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Croisière mer des Caraïbes et transatlantique sur le Costa Favolosa du 25 mars au 14 avril English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouveau sur le forum et vous écrit pour la première fois !
Alors nous sommes en pleine organisation de notre voyage de noce.
Grâce à nos invités nous pouvons avoir la chance de participer à cette belle croisière en cabine Samsara Balcon sur le Costa Favolosa le 25 Mars.
Alors nous avons prévus des activités pour pas mal d'endroit mais pour d'autre rien, vous pouvez donc nous aider !
- Pour Saint Kitts: nous avons rien de prévue, nous ne connaissons pas l'île et les excursions proposées par Costa nous attirent pas spécialement. Savez-vous ce qu'il y a d'intéressant à faire? Dans la ville au pied du bateau? une plage pas loin pour y aller à pied? Nous avons juste l'après midi sur l'île.
- Pour La Romana: Alors nous avons réservé avec Cathy de Tropical Paradise Excursion pour aller à Saona sur une plage loin de la masse touristes avec un repas sur la plage (hum la bonne langouste grillée), le prix est plus intéressant que Costa (78€/pers) et les prestations plus intéressantes! De plus elle est très bien noté sur TripAdvisor et on en dit que du bien sur ce Forum et la guide est francophone!! Y a t-il des gens du bateau qui la font aussi?
Pour les intéressés profitez-en il reste encore de la place!
Voici le lien direct vers leur site et l'excursion, tout y est expliqué en détail ici ( http://www.tropicalparadiseexcursions.com/croisiere-costa/ ) .
- Pour Catalina: On décide de profitez de l'île et des installations Costa sur la plage pour un peu de farniente (il en faut un peu non?!) et palme masque tuba pour voir les jolis poissons !
- Pour St Martin: Nous nous feront plaisir à aller nager avec les dauphins (excursion Costa)
- Pour Antigua: Rebelote, on retourne à l'eau mais cette fois-ci avec les Raies géantes (excursion Costa)
- Pour la Martinique: Nous louons une voiture pour aller dans des jolies baies pour essayer de trouver des tortues.
- Pour la Guadeloupe: Nous louons aussi une voiture afin d'aller voir les chutes du Carbet, le parc des mamelles et pourquoi pas la cascade des écrevisses si il y a le temps. Nous avons la journée entière sur place, pensez vous que c'est faisable niveau Timing?
- Saint Lucie: Ce sera frissons et aventure avec l'excursion Costa des Tyroliennes.
- Pour la Barbade: nous marcherons jusqu'à une plage où nous pourrons faire du masque et du tuba sur des épaves et pourquoi pas observer quelques tortues si elles sont au rendez-vous.
- Pour Santa Cruz: Nous louons une voiture pour aller jusqu'au Volcan et en prendre pleins les yeux !
- Enfin pour Gibraltar: nous espérons avoir le temps d'aller sur le rocher pour aller voir les singes, pensez vous qu'en arrivant à midi et en repartant à 18h on à le temps?
Nous débarqueront à Marseille des souvenirs pleins la tête.
Y a t-il des personnes du Forum qui font la même croisière que nous? Les mêmes excursions que nous? Si des personnes ont des bons conseils sur notre parcours, des bons plans nous sommes preneur !!! Merci pour vos éventuelles réponses et au plaisir de converser avec vous !
Audrey & Jérémy
Y a t-il des personnes du Forum qui font la même croisière que nous? Les mêmes excursions que nous? Si des personnes ont des bons conseils sur notre parcours, des bons plans nous sommes preneur !!! Merci pour vos éventuelles réponses et au plaisir de converser avec vous !
Audrey & Jérémy
Endroits / activités peu connus en Espagne (tournage) English translation pending
Bonjour,
Je pars en tournage de documentaire voyage en Espagne du 9 juillet au 5 aout 2017.
J'aimerais avoir des idées d'endroits ou activités formidables mais peu connus des touristes, du genre qui ne sont pas dans les guides touristiques.
Des suggestions?
(Notez que je serais accompagné de trois adolescentes,13-14-15) Merci Seb
(Notez que je serais accompagné de trois adolescentes,13-14-15) Merci Seb
Mahmid ou Merzouga (avec adolescents) English translation pending
Je n arrive pas à me décider pour une découverte du désert entre les dunes de Mahmid et celles de Merzouga sachant que je préfère etre tranquile loin des groupes de voyage organisés....merci pour vos conseils...j ai 2 ados qui sont très branchés nature et rando ...
Itinéraire Sulawesi en famille en juillet English translation pending
Bonjour!
Nous partons en juillet prochain (26 nuits sur place) avec nos enfants de 7 et 10 ans. J'ai fait une ébauche d'itinéraire que j'aimerais vous soumettre. J'ai essayé de compter large les temps de transport. Est ce suffisant? Par contre, je n'ai pas pris compte des jours de traversées pour les Togians. J'hésite entre aller à Bunaken ou à Tumbak en fin de voyage. Des avis?
Merci pour vos retours !! Marion
D 9 Nuit dans le bus pour Rantepao ?? Arrivée à Singapour à 9h25 vols pour jakarta puis Makassar L 10 Pays Toraja M 11 Pays Toraja M 12 Treck Pays Toraja J 13 Treck Pays Toraja V 14 Nuit à tentena Départ en bus pour Tentena S 15 Nuit à Tentena Cascades ? ou départ direct pour Ampana? D 16 Nuit à Ampana Départ pour Ampana L 17 Togians Ferry pour les togians M 18 Togians M 19 Togians J 20 Togians V 21 Togians S 22 Togians D 23 Togians L 24 Togians M 25 Togians Départ pour Gorontalo M 26 Transport pour Manado J 27 Départ pour le parc aux tarsiers et nuit sur place V 28 Nuit à Manado Visite tomohon et Volcan Mahawu S 29 Nuit à Manado Une journée Manado D 30 Nuit Bunaken Bateau pour Bunaken ou départ pour Tumbak? L 31 Nuit bunaken Bunaken M 1 Nuit à Manado Bunaken et retour Manado M 2 Nuit à Singapour Vol Manado/ Singapour J 3 Nuit à Singapour V 4 Dans l’avion Vol à 20h05 S 5 A la maison Arrivée à 8h20, Terminal 2 C
Nous partons en juillet prochain (26 nuits sur place) avec nos enfants de 7 et 10 ans. J'ai fait une ébauche d'itinéraire que j'aimerais vous soumettre. J'ai essayé de compter large les temps de transport. Est ce suffisant? Par contre, je n'ai pas pris compte des jours de traversées pour les Togians. J'hésite entre aller à Bunaken ou à Tumbak en fin de voyage. Des avis?
Merci pour vos retours !! Marion
D 9 Nuit dans le bus pour Rantepao ?? Arrivée à Singapour à 9h25 vols pour jakarta puis Makassar L 10 Pays Toraja M 11 Pays Toraja M 12 Treck Pays Toraja J 13 Treck Pays Toraja V 14 Nuit à tentena Départ en bus pour Tentena S 15 Nuit à Tentena Cascades ? ou départ direct pour Ampana? D 16 Nuit à Ampana Départ pour Ampana L 17 Togians Ferry pour les togians M 18 Togians M 19 Togians J 20 Togians V 21 Togians S 22 Togians D 23 Togians L 24 Togians M 25 Togians Départ pour Gorontalo M 26 Transport pour Manado J 27 Départ pour le parc aux tarsiers et nuit sur place V 28 Nuit à Manado Visite tomohon et Volcan Mahawu S 29 Nuit à Manado Une journée Manado D 30 Nuit Bunaken Bateau pour Bunaken ou départ pour Tumbak? L 31 Nuit bunaken Bunaken M 1 Nuit à Manado Bunaken et retour Manado M 2 Nuit à Singapour Vol Manado/ Singapour J 3 Nuit à Singapour V 4 Dans l’avion Vol à 20h05 S 5 A la maison Arrivée à 8h20, Terminal 2 C
Road trip dans l'Ouest américain: un incontournable de bonheur! English translation pending
Hello à tous,
Il était temps pour moi de mettre sur "papier" virtuel mon voyage dans l'Ouest Américain. De loin, ce fut l'un de mes plus beaux voyages - que cela soit la préparation , ou le voyage en lui-même ou encore les souvenirs qu'il m'en reste. Je le découperai en "journée" , 25 journées au total ! Ce premier volet comprendra surtout le comment du pourquoi, la préparation. Puis suivra le voyage, jour par jour. Merci de me lire, de partager également vos souvenirs ! J'espère réussir à vous faire voyager avec ce carnet !
Qui suis-je ?
Noemi, 24 ans, à qui il manque pas mal de dents (il m'en reste pas mal quand même ne vous inquiétez pas!). Je blogue depuis deux ans et demi. Amourachée de la sensation de voyage, du voyage en lui-même, de la liberté, du sentiment de liberté. Enchantée ! Nordiste de souche, oubliais-je.
VOLET 1 : POURQUOI L'OUEST ? Brain Storming et préparatifs

C'était au mois de novembre, je crois. Mais bien des années que cela me trottait en tête. Sur un presque coup de tête, nous discutons avec Fabien et Mélodie de partir, cet été là. Nous voulions de la route, beaucoup de route. Nous voulions du dépaysement, de celui que vous n'oublierez jamais. On voulait partir, tout simplement. Puis ce vieux rêve de "rouler sur les routes américaines" et découvrir l'Amérique est revenu en pleine face tel un boomerang. J'avais déjà regardé, les années précédentes, pour partir en "voyage organisé" , de ceux où vous devez vendre un rein pour vous l'offrir. Non, vraiment, je ne souhaitais pas partir avec ce genre d'organisme. Je voulais une aventure à mon image, à notre image. L'idée faisant son bonhomme de chemin, quelques jours plus tard, notre choix se porta sur l'Ouest Américain ! Organisé par nos soins, on était persuadé que cela serait une aventure formidable. Malgré quelques réticences de Maman, le projet est accepté. Nous partirons en Août.
L'ORGANISATION
À trois, sur les routes. Le plus gros du projet restait à faire : tout organisé, de A à Z. Justement, c'est sur ce forum que j'ai pu trouvé les premières informations. Le premier mois a été dédié à la recherche du billet d'avion le "moins cher". On est même passé par des désillusions, pensant que nous ne trouverions jamais le billet d'avion qui nous permettrait de rejoindre l'Ouest. Mélodie passait ses journées sur les comparateurs pour trouver une offre acceptable. Finalement, nous avons trouvé (ou plutôt, elle a trouvé). On arrivera à San Francisco, on repartira de San Francisco (Oakland plus précisément) avec la compagnie aérienne "Norwegian Air". Une première avec cette compagnie, considéré comme "low cost".
LA PREPARATION

Nous nous sommes finalement réparti comme suit : nous faisions chacun nos recherches de notre côté, puis nous mettions tout en commun (à noter que Tiphanie - ma soeur - et Thomas se sont rajoutés au cours du voyage, ils ont pris leur billet en Février !). On se voyait une fois par mois environ, pour faire corroborer toutes nos informations ensemble. Tiphanie était plutôt sur l'établissement de la carte, Thomas sur les comptes du groupe et de chacun, Mélodie, Fabien et moi étions plutôt sur les recherches d'endroits à visiter - et la création de notre parcours journées par journées. Au moins de mai, nous avons commencé à prendre tous les hôtels. Nous sommes passés par un site de cashback pour récupérer un peu d'argent sur ces hôtels/motels (n'hésitez pas à m'envoyer un message si vous souhaitez connaître ce site). Nous avons pris la location de voiture au moins d'Avril, avec le site AutoEscape. Attention, à ce moment là nous avons pris la location via ce site car nous avions trouvé un code promo nous permettant de faire un peu d'économies. Je vous conseille tout de même de faire des comparatifs avec les agences de location directement. Ca vous évitera les mauvaises surprises. Le plan était prêt, journées par journées, voiture ok, avion ok, hôtels/motels ok, ils ne nous restaient plus qu'à prendre notre mal en patience avant de partir, achevant les derniers préparatifs pour un séjour au top ! Nous étions déjà très satisfait du travail fourni, plutôt fier d'avoir mené cela de A à Z.
Informations supplémentaires : pour créer de toute pièce ce voyage , je me suis inspirée de : sites internet proposant déjà des "tours" préparés, blog en tous genre (spécialisé ou non dans le voyage aux USA), guide de voyage (Lonely Planet notamment), carte des Etats-Unis et bien entendu, des récits ici sur ce site. Je vous posterai bien entendu plus de photos de mon voyage dans les prochains volets ! Merci pour votre lecture/future lecture :*
Qui suis-je ?
Noemi, 24 ans, à qui il manque pas mal de dents (il m'en reste pas mal quand même ne vous inquiétez pas!). Je blogue depuis deux ans et demi. Amourachée de la sensation de voyage, du voyage en lui-même, de la liberté, du sentiment de liberté. Enchantée ! Nordiste de souche, oubliais-je.
VOLET 1 : POURQUOI L'OUEST ? Brain Storming et préparatifs

C'était au mois de novembre, je crois. Mais bien des années que cela me trottait en tête. Sur un presque coup de tête, nous discutons avec Fabien et Mélodie de partir, cet été là. Nous voulions de la route, beaucoup de route. Nous voulions du dépaysement, de celui que vous n'oublierez jamais. On voulait partir, tout simplement. Puis ce vieux rêve de "rouler sur les routes américaines" et découvrir l'Amérique est revenu en pleine face tel un boomerang. J'avais déjà regardé, les années précédentes, pour partir en "voyage organisé" , de ceux où vous devez vendre un rein pour vous l'offrir. Non, vraiment, je ne souhaitais pas partir avec ce genre d'organisme. Je voulais une aventure à mon image, à notre image. L'idée faisant son bonhomme de chemin, quelques jours plus tard, notre choix se porta sur l'Ouest Américain ! Organisé par nos soins, on était persuadé que cela serait une aventure formidable. Malgré quelques réticences de Maman, le projet est accepté. Nous partirons en Août.
L'ORGANISATION
À trois, sur les routes. Le plus gros du projet restait à faire : tout organisé, de A à Z. Justement, c'est sur ce forum que j'ai pu trouvé les premières informations. Le premier mois a été dédié à la recherche du billet d'avion le "moins cher". On est même passé par des désillusions, pensant que nous ne trouverions jamais le billet d'avion qui nous permettrait de rejoindre l'Ouest. Mélodie passait ses journées sur les comparateurs pour trouver une offre acceptable. Finalement, nous avons trouvé (ou plutôt, elle a trouvé). On arrivera à San Francisco, on repartira de San Francisco (Oakland plus précisément) avec la compagnie aérienne "Norwegian Air". Une première avec cette compagnie, considéré comme "low cost".LA PREPARATION

Nous nous sommes finalement réparti comme suit : nous faisions chacun nos recherches de notre côté, puis nous mettions tout en commun (à noter que Tiphanie - ma soeur - et Thomas se sont rajoutés au cours du voyage, ils ont pris leur billet en Février !). On se voyait une fois par mois environ, pour faire corroborer toutes nos informations ensemble. Tiphanie était plutôt sur l'établissement de la carte, Thomas sur les comptes du groupe et de chacun, Mélodie, Fabien et moi étions plutôt sur les recherches d'endroits à visiter - et la création de notre parcours journées par journées. Au moins de mai, nous avons commencé à prendre tous les hôtels. Nous sommes passés par un site de cashback pour récupérer un peu d'argent sur ces hôtels/motels (n'hésitez pas à m'envoyer un message si vous souhaitez connaître ce site). Nous avons pris la location de voiture au moins d'Avril, avec le site AutoEscape. Attention, à ce moment là nous avons pris la location via ce site car nous avions trouvé un code promo nous permettant de faire un peu d'économies. Je vous conseille tout de même de faire des comparatifs avec les agences de location directement. Ca vous évitera les mauvaises surprises. Le plan était prêt, journées par journées, voiture ok, avion ok, hôtels/motels ok, ils ne nous restaient plus qu'à prendre notre mal en patience avant de partir, achevant les derniers préparatifs pour un séjour au top ! Nous étions déjà très satisfait du travail fourni, plutôt fier d'avoir mené cela de A à Z.
Informations supplémentaires : pour créer de toute pièce ce voyage , je me suis inspirée de : sites internet proposant déjà des "tours" préparés, blog en tous genre (spécialisé ou non dans le voyage aux USA), guide de voyage (Lonely Planet notamment), carte des Etats-Unis et bien entendu, des récits ici sur ce site. Je vous posterai bien entendu plus de photos de mon voyage dans les prochains volets ! Merci pour votre lecture/future lecture :*
Comment visiter Augrabies Falls? (Afrique du Sud) English translation pending
Bonjour,
J'ai encore besoin de votre aide, pour notre voyage en 2018.
Nous serons deux jours au Camping de Klein Aus Vista avant d'aller vers la rivière Orange, le Fish River Canyon et le KTP. Au niveau des jours, je pourrais encore inclure deux ou trois jours aux Augrabies Falls.
Est-ce que ce parc vaut la peine d'être visité? Deux ou trois nuits sur place? J'ai vu qu'il y a une randonnée à faire, le Dassie interpretive Trail. Sur le site, ils parlent d'une randonnée de 5 km, mais j'ai lu quelque part, qu'il fallait compter 3 heures. Cela ne me dérangerais pas, mais 3 heures pour faire 5 km me semble pas possible. Ou alors, il faut vraiment marcher lentement. Connaissez-vous cette randonnée?
Comment sont les pistes dans ce parc? Facilement pratiquable avec un 4x4? Qui a déjà fait ces pistes? Combien de temps pour faire une boucle? Peut-on voir des animaux?
Nous serons sur place début avril. Est-ce la bonne période? Sur le site du parc, ils donnent février-avril comme meilleure période pour les chutes. Par contre, il me semble avoir lu sur le forum que ce n'est pas la meilleure période. Bref, qu'en dites-vous?
Bonne journée Carmen
J'ai encore besoin de votre aide, pour notre voyage en 2018.
Nous serons deux jours au Camping de Klein Aus Vista avant d'aller vers la rivière Orange, le Fish River Canyon et le KTP. Au niveau des jours, je pourrais encore inclure deux ou trois jours aux Augrabies Falls.
Est-ce que ce parc vaut la peine d'être visité? Deux ou trois nuits sur place? J'ai vu qu'il y a une randonnée à faire, le Dassie interpretive Trail. Sur le site, ils parlent d'une randonnée de 5 km, mais j'ai lu quelque part, qu'il fallait compter 3 heures. Cela ne me dérangerais pas, mais 3 heures pour faire 5 km me semble pas possible. Ou alors, il faut vraiment marcher lentement. Connaissez-vous cette randonnée?
Comment sont les pistes dans ce parc? Facilement pratiquable avec un 4x4? Qui a déjà fait ces pistes? Combien de temps pour faire une boucle? Peut-on voir des animaux?
Nous serons sur place début avril. Est-ce la bonne période? Sur le site du parc, ils donnent février-avril comme meilleure période pour les chutes. Par contre, il me semble avoir lu sur le forum que ce n'est pas la meilleure période. Bref, qu'en dites-vous?
Bonne journée Carmen
Road trip dans l'Ouest américain: routes et escales English translation pending
Bonjour
je reviens vers vous après un long moment d'absence, j'ai repoussé mon voyage à 2018.
je compte partir au mois de mai 2018 avec mon épouse. Je suis comme vous passionné de photos. S'il y avait un ou deux parcs à choisir pour prendre un hébergement à l'intérieur, lequel choisiriez vous? Combien de temps à l'avance faut-il réserver dans ce cas?
Voici le circuit que j'envisage los angeles 3 nuits williams 1 nuit grand canyon -south rim 2 nuits page 2 nuits -lower antelope canyon -horsesshoe bend -lake powel& barrage de glen canyon -marble canyon - lee's Ferry monument valley 1 nuit moab 3 nuits bryce canyon 2 nuits overton 1 nuit valley of fire las vegas 2 nuits death valley 1 nuit Yosemite 3 nuits San francisco 4 nuits Est-ce que la durée des escales est appropriées, ma butée étant de 4 semaines? Y a-t-il des routes à privilégier pour profiter du paysage sur cet itinéraire? merci d'avance Cordialement
je compte partir au mois de mai 2018 avec mon épouse. Je suis comme vous passionné de photos. S'il y avait un ou deux parcs à choisir pour prendre un hébergement à l'intérieur, lequel choisiriez vous? Combien de temps à l'avance faut-il réserver dans ce cas?
Voici le circuit que j'envisage los angeles 3 nuits williams 1 nuit grand canyon -south rim 2 nuits page 2 nuits -lower antelope canyon -horsesshoe bend -lake powel& barrage de glen canyon -marble canyon - lee's Ferry monument valley 1 nuit moab 3 nuits bryce canyon 2 nuits overton 1 nuit valley of fire las vegas 2 nuits death valley 1 nuit Yosemite 3 nuits San francisco 4 nuits Est-ce que la durée des escales est appropriées, ma butée étant de 4 semaines? Y a-t-il des routes à privilégier pour profiter du paysage sur cet itinéraire? merci d'avance Cordialement
Trois semaines sur la côte ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour à tous,
Cette année (début septembre) nous partons faire la cote ouest des USA avec mes parents et mon copain. Ils ne sont jamais allés là-bas.
Moi j’y suis allée il y a trois ans et mon parcours était le suivant : LA (3 nuits et une journée à Universal studio) – SF (3 nuits), Lake Tahoe (une nuit), Las vegas (1 nuit), Zion / Bryce Canyon et grand Canyon (je ne sais plus le nombre de nuit) et retour avec 3 nuits à LV et départ de LV. Pour un total de 19 jours sur place.
J’étais malheureusement partie au moment des grèves et du coup pas mal de grands parcs fermés (Alcatraz, vallée de la mort, Yosemite…), on avait donc fait les parcs en fonction de ce qui était ouvert.
Globalement voici ce que j’ai pensé / aimé / pas aimé :
- LA : très déçue de Hollywood boulevard, j’ai trouvé ça sale et pas très joli. Universal studio je ne le referai pas et surtout pas avec mes parents lol. Par contre j’ai adoré Long Beach, Malibu etc…
Zion park je ne le referai pas non plus.
En revanche j’ai adoré tout le reste !
Je voudrais donc faire un voyage qui complète ce que je n’ai pas fait et qui fait découvrir des jolies choses à mes parents et mon chéri.
Concernant les gouts de chacun : mon père n’est pas fan de grande ville (lui c'est les parcs qui lui plaisent) mais il n’aura pas trop le choix lol … ma mère rêve de Vegas.
Je pense qu’on peut trouver un bon compromis entre les deux pour plaire à chacun !
Voici ce que je pensais faire et j’ai bien sur pas mal de questions et pas mal de « trous » :
J1 : arrivée LA – aucune idée de l’heure, mais de mémoire lors de mon dernier voyage c’était déjà tard donc je pense que le 1er jour on ne fera pas grand-chose avec le décalage horaire etc.. (1ere nuit sur place)
J2 : passage par Hollywood boulevard, montée à l’observatoire, passage par Beverly hills. (2ème nuit sur place)
J3 : long beach , Venice beach, Malibu..Santa monica (3ème nuit sur place)
J4 : départ pour SF (journée sur la route, en tout cas c’est ce qui s’était passé quand je suis partie et on avait dormi en route)
J5 : arrivée SF le matin, aprem - balade dans la ville (cable car, golden bridge (1ere nuit sur place)
J6 : visite d’alcatraz (un impératif pour nous 4) – balade vers le port, etc.. (2ème nuit sur place)
J7 – donc là ça se corse 3ème nuit sur place ? … soit on retourne vers le Lake Tahoe, mais cela fait un détour, soit départ vers Yosemite ? Je vois sur internet qu’il faut environ 3h pour rejoindre Yosemite donc on serait là-bas en fin de matinée.
Plusieurs questions :
- combien de temps pour visiter le parc sachant que je pense qu’on aimerait bien faire une ou deux randonnées ? …
- peut-on dormir dans le parc et si oui quel est le meilleur endroit ?
J8 : visite du parc – nuit dans le parc ou alentours
J9 : départ pour LV avec passage par vallée de la mort (est-ce qu’un passage suffit ou faut-il vraiment s’y arrêter ?) – arrivée le soir à LV (nuit à LV)
Lors de mon ancien voyage nous avions fait une nuit à LV pour faire un stop (après 9h de route depuis Lake Tahoe) et pour repartir visiter les parcs le lendemain, je ne sais pas quel est le meilleur choix ? ..
J 10 / 11 / 12 / 13 / 14 / 15 / 16 / 17 … : à définir
Fin du voyage avec 3 nuits à Las Vegas : on prévoit un spectacle un soir, shopping à l’outlet, piscine, casino etc.
Bon comme vous le voyez y a pas mal de trous dans mon plan … Concernant les parcs je suis un peu perdue, je pense que Bryce et Grand Canyon sont un incontournable mais que peut-on rajouter d’autres (qui changerait un peu ???) Nous avons normalement 21-22 jours sur place ! et je n’arrive qu’à combler plusieurs jours du parcours … aidez moi 🙁 Autre question : comment « bien manger » pas trop cher ? en effet mon copain et moi « on s’en fout » de manger Mcdo tous les jours car il est vrai que c’est vite très cher là bas mais pour mes parents c’est une autre affaire … 🤪 Concernant la location de la voiture, à l’époque nous étions passés par Alamo, en revanche y a-t-il des choses auxquelles il faut faire attention (en cas d’accident etc…) ? de plus, on m’a dit que le permis de conduire international n’était pas nécessaire, des avis ? etant donné qu’il est gratuit je pense qu’on va le faire pour 3 d’entres nous. Merci d’avance pour vos conseils et bonne journée 🙂
Bon comme vous le voyez y a pas mal de trous dans mon plan … Concernant les parcs je suis un peu perdue, je pense que Bryce et Grand Canyon sont un incontournable mais que peut-on rajouter d’autres (qui changerait un peu ???) Nous avons normalement 21-22 jours sur place ! et je n’arrive qu’à combler plusieurs jours du parcours … aidez moi 🙁 Autre question : comment « bien manger » pas trop cher ? en effet mon copain et moi « on s’en fout » de manger Mcdo tous les jours car il est vrai que c’est vite très cher là bas mais pour mes parents c’est une autre affaire … 🤪 Concernant la location de la voiture, à l’époque nous étions passés par Alamo, en revanche y a-t-il des choses auxquelles il faut faire attention (en cas d’accident etc…) ? de plus, on m’a dit que le permis de conduire international n’était pas nécessaire, des avis ? etant donné qu’il est gratuit je pense qu’on va le faire pour 3 d’entres nous. Merci d’avance pour vos conseils et bonne journée 🙂
Découverte de Pétra English translation pending
Petra 8/11 1er jour
6 h du matin ....réveillée par l'air glacé sur le visage et par le lever du soleil , je me lève ds l'espoir d'une douche chaude prise avant l'arrivée du gros de la troupe ... Je ne suis pas la première et ...l'eau est presqu'aussi froide que la veille ... Courage ...la journée est sérieuse ... Huit heures , départ ... Nous arrivons sur le site ...des touristes mais pas trop ... Un petit tour au musée , histoire de nous situer .... Petra ( roche en grec ) capitale du royaume des nabatéens , ancêtres des tribus arabes , origine du NO de la péninsule arabique ...avant d'arriver ds le sud de la Jordanie , ils s'y étaient en partie sédentarisés et étaient devenus des commerçants avisés ( ou plutôt des pilleurs de caravanes !!!! ) du fait de leur situation sur la route des caravanes entre l'orient ( Chine et Indes ) et les ports de la côte méditerranéenne . Ils ont étendus cette activité au sud de la Jordanie et sont devenus les maîtres des routes commerciales de la région .Ils se sont enrichis en prélevant des péages ( déjà !!!) et en protégeant les caravanes qui transportaient la soie , l'encens , les épices , l'ivoire ..... Les nabatéens furent à leur apogée durant 200 ans ( UN siècle av JC et UN siècle après ) ....avant d'être annexés à l'empire romain en 106 après JC sous Trajan .
Petra est l'une des sept nouvelles merveilles du monde et un site archéologique exceptionnel qui allie un emplacement naturel d'une beauté époustouflante à l'ingéniosité architecturale humaine et réalisée avec un talent hors du commun . Ils eurent l'intelligence d'associer les arts grec , romain , égyptien , byzantin , mésopotamien ....à leur propre art indigène et le résultat est unique au monde et la richesse culturelle est remarquable .
Puis Petra a été progressivement abandonnée et est tombée ds l'oubli jusqu' à sa découverte en 1812 par un explorateur orientaliste suisse , Johan Ludwig Burkhardt , curieux et informé , habillé en bédouin et parlant parfaitement l'arabe . Elle était alors habitée par des tribus bédouines qui vivaient ds les maisons troglodytes. Le gouvernement a favorisé leur sédentarisation en construisant des village en dur et maintenant , grâce à leur reconversion ds le tourisme ( ventes de souvenirs , âniers , chameliers , conducteurs de calèches ...) ils ont un revenu supérieur à la moyenne nationale . Nous pénétrons ds le site proprement et devant nous , se déroule un large chemin de terre d'un km et demi , encaissé entre deux vallées et qui longe le cours d'un ruisseau souvent asséché mais qui peut se transformer en un torrent impétueux , le Wadi Musa . Le long du chemin , nous commençons à voir les premières tombes rupestres puis sur la droite , trois sortes de cubes , les blocs ou cubes de Djinn hauts de 6 à 9 m et qui , selon les bédouins , abritaient des esprits malins ( d'où leur nom Djinn ) .Sans décoration mais creuses à certains endroits , l'hypothèse de tombes paraît être la plus vraisemblable .
Un peu plus loin , une structure double dont la partie supérieure doit son nom à la présence de quatre obélisques d'inspiration égyptienne et creusée de niches funéraires ( quatre plus une ) le tombeau des Obélisques et dont la niche centrale entre les obélisques est , elle , d'influence greco romaine . En dessous , un peu décalé , se situe le Bab al siq ( la porte du Siq ) triclinium ( triclinaire trois bancs sur les côtés des parois ) vraisemblablement une salle de banquet , où se déroulaient les fêtes honorants les défunts .Sur le dessus , deux demi frontons de style corinthien .
Un pont , avant de s'enfoncer entre les rochers , le canyon proprement dit , le Siq interne , véritable tunnel long de 1,5 kms et dont les parois peuvent atteindre 180 m de hauteur et peuvent se resserrer jusqu' à moins de 2 m. Impressionnant , qd je pense que non otre explorateur s'y est engagé sans savoir sur quoi il allait déboucher... Ce n'était pas l'entrée principale mais un passage sacré , pavé , descendant jusqu'à la partie religieuse de la cité . On peut y voir les traces d'un arc qui devait être fermé par une porte . Certains pavages sont d'origine et on peut , comme à Jerash , y distinguer les traces des roues des chars .Maintenant ce sont des calèches qui emmènent les touristes sur les chemins de Petra . Nous nous engageons ds le défilé où l'ombre et la fraîcheur surprennent ... À partir de maintenant , à Petra et dans le wadi rum , les couleurs chatoyantes ds tous les tons de rose , ocre , crème , orangée variant en fonction de l'heure et donc de la position du soleil , ne vont plus nous quitter et nous émerveillerons tout au long de notre chemin.... J'ai passé quatre jours à ressentir et à m'imprégner de toute cette beauté et à chaque instant , ces simples mots " que c'est beau "me viennent aux lèvres et ont du mal à exprimer mon émerveillement devant tant de magnificence . Peu après l'entrée, des canaux taillés ds la roche ainsi que des traces de canalisations amenant l'eau à Petra . Tout au long du siq , on voit des "wadi "fermés par des digues . Quelques arbustes parviennent à se frayer un chemin entre les rochers .
Le découpage artistique naturel des roches fait travailler notre imagination et ça et là nous voyons , qui un poisson qui , un éléphant ...je crois que tout le bestiaire a du y passer !!!!
Tout le long , des niches votives contenant des " betyles ", pierre symbolisant le dieu nabatéen Dushara . Un peu plus loin à gauche , sculptés à même la paroi , les pieds d'un marchand et de son chameau indiquant qu'il y avait de l'eau . Et ....l'Apparition ...magique dans le soleil entre les parois du canyon....le trésor du pharaon ou Khazneh Firaoun....une grande émotion m'envahit à la découverte de cette merveille sculptée à même le grès rose de la montagne .
40 m de hauteur , 28 m de large , deux niveaux . A la partie inférieure , six colonnes à chapiteau corinthien soutiennent un portique à fronton . De chaque côté on devine Castor et Pollux , assez abîmés par l'œuvre destructrice des iconoclastes qui , au VIII e siècle , reçurent l'ordre de détruire toute représentation humaine sur les terres de l'Islam . Au dessus de la colonnade , une frise de volutes et de grappes de raisin .De chaque côté du chapiteau , deux lions . Au centre du fronton des symboles rappelant la déesse égyptienne , Isis . La partie supérieure est composée de trois éléments ....au centre , un temple rond ou tholos avec un toit comique et un chapiteau corinthien sur lequel repose une urne , endommagée par les balles des bédouins pensant qu'elle contenait un trésor ... Le tholos est encadré de deux panneaux latéraux avec colonnes et demi- frontons . Les sculptures sont en partie effacées ... Sur les côtés du trésor sont creusés des canaux pour évacuer l'eau pouvant endommager le monument ...mais les Nabatéens n'avaient pas prévu l'érosion due au vent et au sable . Huit marches à la partie inférieure permettent d'accéder à l'intérieur.
Diverses fouilles ont permis de compris endre qu'il s'agissait là d'un temple funéraire consacré au culte et à la mémoire d'Aretas IV . Il a été terminé entre 40 et 60 après JC.
Une petite contrariété a un peu gâché cette découverte...j'ai cru mon appareil photo cassé....à Petra en plus , quel gâchis !!!! Préoccupée , je n'ai pas vu le groupe repartir ..Après quelques errements pendant une dizaine de minutes, j'ai fini par les retrouver ...j'ai vertement tancé Wallid en lui demandant s'il avait pour habitude de ne pas compter ses ouailles !!!! Un peu désagréable, d'autant plus que je ne me souvenais plus du nom du camps !!!!
Nous longeons sur la gauche Le Siq extérieur élargi et la rue des façades avec de chaque côté ses rangées de tombeaux nabatéens, pour arriver à un théâtre de style romain presqu'entièrement taillé dans le roc au premier siècle après JC par les Nabatéens sous Aretas IV .Dans un premier temps , il pouvait contenir entre 3000 et 4000 spectateurs. Lors de l'annexion de Petra par les romains en 106 , il fut agrandi jusqu'à pouvoir contenir jusqu'à 8000 spectateurs.
Nous continuons notre périple ...Face au théâtre , sur les hauteurs , un groupe de tombeaux royaux , impressionnants par leur taille ...Le Tombeau de l'urne , Le plus grand , Le Tombeau de la soie , Le Tombeau corinthien, Le Tombeau du palais et Le Tombeau de Sextus Florentinus ..
Sur la voie , nous visitons des cavernes creusées dans le rocher avec une exceptionnelle palette de nuances , blanc , rose , orange , dont les stries se mêlent et se démêlent à la façon d'un écheveau .
En empruntant la rue des colonnades , nous nous dirigeons sur la droite vers les vestiges de l'église byzantine construite sur l'emplacement d'un édifice ( probablement un temple ) démoli .
Avant la bifurcation , Nymphaeum , vestiges d'une fontaine dont il ne reste plus rien mais où s'épanouit un pistachier vieux de 450 ans .
A droit donc , l'église ou ce qu'il en reste ...de superbes céramiques , personnages , animaux ( lapins , sangliers cerfs , coqs ..) , trois vestiges de chapiteaux dans la cour . A droite , en contrebas , les ruines du Temple des lions ailés ( nom provenant des sculptures des chapiteaux )
Nous redescendons pour reprendre la voie des colonnades qui se termine par un vaste portail, , la porte du Temenos , gardée par deux gardiens en tenue " comme à l'époque !!!!! Ce portail donnait accès à la partie sacrée , Le Temenos ( grande salle pavée ) du QASR el Bint , principal temple Nabatéen de la capitale et seul survivant des tremblements de terre et inondations. L'édifice culmine à une vingtaine de mètres . Une grande salle pavée dominée par le temple lui même et son autel. Sur la droite , des vestiges de ce qui paraît être un "hamman " .
C'est à l'ombre de ces murs que nous mangeons nos sandwichs "bédouins " avant de repartir .
Cette fois ci , c'est sérieux , nous devons grimper jusqu'au monastère , Le Deir , 2,5 km dans la montagne , quelques centaines de marches taillées à même le roc et inégales ....la montée est rude ...le monastère se mérite !!!!! Mais le coup d'œil en vaut la peine ...
Un petit bar à ses pieds et nous dégustons notre café sucré à la cardamome avec délectation ....nous zapons la montée " pour la vue " !!!!! Un plateau montagneux où, dans un de ses flancs , a été creusée la façade du monastère . Monument à peu près carré ( 50 m de large 45 m de haut ) , deux niveaux , un inférieur avec demi colonnes à chapiteaux nabatéens, deux niches à tympan recourbé . Un portique de huit mètres de haut ceint de deux demi colonnes . Le deuxième étage , très en relief , comporte deux avant corps surmontés de deux demi frontons et un tholos central dont le chapiteau nabatéen supporte une urne (9 m à elle seule ) . La façade se découpe de la montagne , très en relief et je suis frappée par la sobriété du monument, comme s'il ne voulait pas voler la vedette au paysage environnant . Imposant , majestueux tout en étant sobre , voilà le Deir , bâti au I ou II eme siècle avant JC , ce serait un temple dédié à la pratique d'un culte en l'honneur d'un roi...Obodas I et peut être aussi le Dieu Dushara ....
Ce n'est pas tout , la journée n'est pas finie ....nous devons rentrer au camp ...à pieds !!! Quelques km de plus ....nous ne sommes pas à cela près !!!!!
Nous partons en longeant des corniches dont le vide à nos pieds est impressionnant...les couleurs changent , les vallées se creusent , les sommets s'éloignent et de temps en temps nous rencontrons une plaque de "gazon " tellement vert qu'on le croirait faux ....
Nous sommes accueillis par un thé chaud bien mérité mais qui ne s'ensuivra pas d'une bonne douche " chaude " qui , pourtant , aurait été la bienvenue .
Le repas du soir composé de légumes délicieux , de grillades au feu de bois et de discussions animées , terminera cette journée de façon conviviale et c'est avec bonheur que nous retrouvons nos duvets dans nos tentes bédouines .
6 h du matin ....réveillée par l'air glacé sur le visage et par le lever du soleil , je me lève ds l'espoir d'une douche chaude prise avant l'arrivée du gros de la troupe ... Je ne suis pas la première et ...l'eau est presqu'aussi froide que la veille ... Courage ...la journée est sérieuse ... Huit heures , départ ... Nous arrivons sur le site ...des touristes mais pas trop ... Un petit tour au musée , histoire de nous situer .... Petra ( roche en grec ) capitale du royaume des nabatéens , ancêtres des tribus arabes , origine du NO de la péninsule arabique ...avant d'arriver ds le sud de la Jordanie , ils s'y étaient en partie sédentarisés et étaient devenus des commerçants avisés ( ou plutôt des pilleurs de caravanes !!!! ) du fait de leur situation sur la route des caravanes entre l'orient ( Chine et Indes ) et les ports de la côte méditerranéenne . Ils ont étendus cette activité au sud de la Jordanie et sont devenus les maîtres des routes commerciales de la région .Ils se sont enrichis en prélevant des péages ( déjà !!!) et en protégeant les caravanes qui transportaient la soie , l'encens , les épices , l'ivoire ..... Les nabatéens furent à leur apogée durant 200 ans ( UN siècle av JC et UN siècle après ) ....avant d'être annexés à l'empire romain en 106 après JC sous Trajan .
Petra est l'une des sept nouvelles merveilles du monde et un site archéologique exceptionnel qui allie un emplacement naturel d'une beauté époustouflante à l'ingéniosité architecturale humaine et réalisée avec un talent hors du commun . Ils eurent l'intelligence d'associer les arts grec , romain , égyptien , byzantin , mésopotamien ....à leur propre art indigène et le résultat est unique au monde et la richesse culturelle est remarquable .
Puis Petra a été progressivement abandonnée et est tombée ds l'oubli jusqu' à sa découverte en 1812 par un explorateur orientaliste suisse , Johan Ludwig Burkhardt , curieux et informé , habillé en bédouin et parlant parfaitement l'arabe . Elle était alors habitée par des tribus bédouines qui vivaient ds les maisons troglodytes. Le gouvernement a favorisé leur sédentarisation en construisant des village en dur et maintenant , grâce à leur reconversion ds le tourisme ( ventes de souvenirs , âniers , chameliers , conducteurs de calèches ...) ils ont un revenu supérieur à la moyenne nationale . Nous pénétrons ds le site proprement et devant nous , se déroule un large chemin de terre d'un km et demi , encaissé entre deux vallées et qui longe le cours d'un ruisseau souvent asséché mais qui peut se transformer en un torrent impétueux , le Wadi Musa . Le long du chemin , nous commençons à voir les premières tombes rupestres puis sur la droite , trois sortes de cubes , les blocs ou cubes de Djinn hauts de 6 à 9 m et qui , selon les bédouins , abritaient des esprits malins ( d'où leur nom Djinn ) .Sans décoration mais creuses à certains endroits , l'hypothèse de tombes paraît être la plus vraisemblable .
Un peu plus loin , une structure double dont la partie supérieure doit son nom à la présence de quatre obélisques d'inspiration égyptienne et creusée de niches funéraires ( quatre plus une ) le tombeau des Obélisques et dont la niche centrale entre les obélisques est , elle , d'influence greco romaine . En dessous , un peu décalé , se situe le Bab al siq ( la porte du Siq ) triclinium ( triclinaire trois bancs sur les côtés des parois ) vraisemblablement une salle de banquet , où se déroulaient les fêtes honorants les défunts .Sur le dessus , deux demi frontons de style corinthien .
Un pont , avant de s'enfoncer entre les rochers , le canyon proprement dit , le Siq interne , véritable tunnel long de 1,5 kms et dont les parois peuvent atteindre 180 m de hauteur et peuvent se resserrer jusqu' à moins de 2 m. Impressionnant , qd je pense que non otre explorateur s'y est engagé sans savoir sur quoi il allait déboucher... Ce n'était pas l'entrée principale mais un passage sacré , pavé , descendant jusqu'à la partie religieuse de la cité . On peut y voir les traces d'un arc qui devait être fermé par une porte . Certains pavages sont d'origine et on peut , comme à Jerash , y distinguer les traces des roues des chars .Maintenant ce sont des calèches qui emmènent les touristes sur les chemins de Petra . Nous nous engageons ds le défilé où l'ombre et la fraîcheur surprennent ... À partir de maintenant , à Petra et dans le wadi rum , les couleurs chatoyantes ds tous les tons de rose , ocre , crème , orangée variant en fonction de l'heure et donc de la position du soleil , ne vont plus nous quitter et nous émerveillerons tout au long de notre chemin.... J'ai passé quatre jours à ressentir et à m'imprégner de toute cette beauté et à chaque instant , ces simples mots " que c'est beau "me viennent aux lèvres et ont du mal à exprimer mon émerveillement devant tant de magnificence . Peu après l'entrée, des canaux taillés ds la roche ainsi que des traces de canalisations amenant l'eau à Petra . Tout au long du siq , on voit des "wadi "fermés par des digues . Quelques arbustes parviennent à se frayer un chemin entre les rochers .
Le découpage artistique naturel des roches fait travailler notre imagination et ça et là nous voyons , qui un poisson qui , un éléphant ...je crois que tout le bestiaire a du y passer !!!!
Tout le long , des niches votives contenant des " betyles ", pierre symbolisant le dieu nabatéen Dushara . Un peu plus loin à gauche , sculptés à même la paroi , les pieds d'un marchand et de son chameau indiquant qu'il y avait de l'eau . Et ....l'Apparition ...magique dans le soleil entre les parois du canyon....le trésor du pharaon ou Khazneh Firaoun....une grande émotion m'envahit à la découverte de cette merveille sculptée à même le grès rose de la montagne .
40 m de hauteur , 28 m de large , deux niveaux . A la partie inférieure , six colonnes à chapiteau corinthien soutiennent un portique à fronton . De chaque côté on devine Castor et Pollux , assez abîmés par l'œuvre destructrice des iconoclastes qui , au VIII e siècle , reçurent l'ordre de détruire toute représentation humaine sur les terres de l'Islam . Au dessus de la colonnade , une frise de volutes et de grappes de raisin .De chaque côté du chapiteau , deux lions . Au centre du fronton des symboles rappelant la déesse égyptienne , Isis . La partie supérieure est composée de trois éléments ....au centre , un temple rond ou tholos avec un toit comique et un chapiteau corinthien sur lequel repose une urne , endommagée par les balles des bédouins pensant qu'elle contenait un trésor ... Le tholos est encadré de deux panneaux latéraux avec colonnes et demi- frontons . Les sculptures sont en partie effacées ... Sur les côtés du trésor sont creusés des canaux pour évacuer l'eau pouvant endommager le monument ...mais les Nabatéens n'avaient pas prévu l'érosion due au vent et au sable . Huit marches à la partie inférieure permettent d'accéder à l'intérieur.
Diverses fouilles ont permis de compris endre qu'il s'agissait là d'un temple funéraire consacré au culte et à la mémoire d'Aretas IV . Il a été terminé entre 40 et 60 après JC.
Une petite contrariété a un peu gâché cette découverte...j'ai cru mon appareil photo cassé....à Petra en plus , quel gâchis !!!! Préoccupée , je n'ai pas vu le groupe repartir ..Après quelques errements pendant une dizaine de minutes, j'ai fini par les retrouver ...j'ai vertement tancé Wallid en lui demandant s'il avait pour habitude de ne pas compter ses ouailles !!!! Un peu désagréable, d'autant plus que je ne me souvenais plus du nom du camps !!!!
Nous longeons sur la gauche Le Siq extérieur élargi et la rue des façades avec de chaque côté ses rangées de tombeaux nabatéens, pour arriver à un théâtre de style romain presqu'entièrement taillé dans le roc au premier siècle après JC par les Nabatéens sous Aretas IV .Dans un premier temps , il pouvait contenir entre 3000 et 4000 spectateurs. Lors de l'annexion de Petra par les romains en 106 , il fut agrandi jusqu'à pouvoir contenir jusqu'à 8000 spectateurs.
Nous continuons notre périple ...Face au théâtre , sur les hauteurs , un groupe de tombeaux royaux , impressionnants par leur taille ...Le Tombeau de l'urne , Le plus grand , Le Tombeau de la soie , Le Tombeau corinthien, Le Tombeau du palais et Le Tombeau de Sextus Florentinus ..
Sur la voie , nous visitons des cavernes creusées dans le rocher avec une exceptionnelle palette de nuances , blanc , rose , orange , dont les stries se mêlent et se démêlent à la façon d'un écheveau .
En empruntant la rue des colonnades , nous nous dirigeons sur la droite vers les vestiges de l'église byzantine construite sur l'emplacement d'un édifice ( probablement un temple ) démoli .
Avant la bifurcation , Nymphaeum , vestiges d'une fontaine dont il ne reste plus rien mais où s'épanouit un pistachier vieux de 450 ans .
A droit donc , l'église ou ce qu'il en reste ...de superbes céramiques , personnages , animaux ( lapins , sangliers cerfs , coqs ..) , trois vestiges de chapiteaux dans la cour . A droite , en contrebas , les ruines du Temple des lions ailés ( nom provenant des sculptures des chapiteaux )
Nous redescendons pour reprendre la voie des colonnades qui se termine par un vaste portail, , la porte du Temenos , gardée par deux gardiens en tenue " comme à l'époque !!!!! Ce portail donnait accès à la partie sacrée , Le Temenos ( grande salle pavée ) du QASR el Bint , principal temple Nabatéen de la capitale et seul survivant des tremblements de terre et inondations. L'édifice culmine à une vingtaine de mètres . Une grande salle pavée dominée par le temple lui même et son autel. Sur la droite , des vestiges de ce qui paraît être un "hamman " .
C'est à l'ombre de ces murs que nous mangeons nos sandwichs "bédouins " avant de repartir .
Cette fois ci , c'est sérieux , nous devons grimper jusqu'au monastère , Le Deir , 2,5 km dans la montagne , quelques centaines de marches taillées à même le roc et inégales ....la montée est rude ...le monastère se mérite !!!!! Mais le coup d'œil en vaut la peine ...
Un petit bar à ses pieds et nous dégustons notre café sucré à la cardamome avec délectation ....nous zapons la montée " pour la vue " !!!!! Un plateau montagneux où, dans un de ses flancs , a été creusée la façade du monastère . Monument à peu près carré ( 50 m de large 45 m de haut ) , deux niveaux , un inférieur avec demi colonnes à chapiteaux nabatéens, deux niches à tympan recourbé . Un portique de huit mètres de haut ceint de deux demi colonnes . Le deuxième étage , très en relief , comporte deux avant corps surmontés de deux demi frontons et un tholos central dont le chapiteau nabatéen supporte une urne (9 m à elle seule ) . La façade se découpe de la montagne , très en relief et je suis frappée par la sobriété du monument, comme s'il ne voulait pas voler la vedette au paysage environnant . Imposant , majestueux tout en étant sobre , voilà le Deir , bâti au I ou II eme siècle avant JC , ce serait un temple dédié à la pratique d'un culte en l'honneur d'un roi...Obodas I et peut être aussi le Dieu Dushara ....
Ce n'est pas tout , la journée n'est pas finie ....nous devons rentrer au camp ...à pieds !!! Quelques km de plus ....nous ne sommes pas à cela près !!!!!
Nous partons en longeant des corniches dont le vide à nos pieds est impressionnant...les couleurs changent , les vallées se creusent , les sommets s'éloignent et de temps en temps nous rencontrons une plaque de "gazon " tellement vert qu'on le croirait faux ....
Nous sommes accueillis par un thé chaud bien mérité mais qui ne s'ensuivra pas d'une bonne douche " chaude " qui , pourtant , aurait été la bienvenue .
Le repas du soir composé de légumes délicieux , de grillades au feu de bois et de discussions animées , terminera cette journée de façon conviviale et c'est avec bonheur que nous retrouvons nos duvets dans nos tentes bédouines .
Itinéraire camping-car dans l'Ouest américain cet été English translation pending
Bonjour,
nous aimons voyager en camping-car pour être libre sur notre timing et itinéraire..
1- peut-on dormir n'importe où ou faut-il toujours être dans un camping?
2-peut-on arriver le jour même dans un camping dans les PN?
3-que faire si plus de place?
4-est-ce possible de récupérer le camping-car à un point et le rendre dans une autre ville afin d'éviter de faire un aller-retour?
5-en 4 semaines, est-ce possible de faire San Francisco, séquoia, Death Valley, Grand Canyon, Bryce Canyon, Zion, antelope, arches, Yellowstone? Ou on peut/doit élaguer?
Merci pour le partage de votre expérience!
Itinéraire détaillé avec activité jour par jour Las Vegas - San Francisco English translation pending
Hello, suite à mon premier post pour "régler" l'itinéraire, je m'attaque aux détails jour/jour pour les visites. J'ai mis en favoris pas mal de blogs (mais je regarde celui ci en priorité: http://west-usa-dream.blogspot.fr) mais bien entendu, je préfère encore demandé vos avis/conseils afin de bien valider le déroulement des "opérations".
Une question pour chaque étape est: vers quelle heure partir pour faire la route ou bien vers quelle heure arrivée au plus tard selon la destination ? Ou bien encore où s'arrêter sur la route car il y a des choses à voir ? Laisser la voiture à l'entrée des parcs et prendre les navettes ou rester en voiture ? Faut il rajouter/enlever quelque chose par ce qu'il reste du temps ou bine on aurait vu trop serré ? Voila plein de questions qui sont dans nos têtes ;)
Je rappelle que nous serons 4 (2 adultes et 2 nos garçons de 14 et 8 ans au moment du voyage) et que le voyage sera du 03 au 23 juillet '17.
Lien vers le précédent sujet: https://voyageforum.com/discussion/itineraire-los-angeles-death-valley-lone-pine-avec-enfants-d7735524-2/
Commençons par les J3 et J4 (je mets quand même J1 & 2 juste pour info). Au fur et à mesure de l'avancement de la planification, je passerais aux jours suivants.
J1: Las Vegas: arrivée le soir (~20h30), récup. auto chez Hertz avec la navette, arrêt panneau "Welcome to Fabulous Las Vegas" si pas trop tard, nuit Signature at MGM
J2: Las Vegas: Walmart Super Center / North ou South Premium Outlet ??, Achat alimentaire, spectacle Kà (19h), le Strip ... Le grand aimerait bien voir les écrans et la tyrolienne de Fremont, mais bon ... Fremont avec le petit de 8 ans et en plus ça ne s'allume qu'après 20h apparemment.
J3: Route vers Zion (270km, 3h10), quelles rando: Weeping Rock, Riverside Walk + un bout de The Narrows ou Emerald Pools ?, nuit Quality Inn Zion
J4: Canyon Overlook Trail, route vers Route vers Bryce Canyon (141km, 2h00), Bryce Canyon (pas encore regardé quoi faire), nuit Bryce Canyon Pines
J5: Bryce Canyon (pas encore regardé quoi faire), route vers Page après-midi
Voilà, j'en reste là pour le moment, ça devrait me faire avancer pas mal. Merci de votre aide / conseils et à bientôt.
Une question pour chaque étape est: vers quelle heure partir pour faire la route ou bien vers quelle heure arrivée au plus tard selon la destination ? Ou bien encore où s'arrêter sur la route car il y a des choses à voir ? Laisser la voiture à l'entrée des parcs et prendre les navettes ou rester en voiture ? Faut il rajouter/enlever quelque chose par ce qu'il reste du temps ou bine on aurait vu trop serré ? Voila plein de questions qui sont dans nos têtes ;)
Je rappelle que nous serons 4 (2 adultes et 2 nos garçons de 14 et 8 ans au moment du voyage) et que le voyage sera du 03 au 23 juillet '17.
Lien vers le précédent sujet: https://voyageforum.com/discussion/itineraire-los-angeles-death-valley-lone-pine-avec-enfants-d7735524-2/
Commençons par les J3 et J4 (je mets quand même J1 & 2 juste pour info). Au fur et à mesure de l'avancement de la planification, je passerais aux jours suivants.
J1: Las Vegas: arrivée le soir (~20h30), récup. auto chez Hertz avec la navette, arrêt panneau "Welcome to Fabulous Las Vegas" si pas trop tard, nuit Signature at MGM
J2: Las Vegas: Walmart Super Center / North ou South Premium Outlet ??, Achat alimentaire, spectacle Kà (19h), le Strip ... Le grand aimerait bien voir les écrans et la tyrolienne de Fremont, mais bon ... Fremont avec le petit de 8 ans et en plus ça ne s'allume qu'après 20h apparemment.
J3: Route vers Zion (270km, 3h10), quelles rando: Weeping Rock, Riverside Walk + un bout de The Narrows ou Emerald Pools ?, nuit Quality Inn Zion
J4: Canyon Overlook Trail, route vers Route vers Bryce Canyon (141km, 2h00), Bryce Canyon (pas encore regardé quoi faire), nuit Bryce Canyon Pines
J5: Bryce Canyon (pas encore regardé quoi faire), route vers Page après-midi
Voilà, j'en reste là pour le moment, ça devrait me faire avancer pas mal. Merci de votre aide / conseils et à bientôt.
Voyage au Québec: Lac-Saint-Jean, Gaspésie, etc English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir au Québec entre le 26/07 et le 11/08 avec mon compagnon.
Nous sommes en train de préparer les différentes étapes, mais il y a tellement de choses à voir que nous sommes un peu dans le flou.
Voici le road trip auxquel nous avons pensé... Pourriez-vous nous donner votre avis? Nous aimerions profiter du voyage et ne pas devoir faire un "rallye photos" où nous passerions plus de temps en voiture qu'à profiter des choses à voir. Nous avons pensé à aller faire un tour de la Gaspésie, prendre un traversier et puis aller jusqu'au lac saint Jean pour aller, notamment visiter le zoo.
26-29 Séjour à Montréal (3nuits) Partir par la rive Sud jusqu'a Montmagny (1 nuit) Continuer jusqu'à Rimouski avec le parc du Bic (1 nuit) Aller à Mont Saint Anne (1 nuit) Gaspé (1 nuit) pour le parc de Forillon Percé ( 2 nuits) pour l'ile de Bonaventure Saint Alexis de Matapédia (1 nuit) Repartir jusqu'à Trois Pistole et faire la traversée vers Les Escoumins pour dormir à Grandes Bergeronnes (1 nuits) A Grande Bergeronne, nous irions voir les baleines. Partir à Saguenay (1 nuit) Monter jusqu'à Saint Félicien (2 nuits) Redescendre jusqu'à la ville de Québec (2 nuits) Retour le 11 au matin à Montréal pour reprendre l'avion.
Nous craignons que le programme est trop chargé. Quel est votre avis?
SI c'est effectivement trop chargé, quelle région est la mieux et qu'est ce que vous supprimeriez? Ne pas aller jusqu'au bout de la Gaspésie ou ne pas aller au lac Saint Jean et descendre par Charlevoix?
Merci pour vous avis...
Bonne soirée
Nous envisageons de partir au Québec entre le 26/07 et le 11/08 avec mon compagnon.
Nous sommes en train de préparer les différentes étapes, mais il y a tellement de choses à voir que nous sommes un peu dans le flou.
Voici le road trip auxquel nous avons pensé... Pourriez-vous nous donner votre avis? Nous aimerions profiter du voyage et ne pas devoir faire un "rallye photos" où nous passerions plus de temps en voiture qu'à profiter des choses à voir. Nous avons pensé à aller faire un tour de la Gaspésie, prendre un traversier et puis aller jusqu'au lac saint Jean pour aller, notamment visiter le zoo.
26-29 Séjour à Montréal (3nuits) Partir par la rive Sud jusqu'a Montmagny (1 nuit) Continuer jusqu'à Rimouski avec le parc du Bic (1 nuit) Aller à Mont Saint Anne (1 nuit) Gaspé (1 nuit) pour le parc de Forillon Percé ( 2 nuits) pour l'ile de Bonaventure Saint Alexis de Matapédia (1 nuit) Repartir jusqu'à Trois Pistole et faire la traversée vers Les Escoumins pour dormir à Grandes Bergeronnes (1 nuits) A Grande Bergeronne, nous irions voir les baleines. Partir à Saguenay (1 nuit) Monter jusqu'à Saint Félicien (2 nuits) Redescendre jusqu'à la ville de Québec (2 nuits) Retour le 11 au matin à Montréal pour reprendre l'avion.
Nous craignons que le programme est trop chargé. Quel est votre avis?
SI c'est effectivement trop chargé, quelle région est la mieux et qu'est ce que vous supprimeriez? Ne pas aller jusqu'au bout de la Gaspésie ou ne pas aller au lac Saint Jean et descendre par Charlevoix?
Merci pour vous avis...
Bonne soirée
Apéro sur la terrasse English translation pending
De retour sur VF après des mois d’absence j’apprends dans la lecture de quelques post que Lepiaf s’est envolé vers un ultime voyage sans billet de retour. Voilà pour moi une tardive et triste nouvelle. Je lui dédie ce petit texte. Sûr qu’il aurait aimé partager un de ces instants.
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, hier avec Rantanplan aujourd’hui «orphelin» de ce brave compagnon. Des moments bien face à soi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même s’il est difficile de faire admettre ou comprendre cette recherche de solitude aux membres d’une société qui fait de l’entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune.
Refuser alors respectueusement l’offre du gîte et du couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à mon emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. Je ne peux qu’accepter en remerciant, avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce « pain pour le chemin » qu’il reste à parcourir. Mais au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’amitiés profondes et parfois l’immersion totale dans des familles d’accueil. Dans la vallée d’Anergui je jouis de ces privilèges. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemaa ou de la cuisine s’ouvrent sur la vie berbère. Il m’est bien difficile de trouver les mots justes pour qualifier la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie partagées. Alors je me contente de décrire le moins maladroitement possible quelques-uns de ces moments.
Quand le jour s’éteint lentement et que l’air se fait plus doux et caressant, les terrasses deviennent lieu de séjour familial. On s’y détend après une journée de labeur, on converse, on joue de la musique ou on chante. On goûte au spectacle environnant, à la douceur de vivre, au bonheur d’être simplement là en famille ou entre amis. Aujourd’hui c’est sur la terrasse de la famille Bekhich dans un été à son apogée.
L'assif Melloul à retrouvé sa pureté, les moissons ont été bonnes, des labours sont en cours pour les deuxièmes semailles et dans les jardins la luzerne déjà haute exhibe fièrement son vert tendre. Sur le parvis de la maison, une natte en palmier nain à même le sol, quelques coussins remplis de laine brute, une table basse, un plateau pour les verres, le brasero et la théière à portée de main, toute la famille profite de la douceur du soir.
Étendu dans son burnous, les jambes repliées, le capuchon rabattu sur la tête, le vieil Ali dort paisiblement. Des chants d’oiseaux et le braiment d’un âne solitaire de l’autre coté de la rivière ne troublent pas le calme de cette fin de journée. Une averse est tombée en début de matinée, maintenant un soleil doux lustre le vert tendre des feuillages et fait miroiter quelques petites flaques dans le creux des rochers. Parfois des nuages viennent rompre cette harmonie, mais le vent des hauteurs les poussent rapidement vers le fond de la vallée. En contre bas de la maison, Ba Ou Ali finit de labourer pour son père une nouvelle parcelle gagnée de haute lutte sur le lit de la rivière après le retrait de la dernière crue. Il sait que de riches alluvions ont été déposées sous l’épaisse couche de cailloux. Alors le père et les fils les ont enlevés un à un pour nettoyer le sol et constituer les murets entre les nouvelles petites parcelles. Ils y sèmeront l’orge à l’automne et le vieux chantera pour demander à l’eau de ne pas remonter avant la récolte. Ses provisions de farine pour l’année prochaine en dépendent. Quelques parcelles saccagées par une crue et ce sont des bêtes de plus à négocier au souk dont le revenu permettra d’acheter les sacs de farine manquants pour l’hiver.
Dans la pente vers la maison de Saïd, une fillette pousse des chèvres lascives. Pas pressées de rentrer, elles divaguent ça et là, grattent le sol, cherchent et trouvent encore quelques pousses. La femme de Khella, allias Baguemouj, le voisin noir des Bekhich, brasse les fagots d’herbe qui sèchent sur son toit. Les deux petits derniers de la fratrie Ou Bekhich, Rachida trois ans, et son cousin Hassan d’un an son ainé, jouent avec le chaton rachitique ramassé jeudi au souk par le patriarche. La petite chatte famélique chargée de veiller à un équilibre tolérable de rongeurs dans les environs est morte la semaine dernière mordue par le molosse du voisin qui n’aura pas accepté de partager avec elle sa maigre pitance.
Comme toujours Rabha s’occupe du tagine pendant qu’Aicha et Mourad indolents sirotent leur thé. Mamie Touda, qui n’a plus souvent l’occasion de sortir semble apprécier la situation. Elle a retrouvé un peu de vitalité après son accident vasculaire de l’année dernière, mais la paralysie de son coté gauche lui interdit la position verticale. Le dos bien calé par des coussins contre le mur de la maison, elle tient cependant assise les jambes allongées ; et ce n’est pas goûter à un plaisir minuscule que de pouvoir partager le coucher du soleil sur Tagoujimt n’ouzdoud avec ses enfants et petits enfants, mais bien un de ces moments salutaires qui vous rattache à la vie. Un chant monte de la rivière, une femme ramasse son linge mis à sécher sur les rochers ; des gosses pêchent un peu plus loin ; immobiles ça et là, des mulets hument la brise encore tiède et parfumée Oulghazi irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés.
Ba Ou Ali nous a rejoints. Asserdoun est nourri, son harnachement rangé. La journée du fils ainé commencée à l’aube ce matin par la recherche d’une charge de bois, suivie du travail d’irrigation des parcelles familiales, puis de quelques heures de maçonnerie du petit hammam dont jouira bientôt la famille, est enfin achevée. Sa sœur Rabha lui tend un verre de thé. Il en refroidit une moitié dans un autre verre, le tend à sa mère, s’assoit à son coté et commence à lui masser tendrement le bras paralysé. Zimba sort de la cuisine avec une pile de crêpes chaudes, Mohamed arrive avec un bol d’huile d’olive et une assiette d’amandes et de noix, Aïcha remet une tournée. L’ombre arrive sur la maison de Saïd, les falaises de Tagoujimt n’ouzdoud ne vont pas tarder à brûler. Les senteurs épicées qui s’échappent du tagine posé à l’écart sur un lit de braises, nous inviteront bientôt au rituel lavage des mains.
Les paroles se font rares, les sens l’emportent sur toute autre activité.
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, hier avec Rantanplan aujourd’hui «orphelin» de ce brave compagnon. Des moments bien face à soi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même s’il est difficile de faire admettre ou comprendre cette recherche de solitude aux membres d’une société qui fait de l’entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune.
Refuser alors respectueusement l’offre du gîte et du couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à mon emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. Je ne peux qu’accepter en remerciant, avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce « pain pour le chemin » qu’il reste à parcourir. Mais au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’amitiés profondes et parfois l’immersion totale dans des familles d’accueil. Dans la vallée d’Anergui je jouis de ces privilèges. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemaa ou de la cuisine s’ouvrent sur la vie berbère. Il m’est bien difficile de trouver les mots justes pour qualifier la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie partagées. Alors je me contente de décrire le moins maladroitement possible quelques-uns de ces moments.
Quand le jour s’éteint lentement et que l’air se fait plus doux et caressant, les terrasses deviennent lieu de séjour familial. On s’y détend après une journée de labeur, on converse, on joue de la musique ou on chante. On goûte au spectacle environnant, à la douceur de vivre, au bonheur d’être simplement là en famille ou entre amis. Aujourd’hui c’est sur la terrasse de la famille Bekhich dans un été à son apogée.
L'assif Melloul à retrouvé sa pureté, les moissons ont été bonnes, des labours sont en cours pour les deuxièmes semailles et dans les jardins la luzerne déjà haute exhibe fièrement son vert tendre. Sur le parvis de la maison, une natte en palmier nain à même le sol, quelques coussins remplis de laine brute, une table basse, un plateau pour les verres, le brasero et la théière à portée de main, toute la famille profite de la douceur du soir.
Étendu dans son burnous, les jambes repliées, le capuchon rabattu sur la tête, le vieil Ali dort paisiblement. Des chants d’oiseaux et le braiment d’un âne solitaire de l’autre coté de la rivière ne troublent pas le calme de cette fin de journée. Une averse est tombée en début de matinée, maintenant un soleil doux lustre le vert tendre des feuillages et fait miroiter quelques petites flaques dans le creux des rochers. Parfois des nuages viennent rompre cette harmonie, mais le vent des hauteurs les poussent rapidement vers le fond de la vallée. En contre bas de la maison, Ba Ou Ali finit de labourer pour son père une nouvelle parcelle gagnée de haute lutte sur le lit de la rivière après le retrait de la dernière crue. Il sait que de riches alluvions ont été déposées sous l’épaisse couche de cailloux. Alors le père et les fils les ont enlevés un à un pour nettoyer le sol et constituer les murets entre les nouvelles petites parcelles. Ils y sèmeront l’orge à l’automne et le vieux chantera pour demander à l’eau de ne pas remonter avant la récolte. Ses provisions de farine pour l’année prochaine en dépendent. Quelques parcelles saccagées par une crue et ce sont des bêtes de plus à négocier au souk dont le revenu permettra d’acheter les sacs de farine manquants pour l’hiver.
Dans la pente vers la maison de Saïd, une fillette pousse des chèvres lascives. Pas pressées de rentrer, elles divaguent ça et là, grattent le sol, cherchent et trouvent encore quelques pousses. La femme de Khella, allias Baguemouj, le voisin noir des Bekhich, brasse les fagots d’herbe qui sèchent sur son toit. Les deux petits derniers de la fratrie Ou Bekhich, Rachida trois ans, et son cousin Hassan d’un an son ainé, jouent avec le chaton rachitique ramassé jeudi au souk par le patriarche. La petite chatte famélique chargée de veiller à un équilibre tolérable de rongeurs dans les environs est morte la semaine dernière mordue par le molosse du voisin qui n’aura pas accepté de partager avec elle sa maigre pitance.
Comme toujours Rabha s’occupe du tagine pendant qu’Aicha et Mourad indolents sirotent leur thé. Mamie Touda, qui n’a plus souvent l’occasion de sortir semble apprécier la situation. Elle a retrouvé un peu de vitalité après son accident vasculaire de l’année dernière, mais la paralysie de son coté gauche lui interdit la position verticale. Le dos bien calé par des coussins contre le mur de la maison, elle tient cependant assise les jambes allongées ; et ce n’est pas goûter à un plaisir minuscule que de pouvoir partager le coucher du soleil sur Tagoujimt n’ouzdoud avec ses enfants et petits enfants, mais bien un de ces moments salutaires qui vous rattache à la vie. Un chant monte de la rivière, une femme ramasse son linge mis à sécher sur les rochers ; des gosses pêchent un peu plus loin ; immobiles ça et là, des mulets hument la brise encore tiède et parfumée Oulghazi irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés.
Ba Ou Ali nous a rejoints. Asserdoun est nourri, son harnachement rangé. La journée du fils ainé commencée à l’aube ce matin par la recherche d’une charge de bois, suivie du travail d’irrigation des parcelles familiales, puis de quelques heures de maçonnerie du petit hammam dont jouira bientôt la famille, est enfin achevée. Sa sœur Rabha lui tend un verre de thé. Il en refroidit une moitié dans un autre verre, le tend à sa mère, s’assoit à son coté et commence à lui masser tendrement le bras paralysé. Zimba sort de la cuisine avec une pile de crêpes chaudes, Mohamed arrive avec un bol d’huile d’olive et une assiette d’amandes et de noix, Aïcha remet une tournée. L’ombre arrive sur la maison de Saïd, les falaises de Tagoujimt n’ouzdoud ne vont pas tarder à brûler. Les senteurs épicées qui s’échappent du tagine posé à l’écart sur un lit de braises, nous inviteront bientôt au rituel lavage des mains.
Les paroles se font rares, les sens l’emportent sur toute autre activité.
Road trip dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour
après plusieurs recherches sur le forum depuis bientôt 4 mois je voudrais savoir si le parcours qui suis vous semble cohérent pour un premier voyage dans l'ouest je précise que nous sommes 2 couples 50/60 ans très petits randonneurs nous partons du 6 septembre au 23 septembre inclus
06/09 paris --San Francisco ( escale à Londres ) arrivée 17h10 avec british Airways 625euros/pers
07/09 San Francisco
08/09 San Francisco
09/09 San Francisco récupération voiture chez Alamo ( 543.5 euros pour 14 jours) --Fresno
par golden gates bridge , conzelman road marine land, sausalito marin city
10/09 Fresno --Ridgecrest par King Park canyon , sequoya Park
11/09 Ridgecrest --las Vegas par la vallée of Dead
12/09 las Vegas
13/09 las Vegas-- Toquerville par Zion Park navette -- the grotto ballade jusqu'à scout Outlook
14/09 toquerville--Bryce canyon par checkerboard mesa , navette jusqu'à Sunset point
ballade navajo Loop, Queens Garden trail
15/09 Bryce pionner village--Bicknell par Scénic bway 12 , Hole in rock road, devils Garden
16/09 Bickenell--monument valley (the view) par gooseneecks, overlook, fruita, valley of the good, monument valley
17/09 Monument valley--page par Glen canyon dam, horseshoe bend
18/09 page--williams par désert view grand canyon, Mather point
19/09 williams--Kingman par seligman , hackerberry
20/09 Kingman--los Angeles par oatman Bagdad café, calico ghost town
21/09 los Angeles
22/09 los Angeles
23/09 los Angeles--paris (escale Londres ) dépôt voiture 14h00 départ 18h05
l'esta est accepte bien sur et les hôtels réserves
merci encore à tous ceux qui sans le savoir m'avez beaucoup aidé en vous lisant
Une gourde orange sous les étoiles English translation pending
La nuit m’avait surpris, divine, piquée d’une myriade d’étoiles magnifiées par l’absence de lune. Un malaise me gagnait insidieusement à fur et mesure des réminiscences de l’après midi.
J’hésite à me rouler un stikounet, y renonce ; parfois l’effet est désastreux, accentue le spleen, me renvoie aux pires pensées, au plus profond des méandres de mon inconsistance du moment. C’est ce qui a dû se passer avec celui fumé en fin d’après midi en compagnie de Saïd, un des fils Ou Bekhich venu pleurer tout son soûl au gîte.
Analepse. Alerté par les cris de Saïd et ceux de Rabha j’ai dévalé la colline comme je ne l’avais jamais fait. Rabha avait découvert sa mère affalée dans l’étable. Ils la transportaient dans la maison et j’eus vite fait d’établir le diagnostic : bouche de travers, yeux hagards, membres du coté gauche inertes, elle venait d’être victime d’un AVC. Je leur ai expliqué le dramatique de la situation. L’hôpital le plus proche est à plus de quatre-vingt kilomètres, soit pas loin de trois heures sur ces routes de montagne, sans compter le temps nécessaire pour trouver un chauffeur et faire venir l’ambulance de la vallée pour le transport… Il y avait urgence ! Mais le vieux en avait décidé autrement. Prévenu par le petit Nordine qui avait couru jusqu’au souk, il avait fermé sa boutique, trouvé son fils Ba et envoyé un messager jusqu’aux Ayt Khoya quémander la guérisseuse locale. Pour lui ce ne pouvait être un problème au niveau de la tête, c’était les membres de sa femme qui ne fonctionnaient plus. Avec quelques massages, cataplasmes et formules magiques elle serait sur pied dans peu de temps ! Je n’ai pas réussi à le convaincre de la gravité de la situation mais Saïd avait compris, son frère Ba Ou Ali aussi et ils vinrent en renfort pour persuader le vieux. Celui-ci ne voulut pas en démordre. Elle n’ira pas à l’hôpital. Dans les pleurs des filles et des voisines, les cris, et l’émoi généré par la nouvelle de l’accident, nous avons attendu deux heures l’arrivée de la guérisseuse. Seul le vieux semblait détaché de l’événement. Il avait imposé son avis par autorité patriarcale et égrenait maintenant son chapelet à l’écart de l’agitation générale. Révolté j‘ai assisté à la scène avec la sorcière. Je ne discuterai pas les remèdes de la dame en matière de douleurs dentaires ou brûlures d’estomac, mais j’ai un sérieux doute sur ses capacités à résorber les séquelles d’un accident vasculaire cérébral. L’avenir le dira, mais je me suis quand même fâché tout rouge en apprenant qu’elle voulait même brûler les médicaments contre le diabète de la mamie. Ba Ou Ali et Saïd ont fini par admettre que ces médicaments étaient indispensables à leur mère. Après avoir énuméré la liste des composants nécessaires à la préparation de je ne sais quelle potion à étaler sur les membres de la malade tous les matins, la matrone est partie en me jetant un œil noir. Ba Ou Ali est parti au souk chercher les ingrédients manquants, Rabha, Aïcha et trois voisines sont restées au chevet de la maman, et je suis remonté au gîte avec Saïd. Il avait complètement perdu le nord et entre quelques bouffées de kif m’a demandé si nous pouvions mettre le cap sur ma gourde orange. Je ne pouvais pas lui refuser. Un ou deux verres en plus des quelques pipes ne lui feraient de toutes façons pas plus de mal, et l’aideraient certainement pour un sommeil peut-être difficile à trouver au vu des circonstances. Je me rappelle que Saïd a ensuite roulé trois pétards coup sur coup. Je n’ai accepté que le dernier que nous avons fumé devant la terrasse ; lui psalmodiant face aux étoiles, moi silencieux, accablé et impuissant. Puis il m’a remercié, assuré que la Baraka de son Dieu serait toujours sur moi et longuement embrassé avant de disparaître dans la pente entre nos maisons../...
Voilà comment j’ai fini là, bien stone, effondré sur le tapis qui ménage mes vieux os durant les longs moments passés sur cette terrasse. Voilà comment j’ai fini là, accablé et bien triste, pensant à ma maman partie quelques mois après avoir subi la même mésaventure que cette mamie. A coté de moi, la gourde orange… et un verre à moitié plein posé sur le plateau où reposent les ingrédients de mon sédatif atlastique *. Je l’avale cul-sec. L’alcool brûle un court instant puis il laisse la place aux épices, au parfum d’orange et de menthe. Pendant quelques secondes je reste comme suspendu dans une bulle. Au travers de ses parois, entre opacité et transparence, apparaissent des petites lueurs floues. Il me faut un temps pour réaliser que ce sont trois lampes-torche entre les arbres de l’autre coté de la rivière. Dans la nuit les chiens font leur devoir et signalent tout va-et-vient et mouvement dans l’obscurité. L’un d’eux s’est déclenché clairement au passage des lampes et a entraîné d’autres comparses voisins dans un tapageur récital canin. Ce sont les retours tardifs du souk. L’une des lampes se sépare de ses compagnes pour se diriger vers la piste et s’engager dans les gorges. Askemod ou Timquit, les deux hameaux qui se font face dans des replats dominant les gorges où habite certainement ce voyageur nocturne - il ne peut en être autrement- sont à environ cinq heures de marche d’ici… à mon rythme. Au moins à quatre heures au pas d’un montagnard berbère. Au départ, une heure et demie de parcours plat mais très inconfortable sur une piste défoncée, victime des glissements de terrain de cet hiver. Un parcours difficile rendu encore plus pénible par l’obligation de quelques traversées à gué, eau jusqu‘aux genoux et courant dangereux aux endroits où des éboulements monstrueux ont déversé des tonnes de roches et de pierres dans la rivière après avoir, au passage, emporté la piste sur plusieurs dizaines de mètres. Une heure et demie au fond des gorges disais-je donc. Il en manque encore deux mais cette fois-ci de rude montée sur un chemin muletier jusqu’aux premières maisons de l’un ou l’autre hameau. Peut-être plus encore, s’il habite haut dans les dernières maisons isolées. Pour avoir effectué deux fois, et de jour, le trajet cette saison, je peux mesurer la galère qui attend notre homme ! Certes c’est un montagnard local qui aura déjà effectué ce trajet de nombreuses fois, qui connait les passages scabreux et les possibilités de gué, mais quand même… ! Je me prépare un autre verre de mixture, le bois à sa santé en lui souhaitant bon courage ! Malgré la petite fraîcheur ambiante et mon malaise général je préfère être à ma place qu’à la sienne. Je vais m’installer sur le toit de la cuisine du gîte. Une natte, un vieux tapis épais, deux coussins, une couverture et Yan Anderson dans le baladeur suffisent à mon confort. De là-haut, les roseaux qui protègent en journée la terrasse du soleil ne gêneront plus l’observation de mon tableau nocturne. La demi-douzaine de lampadaires visible au loin vers la place du souk et les maisons dans les pentes de l’autre rive de l’assif à quelques sept ou huit cent mètres ne gênent pas la vision sublime du ciel et des étoiles. Quelques lueurs à travers les fenêtres trahissent les couche-tard. Les chiens se sont tus après le passage des voyageurs nocturnes. Reste le ronronnement de la rivière en contrebas, la voute céleste et sa voie lactée, la flute apaisante de Ian Anderson, le chat endormi à proximité. Au loin, sur les hauteurs des Ayt Aïssa, des appels et des bruits agrandissent la nuit et la rendent plus profonde. Je ne sais pas nager. Elle m’engloutit avec un autre verre. Je ferme les yeux..../...
Je n’ai pas vu l’aube pointer ses premières lueurs derrière les falaises de Tagoujimt ; c’est la piqure du soleil au franchissement de la crête qui m’a tiré du sommeil. Ian Anderson a eu raison de la batterie du baladeur. A coté de moi, la gourde orange… vide. Ce matin je me souviens. Rabha ne va pas tarder à monter avec aghrom. Le thé infuse, c’est un autre jour, j’ai besoin de bouger ! Je serai à Ouriz avant la grande chaleur de la mi-journée.
* Recette du rhum arrangé façon Wihalane : Une bonne rasade de rhum dans un demi-verre de thé bien fort, une cuillère à café de sucre roux, une pincée de cannelle, une autre de gingembre moulu, trois brins de menthe et un morceau de citron vert ou un quartier d’orange séchée non épluchée, gardé pour la circonstance avec d’autres morceaux en cas de pénurie de citron vert.
Analepse. Alerté par les cris de Saïd et ceux de Rabha j’ai dévalé la colline comme je ne l’avais jamais fait. Rabha avait découvert sa mère affalée dans l’étable. Ils la transportaient dans la maison et j’eus vite fait d’établir le diagnostic : bouche de travers, yeux hagards, membres du coté gauche inertes, elle venait d’être victime d’un AVC. Je leur ai expliqué le dramatique de la situation. L’hôpital le plus proche est à plus de quatre-vingt kilomètres, soit pas loin de trois heures sur ces routes de montagne, sans compter le temps nécessaire pour trouver un chauffeur et faire venir l’ambulance de la vallée pour le transport… Il y avait urgence ! Mais le vieux en avait décidé autrement. Prévenu par le petit Nordine qui avait couru jusqu’au souk, il avait fermé sa boutique, trouvé son fils Ba et envoyé un messager jusqu’aux Ayt Khoya quémander la guérisseuse locale. Pour lui ce ne pouvait être un problème au niveau de la tête, c’était les membres de sa femme qui ne fonctionnaient plus. Avec quelques massages, cataplasmes et formules magiques elle serait sur pied dans peu de temps ! Je n’ai pas réussi à le convaincre de la gravité de la situation mais Saïd avait compris, son frère Ba Ou Ali aussi et ils vinrent en renfort pour persuader le vieux. Celui-ci ne voulut pas en démordre. Elle n’ira pas à l’hôpital. Dans les pleurs des filles et des voisines, les cris, et l’émoi généré par la nouvelle de l’accident, nous avons attendu deux heures l’arrivée de la guérisseuse. Seul le vieux semblait détaché de l’événement. Il avait imposé son avis par autorité patriarcale et égrenait maintenant son chapelet à l’écart de l’agitation générale. Révolté j‘ai assisté à la scène avec la sorcière. Je ne discuterai pas les remèdes de la dame en matière de douleurs dentaires ou brûlures d’estomac, mais j’ai un sérieux doute sur ses capacités à résorber les séquelles d’un accident vasculaire cérébral. L’avenir le dira, mais je me suis quand même fâché tout rouge en apprenant qu’elle voulait même brûler les médicaments contre le diabète de la mamie. Ba Ou Ali et Saïd ont fini par admettre que ces médicaments étaient indispensables à leur mère. Après avoir énuméré la liste des composants nécessaires à la préparation de je ne sais quelle potion à étaler sur les membres de la malade tous les matins, la matrone est partie en me jetant un œil noir. Ba Ou Ali est parti au souk chercher les ingrédients manquants, Rabha, Aïcha et trois voisines sont restées au chevet de la maman, et je suis remonté au gîte avec Saïd. Il avait complètement perdu le nord et entre quelques bouffées de kif m’a demandé si nous pouvions mettre le cap sur ma gourde orange. Je ne pouvais pas lui refuser. Un ou deux verres en plus des quelques pipes ne lui feraient de toutes façons pas plus de mal, et l’aideraient certainement pour un sommeil peut-être difficile à trouver au vu des circonstances. Je me rappelle que Saïd a ensuite roulé trois pétards coup sur coup. Je n’ai accepté que le dernier que nous avons fumé devant la terrasse ; lui psalmodiant face aux étoiles, moi silencieux, accablé et impuissant. Puis il m’a remercié, assuré que la Baraka de son Dieu serait toujours sur moi et longuement embrassé avant de disparaître dans la pente entre nos maisons../...
Voilà comment j’ai fini là, bien stone, effondré sur le tapis qui ménage mes vieux os durant les longs moments passés sur cette terrasse. Voilà comment j’ai fini là, accablé et bien triste, pensant à ma maman partie quelques mois après avoir subi la même mésaventure que cette mamie. A coté de moi, la gourde orange… et un verre à moitié plein posé sur le plateau où reposent les ingrédients de mon sédatif atlastique *. Je l’avale cul-sec. L’alcool brûle un court instant puis il laisse la place aux épices, au parfum d’orange et de menthe. Pendant quelques secondes je reste comme suspendu dans une bulle. Au travers de ses parois, entre opacité et transparence, apparaissent des petites lueurs floues. Il me faut un temps pour réaliser que ce sont trois lampes-torche entre les arbres de l’autre coté de la rivière. Dans la nuit les chiens font leur devoir et signalent tout va-et-vient et mouvement dans l’obscurité. L’un d’eux s’est déclenché clairement au passage des lampes et a entraîné d’autres comparses voisins dans un tapageur récital canin. Ce sont les retours tardifs du souk. L’une des lampes se sépare de ses compagnes pour se diriger vers la piste et s’engager dans les gorges. Askemod ou Timquit, les deux hameaux qui se font face dans des replats dominant les gorges où habite certainement ce voyageur nocturne - il ne peut en être autrement- sont à environ cinq heures de marche d’ici… à mon rythme. Au moins à quatre heures au pas d’un montagnard berbère. Au départ, une heure et demie de parcours plat mais très inconfortable sur une piste défoncée, victime des glissements de terrain de cet hiver. Un parcours difficile rendu encore plus pénible par l’obligation de quelques traversées à gué, eau jusqu‘aux genoux et courant dangereux aux endroits où des éboulements monstrueux ont déversé des tonnes de roches et de pierres dans la rivière après avoir, au passage, emporté la piste sur plusieurs dizaines de mètres. Une heure et demie au fond des gorges disais-je donc. Il en manque encore deux mais cette fois-ci de rude montée sur un chemin muletier jusqu’aux premières maisons de l’un ou l’autre hameau. Peut-être plus encore, s’il habite haut dans les dernières maisons isolées. Pour avoir effectué deux fois, et de jour, le trajet cette saison, je peux mesurer la galère qui attend notre homme ! Certes c’est un montagnard local qui aura déjà effectué ce trajet de nombreuses fois, qui connait les passages scabreux et les possibilités de gué, mais quand même… ! Je me prépare un autre verre de mixture, le bois à sa santé en lui souhaitant bon courage ! Malgré la petite fraîcheur ambiante et mon malaise général je préfère être à ma place qu’à la sienne. Je vais m’installer sur le toit de la cuisine du gîte. Une natte, un vieux tapis épais, deux coussins, une couverture et Yan Anderson dans le baladeur suffisent à mon confort. De là-haut, les roseaux qui protègent en journée la terrasse du soleil ne gêneront plus l’observation de mon tableau nocturne. La demi-douzaine de lampadaires visible au loin vers la place du souk et les maisons dans les pentes de l’autre rive de l’assif à quelques sept ou huit cent mètres ne gênent pas la vision sublime du ciel et des étoiles. Quelques lueurs à travers les fenêtres trahissent les couche-tard. Les chiens se sont tus après le passage des voyageurs nocturnes. Reste le ronronnement de la rivière en contrebas, la voute céleste et sa voie lactée, la flute apaisante de Ian Anderson, le chat endormi à proximité. Au loin, sur les hauteurs des Ayt Aïssa, des appels et des bruits agrandissent la nuit et la rendent plus profonde. Je ne sais pas nager. Elle m’engloutit avec un autre verre. Je ferme les yeux..../...
Je n’ai pas vu l’aube pointer ses premières lueurs derrière les falaises de Tagoujimt ; c’est la piqure du soleil au franchissement de la crête qui m’a tiré du sommeil. Ian Anderson a eu raison de la batterie du baladeur. A coté de moi, la gourde orange… vide. Ce matin je me souviens. Rabha ne va pas tarder à monter avec aghrom. Le thé infuse, c’est un autre jour, j’ai besoin de bouger ! Je serai à Ouriz avant la grande chaleur de la mi-journée.
* Recette du rhum arrangé façon Wihalane : Une bonne rasade de rhum dans un demi-verre de thé bien fort, une cuillère à café de sucre roux, une pincée de cannelle, une autre de gingembre moulu, trois brins de menthe et un morceau de citron vert ou un quartier d’orange séchée non épluchée, gardé pour la circonstance avec d’autres morceaux en cas de pénurie de citron vert.
Lumière d'automne au cœur du Southwest English translation pending
Hello à tous,
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Une de mes bonnes résolutions 2017 : mettre en ligne le carnet de voyage de notre dernier road-trip. D'ailleurs, meilleurs vœux à tous ! Et comme il fait gris, froid et moche, j'ai bien envie de me replonger dans une ambiance un peu plus sympathique. Alors, si ça vous dit, embarquez avec nous ...
Il s'agissait d'un circuit de 16 jours, en couple, en Arizona et Nouveau-Mexique, avec une petite incursion au sud du Colorado, du 2 au 18 octobre, donc en automne.
· Notre premier voyage, l'été 2013 consistait en un circuit classique en famille (Californie, Arizona, Utah, Nevada). Carnet ici. · Notre deuxième voyage d'une dizaine de jours, à deux, en hiver, se concentrait sur la Californie et l'Utah. Carnet ici
Il nous reste donc, vous l'avez deviné, à revenir au printemps 😇
Voici notre parcours et, accessoirement, le plan de ce carnet qui vous permettra d'atteindre directement les sites qui vous intéressent plus particulièrement en cliquant simplement dessus (lorsqu'ils seront en ligne bien évidemment) et de passer ceux que vous trouverez prodigieusement ennuyeux.
Préambule : remerciements, partir en automne, j'ai testé J0 France > Phoenix : le voyage J1 Phoenix > Tuba City : Watson Lake, Sunset Crater Volcano, Wupatki nm J2 Tuba City > Holbrook : Coal Mine Canyon & Ha Ho No Geh, Little Painted Desert, Painted Desert J3 Holbrook > Chinle : Petrified Forest, Canyon de Chelly south rim - Scene de vie 1 - J4 Chinle > Mesa Verde : Hope Arch, White House trail, route via Lukachukai, Shiprock - Scene de vie 2 - J5 Mesa Verde > Durango : Mesa Verde avec Balcony House et Petroglyph trail, Durango J6 Durango : Bus Durango-Silverton, tour organisé en jeep ghost mines et retour en train Silverton-Durango J7 Durango > Gallup : Bisti Badland secteur south J8 Gallup > Albuquerque : El Morro, El Malpais secteur est, Albuquerque Old Town J9 Albuquerque > Santa Fe : Jemez Mountain Scenic Road, High road ou route des chapelles J10 Santa Fe : Tent Rocks, Santa Fe Old Town J11 Santa Fe >Alamogordo : White Sands Dunes J12 Alamogordo > Willcox : White Sand Alkali Flat trail, City of Rocks sp Scene de vie 3 J13 Willcox > Tucson : Chiricahua np J14 Tucson : Sonora Desert Museum, Old Tucson Studio, Saguaro np secteur ouest J15 Tucson > Apache Jonction via Apache Trail J16 Phoenix > France : Peralta Canyon Trail
Bon, je m'y mets tout de suite pour le préambule ...
Itinéraire Los Angeles - Route 66 - Grand Canyon - Las Vegas English translation pending
Bonjour à tous ,
Cet été, je pars faire un petit road trip de deux semaines en californie (13 jours sur place exactement) avec cet itinéraire : Los Angeles - Route 66 - Grand Canyon - las vegas . Et j'ai besoin d'aide j'ai pas mal de questions . À savoir que j'arrive et je pars à l'aéroport de los Angeles .
1) Combien de temps pour bien profiter de Los Angeles ? 2) combien de temps sur la Route 66 ? Le Grand Canyon et l'as vegas ? Pour ne rien louper et bien profiter . 3) que pouvez vous me conseiller comme itinéraire ? Commencer par Los Angeles ou la Route 66? 4) qu'est ce que vous me conseillez de faire absolument dans tous ces endroits ? 5) Le desert de Mojave est Il à faire ? 6) faut Il réserver avant Les hôtels sur la Route 66 ? Et Grand Canyon? En sachant que j'y serais au mois d'août .
Merci pour votre aide :)))))
À biétot
1) Combien de temps pour bien profiter de Los Angeles ? 2) combien de temps sur la Route 66 ? Le Grand Canyon et l'as vegas ? Pour ne rien louper et bien profiter . 3) que pouvez vous me conseiller comme itinéraire ? Commencer par Los Angeles ou la Route 66? 4) qu'est ce que vous me conseillez de faire absolument dans tous ces endroits ? 5) Le desert de Mojave est Il à faire ? 6) faut Il réserver avant Les hôtels sur la Route 66 ? Et Grand Canyon? En sachant que j'y serais au mois d'août .
Merci pour votre aide :)))))
À biétot
Trek Choquequirao & Machu Picchu English translation pending
5 jours de trek, de Cachora à Hornopampa, complété par la visite de Machu Picchu.
Ce trek du Choquequirao était le principal objectif de mon second voyage au Pérou (1er en 2006), avant qu'un téléphérique (projet retardé) assure un accès aisé au site archéologique, et donc son envahissement par un tourisme de masse.
(cité inca de Choquequirao photographiée depuis l'ushnu, pas un visiteur en vue alors qu'il est déjà 09h20)
Mes remerciements à Cocuy, Simon, et Mayakke dont les contributions sur VoyageForum ont facilité ma préparation.
Voici quel a été le déroulé général de ce trek.
J0 / 7-sept-16 : venant de Andahuaylas, transports via Abancay jusqu'à Limatambo, visite du beau site inca de Tarahuasi, puis du site inca Sayhuite, nuit à Cachora. J1 / 8-sept-16 : marche Cachora -> Marampata J2 / 9-sept-16 : visite de Choquequirao J3 / 10-sept-16 : fin de visite de Choquequirao, marche -> Maizal J4 / 11-sept-16 : Maizal -> Yanama J5 / 12-sept-16 : Yanama -> Hornopampa, transport -> Santa Teresa J6 / 13-sept-16 : Santa Teresa -> Hidroelectrica -> Aguas Calientes J7 / 14-sept-16 ; Machu Picchu, La Montana, retour Santa Teresa J8 / 15-sept-16 : transports Santa Teresa -> Santa Maria -> Cuzco
Ci-après, la relation de ce trek, réalisé en solo et sans portage. Sac-à-dos complet, car je ne revenais pas sur mes pas.
Fabrice 55 ans lors du trek, bonne condition physique (en dépit d'une spondyl-arthrite ankylosante), non sportif, expérience réduite du trekking (4 j pour une traversée express du Zanskar Nord, 2 j au Quilotoa/Equateur), bon marcheur en terrain plat et physiquement endurant.
Ce trek du Choquequirao était le principal objectif de mon second voyage au Pérou (1er en 2006), avant qu'un téléphérique (projet retardé) assure un accès aisé au site archéologique, et donc son envahissement par un tourisme de masse.
(cité inca de Choquequirao photographiée depuis l'ushnu, pas un visiteur en vue alors qu'il est déjà 09h20)Mes remerciements à Cocuy, Simon, et Mayakke dont les contributions sur VoyageForum ont facilité ma préparation.
Voici quel a été le déroulé général de ce trek.
J0 / 7-sept-16 : venant de Andahuaylas, transports via Abancay jusqu'à Limatambo, visite du beau site inca de Tarahuasi, puis du site inca Sayhuite, nuit à Cachora. J1 / 8-sept-16 : marche Cachora -> Marampata J2 / 9-sept-16 : visite de Choquequirao J3 / 10-sept-16 : fin de visite de Choquequirao, marche -> Maizal J4 / 11-sept-16 : Maizal -> Yanama J5 / 12-sept-16 : Yanama -> Hornopampa, transport -> Santa Teresa J6 / 13-sept-16 : Santa Teresa -> Hidroelectrica -> Aguas Calientes J7 / 14-sept-16 ; Machu Picchu, La Montana, retour Santa Teresa J8 / 15-sept-16 : transports Santa Teresa -> Santa Maria -> Cuzco
Ci-après, la relation de ce trek, réalisé en solo et sans portage. Sac-à-dos complet, car je ne revenais pas sur mes pas.
Fabrice 55 ans lors du trek, bonne condition physique (en dépit d'une spondyl-arthrite ankylosante), non sportif, expérience réduite du trekking (4 j pour une traversée express du Zanskar Nord, 2 j au Quilotoa/Equateur), bon marcheur en terrain plat et physiquement endurant.
4 semaines en camping-car en Italie cet été English translation pending
de Palerme a Genes et nous envisageons une grande halte a Rome.
tout renseignement et conseil sont les bien venus merci a vous tous .
je recherche aussi des conseils sur Rome ses incontournables.
lac de garde .baignade , visite architecture, .
Ténérife... tu kiffes? English translation pending
Bonjour,
Nous voilà de retour d'une semaine à Tenerife en partant le Samedi 26 Novembre. C'est un voyage qui s'est décidé 15 jours plus tôt 🤪, donc au niveau préparation, c'est le minimum syndical. Pour ceux qui cherchent des infos incontournables sur la randonnée, passez votre chemin ... j'avais pas le temps de faire un tri et des choix réfléchis. Et puis, on n'a pas la condition physique pour se lancer dans du dénivelé ou des trucs de 4h00, je m'ennuie rapidement 😛
Pour agrémenter le séjour, et comme je ne suis pas sûr de remplir 7 jours sur Tenerife uniquement, j'ai prévu 1 jour et 1 nuit sur La Gomera.
Donc, j'ai une liste d'endroits, le Routard à peine parcouru, une Mauricette en état de marche et vaccinée, une CB Gold Premium remplie à bloc et des slips de rechange. Je suis prêt quoi 😎
Voici en gros nos journées que je vais détailler.

Nous séjournerons pour les 4 premières nuits à l'Ouest sur Puerto de Santiago, à côté de Los Gigantes. Ensuite, une nuit à La Gomera. Puis, nos 2 derniers jours à Santa Cruz, la capitale au Nord.
Suite aux conseils lus ici, j'ai loué la voiture chez CICAR à l'aéroport. 120€ pour la semaine pour une Opel Corsa 3 portes. Finalement, on sera upgradés sur une Opel Astra 5 portes, toute neuve.

Je lisais aussi partout que Novembre était dans la Haute Saison 😇 Effectivement, les prix des hôtels ne sont pas soldés et sur Booking, j'arrivais à 90% de remplissage. J'ai même eu du mal à trouver où je voulais. Une fois sur place, c'est une autre histoire.
Si les prix se maintiennent, c'est aussi parce que beaucoup de résidences sont fermées donc moins de dispos. L'hôtel que j'avais réservé sur Puerto de Santiago m'a écrit 3 jours après avoir accepté ma résa de 4 nuits qu'il n'avait plus de places 😠 Et il me propose une résidence à 100m de là, avec un grand appartement. Pas trop le choix donc j'accepte, vu que j'avais eu du mal à trouver ici. Et une fois sur place, il est bien ouvert mais fermera 2 jours plus tard. Ca veut bien dire qu'il n'avait que peu de résa à date et a préféré fermer jusqu'à Noël peut-être. Dans notre résidence, je pense qu'il y avait 10 ou 15 maisons occupées sur les 100 dispos.
Dans plusieurs villes, pas mal des restaurants indiqués par le Routard étaient fermés provisoirement 😕
Donc, il y a du monde mais je suppose que ça n'a rien à voir avec des mois plus chauds.
Dans tous les cas, ça nous va bien.
Notre objectif : Visiter en évitant au maximum les zones à resort et plages.
Pour les bordelais 😉, nous avons voyagé avec VOLOTEA en vol direct de 3h30 tous les samedis. Avion rempli à 50-60% en gros. Prix = 210€ AR par personne sans bagage en soute.
Je vais faire pipi et je reviens !
Nous voilà de retour d'une semaine à Tenerife en partant le Samedi 26 Novembre. C'est un voyage qui s'est décidé 15 jours plus tôt 🤪, donc au niveau préparation, c'est le minimum syndical. Pour ceux qui cherchent des infos incontournables sur la randonnée, passez votre chemin ... j'avais pas le temps de faire un tri et des choix réfléchis. Et puis, on n'a pas la condition physique pour se lancer dans du dénivelé ou des trucs de 4h00, je m'ennuie rapidement 😛
Pour agrémenter le séjour, et comme je ne suis pas sûr de remplir 7 jours sur Tenerife uniquement, j'ai prévu 1 jour et 1 nuit sur La Gomera.
Donc, j'ai une liste d'endroits, le Routard à peine parcouru, une Mauricette en état de marche et vaccinée, une CB Gold Premium remplie à bloc et des slips de rechange. Je suis prêt quoi 😎
Voici en gros nos journées que je vais détailler.

Nous séjournerons pour les 4 premières nuits à l'Ouest sur Puerto de Santiago, à côté de Los Gigantes. Ensuite, une nuit à La Gomera. Puis, nos 2 derniers jours à Santa Cruz, la capitale au Nord.
Suite aux conseils lus ici, j'ai loué la voiture chez CICAR à l'aéroport. 120€ pour la semaine pour une Opel Corsa 3 portes. Finalement, on sera upgradés sur une Opel Astra 5 portes, toute neuve.

Je lisais aussi partout que Novembre était dans la Haute Saison 😇 Effectivement, les prix des hôtels ne sont pas soldés et sur Booking, j'arrivais à 90% de remplissage. J'ai même eu du mal à trouver où je voulais. Une fois sur place, c'est une autre histoire.
Si les prix se maintiennent, c'est aussi parce que beaucoup de résidences sont fermées donc moins de dispos. L'hôtel que j'avais réservé sur Puerto de Santiago m'a écrit 3 jours après avoir accepté ma résa de 4 nuits qu'il n'avait plus de places 😠 Et il me propose une résidence à 100m de là, avec un grand appartement. Pas trop le choix donc j'accepte, vu que j'avais eu du mal à trouver ici. Et une fois sur place, il est bien ouvert mais fermera 2 jours plus tard. Ca veut bien dire qu'il n'avait que peu de résa à date et a préféré fermer jusqu'à Noël peut-être. Dans notre résidence, je pense qu'il y avait 10 ou 15 maisons occupées sur les 100 dispos.
Dans plusieurs villes, pas mal des restaurants indiqués par le Routard étaient fermés provisoirement 😕
Donc, il y a du monde mais je suppose que ça n'a rien à voir avec des mois plus chauds.
Dans tous les cas, ça nous va bien.
Notre objectif : Visiter en évitant au maximum les zones à resort et plages.
Pour les bordelais 😉, nous avons voyagé avec VOLOTEA en vol direct de 3h30 tous les samedis. Avion rempli à 50-60% en gros. Prix = 210€ AR par personne sans bagage en soute.
Je vais faire pipi et je reviens !
Road Trip South Africa English translation pending
Bonjour,
Je suis heureux de vous présenter mon nouveau carnet de voyages. Nous mettons le cap sur l'Afrique du Sud, un pays dont on dit que c'est une merveille.
Le départ est prévu du 26/11 au 10/12/2016 et le programme sera le suivant :
J1 : Samedi 26/11 : Marseille-Istanbul-Le Cap J2 : Dimanche 27/11 : Arrivée au Cap, quelques courses, Signal Hill J3 : Lundi 28/11 : Waterfront, Robben Island, Table Mountain, Camps Bay J4 : Mardi 29/11 : Péninsule du Cap, Cap de Bonne Espérance, Chapman's Peak, Hout Bay J5 : Mercredi 30/11 : Centre du Cap, District 6, fort, quartier malais, l'Obz, Groot Constantia J6: Jeudi 1/12 : Route des vins : Stellenbosh, Rust an Vrede Estate, Hermanus, Gansbaii J7 : Vendredi 2/12 : Gansbaii, plongée avec le requin Blanc, Cap Agulhas, Ellim, Pearly Beach J8 : Samedi 3/12 : Gansbaii, Wilderness National Park, Knysna J9 : Dimanche 4/12 : Knysna, Brenton on Sea, Robberg Reserve, Port Elizabeth J10 : Lundi 5/12 : Parc des éléphants Addo J11 : Mardi 6/12 : Port Elizabeth, Johannesbourg, Graskop J12 : Mercredi 7/12 : Graskop, Blyde River Canyon, Three Rondavels, Pilgrim's Rest J13 : Jeudi 8/12 : Parc Kruger J14 : Vendredi 9/12 : Parc Kruger J15 : Samedi 10/12 : Graskop, Johannesbourg, vol retour J16 : Dimanche 11/12 : Arrivée Marseille
Les prestataires :
Avions :
Nous avons choisi Turkish Airlines pour nos vols. Nous sommes arrivés au Cap et nous sommes repartis de Johannesbourg. Le prix du billet était de 541€ par personne, acheté directement sur le site de Turkish. La compagnie est la meilleure, après Qatar, sur laquelle nous avons voyagé. Le récit des vols est ici :
flight-report.com/...lle-MRS-Istanbul-IST
Le vol intérieur Port Elizabeth-Johannesbourg a été acheté sur British Airways au prix de 53€/parsonne. Ce vol a été annulé lorsque nous étions à l'aéroport, juste avant le départ. Ils ont géré comme des ploucs et ont été incapables de nous trouver une solution pour le jour même. Aucune assistance, rien !! Du coup, nous avons dû racheter un billet sur Mango Airlines (150€ à 2) et sommes arrivés avec 5h20 de retard sur l'horaire prévu.
Locations de voitures :
Nous avons réservé via www.carigami.fr, un très bon site que j'utilise à chaque fois. Tarifs très avantageux, possibilités de se faire rembourser (un vrai remboursement, pas en bons d'achats), appels non surtaxés et interlocuteurs non délocalisés en Afrique du Nord.
Le loueur était Europcar : très bon service à tout point de vue.
Location à l'aéroport du Cap / retour à Port Elizabeth Aéroport : 170€ pour 9 jours et 70€ de frais aller simple. Location Johannesbourg : 80€ pour 4 jours.
Modèle : Volkswagen Up et Kia Piccanto
Prix de l'essence inférieur à 1€
Hébergements :
Je me suis servi de booking. J'ai fait un mix de b&b et d'apparts pour pouvoir cuisiner un peu.
Le Cap : Fairmountview : 234€ pour 4 nuits Appart, génial et bien placé. Parking gratuit, commerces à proximité, très bon accueil.
Kleinbaii (près de Gansbaii) : Nell's B&B 82€ pour 2 nuits b&b avec petit déjeuner. Très bon accueil, chambre confortable, restaurant à cinq minutes en voiture
Knysna : Carpe Diem Appartment : 37€ pour une nuit Appartement (petite maison), à 2 pas des commerces et du centre de Knysna. Très bon accueil.
Port Elizabeth : Lavender Terrace : 95€ pour 2 nuits B&B très confortable, accueil formidable et petit déjeuner (payant) fantastique. A 5 minutes des resto et du bord de mer.
Graskop : Rustique : 169€ pour 4 nuits B&B formidable avec un accueil au top et petits déjeuners (payants) super A 40 minutes de Kruger, 20 minutes de Blyde River Canyon dans un village charmant. Notre coup de cœur.
Visites et parcs :
C'est un beau budget : jusqu'à 20€ l'entrée au Parc Kruger. Pour les autres compter 1-2€ pour les cascades et sites de Blyde River Canyon 5-10€ pour la Péninsule du cap, Boulder Beach, Wilderness, Robberg...
Les resto : Pas très chers : environ 20-25€ pour 2 avec plat/dessert Le meilleur testé est celui du Parc Addo. Celui de Graskop, The Glass House est très bon aussi.
Au final, le voyage nous a coûté environ 1700€ par personne tout compris (même les cartes postales)
Voici maintenant le récit jour par jour.
Samedi 26/11 : Marseille-Istanbul-Cape
Nous voici à Marseille. Le vol TK1368 part à l'heure à (18h00) et arrive à l'heure (23h10) Turkish nous sert de bons repas, nous avons droit à des écrans perso avec un grand choix de films en français. C'est le top. La correspondance à Istanbul se passe bien. Nous avons 3h40, ça passe très vite grâce aux nombreux restos et boutiques. Le vol pour Cape Town, aussi, part à l'heure (2h45 du mat) et arrive à l'heure. Là aussi, c'est un service au top du top.
Dimanche 27/11 : Le Cap Météo:soleil 30°C Nous arrivons à 13h00, récupérons les valises et attendons presqu'une heure pour avoir la voiture.Nous trouvons facilement l'appart grâce au GPS.

Nous nous installons, allons faire 3 courses au supermarché et allons voir le coucher de soleil au sommet de Signal Hill (20 minutes de voiture) La vue sur le Cap et Table Mountain est magnifique.


A19h30 nous redescendons et mettons près d'une heure car c'est le chaos au sommet entre ceux qui montent et ceux qui descendent. Nous rentrons bien fatigués !!
Lundi 28/11 : Le Cap-Robben Island-Table Mountain-Camps Bay Météo : soleil, nuages, 25°C
A 9h, nous sommes à Waterfront. Nous achetons les billets pour le départ de 11h vers Robben Island et patientons grâce aux nombreuses boutiques de ce quartier touristique.

A 11h, c'est le départ. La traversée se passe bien, accompagnée par les dauphins. La visite en bus de l'île est succincte. On marque quelques arrêts, puis nous voilà dans la prison, avec un ancien détenu. Le tout prend 3 heures et nous revoilà déjà sur le bateau du retour, accompagnés cette fois par des baleines !!


De retour à Waterfront, nous avalons un KFC, faisons quelques emplettes et partons pour Table Mountain. Le temps est bien dégagé, c'est le moment rêvé.


Le téléphérique nous emmène au sommet. Il y a peu d'attente. La vue est juste énorme, vue d'en haut !! Le temps est assez clair, il fait un peu frisquet, mais c'est un moment de bonheur. Un grand Wahou !!
Nous redescendons après avoir crapahuté quelques heures sur les sentiers. De retour à la voiture, nous nous rendons à Camps Bay, pour le coucher du soleil. Là encore, nous sommes émerveillés par le spectacle.

Mardi 29/11 : La péninsule du Cap Météo, soleil et passages nuageux 20°C
Nous partons pour le sud et affrontons quelques embouteillages. A 10h00, nous sommes à Boulder Beach et Foxy Beach, sur les plages des manchots du Cap. Il n'y a personne, les petites bêtes se prélassent et sont toutes mimi. Il y en a des centaines, c'est incroyable.

Après une bonne heure sur place, nous allons au bout du cap. Nous nous garons et montons vers le phare. La marche est désagréable car envahie de chinois qui piaillent. Nous ne nous attardons pas au sommet. Nous effectuons une autre petite rando vers le bout du cap. Là il n'y a plus personne et c'est très agréable. Puis nous partons vers le cap de Bonne Espérance à pied (rando de 1h30) avec un stop à Diaz Beach pour le pique-nique.

De retour, nous reprenons la voiture et allons explorer le reste du parc. Nous prenons la Loop Drive dont les paysages ressemblent au Larzac et échouons sur une plage où nous avons la chance de voir un zèbre, des antilopes et des surfers.
Pour rentrer, nous prenons Chapman's Drive, une route panoramique grandiose et arrivons par Hout Bay.
Mercredi 30/11 : Le Cap Météo : soleil 25°C
Ce matin, nous allons en ville. Nous nous garons dans l'un des parking souterrains et faisons le reste à pied. Nous commençons par le district 6, émouvant quartier détruit sous l'apartheid. Le musée du district 6 est un incontournable.

Juste après, nous nous rendons au fort. Ce sont les plus vieilles pierres d'Afrique du Sud. Mais cette visite nous a beaucoup déçus car ¾ des musées y étaient fermés. Par contre le prix d'entrée était le même...
Puis nous allons avaler quelque chose et passons un bon moment dans le quartier malais et ses maisons colorées. Que c'est beau.

Sur le retour, nous passons par un marché d'artisanat Africain et nous rendons en voiture vers le quartier de l'Obz, pour y boire un verre.
En fin d'après-midi, nous allons voir les vignes et le domaine de Groot Constantia : Magnifique dans le soleil couchant !!
Jeudi 1/12 : La route des vins vers Gansbaii Météo : Soleil 25°C
Nous abandonnons avec un pincement au cœur, notre super appart et nous mettons en route pour Stellenbosh. Le trajet prend 45 minutes, puis nous nous garons facilement dans les rues de cette jolie bourgade. Nous remontons à pied l'artère principale. Le charme opère, c'est vraiment une très belle ville pleine de cachet.

Nous allons ensuite au domaine viticole Rust en Vrede. Les paysages sont magnifiques et ledomaine aussi. Nous nous prêtons à une dégustation de ces fameux vins et en ramenons quelques bouteilles. Vers 12h, nous partons en direction d'Hermanus. Sur la route, nous faisons une halte sur une aire de pique-nique. Mais ce sera un déjeuner à l'intérieur de la voiture, car il y a des babouins qui nous tournent autour.
Une fois à Hermanus, nous nous garons et arpentons le bord de mer de cette station balnéaire à la recherche des baleines.

On ne verra que des phoques et des oiseaux. Les baleines sont parties depuis quelques semaines.
Après cette balade ressourçante, nous mettons le cap sur Kleinbaii, près de Gansbaii, où se trouve notre B&B chez Nell's. La gentille dame nous indique un resto tout proche, c'est « the great white house », tenu par l'équipe de Marine Dynamics. Ça tombe bien c'est d'ici que part demain mon expédition requin blanc, avec eux demain.
C'est l'heure de se coucher. Je suis tout excité, car demain c'est le grand jour. Mon rêve va se réaliser.
Vendredi 2 décembre : Le Grand Blanc, Cap Agulhas Météo : soleil 25°C
Il est 6h00, je pars pour the Greta White House. Le « Shark Cage Diving » de Marine Dynamics part à 7h00. Mon épouse qui a le mal de mer, ne m'accompagnera pas. Après un bon petit déj, on nous équipe et nous partons pour le port, à pied. Le bateau démarre et on nous donne nos combi. La cage est mise à l'eau, les appâts sont lancés...les squales apparaissent très vite. Les 1ers hommes descendent dans la cage par groupe de 8. Il y aura 4 groupes en tout. Je serai dans le 3ème groupe.

La mer est calme, l'eau est à 18°C, il n' y a pas de vent. Ce sont les conditions idéales. Toutefois, la visibilité est réduite à 1m dans l'eau. On voit mieux les requins depuis le bateau. Au total, nous aurons vu 7 requins blancs différents, qui feront de nombreux passages, plus des raies et des dauphins sur le retour.
Ce fut un moment intense à vivre absolument si l'on aime les grands requins blancs. Marine Dynamics ne nourrit jamais les squales avec les appâts. Cette association est très impliquée dans la défense des animaux marins.
De retour à the Great White House, mon épouse m'a rejoint. Nous regardons la vidéo du tour et mangeons un bout sur place. Il est 13h00.
Nous passons l'après midi au cap Agulhas à 1h30 de route, puis sur le retour, nous passons au village hors du temps d'Ellim et à Pearly Beach.


The Great White House nous revoit pour le dîner. On a nos entrées à Kleinbaii. On est VIP maintenant:)
Samedi 3 décembre : Gansbaii-Wilderness-Knysna Météo : soleil 30°C
Après le délicieux petit déjeuner de Nell's B&B, nous avalons les 4 heures de route vers l'est et arrivons à Wilderness. Nous mangeons au resto Thaï (une tuerie) et partons visiter Wilderness National Park.
Nous parcourons un sentier d'une randonnée magnifique dans la forêt primaire vers une cascade.


Puis avant d'aller à Knysna, nous nous arrêtons sur la plage extraordinaire de Wilderness. Elle est immense et l'eau y est relativement bonne (20°C)
Un petit brin de trempette plus tard, nous sommes à Knysna où Michele nous accueille dans son appart Carpe Diem.
Vu que l'on peut cuisiner, nous faisons quelques courses dans un supermarché in extremis juste avant qu'il ne ferme.
Je suis heureux de vous présenter mon nouveau carnet de voyages. Nous mettons le cap sur l'Afrique du Sud, un pays dont on dit que c'est une merveille.
Le départ est prévu du 26/11 au 10/12/2016 et le programme sera le suivant :
J1 : Samedi 26/11 : Marseille-Istanbul-Le Cap J2 : Dimanche 27/11 : Arrivée au Cap, quelques courses, Signal Hill J3 : Lundi 28/11 : Waterfront, Robben Island, Table Mountain, Camps Bay J4 : Mardi 29/11 : Péninsule du Cap, Cap de Bonne Espérance, Chapman's Peak, Hout Bay J5 : Mercredi 30/11 : Centre du Cap, District 6, fort, quartier malais, l'Obz, Groot Constantia J6: Jeudi 1/12 : Route des vins : Stellenbosh, Rust an Vrede Estate, Hermanus, Gansbaii J7 : Vendredi 2/12 : Gansbaii, plongée avec le requin Blanc, Cap Agulhas, Ellim, Pearly Beach J8 : Samedi 3/12 : Gansbaii, Wilderness National Park, Knysna J9 : Dimanche 4/12 : Knysna, Brenton on Sea, Robberg Reserve, Port Elizabeth J10 : Lundi 5/12 : Parc des éléphants Addo J11 : Mardi 6/12 : Port Elizabeth, Johannesbourg, Graskop J12 : Mercredi 7/12 : Graskop, Blyde River Canyon, Three Rondavels, Pilgrim's Rest J13 : Jeudi 8/12 : Parc Kruger J14 : Vendredi 9/12 : Parc Kruger J15 : Samedi 10/12 : Graskop, Johannesbourg, vol retour J16 : Dimanche 11/12 : Arrivée Marseille
Les prestataires :
Avions :
Nous avons choisi Turkish Airlines pour nos vols. Nous sommes arrivés au Cap et nous sommes repartis de Johannesbourg. Le prix du billet était de 541€ par personne, acheté directement sur le site de Turkish. La compagnie est la meilleure, après Qatar, sur laquelle nous avons voyagé. Le récit des vols est ici :
flight-report.com/...lle-MRS-Istanbul-IST
Le vol intérieur Port Elizabeth-Johannesbourg a été acheté sur British Airways au prix de 53€/parsonne. Ce vol a été annulé lorsque nous étions à l'aéroport, juste avant le départ. Ils ont géré comme des ploucs et ont été incapables de nous trouver une solution pour le jour même. Aucune assistance, rien !! Du coup, nous avons dû racheter un billet sur Mango Airlines (150€ à 2) et sommes arrivés avec 5h20 de retard sur l'horaire prévu.
Locations de voitures :
Nous avons réservé via www.carigami.fr, un très bon site que j'utilise à chaque fois. Tarifs très avantageux, possibilités de se faire rembourser (un vrai remboursement, pas en bons d'achats), appels non surtaxés et interlocuteurs non délocalisés en Afrique du Nord.
Le loueur était Europcar : très bon service à tout point de vue.
Location à l'aéroport du Cap / retour à Port Elizabeth Aéroport : 170€ pour 9 jours et 70€ de frais aller simple. Location Johannesbourg : 80€ pour 4 jours.
Modèle : Volkswagen Up et Kia Piccanto
Prix de l'essence inférieur à 1€
Hébergements :
Je me suis servi de booking. J'ai fait un mix de b&b et d'apparts pour pouvoir cuisiner un peu.
Le Cap : Fairmountview : 234€ pour 4 nuits Appart, génial et bien placé. Parking gratuit, commerces à proximité, très bon accueil.
Kleinbaii (près de Gansbaii) : Nell's B&B 82€ pour 2 nuits b&b avec petit déjeuner. Très bon accueil, chambre confortable, restaurant à cinq minutes en voiture
Knysna : Carpe Diem Appartment : 37€ pour une nuit Appartement (petite maison), à 2 pas des commerces et du centre de Knysna. Très bon accueil.
Port Elizabeth : Lavender Terrace : 95€ pour 2 nuits B&B très confortable, accueil formidable et petit déjeuner (payant) fantastique. A 5 minutes des resto et du bord de mer.
Graskop : Rustique : 169€ pour 4 nuits B&B formidable avec un accueil au top et petits déjeuners (payants) super A 40 minutes de Kruger, 20 minutes de Blyde River Canyon dans un village charmant. Notre coup de cœur.
Visites et parcs :
C'est un beau budget : jusqu'à 20€ l'entrée au Parc Kruger. Pour les autres compter 1-2€ pour les cascades et sites de Blyde River Canyon 5-10€ pour la Péninsule du cap, Boulder Beach, Wilderness, Robberg...
Les resto : Pas très chers : environ 20-25€ pour 2 avec plat/dessert Le meilleur testé est celui du Parc Addo. Celui de Graskop, The Glass House est très bon aussi.
Au final, le voyage nous a coûté environ 1700€ par personne tout compris (même les cartes postales)
Voici maintenant le récit jour par jour.
Samedi 26/11 : Marseille-Istanbul-Cape
Nous voici à Marseille. Le vol TK1368 part à l'heure à (18h00) et arrive à l'heure (23h10) Turkish nous sert de bons repas, nous avons droit à des écrans perso avec un grand choix de films en français. C'est le top. La correspondance à Istanbul se passe bien. Nous avons 3h40, ça passe très vite grâce aux nombreux restos et boutiques. Le vol pour Cape Town, aussi, part à l'heure (2h45 du mat) et arrive à l'heure. Là aussi, c'est un service au top du top.
Dimanche 27/11 : Le Cap Météo:soleil 30°C Nous arrivons à 13h00, récupérons les valises et attendons presqu'une heure pour avoir la voiture.Nous trouvons facilement l'appart grâce au GPS.

Nous nous installons, allons faire 3 courses au supermarché et allons voir le coucher de soleil au sommet de Signal Hill (20 minutes de voiture) La vue sur le Cap et Table Mountain est magnifique.


A19h30 nous redescendons et mettons près d'une heure car c'est le chaos au sommet entre ceux qui montent et ceux qui descendent. Nous rentrons bien fatigués !!
Lundi 28/11 : Le Cap-Robben Island-Table Mountain-Camps Bay Météo : soleil, nuages, 25°C
A 9h, nous sommes à Waterfront. Nous achetons les billets pour le départ de 11h vers Robben Island et patientons grâce aux nombreuses boutiques de ce quartier touristique.

A 11h, c'est le départ. La traversée se passe bien, accompagnée par les dauphins. La visite en bus de l'île est succincte. On marque quelques arrêts, puis nous voilà dans la prison, avec un ancien détenu. Le tout prend 3 heures et nous revoilà déjà sur le bateau du retour, accompagnés cette fois par des baleines !!


De retour à Waterfront, nous avalons un KFC, faisons quelques emplettes et partons pour Table Mountain. Le temps est bien dégagé, c'est le moment rêvé.


Le téléphérique nous emmène au sommet. Il y a peu d'attente. La vue est juste énorme, vue d'en haut !! Le temps est assez clair, il fait un peu frisquet, mais c'est un moment de bonheur. Un grand Wahou !!
Nous redescendons après avoir crapahuté quelques heures sur les sentiers. De retour à la voiture, nous nous rendons à Camps Bay, pour le coucher du soleil. Là encore, nous sommes émerveillés par le spectacle.

Mardi 29/11 : La péninsule du Cap Météo, soleil et passages nuageux 20°C
Nous partons pour le sud et affrontons quelques embouteillages. A 10h00, nous sommes à Boulder Beach et Foxy Beach, sur les plages des manchots du Cap. Il n'y a personne, les petites bêtes se prélassent et sont toutes mimi. Il y en a des centaines, c'est incroyable.

Après une bonne heure sur place, nous allons au bout du cap. Nous nous garons et montons vers le phare. La marche est désagréable car envahie de chinois qui piaillent. Nous ne nous attardons pas au sommet. Nous effectuons une autre petite rando vers le bout du cap. Là il n'y a plus personne et c'est très agréable. Puis nous partons vers le cap de Bonne Espérance à pied (rando de 1h30) avec un stop à Diaz Beach pour le pique-nique.

De retour, nous reprenons la voiture et allons explorer le reste du parc. Nous prenons la Loop Drive dont les paysages ressemblent au Larzac et échouons sur une plage où nous avons la chance de voir un zèbre, des antilopes et des surfers.
Pour rentrer, nous prenons Chapman's Drive, une route panoramique grandiose et arrivons par Hout Bay.
Mercredi 30/11 : Le Cap Météo : soleil 25°C
Ce matin, nous allons en ville. Nous nous garons dans l'un des parking souterrains et faisons le reste à pied. Nous commençons par le district 6, émouvant quartier détruit sous l'apartheid. Le musée du district 6 est un incontournable.

Juste après, nous nous rendons au fort. Ce sont les plus vieilles pierres d'Afrique du Sud. Mais cette visite nous a beaucoup déçus car ¾ des musées y étaient fermés. Par contre le prix d'entrée était le même...
Puis nous allons avaler quelque chose et passons un bon moment dans le quartier malais et ses maisons colorées. Que c'est beau.

Sur le retour, nous passons par un marché d'artisanat Africain et nous rendons en voiture vers le quartier de l'Obz, pour y boire un verre.
En fin d'après-midi, nous allons voir les vignes et le domaine de Groot Constantia : Magnifique dans le soleil couchant !!
Jeudi 1/12 : La route des vins vers Gansbaii Météo : Soleil 25°C
Nous abandonnons avec un pincement au cœur, notre super appart et nous mettons en route pour Stellenbosh. Le trajet prend 45 minutes, puis nous nous garons facilement dans les rues de cette jolie bourgade. Nous remontons à pied l'artère principale. Le charme opère, c'est vraiment une très belle ville pleine de cachet.

Nous allons ensuite au domaine viticole Rust en Vrede. Les paysages sont magnifiques et ledomaine aussi. Nous nous prêtons à une dégustation de ces fameux vins et en ramenons quelques bouteilles. Vers 12h, nous partons en direction d'Hermanus. Sur la route, nous faisons une halte sur une aire de pique-nique. Mais ce sera un déjeuner à l'intérieur de la voiture, car il y a des babouins qui nous tournent autour.
Une fois à Hermanus, nous nous garons et arpentons le bord de mer de cette station balnéaire à la recherche des baleines.

On ne verra que des phoques et des oiseaux. Les baleines sont parties depuis quelques semaines.
Après cette balade ressourçante, nous mettons le cap sur Kleinbaii, près de Gansbaii, où se trouve notre B&B chez Nell's. La gentille dame nous indique un resto tout proche, c'est « the great white house », tenu par l'équipe de Marine Dynamics. Ça tombe bien c'est d'ici que part demain mon expédition requin blanc, avec eux demain.
C'est l'heure de se coucher. Je suis tout excité, car demain c'est le grand jour. Mon rêve va se réaliser.
Vendredi 2 décembre : Le Grand Blanc, Cap Agulhas Météo : soleil 25°C
Il est 6h00, je pars pour the Greta White House. Le « Shark Cage Diving » de Marine Dynamics part à 7h00. Mon épouse qui a le mal de mer, ne m'accompagnera pas. Après un bon petit déj, on nous équipe et nous partons pour le port, à pied. Le bateau démarre et on nous donne nos combi. La cage est mise à l'eau, les appâts sont lancés...les squales apparaissent très vite. Les 1ers hommes descendent dans la cage par groupe de 8. Il y aura 4 groupes en tout. Je serai dans le 3ème groupe.

La mer est calme, l'eau est à 18°C, il n' y a pas de vent. Ce sont les conditions idéales. Toutefois, la visibilité est réduite à 1m dans l'eau. On voit mieux les requins depuis le bateau. Au total, nous aurons vu 7 requins blancs différents, qui feront de nombreux passages, plus des raies et des dauphins sur le retour.
Ce fut un moment intense à vivre absolument si l'on aime les grands requins blancs. Marine Dynamics ne nourrit jamais les squales avec les appâts. Cette association est très impliquée dans la défense des animaux marins.
De retour à the Great White House, mon épouse m'a rejoint. Nous regardons la vidéo du tour et mangeons un bout sur place. Il est 13h00.
Nous passons l'après midi au cap Agulhas à 1h30 de route, puis sur le retour, nous passons au village hors du temps d'Ellim et à Pearly Beach.


The Great White House nous revoit pour le dîner. On a nos entrées à Kleinbaii. On est VIP maintenant:)
Samedi 3 décembre : Gansbaii-Wilderness-Knysna Météo : soleil 30°C
Après le délicieux petit déjeuner de Nell's B&B, nous avalons les 4 heures de route vers l'est et arrivons à Wilderness. Nous mangeons au resto Thaï (une tuerie) et partons visiter Wilderness National Park.
Nous parcourons un sentier d'une randonnée magnifique dans la forêt primaire vers une cascade.


Puis avant d'aller à Knysna, nous nous arrêtons sur la plage extraordinaire de Wilderness. Elle est immense et l'eau y est relativement bonne (20°C)
Un petit brin de trempette plus tard, nous sommes à Knysna où Michele nous accueille dans son appart Carpe Diem.
Vu que l'on peut cuisiner, nous faisons quelques courses dans un supermarché in extremis juste avant qu'il ne ferme.
Retour d'Ethiopie - 12 jours au nord du pays en octobre 2016 English translation pending
Hello tous,
Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....









Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....










Voyage en 4x4 dans le nord Vietnam English translation pending
Bonjour,
nous partons début mars pour 3 semaines au Viet Nam, c'est notre deuxième voyage , le premier était assez classique avec les grandes villes, la baie d'Along , le mekong etc )
pour ce deuxième voyage et étant déjà un peu familiarisé avec le pays , nous souhaitons partir un peu plus à 'l'aventure '. Pour la première semaine , nous allons faire un trekking organisé dans la région du Nord ouest ( Ha giang ) avec marche et nuit chez l'habitant.
Pour la deuxième semaine , nous souhaitons nous ' débrouiller ' tout seul , avec une idée principale : partir de Hanoi et remonter sur Cao Bang ( train , chauffeur ? ), voir les chutes Ban Gioc et peut être la cave d'Ho Chi Ming. Ensuite je souhaite ( passionnée d'histoire ) faire la route RC 4 de Cao Bang à Long son comme la colonne Charton et passer par Dong Khê et That Khê.
Je recherche donc la meilleure solution 1: pour aller de Hanoi à Cao Bang
2: un logement à Cao Bang ,3: un chauffeur ( parlant anglais ça serait bien :-)) à Cao Bang
pour quelques jours et surtout qui nous conduise de Cao Bang à Lang Son
la troisième seamine sera plus calme avec repos à Nha Trang et route vers Dalat ( chauffeur ? )
(qu'y a t il a voir à Dalat )? ou je souhaite passer 2/ 3 jours , puis retour sur HCM ( ? ) - je penses que c'est plus simple de re^partir de HCM que de remonter sur Hanoi
Merci d'avance pour vos idées , conseils , adresses, contacts , infos et expériences vécues
Nath
Croisière Costa Favolosa Caraïbes + transat, départ Pointe-à-Pitre 25 mars 2017 English translation pending
bonjour
j'ouvre cette nouvelle discussion pour les futurs croisiéristes qui seront sur ce bateau en même temps que moi, afin d'échanger des infos pour la préparation de ce voyage.
pour ma part, ce sera ma 3eme transatlantique sur ce parcours (Costa Magica en mars 2016 - MSC Poesia en novembre/décembre 2016) je connais donc la plupart des escales.
j'ai souvent privilégié les visites avec des taxis locaux qui sont aux ports d'arrivée.
j'ai acheté mes billets d'avion sur Air Caraïbes et je vais passer 3 semaines en gîte à Sainte-Anne avant de faire la croisière.
j'ouvre cette nouvelle discussion pour les futurs croisiéristes qui seront sur ce bateau en même temps que moi, afin d'échanger des infos pour la préparation de ce voyage.
pour ma part, ce sera ma 3eme transatlantique sur ce parcours (Costa Magica en mars 2016 - MSC Poesia en novembre/décembre 2016) je connais donc la plupart des escales.
j'ai souvent privilégié les visites avec des taxis locaux qui sont aux ports d'arrivée.
j'ai acheté mes billets d'avion sur Air Caraïbes et je vais passer 3 semaines en gîte à Sainte-Anne avant de faire la croisière.
Sierras, canyons et déserts du nord de l'Espagne (mais pas seulement!) English translation pending
Après un voyage en Aragon et Navarre (2016) et un séjour express sur la Costa Brava (2017), nous sommes retournés en Espagne en 2019, mais cette fois l'Espagne "d'outre-mer", pour découvrir les picos, roques et barrancos des îles canariennes de La Gomera et Ténérife.
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
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Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins
De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella
Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto
Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar
Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero
Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun
De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei
Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales
Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas
Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye
Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin
FIN
Le récit du voyage aux Canaries (2019) est ici : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescanaries/
Celui de la Costa Brava (2017) est là : https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagescostabrava/
Aragon et Navarre ci-dessous : sites.google.com/...uleuxvoyagesespagne/ Bonne découverte. 🙂
===============================================================================Sierras, gorges, déserts, cheminées de fée... A la vue d'un tel programme, notre destination aurait pu être l'Ouest américain. Or c'est dans le nord de l'Espagne que nous avons trouvé ces paysages au cours d'un voyage de quinze jours dont dix au pays de Don Quichotte.
En effet, le nord de l'Espagne, notamment les provinces d'Aragon et de Navarre, recèle des trésors naturels inestimables que nous sommes impatients de découvrir.
Pas de vol ni de location de voiture, nous partons directement depuis la région parisienne en voiture. Afin de profiter au maximum des journées déjà courtes en novembre, nous passons à chaque étape au moins deux ou trois nuits.
Un déplacement à Toulouse ayant été le prétexte à l'organisation de ce voyage, nous commençons par passer deux jours dans la ville rose.
De l'autre côté des Pyrénées, nous poursuivons notre séjour entre les paysages montagneux du parc national d'Ordesa et Monte Perdido, les canyons encaissés de la Sierra de Guara, les gorges étroites du Congost de Mont-Rebei et les plateaux désertiques des Bardenas Reales.
Le voyage se terminera par une courte incursion au Pays basque à Saint-Jean-de-Luz.
En plus des sites naturels, nous profiterons aussi des richesses architecturales des villes et des villages sur notre parcours.
Et la météo à cette saison ? Nous l'espérons encore clémente. Dans tous les cas, des réservations d'hébergement (presque) toutes annulables jusqu'au dernier moment devraient nous permettre de changer de plan si nécessaire.
En préambule, la carte de notre itinéraire et la liste de nos étapes.
Du château de Thegra au… centre-ville de Toulouse
J1 et 2 : Dimanche 13 et lundi 14 novembre 2016
7 heures : il fait encore nuit quand nous quittons notre domicile mais il pleut déjà à cette heure matinale. Cette pluie va nous accompagner tout au long des 660 kilomètres qui nous séparent de la région toulousaine. Mais ne dit-on pas "vacances pluvieuses, vacances heureuses" ? L'espoir est donc permis !
Sur place, ce n'est guère mieux. Des trombes d'eau nous accueillent à notre arrivée au château de Thégra (où nous avons réservé deux nuits), nous clouant tout l'après-midi dans notre chambre.
C'est alors l'occasion d'expérimenter la vie de château en allant à la découverte de cette bâtisse du XVIe siècle, avec ses cheminées monumentales, ses plafonds peints et ses fresques d'époque.
En fin d'après-midi, bravant les éléments, nous nous décidons à quitter notre donjon pour un bref passage par le centre-ville de Toulouse et sa célèbre place du Capitole.
Agréable fin de soirée chez Marie Caroline et Frédéric autour d'un bon dîner, à parler voyages, bien entendu !
Le lendemain…
Le soleil a fait un retour timide. Mais il risque de ne pas briller toute la journée, alors ne traînons pas. Nous avons en effet prévu de retourner dans le centre-ville pour en poursuivre la visite.
Petit déjeuner dès 8 heures dans l'élégante salle à manger du château où les portraits des ascendants de la châtelaine trônent au-dessus de l'imposante cheminée. Nous sommes presque intimidés.
Le château étant situé à cinq minutes en voiture de la station Gramont, nous abandonnons notre carrosse pour nous engouffrer dans le métro toulousain en direction de la place du Capitole.
Au programme ce matin, tant que la météo est favorable, une randonnée urbaine sur les bords de la Garonne.
D'un pont à l'autre, nous cheminons sur les berges du fleuve, à la découverte de parcs et de jardins, de canaux, d'écluses et d'îles.
Bref, en tout une belle boucle de13 kilomètres en 3 heures au terme de laquelle nous ne sommes pas mécontents de reprendre des forces à la terrasse d'un café. Les lunettes de soleil sont de sortie, même si le fond de l'air reste frais.
Après une matinée au grand air, on préférerait néanmoins passer la suite au chaud. Un musée devrait faire l'affaire. A ce sujet, j'avais lu beaucoup de bien du musée des Augustins.
Aussitôt dit, aussitôt fait !
Le musée est installé dans un ancien monastère d'architecture gothique méridionale, datant pour l'essentiel des XIVe et XVe siècles. Il s'organise autour d'un cloître où l'on peut admirer toute une série de gargouilles.
Un bel ensemble de sculptures du XIXe siècle sont présentées autour de l'escalier monumental qui monte à l'étage et où sont réunis les salons de peinture du XVIIe au XXe siècles.
Mais le clou du musée, c'est sa salle de sculptures romanes avec ses chapiteaux issus de différents édifices religieux.
Confiée à Jorge Pardo, la collection a été mise en scène et en lumière dans un décor contemporain par l'artiste cubain jusqu'à devenir une œuvre d'art à part entière. Magnifique !
C'est ce festival de couleurs qui clôt en beauté notre visite. Le métro nous ramène à Gramont et la voiture à Thégra.
Il nous reste à honorer le rendez-vous à l'origine de notre déplacement avant de conclure la journée au restaurant "Côté Garonne", une adresse que nous a conseillée Marie-Caroline et que nous recommandons à notre tour.
Deuxième nuit au château. Demain cap sur l'Espagne !
Distance parcourue pendant ces deux premiers jours : 740 kilomètres.
Dans le musée des Augustins

De Revilla à Tella : miradores et ermitas
J3 : Mardi 15 novembre 2016
Notre voyage commence véritablement aujourd'hui avec la traversée des Pyrénées. Si le ciel est encore couvert lors de notre départ de Toulouse, il ne va pas le rester bien longtemps, la météo prévoit une très belle journée côté espagnol. Chic !
En effet, très vite, la chaîne pyrénéenne scintille sous les rayons du soleil, nous offrant un panorama d'exception pendant toute la durée du trajet.
La seule petite contrariété vient du GPS de la voiture qui refuse catégoriquement de nous faire passer par l'itinéraire prévu, c'est-à-dire par le tunnel de Bielsa. Il n'arrête pas de nous harceler, nous demandant incessamment "Faites demi-tour dès que possible" ou " A 500 mètres prenez à gauche la départementale…" jusqu'à nous faire douter de la pertinence de notre choix. Ce n'est qu'en toute fin de course, à l'approche du tunnel, qu'il finit par nous donner raison. Non, mais !
Après le tunnel, notre parcours bascule sur le versant aragonais des Pyrénées où la température qui avait chuté à 2 degrés côté français remonte en flèche. A Hospital de Tella (ne cherchez pas d'hôpital, c'est le nom du village), notre parcours s'écarte de la route principale et grimpe en lacets jusqu'au village semi-abandonné de Revilla. Il est un peu plus de 13 heures quand nous arrivons sur place.
Nous pique-niquons rapidement à côté de la voiture avant de partir pour notre première balade. Il règne ici une douceur presque printanière. Manches courtes de rigueur !
Intégré au parc national de Monte Perdido et Ordesa, le sentier mène vers le Mirador (point de vue) de Angones puis rejoint le village de Revilla en formant une boucle.
Le secteur est réputé pour l'observation des vautours, en été le parc national y organise des visites guidées.
Pour l'instant, pas de rapaces en vue mais dans le ciel ce drôle de nuage duveteux !
A l'arrivée au mirador, le fond du canyon est déjà à l'ombre mais le soleil inonde encore largement le massif calcaire du parc national et les sommets qui le coiffent.
Le sentier en boucle s'élève ensuite en lacets à travers la forêt avant d'atteindre un plateau couvert d'une sorte de coussin végétal épineux, sur lequel il vaut mieux ne pas s'asseoir.
Il s'agit de Echinospartum horridum ou genêt horrible, espèce endémique aragonaise dont la capacité colonisatrice participe au maintien des sols. Sa floraison, au printemps et en début d'été, est spectaculaire, le genêt teintant de jaune des versants entiers.
Aujourd'hui c'est l'automne qui apporte quelques touches orangées aux adrets alors que l'hiver a déjà saupoudré de blanc les plus hauts sommets.
Tout d'un coup, le paysage s'anime. Au-dessus de nos têtes, des dizaines de chocards s'unissent pour nous offrir un ballet bien réglé, digne d'une patrouille aérienne, le vacarme en moins. ;-)
Bientôt apparaît le clocher du hameau de Revilla, mais le hameau, en dehors de la présence de quelques chèvres et moutons, a l'air abandonné en dehors de l'été.
Fin de la randonnée après 2 heures de marche pour une distance de 5 kilomètres et un dénivelé de 200 mètres.
L'arrivée à la voiture à 16 heures nous laisse le temps d'un détour supplémentaire sur la route entre Revilla et la vallée, jusqu'à Tella. Depuis ce village, un circuit à pied fait le tour de plusieurs ermitas (petites chapelles ou sanctuaires isolés).
A cette heure, nous profitons en outre des plus belles lumières.
Des trois ermitas, celle de San Juan y Pablo jouit indiscutablement de la meilleure situation dans un décor grandiose.
Mais du sentier en balcon la vue porte aussi sur le village de Tella, sur les montagnes qui l'encadrent et jusqu'au fond de la vallée.
Avant de rejoindre notre hébergement, dernier arrêt devant le dolmen de Tella où le soleil couchant a l'air d'avoir mué les pierres en braises rougeoyantes
Il est 18 heures quand nous rejoignons l'hôtel Revestido à Escalona, un hôtel familial où nous nous installons pour deux nuits, dans une petite chambre confortable, récemment rénovée.
Pour le dîner il faut se caler sur le rythme espagnol et attendre 20 heures. C'est devant la carte des menus que nous réalisons à quel point notre maîtrise de la langue espagnole laisse à désirer. Heureusement la serveuse s'occupe de nous la traduire.
Le dîner est par ailleurs excellent pour un prix défiant toute concurrence. Ça nous change des additions norvégiennes.
Décidément cette première journée en Aragon est une réussite à tout point de vue !
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Ermita de San Juan y Pablo à Tella

Randonnée au Sestrales Alto
J4 : Mercredi 16 septembre 2016
Grand beau temps ce matin malgré une gelée blanche au lever du jour. A 9 h 30, quand nous quittons l'hôtel, la température est cependant déjà remontée de 5 degrés et frôlera les 15 au meilleur de la journée.
Nous avons prévu aujourd'hui une nouvelle incursion dans le parc national d'Ordesa et Monte Perdido mais cette fois par une autre entrée, celle de Plana Canal desservie par la piste de Sensa.
Pour y accéder, direction Puertolas puis Bestué à une dizaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Juste avant Bestué, l'asphalte cède la place à une piste assez rugueuse dont les deux premiers kilomètres sont les moins roulants.
Certes nous avons un SUV 4x4 mais équipé de pneus de ville. De ce fait, nous roulons tout doux dans cette montée de 10 kilomètres supplémentaires. Une bonne heure est nécessaire pour parcourir toute la distance entre l'hôtel et le point d'arrivée.
Sur le trajet nous dépassons un véhicule de la FCQ (Fundacion para la Conservacion del Quebranhuesos) dont le conducteur est déjà en plein travail d'observation. Nous ne tardons pas à apercevoir ses sujets d'étude.
A Plana Canal (1749 mètres), la piste est fermée par une barrière. C'est là que nous garons la voiture. Nous sommes seuls.
Il est 10 h 30 quand nous nous lançons à l'assaut du sommet du Sestrales. L'itinéraire suit les panneaux indiquant à intervalle régulier les limites du parc national.
Très vite la vue très ouverte est spectaculaire sur les vallées alentour ainsi que sur les plus hauts sommets flirtant avec les 3 000 mètres.
D'ouest en est, on trouve dans le premier groupe, le Mont Perdu, le Pic d'Anisclo et la Punta de las Olas. Dans le second groupe, le Pic d'Anisclo inférieur et les Trois Sœurs (ou les trois Marie). Dans le creux entre les deux groupes, le col d'Anisclo.
Les alpages à l'avant-plan ont un petit air de steppe mongole. Il ne manque que les chevaux ? Non, regardez bien et cherchez l'enclos où ils sont parqués.
Plus loin, on distingue aussi le rond-point matérialisant la fin de la piste et l'entrée du parc national où nous sommes garés.
De colline en crête, nous avançons avec détermination jusqu'au bord d'un profond canyon, celui de la rivière Anisclo.
Des pins à crochets (bien nommés) poussent sur ces pentes improbables.
12 h 30 : après deux heures de marche, nous atteignons le Sestrales Alto, 2100 mètres. Sur notre gauche, son petit frère, le Sestrales Bajo, 2075 mètres. Sur le plateau en face, les villages de Nerin et Buerba.
Nouveau panorama sur la chaîne du Mont Perdu, dont nous ne nous lassons pas.
Après avoir cassé la croûte au sommet, retour par le même chemin tout en continuant à admirer la vue, cette fois, plus à l'est. La montagne tabulaire (au milieu de la photo) comprend la Pena l'Ombre (1969 m) et le Castillo Mayor (2014 m)
Comme hier, la douceur ambiante nous ferait presque oublier que nous sommes en automne. Pourtant des indices sont là pour nous le rappeler.
D'abord, les couleurs de la forêt entre rouille et or ne trompent pas. Ici elles tirent même étonnamment vers des teintes violacées.
La présence de crocus qui fleurissent justement à partir de la fin de l'été est également là pour nous le confirmer.
Trop occupé à observer les fleurs, le photographe n'a pas le temps de dégainer au passage d'un chamois, rapide comme l'éclair.
En revanche, pas de risque de louper ce troupeau de chevaux. Ce sont ceux que nous avions déjà vus auparavant, parqués dans un enclos. Ils ont été libérés par leurs gardiens en vue de la transhumance. Ils migrent en direction de la vallée en prenant la même piste que celle que nous devons emprunter nous aussi.
De ce fait, nous serions bloqués derrière eux si nous prenions la route tout de suite. Nous avons par conséquent tout le temps de nous attarder autour de Plana Canal d'autant qu'il n'est que 14 h 30 quand nous retrouvons la voiture.
En tout, nous avons mis 4 heures pour une distance de 8 kilomètres avec 500 mètres de dénivelé. Très belle randonnée.
Comme nous avons ramené des chaises pliantes dans notre voiture, c'est le moment idéal pour en faire usage. Nous les déplions sur la pelouse devant ce belvédère d'exception et prenons un bain de soleil comme en plein été (ou presque). Gare aux coups de soleil !
Le calme est impressionnant, à peine interrompu par le cri des vautours.
Quand les chevaux sont loin, nous leur emboîtons le pas, ou plutôt les roues. Nous ne tardons pas à les retrouver plus bas dans les alpages où leurs accompagnateurs ont déjà installé le camp pour la nuit.
Quant à nous, une fois arrivés au carrefour avec la route bitumée, nous faisons un écart vers Bestué, encore un joli village traditionnel, mais contrairement à Revilla vu hier, celui-ci est habité et la plupart de ses maisons en cours de rénovation.
Retour à Escalona en fin d'après-midi après une journée une nouvelle fois bien optimisée et un coup de cœur qui se confirme pour cette belle région des Pyrénées aragonaises.
Deuxième nuit à l'hôtel Revestido. Demain, déplacement vers la Sierra de Guara.
Distance parcourue dans la journée : 45 kilomètres.
Vers le sommet du Sestrales Alto

Dans la Sierra de Guara, du Portal de la Cunarda au village d'Alquézar
J5 : Jeudi 17 novembre 2016
Pas de gelée ce matin, 4 degrés et grand bleu alors que nous prenons la route vers notre destination suivante, le village d'Alquézar, à moins de 70 kilomètres. Nous y avons réservé trois nuits afin de profiter des paysages spectaculaires de la Sierra et des Canyons de Guara.
Entre l'Ebre et les Pyrénées, le parc naturel renferme un impressionnant massif de calcaire dont les reliefs sculptés par l'action érosive de l'eau et de l'air en font l'un des hauts lieux de la pratique du canyoning en Europe. Les randonneurs ne sont pas en reste et trouvent dans ces paysages de gorges, de falaises et de ravins un terrain idéal.
Pour ce qui nous concerne, c'est la randonnée que nous visons. Le canyoning, nous avons déjà eu l'occasion de l'expérimenter dans cette région pendant l'été 2000. Alors que nous séjournions dans la vallée française de Luchon, nous sommes venus passer deux jours dans les environs et y retrouver des amis qui nous avaient organisé une descente de canyon. Mais lequel et à partir d'où ? Nous espérons que ce nouveau séjour va aussi nous guérir de notre amnésie. ;-)
Revenons-en maintenant à notre itinéraire vers la Sierra. A partir d'Ainsa, nous quittons la route principale pour emprunter la A-2205, ondulant paisiblement à travers la campagne, au gré de jolis villages pour la plupart perchés.
A l'approche du massif, la route devient franchement sinueuse, suivant au plus près les méandres des rios.
Nous ignorons les premiers points de vue, peu photogéniques, pour nous rendre directement à proximité de Colungo. C'est là que démarre notre randonnée du jour.
Une fois sur place, nous réalisons que le début du circuit se fait sur une bonne piste. Pour gagner du temps et éviter une partie peu intéressante, nous poursuivons en voiture un kilomètre de plus. C'est toujours ça de pris !
Quand l'itinéraire quitte la piste, il n'y a plus d'autre choix que de poursuivre à pied. Il est 11 h 30 quand nous nous mettons en marche.
Le sentier descend dans le canyon des Arruellos puis s'enfonce dans la pinède de Cunarda, parfumée de senteurs de garrigue et de sous-bois. Des bouquets de thym et de romarin parsèment les pentes, j'en cueille quelques brins pour aromatiser les tomates de notre pique-nique. Pour échapper à l'hypoglycémie, nous n'avons qu'à tendre la main pour récolter quelques arbouses.
D'un canyon à l'autre, nous enchaînons les montées et les descentes en nous demandant où peut bien se cacher le point d'intérêt qui a motivé notre déplacement.
Ce n'est qu'au dernier moment, à partir de la confluence des deux dernières gorges qu'il se dévoile enfin. Il s'agit d'une impressionnante cavité creusée par l'érosion dans la roche calcaire. Plus qu'une fenêtre, c'est un véritable portail d'où son nom de Portal de la Cunarda.
Pour s'en approcher, les derniers mètres sont un peu exposés, mais pas véritablement dangereux. C'est sous sa voûte que l'on réalise pleinement sa majesté.
Les vautours aussi apprécient ce décor hors norme.
Après avoir mangé un morceau, nous rebroussons chemin, en partie par le même itinéraire, avant d'opter pour un raccourci qui rejoint directement la piste de Suelves, celle sur laquelle nous sommes garés.
Retour à 14 h 30 après un parcours en boucle de 3 heures pour une distance de 8 kilomètres et 550 mètres de dénivelé.
Nous reprenons la voiture pour la dernière ligne droite jusqu'à Alquézar dont la silhouette haut perchée se voit de loin, dominant la plaine environnante couverte de champs d'oliviers et d'amandiers.
C'est ce magnifique village médiéval regroupé autour de son château et de sa Collégiale que nous avons retenu pour notre séjour. A l'hôtel Villa de Alquézar, nous prenons possession d'une chambre "spéciale" de 40 m 2 avec une vue unique sur le village et le massif de la Sierra de Guara.
Après avoir contemplé le village depuis nos fenêtres, si on allait le visiter un peu plus avant ! Précisons que le centre est piéton, les visiteurs doivent laisser leur véhicule sur les parkings extérieurs.
De ruelle en placette, nous en faisons le tour tout en commençant à nous préoccuper de trouver une table pour le dîner, seules deux ou trois restaurants étant ouverts hors saison.
Finalement le choix est vite fait parmi les deux adresses recommandées par la réceptionniste de notre hôtel. Avec ses petites salles réparties sur plusieurs niveaux comme suspendues au-dessus de la vallée, son intérieur mariant la pierre et le bois dans un design épuré, la Casa Pardina est immédiatement retenue. Pour ce qui est du contenu de l'assiette, il faudra attendre 20 heures passées, bien entendu !
Nous poursuivons par conséquent notre déambulation, de l'église paroissiale St Michel l'Archange à la Collégiale Ste Marie Majeure.
Au cœur du village, la terrasse du café "Meson del Vero" ne nous est pas inconnue. Eureka, nous nous rappelons y avoir partagé des tapas à la fin de notre journée de canyoning en 2000. Petit à petit, la mémoire revient. Nous pouvons par conséquent en conclure que la descente de canyon s'est terminée à Alquézar.
Après cette parenthèse, reprenons la balade vers le sommet du village.
C'est là, sur les bases d'une forteresse musulmane, que se dresse l'église Ste Marie flanquée d'un cloître, baigné à cette heure par une lumière particulièrement seyante.
De l'intérieur de l'édifice religieux, on retient notamment la riche décoration des plafonds et quelques œuvres majeures comme ce retable.
Avant de quitter les hauteurs de la citadelle, nous nous attardons sur le magnifique panorama qui s'étend à nos pieds. Par-delà les tours et les remparts, le regard porte jusqu'au fond du canyon, jusqu'au lit du rio Vero, celui qui sera au cœur de nos explorations demain. Nous avons déjà hâte d'y être.
Une fois le soleil couché, nous profitons du confort de notre chambre avant de savourer la cuisine de la Casa Pardina, aussi soignée que son décor.
Hmmm… ce séjour en Sierra de Guara s'annonce prometteur !
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres.
La Collégiale d'Alquézar

Randonnée de Alquézar à Asque via les passerelles du rio Vero
J6 : Vendredi 18 novembre 2016
Après un petit déjeuner très copieux, avec tous les ingrédients déjà prêts sur la table (pas besoin de se lever pour se servir), nous sommes d'attaque pour la journée.
Aujourd'hui la voiture reste dans le garage de l'hôtel, nous partons directement à pied.
Il est 10 heures quand nous commençons à descendre vers le rio Vero sous un ciel légèrement plus voilé que les autres jours.
Une fois le lit de la rivière atteint, surprise… le parcours se poursuit en surplomb du cours d'eau grâce à des passerelles suspendues dans le vide.
Nous avançons à notre rythme, d'abord avec précaution, en baissant la tête pour certains passages puis avec de plus en plus d'aisance au fil de la progression.
Nous avons de la chance d'être absolument tout seuls. En cas d'affluence, ça doit être plus compliqué de se croiser.
Sans ce système ingénieux, on ne pourrait pas accéder au cœur de la gorge. Les falaises tombant à pic dans le rio ne laissent aucune place à un éventuel cheminement.
Plus on s'enfonce dans le canyon, plus les passerelles sont installées haut sur la falaise. Mais grâce aux câbles garde-fous, pas de crainte à avoir, pas de sensation de vertige non plus. Bien au contraire, le parcours à la limite de la canopée est vraiment amusant.
En dehors des avantages techniques, arrêtons-nous aussi sur les qualités visuelles et picturales du parcours ! Entre les couleurs menthe à l'eau du rio, orangé des parois du canyon, jaune d'or des feuilles d'automne et vert persistant des résineux, c'est l'harmonie parfaite.
Cela fait quasiment une heure que nous sommes en route, mais à force de musarder, nous avons l'impression de ne pas avoir beaucoup avancé. Il suffit d'ailleurs de lever la tête pour nous rendre compte que nous sommes toujours à la verticale du village, ou presque.
Après avoir traversé le Vero au niveau du pont roman de Fuentebanos, nous nous éloignons de la rivière pour grimper en direction du village d'Asque.
Dernière vue d'ensemble du canyon de Vero laissé derrière nous.
C'est alors le moment de nous intéresser à de petits détails botaniques.
En arrivant à proximité d'Asque, nous ignorons le village et coupons à travers un champ d'oliviers. A ce niveau, nous sommes presque étonnés de trouver deux randonneurs devant nous alors que jusqu'à présent nous étions toujours seuls dans nos balades.
Un arrêt pique-nique (pour nous) va permettre aux deux marcheurs de creuser à nouveau un peu leur avance avant qu'on ne les rattrape près du pont de Villacantal. C'est à cet endroit que nous retrouvons aussi le rio Vero.
Dernière pause pour profiter de la beauté sauvage du canyon.
Puis nous attaquons la dernière ligne droite, une longue montée bien raide jusqu'au village. Elle nous en rappelle une autre, celle faite il y a 16 ans, à l'issue de notre journée de canyoning. Hervé s'en souvient d'autant plus douloureusement qu'il l'avait faite, chaussons de plongée aux pieds. Nous pouvons en conclure que c'est bien le rio Vero (supérieur) que nous avons descendu en 2000. Cette balade a donc bien permis de nous rafraîchir la mémoire.
Le temps aussi s'est un peu rafraîchi sous un ciel de plus en plus couvert au fil de la journée. C'est donc par une boisson chaude bien méritée que nous clôturons cette randonnée de 10 kilomètres en 4 heures et avec 550 mètres de dénivelé. Un parcours très ludique dans un environnement de toute beauté !
La Sierra de Guara tient effectivement toutes ses promesses.
Pour l'heure, nous nous retirons dans notre chambre jusqu'au dîner pour lequel nous nous ne prenons pas de risque en retournant comme hier à la Casa Pardina. Nous avons été tellement bien accueillis et bien servis que c'est une évidence. Nous avons été séduits une nouvelle fois.
Deuxième nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 0 kilomètre (en voiture).
Passerelles du rio Vero

Real del Mascun, randonnée circulaire de Rodellar à Otin
J7 : Samedi 19 novembre 2017
Encore une journée consacrée à la Sierra de Guara, mais aujourd'hui nous changeons de point de départ et de canyon.
Nous nous rendons en voiture à Rodellar, situé au bout d'une route en cul-de-sac à 35 kilomètres de Alquézar, afin d'explorer un autre canyon emblématique de la région, celui de Mascun.
En saison, parking obligatoire à l'extérieur du village mais à cette époque de l'année, nous trouvons quelques places disponibles à l'entrée.
Bonne nouvelle, le ciel est à nouveau dégagé et le soleil généreux même si pour l'instant il ne fait que 5 degrés. Pull et veste seront vite remisés au fond du sac.
Un peu avant 11 heures, nous verrouillons la voiture, c'est parti en même temps que 5 jeunes que nous suivons comme des moutons sans faire attention ni aux indications du GPS ni aux panneaux. Or nous le comprendrons un peu plus tard, eux viennent là pour faire de l'escalade donc choisissent la pente la plus rapide et la plus raide pour accéder au canyon.
Cette variante nous oblige ensuite à passer la rivière plusieurs fois à gué, ce qui, grâce à quelques pierres bien placées, se révèle heureusement facile.
Une fois le parcours initial récupéré, il suffit de suivre le cheminement sur les berges du rio.
Une trentaine de minutes après notre départ, nous arrivons en vue du premier point d'intérêt, une belle cavité creusée dans une falaise.
Mais c'est après l'avoir dépassée et nous être retournés que nous réalisons sa véritable particularité. Sa forme ne vous évoque-t-elle pas quelque chose ?
Oui, sans aucun doute, il s'agit bien d'un dauphin.
Plus on avance, plus les falaises en surplomb du canyon prennent des formes évocatrices. Forteresse, tours crénelées, aiguilles rocheuses… il y a ici comme un air de canyon ouest américain !
A partir de maintenant, le sentier se dirige vers les hauteurs, atteignant 1000 mètres d'altitude à l'issue d'une série de zigzags bien sentis. Mais grâce à quelques distractions, la montée passe comme une lettre à la poste.
Nous nous amusons, en effet, à observer les différentes ouvertures percées dans les colonnes rocheuses. Fenêtre classique ou cintrée… Oeil de bœuf… Chas d'aiguille…
Pas étonnant que les rapaces eux aussi aient trouvé ces anfractuosités propices à leur habitat.
Deux heures après notre départ, nous atteignons le point culminant de notre randonnée d'où nous contemplons ces draperies rocheuses qui ornent le versant opposé.
Le sentier se faufile ensuite entre deux rangées de murets jusqu'à ces chênes robustes et sans doute pluricentenaires.
Nous ne tardons pas à atteindre le hameau de Otin, vraiment abandonné et carrément en ruine.
Nous sommes donc d'autant plus surpris de trouver… un cheval dans l'une de ces masures à moitié écroulées ! L'animal porte un mors, mais pas de selle. Il n'est pas attaché mais manifestement enfermé et pourtant calme. Que fait-il là ? Son propriétaire l'a-t-il momentanément parqué ici, le temps d'une petite balade à pied dans les environs ? Nous n'avons pourtant vu personne à des lieues à la ronde.
Nous en sommes maintenant à la moitié de notre circuit en boucle. Le retour dans le rio Mascun, contrairement à nos craintes, se fait en pente douce en passant... - d'abord par un gigantesque champ de genêt horrible,
puis à proximité du dolmen de Losa Mora,
enfin dans un pierrier un peu inconfortable dont nous oublions vite l'inconfort en nous focalisant sur les couleurs dorées que l'automne a posé sur tous les versants.
Nous retrouvons le rio Mascun à proximité de l'arche du dauphin. Contrairement à ce matin et sans doute aussi parce que nous sommes samedi, il y a un peu plus de monde, quelques randonneurs comme nous mais aussi quelques vététistes chevronnés dans le fond du canyon et surtout quelques grimpeurs accrochés telles des araignées aux parois rocheuses.
Voilà nous sommes presque arrivés. Dernière immersion dans ce fabuleux canyon de Mascun et fin d'un très beau parcours de 15 kilomètres fait en 6 heures avec 570 mètres de dénivelé.
A notre retour à Alquézar nous constatons également plus de monde dans le village que lors des soirs précédents, week-end oblige. Nous avons par conséquent bien fait de réserver notre table pour le dîner. Pour notre dernier soir nous avons voulu changer et essayer la Marmita de Guara.
Conclusion : la cuisine y est très bonne aussi (pour un prix assez similaire). En revanche, le décor et l'accueil sont un cran en dessous de ceux de la Casa Pardina.
Dernière nuit à l'hôtel Villa de Alquézar.
Distance parcourue dans la journée : 70 kilomètres. Dans le canyon de Mascun

De l'auberge de Montfalco au Congost de Mont-Rebei par les passerelles
J8 : Dimanche 20 novembre 2016
Après six jours consécutifs de très beau temps, la météo prévoit, à partir d'aujourd'hui et pour plusieurs jours, une dégradation pluvieuse en provenance de l'ouest. Notre itinéraire nous emmenant une centaine de kilomètres plus à l'est, nous espérons prendre un peu d'avance et échapper aux précipitations pour quelques heures encore.
En effet, en cours de route, nous trouvons même du soleil, ce qui nous conforte dans nos déductions.
Notre destination pour les deux nuits prochaines est l'auberge de Montfalco, une sorte de refuge pour randonneurs en plein milieu de nulle part, depuis laquelle nous avons prévu d'explorer deux sites d'intérêt : les murailles de Finestras aujourd'hui et le Congost de Mont-Rebei demain. Du moins, c'était l'enchaînement initialement prévu, mais vu les incertitudes météorologiques, nous préférons faire le contraire, la gorge et ses passerelles étant notre priorité.
Le défilé de Mont-Rebei forme la limite naturelle entre les provinces d'Aragon et de Catalogne. L'auberge de Montfalco se trouve au bout d'une piste carrossable d'une quinzaine de kilomètres qui débute dans le village de Viacamp, situé lui sur la route N-123 à l'est de Barbastro.
Quand nous arrivons à l'auberge autour de 11 heures, le parking est déjà plein et autour de la maison, des groupes de grimpeurs préparent cordes et baudriers. L'endroit est effectivement connu pour l'escalade, pour le kayak en été et est le point de départ de nombreuses randonnées.
La plus réputée d'entre elles relie le refuge au Congost (mot catalan signifiant canyon) de Mont-Rebei via plusieurs séries de passerelles et deux ponts suspendus. Le parcours intégral fait 13 kilomètres avec x mètres de dénivelé. En raison de la météo, nous revoyons nos objectifs à la baisse et espérons pouvoir couvrir au moins la moitié, c'est-à-dire la partie la plus spectaculaire entre l'auberge et le premier pont suspendu, et ce, sans pluie.
Allez, c'est parti tout d'abord à travers la forêt jusqu'à découvrir, au détour d'une falaise, l'étendue des eaux turquoises de l'Embalse de Canelles.
C'est à partir de ce point qu'il faut emprunter une première série de passerelles. Après avoir déjà expérimenté celles du rio Vero, nous sommes déjà un peu familiarisés avec ce type de parcours, mais contrairement aux précédentes en acier ajouré, celles-ci sont composées de lattes en bois plus aérées.
Si les précédentes suivaient un tracé assez horizontal, celles-ci ont un aspect beaucoup plus vertical.
Autre différence : si dans le canyon de Vero nous avions les passerelles pour nous tout seuls, ce n'est pas le cas ici. La grande majorité des touristes commencent cette randonnée par l'extrémité opposée où, près de Puente de Montanana, le parking est plus facilement accessible. Nous ne tardons donc pas à rencontrer sur les lattes des randonneurs ayant fait ce choix. Et comme nous sommes dimanche, ils sont très nombreux. Pour se croiser, c'est chacun son tour !
Après la première série de passerelles, un cheminement bien aménagé prend le relais et continue à grimper jusqu'au pied d'une deuxième série.
C'est après avoir emprunté toutes ces passerelles que la pluie commence à s'inviter dans la danse, rendant immédiatement glissante la pente rocheuse qui mène au pont suspendu. Nous décidons d'y descendre malgré tout en avançant avec précaution.
Depuis le milieu de la structure on jouit du meilleur point de vue sur cet impressionnant défilé en profitant de la couleur étonnante des eaux de la Noguera Ribagorzana. Dans sa partie la plus étroite, le goulet fait une vingtaine de mètres à peine.
Même s'il ne tombe pour l'instant qu'une petite pluie fine, nous préférons faire demi-tour. En ayant parcouru la moitié de l'itinéraire intégral en aller simple, nous avons tenu nos objectifs. Il reste à espérer que le retour ne se fasse pas sous une pluie battante.
Si nous avions continué, nous aurions pris le sentier taillé dans la falaise que l'on aperçoit sur la rive opposée. Spectaculaire lui aussi !
Nous tournons alors le dos à la gorge pour emprunter une deuxième fois ces passerelles s'enroulant tels des échafaudages autour des parois rocheuses.
Vue plongeante sur le canyon depuis le point le plus haut.
Dans la forêt nous séparant de Montfalco, nous avions repéré une table de pique-nique. Celle-ci tombe maintenant à point nommé pour une pause déjeuner bien tardive. Nous sommes au bord de l'hypoglycémie et plus très performants. Mais après nous être sustentés, fini le coup de barre, ça repart jusqu'à notre destination finale.
Un peu après 15 heures, nous sommes de retour à l'auberge. Au final, en dehors de quelques gouttes, il n'a pas vraiment plu et avec le recul, nous aurions pu tenter le parcours intégral dans les gorges. Dommage !
C'est maintenant le moment de prendre possession de notre hébergement, au milieu d'une ribambelle d'enfants courant dans tous les sens et d'autant d'adultes se hélant d'un étage à l'autre. Alors qu'il est presque 15 h 30, tout ce petit monde est seulement en train de passer à table.
Au milieu de ce brouhaha, on nous énonce les règles de la maison. Premièrement, pas de chaussures à l'intérieur, des sabots sont disponibles (mais nous avons amené nos chaussons). Deuxièmement, l'eau, notamment pour la douche, est à utiliser avec parcimonie.
A l'étage, nous nous installons dans une chambre, certes petite, mais aménagée avec soin (parquet et armoire en bois massif), et dotée d'une salle de bain privative. Les draps et les serviettes sont fournis dans notre cas, mais il faut préparer les lits. Des détails qui prouvent que ce n'est pas tout-à-fait un hôtel !
Le refuge comprend par ailleurs des chambres pour groupes avec salle de bains partagée.
Après un moment de repos dans la chambre, comme il ne pleut toujours pas, nous décidons de ressortir vers 17 heures pour explorer les alentours immédiats de l'auberge. Au rez-de-chaussée, les convives ne sont toujours pas sortis de table.
Nous partons en direction de l'Ermita de San Quitiera d'où nous contemplons une nouvelle vue sur le Congost de Mont-Rebei.
A notre retour, l'animation est toujours à son comble dans et autour de l'auberge. Les enfants cavalent dans les escaliers, les adultes rentrent et sortent, chargent les voitures, claquent les portes. Ce séjour risque d'être animé !
Pourtant, une heure plus tard, depuis notre chambre, nous sommes étonnés de ne plus entendre de bruit. Il nous faut même tendre l'oreille pour distinguer des sons paraissant provenir d'une télé. Seraient-ils tous réunis autour du petit écran ? Dans le sous-sol, ce n'est pas autour de la télé (il n'y a ni télé ni Internet) mais autour d'un écran de projection que nous retrouvons une petite poignée de personnes (sans doute des guides) en train de visionner un film sur… l'Islande. Petit à petit, les quelques personnes s'éclipsent une à une, toutes les autres (familles avec enfants) ayant déjà quitté le refuge, fin de week-end oblige.
Conclusion… au moment du dîner à 20 heures, il ne reste plus que nous deux (ainsi que le couple de gardiens et leur chien). Ça alors ! Nous avons le refuge pour nous tout seuls.
Dîner en tête à tête et nuit très calme rythmée par la pluie.
Distance parcourue dans la journée : 85 kilomètres.
Congost de Mont-Rebei

Une journée à Lérida, balade en ville
J9 : Lundi 21 novembre 2016
Si hier nous avons encore pu échapper à la pluie, aujourd'hui ça a l'air impossible. Il a plu toute la nuit sans discontinuer. Ce matin il tombe toujours des cordes et la météo ne prévoit aucune amélioration dans la journée.
Dans ces conditions, nous faisons une croix sur les Murailles de Finestras tout en réfléchissant à une alternative valable. Un coup d'œil sur une carte de la région nous apprend que la grande agglomération la plus proche est la ville catalane de Lérida, à une centaine kilomètres tout même de Montfalco. Mais puisqu'on a rien d'autre à faire…
Sans guide papier de Catalogne, sans Internet, nous ne savons pas exactement à quoi nous attendre mais sommes persuadés d'y trouver musées et/ou monuments où nous abriter, si besoin, de la pluie.
En arrivant à Lérida en fin de matinée, pas de chance côté musées et monuments, ils sont tous fermés le lundi, mais coup de bol, il n'y pleut pas. A défaut de visites culturelles, nous nous contentons alors d'une balade en ville.
Depuis les petites ruelles piétonnes du centre-ville, escalators et ascenseurs nous hissent sans effort sur les hauteurs où se dresse la Seu Vella. Ancienne cathédrale de Lérida, bâtie entre le XIIIe et le XVe siècles, elle témoigne de la transition entre art roman et art gothique. Sa grande tour s'impose au regard et son cloître attenant est, paraît-il, d'une grande beauté.
Nous nous limitons bien entendu à une vue de l'extérieur avant de trouver une porte laissée ouverte par inadvertance par une équipe de télévision en train d'y faire un reportage. Nous en profitons pour pénétrer dans le cloître, juste le temps d'une photo, avant de nous faire refouler par le gardien, de retour à son poste.
Nous sommes immédiatement frappés par sa taille ainsi que la beauté et la variété des remplages des fenêtres, tous différents.
Nous continuons alors à faire le tour de l'édifice toujours à l'extérieur en profitant de la vue depuis ce belvédère haut perché avant de nous perdre à nouveau dans le dédale des petites rues piétonnes.
A peine sortis de l'agglomération de Lérida, nous retrouvons la pluie qui n'a pas cessé non plus à Montfalco. Notre choix de passer la journée à Lérida a donc été pertinent.
Deuxième nuit à l'auberge où, vu la météo, nous sommes toujours tout seuls.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres.

De Tudela aux Bardenas Reales, premier aperçu
J10 et 11 : Mardi 22 et mercredi 23 novembre 2016
On dirait qu'il fait un peu meilleur. Au réveil, il ne pleut pas et les nuages bas sont en train de se disperser, levant le voile sur le réservoir et les reliefs hier totalement invisibles.
Mais cette timide amélioration n'est qu'éphémère. A notre départ de l'auberge, une heure plus tard, la pluie en remet une couche.
Bah, ayant prévu aujourd'hui une étape de transition, cette météo perturbée ne nous dérange pas outre mesure. Nous devons rejoindre la province de Navarre où nous avons réservé trois nuits dans un appartement dans le centre historique de Tudela. 250 kilomètres nous en séparent. Nous avons prévenu la propriétaire de notre arrivée entre 14 heures et 15 heures.
Nous y serons en self-catering. Alors quand un supermarché Simply se présente sur notre trajet et à défaut de pouvoir randonner, nous en profitons pour arpenter les rayons de la grande surface et faire un ravitaillement. Tout au long du parcours jusqu'en Navarre, la météo reste très humide.
Nous arrivons comme prévu, un peu après 14 heures, aux portes de Tudela.
Nous nous attendions à avoir quelques difficultés à pénétrer dans le cœur historique piétonnier, mais pas à ce point. Après avoir tourné en rond plusieurs fois, impossible d'arriver à l'adresse indiquée. Le centre est un dédale de petites rues médiévales, étroites et tortueuses, la plupart en sens unique. Même le GPS de la voiture n'est pas fichu de nous guider. Nous finissons par abandonner notre véhicule sur un stationnement pour nous rendre à pied à la Casa Soto del Ebro.
Sur place, la propriétaire, jambe dans le plâtre, réussit entre espagnol et un peu d'anglais rudimentaire, avec dessin à l'appui, à nous expliquer le circuit à emprunter. Elle nous remet surtout la télécommande, véritable sésame permettant l'accès à ce quartier historique barré par un plot rétractable. Elle nous indique aussi dans quel secteur nous garer gratuitement ensuite, une fois nos bagages déchargés.
Grâce à ses conseils avisés nous arrivons effectivement à bon port. Mais les complications reprennent quand il s'agit de trouver une place de stationnement gratuite. La mission s'avère impossible en pleine après-midi. Même les agents de police ne savent pas nous conseiller. Au final, c'est dans un parking payant que nous atterrissons. Nouveau casse-tête pour retrouver la maison depuis notre stationnement. Le GPS du téléphone lui aussi a du mal à trouver ses repères dans ce labyrinthe urbain.
Quand enfin nous réintégrons l'appartement, c'est pour ne plus le quitter de toute la soirée, profiter de son confort douillet et de son équipement moderne pour nous préparer un petit dîner devant la télé alors que dehors la pluie redouble d'intensité.
Distance parcourue dans la journée : 250 kilomètres.
Le lendemain…
Ploc, ploc, ploc… toute la nuit, notre sommeil a été rythmé par la pluie tombant par la gouttière percée de l'immeuble voisin sur l'auvent en plexiglas de l'entrée. Encore 100 % de précipitations prévues pour la journée.
Si nous avons choisi Tudela comme pied-à-terre pour trois nuits, c'est pour explorer les plateaux désertiques des Bardenas Reales qui s'étendent à une vingtaine de kilomètres de la ville. Vaste zone de 42 000 hectares, ce désert offre des paysages uniques en Europe caractérisés par une végétation spécifique et des formations rocheuses spectaculaires sculptées par l'érosion qui donnent vraiment au visiteur qui les traverse l'impression d'évoluer dans les paysages mythiques de l'Ouest américain.
Or dans cette région habituellement désertique il tombe aujourd'hui des seaux d'eau. Et l'on sait que le terrain des Bardenas, habituellement sec, peut rapidement devenir impraticable en cas de fortes pluies. Les routes et surtout les chemins qui sillonnent le plateau se transforment alors en torrents de boue dont on ne peut plus s'extraire.
A ce propos, j'avais vu des photos impressionnantes de motos engluées dans la boue, de camping-cars obligés de s'équiper de chaînes à neige pour se sortir du bourbier et même de 4x4 enlisés.
Dans ces conditions, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors et encore moins nos roues dans la glaise des Bardenas.
C'est pourquoi nous passons la matinée à paresser. Ce n'est qu'après le déjeuner que nous décidons de sortir afin de recueillir quelques informations auprès du centre des visiteurs du parc, accessible par une route bitumée.
Autour de Tudela, les étendues agricoles dédiées à la culture maraîchère donnent un avant-goût de ce qui nous attend plus loin. Les champs cultivés se sont transformés en rizières. Le bétail, les pieds dans l'eau, a dû se réfugier sur quelques promontoires moins détrempés.
Sans surprise, l'employée nous déconseille toute visite du désert pendant les deux prochains jours. La seule possibilité, dit-elle, consiste à poursuivre la route bitumée en cul-de-sac jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la base militaire qui occupe une partie du parc naturel. Toutes les pistes qui sillonnent les lieux sont, de son point de vue, impraticables.
Une fois la caserne atteinte, la tentation de nous engager sur la piste qui fait le tour du polygone de tir est trop forte. Finalement, son état n'est pas aussi catastrophique qu'annoncé. Certes, elle est trempée mais grâce à sa structure caillouteuse elle reste carrossable. Certes, il nous faut traverser à plusieurs reprises de larges flaques boueuses dont le fond est heureusement solide et d'où notre SUV ressort repeint couleur gadoue. Mais c'est le prix à payer pour découvrir a minima quelques reliefs emblématiques.
Ici la star du parc, Castildetierra, pour laquelle Hervé se risque à faire quelques pas dans la marne argileuse. Il a failli rester scotché dans la boue ;-) Là, les pentes bicolores de las Cortinas.
Pour l'instant, nous préférons ne pas tenter le diable et en rester là. Demain la météo prévoit une belle amélioration. Si randonner paraît d'ores et déjà compromis, nous espérons pouvoir poursuivre la visite tout en restant sur les pistes.
Dans l'immédiat, retour à Tudela pour une deuxième nuit à la Casa Soto del Ebro.
Distance parcourue dans la journée : 55 kilomètres.
Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales, le désert après la pluie
J12 : Jeudi 24 novembre 2016
La pluie a cessé durant la nuit, mais les immeubles dans ce quartier de Tudela sont si proches et si serrés qu'il est impossible de voir le ciel depuis nos fenêtres. La météo a prévu une amélioration progressive qui devrait se généraliser à partir de la mi-journée.
Alors en attendant qu'il fasse vraiment très beau, nous passons la matinée à nous promener en ville. L'objectif est de grimper au pied du Corazon de Jesus, la statue du Christ qui surplombe la ville un peu à la manière du Corcovado de Rio. C'est de là qu'on a la meilleure vue sur la cité et sur l'Ebre qui la traverse.
En chemin, petit aperçu des ruelles pavées et des immeubles en briques, très caractéristiques des vieilles villes espagnoles.
Bon, mais on n'est pas là pour rester en ville. Après avoir déjeuné tôt, hop, dès 13 heures, on part comme hier en direction du centre d'information des Bardenas Reales. Non pas pour y prendre des renseignements, on sait ce qu'on nous répondrait, mais juste pour profiter du goudron du parking pour changer de chaussures, car on s'attend à quelques dégâts de ce côté-là. ;-)
Immédiatement après le centre d'information, nous tournons à gauche sur la piste déjà empruntée hier, toujours garnie de larges flaques mais déjà un peu moins profondes que la veille. La décrue commence bien à s'amorcer.
Elle nous mène droit vers Castildetierra qui, sous le ciel bleu, a une bien meilleure tête qu'hier. Ça fait plaisir !
Avec sa robe à plis tombant telle une traîne, on dirait une reine dominant fièrement le royaume qui s'étend à ses pieds.
On peut en fait le tour, mais aujourd'hui c'est exclu. Même si les conditions sont meilleures, les sols sont encore trop spongieux pour pouvoir envisager de randonner.
L'objectif est donc de poursuivre en voiture en faisant le tour complet du polygone de tir et d'organiser nos arrêts selon nos envies au gré des sites se présentant sur notre parcours.
En longeant le côté nord, premier arrêt pour réaliser que la base militaire est réellement en activité. Waouh, il vaut mieux ne pas se trouver dans le champ d'action ! 8043 Concentrons-nous maintenant sur les mesas et les buttes striées qui font la renommée des Bardenas et que nous sommes hélas contraints de contempler de loin au téléobjectif.
Sur le côté Est du parcours, voyant à deux reprises un véhicule (français de surcroît) arrêté sans ses occupants à bord, nous sondons un peu les alentours mais à part faire quelques pas, impossible de s'éloigner.
Par conséquent c'est toujours à distance que nous admirons ces tertres plissés.
Après avoir fait le tour complet du champ de tir, presque de retour à la Castildetierra, voici enfin une possibilité de se dégourdir un peu les jambes en grimpant vers le Cabezo de Cortinillas.
Un escalier de 219 marches par endroits emportées par l'érosion mène au sommet d'un ancien observatoire militaire pour une vue imprenable sur les paysages alentour.
C'est également l'endroit idéal pour se rendre compte de l'engorgement des sols.
Hervé en profite pour poser entre deux demoiselles coiffées, ce qui n'est pas pour lui déplaire. ;-)
Et devant ce champignon géant, nous réalisons combien la ressemblance avec certains hoodoos de l'Utah ou de l'Arizona est flagrante. On se croirait du côté de Page (AZ).
Les Bardenas Reales ont indiscutablement beaucoup de points communs avec les déserts ouest-américains.
Il est presque 16 heures quand nous sommes de retour à la Castildetierra. Un peu trop tôt pour y attendre le coucher de soleil, mais par ce beau temps, pas question non plus de rentrer. Alors nous décidons de faire un saut jusqu'à la partie sud des Bardenas, accessible uniquement depuis Fustiñana, un détour d'une quarantaine de kilomètres tout de même.
Une dizaine de kilomètres après Fustiñana, une piste quitte la route NA-126 pour pénétrer dans le désert jusqu'au pied de Peña del Fraile, cette butte rocheuse qui culmine à 650 mètres.
Vu l'heure et la qualité du terrain, il n'est pas question d'y monter. Nous arrivons néanmoins à parcourir quelques centaines de mètres sur un sentier moyennement boueux jusqu'à ce qu'il le devienne vraiment trop.
Nous choisissons alors d'attendre le coucher de soleil à cet endroit. Il est 17 heures passées. Bientôt, les collines alentour, les pentes et le sommet de la Peña del Fraile se parent de jolies teintes dorées, une belle récompense après deux jours de conditions difficiles.
Il nous reste à constater les dégâts sur la voiture (ah, oui quand même), des stigmates dont plusieurs lavages successifs auront bien du mal à arriver à bout et dont on gardera les traces plusieurs semaines après notre séjour comme autant de souvenirs d'un désert qui se sera fait désirer.
Retour à Tudela à la nuit tombée pour une troisième et dernière nuit. Comme hier, nous arrivons à nous garer gratuitement non loin du centre. Pour la première fois depuis trois jours, nous arrivons à nous diriger à pied jusqu'à la Casa sans recourir au GPS.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Castildetierra, la star des Bardenas

Deux jours à Saint-Jean-de-Luz
J13 et 14 : vendredi 24 et samedi 25 novembre 2016
Ça y est, notre séjour à Tudela et plus généralement en Espagne s'achève. Des amis nous vantent depuis longtemps le charme de Saint-Jean-de-Luz, c'est l'occasion de finir ce séjour entre montagnes, canyons et déserts… par la mer !
Grâce à l'Autopista de Navarre, les quelque 200 kilomètres qui nous séparent de la côte basque sont rapidement couverts. Une fois le brouillard levé, il fait très beau tout au long de l'itinéraire. Au passage d'un col à plus de 800 mètres, quelques restes de neige sur les bas-côtés témoignent des intempéries récentes.
A destination dès midi, nous prenons immédiatement possession de notre studio à trois kilomètres du centre-ville, au rez-de-chaussée de la maison des propriétaires dans un grand jardin arboré avec piscine (bon, la piscine, c'est pour l'été).
Après un rapide déjeuner, nous sommes prêts à découvrir les environs. Nous prenons immédiatement la route de la corniche vers Hendaye où nous pensons suivre à pied le sentier côtier, mais comme ce dernier longe en grande partie la route, nous jugeons préférable de poursuivre en voiture pour tenter de se rapprocher de la mer.
J'avais repéré une boucle faisant le tour du Domaine d'Abbadia via la pointe Sainte-Anne. Nous garons la voiture en face de la ferme d'Asporotsttipi.
En réalité, là encore, une bonne partie du parcours se fait à distance de la mer, entre bois et landes. Seul le tour de la pointe Sainte-Anne permet véritablement de jouir d'un beau panorama, notamment sur Hendaye et les deux célèbres rochers des Jumeaux.
Un endroit également prisé des cormorans et des goélands.
La mer est d'un calme impressionnant. Nous imaginions trouver un océan plus agité sur cette côte réputée pour la pratique du surf. Profiterions-nous de conditions exceptionnelles ? C'est sur ces réflexions que nous poursuivons notre promenade qui, après avoir longé les falaises, se dirige à nouveau vers les terres, nous dévoilant au passage le célèbre château d'Abbadia.
Dressé face à l'océan, le château observatoire a été construit par Viollet le Duc entre 1864 et 1884 pour Antoine Abbadie, ethnologue, géographe et homme de science. Il le légua à la fin de sa vie à l'Académie des Sciences qui en est toujours propriétaire.
Petit détour du chemin pour jeter un œil à la charmante baie de Loya où il n'est plus permis de descendre en raison de l'éboulement d'une falaise.
Après cette petite balade bien sympa de 5 kilomètres en 2 heures avec très peu de dénivelé, retour dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz pour arpenter la baie avec son front de mer, ses maisons à colombages typiques, son casino et ses bains de mer.
Douceur et calme sont au rendez-vous en cette saison. C'est très agréable !
Nous en profitons aussi pour repérer une bonne adresse en vue du déjeuner de demain midi. Parmi les trois recommandations de nos hôtes, la première avec vue sur mer, Le Brouillarta, est fermée pour travaux (dommage, ça nous plaisait bien), la troisième (Le Petit Grill Basque) ne nous dit rien. C'est par conséquent le deuxième choix, situé à distance de la mer, Le Tourasse, que nous retenons.
En attendant, une petite dînette maison dans notre studio très confortable, situé entre golf et mer, fait parfaitement l'affaire.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres.
Le lendemain…
La météo annonce une matinée encore relativement belle avant l'arrivée de la pluie en début d'après-midi, une donnée d'importance pour l'organisation de la journée. Il faut tâcher d'en profiter un maximum ce matin.
Le sentier littoral dont nous avons parcouru une partie hier vers le sud et Hendaye se poursuit également vers le nord, reliant Saint-Jean-de-Luz à Bidart. Nous n'avons pas la prétention de faire l'intégralité du parcours, long de 13 kilomètres aller, d'autant qu'à 12 h 30 nous avons réservé une table dans le centre-ville de Saint-Jean-de-Luz.
L'idée est d'avancer autant qu'il nous chante en espérant bénéficier cette fois de la vue sur mer durant tout le trajet.
Après avoir laissé la voiture à proximité du jardin botanique, nous partons en direction du nord.
Très vite nous nous rendons compte qu'en raison de l'effondrement de falaises, le sentier qui initialement suivait strictement le bord de mer, a été détourné pour s'en écarter à plusieurs reprises. Nous qui fréquentons assidûment les chemins côtiers du nord de la Bretagne sommes un peu déçus de ce côté-là.
C'est pour cette raison que nous jugeons inutile de dépasser la plage d'Erromardie. De retour sur nos pas, nous décidons néanmoins de poursuivre vers le sud jusqu'à la plage de Saint-Jean-de-Luz via la pointe Sainte-Barbe, une bonne façon d'étoffer notre balade et éviter ainsi d'avoir à déplacer la voiture pour la garer dans le centre-ville le temps de déjeuner. Jolies vues sur Saint-Jean-de-Luz et sa baie.
Cette option nous amène par conséquent dans le centre-ville pas loin de midi, pile pour l'heure du déjeuner au Tourasse. Un déjeuner délicieux mais bien trop copieux. Nous ne sommes donc pas mécontents de pouvoir brûler quelques calories en refaisant à pied le trajet jusqu'au jardin botanique.
Un timing parfait puisqu'à l'instant même où nous arrivons à la voiture, nous recevons les premières gouttes.
Nous n'avons alors plus qu'à nous replier dans notre studio pour une fin d'après-midi et une fin de vacances tranquille. Demain plus de 700 kilomètres nous attendent pour le retour chez nous.
Distance parcourue dans la journée : 10 kilomètres. Distance totale parcourue pendant tout le voyage : 2 900 kilomètres de porte à porte.
Les Deux Jumeaux, entre St Jean-de-Luz et Hendaye

Le mot de la fin
Nous avons été ravis de notre voyage, à la fois dépaysant et pas très lointain, qui nous a fait découvrir ou redécouvrir des paysages très variés, des montagnes aux déserts en passant par les canyons. Une image un peu différente des classiques espagnols !
La météo de cette arrière-saison a été particulièrement belle la première semaine, un peu plus mitigée la deuxième, mais nous a permis de voir presque tout ce que nous souhaitions.
Pour avoir moins de risque côté météo, octobre est sans doute plus adapté.
Néanmoins, avec un séjour à nos dates, nous étions assurés de profiter des belles couleurs d'automne qui ont contribué à sublimer les paysages.
Ce que nous avons aimé : - les belles randonnées dans des sites peu fréquentés, où nous étions presque toujours seuls, - les beaux villages traditionnels, souvent admirablement situés, pour beaucoup en cours de rénovation, - la douceur du climat, - le réseau routier, en excellent état, - l'accueil, souriant et chaleureux partout, - la cuisine locale, très bonne et beaucoup beaucoup moins chère qu'en France, - le vin, notamment le vignoble du Somontano, une belle découverte !
Bref, vous l'aurez compris, l'Espagne, on a adoré !
Un regret : N'avoir pas pu explorer le désert des Bardenas Reales à pied peut-être, mais nous reviendrons, la péninsule ibérique a encore tellement de ressources à offrir.
Bibliographie/webographie
Côté ouvrages papier, j'ai eu entre les mains deux guides du Routard : * Madrid, Castille avec Aragon, Rioja et Estrémadure * Pays basque (France, Espagne, Navarre y compris)
Mais en réalité je me suis surtout servie d'Internet et notamment des sites suivants :
Si belle la terre (Aragon, Bardenas Reales, Sierra de Guara) qui a été ma principale source d'inspiration,
Topo Pyrénées qui recense de nombreuses randonnées dans le sud-ouest de la France et en Espagne, bien documentées et illustrées, avec traces GPS,
Turismo Somontano, le site de l'office de tourisme du Somontano qui a guidé mon choix pour les randonnées dans la Sierra de Guara,
Wikiloc et ses traces GPS très utiles, un incontournable,
Vazyvite pour appréhender la région des Bardenas Reales tout en passant un moment de franche rigolade,
Trip in Wild pour le plaisir des yeux et les belles images, toujours des Bardenas.
Voilà, c'est la fin de ce récit et de notre fabuleux voyage. En attendant le suivant, nous vous souhaitons une belle année 2017. 🙂
Romarin

FIN
Bye bye Kyushu English translation pending
Voici un résumé de mon séjour à Kyushu, qui s’est déroulé du 22/10 au 03/11/2016. J’en profite tout d’abord pour adresser un Grand Merci à tous ceux qui alimentent blogs et forums et m’ont permis de tracer cet itinéraire, et, particulièrement à Béné (de Fukuoka), toujours à l’écoute pour donner de précieuses infos ! A mon tour donc de livrer un petit retour d’expérience.
Je joins également quelques photos, pas trop réussies, juste pour vous donner un aperçu des lieux visités.
Enfin, pour éliminer tout suspense de ce récit, je vous le dis tout de suite : Visitez Kyushu, c’était génial ! Il s’agit de mon 3ème voyage au Japon et je souhaitais en découvrir un aspect moins urbain et à un rythme « cool ».
J2 : KAGOSHIMA :
Après un petit trajet en train suivi du vol Paris-Frankfort-Tokyo-Kagoshima, nous descendons un peu défraichies de l’avion vers 16h30, en titubant, pour aussitôt monter dans notre voiture de location, une Passo réservée à l’agence Toyota de l’aéroport. Un mini bus vert Toyota attend les clients à la sortie de l’aéroport pour les emmener gratuitement 500 mètres plus loin à l’agence. Les formalités sont ultra rapides et en quelques minutes, après nous avoir réglé le GPS en anglais, nous voilà livrées à nous-mêmes dans les affres de la conduite à gauche, pour rejoindre l’hôtel Shiroyama. (Je ne sais pas si c’est permis mais je vais citer le nom des hôtels et en donner un bref avis). L’hôtel est magnifique, avec un extraordinaire petit déjeuner, continental et japonais un personnel sympa, des supers chambres avec vue sur le volcan, mais aussi un prix en conséquence. Le soir, nous dinons dans un resto tranquille du Dolphin Port pour environ 800 yens, à 10 minutes de l’hôtel, où il est facile de se garer.
J3 : Journée sur le SAKURAJIMA : Départ vers le port pour prendre le ferry : 1 toutes les 15 minutes 24h/24h. L’accès au bateau est très direct en voiture, il est à noter que l’on paie à la sortie du ferry et non à l’entrée, à l’aller comme au retour, sans sortir de la voiture. Ils sont forts ces japonais ! Super météo, soleil et 26-27 ° degrés à l’ombre ! Comme nous visitons en mode flânerie, la visite de l’île nous prend quasiment la journée : visite intéressante et gratuite du Visitor center, bain de soleil au onsen pédestre, balade sur le chemin de lave, déjeuner sur l’île où nous goutons le porc noir de Kagoshima, visite des différents points d’observation du volcan, multiples contacts avec les chats autochtones etc... Le volcan aura légèrement fumé de jolis volutes blancs, de 10h à 16h00, juste le temps de la visite, parfait timing. Nous passons à l’hôtel en fin d’après-midi pour tester le rotenburo et repartons diner au centre-ville, au Kagomma Furusato Yataimura : une ruelle reconstituée de petites gargotes à l’ancienne où l’on peut grignoter diverses choses en buvant des bières. Sans doute un peu touristique en pleine saison, mais très convivial, on peut facilement discuter avec ses voisins de table.


J4 : CHIRAN et jardin SEGANNEN : Après le monumental petit déjeuner de l’hôtel (c’est devenu une activité à part entière de notre séjour), départ pour la petite ville de Chiran, 35 km, 1 heure de route. Encore une journée estivale. La ville est connue pour sa rue composée de maisons de samouraïs. On peut en visiter 7 en prenant un billet unique (500 yens). On en voit surtout les jardins, magnifiquement conçus et entretenus. A la maison n° 3 ou 4, qui, elle, est ouverte, on peut siroter sur sa terrasse l’excellent thé vert de Chiran, que vendent les propriétaires des lieux.
On déjeune tardivement et rapidement au Family Mart et découvrons dans la même rue une toute petite boutique de thé vert biologique, de producteurs locaux. On va y tester une glace au thé vert. La vendeuse nous offre gentiment, en complément de notre immense glace, un thé vert chaud suivi d’un gigantesque verre de thé vert glacé … Etait-ce de sa part une tentative d’empoisonnement au thé vert ? Faut-il se méfier de ces charmantes et jeunes vendeuses japonaises ? Quelqu’un a-t-il un témoignage à apporter dans ce sens ? Je ne sais que penser. Pas rancunières, nous y achetons nos provisions à ramener en France.
On délaisse la visite du musée des kamikazes et rentrons à Kagoshima pour faire un tour au jardin Senganen. Dans la tradition des jardins créés au 17ème siècle par les grandes familles seigneuriales, ce jardin est conçu avec tout le raffinement et l’esthétique de l’époque. Adossé à une colline et offrant une pleine vue sur le Sakurajima, la visite est très agréable, d’autant qu’il est peu fréquenté en cette fin d’après-midi. On visite avec le même billet le petit musée attenant, consacré à l’histoire des clans locaux et à l’arrivée des premiers occidentaux au Japon.
Le soir on se balade sous les arcades commerciales du centre-ville puis trouvons un petit resto dans la gare, un peu moyen. Le principe du resto est de faire griller soi-même ses aliments sur une plaque posée sur la table, mais on nous sert des portions misérables (une demie carotte, 3 tranches fines de patate douce, un bout de viande) à l’exception des oignons en lamelles, servis à profusion..



J5 : Randonnée à KIRISHIMA Nous quittons définitivement notre bel hôtel pour rejoindre à un peu moins de 2 heures de route (70 km) Ebino Kogen, point de départ de nombreuses randonnées dans ce parc naturel volcanique. Concernant la route, je précise que le GPS nous permet toujours de choisir plusieurs itinéraires. Les péages étant beaucoup plus chers qu’en France, nous prenons quasiment à chaque fois l’itinéraire « éco », gratuit, qui finalement est plus direct et souvent plus court en temps. De plus, les petites routes sinueuses de Kyushu offrent des paysages sympas. Au final, nous n’aurons presque rien dépensé en péage, une trentaine d’euros pour 1 000 km. De plus, la conduite d’une automatique est très agréable.
Nous avions prévu de faire une belle rando comprenant l’ascension du Mont Karakuni et le tour du lac Onamino, mais comme partout ailleurs, la montagne est capricieuse et Kirishima « l’ile dans la brume », a décidé de bien porter son nom. Avec très peu de visibilité, nous nous rabattons sur le tour des petits lacs de cratère. Une balade (et un piquenique) la plupart du temps en forêt qui ne valent pas vraiment le détour par mauvais temps, mais qui permettent de rencontrer des randonneurs japonais.
Le soir nous rejoignons notre hôtel, le Kirishima Kanko hotel. Je suis bien obligée de constater que, jamais au Japon, je n’avais vu une salle de bain aussi sale ! Des murs couverts de crasse, des poignées de porte et un lavabo qu’aucune éponge n’a jamais effleurés etc. Le repas traditionnel servi le soir est de piètre qualité, des sashimi récalcitrants qu’il faut mâcher longuement, des viandes atrocement cartilagineuses etc.. Les viandes sont toutes mises à chauffer en même temps, si bien qu’il faut les ingurgiter à toute allure. Même qualité au petit déjeuner. Le hameau comptant plusieurs hôtels tout près, je conseille donc d’éviter celui-ci !
J6 : KIRISHIMA – UDO - AOSHIMA :
Attention chers lecteurs, vous êtes déjà un peu las de mon modeste récit et vous vous apprêtiez peut-être à cliquer ailleurs, mais non, attendez une minute car ceci est une journée idéale :
Trois sites remarquables : Tôt le matin, visite du sanctuaire shinto de Kirishima, avant l’arrivée des cars de touristes. La météo n’est pas terrible mais le ciel gris et bas et une petite bruine renforcent l’aspect mystérieux de ce magnifique sanctuaire, très coloré, enchâssé dans une montagne couverte d’une épaisse forêt sombre. Une atmosphère très particulière se dégage de cet ensemble, qui plaira aux amateurs de photos et aux voyageurs contemplatifs. Même si c’est tout à fait subjectif, on se sent plongées dans cette région, au « cœur du Japon ».

En fin de matinée, départ vers le sanctuaire d’Udo (100 km, 2 heures de route). Le trajet à lui seul est intéressant pour ses paysages, qui nous mène de la montagne jusqu’à la côte pacifique. Le sanctuaire d’Udo est un véritable bijou, creusé à flanc de falaise. Avant de descendre jusqu’au temple principal, nous empruntons un petit sentier marqué par un tori, qui monte d’abord dans la forêt subtropicale, pour redescendre presque aussitôt au pied de la falaise vers une petite grotte abritant un mini –temple. L’endroit est désert, il n’y a que nous et le bruit des vagues qui se brisent à nos pieds...


Nous remontons vers le chemin du sanctuaire proprement dit, bordé de palmiers. Celui-ci occupe presque entièrement une grande grotte, toujours face à l’océan. Un prêtre y joue par intermittence de la flûte traditionnelle, c’est bôôô ..

Fin de la journée à la presqu’île d’Aoshima (à 23 km, 30 minutes). Cette minuscule presqu’île est une curiosité géologique. A marée basse, la presqu’île est entourée de curieuses formations basaltiques sculptées par l’érosion, appelées « orgues du diable » ou « planches des démons » selon les différentes traductions. En son centre se trouve un joli temple, littéralement ceinturé par une infranchissable forêt subtropicale. On en fait le tour à pieds, sur une plage de coquillages. Un lieu aussi très photogénique.

Nous passons la nuit à l’Aoshima Grand Hotel Miyazaki. Pratique, à 200 m de la presqu’île et au bord de la plage. La vue sur l’océan est directe. Le soir venu, nous sommes les seules occidentales dans la salle du restaurant de l’hôtel. Au milieu du repas, la patronne des lieux, une honorable mamie japonaise en tenue traditionnelle, s’approche de notre table et nous offre une pleine brassée d’origamis. On constate au travers de ce petit geste, que presqu’à chacun de nos contacts, la plupart des japonais ont eu à cœur de montrer le meilleur côté de leur pays et de mettre en avant leurs traditions aux yeux des touristes étrangers. C’est la 1ère fois qu’on le ressent autant, ayant déjà voyagé au Japon. Je me demande si c’est propre à Kyushu. En tout cas, c’est assez touchant et je me dis qu’on ferait bien de s’en inspirer chez nous auprès des touristes étrangers !
Le lendemain, au petit matin, je relève le défi du onsen sous la pluie et monte sur le toit-terrasse de l’hôtel pour un bain d’extérieur avec vue sur l’océan agité. Ça, c’est fait !
J7 : AOSHIMA –HOSOSHIMA – TAKACHIHO :
En sortant de l’hôtel, on tombe sur un petit jardin botanique, gratuit, sympa à visiter surtout pour sa serre de fruits exotiques. Puis, on part à Hososhima, en suivant la route côtière après avoir fait un léger détour au sud, vers Nichinan, pour aller voir de plus près leurs fameuses glaces à la mangue.
On pensait faire une journée « de transition », avec pas mal de route et peu de sites à voir en chemin : grave erreur : si j’avais su, j’aurais programmé un jour de plus sur cette très belle côte pacifique. Chemin faisant, on découvre par hasard le vieux quartier de Mimitsu, un petit port de pêche. On y fait une halte car ces quelques ruelles désertes aux maisons traditionnelles ont été préservées de toute urbanisation moderne. On trouve dans une de ces maisons anciennes une petite galerie d’art qui a l’air intéressant mais qu’on a malheureusement plus le temps de visiter.
En milieu de journée, nous arrivons à Hososhima, près de Hyuga, (98 km, 1h30) sous un soleil éclatant pour visiter le promontoire d’Umagase. Il y a dans ce secteur plusieurs départs de balades sur des sentiers qui démarrent en forêt pour se terminer au sommet de hautes falaises, très découpées, qui offrent une vue magnifique sur la côte. La forêt est peuplée de crabes arboricoles. Au final, après une belle balade, on regrette de ne pas pouvoir y passer la journée et on quitte les lieux à regret.

En fin d’après-midi, on file vers la montagne pour rejoindre notre ryokan à Takachiho (70 km, 1h 15). Il s’agit du ryokan Yamatoya, situé dans la rue principale. J’avais lu sur internet des avis mitigés sur ce petit établissement de montagne. Pour ma part, je l’ai trouvé tout à fait correct, bien tenu, avec un accueil sympa et une ambiance presque familiale. Il n’y avait que peu de clients, sauf au restaurant où les gens du coin viennent diner le soir.

Le Ryokan a deux onsens, dont l’un des deux est si petit qu’à 5 personnes, nous nous partageons 4 douches et nous retrouvons dans le bain serrées comme des sardines. Il fait à peu près la taille de deux baignoires mises côte à côte. Cette proximité inédite avec trois japonaises qui parlent assez bien anglais, se termine en franche rigolade. Ce sont en fait des habitantes de Takachiho qui se font une sortie onsen/restaurant entre filles ! Un concept à importer, non ? Fin de la première partie, à suivre ......
J2 : KAGOSHIMA :
Après un petit trajet en train suivi du vol Paris-Frankfort-Tokyo-Kagoshima, nous descendons un peu défraichies de l’avion vers 16h30, en titubant, pour aussitôt monter dans notre voiture de location, une Passo réservée à l’agence Toyota de l’aéroport. Un mini bus vert Toyota attend les clients à la sortie de l’aéroport pour les emmener gratuitement 500 mètres plus loin à l’agence. Les formalités sont ultra rapides et en quelques minutes, après nous avoir réglé le GPS en anglais, nous voilà livrées à nous-mêmes dans les affres de la conduite à gauche, pour rejoindre l’hôtel Shiroyama. (Je ne sais pas si c’est permis mais je vais citer le nom des hôtels et en donner un bref avis). L’hôtel est magnifique, avec un extraordinaire petit déjeuner, continental et japonais un personnel sympa, des supers chambres avec vue sur le volcan, mais aussi un prix en conséquence. Le soir, nous dinons dans un resto tranquille du Dolphin Port pour environ 800 yens, à 10 minutes de l’hôtel, où il est facile de se garer.
J3 : Journée sur le SAKURAJIMA : Départ vers le port pour prendre le ferry : 1 toutes les 15 minutes 24h/24h. L’accès au bateau est très direct en voiture, il est à noter que l’on paie à la sortie du ferry et non à l’entrée, à l’aller comme au retour, sans sortir de la voiture. Ils sont forts ces japonais ! Super météo, soleil et 26-27 ° degrés à l’ombre ! Comme nous visitons en mode flânerie, la visite de l’île nous prend quasiment la journée : visite intéressante et gratuite du Visitor center, bain de soleil au onsen pédestre, balade sur le chemin de lave, déjeuner sur l’île où nous goutons le porc noir de Kagoshima, visite des différents points d’observation du volcan, multiples contacts avec les chats autochtones etc... Le volcan aura légèrement fumé de jolis volutes blancs, de 10h à 16h00, juste le temps de la visite, parfait timing. Nous passons à l’hôtel en fin d’après-midi pour tester le rotenburo et repartons diner au centre-ville, au Kagomma Furusato Yataimura : une ruelle reconstituée de petites gargotes à l’ancienne où l’on peut grignoter diverses choses en buvant des bières. Sans doute un peu touristique en pleine saison, mais très convivial, on peut facilement discuter avec ses voisins de table.


J4 : CHIRAN et jardin SEGANNEN : Après le monumental petit déjeuner de l’hôtel (c’est devenu une activité à part entière de notre séjour), départ pour la petite ville de Chiran, 35 km, 1 heure de route. Encore une journée estivale. La ville est connue pour sa rue composée de maisons de samouraïs. On peut en visiter 7 en prenant un billet unique (500 yens). On en voit surtout les jardins, magnifiquement conçus et entretenus. A la maison n° 3 ou 4, qui, elle, est ouverte, on peut siroter sur sa terrasse l’excellent thé vert de Chiran, que vendent les propriétaires des lieux.
On déjeune tardivement et rapidement au Family Mart et découvrons dans la même rue une toute petite boutique de thé vert biologique, de producteurs locaux. On va y tester une glace au thé vert. La vendeuse nous offre gentiment, en complément de notre immense glace, un thé vert chaud suivi d’un gigantesque verre de thé vert glacé … Etait-ce de sa part une tentative d’empoisonnement au thé vert ? Faut-il se méfier de ces charmantes et jeunes vendeuses japonaises ? Quelqu’un a-t-il un témoignage à apporter dans ce sens ? Je ne sais que penser. Pas rancunières, nous y achetons nos provisions à ramener en France.
On délaisse la visite du musée des kamikazes et rentrons à Kagoshima pour faire un tour au jardin Senganen. Dans la tradition des jardins créés au 17ème siècle par les grandes familles seigneuriales, ce jardin est conçu avec tout le raffinement et l’esthétique de l’époque. Adossé à une colline et offrant une pleine vue sur le Sakurajima, la visite est très agréable, d’autant qu’il est peu fréquenté en cette fin d’après-midi. On visite avec le même billet le petit musée attenant, consacré à l’histoire des clans locaux et à l’arrivée des premiers occidentaux au Japon.
Le soir on se balade sous les arcades commerciales du centre-ville puis trouvons un petit resto dans la gare, un peu moyen. Le principe du resto est de faire griller soi-même ses aliments sur une plaque posée sur la table, mais on nous sert des portions misérables (une demie carotte, 3 tranches fines de patate douce, un bout de viande) à l’exception des oignons en lamelles, servis à profusion..



J5 : Randonnée à KIRISHIMA Nous quittons définitivement notre bel hôtel pour rejoindre à un peu moins de 2 heures de route (70 km) Ebino Kogen, point de départ de nombreuses randonnées dans ce parc naturel volcanique. Concernant la route, je précise que le GPS nous permet toujours de choisir plusieurs itinéraires. Les péages étant beaucoup plus chers qu’en France, nous prenons quasiment à chaque fois l’itinéraire « éco », gratuit, qui finalement est plus direct et souvent plus court en temps. De plus, les petites routes sinueuses de Kyushu offrent des paysages sympas. Au final, nous n’aurons presque rien dépensé en péage, une trentaine d’euros pour 1 000 km. De plus, la conduite d’une automatique est très agréable.
Nous avions prévu de faire une belle rando comprenant l’ascension du Mont Karakuni et le tour du lac Onamino, mais comme partout ailleurs, la montagne est capricieuse et Kirishima « l’ile dans la brume », a décidé de bien porter son nom. Avec très peu de visibilité, nous nous rabattons sur le tour des petits lacs de cratère. Une balade (et un piquenique) la plupart du temps en forêt qui ne valent pas vraiment le détour par mauvais temps, mais qui permettent de rencontrer des randonneurs japonais.
Le soir nous rejoignons notre hôtel, le Kirishima Kanko hotel. Je suis bien obligée de constater que, jamais au Japon, je n’avais vu une salle de bain aussi sale ! Des murs couverts de crasse, des poignées de porte et un lavabo qu’aucune éponge n’a jamais effleurés etc. Le repas traditionnel servi le soir est de piètre qualité, des sashimi récalcitrants qu’il faut mâcher longuement, des viandes atrocement cartilagineuses etc.. Les viandes sont toutes mises à chauffer en même temps, si bien qu’il faut les ingurgiter à toute allure. Même qualité au petit déjeuner. Le hameau comptant plusieurs hôtels tout près, je conseille donc d’éviter celui-ci !
J6 : KIRISHIMA – UDO - AOSHIMA :
Attention chers lecteurs, vous êtes déjà un peu las de mon modeste récit et vous vous apprêtiez peut-être à cliquer ailleurs, mais non, attendez une minute car ceci est une journée idéale :
Trois sites remarquables : Tôt le matin, visite du sanctuaire shinto de Kirishima, avant l’arrivée des cars de touristes. La météo n’est pas terrible mais le ciel gris et bas et une petite bruine renforcent l’aspect mystérieux de ce magnifique sanctuaire, très coloré, enchâssé dans une montagne couverte d’une épaisse forêt sombre. Une atmosphère très particulière se dégage de cet ensemble, qui plaira aux amateurs de photos et aux voyageurs contemplatifs. Même si c’est tout à fait subjectif, on se sent plongées dans cette région, au « cœur du Japon ».

En fin de matinée, départ vers le sanctuaire d’Udo (100 km, 2 heures de route). Le trajet à lui seul est intéressant pour ses paysages, qui nous mène de la montagne jusqu’à la côte pacifique. Le sanctuaire d’Udo est un véritable bijou, creusé à flanc de falaise. Avant de descendre jusqu’au temple principal, nous empruntons un petit sentier marqué par un tori, qui monte d’abord dans la forêt subtropicale, pour redescendre presque aussitôt au pied de la falaise vers une petite grotte abritant un mini –temple. L’endroit est désert, il n’y a que nous et le bruit des vagues qui se brisent à nos pieds...


Nous remontons vers le chemin du sanctuaire proprement dit, bordé de palmiers. Celui-ci occupe presque entièrement une grande grotte, toujours face à l’océan. Un prêtre y joue par intermittence de la flûte traditionnelle, c’est bôôô ..

Fin de la journée à la presqu’île d’Aoshima (à 23 km, 30 minutes). Cette minuscule presqu’île est une curiosité géologique. A marée basse, la presqu’île est entourée de curieuses formations basaltiques sculptées par l’érosion, appelées « orgues du diable » ou « planches des démons » selon les différentes traductions. En son centre se trouve un joli temple, littéralement ceinturé par une infranchissable forêt subtropicale. On en fait le tour à pieds, sur une plage de coquillages. Un lieu aussi très photogénique.


Nous passons la nuit à l’Aoshima Grand Hotel Miyazaki. Pratique, à 200 m de la presqu’île et au bord de la plage. La vue sur l’océan est directe. Le soir venu, nous sommes les seules occidentales dans la salle du restaurant de l’hôtel. Au milieu du repas, la patronne des lieux, une honorable mamie japonaise en tenue traditionnelle, s’approche de notre table et nous offre une pleine brassée d’origamis. On constate au travers de ce petit geste, que presqu’à chacun de nos contacts, la plupart des japonais ont eu à cœur de montrer le meilleur côté de leur pays et de mettre en avant leurs traditions aux yeux des touristes étrangers. C’est la 1ère fois qu’on le ressent autant, ayant déjà voyagé au Japon. Je me demande si c’est propre à Kyushu. En tout cas, c’est assez touchant et je me dis qu’on ferait bien de s’en inspirer chez nous auprès des touristes étrangers !
Le lendemain, au petit matin, je relève le défi du onsen sous la pluie et monte sur le toit-terrasse de l’hôtel pour un bain d’extérieur avec vue sur l’océan agité. Ça, c’est fait !
J7 : AOSHIMA –HOSOSHIMA – TAKACHIHO :
En sortant de l’hôtel, on tombe sur un petit jardin botanique, gratuit, sympa à visiter surtout pour sa serre de fruits exotiques. Puis, on part à Hososhima, en suivant la route côtière après avoir fait un léger détour au sud, vers Nichinan, pour aller voir de plus près leurs fameuses glaces à la mangue.
On pensait faire une journée « de transition », avec pas mal de route et peu de sites à voir en chemin : grave erreur : si j’avais su, j’aurais programmé un jour de plus sur cette très belle côte pacifique. Chemin faisant, on découvre par hasard le vieux quartier de Mimitsu, un petit port de pêche. On y fait une halte car ces quelques ruelles désertes aux maisons traditionnelles ont été préservées de toute urbanisation moderne. On trouve dans une de ces maisons anciennes une petite galerie d’art qui a l’air intéressant mais qu’on a malheureusement plus le temps de visiter.
En milieu de journée, nous arrivons à Hososhima, près de Hyuga, (98 km, 1h30) sous un soleil éclatant pour visiter le promontoire d’Umagase. Il y a dans ce secteur plusieurs départs de balades sur des sentiers qui démarrent en forêt pour se terminer au sommet de hautes falaises, très découpées, qui offrent une vue magnifique sur la côte. La forêt est peuplée de crabes arboricoles. Au final, après une belle balade, on regrette de ne pas pouvoir y passer la journée et on quitte les lieux à regret.

En fin d’après-midi, on file vers la montagne pour rejoindre notre ryokan à Takachiho (70 km, 1h 15). Il s’agit du ryokan Yamatoya, situé dans la rue principale. J’avais lu sur internet des avis mitigés sur ce petit établissement de montagne. Pour ma part, je l’ai trouvé tout à fait correct, bien tenu, avec un accueil sympa et une ambiance presque familiale. Il n’y avait que peu de clients, sauf au restaurant où les gens du coin viennent diner le soir.

Le Ryokan a deux onsens, dont l’un des deux est si petit qu’à 5 personnes, nous nous partageons 4 douches et nous retrouvons dans le bain serrées comme des sardines. Il fait à peu près la taille de deux baignoires mises côte à côte. Cette proximité inédite avec trois japonaises qui parlent assez bien anglais, se termine en franche rigolade. Ce sont en fait des habitantes de Takachiho qui se font une sortie onsen/restaurant entre filles ! Un concept à importer, non ? Fin de la première partie, à suivre ......
Indonésie: Bali, l'île des offrandes English translation pending

Un joli sourire en guise d'introduction, comme un premier témoignage de la gentillesse des balinais … Plantons le décor. Nous sommes tout au nord de l'île de Bali dans la région rurale de Sangsit et plus précisément dans l'enceinte du Pura Beji, un temple hindouiste parmi tant d'autres. Cette sympathique jeune femme portant une corbeille d'offrandes est tout simplement venue la déposer au pied de l'autel, afin de vénérer les dieux.
Une scène presque banale à Bali, tant l'observation du rituel des offrandes aux divinités est si courante et en tous lieux : dans les temples bien sûr mais aussi autour des sanctuaires, au bord des routes et des rues, dans les champs et jusque dans les modestes autels présents presque dans chaque cour d'habitation.
Les balinais sont donc fervents d'offrandes … Quant à l'île de Bali, elle offre aux visiteurs ses paysages, sa culture et son atmosphère à nulle autre pareille. Voilà ce que je me propose de vous faire partager avec le récit de mon récent périple à travers cette île. Des temples aux rizières ainsi que bien d'autres aspects sont au programme ... tellement un voyage à Bali s'avère riche en découvertes dépaysantes.
-- Un rituel quotidien
Revenons à présent à la séance d'offrandes … La jeune femme s'avance vers l'autel et y place son aumône : des fleurs posées sur des feuilles de palmiers tressées et quelques bâtons d'encens, ils se consument lentement laissant échapper de fines colonnes de fumées qui embaument l'atmosphère. Faisons nous discret et laissons-là se recueillir en compagnie de son petit garçon agenouillé auprès d'elle.

Sur la droite, un jeune couple en élégant habits de cérémonie se prépare à poser pour une photo souvenir. Une robe et une tunique au rouge éclatant, des ourlets et une coiffe dorés qui brillent sous le soleil… ce sont des jeunes mariés parés de tenues traditionnelles. Comme ce n'est pas pour mon objectif qu'ils posent et ne faisant pas parti des invités à la cérémonie, là aussi, je reste en retrait et cadre donc la scène avec un plan large.

La vue a l'intérêt de montrer également l'architecture typique d'un temple balinais avec les multiples statues de divinités qui le décorent. De l'autre côté, il y a, entre autre, la classique porte d'entrée des temples (Pura en langue locale) avec ce porche en forme de tour pyramidale fendue et séparée en deux parties.

Les hindouistes balinais tolèrent l'entrée au sein de leur temples des visiteurs non hindouistes, mais en dehors des grandes cérémonies et avec une autre condition : le port d'un sarong autour de la ceinture et des jambes. Bon, n'étant pas un habitué du port d'une telle « jupe » locale, l'aide de notre très disponible accompagnateur Guntur me sera d'une grande utilité, il va avec doigté ajuster correctement ce fameux sarong autour de ma taille ... afin que je ne paraisse pas trop ridicule !

Ce temple rural Beji est dédié aux divinités des cultures irriguées autant dire principalement à la culture du riz, d'ailleurs un large panorama de rizières s'étend sur la gauche de l'enceinte du temple.
-- Leçon de riziculture

Une plus ample connaissance de la culture du riz, nous la ferons parmi d'autres rizières, celles situées autour du village de Tunjuk, plus à l'intérieur de l'île. Et il n'y a pas mieux pour en savoir un peu plus sur cette culture que de côtoyer les planteurs de riz et surtout de participer à leur travail. Là, il va falloir mettre la main à la pâte … c'est à dire plonger les mains dans la boue ! Cela commence d'abord par la préparation du terrain. Et en avant ! avec cette paire de buffles d'eau.

Ici, il ne faut pas avoir peur de se mouiller et hop, me voilà les pieds dans la boue visqueuse et glissante. Pourvu que les buffles ne s'emballent pas … ce serait le bain de boue assuré ! Mais les animaux connaissent leur boulot et puis, il y a aussi à mes côtés leur maître dont ils suivent, pas à pas, les directives. Avancer dans la rizière afin de préparer le terrain pour la plantation, ça fait ploc, ploc et re-ploc … et ça éclabousse quelque peu ! Le tour de manège terminé, passons au repiquage des plants. Par manque d'expérience, j'enfonce sans doute un peu trop les plants : « Stop ! Stop !» me dit à chaque fois le planteur certifié. Alors que le rang commence à prendre forme, je crois avoir enfin compris le bon geste et la bonne profondeur pour que le plant de riz prenne racines … En remerciant mon instructeur, avec un sourire de complicité je lui donne rendez-vous dans 3 mois … ce sera le moment de récolter le fruit de mes plants ! Bon, trêve de plaisanterie, il temps de se rincer copieusement, les mains, les jambes et les pieds.

Justement, entre chaque parcelle, il y a de l'eau ruisselant le long de larges caniveaux, c'est bien pratique pour se libérer de cette boue si collante. Mais en fait, cette eau courante est surtout canalisée pour l'irrigation des rizières. Ce système de canaux particulièrement sophistiqué qui répartie équitablement l'eau entre toutes les parcelles cultivées a même fait l'objet d'une reconnaissance internationale pour sa haute ingéniosité. En effet, le subak, le nom de ce système est classé depuis 2012 au patrimoine de l'Unesco, rien que ça !

Un autre système, pas mal conçu (mais pas encore reconnu par les instances du patrimoine !) est constitué de cet ensemble d'épouvantails. Nous l'avons découvert lors d'une visite dans une autre rizière où les grains de riz arrivaient à maturation. Afin d'effrayer les oiseaux, grands amateurs de riz comme tous les balinais, ces épouvantails sont mobiles. Comme des marionnettes, ils sont reliés par un complexe système de cordes qu'actionne un homme posté dans la cabane que l'on aperçoit en fond d'image. En longeant cette rizière, voilà que toutes ces silhouettes fantomatiques se mettent en mouvement … je crois bien que le gardien en nous observant si intéressés par son mécanisme anti-prédateurs s'est un peu amusé à mettre en action toutes ses marionnettes.

Des rizières, il y en a bien sûr un peu partout dans les campagnes de Bali. Rizières en plateau ou rizières en terrasses, les plus spectaculaires, les plus photogéniques. Avec le climat chaud et humide de la région, les paysans balinais parviennent à réaliser trois récoltes par an … le riz, le principal gagne pain (enfin, gagne riz devrait-on dire ici !) des agriculteurs balinais. Mais au fait, ce moyen ancestral de labourage des rizières avec les buffles est-il encore très pratiqué dans les rizières à Bali ? C'est la question que je me pose après cette expérience sur ce terrain (boueux !). Et notre accompagnateur Gun de me répondre : « Pour la plupart des rizières, les agriculteurs utilisent maintenant des engins mécanisés mais dans les endroits escarpés, sur certaines parcelles en terrasses, les buffles sont parfois encore utilisés.. ».
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Procession et festivités balinaises

De la musique, des chants, des statues portées à bras d'hommes et une foule colorée et bien ordonnée défile sur une petite route près de la rizière nous nous trouvons toujours à Tunjunk. La musique des gongs nous a attiré au bord de la route et nous voilà assistants au passage de cette procession. Chez les hindouistes balinais, environ 90 % de la population, les occasions de célébrations, de festivités et de processions sont presque infinies … les étapes de la vie, de la naissance à la mort en passant par le mariage, la fête de chaque divinité et de chacun des temples des villages. Des temples, au minimum il y en a trois par village et quelque soit l'importance de la cité : - Le pura puseh, le temple originel dédié aux fondateurs du village - Le pura desa consacré aux esprits protecteurs - le pura dalem, le temple de la mort Sur « l'île des dieux », on implore également le ciel pour l'obtention de récoltes abondantes et encore pour bien d'autres occasions … Alors, il n'est pas étonnant de voir presque quotidiennement de tels rassemblements hauts en couleur lorsqu'on parcoure Bali. Et cette procession, à quoi était-elle dédiée ? Euh ? En fait, je n'en saurai rien !
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Une démonstration de l'art de la vannerie
Au centre du village, nous poursuivons nos rencontres à la découverte des traditions balinaises avec à présent une initiation à la confection des offrandes. Les balinais sont experts en art du tressage et du pliage des tiges végétales et des feuilles de palmiers. Il faut les observer agir avec une dextérité étonnante, et quelle rapidité pour obtenir une composition ou une jolie coupelle végétale. Reconnaissons que ces femmes ont de l'entraînement car chaque jour elles confectionnent de telles réalisations pour leurs offrandes du matin.

Il n'y a pas que les femmes qui excellent dans l'art de la vannerie, les hommes aussi à l'image de cet homme âgé qui va me montrer et me diriger dans la confection d'un plateau à offrandes. On fait chevaucher une lamelle sur l'autre et ainsi de suite … sauf que cela paraît facile en théorie mais j'avoue avoir bien eu besoin d'aide pour achever correctement ce tout simple carré tressé, enfin merci pour cette prise en mains.

Au delà des simples corbeilles tressées, la pratique de la vannerie artistique est mise en valeur lors des fêtes balinaises de Galungan-Kunigan. Un hasard de dates a fait que notre séjour à Bali s'est déroulé quelques jours après ces festivités, les plus importantes de tout le calendrier festif balinais. Elles durent une dizaine de jours et sont particulièrement animées.

Ainsi, nous avons pu admirer les nombreuses décorations qui ornaient encore les rues des villages. Certes, ces compositions végétales étaient une peu desséchées mais elles gardaient toute leur splendeur.
De hautes tiges de bambous forment de véritables haies d'honneur le long des routes et rues, toutes embellies par ces bouquets et ces compositions joliment réalisées. Voici un bon témoignage de la maîtrise par les balinais de l'art de la vannerie.
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En classe, avec les écoliers du village
Cela peut surprendre, mais la visite de la ferme et des rizières de Tunjuk est couplée avec la visite de l'école du village !

Nous voilà débarquant dans la cour de récréation puis à l'intérieur d'une classe. Sitôt entrés, les écoliers rieurs se lèvent pour nous accueillir et se mettent à chanter un refrain enfantin dans un français teinté d'un petit accent indonésien. Une scène attendrissante qui semble très bien rodée … Il fleure bon dans cette classe de primaire l'ambiance des écoles d'antan : le tableau noir, la poussière de la craie … et les cahiers traditionnels, je n'ai vu aucun écran ni tablette numérique sur les pupitres.
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Tanah Lot, comme un air de Mont-Saint-Michel … en mode balinais

On doit le reconnaître, un tel site a de quoi enthousiasmer les visiteurs, d'ailleurs le temple Pura Tanah Lot est le plus fréquenté de la côte sud de l'île. N'est-il pas pittoresque ce temple perché sur son rocher battu par les vagues et isolé à marée haute ? Un décor qui n'est pas sans évoquer la silhouette de notre cher site-monument des côtes normandes. L'assaut répété des vagues est tellement destructeur que la base du rocher a été solidifié afin de protéger l'édifice religieux d'un risque d'effondrement … C'est en fin d'après midi que la foule des visiteurs est la plus importante car la lumière du coucher de soleil teinte d'or le site. A condition qu'il n'y ait pas trop de nuages ! Nous avons eu droit a quelques belles éclaircies avec des rayons de soleil parvenant à se jouer des bancs de nuages mais pour le spectacle visuel d'un embrasement général, rochers, temple et horizon marin …. ce n'était pas le bon jour !

Ici, les grèves sont faites de sable volcanique sombre blanchit par l'écume des flots, quant aux falaises, elles sont impressionnantes, hautes et dangereuses. D'ailleurs, il y a déjà eu de dramatiques chutes accidentelles parmi les amateurs de selfies … trop occupés à soigner le cadrage et pas assez attentifs au trait de côte sous leurs pieds !Aussi, les autorités ont placé des barrières et des drapeaux rouges le long de ces à-pics à risque. Et si le lieu est tant fréquenté, tout le monde n'a pas le même motif de visite. Il y a d'abord les Balinais qui viennent ici en pèlerinage offrir quelques offrandes à leurs divinités, ce sont bien sûr celles de la mer qui sont vénérées. Les visiteurs les plus nombreux doivent être les touristes surtout en fin d'après midi. Des vacanciers très attendus par les marchands de souvenirs postés en nombre tout le long des ruelles d'accès au site. Et puis il y a quelques surfeurs qui viennent là tutoyer les vagues à l'image de celui que l'on peut voir sur la photo … Bali, l'île des temples hindouistes mais aussi (et surtout, pour certains) un « must » pour la pratique du surf.
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Pêcheurs et jukung
Je ne suis pas sûr que les pêcheurs de cette côte où la mer est toujours agitée de vagues apprécient autant les gros rouleaux que les surfeurs, mais ils font avec.

Leurs embarcations traditionnelles, les jukung paraissent cependant assez stables avec leurs balanciers de chaque côté, elles donnent l'image de sommaires catamarans de bois et de bambous. Nous en verrons de plus près sur une côte beaucoup plus calme, au nord de l'île. A Permuteran, une partie de la plage de sable gris fait office de petit port de pêche où sont alignés quelques jukung.

C'est un petit matin calme, les eaux sont lisses et reflètent une mosaïque de teintes bigarrées, celles des coques des embarcations. Une homme aborde le rivage, il rentre d'une partie de pêche avec seulement quelques poissons, apparemment il n'est pas trop satisfait de ses prises … Dans ces eaux, ce sont des sardines, des vivaneaux, des mahi-mahi et des thons qui sont le plus souvent pêchés … quand les conditions sont favorables. Les jukungsont souvent équipés de lampes pour les séances de pêche nocturne et on le voit certains sont décorés avec soins. De la couleur mais également des dessins comme cette tête de gros poisson, la mâchoire grande ouverte avec des dents acérées prêtes à en découdre … de quoi effrayer les autres poissons !

A côté des frêles jukung, il y a des structures de pêche bien plus grosses composées d'un savant agencement de bambous qui évoquent bien plus un échafaudage ou un radeau géant qu'un bateau destiné à la pêche en mer.
Permuteran est aussi une petite station balnéaire tranquille baignée par les eaux d'un lagon intéressant à explorer, snorkeling ou pongée avec bouteilles, mais pour cette dernière activité il faut se rendre (en jukung) un peu plus loin, au-delà de la barrière de corail, vers les fonds sous-marins très renommés de l'île Pulau Menjangan, située à 7 km au large.
Suite du récit → message suivant ->
Ouest américain et New York avec 2 enfants English translation pending
Bonjour à tous,
Après la Floride cet été 2016 et plus de 4.000km dans l'Ouest Américain en 2014 (les parcs autour Vegas en passant par San Francisco, Santa Monica et en terminant par San Diego)...on prépare de nouveau un roadtrip dans cette merveilleuse région.
Nous serons 6 personnes dont 2 enfants, voici le radtrip que nous avons prévu :
J1 : Arrivée Los Angeles ( pourr5 nuits) vol direct. Le but est de mieux découvrir Los Angeles qu'en 2014. Nous pensons nous loger dans le coin de West Hollywood et pas trop loin, du stade de Baseball des Dodgers car on prévoit d'aller voir un match en soirée. Nous pensons au Dunes Inn Wilshire. Ce seront principalement des hôtels "budget" en 2017 par rapport à nos hôtels en Floride durant l'été 2016. J2 : LA J3 : LA J4 : LA certainement un parc d'attraction. On a déjà fait Universal Studio a LA en 2014 et celui d'Orlando en 2016. Lequel conseillez-vous à LA ? J5 : LA Toute suggestion de visite à LA est la bienvenue 🙂 J6 : Départ matinale vers Joshua Tree NP via I-10 E. +/- 300km (3h45 de route + traffic sortie LA) A visiter : Barker Dam (point d'eau, ballade 2km et cavité avec peintures indiennes) Cap rock (trail 600m arbres Joshua) Keys View (vue sur la vallée, il faut sortir du scenic Drive) Skull Rock (ballade 400m rocher en forme d'un crâne) Arch Rock (trail 500m avec arche arrondie) Cholla Cactus Garden (boucle de 400m champs de cactus) Logement à Yucca Valley (1 nuit)
J7 (1 nuit) : Départ vers le Parc Mojave Kelso Dunes Trail (15m./24km) de la route Kelbaker Road) Kelso Depot Visitor Center (22m./35km) de la route Kelbaker Road) et son Kelso Train Station Forêt de "Joshua Trees" sur Cima Road +/- 375km (4h de route + temps des ballades). Logement à Laughlin sur la route du Grand Canyon. Hôtel déjà réservé, pas cher du tout ! 60US$ pour 2 chambres, 6 personnes taxes comprises !
J8 : Direction Grand Canyon. Courte étape de +/- 265km via Route 66 entre Kingman et Seligman. Logement à Williams. Les hôtels sont hors de prix pour le moment à Tusayan, Grand Canyon Village !! On logera 2 nuits à Williams, beaucoup plus près que Flagstaff ! J9 : Grand Canyon Scenic Drive et peut-être une ballade en hélico si opportunité... ? J10 : Longue étape (500km de Williams) à Bryce Canyon (1 nuit) Des idées durant ce trajet/cette étape de transition ? J11 : Visite de Bryce, puis direction Hurricane (200km en passant par Dixie National Forest et Cedar City ??) J12 : Visite de Zion et petite baignade dans la Virgin River. Direction Las Vegas ... 3h de route et 265 km. 2 nuits à Vegas. On avait pensé le Flamingo pour ses piscines...et peut-être une chambre avec vue sur les fonctaines du Bellagio ... Comment faire pour en obtenir une ? J13 : Las Vegas - repos ... pool J14 : Las Vegas - On a opté pour un vol de nuit vers New York J15 : Arrivée à New York (5 nuits). Où loger à NY ? On préfererait dans Manhattan... J16 : NY J17 : NY J18 : NY J19 : NY J20 : NY en journée & retour en fin d'après-midi
Qu'en pensez-vous ? Toute aide/idée est bienvenu. Une astuce pour la location de la voiture de Los Angeles à Las Vegas ? nous souhaiterions un minivan 7 places de type Dodge Grand Caravan.
Merci d'avance.
Après la Floride cet été 2016 et plus de 4.000km dans l'Ouest Américain en 2014 (les parcs autour Vegas en passant par San Francisco, Santa Monica et en terminant par San Diego)...on prépare de nouveau un roadtrip dans cette merveilleuse région.
Nous serons 6 personnes dont 2 enfants, voici le radtrip que nous avons prévu :
J1 : Arrivée Los Angeles ( pourr5 nuits) vol direct. Le but est de mieux découvrir Los Angeles qu'en 2014. Nous pensons nous loger dans le coin de West Hollywood et pas trop loin, du stade de Baseball des Dodgers car on prévoit d'aller voir un match en soirée. Nous pensons au Dunes Inn Wilshire. Ce seront principalement des hôtels "budget" en 2017 par rapport à nos hôtels en Floride durant l'été 2016. J2 : LA J3 : LA J4 : LA certainement un parc d'attraction. On a déjà fait Universal Studio a LA en 2014 et celui d'Orlando en 2016. Lequel conseillez-vous à LA ? J5 : LA Toute suggestion de visite à LA est la bienvenue 🙂 J6 : Départ matinale vers Joshua Tree NP via I-10 E. +/- 300km (3h45 de route + traffic sortie LA) A visiter : Barker Dam (point d'eau, ballade 2km et cavité avec peintures indiennes) Cap rock (trail 600m arbres Joshua) Keys View (vue sur la vallée, il faut sortir du scenic Drive) Skull Rock (ballade 400m rocher en forme d'un crâne) Arch Rock (trail 500m avec arche arrondie) Cholla Cactus Garden (boucle de 400m champs de cactus) Logement à Yucca Valley (1 nuit)
J7 (1 nuit) : Départ vers le Parc Mojave Kelso Dunes Trail (15m./24km) de la route Kelbaker Road) Kelso Depot Visitor Center (22m./35km) de la route Kelbaker Road) et son Kelso Train Station Forêt de "Joshua Trees" sur Cima Road +/- 375km (4h de route + temps des ballades). Logement à Laughlin sur la route du Grand Canyon. Hôtel déjà réservé, pas cher du tout ! 60US$ pour 2 chambres, 6 personnes taxes comprises !
J8 : Direction Grand Canyon. Courte étape de +/- 265km via Route 66 entre Kingman et Seligman. Logement à Williams. Les hôtels sont hors de prix pour le moment à Tusayan, Grand Canyon Village !! On logera 2 nuits à Williams, beaucoup plus près que Flagstaff ! J9 : Grand Canyon Scenic Drive et peut-être une ballade en hélico si opportunité... ? J10 : Longue étape (500km de Williams) à Bryce Canyon (1 nuit) Des idées durant ce trajet/cette étape de transition ? J11 : Visite de Bryce, puis direction Hurricane (200km en passant par Dixie National Forest et Cedar City ??) J12 : Visite de Zion et petite baignade dans la Virgin River. Direction Las Vegas ... 3h de route et 265 km. 2 nuits à Vegas. On avait pensé le Flamingo pour ses piscines...et peut-être une chambre avec vue sur les fonctaines du Bellagio ... Comment faire pour en obtenir une ? J13 : Las Vegas - repos ... pool J14 : Las Vegas - On a opté pour un vol de nuit vers New York J15 : Arrivée à New York (5 nuits). Où loger à NY ? On préfererait dans Manhattan... J16 : NY J17 : NY J18 : NY J19 : NY J20 : NY en journée & retour en fin d'après-midi
Qu'en pensez-vous ? Toute aide/idée est bienvenu. Une astuce pour la location de la voiture de Los Angeles à Las Vegas ? nous souhaiterions un minivan 7 places de type Dodge Grand Caravan.
Merci d'avance.
Road trip norvégien de 12 jours English translation pending
bonsoir !
Je vais partir en norvège du 16 au 28 juin. J'ai comencencé à regarder les différents endroits que j'aimerais explorer. Tout d'abord j'atteris à Oslo et je pars direct en avion à Tromso car je vais courir le semi marathon sous le soleil de minuit.je compte rester au nord juste 2 jours et retourner dès le 3ème jours à Oslo pour louer une voiture et commencer on roadtrip. Après je ne sais pas du tout dans quel sens partir ni faire les bons choix car j'ai sélectionné pas mal de choses, je compte donc sur votre expérience pour m'orienter afin que je puisse bien établir mon roadtrip. Je suis très sportif, je fais beaucoup de course à pieds, de randonnée et je suis amateur de sensations fortes (marcher au bord du vide...)
donc voici les lieux et les activitées que je voudrais faire.
Kjerag, Preikestolen, Trolltunga ce sont mes 3 prioritées. sommet slogen, sommet Galdhopiggen, rando Bessegen. j'aimerai marcher sur glacier mais je ne sais pas du tout lequel j'ai repéré les cascades Vettisfossen et Langfossen. Marcher sur des crêtes, marcher vers sommet où c'est limite de l'escalde, j'ai repéré Romsdalshornet.
Pour résumer, Kjerag, Preikestolen, Trolltunga sont mes prioritées. En + de ça je voudrais absolement marcher sur un glacier voir même escalader, monter un sommet, voir des belles cacades.
Je suis preneur de toutes infos, retour d'expérience. J'ai une question, j'ai vu que le camping sauvage été autorisé. Je vais arriver en avion avec un sac à dos et donc sans tente. je voudrais savoir si ça vaut le coup d'acheter le matériel sur place pour camper ou alors faire du airbnb ou même loger dans les cabanes des campings
merci d'avance en tout cas
Je vais partir en norvège du 16 au 28 juin. J'ai comencencé à regarder les différents endroits que j'aimerais explorer. Tout d'abord j'atteris à Oslo et je pars direct en avion à Tromso car je vais courir le semi marathon sous le soleil de minuit.je compte rester au nord juste 2 jours et retourner dès le 3ème jours à Oslo pour louer une voiture et commencer on roadtrip. Après je ne sais pas du tout dans quel sens partir ni faire les bons choix car j'ai sélectionné pas mal de choses, je compte donc sur votre expérience pour m'orienter afin que je puisse bien établir mon roadtrip. Je suis très sportif, je fais beaucoup de course à pieds, de randonnée et je suis amateur de sensations fortes (marcher au bord du vide...)
donc voici les lieux et les activitées que je voudrais faire.
Kjerag, Preikestolen, Trolltunga ce sont mes 3 prioritées. sommet slogen, sommet Galdhopiggen, rando Bessegen. j'aimerai marcher sur glacier mais je ne sais pas du tout lequel j'ai repéré les cascades Vettisfossen et Langfossen. Marcher sur des crêtes, marcher vers sommet où c'est limite de l'escalde, j'ai repéré Romsdalshornet.
Pour résumer, Kjerag, Preikestolen, Trolltunga sont mes prioritées. En + de ça je voudrais absolement marcher sur un glacier voir même escalader, monter un sommet, voir des belles cacades.
Je suis preneur de toutes infos, retour d'expérience. J'ai une question, j'ai vu que le camping sauvage été autorisé. Je vais arriver en avion avec un sac à dos et donc sans tente. je voudrais savoir si ça vaut le coup d'acheter le matériel sur place pour camper ou alors faire du airbnb ou même loger dans les cabanes des campings
merci d'avance en tout cas
Aventure dans le grand Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Je me permets de créer une nouvelle discussion sur un road trip côté ouest des USA. En effet, ce sera une première pour mon chéri et moi et je commence à avoir une idée grâce au forum que j'ai un peu parcouru. Néanmoins, je sollicite votre aide afin de ne pas me gourer dans l'idée que je me fais de ce voyage. Nous avons obtenu notre ESTA, j'ai déjà tâté le terrain pour prendre les billets d'avion mais je commence à douter de l'itinéraire... Notre séjour pourra s'étendre sur 3semaines, par exemple du 22 avril au 13 mai 2017 (ou décalé d'une semaine). A l'origine, je pensais arriver sur San Francisco, y rester 3-4 jours, louer une voiture pour se rendre à Las Vegas (ou par un vol intérieur) et enchainer avec les parcs jusqu'à Los Angeles. MAIS, j'ai eu des échos comme quoi la côte pacifique était superbe à parcourir, et que le trajet SF vers Las Vegas en quittant la civilisation pour traverser le désert et voir surgir de nulle part cette ville était un fait marquant... Ça m'a donné envie.
Bref, je suis perdue 😏
Pensez-vous qu'en cette période il est envisageable, en 3 semaines, de faire la boucle SF vers Las Vegas et LA puis de remonter sans être trop dégouté du voyage ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide !
Je me permets de créer une nouvelle discussion sur un road trip côté ouest des USA. En effet, ce sera une première pour mon chéri et moi et je commence à avoir une idée grâce au forum que j'ai un peu parcouru. Néanmoins, je sollicite votre aide afin de ne pas me gourer dans l'idée que je me fais de ce voyage. Nous avons obtenu notre ESTA, j'ai déjà tâté le terrain pour prendre les billets d'avion mais je commence à douter de l'itinéraire... Notre séjour pourra s'étendre sur 3semaines, par exemple du 22 avril au 13 mai 2017 (ou décalé d'une semaine). A l'origine, je pensais arriver sur San Francisco, y rester 3-4 jours, louer une voiture pour se rendre à Las Vegas (ou par un vol intérieur) et enchainer avec les parcs jusqu'à Los Angeles. MAIS, j'ai eu des échos comme quoi la côte pacifique était superbe à parcourir, et que le trajet SF vers Las Vegas en quittant la civilisation pour traverser le désert et voir surgir de nulle part cette ville était un fait marquant... Ça m'a donné envie.
Bref, je suis perdue 😏
Pensez-vous qu'en cette période il est envisageable, en 3 semaines, de faire la boucle SF vers Las Vegas et LA puis de remonter sans être trop dégouté du voyage ?
Je vous remercie d'avance pour votre aide !