Results for "Normandie+et+vélo+|+127"
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Deux semaines au Québec English translation pending
Bonjour ! j'envisage de passer 2 semaines au Québec au moi de mai-juin (hors vacances scolaires) et j'avoue être un peu perdue. Je pars seule et j'attends vos conseils éclairés avec impatience ! Merci à tous de me faire partager vos expériences. Mary
Acheter des meubles: Bali ou Java? English translation pending
Quelqu'un aurait-il des infos pratiques concernant l'achat de meubles teck et rotin synthetique, a savoir s'il vaut mieux les acheter sur une ile ou sur l'autre .
Eventuellement les bonnes adresses seront les bienvenues.
Merci.
Merci.
Agence de voyage équestre en Argentine English translation pending
Bonjour,
Depuis plusieurs années j'ai le projet de faire un voyage à cheval en Argentine. Ne souhaitant pas partir seule et ne connaissant pas dans mon entourage de personne qui partage mon projet, je souhaite me tourner vers des agences de voyage spécialisées dans les périples équestre basées en France. Les descriptifs et l'esprit ont l'air intérressants mais sur un site internet c'est toujours alléchant. Est ce que quelqu'un est déja parti avec ce type d'agence? Merci d'avance de m'éclairer.
Depuis plusieurs années j'ai le projet de faire un voyage à cheval en Argentine. Ne souhaitant pas partir seule et ne connaissant pas dans mon entourage de personne qui partage mon projet, je souhaite me tourner vers des agences de voyage spécialisées dans les périples équestre basées en France. Les descriptifs et l'esprit ont l'air intérressants mais sur un site internet c'est toujours alléchant. Est ce que quelqu'un est déja parti avec ce type d'agence? Merci d'avance de m'éclairer.
Céfalu en Sicile English translation pending
Bonjour,
je cherche des personnes ayant déjà fait un séjour à Céfalu dans la nord de la Sicile, afin d avoir une idée sur mon prochun voyage !!
Le Tour du Québec English translation pending
Salut à tous
Je pars pour Québec le 16 août dans le cadre du PVT.
Je reste 8 mois et je commence par faire un tour du Québec de août à mi-octobre. Je vous indique le parcours que j'ai en tête pour info. Si vous avez des conseils à me donner (visites, transports, logements...), des bouts de parcours similaires, ... n'hésitez pas à me contacter.
J'arrive donc le 16 août à Montréal et puis en gros : 21 août : Départ pour le Lac Saint-Jean 21 août/ 27 août: Tour du Lac Saint-Jean, Fête à Alma, ... 28 août : Départ à Tadoussac, Kayak ou Zodiac pour aller voir les baleines 28 août / 15 septembre : Remonter le long du Saint-Laurent jusqu'au Havre Saint-Pierre 15 septembre / 18 septembre : rester au Havre Saint-Pierre et en profiter pour aller jusqu'à Natashquan et puis trouver un bateau qui m'emmènerait jusqu'à l'Ile d'Anticosti 18 au 25 septembre : REster sur l'ile et profiter de la faune puis trouver un bateau qui m'emmène à Gaspé. 25 septembre / 5 octobre : Gaspé pour une journée puis installation au national de la Gaspésie, Rando de plusieurs jours 6 octobre / 26 octobre : de Gaspé à Montréal en passant par TRois Pistoles, Bonaventure .... 26 Octobre : Arrivée à Montréal
Puis ensuite je reste dans le coin et j'essaie de trouver un boulot dans le développement local. JE rencontre une personne à SHerbrooke fin octobre.
Ce que je voudrais c'est travailler sur la préparation du Festival de Québec qui aura lieu fin janvier. Si vous avez aussi des conseils à ce niveau là, n'hésitez pas.
A bientôt
Je pars pour Québec le 16 août dans le cadre du PVT.
Je reste 8 mois et je commence par faire un tour du Québec de août à mi-octobre. Je vous indique le parcours que j'ai en tête pour info. Si vous avez des conseils à me donner (visites, transports, logements...), des bouts de parcours similaires, ... n'hésitez pas à me contacter.
J'arrive donc le 16 août à Montréal et puis en gros : 21 août : Départ pour le Lac Saint-Jean 21 août/ 27 août: Tour du Lac Saint-Jean, Fête à Alma, ... 28 août : Départ à Tadoussac, Kayak ou Zodiac pour aller voir les baleines 28 août / 15 septembre : Remonter le long du Saint-Laurent jusqu'au Havre Saint-Pierre 15 septembre / 18 septembre : rester au Havre Saint-Pierre et en profiter pour aller jusqu'à Natashquan et puis trouver un bateau qui m'emmènerait jusqu'à l'Ile d'Anticosti 18 au 25 septembre : REster sur l'ile et profiter de la faune puis trouver un bateau qui m'emmène à Gaspé. 25 septembre / 5 octobre : Gaspé pour une journée puis installation au national de la Gaspésie, Rando de plusieurs jours 6 octobre / 26 octobre : de Gaspé à Montréal en passant par TRois Pistoles, Bonaventure .... 26 Octobre : Arrivée à Montréal
Puis ensuite je reste dans le coin et j'essaie de trouver un boulot dans le développement local. JE rencontre une personne à SHerbrooke fin octobre.
Ce que je voudrais c'est travailler sur la préparation du Festival de Québec qui aura lieu fin janvier. Si vous avez aussi des conseils à ce niveau là, n'hésitez pas.
A bientôt
Has overtourism changed your relationship with travel?
Good evening! 🙂,
I’m paraphrasing the title of discussions that were popping up back in 2020. Back then, the obstacles were travel restrictions and all sorts of often very arbitrary "health" rules. Today, it feels like we’re facing an epidemic of wanderlust that’s piling up in certain places—places that keep expanding. Places that end up feeling like wallpaper, just part of the scenery, more or less exotic, since the people, the dominant crowd, are always the same. And they’re especially overwhelming in limited spaces like villages, museums, and other remarkable sites.
Personally, it tends to send my cortisol levels through the roof, leading to desperate attempts to salvage what I can (the stress when I saw a travel journal about eastern Crete—then, phew, at least this little piece of old Greece hasn’t been exposed yet. Maybe it’ll survive a little longer). So, no more weekends in beautiful European cities. So, adjusted visiting hours, but that’s not always enough (I’ll still have to say goodbye to Caravaggio’s *Madeleine* since I can’t have a quiet moment with her anymore, even late in the day). So, outright giving up: I’ll never see Machu Picchu. Too late. So, shifting travel dates to minimize the damage (Uzbekistan was originally planned for Easter—with April 24th and May 1st to limit vacation days—but the anxiety of tourist crowds during that mild climate period, with few days off, led me to reschedule the trip for winter. Short days and possible rain are a thousand times better).
Avoiding crowds has become a fundamental criterion for choosing destinations and timing.
And you? Are you able to tune out this identical crowd everywhere, or has it changed your relationship with travel/tourism?
Catherine
I’m paraphrasing the title of discussions that were popping up back in 2020. Back then, the obstacles were travel restrictions and all sorts of often very arbitrary "health" rules. Today, it feels like we’re facing an epidemic of wanderlust that’s piling up in certain places—places that keep expanding. Places that end up feeling like wallpaper, just part of the scenery, more or less exotic, since the people, the dominant crowd, are always the same. And they’re especially overwhelming in limited spaces like villages, museums, and other remarkable sites.
Personally, it tends to send my cortisol levels through the roof, leading to desperate attempts to salvage what I can (the stress when I saw a travel journal about eastern Crete—then, phew, at least this little piece of old Greece hasn’t been exposed yet. Maybe it’ll survive a little longer). So, no more weekends in beautiful European cities. So, adjusted visiting hours, but that’s not always enough (I’ll still have to say goodbye to Caravaggio’s *Madeleine* since I can’t have a quiet moment with her anymore, even late in the day). So, outright giving up: I’ll never see Machu Picchu. Too late. So, shifting travel dates to minimize the damage (Uzbekistan was originally planned for Easter—with April 24th and May 1st to limit vacation days—but the anxiety of tourist crowds during that mild climate period, with few days off, led me to reschedule the trip for winter. Short days and possible rain are a thousand times better).
Avoiding crowds has become a fundamental criterion for choosing destinations and timing.
And you? Are you able to tune out this identical crowd everywhere, or has it changed your relationship with travel/tourism?
Catherine
Randonnée Isla del Sol par le Chemin des crêtes English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu dans mon itinéraire de faire la route des crêtes du Nord vers le Sud. Je pense partir le matin et attraper le ferry de 16h à Yumani. Mais j'ai lu dans un carnet de voyage que cette ballade n'était pas tout à fait ce que j'imaginais......TRES fréquentée, des échoppes de souvenirs tout du long, etc, ...??? J'y serai début octobre. J'aimerais connaitre les avis de ceux qui l'ont déjà fait. Merci
J'ai prévu dans mon itinéraire de faire la route des crêtes du Nord vers le Sud. Je pense partir le matin et attraper le ferry de 16h à Yumani. Mais j'ai lu dans un carnet de voyage que cette ballade n'était pas tout à fait ce que j'imaginais......TRES fréquentée, des échoppes de souvenirs tout du long, etc, ...??? J'y serai début octobre. J'aimerais connaitre les avis de ceux qui l'ont déjà fait. Merci
Tickets de bus à Palerme English translation pending
Bonjour,
De passage pour une escale à Palerme, je souhaiterai savoir où je peux acheter des billets de bus pour les lignes rouge, jaune et verte qui desservent les principaux monuments . Cela n'a pas l'air simple d'acquérir des tickets dans cette ville . D'autant plus que ceux la semblent pas cher du tout . Suis preneuse aussi pour bons plans de visites ou circuits accessible seule , ne souhaitant pas du tout participer aux excursions proposées par le bateau !
Merci beaucoup pour votre aide .
Cordialement .
Ghislaine
Croisière Émirats Arabes Unis - Oman - Jordanie - Égypte - Grèce - Italie English translation pending
bonjour
partant en avril pour une croisiere Emirats Arabes Unis, Oman, Jordanie, Egypte, Grece, Italie, je voudrais avoir quelques renseignements pratique;
arrivant tres tot a Abu Dhabi, y'a t'il possibilité de mettre en consigne les bagagesetant donné que les depart du navire n'est prévu quà 23h55;
quels sont les points d'interet a voir
merci d'avance
Périple aux quatre coins de la Sicile English translation pending
Bonjour !
Voyage Forum est souvent une source d'inspirations lorsque je prépare un voyage, alors cette fois-ci, c'est à mon tour de rendre la pareille en vous proposant ce résumé de notre périple de 15 jours à travers la Sicile, voyage que nous avons effectué en famille (avec notre fille de 19 mois), pour vous donner un aperçu de ce petit joyau de la mer méditerranée !
Nous avons organisé ce voyage par nous-mêmes, en louant une voiture pour avoir un maximum de liberté, d'être autonomes dans nos déplacements et d'adapter le parcours comme on le souhaitait.
Détails pratiques : Période du voyage : fin septembre Vol A/R Lyon-Palerme (via Rome) Location d'une voiture pour 15 jours 4 hébergements réservés aux 4 coins de la Sicile : Cefalu (2 nuits), Taormine (4 nuits), Agrigente (3 nuits), Castellamare del Golfo (4 nuits), Palerme (1 nuit avant le retour).
Tout a commencé sur la côte nord, à Cefalu, une petite ville de pêcheurs au charme pittoresque, construite au pied d’un imposant rocher (la rocca di Cefalu). Le centre historique n’est pas très grand et s’explore très bien à pieds, en se frayant un chemin entre les vieux scooters piaggio et les piétons, à travers les petites ruelles qui mènent jusqu’à la Piazza del Duomo, où se dresse la belle cathédrale (duomo) de Cefalu, un « fleuron de l’architecture arabo-normande » d’après notre guide. Cefalu est une petite ville sicilienne vraiment charmante, où il fait bon flâner !

L’autre curiosité de Cefalu, c’est sa plage : un long croissant de sable fin qui s’étend au pied de la ville, sur plusieurs km de long. Victime de sa réputation, la plage est bondée l’été, mais mi-septembre (période à laquelle nous y étions), il n’y avait pas grand monde, et nous avons passé un bon moment en fin d’après-midi. Puis on en a profité ensuite pour aller voir le coucher du soleil, et les façades des maisons qui se paraient de jolies couleurs dorées, super chouette !

Le lendemain, nous chaussons les baskets pour grimper au sommet de la rocca di Cefalu, le gros rocher qui se dresse en arrière-plan de la ville. De là-haut, on a une vue magnifique sur le bleu profond de la mer Tyrrhénienne, sur les toits de tuiles rouges de Cefalu, sur les collines environnantes… Le rocher abrite également les ruines d’une citadelle, ainsi que les vestiges du tempio di Diana, dont les fondations remonteraient au 9ème siècle avant J.C. D’ailleurs, les murs du temple nous ont rappelé les constructions incas que nous avions vu à Cusco au Pérou, car les gros blocs de pierre sont taillés de manière à ce que les pierres s’emboitent parfaitement les unes dans les autres…

Puis nous avons laissé Cefalu pour nous diriger plein est, jusqu’à Taormine. Le trajet par l’autoroute qui longe le littoral dure environ 2h, ponctué de nombreux tunnels. Lorsque l’on arrive près de Mersine (à la pointe nord-est de la Sicile), on aperçoit les côtes de l’Italie qui paraissent toutes proches. C’est d’ailleurs de là que partent les bateaux qui font la liaison entre la Sicile et l’Italie du sud. Quand à nous, nous avons poursuivi notre route jusqu’à Taormine, et avons pris nos quartiers au B&B Sole, au cœur d’un grand jardin planté de citronniers et avec une jolie vue sur l’Etna et ses fumerolles.

Nous avons ensuite consacré une bonne journée à la visite de Taormine, que l’on atteint par une route en lacets puisque la ville est construite à flanc de colline, perchée de façon spectaculaire sur une terrasse du mont Tauro. Le cadre est très joli !

La principale curiosité de Taormine, celle que tout le monde vient voir, c’est… son théâtre grec ! Construit au 3ème siècle avant JC, il dessine un arc en fer à cheval, comme suspendu entre ciel et mer. La vue depuis le théâtre est superbe : d’un côté, la silhouette conique de l’Etna qui se dresse à l’horizon, et de l’autre, un beau panorama sur la mer Ionienne. En été, le théâtre accueille de nombreux évènements et d’ailleurs, lorsque nous y étions, la scène était en train d’être installée.

Depuis Taormine, nous sommes allés voir le géant, le monstrueux, celui dont tout le monde parle ici en Sicile et que tout le monde craint (j’exagère ? bon ok !)… attention, roulement de tambours… l’Etna ! Oui le volcan Etna, dont le point culminant se situe à 3329m et qui est en activité quasi-constante ce qui se traduit par de fréquentes éruptions ! Et nous avons passé une superbe journée sur les pentes du volcan, depuis Piano Provenzana situé sur le flanc nord, jusqu’au refugio Sapienza situé sur le flanc sud.


Pour notre dernière journée à l’est de la Sicile, nous sommes allés faire un tour dans les gorges de l’Alcantara. Ces gorges, hautes de 25m, sont constituées d’étranges formations rocheuses symétriques résultant du contact entre une coulée de lave brûlante et l’eau, provoquant l’éclatement du basalte. Nous avons sillonné le sommet des gorges sur un sentier, au cœur d’un jardin botanique fait de cactus, de citronniers, d’oliviers et de bambouseraies puis nous sommes descendus au creux des gorges en remontant la rivière à pieds.

Et enfin, notre séjour dans le coin n’aurait pas été complet sans un petit coucher de soleil sur l’Etna, admiré depuis le port de pêche de Giardini Naxos, en compagnie des pêcheurs à la ligne du soir. Un vrai bon moment, qui aurait même pu être parfait si les moustiques n’avaient pas décidé de nous attaquer par dizaines !

Puis cap au sud de la Sicile, en empruntant la route qui traverse la Sicile par le centre, via la petite ville d’Enna perchée sur un promontoire rocheux. Le paysage le long de la route est vallonné et parsemé de champs d’oliviers, de vignes et de champs… de panneaux solaires (drôle de culture ^^) ! Notre prochaine étape se situe dans l’arrière-pays d’Agrigente, dans un petit village du nom de Racamulto, pas touristique du tout (même pas mentionné dans les guides), ce qui nous va très bien (c’est plutôt ce genre d’endroits que l’on recherche en général).

Ce fut notre camp de base pour aller explorer la région d’Agrigente, et notamment la vallée des temples. Là nous avons fait un bond de plusieurs siècles dans le passé, au temps des dieux grecs, pour découvrir les ruines de l’ancienne cité d’Akragas et ses nombreux temples aux colonnades doriques, dont certains sont vraiment bien conservés. Parmi eux, il y a le temple de la Concorde qui a servi de modèle au logo de l’Unesco.


Le sud de la Sicile est également réputé pour son littoral, à commencer par la Scala dei Turchi, une roche blanche en forme d’escaliers géants d’une blancheur aveuglante, qui plongent dans la mer. Le site doit son nom aux pirates turcs qui s’y réfugiaient par mauvais temps. Ces falaises sont vraiment belles.


Dans le secteur, il est également possible d’aller se baigner à Siculiana Marina, et d’explorer la réserve naturelle Torre Salsa, très sauvage et préservée. Mais il y avait beaucoup de vent ce jour-là, donc nous n’en avons pas profité pleinement. On s’est posé un moment sur la plage à Siculiana Marina mais sans pouvoir nous baigner à cause des grosses vagues, ce qui n’a pas empêché notre fille de passer un bon moment à jouer dans le sable et elle s’est vite transformée en bonhomme de sable !
Sur la route entre Agrigente et l’ouest de la Sicile (notre dernière étape), nous avons fait une petite halte au village de Caltabellota, sur les conseils de Giuseppe (chez qui nous logions). Caltabellota est un village quasi méconnu des touristes et pourtant, le cadre est splendide : le village est perché au pied d’un gros rocher à plus de 900m d’altitude, dominant toute la vallée avec la mer que l’on devine au loin. Caltabellota, c’est un enchevêtrement de petites ruelles qui sont presque à la verticale par endroit, car le village est construit tout en hauteur. Bref, on ne regrette vraiment pas d’avoir fait un petit détour pour découvrir cet endroit charmant, la “vraie sicile” pour reprendre les termes de Giuseppe.

Et enfin, dernière étape de notre périple sicilien : l’ouest ! Et là encore, ce fut un florilège de belles découvertes ! A commencer par la belle réserve naturelle du Zingaro, que nous avons parcourue à pieds, le long du sentier du littoral qui sillonne la réserve sur plusieurs km entre Scopello et San Vito lo Capo, menant à des petites criques sauvages et cachées. Bref, une belle journée avec au programme : soleil, randonnée, pic-nic dans la réserve et baignade dans une crique aux eaux bleu turquoise… un vrai petit coin de paradis sauvage comme on aime !

Les deux journées suivantes, le soleil nous a un petit peu fait défaut… les aléas du direct comme on dit, mais ça ne nous a pas empêché d’en profiter pour autant ! On a pris la voiture pour aller faire un tour jusqu’aux salines de trapani, pour découvrir ces marais salants miroitants, émaillés de moulins à vent et de petits tas de sel. Le sel de ces marais, considéré comme le meilleur d’Italie, est destiné à alimenter les meilleures tables d’Italie et d’ailleurs. Par moment, ces salines nous ont un peu rappeler les paysages du salar d’Uyuni, d’autant plus que l’endroit est peuplé de flamants roses.

Autre curiosité de l’ouest sicilien : le petit village de Scopello, constitué d’une enfilage de B&B et de restos, réputé pour son excellente pâtisserie (on a testé, et on a approuve à 200%). A l’heure où nous y étions, de jeunes mariés étaient là pour faire leurs photos de noces à cet endroit. Pas de quoi s’y attarder très longtemps, mais pour une petite halte en fin de journée, c’était très bien, et rien que la pâtisserie vaut le coup de faire le détour.

Et bien sûr, Castellamare del Golfo ! Le genre de petite ville dont on attendait rien de spécial, et qui nous a agréablement surpris. On a commencé par s’y balader un jour en fin de journée (après notre rando au Zingaro) et on s’est dit qu’il fallait y revenir plus longuement. Et on a profité d’une autre journée de météo incertaine pour aller explorer la ville : un joli port de pêche, des petites rues piétonnes sympas, de jolies places, de beaux points de vue sur la ville et un délicieux couscous de poisson, la spécialité de la région !

L’ouest sicilien, c’est aussi beaucoup de petites criques qui font parfois penser à la Corse… une des plus belles est celle de la Tonnara di Scopello, une crique idyllique qui pour la petite histoire, a servi de lieu de tournage pour l’une des scènes de Ocean Twelve ! La crique est encerclé de falaises qui tombent à pic dans la mer, et l’une d’elle est couronnée pour une tour médiévale.
Pour finir, nous sommes allés voir les ruines antiques de Ségeste, perchées sur les hauteurs dans un cadre naturelle splendide. On a grimpé à pieds à travers les gouttes de pluie jusqu’au sommet de la colline pour découvrir les ruines d’un théâtre antique, avant de redescendre jusqu’au temple dorique dont les colonnades sont vraiment bien conservées… On a été charmé par le cadre en pleine nature, et l’avantage du temps maussade c’est qu’il n’y avait quasiment personne !
Après cela, la boucle est bouclée : retour à Palerme pour rendre la voiture de location et passer la dernière nuit dans un B&B proche de l’aéroport pour un retour en France matinal le lendemain matin.
Voyage Forum est souvent une source d'inspirations lorsque je prépare un voyage, alors cette fois-ci, c'est à mon tour de rendre la pareille en vous proposant ce résumé de notre périple de 15 jours à travers la Sicile, voyage que nous avons effectué en famille (avec notre fille de 19 mois), pour vous donner un aperçu de ce petit joyau de la mer méditerranée !
Nous avons organisé ce voyage par nous-mêmes, en louant une voiture pour avoir un maximum de liberté, d'être autonomes dans nos déplacements et d'adapter le parcours comme on le souhaitait.
Détails pratiques : Période du voyage : fin septembre Vol A/R Lyon-Palerme (via Rome) Location d'une voiture pour 15 jours 4 hébergements réservés aux 4 coins de la Sicile : Cefalu (2 nuits), Taormine (4 nuits), Agrigente (3 nuits), Castellamare del Golfo (4 nuits), Palerme (1 nuit avant le retour).
Tout a commencé sur la côte nord, à Cefalu, une petite ville de pêcheurs au charme pittoresque, construite au pied d’un imposant rocher (la rocca di Cefalu). Le centre historique n’est pas très grand et s’explore très bien à pieds, en se frayant un chemin entre les vieux scooters piaggio et les piétons, à travers les petites ruelles qui mènent jusqu’à la Piazza del Duomo, où se dresse la belle cathédrale (duomo) de Cefalu, un « fleuron de l’architecture arabo-normande » d’après notre guide. Cefalu est une petite ville sicilienne vraiment charmante, où il fait bon flâner !

L’autre curiosité de Cefalu, c’est sa plage : un long croissant de sable fin qui s’étend au pied de la ville, sur plusieurs km de long. Victime de sa réputation, la plage est bondée l’été, mais mi-septembre (période à laquelle nous y étions), il n’y avait pas grand monde, et nous avons passé un bon moment en fin d’après-midi. Puis on en a profité ensuite pour aller voir le coucher du soleil, et les façades des maisons qui se paraient de jolies couleurs dorées, super chouette !

Le lendemain, nous chaussons les baskets pour grimper au sommet de la rocca di Cefalu, le gros rocher qui se dresse en arrière-plan de la ville. De là-haut, on a une vue magnifique sur le bleu profond de la mer Tyrrhénienne, sur les toits de tuiles rouges de Cefalu, sur les collines environnantes… Le rocher abrite également les ruines d’une citadelle, ainsi que les vestiges du tempio di Diana, dont les fondations remonteraient au 9ème siècle avant J.C. D’ailleurs, les murs du temple nous ont rappelé les constructions incas que nous avions vu à Cusco au Pérou, car les gros blocs de pierre sont taillés de manière à ce que les pierres s’emboitent parfaitement les unes dans les autres…

Puis nous avons laissé Cefalu pour nous diriger plein est, jusqu’à Taormine. Le trajet par l’autoroute qui longe le littoral dure environ 2h, ponctué de nombreux tunnels. Lorsque l’on arrive près de Mersine (à la pointe nord-est de la Sicile), on aperçoit les côtes de l’Italie qui paraissent toutes proches. C’est d’ailleurs de là que partent les bateaux qui font la liaison entre la Sicile et l’Italie du sud. Quand à nous, nous avons poursuivi notre route jusqu’à Taormine, et avons pris nos quartiers au B&B Sole, au cœur d’un grand jardin planté de citronniers et avec une jolie vue sur l’Etna et ses fumerolles.

Nous avons ensuite consacré une bonne journée à la visite de Taormine, que l’on atteint par une route en lacets puisque la ville est construite à flanc de colline, perchée de façon spectaculaire sur une terrasse du mont Tauro. Le cadre est très joli !

La principale curiosité de Taormine, celle que tout le monde vient voir, c’est… son théâtre grec ! Construit au 3ème siècle avant JC, il dessine un arc en fer à cheval, comme suspendu entre ciel et mer. La vue depuis le théâtre est superbe : d’un côté, la silhouette conique de l’Etna qui se dresse à l’horizon, et de l’autre, un beau panorama sur la mer Ionienne. En été, le théâtre accueille de nombreux évènements et d’ailleurs, lorsque nous y étions, la scène était en train d’être installée.

Depuis Taormine, nous sommes allés voir le géant, le monstrueux, celui dont tout le monde parle ici en Sicile et que tout le monde craint (j’exagère ? bon ok !)… attention, roulement de tambours… l’Etna ! Oui le volcan Etna, dont le point culminant se situe à 3329m et qui est en activité quasi-constante ce qui se traduit par de fréquentes éruptions ! Et nous avons passé une superbe journée sur les pentes du volcan, depuis Piano Provenzana situé sur le flanc nord, jusqu’au refugio Sapienza situé sur le flanc sud.


Pour notre dernière journée à l’est de la Sicile, nous sommes allés faire un tour dans les gorges de l’Alcantara. Ces gorges, hautes de 25m, sont constituées d’étranges formations rocheuses symétriques résultant du contact entre une coulée de lave brûlante et l’eau, provoquant l’éclatement du basalte. Nous avons sillonné le sommet des gorges sur un sentier, au cœur d’un jardin botanique fait de cactus, de citronniers, d’oliviers et de bambouseraies puis nous sommes descendus au creux des gorges en remontant la rivière à pieds.

Et enfin, notre séjour dans le coin n’aurait pas été complet sans un petit coucher de soleil sur l’Etna, admiré depuis le port de pêche de Giardini Naxos, en compagnie des pêcheurs à la ligne du soir. Un vrai bon moment, qui aurait même pu être parfait si les moustiques n’avaient pas décidé de nous attaquer par dizaines !

Puis cap au sud de la Sicile, en empruntant la route qui traverse la Sicile par le centre, via la petite ville d’Enna perchée sur un promontoire rocheux. Le paysage le long de la route est vallonné et parsemé de champs d’oliviers, de vignes et de champs… de panneaux solaires (drôle de culture ^^) ! Notre prochaine étape se situe dans l’arrière-pays d’Agrigente, dans un petit village du nom de Racamulto, pas touristique du tout (même pas mentionné dans les guides), ce qui nous va très bien (c’est plutôt ce genre d’endroits que l’on recherche en général).

Ce fut notre camp de base pour aller explorer la région d’Agrigente, et notamment la vallée des temples. Là nous avons fait un bond de plusieurs siècles dans le passé, au temps des dieux grecs, pour découvrir les ruines de l’ancienne cité d’Akragas et ses nombreux temples aux colonnades doriques, dont certains sont vraiment bien conservés. Parmi eux, il y a le temple de la Concorde qui a servi de modèle au logo de l’Unesco.


Le sud de la Sicile est également réputé pour son littoral, à commencer par la Scala dei Turchi, une roche blanche en forme d’escaliers géants d’une blancheur aveuglante, qui plongent dans la mer. Le site doit son nom aux pirates turcs qui s’y réfugiaient par mauvais temps. Ces falaises sont vraiment belles.


Dans le secteur, il est également possible d’aller se baigner à Siculiana Marina, et d’explorer la réserve naturelle Torre Salsa, très sauvage et préservée. Mais il y avait beaucoup de vent ce jour-là, donc nous n’en avons pas profité pleinement. On s’est posé un moment sur la plage à Siculiana Marina mais sans pouvoir nous baigner à cause des grosses vagues, ce qui n’a pas empêché notre fille de passer un bon moment à jouer dans le sable et elle s’est vite transformée en bonhomme de sable !
Sur la route entre Agrigente et l’ouest de la Sicile (notre dernière étape), nous avons fait une petite halte au village de Caltabellota, sur les conseils de Giuseppe (chez qui nous logions). Caltabellota est un village quasi méconnu des touristes et pourtant, le cadre est splendide : le village est perché au pied d’un gros rocher à plus de 900m d’altitude, dominant toute la vallée avec la mer que l’on devine au loin. Caltabellota, c’est un enchevêtrement de petites ruelles qui sont presque à la verticale par endroit, car le village est construit tout en hauteur. Bref, on ne regrette vraiment pas d’avoir fait un petit détour pour découvrir cet endroit charmant, la “vraie sicile” pour reprendre les termes de Giuseppe.

Et enfin, dernière étape de notre périple sicilien : l’ouest ! Et là encore, ce fut un florilège de belles découvertes ! A commencer par la belle réserve naturelle du Zingaro, que nous avons parcourue à pieds, le long du sentier du littoral qui sillonne la réserve sur plusieurs km entre Scopello et San Vito lo Capo, menant à des petites criques sauvages et cachées. Bref, une belle journée avec au programme : soleil, randonnée, pic-nic dans la réserve et baignade dans une crique aux eaux bleu turquoise… un vrai petit coin de paradis sauvage comme on aime !

Les deux journées suivantes, le soleil nous a un petit peu fait défaut… les aléas du direct comme on dit, mais ça ne nous a pas empêché d’en profiter pour autant ! On a pris la voiture pour aller faire un tour jusqu’aux salines de trapani, pour découvrir ces marais salants miroitants, émaillés de moulins à vent et de petits tas de sel. Le sel de ces marais, considéré comme le meilleur d’Italie, est destiné à alimenter les meilleures tables d’Italie et d’ailleurs. Par moment, ces salines nous ont un peu rappeler les paysages du salar d’Uyuni, d’autant plus que l’endroit est peuplé de flamants roses.

Autre curiosité de l’ouest sicilien : le petit village de Scopello, constitué d’une enfilage de B&B et de restos, réputé pour son excellente pâtisserie (on a testé, et on a approuve à 200%). A l’heure où nous y étions, de jeunes mariés étaient là pour faire leurs photos de noces à cet endroit. Pas de quoi s’y attarder très longtemps, mais pour une petite halte en fin de journée, c’était très bien, et rien que la pâtisserie vaut le coup de faire le détour.

Et bien sûr, Castellamare del Golfo ! Le genre de petite ville dont on attendait rien de spécial, et qui nous a agréablement surpris. On a commencé par s’y balader un jour en fin de journée (après notre rando au Zingaro) et on s’est dit qu’il fallait y revenir plus longuement. Et on a profité d’une autre journée de météo incertaine pour aller explorer la ville : un joli port de pêche, des petites rues piétonnes sympas, de jolies places, de beaux points de vue sur la ville et un délicieux couscous de poisson, la spécialité de la région !

L’ouest sicilien, c’est aussi beaucoup de petites criques qui font parfois penser à la Corse… une des plus belles est celle de la Tonnara di Scopello, une crique idyllique qui pour la petite histoire, a servi de lieu de tournage pour l’une des scènes de Ocean Twelve ! La crique est encerclé de falaises qui tombent à pic dans la mer, et l’une d’elle est couronnée pour une tour médiévale.
Pour finir, nous sommes allés voir les ruines antiques de Ségeste, perchées sur les hauteurs dans un cadre naturelle splendide. On a grimpé à pieds à travers les gouttes de pluie jusqu’au sommet de la colline pour découvrir les ruines d’un théâtre antique, avant de redescendre jusqu’au temple dorique dont les colonnades sont vraiment bien conservées… On a été charmé par le cadre en pleine nature, et l’avantage du temps maussade c’est qu’il n’y avait quasiment personne !
Après cela, la boucle est bouclée : retour à Palerme pour rendre la voiture de location et passer la dernière nuit dans un B&B proche de l’aéroport pour un retour en France matinal le lendemain matin.
Ouest américain à partir de Vancouver English translation pending
Bonjour,
Je commence à organiser notre voyage dans l'ouest americain pour l'été 2016 et je souhaitais savoir si certain d'entre vous ont déjà commencé ce road trip à partir de Vancouver . L'arrivée se ferait à Vancouver, séjour sur place pendant 2/3 jours. Ensuite nous descendrons sur Seattle pour 2 jours et en route pour la découverte de l'ouest.
Comment avez vous rejoint San Francisco ou los Angeles ? Train, avion ?
Nous sommes une famille de 4 : 2 adultes et deux enfants de 8 et 7 ans.
Merci pour les infos
Merci pour les infos
Pèlerinage à Tsumkwe English translation pending
Hello,
oui le terme est un peu pompeux mais il s'agit vraiment d'un voyage souvenir.
Souvenir d'un "personnage" comme on en rencontre seulement en Afrique, Johan, Belge de son état soutenait la population San et vivait en revendant le craft qu'il leur achetait.
Il passait dans tous les villages de la région de Tsumkwe, achetait les objets artisanaux puis les revendait dans tous les lodges et hotels de Namibie. Il en vivait sans plus. Pour les Sans il était une chance. Tout ça au volant de sa Fiat Uno hors d'age ! Johan est mort il y a 5 mois.
Je me rappelle des discussions que nous avions : "Johan les bracelets Sans sont trop petits, tu as vu la taille des femmes occidentales ? ça leur fait seulement des bagues...il faudrait en faire des plus grands" Il répondait avec son fort accent belge "Tu sais ils font des bracelets de la même taille depuis 20000 ans, je pense que ça ira plus vite si on adapte les femmes occidentales !"
Alors en souvenir de lui un petit tour dans la région de Tsumkwe ou il y a beaucoup de chose à voir.
D'abord un petit arrêt à Grashoek, living museum ou on apprend sur l'histoire, les coutumes du peuple San. La vente des objets artisanaux ainsi que le camping avec ses activités font vivre la communauté.
C'est l'heure du "business" et au mois de décembre le visiteur se fait rare, il ne faut pas rater l'occasion de notre passage, tout est sorti.


Même si le costume n'est plus là que pour les visiteurs, la technique de fabrication elle est toujours la même.

Nous arrivons ensuite à Tsumkwe. La région Otjozondjupa à choisi de mettre en place un projet d'énergie solaire pour la ville.
Nous visitons la nouvelle usine qui outre la fourniture d'électricité, a donné du travail à quelques habitants , mais pas des Sans, leurs votes ne représentent pas assez et puis pendant la guerre de libération ils n'étaient pas du bon côté.

Petite information, la production n'étant pas suffisante, les générateurs diesels prennent le relai toute la nuit. Ils sont à quelques dizaines de metres du camping du lodge. Donc si vous ne supportez pas le bruit pour dormir, comme moi, fuyez ! et dormez plutôt dans un des living museum.
Le lendemain nous décidons de visiter plusieurs villages Sans et d'emprunter le Baobab trail, une piste très sympa
Les pluies récentes ont transformé le paysage en campagne normande

Des fleurs partout dans ce paysage habituellement désolé.


Mais un peu d'eau c'est bien, trop cela devient compliqué.
Certains gués sont impressionants et il faut être très prudent avant de s'y engager.

Chaque flaque, chaque marre a été colonisée par une tortue. Nous faisons attention de ne pas en écraser une.

Des villages isolés parsèment notre route. Nous nous y arrétons pour parler et acheter de l'artisanat.

les Baobabs, facilement repérables tranchent avec les autres arbres. Ils sont tous différents, tous majestueux, parfois drôles en tout cas imposants.

Et la possibilté d'un arrêt ombragé.

L'eau est présente partout, c'est l'abondance pour la nature et les hommes.


Le Baobab Braai

La fleur du Baobab

qui a la particularité de "ressembler" à l'arbre


Notre promenade se termine et nous approchons de l'endroit ou nous allons passer la nuit.

A la nuit tombée, les grenouilles sortent de partout, le concert commence.

Nous nous endormons, demain Khaudum.
Bonsoir
Emmanuel
oui le terme est un peu pompeux mais il s'agit vraiment d'un voyage souvenir.
Souvenir d'un "personnage" comme on en rencontre seulement en Afrique, Johan, Belge de son état soutenait la population San et vivait en revendant le craft qu'il leur achetait.
Il passait dans tous les villages de la région de Tsumkwe, achetait les objets artisanaux puis les revendait dans tous les lodges et hotels de Namibie. Il en vivait sans plus. Pour les Sans il était une chance. Tout ça au volant de sa Fiat Uno hors d'age ! Johan est mort il y a 5 mois.
Je me rappelle des discussions que nous avions : "Johan les bracelets Sans sont trop petits, tu as vu la taille des femmes occidentales ? ça leur fait seulement des bagues...il faudrait en faire des plus grands" Il répondait avec son fort accent belge "Tu sais ils font des bracelets de la même taille depuis 20000 ans, je pense que ça ira plus vite si on adapte les femmes occidentales !"
Alors en souvenir de lui un petit tour dans la région de Tsumkwe ou il y a beaucoup de chose à voir.
D'abord un petit arrêt à Grashoek, living museum ou on apprend sur l'histoire, les coutumes du peuple San. La vente des objets artisanaux ainsi que le camping avec ses activités font vivre la communauté.
C'est l'heure du "business" et au mois de décembre le visiteur se fait rare, il ne faut pas rater l'occasion de notre passage, tout est sorti.


Même si le costume n'est plus là que pour les visiteurs, la technique de fabrication elle est toujours la même.

Nous arrivons ensuite à Tsumkwe. La région Otjozondjupa à choisi de mettre en place un projet d'énergie solaire pour la ville.
Nous visitons la nouvelle usine qui outre la fourniture d'électricité, a donné du travail à quelques habitants , mais pas des Sans, leurs votes ne représentent pas assez et puis pendant la guerre de libération ils n'étaient pas du bon côté.

Petite information, la production n'étant pas suffisante, les générateurs diesels prennent le relai toute la nuit. Ils sont à quelques dizaines de metres du camping du lodge. Donc si vous ne supportez pas le bruit pour dormir, comme moi, fuyez ! et dormez plutôt dans un des living museum.
Le lendemain nous décidons de visiter plusieurs villages Sans et d'emprunter le Baobab trail, une piste très sympa
Les pluies récentes ont transformé le paysage en campagne normande

Des fleurs partout dans ce paysage habituellement désolé.


Mais un peu d'eau c'est bien, trop cela devient compliqué.
Certains gués sont impressionants et il faut être très prudent avant de s'y engager.

Chaque flaque, chaque marre a été colonisée par une tortue. Nous faisons attention de ne pas en écraser une.

Des villages isolés parsèment notre route. Nous nous y arrétons pour parler et acheter de l'artisanat.

les Baobabs, facilement repérables tranchent avec les autres arbres. Ils sont tous différents, tous majestueux, parfois drôles en tout cas imposants.

Et la possibilté d'un arrêt ombragé.

L'eau est présente partout, c'est l'abondance pour la nature et les hommes.


Le Baobab Braai

La fleur du Baobab

qui a la particularité de "ressembler" à l'arbre


Notre promenade se termine et nous approchons de l'endroit ou nous allons passer la nuit.

A la nuit tombée, les grenouilles sortent de partout, le concert commence.

Nous nous endormons, demain Khaudum.
Bonsoir
Emmanuel
Tour complet de l'Islande à bord du FRAM (mai/juin 2014) English translation pending
Ci-dessous récit d'une croisière autour de l'Islande à bord du MS FRAM de la compagnie HURTIGRUTEN du 25 Mai au 4 Juin 2014.
Plus de détails et des photos sur mon blog : http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html
ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !
A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !
Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !
De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue résonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !
PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !
LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !
ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.
HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.
AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !
HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.
SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.
DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.
SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entour��s d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…
RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !
L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
Plus de détails et des photos sur mon blog : http://nmjjm.blogspot.fr/...lande-le-retour.html
ENVOL VERS REYKJAVIK Samedi 24 Mai 2014 Les valises ont été bouclées à la dernière minute mais toujours dans la crainte de rater l'avion, ce matin c'est 06h00 debout ! Et notre comité d'accueil qui attendait à Saint-Lazare nous a emmenés directement et sans encombre à l'aéroport Charles de Gaulle. Le faitque l'Islande soit rattachée à l'espace Schengen nous a épargné un passage douloureux à travers les boutiques duty-free… Après un enregistrement cafouilleux, une sécurité tatillonne et un retard d'avion, ce n'est qu'à 15h20 que nous parvenions enfin en bout de piste à Roissy, prêts à décoller ! Le reste du vol fut sans histoire pour rallier l'aéroport de Keflavik en 02h50. Le plafond est si bas que la piste apparaît au dernier moment. Bienvenue en Islande ! Cet aéroport est de taille réduite et il est facile d'y circuler et d'y récupérer rapidement ses bagages. Il est situé à 50 km de la capitale, que l'on rejoint aisément en bus entraversant les champs de lave de la presqu'île de Reykjanes. Ce service de bus est bien pratique et efficace ; il prévoit même la mise à disposition de navettes qui desservent les hôtels ou chambres d'hôtes à la demande des passagers. Nous sommes les derniers à être déposés, ce qui nous vaut un circuit complet serpentant à travers les rues de la ville et qui nous permet déjà de se repérer sans fatigue. Nous avions réservé une chambre dans le gîte "Chez Monique", tenu par une Normande que les hasards de lavie ont amené en Islande il y a plus de 40 ans et qui y est restée. Une femme charmante au parcours atypique. Sa maison est située à deux pas du centre ville, juste derrière la nouvelle mairie et en bordure du petit lac Tjörnin, l'une des attractions de Reykjavik. En quelques minutes nous sommes sur le port pour déguster des brochettes de poissons au "Seabaron", un petit restaurant un peu folklo situé dans un ancien entrepôt et créé par un ancien pêcheur qui s'est reconverti dans la soupe de langoustines, le steak debaleine ou les célèbres brochettes que l'on choisit dans des armoires réfrigérées. Ensuite, en jouant des coudes, on cherche une place pour dîner sur des planches en bois, assis sur des barils en plastique. Folklo, je vous disais ! En attendant d'être servis, nous avons eu tout le loisir de contempler la déco murale faite de tout et de rien en rapport avec la mer et la pêche. Un resto incontournable pour qui vient àReykjavik. Après dîner, il nous reste assez de temps pour commencer à arpenter les rues de la ville, dont Laugavegur. C'est samedi soir, c'est très animé. De nombreux bars sont ouverts et semblent très fréquentés par la jeunesse locale. Cela nous amène tout doucement au sommet d'une colline dominée par le haut clocher de l'église Hallgrimskirkja, dont la façade est inspirée par la forme des colonnes de basalte, typiques de l'Islande. Il est 20h45, cela semble encore ouvert. Nous avons juste le temps de jeter un œil à l'intérieur. C'est très lumineux, mais la décoration n'incitepas à la distraction. C'est moins que minimaliste ! Ce qui dénote juste dans cettenef austère, c'est un magnifique orgue contemporain de plus de 5.700 tuyaux. Un monument à lui tout seul, splendide à regarder !
A REYKJAVIK Dimanche 25 Mai 2014 Aparté : Au risque de contrarier les puristes les plus absolus, je n'ai pas eu vraiment l'intention d'investir dans un clavier islandais pour rédiger cette page. Déjà qu'avec deux doigts ça ne va pas bien vite, les multiples caractères particuliers dont est faite l'écriture islandaise (Ð, ð, Þ, þ á, í, ó, ú, ý, æ, ö), ne feraient que ralentir la saisie du récit, sans forcément améliorer la lisibilité et la compréhension du texte ou des noms de lieux. J'ai donc choisi de franciser l'orthographe de la plupart des noms islandais et je l'assume pleinement dans ce qui va suivre. Et que les islandographes les plus convaincus me pardonnent !
Lemot nuit n'a pas beaucoup de sens à cette époque en Islande. La luminosité avait à peine baissé vers minuit et, à 04h00 il faisait déjà grand jour ! Celane nous a pas empêché de récupérer. Hier, c'était vent ; ce matin, c'est pluie ! Après le petit déjeuner, départ à pied vers le port, histoire de se rassurer et de constater que le MS FRAM est bien amarré au bon quai. La taille du bateau lui permet de profiter des installations de l'ancien port en ville plutôt que de celles du terminalcroisière situé bien à l'extérieur. Près du port, il est maintenant impossible de rater Harpa, une construction récente et imposante abritant plusieurs salles de concerts et de réunions, bars et restaurants, dont on peut douter de la pertinence au regard du nombre d'habitants du pays. Sur le plan architectural, c'est assez massif et incongru dans le paysage urbain du Reykjavik historique. Les immenses façades faites d'une multitude de prismes de verre éclairent les murs intérieurs noirs ou gris anthracite : Une belle étude de la diffusion de la lumière ! L'architecture contemporaine, on aime ou on n'aime pas. Nous avons nettement préféré l'intérieur du bâtiment et son éclairage naturel ! La tête enfoncée dans la capuche de l'anorak, nous avons poursuivi sur Saebraut, large mail sans arbres en bord de mer, jusqu'à une immense sculpture en acier inox, baptisée Sun Voyager. C'est un ouvrage étrange qui selon la position d'où on le regarde peut être une coque de drakkar, un squelette humain ou celui d'une baleine, à moins que cela ne ressemble à un scorpion… Il parait que le soir, les rayons rasants du soleil éclairent et colorent le métal de teintes changeantes, d'où le nom de Sun Voyager. Nous, on ne pouvait pas voir cela, nous étions le matin… Plus sérieusement, pour nous, c'était Rain Voyager !
De l'autre côté de Seabraut, un quartier entier est en cours de restructuration. Des immeublesde belle hauteur sont alignés le long de l'avenue et font penser à Manhattan ou Dubaï, à l'échelle de l'Islande bien sûr. Il pleut, et nous pensons trouver un abri salvateur dans Hallgrimskirkja, que nous avions vu trop rapidement hier soir. C'est dimanche, et nous arrivons en plein office religieux. La nef de la grande église est pleine de fidèles, des choristes sont debout sur deux estrades et l'orgue résonne de tout son souffle.Un grand moment de communion musicale. Nous avons donc suivi le culte luthérien, mais nous avons eu du mal avec un long prêche en islandais. Là, nous nous sommes sentis un peu perdus ! Dans l'après-midi, la pluie redouble et c'est au pas de charge que nous rejoignons le FRAM en traînant nos quatre lourdes valises. Nous avons bien apprécié que le bateau soit amarré quasiment au pied de notre gîte… Sans le faire exprès, nous sommes dans les premiers à monter à bord et à procéder aux formalités d'embarquement. Le personnel de la réception semble fébrile et cafouille. Nous comprendrons vite que l'informatisation de toute la gestion des passagers vient d'être changée le jour même et que cela ne se fait pas sans douleur. Sur ce coup là, nous avons été les meilleurs, ceux arrivés après nous ont été moins chanceux et ont dû patienter plus qu'à l'habitude. Rapidement, nous retrouvons parmi le staff quelques têtes déjà vues lors de notre précédent voyage en Antarctique, dont Steffen qui nous reconnaît. Nous avons déjà noshabitudes à bord. Nous nous installons dans la cabine 336, jouxtant celle quenous avions il y a trois ans, au pont 3 et au centre du bateau, là où à priori cela remue le moins. Rapidement, nous récupérons notre parka bleue puis nous investissons la cafet du pont 4 enattendant d'être convoqués pour l'exercice de sécurité obligatoire avantl'appareillage. A 20h00 précises, le FRAM quitte lentement le quai, les toits de Reykjavik s'estompent derrière le crachin. Les sommets environnants sont sous une épaisse couche de nuages. La légendaire lumière et la visibilité infinie caractéristiques de l'Islande ne sont pas au rendez-vous ce soir ! Après les nourritures spirituelles de la matinée, il est normal de penser aux nourritures terrestres et ce soir, devant le buffet du FRAM, commence la cure de poisson. On est presque venu pour cela ! 21h30, pot de bienvenue du Commandant. C'est surtout l'occasion de faire connaissance avec les membres de l'équipage et du "staff d'expédition". Nous retrouvons le Commandant qui nous avait sorti avec tant de brio du violent coup de vent que nous avions subi en Antarctique. Le FRAM a déjà par le passé relâché à Reykjavik, mais c'est la première fois quela compagnie organise le tour complet de l'Islande en faisant escale dans de petits ports. Line, une norvégienne, qui est notre "team leader" complimente tous les passagers d'avoir osé être des pionniers et des explorateurs lors de ce voyage inaugural. Rien moins ! Bon, même si c'est un peu exagéré, cela fait toujours plaisir… Le FRAM fait maintenant cap au nord-ouest vers sa prochaine escale : la péninsule de Snaeffellsnes. Après une journée bien remplie, ce soir je m'octroie un quart réduit, d'autant que la pluie ne cesse pas. Pas chaud sur les coursives extérieures !
PENINSULE DE SNAEFELLSNES Lundi 26 Mai 2014 07h15, le FRAM est en vue du port de Grundarfjordur, au nord de la péninsule de Snaeffellsnes. En vue ! En vue ? En vue n'est pas le terme qui convienne vraiment. Plafond bas et lumière en berne, la journée ne s'annonce pas bien. Depuis le pont du bateau, les contours de la pyramide abrupte de Kirkjufell, la Montagne de l'Eglise, sont complètement brouillés. Quelques instants plus tard, son sommet va disparaître dans les nuages bas. Cette montagne caractéristique annonce notre arrivée imminente dans le port de Grundarfjordur, que l'on distingue à peine derrière le rideau de pluie fine. La péninsule de Snaefellsnes est paraît-il un concentré des paysages d'Islande ; depuis hier nous avons surtout droit à un concentré météorologique ! Toute la région est dominée par le Snaefell, un stratovolcan éteint culminant à plus de 1.400 m surmonté d'un glacier, le Snaeffelsjökull. Inutile de préciser que nous n'avons rien vu de tout cela. Jules Verne avait inscrit ce site pour la postérité dans le "Voyage au centre de la Terre", mais aujourd'hui les héros de sonroman n'auraient sans doute pas pu vivre leur aventure, tant l'entrée du volcan était invisible. Nous nous étions inscrits pour une excursion en bus et une randonnée pour faire le tour du Snaeffell. Le peu que nous pouvions voir nous a juste permis d'imaginer que tout le reste devait être très beau… Malgré tout, bravant le vent et la pluie, nous avons pu faire une marche en partant du petit port d'Arnarstapi, cerné de falaises de basalte noir servant de refuge à plusieurs colonies de mouettes tridactyles. La poursuite de la rando s'est faite en longeant une côte rocheuse très découpée où les grottes alternent avec les portes et autres pics. La mer y bat avec violence. Le contraste entre le blanc des vagues qui explosent sur le noir des formations basaltiques est du plus bel effet. Le guide Lonely Planet évoque cette balade, expliquant "que les paysages sont encore plus enchanteurs sous la pluie". Tu parles ! On peut imaginer que par beau temps, cela doit être encore mieux Ensuite, une courte marche vers la plage de gros graviers noirs de Djupalonssandur que l'on atteint par un méchant chemin serpentant à travers des formations menaçantes de lave sombre. L'état de la mer ne donne guère envie de s'y baigner. Et quand on voit sur quelle surface les débris d'un chalutier qui y fit naufrage en 1948 sont dispersés, cela donne une petite idée de la violence de la mer dans la région. Dans l'après-midi, le Fram relâche pour la première fois à Stykkisholmur, la capitale de la région. C'est un petit port accessible par une passe étroite sinuant entre récifs et îlots. Mais comment y faire entrer un paquebot ? Le Commandant nous a encore apporté la preuve de sa dextérité en encastrant son bateau en marche arrière entre lequai et une île de basalte et en s'amarrant à un quai trop court pour le navire. Stykkisholmur, un port, une petite ville d'Islande où les entrepôts côtoient des maisons bardées et couvertes de tôles ondulées multicolores. Profitant d'une éclaircie, nous marchons vers l'église bâtie sur une colline. Une construction futuriste complètement décalée avec le classicisme du village. L'architecte a visiblement déliré. Il n'y a que les cloches en bronze qui ne laissent aucun doute sur la destination de l'édifice. Un escalier très raide permet d'atteindre le sommet de la petite île qui ferme le port. Une opportunité pour admirer le FRAM d'en haut. Un petit phare rouge domine le site et constitue un excellent point de vue dominant le semis de roches qui encombrent l'accès direct au port. Au moment de l'appareillage, vers20h00, le FRAM donne trois coups de sirène à l'issue de son escale inaugurale à Stykkisholmur avant de faire route vers les fjords du Nord-Ouest. Et la pluie tombe de nouveau !
LES FJORDS DU NORD-OUEST Mardi 27 Mai 2014 Si en Bretagne il peut faire beau plusieurs fois par jour, ici en Islande, il se dit qu'il suffit d'attendre juste cinq minutes pour trouver du temps à sa convenance. Eh ben, on ne peut pas dire que nous soyons récompensés de notre patience. La météo est désespérément stable depuis notre arrivée dans le pays et la matinée ne s'annonce pas meilleure que les précédentes. L'arrivée dans le petit port de Flateyri se fait dans la grisaille. Nouvelle escale inaugurale. L'accostage se fait en douceur, mais on voit que les deux lamaneurs ne sont pas habitués à l'arrivée d'un bateau si imposant et ont des difficultés à manipuler les lourdes aussières. Il faut dire que Flateyri ne compte que 300 âmes et une poignée de chalutiers. Le trafic maritime ne doit pas être bien important. Flateyri s'étale sur une courte péninsule et l'on se demande ce qui a pu motiver l'organisateur de la croisière pour y faire escaler le FRAM… Avant même le débarquement, nous comprenons que le tour du village sera vite bouclé. Malgré l'heure matinale, tous ceux qui ont quelque chose à vendre ou à faire voir, ont ouvert leur échoppe ou leur maison pour tenter de capter les économies de la clientèle du FRAM… avec plus ou moins de succès semble-t-il. Nous visitons la librairie du village où l'on vend des livres d'occasion au poids. Elle est installée dans une ancienne habitation et c'est le propriétaire des lieux qui nous reçoit. Un jeune homme bon chic, bon genre qui a revêtu le costume d'époque pour mieux se fondre dans le décor très kitsch de la maison de ses arrière-grands-parents. Visite de l'église à l'intérieur joliment coloré. Deux jeunes filles y donnent un mini récital de voix et piano pour le plaisir de quelques passagers. Il ne nous reste plus qu'à escalader un gigantesque talus paravalanche. Le gouvernement islandais a fait transporter et mis en œuvre des millions de mètres cubes de remblais pour protéger le village. En 1995, une avalanche en avait enseveli une partie etfait une quarantaine de morts ; et quand ont voit la hauteur et la pente de la montagne en surplomb, on comprend mieux la nécessité d'un tel ouvrage. C'est tout simplement colossal. Le talus de forme triangulaire permet de dévier la trajectoire de l'avalanche, le centre servant de rétention. Vu du village, cela n'a l'air de rien, mais une fois grimpé dessus on se rend compte de la hauteur importante de l'ouvrage qui domine largement l'agglomération. On nous avait également vendu la vue panoramique sur le fjord, mais ce matin, c'est raté ! En début d'après-midi, le FRAM y va de ses trois coups de sirène en quittant Flateyri. Nous longeons maintenant de hautes falaises avant de pénétrer dans l'imposant fjord d'Isafjordur. Lapluie a cessé mais l'air reste bien humide au point de brouiller le paysage. Les fjords du nord-ouest sont l'une des régions les plus spectaculaires d'Islande, c'est rageant de ne pouvoir admirer convenablement ces falaises grandioses que masquent les nuages bas. En fin d'après-midi, le bateau jette l'ancre au fond du fjord au large de l'île de Vigur. Il y est prévu un débarquement à l'aide des PolarCircle Boats (PCB). (Les PolarCircle Boats sont de puissants bateaux de travail norvégiens qui ont été adaptés pour débarquer les passagers dans des lieux dépourvus de quai. Nous avions déjà testé leur robustesse et leur efficacité à toute épreuve en Antarctique). Le FRAM est éloigné de l'île et les PCB font la navette. En dehors de son côté bucolique, cette île est réputée pour sa population aviaire abondante et variée qui piaille bruyamment : sternes, guillemots, macareux, huitriers-pie, mais surtout pour l'imposante population d'eiders. Les canes eiders sont en ce moment à couver partout dans l'herbe ou les galets des plages. Une ferme occupait cette île dont il subsiste encore quelques bâtiments colorés caractéristiques. La saison venue, les enfants des fermiers se consacraient à la collecte du duvet d'eiders dans les nids. 21h00, le FRAM fait demi-tour vers le port d'Isafjordur. Et là, miracle ! L'air devient plus sec, plus pur, plus lumineux et les nuages prennent un peu d'altitude. On commence à voir quelque chose ! Enfin, je peux profiter des coursives extérieures et de la plate-forme avant du pont 5, cela commençait à me manquer de ne pouvoir assurer mes quarts régulièrement et ce soir, j'y reprends goût ! Isafjordur est abrité au fond d'une ancienne vallée glaciaire en forme caractéristique de U. Un vrai U aux flancs quasi verticaux où là neige peine à s'accrocher. Les falaises noires striées de neige se reflètent dans l'eau lisse et sombre du fjord, le paysage se dédouble.Le bateau accoste doucement, une belle arrivée !
ISAFJORDUR Mercredi 28 Mai 2014 Journée complète de relâche àIsafjordur. Les prémices d'amélioration météorologique entrevus hier soir se précisent. L'atmosphère est limpide, les sommets des montagnes environnantessont nets, et surtout dégagés de leur couche nuageuse qui a pris de la hauteur. Pas encore de soleil, mais nous ne désespérons pas. Isafjordur est la ville la plus importante des Fjords du Nord-Ouest. 2.600 habitants ! Comme à Flateyri, la ville est construite sur une longue péninsule qui barre le fond du fjord. C'est un important port de pêche, quelques gros chalutiers sont amarrés à quai mais comme partout, la pêche artisanale semble en voie de disparition. La ville est vite parcourue. Quelques rares commerces traditionnels, un supermarché et deux fast-food sontles seuls points d'attraction. Il subsiste un nombre important de maisons anciennes bien préservées, aux toits et façades en tôle ondulée. Le charme vient des différentes couleurs de ces maisons. Et les décors ou expositions d'objets derrière les fenêtres doivent témoigner de la personnalité des occupants. Ce détail est une constante des pays nordiques, bien que cela semble ici moins léché qu'en Norvège. Résider ou vivre dans cette région ne doit pas être qu'une partie de plaisir. C'est loin de tout à cause des kilomètres à parcourir pour contourner l'un après l'autre chacun des nombreux fjords ou franchir des montagnes escarpées qui sont autant d'obstacles à un déplacement aisé. Sans parler de l'obscurité, de la neige et du froid qui y règnent durant le long hiver. Ici, c'est pire que le bout du monde ! Et tout au nord de cette zone de fjords, il n'y a que les oiseaux qui peuvent s'y plaire, il n'y a jamais eu de routes pour s'y rendre. 21h30, tout le monde sur le pont pour l'appareillage d'Isafjordur ! Temps clair, belle visibilité, l'immense chape de nuages est en altitude. Cela change des jours précédents et c'est tant mieux. Le FRAM quitte un fjord pour faire un détour vers un autre, le commandant veut nous faire admirer une ancienne station baleinière norvégienne en activité jusqu'en 1930. Sur un replat de la côte, subsistent quelques bâtiments, une vieille cheminée… Le fond du fjord est complètement enneigé. Le FRAM fait lentement demi-tour. Impossible de trouver la sortie ! L'horizon est complètement barré par des montagnes tabulaires noires rayées de longues strates horizontales. Et toujours beaucoup de neige. En avant lente, le FRAM rase les berges du fjord. Une belle visibilité et peu de vent ressenti, il est agréable de prendre le quart sur la plateforme du pont 5 où je suis seul. Le bateau ayant enfin trouvé la sortie du vaste réseau de fjords, le vent se lève et la température fraîchit. Il est près de minuit, il fait grand jour, et si ce n'était le poids des paupières, je serai encore bien resté à contempler ces paysages grandioses.
HORNBJARG & SIGLUFJORDUR Jeudi 29 Mai2014 Bien que couché vers minuit, quelque chose me dit qu'à 04h30 il serait grand temps que je sorte du lit. Atravers le hublot, je comprends que le soleil éclaire déjà de hautes falaiseset que le bateau est quasiment arrêté. Cela mérite bien un petit toursur le pont, mais malgré l'heure, j'ai déjà été devancé… Le bateau est immobile au milieude la baie de Hornvik, à l'extrême nord-ouest de l'Islande. La neige recouvreen abondance les pentes abruptes des montagnes. Et ce qui ne gâte rien, c'estque le soleil est encore sous les nuages pour illuminer le cirque que forme lefond de la baie. La lumière rasante souligne chaque plissement du relief en yapportant des teintes chaudes du plus bel effet. C'est réellement splendide. Nous sommes deux ou troiscourageux passagers à admirer un tel décor, mais quelle récompense ! Ces petitsmatins spectaculaires sont un réel plaisir encore augmenté par le fait d'être àpeu près seul pour les admirer. Je sais, c'est très égoïste, mais c'est lacontrepartie d'une nuit écourtée… Je reste ainsi jusqu'à ce que lesoleil disparaisse au-dessus de la couche de nuages. Tout devient plus terne etsurtout, la température chute immédiatement. A 06h00, il est temps de finir lanuit ! Sauf qu'à 07h00, nouveau réveilpar la radio du bord. Le FRAM s'est approché très près de la falaise bordant labaie de Hornvik, qui est un site d'observation ornithologique d'importance. LeFRAM est entouré d'une multitude d'oiseaux qui plongent ou s'envolent en largesgroupes, essentiellement des guillemots ou des pétrels fulmar. Les guillemotsont un envol poussif et doivent battre frénétiquement des ailes et des pattesavant de pouvoir décoller, c'est plutôt cocasse à regarder ; les plus malinspréfèrent plonger furtivement à l'approche du bateau. Ce sont des oiseaux de petitetaille, mais ils sont des centaines de milliers bien alignés, à nicher dans lamoindre anfractuosité ou la moindre faille dans les strates de la falaise. Plushaut, ce sont les mouettes tridactyles qui tournoient en rasant la roche. Cette région est faite de hautset très anciens volcans brutalement effondrés dans la mer, une moitié émerge, l'autre a définitivement disparu. Le relief du secteur est très mouvementé, tellement difficile d'accès qu'il n'a jamais été habité, sauf occasionnellementprès de quelques rares plages où la mer permettait de débarquer. Les maîtresdes lieux sont les trolls et les sorcières, c'est dire ! C'est l'un des derniers endroitsencore sauvage d'Europe et c'est devenu un parc national très protégé. On nepeut y venir qu'en bateau depuis Isafjordur, et après c'est trois jours demarche éprouvante, même pour les trekkeurs les plus forcenés pour traverser lapresqu'île. Nous sommes ici face auHornbjarg, le point le plus nord de l'Islande. Horn ? Y aurait-il un rapportavec le cousin Horn de l'hémisphère sud ? Vue de la mer, la similitude entreles deux caps est troublante… même falaise, même couleur noire, même formeconique, et bien que cela ne soit pas le cas aujourd'hui, mêmes souffrancespour le passer. Une nouvelle fois nous sommescap-horniers ! Ensuite, nous avons été gratifiésd'une belle matinée de navigation, mer calme et visibilité islandaise portantloin. Vers le sud, la côte prend un profil plus alpin avec des cimes toujours trèsenneigées et vers le nord-ouest, à une quarantaine de kilomètres, tel unmirage, l'île de Grimsey émerge à peine de l'horizon. J'ai passé un long momentsur l'avant du pont 5. La météo pluvieuse des derniers jours est déjà oubliée.Je retrouve l'Islande que je connaissais. Pourvu que cela dure ! En début d'après-midi, nousaccostons à Siglufjordur, au fond d'un petit fjord. Toujours beaucoup de neigesur les pentes. Ce port a largement prospéré grâce à la pêche au hareng pendantplusieurs décennies, mais brutalement périclité lorsque les bancs ontsubitement et définitivement quitté la région en 1960. J'y avais fait escale lors de mon1er voyage en Islande en 1977, et je me souviens de l'état dedélabrement des quais en bois construits sur pilotis, des rues désertes etd'habitants tristounets. Une vraie ambiance de far north ! En 2014, le villagesemble de nouveau faire preuve de dynamisme et d'animation. Le cabillaud a remplacé lehareng. A peine quitté le FRAM, nous assistons à la débarque de ce poisson parbacs entiers. Durant l'escale, une partie de pêche à la ligne est organisée àbord des PCB, les participants sont revenus avec des prises de belle taille. Lesoir, cette pêche miraculeuse a été découpée devant nous sur le pont 7 par lescuisiniers du bord qui en ont tiré de superbes filets.
AKUREYRI & GRIMSEY Vendredi 30 Mai 2014 Ce matin escale à Akureyri, seconde ville d'Islande (17.000 habitants), située au fond d'un fjord de 55 kmde longueur. La matinée aurait pu démarrermoyennement mais la météo islandaise qui n'est pas à une contradiction près vaen décider tout autrement. Vers 09h00, alors que nous commençons notre visitede la ville, les nuages disparaissent rapidement pour laisser la place à unsoleil généreux. Dans la matinée, il fait si chaud que nous devons ôter anoraket pull. Nous parcourons une petite villebien proprette, aérée et relativement animée qui s'étage en pente douce le longdu fjord. Du haut des escaliers qui mènent à la grande église contemporaine, nous avons une jolie vue sur l'agglomération, les eaux du fjord et la riveopposée. Sous le soleil, la neige abondante qui recouvre encore les sommets, étincelle. Nous poursuivons notre balade entraversant un quartier composé de maisons cossues entourées de jardins oùpoussent tulipes et jonquilles, et chose plus rare en Islande, des arbres ! Noussommes à proximité du jardin botanique de la ville qui rassemble une collectionde plantes islandaises et arctiques. La moindre plante est étiquetée, c'esthyper soigné et entretenu par de très jeunes gens. Les enfants viennent s'ydistraire. C'est un endroit bucolique au cœur de la rude Islande… Appareillage en débutd'après-midi pour une sortie somptueuse du fjord qui va durer un peu plus dedeux heures. Grand soleil, ciel bleu. Sur la faible pente des rives, alternentfermes, champs de fourrage, petits hameaux. C'est très verdoyant. En arrièreplan, les montagnes sont couvertes de neige. Sous le soleil, le paysage estéblouissant (dans tous les sens du terme). Vent de l'arrière, l'atmosphèreest très agréable. Les chaises transat et les fauteuils ont été judicieusementdisposés sur les ponts extérieurs, et de nombreux passagers en profitentnonchalamment pour… bronzer ! Je passe ainsi mon quart, à en prendre plein lesyeux en observant les eaux calmes du fjord ou les cimes environnantes… Uneréelle impression de naviguer sur un lac de haute montagne tant l'air estlimpide. Dès la sortie du fjord, le FRAMmet le cap sur l'île de Grimsey à 45 kilomètres au large. Grimsey serait restéedans l'anonymat, si elle n'était le seul point d'Islande traversé par le CerclePolaire Arctique, qui lui a fait sa réputation. Elle reste une île très peuvisitée à cause des liaisons maritimes ou aériennes aléatoires dues à une météoimprévisible, même l'été. La taille du FRAM permet de s'affranchir de cesconsidérations, d'autant qu'aujourd'hui, c'est calme plat. Aussitôt en mer, le vent serenforce quelque peu et la température diminue en conséquence, mais avec lesoleil cela reste très supportable. Sur l'arrière, la côte se profile nettementen un alignement de cimes copieusement enneigées qui irradient dans ledemi-contre-jour. C'est plus que splendide, l'Islande nous fait son spectacle. J'attendais beaucoup de ce voyage, etaujourd'hui j'en ai plus que je n'osais espérer. Les mots manquent. C'est beau, tout simplement beau. Beau à s'en faire mal aux yeux, beau à pleurer. Toutl'après-midi, je reste de quart sur le pont dans la contemplation des paysages. En toute fin d'après-midi, nousdébarquons en PCB dans le petit port de Grimsey. L'attraction principale, c'estque cette ile est traversée par le Cercle Polaire par 66° 33' Nord. C'est leseul endroit d'Islande où en théorie, le soleil tangente l'horizon au solsticed'été le 21 juin, et où il n'apparaît plus le jour du solstice d'hiver le 21décembre. En théorie ! En réalité, c'est un peu plus compliqué que cela… Lignesimaginaires, les cercles polaires, comme les tropiques, l'Equateur ou leméridien de Greenwich, sont des repères fictifs sur la surface du globe. On neles voit pas, mais c'est quand même bien utile pour connaître l'heure, lessaisons ou sa position. A Grimsey, le lieu estmatérialisé dans la partie nord, derrière le petit aérodrome, par un tube enacier inox de trois mètres de long, que l'on enjambe grâce à quelques marchesen bois. Tout le monde vient s'y faire photographier. Cela reste trèssymbolique. N'empêche que c'est la quatrième fois que l'on passe cette ligne et…que l'on s'y fait photographier aussi ! Grimsey est également connuecomme repaire d'oiseaux marins. Les sternes occupent une grande partie del'ile, ils peuvent être très menaçants si l'on s'approche trop de leurterritoire et le font bruyamment savoir aux intrus que nous sommes ; ça piailleà tout va au-dessus de nos têtes. Nous déambulons au bord desfalaises en contemplant à bonne distance les nids de fulmars ou de mouettes.Les macareux font leurs nids en creusant des terriers tout au sommet de cesfalaises. Mais la plupart sont en pêche au large, pourtant nous en voyons deuxs'envoler entre nos jambes, alors que nous étions confortablement assis dans lamousse au-dessus de ces terriers sans le savoir… C'est le début de soirée, il faitgrand jour. De l'île, on voit le FRAM en premier plan et à 45 km au-delà versle Sud, on distingue clairement la succession des cimes couvertes de neige quele soleil éclaire encore largement. Quelle journée ! Et ce n'est pasfini ! 21h30, appareillage. Le FRAMcontourne Grimsey pour ainsi pouvoir franchir le Cercle Polaire. Pour nous, c'est donc la cinquième fois ! Cette longue expérience nous autorise à nousdispenser de la petite cérémonie du baptême de la ligne qui a lieu à l'avant dupont 5… Il y a quelques novices à bord qui se font introniser par un dieuNeptune plus vrai que nature et qui ne fait pas semblant en leur déversant unecopieuse louche de glaçons dans le cou et le dos. Hurlements et rires ! Etchacun des courageux se voit offrir un petit verre d'aquavit pour dissiper lesfrissons… On aurait pu croire la soiréeterminée. En ralliant l'escale suivante, nous croisons la route d'un groupe debaleines qui fait son show… Toujours un peu trop loin et jamais assezlongtemps. Mais le capitaine a arrêté son bateau presque une heure pour que lespassagers puissent les admirer. J'ai rarement quitté mon quartdepuis le début de l'après-midi. J'en profite au maximum, il y a tant à voir !Peu à peu les coursives se vident. 23h30, le soleil presqu'au Nord, ne descendplus vraiment et ses derniers rayons éclairent la côte. Au loin, les montagnesse teintent de rose… Magie du lieu, magie de l'instant. Il n'y avait pas grandmonde à bord pour admirer cela ! Oui vraiment, une journéeexceptionnelle en Islande !
HUSAVIK & TORSHÖFN Samedi 31 Mai2014 Nous nous réveillons en mêmetemps que le bateau accoste à Husavik. Il pleut un peu, mais si cela ternit lepaysage, cela n'altère en rien la visibilité. La grande majorité des passagersa débarqué pour une excursion vers le lac Myvatn, un haut-lieu du tourismenord-islandais (nous devrions voir ces sites dans la seconde partie de notrevoyage). Le FRAM semble presque vide et nous prenons le petit-déjeuner aucalme. Si les Islandais ne pratiquentplus la chasse aux cétacés depuis plusieurs années, ils ont fait de Husavik lacapitale de l'observation des baleines en armant toute une flottille d'ancienschalutiers qui emmènent passagers et curieux. Cela se fait également sur delongs canots ultra-rapides. L'industrie semble florissante et les baleines dela baie d'Husavik n'ont qu'à bien se tenir ! Chaque passager de ces bateauxest équipé d'une superbe combinaison de survie rouge avec une jolie capuchejaune fluo, et revêt également une brassière de sauvetage. Les quais de Husaviksont ainsi animés par les allées et venues des ces petits hommes rouges auxtêtes jaunes et ce matin, quelques passagers du FRAM agrémentent la palette decouleur grâce à leur belle parka bleue électrique… La flottille d'observateurs debaleines partie, la petite ville s'apaise. En dehors des cétacés, son intérêtréside dans son église d'inspiration norvégienne et son clocher blanc et rouge. Nouvel appareillage du FRAM entout début d'après-midi. Nous longeons alors une côte basse d'où émergentquelques rares sommets, contrastant avec les paysages vus auparavant. Comme iln'y a pas de chose de spectaculaire à voir, nous nous octroyons un long momentde détente dans le jacuzzi situé à l'extérieur du pont 7, heureux de clapoterdans les bulles. On s'y sent bien… jusqu'au moment de sortir ! C'est ainsi que nous arrivons àTorshöfn en début de soirée. Une fois de plus, notre commandant nous a montrétout son savoir-faire en glissant son bateau dans la passe d'entrée fortétroite. Là encore, quelle a été lamotivation du concepteur de la croisière pour programmer une escale dans cepetit port ? Nous débarquons dans un petit village, tout au nord-est du pays età l'écart des itinéraires conventionnels, où il n'y rien d'autre qu'une énormeusine de transformation de poissons. A 21h00, les déambulations despassagers du FRAM ont perturbé le paisible village. Quelques habitants ont faitce qu'ils ont pu pour nous vanter leurs hobbies : objets sculptés, peintures, tricotage de gants ou de bonnets à mille années-lumière de la mode de Paris.L'église était même restée ouverte pour nous, là encore, pas grand-chose à voir! Le spectacle, c'est nous quil'avons fait lors de l'appareillage, à 23h00. Les personnels du port quin'avaient sans doute jamais accueilli d'aussi gros navire et sans doute jamaisde paquebot, saluaient les passagers avec leurs casquettes en nous criant derevenir l'année prochaine… Le FRAM y a été de ses troiscoups de sirène et Torshöfn a retrouvé son calme… pour un an, peut-être ! 23h30, le soleil effleure toutdoucement la surface de l'océan, mais une nouvelle fois ce sont les nuages quigagnent la partie et tout le ciel commence à s'embraser.
SEYDISFJORDUR & ESKIFJORDUR Dimanche 1er Juin 2014 Le FRAM a contourné la pointenord-est de l'Islande durant la nuit et fait maintenant route vers le sud, autrement dit, nous attaquons la seconde moitié du parcours en longeant larégion des Fjords de l'Est. Et depuis le tout début de lamatinée, l'Islande nous refait son show. Ciel pur, air limpide, franc soleil, étonnant ! Cette météo inédite nous incite à quitter la couchette au plus vite. Nous suivons à toucher une côtemontagneuse incrustée de multiples fjords. C'est moins abrupt, moins haut quece nous avions vu précédemment, mais les cimes sont tout autant couvertes deneige. C'est tout simplement éblouissant ! Le FRAM navigue à petite vitessesur les eaux calmes et incroyablement bleues du fjord de Seydisfjordur. Al'avant du bateau, c'est le rêve. Du grand spectacle ! Les cimes enneigées sereflètent dans l'eau, de nombreuses et très hautes cascades dévalent les pentesen stries parallèles, près des berges quelques fermes se sont implantées. Tranquillement, le FRAM gagne lefond du fjord et accoste au quai où s'amarre habituellement le ferry qui assurela liaison hebdomadaire entre le nord du Danemark et l'Islande. Et une foisn'est pas coutume durant cette croisière, nous avons droit à de vraiesinstallations portuaires. Blotti au fond d'une anse cernéepar les montagnes, Seydisfjordur est un village unique en Islande, réputé pourses jolies maisons. Cela tient peut-être à leur architecture un peu plusélaborée qu'ailleurs, la palette de leur teinte pastel, ou leur implantationautour de ce qui ressemble à un lac. Le phare de tous lescroisiéristes en escale, c'est l'église. Et celle-ci ne déroge pas à la règle.Une jolie petite église en bois bleu pastel qui ajoute beaucoup de charme auvillage. La voute de la nef en arc de cercle est aussi peinte en bleu plussoutenu. Des fenêtres à petits carreaux éclairent la nef et le chœur, etlaissent la vue sur la verdure environnante et quelques bouleaux rabougris. Nous passons ainsi une bonnepartie de la matinée, sous un généreux soleil, à déambuler dans les rues dupetit village. Une jolie parenthèse dans le rythme de la croisière. Néanmoins, appareillage en débutd'après-midi ! La descente du fjord est aussi lumineuse que sa montée ce matin.Tous les fauteuils sont pris d'assaut et ça bronze à tout va, chacun enprofite. Dès le changement de cap à la sortie du fjord, les nuages sont arrivéset le vent est monté brutalement. Sauve-qui-peut général ! Nous naviguons quelques millesavant de pénétrer dans le fjord d'Eskifjordur, notre escale de find'après-midi. Le ciel est resté bien voilé et nous découvrons un village auxmaisons basses bien alignées, toutes construites parallèlement à la berge etétagées sur les pentes de la montagne. Chacune en soi n'a rien d'exceptionnelmais l'ensemble est assez harmonieux. Chacune de ces escales est leprétexte pour que quelques uns partent en excursion organisées sur des thèmesou des destinations différentes. Pour nous, on verra plus tard.
DJUPIVOGUR, OU LES BRUMES D'ISLANDE Lundi 02 Juin 2014 07h00, le FRAM jette l'ancre àDjupivogur, au large d'une côte basse et rocheuse qui vue de l'avant du pont 5pourrait ressembler à certains paysages de Bretagne Nord. Une succession depointes et un semis de roches empêchent le FRAM d'aller plus en avant. De l'arrière du bateau la vue estbien différente, de longues falaises noires dominent de larges plaines, et plusen arrière-plan les montagnes sont faiblement enneigées. A part quelques petits nuagesaccrochés aux lointains sommets, la matinée s'annonce radieuse. Nous sommes enescale ici pour une grande partie de la journée et comptons en profiter pourfaire un peu de tourisme pédestre autour du village. Après le débarquement en PCB, nous commençons donc notre randonnée vers l'attraction majeure de Djupivogur, un ensemble de 34 énormes œufs en pierre polie, baptisé "Eggin iGleidivik" (les œufs de la baie heureuse). Ces 34 œufs tous différentscorrespondent à 34 sortes d'oiseaux présents sur l'ile, et respectent la formeet l'échelle. Cette visite à peine terminéenous avons été rapidement surpris par l'arrivée de petits bancs de brumemasquant de temps à autre un paysage devenant de plus en plus incertain. Apriori, un joli point de vue domine le village et offre de belles vues sur lacôte, mais le temps d'y arriver, tout avait disparu… Retour à bord en PCB, le FRAM estbien caché derrière la brume épaisse, n'apparaissant qu'au tout dernier moment, tel un vaisseau fantôme… Les GPS à bord de ces engins de débarquement ont bienaidé les pilotes. A 17h00, c'est un brouillarddense qui tombe, cernant le FRAM juste au moment de l'appareillage. De l'avant, on ne voit pas clairement l'arrière du bateau. Cela va durer deux heures. LeFRAM navigue dans l'un des coins les plus mal famés d'Islande, (côte rectiligneet basse, roches éparses, etc, un vrai cimetière à bateaux !). Pas rassurant !Heureusement, la technologie est là pour se situer sur la carte ! Au bout de deux heures, cettebrume épaisse s'effiloche progressivement, laissant d'abord voir des petits boutsde ciel, puis la surface de la mer, pour enfin disparaitre définitivement. Noussommes sauvés ! Dans la soirée, les nuagescachent les hauts sommets de l'énorme glacier Vatnajökull. Dans la lumière quidescend, nous pouvons voir dans le lointain plusieurs langues glaciaires, typiques des paysages de la côte sud. Une autre facette de l'Islande.
SURTSEY & LES ÎLES VESTMANN Mardi 03 Juin 2014 Le ciel a du mal à s'éclaircir cematin. De gros nuages stagnent sur la côte. Durant quelques instants, il estpossible de voir le sommet du glacier Myrdalsjokull et de son voisinl'Eyjafjallajokull, qui recouvre le célèbre volcan ayant provoqué tant deperturbations dans le trafic aérien en avril 2010. Deux grandes tacheslumineuses dans un ciel chargé. La côte sud de l'Islande estdépourvue d'abris naturels, aussi le FRAM a-t-il navigué toute la nuit et toutecette matinée en mettant directement le cap sur Surtsey, l'île la plus ausud-ouest du pays. Cette île est apparue sans prévenir, un matin de novembre1963, sortant de la mer en bouillonnant. L'éruption sous-marine dura plus dequatre ans formant une nouvelle île de basalte et de cendres noires d'environ2.7 km², mais les érosions marine et éolienne en ont quelque peu diminué lasurface depuis 60 ans. Vu du pont du FRAM, c'est sombreet guère accueillant. Cette île est sous très haute protection. Seuls, nedébarquent que quelques scientifiques venant y étudier comment la vie peut apparaîtredans une nature vierge et hostile : d'abord quelques mousses ou lichens, desinsectes et récemment quelques couples de macareux. Et le périmètre deprotection est étendu puisque le FRAM reste à bonne distance, nous laissant unpeu sur notre faim. Néanmoins, ce tour de Surtsey estplutôt inédit dans un programme de croisière et enrichit notre connaissance duMonde. Nous sommes sans doute des privilégiés car je doute fort qu'il y aitbeaucoup de navires qui viennent se perdre dans un endroit aussi isolé. Le bateau fait ensuite route aunord vers les îles Vestmann, un archipel d'une quinzaine d'îlots inabordables, sauf Heimaey, la plus grande de ces îles. Heimaey est pour moi l'un destemps forts de cette croisière. Cette île et son port sont en effet liés auxmeilleurs moments de mes vieux exploits nautiques. La première fois était à lasuite d'un changement d'équipage à Reykjavik. J'arrivais ici en ferry (pasvraiment un exploit…), et c'était en 1977, quatre ans après l'éruption quiavait à moitié enseveli la ville. Une luminosité exceptionnelle valorisait alorsles couleurs jaune, rouge et noir du volcan dont la masse semblait encoreécraser le village. Impressionnant ! Ce volcan était entré en éruptionen janvier 1973, surprenant la population dans son sommeil, qui avait étéévacuée dans l'urgence à bord des chalutiers restés au port à cause d'unetempête. L'éruption avait égalementendommagé un câble électrique relié au continent. Sans électricité sur l'île, il avait également fallu évacuer les stocks de poissons vers l'extérieur. Etenfin, les Islandais ont gagné le pari insensé de pomper l'eau de mer pourarrêter la coulée de lave qui menaçait d'obstruer l'entrée du port, ce quiaurait été fatal à la survie de l'île, complètement tributaire de la pêche. Arriver sur cette île, puisgravir le volcan quatre ans après un tel cataclysme, ça laisse des souvenirs !Et que sont quatre ans à l'échelle géologique de la Terre ? Brrr ! La seconde fois était en 1979, etcette fois-ci à la voile sans escale depuis Paimpol. Une arrivée en pleinpassage de front froid, sous des rafales violentes perturbées par les hautesfalaises, à tirer des bords insensés dans un chenal sinueux et étroit avec unvoilier sans moteur… Egalement impressionnant ! Aujourd'hui, du pont du FRAM quipénètre dans le port, je revois immédiatement tout cela. Les hautes falaises àdroite, l'étroit chenal puis le champ de lave noire à gauche, le tout toujoursdominé par l'Eldfell, le volcan toujours rouge et noir, toujoursimpressionnant. Seule, l'agglomération semble s'être étendue. Nous sommes en escale à Heimaeypour l'après-midi, largement le temps de gravir le volcan Eldfell. Avantl'ascension, il faut traverser le champ de lave qui a enseveli plus de 400maisons. Mais en presque 40 ans, les choses ont un peu changé. Ce champ de lavea été "domestiqué". Je me souviens de sentiers étroits, serpentant augré de cette lave noire figée dans des formes fantasmagoriques, menaçantes etencore fumantes. Dans le contre-jour, c'était flippant ! Aujourd'hui, plus rien de toutcela, le champ de lave est toujours là, bien sûr. Mais l'érosion naturelle oul'action de l'homme ont fait leur œuvre, des lupins bleus (plante invasive enIslande), ont réussi à y pousser, la mousse vert-de-gris gagne du terrain. Unelarge route bitumée dessert des carrières de matériaux et mène à une… déchèterie! Eh oui, l'enfer est pavé de bonnes intentions. Le tri sélectif peut mener àce genre d'aberration ! Le volcan lui, est resté le même, une imposante masse de scories noires et rouge brique que nous gravissonslentement. Au sommet, les fumerolles et les odeurs de soufre ont disparu, maisde temps à autre nous sommes entour��s d'air tiède dégagé par le sol. A quelquesendroits, il est impossible de poser la main sur la pierre encore chaude. Nous sommes arrivés aux portesdes Enfers. Le volcan assoupi respire encore faiblement. Pourvu qu'il ne se réveille pas sous nospieds ! De son sommet, nous dominons le champ de lave, la ville, le portet toutes les îles Vestmann. Un joli spectacle bien mérité. L'escale se termine dans lasoirée. Le commandant du FRAM nous fait preuve de toute son expérience enfaisant faire à son bateau un demi-tour sur place dans le petit port, la proueet la poupe à toucher les quais opposés. En rasant les falaises qui bordent lechenal, le FRAM quitte sa dernière escale vers Reykjavik, le terme de sacroisière. Une fois de plus, la croisièreaurait pu durer bien plus longtemps. Les Vestmann disparaissent derrièrel'horizon. Petit coup de blues passager…
RETOUR A REYKJAVIK Mercredi 04 Juin 2014 Déjà ! Les toits de Reykjaviksont bien en vue lorsque je prends mon dernier quart sur le pont 5. J'y seraisencore bien resté davantage ! Irrémédiablement, le FRAM pénètre dans le bassindu vieux port et accoste. Les aussières sont raidies et tout s'arrête ! Les premiers passagers débarquentpour prendre leur avion, pressés de passer à autre chose. Pour nous, pasd'urgence, nous restons en Islande et nous jouons les prolongations à borddevant un dernier café et un dernier cookie à la cafet du pont 4. Vers 10h00, nous nous résignons àquitter le FRAM bien à regret, et rejoignons notre gîte "ChezMonique" où nous passerons une autre nuit avant de partir à l'aventurepour un second tour d'Islande, dans le même sens, mais cette fois-ci en voiturede location. L'aventure, c'est bien mais leprogramme est chargé et je crois que je n'aurai pas beaucoup de temps pourpoursuivre cette chronique quotidienne. On en reparlera plus tard !
L'heure du bilan Nous avons réellement apprécié cette croisière qui était totalement inédite pour la compagnie Hurtigruten. Elle nous a permis de faire escale dans des ports parmi les plus isolés du pays, bien à l'écart du tourisme de masse. Nous devons cela aussi au fait d'avoir embarqué sur un petit paquebot très manœuvrant qui pouvait se faufiler ou accoster quasiment partout, ce que les mastodontes des mers ne peuvent pas se permettre. Cela fait aussi que nous avons toujours été en vue des côtes pour la plupart spectaculaires à contempler. Les deux premiers jours nous avons eu une météo qui nous a fort désappointés, et finalement du très beau temps dans le nord et l'est de l'Islande, plus en demi-teinte dans le sud. Mais cela aurait pu être bien pire. Globalement, nous avons eu beaucoup de chance. En conséquence, la mer s'est montrée clémente avec les passagers et tout le monde a fréquenté assidument le restaurant. Juste un peu de houle entre Djupivogur et les Vestmann. Bien qu'à bord du FRAM, le rythme était plutôt croisière. Différentes excursions animaient les escales et chacun pouvait y trouver son compte en toute indépendance. Ces excursions n'étaient pas la priorité pour nous, sauf deux dans des sites où nous étions sûrs de ne pouvoir accéder ultérieurement en voiture. Pour faire court, nous sommes très contents de notre périple et quelque chose me dit que l'on recommencera bientôt !
Dix jours en février en Floride English translation pending
Nous désirons faire un voyage de 10 jours en Floride au mois de Février 2013 avec nos deux ados ! on pensait rester quelques jours à miami ! mais nous ne savons quel quartier choisir ? ou bien faut-il mieux loger sur Fort lauderdale ou une autre ville ! recherchons une location proche de la plage dans un quartier animé et familiale ! puis nous pensions nous rendre à key west, et y dormir 1 nuit, car les hotels semblent très cher ! remonter ensuite passer une journée dans les Everglades ! avant de reprendre l'avions es nécessaire d'aller passer deux jours à Naples ? Nous hésitons aussi à louer une voiture dès notre arrivée à l'aéroport ! Es-ce-qu'a Miami il est préférable de prendre les transports en commun ?
Retour d'un voyage de trois jours en Sicile English translation pending
bonjour / bonsoir 🙂
je reviens avec ma compagne de 3 jours en Sicile. On a pris l'avion le 3 juin 2011 à Marseille à 10 h 00 et nous sommes arrivés à Palerme à 11 h 50. On a voyagé avec la compagnie aerienne Ryanair.
Le retour s'est fait le 6 juin 2011 à Palerme à 12 h 55 et nous sommes arrivés à Marseille à 14 h 40 (toujours avec la même compagnie). Pour le paiement de l'avion 🤪 * ******149.96 EUR Tarif total * *******97.60 EUR Taxes, Frais & Charges * *******24.00 EUR Frais passager: Frais d’enregistrement en ligne * *******16.00 EUR Frais passager: Frais d’embarquement prioritaire * *******20.00 EUR Frais passager: Frais d’administration * *******40.00 EUR Frais passager: Bagage(s) enregistré(s) * *******33.00 EUR Assurance * ******380.56 EUR Total payé
Pour ce qui est du séjour, on avait reservé sur le net, un hotel à Palerme pour 3 nuits avec petit dejeuner (buffet à volonté). L'hotel Bel 3 (hotel bel tre) pour un coût de 163 euros TTC. Hotel propre bien situé (si on a une voiture), presque à l'extérieur de la ville, non loin de Monréale (environ 5 km) mais à Palerme sur une colline avec vue imprenable sur la baie de Palerme. Demander si possible une chambre au 1er (étage le plus haut). Cet hotel à une piscine et une toute petite piscine. L'hotel est propre le seul inconvénient, il est mal insonorisé ! Le personnel est gentil et certains parlent français ! Encore une fois, si vous n'avez pas de voiture de location, oubliez cet hotel.
L'adresse (je n'ai pas d'actions dans cet hotel) 😛
Hotel Bel Tre
Via Ruffo Di Calabria, 20
90137 Palermo
Nous avons également reservé une voiture de location par internet pour la durée de notre séjour sicilien (nous l'avons récupéré à l'aeroport et l'avons ramené à ce même endroit le jour de notre départ). Pour un montant de 76 euros (chez Europcar). On a eu une Fiat panda avec un petit coffre !
Durant nos 3 jours, on a parcouru 1356 km (c'était marathonien). Avec un rythme effreiné ! Mais on ne regrette pas. On se levait à 6 h 30 / 7 h (le petit dej commençait à 7 h jusqu'à 10 h).
Le premier jour, nous sommes arrivés à 15 h et on a foncé vers Segeste pour ensuite Monreale, petit tour à l'hotel pour poser la valise et enchainer avec Palerme.
Voici si ça peut vous donner des idées ce qu'on a fait pendant ces 3 jours :
1er jour :
Segesta le site 6 €uros et pour la navette reliant les ruines (le château et le théâtre) 1,5 euros (sinon c'est 20 minutes à pieds et ça monte bien !) 🤪
le temple (IVème siècle avant J.C)
le théâtre (IVème siècle avant J.C)
Monreale (Sud-ouest de Palerme)
Le cloitre = 6 euros
Le Duomo place Guglielmo : tours + portail sans oublier le cloitre !
Entrée cathédrale piazza Vittorio Emanule fontaine Triton Palerme Port au nord Via Vittorino Emanuele
Via Maqueda (parallèle à la via Roma) et via Roma : artères commerçante de la ville (principales)
Ø Palazzo dei Normanni
Ø Capella Palatina (magnifiques mosaïques byzantines)
Ø Chiesa San Giovanni degli Eremiti
Ø Quattro Canti (entre Maqueda et Vittorio Emanuele)
Ø Chiesa di Santa Caterina en face de la fontaine Pretoria
Ø La Piazza Vigliena / Piazza Pretoria est le cœur de Palerme
Ø La cathédrale arabo-normande
Ø Al'est de via Alloro : porta dei Greci
Ø A l'ouest de la via Vittorio Emanuele, ancien port médiéval de la Cala
Ø Remonter la via Cassari (ruelles) marché de la Vucciria
Ø Via Marccheronai / chiesa di San Domenico
Ø Ouest via Roma, palazzo della posta / chiesa Sant'Ignazio Olivella
Ø Via Ruggero (prolongementde la via Maqueda) Piazza Castelnuovo / teatro Politeana
Ø Giardino Inglese
Pour le parking, vous trouverez de la place derrière la porta nuova (en face du palais normand) d'ailleurs on a mangé dans un restaurant sur la gauche (quand vous avez le palais normand en face de vous)....pas le premier restaurant mais le second plus bas face au mur (bonne pizza entre autre 😊).
2ème Jour
Syracuse
Parco archeologico della Neapolis. L'entrée est à 10 euros (elle comprend le théâtre grec, l'anfithéâtre romain, les grottes...). C'est un site grandiose avec un magnifique jardin !
Teatro greco
Anfiteatro romano Syracuse - Ile d'Ortygie
Parking tout de suite à gauche après le pont (extrème gauche) quand vous arrivez sur l'île (60 centimes l'heure).
Piazza Pancali - temple d'Apollon
Piazza Archimede (fontaine) avec 3 palais
Piazza del Duomo
Prendre un latte di mandorla (ou autre chose) au Grand Café sur la Piazza Duomo
Fonte Aretusa
Fonte Ciane
Acireale (nord de Catane)
Piazza del Duomo : villa Berlvedere (vue sur la mer Ionienne et un beau parc)
Dans notre guide, il parlait de cette étape, en toute franchise, vous ne ratez rien si vous ne vous vous arrêtez pas à Acireale.
Taormine Corso Umberto I
Tour de l'horloge
Teaotro greco (+ vue) l'entrée est à 8 euros (pour moi le plus beau de l'île) et la vue sur l'ETNA est magnifique !
Piazza IX Aprile (vue)
Piazza del Duomo
Villa Comunale
Messine
Port : statue dorée de la Madonne (fort San Salvatore)
Les côtes Calabraise
On a fait une halte très rapide à Messine avant de rentrer sur Palerme. 3ème Jour Agrigente
La Vallée des temples (entre autre tempio della Concordia / tempio di Eracle) : L'entrée du site est de 11 euros !
A une petite trentaine de km d'Agrigente, Eraclea Minoa (plage + théâtre) : on a pas fait le théâtre, on est allé directement à la plage pour prendre un bain frais !
Golfo di Castellammare) Localité au bord de mer (jolie plage)
Le panorama juste après Golfo di Castellemmare sur toute la baie (très beau).
Scopello (plage de Guidaloca)
4ème Jour
Mondello
Port de Mondello
Plage de Mondello
Ensuite direction l'aeroport ! 🙁
Si vous avez plus de temps, pour visiter vous avez aussi : - Villa Romana del Casale (luxueuse maison romaine du VIIème av. J.C) => A voir absolument à ce qui paraît !
- Selinonte : (à l’ouest d’Agrigente) Site datant du VIIème siècle avant J.C qui regroupe plusieurs temples, une acropole et un sanctuaire
- Porto Palo di Menfi : Plages à l'ouest de Porto Palo => Lido Fiori)
Pas très loin de Palerme : - Cap San Vito lo Capo (belles plages) - Parc naturel de Zingaro : spiaggia dello Zingaro / spiaggia Uzzo / spiaggia Capreria - Solunto (à l’Est de Palerme) Ruine d'une cité grecque sur le Monte-Catalfano / Via Ippodamo da Mileto (panorama sur la baie de Palerme)
- Péninsule de Milazzo Plages du golde de Patti Capo di Milazzo (vue Iles Eolienne) Punta Messine : piscine naturelle Laguna di Oliveri (cap Tindari)
- Cefalù Via Amendola, Ostério Magno Le Duomo La Rocca : Tempio di Diana (+ vue)
- Cava Grande De Cassibile Entre Syracuse et Noto. suivre direction "laghetti secondari")
- Noto Porta Reale Piazza Municipio Palazzo Nicolaci di Villardorata Piazza XVI Maggio : statue d'Hercule
Sans oublier l'ascension de l'Etna (en 4x4 par exemple) et la visite des nombreuses îles autour de la Sicile notamment les îles éoliennes !
Vous trouverez les photos du séjour : https://picasaweb.google.com/114309247784934720795/Sicile?authkey=Gv1sRgCP62gYzbmtHJOQ&feat=email#
Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Je recommande Syracuse et Taormine fortement !
La Sicile est vraiment magnifique et riche en histoire !
@+
je reviens avec ma compagne de 3 jours en Sicile. On a pris l'avion le 3 juin 2011 à Marseille à 10 h 00 et nous sommes arrivés à Palerme à 11 h 50. On a voyagé avec la compagnie aerienne Ryanair.
Le retour s'est fait le 6 juin 2011 à Palerme à 12 h 55 et nous sommes arrivés à Marseille à 14 h 40 (toujours avec la même compagnie). Pour le paiement de l'avion 🤪 * ******149.96 EUR Tarif total * *******97.60 EUR Taxes, Frais & Charges * *******24.00 EUR Frais passager: Frais d’enregistrement en ligne * *******16.00 EUR Frais passager: Frais d’embarquement prioritaire * *******20.00 EUR Frais passager: Frais d’administration * *******40.00 EUR Frais passager: Bagage(s) enregistré(s) * *******33.00 EUR Assurance * ******380.56 EUR Total payé
Pour ce qui est du séjour, on avait reservé sur le net, un hotel à Palerme pour 3 nuits avec petit dejeuner (buffet à volonté). L'hotel Bel 3 (hotel bel tre) pour un coût de 163 euros TTC. Hotel propre bien situé (si on a une voiture), presque à l'extérieur de la ville, non loin de Monréale (environ 5 km) mais à Palerme sur une colline avec vue imprenable sur la baie de Palerme. Demander si possible une chambre au 1er (étage le plus haut). Cet hotel à une piscine et une toute petite piscine. L'hotel est propre le seul inconvénient, il est mal insonorisé ! Le personnel est gentil et certains parlent français ! Encore une fois, si vous n'avez pas de voiture de location, oubliez cet hotel.
L'adresse (je n'ai pas d'actions dans cet hotel) 😛
Hotel Bel Tre
Via Ruffo Di Calabria, 20
90137 Palermo
Nous avons également reservé une voiture de location par internet pour la durée de notre séjour sicilien (nous l'avons récupéré à l'aeroport et l'avons ramené à ce même endroit le jour de notre départ). Pour un montant de 76 euros (chez Europcar). On a eu une Fiat panda avec un petit coffre !
Durant nos 3 jours, on a parcouru 1356 km (c'était marathonien). Avec un rythme effreiné ! Mais on ne regrette pas. On se levait à 6 h 30 / 7 h (le petit dej commençait à 7 h jusqu'à 10 h).
Le premier jour, nous sommes arrivés à 15 h et on a foncé vers Segeste pour ensuite Monreale, petit tour à l'hotel pour poser la valise et enchainer avec Palerme.
Voici si ça peut vous donner des idées ce qu'on a fait pendant ces 3 jours :
1er jour :
Segesta le site 6 €uros et pour la navette reliant les ruines (le château et le théâtre) 1,5 euros (sinon c'est 20 minutes à pieds et ça monte bien !) 🤪
le temple (IVème siècle avant J.C)
le théâtre (IVème siècle avant J.C)
Monreale (Sud-ouest de Palerme)
Le cloitre = 6 euros
Le Duomo place Guglielmo : tours + portail sans oublier le cloitre !
Entrée cathédrale piazza Vittorio Emanule fontaine Triton Palerme Port au nord Via Vittorino Emanuele
Via Maqueda (parallèle à la via Roma) et via Roma : artères commerçante de la ville (principales)
Ø Palazzo dei Normanni
Ø Capella Palatina (magnifiques mosaïques byzantines)
Ø Chiesa San Giovanni degli Eremiti
Ø Quattro Canti (entre Maqueda et Vittorio Emanuele)
Ø Chiesa di Santa Caterina en face de la fontaine Pretoria
Ø La Piazza Vigliena / Piazza Pretoria est le cœur de Palerme
Ø La cathédrale arabo-normande
Ø Al'est de via Alloro : porta dei Greci
Ø A l'ouest de la via Vittorio Emanuele, ancien port médiéval de la Cala
Ø Remonter la via Cassari (ruelles) marché de la Vucciria
Ø Via Marccheronai / chiesa di San Domenico
Ø Ouest via Roma, palazzo della posta / chiesa Sant'Ignazio Olivella
Ø Via Ruggero (prolongementde la via Maqueda) Piazza Castelnuovo / teatro Politeana
Ø Giardino Inglese
Pour le parking, vous trouverez de la place derrière la porta nuova (en face du palais normand) d'ailleurs on a mangé dans un restaurant sur la gauche (quand vous avez le palais normand en face de vous)....pas le premier restaurant mais le second plus bas face au mur (bonne pizza entre autre 😊).
2ème Jour
Syracuse
Parco archeologico della Neapolis. L'entrée est à 10 euros (elle comprend le théâtre grec, l'anfithéâtre romain, les grottes...). C'est un site grandiose avec un magnifique jardin !
Teatro greco
Anfiteatro romano Syracuse - Ile d'Ortygie
Parking tout de suite à gauche après le pont (extrème gauche) quand vous arrivez sur l'île (60 centimes l'heure).
Piazza Pancali - temple d'Apollon
Piazza Archimede (fontaine) avec 3 palais
Piazza del Duomo
Prendre un latte di mandorla (ou autre chose) au Grand Café sur la Piazza Duomo
Fonte Aretusa
Fonte Ciane
Acireale (nord de Catane)
Piazza del Duomo : villa Berlvedere (vue sur la mer Ionienne et un beau parc)
Dans notre guide, il parlait de cette étape, en toute franchise, vous ne ratez rien si vous ne vous vous arrêtez pas à Acireale.
Taormine Corso Umberto I
Tour de l'horloge
Teaotro greco (+ vue) l'entrée est à 8 euros (pour moi le plus beau de l'île) et la vue sur l'ETNA est magnifique !
Piazza IX Aprile (vue)
Piazza del Duomo
Villa Comunale
Messine
Port : statue dorée de la Madonne (fort San Salvatore)
Les côtes Calabraise
On a fait une halte très rapide à Messine avant de rentrer sur Palerme. 3ème Jour Agrigente
La Vallée des temples (entre autre tempio della Concordia / tempio di Eracle) : L'entrée du site est de 11 euros !
A une petite trentaine de km d'Agrigente, Eraclea Minoa (plage + théâtre) : on a pas fait le théâtre, on est allé directement à la plage pour prendre un bain frais !
Golfo di Castellammare) Localité au bord de mer (jolie plage)
Le panorama juste après Golfo di Castellemmare sur toute la baie (très beau).
Scopello (plage de Guidaloca)
4ème Jour
Mondello
Port de Mondello
Plage de Mondello
Ensuite direction l'aeroport ! 🙁
Si vous avez plus de temps, pour visiter vous avez aussi : - Villa Romana del Casale (luxueuse maison romaine du VIIème av. J.C) => A voir absolument à ce qui paraît !
- Selinonte : (à l’ouest d’Agrigente) Site datant du VIIème siècle avant J.C qui regroupe plusieurs temples, une acropole et un sanctuaire
- Porto Palo di Menfi : Plages à l'ouest de Porto Palo => Lido Fiori)
Pas très loin de Palerme : - Cap San Vito lo Capo (belles plages) - Parc naturel de Zingaro : spiaggia dello Zingaro / spiaggia Uzzo / spiaggia Capreria - Solunto (à l’Est de Palerme) Ruine d'une cité grecque sur le Monte-Catalfano / Via Ippodamo da Mileto (panorama sur la baie de Palerme)
- Péninsule de Milazzo Plages du golde de Patti Capo di Milazzo (vue Iles Eolienne) Punta Messine : piscine naturelle Laguna di Oliveri (cap Tindari)
- Cefalù Via Amendola, Ostério Magno Le Duomo La Rocca : Tempio di Diana (+ vue)
- Cava Grande De Cassibile Entre Syracuse et Noto. suivre direction "laghetti secondari")
- Noto Porta Reale Piazza Municipio Palazzo Nicolaci di Villardorata Piazza XVI Maggio : statue d'Hercule
Sans oublier l'ascension de l'Etna (en 4x4 par exemple) et la visite des nombreuses îles autour de la Sicile notamment les îles éoliennes !
Vous trouverez les photos du séjour : https://picasaweb.google.com/114309247784934720795/Sicile?authkey=Gv1sRgCP62gYzbmtHJOQ&feat=email#
Si vous avez des questions, n'hésitez pas ! Je recommande Syracuse et Taormine fortement !
La Sicile est vraiment magnifique et riche en histoire !
@+
Voyager seule en logeant chez l'habitant en Roumanie English translation pending
ma première expérience de voyage en solitaire à plus de 55 ans, en logeant chez l'habitant a été exaltante. je souhaite renouveller cette expérience en Roumanie. Pourriez vous me conseiller pour cela.
Me conseiller des adresses sympathiques, où je serai bien reçue et échanger.
Me conseiller pour les déplacements entre villes.
Combien de temps rester à Bucarest?
je vous remercie de votre réponse.
Colette
Est-ce inquiétant d'arriver en couple à Cuba aux douanes quand on ne parle pas anglais ni espagnol? English translation pending
Bonjour,
Nous autres c'est notre premier voyage a Cuba, plus précisement a Varadero. NOus partons dans un forfait tout inclus et dans un hôtel 4*. Ce qui m'inquiète le plus est d'arrivée a Cuba au douane et que mon conjoint et moi ne parlons ni l'anglais et ni l'espagnol, est-ce que les cubains font des efforts pour parler français, et a l'hôtel, les serveurs est-ce qu'il parle français?.. Merci a l'avance pour les reponses....
Nous autres c'est notre premier voyage a Cuba, plus précisement a Varadero. NOus partons dans un forfait tout inclus et dans un hôtel 4*. Ce qui m'inquiète le plus est d'arrivée a Cuba au douane et que mon conjoint et moi ne parlons ni l'anglais et ni l'espagnol, est-ce que les cubains font des efforts pour parler français, et a l'hôtel, les serveurs est-ce qu'il parle français?.. Merci a l'avance pour les reponses....
Randonnée à cheval en France autour du réveillon de fin d'année? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes à la recherche de bonnes adresses pour faire quelques jours de rando à cheval en France autour du réveillon de fin d'année. Merci de vos suggestions ....
Nous sommes à la recherche de bonnes adresses pour faire quelques jours de rando à cheval en France autour du réveillon de fin d'année. Merci de vos suggestions ....
Dix beaux jardins du Québec English translation pending
Martine Bouliane, collaboration spéciale
La Presse
Au fil de l'été, les jardins changeront continuellement de visage à mesure que se succéderont les floraisons. Il y a quantité d'endroits, dans différentes régions du Québec, où apprécier la beauté de ces bijoux de la nature et où s'enivrer les sens. En voici 10 à découvrir ou à revoir cet été.
1 Domaine Joly-de-Lotbinière, Chaudière-Appalaches Habité par les seigneurs Joly-de Lotbinière, ce domaine exceptionnel situé sur la pointe Platon, près du fleuve, dégage un certain romantisme. Ses bâtiments et arrangements floraux sont inspirés par le mouvement pittoresque du XIXe siècle. On y retrouve notamment d'immenses noyers noirs, un parterre où dominent les rosiers, un jardin blanc et un jardin des sens. Derrière la villa se trouvent des sentiers pédestres bordés d'arbres centenaires. www.domainejoly.com
2 Jardin botanique, Montréal Ce jardin n'a pas besoin de présentation. Il est assurément le plus fréquenté du Québec. Chaque mois, le secteur en vedette se transforme. Tout d'abord, les plantes alpines, suivies des magnolias, des lilas, des rhododendrons, des roses, des lys et des hémérocalles du Ruisseau fleuri... On peut le voir, le revoir et toujours trouver de quoi s'émerveiller dans ce jardin aux innombrables visages. www.ville.montreal.qc.ca/jardin
3 Parc Marie-Victorin, Centre-du-Québec Ce parc se distingue notamment par ses neuf mosaïcultures. Les insectes, oiseaux ou grenouilles formés de végétaux plairont aux adultes et aux enfants. On retrouve aussi cinq jardins thématiques fort intéressants, dont celui des oiseaux, où s'inspirer pour planter chez soi les fleurs et plantes qui attirent les volatiles. Quelque 200 espèces rares font partie de la collection du parc, où on peut aussi goûter les fleurs. www.parcmarievictorin.com
4 Domaine Mackenzie-King, Outaouais Partie intégrante du parc de la Gatineau, ce domaine boisé appartenait autrefois au premier ministre William-Lyon Mackenzie-King. Devant le vaste chalet de Moorside, où il est possible de prendre le thé, se trouvent des jardins de différents types?: l'ordonné jardin d'inspiration française devant la maison puis celui plus éclectique et désordonné anglais. Ce qui le distingue, c'est la présence de ruines transportées là pour enjoliver les jardins, dont celles d'une abbaye. www.capitaleducanada.gc.ca/king
5 Manoir Papineau, Outaouais Déjà, au XIXe siècle, les jardins du Manoir était considérés parmi les plus intéressants de l'époque. C'est l'amour des fleurs du seigneur de la Petite-Nation, Louis-Joseph Papineau, qui l'a poussé à aménager ses jardins. Parcs Canada les recrée à partir notamment des écrits du politicien. La première phase du projet est achevée, et d'autres suivront pour faire revivre l'ensemble des jardins, composés de platebandes, d'un potager et d'un jardin de sculptures. www.pc.gc.ca/papineau
6 Centre de la nature, LavalCe parc urbain, une ancienne carrière, est fréquenté l'été par les familles qui pique-niquent. Les amateurs d'horticulture s'y rendent aussi pour voir la serre d'exposition, où se trouvent les plantes tropicales, mais aussi les variétés qui ornent les nombreuses platebandes. Elles regroupent les espèces de fleurs selon une thématique propre à chacun des jardins, qu'il s'agisse de celui des annuelles, des vivaces, des plantes indigènes ou du sous-bois. www.info.ville.laval.qc.ca
7 Jardins de Métis, Gaspésie C'est en 1926 qu'Elsie Reford a commencé à enjoliver son camp de pêche en y plantant des fleurs. Elle n'a pas hésité à faire pousser des variétés exotiques, tels les pavots bleus, originaires de l'Himalaya et devenus l'emblème du parc. Les Jardins de Métis ont de quoi plaire aux plus conservateurs et aux plus audacieux. Aux platebandes aménagées il y a près d'un siècle s'ajoutent les jardins contemporains et souvent surprenants du Festival international de jardins. www.jardinsmetis.com
8 Parc du Bois-de-Coulonges, Québec Cet ancien domaine du XVIIe siècle, situé en bordure du fleuve, a de quoi charmer avec ses allées fleuries et ses grands arbres centenaires. Environ la moitié de ses 24 hectares sont boisés. Des visites guidées permettent de découvrir les jardins qui parsèment ce très beau parc urbain, dont un consacré aux rhododendrons et un second aux roses anciennes. C'est aussi une occasion d'en connaître plus sur sa longue histoire. www.capitale.gouv.qc.ca
9 Jardin Daniel A. Séguin, Montérégie Quelque 2000 variétés se côtoient dans ces jardins, terrain de jeu et d'études des élèves en horticulture de l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe. Chaque année, un nouveau jardin, est aménagé. Cette saison, c'est un jardin médiéval qui s'ajoutera à la vingtaine de jardins thématiques existants. On retrouve aussi les Exceptionnelles, ces plantes remarquables à ajouter à son aménagement paysager, sélectionnées à la fois par le public et les spécialistes. www.itasth.qc.ca/jardindas
10 Jardins de Normandin, Saguenay-Lac-Saint-Jean Ici, on présente l'histoire du jardin à l'intérieur d'un seul grand jardin. On retrouve un parterre oriental, un autre français, un anglais, sans oublier un jardin des herbes qui rappelle l'époque médiévale. Le site compte aussi un potager décoratif. Les amoureux d'hémérocalles adoreront voir ces platebandes où se côtoient pas moins de 2000 cultivars. www.lesgrandsjardinsdenormandin.com
Au fil de l'été, les jardins changeront continuellement de visage à mesure que se succéderont les floraisons. Il y a quantité d'endroits, dans différentes régions du Québec, où apprécier la beauté de ces bijoux de la nature et où s'enivrer les sens. En voici 10 à découvrir ou à revoir cet été.
1 Domaine Joly-de-Lotbinière, Chaudière-Appalaches Habité par les seigneurs Joly-de Lotbinière, ce domaine exceptionnel situé sur la pointe Platon, près du fleuve, dégage un certain romantisme. Ses bâtiments et arrangements floraux sont inspirés par le mouvement pittoresque du XIXe siècle. On y retrouve notamment d'immenses noyers noirs, un parterre où dominent les rosiers, un jardin blanc et un jardin des sens. Derrière la villa se trouvent des sentiers pédestres bordés d'arbres centenaires. www.domainejoly.com
2 Jardin botanique, Montréal Ce jardin n'a pas besoin de présentation. Il est assurément le plus fréquenté du Québec. Chaque mois, le secteur en vedette se transforme. Tout d'abord, les plantes alpines, suivies des magnolias, des lilas, des rhododendrons, des roses, des lys et des hémérocalles du Ruisseau fleuri... On peut le voir, le revoir et toujours trouver de quoi s'émerveiller dans ce jardin aux innombrables visages. www.ville.montreal.qc.ca/jardin
3 Parc Marie-Victorin, Centre-du-Québec Ce parc se distingue notamment par ses neuf mosaïcultures. Les insectes, oiseaux ou grenouilles formés de végétaux plairont aux adultes et aux enfants. On retrouve aussi cinq jardins thématiques fort intéressants, dont celui des oiseaux, où s'inspirer pour planter chez soi les fleurs et plantes qui attirent les volatiles. Quelque 200 espèces rares font partie de la collection du parc, où on peut aussi goûter les fleurs. www.parcmarievictorin.com
4 Domaine Mackenzie-King, Outaouais Partie intégrante du parc de la Gatineau, ce domaine boisé appartenait autrefois au premier ministre William-Lyon Mackenzie-King. Devant le vaste chalet de Moorside, où il est possible de prendre le thé, se trouvent des jardins de différents types?: l'ordonné jardin d'inspiration française devant la maison puis celui plus éclectique et désordonné anglais. Ce qui le distingue, c'est la présence de ruines transportées là pour enjoliver les jardins, dont celles d'une abbaye. www.capitaleducanada.gc.ca/king
5 Manoir Papineau, Outaouais Déjà, au XIXe siècle, les jardins du Manoir était considérés parmi les plus intéressants de l'époque. C'est l'amour des fleurs du seigneur de la Petite-Nation, Louis-Joseph Papineau, qui l'a poussé à aménager ses jardins. Parcs Canada les recrée à partir notamment des écrits du politicien. La première phase du projet est achevée, et d'autres suivront pour faire revivre l'ensemble des jardins, composés de platebandes, d'un potager et d'un jardin de sculptures. www.pc.gc.ca/papineau
6 Centre de la nature, LavalCe parc urbain, une ancienne carrière, est fréquenté l'été par les familles qui pique-niquent. Les amateurs d'horticulture s'y rendent aussi pour voir la serre d'exposition, où se trouvent les plantes tropicales, mais aussi les variétés qui ornent les nombreuses platebandes. Elles regroupent les espèces de fleurs selon une thématique propre à chacun des jardins, qu'il s'agisse de celui des annuelles, des vivaces, des plantes indigènes ou du sous-bois. www.info.ville.laval.qc.ca
7 Jardins de Métis, Gaspésie C'est en 1926 qu'Elsie Reford a commencé à enjoliver son camp de pêche en y plantant des fleurs. Elle n'a pas hésité à faire pousser des variétés exotiques, tels les pavots bleus, originaires de l'Himalaya et devenus l'emblème du parc. Les Jardins de Métis ont de quoi plaire aux plus conservateurs et aux plus audacieux. Aux platebandes aménagées il y a près d'un siècle s'ajoutent les jardins contemporains et souvent surprenants du Festival international de jardins. www.jardinsmetis.com
8 Parc du Bois-de-Coulonges, Québec Cet ancien domaine du XVIIe siècle, situé en bordure du fleuve, a de quoi charmer avec ses allées fleuries et ses grands arbres centenaires. Environ la moitié de ses 24 hectares sont boisés. Des visites guidées permettent de découvrir les jardins qui parsèment ce très beau parc urbain, dont un consacré aux rhododendrons et un second aux roses anciennes. C'est aussi une occasion d'en connaître plus sur sa longue histoire. www.capitale.gouv.qc.ca
9 Jardin Daniel A. Séguin, Montérégie Quelque 2000 variétés se côtoient dans ces jardins, terrain de jeu et d'études des élèves en horticulture de l'Institut de technologie agroalimentaire (ITA) de Saint-Hyacinthe. Chaque année, un nouveau jardin, est aménagé. Cette saison, c'est un jardin médiéval qui s'ajoutera à la vingtaine de jardins thématiques existants. On retrouve aussi les Exceptionnelles, ces plantes remarquables à ajouter à son aménagement paysager, sélectionnées à la fois par le public et les spécialistes. www.itasth.qc.ca/jardindas
10 Jardins de Normandin, Saguenay-Lac-Saint-Jean Ici, on présente l'histoire du jardin à l'intérieur d'un seul grand jardin. On retrouve un parterre oriental, un autre français, un anglais, sans oublier un jardin des herbes qui rappelle l'époque médiévale. Le site compte aussi un potager décoratif. Les amoureux d'hémérocalles adoreront voir ces platebandes où se côtoient pas moins de 2000 cultivars. www.lesgrandsjardinsdenormandin.com
Voyage en Italie pour quinze jours en individuel début septembre English translation pending
bonjour tout le monde,
Je souhaite partir visiter l'Italie (regions de la Toscane, de Rome, et de Naples) avec mon compagnon et notre bebe de 10 mois (periode encore pas vraiment definie entre juillet et debut septembre pour une duree de 15 jours). J' aurais besoin de vos conseils en ce qui concerne l'herbergement (hotel sympa, prix raisonnable avec piscine si possible), les lieux de visite a ne pas manquer, les resto sympas.... Je voulais savoir si partir avec un bebe de 10 mois pour un tel voyage etait possible, et si la circulation routiere etait comme la notre: y a t il des choses a savoir sur le stationnement.... je vous remercie pour tous vos comseils. typh
Je souhaite partir visiter l'Italie (regions de la Toscane, de Rome, et de Naples) avec mon compagnon et notre bebe de 10 mois (periode encore pas vraiment definie entre juillet et debut septembre pour une duree de 15 jours). J' aurais besoin de vos conseils en ce qui concerne l'herbergement (hotel sympa, prix raisonnable avec piscine si possible), les lieux de visite a ne pas manquer, les resto sympas.... Je voulais savoir si partir avec un bebe de 10 mois pour un tel voyage etait possible, et si la circulation routiere etait comme la notre: y a t il des choses a savoir sur le stationnement.... je vous remercie pour tous vos comseils. typh
Vaccination contre la fièvre jaune dans les zones risquées de l'Argentine English translation pending
Voici un article du journal Argentin "La Nacion" sur les questions qu'on se pose sur la fièvre jaune.
En premier temps pour les hispanophiles l'article paru ce matin.
http://www.lanacion.com.ar/...5736102&toi=6485
Je le traduirai par après pour ceux qui savent dire Gracias y Buen dia.😉
Voici, maintenant que j'ai un peu plus de temps, ma traduction.
Pour ceux qui voyageront dans ces zônes et après avoir lu ce texte: (à la normande: p'tet bin qu'oui, p'tet bin qu'non!)
autant se faire vacciner, çà vous évitera des déboires sur votre voyage.
Le vaccin est valable DIX ans.
Augmentation des consultations pour la vaccination contre la fièvre jaune.
Il est recommandé que ceci n'est applicable que pour les personnes qui transitent par cette zône endémique.
Dois-je me faire vacciner contre la fièvre jaune si je vais en avion à la côte brésilienne? Et si je vais en voiture? Que se passe-t-il si je voyage vers Salta? Les consultations dans les centres de vaccination de Buenos-Aires sont de tout type et la confusion grandit.
Pour diminuer les interrogations et ne pas générer de fausses rumeurs, le quotidien « LA NACION « a consulté différents spécialistes, les autorités sanitaires nationales et les ambassades du Brésil, du Paraguay et de la Bolivie.
« Ce n'est pas une vaccination massive, elle doit se donner seulement aux personnes qui résident, voyagent ou transitent par les zônes à risque », explique le docteur Hugo Fernandez, directeur national de Prévention des Maladies et Risques du Ministère de la Santé de la Nation.
Dans notre pays, les zônes à risque sont: Misiones et Formosa et quelques départements des provinces de Corrientes, Chaco, Salta et Jujuy, qui sont limitrophes avec le Brésil, la Bolivie et le Paraguay.
Une des destinations qui génèrent le plus de confusions est le Brésil. Les voyageurs qui voyagent à ce pays voisin doivent seulement appliquer cette vaccination s'ils vont dans le Nord et le Centre-Ouest, vers Maranhao et Minas Gerais et quelques sites spécifiques d'autres états, d'après l'Ambassade de ce pays.
« Que se passe-t-il si je vais sur la côte Sud du Brésil? », ceci est la question qui revient très souvent dans les centres d'attention. « Ceux qui voyagent en avion ne doivent pas se faire vacciner. Pour ceux qui utilisent la voie terrestre, il y a deux situations possibles: s'ils traversent des zônes affectées (comme Santo Tomé), le vaccin est nécessaire; mais s'il ne le font pas et qu'ils traversent via Paso de los Libres, par exemple, cela n'est pas précisé », explique le docteur Tomas Orduna, coordinateur du service de médecine du voyageur de l'hôpital Muñiz.
Autre question que se pose souvent le voyageur est, si je vais au Brésil demande-t-on le certificat de vaccination. De l'Ambassade, ils ont confirmé qu'on ne l'exigait pas, mais recommandent de se vacciner si on voyage dans les zônes infectées.
Avec le Paraguay cela se passe de même, il faut se vacciner malgré que cela n'est pas obligatoire.
Pour entrer en Bolivie, il est demandé le carnet de vaccination. De toute manière, d'après le docteur Orduna, « ceci n'a pas été communiqué officiellement à notre pays ».
La vaccination est gratuite et doit être appliquée 10 jours avant de partir. Ceci est recommandé à partir d'un an jusqu'à 60 ans. Les adultes de 60 ans et les mineurs de moins d'un an pourront se vacciner s'ils présentent un ordre médical.
Le docteur Orduna, explique « qu'il est important pour les parents avec bébés entre 9 et 11 mois de consulter leur pédiâtre, et les adultes de plus de 60 ans, à leur médecin, car parfois, selon la zône, la vaccination est nécessaire »
Les bébés de moins de six mois ne doivent pas être vaccinés, ni les personnes « immunodeprimidas », les malades « del timo (miastenia gravis) », les allergiques à l'oeuf et ses dérivés et les femmes enceintes. (Note Chegringo: les termes médicaux doivent être traduit par un médecin)
Note pour le voyageur:
La fièvre jaune, qui doit son nom à la personne infectée qui peut arriver à une ressemblance hépatique qui provoque une couleur jaune de la peau, c'est un virus qui se propage à travers les moustiques qui piquent des animaux ou des humains infectés et les transmet ainsi à des sujets sains. En Argentine, le vecteur est le « Aedes aegypti ».
Le symptômes commun à cette maladie est la fièvre, qui souvent est accompagnée de douleurs musculaires.
Plusieurs centres de vaccinations. (voir Forum précédent sur ce sujet)
L'article à été écrit par Paula Markous, journaliste.
Augmentation des consultations pour la vaccination contre la fièvre jaune.
Il est recommandé que ceci n'est applicable que pour les personnes qui transitent par cette zône endémique.
Dois-je me faire vacciner contre la fièvre jaune si je vais en avion à la côte brésilienne? Et si je vais en voiture? Que se passe-t-il si je voyage vers Salta? Les consultations dans les centres de vaccination de Buenos-Aires sont de tout type et la confusion grandit.
Pour diminuer les interrogations et ne pas générer de fausses rumeurs, le quotidien « LA NACION « a consulté différents spécialistes, les autorités sanitaires nationales et les ambassades du Brésil, du Paraguay et de la Bolivie.
« Ce n'est pas une vaccination massive, elle doit se donner seulement aux personnes qui résident, voyagent ou transitent par les zônes à risque », explique le docteur Hugo Fernandez, directeur national de Prévention des Maladies et Risques du Ministère de la Santé de la Nation.
Dans notre pays, les zônes à risque sont: Misiones et Formosa et quelques départements des provinces de Corrientes, Chaco, Salta et Jujuy, qui sont limitrophes avec le Brésil, la Bolivie et le Paraguay.
Une des destinations qui génèrent le plus de confusions est le Brésil. Les voyageurs qui voyagent à ce pays voisin doivent seulement appliquer cette vaccination s'ils vont dans le Nord et le Centre-Ouest, vers Maranhao et Minas Gerais et quelques sites spécifiques d'autres états, d'après l'Ambassade de ce pays.
« Que se passe-t-il si je vais sur la côte Sud du Brésil? », ceci est la question qui revient très souvent dans les centres d'attention. « Ceux qui voyagent en avion ne doivent pas se faire vacciner. Pour ceux qui utilisent la voie terrestre, il y a deux situations possibles: s'ils traversent des zônes affectées (comme Santo Tomé), le vaccin est nécessaire; mais s'il ne le font pas et qu'ils traversent via Paso de los Libres, par exemple, cela n'est pas précisé », explique le docteur Tomas Orduna, coordinateur du service de médecine du voyageur de l'hôpital Muñiz.
Autre question que se pose souvent le voyageur est, si je vais au Brésil demande-t-on le certificat de vaccination. De l'Ambassade, ils ont confirmé qu'on ne l'exigait pas, mais recommandent de se vacciner si on voyage dans les zônes infectées.
Avec le Paraguay cela se passe de même, il faut se vacciner malgré que cela n'est pas obligatoire.
Pour entrer en Bolivie, il est demandé le carnet de vaccination. De toute manière, d'après le docteur Orduna, « ceci n'a pas été communiqué officiellement à notre pays ».
La vaccination est gratuite et doit être appliquée 10 jours avant de partir. Ceci est recommandé à partir d'un an jusqu'à 60 ans. Les adultes de 60 ans et les mineurs de moins d'un an pourront se vacciner s'ils présentent un ordre médical.
Le docteur Orduna, explique « qu'il est important pour les parents avec bébés entre 9 et 11 mois de consulter leur pédiâtre, et les adultes de plus de 60 ans, à leur médecin, car parfois, selon la zône, la vaccination est nécessaire »
Les bébés de moins de six mois ne doivent pas être vaccinés, ni les personnes « immunodeprimidas », les malades « del timo (miastenia gravis) », les allergiques à l'oeuf et ses dérivés et les femmes enceintes. (Note Chegringo: les termes médicaux doivent être traduit par un médecin)
Note pour le voyageur:
La fièvre jaune, qui doit son nom à la personne infectée qui peut arriver à une ressemblance hépatique qui provoque une couleur jaune de la peau, c'est un virus qui se propage à travers les moustiques qui piquent des animaux ou des humains infectés et les transmet ainsi à des sujets sains. En Argentine, le vecteur est le « Aedes aegypti ».
Le symptômes commun à cette maladie est la fièvre, qui souvent est accompagnée de douleurs musculaires.
Plusieurs centres de vaccinations. (voir Forum précédent sur ce sujet)
L'article à été écrit par Paula Markous, journaliste.
Belles plages en Polynésie? English translation pending
Bonjour à tous,
En achetant le Lonely sur la Polynesie, il est indiqué que pour les plages, on est loin de l'idée que l'on peut se faire de la Polynesie et qu'il vaut mieux aller ailleurs. Du coup on est un peu déboussolé avec ma femme... on compte y aller 3 semaines en octobre.
On ne souhaite pas passer nos 3 semaines de vacances à lesarder au soleil mais on aime bien se reposer au soleil de temps en temps. Y a t il une ile qu'il faut privilegier pour les plages ?
Voici les iles que nous comptions faire : Tahiti/Moorea/Hua Hine/Bora Bora/Rangiroa/Nuku Hiva/Hiva Oa
Merci de votre aide !
Charles.
En achetant le Lonely sur la Polynesie, il est indiqué que pour les plages, on est loin de l'idée que l'on peut se faire de la Polynesie et qu'il vaut mieux aller ailleurs. Du coup on est un peu déboussolé avec ma femme... on compte y aller 3 semaines en octobre.
On ne souhaite pas passer nos 3 semaines de vacances à lesarder au soleil mais on aime bien se reposer au soleil de temps en temps. Y a t il une ile qu'il faut privilegier pour les plages ?
Voici les iles que nous comptions faire : Tahiti/Moorea/Hua Hine/Bora Bora/Rangiroa/Nuku Hiva/Hiva Oa
Merci de votre aide !
Charles.
Retour de Sicile du 19 avril au 3 mai 2008 English translation pending
Deux semaines en sicile du 19/04 au 3/05 Arrivée à Palerme nuit au camping de Scopello super village rserve de Vendicari Erice dim 20 un peu décevant: village-musée
Ségeste l'autoroute n'est pas très loin: perd de son charme Sélinonte: site antique magnifique dans un cadre grandiose
côte sud très bétonnée: on a finalement fui Eraclea Minoa et son camping. Très décus par les paysages on s'est réfugié à Castelbella petit village perche très authentique
Agrigente: très décevant. Ultra touristique, plein de groupes scolaires hurlant et la nouvelle Agrigente, une véritable verrue en décor. La magie n'opère pas malgré l'excellente conservation des temples. Piazza Armerina Ville du centre super agréable. Authentiquement baroque sans les flons flons pour touriste. Une enoteca fort sympathique .nuit à l'ostello del borgo : plan économique et hébergement de qualité, très propre. la Villa Casale : bourrée de touristes mais de très belles fresques. dommage que les principales soient fermées au plublic. Noto: plan d'urbanisme assez pompeux mais c'était le souhait des architectes d'époque. Du charme dans les ruelles du haut Noto. nuit à Noto à l' auberge de jeunesse : quel gâchis. Le lieu a une vue imprenable sur la ville, mais c'est sale, bruyant, très mal tenu par de gentilles filles fort sympathiques mais absolument incompétentes. Palme du pain le plus dégueu au petit déj agritoursme terra di pace dans les environs de Noto: super sympa. Le bonheur. Francis et sa copine sont aux petites soins. Très reposant. Goûtez absolument à la demi-pension: copieux et original. Non loin d'une réserve: Calamosche était une plage déserte adorable. Modica, Scicli sont deux villes chaleureuses et agréables.
On remonte par Syracuse. beaucoup de charme ds les ruelles d'Ortygie. Le théâtre vaut le coup mais est moins bien que celui de Taormine. Un bon resto dt j'ai oublié le nom mais qui est dans les guides qui est spécilisé ds la gastronomie des Monts Ebrei. On était sensé dormir en camping à Acireale mais il y avait tellement d'embouteillages, des paysages qui ne nous ont pas semblé si beaux que ça qu'on a laché l'affaire pour filer directement vers Taormine. Taormina : effectivement la petite St Trop de la Sicile. Objectivement la baie est magnifique, mais à part le théâtre, rien de grandiose (le chaâteau arabo nomrnad). Les ruelles sont affreuses entièrement dédiées au tourisme (magasins de luxe...) On a dormi à Castelmota dans l'hotel de l'épicerie San Giogio: cher pour la saison 65 euros mais bonnes prestations (quoique pas très chaleureuses). castelmota est perché à 4km au dessus de taormine, c'est superbe. Grosse déconvenue en remontant le soir et en sepérant être is en stop étant donné l'affluence. Que nenni: sur les 40 voitures (bien friquées) croisées, pas une ne s'est arrêtée, alors que nous montions sur les routes à peine éclairées en pleine nuit. CE SONT DES CHIENS. C'est dit! La région de l'Etna est étonnante. Nous l'avons traversé en voiture pour gagner Céfalu, c'est surprenant. Les Monts Iblei sont superbes, bucoliques à souhait. Cefalu est assez sympa. ne pas manquer la magnifique cathétradale arabo normande On a dormi dans un appart de Lancanda Cangelosi: c'est assez cracra, sans recherche mais vraiment pas cher 45 la nuit. Ville assez touristique où nous avons pu nous réfugier tout un après midi ds une crique du port sans être dérangés! Palerme 1, 2 3 mai 1 et 2 hotel cortese vue magnifique, très bien quoique bruyant. (On est dans un quartier populaire de Palerme) a casa di amici: bien mais assez cher (60 sans sdb): ont manifestement augmeneté leurs prix depuis qu'ils sont ds le retour. Qu'est-ce que ce sera en août? Monreale est superbe. Le palais Mirto donne un aperçu des palais des Guépards à défaut du palais gangi Visite guidée du théâtre Massimo super intéressante. Des églises partout. Des marchés, partout: Capo, ballaro. Cette ville est d'un charme fou: il faut marcher, marcher, marcher...
côte sud très bétonnée: on a finalement fui Eraclea Minoa et son camping. Très décus par les paysages on s'est réfugié à Castelbella petit village perche très authentique
Agrigente: très décevant. Ultra touristique, plein de groupes scolaires hurlant et la nouvelle Agrigente, une véritable verrue en décor. La magie n'opère pas malgré l'excellente conservation des temples. Piazza Armerina Ville du centre super agréable. Authentiquement baroque sans les flons flons pour touriste. Une enoteca fort sympathique .nuit à l'ostello del borgo : plan économique et hébergement de qualité, très propre. la Villa Casale : bourrée de touristes mais de très belles fresques. dommage que les principales soient fermées au plublic. Noto: plan d'urbanisme assez pompeux mais c'était le souhait des architectes d'époque. Du charme dans les ruelles du haut Noto. nuit à Noto à l' auberge de jeunesse : quel gâchis. Le lieu a une vue imprenable sur la ville, mais c'est sale, bruyant, très mal tenu par de gentilles filles fort sympathiques mais absolument incompétentes. Palme du pain le plus dégueu au petit déj agritoursme terra di pace dans les environs de Noto: super sympa. Le bonheur. Francis et sa copine sont aux petites soins. Très reposant. Goûtez absolument à la demi-pension: copieux et original. Non loin d'une réserve: Calamosche était une plage déserte adorable. Modica, Scicli sont deux villes chaleureuses et agréables.
On remonte par Syracuse. beaucoup de charme ds les ruelles d'Ortygie. Le théâtre vaut le coup mais est moins bien que celui de Taormine. Un bon resto dt j'ai oublié le nom mais qui est dans les guides qui est spécilisé ds la gastronomie des Monts Ebrei. On était sensé dormir en camping à Acireale mais il y avait tellement d'embouteillages, des paysages qui ne nous ont pas semblé si beaux que ça qu'on a laché l'affaire pour filer directement vers Taormine. Taormina : effectivement la petite St Trop de la Sicile. Objectivement la baie est magnifique, mais à part le théâtre, rien de grandiose (le chaâteau arabo nomrnad). Les ruelles sont affreuses entièrement dédiées au tourisme (magasins de luxe...) On a dormi à Castelmota dans l'hotel de l'épicerie San Giogio: cher pour la saison 65 euros mais bonnes prestations (quoique pas très chaleureuses). castelmota est perché à 4km au dessus de taormine, c'est superbe. Grosse déconvenue en remontant le soir et en sepérant être is en stop étant donné l'affluence. Que nenni: sur les 40 voitures (bien friquées) croisées, pas une ne s'est arrêtée, alors que nous montions sur les routes à peine éclairées en pleine nuit. CE SONT DES CHIENS. C'est dit! La région de l'Etna est étonnante. Nous l'avons traversé en voiture pour gagner Céfalu, c'est surprenant. Les Monts Iblei sont superbes, bucoliques à souhait. Cefalu est assez sympa. ne pas manquer la magnifique cathétradale arabo normande On a dormi dans un appart de Lancanda Cangelosi: c'est assez cracra, sans recherche mais vraiment pas cher 45 la nuit. Ville assez touristique où nous avons pu nous réfugier tout un après midi ds une crique du port sans être dérangés! Palerme 1, 2 3 mai 1 et 2 hotel cortese vue magnifique, très bien quoique bruyant. (On est dans un quartier populaire de Palerme) a casa di amici: bien mais assez cher (60 sans sdb): ont manifestement augmeneté leurs prix depuis qu'ils sont ds le retour. Qu'est-ce que ce sera en août? Monreale est superbe. Le palais Mirto donne un aperçu des palais des Guépards à défaut du palais gangi Visite guidée du théâtre Massimo super intéressante. Des églises partout. Des marchés, partout: Capo, ballaro. Cette ville est d'un charme fou: il faut marcher, marcher, marcher...
Wyoming, Colorado, on y est...on y "reste"? English translation pending
Voici les étapes de notre litinéraire prévu pour cet été:
Paris-Denver
Estes Park
Cheyenne
Custer (2 nuits)
Sheridan
cody
Yellowstone (3 nuits)
Jackson
Vernal
Moab (3 nuits)
Denver-Paris
On aimerait s'attarder un peu plus (puisqu'on y est!!!), peut-être 2 ou 3 jours, mais où?
Salt Lake City vaut-il un crochet et donc une étape supplémentaire. Ou bien est-il raisonnable de descendre jusqu'à Mesa verde?
Ou peut-être un arrêt un peu prolongé durant ce voyage serait judicieux?
Merci pour vos conseils "éclairés"
Acheter du baume du tigre en France? English translation pending
salut à tous. durant mon voyage en thailande j'avais acheté de la baume du tigre.
mon copain fait de l'enduro et il a souvent mal au dos et aux jambes après les compétitions. la baume du tigre marche super. le problème c'est que j'en avais juste acheté un pot et j'en ai plus. ou puis je en acheté?
il parait que ce produit est interdit en france, c'est vrai?
Merci
Singapore Airlines English translation pending
Je devrais prendre cette compagnie en Aout, pour faire Paris-Sydney.
Que pouvais vous me dire de cette compagnie ? De son confort, divertissement etc.. pour une durée de vol aussi longue ?! Merci! ^^
Recherche logement pour le Marathon de Paris (du 13 au 16 avril 2007) English translation pending
Bonjour tout le monde,
Bon ben voila je participe au Marathon de Paris le 15 Avril, j'arrive le 13 au soir et repars le lundi 16.
Je recherche des bons plans pour loger moi, ma fille, et ma mere, voir peut etre un ou 2 copians de plus ( a confirmer).
Donc si vous connaissez des hotels pas trop cher merci de me le faire savoir.
Sinon j'habite la banlieue de Dublin ( j'ai 2chats), je peux pas faire d'echange d'appartment a propement dis mais j'ai une chambre double qui vous acceuilleras avec plaisir si vous voulez venir a Dublin.
Si ca vous interresse merci de me repondre ou de me rejoindre sur mon msn: maya120876@hotmail.com
Voila en attendant vos reponse que j'espere nombreuses
Bonne fetes de fin d'annee a toutes et a tous
Maya
Quinze jours au Vietnam English translation pending
Bonjour,
nous projettons de partir du 8 au 22 février prochain au Vietnam. Nous débuterons notre séjour vers Saigon (2 jours) où mon ami fera la connaissance de son arrière grand mère. Ensuite que faire ? Où aller ? Par où commencer ? C'est notre peremier grand voyage mais nous partirons en vol sec alors nous ne souhaitons nous en mettre plein les yeux et repartir la tête pleine de souvenirs. Quelqu'un aurait un petit itinéraire à nous proposer ? NB: on veut en voir un max mais sans courrir, trouver le juste milieu... Merci de me faire partager vos expériences.
A très bientôt ! 🙂
Santé pour bébé de huit mois en Thaïlande English translation pending
Bonjour,
nous envisageons de partir en Thailande avec notre fille qui aura 8 mois. Je me pose des questions sur les précautions a prendre en terme de santé et notamment de protection contre les moustiques. Insect Ecran est deconseillé pour les enfants de moins de 12 mois, existe-t-il des alternatives ? Quelles autres précautions prendre ? (habituellement, mon ami et moi ne prenons pas d'anti paludéens mais utilisons seulement du répuslif. Pour ma fille j'ai un peu moins envie de jouer avec le feu)
Nous pensons surtout privilegier le sud de la Thailande, cette zone apparait selon les sites web comme non impaludée ou au contraire impaludée... quelqu'un a-t-il une source fiable ?
Puyin
nous envisageons de partir en Thailande avec notre fille qui aura 8 mois. Je me pose des questions sur les précautions a prendre en terme de santé et notamment de protection contre les moustiques. Insect Ecran est deconseillé pour les enfants de moins de 12 mois, existe-t-il des alternatives ? Quelles autres précautions prendre ? (habituellement, mon ami et moi ne prenons pas d'anti paludéens mais utilisons seulement du répuslif. Pour ma fille j'ai un peu moins envie de jouer avec le feu)
Nous pensons surtout privilegier le sud de la Thailande, cette zone apparait selon les sites web comme non impaludée ou au contraire impaludée... quelqu'un a-t-il une source fiable ?
Puyin
Sicile en avril 2006 English translation pending
Nous sommes partis une dizaine de jours en Sicile durant les vacances de printemps.
Nous : les parents + 2 garçons de 15 ans 1/2 et 13 ans 1/2 (ils tiennent à leur 1/2 !!).
Voyage très sympa, sans aucune complication.
Le périple : Mardi 18/4 : Marseille (6h30)-Milan-Palerme (12h) : Monreale. Nuit à Palerme Merc 19/4 : Palerme. Nuit sur place. Jeudi 20/4 : Ségeste-Erice-Sélinonte. Nuit à San Leone (station balnéaire d'Agrigente) Vend 21/4 : Agrigente. Nuit à San Leone. Samedi 22/4 : Piazza Armerina (villa Romana del Casale)-Catalgirone. Nuit à Syracuse (Ortygie) Dim 23/4 : Syracuse. Nuit à Taormine. Lundi 24/4 : Etna. Nuit à Taormine. Mardi 25/4 : Messine. Nuit à Taormine. Merc 26/4 : Giardini Naxos-Cefalu. Nuit à Palerme. Jeudi 27/4 : Palerme-Milan-MarseilleBudget : Vols + voiture : 1620 € Essence : 165 € Hébergement : 1398 € (que des chambres quadruples) Repas : 1177 € Visites : 357, 5 € (dont 162 € pour l'Etna !!). Les garçons ayant moins de 18 ans ne payaient pas l'entrée des sites et musées et moi, en tant que prof (carte à présenter), j'avais demi-tarif. Achats divers : 389 €Transports : Vols avec Alitalia. ATR 72 sur Marseille-Milan (c'est petit et à hélices !!), puis MD 80 sur Milan-Palerme. Dans les deux cas, collation réduite !!! On avait réservé les billets via Go Voyages sur internet. Voiture : On devait avoir une Mercedes Classe A avec boîte automatique. On a négocié à l'arrivée au comptoir Europcar...on a eu une Fiat Stylo break (diesel) : 6333 km au compteur. On l'a rendue avec 1481 km de plus le jour du départ.....pas un seul accrochage malgré la conduite "fantaisiste" des siciliens !! Là aussi, réservation par internet avec Go Voyages.Patrick s'est régalé à conduire "à la sicilienne" : on klaxonne et on passe !!! La circulation dans Palerme, c'est tout un poème....Des avenues tantôt à sens unique, tantôt à double sens; les siciliens garés en double (voire en triple) file. Peu de panneaux. Bref, il faut avoir un bon sens de l'orientation pour arriver où on veut !!! Pour les parkings, il y en a très peu...alors on fait comme on peut. On n'a pas eu un seul PV et on n'a jamais payé (malgré la présence de pseudo-gardiens !!) Les routes sont bonnes en général et bien entretenues. Hébergement :
On a tout réservé avant de partir....nos critères de choix : confort + chambre quadruple. On s'était renseigné sur l'hébergement en couvent : prix prohibitifs (mimimum 50 €/personne !!) et confort réduit !! On a donc pris le Routard + Venere.com...on a envoyé plein de mails....et on a attendu les propositions !! Palerme : on y a passé 3 nuits (2 à l'arrivée et une au départ)...Notre coup de coeur : hotel Bel3 (www.bel3.com). Situé sur les hauteurs de Palerme, pas facile d'accès....mais quelle vue et on est au calme. Chambre immense à 105 €. Petit déjeuner correct. Piscine (qu'on n'a pas utilisée). Salle de gym. Billard.....et accès gratuit à internet !!! San Leone (Agrigente) : Hotel Costazzurra...on était au calme (car ce n'était pas la saison estivale). Vue sur l'immeuble d'en face en construction !! Chambre correcte.....petit déjeuner assez quelconque. Moyen. 180 € la nuit. Syracuse : Hotel Gran Bretagna (ça ne s'invente pas !!) dans Ortygie. Accueil chaleureux. Chambre sympa...mais donnant sur la rue.... donc on a été géné par le bruit. Excellent petit déjeuner !! (www.hotelgranbretagna.it) 150 € Taormine : LA déception. On avait choisi, via le Routard, un hotel assez classe avec piscine, histoire de satisfaire les garçons. Bref, la Villa Fiorita
est à déconseiller.....Certes, on est bien placé....Mais, les sanitaires et la robineterie sont antiques, le petit déjeuner très quelconque (croissants pas frais, pas de jus d'orange). Piscine ridicule et sale....Propreté de l'établissement très moyenne.......... Sur le livre d'or, toutes les critiques venaient de français et allaient dans le même sens que les notres. Et en plus c'est cher !!! .(220 € la nuit)Repas :
On mange bien, voire très bien en Sicile. Le midi, on faisait un repas sur le pouce (pizza, plat de pâtes....) et le soir : resto avec entrée + poisson....pas de dessert, on mangeait une "gelati" ailleurs. Palerme : Trattoria "Il Cambusone" : 20 €/personne (buffet d'entrées + poissons frits + dessert + boisson) San Leone : Trattoria "Il Pescatore"...excellent repas de poissons. Syracuse : pizzeria "La Terrazza" avec vue sur la mer...pizzas très copieuses. Taormine : "Il Baccanale" (recommandé par le Routard pour ses calamars frits...sans plus) "La Bougainville"...sympa et correct. Mais le must 😏 le dernier soir : "La Grotta Azzura". Ambiance sympa, survoltée....un étal de poissons magnifique (on va choisir dehors)...assez cher....On peut voir ce qui se passe en cuisine.....et pour finir un limoncello !!!!Sites touristiques : Monreale : La cathédrale chef d'oeuvre de l'art arabo-normand. Splendides mosaïques (Adam et Eve, Arche de Noé....et le gigantesque Christ Pantocrator). Un bijou, de même que le cloitre : un havre de paix. Palerme : la cathédrale : l'extérieur est intéressant, l'intérieur complètement remanié est moche !! San Giovani degli Eremiti : lieu paisible au milieu des bruit de la ville. Petite église normande. Chapelle Palatine : en restauration (on ne voit pas le Christ Pantocrator).....mais belles mosaïques. Catacombes du couvent des capucins : un autre monde !!! Environ 8000 cadavres accrochés dans des galeries souterraines et rangés par sexe, professions.....halucinant !!! Musée archéologique : Des salles réparties autour de 2 cloitres. Belles pièces. Un fascicule en français. Musée des marionnettes : sympa avec ses "pupi" (marionnettes à fil)....il ne fait pas partie des circuits "classiques"...donc personne !! Quelques jolies petites églises : La Martorana, San Cataldo..... Ségeste :Magnifique !! On y était assez tôt. Temple majestueux avec ses 36 colonnes. 1/2 h de grimpette pour arriver au théâtre antique (il y a toujours la possibilité de prendre un bus...payant !!). On a eu la chance d'y être à un moment où il y avait très peu de monde...Vue superbe sur les collines et la mer. On a beaucoup aimé...et pourtant question théâtres antiques, on a ce qu'il faut chez nous entre Vaison et Orange !! Erice : Ville médiévale avec ses remparts, ses rues pavées, ses petites places et ses églises..... mais aussi ses pylones !! Un détour qui vaut le coup.... Sélinonte : On y était en fin d'après-midi : personne sur le site !! Temples plus ou moins bien conservés. Reste de l'acropole....immense. Agrigente : C'est là qu'on aura vu le plus de monde...surtout dans la partie haute : ruines du temple d'Herakles, temple de la Concorde (en restauration ...échaffaudages!!), temple d'Hera (restauration...encore !!) Par contre, dans la partie basse (temples de Zeus et de Castor et Pollux) peu de touristes...les gens doivent aller à l'essentiel. Le musée archéologique est décevant du fait qu'il n'y a aucune explication en français...quelques rares en anglais.La ville d'Agrigente est agréable (malgré sa barrière d'immeubles), typiquement italienne (du sud)...avec le linge qui sèche, les ruelles étroites....Un petit bijou : l'église santa Maria dei Greci. Le bedeau (?) a pris le temps de nous faire visiter. A voir les ruines de l'église paléo-chrétienne. Villa romana del Casale : Luxuriante villa romaine de près de 4000 m2, avec ses mosaïques originales réparties dans une quarantaine de pièces. Beaucoup de monde...des groupes scolaires (italiens) bruyants, indifférents et sans gène!! On avait pris un audio-guide en français...à déconseiller : musique de fond pénible et commentaires peu audibles. Catalgirone : Escalier monumental (La Scalinata) avec ses contremarches décorées avec des carreaux de majoliques. Partout des céramistes.....On a acheté deux superbes plats. Nécropole de Pantalica : Loin des circuits, 5000 tombes creusées dans les rochers surplombant des gorges boisées...Le plus important centre protohistorique de toute la Sicile (entre le XIIème et le VIième siècle avant JC). On aura vu, en 2 heures de balade, moins de 10 touristes.... Syracuse : La presqu'île d'Ortygie est superbe....mais c'était samedi soir.....donc un monde fou !! La cathédrale vaut le détour (mélange de style surprenant...mais pas laid !!)Le musée archéologique est très peu fréquenté...dommage l'éclairage est faible et il fait assez poussiéreux (bien qu'inauguré en 1988). Dans le parc archéologique : l'amphithéâtre romain (un des plus grands d'Italie), l'autel d'Hieron II, le théâtre grec (15000 spectateurs possibles). On est une année paire, donc il accueille un festival de théâtre classique : les installations techniques défigurent le lieu. Les latomies (anciennes carrières) sont à voir.... en particulier celle dite de l'oreille de Dyonisos. Taormine : Le saint Tropez local, avec tout ce que ça implique.....Quelques choses sympas à voir : le théâtre grec, la vue sur l'Etna, le jardin public......Sinon, du monde...les gens se trainent.... L'Etna : on y est monté par le côté sud...moins enneigé. Voiture jusqu'au refuge Sapienza (1910 m), ensuite téléphérique pour arriver à la Montagnola (2644 m). On termine par un bus 4x4 jusqu'à Torre del Filosopho (2920 m). Au dessus de nous, le point culminant à 3330 m, accessible qu'avec un guide. La fumée est blanche...c'est bon signe !! On nous montre les cratères formés suite aux éruptions de 2001 et 2002...la terre est chaude, ça sent un peu le soufre, ça fume....Mais voilà, on est allé en Islande l'été dernier...donc on a trouvé le tout un peu "fade" !! Messine : Le campanile de la cathédrale et son horloge astronomique (construite par des strasbourgeois en 1933) vaut le déplacement....Y être à midi quand tout s'anime !! Cefalu : Splendide cathédrale à l'architecture normande moins impressionnante qu'à Monreale. L'intérieur est dominé par la figure imposante du Christ Pantocrator. Il faut absolument acheter (1 €) la feuille d'explications en français. Avec un beau sourire, on peut négocier de prendre des photos avec un pied.Bilan Positif : l'ambiance italienne (les klaxons, le bruit...) la nourriture (cure de poissons et de gelati). On aime l'Italie....Après avoir visité Rome (2x), Venise, Florence (2x), le sud (Pompéi, Herculanum....), on a retrouvé en Sicile un peu de cette atmosphère, mais aussi très marquée par l'influence grecque (pas que pour les pierres !!) Aucun sentiment d'insécurité. On n'est pas cramponné à nos sacs à dos.
La loi anti-tabac qui fonctionne très bien là bas : on ne fume pas dans les lieux publics...et c'est respecté ! Négatif : quelques déceptions dont l'Etna et Taormine. On avait choisi d'y rester 3 nuits pour être sûr de pouvoir monter au sommet....à éviter !!Seuls les garçons ont piqué une tête dans la mer (à San Leone)...La propreté des plages siliciennes est plus que douteuse.....et la saison n'avait pas commencé !! On craint le pire en été !!!!!
Conclusion :
On est tous rentré ravis, avec plein de photos (à venir). C'est une destination de saison intermédiaire. Nos enfants, passionnés d'histoire, ont beaucoup apprécié. Leur seul bémol : peu de belles siciliennes !!!!!
Prochain départ : les Cinque Terre pour le pont de l'Ascension
Le périple : Mardi 18/4 : Marseille (6h30)-Milan-Palerme (12h) : Monreale. Nuit à Palerme Merc 19/4 : Palerme. Nuit sur place. Jeudi 20/4 : Ségeste-Erice-Sélinonte. Nuit à San Leone (station balnéaire d'Agrigente) Vend 21/4 : Agrigente. Nuit à San Leone. Samedi 22/4 : Piazza Armerina (villa Romana del Casale)-Catalgirone. Nuit à Syracuse (Ortygie) Dim 23/4 : Syracuse. Nuit à Taormine. Lundi 24/4 : Etna. Nuit à Taormine. Mardi 25/4 : Messine. Nuit à Taormine. Merc 26/4 : Giardini Naxos-Cefalu. Nuit à Palerme. Jeudi 27/4 : Palerme-Milan-MarseilleBudget : Vols + voiture : 1620 € Essence : 165 € Hébergement : 1398 € (que des chambres quadruples) Repas : 1177 € Visites : 357, 5 € (dont 162 € pour l'Etna !!). Les garçons ayant moins de 18 ans ne payaient pas l'entrée des sites et musées et moi, en tant que prof (carte à présenter), j'avais demi-tarif. Achats divers : 389 €Transports : Vols avec Alitalia. ATR 72 sur Marseille-Milan (c'est petit et à hélices !!), puis MD 80 sur Milan-Palerme. Dans les deux cas, collation réduite !!! On avait réservé les billets via Go Voyages sur internet. Voiture : On devait avoir une Mercedes Classe A avec boîte automatique. On a négocié à l'arrivée au comptoir Europcar...on a eu une Fiat Stylo break (diesel) : 6333 km au compteur. On l'a rendue avec 1481 km de plus le jour du départ.....pas un seul accrochage malgré la conduite "fantaisiste" des siciliens !! Là aussi, réservation par internet avec Go Voyages.Patrick s'est régalé à conduire "à la sicilienne" : on klaxonne et on passe !!! La circulation dans Palerme, c'est tout un poème....Des avenues tantôt à sens unique, tantôt à double sens; les siciliens garés en double (voire en triple) file. Peu de panneaux. Bref, il faut avoir un bon sens de l'orientation pour arriver où on veut !!! Pour les parkings, il y en a très peu...alors on fait comme on peut. On n'a pas eu un seul PV et on n'a jamais payé (malgré la présence de pseudo-gardiens !!) Les routes sont bonnes en général et bien entretenues. Hébergement :
On a tout réservé avant de partir....nos critères de choix : confort + chambre quadruple. On s'était renseigné sur l'hébergement en couvent : prix prohibitifs (mimimum 50 €/personne !!) et confort réduit !! On a donc pris le Routard + Venere.com...on a envoyé plein de mails....et on a attendu les propositions !! Palerme : on y a passé 3 nuits (2 à l'arrivée et une au départ)...Notre coup de coeur : hotel Bel3 (www.bel3.com). Situé sur les hauteurs de Palerme, pas facile d'accès....mais quelle vue et on est au calme. Chambre immense à 105 €. Petit déjeuner correct. Piscine (qu'on n'a pas utilisée). Salle de gym. Billard.....et accès gratuit à internet !!! San Leone (Agrigente) : Hotel Costazzurra...on était au calme (car ce n'était pas la saison estivale). Vue sur l'immeuble d'en face en construction !! Chambre correcte.....petit déjeuner assez quelconque. Moyen. 180 € la nuit. Syracuse : Hotel Gran Bretagna (ça ne s'invente pas !!) dans Ortygie. Accueil chaleureux. Chambre sympa...mais donnant sur la rue.... donc on a été géné par le bruit. Excellent petit déjeuner !! (www.hotelgranbretagna.it) 150 € Taormine : LA déception. On avait choisi, via le Routard, un hotel assez classe avec piscine, histoire de satisfaire les garçons. Bref, la Villa Fiorita
est à déconseiller.....Certes, on est bien placé....Mais, les sanitaires et la robineterie sont antiques, le petit déjeuner très quelconque (croissants pas frais, pas de jus d'orange). Piscine ridicule et sale....Propreté de l'établissement très moyenne.......... Sur le livre d'or, toutes les critiques venaient de français et allaient dans le même sens que les notres. Et en plus c'est cher !!! .(220 € la nuit)Repas :On mange bien, voire très bien en Sicile. Le midi, on faisait un repas sur le pouce (pizza, plat de pâtes....) et le soir : resto avec entrée + poisson....pas de dessert, on mangeait une "gelati" ailleurs. Palerme : Trattoria "Il Cambusone" : 20 €/personne (buffet d'entrées + poissons frits + dessert + boisson) San Leone : Trattoria "Il Pescatore"...excellent repas de poissons. Syracuse : pizzeria "La Terrazza" avec vue sur la mer...pizzas très copieuses. Taormine : "Il Baccanale" (recommandé par le Routard pour ses calamars frits...sans plus) "La Bougainville"...sympa et correct. Mais le must 😏 le dernier soir : "La Grotta Azzura". Ambiance sympa, survoltée....un étal de poissons magnifique (on va choisir dehors)...assez cher....On peut voir ce qui se passe en cuisine.....et pour finir un limoncello !!!!Sites touristiques : Monreale : La cathédrale chef d'oeuvre de l'art arabo-normand. Splendides mosaïques (Adam et Eve, Arche de Noé....et le gigantesque Christ Pantocrator). Un bijou, de même que le cloitre : un havre de paix. Palerme : la cathédrale : l'extérieur est intéressant, l'intérieur complètement remanié est moche !! San Giovani degli Eremiti : lieu paisible au milieu des bruit de la ville. Petite église normande. Chapelle Palatine : en restauration (on ne voit pas le Christ Pantocrator).....mais belles mosaïques. Catacombes du couvent des capucins : un autre monde !!! Environ 8000 cadavres accrochés dans des galeries souterraines et rangés par sexe, professions.....halucinant !!! Musée archéologique : Des salles réparties autour de 2 cloitres. Belles pièces. Un fascicule en français. Musée des marionnettes : sympa avec ses "pupi" (marionnettes à fil)....il ne fait pas partie des circuits "classiques"...donc personne !! Quelques jolies petites églises : La Martorana, San Cataldo..... Ségeste :Magnifique !! On y était assez tôt. Temple majestueux avec ses 36 colonnes. 1/2 h de grimpette pour arriver au théâtre antique (il y a toujours la possibilité de prendre un bus...payant !!). On a eu la chance d'y être à un moment où il y avait très peu de monde...Vue superbe sur les collines et la mer. On a beaucoup aimé...et pourtant question théâtres antiques, on a ce qu'il faut chez nous entre Vaison et Orange !! Erice : Ville médiévale avec ses remparts, ses rues pavées, ses petites places et ses églises..... mais aussi ses pylones !! Un détour qui vaut le coup.... Sélinonte : On y était en fin d'après-midi : personne sur le site !! Temples plus ou moins bien conservés. Reste de l'acropole....immense. Agrigente : C'est là qu'on aura vu le plus de monde...surtout dans la partie haute : ruines du temple d'Herakles, temple de la Concorde (en restauration ...échaffaudages!!), temple d'Hera (restauration...encore !!) Par contre, dans la partie basse (temples de Zeus et de Castor et Pollux) peu de touristes...les gens doivent aller à l'essentiel. Le musée archéologique est décevant du fait qu'il n'y a aucune explication en français...quelques rares en anglais.La ville d'Agrigente est agréable (malgré sa barrière d'immeubles), typiquement italienne (du sud)...avec le linge qui sèche, les ruelles étroites....Un petit bijou : l'église santa Maria dei Greci. Le bedeau (?) a pris le temps de nous faire visiter. A voir les ruines de l'église paléo-chrétienne. Villa romana del Casale : Luxuriante villa romaine de près de 4000 m2, avec ses mosaïques originales réparties dans une quarantaine de pièces. Beaucoup de monde...des groupes scolaires (italiens) bruyants, indifférents et sans gène!! On avait pris un audio-guide en français...à déconseiller : musique de fond pénible et commentaires peu audibles. Catalgirone : Escalier monumental (La Scalinata) avec ses contremarches décorées avec des carreaux de majoliques. Partout des céramistes.....On a acheté deux superbes plats. Nécropole de Pantalica : Loin des circuits, 5000 tombes creusées dans les rochers surplombant des gorges boisées...Le plus important centre protohistorique de toute la Sicile (entre le XIIème et le VIième siècle avant JC). On aura vu, en 2 heures de balade, moins de 10 touristes.... Syracuse : La presqu'île d'Ortygie est superbe....mais c'était samedi soir.....donc un monde fou !! La cathédrale vaut le détour (mélange de style surprenant...mais pas laid !!)Le musée archéologique est très peu fréquenté...dommage l'éclairage est faible et il fait assez poussiéreux (bien qu'inauguré en 1988). Dans le parc archéologique : l'amphithéâtre romain (un des plus grands d'Italie), l'autel d'Hieron II, le théâtre grec (15000 spectateurs possibles). On est une année paire, donc il accueille un festival de théâtre classique : les installations techniques défigurent le lieu. Les latomies (anciennes carrières) sont à voir.... en particulier celle dite de l'oreille de Dyonisos. Taormine : Le saint Tropez local, avec tout ce que ça implique.....Quelques choses sympas à voir : le théâtre grec, la vue sur l'Etna, le jardin public......Sinon, du monde...les gens se trainent.... L'Etna : on y est monté par le côté sud...moins enneigé. Voiture jusqu'au refuge Sapienza (1910 m), ensuite téléphérique pour arriver à la Montagnola (2644 m). On termine par un bus 4x4 jusqu'à Torre del Filosopho (2920 m). Au dessus de nous, le point culminant à 3330 m, accessible qu'avec un guide. La fumée est blanche...c'est bon signe !! On nous montre les cratères formés suite aux éruptions de 2001 et 2002...la terre est chaude, ça sent un peu le soufre, ça fume....Mais voilà, on est allé en Islande l'été dernier...donc on a trouvé le tout un peu "fade" !! Messine : Le campanile de la cathédrale et son horloge astronomique (construite par des strasbourgeois en 1933) vaut le déplacement....Y être à midi quand tout s'anime !! Cefalu : Splendide cathédrale à l'architecture normande moins impressionnante qu'à Monreale. L'intérieur est dominé par la figure imposante du Christ Pantocrator. Il faut absolument acheter (1 €) la feuille d'explications en français. Avec un beau sourire, on peut négocier de prendre des photos avec un pied.Bilan Positif : l'ambiance italienne (les klaxons, le bruit...) la nourriture (cure de poissons et de gelati). On aime l'Italie....Après avoir visité Rome (2x), Venise, Florence (2x), le sud (Pompéi, Herculanum....), on a retrouvé en Sicile un peu de cette atmosphère, mais aussi très marquée par l'influence grecque (pas que pour les pierres !!) Aucun sentiment d'insécurité. On n'est pas cramponné à nos sacs à dos.
La loi anti-tabac qui fonctionne très bien là bas : on ne fume pas dans les lieux publics...et c'est respecté ! Négatif : quelques déceptions dont l'Etna et Taormine. On avait choisi d'y rester 3 nuits pour être sûr de pouvoir monter au sommet....à éviter !!Seuls les garçons ont piqué une tête dans la mer (à San Leone)...La propreté des plages siliciennes est plus que douteuse.....et la saison n'avait pas commencé !! On craint le pire en été !!!!!
Conclusion :
On est tous rentré ravis, avec plein de photos (à venir). C'est une destination de saison intermédiaire. Nos enfants, passionnés d'histoire, ont beaucoup apprécié. Leur seul bémol : peu de belles siciliennes !!!!!
Prochain départ : les Cinque Terre pour le pont de l'Ascension