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Compte rendu voyage dans le Sud-Ouest américain en famille du 5 au 30 août 2013 English translation pending
by 6cha38 · 2013-09-08 · 109 replies
Bonjour,

A mon tour de vous faire partager notre voyage dans le sud-ouest américain. Juste retour des choses, après tout ce que nous a apporté le forum dans la préparation de notre voyage ! Un grand merci à tous ceux qui, par leurs CR, blogs, sites, réponses nous ont permis de transformer notre rêve en voyage. Je n'ai pas la plume de certains, mais j'espère que ce CR pourra servir à certains.

Nous sommes 2 adultes et 4 enfants (14, 12, 9 et 7 ans). Nous n'étions jamais allés aux USA. Nous avons privilégié les parcs sur les villes en essayant de prendre notre temps pour visiter, et bien sûr s'adapter aux rythmes et envies des enfants.

Notre anglais est moyen ... voir très moyen. Et là, nous avons été agréablement surpris par l'accueil et la bienveillance des américains : comme au deuxième mot ils savaient que l'on est français (🤪), ils parlaient d'eux même lentement, en articulant. Toujours prêt à rendre service. C'est très appréciable.
Les cow-boys et les indiens: 3 semaines dans le Sud-Ouest English translation pending
by Globetrekkie · 2013-09-08 · 128 replies
Et voilà, une semaine que nous sommes revenus de notre voyage de 3 semaines au pays de l'Oncle Sam... La nostalgie est déjà là, snif, j'aimerai déjà repartir là bas tant c'est beau et qu'on s'y sent bien.

Enfin, avant un prochain voyage qui sait, il est temps de faire le compte-rendu de celui-là, maintenant que les photos sont bien triées ! Je ne connais pas la nouvelle procédure pour attacher des photos, ça sera ma 1ere tentative, désolée s'il y a quelques couacs...

Petit rappel pour ceux qui n'auraient pas suivi mes précédents carnets : ce voyage est notre 4e aux US : le 1er il y a 5 ans au Sud-Ouest, boucle classique avec les principaux parcs et la Californie, le 2e il y a 3 ans de NY à Miami, et le 3e il y a 2 ans, à L'ouest avec Colorado, Yellowstone, Glacier et jusqu'à Seattle.

Cette année, retour au Sud-Ouest pour notamment visiter les parcs qu'on a zappés jusque là. Ce sera une boucle au départ de Las Vegas, le Nevada, l'Utah, l'Arizona et le Nouveau-Mexique sont au programme.

Bien sûr, comme d'hab merci à tous les habitués du forum, tous ceux qui m'ont aidés pour la construction de l'itinéraire, et aussi, et ils sont nombreux, ceux qui donnent envie avec leurs superbes carnets.

Voilà, il va être temps de s'y mettre ! Allez, 1er essai pour intégrer une photo histoire de mettre l'eau à la bouche

A tout de suite pour la suite
Gestion ravitaillements, sommeil, transports à vélo English translation pending
by Yurok999 · 2013-09-07 · 38 replies
Salut, de retour d'une virée de 400 et qques kms, en 4 jours environ dans le sud de la france (pas mal de plat, mais pas que), je cherche à ameliorer certaines choses, pour plus loin ensuite, y compris à l'etranger; D'abord mon problème, qui n'en est pas toujours un ! : j'ai tendance à rouler comme une fusée, même sur les pistes cyclables je double très souvent ceux qui me precedent a vélo) et pas toujours la patience ou l'envie de rouler "tranquille" (une erreur à mon sens parfois); à cet excès "de vitesse", s'ajoute ma gestion pas terrible de la bouffe à acheter, de l'eau : quand on roule seul, on se pose parfois pas mal de question pour garer le vélo et le laisser "sans soucis" devant une grande surface par exemple, où beaucoup de monde passent; donc pour ma part en tous cas, je me presse souvent à faire mes courses, donc je n'en prends pas assez ou j'en oubli (en fait je trouve plus fatiguant sur la durée de faire mes courses ou de chercher un endroit où dormir, plutôt que de rouler "à fond" ;)); Et je ne m'accorde pas assez de temps de repos, d'autant qu'en voyage (à vélo comme d'autres façon) j'ai le sommeil très léger; Exemple, dans ces 4 jours : j'ai dormi peut-être 2 h la première nuit en camping, un peu plus les deux nuits d'apres, et pas du tout la dernière nuit (toujours dans des campings différents) Résultat : manque certain de sommeil, manque très certains de repas et de bouffe, d'autant que je roule vite et longtemps, toute la journée quasiment , sauf arrets pour manger surtout; bref, plus je suis fatigué, plus je cherche a me ravitailler et moins je profite de l'intérêt et des plaisirs du voyage à vélo; (ce qui est dommage) D'autant que je ne prévois souvent rien ou très peu à l'avance, ni sur les campings possibles sur mon parcours, ni même le parcours lui même, ni sur les facilités ou galères possibles pour embarquer le vélo et sacoches dans un train, ou autres; J'aime surtout être autonome en voyage, ne pas être pressé par des impératifs comme la bouffe ou l'eau, ni sur celui de devoir trouver un camping ou un hotel; Donc dans l'idéal, si je veux pouvoir rouler sans me poser ces questions, j'ai deux options principales : soit mieux prevoir et organiser mes arrêts et manières de me ravitailler (poser le vélo en lieu sur, ou chez un particulier si j'en trouve, et aller faire tranquillement mes courses a pied), etre sur des lieux où je vais dormir; Soit faire une réserve de bouffe et d'eau beaucoup plus conséquente, pour au moins 3 ou 4 jours d'avance, et donc ne plus trop me poser de questions de me ravitailler, aller au rythme que je veux, et pouvoir camper sauvage où je peux (même si les zones très peu boisées, urbaines, avec beaucoup de routes ou de grands champs cultivés a découverts sont pas l'idéal pour un bivouac "discret" !) ; Cette dernière option me plait plus forcément Par contre j'ai fait le choix de ne pas emmener de réchaud, popottes et autres ustensiles de cuisine, qui pourraient difficilement passer dans mes 4 sacoches déjà pleines, et je n'aime pas trop passer mon temps a cuisiner en virée; donc mes repas n'en sont souvent pas trop, surtout des fruits secs, pains de mie, un sandwich, céréales, jus de fruit et autres achetés en cours de route; Et je m'achète un repas chaud, genre pizza, ou pause "courtepaille" quand je peux

Bref, si certains ont un avis ou des astuces, pour ameliorer sa gestion des périples à vélo (hors pedalage), n'hésitez pas
C'est parti pour un deuxième voyage au Japon! English translation pending
by Kouky92 · 2013-09-06 · 82 replies
Ohayo gozaimasu !!!!

Je ne pensais pas revenir si vite parmi vous pour la préparation d'un deuxième voyage au Japon ! Pour résumer rapidement j'y suis allée en mai 2011 avec mon copain. Ce fut un pur régal pour tous nos sens !!!! A cela s'est ajoutée une demande en mariage sur le lac Ashi 😏 Mariagé célébré en mai 2012 (avec une ouverture de bal sur une musique japonisante bien sûr ! 😏)

Depuis nous avons été visiter d'autres beaux pays entre autre : Espagne, République Dominicaine, République Tchèque, Vietnam (voyage de noces)... nous projetions un voyage aux USA puis voyant le coût... nous avons brutalement décidé de partir au Japon. C'était une évidence...

Etat d'excitation extrème, billets achetés hier !! YESSS 😄 Voyage du 23 octobre au 10 novembre (momijis !!) Nous sommes en pleine effervescence et nous cherchons déjà frénétiquement les endroits où nous voulons aller. Tokyo et Kyoto seront de nouveau de la partie, c'est tout ce que nous referons, pour le reste nous voulons innover. Nikko que nous n'avions pas fait ! puis Matsushima, le coin vers Kitakata, la plaine de Tono aussi, et plus au nord aussi mais nous n'avons pas encore tout lu. D'autres noms tournent dans notre tête comme Matsue, Koyasan, mais là encore tout est à faire !

Je ne vous prends pas pour messieurs et mesdames météos mais en général quel type de vêtement il faut pour cette période ? j'espère que nous n'aurons pas trop de pluie... mais c pas ça qui nous arrêtera j'ai encore le souvenir de mes petites baskets de toile qui faisaient splosh splosh au fushimi inari tellement j'étais trempée !

J'ai déjà parlé à mon appareil photo... je lui ai dit qu'il allait être mis rudement à contribution très bientôt 😛

Un grand bonjour à Masterpo, Kujila, Tokala... des noms qui me sont familiers et des personnes qui m'ont été très précieuses pour la prépa de mon fabuleux premier voyage!
Retour d'une première randonnée vélo au long cours (bilan) English translation pending
by Cimmérien · 2013-09-03 · 18 replies
Après avoir passé beaucoup de temps à lire les expériences des autres sur ce forum, et suite à un changement de cap professionnel qui m'a permis de prendre congé tout l'été, je m'étais destiné à accomplir un tour de France. Malheureusement, les circonstances m'ont obligé à revoir le périple à la baisse avec quand même au final une superbe première expérience qui m'a conduit de la Belgique à l'Ile de Ré puis à un tour de Bretagne. Voici mes réflexions qui pourront peut-être aider les débutants en quête de conseils.

1. Le vélo: mon biclou est mon vélotaf, un cadre alu avec fourche suspendue de 17 ans d'âge, pas un foudre de guerre, un vélo décent que j'ai payé 190 euros en seconde main, équipé petit à petit d'une potence haute, d'un guidon papillon, de garde-boue décents, de pédales plates. Le gros budget étant pour une paire de pneus Schwalbe Marathon Tour Plus. Plus que suffisant, les premiers jours étaient durs, mais je me suis habitué à rouler chargé relativement vite, pas d'ennuis mécaniques si ce n'est une vilaine cassure de 5 rayons qui m'a obligé à écourter le voyage. Pas besoin d'un Surly ou d'un Koga, mon vélo quelconque a très bien fait l'affaire.

2. Les sacoches: des Air avant et arrière de chez Julien, achetées sur son site cyclo-randonnée, montées sur des porte-bagages Zéfal, le tout pour un budget plancher, elles se sont révélées parfaites, la pluie de juillet n'a pas réussi à percer le tissu, les housses sont bien pensées, le tout offrant un volume important, et surtout, elles sont faciles à laver après plusieurs jours de boue/poussière. J'avais voulu économiser sur la sacoche de guidon en bricolant un système d'attache de mon sac photo, étant photographe amateur passionné, mais ça n'a pas tenu et j'ai dû acheter une sacoche Vaude Road I de 6L à l'arrache, payée très cher et d'un volume qui n'est pas adapté à mon Nikon D7000. Une économie qui m'aura coûté cher au final...

3. La tente et le matos camping: une Coleman de 46 euros sur Amazon, volume ample, très bonne tenue au vent, parfaitement étanche, qui a séché au vent en quelques minutes sous le soleil d'après-midi après avoir dû la rouler trempée le matin. Un matelas thermarest d'occase payé 10 euros (de 10 ans!) qui a très bien fait l'affaire, un sac de couchage Meru acheté en Allemagne l'été précédent que j'ai plus utilisé comme duvet. Les rares nuits froides, un T-shirt supplémentaire a fait l'affaire. Tout le petit matos de camping était souvent du premier prix de chez D4 et a parfaitement marché, exception faite de la lanterne à piles qui pesait une tonne et qui a très peu servi, la nuit tombant tard l'été et j'étais alors souvent endormi.

4. Les vêtements: grosse erreur... J'avais emporté beaucoup trop de vêtements, mal adaptés (3 cuissards, 2 shorts, 5 T-shirts, batterie de sous-vêtements) qui ont monopolisé une sacoche entière. À refaire, un tiers de ce que j'avais emporté aurait largement suffi. Cantonné à la France, il m'était possible de laver le linge partout en peu de temps, voire de trouver un D4 pour acheter à moindre coût ce qui m'aurait manqué. Heureusement, ma compagne m'a retrouvé sur l'Ile de Ré et j'ai pu me débarrasser du superflu. J'ai gardé un pantalon long et une chemise pour mes visites de villes.

5. La planification du trajet: J'ai repris l'an dernier des études, et les examens et les stages pratiques de mai et juin ne m'ont pas permis de peaufiner mon trajet. De plus, mon budget final était nettement moindre que prévu. J'ai dû revoir le trajet complet, refait en une soirée et sans recherches trop approfondies. Cela m'a un peu déçu, car je suis passé à côté de quelques sites et villes qui auraient valu le détour. Je m'étais cantonné à circuler sur les départementales, un Michelin plastifié m'a amplement suffi, les cartes détaillées m'étant fournies gratuitementau fur et à mesure aux offices de tourisme des régions traversées.
Circuit de 15 jours à Oman en octobre English translation pending
by Seb311275 · 2013-09-03 · 61 replies
Bonjour à tous,

Nous prévoyons un voyage de 15 jours avec mon amie en octobre au Sultanat d'Oman, du coup nous avons quelques questions concernant ce voyage :

- quel est le climat à cette époque ? (du 12 au 27 octobre) - Mieux vaut privilégier le camping ou bien les hotels ? - Idée de budget par personnes pour 15 jours ? - quels sont les lieux à ne pas manquer ? - Est-ce que la location d'un 4x4 est facile ? - Faut-il prévoir de prendre un guide sur place où on peut se balader sans soucis dans le pays ?

Merci d'avance de votre aide, Seb&Marj
Pays «dangereux»: minimiser ou démesurer les risques? English translation pending
by Jcamericasur · 2013-09-02 · 192 replies
J’avais envie depuis un bon moment de pousser un coup de gueule à propos des discussions qui traitent de la dangerosité et des risques liés à certains pays. Dans la majorité des cas ils soulèvent des débats passionnels, certes pas tout le temps, fort heureusement, mais trop souvent quand même ...

Des gens posent des questions précises et dans ceux qui répondent il y a de tout. Il y en a qui sont passés une fois dans Tel-bled ou à Telle-frontière sans ennui, et souvent sans rien voir - de nuit par exemple, en autocar, et à moitié endormi - il y a 8 ans ou 8 jours, et qui n’y retourneront probablement jamais de leur vie ! Ce qui ne les empêchent pas d’avoir l’impression de connaitre le sujet. Puis il y en a d’autres qui ont un peu plus de vécu de ces pays, plus d’expérience, pour les avoir pratiqués un certain nombre de fois, voire même certains qui y vivent carrément. Très souvent l’avis des « expérimentés » a tendance à irriter ceux qui croient savoir, mais ceci n’est pas nouveau. Ajoutons à cela que nous sommes dans une époque où, en matière de délinquance, les choses changent tous les jours, et où ça ne va pas aller en s’améliorant, mais ceci serait un autre débat...

Je m’adresse donc à ceux qui ont la fâcheuse manie de dire, sous prétexte qu’ils sont passés une fois dans leur vie à un endroit précis sans incident, qu’il n’y a pas de risque, que tout est tranquille, et que ceux qui conseillent de rester vigilants sont des petits malins qui veulent se rendre intéressants.

Passer une frontière réputée à risque sans incident me parait une chose complètement normale, et à vous ? Statistiquement, le nombre des agressions constatées dans un pays réputé plus dangereux que les autres reste minime au regard du nombre de voyageurs. Moralité, en matière de risque aussi tout est relatif, quel que soit le niveau de dangerosité du pays, un touriste agressé reste une exception. Et il est complètement normal pour les autres (99,99999 % des touristes) de ne rien avoir remarqué et de penser que « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil ». Evidemment je parle des vraies agressions, pas d’un vol de pickpocket, pourquoi aller au Guatemala alors qu’on peut se faire piquer voler son portefeuille dans le métro parisien.

Que ceux qui ont eu des problèmes le signalent dans la rubrique «Arnaques à éviter en voyage», c’est très bien, car il faut que ça se sache ! Pourquoi ? Parce que lorsque quelqu’un fera une recherche sur internet sur les risques à tel endroit, avec les moteurs de recherche du Net, il tombera dessus.

Mais, de grâce, que ceux qui n’en ont pas eu d’incident (chose normale), et qui croient tout savoir car ils sont passés une fois à cet endroit-là, arrêtent une fois pour toutes d’intervenir en disant qu’il n’y a aucun problème dans tel endroit ou tel pays. J’insiste donc lourdement : - Ouvrir une discussion pour dire qu'on s'est fait voler 3 € par un cireur de chaussures devant les souks de Marrakech pollue le web et ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien. - Prendre la parole dans une discussion pour dire qu’il n’y a pas de problème parce qu’on est passé une fois dans sa vie à un endroit et qu’on n’en a pas eu, ne sert à rien, n’apporte rien et ne prouve rien non plus. Et puis ce n’est pas parce que quelqu’un est passé entre les mines que le terrain n’est pas miné, ni qu’il y en a quelques-unes qui trainent encore ici et là.

A l’opposé, il faudrait également que ceux qui ont eu la malchance d'être réellement agressés, arrêtent d’ameuter les foules comme si l’endroit était un vrai coupe-gorge, avec 20 mines au m2, ça n’apporte rien, une fois encore, si ce n’est de renforcer la peur des plus craintifs qui cherchent des infos parce qu’ils ont entendu dire que.... On peut par exemple raconter ce qui s’est passé, sans l’exagérer et sans dire « maintenant vous voilà prévenu, surtout n’y allez pas » De toute façon, essayer de faire passer un endroit pour plus dangereux qu’il n’est, c’est le meilleur moyen de se rendre ridicule, car aujourd’hui et avec le Net, si l'endroit était réellement dangereux, il suffit de tapoter sur son clavier pour le savoir.

Les accidents de ce type, c’est simplement un problème de hasard, de probabilité. Un peu comme les attentats, il ne fallait pas se trouver là au mauvais moment, c’est tout ! Ceux qui sont passés une minute avant ou après n’ont rien vu... Pays plus dangereux que d’autres ou pas, la délinquance n’est pas omniprésente 24h sur 24. Au contraire, elle est presque toujours ponctuelle, et elle frappe au hasard.
Finalisation itinéraire en Namibie English translation pending
by Aure79 · 2013-08-29 · 13 replies
Bonjour, après quelques recherche, on finalise notre 1er voyages en Namibie qui se déroulera du 18 décembre au 6 janvier. Voilà où en est notre programme et on cherche à connaitre l'avis des experts.

18/12 (J1): Arrivée à Windhoek à 20h J2: réquisition 4x4, course, départ pour OTJIWARONGO ; visite CCF J2: trail au camping Frans Indongo lodge Départ pour ETOSHA Namutomi J3: ETOSHA Halali J4: ETOSHA Okaukuejo

question: Est-ce qu'un game drive est vraiment un plus et si oui où faut-il le faire?

J5: Direction Otjitongwe à KAMANJAB

question: le camps à l'air d'être usine à touriste, n'y a-t-il pas mieux et quelle activité prévoir à KAMANJAB?

J6: DIrecion le KAOKOLAND Camp Aussicht J7: KAOKOLAND visite himbas avec Marius J8: Direction PALMWAG Lodge (activit à prévoir?) J9: Damaraland Bivouac à Messum Crater J10:Direction Swakop en passant par Cape Cross nuit à Alte Brucke J11: Sandwich harbour nuit à Alte Brucke J12: le matin à swakop sand board ou avion à voir puis direction Gecko Camp J13: Olive Trail le matin puis départ pour Sesriem (couché de soleil sur Sossusvlei) nuit à NWR Sesriem J14: levé de soleil puis ballade DeadVlei J15: Direction Bagatelle Kalahari ranch (quelle activité?) J16: Direction Windhoek

On a une journée supplémentaire, d'après vous, ou vaut-il mieux rajouter une journée?

Merci pour votre aide. Aurélien
Retour d'expérience - Islande en été avec de jeunes enfants English translation pending
by Predou · 2013-08-24 · 7 replies
Salut, De retour d'Islande, je vais partager notre expérience pour les futurs voyageurs en famille. Ce sont donc quelques avis & conseils (beaucoup déjà connus) d'un voyage en été avec des enfants en bas âge (7 ans, 4 ans et 10 mois) que je vais regrouper ci-dessous (11j début Aout).

Lieux & Visites : - Les cascades : Souvent facile d'accès. Faire attention aux jeunes enfants car le vide n'est jamais bien loin. Dettifoss, évitez le coté droit (accessible par 35km de route F) car les pierres sont glissantes; préférez le coté accessible via une route goudronnée. Skogafoss est sécurisée car on est en contre bas de la cascade. Seljalandsfoss a beaucoup plu aux enfants car on passe derrière le voile d'eau. - Thingvellir : Chemin facile d'accès pour voir une mini cascade, bien que peu d'intérêt. - Geysir : Zone geothermale très appréciée par nos enfants entre les jets de Strokkur (chaque 6-8 min) et la possibilité de toucher des ruissellements d'eaux chaudes. - Kerlingarfjoll : Génial. Zone volcanique pleine de fumerolles. A faire absolument car il y a très peu de monde, le lieu est magnifique et les enfants ont adoré passer sur les ponts au-dessus des ruisseaux, toucher le sol chaud, passer a coté entre les fumerolles. Notre coup de coeur. Compter 2h de ballade. - Hveravellir : Zone géothermale sympathique avec chemin balisé, se fait en 20-30 min. - Myvatn * Dimmumborgir : Aucun intérêt je trouve. Bardé de touriste, une ballade sur un chemin goudronné pour voir des formations de laves. * Namafjal : Très sympa pour les enfants. Beaucoup d'activités volcaniques visibles : boue qui clapote, fumerolles, cheminée de vapeur (on peut se cacher dans la fumée). Comptez 30min à 1h30 si ballade sur le sommet. * Viti/Krafla : Tour du cratère assez rapide. Faire attention car chemin très boueux et les pentes du crateres sont abruptes en cas de chute. * Il y a plein de ballade possible dans coin là. Nous en aurions fait plus si le temps avait été plus clément. - Jokulsarlon : Lac d'icebergs flottants. Les enfants ont joué au bord du lac avec les bouts de glace échoués sur la plage. - Laki : Mode journée voiture sur des routes F comme il faut. Comptez 4-5h rien que le trajet (aller f206 - boucle 206/207 - retour f206). Quelques moments fun pour les enfants (bosses montagne russe, gués... ) mais ça reste une route épuisante, ça ne les a pas beaucoup intéressés. - Landmannalagaur : Nous avons fait la ballade jusqu'au volcan Brennisteinsalda (fumerolles encore). Le début du parcours pour rejoindre la coulée de lave est un peu difficile pour les enfants (voire dangereux); ça monte sec dans des roches abruptes. Ensuite, le chemin est facile mais assez long jusqu'en haut du mont. Comptez de 2-3h pour cette balade. Les passages dans les gués ont impressionné les enfants. - Kerid : Facile et sympa. On peut descendre dans le cratere près du Lac et faire le tour. - Dirholaey : Promenade sympa au bord des falaises pour voir des macareux de très près puis la plage de sable noire. Attention au vent en haut de la falaise. - Zoo & family park de Reykjavik : Les enfants peuvent carresser cochon, cheveaux et s'approcher des coqs. Il y a plein de jeux pour enfants. A faire avant midi le weekend sinon blindé.

Route & véhicule : - Notre 4x4 type Tucson est un 5 places. Malgré tout, comme les sièges sont légèrement recourbés, difficile d'y placer 3 sièges enfants. - Pour les enfants en dessous de 9 mois, bien demander avant au loueur s'il a bien un siège 0+; sinon emmenez le votre. Notre derniere a passé tout le voyage en position assise, pas cool pour un "bébé ". - Bien que la N1 soit en bon état et roule bien, les trajets sont plus long que prévu, notamment : * F35 (Geysir <-> Blonduos) : 200 km/4-5h (sans arrêt). On l'a fait en une journée, bah c'est long :D Le camping de Kerlingarfjoll dispose de cottage, a privilégier pour couper le trajet. * N1 (Myvatn <-> Hofn) : 360km/5h mini (sans arrêt). Interminable, bien que le trajet soit somptueux. Optez pour une coupure à Egilsstaðir. * N1 (Hofn <-> Vik) : 270km/4h à cause de la circulation. Il y a pas mal de chose à voir sur ce trajet mais peu d'hébergement entre Kirkjubæjarklaustur et Hofn. - La N1 est une route "assez droite", cad avec de grands virages, dans le nord et dans le sud; nos enfants n'ont jamais eu le mal des transports. Prévoyez dessin animé, console portable, livres... pour les occuper sur les longs trajets islandais.

Hébergement : - On a essayé les différents mode d'hébergement sauf le camping sous la tente ;) - Hotel Edda : Notre préférence. Oui, c'est pas design et les douches/wc sont communs. Mais en tant que famille, on vous file une pièce de 35m2 avec des jouets pour enfants ! Et les jeunes étudiants qui assurent le service sont très serviables et sympa. Pas de kitchenette disponible mais un restaurant est présent. Et aussi, le meilleur et le plus complet des petits dej que l'on ait eu. - Hotel classique : Comme partout, du bon et du moins bon. - Guest House : On est pas souvent dans la maison d'hôte à la française car c'est presque de l'hotellerie pro en Islande. Mais vous y êtes bien avec les enfants. WC/douches souvent hors de la chambre. Kitchenette quasi toujours dispo. - Cottage : Sympa au 1er abord mais faire attention à quelques points. * Les coussins et couettes ne sont pas toujours inclus. A préciser lors de la résa. * Je ne recommande pas le cottage de camping où toilettes, douches et lavabo sont communs et "extérieurs". Je vous laisse imaginer d'habiller vos enfants avec leur parka au réveil quand ils sont pressés d'aller au WC...

Nourriture : - On trouve pratiquement tout ce qu'il nous faut pour les bébés et les enfants, même dans les superettes de station services. - Nous n'avons pas trouvé de yaourt à conservation température ambiante, pas grave car... - Il y a le Skyr !!!! Fromage blanc trop bon et ultra diététique (0,5% de MG, 5% de sucre, 15% proteine). Disponible partout (station service, piscine...) en plusieurs parfums. Les enfants ont adoré. - N'ayez pas peur dans les "restaurants"' au niveau culinaire, ce ne sont principalement quz des resto grill/steakhouse. - Rappel d'organisation : Guesthouse et cottage permettent de faire sa cuisine le soir.

Météo & vêtement : - La météo...THE point noir... On a eu quelques rayons de soleil bien sur mais toujours avec du vent. Il est dit que la météo islandaise change très rapidement ? Vrai, mais nous ne l'avons pas constaté dans le bon sens... Nous avons eu un temps d'hiver breton sur Myvatn : 5°, pluie et vent !!! - Amenez des vetements chauds respirants pour les couvrir de la manière suivante : tshirt, polaire, gilet, parka, collant, pantalon; chaque élément en synthétique respirant pour le laver au cas où et que ce soit sec le lendemain matin (merci à "Triathlon" pour du matériel de 0 à 77 ans à des prix très bas ;) 500 € d'équipement dans notre cas). - Prévoir auss kway (quand il pleut trop), bonnets, gants, ras de cou... - Pour les "bébés", comme ils ne marchent pas et subissent le froid à fond, prévoir une combinaison type sport d'hiver pour vos marches. - Prévoir des bottes sur certaines marches en cas de pluie (sauf si vous avez des chaussures en gore tex pour tout le monde ;) ). Je pense notamment au Namafjall et au Kafla qui ne sont pas de longues marches mais le terrain est très boueux quand humide. Je vous laisse imaginer le retour dans la voiture :) - En gros, la météo peut vous fatiguer avec de jeunes enfants. On passe son temps à leur mettre/enlever les chaussures, manteaux, gants...

Piscine & hot pool : - C'est vrai qu'il y a des piscines très regulièrement en Islande, meme dans les villages. A 90%, les bassins ne sont qu'extérieurs. En général, il y a un grand bassin à 29°, une pateaugeoire à 34°, et plusieurs jacuzzis de 34° à 44°. Perso, on jongleait avec la petite entre la pateaugoire et les jacuzzis (un coup on a trop chaud, 5 min apres, un peu froid :p). Meme par temps froid (7-10°), pluie et vent, les enfants ne sont pas tombés malade. En général, on traine pas entre les vestiaires et les bassins ;) Et même, les enfants passaient leur temps dans les toboggans... Ce qui est top, les Islandais pensent aux enfants partout, il y a dans chaque piscine : des plans de change, des sièges BB pour vous laver tranquillement, des brassières dispo, des jeux en mousse... Bref, les enfants nous réclamaient chaque jour la baignade :) - hot spring : * Myvatn nature bath : Top. Meme par 5°, les enfants ont adoré. A faire absolument. * Seljavellir : Piscine extérieure abandonnée mais utilisé par les touristes :) Les anciens vestiaires subsistent pour se changer. Honnetement, expérience difficile avec les enfants car il faisait froid avec beaucoup de vent et l'eau n'est pas suffisament chaude (31-33° ?), trés difficile de se rhabiller dans les vestiaires pleins de boues, la couleur verte sombre qui faisait peur aux enfants, le sol tapissé d'algues glissantes et un fond important sur une moitié du bassin (même un adulte n'a pas pied). * Kerlingjafoll : Petit bassin créé avec un micro barrage de pierre. Comme l'environnement est "argileux", le fond est vaseux. Sympa pour y tremper les pieds. * Hveravellir : Petit bassin en pierre (5mX2m environ) accessible depuis un ponton en bois. ça a l'air sympa mais il était déja plein :( * Landmannalaugar : Rivière d'eau chaude avec ponton d'accès pour déposer ses serviettes. Vous pouvez vous changer aux vestiaires du camping à 50m de là. Petit panneau indiquant en plusieurs langues dont le français que des larves sont présentes dans la source et qu'elles peuvent provoquer des allergies de peau. On a pas pris de risque, bien qu'on ait vu des enfants de 6-7 ans s'y baigner. - Prévoir des tongues pour tout le monde, que ce soit pour les baignades naturelles ou les piscines (on se déchausse à l'entrée). Ce que l'on a (aussi) pas fait : - Askja : Route F trop longue (2h mini aller), planning déjà chargé - Skaftafell : On s'est arreté au parking. Puis finalement, comme on avait vu le glacier Svinafell juste avant, on a repris la route. - Ingolshofdi : Ballade en tracteur de 2h30. on a raté le dernier départ du jour (8 ou 9h, 12h et 15h). 5000 ISK (32€) par personne. - Blue lagoon : Prix assez important. Comme nous avions été à celui de Myvatn, j'ai préféré sur Reykjavik la fameuse piscine Arbaejarlaug.

Dernier point, l'avion. Nous avions des horaires tardifs (22h -> 1h à l'aller, et 1h -> 6h au retour) de vol avec Iceland Air. A l'aller, pas trop de problème. Au retour, cela a été beaucoup plus difficile dans l'aéroport de les "contenir" jusqu'à l'heure de l'embarquement. Dans l'avion, pas de place spécifique pour les bébés. Malgré tout, quelques conseils : - Enregistrez vous en ligne (dispo 36 heures avant, accessible depuis les smartphones), vous n'aurez plus qu'à "déposer" les bagages. - Si vous vous êtes enregistrez en ligne, ne vous embêtez pas à arriver 2 heures avant... Vous allez galérer pour occuper les enfants. Que ce soit côté Reykjavik ou Roissy T1, on passe rapidement les contrôles de sécurité. Perso, je suis arrivé 20 min avant la fin d'enregistrement et on était pas les derniers. - Choisissez la dernière rangée de l'avion, vous aurez plus de chance d'avoir des sièges libres à côté de vous. - Avant que l'embarquement soit ouvert, demandez à passer en 1er si vous avez des bébés.

Globalement, c'est un voyage au sens propre du terme, ce ne sont pas des vacances reposantes ;) Vos enfants peuvent apprécier les piscines et certaines ballades (geyser...). A vous de décider. J'espère avoir pu fournir des infos utiles, n'hésitez pas à partager vos retours personnels de l'Islande en famille ou si vous avez des questions.
Vol Saudia et transits à Ryad et Jeddah à destination du Sri Lanka English translation pending
by MuchFER · 2013-08-22 · 23 replies
Petit compte-rendu d'un vol Paris-Colombo, via Ryad et Jeddah, avec la Saudia (7-8.2013).

Aller : CDG (11h25) > Ryad (18h50 -1h55) > Colombo (10h00). Retour : Colombo (11h45) > Ryad (14h20 - 15h05) > Jeddah (16h45 - 1h05) > CDG (6h00).

Choix de la Saudia

- Tarif très attractif : 2 100 € A/R pour deux adultes et un enfant en plein été. Soit bien moins que les autres compagnies à cette époque. - Horaires intéressants qui évitent une arrivée nocturne à Colombo comme c'est le cas avec beaucoup d'autres compagnies. Escales un peu longues mais supportables. - Plus une certaine curiosité notamment par rapport à tout ce qu'on peut lire de contradictoire sur cette compagnie et les escales en Arabie Saoudite.

Questions récurrentes

- Faut-il un visa pour le transit en Arabie Saoudite ? : non, dès lors qu'on ne dépasse pas en théorie 18 heures sur place. - Peut-on sortir de l'aéroport lors du transit ? : non et aucune chance d'avoir un visa tourisme qui n'existe pas. - Peut-on apporter de l'alcool (par exemple acheté au départ en duty) dans son bagage à main : non, c'est confiscation assurée. - Y a-t-il une tenue spécifique à avoir, notamment pour les femmes, lors du transit ? : pas vraiment; c'est simplement une question de bon sens. On voit aussi bien quelques touristes en décolleté, jupe courte ou short que d'autres avec foulard & co aux escales de Ryad ou Jeddah. Même s'il n'y a aucun problème (à l'occasion quelques regards pour les premières), un juste milieu est quand même préférable. - Un transit en Arabie Saoudite est-il différent de ceux dans d'autres pays ? : non; il y a pire aussi bien que mieux ailleurs dans le monde. - Des repas sont-ils servis à bord des avions pendant le Ramadan ? : oui.

Les vols

- La Saudia est membre de Skyteam depuis 2012; l'enregistrement à Roissy est d'ailleurs effectué par du personnel Air France/Skyteam. - L'ensemble des vols a été effectué en B777 avec 90% de touristes de/vers la France et 90% de Srilankais de/vers Colombo.

Au niveau service à bord : Il est clair que la Saudia n'a pas de problèmes financiers, le service est très bon pour ce qui est de la classe Eco. Assez bon choix de divertissements sur écran individuel avec toujours quelques films en français. Au niveau repas (y compris en période de Ramadan) un menu imprimé est distribué en début de vol. Repas et petit déj. variés et copieux, plus une boite repas gratuite distribuée à l'aéroport lors du transit aux aéroports.

Spécificités des vols Saudia : Pas d'alcool ni de Coca à bord. Un coin prière est à dispo en queue d'appareil. Une sourate du Coran est récitée avant le décollage de l'avion. Censure permanente au niveau des films pour tout ce qui n'est pas conforme à l'Islam version saoudienne. Les mots chrétiens (ou en rapport avec d'autres religions), alcool, porc, etc, sont ainsi systématiquement floutés à l'écran lorsqu'un film est en VO...

Les transits

A la sortie des appareils on est dirigé vers la zone d'embarquement du vol suivant. C'est simple et rapide.

Aéroport de Ryad : Moderne et relativement agréable (mais c'est pas Dubai) avec un bon duty (prix des cigarettes défiant toute concurrence !) et deux zones fumeurs. Les euros sont acceptés à un taux normal aux bars et boutiques (rendu de monnaie en riyals ou parfois en euros). Nombreuses prises (type US et français) pour recharger ses appareils. Accès Internet gratuit mais code d'accès envoyé par SMS.

Aéroport de Jeddah : Petit et austère comparé à Ryad. Pas de zone fumeur et juste quelques prises au format US pour recharger ses appareils Idem que Ryad pour ce qui est du reste.

Conclusion

Si certains semblent hésitants à utiliser la Saudia, la compagnie n'en demeure pas moins très bonne, avec un service de qualité (mais c'est pas la Qatar ou Emirates non plus) et surtout un excellent rapport qualité-prix. Elle est souvent d'ailleurs la moins chère sur nombre de ses destinations. Quant aux transits via l'Arabie Saoudite, ils ne sont pas pires que bien d'autres ailleurs dès lors qu'on évite les quelques vols où l'attente peut durer un peu trop. Bref, la Saudia est à conseiller.
Bloqué à l'aéroport de Dubrovnik English translation pending
by Yaya66 · 2013-08-21 · 30 replies
Bonjour, je viens vous faire part de notre petite aventure à l'aéroport de Dubrovnik. Habitant Perpignan on avait décide de ce faire un petit voyage de 15 j au Monténégro en faisant le trajet avec la compagnie Vueling Barcelonne-Dubrovnik. Le 11/08 on se retrouve dans dans l'avion pour le retour au pays et c'est là que commence les emmerdes lol Je résume : le départ est prévu à 13 h 30 on reste 3 heures bloqué dans l'avion pour un problème technique, au bout des 3 h le capitaine nous dis de descendre pour retourner à l’aéroport . Jusque la pas de problème un avion à le droit de tomber en panne , ma voiture fait ça tout le temps et je lui en veux pas plus que ça... 😉 Revenons à Dubrovnik, donc nous sommes de retour à la salle d'embarquement de l’aéroport vers 16 h et la le massacre. Je pense peut être naïvement que nous allons être pris en charge par de jolie croate pour qu'on puisse se reposer tranquille dans une salle à part . Be non , que dalle, rien du tout il nous ont juste donné un sandwich en plastique de bienvenue et après plus de nouvelle jusqu'à 20 h !! Le point d’accueil, harcelée par un un avion rempli d'espagnols indignés et géré par des pitbull déguisé en hôtesse commençait à céder à la panique, en effet au lieu de nous calmer, elles ont criée entre autre "it no my problem !!" "i don't know" puis on appeler les flics.. Sur ce, on aperçoit l’équipage de l'avion avec des valises en route pour ce reposer dans un hôtel. Je crois que dans ces cas là l’aéroport est obligé de nous trouver un hôtel mais vous vous en douté ici non 😕 Ils nous on dit que Dubrovnik est trop touristique en plein mois d’août pour trouver 180 place de d'hôtel , en fait je crois qu'ils ont même pas cherché.pour nous qui sommes jeunes et beau on peut dormir par terre dans un aéroport mais il y avait des retraités, des enfants , des femmes enceintes et un bébé japonais .... pour eux c'était la galère !! ils ont juste consentie à ouvrir le hall de l’espace VIP pour la nuit, mais en disant qu a 5 h du mat faut réveiller les enfants pour que les gens VIP puisse prendre leurs café 🤪 Bon après, cette nuit romantique nous sommes allés aux nouvelles ! be rien pas d'autre info que "i don't know" si elle disait que l'equipage va revenir dans quelque temps pour nous expliquer la situation. heureusement de nos jour il y a twitter, facebook et la presse 😉 Tout le long de nos emmerdes, des personnes on prévenu la presse espagnole, envoyés des photos et vidéo, téléphonés au consulat espagnol et du coup on a eu droit à 12 h à un superbe reportage sur TVE 2 et la miracle !!! le consul appelle un passager en lui disant qu'il affrète un avion de Barcelone pour venir nous chercher départ 18h30 arrivé 20 h !!! Oui Oui 30 h bloquer dans l’aéroport, imaginer le bruit et l'odeur !! Moralité Vueling c'est de la merde et l'aeroport de Dubrovnik des incapables !!!! Voici le reportage de TVE : http://www.rtve.es/noticias/20130811/avion-destino-barcelona-mantiene-150-pasajeros-retenidos-croacia-averia/735760.shtml Et excuser moi pour les fautes d'orthographes !! Merci de votre attention 🙂
Thaïlande: voyager à petits prix mais longtemps English translation pending
by Kouroukouko · 2013-08-20 · 98 replies
Bonjour,

J'aimerai avoir l'avis des gens ayant déjà été en Thailande et qui serait susceptibles de me dire à peu près combien me couterais un séjour de d'un mois en Thailande (hors activité et billet d'avion) svp

--> Je compte voyager en sac à dos et dormir uniquement en Guest Housse ou logement à petits prix dans ce style, car j'aimerai passer le plus de temps que possible la-bas et je ne compte pas non plus me faire des grands resto mais au contraire les petits stands traditionnels à petit prix,

Je remercie d'avance les exéprimentés qui prendront la peine de répondre 😉

Cordialement
Bigoodi chez les Corses - fin mai 2013 English translation pending
by Bigoodi · 2013-08-14 · 2 replies
05/2013 - Petite escapade de printemps : boucle Bastia/Bastia en 8 jours- fin mai 2013

– 4 adultes – Les prix indiqués plus bas sont mentionnés pour 2

Nous étions déjà venus plus longtemps il y a une vingtaine d’année (eh oui…) et avions adoré, cette fois ci nous refaisons un tour « express », histoire de donner un aperçu de l’île à ma sœur et à ma Môôôman : pas de randonnées en vue cette fois-ci.

Hébergement : aucune réservation faite à l’avance

Avion Lyon-Bastia réservé mi février (environ 3 mois plus tôt) sur internet : easyjet 90€ aller/retour par personne sans bagage en soute

Voiture réservée deux gros mois à l’avance via autoescape : 227€ pour 7 jours pleins, assurance tous risques, km illimités, franchise de 800 €. J’avais prévu une 5 portes éco (un peu + cher que le tout 1er prix de base) et nous avons eu de la chance : à l’aéroport Europcar nous a upgradé et nous avons eu un partner peugeot (genre kangoo) avec de la place et un grand coffre à Tip top ! merci Europcar ! Aucun souci, intérêt de passer par autoescape : le prix, et ils prennent les chèques vacances.

20/5 : Bastia – St Florent – Cap Corse ouest – Canari- 133 km. Arrivée à Bastia fin de matinée, sans encombre ni retard, aucun souci pour récupérer la voiture. Nous partons direction Bastia centre en voulant passer par la lagune de l’étang de Biruglia, mais le Prince Albert de Monaco, venu célébrer sainte Dévote nous bloque la route… Tant pis, nous partons par la route principale, direction le centre. C’est férié aujourd’hui (pentecôte) et nous n’avons aucun problème pour nous garer, gratuitement qui plus est à proximité de la gare et du port. Malheureusement il pleut et c’est sous les parapluies que nous faisons un petit tour (place Napoléon, vieux port…). Nous ne nous attardons pas et partons direction le Cap corse… Enfin, à l’origine, j’avais prévu de monter par la route de corniche au nord de Bastia et redescendre sur la côte à hauteur de Erbalunga… Mais, nous nous sommes retrouvés à St Florent… J’ai du rater un croisement… La pluie s’est arrêtée et il est bien agréable de flâner à St Florent jusqu’à la citadelle (jolie vue), nous achetons quelques biscuits corses parfum châtaigne (évidemment)… Un peu étouffe-chrétien mais parfait pour les petits creux ! Cap au nord pour le cap corse, côte ouest : un premier arrêt à Nonza, petit village très mignon avec une tour génoise. La vue sur la mer et la plage de sable gris en contrebas est chouette, le petit magasin à l’intérieur de la tour aussi. Nous tentons une chambre d’hôtes mais c’est malheureusement complet. Nous poursuivons donc vers le nord, j’avais repéré une chambre d’hôtes à Conchigliu au nord est de Canari, mais il n’ont pas de place pour 4, ils nous conseillent de monter un peu plus haut (à l’intérieur) vers Canelle et de demander au couvent. Arrivés là haut, c’est beau aussi et le couvent ‘I Fioretti’ est grand : c’est là que nous resterons, les chambres sont simples mais propres et la vue sur le clocher, le maquis et la mer est jolie (70€ par chambre de 2 avec les 2 petits dej)….
http://www.canarivillage.com/...uvent-saint-fran... Mais attention ! Ils ne prennent pas les cartes et nous disent que les distributeurs les plus proches sont soit à Bastia, soit à St Florent !!! Heureusement, nous avions un chèque de dépannage. à A savoir soyez prévoyants dans les campagnes corses et emportez le chéquier ou du liquide…

Nous avions repéré un resto quelques kilomètres après Nonza (mais là aussi l’hôtel à proximité était fermé), nous y repartons tranquillement (sinon, plus proche du couvent, nous aurions pu aussi aller au chat qui pêche en bord de route en contrebas du village ou a l’hôtel restaurant sur la place de l’église). Le ‘Morganti’ est bien sympa : virée sur la plage, apéro sur la terrasse entre les Enooooooooormes tamaris et repas en salle. Nous sommes plutôt incités à prendre la carte bien qu’il y ait un menu, c’est donc un peu cher mais très bon et le vin excellent. Pour ma part des spaghettis accompagnés d’une monumentale araignée de mer (avec bavette spéciale et rince doigts en prime) je m’en suis sortie ! ravie en plus ! Les moules farcies et le poisson était bon aussi, tout comme le gateau chataigne/brocciu à je recommande ! 204 € à 4 (à la carte avec entrée, plat, dessert et avec le vin). http://morganti.pagesperso-orange.fr/ Retour au couvent et dodo !

21/05 : Cap corse nord et est – Casinca – Moriani- 170 km. Petit dej classique et sympa avec confiture de myrthe. La discrète et timide Sandra nous parle de la région et nous conseille sur les prochaines étapes. Nous repartons tranquillement en direction de Centuri. Centuri port est franchement agréable : c’était trop loin hier soir mais ça ferait aussi une étape bien sympa pour une prochaine fois (sur le Cap corse c’est là que je resterai si je reviens). Un petit port de pêche joliment animé et entouré de beaux paysages… Capitale de la langouste qui plus est !!! Mais bon, ce n’est pas l’heure du repas, nous repartons après avoir flâné un peu, et traversons le cap d’est en ouest (nous ne nous sommes pas arrêté tout en haut du cap à Barcaggio, j’ai encore dû rater un panneau )… Stop à Macinaggio, c’est plus ‘balnéaire / touristique’, nous ne nous attardons pas trop et remettons le cap au sud (côte Est donc, cette fois). Nous voilà un peu plus tard à Erbalunga (ouf, la poste a un distributeur !). C’est un autre petit village agréable où nous nous promenons rapidement (la pluie guette et le tour est vite fait). Nous repassons par Bastia, sans nous arrêter cette fois et finissons enfin par passer par cette fameuse route de lagune (Albert est parti !). Le temps n’est pas franchement au beau fixe, et c’est en fait assez décevant hormis l’église tout au sud. Nous poursuivons donc par la casinca, ses petites routes tortueuses parsemées de jolis villages avec vue sur la cote est, forêts, cimetières et beaux tombeaux. A venzolasca, Nous nous arrêtons à ‘U fragnu’ qui semble réputé mais ils ne font que resto et c’est fermé ce soir. Nous redescendons donc doucement sur la N 198 (la route ‘rapide qui longe la cote est), coté plage et partons en quête d’un logis… le 1er que nous trouvons, fort sympathique à priori, le domaine de Valle à Querciolo est malheureusement complet, mais ils nous indiquent une autre chambre d’hôtes en direction de Moriani plage : le B&B la rivière, à Folleli. http://bb.corsica.free.fr/...mp;id=2&Itemid=7 Nous sommes accueillis par les vraiment très sympathiques Michel et Siggi. Nous avons un petit studio pour 4 (1 salon kitchenette + 1 chambre + 1 salle de bain) à 90€ pour nous 4 avec les petits dej : simple mais propre, c’est parfait ! La chambre d’hôtes est en bordure de rivière, au calme… Nous aurions pu y rester plus longtemps sans problème… Après un petit tour sur la plage (pas très belle), nous allons diner à la ferme auberge La bergerie (en direction de la mer), bon rapport qualité-prix : 120 euros pour 4 avec le vin, cuisine familiale très correcte mais ne vous attendez pas à trouver ici les petits produits corses de derrière les fagots… Une prochaine fois je tenterais surement la ferme auberge la Mandria à Talasani, un peu au sud de Folleli.

22/05 Castagnica - Vale d’Allesani – Orezza – col du Prato – Corte- 185 km. Le petit dej est très copieux et Siggi toujours aussi souriante, nous reprenons donc la route un peu à regret, direction la montagne ! Détours et contours par Valle d’Alessani, (barrage en contrebas, chouette), halte à la source gazeuse d’Orezza vers Piedicroce (accès libre à un petit kiosque qui explique l’histoire du site et le process de fabrication), et nous voila repartis pour Ponte Leccia par le col du Prato. Nous nous arrêtons dans une fabrique/magasin de laine (un peu rêche). La commerçante est très sympa, puis poursuivons notre route par la d39… beau mais un peu long… Nous sommes contents d’arriver à Corte. J’avais repéré une chambre d’hôtes (Osteria di l’orta, la grande maison bleue à la sortie nord de Corte), mais c’est plein… Toutefois, nous pourrons revenir diner, le ‘papi’ nous a mis l’eau à la bouche ! Nous visitons 3 autres chambres d’hôtes sur la route en direction d’Aléria, mais elles sont soit chères, soit complètes, soit la proprio ne revient que plus tard… Nous finissons par tomber sur le motel ‘A vigna’, toujours du coté nord de la ville : le centre est accessible à pied facilement, on peut se garer sans problème et nous trouvons 2 chambres-studio à 70€ la chambre. Le petit dej n’est pas inclus mais il y a un frigo, de la vaisselle, une cafetière et même du café : pile poil ce qu’il nous fallait, une bonne adresse à retenir, bon rapport qualité prix pour Corte. http://www.tripadvisor.fr/...e_Corse_Corsica.html Petit tour en ville jusqu’à la citadelle et il est temps d’aller nous restaurer chez Antoine à l’osteria di l’orta. S’il y a de la place, ils servent aussi des repas à des clients comme nous, qui ne dorment pas sur place. Et nous avons bien fait : ici c’est de la bonne cuisine familiale et Antoine et père ne chôment pas pour vous faire partager leurs histoires et ‘l’esprit corse’. Nous nous sommes régalés pour 120€ apéro et vin compris à 4. Une très bonne adresse à ne pas rater si vous passez par ici ! http://www.osteria-di-l-orta.com/...-en-corse/in...

23/05- Col de Sorba – Venaco – Vivario – Ghisoni - Zicavo – Col de la Vaccia – Aullène – Ste Lucie de Tallano- A Pignata. 146 km Aujourd’hui nous mettons cap au sud par la N 193, puis la D69 et faisons halte dans les petits villages que nous traversons. Nous nous arrêtons boire un coup à Zicavo, et tentons d’appeler la ferme auberge A Pignata que j’avais repérée sur un guide : c’est à coté de Levie, ils ont de la place (2 chambres pour 2) et acceptent gentiment de nous faire une petite remise (formule demie pension). C’est donc booké ! Nous voilà partis par la route vers Aullène et le col de la Vaccia.

Un arrêt dans le joli village de Ste Lucie de Tallano, et il est encore tôt dans l’après midi quand nous arrivons et ça tombe bien : les chambres sont très jolies, design, le site superbe et la piscine intérieure je ne vous dit pas !!! (sans parler du sauna). Voyez vous mêmes : http://www.apignata.com/ Bref, on se la coule douce… Mais c’est déjà l’heure de l’apéro : nous prenons un petit verre de muscat dans les fauteuils club du salon bien cosy et chaleureux. On passe à table, à coté de la cheminée, et là encore c’est le top charcuterie corse (je n’ai jamais mangé de jambon cru aussi bon) : agneau de 7H (cuit à l’étouffée), cannellonis au Brocciu bien sûr, bon choix de fromage et les desserts … Je ne vous dit que ça ! Sans parler du vin (un rouge de Figari avec une tête maure sur l’étiquette, je regrette de ne pas avoir relevé le nom…). Bref : un seul mot, 2 en fait : Allez YYYYYYYYYYYY !!!!!!!!!!!!!!! On peut aussi faire des randos à cheval avec leur centre équestre, un très bel endroit pour rester plusieurs jours quand on a des sous ! (Si un jour je suis riche, j’en ferai mon quartier général pour visiter la corse du sud).

24/05 - Levie – Zonza – aiguilles de Bavella – Porto Vecchio- Palombaggia – Bonifacio -167 km Le petit déjeuner est copieux et excellent (fromage, laitages, plusieurs choix de gâteaux…) mais il faut bien partir (snif)… D’autant qu’une très belle route nous attend : nous prenons direction Est et nous arrêtons dans les petits villages de Levie et Zonza, puis nous voilà sur la magnifique route des aiguilles de Bavella, il fait un vent à décorner les bœufs mais c’est splendide. Nous nous retrouvons coté est un peu plus haut que Porto Vecchio vers Solenzara : le vent est moins fort et nous prenons un café en bord de plage (à 2€ quand même, mais la mer est turquoise et c’est très chouette). Visite de Porto Vecchio, plutôt sympa, mais ça doit être l’enfer de conduire et se garer ici en été (comme sans doute, dans beaucoup d’endroits en Corse d’ailleurs). Nous continuons vers le sud : plage de Palombaggia (mais toujours beaucoup de vent), et nous nous retrouvons en vue de Bonifacio. On nous avait conseillé un petit hôtel en bord de mer au nord de la ville, l’hotel du golfe. En Effet, c’est sympa, le cadre est chouette sur le golfe de Santa Manza, la mer est juste en face, c’est calme, on peut se garer facilement et c’est à 10-15mn du centre de Bonifacio en voiture. Par contre ils ne proposent qu’une formule ½ pension et nous découvrirons plus tard que le repas est bien moyen, en plus les lits de l’une de nos 2 chambres étaient complètement HS… Je ne conseille donc pas cette adresse sauf si vous négociez la chambre seule et après avoir vérifié le sommier…Nous nous en sommes tirés avec les vins et apéros pour 160€ par chambre de 2. Visite de Bonifacio (parking payant 3.5€ pour 2-3H) , c’est toujours aussi chouette, puis retour à l’hôtel pour le repas (pas extraordinaire mais dans Bonifacio, aucune carte n’avait l’air révolutionnaire non plus dans cette gamme de prix).

25/05 - Pointe de Pertusato – Roccapina – Sartène – Propriano – Porto Pollo- Ajaccio – iles Sanguinaires – 212 km Petit déjeuner ‘continental’ et nous voilà repartis après un petit détour à la pointe de Pertusato vers le phare… pour Voir Bonifacio et ses falaises de loin (ça vaut le coup d’autant plus qu’avec le vent qu’il faisait il n’était pas question de sortie en mer pour nous !). Nous voilà partis direction Sartène après un petit arrêt pour adimer les rochers de roccapina, la ville est sympa mais il pleut assez fort quand nous arrivons. Ca finit par se calmer le temps de quelques achats à l’épicerie U Maggiu : c’est bon mais le saucisson est un peu trop poivré à mon goût, celui qu’on trouve à la maison est au moins aussi bon… Nous repartons et faisons halte à Propriano en bord de mer. Nous y avions passé quelques jours il ya bientôt 20 ans et ça a bien changé ! C’est vraiment très touristique maintenant et animé. Nous faisons le tour du golfe de Valinco pour pique niquer en face de Propriano à Porto Pollo (très sympa) et nous voilà en route pour Ajaccio. Il n’est pas trop tard quand nous arrivons mais ça bouchonne, nous essayons plusieurs complexes hôteliers en repartant sur la route des sanguinaires tous complets : c’est samedi soir et avec le vent, certains départs en bateau semblent avoir été annulés… Nous finissons par trouver un petit appart pour 4 à l’hôtel les Calanques (un salon avec canapé lit une chambre une kitchenette une salle de bain 136€ pour 4 sans petit dej) http://www.residence-lescalanques.fr/. Nous avons une petite terrasse et une jolie vue sur mer, il y a aussi une piscine mais le vent est trop froid pour être tentés par la baignade, nous optons plutôt pour un petit tour aux sanguinaires : ce serait dommage de rater ça surtout un jour de forte houle ! Mais c’est (encore) l’heure de l’apéro !!! Cette fois ci nous faisons quelques provisions à la superette du coin et trinquons face à la mer dans notre petit salon. Nous en avons profité pour réserver au resto Le Beau Rivage un peu plus loin en repartant sur Ajaccio. Il ne restait plus qu’une table et on comprend pourquoi : d’abord la salle est sympa, en bord de mer, on se croirait sur un bateau et le repas est parfait : 3 langoustes grillées (pour info 15€ les 100g, environ 1KG pour 4) et un menu à la carte : Loup au foie gras, et 4 desserts. Bon vin blanc à prix correct c’est cher, mais pas hors de prix vu la qualité de ce que nous avons eu dans les assiettes. Très bon comme ils diraient sur Paris première ! http://www.ajaccio-tourisme.com/Restaurants/BEAU...

26/05 – Golfe de Sagone, Cargèse – Piana – Calanches – Porto – Calvi – Algajola – Ile Rousse – 213 km L’hôtel aurait été parfait si des c… n’avaient pas fait la java à l’étage au dessus pratiquement toute la nuit… Tant pis, Petit déj sur la terrasse et c’est reparti ! Nous ne visitons finalement pas Ajaccio et nous voilà direction Calvi par le golfe de sagone, Cargèse, Piana, puis la route des calanche : c’est splendide et il n’y a pas trop de monde, ce qui fait qu’on peut s’arrêter facilement pour les photos. Nous faisons ensuite un tour à Porto : c’est bien un coin où une petite étape pour la nuit doit être agréable, mais nous nous contenterons d’un café face à la tour… C’est déjà bien ! Pour Calvi nous avons pris l’option ‘bord de mer’ après Galéria, la 81B: la route n’est pas refaite et très sinueuse, c’est beau, mais je pense que cela aurait été plus rapide par les terres par la 81… Le chauffeur commence d’en avoir ras les biscottos ! J’avais repéré un petit hôtel à Algojala, l’hôtel St Joseph http://hotel-algajola.com/ : nous nous arrêtons donc là et 2 chambres sont libres. Elles ont été refaites, les salles de bains sont nickel, nous sommes à 2 pas de la mer, au calme, il y a quelques tables pour prendre l’apéro dehors et c’est 70€ avec un petit dej très correct… Que demander de plus ??? Comme c’est le retour demain et que nous n’aurons pas beaucoup de temps, nous décidons de visiter Calvi ce soir et de diner là bas. Nous trouvons un resto correct mais sans plus U Fuconne 102€ pour 4 (menus à 20€), dommage pour la dernière soirée après avoir si bien mangé en Corse… Nous aurions sans doute dû suivre les conseils de la patronne de l’hôtel et diner au fournil à Algajola (ils ne font pas seulement pizza et ce sont les meilleurs du coin selon elle).

27/05 C’est l’heure du départ. L’avion ne décolle qu’à 11H30 nous avons le temps mais le cœur n’est plus à la visite, nous passons par la 197 via Ponte Lecchia et arrivons environ 1h30 plus tard à l’aéroport. Aucun souci pour rendre rapidement la voiture chez europcar. L’avion Easyjet est beaucoup plus rempli que pour l’aller. Ils tentent bien de me ‘coincer’ en me faisant passer ma valise dans le gabarit… Mais en basculant les roulettes ça passe ! Ouf !!! Ils n’auront pas mes 40 ou 50 euros supplémentaires ! C’est quand même à savoir si vous avez le doute sur vos bagages, il vaut peut être mieux en faire enregistrer un lors de la réservation en ligne, c’est moins cher et vous ne risquez pas de vous faire retoquer au dernier moment….

En résumé, ce fut une semaine bien trop rapide mais c’est toujours aussi beau et j’espère bien avoir l’occasion d’y retourner un jour (toujours hors saison) en prenant davantage le temps. Et n’en déplaisent aux mauvaises langues, les corses sont tops même si, à mon goût, ils conduisent un peu comme des fangios ! Pensez au fait qu'il n'y a pas de réseau ni de distributerus partout dans la campagne, et la plupart des commerces ferment entre 12h et 15h. On mange (et on boit) vraiment très bien. Les fermes auberges sont à retenir et A Pignata est inoubliable. Coté paysages, les routes de Bavella et des Calanches sortent du lot, mais il y a de beaux coins de partout, pas seulement en bord de mer d’ailleurs. Si je reviens, je ferai étape à Centuri au cap corse, à Porto sur la côte ouest, je passerai plus de temps à Corté et dans ses environs et je visiterai le niolo, la restonica, les pozziones, l’ostricani et la Scandola. Et bien sûr, je reviendrai à A Pignataaaa !!!!!!!!!!!!!!! (non, non, je n’ai pas d’actions chez eux !)

Pour info budget total de 740 euros par personne tout compris
Estonie - Juillet 2013 English translation pending
by Nancy · 2013-08-09 · 13 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

Voilà un voyage qui ne conviendra qu’à ceux qui savent se satisfaire de moments paisibles dans de jolies petites villes à taille humaine, de minuscules hameaux aux belles maisons colorées, au cœur d’une nature préservée et respectée. Ici, rien d’exceptionnel, rien d’extraordinaire mais du beau. Et du beau partout.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 13 Juillet – Arrivée du vol Air France à 23h15 – 2 nuits à Tallinn Dim – Tallinn Lun – Chutes de Jägala - Parc de Lahemaa – 3 nuits à Käsmu Mar – Parc de Lahemaa Mer – Parc de Lahemaa Jeu – Kunda – Kohtla Mining Park – Ontika – Kuremäe – Narva – 1 nuit à Sillamäe Ven – Lac Peipsi – Château d’Alatskivi - 1 nuit à Tartu Sam – Pölva – Taevaskoja – Räpina - Värska – 1 nuit à Võru Dim – Obinitsa - Piusa Caves - Rõuge - Valga - 3 nuits à Pärnu Lun – Pärnu Mar – Ile de Kihnu Mer – Ile de Saaremaa – 1 nuit à Upa Jeu – Haapsalu - Tallinn - 2 nuits à Tallinn Ven – Tallinn Sam 27 Juillet – Départ du vol Air France à 16h55

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols : 322 € l’A/R /p 11 jours de location de voiture : 470 € Dépenses sur place : L’Estonie est passée à l’Euro en 2011. Hébergements : 1214 € pour 14 nuits Essence : 161 € pour 2000 km Ferries : 36 € Autres (repas, entrées des sites …) : 749 € Budget total tout compris (hors achats de souvenirs perso) : 3274 € Comme je le précise à chaque fois, ce budget est indicatif. On peut trouver des hôtels moins chers, une voiture moins chère et nous avons souvent pris un verre de vin au restaurant …

GUIDES :

Petit Futé - Format de poche – Un peu léger pour la description des sites mais intéressant sur la partie histoire et culture. J’ai préparé mon voyage essentiellement grâce aux sites web suivants
http://www.visitestonia.com/en http://www.tourism.tallinn.ee/.../explorer/excur... notamment la très utile brochure pdf : http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc...

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Tallinn – Air France (en partenariat avec Estonian Air) Achetés début mai en ligne sur le site Air France. 322 € l’A/R /p Vol direct à bord d’un Canadair – 2h45 - Repas payant Arrivée très tardive à Tallinn (23h15). Taxi obligatoire du coup. Par précaution, j’avais prévenu l’hôtel de notre arrivée si tard (pour qu’ils nous gardent bien la chambre). Les taxis légaux attendent devant le hall des départs. La course jusqu’en vieille ville nous a coûté 11€ à l’aller (tarif de nuit) et 7€ au retour. Je ne peux pas m’empêcher de parler ici de l’aéroport de Tallinn tant il est superbe. De nombreux coins salon avec de confortables fauteuils permettent de patienter agréablement. De nombreux points restauration également, lumineux, face aux pistes. Des initiatives vraiment sympa : une expo photos, une amusante collection de cartes postales envoyées par les voyageurs à l’aéroport de Tallinn, une bibliothèque dont les livres sont à disposition et peuvent même être emportées (alors là j’ai vraiment halluciné !) …

2 – Location de voiture Europcar – Location 11 jours d’une catégorie intermédiaire VW Jetta 470 € km illimité et assurances obligatoires - Paiement direct sur Internet pour bénéficier de 9% de remise. Récupérée et rendue à l’agence Europcar au centre de Tallin, à 10 min à pied de notre hôtel. Pratique ! Pas de forcing sur place pour ajouter les assurances facultatives. Rien à redire. Nous avions apporté notre GPS. C’est extrêmement utile, voire indispensable. Mais quand je dis ça, Philippe me dit toujours “Mais comment on faisait avant ? On y arrivait bien avec une carte et une boussole !” Oui, mais bon … Nous avons d’ailleurs très souvent recouru aux coordonnées GPS, toujours indiquées quand il n’y a pas d’adresse précise (un départ de randonnée en forêt par ex ou bien la Guesthouse de Upa …). Si vous en avez un, prenez-le sinon, je pense vraiment que ça vaut le coup de le louer avec la voiture. Nous avons parcouru 2000 km sans nous en rendre compte. Le pays est petit, les distances sont courtes. Mais les journées sont longues, le réseau routier très bon et du coup on n’hésite pas à multiplier les petites extensions. Malgré les nombreux travaux, dus sans doute à la période estivale, le réseau routier est très bon. Les routes sont souvent bordées de grandes orchidées sauvages violettes de toute beauté ou de roseaux. Très peu de circulation, même en ville. Conduite calme (pas un seul coup de klaxon en 2 semaines !) et respectueuse des limites de vitesse.

HEBERGEMENTS : Juillet oblige, on a préféré réserver tous nos hébergements à l’avance. Via Booking.com Aucune mauvaise surprise, tout était en ordre. J’indique le prix par nuit. Sauf indication contraire, nous avons payé sur place et le prix incluait le petit déjeuner buffet, le parking et le wifi. Sauf à Lahemaa où nous étions en appartement, nous avons toujours eu droit à des petits déjeuners buffet très variés, très copieux, parfois extraordinaires comme à Upa. Ce 1er repas de la journée nous a très souvent permis de nous contenter d’une pause thé à midi. Une économie à prendre en compte dans le prix de la chambre.

Tallinn – Meriton Old Town Garden 98 € - Paiement à la réservation (le seul) http://www.meritonhotels.com/...ldtown-garden-ho... Très bien situé dans la fameuse rue Pikk de la vieille ville. 2 séjours de 2 nuits (début et fin de voyage) dans 2 chambres différentes. La 310 est tout en longueur sans aucun charme. La 402 est sous les combles, très spacieuse et plutôt agréable mais sdb vraiment mal conçue (baignoire avec le pommeau de douche sous la soupente, pas très pratique, impossible de s’y tenir debout). Le service laisse beaucoup à désirer : nos lits n’ont pas été refaits, les serviettes pas changées, les tasses pas nettoyées. Seule trace de leur passage : la poubelle vidée. A ce prix là, c’est agaçant …

Käsmu – Parc de Lahemaa – Merekalda Guesthouse Apartement 79 € - Cash obligatoire – Sans petit déj http://www.merekalda.ee Plus qu’un coup de cœur, un vrai coup de foudre ! Dans un joli village de pêcheurs, au bord du golfe de Finlande, un bel ensemble de petits appartements. Nous avons eu la chance d’avoir le 1, avec une double-vue sur le golfe et sur le jardin. Appartement tout équipé, avec la chambre à l’étage. Spacieux, confortable, calme, emplacement idéal pour découvrir le Parc de Lahemaa. On serait volontiers resté une journée de plus. Pas de repas sur place mais tout ce qu’il faut pour se débrouiller. Supérette et petite auberge à Võsu, à 6 km.

Sillamäe – Hotel Krunk 70 € - http://www.krunk.ee Un hôtel d’étape. Propre et fonctionnel mais … stalinien ! Seul le pub-restau a du charme. Réservez vite votre table si vous voulez profiter d’un petit box. Vraiment pas cher. BBQ traditionnel ou arménien à 6,70€. Vraiment un bon plan et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’autres options dans cette affreuse ville. Dommage que le petit dej ne soit pas servi ici plutôt que dans la salle attenante, terriblement austère.

Tartu – Dorpat Conference Hotel 100 € - http://www.dorpat.ee Je n’avais plus le choix, c’était le seul en centre ville avec encore des chambres libres. Hôtel d’affaires et de groupes. Rien à redire mais aucun charme particulier. Petit déj buffet excellent et très varié.

Võru – Ränduri Guesthouse 50 € - http://www.randur.ee Une belle surprise alors que j’attendais un gite miteux … Ceux qui ont ouvert et décoré cet endroit sont des passionnés de montagne, de voyages. Les chambres sont meublées et décorées avec du bois massif qui apporte beaucoup de chaleur. Pub sympathique. Accueil très convivial. Une très belle adresse. Et un prix imbattable !

Pärnu – Alex Maja 98 € - http://alexmaja.ee Bien situé dans le centre-ville. Jolie demeure … en façade. Nous avions la chambre #1 (elle n’est pas en photo sur leur site). Petite, encombrée de méchants meubles disparates en contreplaqué, pas de coin bureau (pas même une toute petite table), plus d’eau chaude en fin de journée … Les parties communes sont elles aussi assez négligées et ne donnent pas envie de séjourner dans cet hôtel. L’accueil est du même tonneau : juste ce qu’il faut. Le petit déj est servi dans le pub, sous l’hôtel. Salle enterrée et sombre, un peu triste pour un petit déj. Vous l’aurez compris : cherchez ailleurs ou tout au moins, assurez-vous de ne pas avoir la chambre #1.

Upa – Jurna Recreation Farm 67 € - Wifi dans les parties communes uniquement http://www.saaremaa.ee/jurna/ Upa est à 6km de Kuressaare, en pleine campagne. Une grande ferme réaménagée et agrandie avec soin et avec goût. Ici, l’accueil est quasi familial ! Cette fois, la chambre était presque trop grande ! Petit déj buffet maison pantagruélique ! Rien que pour ça, ça vaut le détour. Le site web est à leur image, bourré de photos et de chaleur. La proximité de Kuressaare nous a permis d’aller facilement dîner en ville.

REPAS : Les Estoniens mangent à tout heure de la journée ; les restau sont d’ailleurs ouverts de midi à 23h mini, sans interruption. A Tallinn et Pärnu, les restau étaient souvent bondés dès 18h. N’attendez pas qu’un serveur vous place sinon tout le monde va vous doubler (du vécu !). Même s’il fait beau, les soirées sont fraîches. La majorité des restau et des cafés ont des terrasses, parfois chauffées mais, plus souvent, mettant des couvertures polaires à disposition. C’est une habitude extrêmement agréable que de pouvoir profiter d’une bière ou d’un repas au grand air, emmitouflée dans une polaire (voire 2 !) ! Inutile de dire qu’elles sont d’une propreté remarquable et toujours repliées avec soin par les clients. La bière (Saku ou A. Le Coq) est souvent servie en bock de 50 cl – Autour de 2,50 € Assez répandu aussi : le cidre de poire (pear cider) Les prix des plats que nous prenions allaient de 9 à 15 € en restaurant pour du poulet ou du porc. Le bœuf ou l’agneau font grimper les prix à plus de 20 €. Nous tournions autour de 20-25 €/p pour un repas (plat/dessert/verre de vin)

Quelques adresses que nous avons vraiment aimées :

A Tallinn : Kompressor Pub – The legendary pancake house http://www.kompressorpub.ee/ Les crêpes sont épaisses (sans être des pancakes à l’américaine) et bien garnies ! Prix vraiment doux. 4,50 € la crêpe. Dommage qu’on n’ait découvert cette perle que le dernier jour ! Zut !!

Kuldse Notsu Körst Dunkri 8 Plat à 14€ - Verre de Riesling à 4,20 € Un beau restau joliment décoré.

Rataskaevu 16 Même adresse que le nom, pourquoi s’embêter … On y est allé car bien noté dans Trip Advisor. Nous n’avions pas réservé, il ne restait qu’une seule table. Ce restau a vraiment du succès. On a pris ce qui était recommandé dans TA : ragoût d’élan (15€) et glace à l’argouse (?-3,50€). C’était un délice. Verre de vin à 3,20€

Attention, les restau sur la place de l’hôtel de ville à Tallinn sont agréables et animés mais hors de prix.

A Tartu : Püssirohu Kelder http://pyss.ee/?lang=en Trouvé sur TripAdvisor J’ai adoré cet endroit. Le cadre, une ancienne poudrière, est extraordinaire.

A Pärnu : Edelweiss http://www.edelweiss.ee/ En face de notre hôtel. Pas très cher. 20€/p pour un cocktail, un plat de poulet, un apfelstrudel, un verre de vin. Et service agréable et souriant. Mais ça, c’est comme partout.

Pizzeria Steffani http://www.steffani.ee/eng.html Archi bondée en permanence. Nous reculons une 1ère fois devant l’immense queue que les serveurs ne gèrent pas. Chacun se démerde … Nous qui sommes des gens courtois, vous imaginez … On abandonne. On revient en plein milieu d’après-midi, pensant que … quand même, à 15h30 … De fait, il n’y a qu’un petit groupe de 4 qui attend. Cette fois, on défend notre beefsteak (d’autant que là, on a vraiment faim !) et on réussit à rafler une table. Pour apprendre qu’il faut 1h d’attente pour être servis en pizzas …. On renonce. On finira par se goinfrer de petits gâteaux secs en attendant de retourner à l’Edelweiss à 18h. Donc, on ne peut pas dire si les pizzas sont bonnes mais en tous cas, elle a du succès cette pizzeria !

Puisque nous étions en voiture (= voyage facile sans portage), nous avions apporté une thermos, des sachets de thé et des gâteaux secs à thé (comprenez qu’on peut plonger dans le thé chaud sans qu’ils partent tout de suite en déconfiture). Il est ultra facile de se procurer de l’eau bouillante le matin (soit dans la chambre grâce à la bouilloire souvent fournie, soit en demandant au petit déj) et nous nous sommes souvent contentés de cet encas pour le repas de midi tant les petits dej buffet sont copieux. Gain de temps et d’argent et pause bienvenue toujours très sympa (en pleine forêt, devant une église, devant un moulin, sur le banc d’un parc …).

L’ITINERAIRE : Pour un voyage de 2 semaines, la majorité des voyagistes proposent un circuit englobant les 3 pays baltes. Fidèles à nos habitudes, nous avons préféré nous imprégner de l’atmosphère d’un seul des 3 et choisi l’Estonie car les photos de Tallinn nous avaient vraiment séduits. Nous ne regrettons vraiment pas. Maintenant, il faut être bien conscient que nous sommes loin des voyages dont on rapporte des souvenirs inoubliables, des moments féériques, des photos de sites incontournables. Ici pas de Taj Mahal, pas de Grande Muraille, pas de Pyramides … Aucun doute, le dépaysement n’est pas celui qu’apporte l’Asie ou l’Inde. C’est juste un tout petit pays. Qui a son Histoire, sa Culture et sa Nature à offrir. Excusez du peu !

Histoire L’Estonie vient de naître. Indépendante depuis 22 ans seulement, elle se libère du pesant joug soviétique et voit avec son entrée dans l’Union Européenne une garantie enfin durable à cette nouvelle indépendance. On découvre son Histoire à travers ses châteaux et ses manoirs, souvent d’anciennes résidences des barons allemands. A travers ses églises aussi, qu’elles soient orthodoxes aux bulbes et aux icônes tape à l’œil ou protestantes tout en sobriété et en force tranquille.

Culture Nous découvrons une nation, profondément marquée par une Histoire lourde, qui montre une motivation et un engagement stupéfiants à vouloir enfin exister par et pour elle-même. Partout, nous avons ressenti cette fierté d’être Estonien, cette revendication de leur culture, de leur langue, de leur mode de vie. Nous avons retrouvé aussi avec plaisir cette mentalité et ce comportement si agréables des Nordiques : calme, respect, confiance … Dans le monde actuel, un tel état d’esprit est reposant. Respect, c’est peut-être ce qui m’a le plus marquée. Respect d’eux-mêmes (quel soin ils apportent à entretenir leur maison, leur jardin, leur pelouse !), respect de l’autre (car les alentours, les parcs, les lieux publics sont tout aussi bien tenus), respect, IMMENSE respect pour la nature et pour leur forêt dont ils sont si fiers (et à juste titre !) avec des chemins de randonnée magnifiquement aménagés, commentés, balisés, propres …

Nature La forêt, parlons-en, elle est omniprésente. Elle couvre 40% du pays. Elle est belle, propre, préservée et, je l’ai dit, très respectée des Estoniens. A tel point que, étonnamment, les cimetières y trouvent souvent leur place. Elles sont composées principalement de très hauts pins, fiers, droits, dont les branches basses tombent. Pas de sous-bois touffu et impénétrable mais un doux tapis de mousse, de lichen, de fougères, de baies … Elles sont claires et accueillantes. De nombreuses randonnées y sont aménagées. Quelques unes sur des planches pour préserver le sol fragile. Les plages du Golfe de Finlande (Käsmu, Altja), du Lac Peipsi (Kauski), de la mer Baltique (Pärnu) … sont toutes incroyablement belles. Longues plages de sable fin, doré, température mise à part, elles rivalisent avec de bien plus connues. Les villages sont magnifiques : maisons colorées et jardins fleuris à l’extrême. Les villes ne sont pas en reste. Leur taille humaine permet de les parcourir facilement et agréablement.

En 2 semaines, nous avons eu le sentiment d’avoir un bel aperçu de l’Estonie : nous avons randonné longuement à travers ses belles forêts, visité de très nombreuses églises, quelques manoirs, quelques châteaux, traversé de nombreux villages tous colorés, tous faisant la part belle au bois et visité quelques très jolies villes. Nous avons aussi vu l’Estonie moins flatteuse, celle du Nord Est, encore très marquée par l’influence soviétique et dont les bâtiments austères en ciment se dégradent tristement. Mais peut-être fallait-il s’en approcher pour mieux comprendre et apprécier le reste du pays.

Nous avons profité de nos trajets en voiture (du moins la 2ème semaine car durant la 1ère je ne voulais pas rater un brin d’herbe) à lire (et relire) toutes les infos que nous avions sur l’histoire. Ca a donné beaucoup d’épaisseur au voyage.

Tallinn La brochure http://www.tourism.tallinn.ee/...ion_voyage/broc... nous a beaucoup servi. Vous la retrouverez à l’Office du Tourisme mais pas forcément en Français. Nous y avons passé 2,5 jours. C’est largement suffisant pour la vieille ville. Nous aurions même pu y ajouter Kadriorg si nous avions accepté de serrer un peu notre programme. Nous avons fait le choix de flâner. Il ne faut quand même pas moins de 2 jours pour un bon aperçu et Tallinn les mérite bien. C’est une ville médiévale splendide.

Le parc de Lahemaa A notre passage, l’OT de Palmse était fermé et envoyait vers celui de Oandu. Le plan de Lahemaa (au 1/60 000) que vous y trouverez me semble indispensable. Ainsi qu’un GPS. Ici encore plus qu’ailleurs. A Võsu, vous trouverez une supérette et 2 restaurants. On a testé avec bonheur le O Kõrst. A Altja, une belle auberge au point de départ (ou d’arrivée) de la rando. Vraiment sympa.

Les randonnées en forêt : http://www.keskkonnaamet.ee/lahe-eng/hiking/hik/ Nous avons fait les 6 premières (toutes en boucle). Les coordonnées GPS du point de départ sont données sur le site visitestonia.com. Par exemple : http://www.visitestonia.com/...viru-bog-study-tr... Très pratiques (peut-être indispensable) et fiables. Par ordre de préférence : Viru Bog Nature Trail – 3,5 km Incontournable. Sur un très long parcours magnifique tout en planches, on traverse une tourbière de toute beauté. C’est celle-ci qu’il faut faire si on doit n’en faire qu’une seule. Altja Nature and Culture Trail – 3 km Incontournable. Jolies maisons de bois, belle plage, belle forêt et à l’arrivée, une auberge très sympathique dans une grange reconvertie. Attention, le panneau d’informations prête à confusion quant au départ. Celui-ci se trouve en fait dans l’enceinte de la grange-auberge (dans le pré, à l’intérieur des barrières de bois), devant la grande entrée, dans la forêt (à environ 50m à droite avec l’entrée de la grange dans le dos). En cherchant un peu, on trouve vite le piquet balise. Nous on l’a raté, on a fait la rando à l’envers, ce qui est sans doute moins bien. Majakivi Nature Trail on Juminda Peninsula – 7 km Magnifique forêt et enchainement de différents sous-bois Avec ces 3 randos, nous avons un bel aperçu des marais, de la forêt, des maisons de bois et de la plage. Les 3 suivantes sont un peu redondantes mais tellement agréables, pourquoi s’en priver !? Oandu Old-growth Forest Nature Trail – 4.7 km Encore une belle balade en forêt Käsmu Nature and Culture Trail – 4.2 km Elle est accessible à pied depuis Merekalda. Le problème, c’est que même avec le plan Google Map, on n’a pas réussi à trouver un vrai beau point de départ (avec le panneau d’informations et tout et tout comme pour les autres). Pas de balisage évident non plus. On a donc fait au jugé, à la boussole. On ne peut pas se perdre ! Et le final sur le golfe de Finlande, parsemé de rochers à fleur d’eau, est splendide. Ca vaut vraiment la balade. Mais s’il faut faire un choix, celle d’Altja est vraiment mieux. Beaver Trail – 1 km Rien vu : ni les castors, ni les barrages, ni les terriers. Mais cette toute petite boucle sur une belle sciure blanche est sympa, évidemment.

Les manoirs : Palmse (entrée 6€) – Le manoir et les dépendances méritent 1h30 de visite. Bien plus vivant que Sagadi. Sagadi (entrée 3€) – Le ticket inclut le musée de la forêt qui vaut le coup d’œil.

En 2,5 jours, nous avons réussi à combiner et à alterner les visites de manoirs et les randonnées. De plus, à cette époque, la longueur des journées permet de profiter au maximum. Même les balades en voiture sont extrêmement plaisantes et 1 jour de plus nous aurait permis d’aller dénicher d’autres petits villages de pêcheurs, tellement jolis. J’ai quitté Lahemaa avec beaucoup de regret. C’est vraiment un très beau parc qui peut justifier un séjour un peu plus long.

Kuremäe Couvent de Pühtitsa : magnifique couvent orthodoxe. Prévoir au moins 1h-1h30 pour profiter pleinement du lieu. http://www.puhtitsa.ee/....php/en/scheme-guide

Le lac Peipsi On commence par Kauksi. La plage du lac est splendide et invite à la promenade (à défaut d’une baignade). Nous enchaînerons ensuite les petits villages - Mustvee, Raja, Kasepää, Kallaste - qui longent le lac. Magnifiques petits villages qui s’étirent sur la rive. La recherche d’une église ou d’un musée sur les Vieux-Croyants est un prêtexte agréable pour flâner dans ces havres de paix.

Setomaa Le pays des Seto se situe dans la partie Sud-Est. Les petits musées pour nous permettre d’approcher cette culture spécifique sont assez arides. Celui d’Obinitsa est une mine d’informations mais parlera bien davantage à un Estonien qu’à un Etranger. Nous sommes un peu passé à côté … Je crois qu’hormis lors d’une fête traditionnelle, folklorique, avec des animations vivantes et des costumes portés, il est difficile de se faire une idée de cette culture à part rien qu’en visitant 2 ou 3 petits musées. Il est difficile pour nous Etrangers de ressentir, de comprendre une enclave culturelle différente et préservée au sein d’un tout qui est déjà bien différent pour nous. Et puis, la météo ne nous pas aidés ce jour-là ! Cela dit, je ne regrette pas la visite du musée en plein-air de Pölva. Nous l’avons abordé et visité comme un témoignage d’un récent passé Estonien et non spécialement Seto.

Les villes Hormis Sillamäe, nous avons trouvé du charme à toutes les villes que nous avons traversées. Nous avons poussé jusqu’à Narva pour l’aspect symbolique de la ville et pour voir ces 2 forteresses qui se dressent avec beaucoup d’arrogance et de défi l’une face à l’autre. Les journées sont longues et permettent bien ce genre d’extension. Tartu est mignonne et très animée. Ne manquez pas la maison penchée sur Raekoja Plats. Nous avons eu droit à un concert de jazz d’une vingtaine de musiciens devant une université. Beaucoup de jeunes se promènent sur la colline Toome. Une animation jeune, détendue, sympathique. Pärnu est une ville balnéaire. Ici, les villas cossues remplacent les maisons, elles sont toujours de bois peint, bien entretenues et certaines sont absolument magnifiques. La Villa Ammende mérite un coup d’œil. La plage est immense. Un petit détour par Haapsalu nous a permis de tomber sur une jolie boutique d’artisanat du bois http://www.ehejaehtne.ee/en. Nous y ferons une razzia … Je ne compte plus les cuillères et spatules rapportées de partout ! De jolis cadeaux utiles.

Les villages Ils sont magnifiques. Les maisons sont faites de planches de bois peint, colorées, ton vif ou pastel selon le goût du propriétaire. De larges fenêtres (baies vitrées, vérandas, bow window) permettent de capter la lumière et les appentis protègent d’énormes tas de bois qui aideront à lutter contre le froid. Elles sont toujours entourées d’un beau jardin, méticuleusement entretenu où les fleurs abondent sur une pelouse soigneusement taillée. Parfois le jardin déborde même de l’autre côté de la route, sur les parties communales, pour le plus grand bonheur des habitants du village !... Nous n’avons jamais vu un jardin, un parc, un pré, une allée, un bord de route, négligés. J’y vois là encore une forme de respect. Et peut-être aussi un besoin effréné d’emmagasiner du beau pour mieux supporter les longs mois d’hiver froids et sombres. Notre palme revient aux villages de pêcheurs de Lahemaa, du lac Peipsi, de Kihnu et à Koguva sur l’île de Muhu. Le village de Rõuge est réputé pour son environnement (collines et petits lacs) et mérite un petit détour.

L’île de Kihnu Ferry + vélo Venant de Pärnu, nous laissons la voiture sur le parking de Munalaid (2€ pour la journée) Il n’y a qu’un seul départ le matin, à 8h45. Nous ne réservons pas notre ticket sur internet. On arrive au port de Munalaid 1h avant (30 min aurait suffi …) et achetons notre aller au bureau du port : 2,60 € / p. http://www.veeteed.com/...=1081046100010001000 50 minutes de traversée à fond de cale … Philippe refuse d’être ainsi enfermé et passera la traversée sur le pont ; moi, à raconter notre périple à des Estoniens tout heureux de voir que leur pays attire des touristes. Nous achèterons notre retour au port de Kihnu de la même façon, 30 min avant le départ qui aura lieu à 16h15. Sur le papier, lors de mes préparations, l’escale sur Kihnu m’avait paru bien courte. Arrivée à 9h35 pour repartir à 16h … En fait, c’est largement suffisant. Nous louerons de très bons vélos dispos dès la sortie du ferry. 7€/p la journée, rendus juste avant de réembarquer. Le loueur vend également une indispensable carte à 1€. On peut faire la visite à pied mais bon … En 5h30 de vélo, on fait largement tout le tour de l’île. La partie Nord-Ouest est la plus jolie. Nous n’avons pas croisé de Mamies roulant à fond de balle dans un side-car néanmoins, nous avons croisé de nombreuses dames portant jupe et fichu colorés du coin et vu quelques side-cars rouillés attendant sans doute la prochaine fête de village. Et comme toujours de splendides maisons de bois aux jardins manucurés. Attention, pas d’auberges. Quelques petites épiceries, une assez grande à Linaküla. Nous y avons acheté pain et fromage pour pique-niquer. Cette journée ne nous a rien apporté de plus que ce que nous avions déjà vu sur le continent. Par contre, c’est une journée de plénitude totale, à rouler sur des routes paisibles ou des pistes faciles sans circulation, dans un cadre peut-être encore plus préservé qu’ailleurs. N’attendez pas une révélation, il n’y a là rien d’extraordinaire mais, si c’était à refaire, nous referions. Sans hésitation. Le seul problème c’est la météo. Si vous débarquez sur l’île et qu’il se met à pleuvoir … pas d’auberge, pas de café, rien pour se protéger et patienter …

L’île de Saaremaa Ferry + voiture + 1 nuit sur place Les ferries sont nombreux. Je me renseigne par email auprès de la compagnie, la réservation est inutile. Nous arrivons au port de Virtsu et nous alignons face à une caisse manuelle (càd avec une dame dedans). 7,40€ pour la voiture, 2,60 par passager. Tout ça n’est pas bien ruineux. http://www.tuulelaevad.ee/index.php?lang=en La traversée est ultra rapide. 25 minutes. Juste le temps de préparer notre itinéraire sur l’île, préparation facilitée par les brochures touristiques disponibles dans le ferry. Voici le programme que nous avons suivi : Sur Muhu : - L’église de Liiva - Le village pittoresque de Koguva et Muhu Museum (3€) Sur Saaremaa : - Les moulins de Angla (2,50 €) - La falaise de Panga - Le château de Kuressaare (5€) - L’église de Valjala (le lendemain en partant) - On renonce au cratère de la météorite à Kaali Ni regrets, ni remords même si nous n’étions pas au bon endroit pour profiter de la falaise de Panga. Pas bien grave … Le village de Koguva est inratable ! Ici les maisons sont en rondins massifs. Une grande ferme a été aménagée en musée. Ne ratez pas l’école où vous verrez de vieilles cartes Russes, englobant l’Estonie … Ce fut un des points forts de notre voyage. Muhu est relié à Saaremaa par une longue digue. Le château de Kuressaare est très bien conservé, massif, médiéval, austère. A l’étage il devient musée d’histoire. Une belle journée ! Et une belle étape le soir à Upa ! Nous reprendrons le ferry de 10h50 le lendemain sans aucune difficulté, sans aucun stress. Volontairement d’ailleurs, sachant qu’il y en avait beaucoup, nous n’avions pas consulté les horaires des ferries, histoire d’être totalement libres dans notre tête … Bon plan ! Et heureusement car nous avons passé 1 heure (!) au petit déj pour goûter à tout. Et on n’a même pas réussi !

Ce qu’on peut éviter : Les chutes de Jägala En été, l’eau ne couvre pas toute la roche. Peu, très peu d’intérêt. Mieux vaut filer droit sur Lahemaa. Les falaises d’Ontika La plateforme qui donnait accès à une vue spectaculaire est détruite donc la vue est très réduite et ne mérite même pas un détour. La mine de Kohtla-Nõmme (10€/p en plus !) Alors là vraiment, ce n’est pas bien. Ou alors, on est vraiment mal tombé. Aucune visite en Anglais n’était prévue ce jour-là. Nous avons donc suivi un groupe de Russes avec un audio-guide en Anglais. Jusque là, tout va bien, ça aurait pu être pas mal. Le problème, c’est que les explications techniques en Anglais sont difficiles à comprendre (le procédé d’extraction de l’huile de schiste ne fait pas partie de notre quotidien !) et puis surtout, trop peu d’indications dans la mine pour savoir quel chapitre écouter. On tapait un peu au hasard sur l’audio-guide, et même pas moyen de s’aider du contexte pour comprendre le texte. Quant au guide, il nous a totalement ignorés … Enfin, la visite a été très longue. Plus d’1h30. On s’est franchement barbés. Et on n’était pas les seuls … Et puis, la région autour de Kohtla-Järve est vraiment laide. Nous avions hésité entre le château de Rakvere et cette mine. On a fait le mauvais choix. A bon entendeur … Les falaises de Panga (sur Saaremaa) Les jolies photos des brochures sont prises d’en bas, de la plage. Nous, nous avons suivi les panneaux marron et les coordonnées GPS du site et nous sommes arrivés … SUR la falaise. Jolie point de vue sur la mer mais ce n’est pas ce qu’on voulait voir.

ET SI C’ETAIT A REFAIRE : - Peut-être moins de temps à essayer vainement d’approcher et de comprendre la culture Seto et une journée de plus à Lahemaa. - Sans hésiter, Rakvere plutôt que la mine de Kohtla-Nõmme. - Peut-être aurions-nous dû aussi pousser jusqu’au manoir de Sangaste (vers Valga). C’est un beau manoir qui, même s’il est transformé en hôtel, aurait sans doute mérité notre coup d’œil. Petit regret aujourd’hui quand je revois les photos sur Internet …

DIVERS : L’accueil : ce sont des gens du Nord, le sourire n’est pas aussi spontané et immédiat qu’en Inde ou en Asie. Cela étant dit, dans les lieux publics (restau, hôtels, musées, boutiques), l’accueil est toujours très chaleureux et très convivial. La carte bancaire : bien acceptée. L’Estonie est passée à l’Euro depuis 2011. Le climat à cette époque : nous avons eu la chance d’avoir quelques très belles journées où la température est montée jusqu’à un bon 25°. Quelques journées grises avec des averses jamais très longues, la température tombait alors à 14°. Du vent violent parfois. Vêtements : polaire indispensable et Kway pour se protéger des averses et du vent parfois bien froid. On ne transpire pas, on se salit très peu. L’affluence touristique à cette époque : du monde à Tallinn le week-end, nettement moins en semaine. Ailleurs, c’est léger. Pas mal de Russes et d’Allemands. Très très peu de Français. Les problèmes de santé : ràs Les moustiques : surtout des taons Les photos : beaucoup de sujets très photogéniques : les maisons colorées, une cigogne perchée dans son nid, les jardins tirés au cordeau, une cigogne dans un champ, les forêts, une cigogne traversant la route, les sous-bois (photos très graphiques), une cigogne en plein décollage, les bulbes des églises, une cig…. et 65 photos de cigognes ! L'artisanat : un bel artisanat autour du bois, du genévrier surtout (cf adresse à Haapsalu). Des lainages (pulls, gants, bonnets …). Du linge de table en lin. Le Wifi : partout et gratuit. On a apprécié d’avoir emporté notre notebook.

On a beaucoup aimé : 🙂 La douceur globale de ce voyage, à tout point de vue Le parc de Lahemaa – Le complexe de Kuremäe – Le village de Koguva sur Muhu Les villages colorés et les villes à taille humaine

On a moins aimé : 😕 Les piqûres de taons

En conclusion : Si l’Estonie n’est surement pas la destination d’un tout premier voyage, elle peut l’être bien volontiers pour faire le lien avec d’autres. Pour ajouter une pièce de puzzle, celle qui relie la culture scandinave et la culture russe. Les passionnés d’Histoire contemporaine y trouveront leur compte. Et les amoureux de la Nature ne seront jamais déçus. Ce fut un voyage extrêmement facile (logistique), reposant, paisible. Nous ne regrettons pas le choix que nous avons fait de consacrer nos 2 semaines à ce seul pays Balte. Certes, il finit par y avoir redondance … dans les rando en forêt, les églises, les villages, les cigognes … mais, c’est justement cette redondance qui nous a permis de nous imprégner de leur Nature et de leur Culture. La redondance a du bon, c’est elle qui permet de retenir. C’est maintenant souvent le choix que l’on fait : moins mais mieux.
France Chine retour par l'Inde en voiture English translation pending
by Stephanethe · 2013-08-07 · 56 replies
Bonjour, Nous prévoyons de faire un voyage de 6 mois début 2015 en famille (avec nos 3 enfants agés de 5,12 et 19ans) A/R France Chine en passant par l'Inde au retour en véhicule 4x4 équipé de couchage. Ce projet est en début de réflexion alors bien entendu nous avons plein de question. Tout d'abord, s'agissant du parcours nous souhaiterions passer par turquie azerbajian mer caspienne turmenistan ouzbekistan et tadjikistan ? Avez vous des remarques sur ce trajet ? Merci
3 merveilleuses semaines dans l'Ouest (deuxième) Salt Lake City - Yellowstone - Moab - US1 - Seattle English translation pending
by CJF67 · 2013-08-07 · 11 replies
Hello à tous !!

De retour de 3 semaines dans l'Ouest je tiens à vous fair part de nos expériences ayant été largement aidée par vos précieux conseils lors de ma préparation, (Itat, Max68, Cendryon, Yocum, Picobe .... et bien sur pleins d'autres grâce à tous les carnets et autres infos glanées au fil des lectures)

Je suis incapable de faire un carnet complet jour après jour, j'admire tous ceux et celles qui le font c'est extra !! mais faute de temps et pour faire cela tant que tout est encore frais je vais vous donner en grandes lignes notre parcours les diverses infos, nos coups de coeurs !! et après je peux réponde à vos questions sur ce parcours, hôtels etc...

Nous sommes partis (famille de 4 evec 2 garçons de 9 e t11 ans) le 12/07 vol de Francfort à Salt Lake City via Dallas avec American Airlines (avion tout neuf avec écrans individuels). Vol parfait, l'aéroport de Dallas est extra, j'ai trouvé cet aéroport d'une fluidité et simplicité de déplacement .... génial.

Location de voiture à Salt Lake chez ALAMO : Parfait !!! Pas de choix à faire sur le parking, voiture attribuée au comptoir mais nous avons eu un modèle plus haut de gamme que celui réservé et pas de négociations pour nous vendre un + (nous devions la rendre à Oakland donc Dropp off) Chevrolet Traverse au lieu d'un ford Escape (immanse en super état)

De Salt Lake City route pour Yellowstone en passant par Antelope Island, arrivée le soir à l'Hôtel Old Faithfuhl 2 nuits (beau mais les hotels dans le parc pour le prix payé sont de véritables usines et pas à la hauteur du prix !!!) 2 nuits à Western cabin à Canyon Lodge (mieux, cabines individuels dans la forêt, mais tjs très cher ! nous étions dans le bloc P15-18 apparemment plus récentes, très calme).

Yellowstone : Merci pour le tuyau pour admirer Grand Prismatic de la colline, vue magnifique !! Rando Mt Washburn super, pleins de marmottes .... Merci à Itat, j'ai suivi le programme qu'il m'avait proposé dans les grandes lignes pour les 4 jours et ça a eté nickel ....)

Cody : Très belle ville, les enfants ont aimé le Rodéo nuit à l'Irma hôtel chambre historique, super, vraiment dans l'ambiance ....

Flaming Gorge : Sur les conseils d'Itat (encore...) nous avons logé au Red Canyon Lodge pour faire étape avant Moab, un bijou !!! petit chalet individuel en Rondin, merveilleux et là où les enfants ont adorés, vous avez tout à disposition pour faire un vrai feu de camp, on vous prépare une caisse avec du bois, du papier c'est extra et vous avez les biches pour vous tenir compagnie ....

Moab : Red Cliffs Lodge pour 3 nuits (super, les cabines sont supers, les chevaux juste devant le matin au bord de la rivière, piscine sympa. Grist Mill Inn B&B au sud de Canyolands à Monticello pour une nuit (j'ai trouvé celà pratique après avoir fait le sud de Canyolands pour ne pas remonter sur Moab) Accueil chaleureux, chambres superbes, dans un ancien moulin vraiment à recommander ....

Avec Yellowstone voici l'étape que j'ai le plus appréciée !!!! Arches : C'était merveilleux et grâce à vos conseils encore une fois on a pu faire des randos magiques !!!! Devils Garden avec le Primitive Trail est à faire .... un de nos meilleurs souvenir, chaud, long, difficile par endroits mais que du bonheur !!! avec bcp d'eau chacun une poche à eau de 3l et tout va bien, les enfants ont assurés. les paysages sont extraordinaires et vous accédez aux plus belles arches !!! loin de la foule !!! Delicate Arche est également une superbe petite randonnée à faire absolument !!!

Autre grand coup de coeur !!! Le shafer trail associé sur la fin à Potash Road, exceptionnel à recommander mais il faut un SUV, une vue à couper le souffle, nous l'avons faite en descendant. Sinon Canyolands ne nous a pas emballé plus que celà nous avons préféré Dead Horse Point SP que nous avons égalemnt vu d'en bas en Jet Boat (nous sommes passés par l'agence Canyolands bye Night and Day, Tag Along le propose aussi mais avec un bateau bcp moins puissant et qui va du coup bcp moins loin dans sa visite dans le même temps .... (nous l'avons d'ailleurs croisé ...) C'est un début la suite à suivre avec le merveilleux Coyote Buttes Sud .... A très vite
Deux semaines en Ouganda, juillet 2014 English translation pending
by Jackfack · 2013-08-06 · 28 replies
Bonjour, je pense déjà à l'été prochain. Après avoir écarté, pour diverses raisons dont le prix, la Tanzanie, nous optons finalement pour l'Ouganda.

Nous : on est 4, entre 16 et 45 ans.

Notre souhait : voir des animaux, mais aussi de la nature et surtout des villages traditionnels, un peu d'écotourisme nous tente bien. L'Afrique de l'Ouest me manque, que voulez-vous... Je ne vois pas de raison particulière à imposer ma présence aux derniers gorilles des montagnes de la planète. Par contre, les chimpanzés, faut voir.

La stratégie actuelle serait de nous concentrer pas mal autour de Fort Portal et du Queen Élisabeth NP. Kibale, les gros chats dans les arbres, les lacs de volcans autour de Fort Portal, etc...

Nous nous interrogeons sur la nécessité de pousser jusqu'aux Murchinson Falls. En particulier, les animaux sont-ils si différents là-bas que dans le QENP ?

Je suis preneur de tous vos conseils et de tous vos bons plans... N'hésitez pas. Merci !
Femmes attention aux hommes sri lankais English translation pending
by Po22 · 2013-08-04 · 76 replies
Je suis désolée de poster quelque chose de négatif mais je me dois d'informer les touristes. J'ai passé plus de 6 mois toute seule au srilanka dans une famille sri lankais (pays que j'ai beaucoup aimé malgré tout, un pays à visiter!!) et ce message s'adresse aux femmes. Un conseil, restez loin de ce qu'on appelle les « beachboys » (surtout sur la côte sud ouest : bentota, aluthgama, mirissa, unawatuna, hikkaduwa...) et de tous les hommes qui travaillent avec les touristes (chauffeurs, ceux qui organisent des tours, vendeurs, profs de surf, barmans etc...) . Je veux dire qu'à part le business, ne faites pas confiance ! Ils connaissent très bien les touristes, et surtout les femmes, qu'ils côtoient depuis leur plus jeune âge. Beaucoup d'entre eux se livrent à la prostitution avec des femmes plus agées, mais ce n'est pas ça dont je souhaite parler. Une grande partie de ces beachboys (absolument TOUS CEUX QUE J AI CONNU) passent leur temps à arnaquer les femmes qui viennent juste en vacances ! Ils sont arnaqueurs mais aussi souvent dangereux (certaines filles ont appris par la suite que certains étaient de dangereux criminels, des dealers d’héroïne, meurtriers, violeurs, …). Je suis une victime d'un beach boy et je connais pleins d'autres victimes avec la même histoire. Jamais je ne pensais pouvoir me faire avoir, et la plupart de leurs victimes sont pourtant des femmes intelligentes et réfléchies... mais sensibles ! Les proies parfaites. Nous sommes nombreuses à être tombées dans le panneau : ils vont essayer de vous séduire, vous prouver leur bonne foi par tous les moyens les plus convainquants et spectaculaires, vous manipuler pour que vous tombiez amoureuse. Ils savent comment ne pas trop en faire, comment être réalistes, comment pleurer à chaudes larmes devant vous, vous amadouer, vous attendrir avec leur situation... mais tout cela n'est que comédie. Bien sûr la vie est difficile là bas, il s'agit d'un combat quotidien mais Attention ! On vous manipulera pour que vous les aidiez. Les familles et les gens du village seront toujours dans le coup et protégeront toujours le menteur. Ils ont détruits plusieurs vies : argent, maison, travail, famille, certaines ont TOUT perdu et ont même tenté de se suicider après avoir été manipulées, dépouillées, souillées, parfois même agressées physiquement, verbalement. Vous n'arrivez plus à vous en défaire, ils se feront toujours passer pour de pauvres victimes et vous pour la personne sans coeur. Je suis rude, mais ils savent comment « faire pitié » aux touristes. Ils font ça pour l'argent, ou le sexe, ou un visa, ou pour s'amuser, bref beaucoup de raisons. Même si vous n'avez pas vraiment d'argent, ils tenteront quand même, dans l'espoir qu'un jour... Beaucoup d'entre eux sont des junkies (héroine surtout) et arnaquent pour se payer leurs doses, ils sont souvent mariés à une femme sri lankaise, souvent à une femme allemande ou russe en même temps (qui est bien sûr dans son pays et ne sait pas ce qu'il se passe derrière son dos). Ils vous diront que beaucoup d'hommes arnaquent les femmes, mais que EUX sont différents et sincères, que eux ne cherchent que l'amour car l'argent ne comblera jamais le manque d'amour. BREF Je sais que la vie pour eux là bas est rude, mais je me dois d'avertir les femmes, en espérant que cela puisse éviter à quelques personnes de tomber dans le panneau. Si vous cherchez sur internet, vous trouverez beaucoup d'histoires similaires. Ne jamais faire confiance, ce qui est dit dans votre langue ne correspond pas toujours à ce qui sera dit en cingalais (j'ai appris la langue et je peux vous dire qu'on sera tout sourire tout mielleux...pour mieux vous arnaquer!!!). Bref, vous pouvez passer un super séjour, c'est un très beau pays... ne soyez pas paranos mais s'il vous plait, soyez vigilantEs !!!!!!!
Vacances Hurghada le 11 août 2013: danger English translation pending
by Sabrinacurty · 2013-08-04 · 30 replies
Bonjour, nous avons organiser notre voyage en égypte à Hurgahada il y a deja longtemps car nous sommes 7 personnes a partir pour le 11 aoute au 18 aout dans l'hotel Jungle Acqua parc mais nous craignons de partir vue les manifestations qui ont eut lieu ces denier jours ... que pensez vous ? merci d'avance pour vos reponse
Sénégal: visa English translation pending
by Globette · 2013-07-30 · 22 replies
Bonjour à tous, je pars vendredi 9 août au Sénégal. Je ne me suis pas posée beaucoup de questions puisque j'y étais encore en avril mais maintenant il faut ce fameux visa. Dois-je absolument faire la demande avant mon départ et aller à l'ambassade de Bruxelles ou puis-je me le fournir une fois arrivée à l'aéroport de Dakar ? Merci pour vos réponses
Retour de Chine en juillet 2013 English translation pending
by Etathome · 2013-07-28 · 27 replies
Bonjour à tous , et voilà nous sommes rentrés ce matin de notre 3ème voyage de Chine .Que ces 3 semaines m' ont parues courtes ... elles se sont passées moins sereinement que lors de nos deux premiers voyages , de plus, nous partions tous les trois dans des dispositions difficiles mais ce voyage a encore un peu plus conforté notre penchant pour la Chine . Notre itinéraire: Pékin(3 nuits) vol Chengdu(4 nuits) vol Jiuzhaigou(2 nuits) ( route fermée pour cause de mauvais temps)voiture Langmusi (1nuit)( pas de bus!)bus Xiahe(4nuits)( c'est la dernière fois que nous prendrons le bus en Chine chauffeur totalement irresponsable!) voiture Tongren2(nuits) voiture Lanzhou(3nuits) vol Pékin(1nuit) J ' aimerais apporté un témoignage qui pourra peut-être aidé : nous avons appris vers la fin mai que ma femme était atteinte d' un cancer de la thyroïde qu 'il va falloir opérer rapidement .L ' opération a lieu le 12/06 .Evidemment pour nous il n' était plus question de partir heureusement nous posons la question au chirurgien qui nous conseille de ne pas annuler notre voyage qui aura lieu 3 semaines plus tard .Il avait raison tout s' est bien passé ...Nous avons tout de même beaucoup hésité car nous étions évidemment inquiets et perturbés...Qu ' auriez vous fait à notre place? Je développerais notre voyage plus tard...Promis !
Voyager en Malaisie avec jumelles de 26 mois English translation pending
by Misscaramel1 · 2013-07-28 · 13 replies
Bonsoirs a tous

Je me rend Incha'Allah en Malaisie du 18 aout au 16 septembre (1 mois) avec ma famille.

J'ai des jumelles de 26 mois et j'appréhende énormément de les prendre avec moi.

Leur pédiatre me conseil de les vacciner contre l'hépatite A.

Que me conseiller vous?

Pour les parents qui sont déjà partis avec des enfants en bas âge, qu'elles précautions sont a prendre?

Par contre existe t'il des modes de garde pour enfants car j'aimerais de tps en tps profiter des activités a faire sans enfants style plongée, canoé...

Je suis en pleine préparation de valises pour être sur de ne rien oublier. Mais j'ai tjs peur d'oublier quelques chose d'important surtout pr les enfants.

Que me conseiller vous de prendre obligatoirement dans la valise pour mes poupettes???

J'attend vos conseils avec impatience

cdt
Trek de 6 jours dans les Ecrins English translation pending
by Emiette · 2013-07-26 · 30 replies
Bonjour,

Je pars début septembre pour une semaine max dans les Alpes où je souhaite faire mon premier trek, donc sur plusieurs jours. Je fait régulièrement des grandes randonnées (le max que j'ai fait c'est 9h de suite sans pauses en montagne) mais jamais de véritable treks ponctués de bivouac tout ça tout ça. Je m'étais décidée pour une rando de 4 jours: Landry - Modane par le GR55, or en me documentant plus avant j'ai découvert avec effroi l'interdiction de bivouaquer dans le parc de la Vanoise 😕

Or pour moi il est hors de question de rester dans les refuges (enfin peut être une fois à l'occasion si besoin), moi j'aime randonner pour m'isoler, pour être tranquille et en autonomie. Du coup je recherche des conseils pour une randonnée d'une durée max de 6 jours pour partir début septembre dans les Alpes mais sur un trajet où le bivouac me sera autorisé. Le parc des Ecrins me tente bien, sur le GR54, par exemple.

Quelqu'un pourrait-il me conseiller un parcours? Avec si possible une gare à l'aller et une gare à l'arrivée (ou au moins un bus), car on laissera la voiture au point de départ. Je voulais aussi savoir le degré de difficulté que vous donneriez aux Ecrins (selon parcours proposé) car si je n'ai pas peur de l'effort physique, je ne me sens pas forcément armée et équipée pour des passages dangereux.

Encore une dernière question: savez vous si début septembre il y a encore beaucoup de randonneurs dans le coin?

Par avance je vous remercie de votre aide, précieuse!🙂
Moustiques en Floride en avril English translation pending
by Jef13 · 2013-07-23 · 20 replies
Bonjour,

j'envisage de me rendre en Floride en Avril 2014 mais le probléme des moustiques me fait refléchir. Ma fille de 5 ans étant sensible aux piqures de moustique et developpant certaines réactions inflamatoires aprés une piqure, je me demande si cette destination est bien faite pour elle. Je ne fais pas une phobie des moustiques mais je ne voudrais pas que notre séjour soit gachée a cause de quelques piqures. D'aprés vos expériences, ces moustiques sont-ils déja présents au mois d'avril?

Merci

jef13l
Séjourner à Berlin au printemps English translation pending
by Feschelo · 2013-07-21 · 7 replies
Bonjour, Je suis une jeune fille de 20 ans et j'ai actuellement mis mes études de côté pour des raisons personnelles. J'ai déjà passé une année sabbatique et j'aimerais reprendre mes études dans un an.

J'ai pour idée de passer quelques semaines sur Berlin aux mois de février/mars/avril/mai dans l'optique de progresser en allemand d'une part et parce que j'aime énormément cette ville, mais j'ignore comment organiser mon voyage. Je me demande s'il n'est pas plus judicieux d'y passer quelques mois et essayer de trouver du travail sur place, mais je sais bien que le marché de l'emploi berlinois est assez restreint et que pour avoir un toit, il me faut un contrat. J'ai pensé à la WG pour un petit budget, puis histoire de rencontrer du monde et ne pas rester seule la durée de mon séjour. J'ai aussi pensé à louer une chambre privée ou une chambre partagée sur les sites de locations, mais j'écouterai mon séjour à 3 semaines pour des raisons financières (j'aurais au préalable travaillé en France et mis de côté)

Je connais déjà un peu Berlin, ma famille est d'origine allemande, j'ai de nombreuses fois voyagé en Allemagne et je sais me débrouiller en allemand lorsqu'il s'agit de conversations basiques, mais mon anglais est bien meilleur. Je n'ai pour le moment pas d'expérience dans le monde du travail, j'ai seulement assuré l'entretien et la propreté de logements particuliers, j'ai fait beaucoup de babysitting mais rien de très officiel.

Je viens pour voir si vous avez de quoi m'aiguiller un peu et je vous en remercie d'avance car je suis un peu perdue dans mes démarches etc...
Quand croisière rime avec galère English translation pending
by Burgerine · 2013-07-21 · 58 replies
Une bonne leçon Mesdames, ou peut-être Messieurs, puisqu'en l'espèce le genre est sans importance. Sachez que l'on peut faire une croisière d'une semaine en n'ayant que pour seule tenue celle choisie pour votre jour du départ.

Finis les casse-têtes pour savoir si telle tenue est adaptée ou compatible aux circonstances. Finie la question de l'élégance même pour les diners de gala, thématique ou du Commandant. Tout ce formalisme qui apparait comme un bien nécessaire pour se faire plaisir, être confortable et jouer à fond la carte de "la croisière s'amuse" vole en éclats quand vous montez à bord sans bagages, et que ceux-ci ne vous seront remis au mieux que la veille de votre arrivée , au port du retour, ou que ceux-ci, vous devrez aller les chercher vous-même à l'entrepôt de l'aéroport d'où vous partiez, parce que la compagnie COSTA n'aura pas su faire le nécessaire pour les faire acheminer à bord au plus proche port d'escale. Voici une mésaventure qui m'est arrivée et que j'ai malheureusement partagée avec des dizaines d'autres personnes.

Reprenons chronologiquement le fil de l'histoire cauchemardesque !

Partie (enfin espérant partir) pour une croisière qui partait de Copenhague pour un tour des fjords de Norvège, je me suis rendue à CDG1 afin de prendre le vol SAS de 11 h 30. Entrée dans le hall de l'aéroport, quelle mauvaise surprise que de constater que ce vol a été annulé. Au comptoir de la SAS, on me propose un embarquement pour 20 h le soir même ou pire, le lendemain. Impossible à accepter : le LUMINOSA appareille à 18 h de Copenhague et ne va pas m'attendre. Sans autre solution de la part de cette compagnie scandinave, je file au comptoir Air France où j'achète, dans l’urgence, donc au prix fort, un AR Paris- Copenhague. Après avoir rallié CDG1 à CDG2 par la navette gratuite, me voici au comptoir d'enregistrement pour le vol de 12 h 40. Là, je ne faisais que commencer la longue liste des déconvenues et déboires qui allaient suivre, à défaut d'avoir déjà commencé. Je suis en surbooking et rien ne me garantit un départ. Furieuse de ne pas avoir été informée de cette situation au moment de l'achat effectué quelques temps auparavant, j'insiste en expliquant que la croisière qui m'attend, qui recouvre une session professionnelle, ne peut m'attendre et que je dois embarquer faute de tout perdre. (je l'expliquerai plus tard). Au dernier moment, je suis admise à bord et fais garantir par le personnel de bord de le présence effective de mon bagage à bord. J'ironise en expliquant qu'il me serait difficile de participer à la soirée du commandant ainsi vêtue : jeans, chaussures de marche, et polo. Pas de problème! La valise est bien embarquée. Je vais pouvoir profiter du vol et de ma croisière sereine.

Et c'est là que tout part en vrille : l'effet domino.

Arrivée à Copenhague, je me présente au tapis de réception des bagages où se côtoient toutes les compagnies avec des stands de distribution distincts. Les uns après les autres, les remises des bagages des vols arrivés après 14 h 30 (heure d'arrivée du mien) sont "delayed", autrement dit "reportées". La Novia, service de logistique des bagages a décidé d'une grève surprise. Tout s'écroule.

Comme tous les autres croisiéristes, je me dirige vers les représentants de Costa Croisières pour avoir un avis sur la conduite à tenir. Ce mouvement de grève leur échappant, ils ne peuvent rien faire. Tous les employés de Costa nous conseillent de partir à bord du navire faute de prendre le risque de tout perdre (pas de remboursement de croisière possible). Charge à eux, une fois à bord, de faire le nécessaire pour récupérer les dit-bagages et de les faire acheminer, via une compagnie aérienne, à l'escale la plus proche. Pour certains compagnons d'infortune, ce fut le drame. Sur un vol Amsterdam - Copenhague, les bagages cabine ont été mis en soute, faute de place à bord, et certains contenaient des médicaments vitaux. On les a assurés que le médecin à bord trouverait une solution en substituant les médicaments à d'autres équivalents sur le plan des molécules actives au princept. Ce fut fait, non sans angoisse pour ces personnes.

Nous voici donc tous partis dans la même galère faisant ainsi plus rapidement connaissance. J'ai, pour ma part, pu bénéficier du transfert offert par une famille qui avait loué un minibus, ayant encore une place à bord. Merci à eux, s'ils me lisent (ils se reconnaitront).

Arrivée à bord, sans faire de critique majeure sur la qualité des prestations que j'ai utilisées à minima, du fait du motif de ce voyage, j'ai eu à subir l'INEFFICACITE CARICATURALE du service chargé de ce suivi de bagages.

Le premier soir, on nous a dépannés avec une pochette contenant deux culottes en papier, un bandeau en papier faisant office de soutien-gorge, un tube de dentifrice pour écureuil nain, une brosse à dents, une brosse à cheveux qui pourrait être utile en jardinerie puisque je l'appareillerais davantage avec un râteau, un mini flacon de lait corporel, deux coton-tiges, une lime, deux cotons pour le démaquillage, et un Tee-Shirt blanc, taille unique Costa. On nous a assurés que le lavage à bord serait gratuit, mais quand vous n'avez qu'une paire de chaussettes, un pantalon, un sous-vêtement digne de ce nom, et un polo, donner ce linge au service de blanchisserie, c'est accepter le principe du naturisme. Et quid des repas thématiques, de gala, ou du Commandant.??? Il ne m'avait pas semblé avoir réservé pour une croisière de ce genre : les culs nus dans les Fjords !

Au bout d'une journée, un peignoir de bains nous a été livré dans la cabine : pour la soirée du Commandant ??? Tous les jours, les uns après les autres, faisions le point au service "Customers". Réponse laconique et immuable : "On fait le nécessaire depuis que vous avez fait votre déclaration de perte de bagages mais on n'a pas de nouvelles". Allez savoir, pourquoi, de temps en temps, une valise arrivait et pas les autres ? Mystère ? Pour sortir du bateau, après une journée de mer, il m'a fallu me racheter un coupe vent. D'autres ont pris un peu plus à la boutique Costa à bord ou aux escales, avec la ferme intention de se faire rembourser. Ce n'est qu'à quelques heures de la remise par tous, dans le couloir des bagages pour le débarquement, alors que nous faisions notre dernière escale à Oslo, que j'ai appris que ma valise venait d'arriver. Trop tard! Je ne l'ai ouverte que pour préparer ma tenue de départ et l'ai remise dans le couloir pour qu'elle reparte d'où elle était restée 6 jours : à Copenhague.

Dans les laissés pour compte, il y a eu : - Ceux-qui n'ont eu leurs bagages qu'au retour à Copenhague - Ceux qui ont du gérer pendant des heures les monceaux de bagages en réserve, cette grève ayant impacté tant les arrivées que les départs, dont de nombreux croisiéristes qui se présenteront plus tard, une fois leur croisière finie, -Ceux qui ont appris que leur bagage avait bien été transféré à Oslo mais que COSTA n'avait pas daigné récupérer. Pour eux, il va leur falloir attendre qu'elle soit livrée à domicile, en leur souhaitant de ne pas avoir besoin de son contenu dans les jours, voire semaines, à venir.

PS :

Si vous êtes dans l'empêchement de prendre un vol ou un train pour rejoindre votre vol, que ce transfert vous l'avez payé auprès de COSTA, (formule package), que Costa vous propose un plan B même si celui vous ampute votre croisière en plus ou moins grande partie, vous ne pourrez pas prétendre à un remboursement en le refusant.

Pour ma part, j'avais dissocié les deux : vol et croisière. J'ai pu avancer un billet plein tarif et avoir encore une place à bord d'un vol dans un créneau cohérent avec l'embarquement, mais si je n'ai pas perdu ma croisière sur le plan financier, je n'en ai pas fini pour autant avec les réclamations : Remboursement du vol AR annulé. Prise en compte des frais engagés. Pretium Doloris parce que la croisière a été gâchée. etc...

La croisière en elle-même n'est pas critiquable. Je pense que toutes les personnes qui n'ont pas eu à subir cette mésaventure en ont profité. Tout est fait pour vous distraire et vous faire beaucoup dépenser à bord. C'est la règle du jeu. J'ai fait mes sorties en solo : aucune excursion Costa, sauf au retour à Copenhague puisque le car conduit à l'aéroport. Pour une visite de 6 heures, les 62 € investis sont bien plus intéressants qu'un taxi qui m'aurait coûté entre 45 et 50 €.
Conseils pour itinéraire en Israël de douze jours? English translation pending
by Bobbun · 2013-07-20 · 10 replies
Bonjour à tous

Nous sommes 2 amies avec billets en poche pour Tel Aviv - mi aout 2013. Dans l'idée nous ne voulons pas courir car peu de temps, 12 jours.Nos envies sont de faire des visites culturelles mais aussi de rencontrer des gens, et sortir le soir. Côté hébergement, changer tous les jours serait trop la course, on voudrait se poser en location ou hôtel (pas excessifs) ou autres mais pas + de 3 ou 4 changements.

Nos souhaits : Tel Aviv, Jerusalem, la Mer Morte, Eliat ensuite on hésite entre 2 jours environ dans le nord Tsfat + Tiberiade (pour les monts, vallées, sources et rando) ou 2 jours envion dans le Neguev (pour détente, paysages)

Et si possible voir Petra en Jordanie.

Pour les transports, la location de voiture est elle chère en cette période d'aout? Les transports en communs sont efficaces me semble-t-il?

Qu'en pensez-vous? Merci d'avance

Gael & Hylda
Regard rapide sur la France English translation pending
by GeorgesOZ · 2013-07-17 · 879 replies
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.

Paris, la Saleté

Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.

Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !

Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?

On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.

Paris, les hôtels

À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.

Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.

Les Restaurants

Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.

Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.

Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.

Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.

Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.

On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.

Le Vin

Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..

Les Gens

Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.

Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !

Impressions finales

Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».

Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Pelni La (pou) Belle (Indonésie 1999) English translation pending
by Naps · 2013-07-13 · 9 replies
Un texte tiré de mon blog, je me suis bien marré à l'écrire et j'espère que vous en ferez de même à le lire...

PREMIER TOME, CHAPITRE III

La frontière indo-malaise... Je la passai sans peine, à bord d'un beau bateau en bois. Le douanier moustachu m'appose le tampon d'entrée, tout va bien, il ne me reste plus qu'à attendre le ferry qui est censé m'emmener, pour ceux qui dormaient lors du précédent chapitre, de Bornéo à Sulawesi. Ch'ais pas pourquoi mais je me dis qu'il va être en retard... En me promenant dans le port j'avise un panneau où il est écrit « désolé, le bateau est en retard de... », mais rien de précisé. M'ouais, pour qu'ils soient allés jusqu'à faire un panneau à ce sujet m'est avis que les retards en question doivent pas être rares et même fréquents, ça confirme mes craintes. Et, le temps s'écoulant sans voir le bout d'une proue pointer le bout de son nez, mes craintes se trouvent en effet, et justifiées, et confirmées, et entérinées. La salle d'attente est bondée d'une joyeuse pagaille. Ça clope bien sûr dans tous les coins et dans tous les sens, ça tchatche assis sur les bancs en plastiques durs ou par terre, la marmaille crie et court un peu partout, les déchets, jetés n'importe où et n'importe comment, s'amoncellent rapidement. J'avise une place de libre et m'installe, espérons que l'attente ne dure pas trop parce que le plastique dur précédemment cité n'est pas très confortable pour mes petites fesses qui, pour jolies qu'elles soient aux dires de certaines, n'en sont pas moins pas très rembourrées. Je suis le seul pâlot et bien sûr je ne passe pas inaperçu, et très vite me voilà à donner quelques interviews car les indonésiens sont extrêmement curieux à notre sujet. Les sujets évoqués sont souvent les mêmes, à savoir en premier lieu de quel pays on vient, son nom, si on est marié et si on a des enfants ; et en second lieu des questions d'ordre plus général sur la vie dans les pays occidentaux, notamment l'histoire des quatre saisons. J'ai remarqué que ça les travaillait beaucoup car eux n'en ont que deux, la sèche et la mouillée, et puis ils ont du mal à conceptualiser la notion d'hiver. Quand je leur explique que c'est comme le compartiment à glace d'un frigo mais à grande échelle, et que, s'ils veulent venir un jour dans nos pays (vu que ça aussi ça revient souvent dans les conversations et que c'est même carrément un de leurs grands rêves), il faut qu'ils commencent par s'entraîner à dormir dans ledit compartiment, je déclenche des mouvements d'horreur, eux qui ont froid dès que la température descend en dessous des 28 degrés. Tout d'un coup ça commence à s'agiter et je comprends que le paquebot est là. J'ai dit paquebot ironiquement, mais en fait c'en est bel et bien un qui s'offre à mon regard médusé, j'en tombe à la renverse ! Oui, un bateau de croisière, comme dans la série bien connue, un vrai de vrai avec sept ou huit ponts, ben ça alors, j'aurais pas cru... Made in Allemagne m'apprend-on fièrement, gage, s'il en est, de sérieux. Et de maintenance indonésienne, ajouté-je en mon for intérieur, là ça doit être un peu moins sérieux à mon avis... Le bateau accoste, bon, allez, on y va. Mais en fait non, on peut pas y aller, l'accès à la jetée est barrée par de grandes grilles. Toute la foule se presse, dans une ambiance très cage aux fauves, et ça pousse, ça pressurise, ça bain de foule à qui mieux mieux, mais en pure perte car ça passe quand même pas, c'est bel et bien bloqué d'une barrière infranchissable en métal forgé à toute épreuve d'un bon quatre mètres de haut. Des gens commencent à descendre et certains indos, des jeunes bien sûr, escaladent déjà les grilles et se précipitent à l'assaut. J'en vois même un qui est en train de grimper par la corde d'amarrage, ça n'a l'air de rien en le disant mais imaginez-vous quand même que la corde en question n'est pas droite mais en position oblique (donc le gars monte couché les quatre fers en l'air), et que le fier pourfendeur des océans fait huit étages de haut... Puis soudain comme une clameur, on vient de lâcher les fauves, les grilles ont été ouvertes ! Ça court dans tous les sens, ça se précipite à hue et à dia, la bousculade est inimaginable pour l'occidental non averti et seuls les hommes valides y participent, on n'y voit ni un vieillard, ni une femme, ni un gamin. C'est qu'il faut être costaud pour cette confrontation, t'as pas intérêt à tomber mon pote car tu te retrouverais piétiné en deux-deux. Tu joues ta vie quoi... Vu d'en haut ça ferait comme un grand V à l'envers formé de centaines d'individus, V qui se rétrécit devant la passerelle d'abordage et ondule au gré, non pas du vent, mais des efforts des composants du V pour se frayer un passage. La raison de cet empressement c'est qu'ils veulent tous choper un bon coin dans la classe économie, et quand on sait que la compagnie vend plus de tickets qu'il n'y a de places on comprend cet empressement. On le comprend par contre moins quand on voit la fameuse classe mais n'anticipons pas, nous n'en sommes pas encore arrivés à ce stade du récit... Kelas ekonomi comme ils disent, pas cher, pas de numéro, pas de lit, pas de matelas, compter dix euros ou moins par vingt quatre heures, c'est la classe qu'utilisent la majorité des indos. Si vous aviez vu la tête que je faisais au milieu de tout ça ! C'est que je m'étais bêtement laissé happer par la marée humaine et n'avais plus eu d'autre choix que de suivre la vague, une fois entré dans le maelström on ne le quitte plus... Une petite anecdote mignonne : sur les escaliers qui mènent au saint des saints (le pont économie) il y a un garde avec un gros bâton qui latte tout le monde sans distinction. Bim Bam Boum, tiens père/oncle/frère aîné et le reste de la famille, ça va t'apprendre à vivre ! Comme dit plus haut vu que j'étais encore bleusaille dans cet exercice de survie en milieu hostile je m'étais mis dans la première mêlée, sans réfléchir, l'instinct grégaire du mouton de Panurge à l'état pur quoi. Et je vois le moustachu avec son bâton, mal engagée l'affaire. Arrive mon tour, il lève son bâton, je me crispe pour accompagner le coup et... il m'épargne, magnanimité probablement due au fait que je suis un bule (prononcez boulé, ça veut dire albinos ou face de craie, c'est comme ça qu'ils nous appellent). En tout cas, quand on voit ça alors qu'il s'agit simplement de monter à bord, on peut imaginer ce qu'il se passerait s'il y avait un vrai problème et que leurs vies étaient réellement en jeu. Remarque, si le bateau coulait je verrais assez bien les employés fermer les portes du pont économie (comme dans Titanic) parce que de toute façon il n'y a pas assez de places dans les canoës de sauvetage. Ils le font d'ailleurs tout le temps lors du contrôle des billets après chaque escale, au mépris de toutes les règles de sécurité (il faut dire à leur décharge qu'il y a beaucoup de gruge), une raison de plus qui explique pourquoi lors de mes voyages ultérieurs j'avais intégré qu'il valait mieux dormir au niveau du pont supérieur. Ben oui, s'il y a un problème pas de cohue, je suis juste à côté des chaloupes, il a l'air bête comme ça le naps mais il gamberge quand même un peu des fois. Une raison de plus dis-tu naps ? Mais quelles étaient les raisons premières ? Ah c'est bien, y en a au moins qui suit ! Les raisons premières, elles sont évoquées, et même dévoilées, n'ayons pas peur des mots, dans ce qui suit... À force d'embarquements tous plus chaotiques les uns que les autres, et après certaines expériences de voyage dont il va être question, j'avais fini par comprendre qu'en fait il faut laisser passer la première vague de locaux et que ça ne sert a rien de s'affoler pour les places. Parce que tu dors où tu peux, mais surtout pas au pont économie. Ça crie et ça braille jusqu'à pas d'heure, et à cinq heures et demi du mat' ça redémarre avec la télé à fond, le premier réveillé l'allume. C'est parti, tout le monde se lève, retour à la case cris et braillage. Ils fument tous comme des pompiers, crachent partout et jettent leurs détritus où bon leur semble, et si t'es pas loin des chiottes t'as gagné le pompon, tu pourras chanter de tête « le bruit et l'odeur » à la fin de la traversée. Ça pue, il fait chaud, vraiment pas l'idée qu'on se fait d'une croisière dans l'archipel indonésien qui, comme il est pourtant écrit dans les prospectus touristiques qui se respectent, est « le plus grand archipel du monde dont chaque île est comme une perle qui s'égrène sur une mer d'émeraude ». Z'ont pas du voir les employés balancer les sacs d'ordures à la baille ceux qui ont écrit ça ! Je me rappelle, la première fois que je les ai vus faire... Le gars ficelle de gros sacs poubelle, après avoir balayé un peu partout et réuni, sans mentir ou presque, des tas d'ordures si hauts qu'on dirait des immeubles, puis, par une écoutille au préalable ouverte, balance le tout à l'eau. J'ouvre des yeux effarés et le gars me regarde, ben quoi, qu'est ce qu'il y a le bule, t'as jamais vu ça ou quoi ? Ben non, j'avais jamais vu ça... Un peu partout dans le bateau il y a des panneaux où il est écrit « ne jetez pas les ordures à la mer », mais je crois qu'ils auraient dû ajouter « laissez nous donc le faire pour vous, chers estimables et estimés passagers ». Et plus tard, en discutant avec des gens qui habitent des îles plus ou moins sur le parcours de ces tas de ferraille et d'immondices flottants, j'apprendrai que souvent les sacs en question se retrouvent éventrés sur les plages, sympa... Une fois que tu t'es trouvé une place peinarde dans un couloir tu y installes ta natte que tu avais achetée au préalable, et là tu es déjà un peu plus au calme (si tant est que tu as réussi à trouver un coin pas trop bondé). T'as pas de natte ? Quel étourdi tu fais ! Ben va falloir dormir à même le sol alors... Remarque normalement d'après le règlement, qu'il m'a été donné de lire, chaque passager en classe économie a droit à un matelas gratuitement. Mais tu connais la différence entre la théorie et la pratique, et souvent l'équipage les loue. Quoique des fois en la jouant fine j'ai eu réussi à en obtenir un sans payer, mais encore faut-il qu'il en reste car c'est loin d'être toujours le cas. Bon, après tout ça y a le problème de la bouffe... Il faut avant la traversée avoir eu la présence d'esprit d'acheter des provisions, sinon on est condamné à faire la queue misérablement, dans une atmosphère de réfectoire de prison et de loi de la jungle car ça coupe la file d'attente à tout va, pour obtenir le Saint Graal, à savoir : un peu de riz blanc, deux haricots cuisinés à l'eau et une tête de poisson. La visite des cuisines est par contre hautement recommandée si on a sa bouffe et en conséquence pas besoin de manger ce qui sort de ladite cuisine. Notamment les cuistots, bottes en caoutchouc aux pieds, ça vaut le coup d'œil ! Ensuite, la douche... Les douches économie font plus penser à des chiottes qu'autre chose, là par contre je te les recommande pas. Les douches des troisième classe, un peu mieux mais encore assez réminiscentes d'un lieu d'aisance, le problème étant que les indos, quand ils ne pissent pas directement dans l'entrée (sur le mur ou par terre, ��a dépend de la sensibilité de chacun et tous les goûts sont dans la nature), ont la sale habitude de pisser dans la douche (sans la rincer bien sûr), au lieu d'aller pisser dans les toilettes qui sont juste à côté, va comprendre pourquoi. La bonne combine : les douches de l'équipage au deuxième pont. Les seules à être relativement propres, car d'une part comme ce sont les leurs ils y font gaffe, et d'autre part la populace ignorant leur existence se trouve par là même dans l'incapacité d'y exporter son incontinence. Une fois ces formalités accomplies tu vas voir venir à toi les locaux, si ce n'était déjà fait. Ils travaillent en équipe, quand l'une a fini de t'interviewer une autre arrive, l'ennui étant que les questions sont quasiment toujours les mêmes. Au début c'est rigolo mais au bout de la dixième escouade ça lasse un peu dirais-je. Le problème c'est que je n'ai pas le cœur de les rabrouer. Déjà ils ont de tels sourires désarmants que je n'arrive pas à les envoyer promener, et puis je me dis que je suis dans leur pays, qu'ils n'ont pas souvent, si jamais, l'occasion de rencontrer un étranger, qui plus est un spécimen qui parle leur langue, et aussi que, si pour moi c'est la ixième interview, pour le ou les gars qui sont en face c'est la première. Soupir, allons-y... Et ne crois pas y échapper en faisant semblant de lire. J'ai essayé, ça les arrête pas, le keum te chope le bras : hé mister, mister s'appelle comment ? Mister vient d'où ? etc. Si tu fais style tu dors ça peut marcher, mais c'est pas gagné non plus. La seule chose qui les stoppe à coup sûr c'est si tu manges, parce que chez eux c'est pas poli de parler à quelqu'un en train de se sustenter, sauf que tu imagines bien qu'on ne peut pas se livrer à cette activité toute la journée, surtout si on a vu les cuisines quelques lignes plus haut. Après, des fois on rigole, et pas qu'un peu ! Un petit pot pourri des sujets de discussion ? Je vous préviens, ça va chauffer, j’espère que les enfants sont couchés. Et quand à vous, tenez-vous bien... Donc après les questions d'usage sur la famille etc. (voir plus haut), ça dégénère assez vite sur en dessous de la ceinture, sujet qui les intéresse vivement s'il en est, on pourrait même dire que ça les passionne (normal vu qu'il s'agit de passion). Pour commencer ils te demandent souvent si c'est vrai que chez nous les filles sont gratuites et que l'amour est libre. Et de là ça enchaîne... Dis mister, chez toi quand vous faites Tac Tac, vous faites ça n'importe où dans la rue ? Meuhhh non, quand même, on n'est pas des animaux ! Hé mister, c'est vrai que vous les bules vous avez des bicous plus gros que les nôtres (ça, ça les travaille à mort) ? Ben je sais pas, j'ai jamais vu les vôtres... Le mien, il est comme mon gros orteil mister ! Et moi mister, le mien il fait 12 centimètres ! Ah oui, en effet... Mais toi mister le tien il est comme le bras, je l'ai vu dans les films ! Attention, les gars que t'as vu dans ces films c'était pas moi, et puis moi il est comme ma cuisse, comme le bras c'est petite taille ! Là le mec te regarde avec des yeux mi-admiratifs, mi-horrifiés, et tu te sens obligé de lui dire que tu plaisantais... Une autre : mister, comment on fait pour tenir longtemps quand on fait Boum Boum ? Parce que moi deux minutes et c'est fini, j'arrive pas plus... Du coup on se lance dans un petit cours sur le sujet, mais que je ne rapporterai pas ici parce que je sens que je vais me faire engueuler. Des fois ça dérive sur le : mister connaît l'huile de cobra ? Nan, c'est quoi ? C'est de l'huile qui vient des USA, on s'en badigeonne le tchitchou et il devient plus gros. Je viens d'en acheter une bouteille, qu'est-ce que mister en pense ? Fais voir... Sur la bouteille on lit les précautions et recommandations d'usage mais, même si les ricains prennent parfois des libertés avec la version oxfordienne de leur langue, c'est écrit dans un si mauvais anglais que je doute que ça provienne des États-Unis... Autre variante, bio celle-là : mister, tu connais les feuilles de l'arbre machin chose qu'ils ont en Irian Jaya ? Non, c'est pour quoi ? Ben tu t'en enveloppes le zbibou et après un moment il double de taille ! Ça a l'air pas mal, père devrait essayer ! Non, ma femme est plus toute jeune la pauvre (car le type en question devait bien avoir la cinquantaine), je peux pas lui faire ça !

Encore une : moi mister, quand je taquine la belette je mets deux capotes, comme ça mon truc il est plus gros ! Oui en effet, quelques microns de plus, y a pas de petit gain ! Il est temps de changer de sujet, pas que je me fasse accuser non plus de n'avoir que des conversations d'obsédé : mister, il y a le soleil dans le pays de mister ? Oui, bien sûr ! Et la lune ? De même ! Et les étoiles ? En effet ! Le gars ne dit plus rien, et je vois qu'il gamberge... J'ajoute, pour finir et avant qu'on ne me traite de raciste et/ou de je ne sais quelles bêtises, que je ne me moque pas des indos, je les aime bien, même si leurs manières puériles peuvent devenir un peu fatigantes à la longue. Nous aurions sûrement les mêmes conversations que celles évoquées plus haut si, comme eux, nous n'étions pas ou peu allés à l'école, avions été élevés dans un système où tout est fait pour éviter qu'on s'ouvre l'esprit, et vivions dans des îles où on est loin de tout et n'a aucune ouverture sur l'étranger. Et puis de toute façon, la valeur d'un homme ne se mesure pas au nombre d'années qu'il a passé à l'école, ni à sa fortune. C'est un peuple jeune qui adore se marrer, ils sont très demandeurs à ce niveau avec tout ce que ça implique de bon comme de mauvais (le bon c'est que la vie n'y est pas triste, le mauvais c'est que certains aiment bien se moquer et à fortiori des étrangers, et aussi qu’il y a un énorme manque de sérieux généralisé dans le pays avec les conséquences qu’on devine sans peine), et hyper bon public à tel point que naps et ses vannes à deux balles se prend des fois pour le comique du siècle. Une dernière, pour la route : mais vous savez les gars, chez nous nos femmes elles sont pas faites comme les vôtres en Indo ! Ah bon ? Ben oui, leur truc il est pas vertical mais horizontal ! Mais comment vous faites alors ? On se débrouille, on se met sur le côté, tout ça quoi... Ah dis donc, ça doit pas être évident ! Meuhhh non, je plaisantais voyons ! Et tout finit dans des rires, c'est l'Indonésie... Après tout ça une bonne nuit de récupération quand même, tu l'as bien méritée ! Quoique si tu te sens y a encore la séance de cinéma de vingt heures trente. Annoncée au micro, elle met en scène de belles actrices (dixit le message), et il s'agit ni plus ni moins d'un film de fesses. Oh, pas un gros truc bien hard et bien sale mais une bonne pellicule érotique de derrière les fagots, et de quoi se rincer l’œil comme tu peux imaginer. Je le sais de source sûre car j'en ai été spectateur, et gratuitement en plus, un soir où un membre de l’équipage m'avait invité à visionner l'un de ces chefs-d’œuvre cinématographiques. Ça avait été intéressant, pas pour le film, parce que ce genre de choses ne m’intéressent pas en tant que spectateur (je préfère être acteur, mais sans spectateurs, je sais pas si tu me suis) et que j’étais parti au bout dix minutes, mais bien plutôt pour l'ambiance, très masculine, très moustachue et très enfumée. En indonésien ils appellent ça un échauffement, échauffement pour quoi je ne saurais dire vu la promiscuité qui règne à bord et vu que les toilettes ne sont pas très inspirants pour une galipette à deux ou un soulagement en solo. Il est temps maintenant d'aller te coucher, tu as eu une journée bien remplie ! Vers quatre heures du matin le micro beugle en distorsion l'appel à la prière (où quasi personne ne va mais au moins les apparences sont sauves, faut pas oublier qu'on est en terre musulmane), puis sur le coup des six heures tes voisins d'infortune vont te réveiller car c'est l'heure du petit déj', qu'ils ne manqueraient pour rien au monde et on les comprend : du riz blanc mal cuit, un œuf dur et un peu de sauce qui pique, ça excite les papilles tout ça et il serait dommage que mister loupe ce mets de choix parce qu’il dort. Dans certains bateaux il y a une grande affiche avec des photos de types qui ont la tronche explosée, et pas qu'un peu. Commentaire en bas : voilà ce qui arrive aux pickpockets !!! Discussion avec d'autres passagers : oui, l'autre jour ils ont chopé un voleur et ils l'ont jeté par dessus bord. Mais ils ont quand même prévenu le Kapten (capitaine) le lendemain. Ah bin ça va, sauf que le Kapten il a pas détourné le bateau pour autant. Et même s'il l'avait fait, sans coordonnées GPS tu penses un peu s'il aurait trouvé le pauvre gars... Alors tu multiplies tout ça par le nombre de jours pour lesquels tu as signé et tu obtiens une croisière inoubliable, crois-moi. Surtout que je t'ai pas tout dit (et ne te le dirai pas quoi qu'il en soit, ça remplirait des volumes entiers), il y a aussi les armées de cafards, les escales, et bien sûr le meilleur pour la fin : tous les imprévus genre un moteur qui tombe en panne ou le bateau qui se tanque sur un récif de corail, voilà qui met du piment dans une vie jusque là un peu morne et tristounette... Quoi ? Tu veux que je détaille ? Soupir encore, j'aurais dû rien dire. Bon, allez, c'est reparti ! Alors les cafards, ou les blattes, je sais pas trop (je suis pas entomologiste), sont légions. Les gros on les voit rarement, ils se planquent dans la cale. Par contre il y a donc ces légions de plus petits, sont-ce leurs rejetons, ou sont-ce une autre espèce, va savoir, mais ce que je sais c'est qu'ils courent partout et que contrairement à leurs aînés ou cousins les gros qui, eux, ne sortent pas quand il y a de la lumière (d'où la bonne combine de dormir la lumière allumée quand on est dans une chambre qui en est infestée, merci qui une nouvelle fois ?), ceux-là ont du développer une photophilie et s'adapter au fait que la lumière ne s'éteint jamais à bord (je te l'avais pas dit ? Exact, voici donc l'oubli réparé) et sont actifs vingt-quatre heures sur vingt-quatre. C'est d'ailleurs à cette époque que j'avais pris le réflexe de vite refermer mon sac après l'avoir ouvert, pas envie d'avoir des passagers clandestins... Ce sont ce genre de choses qui nous rapprochent, nous les hommes des villes où la nature fait cruellement défaut et qui en sommes si cruellement coupés, de la même nature et de ses beautés insondables, sont-y pas mignons les petits cafardous ? Les escales, je m'en étais fait une justement pendant ce voyage et l'embarquement, vu d'en haut, ça valait vraiment le détour. Un ras de marée, un tsunami de têtes aux cheveux noirs essayant de monter à bord dans un beau ballet synchronisé en V majeur. Il y en a, les petits malins, qui essaient de tricher en escaladant la passerelle par les côtés. D'autres, arc-boutés sous leur charge, ne voient pas ce qui se passe devant eux mais poussent de bon cœur. Plus tous le reste de la troupe, sans oublier le moustachu bastonneur. Le plus surprenant étant que ça a l'air de bien leur plaire ce contact humain poussé à l'extrême, car on ne décèle que rarement de l'énervement ou des invectives. Bon et sinon, tu avais été au courant de l'Umsini qui s'était planté sur un récif de corail à Nabire en 2001 ? Je parie que non, en France ça n'avait même pas dû paraître dans la rubrique des chiens écrasés, pourtant ici je t'assure que ça avait été l'événement de l'année. Imagine l'Umsini en question, 140 m de long sur genre 30 ou 40 de large, 8 ponts, 2000 personnes à bord (enfin 2000 places, le nombre de passagers exact restant une inconnue dans cette savante équation), et évidemment tout l’équipement moderne qui va avec, GPS, cartes marines très précises etc. (t'es déjà allé dans la cabine de pilotage ? C'est intéressant), du bon matériel en somme. Seulement voilà, et désolé de persifler à nouveau mais tu commences à y être habitué, les officiers, je les connais les gabarits, ils sont souvent avec des filles. D'où je tiens cette information ? Je la tiens du fait qu'à ma grande époque (c'est à dire l'époque où la topographie de ces bateaux n'a plus eu de secret pour moi) je dormais quasiment à chaque fois dans le havre de paix et de tranquillité recouvert d'une moelleuse moquette qu'offre le petit couloir derrière leurs quartiers (au niveau du pont supérieur, ne t'inquiète pas, quoi qu'il arrive je ne suis jamais loin des chaloupes, je te l'ai déjà dit), et je voyais souvent passer ces messieurs avec des filles disons légères, pour ne pas dire de joie, d'après les locaux elles paient leur voyage en nature. Il m'a bien semblé voir aussi de la bibine, genre l'officier, dans son bel uniforme immaculé, une boutanche à la main et le rire gras, faisant pénétrer une créature (avant de pénétrer dans la créature j'imagine, mais je m'égare), que je subodorais n'être pas de sa famille, dans sa chambre. Et quel rapport avec l’affaire qui nous intéresse ? Patience, j’y viens… Tout ça pour dire que, malgré le GPS et tout le reste, ils ont trouvé moyen de planter leur paquebot sur un récif de corail et le rafiot resta là, plus possible de le bouger. Je subodore encore, et c'est là qu'intervient le persiflage précédemment cité, que le type en charge du bateau à ce moment devait soit être bourré, soit occupé à lutiner une petite, soit les deux à la fois, soit carrément déjà parti au septième ciel et dans ces instants-là, comme chacun sait, les responsabilités sont le cadet de nos soucis, ainsi est faite la race humaine (je me sens obligé de rajouter un peu de philosophie pour ne pas qu'on m'accuse d'évoluer au ras des pâquerettes, vu que je viens quand même de révéler certains aspects on ne peut plus triviaux de nos petites existences terrestres)... Gros titres dans les journaux, et grosse histoire au niveau national. Tentative de sortir le tcharafi, avec six cordes grosses comme le bras (je cite, d'après la feuille de choux), et devine quoi ? Elles ont cassé !!! Ben oui, pense un peu, six cordes pour un bateau comme ça, c'est comme si tu voulais tracter une voiture avec un fil à rôti... Le temps passa et ça a fini par faire une semaine que le machin était tanqué. D'après les journaux les passagers encore à bord (car ils n'avaient pas tous été évacués) avaient tout ce dont ils avaient besoin à disposition (nourriture, eau etc.), ce dont je doute fort. Pourquoi n'avaient-ils pas tous quitté le navire ? Paraît-il que c'était rapport à ce qu'ils avaient payé leur ticket jusqu'à Jayapura (qui était encore à facile un bon jour et demi de traversée) et qu'ils ne voulaient pas le perdre, parce que le service après-vente, tu me suis. Au final ils ont quand même réussi à sortir Umsini de sa prison corallienne, et il est parti à Singapour pour une révision. Pourquoi Singapour ? Ben c'est qu'il avait besoin d'une sacrée remise en état après toutes ces émotions et ma foi, les indos sont peut-être fiers de leur pays mais ils en connaissent aussi les limites au niveau fiabilité, si tu vois ce que je veux dire... L'intéressant c'est que je l'ai repris une fois cet Umsini, un peu après la catastrophe. Ce que j'y ai vu me fait dire qu'à mon humble avis les indos restés à bord lors des événements ont dû stresser, et pas qu'un peu, car tout était cassé, et pas qu'un peu non plus. Je sais que même dans les autres bateaux beaucoup de choses sont hors d'usage, comme les robinets que j'ai remarqué ne pas tenir plus que cinq ans après la mise en service (les ayant presque tous pris leurs tas de ferraille j'ai pu me livrer à quelques comparaisons, dans un esprit évidemment rigoureusement scientifique), les pommeaux de douche disparus, les portes qui ne ferment plus, les pissotières vrillées (ils pissent des cailloux les indos ? Non, je t'ai déjà dit qu'ils pissent dans les douches. Dans les pissotières ils vident leurs bols de nouilles, ça bouche, la maintenance débouche mais ça revide des nouilles et ça rebouche, et fatalement au bout d'un moment la maintenance aussi elle en a plein les nouilles et elle laisse tomber. Ensuite certains malins doivent s'amuser à finir le boulot et ça donne des urinoirs qui pendent sur leur tuyau d'évacuation) etc. ; mais là, c'était pas comparable. Car je l'avais déjà pris avant l'accident cet Umsini et donc je le connaissais, c'est le quatrième plus vieux de la flotte et partant de ce fait il était déjà bien moisi, mais pas à ce point : des tags partout, les lampes explosées, les parois des douches fracassées, les portes dégondées et pour se laver il n'y avait plus qu'un gros jerrycan qu'on remplissait au tuyau... Bon, je vous livre en vrac toutes ces considérations, mais je vais vous en demander à vous aussi de la considération, souvenez-vous qu'à l'époque où ce récit se déroule je n'avais pas été informé de tous ces paramètres vu que je n'en étais encore qu'à mon voyage inaugural. Et en conséquence je vous prierai de ne pas trop vous moquer de la maladresse dont je vais faire preuve dans les pages qui suivent, car j'allais de surprises en surprises, ou plutôt de chocs en chocs, retour à l'action proprement dite. Après avoir passé l'homme au bâton, et après avoir survécu à la montée de la passerelle comme certains survivent à la descente des marches à Cannes, je me retrouvai dans la place. Tout de suite j'essaie de monter sur les ponts supérieurs, probablement mû par une certaine intuition car je vous jure sur la tête de Pelni que je n'avais pas lu le texte ci-dessus. Le satpam (sorte de garde) m'arrête. Hep, mister va où ? Ben en haut, ça se voit pas ? Fais voir ton ticket ! Le voilà monsieur ! Désolé mister, c'est réservé aux passagers classe ! Là, je me sens obligé de faire une petite précision. Il n'a pas insinué que je n'étais pas classe, et n'aurait pas osé d'ailleurs vu ma prestance latine naturelle. Passager classe est une traduction littérale de l'indonésien et ça veut dire passager de première, deuxième ou troisième classe, par opposition au passager de classe économie que je suis et qu'ils appellent passager économie. Ce petit point de détail précisé revenons au récit... M'étant donc fait éconduire poliment il ne me restait plus, tel Daniel entrant dans la cage aux lions, qu'à prendre une grande inspiration et me jeter à l'eau du pont ekonomi. Bobobobobo, le tableau, comment vous décrire ça ? Ça va être dur car le vocabulaire humain est souvent trop limité par rapport la réalité… Il s'agit d'un grand dortoir, avec des séries de genre de strapontins surélevés (normal pour des strapontins me direz-vous, et vous avez raison) sur lesquels s'entassent des grappes humaines. C'est noir de monde, il y en a partout. Sur les promontoires comme j'ai dit, mais aussi à côté, en dessous, dans les couloirs, devant les chiottes, partout vous dis-je ! Plus des gens qui vont et viennent plus ou moins chargés de colis, sacs, ballots et que sais-je encore. Ça braille, ça hèle, ça rigole, ça fuse dans tous les sens, et bien sûr ça se moque de mister qui a l'air bien paumé au milieu de toute cette agitation baignant dans une atmosphère moite, mélange d'humidité, de fumée de kretek et d'autres fumets plus ou moins identifiables. Au moins la situation est claire, même si j'avais voulu dormir là-dedans j'aurais pas pu car il n'y a tout bonnement plus une place, sauf peut être un demi mètre carré pile à côté des latrines mais ça va, je passe mon tour. Je traverse tout l'étage, même constat partout. À l'avant du bateau il y a un escalier, mais il est bloqué par une grille cadenassée et les indos me disent : non mister, là c'est pour les passagers classe (même remarque que précédemment) ! Que faire ? Je tente les escaliers extérieurs, ça passe, j'arrive sur le pont supérieur. Je vais et je viens comme dit la chanson, c'est occupé partout sauf à des endroits en plein cagnard. Je compte trois portes, elles donnent sur des halls qui mènent aux escaliers intérieurs. Une a l'avant, elle est fermée à double tour. Une au milieu, elle est ouverte mais c'est, une fois de plus, noir de monde. Une à l'arrière, idem. Pas le choix, on va cuire au soleil… Je déroule mon tapis de sol, et me prépare à goûter un repos bien mérité après toutes ces émotions. De courte durée qu'il sera le repos, car voilà déjà la famille hello mister qui s'annonce. Ça démarre, au début ils me parlent timidement dans un anglais plus qu'approximatif et la plupart du temps limité à « where from ? » (d'où tu es ?) et « what is your name ? », quand pas seulement « name ? ». Puis ils se détendent quand ils voient que je maîtrise leur langue. Chouette, un mister qui parle indonésien ! Pour les conversations voir plus haut, je vais pas recommencer... Remarque, j'avais oublié de mentionner un autre sujet qui les intéresse particulièrement à savoir la question de l'argent. Bon ça va, j'ai compris, je reprends... Combien gagne mister ? Là c'est difficile de répondre. Je ne veux pas mentir mais je ne peux pas non plus le leur dire, pensez donc qu'un mois de SMIC de l'époque ça faisait plus qu'un an de salaire local. Il faut noyer le poisson : euhhhh ben tu sais, si je te disais combien on gagne chez nous ça te semblerait beaucoup, mais faut voir qu'en France tout est cher donc au final c'est un peu pareil, un café ça vaut tant, un paquet de clopes (la référence ultime dans le coin) c'est tant etc., et autres pirouettes du même acabit, la plupart du temps ça marche et ça me permet d'éviter de cracher le morceau. Et un dollar ça fait combien de roupies mister ? Je sais pas trop, chez moi on n'a pas des dollars, on a des francs ! Ah bon ? Je croyais que vous aviez des dollars. Mais vous faites pas partie de l'Amérique alors ? Pourtant vous parlez anglais ? Non, pas vraiment ! L'Amérique c'est le contient américain et nous c'est le continent européen, entre les deux y a genre 6000 bornes d'océan Atlantique. Et quant à la langue, on parle français. Tiens, écoute : je lui baragouine deux trois phrases dans notre belle langue, histoire qu'il comprenne qu'elle n'a rien à voir avec ce pauvre dialecte qu'est l'anglais. S'ils ne sont pas très calés en géopolitique, au niveau foot en revanche ils en savent beaucoup plus que moi qui ne m'intéresse pas du tout, mais alors pas du tout, à ce sport. Ils connaissent les noms de la plupart des joueurs des grandes équipes européennes et sont au courant des derniers matches de la ligue je ne sais quoi. En plus la France avec un grand F venait de gagner la coupe du monde, et le prestige des tricolores rejaillissait en plein sur ma modeste personne. Mister est français ? ZINEDINE ZI-DANE !!!!!!!! Plus connu que Chirac le Zinedine, et en plus il est musulman, d'où admiration-identification encore plus forte. Et ils ne comprennent pas que perso je m'en tamponne le coquillart de tout ça. Mister doit être fier d'être champion du monde ! Fier de quoi ? Moi je suis champion de rien du tout ! Mais si voyons, le pays de mister a gagné la coupe ! Bah ! J'ai rien gagné du tout, et d'une j'étais pas sur le stade, et de deux j'ai pas touché la prime ! Abîme d'incompréhension... Autre sujet d'interrogations, le billet d’avion. Il a coûté combien ? Là c'est plus facile, je dis la vérité tout en néguant (noyer en provençal) le poiscaille : je peux pas dire, je n'ai volé que jusqu'à Bangkok et j'ai fini par la route et la mer, atterrir directement à Jakarta ça revient trop cher ! OK mais quand même mister, vous avez des sous vous autres en Europe ! Oui, mais c’est pas tombé du ciel, figure-toi que par chez moi on bosse. Dans le temps on était aussi pauvres que vous, voire pire parce que chez nous il fait pas chaud toute l'année et que la nature est pas aussi généreuse qu'ici, il y avait même des famines. Ici, on plante une branche dans la terre et sans s'en occuper elle prend racine et donne un arbre. En France si tu veux des récoltes t'as intérêt à te bouger, et t'as intérêt à stocker en vue de l'hiver ! Pourquoi mister ? Pourquoi ? Tout simplement parce que l'hiver y a rien qui pousse, il fait trop froid. Vous ici, vous êtes des fainéants, je le sais, vous dites de vous-mêmes que vous avez la « budaya santai » (culture du laisser aller) ! Gros rires des locaux, ils savent bien que c'est vrai... Quand vous bossez une journée, le temps où vous travaillez vraiment c'est à peine une heure ou deux, et le boulot que vous faites il est pas droit parce que vous vous en foutez, vrai ou faux ? Re-rires... Si aujourd'hui vous avez bien gagné, demain vous n'irez pas travailler et vous vous la coulerez douce tant que les sous dureront, pas vrai ? Et dans les campagnes, souvent vous envoyez les femmes travailler les champs et vous les mecs vous restez au village à fumer la kretek et à boire du café, me trompé-je ? Ah ben dis donc mister, tu connais bien la culture indonésienne ! Connaître bien je sais pas, mais disons que je suis pas aveugle... Bon bien sûr je schématise, mais ce que je veux leur faire comprendre, sans rentrer dans un cours d'économie mondiale appliquée, c'est qu'on n'a rien sans rien et que c'est pas le tout que de vouloir avoir des sous, encore faut-il s'en donner les moyens. Oui, mais ici c'est dur mister, y a la corruption et tout le reste ! En France aussi il y en avait, seulement mes ancêtres se sont battus et ont fait des révolutions, et le gouvernement a été obligé de partager un peu plus équitablement les richesses. Vous ici vous êtes trop dociles, vos dirigeants vous marchent de longue sur la face et vous ne dites jamais rien, tout ce que vous savez faire c'est vos petits plans et vos petites combines en douce ! C'est vrai mister, mais quand même... Quand même de quoi ? Et les chinois alors ? - là j'enfonce le clou - Les chinois, ils sont arrivés ici en Indo à l'époque où la Chine crevait à moitié de faim, et ils avaient pas un radis. Et qu'est ce qu'ils ont fait ? Ils ont travaillé, et travaillé, et travaillé, comme des chinois quoi. Le résultat ? Beaucoup sont devenus riches alors que dans le même temps vous, qui êtes pourtant dans votre pays, vous n'avez rien fait et êtes toujours aussi pauvres, CQFD... Je comprends que vous n'aimiez pas trop bosser, mais dans ce cas il faut en accepter les conséquences et ne pas se plaindre ensuite ! En fait, jusqu'à il n'y a encore pas si longtemps ils acceptaient parfaitement vu qu'ils ne connaissaient que ça. Puis sont arrivés la télé, les films américains à deux balles, les médias, et ils ont commencé à voir comment on vivait dans nos pays. De là la donne a changé, sans parler du fait que tous ces films leur donnent une vision fausse de l'Occident car ce n'est pas tout le monde qui a une limousine de dix mètres de long et vit dans un duplex de 200 mètres carrés. Ils ne me croient d'ailleurs jamais quand je leur dis que je n'ai qu'un vélo, mister est riche et il a une belle voiture, c'est bien connu du reste, tout le monde sait ça en Indo. De nos jours Internet et les téléphones portables en ont remis une couche, mais en 1999 on n'en était pas encore arrivé à ce point et le moment n'est donc pas encore venu d'en parler... Dernier sujet d'importance, la religion. C'est quoi la religion de mister ? Oulalah, question difficile ! Disons que je suis croyant en ce sens que je suis convaincu qu'il existe quelque chose de supérieur à l'homme et que je respecte toutes les religions, mais je n'adhère à aucune ! Pourquoi ? Parce que même si la base est valable je pense que de nos jours elles sont toutes corrompues. Trop d'argent, trop de pouvoir, trop de combines, ça fait bien longtemps que le souffle des origines s'est perdu. Mais alors quand tu seras mort comment tu vas faire ? Elle va aller où ton âme ? Parce que si t'as pas de religion tu vas aller en enfer ! En es-tu bien sûr ? Pour moi on n'est pas jugé vis à vis de sa religion, mais vis à vis du bien et du mal qu'on a fait. J'ai rencontré des tas de croyants qui étaient de sales types, et en contrepartie des athées qui étaient de supers mecs ! Oui mister, mais faut quand même choisir une religion, c'est important ! Je vous fais grâce de la suite de ces discussions hautement théologiques, et notamment de la question de la pertinence ou non de la carotte et du bâton suivant les époques et les civilisations, une fois de plus un abîme d'incompréhension s'ouvre et laissons le Bon Dieu se gratter la tête pour savoir où il va me caser après ma mort... Et ainsi de suite, et ainsi de suite jusqu'à ce que, satisfaits, ils s'en aillent pour laisser la place à leurs confrères. Une équipe, une deuxième, une troisième et au bout de la je sais pas combientième je sature et déclare forfait, je m'allonge et fais celui qui dort... Un peu plus tard, tiens, des occidentaux ! Ils ont du monter à un port antérieur car je ne les avais pas encore vus. En anglais dans le texte : Salut ! Salut ! Les politesses d'usage puis on parle de trucs de blancs, de choses et d'autres comme on dit. Ils me demandent : mais tu dors où ? Ici même, sur ce tapis de sol sur lequel on est assis en train de cuire, et vous ? Nous, on est en première (mazette ! Me dis-je en mon for intérieur). Tu veux venir dans notre cabine ? Tu peux même prendre une douche si tu veux, on a une salle de bain. Ça c'est pas de refus, merci beaucoup, parce que les douches économie j'avais décidé d'en bifurquer ! Pas mal du tout ces cabines de première, si un jour j'ai une cops ça me dirait bien de m'en payer une, c'est romantique à souhait. Petite chambre à deux lits, salle de bain perso, tout ce qu'il faut pour ce genre d'aventure. Mais on n'en est pas là hélas, et après un moment je quitte mes hôtes et retourne à ma solitude (qui n'est pas si solitaire que ça si vous me suivez toujours). Viens l'heure de la graille et je descends à la cantine. Queue d'un kilomètre de long et vas-y que je te pousse et te repousse et te passe devant, sainte patience. Le résultat est une maigre et peu ragoûtante pitance que je mange, pas par plaisir mais parce qu'il faut bien se sustenter. Et ne me dites pas que je suis un blanquet délicat parce que les locaux eux aussi se plaignent, et ils ont raison, le prix du billet est quand même assez élevé en regard des standards locaux et sans aller jusqu'à servir des filets mignon il ne serait pas très difficile de faire un petit effort et de balancer au moins une mauvaise sauce pour donner un peu de goût… Une fois fini ce festin digne d'Épicure je rapporte, comme un bon petit occidental que je suis, le plateau repas en fer cabossé là où je l'ai pris et m'aperçois que je suis bien le seul car les autres ont été abandonnés ici ou là un peu partout, j'en verrai même dans les chiottes. Je remonte à mon palace sur le pont, le soleil a fini par tomber et la température aussi, y a du progrès. Ça repart de plus belle, mister par-ci, mister par-là, impossible d'être tranquille un moment. J'aimerais bien fixer l'horizon, les yeux perdus dans le vague, comme on dit dans les romans, histoire de voir l'effet que ça fait, mais impossible vous dis-je ! Tout d'un coup je me rappelle d'une conversation avec d'autres touristes qui m'avaient dit qu'ils avaient fini dans les cabines de sauvetage. Tiens oui, pas une mauvaise idée ça... Normalement l'accès en est interdit mais comme disent les indos : les règles c'est fait pour être transgressé ! Ahhhhhhhh, quel bonheur, enfin seul ! Je m'allonge et me détends…. Au bout de même pas cinq minutes : hello misterrrrr !!! Oh non, c'est pas possible, y en a qui m'ont suivi... Cette fois ça suffit, tant pis si je passe pour l’étranger mal poli de service mais fini les interviews, j'en peux plus. Les gars m'interrogent, je réponds pas, désolé, j'ai déposé le bilan. Je finis par m'endormir, avec le ciel pour toit, une banquette en fibre pour lit, et une bonne demi-douzaine d'indos autour de moi qui, ayant trouvé la combine bonne, ont décidé de squatter là eux aussi. Je passe sur la journée du lendemain parce qu'on m'a dit que dans les livres il fallait éviter les répétitions, paraît-il que ça lasse les lecteurs. Toujours est-il que les côtes s'annoncent, puis se dessinent pour de bon, et finalement nous voici arrivés au port de Pantoloan, à quelques kilomètres de Palu la capitale de la province de centre Sulawesi. Ça faisait déjà bien une heure que les indos s'entassaient devant les portes et jouaient au pousse-pousse, mais j'avais décliné l'offre et attendis sagement qu'on ait réellement accosté avant de me rejeter dans la mêlée, chat échaudé craint l’eau froide ! Pourquoi naps, pour descendre aussi c'est le foutoir ? D'après vous ? Sans commentaires, surtout que c'est plus coton dans ce sens vu les lois de la gravité... Une fois sur le plancher des vaches moins deux je l'embrasse, à l'instar de l'autre hypocrite que ses amis mafieux vont bientôt canoniser (quoi ? Je suis vraiment vilain de parler ainsi du saint homme et de la sainte institution qu'il représente ? Ouais t'as raison, j'espère qu'ils me donneront l'absolution quand j'expliquerai mieux le fond de ma pensée d'ici quelques chapitres). Je m'abstins toutefois, le sol étant, comme toujours dans ce genre d'endroit, vraiment trop immonde. Un mélange de boue, mégots de clopes, résidus de mouchages à la rugbyman et déchets en tous genres, tant pis pour la sainte canonisation. À ce stade je m'étais juré et, croyez-le ou pas, bien juré, que jamais au grand jamais plus jamais ça ! Sans savoir que c'était loin d'être la dernière, que je finirai par m'y habituer, par devenir un spécialiste de cet exercice de haute voltige, et même, même par apprécier... Et la Pelni me direz-vous ? Je vous l'ai déjà présentée en fait, et il n'a d'ailleurs été question que d'elle tout au long de ce chapitre, c'est le nom de la compagnie qui opère ces bateaux. Bon mais là pour l'instant ma préoccupation était de tracer la route le plus vite que possible, et d'oublier ce traumatisme dans mes petites îles avec vue sur l'équateur...

(à suivre...)
Budget moyen pour six semaines à Taïwan? English translation pending
by Kousinhub · 2013-07-11 · 32 replies
Bonjour. Je me présente : né de parents taiwanais et chinois, je pars pour Taiwan dans 1 semaine, je sais c'est très court et ça fait vraiment départ à l'arrache, mais la décision a été prise plus ou moins sur un coup de tête et il fallait se décider rapidement !

N'étant jamais allé à Taïwan, j'ai pris un bon 6 semaines jusqu'à fin Aout afin d'en profiter au maximum et de ne pas être constamment dans le rush.

Alors ma question est là et je m'en excuse si la question a été déjà abordée ailleurs.

Quel budget moyen dois-je prévoir par jour pour une durée de 6 semaines avec ou sans logement. J'ai la chance de pouvoir être plus ou moins hébergé à Taipei et à Hukou à côté de Hsinchu mais j'aimerais aussi si possible me déplacer dans l'ile et faire un tour en allant (entre autres) à Ilan, Hualien, Kaohliang, Kenting éventuellement et auquel cas j'aurais besoin de trouver un hotel/chambre pour quelques jours. Combien dois-je prévoir raisonnablement par jour pour le reste ? Je penses à nourriture, trajets en métro ou à travers l'ile, divertissements... Je sais que c'est très vague, mais c'est juste pour avoir d'idée. Après je ne souhaites pas dormir dans des 5 étoiles ou manger dans l'opulence, mais juste prévoir assez pour ne pas avoir à compter les centimes à la fin du séjour (ce qui m'était arrivé lors d'un précédant voyage en Chine)

Ah, une question subsidiaire, mais quel est le risque de tomber sur des arnaques à Taïwan ? Je parles un peu mandarin mais surement pas assez bien pour me faire passer pour un local ce qui m'avait valu quelques surprises en Chine où les prix se négociaient souvent à la tête du client et où j'ai payé le prix fort plusieurs fois avant de réaliser que je me faisais tourner en bateau.

Merci d'avance!

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