Results for "Boston+ou+Burlington+|+55+>+99"
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Rejoindre le Cambodge par la terre depuis Bangkok ou Pattaya English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterais savoir pour ceux d'entre vous qui on relié la Thailande au Cambodge par la terre combien de temps ça vous avait pris, par quel poste frontière vous étiez passés et combien cela vous avait coûté (transport + visa à la frontière). En effet j'ai crû comprendre que ça dépendait du douanier vu que les frontières sont un peu des lieux à embrouilles...
Je souhaiterais partir depuis Jomtien - Pattaya qui sera la dernière étape de mon trajet en Thailande. Cependant si il faut repasser par Bangkok, j'essairai de modifier mon itinéraire en fonction
Merci beaucoup par avance!
Je souhaiterais savoir pour ceux d'entre vous qui on relié la Thailande au Cambodge par la terre combien de temps ça vous avait pris, par quel poste frontière vous étiez passés et combien cela vous avait coûté (transport + visa à la frontière). En effet j'ai crû comprendre que ça dépendait du douanier vu que les frontières sont un peu des lieux à embrouilles...
Je souhaiterais partir depuis Jomtien - Pattaya qui sera la dernière étape de mon trajet en Thailande. Cependant si il faut repasser par Bangkok, j'essairai de modifier mon itinéraire en fonction
Merci beaucoup par avance!
Québec: Cantons de l'Est ou Laurentides pour terminer mon séjour? English translation pending
Amis Québécois, j'ai besoin de vos avis pour m'aider à choisir la dernière étape (de 2 ou 3 jours) de mon séjour au Québec vers le 23 septembre , après avoir fait le tour de la Gaspésie et le Bas St Laurent. Nous hésitons entre les Cantons de l'Est ( région de Magog) ou les Laurentides. Ce sera le début des couleurs. Nous aimons la ballade à pied ou en vélo , les animaux et la nature. Connaissez-vous aussi des gites sympas et accueillants ?
😊 merci d'avance 😊
Indécise, Cuba ou Punta Cana pour la chaleur? English translation pending
😎j'aimerais s'avoir pour le plus plus plus, , , , de chaleur????????
Vous dormez où quand vous visitez le canyon de Chelly? (Arizona) English translation pending
Tout est dans le titre 😉
Création d'un blog ou site internet tour du monde English translation pending
Bonjour,
Suite un retour d'expérience après un an ds un voyage autour du monde. Combien on désirs tous avoir un blog ou un site internet pour : - avoir une trace de notre voyage - que les amis et familles nous suivent - aider à la communauté TDM - se faire plaisirs.
alors comment faire ??? De nombreuse solutions sont à dispositions, mais je vous conseillerai les points suivants : - préparer votre site en avance, afin de n'avoir que la mise à jour des textes à effectuer via un copier-coller ou en direct. En effet ds de nombreux pays la vitesse d'internet ou encore des PC à disposition n'est vraiment pas correct, pour permettre de rester trop de temps et d'effectuer une mise en page etc... alors prévoir.
- Picassa pour la gestion des photos est une solution vraiment adaptée, permettant ensuite d'intégrer des liens html sur le diaporama ds votre site. Il est donc possible de préparer cela avt le départ si l'on sait où l'on va, et donc de n'avoir ensuite plus que le téléchargement des photo à faire sur picassa. Ceci se fait assez facilement via l'application picassa
- google maps pour le positionnement et les cartes est sympa, permettant aussi d'intégrer un lien sur votre site. Cela permet de créer les cartes des endroits où l'on va aller et de n'avoir qu'a mettre à jour les points où l'on atterit
- Privilégier des site cme google site, blogspot.com, top-depart.com, qui sont des site permettant la création de site facil à être utilisé et permette ensuite d'être vite mis à jour durant le voyage.
Le plus adapté est d'avoirun ptit laptop, car c'est dingue cmt il y à du wifi partout (plus ou moins cher suivant les endroits) Et en plus cela permet d'avoir une sauvegarde des photos, permet de vous mater des film durant les moments calmes, d'écouter de la musique, d'éviter de vous déplacer ds les cyber café (qui vous reviendrons plus cher que le cout d'achat du laptop), qui vous évitera tt les pb de virus ou spam, plus sécuritaire pour tous ce qui est transaction financière via l'internet.
Ensuite il existe un certain nmbre de possibilité permettant d'effectuer des sites internet vraiment plus sympa, mais qui demande une bne connexion internet, et des pc avec un peu de mémoire, ce qui n'est pas le cas partout. Alors voila utiliser des sites simples et facile durant le voyage et ensuite voir pour refaire votre site.
Pour refaire votre site, en ce moment un site flash est pas mal du tout, que vous trouverez sur www.wix.com
Pour vous donner un exemple, voici le lien google site de mon site que j'ai utilisé pendant mon voyage d'un an : http://sites.google.com/site/willworldwildtrip/ Puis le lien du nouveau site créé avec wix: http://www.wix.com/wwwtpix/wwwt
Voila en espérant avoir pu vous aider ds votre choix, mais la chose à retenir est d'essayer de prévoir à l'avance votre site et de créer au maximum ce qui peut l'être avant le départ.
Bonne route et bon courage. WWWT
Suite un retour d'expérience après un an ds un voyage autour du monde. Combien on désirs tous avoir un blog ou un site internet pour : - avoir une trace de notre voyage - que les amis et familles nous suivent - aider à la communauté TDM - se faire plaisirs.
alors comment faire ??? De nombreuse solutions sont à dispositions, mais je vous conseillerai les points suivants : - préparer votre site en avance, afin de n'avoir que la mise à jour des textes à effectuer via un copier-coller ou en direct. En effet ds de nombreux pays la vitesse d'internet ou encore des PC à disposition n'est vraiment pas correct, pour permettre de rester trop de temps et d'effectuer une mise en page etc... alors prévoir.
- Picassa pour la gestion des photos est une solution vraiment adaptée, permettant ensuite d'intégrer des liens html sur le diaporama ds votre site. Il est donc possible de préparer cela avt le départ si l'on sait où l'on va, et donc de n'avoir ensuite plus que le téléchargement des photo à faire sur picassa. Ceci se fait assez facilement via l'application picassa
- google maps pour le positionnement et les cartes est sympa, permettant aussi d'intégrer un lien sur votre site. Cela permet de créer les cartes des endroits où l'on va aller et de n'avoir qu'a mettre à jour les points où l'on atterit
- Privilégier des site cme google site, blogspot.com, top-depart.com, qui sont des site permettant la création de site facil à être utilisé et permette ensuite d'être vite mis à jour durant le voyage.
Le plus adapté est d'avoirun ptit laptop, car c'est dingue cmt il y à du wifi partout (plus ou moins cher suivant les endroits) Et en plus cela permet d'avoir une sauvegarde des photos, permet de vous mater des film durant les moments calmes, d'écouter de la musique, d'éviter de vous déplacer ds les cyber café (qui vous reviendrons plus cher que le cout d'achat du laptop), qui vous évitera tt les pb de virus ou spam, plus sécuritaire pour tous ce qui est transaction financière via l'internet.
Ensuite il existe un certain nmbre de possibilité permettant d'effectuer des sites internet vraiment plus sympa, mais qui demande une bne connexion internet, et des pc avec un peu de mémoire, ce qui n'est pas le cas partout. Alors voila utiliser des sites simples et facile durant le voyage et ensuite voir pour refaire votre site.
Pour refaire votre site, en ce moment un site flash est pas mal du tout, que vous trouverez sur www.wix.com
Pour vous donner un exemple, voici le lien google site de mon site que j'ai utilisé pendant mon voyage d'un an : http://sites.google.com/site/willworldwildtrip/ Puis le lien du nouveau site créé avec wix: http://www.wix.com/wwwtpix/wwwt
Voila en espérant avoir pu vous aider ds votre choix, mais la chose à retenir est d'essayer de prévoir à l'avance votre site et de créer au maximum ce qui peut l'être avant le départ.
Bonne route et bon courage. WWWT
Gulf Air ou le cauchemar (Paris - Bangkok) English translation pending
Bonjour,
Je voulais temoigner de mon experience avec Gulf Air avec un vol Paris - Bangkok via une escale de 2h prevue a Bahrein.
L'avion est reste cloue au sol a Paris CDG pendant 5h suit a un probleme technique avec nous dans l'appareil bien sur...
Pendant ce temps, les hotesses se sont bien cachees et bien sur, la tension est montee suite a des infos contradictoires annoncees. (Desole pour l'ortographe, je suis sur un clavier Qwerty)
Evidemment, j'ai manque mon vol vers Bangkok, ainsi que plusieurs dizaines d'autres francais devant partir en Thailande ou en Inde. La dessus, surprise, plus de vols jusqu'au lendemain soir! On demande un vol avec une autre compagnie comme Emirates et la, on nous dit complet en eco, on demande donc la business, rien a faire, ils ne veulent rien savoir. C'est limite si on les derange quand on leur parle.
Resultat: 24h a poireauter a Bahrein dans un hotel de passe avec de nombreuses prostituees ethiopiennes dans un restaurant ethiopien attenant a l'hotel. Surrealiste je vous dis. Heureusement qu'on etait plusieurs dans cette galere et qu'on a pu en rire.
Donc ma question est: Comment obtenir une compensation financiere suite a ce retard inadmissible de 24h? J'ai deja envoye un mail par leur site mais pas de reponse pour le moment evidemment. Je suppose qu'il faudra se battre a coup de recommande de retour en France.
Est ce que si l'on a achete le billet avec une carte Visa l'assurance qui va avec peut jouer?
En tous cas, si vous voyez Gulf Air a l'avenir, fuyez, a moins d'avoir un escale de 8h minimum...
Je voulais temoigner de mon experience avec Gulf Air avec un vol Paris - Bangkok via une escale de 2h prevue a Bahrein.
L'avion est reste cloue au sol a Paris CDG pendant 5h suit a un probleme technique avec nous dans l'appareil bien sur...
Pendant ce temps, les hotesses se sont bien cachees et bien sur, la tension est montee suite a des infos contradictoires annoncees. (Desole pour l'ortographe, je suis sur un clavier Qwerty)
Evidemment, j'ai manque mon vol vers Bangkok, ainsi que plusieurs dizaines d'autres francais devant partir en Thailande ou en Inde. La dessus, surprise, plus de vols jusqu'au lendemain soir! On demande un vol avec une autre compagnie comme Emirates et la, on nous dit complet en eco, on demande donc la business, rien a faire, ils ne veulent rien savoir. C'est limite si on les derange quand on leur parle.
Resultat: 24h a poireauter a Bahrein dans un hotel de passe avec de nombreuses prostituees ethiopiennes dans un restaurant ethiopien attenant a l'hotel. Surrealiste je vous dis. Heureusement qu'on etait plusieurs dans cette galere et qu'on a pu en rire.
Donc ma question est: Comment obtenir une compensation financiere suite a ce retard inadmissible de 24h? J'ai deja envoye un mail par leur site mais pas de reponse pour le moment evidemment. Je suppose qu'il faudra se battre a coup de recommande de retour en France.
Est ce que si l'on a achete le billet avec une carte Visa l'assurance qui va avec peut jouer?
En tous cas, si vous voyez Gulf Air a l'avenir, fuyez, a moins d'avoir un escale de 8h minimum...
Faire la remontée ou la descente de l'Amazone? (Brésil) English translation pending
Bonjour à tous!
Je commence à songer à un troisième voyage au Brésil 🙂, et plus particulièrement du côté de l'Amazonie... Petite question pour les connaisseurs : y a t-il un sens à privilégier pour rallier Manaus à Belem (ou inversement donc) en bateau? Plutôt descente Manaus- Belem ou montée Belem-Manaus? Ou est-ce complètement indifférent?
Merci d'avance, bonne route
Chloé
Je commence à songer à un troisième voyage au Brésil 🙂, et plus particulièrement du côté de l'Amazonie... Petite question pour les connaisseurs : y a t-il un sens à privilégier pour rallier Manaus à Belem (ou inversement donc) en bateau? Plutôt descente Manaus- Belem ou montée Belem-Manaus? Ou est-ce complètement indifférent?
Merci d'avance, bonne route
Chloé
Vous partez où en Afrique Australe? English translation pending
Si les milliers de visiteurs pouvaient alimenter cette rubrique, ce serait super cool.
Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !
Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.
Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
Allez, lancez vous, dites nous où vous partez cet été en Afrique Australe....😉 Faites nous rêver...😎 ça nous donnera des idées. C'est peut-être aussi un post pour déposer des nouvelles si l occasion se présente pendant le voyage, sur un ordinateur mal connecté, dans un cyber café ou un lodge grand luxe, ou avec votre iPhone... !
Allez je me lance : Notre voyage 2010 : Tanzanie. Du 25 Juillet au 15 Aout (2 pax). Si je ne poste rien avant fin Aout, c'est que je serai mort de soif au milieu du Serengeti. ou en train de traiter mes 4500 photos au format Raw... ! Mode de voyage : autonomie complète. 4x4 avec tente sur le toit. Budget 7985 euros tout compris. 3 semaines + un jour : Dar, Leshoto, Moshi-Kili, Arusha NP, Natron, Serengeti - Lobo, Serengeti - seronera, Ngorongoro NP, Manyara NP, Tarangire NP, Kondoa, Iringa, Ruaha NPx2, Mukomi NP, Selous NPx2, puis 4 jours sur l ile de Mafia faire des bulles. Objectif : rencontrer les gens. Choisir un endroit (NP?) où revenir se poser.
Allez, à votre... "tour" ! ! ! 😎 Franck
Togo Solo ou les richesses du micro-crédit English translation pending
Togo solo
mai 2010
Bernard est un jeune homme dont nous finançons la formation d’apprenti-mécanicien à Lomé. Je lui ai rendu une visite surprise. Le garage consiste en une cour de 1000m2, sans un seul bâtiment mais couverte de voitures à des stades divers de réparation ou d’abandon. Celles qu’on n’a pu réparer servent au stockage des pièces et de l’outillage et de dortoir aux apprentis. Bernard, depuis un an et demi et pour encore autant, travaille six jours sur sept du lever au coucher du soleil soit ici, près de l’équateur, douze heures toute l’année. Il n’est ni payé ni nourri mais il est logé dans une superbe épave de Toyota Camry qu’il a pour lui tout seul. Au milieu du garage se dresse un grand acacia sous lequel on rassemble quelques fauteuils en plastique mais surtout des sièges de voiture et je fais livrer un casier de boissons. Nous voilà à dix à parler du métier. J’ai dû insister pour que les apprentis –dont Bernard qui est quand même à l’origine de ma venue – nous rejoignent. Seuls les patrons ont normalement accès à cet endroit. Il faut dire que l’organisation est un peu particulière. Six patrons se partagent la location du terrain et forment ensemble le garage chacun dans sa spécialité (tôlerie, soudure, électricité, mécanique …). Et chacun a son apprenti.
* **
Mon hôtel à Lomé m’a commandé un taxi VIP pour gagner ma case en brousse à 80 km de la capitale. C’est en réalité une Opel Kadett hors d’âge rafistolée et brinqueballante. Le côté VIP tient en ce que j’en serai le seul occupant alors qu’elle charge habituellement six clients. Je propose au chauffeur de prendre d’autres passagers pour améliorer son ordinaire. Il ne se fait pas prier et on embarque illico une femme et son enfant puis une jeune fille qui devrait acheter deux billets sur un vol Air France et enfin un vendeur d’essence –sans ses bidons mais avec les vapeurs. Ils sont tous les quatre sur la banquette arrière et moi comme un pacha sur le siège passager à l’avant. Le chauffeur a le tact de s’arrêter là et je propose pour une meilleure répartition des charges de prendre l’enfant avec moi. On s’arrête d’abord sur un marché pour mes courses et la maman descend d’autorité et négocie pour moi : 8 tomates, 4 oignons, 3 œufs et 2 piments pour 0.60€. Mon dîner est assuré. Puis le chauffeur pris d’une envie soudaine stoppe devant un marchand de glaces, s’en offre une et se prépare à repartir. Je descends et en achète une pour l’enfant. Plus tard la dondon éprouve une grosse faim et nous voilà devant une marchande de brochettes d’escargots. Je la vois dans le rétro qui se régale mais les suspensions souffrent. Plus loin le taxi doit s’arrêter au syndicat pour régler sa dîme journalière. Entre deux arrêts, comme pour refaire le temps perdu on fonce à 110 km/h sur une route souvent réduite à sa partie centrale, les côtés étant retournés à l’état de piste défoncée. La nuit tombée, ma fine équipe, un peu effarée, me dépose devant ma case et le chauffeur, grand prince, me fait spontanément une remise de 10%.
* **
On sème les champs au début de la saison des pluies et cette année elle a un mois de retard. La récolte est d’ores et déjà compromise parce que les plantes n’auront pas le temps d’arriver à maturité avant la récolte qui doit intervenir avant … la prochaine saison des pluies. Et pour un peu que celle là soit en avance ce sera la catastrophe. Dans un village on me demande si la vie est dure aussi en France. Je dis qu’en France tout le monde a une maison étanche ; que tout le monde mange à sa faim ; que tous les enfants vont à l’école parce que c’est obligatoire mais surtout, gratuit ; que si quelqu’un est malade mais qu’il n’a pas d’argent on le soigne quand même. Pendant que l’interprète traduit en éwé (langue de l’ethnie du sud du Togo) j’observe des visages incrédules.
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Ma case est à l’écart du village. Dans le chemin, le soir, défilent, regagnant leur village de rares riches à moto, des CSP+ à vélo, des middle class à pied munis d’une lampe torche et enfin des prolos, à pied mais sans lampe et qu’on devine au claquement des tongs sur la piste.
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Toute la nuit dans un village pourtant assez éloigné le tam-tam et les chants et les cris ont retenti. Avec les 26°C et l’air saturé d’humidité mes nerfs ont été à rude épreuve.
C’était une cérémonie pour des funérailles.
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Le matin et le soir une quinzaine d’enfants forment une procession du point d’eau à leur village. Ils chantent pour s’encourager. Certains portent plus de la moitié de leur poids sur la tête, les filles dans des bassines, les garçons dans des bidons.
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La brousse est semée d’apatams (abri sans murs couvert de palmes) qui sont des lieux de culte.
Le dimanche, les prêcheurs font apatam comble chacun délivrant sa vérité, certains avec des mégaphones. Il y a bien ici autant d’obédiences qu’aux États-Unis.
Sans comprendre l’éwé, on devine aux intonations qu’il vaut mieux craindre Dieu ou à tout le moins ses ministres.
* **
Sur le tableau noir du cours de CE2, le titre de la leçon du jour de ECM (Éducation Civique et Morale) est : « je ne chie pas dans la nature » dans une langue certes plus proche de Rabelais que de Voltaire mais néanmoins langue officielle du Togo.
Moi qui adore ça, j’envisage sérieusement l’ouverture d’un cours de contre-culture.
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La vie est difficile ici pour un ego déjà un peu enflé. De toutes parts on vous signifie que vous êtes LA solution. Vous êtes forcément bon, vous détenez le savoir et surtout l’argent, donc le pouvoir.
Mais le problème du moment c’est la pluie qui ne vient pas. Tout le monde est au chômage technique (non indemnisé), la houe à portée de main.
Ce matin, dès 7 heures une villageoise est venue me déposer une offrande : un poulet. Un sacrifice donc.
Je décide de m’y mettre. Moins d’une heure plus tard de lourds nuages noirs s’amoncèlent à l’est. A 9 heures, c’est le déluge.
Il faut que je me trouve une robe blanche dans la journée et peut-être un frigo pour demain.
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La pluie prise en défaut pendant un mois fait du zèle : ça n’arrête pas.
Je n’ai pas encore trouvé le bouton off.
Notre caisse de micro-crédit est subitement noyée de demandes pour acheter semences et engrais. Des villageois ruisselants –de bonheur aussi- défilent dans le bureau de Rebecca, la gérante, qui sort des liasses de CFA miraculeuses ;
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Au maquis (café) du marché, affalé devant une bière tiède. Deux jeunes filles passent, la tête recouverte de bigoudis multicolores.
Je croyais que malgré Jimmy Hendrix et Angela Davis les africaines cherchaient plutôt à aplatir, raidir leurs cheveux.
Revendication ethnique ou dernière tendance fashion ?
Renseignement pris, les grosses frisotes formées par les bigoudis sont jugées plus jolies que les petites d’origine.
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Quelle ingratitude ! Personne ne semble faire le lien entre mon arrivée et celle de la pluie. Mais j’ai quand même mon deuxième poulet. Cette fois c’est la mère de Bernard, notre apprenti mécanicien, qui me rend visite aux aurores avec Solenn sa fille de trois ans. En remerciement du soutien apporté à Bernard, elle offre de me livrer ce soir un poulet qu’elle aura cuisiné. Bernard me dit que refuser serait un affront. Je dis qu’à tout le moins je viendrai le chercher à moto pour lui éviter la marche, rendez-vous est pris pour 17h30.
A l’heure dite je viens prendre livraison et me retrouve assis sous l’apatam devant une table basse dressée avec un seul couvert, le poulet et quatre plats d’accompagnement. Je dois manger seul et parler avec eux via Bernard. A ma demande insistante il acceptera, après consultation de sa mère, de partager mon festin ; les autres refuseront.
J’assiste au bain de Solenn dans une bassine : double savonnage, double rinçage puis saupoudrage de talc.
A 18h30, la nuit tombant, confondu en remerciements, je prends congé. Il me faut ramener à la maison la lourde moto chinoise par une piste désormais transformée en bourbier.
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Pas mal de gens dans la brousse ont un téléphone mobile. Le seul point d’électricité à 15 km à la ronde est … l’antenne relais de l’opérateur téléphonique. Pour recharger les batteries tout le monde vient donc ici deux fois par semaine. La charge coûte 0.20€ soit deux euros par mois quand le salaire minimum mensuel est de vingt euros. Ajoutez à cela l’achat des cartes prépayées (un sms est au même prix qu’en France et cinq minutes de communication coûtent deux euros) et vous avez un business plan d’une grande pertinence.
Les pauvres sont bons.
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Visite des champs collectifs du groupement de producteurs d’Amoussou kopé. Dix-sept personnes cultivent ces surfaces ensemble chaque mardi. Le produit de la vente n’est pas réparti entre les membres mais est constitué en épargne collective auprès de notre caisse de crédit Assilassimé (‘main dans la main’ en éwé).
Ils ont débuté il y a trois ans grâce à un crédit et sont maintenant à la tête d’une épargne qui va servir à leur diversification : certaines femmes vont monter de petits commerces et les profits viendront abonder l’épargne commune.
C’est beau comme du communisme qui n’aurait pas été dévoyé.
* **
A pied, sac au dos je remonte Lomé du sud vers le nord. Comme dans toutes les capitales c’est une orgie de tôle, une débauche de véhicules de toutes sortes. Je ne suis pas climato-sceptique, encore que j’aime bien C. Allègre qui a du courage. Mais mon intuition que la question de la pollution se jouera plus dans les pays pauvres et émergents qu’en Californie ou à Bruxelles ne peut qu’en être renforcée. Peu de moteur ici ont moins de vingt ans ; et les carburants sont ce qu’ils sont. Avant qu’ils aient des moteurs zéro émission de CO2 ou des véhicules électriques, les poulets togolais auront des dents. Et le trou là-haut sera béant. Et peut-être que les mangues bretonnes seront aussi savoureuses que celles d’ici.
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Des diverses postures du sommeil pendant le travail dans les rues de Lomé. Une marchande de légumes sur une natte au sol, parmi les petites pyramides de tomates et d’oignons qu’elle semble ainsi couver. Un chauffeur de zem allongé sur sa moto, la tête sur le réservoir, les pieds dans le porte-bagages. Un cordonnier assis sur son banc, la tête dans une montagne de chaussures dressée contre le mur. Un menuisier sur son établi, la tête dans les ciseaux. Une poissonnière, dont les formes généreuses assurent la stabilisation, allongée sur un banc de vingt centimètres de large. Un enfant sur la table du maquis ; Si vous avez besoin de leurs services il faut leur parler doucement : ils reviennent comme d’un autre monde, organisent leurs neurones à la vitesse d’un vieil ordinateur et font le boulot. Mais quelle mouche les a piqués ?
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Florilège d’enseignes commerciales. Studio-photo « Dieu seul ». Et il apparaît en image subliminale sur les clichés ? Agence immobilière « Jésus est venu ». Et il a acheté ? Salon de coiffure « Le bonheur vite et bien ». Quand on sait qu’ici certains salons touchent à tout ! Commerce général « Grâce divine infinie ». Et crédit illimité ?
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Vincent est un colosse togolais borgne et charismatique. Il a été formé aux problématiques du développement par l’Unicef et supervise les activités de notre caisse de crédit. Je le retrouve à Lomé. Le matin, à l’eau, nous faisons le point sur la caisse et son avenir (atouts/faiblesses, menaces/opportunités). L’après-midi, au sodabi (alcool de palme artisanal) nous refaisons le monde (sans grille d’analyse). A dix-sept heures je capitule.
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Aujourd’hui se tient l’assemblée générale annuelle de la caisse de crédit. Vincent et moi prenons un taxi collectif pour regagner les villages. C’est un minibus Nissan, dit neuf places. Il ne part que lorsqu’il est rempli ; au bout d’une demi-heure, à 6h30, nous voilà au complet : nous sommes 18 dont le chauffeur et deux enfants. Une ½ heure plus tard la moitié du cheptel est endormie. Encore deux heures et des zems nous déposent devant l’école où se tient l’AG. Le vendredi matin il n’y a pas classe mais les enseignants et les élèves travaillent dans les champs de l’école. Les produits servent à améliorer l’ordinaire de l’école et celui … des enseignants. 87 membres –sur 150- sont présents. La réunion se tient en éwé et un interprète me souffle l’essentiel. La grande décision du jour est de fixer un ultimatum à ceux qui ne remboursent pas leurs échéances. Dans un mois ils seront convoqués à la gendarmerie. Il paraît que c’est assez efficace pour retrouver des liasses égarées sous les matelas. Mais ils ne dorment pas sur des matelas. Wait and see. Comme le yovo (le blanc, moi donc) est là c’est un peu le show. Certains sont de vrais débatteurs et le vice-président montre un sens consommé de l’art théâtral. Je m’en tire assez bien en concédant un crédit-relais de deux millions (3000€ ça va mieux) pour emblaver les champs qui, avec la pluie, crient famine. Ce crédit de campagne me sera remboursé en septembre 2010. Et un jour peut-être, constatant leur incapacité à rembourser, dans un élan de générosité mâtiné de solidarité nord-sud, j’effacerai la dette. Faute d’argent j’aurai ainsi augmenté mon crédit moral. A bon compte. L’assemblée se termine comme elle a commencé, par une prière.
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Edmond est un enseignant du village qui, au fil des rencontres depuis trois ans, a fait de moi « son ami ». Des six enseignants, trois sont payés par l’état (100€ par mois) et trois par les parents du village (20€ par mois). Edmond est de ces derniers. Il est d’une bonhommie et d’une jovialité qu’on devine un peu sur-jouées mais on se laisse faire. L’hiver dernier, alors que nous étions aux États-Unis, sur un ton alarmant il a demandé par sms de l’argent pour payer la scolarité de ses quatre enfants. La somme demandée était élevée pour ici : 65000 FCFA soit cinq mois de son salaire mais avait pour nous une résonance acceptable (100€). Nous avions envoyé l’argent par Western Union. Jusqu’en mars, pas un mot d’explication et tout à coup l’annonce par sms de la naissance d’un cinquième enfant et l’occasion de lancer un nouveau SOS. Nous restons cois, il n’insiste pas. Alerté de mon arrivée, il se présente un soir vers 20h, volubile, fraternel, reconnaissant. Je le reçois sèchement dans le chemin : je viendrai chez lui demain à 10h. Il me reçoit sur ses gardes, nous installe devant une table basse. Sa seconde femme, la nouvelle mère, nous sert à manger. Ça devient pénible cette coutume de servir un repas complet à toute heure. Le menu du jour : salade crue de tomates, oignons et piments puis avec du riz, ces odorants petits poissons qu’on vend sur les étals des marchés, exposés en plein soleil aux escadrilles de mouches folles. L’homme et moi sommes assis et mangeons. La femme ne mange pas, elle reste debout et nous sert. Lorsqu’elle se penche pour le faire, une cascade de sueur quitte son front pour les assiettes. On termine par un verre de sodabi qui devrait maîtriser ma nouvelle flore intestinale. Incorruptible, pour terminer j’attire l’homme à l’écart pour ne pas l’humilier devant son épouse et lui dit tout le mal que je pense de son comportement ; Il m’explique qu’il a été renvoyé de l’école suite à une altercation avec l’inspecteur. Mais que font les syndicats ? Il n’a pas retrouvé de travail mais en espère un à la rentrée en changeant d’académie.
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Des gamins de 7 ans se rendent à l’école sans cartable. Certains portent une machette qui leur arrive à la taille, d’autres une houe sur l’épaule. Après la classe les uns couperont du bois pour cuire le diner, les autres iront sarcler les champs de la famille. Il fait nuit à 6 heures toute l’année et il n’y a pas d’électricité dans les villages, donc pas de leçons à apprendre à la maison. Dans la cour de l’école, près de la cloche qui est constituée d’une jante de voiture suspendue dans un arbre et d’une barre de fer, s’amoncèlent des dizaines d’outils. On ne peut s’empêcher de penser aux « raccourcisseurs » rwandais.
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Je pars quelques jours vers le nord avec ma chinoise. Toutes les motos du monde ont la même boîte de vitesses, 1ère en bas, 5ème en haut. Les chinoises, c’est l’inverse. Un avant-gout de la volonté de l’Empire du Milieu d’imposer ses propres règles ?
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Rebecca, notre gérante, fête son anniversaire. Nous sommes quatre avec Frère Emmanuel et sa nièce Marie-Reine. Frère Emmanuel est le curé de l’immense paroisse dont dépendent les villages où nous intervenons. A ce titre je l’ai déjà rencontré à deux reprises, nous avons parlé, il sait que je ne suis pas croyant. Ce soir il me dit que je mets en pratique la parole d’un certain Jésus. Passages des Évangiles à l’appui. Dieu a de la chance que des personnes qui ne croient pas en Lui, poursuivent Ses desseins. Il n’y aurait pas un peu de récupération, là ?
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Une des grandes affaires de la mondialisation est de donner naissance à des entreprises hyper-spécialisées qu’on qualifie de pure player. La concentration sur un seul métier est censée maximiser la performance. La tendance est à appliquer les mêmes recettes aux pays. Le modèle économique du taxi minibus qui me ramène à Lomé se situe à l’opposé. Les deux rangs arrière ont été déposés et le coffre déborde de sacs d’arachides avec un porte-à-faux d’un mètre. Sur les deux rangs du milieu, nous sommes six, puis huit dont deux jeunes filles avec nourrissons. A l’avant près du chauffeur, un gendarme en uniforme assure le transfert d’un prisonnier menotté. Fret, passagers, transfert pénitentiaire, vive la diversification !
* **
Sur la lagune, les pêcheurs juchés sur de minuscules esquifs tentent d’abord leur chance chacun de leur côté. Ils lancent au dessus de l’eau des filets circulaires dont le pourtour est muni de petits plombs qui, refermant le filet dans l’eau, piègent le poisson. Puis ils se regroupent en ligne, dos au soleil levant et lancent les filets de concert devant eux. Les poissons qui en réchappent s’enfuient vers l’ouest. La ligne avance et recommence, jusqu’au bout de la lagune. Enfin, ils se regroupent en meute, formant un cercle et lançant les filets vers l’intérieur. Malgré la sophistication (ancestrale, bien sûr) de la technique, la pêche est maigre. Quand ils sortent des chaussures ou autres déchets, ils le rejettent à l’eau. Pour les retrouver le lendemain. Certains pêchent à pied, restant près des rives, de l’eau jusqu’au torse. L’un d’eux est vêtu d’un sweat shirt, capuche relevée, d’un bleu délavé du meilleur effet. Il traîne un panier d’osier flottant. Des rapaces piscivores leur font une concurrence effrontée.
Bernard est un jeune homme dont nous finançons la formation d’apprenti-mécanicien à Lomé. Je lui ai rendu une visite surprise. Le garage consiste en une cour de 1000m2, sans un seul bâtiment mais couverte de voitures à des stades divers de réparation ou d’abandon. Celles qu’on n’a pu réparer servent au stockage des pièces et de l’outillage et de dortoir aux apprentis. Bernard, depuis un an et demi et pour encore autant, travaille six jours sur sept du lever au coucher du soleil soit ici, près de l’équateur, douze heures toute l’année. Il n’est ni payé ni nourri mais il est logé dans une superbe épave de Toyota Camry qu’il a pour lui tout seul. Au milieu du garage se dresse un grand acacia sous lequel on rassemble quelques fauteuils en plastique mais surtout des sièges de voiture et je fais livrer un casier de boissons. Nous voilà à dix à parler du métier. J’ai dû insister pour que les apprentis –dont Bernard qui est quand même à l’origine de ma venue – nous rejoignent. Seuls les patrons ont normalement accès à cet endroit. Il faut dire que l’organisation est un peu particulière. Six patrons se partagent la location du terrain et forment ensemble le garage chacun dans sa spécialité (tôlerie, soudure, électricité, mécanique …). Et chacun a son apprenti.
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Mon hôtel à Lomé m’a commandé un taxi VIP pour gagner ma case en brousse à 80 km de la capitale. C’est en réalité une Opel Kadett hors d’âge rafistolée et brinqueballante. Le côté VIP tient en ce que j’en serai le seul occupant alors qu’elle charge habituellement six clients. Je propose au chauffeur de prendre d’autres passagers pour améliorer son ordinaire. Il ne se fait pas prier et on embarque illico une femme et son enfant puis une jeune fille qui devrait acheter deux billets sur un vol Air France et enfin un vendeur d’essence –sans ses bidons mais avec les vapeurs. Ils sont tous les quatre sur la banquette arrière et moi comme un pacha sur le siège passager à l’avant. Le chauffeur a le tact de s’arrêter là et je propose pour une meilleure répartition des charges de prendre l’enfant avec moi. On s’arrête d’abord sur un marché pour mes courses et la maman descend d’autorité et négocie pour moi : 8 tomates, 4 oignons, 3 œufs et 2 piments pour 0.60€. Mon dîner est assuré. Puis le chauffeur pris d’une envie soudaine stoppe devant un marchand de glaces, s’en offre une et se prépare à repartir. Je descends et en achète une pour l’enfant. Plus tard la dondon éprouve une grosse faim et nous voilà devant une marchande de brochettes d’escargots. Je la vois dans le rétro qui se régale mais les suspensions souffrent. Plus loin le taxi doit s’arrêter au syndicat pour régler sa dîme journalière. Entre deux arrêts, comme pour refaire le temps perdu on fonce à 110 km/h sur une route souvent réduite à sa partie centrale, les côtés étant retournés à l’état de piste défoncée. La nuit tombée, ma fine équipe, un peu effarée, me dépose devant ma case et le chauffeur, grand prince, me fait spontanément une remise de 10%.
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On sème les champs au début de la saison des pluies et cette année elle a un mois de retard. La récolte est d’ores et déjà compromise parce que les plantes n’auront pas le temps d’arriver à maturité avant la récolte qui doit intervenir avant … la prochaine saison des pluies. Et pour un peu que celle là soit en avance ce sera la catastrophe. Dans un village on me demande si la vie est dure aussi en France. Je dis qu’en France tout le monde a une maison étanche ; que tout le monde mange à sa faim ; que tous les enfants vont à l’école parce que c’est obligatoire mais surtout, gratuit ; que si quelqu’un est malade mais qu’il n’a pas d’argent on le soigne quand même. Pendant que l’interprète traduit en éwé (langue de l’ethnie du sud du Togo) j’observe des visages incrédules.
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Ma case est à l’écart du village. Dans le chemin, le soir, défilent, regagnant leur village de rares riches à moto, des CSP+ à vélo, des middle class à pied munis d’une lampe torche et enfin des prolos, à pied mais sans lampe et qu’on devine au claquement des tongs sur la piste.
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Toute la nuit dans un village pourtant assez éloigné le tam-tam et les chants et les cris ont retenti. Avec les 26°C et l’air saturé d’humidité mes nerfs ont été à rude épreuve.
C’était une cérémonie pour des funérailles.
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Le matin et le soir une quinzaine d’enfants forment une procession du point d’eau à leur village. Ils chantent pour s’encourager. Certains portent plus de la moitié de leur poids sur la tête, les filles dans des bassines, les garçons dans des bidons.
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La brousse est semée d’apatams (abri sans murs couvert de palmes) qui sont des lieux de culte.
Le dimanche, les prêcheurs font apatam comble chacun délivrant sa vérité, certains avec des mégaphones. Il y a bien ici autant d’obédiences qu’aux États-Unis.
Sans comprendre l’éwé, on devine aux intonations qu’il vaut mieux craindre Dieu ou à tout le moins ses ministres.
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Sur le tableau noir du cours de CE2, le titre de la leçon du jour de ECM (Éducation Civique et Morale) est : « je ne chie pas dans la nature » dans une langue certes plus proche de Rabelais que de Voltaire mais néanmoins langue officielle du Togo.
Moi qui adore ça, j’envisage sérieusement l’ouverture d’un cours de contre-culture.
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La vie est difficile ici pour un ego déjà un peu enflé. De toutes parts on vous signifie que vous êtes LA solution. Vous êtes forcément bon, vous détenez le savoir et surtout l’argent, donc le pouvoir.
Mais le problème du moment c’est la pluie qui ne vient pas. Tout le monde est au chômage technique (non indemnisé), la houe à portée de main.
Ce matin, dès 7 heures une villageoise est venue me déposer une offrande : un poulet. Un sacrifice donc.
Je décide de m’y mettre. Moins d’une heure plus tard de lourds nuages noirs s’amoncèlent à l’est. A 9 heures, c’est le déluge.
Il faut que je me trouve une robe blanche dans la journée et peut-être un frigo pour demain.
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La pluie prise en défaut pendant un mois fait du zèle : ça n’arrête pas.
Je n’ai pas encore trouvé le bouton off.
Notre caisse de micro-crédit est subitement noyée de demandes pour acheter semences et engrais. Des villageois ruisselants –de bonheur aussi- défilent dans le bureau de Rebecca, la gérante, qui sort des liasses de CFA miraculeuses ;
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Au maquis (café) du marché, affalé devant une bière tiède. Deux jeunes filles passent, la tête recouverte de bigoudis multicolores.
Je croyais que malgré Jimmy Hendrix et Angela Davis les africaines cherchaient plutôt à aplatir, raidir leurs cheveux.
Revendication ethnique ou dernière tendance fashion ?
Renseignement pris, les grosses frisotes formées par les bigoudis sont jugées plus jolies que les petites d’origine.
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Quelle ingratitude ! Personne ne semble faire le lien entre mon arrivée et celle de la pluie. Mais j’ai quand même mon deuxième poulet. Cette fois c’est la mère de Bernard, notre apprenti mécanicien, qui me rend visite aux aurores avec Solenn sa fille de trois ans. En remerciement du soutien apporté à Bernard, elle offre de me livrer ce soir un poulet qu’elle aura cuisiné. Bernard me dit que refuser serait un affront. Je dis qu’à tout le moins je viendrai le chercher à moto pour lui éviter la marche, rendez-vous est pris pour 17h30.
A l’heure dite je viens prendre livraison et me retrouve assis sous l’apatam devant une table basse dressée avec un seul couvert, le poulet et quatre plats d’accompagnement. Je dois manger seul et parler avec eux via Bernard. A ma demande insistante il acceptera, après consultation de sa mère, de partager mon festin ; les autres refuseront.
J’assiste au bain de Solenn dans une bassine : double savonnage, double rinçage puis saupoudrage de talc.
A 18h30, la nuit tombant, confondu en remerciements, je prends congé. Il me faut ramener à la maison la lourde moto chinoise par une piste désormais transformée en bourbier.
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Pas mal de gens dans la brousse ont un téléphone mobile. Le seul point d’électricité à 15 km à la ronde est … l’antenne relais de l’opérateur téléphonique. Pour recharger les batteries tout le monde vient donc ici deux fois par semaine. La charge coûte 0.20€ soit deux euros par mois quand le salaire minimum mensuel est de vingt euros. Ajoutez à cela l’achat des cartes prépayées (un sms est au même prix qu’en France et cinq minutes de communication coûtent deux euros) et vous avez un business plan d’une grande pertinence.
Les pauvres sont bons.
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Visite des champs collectifs du groupement de producteurs d’Amoussou kopé. Dix-sept personnes cultivent ces surfaces ensemble chaque mardi. Le produit de la vente n’est pas réparti entre les membres mais est constitué en épargne collective auprès de notre caisse de crédit Assilassimé (‘main dans la main’ en éwé).
Ils ont débuté il y a trois ans grâce à un crédit et sont maintenant à la tête d’une épargne qui va servir à leur diversification : certaines femmes vont monter de petits commerces et les profits viendront abonder l’épargne commune.
C’est beau comme du communisme qui n’aurait pas été dévoyé.
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A pied, sac au dos je remonte Lomé du sud vers le nord. Comme dans toutes les capitales c’est une orgie de tôle, une débauche de véhicules de toutes sortes. Je ne suis pas climato-sceptique, encore que j’aime bien C. Allègre qui a du courage. Mais mon intuition que la question de la pollution se jouera plus dans les pays pauvres et émergents qu’en Californie ou à Bruxelles ne peut qu’en être renforcée. Peu de moteur ici ont moins de vingt ans ; et les carburants sont ce qu’ils sont. Avant qu’ils aient des moteurs zéro émission de CO2 ou des véhicules électriques, les poulets togolais auront des dents. Et le trou là-haut sera béant. Et peut-être que les mangues bretonnes seront aussi savoureuses que celles d’ici.
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Des diverses postures du sommeil pendant le travail dans les rues de Lomé. Une marchande de légumes sur une natte au sol, parmi les petites pyramides de tomates et d’oignons qu’elle semble ainsi couver. Un chauffeur de zem allongé sur sa moto, la tête sur le réservoir, les pieds dans le porte-bagages. Un cordonnier assis sur son banc, la tête dans une montagne de chaussures dressée contre le mur. Un menuisier sur son établi, la tête dans les ciseaux. Une poissonnière, dont les formes généreuses assurent la stabilisation, allongée sur un banc de vingt centimètres de large. Un enfant sur la table du maquis ; Si vous avez besoin de leurs services il faut leur parler doucement : ils reviennent comme d’un autre monde, organisent leurs neurones à la vitesse d’un vieil ordinateur et font le boulot. Mais quelle mouche les a piqués ?
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Florilège d’enseignes commerciales. Studio-photo « Dieu seul ». Et il apparaît en image subliminale sur les clichés ? Agence immobilière « Jésus est venu ». Et il a acheté ? Salon de coiffure « Le bonheur vite et bien ». Quand on sait qu’ici certains salons touchent à tout ! Commerce général « Grâce divine infinie ». Et crédit illimité ?
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Vincent est un colosse togolais borgne et charismatique. Il a été formé aux problématiques du développement par l’Unicef et supervise les activités de notre caisse de crédit. Je le retrouve à Lomé. Le matin, à l’eau, nous faisons le point sur la caisse et son avenir (atouts/faiblesses, menaces/opportunités). L’après-midi, au sodabi (alcool de palme artisanal) nous refaisons le monde (sans grille d’analyse). A dix-sept heures je capitule.
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Aujourd’hui se tient l’assemblée générale annuelle de la caisse de crédit. Vincent et moi prenons un taxi collectif pour regagner les villages. C’est un minibus Nissan, dit neuf places. Il ne part que lorsqu’il est rempli ; au bout d’une demi-heure, à 6h30, nous voilà au complet : nous sommes 18 dont le chauffeur et deux enfants. Une ½ heure plus tard la moitié du cheptel est endormie. Encore deux heures et des zems nous déposent devant l’école où se tient l’AG. Le vendredi matin il n’y a pas classe mais les enseignants et les élèves travaillent dans les champs de l’école. Les produits servent à améliorer l’ordinaire de l’école et celui … des enseignants. 87 membres –sur 150- sont présents. La réunion se tient en éwé et un interprète me souffle l’essentiel. La grande décision du jour est de fixer un ultimatum à ceux qui ne remboursent pas leurs échéances. Dans un mois ils seront convoqués à la gendarmerie. Il paraît que c’est assez efficace pour retrouver des liasses égarées sous les matelas. Mais ils ne dorment pas sur des matelas. Wait and see. Comme le yovo (le blanc, moi donc) est là c’est un peu le show. Certains sont de vrais débatteurs et le vice-président montre un sens consommé de l’art théâtral. Je m’en tire assez bien en concédant un crédit-relais de deux millions (3000€ ça va mieux) pour emblaver les champs qui, avec la pluie, crient famine. Ce crédit de campagne me sera remboursé en septembre 2010. Et un jour peut-être, constatant leur incapacité à rembourser, dans un élan de générosité mâtiné de solidarité nord-sud, j’effacerai la dette. Faute d’argent j’aurai ainsi augmenté mon crédit moral. A bon compte. L’assemblée se termine comme elle a commencé, par une prière.
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Edmond est un enseignant du village qui, au fil des rencontres depuis trois ans, a fait de moi « son ami ». Des six enseignants, trois sont payés par l’état (100€ par mois) et trois par les parents du village (20€ par mois). Edmond est de ces derniers. Il est d’une bonhommie et d’une jovialité qu’on devine un peu sur-jouées mais on se laisse faire. L’hiver dernier, alors que nous étions aux États-Unis, sur un ton alarmant il a demandé par sms de l’argent pour payer la scolarité de ses quatre enfants. La somme demandée était élevée pour ici : 65000 FCFA soit cinq mois de son salaire mais avait pour nous une résonance acceptable (100€). Nous avions envoyé l’argent par Western Union. Jusqu’en mars, pas un mot d’explication et tout à coup l’annonce par sms de la naissance d’un cinquième enfant et l’occasion de lancer un nouveau SOS. Nous restons cois, il n’insiste pas. Alerté de mon arrivée, il se présente un soir vers 20h, volubile, fraternel, reconnaissant. Je le reçois sèchement dans le chemin : je viendrai chez lui demain à 10h. Il me reçoit sur ses gardes, nous installe devant une table basse. Sa seconde femme, la nouvelle mère, nous sert à manger. Ça devient pénible cette coutume de servir un repas complet à toute heure. Le menu du jour : salade crue de tomates, oignons et piments puis avec du riz, ces odorants petits poissons qu’on vend sur les étals des marchés, exposés en plein soleil aux escadrilles de mouches folles. L’homme et moi sommes assis et mangeons. La femme ne mange pas, elle reste debout et nous sert. Lorsqu’elle se penche pour le faire, une cascade de sueur quitte son front pour les assiettes. On termine par un verre de sodabi qui devrait maîtriser ma nouvelle flore intestinale. Incorruptible, pour terminer j’attire l’homme à l’écart pour ne pas l’humilier devant son épouse et lui dit tout le mal que je pense de son comportement ; Il m’explique qu’il a été renvoyé de l’école suite à une altercation avec l’inspecteur. Mais que font les syndicats ? Il n’a pas retrouvé de travail mais en espère un à la rentrée en changeant d’académie.
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Des gamins de 7 ans se rendent à l’école sans cartable. Certains portent une machette qui leur arrive à la taille, d’autres une houe sur l’épaule. Après la classe les uns couperont du bois pour cuire le diner, les autres iront sarcler les champs de la famille. Il fait nuit à 6 heures toute l’année et il n’y a pas d’électricité dans les villages, donc pas de leçons à apprendre à la maison. Dans la cour de l’école, près de la cloche qui est constituée d’une jante de voiture suspendue dans un arbre et d’une barre de fer, s’amoncèlent des dizaines d’outils. On ne peut s’empêcher de penser aux « raccourcisseurs » rwandais.
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Je pars quelques jours vers le nord avec ma chinoise. Toutes les motos du monde ont la même boîte de vitesses, 1ère en bas, 5ème en haut. Les chinoises, c’est l’inverse. Un avant-gout de la volonté de l’Empire du Milieu d’imposer ses propres règles ?
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Rebecca, notre gérante, fête son anniversaire. Nous sommes quatre avec Frère Emmanuel et sa nièce Marie-Reine. Frère Emmanuel est le curé de l’immense paroisse dont dépendent les villages où nous intervenons. A ce titre je l’ai déjà rencontré à deux reprises, nous avons parlé, il sait que je ne suis pas croyant. Ce soir il me dit que je mets en pratique la parole d’un certain Jésus. Passages des Évangiles à l’appui. Dieu a de la chance que des personnes qui ne croient pas en Lui, poursuivent Ses desseins. Il n’y aurait pas un peu de récupération, là ?
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Une des grandes affaires de la mondialisation est de donner naissance à des entreprises hyper-spécialisées qu’on qualifie de pure player. La concentration sur un seul métier est censée maximiser la performance. La tendance est à appliquer les mêmes recettes aux pays. Le modèle économique du taxi minibus qui me ramène à Lomé se situe à l’opposé. Les deux rangs arrière ont été déposés et le coffre déborde de sacs d’arachides avec un porte-à-faux d’un mètre. Sur les deux rangs du milieu, nous sommes six, puis huit dont deux jeunes filles avec nourrissons. A l’avant près du chauffeur, un gendarme en uniforme assure le transfert d’un prisonnier menotté. Fret, passagers, transfert pénitentiaire, vive la diversification !
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Sur la lagune, les pêcheurs juchés sur de minuscules esquifs tentent d’abord leur chance chacun de leur côté. Ils lancent au dessus de l’eau des filets circulaires dont le pourtour est muni de petits plombs qui, refermant le filet dans l’eau, piègent le poisson. Puis ils se regroupent en ligne, dos au soleil levant et lancent les filets de concert devant eux. Les poissons qui en réchappent s’enfuient vers l’ouest. La ligne avance et recommence, jusqu’au bout de la lagune. Enfin, ils se regroupent en meute, formant un cercle et lançant les filets vers l’intérieur. Malgré la sophistication (ancestrale, bien sûr) de la technique, la pêche est maigre. Quand ils sortent des chaussures ou autres déchets, ils le rejettent à l’eau. Pour les retrouver le lendemain. Certains pêchent à pied, restant près des rives, de l’eau jusqu’au torse. L’un d’eux est vêtu d’un sweat shirt, capuche relevée, d’un bleu délavé du meilleur effet. Il traîne un panier d’osier flottant. Des rapaces piscivores leur font une concurrence effrontée.
Où acheter des tablettes de chocolat à Montréal? English translation pending
Bonjour,
Je suis un peu embêté, je viens de m'installer à Montréal pour une année. Je viens de Paris ou je suis habituer à acheter mes tablettes de chocolat noir Nestle 70% pour faire de bon gâteau.😛 Impossible d'en trouver à Montréal, je crois que ce n'ai pas très courant au canada. Pourriez vous me conseiller, Merci.😉
Je suis un peu embêté, je viens de m'installer à Montréal pour une année. Je viens de Paris ou je suis habituer à acheter mes tablettes de chocolat noir Nestle 70% pour faire de bon gâteau.😛 Impossible d'en trouver à Montréal, je crois que ce n'ai pas très courant au canada. Pourriez vous me conseiller, Merci.😉
Hôtel parlant français ou anglais à Xi'an, Shanghai, Guilin? English translation pending
bonjour à tous !
j'aimerai savoir si vous connaissiez des hotels corrects ou il parle français ou anglais dans les villes suivantes: xi'an, shanghai, guilin ?
merci et bonne journée !
Achat d'une moto: simplicité ou fiabilité? English translation pending
Bonjour à tous
J'envisage d'acheter prochainement une jolie moto pour nourrir ma faim de voyage hors des sentiers battus (europe, afrique, amerique du sud ...). Seulement voila, je me pose cette grosse question existentielle :
Mieux vaut il un moto toute simple et très répandu (125) avec le minimum d'électronique, pour pouvoir réparer et trouver des pièces de rechange facilement.
OU
Craquer pour la moto de mes rêves, la Honda Transalpe XL700V qui se veut ultrafiable, mais qui regorge d'électronique et de panne potentiels ????
Merci de vos réponses.
J'envisage d'acheter prochainement une jolie moto pour nourrir ma faim de voyage hors des sentiers battus (europe, afrique, amerique du sud ...). Seulement voila, je me pose cette grosse question existentielle :
Mieux vaut il un moto toute simple et très répandu (125) avec le minimum d'électronique, pour pouvoir réparer et trouver des pièces de rechange facilement.
OU
Craquer pour la moto de mes rêves, la Honda Transalpe XL700V qui se veut ultrafiable, mais qui regorge d'électronique et de panne potentiels ????
Merci de vos réponses.
Prises électriques: 2 ou 3 fiches en République Dominicaine? English translation pending
Je sais que la République Dominicaine fonctionne au 110 volts comme aux Etats-Unis. J'ai donc acheté un transformateur pour courant de 110 volts car j'en aurais besoins pour certains de mes appareils.
Aux Etats-Unis, il ya 2 types de prises électriques: TYPE A > 2 fiches planes parallèles TYPE B > 2 fiches planes parallèles + 1 fiche ronde de mise à terre
Mon transformateur est de type B (2 fiches planes parallèles + 1 fiche ronde)
Question que je me pose: est-ce qu'en République Dominicaine mon transformateur est compatible avec les prises murales? En République Dominicaines, les prises murales acceptent-elles les fiches de type B (2fiches planes parallèles+1 ronde de mise à terre) ?
Sinon dois-je couper la fiche ronde de mise à terre de mon transformateur?
Pour info, je vais à bayahibe le 06 SEPTEMBRE 2008 a l'hotel sunscape casa del mar > quelles prises accepte-t-il? type A ? type B ?
Mon transformateur est de type B (2 fiches planes parallèles + 1 fiche ronde)
Question que je me pose: est-ce qu'en République Dominicaine mon transformateur est compatible avec les prises murales? En République Dominicaines, les prises murales acceptent-elles les fiches de type B (2fiches planes parallèles+1 ronde de mise à terre) ?
Sinon dois-je couper la fiche ronde de mise à terre de mon transformateur?
Pour info, je vais à bayahibe le 06 SEPTEMBRE 2008 a l'hotel sunscape casa del mar > quelles prises accepte-t-il? type A ? type B ?
Où avez-vous acheté vos billets pour les États-Unis? English translation pending
Je prépare mon voyage pour l'Ouest américain : départ environ 22/06/09 retour 17 ou 18/07/09. C'est le 1er grand voyage que j'organise pour moi et ma petite famille (2 adultes, 2 ado) et je me rends compte la question des billets n'est pas si simple que ça.
Je souhaite faire Nice-Las Vegas, puis retour Jackson Hole -Nice (et éventuellement un Las Vegas-Jackson Hole au milieu mais pas obligatoire). C'est encore un peu tôt pour avoir du choix mais j'ai plus ou moins compris qu'il y a en gros 3 possibilités pour prendre ses billets :
par agence (plus sûr mais plus cher...) par sites internet tels que Expedia, Opodo et autres... (moins chers mais avec certains risques : il n'y a qu'à taper problèmes et le nom de sites, et se déroule les histoires bien tristes de pas mal de monde...) sur sites directement des compagnies (comme Delta Airlines ou autres...)
Pour me donner une petite idée : vous qui partez ou êtes rentrés ! Comment avez-vous fait ? et avez-vous été satisfaits ? (pour ceux qui sont revenus...)
Merci d'avance !
Pour me donner une petite idée : vous qui partez ou êtes rentrés ! Comment avez-vous fait ? et avez-vous été satisfaits ? (pour ceux qui sont revenus...)
Merci d'avance !
Air France ou Air Transat pour le vol Montréal-Marseille? English translation pending
Bonjour,
Je dois effectuer un voyage Montréal-Marseille.
J'hésite entre Air France et Air Transat.
Quelles sont les principales différences entre ces deux compagnie aériennes.
Hormis le fait que je doive faire escale à Paris avec Air France.
Le confort est-il le même ?
Qu'est-ce qui justifie la différence du prix ? (Air France plus cher)
Merci
Tannoy
Merci
Tannoy
Cherche cadre acier XL et/ou fourche acier English translation pending
Salut à tous,
En plein "remontage" de vélo (toujours pour mon périple France Mongolie) je fais appel à vous, à votre fond de garage, au fond de garage de votre pote.... En effet, Mon cadre actuel pourrait faire l'affaire (sunn 5000 de 19....90?) mais je crains de fatiguer un peu du dos avec ce cadre si slooping (Pourtant....snif....avec tout ce que j'ai deja fais avec..... et tous le pays qu'il a deja vu....snif 😠)
Alors voilà, je vous met à contribution, je cherche :
Un cadre acier type: controle 700, rockrider500 ou 700......en taille XL ou 51. Une fourche acier aussi : pivot 1'1/8 pivot longueur 25cm environ.
Je suis pret à mettre une fortune 😎 alors...n'hésitez pas à faire vos propositions
merci d'avance
francois fflajoulot@gmail.com
En plein "remontage" de vélo (toujours pour mon périple France Mongolie) je fais appel à vous, à votre fond de garage, au fond de garage de votre pote.... En effet, Mon cadre actuel pourrait faire l'affaire (sunn 5000 de 19....90?) mais je crains de fatiguer un peu du dos avec ce cadre si slooping (Pourtant....snif....avec tout ce que j'ai deja fais avec..... et tous le pays qu'il a deja vu....snif 😠)
Alors voilà, je vous met à contribution, je cherche :
Un cadre acier type: controle 700, rockrider500 ou 700......en taille XL ou 51. Une fourche acier aussi : pivot 1'1/8 pivot longueur 25cm environ.
Je suis pret à mettre une fortune 😎 alors...n'hésitez pas à faire vos propositions
merci d'avance
francois fflajoulot@gmail.com
Transporteur 2.5 Volkswagen ou Jumpy HDI Citroën? English translation pending
Bonjour a tous,
pour faire des virees le week-end je pensais m'acheter un utilitaire semi-neuf (chez un concessionnaire pour profiter encore d'une garantie) pour l'amenager petit a petit, deja un lit pour 2 a l'arriere ne se sera pas mal.. :-) Le budget dependra surtout du vehicule propose (Kms, etat, options..)
1/ Ma question:
Niveau MECANIQUE (fiabilite, facilite a reparer, pieces, probleme(s!) reconnu(s!)..) sans oublier le rapport QUALITE/PRIX je voulais obtenir <> sur le choix entre un transporter 2.5 Volkswagen et Jumpy HDI Citroen?
2/ Mon doute:
Quel est en France (j´habite Madrid) l´impact sur le prix de l'assurance, etc..d'avoir un vehicule pour transporter X personnes ou un autre a caractere industriel(sans siege)?
* Je pensais au Jumpy depuis un moment meme s'il offre moins de place qu'un transporter, moins de souci apres avoir vu: http://www.trafic-amenage.com/forum/viewtopic.php?t=5244&highlight=jumpy
Merci d'avance shupa
pour faire des virees le week-end je pensais m'acheter un utilitaire semi-neuf (chez un concessionnaire pour profiter encore d'une garantie) pour l'amenager petit a petit, deja un lit pour 2 a l'arriere ne se sera pas mal.. :-) Le budget dependra surtout du vehicule propose (Kms, etat, options..)
1/ Ma question:
Niveau MECANIQUE (fiabilite, facilite a reparer, pieces, probleme(s!) reconnu(s!)..) sans oublier le rapport QUALITE/PRIX je voulais obtenir <> sur le choix entre un transporter 2.5 Volkswagen et Jumpy HDI Citroen?
2/ Mon doute:
Quel est en France (j´habite Madrid) l´impact sur le prix de l'assurance, etc..d'avoir un vehicule pour transporter X personnes ou un autre a caractere industriel(sans siege)?
* Je pensais au Jumpy depuis un moment meme s'il offre moins de place qu'un transporter, moins de souci apres avoir vu: http://www.trafic-amenage.com/forum/viewtopic.php?t=5244&highlight=jumpy
Merci d'avance shupa
Anse des rochers à Saint-François ou Pierre et vacances à Sainte-Anne? (Guadeloupe) English translation pending
🙂 Bien le bonjour ou bonsoir à tous !
Nous partons 1 semaine en fin janvier 2007 pour la Guadeloupe. Notre choix s'est arrêté sur les 2 endroits suivants : l'Anse des rochers à St-François et Pierre et vacances à Ste-Anne.
Pourriez-vous m'indiquer quel choix vous nous recommandez? Activités à faire qui sont intéressantes, si la "dengue" est toujours aussi présente, à combien peut se chiffrer la taxe d'aéroport (vol de montréal) et, bien sûr, si la température est agréable à cette période.
Merci beaucoup à tous et continuez vos belles discussions 😉
Nous partons 1 semaine en fin janvier 2007 pour la Guadeloupe. Notre choix s'est arrêté sur les 2 endroits suivants : l'Anse des rochers à St-François et Pierre et vacances à Ste-Anne.
Pourriez-vous m'indiquer quel choix vous nous recommandez? Activités à faire qui sont intéressantes, si la "dengue" est toujours aussi présente, à combien peut se chiffrer la taxe d'aéroport (vol de montréal) et, bien sûr, si la température est agréable à cette période.
Merci beaucoup à tous et continuez vos belles discussions 😉
Photos en noir et blanc (ou sépia) English translation pending
Bonjour,
Je voudrais construire mes diaporamas en y incluant des photos en noir et blanc (ou sépia 🤪).
Alors, j'ai 2 solutions : soit je prends les photos en couleur et je les mets en noir et blanc (ou sépia) dans Photofiltre ou autre logiciel photo, ce qui a comme avantage de pouvoir garder un original en couleur, soit je prends directement les photos en noir et blanc (ou sépia), mon petit appareil numérique me le permettant.
J'ai essayé les 2 méthodes, et sur mon écran d'ordinateur, je ne vois pas vraiment de différence.
Ma question est donc la suivante : y a-t-il une méthode à privilégier par rapport à l'autre et pourquoi ?
Merci
Je voudrais construire mes diaporamas en y incluant des photos en noir et blanc (ou sépia 🤪).
Alors, j'ai 2 solutions : soit je prends les photos en couleur et je les mets en noir et blanc (ou sépia) dans Photofiltre ou autre logiciel photo, ce qui a comme avantage de pouvoir garder un original en couleur, soit je prends directement les photos en noir et blanc (ou sépia), mon petit appareil numérique me le permettant.
J'ai essayé les 2 méthodes, et sur mon écran d'ordinateur, je ne vois pas vraiment de différence.
Ma question est donc la suivante : y a-t-il une méthode à privilégier par rapport à l'autre et pourquoi ?
Merci
Lonely Planet ou le guide du Routard pour la Birmanie? English translation pending
Quel guide prendre pour 3 semaines de Birmanie ?, Si c'est possible de faire avec une seul, lequel choisir ?
Reflex Argentique ou Compact Numérique? English translation pending
Bonjour, je pars en voyage à la fin de l'été pour plusieurs mois en Europe et en Asie et j'aime bien la photographie. Comme je n'ai pas les moyens de me procurer du Reflex Numérique, je suis bien embêté entre choisir un Reflex Argentique ou un Compact Numérique...
Bien entendu que je peux prendre beaucoup plus de photographies en numérique, mais aucune création.. ou presque..
Que me conseillez-vous? Que pensez-vous du Canon Rebel T2 (Reflex Argentique)?!
Merci!! 😉
Vincent
Bien entendu que je peux prendre beaucoup plus de photographies en numérique, mais aucune création.. ou presque..
Que me conseillez-vous? Que pensez-vous du Canon Rebel T2 (Reflex Argentique)?!
Merci!! 😉
Vincent
Neige à Paris, ou de l'autre côté du miroir English translation pending
Ce titre n'a pas pour vocation à plagier Bergmann.
Il est trois heures du mat. J'écris brut de fonderie, sans recopie, directement, suite à ce qui vient de se passer.
Ce soir, il a neigé de folie à Paris. Ce genre d'évènements est suffisamment rares pour fédérer comme par magie tous les noctambules. Je rentrais du judo, via un bar où j'ai discuté avec d'anciens copains de promo (la fanfare de Centrale Lyon), en vélo, sous la neige. Il neigeait des cordes (ça se dit???), et la remontée de la butte jusqu'à chez moi fut des plus rudes. C'est transformé en demi bonhomme de neige (par l'avant) que je suis parvenu dans la cour de mon immeuble où j'ai garé mon vieux vélo. J'étais dans un état d'esprit euphorique, de ces états d'esprit quand on sort d'une séance d'entrainement de judo super éprouvante, et aussi de ces états d'esprits de quand il neige à Paris. La combinaison des deux fut explosive. J'ai décidé, encore couvert de sueur et de neige, de ne pas monter chez moi tout de suite, mais de continuer encore cent cinquante mètres jusqu'à l'esplanade du Sacré Coeur (une belle course, surtout par l'arête est, à faire en hivernale quand c'est en bonnes conditions). C'était magnifique, je n'avais jamais vu Paris comme ça, la Butte Montmartre encore moins, et j'ai hâte de voir ça demain au lever du jour (gloups, c'est dans pas longtemps, en fait, je crois que je dormirai). La baston générale n'a pas tardé à avoir lieu. Les boules de neige fusaient de toute part, les équipes se faisaient au gré des configurations spatiales des regroupements. Les voitures, surtout les taxis, et les parapluis étaient visés prioritairement. C'était très rigolo. Après largement plus d'une heure de batailles acharnées, j'ai entendu des polonais crier en trinquant "Senslivego Nowego Roku" (Bonne Année). J'ai répété en coeur, et j'ai été aussitôt invité à trinquer avec eux. C'était du champagne, et ils fétaient réellement la nouvelle année. Peut être étaient-ils un peu décalés. Ce fut fantastique. Nous avons commencé à parler en polonais. Puis un peu en anglais aussi (mon polonais est quand même très limité). Et finalement, je les ai invités chez moi (cent cinquante mètre - retour) à boire un peu de Zubrowka qu'il me restait. Ils ne se sont pas fait prier. Ils étaient 4. Trois femmes polonaises, et un ardéchois. Tous des chanteurs. Lui, parlait anglais avec elles. Il était l'organisateur d'un festival de chant et de musique traditionnelle polonaise dans son village en Ardèche. Je ne sais vraiment pas ce qu'ils foutaient sous cette pluie de boules de neiges à Paris, à Montmartre, mais ils étaient là. On a bu chez moi moultes toasts, et on a beaucoup parlé, dans toutes les langues étrangères que je connaissais, c'était super sympa. Je crois qu'ils ont été enchanté de cette rencontre, et moi, je me projetais en voyage, et je m'imaginais à leur place, dans une capitale européenne difficile, où les gens savent surtout klaxonner et s'engueuler d'une voiture à une autre, ne connaissant personne, et tombant par un hasard extraordinaire sur quelqu'un qui baragouine tant bien que mal ma langue, et qui m'invite chez lui boire un coup. Je me dis maintenant que le voyage commence définitivement à la porte de chez soi, il commence avec la rencontre de l'autre, des autres. Ce soir, j'ai voyagé même dans mon propre appart. J'étais dans le même état d'esprit de rencontre et d'ouverture aux autres que lorsque je voyage. Ce fut fantastique. Merci la vie, tout simplement.
Ils viennent juste de partir, il est trois heures, et si je fais des fautes de frappe, c'est que ma bouteille n'était pas si vide que ça.
Merci de votre attention et de votre patience (j'écris un peu trop dans cette rubrique, en ce moment, je sais). Je vous laisse, je vais cuver. Ciao. Do widzenia.
Loopkin
Il est trois heures du mat. J'écris brut de fonderie, sans recopie, directement, suite à ce qui vient de se passer.
Ce soir, il a neigé de folie à Paris. Ce genre d'évènements est suffisamment rares pour fédérer comme par magie tous les noctambules. Je rentrais du judo, via un bar où j'ai discuté avec d'anciens copains de promo (la fanfare de Centrale Lyon), en vélo, sous la neige. Il neigeait des cordes (ça se dit???), et la remontée de la butte jusqu'à chez moi fut des plus rudes. C'est transformé en demi bonhomme de neige (par l'avant) que je suis parvenu dans la cour de mon immeuble où j'ai garé mon vieux vélo. J'étais dans un état d'esprit euphorique, de ces états d'esprit quand on sort d'une séance d'entrainement de judo super éprouvante, et aussi de ces états d'esprits de quand il neige à Paris. La combinaison des deux fut explosive. J'ai décidé, encore couvert de sueur et de neige, de ne pas monter chez moi tout de suite, mais de continuer encore cent cinquante mètres jusqu'à l'esplanade du Sacré Coeur (une belle course, surtout par l'arête est, à faire en hivernale quand c'est en bonnes conditions). C'était magnifique, je n'avais jamais vu Paris comme ça, la Butte Montmartre encore moins, et j'ai hâte de voir ça demain au lever du jour (gloups, c'est dans pas longtemps, en fait, je crois que je dormirai). La baston générale n'a pas tardé à avoir lieu. Les boules de neige fusaient de toute part, les équipes se faisaient au gré des configurations spatiales des regroupements. Les voitures, surtout les taxis, et les parapluis étaient visés prioritairement. C'était très rigolo. Après largement plus d'une heure de batailles acharnées, j'ai entendu des polonais crier en trinquant "Senslivego Nowego Roku" (Bonne Année). J'ai répété en coeur, et j'ai été aussitôt invité à trinquer avec eux. C'était du champagne, et ils fétaient réellement la nouvelle année. Peut être étaient-ils un peu décalés. Ce fut fantastique. Nous avons commencé à parler en polonais. Puis un peu en anglais aussi (mon polonais est quand même très limité). Et finalement, je les ai invités chez moi (cent cinquante mètre - retour) à boire un peu de Zubrowka qu'il me restait. Ils ne se sont pas fait prier. Ils étaient 4. Trois femmes polonaises, et un ardéchois. Tous des chanteurs. Lui, parlait anglais avec elles. Il était l'organisateur d'un festival de chant et de musique traditionnelle polonaise dans son village en Ardèche. Je ne sais vraiment pas ce qu'ils foutaient sous cette pluie de boules de neiges à Paris, à Montmartre, mais ils étaient là. On a bu chez moi moultes toasts, et on a beaucoup parlé, dans toutes les langues étrangères que je connaissais, c'était super sympa. Je crois qu'ils ont été enchanté de cette rencontre, et moi, je me projetais en voyage, et je m'imaginais à leur place, dans une capitale européenne difficile, où les gens savent surtout klaxonner et s'engueuler d'une voiture à une autre, ne connaissant personne, et tombant par un hasard extraordinaire sur quelqu'un qui baragouine tant bien que mal ma langue, et qui m'invite chez lui boire un coup. Je me dis maintenant que le voyage commence définitivement à la porte de chez soi, il commence avec la rencontre de l'autre, des autres. Ce soir, j'ai voyagé même dans mon propre appart. J'étais dans le même état d'esprit de rencontre et d'ouverture aux autres que lorsque je voyage. Ce fut fantastique. Merci la vie, tout simplement.
Ils viennent juste de partir, il est trois heures, et si je fais des fautes de frappe, c'est que ma bouteille n'était pas si vide que ça.
Merci de votre attention et de votre patience (j'écris un peu trop dans cette rubrique, en ce moment, je sais). Je vous laisse, je vais cuver. Ciao. Do widzenia.
Loopkin
Itinerary choices: Jeonju, Hahoe, Gyeongju, Suncheon Bay Nature Reserve, Boseong...
Hi everyone,
I’m planning a 3-week solo trip to South Korea in April/May 2025. Here’s my current wishlist on the map—I need to check how realistic it is.
Questions: The DMZ: I haven’t planned to go, and I’m struggling to see the appeal. What do you think? Jeju: I’m on the fence about Jeju. It seems like the *place to be*, but I’m not sure what makes it so charming or what’s really a must-do there?
On my map, I’m hesitating about Hahoe. I’m definitely going to Jeonju because there are several sites in that area. For Hahoe, I’m unsure because I’d need to stop overnight and arrange transfers between Andong and Hahoe. Is Hahoe the same as Jeonju? (Hanok village)—if so, I’ll skip Hahoe.
Last question: In the south, there are lots of sites that interest me, but I’m wondering about transportation. Can I stay in one place for several days and do day trips to each site? Is that possible with buses?
Anyway, thanks in advance for your tips! Sabrina
I’m planning a 3-week solo trip to South Korea in April/May 2025. Here’s my current wishlist on the map—I need to check how realistic it is.
Questions: The DMZ: I haven’t planned to go, and I’m struggling to see the appeal. What do you think? Jeju: I’m on the fence about Jeju. It seems like the *place to be*, but I’m not sure what makes it so charming or what’s really a must-do there?
On my map, I’m hesitating about Hahoe. I’m definitely going to Jeonju because there are several sites in that area. For Hahoe, I’m unsure because I’d need to stop overnight and arrange transfers between Andong and Hahoe. Is Hahoe the same as Jeonju? (Hanok village)—if so, I’ll skip Hahoe.
Last question: In the south, there are lots of sites that interest me, but I’m wondering about transportation. Can I stay in one place for several days and do day trips to each site? Is that possible with buses?
Anyway, thanks in advance for your tips! Sabrina
Tour à vélo 4 semaines en Thaïlande ou pays voisin English translation pending
Bonjour,
après notre beau voyage au Pérou on commence à réfléchir à la destination suivante...
J'aimerais bien faire un tour en vélo et j'aimerais bien visiter un pays asiatique (asie sud-est). Et, pour changer un peu car le Pérou était quand même très très sportif une destination un peu moins épuisante... ;-) on a environ 4 semaines. Moi, j'ai de l'expérience en voyage- vélo en Europe (France, Allemagne, Pologne), pour mon copain ce serait une première (et en tant que "bon Français) il n'est pas encore convaincu ;-))
Je ne suis jamais allée en Asie du Sud-Est, mais cela me tente depuis longtemps.
Pourquoi ma première idée était la Thailande? Parce que il semble que c'est un beau pays, assez facile à visiter avec une bonne qualité de routes. En même temps, il y a des coins "moins touristiques" à découvrir encore.
Le Nord semble quand même très valloné et je crains de faire encore une fois un voyage trop épuisant. Sinon, mon idée initial était le suivant:
Arrivéee à Bangkok+ visite, de là, vers le nord, destination Chiang Mai (et si on a encore du temps et du courage Chiang Rai). Ou plutôt dans l'autre sens (du nord au sud??) Retour vers la côte et un petit bout au long de la côte (de préférence là, où c'est encore assez naturel)
Voilà. Ma question est: Est-ce que quelqu'un a fait un tel voyage? Est ce que c'est faisable dans 4 semaines sans trop s'épuiser ? On est deux début de 50 ans, on bouge régulièrement, sans être des super sportifs (surtout moi...)
Quelqu'un a envie de me donner des idées?? Merci déjà à tous et toutes!!
Découvrir la France à vélo: quel equipement et où trouver en deuxième main? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille qui desire decouvrir la france a velo.
Nous avons besoin de tout acheter et desirons nous equiper au meileur prix. Pour les sacoches, quels sont les options? Quel est le meilleur qualite prix? (oui moi aussi j'aimerais beauocup de sortlieb, masi hors budget) Ou en trouver d'occas? Et pour les enfants, quel volume a quel age?
Question bonus: on a une fois essaye un tag-along, on a telleemnt deteste qu' on la renvoye. En connaissez vous un bien) (c'etait il y a presque 10 ans, ca a du faire des progres...)
Existe t'il un forum vente deuxieme main ou prix casse pour les cyclistes en France?
Merci bcp pour toutes le sinfos! Cath & co
Nous sommes une famille qui desire decouvrir la france a velo.
Nous avons besoin de tout acheter et desirons nous equiper au meileur prix. Pour les sacoches, quels sont les options? Quel est le meilleur qualite prix? (oui moi aussi j'aimerais beauocup de sortlieb, masi hors budget) Ou en trouver d'occas? Et pour les enfants, quel volume a quel age?
Question bonus: on a une fois essaye un tag-along, on a telleemnt deteste qu' on la renvoye. En connaissez vous un bien) (c'etait il y a presque 10 ans, ca a du faire des progres...)
Existe t'il un forum vente deuxieme main ou prix casse pour les cyclistes en France?
Merci bcp pour toutes le sinfos! Cath & co
Islande à moto en avril: nord ou sud? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris depuis le bateau ! Je suis avec ma carte et la KTM 990 adventure attend en bas.
Je vais rester une dizaine de jours, le temps de rejoindre Reykjavik, puis rentrer en avion à Paris. Je reviendrai régulièrement durant toute la saison en WE prolongé jusque septembre puis retour en France.
Pour cette première phase du voyage, aucune piste ouverte bien entendu. J'ai pourtant déjà chaussé les pneus d'enduro en prévision de l'été... Ça va pas être terrible sur le goudron...
Je vais faire un peu les fjords de l'est qui me seront difficilement accessibles ensuite en WE depuis Reykjavik.
Mais ensuite, me conseillez vous de passer par le nord ou le sud? Quelle partie sera plus ou moins à son avantage avec la neige en cette fin d'hiver ?
Merci à tous !
Mika
Merci à tous !
Mika
Voler sur Ryanair ou se faire voler par Ryanair ? English translation pending
Apparemment il est facile de faire les deux. Je viens d'en faire la douloureuse expérience. Le piège tendu par Ryanair s’appelle « enregistrement en ligne ». Étant habitué à le faire avec beaucoup d'autres compagnies (honnêtes) je ne me suis pas méfié. J'ai voulu m'enregistrer 18 jours avant mon vol Palerme – Beauvais, le retour de mon voyage, l'aller ayant été pris sur Transavia sans aucun problème. Impossible de le faire sauf à souscrire à une option payante de réservation de siège. Pour une attribution dite « aléatoire » il me fallait attendre 8 jours avant le vol.
Qu'à cela ne tienne me suis-je dit, il y a des accès Wi-Fi en Sicile et tout ira bien avec mon portable ou mon smartphone. Hélas après avoir tenté les trois jours précédent le vol de m'enregistrer je n'ai jamais pu finaliser mon enregistrement, la touche « continuer » s'obstinant à rester inactive. Je dois avouer que j'y ai mis de la mauvaise volonté puisque j'ai décliné toutes les options payantes proposées dont je n'avais rien à f…… .
A l’aéroport, au dépôt des bagages (dont le poids était heureusement inférieur à la limite, sinon imaginez la catastrophe financière!) on m'a renvoyé vers le comptoir (non signalé!) de la compagnie Ryanair. Là on m'a imprimé en moins de 2 minutes un bout de papier pour la modique somme de 90 euros, valable pour mon épouse et moi (2*45 euros). Car bien sûr, contrairement aux autres grandes compagnies Ryanair ne met pas de bornes d'enregistrement à disposition de ses clients. On ne va pas tuer la poule aux œufs d'or !
90 € pour un bout de papier comment appeler cela si n'est du vol, quand il existe une telle déconnexion entre le prix de revient -quelques centimes d'euros- et le prix de vente?
Pourquoi pas 1000 ou 2000 € ?
Que font les organisations de consommateurs face à de telles pratiques ??
Pour moi Ryanair : jamais plus !
Que font les organisations de consommateurs face à de telles pratiques ??
Pour moi Ryanair : jamais plus !
Cabriolet (ou pas) en Californie au mois d'août? English translation pending
bonjour
Nous sommes deux voyageuses à partir au mois d'aout en californie . On longera la côte pacifique, puis direction las vegas pour terminer à los angeles . Nous n'avons pas encore louer notre voiture . Nous hésitons entre une voiture moyenne (on a éliminé la petite voiture, pour le confort) style corolla ou carrément un cabriolet (c'est indiqué ford mustang ou similaire (à vrai dire cela nous est égale si ce n'est pas une mustang) ) . C'est vrai qu'avoir les cheveux au vent (ok ok casquette obligatoire et crème solaire) ) le long de la route 1 fait réver...mais je me demande si cela vaut le coup (et le coût...quand même plus cher : 180 € de différence pour 12 j) . Profiterons-nous de cette possibilité de décapoter ? est-ce ennuyeux de laisser une valise sur les sièges arrières (je pense qu'il sera impossible de mettre nos 2 armoires à roulettes dans le coffre ;-)) bref, quels sont les inconvénients et les avantages ?
autre question: par quel loueur êtes-vous passé pour un cabriolet ? merci 🙂
Voyage cool en groupe... Thaïlande ou Philippines? English translation pending
Bonjour,
Je vais au mariage de mon frère à Hong Kong en décembre 2013. Toutes la famille se retrouve et on désire se retrouver entre cousins (25-40 ans + 2 enfants) pour fêter Noël 1 semaine. On pensait louer une villa (10-15 personnes), visiter (un peu), faire de la plongée, être cool , ...😛😛
On avait penser à la Thaïlande et on vient récemment de me parler des Philippines.
Qu'en pensez vous et avez vous des adresses à me proposer?
Dans l'attente de vos réponses,
Boi
Je vais au mariage de mon frère à Hong Kong en décembre 2013. Toutes la famille se retrouve et on désire se retrouver entre cousins (25-40 ans + 2 enfants) pour fêter Noël 1 semaine. On pensait louer une villa (10-15 personnes), visiter (un peu), faire de la plongée, être cool , ...😛😛
On avait penser à la Thaïlande et on vient récemment de me parler des Philippines.
Qu'en pensez vous et avez vous des adresses à me proposer?
Dans l'attente de vos réponses,
Boi
Cadix, Tarifa, Jerez et/ou Séville? English translation pending
hello !!
apres malaga et grenade, je repars en Andalousie, du 15 au 22 janv... cette fois je visais la partie occidentale : tarifa algeciras gibraltar cadix jerez-frontera etc... si cela vous parle ? voire faire "l'effort" de passer 2j à seville si cela vous semble la peine (c'est à 2h de cadix j crois), genre "t étais juste tout près et c'est impardonnable de pas y être allé" !! ?
pour les autres villes-villages suscités, l idée est plutot la decouverte, se balader, voir les fameux (?) villages blancs, faire les marchés, halte ds un village ou sur un port pour découvrir une belle lumière etc... N hésitez pas à partager dans cette zone vos coups de coeur, émotions, trouvailles, joli panorama, baie reposante où prendre un café etc.. :-))
Enfin, on est à cet endroit juste en face du maghreb, bateau en 30 min, est ce qu'une escapade dans la journée vaut le coup ? gracias a todos !!!
apres malaga et grenade, je repars en Andalousie, du 15 au 22 janv... cette fois je visais la partie occidentale : tarifa algeciras gibraltar cadix jerez-frontera etc... si cela vous parle ? voire faire "l'effort" de passer 2j à seville si cela vous semble la peine (c'est à 2h de cadix j crois), genre "t étais juste tout près et c'est impardonnable de pas y être allé" !! ?
pour les autres villes-villages suscités, l idée est plutot la decouverte, se balader, voir les fameux (?) villages blancs, faire les marchés, halte ds un village ou sur un port pour découvrir une belle lumière etc... N hésitez pas à partager dans cette zone vos coups de coeur, émotions, trouvailles, joli panorama, baie reposante où prendre un café etc.. :-))
Enfin, on est à cet endroit juste en face du maghreb, bateau en 30 min, est ce qu'une escapade dans la journée vaut le coup ? gracias a todos !!!