais ils n’ont pas l’air d’être matinaux. Ou alors c’est notre odeur qui les repousse, un mélange de citronnelle, de feu de bois et sûrement de transpiration !
Malgré le froid, nous prenons notre petit déjeuner en plein air. Le ciel est aux deux tiers bleu. Malheureusement, le tiers nuageux est à l’est et cache le soleil naissant. Les nuages progressent vers nous, le soleil progresse également vers le bleu. Cela ressemble un peu à une course. Pour le moment, les nuages l’emportent. Enfin, tant qu’il n’y a pas de pluie…
Nous nous surprenons. A huit heures et demi, nous sommes prêts. La mer est très calme, lisse et translucide. Seuls nos kayaks perturbent cette harmonie. Comme des rasoirs, nos étraves coupent l’eau en des traces nettes qui s’élargissent avec le temps. Sur les côtés de cette marque, à intervalles réguliers, nos pagaies laissent aussi leurs empreintes. L’eau est si claire que même immergées, elles restent visibles. Deux petits tourbillons pétillants de bulles d’air accompagnent leur mouvement vers l’arrière. Et quand elles reviennent vers l’avant, hors de l’eau, une kyrielle de gouttes d’eau les suit et marque la surface. En s’écrasant, la goutte se fractionne en plusieurs petites billes claires qui roulent sur l’eau verte avant de s’y mélanger en s’arrêtant.
Un petit vent d’est, de face, se lève, brouillant légèrement ce miroir liquide.
Les nuages ont gagné leur course contre le soleil. Mais dans leur précipitation, ils ont laissé quelques trouées dans leur avancée. Et au bout d’une heure d’efforts, un soleil voilé profite d’un de ces trous et nous illumine. Il fait briller de mille feux les icebergs que nous croisons.
Sur notre droite, au fond du fjord voisin, un iceberg totalement noir.
Quelques pauses photos. Il faut en profiter ! Un bel iceberg bleu turquoise attire particulièrement mon attention. Le soleil renforce cette couleur bleue et la transparence de la glace. Comme une friandise, sa surface déchiquetée et ensoleillée apparaît luisante et étincelante. Sa base est nettement creusée par l’effet de la mer et il semble composé de longs éléments verticaux. Il est magnifique. Il me donne envie de m’approcher, de le toucher. D’en prendre un morceau. Je pourrais passer des heures à le contempler…
Ses voisins ne sont pas en reste, tous d’une beauté différente. L’un d’eux est, à l’inverse, comme composé d’une multitude de couches horizontales. Un autre a un trou en son milieu, comme le chas d’une grosse aiguille. Un autre, encore, a une surface lisse et brillante comme une piste de ski verglacée au petit matin.
Un petit bateau jaune avec deux occupants s’approche. Le fusil tenu par l’un d’eux nous laisse peu de doutes sur leurs intentions et leur occupation. Ce sont bien des chasseurs. Ils sont proches de nous. Pas plus de deux cents mètres. Leur coup de feu manqué, ils mettent plein gaz et foncent sur nous. Vaguement inquiet, j’arrête de pagayer, attentif à ce qu’il va se passer. A quelques mètres de nous, ils finissent par s’écarter et passent à côté en faisant un signe de la main.
Nous longeons une île et Narsaq grandit au loin. Au bout de l’île, c’est la dernière ligne droite. La traversée du fjord et nous arrivons au port. Je reconnais les différents sites de la côte devant Narsaq, nous y étions il y a quelques jours. Déjà… La boucle est bientôt bouclée et cela sent la fin.
Les petits bateaux sont de plus en plus nombreux. La civilisation approche. Trois monstres de glace sont entre nous et la ville. Il va falloir zigzaguer pour entrer au port. Même si de loin, ils semblaient nous barrer la route, ils sont finalement suffisamment espacés pour ne pas avoir à les contourner tous. En passant près de l’un d’eux, je vois une véritable petite rivière serpenter sur sa surface et finir par tomber à la mer. Le débit d’eau est continu. Malgré le temps incertain et la faible température ambiante, les icebergs fondent à grande vitesse. J’avais déjà vu des glaçons goutter de leurs extrémités, mais jamais à cette échelle.
Nous croisons un petit bateau rapide, type Zodiac, rouge, avec une dizaine de passagers en combinaisons rouges. Il arrive de la droite, du fjord venant de Narsarsuaq. Il passe devant Narsaq sans s’y arrêter et poursuit en direction de l’inlandsis. La ressemblance avec nos « scientifiques » est trop flagrante. Et vu la direction qu’il prend, il doit se rendre à la base que nous avons aperçue près du glacier. Celle-ci nous apparaît de plus en plus comme un site touristique. Et le bateau que nous croisons doit être une nouvelle fournée de visiteurs.
A plusieurs reprises, j’aperçois des dérives de dauphins. Mais à chaque fois trop loin pour les suivre ou les photographier. Ils semblent moins curieux et plus craintifs que les phoques. Ils ne s’approchent pas de nous.
Malgré tout, la traversée se fait sans encombres et nous arrivons à l’entrée du port.
Nous hésitons sur notre lieu de débarquement. La rive située entre l’entrée du port et le ponton où nous sommes arrivés en bateau dimanche dernier, apparaît difficile d’accès car elle est composée de gros rochers empilés. Même si cet empilement ne fait pas plus de trois mètres de haut, sa pente est raide. Y accoster et y décharger tout notre matériel nous paraît trop risqué. La plage de cailloux gris au fond de la baie semble plus pratique. Mais un grillage part de cette plage et court le long de la berge qui mène au port. Il va nous empêcher de rejoindre le petit ponton d’embarquement. Nous dépassons le celui-ci. En passant la jetée principale et le petit port qui y est accolé et où sont amarrés les bateaux, nous trouvons une zone plus propice que les berges raides que nous avons croisées depuis l’entrée de la baie. Elle se trouve juste après l’entrée du petit port et avant le grillage. A une centaine de mètres du ponton. Il s’agit là aussi de gros rochers entassés mais dont la pente n’est cette fois pas trop forte.
Nous accostons et débarquons sans trop de peine sur ces rochers rendus glissants par des algues. Puis nous déchargeons toutes nos affaires sur la petite route qui se trouve juste au-dessus. Et enfin, nous hissons nos kayaks. La route semble inutilisée. Elle aboutit à une grille fermée menant à un entrepôt. C’est dimanche, nous n’allons certainement pas être dérangés.
Un ponton franchement délabré en bas et fraîchement réparé en haut est juste à côté. Nous nous y installons pour déjeuner. Nous en profitons pour ranger nos affaires dans nos sacs. Nous trions notamment nos sacs de nourriture et nous utilisons une poubelle du port pour nous débarrasser de nos détritus.
Nous avons vue sur ce petit port. Quelques bateaux sont amarrés à la jetée qui protège du large. Quelques petites embarcations et deux bateaux de pêche plus gros, un vert et un bleu, dévorés par la rouille.
C’est finalement le bon timing. Un lever et un départ tôt. Trois heures de kayak et le déjeuner vers midi. Cela évite d’avoir une journée décalée.
Nous portons ensuite nos affaires et les kayaks au ponton d’embarquement. Comme nous avons largement le temps avant l’heure prévue, nous partons nous promener et visiter la ville.
Les maisons sont espacées et colorées, principalement rouges, mais également bleues, vertes et jaunes. Les toits gris sont fortement inclinés. De près, certaines sont dans un triste état. Quelques immenses paraboles ont fleuri ça et là. Un trampoline pour enfants me fait penser à la famille. Il y a beaucoup d’enfants. Nous passons devant un grand bâtiment vert. C’est une école, reconnaissable aux jeux en bois installés dans la cour et aux dessins accrochés aux fenêtres. Il y a également quelques grands bâtiments dont nous ne saisissons pas la fonction. Un cimetière aux croix blanches se trouve non loin de l’église blanche et rouge. Aux couleurs du drapeau groenlandais qui flotte devant beaucoup de maisons, à la mode nord-américaine. Nous voyons une maison en pierre, les autres sont toutes en bois. Pourtant il y a bien plus de cailloux que d’arbres ici !
Nous croisons un groupe d’espagnols avec un caddie. Ils nous saluent… En espagnol ! Nous avons sans aucun doute beaucoup plus le type espagnol et touriste qu’indigène. Les locaux sont vraiment typés. Nous ne voyons que des inuits. Où sont passés les descendants des vikings ? Nous n’échangeons pas de salut car ils ne nous regardent pas. Ils passent près de nous sans un regard.
Après une bonne heure à arpenter les rues de la ville, nous retournons au port. Un gros cargo rouge et blanc « Royal Artic » arrive, à la suite d’un remorqueur danois. Il paraît démesuré et déplacé dans la baie et devant le petit port. Il est chargé de containers et s’arrête devant le hangar du même nom.
Claus est déjà là, en train de faire le plein du bateau sur le ponton voisin au pied de la station essence rouge que nous avions utilisée le premier jour pour charger les kayaks. Elle sert aussi bien pour les bateaux que pour les véhicules. Nous patientons quelques minutes puis nous embarquons nos affaires et les kayaks sur le bateau. Nous attendons encore l’arrivée de deux autres passagers.
Quelques minutes plus tard, ils arrivent et nous partons immédiatement pour Itelleq. La mer est franchement agitée dans le fjord qui part vers Itelleq et Narsarsuaq. Quelques crêtes blanchissent d’écume et le bateau tape violemment. Je comprends mieux pourquoi il est vivement conseillé de ne pas faire de kayak dans l’après-midi avec le vent d’est qui souffle plus fort à mesure que le jour progresse. A voir comment nous ferons demain…
En approchant de notre destination, je me redresse pour bien observer l’endroit. Légèrement sur la gauche et masqué, le Qôroq, fjord paraît-il très beau et grand pourvoyeur d’icebergs. A gauche, au loin, Narsarsuaq. A droite les quelques bâtiments d’Itelleq.
Après quarante-cinq minutes de trajet, nous arrivons.
Itelleq. Au creux d’une petite baie, trois ou quatre maisons. Une grande bâtisse rouge foncée et blanche domine la baie. Plus bas sur la faible pente cultivée, une immense grange jaune et verte. Des bottes de paille empaquetées de blanc. Quelques champs bien verts sur les pentes des collines. Deux bateaux sur la terre ferme à côté de la route. Un tracteur près d’eux. Un peu d’élevage, des moutons sur la pointe de gauche, quelques chevaux près de la ferme.
Les deux voyageurs espagnols aux vestes vertes identiques descendent également ici. Nous accostons sur un petit ponton dont le bois très clair atteste de l’installation ou de la réparation récente. Trois personnes attendent sur celui-ci pour prendre notre place. Un quad arrive pour prendre les bagages des espagnols. C’est une manière de voyager très prisée ici. Vous marchez et on s’occupe de vos bagages. Vous les récupérez là où vous logez.
Nous déchargeons tous nos sacs… Depuis que nous sommes arrivés à proximité de Narsaq, les nuages ont remporté leur combat. Et ici, ils commencent même à cacher les trois sommets enneigés en arrière-plan. Mauvais signe. Nous demandons à la dame du quad son avis sur la météo prévue pour le lendemain. Pour elle, pas de vent et du soleil. J’insiste : « pas de pluie ? ». Non, pas de pluie. Royal !
Cinq minutes plus tard, nous sentons des gouttes tomber…
Après avoir porté les kayaks sur la plage à une centaine de mètres, nous montons donc la tente, une nouvelle fois en situation humide. Presque avec tristesse, nous remarquons que c’est l’avant-dernière fois…
Sur la carte un petit triangle rouge indique que cet endroit à côté du débarcadère est un camping. Nous avons cependant beaucoup de mal à trouver une zone plane. D’ailleurs, après son montage, la tente penche un peu ! Nous sommes à quelques mètres de l’eau, mais en hauteur, séparés de l’océan par une petite falaise d’au moins trois mètres.
Une fois la tente montée et les affaires à l’abri, la pluie cesse. Bon, cela ira pour cette fois… Du coup, je sors la corde et la tend entre deux rochers. Le soleil fait même une apparition. Cela sent la douche-casserole !
Je mets également le téléphone à charger, il est quasiment vide.
Gros problème ici, il n’y a pas de ruisseau et nous n’avons presque plus d’eau. En tout cas pas assez pour ce soir et demain matin. Retour donc à la plage de cailloux pour y chercher un glaçon. Je ramène un gros bloc d’une bonne dizaine de kilos. C’est lourd, glissant, froid et humide. Suivent quelques autres allers-retours à la plage pour ramasser et ramener du bois flotté, en quantité ici. Puis il faut casser la glace pour en faire des morceaux de la taille des casseroles. Rien de plus simple : je laisse tomber le petit iceberg sur un rocher. Celui-ci explose et les morceaux s’éparpillent sur l’herbe. Il n’y a plus qu’à les ramasser et les faire fondre. Le feu est rapidement allumé et les casseroles pleines de glace sont mises au-dessus.
Nouvelle difficulté : l’eau est loin d’être pure. Débris dans la glace et poussières du feu flottent ou gisent au fond de nos ustensiles. Une chaussette, propre bien sûr, va servir de filtre.
Pendant qu’une fournée de glace fond, nous allons explorer notre domaine. C’est une petite presqu’île peu vallonnée. Nous arrivons rapidement de l’autre côté, avec vue sur l’entrée du fjord à glaçons et sur Narsarsuaq. Les moutons sont là aussi. Ils s’éloignent tranquillement à notre approche, non sans quelques regards réprobateurs. Nous rentrons après quelques photos.
La glace a fondu. Quand je pense qu’elle avait peut-être des millions d’années…
La prochaine série sera celle de la douche. Entre notre emplacement et le ponton se trouve une petite habitation verte et blanche. Elle semble inhabitée. Je fais le curieux, la porte n’est pas verrouillée. Ce n’est pas une maison mais un refuge pour campeur. Une grande pièce avec une table, des bancs, un placard vide et un balai, une petite pour les toilettes sommaires. Sa terrasse nous servira de douche, nous y serons bien plus à l’abri du vent.
Cette « douche » me fait du bien. Que cela est agréable de se sentir propre, même si, sur l’instant, c’est assez frais !
Le vent qui soufflait fort de l’est tourne à l’ouest, comme tous les soirs, et en quelques instants.
L’heure du dîner approche. Soupe, nouilles chinoises et flan.
Le ciel se dégage. Il commence à faire froid. Trop froid même pour manger dehors. Nous nous réfugions dans la tente. Je suis gelé et j’ai beaucoup de mal à me réchauffer. Fait-il vraiment plus froid ou est-ce à cause de la douche ? C’est dommage, nous aurions pu profiter du feu qui se consume lentement.
Il ne fait pas encore nuit et la pleine lune se lève. La nuit risque d’être claire. Et glaciale. Si les nuages continuent de fuir, peut-être aurons-nous la chance de voir enfin une aurore boréale digne de ce nom. Encore faut-il avoir le courage de mettre le nez dehors…
Le dîner est avalé. Il est l’heure de se mettre au lit. Mon tee-shirt de nuit sent décidément trop mauvais, je ne peux plus le porter. Je vais dormir comme en France, avec juste mon caleçon…
Cela sent la fin, avant-dernière nuit. Demain avant-dernière journée. Et pour la première fois depuis le début, pas de véritable surprise aujourd’hui. C’est louche ! Que nous réserve la nuit ?
Demain matin, deux à trois kilomètres à pied jusqu’à Igaliku, très joli village selon le guide. Puis suivant l’heure du retour, déjeuner et moins de dix kilomètres de kayak pour aller à l’entrée du Qôroq, fjord réputé.
Un petit coup d’œil dehors et au lit.
12 septembre – Lundi
Une main me secoue l’épaule. Une petite voix pas très rassurée : « Cyril, réveille-toi, il y a quelque chose dehors à côté de la tente ». Je dormais si bien… Les sens en alerte, je tends immédiatement l’oreille. Effectivement, il y a des bruits en plus du choc des vagues contre les rochers. Je décroche la lampe du « plafond ». J’ouvre la tente. La lune éclaire fortement. C’est la pleine lune et pas un voile de nuage. Les intrus bruyants ressemblent à nos moutons vus la veille. J’allume la lampe en version lampe torche. Et c’est bien un mouton qui se détache dans le cercle lumineux à quelques mètres de la tente. Eclairés, il relève la tête et ses yeux deviennent deux billes luisantes. Une autre tête apparaît dans le rond de lumière, ajoutant deux autres billes jaunâtres. L’éclairage n’a pas l’air de les effrayer, au contraire, ils semblent curieux et font mine de s’approcher. J’éteins la lampe, ou plutôt je tourne la molette de sélection qui passe sur clignotant orange avant de passer sur arrêt. Est-ce ce flash orange ou le clic de la molette, mais les moutons prennent peur. A la lueur de la lune, nous les voyons s’enfuir en courant et en bondissant.
Rien de grave…
Nous en profitons pour lever le nez. Il y a quelques longues traînées verdâtres dans le ciel. Mais la pleine lune doit empêcher de les voir plus nettement. Une nuit noire doit être préférable pour l’observation des aurores boréales… Retour au chaud.
Le jour se lève. Petit coup d’œil dehors. Un ciel bleu et pur. Le soleil est toujours caché derrière les montagnes. Il fait un froid glacial, mon haleine forme un petit nuage de vapeur devant mon nez.
Les sommets des montagnes à l’ouest sont éclairés. Cela va bientôt être à notre tour de profiter du soleil. Il n’y a pas de vent. Malgré tout, la mer a un petit clapot.
Nous décidons de prendre notre petit déjeuner dehors. Le temps que l’eau chauffe, le soleil franchit enfin la petite montagne à l’est et nous réchauffe de ses rayons. Il va falloir ressortir la crème solaire et les lunettes de soleil aujourd’hui.
Du côté de la ferme, le chant d’un coq. Puis les hennissements des chevaux.
La batterie de mon rasoir a rendu l’âme. Elle dure bien plus longtemps d’habitude. Le froid sûrement. Je finirai barbu.
Comme à chaque étape, nos petits amis sont là. Ce sont un, deux, voire trois petits oiseaux au plumage vert et brun et à la queue blanche et noire. Avec leur air curieux et leur chant joyeux, ils ne sont jamais bien loin. Ni jamais trop près. Rarement à moins de cinq mètres, rarement à plus de vingt. Et ils voltigent de perchoir en perchoir, de rocher en rocher autour de nous, que nous soyons autour de la tente ou en promenade. Je ne pense pas que ce soit les mêmes depuis notre début. Mais il y en a toujours à nos côtés et leur chant accompagne nos journées.
Et quand nous partons marcher, comme ce matin, ils nous suivent. Ou plutôt nous précèdent. C’est curieux et agréable.
Une fois prêts, nous partons donc vers Igaliku. La route faite de cailloux ocre et gris serpente le long de la colline et monte tranquillement. Avec le soleil de face et l’absence de vent, il fait bon à marcher et je tombe rapidement la veste. Nous profitons de ce beau ciel bleu pour faire quelques photos. Nous laissons à notre droite la ferme qui nous faisait face depuis la tente. Une seconde ferme apparaît ensuite sur notre gauche. Dans les champs de cailloux, quelques moutons. Ils sont craintifs, mais pas assez courageux pour fuir franchement. Peut-être leur beau chargement de laine les handicape-t-ils ?
Nous retrouvons les mêmes choses autour de cette ferme : quelques champs bien verts et sans cailloux, de grandes rangées de bottes de foin emballées, quelques machines agricoles dispersées ça et là, des vaches et des chevaux.
Tout est tranquille hormis le faible ronronnement d’une de ces machines agricoles. Et les petits cris de nos amis…
Nous arrivons au col qui va nous permettre de franchir la crête et de descendre vers Igaliku. Légèrement à gauche, un poteau métallique supporte quelques relais de téléphone portable et une petite plate-forme pour hélicoptères. Même ici, la technologie n’est jamais très loin.
Pour nous désaltérer, nous avons pris un bidon rempli avec de l’eau obtenue de la fonte des morceaux de glace. A l’ouverture du bidon, une forte odeur de feu de bois nous assaille l’odorat. Et l’eau a un affreux goût, un terrible goût de feu de bois. Imbuvable…
On nous a vendu Igaliku comme un site d’une remarquable beauté avec quelques ruines viking. Et effectivement, le premier aperçu est magnifique. Le soleil de face se reflète dans l’eau bleue du fjord. Il est effectivement très beau, avec ses quelques petites îles et les montagnes aux sommets blanchis en arrière-plan. Une vingtaine de maisons éparpillées au bord du fjord et au pied de la colline, sans logique apparente. Un port minuscule avec un seul bateau à quai. Trois autres sont sur le rivage. Un petit cimetière aux croix blanches sur la droite. Quelques moutons un peu partout et quelques champs bien verts.
Nous quittons la route qui fait une large boucle sur notre droite pour adoucir sa pente, et nous coupons tout droit par un vague sentier. Comme hier quand nous avons débarqué, nous sommes frappés par la sécheresse du sol. Lors de nos précédentes étapes, le matelas herbeux était au mieux humide. Ici, l’herbe est rase, le sol sec et ferme, agréable à fouler. Sûrement un effet positif de l’élevage de moutons. Peut-être y a-t-il aussi un peu plus de vent ici ? La marche en est d’autant plus agréable et aisée. Sur la route que nous venons de laisser, un tracteur débute l’ascension vers le col derrière nous et peine à grimper avec sa remorque contenant un bateau.
Sur la carte, les ruines vikings sont indiquées sur notre gauche, légèrement à l’écart du village. Nous décidons donc de commencer par là. Nous suivons le chemin, cherchons et trouvons les différents repères pour situer ces vestiges. La route qui tourne vers la gauche, la crique, la plage, le ruisseau. Tout colle. Sauf… Les ruines. Rien. D’autres sont indiquées un peu plus loin. Nous avançons un peu. Rien également… Nous avons beau chercher, aucune trace, pas un mur, même affaissé… Rien… Déception... Soit nous avons vraiment manqué quelque chose, soit l’appellation de ruines est quelque peu exagérée. Le premier site est d’ailleurs reconverti en carrière de cailloux…
Nous revenons alors vers le village. Toujours sur la carte, un lieu proche est indiqué comme point d’intérêt. A l’endroit décrit par la carte, nous trouvons un petit enclos emmuré à côté d’un hangar. Dans cet enclos, cinq petits tas de pierres surplombés chacun d’un morceau de bois, certains en forme de croix. Peut-être un ancien cimetière… Mais pas vraiment mis en valeur. Là encore, petite déception…
Nous entrons alors véritablement dans le village. Les maisons sont belles et colorées, la plupart en pierre. De ce côté-là, pas de mensonge, le site est vraiment très beau.
Vers le « centre » et devant l’église en pierres roses, une plaque rappelle le passé viking du village. Juste à côté, un mémorial pour deux personnes du XVIIIème siècle. A priori les fondateurs du village moderne. Malgré l’époque et la rudesse du pays, les deux ont vécu soixante-dix ans. Un peu plus loin, des vestiges. Enfin ! Quelques murs en pierres sombres, entre le gris et l’ocre, quelques traces au sol. Malheureusement le panneau explicatif n’est qu’en groenlandais. Et le guide au dos de la carte n’est pas assez détaillé. Nous remarquons d’ailleurs que ce guide contient aussi un plan explicatif de Narsaq. Trop tard !
Nous ne nous attardons pas et repartons vers le col. Nous passons devant un café avec un quad garé près de l’entrée. Certainement l’auberge de jeunesse de la dame au quad d’hier. Quelques bungalows identiques sont à côté.
La remontée du sentier brûle un peu les jambes, dans ce sens, la pente paraît bien plus raide. Arrivés au col, un air frais nous fait remettre nos vestes. Nous redescendons tranquillement avec nos amis qui nous ont accompagnés sans faute.
A l’arrivée à la tente, la question se pose : repas ou départ. Un coup d’œil au téléphone : onze heures et demi. Ce sera donc repas. Pour le moment, la mer est d’huile et le vent très faible d’ouest. Tout pour nous arranger. Pourvu que ça dure ! Nous sommes conscients de cette chance. Nous profitons de la pause repas pour tout sortir au soleil, vêtements humides, matelas et sacs de couchage.
13h10. C’est l’heure de l’inversion de la marée et nous sommes en tenue aux kayaks. C’est parti pour une petite étape dans d’excellentes conditions. Naviguer comme cela est un vrai plaisir. Il ferait même chaud dans nos combinaisons. Nous passons devant le ponton neuf et nous longeons la petite falaise de quelques mètres sur laquelle nous avions planté la tente. La roche est principalement ocre. Rongées par la mer, certaines parties sont en surplomb ou en équilibre et menacent de tomber. Du moment que cela n’arrive pas quand nous passons à côté… A la sortie de la baie, nos visiteurs de la nuit saluent notre départ de quelques bêlements.
A la crique suivante, nous pensons la même chose : « C’est une maison bleue, accrochée à la colline »…
Au pied de celle-ci, des pêcheurs, ou des chasseurs, remontent leur bateau sur la plage. La remorque est ensuite accrochée à un tracteur. Leurs deux chiens aboient à notre passage.
Au détour d’une petite avancée rocheuse, nous arrivons en vue du fjord. Je suis un peu déçu, je m’attendais et j’espérais beaucoup plus de glace sur l’eau. En outre, le peu d’icebergs présents sont de l’autre côté, poussés par le petit vent. Une belle collection de gros morceaux bouche d’ailleurs le fjord de Narsarsuaq.
Ce sont les avions que nous voyons et entendons le plus cet après-midi. Nous passons dans l’axe de piste et plusieurs décollent, troublant la quiétude de cette belle journée.
Notre objectif, le Blue Ice Camp est en vue. Une grande plage grise le précède. Jusqu’au dernier moment, j’ai un léger doute car je tarde à apercevoir la petite cabane installée par Jacky et ses collègues pour fournir un abri aux campeurs en cas de besoin.
Enfin la voilà, en retrait de la plage et bien cachée derrière une petite colline verte et ronde. Nous accostons et nous mettons en chasse de notre emplacement. Puis nous déchargeons nos affaires, nous nous changeons et pour la dernière fois, nous montons la tente. Ce sera au bout de la plage, au pied de la verdure qui marque le début de la pente, sur un sable gris très grossier. Quelques moutons se nourrissent tranquillement de l’herbe verte. Il n’y a pourtant pas de ferme ici… En espérant qu’ils ne viennent pas nous déranger cette nuit…
C’est le début d’une longue liste de dernières fois…
Avec le soleil, la vie est belle, tout est tellement plus agréable et plus facile.
En arrivant, j’avais aperçu un iceberg de bonne taille échoué un peu plus loin sur notre plage. Une fois installés, je m’y rends pour quelques photos. Malheureusement, la marée a été plus rapide que moi et il baigne déjà largement. Tant pis…
Nous partons alors visiter ce lieu. Pour commencer, nous grimpons sur la petite colline bien arrondie qui se trouve juste au-dessus de la plage. A ses pieds est échoué un long tronc d’arbre bien taillé. Il n’est pas d’ici celui-là ! Nous commençons à descendre vers la plage de l’autre côté de la colline. Et sur cette plage gît un petit iceberg qui serait parfait pour quelques photos. Et moi qui traînais les pieds pour descendre vers cette plage. Du coup, je rentre rapidement à la tente chercher les maillots de volley que j’ai emmené, autant pour les porter, car ils sont en synthétique, que pour quelques photos souvenir.
Le glaçon en question est en plus bien proportionné et il est possible de s’y asseoir et même de s’y mettre debout. Et c’est le début d’une série de photos. Assis et debouts sur l’iceberg, puis avec les maillots. Il fait un soleil radieux, il fait bon. Allé je me mets torse nu derrière le glaçon.
Et pourquoi s’arrêter là ? J’enlève le bas et je pose les orteils dans l’eau. Bon, c’est certain, c’est froid, très froid même. Mais à ma grande surprise, c’est supportable. Je poursuis jusqu’aux genoux. Quelques foulées dans l’eau. Cela saisit quand même cette eau glaciale. C’est gelé, piquant et brûlant en même temps !
Mais cette mer translucide est tellement tentante, ce soleil si chaud, l’air si doux, même si la température ne doit pas dépasser les 10°C… Et avant de partir, prétentieux sans doute, j’avais affirmé que j’irai me baigner. Les premiers jours, mes premiers contacts avec cet océan glacial m’avaient refroidi. Surtout sous la pluie ! Mais maintenant, cela me semble possible, et c’est sûrement le moment ou jamais…
Allé, soyons fou, j’y vais. Les pieds, les genoux, la ceinture passent sans problème. Une petite pause. Tout va bien. Et le reste suit ! Cela pique et brûle un peu, la poitrine est opprimée. Quelques secondes complètement immergé, puis quelques gestes de natation pour revenir vers le bord sous le regard incrédule de la photographe et je sors en courant ! Pas de serviette, mais vite un maillot pour me sécher. Forcément, l’air paraît chaud après un tel bain. Au goût, cette eau de mer est bien moins salée qu’habituellement. Il faut dire qu’avec toute l’eau douce qui y tombe…
Je regarde les photos. Un peu déçu, avec le soleil bas sur l’horizon, je suis presque à contre-jour. Qu’à cela ne tienne, j’y retourne en me tournant davantage face au soleil. Je m’y remets donc entièrement. Et de la même manière, j’en ressors très rapidement. Je me sèche avec le second maillot.
Voilà, je l’ai fait !!!
Nous retournons à la tente, moi tout fier de ma performance, de mon exploit ! Il n’y a sûrement pas de quoi, ce n’est pas forcément très intelligent. Si je passe les prochains jours au lit, je ne devrai pas me plaindre… Tant pis, je l’ai fait !
Nous allons ensuite voir la petite cabane, plantée sur les hauteurs derrière la tente. Ses murs ont une surface métallique et sa porte est en bois. Spartiate et bien arrimée, elle doit être très pratique en cas de mauvais temps. Les câbles qui la tiennent donnent une idée des vents qui peuvent souffler en ces lieux…
Nous grimpons sur la bosse qui se trouve juste à côté et qui nous offre une belle vue sur le fjord et sur l’inlandsis au fond de celui-ci. Il y a beaucoup d’icebergs au pied du glacier, mais très peu devant nous, à la sortie du fjord. Je reste déçu. Dommage de ne pas avoir le temps de s’en approcher. J’ai du mal à évaluer la distance qui nous sépare de l’inlandsis, mais elle doit être importante, plusieurs kilomètres sans aucun doute. Le temps qu’il nous reste demain ne nous permettra sûrement pas de pénétrer trop profondément à l’intérieur de ce fjord.
Nous apercevons deux phoques au milieu du fjord devant nous. Ils semblent s’amuser dans l’eau en nageant rapidement sur quelques mètres. Mais ils sont trop loin pour des photos. Nous essayons de nous en approcher en redescendant jusqu’à la plage. Mais la distance reste trop grande. Des chasseurs sont de l’autre côté du fjord. Trop loin eux aussi, tant mieux.
Un petit bateau approche à vive allure de notre plage, légèrement sur notre droite. Il fait fuir nos phoques. Il accoste à une centaine de mètres de nous et nous voyons une personne en descendre et grimper sur la pente abrupte. Puis nous la voyons se pencher et ramasser des choses par terre, au milieu des rochers. Vraiment curieux ce qu’il peut se passer dans ce pays.
De retour à la tente, c’est l’heure d’une bonne douche même si la mer ne m’a pas paru très salée. Je profite de l’eau à profusion ici. Ce sera donc deux casseroles d’eau chaude pour bien me laver. Quel plaisir de sentir cette eau chaude couler sur mon corps. La douche de demain soir promet d’être très agréable. Et très longue. A moins d’un bon bain chaud… Ces petits plaisirs que l’on oublie dans notre vie quotidienne et qui nous font rêver ici.
Puis, pour la dernière fois, je regarde le programme du lendemain. Une douzaine de kilomètres en direct pour le port de Narsarsuaq. Un peu plus si nous entrons dans le fjord. Nous verrons en fonction de la glace présente.
De toute façon, il va falloir se lever tôt, car la journée va être chargée. Une fois arrivés à Narsarsuaq, il faut se changer, vider les kayaks, les rendre, déjeuner, récupérer et faire les valises, et enfin aller à l’aéroport. Avec tout ce qu’il nous reste, nous ferons certainement don d’un peu de nourriture à Jacky. Nous décidons donc d’un lever à six heures. Pour une fois, je vais mettre le réveil afin d’être certain de ne pas se rater.
Le dernier dîner, face au soleil couchant. Nous avons l’impression qu’il n’est pas aussi tard que nous le montre la position du soleil. Et avec raison. Par rapport au jour de notre arrivée, il y a dix jours, le soleil se couche une demi-heure plus tôt aujourd’hui. Cela varie si vite à ces latitudes…
Le froid tombe vite. Sans nuages, une nouvelle nuit glaciale nous attend. Le repas achevé, nous nous réfugions dans la tente pour une bonne nuit de sommeil.
Méritée car je l’ai fait !
13 septembre – Mardi
2h53. Le vent hurle sur les sommets nous entourant et nous réveille. Immédiatement, deux questions : la tente va-t-elle tenir et comment va être la mer tout à l’heure ?
Pour la première, je ne suis pas trop inquiet. Les piquets ont été difficiles à enfoncer et en cas de besoin, il y a foison de pierres autour pour tenir les sardines. En outre, nous sommes dans un creux, bien abrités. Et effectivement, seules quelques rafales secouent épisodiquement la tente. Mais plus haut, cela siffle fort…
Quand à la seconde question, je suis bien plus soucieux…
Difficile, voire impossible de se rendormir dans un tel contexte, entre le bruit et l’anxiété.
6h00. Le réveil sonne. Pas pour nous dire « réveillez-vous », mais plutôt « levez-vous ». Notre dernière fois de préparatifs s’effectue rapidement et en silence. Le manque de sommeil et l’inquiétude nous rendent muets.
La lune brille encore fort. Le soleil n’est pas encore levé. Et de toute façon les hautes montagnes derrière nous, nous le cacheront encore longtemps. Le ciel s’est couvert de nuages d’altitude pendant la nuit, pas entièrement, mais les trouées bleues sont minces.
Je vais rapidement voir la mer. Aïe… Mes pires craintes sont confirmées. Le vent d’est qui souffle toujours aussi fort a métamorphosé le fjord. Hier si calme, la mer est aujourd’hui déchaînée. Les vagues s’enchaînent, bien creusées, et viennent s’écraser violemment sur le rivage. Leurs crêtes sont blanches d’écume. Nous allons tout avoir de face : le vent, les vagues, le courant. Dans notre malheur, une toute petite bonne nouvelle : il vaut mieux avec cela contre que plein travers. La traversée du fjord jusqu’à la rive montagneuse de l’autre côté va être longue, difficile et périlleuse.
7h30. Nous sommes prêts. Vraiment rapides ce matin. Et face aux flots en furie dans nos kayaks, le réveil musculaire risque fort d’être agité…
Les premières secondes et les premiers coups de rame confirment malheureusement que nous allons vivre l’enfer. L’effort est immense, le résultat maigre. Les vagues sont si resserrées que lorsque le milieu du kayak se trouve sur une crête, l’étrave commence déjà à plonger dans la vague suivante. L’eau déferle sur le bateau qui est ballotté comme un vulgaire bouchon. Rapidement je sens que je suis glacé sous la ceinture. Ma jupe n’est vraiment pas étanche, c’est confirmé, je baigne dans l’eau glaciale. Mais ce n’est pas mon souci principal. Le visage éclaboussé en permanence et les bras en feu, il faut lutter et avancer, encore et encore, arc-boutés sur nos montures et crispés sur notre pagaie.
Jamais montagne escarpée et aride ne m’a paru aussi accueillante. Vite s’y mettre à l’abri. Mais que c’est long d’y arriver. Je n’avance pas. Ma vision se limite à peu de choses : la vague qui me repousse, la suivante qui va m’agresser et mes bras tétanisés. Pourtant, il faut pagayer, continuer à lutter.
Les rafales sont parfois si violentes que je sens leur choc jusque dans la pelle qui n’est pas immergée. Au risque que la pagaie m’échappe des mains.
Une vague plus haute que les autres me submerge complètement. Dans le ruissellement liquide, je distingue une forme rouge glissant le long du kayak. La bouche ouverte pour mieux m’oxygéner pendant l’effort, je reçois par la même occasion une bonne goulée d’eau glaciale et salée. Par réflexe, je la recrache immédiatement. Et elle me revient aussi vite en plein visage. Ah oui, le vent… Voyant cette folie, mon bidon d’eau que j’avais calé devant moi a préféré le suicide. C’était donc lui cette forme rouge fuyante… J’y vais, je n’y vais pas ?… Cruel dilemme d’une demi-seconde. On n’abandonne pas un compagnon de voyage et de galère. Demi-tour donc. Heureusement, dix jours de kayak procurent une certaine dextérité. J’évite le retournement et un délicat trois cent soixante degrés plus tard, je suis à nouveau en route après avoir récupéré ce bidon farceur. Les deux passages avec les vagues en plein travers n’ont pas été une partie de plaisir…
Malgré le temps, deux hélicoptères rouges volent au loin…
En m’approchant de la rivé opposée, je me rends compte que le vent et les vagues ne faiblissent pas tant que cela. Mais leur orientation a changé. Logique, ils contournent l’obstacle. Je les ai donc maintenant de travers droit. Cette difficulté supplémentaire est compensée par la petite baisse d’intensité.
Il faudra attendre les tous derniers mètres pour enfin sentir une amélioration notable. Bien à l’abri du relief et tout proche du rivage, les éléments sont enfin plus cléments. Légèrement sur la gauche, une petite plage de cailloux. Loin d’être idéale, mais je ne suis pas en mesure de faire le difficile. Je m’y pose tant bien que mal et je tire mon kayak à l’abri des vagues. Comme à chaque fois que je descends de kayak, c’est ma vessie qui m’impose la première obligation. Pour me venger de la nature, j’urine sur une petite méduse échouée. Une fois cette preuve d’intelligence effectuée, je me retourne vers l’océan, les bras et les épaules endolories. Où est donc ce second kayak ? La dernière fois que je me suis retourné, il était loin derrière moi, légèrement sur ma gauche. Aucune aide n’est possible dans cet enfer, c’est du chacun pour soi… Je ne vois rien sur la mer en colère. Je monte de quelques mètres. Rien… Je grimpe en courant vers un gros rocher légèrement en surplomb, vingt ou trente mètres plus haut. Rien… J’ai beau scruter attentivement, à droite, à gauche, au près, au loin, rien… Pas de forme effilée et de pagaie qui se balance. Même pas une coque renversée. Ah… J’examine méthodiquement l’espace verdâtre agité devant moi, de haut en bas, de droite à gauche. Et bien non, toujours rien. Bon…
Et tranquillement, au ras de la falaise grise sur ma gauche, ce petit kayak apparaît, la pagaie battant l’eau lentement et régulièrement… Transit de froid, je redescends. Une fois mon kayak vidé d’une grande partie de son eau, je repars.
La navigation est un peu moins difficile au ras de cette côte rocheuse désolée. Mais il faut être attentif, à deux mètres du bord, certains rochers apparaissent franchement inamicaux. Et la moindre petite erreur nous enverrait rapidement dessus.
Nous avons maintenant le vent arrière. Juste devant nous, un promontoire s’avance dans la mer. L’eau semble particulièrement agitée devant lui. Et pour cause ! Le vent violent d’est s’engouffre dans les deux fjords, celui que nous venons de traverser (le Qôroq) et celui où nous sommes maintenant (celui de Narsarsuaq). Leurs orientations ne diffèrent que d’une trentaine de degrés. Lorsque le Qôroq se termine, au cap que nous venons de passer, le relief protège du vent venant du fjord de Narsarsuaq. Avec sa forte énergie, le vent provenant du Qôroq peut donc s’y jeter. Et c’est pour cela que nous avons vent et vagues arrières pour le moment. Mais à partir du promontoire devant nous, il n’y a plus de masque pour le vent provenant de la direction de Narsarsuaq. C’est donc le point de rencontre de deux courants contraires et de deux vents opposés. Et ce choc crée un sacré maelström.
Passer cette barrière n’est pas de tout repos. L’effort est extrêmement violent et nos muscles sont encore un peu plus endoloris. Nos kayaks sont ballottés dans tous les sens… Heureusement, cette zone particulièrement violente est restreinte et nous parvenons à en sortir rapidement…
Et du coup, nous nous retrouvons encore une fois avec vagues, vent et courant contraires. L’accalmie aura été de courte durée. La galère continue.
Quel dernier jour ! Une bonne piqûre de rappel anti-kayak…
Selon l’orientation de la côte, l’abri du relief est parfois plus faible et il faut alors se battre contre un vent violent et de bons creux qui submergent à nouveau le kayak. Ces instants de lutte contre les éléments déchaînés sont difficiles… Il faut à nouveau se battre et tirer fort sur la pagaie…
Certaines criques sont très belles et, avec 25°C de plus, feraient de très belles petites plages privées…
L’effort est long et difficile. Ce sera notre exploit. Pas de foule en délire pour nous acclamer, mais arriver au bout sera une sacrée performance.
La vitesse de défilement des rochers est parfois affligeante. Nous nous ferions dépasser par une grand-mère en déambulateur…
Juste avant un grand promontoire, une grande plage de gravier ocre. Je m’y arrête. Pas de miracle, ma vessie veille. Et pour la deuxième fois, j’en profiter pour vider les litres d’eau embarqués clandestinement. Petit goûter également, une barre chocolatée, six ou sept carrés de chocolat. C’est fête aujourd’hui, je ne me refuse rien. Et ce sont également quelques sucres rapides qui seront bien accueillis par mon organisme.
Dix kilomètres au compteur, le poteau d’arrivée ne doit pas être loin. Mais au large du promontoire, cela doit encore être le déchaînement des éléments.
Très peu d’icebergs aujourd’hui. Même eux ne sortent pas par ce temps, il fait trop mauvais… Il n’y en avait pas non plus dans le fjord précédent. Peut-être une période peu productrice.
Après ce goûter, il faut repartir. Et c’est confirmé, au promontoire, c’est à nouveau l’enfer et pas moyen d’y échapper ou de tricher. Il n’y a plus qu’à courber l’échine et appuyer fort sur la pagaie.
Au prix d’immenses efforts, nous progressons. A la vitesse de l’escargot, mais nous progressons. Au détour d’un rocher, les antennes de l’aéroport apparaissent, puis tout proche, un gros cylindre métallique, un hangar rouge et le plus beau, le petit port de Narsarsuaq, terme de notre aventure aquatique.
Quel soulagement…
Les derniers mètres ne sont pas les plus faciles. C’est ensemble que nous franchissons l’entrée du port et que nous nous échouons sur la petite plage de cailloux gris. Le visage blanchi par le sel, mais souriant, heureux d’avoir réussi. Nous l’avons fait… Nous avons vaincu les éléments déchaînés…
Voilà, c’est fini… Mais quelle fin, quelle apothéose… Sentiments partagés. Joie et tristesse. Soulagement et satisfaction. Euphorie et lassitude physique…
Et pour la dernière fois, je pose la pagaie sur le rivage et sors du kayak. Et oui, toujours la vessie en premier ! Puis, encore une fois, mais c’est la dernière, nous avons toutes les peines du monde à nous extraire de ces fichues combinaisons étanches. Ah ces manchons qui enserrent les poignets et les chevilles…
Nous vidons complètement les kayaks et nous les déposons devant le local cylindrique de Blue Ice. Juste à côté d’une dizaine d’autres kayaks monoplaces… Plus récents, avec gouvernails et grands espaces de rangement. Eux…
Nous posons également nos affaires et déjeunons. Il est onze heures et demie, nous sommes dans les temps. Qui l’eut cru ce matin ?
Après le repas, nous laissons nos affaires et remontons à pied vers l’aéroport et les locaux de nos loueurs. Finalement le trajet nous apparaît long à pied. Nous devions être tellement absorbé par la découverte de ce pays à l’aller qu’il nous avait semblé très bref. Le vent fort nous glace.
A quelques mètres de l’arrivée, nous croisons Claus qui part en véhicule en sens inverse chercher des touristes arrivés en bateau. Nous montons donc avec lui et faisons demi-tour. A quelques minutes près, nous nous évitions toute cette peine…
Nous chargeons nos affaires dans le van, remontons et re-déchargeons tout devant les locaux. Nous récupérons nos valises et faisons le transfert de nos affaires. Nous pensions économiser un bagage. C’est raté ! Malgré la nourriture en moins, nos vêtements mal rangés et humides prennent beaucoup de place. Tant pis, nous aurons encore nos cinq bagages…
Je paie le transfert Narsaq-Itelleq. Nous rendons les bouteilles de gaz non utilisées et nous faisons cadeau de nos denrées non entamées : trois paquets de pâtes, un de broyés (ils ne se doutent pas de ce que cela représente pour moi !), un de gâteaux pour le petit-déjeuner et une tablette de chocolat. Toujours ça de moins à porter et à ramener.
Puis c’est le départ vers l’aéroport distant de quelques mètres après plusieurs remerciements et adieux.
L’enregistrement dans la petite aérogare s’effectue rapidement à l’un des deux guichets. Nous avons encore quelques kilos d’excédent. Six ou sept… Incroyable… Certainement l’eau de nos vêtements mouillés. Mais nos valises passent sans encombre.
Puis c’est l’attente, nous avons deux heures avant le décollage. Bonne gestion du timing ! L’aérogare se remplit petit à petit. Avant notre vol, un gros hélicoptère rouge d’Air Greenland décolle pour un vol intérieur. Cela doit être magnifique. Il est difficile de lutter contre nos paupières. Surtout avec la chaleur ambiante et la lourdeur de nos muscles. Peut-être avons-nous oublié ce que signifie vivre à plus de cinq degrés ?
Puis c’est le contrôle de sécurité et l’embarquement. Nos derniers pas sur le sol groenlandais, sous un ciel gris et avec un vent toujours violent. L’avion est loin d’être plein.
Mise en route des moteurs, roulage, remontée de la piste pour un décollage piste 07. Vu le vent, pas de doute possible pour la choix de la piste…
C’est la fin de l’aventure. Finalement partir faire du kayak au Groenland pendant onze jours en autonomie complète en partant de rien, ou presque, c’est possible. Nous l’avons fait. Quelques grosses galères, mais de merveilleuses images inoubliables.
Alignement, mise en puissance, lâché des freins, accélération. Les roues quittent le sol. Avant d’être happés par les nuages, un résumé de cette expédition défile devant nos yeux : un peu de mer verte et transparente, un peu de montagnes, un peu de lacs, un peu d’herbe verte, un peu de fjords, un peu d’inlandsis, un peu d’icebergs…
Adieu Groenland !... Ou au revoir ?...
Galapagos 2012: récit English translation pending
Visiter les Galapagos en solo ou en croisière ? Nous ferons les deux mais rétrospectivement, l’option croisière s’avère être la plus adaptée pour la découverte de l’archipel. De plus, il est inutile de vouloir visiter le maximum d’îles car on y voit souvent les mêmes animaux et il faut rappeler également qu’au mois d’août, c’est l’hiver et que la plupart des arbres n’ont pas de feuilles (sauf essentiellement la mangrove) ce qui fait que les paysages n’ont rien d’extraordinaires.
L’option solo présente un gros inconvénient : être tributaire des horaires des navettes pour relier les trois îles principales (Santa Cruz – Isabella et Santa Cruz-San Cristobal : départ 14h et retour à 6h pour Isabella et 7h pour San Cristobal tous les jours : 30 $ l’aller) et des dates et horaires de sortie pour la visite de certaines îles car toutes ne sont pas relier par des navettes. A ma connaissance, seules les îles suivantes sont visitables à la journée depuis Santa Cruz :
- Floréana : 100 $/pers de 7h30 à 17h30, 2h de trajet et programme annoncé (bateau North Star) : visite des grottes où vécurent des pirates, de Galapaguera pour les tortues géantes, de l’îlot la Loberia pour faire du snorkelling et l’îlot Punta Luz del Dia pour les pingouins
- Isabella : 115 $/pers, départ à 7h30, 2h30 de trajet et programme annoncé (bateau North Star) : Humedales, Playa del Amor, Centre d’interprétation et Las Tintoteras
- Seymour Nord et Playa Bachas : 145 $/pers, départ à 7h30 de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les mardis et vendredis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling
- Bartolomé : 155 $/pers, départ à 5h de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les mercredis et samedis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling
- Isla Plazas : 145 $/pers, départ à 7h30 de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les jeudis et dimanches et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling
- Isla Santa Fe : 145 $/pers, départ à 8h de l’hôtel pour rejoindre le port de Puerto Aroya (bateau Queen Karen I) les lundis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling.
A l’inverse, l’option croisière permet de relier les îles dans la nuit et d’arriver sur site au petit matin pour pouvoir observer les animaux tant que la température est fraîche : plus tard dans la journée, ils ont tendance à se cacher dans la végétation ou dans l’eau pour se protéger de la chaleur.
Pour choisir la croisière, c’est loin d’être simple. La visite des îles est réglementée : outre l’obligation d’être accompagné d’un guide agréé, chaque île ne doit pas être visitée pas un trop grand nombre de touristes quotidiennement pour ne pas trop déranger la faune. Chaque bateau a donc une autorisation pour une journée de la semaine bien déterminée. La difficulté pour choisir une croisière consiste donc à faire coïncider les dates de la croisière avec le reste du parcours. Certains sites proposent les croisières en précisant le jour de départ ce qui facilite le choix :
- http://www.galapagosislandsonline.com/;
- http://www.stanfordtravel.com/GalapagosCruisePlanner.html;
- http://www.terranovatrek.com/galapagos_cruises.html;
- http://www.galapagoslastminutes.com/;
- Pour les tarifs : http://www.galapagosislands.com/.
Nous avons donc choisi la croisière de 5 jours sur le Darwin. Nous avons réservé notre croisière via l’agence Equateur Voyage Passion mais voici les coordonnées directes de l’exploitant du bateau : http://vigaltravel.com/
Nous avons réservé la dernière cabine fin juillet 1 170 $ par personne : il s’agit de la plus chère car située sur le pont supérieur et donc éloignée des moteurs. L’inconvénient c’est que lorsque le bateau est à la merci de la houle, c’est en haut que ça bouge le plus…
Pour le billet d’avion, nous sommes passés par la compagnie Lan, la seule à l’époque qui avait un site internet permettant d’acheter les billets en ligne depuis la France. Depuis, Lan Ecuador et Tame ont fusionné et il ne reste plus qu’une seule autre compagnie : Aérogal. Nous sommes donc passés par Lan (une compagnie très présente sur tout l’Amérique du Sud) : 360 € l’aller-retour modifiable sans frais sous réserve des disponibilités.
Lundi 27 août 2012 :
- avion à 10h50 pour Baltra. A l’aéroport de Guayaquil, avant l’enregistrement des bagages, il faut se rendre au guichet Ingala pour obtenir la carte de transit (coût : 10 $/pers) : les bagages sont passés aux rayons X et scellés. Ensuite, arrivée à Baltra, il faut s’acquitter du droit d’entrée de 100 $ (en espèces et les billets de 100 $ ne sont pas acceptés). Ensuite, un bus gratuit nous emmène au bac (1,20 $/pers) puis nous prenons un taxi pour rejoindre Puerto Aroya (18 $). Le bus est moins cher mais nous devons prendre le bateau pour Isabella qui part à 14 h donc le taxi pourra nous déposer là où il faut pour acheter les tickets.
- Nous arrivons devant la boutique mais, sur les 3 bateaux au départ ce jour-là, il ne reste plus qu’une place mais une personne ne s’est pas encore présentée pour le moment. J’attends donc devant la boutique jusqu’au moment où la vendeuse se décide à me vendre 2 aller-retour (60 $ l’AR / pers). Nous croiserons une personne après nous qui achètera également un billet pour Isabella : le nombre maximal de personnes par bateau n’est peut-être pas respecté… Sur le quai, les bagages sont fouillés mais les nôtres passeront outre car ils ont été scellés à l’aéroport de Guayaquil. Ensuite, il faut prendre un bateau taxi pour rejoindre le fibra (0,50 $/pers) dans lequel nous monterons enfin (de préférence à l’arrière pour les personnes sujettes au mal de mer). Arrivés à Isabella, il faut encore prendre un bateau taxi pour rejoindre le quai (1 $ / pers) et puis 5 $ / pers pour l’utilisation du quai : on frôle le ridicule !
- Des taxis attendent pour rejoindre le centre du village : 1 $.
- Hôtel Posada del Caminante (coût : 25 $/jour situé un peu à l’écart du village et de la plage ; posadadelcaminante.com/exito.html) : le propriétaire est extrêmement sympathique : les chambres sont en réalité de petits studios avec cuisine, internet est à disposition ainsi que des bananes et oranges à volonté ! Il est possible de réserver des excursions à l’avance : nous choisirons le volcan Sierra Negra le premier jour (35 $ / pers) et Los Tuneles le lendemain (65 $ / pers).
Mardi 28 août 2012 :
- Départ pour le volcan Sierra Negra (actif) de l’hôtel en taxi puis en bus vers 7h30. On nous remet notre pique-nique et nous nous rendons au pied du volcan. Le groupe est assez important car nous sommes bien une petite 20aine. Cette excursion nous permettra de nous rendre compte à quel point cette île a été peu préservée de l’agriculture (tout comme Santa Cruz d’ailleurs). Le sentier qui mène au bord de la caldera (la 2ème plus grande du monde) est en réalité une piste 4x4 et la végétation tout le long est composée essentiellement de goyaviers plantés il y a longtemps pour que les habitants puissent boire des jus de fruits… Du coup, ces arbres ont envahis les pentes du volcan.
- La vue de la caldera est impressionnante car c’est gigantesque et nous avons de la chance paraît-il, car il n’y a pas du tout de nuage mais c’est un peu décevant car il est difficile de l’appréhender dans son entier : c’est trop grand.

- La visite se poursuit par un petit volcan secondaire qui se trouve sur la pente Est du Sierra Negra : El Chico. Nous descendons au milieu des cactus pour rejoindre ce joli petit volcan au moment où le guide m’explique que nous n’irons pas jusqu’au volcan. Je lui demande pourquoi et il me dit que le groupe est trop important. Je lui demande donc pourquoi le groupe est si important et il me répond de voir ça avec l’organisateur. Du coup, vu qu’on n’a pas prévu de revenir dans ce coin du monde avant un bon bout de temps, nous irons seuls. Le guide ne pourra pas s’empêcher de nous expliquer que c’est dangereux, puis que nos chaussures ne sont pas adaptées, puis que nous allons rater le bus de retour… Bref, nous voilà partis sur un sentier parfaitement stable et balisé ce qui me rappellera d’ailleurs avoir lu sur internet qu’un guide n’a pas vraiment d’utilité pour cette excursion : la difficulté est cependant de rejoindre le site en taxi : je ne sais pas combien cela peut coûter.
- Ce volcan secondaire est très coloré : rouge, jaune soufre, noir charbon… Au loin, il est possible de voir les autres volcans de l’île : Alcedo et Darwin notamment.


- Sur le retour, nous rattraperons le groupe sans difficulté et nous mangerons notre pique-nique en attendons ce bus que nous étions supposés manquer…
- Nous arriverons à l’hôtel vers 14h30 le temps de nous changer et de prendre la direction du port (à pied) près duquel se trouve la Concha de Perla pour faire du snorkelling : l’eau est fraîche et les combinaisons sont indispensables. Nous verrons de multiples poissons ainsi que des lions de mer. Le site est plaisant car il faut traverser la mangrove en suivant une passerelle en bois et nous verrons nos premiers iguanes marins et des crabes rouges en quantité.
- Hôtel : Posada del Caminante.

Mercredi 29 août 2012 :
- Départ de l’hôtel à 9h en direction du port : nous sommes 5 + 2 accompagnateurs. Après 1h de bateau, nous arrivons sur le site qui est constitué d’une multitude d’arches volcaniques issues d’anciens tunnels de lave effondrés depuis. L’ensemble forme un labyrinthe où il est possible de nager à la rencontre des tortues marines et des lions de mer. Il est possible également de marcher sur ces vestiges volcaniques : des fous à pattes bleues niches à ces endroits là au milieu des cactus.


Ce jour-là, nous aurons vu la plus grosse tortue marine du séjour : énorme !, un requin corail (pointe blanche) assez impressionnant surtout quand on tombe nez à nez avec lui, un lion de mer avec lequel nous avons nagé une petite demi-heure, un pingouin, des fous à pattes bleues.


Sympa cette journée : sur le retour, on se remémore les animaux avec lesquels on a nagé ou qu’on a pu observer et soudain, le bateau heurte quelque chose : une raie Manta que nous verrons se débattre au loin et qui est probablement morte peu de temps après : c’est aussi ça les Galapagos et le tourisme…
- Nous serons de retour au port vers 14h. Juste en face du port se trouvent des îles appelées Las Tintoteras sauf qu’il faut y aller avec un guide qui demande 25 $/pers (d’ailleurs, pourquoi le tarif est par personne, ça c’est une bonne question !). Du coup, je suis allé voir des pêcheurs pour leur demander de nous amener sur les îles mais ils refuseront tous en nous expliquant qu’ils sont plus ou moins surveillés par le responsable du port. Il faut savoir que les bateaux jaunes sont des taxis et les bateaux verts sont réservés aux excursions avec guide obligatoire : tout est très réglementé, sans doute trop. Sauf que c’est très cher car deux visites par jour, c’est minimum plus de 100 $/pers : pas étonnant qu’ils roulent tous en 4x4 !
- Nous opterons plutôt pour le centre d’interprétation qui se trouve au sud du village : il faut emprunter une passerelle en bois qui longe un lac où il est possible d’observer des flamants roses. Au centre, il y a plusieurs sous-espèces de tortues géantes mais difficile de les différencier. Il y a des tortues de toutes tailles : des plus petites toutes agglutinées les unes sur les autres aux plus grosses.
- Ensuite, nous longerons la Playa del Amor jusqu’à la tombée de la nuit. Au bout de la plage, 3 pélicans montent la garde.

- Hôtel : Posada del Caminante : nous avons payé la totalité des prestations (hôtel et excursions) à l’hôtel. J’ai d’ailleurs demandé une réduction à cause du guide sur le Sierra Negra, soit 15 $.
Jeudi 30 août 2012 :
- Réveil à 5h pour le retour à Santa Cruz. Sur le ponton, nous discutons avec un québécois qui nous avouera être déçu par sa visite de l’île et, à vrai dire, nous partageons un peu son point de vue. En tout cas, on tombera d’accord sur le fait que ça ne vaut pas le prix payé. Il visite l’archipel avec un groupe mais ils vont d’île en île et n’ont pas pris l’option croisière car ils sont sujets au mal de mer. D’ailleurs, il nous expliquera que certains ont préféré prendre l’avion pour retourner sur Santa Cruz !
- Nous arriverons à Puerto Aroya vers 9h puis nous rejoindrons le canal d’Itabaca en taxi (15 $ mais partagé avec un couple d’italiens). Arrivés au bac, nous voyons le Darwin au milieu du canal : le type sur le bac l’appelle en faisant des grands signes et on vient nous chercher en zodiac : cool, pas besoin d’aller jusqu’à l’aéroport qui était notre point de rendez-vous.
- Nous sommes reçus par le capitaine qui nous fait visiter et nous amène à notre cabine. Le bateau est en bonne état et l’équipage très sympa : apparemment, ils sont tous sur ce bateau depuis de nombreuses années donc tout est parfaitement rôdé. Nous attendrons jusqu’à 13h les autres passagers avant de prendre la direction de la Playa Las Bachas qui se trouve au nord de Santa Cruz à la sortie du canal. C’est un site intéressant pour faire du snorkelling (beaucoup de poissons, requin, tortues marines) et aussi car il y a un petit lac derrière les dunes où il est possible d’observer des flamants roses, iguanes marins...

- Il faut savoir qu’après 18h, il est interdit de rester sur les îles et tous les touristes doivent retourner sur les bateaux.
Vendredi 31 août 2012 :
- Nous avons rejoint l’île de Plaza Sur dans la nuit ce qui fait que nous pouvons la visiter juste après le petit-déjeuner. L’île est très belle car recouverte de végétation dans laquelle évoluent les lions de mer et les iguanes marins (les noirs et rouges) et terrestres (les jaunes).



Les iguanes mangent notamment les fruits des cactus (Opuntia) après avoir enlevé les épines ainsi que ces plantes qui recouvrent l’île et qui varie du vert au rouge. C’est ce qui leur donne leur couleur paraît-il.

- Le bateau se dirige ensuite vers Santa Fé sur laquelle nous ferons du snorkelling en compagnie de lions de mer faciles à approcher et inoffensifs (pendant une petite heure) puis nous visiterons l’île sur laquelle se trouve une colonie importante de lions de mer et beaucoup d’iguanes.
Samedi 1er septembre 2012 :
- Durant la nuit, nous avons rejoint l’île Española vers 4 ou 5h : à 8h, nous débarquons sur la plage de la Bahía Gardner avec au programme des lions de mer, des crabes rouges, un petit serpent qui est inoffensif d’après le guide mais dangereux d’après le capitaine, des iguanes marins, un aigle…


Ensuite, petite séance de snorkelling avec une petite tortue marine, 3 requins corail (pointe blanche) d’environ 2 mètres planqués dans une petite grotte, une raie énorme. On pense avoir tout vu et puis non, il y en a encore !
- Après le déjeuner, nous nous dirigeons vers Punta Suarez pour aller à la rencontre des albatros dont c’est le lieu de nidification. La côte nord de l’île est particulièrement exposée au vent ce qui favorise l’envol de ces énormes oiseaux.


Nous verrons également des fous à pattes bleues, le faucon des Galapagos, des lions de mer, des iguanes, les fameux pinsons, …





Dimanche 2 septembre 2012 :
- Au petit matin (5h30), nous sommes arrivés à Floreana. Il n’y a pas grand monde ce matin au petit-déjeuner car le bateau a pas mal tangué. Nous nous dirigeons vers le Mirador La Baronesa qui offre une vue des alentours sauf que ce n’est pas très joli car nous sommes en hiver, que les arbres n’ont pas de feuilles, que les nuages sont déjà là et que les flamants roses sont trop loin pour qu’on puisse les observer réellement. On redescend vers une plage où nous voyons une multitude de raies évoluer au gré des vagues : vraiment bizarre.


- Nous allons ensuite à la Bahía Oficina de Correos : sans intérêt. C’est surtout l’occasion pour le guide de nous raconter l’histoire de ces 3 familles allemandes débarquées sur cette île vers 1930 et dont une seule survécue dans des conditions pas toujours très claires : les Wittmer devenus multimillionnaires (et propriétaires de certains bateaux de croisière comme les Tip Top). Puis séance de snorkelling mais il est à peine 8h du matin : pas évident de se jeter à l’eau. Nous verrons 6 tortues marines en train de brouter de petites algues vertes sur les rochers.
- Puis direction la Corona Del Diablo pour une dernière séance de snorkelling. Les fonds marins sont extrêmement poissonneux et de nombreuses espèces se côtoient sur différentes profondeurs : un spectacle qu’on a peu l’habitude de voir. La densité de poissons et d’espèces différentes est celle qu’on peut observer dans un récif corallien sauf qu’on est en pleine mer et que la profondeur est bien plus importante. Du coup, on ne sait plus où donner de la tête !
- A 15h, nous partirons pour Puerto Aroya que nous atteindrons vers 19h.
Lundi 3 septembre 2012 :
- Vers 8h, nous visiterons au pas de course la Station Charles Darwin : Georges est mort au mois de mars dernier à l’âge de 80 ans (de vieillesse d’après les scientifiques et d’avoir été gavé de viagra dans le cadre du programme de reproduction d’après notre guide) mais ses congénères sont tout aussi énormes et il suffit de leur jeter une feuille de bananier pour qu’elles sortent de leur torpeur et se précipitent dessus pour la dévorer en quelques minutes.


- No
us rejoindrons ensuite l’aéroport vers 9h30 pour un vol prévu à 12h35.
- Vol international prévu à 20h05 depuis Guayaquil.
Je ne sais pas trop quoi penser de cette croisière. Cette croisière nous a été vendue pour 5 jours ce qui n’est pas vraiment la réalité. Le premier jour, le bateau a quitté le canal d’Itabaca vers 13h à cause de passagers qui arrivaient tardivement sur Santa Cruz. Le deuxième jour, nous avons visité les 2 îles au rythme d’une personne (très) âgées, soit 3h environ + 1h de snorkelling, soit seulement 4h d’activité. Le quatrième jour, on a dû se lever à 5h30 pour commencer les visites avec une séance de snorkelling à 8h du matin parce qu’il fallait quitter Floréana pour 15h alors que normalement, les trajets entre les îles se font la nuit. Enfin, le dernier jour, nous avons visité le centre des tortues au pas de course pour ensuite rejoindre l’aéroport dès 9h30. Je ne sais pas si c’est la même chose sur les autres bateaux mais je trouve qu’il y a là quelque chose qui ne colle pas.
L’option solo présente un gros inconvénient : être tributaire des horaires des navettes pour relier les trois îles principales (Santa Cruz – Isabella et Santa Cruz-San Cristobal : départ 14h et retour à 6h pour Isabella et 7h pour San Cristobal tous les jours : 30 $ l’aller) et des dates et horaires de sortie pour la visite de certaines îles car toutes ne sont pas relier par des navettes. A ma connaissance, seules les îles suivantes sont visitables à la journée depuis Santa Cruz :
- Floréana : 100 $/pers de 7h30 à 17h30, 2h de trajet et programme annoncé (bateau North Star) : visite des grottes où vécurent des pirates, de Galapaguera pour les tortues géantes, de l’îlot la Loberia pour faire du snorkelling et l’îlot Punta Luz del Dia pour les pingouins
- Isabella : 115 $/pers, départ à 7h30, 2h30 de trajet et programme annoncé (bateau North Star) : Humedales, Playa del Amor, Centre d’interprétation et Las Tintoteras
- Seymour Nord et Playa Bachas : 145 $/pers, départ à 7h30 de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les mardis et vendredis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling
- Bartolomé : 155 $/pers, départ à 5h de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les mercredis et samedis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling
- Isla Plazas : 145 $/pers, départ à 7h30 de l’hôtel pour rejoindre le canal d’Itabaca (bateau Queen Karen I) les jeudis et dimanches et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling
- Isla Santa Fe : 145 $/pers, départ à 8h de l’hôtel pour rejoindre le port de Puerto Aroya (bateau Queen Karen I) les lundis et programme annoncé : visite de l’île et snorkelling.
A l’inverse, l’option croisière permet de relier les îles dans la nuit et d’arriver sur site au petit matin pour pouvoir observer les animaux tant que la température est fraîche : plus tard dans la journée, ils ont tendance à se cacher dans la végétation ou dans l’eau pour se protéger de la chaleur.
Pour choisir la croisière, c’est loin d’être simple. La visite des îles est réglementée : outre l’obligation d’être accompagné d’un guide agréé, chaque île ne doit pas être visitée pas un trop grand nombre de touristes quotidiennement pour ne pas trop déranger la faune. Chaque bateau a donc une autorisation pour une journée de la semaine bien déterminée. La difficulté pour choisir une croisière consiste donc à faire coïncider les dates de la croisière avec le reste du parcours. Certains sites proposent les croisières en précisant le jour de départ ce qui facilite le choix :
- http://www.galapagosislandsonline.com/;
- http://www.stanfordtravel.com/GalapagosCruisePlanner.html;
- http://www.terranovatrek.com/galapagos_cruises.html;
- http://www.galapagoslastminutes.com/;
- Pour les tarifs : http://www.galapagosislands.com/.
Nous avons donc choisi la croisière de 5 jours sur le Darwin. Nous avons réservé notre croisière via l’agence Equateur Voyage Passion mais voici les coordonnées directes de l’exploitant du bateau : http://vigaltravel.com/
Nous avons réservé la dernière cabine fin juillet 1 170 $ par personne : il s’agit de la plus chère car située sur le pont supérieur et donc éloignée des moteurs. L’inconvénient c’est que lorsque le bateau est à la merci de la houle, c’est en haut que ça bouge le plus…
Pour le billet d’avion, nous sommes passés par la compagnie Lan, la seule à l’époque qui avait un site internet permettant d’acheter les billets en ligne depuis la France. Depuis, Lan Ecuador et Tame ont fusionné et il ne reste plus qu’une seule autre compagnie : Aérogal. Nous sommes donc passés par Lan (une compagnie très présente sur tout l’Amérique du Sud) : 360 € l’aller-retour modifiable sans frais sous réserve des disponibilités.
Lundi 27 août 2012 :
- avion à 10h50 pour Baltra. A l’aéroport de Guayaquil, avant l’enregistrement des bagages, il faut se rendre au guichet Ingala pour obtenir la carte de transit (coût : 10 $/pers) : les bagages sont passés aux rayons X et scellés. Ensuite, arrivée à Baltra, il faut s’acquitter du droit d’entrée de 100 $ (en espèces et les billets de 100 $ ne sont pas acceptés). Ensuite, un bus gratuit nous emmène au bac (1,20 $/pers) puis nous prenons un taxi pour rejoindre Puerto Aroya (18 $). Le bus est moins cher mais nous devons prendre le bateau pour Isabella qui part à 14 h donc le taxi pourra nous déposer là où il faut pour acheter les tickets.
- Nous arrivons devant la boutique mais, sur les 3 bateaux au départ ce jour-là, il ne reste plus qu’une place mais une personne ne s’est pas encore présentée pour le moment. J’attends donc devant la boutique jusqu’au moment où la vendeuse se décide à me vendre 2 aller-retour (60 $ l’AR / pers). Nous croiserons une personne après nous qui achètera également un billet pour Isabella : le nombre maximal de personnes par bateau n’est peut-être pas respecté… Sur le quai, les bagages sont fouillés mais les nôtres passeront outre car ils ont été scellés à l’aéroport de Guayaquil. Ensuite, il faut prendre un bateau taxi pour rejoindre le fibra (0,50 $/pers) dans lequel nous monterons enfin (de préférence à l’arrière pour les personnes sujettes au mal de mer). Arrivés à Isabella, il faut encore prendre un bateau taxi pour rejoindre le quai (1 $ / pers) et puis 5 $ / pers pour l’utilisation du quai : on frôle le ridicule !
- Des taxis attendent pour rejoindre le centre du village : 1 $.
- Hôtel Posada del Caminante (coût : 25 $/jour situé un peu à l’écart du village et de la plage ; posadadelcaminante.com/exito.html) : le propriétaire est extrêmement sympathique : les chambres sont en réalité de petits studios avec cuisine, internet est à disposition ainsi que des bananes et oranges à volonté ! Il est possible de réserver des excursions à l’avance : nous choisirons le volcan Sierra Negra le premier jour (35 $ / pers) et Los Tuneles le lendemain (65 $ / pers).
Mardi 28 août 2012 :
- Départ pour le volcan Sierra Negra (actif) de l’hôtel en taxi puis en bus vers 7h30. On nous remet notre pique-nique et nous nous rendons au pied du volcan. Le groupe est assez important car nous sommes bien une petite 20aine. Cette excursion nous permettra de nous rendre compte à quel point cette île a été peu préservée de l’agriculture (tout comme Santa Cruz d’ailleurs). Le sentier qui mène au bord de la caldera (la 2ème plus grande du monde) est en réalité une piste 4x4 et la végétation tout le long est composée essentiellement de goyaviers plantés il y a longtemps pour que les habitants puissent boire des jus de fruits… Du coup, ces arbres ont envahis les pentes du volcan.
- La vue de la caldera est impressionnante car c’est gigantesque et nous avons de la chance paraît-il, car il n’y a pas du tout de nuage mais c’est un peu décevant car il est difficile de l’appréhender dans son entier : c’est trop grand.

- La visite se poursuit par un petit volcan secondaire qui se trouve sur la pente Est du Sierra Negra : El Chico. Nous descendons au milieu des cactus pour rejoindre ce joli petit volcan au moment où le guide m’explique que nous n’irons pas jusqu’au volcan. Je lui demande pourquoi et il me dit que le groupe est trop important. Je lui demande donc pourquoi le groupe est si important et il me répond de voir ça avec l’organisateur. Du coup, vu qu’on n’a pas prévu de revenir dans ce coin du monde avant un bon bout de temps, nous irons seuls. Le guide ne pourra pas s’empêcher de nous expliquer que c’est dangereux, puis que nos chaussures ne sont pas adaptées, puis que nous allons rater le bus de retour… Bref, nous voilà partis sur un sentier parfaitement stable et balisé ce qui me rappellera d’ailleurs avoir lu sur internet qu’un guide n’a pas vraiment d’utilité pour cette excursion : la difficulté est cependant de rejoindre le site en taxi : je ne sais pas combien cela peut coûter.
- Ce volcan secondaire est très coloré : rouge, jaune soufre, noir charbon… Au loin, il est possible de voir les autres volcans de l’île : Alcedo et Darwin notamment.


- Sur le retour, nous rattraperons le groupe sans difficulté et nous mangerons notre pique-nique en attendons ce bus que nous étions supposés manquer…
- Nous arriverons à l’hôtel vers 14h30 le temps de nous changer et de prendre la direction du port (à pied) près duquel se trouve la Concha de Perla pour faire du snorkelling : l’eau est fraîche et les combinaisons sont indispensables. Nous verrons de multiples poissons ainsi que des lions de mer. Le site est plaisant car il faut traverser la mangrove en suivant une passerelle en bois et nous verrons nos premiers iguanes marins et des crabes rouges en quantité.
- Hôtel : Posada del Caminante.

Mercredi 29 août 2012 :
- Départ de l’hôtel à 9h en direction du port : nous sommes 5 + 2 accompagnateurs. Après 1h de bateau, nous arrivons sur le site qui est constitué d’une multitude d’arches volcaniques issues d’anciens tunnels de lave effondrés depuis. L’ensemble forme un labyrinthe où il est possible de nager à la rencontre des tortues marines et des lions de mer. Il est possible également de marcher sur ces vestiges volcaniques : des fous à pattes bleues niches à ces endroits là au milieu des cactus.


Ce jour-là, nous aurons vu la plus grosse tortue marine du séjour : énorme !, un requin corail (pointe blanche) assez impressionnant surtout quand on tombe nez à nez avec lui, un lion de mer avec lequel nous avons nagé une petite demi-heure, un pingouin, des fous à pattes bleues.


Sympa cette journée : sur le retour, on se remémore les animaux avec lesquels on a nagé ou qu’on a pu observer et soudain, le bateau heurte quelque chose : une raie Manta que nous verrons se débattre au loin et qui est probablement morte peu de temps après : c’est aussi ça les Galapagos et le tourisme…
- Nous serons de retour au port vers 14h. Juste en face du port se trouvent des îles appelées Las Tintoteras sauf qu’il faut y aller avec un guide qui demande 25 $/pers (d’ailleurs, pourquoi le tarif est par personne, ça c’est une bonne question !). Du coup, je suis allé voir des pêcheurs pour leur demander de nous amener sur les îles mais ils refuseront tous en nous expliquant qu’ils sont plus ou moins surveillés par le responsable du port. Il faut savoir que les bateaux jaunes sont des taxis et les bateaux verts sont réservés aux excursions avec guide obligatoire : tout est très réglementé, sans doute trop. Sauf que c’est très cher car deux visites par jour, c’est minimum plus de 100 $/pers : pas étonnant qu’ils roulent tous en 4x4 !
- Nous opterons plutôt pour le centre d’interprétation qui se trouve au sud du village : il faut emprunter une passerelle en bois qui longe un lac où il est possible d’observer des flamants roses. Au centre, il y a plusieurs sous-espèces de tortues géantes mais difficile de les différencier. Il y a des tortues de toutes tailles : des plus petites toutes agglutinées les unes sur les autres aux plus grosses.
- Ensuite, nous longerons la Playa del Amor jusqu’à la tombée de la nuit. Au bout de la plage, 3 pélicans montent la garde.

- Hôtel : Posada del Caminante : nous avons payé la totalité des prestations (hôtel et excursions) à l’hôtel. J’ai d’ailleurs demandé une réduction à cause du guide sur le Sierra Negra, soit 15 $.
Jeudi 30 août 2012 :
- Réveil à 5h pour le retour à Santa Cruz. Sur le ponton, nous discutons avec un québécois qui nous avouera être déçu par sa visite de l’île et, à vrai dire, nous partageons un peu son point de vue. En tout cas, on tombera d’accord sur le fait que ça ne vaut pas le prix payé. Il visite l’archipel avec un groupe mais ils vont d’île en île et n’ont pas pris l’option croisière car ils sont sujets au mal de mer. D’ailleurs, il nous expliquera que certains ont préféré prendre l’avion pour retourner sur Santa Cruz !
- Nous arriverons à Puerto Aroya vers 9h puis nous rejoindrons le canal d’Itabaca en taxi (15 $ mais partagé avec un couple d’italiens). Arrivés au bac, nous voyons le Darwin au milieu du canal : le type sur le bac l’appelle en faisant des grands signes et on vient nous chercher en zodiac : cool, pas besoin d’aller jusqu’à l’aéroport qui était notre point de rendez-vous.
- Nous sommes reçus par le capitaine qui nous fait visiter et nous amène à notre cabine. Le bateau est en bonne état et l’équipage très sympa : apparemment, ils sont tous sur ce bateau depuis de nombreuses années donc tout est parfaitement rôdé. Nous attendrons jusqu’à 13h les autres passagers avant de prendre la direction de la Playa Las Bachas qui se trouve au nord de Santa Cruz à la sortie du canal. C’est un site intéressant pour faire du snorkelling (beaucoup de poissons, requin, tortues marines) et aussi car il y a un petit lac derrière les dunes où il est possible d’observer des flamants roses, iguanes marins...

- Il faut savoir qu’après 18h, il est interdit de rester sur les îles et tous les touristes doivent retourner sur les bateaux.
Vendredi 31 août 2012 :
- Nous avons rejoint l’île de Plaza Sur dans la nuit ce qui fait que nous pouvons la visiter juste après le petit-déjeuner. L’île est très belle car recouverte de végétation dans laquelle évoluent les lions de mer et les iguanes marins (les noirs et rouges) et terrestres (les jaunes).



Les iguanes mangent notamment les fruits des cactus (Opuntia) après avoir enlevé les épines ainsi que ces plantes qui recouvrent l’île et qui varie du vert au rouge. C’est ce qui leur donne leur couleur paraît-il.

- Le bateau se dirige ensuite vers Santa Fé sur laquelle nous ferons du snorkelling en compagnie de lions de mer faciles à approcher et inoffensifs (pendant une petite heure) puis nous visiterons l’île sur laquelle se trouve une colonie importante de lions de mer et beaucoup d’iguanes.
Samedi 1er septembre 2012 :
- Durant la nuit, nous avons rejoint l’île Española vers 4 ou 5h : à 8h, nous débarquons sur la plage de la Bahía Gardner avec au programme des lions de mer, des crabes rouges, un petit serpent qui est inoffensif d’après le guide mais dangereux d’après le capitaine, des iguanes marins, un aigle…


Ensuite, petite séance de snorkelling avec une petite tortue marine, 3 requins corail (pointe blanche) d’environ 2 mètres planqués dans une petite grotte, une raie énorme. On pense avoir tout vu et puis non, il y en a encore !
- Après le déjeuner, nous nous dirigeons vers Punta Suarez pour aller à la rencontre des albatros dont c’est le lieu de nidification. La côte nord de l’île est particulièrement exposée au vent ce qui favorise l’envol de ces énormes oiseaux.


Nous verrons également des fous à pattes bleues, le faucon des Galapagos, des lions de mer, des iguanes, les fameux pinsons, …





Dimanche 2 septembre 2012 :
- Au petit matin (5h30), nous sommes arrivés à Floreana. Il n’y a pas grand monde ce matin au petit-déjeuner car le bateau a pas mal tangué. Nous nous dirigeons vers le Mirador La Baronesa qui offre une vue des alentours sauf que ce n’est pas très joli car nous sommes en hiver, que les arbres n’ont pas de feuilles, que les nuages sont déjà là et que les flamants roses sont trop loin pour qu’on puisse les observer réellement. On redescend vers une plage où nous voyons une multitude de raies évoluer au gré des vagues : vraiment bizarre.


- Nous allons ensuite à la Bahía Oficina de Correos : sans intérêt. C’est surtout l’occasion pour le guide de nous raconter l’histoire de ces 3 familles allemandes débarquées sur cette île vers 1930 et dont une seule survécue dans des conditions pas toujours très claires : les Wittmer devenus multimillionnaires (et propriétaires de certains bateaux de croisière comme les Tip Top). Puis séance de snorkelling mais il est à peine 8h du matin : pas évident de se jeter à l’eau. Nous verrons 6 tortues marines en train de brouter de petites algues vertes sur les rochers.
- Puis direction la Corona Del Diablo pour une dernière séance de snorkelling. Les fonds marins sont extrêmement poissonneux et de nombreuses espèces se côtoient sur différentes profondeurs : un spectacle qu’on a peu l’habitude de voir. La densité de poissons et d’espèces différentes est celle qu’on peut observer dans un récif corallien sauf qu’on est en pleine mer et que la profondeur est bien plus importante. Du coup, on ne sait plus où donner de la tête !
- A 15h, nous partirons pour Puerto Aroya que nous atteindrons vers 19h.
Lundi 3 septembre 2012 :
- Vers 8h, nous visiterons au pas de course la Station Charles Darwin : Georges est mort au mois de mars dernier à l’âge de 80 ans (de vieillesse d’après les scientifiques et d’avoir été gavé de viagra dans le cadre du programme de reproduction d’après notre guide) mais ses congénères sont tout aussi énormes et il suffit de leur jeter une feuille de bananier pour qu’elles sortent de leur torpeur et se précipitent dessus pour la dévorer en quelques minutes.


- No
us rejoindrons ensuite l’aéroport vers 9h30 pour un vol prévu à 12h35.- Vol international prévu à 20h05 depuis Guayaquil.
Je ne sais pas trop quoi penser de cette croisière. Cette croisière nous a été vendue pour 5 jours ce qui n’est pas vraiment la réalité. Le premier jour, le bateau a quitté le canal d’Itabaca vers 13h à cause de passagers qui arrivaient tardivement sur Santa Cruz. Le deuxième jour, nous avons visité les 2 îles au rythme d’une personne (très) âgées, soit 3h environ + 1h de snorkelling, soit seulement 4h d’activité. Le quatrième jour, on a dû se lever à 5h30 pour commencer les visites avec une séance de snorkelling à 8h du matin parce qu’il fallait quitter Floréana pour 15h alors que normalement, les trajets entre les îles se font la nuit. Enfin, le dernier jour, nous avons visité le centre des tortues au pas de course pour ensuite rejoindre l’aéroport dès 9h30. Je ne sais pas si c’est la même chose sur les autres bateaux mais je trouve qu’il y a là quelque chose qui ne colle pas.
Équateur 2012: récit English translation pending
J’ai organisé mon parcours en Equateur avec le Lonely Planet (assez ancien car date de 2009) et surtout le livre de Vincent GEUS « Equateur de la randonnée littorale à l’alpinisme » édité chez Glénat (2011) qui propose une 40aine de ballades, treks et ascensions avec descriptif du trajet et carte à l’appui (http://andes.free.fr/...equateur_geusv2.html).
Par contre, contrairement à ce qui est écrit dans ces deux livres, nous n’avons jamais payé de droit d’entrée pour les parcs. La réglementation a dû changer entre temps.
Pour une carte GPS de l’Equateur : http://mapas.alternativaslibres.es/index_en.php
Vendredi 10 août 2012 :
- arrivée à l’aéroport à 16h25
- prendre un taxi (8 $) pour 20 min de trajet
- Hôtel Auberge Inn (coût : 26 $ http://www.auberge-inn-hostal.com/) : l’un des rares hôtels à moins de 30 $ la nuit avec quelques personnes qui parlent le français ce qui peut être très utile. Nous avons acheté une carte téléphonique Claro mais il faut s’identifier avec son numéro de passeport auprès du service clientèle : c’est long et il vaut mieux bien parler espagnol. Du coup, c’est à l’hôtel qu’on a trouvé un coup de main :)
Samedi 11 août 2012 :
- visite de Quito : Parque La Alameda, la Basilica del Voto National, la Merced, la Plaza San Francisco, la Compania (très richement décorée : il y a de l’or partout !), le Mercado central, le Parque Itchimbia durant un concert de hard rock. Jolie ville pour se balader en grignotant des pralines ou autres graines achetées au coin de la rue et où il n’est pas rare de croiser une procession religieuse et son cortège de croyants. D’ailleurs, les monuments religieux sont richement décorés façon rococo ce qui est un peu déroutant pour un européen.
- direction Otavalo (taxi (20 min et 8 $) via le terminal de bus de Carcelén bus ttes les 15 min avec Union de Otavalo : trajet 2h, 2 $)
- Hôtel Riviera Sucre (coût : 26 $ mais le prix a augmenté depuis ; http://www.rivierasucre.com/fran_index.html). Hôtel sympa et agréable.
Dimanche 12 août 2012 :
- direction la Laguna Cuicocha (taxi : 35 min, 10 $ pour aller jusqu’à el Mirador : impossible d’aller jusqu’à Los Pinos en taxi. Nous commençons donc à marcher sur cette route caillouteuse avec l’espoir d’être pris en stop. Après 15 min, un troisième 4x4 s’arrête et nous amène au pied du sentier (point GPS : N 00°18.191 W 078°22.806) : ils auront d’ailleurs fait une partie du chemin juste pour nous car nous les voyons faire demi-tour : sympa). Le sentier débute sous les pins et longe un grillage jusqu’au bord du cratère.
- Nous ferons le tour de la lagune dans le sens contraire de ce qui est indiqué sur le parcours en 2h45 environ en marchant tranquillement et sans difficulté d’orientation. Le paysage est agréable avec ces deux petites îles au milieu de ce grand cratère transformé en lac sur lequel nous voyons de petits bateaux naviguer.

- Au poste de contrôle, nous n’avons pas trouvé de taxi et décidons de faire du stop : le quatrième 4x4 sera le bon et va justement à Latacachi : nous n’aurons même pas attendu plus de 10 minutes. Il s’agit d’un couple d’équatoriens et leur fils en vacances dans la région.
- Nous visiterons rapidement le village et mangerons un délicieux ceviche aux crevettes.
- Direction Otavalo (bus ttes les heures : durée : 25 min pour 0,25 $/pers) et taxi pour rejoindre le parc Bolivar à partir duquel il est possible de rejoindre à pied El Lechero (lieu de rituels et d’offrandes très ancien puisque les chefs Incas Atahualpa et Ruminahui s’y concertèrent) mais la ballade pour y parvenir ne présente pas vraiment d’intérêt. De là, il y a une vue sur la Laguna de San Pablo et il est possible de rejoindre le parque Condor (3,5 $/pers) pour y voir toute sorte de rapaces (possible de faire appeler un taxi pour rejoindre Otavalo et de lui demander de faire un court arrêt à la cascade de Peguche (9 $). Nous partagerons d’ailleurs ce taxi avec une famille de suisse rencontrée au parque Condor.
- Hôtel Riviera Sucre.
Lundi 13 août 2012 :
- Nous avons prévu de faire l’ascencion du Fuya-Fuya (nuages-nuages) et de rejoindre ensuite le site archéologique de Cochasqui. Nous rejoignons ainsi la laguna Mojanda en taxi (15 $, appelé par l’hôtel, le chauffeur devant être un membre de la famille de notre ami hôtelier…). Le taxi nous dépose au pied du sentier qui n’est pas vraiment tracé au début. Nous trouvons assez rapidement des panneaux mais il semble qu’il existe plusieurs sentiers dont un qui contourne le sommet au nord et un autre au sud. Nous prendrons le second avec un sommet atteint en 2 heures environ. Le Fuya-Fuya (4 263 m) n’est pas vraiment le sommet d’un volcan mais une partie du cratère effondré d’un volcan.


- Pour la descente, nous dévions du sentier par le sud en suivant une sente qui évolue à mi pente sur le Cerro Colangal. Sur le papier, c’était une bonne idée sauf que les herbes du paramo sont plus longues sur ce versant et sont rabattues sur la sente ce qui ralenti la progression. Nous arrivons finalement à la lagune Warmicocha mais plus vraiment motivés pour rejoindre Cochasqui qui est encore à 14 km même si la route caillouteuse à emprunter est juste devant nous.
- Nous décidons de renoncer en considérant avoir suffisamment fait connaissance avec le paramo pour aujourd’hui et en constatant qu’il serait difficile de rejoindre le site archéologique avant sa fermeture à 16h30 (d’autant plus que nous comptions sur un membre du personnel rentrant chez lui à la fin de sa journée de travail pour nous amener à un arrêt de bus…). Nous rejoignons ainsi la lagune Caricocha en voyant les deux bus de touristes s’en aller au loin. Nous sommes lundi, il est 15h, pas un chat et la pluie qui arrive. Une chance que j’ai pensé prendre le numéro de notre taxi de ce matin (15 $) qui viendra nous chercher et nous déposer à un arrêt de bus à Otavalo pour Quito (2 $/pers).
- Hôtel Auberge Inn.
Mardi 14 août 2012 :
- Nous avions pour ambition de faire la traverser entre le Rucu (« vieux ») et le Gua-Gua (« jeune ») Pichincha sur deux jours, 25 km en portant les sacs comprenant eau, nourriture et sacs de couchage. J’en profite pour signaler que nous n’avons pas réussi à trouver à Quito de cartouche de gaz à visser mais seulement le kit Camping Gaz C206 (et encore dans une petite boutique paumée du quartier San Blas spécialisée dans le matériel de randonnée).
- Niveau sécurité, un colombien a été arrêté il y a plusieurs mois : il attendait les touristes sur le sentier et les volait sous la menace d’une arme. Contrairement à ce qui est écrit dans le Lonely Planet à plusieurs reprises, en trois semaines en Equateur, nous n’avons pas été le moins du monde inquiété par des problèmes d’insécurité (ni dans les bus, ni dans les parcs, ni dans les villes, ni en faisant du stop) ni vu ni entendu quoi que ce soit à ce sujet-là auprès d’autres touristes.
- Nous prenons le taxi (5 $) pour le teleferiqo (8,5 $/pers, arrivée avant 9h) qui amène à Cruz Loma à 3 965 m. De là, nous avons une vue impressionnante sur Quito et toute la vallée. Le sentier débute au dessus du bâtiment d’accueil et est très facile à trouver. Le sentier est assez monotone malgré le paysage et l’arrivée au pied du Rucu (en 2h15) est gâchée par un vent glacial doublé d’un nuage bien accroché au sommet. Le sentier pour atteindre le sommet est instable et l’absence de visibilité réduit grandement l’intérêt d’atteindre le sommet. La météo ne s’améliorant pas, nous décidons de rebrousser chemin puisque l’intérêt de ce type de randonnée est de pouvoir observer les volcans et non les nuages qui les recouvrent !
- Hôtel Auberge Inn.

Mercredi 15 août 2012 :
- Direction en taxi (30 min et 10 $) au Terminal Quitumbe-sur pour un bus Trans Banos à 4,5$/pers pour un trajet d’une durée annoncée d’1h30 pour Papallacta. Nous arriverons 3 heures plus tard au bas du village…
- Ce long trajet en bus nous permet de contempler les paysages ainsi que les nombreux nuages et pour finir la pluie ce qui nous incite à renoncer d’ores et déjà au trek du Condor au départ d’El Tambo qui devait nous mener au pied du volcan Cotopaxi en 4 jours. L’organisation avait été difficile à mettre en œuvre mais bon. Pour infos, Ecuador-experience.com m’a proposé le trek du condor pour 2 + ascension du Cotopaxi pour une personne en 6 jours 1 160 $ puis 910 $ par personne comprenant guide, muletier, matériel de camping et nourriture. Surtrek ne m’a pas fait de proposition car je leur avais demandé seulement un muletier mais il ne vende que des packages. Du coup, j’ai fini pas demander par mail au propriétaire de l’hôtel Coturpa à Papallacta s’il pouvait prendre contact avec Manolo Vega, muletier à El Tambo au 09 277 5206 ce qu’il a fait. Son tarif pour le seul trek du Condor est de 90 $ par jour avec toute la logistique et 40 $ par jour pour un muletier seul.
- Nous avons également décidé d’annuler notre visite de la cascade San Rafael près du volcan actif Reventador compte tenu de la lenteur des bus. Pour réserver un hôtel dans ce coin là, j’ai contacté Victor Cansino, guide mentionné dans le livre de Vincent GEUS à l’adresse suivante : turismovolcanreventador@yahoo.com.
- Une fois atteint l’hôtel et déposé toutes nos affaires, nous sommes allés aux termas de Papallacta (7,5 $/pers + 5 $ pour avoir la clé d’un casier !, du coup, on a fait sans). Bon, c’était sympa car le temps était pluvieux et venteux donc nous étions aux premières loges mais je ne pense pas qu’il faille aller jusqu’à Papallacta uniquement pour cela. De l’hôtel jusqu’aux thermes, il faut compter 20 à 30 min à pied mais des taxis 4x4 font la navette.

- Hôtel COTURPA (coût : 30 $ ; http://www.hostalcoturpa.com) : Wilfrido PERREZ, le propriétaire est très sympa au point de me prêter son ordinateur portable pour que je puisse faire mes réservations d’hôtel et de m’avoir aidé pour la réservation d’un muletier.
- Le soir, nous décidons d’aller manger au restaurant Don Wilson mais il fait nuit noire et la route n’est pas éclairée au-delà du village. On commence à marcher et une voiture de police s’arrête à notre niveau et nous propose de nous emmener. On monte dans le véhicule un peu étonné, le type commence à rouler en allumant les sirènes et c’est comme ça qu’on arrive au resto : surréaliste !
Jeudi 16 août 2012 :
- Vu qu’on n’a pas fait 3h de bus depuis Quito juste pour aller aux thermes, nous décidons de maintenir la randonnée des lagunes de Papallacta au départ de la Virgen (5h de marche pour 14 km).
- A 7h, nous prenons donc un bus pour la Virgen (25 min, 1$/pers) qui culmine à 4060 m : le temps n’est pas terrible mais nous atteignons le poste de garde pour aviser. Nous attendons un peu dans l’espoir que les nuages se dissipent et que la pluie s’arrête. Les gardes dorment encore et nous attendons sous le porche plus d’une heure. Les gardes se réveillent et nous invitent à nous réchauffer près de la cheminée. On les reconnaît d’ailleurs car ils étaient aux thermes la veille. Je leur montre alors une photo des lagunes avec un grand soleil et le ciel bleu. Le type éclate de rire et nous explique que cela doit arriver 3 ou 4 fois par an, pas plus… Nous décidons quand même de rejoindre les antennes de Papallacta à 4408 m en nous disant qu’après ça descend et que si le temps est favorable, on poursuivra la randonnée. Sauf que plus on monte et plus il fait froid, que la pluie se transforme en neige et que sous les antennes, la glace accumulée nous tombe dessus. Nous entamons la descente mais le sol est glissant, boueux, instable, on ne voit pas les paysages et le vent est plus fort encore. Nous décidons une nouvelle fois de rebrousser chemin et croisons une équipe d’ingénieurs venue faire leurs réglages au niveau des antennes : ils nous font entrer dans leur cabane pour nous réchauffer près des plaques de cuisson et nous proposent de nous ramener. Nous leur disons que nous allons à Papallacta puis à Quito : ils nous proposent alors de nous ramener à Quito mais qu’ils doivent faire un saut à Baeza avant : sympa !
- Ils nous déposerons finalement à Papallacta où nous récupérons nos bagages pour prendre un bus pour Quito (4 $/pers).
- Hôtel Auberge Inn.
Vendredi 17 août 2012 :
- Direction Quilotoa (taxi pour le terminal de Quitumbe Sur 8 $ bus pour Latacunga : 3 $ bus Iliniza n°12 de 11h45 pour Quilotoa : 4 $ droit d’entrée : 2 $/pers) ; le bus dépose les passagers au bord de la route un peu avant le village. Pour l’anecdote, très vite, un 4x4 s’est proposé pour nous amener au village mais notre nouvel ami n’a pas pu s’empêcher de nous demander 1 $ pour la course (d’une durée d’environ 2 min à peine) ce à quoi nous lui avons répondu « muchas gracias » : rendre service, ça doit rester gratuit !
- Petite descente jusqu’au bord de la lagune puis remontée tranquille : 2h environ. Il est possible de louer des chevaux pour la remontée.
- Hôtel Chukirawa (coût : 12 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; à 30 m du mirador ; hostalchukirawa@hotmail.com) : chambre munie d’un poêle.


Samedi 18 août 2012 :
- 8h30 : direction Chugchilan en contournant la caldera par l’est (c'est-à-dire par la droite) en évoluant sur un sentier étroit et escarpé qui passe par le point culminant à 3 915 m. Derrière ce point culminant, il y a encore tout de suite après un pic à monter et descendre pour arriver ensuite sur une zone où le dénivelé est moins important. Il est possible de voir alors le village de Guayama et au loin, Chugchilan. Nous n’avons pas vraiment trouvé de sentier pour rejoindre le premier village jusqu’à un chemin de sable assez large, une sorte de piste 4x4 défoncée (point GPS : S 00°50.803 W 078°54.468). Nous descendons à pic en traversant les lacets de ce chemin jusqu’à une bergerie puis une habitation. Un panneau (point GPS : S 00°50.338 W 078°54.676) nous dirige ensuite sur un sentier en direction de Guayama. Nous traversons le village (1h environ), passons devant le petit cimetière et entamons la deuxième partie du périple. Le sentier descend d’abord doucement puis, après un mirador, de manière beaucoup plus prononcée dans la profonde ravine. Au niveau du cours d’eau, il y a un petit pont en ciment qui permet de passer sur le versant opposé et de remonter jusqu’au village de Chugchilan (1 heure environ). Cette dernière étape est assez difficile car elle intervient en fin de parcours. Nous arrivons fatigués à l’hôtel vers 18h après une dizaine d’heures de marche.
- Hostal Cloud Forest (coût : 15 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; tél : (03) 2 708016 ; en bas de la colline sur la gauche, juste après l’hostal Mama Hilda http://www.cloudforesthostal.com/index.html). Le patron est très sympa.
Dimanche 19 août 2012 :
- Retour à Latacunga via Zumbahua par le bus de 9h (3 $/pers) qui passera à 9h30 à Chugchilan. Il n’y a pas de bus tous les jours : le site de l’hôtel détaille les jours de bus, sinon il semble qu’il soit possible de rejoindre Latacunga en louant une voiture.

- Nous arriverons à Latacunga à 13h pour une journée étape avant de rejoindre le volcan COTOPAXI. Nous avons visité la ville l’après-midi en montant jusqu’au Mirador de la Virgen del Calvario pour voir le volcan au loin.
- Hôtel Rosim (coût : 32 $ http://www.hotelrosim.com/index.html) : un peu cher et quelques problèmes avec l’eau chaude.
Lundi 20 août 2012 :
- Notre guide pour l’ascension du Cotopaxi n’arrivant qu’en milieu de journée nous chercher à notre hôtel, nous décidons d’aller faire un tour à Ambato pour « le marché du lundi, qui investit les rues et les places du centre, est un important marché aux fleurs. Roses, œillets, et fleurs tropicales envahissent toute la ville » dixit le Lonely Planet. Le bus est à 2 $/pers l’aller. Arrivés à Ambato, nous arrêtons un taxi et nous lui demandons de nous amener au « marché du Lundi » : il ne semble pas en avoir entendu parler. Nous arrivons dans le centre historique de la ville et nous ne voyons pas cette effervescence qui aurait dû être celle du « marché du Lundi ». En fait, il ne doit pas exister ce « marché du Lundi » : il y a bien des mercado en dur mais rien dans les rues et le marché aux fleurs est plutôt discret. Un coup pour rien.
- Retour à Latacunga pour attendre notre guide. Nous sommes passés par l’agence Equateur Voyage Passion, agence francophone dont les bureaux sont situés à Quito dans l’Auberge Inn. Cette agence m’a proposé le prix le moins cher pour l’ascension du Cotopaxi et du Chimborazo 500 $ les deux (hors coût des refuges mais repas et matériel (sauf sac de couchage) compris) sachant que j’étais seul à faire ces ascensions (Surtrek : 960 $, Estalin Suarez de Mountain Guide : 1 100 $ (sans l’équipement), Tovar Expedition : 340 $ pour le seul Cotopaxi, Ecuador Experience : 405 $ pour le seul Cotopaxi).
- Notre guide s’appelle Miguel Pérez (miguelpérez_87@hotmail.com, tél : 098391072 et 032742053). C’est un guide connu, francophone et compétent que je recommande.
- Il est venu nous récupérer à Latacunga (il habite à Banos) avec son 4x4 pour rejoindre le Cotopaxi. Nous entrons dans le parc national puis arrivons à la piste qui mène en contrebas du refuge : la piste est fermée. Un français de 59 ans vient de décéder d’une crise cardiaque et l’ambulance est embourbée à mi-piste. Nous apprendrons par la suite que des guides ont dû descendre le corps à l’aide d’une civière jusqu’à l’ambulance…
- Une fois l’ambulance redescendue, la piste est rouverte et nous pouvons accéder au refuge (22 $/pers) après une courte montée à pied de 45 min environ. Nous mangeons, visitons les alentours du refuge puis allons nous coucher. Il n’est pas évident de dormir en refuge et à cette altitude (4 800 m) avec en plus, un vent fort qui ne présage rien de bon.


Mardi 21 août 2012 :
- Levée à minuit pour un départ à 1h : certains se sont levés plus tôt car jugés plus lents par leur guide. Je serai le dernier à partir mais pour ma part, je pense que c’est mon guide qui a eu un peu de mal à se lever. Le début de l’ascension sur le sentier en terre n’est pas difficile mais très vite ça bouchonne : il y a bien une 40aine de personnes sur le sentier. La nuit est claire et la vue sur Quito et ses lumières est surréelle.
- Nous atteignons les premières glaces et la marche avec crampons commence. Ce n’est pas très difficile au début mais la deuxième moitié de l’ascension va être rendue plus difficile à cause du vent qui se lève et qui soulève la poudreuse glacée qui vient piquer au vif le visage. Et le final est pire encore car il y a des parties très raides qui nécessitent l’usage du piolet avec en prime, pour ma part, un début de mal des montagnes à partir de 5 500 m (dû à une mauvaise acclimatation du fait de l’annulation du trek du Condor notamment pour cause de mauvais temps). L’avantage c’est qu’au sommet, j’ai pu voir des étoiles qui n’existent pas !
- La vue au sommet est bouchée avec en prime un vent fort qui soulève la poudreuse : j’apprendrais par la suite que ceux qui sont arrivés un peu avant (car partis un peu avant) ont eu une vue dégagée…
Bien repérer la sente !
- Nous décidons de redescendre assez rapidement : le guide m’avait bien dit et répété qu’arrivé au sommet, il faut avoir conservé 30 % d’énergie pour redescendre car la descente n’est pas forcément simple.
- Nous arriverons au refuge vers 9h30 : j’ai bien perdu 30 min au niveau du sentier en terre à cause de la poussière qui passe sous les lunettes de soleil pour venir se loger dans les yeux et pour un bon moment (il faut penser à emmener un masque comme au ski).
- Une fois redescendu, j’apprendrais qu’il y a bien eu 70 % d’abandon (mauvaise acclimatation, hypothermie…). Et nous avons été plusieurs à s’étonner que ce genre d’ascensions puisse être proposé au grand public. Deux américains m’ont confirmé en avoir pas mal bavé et qu’ils s’interrogeaient pour le Chimborazo.
- Notre guide nous amène ensuite jusqu’à Banos à l’hôtel Le Petit Banos (coût : 32 $ http://www.lepetit.banios.com/contacto.html), hôtel sympa avec restaurant (pas essayé), proche du centre mais calme
- Sur la route, en approchant de Banos, le volcan Tungurahua entre trois fois en éruption lâchant trois panaches de poussière couleur ocre que l’on voit se dissiper lentement.
Mercredi 22 août 2012 :
- Location de vélos (5 $/pers pour la journée) pour descendre la route des cascades. On arrive assez facilement jusqu’aux chutes du Manto de La Novia puis jusqu’à la fameuse cascade du Pailon del Diablo (chaudron du diable). Il faut descendre par le petit sentier : pour trouver le départ, il faut passer par les stands d’articles artisanaux. Le débit de cette cascade est vraiment impressionnant tout comme le bruit, sourd et continu. La plupart des sites où se trouvent les cascades est malheureusement payant.
- Après Rio Verde, la route est moins intéressante et il y a davantage de montées. Même si les fruits vendus sur le bord de la route nous donnent de l’énergie, il faut aimer faire du vélo (en l’occurrence du VTT sur de l’asphalte) pour aller jusqu’à Rio Verde voir au-delà. Nous sommes arrivés à Rio Verde à 17h50 et avons attendu à peine 10 min avant de monter dans un bus pour Banos. Le bus nous arrête devant les stands de canne à sucre à Banos : quelle bonne idée !
- Hôtel Le Petit Banos.
Jeudi 23 août 2012 :
- J’avais prévu de tenter l’ascension du Chimborazo ce jour-là mais lors de l’ascension du Cotopaxi, j’ai ressenti un léger mal des montagnes qui m’a décidé à renoncer. Du coup, nous avons le guide pour 2 jours.
- Nous allons donc faire une ballade à cheval sur les pentes du Tungurahua de 10h à 16h30 en atteignant la coulée de 2006. La vue sur la vallée de Banos est superbe mais la promenade est un peu longue et je découvre que je n’aime par faire du cheval. Lorsque nous sommes arrivés sur la coulée, nous avons laissé les chevaux pour remontée la coulée une petite demi-heure. Sympa mais sans plus.
- Hôtel Le Petit Banos.

Vendredi 24 août 2012 :
- Ce matin, nous attendons le guide à l’hôtel pour rejoindre le parc du Chimborazo lorsque le Tungurahua entre à nouveau en éruption avec un panache de poussières plus grand encore que ceux vus les jours précédents.
- Nous partons pour le parc du Chimborazo avec notre guide et sa femme pour une petite ballade sur les pentes du volcan. Ce volcan (éteint) est gigantesque : c’est d’ailleurs, paraît-il, le sommet le plus proche du soleil compte tenu de sa situation par rapport à l’équateur. Par contre, à comparer, je préfère le Cotopaxi qui est plus élégant et le parc autour est plus varié car il y a des forêts.

- Le guide nous explique que durant la journée, il y a beaucoup de chutes de pierres car le glacier fond et qu’il n’est donc pas possible de suivre le sentier classique qui mène au sommet et atteindre le refuge Whymper ni même de faire les aiguilles du Whymper. Du coup, nous emprunterons un sentier qui part sur la gauche à partir d’un parking 200 mètres environ avant le premier refuge. Nous montons sur l’arête pour arriver au niveau du glacier jusqu’à 5 275 mètres d’altitude. Les paysages valent le détour avec cette lave dont la couleur va du noir charbon au rouge en passant par le jaune soufre.

- Nous redescendons ensuite pour rejoindre le premier refuge où nous mangerons. Nous apprenons que quelques jours auparavant, une américaine a tenté l’ascension du Sangay. Elle a glissé sur une roche et fait une chute fatale sur 200 mètres. Notre guide nous explique que son guide voulait rebrousser chemin à cause de la météo mais qu’elle ne voulait pas et qu’en plus, sur les pentes d’un volcan très actif comme le Sangay, sujet à de nombreux tremblements de terre, l’usage est de ne pas être en cordée…
- Notre guide nous déposera à Riobamba à l’hôtel Tren Dorado (coût : 30 $).
Samedi 25 août 2012 :
- Direction la gare routière pour rejoindre Cuenca avec le bus de 7h30 (6 $/pers) : arrivée à 13h et petit arrêt à l’office du tourisme qui se trouve dans la gare. Nous trouverons là la réponse à toutes nos questions s’agissant de comment rejoindre le parc Cajas.
- Nous visitons la ville jusqu’à 18h45 mais sans vraiment être emballés : certes, les façades de certaines maisons sont superbes mais en comparaison avec Quito, c’est un cran en dessous. Mon meilleur souvenir restera le cochon grillé el Hornado dégusté au mercado de la Plaza Civica : un délice.

- Pour acheter un Montécristi, nous avons sillonné la ville de long en large sans vraiment trouver de magasin jusqu’à la boutique Barranco (calle Larga 10-41) qui fait aussi musée. Si vous ne trouvez pas de chapeau à votre taille, ils vous en font un dans les 20 minutes (30 $).
- J’avais repéré un restaurant de sushi sur le Lonely Planet et on y est allé dans l’idée d’en manger en quantité pour trois fois rien sauf que l’addition a été plus salée que prévu : 38 $ pour deux…
- Hôtel Casa Del Barranco (coût : 36 $ Calle Larga 841 casadelbarranco.com).
Dimanche 26 août 2012 :
- Direction le parc Cajas qui se trouve sur la route pour Guayaquil. A l’office du tourisme, on nous a dit d’aller au Terminal Sur pour prendre le bus (départ : 7h30 coût : 1,25 $/pers durée : 50 min) et de ne pas prendre le bus depuis la gare principale car le prix serait alors de 8 $ comme si on allait jusqu’au terminus, c'est-à-dire à Guayaquil.
- Le bus nous arrête à la Laguna Toreadora. Il y a un restaurant, un poste de garde et un centre d’information. Un garde nous voit arriver avec nos sacs et notre grosse valise et vient à notre rencontre. Il nous propose d’entreposer les bagages dans leur bureau le temps de notre randonnée. Ensuite, il nous explique que la Ruta 1 est bien pour découvrir le parc rapidement. Pourquoi rapidement ? parce que la brume recouvre assez vite le parc avec de la pluie et un vent froid en général (le parc est à plus de 4 000 m d’altitude).
- Nous commençons donc cette randonnée qui passe par le lac Toreadora en contrebas, puis dans une forêt de Polylepis (le seul arbre capable de pousser à cette altitude), et d’autres lacs et d’autres petites forêts. Le sentier est parfois boueux voire carrément marécageux à certains endroits. Il y a des indications tout au long du sentier sous forme de marques de différentes couleurs suivant le sentier suivi. La ruta 1 n’est pas difficile et permet de découvrir une toute petite partie de cet immense parc. Nous terminerons vers 12h30 en compagnie de quelques lamas et profiterons du panorama qu’offre le restaurant. D’ailleurs, 10 min après notre arrivée, une brume épaisse recouvre le parc au point de ne rien voir à 10 mètres !



- A l’office du tourisme de Cuenca, on nous a dit que si on veut aller à Guayaquil ensuite, pas de problème, il suffit d’arrêter un bus Cuenca-Guayaquil au bord de la route ce que le gardien du parc nous confirmera également. Ok : après 45 min d’effort aucun bus ne s’arrête et pour cause, ils sont blindés. Je me décide donc à faire du stop à la vue de ces gros 4x4 à moitié vides qui passent toutes les 2 min. Bien entendu aucun ne s’arrête, la brume rend l’exercice périlleux et le froid commence à avoir raison de mon entrain. Du coup, je tente ma chance avec les camions et bingo : un semi-remorque s’arrête après avoir freiné sur une vingtaine de mètres ! On monte dans la cabine à moitié frigorifiés mais soulagés de ne pas être obligés de retourner à Cuenca pour prendre un bus pour Guayaquil. Le type est très sympa : il nous propose des mandarines, nous offre une salade de fruits sur le bord de la route et refuse qu’on lui donne 10 $ pour le dérangement. Du coup, on lui laissera quelques bananes. Arrivés à Guayaquil, il nous aidera également à trouver un taxi pour relier le centre ville (au départ, il voulait même nous conduire à notre hôtel mais je lui ai dit qu’un taxi c’était très bien : faut pas abuser).
- Hostel suites Madrid (coût : 30 $ Quisquis 305 y Rumichaca hostalsuitesmadrid.com).
La suite du périple, c'est les Galapagos : http://voyageforum.com/...1021&%3b#5553529
Par contre, contrairement à ce qui est écrit dans ces deux livres, nous n’avons jamais payé de droit d’entrée pour les parcs. La réglementation a dû changer entre temps.
Pour une carte GPS de l’Equateur : http://mapas.alternativaslibres.es/index_en.php
Vendredi 10 août 2012 :
- arrivée à l’aéroport à 16h25
- prendre un taxi (8 $) pour 20 min de trajet
- Hôtel Auberge Inn (coût : 26 $ http://www.auberge-inn-hostal.com/) : l’un des rares hôtels à moins de 30 $ la nuit avec quelques personnes qui parlent le français ce qui peut être très utile. Nous avons acheté une carte téléphonique Claro mais il faut s’identifier avec son numéro de passeport auprès du service clientèle : c’est long et il vaut mieux bien parler espagnol. Du coup, c’est à l’hôtel qu’on a trouvé un coup de main :)
Samedi 11 août 2012 :
- visite de Quito : Parque La Alameda, la Basilica del Voto National, la Merced, la Plaza San Francisco, la Compania (très richement décorée : il y a de l’or partout !), le Mercado central, le Parque Itchimbia durant un concert de hard rock. Jolie ville pour se balader en grignotant des pralines ou autres graines achetées au coin de la rue et où il n’est pas rare de croiser une procession religieuse et son cortège de croyants. D’ailleurs, les monuments religieux sont richement décorés façon rococo ce qui est un peu déroutant pour un européen.
- direction Otavalo (taxi (20 min et 8 $) via le terminal de bus de Carcelén bus ttes les 15 min avec Union de Otavalo : trajet 2h, 2 $)
- Hôtel Riviera Sucre (coût : 26 $ mais le prix a augmenté depuis ; http://www.rivierasucre.com/fran_index.html). Hôtel sympa et agréable.
Dimanche 12 août 2012 :
- direction la Laguna Cuicocha (taxi : 35 min, 10 $ pour aller jusqu’à el Mirador : impossible d’aller jusqu’à Los Pinos en taxi. Nous commençons donc à marcher sur cette route caillouteuse avec l’espoir d’être pris en stop. Après 15 min, un troisième 4x4 s’arrête et nous amène au pied du sentier (point GPS : N 00°18.191 W 078°22.806) : ils auront d’ailleurs fait une partie du chemin juste pour nous car nous les voyons faire demi-tour : sympa). Le sentier débute sous les pins et longe un grillage jusqu’au bord du cratère.
- Nous ferons le tour de la lagune dans le sens contraire de ce qui est indiqué sur le parcours en 2h45 environ en marchant tranquillement et sans difficulté d’orientation. Le paysage est agréable avec ces deux petites îles au milieu de ce grand cratère transformé en lac sur lequel nous voyons de petits bateaux naviguer.

- Au poste de contrôle, nous n’avons pas trouvé de taxi et décidons de faire du stop : le quatrième 4x4 sera le bon et va justement à Latacachi : nous n’aurons même pas attendu plus de 10 minutes. Il s’agit d’un couple d’équatoriens et leur fils en vacances dans la région.
- Nous visiterons rapidement le village et mangerons un délicieux ceviche aux crevettes.
- Direction Otavalo (bus ttes les heures : durée : 25 min pour 0,25 $/pers) et taxi pour rejoindre le parc Bolivar à partir duquel il est possible de rejoindre à pied El Lechero (lieu de rituels et d’offrandes très ancien puisque les chefs Incas Atahualpa et Ruminahui s’y concertèrent) mais la ballade pour y parvenir ne présente pas vraiment d’intérêt. De là, il y a une vue sur la Laguna de San Pablo et il est possible de rejoindre le parque Condor (3,5 $/pers) pour y voir toute sorte de rapaces (possible de faire appeler un taxi pour rejoindre Otavalo et de lui demander de faire un court arrêt à la cascade de Peguche (9 $). Nous partagerons d’ailleurs ce taxi avec une famille de suisse rencontrée au parque Condor.
- Hôtel Riviera Sucre.
Lundi 13 août 2012 :
- Nous avons prévu de faire l’ascencion du Fuya-Fuya (nuages-nuages) et de rejoindre ensuite le site archéologique de Cochasqui. Nous rejoignons ainsi la laguna Mojanda en taxi (15 $, appelé par l’hôtel, le chauffeur devant être un membre de la famille de notre ami hôtelier…). Le taxi nous dépose au pied du sentier qui n’est pas vraiment tracé au début. Nous trouvons assez rapidement des panneaux mais il semble qu’il existe plusieurs sentiers dont un qui contourne le sommet au nord et un autre au sud. Nous prendrons le second avec un sommet atteint en 2 heures environ. Le Fuya-Fuya (4 263 m) n’est pas vraiment le sommet d’un volcan mais une partie du cratère effondré d’un volcan.


- Pour la descente, nous dévions du sentier par le sud en suivant une sente qui évolue à mi pente sur le Cerro Colangal. Sur le papier, c’était une bonne idée sauf que les herbes du paramo sont plus longues sur ce versant et sont rabattues sur la sente ce qui ralenti la progression. Nous arrivons finalement à la lagune Warmicocha mais plus vraiment motivés pour rejoindre Cochasqui qui est encore à 14 km même si la route caillouteuse à emprunter est juste devant nous.
- Nous décidons de renoncer en considérant avoir suffisamment fait connaissance avec le paramo pour aujourd’hui et en constatant qu’il serait difficile de rejoindre le site archéologique avant sa fermeture à 16h30 (d’autant plus que nous comptions sur un membre du personnel rentrant chez lui à la fin de sa journée de travail pour nous amener à un arrêt de bus…). Nous rejoignons ainsi la lagune Caricocha en voyant les deux bus de touristes s’en aller au loin. Nous sommes lundi, il est 15h, pas un chat et la pluie qui arrive. Une chance que j’ai pensé prendre le numéro de notre taxi de ce matin (15 $) qui viendra nous chercher et nous déposer à un arrêt de bus à Otavalo pour Quito (2 $/pers).
- Hôtel Auberge Inn.
Mardi 14 août 2012 :
- Nous avions pour ambition de faire la traverser entre le Rucu (« vieux ») et le Gua-Gua (« jeune ») Pichincha sur deux jours, 25 km en portant les sacs comprenant eau, nourriture et sacs de couchage. J’en profite pour signaler que nous n’avons pas réussi à trouver à Quito de cartouche de gaz à visser mais seulement le kit Camping Gaz C206 (et encore dans une petite boutique paumée du quartier San Blas spécialisée dans le matériel de randonnée).
- Niveau sécurité, un colombien a été arrêté il y a plusieurs mois : il attendait les touristes sur le sentier et les volait sous la menace d’une arme. Contrairement à ce qui est écrit dans le Lonely Planet à plusieurs reprises, en trois semaines en Equateur, nous n’avons pas été le moins du monde inquiété par des problèmes d’insécurité (ni dans les bus, ni dans les parcs, ni dans les villes, ni en faisant du stop) ni vu ni entendu quoi que ce soit à ce sujet-là auprès d’autres touristes.
- Nous prenons le taxi (5 $) pour le teleferiqo (8,5 $/pers, arrivée avant 9h) qui amène à Cruz Loma à 3 965 m. De là, nous avons une vue impressionnante sur Quito et toute la vallée. Le sentier débute au dessus du bâtiment d’accueil et est très facile à trouver. Le sentier est assez monotone malgré le paysage et l’arrivée au pied du Rucu (en 2h15) est gâchée par un vent glacial doublé d’un nuage bien accroché au sommet. Le sentier pour atteindre le sommet est instable et l’absence de visibilité réduit grandement l’intérêt d’atteindre le sommet. La météo ne s’améliorant pas, nous décidons de rebrousser chemin puisque l’intérêt de ce type de randonnée est de pouvoir observer les volcans et non les nuages qui les recouvrent !
- Hôtel Auberge Inn.

Mercredi 15 août 2012 :
- Direction en taxi (30 min et 10 $) au Terminal Quitumbe-sur pour un bus Trans Banos à 4,5$/pers pour un trajet d’une durée annoncée d’1h30 pour Papallacta. Nous arriverons 3 heures plus tard au bas du village…
- Ce long trajet en bus nous permet de contempler les paysages ainsi que les nombreux nuages et pour finir la pluie ce qui nous incite à renoncer d’ores et déjà au trek du Condor au départ d’El Tambo qui devait nous mener au pied du volcan Cotopaxi en 4 jours. L’organisation avait été difficile à mettre en œuvre mais bon. Pour infos, Ecuador-experience.com m’a proposé le trek du condor pour 2 + ascension du Cotopaxi pour une personne en 6 jours 1 160 $ puis 910 $ par personne comprenant guide, muletier, matériel de camping et nourriture. Surtrek ne m’a pas fait de proposition car je leur avais demandé seulement un muletier mais il ne vende que des packages. Du coup, j’ai fini pas demander par mail au propriétaire de l’hôtel Coturpa à Papallacta s’il pouvait prendre contact avec Manolo Vega, muletier à El Tambo au 09 277 5206 ce qu’il a fait. Son tarif pour le seul trek du Condor est de 90 $ par jour avec toute la logistique et 40 $ par jour pour un muletier seul.
- Nous avons également décidé d’annuler notre visite de la cascade San Rafael près du volcan actif Reventador compte tenu de la lenteur des bus. Pour réserver un hôtel dans ce coin là, j’ai contacté Victor Cansino, guide mentionné dans le livre de Vincent GEUS à l’adresse suivante : turismovolcanreventador@yahoo.com.
- Une fois atteint l’hôtel et déposé toutes nos affaires, nous sommes allés aux termas de Papallacta (7,5 $/pers + 5 $ pour avoir la clé d’un casier !, du coup, on a fait sans). Bon, c’était sympa car le temps était pluvieux et venteux donc nous étions aux premières loges mais je ne pense pas qu’il faille aller jusqu’à Papallacta uniquement pour cela. De l’hôtel jusqu’aux thermes, il faut compter 20 à 30 min à pied mais des taxis 4x4 font la navette.

- Hôtel COTURPA (coût : 30 $ ; http://www.hostalcoturpa.com) : Wilfrido PERREZ, le propriétaire est très sympa au point de me prêter son ordinateur portable pour que je puisse faire mes réservations d’hôtel et de m’avoir aidé pour la réservation d’un muletier.
- Le soir, nous décidons d’aller manger au restaurant Don Wilson mais il fait nuit noire et la route n’est pas éclairée au-delà du village. On commence à marcher et une voiture de police s’arrête à notre niveau et nous propose de nous emmener. On monte dans le véhicule un peu étonné, le type commence à rouler en allumant les sirènes et c’est comme ça qu’on arrive au resto : surréaliste !
Jeudi 16 août 2012 :
- Vu qu’on n’a pas fait 3h de bus depuis Quito juste pour aller aux thermes, nous décidons de maintenir la randonnée des lagunes de Papallacta au départ de la Virgen (5h de marche pour 14 km).
- A 7h, nous prenons donc un bus pour la Virgen (25 min, 1$/pers) qui culmine à 4060 m : le temps n’est pas terrible mais nous atteignons le poste de garde pour aviser. Nous attendons un peu dans l’espoir que les nuages se dissipent et que la pluie s’arrête. Les gardes dorment encore et nous attendons sous le porche plus d’une heure. Les gardes se réveillent et nous invitent à nous réchauffer près de la cheminée. On les reconnaît d’ailleurs car ils étaient aux thermes la veille. Je leur montre alors une photo des lagunes avec un grand soleil et le ciel bleu. Le type éclate de rire et nous explique que cela doit arriver 3 ou 4 fois par an, pas plus… Nous décidons quand même de rejoindre les antennes de Papallacta à 4408 m en nous disant qu’après ça descend et que si le temps est favorable, on poursuivra la randonnée. Sauf que plus on monte et plus il fait froid, que la pluie se transforme en neige et que sous les antennes, la glace accumulée nous tombe dessus. Nous entamons la descente mais le sol est glissant, boueux, instable, on ne voit pas les paysages et le vent est plus fort encore. Nous décidons une nouvelle fois de rebrousser chemin et croisons une équipe d’ingénieurs venue faire leurs réglages au niveau des antennes : ils nous font entrer dans leur cabane pour nous réchauffer près des plaques de cuisson et nous proposent de nous ramener. Nous leur disons que nous allons à Papallacta puis à Quito : ils nous proposent alors de nous ramener à Quito mais qu’ils doivent faire un saut à Baeza avant : sympa !
- Ils nous déposerons finalement à Papallacta où nous récupérons nos bagages pour prendre un bus pour Quito (4 $/pers).
- Hôtel Auberge Inn.
Vendredi 17 août 2012 :
- Direction Quilotoa (taxi pour le terminal de Quitumbe Sur 8 $ bus pour Latacunga : 3 $ bus Iliniza n°12 de 11h45 pour Quilotoa : 4 $ droit d’entrée : 2 $/pers) ; le bus dépose les passagers au bord de la route un peu avant le village. Pour l’anecdote, très vite, un 4x4 s’est proposé pour nous amener au village mais notre nouvel ami n’a pas pu s’empêcher de nous demander 1 $ pour la course (d’une durée d’environ 2 min à peine) ce à quoi nous lui avons répondu « muchas gracias » : rendre service, ça doit rester gratuit !
- Petite descente jusqu’au bord de la lagune puis remontée tranquille : 2h environ. Il est possible de louer des chevaux pour la remontée.
- Hôtel Chukirawa (coût : 12 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; à 30 m du mirador ; hostalchukirawa@hotmail.com) : chambre munie d’un poêle.


Samedi 18 août 2012 :
- 8h30 : direction Chugchilan en contournant la caldera par l’est (c'est-à-dire par la droite) en évoluant sur un sentier étroit et escarpé qui passe par le point culminant à 3 915 m. Derrière ce point culminant, il y a encore tout de suite après un pic à monter et descendre pour arriver ensuite sur une zone où le dénivelé est moins important. Il est possible de voir alors le village de Guayama et au loin, Chugchilan. Nous n’avons pas vraiment trouvé de sentier pour rejoindre le premier village jusqu’à un chemin de sable assez large, une sorte de piste 4x4 défoncée (point GPS : S 00°50.803 W 078°54.468). Nous descendons à pic en traversant les lacets de ce chemin jusqu’à une bergerie puis une habitation. Un panneau (point GPS : S 00°50.338 W 078°54.676) nous dirige ensuite sur un sentier en direction de Guayama. Nous traversons le village (1h environ), passons devant le petit cimetière et entamons la deuxième partie du périple. Le sentier descend d’abord doucement puis, après un mirador, de manière beaucoup plus prononcée dans la profonde ravine. Au niveau du cours d’eau, il y a un petit pont en ciment qui permet de passer sur le versant opposé et de remonter jusqu’au village de Chugchilan (1 heure environ). Cette dernière étape est assez difficile car elle intervient en fin de parcours. Nous arrivons fatigués à l’hôtel vers 18h après une dizaine d’heures de marche.
- Hostal Cloud Forest (coût : 15 $/pers diner et petit-déjeuner compris ; tél : (03) 2 708016 ; en bas de la colline sur la gauche, juste après l’hostal Mama Hilda http://www.cloudforesthostal.com/index.html). Le patron est très sympa.
Dimanche 19 août 2012 :
- Retour à Latacunga via Zumbahua par le bus de 9h (3 $/pers) qui passera à 9h30 à Chugchilan. Il n’y a pas de bus tous les jours : le site de l’hôtel détaille les jours de bus, sinon il semble qu’il soit possible de rejoindre Latacunga en louant une voiture.

- Nous arriverons à Latacunga à 13h pour une journée étape avant de rejoindre le volcan COTOPAXI. Nous avons visité la ville l’après-midi en montant jusqu’au Mirador de la Virgen del Calvario pour voir le volcan au loin.
- Hôtel Rosim (coût : 32 $ http://www.hotelrosim.com/index.html) : un peu cher et quelques problèmes avec l’eau chaude.
Lundi 20 août 2012 :
- Notre guide pour l’ascension du Cotopaxi n’arrivant qu’en milieu de journée nous chercher à notre hôtel, nous décidons d’aller faire un tour à Ambato pour « le marché du lundi, qui investit les rues et les places du centre, est un important marché aux fleurs. Roses, œillets, et fleurs tropicales envahissent toute la ville » dixit le Lonely Planet. Le bus est à 2 $/pers l’aller. Arrivés à Ambato, nous arrêtons un taxi et nous lui demandons de nous amener au « marché du Lundi » : il ne semble pas en avoir entendu parler. Nous arrivons dans le centre historique de la ville et nous ne voyons pas cette effervescence qui aurait dû être celle du « marché du Lundi ». En fait, il ne doit pas exister ce « marché du Lundi » : il y a bien des mercado en dur mais rien dans les rues et le marché aux fleurs est plutôt discret. Un coup pour rien.
- Retour à Latacunga pour attendre notre guide. Nous sommes passés par l’agence Equateur Voyage Passion, agence francophone dont les bureaux sont situés à Quito dans l’Auberge Inn. Cette agence m’a proposé le prix le moins cher pour l’ascension du Cotopaxi et du Chimborazo 500 $ les deux (hors coût des refuges mais repas et matériel (sauf sac de couchage) compris) sachant que j’étais seul à faire ces ascensions (Surtrek : 960 $, Estalin Suarez de Mountain Guide : 1 100 $ (sans l’équipement), Tovar Expedition : 340 $ pour le seul Cotopaxi, Ecuador Experience : 405 $ pour le seul Cotopaxi).
- Notre guide s’appelle Miguel Pérez (miguelpérez_87@hotmail.com, tél : 098391072 et 032742053). C’est un guide connu, francophone et compétent que je recommande.
- Il est venu nous récupérer à Latacunga (il habite à Banos) avec son 4x4 pour rejoindre le Cotopaxi. Nous entrons dans le parc national puis arrivons à la piste qui mène en contrebas du refuge : la piste est fermée. Un français de 59 ans vient de décéder d’une crise cardiaque et l’ambulance est embourbée à mi-piste. Nous apprendrons par la suite que des guides ont dû descendre le corps à l’aide d’une civière jusqu’à l’ambulance…
- Une fois l’ambulance redescendue, la piste est rouverte et nous pouvons accéder au refuge (22 $/pers) après une courte montée à pied de 45 min environ. Nous mangeons, visitons les alentours du refuge puis allons nous coucher. Il n’est pas évident de dormir en refuge et à cette altitude (4 800 m) avec en plus, un vent fort qui ne présage rien de bon.


Mardi 21 août 2012 :
- Levée à minuit pour un départ à 1h : certains se sont levés plus tôt car jugés plus lents par leur guide. Je serai le dernier à partir mais pour ma part, je pense que c’est mon guide qui a eu un peu de mal à se lever. Le début de l’ascension sur le sentier en terre n’est pas difficile mais très vite ça bouchonne : il y a bien une 40aine de personnes sur le sentier. La nuit est claire et la vue sur Quito et ses lumières est surréelle.
- Nous atteignons les premières glaces et la marche avec crampons commence. Ce n’est pas très difficile au début mais la deuxième moitié de l’ascension va être rendue plus difficile à cause du vent qui se lève et qui soulève la poudreuse glacée qui vient piquer au vif le visage. Et le final est pire encore car il y a des parties très raides qui nécessitent l’usage du piolet avec en prime, pour ma part, un début de mal des montagnes à partir de 5 500 m (dû à une mauvaise acclimatation du fait de l’annulation du trek du Condor notamment pour cause de mauvais temps). L’avantage c’est qu’au sommet, j’ai pu voir des étoiles qui n’existent pas !
- La vue au sommet est bouchée avec en prime un vent fort qui soulève la poudreuse : j’apprendrais par la suite que ceux qui sont arrivés un peu avant (car partis un peu avant) ont eu une vue dégagée…
Bien repérer la sente !
- Nous décidons de redescendre assez rapidement : le guide m’avait bien dit et répété qu’arrivé au sommet, il faut avoir conservé 30 % d’énergie pour redescendre car la descente n’est pas forcément simple.- Nous arriverons au refuge vers 9h30 : j’ai bien perdu 30 min au niveau du sentier en terre à cause de la poussière qui passe sous les lunettes de soleil pour venir se loger dans les yeux et pour un bon moment (il faut penser à emmener un masque comme au ski).
- Une fois redescendu, j’apprendrais qu’il y a bien eu 70 % d’abandon (mauvaise acclimatation, hypothermie…). Et nous avons été plusieurs à s’étonner que ce genre d’ascensions puisse être proposé au grand public. Deux américains m’ont confirmé en avoir pas mal bavé et qu’ils s’interrogeaient pour le Chimborazo.
- Notre guide nous amène ensuite jusqu’à Banos à l’hôtel Le Petit Banos (coût : 32 $ http://www.lepetit.banios.com/contacto.html), hôtel sympa avec restaurant (pas essayé), proche du centre mais calme
- Sur la route, en approchant de Banos, le volcan Tungurahua entre trois fois en éruption lâchant trois panaches de poussière couleur ocre que l’on voit se dissiper lentement.
Mercredi 22 août 2012 :
- Location de vélos (5 $/pers pour la journée) pour descendre la route des cascades. On arrive assez facilement jusqu’aux chutes du Manto de La Novia puis jusqu’à la fameuse cascade du Pailon del Diablo (chaudron du diable). Il faut descendre par le petit sentier : pour trouver le départ, il faut passer par les stands d’articles artisanaux. Le débit de cette cascade est vraiment impressionnant tout comme le bruit, sourd et continu. La plupart des sites où se trouvent les cascades est malheureusement payant.
- Après Rio Verde, la route est moins intéressante et il y a davantage de montées. Même si les fruits vendus sur le bord de la route nous donnent de l’énergie, il faut aimer faire du vélo (en l’occurrence du VTT sur de l’asphalte) pour aller jusqu’à Rio Verde voir au-delà. Nous sommes arrivés à Rio Verde à 17h50 et avons attendu à peine 10 min avant de monter dans un bus pour Banos. Le bus nous arrête devant les stands de canne à sucre à Banos : quelle bonne idée !
- Hôtel Le Petit Banos.
Jeudi 23 août 2012 :
- J’avais prévu de tenter l’ascension du Chimborazo ce jour-là mais lors de l’ascension du Cotopaxi, j’ai ressenti un léger mal des montagnes qui m’a décidé à renoncer. Du coup, nous avons le guide pour 2 jours.
- Nous allons donc faire une ballade à cheval sur les pentes du Tungurahua de 10h à 16h30 en atteignant la coulée de 2006. La vue sur la vallée de Banos est superbe mais la promenade est un peu longue et je découvre que je n’aime par faire du cheval. Lorsque nous sommes arrivés sur la coulée, nous avons laissé les chevaux pour remontée la coulée une petite demi-heure. Sympa mais sans plus.
- Hôtel Le Petit Banos.

Vendredi 24 août 2012 :
- Ce matin, nous attendons le guide à l’hôtel pour rejoindre le parc du Chimborazo lorsque le Tungurahua entre à nouveau en éruption avec un panache de poussières plus grand encore que ceux vus les jours précédents.
- Nous partons pour le parc du Chimborazo avec notre guide et sa femme pour une petite ballade sur les pentes du volcan. Ce volcan (éteint) est gigantesque : c’est d’ailleurs, paraît-il, le sommet le plus proche du soleil compte tenu de sa situation par rapport à l’équateur. Par contre, à comparer, je préfère le Cotopaxi qui est plus élégant et le parc autour est plus varié car il y a des forêts.

- Le guide nous explique que durant la journée, il y a beaucoup de chutes de pierres car le glacier fond et qu’il n’est donc pas possible de suivre le sentier classique qui mène au sommet et atteindre le refuge Whymper ni même de faire les aiguilles du Whymper. Du coup, nous emprunterons un sentier qui part sur la gauche à partir d’un parking 200 mètres environ avant le premier refuge. Nous montons sur l’arête pour arriver au niveau du glacier jusqu’à 5 275 mètres d’altitude. Les paysages valent le détour avec cette lave dont la couleur va du noir charbon au rouge en passant par le jaune soufre.

- Nous redescendons ensuite pour rejoindre le premier refuge où nous mangerons. Nous apprenons que quelques jours auparavant, une américaine a tenté l’ascension du Sangay. Elle a glissé sur une roche et fait une chute fatale sur 200 mètres. Notre guide nous explique que son guide voulait rebrousser chemin à cause de la météo mais qu’elle ne voulait pas et qu’en plus, sur les pentes d’un volcan très actif comme le Sangay, sujet à de nombreux tremblements de terre, l’usage est de ne pas être en cordée…
- Notre guide nous déposera à Riobamba à l’hôtel Tren Dorado (coût : 30 $).
Samedi 25 août 2012 :
- Direction la gare routière pour rejoindre Cuenca avec le bus de 7h30 (6 $/pers) : arrivée à 13h et petit arrêt à l’office du tourisme qui se trouve dans la gare. Nous trouverons là la réponse à toutes nos questions s’agissant de comment rejoindre le parc Cajas.
- Nous visitons la ville jusqu’à 18h45 mais sans vraiment être emballés : certes, les façades de certaines maisons sont superbes mais en comparaison avec Quito, c’est un cran en dessous. Mon meilleur souvenir restera le cochon grillé el Hornado dégusté au mercado de la Plaza Civica : un délice.

- Pour acheter un Montécristi, nous avons sillonné la ville de long en large sans vraiment trouver de magasin jusqu’à la boutique Barranco (calle Larga 10-41) qui fait aussi musée. Si vous ne trouvez pas de chapeau à votre taille, ils vous en font un dans les 20 minutes (30 $).
- J’avais repéré un restaurant de sushi sur le Lonely Planet et on y est allé dans l’idée d’en manger en quantité pour trois fois rien sauf que l’addition a été plus salée que prévu : 38 $ pour deux…
- Hôtel Casa Del Barranco (coût : 36 $ Calle Larga 841 casadelbarranco.com).
Dimanche 26 août 2012 :
- Direction le parc Cajas qui se trouve sur la route pour Guayaquil. A l’office du tourisme, on nous a dit d’aller au Terminal Sur pour prendre le bus (départ : 7h30 coût : 1,25 $/pers durée : 50 min) et de ne pas prendre le bus depuis la gare principale car le prix serait alors de 8 $ comme si on allait jusqu’au terminus, c'est-à-dire à Guayaquil.
- Le bus nous arrête à la Laguna Toreadora. Il y a un restaurant, un poste de garde et un centre d’information. Un garde nous voit arriver avec nos sacs et notre grosse valise et vient à notre rencontre. Il nous propose d’entreposer les bagages dans leur bureau le temps de notre randonnée. Ensuite, il nous explique que la Ruta 1 est bien pour découvrir le parc rapidement. Pourquoi rapidement ? parce que la brume recouvre assez vite le parc avec de la pluie et un vent froid en général (le parc est à plus de 4 000 m d’altitude).
- Nous commençons donc cette randonnée qui passe par le lac Toreadora en contrebas, puis dans une forêt de Polylepis (le seul arbre capable de pousser à cette altitude), et d’autres lacs et d’autres petites forêts. Le sentier est parfois boueux voire carrément marécageux à certains endroits. Il y a des indications tout au long du sentier sous forme de marques de différentes couleurs suivant le sentier suivi. La ruta 1 n’est pas difficile et permet de découvrir une toute petite partie de cet immense parc. Nous terminerons vers 12h30 en compagnie de quelques lamas et profiterons du panorama qu’offre le restaurant. D’ailleurs, 10 min après notre arrivée, une brume épaisse recouvre le parc au point de ne rien voir à 10 mètres !



- A l’office du tourisme de Cuenca, on nous a dit que si on veut aller à Guayaquil ensuite, pas de problème, il suffit d’arrêter un bus Cuenca-Guayaquil au bord de la route ce que le gardien du parc nous confirmera également. Ok : après 45 min d’effort aucun bus ne s’arrête et pour cause, ils sont blindés. Je me décide donc à faire du stop à la vue de ces gros 4x4 à moitié vides qui passent toutes les 2 min. Bien entendu aucun ne s’arrête, la brume rend l’exercice périlleux et le froid commence à avoir raison de mon entrain. Du coup, je tente ma chance avec les camions et bingo : un semi-remorque s’arrête après avoir freiné sur une vingtaine de mètres ! On monte dans la cabine à moitié frigorifiés mais soulagés de ne pas être obligés de retourner à Cuenca pour prendre un bus pour Guayaquil. Le type est très sympa : il nous propose des mandarines, nous offre une salade de fruits sur le bord de la route et refuse qu’on lui donne 10 $ pour le dérangement. Du coup, on lui laissera quelques bananes. Arrivés à Guayaquil, il nous aidera également à trouver un taxi pour relier le centre ville (au départ, il voulait même nous conduire à notre hôtel mais je lui ai dit qu’un taxi c’était très bien : faut pas abuser).
- Hostel suites Madrid (coût : 30 $ Quisquis 305 y Rumichaca hostalsuitesmadrid.com).
La suite du périple, c'est les Galapagos : http://voyageforum.com/...1021&%3b#5553529
Maroc du 1er au 8 novembre 2012: itinéraire réalisable? English translation pending
Bonjour,
Je pars au Maroc du 1er novembre au 8 novembre 2012. Et j'aimerai savoir si en une semaine j'ai le temps de faire Marrakech, Ouarzazate avec une virée à Merzouga puis Essaouira. Je n'ai pour le moment aucune réservation d'hôtel. Nous sommes 3. et l'avion du retour est prévu à 18h30 de marrakech.
J'ai peut-être l'intention de louer une voiture.
Merci.
Je pars au Maroc du 1er novembre au 8 novembre 2012. Et j'aimerai savoir si en une semaine j'ai le temps de faire Marrakech, Ouarzazate avec une virée à Merzouga puis Essaouira. Je n'ai pour le moment aucune réservation d'hôtel. Nous sommes 3. et l'avion du retour est prévu à 18h30 de marrakech.
J'ai peut-être l'intention de louer une voiture.
Merci.
Projet de voyage en 4x4 en Namibie en août 2013 English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, je me lance dans ce nouveau post pour préparer un fabuleux voyage en Namibie en août 2013. Une discussion a été entamée dans le carnet de Max68, mais pour plus de clarté et ne pas polluer son excellente rédaction et ses magnifiques photos je préfère poursuivre ici.
J'ai déjà lu, depuis plusieurs années, vos différents récits de voyage et la destination me tentait irrésistiblement. Nous n'avons jamais mis un pied en Afrique, je débarque donc avec candeur et innocence d'une autre section et d'autres cieux beaucoup plus familiers pour moi. Le continent africain, pour qui ne le connait pas, fascine, attire, aimante tout autant qu'il effraie, véhiculant fantasmes et peurs tout à la fois... Je vous demanderai donc d'être indulgents pour les âneries que je vous servirai peut-être 🤪...
Qui sommes-nous ? Un couple voyageant avec ses 3 garçons de 5, 11 et 12 ans au moment du voyage. Les enfants sont habitués à bouger, voyager, randonner, faire de longs trajets en voiture... Nous adorons ces moments d'exception où nous nous retrouvons ensemble au bout du monde, à nous forger une mémoire collective et partager nos émotions.
Itinéraire : Pour le moment, je n'ai pas encore établi d'itinéraire, je vais m'y atteler au fur et à mesure de vos interventions, conseils et critiques.
Souhaits et remarques : - Un circuit en 4x4, avec un maximum de nuits en camping (tentes sur le toit). - Des étapes de longueurs raisonnables. Le rythme suivi par Marie et sa famille nous semble adapté. - Marcher, même si je sais déjà que la destination n'est pas nécessairement la plus appropriée pour cela - Voir des animaux dans les parcs, bien sûr ! (Ne riez pas, nous nous sommes lancés dans le "game drive" à Yellowstone chaque soir au crépuscule, ce fut un grand succès, les enfants en redemandaient !) Mais aussi rencontrer les Himbas, se perdre dans le Sossusvlei et les paysages du Namib, du Naukluft ou du Brandberg, voir les éléphants du désert dans le Damaraland et j'en oublie... - Faut-il inclure une incursion au Bostwana ? - Ce sera notre premier voyage en Afrique australe. J'ai lu (et on m'a écrit) quasi unanimement que la région a un goût de "reviens-y". Nous n'excluons pas d'y retourner par la suite en cas de coup de coeur... Donc, si nécessaire, nous pouvons faire quelques impasses.
Merci d'avance pour vos réponses,
Xavier
Voilà, je me lance dans ce nouveau post pour préparer un fabuleux voyage en Namibie en août 2013. Une discussion a été entamée dans le carnet de Max68, mais pour plus de clarté et ne pas polluer son excellente rédaction et ses magnifiques photos je préfère poursuivre ici.
J'ai déjà lu, depuis plusieurs années, vos différents récits de voyage et la destination me tentait irrésistiblement. Nous n'avons jamais mis un pied en Afrique, je débarque donc avec candeur et innocence d'une autre section et d'autres cieux beaucoup plus familiers pour moi. Le continent africain, pour qui ne le connait pas, fascine, attire, aimante tout autant qu'il effraie, véhiculant fantasmes et peurs tout à la fois... Je vous demanderai donc d'être indulgents pour les âneries que je vous servirai peut-être 🤪...
Qui sommes-nous ? Un couple voyageant avec ses 3 garçons de 5, 11 et 12 ans au moment du voyage. Les enfants sont habitués à bouger, voyager, randonner, faire de longs trajets en voiture... Nous adorons ces moments d'exception où nous nous retrouvons ensemble au bout du monde, à nous forger une mémoire collective et partager nos émotions.
Itinéraire : Pour le moment, je n'ai pas encore établi d'itinéraire, je vais m'y atteler au fur et à mesure de vos interventions, conseils et critiques.
Souhaits et remarques : - Un circuit en 4x4, avec un maximum de nuits en camping (tentes sur le toit). - Des étapes de longueurs raisonnables. Le rythme suivi par Marie et sa famille nous semble adapté. - Marcher, même si je sais déjà que la destination n'est pas nécessairement la plus appropriée pour cela - Voir des animaux dans les parcs, bien sûr ! (Ne riez pas, nous nous sommes lancés dans le "game drive" à Yellowstone chaque soir au crépuscule, ce fut un grand succès, les enfants en redemandaient !) Mais aussi rencontrer les Himbas, se perdre dans le Sossusvlei et les paysages du Namib, du Naukluft ou du Brandberg, voir les éléphants du désert dans le Damaraland et j'en oublie... - Faut-il inclure une incursion au Bostwana ? - Ce sera notre premier voyage en Afrique australe. J'ai lu (et on m'a écrit) quasi unanimement que la région a un goût de "reviens-y". Nous n'excluons pas d'y retourner par la suite en cas de coup de coeur... Donc, si nécessaire, nous pouvons faire quelques impasses.
Merci d'avance pour vos réponses,
Xavier
Itinéraire Vietnam - Cambodge en quinze jours? English translation pending
Bonjour,
Nous avons le projet d'un voyage Vietnam - Cambodge en avril-mai 2013, avec environ 15 jours sur place (difficile de faire plus malheureusement).
Nous souhaiterions des conseils pour inclure dans l'itinéraire les "incontournables" des 2 pays, en utilisant le plus judicieusement possible les transports train / avion / bateau / voiture ....
Notamment, passer une nuit dans la baie d'Along (jonque) , faire de Delta du Mékong, et bien sûr, les temples d'Angkor. En espérant qu'il reste un peu de temps pour autre chose (voire 2 jours de balnéaire....).
Merci d'avance à ceux qui pourrons m'aider !
Bonne journée, @ bientôt
Scarlette
Nous avons le projet d'un voyage Vietnam - Cambodge en avril-mai 2013, avec environ 15 jours sur place (difficile de faire plus malheureusement).
Nous souhaiterions des conseils pour inclure dans l'itinéraire les "incontournables" des 2 pays, en utilisant le plus judicieusement possible les transports train / avion / bateau / voiture ....
Notamment, passer une nuit dans la baie d'Along (jonque) , faire de Delta du Mékong, et bien sûr, les temples d'Angkor. En espérant qu'il reste un peu de temps pour autre chose (voire 2 jours de balnéaire....).
Merci d'avance à ceux qui pourrons m'aider !
Bonne journée, @ bientôt
Scarlette
À pied de Provence en Alsace (printemps 2012) English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a ��té « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a ��té « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activité passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
Un mois dans les Andes, péripéties en altitude English translation pending
Salut tout le monde,
message modifié le 23 juin 2013
J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.
D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11
post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;
post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365
message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.
Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.
Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,
Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.
Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.
Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.


Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).

Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.
La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.

La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.
Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!
Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.
Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.
Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!
Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.


Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.

Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,




Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),
différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)

les viscaches,
Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.

puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).

Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.
L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!
Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.
Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.
Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.

Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.


J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.
Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.

A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.
1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.
Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;



Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.



S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,

la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.

Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....


Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.
Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!
Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.
Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.

Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.
Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!

Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.
Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!
Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!
C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
message modifié le 23 juin 2013
J'ai apporté quelques photos plus grandes importées depuis Picasa.
D'autres Posts présenteront la suite de notre parcours le 7/08: de Iquique à san pedro de atacama, post 11
post 17 : le 8/8 à SPA post 19: le 9/08: Photos supplémentaires prises au chili. post 21 : les 9/08 et 10/08 direction la frontière argentine par le paso de jama, nuit à Susques, puis route vers tilcara en s'arrêtant aux salinas grandes http://voyageforum.com/..._reply;so=ASC;mh=10;
post 25 : le 11/08 de tilcara vers humahuaca et el hornocal http://voyageforum.com/...ost=5534365;#5534365
message 115 pour le début sur la Bolivie de SPA vers les geisers sol de mañana message 123 vers el hotel del desierto en passant par la laguna colorada et el arbol de piedra message 131 encore la Bolivie sud lipez, desert de siloli, desert de Dali, message 132 salar d'uyuni les grottes du diable: las cuevas del diablo près du salar d'uyuni message 136 salar d'uyuni suite et fin, route vers tupiza, en passant par Atocha message 143: tupiza suite, vers le site du sillar, une soirée douloureuse. message 151: de tupiza à uyuni, vol vers la Paz, poursuite de la visite de la plus haute capitale du monde. message 157: fin du séjour et départ de la paz message 189; pourquoi ce périple? message 191: des cartes et des liens que j'ai utilisés.
Message initial fait le 6 septembre Si quelqu'un sait comment réduire le temps très long pour importer des photos en message attaché, cela m'intéresse. Ensuite si vous savez comment faire pour importer des photos de 7.00 MB et plus, dans VF, par pitié dites moi comment faire. Enfin, si quelqu'un peut me dire comment faire pour avoir des photos au milieu du texte et non en fin de page, je suis preneuse! Merci Krikri pour ta réponse que j'ai expérimentée avec succès.
Après avoir reçu pas mal d'aide sur les forums, je vous fait part de mon expérience d'un mois partagée entre Chili, Argentine et Bolivie. Ce 1er message ne présente que le tout début du voyage, arrivée à la paz le 3/08 puis visite dans les parcs du nord chili (lauca, vicuña, surire et isluga) du 4/08 au 6/08,
Je remercie avant tout Krikri et Kashtin pour m'avoir donné envie de faire ce voyage, et tous les autres (entre autres Kalchaqui, Hergé et Chegringo), pour les conseils qu'ils m'ont donnés.
Ce 1er aout, notre voyage vers l'amérique du sud a commencé par un demi tour de l'avion après 1/4 heure de vol, car le train d'atterrissage ne rentrait pas. Finalement, nous sommes partis pour San juan (porto-Rico) à 16h au lieu de 8h30: nous avons donc raté notre correspondance pour Miami. Du coup, hébergement par american airlines au best western de l'aéroport, diner et déjeuner du lendemain payés par american airlines. Heureusement, nous avons pu avoir des connexions internet et avons pu prévenir ceux qui nous attendaient, de notre arrivée le 3 au lieu du 2 aout.
Le lendemain, nous sommes arrivés à la Paz, à 6h30 du matin. 4200m d'altitude à l'aéroport del alto; ce qui frappe d'abord c'est le froid en sortant de la salle des bagages. Puis, l'essoufflement rapide qui nous gagne, quand nous voulons monter par la suite au mirador à la sortie de l'aéroport.


Notre guide de terra andina nous attendait. Visite de la Paz, achats, rencontre du commercial de terra andina avec qui j'étais en contact depuis 6 mois, sont nos activités jusqu’à 12h30, puis notre guide nous dépose à la gare, pour que nous puissions prendre le bus qui part vers Arica au Chili, et qui est censé nous déposer, sur sa route à alto Putre, dans les hauts plateaux andins (3600m d'altitude).

Ci-dessous, se trouve le mirador kili kili d'où on a un superbe point de vue sur la ville.

La paz, ville entre populaire et modernité. sur la photo ci-dessous, on découvre le stade dans lequel les brésiliens se font battre face à l'équipe bolivienne, à chaque fois qu'ils viennent à la Paz. Forcément, courir à 4000 m d'altitude, c'est loin d'être évident.

La paz, Une ville ceinte de montagnes toutes plus impressionnantes les unes que les autres.

Notre grande chance est que nous avons un thermos rempli de maté de coca, ce qui, ajouté au comprimé de diamox que nous avions pris la veille à Miami, et à la prise de coca 9 ch, en homéopathie, nous permet de ne pas souffrir du mal des montagnes. Je confirme que le diamox donne des fourmillements au bout des doigts et aussi des vertiges, ce qui est vraiment désagréable!Evidement, le bus a 2 heures de retard au lieu d'1/2h prévue, (nous, maintenant, les retards des transports en commun, nous connaissons!): et plus le temps passe et plus je commence à stresser, car je n'ai aucun moyen de contacter Flavio, le gérant de terrace lodge, pour le prévenir de l'heure tardive de notre arrivée. Avec la nuit qui est tombée, lorsque nous passons les formalités de douanes boliviennes et chiliennes, c'est dehors dans le froid. A mon avis la température était en dessous de 0°C. Le chauffeur, à qui je demande de téléphoner à Flavio, qu'il connait, me répond qu'il n'a pas de réseau. Et il est déjà 20h, 1/2heure après l'heure à laquelle nous étions censés arriver à Alto putre. Il me signale que là bas, il n'y a rien, et que s'il nous dépose alors que flavio n'y est pas, nous allons rester dehors dans le froid avec nos bagages, perspective peu réjouissante. Du coup, apres négociations, je lui demande de ralentir à alto putre pour voir si malgré tout Flavio nous aurait attendu, et sinon de nous déposer à la ville suivante située 40 minutes après putre, là où nous pourrions trouver nourriture et chauffage et éventuellement hébergement.
Nous arrivons à alto putre à 22h, le bus s'arrête, le garçon qui fait le service nous dit de venir et nous fait descendre, et là, je vois s'avancer un homme que je devine être Flavio: j'en aurais presque pleuré de joie, il nous avait attendu! Après plus de 36 heures sans dormir, ni dans les avions plein a ras bord, ni dans le bus bruyant et remuant, plein lui aussi, et plutot inconfortable avec des wc d'une saleté repoussante, et le froid qui pénétrait de partout, nous avions sérieusement les nerfs a fleur de peau.
Flavio nous emmène a Terrace lodge nous informe du programme du tour du lendemain dont il sera le chauffeur et guide, puis nous allons nous coucher rapidement et à 23 heures nous pouvons enfin dormir! La chambre est très peu chauffée, mais pour ne pas disséminer le peu d'oxygène qu'il y a à cette altitude, il paraît qu'il vaut mieux. Nous dormirons à moins de 10°C dans la chambre, mais nous avons notre lot de couvertures! En martinique, avec la climatisation dans la chambre, la température est de 23°C! Quel changement!
Le lendemain, petit déjeuner copieux, ( café, lait chaud, toasts, yaourt maison, confitures et beurre, pâtisseries maison, maté de coca) puis départ à 8h30. Voici ce que nous avons vu: le lac chungara et àcôté, le volcans parinacota qui qui admire sa magnifiscence dans le lac.


Nous avons aussi contemplé le volcan tomarape, le volcan voisin bolivien sajama, le volcan chilien guallatire et ses fumerolles.

Nous avons été saisi d'admiration devant les splendides lagunes cotacotani,




Puis nous avons visité le village de Parinacota où nous avons déjeuné d'une soupe au quinoa. Au cours de nos pérégrinations, nous avons croisé de nombreux animaux: huemul (désolée, notre photo est supérieure à 7.00MB pour pouvoir l'importer) suri, (sorte de petite autruche, de la même famille que le nandou qu'on voit en patagonie),
différents oiseaux marins au niveau du lac (dont j'ai oublié le nom)

les viscaches,
Nous avons rencontré des lamas, dignes et fiers, tels des princes de l'altiplano.
puis nous avons approché de très près des alpagas que Flavio avait l'habitude de nourrir: je confirme qu'ils crachent lorsqu'on essaie de les caresser, je l'ai vécu en direct!).

Journee splendide, mais fatigante pour nous qui n'avons pas encore récupéré du voyage. Nous découvrons aussi la flore locale comme la llareta et le bodefal dans lequel paissent lamas et alpagas.
L'apres midi, nous déclinons la visite des cuervas (grottes ou vivaient les anciens) puis nous profitons du spectacle grandiose du paysage vers les thermes jurassi, dans lesquels le couple chilien se baigne. Il est 17h quand nous rejoignons terrace lodge. Flavio est un guide photos génial, il n'a pas son pareil sur la connaissance de la région et sur l'art de voir des animaux que nous n'aurions jamais remarqués comme le huemul, dont la robe se confond avec la couleur du sol, camouflage parfait!
Le maté de coca, le masticage des feuilles de coca et la coca 9 ch sont formidables pour lutter contre le mal des montagnes: nous sommes montés a 4600 m aujourd'hui, et les seuls symptômes que nous ayons ressentis sont un essoufflement prononcé lors de la ballade d'une 1/2 heure à pieds, près du lac, et un léger mal de tête. Doliprane, puis petite sieste pour nous 2, avant d'aller dîner au village de putre à pied, dans le restaurant cantaverdi.
Nous avons quitté putre le 5/08, à 14h, avec flavio pour un périple dans les parcs las vicuñas, surire et isluga avec nuit au refuge de la CONAF le 5/8 au soir.Nous avons vu 3 suris, de nombreux alpagas, lamas, des vigognes.
Un panneau au milieu de nulle part indique le parc que nous traversons.


Mais ce qui m'a le plus marqué, est l'immensité et la majestuosité des paysages.


J'ai été agréablement surprise par le refuge de la CONAF, qui fournit des lit déjà préparés avec des draps et des laines en quantité. Il n'y avait personne d'autre au refuge car c'était dimanche. Quelle histoire pour entrer dans des sacs de couchages et encore pire pour dormir dedans. A peine 3 heures plus tard j'étais réveillée et j'ai passé le reste de la nuit sur le divan dans le salon: matelas tres dur. Et surtout, qu'est-ce que c'est difficile de dormir a 4200 m, je n'arrêtais pas de me réveiller en sursaut, car je manquais d'oxygène.
Le matin, près du refuge, le salar en face est splendide.

A côté du refuge, une colonie de viscaches est à l'affût, et nous nous amusons à les photographier, d'autant qu'ils se laissent approcher de près. Un d'entre eux est fièrement dressé sur son rocher et se dore au soleil levant, essayant de tirer le meilleur parti de la lueur blafarde, qui brave l'aurore glaciale.
1/3 d'oxygène en moins, et tous vos déplacements vous donnent l'impression d'être entrain de terminer un sprint. Essoufflement garanti. La ballade près du lac aux flamands (photo 15) le 5/8 en fin d'après midi fut épuisante. Et pourtant, nous évoluons en terrain plat , certes avec pas mal d'obstacles à enjamber, mais sur à peine 100 m. Je n'ai jamais été aussi crevé. Et devant nous, il y avait Flavio aussi a l'aise qu'un poisson dans l'eau, se déplaçant prestement pour chasser des images pour son compte. Heureusement que les flamands sont majestueux, cela en valait la peine.
Les lagunes aux flamands sont entourées de montagnes et l'ensemble est féérique;



Le soir, nous sortons admirer le ciel, qui est d'une pureté inégalée, aucun nuage, des étoiles splendides et la découverte de la voie lactée à l'oeil nu, sont des particularités de cette partie du monde si sèche. Le plus extraordinaire est que le lendemain, nous partons tôt pour admirer les thermes de polloqueres avec leur panache de vapeurs d'eau dans l'air glacé.



S'il fait trop froid pour que nous, pauvres martiniquais, nous puissions nous baigner,

la chaleur de l'eau fait l'affaire des flamands roses qui profitent des bienfaits du bain.

Le sol près des thermes scintille d'une myriades de dégradées de couleurs, hésitant entre le jaune, le blanc, l'ocre, le vert....


Le sol est bouillonant telle une marmite de soupe, l'eau a certains endroits est tres chaude, mais à d'autres, l'eau est à 40 degrés et permet de se baigner.Il faisait -5°C, de la fumée sortait de ma bouche quand je parlais, et j'ai réussi à me baigner ........ la main! Me retrouver à -5°C en maillot, meme pas en rêve! Par contre bizarrement, la ballade le long des thermes ne me demandais plus d'efforts surhumain: enfin habituée au manque d'oxygène! Juste au moment où il fallait redescendre vers Iquique situé près de la l'océan pacifique! Too bad!
Le reste du 6/08 visite du parc isluga et déjeuner à Colchane, à l'hotel isluga vers 14 heures. Des panneaux donnant des indications de distances sont assez impressionnants, surtout en plein désert.
Aucun chauffage!Brrrrr! La télé à tres fort volume comme souvent au chili dans les restos, repas correct. 1 heure plus tard nous repartons pour descendre plus de 4000 m en quelques heures!!!! Effet avion garanti. Heureusement que de temps en temps, je demande à Flavio de s'arrêter pour photographier les formes rocheuses toutes plus extraordinaires les unes que les autres. La route est intégralement goudronnée sur tout le trajet emprunté, de l'hotel isluga a Iquique, mais la circulation est quasi inexistante et je m'émerveille à chaque fois que je croise 1 voiture!!!! Mais apres 2 jours de pistes et shake up dans le 4x4, conduit de main de maître par flavio, je ne suis pas mécontente de pouvoir admirer d'aussi somptueux paysages confortablement. Par moment, j'ai l'impression d'être dans l'ouest des Etats Unis.
Malgré le soir qui tombe, nous nous arrêtons quelques instants pour photographier le panneau suivant.
Et voilà ce que donne le géoglyphe du géant de tara paca en vrai sur le sol. Trop fatigués, nous n'avons pas eu le courage de grimper sur la colline pour le voir de près!
Puis nous rejoignons de nuit, la ville d'Iquique, baignée par le pacifique (oui, oui, car nous sommes arrivés dans un brouillard impressionnant) et adossée aux montagnes. La ville est le paradis pour le parapente.
Nous arrivons vers 20 heures à l'hotel terrado suite, hotel de luxe, complètement en décalage à nos tenues et nos bagages, pleins de poussière qui s'est incrustée partout, de boue plaquée sur nos jeans. Le jean de mon mari est passé du noir au jaune terreux. Nous avons dit au revoir a Flavio, émus. Et c'est ainsi que je me présente a l'accueil, ayant précédemment demandé à un valet de venir nous prendre nos valises, nos affaire mal rangées, et sortant mes papiers froissés sur le comptoir de la réception devant mon mari mort de rire. Le garcon à l'accueil a été stoïque pour ne pas éclater de rire en me voyant fouiller dans mon sac a main pour d'abord chercher mon passeport, puis ensuite le papier de la douane certifiant de notre séjour temporaire au chili. Quand il a vu l'état du papier que j'ai remis, mon mari n'a pu s'empêcher de pouffer de rire devant le regard médusé du pauvre homme qui nous accueillait! Derriere nous, des clients en costume cravate, s'amusaient aussi de la situation et moi, tranquille, j'avais réussi une entrée remarquée dans cet hôtel!
Nous prenons vite possession de notre chambre! Quel bonheur de pouvoir respirer sans aucun effort, d'avoir une chambre dont la température est au dessus de 20°C, et des lits hyper confortables. Quelle bonne nuit en perspective!
C'est tout pour cette 1ére partie. J'espère qu'elles sont restées cette fois ci. A bientôt!
Namibie – Premiers retours d'un séjour de 3 semaines en août English translation pending
Enchantés par notre séjour de 3 semaines en Namibie, voici un premier retour… en attendant, peut être un carnet plus détaillé.
J’espère qu’il pourra servir à ceux qui préparent l’été 2013… et oui, la Namibie se mérite, surtout pendant notre été, leur hiver donc. En phase de développement tourtistique et optant pour un tourisme plutôt sélectif, la Namibie offre peu de points d’hébergement (même les places de camping sont rares), enfin, ceux qui sont proches des sites « intéressants ». Il est donc important, pour éviter les déconvenues sur place, de préparer son circuit à l’avance.
J’en profite pour remercier chaudement les passionnés qui animent cette section du forum. Sachez que j’ai lu et relu, vos récits.
La préparation. Pour notre part, nous avons retenu l’agence francophone Madiza (www.madiza.com). Je recommande +++. Mi- novembre, notre circuit était bouclé, tel que nous le souhaitions, et les hébergements confirmés, par l’agence (cool, pour nous ) … et oui, 9 mois avant de partir. Du jamais fait , en ce qui nous concerne.
Le transport Avion Air Namibia de Franckfort à Windhoek. Un vol « quelconque » mais présentant le gros avantage d’être direct et avec des horaires qui ne plombent pas les jours de voyage (départ 19 ou 20h, arrivée 5 ou 7h).
Sur place, location d’un 4x4, le « classique » Toyota Hilux avec 2 tentes de toît et une tente au sol (nous sommes 5 dont 3 ados de 16, 15 et 12 ans). Aucun souci. Une seule recommandation : demander si possible un véhicule avec des tiroirs coulissants dans le coffre. Nous n’en avions pas et notre coffre est vite devenu un champs de bataille …
Petit retour, sur le coffre et son chargement., ou plus exactement sur les bagages. A 5, le volume est vite un sujet de préoccupation. Une grande partie du coffre est occupée par : 1 roue de secours + 1 pneu (1 autre roue de secours est logée sous le véhicule), 1 petit frigo, 1 glacière, 1 jerrican de 20 l d’eau, 1 table, 5 chaises pliantes, 1 grande caisse avec le matériel de camping (bouteille de gaz, lampe à gaz, vaisselle + ustentiles de cuisine, grille pour le feu, hache), 1 sac avec l‘alimentation « séche », la tente au sol + les 5 couvertures que nous avons acheté sur place + les 2 matelas de la tente de sol + 1 duvet (les 4 autres sont laissés bien à plat dans les tentes de toît) + 1 sac avec une pharmacie (heureusement inutile) et un stock de livres. Reste alors à « caser » nos affaires personnelles… ce n’est pas une mince affaire. Nous avons voyagé avec des valises « classiques » que nous avons ensuite laissé chez le loueur (Advanced Car Hire) et réparti nos affaires dans 5 sacs souples + 1 sac pour les polaires + 1 sac pour les chaussures. (Sans citer de nom, les sacs , taille cabine 55 x 20 X 40 cm, ont été trouvés chez le sportif D……ON et les 2 grands sacs (sacs pour ranger les couettes) chez le scandinave I..A). Dans nos sacs, nos affaires étaient emballées dans différents sacs plastiques… et finalement elles sont restées propres… il faut dire que le coffre était tellement plein que la poussière ne pouvait que difficilelment y entrer ! Sur place, on peut facilement faire ou faire faire la lessive le linge sèche vite et dans de nombreux campsites des femmes se proposent de laver votre linge pour quelques dollars namibiens.
Les choses à emmener Je ne ferai pas une longue liste des points classiques (crème solaire, jumelles, …). Nous ont été bien utiles : - divers chargeurs à brancher sur l’allume cigare. De nombreux campsites proposent un éclairage électrique mais tous n’offrent pas de prises. - Duvets, draps en soie et couverture polaire… pour autant après une première nuit difficile, nous avons acheté à Mariental des couvertures. - Dans cette même rubrique « contre le froid le soir ou à l’aube » : gants en soie, bonnets, foulard, polaires, sous pull, collants et chaussettes de ski. Les nuits peuvent être très fraîches - Sticks pour lèvres gercées.
Le logement Essentiellement en camping. A 5 (2 adultes, 3 ados de 16, 15 et 12 ans), nous avions opté pour 2 tentes de toît et une tente au sol. Toutes très faciles à monter et à démonter (moins de 2 minutes chaque), elles peuvent héberger chacune 2 personnes. Les tentes de toît ont un petit matelas intégré. Pour la tente de sol, nous avions demandé 2 matelas de sol (confortables mais volumineux).
Nous avions également retenu quelques nuits en lodges ou équivalent… et nous avons apprécié de « couper » ainsi le rythme. Les nuits en camping (une grande innovation pour nous) ont un coté très magiques que nous avons bien apprécié : feu de camp, nuit super étoilée, … mais, j’avoue humblement que l’on retrouve sans difficultés un peu plus de confort.😉
Notre circuit. La « boucle » assez classique avec un rythme volontairement tranquille avec pas plus de 4 heures de voiture par jour (sauf exception) … Un conseil : raisonner en temps de route plutôt qu’en distance et tabler sur du 60 km/h en moyenne sur piste. A ce sujet, les voitures de location sont équipées de mouchards et l’assurance ne couvre pas l’accident ou l’incident survenu à plus de 60 km/h sur piste ou 100 km / h sur les quelques routes goudronnées…. Bon, j’avoue, nous avons parfois outre passé cette recommandation. Il faut également bien avoir en tête que l’on ne roule pas à la nuit tombée. En Août, cela veut dire après 17h30 / 18h.
J1 – Windhoek Nuit à Londigini Guest house. Je recommande +++ : acceuil très chaleureux de Nathalie (française) et d’Alexander, discussions animées autour d’un excellent dîner. Les lunch box du lendemain seront également très bonnes.
J2 – Route pour Bagatelle dans le Kalahari. 220 km de goudron et 70 km de piste, 3h30 (tous les temps de route que j’indique sont hors arrêts) Game drive (sundowner) : des couleurs rougeoyantes au coucher du soleil et beaucoup d’animaux : une excellente entrée en matière. Nuit au Campsite.
J3 – Route pour Sesriem (135 km de goudron puis 180 km de piste, 4h30) Ballade sur Elim Dune. Nuit au Campsite.
J4 – Sossusvlei et environs 2 ème nuit au Campsite.
J5 – Route pour le Naukluft (100 km de piste, 1h30) Randonnée Waterkloof trail : très belle rando mais attention au timing … nous l’avons finie au pas de charge sous la nuit tombante. Nuit au Campsite
J6 – Route pour le Namib (150 km de piste, 3h00) Drive pour les peintures rupestres Nuit au Campsite de Rostock Ritz Lodge.
J7 – Route pour Swakopmund via Solitaire et via Walvis Bay (30 km de goudron et 180 km de piste, 3h30) Ballade sur la lagune de Walvis Bay (flamands roses) puis à Swakop. Nuit en self catering Cornestone à Swakop : un appartement moderne et spacieux en front de mer.
J8 – Excursion en catamaran vers Pelican Point puis en 4x4 à Sandwich Harbour 2 ème Nuit en self catering Cornestone à Swakop
J9 – Swakopmund : Visite de la ville et repos ! Nous pensions faire du quad et du sand boarding mais le temps était très couvert et humide. 3 ème Nuit en self catering Cornestone à Swakop
J10 – Détour par Cape Cross pour voir… et sentir les otaries. Route pour le Spitzkoppe. (280 km de piste au total, 5h) Ballade Bushman Paradise puis dans le parc Nuit au Campsite de Spitzkoppe
J11 – Route pour le Brandberg (130 km de piste, 2h) Après midi, relax Nuit au Campsite du Brandberg White Lady Lodge
J12 – Route pour Palmwag (210 km de piste, 4h) Game drive (sundowner) Nuit au Campsite de Palmwag
J13 – Route pour Opuwo (230 km de piste, 4h30) Après midi, relax Nuit en Lodge au Country Lodge
J14 – Route pour Epupa (200 km de piste, 3h30) Après midi, relax et ballade le long du Kunene Nuit au Campsite Omarunga
J15 – Epupa Visite d’un village Himba puis ballade le long du Kunene 2 ème nuit au Campsite Omarunga
J16 – Longue route pour Etosha . Entrée par la Galton Gate (360 km de piste et goudron, 6h) Nuit en Lodge à Dolomite camp
J17 - Etosha Nuit au Campsite d’Okaukuejo
J18 – Etosha Nuit au Campsite d’Halali
J19 – Etosha Nuit au Campsite de Namutoni
J20 – Route pour Okonjima (340 km de goudron, 4h) Après midi, relax. Nuit au Okonjima Lodge
J21 – Okonjima Game drive Léopard le matin, Trekking guépard l’après midi et game drive léopard de nuit 2 ème nuit au Okonjima Lodge
J22 – Route pour Windhoek (220 km de goudron, 3h30). Avion de retour.
Voilà, j’espère que ces quelques lignes seront utiles. Reste maintenant à trier les photos, à rédiger, … bref, à poursuivre le voyage.
Armelle
J’espère qu’il pourra servir à ceux qui préparent l’été 2013… et oui, la Namibie se mérite, surtout pendant notre été, leur hiver donc. En phase de développement tourtistique et optant pour un tourisme plutôt sélectif, la Namibie offre peu de points d’hébergement (même les places de camping sont rares), enfin, ceux qui sont proches des sites « intéressants ». Il est donc important, pour éviter les déconvenues sur place, de préparer son circuit à l’avance.
J’en profite pour remercier chaudement les passionnés qui animent cette section du forum. Sachez que j’ai lu et relu, vos récits.
La préparation. Pour notre part, nous avons retenu l’agence francophone Madiza (www.madiza.com). Je recommande +++. Mi- novembre, notre circuit était bouclé, tel que nous le souhaitions, et les hébergements confirmés, par l’agence (cool, pour nous ) … et oui, 9 mois avant de partir. Du jamais fait , en ce qui nous concerne.
Le transport Avion Air Namibia de Franckfort à Windhoek. Un vol « quelconque » mais présentant le gros avantage d’être direct et avec des horaires qui ne plombent pas les jours de voyage (départ 19 ou 20h, arrivée 5 ou 7h).
Sur place, location d’un 4x4, le « classique » Toyota Hilux avec 2 tentes de toît et une tente au sol (nous sommes 5 dont 3 ados de 16, 15 et 12 ans). Aucun souci. Une seule recommandation : demander si possible un véhicule avec des tiroirs coulissants dans le coffre. Nous n’en avions pas et notre coffre est vite devenu un champs de bataille …
Petit retour, sur le coffre et son chargement., ou plus exactement sur les bagages. A 5, le volume est vite un sujet de préoccupation. Une grande partie du coffre est occupée par : 1 roue de secours + 1 pneu (1 autre roue de secours est logée sous le véhicule), 1 petit frigo, 1 glacière, 1 jerrican de 20 l d’eau, 1 table, 5 chaises pliantes, 1 grande caisse avec le matériel de camping (bouteille de gaz, lampe à gaz, vaisselle + ustentiles de cuisine, grille pour le feu, hache), 1 sac avec l‘alimentation « séche », la tente au sol + les 5 couvertures que nous avons acheté sur place + les 2 matelas de la tente de sol + 1 duvet (les 4 autres sont laissés bien à plat dans les tentes de toît) + 1 sac avec une pharmacie (heureusement inutile) et un stock de livres. Reste alors à « caser » nos affaires personnelles… ce n’est pas une mince affaire. Nous avons voyagé avec des valises « classiques » que nous avons ensuite laissé chez le loueur (Advanced Car Hire) et réparti nos affaires dans 5 sacs souples + 1 sac pour les polaires + 1 sac pour les chaussures. (Sans citer de nom, les sacs , taille cabine 55 x 20 X 40 cm, ont été trouvés chez le sportif D……ON et les 2 grands sacs (sacs pour ranger les couettes) chez le scandinave I..A). Dans nos sacs, nos affaires étaient emballées dans différents sacs plastiques… et finalement elles sont restées propres… il faut dire que le coffre était tellement plein que la poussière ne pouvait que difficilelment y entrer ! Sur place, on peut facilement faire ou faire faire la lessive le linge sèche vite et dans de nombreux campsites des femmes se proposent de laver votre linge pour quelques dollars namibiens.
Les choses à emmener Je ne ferai pas une longue liste des points classiques (crème solaire, jumelles, …). Nous ont été bien utiles : - divers chargeurs à brancher sur l’allume cigare. De nombreux campsites proposent un éclairage électrique mais tous n’offrent pas de prises. - Duvets, draps en soie et couverture polaire… pour autant après une première nuit difficile, nous avons acheté à Mariental des couvertures. - Dans cette même rubrique « contre le froid le soir ou à l’aube » : gants en soie, bonnets, foulard, polaires, sous pull, collants et chaussettes de ski. Les nuits peuvent être très fraîches - Sticks pour lèvres gercées.
Le logement Essentiellement en camping. A 5 (2 adultes, 3 ados de 16, 15 et 12 ans), nous avions opté pour 2 tentes de toît et une tente au sol. Toutes très faciles à monter et à démonter (moins de 2 minutes chaque), elles peuvent héberger chacune 2 personnes. Les tentes de toît ont un petit matelas intégré. Pour la tente de sol, nous avions demandé 2 matelas de sol (confortables mais volumineux).
Nous avions également retenu quelques nuits en lodges ou équivalent… et nous avons apprécié de « couper » ainsi le rythme. Les nuits en camping (une grande innovation pour nous) ont un coté très magiques que nous avons bien apprécié : feu de camp, nuit super étoilée, … mais, j’avoue humblement que l’on retrouve sans difficultés un peu plus de confort.😉
Notre circuit. La « boucle » assez classique avec un rythme volontairement tranquille avec pas plus de 4 heures de voiture par jour (sauf exception) … Un conseil : raisonner en temps de route plutôt qu’en distance et tabler sur du 60 km/h en moyenne sur piste. A ce sujet, les voitures de location sont équipées de mouchards et l’assurance ne couvre pas l’accident ou l’incident survenu à plus de 60 km/h sur piste ou 100 km / h sur les quelques routes goudronnées…. Bon, j’avoue, nous avons parfois outre passé cette recommandation. Il faut également bien avoir en tête que l’on ne roule pas à la nuit tombée. En Août, cela veut dire après 17h30 / 18h.
J1 – Windhoek Nuit à Londigini Guest house. Je recommande +++ : acceuil très chaleureux de Nathalie (française) et d’Alexander, discussions animées autour d’un excellent dîner. Les lunch box du lendemain seront également très bonnes.
J2 – Route pour Bagatelle dans le Kalahari. 220 km de goudron et 70 km de piste, 3h30 (tous les temps de route que j’indique sont hors arrêts) Game drive (sundowner) : des couleurs rougeoyantes au coucher du soleil et beaucoup d’animaux : une excellente entrée en matière. Nuit au Campsite.
J3 – Route pour Sesriem (135 km de goudron puis 180 km de piste, 4h30) Ballade sur Elim Dune. Nuit au Campsite.
J4 – Sossusvlei et environs 2 ème nuit au Campsite.
J5 – Route pour le Naukluft (100 km de piste, 1h30) Randonnée Waterkloof trail : très belle rando mais attention au timing … nous l’avons finie au pas de charge sous la nuit tombante. Nuit au Campsite
J6 – Route pour le Namib (150 km de piste, 3h00) Drive pour les peintures rupestres Nuit au Campsite de Rostock Ritz Lodge.
J7 – Route pour Swakopmund via Solitaire et via Walvis Bay (30 km de goudron et 180 km de piste, 3h30) Ballade sur la lagune de Walvis Bay (flamands roses) puis à Swakop. Nuit en self catering Cornestone à Swakop : un appartement moderne et spacieux en front de mer.
J8 – Excursion en catamaran vers Pelican Point puis en 4x4 à Sandwich Harbour 2 ème Nuit en self catering Cornestone à Swakop
J9 – Swakopmund : Visite de la ville et repos ! Nous pensions faire du quad et du sand boarding mais le temps était très couvert et humide. 3 ème Nuit en self catering Cornestone à Swakop
J10 – Détour par Cape Cross pour voir… et sentir les otaries. Route pour le Spitzkoppe. (280 km de piste au total, 5h) Ballade Bushman Paradise puis dans le parc Nuit au Campsite de Spitzkoppe
J11 – Route pour le Brandberg (130 km de piste, 2h) Après midi, relax Nuit au Campsite du Brandberg White Lady Lodge
J12 – Route pour Palmwag (210 km de piste, 4h) Game drive (sundowner) Nuit au Campsite de Palmwag
J13 – Route pour Opuwo (230 km de piste, 4h30) Après midi, relax Nuit en Lodge au Country Lodge
J14 – Route pour Epupa (200 km de piste, 3h30) Après midi, relax et ballade le long du Kunene Nuit au Campsite Omarunga
J15 – Epupa Visite d’un village Himba puis ballade le long du Kunene 2 ème nuit au Campsite Omarunga
J16 – Longue route pour Etosha . Entrée par la Galton Gate (360 km de piste et goudron, 6h) Nuit en Lodge à Dolomite camp
J17 - Etosha Nuit au Campsite d’Okaukuejo
J18 – Etosha Nuit au Campsite d’Halali
J19 – Etosha Nuit au Campsite de Namutoni
J20 – Route pour Okonjima (340 km de goudron, 4h) Après midi, relax. Nuit au Okonjima Lodge
J21 – Okonjima Game drive Léopard le matin, Trekking guépard l’après midi et game drive léopard de nuit 2 ème nuit au Okonjima Lodge
J22 – Route pour Windhoek (220 km de goudron, 3h30). Avion de retour.
Voilà, j’espère que ces quelques lignes seront utiles. Reste maintenant à trier les photos, à rédiger, … bref, à poursuivre le voyage.
Armelle
De Windhoek à Kasane: itinéraire de 2 familles gâtées English translation pending
Bonjour tous,
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria Falls
Allez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.



Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Nous voilà de retour la tête pleines de magnifiques images. Qui ça nous: deux familles, une Belge, une Français, 3 d'un côté, 4 de l'autre, de 15 à 54 ans.
Ce voyage a été construit en commun ... avec l'aide des passionnés de VF, je pense notamment à Pierre 77, Rivièrefox, FredXIII, J2P, Voyagou, Francky, Musungu, Vinnylove, Bolo3 et de nombreux autres auprès de qui je m'excuse d'avoir oublié de les citer.
Pourquoi la Namibie ... ben justement à cause de Pierre et Fred. J'avais fait leur connaissance sur une autre section de VF et je suis allé voir leur "production littéraire et photographique". Leurs magnifiques carnets montrant toute la diversité qu'offre la Namibie m'ont donné très, mais alors très très, envie d'aller découvre l'Afrique Australe.
Ce projet nous a occupé toute une année: sites à visiter, agence à choisir, hébergement ... tiens justement en parlant d'hébergement : nous avons choisi une version originale, nous avons à la fois logé dans des lodges et dormi dans le camping attenant à ces lodges. Cette formule nous a permis de: - tester les "tentes sur le toit", la joie du camping, assez caractéristique des voyages dans ces contrées. Cela a été une découverte pour nous puisque j'étais le seul à en avoir déjà fait il y a ... je n'ose pas le dire ... 30 ans. Cela a bien plu aussi à nos ados. - profiter tout de même des commodités (et restaurant) du lodge - faire des économies substantielles puisque les lodges sont dans l'ensemble très cher.
Le parcours:
Ce qui nous fait en très court: Windhoek - Kalahari (Marienthal) - Namib (Sesriem) - Namib Nauklufs (près de Solitaire) - Walvis Bay (2x) - Brandberg - Grootberg - Purros - Opuwo - Epupa Falls - Kunene River Lodge - Etosha 3x (Dolomite, Okaukuejo, Onguma Bush Camp) - Rundu - Sakawhe au Botswana - Kongola - Kasane (2x) - Victoria FallsAllez je me lance, voici le récit au jour le jour: PREMIERE PARTIE: ARRIVEE - KALAHARI - NAMIB J'ai aussi fait un blog, le texte est le même mais il y a beaucoup plus de photos, pour les amateurs cliquer ici
Jour 1
Ca y est le grand jour est arrivé, cela faisait 13 mois qu’on y pensait et 10 mois qu’on y « travaillait »
L’avion part à 20h10 de Frankfurt pour un vol direct à destination de Windhoek, capitale de la Namibie.
A 12h30 tout était prêt chargé, c’est un peu tôt, mais, comme il y a toujours de gros risques de bouchons sur la route, nous sommes tout de même partis. Et bien pour une fois on a très bien roulé, 2h50 porte à porte. On était donc 4h50 avant le vol … euhhh non 5h50, on vient de nous annoncer que le vol aurait 1h de retard. On prend notre mal en patience en passant tous les différents contrôles et en sillonnant le Duty Free. Après un repas léger type, on retrouve nos amis Belges avec qui nous faisons ce grand voyage (Jacqueline la maman grande organisatrice qui a énormément travaillé pour nous faire des fiches détaillées de nos dures journées de voyage, Virginie la fille toujours partante et souriante avec qui Léonie pourra échanger et Cedric le fils chauffeur, traducteur, photographe, chargé du talkie walkie, du Gps et de nombreuses autres tâches). A 20h30 on commence à nous faire embarquer … puis débarquer, vol encore retardé, l’avion n’a pas reçu l’agrément des services de contrôle pour cause de sièges mal fixés … ça inspire confiance !!!.
Une rapide discussion avec l’hôtesse m’apprendra qu’ils vont faire le plus vite possible car après 23h ils n’auront plus le droit de décoller … gloups !. Finalement nous avons pu reprendre l’embarquement et nous avons décollé vers 22h10. Vol sans histoire, long comme toujours avec nourriture pas top et pas d’écran TV individuel.


Jour 2
Le pilote a pu reprendre 1h ce qui fait que nous avons finalement atterri avec 1h de retard. Passage de douane, immigration et un chauffeur qui nous attendait pour nous amener chez le loueur de voitures (juste le temps de retirer de l’argent et en voiture, pardon mini bus). L’aéroport est distant de la ville d’environ 40 kms, nous verrons tout de même 4 girafes (ça commence bien), sinon on ne se croirait pas spécialement en Afrique, tout est récent, bien entretenu Et le paysage est désertique sans charme particulier. Chez le loueur un guide de l’agence de voyage (Tourmaline) nous attend, pratique d’avoir un Français sous la main, car nous avons beaucoup à voir avec le loueur (check list complète de la voiture et du matériel de camping).

Les véhicules sont récents (2010 et 2011, 79.000 et 55.000 kms), semblent bien entretenus, en revanche les pneus sont bons mais pas Off Road, le loueur n’en démordra pas, pareil pour la pelle et la caisse à outils que nous avions demandé (et qu’il avait accepté à l’exception des pneus où sa réponse était évasive). Je lui ferais tout de même changer une roue de secours un peu fatiguée. Son leitmotiv étant de dire que le véhicule était suffisamment bien équipé pour toutes les routes où nous étions sensés aller (le « Off Road » et certaines régions étant interdites pour les 4x4 de loc). Nous avons aussi appris le montage et le démontage des tentes (un peu fatiguées), fait le tour de tout le matériel (4 duvets neufs, couvertures, oreillers, table, chaises, réchaud à gaz, grille de barbecue, frigo sur batterie séparée…), plus deux roues de secours, un compresseur, bref de quoi remplir un coffre pourtant volumineux. Et les bagages me direz-vous, ça rentre encore mais il faut jouer un peu au Tetris. Après on reprend tout le contrat point par point, on discute de l’opportunité ou non d’une franchise, que nous finirons par refuser, il nous dit également avoir équipé les véhicules de mouchards. En conclusion l’entreprise semble sérieuse, en revanche j’ai beaucoup de mal avec les Afrikaners, leur attitude hautaine, voir agressive et je ne parle pas de leur comportement avec les noirs !.
Tout cela nous amène vers 11h, ensuite nous irons manger (des hamburgers !) puis faire les courses dans un supermarché. Et ce nos premiers tours de roues du « mauvais côté » de la route et avec une conduite à droite. C’est un coup à prendre, on perd nos repères et les essuies glace tournent beaucoup (comme tout est inversé ils ont les essuies glace à la place de nos clignotants). Heureusement que la boite et les pédales sont dans le même ordre que chez nous. Les supermarchés (SPAR, par exemple), eux, sont très semblables aux nôtres avec beaucoup de produits similaires. De façon générale les prix sont aussi « européens ». Ca y est on est enfin prêt, direction le sud. Comme il est déjà 13h nous n’aurons pas le temps de « flâner » sur les petites pistes. Nous emprunterons la grande route, goudronnée, ne sachant pas que serait une des seules que nous emprunterons et nous ne l’avons pas appréciée à sa juste valeur.
Pour cette première nuit, nous logeons à l’Anib Lodge, dans le Kalahari, région dont le nom fait rêver depuis les « dieux sont tombés sur la tête ». Nous avons un bungalow avec une belle vue. Après la prise de possession des lieux nous irons faire quelques pas pour le coucher du soleil. On savait qu’il se coucherait tôt mais pas qu’il ferait nuit noir ¼heure après. Le coucher étant à 16h30 à 17h on n’y voyait plus rien, et immédiatement le froid se fait sentir. On passe allègrement de 25 à 10° en très peu de temps. Pour pouvoir profiter du pays il faut donc se lever tôt. Tout est tôt, même le diner généralement servi à 18h30. Il sera bon, agrémenté d’un petit spectacle fait par le personnel du lodge. Nous aurons droit au menu décrit en langage des clics. En fait ils ne parlent pas qu’en clic, c’est comme si on remplaçait par exemple les voyelles par des clics et que le reste est normal. On croirait presque que c’est une autre personne qui place des clics de temps en temps en « surimpression » sur le discours « normal ». Les chambres sont belles et la literie aussi, nous passerons une bonne nuit … fraîche. Le fait qu’il n’y a qu’une heure de décalage horaire fait qu’il n’y a pas de temps d’adaptation, mais du coup on a moins l’impression d’être très très loin. En conclusion tout se présente bien et nous aurons vu quelques girafes, des Springbocks et des autruches


Jour 3
Le matin nous repartons faire une promenade plus longue pour voir le lever du soleil, avec pantalon, polaire et veste, je dirais qu’il faisait environ 5 à 7°. Ce tour nous permettra de voir de nombreux animaux, c’est qu’il est très peuplé le kalahari Springboks, Zèbres, Oryx, oiseaux.




Un bon petit déjeuner, puis réorganisation des bagages, en effet ce soir nous dormirons tous les 4 en tente, vous savez celles qui sont sur le toit. On a chacun préparé notre petit « sachet » avec le nécessaire indispensable car pas question de déballer nos grosses valises. Nous partons plein Ouest direction le désert du Namib et Sesriem avec ses dunes orange, les plus grandes du monde parait-il. Les paysages sont beaux, immenses, vides à part quelques animaux, on traverse de temps en temps une bourgade, elles sont très étendues avec très peu d’habitation, juste une station essence et une supérette. Il y a peu de circulation et on soupçonne que ce soit essentiellement des touristes.
Un voyant nous obligera à nous arrêter dans un garage à Maltahöhe (ça fait très Allemand non !). 3ème piste à droite en quittant la route. Le garage, tenu par un couple de blancs (comme tout ici) et entourés de noirs à leurs ordres. Il détecte tout de suite la panne, démonte le filtre à essence, le donne à un noir pour qu’il le nettoie, le reprend et le repose. Le garage est absolument nickel, un noir le balaye en permanence. Il nous « arnaque » un peu beaucoup mais on se fera rembourser par le loueur (du moins on espère). Mais le résultat est là, plus de voyant ni d’alarme sonore. Nous serons contrôlés 2 fois par la police, par ailleurs peu présente. On repart, mangeons en route (pain, jambon, tomate, fromage, yaourt et fruit). La piste est vraiment très belle, surtout lorsqu’on se rapproche de Sesriem.


En revanche peu d’animaux sur la route à part des Springbocks, des autruches et autres pintades. Nous rentrons dans le parc fermé avec poste de contrôle et gardien. Ils ne rigolent pas, tout cela fait très sérieux et carré. Nous prenons nos permis et prenons notre emplacement de camping. L’emplacement est très beau, tout au bout du camping, au bord de la savane, sous un arbre avec point d’eau et électricité.
Nous ferons un montage d’essais puis replions nos tentes pour pouvoir aller explorer notre première dune. Comme nos amis logent à l’extérieur du parc (et pas en tente) ils ont laissé leur véhicule à l’extérieur et nous sommes allé à 7 dans notre 4x4 pour aller explorer la première dune, qui se nomme dune Elim.
Piste, parking et escalade pour pouvoir la gravir et contempler le coucher de soleil. J’ai été surpris car elle est couverte de touffes de grandes herbes (faisant jusqu’à 1,5 mètres de haut). On fatigue rapidement à marcher dans le sable mou et chaque fois qu’on croit arriver en haut il y en a une plus haute derrière. Comme nous sommes un peu tard il n’y a que Théo qui ira jusqu’en haut. Nous nous attendrons le coucher de soleil un peu plus bas. C’est très beau, immense et des couleurs magnifiques l’herbe blonde, quelques arbres verts, les dunes orange et le ciel bleu. C’est parfait.


Retour au camping où nous finirons de monter la tente dans le noir (17h30 !).
Ensuite nous sortons du parc pour aller retrouver nos amis et diner au Sossusvlei Lodge. Il est réputé pour son buffet. Réputation méritée avec un buffet d’entré, un coin « plancha », un coin grillade avec plein de sortes de viandes (Oryx, Springbok, Zèbre, Koudou, Impala, et plein d’autres bêtes exotiques), et pour finir un buffet de dessert. Ensuite un peu de marche et TENTE, une première pour nous. Alors que dire … c’est plus satisfaisant au niveau concept que dans la réalité !. Il faut dire qu’un groupe électrogène « ronronnera » toute la nuit. Sinon, c’est tout de même exigu, lorsque quelqu’un bouge tous les autres le ressentent, le dos n’apprécie pas trop et vers le matin il fait froid.
Néanmoins cela participe au côté exceptionnel de nos vacances.
Jour 4
Lever avant l’aube (5h30), il fait froid mais c’est tout à fait supportable. Dire que dans 4 heures on aura trop chaud et on se badigeonnera de crème solaire. Pliage de tente express et départ sue les chapeaux de roues. En effet le but du jeu est d’arriver au niveau de la dune 45 (c’est son petit nom, qui signifie qu’elle est à 45 kms) pour le lever de soleil. Pour favoriser les personnes qui logent à l’intérieur du parc (donc nous) on a le droit de partir dès 5h50 alors que les personnes qui logent à l’extérieur (nos amis par exemple) ne peu vent entrer dans le parc qu’à 6h30 . Nous parcourons cette magnifique route (goudronnée) au milieu des dunes. D’abord avec les phares et petit à petit le paysage apparait, c’est magnifique, (il faut juste faire attention aux animaux qui ne comprennent pas toujours que la route ne leur est pas destinée. Nous nous arrêtons donc à cette fameuse dune 45 que nous escaladerons juste ce qu’il faut pour pouvoir voir le soleil qui se lève …magique. Et maintenant nous sommes sur des dunes sans végétation, toutes oranges.



Retour dans la voiture pour s’enfoncer plus en avant dans Sossusvlei. Fin de la route goudronnée, maintenant c’est le morceau de bravoure, 5 kms dans du sable profond !. Stop, position 4x4, boite courte, dégonflage de pneus (que nous ne ferons pas), 3ème vitesse et en avant !. C’est un peu comme conduire dans 40 cm de neige poudreuse, en gros il vaut mieux laisser la voiture trouver toute seule ses ornières. C’est sympa à faire même si tu transpires quand tu vois que la voiture commence à avoir du mal et ralentit. Il faut dire que nos véhicules sont des veaux et manquent réellement de puissance. A l’arrivée nous jetons notre dévolu sur un petit emplacement à part, sous un arbre où nous prendrons un superbe petit déjeuner au milieu des dunes du Namib.
Ensuite nous allons découvrir un site magnifique, dont on trouve les photos partout : Deadvlei. C’est comme un lac salé entouré de dunes rouge où il ne reste que quelques acacias morts il y a 400 ans. En fait autrefois il y avait de l’eau mais maintenant à part de l’eau de pluie le lac n’est plus irrigué. Autour ce sont de grandes dunes rouges. Après avoir marché dans le fond de ce lac nous avons escaladé l’une des grandes dunes jusqu’à la crête que nous avons suivi. Grandiose (c’est pour changer de magnifique). On est vraiment ailleurs. C’est un des sites les plus visités, mais à l’aune de la Namibie, nous devions bien être au plus 20 ou 30 sur tout le site !.



Petite parenthèse, de façon générale il y a peu de monde et les routes sont désertes, en fait il n’y a que les quelques blancs et les touristes qui ont des voitures, ce qui fait que même en ville il y a très peu de voiture. En revanche ce sont principalement des 4x4 (Toyota, Nissan) ou des Mercedes. Donc presque toujours de gros véhicules en très bon état. Les supermarchés, assez nombreux, sont à un niveau de prix presque européens, et essentiellement fréquenté par les blancs … et les quelques touristes. Tout est très propre, bien entretenu et récent.
Pour revenir à nos dunes : après ce tour bien physique nous nous enfonçons encore plus loin dans les dunes avec les 4x4 jusqu’au site de Sossusvlei proprement dit. Là, étonnement, il y a encore de l’eau dans le petit lac, ce contraste eau / dunes désertiques est saisissant. Pas d’escalade cette fois juste un petit tour au bord de l’eau.

Ensuite nous retournons à l’entrée du parc avant de reprendre notre route vers notre lodge suivant. Comme on est en milieu de journée, petit casse croûte rapide sous un soleil de plomb.
Lorsque nous voulons sortir nous apprenons qu’il faut présenter le permis que nous avions obtenu la veille, problème nous ne le trouvons plus. Le gardien refusera obstinément de nous laisser sortir, malgré les palabres de Théo, nous devrons retourner à la réception pour nous faire établir un duplicata. ½ h plus tard nous pourrons enfin partir.
La piste, de gravillons, traverse le Namib. Un arrêt au panneau « TROPIQUE DU CAPRICORNE » pour la photo immortalisant notre passage et nous continuerons vers Solitaire, gros point sur une carte … en réalité une station service avec une boulangerie et un semblant de superette. La boulangerie est mondialement connue pour ses Apfelstrudel et ses pâtisseries. Nous nous conformerons à la tradition et consommerons ces excellentes gâteries pour notre 15 heures.

Peu d’animaux sur la route à part des S et A (comprenez springbocks et autruches qui nous verrons tout le temps) plus 5 zèbres et quelques oryx au loin Encore une trentaine de kilomètres, toujours sur des gravillons, et nous arriverons à notre lodge. Qu’est-ce qui a pu venir comme idée aux propriétaires de s’installer ici au milieu de rien. On est loin de tout, le paysage est splendide. Le Lodge(Barchan Dunes Retreat) est niche au creux d’une petite montagne, presque complètement caché, juste avant il y a une petite orangeraie. Les chambres sont en fait de petits chalets semi enterrés, on ne les distingue pratiquement pas. Pour le notre qui est plus grand nous avons dû prendre la voiture. C’est un vrai petit paradis, surtout pour Léonie puisqu’il y a des suricates, des chiens et surtout 3 chevaux dont un cheval peluche (ou ours comme elle dit). Les chalets et la maison des propriétaires est superbe, jusqu’au mobilier en bois des chambres. Comme c’est une maison d’hôtes l’accueil y est plus chaleureux que dans un hôtel, le repas délicieux et l’ambiance détendue et agréable, on aurait vraiment envie d’y rester plusieurs jours. Les propriétaires parlent Allemand, ce qui est pratique pour moi.

En conclusion : Léonie aimerait tout transporter chez nous pour y vivre (maison, animaux, paysage, ..) !.
Itinéraire de vingt-six jours en Polynésie en juillet-août 2013 English translation pending
Bonjour,
J'ai demandé un devis chez Yestahiti pour un projet de voyage en Polynésie. Nous hésitons avec le Kenya, du coup j'ai demandé des devis pour les deux et nous ferons notre choix ensuite. J'ai donc reçu le devis de Yestahiti et j'aurais aimé avoir l'avis de personnes ayant déjà été en Polynésie et qui pourraient me donner quelques conseils, quelques infos et quelques idées d'activités à faire sur place.
Voici l'itinéraire fait par l'agence (25 nuits sur place)
J1: Arrivée à Tahiti, pension Relais Fenua
J2: arrivée sur Moorea, pension Linareva J3: Moorea J4: Moorea J5: Moorea
J6: arrivée sur Huahine, pension Fare Maeva J7: Huahine
J8: arrivée sur Tahaa, pension Fare Pea Iti J9: Tahaa
J10: arrivée sur Bora Bora, pension village Temanuata Beach J11: Bora Bora J12: Bora Bora, excursion journée sur Maupiti J13: Bora Bora
J14: arrivée sur Rangiroa, pension Raira Lagon J15: Rangiroa J16: Rangiroa J17: Rangiroa J18: Rangiroa
J19: arrivée sur Tikehau, pension Relais Royal Tikehau J20: Tikehau J21: Tikehau
J22: arrivée sur Manihi, pension Nanihi Paradise J23: Manihi
J24: arrivée sur Tahiti, pension Relais Fenua J25: Tahiti J26: départ le soir de Tahiti
Que pensez-vous de cet itinéraire? auriez-vous des conseils?
je vous remercie pour votre aide et vos conseils
J'ai demandé un devis chez Yestahiti pour un projet de voyage en Polynésie. Nous hésitons avec le Kenya, du coup j'ai demandé des devis pour les deux et nous ferons notre choix ensuite. J'ai donc reçu le devis de Yestahiti et j'aurais aimé avoir l'avis de personnes ayant déjà été en Polynésie et qui pourraient me donner quelques conseils, quelques infos et quelques idées d'activités à faire sur place.
Voici l'itinéraire fait par l'agence (25 nuits sur place)
J1: Arrivée à Tahiti, pension Relais Fenua
J2: arrivée sur Moorea, pension Linareva J3: Moorea J4: Moorea J5: Moorea
J6: arrivée sur Huahine, pension Fare Maeva J7: Huahine
J8: arrivée sur Tahaa, pension Fare Pea Iti J9: Tahaa
J10: arrivée sur Bora Bora, pension village Temanuata Beach J11: Bora Bora J12: Bora Bora, excursion journée sur Maupiti J13: Bora Bora
J14: arrivée sur Rangiroa, pension Raira Lagon J15: Rangiroa J16: Rangiroa J17: Rangiroa J18: Rangiroa
J19: arrivée sur Tikehau, pension Relais Royal Tikehau J20: Tikehau J21: Tikehau
J22: arrivée sur Manihi, pension Nanihi Paradise J23: Manihi
J24: arrivée sur Tahiti, pension Relais Fenua J25: Tahiti J26: départ le soir de Tahiti
Que pensez-vous de cet itinéraire? auriez-vous des conseils?
je vous remercie pour votre aide et vos conseils
Agence de location de voiture honnête au Mexique? English translation pending
Bonsoir,
nous sommes 4 jeunes de 22 à 25 et souhaitons louer un véhicule une ou deux journées durant notre séjour (objectif : chichen itza etc), pourriez-vous nous conseiller une agence HONNETE que vous auriez testée et approuvée?
Pourriez vous egalement m'infomer sur le "tarjeton" et la manière dont cela s'utilise?
Merci d'avance.
nous sommes 4 jeunes de 22 à 25 et souhaitons louer un véhicule une ou deux journées durant notre séjour (objectif : chichen itza etc), pourriez-vous nous conseiller une agence HONNETE que vous auriez testée et approuvée?
Pourriez vous egalement m'infomer sur le "tarjeton" et la manière dont cela s'utilise?
Merci d'avance.
Itinérance de Provence en Alsace English translation pending
Voici le récit d'une randonnée de 2 mois du sud-est vers le nord-est de la France réalisée au printemps 2012.
L'ensemble des photos se trouve sur notre site web http://mjpgouret.free.fr/gr9gr5/gr9gr5.html
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activit�� passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
De Provence en Alsace Variations libres autour des GR9 et GR5
Un livre lu un jour peut être le révélateur d'un rêve enfoui, d'envies d'évasion profondément ancrées en nous. C'est en lisant - il y a fort longtemps déjà - le récit du long vagabondage de Jacques Lacarrière à travers la France qu'a germé en nous le désir de parcourir, au rythme lent de la marche, les espaces naturels du monde.
Et, comme un appel silencieux mais insistant, les balisages blanc et rouge du GR 9, sur le chemin menant de notre maison au village, sont une invitation constante à aller plus loin...
C'est décidé, nous partons vers ce "plus loin". Cette fois, ce sera l'Alsace pour accomplir une véritable traversée de la France et franchir la distance symbolique des 1000 kilomètres.
Évidemment, notre motivation essentielle reste le plaisir de la découverte quotidienne.
"Se hace camino al andar"
Entre Provence et Drôme
8 avril: Jouques – Grambois
A 8 heures précisément nous fermons la maison à clé, heureux. Nous sommes heureux après toutes ces journées de préparation de concrétiser ce rêve, et émus aussi à l'idée d'abandonner notre cocon douillet pour plusieurs semaines. Le soleil nous fait la fête dans du ciel bleu. Un bref arrêt à la boulangerie, un rapide salut à un passant qui nous imagine partant pour quelques courtes heures de randonnée et nous voilà enfin en route sur ce sentier de grande randonnée qui passe à 50 mètres de notre maison et qui sera notre fil conducteur jusqu'aux plateaux du Jura. Nous apprécions tout spécialement ces premiers kilomètres sur des chemins bien souvent parcourus mais qui, aujourd'hui, prennent une saveur toute particulière. Le plateau de Bèdes traversé, un bref retour à la civilisation nous est imposé avec la proximité de l'autoroute et la traversée de la Durance sur le pont de Mirabeau. Cependant, très vite, le calme revient et, par une petite route paisible, nous atteignons le village de Mirabeau bien endormi à l'heure de la pause dominicale. Les abords de la fontaine, abrités du Mistral, nous accueillent pour le premier pique-nique. En quittant le village nous constatons bien que le balisage est différent des indications de la carte mais faisons confiance aux marques du terrain en pensant que la modification ne concerne qu'un tronçon réduit. Après quelques kilomètres nous prenons conscience que ce tracé nous éloigne de notre but à Grambois et, après quelques tentatives sur des sentiers de traverse qui butent sur des clôtures, nous prenons donc la décision de revenir en arrière pour retrouver l'itinéraire initialement prévu. Celui-ci parcourt une large crête offrant un vaste panorama circulaire depuis la vallée d'Aigues jusqu'aux massifs des Alpes du Sud encore enneigés. Ainsi, à vouloir suivre aveuglément les balises d'un GR dont l'itinéraire a été détourné, nous avons ajouté 4 kilomètres et demi à une étape initialement prévue à 27 kilomètres: pour une première étape, c'est une bonne mise en jambe...
9 avril: Grambois -Céreste
Bien reposés, nous repartons dans la fraîcheur du matin par de petites routes vers Vitrolles niché sous le Luberon. Nous y rencontrons quelques randonneurs et, surtout, beaucoup de cyclistes. Au dessus du village une piste remonte tranquillement pour franchir la crête d'où les monts du Vaucluse semblent comme un appel à poursuivre et nous dictent l'itinéraire des prochains jours. La descente raide et caillouteuse est rapidement avalée et, dès le début de l'après midi, nous nous installons dans le confortable gîte communal de Céreste. Aujourd'hui, l'étape a été « cool » et nous nous reposons en déambulant tranquillement au milieu du vide grenier animé!!! Qu'on se rassure, on n'a rien trouvé à rajouter dans notre sac à dos.
10 avril: Céreste – Chaloux
Avec l'étape Céreste, Oppédette, Chaloux nous entrons véritablement dans le voyage car, même si les paysages nous sont encore familiers, nous les découvrons par de nouveaux itinéraires et sous des points de vue différents. C'est d'abord le prieuré de Carluc, autrefois étape des pèlerins sur le chemin de Rome, puis le minuscule village de Sainte Croix à Lauze où les chiens, sans doute peu habitués à croiser des randonneurs, semblent bien agressifs. Enfin, le village d'Oppédette apparaît comme perdu au milieu de nulle part. L'impression d'isolement et de solitude est encore accentuée par un ciel bas et peu lumineux qui nous incite à presser le pas.
Bien nous en prend car, à peine arrivés au gîte de Chaloux, les nuages accumulés dans la journée et de plus en plus menaçants lâchent leurs trombes d'eau sur la campagne.
11 avril: Chaloux – Sault
En sortant du dortoir ce matin, nous découvrons un ciel pur, lavé par la pluie et le vent du nord revenu. Par contre une mauvaise surprise nous attend en préparant notre petit déjeuner car nous constatons que nos sacs de provisions sont déchirés et nous trouvons notre fromage plus qu'à moitié rongé! Notre pique nique sera frugal car la seule épicerie de Simiane est justement fermée le mercredi.
Après avoir franchi quelques gués grossis des pluies de la veille dans les gorges de Vaumale nous remontons vers le village de Simiane la Rotonde éblouissant sous le soleil matinal. Une montée en pente douce dans la hêtraie conduit sur les hauteurs des plateaux d'Albion et de Sault, paysage immense et mamelonné, ouvert sur Lure et les Alpes blanchies de neige fraîche, les massifs du Verdon, le Luberon déjà loin et le Ventoux de plus en plus proche. La longue traversée de ces vastes horizons sauvages sur de larges espaces dégage une impression de grande solitude mais n'est jamais ennuyeuse car elle est agrémentée par la vision de champs de lavande et de massives fermes en pierre aux proportions harmonieuses caractéristiques de la Haute Provence .
Une lumière intense éclaire les cumulus joufflus et leur donne presque l'aspect des ciels patagons.
12 avril: Sault – Vergol
Une étape « courte » nous attend et nous prenons notre temps pour nous préparer et faire quelques courses en prévision des prochaines journées sans ravitaillement possible. Manquant sans doute de vigilance nous commençons par emprunter une mauvaise direction mais détectant rapidement notre erreur nous retournons vers le centre du village pour y trouver facilement le bon chemin. C'est, ensuite, d'un pas paisible que nous cheminons à travers la forêt jusqu'à dominer le village d'Aurel perché sur un versant ensoleillé. Le cheminement se poursuit dans un paysage vallonné jusqu'à Montbrun les Bains dont les maisons étalées sur une vaste pente apparaissent soudainement au détour d'un collet. La traversée du village par des ruelles et des escaliers pavés est jalonnée de nombreuses fontaines. Après avoir remonté le Toulourenc, une courte grimpette sur un bon sentier en lacets nous amène à un minuscule hameau isolé où notre carte situe le gîte. Nous tentons d'ouvrir toutes les portes des maisons du lieu, mais nous devons bien admettre qu'il n'y a pas de gîte à cet endroit: la carte est erronée, ces bâtiments ne sont pas ceux du gîte et, après une consultation attentive de la description de l'étape suivante dans le topo guide, nous constatons que le gîte qui nous attend est situé 2 kilomètres plus loin... Nous y sommes aimablement accueillis dans une bâtisse bien ancrée sur la pente dominant la vallée et les contreforts du Ventoux.
13 avril: Vergol – Saint Auban sur Ouvèze
Nous rentrons aujourd'hui dans une zone pré alpine : reliefs marqués, végétation d'altitude, pentes de marnes délitées. L'impression de solitude est totale sur les sentiers malgré les nombreuses fermes et hameaux éparpillés dans le paysage, héritages d'une époque où l'activité agricole était bien plus présente. Nombre de ces hameaux conservent de superbes maisons bien restaurées mais la vie y semble bien absente.
Au passage du col des Tunes à 1229 mètres une pelouse d'herbe rase serait tentante pour la sieste mais le ciel menaçant nous en dissuade.
A Saint Auban, le gîte d'étape est fermé et un panonceau « en vente » nous incite à ne pas attendre le retour hypothétique de la propriétaire pour trouver un toit : ce soir, nous dormirons donc à l'auberge du village.
14 avril: Saint Auban sur Ouvèze – Rosans
Le ciel gris et sans lumière est peu propice à la contemplation du panorama et aux photos. Dommage, car le relief complexe de cette région offre des alternances de paysages de montagne sèche, de robines, de roches érodées et de vertes prairies et l'itinéraire est très agréable. Nous grimpons allégrement le raide sentier qui mène au Serre de Chanteduc et s'adoucit aux abords des replats herbeux du plateau de Gisfort. Le chemin s'enfonce ensuite dans la forêt au pied d'une imposante aiguille ruiniforme avant de rejoindre une étroite vallée encaissée jusque Montferrand. Le paysage s'ouvre alors sur la large vallée de l'Eygues dominée par les maisons de Rosans étalées sur l’adret.
15 avril: Rosans – Valdrome
Dès le départ bruine et neige mêlées sont au menu de cette longue étape pré alpine avec 3 cols à franchir. Mais « pluie de bonne heure n'arrête pas le randonneur... ». L'ambiance quasi automnale renforce l'impression de solitude et d'isolement complet. Les habitants des rares villages perdus au fin fond de profondes vallées restent sans doute confinés devant leur cheminée car nous ne rencontrons personne. Sous le col des Pins, la neige commence à s'installer sur les éboulis et les pierriers tandis que les branches des arbres se parent d'une mince couche poudreuse du plus bel effet sous les écharpes de brume.
Après le col des Praux, une confortable piste nous laisse espérer une descente facile et rapide vers Valdrome, mais nous découvrons que d'importantes coupes de bois ont été effectuées et que les engins utilisés pour les travaux de débardage ont creusé de profondes ornières et décapé le sol détrempé. De quoi compliquer la marche et parfaire notre tenue de randonneurs mouillés et crottés en dévalant un magnifique toboggan de boue peu avant l'arrivée. Et, pour nous réchauffer, notre gîte de ce soir est dans une belle cave voûtée...
16 avril: Valdrome – Beaurières
Nous quittons Valdrome sous une légère bruine qui, comme les jours précédents, se transforme en neige au passage du col de Valdrome où les branches des arbres sont blanchies. Quelques passages sur une piste boueuse nous mènent vers le col de Cabre où la pluie commence à devenir insistante. Après quelques hésitations nous finissons par trouver le départ du sentier bien caché en contrebas du talus de la route. Quelques lacets plus tard nous rejoignons le fond de la vallée où l'ambiance n'est pas franchement printanière: humidité, froid, brume ne nous auront pas quitté de la journée.
Compte tenu de la fermeture du gîte de Lesches en Diois il nous restait 3 options pour clôturer cette étape: rallier directement Châtillon au prix de 1700 m de dénivelé et 12 heures de marche, tenter le bivouac sous les nuages ou faire une étape courte en dormant dans un bungalow de camping. On a choisi la solution de confort mais nous devons attendre 17h, heure d'arrivée du responsable, pour nous installer au chaud. En attendant, nous espérions trouver un café ouvert pour nous réchauffer mais, vu l'apparence du bistrot, il y a sans doute longtemps qu'il n'y a plus d'ivrogne dans ce village plutôt morose sous la grisaille...triste preuve de la désertification rurale.
17 avril: Beaurières – Châtillon en Diois
Aujourd'hui, nous avons de la chance: le soleil est revenu et illumine les sommets poudrés de neige fraîche. Nous avançons allégrement vers Lesches en Diois en traversant un vaste plateau verdoyant. Les habitants se sont donnés rendez-vous autour de quelques commerçants ambulants et, de suite, la vie semble revenue. Nous franchissons un premier, un deuxième col et entamons, après le pique-nique à Miscon, la remontée vers le troisième sur une piste caillouteuse, raide et tellement raide que nous avons le nez dans les cailloux. Évidemment, ce qui devait arriver arriva: nous loupons l'embranchement du GR. Nous nous en apercevons assez vite, mais persistons dans notre erreur, persuadés de pouvoir rejoindre le col par une autre piste figurant sur la carte du GPS. Nous grimpons donc 120 mètres de dénivelé pour constater que les 2 pistes ne peuvent se rejoindre. Redescente donc et retour à l'itinéraire normal: au col, nous nous félicitons d'arriver sans trop de retard (car il reste un quatrième col au programme...). C'est alors que les dieux nous abandonnent !!! Un panneau annonce que le GR est dévié pour cause d'éboulement et indique la direction de la montagne de Grésière. Perplexes devant le détour imposé nous cherchons une autre indication: rien, sinon une vague piste sans aucun balisage. N'écoutant que notre courage (!) nous entamons les 300 mètres de dénivelé supplémentaire pour atteindre le sommet et là, devant un sublime panorama de montagnes enneigées, nous constatons que la seule issue est de redescendre au col... Retrouvant la « vague piste » évoquée supra un balisage aux vives couleurs blanche et rouge nous tape à l'?il. Est-ce une hallucination ? Le doute nous assaille à un point tel que nous touchons le balisage et nos doigts se colorent d'une superbe peinture fraîche. Nous empruntons alors cette piste et vérifions à chaque balise que la peinture est nouvelle. Peu après, nous apercevons le baliseur un pot à la main. (Et bien non, on ne lui a pas renversé son pot sur la tête!). Nous poursuivons vaillamment notre longue route mais nous zappons le quatrième col grâce à un chemin de contournement au milieu des vignes ce qui nous permet d'atteindre Châtillon quelques minutes avant la fermeture de l'épicerie. Ouf...il est quand même 19h15 quand nous arrivons au gîte, bien contents de pouvoir quitter les godasses.
18 avril: Châtillon en Diois – Die
Notre projet initial était de traverser la réserve des hauts plateaux du Vercors en faisant étape dans une cabane. Compte tenu du froid et, surtout, de la neige récemment tombée sur les hauteurs il nous paraît plus sage de contourner le massif par l'ouest. Nous cheminons tranquillement vers le col de Caux ne nous lassant pas d'admirer les murailles verticales de la montagne du Glandasse sur lesquelles s'enroulent les dernières écharpes de brume déchirées par le vent. Les pentes couvertes de mousse brillent sous la lumière éclatante d'un soleil généreux et, événement remarquable, nous croisons deux randonneurs, les premiers depuis plus d'une semaine. Comme nous avons décidé de faire une étape courte, après le pas de la Roche nous empruntons une petite route qui rejoint Die sans détour. C'est donc à 14h30 que nous posons nos sacs pour un après-midi de repos.
lDe Vercors en Chartreuse
19 avril: Die – Vassieux
Ce matin, il pleut sur Die. Une couche uniforme de nuages recouvre les sommets laissant augurer une journée bien humide. Nous partons harnachés, guêtres, sursac et vêtement de pluie et ce ne sera pas une précaution inutile. Pour éviter une partie de sentier qui semble franchir quelques pentes de marnes certainement très glissantes nous empruntons la route du col du Rousset sur 4 kilomètres. Les voitures y sont rares et nous avançons d'un bon pas. Après avoir traversé une large plaine agricole nous grimpons sur le raide contrefort du Vercors rapidement enveloppés par le brouillard pénétrant. Peu avant le col de Vassieux une brutale et brève averse de neige nous accueille, rapidement suivie d'une éclaircie tout aussi soudaine et brève, fugitif instant où la lumière joue avec la neige et les pierres du chemin. Nous débouchons au col sur un vaste espace blanc à l'horizon cotonneux. Pour le pique-nique, l'abri de la cabane près du col est le bienvenu. L'ambiance est très particulière: solitude et isolement comme au c?ur de l'hiver. Nous redescendons ensuite vers Vassieux dans 15 cm de neige bien mouillée...
20 avril: Vassieux – La Chapelle en Vercors
Durant la nuit la neige a décoré le pré devant le gîte. Nous prenons notre temps et attendons qu'une éclaircie pointe le bout de son nez pour faire cette courte étape qui traverse la haute plaine de Vassieux au relief karstique si particulier. Bien nous en prend, car, rapidement, la bruine neigeuse cesse et le soleil perce les nuages illuminant joyeusement des crêtes abondamment blanchies. Le sentier serpente entre mamelons et dolines, s'enfonce dans une hêtraie, louvoie au creux de modestes vallons puis débouche sur une prairie verdoyante tapissée de jonquilles qui nous confirment que le printemps est à l'?uvre
21 avril: La Chapelle en Vercors – Corrençon
Notre optimisme matinal à la vue d'un ciel tout bleu est vite tempéré par les nuages qui envahissent rapidement le ciel dès que nous nous mettons en route. Pour rejoindre au plus court notre parcours initial il nous faut trouver un passage au milieu des falaises qui défendent les hauts plateaux. L'itinéraire de la Grande Traversée du Vercors (GTV) à VTT semble la solution la plus rapide, nous garantissant, de surcroit, un balisage efficace bien utile en l'absence de carte précise. Au passage nous découvrons les eaux claires et tumultueuses de la Vernaison puis le village de Tourtres blotti à l'abri des raides pentes donnant accès aux hauts plateaux. Arrivés à la porte d'Herbouilly la neige fait son apparition au sol en même temps que le soleil. Nous nous offrons donc le plaisir de brasser la neige profonde sans raquettes sur quelques kilomètres. Plaisir d'autant plus apprécié que le ciel nous réserve quelques grands pans de ciel bleu et une lumière éclatante sur ces grands espaces blancs. La marche n'est pas de tout repos mais la vision de ces larges plateaux ceinturés de sommets surchargés de neige est une belle récompense à nos efforts. En prime, le petit gîte de Corrençon est particulièrement agréable et calme.
22 avril: Corrençon – Saint Nizier du Moucherotte
De nouveau, la neige abondante en altitude nous oblige à modifier notre itinéraire. A partir de Villard de Lans nous abandonnons le GR qui grimpe vers le Moucherotte pour le parcours de la GTV qui louvoie entre des prairies verdoyantes et des hameaux aux maisons caractéristiques avec leurs pignons en escalier. Après Villard de Lans nous rejoignons l'ancienne voie du tramway qui file tout droit au milieu de la vallée jusque Lans en Vercors. L'après-midi commence à peine et nous décidons alors de poursuivre jusque Saint Nizier, toujours par l'itinéraire VTT qui nous mène sur de larges chemins sinueux vers le bec de l'Aigle, point de vue spectaculaire sur les gorges du Furon. Il nous reste encore quelques kilomètres sur de larges chemins revêtus alternant descentes et montées qui commencent à éprouver muscles et pieds à la fin de cette longue étape.
23 avril: Saint Nizier du Moucherotte – Grenoble
De Saint Nizier nous dévalons 1000 mètres de dénivelé pour plonger, très provisoirement, dans le fracas et le brouhaha de Grenoble. Heureusement, le massif de Belledonne émergeant de la couche de nuages nous offre un spectacle qui fait, un peu, oublier cet environnement urbain et bruyant. Nous sommes complètement déphasés après ces 16 premiers jours accompagnés quotidiennement par le chant des oiseaux, le bruissement des arbres ou le murmure des ruisseaux !
24 avril: Grenoble – Le Sappey
Nous laissons Grenoble sous un ciel uniformément gris et bas pour entrer dans le massif de la Chartreuse arrosé par une pluie fine, continue et froide. Et, en plus, durant les 900 mètres de dénivelé de l'ascension du mont Rachais la rumeur de la ville n'a cessé de nous emplir les oreilles... Pas de panique, on continue, persuadés, qu'un jour, le beau temps va revenir !!! En attendant, il a neigé vers 1100 mètres et la montée vers le mont Saint Eynard dans le brouillard ne nous tente guère. Après une halte sous un abribus judicieusement placé au col de Vence nous décidons donc de poursuivre par la route. La pluie s'intensifie à l'approche du Sappey et nous en apprécions d'autant plus le confort de notre chambre.
25 avril: Le Sappey – Saint Pierre de Chartreuse
Magie de la montagne : au lever du jour une chaude lumière illumine les parois plâtrées de Chamechaude. Voilà qui nous remet du baume au c?ur pour la prochaine séquence aventure ! Afin d'éviter de traverser des pentes chargées de neige avec un risque d'avalanche certain nous empruntons, sur les conseils de notre hôtesse, la piste forestière du hameau des Combes pour atteindre le premier des 4 cols à franchir. Contrairement à ce qu'elle nous a annoncé, dès 1200 mètres, nous trouvons une neige profonde et vierge dans laquelle il devient très vite laborieux de faire la trace. En débouchant sur l'alpage de l'Emeindras où soufflent de violentes bourrasques l'orientation devient carrément délicate. Le ciel devenu gris se fond dans les grands espaces enneigés et les reliefs s'estompent rapidement. Une vaste zone déboisée, sans repère, sans trace s'ouvre devant nous. La neige est profonde et nous enfonçons jusqu'aux genoux. Dans de telles conditions, il est illusoire de poursuivre vers les crêtes et nous cherchons donc une issue vers le bas. Heureusement, notre GPS nous permet de garder le cap et de trouver une échappatoire qui, au prix tout de même d'un effort physique intense, nous offre la possibilité de regagner plus vite la vallée. Lorsque nous parvenons en vue du refuge de Pleynon, le soulagement est grand car la route est proche et il sera facile de la suivre jusque Saint Pierre. Mais rien n'est facile ce jour, la route est couverte d'une bonne couche de neige ramollie et croutée et, s'il n'y a plus de problème d'orientation, la marche y est extrêmement pénible et irrégulière. Belle et rude journée dans la montagne...
26 avril: Saint Pierre de Chartreuse – Saint Christophe sur Guiers
Fort de notre expérience d'hier nous abandonnons le projet initial de passer par le col de la Ruchère à plus de 1700 mètres d'altitude. Du coup, nous n'avons pas pu voir l'abbaye de la Grande Chartreuse mais le passage sur de petites routes par une succession de vallées aux multiples hameaux a été un moment apaisant! Pour une fois, nous apprécions la simplicité et la tranquillité de la marche sur le goudron et prenons beaucoup d'intérêt à découvrir quelques villages perchés sur les pentes ensoleillées: Le Villard, Le Château, Corbel avec leurs massives maisons en grosses pierres de taille sont des havres de paix qui contrastent fortement avec la rudesse du parcours de la veille au c?ur de montagnes pourtant si proches. Après le col des Egaux, le paysage change d'aspect et les pentes raides cèdent la place aux vastes prairies de la vallée des Echelles prolongée vers le nord par des vallonnements aux pentes douces. Nous terminons la journée en parcourant la voie sarde, autrefois axe de circulation principal entre Lyon et Turin, qui au travers d'un étroit défilé rejoint la plaine grâce à un spectaculaire plan incliné.
Toute la journée la douceur printanière nous a laissé espérer la fin des épisodes difficiles dans la neige mais... la suite du parcours nous démontrera que nous étions un peu optimistes !
27 avril: Saint Christophe sur Guiers – La Bridoire
Nous quittons les paysages alpins de la Chartreuse et devinons l'approche du Jura avec ces ondulations verdoyantes où paissent des vaches. Les sentiers deviennent plus doux et, tout autour, de nombreux hameaux habités témoignent de l'activité agricole importante de la région. Bien que nous ne rencontrons quasiment aucun randonneur l'impression de solitude ressentie depuis le départ laisse place à un sentiment de calme et d'harmonie reposant. Pour l'anecdote, nous avons franchi sans encombre, les ruisseaux de la Pissoire et du Merderet !!!
A La Bridoire nous sommes accueillis chaleureusement par un sympathique maçon italien installé ici depuis de nombreuses années qui prend un plaisir évident à nous parler de sa vie et de la région autour d'un bon pastis.
28 avril: La Bridoire – Saint Maurice de Rotherens
Séquence survie !!! Nous partons le sac allégé et le coeur léger pour une étape courte, dite de « récupération active ». Sur les indications du topo guide nous prévoyons un gros ravitaillement à Dullin et négligeons la boulangerie et l'épicerie de La Bridoire. Mais, une fois rendus sur place, nous rencontrons l'ancienne propriétaire de l'épicerie qui nous indique qu'elle a pris sa retraite il y a bien longtemps...Nos réserves de vivres sont quasi nulles, il n'y a plus de village digne de ce nom jusqu'au lendemain soir et, circonstance aggravante, demain, est un dimanche. Nous faisons donc une tentative à la petite auberge du village qui accepte de nous préparer 2 sandwiches à la coppa et, sur notre insistance, d'ajouter un morceau de fromage. Avec notre boîte de rillettes de thon, nos 2 sachets de soupe et nos 4 carrés de chocolat, voilà tout ce que nous possédons pour tenir jusque lundi. Petit moment de flottement et d'inquiétude, qui ne nous empêche pas de profiter, au détour de quelques crêtes, des belvédères panoramiques sur la plaine du Guiers avec, à l'horizon derrière nous, les sommets emblématiques de Chartreuse et du Vercors qui nous permettent de mesurer le chemin parcouru.
La providence faisant bien les choses nous sommes reçus avec beaucoup de sympathie au gîte du Vernay et notre hôte cuisine! Le repas du soir est de fait particulièrement copieux. Oufffffff, on verra bien demain.
29 avril: Saint Maurice de Rotherens – Yenne
Ce matin, ciel lourd et bas et pluie nous accueillent au réveil nous laissant craindre une nouvelle journée de grisaille. Puis, soudain, un rai de lumière filtre à travers les nuages et c'est une journée lumineuse que la nature nous offre en cadeau. C'est une chance pour découvrir, depuis les abrupts qui le dominent, le Rhône et sa vallée. Louvoyant entre forêts et belvédères le sentier domine le fleuve majestueux qui déroule ses rives tantôt domestiquées, tantôt sauvages comme au défilé de Pierre Chatel.
30 avril: Yenne – Culoz
Une longue étape entre berges du Rhône et coteaux du vignoble de Jongieux et de Vettrier (à notre grand regret nous n'avons pas pu faire la tournée des caveaux...) nous conduit à Culoz blotti au pied des pentes de l'imposant Grand Colombier. Malheureusement le ciel reste bien gris et les paysages un peu palots. Dommage, car la traversée des vignobles dont les alignements rectilignes rayent de figures graphiques les pentes pierreuses offre un spectacle varié. Après tous ces jours de solitude nous sommes un peu surpris de nous retrouver au milieu des touristes qui visitent le plaisant village de Chanaz. Mais, bien vite, nous nous retrouvons seuls sur une large digue caillouteuse entre Rhône et canal. En toile de fond apparaît le Grand Colombier objet de nombreuses interrogations pour les futures étapes : y a t-il encore de la neige en altitude ? la cabane où nous prévoyons de dormir est-elle en bon état ? y a t-il du ravitaillement dans les prochains villages ? à défaut de réponses à nos questions nous complétons nos sacs avec un lourd chargement qui doit nous garantir plusieurs jours d'autonomie. La dernière grimpette pour rejoindre le gîte situé au plus haut du village ne nous en paraît que plus raide, d'autant plus que l'orage gronde et que nous aimerions bien nous mettre rapidement à l'abri.
lAu long du Jura
1er mai: Culoz – Songieu
Pour attaquer la traversée du Jura nous avions prévu de gravir le Grand Colombier et de dormir dans le sommaire abri d'Arvières. La fermeture pour restauration de cette cabane et le temps menaçant nous interdisant le bivouac, une fois encore nous détournons notre route. C'est par le Valromey sur le flanc ouest du massif que nous rattraperons notre itinéraire. Une étape un peu languissante, toute en montées et descentes escarpées et glissantes à travers la forêt, sans véritable panorama, une ambiance humide avec un soleil qui joue la coquette derrière le brouillard. A la fin, un peu lassés de louvoyer entre flaques d'eau, racines glissantes et ornières boueuses, nous décidons d'emprunter la route de Larnin à Sothonod qui serpente au milieu des prairies illuminées de fleurs de pissenlits. Au bout du compte, une longue étape avec plus de 1200 m de dénivelé.
2 mai: Songieu – Le Catray
La pluie a tambouriné sur les vitres toute la nuit et, ce matin, le ciel est uniformément terne et il pleut toujours... Bien protégés dans notre vêtement de pluie nous quittons Songieu et son tilleul séculaire qui trône à côté de l'église. Nous découvrons les premiers pâturages du Jura, franchissons quelques clôtures, parfois au prix d'une reptation délicate sous les barbelés mais le plus souvent par des passages en barreaux métalliques luisants d'humidité. Quelques passages en forêt particulièrement boueux nous obligent à de multiples contours. Arrivés près des crêtes du Grand Colombier et du plateau du Retord nous découvrons de vastes alpages illuminés à perte de vue par l'or des jonquilles.
3 mai: Le Catray – Giron
Ce matin, surprise appréciée: un ciel parfaitement bleu, un soleil éclatant et un panorama grandiose des Alpes suisses au massif des Ecrins en passant par le Mont Blanc tandis que les fonds de vallées restent cachés sous les nuages. Tout heureux de retrouver le ciel bleu après de nombreuses journées de grisaille je me précipite dehors pour enregistrer sur mon appareil photo ce moment magique à l'ambiance irréelle. Les pelouses fument sous la caresse du soleil, les nuages s'effilochent à l'assaut des pentes. De pâtures en forêts et de forêts en pelouses où la neige fondante cède la place aux tapis de crocus et de jonquilles nous hâtons le pas en espérant atteindre Saint Germain de Joux avant la fermeture de l'épicerie. Las, une erreur d'itinéraire peu avant la Bossue d'en Haut nous faire perdre encore une bonne vingtaine de minutes et il est 12h45 quand nous arrivons devant l'alimentation...fermée. Nous quémandons un sandwich au bar des Amis mais il est lui aussi démuni. Il nous reste encore environ 3 heures de marche pour rejoindre notre étape et nous ne pouvons attendre l'ouverture bien que nos réserves de vivres soient très réduites. Nous verrons bien ce soir ! Arrivés à Giron nous avons beaucoup de difficultés à dénicher un hébergement et nous errons un moment tels des pèlerins sans ressources ! Finalement, le centre d'accueil montagnard accepte de nous louer une chambre bien qu'il soit en période de fermeture. Ouf, ce soir nous nous contenterons donc d'une maigre minut'soup et d'un biscuit mais nous serons à l'abri, une nouvelle recette pour affiner sa silhouette !!!
4 mai: Giron – La Pesse
Avant de partir nous faisons un détour par la fruitière pour y acheter un morceau de fromage et commencer une cure de délicieux Comté qui devrait nous permettre de survivre durant cette étape relativement courte. Ainsi, grâce à un morceau de pain que le centre d'accueil a bien voulu nous vendre nous avons de quoi reprendre notre marche. Tout s'arrange...
Une petite route dans la forêt que nous abandonnons pour un large chemin conduit sur le rebord de la roche Fauconnière dont l'abrupt domine de plus de 150 mètres la profonde reculée de la Sémine. L'itinéraire rejoint ensuite une piste empierrée encore recouverte de neige heureusement damée et compacte. Nous quittons alors le Bugey et le pays de Gex pour entrer en Franche-Comté par la borne au Lion, lieu de rencontre au XVII ème siècle des 3 empires: le royaume de France, la Savoie, et la Franche-Comté espagnole à l'écusson gravé d'un lion. Face à nous les hautes crêtes du Jura apparaissent encore bien blanches. Arrivés en tout début d'après-midi à La Pesse il ne nous reste plus qu'à attendre tranquillement, au soleil, l'ouverture de la boulangerie et du petit supermarché pour, enfin, acheter quelques provisions et calmer nos estomacs un peu vides. Une fois nos sacs remplis une petite demie heure de route nous mène au hameau d'Embossieux où nous avons réservé notre nuitée.
5 mai: La Pesse – Lajoux
Le cheminement est très agréable pour entamer la traversée du haut plateau du Jura, de vallonnements en crêtes au milieu de prairies dorées de jonquilles: paysages superbes, panoramas étendus sur les monts Jura à l'est et la succession des crêtes à l'ouest, fermes massives à l'architecture traditionnelle, ciel magnifiquement menaçant (!). Ici, tout est calme, paix et sérénité... Mais de gros cumulus bourgeonnants parsèment le ciel et en traversant Moussières une courte averse nous contraint à sortir précipitamment les vêtements de pluie. Commence alors une alternance de grains et d'éclaircies répétés qui ne nous laisseront pas le loisir de faire beaucoup de pauses. Le chemin, parfois détrempé, serpente de forêts en larges prairies avant de rejoindre la curieuse mairie de Molunes, perchée et isolée sur un promontoire face à un superbe panorama de combes et de crêtes. Mais, le ciel devenant de plus en plus menaçant, nous forçons le pas et, évidemment, manquons une bifurcation. Heureusement qu'une clôture vient rapidement couper notre élan et nous faire prendre conscience de l'erreur. Peu avant l'arrivée la grêle se met de la partie mais les dieux de la météo doivent avoir pitié de nous car l'averse est de courte durée.
6 mai: Lajoux – Prémanon
Décidément, le temps du Jura est bien capricieux. En ce dimanche nous avons assisté à la multiplication des grains: grêle et pluie alternées au gré d'un puissant vent de sud! La neige tombée en altitude nous interdit de traverser la forêt du Massacre empruntée par le GR5. Nous suivons donc le tour de la Haute Bienne qui, par Lamoura et la combe de la Sambine nous conduit à Prémanon. Nous n'évitons quand même pas quelques passages enneigés en partie haute de la combe mais des traces de passage facilitent la progression. Tout au long de la journée pluie et grésil nous menacent et c'est presque en courant que nous franchissons les 200 derniers mètres pour nous mettre rapidement à l'abri du gîte. Finalement, les éclaircies sont arrivées au soir couchant.
7 mai: Prémanon – Chapelle des Bois
Quelle (mauvaise) surprise de découvrir la ville des Rousses quasi déserte et, surtout, tous les petits commerces fermés en ce lundi matin. Rendus méfiants par nos mésaventures passées nous préférons faire un détour pour trouver le supermarché situé en périphérie plutôt que d'espérer un hypothétique ravitaillement en cours de route.
L'expérience rendant avisé! nous avons également évité les combes remplies de neige au prix de multiples détours sur les pistes forestières de la montagne du Risoux. Pour la première fois depuis plusieurs jours nous rencontrons quelques cyclistes qui ont bien du mal à pousser leur VTT dans les passages enneigés et, aussi, 2 randonneurs qui parcourent la GTJ « à l'endroit ». Ils nous confirment que la couche de neige est encore très épaisse sur le sentier du versant nord et, qu'en outre, des arbres déracinés encombrent le chemin et nécessitent quelques acrobaties périlleuses pour les franchir. C'est donc par la route des Ministres que nous rejoignons Bellefontaine.
Quel plaisir ensuite de découvrir l'ambiance nordique des tourbières et des forêts de bouleaux ainsi que les vastes espaces verdoyants entourant les lacs de Bellefontaine et des Mortes. Voilà qui récompense de la fatigue de cette longue étape.
8 mai: Chapelle des Bois – Mouthe
Notre option du jour: suivre le GR5, mais lequel choisir ? Celui indiqué par notre carte n'est plus balisé, la trace enregistrée sur le GPS n'existe pas plus sur le terrain, nous ne trouvons pas la signalisation dans le village pour nous guider. Nous choisissons donc de tracer notre propre itinéraire en gardant le cap. Mais, face à l'entrelacs de pistes forestières de la forêt de Nondances, notre « légendaire » sens de l'orientation est mis à rude épreuve. Et ce ne sont pas les conseils du chercheur de champignons (oh c'est tout droit...) rencontré au détour d'un chemin qui nous auront beaucoup aidé. Heureusement, des panneaux indiquent quelques directions dont celle de Pré Poncet qui figure sur notre carte et que nous décidons de rejoindre. Là, un plan présente la multitude de sentiers du secteur et nous permet de choisir l'itinéraire le plus rapide pour rejoindre Chaux Neuve puis Mouthe que nous atteignons peu avant que la bruine ne se décide à tomber.
9 mai: Mouthe – Les Hôpitaux Neufs
Le temps n'est pas très engageant au réveil : ciel gris et bruine nous accompagnent durant nos emplettes dans le village. Après un passage au bord des tourbières bordant les méandres du Doubs nous rejoignons la source d'où surgit la rivière aux flots déjà tumultueux. Ensuite, par une montée très progressive sur les pentes douces du val de Mouthe, entre forêts et pâtures, nous rejoignons les abords du Mont d'Or admirant, au passage, quelques fermes imposantes. Une dernière grimpette droit dans la pente balisée par les pylônes d'une ligne électrique nous mène au bord des falaises escarpées à portée du sommet. Quand même, nous avons de la chance! La météo, particulièrement tristounette ce matin à la source du Doubs, nous offre quelques belles éclaircies au sommet du mont d'Or. Nous pouvons ainsi profiter d'un large panorama sur le lac Léman et les massifs alpins. Le Cervin pointe même le bout de sa cime! Un agréable parcours de crête conduit au sommet du Morond, belvédère bien enlaidi par les remontées mécaniques et les pentes rabotées des pistes de ski. Nous louvoyons ensuite au travers des pistes pour descendre vers les Hôpitaux Neufs, pimpant village aux chalets rutilants.
10 mai: Les Hôpitaux Neufs – Pontarlier
Par cette belle journée printanière nous décidons de gagner au plus court la ville de Pontarlier. Par de paisibles routes au milieu des prairies nous rejoignons facilement Touillon, puis les choses se gâtent quand le goudron cède la place à une piste détrempée et ravinée de profondes ornières boueuses où la marche devient très pénible. Heureusement qu'ensuite la traversée en balcon au dessus du lac de Saint Point nous ravit. Les villages rassemblés autour de leurs clochers souvent coiffés de tuiles vernissées sont riants. Espérant gagner du temps nous empruntons la route qui longe le Doubs par Oye et Pellet mais la circulation y est importante et c'est avec soulagement que, 3 kilomètres avant l'arrivée, nous découvrons un étroit sentier au dessus du Doubs qui permet d'éviter la traversée des faubourgs de Pontarlier.
11 mai: Pontarlier – Les Alliés
Notre « diverticule » par Pontarlier nous a permis de nous réapprovisionner en produits qu'on ne trouve pas au fin fond des campagnes. Donc, après une matinée « relax » à déambuler sous le soleil de cette paisible sous-préfecture, nous rejoignons tranquillement les Alliés au milieu d'un paysage de pâturages verdoyants typiquement jurassien.
12 mai: Les Alliés – Col de Chateleu
Aujourd'hui, vêtements de pluie et escargots sont de retour sous les averses et le brouillard. Vers la Côte du Cerf nous traversons la frontière suisse matérialisée par des bornes en pierre. Quelques passages dans la forêt profonde alternent avec de vertes pâtures. Dans l'une d'elles 4 chamois broutent paisiblement sans paraître se préoccuper de notre présence tandis que je m'approche avec précaution pour les photographier. Ils sautillent joyeusement, comme pour me narguer, puis, quand ils jugent que je suis trop près, sautent allègrement la clôture pour disparaître dans la forêt. Dans cette ambiance humide il est compliqué de trouver un coin de pique-nique et l'heure est déjà bien avancée quand, enfin, aux Seignes, l'auvent d'un petit bâtiment nous offre un abri sommaire sans siège. Après Nid du Fol nous évitons le chemin très boueux qui circule en contrebas de la route en suivant celle-ci jusqu'au col de Chateleu désert.
13 mai: Col de Chateleu – Villers le Lac
La bise a nettoyé le ciel mais nous glace sur le chemin. Un aller-retour vers le belvédère de Vion Billard permet de contempler le paysage typique du val de Morteau avec ses crêtes entrecoupées de vertes prairies et ses hameaux étalés au soleil. Un peu plus loin, la grotte de la Grande cave est accessible par une corniche équipée d'une main courante. À vrai dire, nous sommes un peu déçus d'avoir fait ce (léger) détour car les dimensions de la grotte nous ont paru bien modestes. L'itinéraire joue ensuite à saute-frontière le long d'une longue crête bordée de murets en pierres moussues avant de redescendre rapidement vers Villers le Lac.
14 mai: Villers le Lac – La Rasse
Sous un ciel bleu pur, comme nous n'en avions jamais vu depuis le départ, nous parcourons les gorges sauvages du Doubs. Compte tenu des informations contradictoires sur l'état du sentier de la rive française qui serait éboulé et sur les conseils d'un habitant rencontré au départ nous décidons de traverser vers la Suisse. Ainsi, après avoir frissonné (!!!) depuis la rive française devant le saut de 27 mètres des eaux du Doubs nous traversons la rivière et un autre belvédère offre un nouveau point de vue tout aussi spectaculaire. Nous poursuivons ensuite le cheminement le long de la rivière surplombée par de hautes falaises. De nombreux témoignages de l'activit�� passée (moulins, verreries, scieries) subsistent tout au long du parcours balisé d'intéressants panneaux explicatifs. Un long parcours alternant passages au bord de l'eau et en balcon dans la forêt permet d'atteindre le hameau de La Rasse, curiosité frontalière puisqu'il est situé sur la rive française mais accessible en voiture uniquement depuis la Suisse. L'auberge est l'unique hébergement existant sur cette portion du parcours et nous n'avons d'autre solution que d'y faire étape malgré des tarifs vraiment abusifs...
15 mai: La Rasse – Fessevillers
Nouvelle journée au long de ces gorges du Doubs où l'ambiance verte et mystérieuse des reflets sur les lacs de retenue et dans les sous bois bordant le Doubs est prenante. Les eaux tumultueuses deviennent paresseuses à l'approche du barrage du Refrain. Seuls quelques cygnes et cormorans viennent en troubler les reflets figés. Après le barrage, la vallée se resserre et le sentier devient étroit et, parfois, tortueux avant de quitter les rives pour s'élever en lacets au coeur de la forêt, cependant que l'évolution du ciel commence à nous inquiéter. A l'instant précis où nous atteignons l'abri confortable des Charbonnières Hautes une averse de grêle aussi soudaine que violente se déclenche, comme un signe pour faire la pause pique-nique. Pour éviter de redescendre dans les profondeurs des gorges nous empruntons une petite route et poursuivons directement vers Charmauvillers. Le paysage s'ouvre et l'ambiance est moins oppressante que dans le fond des gorges encaissées et sombres. Progressivement les hauts plateaux cèdent le pas à des vallonnements marqués où s'entremêlent bois et prairies. Dans le minuscule village d'Urtière nous découvrons la curieuse chapelle saint Roch au toit recouvert de tavaillons discrètement cachée dans la forêt.
Cet après midi, les choses ont repris leur cours normal: après l'averse de grêle, des bourrasques d'orage...et, le soir, il neige...
16 mai: Fessevillers – Saint Hippolyte
Chroniques d'une journée météorologiquement désastreuse !
Première scène: 750 mètres d'altitude, départ sous la neige qui tombe dru
Deuxième scène: le balisage du GR nous abandonne lâchement dans une vaste pâture spongieuse ceinturée d'une clôture de fils de fer barbelés et, tandis que nous tournons en rond pour en trouver la sortie, des bourrasques cinglantes de lourds flocons nous fouettent le visage et nous trempent
Troisième scène: abri providentiel du lavoir de Courtefontaine pour enfiler une petite laine supplémentaire
Quatrième scène: nous repartons dans une éclaircie, mais, malencontreusement, le chemin traverse une forêt dont les arbres s'égouttent copieusement sur nous
Cinquième scène: en vue de Saint Hippolyte un sentier en pente raide, glaiseux et particulièrement glissant nous entraîne vers le bas dans un splendide pas de patineur tandis qu'une averse de grêle soutenue s'abat sur nous
Sixième scène: une fois trouvé un refuge spacieux et bien chauffé, la journée se termine sous un grand ciel bleu
Y a com' un p'tit souci de synchronisation...
17 mai: Saint Hippolyte – Vandoncourt
Grand ciel bleu après dissipation des nuages matinaux...
Un chemin bien tracé mène vers la chapelle des Monts dominant la vallée du Doubs puis serpente dans la forêt. Tout serait bien tranquille et le silence seulement troublé, comme chaque jour, par le chant des oiseaux et le bruissement des arbres si une troupe de trialistes ne venait nous frôler avec leurs motos fumantes et pétaradantes. Après Chamesol le tracé fait quelques détours vers la batterie de Lomont bâtie sur une crête d'où la vue porte au loin vers la plaine et, instant magique, la "ligne bleue" des Vosges...à l'horizon.
Avec cette étape nous quittons l'ambiance montagnarde des plateaux du Jura pour descendre lentement à travers les paysages plus champêtres de la région de Montbéliard. De Villard les Blamont à Glay une petite route descend à travers la forêt dans la profonde vallée de la Doue. Nous remontons ensuite sur un plateau à l'horizon ouvert où s'entremêlent champs et boqueteaux jusque Abbévillers puis Vandoncourt. Au détour d'une reculée, nous découvrons la curieuse arche sarrasine, formation karstique objet d'une légende heureuse.
18 mai: Vandoncourt – Belfort
Comment un banal sentier horizontal et rectiligne peut devenir un parcours sportif et sinueux après les pluies? Vous pouvez aller l'expérimenter en allant traverser la forêt de Dampierre les Bois.
La suite du parcours? quinze kilomètres le long du chemin de halage du canal de Montbéliard à la Haute Saône qui pourraient nous laisser tout loisir de goûter à un environnement paisible de chants d'oiseaux et de vols de hérons s'il n'y avait le voisinage immédiat de l'autoroute et de la ligne TGV.
Bref, c'est ce qu'on appelle une étape de liaison...
Quelques kilomètres avant Belfort nous abandonnons la « coulée verte » pour nous immerger dans la cohue d'une vaste zone commerciale très animée. Nous sommes un peu secoués et étourdis par tout ce brouhaha et avons quelques difficultés pour trouver le meilleur (ou plutôt le moins mauvais) cheminement dans ces espaces où rien ne semble prévu pour les piétons. Ainsi, pour rejoindre le centre ville, il nous faut jouer les acrobates en traversant quelques ronds-points au milieu d'une circulation dense.
lTraversée des Vosges
19 mai: Belfort – Lachapelle sous Chaux
Après avoir cherché vainement des cartes détaillées pour préparer la suite du périple nous devons nous contenter de cartes au 1:100 000, pas vraiment adaptées à la randonnée pédestre : il va falloir être attentifs pour trouver le bon chemin durant notre traversée des Vosges. Tout au long de cette mini étape de brefs grains nous font hésiter entre T-shirt et vêtement de pluie. C'est au long d'un chapelet d'étangs que nous traversons la base de loisirs de Malsaucy très fréquentée par les familles et les promeneurs puis arrivons aux confins du territoire de Belfort. Nous avions prévu de dormir au gîte communal de Giromagny mais un appel téléphonique à la mairie nous apprend que le gîte n'est pas utilisable pour cause d'absence du régisseur de recettes !!! sans commentaire, nous faisons donc étape au village précédent.
20 mai: Lachapelle sous Chaux – Grand Langenberg
En circulant entre étangs et prairies nous atteignons Giromagny alors que les mamelons boisés des Vosges apparaissent dorénavant très proches. Avec l'ascension du Ballon d'Alsace nous rejoignons la crête par de confortables sentiers tapissés de feuilles ou d'aiguilles de pins. Nous retrouvons avec plaisir le chant des oiseaux et le silence des forêts. Au col de Chantoiseau, le bien nommé, nous profitons d'une cabane au soleil pour la pause méridienne. Après une courte montée raide c'est un large panorama qui se découvre depuis la crête engazonnée du Wissgrut. Déjà loin au sud, dans un halo brumeux le Jura nous laisse mesurer l’itinéraire passé. C'est la fête de la transhumance sur les chaumes de la Gentiane et la foule se presse autour de la fanfare tandis que les troupeaux récupèrent de leur montée en broutant paresseusement l'herbe d'un vert vif. Une grande effervescence règne à l'auberge où nous devons passer la nuit et, en attendant que le calme revienne, nous nous prélassons au soleil sur la terrasse. Sans doute intrigué par nos gros sacs un des convives nous questionne. Il n'en croit pas ses oreilles quand nous lui apprenons que nous marchons depuis la Provence et file sans délai chercher sa femme pour nous présenter comme s'il avait rencontré quelques extra-terrestres !!!
Et, ce soir, nous dormons en Alsace, dernière région que nous avons prévu de traverser.
21 mai: Grand Langenberg – Rouge Gazon
Malgré quelques tentatives le soleil n'arrive pas à percer les nuages. Le brouillard nous enveloppe de son voile épais sous le sommet du Ballon d'Alsace et ne nous laisse aucune chance d'observer le paysage ni de le photographier. Nous décidons d'éviter le passage direct sur les crêtes où le brouillard est très dense en contournant par le versant nord sous les roches de Morteville. Des passerelles en bois facilitent le passage au milieu des falaises de granit de ce versant raide. Le plafond de brume n'est jamais loin au dessus de nos têtes et l'humidité ambiante rafraîchissante... Après la confortable cabane de Morteville nous remontons vers la tête de Moinechamp sur un étroit sentier recouvert d'une épaisse couche de feuilles sur lequel la vigilance est nécessaire pour ne pas s'égarer hors de la trace. Dès l'approche de la crête le brouillard tenace masque toute visibilité et, renonçant à poursuivre dans la brume, après le col des Charbonniers, nous dévions vers une large piste forestière sur le versant nord qui rejoint rapidement le chaume de Rouge Gazon.
22 mai: Rouge Gazon – Grand Ventron
Nous affrontons le beau temps du massif vosgien. Depuis 2 jours, les aubergistes nous l'affirment: « aujourd'hui, c'est du beau temps »; nous, nous n'avons pas vu le chemin au delà de 50 mètres devant nous, ni derrière d'ailleurs... De profondes forêts où la lumière de cette journée blafarde peine à éclairer les multiples racines glissantes, tranchées boueuses et autres obstacles, des chaumes où la trace disparaît dans l'herbe fraîchement poussée, voilà un aperçu d'une journée qui nous réclame beaucoup de concentration et qui ne nous laisse aucun espoir d'entrapercevoir la moindre parcelle de ces magnifiques ballons vosgiens qui nous entourent.
23 mai: Grand Ventron – Trois Fours
Le brouillard matinal qui semble cantonné sur les crêtes nous incite à chercher un itinéraire en contrebas. Après le col de Bramont nous empruntons la piste Vaxelaire pour découvrir la tourbière lacustre de Machais lovée au creux de la cuvette d'un petit cirque glaciaire. Un bref rai de lumière éclaire les touffes flottantes d'une chaude teinte dorée. En remontant vers le chaume de Rothenbach de fugitives éclaircies nous laissent apercevoir la complexité du relief des ballons et des crêtes mais en poursuivant vers le Rainkopf et le Hohneck il faut vraiment viser entre les nappes de brouillard pour découvrir les grandes étendues de prairies battues par les vents qui se perdent dans les falaises abruptes du versant est.
24 mai: Trois Fours – Munster
Par nécessité de nourrir les mécaniques nous plongeons vers la vallée de Munster. En outre, l'envie de découvrir d'autres types de paysages se fait sentir car ces journées dans les hêtraies sapinières sans fin et surtout avec un horizon bien fermé nous font rêver de prairies et de villages fleuris. Du chaume des Trois Fours le sentier dévale en lacets sur un sol tapissé d'aiguilles et le soleil revenu fait briller les cascades d'un éclat perdu depuis quelques jours.
25 mai: Munster – Fréland
Journée de rando itinérante dans une Alsace riante,
de forêts chantantes en prairies verdoyantes sur les crêtes dominantes,
de vallées luxuriantes en villages aux couleurs chatoyantes.
Certes, les rimes sont pesantes mais elles étaient trop tentantes...
Quel bonheur de randonner dans cette ambiance printanière au milieu des prairies, des hameaux éparpillés dans la montagne, des villages aux maisons colorées et fleuries. Sans oublier, toutefois, qu'en d'autres temps, cette Alsace là vécut des heures sombres: casemates, tranchées et nécropole du Linge le rappellent à notre mémoire.
Cette journée est aussi particulière car nous allons passer le seuil, symbolique mais important, des 1000 kilomètres. Passé Orbey, nous surveillons donc avec une certaine excitation le GPS qui nous donnera le lieu exact. Et c'est au c?ur de Lapoutroie, entre la mairie et l'église que l'instant magique et émouvant se produit. Une halte et une photo s'imposent évidemment, mais la route est encore longue et il ne faut pas trop s'attarder...
26 mai: Fréland – La Vancelle
En observant d'un peu près une carte du massif des Vosges, on constate qu'il est particulièrement difficile de suivre une ligne de crête continue. Il en existe une entre le Ballon d'Alsace et le col du Bonhomme, celle que nous avons en partie parcourue. Une autre ligne orientée sud-est nord-ouest la rejoint en passant par le Grand Ballon, point culminant du massif (1424 m.).
Partout ailleurs, les Vosges sont constituées de multiples chaînons en tous sens entrecoupés de vallées. Tout cela explique qu'il n'est pas facile de tracer un itinéraire direct et que nous passons nos journées à monter et à descendre! C'est particulièrement le cas aujourd'hui où nous composons notre itinéraire personnel en essayant de traverser au plus court et en jonglant entre les indications sommaires de notre carte et les itinéraires balisés dont nous n'avons pas le descriptif. Nous passons l'essentiel de la journée au c?ur de grandes étendues forestières qui, bien souvent, ne laissent filtrer qu'une lumière bien réduite.
27 mai: La Vancelle – Le Hohwald
Des forêts, des forêts, beaucoup de forêts, quelques vignobles, mais aussi des villages colorés et fleuris. A proximité du château de Frankenbourg nous discutons avec un randonneur solitaire qui nous suggère un itinéraire plus direct et nous montre sa carte au 1:25000 ce qui nous permet de rejoindre rapidement la plaine en évitant un long détour par des crêtes boisées. Nous traversons donc Neuve Eglise et Villé aux traditionnelles maisons à colombages. A Villé, nous ne résistons pas devant la devanture de la pâtisserie dont les gâteaux nous mettent l'eau à la bouche et, à peine sortis du village, nous faisons halte au bord du chemin pour déguster notre pique-nique... C'est par le chemin des Ânes que nous rejoignons le col de Bellevue. Une brève échappée hors de la forêt offre un belvédère sur le vallon d'Albé et ses vignobles. Depuis le col, un beau sentier rejoint rapidement Le Hohwald, station d'altitude un peu désuète avec ses maisons éparpillées dans une grande clairière ceinturée d'un vaste massif forestier.
28 mai: Le Hohwald – Oberhaslach
Du Neuntelstein, à 971 mètres d'altitude, un abrupt rocheux offre un panorama sur les Vosges et la plaine d'Alsace et, de là haut, on peut observer l'immensité du couvert forestier et le peu d'espaces ouverts laissés aux villages et aux prairies. Ensuite, le chemin des Bornes nous mène vers le carrefour du Rothlach et, c'est ensuite par une longue piste forestière horizontale assez interminable que nous contournons la vallée avant de descendre en pente douce vers Grendelbuch. A la sortie du village le chemin pénètre dans une forêt dense et sombre où la trace se perd complètement. Heureusement, le baliseur a bien fait son travail car il faut véritablement naviguer sans quitter les balises des yeux au risque de perdre l'itinéraire qui fait de multiples crochets en tous sens. Le balisage rejoint finalement un dédale de pistes avant d'arriver à Urmatt, où une foire à la brocante bat son plein. Une montée en pente douce au milieu des prairies conduit alors à Oberhaslach, superbe village alsacien dont les maisons de grès rose sont abondamment fleuries.
29 mai: Oberhaslach – Engenthal le Bas
L'étape s'annonce courte et nous prenons le temps de flâner dans le village sous le vivifiant soleil matinal qui réchauffe les façades des maisons. Toujours au c?ur du massif forestier, le sentier gagne en pente douce le carrefour Anlangen. Aujourd'hui, c'est décidé, nous allons au plus direct par les pistes forestières. Après le carrefour de Pandours, des difficultés pour retrouver un balisage assez aléatoire nous imposent malgré tout quelques aller-retour, nous le retrouvons, puis le perdons à nouveau ne cessant de nous interroger et de scruter la carte pour tenter d'y trouver quelque indice. Puis, finalement, à la Flohutte nous retrouvons les marques.
Après le granit des Vosges du Sud le sol est, ici, de grès rose utilisé dans de nombreuses constructions et notamment pour les châteaux. Depuis la terrasse du donjon de Wangenbourg s'offre une vue étendue sur la plaine d'Alsace au nord, le Schneeberg au sud et, toujours, les massifs forestiers à perte de vue.
30 mai: Engenthal le Bas – Saverne
Le trajet d'aujourd'hui est jalonné d'obstacles, comme souvent, et de centres d'intérêt divers: la chapelle romane d'Obersteigen, les rochers roses de conglomérat sculpté du Brotsch et les châteaux-forts médiévaux qui défendaient les nombreuses seigneuries qui composaient l'Alsace d'alors.
Au départ d'Obersteigen un habitant nous conseille d'éviter le GR embroussaillé et malcommode pour emprunter une large piste circulant en lisière de la forêt, ce qui nous ouvre quelques fenêtres sur la plaine au travers des arbres. Nous rejoignons ainsi la crête que nous suivons jusque Saverne. L'orage menace, le ciel devient noir et lourd, le tonnerre gronde et nous accélérons le pas sans monter à la curieuse tour du Brotsch (?uvre érigée par le Club Vosgien sans doute pour admirer le panorama par dessus la cîme des arbres) ni d'ailleurs aux sommets de petit et grand Geroldseck. Nous passons par contre un long moment à découvrir le château du Haut Barr, vertigineuse citadelle érigée sur une barre de grès dominant la plaine.
31 mai: Saverne – Ingwiller
Recette pour allonger une étape:
• utiliser une carte au 1:100 000 sur laquelle ne sont pas tracés les sentiers
• se fier aveuglément aux panneaux d'information répertoriant la multitude d'itinéraires créés par le Club Vosgien
• croire naïvement que ces itinéraires utilisent les chemins les plus directs pour relier les villages entre eux
• bien distinguer les rectangles horizontaux bleus des rectangles verticaux bleus qui, parfois, se transforment en triangles bleus, en négligeant les cercles verts, les ronds jaunes et autres losanges rouges
• ne pas confondre la croix avec le chevalet et s'interroger sur quel itinéraire de liaison vont vous envoyer les rectangles-drapeau rouge blanc rouge ou bleu blanc bleu
Si vous avez bien suivi vous avez une petite chance d'arriver à votre étape... en tirant la langue
Voilà un peu le résumé de nos pérégrinations du jour. En effet, dans le confortable refuge du Mont Saint Michel une carte murale détaille tous les sentiers balisés de la région. Étudiant de près les différentes possibilités nous optons pour un itinéraire qui nous semble assez direct et de surcroît évite les routes. Peu confiant dans notre mémoire volatile nous notons même scrupuleusement sur une feuille tous les changements de direction et le type de balisage et c'est parti pour suivre aveuglément un itinéraire dont la logique des multiples contours nous a parfois échappé!!! Heureusement, quelques curiosités jalonnent l'itinéraire tels que les impressionnants blocs de conglomérat près du château de Wartenberg ainsi que des villages aux rues sinueuses bordées de maisons à colombage caractéristiques.
1er juin: Ingwiller – Niederbronn
Agréable parcours longeant le piémont vosgien et dominant les douces ondulations couvertes de prés de fauche, zone intermédiaire avant la vaste plaine alsacienne. De nombreux villages ponctuent notre trajet. De Rotbach à Oberbronn le parcours en lisière de la forêt est très plaisant et l'évolution du paysage très palpable: les collines s'amollissent comme les derniers soubresauts du massif vosgien. À l'entrée d'Oberbronn nous passons un long moment à observer le vol majestueux des cigognes qui nourrissent leurs cigogneaux. Nous traversons rapidement le centre de Niederbronn, petite ville thermale très animée où nous nous sentons un peu anachroniques, pour nous avancer vers notre hôtel situé à environ 3 kilomètres.
2 juin: Niederbronn – Wissembourg
Ce matin, départ pour une longue étape...mais, c'est la dernière. Nous découvrons tout d'abord Jaegerthal, berceau des premières forges, au fond d'un coin de vallée aux belles demeures entourées de parcs. Le parcours est ensuite ponctué par les ouvrages de la ligne Maginot le plus souvent envahis par une végétation abondante. Dans le silence de la forêt l'apparition de ces casemates humides provoque une étrange sensation, nous laissant peut être imaginer quelque soldat en godillots et bandes molletières surgissant de ces trous à rat. Les maisons du hameau de Disteldorf, enfouies au plus profond de la forêt nous paraissent d'un autre âge, comme si le temps avait suspendu son cours et l'évocation de la rude vie des familles de charbonniers laisse songeur. De Lembach à Wingen l'approche du but semble nous donner des ailes et nous sommes presque étonnés d'avancer si rapidement. Mais la chaleur commence à se faire sentir, les gourdes se vident et la fontaine de Climbach ne distribue pas d'eau potable. Heureusement, à la sortie du village, le robinet du cimetière délivre une eau bien fraîche qui nous permet d'aborder sereinement le dernier col (certes bien modeste) de notre périple. Le vrombissement incessant des motos qui s'accrochent aux virages du col du Pigeonnier est sans doute le signe précurseur de notre retour à la « civilisation » avant de profiter des dernières vues panoramiques sur la plaine et de dévaler une crête qui s'abaisse tranquillement jusqu'à Wissembourg (157 m d'altitude).
Nous voilà arrivés au but. C'est un moment d'émotion intense et contradictoire à la fois. Heureux d'avoir réalisé avec détermination notre rêve mais, également, nostalgiques à l'idée que, demain, notre vie de nomade sera terminée.
60 jours au Sud-Ouest américain - 2012 English translation pending
Compte-rendu (uniquement texte) de notre voyage 2012
Pour les photos, il faudra attendre un peu (tri pas commencé) et ce sera uniquement sur notre site web (lien en signature). Mais, en attendant, vous pouvez toujours aller voir la galerie Picasa que nous avons mis en ligne au fil de l'eau, pendant notre voyage (voir signature).
Données principales :
60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine
Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :
Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)
Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell
Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash
J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.
J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.
J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.
J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html
J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.
J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.
J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.
J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !
Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.
J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)
J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.
J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?
J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.
J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.
J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).
J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.
J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.
J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.
J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.
J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.
J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.
J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !
J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.
Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).
Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.
J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.
J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.
Fin de la première partie.
Données principales :
60 jours, départ le 11 mai, retour le 11 juillet Arizona, Utah et Wyoming (Yellowstone) Lac Powell en bateau (5 jours) Camping « dans la voiture » avec environ une nuit à l'hôtel par semaine
Pour plus de lisibilité, ce compte-rendu sera divisé en 3 grosses parties :
Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell Utah (avec un tout petit peu de Colorado) Wyoming (avec un tout petit peu de Californie)
Partie 1 : Arizona (avec un tout petit peu de Californie) et le lac Powell

Rappel du programme : J1 - Brest - Paris - Los Angeles J2 à J4 - chez nos amis J5 - Mojave NP (Amboy Crater, Hole in the Wall, Caruthers Canyon), camping sauvage J6 - route 66, Sedona (Schnebly Hill) par la I17, camping sauvage J7&J8 - randos parmi Devil's Bridge, Vultee Arch, Keyhole Arch, Fay Canyon Arch, Hanonki Indians Ruins, Red Rock Loop, nuit vers Red Canyon Road, camping sauvage J9 - West Fork puis route vers Grand Canyon Village, nuit à Mather Camp J10 - Hélico puis Hermit Rest ; South Kaibab jusqu'à Cedar Ridge, nuit à Mather Camp J11 - Cameron, achat permis navajo ; Adeii Eechii Cliffs, Coal Mine Canyon, White & Red Canyon, nuit à White Mesa Arch , camping sauvage J12 - Page pour ravitaillement, route vers Snake Gulch trail (Fredonia), camping sauvage J13 - Snake Gulch trail, camping sauvage J14 - Water Canyon, route vers Tuckup Canyon, camping sauvage J15 - Tuckup Canyon, route vers Toroweap, nuit à Toroweap campground J16 - Double Barrel Arch puis Page, nuit Page J17 - Réservation du bateau, Wire Grass, Alstrom Point, camping sauvage J18 - Edmaier's secret, The Maze, camping à State Line camp J19 - Nautilus, retour Page pour ravitaillement, prise du bateau, nuit à bord J20 à J24 - Lac Powell jusqu'à l'Escalante River, Reflection Canyon (un des buts mythiques de ce voyage), Rainbow Bridge, nuits à bord sauf J24 à Page J25 - Ravitaillement, route vers Bluff, nombreux arrêts, camping sauvage dans Butler Wash
J1 –vendredi 11 mai Réveil 3h30 embarquement à Brest-Guipavas pour Roissy. Temps pluvieux sur Paris décollage (retard) 11h03. L'avantage de prendre Air France pour l'ensemble est de ne pas avoir à se préoccuper des bagages à l'escale. Arrivée à LAX après un vol sans encombre mais avec un plafond très nuageux. Récupération du véhicule chez Avis : un Ford Expedition (33 700 km au compteur, des jantes de 20 pouces, 4WD avec les leviers qui vont bien 😉 et vraie roue de secours). Départ pour Tarzana où habitent nos amis, guidés par notre ami Tomtom. Malgré un trafic assez dense, nous arrivons à bon port et, après apéro et grillades, nous allons nous coucher.
J2 –samedi 12 mai Le matin, randonnée avec nos amis Laurence et Jean-Pierre. L'après-midi, nous partons avec JP faire les courses « spéciales » : banque pour changer nos billets de 100$, magasin de bricolage pour acheter une plaque de Styrodur pour le plancher de la voiture, magasin de pièces détachées automobiles pour un compresseur et un kit de réparation pour les pneus en cas de crevaisons multiples, puis un magasin de loisirs pour des chaises de camping (pas moyen de trouver de table à prix abordable), des recharges de gaz pour notre réchaud et un bateau gonflable pour le lac Powell.
J3&4 –dimanche 13 mai – lundi 14 mai Messe gospel pour nous dans LA suivie par une balade downtown déjeuner dans Chinatown puis retour à Tarzana. Lundi matin, départ pour les courses alimentaires (toute la matinée) puis préparation de la voiture qui sera notre « sweet home » pendant 60 jours. La glacière électrique, commandée chez Amazon, nous attendait sur place.
J5 –mardi 15 mai Départ à 9h30 pour Amboy Crater (où nous ne devions faire qu'une brève halte) que nous zapperons puis Mojave National Preserve où nous entamons notre première piste (beaucoup de prévues au programme d'où le 4x4). La température est de 35°C et nous retrouvons avec plaisir Palo Verde, Joshua Tree, Datura, Ferrocactus et autres Chollas. Arrivée à Hole in the Wall (14h44), le VC (Visitor Center) est fermé, mais c'était prévu. Nous pique-niquons puis partons faire la rando toute plate (sauf la partie aux anneaux) la roche est vraiment perforée de toute part. Fin de la rando à 17h15. Nous repartons en nous enfonçant davantage dans la Preserve sur la piste Black Canyon Rd puis Cedar Canyon Rd (par endroit Old Government Rd) ; la piste est très roulante. Nous nous faisons doubler par 3 véhicules 4WD qui, visiblement, connaissent le coin. J'ai prévu de camper à Pleasant View School mais, non seulement la piste est bloquée par les 3 véhicules précédents, mais les seuls (rares) emplacements possibles sont déjà occupés. Après discussion, un des 3 conducteurs (Jerry, outfitter local) nous propose de venir sur son terrain de camping (privé et primitif). Nous le suivons donc, laissant tomber Caruthers Canyon (il est déjà assez tard) et arrivons sur le terrain à 18h44 avec 26°C. Un vent assez fort vient gâcher la soirée. Pour info : mojavedesertoutpost.com/index.html
J6 –mercredi 16 mai Réveil à 5h40, toujours avec le vent et 18°C. Jerry vient nous offrir du café alors que le soleil se lève. Nous quittons le camp à 7h30 (24°C) et prenons la Lanfair Rd comme hier, piste très roulante (50 mph sans problème) et nous sortons de Mojave National Preserve vers 8h pour rouler sur la 66 puis 95 et enfin la I40. Nous la quittons peu après Needles pour quelques photos sur le Colorado et, à 9h10, nous entrons dans l'Arizona. Nous quittons la I40 à Kingman pour prendre la fameuse route 66 qui ne nous laissera pas de souvenirs impérissables hormis ses multiples travaux et, juste à la fin, Seligman avec ses voitures ayant inspiré le film Cars. Une touriste nous demande (en anglais, of course) de la photographier après éclats de rire, elle comprend que, nous aussi, sommes français 😉 . Nous reprenons la route vers 12h30, direction le Walmart de Flagstaff où nous complétons nos achats (table de camping, pare-soleil avant, arrière et côtés, épingles à linge). Départ vers Sedona par la I17à 14h42. Nous prenons la sortie 320 pour Schnebly Hill Rd (route puis rapidement piste). Arrêt casse-croûte vers 15h15 où nous étrennons notre table : impeccable, le « grand luxe » 😉. Nous arrivons à Schnebly Vista à 16h35, mais avec le soleil de face dans cette zone, la piste devient vraiment cahoteuse et nous apprécions la bonne garde au sol. Petit retour en arrière pour trouver un bon emplacement pour la nuit (camping interdit au niveau de Schnebly Vista) et nous arrêtons la voiture à 17h avec 25°C, température plus faible car nous sommes à 1 830 mètres.
J7 –jeudi 17 mai Réveil vers 5h et départ vers 6h20, après m'être tordu la cheville droite 😠 la vue est nettement plus agréable au soleil levant sur Schnebly Vista (12°C). Nous terminons la descente vers Sedona sur une piste TRÈS rocailleuse et nous nous dirigeons vers le VC pour acheter le America The Beautiful Pass (au lieu du Red Rock Pass), grâce auquel nous pourrons stationner et faire du camping sauvage dans les zones autorisées (placer le Pass dans le « car hanger » fourni, accroché au rétroviseur intérieur). Nous repartons à 9h06 pour Devil's Bridge là aussi, piste assez chaotique. Début de la rando à 10h30 (27°C) ma cheville me fait très mal et Isabelle file devant et grimpera jusque sur le pont (je m'arrête dessous). Retour à 12h (3 km au podomètre). Départ pour Hanonki Indians Ruins début rando à 12h47 avec 30°C. Retour à la voiture à 13h50 (1,4 km). Nous cherchons un endroit pour casser la croûte à l'ombre (ce sera d'ailleurs un de nos gros problèmes au cours de ce voyage) le long de la FR525 et trouvons ce qu'il nous faut près de Windmill Mtn cet emplacement de camping nous accueillera les 2 nuits suivantes (emplacement déjà repéré avant de partir). Arrêt donc à 14h30 (33°C) pour déjeuner et ensuite, le vent se lève, assez fort. Départ pour Red Rock State Park (6$) pour voir le coucher de soleil sur Cathedral Rock (photo classique). Nous arrivons au bord de l'eau vers 16h30 et comme il est encore assez tôt, nous sommes les premiers, ce qui nous permet de choisir notre emplacement . Isabelle repart à la voiture chercher boissons et sièges ensuite, bains de pieds dans la rivière en attendant l'heure (19h30, 29°C). Plus le temps passe, plus les photographes rappliquent et nous finissons par être cernés, visiblement nous avons pris la meilleure place 😉😎😎😎. Retour à notre emplacement pour la nuit (ouf, personne ne l'occupe) transfert des photos sur le pc, repas et dodo vers 22h.
J8 –vendredi 18 mai Lever à 5h20 avec déjà 20°C . Départ à 7h15 pour Bell Rock. En cours de route, quelques photos sur l'autre face de Cathedral Rock. La route est très jolie. Départ de rando à 9h (24°C). Nous longeons une partie de Courthouse Butte puis faisons le tour de Bell Rock. Retour à notre emplacement de « camping » car nous sommes sûr d'y trouver de l'ombre pour déjeuner. Il fait 27°C mais nous mangerons dans la voiture car le vent, très fort, s'est levé. Ma cheville semblant calmée, nous partons pour Fay Canyon à 13h30 départ de la rando à 14h20. Le sentier serpente dans le creux du canyon et la rando est quasi plate et à l'ombre des arbres bifurcation sur la droite pour aller voir l'arche, la grimpette se terminant sur de la roche très délitée (attention). Nous poursuivons la rando jusqu'à la séparation du canyon en 2 et là, sur les conseils de Sedonax, nous grimpons un peu pour avoir une vue bien dégagée. Pratiquement à la fin de la descente, Isabelle chute et s'esquinte joliment le tibia droit 😠 (décidément, c'est la série noire !). Retour à Sedona où nous photographions quelques maisons style vieux westerns puis direction Holy Cross Chapel et retour à notre « camp » vers 18h avec toujours 27°C.
J9 –samedi 19 mai Réveil à 4h50 avec 12°C la nuit a été plus agréable car un peu plus fraiche. Comme la veille, les boutons dus à une espèce de « gnats » nous grattent à n'en plus finir il y en a partout, même dans les cheveux 😠. Quelques montgolfières s'élèvent dans le ciel clair de l'aube. Départ pour le point de vue sur la route de l'aéroport où nous arrivons à 7h17 avec 15°C les polaires sont bien supportées. Petite grimpette et vue superbe nous sommes presque seuls 😎. C'est fini pour Sedona (qui mériterait bien plus) départ vers West Fork Oak Creek où nous arrivons à 8h11 après une route agréable, bordée d'arbres avec la rivière Oak Creek en contrebas. Pour entrer, il faut acquitter son obole (9$). Départ pour la rando à 8h20, rando qui ne sera pas dans notre top 10. La balade est tranquille le long du creek et très ombragée trop même, quasiment pas de vue. Les lupins sont légions, les promeneurs aussi difficile de prendre une photo sans personne dessus (on dirait même que certains le font exprès en nous voyant). Nous faisons demi-tour à 10h20 et quittons le site à 11h45 (23°C). Ensuite, la route vers Flagstaff n'en finit pas de monter et de sinuer pour arriver à Oak Creek Vista où nous nous arrêtons quelques instants. Courses rapides au Walmart de Flagstaff et direction Grand Canyon avec un arrêt chez Papillon pour finalement « atterrir » chez Grand Canyon Helicopter pour valider la réservation pour le lendemain. À 15h20, nous sommes sur notre emplacement à Mather campground, pratiquement au même endroit qu'en 2009 j'ai choisi cet emplacement (n° 290) car il est très facile d'aller à pied, à travers bois, à Market Plaza pour les navettes. Nous sortons table et chaises et déjeunons enfin !
Départ pour Hopi Point pour le coucher de soleil nous ne serons pas seuls 😉 ! Au retour, dans la navette, de magnifiques cerfs dans Grand Canyon Village, mais il fait trop sombre pour les photographier. Dodo à 21h40.
J10 –dimanche 20 mai Réveil à 5h30 et 8°C. Après le petit déjeuner, discussion avec nos voisins québécois en voyage de noces, puis nous partons pour la rim et le Visitor Center, zappé en 2009 avec nos pb de voiture. Retour au camp puis départ à 9h45 pour notre vol en hélico. Nous sommes largement en avance, mais… . Nous finissons par embarquer avec un couple d'allemands qui, sûrement moins lourds que nous, ont droit aux places avant 😎. Après un looooooooong survol de la forêt (idem au retour), nous arrivons enfin et là, c'est magnifique et la musique est là aussi pour sublimer l'instant (Ainsi parlait Zarathoustra). Nous ne regrettons pas ce vol (notre premier en hélico) mais, comme nous le verrons plus tard, nous avons trouvé mieux (à notre goût). Retour à Mather Camp vers 13h10, déjeuner puis départ vers South Kaibab Trail. Il y a 3 ans, Isabelle avait envie de descendre jusqu'en bas (Phantom Ranch) et de remonter le lendemain ; notre rando au volcan de la Réunion nous a fait relativiser tout çà et, aujourd'hui, nous avons prévu de descendre un peu plus bas que Cedar Ridge, soit environ 4 à 500 mètres de dénivelé qu'il faudra bien remonter ! 14h25, c'est parti, le sentier serpente et sinue tout en descendant bien par moment ! Les genoux suivent pour l'instant, les doigts de pieds sont bloqués sur l'avant des chaussures. 25 minutes plus tard, nous arrivons à la première étape Ooh-Ahh Point après 1 500 mètres de descente (au podo) petite pose photos puis nous continuons jusqu'au bout du plateau de Cedar Ridge où nous arrivons à 15h22 après 3,180 km de marche. Photos, casse-croute et à 16h02 nous prenons le chemin du retour. Nombreux furent les arrêts photos (quasiment aucun entrainement 😉) et à 17h44 nous arrivons en haut après 5,860 km. Pas de température sur le podo mais il fait chaud. Navette puis retour à la voiture où une boisson bien fraiche nous attend dans la glacière 😎😎😎. À 18h20 (33°C), nous choisissons la douche à l'éclipse et repartons pour Mather Camp (les douches sont en bas, près de l'entrée). Après des ablutions très agréables, j'attends Isabelle dans la voiture en écoutant Bonnie Tyler quand, tout à coup, 4 mules-deer viennent brouter juste devant la voiture. 😎 Retour au camp vers 19h25 (24°C)
J11 –lundi 21 mai Lever 5h30, petit déjeuner, remplissage de notre réserve d'eau et départ à 7h25 (19°C). Quelques arrêts photos le long de Desert Drive (on ne peut pas s'empêcher 😉) et nous arrivons à Cameron à 8h54. Arrêt au Trading Post puis au VC Navajo pour acheter notre permis pour pouvoir nous déplacer à notre guise dans la réserve et pour camper près de White Mesa Arch. Nous repartons à 9h58 (27°C) et empruntons l'Indian Rd 6730 pour tenter d'approcher un peu les Adeii Eechii Cliffs la piste est très roulante et nous traversons Painted Desert (on se croirait effectivement dans le parc du même nom) les collines restant toujours très loin, nous restons finalement dans cette zone, nous aventurant carrément hors piste 😎 il y a des débris de bois fossilisé un peu partout. Retour sur la 89 à 11h23 et le thermomètre continue à monter (29°C) la route traverse une zone de buttes très colorées, pratiquement roses. Nous prenons à droite la 160 avec, une fois de plus, de magnifiques paysages colorés d'ocre rouge. Arrivés à Tuba City, nous la traversons plein nord pour aller voir Castle Rock, mais la piste nous fait plutôt traverser un champ d'ordures. Nous repartons vers Moenkopi puis Coal Mine Canyon où nous arrivons à 12h33 (31°C). Très joli site où nous nous promenons, en plein soleil 😉, pour admirer ces paysages magnifiques. Ensuite, nous poursuivons par Ha Ho No Geh Canyon la piste commence par une longue descente puis, assez rapidement, nous amène dans des paysages quasiment identiques aux précédents. Par contre, ici, nous sommes seuls, pas un autre véhicule (parfois cela vaut mieux sur la piste 😎). Avant de reprendre notre route et devant l'absence totale d'ombre, nous déjeunons dans la voiture, moteur en route pour la clim car il fait 32°C. À 14h45, nous partons pour White & Red Canyon la piste est agréable et nous arrivons à 15h22. Plusieurs voyageurs sur VF ayant relatés des problèmes avec les indiens Hopis 🙁 (nous sommes sur leurs terres et il faut obligatoirement un guide indien), je préfère annuler la randonnée prévue à Pillars of Hercules pour faire uniquement une courte balade sur le site où l'alternance des couches rouge et blanche fait merveille nous y trouvons même l'avatar de Sedonax à qui le temps a fait subir des outrages (à l'avatar, hein 😏). Nous rejoignons la 160 et, après un très bref passage à Elephant Feet puis le plein à Red Lake, nous reprenons la piste pour White Mesa Arch la piste est assez « sandy » et, après quelques détours inutiles, nous arrivons enfin à notre campement pour la nuit. Une (très) petite marche dans le sable très mou et nous arrivons en vue de l'arche, pas très photogénique à cette heure d'où l'intérêt de passer la nuit sur place. Extinction des feux à 20h53, avec 28°C au thermomètre.
J12 –mardi 22 mai Réveil à 5h45 avec un ciel très légèrement nuageux départ à 5h58 à pieds pour l'arche qui est nettement plus jolie avec cet éclairage matinal. Retour à la voiture à 6h24 pour le petit déjeuner. Nous levons le camp à 7h30 (déjà 22°C) et, après 10 minutes, nous rejoignons la piste principale (Indian Rd 6260) par endroit, cela devient très « sandy » et nous commutons rapidement en 4WD. Arrivés à Page vers 9h, nous passons au Debbie's Hide A Way pour confirmer nos réservations, mais il n'y a personne (juste un numéro de téléphone) nous filons donc directement au Walmart compléter nos provisions et nous repartons à 10h20 pour Horseshoe Bend tout proche. Sur le parking, petite discussion voiture avec nos voisins (des allemands) qui ont le même véhicule que le nôtre, mais version « longue » ils nous indiquent même comment ouvrir uniquement la partie vitrée de la porte du coffre 😎. Départ rando à 10h25 et 31°C le paysage est toujours aussi beau et aussi fréquenté. Comme c'est notre second passage, nous ne nous éternisons pas et retour au parking 1h plus tard. Nous nous arrêtons une nouvelle fois à Navajo Bridge pour un passage aux toilettes, au VC et le casse-croûte sur une table à l'ombre 😎 puis repartons à 13h30 sous un soleil de plomb (36°C). Nous nous arrêtons à Jacob Lake à 14h20 (début de la route 67 pour Grand Canyon nord) pour demander conseil aux rangers sur la piste à suivre ensuite car j'hésite entre 2 : la Forest Rd 22 et une autre dont je n'ai pas le nom (la 422A), qui serait plus courte. La jeune ranger nous en indique une autre, nettement plus courte (non indiquée sur ma carte), qui débute presque au tout début de la 67 : la Forest Rd 461 puis 462. D'après elle, aucun problème avec notre véhicule aucun problème non plus avec la météo, tout est au beau fixe. Nous repartons donc 20 minutes plus tard en suivant son conseil et, effectivement, aucun problème, la piste est très large et se ferait même en berline. Agréable balade à travers la Kaibab National Forest, belle descente pour récupérer la FR462, puis nous rattrapons la FR 22 (en partie bitumée) et, enfin Nail Canyon. À ce moment, petite erreur de trajectoire et nous grimpons vers Little Mountain et tout un réseau de pistes assez « paumatoires » qui s'entrecoupent sans cesse. J'avais trouvé le parcours tellement évident sur la carte que j'avais négligé de saisir le point gps d'arrivée. Vérification avec les coordonnées gps et le pc, nous nous sommes bien plantés 😠. Demi-tour, reprise exacte des tronçons suivis, lecture approfondie de la carte et nous récupérons notre erreur pour arriver à l'extrémité du canyon (cul de sac) où nous passerons les 2 nuits suivantes. Il est 15h53, il fait 32°C et il n'y a pas un poil d'ombre hormis le petit toit qui abrite les panneaux explicatifs. Devinez où nous nous plaçons ?
J13 –mercredi 23 mai Réveil 6h10, 17°C petit déjeuner, remplissage des sacs à dos (eau et nourriture) et départ à 8h15 (24°C) pour une randonnée dans Sheiks Canyon un vent assez fort s'est levé. La rando n'est pas difficile (quasiment plate) et les multiples arrêts pétroglyphes font agréablement passer le temps. J'ai plusieurs points gps d'enregistrés mais Isabelle en découvre plein d'autres le canyon est en plein. Nous nous arrêtons à 12h15 à Table Rock après 9,760 km au podo pour déjeuner avec un peu d'ombre. Début de la marche retour à 13h15, le vent est très fort et pénible, la température aussi et nous terminons à 15h35, crevés avec 18,5 km dans les pattes décharge des photos sur le pc, feu de camp, diner et dodo à 19h40 😉.
J14 –jeudi 24 mai Réveil à 5h30, ciel bleu, visite d'un colibri 😎. Sous le toit qui nous a abrités hier, il y a un nid avec au moins 3 petits et les parents font le va-et-vient pour les nourrir. Plusieurs colibris dont un avec un col bien rosé viennent nous rendre visite ainsi qu'un écureuil à grosse queue panachée qui vient casser la croûte à moins de 3 mètres de nous. Départ à 7h30 (16°C) la vue dans Nail Canyon est agréable après 1/4h, nous rejoignons la FR22. Cette rando est faisable avec un véhicule ordinaire, la piste ne présentant aucune difficulté. Nous remontons la FR22 (ou 422) jusqu'à Fredonia devant nous les Vermillon Cliffs et plus loin les White Cliffs. En direction de Colorado City, nous croisons une voiture de shérif tous gyrophares allumés un automobiliste va se prendre une prune 😉. Nous traversons rapidement le territoire des indiens Païutes puis Colorado City, une des citées les plus connues comme communauté polygame. L'accès au trailhead de Water Canyon nous paraît assez dur (sable, grosses ornières) mais nous y trouvons des berlines, comme quoi ! Cette rando nous a été recommandée par Sedonax au vu de notre planning. Début de la rando à 9h50 avec une température agréable de 17°C. Sur la droite, en haut de la falaise, une petite arche se détache assez rapidement. Le sentier suit le ruisseau (peu d'eau) sur sa rive droite et bientôt la gorge se rétrécit puis semble se séparer en 2. Nous essayons d'emprunter la partie gauche (en montant) mais un américain que nous croisons nous recommande la prudence et, de toute façon, monter nous écarte de l'axe du canyon donc bouche la vue. Nous faisons donc demi-tour à 11h11. Retour à la voiture à 12h05 en ayant parcouru 4,4 km de rando aisée et très agréable. Nous quittons le parking et, en cours de chemin, croisons le marshal en plein milieu de la piste et qui ne se gare même pas 😠. En sortant de Water Road, nous prenons à droite (Canyon St, cul de sac) pour arriver rapidement à un superbe cirque rocheux dans les Vermillon Cliffs où nous pique-niquons, pratiquement à l'entrée d'une communauté (trafic assez soutenu) où un arbre nous procure assez d'ombre pour déployer notre table. Nous repartons à 13h45 et, après plein de carburant et d'eau, nous entamons la longue piste de Toroweap. Le début de la piste est très facile, très roulant et nous croisons même quelques semi-remorques. Après une cinquantaine de kilomètres, peu après Findlay Knolls, nous bifurquons sur la gauche puis, après environ 13 kilomètres où la piste en est vraiment une (sableuse, assez large pour une seule voiture), nous nous arrêtons ayant atteint la limite du parc national du Grand Canyon. N'ayant pas de permis pour la nuit, il est recommandé de ne pas dormir dans le parc, l'amende pouvant être très salée. Nous trouvons un emplacement idéal, pas très loin de la piste, dans la forêt assez clairsemée de pins et de genévriers. Visiblement nous ne sommes pas les premiers à utiliser cet endroit il est 16h et la température est de 26°C.
J15 –vendredi 25 mai Nous quittons notre emplacement à 6h52 et, sitôt franchi les limites du parc, la piste devient cahoteuse, rugueuse, bref pas très agréable et souvent les branches frottent les côtés de la voiture. Nous sortons de la forêt et la piste redevient agréable même si quelques passages sont délicats. Les derniers miles avant le trailhead de Tuckup Canyon sont même carrément pénibles. Nous arrivons à 7h40 et la température est très clémente (14°C), ce qui devrait être agréable pour la rando. Nous démarrons la rando à 8h05 avec un vent fort et beaucoup de nuages cette rando est donnée pour 5,5 km et 537 mètres de dénivelé 😉. La descente est longue et assez raide et Isabelle en a assez rapidement marre et me laisse partir devant. J'arrive à 10h15 et cherche un accès au panel de pictographes car il faut escalader un peu. Isabelle me rejoint 15 minutes plus tard avec 7,75 km au podo, les pas étant plus petits. Nous quittons le panel à 11h20 et entamons la loooongue remontée, toujours avec un vent très violent le thermomètre doit maintenant dépasser les 20°C. Quelques arrêts photos plus tard 😉😎😎😎, arrêt collation et boisson, nous arrivons à la voiture avec, au podo, 14,120 km qui a raison, le podo ou la carte ? Isabelle enrage, n'ayant pas du tout aimé cette rando : « tout ça pour ça ! ». Il est 14h34 et le thermomètre indique 24°C. Nous repartons à 14h55, franchissons la limite du parc à 15h36, soit 41 minutes pour 12,2 km, cela montre l'état de la piste. On rejoint la piste principale à 15h55 et, après une pause rafraichissement, repartons vers Toroweap. Avec le vent, des grosses touffes d'herbe (virevoltants ou Salsola tragus) traversent la piste comme dans les westerns 😎. Nous faisons une petite halte (16h42) chez les rangers mais il n'y a personne (toilettes sèches). Nous en repartons à 16h51 comme précédemment, depuis que nous sommes re-rentrés dans le parc, la piste est à nouveau rugueuse à tel point que, parfois, on irait plus vite à pied pas étonnant que sur cette piste 25% des véhicules crèvent au moins une fois 😠 (statistique des rangers). Nous arrivons à Toroweap campground à 17h15. Les 3 premiers emplacements sont occupés et, pour atteindre les suivants, il faut descendre, avec la voiture, une marche d'au moins 60 centimètres. Après inspection approfondie, je renonce et continue à pied. À l'emplacement suivant, j'entame la discussion avec Chuck le camp est complet mais il nous offre, sans même que je lui demande, de partager son emplacement : sympa, non ! Mais, lorsque je lui explique que nous dormons dans la voiture et que je n'ose pas descendre la « marche », il se propose de venir et de me guider, me rassurant en disant que ça passe tranquille. Et effectivement, quelques minutes plus tard, c'est passé avec tout de même quelques petites frayeurs, notamment lorsque, sur 3 roues (dixit Isabelle qui observe de dehors et immortalise le moment -vidéo), freins bloqués, la voiture continue tout de même à descendre. Arrivé sur son emplacement, je propose un verre à Chuck qui refuse tout, bière vin, apéro il rigole quand je lui demande s'il est mormon, mais non, il ne boit pas de boisson alcoolisée, c'est tout. Le vent est tellement violent qu'il a quitté sa tente et que sa femme et lui sont à l'arrière de leur voiture. Moi qui pensait aller faire quelques photos dans les alentours nous les imitons, tellement le sable soulevé par le vent se faufile partout (un bon force 6 😠).
J16 –samedi 26 mai Réveil à 4h du matin, une des très rares fois où nous faisons sonner le téléphone un peu dur mais le soleil ne va pas nous attendre 😉. Nous passons très vite, et le plus en silence possible, notre voiture en position jour et partons vers l'overlook à 4h30. Le passage délicat de la veille l'est encore plus de nuit Isabelle descend pour me guider, grimpe en haut de l'obstacle mais, soit je suis sur le plat, en bas, et je ne la vois pas, soit mes roues avant sont montées et les phares éclairent le ciel. À la troisième tentative ratée, je décide d'essayer en force et ça passe, raclant un peu quand même 😎. La piste est toujours aussi rugueuse pour arriver au bord du Grand Canyon et cela semble pire de nuit mais nous finissons pas arriver à l'ancien campground. Nous empoignons appareils et pieds photos et partons à la recherche d'un endroit satisfaisant où déballer notre matériel. Nous pensons avoir trouvé l'endroit optimal et commence alors l'attente de l'aube, du lever du soleil, moment où tout peut se magnifier. Mais, en plus du vent glacial qui nous gèle, le ciel se couvre d'un épais plafond de nuages et le doute s'installe, grossit et finalement, nous devons nous rendre à l'évidence, ce ne sera pas aujourd'hui que nous ferons LA photo à Toroweap 😠. C'est déprimant d'avoir fait tant de kilomètres pour ça. Retour à la voiture à 6h pour notre petit déjeuner et là, c'est rageant : le soleil se montre. Nous repartons sur la rim pour quelques photos, même si l'aube est passée. Nous partons pour Page à 7h45 (12°C) et doublons 2 voitures de photographes arrêtées sur le bord de la piste (un des deux véhicules est une berline gonflé le gars vu l'état de la piste). Plus loin, 5 mules-deer galopent non loin de nous. À 8h26, nous faisons une brève halte aux toilettes des rangers. Après être sortis du parc, la piste devient très roulante et nous pouvons accélérer jusqu'à 60 mph dans les lignes droites. Nous arrivons sur la 389 à 9h43 soit pratiquement 2h pour 95 km. Au niveau de Cliff Dwellers, la route longe les Vermillon Cliffs magnifique. Les bas-côtés ne sont pas en reste : festonnés de graminées vertes, crèmes et roses qui chatoient en ondulant sous l'effet du vent toujours aussi puissant. Nouvel arrêt au VC de Navajo Bridge pour acheter les ouvrages repérés à l'aller et nous repartons à 11h49 (23°C) le vent impétueux soulève des nuages de poussières. Après Navajo Pass, l'horizon est masqué d'un voile rosâtre, du sable en suspension cela nous change du brouillard breton 😉😎😎😎. Nous arrivons au Debbie's à 12h34 avec 22°C. Accueil très sympathique, vidage de la voiture, connexion internet, lessives (machine à laver et à sécher sont à notre disposition) et transfert de photos sur Picasa pour nos « suiveurs » dont certains de VF. Le logement que nous avons retenu est plus qu'une chambre, c'est un appartement complet : cuisine équipée, séjour, chambre et sdb. Le séjour a 2 canapés et il y a du couchage supplémentaire. Bref, nous avons bien aimé ce logement, même si le prix est un peu élevé (mieux pour une famille). Un peu plus tard, nous allons refaire le plein de notre garde-manger. Dans la soirée, nous partons manger au Fiesta Mexicana (on peut y aller à pied), recommandé par nos amis de LA et nous ne regrettons pas, nous y reviendrons d'ailleurs. Dodo à 21h20.
J17 –dimanche 27 mai Lever 5h40, petit déjeuner, pliage du linge, mails, chargement de la voiture nous quittons notre logement à 10h (20°C). Plein de carburant et direction Big Water pour Skyline Rental, notre loueur de bateau où nous arrivons à 10h32. Après avoir envisagé une location (5 jours) en prenant le bateau à la marina (compter environ 600$ par jour pour le type de bateau recherché, 23 pieds avec cabine pour dormir dedans), j'ai regardé à l'extérieur du lac et là, les prix sont plus abordables. Revers de la médaille, il faut savoir conduire une voiture avec remorque et mettre le bateau à l'eau possédant un Zodiac, ce n'est pas un problème pour nous 😎. Après vérification du dossier, validation de tout ce qu'il faut, nous partons à 12h50 pour le VC où nous nous informons sur la météo des jours à venir (beau temps fixe) et de l'état des pistes avoisinantes (RAS). Nous déjeunons sur une table à l'ombre des tonnelles du VC. Départ à 14h03 pour Wiregrass (22°C) sur la piste menant à Alstrom Point (Recreation Rd 220 ou Smokey Mountain Rd) où nous arrivons à 14h20 (24°C). Petit parking sur la droite de la piste et nous entamons la petite rando dans le canyon à 14h40. La roche est toute blanchâtre et la rando très agréable, très « ludique ». Parfois, nous hésitons : se laisser glisser et risquer un pb au retour ! Mais, généralement, la difficulté est franchissable, dans les 2 sens, à 2 et je n'ai pas besoin de sortir la corde de mon sac a dos (corde de 10 mètres, toujours au cas où). Au pire, il y a toujours un itinéraire de « débordement » pour éviter la difficulté (chercher les cairns). Nous atteignons le bridge à 15h25 et sommes de retour à la voiture à 15h50 la rando fait seulement 2,5 km. À conseiller sans problème, même avec des enfants. Nous partons pour Spencer Coal Mine, juste à côté sur la Crosby Canyon Road. Par manque d'infos et d'observation, nous descendons la route (piste) vers le lac Powell dans un paysage très agréable demi-tour avant d'arriver au lac et finalement nous découvrons les 3 entrées de la mine (murées) presque au début de la route pas grand chose à voir, à part les empilements des couches géologiques. Nous repartons pour Alstrom Point, déjà essayé en 2009 (voir notre site web) et repassons à l'endroit où notre radiateur avait « fumé » nous continuons la piste et là, le 4WD est bien obligatoire : nous étions allés au plus loin avec un véhicule standard. Nous trouvons un emplacement impeccable pour y passer la nuit et attendre le coucher de soleil il est 18h15 avec 22°C. Quel plaisir d'être seuls à contempler ces paysages magnifiques. Le coucher de soleil sur le lac est à la hauteur de nos attentes : tout simplement beau ! Point besoin d'une kyrielle de superlatifs. Après de multiples photos que nous espérons réussies car il est difficile d'englober toute cette immensité, nous regagnons notre voiture et dodo il est 21h05 et le vent est toujours là, présent et puissant.
J18 –lundi 28 mai Réveil à 5h20 pas de nuage, pas de vent 😎. Nous sommes seuls sur le toit du monde. Nouvelle séance de photos en explorant un peu plus le coin et nous quittons, presque à regrets, cet emplacement d'où nous surplombons Gunsight Bay il est 7h35 et le thermomètre nous donne 16°C. Une demi-heure plus tard (28 minutes exactement), nous n'avons parcouru que 3 kilomètres cela vous montre l'état de la piste 😉 sur sa dernière partie. Sur la fin de la descente, nous bifurquons sur la droite (et non l'inverse) pour nous rapprocher un peu de ce qui doit être Moon Butte et que nous surnommons simplement Monte Negro, puis direction le VC pour des nouvelles fraiches de la météo. Arrivés à 9h25 (19°C) et météo toujours au beau fixe d'après les rangers. Nous partons donc à 9h48, confiants, emprunter la House Rock Valley Road. C'est cette route (piste plutôt) qui dessert entre autre The Wave et Wire Pass, mais nous nous arrêtons sur le (premier) parking pour aller admirer Edmaier's Secret. Départ de la rando à 10h55 après avoir pris notre permis (6$ chacun) le sentier est plat et suit ce qui doit être le début de Buckskin Gulch un kilomètre plus loin, nous franchissons The Gap pour arriver à la zone intéressante. Petite marche en plein soleil dans du sable très mou et nous commençons à grimper sur la roche. Ensuite, nous allons au gré de nos envies, parcourant ce superbe paysage (je crois qu'on pourrait y passer la journée sans problème). Vers 12h30, nos estomacs se plaignant, nous faisons halte mais impossible de trouver la moindre ombre c'est donc en plein soleil que nous mangeons sur le pouce. Nous repartons une demi-heure plus tard, trouvons une « petite vague » 😉 et prenons le chemin du retour arrivée à la voiture à 14h45, le podo indique 8,750 km. Départ à 15h04 et nous continuons à descendre la piste plein sud pour rechercher un petit panel de pétroglyphes que Sedonax a surnommé The Maze à cause de son dessin. Avec les quelques éléments en notre possession (je n'en dirais pas plus 😉), nous essayons de nous repérer et de trouver le parking adéquat. Nous enfilons les sacs à dos et c'est parti avec 25°C. Petite grimpette, puis au feeling, traversée du plateau parmi les buissons de sauge pour atteindre la barrière rocheuse (délimitation ouest de The Wave). Peu avant d'y arriver, Isabelle me signale apercevoir quelque chose et, effectivement, nous avons trouvé 😎. Nous sommes de retour à la voiture à 16h22 ce fût donc une toute petite rando de 40 minutes et de 2 km. Nous repartons pas très loin, direction nord cette fois-ci, pour le camping de State Line, sur la frontière Arizona-Utah. Le camp n'est pas très plein mais ce ne sera plus le cas un peu plus tard. Nous choisissons donc notre emplacement, le critère principal étant un endroit plat pour ne pas avoir notre lit trop en pente. Ce camp est du type premier arrivé, premier servi et est très agréable c'est aussi le départ de l'Arizona trail. Chaque emplacement possède une petite tonnelle avec une table dessous et pit-fire juste à côté des toilettes sèches complètent l'ensemble. Transfert des photos sur le pc, passage de la voiture en position nuit, diner et dodo à 20h.
J19 –mardi 29 mai Réveil à 5h45 et départ à 7h45 (17°C) pour le Nautilus. Nous rejoignons la 89, puis passage auprès de la station de rangers (désaffectée maintenant ? Il n'y a plus de drapeau américain) et nous prenons la piste longeant la Paria River (White House Trailhead Rd). Arrêt un peu avant le camp il y a un peu de place pour se garer. Nous démarrons la rando à 8h44 (20°C) c'est entièrement plat et pas trop sableux. Une barrière à franchir et nous arrivons rapidement sur zone. Ce n'est effectivement pas ordinaire du tout et nous prenons plaisir à déambuler et à photographier. Nous sommes de retour à la voiture à 9h16 avec seulement 1,7 km au podo. Nous partons pour le Walmart et le Safeway de Page pour faire le plein de provisions pour les 5 jours suivants sur le lac Powell. À 11h50, nous sommes à Wahweap Marina pour déterminer quelle cale de mise à l'eau nous allons choisir (notre loueur doit le faire figurer sur le contrat, pas très bien compris l'utilité mais …). J'en profite pour regarder leur façon de mettre à l'eau et de sortir le bateau cela diffère effectivement un peu de mes habitudes, surtout parce qu'on est en eau douce. Nous choisissons finalement Stateline Launch Ramp qui semble moins fréquentée que Wahweap Lauch Ramp. Nous repartons au VC de Big Water uniquement pour y déjeuner tranquillement à l'ombre des tonnelles et, à 14h10, nous nous présentons chez notre loueur. Fin des papiers, récupération du bateau et du véhicule pour la mise à l'eau, dépose de nos bagages dans le bateau et direction le lac. La mise à l'eau se fait sans problème vers 16h et nous amarrons le bateau au ponton. Isabelle reste dessus pendant que je repars à Big Water rendre le véhicule et sa remorque et revenir au lac avec notre voiture. Je suis de retour vers 16h50 et nous prenons aussitôt « le large » 😎. Le programme de navigation a été établi en fonction de nos envies, ça va de soi, mais aussi avec l'aide d'un membre de VF, Jjacques01, que je remercie ici pour ses connaissances des lieux et sa patience envers mes questions. Notre bateau est un 23 pieds assez vieux (1996), 1 300 kg à vide, un moteur V8 de 7,4 litres de cylindrée, 330 chevaux et un réservoir de 75 gallons quand on accélère, ça « pousse » bien mais la consommation ne doit pas être mal non plus 😉. La cabine permet de dormir à 2 dedans, mais c'est bas de plafond un wc chimique (obligatoire si on y passe la nuit) complète l'équipement j'oubliais, une prise allume-cigare nous permet de brancher notre glacière pendant la navigation. La présence de cette prise et son bon fonctionnement a généré un échange de mail avec le loueur car indispensable pour nous. Le niveau du lac étant suffisant, nous pouvons couper par Castle Rock au lieu de faire le tour d'Antelope Island. Nous avons beau avoir 3 cartes différentes du lac, le début est un peu délicat et nous avons du mal à trouver notre chemin, d'autant que le bateau n'a même pas de compas (incompréhensible). Nous prendrons rapidement notre boussole et suivons les bouées sur nos cartes avec un peu de mal tout de même car pas une carte d'identique et toutes les bouées ne sont pas indiquées. Enfin, l'expérience aidant 😉, nous rejoignons le chenal, longeons The Sand Hills et arrivons enfin à Labyrinth Bay où j'ai prévu de passer notre première nuit sur l'eau. Nous explorons la zone pour profiter du paysage, tout en cherchant un endroit pratique pour « beacher ». La navigation se fait au ralenti quand nous apercevons un beau morceau de roche affleurant la surface et non signalé 😠 je relève donc l'embase au maximum et nous continuons notre balade. Tout à coup, sans avoir strictement rien vu, nous nous retrouvons « perchés » sur un autre caillou, pratiquement au milieu du petit chenal notre voyage sur le lac commence mal 😠😠😠. Nous prenons notre premier bain dans le lac pour essayer de nous déséchouer et heureusement que nous naviguions au ralenti hélice relevée plus de peur que de mal et nous trouvons notre emplacement pour la nuit à 18h45. Pose des 2 ancres, rangement du bateau (il faut prendre ses marques), apéro puis diner dodo à 20h50, bercés par les flots 😉😎😎😎.
J20 –mercredi 30 mai Réveil 5h40, petit déjeuner et départ à 7h15 (bien qu'en Utah, nous avons conservé l'heure de l'Arizona car nous devons repasser à Page et il n'est pas très compliqué d'ajouter une heure 😉 ). Nous remontons le chenal en suivant les bouées, avec parfois quelques petites difficultés de navigation, notamment du côté de Gregory Butte (visiblement nous ne sommes pas les seuls, un houseboat qui nous suit a les mêmes hésitations que nous). Les 2 GPS que nous avons ne nous servent à rien, le Tomtom étant complètement paumé (ça, je m'en doutais) et le Colorado (GPS de rando) n'est pas prévu pour aller si vite nous nous dirigeons donc uniquement avec nos cartes et la boussole. À un moment, nous manquons une bouée et faisons une incursion dans Wetherhill Canyon, mais reprenons rapidement le bon cap. Quel plaisir de naviguer entre ces falaises de grès, nous ne regrettons pas du tout l'investissement (non négligeable) que représentent ces 5 jours. Nous arrivons à Dangling Rope à 9h17 pour y faire le plein c'est la seule station sur le lac hormis les 3 marinas et il est vivement conseillé 😉 de s'y arrêter. Mais le prix du gallon est un peu plus élevé (5,42$) que sur la « terre ferme ». Nous en prenons tout de même 22 gallons soit environ 120$. Nous repartons à 9h35 et, après un court arrêt à Eye Arch, près de la bouée 52, nous atteignons Reflection Canyon à 10h28 il nous a donc fallu pratiquement 3h de navigation depuis Labyrinth Bay, mais nous étions à « petite vitesse » de croisière et les arrêts photos assez nombreux (pour info, nous sommes un peu au nord de Rainbow Bridge, pratiquement en face de l'embouchure de la San Juan River). J'ai découvert la photo de Michael Melford sur Reflection Canyon en 2008 et, depuis, cet endroit était devenu un but mythique, même si je sais que les conditions (hauteur d'eau notamment) ne sont plus les mêmes. Nous n'y faisons qu'une brève halte car nous reviendrons au retour. Incursion dans Llewellyn Gulch puis nous arrivons à Hole in the Rock à 12h15. Connaître l'histoire, c'est bien, et on imagine les pionniers mormons descendant la pente escarpée, retenant de toutes leurs forces leurs chariots. Du moins, on croit imaginer mais quand nous avons vu la descente (sans la partie immergée), j'ai crié au fou. Il faut le voir pour le croire et, même encore maintenant, je reste estomaqué. Nous trouvons un peu d'ombre juste à côté et faisons la pause déjeuner quel spectacle de voir ces falaises plonger verticalement dans l'eau, la surface à peine ridée par les rares bateaux qui passent au loin. Nous repartons à 13h49 et, à peine une courbe plus loin, nous entrons dans Escalante River, point le plus nord de notre navigation. Les canyons se suivent les uns après les autres tout d'abord Indian Creek, juste à gauche en entrant, puis Clear Creek avec, au bout, Cathedral in the Desert et enfin Davis Gulch avec La Gorce Arch. Impossible de décrire en quelques mots notre ressenti, mais nos yeux brillent, pétillent. Que du bonheur ! En sortant de Davis Gulch, notre attention est attirée par une bouteille plastique qui semble immobile, au lieu de dériver avec le vent approche lente et, effectivement, il s'agit d'une bouée « pirate » signalant un énoooorme plateau rocheux à peine immergé j'imagine les dégâts en cas d'impact. Nous passons rapidement devant Three Roof, le site étant maintenant interdit, et continuons vers Garces Island, à l'embouchure d'Explorer Canyon nous n'irons pas plus haut dans Escalante River. Incursion rapide dans ce dernier où nous irons randonner demain à l'aube, puis retour à l'ile où nous jetons l'ancre non loin d'un houseboat quelques scooters se baladent dans les parages. Bain, apéro, repas et dodo.
J21 –jeudi 31 mai Lever 6h15 et départ une heure plus tard pour Explorer Canyon (juste un bras d'Escalante River à traverser). Nous remontons le plus loin possible puis nous amarrons d'abord sur la rive gauche mais, finalement, préférons la droite. Départ à 8h10, un peu de grimpette et de recherche de piste, le début étant assez mal tracé mais ça se calme rapidement nous longeons le canyon, rempli de troncs d'arbres et après un ou deux demi-tour pour piste perdue, nous arrivons au premier panel de pétroglyphes à 8h45 puis à Zane Gray Arch à 9h18. À 9h32, après quelques autres pétro, nous sommes presque au fond du canyon et faisons demi-tour (mauvaise lecture de la doc, il restait un panel à voir 😠). Quelques photos, un peu d'eau et nous continuons arrivée au bateau à 10h40 avec 5,130 km au podo. Nous nous déchaussons sur la plage arrière du bateau, nos chaussures étant pleine de sable, et dégustons une boisson bien fraiche sortie de la glacière la rando était pratiquement en plein soleil, orientée plein est. Départ à 11h35 pour Willow Gulch en espérant, si possible et pas trop loin, atteindre Broken Bow Arch que nous n'avions pas pu voir en 2009 cause gros risque d'orage. Nous remontons le plus loin possible mais, alors que l'hélice soulève des nuages de boue, nous ne voyons pas comment continuer, même en mettant notre « annexe » à l'eau : trop de branchages et pas de sentier visible sur les rives. Nous faisons demi-tour à 12h45 et déjeunons, arrêtés à l'ombre d'un grand pan de falaise nous crevons de soif et, le thermomètre faisant partie de la voiture, nous n'avons pas d'idée mais il fait très chaud. Nous redescendons maintenant l'Escalante River puis le Colorado pour regagner Reflection Canyon où nous allons passer la nuit, suivant les conseils de Michael Kelsey. Après maman cane et ses canetons, nous arrivons à l'extrémité navigable du canyon. Un bon bain et je pars, seul, explorer le haut du canyon il y a des pétroglyphes sur la rive gauche. Mais après avoir essayé de traverser plusieurs fois (je m'enfonce beaucoup), marché longuement dans du sable mou, je fais demi-tour et rentre au bateau, ayant même perdu le cache de mon objectif pendant la traversée d'un « gros buisson ». Dans la langue d'eau voisine, inaccessible tant à pied qu'à la nage tant les buissons sont denses, de grands claquements sur l'eau des castors ? Nous n'aurons jamais la réponse.
J22 –vendredi 1er juin Lever 5h30 nos « castors » de la veille continuent leur bruitage mais toujours impossible de les apercevoir, même avec le bateau tant la « plage de Kelsey » est très encombrée d'arbres et arbustes. Sur l'eau, nous retrouvons maman cane et sa petite famille, pratiquement sous des ruines perchées dans une alcôve. À 7h39, nous nous arrêtons au confluent interne pour essayer de grimper et d'avoir une vue « à la Michael Melford » 😉. Premier essai, je rate, la grimpette est rude et je n'ai pas envie de me casser la figure second essai, je pousse un peu et Isabelle réussit à passer la première difficulté et continue à monter. Peine perdue, les falaises du virage suivant masquent la vue, il faudrait monter plus haut. Isabelle préfère que je la récupère avec le bateau de l'autre côté de la pointe, la descente lui paraissant plus facile via un éboulis de roches. Elle finit malgré tout, heureusement sans mal, dans l'eau jusqu'à la ceinture en essayant de monter sur le bateau 😉😎😎😎. Et cela finit par un bain total pour nous deux. Le temps de nous sécher, de nous changer, il est déjà 8h45 trop tard pour essayer un autre endroit car notre planning est assez serré. Nous repartons donc tranquillement vers la sortie du canyon que nous atteignons 15 minutes plus tard il faut bien faire quelques photos. Nous continuons la descente du Colorado et 20 minutes après entrons dans Twilight Canyon l'entrée n'est pas indiquée mais est juste au nord de la bouée 51. Nous le remontons jusqu'à la fourche, en passant par Twilight Arch et cette balade est très agréable attention cependant, dans un virage, un rocher affleure presque la surface. Retour dans le chenal à 10h20 et nous le traversons pour entrer, un peu plus bas, dans Forbidding Canyon et le non moins célèbre Rainbow Bridge. À 10h50, nous sommes amarrés au ponton un américain avec qui nous discutons nous fait visiter son bateau, autrement mieux que le notre : un Chaparall Signature 260 belle bête ma foi. Retour au bateau à 11h45 après avoir discuté avec une ranger qui nous a accompagnés presque sous le pont (il est interdit de passer dessous, par respect pour les croyances Navajo). Nous retournons dans Forbidding Canyon et trouvons un coin à l'ombre (ils ne sont pas légion à cette heure 😉 ). Ancrage réussi au second essai et bain aussitôt, histoire de nous rafraichir 😎. Pendant qu'Isabelle prépare le repas, je vérifie l'hélice de près et constate quelques petites marques et déformations (aurions-nous tout de même heurté la roche ?) dans le doute, j'attrape un morceau de grès et peaufine l'arrête. Après 30 minutes de « ponçage », cela me paraît très bien. Repartis à 14h20 vers le fond du canyon, mais il faut nous arrêter par manque d'eau et trouvant le sable trop mou pour une marche agréable, nous faisons demi-tour. À 15h04, nous entrons dans Cascade Canyon, le canyon le plus « slot » que nous ayons eu jusqu'à présent demi-tour 25 minutes plus tard et nous enchainons avec Cathedral Canyon, long canyon où les parties étroites alternent avec des zones plus larges par endroit, pas plus de 50 cm de chaque côté du bateau. Nous faisons demi-tour à 16h18 et continuons dans Mountain Sheep Canyon avec des falaises moins hautes que précédemment, mais très étroit aussi et sinueux sur la fin, tellement que nous préférons faire demi-tour avant d'y être coincés. À 17h20, nous jetons l'ancre pour la nuit un peu plus loin que l'embouchure de Mountain Sheep Canyon (vers la bouée 44), les plages étant assez rares. Bain, écriture de cartes postales, diner et dodo. J'étrenne un nouveau couchage, directement sur le siège du bateau il y fait nettement plus frais que dans la cabine. Un nuage de moucherons « stationne » jusqu'à l'arrière du taud du bateau cela fait un bruit impressionnant mais ils ne viennent pas trop nous déranger, ouf !
J23 –samedi 2 juin Lever 5h30 nous avons mal dormi, le vent n'ayant pas arrêté de tourner pendant la nuit, le bateau de taper sur le sable et les vagues de clapoter contre la coque. Les moucherons de la veille sont toujours là et, avant qu'ils se mettent à nous déranger, nous levons le camp (heu, les ancres plutôt 😉 ). Nous allons un peu plus bas sur le chenal, juste avant l'entrée de Dangling Rope Marina. Le ciel est très nuageux, avec une bonne brise, et nous recevons même nos 3 premières gouttes de pluie les 2 ancres mouillées, nous pouvons petit déjeuner tranquillement. Mais pour repartir, c'est une autre histoire, une des ancres est enraguée et rien à faire je me mets à l'eau et effectue une petite apnée d'environ 6 mètres pour la décoincer. Nous arrivons à la marina à 7h25 mais elle n'ouvre qu'à 8h. De toute façon, il faut refaire le plein, le niveau de carburant étant très bas. Nous discutons avec Jessica, ranger qui s'occupe de nous et des pompes : 5,42$ le gallon, 71 gallons pour un réservoir de 75 😇 et une facture de 384$ et des cacahouètes. Il y a aussi une petite supérette où nous achetons 1 sac de glaçons de 5kg (5,25$, tout est cher sur le lac) notre glacière a un peu de mal à étaler avec cette chaleur, n'étant branchée que quand on navigue et nous devons aussi recharger les batteries de nos appareils photos (nous n'avons pas pris notre multi-prises 12V). Le soleil est revenu et il ne subsiste que quelques petits nuages blancs température annoncée par Jessica 39°C (102°F) et du vent jusqu'à 18 mph de Ouest Sud-ouest pour la nuit. Nous repartons et, peu de temps après, nous entrons dans Rock Creek Bay que nous parcourons, allant même nous baigner tout au fond vers 10h50 très agréable. Par contre, on voit que c'est le week-end et que nous sommes moins loin de Wahweap Marina car le nombre de bateaux et de scooters est nettement plus élevé. À 11h38, nous entrons dans West Canyon et, après un peu de navigation parmi les superbes falaises « rouges », nous nous ancrons pour déjeuner à l'ombre. À coté de nous, un campement vide pour l'instant, avec 2 chiens pour le garder un bateau viendra, peu de temps après, et repartira assez rapidement. Nous repartons à 13h30 et à peine 15 minutes plus tard arrivons au fond du canyon. Demi-tour et, rapidement, nous retrouvons un « canard » aperçu à l'aller : séance photos. Un peu après, un wash (sec) en hauteur nous montre, vu la plage en dessous, les dégâts qu'il peut occasionner. Vers 14h30, nous passons, à la sortie de West Canyon, directement à Face Canyon mais il faut faire très attention car il n'y a pratiquement pas de fond c'est donc au ralenti et embase relevée au maximum que nous passons entre Gregory Butte et la rive gauche. C'est ce passage qui nous avait « intrigué » à l'aller un bateau venant en sens inverse nous demande s'il peut passer mais fait finalement demi-tour. Ce sera sans doute le chenal dans quelques centaines d'années 😉 . Pendant notre passage, nous apercevons des chevaux (navajos ?) sur la rive.
Nous passons la bouée de Face Canyon à 14h39 l'entrée du canyon est large et les falaises assez éloignées mais le spectacle est toujours aussi beau. Le canyon se rétrécit à vue d'œil et à 15h, nous sommes stoppés au fond de la branche gauche, il n'y a plus d'eau. Nous continuons à pieds pour essayer de voir Diagenetic Arch nous allons jusqu'au bout du slot canyon et grimpons un peu pour essayer d'apercevoir quelque chose. Rien, sauf peut-être là, à l'est-sud-est il nous faudra vérifier sur les photos (c'était bien l'arche).
Nous revenons au bateau et commençons à chercher un plage pour la nuit, bien orientée par rapport au vent annoncé (face au sud-ouest). Première tentative à la sortie (à gauche) de Face Canyon mais ce n'est pas bon, que de la roche. Nous quittons donc Face Canyon pour Padre Bay, au programme du lendemain et trouvons un emplacement sur du sable, pratiquement entre 2 houseboats dans Kane Creek Canyon. Il fait très chaud et nous avalons 1 litre de jus d'oranges en moins de 5 minutes un bon bain nous fait du bien et ensuite, apéro, diner et dodo à 20h30 avec un vent très chaud et du mal à nous endormir. Deux heures plus tard, un coup de « pétard » claque sèchement : un orage ? Nous ne saurons pas. Le vent se calme dans la nuit.
J24 –dimanche 3 juin Réveil à 6h10, « mer » d'huile et ciel clair. Petit déjeuner et départ à 7h40. Nous nous baladons dans Padre Bay puis Padre Canyon où nous essayons de voir s'il est possible de gagner Gunsight Bay via Gunsight Pass : peine perdue, la passe est à plusieurs mètres au-dessus du niveau de l'eau. Nous sortons de Padre Bay pour entrer dans Gunsight Bay à 8h48 cette baie est celle qui se trouve en contrebas d'Alstrom Point et nous reconnaissons bien les sites aperçus la semaine dernière. Comme nous sommes en week-end, de nombreux bateaux y ont passé la nuit. Petit bain en fond de baie avant de reprendre la route pour Navajo Canyon où nous entrons à 9h13. Un peu avant, nous croisons le sillage de plusieurs bateaux filant bon train et, patatras, notre glacière se renverse. Vers 10h, nous atteignons les ruines et nous prenons un bain à leurs pieds puis demi-tour et arrêt à Navajo Arch en haut de la falaise nous l'avions cherchée à l'aller sans succès. Nous sortons vers 11h de Navajo Canyon pour gagner Antelope Canyon, notre dernière visite sur le lac. À 11h36, nous atteignons le fond du canyon et beachons sacs à dos enfilés, nous sautons du bateau pieds nus à cause de l'eau et courrons vers l'ombre tant le sable est brûlant. Nous partons randonner dans Antelope Canyon à 12h33 dès le début, de gros tas de débris montrent bien le niveau de l'eau en hiver. Nous sommes maintenant dans une zone ressemblant un peu à Lower Antelope Canyon, mais en moins haut et moins serré tout de même très joli. Dans un recoin, à l'ombre, un oiseau blessé nous appelle que faire ? Nous décidons de laisser faire la nature. Vu l'heure, le soleil est presque à la verticale et il fait chaud, très chaud et pratiquement aucune ombre demi-tour un peu après Est Fork et retour au bateau à 13h05 (3,750 km au podo). Je suis à peine sur le bateau et Isabelle toujours sur le sable qu'un bateau promeneur de touristes arrive (1 seul passager à bord) son fond plat lui a permis de venir jusque là, mais il prend pratiquement toute la largeur du canyon. Je finis de rentrer les sacs à dos à bord et dépose rapidement les chaussures d'Isabelle sur le taud. Et là, un dialogue de sourd s'engage le pilote me demande si je suis enlisé, si j'ai besoin d'aide. Je le remercie, lui dit que non et attends qu'il recule pour me laisser le passage. Il finit par me demander ce que j'attends Isabelle pousse sur le bateau et j'avance donc d'une cinquantaine de centimètres, jusqu'à le toucher et j'attends. Il lui faudra bien 10 minutes pour comprendre que, s'il ne recule pas, je ne pourrais pas passer. Encore un qui a eu son permis bateau dans un baril de Bonux 😉. Nous sortons enfin d'Antelope Canyon et trouvons une petite plage, sur la gauche du chenal, pour nous baigner et déjeuner. Isabelle me demande où sont ses chaussures. Et « me.de » 😠 elles sont restées sur le taud (à cause de l'autre couillon qui n'avait qu'à attendre 2 minutes que l'on parte) et, avec les sillages des bateaux dans le chenal, ont dû tomber à l'eau : bilan, une paire de chaussures de randonnée de perdues, avec des semelles orthopédiques qui plus est 😠😠😠. Nous arrivons à la marina à 15 heures, vidons le bateau et je pars chercher la remorque il fait 32°C. À16h12, la remorque est dans l'eau (il a fallu attendre à l'entrée du parc, de nombreuses voitures avec bateau faisant la queue) et nous quittons la marina à 16h50 après avoir lavé et nettoyé un peu le bateau. Nous refaisons le plein à Greenhaven avec un carburant à 3,899$ le gallon au lieu de 5,42 à Dangling Rope intéressant surtout que nous en mettons 54 gallons. On rend le bateau à notre loueur inspection, tout est ok, sauf le wc chimique (Port-a-potty) dont ils veulent nous facturer le nettoyage (50$). Coup de gueule, vérification, il est bien propre (nous l'avions rincé 3 fois à la marina) mais, la chaleur aidant, le réservoir sent un peu logique, non ! À 17h45, nous quittons Big Water et regagnons Page et notre location chez Debbie's ; nous arrivons à 18h06 avec 36°C. Nous déchargeons la voiture, allons faire des courses et (re) dinons au Fiesta Mexicana. Préparation de taboulé pour les jours suivants, cuisson de nouilles pour bolognaise, d'œufs durs et, enfin, bain et douche. Dodo vers 1h du matin.
J25 –lundi 4 juin Debout à 6h15, petit déjeuner, réorganisation des bagages, préparation de la voiture et nous quittons le motel à 10h20, direction Safeway puis Wallmart. Nous finissons par trouver une paire de chaussures pour Isabelle (hideuses, flashy, horriblement chères – 150$ et même pas des vraies chaussures de randonnée) et nous prenons la route à 11h15 et 33°C . Initialement, j'avais prévu de prendre la 89 et à The Gap, de traverser la réserve Navajo pour rejoindre la 98 à Kaibito. Ce sera pour une autre fois et nous partons directement sur la 98 nous faisons le plein à Black Mesa, un peu avant Kayenta. Nous prenons la 464 vers Monument Valley pour quelques photos d'Agathle Peak à 13h20 et 34°C, toujours pas déjeuné et nous ne trouvons pas d'ombre. Petite discussion avec des français qui hésitent à rentrer sur les terres navajos mais nous, nous y allons et faisons le tour de El Capitan (Agathle Peak). Nous repartons et nous nous arrêtons au pied de Church Rock en plein soleil et déjeunons dans la voiture avec la clim. Il fait 34°C. Nous repartons à 15h17, toujours sur la 160 direction Boundary Buttes et là, nous nous paumons sur la piste et revenons sur la 191 puis finissons par retrouver le chemin ensuite, direction l'Utah et la 163 (non loin de Bluff). À 17h25, nous arrivons à l'entrée de la piste Butler Road la barrière est fermée, mais 2 4x4 sont juste devant nous et l'ouvrent, nous laissant le soin de la refermer. Rapidement, nous arrivons sur le parking du trailhead pour Wolfman Panel où nous passerons la nuit. Un fort vent de sable bouche totalement l'horizon. Dodo à 20h08.
Fin de la première partie.
Vietnam: voyage en famille en juillet 2012 English translation pending
Voici le récit avec photos de notre belle aventure en famille
Cet été, nous avons été rechercher le soleil au Vietnam. Bonne idée car nous avons eu un temps magnifique sur place et échappé ainsi à presque 3 semaines de pluie en Belgique. Il a fait beau presque tout le temps et jamais de pluie lors de nos activités. Parfois une belle douche tropicale le soir ou la nuit, une averse à Sapa et une journée de ciel couvert à Hué. Sinon, le temps parfait. On a eu chaud, très chaud même, jamais eu aussi chaud en fait pourtant on avait déjà visité la Thaïlande et Angor Wat en juillet 2010 et là on pensait avoir connu le plus chaud…ben non ! Les paysages du Vietnam nous ont enchanté, émerveillé. Partout nous avons rencontré des gens fort sympathiques et mêmes dans les endroits les plus touristiques, les vendeuses ne nous ont jamais irrité ni été désagréables, que du contraire. Parfois même, elles se marraient avec moi quand je roulais des yeux en riant lorsqu’elles me donnaient des prix absurdes lors des marchandages. Bien sûr, il y a le prix « touristes » et « locaux » mais on ne se promène pas avec le même pouvoir d’achat, elle essaie de gagner leur vie et je suis souvent arrivée à un prix raisonnable pour les 2 partis. J’ai beaucoup de respect pour les Vietnamiens que j’ai découvert très fiers dans le bon sens du terme, travailleurs, ingénieux, souriants, curieux, … Donc, contrairement à certains récits et commentaires du forum, je reviens avec une expérience des plus positives. Nous sommes partis à 2 familles. Mon mari, ma fille de 17 ans, mon fils de 14 ans et moi. Et puis le frère de mon mari avec sa femme et leurs 2 petites filles de 5 et 3 ans. Après avoir passé bons nombres d’heures sur le forum et avoir décidé des endroits que je voulais voir absolument, je me suis mise en contact avec GP Travel qui nous a finalisé notre circuit et fait toutes les réservations sur place. Tout s’est déroulé comme sur des roulettes. Nous avons été totalement satisfait par leurs services, les guides, les chauffeurs, leur organisation, leur honnêteté . Ils nous ont même remboursé les activités non faites! En fait, nous devions prendre un vol un matin d’Hanoi pour Hué mais le vol fut retardé jusqu’au soir à cause d’un taureau sauvage qui se trouvait sur les pistes d’atterrissages de Hué. Figurez vous que la bête était d’une espèce protégée et donc l’armée ne pouvait pas l’abattre. Ils ont fait venir des experts pour l’endormir. Hélas, ils ont utilisé trop de produit et finalement le taureau est quand même mort. Enfin, bref, tout ceci a causé pas mal de problème à Hué car impossible de faire atterrir des avions là où un taureau fou de 1000kg pouvait à tout moment galoper sur les pistes d’atterrissage…. Nous avons donc perdu quelques visites qui nous ont été remboursée par GP Travel. Dans notre circuit, les lunchs étaient compris et nous avons toujours reçu des repas délicieux aussi bien dans des restaurants où d’autres groupes venaient manger, que dans de tous petits restos, ou encore chez l’habitant, on est aussi passé Chez Loan. Vraiment pour moi, ce fut aussi un voyage gastronomique, j’adore la cuisine asiatique (et l’Asie)… j’ai du vivre en Asie dans une autre vie. J’avais choisi certains hôtels, d’autres m’ont été conseillé par GP Travel et toujours on a été fort bien logé, même au Cong Fu à Bac Ha, on a eu d’assez bonnes chambres. Point de vue des moustiques et autres bêbêtes, on a été épaté! On a à peine vu un moustique sauf dans un resto à Bac Ha qui en était plein. Moi, qui avait mon stock de produits pour la peau avec Deet dans ma valise…on a presque rien utilisé et c’était très agréable! (quelle différence avec la Thaïlande). Chez nous, on ne peut pas ouvrir la porte ou manger dehors sans être envahi de mouches, taons et guêpes et là avec 20 degrés de plus et l’humidité, aucun ennui! Tout au long de notre circuit, nous avons vu finalement très peu de touristes et on a jamais eu la sensation qu’il y avait du monde, bien souvent on était seul dans le paysage. Mes enfants de 17 et 14 ans ont beaucoup apprécié le voyage, le dépaysement, le choc culturel, les rencontres, les paysages, … Ma fille avait le blues de devoir rentrer au pays. Pour les petites, durant tout le voyage, elles ont grimpé, sauté, rigolé, … Même avec la chaleur, elles trouvaient encore l’énergie de courir partout. Les Vietnamiens adorent les enfants et partout elles ont reçus des fruits et des attentions. C’est un pays sans aucun inconvénient pour voyager avec des petits enfants, aucun danger particulier, à condition de bien boire et de porter un chapeau, la nourriture est bonne et saine et la majorité des excursions sont tout à fait faisables avec des petits. Lors des promenades, on alternait en les faisant marcher et en les portant. Nous sommes restés 18 jours complets sur place. J'avoue qu'après nos jours de repos, on aurait bien été encore découvrir le sud et le delta du Mékong. Mais bon on devait rentrer...en tous les cas, merci à ceux qui m'ont conseillé de surtout passer du temps dans le nord car c'était fantastique. Un tout grand merci aux "experts" et "amoureux" du Vietnam qui m'ont inspiré sur le forum avec leurs interventions et photos, à ceux qui ont répondu à mes questions et messages privés, à ceux qui m'ont conseillé, car nous avons eu un superbe voyage. J'ai commencé mon blog depuis quelques mois et je viens juste de terminer ma page VIETNAM, donc pour lire le récit avec les photos, c’est ici :
http://voyageslalie.blogspot.be/p/vietnam.html
Uniquement le récit:
12 juillet : nous quittons la maison sous la pluie et 16 degrés, quel été cette année! Nous avons un billet combiné avec TGV de Bruxelles midi vers Paris CDG. Première bonne surprise: nous avons droit à voyager en 1ère classe avec des sièges très confortables et recevons une boisson avec des cacahuètes. 1h10 après nous sommes à Paris CDG qui nous épate par sa modernité et ses facilités. Notre vol pour Hanoi décolle à 14h et nous avons juste le temps d’enregistrer les bagages, de manger notre pic-nic et d’embarquer. Le vol Air France/Vietnam Airlines se passe très bien, repas pas trop mauvais, eau, jus et coca à volonté, nouilles instant si désiré et un bon choix de films pour les écrans dans les dossiers. 13 juillet : Quelques 11h plus tard nous arrivons à Hanoi, il est 6h30 et la chaleur moite nous accueille. Nous passons facilement et assez rapidement par les formalités de visa avec notre lettre d’invitation (25 dollars par visa) et récupérons nos bagages. Notre chauffeur est là et nous conduit à l’hôtel Indochina Queen II. Nos chambres n’attendent que nous pour une douche et un peu de repos. En début d’après-midi, avec mon beau-frère et les petites, je pars visiter un peu les alentours pendant que les autres dorment. Nous nous promenons le long du Lac de l’épée et visitons le petit temple. Les gamines qui sont blondes ont un succès fou et forment l’attraction de l’après-midi pour les Vietnamiens assis sur les bancs. Nous passons aussi chez GP Travel pour faire connaissance et régler le solde de notre voyage. En fin d’après-midi, le reste du groupe a repris des forces et nous partons tous ensemble pour manger au New Day. Le repas est bon mais on a tous hâte de se mettre au lit de bonne heure….sur le chemin du retour, un orage éclate et nous sommes contraints de prendre un taxi pour éviter d’être trempé. 14 juillet : lever 6h30, départ à 8h vers la baie d’Halong, en minibus. Nous faisons connaissance avec Hien qui sera notre guide pour toute la partie Nord. La route est un peu longue mais Hien nous raconte des tas de choses. Les rizières défilent, paraît que le Vietnam est le 2ième exportateur mondial de riz. Il y a pleins de choses à voir, on pose des questions, on s’étonne de voir les barrières des passages de chemins de fer qui sont ouvertes et fermées manuellement par des femmes. Nous arrivons au port et sommes transférés sur notre jonque privée (4 cabines), le Lagoon Explorer 2 de Indochina Junk. Tout est beau et agréable, tout de suite on se relaxe et on profite de notre croisière. Le ciel est bleu, le soleil brille, le bateau glisse, les paysages splendides défilent et le lunch sur le pont supérieur est un délice ! Dans l’après-midi, nous débarquons sur une petite plage privée idyllique. Après la visite d’une grotte sans grand intérêt, nous nous baignons tranquillement et profitons de ce très bel endroit. Dommage qu’il y ait de nombreuses méduses plus au large car nous aimerions bien nager plus loin. Mon beau-frère se fait piquer au poignet mais sans gravité. Au coucher du soleil, nous regagnons le bateau. Le repas du soir est sublime et délicieux. (crevettes, salades, crabes, poissons, nems, légumes). Nous regardons encore les étoiles sur le pont, profitons du calme et passons ensuite une excellente nuit. 15 juillet : je me lève aux aurores pour assister au lever du soleil. Il est 4h40 et la lumière revient, les couleurs roses argentées scintillent sur l’eau. C’est un beau moment de calme et de sérénité. Puis les premiers oiseaux chantent, suivis par les cigales, finalement les oiseaux quittent leurs nids et s’envolent, il ne fait pas encore tout à fait jour… Je regagne mon lit jusqu’au petit-déjeuner. Nous visitons un village flottant de pêcheurs, continuons la croisière en profitant des paysages, et après le lunch nous faisons nos adieux à l’équipage qui s’est si bien occupé de nous et débarquons. On serait encore bien resté un jour et une nuit de plus ! Route vers Ninh Binh et visite du temple dédié au général Tran Hung Dao. On s’installe à l’hôtel Nam Hoa à Tam Coc pour 3 nuits. Très chouette, chambre très spacieuse, bon petit-déj et patronne très sympa. Son ami qui est guide et parle très bien français est là pour l’aider et nous aurons un excellent contact. 16 juillet : visite de Trang An ce matin. Le cadre est magnifique, on y est seul, on fait de superbes photos, génial ! Après le lunch, nous passons par le village de Kenh Ga. Le but est de passer aux sources d’eau thermale, mais le complexe est quasi à l’abandon. Par contre, l’endroit nous amuse, c’est sympathique et photogénique. Une très jolie route, nous rallie ensuite à la réserve de Van Long. L’endroit est une merveille, nous embarquons à 16h et sommes les dernières barques ce qui fait que nous serons presque seuls sur l’eau tout le temps. Nous nous régalons des paysages, du calme, les enfants s’amusent lors des 9 passages dans les grottes, on voit mêmes des martins pêcheurs ! Au retour, le chauffeur nous fait passer par un village le long des rizières : les enfants se baignent, les canards rentrent pour la nuit, …de jolies scènes de la vie de tous les jours. Délicieux repas à l’hôtel. 17 juillet : ce matin à 8h45, nous sommes aux barques pour faire la visite de Tam Coc. Il y a très très peu de monde et mêmes les vendeuses ne sont pas encore en place, le plan est parfait, nous visitons ce magnifique site dans les meilleures conditions. Nos 2 rameuses sont mère et fille et nous leur achetons quelques petits souvenirs qui plaisent bien à ma fille. Le lunch chez Loan est un régal (salade de fleurs de bananiers, la spécialité locale de chèvre, des nems, des crevettes, des calamars aux ananas). Nous faisons une petite sieste durant les heures les plus chaudes puis partons faire une belle balade à vélo dans les environs. C’est tellement joli que je voudrais prendre des photos sans cesse. 18 juillet : les enfants restent à l’hôtel ce matin et nous partons à 4 adultes faire la montée au point de vue de Hang Mua. Que dire à nouveau : c’est magnifique, c’est magique ! En bas, de belles rizières, puis un petit lac ombragé et romantique, ensuite l’escalier de 545 marches débute avec un dragon en pierre. Plus on monte, plus on sue mais plus les vues deviennent belles et finalement tout en haut, la récompense : le panorama sur la rivière de Tam Coc avec les minuscules petites barques tout en bas. Nous restons un long moment à contempler, à nous imprégner des lieux. Un coup de cœur ! En fin d’après-midi, nous regagnons Hanoi pour y prendre le train de nuit à 21h en direction de Sapa. Nous avons un compartiment avec couchettes. Les enfants sont enchantés par cette nouvelle aventure. Les couchettes sont confortables mais le train fait un boucan terrible en roulant et tangue dans tous les sens. Avec un somnifère et des boules Quiès, j’arrive à dormir quelques heures. 19 juillet : Arrivée en gare de Lao Cai à 5h30, transfert en minibus vers Sapa. Nous logeons à l’hôtel Sapa Boutique et j’ai réservé des chambres avec vue, ce que je ne regrette pas car la vue est belle. Nous prenons le petit-déj au « Lotus », excellent. Puis, nous partons faire la ballade de Ta Van et Ta Chai. Il y a des nuages mais le soleil brille quand même et les températures sont très agréables (25-26°). En descendant du minibus, nous sommes assaillis par les H’Mongs qui veulent nous vendre leur artisanat. Les femmes nous suivront une toute petite partie de la promenade, j’ai trouvé ça plus comique que dérangeant. Avec notre guide, nous visitons une maison et il nous explique leur artisanat et leurs activités. Ensuite, on profite du paysage en marchant. La vallée fait un peu penser aux vallées des Alpes mais en plus vert, en plus tropical, avec les cultures de riz en terrasses. Retour vers Sapa qui est une petite ville bien agréable, certes touristique mais charmante. On fait un petit tour au marché qui nous plaît bien et puis on va flâner du côté des souvenirs et ma fille achète un joli sac à une vieille dame H’Mong. 20 juillet : départ à 10h vers Ta Phin où nous ferons la promenade et visite du village. La route entre entre Ta Phin et Lao Cai est très jolie avec les rizières en terrasse, les cascades, la rivière. Lunch délicieux à Lao Cai, juste en face de la gare. Visite de la frontière chinoise, on peut regarder mais pas y mettre les pieds. Puis, route vers Bac Ha. A nouveau très belle route avec les rizières, les plantations de thé, manioc, bananes, ananas, une végétation tropicale riche et verte comme j’aime. La dernière dizaine de km avant Bac Ha est de toute beauté, montagnes, vallée, rizières, on pousse des grands « Whao » à chaque tournant ! A Bac Ha, nous logeons au Cong Fu hotel, hôtel simple mais propre, les lits sont durs et le patron pas super sympa mais sinon on y est pas mal, à condition de pas être dans les chambres côté rue (bruits). Le soir, on mange au restaurant « Highlands », cuisine correcte et très gentil patron mais pleins de moustiques (on dirait qu’ils se sont tous donner rendez-vous là). 21 juillet : visite du marché de Can Cau à 30 km de Bac Ha. Très belle route pour y arriver, je me tord le cou dans tous les sens pour ne pas en perdre une miette. On arrive vers 9h30 et il fait déjà fort chaud. Le cadre est magnifique, il y a un splendide paysage de rizières juste à côté du marché, on dirait qu’il a été placé là rien que pour les touristes. On en profite pour faire pleins de belles photos en s’éloignant en peu sur les sentiers. Pas sûr que notre guide comprenne notre enthousiasme, on était pas là pour le marché ? Si, si et on y va de ce pas ! Le marché nous plaît bien, on fait quelques achats de souvenirs. Il y a peu de touristes et dès qu’on s’intéresse à quelque chose la vendeuse fait tout pour conclure le deal. Sur la route du retour, nous visitons le village de Phu La et sommes invités dans une maison. Le lunch se fera « Chez l’habitant » chez un ami du guide un peu en dehors de Bac Ha. Une cuisine des plus savoureuses ! Nous consacrons l’après-midi à la très jolie promenade de Ban Pho qui nous a tous vraiment ravi. Et trinquons avec un mango lassi à ce beau voyage ! 22 juillet : marché de Bac Ha ! Comme nous sommes sur place, nous faisons une première visite à 7h30. On va aux échoppes de viandes et de poissons en passant devant le resto-cafeteria local. C’est sûr qu’il y a un tas de choses à voir et à découvrir ! Les poissons sont encore vivants dans les bassins de l’échoppe et sont apportés en scooter (sur le porte-paquet dans un panier bâché avec les poissons dans de l’eau). Plus loin, des gens palabrent pour l’achat de graisse ou d’intestins et on ne comprend pas bien l’intérêt de dérouler 10x le même intestin ou de secouer 10x les mêmes couches de graisse avant de les acheter. A la vue des étales (une dame hache à grands coups un tas de « déchets » de viande), des plats consommés sur place ou des marmites fumantes, une seule conclusion s’impose : ici rien ne se jette, tout se transforme… et se consomme ! Nous rentrons à l’hôtel pour prendre le petit-déj et puis reprenons le chemin du marché. Les petites charrettes de glaces (Kem) ont un succès fou et ils y vont fort avec leurs klaxons. Comment font-ils pour que les glaces ne soient pas fondues avec cette chaleur ?? Du côté des animaux, ils vendent de tout (buffles, chevaux, oiseaux, canards, poules, cochons, …). Pour certains animaux c’est un peu dur à voir car ils ont très peu d’espace dans les cages et halètent sous le soleil de plomb. Petits chiots cotoyent chiens adultes pour un futur proche très différent. De petits cochons sont attachés à une sorte de « brancard » en bambou pour les transporter plus facilement, pas sûr qu’ils apprécient la moto. C’est sûr que le choc culturel est là mais c’est passionnant ! Et puis, ils y a les femmes et les jeunes filles des H’Mongs fleuris qui sont dans leurs plus beaux habits et franchement elles sont très jolies. On voit les jeunes gens qui s’observent et se jettent des regards, pour eux c’est jour de fête et on voit que tout le monde s’amuse bien. Nous gardons une chambre au Cong Fu jusqu’à 15h30 puis mettons le cap sur Lao Cai où nous prenons le repas du soir avant de prendre à 20h, le train couchette du retour vers Hanoi. 23 juillet : on arrive en gare à 4h45, on est transféré à l’hôtel Indochina Queen II où nous recevons une grande chambre pour nous doucher et nous reposer. J’arrive encore à fermer l’œil 1h ou 2. Normalement, nous devions partir vers Hué mais ce fameux taureau sauvage retardent nos plans. Donc, nous visitons Hanoi (pagode Tran Quoc au lac de l’Ouest, mausolée et maison d’Ho Chi Minh, pagode du pilier unique, temple de la litérature) jusqu’à ce qu’il soit l’heure de se rendre à l’aéroport. On est un peu surpris par le manque de modernité de l’aéroport et le temps que cela prend de faire enregistrer les bagages ! Le vol de 18 :10 prend 30 min de retard à cause d’un bel orage qu’il vaut mieux laisser un peu passer et j’avoue que les éclairs qui entourent l’avion au début du vol plus les turbulences me mettent légèrement mal à l’aise. Nous arrivons sans problème à Hué où nous attend notre guide Ngia, un gars bien sympa, agréable, très instruit, parlant un excellent français et connaissant pleins de choses. Nous l’avons franchement fort bien apprécié durant notre séjour dans le centre. Nous logeons à l’hôtel Romance, génial !! Très bel hôtel, des lits douillets, chambres spacieuses et joliment décorées, super salle de bain et un petit-déj en forme de buffet avec tout ce qu’on peut désirer (asiatique et continental). On est tellement fatigué, il est déjà tard, on décide de manger un petit truc au restaurant de l’hôtel, c’est un peu cher mais bon. Les 2 petiotes qui s’étaient endormies dans l’avion, ont continué de dormir tout le transfert et ne se sont réveillées que le lendemain !! Les parents ont mangé en commandant « room service ». 24 juillet : visite de Hué en condensé à cause du taureau. Comme dit Ngia, on fait « les visites essentielles ». Nous commençons par le bateau sur la rivière des parfums jusqu’à la pagode de la Dame Céleste. Ensuite visite de la Cité Impériale. Lunch et nous continuons vers les mausolées de Tu Duc (où nous serons seuls) et de Minh Mang (un peu plus de monde). Ces 2 dernières visites nous plaisent même mieux que la Cité Impériale. Heureusement, il fait moins chaud. Hué est aussi beaucoup plus calme qu’Hanoi et en fait on a bien aimé même si on y est resté si peu de temps. 25 juillet : excellente nuit, excellent petit-déj en nous prenons la route vers Hoi An. Seulement 110 km à parcourir mais cela nous prend plusieurs heures. Passage par le col des nuages. Visite du musée Cham (bof, quand on a vu Angkor Wat). Arrivée à Hoi An à 13h où nous prenons le lunch et dégustons les spécialités du coin : White Rose, fried wontons, fish in claypot, …j’adore !!! Avec notre guide, nous visitons Hoi An (pont japonais, la plus vieille maison, le temple de Phuc Kien, …) puis il nous conduit au Windbell Homestay où nous avons 4 nuits de réservées dans la villa Carambola et villa Jackfruit. Un mot : génial ! ou encore 2 : petit paradis ! Ce sera vraiment l’endroit idéal pour nous détendre et nous reposer après un circuit passionnant mais aussi fatigant par moment. Les villas sont très spacieuses, très confortables, modernes, décorées avec goût. La nôtre a 2 chambres et 2 salles de bains. Le patron aussi est très sympathique. On se jette dans la piscine, profitons du joli jardin et mangeons sur place. 26-27-28-29 juillet : nos journées ici sont très relax et extrêmement agréables. Il fait de nouveau très chaud. Le matin, très tôt nous plongeons dans la piscine, puis prenons notre petit-déj (on peut commander de tout à volonté ! chouette système), puis replongeons dans la piscine. Ensuite, on décide de nos activités du jour. Voici ce qu’on a fait durant ces journées. La plage de Cua Dai : bien jolie, l’eau est bonne et quand on regarde le large depuis l’ombre des cocotiers la vue est paradisiaque. Une ballade à vélo de 2h30 en fin d’après-midi avec « Heaven & Earth bicycle tours » (à recommander, très sympa). Une matinée au « Aly Spa & Beauty salon » : massage (1h30 qui fait vraiment du bien !), manucure et pour mon beau-frère rasage et coupe de cheveux en plus. Et puis, nous avons beaucoup flâner à Hoi An. Nous y achetons quelques souvenirs, des lampions et ma fille se fait faire 2 robes, moi 1 pantalon, mon beau-frère 2 costumes et ma belle-sœur 2 robes et 2 pantalons. Incroyable, la qualité et le délai de 24h ! Hoi An est touristique mais c’est une petite ville fort sympathique et pleine de charme, surtout le soir avec tous les lampions illuminés. Nous avons adoré notre séjour ici. Nous découvrons les endroits où nous aimons bien manger et prenons nos habitudes. Les enfants adorent prendre le lunch au Cargo Club pour leurs très bons snacks à l’européenne, les smoothies et lassies délicieux et les pâtisseries sont tout simplement merveilleuses. Le soir, c’est toujours cuisine vietnamienne, nous testons le Tam-Tam café (le fish claypot est très bon) mais le restaurant qui nous séduira le plus ici c’est le Morning Glory. Nous testerons de très nombreux plats et ne serons jamais déçus ! OK, c’est assez cher mais pour manger comme ça en Europe, on paie au moins 3x le prix d’ici. La diversité des plats et des goûts, les créations de Mne Vy, les salades avec les légumes et herbes fraîches du village de Tra Qué…quels délices ! Et puis, hélas, il nous faut quitter notre petit paradis, c’est presque la fin des vacances. Nous prenons le vol de 21h30 de Danang à Hanoi. Danang nous surprend par son luxe, sa richesse, sa modernité, les hôtels mega grand le long de la côte. C’est dimanche soir et partout c’est la fête. Nous arrivons vers minuit à l’hôtel Indochina Queen II à Hanoi. 30 juillet : voilà c’est notre dernier jour. On se lève à l’aise puis on passe chez GP Travel qui nous offre une heure en tuk-tuk électrique dans le vieux quartier et nous faisons nos adieux. Nous mangeons au « New Day » puis faisons encore un peu de shopping. Après le calme à Hoi An, les rues bruyantes, la circulation et les klaxons sont dérangeants…et puis on a tous le blues de la fin des vacances. Même le temps est assez maussade, une averse tombe régulièrement. Le vol du retour décolle à 23h50 et nous atteignons Paris CDG à 6h30. Notre TGV est prévu à 10h30 mais heureusement Air France nous voyant arriver si tôt, a déjà réservé des places sur le TGV de 8h05 (qui arrive avec 25 min de retard). Nous sommes enchantés par le service car du coup nous devons à peine attendre et arrivons à la maison 2h plus tôt que prévu. Et puis, … ben, c’est la routine qui reprend mais avec pleins de magnifiques souvenirs dans la tête !
Cet été, nous avons été rechercher le soleil au Vietnam. Bonne idée car nous avons eu un temps magnifique sur place et échappé ainsi à presque 3 semaines de pluie en Belgique. Il a fait beau presque tout le temps et jamais de pluie lors de nos activités. Parfois une belle douche tropicale le soir ou la nuit, une averse à Sapa et une journée de ciel couvert à Hué. Sinon, le temps parfait. On a eu chaud, très chaud même, jamais eu aussi chaud en fait pourtant on avait déjà visité la Thaïlande et Angor Wat en juillet 2010 et là on pensait avoir connu le plus chaud…ben non ! Les paysages du Vietnam nous ont enchanté, émerveillé. Partout nous avons rencontré des gens fort sympathiques et mêmes dans les endroits les plus touristiques, les vendeuses ne nous ont jamais irrité ni été désagréables, que du contraire. Parfois même, elles se marraient avec moi quand je roulais des yeux en riant lorsqu’elles me donnaient des prix absurdes lors des marchandages. Bien sûr, il y a le prix « touristes » et « locaux » mais on ne se promène pas avec le même pouvoir d’achat, elle essaie de gagner leur vie et je suis souvent arrivée à un prix raisonnable pour les 2 partis. J’ai beaucoup de respect pour les Vietnamiens que j’ai découvert très fiers dans le bon sens du terme, travailleurs, ingénieux, souriants, curieux, … Donc, contrairement à certains récits et commentaires du forum, je reviens avec une expérience des plus positives. Nous sommes partis à 2 familles. Mon mari, ma fille de 17 ans, mon fils de 14 ans et moi. Et puis le frère de mon mari avec sa femme et leurs 2 petites filles de 5 et 3 ans. Après avoir passé bons nombres d’heures sur le forum et avoir décidé des endroits que je voulais voir absolument, je me suis mise en contact avec GP Travel qui nous a finalisé notre circuit et fait toutes les réservations sur place. Tout s’est déroulé comme sur des roulettes. Nous avons été totalement satisfait par leurs services, les guides, les chauffeurs, leur organisation, leur honnêteté . Ils nous ont même remboursé les activités non faites! En fait, nous devions prendre un vol un matin d’Hanoi pour Hué mais le vol fut retardé jusqu’au soir à cause d’un taureau sauvage qui se trouvait sur les pistes d’atterrissages de Hué. Figurez vous que la bête était d’une espèce protégée et donc l’armée ne pouvait pas l’abattre. Ils ont fait venir des experts pour l’endormir. Hélas, ils ont utilisé trop de produit et finalement le taureau est quand même mort. Enfin, bref, tout ceci a causé pas mal de problème à Hué car impossible de faire atterrir des avions là où un taureau fou de 1000kg pouvait à tout moment galoper sur les pistes d’atterrissage…. Nous avons donc perdu quelques visites qui nous ont été remboursée par GP Travel. Dans notre circuit, les lunchs étaient compris et nous avons toujours reçu des repas délicieux aussi bien dans des restaurants où d’autres groupes venaient manger, que dans de tous petits restos, ou encore chez l’habitant, on est aussi passé Chez Loan. Vraiment pour moi, ce fut aussi un voyage gastronomique, j’adore la cuisine asiatique (et l’Asie)… j’ai du vivre en Asie dans une autre vie. J’avais choisi certains hôtels, d’autres m’ont été conseillé par GP Travel et toujours on a été fort bien logé, même au Cong Fu à Bac Ha, on a eu d’assez bonnes chambres. Point de vue des moustiques et autres bêbêtes, on a été épaté! On a à peine vu un moustique sauf dans un resto à Bac Ha qui en était plein. Moi, qui avait mon stock de produits pour la peau avec Deet dans ma valise…on a presque rien utilisé et c’était très agréable! (quelle différence avec la Thaïlande). Chez nous, on ne peut pas ouvrir la porte ou manger dehors sans être envahi de mouches, taons et guêpes et là avec 20 degrés de plus et l’humidité, aucun ennui! Tout au long de notre circuit, nous avons vu finalement très peu de touristes et on a jamais eu la sensation qu’il y avait du monde, bien souvent on était seul dans le paysage. Mes enfants de 17 et 14 ans ont beaucoup apprécié le voyage, le dépaysement, le choc culturel, les rencontres, les paysages, … Ma fille avait le blues de devoir rentrer au pays. Pour les petites, durant tout le voyage, elles ont grimpé, sauté, rigolé, … Même avec la chaleur, elles trouvaient encore l’énergie de courir partout. Les Vietnamiens adorent les enfants et partout elles ont reçus des fruits et des attentions. C’est un pays sans aucun inconvénient pour voyager avec des petits enfants, aucun danger particulier, à condition de bien boire et de porter un chapeau, la nourriture est bonne et saine et la majorité des excursions sont tout à fait faisables avec des petits. Lors des promenades, on alternait en les faisant marcher et en les portant. Nous sommes restés 18 jours complets sur place. J'avoue qu'après nos jours de repos, on aurait bien été encore découvrir le sud et le delta du Mékong. Mais bon on devait rentrer...en tous les cas, merci à ceux qui m'ont conseillé de surtout passer du temps dans le nord car c'était fantastique. Un tout grand merci aux "experts" et "amoureux" du Vietnam qui m'ont inspiré sur le forum avec leurs interventions et photos, à ceux qui ont répondu à mes questions et messages privés, à ceux qui m'ont conseillé, car nous avons eu un superbe voyage. J'ai commencé mon blog depuis quelques mois et je viens juste de terminer ma page VIETNAM, donc pour lire le récit avec les photos, c’est ici :
http://voyageslalie.blogspot.be/p/vietnam.html
Uniquement le récit:
12 juillet : nous quittons la maison sous la pluie et 16 degrés, quel été cette année! Nous avons un billet combiné avec TGV de Bruxelles midi vers Paris CDG. Première bonne surprise: nous avons droit à voyager en 1ère classe avec des sièges très confortables et recevons une boisson avec des cacahuètes. 1h10 après nous sommes à Paris CDG qui nous épate par sa modernité et ses facilités. Notre vol pour Hanoi décolle à 14h et nous avons juste le temps d’enregistrer les bagages, de manger notre pic-nic et d’embarquer. Le vol Air France/Vietnam Airlines se passe très bien, repas pas trop mauvais, eau, jus et coca à volonté, nouilles instant si désiré et un bon choix de films pour les écrans dans les dossiers. 13 juillet : Quelques 11h plus tard nous arrivons à Hanoi, il est 6h30 et la chaleur moite nous accueille. Nous passons facilement et assez rapidement par les formalités de visa avec notre lettre d’invitation (25 dollars par visa) et récupérons nos bagages. Notre chauffeur est là et nous conduit à l’hôtel Indochina Queen II. Nos chambres n’attendent que nous pour une douche et un peu de repos. En début d’après-midi, avec mon beau-frère et les petites, je pars visiter un peu les alentours pendant que les autres dorment. Nous nous promenons le long du Lac de l’épée et visitons le petit temple. Les gamines qui sont blondes ont un succès fou et forment l’attraction de l’après-midi pour les Vietnamiens assis sur les bancs. Nous passons aussi chez GP Travel pour faire connaissance et régler le solde de notre voyage. En fin d’après-midi, le reste du groupe a repris des forces et nous partons tous ensemble pour manger au New Day. Le repas est bon mais on a tous hâte de se mettre au lit de bonne heure….sur le chemin du retour, un orage éclate et nous sommes contraints de prendre un taxi pour éviter d’être trempé. 14 juillet : lever 6h30, départ à 8h vers la baie d’Halong, en minibus. Nous faisons connaissance avec Hien qui sera notre guide pour toute la partie Nord. La route est un peu longue mais Hien nous raconte des tas de choses. Les rizières défilent, paraît que le Vietnam est le 2ième exportateur mondial de riz. Il y a pleins de choses à voir, on pose des questions, on s’étonne de voir les barrières des passages de chemins de fer qui sont ouvertes et fermées manuellement par des femmes. Nous arrivons au port et sommes transférés sur notre jonque privée (4 cabines), le Lagoon Explorer 2 de Indochina Junk. Tout est beau et agréable, tout de suite on se relaxe et on profite de notre croisière. Le ciel est bleu, le soleil brille, le bateau glisse, les paysages splendides défilent et le lunch sur le pont supérieur est un délice ! Dans l’après-midi, nous débarquons sur une petite plage privée idyllique. Après la visite d’une grotte sans grand intérêt, nous nous baignons tranquillement et profitons de ce très bel endroit. Dommage qu’il y ait de nombreuses méduses plus au large car nous aimerions bien nager plus loin. Mon beau-frère se fait piquer au poignet mais sans gravité. Au coucher du soleil, nous regagnons le bateau. Le repas du soir est sublime et délicieux. (crevettes, salades, crabes, poissons, nems, légumes). Nous regardons encore les étoiles sur le pont, profitons du calme et passons ensuite une excellente nuit. 15 juillet : je me lève aux aurores pour assister au lever du soleil. Il est 4h40 et la lumière revient, les couleurs roses argentées scintillent sur l’eau. C’est un beau moment de calme et de sérénité. Puis les premiers oiseaux chantent, suivis par les cigales, finalement les oiseaux quittent leurs nids et s’envolent, il ne fait pas encore tout à fait jour… Je regagne mon lit jusqu’au petit-déjeuner. Nous visitons un village flottant de pêcheurs, continuons la croisière en profitant des paysages, et après le lunch nous faisons nos adieux à l’équipage qui s’est si bien occupé de nous et débarquons. On serait encore bien resté un jour et une nuit de plus ! Route vers Ninh Binh et visite du temple dédié au général Tran Hung Dao. On s’installe à l’hôtel Nam Hoa à Tam Coc pour 3 nuits. Très chouette, chambre très spacieuse, bon petit-déj et patronne très sympa. Son ami qui est guide et parle très bien français est là pour l’aider et nous aurons un excellent contact. 16 juillet : visite de Trang An ce matin. Le cadre est magnifique, on y est seul, on fait de superbes photos, génial ! Après le lunch, nous passons par le village de Kenh Ga. Le but est de passer aux sources d’eau thermale, mais le complexe est quasi à l’abandon. Par contre, l’endroit nous amuse, c’est sympathique et photogénique. Une très jolie route, nous rallie ensuite à la réserve de Van Long. L’endroit est une merveille, nous embarquons à 16h et sommes les dernières barques ce qui fait que nous serons presque seuls sur l’eau tout le temps. Nous nous régalons des paysages, du calme, les enfants s’amusent lors des 9 passages dans les grottes, on voit mêmes des martins pêcheurs ! Au retour, le chauffeur nous fait passer par un village le long des rizières : les enfants se baignent, les canards rentrent pour la nuit, …de jolies scènes de la vie de tous les jours. Délicieux repas à l’hôtel. 17 juillet : ce matin à 8h45, nous sommes aux barques pour faire la visite de Tam Coc. Il y a très très peu de monde et mêmes les vendeuses ne sont pas encore en place, le plan est parfait, nous visitons ce magnifique site dans les meilleures conditions. Nos 2 rameuses sont mère et fille et nous leur achetons quelques petits souvenirs qui plaisent bien à ma fille. Le lunch chez Loan est un régal (salade de fleurs de bananiers, la spécialité locale de chèvre, des nems, des crevettes, des calamars aux ananas). Nous faisons une petite sieste durant les heures les plus chaudes puis partons faire une belle balade à vélo dans les environs. C’est tellement joli que je voudrais prendre des photos sans cesse. 18 juillet : les enfants restent à l’hôtel ce matin et nous partons à 4 adultes faire la montée au point de vue de Hang Mua. Que dire à nouveau : c’est magnifique, c’est magique ! En bas, de belles rizières, puis un petit lac ombragé et romantique, ensuite l’escalier de 545 marches débute avec un dragon en pierre. Plus on monte, plus on sue mais plus les vues deviennent belles et finalement tout en haut, la récompense : le panorama sur la rivière de Tam Coc avec les minuscules petites barques tout en bas. Nous restons un long moment à contempler, à nous imprégner des lieux. Un coup de cœur ! En fin d’après-midi, nous regagnons Hanoi pour y prendre le train de nuit à 21h en direction de Sapa. Nous avons un compartiment avec couchettes. Les enfants sont enchantés par cette nouvelle aventure. Les couchettes sont confortables mais le train fait un boucan terrible en roulant et tangue dans tous les sens. Avec un somnifère et des boules Quiès, j’arrive à dormir quelques heures. 19 juillet : Arrivée en gare de Lao Cai à 5h30, transfert en minibus vers Sapa. Nous logeons à l’hôtel Sapa Boutique et j’ai réservé des chambres avec vue, ce que je ne regrette pas car la vue est belle. Nous prenons le petit-déj au « Lotus », excellent. Puis, nous partons faire la ballade de Ta Van et Ta Chai. Il y a des nuages mais le soleil brille quand même et les températures sont très agréables (25-26°). En descendant du minibus, nous sommes assaillis par les H’Mongs qui veulent nous vendre leur artisanat. Les femmes nous suivront une toute petite partie de la promenade, j’ai trouvé ça plus comique que dérangeant. Avec notre guide, nous visitons une maison et il nous explique leur artisanat et leurs activités. Ensuite, on profite du paysage en marchant. La vallée fait un peu penser aux vallées des Alpes mais en plus vert, en plus tropical, avec les cultures de riz en terrasses. Retour vers Sapa qui est une petite ville bien agréable, certes touristique mais charmante. On fait un petit tour au marché qui nous plaît bien et puis on va flâner du côté des souvenirs et ma fille achète un joli sac à une vieille dame H’Mong. 20 juillet : départ à 10h vers Ta Phin où nous ferons la promenade et visite du village. La route entre entre Ta Phin et Lao Cai est très jolie avec les rizières en terrasse, les cascades, la rivière. Lunch délicieux à Lao Cai, juste en face de la gare. Visite de la frontière chinoise, on peut regarder mais pas y mettre les pieds. Puis, route vers Bac Ha. A nouveau très belle route avec les rizières, les plantations de thé, manioc, bananes, ananas, une végétation tropicale riche et verte comme j’aime. La dernière dizaine de km avant Bac Ha est de toute beauté, montagnes, vallée, rizières, on pousse des grands « Whao » à chaque tournant ! A Bac Ha, nous logeons au Cong Fu hotel, hôtel simple mais propre, les lits sont durs et le patron pas super sympa mais sinon on y est pas mal, à condition de pas être dans les chambres côté rue (bruits). Le soir, on mange au restaurant « Highlands », cuisine correcte et très gentil patron mais pleins de moustiques (on dirait qu’ils se sont tous donner rendez-vous là). 21 juillet : visite du marché de Can Cau à 30 km de Bac Ha. Très belle route pour y arriver, je me tord le cou dans tous les sens pour ne pas en perdre une miette. On arrive vers 9h30 et il fait déjà fort chaud. Le cadre est magnifique, il y a un splendide paysage de rizières juste à côté du marché, on dirait qu’il a été placé là rien que pour les touristes. On en profite pour faire pleins de belles photos en s’éloignant en peu sur les sentiers. Pas sûr que notre guide comprenne notre enthousiasme, on était pas là pour le marché ? Si, si et on y va de ce pas ! Le marché nous plaît bien, on fait quelques achats de souvenirs. Il y a peu de touristes et dès qu’on s’intéresse à quelque chose la vendeuse fait tout pour conclure le deal. Sur la route du retour, nous visitons le village de Phu La et sommes invités dans une maison. Le lunch se fera « Chez l’habitant » chez un ami du guide un peu en dehors de Bac Ha. Une cuisine des plus savoureuses ! Nous consacrons l’après-midi à la très jolie promenade de Ban Pho qui nous a tous vraiment ravi. Et trinquons avec un mango lassi à ce beau voyage ! 22 juillet : marché de Bac Ha ! Comme nous sommes sur place, nous faisons une première visite à 7h30. On va aux échoppes de viandes et de poissons en passant devant le resto-cafeteria local. C’est sûr qu’il y a un tas de choses à voir et à découvrir ! Les poissons sont encore vivants dans les bassins de l’échoppe et sont apportés en scooter (sur le porte-paquet dans un panier bâché avec les poissons dans de l’eau). Plus loin, des gens palabrent pour l’achat de graisse ou d’intestins et on ne comprend pas bien l’intérêt de dérouler 10x le même intestin ou de secouer 10x les mêmes couches de graisse avant de les acheter. A la vue des étales (une dame hache à grands coups un tas de « déchets » de viande), des plats consommés sur place ou des marmites fumantes, une seule conclusion s’impose : ici rien ne se jette, tout se transforme… et se consomme ! Nous rentrons à l’hôtel pour prendre le petit-déj et puis reprenons le chemin du marché. Les petites charrettes de glaces (Kem) ont un succès fou et ils y vont fort avec leurs klaxons. Comment font-ils pour que les glaces ne soient pas fondues avec cette chaleur ?? Du côté des animaux, ils vendent de tout (buffles, chevaux, oiseaux, canards, poules, cochons, …). Pour certains animaux c’est un peu dur à voir car ils ont très peu d’espace dans les cages et halètent sous le soleil de plomb. Petits chiots cotoyent chiens adultes pour un futur proche très différent. De petits cochons sont attachés à une sorte de « brancard » en bambou pour les transporter plus facilement, pas sûr qu’ils apprécient la moto. C’est sûr que le choc culturel est là mais c’est passionnant ! Et puis, ils y a les femmes et les jeunes filles des H’Mongs fleuris qui sont dans leurs plus beaux habits et franchement elles sont très jolies. On voit les jeunes gens qui s’observent et se jettent des regards, pour eux c’est jour de fête et on voit que tout le monde s’amuse bien. Nous gardons une chambre au Cong Fu jusqu’à 15h30 puis mettons le cap sur Lao Cai où nous prenons le repas du soir avant de prendre à 20h, le train couchette du retour vers Hanoi. 23 juillet : on arrive en gare à 4h45, on est transféré à l’hôtel Indochina Queen II où nous recevons une grande chambre pour nous doucher et nous reposer. J’arrive encore à fermer l’œil 1h ou 2. Normalement, nous devions partir vers Hué mais ce fameux taureau sauvage retardent nos plans. Donc, nous visitons Hanoi (pagode Tran Quoc au lac de l’Ouest, mausolée et maison d’Ho Chi Minh, pagode du pilier unique, temple de la litérature) jusqu’à ce qu’il soit l’heure de se rendre à l’aéroport. On est un peu surpris par le manque de modernité de l’aéroport et le temps que cela prend de faire enregistrer les bagages ! Le vol de 18 :10 prend 30 min de retard à cause d’un bel orage qu’il vaut mieux laisser un peu passer et j’avoue que les éclairs qui entourent l’avion au début du vol plus les turbulences me mettent légèrement mal à l’aise. Nous arrivons sans problème à Hué où nous attend notre guide Ngia, un gars bien sympa, agréable, très instruit, parlant un excellent français et connaissant pleins de choses. Nous l’avons franchement fort bien apprécié durant notre séjour dans le centre. Nous logeons à l’hôtel Romance, génial !! Très bel hôtel, des lits douillets, chambres spacieuses et joliment décorées, super salle de bain et un petit-déj en forme de buffet avec tout ce qu’on peut désirer (asiatique et continental). On est tellement fatigué, il est déjà tard, on décide de manger un petit truc au restaurant de l’hôtel, c’est un peu cher mais bon. Les 2 petiotes qui s’étaient endormies dans l’avion, ont continué de dormir tout le transfert et ne se sont réveillées que le lendemain !! Les parents ont mangé en commandant « room service ». 24 juillet : visite de Hué en condensé à cause du taureau. Comme dit Ngia, on fait « les visites essentielles ». Nous commençons par le bateau sur la rivière des parfums jusqu’à la pagode de la Dame Céleste. Ensuite visite de la Cité Impériale. Lunch et nous continuons vers les mausolées de Tu Duc (où nous serons seuls) et de Minh Mang (un peu plus de monde). Ces 2 dernières visites nous plaisent même mieux que la Cité Impériale. Heureusement, il fait moins chaud. Hué est aussi beaucoup plus calme qu’Hanoi et en fait on a bien aimé même si on y est resté si peu de temps. 25 juillet : excellente nuit, excellent petit-déj en nous prenons la route vers Hoi An. Seulement 110 km à parcourir mais cela nous prend plusieurs heures. Passage par le col des nuages. Visite du musée Cham (bof, quand on a vu Angkor Wat). Arrivée à Hoi An à 13h où nous prenons le lunch et dégustons les spécialités du coin : White Rose, fried wontons, fish in claypot, …j’adore !!! Avec notre guide, nous visitons Hoi An (pont japonais, la plus vieille maison, le temple de Phuc Kien, …) puis il nous conduit au Windbell Homestay où nous avons 4 nuits de réservées dans la villa Carambola et villa Jackfruit. Un mot : génial ! ou encore 2 : petit paradis ! Ce sera vraiment l’endroit idéal pour nous détendre et nous reposer après un circuit passionnant mais aussi fatigant par moment. Les villas sont très spacieuses, très confortables, modernes, décorées avec goût. La nôtre a 2 chambres et 2 salles de bains. Le patron aussi est très sympathique. On se jette dans la piscine, profitons du joli jardin et mangeons sur place. 26-27-28-29 juillet : nos journées ici sont très relax et extrêmement agréables. Il fait de nouveau très chaud. Le matin, très tôt nous plongeons dans la piscine, puis prenons notre petit-déj (on peut commander de tout à volonté ! chouette système), puis replongeons dans la piscine. Ensuite, on décide de nos activités du jour. Voici ce qu’on a fait durant ces journées. La plage de Cua Dai : bien jolie, l’eau est bonne et quand on regarde le large depuis l’ombre des cocotiers la vue est paradisiaque. Une ballade à vélo de 2h30 en fin d’après-midi avec « Heaven & Earth bicycle tours » (à recommander, très sympa). Une matinée au « Aly Spa & Beauty salon » : massage (1h30 qui fait vraiment du bien !), manucure et pour mon beau-frère rasage et coupe de cheveux en plus. Et puis, nous avons beaucoup flâner à Hoi An. Nous y achetons quelques souvenirs, des lampions et ma fille se fait faire 2 robes, moi 1 pantalon, mon beau-frère 2 costumes et ma belle-sœur 2 robes et 2 pantalons. Incroyable, la qualité et le délai de 24h ! Hoi An est touristique mais c’est une petite ville fort sympathique et pleine de charme, surtout le soir avec tous les lampions illuminés. Nous avons adoré notre séjour ici. Nous découvrons les endroits où nous aimons bien manger et prenons nos habitudes. Les enfants adorent prendre le lunch au Cargo Club pour leurs très bons snacks à l’européenne, les smoothies et lassies délicieux et les pâtisseries sont tout simplement merveilleuses. Le soir, c’est toujours cuisine vietnamienne, nous testons le Tam-Tam café (le fish claypot est très bon) mais le restaurant qui nous séduira le plus ici c’est le Morning Glory. Nous testerons de très nombreux plats et ne serons jamais déçus ! OK, c’est assez cher mais pour manger comme ça en Europe, on paie au moins 3x le prix d’ici. La diversité des plats et des goûts, les créations de Mne Vy, les salades avec les légumes et herbes fraîches du village de Tra Qué…quels délices ! Et puis, hélas, il nous faut quitter notre petit paradis, c’est presque la fin des vacances. Nous prenons le vol de 21h30 de Danang à Hanoi. Danang nous surprend par son luxe, sa richesse, sa modernité, les hôtels mega grand le long de la côte. C’est dimanche soir et partout c’est la fête. Nous arrivons vers minuit à l’hôtel Indochina Queen II à Hanoi. 30 juillet : voilà c’est notre dernier jour. On se lève à l’aise puis on passe chez GP Travel qui nous offre une heure en tuk-tuk électrique dans le vieux quartier et nous faisons nos adieux. Nous mangeons au « New Day » puis faisons encore un peu de shopping. Après le calme à Hoi An, les rues bruyantes, la circulation et les klaxons sont dérangeants…et puis on a tous le blues de la fin des vacances. Même le temps est assez maussade, une averse tombe régulièrement. Le vol du retour décolle à 23h50 et nous atteignons Paris CDG à 6h30. Notre TGV est prévu à 10h30 mais heureusement Air France nous voyant arriver si tôt, a déjà réservé des places sur le TGV de 8h05 (qui arrive avec 25 min de retard). Nous sommes enchantés par le service car du coup nous devons à peine attendre et arrivons à la maison 2h plus tôt que prévu. Et puis, … ben, c’est la routine qui reprend mais avec pleins de magnifiques souvenirs dans la tête !