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Projet de vie avec une copine thaïlandaise sans mariage English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai rencontré depuis un peu moins d'un an une une fille en Thaïlande, à laquelle je m'attache de plus en plus. (Je précise au cas où ce ne serait pas évident, qu'il ne s'agit pas d'une fille de bar ou autre ne voyant en moi qu'un visa schengen multi entrées.. et je ne suis ni naïf ni aveuglé par ses beaux yeux).
Je n'ai pour l'instant pas d'attache en France (pas de travail fixe ni de propriété) et suis en pleine réflexion sur mon futur lieu de vie (j'ai hérité récemment et devrait être en mesure de m'installer modestement où il me plaira) et ne limite pas ma réflexion a la france.
Ma relation avec ma copine Thai est somme toute très récente, mais je m'interroge sur l'avenir possible de ce type de relation. Pour moi, le mariage est exclu. Avec ou sans contrat, j'ai tout a y perdre et rien a y gagner (opinion toute personnelle, qui n'appelle pas a débat ici).
D'après ce que je lis sur ce forum ou ailleurs, vivre ensemble en france sans être mariés semble impossible. D'autre part, elle ne parle pas français et il lui faudrait probablement quelques années pour l'apprendre. Elle parle plutôt bien anglais, tout comme moi, et je me dis que le plus simple si nous souhaitions à l'avenir essayer de vivre ensemble, serait de s'installer dans un pays anglophone dans lequel nous pourrions tous les deux obtenir un visa ou une autorisation de séjour. Je pense également que le déséquilibre culturel serait moindre car partagé et vécu ensemble. Je ne veux pas vivre en Thaïlande et je doute qu'elle s'adapte durablement à la vie en france.
J'aimerai avoir l'avis de personnes ayant peut être vécu ce type de situation où l'ayant envisagé
Merci à vous
Je n'ai pour l'instant pas d'attache en France (pas de travail fixe ni de propriété) et suis en pleine réflexion sur mon futur lieu de vie (j'ai hérité récemment et devrait être en mesure de m'installer modestement où il me plaira) et ne limite pas ma réflexion a la france.
Ma relation avec ma copine Thai est somme toute très récente, mais je m'interroge sur l'avenir possible de ce type de relation. Pour moi, le mariage est exclu. Avec ou sans contrat, j'ai tout a y perdre et rien a y gagner (opinion toute personnelle, qui n'appelle pas a débat ici).
D'après ce que je lis sur ce forum ou ailleurs, vivre ensemble en france sans être mariés semble impossible. D'autre part, elle ne parle pas français et il lui faudrait probablement quelques années pour l'apprendre. Elle parle plutôt bien anglais, tout comme moi, et je me dis que le plus simple si nous souhaitions à l'avenir essayer de vivre ensemble, serait de s'installer dans un pays anglophone dans lequel nous pourrions tous les deux obtenir un visa ou une autorisation de séjour. Je pense également que le déséquilibre culturel serait moindre car partagé et vécu ensemble. Je ne veux pas vivre en Thaïlande et je doute qu'elle s'adapte durablement à la vie en france.
J'aimerai avoir l'avis de personnes ayant peut être vécu ce type de situation où l'ayant envisagé
Merci à vous
Famille québécoise dans le sud-ouest de la France English translation pending
Bonjour, J'ai tracé notre itinéraire pour 16 jours dans le sud-ouest de la France entre le 31 juillet 2016 et le 16 août. Je voyagerai avec mon chum et nos 2 enfants de 12 et 16 ans.
Il s'agit d'une première phase bien "relax" chez des amis, en campagne dans le Tarn, avec visites de petits marchés locaux, pétanque dans le jardin, ballade dans le coin, visite de vigneron et puis ensuite on se met en route et on se fait un genre de road trip afin de voir du paysage. Ça sera un premier voyage en France pour mes enfants (moi je ne les compte plus, j'ai même habité un an à Paris). On veut profiter de ces paysages si changeants pour nos yeux de nord américains (icii il faut rouler des centaines de km pour avant que ça change!). Merci de me donner vos avis, vos conseils, bon plans (hébergements-restos), vos commentaires sur cette boucle que j'ai imaginé. Nous aimons la culture, la nature. Autant la campagne que la ville. Nous adorons manger, cuisiner, faire le marché. Marcher dans des sentiers. Ou en dehors.
Nous aurons bien sûr une voiture pour toute la durée du voyage. Je compte réserver des airbnb, auberge de jeunesse, hôtel, gîte à la campagne, bref ce que je trouverai sur la route en prenant soin de réserver quelques jours à l'avance, sans plus. Je sais que ça sera pas facile car c'est la grosse période des vacances en France mais au pire il y aura la voiture.... mais vraiment j'espère ne pas avoir à utiliser cette option!!!
Du 31 juillet au 5 août : chez des amis près de Puycelsi à 1 heure de Toulouse.
du 5 au 8 août Millau et sa région (visite de grottes, kayak... nature quoi).
du 8 au 9 août une nuit à Montpellier (j'avoue que c'est un peu court mais le 10 nous ne sommes pas pressés de partir puisque nous allons à Sète tout près.)
du 9 au 12 août Sète et les environs (randonnée et sortie à la mer)
du 12 au 14 Carcassonne, visite de la cité et des environs.
du 14 au 16 août Toulouse. Visite des Abattoirs, un lieu dédié à l'art contemporain. Nous partons le 16 août au matin, retour vers Montréal.
Merci de partager vos impressions!
Circuit San Francisco, Route 1, parcs et Las Vegas English translation pending
Bonjour ,
Nous souhaitons partir à la mi juillet pour 21 jours dans l'ouest américain cela est un peu une organisation en "dernière minute" mais l'occasion se présente nous la saisissons. Nous avons 2 enfants de 9 et 8 ans qui ont l'habitude de voyager , ils sont plutôt cool sauf lors des longs trajets en voiture....ils ne sont pas "fan"
Nous aimerions un itinéraire où l'on reste tout de même , à certains moments du circuit, quelques jours au même endroit.
De préférence une arrivée à San Francisco , découvrir la côte pacifique , voir des séquoias , 1 ou 2 parcs et finir à Las Vegas
Nous pensions 4/ 5 jours à San Francisco . Plutot essayer de loger dans quel quartier ? Ensuite nous pensions une location de voiture dès le début du séjour d'après des conseils de forumeur. La côte pacifique combien de jours pour découvrir ? Quels sont les points forts à découvrir ? Jusqu'où est il intéressant de descendre sur la côte ? ( nous ne souhaitons pas découvrir los angeles) Ou s'arrêter pour dormir ?
Pour aller à Las Vegas plutôt quelle route pour découvrir 1 ou 2 parcs ? Lesquels privilégier ? Nous ne pouvons faire de grandes randonnées. En juillet ne fera t'il pas avec des enfants trop chaud pour certains parcs ?
Et finir par Las Vegas pour 4/5 jours pour nous il s'agit plus de finir le séjour en alliant découverte de Las Vegas , hôtel avec piscine et faire 1 ou 2 spectacles.
Les billets d'avion ne sont pas encore réservés. Ils seront au départ de Montreal
Si vous avez d'autres suggestions ou des conseils n'hésitez pas.
Merci de votre aide
Nous souhaitons partir à la mi juillet pour 21 jours dans l'ouest américain cela est un peu une organisation en "dernière minute" mais l'occasion se présente nous la saisissons. Nous avons 2 enfants de 9 et 8 ans qui ont l'habitude de voyager , ils sont plutôt cool sauf lors des longs trajets en voiture....ils ne sont pas "fan"
Nous aimerions un itinéraire où l'on reste tout de même , à certains moments du circuit, quelques jours au même endroit.
De préférence une arrivée à San Francisco , découvrir la côte pacifique , voir des séquoias , 1 ou 2 parcs et finir à Las Vegas
Nous pensions 4/ 5 jours à San Francisco . Plutot essayer de loger dans quel quartier ? Ensuite nous pensions une location de voiture dès le début du séjour d'après des conseils de forumeur. La côte pacifique combien de jours pour découvrir ? Quels sont les points forts à découvrir ? Jusqu'où est il intéressant de descendre sur la côte ? ( nous ne souhaitons pas découvrir los angeles) Ou s'arrêter pour dormir ?
Pour aller à Las Vegas plutôt quelle route pour découvrir 1 ou 2 parcs ? Lesquels privilégier ? Nous ne pouvons faire de grandes randonnées. En juillet ne fera t'il pas avec des enfants trop chaud pour certains parcs ?
Et finir par Las Vegas pour 4/5 jours pour nous il s'agit plus de finir le séjour en alliant découverte de Las Vegas , hôtel avec piscine et faire 1 ou 2 spectacles.
Les billets d'avion ne sont pas encore réservés. Ils seront au départ de Montreal
Si vous avez d'autres suggestions ou des conseils n'hésitez pas.
Merci de votre aide
Marrakech, c’est le souk! English translation pending
Tout juste rentré d’une semaine à Marrakech, je viens par ce post vous livrer mes impressions sur cette escapade marocaine. Je tiens à préciser, me concernant, qu’il s’agissait de ma toute première expérience en terre africaine.
Préparation
Je me suis procuré très rapidement mon duo fétiche « Un grand week-end à » et le « Cartoville ».
Vols
Aller et retour avec Ryanair. Réservés mi-novembre, 682€ pour 4 (2 adultes et 2 marmots)
Logement
Au début j’avais en tête de dénicher un riad, mais finalement mon choix s’est porté sur la location d’un appartement. Un T1 de 60m² situé dans le Gueliz, quartier moderne « à l’européenne », idéalement situé dans la ville pour rallier facilement la Médina, la Place Jemaa el Fna et l’aéroport de Ménara, bref le top ! Déniché au feeling (comme d’habitude) sur Homelidays. 40€ la nuitée, proche d’une supérette et d’un bureau de change, c’est ce que j’appelle un bon plan.
Voici le lien vers l’annonce : https://www.homelidays.com/hebergement/p6189765
Transports
Sur les bons conseils d’un collègue de travail, habitué des escapades marrakchies, nous avons fait appel, pour les trajets entre l’aéroport et notre logement, à une compagnie de transport. Très appréciable le mini-van, surtout pour le retour (vol à 6h45 pour regagner Marseille…), avec 2 enfants tirés du sommeil à 2h du mat et de multiples bagages encombrants. 15€ à l’aller, idem pour le retour. Les taxis, nous les avons utilisés par simple confort, quand nous en avions marre de parcourir à pieds le trajet Gueliz-Jemaa el Fna, c’est-à-dire assez rapidement. Au tarif de 20 à 30 MAD la course, on ne s’est guère privés des voitures couleur moutarde. Enfin, nous n’avons pas manqué de nous offrir, à deux reprises, une balade de 45 minutes en calèche dans le dédale de la Medina. 200 MAD la première fois et 180 la seconde, on aurait sûrement plus marchander davantage, mais niveau tarif ça restait raisonnable.
Monnaie et change
J’avais troqué 50 € contre 500 MAD avant le départ, histoire de ne pas débarquer au Maroc les poches vides. Sur place, nous avons trouvé un bureau de change très intéressant, 10.83 MAD pour 1 €. Voici l’adresse : TAHA CHANGE, Résidence Salma, rue Ouadi Naffis (Gueliz).
Cuisine
Niveau nourriture, je suis de base très difficile, et lorsque je voyage je ne m’aventure que trop rarement à manger « local ». Une fois n’est pas coutume, je me suis vite laissé déborder par la tentation « couscous ». Ce ne fut pas une réussite à chaque fois, mais voici les deux restaurants dans lesquels je me suis régalé :
CAFE ROUGE, 38 rue El Ksour : http://www.rougecafemarrakech.com
LA TERRASSE BEN YOUSSEF, 89 rue Sidi Abdellaziz
Nous avons aussi testé un soir le stand « Chez Aïcha » qui est semble-t-il le plus réputé de Jamaa. C’est bon et pas cher, mais sans plus. Par contre au niveau du service, c’est l’usine. On ne vous chasse pas mais dès que vous quittez vos fesses du banc on replace immédiatement de nouveaux estomacs à satisfaire.
La ville
Habitués des grandes métropoles (ou capitales) européennes, je m’attendais à être dépaysé, et je l’ai été. Dans certains quartiers, on a l’impression que le temps s’est arrêté.
Par ailleurs, j’ai été sidéré par la circulation, totalement désorganisée. On prend peur lorsque l’on assiste au défilé des taxis, mobylettes, vélos, autobus et calèches qui se côtoient dangereusement sur le bitume. Un chauffeur de taxi nous a dit que pour conduire à Marrakech, il ne fallait pas avoir du sang froid, mais du sang congelé ! Etre un piéton à Marrakech est un enfer, les clous et les panneaux de signalisation n’étant là que pour la déco.
Autre difficulté, se repérer dans la Medina. Même le plus précis des GPS ne nous aurait été d’aucune utilité, alors nous avec notre modeste Cartoville en main, vous pensez bien. Se programmer un itinéraire de visite dans la Medina est peine perdue, et nous l’avons finalement compris. On ne se balade pas dans le dédale des innombrables rues et passages, on s’y perd. Même les locaux avaient du mal à nous expliquer comment aller d’un point à un autre…
Enfin, déambuler en toute sécurité dans les souks, avec une poussette et deux enfants en bas âge est une horreur ! Car le piéton, ici non plus, n’est pas à la fête. Ici règne la terreur du deux-roues, surtout lorsqu’il est motorisé et qu’il ne se prive pas de faire résonner son klaxon dans l’étroit passage pour se frayer un chemin dans la foule. Ce fut pour nous un stress permanent.
Contact avec les Marrakchis
On a souvent eu du mal avec les petites attentions, ne sachant pas si elles étaient « gratuites » ou intéressées. Personnellement cela m’a souvent gêné.
Par ailleurs, dans les souks et sur Jamma El Fna, je fus vite échaudé par les vendeurs qui, à tour de rôle, tentaient de m’alpaguer et de m’attirer dans leurs échoppes. Je n’osais même plus regarder quoi que ce soit sur les devantures de peur de me faire attraper au passage. Moi qui d’ordinaire ne supporte pas d’être « pisté » par un vendeur dans un magasin…
Le marchandage, bien qu’il soit pratique courante à Marrakech, me mettait aussi parfois mal à l’aise. Quand tu ne connais pas les tarifs pratiqués, tu ne sais jamais si tu te fais arnaquer ou si tu as usé de ton « pouvoir » pour obtenir le prix le plus bas et ainsi obligé le vendeur à brader sa marchandise ou son service. J’avais lu le témoignage sur VF d’une personne qui avait acheté un tapis pour 20 euros. L’objet lui avait tapé dans l’œil et elle trouvait le prix correct, elle ne s’était donc pas posé plus de questions que ça. C’est ce que j’ai essayé de garder en tête une fois sur place.
Enfin, les photos ! Sujet intéressant. Là aussi, averti par VF sur la question, j’avais pris mes précautions et je demandais au préalable l’autorisation, généralement accordée. On ne m’a jamais réclamé d’argent contre un cliché, excepté sur Jamaa El Fna lorsque je voulu shooter les serpents.
Déroulement du séjour
Les visites étaient, comme je le fais souvent, programmées géographiquement par mes guides papier. Bon, c’était une fausse bonne idée. Pour les raisons citées plus haut, il faut errer dans la Medina, et non partir absolument en quête de tel ou tel monument. Sur les 6 jours pleins sur place, nous avions prévu 5 jours à Marrakech et une journée d’excursion dans la vallée de l’Ourika. Une fois arrivés, nous avons modifié ce planning, car la pluie était prévue pour le lendemain et nous pensions d’ores et déjà avoir perdu une journée. Ce qui ne fut pas le cas puisque malgré un ciel menaçant et quelques rares averses, nous avons pu explorer le Jardin Majorelle. Finalement, à trop « chercher » dans la Medina, nous avons perdu du temps et de la patience. Certes, on aurait pu se réserver l’excursion pour le dimanche, veille de notre départ, mais c’était trop risqué au niveau du timing, car il aurait fallu boucler les bagages et se taper le ménage de l’appartement le soir en rentrant d’Ourika...
Quelques exemples de tarifs
Pour une course en taxi entre Gueliz et Jamaa El Fna, comptez en journée 20 à 30 MAD, 40 grand max. Dans les 50 à la nuit tombée.
Pour déguster un couscous en terrasse panoramique, ça peut aller de 40 MAD au double, mais ce n’est pas forcément le plus cher qui est le meilleur !
Siroter un jus de fruit ou un soda en terrasse, 10 à 15 MAD.
Pour la calèche, cela dépend de la durée de la promenade. Je dirais qu’il faut compter 150 MAD pour 20 à 30 minutes, selon vos talents de négociateur. Faire jouer la concurrence, parfois féroce entre les prestataires. Les tarifs sont normalement affichés dans la calèche, mais ils ne mentionnent pas la durée de la balade.
Tarifs pour les sites : Palais Bahia 10 MAD, Palais Badi 10 MAD, Tombeaux Saadiens 10 MAD, Jardin Majorelle 70 MAD. Gratuit pour les enfants mais aucune réduction pour les personnes handicapées.
Conclusion et conseils
La ville m’a plu, sans plus. Traffic routier totalement anarchique, atmosphère poussiéreuse et circulation intempestive dans les souks, Marrakech n’est pas une ville que je conseillerais pour une escapade familiale, en particulier avec des enfants en bas âge.
Dans la Medina, il faut errer, se laisser guider par son intuition, faire preuve de curiosité, et ne pas chercher forcément à suivre un parcours préalablement tracé qui, au final, ne vous sera d’aucune utilité dans le labyrinthe des rues, souvent dépourvues de noms et de numérotation.
Avec les vendeurs ou rabatteurs, qui peuvent être un peu oppressants (voire un peu lourds), il faut savoir alterner entre patience et fermeté.
Ce n’est pas une ville où j’aurais envie de revenir, sinon comme point de départ d’excursions en étoile dans la région. Mon petit regret est de n’avoir pas respecté le programme initialement prévu et d’avoir renoncé à la journée dédiée à la vallée de l’Ourika.
Je tiens à remercier celles et ceux qui ont répondu à mes questions sur le forum et donné des infos pour la préparation de mon séjour. En espérant que mon petit compte-rendu puisse être utile aux futurs visiteurs de la « ville ocre ».
Stef
PS : Je posterai mes plus jolis clichés ultérieurement 🙂
Préparation
Je me suis procuré très rapidement mon duo fétiche « Un grand week-end à » et le « Cartoville ».
Vols
Aller et retour avec Ryanair. Réservés mi-novembre, 682€ pour 4 (2 adultes et 2 marmots)
Logement
Au début j’avais en tête de dénicher un riad, mais finalement mon choix s’est porté sur la location d’un appartement. Un T1 de 60m² situé dans le Gueliz, quartier moderne « à l’européenne », idéalement situé dans la ville pour rallier facilement la Médina, la Place Jemaa el Fna et l’aéroport de Ménara, bref le top ! Déniché au feeling (comme d’habitude) sur Homelidays. 40€ la nuitée, proche d’une supérette et d’un bureau de change, c’est ce que j’appelle un bon plan.
Voici le lien vers l’annonce : https://www.homelidays.com/hebergement/p6189765
Transports
Sur les bons conseils d’un collègue de travail, habitué des escapades marrakchies, nous avons fait appel, pour les trajets entre l’aéroport et notre logement, à une compagnie de transport. Très appréciable le mini-van, surtout pour le retour (vol à 6h45 pour regagner Marseille…), avec 2 enfants tirés du sommeil à 2h du mat et de multiples bagages encombrants. 15€ à l’aller, idem pour le retour. Les taxis, nous les avons utilisés par simple confort, quand nous en avions marre de parcourir à pieds le trajet Gueliz-Jemaa el Fna, c’est-à-dire assez rapidement. Au tarif de 20 à 30 MAD la course, on ne s’est guère privés des voitures couleur moutarde. Enfin, nous n’avons pas manqué de nous offrir, à deux reprises, une balade de 45 minutes en calèche dans le dédale de la Medina. 200 MAD la première fois et 180 la seconde, on aurait sûrement plus marchander davantage, mais niveau tarif ça restait raisonnable.
Monnaie et change
J’avais troqué 50 € contre 500 MAD avant le départ, histoire de ne pas débarquer au Maroc les poches vides. Sur place, nous avons trouvé un bureau de change très intéressant, 10.83 MAD pour 1 €. Voici l’adresse : TAHA CHANGE, Résidence Salma, rue Ouadi Naffis (Gueliz).
Cuisine
Niveau nourriture, je suis de base très difficile, et lorsque je voyage je ne m’aventure que trop rarement à manger « local ». Une fois n’est pas coutume, je me suis vite laissé déborder par la tentation « couscous ». Ce ne fut pas une réussite à chaque fois, mais voici les deux restaurants dans lesquels je me suis régalé :
CAFE ROUGE, 38 rue El Ksour : http://www.rougecafemarrakech.com
LA TERRASSE BEN YOUSSEF, 89 rue Sidi Abdellaziz
Nous avons aussi testé un soir le stand « Chez Aïcha » qui est semble-t-il le plus réputé de Jamaa. C’est bon et pas cher, mais sans plus. Par contre au niveau du service, c’est l’usine. On ne vous chasse pas mais dès que vous quittez vos fesses du banc on replace immédiatement de nouveaux estomacs à satisfaire.
La ville
Habitués des grandes métropoles (ou capitales) européennes, je m’attendais à être dépaysé, et je l’ai été. Dans certains quartiers, on a l’impression que le temps s’est arrêté.
Par ailleurs, j’ai été sidéré par la circulation, totalement désorganisée. On prend peur lorsque l’on assiste au défilé des taxis, mobylettes, vélos, autobus et calèches qui se côtoient dangereusement sur le bitume. Un chauffeur de taxi nous a dit que pour conduire à Marrakech, il ne fallait pas avoir du sang froid, mais du sang congelé ! Etre un piéton à Marrakech est un enfer, les clous et les panneaux de signalisation n’étant là que pour la déco.
Autre difficulté, se repérer dans la Medina. Même le plus précis des GPS ne nous aurait été d’aucune utilité, alors nous avec notre modeste Cartoville en main, vous pensez bien. Se programmer un itinéraire de visite dans la Medina est peine perdue, et nous l’avons finalement compris. On ne se balade pas dans le dédale des innombrables rues et passages, on s’y perd. Même les locaux avaient du mal à nous expliquer comment aller d’un point à un autre…
Enfin, déambuler en toute sécurité dans les souks, avec une poussette et deux enfants en bas âge est une horreur ! Car le piéton, ici non plus, n’est pas à la fête. Ici règne la terreur du deux-roues, surtout lorsqu’il est motorisé et qu’il ne se prive pas de faire résonner son klaxon dans l’étroit passage pour se frayer un chemin dans la foule. Ce fut pour nous un stress permanent.
Contact avec les Marrakchis
On a souvent eu du mal avec les petites attentions, ne sachant pas si elles étaient « gratuites » ou intéressées. Personnellement cela m’a souvent gêné.
Par ailleurs, dans les souks et sur Jamma El Fna, je fus vite échaudé par les vendeurs qui, à tour de rôle, tentaient de m’alpaguer et de m’attirer dans leurs échoppes. Je n’osais même plus regarder quoi que ce soit sur les devantures de peur de me faire attraper au passage. Moi qui d’ordinaire ne supporte pas d’être « pisté » par un vendeur dans un magasin…
Le marchandage, bien qu’il soit pratique courante à Marrakech, me mettait aussi parfois mal à l’aise. Quand tu ne connais pas les tarifs pratiqués, tu ne sais jamais si tu te fais arnaquer ou si tu as usé de ton « pouvoir » pour obtenir le prix le plus bas et ainsi obligé le vendeur à brader sa marchandise ou son service. J’avais lu le témoignage sur VF d’une personne qui avait acheté un tapis pour 20 euros. L’objet lui avait tapé dans l’œil et elle trouvait le prix correct, elle ne s’était donc pas posé plus de questions que ça. C’est ce que j’ai essayé de garder en tête une fois sur place.
Enfin, les photos ! Sujet intéressant. Là aussi, averti par VF sur la question, j’avais pris mes précautions et je demandais au préalable l’autorisation, généralement accordée. On ne m’a jamais réclamé d’argent contre un cliché, excepté sur Jamaa El Fna lorsque je voulu shooter les serpents.
Déroulement du séjour
Les visites étaient, comme je le fais souvent, programmées géographiquement par mes guides papier. Bon, c’était une fausse bonne idée. Pour les raisons citées plus haut, il faut errer dans la Medina, et non partir absolument en quête de tel ou tel monument. Sur les 6 jours pleins sur place, nous avions prévu 5 jours à Marrakech et une journée d’excursion dans la vallée de l’Ourika. Une fois arrivés, nous avons modifié ce planning, car la pluie était prévue pour le lendemain et nous pensions d’ores et déjà avoir perdu une journée. Ce qui ne fut pas le cas puisque malgré un ciel menaçant et quelques rares averses, nous avons pu explorer le Jardin Majorelle. Finalement, à trop « chercher » dans la Medina, nous avons perdu du temps et de la patience. Certes, on aurait pu se réserver l’excursion pour le dimanche, veille de notre départ, mais c’était trop risqué au niveau du timing, car il aurait fallu boucler les bagages et se taper le ménage de l’appartement le soir en rentrant d’Ourika...
Quelques exemples de tarifs
Pour une course en taxi entre Gueliz et Jamaa El Fna, comptez en journée 20 à 30 MAD, 40 grand max. Dans les 50 à la nuit tombée.
Pour déguster un couscous en terrasse panoramique, ça peut aller de 40 MAD au double, mais ce n’est pas forcément le plus cher qui est le meilleur !
Siroter un jus de fruit ou un soda en terrasse, 10 à 15 MAD.
Pour la calèche, cela dépend de la durée de la promenade. Je dirais qu’il faut compter 150 MAD pour 20 à 30 minutes, selon vos talents de négociateur. Faire jouer la concurrence, parfois féroce entre les prestataires. Les tarifs sont normalement affichés dans la calèche, mais ils ne mentionnent pas la durée de la balade.
Tarifs pour les sites : Palais Bahia 10 MAD, Palais Badi 10 MAD, Tombeaux Saadiens 10 MAD, Jardin Majorelle 70 MAD. Gratuit pour les enfants mais aucune réduction pour les personnes handicapées.
Conclusion et conseils
La ville m’a plu, sans plus. Traffic routier totalement anarchique, atmosphère poussiéreuse et circulation intempestive dans les souks, Marrakech n’est pas une ville que je conseillerais pour une escapade familiale, en particulier avec des enfants en bas âge.
Dans la Medina, il faut errer, se laisser guider par son intuition, faire preuve de curiosité, et ne pas chercher forcément à suivre un parcours préalablement tracé qui, au final, ne vous sera d’aucune utilité dans le labyrinthe des rues, souvent dépourvues de noms et de numérotation.
Avec les vendeurs ou rabatteurs, qui peuvent être un peu oppressants (voire un peu lourds), il faut savoir alterner entre patience et fermeté.
Ce n’est pas une ville où j’aurais envie de revenir, sinon comme point de départ d’excursions en étoile dans la région. Mon petit regret est de n’avoir pas respecté le programme initialement prévu et d’avoir renoncé à la journée dédiée à la vallée de l’Ourika.
Je tiens à remercier celles et ceux qui ont répondu à mes questions sur le forum et donné des infos pour la préparation de mon séjour. En espérant que mon petit compte-rendu puisse être utile aux futurs visiteurs de la « ville ocre ».
Stef
PS : Je posterai mes plus jolis clichés ultérieurement 🙂
Namibie: le dernier voyage English translation pending
Dernier voyage peut-être, dernier en date en tout cas. 😛
Pour ce troisième épisode, nous avions décidé de louer un seul 4x4 avec une remorque (je rappelle que nous voyageons à six avec nos quatre enfants et que notre premier voyage s'était déroulé en camping-car, le second avec deux 4x4 et tentes de toit). C'était un choix un peu par dépit, pour six il n'y a pas beaucoup de possibilités...
Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...


Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.
Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.
Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.
Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.


Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !

Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.

C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...
Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...

Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.

Notre équipage :

Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏

Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.

Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.



Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.

Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !

Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".


Le 24 septembre 2015 Notre troisième voyage en Namibie a débuté par une journée à Johannesburg car notre vol de la Réunion arrivait à 10h du matin et nous repartions pour Windhoek le lendemain matin très tôt. Nous nous sommes installés à notre désormais habituel Emerald Guest House puis nous avons pris la navette pour un mall, un grand centre commercial où nous avons déjeuner dans un Spur, une sorte de resto à l'Américaine mais qui offre aussi sur sa carte des salades et des plats de légumes. Le programme pour l'après-midi avait été décidé depuis longtemps, ce serait patinoire. Par contre, j'étais persuadée que c'était une patinoire synthétique, nous étions donc partis sans pull. Et en fait c'est une vraie patinoire en glace, nous avons fait un saut dans le magasin Woolworth d'à côté et les garçons ont acheté des pulls d'uniforme d'écolier...


Les garçons faisaient leurs premiers pas sur la glace, l'ambiance était mixte et très conviviale, nous avons passé un très bon moment.Nous avons ensuite acheté de quoi manger puis sommes rentrés par la navette et avons déjeuné dans notre appartement.
Le 25 septembre 2015 Nous nous sommes levés très tôt car nous prenions l'avion à 8h. Nous avons petit-déjeuner dans le hall de l'aéroport, notre hôtel nous fournissait un petit dèj à emporter.
Après un vol rapide et sans encombre, nous avons récupéré notre véhicule à l'aéroport de Windhoek. Il manquait des duvets et le 7ème siège qui aurait dû être enlevé pour nous faire de la place était toujours dans la voiture. Nous avons attendu longtemps sur le parking d'un centre commercial que des gars apportent les duvets. Pour le siège à enlever, nous avons abandonné... Nous avons aussi laissé tomber pour les bouteilles de gaz qui nous semblaient plutôt vides. (nous le regretterons). En attendant, j'ai fait un gros plein de courses et acheté de quoi manger pour le midi.
Puis nous avons pris la route pour notre première étape, Spreetshoogte Pass. C'est à 17km de l'arrivée que nous avons découvert un panneau qui annonçait que la route abîmée était interdite aux remorques, camions et caravanes. Nous avons donc abandonné l'étape et décidé de retourner (comme trois ans auparavant) dormir au camping de Solitaire. C'est en chemin que nous avons croisé le premier varan de nos quatre voyages en Afrique Australe.


Nous avons même traversé une flaque d'eau, incroyable en cette saison !

Arrivés à Solitaire, nous avons fait notre premier déballage de tente pendant le coucher de soleil.

C'est en voulant préparer le repas que nous avons découvert qu'une de nos deux bouteilles de gaz était bien vide et que les deux brûleurs étaient foutus... Nous avons été aidés par le tenancier du camping qui malheureusement ne pouvait pas grand chose pour nous, bien qu'il ait tenté de nettoyer les brûleurs, sans résultat. Le 26 septembre La matinée a été en partie consacrée à cette histoire de gaz, à tenter de régler le problème au téléphone avec le loueur de voiture, aidés de nouveau par le type du camping. Nous avons rendez-vous pour un changement de bouteilles de gaz dans deux jours à Sesriem. En attendant nous cuisinerons au bois...

Pendant la matinée, nous avons le spectacle du petit hélico qui atterrit et vient faire le plein à la station, c'est assez incroyable...

Dernier regard sur Solitaire, sa boutique et son tableau indiquant la faible pluviométrie.


Notre équipage :

Promis, on essaiera de ne pas mourir trop vite... 😏

Nous prenons la route du sud et nous nous arrêtons sur la route au niveau de Sesriem où nous ne trouvons pas de gaz mais un nouveau brûleur. Et nous croisons un hôtel spa de luxe, installé au milieu de nulle part.

Nous augmentons notre collection de panneaux animaliers.



Nous arrivons au Namibrand family Hideout où nous allons passer deux nuits. Nous nous sommes reçus par Titus, l'homme à tout faire des lieux, qui nous aide à détacher la remorque après nous avoir indiqué notre emplacement et nous expliquer le tracé de la piste dans le domaine.

Nous avons un emplacement pour nous seuls avec sanitaires et coin évier et de l'ombre pour le déjeuner. Il y a deux emplacements en tout, très loin l'un de l'autre... On est bien !

Une fois le campement installé, nous partons profiter du coucher de soleil dans les dunes, juste derrière "chez nous".


Grand concours de photo – mars 2016 « Mon Village / Ma Ville / Ma Région » English translation pending
Mon Village / Ma Ville / Ma Région
Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.
Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.
Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !
Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.
Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !
Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.
Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.
« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.
« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.
Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.
La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.
Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.
La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.
La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !
Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).
Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.
Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).
Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.
Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.
Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/
Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
Comptez sur un mec qui marche déjà la tête à l’envers pour venir avec l’idée de prendre l’essence de ce concours… à l’envers ! Cette fois, il ne s’agit pas de proposer des clichés de voyages à l’étranger avec un thème précis mais plutôt de nous faire découvrir votre propre environnement, celui que vous côtoyez la plus grande partie de l’année, celui que l’on finit presque par oublier qu’il existe, celui auquel on souhaite parfois même échapper en partant découvrir d’autres horizons.
Ce mois-ci, je vous propose de découvrir ou de redécouvrir les lieux proches de chez vous et de nous les faire découvrir afin de nous donner l’envie de venir les voir de plus près. Je vous nomme ambassadeurs/ambassadrices de votre village, de votre ville, de votre région (province/canton/état). Carrément ! A vous de nous le ou les présenter au travers de votre regard.
Deux cas de figure : Le Village/ la Ville/ la Région de votre naissance, Le Village/ la Ville/ la Région où vous résidez actuellement.
Aucun de ces deux cas de figure n’est exclusif, c’est-à-dire que vous pouvez proposer une, deux ou trois photos pour l’un ou/et l’autre de ces deux cas de figure. Limpide non !
Cerise sur le gâteau : Zéro restriction sur le thème de la photo, aucun hors sujet en ce qui me concerne. (une éventuelle censure n’est pas de mon ressort mais de celui du webmaster) Le clocher de l’église, la devanture de la boulangerie, le visage de la charcutière, un monument, une terrasse de café, un arbre, des champs, une chaine de montagnes, une station de métro, un musée, un mur, un château, une fanfare, une fête, un artiste de rue, un détail, une vue panoramique, le banc de votre premier baiser… la liste est infinie.
Cadeau empoisonné : Cette liberté totale risque d’être enivrante mais aussi d’être paralysante puisque tous les thèmes sont permis et qu’il n’y a pas de garde-fou. Je vous lâche dans le grand bain et sans bouée par-dessus le marché !
Mes souhaits : Le premier est celui de vous faire sortir de la maison et d’arpenter les rues de votre village/ville ou les chemins de votre région avec votre appareil photo en bandoulière. Prenez l’air, humez le Printemps qui arrive (enfin ça c’est pour certains !), posez un nouveau regard à ce qui vous entoure. Vaste programme et surtout aucune excuse possible ! Et puis, il est également temps de donner une chance à ceux qui ne partent pas (pour diverses raisons) vers des destinations lointaines.
Le deuxième souhait est que vous vous révéliez… un peu, beaucoup, passionnément. D’en connaitre un peu plus sur qui se cache derrière les pseudos. De savoir d’où vous venez, pourquoi vous habitez à tel endroit et qu’est-ce qui fait que vous aimez un lieu en particulier. J’espère que vous serez nombreux à partager vos photos et tout aussi nombreux à me rejoindre sur le fil de la discussion et surtout qu’il y aura plein de bavardes et de bavards.
« Mais c’est un véritable détournement du concours cette histoire ! » diront les puristes de ce concours de photos. Peut-être, surement même ! Mais en ce me concerne, les photos ne seront ce mois-ci qu’une excuse pour découvrir d’autres regards sur le monde qui nous entoure. Je n’ai pas ni le don ni la passion photographique, j’aime prendre des photos ici et là juste pour me faire des souvenirs, tant mieux quand elles sont réussies. Je l’avoue, mon intérêt cette fois est d’en profiter pour connaitre un peu mieux ceux et celles… derrière l’objectif. Mais rassurez-vous, les discrets et les timides pourront le rester en toute quiétude et pourront se concentrer sur leurs talents photographiques pour que nous puissions tous admirer et envier le résultat de leur travail.
« Ah ouais mais ceux qui habitent à l’étranger ont un avantage, c’est pas juste ça ! » Taratata, tous les expatriés n’habitent pas dans des paradis exotiques, votre village/ville/région contient aussi des merveilleux endroits, des perles cachées… à vous de les découvrir et de donner ainsi le mal du pays à ces expatriés.
Le dernier souhait est que ce concours ne s’essouffle pas, bien au contraire qu’il rassemble davantage de participants. J’espère donc que le sujet de ce mois-ci va permettre de ratisser large, de faire revenir ceux qui se seraient égarés et peut-être même de faire changer d’avis ceux qui auraient des envies de s’égarer !!! Je compte sur vous pour rameuter les autres et je compte également sur le webmaster pour donner plus de proéminence à ce concours en le rendant plus visible sur le site.
La mission du mois : Prouver que le Voyage, l’Aventure et la Découverte commencent bien au coin de la rue et nous donner l’envie de venir… chez vous ! Bonnes balades donc et bonne chance.
Les modalités du concours : Attention, à titre exceptionnel, je me permets deux petites modifications et j’espère que Lahaut (l’investigateur de ces magnifiques concours) ne m’en voudra pas de trop.
La première concerne les heures de fermeture du concours et du vote. Ras-le-bol d’avoir comme référence l’heure de Paris. Cette fois, ce sera l’heure de… Pyongyang, (eh oui j’ose !) Quand il est midi à Londres (GMT – Greenwich Mean Time), il est 13h à Paris (GMT+1h), il est seulement 07h à Montréal (GMT-5h) mais il est déjà 20h30 (GMT+8.30) à Pyongyang (depuis que le Grand Leader en a décidé ainsi en Aout 2015 !). Voilà bien un truc qui va vous faire travailler les méninges.
La seconde modification celle-ci me tient à cœur depuis mes premières participations à ce concours de photos. N’ayant pas lu les instructions concernant l’attribution des points (eh oui j’suis comme ça !), j’avais donné un ½ point (un demi-point) à chacune des deux photos que je n’arrivais pas à départager pour la troisième place. Gros froncements de sourcils de la part de quelques-uns ! C’est qui cet inconnu qui crée l’embrouille ? Je suis donc rentré dans les rangs en me promettant que si un jour je gagnais ce concours, je modifierais cette règle car combien de fois j’ai (nous avons) agonisé au moment du vote et éliminer un participant pour un petit rien. Je remarque que c’était également le cas pour Masterpo cette fois-ci !
Eh bien en Mars je fais ce qui me plait (mon anniversaire étant le 21 Mars). Donc exceptionnellement, si vous hésitez entre deux photos pour la troisième place du podium (et uniquement pour la troisième place), je vous autorise à attribuer deux fois un ½ point (un demi-point) (tiens, je me découvre un coté rebelle, un peu Grand Leader sur les bords !).
Je récapitule vous pouvez poster jusqu'à trois photos (prises par vous-même uniquement), chacune dans un message différent, en indiquant leur numéro (1, 2 ou 3). Toutes les explications concernant ces photos sont plus que bienvenues.
Vous avez jusqu'au Vendredi 25 Mars 2016, 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)) pour présenter vos œuvres. Alors le vote pourra commencer et se terminera le Jeudi 30 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)).
Vous voterez pour trois (ou quatre) photos maximum (et minimum), en indiquant clairement le nom du participant choisi suivi du numéro de sa photo. La première photo de votre vote se verra attribuer trois points, la seconde deux et la troisième un seul. Toutefois, il vous sera possible de placer deux exæquos pour la troisième place. Auquel cas, les deux photos placées à la troisième place se verront attribuer un ½ point (un demi-point) chacune.
Les votes comportant plus de quatre photos ne seront pas pris en compte. Le gagnant est celui qui aura proposé la photo obtenant le plus de points. En cas d'exæquos, le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité parfaite, le gagnant sera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre. Ce vainqueur aura alors la lourde tâche de choisir un thème à son tour pour le concours d’Avril 2016 qu'il organisera. Les exæquos à une autre place que la première ne seront pas départagés. Enfin, il n'est nul besoin de participer au concours pour voter. Merci de ne poster sur ce fil que des photos pour le concours, puis à compter du Vendredi 25 Mars à 07h30 (heure de Pyongyang (GMT + 8h30)), uniquement les votes.
Un fil de discussions autour de ce concours est ouvert ici : voyageforum.com/...-ma-region-d7387900/
Photorama: photos.google.com/...d3EzSlNVYjJlck5KN2lB
Compte-rendu Magica Couleur des Tropiques & Perles des Antilles du 23 janv au 7 février English translation pending
Bonjour
De retour de cet enchainement de 2 croisières je laisse libre a chacun de donner ici ses impressions et combines pour les futurs croisiéristes du Costa Magica
un r coucou 😉 pour tous ceux que nous avons croisés et côtoyés pendant ces 15 jours
merci à ceux qui nous ont rejoints et ont partagé les excursions communes VF
à Bientôt
De retour de cet enchainement de 2 croisières je laisse libre a chacun de donner ici ses impressions et combines pour les futurs croisiéristes du Costa Magica
un r coucou 😉 pour tous ceux que nous avons croisés et côtoyés pendant ces 15 jours
merci à ceux qui nous ont rejoints et ont partagé les excursions communes VF
à Bientôt
Choix des îles pour notre voyage de 12 jours aux Açores English translation pending
Bonjour à tout le monde,
Nous comptons partir du 4 au 16 Août aux Açores. Malgré toutes nos recherches (Petit futé Açores, Carnet de voyage de l'un des membre de ce forum, diverses discussions lues et relues) nous n'arrivons pas à nous décider sur le choix des îles. Nous partons donc 12 jours, nous comptons marcher, se baigner, visiter, découvrir mais sans courir partout (nous nous sommes fixer 2 ou 3 îles grand max).
A vrai dire nous avons penser au triangle San Jorge, Faial, Pico. Mais on pense aussi a SanMiguel-Santa Maria (très peu de renseignements sur cette dernière qui pourtant à l'air magnifique).
Nous avons un petit budget mais surement prêts à prendre le Airpass à 120E pour 4 vols inter-îles.
Voilà, si vous pouviez nous aider un petit peu ce serait bienvenu !
Merci à vous :)
Voilà, si vous pouviez nous aider un petit peu ce serait bienvenu !
Merci à vous :)
La Réunion avec trois générations English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un séjour à la reunion qui n'aura lieu qu'en février prochain à cause de problème de santé. Je souhaite faire un voyage familiale et emmener ma belle mère qui n ’ a jamais voyagé. Elle adore la randonnée, mais ce sera une surprise donc je ne peux pas , à consulter et doit donc prévoir tout toute seule. Il y aura aussi mon fils de 7 ans au départ marcheur, mais pas trop quand même. Je voudrai que chacun y trouve son compte. La plage pour le petit et la randonnée pour les grands. Ne connaissant rien de cette île quelles randonnées me conseilleriez vous au départ de St gilles (et ses environs) à faire avec le petit et à faire sans lui ( un adulte retrait avec lui les deux autres feraient de la rando en alternance) ?
Faut il envisager un pied à terre ou plutôt un à l ’ est et l ’ autres l'ouest?
Nous partirons 2 semaines. Merci d’avance
Nous partirons 2 semaines. Merci d’avance
Southwest America: Canyons - Mesas et Pueblos automne 2015 English translation pending
Vendredi 18 septembre : Lyon - Denver
Une pluie fine mais tenace nous surprend au départ (très) matinal de l’hôtel réservé à proximité de Lyon St Exupéry. L’embarquement pour Denver via Francfort est programmé tôt ce matin et nous n’avons voulu prendre aucun risque ; par ailleurs la journée qui s’annonce va être très longue (décalage horaire) et les deux heures de sommeil supplémentaire ne sont pas superflues ! 🤪
Toujours sous la pluie, nous nous garons sur le parking de l’aéroport. L’étanchéité toute relative de mon gros sac de voyage va nous réserver quelques « surprises » à notre arrivée à Denver … 😕
Les formalités d’enregistrement sont vite expédiées : nous avions tout anticipé sur internet. Du coup, après les formalités de police dans la foulée nous profitons d’une pause « petit-déj/lecture » bienvenue avant le départ et le vol très rapide pour Francfort sur un vol Lufthansa. Les menaces récurrentes de grève de leurs pilotes ne nous perturbent pas plus que ça !
L’excitation monte doucement … Après un intermède que nous pouvons qualifier de « moyen » l’an dernier au Québec 😕, nous revenons à la maison !🙂🙂🙂
On peut dire en effet que les US (surtout l’Ouest) sont notre tasse de thé, notre madeleine (nos cookies pour faire couleur locale) ! Après les parcs autour de Las Vegas en 2011, le Yellowstone et la partie « North/Central » en 2012, la Californie en 2013 (sans oublier N.Y. en 2009), cette année nous avons programmé une boucle « Denver/Denver ». Au programme : le sud du Colorado, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et l’Utah.
Plus que les grands circuits, nous privilégions le principe des « boucles » qui nous permettent de nous focaliser sur une région et de l’approfondir autant qu’il est possible en 3 semaines.
A noter : ne cherchez pas de carnets de voyages sur nos précédents voyages : celui-ci est le premier ! Les autres viendront par la suite … peut-être ! 😉
Côté organisation, tout roule ! L’habitude de voyager à deux, d’avoir une répartition des rôles parfaitement huilée : à Evelyne toute la partie logistique (résas avion/voiture/hébergements), à moi la programmation, le découpage du circuit … et la longue préparation d’un road book documenté et imagé ! Bien entendu, rien n’est cloisonné et les échanges sont nombreux.
Nos supports « papier » les plus utiles : le Routard, le Guide Vert Michelin et les incontournables cartes routières éditées par une boite Suisse : Hallwag International (site internet « swisstravelcenter.com ») : elles sont juste parfaites pour la préparation et le découpage du circuit et très complémentaires du GPS sur place.
Les forums (Sunset Bd et VoyageForum) nous apportent une aide précieuse ; pour le reste, internet fait tout !
Dès que la destination et la période sont arrêtées (en janvier / février) pour un voyage automnal, Evelyne met des alertes quotidiennes pour les meilleures propositions tarifaires tenant compte d’un vol avec une escale maxi.
Pour ce qui est de la voiture nous la réservons un mois avant de partir. Les hébergements se font au fil de l’eau en fonction du découpage définitif du circuit que nous affinons… jusqu’au dernier moment !
Les étapes :
- Denver / Greenwood Village
- Greenwood Village / Great Sand Dunes National Park
- Great Sand Dunes / Taos
- Taos / Santa Fe
- Santa Fe (Kasha Katuwe Tent Rocks National Monument)
- Santa Fe / Alamagordo (White Sands)
- Alamagordo / Pearce (Chiricahua National Monument)
- Pearce / Tucson
- Tucson (Saguaro National Park)
- Tucson / Globe
- Globe / Sedona (Apache Trail / Tonto National Monument)
- Sedona
- Sedona / Tuba City (Blue Canyon et Coal Mine Canyon)
- Tuba City / Blanding (Natural Bridge National Monument)
- Blanding / Moab (The Needles)
- Moab (Arches)
- Moab (Canyonland)
- Moab / Denver
Le vol au départ de Lyon est « on time », ce qui nous laissera le temps d’embarquer sans stress à Francfort. Nous avons largement le temps d’un petit café tout en admirant le gros navion (un Boeing 747) sur lequel nous allons embarquer. Il est juste en dessous de nous en pleine séance de ravitaillement.

Nous avons réservé nos sièges la veille sur le site de Lufthansa afin d’être correctement placés pour ce long vol. La logistique est en place : e-book pour Evelyne ; pour moi ce sera le 1er tome de la trilogie « le siècle » (la chute des géants) de Ken Follett. Un peu plus de mille pages passionnantes. Je devrais en venir à bout d’ici la fin de notre périple ! Le tout accompagné d'une petite play list i-tunes… 😛

Vol tranquille et tarmac à 15 h 35. Nous sommes en pays connu : lors de notre périple de 2012 nous avions déjà retenu Denver comme base de départ/arrivée. Les formalités sont assez rapides (pas comme à Montréal ! 🏴☠️) et nous récupérons nos bagages avant de prendre le shuttle qui nous emmène en 20’ chez Alamo. Le temps est plutôt doux. Bien que tout ait été réglé avant le départ, le vendeur essaie de nous refourguer 1 ou 2 assurances supplémentaires ; il tente ensuite de nous expliquer que le modèle de voiture que nous avons retenu ne sera pas top pour nous et nos bagages, surtout pour un périple de 3 semaines … Rien n’y fait ! Nous sommes inflexibles. Du coup, feu vert pour aller choisir notre carrosse sur le parking. Nous jetons notre dévolu sur une Jeep Cherokee. Nous voulions a minima un SUV ? Nous aurons un 4x4 😏 ! Comme il y a pas mal de pistes (dont le fameux « Apache trail ») c’est plus sécurisant surtout en cas de temps incertain. Je m’assure de la présence d’une roue de secours et après une rapide prise en main, bagages chargés, GPS activé (j’ai programmé toutes nos étapes avant notre départ), nous filons vers notre destination (Greenwood Village) en direction de Colorado Springs. A priori nous avons fait le bon choix pour le véhicule : très confortable, facile à conduire, spacieux mais d’un gabarit qui reste passe-partout. 😛 Malgré l’excitation, la fatigue commence à se faire sentir… Nous faisons cependant une halte avant l’hôtel pour assurer un premier approvisionnement de base : glacière, gallons d’eau, nourriture pour les pique-niques à venir. Check-in au « Wingate by Wyndham » en fin d’après-midi. L’endroit est plutôt calme et l’hôtel très sympa ; nous disposons d’une grande chambre bien équipée.

L’ouverture de mon sac de voyage me confirme rapidement qu’une partie de la pluie lyonnaise se l’est jouée passagère clandestine ! Très humides les habits… 😠 Du coup c’est le grand déballage pour faire sécher tout ça ! Après un (très) léger encas, dodo bien mérité après cette longue journée.
Samedi 19 septembre : Denver - Great Sand Dunes Décalage horaire oblige, le réveil est (très) matinal … Il est 4 h 30 et difficile de re-fermer l’œil … 🙁 Du coup on passe le temps sur nos bouquins, sur internet, sur le road book tout en surveillant du coin de l’œil l’avancée de l’heure et du top départ vers le petit-déj ! Typiquement américain le buffet ! On retrouve les gros gaufriers, les charcuteries, œufs brouillés et autres pâtisseries… 🙂 sans oublier le « régular » : ce café qu’on peut boire au litre tant il est léger ! Comme en principe nous ne faisons que des pique-niques rapides le midi, nos petits déjeuners sont assez copieux. Check-out vers 8 h 30. En prenant possession de notre voiture, nous voyons un petit lapin qui joue dans la pelouse à quelques mètres de nous. Spectacle assez courant aux US où on a l’impression qu’il n’y a plus de frontières entre ville et campagne. Colorado Springs est à 90 kms et c’est une énorme 2 x 4 voies qui nous y conduit ! Le trafic est intense mais fluide. Notre objectif immédiat est de visiter le parc « Garden of the Gods ». Mérite qu’on s’y arrête si on passe dans le coin, mais pas de faire un détour. Le beau temps et la jolie route qui le traverse nous ont permis une bonne mise en jambes !

Comme il est aux portes de Colorado Springs, que c’est le week-end et qu’il fait très beau, l’affluence est importante. Nous pouvons faire une petite boucle à pied. Nous en profitons pour pique-niquer. L’environnement de roches rouges est assez sympa.

Nous reprenons la route en début d’après-midi et filons directement vers notre première principale étape : le Great Sand Dunes National Park. Nous passons à proximité de Pueblo sans nous arrêter : rien n’indique un quelconque point d’intérêt dans le coin !😕 Une chaleur lourde règne et le ciel se couvre de plus en plus ; le soleil disparaît au moment où nous arrivons au parc ! Damned … C’est bien notre chance ! 🏴☠️ Un malheur n’arrivant jamais seul, le Visitor Center est fermé !

Du coup, nous faisons une rapide promenade dans le coin et nous approchons de cet immense champ de dunes ceint de hautes montagnes (les Sangre de Cristo Mountains). Nous sommes à 2.500 m d’altitude (il fait un peu frisquet) et les plus hautes dunes dépassent les 200 m ! Je ne prendrai pas de photos ce soir : je fais le pari que demain tout ira pour le mieux ! 😉 Nous revenons au « Great Sand Dunes Lodge » à l’entrée du parc. Un emplacement de premier choix : toutes les chambres donnent sur les dunes. C’est un peu rustique, mais très complet et assez grand, avec un beau patio privatif. Ce soir, pique nique dans la chambre et après une brève séance de lecture, dodo ! La fatigue est présente et le décalage horaire pas complètement absorbé 😕
Dimanche 20 septembre : Great Sand Dunes - Taos Réveil un peu plus tardif qu’hier, mais il doit être à peine 6 h et nous sommes parfaitement réveillés !😮 Internet et lecture nous permettent de tenir une bonne heure avant le petit déj. L’office du lodge n’ouvre pas avant 7 h pour la distribution du « régular » et de quelques pâtisseries sous blister... Heureusement nous avons en réserve quelques provisions… 😉 Le jour se lève et c’est un véritable enchantement sur les dunes. Le soleil rasant caresse leurs ondulations et mon Canon ne se lasse pas de photographier le spectacle sans cesse renouvelé de la lumière qui prend le dessus sur les ombres de la nuit.


Il fait frisquet ce matin et la polaire est de rigueur sur la terrasse sur laquelle nous sirotons notre café, mais les promesses de l’aube nous donnent le sourire. Pas un nuage : la journée sera forcément belle (dans tous les sens du terme) ! Même les colibris sont de la partie : ils virevoltent autour des petits abreuvoirs disposés le long de la terrasse et semblent ravis de participer à la fête !

Nous ne nous attardons pas trop car notre objectif est de profiter des belles lumières matinales en grimpant sur les plus hautes dunes ! Le Medrano Creek étant quasiment à sec, la traversée jusqu’aux premières dunes est rapide. Nous avons repéré une ligne de crête pour grimper jusqu’en haut. Le sable est assez porteur et la progression rapide. Notre entrainement régulier de savoyards/montagnards joue à plein ! Le spectacle de ces immenses dunes entourées de hautes montagnes sous un soleil prometteur est vraiment étonnant.



Nous redescendons après avoir fait une jolie boucle. Très belle balade de 3 h environ. Il me faudra bien quelques minutes supplémentaires pour me délester de tout le sable embarqué dans mes chaussures… 🤪 Bizarrement, nada pour Evelyne ! Ca doit être comme pour le sac de voyage : ses chaussures sont étanches !!! 😄 Sous réserve de dormir dans le coin (le Great Sand Dunes Lodge est un très bon plan) afin de profiter des lumières matinales ou vespérales, ce parc mérite le détour. Un très bon commencement en ce qui nous concerne. 🙂🙂 On the road to Taos. Après quelques kilomètres, arrêt pique nique au bord d’un lac/réservoir qui donne sur les dunes et les Sangre de Cristo Mountains : superbe ! Un bonheur ne venant jamais seul, le coin est très bien aménagé (à l’américaine !) pour apprécier comme il se doit le spectacle… Et nous sommes seuls au monde … 😉

Un chaud soleil nous accompagne tout au long du parcours qui nous permet de traverser pas mal de petits patelins tous plus improbables les uns que les autres… Les paysages sont assez sympa, mais rien de remarquable… avant d’arriver à Gorge Bridge. Une profonde entaille dans le plateau au fond de laquelle coule le Rio Grande près de 200 m plus bas !

Pour les nostalgiques des films de John Ford (ou les BD "Lieutenant Blueberry" ?), voilà un nom mythique qui veut dire quelque chose ! Nous traversons le pont métallique qui vibre à chaque traversée de véhicule ; Evelyne est à moitié rassurée ! Les immenses parois des falaises orangées par le soleil sont très photogéniques. Quelques kms plus loin, à l’entrée de Taos, arrêt au « Milicent Rogers Museum » : un très beau musée dédié à la culture indienne et hispanique de tout l’Etat. A été constitué par une riche héritière de la « Standard Oil » (Esso) amoureuse du coin et de la culture "native". Nous pouvons confirmer que c’est un des points forts du coin. Très bien fait avec de riches collections. Nous traversons Taos pour rallier notre hôtel : le "Sagebrush Inn & Suites" : un hôtel ancien en adobe, assez chic. Encore un bon plan déniché par Evelyne. Bon emplacement et chambre impec. Après quelques instants de repos, nous reprenons notre voiture pour rallier le centre ville.

Comme toutes les villes du Nouveau-Mexique, Taos est principalement construite en adobe (ou en matériau l’imitant). Pas de buildings c’est la règle : que des maisons à toits plats.

Si l’unité architecturale est préservée, cette (très) petite ville ne mérite pas réellement d’y passer beaucoup de temps. C’est juste une étape ! 😐 Evelyne ayant repéré sur le Routard un petit resto mexicain, nous allons goûter la gastronomie locale au « la Cueva café » Un petit jardin très accueillant, une équipe chaleureuse, et des burritos au top : What Else ? 😏 La bouche légèrement en feu… nous nous retirons dignement vers notre « sweet » home pour une bonne nuit méritée !

Nous avons réservé nos sièges la veille sur le site de Lufthansa afin d’être correctement placés pour ce long vol. La logistique est en place : e-book pour Evelyne ; pour moi ce sera le 1er tome de la trilogie « le siècle » (la chute des géants) de Ken Follett. Un peu plus de mille pages passionnantes. Je devrais en venir à bout d’ici la fin de notre périple ! Le tout accompagné d'une petite play list i-tunes… 😛

Vol tranquille et tarmac à 15 h 35. Nous sommes en pays connu : lors de notre périple de 2012 nous avions déjà retenu Denver comme base de départ/arrivée. Les formalités sont assez rapides (pas comme à Montréal ! 🏴☠️) et nous récupérons nos bagages avant de prendre le shuttle qui nous emmène en 20’ chez Alamo. Le temps est plutôt doux. Bien que tout ait été réglé avant le départ, le vendeur essaie de nous refourguer 1 ou 2 assurances supplémentaires ; il tente ensuite de nous expliquer que le modèle de voiture que nous avons retenu ne sera pas top pour nous et nos bagages, surtout pour un périple de 3 semaines … Rien n’y fait ! Nous sommes inflexibles. Du coup, feu vert pour aller choisir notre carrosse sur le parking. Nous jetons notre dévolu sur une Jeep Cherokee. Nous voulions a minima un SUV ? Nous aurons un 4x4 😏 ! Comme il y a pas mal de pistes (dont le fameux « Apache trail ») c’est plus sécurisant surtout en cas de temps incertain. Je m’assure de la présence d’une roue de secours et après une rapide prise en main, bagages chargés, GPS activé (j’ai programmé toutes nos étapes avant notre départ), nous filons vers notre destination (Greenwood Village) en direction de Colorado Springs. A priori nous avons fait le bon choix pour le véhicule : très confortable, facile à conduire, spacieux mais d’un gabarit qui reste passe-partout. 😛 Malgré l’excitation, la fatigue commence à se faire sentir… Nous faisons cependant une halte avant l’hôtel pour assurer un premier approvisionnement de base : glacière, gallons d’eau, nourriture pour les pique-niques à venir. Check-in au « Wingate by Wyndham » en fin d’après-midi. L’endroit est plutôt calme et l’hôtel très sympa ; nous disposons d’une grande chambre bien équipée.

L’ouverture de mon sac de voyage me confirme rapidement qu’une partie de la pluie lyonnaise se l’est jouée passagère clandestine ! Très humides les habits… 😠 Du coup c’est le grand déballage pour faire sécher tout ça ! Après un (très) léger encas, dodo bien mérité après cette longue journée.
Samedi 19 septembre : Denver - Great Sand Dunes Décalage horaire oblige, le réveil est (très) matinal … Il est 4 h 30 et difficile de re-fermer l’œil … 🙁 Du coup on passe le temps sur nos bouquins, sur internet, sur le road book tout en surveillant du coin de l’œil l’avancée de l’heure et du top départ vers le petit-déj ! Typiquement américain le buffet ! On retrouve les gros gaufriers, les charcuteries, œufs brouillés et autres pâtisseries… 🙂 sans oublier le « régular » : ce café qu’on peut boire au litre tant il est léger ! Comme en principe nous ne faisons que des pique-niques rapides le midi, nos petits déjeuners sont assez copieux. Check-out vers 8 h 30. En prenant possession de notre voiture, nous voyons un petit lapin qui joue dans la pelouse à quelques mètres de nous. Spectacle assez courant aux US où on a l’impression qu’il n’y a plus de frontières entre ville et campagne. Colorado Springs est à 90 kms et c’est une énorme 2 x 4 voies qui nous y conduit ! Le trafic est intense mais fluide. Notre objectif immédiat est de visiter le parc « Garden of the Gods ». Mérite qu’on s’y arrête si on passe dans le coin, mais pas de faire un détour. Le beau temps et la jolie route qui le traverse nous ont permis une bonne mise en jambes !

Comme il est aux portes de Colorado Springs, que c’est le week-end et qu’il fait très beau, l’affluence est importante. Nous pouvons faire une petite boucle à pied. Nous en profitons pour pique-niquer. L’environnement de roches rouges est assez sympa.

Nous reprenons la route en début d’après-midi et filons directement vers notre première principale étape : le Great Sand Dunes National Park. Nous passons à proximité de Pueblo sans nous arrêter : rien n’indique un quelconque point d’intérêt dans le coin !😕 Une chaleur lourde règne et le ciel se couvre de plus en plus ; le soleil disparaît au moment où nous arrivons au parc ! Damned … C’est bien notre chance ! 🏴☠️ Un malheur n’arrivant jamais seul, le Visitor Center est fermé !

Du coup, nous faisons une rapide promenade dans le coin et nous approchons de cet immense champ de dunes ceint de hautes montagnes (les Sangre de Cristo Mountains). Nous sommes à 2.500 m d’altitude (il fait un peu frisquet) et les plus hautes dunes dépassent les 200 m ! Je ne prendrai pas de photos ce soir : je fais le pari que demain tout ira pour le mieux ! 😉 Nous revenons au « Great Sand Dunes Lodge » à l’entrée du parc. Un emplacement de premier choix : toutes les chambres donnent sur les dunes. C’est un peu rustique, mais très complet et assez grand, avec un beau patio privatif. Ce soir, pique nique dans la chambre et après une brève séance de lecture, dodo ! La fatigue est présente et le décalage horaire pas complètement absorbé 😕
Dimanche 20 septembre : Great Sand Dunes - Taos Réveil un peu plus tardif qu’hier, mais il doit être à peine 6 h et nous sommes parfaitement réveillés !😮 Internet et lecture nous permettent de tenir une bonne heure avant le petit déj. L’office du lodge n’ouvre pas avant 7 h pour la distribution du « régular » et de quelques pâtisseries sous blister... Heureusement nous avons en réserve quelques provisions… 😉 Le jour se lève et c’est un véritable enchantement sur les dunes. Le soleil rasant caresse leurs ondulations et mon Canon ne se lasse pas de photographier le spectacle sans cesse renouvelé de la lumière qui prend le dessus sur les ombres de la nuit.


Il fait frisquet ce matin et la polaire est de rigueur sur la terrasse sur laquelle nous sirotons notre café, mais les promesses de l’aube nous donnent le sourire. Pas un nuage : la journée sera forcément belle (dans tous les sens du terme) ! Même les colibris sont de la partie : ils virevoltent autour des petits abreuvoirs disposés le long de la terrasse et semblent ravis de participer à la fête !

Nous ne nous attardons pas trop car notre objectif est de profiter des belles lumières matinales en grimpant sur les plus hautes dunes ! Le Medrano Creek étant quasiment à sec, la traversée jusqu’aux premières dunes est rapide. Nous avons repéré une ligne de crête pour grimper jusqu’en haut. Le sable est assez porteur et la progression rapide. Notre entrainement régulier de savoyards/montagnards joue à plein ! Le spectacle de ces immenses dunes entourées de hautes montagnes sous un soleil prometteur est vraiment étonnant.



Nous redescendons après avoir fait une jolie boucle. Très belle balade de 3 h environ. Il me faudra bien quelques minutes supplémentaires pour me délester de tout le sable embarqué dans mes chaussures… 🤪 Bizarrement, nada pour Evelyne ! Ca doit être comme pour le sac de voyage : ses chaussures sont étanches !!! 😄 Sous réserve de dormir dans le coin (le Great Sand Dunes Lodge est un très bon plan) afin de profiter des lumières matinales ou vespérales, ce parc mérite le détour. Un très bon commencement en ce qui nous concerne. 🙂🙂 On the road to Taos. Après quelques kilomètres, arrêt pique nique au bord d’un lac/réservoir qui donne sur les dunes et les Sangre de Cristo Mountains : superbe ! Un bonheur ne venant jamais seul, le coin est très bien aménagé (à l’américaine !) pour apprécier comme il se doit le spectacle… Et nous sommes seuls au monde … 😉

Un chaud soleil nous accompagne tout au long du parcours qui nous permet de traverser pas mal de petits patelins tous plus improbables les uns que les autres… Les paysages sont assez sympa, mais rien de remarquable… avant d’arriver à Gorge Bridge. Une profonde entaille dans le plateau au fond de laquelle coule le Rio Grande près de 200 m plus bas !

Pour les nostalgiques des films de John Ford (ou les BD "Lieutenant Blueberry" ?), voilà un nom mythique qui veut dire quelque chose ! Nous traversons le pont métallique qui vibre à chaque traversée de véhicule ; Evelyne est à moitié rassurée ! Les immenses parois des falaises orangées par le soleil sont très photogéniques. Quelques kms plus loin, à l’entrée de Taos, arrêt au « Milicent Rogers Museum » : un très beau musée dédié à la culture indienne et hispanique de tout l’Etat. A été constitué par une riche héritière de la « Standard Oil » (Esso) amoureuse du coin et de la culture "native". Nous pouvons confirmer que c’est un des points forts du coin. Très bien fait avec de riches collections. Nous traversons Taos pour rallier notre hôtel : le "Sagebrush Inn & Suites" : un hôtel ancien en adobe, assez chic. Encore un bon plan déniché par Evelyne. Bon emplacement et chambre impec. Après quelques instants de repos, nous reprenons notre voiture pour rallier le centre ville.

Comme toutes les villes du Nouveau-Mexique, Taos est principalement construite en adobe (ou en matériau l’imitant). Pas de buildings c’est la règle : que des maisons à toits plats.

Si l’unité architecturale est préservée, cette (très) petite ville ne mérite pas réellement d’y passer beaucoup de temps. C’est juste une étape ! 😐 Evelyne ayant repéré sur le Routard un petit resto mexicain, nous allons goûter la gastronomie locale au « la Cueva café » Un petit jardin très accueillant, une équipe chaleureuse, et des burritos au top : What Else ? 😏 La bouche légèrement en feu… nous nous retirons dignement vers notre « sweet » home pour une bonne nuit méritée !
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les d��tails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires
28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.
29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !
30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.
31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.
A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.
04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.
9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.
10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.
11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.
17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les d��tails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.
21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »
24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.
25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.
02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !
05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !
06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.
Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841
Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !
Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !
Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.
Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !
Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.
Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay
Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt
Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.
PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.
Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili : https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink
lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Notre carnet de route 3 semaines en Guyane English translation pending
CARNET DE ROUTE GUYANE Novembre / Décembre 2015
Mal installés dans l’avion d’Air France, le voyage de huit heures s’écoule pourtant rapidement. A l’arrivée à Cayenne, chaleur et moiteur très supportables. Première nuit à Tonnegrande à la campagne, choisie par sa proximité avec le Zoo qu’un voyageur sur un forum a recommandé de faire avant de partir en forêt. Idée judicieuse qui nous a permis d’atténuer notre frustration du manque d’animaux rencontrés en randonnée plus tard. Hébergement dans un gîte pour 25 euros la nuit (airbnb) . Le lendemain, le zoo pour découvrir tous les animaux de Guyane. Il est agréable, son personnel très accueillant. Avec un seul ticket, on peut y revenir quand on veut. On assiste, médusés, à une démonstration du singe hurleur. J’imagine la terreur quand on entend ce cri dans la forêt. Nous y passons trois heures intéressantes.
Seconde nuit à Roura Rour’attitude : un gîte controversé mais l’un de nos meilleurs souvenirs car nous sommes les seuls occupants de cet hébergement au bord de la rivière. A nous le petit embarcadère au bord de l’eau où nous prenons nos petits-déjeuners avec l’ambiance de la brume matinale. Les nuits ne sont pas bonnes dans le « plum’arbre » qui se balance au-dessus de l’eau mais c’est très calme. Le 3ème jour, canoë sur l’Oyok qui coule au pied du gîte. Là aussi, sympa car nous sommes seuls sur le fleuve. Paysage de mangroves quand on s’enfonce dans les bras latéraux de la rivière mais peu d'oiseau. 4ème jour, on fait la descente de la crique Gabriel au départ du waykiri village tenu par des prestataires toulousains. Pas beaucoup d’eau cette année sur la rivière qui reste cependant très jolie. On rame jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau dans des marais. Nous sommes encore seuls et nous apprécions de voir enfin plus d'oiseaux.
4ème nuit à Rour’attitude et départ le lendemain pour Cacao. En chemin, on s’attaque au sentier de la mine de carottage pour la prospection de l’or (merci GPS ) . Sentier non entretenu et nous galérons au passage d’énormes arbres tombés qu’il faut escalader : 17 km de 10 h à 15 h. Chaud et sauvage !
Un bon souvenir de notre séjour à Cacao grâce aux rencontres : une jeune journaliste bretonne, Laëtitia, enquêtant sur les hmongs, les ingénieurs étrangers de la mission du satellite Galéo, une jeune interne et une jeune sage-femme, le capitaine de la gendarmerie et la patronne laotienne. L’apéro au bar est convivial. Les repas très simples et nos sanitaires remplis de grenouilles sympathiques. Gîte en fin de course malheureusement.
Nous descendons la rivière en partant du sentier Molokoï. Et là heureusement que nous avons l’habitude de randonner et de nous orienter et là aussi merci mon GPS. C’est un amas de rochers énormes et d’arbres tombés qui barrent la rivière. Progression lente demandant beaucoup de vigilance. Surtout pas d’entorse ici ou un autre bobo qui obligerait à attendre des secours. Pas possible de porter un brancard. C’est plus un parcours du combattant pour moi. Contente que cela finisse. Bain mérité au bout de ces 17 km. Mon homme est ravi d’avoir joué à Indiana Jones et d'avoir croisé un beau serpent.
Le marché de Cacao : l’artisanat est réduit à sa plus simple expression et c’est cher. Les repas n’ont rien d’extraordinaire. Par contre, un énorme coup de cœur pour le musée entomologiste « le planeur bleu » et son initiateur. Rien que pour cette visite, il ne faut pas rater Cacao. La première visite la plus matinale est à conseiller. Ensuite, il y a plein de monde avec des enfants et ce n’est plus la même ambiance. On y apprend que l’araignée que nous avons rencontrée à deux reprises précédemment est une matoutou, totalement inoffensive que l’on prend en main. Nous avons assisté au cours d’une de nos randos au spectacle de la guêpe pepsi qui tue une matoutou pour y pondre ses œufs. Le guide nous demande de lui communiquer nos photos car c’est un spectacle rare. On apprend aussi qu’il n’y a pas une seule mygale dangereuse dans toute l’Amérique du Sud. On a la réponse à notre questionnement sur le magnifique papillon morpho d’une éclatante couleur bleue que l’on voit virevolter en forêt seulement à un certain moment de la journée. Si vous voulez avoir la réponse, allez au Planeur bleu. Dommage que le musée ne soit ouvert que le dimanche et dommage que certains chasseurs sauvages de ce splendide papillon contribuent à la disparition de celui-ci en le revendant à bas pris sur le net !
Le saut du Bief à Cacao pour se baigner est plaisant quand ça coule mais il n’y a pas assez d’eau ce mois de novembre. Budget pour notre séjour de 5 nuits à Cacao en ½ pension avec l’apéro chaque soir : 330 € Le 8ème jour, départ pour Rémire à 8 km de Cayenne. Sur une liste donnée par l’Office de tourisme, on déniche un appartement tout confort à 50 euros la nuit qui nous aide à nous reposer pendant 4 jours de la chaleur humide qui nous fatigue pendant nos marches quotidiennes. Mes pieds doublent de volume, sans mentir. Cela m’impressionne beaucoup. L’humidité ne descend pas au-dessous de 80%. Alors nous siestons et profitons du téléphone mis à notre disposition pour réserver nos hébergements pour les deux semaines à venir. On fait le sentier du Rorota qui nous déçoit : trop de joggers. Celui de la Mirande sur le Mont Matoury. En fait deux sentiers de 3 km environ chacun. Pas de joggers, observation du passage de singes dans les cimes des arbres, quelques grands arbres, une ambiance sympathique. Quelques restaus puisqu’on est près de Cayenne. Un seul apprécié pour son rapport qualité-prix-accueil-service : Chodye kontre rue S Mentel à Cayenne : 6O euros pour 2 jus locaux, une grande assiette créole (copieuse) pour deux, une fricassée d’agouti, une pimentade de poisson »jamais gouté » avec un excellent accueil et une jolie salle. Le 11ème jour, nous partons pour St Laurent du Maroni et passons une nuit à Sinnamary pour couper. On ne nous a pas prévenus que la commune est envahie à la nuit tombée de papillons très urticants. Il faut donc soigneusement s’enfermer jusqu’au lendemain matin. Dans la journée, cette commune près de la rivière est calme et sympa. On y fait le Pripri de Yiyi, un marais, sur un canoë loué par la Maison de la Nature. Pas beaucoup d’eau, dommage. Quelques oiseaux, un caïman, le calme. On parcourt aussi le sentier aménagé de 3 km : une sorte de petit varan. C’est tout. Pas la bonne heure, pas la bonne période. St Laurent du Maroni pour notre 12ème nuit chez Flo et Chris dont la maison donne sur un jardin et sur un petit lac. On dîne dans une gargotte « la balatée » dans le quartier de la Charbonnière pour y attraper la première et seule gastro de notre séjour. Un restau original sur un bateau échoué « la Goëlette » nous réconcilie avec la cuisine locale. Dégustation de jus de fruits frais au bord du Maroni près de l’office du tourisme. La chaleur étouffante nous fait renoncer à la visite de la ville à pied. On quadrille la petite ville endormie en voiture. Visite très intéressante avec une jeune guyanaise très pro du Camp de la Transportation. Nos hôtes nous font découvrir la Crique Serpent. Un moment inoubliable en leur compagnie. Chris connaît tous les noms des arbres, des lianes et leurs usages. Elle nous apprend qu’il n’y a pas à proprement parler de forêt primaire en Amazonie car la forêt se régénère tous les 3OO ans environ. C’est comme pour les mangroves ou le bord des côtes amazoniennes qui disparaissent complètement pour réapparaître ailleurs dans un cycle permanent. En forêt amazonienne, on ne peut donc pas rencontrer des arbres vieux de 1000 ou 2000 ans comme nous avons pu en admirer dans d’autres pays comme la NZ. Primaire signifie ici que la forêt n’a pas été exploitée par l’homme depuis son origine et ici elle n’est pas plus ancienne que quelques centaines d’années. Ce qui donne tout de même des arbres magnifiques à approcher et émouvants à toucher. On découvre la plante-arbuste emblématique du bassin amazonien – le roucou – qui colorait de rouge les aliments et les tissus jusqu’au XIXème siècle et avec laquelle les amérindiens se badigeonnait le corps. On entend le chant puissant mais répétitif du paï-payo, l’oiseau siffleur omniprésent de la forêt. Je ramasse des souvenirs à faire sécher : l’enveloppe de la graine de Clusia grandiflora, une liane épiphyte, dont je pourrais faire un bougeoir une graine de palmier bâche, comme une balle de golf en brun un peigne macaque qui ressemble à un oursin. Nous renonçons à découvrir Paramaribo, la capitale du Surinam, de l’autre côté du Maroni. La vie est chère en Guyane. Nous réservons notre budget pour notre séjour ici. Nous ne faisons pas non plus la navigation sur le Maroni. Il n’a pas plu et on nous le déconseille. Les sauts sont grandement découverts et c’est physique de les passer. Il faut sortir les pirogues et tout le matos plusieurs fois par jour de l’eau ! Ce n’est pas pour nous. Nous quittons St Laurent pour Kourou où nous avons réservé pour assister à un lancement de fusée Véga. Nous faisons un détour jusqu’à Awala-Yalimapo juste après Mana et là pour moi, un vrai coup de cœur. Si je retourne en Guyane, c’est là que je séjournerai. Malheureusement, nous ne faisons qu’y pique-niquer. C’est là que les tortues-luth viennent pondre d’avril à juillet. Deux mois plus tard, les tortues naissent. Il paraît qu’il y a beaucoup de monde pour regarder et pour embêter les animaux. Il y a des imbéciles qui se prennent en photo assis sur leur carapace. Des associations locales demandent de l’aide pour surveiller jour et nuit et écarter les nombreux prédateurs des adultes qui viennent mettre bas et des petites tortues qui doivent rejoindre la mer. Si je reviens, ce sera à ces périodes-là pour assister les associations (www.kwata.net). Quand on pense que la France n’a même pas créé une Aire Marine Protégée ! Sur la route vers Kourou, nous découvrons la jolie église d’Iracoubo. A Kourou, nous sommes hébergés par un jeune couple d’enseignants et y rencontrons une autre touriste, française d’origine viet qui me donne la recette des rouleaux de printemps et avec laquelle nous sympathisons beaucoup. Le lancement de Véga par un temps nuageux est une grosse déception : rien vu. Nos hôtes nous informent que seuls les lancements d’Ariane sont spectaculaires et qu’on peut les apprécier en ville sans avoir besoin nécessairement d’une invitation sur un des sites du centre spatial. Heureusement, la visite du centre spatial en bus est très bien organisée, les guides compétents. A faire absolument cerise sur le gâteau c'est gratuit. Elle est indépendante d’un lancement proprement dit. Nous découvrons, sans nous baigner, la belle plage de Kourou. Mon homme se fait prêter une canne à pêche par un métro sympa et se fait plaisir trois soirs. Nous dégusterons son croupia, poisson ferme qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît. Durant notre séjour, nous mangeons du machoiran, de la loubine, de l’acoupa, du jamais-goûté, tous très bons. Pendant qu’il pêche, je lis sur un embarcadère en bordure de mangrove et apprécie le calme des lieux et le soleil couchant sur l’eau. Visitons les Iles du Salut par un temps maussade et une mer agitée. Comble de malchance, le fameux guide de l’île est absent et le remplaçant est gentil mais pas passionnant. Beaucoup d’agoutis, rongeurs frugivores et diurnes, à l’honneur dans les restaus et des singes. Faisons plusieurs fois le tour de l’îlet pour tromper le temps. Mangeons très bien au restau-bar « Kot Ouest » sur le front de mer de Kourou. Tout y est soigné même les toilettes. Avec notre nouvelle amie, nous faisons les sentiers de la montagne des singes. Nous visitons aussi à Tonate un jardin botanique riche de broméliacée, toutes ces plantes épiphytes que l’on a du mal à distinguer les unes des autres en forêt. Le guide haïtien connaît son sujet. On passe notre 19ème nuit et les suivantes jusqu’à notre départ le 22ème jour, à Matoury, en chambre d’hôte chez un couple d’enseignants retraités qui parcourt la Guyane depuis 15 ans et qui nous la raconte avec passion. Beaucoup de nostalgie car beaucoup de paysages et de coutumes ne sont plus comme ils les ont connus. Ils ont une piscine magnifique et nous sommes fatigués de la chaleur et de nos excursions. Alors on bulle au rhum arrangé qu’on achète aux créoles et à la sieste. Je rédige mes impressions de voyage. Chez eux, on voit passer dans leur jardin des singes capucins. On entend plus d’oiseaux qu’en forêt. Il faut dire qu’ils ont un très beau jardin fleuri. Coût de l’hébergement dans cette chambre d’hôte : 6O € la chambre sans petit déjeuner mais tout à disposition.
Promenade sur l’estuaire de la rivière Cayenne à marée basse et observation aux jumelles des ibis rouges qui prennent leur quartier de nuit. On parcourt le sentier des salines mais il n’y a vraiment pas d’eau. Les panneaux didactiques nous apprennent que tout le littoral est bordé de palétuviers. Les palétuviers rouges sont adaptés à la vase dans laquelle ils s’arc-boutent avec leurs racines si caractéristiques. Les blancs dressent leurs racines vers le ciel au-dessus du sol saturé d’eau pour capter l’oxygène de l’air. Retour au zoo pour la 2de fois. On y observe le joli coq de roche et le rigolo tamanoir qui ne se sont pas laissé voir la première fois. Une dernière gourmandise avant de partir, une dégustation de maracuja (fruit de la passion) que nous avons savouré en glace, en mousse, en flan, en gâteau. Notre gourmandise avec les petites mangues et la noix de coco qu’on aime grignoter. Ah si vous avez l’occasion de goûter à une mousse au maracuja au marché de Kourou. Il y a un seul stand qui fait cela. Hum, j’en salive. En ce qui concerne l’approche de la population locale, elle s’est limitée aux métros vivant en Guyane, à une martiniquaise, à une hmong, à un haïtien, à une amérindienne dont je ne me souviens pas la tribu et qui tient la boutique d’artisanat amérindien à Kourou. Des contacts commerciaux avec des créoles. En Guyane vit une société multiculturelle, amérindiens autochtones (nationalité française), créoles antillais (nationalité française), noirs marrons (nationalité française), brésiliens, haïtiens et surinamiens. Presque la moitié de la population actuelle n’est pas de nationalité française. L’économie de la Guyane est sous perfusion, le taux de chômage à plus de 21% et celui de la natalité à plus de 28%. Il paraît que les sous-sol regorgent d’or et seule la mafia brésilienne l’exploite illégalement en détruisant l’environnement. L’armée ne veut pas tirer sur les pauvres orpailleurs exploités par la mafia comme ils le font au Brésil. L’or ne profite pas à la Guyane. L’état ne se préoccupe que de Kourou, une base de lancement que nous envient les russes et les américains. Mes conseils : pour préparer votre voyage en Guyane, tenez compte de trois évènements essentiels : Le carnaval, la saison de ponte et de naissance des tortues-luth, les tirs d’Ariane. Acheter le guide de voyage écrit par un guyanais Philippe Boré (www.randoguyane.com) malheureusement mal commercialisé Prener un GPS de randonnée pour toutes les randos à pied et même en auto et télécharger sur wikiloc.com ou autres sites de randos les chemins de randonnées de Guyane mises sur le site sans oublier de télécharger la carte IGN très précise de la Guyane auparavant. airbnb permet de trouver facilement et à moindre coût des hébergements chez l'habitant en Guyane. Au niveau budgétaire, nous avons fait nos comptes. 1OO € par jour et par personne y compris la location de la voiture mais sans compter l’avion. Les excursions proposées par les prestataires ne descendent pas au-dessous de 25 € par personne pour 2 heures et un minimum de 150 € par personne pour deux jours. Une randonnée en sous-bois de plusieurs heures d’observation avec un guide coûte 45 € par personne. Cela grève vite un budget voyage. Nous n’avons donc fait appel à aucun prestataire malheureusement.
Nous descendons la rivière en partant du sentier Molokoï. Et là heureusement que nous avons l’habitude de randonner et de nous orienter et là aussi merci mon GPS. C’est un amas de rochers énormes et d’arbres tombés qui barrent la rivière. Progression lente demandant beaucoup de vigilance. Surtout pas d’entorse ici ou un autre bobo qui obligerait à attendre des secours. Pas possible de porter un brancard. C’est plus un parcours du combattant pour moi. Contente que cela finisse. Bain mérité au bout de ces 17 km. Mon homme est ravi d’avoir joué à Indiana Jones et d'avoir croisé un beau serpent.
Le marché de Cacao : l’artisanat est réduit à sa plus simple expression et c’est cher. Les repas n’ont rien d’extraordinaire. Par contre, un énorme coup de cœur pour le musée entomologiste « le planeur bleu » et son initiateur. Rien que pour cette visite, il ne faut pas rater Cacao. La première visite la plus matinale est à conseiller. Ensuite, il y a plein de monde avec des enfants et ce n’est plus la même ambiance. On y apprend que l’araignée que nous avons rencontrée à deux reprises précédemment est une matoutou, totalement inoffensive que l’on prend en main. Nous avons assisté au cours d’une de nos randos au spectacle de la guêpe pepsi qui tue une matoutou pour y pondre ses œufs. Le guide nous demande de lui communiquer nos photos car c’est un spectacle rare. On apprend aussi qu’il n’y a pas une seule mygale dangereuse dans toute l’Amérique du Sud. On a la réponse à notre questionnement sur le magnifique papillon morpho d’une éclatante couleur bleue que l’on voit virevolter en forêt seulement à un certain moment de la journée. Si vous voulez avoir la réponse, allez au Planeur bleu. Dommage que le musée ne soit ouvert que le dimanche et dommage que certains chasseurs sauvages de ce splendide papillon contribuent à la disparition de celui-ci en le revendant à bas pris sur le net !
Le saut du Bief à Cacao pour se baigner est plaisant quand ça coule mais il n’y a pas assez d’eau ce mois de novembre. Budget pour notre séjour de 5 nuits à Cacao en ½ pension avec l’apéro chaque soir : 330 € Le 8ème jour, départ pour Rémire à 8 km de Cayenne. Sur une liste donnée par l’Office de tourisme, on déniche un appartement tout confort à 50 euros la nuit qui nous aide à nous reposer pendant 4 jours de la chaleur humide qui nous fatigue pendant nos marches quotidiennes. Mes pieds doublent de volume, sans mentir. Cela m’impressionne beaucoup. L’humidité ne descend pas au-dessous de 80%. Alors nous siestons et profitons du téléphone mis à notre disposition pour réserver nos hébergements pour les deux semaines à venir. On fait le sentier du Rorota qui nous déçoit : trop de joggers. Celui de la Mirande sur le Mont Matoury. En fait deux sentiers de 3 km environ chacun. Pas de joggers, observation du passage de singes dans les cimes des arbres, quelques grands arbres, une ambiance sympathique. Quelques restaus puisqu’on est près de Cayenne. Un seul apprécié pour son rapport qualité-prix-accueil-service : Chodye kontre rue S Mentel à Cayenne : 6O euros pour 2 jus locaux, une grande assiette créole (copieuse) pour deux, une fricassée d’agouti, une pimentade de poisson »jamais gouté » avec un excellent accueil et une jolie salle. Le 11ème jour, nous partons pour St Laurent du Maroni et passons une nuit à Sinnamary pour couper. On ne nous a pas prévenus que la commune est envahie à la nuit tombée de papillons très urticants. Il faut donc soigneusement s’enfermer jusqu’au lendemain matin. Dans la journée, cette commune près de la rivière est calme et sympa. On y fait le Pripri de Yiyi, un marais, sur un canoë loué par la Maison de la Nature. Pas beaucoup d’eau, dommage. Quelques oiseaux, un caïman, le calme. On parcourt aussi le sentier aménagé de 3 km : une sorte de petit varan. C’est tout. Pas la bonne heure, pas la bonne période. St Laurent du Maroni pour notre 12ème nuit chez Flo et Chris dont la maison donne sur un jardin et sur un petit lac. On dîne dans une gargotte « la balatée » dans le quartier de la Charbonnière pour y attraper la première et seule gastro de notre séjour. Un restau original sur un bateau échoué « la Goëlette » nous réconcilie avec la cuisine locale. Dégustation de jus de fruits frais au bord du Maroni près de l’office du tourisme. La chaleur étouffante nous fait renoncer à la visite de la ville à pied. On quadrille la petite ville endormie en voiture. Visite très intéressante avec une jeune guyanaise très pro du Camp de la Transportation. Nos hôtes nous font découvrir la Crique Serpent. Un moment inoubliable en leur compagnie. Chris connaît tous les noms des arbres, des lianes et leurs usages. Elle nous apprend qu’il n’y a pas à proprement parler de forêt primaire en Amazonie car la forêt se régénère tous les 3OO ans environ. C’est comme pour les mangroves ou le bord des côtes amazoniennes qui disparaissent complètement pour réapparaître ailleurs dans un cycle permanent. En forêt amazonienne, on ne peut donc pas rencontrer des arbres vieux de 1000 ou 2000 ans comme nous avons pu en admirer dans d’autres pays comme la NZ. Primaire signifie ici que la forêt n’a pas été exploitée par l’homme depuis son origine et ici elle n’est pas plus ancienne que quelques centaines d’années. Ce qui donne tout de même des arbres magnifiques à approcher et émouvants à toucher. On découvre la plante-arbuste emblématique du bassin amazonien – le roucou – qui colorait de rouge les aliments et les tissus jusqu’au XIXème siècle et avec laquelle les amérindiens se badigeonnait le corps. On entend le chant puissant mais répétitif du paï-payo, l’oiseau siffleur omniprésent de la forêt. Je ramasse des souvenirs à faire sécher : l’enveloppe de la graine de Clusia grandiflora, une liane épiphyte, dont je pourrais faire un bougeoir une graine de palmier bâche, comme une balle de golf en brun un peigne macaque qui ressemble à un oursin. Nous renonçons à découvrir Paramaribo, la capitale du Surinam, de l’autre côté du Maroni. La vie est chère en Guyane. Nous réservons notre budget pour notre séjour ici. Nous ne faisons pas non plus la navigation sur le Maroni. Il n’a pas plu et on nous le déconseille. Les sauts sont grandement découverts et c’est physique de les passer. Il faut sortir les pirogues et tout le matos plusieurs fois par jour de l’eau ! Ce n’est pas pour nous. Nous quittons St Laurent pour Kourou où nous avons réservé pour assister à un lancement de fusée Véga. Nous faisons un détour jusqu’à Awala-Yalimapo juste après Mana et là pour moi, un vrai coup de cœur. Si je retourne en Guyane, c’est là que je séjournerai. Malheureusement, nous ne faisons qu’y pique-niquer. C’est là que les tortues-luth viennent pondre d’avril à juillet. Deux mois plus tard, les tortues naissent. Il paraît qu’il y a beaucoup de monde pour regarder et pour embêter les animaux. Il y a des imbéciles qui se prennent en photo assis sur leur carapace. Des associations locales demandent de l’aide pour surveiller jour et nuit et écarter les nombreux prédateurs des adultes qui viennent mettre bas et des petites tortues qui doivent rejoindre la mer. Si je reviens, ce sera à ces périodes-là pour assister les associations (www.kwata.net). Quand on pense que la France n’a même pas créé une Aire Marine Protégée ! Sur la route vers Kourou, nous découvrons la jolie église d’Iracoubo. A Kourou, nous sommes hébergés par un jeune couple d’enseignants et y rencontrons une autre touriste, française d’origine viet qui me donne la recette des rouleaux de printemps et avec laquelle nous sympathisons beaucoup. Le lancement de Véga par un temps nuageux est une grosse déception : rien vu. Nos hôtes nous informent que seuls les lancements d’Ariane sont spectaculaires et qu’on peut les apprécier en ville sans avoir besoin nécessairement d’une invitation sur un des sites du centre spatial. Heureusement, la visite du centre spatial en bus est très bien organisée, les guides compétents. A faire absolument cerise sur le gâteau c'est gratuit. Elle est indépendante d’un lancement proprement dit. Nous découvrons, sans nous baigner, la belle plage de Kourou. Mon homme se fait prêter une canne à pêche par un métro sympa et se fait plaisir trois soirs. Nous dégusterons son croupia, poisson ferme qui ne ressemble à rien de ce que l’on connaît. Durant notre séjour, nous mangeons du machoiran, de la loubine, de l’acoupa, du jamais-goûté, tous très bons. Pendant qu’il pêche, je lis sur un embarcadère en bordure de mangrove et apprécie le calme des lieux et le soleil couchant sur l’eau. Visitons les Iles du Salut par un temps maussade et une mer agitée. Comble de malchance, le fameux guide de l’île est absent et le remplaçant est gentil mais pas passionnant. Beaucoup d’agoutis, rongeurs frugivores et diurnes, à l’honneur dans les restaus et des singes. Faisons plusieurs fois le tour de l’îlet pour tromper le temps. Mangeons très bien au restau-bar « Kot Ouest » sur le front de mer de Kourou. Tout y est soigné même les toilettes. Avec notre nouvelle amie, nous faisons les sentiers de la montagne des singes. Nous visitons aussi à Tonate un jardin botanique riche de broméliacée, toutes ces plantes épiphytes que l’on a du mal à distinguer les unes des autres en forêt. Le guide haïtien connaît son sujet. On passe notre 19ème nuit et les suivantes jusqu’à notre départ le 22ème jour, à Matoury, en chambre d’hôte chez un couple d’enseignants retraités qui parcourt la Guyane depuis 15 ans et qui nous la raconte avec passion. Beaucoup de nostalgie car beaucoup de paysages et de coutumes ne sont plus comme ils les ont connus. Ils ont une piscine magnifique et nous sommes fatigués de la chaleur et de nos excursions. Alors on bulle au rhum arrangé qu’on achète aux créoles et à la sieste. Je rédige mes impressions de voyage. Chez eux, on voit passer dans leur jardin des singes capucins. On entend plus d’oiseaux qu’en forêt. Il faut dire qu’ils ont un très beau jardin fleuri. Coût de l’hébergement dans cette chambre d’hôte : 6O € la chambre sans petit déjeuner mais tout à disposition.
Promenade sur l’estuaire de la rivière Cayenne à marée basse et observation aux jumelles des ibis rouges qui prennent leur quartier de nuit. On parcourt le sentier des salines mais il n’y a vraiment pas d’eau. Les panneaux didactiques nous apprennent que tout le littoral est bordé de palétuviers. Les palétuviers rouges sont adaptés à la vase dans laquelle ils s’arc-boutent avec leurs racines si caractéristiques. Les blancs dressent leurs racines vers le ciel au-dessus du sol saturé d’eau pour capter l’oxygène de l’air. Retour au zoo pour la 2de fois. On y observe le joli coq de roche et le rigolo tamanoir qui ne se sont pas laissé voir la première fois. Une dernière gourmandise avant de partir, une dégustation de maracuja (fruit de la passion) que nous avons savouré en glace, en mousse, en flan, en gâteau. Notre gourmandise avec les petites mangues et la noix de coco qu’on aime grignoter. Ah si vous avez l’occasion de goûter à une mousse au maracuja au marché de Kourou. Il y a un seul stand qui fait cela. Hum, j’en salive. En ce qui concerne l’approche de la population locale, elle s’est limitée aux métros vivant en Guyane, à une martiniquaise, à une hmong, à un haïtien, à une amérindienne dont je ne me souviens pas la tribu et qui tient la boutique d’artisanat amérindien à Kourou. Des contacts commerciaux avec des créoles. En Guyane vit une société multiculturelle, amérindiens autochtones (nationalité française), créoles antillais (nationalité française), noirs marrons (nationalité française), brésiliens, haïtiens et surinamiens. Presque la moitié de la population actuelle n’est pas de nationalité française. L’économie de la Guyane est sous perfusion, le taux de chômage à plus de 21% et celui de la natalité à plus de 28%. Il paraît que les sous-sol regorgent d’or et seule la mafia brésilienne l’exploite illégalement en détruisant l’environnement. L’armée ne veut pas tirer sur les pauvres orpailleurs exploités par la mafia comme ils le font au Brésil. L’or ne profite pas à la Guyane. L’état ne se préoccupe que de Kourou, une base de lancement que nous envient les russes et les américains. Mes conseils : pour préparer votre voyage en Guyane, tenez compte de trois évènements essentiels : Le carnaval, la saison de ponte et de naissance des tortues-luth, les tirs d’Ariane. Acheter le guide de voyage écrit par un guyanais Philippe Boré (www.randoguyane.com) malheureusement mal commercialisé Prener un GPS de randonnée pour toutes les randos à pied et même en auto et télécharger sur wikiloc.com ou autres sites de randos les chemins de randonnées de Guyane mises sur le site sans oublier de télécharger la carte IGN très précise de la Guyane auparavant. airbnb permet de trouver facilement et à moindre coût des hébergements chez l'habitant en Guyane. Au niveau budgétaire, nous avons fait nos comptes. 1OO € par jour et par personne y compris la location de la voiture mais sans compter l’avion. Les excursions proposées par les prestataires ne descendent pas au-dessous de 25 € par personne pour 2 heures et un minimum de 150 € par personne pour deux jours. Une randonnée en sous-bois de plusieurs heures d’observation avec un guide coûte 45 € par personne. Cela grève vite un budget voyage. Nous n’avons donc fait appel à aucun prestataire malheureusement.
Carnet de voyage d'un séjour de 16 jours sur les îles de Céphalonie et de Zante en septembre 2015 English translation pending
Carnet de voyage d’un séjour de 16 jours sur les îles de Céphalonie et de Zante en septembre 2015
15/09
Après 2h25 de vol sans histoires depuis Francfort nous arrivons à Athènes. Nous récupérons notre Suzuki Celero chez Enterprise et partons immédiatement pour Diakofto sous un beau soleil. Diakofto (ou Diakopto) est situé à mi-chemin entre Athènes et Kyllini, l’un des ports d’embarquement pour l’île de Céphalonie et c’est une des raisons qui nous l’on fait choisir comme étape intermédiaire. L’autre raison est que c’est aussi le point de départ d’un petit train à crémaillère qui traverse une gorge impressionnante. Le trajet est simple, il suffit de suivre l'autoroute à péage pour Athènes puis Elefsina puis Corinthe et enfin Patras. Nous retrouvons avec plaisir les paysages grecs, surtout ceux de la côte nord du Péloponnèse, avec l'alternance des vergers de fruitiers et d'oliviers quand la bande de terre qui sépare la mer de la montagne est suffisamment large, autrement c’est la montagne abrupte qui tombe directement dans une mer d’un bleu magnifique. Depuis Corinthe la route s'est notoirement dégradée et les travaux de doublement des voies se succèdent tous les 5 km, heureusement la circulation est très fluide et peu chargée. Vers 17h après 2h30 de trajet nous arrivons dans la petite ville de Diakofto. C'est une petite station balnéaire sans prétention avec son petit port de pêche, sa plage, ses restaurants du bord de mer pour le train à crémaillère, ce sera pour le retour il est trop tard. Nous nous installons dans notre hôtel (Diakofto Suites) belle chambre moderne et récente avec balcon sur la campagne environnante. Premier bain de mer dans une eau chaude puis excellent dîner de calamars frais accompagné d’une salade grecque face à la mer. Nuit un peu agitée à cause de voisins bruyants mais ça se calme après minuit.
16/09 Départ pour Kyllini, toujours sous le soleil, que nous atteignons après 2h de route. Nous avons pu admirer au passage le superbe pont à haubans de près de 3 km qui traverse le bras de mer peu avant Patras. A Kyllini, au port, comme prévu le ferry est à 14h30, il est midi, nous avons le temps d'aller visiter le kastro Chlemoutsi à 5 km du port. La forteresse des croisés est située sur un promontoire qui domine la mer des deux côtés assurant ainsi une surveillance efficace du territoire de Morée à l’époque médiévale. Dans le château plusieurs salles ont été aménagées en espace de musée avec panneaux explicatifs et vitrines exposant des objets trouvés sur le site. Après cette visite nous redescendons vers le port et allons déjeuner sur la terrasse d'une taberna située tout près du port. Excellent déjeuner à prix très raisonnable. Vers 14h30 nous embarquons sur le ferry et 45 mn plus tard nous accostons à Poros sur l'île de Céphalonie. Nous prenons la route en direction de notre premier lieu de séjour à Katelios que nous atteignons 30 mn plus tard. Katelios est une petite station balnéaire avec une ½ douzaine de restaurants le long de la plage et tout autour des hôtels ou plutôt des résidences hôtelières avec des appartements et des studios. Le soir nous allons dîner dans un restaurant qui donne non pas sur la plage mais sur la ruelle parallèle à la plage en arrière plan. Excellent repas avec des souvlakis et des brochettes d'agneau.
17/09 Ce matin nous partons en direction d'Argostoli : premier arrêt pour aller visiter le monastère d’Agios Andreas en contrebas du village de Kastro. Il a été reconstruit après le tremblement de terre de 1953 et est remarquable pour son iconostase dorée et ses belles icones. Nous montons ensuite au village de Kastro et allons visiter la forteresse en ruine qui domine le village et toute la campagne environnante. Déjeuner au sympathique restaurant « To kastro » installé sous des tonnelles fleuries au pied du château : excellent repas à base de piments farcis à la feta. Nous continuons en direction de la capitale Argostoli. Visite du musée Korgialenios consacré aux objets de la vie quotidienne des iliens et qui recèle une belle collection d’icones anciennes crétoises. Nous allons nous garer à la sortie Nord du village et partons à pied en direction des Katavothrès : les katavothrès sont ces phénomènes géologiques étonnants où l’eau de mer disparait dans des failles à Argostoli pour reparaître 15 km plus loin de l’autre côté de l’île près de Sami. Belle balade le long de la mer. Nous reprenons la voiture en direction de la plage de Makris Gialos, superbe plage de sable blanc, la mer est chaude et à cette heure (près de 18h) il fait encore super bon et il y a peu de monde dans l'eau.
18/09 Départ en direction de Sami. La route sinueuse s'engage dans le massif du mont Ainos et se faufile entre des reliefs accidentés. Après avoir franchi un verrou on redescend vers Sami. Après nous être un peu perdu, il faut dire que le fléchage était inexistant, nous trouvons enfin la grotte de Drogarati. Sur le parking il y a quelques bus, sûrement des croisiéristes venus depuis le port de Sami. On descend quelques marches, pas énormément me semble-t-il, et nous voilà dans une belle grotte haute de plafond et avec de belles concrétions ainsi que des stalactites et stalagmites. Nous continuons ensuite en direction du lac souterrain de Melissa, d'où ressort l'eau de mer avalée par les katavothres près d'Argostoli. Là aussi quelques bus déversent leur cargaison d'espagnols. En dépit du nombre élevé de touristes, la balade en barque autour de ce lac souterrain est agréable et les couleurs de l'eau superbe. Après cela nous revenons à Sami pour pique-niquer au bord de la mer près du lac de Karavomylos. Quatre transats bien abrités par des palmiers nous tendent les bras face à la mer. Nous nous y installons avec des cafés frappés (une institution en Grèce !) et nous nous laissons envahir par une douce somnolence. Un peu plus tard nous reprenons la voiture et allons nous garer près du kastro en ruine qui domine la colline. De là un chemin bien tracé et signalisé nous mène en 30 mn jusqu'à la plage d'Antisamos. Superbe plage de sable grossier en anse, relativement peu de monde et une eau à 25° environ. Retour à Katelios
19/09 Nous partons en direction du monastère de Gerassimos, il est vrai qu'avec le GPS la route est assez facile à trouver, même si quelque fois le choix de l'itinéraire peut être surprenant ! Nous arrivons au monastère, qui se voit de loin, c'est un ensemble de bâtiments récents qui occupent un espace important. Un vieux platane de 1570 trône au milieu du jardin. La petite église renferme dans une châsse en argent les reliques miraculeusement conservées de Saint Gerassimos, reliques que viennent vénérer les fidèles. Les murs de l'église sont entièrement recouverts de fresques dans le style traditionnel byzantin. Après cette visite, nous repartons en voiture vers le sommet de l'île, le mont Ainos qui culmine à 1627 m. La route grimpe en lacets et laisse place à un environnement de plus en plus minéral avant d’atteindre l'entrée du parc national. Là, la route pénètre dans une belle forêt de sapins de Céphalonie, espèce protégée. Un chemin balisé (carré blanc et rouge) démarre environ 100m plus bas que le parking il longe au début la route puis s'en éloigne en montant progressivement vers les sommets. Du chemin on peut admirer les fameux sapins, dont certains sont morts et desséchés. Au bout de 45 mn de marche on accède à un pierrier en pente vers le S-E de l'île duquel on peut admirer un beau panorama en direction d'Argostoli. En continuant le chemin on aperçoit devant soi, sur une butte les grandes antennes installées sur le sommet du mont Ainos. Nous redescendons par le même chemin jusqu'au parking. Malgré un beau soleil et le fait qu'il soit 14h, le fond de l'air est agréable. Nous redescendons jusqu'au monastère et pique-niquons sur un banc à l'ombre des arbres. Nous allons ensuite visiter, d'abord la coopérative d'Omala, mais devant le manque d'entrain et d'accueil des hôtesses nous allons voir un autre viticulteur et en sortons avec quelques bouteilles de vin local le fameux Robola. Retour vers le village de Lourdata et sa belle et grande plage de sable : il y a un peu de monde mais réparti sur près d'un km ça nous laisse quand même pas mal d'espace !
20/09 Toujours du beau temps, mais avec quelques nuages. Vers 10h nous quittons Katelios et partons vers Skala. Arrêt pour voir les belles mosaïques de la villa romaine puis nous longeons la côte vers Agia Efimia. Nous repérons en passant une belle plage à côté du restaurant Agia Paraskevi. Nous arrivons à Agia Efima et avons quelques difficultés à trouver notre appartement malgré le repérage effectué sur Google map. À l'endroit indiqué, pas de panneau. Les habitants de la maison, sollicités ne connaissent pas finalement il s'avère que nous étions bien au bon endroit mais que la famille qui s'occupe du bâtiment a été incapable de nous renseigner ! Finalement le patron appelé à la rescousse nous installe dans notre appartement qui jouit de deux terrasses, l’une commune à plusieurs appartements donne sur le port et une autre privée à l'arrière avec vue sur mer. Après le déjeuner nous partons à pied à la découverte de la petite ville, en fait un village avec son port sur lequel donnent une demi-douzaine de restaurants avec leurs terrasses aux chaises bleues. Par contre, en matière de plage c'est assez limité : une plage de petits galets abritée le long d'un muret le long de la rue principale et une autre de sable, minuscule, plus haut vers le Nord, mais déjà saturée avec une dizaine de baigneurs. Vers 20h nous partons dîner au restaurant Paradiso situé tout au Nord du village. Nous goûtons enfin à la fameuse tourte à la viande la « kreatopita » spécialité céphalonienne : c'est excellent. Un orage avec éclairs tonnerre et pluie se déchaîne à la fin du repas.
21/09 L'orage a duré une bonne partie de la nuit, mêlant éclairs, tonnerre et pluie. Ce matin le ciel est gris et les nuages nombreux. Après le petit déjeuner nous partons vers la plage de Myrtos. La vue depuis le haut de la falaise est impressionnante. La route descend en virages vertigineux jusqu'à la plage nichée tout en bas entre des falaises grises. La plage est déserte et pour cause, la mer roule de gros rouleaux ! Nous reprenons la route en direction du village d'Assos, ici aussi la route est impressionnante flirtant avec le vide, tout en lacets soit en montée soit en descente. Le village d'Assos est blotti tout en bas de la montagne au pied d'une presqu'île montagneuse dont le sommet est occupé par un kastro en ruine un beau chemin pavé monte en zigzag jusqu'à l'entrée du château dont on franchit l'entrée par une porte à angle droit : l'intérieur derrière les murailles est en ruine à l'exception d'un ensemble de bâtiments récent mais abandonné. Retour au village et déjeuner sur la terrasse d'une taberna au bord de la mer, de sardines et de calamars frais, super ! Au moment de payer, quelques gouttes commencent à tomber, retour à Agia Efima.
22/09 Beau temps et soleil. Départ pour la péninsule de Paliki en prenant la très belle route en corniche qui domine la baie de Myrtos par le Sud, de là haut, la mer déploie des nuances de bleu magiques. Les appareils de photos crépitent ! Nous continuons en empruntant de petites routes vers le Monastère de Kypourion, isolé tout au S.E. de la péninsule en bord de mer. Belle iconostase dorée et belles icones anciennes, l'endroit respire le calme et la sérénité. Nous revenons en passant par Rifi et Vovikes jusqu'à la très belle plage de Petanoi. Ici aussi la couleur de la mer varie en fonction du fond et de l'endroit. La mer par contre est déchaînée et roule de gros rouleaux qui viennent s'écraser sur la plage : la baignade sera moins tranquille que les autres jours et nos yeux ne quittent pas un seul instant les vagues qui viennent déferler sur le sable. Déjeuner sur place puis départ en fin de journée et retour par la même route en corniche au-dessus de la baie de Myrtos.
23/09 Beau temps et soleil malgré une prévision météo mitigée ! Nous partons en direction du Nord de l'île en empruntant la route qui longe et domine la côte côté Est vers Ithaque : super éclairage à cette heure matinale (10h), nous continuons notre route par une belle campagne très verte et cultivée en direction de Fiscardo que nous atteignons vers 11h. Balade dans la petite station balnéaire qui a un faux air de St-Tropez avec sa marina, ses restaurants chics et ses beaux yachts amarrés sur le port. Nous déambulons puis allons faire une balade repérée sur le net et bien fléchée qui va vers les phares et l’antique basilique en ruine. Retour vers Fiscardo et balade vers la plage d’Emplysi. Nous continuons ensuite le chemin qui mène à la plage de Kimilia, passe par la chapelle de St-Spyridon et revient sur le parking de Fiscardo.
24/09 Réveil matinal, il nous faut faire les quelques 50 km qui nous séparent du port de Pessada d’où nous embarquons à destination de l’île de Zante. Départ dans la nuit en direction des montagnes vers le nord. Peu de monde sur la route à l'exception d’un troupeau de chèvres installées pour la nuit sur le bitume bien plus chaud que les pâturages ! 7h15 : Le bateau est déjà là, nous attendrons 7h30 pour monter à bord, au moment où le soleil daigne montrer le bout de son nez derrière les contreforts du mont Ainos. C'est parti ensuite pour 1h30mn de navigation calme entre Cephalonie et le petit port d’Agios Nikolaos à Zante. Le bateau est quasi vide avec 2 voitures, une moto et 8 passagers. Nous longeons les « blue caves » puis arrivons au port d'Agios Nikolaos. Nous réservons directement la balade en bateau pour les « blue caves et la « plage du naufrage » ou navigo ou ship wreck. Nous sommes 10 passagers et partons directement pour la plage du naufrage : là, une dizaine ou plus de bateaux de toutes tailles ont déversé leurs cargaisons de passagers venu du monde entier, à entendre leurs langues, pour se baigner dans les eaux azur de cette plage mythique accessible uniquement par la mer et entièrement encerclée par une falaise vertigineuse blanche. Les selfies et les clic-clac n'arrêtent pas. Les bateaux se succèdent à intervalles rapprochés, c’est dommage ce site mériterait une ambiance plus zen, mais bon ! C'est étrange de voir tant de monde dans cet endroit qui semble éloigné de toute civilisation ! Retour en bateau et arrêt dans les « blue caves » renommées pour la couleur d'un bleu irréel de la mer. Nous reprenons notre voiture en direction du village de Vollimes où nous allons déjeuner dans une taverna sans prétention arrêt pour aller visiter les extérieurs du monastère d'Anaphonitria, l'église étant fermée. Nous continuons vers Vassilikos où se trouve notre location. C'est une belle maison assez grande de trois niveaux qui comportent environ 10 studios. La maison est entourée par un beau jardin, plus loin une grande oliveraie et encore plus loin la mer bleue. Les gérants sont très sympathiques et nous font visiter l'appartement composé de deux chambres indépendantes, d'une cuisine commune et d'une grande terrasse privée donnant sur les oliviers et la mer.
25/09 Nous partons ce matin nous promener dans les environs proches de l'appartement à Vassilikos. Nous y garons notre voiture près du restaurant Villa Rossa et partons à pied en direction de la plage, nous longeons de nombreux chantiers de villas, tous arrêtés à des stades divers. La crise est passée par là et les programmes immobiliers inconséquents en ont soufferts. Nous longeons ensuite la belle plage de Gerakas, réputée pour être l'endroit où viennent pondre les tortues Caretta-caretta. Peu après cette belle plage nous surplombons des reliefs ravinés calcaires à l’image de ceux de Cappadoce puis le chemin rejoint l’endroit où nous avions garé notre voiture.
26/09 Un orage a éclaté hier soir et il a plu une bonne partie de la nuit. Temps mitigé ce matin avec nuages et vent frais. Nous partons visiter la ville de Zakinthos. Nous nous garons sur le port et allons voir la vieille église Agios Nikolaos Tou Molou (vieille iconostase dorée) sur la place Solomos. Balade en ville vers la place Markou à l’architecture italianisante : l’atmosphère aussi est italianisante avec ces bars et restaurants bondés de gens buvant et échangeant les derniers potins de la vie politique grecque plutôt tourmentée ces derniers jours avec la formation du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Nous partons à pied découvrir la vieille citadelle perchée sur la colline et d'où la vue sur la ville est magnifique. Dès que l’on s’éloigne du centre ville l'habitat se dégrade et la crise laisse voir les exclus du système. Nous reprenons la voiture et roulons en direction du village de Keri. Nous nous garons au phare et découvrons la beauté du site et les panoramas époustouflants sur les falaises blanches qui tombent dans la mer. Nous partons à pied faire la balade qui démarre juste avant l'arrivée au restaurant lighthouse quand on vient de Keri, là une piste caillouteuse mais carrossable monte en direction des falaises avant de bifurquer vers le Nord. Une sente courte mène à un promontoire non sécurisé d'où la vue sur la falaise et un ilot de pierre est impressionnante. La balade se poursuit dans une belle forêt de pins puis la route longe des oliveraies et des vergers avant d'atteindre Keri. Nous recherchons la voiture au phare, allons jeter un dernier coup d'œil et faire quelques photos des falaises et allons dîner dans une taverna typique à la sortie de Keri vers Zakynthos : Le barbecue récemment allumé laisse échapper de bonnes odeurs. Nous nous installons sur la terrasse face à la mer au loin et dégustons un plat délicieux de pancetta, grillade de porc bien grillée, croustillante et moelleuse en même temps, on se régale.
27/09 Beau temps et soleil n’ayant pas trop envie de reprendre la voiture pour aller sillonner l’île, nous allons à la plage Banana, c’est la plus proche de notre appartement. Comme d’habitude, la plage assez grande est partagée en plusieurs lots, les plages privées qui dépendent d’hôtels ou de restaurants et la plage publique qui n’est pas réduite à une portion congrue, tant mieux puisque c’est celle que nous préférons. Le long de la plage à peine en retrait un gigantesque chantier de construction d’un ou de plusieurs hôtels composés de nombreux bâtiments est à l’arrêt, crise, faillite, non respect d’une loi littorale locale ? On n’en sait rien mais en attendant ce n’est pas très esthétique et si la construction reprend ça va forcément enlaidir un coin qui était resté relativement peu bétonné.
28/09 Comme hier, nous retournons à la plage Banana, puis nous filons en voiture vers Anaphonitria, d’où une route mène à un mirador qui domine la plage où est échoué le fameux navire. Nous ne sommes pas seuls et il faut faire un peu de queue avant d’accéder à la minuscule avancée qui permet d’avoir une vue plongeante et impressionnante sur le site. Nous allons ensuite faire une balade à pied depuis le village d’Exo Hora, balade qui permet depuis le lieudit Zizou d’avoir une vue plongeante sur les falaises. Attention le sentier qui y mène s’arrête brusquement au bord de la falaise et pour ceux qui ne lisent pas le grec sur le petit panneau planté là, ça peut être dangereux. Autre beau point de vue depuis le restaurant Sunset situé près du village de Kambi. Nous continuons vers Agia Leon et prenons la toute qui descend vers Porto Limionas et Porto Roxa, petits bouts du monde.
29/09 Départ ce matin en direction du port de Zakinthos. Le ferry quitte le port à 10h30 pour 1h15 mn de navigation pour le port de Kyllini sur le continent. Beau temps, mer d'huile et soleil. Nous croisons un super voilier toutes voiles dehors et un mastodonte de Costa croisières. Nous quittons Kyllini vers 11h50 et roulons vers Diakofto que nous atteignons vers 13h45. Installation au Suite Diakofto puis nous allons acheter nos billets de train à crémaillères pour aller faire le circuit jusqu'à Kalavryta. Impressionnant ce circuit qui mène de Diakofto à Kalavryta ! Le train à voie étroite suit le cours de la rivière Vouraikos qui a creusé une gorge très abrupte dans la montagne. Le relief est impressionnant tant vers le haut que le bas. En effet la voie ferrée est quelque fois suspendue entre la montagne et le fond de la rivière. Le trajet très sinueux fait alterner tunnels et viaducs. Au bout d’une heure nous voilà à Kalavryta, village de montagne dont les nombreux restaurants témoignent de l’intérêt touristique de ce trajet en train. Au bout de 20 mn nous repartons dans l’autre sens pour revenir à Diakopto. Dernier dîner dans la même petite taberna qu’à l’aller près du port où nous nous régalons de petits calamars frais, fritures de petits poissons.
30/09 Départ pour l’aéroport d’Athènes, sous un ciel assez chargé, nous aurons même quelques gouttes de pluie vers Corinthe. Voyage sans histoire. Au bout de 2h15 mn nous voilà rendu, fin du voyage !
En résumé :
Ile relativement plus touristique que prévue : Céphalonie est relativement peu bétonnée mais il y avait encore pas mal de touristes à la grotte de Drogarati, au lac de Melissa et au village de Fiscardo, il est vrai qu’un gros bateau de croisière venait d’accoster. Par contre on a trouvé que Zante était beaucoup plus touristique et bétonné que Céphalonie, surtout le long de la côte entre Zakinthos ville et la plage de Gerakas à Vassilikos. On a aussi compris pourquoi la plage du navire échoué était la plus photographiée de Grèce quand on a vu l’exploitation commerciale et la quantité des bateaux qui déversaient à intervalles rapprochés leur cargaison de touristes de toutes nationalités on n’ose imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Les nombreuses échoppes de souvenirs installées dans les hameaux situés sur les trajets touristiques majeurs en sont une autre illustration. Quant au coût de la vie il nous est apparu très proche de ce dont nous avions l’habitude les autres années, peut-être parce que l’augmentation de la tva a été compensée par une baisse des marges des intermédiaires ou des commerçants du moins en ce qui concerne le secteur touristique (hôtels, restaurants et autres services).
Nos coups de cœur : Le circuit dans les gorges de Vouraikos au départ de Diakopto dans le Péloponnèse La balade autour du sommet du mont Ainos Le village d’Assos et la balade vers le Kastro La balade du Kastro de Sami vers la plage d’Antisamos Les plages de Myrtos et de Petanoi Le village de Katelios La balade autour du phare de Keri
Nos déceptions La plage du naufrage (trop de monde, c’est l’industrie) Les « blue caves » : rien d’exceptionnel, déjà vu ailleurs
Budget total pour 4 personnes : 4000 €
Avion : AR de Bâle à Athènes (Lufthansa et Austrian) 942 € Voiture de location + essence 16 jours 558 € Ferries + train (gorges de Vouraikos) 280 € Hôtels et appartements : 1110 € Nourriture et restaurants : 960 € Divers, visites : 150 €
Lien vers l’album de photos :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/IlesDeCephalonieEtDeZanteSeptembre2015?authkey=Gv1sRgCNatv7no-ueOTA
15/09
Après 2h25 de vol sans histoires depuis Francfort nous arrivons à Athènes. Nous récupérons notre Suzuki Celero chez Enterprise et partons immédiatement pour Diakofto sous un beau soleil. Diakofto (ou Diakopto) est situé à mi-chemin entre Athènes et Kyllini, l’un des ports d’embarquement pour l’île de Céphalonie et c’est une des raisons qui nous l’on fait choisir comme étape intermédiaire. L’autre raison est que c’est aussi le point de départ d’un petit train à crémaillère qui traverse une gorge impressionnante. Le trajet est simple, il suffit de suivre l'autoroute à péage pour Athènes puis Elefsina puis Corinthe et enfin Patras. Nous retrouvons avec plaisir les paysages grecs, surtout ceux de la côte nord du Péloponnèse, avec l'alternance des vergers de fruitiers et d'oliviers quand la bande de terre qui sépare la mer de la montagne est suffisamment large, autrement c’est la montagne abrupte qui tombe directement dans une mer d’un bleu magnifique. Depuis Corinthe la route s'est notoirement dégradée et les travaux de doublement des voies se succèdent tous les 5 km, heureusement la circulation est très fluide et peu chargée. Vers 17h après 2h30 de trajet nous arrivons dans la petite ville de Diakofto. C'est une petite station balnéaire sans prétention avec son petit port de pêche, sa plage, ses restaurants du bord de mer pour le train à crémaillère, ce sera pour le retour il est trop tard. Nous nous installons dans notre hôtel (Diakofto Suites) belle chambre moderne et récente avec balcon sur la campagne environnante. Premier bain de mer dans une eau chaude puis excellent dîner de calamars frais accompagné d’une salade grecque face à la mer. Nuit un peu agitée à cause de voisins bruyants mais ça se calme après minuit.
16/09 Départ pour Kyllini, toujours sous le soleil, que nous atteignons après 2h de route. Nous avons pu admirer au passage le superbe pont à haubans de près de 3 km qui traverse le bras de mer peu avant Patras. A Kyllini, au port, comme prévu le ferry est à 14h30, il est midi, nous avons le temps d'aller visiter le kastro Chlemoutsi à 5 km du port. La forteresse des croisés est située sur un promontoire qui domine la mer des deux côtés assurant ainsi une surveillance efficace du territoire de Morée à l’époque médiévale. Dans le château plusieurs salles ont été aménagées en espace de musée avec panneaux explicatifs et vitrines exposant des objets trouvés sur le site. Après cette visite nous redescendons vers le port et allons déjeuner sur la terrasse d'une taberna située tout près du port. Excellent déjeuner à prix très raisonnable. Vers 14h30 nous embarquons sur le ferry et 45 mn plus tard nous accostons à Poros sur l'île de Céphalonie. Nous prenons la route en direction de notre premier lieu de séjour à Katelios que nous atteignons 30 mn plus tard. Katelios est une petite station balnéaire avec une ½ douzaine de restaurants le long de la plage et tout autour des hôtels ou plutôt des résidences hôtelières avec des appartements et des studios. Le soir nous allons dîner dans un restaurant qui donne non pas sur la plage mais sur la ruelle parallèle à la plage en arrière plan. Excellent repas avec des souvlakis et des brochettes d'agneau.
17/09 Ce matin nous partons en direction d'Argostoli : premier arrêt pour aller visiter le monastère d’Agios Andreas en contrebas du village de Kastro. Il a été reconstruit après le tremblement de terre de 1953 et est remarquable pour son iconostase dorée et ses belles icones. Nous montons ensuite au village de Kastro et allons visiter la forteresse en ruine qui domine le village et toute la campagne environnante. Déjeuner au sympathique restaurant « To kastro » installé sous des tonnelles fleuries au pied du château : excellent repas à base de piments farcis à la feta. Nous continuons en direction de la capitale Argostoli. Visite du musée Korgialenios consacré aux objets de la vie quotidienne des iliens et qui recèle une belle collection d’icones anciennes crétoises. Nous allons nous garer à la sortie Nord du village et partons à pied en direction des Katavothrès : les katavothrès sont ces phénomènes géologiques étonnants où l’eau de mer disparait dans des failles à Argostoli pour reparaître 15 km plus loin de l’autre côté de l’île près de Sami. Belle balade le long de la mer. Nous reprenons la voiture en direction de la plage de Makris Gialos, superbe plage de sable blanc, la mer est chaude et à cette heure (près de 18h) il fait encore super bon et il y a peu de monde dans l'eau.
18/09 Départ en direction de Sami. La route sinueuse s'engage dans le massif du mont Ainos et se faufile entre des reliefs accidentés. Après avoir franchi un verrou on redescend vers Sami. Après nous être un peu perdu, il faut dire que le fléchage était inexistant, nous trouvons enfin la grotte de Drogarati. Sur le parking il y a quelques bus, sûrement des croisiéristes venus depuis le port de Sami. On descend quelques marches, pas énormément me semble-t-il, et nous voilà dans une belle grotte haute de plafond et avec de belles concrétions ainsi que des stalactites et stalagmites. Nous continuons ensuite en direction du lac souterrain de Melissa, d'où ressort l'eau de mer avalée par les katavothres près d'Argostoli. Là aussi quelques bus déversent leur cargaison d'espagnols. En dépit du nombre élevé de touristes, la balade en barque autour de ce lac souterrain est agréable et les couleurs de l'eau superbe. Après cela nous revenons à Sami pour pique-niquer au bord de la mer près du lac de Karavomylos. Quatre transats bien abrités par des palmiers nous tendent les bras face à la mer. Nous nous y installons avec des cafés frappés (une institution en Grèce !) et nous nous laissons envahir par une douce somnolence. Un peu plus tard nous reprenons la voiture et allons nous garer près du kastro en ruine qui domine la colline. De là un chemin bien tracé et signalisé nous mène en 30 mn jusqu'à la plage d'Antisamos. Superbe plage de sable grossier en anse, relativement peu de monde et une eau à 25° environ. Retour à Katelios
19/09 Nous partons en direction du monastère de Gerassimos, il est vrai qu'avec le GPS la route est assez facile à trouver, même si quelque fois le choix de l'itinéraire peut être surprenant ! Nous arrivons au monastère, qui se voit de loin, c'est un ensemble de bâtiments récents qui occupent un espace important. Un vieux platane de 1570 trône au milieu du jardin. La petite église renferme dans une châsse en argent les reliques miraculeusement conservées de Saint Gerassimos, reliques que viennent vénérer les fidèles. Les murs de l'église sont entièrement recouverts de fresques dans le style traditionnel byzantin. Après cette visite, nous repartons en voiture vers le sommet de l'île, le mont Ainos qui culmine à 1627 m. La route grimpe en lacets et laisse place à un environnement de plus en plus minéral avant d’atteindre l'entrée du parc national. Là, la route pénètre dans une belle forêt de sapins de Céphalonie, espèce protégée. Un chemin balisé (carré blanc et rouge) démarre environ 100m plus bas que le parking il longe au début la route puis s'en éloigne en montant progressivement vers les sommets. Du chemin on peut admirer les fameux sapins, dont certains sont morts et desséchés. Au bout de 45 mn de marche on accède à un pierrier en pente vers le S-E de l'île duquel on peut admirer un beau panorama en direction d'Argostoli. En continuant le chemin on aperçoit devant soi, sur une butte les grandes antennes installées sur le sommet du mont Ainos. Nous redescendons par le même chemin jusqu'au parking. Malgré un beau soleil et le fait qu'il soit 14h, le fond de l'air est agréable. Nous redescendons jusqu'au monastère et pique-niquons sur un banc à l'ombre des arbres. Nous allons ensuite visiter, d'abord la coopérative d'Omala, mais devant le manque d'entrain et d'accueil des hôtesses nous allons voir un autre viticulteur et en sortons avec quelques bouteilles de vin local le fameux Robola. Retour vers le village de Lourdata et sa belle et grande plage de sable : il y a un peu de monde mais réparti sur près d'un km ça nous laisse quand même pas mal d'espace !
20/09 Toujours du beau temps, mais avec quelques nuages. Vers 10h nous quittons Katelios et partons vers Skala. Arrêt pour voir les belles mosaïques de la villa romaine puis nous longeons la côte vers Agia Efimia. Nous repérons en passant une belle plage à côté du restaurant Agia Paraskevi. Nous arrivons à Agia Efima et avons quelques difficultés à trouver notre appartement malgré le repérage effectué sur Google map. À l'endroit indiqué, pas de panneau. Les habitants de la maison, sollicités ne connaissent pas finalement il s'avère que nous étions bien au bon endroit mais que la famille qui s'occupe du bâtiment a été incapable de nous renseigner ! Finalement le patron appelé à la rescousse nous installe dans notre appartement qui jouit de deux terrasses, l’une commune à plusieurs appartements donne sur le port et une autre privée à l'arrière avec vue sur mer. Après le déjeuner nous partons à pied à la découverte de la petite ville, en fait un village avec son port sur lequel donnent une demi-douzaine de restaurants avec leurs terrasses aux chaises bleues. Par contre, en matière de plage c'est assez limité : une plage de petits galets abritée le long d'un muret le long de la rue principale et une autre de sable, minuscule, plus haut vers le Nord, mais déjà saturée avec une dizaine de baigneurs. Vers 20h nous partons dîner au restaurant Paradiso situé tout au Nord du village. Nous goûtons enfin à la fameuse tourte à la viande la « kreatopita » spécialité céphalonienne : c'est excellent. Un orage avec éclairs tonnerre et pluie se déchaîne à la fin du repas.
21/09 L'orage a duré une bonne partie de la nuit, mêlant éclairs, tonnerre et pluie. Ce matin le ciel est gris et les nuages nombreux. Après le petit déjeuner nous partons vers la plage de Myrtos. La vue depuis le haut de la falaise est impressionnante. La route descend en virages vertigineux jusqu'à la plage nichée tout en bas entre des falaises grises. La plage est déserte et pour cause, la mer roule de gros rouleaux ! Nous reprenons la route en direction du village d'Assos, ici aussi la route est impressionnante flirtant avec le vide, tout en lacets soit en montée soit en descente. Le village d'Assos est blotti tout en bas de la montagne au pied d'une presqu'île montagneuse dont le sommet est occupé par un kastro en ruine un beau chemin pavé monte en zigzag jusqu'à l'entrée du château dont on franchit l'entrée par une porte à angle droit : l'intérieur derrière les murailles est en ruine à l'exception d'un ensemble de bâtiments récent mais abandonné. Retour au village et déjeuner sur la terrasse d'une taberna au bord de la mer, de sardines et de calamars frais, super ! Au moment de payer, quelques gouttes commencent à tomber, retour à Agia Efima.
22/09 Beau temps et soleil. Départ pour la péninsule de Paliki en prenant la très belle route en corniche qui domine la baie de Myrtos par le Sud, de là haut, la mer déploie des nuances de bleu magiques. Les appareils de photos crépitent ! Nous continuons en empruntant de petites routes vers le Monastère de Kypourion, isolé tout au S.E. de la péninsule en bord de mer. Belle iconostase dorée et belles icones anciennes, l'endroit respire le calme et la sérénité. Nous revenons en passant par Rifi et Vovikes jusqu'à la très belle plage de Petanoi. Ici aussi la couleur de la mer varie en fonction du fond et de l'endroit. La mer par contre est déchaînée et roule de gros rouleaux qui viennent s'écraser sur la plage : la baignade sera moins tranquille que les autres jours et nos yeux ne quittent pas un seul instant les vagues qui viennent déferler sur le sable. Déjeuner sur place puis départ en fin de journée et retour par la même route en corniche au-dessus de la baie de Myrtos.
23/09 Beau temps et soleil malgré une prévision météo mitigée ! Nous partons en direction du Nord de l'île en empruntant la route qui longe et domine la côte côté Est vers Ithaque : super éclairage à cette heure matinale (10h), nous continuons notre route par une belle campagne très verte et cultivée en direction de Fiscardo que nous atteignons vers 11h. Balade dans la petite station balnéaire qui a un faux air de St-Tropez avec sa marina, ses restaurants chics et ses beaux yachts amarrés sur le port. Nous déambulons puis allons faire une balade repérée sur le net et bien fléchée qui va vers les phares et l’antique basilique en ruine. Retour vers Fiscardo et balade vers la plage d’Emplysi. Nous continuons ensuite le chemin qui mène à la plage de Kimilia, passe par la chapelle de St-Spyridon et revient sur le parking de Fiscardo.
24/09 Réveil matinal, il nous faut faire les quelques 50 km qui nous séparent du port de Pessada d’où nous embarquons à destination de l’île de Zante. Départ dans la nuit en direction des montagnes vers le nord. Peu de monde sur la route à l'exception d’un troupeau de chèvres installées pour la nuit sur le bitume bien plus chaud que les pâturages ! 7h15 : Le bateau est déjà là, nous attendrons 7h30 pour monter à bord, au moment où le soleil daigne montrer le bout de son nez derrière les contreforts du mont Ainos. C'est parti ensuite pour 1h30mn de navigation calme entre Cephalonie et le petit port d’Agios Nikolaos à Zante. Le bateau est quasi vide avec 2 voitures, une moto et 8 passagers. Nous longeons les « blue caves » puis arrivons au port d'Agios Nikolaos. Nous réservons directement la balade en bateau pour les « blue caves et la « plage du naufrage » ou navigo ou ship wreck. Nous sommes 10 passagers et partons directement pour la plage du naufrage : là, une dizaine ou plus de bateaux de toutes tailles ont déversé leurs cargaisons de passagers venu du monde entier, à entendre leurs langues, pour se baigner dans les eaux azur de cette plage mythique accessible uniquement par la mer et entièrement encerclée par une falaise vertigineuse blanche. Les selfies et les clic-clac n'arrêtent pas. Les bateaux se succèdent à intervalles rapprochés, c’est dommage ce site mériterait une ambiance plus zen, mais bon ! C'est étrange de voir tant de monde dans cet endroit qui semble éloigné de toute civilisation ! Retour en bateau et arrêt dans les « blue caves » renommées pour la couleur d'un bleu irréel de la mer. Nous reprenons notre voiture en direction du village de Vollimes où nous allons déjeuner dans une taverna sans prétention arrêt pour aller visiter les extérieurs du monastère d'Anaphonitria, l'église étant fermée. Nous continuons vers Vassilikos où se trouve notre location. C'est une belle maison assez grande de trois niveaux qui comportent environ 10 studios. La maison est entourée par un beau jardin, plus loin une grande oliveraie et encore plus loin la mer bleue. Les gérants sont très sympathiques et nous font visiter l'appartement composé de deux chambres indépendantes, d'une cuisine commune et d'une grande terrasse privée donnant sur les oliviers et la mer.
25/09 Nous partons ce matin nous promener dans les environs proches de l'appartement à Vassilikos. Nous y garons notre voiture près du restaurant Villa Rossa et partons à pied en direction de la plage, nous longeons de nombreux chantiers de villas, tous arrêtés à des stades divers. La crise est passée par là et les programmes immobiliers inconséquents en ont soufferts. Nous longeons ensuite la belle plage de Gerakas, réputée pour être l'endroit où viennent pondre les tortues Caretta-caretta. Peu après cette belle plage nous surplombons des reliefs ravinés calcaires à l’image de ceux de Cappadoce puis le chemin rejoint l’endroit où nous avions garé notre voiture.
26/09 Un orage a éclaté hier soir et il a plu une bonne partie de la nuit. Temps mitigé ce matin avec nuages et vent frais. Nous partons visiter la ville de Zakinthos. Nous nous garons sur le port et allons voir la vieille église Agios Nikolaos Tou Molou (vieille iconostase dorée) sur la place Solomos. Balade en ville vers la place Markou à l’architecture italianisante : l’atmosphère aussi est italianisante avec ces bars et restaurants bondés de gens buvant et échangeant les derniers potins de la vie politique grecque plutôt tourmentée ces derniers jours avec la formation du nouveau gouvernement d'Alexis Tsipras. Nous partons à pied découvrir la vieille citadelle perchée sur la colline et d'où la vue sur la ville est magnifique. Dès que l’on s’éloigne du centre ville l'habitat se dégrade et la crise laisse voir les exclus du système. Nous reprenons la voiture et roulons en direction du village de Keri. Nous nous garons au phare et découvrons la beauté du site et les panoramas époustouflants sur les falaises blanches qui tombent dans la mer. Nous partons à pied faire la balade qui démarre juste avant l'arrivée au restaurant lighthouse quand on vient de Keri, là une piste caillouteuse mais carrossable monte en direction des falaises avant de bifurquer vers le Nord. Une sente courte mène à un promontoire non sécurisé d'où la vue sur la falaise et un ilot de pierre est impressionnante. La balade se poursuit dans une belle forêt de pins puis la route longe des oliveraies et des vergers avant d'atteindre Keri. Nous recherchons la voiture au phare, allons jeter un dernier coup d'œil et faire quelques photos des falaises et allons dîner dans une taverna typique à la sortie de Keri vers Zakynthos : Le barbecue récemment allumé laisse échapper de bonnes odeurs. Nous nous installons sur la terrasse face à la mer au loin et dégustons un plat délicieux de pancetta, grillade de porc bien grillée, croustillante et moelleuse en même temps, on se régale.
27/09 Beau temps et soleil n’ayant pas trop envie de reprendre la voiture pour aller sillonner l’île, nous allons à la plage Banana, c’est la plus proche de notre appartement. Comme d’habitude, la plage assez grande est partagée en plusieurs lots, les plages privées qui dépendent d’hôtels ou de restaurants et la plage publique qui n’est pas réduite à une portion congrue, tant mieux puisque c’est celle que nous préférons. Le long de la plage à peine en retrait un gigantesque chantier de construction d’un ou de plusieurs hôtels composés de nombreux bâtiments est à l’arrêt, crise, faillite, non respect d’une loi littorale locale ? On n’en sait rien mais en attendant ce n’est pas très esthétique et si la construction reprend ça va forcément enlaidir un coin qui était resté relativement peu bétonné.
28/09 Comme hier, nous retournons à la plage Banana, puis nous filons en voiture vers Anaphonitria, d’où une route mène à un mirador qui domine la plage où est échoué le fameux navire. Nous ne sommes pas seuls et il faut faire un peu de queue avant d’accéder à la minuscule avancée qui permet d’avoir une vue plongeante et impressionnante sur le site. Nous allons ensuite faire une balade à pied depuis le village d’Exo Hora, balade qui permet depuis le lieudit Zizou d’avoir une vue plongeante sur les falaises. Attention le sentier qui y mène s’arrête brusquement au bord de la falaise et pour ceux qui ne lisent pas le grec sur le petit panneau planté là, ça peut être dangereux. Autre beau point de vue depuis le restaurant Sunset situé près du village de Kambi. Nous continuons vers Agia Leon et prenons la toute qui descend vers Porto Limionas et Porto Roxa, petits bouts du monde.
29/09 Départ ce matin en direction du port de Zakinthos. Le ferry quitte le port à 10h30 pour 1h15 mn de navigation pour le port de Kyllini sur le continent. Beau temps, mer d'huile et soleil. Nous croisons un super voilier toutes voiles dehors et un mastodonte de Costa croisières. Nous quittons Kyllini vers 11h50 et roulons vers Diakofto que nous atteignons vers 13h45. Installation au Suite Diakofto puis nous allons acheter nos billets de train à crémaillères pour aller faire le circuit jusqu'à Kalavryta. Impressionnant ce circuit qui mène de Diakofto à Kalavryta ! Le train à voie étroite suit le cours de la rivière Vouraikos qui a creusé une gorge très abrupte dans la montagne. Le relief est impressionnant tant vers le haut que le bas. En effet la voie ferrée est quelque fois suspendue entre la montagne et le fond de la rivière. Le trajet très sinueux fait alterner tunnels et viaducs. Au bout d’une heure nous voilà à Kalavryta, village de montagne dont les nombreux restaurants témoignent de l’intérêt touristique de ce trajet en train. Au bout de 20 mn nous repartons dans l’autre sens pour revenir à Diakopto. Dernier dîner dans la même petite taberna qu’à l’aller près du port où nous nous régalons de petits calamars frais, fritures de petits poissons.
30/09 Départ pour l’aéroport d’Athènes, sous un ciel assez chargé, nous aurons même quelques gouttes de pluie vers Corinthe. Voyage sans histoire. Au bout de 2h15 mn nous voilà rendu, fin du voyage !
En résumé :
Ile relativement plus touristique que prévue : Céphalonie est relativement peu bétonnée mais il y avait encore pas mal de touristes à la grotte de Drogarati, au lac de Melissa et au village de Fiscardo, il est vrai qu’un gros bateau de croisière venait d’accoster. Par contre on a trouvé que Zante était beaucoup plus touristique et bétonné que Céphalonie, surtout le long de la côte entre Zakinthos ville et la plage de Gerakas à Vassilikos. On a aussi compris pourquoi la plage du navire échoué était la plus photographiée de Grèce quand on a vu l’exploitation commerciale et la quantité des bateaux qui déversaient à intervalles rapprochés leur cargaison de touristes de toutes nationalités on n’ose imaginer ce que ça doit être en pleine saison ! Les nombreuses échoppes de souvenirs installées dans les hameaux situés sur les trajets touristiques majeurs en sont une autre illustration. Quant au coût de la vie il nous est apparu très proche de ce dont nous avions l’habitude les autres années, peut-être parce que l’augmentation de la tva a été compensée par une baisse des marges des intermédiaires ou des commerçants du moins en ce qui concerne le secteur touristique (hôtels, restaurants et autres services).
Nos coups de cœur : Le circuit dans les gorges de Vouraikos au départ de Diakopto dans le Péloponnèse La balade autour du sommet du mont Ainos Le village d’Assos et la balade vers le Kastro La balade du Kastro de Sami vers la plage d’Antisamos Les plages de Myrtos et de Petanoi Le village de Katelios La balade autour du phare de Keri
Nos déceptions La plage du naufrage (trop de monde, c’est l’industrie) Les « blue caves » : rien d’exceptionnel, déjà vu ailleurs
Budget total pour 4 personnes : 4000 €
Avion : AR de Bâle à Athènes (Lufthansa et Austrian) 942 € Voiture de location + essence 16 jours 558 € Ferries + train (gorges de Vouraikos) 280 € Hôtels et appartements : 1110 € Nourriture et restaurants : 960 € Divers, visites : 150 €
Lien vers l’album de photos :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/IlesDeCephalonieEtDeZanteSeptembre2015?authkey=Gv1sRgCNatv7no-ueOTA
Seychelles: quelques bonnes adresses de logement pas cher? English translation pending
bonjour à tous
nous sommes un couple d'une petite soixantaine d'années, avons l'habitude de voyager , surtout en Asie du Sud Est et de façon petit budget avec les transports en commun et dans les petits hotels ou GH et restos.
En fouillant un peu dans VF, je vois que les Seychelles semblent assez cher au niveau logement... nous partons 15 jours en février et pour une première fois nous pensons faire le circuit classique: mahé, pralin , la digue.
Donc je compte sur vous pour m'aider à préparer ce voyage pour essayer de trouver des logements sympas dans notre budget . En fait on recherche quelque chose de simple (sans télé, piscine etc) à environ 50 ou 60€ pour 2, mais surtout propre et bien placé, c'est à dire: nous permettant d'aller manger le soir dans des petits restos( qui au vue des lectures , a l'air compliqué car tout a l'air de fermer tôt) ou pouvoir avoir des takeaways et des fruits pour le repas du soir sans avoir besoin de faire des kilomètres.
Je sais ce que je vous demande a l'air difficile à trouver...
et puis si vous avez des lieux qui vous ont marqués n'hésitez pas à m'en faire part!!!
Une dernière question: croyez vous qu'il est possible(sans réserver)de trouver sur place des Guest House ou logement chez l'habitant qui seraient dans nos prix ou est ce un pays où il faut à tout prix réserver? on a pas vraiment l'habitude de voyager en réservant....
Je compte sur vous
Merci beaucoup!!
Londres en 4 jours - que faire d'atypique? English translation pending
Salut amis londoniens !
Alors voilà, j'ai de la questions tourisme pour vous ! Avec ma chère et tendre, nous débarquons dimanche prochain pour passer 4 jours dans la capitale anglaise. Nous arrivons en voiture vers 10-11h (notre ferry arrive à 08h15) et repartirons le mercredi soir vers 18h (notre ferry est à 21h20). Nous logeons à l'ibis Londres Excel Docklands et nous nous déplacerons uniquement en transports en commun.
Nous connaissons bien le Royaume-Uni car nous y allons très souvent en vacances (pas plus tard qu'en juin dernier, nous avons fait une boucle du sud au nord au sud avec en point de départ / arrivée Londres). Idem pour Londres, elle comme moi nous y sommes allés à plusieurs reprises. Bref, ce long week-end a pour objectif de découvrir la ville autrement, pas comme le touriste de base qui court d'un point A à un point B puis C pour tout voir en deux jours. On connait donc les principaux monuments et artères de la ville, les fameuses zones touristiques incontournables. Ce qui est sûr, c'est que sur ces 4 jours, nous avons prévus que 3 lieux en visite : la Tour de Londres (question bonus : c'est pris d'assaut ? C'est conseillez d'y aller tôt ?), la Wallace Collection et le Victoria & Albert Museum.
Donc quelques questions : - concernant le trafic londonien, on sait qu'il est très chargé. Savez-vous ce que ça donne niveau bouchons l'A2 et l'A102, dans le sens Douvres - Londres le dimanche matin, et dans le sens Londres - Douvres le mercredi soir ? (histoire de savoir à quoi s'attendre) - que conseillerez-vous comme quartier atypique (= en dehors des zones classiques touristiques) à visiter à pied ? - avez-vous des lieux incontournables pour manger, de part de leur originalité, ou de leur rapport qualité / prix incroyable ? (on sait tous que la restauration anglaise, c'est pas ça, surtout en dehors des traditionnels fast food ...) - que conseillerez-vous en lieux de visites (musée, monuments, ...) qui sortent de l'ordinaire ?
Et enfin, une question cinéma. Nous aimerions pour l'occasion aller voir un film un des trois soirs (donc dimanche soir, lundi soir ou mardi soir), en l’occurrence la dernière partie d'Hunger Games. En juin dernier, nous avons eu l'occasion d'en tester un du côté de York, un vieux ciné, c'était assez fun. Là, on aimerait bien aller soit dans un cinéma culte de Londres (genre comme le Grand Rex à Paris par exemple) ou alors un gros cinéma multiplexe récent, à la pointe de la technologie. - que conseillerez-vous (on cherche un ciné soit proche de notre hôtel, soit un retour rapide en TEC après le film) ? - y'a-t-il des soirs moins cher, avec des offres spéciales ?
D'avance merci pour toutes les réponses que vous allez nous apporter 🙂
Alors voilà, j'ai de la questions tourisme pour vous ! Avec ma chère et tendre, nous débarquons dimanche prochain pour passer 4 jours dans la capitale anglaise. Nous arrivons en voiture vers 10-11h (notre ferry arrive à 08h15) et repartirons le mercredi soir vers 18h (notre ferry est à 21h20). Nous logeons à l'ibis Londres Excel Docklands et nous nous déplacerons uniquement en transports en commun.
Nous connaissons bien le Royaume-Uni car nous y allons très souvent en vacances (pas plus tard qu'en juin dernier, nous avons fait une boucle du sud au nord au sud avec en point de départ / arrivée Londres). Idem pour Londres, elle comme moi nous y sommes allés à plusieurs reprises. Bref, ce long week-end a pour objectif de découvrir la ville autrement, pas comme le touriste de base qui court d'un point A à un point B puis C pour tout voir en deux jours. On connait donc les principaux monuments et artères de la ville, les fameuses zones touristiques incontournables. Ce qui est sûr, c'est que sur ces 4 jours, nous avons prévus que 3 lieux en visite : la Tour de Londres (question bonus : c'est pris d'assaut ? C'est conseillez d'y aller tôt ?), la Wallace Collection et le Victoria & Albert Museum.
Donc quelques questions : - concernant le trafic londonien, on sait qu'il est très chargé. Savez-vous ce que ça donne niveau bouchons l'A2 et l'A102, dans le sens Douvres - Londres le dimanche matin, et dans le sens Londres - Douvres le mercredi soir ? (histoire de savoir à quoi s'attendre) - que conseillerez-vous comme quartier atypique (= en dehors des zones classiques touristiques) à visiter à pied ? - avez-vous des lieux incontournables pour manger, de part de leur originalité, ou de leur rapport qualité / prix incroyable ? (on sait tous que la restauration anglaise, c'est pas ça, surtout en dehors des traditionnels fast food ...) - que conseillerez-vous en lieux de visites (musée, monuments, ...) qui sortent de l'ordinaire ?
Et enfin, une question cinéma. Nous aimerions pour l'occasion aller voir un film un des trois soirs (donc dimanche soir, lundi soir ou mardi soir), en l’occurrence la dernière partie d'Hunger Games. En juin dernier, nous avons eu l'occasion d'en tester un du côté de York, un vieux ciné, c'était assez fun. Là, on aimerait bien aller soit dans un cinéma culte de Londres (genre comme le Grand Rex à Paris par exemple) ou alors un gros cinéma multiplexe récent, à la pointe de la technologie. - que conseillerez-vous (on cherche un ciné soit proche de notre hôtel, soit un retour rapide en TEC après le film) ? - y'a-t-il des soirs moins cher, avec des offres spéciales ?
D'avance merci pour toutes les réponses que vous allez nous apporter 🙂
City Trip de 4 jours à Barcelone English translation pending
Bonjour à tous !
Après notre trip dans l'ouest américain (http://voyageforum.com/discussion/road-trip-etats-unis-en-mai-2015-san-francisco-los-angeles-en-passant-par-las-vegas-parcs-nationaux-d7061576/ ), me revoilà avec un nouveau compte-rendu -) Il concerne un récent city trip à Barcelone qui a eu lieu du 24 au 27 octobre.
Au départ, Lucie et moi étions censés nous rendre en Alsace avec un autre couple et un ami, afin de décompresser, de prendre du bon temps, bien manger et patienter en l'attente d'un nouveau grand voyage. Notre amie avait un contact pour loger dans un appartement à Riquewihr. Pas de chance, à cette époque de l'année (congés de Toussaint) ce logement n'était loué que par semaines entières, ce qui n'était pas possible pour nous, l'objectif étant de partir juste quelques jours. Lucie et moi avions envie de soleil après un mois de septembre froid et pluvieux, nous avons donc jeté notre dévolu sur Barcelone. Nous avons acheté des billets en dernière minute et avons trouvé des vols aux horaires avantageux : départ un samedi à 9 h du matin de Charleroi via Ryanair et retour le mardi soir à minuit à Bruxelles via SN Brussels.
En ce qui concerne le logement, Lucie voulait jouer la carte de l'économie, nous avons donc opté pour une pension de famille, le Barcelona Poprooms : un appartement de 4 chambres, salle de bain et toilette communes.
Au niveau de la préparation, nous avons opté pour le Routard. J'ai complété cela en visionnant de nombreuses vidéos sur Youtube, celles-ci m'ont aidé à mettre certaines choses en perspective et à faire un tri dans l'affluence de sites recommandés dans le Routard. Cette façon de faire est plutôt pratique, elle permet de visualiser ce qui est recommandé par ailleurs.
Après un vol sans encombre, nous atterrissons avec 20 minutes d'avance à Barcelone. Nous nous dirigeons immédiatement vers le guichet de l'Aerobus, navette reliant l'aéroport d'El Prat à la place de Catalunya, où nous avons choisi notre hébergement, pour son emplacement central. L'aller-retour coûte 10€ par personne et chaque trajet prend une demi-heure, cela nous a semblé être la meilleure solution pour rallier le centre. Une fois le billet acheté, je me rend compte qu'il est valable pour un aller-retour du centre vers le Terminal 2. Etant donné que nous redécollons du T1, j'ai peur, à ce moment, que le retour ne soit pas valable. Cela ne posera au final pas de problème. Une fois dans le bus (ils démarrent toutes les 10 minutes), j'appelle la responsable de l'hébergement, comme convenu, pour lui signaler que nous serons bientôt dans le centre et lui fixer rendez-vous devant le Hard Rock Café. Nous arrivons avec un peu d'avance et décidons d'aller boire une bière au Zurich Café tout proche. Une vingtaine de degrés et hop nous voilà en t shirts pour un moment de détente. Diana, la responsable de l'hébergement nous rejoint rapidement et le contact passe très bien. Elle nous emmène vers le Poprooms, situé à quelques centaines de mètres de là, au quatrième étage d'un immeuble. La chambre est petite mais propre, cela conviendra pour 3 nuits. La rue en question est plutôt sympa : des disquaires, des magasins d'instruments de musique et de t shirts de rock : parfait pour moi.
Au programme du jour : la Rambla et le quartier gothique. Nous parcourons quelques centaines de mètre sur la Rambla, en prenant bien soin de protéger nos effets personnels : on nous a mis en garde contre les pic pockets. Chaîne de portefeuille pour moi et mousqueton pour Lucie, il relie la lanière de son sac à sa ceinture. Diana nous avait conseillé de laisser nos cartes de crédit, documents de voyage et d'identité à l'appart, ce que nous avons fait.
Premier arrêt : la Boquéria. Waw, ca sent bon ici ! Nous parcourons de nombreuses fois les allées en nous demandant ce que nous allons déguster en premier et puis on fonce : un cornet de jambon ibérico, minifuets et fromage, puis des sashimis juste découpés. On est des fans de bonne bouffe et on se régale. On essaie ensuite de trouve un endroit pour manger assis et tout est rempli dans la boquéria même. On trouve finalement une gargote sympathique où l'on commande des gambas et calamars. Le service est rapide et efficace, on se régale. Nous continuons ensuite de parcourir la Rambla et arrivons à la statue de Christophe Colomb. Il y a tout de même pas mal de monde pour un samedi d'octobre, on imagine qu'en plein mois de juillet, cela doit être moins convivial d'y circuler. Après quelques photos, direction le quartier gothique. Des ruelles sympathiques, plein de magasins, l'endroit est charmant. Après avoir bien rigolé dans un simulateur d'ouragans, nous arrivons sur la place de la Cathédrale où a lieu un salon dédié aux spécialités culinaires. Nous visitons la magnifique cathédrale avant de flâner à nouveau dans les rues et ruelles puis dans quelques commerces. L'heure du repas du soir approche et nous nous laissons séduire par l'un des premiers restos situés à main droite sur la Rambla, qui propose une formule tapas et paella pour 12€. La devanture est sympa, voire typique et la jeune femme qui accoste les clients potentiels est avenante, on se laisse tenter. Et on se rend rapidement compte qu'on est tombés dans attrape-touristes. La déco intérieure est bas de gamme, le serveur pressé et oppressant. On a droit qu'à une seule page de la carte des tapas, les bas de gamme, et il ne sont même pas tous dispos. Je prends une paella de la mer et constaterai sur la note qu'il y a un supplément de 4 € pour les fruits de mer. Au final, la note est plutôt salée et c'est un peu dégoûtés que l'on quitte l'établissement pour regagner notre hébergement après avoir fait un rapide tour de la place de Catalunya. Lors de notre arrivée, il y a quelqu'un dans la salle de bain/toilette. On doit donc attendre de longues minutes avant de pouvoir y aller. On se rend très rapidement compte que l'endroit est assez bruyant et mal isolé, d'autant plus que les gens n'arrêtent pas de claquer les portes. J'ai le sommeil léger, je passerai donc une mauvaise nuit.
Le lendemain matin, direction la Sagrada Familia : j'ai réservé quelques jours auparavant des billets sur Internet : visite du monument et audioguide pour environ 25€. Nous optons pour le métro pour nous rendre là-bas : il est simple, pas cher (8€ pour 10 trajets) et les fréquences sont tops. Nous arrivons donc avec un peu d'avance à la Sagrada Familia, direction le Starbuck pour un rapide petit-déjeuner. La réservation se fait par créneau horaire, j'avais opté pour la tranche 9-10h30. Une bonne chose car l'édifice est rapidement bondé. Il est magnifique, la lumière est à tomber par terre, la bâtiment est formidable. L'audioguide est parfois imprécis sur les endroits à visiter et on s'emmêle les pinceaux. Nous bouclons la visite en 2 petites heures avant de prendre la direction du parc Guël. Un distributeur vend des places pour la partie du parc contenant les créations de Gaudi (8€). Il est seulement 11 h et les créneaux horaires jusque 14 h sont déjà pris. On réserve nos places avant de se rendre au parc et de visiter la partie gratuite. A 14 h, nous visitons la sublime partie « Gaudienne » du site. Nous regagnons ensuite le Poprooms pour une siesta d'une heure avant de prendre la direction du front de mer via la Rambla. On marche pendant une bonne heure trente avant de se laisser tenter par une sangria de cava dans un bar un peu lounge. Direction ensuite un resto qu'une connaissance nous a recommandé: le Salamança. J'opte pour une paella de la mer, Lucie pour un plateau de poissons grillés. Les deux plats sont copieux et à tomber par terre : on se régale. Le serveur est sympa et parle français, on passe un excellent moment. On s'égare un moment en voulant rentrer et on fini au pied du World Trade Center local où l'on prend finalement un taxi pour rentrer car on a au moins parcouru une vingtaine de kilomètres sur la journée et on n'en peut plus. On fait un rapide tour dans les rues contiguës à notre appart et après s'être fait remettre une invit pour passer dans un coffee shop local, on trouve un café rock, le Nevermind. L'endroit est un peu crade mais rock and roll, il y a une piste de skate derrière la scène où vient d'avoir lieu un concert. On trouve le bar sympa, et on boit une Despéradoz avant de rentrer. A l'arrivée au Poprooms, le scénario de la veille se reproduit : salle de bain/toilette occupée et autres occupants bruyants. Bref.
La journée de lundi est moins chargée en visites car c'est le jour de fermeture de pas mal de sites. On se lève donc un peu plus tard avant de se rendre en métro vers la place d'Espana : un très bel endroit. On monte au-dessus des arènes reconverties en centre commercial d'où on a une vue imprenable sur la ville. On se rend compte que Montjuic et le musée national d'art de Catalogne sont en fait tout proches. On se rend dans le parc Miro où on mange les sandwiches que l'on s'est confectionnés suite à un rapide passage à la Boquéria. Direction ensuite le Passeig de Gracia. Je comptais proposer un moment shopping à Lucie mais il y a uniquement des magasins de luxe, on décide de faire l'impasse et de se diriger vers la casa Batillo, une autre oeuvre de Gaudi. On a pas mal de temps devant nous, on décide donc de la visiter avec un audioguide. Celui-ci, qui se fait avec une tablette permet de visualiser les pièces de la maison en réalité augmentée : elles sont vides mais on les voit meublées sur la tablette : l'effet est saisissant. La visite est agréable même si il y a pas mal de monde, elle dure une petite heure. Direction ensuite la casa Mila pour quelques photos. On regagne la Rambla puis direction le quartier El Born. Très sympa. On passe dans un premier bar à Tapas avant de s'égarer, d'en visiter un deuxième puis de retrouver un couple d'amis qui vivent là depuis un an. Ils nous emmènent au Nacional, un ancien parking qui accueille pas moins de 7 restaurants à Tapas. L'endroit est vraiment chouette et on mange très bien pour un peu plus de 50€ pour nous 4 !
Mardi, il pleut lorsque nous nous réveillons. C'est trempés que nous arrivons vers 10 h au musée national des arts de Catalogne (MNAC). Nous optons pour une visite combinée du MNAC et du Poble Espanyol et embarquons des audioguides. Le musée est gigantesque, il nous faudra environ 4 heures pour le parcourir. Quand nous en ressortons, le soleil brille, direction le Poble Espanyol, donc. L'endroit est censé être un condensé de tout ce que l'on trouve au niveau architectural en Espagne est était présenté comme un « mini parc d'attraction » dans mon guide. Mouais. C'est la déception et le site est plus un piège à touristes qu'autre chose. Il n'y a pas grand chose à y voir. La visite est bouclée en une grosse demi-heure. Cela peut être sympa pour les familles avec enfants mais l'intérêt nous semble très limité. Au final on s'installe à une terrasse en plein soleil et on déguste une délicieuse Sangria de Cava avec des mini Chorizo chauds. On passe une bonne heure à cette terrasse en profitant des dernières minutes de la journée. Ce qui nous permet de reposer un peu nos pieds car on a à nouveau beaucoup marché durant cette journée. Direction ensuite la place de Catalunya pour récupérer notre valise laissée à la consigne puis l'aéroport pour un vol retour sans encombres.
C'est la première fois que nous réalisions un city trip de ce style et nous avons adoré la ville. Elle regorge de choses à découvrir, on pourrait sans problème y repasser 2-3 jours et visiter des choses que nous n'avons pas eu l'occasion de voir. Barceloneest très variée, il y en a vraiment pour tous les goûts, que ce soit en matière de visites, d'architecture, de musées, de magasins. Il y a la plage, la montagne, le soleil, ...Et suffisamment de bars pour y faire la fête pendant de nombreuses heures. Impossible pour les amateurs de bonne chère d'y être déçus ! Seul petit bémol donc : l'hébergement. J'ai le sommeil léger et le bruit permanent m'a dérangé, ce qui n'est pas le cas de Lucie cela dit. J'aime également pouvoir disposer à tout moment d'une toilette ou de la salle de bain. C'est évidemment le principe de ce type d'hébergement pas cher mais il ne me convient pas. Reste qu'il était extrêmement bien situé, proche de tout : les endroits que l'on a visité étaient à une ou deux stations de métro de là, on y était en général en moins de 10 minutes.
Le prochain voyage ? Nous sommes dans l'expectative pour l'instant ! Nous sommes pour le moment en négociation avec un de mes groupes (www.lacompagniepicole.be) pour 4 jours de concerts à l'occasion du Festibière de Québec en août prochain. Si cela se concrétise, nous emmèneront quelques amis avec et y passerons quelques jours de vacances. Dans le cas contraire, nous retournerons aux USA avec Lucie et Nico avec qui nous avons réalisé notre road trip en mai dernier. Au programme : Yellowstone, pour le reste, c'est à définir. Pour le voyage, on pourrait opter pour la location d'un camper-van, mais c'est aussi à décider. Bref, vivement que la situation se décante car on a hâte de se lancer dans l'organisation d'un nouveau trip ! D'ici là, l'automne et sa torpeur s'installent :-)
Vous trouverez la vidéo du voyage ci-dessous ! https://www.youtube.com/watch?v=yeWMb9rJrZE
Portez-vous bien et n'hésitez pas si vous avez des questions -) Julien
Au départ, Lucie et moi étions censés nous rendre en Alsace avec un autre couple et un ami, afin de décompresser, de prendre du bon temps, bien manger et patienter en l'attente d'un nouveau grand voyage. Notre amie avait un contact pour loger dans un appartement à Riquewihr. Pas de chance, à cette époque de l'année (congés de Toussaint) ce logement n'était loué que par semaines entières, ce qui n'était pas possible pour nous, l'objectif étant de partir juste quelques jours. Lucie et moi avions envie de soleil après un mois de septembre froid et pluvieux, nous avons donc jeté notre dévolu sur Barcelone. Nous avons acheté des billets en dernière minute et avons trouvé des vols aux horaires avantageux : départ un samedi à 9 h du matin de Charleroi via Ryanair et retour le mardi soir à minuit à Bruxelles via SN Brussels.
En ce qui concerne le logement, Lucie voulait jouer la carte de l'économie, nous avons donc opté pour une pension de famille, le Barcelona Poprooms : un appartement de 4 chambres, salle de bain et toilette communes.
Au niveau de la préparation, nous avons opté pour le Routard. J'ai complété cela en visionnant de nombreuses vidéos sur Youtube, celles-ci m'ont aidé à mettre certaines choses en perspective et à faire un tri dans l'affluence de sites recommandés dans le Routard. Cette façon de faire est plutôt pratique, elle permet de visualiser ce qui est recommandé par ailleurs.
Après un vol sans encombre, nous atterrissons avec 20 minutes d'avance à Barcelone. Nous nous dirigeons immédiatement vers le guichet de l'Aerobus, navette reliant l'aéroport d'El Prat à la place de Catalunya, où nous avons choisi notre hébergement, pour son emplacement central. L'aller-retour coûte 10€ par personne et chaque trajet prend une demi-heure, cela nous a semblé être la meilleure solution pour rallier le centre. Une fois le billet acheté, je me rend compte qu'il est valable pour un aller-retour du centre vers le Terminal 2. Etant donné que nous redécollons du T1, j'ai peur, à ce moment, que le retour ne soit pas valable. Cela ne posera au final pas de problème. Une fois dans le bus (ils démarrent toutes les 10 minutes), j'appelle la responsable de l'hébergement, comme convenu, pour lui signaler que nous serons bientôt dans le centre et lui fixer rendez-vous devant le Hard Rock Café. Nous arrivons avec un peu d'avance et décidons d'aller boire une bière au Zurich Café tout proche. Une vingtaine de degrés et hop nous voilà en t shirts pour un moment de détente. Diana, la responsable de l'hébergement nous rejoint rapidement et le contact passe très bien. Elle nous emmène vers le Poprooms, situé à quelques centaines de mètres de là, au quatrième étage d'un immeuble. La chambre est petite mais propre, cela conviendra pour 3 nuits. La rue en question est plutôt sympa : des disquaires, des magasins d'instruments de musique et de t shirts de rock : parfait pour moi.
Au programme du jour : la Rambla et le quartier gothique. Nous parcourons quelques centaines de mètre sur la Rambla, en prenant bien soin de protéger nos effets personnels : on nous a mis en garde contre les pic pockets. Chaîne de portefeuille pour moi et mousqueton pour Lucie, il relie la lanière de son sac à sa ceinture. Diana nous avait conseillé de laisser nos cartes de crédit, documents de voyage et d'identité à l'appart, ce que nous avons fait.
Premier arrêt : la Boquéria. Waw, ca sent bon ici ! Nous parcourons de nombreuses fois les allées en nous demandant ce que nous allons déguster en premier et puis on fonce : un cornet de jambon ibérico, minifuets et fromage, puis des sashimis juste découpés. On est des fans de bonne bouffe et on se régale. On essaie ensuite de trouve un endroit pour manger assis et tout est rempli dans la boquéria même. On trouve finalement une gargote sympathique où l'on commande des gambas et calamars. Le service est rapide et efficace, on se régale. Nous continuons ensuite de parcourir la Rambla et arrivons à la statue de Christophe Colomb. Il y a tout de même pas mal de monde pour un samedi d'octobre, on imagine qu'en plein mois de juillet, cela doit être moins convivial d'y circuler. Après quelques photos, direction le quartier gothique. Des ruelles sympathiques, plein de magasins, l'endroit est charmant. Après avoir bien rigolé dans un simulateur d'ouragans, nous arrivons sur la place de la Cathédrale où a lieu un salon dédié aux spécialités culinaires. Nous visitons la magnifique cathédrale avant de flâner à nouveau dans les rues et ruelles puis dans quelques commerces. L'heure du repas du soir approche et nous nous laissons séduire par l'un des premiers restos situés à main droite sur la Rambla, qui propose une formule tapas et paella pour 12€. La devanture est sympa, voire typique et la jeune femme qui accoste les clients potentiels est avenante, on se laisse tenter. Et on se rend rapidement compte qu'on est tombés dans attrape-touristes. La déco intérieure est bas de gamme, le serveur pressé et oppressant. On a droit qu'à une seule page de la carte des tapas, les bas de gamme, et il ne sont même pas tous dispos. Je prends une paella de la mer et constaterai sur la note qu'il y a un supplément de 4 € pour les fruits de mer. Au final, la note est plutôt salée et c'est un peu dégoûtés que l'on quitte l'établissement pour regagner notre hébergement après avoir fait un rapide tour de la place de Catalunya. Lors de notre arrivée, il y a quelqu'un dans la salle de bain/toilette. On doit donc attendre de longues minutes avant de pouvoir y aller. On se rend très rapidement compte que l'endroit est assez bruyant et mal isolé, d'autant plus que les gens n'arrêtent pas de claquer les portes. J'ai le sommeil léger, je passerai donc une mauvaise nuit.
Le lendemain matin, direction la Sagrada Familia : j'ai réservé quelques jours auparavant des billets sur Internet : visite du monument et audioguide pour environ 25€. Nous optons pour le métro pour nous rendre là-bas : il est simple, pas cher (8€ pour 10 trajets) et les fréquences sont tops. Nous arrivons donc avec un peu d'avance à la Sagrada Familia, direction le Starbuck pour un rapide petit-déjeuner. La réservation se fait par créneau horaire, j'avais opté pour la tranche 9-10h30. Une bonne chose car l'édifice est rapidement bondé. Il est magnifique, la lumière est à tomber par terre, la bâtiment est formidable. L'audioguide est parfois imprécis sur les endroits à visiter et on s'emmêle les pinceaux. Nous bouclons la visite en 2 petites heures avant de prendre la direction du parc Guël. Un distributeur vend des places pour la partie du parc contenant les créations de Gaudi (8€). Il est seulement 11 h et les créneaux horaires jusque 14 h sont déjà pris. On réserve nos places avant de se rendre au parc et de visiter la partie gratuite. A 14 h, nous visitons la sublime partie « Gaudienne » du site. Nous regagnons ensuite le Poprooms pour une siesta d'une heure avant de prendre la direction du front de mer via la Rambla. On marche pendant une bonne heure trente avant de se laisser tenter par une sangria de cava dans un bar un peu lounge. Direction ensuite un resto qu'une connaissance nous a recommandé: le Salamança. J'opte pour une paella de la mer, Lucie pour un plateau de poissons grillés. Les deux plats sont copieux et à tomber par terre : on se régale. Le serveur est sympa et parle français, on passe un excellent moment. On s'égare un moment en voulant rentrer et on fini au pied du World Trade Center local où l'on prend finalement un taxi pour rentrer car on a au moins parcouru une vingtaine de kilomètres sur la journée et on n'en peut plus. On fait un rapide tour dans les rues contiguës à notre appart et après s'être fait remettre une invit pour passer dans un coffee shop local, on trouve un café rock, le Nevermind. L'endroit est un peu crade mais rock and roll, il y a une piste de skate derrière la scène où vient d'avoir lieu un concert. On trouve le bar sympa, et on boit une Despéradoz avant de rentrer. A l'arrivée au Poprooms, le scénario de la veille se reproduit : salle de bain/toilette occupée et autres occupants bruyants. Bref.
La journée de lundi est moins chargée en visites car c'est le jour de fermeture de pas mal de sites. On se lève donc un peu plus tard avant de se rendre en métro vers la place d'Espana : un très bel endroit. On monte au-dessus des arènes reconverties en centre commercial d'où on a une vue imprenable sur la ville. On se rend compte que Montjuic et le musée national d'art de Catalogne sont en fait tout proches. On se rend dans le parc Miro où on mange les sandwiches que l'on s'est confectionnés suite à un rapide passage à la Boquéria. Direction ensuite le Passeig de Gracia. Je comptais proposer un moment shopping à Lucie mais il y a uniquement des magasins de luxe, on décide de faire l'impasse et de se diriger vers la casa Batillo, une autre oeuvre de Gaudi. On a pas mal de temps devant nous, on décide donc de la visiter avec un audioguide. Celui-ci, qui se fait avec une tablette permet de visualiser les pièces de la maison en réalité augmentée : elles sont vides mais on les voit meublées sur la tablette : l'effet est saisissant. La visite est agréable même si il y a pas mal de monde, elle dure une petite heure. Direction ensuite la casa Mila pour quelques photos. On regagne la Rambla puis direction le quartier El Born. Très sympa. On passe dans un premier bar à Tapas avant de s'égarer, d'en visiter un deuxième puis de retrouver un couple d'amis qui vivent là depuis un an. Ils nous emmènent au Nacional, un ancien parking qui accueille pas moins de 7 restaurants à Tapas. L'endroit est vraiment chouette et on mange très bien pour un peu plus de 50€ pour nous 4 !
Mardi, il pleut lorsque nous nous réveillons. C'est trempés que nous arrivons vers 10 h au musée national des arts de Catalogne (MNAC). Nous optons pour une visite combinée du MNAC et du Poble Espanyol et embarquons des audioguides. Le musée est gigantesque, il nous faudra environ 4 heures pour le parcourir. Quand nous en ressortons, le soleil brille, direction le Poble Espanyol, donc. L'endroit est censé être un condensé de tout ce que l'on trouve au niveau architectural en Espagne est était présenté comme un « mini parc d'attraction » dans mon guide. Mouais. C'est la déception et le site est plus un piège à touristes qu'autre chose. Il n'y a pas grand chose à y voir. La visite est bouclée en une grosse demi-heure. Cela peut être sympa pour les familles avec enfants mais l'intérêt nous semble très limité. Au final on s'installe à une terrasse en plein soleil et on déguste une délicieuse Sangria de Cava avec des mini Chorizo chauds. On passe une bonne heure à cette terrasse en profitant des dernières minutes de la journée. Ce qui nous permet de reposer un peu nos pieds car on a à nouveau beaucoup marché durant cette journée. Direction ensuite la place de Catalunya pour récupérer notre valise laissée à la consigne puis l'aéroport pour un vol retour sans encombres.
C'est la première fois que nous réalisions un city trip de ce style et nous avons adoré la ville. Elle regorge de choses à découvrir, on pourrait sans problème y repasser 2-3 jours et visiter des choses que nous n'avons pas eu l'occasion de voir. Barceloneest très variée, il y en a vraiment pour tous les goûts, que ce soit en matière de visites, d'architecture, de musées, de magasins. Il y a la plage, la montagne, le soleil, ...Et suffisamment de bars pour y faire la fête pendant de nombreuses heures. Impossible pour les amateurs de bonne chère d'y être déçus ! Seul petit bémol donc : l'hébergement. J'ai le sommeil léger et le bruit permanent m'a dérangé, ce qui n'est pas le cas de Lucie cela dit. J'aime également pouvoir disposer à tout moment d'une toilette ou de la salle de bain. C'est évidemment le principe de ce type d'hébergement pas cher mais il ne me convient pas. Reste qu'il était extrêmement bien situé, proche de tout : les endroits que l'on a visité étaient à une ou deux stations de métro de là, on y était en général en moins de 10 minutes.
Le prochain voyage ? Nous sommes dans l'expectative pour l'instant ! Nous sommes pour le moment en négociation avec un de mes groupes (www.lacompagniepicole.be) pour 4 jours de concerts à l'occasion du Festibière de Québec en août prochain. Si cela se concrétise, nous emmèneront quelques amis avec et y passerons quelques jours de vacances. Dans le cas contraire, nous retournerons aux USA avec Lucie et Nico avec qui nous avons réalisé notre road trip en mai dernier. Au programme : Yellowstone, pour le reste, c'est à définir. Pour le voyage, on pourrait opter pour la location d'un camper-van, mais c'est aussi à décider. Bref, vivement que la situation se décante car on a hâte de se lancer dans l'organisation d'un nouveau trip ! D'ici là, l'automne et sa torpeur s'installent :-)
Vous trouverez la vidéo du voyage ci-dessous ! https://www.youtube.com/watch?v=yeWMb9rJrZE
Portez-vous bien et n'hésitez pas si vous avez des questions -) Julien
Retour de 7 semaines au Panama/Costa Rica/Nicaragua English translation pending
Bonjour,
Comme je viens souvent piocher des informations sur le forum, à mon tour je voudrais seulement vous dire que si vous avez besoin d'info concernant l'itinéraire, les hôtels et ou excursions dans ces 3 pays - n'hésitez pas à me contacter.
Une première petite information concernant les îles San Blas au Panama.
Nous voulions vraiment y séjourner une nuit et cela a été sans regrets. Nous avions choisi "COCO BLANCO" car c'est vraiment un tout petit îlot, et surtout car chaque paillote a une petite salle de bain privée. L'excursion n'est pas plus chère que sur les autres îles. Vous pouvez les contacter directement (sans intermédiaire) Ligia : +5076910-1876 (la proprio sur l'île - elle est charmante) ou sa fille Lixel : +50768467537 (elle est à Panama) Ils s'occupent de tout : transport, transfert, nuitée, excursions et repas...
Bon séjour si vous passez par là. Jasmine
Une première petite information concernant les îles San Blas au Panama.
Nous voulions vraiment y séjourner une nuit et cela a été sans regrets. Nous avions choisi "COCO BLANCO" car c'est vraiment un tout petit îlot, et surtout car chaque paillote a une petite salle de bain privée. L'excursion n'est pas plus chère que sur les autres îles. Vous pouvez les contacter directement (sans intermédiaire) Ligia : +5076910-1876 (la proprio sur l'île - elle est charmante) ou sa fille Lixel : +50768467537 (elle est à Panama) Ils s'occupent de tout : transport, transfert, nuitée, excursions et repas...
Bon séjour si vous passez par là. Jasmine
Aménager un fourgon en camping-car (Morbihan) English translation pending
Bonjour,
Je vais acheter un Trafic d'occasion et l'aménager pour être utilisé par 2 personnes maxi.
Je recherche des conseils concernant l'aménagement que j'appelle de base: l'habillage - plancher, parois, plafond? (je vais faire installer un toît ouvrant)- / les circuits électriques/ l'installation des réserves d'eau (propre et sale) etc.
Pour ce qui est de l'aménagement intérieur cela ne représente aucune difficulté pour moi car je suis très bricoleuse.
J'habite actuellement près de Lorient et cela m'intéresserait de voir un fourgon aménagé par un particulier dans le coin.
Mais je vais déménager pour Fréjus fin septembre et c'est là que je vais faire l'aménagement cet hiver. J'aurai donc là aussi besoin de conseils.
Si vous connaissez des sites donnant des conseils intéressants, merci pour leurs coordonnées. Je fais déjà des recherches mais un p'tit coup de main de la communauté serait sympa. Merci d'avance.
Si vous connaissez des sites donnant des conseils intéressants, merci pour leurs coordonnées. Je fais déjà des recherches mais un p'tit coup de main de la communauté serait sympa. Merci d'avance.
Trouver un logement à Saint-Pierre-et-Miquelon English translation pending
Bonjour,
Je compte m'installer à St Pierre pour un petit moment. Mon départ est prévu pour Septembre et j'ai vraiment des difficultés a trouver des offres de locations de logement sur internet .😕
Même sur les sites de St Pierre j'ai l'impression qu'il y a plus de demande de logement que d'offre, est ce que mon impression est fondé ? Est ce plus simple de trouver une fois sur place ? Y a t-il des saisons plus propices aux offres ? Je me dis qu'en pleine période de vacances comme maintenant les logements sont peu être très priser puis se libèrent au fur à mesure vers septembre ?
Merci d'avance pour vos réponses
Je compte m'installer à St Pierre pour un petit moment. Mon départ est prévu pour Septembre et j'ai vraiment des difficultés a trouver des offres de locations de logement sur internet .😕
Même sur les sites de St Pierre j'ai l'impression qu'il y a plus de demande de logement que d'offre, est ce que mon impression est fondé ? Est ce plus simple de trouver une fois sur place ? Y a t-il des saisons plus propices aux offres ? Je me dis qu'en pleine période de vacances comme maintenant les logements sont peu être très priser puis se libèrent au fur à mesure vers septembre ?
Merci d'avance pour vos réponses
Périple en Ecosse et à Londres English translation pending
Bonjour,
Nous rêvions de partir en Écosse à 6 : les parents, la femme, le beau père et sa compagne, et enfin, moi même. Hélas, le beau père est décédé en 2013 et c'est donc en son honneur que nous avons décidé de nous lancer à 5, dans ce voyage.
Nous avons choisi d'effectuer un open jaw : Marseille-Edimbourg-Londres-Marseille, pour profiter aussi, un peu de la capitale britannique.
Le vol aller sera effectué sur Ryanair, le retour, sur Easyjet et le Edimbourg-Londres, en bus de nuit.
La location de voiture (break, pour les valises) a été réservée sur carigami (très bon site)
Les hébergements ont été réservés sur airbnb, pratique pour loger 5 personnes à moindre coût.
Voici jour par jour, notre circuit : Edimbourg-Stirling-Loch Lomond-Glencoe Valley-Fort William-Isle of Skye-Eilean Donan-Ullapool-Durness-Tongue-John O Groats-Dornoch-Loch Ness-Pitlochry-Edimbourg.
Lundi 8 juin 2015 : The great Departure : Marseille-Edimbourg
Météo : gris 12°C
Le vol Ryanair 1286 décolle à l'heure de Marignane. En 2h30, il arrive à Edimbourg. Nous rejoignons le centre en bus et trouvons notre appartement réservé sur airbnb, assez facilement.
La visite commence. Nous attaquons le Royal Mile, puis la cathédrale Saint Gilles. C'est vraiment une très belle ville gothique, pleine de charme.


Le repas du soir se déroule dans un pub.
Mardi 9 juin : The Castle day : Edimbourg
Météo : soleil 18°C
La matinée Est consacrée à la visite du superbe château, qui surplombe la ville. Il regroupe de nombreux petits musées, tous très intéressants.
L'après midi, nous nous rendons au Holyrood Palace, appartenant à la reine. Là aussi, la visite est très intéressante.
Puis nous déambulons dans Edimbourg. Nous rencontrons Bobby, le petit chien mort sur la tombe de son maître, qu'il a veillé durant des années (une bien belle histoire). 
Mercredi 10 juin : On the Road again : Edimbourg-Stirling-Loch Lomond-Dummbarton
Nous récupérons notre voiture à la gare chez Europcar. Il y a un problème…
J'avais réservé un break, il n'en ont pas. Ils me donnent donc un monospace, mais je dois payer 200€ de plus...bref. Il fallait bien qu'on ait un souci avec Europcar, comme à chaque fois qu'on loue avec eux.
Nous prenons la route de Stirling et nous arrêtons au Memorial de Wallace, une belle tour gothique.
Après avoir grimpé dans les bois, nous arrivons à l'édifice, et nous lançons dans son ascension. Ce petit musée, est assez intéressant. La vue sur la région est très belle.
Puis nous reprenons la route vers le Loch Lomond. Nous pique niquons sur la rive Est, à la fin de la route, puis roulons vers Luss, un très beau petit village.
Nous avons droit à une visite privée de l'église par le pasteur qui passait par là, et qui l'a ouverte juste pour nous. Nous apprenons qu'elle cache un très grand secret et qu'elle attire bon nombre de pèlerins. Elle abriterait les reliques d'un personnage biblique très haut placé.
Nous continuons la route vers le nord, puis redescendons vers Dumbarton via Arrochar. La route dans les bois est spectaculaire.
A Dumbarton, notre appartement est un peu décevant, mais ce n'est que pour une nuit.Jeudi 11 juin : Sun is Shining : Dumbarton-Glencoe Valley-Ben Nevis-Isle of Skye
Météo : soleil 22°C
C'est la journée la plus chaude. Nous traversons la Glencoe Valley, rencontrons chevaux et moutons, touristes et joueurs de cornemuse. C'est magnifique.
Arrivés vers Fort William, nous pique niquons près du Ben Nevis. La vallée Glen Nevis est très verte, très belle, avec ses cascades et ses cours d'eau.
Nous faisons quelques petites ballades de 15-20 minutes sur les sentiers balisés.
Puis nous reprenons la route vers Mallaig où le ferry vers Skye nous attend.
La traversée de 30 minutes est superbe, mais après, la route est un peu longue. Il nous faudra encore une heure pour atteindre Portree et notre caravane pour la nuit, perdue dans la pampa.
Vendredi 12 juin : Le vieil homme : Isle of Skye
Soleil, grisaille, 14°C
La journée sera consacrée à la visite de l'Isle of Skye. Le matin, nous mettons le cap sur Old Man Of Starr, ces mégalithes très célèbres du nord de l'île. Il faut seulement 15 minutes pour y arriver depuis Portree, puis 2 heures pour monter. La rando est magnifique. Nous sommes encore seuls à cette heure matinal. Le panorama est à couper le souffle.
De retour à la voiture, vers 11h, nous nous dirigeons vers le château de Dunvegan, très joli à l'intérieur, mais très moche à l'extérieur. Les jardins sont splendides.
Pique nique au bord d'un fjord, entourés de moutons…
Puis nous partons à 20 minutes de là, à Nest Point. C'est le bout de l'île. La rando d'une heure aller-retour, qui descend jusqu'au phare est magnifique et vaut vraiment le coup. Et dire qu'au loin, c'est l'Amérique.
Enfin, dernière étape de cette journée, cap au sud, vers les Fairy pools.
Une petite promenade nous y conduit en 20 minutes. Lorsque nous y arrivons, la plupart des touristes sont partis. Le site est féerique. 

Samedi 13 juin : Dans l'ambiance : Isle of Skye-Eilean Donan-Ullapool
Météo : grisaille, pluie 10°C
Nous quittons l'île de Skye pour le fameux Eilean Donan. Nous arrivons avant les cars de touristes, vers 9h30. La visite est fantastique et très bien faite et le site est magnifique.
Puis nous partons vers Shieldaig, un très joli village. Nous achetons quelques sandwiches et mangeons au bord de l'eau, un peu gelés…
La route file ensuite vers le Loch Mary, grandiose, puis la plage de sable rouge de Gairloch et enfin Ullapool. L
Il pleuviote et l'atmosphère est pleine de mystère. Notre B&B pour la nuit nous met dans l'ambiance. C'est un moment inoubliable que nous vivons ici. Cerise sur le gâteau, nous trouvons un superbe restaurant à l'accueil chaleureux. 
Je m'aperçois cette nuit là qu'il ne fait jamais nuit en Ecosse à cette période. Le soleil se couche vers 22h30 et se lèvre vers 4h00. Entre deux, le ciel n'est jamais noir.
Nous rêvions de partir en Écosse à 6 : les parents, la femme, le beau père et sa compagne, et enfin, moi même. Hélas, le beau père est décédé en 2013 et c'est donc en son honneur que nous avons décidé de nous lancer à 5, dans ce voyage.
Nous avons choisi d'effectuer un open jaw : Marseille-Edimbourg-Londres-Marseille, pour profiter aussi, un peu de la capitale britannique.
Le vol aller sera effectué sur Ryanair, le retour, sur Easyjet et le Edimbourg-Londres, en bus de nuit.
La location de voiture (break, pour les valises) a été réservée sur carigami (très bon site)
Les hébergements ont été réservés sur airbnb, pratique pour loger 5 personnes à moindre coût.
Voici jour par jour, notre circuit : Edimbourg-Stirling-Loch Lomond-Glencoe Valley-Fort William-Isle of Skye-Eilean Donan-Ullapool-Durness-Tongue-John O Groats-Dornoch-Loch Ness-Pitlochry-Edimbourg.
Lundi 8 juin 2015 : The great Departure : Marseille-Edimbourg
Météo : gris 12°C
Le vol Ryanair 1286 décolle à l'heure de Marignane. En 2h30, il arrive à Edimbourg. Nous rejoignons le centre en bus et trouvons notre appartement réservé sur airbnb, assez facilement.
La visite commence. Nous attaquons le Royal Mile, puis la cathédrale Saint Gilles. C'est vraiment une très belle ville gothique, pleine de charme.


Le repas du soir se déroule dans un pub.
Mardi 9 juin : The Castle day : Edimbourg
Météo : soleil 18°C
La matinée Est consacrée à la visite du superbe château, qui surplombe la ville. Il regroupe de nombreux petits musées, tous très intéressants.
L'après midi, nous nous rendons au Holyrood Palace, appartenant à la reine. Là aussi, la visite est très intéressante.
Puis nous déambulons dans Edimbourg. Nous rencontrons Bobby, le petit chien mort sur la tombe de son maître, qu'il a veillé durant des années (une bien belle histoire). 
Mercredi 10 juin : On the Road again : Edimbourg-Stirling-Loch Lomond-Dummbarton
Nous récupérons notre voiture à la gare chez Europcar. Il y a un problème…
J'avais réservé un break, il n'en ont pas. Ils me donnent donc un monospace, mais je dois payer 200€ de plus...bref. Il fallait bien qu'on ait un souci avec Europcar, comme à chaque fois qu'on loue avec eux.
Nous prenons la route de Stirling et nous arrêtons au Memorial de Wallace, une belle tour gothique.
Après avoir grimpé dans les bois, nous arrivons à l'édifice, et nous lançons dans son ascension. Ce petit musée, est assez intéressant. La vue sur la région est très belle.

Puis nous reprenons la route vers le Loch Lomond. Nous pique niquons sur la rive Est, à la fin de la route, puis roulons vers Luss, un très beau petit village.Nous avons droit à une visite privée de l'église par le pasteur qui passait par là, et qui l'a ouverte juste pour nous. Nous apprenons qu'elle cache un très grand secret et qu'elle attire bon nombre de pèlerins. Elle abriterait les reliques d'un personnage biblique très haut placé.
Nous continuons la route vers le nord, puis redescendons vers Dumbarton via Arrochar. La route dans les bois est spectaculaire.A Dumbarton, notre appartement est un peu décevant, mais ce n'est que pour une nuit.Jeudi 11 juin : Sun is Shining : Dumbarton-Glencoe Valley-Ben Nevis-Isle of Skye
Météo : soleil 22°C
C'est la journée la plus chaude. Nous traversons la Glencoe Valley, rencontrons chevaux et moutons, touristes et joueurs de cornemuse. C'est magnifique.
Arrivés vers Fort William, nous pique niquons près du Ben Nevis. La vallée Glen Nevis est très verte, très belle, avec ses cascades et ses cours d'eau.
Nous faisons quelques petites ballades de 15-20 minutes sur les sentiers balisés.
Puis nous reprenons la route vers Mallaig où le ferry vers Skye nous attend.
La traversée de 30 minutes est superbe, mais après, la route est un peu longue. Il nous faudra encore une heure pour atteindre Portree et notre caravane pour la nuit, perdue dans la pampa.
Vendredi 12 juin : Le vieil homme : Isle of SkyeSoleil, grisaille, 14°C
La journée sera consacrée à la visite de l'Isle of Skye. Le matin, nous mettons le cap sur Old Man Of Starr, ces mégalithes très célèbres du nord de l'île. Il faut seulement 15 minutes pour y arriver depuis Portree, puis 2 heures pour monter. La rando est magnifique. Nous sommes encore seuls à cette heure matinal. Le panorama est à couper le souffle.
De retour à la voiture, vers 11h, nous nous dirigeons vers le château de Dunvegan, très joli à l'intérieur, mais très moche à l'extérieur. Les jardins sont splendides.Pique nique au bord d'un fjord, entourés de moutons…
Puis nous partons à 20 minutes de là, à Nest Point. C'est le bout de l'île. La rando d'une heure aller-retour, qui descend jusqu'au phare est magnifique et vaut vraiment le coup. Et dire qu'au loin, c'est l'Amérique.
Enfin, dernière étape de cette journée, cap au sud, vers les Fairy pools.
Une petite promenade nous y conduit en 20 minutes. Lorsque nous y arrivons, la plupart des touristes sont partis. Le site est féerique. 

Samedi 13 juin : Dans l'ambiance : Isle of Skye-Eilean Donan-Ullapool
Météo : grisaille, pluie 10°C
Nous quittons l'île de Skye pour le fameux Eilean Donan. Nous arrivons avant les cars de touristes, vers 9h30. La visite est fantastique et très bien faite et le site est magnifique.
Puis nous partons vers Shieldaig, un très joli village. Nous achetons quelques sandwiches et mangeons au bord de l'eau, un peu gelés…
La route file ensuite vers le Loch Mary, grandiose, puis la plage de sable rouge de Gairloch et enfin Ullapool. L
Il pleuviote et l'atmosphère est pleine de mystère. Notre B&B pour la nuit nous met dans l'ambiance. C'est un moment inoubliable que nous vivons ici. Cerise sur le gâteau, nous trouvons un superbe restaurant à l'accueil chaleureux. 
Je m'aperçois cette nuit là qu'il ne fait jamais nuit en Ecosse à cette période. Le soleil se couche vers 22h30 et se lèvre vers 4h00. Entre deux, le ciel n'est jamais noir.La Norvège au mois de juin 2015.... English translation pending
1... samedi 20 juin /HOP, un petit vol avec la compagnie low Cost d’Air France, entrecoupé d’une pause sandwich à vous faire regretter l’horrible casse-croûte proposé par la SNCF et nous voilà arrivés à Oslo ! le passage en douane est une formalité. Je récupère les clés de la voiture de location au comptoir HERTZ (déjà trois pubs en même pas trois phrases) et me dirige vers la Golf qui s’avère finalement être une Honda Civic….comme je ne m’intéresse qu'aux modèles de voitures de l’an 40, je ne m’attendais pas à voir une voiture sport avec des pneus taille basse, des jantes en alu et un siège baquet, on va pouvoir se la péter à 150 km sur les autoroutes norvégiennes ! Un problème, les routes sont limitées à 80 km…..quelques portions de l’aéroport à la capitale permettent de pousser à 110 km et c’est tout. Bon ben, on va rouler tranquillos sur la route.
Le comfort Hotel express est un hôtel de passage situé à deux pas de la gare centrale, la clientèle est plutôt jeune et le check-in check-out se fait sur une tablette…..mais c’est comme la voiture, un peu dépassé par le truc nous allons quand même à l’accueil physique et pas virtuel.
On dépose nos bagages dans la chambre petite mais confortable puis direction la grande ville ! Il est 23h00 et il fait jour, on déambule dans les rues d’Oslo parmi la marée humaine, un monde fou, mais ils viennent d’où et ils vont où ? …..nous ne le saurons jamais. Après un sandwich passable au Burger King nous allons faire un tour sur le parvis de l’opéra d’Oslo pour avoir une vue d’ensemble de la ville. Des gars en VTT descendent les pentes de l’opéra de marbres de Carrare comme des dératés. Il est minuit un léger obscurcissement commence à venir, la luminosité est comparable à un coucher de soleil sur la mer ou la montagne mais sans le soleil puisqu’il est très loin à l’horizon….Cette pénombre durera pendant trois heures, ensuite il fera de nouveau jour, et plus on montera et plus ces trois heures diminueront comme peau de chagrin.
A l’opéra une jeune oublie son IPhone 6 sur la rambarde, heureusement qu’elle tombe sur un gars honnête comme moi….de toutes façons je n'aurai pas su comment l’utiliser.😛
2... dimanche 21 juin /Hop, pas la compagnie, debout, il faut profiter de chaque instant, inutile de s’éterniser au lit ! Nous rangeons les bagages dans le coffre de la voiture avant d’aller prendre notre PDJ au Seven/Eleven de la gare centrale. Excellent café et croissants que nous dégustons sur le parvis de la gare. Nous remontons la rue commerçante de Karl Johans Gate pour aller voir le palais de la reine, on s’en fout du roi, d’ailleurs on le voit au loin, pas le roi mais le palais royal. Les gardes en faction sont assez coolos, ils se laissent prendre en photo sans problème, par contre ils cuisent les pauvres ! C’est qu’il fait chaud à Oslo ! Après avoir pris un passe-transport nous prenons un tram puis un bus pour aller sur la presqu’île de Bygdoy pour visiter le musée du Fram (Il met à l'honneur trois grands explorateurs norvégien Fridtjof Nansen, Otto Sverdrup et Roald Amundsen qui sont partis à la découverte du pôle nord fin dix-huit cent début dix-neuf cent) et le musée de la marine…..prendre un passe pour les deux musées revient moins cher. Mais avant les musées nous avons pique-niqué d’un bon saucisson aux pruneaux, d’un coulommiers bien coulant, de quelques tomates et d’un petit vin de bourgogne pas piqué des hannetons…..heureusement que beau-papa avait mis du stock dans la valise😇 ! Intermède culturel achevé nous voilà à nouveau dans le tramway pour monter à l’assaut du Holmenkollbakken, le musée du ski et le saut à ski en français dans le texte. Le tram serpente dans les faubourgs d’Oslo, parmi la végétation et les jolies pavillons; nous montons au pas de sénateur, ballades vraiment très agréable, je conseille fortement ! départ pour Lillehammer, nous avons réservé au Nordsenter Appartement, c’est à 13 kilomètres de Lillehammer que vous trouverez sous le nom de Lillehammer Fjellstue og Hytteutleie sur Tripadvisor……Il vaut mieux l’écrire correctement pour ne pas se tromper en cherchant ! Le cadre est superbe, la vue sur les forêts environnantes est apaisante et vivifiante….pour celles et ceux qui aiment la nature !
3.... lundi 22 juin/ Hop, Départ pour Alesund, mais d’abord un petit détour dans le supermarché du coin pour faire quelques emplettes, nous profitons de l’occasion pour petit-déjeuner, ou pour prendre le PDJ pour les plus pointilleux d’entre vous. Devant le comptoir des petits-pains et autres viennoiseries, j’apprends que les mille-feuilles s’appellent Napoléon-Tort en Norvège, je m’endormirai moins con ce soir. Bon, on n’y va à Alesund ? Nous accompagnons la rivière Losna sur quelques kilomètres, je dis accompagner car le débit est vraiment énorme et j’ai l’impression que le courant va plus vite que nos 80 kilomètres/heure….nous quittons cette rivière pour celle de Rauma, aussi impressionnante que la précédente direction la route des Trolls ! Une succession de virage, où il est impossible de croiser un bus ou un grand camping-car, nous emmène au sommet de la route 63, cette route traverse une vallée glacière de toute beauté. Passage par Stordal, on longe les premiers fjords du chemin et ça vaut vraiment le détour ! Arrivée à Alesund après avoir franchi deux fois l’océan mais pas au-dessus mais en-dessous à -140 mètres ! Nous avons loué un appartement sur l’île de Valderoya (à côté d’Alesund), le problème est que la route qui va àl’aéroport d’Alesund passe à deux pas du logement….. Donc, à première vue tout est magnifique, belle maison au bord de l’océan, bel appartement tout équipé….il y a quand même quelques bémols; l’accueil complètement impersonnel, sur la porte de l’appartement un mot pour nous souhaiter la bienvenue. Un mot sympathique évidemment, mais j’aurai préféré rencontrer soit les propriétaires soit un concierge (cela aurait évité les litiges du retour). Ensuite le bruit, même si l’appartement est beau qu’il est bien décoré et tout et tout, il ne faut pas oublier qu’on est là pour dormir, et malheureusement, avec la route qui passe tout près et une mauvaise isolation du logement c’est possible mais uniquement avec des boules Quiès. Le dernier bémol concerne la wifi qui est vraiment de piètre qualité….mais on va dire que c’est la faute du réseau. A la fin du séjour nous avons nettoyé le logement avec les moyens du bord, l’aspirateur électrique de la salle de bain et une serviette de bain. Apparemment le ménage n’est pas compris dans la location, c’est payant, donc si vous ne voulez pas payer il faut le faire, mais on ne vous donne rien pour le faire….donc faut payer 😠! Je n’aime pas trop cette façon de procéder, donc faites attention au moment de la réservation pour ne pas avoir de problème par la suite comme c’est le cas pour nous…..l’Appart; Ytterland Appartement.
4.... mardi 23 juin / hop, petit-déjeuner englouti et direction la « route del’Atlantique » ! Je préviens tout de suite, tous les superlatifs sont complètements exagérés, et j’exagère à peine. Longue de 8,3 kilomètres, « l'Atlantic Ocean Road est une route qui garantit des frissons aux conducteurs qui osent s'y aventurer »….non mais n’importe quoi! "C’est une section de route norvégienne particulièrement dangereuse. Elle a une vue sur la mer ouverte et est balayée par les vents marins. Aussi, il n'est pas rare que les véhicules voient l'océan de très près et même que des flots viennent les submerger. Les travaux pour sa construction ont débuté en 1983, mais l'inauguration a eu lieu le 7 juillet 1989. La route est construite sur plusieurs petites îles et récifs et emprunte plusieurs chaussées et viaducs. S'y aventurer offre un beau spectacle, à condition d'être téméraire !" Moi un téméraire, encore une qualité que je ne me connaissais pas. Non mais franchement, si vous êtes dans le coin il faut effectivement y passer, mais surtout ne faites pas un gros détour pour voir ces huit ponts qui relient les îles entre elles ! Un pont, un seul pont est impressionnant (merde j’avais dit pas d’excès) les autres n’ont rien d’extraordinaire….peut-être avec une grosse tempête et encore, il faut tomber sur cette tempête ! Retour au point de départ pour monter au fjellstua Viewpoint: 400 marches à gravir pour jouir d’une vue à 360 ° sur la baie d’Alesund. Nous croisons quelques américains avec des oreilles de Mickey ( très important pour la suite de notre voyage) et deux ou trois chinois que nous avons essayé de semer mais sans succès ( ils sont si nombreux, deux ou trois en moins n’auraient pas fait la différence). Deuxième rencontre avec les Mickey, un paquebot estampillé «Mickey », mouille dans les eaux troubles d’Alesund, ce soir je vais me coucher Minnie Pluto et vais rêver des grandes oreilles c’est certain !
5.... mercredi 24 juin / Hop Gol, Hop vous connaissez maintenant et Gol c’est le village de notre destination finale de la journée. Nous prenons d’abord la direction du Geirangerfjord dans l’intention de faire une petite croisière histoire de voir le fjord le plus emblématique de la Norvège. Malheureusement on fera chou blanc, en effet, si vous voulez vraiment faire une ballade sur le Geiranger il faut vous y prendre à l’avance. Il existe plusieurs façons de découvrir ce fjord, on va commencer par la plus onéreuse, la ballade en hélicoptère, réservé aux Mickey… bien trop cher pour nous pauvre français. Ah j’oubliais, devinez qui mouillait ses cales dans la crique de Geiranger, je vous le donne en mille, le paquebot Mickey ! Donc on oublie l’hélicoptère, ensuite la ballade en speed-boat: complet, pas de place avant 16h00….oui mais on n’a de la route nous ! Il y a bien la mini croisière avec tous les Mickey mais comme les speed-boat c’est complet. Inutile de se rabattre sur le ferry il vient de partir il y a ¼ d’heure 😕…..bon, après un petit tour dans la ville nous prenons la direction du sommet, le Dalsnibba Mountain Plateau qui culmine à 1500 mètres. Après plusieurs lacets on arrive sur une vue à couper le souffle. La route 15, pas aussi réputée que la 66 des USA, vaut vraiment le détour, nous passons à travers des congères de plus de deux mètres de haut, dans le creux des vallées glaciaires les lacs gelés se succèdent, puis c’est au tour des forêts de pins et de bouleaux. Nous redescendons lentement vers LOM et son église en bois debout. La première du parcours, et pas la moins intéressante.Lom est une jolie petite ville. Elle renferme une assez grande église en bois debout. Cela signifie que l'on a construit un amas rocheux artificiel et qu'on y a planté entre 4 et 12 gros piliers de bois pour supporter l'édifice. Celle de Lom comporte toujours ses dragons finement sculptés, qui sont des animaux protecteurs et sympathiques dans la mythologie scandinave. La façade principale est couleur bois, et l'arrière est beaucoup plus sombre, presque noir. Comme partout en Norvège, il s'agissait à l'origine d'une église catholique, transformée en temple protestant à la réforme. La construction a débuté en 1158. Elle est entourée d'un mur d'enceinte, couvert par endroit d'un superbe petit toit en bois et de bardeaux….pas la Brigitte. Le cimetière est autour de l'église, dans cette enceinte. Ouf, pas de Mickey à l’horizon. A deux pas de l’église il y a un pont qui surplombe la rivière, vous avez la possibilité de faire une descente en tyrolienne juste au-dessus des flots en furie, ébouriffant ! ….nous continuons sur la route 55, la route du pastis, en passant par le Beito, toujours et encore des paysages magnifiques, et vous savez quoi ? et bien on ne s’en lasse pas ! nuit à Gol sans la gol au campingcenter dans un bungalow de 10m2 mais avec toutes les commodités, coucher à 22h30, il fait jour. Réveil à 2h53 pour un petit pipi, il fait jour. Pas besoin de dire « bonne nuit », y’a pas de nuit, en Norvège (en été) le seul endroit où il y a de l’obscurité c’est dans les tunnels.😏
6.... jeudi 25 juin / hop, route 52 direction Eplet, en passant par Laerdal mais ça vaut que dalle. Sur la route arrêt à Borgund pour visiter notre deuxième église en bois debout. Petit musée à l’accueil de la billetterie (grand bâtiment en bardage bois sur la droite, ou sur la gauche, cela dépend de la rotation de la terre et de l’humeur du chauffeur) qui donne des explications sur la construction des églises en bois debout (très instructifs) et une boutique où l’on peut soit manger une pâtisserie à 8 euros, soit trouver un cadeau (livre)à 30 euros, soit pisser un coup gratos….on n’a pris les deux dernières options.L’église est de l’autre côté de la route, apparemment c’est la plus photographiée de Norvège, il est vrai que l’on n’a pas vu de Mickey-USA mais une horde de Vikings-chinois, ça doit faire partie de leur circuit autocars-sardines. Elle est plus petite que celle de LOM, mais encore une fois très jolie. On contourne laerdal, on prend le tunnel sous le Lustrafjord et nous voilà arrivé à notre nouvelle destination : le village de Solvorn et l’Eplet. Solvorn est un jolie village au bord du fjord, en face vous avez Urnes, et l’église en bois debout la plus ancienne de Norvège, la seule classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Eplet est un concept, Niché dans le petit village de Solvorn, le B&B/chambre d'hôte Eplet est calme, sauf quand il y a des ronfleurs, avec une vue magnifique, le personnel est toujours disponible pour vous, aimable et souriant. Nous avons dormi dans le dortoir, si c’était à refaire nous aurions pris une chambre, toujours à cause des ronfleurs😏.Cuisine très bien équipée avec des rangements réservés pour chaque chambre. Production de jus de pomme et de confiture sur place, attention paiement en espèce, pas de carte bleue à Eplet !
7.... vendredi 27 juin/ hophophop, départ pour Sognal pour la ballade sur le Sognefjord . Il ne faut pas se louper, le ferry fait le trajet seulement deux fois par jours, alors nous ne trainons pas ! La ballade va durer 3 heures, superbe croisière sur ce fjord étroit et encaissé du sud de la Norvège, le plus long du pays. Le Sognefjord est, en partie, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Les cascades alternent avec quelques minuscules villages aux jolies maisons typiques colorées. On arrive finalement au fond de l'un des bras secondaires du fjord, à Gudvangen. La navigation est sinueuse et laisse découvrir à chaque lacets un paysage différent , cascades, lueurs diverses et variées, éclairage fantastique, jeu de lumière et réfléchissement sur l'eau...au moins quelque chose qui réfléchit dans ce récit ! Et toujours pas de Mickey, les aurait-on semés ? Yes ! Après cette parenthèse enchantée, nous sommes repartit pour Eidjord, en passant par le pont de Kinsarvik, enfin c’est comme ça que je l’appelle mais je pense qu’il doit porter un autre nom. C’est un énorme pont qui passe au-dessus du fjord avec la particularité que vous avez un rond-point de chaque côté du pont mais à l’intérieur du tunnel, étonnant ! Plus que quelques kilomètres avant d’arriver à Voringsfossen, haute de 182 mètres, dont 145 mètres de chute libre, la cascade Vøringsfossen dans la vallée Måbødalen est la plus célèbre de Norvège….selon Wikipédia, selon le nombre de bus devant le site c’est kifkif. La route qui serpente vers le sommet est assez impressionnante mais ne vaut pas l’ancienne route, construite entre 1887 et1924, qui grimpe le flanc de la montagne par 125 virages en épingle à cheveux – un véritable exploit en matière de construction de route. Il n’y avait malheureusement pas énormément de débit dans les cascades, en période de fonte des neiges cela doit vraiment dépoter ! Bon, on n’est pas au bout de notre périple, il faut maintenant filer vers Bergen……après avoir déposé nos bagages nous prenons le bus pour nous rendre au centre de l’ancienne capitale. Petit tour dans Bryggen pour dîner. Les norvégiens viennent dîner ou déjeuner dans ce restaurant;Briggeloftet. Une petite terrasse, une salle au rez-de-chaussée et une grande salle à l’étage. Un serveur vous attend devant la porte pour vous placer, avec le sourire mais crispé. La salle est très belle quoi que bruyante (des norvégiens mais aussi des touristes….et les deux font beaucoup de bruit). La carte du menu est assez courte, après on dit « choix restreint est souvent gage de qualité », cela se confirme encore une fois ici. Les moules frites sont excellentes, la soupe de crevettes en entrée également, la morue de même, difficile de critiquer. Présentation impeccable, petits légumes croquants, desserts fondants, vraiment une très bonne table de Bergen. Pour digérer nous sommes allés nous promener sur les remparts du fort, surprise; Sting était en concert, nous avons pu entendre sans voir quelques morceaux d’anthologie du groupe Police…..bon il est minuit docteur Schweitzer, et il fait jour…au dodo !
8..... samedi 28 juin/ hop, après une nuit agité au BERGEN HOSTEL MONTANA. C’est un peu excentré du centre-ville, il faut prendre la navette de bus numéro 12 (2 minutes à pieds de l’hôtel) qui vous conduit en 20 minutes au centre de Bergen.Montana c’est l’auberge de jeunesse, douche sur le palier, réfrigérateur en commun, chambre avec matelas un peu light et bruyante quand il y a du monde (la chambre, le matelas peut être bruyant quand il est garni)…..il vaut mieux demander une chambre coté parking. Le petit-déjeuner est copieux mais les ingrédients utilisés sont vraiment basiques et plutôt industriels. Mais bon, à Bergen si tu ne veux pas payer trop cher c’est l’endroit où il faut aller ! Donc, la navette 12 pour revoir Bergen de jour, quoi que la veille à minuit il faisait aussi jour, alors on va dire; encore plus jour ! première des choses, avec le passe-Bergen (qui permet de prendre tous les transports en commun gratuitement, ainsi que certains musées et des remises et tout et tout) nous prenons le funiculaire Mount Floyen and the Funicular (Floibanen). Oh surprise, pleins de Mickey !!! Et bien il va y avoir de l’ambiance dans les wagons ! Très belle vue du Floyen et belle balade sur le sommet avec des chemins bien balisés et des bancs, tables et barbecues mis à disposition pour pique-niquer. Dans l’après-midi nous visitons le Haakon’s Hall, le plus vieux bâtiment médiéval non religieux de Norvège et le Bryggen Muséum. On n’y trouve les objets découverts lors des fouilles du quartier de Bryggen ainsi que les vestiges les plus anciens de la ville qui date du 12ème siècle. Des explications sur les inscriptions runiques, des mises en scènes avec mannequins et objets d’époques sont aussi présentés. A l’étage des expositions permanentes sont proposées. Compris dans le Passe Bergen…..et il faut absolument prendre ce passe….. Et puis se perdre dans les ruelles face à Bryggen sur l’autre quai, de jolies petites maisons blanches en bois que les habitants réhabilitent et rénovent avec soins.
9 ....dimanche 29 juin/ pour celles et ceux qui auraient oublié, hop, réveil matinal pour nous rendre à la gare centrale de Bergen et continuer notre voyage de retour vers Oslo. La ligne est l’une des plus belles lignes de chemins de fer du monde….selon plusieurs classements internationaux, le trajet en train entre ces deux villes sur la Bergensbanen est le plus intéressant et le plus beau du monde.Ainsi, en novembre 2010, Tom Hall de Lonely Planet faisait éloge de la ligne Oslo-Bergen et concluait: « Je ne suis pas prêt d’oublier mon voyage sur la ligne Oslo-Bergen. Il faut l’avoir fait pour réaliser que c’est le plus beau voyage en train du monde ». Aucun autre train ne circule entre deux villes d’Europe à une altitude aussi élevée que celui qui relie Oslo à Bergen. Cette ligne entre les deux plus grandes villes de Norvège traverse des paysages impressionnants, les plus spectaculaires se trouvant dans le Hardangervidda, le plateau de montagne le plus haut d’Europe. Finse, à 1 222 mètres d’altitude, est le point culminant de la ligne. La durée totale du trajet en train entre Oslo et Bergen est d’environ sept heures. Commencés en 1875, les travaux de construction de la ligne ont duré 34 ans, avec une main d’œuvre d’environ 15 000 hommes. Les 182 tunnels ont été creusés à la main. La Bergensbanen a fêté son centenaire en 2009. En fait ce dernier jour est un peu une synthèse du voyage que l’on vient de faire, tant au niveau des paysages qu’au niveau des rencontres, puisqu’à la fin du voyage il y a de nouveau des Mickeys ! Le train, est confortable, propre et pas cher du tout, on va dire : l’inverse de la SNCF….par contre il y a du retard, de ce côté-là c’est pareil ! Nous arrivons à Oslo sur les coups de 17h30…..encore un dernier petit effort pour rejoindre l’aéroport et prendre possession de la dernière chambre du voyage. Cette dernière nuit sera courte car l’avion décolle aux aurores (que dis-je, il n’y a pas d’aurore….à part boréale !) alors à l’aube, c’est pareil, bon, tôt le matin! Hop, on décolle, après un petit pain au chocolat qui n’a rien d’un petit pain au chocolat et 2h30 de vol nous arrivons au terminal G de Roissy…..le trou du cul du monde... pas le point G, tiens, savez-vous où se situe le point G chez la femme ? À la fin du mot « shopping »….. Et malheureusement il manque une valise à l’appel, nous la récupèrerons 3 jours après complète et pas détériorée. Bilan de ce voyage ; les hébergements n’étaient peut-être pas les plus chouettes rapport qualité/prix, mais on n’a fait avec les moyens du bord. Pour Gerainger il vaut mieux réserver avant ! J’aurai dû mettre une halte au milieu de la ligne de train, pour profiter du silence et de la sérénité de l’ Hardangervidda. Les paysages sont, ouf…… ! Nous sommes peut-être passés à côté de choses intéressantes qui étaient là juste à portée de mains, mais par manque de temps, ou mauvais choix d’itinéraires nous les avons loupés…..cela nous donnera un prétexte pour revenir, car j’ai bien l’intention d’y retourner!😎
2... dimanche 21 juin /Hop, pas la compagnie, debout, il faut profiter de chaque instant, inutile de s’éterniser au lit ! Nous rangeons les bagages dans le coffre de la voiture avant d’aller prendre notre PDJ au Seven/Eleven de la gare centrale. Excellent café et croissants que nous dégustons sur le parvis de la gare. Nous remontons la rue commerçante de Karl Johans Gate pour aller voir le palais de la reine, on s’en fout du roi, d’ailleurs on le voit au loin, pas le roi mais le palais royal. Les gardes en faction sont assez coolos, ils se laissent prendre en photo sans problème, par contre ils cuisent les pauvres ! C’est qu’il fait chaud à Oslo ! Après avoir pris un passe-transport nous prenons un tram puis un bus pour aller sur la presqu’île de Bygdoy pour visiter le musée du Fram (Il met à l'honneur trois grands explorateurs norvégien Fridtjof Nansen, Otto Sverdrup et Roald Amundsen qui sont partis à la découverte du pôle nord fin dix-huit cent début dix-neuf cent) et le musée de la marine…..prendre un passe pour les deux musées revient moins cher. Mais avant les musées nous avons pique-niqué d’un bon saucisson aux pruneaux, d’un coulommiers bien coulant, de quelques tomates et d’un petit vin de bourgogne pas piqué des hannetons…..heureusement que beau-papa avait mis du stock dans la valise😇 ! Intermède culturel achevé nous voilà à nouveau dans le tramway pour monter à l’assaut du Holmenkollbakken, le musée du ski et le saut à ski en français dans le texte. Le tram serpente dans les faubourgs d’Oslo, parmi la végétation et les jolies pavillons; nous montons au pas de sénateur, ballades vraiment très agréable, je conseille fortement ! départ pour Lillehammer, nous avons réservé au Nordsenter Appartement, c’est à 13 kilomètres de Lillehammer que vous trouverez sous le nom de Lillehammer Fjellstue og Hytteutleie sur Tripadvisor……Il vaut mieux l’écrire correctement pour ne pas se tromper en cherchant ! Le cadre est superbe, la vue sur les forêts environnantes est apaisante et vivifiante….pour celles et ceux qui aiment la nature !
3.... lundi 22 juin/ Hop, Départ pour Alesund, mais d’abord un petit détour dans le supermarché du coin pour faire quelques emplettes, nous profitons de l’occasion pour petit-déjeuner, ou pour prendre le PDJ pour les plus pointilleux d’entre vous. Devant le comptoir des petits-pains et autres viennoiseries, j’apprends que les mille-feuilles s’appellent Napoléon-Tort en Norvège, je m’endormirai moins con ce soir. Bon, on n’y va à Alesund ? Nous accompagnons la rivière Losna sur quelques kilomètres, je dis accompagner car le débit est vraiment énorme et j’ai l’impression que le courant va plus vite que nos 80 kilomètres/heure….nous quittons cette rivière pour celle de Rauma, aussi impressionnante que la précédente direction la route des Trolls ! Une succession de virage, où il est impossible de croiser un bus ou un grand camping-car, nous emmène au sommet de la route 63, cette route traverse une vallée glacière de toute beauté. Passage par Stordal, on longe les premiers fjords du chemin et ça vaut vraiment le détour ! Arrivée à Alesund après avoir franchi deux fois l’océan mais pas au-dessus mais en-dessous à -140 mètres ! Nous avons loué un appartement sur l’île de Valderoya (à côté d’Alesund), le problème est que la route qui va àl’aéroport d’Alesund passe à deux pas du logement….. Donc, à première vue tout est magnifique, belle maison au bord de l’océan, bel appartement tout équipé….il y a quand même quelques bémols; l’accueil complètement impersonnel, sur la porte de l’appartement un mot pour nous souhaiter la bienvenue. Un mot sympathique évidemment, mais j’aurai préféré rencontrer soit les propriétaires soit un concierge (cela aurait évité les litiges du retour). Ensuite le bruit, même si l’appartement est beau qu’il est bien décoré et tout et tout, il ne faut pas oublier qu’on est là pour dormir, et malheureusement, avec la route qui passe tout près et une mauvaise isolation du logement c’est possible mais uniquement avec des boules Quiès. Le dernier bémol concerne la wifi qui est vraiment de piètre qualité….mais on va dire que c’est la faute du réseau. A la fin du séjour nous avons nettoyé le logement avec les moyens du bord, l’aspirateur électrique de la salle de bain et une serviette de bain. Apparemment le ménage n’est pas compris dans la location, c’est payant, donc si vous ne voulez pas payer il faut le faire, mais on ne vous donne rien pour le faire….donc faut payer 😠! Je n’aime pas trop cette façon de procéder, donc faites attention au moment de la réservation pour ne pas avoir de problème par la suite comme c’est le cas pour nous…..l’Appart; Ytterland Appartement.
4.... mardi 23 juin / hop, petit-déjeuner englouti et direction la « route del’Atlantique » ! Je préviens tout de suite, tous les superlatifs sont complètements exagérés, et j’exagère à peine. Longue de 8,3 kilomètres, « l'Atlantic Ocean Road est une route qui garantit des frissons aux conducteurs qui osent s'y aventurer »….non mais n’importe quoi! "C’est une section de route norvégienne particulièrement dangereuse. Elle a une vue sur la mer ouverte et est balayée par les vents marins. Aussi, il n'est pas rare que les véhicules voient l'océan de très près et même que des flots viennent les submerger. Les travaux pour sa construction ont débuté en 1983, mais l'inauguration a eu lieu le 7 juillet 1989. La route est construite sur plusieurs petites îles et récifs et emprunte plusieurs chaussées et viaducs. S'y aventurer offre un beau spectacle, à condition d'être téméraire !" Moi un téméraire, encore une qualité que je ne me connaissais pas. Non mais franchement, si vous êtes dans le coin il faut effectivement y passer, mais surtout ne faites pas un gros détour pour voir ces huit ponts qui relient les îles entre elles ! Un pont, un seul pont est impressionnant (merde j’avais dit pas d’excès) les autres n’ont rien d’extraordinaire….peut-être avec une grosse tempête et encore, il faut tomber sur cette tempête ! Retour au point de départ pour monter au fjellstua Viewpoint: 400 marches à gravir pour jouir d’une vue à 360 ° sur la baie d’Alesund. Nous croisons quelques américains avec des oreilles de Mickey ( très important pour la suite de notre voyage) et deux ou trois chinois que nous avons essayé de semer mais sans succès ( ils sont si nombreux, deux ou trois en moins n’auraient pas fait la différence). Deuxième rencontre avec les Mickey, un paquebot estampillé «Mickey », mouille dans les eaux troubles d’Alesund, ce soir je vais me coucher Minnie Pluto et vais rêver des grandes oreilles c’est certain !
5.... mercredi 24 juin / Hop Gol, Hop vous connaissez maintenant et Gol c’est le village de notre destination finale de la journée. Nous prenons d’abord la direction du Geirangerfjord dans l’intention de faire une petite croisière histoire de voir le fjord le plus emblématique de la Norvège. Malheureusement on fera chou blanc, en effet, si vous voulez vraiment faire une ballade sur le Geiranger il faut vous y prendre à l’avance. Il existe plusieurs façons de découvrir ce fjord, on va commencer par la plus onéreuse, la ballade en hélicoptère, réservé aux Mickey… bien trop cher pour nous pauvre français. Ah j’oubliais, devinez qui mouillait ses cales dans la crique de Geiranger, je vous le donne en mille, le paquebot Mickey ! Donc on oublie l’hélicoptère, ensuite la ballade en speed-boat: complet, pas de place avant 16h00….oui mais on n’a de la route nous ! Il y a bien la mini croisière avec tous les Mickey mais comme les speed-boat c’est complet. Inutile de se rabattre sur le ferry il vient de partir il y a ¼ d’heure 😕…..bon, après un petit tour dans la ville nous prenons la direction du sommet, le Dalsnibba Mountain Plateau qui culmine à 1500 mètres. Après plusieurs lacets on arrive sur une vue à couper le souffle. La route 15, pas aussi réputée que la 66 des USA, vaut vraiment le détour, nous passons à travers des congères de plus de deux mètres de haut, dans le creux des vallées glaciaires les lacs gelés se succèdent, puis c’est au tour des forêts de pins et de bouleaux. Nous redescendons lentement vers LOM et son église en bois debout. La première du parcours, et pas la moins intéressante.Lom est une jolie petite ville. Elle renferme une assez grande église en bois debout. Cela signifie que l'on a construit un amas rocheux artificiel et qu'on y a planté entre 4 et 12 gros piliers de bois pour supporter l'édifice. Celle de Lom comporte toujours ses dragons finement sculptés, qui sont des animaux protecteurs et sympathiques dans la mythologie scandinave. La façade principale est couleur bois, et l'arrière est beaucoup plus sombre, presque noir. Comme partout en Norvège, il s'agissait à l'origine d'une église catholique, transformée en temple protestant à la réforme. La construction a débuté en 1158. Elle est entourée d'un mur d'enceinte, couvert par endroit d'un superbe petit toit en bois et de bardeaux….pas la Brigitte. Le cimetière est autour de l'église, dans cette enceinte. Ouf, pas de Mickey à l’horizon. A deux pas de l’église il y a un pont qui surplombe la rivière, vous avez la possibilité de faire une descente en tyrolienne juste au-dessus des flots en furie, ébouriffant ! ….nous continuons sur la route 55, la route du pastis, en passant par le Beito, toujours et encore des paysages magnifiques, et vous savez quoi ? et bien on ne s’en lasse pas ! nuit à Gol sans la gol au campingcenter dans un bungalow de 10m2 mais avec toutes les commodités, coucher à 22h30, il fait jour. Réveil à 2h53 pour un petit pipi, il fait jour. Pas besoin de dire « bonne nuit », y’a pas de nuit, en Norvège (en été) le seul endroit où il y a de l’obscurité c’est dans les tunnels.😏
6.... jeudi 25 juin / hop, route 52 direction Eplet, en passant par Laerdal mais ça vaut que dalle. Sur la route arrêt à Borgund pour visiter notre deuxième église en bois debout. Petit musée à l’accueil de la billetterie (grand bâtiment en bardage bois sur la droite, ou sur la gauche, cela dépend de la rotation de la terre et de l’humeur du chauffeur) qui donne des explications sur la construction des églises en bois debout (très instructifs) et une boutique où l’on peut soit manger une pâtisserie à 8 euros, soit trouver un cadeau (livre)à 30 euros, soit pisser un coup gratos….on n’a pris les deux dernières options.L’église est de l’autre côté de la route, apparemment c’est la plus photographiée de Norvège, il est vrai que l’on n’a pas vu de Mickey-USA mais une horde de Vikings-chinois, ça doit faire partie de leur circuit autocars-sardines. Elle est plus petite que celle de LOM, mais encore une fois très jolie. On contourne laerdal, on prend le tunnel sous le Lustrafjord et nous voilà arrivé à notre nouvelle destination : le village de Solvorn et l’Eplet. Solvorn est un jolie village au bord du fjord, en face vous avez Urnes, et l’église en bois debout la plus ancienne de Norvège, la seule classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Eplet est un concept, Niché dans le petit village de Solvorn, le B&B/chambre d'hôte Eplet est calme, sauf quand il y a des ronfleurs, avec une vue magnifique, le personnel est toujours disponible pour vous, aimable et souriant. Nous avons dormi dans le dortoir, si c’était à refaire nous aurions pris une chambre, toujours à cause des ronfleurs😏.Cuisine très bien équipée avec des rangements réservés pour chaque chambre. Production de jus de pomme et de confiture sur place, attention paiement en espèce, pas de carte bleue à Eplet !
7.... vendredi 27 juin/ hophophop, départ pour Sognal pour la ballade sur le Sognefjord . Il ne faut pas se louper, le ferry fait le trajet seulement deux fois par jours, alors nous ne trainons pas ! La ballade va durer 3 heures, superbe croisière sur ce fjord étroit et encaissé du sud de la Norvège, le plus long du pays. Le Sognefjord est, en partie, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Les cascades alternent avec quelques minuscules villages aux jolies maisons typiques colorées. On arrive finalement au fond de l'un des bras secondaires du fjord, à Gudvangen. La navigation est sinueuse et laisse découvrir à chaque lacets un paysage différent , cascades, lueurs diverses et variées, éclairage fantastique, jeu de lumière et réfléchissement sur l'eau...au moins quelque chose qui réfléchit dans ce récit ! Et toujours pas de Mickey, les aurait-on semés ? Yes ! Après cette parenthèse enchantée, nous sommes repartit pour Eidjord, en passant par le pont de Kinsarvik, enfin c’est comme ça que je l’appelle mais je pense qu’il doit porter un autre nom. C’est un énorme pont qui passe au-dessus du fjord avec la particularité que vous avez un rond-point de chaque côté du pont mais à l’intérieur du tunnel, étonnant ! Plus que quelques kilomètres avant d’arriver à Voringsfossen, haute de 182 mètres, dont 145 mètres de chute libre, la cascade Vøringsfossen dans la vallée Måbødalen est la plus célèbre de Norvège….selon Wikipédia, selon le nombre de bus devant le site c’est kifkif. La route qui serpente vers le sommet est assez impressionnante mais ne vaut pas l’ancienne route, construite entre 1887 et1924, qui grimpe le flanc de la montagne par 125 virages en épingle à cheveux – un véritable exploit en matière de construction de route. Il n’y avait malheureusement pas énormément de débit dans les cascades, en période de fonte des neiges cela doit vraiment dépoter ! Bon, on n’est pas au bout de notre périple, il faut maintenant filer vers Bergen……après avoir déposé nos bagages nous prenons le bus pour nous rendre au centre de l’ancienne capitale. Petit tour dans Bryggen pour dîner. Les norvégiens viennent dîner ou déjeuner dans ce restaurant;Briggeloftet. Une petite terrasse, une salle au rez-de-chaussée et une grande salle à l’étage. Un serveur vous attend devant la porte pour vous placer, avec le sourire mais crispé. La salle est très belle quoi que bruyante (des norvégiens mais aussi des touristes….et les deux font beaucoup de bruit). La carte du menu est assez courte, après on dit « choix restreint est souvent gage de qualité », cela se confirme encore une fois ici. Les moules frites sont excellentes, la soupe de crevettes en entrée également, la morue de même, difficile de critiquer. Présentation impeccable, petits légumes croquants, desserts fondants, vraiment une très bonne table de Bergen. Pour digérer nous sommes allés nous promener sur les remparts du fort, surprise; Sting était en concert, nous avons pu entendre sans voir quelques morceaux d’anthologie du groupe Police…..bon il est minuit docteur Schweitzer, et il fait jour…au dodo !
8..... samedi 28 juin/ hop, après une nuit agité au BERGEN HOSTEL MONTANA. C’est un peu excentré du centre-ville, il faut prendre la navette de bus numéro 12 (2 minutes à pieds de l’hôtel) qui vous conduit en 20 minutes au centre de Bergen.Montana c’est l’auberge de jeunesse, douche sur le palier, réfrigérateur en commun, chambre avec matelas un peu light et bruyante quand il y a du monde (la chambre, le matelas peut être bruyant quand il est garni)…..il vaut mieux demander une chambre coté parking. Le petit-déjeuner est copieux mais les ingrédients utilisés sont vraiment basiques et plutôt industriels. Mais bon, à Bergen si tu ne veux pas payer trop cher c’est l’endroit où il faut aller ! Donc, la navette 12 pour revoir Bergen de jour, quoi que la veille à minuit il faisait aussi jour, alors on va dire; encore plus jour ! première des choses, avec le passe-Bergen (qui permet de prendre tous les transports en commun gratuitement, ainsi que certains musées et des remises et tout et tout) nous prenons le funiculaire Mount Floyen and the Funicular (Floibanen). Oh surprise, pleins de Mickey !!! Et bien il va y avoir de l’ambiance dans les wagons ! Très belle vue du Floyen et belle balade sur le sommet avec des chemins bien balisés et des bancs, tables et barbecues mis à disposition pour pique-niquer. Dans l’après-midi nous visitons le Haakon’s Hall, le plus vieux bâtiment médiéval non religieux de Norvège et le Bryggen Muséum. On n’y trouve les objets découverts lors des fouilles du quartier de Bryggen ainsi que les vestiges les plus anciens de la ville qui date du 12ème siècle. Des explications sur les inscriptions runiques, des mises en scènes avec mannequins et objets d’époques sont aussi présentés. A l’étage des expositions permanentes sont proposées. Compris dans le Passe Bergen…..et il faut absolument prendre ce passe….. Et puis se perdre dans les ruelles face à Bryggen sur l’autre quai, de jolies petites maisons blanches en bois que les habitants réhabilitent et rénovent avec soins.
9 ....dimanche 29 juin/ pour celles et ceux qui auraient oublié, hop, réveil matinal pour nous rendre à la gare centrale de Bergen et continuer notre voyage de retour vers Oslo. La ligne est l’une des plus belles lignes de chemins de fer du monde….selon plusieurs classements internationaux, le trajet en train entre ces deux villes sur la Bergensbanen est le plus intéressant et le plus beau du monde.Ainsi, en novembre 2010, Tom Hall de Lonely Planet faisait éloge de la ligne Oslo-Bergen et concluait: « Je ne suis pas prêt d’oublier mon voyage sur la ligne Oslo-Bergen. Il faut l’avoir fait pour réaliser que c’est le plus beau voyage en train du monde ». Aucun autre train ne circule entre deux villes d’Europe à une altitude aussi élevée que celui qui relie Oslo à Bergen. Cette ligne entre les deux plus grandes villes de Norvège traverse des paysages impressionnants, les plus spectaculaires se trouvant dans le Hardangervidda, le plateau de montagne le plus haut d’Europe. Finse, à 1 222 mètres d’altitude, est le point culminant de la ligne. La durée totale du trajet en train entre Oslo et Bergen est d’environ sept heures. Commencés en 1875, les travaux de construction de la ligne ont duré 34 ans, avec une main d’œuvre d’environ 15 000 hommes. Les 182 tunnels ont été creusés à la main. La Bergensbanen a fêté son centenaire en 2009. En fait ce dernier jour est un peu une synthèse du voyage que l’on vient de faire, tant au niveau des paysages qu’au niveau des rencontres, puisqu’à la fin du voyage il y a de nouveau des Mickeys ! Le train, est confortable, propre et pas cher du tout, on va dire : l’inverse de la SNCF….par contre il y a du retard, de ce côté-là c’est pareil ! Nous arrivons à Oslo sur les coups de 17h30…..encore un dernier petit effort pour rejoindre l’aéroport et prendre possession de la dernière chambre du voyage. Cette dernière nuit sera courte car l’avion décolle aux aurores (que dis-je, il n’y a pas d’aurore….à part boréale !) alors à l’aube, c’est pareil, bon, tôt le matin! Hop, on décolle, après un petit pain au chocolat qui n’a rien d’un petit pain au chocolat et 2h30 de vol nous arrivons au terminal G de Roissy…..le trou du cul du monde... pas le point G, tiens, savez-vous où se situe le point G chez la femme ? À la fin du mot « shopping »….. Et malheureusement il manque une valise à l’appel, nous la récupèrerons 3 jours après complète et pas détériorée. Bilan de ce voyage ; les hébergements n’étaient peut-être pas les plus chouettes rapport qualité/prix, mais on n’a fait avec les moyens du bord. Pour Gerainger il vaut mieux réserver avant ! J’aurai dû mettre une halte au milieu de la ligne de train, pour profiter du silence et de la sérénité de l’ Hardangervidda. Les paysages sont, ouf…… ! Nous sommes peut-être passés à côté de choses intéressantes qui étaient là juste à portée de mains, mais par manque de temps, ou mauvais choix d’itinéraires nous les avons loupés…..cela nous donnera un prétexte pour revenir, car j’ai bien l’intention d’y retourner!😎
Retour d'Hawaï - Récit et conseils English translation pending
Bonjour chers voyageurs! Vous trouverez ci-après mes impressions sur Hawaii et des conseils pour un voyage réussi. J'y suis allé avec ma copine en février dernier pour une durée de 3 semaines. Nous avons visité Honolulu, de même que les îles de Kauai, Maui et Big Island.
Les photos sont ici: https://www.flickr.com/photos/lorenzoboy/sets/72157651557571520
Nous avons privilégié la location d'hébergements appartenant à des particuliers (via VRBO), plutôt que les hôtels et les resorts (souvent hors de prix).
J'espère que le tout saura vous être utile!
Jour 1 : MONTRÉAL / HONOLULU
Arrivée à Honolulu en milieu de soirée avec Air Canada (escale à Toronto). Direction le Castle Pacific Marina Inn Airport Hotel, choisi en raison de sa proximité de l’aéroport puisque nous reprenions l’avion vers Kauai le lendemain matin.
À éviter à tout prix : cher, inconfortable, malpropre : http://www.castleresorts.com/Home/accommodations/pacific-marina-inn
Cela dit, les hôtels à proximité de l’aéroport d’Honolulu ne sont pas nombreux et sont hors de prix…
KAUAI (5 nuits, 9 au 14 février)
Moyens de transport : avion Honolulu / Lihue avec Island Air; voiture louée à l’aéroport de Lihue avec Budget (Ford Focus).
Les 2 premiers jours furent consacrés à la visite du nord de Kauai. Le coup de cœur du voyage, j’aurais du prévoir plus de jours dans cette région. La côte est magnifique, les villages charmants.
Hébergement : 2 nuits dans un petit appartement à Princeville. Hôtes chaleureux, rapport qualité-prix imbattable : http://www.vrbo.com/628047
Activités coups de cœur dans le nord : Randonnée sur la Kalalau Trail (et la route menant ce sentier); Baignade à Hanalei Bay Beach Park;Nous avions réservé une excursion en zodiac pour voir la Na’Pali Coast, mais elle fût annulée en raison du mauvais temps et des vagues monstrueuses… Déception…
Les autres journées furent consacrées au sud-ouest de l’île, soit à la région du Waimea Canyon.
Hébergement : un appartement dans une maison de Waimea située au milieu d’un verger tropical où l’on était libre de cueillir des fruits. Malheureusement, cet hébergement ne semble plus disponible sur VRBO… Vraiment dommage.
Coups de cœur dans le sud : Waimea Canyon et la route qui y mène; Le Kokee State Park (randonnée sur la Pihea Trail); L’infinie plage et l’océan tourmenté du Polihale State Park;Nous avons également fait un après-midi de baignade dans le sud, près de Poipu (le royaume des resorts sur Kauai). Sympathique, ensoleillé, mais achalandé. La Maha’ulepu Heritage Trail vaut le détour.
MAUI (5 nuits, 14 au 19 février)
Moyens de transport : avion Lihue / Kahului avec Hawaiian Airways; voiture avec Budget à l’aéroport de Kahului (j’avais réservé une voiture catégorie intermédiaire, ils m’ont offert une Ford Mustang 2015 pour le même prix!).
Conseil: vous pouvez vous inscrire au service fidélité de Hawaiian Airlines afin d'éviter de payer les frais additionnels pour les bagages (de 25$). Nous l'avons malheureusement appris à la toute fin du voyage, après avoir dépensé près de 150$ de frais...
Nous avons dormi les 3 premières nuits dans la sympathique bourgade de Makawao, située dans ce que les locaux appellent le countryside, au centre-nord de l’île de Maui. Si vous voulez être prêts de la mer, allez ailleurs. Si vous désirez un hébergement central pour rayonner, l’endroit est magnifiquement situé, en particulier pour ceux qui désirent visiter l’Haelakala National Park et faire la grande boucle de la Road to Hana.
Hébergement : un petit cottage, propriété du Ho’omana Spa Maui. Correct, sans plus. Un peu défraîchi, mais il semble que les 2 cottages disponibles à la location font présentement l’objet de rénovations : http://www.hoomanaspamaui.com/accommodations/
Nous avons ensuite loué un petit appartement tenu par un couple de Français dans la très branchée Païa, petit village branché situé près de la mer, sur la côte nord de Maui. Le logement, baptisé « Surf Lodge » par ses propriétaires, était bien tenu, quoiqu’un peu onéreux pour la prestation : http://www.vrbo.com/555982
Au niveau des activités, l’offre sur Maui est impressionnante. Les coups de cœur :
§ Le Haleakala national Park, pour sa route sinueuse jusqu’au sommet, ses points de vue extraordinaires sur l’ensemble de Maui et sur le « cratère » du volcan endormi (il s’agit en fait d’une vallée) et, surtout, pour la Sliding Sands Trail qui vous permet de descendre au fond du cratère. Avertissement : la remontée est ardue en raison de l’altitude, du soleil de plomb et de l’impossibilité d’y échapper. Prévoir de la nourriture, de l’eau en quantité suffisante et… de la crème solaire!
§ La grande boucle de la Road to Hana : par grande boucle j’entends jumeler la classique Road to Hana (côte est et nord de Maui) avec la Piilani Highway (qui longe la côte sud). Sachez toutefois qu’une portion de cette dernière est située à flanc de falaise, est peu entretenue et, surtout, très étroite. Cœurs sensibles, s’abstenir. Paraîtrait que les locateurs de voitures interdisent à leurs clients d’y aller. Mais bon, la route est tout simplement trop magnifique, nous n’avons pu nous en empêcher! Nous avons fait le trajet dans le sens antihoraire, avec un arrêt pour faire la Pipiwai Trail, qui fait partie du Haleakala National Park. Prévoir une journée entière;
§ Snorkeling au Molokini Crater : tout simplement magique que de nager parmi les coraux et les poissons multicolores, dans une eau cristalline dans laquelle on peut voir jusqu’à 200 pieds de profond. En chemin vers le cratère, nous avons eu la chance de voir une vingtaine de baleines à bosses. Privilégiez les excursions en matinée (moins de houle);
Nous avons également visité la côte sud-ouest et nord-ouest. Pas que ce n’est pas joli, mais c’est trop développé pour le tourisme à notre goût (resorts, terrains de golf, plages aménagées, etc.). À chacun selon ses goûts!
BIG ISLAND (6 nuits)
Moyens de transport : avion Kahului / Hilo avec Hawaiian Airlines; voiture avec Enterprise situé à proximité de l’aéroport (Nissan Versa, désolant après avoir conduit une Mustang…).
Nous avons séparé le périple sur Big Island en deux : les 3 premiers jours du côté ouest de l’île (Kona Coast), les trois autres du côté est (à proximité du Volcanoes National Park). Après Kauai et Maui, force est de constater que les distances entre les principaux points d’intérêts sont beaucoup plus grandes sur Big Island! Ayez ça en tête.
Hébergement sur la Kona Coast : petite maison dans la bourgade de Milolii. L’hébergement coup de cœur du voyage! Pour 110 $ la nuit, vous avez droit à une vaste terrasse avec une piscine privée, coucher du soleil en prime. Par contre, c’est un peu loin de tout, donc il faut être préparé à rouler pour faire des activités : http://www.vrbo.com/466063
Hébergement à Volcano : petite maison dans le village de Volcano, à un jet de pierre du parc du même nom. Magiquement situé en plein cœur de la forêt tropicale caractéristique de la côte est. Excellent rapport qualité-prix : http://www.vrbo.com/119082
Les activités coups de cœur le côté ouest : Aller voir l’océan se déchaîner à South Point; Faire du snorkeling aux Two Steps de Honaunau Bay (près de )Captain Cook; Aller se baigner sur les plages de sable blanc du Kekaha Kai State Park, accessibles après une traversée d’un champ de lave à pied;Pour nous rendre du côté est, nous avons fait le grand tour de l’île par le nord. Beaucoup de route, mais le périple en vaut la chandelle (mentions spéciales au Pololu Valley Look Out, à l’ensemble de la route 250 qui redescend vers Waimea, le Waipio Valley Lookout, le Laupaoheohe Point Country Park).
Les activités coups de cœur sur la côte est maintenant :
§ Le Volcanoes National Park : inutile d’en rajouter, c’est l’endroit à ne pas manquer sur Big Island. Si possible, lui consacrer plus d’une journée afin de faire quelques randonnées. Allez-y tôt le matin pour éviter la cohue (et pour profiter du Thurston Lava Tube à vous seul);
§ La route panoramique Old Mamalahoa Highway, au nord de Hilo;
§ Akaka Falls State Park : oui il y a du monde, oui c’est aménagé, mais la chute est magnifique;
§ La plage de sable noir et les tortues marines de Punaluu County Beach Park (plus au au sud, passé le parc des volcans);
Mon regret : ne pas avoir eu le temps d’aller au sommet du Mauna Kea.
HONOLULU (2 NUITS)
Moyens de transport : avion Hilo / Honolulu avec Hawaiian Airlines. À Honolulu : à pieds, taxi et transport en commun.
Hébergement : Cococut Waikiki Hotel. Bon rapport qualité-prix considérant les prix à Waikiki. Service courtois et avenant : http://www.jdvhotels.com/hotels/hawaii/coconut-waikiki-hotel/
Waikiki c’est la jungle. Un parc d’attractions pour adultes. On aime ou on n’aime pas. Dans mon cas, deux jours ont suffi amplement pour profiter de la plage et manger dans quelques bons restos (en particulier un BBQ japonais dont j’oublie le nom).
Les coups de cœur : La Manoa Falls Trail : la jungle dense a 15 minutes de bus du centre-ville; Arpenter les plages de Waikiki du Hilton Hawaiian Village jusqu’au Diamond Head et regarder le coucher du soleil; L’aquarium de Waikiki; La folie qui s’empare des rues de Waikiki une fois la nuit tombée; Voilà! Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
Les photos sont ici: https://www.flickr.com/photos/lorenzoboy/sets/72157651557571520
Nous avons privilégié la location d'hébergements appartenant à des particuliers (via VRBO), plutôt que les hôtels et les resorts (souvent hors de prix).
J'espère que le tout saura vous être utile!
Jour 1 : MONTRÉAL / HONOLULU
Arrivée à Honolulu en milieu de soirée avec Air Canada (escale à Toronto). Direction le Castle Pacific Marina Inn Airport Hotel, choisi en raison de sa proximité de l’aéroport puisque nous reprenions l’avion vers Kauai le lendemain matin.
À éviter à tout prix : cher, inconfortable, malpropre : http://www.castleresorts.com/Home/accommodations/pacific-marina-inn
Cela dit, les hôtels à proximité de l’aéroport d’Honolulu ne sont pas nombreux et sont hors de prix…
KAUAI (5 nuits, 9 au 14 février)
Moyens de transport : avion Honolulu / Lihue avec Island Air; voiture louée à l’aéroport de Lihue avec Budget (Ford Focus).
Les 2 premiers jours furent consacrés à la visite du nord de Kauai. Le coup de cœur du voyage, j’aurais du prévoir plus de jours dans cette région. La côte est magnifique, les villages charmants.
Hébergement : 2 nuits dans un petit appartement à Princeville. Hôtes chaleureux, rapport qualité-prix imbattable : http://www.vrbo.com/628047
Activités coups de cœur dans le nord : Randonnée sur la Kalalau Trail (et la route menant ce sentier); Baignade à Hanalei Bay Beach Park;Nous avions réservé une excursion en zodiac pour voir la Na’Pali Coast, mais elle fût annulée en raison du mauvais temps et des vagues monstrueuses… Déception…
Les autres journées furent consacrées au sud-ouest de l’île, soit à la région du Waimea Canyon.
Hébergement : un appartement dans une maison de Waimea située au milieu d’un verger tropical où l’on était libre de cueillir des fruits. Malheureusement, cet hébergement ne semble plus disponible sur VRBO… Vraiment dommage.
Coups de cœur dans le sud : Waimea Canyon et la route qui y mène; Le Kokee State Park (randonnée sur la Pihea Trail); L’infinie plage et l’océan tourmenté du Polihale State Park;Nous avons également fait un après-midi de baignade dans le sud, près de Poipu (le royaume des resorts sur Kauai). Sympathique, ensoleillé, mais achalandé. La Maha’ulepu Heritage Trail vaut le détour.
MAUI (5 nuits, 14 au 19 février)
Moyens de transport : avion Lihue / Kahului avec Hawaiian Airways; voiture avec Budget à l’aéroport de Kahului (j’avais réservé une voiture catégorie intermédiaire, ils m’ont offert une Ford Mustang 2015 pour le même prix!).
Conseil: vous pouvez vous inscrire au service fidélité de Hawaiian Airlines afin d'éviter de payer les frais additionnels pour les bagages (de 25$). Nous l'avons malheureusement appris à la toute fin du voyage, après avoir dépensé près de 150$ de frais...
Nous avons dormi les 3 premières nuits dans la sympathique bourgade de Makawao, située dans ce que les locaux appellent le countryside, au centre-nord de l’île de Maui. Si vous voulez être prêts de la mer, allez ailleurs. Si vous désirez un hébergement central pour rayonner, l’endroit est magnifiquement situé, en particulier pour ceux qui désirent visiter l’Haelakala National Park et faire la grande boucle de la Road to Hana.
Hébergement : un petit cottage, propriété du Ho’omana Spa Maui. Correct, sans plus. Un peu défraîchi, mais il semble que les 2 cottages disponibles à la location font présentement l’objet de rénovations : http://www.hoomanaspamaui.com/accommodations/
Nous avons ensuite loué un petit appartement tenu par un couple de Français dans la très branchée Païa, petit village branché situé près de la mer, sur la côte nord de Maui. Le logement, baptisé « Surf Lodge » par ses propriétaires, était bien tenu, quoiqu’un peu onéreux pour la prestation : http://www.vrbo.com/555982
Au niveau des activités, l’offre sur Maui est impressionnante. Les coups de cœur :
§ Le Haleakala national Park, pour sa route sinueuse jusqu’au sommet, ses points de vue extraordinaires sur l’ensemble de Maui et sur le « cratère » du volcan endormi (il s’agit en fait d’une vallée) et, surtout, pour la Sliding Sands Trail qui vous permet de descendre au fond du cratère. Avertissement : la remontée est ardue en raison de l’altitude, du soleil de plomb et de l’impossibilité d’y échapper. Prévoir de la nourriture, de l’eau en quantité suffisante et… de la crème solaire!
§ La grande boucle de la Road to Hana : par grande boucle j’entends jumeler la classique Road to Hana (côte est et nord de Maui) avec la Piilani Highway (qui longe la côte sud). Sachez toutefois qu’une portion de cette dernière est située à flanc de falaise, est peu entretenue et, surtout, très étroite. Cœurs sensibles, s’abstenir. Paraîtrait que les locateurs de voitures interdisent à leurs clients d’y aller. Mais bon, la route est tout simplement trop magnifique, nous n’avons pu nous en empêcher! Nous avons fait le trajet dans le sens antihoraire, avec un arrêt pour faire la Pipiwai Trail, qui fait partie du Haleakala National Park. Prévoir une journée entière;
§ Snorkeling au Molokini Crater : tout simplement magique que de nager parmi les coraux et les poissons multicolores, dans une eau cristalline dans laquelle on peut voir jusqu’à 200 pieds de profond. En chemin vers le cratère, nous avons eu la chance de voir une vingtaine de baleines à bosses. Privilégiez les excursions en matinée (moins de houle);
Nous avons également visité la côte sud-ouest et nord-ouest. Pas que ce n’est pas joli, mais c’est trop développé pour le tourisme à notre goût (resorts, terrains de golf, plages aménagées, etc.). À chacun selon ses goûts!
BIG ISLAND (6 nuits)
Moyens de transport : avion Kahului / Hilo avec Hawaiian Airlines; voiture avec Enterprise situé à proximité de l’aéroport (Nissan Versa, désolant après avoir conduit une Mustang…).
Nous avons séparé le périple sur Big Island en deux : les 3 premiers jours du côté ouest de l’île (Kona Coast), les trois autres du côté est (à proximité du Volcanoes National Park). Après Kauai et Maui, force est de constater que les distances entre les principaux points d’intérêts sont beaucoup plus grandes sur Big Island! Ayez ça en tête.
Hébergement sur la Kona Coast : petite maison dans la bourgade de Milolii. L’hébergement coup de cœur du voyage! Pour 110 $ la nuit, vous avez droit à une vaste terrasse avec une piscine privée, coucher du soleil en prime. Par contre, c’est un peu loin de tout, donc il faut être préparé à rouler pour faire des activités : http://www.vrbo.com/466063
Hébergement à Volcano : petite maison dans le village de Volcano, à un jet de pierre du parc du même nom. Magiquement situé en plein cœur de la forêt tropicale caractéristique de la côte est. Excellent rapport qualité-prix : http://www.vrbo.com/119082
Les activités coups de cœur le côté ouest : Aller voir l’océan se déchaîner à South Point; Faire du snorkeling aux Two Steps de Honaunau Bay (près de )Captain Cook; Aller se baigner sur les plages de sable blanc du Kekaha Kai State Park, accessibles après une traversée d’un champ de lave à pied;Pour nous rendre du côté est, nous avons fait le grand tour de l’île par le nord. Beaucoup de route, mais le périple en vaut la chandelle (mentions spéciales au Pololu Valley Look Out, à l’ensemble de la route 250 qui redescend vers Waimea, le Waipio Valley Lookout, le Laupaoheohe Point Country Park).
Les activités coups de cœur sur la côte est maintenant :
§ Le Volcanoes National Park : inutile d’en rajouter, c’est l’endroit à ne pas manquer sur Big Island. Si possible, lui consacrer plus d’une journée afin de faire quelques randonnées. Allez-y tôt le matin pour éviter la cohue (et pour profiter du Thurston Lava Tube à vous seul);
§ La route panoramique Old Mamalahoa Highway, au nord de Hilo;
§ Akaka Falls State Park : oui il y a du monde, oui c’est aménagé, mais la chute est magnifique;
§ La plage de sable noir et les tortues marines de Punaluu County Beach Park (plus au au sud, passé le parc des volcans);
Mon regret : ne pas avoir eu le temps d’aller au sommet du Mauna Kea.
HONOLULU (2 NUITS)
Moyens de transport : avion Hilo / Honolulu avec Hawaiian Airlines. À Honolulu : à pieds, taxi et transport en commun.
Hébergement : Cococut Waikiki Hotel. Bon rapport qualité-prix considérant les prix à Waikiki. Service courtois et avenant : http://www.jdvhotels.com/hotels/hawaii/coconut-waikiki-hotel/
Waikiki c’est la jungle. Un parc d’attractions pour adultes. On aime ou on n’aime pas. Dans mon cas, deux jours ont suffi amplement pour profiter de la plage et manger dans quelques bons restos (en particulier un BBQ japonais dont j’oublie le nom).
Les coups de cœur : La Manoa Falls Trail : la jungle dense a 15 minutes de bus du centre-ville; Arpenter les plages de Waikiki du Hilton Hawaiian Village jusqu’au Diamond Head et regarder le coucher du soleil; L’aquarium de Waikiki; La folie qui s’empare des rues de Waikiki une fois la nuit tombée; Voilà! Si vous avez des questions, n'hésitez pas!
3 semaines en Espagne en septembre English translation pending
Bonjour à vous les voyageurs,
J'aimerais avoir vos avis à propos de mon itinéraire.
Est-ce réaliste les endroits que l'on voudrait visiter en 19 jours?
Alors voici le programme préliminaire;
Jour 1-) Arrivée à Malaga
Jour 2, 3-) Visite de Malaga
Jour 4-) Prendre possession de voiture de location et déplacement vers Granada
Jour 5-) Visite de Granada
Jour 6-) Déplacement vers San Pedro avec visite express de Ronda
Jour 7-) Déplacement vers Algecinas avec visite express de Gibraltar
Jour 8-) Déplacement vers Cadiz en passant par Tarifa
Jour 9-) Visite de Cadiz
Jour 10-) Déplacement vers Séville et retour de la voiture de location
Jour 11, 12-) Visite de Séville
Jour 13-) Déplacement vers Cordoue
Jour 14-) Visite de Cordoue
Jour 15-) Déplacement vers Barcelone
Jour 16, 17, 18-) Visite de Barcelone
Jour 19-) Retour à Montréal.
Petite précision; les noms des endroits en caractère gras indique les places que nous allons dormir.
Est-ce que géographiquement c'est un programme réaliste et facile à faire?
La location de voiture vaut-elle le coût ou bien le système de transport en train est meilleur que la voiture?
Est-ce possible de d'aller directement de Cordoue à Barcelone en train?
Je me questionne aussi à savoir si je ne devrais pas faire deux voyages en Espagne (2 semaines chaque) plutôt.
Pour l'Andalousie, il y a beaucoup d'information sur ce site pour remplir 2 semaines (et plus) mais le problème c'est que 2 semaines à Barcelone me semble difficile à remplir.
Peut-être que je manque de ressource ou inspiration.
Merci pour vos suggestions.
Comment éviter les bouchons à Trogir? English translation pending
Bonjour
Je pars avec ma famille en Croatie au mois d'aout, sur l'ile de Ciovo. Nous comptons nous ballader quasiment chaque jour sur le continent, ce qui implique de passer par le pont de Trogir, dont j'ai souvent entendu dire qu'il etait embouteillé!
Avez vous des astuces pour minimiser cela? Est ce que partir très tot le matin et rentrer très tard le soir peut suffire a eviter les bouchons? Nous venons de la region parisienne, les bouchons ca nous connait, et si on peut les eviter en vacances, meme en se levant a 5h du matin, on le fait!
Voila, donc si vous avez des idées, que vous connaissez les heures de pointes ou autre je suis prenneuse! Maintenant la situation sur place n'est peut etre pas aussi grave que cela? La encore, un aperçu réel de la situation est le bienvenu!
Par ailleurs, est ce que vous connaissez des points d'eau ou des endroits de baignades adaptés au plus jeune et pas trop saturés de visiteurs? Idem pour des idées de randonnées?
Merci d'avance a tous les voyageurs de Croatie!
Je pars avec ma famille en Croatie au mois d'aout, sur l'ile de Ciovo. Nous comptons nous ballader quasiment chaque jour sur le continent, ce qui implique de passer par le pont de Trogir, dont j'ai souvent entendu dire qu'il etait embouteillé!
Avez vous des astuces pour minimiser cela? Est ce que partir très tot le matin et rentrer très tard le soir peut suffire a eviter les bouchons? Nous venons de la region parisienne, les bouchons ca nous connait, et si on peut les eviter en vacances, meme en se levant a 5h du matin, on le fait!
Voila, donc si vous avez des idées, que vous connaissez les heures de pointes ou autre je suis prenneuse! Maintenant la situation sur place n'est peut etre pas aussi grave que cela? La encore, un aperçu réel de la situation est le bienvenu!
Par ailleurs, est ce que vous connaissez des points d'eau ou des endroits de baignades adaptés au plus jeune et pas trop saturés de visiteurs? Idem pour des idées de randonnées?
Merci d'avance a tous les voyageurs de Croatie!
Retour d'une semaine Dubrovnik - Mostar - Mljet English translation pending
Bonjour,
Voici mon humble contribution à ce forum après 7 jours de vacances en couple autour de Dubrovnik. Nous aurions probablement pu en voir plus mais l'idée de notre voyage était d'avoir un rythme modéré afin de bien profiter de chaque destination. Nous avons tout fait en indépendant.
Guide : nous avons acheté le Lonely planet qui nous a beaucoup déçu. Peu d’adresses et de cartes en dehors des grandes villes. La partie sur Mljet tient en à peine une page. Rien sur Mostar ou Kotor alors que ce sont des excursions très courantes depuis Dubrovnik. A l’avenir je ne ferai plus une confiance aveugle aux guides Lonely Planet
Vol : Paris-Dubrovnik via Belgrade avec Air Serbia pour 200 euros par tête. Difficile de trouver un vol direct depuis Paris pour Dubrovnik. Rien à dire sur la compagnie, personnel sympathique, nourriture correcte, tout s'est bien passé.
Dubrovnik : Accès à la vieille ville très facile depuis l'aéroport grâce aux bus Atlas. Compter 30 minutes et 10 euros pour un billet aller-retour valable plusieurs mois. Le bus dépose Porte Pile.
- Logement : chambre dans la vieille ville trouvée sur Airbnb pour 50 euros la nuit à deux (salle de bain partagée, petit déjeuner sommaire). Excellent plan de dormir dans la vieille ville. On peut ainsi se balader dans cet endroit magnifique avant et après le passage des flots de touristes des bateaux de croisière. Notre chambre était très bien placée le long du rempart nord de la vieille ville, un endroit de charme et à l'écart des rues les plus commerciales (pas mal de marches pour y accéder). A refaire sans hésitation.
- Restaurants/bars : Lady Pi-Pi, excellentes grillades de viandes et poissons à l'écart des restaurants attrape-touristes. Arriver tôt ou tard sinon c'est la queue assurée. Oliva Pizzeria: vraie bonne pizzeria bien placée et abordable. D'vino : super bar à vins pour gouter les produits locaux. A Lapad nous nous sommes régalés chez Atlantic Kitchen
- Visites : remparts et téléphérique indispensables, expo war photo unlimited superbe (si je puis dire), monastère près de l'entrée qui vaut le coup d'oeil. La synagogue demande un prix d'entrée excessif (5 euros) pour une visite sans explications et pliée en moins de 15 minutes.
- Transports : bus ponctuels mais pas données (prix d'un ticket de métro parisien). Presque tous partent de Pile. 1A et 1B très pratiques pour rejoindre le port et la gare routière, 6 pour aller à Lapad.
- Plages : pas le point fort de la destination (galets/ caillous)
Impression générale : Ville superbe et incontournable. Tout peut se faire dans l'absolu en une journée (en se pressant) mais y dormir permet vraiment de profiter de l'ambiance unique des ruelles. Ne pas hésiter à monter les marches pour se perdre dans la vieille ville, cela permet de prendre ses distances avec la foule. La partie la moins intéressante de la vieille ville est clairement l'avenue principale (Stradun), bondée, pleines de boutiques pas toujours grandioses et de rabatteurs pour les restaurants attrape-touristes. Destination pas donnée dans l'ensemble.
Mostar : cela faisait des années que cette destination m'intriguait, c'était l'occasion. Nous n'avons pas voulu faire une excursion à la journée avec une agence. 2 à 3 bus par jour partent de Dubrovnik (vérifier les horaires à l’office du tourisme). La gare routière est à côté du port de Gruz. Prix : 15 euros aller par personne. Les bus partent à l'heure ! Nous avions sous-estimé le temps de trajet. Les guides affichent 2h30, c'est plutôt 3h30-4h car il y a plusieurs passages de frontières et une seule personne peut faire perdre 45 minutes au bus. De ce point de vue là, une excursion avec agence doit permettre de perdre moins de temps.
- Logement : arrivée sans réservation, nous avons fini à la pension Oscar. Bonne adresse bien située. Prix : 30 euros la nuit à deux avec salle de bain sans petit déjeuner. Restaurant : notre cantine a été la Konoba Taurus située à côté du petit pont. Plats très copieux et très bons bien qu'un peu lourds. Bel accueil.
- Visites : La Maison Turque mérite le détour. La mosquée Mehmet Pacha est probablement la plus intéressante, elle est en plus bien située. En montant au sommet du minaret la vue sur le petit pont vaut la visite à elle seule. 5 euros le billet d'entrée pour le tout. Les mosquées nous ont laissé une drôle d'impression. Un peu vidées de leur sens religieux pour les touristes (entrée avec chaussures, très peu de croyants...)
-Transports : la visite de la ville se fait facilement à pied. Il ne faisait pas beau donc nous n'avons pas eu recours à une agence pour visiter les alentours.
Impression générale : étape assez étrange. Le centre historique est superbe et unique (complétement rénové) mais finalement assez petit. De 11h à 16h la rue principale se transforme en succession de magasins de souvenirs kitschs pour les groupes de passage depuis la Croatie. En dehors de ces heures il règne une ambiance un peu bizarre. La pauvreté est alors très visible, la ville reste encore très marquée par le conflit, dès que l'on sort du centre historique c'est une alternance de batiments criblés de balles, de batiments neufs et de batiments en construction. Dans l'ensemble nous sommes très contents de cette étape qui tranche énormément avec la côte croate pourtant si proche. Rester une journée complète a permis de ne pas faire une visite au pas de course même si cela nous a coûté 8h de bus. Une journée suffit toutefois amplement à visiter le centre historique. Destination bon marché.
Mljet : Notre séjour était à cheval entre la mi-saison et la saison estivale concernant les horaires de bateau. A l’aller 9 euros pour faire Dubrovnik-Sobra (1h15) puis 8 euros pour faire Sobra-Polace en bus (45 min). Voyage en bus superbe tant l’île de Mjet est sauvage et vallonée. Au retour, 18 euros pour un direct Polace-Dubrovnik.
-Logement : appartement avec vue sur la mer dans Polace pour 40 euros la nuit. Bon rapport qualité prix.
-Restaurants : les restaurants de Polace se ressemblent beaucoup. Ils ont tous des menus similaires (risottos, poissons, viandes, plats sous cloches à commander en avance) et pratiquent les mêmes prix (pas forcément donné). Pas de coup de cœur particulier, on a bien mangé à chaque fois mais rien de mémorable. Rapport qualité-prix moyen. Pour ceux qui voudraient se faire à manger, il y a quelques supérettes mais le choix en produits frais est limité. C’est peut-être mieux en plein été.
-Visites : le parc national est tout simplement splendide. L’eau des lacs est d’une clarté incroyable. Nous avons choisi l’option vélo pour les visiter (bon plan, la pizzeria de Polace propose des vélos gratuitement pour toute consommation, soit une économie de 15 euros par vélo à en croire les prix annoncés ailleurs). A savoir, il y a une bonne côte de 1,5 km à gravir avant d’arriver sur les lacs, idem au retour. Pour le reste, les vélos se sont révélés être un excellent choix pour faire le tour des lacs (pas de difficulté particulière après la montée du début). Pour ceux qui choisiront la marche, une navette gratuite part de Polace toutes les heures. Le passage sur l’île avec le monastère est sympathique mais pas indispensable. Pour se baigner, très peu de vraies plages mais pas mal de points d’accès souvent rocailleux. Le restaurant Mali Raj qui donne sur le lac n’est pas terrible.
Impression générale : belle étape nature qui permet de trouver un peu de tranquilité. Encore une fois le tour du lac peut se faire à la journée depuis Dubrovnik mais dormir deux nuits sur place nous a permis de nous relaxer et de profiter pleinement de la quiétude de l’endroit. Le ticket d’entrée du parc est d’ailleurs valable plusieurs jours. Nous n’avons pas regretté le choix de Polace, le côté bourgade portuaire est relaxant. Nous n’avons pas vu Pomena.
Les Croates : Pour finir, quelques mots sur l’accueil des Croates qui nous a parfois laissé très perplexe. Nos hôtes (Airbnb, appartement…) ont toujours été très accueillants mais pour le reste nous avons trouvé les Croates particulièrement froids. Serveurs aux visages fermés, guichetiers blasés, vendeuses désintéressées, personnes à l’office du tourisme ou à l’aéroport qui ne cachent pas leur agacement, automobilistes qui forcent le passage… Certes une semaine c’est très court pour juger mais cela nous a vraiment marqué. Il y a un côté « je ne vais pas être méchant mais je ne vais pas faire semblant d’être gentil non plus, je fais mon job point ». Est-ce dû à une fierté nationale, à leur histoire, je n’en sais rien mais le contraste avec leurs voisins italiens est saisissant.
Voici mon humble contribution à ce forum après 7 jours de vacances en couple autour de Dubrovnik. Nous aurions probablement pu en voir plus mais l'idée de notre voyage était d'avoir un rythme modéré afin de bien profiter de chaque destination. Nous avons tout fait en indépendant.
Guide : nous avons acheté le Lonely planet qui nous a beaucoup déçu. Peu d’adresses et de cartes en dehors des grandes villes. La partie sur Mljet tient en à peine une page. Rien sur Mostar ou Kotor alors que ce sont des excursions très courantes depuis Dubrovnik. A l’avenir je ne ferai plus une confiance aveugle aux guides Lonely Planet
Vol : Paris-Dubrovnik via Belgrade avec Air Serbia pour 200 euros par tête. Difficile de trouver un vol direct depuis Paris pour Dubrovnik. Rien à dire sur la compagnie, personnel sympathique, nourriture correcte, tout s'est bien passé.
Dubrovnik : Accès à la vieille ville très facile depuis l'aéroport grâce aux bus Atlas. Compter 30 minutes et 10 euros pour un billet aller-retour valable plusieurs mois. Le bus dépose Porte Pile.
- Logement : chambre dans la vieille ville trouvée sur Airbnb pour 50 euros la nuit à deux (salle de bain partagée, petit déjeuner sommaire). Excellent plan de dormir dans la vieille ville. On peut ainsi se balader dans cet endroit magnifique avant et après le passage des flots de touristes des bateaux de croisière. Notre chambre était très bien placée le long du rempart nord de la vieille ville, un endroit de charme et à l'écart des rues les plus commerciales (pas mal de marches pour y accéder). A refaire sans hésitation.
- Restaurants/bars : Lady Pi-Pi, excellentes grillades de viandes et poissons à l'écart des restaurants attrape-touristes. Arriver tôt ou tard sinon c'est la queue assurée. Oliva Pizzeria: vraie bonne pizzeria bien placée et abordable. D'vino : super bar à vins pour gouter les produits locaux. A Lapad nous nous sommes régalés chez Atlantic Kitchen
- Visites : remparts et téléphérique indispensables, expo war photo unlimited superbe (si je puis dire), monastère près de l'entrée qui vaut le coup d'oeil. La synagogue demande un prix d'entrée excessif (5 euros) pour une visite sans explications et pliée en moins de 15 minutes.
- Transports : bus ponctuels mais pas données (prix d'un ticket de métro parisien). Presque tous partent de Pile. 1A et 1B très pratiques pour rejoindre le port et la gare routière, 6 pour aller à Lapad.
- Plages : pas le point fort de la destination (galets/ caillous)
Impression générale : Ville superbe et incontournable. Tout peut se faire dans l'absolu en une journée (en se pressant) mais y dormir permet vraiment de profiter de l'ambiance unique des ruelles. Ne pas hésiter à monter les marches pour se perdre dans la vieille ville, cela permet de prendre ses distances avec la foule. La partie la moins intéressante de la vieille ville est clairement l'avenue principale (Stradun), bondée, pleines de boutiques pas toujours grandioses et de rabatteurs pour les restaurants attrape-touristes. Destination pas donnée dans l'ensemble.
Mostar : cela faisait des années que cette destination m'intriguait, c'était l'occasion. Nous n'avons pas voulu faire une excursion à la journée avec une agence. 2 à 3 bus par jour partent de Dubrovnik (vérifier les horaires à l’office du tourisme). La gare routière est à côté du port de Gruz. Prix : 15 euros aller par personne. Les bus partent à l'heure ! Nous avions sous-estimé le temps de trajet. Les guides affichent 2h30, c'est plutôt 3h30-4h car il y a plusieurs passages de frontières et une seule personne peut faire perdre 45 minutes au bus. De ce point de vue là, une excursion avec agence doit permettre de perdre moins de temps.
- Logement : arrivée sans réservation, nous avons fini à la pension Oscar. Bonne adresse bien située. Prix : 30 euros la nuit à deux avec salle de bain sans petit déjeuner. Restaurant : notre cantine a été la Konoba Taurus située à côté du petit pont. Plats très copieux et très bons bien qu'un peu lourds. Bel accueil.
- Visites : La Maison Turque mérite le détour. La mosquée Mehmet Pacha est probablement la plus intéressante, elle est en plus bien située. En montant au sommet du minaret la vue sur le petit pont vaut la visite à elle seule. 5 euros le billet d'entrée pour le tout. Les mosquées nous ont laissé une drôle d'impression. Un peu vidées de leur sens religieux pour les touristes (entrée avec chaussures, très peu de croyants...)
-Transports : la visite de la ville se fait facilement à pied. Il ne faisait pas beau donc nous n'avons pas eu recours à une agence pour visiter les alentours.
Impression générale : étape assez étrange. Le centre historique est superbe et unique (complétement rénové) mais finalement assez petit. De 11h à 16h la rue principale se transforme en succession de magasins de souvenirs kitschs pour les groupes de passage depuis la Croatie. En dehors de ces heures il règne une ambiance un peu bizarre. La pauvreté est alors très visible, la ville reste encore très marquée par le conflit, dès que l'on sort du centre historique c'est une alternance de batiments criblés de balles, de batiments neufs et de batiments en construction. Dans l'ensemble nous sommes très contents de cette étape qui tranche énormément avec la côte croate pourtant si proche. Rester une journée complète a permis de ne pas faire une visite au pas de course même si cela nous a coûté 8h de bus. Une journée suffit toutefois amplement à visiter le centre historique. Destination bon marché.
Mljet : Notre séjour était à cheval entre la mi-saison et la saison estivale concernant les horaires de bateau. A l’aller 9 euros pour faire Dubrovnik-Sobra (1h15) puis 8 euros pour faire Sobra-Polace en bus (45 min). Voyage en bus superbe tant l’île de Mjet est sauvage et vallonée. Au retour, 18 euros pour un direct Polace-Dubrovnik.
-Logement : appartement avec vue sur la mer dans Polace pour 40 euros la nuit. Bon rapport qualité prix.
-Restaurants : les restaurants de Polace se ressemblent beaucoup. Ils ont tous des menus similaires (risottos, poissons, viandes, plats sous cloches à commander en avance) et pratiquent les mêmes prix (pas forcément donné). Pas de coup de cœur particulier, on a bien mangé à chaque fois mais rien de mémorable. Rapport qualité-prix moyen. Pour ceux qui voudraient se faire à manger, il y a quelques supérettes mais le choix en produits frais est limité. C’est peut-être mieux en plein été.
-Visites : le parc national est tout simplement splendide. L’eau des lacs est d’une clarté incroyable. Nous avons choisi l’option vélo pour les visiter (bon plan, la pizzeria de Polace propose des vélos gratuitement pour toute consommation, soit une économie de 15 euros par vélo à en croire les prix annoncés ailleurs). A savoir, il y a une bonne côte de 1,5 km à gravir avant d’arriver sur les lacs, idem au retour. Pour le reste, les vélos se sont révélés être un excellent choix pour faire le tour des lacs (pas de difficulté particulière après la montée du début). Pour ceux qui choisiront la marche, une navette gratuite part de Polace toutes les heures. Le passage sur l’île avec le monastère est sympathique mais pas indispensable. Pour se baigner, très peu de vraies plages mais pas mal de points d’accès souvent rocailleux. Le restaurant Mali Raj qui donne sur le lac n’est pas terrible.
Impression générale : belle étape nature qui permet de trouver un peu de tranquilité. Encore une fois le tour du lac peut se faire à la journée depuis Dubrovnik mais dormir deux nuits sur place nous a permis de nous relaxer et de profiter pleinement de la quiétude de l’endroit. Le ticket d’entrée du parc est d’ailleurs valable plusieurs jours. Nous n’avons pas regretté le choix de Polace, le côté bourgade portuaire est relaxant. Nous n’avons pas vu Pomena.
Les Croates : Pour finir, quelques mots sur l’accueil des Croates qui nous a parfois laissé très perplexe. Nos hôtes (Airbnb, appartement…) ont toujours été très accueillants mais pour le reste nous avons trouvé les Croates particulièrement froids. Serveurs aux visages fermés, guichetiers blasés, vendeuses désintéressées, personnes à l’office du tourisme ou à l’aéroport qui ne cachent pas leur agacement, automobilistes qui forcent le passage… Certes une semaine c’est très court pour juger mais cela nous a vraiment marqué. Il y a un côté « je ne vais pas être méchant mais je ne vais pas faire semblant d’être gentil non plus, je fais mon job point ». Est-ce dû à une fierté nationale, à leur histoire, je n’en sais rien mais le contraste avec leurs voisins italiens est saisissant.
Avez-vous déjà été déçu d'un voyage? English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?
Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?
Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
Compte rendu de notre voyage à Cuba English translation pending
CUBA
Compte-rendu de notre séjour de trois semaines (avril 2015) à Cuba. Couple dans la 60taine, voyageurs autonomes, plusieurs voyages sur 4 continents.
Jour1 - 2 et 3 : VARADERO : Hébergement : Casa Bettymar, Calle27 #107. 30 CUC. Grande chambre avec entrée indépendante, propre, matelas/lit un peu fatigué, jolie terrasse, intimité assurée, des hôtes gentils et disponibles. La mer est à 300m. Repas : Vaca Rosada (calle 21) : déception! PS : en soirée apportez une petite laine :resto en terrasse, sur la toiture et la brise vient de la mer qui n’estjamais loin à Varadero. Paladar Nonna Tina (calle 28) : une très bonne bouffe! Très achalandé. Vaut mieux arriver avant 19h30. Paladar Salsa Suarez (calle 31) : excellente cuisine … ici on n’est plus à Cuba!
Jour4 - 5 et 6 : LAHAVANE - VIEJA : Hébergement : Casa Pablo y Lidia. Calle Compostela # 532 (entre Brasil et Muralla) 30 cuc. Bon emplacement pour visiter la Vieja. Chambre : la chambre de tante Germaine … et on est à l’étroit : on n'y entre que pour dormir Literie propre et confortable. Tranquille :le bruit de la rue ne nous dérange pas (mais je ne voudrais pas m’y retrouver avec des fêtards comme voisins de chambre). Quatre (4) chambres qui se partagent deux (2) salles de bain : cette situation n’a pas causé de problème. Et deux (2) autres chambres avec s.d.b. privée. Pablo, réservé, est très sympathique et de bons conseils. Excellent petit déjeuner (4cuc). Terrasse sur la couverture mais de peu d’intérêt. Repas : El Cubano : calle Muralla : personnel jeune, souriant et dynamique. Une bonne petite table et le meilleur Mojito de Cuba. Intéressant : il y a une table sur le petit balcon. El Jardin del Oriente : Très bien. Bonne ambiance. Paladar Los Mercaderes : Calle Mercaderes. On a bien aimé. Cuisine qui cherche à sortir de l’ordinaire. Quelques places sur le balcon. Ce soir-là, duo musical. Le Paladar de Parra : dans Calle Muralla ou Brasil, pas très loin du Capitole.Ne paie pas de mine mais très correct, non, plus que très correct. On ne peut pas se plaindre considérant les prix pratiqués. On a vidé nos assiettes. Visites : Musée de la Ciudad : une belle pause dans la Vieja. Musée Bellas Artès (arts cubains) : à ne pas rater. Un coup de cœur. Prévoir 2 heures. Et c’est climatisé! La messe dominicale à la cathédrale est de peu d’intérêt. Il faut quitter Vieja et se rendre dans Centro pour sentir la vie des gens ordinaires Taxi : de casa à Viazul : 8 cuc (mais 10 cuc me semblent être la norme) avec un « privé ». Un petit plus dont nous avons abusé avec plaisir : les cafés à l’El Escorial, Plaza Vieja, qui ont un petit quelquechose … mon préféré : le Calypso!
Jour7 - 8 et 9 : VINALÈS : Hébergement : Casa Juana : Calle Cienfuegos no. 52 (un tout petit peu à l’écart, si peu mais permet de voir autre chose que la face touristique). 15 cuc : une véritable aubaine.
Belle chambre et grande (2 lits/2places). Des chaises berçantes sur le patio en avant de la maison pour y prendre le ti-déj … ou sa Cristal . On peut aussi profiter du grand salon. Des hôtes merveilleux : Juana qui veille sur nous et Pepe et son copain avec lesquels, à 16 heures, dans la cour arrière, j’ai partagé une bouteille de Run de Pinard del Rio.
Repas :
Àla casa : des énormes langoustes mais surgelées … yach! Notre petitedéception du voyage …mais nous nous reprendrons à notre retour au Québec : on sera en pleine saison!
DonTomas : une bonne adresse et une superbe galerie extérieure à l’étage pour manger à la fraîche. Groupe musical.
ElBurino : dans la rue Principale, à l’opposé de Don Tomas. Une autre bonne adresse.
Commentaires : Pour l’hébergement, je suggère de vous rendre dans la calle qui va vers les mogotes, celle du terrain de baseball, elle est facile à trouver: il y a là plein de casas et vous êtes presque à la campagne, tout en étant à moins de 5 minutes de marche du centre de Vinales.
Snorkeling à Cayo Levisa : à deux, votre journée vous reviendra à +/- 100cuc(transport et repas). Belle balade, superbe environnement mais pas terriblepour la plongée ou l’apnée; les deux sur le même site
Allez prendre votre apéro et un bol d’air à l’hôtel Los Jazmines. Vue à couper le souffle.
LaErmita :à l’entrée, dites que vous venez prendre un verre et vous éviterez les frais pour la piscine … mais je préfère et de loin celle de Los Jazmines. Le coup d’œil sur la vallée est également bien.
Visite des mogotes : nul besoin de guide (10cuc/pers). Suivez le sentier.Difficile de vous perdre. À faire le matin avant la chaleur. Les agriculteurs ne l’ont pas facile!
Jour 10 et 11 : LAHABANA -VEDADO:
Hébergement : Mercedes Gonzalez Calle 21 #360 (entre G etH) 35cuc
La dame nous a logés dans la maison voisine (immeuble et appartement identique) mais plutôt impersonnel.On vous remet le trousseau de clés et débrouillez-vous! Nous partagions un appartement (grand, bien meublé, joli salon et grand balcon) avec un autre couple; il y a 2 chambres et chacune a sa salle de bain.
PS : Représente une bonne affaire si vous êtes 4 personnes ou 2 couples ou une petite famille. Tarifs???
Repas : El Idilio : Calle G (Paseo) Un joli et un très bon restaurant avec terrasse. On fait la queue. C’est bon signe!
Restaurant d’un hôtel dansla Calle G pas très loin du Malecon : nous y étions pour l’apéro enterrasse (et pour internet). L’ambiance était bonne alors pourquoi chercher ailleurs et nous n’avons pas regretté.
Commentaire : Il ne faut pas bouder Vedado. On peut y flâner une journée. L’architecture deplusieurs édifices vaut amplement le détour. De belles avenues. C’est LaHavanedes riches mafiosos des années ‘50. Une bonne pause au milieu d’un séjour dans la Vieja ne serait-ce que pour aller prendre un mojito dans les jardins de l’Hotel Nacional face à la mer!
Taxi :Viazul-Casa : 8 ou 10cuc selon les négociations.
Jour 12 et 13 : CIENFUEGOS :
Hébergement : Casa Marioy Luisa Calle 35 #4215 (e42y44) 25 cuc.
Très bel emplacement en bord de l’eau (mais peut y avoir des odeurs désagréables par moments et êtrebruyant le weekend en raison de la musique qui voy age bien sur l’eau) et bien située entre vieille ville et Punta Gorda. Excellent petit-déjeuner.Belle et propre chambre. Des hôtes discrets et respectueux. PS : prendre chambreà l’étage.
Repas : Dona Nora, dans l’avenue principale : une excellente adresse. Excellent lapin.Vaut mieux réserver.Deux places sur balcon … car ça peut être, c’est chaud à l’intérieur.
Pour un court séjour il vaut mieux loger à C’gos qu’à Punta Gorda, mais P.G. est joli à voir. Plage à P.G. : on repassera!
Vous irez à P.G. et vous y trouverez un grand hôtel pour y prendre un verre en bord de piscine … alors apportezvotre maillot.
Jour 14 – 15 et 16 : TRINIDAD :
« On ne peut pas ne pas aimer Trinidad! »
Hébergement : CasaSarawi (1ère nuitée : n’avions pas envie de chercher davantage) . Calle Francisco Petersen#179 15 cuc (c’est correct pour le prix) On y est trop à l’étroit mais des gens sympas (mais y a-t-il des Cubains qui ne sont pas sympathiques?)
Hébergement : Hostal Oasis (on y parle français) Calle Frank Pais # 389(près de Simon Bolivar) Belle grande chambre et propre, aérée. Joli coin jardin et terrasse. Bon emplacement pour découvrirTrinidad. On y retourne.
Trois (3) autre bonnes adresses visitées : Tamargo, Hostal Conchita ySoler (on aurait bien aimé y loger : la vieille dame est charmante) et Buri y Nesti.
Repas : Sol Ananda : bonne cuisine, resto accueillant et ambiance musicale et festive. Ce soir-là le groupe musical était super. Sol y Son : une bonne adresse. San Jose : verdict sans appel de mon épouse : la meilleure table de Cuba! Peu de places. Arrivez tôt!
Beaucoup d’ambiance en soirée sur la grande place et c'est l’endroit où aller prendre sa Cristal à l’ombre en fin d’après-midi.
Éloignez-vous un peu ducentre touristique de la ville pour voir le vécu (pas trop rigolo) du cubain ordinaire.
Il y a dans le centre, près des bureaux de Cubatur, un café internet et une pâtisserie plutôtcorrecte où on y trouve de bons biscuits pour accompagner l’excellent espresso du Bar all’Italiana dans le voisinage immédiat
Topes de Calantes : Excursion intéressante etdivertissante qui vaut amplement le prix (30cuc ). N’oubliez pas votre mailot.
Playa Ancon : Autobus (2 cuc a-r) depuis les bureaux de Cubatur. Mais pour quelques cuc à peine de plus on partagera à 4 un taxi et on y sera plus rapidement car c’est une bonne balade! Insistez pour que le taxista vous descende à l’hôtel Ancon si vous ne voulez pas vous retrouver loin de tout.
La plage n’est pasextraordinaire : côté sable ça va mais c’est dans l’eau que ça se gâte : des algues et des herbes et descente assez raide. Deux (2) cuc pour la chaise devant l’hôtel Ancon et tout près il y a un restau de plage où on peut prendre un bon snack de plage et bière à prix correct.
Snorkeling :10cuc/pers. inc. équipement. Une heure. À 1 km de la plage. Rien d’extraordinaire. Quelques poissons autour d’un récif. Finalement pas cher et a l’avantage de couper la journée. Préférable d’y aller assez tôt (10h00) car la mer est plus calme.
Jour 17- 18 et 19 : VARADERO :
Hébergement : MrFelipe Lopez Calle 34, # 110 30 cuc avec ti-déj (café, pain et miel) Notre coup de cœur! Une aubaine! Pcq nous étions hors saison (fin-avril)? Bref, un appartement complet, coin pour manger (frigo et cuisinière), 1 gr. ch. 2 grands lits, 1 ch. 2lits simples, télé et « nickel »! Superbe pour un long séjour à V’ro. Grand coin terrasse ombragé. De belles chaises longues. Calme. A courte distance de la plage. Près de bons restos. Et des gens aimables.
Repas : On avait aimé donc on y est retourné : Nonna Tina et Salsa Suarez et nous n’avons pas été déçus! La Fondue - dans le centrê-ville, près de l’action en soirée (Bar 62) : nous y avons apprécié notre pièce de viande (+) et le poisson.
Ajouts :
Tous nos déplacements inter-villes ont été réalisés avec Viazul. Suggestion : si votre itinéraire est connu, achetez vos billets sur internet ou sur place dès que possible car dans l’heurequi précède le départ du bus il y a souvent achalandage au guichet … qui est inversement proportionnel à la productivité de l’employé laquelle est directement proportionnelle à la vitesse de l’autobus!!! Et n’oubliez pas votre petite laine.
Petite fringale : lesandwich jambon-fromage représente le meilleur RQP … avec une Cristal!
Des petites pièces de monnaie pour les madame-pipi.
Les proprios de casas sont des commerçants qui n’hésitent pas à tout comptabiliser - ils ont par ailleurs raison. Aussi ne soyez pas gênés de négocier le prix de la chambre-prix et du petit déjeuner. Avons bien apprécié avoir apporté dans nos bagages des noix-raisins comme collation pour la route.
Le sourire du vendeur qui nous est sincère : même si on refuse ce qu’il nous propose, il n'hésitera pas à nous conseiller ou nous indiquer , ou nous … et toujours dans la bonne humeur. ..et bon voyage!
L'an prochain, ce sera l'est de l'île de Cuba.
Compte-rendu de notre séjour de trois semaines (avril 2015) à Cuba. Couple dans la 60taine, voyageurs autonomes, plusieurs voyages sur 4 continents.
Jour1 - 2 et 3 : VARADERO : Hébergement : Casa Bettymar, Calle27 #107. 30 CUC. Grande chambre avec entrée indépendante, propre, matelas/lit un peu fatigué, jolie terrasse, intimité assurée, des hôtes gentils et disponibles. La mer est à 300m. Repas : Vaca Rosada (calle 21) : déception! PS : en soirée apportez une petite laine :resto en terrasse, sur la toiture et la brise vient de la mer qui n’estjamais loin à Varadero. Paladar Nonna Tina (calle 28) : une très bonne bouffe! Très achalandé. Vaut mieux arriver avant 19h30. Paladar Salsa Suarez (calle 31) : excellente cuisine … ici on n’est plus à Cuba!
Jour4 - 5 et 6 : LAHAVANE - VIEJA : Hébergement : Casa Pablo y Lidia. Calle Compostela # 532 (entre Brasil et Muralla) 30 cuc. Bon emplacement pour visiter la Vieja. Chambre : la chambre de tante Germaine … et on est à l’étroit : on n'y entre que pour dormir Literie propre et confortable. Tranquille :le bruit de la rue ne nous dérange pas (mais je ne voudrais pas m’y retrouver avec des fêtards comme voisins de chambre). Quatre (4) chambres qui se partagent deux (2) salles de bain : cette situation n’a pas causé de problème. Et deux (2) autres chambres avec s.d.b. privée. Pablo, réservé, est très sympathique et de bons conseils. Excellent petit déjeuner (4cuc). Terrasse sur la couverture mais de peu d’intérêt. Repas : El Cubano : calle Muralla : personnel jeune, souriant et dynamique. Une bonne petite table et le meilleur Mojito de Cuba. Intéressant : il y a une table sur le petit balcon. El Jardin del Oriente : Très bien. Bonne ambiance. Paladar Los Mercaderes : Calle Mercaderes. On a bien aimé. Cuisine qui cherche à sortir de l’ordinaire. Quelques places sur le balcon. Ce soir-là, duo musical. Le Paladar de Parra : dans Calle Muralla ou Brasil, pas très loin du Capitole.Ne paie pas de mine mais très correct, non, plus que très correct. On ne peut pas se plaindre considérant les prix pratiqués. On a vidé nos assiettes. Visites : Musée de la Ciudad : une belle pause dans la Vieja. Musée Bellas Artès (arts cubains) : à ne pas rater. Un coup de cœur. Prévoir 2 heures. Et c’est climatisé! La messe dominicale à la cathédrale est de peu d’intérêt. Il faut quitter Vieja et se rendre dans Centro pour sentir la vie des gens ordinaires Taxi : de casa à Viazul : 8 cuc (mais 10 cuc me semblent être la norme) avec un « privé ». Un petit plus dont nous avons abusé avec plaisir : les cafés à l’El Escorial, Plaza Vieja, qui ont un petit quelquechose … mon préféré : le Calypso!
Jour7 - 8 et 9 : VINALÈS : Hébergement : Casa Juana : Calle Cienfuegos no. 52 (un tout petit peu à l’écart, si peu mais permet de voir autre chose que la face touristique). 15 cuc : une véritable aubaine.
Belle chambre et grande (2 lits/2places). Des chaises berçantes sur le patio en avant de la maison pour y prendre le ti-déj … ou sa Cristal . On peut aussi profiter du grand salon. Des hôtes merveilleux : Juana qui veille sur nous et Pepe et son copain avec lesquels, à 16 heures, dans la cour arrière, j’ai partagé une bouteille de Run de Pinard del Rio.
Repas :
Àla casa : des énormes langoustes mais surgelées … yach! Notre petitedéception du voyage …mais nous nous reprendrons à notre retour au Québec : on sera en pleine saison!
DonTomas : une bonne adresse et une superbe galerie extérieure à l’étage pour manger à la fraîche. Groupe musical.
ElBurino : dans la rue Principale, à l’opposé de Don Tomas. Une autre bonne adresse.
Commentaires : Pour l’hébergement, je suggère de vous rendre dans la calle qui va vers les mogotes, celle du terrain de baseball, elle est facile à trouver: il y a là plein de casas et vous êtes presque à la campagne, tout en étant à moins de 5 minutes de marche du centre de Vinales.
Snorkeling à Cayo Levisa : à deux, votre journée vous reviendra à +/- 100cuc(transport et repas). Belle balade, superbe environnement mais pas terriblepour la plongée ou l’apnée; les deux sur le même site
Allez prendre votre apéro et un bol d’air à l’hôtel Los Jazmines. Vue à couper le souffle.
LaErmita :à l’entrée, dites que vous venez prendre un verre et vous éviterez les frais pour la piscine … mais je préfère et de loin celle de Los Jazmines. Le coup d’œil sur la vallée est également bien.
Visite des mogotes : nul besoin de guide (10cuc/pers). Suivez le sentier.Difficile de vous perdre. À faire le matin avant la chaleur. Les agriculteurs ne l’ont pas facile!
Jour 10 et 11 : LAHABANA -VEDADO:
Hébergement : Mercedes Gonzalez Calle 21 #360 (entre G etH) 35cuc
La dame nous a logés dans la maison voisine (immeuble et appartement identique) mais plutôt impersonnel.On vous remet le trousseau de clés et débrouillez-vous! Nous partagions un appartement (grand, bien meublé, joli salon et grand balcon) avec un autre couple; il y a 2 chambres et chacune a sa salle de bain.
PS : Représente une bonne affaire si vous êtes 4 personnes ou 2 couples ou une petite famille. Tarifs???
Repas : El Idilio : Calle G (Paseo) Un joli et un très bon restaurant avec terrasse. On fait la queue. C’est bon signe!
Restaurant d’un hôtel dansla Calle G pas très loin du Malecon : nous y étions pour l’apéro enterrasse (et pour internet). L’ambiance était bonne alors pourquoi chercher ailleurs et nous n’avons pas regretté.
Commentaire : Il ne faut pas bouder Vedado. On peut y flâner une journée. L’architecture deplusieurs édifices vaut amplement le détour. De belles avenues. C’est LaHavanedes riches mafiosos des années ‘50. Une bonne pause au milieu d’un séjour dans la Vieja ne serait-ce que pour aller prendre un mojito dans les jardins de l’Hotel Nacional face à la mer!
Taxi :Viazul-Casa : 8 ou 10cuc selon les négociations.
Jour 12 et 13 : CIENFUEGOS :
Hébergement : Casa Marioy Luisa Calle 35 #4215 (e42y44) 25 cuc.
Très bel emplacement en bord de l’eau (mais peut y avoir des odeurs désagréables par moments et êtrebruyant le weekend en raison de la musique qui voy age bien sur l’eau) et bien située entre vieille ville et Punta Gorda. Excellent petit-déjeuner.Belle et propre chambre. Des hôtes discrets et respectueux. PS : prendre chambreà l’étage.
Repas : Dona Nora, dans l’avenue principale : une excellente adresse. Excellent lapin.Vaut mieux réserver.Deux places sur balcon … car ça peut être, c’est chaud à l’intérieur.
Pour un court séjour il vaut mieux loger à C’gos qu’à Punta Gorda, mais P.G. est joli à voir. Plage à P.G. : on repassera!
Vous irez à P.G. et vous y trouverez un grand hôtel pour y prendre un verre en bord de piscine … alors apportezvotre maillot.
Jour 14 – 15 et 16 : TRINIDAD :
« On ne peut pas ne pas aimer Trinidad! »
Hébergement : CasaSarawi (1ère nuitée : n’avions pas envie de chercher davantage) . Calle Francisco Petersen#179 15 cuc (c’est correct pour le prix) On y est trop à l’étroit mais des gens sympas (mais y a-t-il des Cubains qui ne sont pas sympathiques?)
Hébergement : Hostal Oasis (on y parle français) Calle Frank Pais # 389(près de Simon Bolivar) Belle grande chambre et propre, aérée. Joli coin jardin et terrasse. Bon emplacement pour découvrirTrinidad. On y retourne.
Trois (3) autre bonnes adresses visitées : Tamargo, Hostal Conchita ySoler (on aurait bien aimé y loger : la vieille dame est charmante) et Buri y Nesti.
Repas : Sol Ananda : bonne cuisine, resto accueillant et ambiance musicale et festive. Ce soir-là le groupe musical était super. Sol y Son : une bonne adresse. San Jose : verdict sans appel de mon épouse : la meilleure table de Cuba! Peu de places. Arrivez tôt!
Beaucoup d’ambiance en soirée sur la grande place et c'est l’endroit où aller prendre sa Cristal à l’ombre en fin d’après-midi.
Éloignez-vous un peu ducentre touristique de la ville pour voir le vécu (pas trop rigolo) du cubain ordinaire.
Il y a dans le centre, près des bureaux de Cubatur, un café internet et une pâtisserie plutôtcorrecte où on y trouve de bons biscuits pour accompagner l’excellent espresso du Bar all’Italiana dans le voisinage immédiat
Topes de Calantes : Excursion intéressante etdivertissante qui vaut amplement le prix (30cuc ). N’oubliez pas votre mailot.
Playa Ancon : Autobus (2 cuc a-r) depuis les bureaux de Cubatur. Mais pour quelques cuc à peine de plus on partagera à 4 un taxi et on y sera plus rapidement car c’est une bonne balade! Insistez pour que le taxista vous descende à l’hôtel Ancon si vous ne voulez pas vous retrouver loin de tout.
La plage n’est pasextraordinaire : côté sable ça va mais c’est dans l’eau que ça se gâte : des algues et des herbes et descente assez raide. Deux (2) cuc pour la chaise devant l’hôtel Ancon et tout près il y a un restau de plage où on peut prendre un bon snack de plage et bière à prix correct.
Snorkeling :10cuc/pers. inc. équipement. Une heure. À 1 km de la plage. Rien d’extraordinaire. Quelques poissons autour d’un récif. Finalement pas cher et a l’avantage de couper la journée. Préférable d’y aller assez tôt (10h00) car la mer est plus calme.
Jour 17- 18 et 19 : VARADERO :
Hébergement : MrFelipe Lopez Calle 34, # 110 30 cuc avec ti-déj (café, pain et miel) Notre coup de cœur! Une aubaine! Pcq nous étions hors saison (fin-avril)? Bref, un appartement complet, coin pour manger (frigo et cuisinière), 1 gr. ch. 2 grands lits, 1 ch. 2lits simples, télé et « nickel »! Superbe pour un long séjour à V’ro. Grand coin terrasse ombragé. De belles chaises longues. Calme. A courte distance de la plage. Près de bons restos. Et des gens aimables.
Repas : On avait aimé donc on y est retourné : Nonna Tina et Salsa Suarez et nous n’avons pas été déçus! La Fondue - dans le centrê-ville, près de l’action en soirée (Bar 62) : nous y avons apprécié notre pièce de viande (+) et le poisson.
Ajouts :
Tous nos déplacements inter-villes ont été réalisés avec Viazul. Suggestion : si votre itinéraire est connu, achetez vos billets sur internet ou sur place dès que possible car dans l’heurequi précède le départ du bus il y a souvent achalandage au guichet … qui est inversement proportionnel à la productivité de l’employé laquelle est directement proportionnelle à la vitesse de l’autobus!!! Et n’oubliez pas votre petite laine.
Petite fringale : lesandwich jambon-fromage représente le meilleur RQP … avec une Cristal!
Des petites pièces de monnaie pour les madame-pipi.
Les proprios de casas sont des commerçants qui n’hésitent pas à tout comptabiliser - ils ont par ailleurs raison. Aussi ne soyez pas gênés de négocier le prix de la chambre-prix et du petit déjeuner. Avons bien apprécié avoir apporté dans nos bagages des noix-raisins comme collation pour la route.
Le sourire du vendeur qui nous est sincère : même si on refuse ce qu’il nous propose, il n'hésitera pas à nous conseiller ou nous indiquer , ou nous … et toujours dans la bonne humeur. ..et bon voyage!
L'an prochain, ce sera l'est de l'île de Cuba.
Retour Oman avril 2015 + Dubaï English translation pending
Bonjour
Voilà notre compte rendu de voyage et je tiens à remercier tous ceux qui ont rédigé des messages et répondu à mes interrogations. (Gilfov en particulier)
Nous revenons absolument enchantés et avec une seule envie celle d'y retourner. Nous avons rencontré un peuple d'un accueil incroyable et d'une gentillesse inouïe.
Le profil de notre voyage : 9.5 jours à Oman et 2.5 jrs à Dubaï. Hôtel à Oman 5 nuits + 4 jours de camping. Nous avions pris en bagage à main 2 matelas gonflables + 2 sacs à viande + 2 petits duvets. Nous avons dormi dans la voiture les 4 nuits de camping. Nous avons 54 et 51 ans et mon compagnon aime beaucoup conduire.
Oman Off Road, indispensable, que nous avions déjà (rapporté par des amis qui avaient été à Oman qq semaines avant)
Vols : Toulouse -Mascate à l'aller et Dubaï Toulouse au retour. Trajet en bus entre Mascate et Dubaï.
Budget : 1500€ par personne tout compris dans les 2 pays.
Location 4x4 Prado par le biais de Europcar pour 550€ kilométrage illimité et 2 chauffeurs. Excellent véhicule. Mes craintes sur le type de voiture ont été inutiles. (Ils indiquent tous le temps Prado ou similaire )
Dimanche 12 : arrivée 10h à Mascate. Visa 10 jours + prise en main du véhicule. Pas top Europcar car la livraison, ils vous donnent la voiture sans aucune explication sur le véhicule. Nous partons à la recherche du Carrefour (que nous ne trouverons jamais... ça commençait bien ...) Nous trouvons un grand Lulu pour acheter de l'eau, qq provisions et un petite bouteille de gaz. Tout le long du voyage nous avons eu un carton d'eau minérale et un carton d'eau du robinet que nous remplissions dans les stations services, les mosquées ou dans la rue sans problème.
Nous nous perdons pas mal dans les autoroutes de Mascate et finissons par trouver la route pour SUR.
Arrivée à Sur en fin d'après-midi. Installation à l'hôtel Sur. Bon rapport qualité prix, le moins cher de notre voyage. 40 € / nuit.
Lundi 13 : Wadi Shab + Wadi Tiwi. Ballades et baignades. La chaleur nous empêche et faire une rando. plus importante que prévu dans le Tiwi. Belle journée. Retour à Sur pour la nuit.
Mardi 14 : Lever de bonne heure pour profiter de la "fraîcheur" : baignade matinale à Sur, visite des ateliers de Boutres et départ pour le wadi Bani Khali. Un peu déçus car trop aménagé même si l'endroit est très agréable. Baignade et accès à la grotte. Départ pour Mintarib et le désert. Nous nous engageons dans le désert avec au départ une certaine appréhension surtout que nous n'avions pas dégonflés les pneus. J'ai pourri mon compagnon pendant 1/2h... Bref malgré cette imprudence nous sommes bien passés, sans aucune difficulté, nous avons fait une vingtaine de km en suivant le camp de 1000 nuits et comme la nuit commençait nous avons trouvé un endroit "tranquille" à côté d'un arbre pour passer la nuit. Il a fallu nettoyer les ordures et bouteilles en plastique laissées par d'autres... c'est dingue ce que les gens peuvent laisser !!!😠 Nuit magnifique à la belle étoile malgré le bruit de 4x4 puissants qui passaient le long de la piste. C'est vraiment un endroit magique.
Mercredi 15 : lever à l'aube , ballade dans les dunes et retour vers Mintarib. J'ai conduit au retour, c'est vraiment super on a l'impression de conduire sur la neige .... sans le verglas😛. Moi qui n'y connait rien aux voitures (j'ai un Twingo) ... ce Prado est vraiment extra !!!
Arrêt à Ibra où nous avions vu qu'il y avait un marché le mercredi censé être réservé aux femmes en fait pas de problème pour mon compagnon. Quelques achats de fruits que nous n'avons pas payé, de thon pour le bivouac du soir à un prix donné. 1 omr pour plus d'un kilo de poisson. Nous en mangerons 3 jours... Achat d'un petit matelas plus confortable pour mon dos fragile et nous récupérons des cartons pour caller le déniveler dans le 4x4 quand nous voulons y dormir. Départ pour le plateau de Sayq par une route incroyable et splendide. Contrôle police sur le véhicule (4x4 indispensable en dépit de l'état de la route excellent et des papiers). Nous apprécions la beauté des villages et la fraîcheur. C'est la saison de la cueillette des roses vraiment très beau. Nous visitons plusieurs villages avant de nous installer à Sayq près du terrain de foot pour passer la nuit. Invitation à prendre le café et les dattes chez un jeune étudiant du village dans une somptueuse maison. Dans cette région comme dans beaucoup d'autres endroit on voit des maisons immenses luxueuses, vraiment il y a un très haut niveau de vie dans ce pays en tout cas pour les omanais. Les salaires sont d'ailleurs plus élevés que les nôtres pour des métiers similaires, l'essence est donnée, la nourriture pas chère et ils disent ne pas payer d'impôts !!!
Retour à notre campement et cuisson de notre kilo de thon !!! Belle nuit au frais.
Jeudi 16 : lever à l'aube ou presque. Nous sommes invités à petit déjeuner par une dame qui habite non loin de notre voiture. Elle insiste pour nous venions , nous ne sommes pas très présentables après 2 jours sans douche...
Bref nous acceptons cette offre toujours dans une immense maison luxueuse. La dame ne parle pas l'anglais on comprend qu'elle a 30 ans et 8 enfants. (je connais une quarantaine de mots en arabe) Elle a invité ses voisines qui viennent nous voir ; vraiment bizarre de se retrouver observés 😊 . Nous quittons notre haute pour redescendre dans la plaine et la chaleur vers Nizwa. Nous nous arrêtons vers 9h à l'hôtel Majan à l'entrée de la ville. Excellent accueil nous pouvons prendre la chambre de suite et nous doucher. 55€ petit déj compris.
Départ pour Al Hamar et Misfat. Belle journée de visite des 2 villages et promenades dans les palmeraies , les falaj. Je suis un peu déroutée par le délabrement du vieux village de EL Hamar qui mériterait vraiment qu'on y consacre un peu d'attention surtout quand on voit l'argent dépensé pour construites des routes, des ponts et des immeuble. On a vraiment l'impression qu'ils ont fric fou dans ce pays et qu'il faut le dépenser. Bref je ne comprends pas tout...
Retour par Misfat vraiment splendide ++. Arrêt dans le village en bas pour un passage chez le barbier pour mon compagnon et de se rafraîchir et rafraîchissement dans un petit bar à jus de fruit frais. Un régal.
Nuit à Nizwa.
Vendredi 17 : marché de Nizwa le vendredi pour voir les transactions de autour de la vente du bétail très animé et très intéressant. Visite du Souk sans intérêt quand on a vu d'autres marchés du moyen orient en Egypte, en Syrie ou en Turquie. Visite du fort sans plus.
Départ pour le wadi Ghul. Splendide +++. Puis montée vers le Djebel Shams. Route super et beau panorama en haut sur le même wadi Ghul que nous avions vu le matin. Rando facile vers les villages abandonnés à faire l'après-midi pour ne être trop au soleil. Campement à l'arrivée de la rando non loin des habitations des bergers au milieu des chèvres aussi adorables qu'impertinentes. Réveil de bonne heure par les chèvres qui se sont attaquées au cartons de nos bouteilles d'eau😮. !!!
Samedi 18 : Nous redescendons par la même route et nous revenons dans le wadi Ghul pour aller jusqu'au bout jusqu'à Al Nakhur pour visualiser à nouveau l'impressionnant cañon. Spendide.
Nous continuons vers al Hamrar pour monter vers de Wadi Bani Awf. Quelle route et quelle piste !!! Extraordinaire !!! Arrêt à Hat pour pique niquer. Continuation vers l'extraordinaire village de Balad Sayt. Une merveille !!! rencontre avec un jeune omanais qui nous conduit au château et longue discussion avec lui sur la vie du pays et les conditions de vie très difficiles des travailleurs émigrés indous, bengalis, népalais... Nous aurons la confirmation de leur situation à Dubaï....
Nous quittons le village pour nous installer plus bas au fond du wadi non loin de la sortie de snake cañon. Bivouac au milieu de moustiques très voraces😠.
Dimanche 19 : lever de bonne heure. Nous partons à pied vers le cañon où ils n'y a pas vraiment d'eau . Nous reprenons la voiture pour accéder plus bas à l'autre entrée qui est splendide. Nous faisons quelques mètres dans l'eau sans pouvoir vraiment se baigner.
Nous continuons et comme nous adorons les pistes nous décidons de s'en faire encore un peu plus et de passer par le wadi Kharus pour rejoindre la route. Là malgré des indications du OOR nous nous perdons et ne sauront jamais vraiment où nous seront et finiront par rejoindre une route goudronnée. Nous quittons à regret les pistes et les somptueux paysages pour revenir à Mascate.
Cette fois-ci nous repérons très bien et nous trouvons aisément de Nassen Hôtel réservé face au port sur la corniche ou nous avons pris le petit déj. Sentiment bizarre se retrouver en ville même si cette capitale est bien tranquille. Visite du Souk sympathique.
Lundi 20 : Visite de la mosquée Qaboos. Très beau monument à faire absolument. Nous décidons de visiter Mascate, le quartier des ambassades, la plage de Qurm. Retour à l'hôtel pour ranger et préparer le retour vers lendemain de bonne heure vers Dubaï.
Mardi 21 : lever de bonne heure pour aller prendre le bus à 6h à la gare routière de Ruwi vers DubaÏ. Prix modique, voyage un peu long, interminables contrôles à la frontière.
Pourquoi Dubaï ??? D'abord on n'y avait jamais été et puis comme on n'était à côté c'était l'occasion de voir cette ville si étonnante. Arrivée Dubaï vers 13h. Impossible de trouver un taxi qui connaisse l'endroit où nous avons réservés notre hôtel. Nous arrivons à Deira et notre hôtel est à Bur. Bref nous trouvons une bouche de métro et nous rejoignons notre logement proche d'un ligne de métro pour faciliter nos déplacements. J'avais trouvé un hôtel qui loue en fait des appartement. pour 70 € la nuit nous avons eu droit à un appartement de 80 m2 pour le prix d'une chambre. Donc très confortable avec cuisine équipé et petite piscine sur le toit. Quel changement !!!!
Après midi consacré à la visite de Deira avec traversée du bras de mer avec un petit bateau, souk de l'or, du poisson et des légumes.
Mercredi 22 : Journée entière pour visiter cette ville dingue !!! Nous sommes bien loin d'Oman. Ils construisent partout jours et nuits. La vie des ouvriers loin de leur pays et de leur famille qui bossent par 35°c est terrible !!! On a appris que leur salaire ne dépassait pas 200 € pour certains. Mais ce n'est pas l'endroit pour engager une discussion autour des excès de cette ville.
Mais j'ai été scandalisée par l'étalage de richesse et par ces centres commerciaux immenses, la piste de ski , la patinoire quand il fait 35° dehors, les arrêts de bus climatisés, le monde entier en train d'acheter des articles de luxe. Bref on a tout vu et j'avais réservé la BURJ Khalifa. Encore un truc de dingue ! Le spectacle pour le 1 er arrêt est déjà impressionnant et déjà assez cher. très beau spectacle de fontaines le soir en bas de la tour.
Retour à l'hôtel pour notre dernière nuit.
Jeudi 23 : dernier jour. Nous avons l'avion vers minuit. Nous restons traîner à l'hôtel le matin pour nous poser un peu et profiter des installations. L'hôtel nous garde les bagages.
Départ pour la mosquée Jumeirah. Bof Bof... Puis vers la plage du même nom. Visite d'un quartier qui ressemble à Disney tant c'est artificiel avec toujours autant de luxe ostentatoire. Nous terminons la journée à tuer le temps dans un immense centre commercial avant de nous rendre à l'aéroport en métro.
Dubaï c'est une autre vie que la mienne après il faut le voir pour savoir que ça existe mais en 2 jours on a tout vu. Je suis partagée entre la fascination et l'écoeurement.
vendredi 24 ; retour en France.
Voila le compte rendu de notre voyage. Si je devais changer quelques détails : Partir un mois avant pour avoir plus d'eau dans les wadi, moins chaud pour randonner et plus de verdure. Prendre un tente peut être plus confortable que le 4x4. Essayer de me baigner plus dans la mer car en fait on n'en a pas profité.
Mais vraiment on a beaucoup , beaucoup aimé .
Voila le compte rendu de notre voyage. Si je devais changer quelques détails : Partir un mois avant pour avoir plus d'eau dans les wadi, moins chaud pour randonner et plus de verdure. Prendre un tente peut être plus confortable que le 4x4. Essayer de me baigner plus dans la mer car en fait on n'en a pas profité.
Mais vraiment on a beaucoup , beaucoup aimé .
Demande visa France English translation pending
bonjour, je suis marocain étudiant a la faculté , j'ai un ami français avec sa femme, qui veulent m'inviter pour une 45 jours cet été ( visa touristique) , il sont retraités , moi j'ai pas de revenu étant qu’étudiant , mais il peuvent me prendre en charge durant la période de séjours , et payé le transport et fournir hébergement et tout ..
que dois je fournir pour le consulat pour qui'il accepte ce Visa ?
merci
22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi avec la visite de la Campanie, la Basilicate et les Pouilles English translation pending
Compte rendu d’un voyage de 22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi, visitant la Campanie, la Basilicate et les Pouilles.
Budget total pour 2 personnes (8 au 29 mars) : 2560 € Avion (Easyjet) : Bâle/Mulhouse-Naples retour Brindisi Bâle/Mulhouse : 80 € Location auto 22 jours+ essence /parking : 620 € Hôtels/gîtes : 1265 € soit (60 € par nuit) Nourriture/restaurants : 432 € Visites : 63 €
Carnet de voyage 08/03 Décollage dans un Airbus A 320 plein et à l'heure pour 1h30 de vol en survolant les Alpes, la côte méditerranéenne et Rome avant d'atterrir à Naples, belle vue sur la baie. En sortant de l'aéroport de Napoli Capodichina nous prenons la navette qui nous emmène gratuitement vers les parkings des agences de location de voitures. Nous récupérons notre Panda toute neuve chez Smile et partons vers Naples à la recherche de la route du Vésuve. Même avec le GPS ce n'est pas évident du tout. Finalement nous trouvons une pancarte indiquant la direction du parc du Vésuve et nous voilà parti sur une petite route de montagne qui mène à une impasse fermée par un panneau « pas d'accès » ! Nous rebroussons chemin et demandons notre route à un napolitain qui nous envoie en direction d'Ercolano d'où nous trouvons une autre route indiquant Vesuvio ! Espérons que ce sera la bonne ! Apparemment oui car nous grimpons par une petite route sinueuse qui nous emmène de plus en plus haut. Malheureusement au dernier parking un panneau nous indique que l'accès au cratère est fermé ! Nous sortons pour voir la vue un peu embrumée sur Naples et sur la côte mais nous ne traînons pas car il un souffle un vent froid très désagréable. Nous redescendons par la même route, écœurés par les immondices qui marquent le bord de la route sur toute la descente. Nous reprenons la route vers Sorrento et, après quelques désagréments liés à un tunnel fermé nous arrivons à Sant'Agata. Après avoir un peu tourné et s'être renseignés nous trouvons la petite route qui mène à notre agriturismo « La Grottelle ». Il est près de 17h et le parking est plein de gens endimanchés qui déjeunent à l'intérieur pendant que les enfants se défoulent bruyamment dehors dans le jardin accolé à la maison. Très vite une jeune femme souriante, Maria, nous accueille et nous montre notre chambre située à l'étage au dessus de la salle du restaurant. La chambre est sobre et classique avec une belle sdb, une porte fenêtre donne sur un balcon qui domine la baie de Sorrento avec le Vésuve et Naples au loin : c'est superbe. En fait le restaurant accueille toute une famille, au sens large, donc au moins 30 personnes pour des Italiens du sud, qui fêtent un baptême. Il y a même un homme orchestre avec synthé, saxo et accordéon. C'est une belle occasion de voir des napolitains faire la fête avec toujours des enfants qui crient et jouent avec des ballons de baudruche, les hommes qui vont fumer une cigarette dehors et les femmes sur leur « 31 » quasiment toujours de couleur noire : on se faisait la réflexion que cette mode du noir est déjà ancienne en Italie, ayant des souvenirs de femmes qui toutes avaient le même manteau matelassé en noir ou brun foncé et ce il y a plus de 15 ans et ça dure toujours ! Excellent dîner avec des entrées variées (légumes braisés, brocolis sautés à l’huile d’olive, fromages et charcuterie) et un plat de pâtes. 09/03 Petit déjeuner à l’italienne avec de gros croissants fourrés, du pain, beurre et confiture, café et jus d'orange frais de l'exploitation. Vers 9h 30 nous prenons la voiture en direction de Sant'Agata puis vers Nerano où nous nous garons. De là un très beau sentier bien indiqué descend vers la mer en longeant de beaux jardins essentiellement des oliveraies bien entretenues avec leurs filets noirs pendus aux arbres. Au bout de 30mn nous arrivons à l'embranchement qui mène soit à la vieille tour, soit à la petite plage de Jeranto. Monique va m'attendre là pendant que je descends les quelques 300 marches qui mènent à l'ancienne exploitation minière de calcaire située en face de la petite plage. Les points de vue sur les fariglioni (pitons rocheux émergeant de la mer) de Capri sont magnifiques. Je remonte vers l'embranchement et pars en direction de la vieille tour d'où la vue sur le versant de Positano cette fois est également superbe. Il y a plein de fleurs jaunes et mauves dans les prés et sous les oliviers. De plus avec ce beau temps c'est un vrai régal. Retour à la voiture nous descendons la route jusqu'au terminus au bord de la mer à Marina Cantone, hameau où se pressent hôtels et restaurants, sûrement bondés à la belle saison. Nous reprenons la route en direction de Sant'Agata puis descendons vers Sorrento 10 km plus bas. Les routes ici sont très sinueuses et la conduite des autochtones est conforme à leur réputation : ils doublent n'importe où, n'importe comment, s'arrêtent sans clignotant, ouvrent grand leur porte sans se soucier des autres etc. A Sorrento nous arrivons par chance à nous garer dans le centre ville. Bien qu'étant hors saison, on remarque vite que nous avons affaire à une ville très touristique : le centre ville est squatté par les restaurants, magasins de souvenirs (et quels souvenirs!) et autres magasins de fringues.Il y a peu à voir en dehors du beau monastère de l'église San Francesco , depuis le jardin qui jouxte le couvent belle vue sur la mer, le Vésuve et Naples. Nous reprenons la voiture et avons la mauvaise idée de nous fier à notre GPS qui va par deux fois vouloir nous faire rentrer dans une impasse ou dans une propriété privée sans accès. Finalement nous reviendrons sur Sorrento et reprendrons la route de l'aller. Le soir, dîner chez nos hôtes : un plat de pâtes aux cèpes, délicieux et une ribambelle d'antipasti : charcutailles, légumes frits, fromages locaux, toasts à la tomate, fromage enrobé de feuilles de citrons. Nous quittons la table plus que rassasiés. 10/03 Toujours du ciel bleu même s'il est un peu voilé par une fine couche de nuages. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de Termini pour faire la rando de la Punta Campanella. Nous nous garons dans le bas du village au départ de la balade qui est indiquée et fléchée. En fait nous allons cheminer sur une petite route durant près de 15 mn longeant des propriétés agricoles, surtout des vergers d'agrumes et des oliveraies. Le chemin ensuite plus étroit et empierré descend en pente douce vers la mer, la vue sur Capri est superbe. Au bout d'une heure nous arrivons au bout de la promenade marquée par une balise et une vieille tour. Le soleil tape fort et les mouettes virevoltent près des falaises. Après une pause nous remontons par le même chemin et il nous faudra une bonne heure pour retrouver la voiture. Nous reprenons notre tour de la péninsule de Sorrento et faisons un arrêt à Capo di Sorrento d'où un chemin encadré de hauts murs descend vers la mer offrant de beaux points de vue sur la baie de Naples. Nous continuons vers Sorrento dans l'intention de monter en voiture jusqu'au Monte Faito, sommet culminant des monts Lattari. Nous suivons une première indication qui au bout de 10 km mène à une route fermée par des travaux que rien n'indiquait jusque là. Nous décidons alors de tenter notre chance par Vico Equenze, mais à cause de l'imprécision des cartes ajoutée aux indications fantaisistes des panneaux indicateurs nous nous retrouvons à rouler dans des tunnels sans fin et à suivre des voies rapides sans aucune possibilité d'en sortir. Finalement nous décidons de rentrer à Sant'Agata d'autant que le temps s'est couvert et que la vue depuis là-haut risque de ne plus être aussi belle. 11/03 Nous quittons Sant'Agata sous un beau soleil mais le fond de l'air reste encore très frais. Nous montons jusqu'au couvent du « Deserto » pour profiter de la belle vue sur Sorrento et la baie de Naples. Nous redescendons pour prendre la route de Positano où nous arrivons 40 mn plus tard. Nous arrivons à nous garer sur la route pas trop loin du centre ville, sauf que le centre ville est à 300 marches plus bas! On remarque tout de suite le fort potentiel touristique de la ville avec tous ces hôtels, B&B, restaurants, magasins de souvenirs et de fringues. Les travaux vont bon train et un peu partout des ouvriers gâchent le plâtre, découpent du carrelage, peignent, etc. La circulation sur ces ruelles étroites est acrobatique mais les Italiens sont les rois de la conduite ! À voir les carrosseries rayées et cabossées, certains jours ça casse plutôt que ça ne passe ! Nous voilà maintenant tout en bas sur la plage en face de l'église, des groupes de jeunes s'amusent et se baignent dans la mer qui doit être assez fraîche à cette époque de l'année. Nous prenons le soleil adossés à une barque. Puis c'est la remontée, pénible vers la route du haut où nous attend notre Panda. Nous continuons notre route pour Praiano où nous arrivons 15 mn plus tard. Pour une fois le GPS nous a amenés à bon port Via Umberto I. Notre logeuse Lucia, que nous avions prévenue, nous ouvre la porte de notre appartement et nous fait visiter. Même si le mobilier est un peu vieillot, il y a tout le confort, une cuisine complète, une belle sdb neuve et une pièce à vivre agréable. Elle nous invite ensuite à prendre un café chez elle et va nous raconter sa vie, celle de son mari puis celle de son gendre. Elle parle très bien le français ayant travaillé à Paris pendant une dizaine d'années. Nous la quittons pour rejoindre notre appartement à l'étage du dessus. 12/03 Pour la 1ère fois depuis le départ il pleut et un vent violent souffle de la mer vers la côte : en même temps le soleil n'est pas très loin et vers 10h il fait une belle apparition qui nous encourage à descendre au village de Praiano visiter et faire quelques courses alimentaires : dans tous ces petits villages il y a plusieurs épiceries où l'on trouve un peu de tout mais dans un espace minimaliste où tout est compté. Nous nous arrêtons prendre le soleil sur un banc en face de l'église dont la coupole joliment vernissée brille de toutes les couleurs de ses tuiles colorées. Nous allons visiter l'office du tourisme en face de l'église et l'employée qui parle un français parfait nous donne toutes les explications utiles pour faire « le sentier des dieux ». Nous retournons à l'appartement en empruntant la via Umberto qui domine la ville et la mer. Le temps a bien changé : vent violent, pluie en rafales, on est mieux à l'abri que dehors. 13/03 Beau temps comme prévu par l'employée de l'office du tourisme. Petit-déjeuner à l'intérieur, il fait quand même frais sur la terrasse ! Je programme mon GPS comme convenu (piazza Paolo Capasso) et c'est parti pour 25 km mais au moins 45 mn d'une route sinueuse et étroite qui tutoie le vide à chaque virage. On reste admiratif devant le travail abattu pour tracer toutes ces routes qui sillonnent cette région montagneuse où l'on monte de 500 m de dénivelé en moins d'un km à vol d'oiseau depuis la côte. A 9h30 nous sommes rendus à Agerola et nous nous garons sur le parking gratuit situé tout près du départ du sentier très bien indiqué. Très vite le sentier se faufile entre les falaises et le vide, le moindre espace est colonisé par des terrasses vertigineuses qui dégringolent depuis le plus haut de la montagne jusqu'en bas quand c'est possible. Les terrasses supportent essentiellement des cultures viticoles caractérisées par des structures en bois assez massives destinées à supporter la vigne. Des paysans travaillent dans ces parcelles inaccessibles par la route. Le panorama s'étend très loin vers Salerne dans un premier temps puis après le col Serra vers la Punta Campanella et les Faraglioni de Capri. Le sentier chemine entre 500 et 600 mètres d'altitude et offre à certains endroits des vues vertigineuses vers la mer située juste en bas du chemin 500 m plus bas ! Impressionnant. Au bout de 1h45, à la hauteur de la balise n° 5 nous rebroussons chemin, on voit très bien le village de Nocelle, arrivée du sentier des Dieux avant qu'il ne descende vers Positano. Nous croiserons quelques randonneurs sur le chemin. Le temps se voile un peu et quand le vent souffle il fait bien frais. Une table de pique-nique nous tend les bras, un rayon de soleil nous réchauffe et nous croquons à belles dents dans nos paninis maison. Retour à Bomerano vers 13h30, courses alimentaires dans une épicerie et retour à Praiano. 14/03 Beau soleil et ciel bleu. Nous partons vers 10h en direction d'Amalfi tout proche à vol d'oiseau mais bien plus long par cette route toute en épingles à cheveux ! Le parking des bus est déjà bien plein et nous allons nous garer au bout du port dans un parking payant (1€ l'heure). Les Japonais se sont donnés rendez-vous ici, il y en a partout, reconnaissables à leurs couvre-chefs souvent ridicules, à leurs démarches chaloupées et à l'appareil photo prêt à mitrailler tout et n'importe quoi. La petite placette en face du Duomo et la rue principale sont squattées par des touristes de toute nationalité. Les magasins de souvenirs se succèdent proposant tous les mêmes produits touristiques standardisés : produits à base de citrons, pâtes de toutes les formes et de toutes les couleurs, charcuteries locales, fromages etc. Nous commençons par la visite du très original cloître du XII me siècle d'influence arabe avec ses minuscules colonnettes géminées. Des restes de fresques sont encore visibles avec leurs inscriptions grecques et on reconnaît le style du Christ Pantocrator. Nous passons ensuite à l'ancienne église romane transformée en musée avec de beaux objets du haut moyen-âge et de l'orfèvrerie. La crypte et la cathédrale baroques représentent moins d'intérêt pour nous. Nous allons ensuite faire quelques courses pour ne pas être pris en défaut pour le week-end qui s'annonce. Toujours de minuscules épiceries où l'on a du mal à tenir à plus de 4 ou 5 clients tellement c'est étroit, mais l'ambiance y est toujours chaleureuse et conviviale. Retour à la voiture et à Praiano, je pars faire quelques photos depuis la route du haut : très bel éclairage sur la mer à cette heure où le soleil va se coucher derrière l'île de Capri. Retour au studio et dîner aux chandelles (il y a eu une longue panne de courant électrique, mais heureusement le courant a été rétabli pour nous permettre de réchauffer notre pizza.) 15/03 Comme annoncée par l'employée de l'OT il pleut et il fait gris. Vers 11h le temps se lève un peu et nous descendons jusqu'au village pour une petite balade apéritive. Je descends par la via Masa jusque vers la minuscule plage de la Gavitella, située près d'une tour de garde : je ne compte plus les escaliers qui montent et descendent pour arriver jusqu'à la mer ! Dans ce pays les espaces plats sont très rares et les escaliers la seule façon de les relier les uns aux autres. 16/03 Temps toujours un peu gris mais pas trop ! Nous partons pour Ravello tout proche. Nous dépassons Amalfi et grimpons pendant 5 km . Nous nous arrêtons dans la montée pour acheter du limoncello dans une fabrique artisanale. Nous commençons par visiter le Duomo remarquable pour son ambon et sa chaire en marbre revêtus de mosaïques de style byzantin. L'influence orientale est ici manifeste comme elle l'était déjà à Amalfi et à Sorrento. Nous visitons ensuite la Villa Ruffolo : c'est un ensemble de monuments anciens (cloître, tour, réfectoire) et de jardins qui dominent la côte. La vue est magnifique. Le village de Ravello est groupé autour de son église et les maisons sont desservies par des venelles étroites et recouvertes d'arches. Retour à Praiano avec un arrêt photos le long de la côte au lieu dit Furore où un fjord étroit abrite un minuscule port de pêche et quelques maisons accrochées au rocher.
17/03 Départ vers Salerno et le site de Paestum. Nous allons faire nos adieux à Lucia qui en profite pour nous offrir un café et discuter un peu avec nous. Temps moyen, en arrivant à Salerne il pleut, nous retrouvons la grande ville avec ses embarras de circulation, nous arrivons à nous garer tout près du Duomo. Visite de l'intérieur , remarquable par ses deux ambons en mosaïques byzantines, il y a également de beaux sarcophages en pierre calcaire sculptée et des fresques anciennes. Un très beau cloître donne sur la cathédrale. Retour à la voiture et direction Paestum pour une fois la montagne ne longe pas la côte et les nombreuses plages se succèdent ainsi que les hôtels et les campings. Il y a également beaucoup de femmes très court vêtues, qui font le trottoir, téléphone en main droite et parapluie en main gauche ! Nous arrivons à Paestum vers 15h, le temps est toujours gris mais il ne pleut pas. Nous achetons nos billets (10€ pp) et allons visiter d'abord le site qui est immense mais qui est surtout remarquable par ses trois temples, celui d'Athena, celui de Neptune et celui d'Hera. Entre ces trois temples s'étend un forum, un théâtre et un ensemble urbain un peu confus. Nous visitons ensuite le musée : il présente une remarquable frise sculptée représentant les récits mythologiques de la Grèce ancienne ( les travaux d’Hercule) qui décorait les métopes du temple. Il possède également de superbes fresques qui ornaient l'intérieur de nombreux sarcophages du IV et du III siècle avant JC. Nous partons ensuite nous installer dans notre agriturismo Casale Giancesare. C'est une très belle maison de maître qui surplombe la plaine de Paestum et qui est entourée d'oliviers, de vignes. Une grande piscine occupe l'espace central devant la maison. Nous logeons, quant à nous dans une petite dépendance juste à côté de la piscine, c'est l'endroit le plus calme compte tenu des travaux de réhabilitation qui ont été entrepris cet hiver et qui vont déborder un peu sur le printemps. Accueil chaleureux par le fils des propriétaires. Dans la soirée nous allons dîner dans le vieux village de Capacio à 5 mn de voiture de l'agriturismo. Petite trattoria sympathique avec un beau four à pizza et un chef qui officie juste devant ! Pour nous ce sera en antipasti des calamars frits à la chapelure et au citron, des légumes frits pour Monique, ensuite des spaghettis aux fruits de mer et des raviolis à la ricotta di mozzarella, avec du vin, deux desserts on s'en sort à 35€. Retour à l'agriturismo, il fait nuit noire et nous avons un peu de mal à retrouver le chemin qui doit nous mener à bon port. 18/03 Excellent petit-déjeuner dans la belle salle à manger. Nous partons, après avoir fait quelques photos du superbe jardin, en direction du Sud. Nous nous arrêtons d'abord au Caseifico Barlotti, recommandé par notre hôte. C'est une fromagerie adossée à une exploitation d'environs 300 bufflonnes. Nous ferons la visite en même temps qu'un groupe scolaire d'adolescents français. Les conditions d'hygiène sont très strictes pour obtenir une mozzarella de bufflonne de qualité : nous goûterons à la glace au lait de bufflonne au citron et à la noisette : délicieux ! Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plu loin visiter le très beau village d'Agropoli situé à 10 km de Paestum. C'est un village perché regroupé autour de son château et qui domine la mer et la ville basse portuaire. Très beau quartier ancien typique avec églises et vieux palais décatis comme souvent en Italie. Nous reprenons la route et faisons un autre arrêt à Castellabate, autre beau village perché. La route sinueuse continue vers le sud et nous nous arrêterons à Acquafredda di Maratea dans l'après-midi. Installation au B&B Garden house où nous attend Mario le super sympa proprio de ce gîte tout neuf et tout confort. Le fond de l'air est frais mais le soleil perce quand même les nuages. Ce soir nous allons dîner chez Da Pepe, ristorante conseillé par notre hôte : après les bruschetti nous prenons une variété d'antipasti et des fritures de poissons avec des frites et des brocolis. 19/03 Départ vers la ville de Maratea 10 km plus au sud et son fameux Christ style Corcovado qui domine la côte tout en haut du cap, perché à 300 m au dessus de la mer : route impressionnante, un peu de brume mais la vue de là haut est vraiment belle (l'accès au Christ est en travaux comme beaucoup de sites en ce moment). Nous continuons cette fois en direction du Nord vers Padula et sa fameuse chartreuse, la plus grande d'Italie. C'est un immense quadrilatère occupé par plusieurs églises, cloîtres et dépendances diverses. L'église d'un baroque triomphant est typique du style avec ses colonnes blanches torsadées avec fruits et angelots, ses plafonds peints et dorés. Le reste est assez froid et d'une rigueur toute militaire. Nous reprenons par une bonne route en direction de Potenza puis descendons vers le sud dans la vallée avant de monter par une route sinueuse jusqu'à Castelmezzano, village situé à plus de 1000 mètres en position d'abri sous les grandes falaises des Dolomites lucaniennes. Nous avons un peu de mal à trouver notre BB « le balcone degli Dolomiti » mais après nous être renseignés nous le trouvons juste à la sortie du tunnel à gauche. C'est une grande maison en travaux (encore !) qui domine le village. L'appartement est tout neuf, de style montagnard avec tout le confort, il y fait bien chaud ce qui est important vu que le fond de l'air est plutôt froid. Après nous être un peu baladés dans ce village authentique nous allons nous reposer à l'hôtel avant de redescendre pour dîner : entreprise plus difficile qu'il n'y paraît car les deux seuls restaurants répertoriés sont fermés, heureusement il reste un traiteur qui fait et vend des pizzas à consommer sur place sur un tabouret entre le comptoir et la porte d'entrée ! Quand on a faim tout fait profit... la vision nocturne du village éclairé que l'on a en arrivant du haut est magique : avec ses petites lumières on croirait une maquette éclairée ou une crèche au temps de Noël. 20/03 Petit déjeuner campagnard avec œufs et charcuterie, ça nous change des petits-déjeuners sucrés habituels. Nous descendons vers le village en voiture et prenons tout en bas la route qui mène à Pietrapertosa. Belle route sinueuse qui en 12 km nous amène au deuxième village perché du coin. Même configuration en position d'abri sous les falaises dolomitiques. Village tout aussi typique que Castelmezzano mais plus animé et plus grand. Balade tout autour du village puis nous repartons en direction de Matera distant de 80 km à peu près par une belle route à 4 voies. À midi nous voilà à Matera, nous trouvons facilement l'hôtel del Campo (****) que nous avons réservé à prix doux (65€ la nuit avec petit déjeuner)) il y a quelque temps. Vers 14h nous reprenons la voiture jusqu'en ville et allons découvrir les « Sassi » les fameuses habitations troglodytiques de la vieille ville. Nous allons ainsi nous promener depuis la piazza Pascoli jusqu'au Duomo en empruntant la via panoramica qui offre de très belles vues sur le quartier des sassi. Nous visiterons également deux églises troglodytiques recouvertes de fresques du XII au XVI ème siècle (Madonna de Idris et San Lucia alle Malve) dans un style très byzantin qui nous rappelle les églises vues en Turquie (Cappadoce) à Chypre ou en Grèce. Dîner au ristorante Il terrazzino indiqué dans un guide : bonne adresse, à 20h le restaurant est quasiment complet, bonne cuisine traditionnelle : nous goûterons aux orechiette al tegamino et à des plats d'agneau. Le tout arrosé par un vin local de l'Aglianico. 21/03 Après un très bon petit déjeuner complet (avec jambon et fromage) nous partons en voiture et nous nous garons près du centre ville de là nous allons d'abord visiter la fameuse citerne Palombaro Lungo creusée dans le tuf dès le 10 e siècle puis régulièrement agrandie jusqu'au 19 e siècle, oubliée et redécouverte au milieu du 20 e siècle. La visite vaut la peine et on descend par des escaliers métalliques jusqu'au fond de la citerne qui a été chaulée et revêtue pour l'imperméabiliser. Nous nous promenons ensuite dans les sassi et allons visiter notre troisième église rupestre San Petro Barisano : elle est assez grande avec plusieurs nefs, quelques fresques mais surtout une crypte sur plusieurs niveaux et avec de nombreuses niches où l'on installait les cadavres des moines pour qu'ils y « dégouttent » avant de les enterrer ! Balade dans les sassi et déjeuner à l'Osteria Malatesta via San Biagio, c'est une petite trattoria à prix très doux où la plupart des plats sont à base de légumes avec peu de produits carnés : c'était excellent et pas cher (22,50 € pour les deux avec trois plats et ½ litre de vin). 22/03 Temps gris, fortes bourrasques de vent la journée s'annonce désagréable. En quittant l'hôtel je prends la route vers Laterza sachant qu'à une bifurcation sur la droite une route en cul de sac permet de voir Matera à partir d'un mirador de l'autre côté du Sasso Caveoso. Nous la trouvons sans problème et allons faire quelques photos malgré un vent violent, dommage qu'il n'y ait pas de soleil ! Nous reprenons la route vers Altamura où nous nous arrêtons pour voir la cathédrale : il commence à pleuvoir belle église tout en pierres blanches : très beau porche entièrement sculpté dans une belle teinte ocre, belle rosace, grands écussons à l'espagnole. Nous visitons rapidement l'intérieur, c'est l'heure de la messe dominicale, intérieur baroque classique. Nous continuons vers Ruvo di Puglia longeant des champs de céréales et beaucoup d'oliveraies et de vignes. Les champs sont bien entretenus et entourés de beaux murs de pierres sèches. On voit près de Puglia nos premiers trullis. Arrivée à Ruvo di Puglia nous nous installons dans notre B&B Casa Dolce, c'est un superbe B&B tout neuf installé dans une maison récente avec un beau jardin, notre chambre et notre sdb sont propres et fonctionnelles et nous avons accès à une pièce commune avec coin cuisine et boissons chaudes à disposition, les hôtes sont très agréables et de bon conseil. Malgré le temps incertain nous partons visiter le château de Castel del Monte, œuvre ésotérique et symbolique de Frédéric II, construction octogonale basée sur la répétition du chiffre 8 à de nombreuses reprises : le château occupe une éminence d'où la vue sur les environs, par temps clair, doit être belle ce qui n'est vraiment pas le cas aujourd'hui. À l'intérieur du château les huit pièces du rez-de-chaussée ainsi que celle à l'étage sont toutes identiques et reliées les unes aux autres de la même façon. Nous continuons notre route vers Barletta. Nous nous rapprochons d'un ciel noir et la pluie redouble de violence. Je fais le tour de la cathédrale pour constater qu'elle est fermée. Comme elle risque de n'ouvrir que dans 2 heures et qu'il pleut à verse, nous décidons de rentrée à Puglia. Nous ressortons un peu plus tard découvrir la ville et surtout la cathédrale de style roman apulien comme la plupart des églises du coin. Belle pierre blanche, beau portail et un toit avec deux pentes symétriques assez raides. À l'intérieur il y a beaucoup de monde, on dirait qu'ils fêtent les communions privées, à voir les enfants avec leurs surplis blancs. Retour au B&B. Nous ressortons vers 20h pour dîner à la Tabernetta, restaurant conseillé par nos hôtes. Belle salle voûtée, beau choix, prix très doux : en entrée nous aurons de la focaccia, des orrecchiete alle cime di rape (navets) des raviolis triangulaires à la mozzarella, deux brochettes de saucisses, des patates, des légumes grillés, des brocolis recouverts de purée de fèves, ½ litre devin, 1 bouteille d'eau, le tout pour 35 €. Comme il pleut fortement nos hôtes viennent nous chercher en voiture au restaurant, service VIP ! 23/03 Excellent petit-déjeuner (salé et sucré), dehors malheureusement il pleut. Nous quittons la Casa Dolce, la bien nommée avec leurs sympathiques propriétaires pour essayer d'aller visiter quelques églises romanes du circuit initié hier. Premier arrêt à Trani, c'est toujours un peu compliqué pour se garer en voiture dans ces vieilles villes aux rues étroites, aux places limitées et aux emplacements de parking pas toujours clairs entre les bandes jaunes, bleues, les places réservées aux résidents etc. Finalement nous nous garons tout prêt de la cathédrale qui se dresse face à la mer elle est d'une belle couleur ivoire construite avec la belle pierre de la région. Le porche très sculpté est magnifique et la crypte principale ressemble à une forêt de colonnes. La nef supérieure est très claire et dépouillée ce qui frappe dans une Italie qui aime bien la profusion baroque avec ses débordements et ses couleurs. La pluie a cessé et nous permet de visiter sans être trempés jusqu'aux os. Nous repartons en direction de Molfetta, autre ville réputée pour sa cathédrale, elle aussi difficile à trouver mais en demandant on y arrive, elle est située en bord de mer comme celle de Trani et se dresse fièrement face aux flots. Pour terminer nous nous arrêtons à Bitonto, toujours pour voir une cathédrale, cachée elle aussi dans la vieille ville : elle est fermée, il pleut mais l'extérieur vaut quand même la peine d'être vu, une belle loggia sculptée se déploie en hauteur sous le toit. Vers 15h nous arrivons à Fasano et trouvons rapidement Il Nido, notre hébergement situé entre Fasano et Locorotondo. Les propriétaires qui nous attendaient nous font visiter ce bel appartement en forme de trullo dans la belle campagne de ce coin des Pouilles. 24/03 Petit-déjeuner dans notre cuisine, le ciel bien que gris n'est pas menaçant, il ne pleut pas. Nous partons vers 9h en direction d'Alberobello, la fameuse ville aux trulli : ce sont ces fameuses constructions aux toits coniques réalisés en pierre sèche blanche calcaire de la région. Nous en avions vu quelques uns éparpillés dans la campagne hier en arrivant. Alberobello en compte plus d'un millier qui pour certains datent de plusieurs siècles. Si certains ont été transformés en attraction touristique (magasins de souvenirs, restaurants, studios à louer) d'autres sont toujours habités par les gens du crû. Nous allons arpenter ainsi les différentes quartiers de la ville des plus authentiques au plus touristiques. Nous continuons notre route vers la mer et la ville de Polignano al Mare, petit port situé sur une falaise creusée par des belles grottes battues par les vagues d'un bleu profond. On accède au vieux quartier par une unique porte massive ouverte dans la muraille du XIV e siècle. Les rues du vieux port sont toutes en damier et les maisons à deux étages similaires les unes aux autres, construites toutes dans cette fameuse pierre blanche. Retour par la belle campagne vers Fasano et notre trullo. 25/03 Bourrasques de vent et de pluie une bonne partie de la nuit, le vent souffle et siffle sur notre trullo ! Nous partons au moment d’une accalmie en direction de Martina Franca en traversant cette superbe campagne où les oliveraies succèdent aux trulli, les uns plus beaux que les autres. A Martina Franca nous nous garons près du centre ville. Visite sous un ciel gris mais sans pluie : – du Palazzo Ducale, bâtiment massif et carré typiquement italien, – de la vieille ville avec quelques beaux palais baroques certains un peu défraîchis, – De la très belle place de l'Immacolata en demi-cercle. – De la très belle basilique San Martino remarquable par sa façade baroque et son portail sculpté où apparaît la scène du manteau que St-Martin offre à un indigent. Nous, nous nous offrons une pause café et pâtisseries au caffé Tripoli, réputé pour ses gâteaux. Puis nous reprenons la voiture vers la ville d'Ostuni toute proche et profitons de la belle route pour faire quelques photos de superbes trulli isolés dans les champs et les vergers. Visite d'Ostuni, ville blanche très andalouse avec ses ruelles sinueuses qui montent et descendent. Très belle cathédrale de style gothique tardif avec une magnifique rosace sculptée dans un style proche du style manuélin. Première rencontre de touristes français qui visitent en camping-car l'Italie. Retour au trullo en passant par Fasano. 26/03 Départ vers 10h de Locorotondo, temps mitigé mais il ne pleut pas, premier arrêt non prévu pour réparer un pneu qui perdait de l'air depuis deux jours à cause d'un clou ! 10 mn plus tard et avec 10 € de moins dans le porte-monnaie, nous partons vers Massafra notre prochain arrêt pour visiter une... église bien évidemment mais accrochée au bord de la gravina (ravin) et réputée pour sa crypte rupestre primitive recouverte de fresques du XII e siècle et à côté une grotte préhistorique datée du V e millénaire avant JC. Par chance nous avons pu tout visiter, un guide volontaire et passionné nous ayant proposé de rejoindre le couple avec qui il avait commencé la visite. Nous sommes repartis en direction de Taranto puis de Lecce où nous attendait notre hôte pour nous guider jusqu'à notre chalet perdu dans la nature près de Torre Chianca, petite station balnéaire au bord de l'Adriatique. Notre chalet tout en bois est construit dans un bosquet près de la mer : malgré sa petite taille on y trouve tout : cuisine tout confort, sdb, 2 chambres à coucher, le tout est très propre et de très bon goût, nous bénéficions d'une terrasse, d'un barbecue et d'un bout de jardin : super ! De plus nos hôtes nous on réservé une surprise en nous offrant quasiment le déjeuner en garnissant notre table de victuailles : olives, petits oignons à l'huile, fromages, pains, une bouteille de vin, un plateau de mandarines et de petits œufs de pâques ! 27/03 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue de plus belle durant notre petit-déjeuner. Nous attendons un peu, histoire de voir comment ça va évoluer puis décidons malgré tout de bouger. Nous prenons la route en direction de Lecce distant de 6 km. Avec la pluie qui tombe tout le monde se déplace en voiture et c'est le bordel : voitures garées en double file, manœuvres douteuses, places de parking prises d'assaut, finalement nous en trouvons une par chance près du château. Il est midi, toutes les églises sont fermées, nous allons par acquis de conscience nous promener, sous la pluie, autour de la place Sant'Oronzo avec son amphithéâtre romain et sa belle colonne. Nous continuons vers la piazza Duomo, visitant au passage l'église ouverte de Sant'Irene avec ses autels baroques quasiment roccoco. Mais la visite sous une pluie battante perd très vite de son charme : plan de la ville trempé et illisible, objectif de l'appareil photo mouillé qui fait se « dégouliner » les palais et les églises, lunettes trempées, les pieds aussi car les gouttières se vident sur les trottoirs qui sont bien incapables d'absorber ce trop plein d'eau qui ne sait où s'écouler. Retour à la casetta , dehors il pleut sans arrêt. 28/03 Ce matin le vent souffle mais a éloigné les plus gros nuages, il fait gris clair ce qui est une amélioration réelle ! Nous partons en voiture faire le tour du talon de la botte italienne. Nous commençons par rejoindre la mer à la hauteur de Frigole près de notre casetta et descendons vers le sud avec un premier arrêt à Otrante. Belle ville fortifiée en bord de mer. Sa cathédrale est remarquable pour trois raisons : une superbe mosaïque du XI e siècle de 25 x 54 mètres couvre le sol et évoque des scènes bibliques et les signes du zodiaque. Un superbe plafond à caissons dorés recouvre la nef centrale, enfin au sous-sol une magnifique crypte soutenue par plus de 50 colonnes de marbre de couleur différente. Il y règne une atmosphère de recueillement due entre autres à l'éclairage discret qui a été installé sur chaque colonne. Nous continuons la visite de la ville où nous retrouvons le même type de palais et d'églises baroques qu'à Lecce, d’une belle pierre de couleur ocre jaune voire orange suivant l'éclairage du soleil. Puis nous longeons la mer Adriatique depuis Otrante jusqu'au bout de la péninsule à Santa Maria de Leuca. La route domine par endroits la mer et offre de beaux points de vue sur la côte. On pourrait se croire en Corse, dans le sud de l'Espagne où en Grèce, comme quoi il y a vraiment une identité méditerranéenne qui dépasse les frontières nationales. Arrivés au bout du bout de la botte nous laissons notre regard se perdre vers le Sud en direction de la Grèce ou de la Libye. Nous remontons du côté cette fois de la mer Ionienne. Dans les champs on trouve des espèces de trulli tronqués, sans toit mais construits de la même façon avec des pierres sèches et de forme circulaire. Beaucoup d'oliveraies et d'autres cultures. Nous visitons ensuite la ville de Gallipoli, d'origine grecque (Kale poli) et cela se voit en se promenant dans la vieille ville. Une fois de plus, nous ne pourrons visiter l'intérieur des églises, on se contentera de l'extérieur et la cathédrale Sant'Agata dispose de beaux atouts extérieurs : belle rosace, façade sculptée. La vieille ville occupe en fait une île reliée au continent par un pont. Comme d'habitude, vieux palais aux façades plus ou moins défraîchies, petites ruelles étroites et sinueuses dans lesquelles on se perd facilement. Retour à Lecce dans notre casetta. 29/03 Dernière journée ! Enfin un soleil franc et massif ! Nous allons revisiter la ville de Lecce. Il y a du monde en ville, c’est le dimanche des Rameaux et il fait beau. Sur la place Sant’Oronzo des manifestants protestent contre l’éventualité de l’arrachage des oliviers malades d’une bactérie par leur remplacement par des oliviers transgéniques de Monsanto. Dans les églises les fidèles portent tous des rameaux d’olivier que des vendeurs ambulants proposent devant les églises. C’est jour de fête, les bars sont pleins et les enfants s’amusent dans la rue. Nous profitons du peu de temps qu’il nous reste pour visiter quelques églises avant qu’elles ne ferment à midi. La basilique Santa Croce, œuvre en partie du célèbre artiste Francesco Zimbalo, est l’une des plus belles : le baroque le plus pur s’y déploie dans toute son exubérance, tant sur la façade qu’à l’intérieur. Je profite du soleil revenu pour faire les photos que je n’ai pu faire il y a quelques jours effectivement avec l’éclairage du soleil les façades des palais et des églises prennent une teinte jaune ocre du plus bel effet. Vers 14h nous allons déjeuner dans une trattoria sans prétention près de l’Arco di Prato (menu complet à 16 €). Puis c’est le retour vers la casetta pour y récupérer nos valises et le départ pour l’aéroport de Brindisi tout proche (40 km). Décollage dans les temps (19h30) pour 2h de vol sans histoires jusqu’à Mulhouse/Bâle.
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Impression générale La Campanie, la Basilicate et les Pouilles sont de belles régions authentiques et peu visitées: si certaines portions du littoral ont été inévitablement bétonnées, mais on est loin des excès de la côte méditerranéenne espagnole, le reste de ces régions à l’exception de la côte amalfitaine, peine à exploiter un potentiel touristique pourtant riche et original (Matera, vallée des trulli, Dolomites lucaniennes). Autant dire qu’au mois de mars nous étions souvent seuls tant dans les gîtes que pour visiter les villes. Ces régions du sud sont essentiellement rurales, dominées par les cultures arboricoles : oliviers, fruitiers, vigne et les cultures vivrières (artichauts, fenouils, fèves en cette saison, céréales, ), peu d'industrie sauf dans les grandes villes (Tarento, Salerno, Brindisi, Bari). On se sent évidemment pleinement en Italie, mais en même temps ce n’est pas l’Italie que l’on connait traditionnellement à l’image de Rome, Florence, Venise, etc., et cela donne à ces régions du sud un cachet tout particulier que nous avons bien apprécié.
Nos contacts avec les locaux, nos hôtes ou les commerçants que nous avons côtoyés, ont toujours été très enrichissants et très agréables : nos hôtes ont tous été d’une gentillesse touchante, nous rendant service dès que possible, faisant tout pour nous rendre le séjour agréable, loin de toute considération commerciale. Les petits gestes gratuits, comme offrir des fruits, vous faire goûter aux spécialités locales ont été nombreux.
Autres impressions Dans les hôtels et les appartements : Les locations et hôtels réservés sont neufs ou on été récemment réhabilités Je ne sais si le nombre des interrupteurs électriques est un élément de prestige social, mais l'inflation de ces blocs d'interrupteurs souvent mal placés fait que l'on ne sait jamais lequel utiliser pour éteindre ou allumer les nombreuses lumières, ainsi à Castelmezzano il n'y avait pas moins de 4 à 5 blocs (de plus de couleur noire difficile à repérer) dans une même pièce mais qui servaient aussi pour l’éclairage des pièces adjacentes ! Le bidet reste une institution sûre dans les sdb italiennes. Toutes les sdb que nous avons utilisées avaient été refaites à neuf avec douches et même baignoire à multi-jet pulsé ! Toutes d’une propreté irréprochable . Le petit-déjeuner reste invariablement sucré avec les incontournables « cornettos »(croissants) Sur la route : La conduite des sudistes est un sujet sans fin : ils ne respectent ni les limitations de vitesse ni les simples ou doubles lignes d’interdiction de dépasser bien au contraire…il faut dire qu’à leur décharge les lignes sont souvent continues et les possibilités de dépasser, sans enfreindre le code de la route, sont limitées. Ils se garent n'importe où, n'importe comment, sans clignotant (ils ne connaissent pas les clignotants). Ils sont seuls au monde et peuvent ouvrir leur porte sans regarder, s’engager sans hésiter dans une rue où ils n’ont pas la priorité, etc. Un certain nombre de routes sont en très mauvais état avec nids de poules, ornières diverses, revêtements qui se déforment... Les panneaux d'indication sont souvent mal placés, ou alors il y en a tellement comme dans certaines villes qu'il faudrait s'arrêter 3 mn pour tout lire ! Je me pose des questions sur le sérieux des mises à jour et des saisies des routes italiennes sur mon GPS. Soit il veut me faire traverser une voie ferrée continue, soit il me fait tourner dans une rue qui n'existe pas ou bien elle est à sens unique, etc. Une autre fois il me propose un chemin empierré même pas carrossable ! Enfin sur un trajet avéré de 90 km réels, il me calcule un itinéraire de 150 km ! Le triporteur (Vespa ou Piaggio) ou la mini-camionnette restent des valeurs sûres sur les petites routes du sud, où dans les ruelles étroites des villes. Chaque espace, soit pour se garer, soit pour admirer un point de vue, aussi petit soit-il est systématiquement transformé en décharge sauvags et le vent s’en donne à cœur joie pour étaler ces immondices un peu partout. Dans les villes beaucoup de façades de vieux palais sont plus que défraîchies, l'extérieur apparemment compte moins que l'intérieur.
Pour voir les photos vous avez le choix entre 2 liens différents qui apparemment renvoient vers le même album et les mêmes fonctionnalités.
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Budget total pour 2 personnes (8 au 29 mars) : 2560 € Avion (Easyjet) : Bâle/Mulhouse-Naples retour Brindisi Bâle/Mulhouse : 80 € Location auto 22 jours+ essence /parking : 620 € Hôtels/gîtes : 1265 € soit (60 € par nuit) Nourriture/restaurants : 432 € Visites : 63 €
Carnet de voyage 08/03 Décollage dans un Airbus A 320 plein et à l'heure pour 1h30 de vol en survolant les Alpes, la côte méditerranéenne et Rome avant d'atterrir à Naples, belle vue sur la baie. En sortant de l'aéroport de Napoli Capodichina nous prenons la navette qui nous emmène gratuitement vers les parkings des agences de location de voitures. Nous récupérons notre Panda toute neuve chez Smile et partons vers Naples à la recherche de la route du Vésuve. Même avec le GPS ce n'est pas évident du tout. Finalement nous trouvons une pancarte indiquant la direction du parc du Vésuve et nous voilà parti sur une petite route de montagne qui mène à une impasse fermée par un panneau « pas d'accès » ! Nous rebroussons chemin et demandons notre route à un napolitain qui nous envoie en direction d'Ercolano d'où nous trouvons une autre route indiquant Vesuvio ! Espérons que ce sera la bonne ! Apparemment oui car nous grimpons par une petite route sinueuse qui nous emmène de plus en plus haut. Malheureusement au dernier parking un panneau nous indique que l'accès au cratère est fermé ! Nous sortons pour voir la vue un peu embrumée sur Naples et sur la côte mais nous ne traînons pas car il un souffle un vent froid très désagréable. Nous redescendons par la même route, écœurés par les immondices qui marquent le bord de la route sur toute la descente. Nous reprenons la route vers Sorrento et, après quelques désagréments liés à un tunnel fermé nous arrivons à Sant'Agata. Après avoir un peu tourné et s'être renseignés nous trouvons la petite route qui mène à notre agriturismo « La Grottelle ». Il est près de 17h et le parking est plein de gens endimanchés qui déjeunent à l'intérieur pendant que les enfants se défoulent bruyamment dehors dans le jardin accolé à la maison. Très vite une jeune femme souriante, Maria, nous accueille et nous montre notre chambre située à l'étage au dessus de la salle du restaurant. La chambre est sobre et classique avec une belle sdb, une porte fenêtre donne sur un balcon qui domine la baie de Sorrento avec le Vésuve et Naples au loin : c'est superbe. En fait le restaurant accueille toute une famille, au sens large, donc au moins 30 personnes pour des Italiens du sud, qui fêtent un baptême. Il y a même un homme orchestre avec synthé, saxo et accordéon. C'est une belle occasion de voir des napolitains faire la fête avec toujours des enfants qui crient et jouent avec des ballons de baudruche, les hommes qui vont fumer une cigarette dehors et les femmes sur leur « 31 » quasiment toujours de couleur noire : on se faisait la réflexion que cette mode du noir est déjà ancienne en Italie, ayant des souvenirs de femmes qui toutes avaient le même manteau matelassé en noir ou brun foncé et ce il y a plus de 15 ans et ça dure toujours ! Excellent dîner avec des entrées variées (légumes braisés, brocolis sautés à l’huile d’olive, fromages et charcuterie) et un plat de pâtes. 09/03 Petit déjeuner à l’italienne avec de gros croissants fourrés, du pain, beurre et confiture, café et jus d'orange frais de l'exploitation. Vers 9h 30 nous prenons la voiture en direction de Sant'Agata puis vers Nerano où nous nous garons. De là un très beau sentier bien indiqué descend vers la mer en longeant de beaux jardins essentiellement des oliveraies bien entretenues avec leurs filets noirs pendus aux arbres. Au bout de 30mn nous arrivons à l'embranchement qui mène soit à la vieille tour, soit à la petite plage de Jeranto. Monique va m'attendre là pendant que je descends les quelques 300 marches qui mènent à l'ancienne exploitation minière de calcaire située en face de la petite plage. Les points de vue sur les fariglioni (pitons rocheux émergeant de la mer) de Capri sont magnifiques. Je remonte vers l'embranchement et pars en direction de la vieille tour d'où la vue sur le versant de Positano cette fois est également superbe. Il y a plein de fleurs jaunes et mauves dans les prés et sous les oliviers. De plus avec ce beau temps c'est un vrai régal. Retour à la voiture nous descendons la route jusqu'au terminus au bord de la mer à Marina Cantone, hameau où se pressent hôtels et restaurants, sûrement bondés à la belle saison. Nous reprenons la route en direction de Sant'Agata puis descendons vers Sorrento 10 km plus bas. Les routes ici sont très sinueuses et la conduite des autochtones est conforme à leur réputation : ils doublent n'importe où, n'importe comment, s'arrêtent sans clignotant, ouvrent grand leur porte sans se soucier des autres etc. A Sorrento nous arrivons par chance à nous garer dans le centre ville. Bien qu'étant hors saison, on remarque vite que nous avons affaire à une ville très touristique : le centre ville est squatté par les restaurants, magasins de souvenirs (et quels souvenirs!) et autres magasins de fringues.Il y a peu à voir en dehors du beau monastère de l'église San Francesco , depuis le jardin qui jouxte le couvent belle vue sur la mer, le Vésuve et Naples. Nous reprenons la voiture et avons la mauvaise idée de nous fier à notre GPS qui va par deux fois vouloir nous faire rentrer dans une impasse ou dans une propriété privée sans accès. Finalement nous reviendrons sur Sorrento et reprendrons la route de l'aller. Le soir, dîner chez nos hôtes : un plat de pâtes aux cèpes, délicieux et une ribambelle d'antipasti : charcutailles, légumes frits, fromages locaux, toasts à la tomate, fromage enrobé de feuilles de citrons. Nous quittons la table plus que rassasiés. 10/03 Toujours du ciel bleu même s'il est un peu voilé par une fine couche de nuages. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de Termini pour faire la rando de la Punta Campanella. Nous nous garons dans le bas du village au départ de la balade qui est indiquée et fléchée. En fait nous allons cheminer sur une petite route durant près de 15 mn longeant des propriétés agricoles, surtout des vergers d'agrumes et des oliveraies. Le chemin ensuite plus étroit et empierré descend en pente douce vers la mer, la vue sur Capri est superbe. Au bout d'une heure nous arrivons au bout de la promenade marquée par une balise et une vieille tour. Le soleil tape fort et les mouettes virevoltent près des falaises. Après une pause nous remontons par le même chemin et il nous faudra une bonne heure pour retrouver la voiture. Nous reprenons notre tour de la péninsule de Sorrento et faisons un arrêt à Capo di Sorrento d'où un chemin encadré de hauts murs descend vers la mer offrant de beaux points de vue sur la baie de Naples. Nous continuons vers Sorrento dans l'intention de monter en voiture jusqu'au Monte Faito, sommet culminant des monts Lattari. Nous suivons une première indication qui au bout de 10 km mène à une route fermée par des travaux que rien n'indiquait jusque là. Nous décidons alors de tenter notre chance par Vico Equenze, mais à cause de l'imprécision des cartes ajoutée aux indications fantaisistes des panneaux indicateurs nous nous retrouvons à rouler dans des tunnels sans fin et à suivre des voies rapides sans aucune possibilité d'en sortir. Finalement nous décidons de rentrer à Sant'Agata d'autant que le temps s'est couvert et que la vue depuis là-haut risque de ne plus être aussi belle. 11/03 Nous quittons Sant'Agata sous un beau soleil mais le fond de l'air reste encore très frais. Nous montons jusqu'au couvent du « Deserto » pour profiter de la belle vue sur Sorrento et la baie de Naples. Nous redescendons pour prendre la route de Positano où nous arrivons 40 mn plus tard. Nous arrivons à nous garer sur la route pas trop loin du centre ville, sauf que le centre ville est à 300 marches plus bas! On remarque tout de suite le fort potentiel touristique de la ville avec tous ces hôtels, B&B, restaurants, magasins de souvenirs et de fringues. Les travaux vont bon train et un peu partout des ouvriers gâchent le plâtre, découpent du carrelage, peignent, etc. La circulation sur ces ruelles étroites est acrobatique mais les Italiens sont les rois de la conduite ! À voir les carrosseries rayées et cabossées, certains jours ça casse plutôt que ça ne passe ! Nous voilà maintenant tout en bas sur la plage en face de l'église, des groupes de jeunes s'amusent et se baignent dans la mer qui doit être assez fraîche à cette époque de l'année. Nous prenons le soleil adossés à une barque. Puis c'est la remontée, pénible vers la route du haut où nous attend notre Panda. Nous continuons notre route pour Praiano où nous arrivons 15 mn plus tard. Pour une fois le GPS nous a amenés à bon port Via Umberto I. Notre logeuse Lucia, que nous avions prévenue, nous ouvre la porte de notre appartement et nous fait visiter. Même si le mobilier est un peu vieillot, il y a tout le confort, une cuisine complète, une belle sdb neuve et une pièce à vivre agréable. Elle nous invite ensuite à prendre un café chez elle et va nous raconter sa vie, celle de son mari puis celle de son gendre. Elle parle très bien le français ayant travaillé à Paris pendant une dizaine d'années. Nous la quittons pour rejoindre notre appartement à l'étage du dessus. 12/03 Pour la 1ère fois depuis le départ il pleut et un vent violent souffle de la mer vers la côte : en même temps le soleil n'est pas très loin et vers 10h il fait une belle apparition qui nous encourage à descendre au village de Praiano visiter et faire quelques courses alimentaires : dans tous ces petits villages il y a plusieurs épiceries où l'on trouve un peu de tout mais dans un espace minimaliste où tout est compté. Nous nous arrêtons prendre le soleil sur un banc en face de l'église dont la coupole joliment vernissée brille de toutes les couleurs de ses tuiles colorées. Nous allons visiter l'office du tourisme en face de l'église et l'employée qui parle un français parfait nous donne toutes les explications utiles pour faire « le sentier des dieux ». Nous retournons à l'appartement en empruntant la via Umberto qui domine la ville et la mer. Le temps a bien changé : vent violent, pluie en rafales, on est mieux à l'abri que dehors. 13/03 Beau temps comme prévu par l'employée de l'office du tourisme. Petit-déjeuner à l'intérieur, il fait quand même frais sur la terrasse ! Je programme mon GPS comme convenu (piazza Paolo Capasso) et c'est parti pour 25 km mais au moins 45 mn d'une route sinueuse et étroite qui tutoie le vide à chaque virage. On reste admiratif devant le travail abattu pour tracer toutes ces routes qui sillonnent cette région montagneuse où l'on monte de 500 m de dénivelé en moins d'un km à vol d'oiseau depuis la côte. A 9h30 nous sommes rendus à Agerola et nous nous garons sur le parking gratuit situé tout près du départ du sentier très bien indiqué. Très vite le sentier se faufile entre les falaises et le vide, le moindre espace est colonisé par des terrasses vertigineuses qui dégringolent depuis le plus haut de la montagne jusqu'en bas quand c'est possible. Les terrasses supportent essentiellement des cultures viticoles caractérisées par des structures en bois assez massives destinées à supporter la vigne. Des paysans travaillent dans ces parcelles inaccessibles par la route. Le panorama s'étend très loin vers Salerne dans un premier temps puis après le col Serra vers la Punta Campanella et les Faraglioni de Capri. Le sentier chemine entre 500 et 600 mètres d'altitude et offre à certains endroits des vues vertigineuses vers la mer située juste en bas du chemin 500 m plus bas ! Impressionnant. Au bout de 1h45, à la hauteur de la balise n° 5 nous rebroussons chemin, on voit très bien le village de Nocelle, arrivée du sentier des Dieux avant qu'il ne descende vers Positano. Nous croiserons quelques randonneurs sur le chemin. Le temps se voile un peu et quand le vent souffle il fait bien frais. Une table de pique-nique nous tend les bras, un rayon de soleil nous réchauffe et nous croquons à belles dents dans nos paninis maison. Retour à Bomerano vers 13h30, courses alimentaires dans une épicerie et retour à Praiano. 14/03 Beau soleil et ciel bleu. Nous partons vers 10h en direction d'Amalfi tout proche à vol d'oiseau mais bien plus long par cette route toute en épingles à cheveux ! Le parking des bus est déjà bien plein et nous allons nous garer au bout du port dans un parking payant (1€ l'heure). Les Japonais se sont donnés rendez-vous ici, il y en a partout, reconnaissables à leurs couvre-chefs souvent ridicules, à leurs démarches chaloupées et à l'appareil photo prêt à mitrailler tout et n'importe quoi. La petite placette en face du Duomo et la rue principale sont squattées par des touristes de toute nationalité. Les magasins de souvenirs se succèdent proposant tous les mêmes produits touristiques standardisés : produits à base de citrons, pâtes de toutes les formes et de toutes les couleurs, charcuteries locales, fromages etc. Nous commençons par la visite du très original cloître du XII me siècle d'influence arabe avec ses minuscules colonnettes géminées. Des restes de fresques sont encore visibles avec leurs inscriptions grecques et on reconnaît le style du Christ Pantocrator. Nous passons ensuite à l'ancienne église romane transformée en musée avec de beaux objets du haut moyen-âge et de l'orfèvrerie. La crypte et la cathédrale baroques représentent moins d'intérêt pour nous. Nous allons ensuite faire quelques courses pour ne pas être pris en défaut pour le week-end qui s'annonce. Toujours de minuscules épiceries où l'on a du mal à tenir à plus de 4 ou 5 clients tellement c'est étroit, mais l'ambiance y est toujours chaleureuse et conviviale. Retour à la voiture et à Praiano, je pars faire quelques photos depuis la route du haut : très bel éclairage sur la mer à cette heure où le soleil va se coucher derrière l'île de Capri. Retour au studio et dîner aux chandelles (il y a eu une longue panne de courant électrique, mais heureusement le courant a été rétabli pour nous permettre de réchauffer notre pizza.) 15/03 Comme annoncée par l'employée de l'OT il pleut et il fait gris. Vers 11h le temps se lève un peu et nous descendons jusqu'au village pour une petite balade apéritive. Je descends par la via Masa jusque vers la minuscule plage de la Gavitella, située près d'une tour de garde : je ne compte plus les escaliers qui montent et descendent pour arriver jusqu'à la mer ! Dans ce pays les espaces plats sont très rares et les escaliers la seule façon de les relier les uns aux autres. 16/03 Temps toujours un peu gris mais pas trop ! Nous partons pour Ravello tout proche. Nous dépassons Amalfi et grimpons pendant 5 km . Nous nous arrêtons dans la montée pour acheter du limoncello dans une fabrique artisanale. Nous commençons par visiter le Duomo remarquable pour son ambon et sa chaire en marbre revêtus de mosaïques de style byzantin. L'influence orientale est ici manifeste comme elle l'était déjà à Amalfi et à Sorrento. Nous visitons ensuite la Villa Ruffolo : c'est un ensemble de monuments anciens (cloître, tour, réfectoire) et de jardins qui dominent la côte. La vue est magnifique. Le village de Ravello est groupé autour de son église et les maisons sont desservies par des venelles étroites et recouvertes d'arches. Retour à Praiano avec un arrêt photos le long de la côte au lieu dit Furore où un fjord étroit abrite un minuscule port de pêche et quelques maisons accrochées au rocher.
17/03 Départ vers Salerno et le site de Paestum. Nous allons faire nos adieux à Lucia qui en profite pour nous offrir un café et discuter un peu avec nous. Temps moyen, en arrivant à Salerne il pleut, nous retrouvons la grande ville avec ses embarras de circulation, nous arrivons à nous garer tout près du Duomo. Visite de l'intérieur , remarquable par ses deux ambons en mosaïques byzantines, il y a également de beaux sarcophages en pierre calcaire sculptée et des fresques anciennes. Un très beau cloître donne sur la cathédrale. Retour à la voiture et direction Paestum pour une fois la montagne ne longe pas la côte et les nombreuses plages se succèdent ainsi que les hôtels et les campings. Il y a également beaucoup de femmes très court vêtues, qui font le trottoir, téléphone en main droite et parapluie en main gauche ! Nous arrivons à Paestum vers 15h, le temps est toujours gris mais il ne pleut pas. Nous achetons nos billets (10€ pp) et allons visiter d'abord le site qui est immense mais qui est surtout remarquable par ses trois temples, celui d'Athena, celui de Neptune et celui d'Hera. Entre ces trois temples s'étend un forum, un théâtre et un ensemble urbain un peu confus. Nous visitons ensuite le musée : il présente une remarquable frise sculptée représentant les récits mythologiques de la Grèce ancienne ( les travaux d’Hercule) qui décorait les métopes du temple. Il possède également de superbes fresques qui ornaient l'intérieur de nombreux sarcophages du IV et du III siècle avant JC. Nous partons ensuite nous installer dans notre agriturismo Casale Giancesare. C'est une très belle maison de maître qui surplombe la plaine de Paestum et qui est entourée d'oliviers, de vignes. Une grande piscine occupe l'espace central devant la maison. Nous logeons, quant à nous dans une petite dépendance juste à côté de la piscine, c'est l'endroit le plus calme compte tenu des travaux de réhabilitation qui ont été entrepris cet hiver et qui vont déborder un peu sur le printemps. Accueil chaleureux par le fils des propriétaires. Dans la soirée nous allons dîner dans le vieux village de Capacio à 5 mn de voiture de l'agriturismo. Petite trattoria sympathique avec un beau four à pizza et un chef qui officie juste devant ! Pour nous ce sera en antipasti des calamars frits à la chapelure et au citron, des légumes frits pour Monique, ensuite des spaghettis aux fruits de mer et des raviolis à la ricotta di mozzarella, avec du vin, deux desserts on s'en sort à 35€. Retour à l'agriturismo, il fait nuit noire et nous avons un peu de mal à retrouver le chemin qui doit nous mener à bon port. 18/03 Excellent petit-déjeuner dans la belle salle à manger. Nous partons, après avoir fait quelques photos du superbe jardin, en direction du Sud. Nous nous arrêtons d'abord au Caseifico Barlotti, recommandé par notre hôte. C'est une fromagerie adossée à une exploitation d'environs 300 bufflonnes. Nous ferons la visite en même temps qu'un groupe scolaire d'adolescents français. Les conditions d'hygiène sont très strictes pour obtenir une mozzarella de bufflonne de qualité : nous goûterons à la glace au lait de bufflonne au citron et à la noisette : délicieux ! Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plu loin visiter le très beau village d'Agropoli situé à 10 km de Paestum. C'est un village perché regroupé autour de son château et qui domine la mer et la ville basse portuaire. Très beau quartier ancien typique avec églises et vieux palais décatis comme souvent en Italie. Nous reprenons la route et faisons un autre arrêt à Castellabate, autre beau village perché. La route sinueuse continue vers le sud et nous nous arrêterons à Acquafredda di Maratea dans l'après-midi. Installation au B&B Garden house où nous attend Mario le super sympa proprio de ce gîte tout neuf et tout confort. Le fond de l'air est frais mais le soleil perce quand même les nuages. Ce soir nous allons dîner chez Da Pepe, ristorante conseillé par notre hôte : après les bruschetti nous prenons une variété d'antipasti et des fritures de poissons avec des frites et des brocolis. 19/03 Départ vers la ville de Maratea 10 km plus au sud et son fameux Christ style Corcovado qui domine la côte tout en haut du cap, perché à 300 m au dessus de la mer : route impressionnante, un peu de brume mais la vue de là haut est vraiment belle (l'accès au Christ est en travaux comme beaucoup de sites en ce moment). Nous continuons cette fois en direction du Nord vers Padula et sa fameuse chartreuse, la plus grande d'Italie. C'est un immense quadrilatère occupé par plusieurs églises, cloîtres et dépendances diverses. L'église d'un baroque triomphant est typique du style avec ses colonnes blanches torsadées avec fruits et angelots, ses plafonds peints et dorés. Le reste est assez froid et d'une rigueur toute militaire. Nous reprenons par une bonne route en direction de Potenza puis descendons vers le sud dans la vallée avant de monter par une route sinueuse jusqu'à Castelmezzano, village situé à plus de 1000 mètres en position d'abri sous les grandes falaises des Dolomites lucaniennes. Nous avons un peu de mal à trouver notre BB « le balcone degli Dolomiti » mais après nous être renseignés nous le trouvons juste à la sortie du tunnel à gauche. C'est une grande maison en travaux (encore !) qui domine le village. L'appartement est tout neuf, de style montagnard avec tout le confort, il y fait bien chaud ce qui est important vu que le fond de l'air est plutôt froid. Après nous être un peu baladés dans ce village authentique nous allons nous reposer à l'hôtel avant de redescendre pour dîner : entreprise plus difficile qu'il n'y paraît car les deux seuls restaurants répertoriés sont fermés, heureusement il reste un traiteur qui fait et vend des pizzas à consommer sur place sur un tabouret entre le comptoir et la porte d'entrée ! Quand on a faim tout fait profit... la vision nocturne du village éclairé que l'on a en arrivant du haut est magique : avec ses petites lumières on croirait une maquette éclairée ou une crèche au temps de Noël. 20/03 Petit déjeuner campagnard avec œufs et charcuterie, ça nous change des petits-déjeuners sucrés habituels. Nous descendons vers le village en voiture et prenons tout en bas la route qui mène à Pietrapertosa. Belle route sinueuse qui en 12 km nous amène au deuxième village perché du coin. Même configuration en position d'abri sous les falaises dolomitiques. Village tout aussi typique que Castelmezzano mais plus animé et plus grand. Balade tout autour du village puis nous repartons en direction de Matera distant de 80 km à peu près par une belle route à 4 voies. À midi nous voilà à Matera, nous trouvons facilement l'hôtel del Campo (****) que nous avons réservé à prix doux (65€ la nuit avec petit déjeuner)) il y a quelque temps. Vers 14h nous reprenons la voiture jusqu'en ville et allons découvrir les « Sassi » les fameuses habitations troglodytiques de la vieille ville. Nous allons ainsi nous promener depuis la piazza Pascoli jusqu'au Duomo en empruntant la via panoramica qui offre de très belles vues sur le quartier des sassi. Nous visiterons également deux églises troglodytiques recouvertes de fresques du XII au XVI ème siècle (Madonna de Idris et San Lucia alle Malve) dans un style très byzantin qui nous rappelle les églises vues en Turquie (Cappadoce) à Chypre ou en Grèce. Dîner au ristorante Il terrazzino indiqué dans un guide : bonne adresse, à 20h le restaurant est quasiment complet, bonne cuisine traditionnelle : nous goûterons aux orechiette al tegamino et à des plats d'agneau. Le tout arrosé par un vin local de l'Aglianico. 21/03 Après un très bon petit déjeuner complet (avec jambon et fromage) nous partons en voiture et nous nous garons près du centre ville de là nous allons d'abord visiter la fameuse citerne Palombaro Lungo creusée dans le tuf dès le 10 e siècle puis régulièrement agrandie jusqu'au 19 e siècle, oubliée et redécouverte au milieu du 20 e siècle. La visite vaut la peine et on descend par des escaliers métalliques jusqu'au fond de la citerne qui a été chaulée et revêtue pour l'imperméabiliser. Nous nous promenons ensuite dans les sassi et allons visiter notre troisième église rupestre San Petro Barisano : elle est assez grande avec plusieurs nefs, quelques fresques mais surtout une crypte sur plusieurs niveaux et avec de nombreuses niches où l'on installait les cadavres des moines pour qu'ils y « dégouttent » avant de les enterrer ! Balade dans les sassi et déjeuner à l'Osteria Malatesta via San Biagio, c'est une petite trattoria à prix très doux où la plupart des plats sont à base de légumes avec peu de produits carnés : c'était excellent et pas cher (22,50 € pour les deux avec trois plats et ½ litre de vin). 22/03 Temps gris, fortes bourrasques de vent la journée s'annonce désagréable. En quittant l'hôtel je prends la route vers Laterza sachant qu'à une bifurcation sur la droite une route en cul de sac permet de voir Matera à partir d'un mirador de l'autre côté du Sasso Caveoso. Nous la trouvons sans problème et allons faire quelques photos malgré un vent violent, dommage qu'il n'y ait pas de soleil ! Nous reprenons la route vers Altamura où nous nous arrêtons pour voir la cathédrale : il commence à pleuvoir belle église tout en pierres blanches : très beau porche entièrement sculpté dans une belle teinte ocre, belle rosace, grands écussons à l'espagnole. Nous visitons rapidement l'intérieur, c'est l'heure de la messe dominicale, intérieur baroque classique. Nous continuons vers Ruvo di Puglia longeant des champs de céréales et beaucoup d'oliveraies et de vignes. Les champs sont bien entretenus et entourés de beaux murs de pierres sèches. On voit près de Puglia nos premiers trullis. Arrivée à Ruvo di Puglia nous nous installons dans notre B&B Casa Dolce, c'est un superbe B&B tout neuf installé dans une maison récente avec un beau jardin, notre chambre et notre sdb sont propres et fonctionnelles et nous avons accès à une pièce commune avec coin cuisine et boissons chaudes à disposition, les hôtes sont très agréables et de bon conseil. Malgré le temps incertain nous partons visiter le château de Castel del Monte, œuvre ésotérique et symbolique de Frédéric II, construction octogonale basée sur la répétition du chiffre 8 à de nombreuses reprises : le château occupe une éminence d'où la vue sur les environs, par temps clair, doit être belle ce qui n'est vraiment pas le cas aujourd'hui. À l'intérieur du château les huit pièces du rez-de-chaussée ainsi que celle à l'étage sont toutes identiques et reliées les unes aux autres de la même façon. Nous continuons notre route vers Barletta. Nous nous rapprochons d'un ciel noir et la pluie redouble de violence. Je fais le tour de la cathédrale pour constater qu'elle est fermée. Comme elle risque de n'ouvrir que dans 2 heures et qu'il pleut à verse, nous décidons de rentrée à Puglia. Nous ressortons un peu plus tard découvrir la ville et surtout la cathédrale de style roman apulien comme la plupart des églises du coin. Belle pierre blanche, beau portail et un toit avec deux pentes symétriques assez raides. À l'intérieur il y a beaucoup de monde, on dirait qu'ils fêtent les communions privées, à voir les enfants avec leurs surplis blancs. Retour au B&B. Nous ressortons vers 20h pour dîner à la Tabernetta, restaurant conseillé par nos hôtes. Belle salle voûtée, beau choix, prix très doux : en entrée nous aurons de la focaccia, des orrecchiete alle cime di rape (navets) des raviolis triangulaires à la mozzarella, deux brochettes de saucisses, des patates, des légumes grillés, des brocolis recouverts de purée de fèves, ½ litre devin, 1 bouteille d'eau, le tout pour 35 €. Comme il pleut fortement nos hôtes viennent nous chercher en voiture au restaurant, service VIP ! 23/03 Excellent petit-déjeuner (salé et sucré), dehors malheureusement il pleut. Nous quittons la Casa Dolce, la bien nommée avec leurs sympathiques propriétaires pour essayer d'aller visiter quelques églises romanes du circuit initié hier. Premier arrêt à Trani, c'est toujours un peu compliqué pour se garer en voiture dans ces vieilles villes aux rues étroites, aux places limitées et aux emplacements de parking pas toujours clairs entre les bandes jaunes, bleues, les places réservées aux résidents etc. Finalement nous nous garons tout prêt de la cathédrale qui se dresse face à la mer elle est d'une belle couleur ivoire construite avec la belle pierre de la région. Le porche très sculpté est magnifique et la crypte principale ressemble à une forêt de colonnes. La nef supérieure est très claire et dépouillée ce qui frappe dans une Italie qui aime bien la profusion baroque avec ses débordements et ses couleurs. La pluie a cessé et nous permet de visiter sans être trempés jusqu'aux os. Nous repartons en direction de Molfetta, autre ville réputée pour sa cathédrale, elle aussi difficile à trouver mais en demandant on y arrive, elle est située en bord de mer comme celle de Trani et se dresse fièrement face aux flots. Pour terminer nous nous arrêtons à Bitonto, toujours pour voir une cathédrale, cachée elle aussi dans la vieille ville : elle est fermée, il pleut mais l'extérieur vaut quand même la peine d'être vu, une belle loggia sculptée se déploie en hauteur sous le toit. Vers 15h nous arrivons à Fasano et trouvons rapidement Il Nido, notre hébergement situé entre Fasano et Locorotondo. Les propriétaires qui nous attendaient nous font visiter ce bel appartement en forme de trullo dans la belle campagne de ce coin des Pouilles. 24/03 Petit-déjeuner dans notre cuisine, le ciel bien que gris n'est pas menaçant, il ne pleut pas. Nous partons vers 9h en direction d'Alberobello, la fameuse ville aux trulli : ce sont ces fameuses constructions aux toits coniques réalisés en pierre sèche blanche calcaire de la région. Nous en avions vu quelques uns éparpillés dans la campagne hier en arrivant. Alberobello en compte plus d'un millier qui pour certains datent de plusieurs siècles. Si certains ont été transformés en attraction touristique (magasins de souvenirs, restaurants, studios à louer) d'autres sont toujours habités par les gens du crû. Nous allons arpenter ainsi les différentes quartiers de la ville des plus authentiques au plus touristiques. Nous continuons notre route vers la mer et la ville de Polignano al Mare, petit port situé sur une falaise creusée par des belles grottes battues par les vagues d'un bleu profond. On accède au vieux quartier par une unique porte massive ouverte dans la muraille du XIV e siècle. Les rues du vieux port sont toutes en damier et les maisons à deux étages similaires les unes aux autres, construites toutes dans cette fameuse pierre blanche. Retour par la belle campagne vers Fasano et notre trullo. 25/03 Bourrasques de vent et de pluie une bonne partie de la nuit, le vent souffle et siffle sur notre trullo ! Nous partons au moment d’une accalmie en direction de Martina Franca en traversant cette superbe campagne où les oliveraies succèdent aux trulli, les uns plus beaux que les autres. A Martina Franca nous nous garons près du centre ville. Visite sous un ciel gris mais sans pluie : – du Palazzo Ducale, bâtiment massif et carré typiquement italien, – de la vieille ville avec quelques beaux palais baroques certains un peu défraîchis, – De la très belle place de l'Immacolata en demi-cercle. – De la très belle basilique San Martino remarquable par sa façade baroque et son portail sculpté où apparaît la scène du manteau que St-Martin offre à un indigent. Nous, nous nous offrons une pause café et pâtisseries au caffé Tripoli, réputé pour ses gâteaux. Puis nous reprenons la voiture vers la ville d'Ostuni toute proche et profitons de la belle route pour faire quelques photos de superbes trulli isolés dans les champs et les vergers. Visite d'Ostuni, ville blanche très andalouse avec ses ruelles sinueuses qui montent et descendent. Très belle cathédrale de style gothique tardif avec une magnifique rosace sculptée dans un style proche du style manuélin. Première rencontre de touristes français qui visitent en camping-car l'Italie. Retour au trullo en passant par Fasano. 26/03 Départ vers 10h de Locorotondo, temps mitigé mais il ne pleut pas, premier arrêt non prévu pour réparer un pneu qui perdait de l'air depuis deux jours à cause d'un clou ! 10 mn plus tard et avec 10 € de moins dans le porte-monnaie, nous partons vers Massafra notre prochain arrêt pour visiter une... église bien évidemment mais accrochée au bord de la gravina (ravin) et réputée pour sa crypte rupestre primitive recouverte de fresques du XII e siècle et à côté une grotte préhistorique datée du V e millénaire avant JC. Par chance nous avons pu tout visiter, un guide volontaire et passionné nous ayant proposé de rejoindre le couple avec qui il avait commencé la visite. Nous sommes repartis en direction de Taranto puis de Lecce où nous attendait notre hôte pour nous guider jusqu'à notre chalet perdu dans la nature près de Torre Chianca, petite station balnéaire au bord de l'Adriatique. Notre chalet tout en bois est construit dans un bosquet près de la mer : malgré sa petite taille on y trouve tout : cuisine tout confort, sdb, 2 chambres à coucher, le tout est très propre et de très bon goût, nous bénéficions d'une terrasse, d'un barbecue et d'un bout de jardin : super ! De plus nos hôtes nous on réservé une surprise en nous offrant quasiment le déjeuner en garnissant notre table de victuailles : olives, petits oignons à l'huile, fromages, pains, une bouteille de vin, un plateau de mandarines et de petits œufs de pâques ! 27/03 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue de plus belle durant notre petit-déjeuner. Nous attendons un peu, histoire de voir comment ça va évoluer puis décidons malgré tout de bouger. Nous prenons la route en direction de Lecce distant de 6 km. Avec la pluie qui tombe tout le monde se déplace en voiture et c'est le bordel : voitures garées en double file, manœuvres douteuses, places de parking prises d'assaut, finalement nous en trouvons une par chance près du château. Il est midi, toutes les églises sont fermées, nous allons par acquis de conscience nous promener, sous la pluie, autour de la place Sant'Oronzo avec son amphithéâtre romain et sa belle colonne. Nous continuons vers la piazza Duomo, visitant au passage l'église ouverte de Sant'Irene avec ses autels baroques quasiment roccoco. Mais la visite sous une pluie battante perd très vite de son charme : plan de la ville trempé et illisible, objectif de l'appareil photo mouillé qui fait se « dégouliner » les palais et les églises, lunettes trempées, les pieds aussi car les gouttières se vident sur les trottoirs qui sont bien incapables d'absorber ce trop plein d'eau qui ne sait où s'écouler. Retour à la casetta , dehors il pleut sans arrêt. 28/03 Ce matin le vent souffle mais a éloigné les plus gros nuages, il fait gris clair ce qui est une amélioration réelle ! Nous partons en voiture faire le tour du talon de la botte italienne. Nous commençons par rejoindre la mer à la hauteur de Frigole près de notre casetta et descendons vers le sud avec un premier arrêt à Otrante. Belle ville fortifiée en bord de mer. Sa cathédrale est remarquable pour trois raisons : une superbe mosaïque du XI e siècle de 25 x 54 mètres couvre le sol et évoque des scènes bibliques et les signes du zodiaque. Un superbe plafond à caissons dorés recouvre la nef centrale, enfin au sous-sol une magnifique crypte soutenue par plus de 50 colonnes de marbre de couleur différente. Il y règne une atmosphère de recueillement due entre autres à l'éclairage discret qui a été installé sur chaque colonne. Nous continuons la visite de la ville où nous retrouvons le même type de palais et d'églises baroques qu'à Lecce, d’une belle pierre de couleur ocre jaune voire orange suivant l'éclairage du soleil. Puis nous longeons la mer Adriatique depuis Otrante jusqu'au bout de la péninsule à Santa Maria de Leuca. La route domine par endroits la mer et offre de beaux points de vue sur la côte. On pourrait se croire en Corse, dans le sud de l'Espagne où en Grèce, comme quoi il y a vraiment une identité méditerranéenne qui dépasse les frontières nationales. Arrivés au bout du bout de la botte nous laissons notre regard se perdre vers le Sud en direction de la Grèce ou de la Libye. Nous remontons du côté cette fois de la mer Ionienne. Dans les champs on trouve des espèces de trulli tronqués, sans toit mais construits de la même façon avec des pierres sèches et de forme circulaire. Beaucoup d'oliveraies et d'autres cultures. Nous visitons ensuite la ville de Gallipoli, d'origine grecque (Kale poli) et cela se voit en se promenant dans la vieille ville. Une fois de plus, nous ne pourrons visiter l'intérieur des églises, on se contentera de l'extérieur et la cathédrale Sant'Agata dispose de beaux atouts extérieurs : belle rosace, façade sculptée. La vieille ville occupe en fait une île reliée au continent par un pont. Comme d'habitude, vieux palais aux façades plus ou moins défraîchies, petites ruelles étroites et sinueuses dans lesquelles on se perd facilement. Retour à Lecce dans notre casetta. 29/03 Dernière journée ! Enfin un soleil franc et massif ! Nous allons revisiter la ville de Lecce. Il y a du monde en ville, c’est le dimanche des Rameaux et il fait beau. Sur la place Sant’Oronzo des manifestants protestent contre l’éventualité de l’arrachage des oliviers malades d’une bactérie par leur remplacement par des oliviers transgéniques de Monsanto. Dans les églises les fidèles portent tous des rameaux d’olivier que des vendeurs ambulants proposent devant les églises. C’est jour de fête, les bars sont pleins et les enfants s’amusent dans la rue. Nous profitons du peu de temps qu’il nous reste pour visiter quelques églises avant qu’elles ne ferment à midi. La basilique Santa Croce, œuvre en partie du célèbre artiste Francesco Zimbalo, est l’une des plus belles : le baroque le plus pur s’y déploie dans toute son exubérance, tant sur la façade qu’à l’intérieur. Je profite du soleil revenu pour faire les photos que je n’ai pu faire il y a quelques jours effectivement avec l’éclairage du soleil les façades des palais et des églises prennent une teinte jaune ocre du plus bel effet. Vers 14h nous allons déjeuner dans une trattoria sans prétention près de l’Arco di Prato (menu complet à 16 €). Puis c’est le retour vers la casetta pour y récupérer nos valises et le départ pour l’aéroport de Brindisi tout proche (40 km). Décollage dans les temps (19h30) pour 2h de vol sans histoires jusqu’à Mulhouse/Bâle.
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Impression générale La Campanie, la Basilicate et les Pouilles sont de belles régions authentiques et peu visitées: si certaines portions du littoral ont été inévitablement bétonnées, mais on est loin des excès de la côte méditerranéenne espagnole, le reste de ces régions à l’exception de la côte amalfitaine, peine à exploiter un potentiel touristique pourtant riche et original (Matera, vallée des trulli, Dolomites lucaniennes). Autant dire qu’au mois de mars nous étions souvent seuls tant dans les gîtes que pour visiter les villes. Ces régions du sud sont essentiellement rurales, dominées par les cultures arboricoles : oliviers, fruitiers, vigne et les cultures vivrières (artichauts, fenouils, fèves en cette saison, céréales, ), peu d'industrie sauf dans les grandes villes (Tarento, Salerno, Brindisi, Bari). On se sent évidemment pleinement en Italie, mais en même temps ce n’est pas l’Italie que l’on connait traditionnellement à l’image de Rome, Florence, Venise, etc., et cela donne à ces régions du sud un cachet tout particulier que nous avons bien apprécié.
Nos contacts avec les locaux, nos hôtes ou les commerçants que nous avons côtoyés, ont toujours été très enrichissants et très agréables : nos hôtes ont tous été d’une gentillesse touchante, nous rendant service dès que possible, faisant tout pour nous rendre le séjour agréable, loin de toute considération commerciale. Les petits gestes gratuits, comme offrir des fruits, vous faire goûter aux spécialités locales ont été nombreux.
Autres impressions Dans les hôtels et les appartements : Les locations et hôtels réservés sont neufs ou on été récemment réhabilités Je ne sais si le nombre des interrupteurs électriques est un élément de prestige social, mais l'inflation de ces blocs d'interrupteurs souvent mal placés fait que l'on ne sait jamais lequel utiliser pour éteindre ou allumer les nombreuses lumières, ainsi à Castelmezzano il n'y avait pas moins de 4 à 5 blocs (de plus de couleur noire difficile à repérer) dans une même pièce mais qui servaient aussi pour l’éclairage des pièces adjacentes ! Le bidet reste une institution sûre dans les sdb italiennes. Toutes les sdb que nous avons utilisées avaient été refaites à neuf avec douches et même baignoire à multi-jet pulsé ! Toutes d’une propreté irréprochable . Le petit-déjeuner reste invariablement sucré avec les incontournables « cornettos »(croissants) Sur la route : La conduite des sudistes est un sujet sans fin : ils ne respectent ni les limitations de vitesse ni les simples ou doubles lignes d’interdiction de dépasser bien au contraire…il faut dire qu’à leur décharge les lignes sont souvent continues et les possibilités de dépasser, sans enfreindre le code de la route, sont limitées. Ils se garent n'importe où, n'importe comment, sans clignotant (ils ne connaissent pas les clignotants). Ils sont seuls au monde et peuvent ouvrir leur porte sans regarder, s’engager sans hésiter dans une rue où ils n’ont pas la priorité, etc. Un certain nombre de routes sont en très mauvais état avec nids de poules, ornières diverses, revêtements qui se déforment... Les panneaux d'indication sont souvent mal placés, ou alors il y en a tellement comme dans certaines villes qu'il faudrait s'arrêter 3 mn pour tout lire ! Je me pose des questions sur le sérieux des mises à jour et des saisies des routes italiennes sur mon GPS. Soit il veut me faire traverser une voie ferrée continue, soit il me fait tourner dans une rue qui n'existe pas ou bien elle est à sens unique, etc. Une autre fois il me propose un chemin empierré même pas carrossable ! Enfin sur un trajet avéré de 90 km réels, il me calcule un itinéraire de 150 km ! Le triporteur (Vespa ou Piaggio) ou la mini-camionnette restent des valeurs sûres sur les petites routes du sud, où dans les ruelles étroites des villes. Chaque espace, soit pour se garer, soit pour admirer un point de vue, aussi petit soit-il est systématiquement transformé en décharge sauvags et le vent s’en donne à cœur joie pour étaler ces immondices un peu partout. Dans les villes beaucoup de façades de vieux palais sont plus que défraîchies, l'extérieur apparemment compte moins que l'intérieur.
Pour voir les photos vous avez le choix entre 2 liens différents qui apparemment renvoient vers le même album et les mêmes fonctionnalités.
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