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Tamil Nadu et Kerala en août 2008 English translation pending
by Coeuralouest · 2008-03-17 · 29 replies
Comme promis j'ouvre un nouveau post plus précis car nous beaucoup évolué depuis ma première discussion!!! 😉 Nous avons les billets! 🙂 Et encore une fois merci à ce merveilleux forum sans qui j'aurai abandonné car je ne trouvais rien🤪 Bref Paris - Bombay le 06/08/2008, arrivée le 07/08/2008. Sur place (encore un bon conseil de Stalingrad je crois😉) nous prendrons un vol Bombay - Madras...

Nous avons aussi fait une réservation (par mail, j'attends la confirmation) pour une voiture avec chauffeur chez mokshatours (recommandé par quelques voyageurs). Du coup, je fais encore appel à vous (ça devient une habitude hein! 😛) pour le circuit...

Au départ de Chennai puis 18 jours aprés retour à Chennai. Je lis et relis les sujets du forum et j'ai trop trop de mal à choisir. Si ça ne tenait qu'à moi, on y resterai plus longtemps.... Alors pour situer un peu les babaches que nous sommes... (ça vous rappelle quelque chose!?😄), je précise que nous sommes 4: une vieille de 32 ans (moi!) avec 3 petits jeunes de 23 ans 🤪 dont 2 pour qui c'est le premier voyage!! La classe nan commencer par l'Inde! C'est un trip moins sportif que le Pérou (ben allez voir mon carnet de voyage... en construction oui c'est vrai il est pas fini😕), plus culturel dirons nous...

Alors Messieurs Mesdames les amoureux de l'Inde du Sud, je suis toute ouïe... quels sont les incontournables. Allez y je prends des notes!! 😏
Arnaque aux bijoux en Thaïlande: un rabatteur français English translation pending
by Estelle999 · 2007-12-19 · 51 replies
l histoire d estelle et olivier ce 16 decembre 2007; dernier jour en thailande a bangkok...

depart de l hotel a midi...direction kao san road pour acheter un tee shirt convenable pour la visite de wat prah kao...arrives au bout de la rue, recherche du parcours approprie pour se rendre a l entree du temple.un peu derouté par cette jungle routiere...effectivement nous avons l'air perdu...un thai, sois disant prof d anglais nous aborde de maniere tres symphatique...un autre couple d etranger cherchant son chemin aussi est pres de nous...quelle chance ils ont eu d eviter la discussion avec ce "fameux" prof anglais. tres sympathique de prime a bord, il nous indique le chemin pour l entree du fameux temple...puis il engage la conversation sur d autres parcours a faire...petit un, un temple particulier: watsomanat; petit 2: un festival pour le roi sous le nom de watin; et enfin troisieme etape: le fameux SNP, export center. et comme par hasard un tuk tuk fait son apparition...le prof negociant le prix pour nous..."quelle aubaine"... nous nous sommes donc rendu a l etape numero un: le temple. et la, a l entree un francais, suivit d une anglo saxonne, nous ont emboite le pas. et sans preambule particulier; le francais s est adresse a nous: genre "ha" vous etes francais...etc...et il s est "sympathiquement" incruste dans notre visite, nous expliquant qu il connaissait bien le thailande...de la il a meme fait le "guide" touristique en nous donnant des explications sur le fonctionnement des temples et des defunts thais incineres...entre temps, la "touriste" anglosaxonne avait disparu...reflexion a posteriori pigeons anglofrancais ou anglosaxon...?car ils ont fait leur apparition en meme temps, voir cote a cote. pour info, j avais une certaine discussion avec mon mari, ce qui m a fait preter attention a leur apparition cote a cote...que malheureusement je n ai pas su interpreter... donc dans le temple le gars a ete tres sympa, nous racontant un peu sa vie, originaire de nantes, travaillant durant l ete sur les marches, prospectant durant notre hiver les fringues et autres choses qu il pouvait vendre en france, ainsi que les bijoux: a savoir 3 pieces maxi pour une valeur de 5000 euros max.facture a l appui, de ses voyages au laos et en indonesie, de ses enfants, etc...nous parlant aussi d autres magasins en dehors du fameux mbk, pour faire des achats vraiment competitifs...puis nous rejoignons notre tuk tuk, un certain temps s etait ecoule et nous pensions abuser du temps imparti de la ballade... et la notre "chauffeur" nous incite à nous rendre directement a l etape numero 3, a savoir snp, alors que la seconde etape prevoyait un "festival".on s est dit, en toute naivete, c est peut etre plus court comme ca pour lui et apres il nous emmene au festival...question de geographie routiere... et la il nous depose a la fameuse bijouterie snp.perso je ne m attendais pas a ca.peut etre que mon anglais n est pas au point, certainement meme, mais je n avais pas compris ca.je pensais, vu la maniere dont ca avait ete expose par le soit disant prof d anglais, qu il s agissait d un centre commercial...la suite, nous la connaissons tous: achat de bijoux a une valeur dix fois surevaluee... ce que nous devons vous dire c est que l an dernier, nous avons ete accostes de la meme maniere dans un autre temple, mais cette fois, d abord par un thai puis aussi par un francais, mais lui lyonnais... en y repensant, les deux thais portaient une grosse bague, certie d une pierre, a leur doigt... et en y repensant encore, que nous avons ete stupides... mais nous ne tenons pas a en rester la, je vous adresse la copie d une lettre envoyee a plusieurs personnes victimes de ce nantais: dont je remets la photo en ligne...avis aux dupes... une precision tout de meme, nous n avons pas pris cette photo nous meme.nous l avons trouvee par hasard en "sautant" de lien en lien sur les sujets relatifs a cette arnaque. je ne vous fait pas part de notre stupeur quand nous avons decouvert cette photo...!

http://www.geocities.com/..._francais_Nyon_1.jpg Bonjour,

Mon mari et moi sommes également victimes d'une arnaque aux bijoux. De fil en aiguille, parcourant plusieurs sites nous sommes tombés sur la description avec photo de ce fameux francais...qui nous rapelle étrangement le votre... Même si nous ne pouvons nous faire rembourser, nous ne tenons pas à en rester la. Nous avons déjà entrepris des démarches auprès de la police française, de l'ambassade thailandaise, du ministère des affaires étrangères en france, du ministère du commerce en thailande, d'une lettre adressée au roi, ainsi qu' à quelques journaux étrangers en thailande. Même si cela n'abouti à pas grand chose, c'est déjà une manière de réagir face à cette escroquerie...Si celà perdure depuis aussi longtemps c'est que personne n'a peut être jamais entrepris les démarches... Je vous sollicite pour vous joindre à nous comme témoins et victimes...c' est certainement de la naïveté mais nous aimons à croire que l'union fait la force... C'est un pays fabuleux, et c'est vraiment dommage que son image et la découverte de sa culture et de sa population(chaque rencontre pouvant devenir intéressée et devenir paranoïaque) soit atteinte par ce genre de pratique... Nous ne vous demandons que votre soutient en tant que victime dans nos démarches, comme vous le savez l'union fait la force...plus qu'une question d'argent, c 'est une question de principe!

La colère est en nous tous car chacun d'entre nous s'est fait duper. et à postériori on se dit que l'on à vraiment été naif....oui c'est vrai, pourquoi, comment...la question n'est plus là... La question est: avez vous envie d'en rester là...?n'avez vous pas envie de réagir face a cette ignominie? A quoi celà vous engage t il? je comprends cette question car mon mari et moi même nous la posons. Cela nous engage à la reconnaisance d'un préjudice, plus morale que financier. Pourquoi devrions nous porter ce "fardeau" à la place des vrais coupables...?

Dans l'attente de votre réaction et/ou votre soutien pour appuyer nos démarches....

Estelle et Olivier

estelle.ruaberchera@hotmail.fr guyot_olivier@yahoo.fr
Sécurité au Salvador English translation pending
by Marieetpat · 2007-10-21 · 74 replies
Bonjour,

Nous songeons mon copain et moi aller au Salvador au début Décembre prochain. Nous en avons fait part à quelques uns de nos clients ( dans notre restaurant ) et plusieurs nous ont mentionnés que ce n'étais pas un pays très sécuritaire. De notre coté, on se dit que cela ne doit pas être plus pire qu'ailleurs et que nous avons juste à être vigilant comme d'habitude. De toutes façons, nous prévoyons séjourner au Royal Decameron Salinitas et faire des excursions avec guide.

Si quelqu'un est aller dernièrement, vos commentaires seraient appréciés !!

S.V.P. répondez nous rapidement car devons réserver bientôt !!!

Merci !
Voyage au bout de la Belgique English translation pending
by Migrador · 2007-09-28 · 90 replies
Voyage au bout de la Belgique.

Au vu de l’actualité birmane, on en vient à oublier ce petit état qui se déchire au cœur de l’Europe : la Belgique. Je ne suis pas né dans ce pays, je n’en ai pas la nationalité, ma culture est ailleurs, mais mon cœur est bien en Belgique. Je dis toujours autour de moi : « je ne suis pas belge, mais je suis bruxellois ».

Alors que se passe-t-il ici ? Deux communautés semblent se déchirer : les francophones et les flamands. Mais quand je me balade dans la capitale, quand je parle aux gens, on a l’impression que rien ne se passe. Du coup, on ouvre les journaux, on regarde la télévision et on a l’impression d’assister à la fin annoncée du pays. Vous me direz que vivant à Bruxelles, je ne peux sentir la tension des flamands et des francophones. Possible.

Pour ceux qui l’ignorent, Bruxelles est une région dans la partie flamande du pays (la Flandre), elle est la capitale du pays et de la Flandre, mais elle est peuplée à 90% de francophones. Le pays semble ne tenir qu’à un fil, le nord voulant une séparation du sud. Bruxelles et sa périphérie restent les principales pierres d’achoppement et la victime collatérale des combats qui heureusement se font sans sang. Les autres principaux obstacles à la séparation du pays sont le paiement de la dette publique belge, la sécurité sociale et les régimes de pension.

La Belgique est une monarchie constitutionnelle gouvernée sous un régime fédéral avec 3 régions : La Flandre, La Wallonie et Bruxelles. Elle est peuplée d’environ 10 millions de personnes. Les flamands représentent 60% de la population belge, les francophones 40% (dont 1 million de bruxellois et 3 millions de wallons). Expliquer à un français ou à un quidam non belge ce qu’il se passe ici est un vrai casse-tête tellement la situation est compliquée et parfois surréaliste. Car le pays l’est.

Alors quoi ? En gros, ça fait 110 jours que le pays est sans gouvernement. Un « formateur » a été nommé pour former le gouvernement. Il n’y arrive pas pour le moment. Les flamands ont des revendications inacceptables pour les francophones : séparation de la sécurité sociale (ils ne veulent pas payer le chômage pour les wallons « fainéants » comme ils disent) garder le régime des pensions en national (normal il y a plus de pensionnés dans le nord que le sud, et c’est le sud qui paie en partie pour le nord) et ils veulent scission de l’arrondissement Bruxelles-Halle-Vilvorde. Bref, les flamands veulent le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.

Ce qui coince maintenant se sont ce qu’ils nomment les problèmes «communautaires», c’est à dire la scission de l’arrondissement Bruxelles-Halle-Vilvorde (BHV). Mais c’est quoi ce bazaaard? C’est une zone de vote qui contient Bruxelles et toute sa périphérie. A noter ici que les principales richesses de Belgique se produisent dans la capitale, mais que ceux qui ont la richesse vivent dans cette périphérie. C’est exactement l’inverse d’une ville comme Paris. Ici, les pauvres vivent dans la ville, les riches dehors et viennent y travailler tous les jours.

Ce qui me troue le cul quand même c'est ceci:

* Bruxelles est la région la plus pauvre de Belgique au niveau de revenu moyen par habitant.

* Aucune des communes de Bruxelles ne figure dans les 20 communes les plus riches de Belgique.

* 4 communes de Bruxelles figurent dans les 10 plus pauvres (avec Bruxelles ville qui occupe la triste 11eme place de la ville la plus pauvre en 2005). Les 3 premières places des communes les plus pauvres de Belgique étant occupées par des communes bruxelloises...

* Le Brabant Flamand et Wallon (là où résident principalement les navetteurs venant travailler à Bruxelles) sont les provinces les plus riches de Belgique.

D'après les chiffres officiels, vous pouvez les consulter ici:
http://statbel.fgov.be/downloads/provregfisc2004_fr.pdf.

Et oui, la Capitale de l'Union Européenne est une des villes les plus pauvres, des plus sales, des plus mal entretenues, des écoles les plus vétustes, des infrastructures les plus archaïques de son propre pays...



Je précise tout ça puisque c’est bien Bruxelles et les votes francophones des habitants de la périphérie (BHV) qui sont en jeu. En gros près de 200.000 francophones vivent en territoire flamand dans cette périphérie (BHV). Depuis près de 40 ans, les francophones ont petit à petit investit la banlieue bruxelloise au grand damne des flamands qui y voient une ingérence dans leur souveraineté flamande : en Flandres on est flamand et on parle flamand.

Sauf que près de deux communes sont très majoritairement francophones et quelques autres pas loin de l’être. Les flamands ont donc peur de se voir dépossédés de leurs terres en cas de scission du pays. Ils veulent donc casser l’arrondissement de vote (BHV) et faire de la périphérie Bruxelloise un territoire exclusivement flamand. Comme ça en cas de scission, ils ont la périphérie de Bruxelles. Bruxelles se retrouverait isolée en territoire flamand. Mais Bruxelles est aussi la capitale de la Flandres. Pourrait-on concevoir un pays dont la capitale est située dans un autre pays? Vous voyez l’astuce et la subtilité?

Le cas de Bruxelles est très intéressant puisque d’autres pays, d’autres séparatistes rodent en Europe : la Corse, la Catalogne, le Pays Basque, L’Irlande, l’Ecosse, etc. Si d’aventure une scission devait se produire, je vous mets dans le mille que d’autres voudront passer dans la brèche.

Je ne sais pas si tout ça est clair, j’ai fait des approximations et des raccourcis osés (désolé les puristes) pour faire comprendre les choses. Si vous avez des questions…

Le but de ce topic est de commenter ce qu’il se passe dans ce petit pays en ébullition coincé entre plusieurs pays qui me fait parfois penser à un petit village de gaulois coincés par les romains… C’est un voyage au bout de la Belgique, comme on irait au bout de sa rue chercher un paquet de frites tout en regardant les drapeaux fleurir un peu partout et au balcon de Madame Vanpieperzeel.

Cambodge... pas si formidable que ça English translation pending
by Karouib · 2007-09-08 · 188 replies
J'ai passé 3 semaines au Cambodge et franchement, les problèmes que j'ai rencontrés là-bas pèse lourdement sur mon appréciation de ce pays. Je suis allé à Sieam Reap depuis la Thailande, puis Phnom Penh, Sianouk ville, Kampot et Kep. On a essayé de m'arnaquer constamment (parfois violemment). Je n'ai pas trouvé l'accueil excellent, sauf lorsque je sortais quelques billets verts. Les prix sont démesurés par rapport au service fournit (lorsque l'on vient de Thaïlande, la différence est flagrante). Bref un voyage qui ne m'a pas vraiment laissé une excellente impression (contrairement à la Thaïlande et le Laos). Les Cambodgiens devraient essayer de traiter les touristes comme des être humains et non des gros portefeuilles sur patte.

Sinon, oui il y a de beau sites (Angkor et Bogkor notamment) et on reste rêveur en imaginant la grandeur qu'a pu atteindre l'empire Khmer, il y a un millénaire de cela. Il ne leur reste que les ruines malheureusement.

Désolé pour ce post un peu sombre, j'espère que d'autres personnes on gardé un souvenir plus gai de leur voyage au Cambodge.

Badis
Femme seule en Inde English translation pending
by KC · 2007-07-22 · 11 replies
Bonjour à vous chères demoiselles,

Ce message s'adresse aux filles qui ont eu une expérience de voyage en Inde. Je voudais recueillir vos impressions générales sur comment vous avez trouvé lvotre périple là-bas, comment vous êtes-vous senti, est-ce une bonne idée d'y aller seule? Car pour le moment j'ai n'ai reçu que des récits de la part de mecs et je sais très bien que cela est très différent, car ils sont mieux accueilli que nous. Au plaisir de vous entendre.
Carnet ATA sur Dakar English translation pending
by Doudou123 · 2007-04-24 · 40 replies
bonjour

je voudrais avoir des précisions car je dois emmener mon véhicule par bateau avec un carnet ATA sur dakar. Quelqu'un a t'il deja fait cet envoi et quelles sont les documents à fournir sur place pour les exonérations de droits de douane. Merci pour les renseignements
Premier voyage en Inde English translation pending
by Myriam73 · 2007-04-05 · 11 replies
Bonjour, Je souhaite partir un inde entre octobre et novembre pour une durée de 1 mois. Nous avons trouvé un billet d'avion open Jaw au départ de Paris pour delhi retour bombay paris du 2 oct au 30 oct pour 496 € est ce interessant comme tarif? c avec la compagnie quatar airways. et que vous nous proposeriez comme itineraire?

Combien faut-il compter pour vivre la-bas 1 mois avec des petits hotel et une vie simple? quels sont les meilleurs moyen (et moins cher) pour se déplacer entre les villes par exemple entre delhi et calcutta? Mon réve serait de faire une petit détour par Katmandou et apres the must lhassa... est ce cher? quel moyen economique d'y aller?

merci d'avance pour votre aide!!! myriam
Retour du Canion del Colca au Pérou English translation pending
by Chimeeer · 2007-02-08 · 23 replies
on est alles faire une excursion dans le canion del colca, et comme on a un budjet limite et qu'on prefere etre independants, on a pas pris une excursion touristique, nous sommes alles au terminal terrestre prendre un bus local pour la ville de chivay. le lendemain on a repris un bus pour cruz del condor, LE point de vue sur le canion, et la on nous a informes qu'on devais acheter un billet touristique et payer 35 soles par personnes pour avoir le droit d'etre dans la vallee....... le village de chivay compris..... parce cette vallee est classee reserve naturelle. lorsqu'on s'est renseignes sur les moyens d'y aller a arequipa, les agences touristiques nous ont dit qu'il fallais ce fameur billet pour aller visiter certains monuments et cruz del condor... une fois sur place, on leur a dit qu'on voulais juste voir le point de vue et qu'on etais d'accord de donner une petite participation, mais qu'on ne s'arreterais pas a toutes les eglises le long du chemin, on leur a dit qu'on allais retourner a chivay et marcher un peu le long de la route, mais ils ont repondu qu'on avais pas le droit d'etre dans la vallee sans billet un point c'est tout.. et qu'il fallais payer... sinon il appellais la police... on a trouve ca vachement raide... ceci dit le canion est de toute beautee..
Obtenir le visa français pour mon amie thaïlandaise English translation pending
by Rely23 · 2006-08-16 · 33 replies
Bonjour à toutes et à tous !

A priori c'est une question qui revient régulièrement sur ce forum entre autre, je me suis pas mal renseigné mais voilà pour moi il y a encore quelques point flou.

Pour expliquer vite la situation, j'ai rencontré une Thailandaise sur le net il y a 6 mois et bon en 6 mois y'a le temps d'apprendre à se connaître, suffisament pour passer à un stade supérieur, je l'ai donc inviter à venir passer 3 semaines de vacances en France.

Donc j'ai pas mal regardé les infos un peu partout, sur des sites persos, sur le site de l'ambassade Thailandaise etc... Les points qui ne sont pas clair pour moi sont les suivants: La lettre de motivation, elle est a adresser à qui ? il faut l'écrire à la personne du consulat ? La lettre de prise en charge, il faut la demander au consulat ? est-ce obligatoire dans tous les cas ?

Bon a priori c'est tout ce que je n'ai pas bien saisi, le reste doit être ok, demain je vais déposer mon dossier pour l'attestation d'accueil, reste que les deux lettres. Merci d'avance pour vos réponses.
Le septième ciel English translation pending
by Pondy · 2006-06-29 · 132 replies
Le septième ciel

Le "goût des autres", "la preuve par deux", "voyage et amour", ", vivre, travailler, voyager- être"" partir et ne jamais revenir", " voyage et futur", "partir demain", et la dernière en date "l’homosapiens" autant de discussions qui indiquent du bout du doigt la quête du septième ciel, à chacun son nirvana. Il est là, très souvent au quotidien et les yeux voilés du foulard de l’insatisfaction, on ne voit rien. Et on voyage, loin, très loin…… C'est aussi une réflexion personnelle : lol

J’ai atteint le septième ciel.

Je me rappelle la première fois. J’avais cinq ans et réussi à maintenir mes boucles d’oreilles rouges tout un après-midi : deux grosses cerises cachées sous mes cheveux raides. Deux cerises à chaque oreille.. J’étais femme

Je me rappelle la deuxième fois J’avais dix ans. A l’école, l’instituteur m’a félicité, moi, la cancre : j’avais trouvé les sens du mot faner. Pas seulement les fleurs comme tous les autres écoliers, mais les moissons. J’étais intelligente

Je me rappelle la troisième fois J’avais quinze ans, timide, maigre et empruntée, un garçon que j’aimais en silence depuis des mois m’a embrassé comme un voleur. Pouah ! Comme une limace dans ma bouche mais j’ai résisté à la nausée.J'étais désirable

Je me rappelle la quatrième fois J’avais 20 ans : je voyageais avec mon sac à dos, J’étais aventurière

Je me rappelle la cinquième fois J’avais 24 ans. Mon premier enfant naissait. J’étais mère

J’ai oublié les autres fois. Lancée dans la vie, dans les voyages, dans la routine, dans les inquiétudes, le travail, les vacances, les heures supplémentaires, les maladies, la mort, la perte, les chagrins. J’ai couru par monts et par vaux, au-delà des mers et sur les routes. Je rencontrais les autres, tous ceux du monde sans jamais me rencontrer. J’avais perdu le septième ciel, je ne voyais que le ciel et les nuages du ciel. J’avais perdu le goût et l’odorat, le parfum de la vie . Je l’appelle la sixième fois. Et je ne me la rappelle. Je la vis. C’est maintenant au jour le jour, chaque heure, chaque mois, chaque année. Il est venu me chercher en Inde où je me terrais. Il est mon compagnon, mon mari, mon autre. Le Je tout seul n’est plus. Car je suis Nous et c’est un Jeu féerique. J’ai atteint le septième ciel, voyage de chaque jour.

Dom.
La Chine "éternelle" English translation pending
by Slaeinte · 2006-06-06 · 4 replies
Recit par Christophe et Sophie de 6 semaines en Chine apres un passage en Mongolie: (pour la gallerie photo http://www.lespiedssurterre.org) Dimanche 21 Aout: Good morning China Levés tôt, on quitté à regret le pays du cheval pour entrer dans celui du vélo. Petite anecdote pour faire le lien entre les deux pays: les mongols n'aiment pas les chinois (en tous cas Zolo). Premièrement, ils ont mal digérés d'être sous l'égide Mandchou (1644-1912). La Mongolie intérieure reste d'ailleurs chinoise, et les déplacements de population font qu'il ne reste plus que 15 % de Mongols dans cette région. Deuxiemement, suite a la loi de l'enfant unique pour limiter les naissances en Chine, il s'est crée un déficit en femmes puisque nombre de filles furent sacrifiées (avortements, infanticides…), de nombreux chinois venant alors chercher leur femme en Mongolie. Ca laisse des traces…D'ailleurs entre parenthèse, les chinois risquent de se heurter dans quelques années au problème des retraites auquel nous faisons face en France actuellement, mais en puissance 10. La structure familiale étant maintenant calquée sur le modèle 4-2-1, l' enfant unique doit s'occuper de ces 2 parents et de ses 4 grands parents... La gérontologie a de beaux jours en Chine... A peine montés dans le train, trois chinois profitant de l'agitation générale de l'éscale ont éssayé de nous voler. Christophe gardait les bagages dans la cabine pendant que Sophie dépensait les derniers toubrouks en gateaux. Il discutait assis avec l'un des trois pensant avoir affaire à notre compagnon de cabine pendant que l'autre fouillait dans le sac sur la banquette superieure, le dernier faisant mine de retirer sa veste lui cachait la vue. Lorsqu'il s'en est apercu, ils se sont vite éclipsés aidés par le chef de cabine ( qui verifie normalement les tickets de ceux qui montent), qui lui demanda son billet l'empéchant ainsi de les rattraper…bonne entrée en matière! Heureusement rien n'a été volé et les objets de valeur se trouvaient au fond du sac, on restera désormais sur nos gardes. Nous avons ensuite recu la visite de Juliette que nous avions rencontrée au Vieux Campeur puis croisée a Moscou. Nous passons une partie du voyage avec elle, sa mère doit la retrouver a Pékin dans 30 heures. Le passage de la frontière fut moins long que l'entrée en Mongolie (seulement 4h) et nous a permis d'assister au changement des roues du train car les rails russes et mongoles n'ont pas le mème écartement que les autres. Le wagon est soulevés par de puissants bras leviers puis les essieux extraits et remplacés par d'autres. Les passages des frontières reste toujours stressant, on a l'impression de passer un examen d'entrée avec la peur d'avoir fait une bétise, les visages graves et les uniformes des douaniers ne font d'ailleurs que dramatiser la situation. Ca y est, nous voici en Chine! Au loin, des lumières nous laissent deviner une population bien plus nombreuse qu'en Mongolie. Au réveil, les usines et les odeurs de pollution confirmeront que la Chine demeure le pays le plus touché puisque 9 des 10 villes les plus polluées au monde s'y trouvent. Autre constatation, la moindre parcelle de terre cultivable est mise a profit car elle n'est pas suffisante pour nourrir la population entière, c'est donc avec amusement que nous apercevront des bordures de routes de 2 m2 plantées de tournesols!

Lundi 22 aout: 1.3 milliard de chinois, et nous et nous et nous… Juliette va se la couler douce quelques jours au Novotel, le rendez-vous est pris pour l'apero demain soir. Nous tentons d'arrêter des taxis sans succès, ils nous regardent mais ne nous prennent pas. C'est donc dans un moto-taxi ou rickshaw que nous iront a la guest, sorte de tricycle a moteur couvert avec 2 places a l'arrière dos au chauffeur. Avec nos 4 sacs, c'est assez folklorique. On ne s'attendait pas a cela avec nos vieux clichés de la Chine. Au lieu des milliers de vélos, des voitures, à la place d'une foule grouillante, des grandes avenues spacieuses et pour remplacer les pagodes, des immenses buildings ultra-modernes. C'est très loin de ce qu'on imaginait, on dirait une ville futuriste ou tout est bien organisé: de vastes pistes cyclables permettent aux derniers vélos et pousse-pousse de circuler facilement et des passages souterrains ou des ponts au-dessus des rues en facilitent la traversée. En Magasin ambulant revanche, un épais brouillard style 'smog' enveloppe la ville de sorte que la vue au loin se limite a un ciel gris-blanc. On a de la chance, y'a de la place à la guest, par contre ce sera dans une chambre de 5 personnes. Nous faisons alors la connaissance de Julie et Thibault, arrivés depuis 4 jours et un peu stressés par leurs premieres mésaventures et d'Estelle, amoureuse de la Chine qui fait une thèse sur l'art contemporain chinois (elle aura d'ailleurs la gentillesse de nous ramener en France quelques achats encombrants).

Mardi 23 aout: les hutongs La priorité de la journée: trouver un dentiste pour Christophe qui se plaint d'une carrie depuis le départ (le check du départ n'a pas été professionnel monsieur le dentiste parisien, on saura s'en souvenir). Nous montons dans notre premier taxi: un grillage sépare le conducteur des passagers, étonnant car Pekin dégage un sentiment de securité. Le cabinet, dans un quartier d'expatrié, est hyper moderne avec des écrans et appareils qu'on a pas encore chez nous. Le dentiste est syrien et compétent, verdict: des morceaux de viande coincés entre les dents sont a l'origine des douleurs, il va falloir apprendre a se servir du fil dentaire! Nous traversons ensuite le quartier des ambassades sans grand intérèt a part celui de croiser des militaires marchant d'un pas synchronisé et celui de Sanlitun, successions de bars occidentaux fréquentés par des occidentaux avec des tarifs occidentaux. Vous l'aurez compris, uniquement pour ceux qui ont du mal a quitter l'occident. Nous terminons la journée dans le quartier des 'hutongs', mot mongol designant ces ruelles qui traversent les anciennes habitations familiales chinoises, les "siheyuans" dont certaines datent de 1500. Une bonne partie a été détruite, les jeux olympiques de 2008 accèlérant le processus. Heureusement, les plus anciennes sont desormais protégées meme si les chinois les boudent de plus en plus pour le confort moderne des HLM. C'est a "vélo-taxi" que nous les visitons. La promenade est très agreable notamment autour du lac Houai Hu ou des terrasses meublées de sofas confortables n'attendent que nous. Des chinois se baignent tandis que d'autres pèchent a la ligne, il y a mème des touristes qui font du pédalos, d'ailleurs, ce n'est pas Sophie, notre voisine belge du Transsibérien que nous apercevons la avec Colai?... Incroyable, elle s'apprétait a passer sous le pont au moment ou nous passions dessus! Notre guide nous arreté pour visiter l'interieur. Cela ressemble un peu au modèle de la 'villa' romaine avec ses pièces d'habitation réparties autour d'une cour a ciel ouvert, reflet de cette vie communautaire ou grands parents, parents et enfants vivaient ensemble. Le Novotel se trouvant un peu loin a pieds, nous prenons un pousse-pousse pour nous y rendre, la négociation fut difficile mais le marché est conclu. Il nous dépose au coin de la rue en nous expliquant que c'est juste a droite. Après 10 bonnes minutes de marche, on réalise qu'on s'est bien fait avoir! On ne nous y reprendra plus. Juliette et sa mère nous font visiter l'hotel, y'a même une salle de sport et une piscine, maintenant qu'ils nous ont repéré, on va peut-etre pouvoir y aller incognito…

Mercredi 24 Aout: 'a biycletteeuh…' C'est décidé, aujourd'hui on loue des vélos. C'est tres agréable de circuler ainsi, il faut juste faire attention aux carrefours, aux piétons, et aux bus qui empruntent la piste. Une seule règle a integrer: la voiture est prioritaire sur le velo, lui même prioritaire sur le pieton. Sur le chemin qui nous mêne au parc du temple du Ciel, nous nous perdons dans des hutongs beaucoup moins touristiques que la veille et achetons notre pique-nique. Nous passons par hasard devant une belle entrée dont nous poussons la porte, c'est une école. La rentrée se prépare et une institutrice nous accueille gentiment pour nous faire la visite. L'école est tres bien équipée, un écran de télé par classe, une salle informatique au top et une cour de récreation bien fournie et dotée d'un revêtement plastique anti-bobos; il manque juste un détail: les enfants. Le parc Tiantan Gongyuan est grand et son centre est traversé par une ligne sur laquelle se trouve les temples. Destiné a garantir de bonnes moissons, il est caracteristique de l'architecture Ming, c'est-a-dire sans clous ni ciments, les pieces de bois s'emboitant les unes aux autres. Malheureusement, le principal, celui que l'on voit sur les étiquettes du baume du tigre, est fermé pour rénovation (comme de nombreux autres sites actuellement). Nous avons apprecié l'Autel circulaire et c'etait assez drole d'entendre tous ces chinois crier d'un bout a l'autre du Mur de l'écho cense repercuter le son a son opposé, une vraie cacophonie! Nous decidons ensuite de nous faire pomponner avec un massage d'une heure, on l'a bien mérité. Le massage a la chinoise est assez "musclé" mais c'est quand mème tres agréable. Le moment est aussi venu pour Christophe de tester le coiffeur chinois; nous en avions croisés qui exercaient leur art directement sur le trottoir mais il rentrera finallement dans une petite échope. Resultat: nous ne sommes pas loin de Bernard Jugnot dans les "Bronzés" (On n'a pas trouvé la traduction chinoise de "Ne coupez pas les pattes, s'il vous plait"). La réparation nocturne La fin d'après-midi nous ménera par hasard dans une ruelle commercante très chouette, Sophie commence a craquer sur les jolies robes longues fendues a col mao en soie "soi-disant 100%" et Christophe sur une affiche de Mao (a chacun son mao!). Nous nous sommes un peu perdus de nuit sur le retour, il est tard, c'est le moment que choisit Sophie pour dérailler juste avant de casser sa chaine. Heureusement, notre bonne étoile est là, un réparateur ambulant se trouvait a dix mètres!

Jeudi 25 Aout: Pas cool! Nous visitons aujourd'hui la cité interdite dont certains chinois auraient payé de leur vie l'entrée il y a moins d'un siècle. Malgré notre volonté de nous lever tôt pour en profiter "tranquillement", nous décollons un peu tard (8h30) et c'est au milieu des hordes de touristes chinois que nous essayons de nous faufiler. Le gouvernement chinois essaie en effet de promouvoir le tourisme en les invitant (pour ne pas dire en les sommant) à rester dans le pays. Résultat: partout nous croisons des groupes de 30 personnes reconnaissables à leur signe distinctif du style casquette rouge (ou bleue ou blanc ...) ou bien tee-shirt bleu (ou rouge, ou blanc…). Leur guide est en général équipé d'un micro et cela devient parfois insupportable lorsque l'on est cerné. Dans ces conditions-là, pas facile non plus de faire une photo: il faut parfois attendre la fin du défilé de personnes qui posent par une ou deux devant les monuments avant de pouvoir prendre un cliché, et patienter longtemps avant d'en obtenir un correct sans avoir quelqu'un qui nous passe sous le nez. Restez groupir ! On aborde ce lieu mythique via la porte de la paix céleste, terminant la place Tian'anmen oeuvre de Mao. Des tribunes permanentes jouxtent l'édifice et font face à cette place tristement célèbre depuis les manifs de 1989. Mao est d ailleurs l'objet d'un véritable culte, pin's, affiches, discours, de nombreux chinois gardent un profond respect pour leur ancien souverain, quoiqu'en disent les historiens. Il est donc normal que sa photo géante orne le passage pour la cité interdite. L'endroit est effectivement très beau (il vaut mieux puisque les empereurs et leur cour n'en sortaient quasiment jamais). Une fois de plus, de nombreux bâtiments sont en rénovation et, au vu des couleurs éclatantes des parties nouvellement restaurées, le résultat est prometteur. En tout cas, après 5h, nous, on était contents d'en sortir de la Cité Interdite... Nous prendrons un peu de hauteur au sommet de la colline du parc Jingshan Gongyan qui surplombe la Cité pour l'admirer dans son ensemble. Fatigués de cette journée, nous prenons un moto-taxi pour retourner Place Tian'anmen ou nous attendent nos vélos, garés dans un parking qui leur est reservé. Le chauffeur veut nous déposer au coin de la rue et refuse d'aller plus loin. Apres un dialogue de sourds, nous finirons a pieds après lui avoir payé la somme fixée au départ proportionnellement a la course effectuée, et na! La suite de la journée fut assez noire puisque nous avons eu des problèmes avec les chinois à deux reprises: Sophie s'est faite envoyée ballader par la tenancière de l'Internet Café, qui en plus d'être très désagréable, a essayé de la voler au passage, et Christophe a eu le malheur de donner l'argent avant de prendre la tranche de fruits secs (qui avait l'air délicieuse) vendue a un prix prohibitif. Refusant de payer une telle somme, le gourmand a voulu reprendre son billet mais il n'en était evidemment pas question, le vendeur s'est alors mis à hurler plus fort que Christophe et, n'étant pas en terrain conquis, nous sommes repartis les mains vides et le porte-monnaie allégé de 10 yuans! Le dernier point noir de la journée et non le moindre a fini de nous miner: toutes les données de la X-Drive (disque dur portable) ont disparu, c'est-à-dire la musique (pas grave) mais surtout les photos et les films de Mongolie et du Transsiberien.

Vendredi 26 Aout/ Samedi 27: La Grande Muraille Impression étrange au lever comme tous les matins depuis que nous sommes en Chine, fait-il beau ou le ciel est-il couvert? Le soleil peine à percer cette brume omniprésente et ce voile donne a Pékin des allures de ville futuriste victime de nos excès…En attendant notre bus pour se rendre a la Grande muraille, nous faisons la connaissance de Trixie qui envisage de s'installer a Pékin. Apres 4 heures de route, nous arrivons à Jinshanling et lui fixons rendez-vous le lendemain pour déguster un canard laqué, specialité de Pekin . La randonnée qui part d'ici dure 4/5 h pour rejoindre Simatai. Puisque nous avons prévu de bivouaquer sur la muraille (malgré l'interdiction tacite) nous laissons passer le flot de randonneurs pressés afin de pouvoir en profiter seuls. La muraille est impressionnante, elle serpente, descend puis grimpe a perte de vue dans un paysage sauvage, c'est d'autant plus incroyable au vue des 5000 kms qu'elle couvre! Pas étonnant que ce soit l'unique édifice humain visible depuis la lune. Sa construction débuta il y a 2000 ans sous la dynastie Quin (221-207 avant J-C) lors de l'unification de la Chine afin de se protéger des incursions des nomades (nos amis les mongols) mais elle ne remplit jamais sa fonction (les sentinelles étant très corruptibles). La première partie que nous avons parcourue est rénovée, mais d'autres endroits sont en ruine, et il faut parfois contourner les tours de guet tant le chemin est dangereux. La randonnée est fatigante car les marches sont de tailles inégales et tellement pentues qu'il faut parfois s'aider des mains. Elle nous récompense cependant par de magnifiques points de vue. Le bivouac est fortement déconseillé car des touristes sont morts foudroyés (un couple la semaine dernière!), les tours servant d'abris sont en effet les points culminants de la région, de véritables paratonnerres. Nous croisons un guide chinois francophone qui nous rassure sur la météo; il ne devrait pas y avoir d'orages par contre, tout en blaguant, il nous met en garde contre les loups de la région. Puis, une vieille vendeuse chinoise nous fait part de sa rencontre avec un serpent de 1.5m dans les ruines il y a tout juste 5 mns. Enfin deux adolescents très collants ont fait germé dans la tête de Sophie notre vulnérabilité sur ce mur au milieu de nulle part en cas d'agression nocturne. Squatt sur la Grande Muraille De toute façon, il est trop tard pour faire machine arrière, la nuit tombe. Nous choisissons une tour en bon état pour installer notre bivouac, nous cachons papiers et objets de valeurs entre les pierres (on ne sait jamais!), puis nous nous "régalons" des raviolis vapeur qui nous restaient de la veille. C'est alors que le ciel s'est assombri insidieusement nous privant du coucher de soleil espéré et laissant apercevoir au loin…des éclairs! Malheureusement, le vent ne tourne pas en notre faveur et c'est en quatrième vitesse que nous avons gonflé nos matelas, installé les duvets et regroupé autour de nous tout ce qui pouvait nous isoler d'un éventuel coup de foudre, les pierres sur lesquelles nous étions étant conductrices d'électricité. Blottis l'un contre l'autre en ayant pris soin de ne pas être en contact avec le sol et chaussés de nos pataugas aux semelles isolantes, nous avons attendu une bonne heure sur nos matelas d'air. Nous étions en plein coeur de l'orage, les éclairs frappaient tout autour (peut-être même sur notre tour) avec un bruit effroyable, illuminant par à-coups lucarnes et vieilles pierres, le vent apportait du sable venant de Gobi et la pluie s'engouffrait dans notre abris. Nous avons eu les chocottes mais quelle aventure! Nous avons finalement dormi aussi bien que sur les planches de bois des auberges de jeunesse. A notre retour à la guest-house, notre chambre de 5 était prise, il ne restait qu'un dortoir de 18 (2 ronfleurs plus de nombreux va et viens), et en plus Sophie s'est enrhumée! Dimanche 28 Aout: Ouille ca fait mal! Quelle surprise au petit-déjeûner de croiser le couple d'allemands pris en auto-stop en Mongolie! On n'aura pas le temps de discuter longtemps puisque Christophe s'est ouvert la main en pelant sa pomme avec le couteau suisse fraîchement aiguisé (Zolo avait bricolé le van avec!). Apres s'être retourné l'ongle du pouce, s'être arraché la peau du gros orteil, avoir été chez le dentiste et coupé la veille avec la même couteau, il récidive cette fois avec une profonde entaille qui pisse le sang. Y en a qui se sont vu attribuer des surnoms pour moins que ca… Malgré sa réticence, c'est a l'hôpital qu'il se fera soigner. Une anesthésie locale, quelques points de suture et un étourdissement plus tard, il ressortira avec pour consigne de se faire ôter les fils dans deux semaines! Nous ne changeons rien au programme et visitons le célèbre marché de Panjiayuan, ouvert seulement le week-end. Et là, on en a plein les yeux: meubles chinois splendides en acajou et en ébène, artisanat en tous genres (émaux, tissus, sculpture, boites, objets en jade, bijoux, bronze, peintures sur soie, etc…). Nous sommes surpris de voir aussi des grillons dans des cages rondes en bois, est-ce pour se délecter de leur mélodie ou de leur chair?! On commence à se renseigner sur le prix d'envoi du mètre-cube et on rêve de revenir un jour rien que pour faire du shopping. Nous déjeûnons le midi dans un restaurant ou l'on choisit son poisson dans l'aquarium. Apres l'avoir "péché", ils nous le montrent dans un sac encore vivant avant de l'emporter à la cuisine, sa dernière demeure, au moins on est sûrs de manger du poisson frais. Depuis que nous sommes en Chine, contrairement à la Mongolie, les saveurs sont multiples et il est parfois difficile de mettre un nom sur tel épice, tel mets ou tel plat. Nous découvrons de nouveaux légumes et fruits inconnus jusqu'alors et même des algues dans nos assiettes. En tout cas nous nous régalons. L'après-midi se terminera sur les Champs-Elysées chinois ou se tient tous les soirs un étalage un peu spécial, ici on peut déguster des mets originaux: brochettes de serpents, de larves, de criquets, de scorpions et même…d'hippocampes! Christophe testera le serpent qui, semble-t-il ressemble un peu au calamar.

Proverbe chinois du jour: "les chinois mangent tout ce qui a quatre pattes, sauf les tables et les chaises" Appétissant non... Lundi 29 Aout: Wo shi fa guo ren (je suis français) Dernière visite à ne pas rater avant de quitter Pékin: le palais d'été. Et pour cause, c'est magnifique. Son parc agrémenté d'un lac bordé de saules-pleureurs, ses temples, ses pavillons, ses ponts, et ses immenses galeries-promenades servaient de villégiatures à la cour impériale. Une fois de plus, le plus imposant des édifices se trouvant au sommet de la colline est fermé pour rénovation (un conseil: ne pas visiter Pékin a la veille des JO 2008). La ballade est vraiment agréable et nous croiserons des chinois occupés à nourrir des écureuils, à faire un récital classique ou à prendre des cours de valse en plein air. Les chinoises quand a elles se promènent souvent sous une ombrelle car contrairement aux européennes, pour être belle, il faut rester blanche. Palais d'Eté un peu coincé le couple impérial... Nous sommes tombés sous le charme de Pékin, une alliance réussie entre passé et modernité, calme des parcs et frénésie de la population. Il nous reste tout juste le temps de monter dans un taxi pour ramasser nos sacs à la guest et prendre le train de nuit pour Pingyao, c'est-à-dire, pas le temps de tomber sur un faux taxi qui cherche à nous arnaquer. Il nous avait vu venir de loin quand il nous a proposé ses services au sortir du palais. Apres avoir affiché son enseigne au dessus de sa voiture, il l'a discrètement retirée puis mis en marche un compteur trafiqué dont les yuans défilaient anormalement vite. A mi-chemin, Christophe a mis les pendules a l'heure mais le malhonnête n'a rien voulu savoir. Il s'est finalement arrêté lorsqu'il a compris qu'il allait avoir affaire à la police et s'en est allé sans demander son reste (au passage d'autres arnaques style bouteilles d'eau "minérale" remplies avec celle du robinet sont aussi courantes et peuvent coûter quelques desagréments gastriques). Avec l'augmentation du tourisme, arnaques en tout genre et vole à la tire (cf premier jour) semblent avoir autant prospéré que l'économie chinoise. Méfiance, méfiance. On monte dans un autre taxi cette fois très sympathique qui nous amusera de ses rots francs a répétition jusqu'à la gare. C'est parti pour notre premier train chinois. Celui-ci est propre et dispose d'un service de restauration ambulant. Les cabines ne sont pas cloisonnées et les lits superposés sont au nombre de trois. Nous faisons la rencontre de Hélene et William, sans doute les seuls chinois du train parlant le français et habitant a 10 minutes de chez nous (Vincennes)! Ils nous rendront bien service en téléphonant a la guest qui du coup nous attendra en taxi a la sortie du train ( à 5 h du mat ça peut aider). Si vous nous lisez, un petit coucou a tous les 2 et rendez- vous est pris à Paris pour un échange de recettes franco-chinoises. A 22 heures, les lumières s'éteignent sans avertissement, c'est l'heure de dormir, et pas question de lire, il n'y a pas de veilleuse individuelle.

Mardi 30 Aout: Pingyao Nous arrivons à l'aube dans les jolies ruelles encore endormies de la ville. Le soleil se lève et nous sommes complètement dépaysés par ce havre encore préservé de la modernité. Encerclée de ses remparts, Pingyao est une ville traditionnelle han extrêmement bien conservée. C'était un carrefour commercial prospère qui devint le centre financier de toute la Chine sous la dynastie Qing (1644-1911). Apres cette période faste, elle tomba dans la misère, et, pour notre plus grand bonheur, ne se modernisa pas par manque de fonds. En 1997, elle a été inscrite au Patrimoine mondial de l'Unesco. Notre guest house est ravissante. Jinjinglou Binguan est une ancienne demeure Han transformée en hôtel. Nous entrons dans une jolie cour fleurie ou se trouve un "chat de garde". Curieusement, nous verrons beaucoup de chats attachés à une laisse dans cette ville; cela ne plaît pas à Sophie mais c'est préférable de les voir ainsi plutôt que dans nos assiettes! Notre lit est immense, il occupe les trois pans du mur, 3m sur 2, et est doté d'un système de chauffe, une ouverture dans le muret en brique sous le lit permet d'y faire du feu. Avec nos vélos, nous jouons les Anquetil et parcourons la ville dans tous les sens, notamment la rue des "antiquités" qui n'en a que le nom puisque tous les étalages présentent les mêmes objets vieillis mais néanmoins très bien faits. Les chinois sont en effet experts pour les imitations et contrefaçons en tous genres, mais ça vous le saviez déjà. Le marchandage est de rigueur et nous repartirons avec une paire de patères en laiton (sans doute pas du bronze) et une boîte en laque. Nous passons par hasard devant une école, alertés par des choeurs d'enfants. Nous rentrons avec l'autorisation de jeter un coup d'oeil dans la classe. Horreur! Ils sont 60! Il paraît même qu'ils peuvent aller jusqu'a 70. L'enseignement et les élèves sont évidemment très différents par rapport a la France. C'est une éducation à la communiste: pas question de réfléchir, il s'agit d'un apprentissage base sur la mémorisation et l'absence de débat au sein de la classe. L'éducation chinoise ne s'est toujours pas remise des ravages de la Révolution culturelle quand, dans tout le pays, les enseignants furent battus ou tués puis souvent remplacés par des paysans ignorants. L'enseignement devint alors un instrument au service de l'endoctrinement des masses. Les élèves de leur côté obéissent au doigt et a l'oeil, un coup de sifflet dans la cour et ils sont ranges a égales distances, un second avertissement et on entend les mouches voler. Les enfants furent évidemment très intrigués par notre présence. Sophie peine à imaginer le travail de correction de la maîtresse. D'autre part, du fait de la loi sur l'enfant unique, de nombreuses familles en comptent en fait 3 ou 4, en province notamment, mais n'en déclarent qu'un pour éviter les représailles. En dehors de tout registre, ces enfants "officieux" n'ont donc pas accès a l'école (et au service militaire...), terrible handicap pour leur avenir. Des recensements sont en cours pour mettre un terme a cette situation. En fin d'après-midi nous tombons sur Thibaut et Julie, nos colocataires de Pékin. La Chine n'est décidément pas si grande que ça. Nous prévoyons de visiter un monastère fameux le lendemain. Une fois n'est pas coutume, a 5 euros le massage de 2 heures, une heure pour les pieds, une heure pour le "full body", on ne s'en lasse pas. Les restaurants vides ne nous inspirent pas et nous préférons dîner à une gargote dans la rue. Nous prenons des risques car l'hygiène laisse à désirer: le "cuisto" utilise la même pöele pour ces préparations et manipule les aliments avec ses mains sales et noircies par les flammes, mais le feu est fort et la cuisson suffisante pour éliminer bactéries et microbes. Nous mangeons attablés sur des chaises basses, au milieu des locaux surpris de nous voir ici et très amusés par la technique très personnelle de Sophie en ce qui concerne le maniement des baguettes: ça vole dans tous les sens…On en profite pour trinquer avec le tenancier qui nous fait goûter un alcool blanc a l'odeur d'alcool a brûler. gargotte

Mercredi 31 Aout: un p'tit bout d'occident Apres un petit déjeûner occidental avec Juliette et Thibaut (c'est-à-dire sans épice et sans riz!), nous partons visiter a vélo Shuanglin Sin, a 7 kms de la ville en nous aventurant sur la nationale. Les camions nous klaxonnent pour nous avertir et nous frôlent parfois de près. Le monastère renferme de somptueuses statues et figurines d'argiles peintes, certaines datant de 2000 ans. Les quatre "gardiens" à l'entrée sont très impressionnants et l'expression des visages est parfois si réelle que c'en est inquiétant (c'est Sophie qui écrit ce passage, vous l'aviez deviné…); on se croirait un peu dans "Le nom de la rose". Nous dînerons des lasagnes qui n'ont rien d'italienne dans notre petit bout d'occident de ce matin en compagnie de Thibaut et Julie qui retournent a Pékin ce soir. Ils attendaient déjà depuis une heure lorsque nous sommes arrivés à la gare, et pourtant nous monterons dans le train avant eux direction Xi'an. Bye-bye les amoureux, on se revoit a notre retour. Encore merci pour le colis! Le train n'est pas aussi propre que le précédent et cela devient franchement insupportable d'entendre les chinois se râcler la gorge a répétition et cracher partout, c'est une véritable manie chez eux sans parler de ceux qui pètent ou nous rôtent sous le nez, que ce soit au resto, dans le train, en pleine rue ou dans le taxi…!

Jeudi 1er septembre: "La Suisse, c'est dans quel pays?" A peine descendus du train, nous sommes abordés par des rabatteurs. Ils nous proposent un hôtel qui n'est pas mentionné dans notre guide car notre édition n'a pas été mise à jour et les infrastructures chinoises évoluent très rapidement depuis peu; des hôtels et guest house fleurissent un peu partout. Le rapport qualité/prix est intéressant, nous envoyons l'adresse a Juliette qui doit arriver avec sa mère dans 3 jours. Nous dégottons un petit restaurant qui ne paie pas de mine mais dont la cuisine est vraiment délicieuse et le sourire de la patronne honnête. Cela n'est pas souvent le cas et d'une manière générale les chinois nous donnent l'impression d'être très intéressés. Nous passons une bonne partie de la journée à l'achat de nos billets d'avion pour la Birmanie et pour Xi'an. Nous traversons la moitié de la ville pour nous rendre a une billetterie qui n'existe plus, une fois encore merci le Lonely! Nous nous rendons ensuite dans un hôtel de luxe dans l'espoir de trouver quelqu'un qui parle anglais. C'est chose faite sauf que la Birmanie, connais pas! Malgré nos schémas et un planisphère, ils "découvrent" un nouveau pays voisin. Ils ne savent pas non plus l'écrire en chinois pour faire des recherches. Le moment est d'ailleurs venu de vous raconter un peu comment se passe la communication dans un pays où l'anglais n'est pas très courant même dans les endroits touristiques. Les chinois s'évertuent à nous parler et à nous répondre dans leur langue alors que visiblement nous ne les comprenons pas, lorsque les onomatopées ( hein, hein, hum, hum, nin, nin) associées a quelques gestes ne suffisent plus et que nous en avons assez de jouer a "Dessiner c'est gagné", on passe au mime, et ça marche plutôt pas mal causant souvent une bonne crise de rire aux interlocuteurs. Apres s'être acharnés une heure, nous les abandonnons pour un hôtel encore plus luxueux, le Hyatt, ou le personnel nettement plus compétent n'en sera pas moins mauvais en géographie (l'une a même demandé a un Suisse qui voulait téléphoner chez lui:" Mais la Suisse, c'est dans quel pays?). Nous en sortirons néanmoins avec nos billets en main.

Vendredi 2 Septembre: la plus grande découverte du XXe siecle Nous partons visiter la célèbre armée enterrée qui a fait se développer la ville de Xi'an depuis sa découverte en 1974. Certains la considère comme la huitième merveille du monde (et les halles de Rungis alors?) Il faut pour cela prendre un bus a la gare routière. Nous n'étions pas les seuls à l'attendre. A l'ouverture des portes, un raz de marée humain s'est engouffré dans le bus, une véritable mêlée, la cocotte bordelaise nous commenterait Pierre Albaladejo. Petits et grands, jeunes et vieux, pas question de politesse ou de galanterie, c'est la jungle. Sophie a joué des coudes et nous a dégoté 2 places au fond du bus. L'armée des 6000 soldats de terre cuite est protégée sous des immenses hangars. Toute une partie reste à déterrer et on estime a 20000 le nombre de statues qui composent le tombeau de Qin Shihuangdi (= premier empereur), connu pour avoir unifié l'empire en 210 avant JC. Des archers, des arbalétriers et des fantassins ainsi que des chevaux (les chars en bois qu'ils tiraient ont disparu), sont ainsi livrés à nos yeux à l'endroit même où ils se trouvaient jadis, dans des couloirs souterrains de terre et de poutres autrefois recouverts d'un toit . Ils sont sculptés grandeur nature dans le détail: cheveux, coiffes, armures, mouvement du tissu et même expressions du visage. Il semblerait que les artisans se prenaient comme modèles mutuels. Leurs armes ne sont malheureusement pas visibles mais, chose incroyable, elles étaient recouvertes d'un produit les protégeant de la rouille si bien que les lames étaient encore aiguisées. Les chinois avaient donc découvert l'anticorrosif plus de 2000 ans avant nous!

Samedi 3 septembre: la tête dans les étoiles Nous prenons le bus direction Huashan, départ de l'ascension du Hua Shan, une des cinq montagnes sacrées de Chine. Le souci avec les bus chinois, c'est qu'ils ne partent que lorsqu'ils sont pleins; nous avons donc attendu une bonne heure! Cela permit à Sophie d'avoir le temps de visiter les toilettes publiques avant le départ. Les "Water closet" n'ont rien de "closed", c'est-à-dire qu'il n'y a pas de porte, juste une basse cloison, et encore ce n'est pas toujours le cas, bonjour l'intimité ! Voici le tableau: cinq femmes côte-à-côte accroupies (les toilettes sont "a la turque" bien sûr) faisant face à trois autres faisant la même chose pendant que des dames attendant leur tour debout devant elles. Sophie a donc fait "la petite commission" face à une femme faisant "la grosse commission". Globalement les toilettes sont sales et l'odeur tellement forte que l'apnée s'impose, imaginez l'odeur d'une litière à chat qui n'a pas été changée depuis 3 mois! Dans le car nous avons droit a la vidéo; d'abord des clips d'un kitsh comique puis Crazu kung fu, un film complètement délirant qui se passe sans problème du doublage. Christophe sent soudain une main sur sa cuisse gauche alors que Sophie se trouve à sa droite, une admiratrice ? Non non, un chinois puis sa voisine, intrigués par ses poils (ils sont quasiment imberbes) s'étaient permis de toucher sans autorisation! Cela faisait déjà un moment qu'ils nous dévisageaient car c'est vrai qu'au milieu de tous ces chinois on fait un peu tâche. D' ailleurs on a parfois l'impression d'être des bêtes de foire. Même si le tourisme se développe en Chine, les étrangers sont noyés dans la masse et nous attirons de nombreux regards. On nous demande même parfois de poser avec eux. L'entrée est très chère (10 euros) et si l'on veut emprunter le téléphérique, il nous en coûtera 6 par personne! De toute façon on avait prévu de faire la randonnée à pieds. Christophe en manque d'exercice a rempli le sac à dos avec nos affaires pour passer la nuit là-haut ainsi qu'avec les indispensables bouteilles d'eau, au total 15 kilos. Cela permet aussi de compenser la différence de condition physique et d'entraînement de Sophie. La voie est pavée et la pente progressive jusqu'a ce qu'on arrive au deuxième effet Kiss Cool, les marches. Les montagnes sont abruptes et la dénivellation importante puisque nous grimperons 1800 mètres sur 7, 5 km. La paroi est parfois tellement verticale que les marches très escarpées ressemblent parfois a une échelle et qu'il faut s'aider des chaînes qui la longent. C'est éreintant. Le chemin est ponctué de petites terrasses ou l'on peut boire ou se restaurer. Les prix sont assez chers mais l'approvisionnement est difficile car il se fait à dos d'hommes. Nous sommes a la foi admiratifs et apitoyés de voir ces bêtes de somme monter ou descendre avec leur fardeau sur le dos, certains ayant dépassé 50 ans. Une latte de bois équilibrée à ses extrémités par de lourds paquets repose sur leurs épaules causant au passage une déformation du dos très nette et des blessures à ceux dépourvus de protection. Nous avons croisé un vieil homme jouant de la flûte en même temps qu'il montait, alors que nous, nous cherchions notre "second souffle". Nous rencontrons aussi nos premiers taoïstes car les flancs jadis difficilement accessibles servirent de refuge aux moines. Sophie les trouve très beaux avec leurs cheveux relevés en chignon et leur tenue typique. Christophe n'a qu'à bien se tenir. Quelques mots à ce sujet: on dit du taoïsme que c'est la seule religion véritablement chinoise car née en Chine. Il était a l'origine une philosophie dont le "dao" en est le concept central: le dao dépasse les sens et la pensée; on ne peut l'appréhender qu'à travers une recherche mystique. Difficile de vous en dire plus puisque selon Lao-Tseu, son fondateur malgré lui, "le dao qui peut être exprimé n'est pas le véritable dao". Il faut organiser sa vie suivant le dao pour être en harmonie avec l'ordre naturel et l'univers (avis aux amateurs). Pour simplifier, le fameux concept du Yin et du yang, c'est eux. Nous arrivons a l'hôtel prévu vers 19 heures, épuisés. Les gens de l'hôtel, forts sympathiques, ont bien rigolé de Christophe imitant le cri de la poule pour leur faire comprendre qu'il désirait manger un oeuf (désolé, pas de vidéo…).

Dimanche 4 septembre: The sound of silence! Une fois de plus le lever de soleil n'est pas au rendez-vous, en fait c'est nous qui n'y sommes pas car Christophe n'a pas entendu sonner la montre et se lèvera une demi heure trop tard. C'est raté pour la tranquillité car nous sommes dimanche et les chinois aussi sont en week-end. Ils sont venus en nombre faire leur "pèlerinage" via le téléphérique ou, pour les plus courageux, en grimpant de nuit a l'aide de lampes torches. En tous cas ils sont là et on le sait! On les entend de loin s'appeler, parler ou crier pour que la montagne leur renvoie leur échos. De toute façon, les chinois d'une manière générale ne sont pas très discrets et parlent fort. Petit paradoxe des chinois, ils montent le Hua Shan avec des gants pour éviter de se salir les mains sur les chaînes, mais n'ont pas de lavabos aux toilettes (dont vous connaissez l'état); le chirurgien met un masque sur la bouche mais recoud la plaie sans gant, etc…. Nos muscles ne sont pas courbaturés, les étirements de la veille ont été efficaces, et nous sommes parés pour le tour des crêtes. Le panorama des pics est vertigineux. C'est, parait-il, la plus impressionnante des cinq montagnes sacrées; propice a la méditation des moines taoïstes et à leur isolement volontaire. Nos cuisses ont quand même souffert de la veille et par prudence nous rentrons en téléphérique. De retour à l'hôtel, nous retrouvons avec plaisir Juliette et sa mère Micheline. Nous leur avions donné notre hôtel, c'est toujours sympa de s'échanger les bons plans.

Lundi 5 Septembre: La loi des séries? On n'y croit pas. La ville de Xi'an, malgré sa réputation de berceau de civilisation (avec Constantinople, Rome et Athènes), ne nous inspire pas beaucoup, nous visiterons néanmoins le quartier musulman. Le shopping nous tente davantage et Sophie se fera plaisir en achetant une robe chinoise super sexy mais devra attendre son retour dans dix mois pour la passer. Micheline est en effet d'accord pour ramener ces quelques bricoles dans sa nouvelle valise. Nous embarquons dans l'avion a destination de Chengdu, ce qui nous évite 20 heures de train. Les dessins animés manga sur des écrans ont remplacé les hôtesses de l'air et leurs sempiternelles consignes de sécurité que plus personne ne regarde d'ailleurs. Cela nous met presque en confiance au vu des récents accidents d'avion.

Mardi 6 Septembre: une valse a trois temps? Chengdu forte de 11, 3 millions d'habitants n'en est pas moins agréable et plus respirable que Xi'an. Nous avons flâné dans un parc étonnant: le Renmin Gongyuan ou Parc du Peuple. Composé de bassins où d'énormes carpes koï se font nourrir, de bonzaïs et de beaux arbres auxquels sont suspendues des cages où des oiseaux-perroquets, des meinates, répètent des chansons chinoises. Le parc tient en fait sa singularité des chinois qui le fréquentent. Il abrite de nombreux salons de thé où le temps s'écoule doucement entre deux gorgées au rythme des parties d'échecs (chinois) et autres jeux de dominos que nous ne connaissons pas. Un peu plus loin des gens chantent au micro à tour de rôle, là ils dansent une sorte de valse au son des chanteurs volontaires; cela débouche d'ailleurs sur une véritable cacophonie. Il en ressort une grande convivialité et de la bonne humeur. La plupart sont des habitués, l'un d'eux est surnommé "celui Les echecs chinoisqui joue du saxophone", a invité Sophie à danser pendant que Christophe s'occupait de sa partenaire. Retraité a 47 ans, polyglotte (chinois, anglais, allemand et...français) et fan de cinéma français, il nous a surpris avec des citations de Rousseau, Voltaire et ...Gainsbourg! Etrange que ce personnage cultivé et ouvert sur le monde soit surveillé de près par le parti... (pas d'adresses e mail etc...).

Mercredi 7 Septembre: la nature baillonnée Nous partons en excursion pour quatre jours visiter la réserve naturelle de Jiuzhaigou a 10 heures de route dans le nord du Sichuan. L'aspect du bus ne nous inspire pas confiance d'autant plus que la route est dangereuse et que le moteur ne démarre pas. Nous partons avec 1/2 heure de retard au milieu de chinois fidèles à leur image: ils crachent dans le bus, fument et jettent leurs détritus à même le sol ou sur le fauteuil voisin. Résultat arrivés à destination: le sol est parsemé de bouteilles d'eau, de papier, de cosses de cacahuètes ou encore d'os de poulet! Nous montons sur des routes en lacets bordant des à-pics vertigineux. Le klaxon s'impose pour avertir ceux qui arrivent en sens inverse. Malgré tout, les camions se croisent dangereusement et le chauffeur répond au téléphone en conduisant; on n'est pas rassurés (surtout Sophie). Christophe ne cessera de lui répéter:'ne t'inquiète pas, le conducteur ne veut pas y passer non plus, alors, fais-lui confiance!" (pas évident tout de même). La vue est désolante: pour compenser les fréquents glissements de terrain dus au déboisement, la montagne est flanquée d'ignobles renforts croisés de fer et de ciment, à certains endroits ses flancs sont complètement recouverts d'une chape de béton avec des gouttières. Certains se sont déjà à moitié effondrés et, comme la nature finit toujours par reprendre ses droits, on se demande combien de temps cela va tenir. Néanmoins le bon goût est respecté car cela se marie assez bien avec les industries et chantiers affreux au fond de la vallée. Les 3/4 dernières heures de route nous offrent enfin de jolis paysages de montagne. Nous traversons de beaux villages aux maisons de bois près desquelles sèchent la paille ou les épis de maïs pendant que hommes, femmes et enfants travaillent aux champs. La serpe à la main, ils fauchent les blés comme il y a un siècle en France et transportent leur cueillette sur le dos dans d'énormes paniers en osier. Les boeufs ont la Chine c'est ça aussi !encore le collier d'épaule pour labourer la terre, on se croirait dans un tableau de Millet. Des images bucoliques défilent sous nos yeux. Sur le pas de porte un homme découpe de la viande, d'autres discutent accroupis (c'est leur position de repos), une femme embrasse son bébé, une autre se brosse les dents. Aux abords de Songpan l'allure des maisons devient tibétaine; faites de pierres grises et en bois peint dans le style mongol, elles n'ont rien à voir avec le style chinois excepté la forme du toit. Le Tibet dépasse en effet les limites administratives de la Chine et s'étend au nord-ouest du Sichuan. 4 millions de tibétains vivent en effet en dehors du Tibet "chinois", contre 2.7 dans la province. Enfin du ciel bleu!

Jeudi 8 au samedi 10 Septembre: une merveille de la nature Juste avant de se lancer a l'assaut du parc, Christophe dont la plaie est gonflée se fait retirer les points de sa coupure. Inquiétude. mer ou montagne ? On débarque à l'ouverture du parc au milieu d'un flot de touristes chinois qui arrivent par cars entiers, cela concorde avec le nombre hallucinant d'hôtels qui bordent la nationale (et ce n'est pas fini au vu des bâtiments en construction). Nous montons avec une navette vers le point le plus haut du parc a 3000m afin d'éviter le monde mais trop tard, ils sont déjà là, c'est un véritable fléau! Ils poussent, bousculent et prennent des photos à gogo. La foule gâche parfois des endroits pourtant magnifiques. Le parc est une somptueuse vallée alpine émaillée de lacs transparents aux multiples reflets allant du vert au bleu turquoise. D'un village tibétain au suivant, le chemin est parsemé de drapeaux de prières et de moulin à prières que le courant des torrents entraîne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Des arbres poussent au beau milieu du courant, des lacs ou des cascades foisonnantes. Nous emprunterons de temps en temps des chemins de traverse pour profiter seuls de ce splendide spectacle. Petite anecdote de la journée. Depuis le début de notre voyage, Sophie prend un malin plaisir à "marquer son territoire" en faisant pipi un peu partout: dans une gher, dans notre tente (et oui, il faisait froid dehors!), dans les parcs en ville (il paraît que la vessie d'une femme est plus petite que celle d'un homme, Christophe confirme) ou derrière un simple muret (un peu exhib tout de même la demoiselle), dedans dehors, le monde est son territoire. Toujours est-il que dans le parc de Jiuzaighou, elle a relevé le défi de le faire a 50 m des toilettes publiques. Ca ne passera pas cette fois-ci, le colosse de service était vigilant et après s'être régalé de la vue de son postérieur lui intimera l'ordre d'aller finir la chose avec les autres comme tout le monde. Et qu'on ne vous y reprenne pas. Nous passons la nuit chez l'habitant dans un village tibétain. La famille nous accueille à leur côté pour le dîner mais la discussion reste limitée. Sophie les fera rire en se trompant deux fois de porte en partant (depuis son départ elle a quelques difficultés à retrouver son sens de l'orientation, on a en fait établi une règle quand elle est seule: si tu penses que c'est à droite, va à gauche...). Après une longue journée de trajet dans un car beaucoup plus clean que le précédent, nous retrouvons notre guest ou Juju nous attend. moine bouddhiste tibetain-businessman-opticien Dimanche 11 Septembre: Pandi-panda Les quelque mille pandas qui vivent toujours en liberté se répartissent presque exclusivement au nord et nord-ouest du Sichuan. Les occasions d'apercevoir cet animal protégé dans leur milieu naturel sont rares et c'est pourquoi nous forcerons un peu la chance en nous rendant au centre de recherche et d'élevage du panda géant. Depuis plus d'un siècle les scientifiques, cherchent à savoir s'il appartient à la famille de l'ours ou du raton laveur, ou s'il relève d'une famille qui lui serait propre. C'est vrai que le panda géant a beaucoup de similitudes avec l'ours, par contre le red panda s'apparente davantage au raton laveur, encore un peu de patience, ils finiront bien par percer le mystère. Nous les avons vu manger, prendre un bain, jouer, dormir et materner. Une maman tenait son minuscule petit d'environ deux semaines, pas plus gros qu'un rat, étonnant quand on voit la taille de la mère. Les pandas rouges sont aussi très beaux mais plus petits, ils ne ressemblent pas aux autres, ce serait plutôt un croisement d'un renard avec un raton-laveur. Ces animaux robustes sont aujourd'hui en voie d'extinction. La démographie galopante est l'un des premiers facteurs à l'origine de leur disparition. Mais, les pandas sont aussi victimes de leur régime alimentaire. Ils consomment d'énormes quantités de nourriture, des bambous dont une vingtaine d'espèces seulement sur les 300 que compte la Chine. Leur taux de reproduction, très faible, représente la principale difficulté rencontrée par les scientifiques chargés de leur protection. De plus il n'est pas rare que les mères tuent leur premier bébé par manque d'expérience. Ce soir on sort, direction le théâtre de Chengdu, berceau de l'opéra du sichuan. Ses caractéristiques sont les numéros comiques (encore faut-il comprendre le chinois), les voix haut perchées (comme la plupart des chinois!), les rôles de travestis (question maquillage en tous cas), et parfois les acrobaties. Pour notre part nous avons été impressionnés par la dextérité d'une jeune femme dansant avec un diabolo et faisant tourner et sauter une table a l'aide de ses pieds. Un numéro ou les artistes changent de masques à tour de main de manière totalement imperceptible nous a aussi littéralement subjugués. C'est également la première fois qu'on assistait a un spectacle d'ombres chinoises. La soirée se terminera dans un restaurant abominable. Une des filles de la guest fêtait ses 25 ans, elle s'en souviendra. Hormis les plats qui étaient extrêmement épicés (ils mettent du piment partout), nous avons trouvé une tête de poulet ( avec son bec) dans le bouillon. Des clients se régalaient de têtes de lapins et les morceaux de viande en vitrine semblaient douteux (estomac, cou, abats en tous genres). Pour une fois nous étions soulagés qu'il n'y ait pas de carte de desserts... En tous cas, l'ambiance à la guest est vraiment sympa (mix and backpackers' guesthouse si vous passez dans le coin) et nous avons fait pas mal de connaissances, beaucoup de français comme depuis le début de notre voyage (Et oui on a de plus en plus la bougeotte dans l'hexagone...). joyeux anniversaire ...on se régale... Lundi 12 Septembre: Ca vaut pas une bourguignonne! Journée glande: tri des photos, carnet, shopping qui nous a amène a …Carrefour! On y a vu des choses assez surprenantes au rayon frais comme des tortues, des crabes, des crapeaux et même des taupes qui patientaient avant de finir en court-bouillon. Il y a moins de choix au Carrefour d'Athis!! Le soir, pour fêter notre séparation avec Juliette, on a essayé la fondue chinoise, specialité de Chengdu. C'est plutot "bof". Un buffet de dizaines d'ingrédients, dont certains nous sont totalement inconnus, est à notre disposition pour les mettre a cuire dans un bouillon au centre de la table. Nous avons bien évidemment demande "bulada" (pas épicé), le piment étant une constante de la cuisine regionale. Deux vins locaux achetés a Carrefour ont "agrémenté" le repas: "La grande muraille" et la "Dynastie Quing". Ils n'avaient de renommée que leurs noms qui en imposaient bien plus que le gôut! Nous partageons notre repas avec un personnage plutot original, Thomas, un quebequois qui a pour ambition de créer une fresque composé des photos de ses nombreuses rencontres arborant son visage… Christophe finira sa digestion au salon de massage avec option "scrapping", une sorte de peeling violent ou la crème est remplacée par un racloir qui laisse des traces semblables a des bleus! Il finira le dos plus marque qu'apres un France Angleterre. Heureusement qu'il n'a pas opté pour l'option cupping en plus, des coupes en verre chauffées et appliquées telles des ventouses sur le dos du patient. Bilan, notre pote quebequois a encore des grosses taches rondes 1 semaine après. Vivement la plage… Proverbe chinois sichuanais du jour: "manger épicé permet de faire sortir la chaleur du corps". Thomas délire Scrapping or cupping

Mardi 13 Septembre: L'araignée, l'araignée, est tombée dans la purée… Journée "logistique" dédiée a l'organisation de la suite du voyage. Départ le soir pour Leshan; on a decidé de zapper l'Emei Shan, autre montagne sacrée de Chine qui demandait trop de temps et dont les retours n'étaient pas tous positifs. Si Leshan est classée au patrimoine mondial de l'humanité, ce n'est pas le cas de notre chambre dans un hotel assez minable ou l'aspi n'avait pas du être passé depuis un bail. La seconde mauvaise surprise, Sophie l'avait déja répèrée dans l'obscurité, la porte a peine ouverte: l'éclairage de l'exterieur laissait apparaître en ombre chinoise un beau spécimen d'arachnide. Une araignée ENORME dans les 20 cm de circonférence trouvait la chambre a son goût, notre hote à du nous en débarasser a l'aide d'un balai. "Bonne nuit" lacha-t-il en quittant la chambre. Arachnidus vilainus

Mercredi 14 Septembre: Step by step Contrairement a ce que nous avait dit une canadienne qui avait du patienter 1h30 pour descendre au pieds du Da Fo, le plus grand Bouddha au monde, il n'y avait personne et nous en avons profité tranquillement. Sculpté dans la falaise et mesurant 71 mètres, il est régulierement repeint, ce qui lui donne un air "neuf" malgre ses 1300 ans. Nouvelle escroquerie déstinée aux touristes étrangers: dans la gargotte, il y avait 2 menus, un pour les chinois et un autre traduit en anglais. C'est en comparant les idéogammes que nous avons remarque une différence de prix de 50 %! Après discussion, le cuisto nous a finallement accordéles tarifs chinois avec le sourire. Le parc était parsemé de pagodes et de temples ainsi que de jolies poubelles. Les chinois sont en effet très doués pour les fondre dans l'environnement; l'idée nous est donc venue de nous lancer dans l'élaboration d'un reportage photographique sur les poubelles a travers le Monde, passionnant! Après 4 heures de bus nous arrivons a Ya Han. Drôle de ville qui s'anime curieusement le soir. Les édifices et les ponts sont décorés de guirlandes lumineuses donnant un air de fête aux terrasses et restaurants qui bordent la rivière. La fête, elle, a lieu en contrebas, sur la place de la musique ou des chinois de tous ages effectuent des chorégraphies de groupes rappelant un peu des cours de step en salle. L'ambiance est vraiment sympa, on se croirait presque dans une station balnéaire. Attention chat méchant ! Rocher ou poubelle ?

Jeudi 15 Septembre: Une journee de m….! Debout 6h30. Arrivée du bus a Luding 13 h, ville célèbre pour son épisode de la Longue Marche (1935) ou quelques soldats communistes avaient libèré un pont de l'emprise du Guomindang (Tchang Kai Chek). Nouveau départ a 16h pour Moxi, point du départ de la randonnée pour le glacier Hailuogou entouré de ses majestrueux sommets a plus de 6000, l'un des plus beaux de Chine et le plus bas d'Asie. Malheureusement, le trajet qui devait durer 2h nous en a pris 4. Un récent glissement de terrain a serieusement endommagé la route. Les chantiers en charge de dégager les effondrements créent de longues files d'attente dans les deux sens. En plus il fait pas beau.

Vendredi 16 Septembre: Allons enfants de la patrie… Levés 7h, le temps est couvert. Aucune amélioration en vue, on annule. On se retape 4h dans l'autre sens pour prendre un bus a Luding qui nous amènera en 2 heures a Kangding. Avec ses 2600 mêtres d'altitude, c'est le début de l'univers tibétain. Il pleuvouille, temps idéal pour visiter la lamasserie Nan Wu Si qui est en rénovation. Cela nous permettra néanmoins d'observer les menuisiers et peintres en plein boulot. Un vrai travail d'orfèvre, tout est fait a la main. Nous le parcourons sur fond de chants militaires puisqu'une caserne juxtaposée la lamasserie; Est ce volontaire? En tout cas aujourd'hui, c'est répétition et séance photo. Maison tibétaine Samedi 17 Septembre: le Far West Tibetain La route pour rejoindre Litang est très belle. Plaines et massifs majestueux se succèdent et des hameaux tibétains parsèment la campagne semblables à de petits chateaux de pierre. Nous avons plaisir a retrouver nos amis les yacks au milieu des tentes noires des nomades. Ca y est, nous avons dépassé notre record d'altitude en franchissant un col a 5000 mêtres et en dormant a Litang 4670 m. Barbouilles comme un lendemain de cuite avec un léger mal de tête, finalement on s'est plutot assez bien acclimaté a l'altitude. Litang, c'est un monde complétement hallucinant. On se croirait plongé en plein far west ou dans un épisode de Starsky et Hutch. Quel est le rapport nous direz vous. Les tibétains ont des looks déments: en plus de leur coiffe rouge nattée autour de la Calamity Jane et son cow-boy tête, ils arborent des lunettes de soleil énormes a la 70's genre Huggy-les-bons-tuyaux. En blouson de cuir ou manteau traditionnel, parfois en toge de moine, ils sillonent la ville sur le dos de leurs montures, leurs cheveux longs au vent genre John Wayne dans la chevauchée fantastique. Leur montures, des motos rutilantes, sont elles aussi "customisées": elles sont parées de fleurs en plastiques multicolores et des franges de cuir sont accrochées au guidon. Les "tashidelek" ont remplacé les "ni hao" et les marchés regorgent de peaux de yaks, loups et renards. La ville est colorée et les habitants accueillants: on est au Tibet! Nous flanons dans les rues et les marchés. Une petite séance de tire a la carabine nous vaudra l'attention d'une quinzaine de badauts, Sophie comptabilisant 2 ballons éclatés contre 0 pour Christophe. Nouvelle répartition des roles, Christophe à la cueillette et Sophie à la chasse… Nous finissons la journée en dînant a coté d'une tablée de 7 tibétains au visage buriné et au cheveu hirsute qui nous rappellent certains passages de "Greystock". Dimanche 18 Septembre: Pris au piege dans un palais! Lever 6h00, re-bus direction Xiangcheng: 8 heures! Sur le trajet, nous apercevons les traces de petits monuments destinés aux enterrements célestes (tianzang): la terre étant trop dure à creuser à ces hauteurs, et la religion tibetaine ne considérant le corps que comme un receptacle temporaire de l'ame, la tradition veut que, dans un acte ultime de générosité, on livre le corps du défunt a la nature, et aux vautours en particulier (Cf la derniere scène du film Himalaya). Les chinois ont longtemps interdit ces rites qualifiés de primitifs, tolérés maintenant depuis quelques années. Nous faisons la connaissance de Franck et Pascal, deux bigourdins de Lourdes ravivant a Christophe le souvenir du "beth ceu de Pau", aahhh montagnes pyreneeeeuuuu, vous êtes mes amours… même si il y a eu quelques infidelités himalayennes… On ésperait pouvoir enchainer directement avec le second bus mais on est pris au piège, il faut attendre demain matin, obligés de passer la nuit dans ce trou perdu. Une dame nous propose le lit dans sa guest house., c'est pas cher on y va. Quelle surprise quand nous sommes rentrés dans la maison; cette demeure tibetaine est minutieusement décorée du sol au plafond, pas un espace vide. C'est superbe, chaque piece étincelle de mille couleurs. C'est la première fois que nous dormons dans un palais pour moins de 2 euros! Deuxième surprise, après avoir traversé des rues sales ou vaches et cochons se promenent librement et mangent dans les poubelles renversées au pied des gargottes, nous montons au monastère Sang Pi luo bu ling. Mentionné dans aucun guide, c'est pourtant le plus beau que nous ayons vu jusqu'a présent. Nous avons accès a tous les recoins, chambres, cuisines, salles de prières…Le silence ambiant du a l'absence de touristes et les odeurs d'encens nous font apprecier la quiétude de l'endroit. Enivrant. A part les moines, il n'y a pas un visiteur, normal, quelle idée de venir se perdre dans cette ville-chantier! En tout cas la guest et le monastère valaient largement l'escale. Jamon, jamon Les 2 be 3 Lundi 19 Septembre: Y'en a marre! Départ pour Zongdian, la ville-étape que nous devions rejoindre hier: 10 heures de route. On s'est fait avoir sur ce coup-là. Le but de tous ces trajets en car était d'emprunter la magnifique route sud du Tibet, connue pour être une des plus hautes et des plus belles. Pas de bol, elle est coupée pour cause d'éboulement. Du coup, on prend 160 km dans la besace en plus soit 2 bonnes heures. En plus, le couple de derrière s'est mit a vomir tour a tour, repeignant le profil du bus (heureusement qu'ils n'etaient pas devant car avec la fenêtre ouverte ca aurait été sympa). A ce propos, malgré les multiples lacets, l'altitude et les apics, les odeurs de cigarette et la promiscuité, nous tenons le coup, toujours pas malade. Le rythme effrèné de ses derniers jours nous a soumis a dure école mais nous voila rodés. Par contre de la corne commence à se former sous nos fesses… Ah crème nivea, si tu étais la… Franck et Pascal nous mettent en garde concernant notre projet d'aller dans le sud du Yunnan: de gros foyers de grippe aviaire et porcine s'y sont déclarés récemment. Ajoutés a cela l'encephalite japonaise, la dengue et le palu en période de fin de mousson, ca commence à faire beaucoup. On va sans doute annuler le Xishuangbanna (seule véritable region tropicale de Chine). Par un concours de circonstances, on les perd et, sans le nom de leur hotel, impossible de les retrouver, on se rencontrera peut-être demain a la gare routière. La fin d'après-midi nous amenera au plus grand monastère du sud-Yunnan, poutant bien moins beau que notre dernière expérience en la matière. L'hotel est moyen et les commodités toujours aussi sales (et dire qu'ils se targaient d'avoir inventé la chasse d'eau…). Sophie commence a en avoir assez de ce manque de confort, des chiottes ou il faut faire de l'apnée pour ne pas être asphixié et des douches à l'eau tiède sans pression, les pieds sur les toilettes turques et la vue qui va avec. Elle pique sa gueulante, il va falloir augmenter le standard des chambres.

Mardi 20 Septembre: Les gorges du saut du tigre Bus a nouveau pour Qiatou à 3 heures de route de là, depart 7h00. Depuis notre départ de Chengdu, il y a une semaine, nous en sommes à une soixantaine d'heures de bus. La météo n'est pas bonne mais on se lance quand même à l'assaut des Gorges du Tigre. Nous laissons nos sacs chez Margot, une anglaise mariée a un chinois qui tient un café-consigne. Nous y rencontrons Antoine et Ulrike, un couple franco-germanique vivant a Berlin ainsi que d'autres jeunes francais en vadrouille. Ulrike, réalisatrice sur Arte est passionnée d'histoire, notamment celle de l'Allemagne de l'Est dont elle est issue, et Antoine est menuisier, spécialiste en chaises qui grincent. La gorge est la plus profonde du Monde, 3900 mètres séparent la rivière des plus hauts sommets (5600m). Le temps tourne finallement à l'éclaircie et le soleil traître ne nous épargnera pas. Une fois de plus (cf la grande muraille), METEO France n'a pas a rougir de la comparaison, METEO Chine, c'est la même. La ballade est très agreable malgré un passage difficile pour Sophie et un serpent glissant juste sous le pied de Christophe... Nous sommes à flanc de montagnes et le sentier est bordé d'une myriade de fleurs. Parfois nous traversons des forêts de bambous, puis de connifères, et découvrons une immense variété de plantes (médicinales parait-il). Nous sommes malheureusement totalement ignorant en la matière et incapables de mettre des noms dessus. Petite ombre à cette très belle journée, un local s'est approprié son rocher a flanc de falaise et réclame 8 yuans pour franchir le petit fil qui sépare sa propriété du sentier public, et jouir de la vue. On est trop souvent pris pour des pigeons, cette fois ci on dit stop. Le bougre se met en barrage, Christophe enlève ses lunettes, fais les gros yeux, mime l'attaque du dragon fulgurant (appris récemment dans un temple Shaolin) puis se mouche… les manoeuvres d'intimidation feront céder l'animal qui nous "laissera" passer non sans nous traiter de tous les noms d'oiseaux imaginables. Heureusement que l'affrontement n'a pas eu lieu, le précipice est vertigineux et après quelques clichés nous repartons sous la menace de finir menotés par la police. Mais oui bien sur, "Et la marmotte elle met le chocolat dans le papier alu…" Nous passons la nuit a la Half-way guest-house, une demeure Naxi ou nous retrouvons les rencontres du matin. Pour soigner les coups de soleil Sophie a un remède miracle en l'absence de Biafine: le masque au yaourt. Quelques mots sur les Naxi, ceux que ca n'intèressent pas, passer directement au chapitre embuscade…Les Naxi sont une des minorités ethniques du Yunnan (qui en compte 26 officiellement et une cinquantaine officieusement) et, comme les Mosu voisins, sont organisés en sociétés matriarcales: les femmes, chefs de famille, gèrent le foyers et héritent des propriétés familiales. Leur langue en est d'ailleurs le reflet, exemple à travers l'utilisation des suffixes: pierre+suffixe féminin=énorme rocher, pierre+suffixe masculin=petit caillou, éloquent, non? On est bien loin de la tradition des pieds bandés, coutume cruelle qui consistait à mutiler les femmes pour qu'elles ne puissent pas s'éloigner du foyer. En leur conférant le statut de Femme, cela devint avec le temps un triste critère de beauté. Certaines avaient des pieds mesurant 7 cm! Leurs petites tailles déterminaient la valeur d'une épouse soumise et fidèle. Sophie tu chausses du combien? On ne joue pas avec la nourriture !

Mercredi 21 Septembre: embusquade Pas de pluie au reveil, le ciel est légèrement brumeux comme a l'habitude mais les quelques rayons lumineux qui percent au travers nous donnent bon espoir. Nous retrouvons le petit groupe de la veille pour le petit déjeûner puis chacun part de son coté. Déjà le soleil apparait et c'est d'un pas enthousiaste que nous entamons cette nouvelle journée de randonnée. Les gorges nous offrent un panorama splendide sur des reliefs aux sommets aiguisés; la lumière en contre-jour accentue l'impressionnante majesté des montagnes. Nous traversons quelques cascades et croisons des cabris peu farouches. Le soleil tape fort et de nouveaux coups de soleil menacent. En nous trompant de chemin, nous rencontrons a nouveau Antoine et Ulrike (cool, ils ont de la crème solaire!). Nous terminons ensemble la descente qui mène dans le fond des gorges. Le chemin est très pentu et assez glissant, nous essuierons tous les deux un petit dérapage controlé. Nous étions avertis qu'il fallait s'aquitter d'une taxe de 10 yuans pour dédommager les locaux de l'entretien du sentier, nous n'avons donc pas été surpris d'être arretés par une vieille dame au pied d'un panneau à l'allure "officielle". La rivière boueuse s'engouffre entre les falaises avec une puissance incroyable. C'est en fait le debut le Yangzy qui deviendra le Chang Jiang, (Yiang Tsé Kiang) le troisième plus grand fleuve au monde avec ses 6400 km de long (après l'Amazone et le Nil). Des descentes et des trous créent des tourbillons et des courants qui s'éclatent sur les rochers. Bien des inconscients ont tenté de les affronter, la plupart ne s'en sont pas sortis vivants, il faut être complétement fou pour s'imaginer vaîncre de tels rapides. Pas de rafting à l'horizon d'ailleurs… Nous décidons de longer un peu ces forces fluviales et de remonter un peu plus loin. C'est alors que nous tombons sur un "embouteillage" de 7 personnes. Une jeune femme au visage dure reclame 10 yuans pour traverser un misérable pont en bois de 3 mêtres de long, la raison évoquée: contribution pour la "maintenance" du pont! Cela n'est pas sans rappeler certaines taxes absurdes du Moyen-Age, sacré Graal… ou sans remonter si loin, l'épisode d'hier. Un jeune israélien est assis au milieu en signe de protestation empèchant ainsi les gens venant en sens inverse de traverser. Elle ne veut pas céder et essaie de le déloger. Il finit par abandonner mais nous forcerons tous le passage causant sa fuite rapide. Quelques mêtres plus loin, ayant rejoint son poste, elle a pris soin d'oter la petite échelle, qui n'est d'ailleurs d'aucune utilite pour escalader le rocher. Determinée a nous bloquer le passage, elle est assise en travers et nous attend de pied ferme des bouteilles de verre vides a la main. Amusée, Sophie filme la scène mais la vilaine ne l'entend pas comme ca et, munie de grosses pierres, commence à lui en balancer deux sans succès. Christophe et Antoine sont les premiers a s'avancer; n'ayant pas froid aux yeux, elle résiste farouchement. Ulrike s'approche aussi d'un peu trop près tout en filmant. C'est alors que, vontairement, l'hystérique lui donne un coup de pied qui envoie valser son camescope tout neuf ; il s'explose sur les rochers. Cette fois la guerre est déclarée: Ulrike furieuse est prête a passer aux mains mais les garcons interviennent de manière un peu plus musclée et, rageuse, la folle abandonne tout en continuant a protester ou a nous insulter. Un peu plus loin, un chinois habille en treillis attend a cote d'un pont minuscule qui permet d'accéder a une plate-forme dominant la rivière. Au mème titre que celui de la veille, il veut sans doute faire payer pour prendre une photo, c'est vraiment du racket! Ce sera sans nous, car le chemin dangereux, nous invite par prudence à remonter. C'est très escarpé et nous sommes en nage lorsque, au trois quart du chemin, nous nous arrétons pour recupérer. En regardant a droite Sophie lance: "Je crois que nous sommes attendus!". En effet, une autre jeune femme grassouillette au sourire narquois et le talkie-walkie a la main, attend avec trois autres types. Cette fois, impossible de forcer ce passage étroit: une grille fermée avec un cadenas et des taissons de bouteilles incrustés tout autour nous barrent la route. On est pris au piège. Un affrontement pourrait mal se terminer, le chemin fait un mêtre de large et surplombe un précipice. Impossible non plus de négocier, la fille déjà au courant, va nous faire payer pour le "droit de passage" d'en-bas. Ils sont organisés, on n'est pas en position de force. La pression monte et Ulrike craque. Arrivés en haut, nous nous remettons de nos émotions lorsque nous apercevons la "geolière", Ulrike dégaine son camescope qui, bien qu'esquinté, fonctionne encore. Ayant sans doute quelque chose à se reprocher (ou ne se touvant pas télégenique!), elle court se cacher dans les toilettes. Malgré le temps qui pressait pour chopper le dernier bus, nous l'y avons maintenue une demie heure avant de partir. La reponsable de tout se racket organise: Tina, femme imposante digne héritiaire de la société matriarchale naxi (tant pis pour ceux qui ont sauté la fin du paragraphe precedent…). Depuis sa guest-house du même nom, elle dirige toute la partie basse des gorges. Malheureusement pour nous, c'est aussi elle qui s'occupe des navettes en direction de Qiaotou et…qui fixe les prix. Pas un seul de ses employés n'acceptera de négocier avec nous. Refusants de se soumettre a cette "dictature", nous partons tous les quatre par la route en espérant faire du stop en chemin. Cela nous permettra d'apprendre qu'en dehors des tournesols, certains chinois cultivent aussi le cannabis! Tiens, bizarre, on a reussi a mettre un nom sur cette plante là!!! Il y a peu de passage; les seuls qui s'arrètent, travaillent sans doute pour Tina et nous réclament encore plus. Comme dans la culture chinoise, on ne doit jamais perdre la face, ils préfèrent s'asseoir sur un bon prix plutôt que de céder. Apres 45 mn de marche, Nous trouverons néanmoins quelqu'un qui nous déposera pour un prix correct, y'a pas que les chinois qui ont leur fièrté! Nous racontons nos mésaventures a Margot qui d'ailleurs nous avait déconseillé de nous arréter chez Tina. Son mari, chinois, tient la Sean's guest house voisine. Elle nous apprendra du coup des évènements récents très inquiétants: 2 chinois et un israeliens sont morts dans les gorges à l'endroit même ou nous avons eu nos démélés, étrange… Pas d'hésitation, on ne va pas laisser passer ça! On arrivera tard a Lijiang mais on va faire appel a la police. Le problème c'est qu'elle est déjà au courant de cela mais elle ferme les yeux. Comment ça, on remet en cause l'integrité de la police locale chinoise! Aidés pour la traduction par deux touristes canadiens d'origine chinoise, nous expliquons la situation à un policier qui n'a de légitimité que sa "police" inscrite en petit sur son tee-shirt. Il sort visiblement de la sieste au vue de son épis sur le haut du crâne et regarde la scène filmée par Sophie les bras croisés. Sans faire l'apologie de la police française, un policier de chez nous se serait déplacé pour demander des comptes. Peu surpris, il s'est contenté de nous demander a chacun d'écrire notre version et de faire une copie de la vidéo. Il fallut insister et menacer de téléphoner a notre ambassade ainsi qu'a la police de Lijiang, la grande ville voisine, pour qu'il nous assure que: "la loi sera respectée et les fautifs sanctionnés". De toute évidence, il essaie de nous faire abandonner et de désarmocer la situation. On le décide à nous amener chez Tina pour demander le remboursement des frais illégalement exigés ainsi qu'un dédommagement pour le camescope. Après avoir fait la copie des vidéos témoins, il n'a jamais voulu de confrontation avec Tina. Pas courageux le bougre, corrompu ou simple peur de la Matronne? Il a eu le culot de nous proposer d'y retourner le lendemain alors qu'il savait pertinement qu'un taxi nous attendait pour partir. Tout ce temps n'aura cependant pas été perdu en vain, puisque nous aurons au moins eu la satisfaction de faire bouger les choses (en plus de monter dans une voiture de police chinoise!), en éspèrant qu'il n'y ait pas d'autres "accidents" malencontreux. Un touriste suisse rencontré a Lijiang nous confirmera que les choses ne vont pas en rester là, puisque son guide a également déposé plaînte. Nous repartons tout de même avec la ferme intention d'avertir l'Ambassade et d'en informer les guides du routard et du Lonely. Petite surprise sympathique de la journée: Chistophe a retrouvé Pascal et Franck chez Sean's ou ils s'étaient rendu pour faire la copie. On devrait les revoir a Lijiang dans 2 ou 3 jours. Proverbe chinois du jour: "Les oeufs ne doivent pas se battre avec les cailloux"

Jeudi 22 Septembre: Un peu de repos Arrivés a 00h30 a Lijiang, nous traversons une ville éclairée qui semble très jolie. Trop fatigués pour faire un tour, on file à la guest oû Antoine et Ulrike ont déjà passé quelques jours. Comme nous sommes dans la vieille ville piétonnière, il n'y a pas de voiture, et surtout pas de klaxon, ce sont des oiseaux et les aboiement d'un chien qui nous réveilleront. A la lumière du jour, nous découvrons la vieille ville de Lijiang, un merveilleux dédale de ruelles pavées, de vieux batiments en bois, de canaux et de marches. On se croirait dans une petite Venise à la chinoise; elle est d'ailleurs classée "patrimoine mondial" depuis 1999 et c'est aussi la capitale du pays Naxi. Aujourd'hui, c'est donc ballade et léche-vitrine, les ruelles bien évidemment très touristiques sont bordées de boutiques de souvenirs et l'artisanat est très riche. Malgré sa petite taille, la vieille ville est un vrai labyrinthe, on s'y perd d'autant plus facilement qu'aucun nom de rue est indiqué. Dommage qu'il y ait tellement de touristes, mais c'est inévitable et compréhensible tant la ville recelle de charmes.

Vendredi 23 Septembre: Véronique et Davina On loue des vélos, direction Baisha, un petit village situé à 15 km de Lijiang. Constitué de maisons en pierres et torchis le long de rues boueuses, il s'en dégage une atmosphère paisible de campagne. Nous croisons beaucoup de vieilles femmes vétues à l'identique comme au temps de Mao: blouse et casquette bleus, une cape en T maintenant un grand panier d'osier dans le dos. C'est l'habit traditionnel naxi. Cela nous donnera aussi l'occasion d'assister à un spectacle des plus surprenants: un cours de gym a raquettes collectif! Sur la place, une quarantaine de personnes, en majorité des femmes du type "menagère de plus de cinquante ans", s'entrainent guidées par "un maitre de la raquette" au son d'une musique répétitive. Elles enchainent jeux de jambes et maitrisent bien balle et raquette. Spectacle rocambolesque, c'est vraiment très drôle de les regarder faire. L'équipe nationale de ping-pong à l'entrainement Samedi 24 Septembre: Pas sympa Départ pour Dali. Les paysages de plaines et de rizières sont vraiment très beaux au coucher de soleil. Petite galère arrivés a Dali a 22h. Il y a en fait 2 Dali, Xiaguan la nouvelle ville et Dali, la vieille ville, destination privilegiée des touristes. Le chauffeur qui a vu nos billets a oublié de nous indiquer quand descendre. Nous débarquons donc a Xiaguan avec un couple de retraités allemands dans le même cas, obligés de refaire une demi heure de taxi en sens inverse. On enrage contre les chinois et le manque d'interèt et de serviabilité manifeste qu'ils ont à l'égard des étrangers (au départ de Lijiang, après s'etre présentés trois fois à la porte d'embarquement inquiets du retard du bus, nous nous sommes résolus à suivre les recommendations de l'employés et a attendre à l'endroit qu'elle nous avait spécifié. Heureusement que les allemands sont venus nous chercher, la garce nous avait oublié et papotait avec sa collègue). Il est vrai qu'en France nous ne sommes pas renommés pour notre serviabilité envers les touristes étrangers, mais là nous sommes battus à plate couture! Heureusement, Dali est le lieu idéal pour se détendre et oublier quelques temps trains, avions et bus.

Dimanche 25 Septembre: Ca se ceuille le riz? Après avoir visiter les trois pagodes ou vivent de grosses grappes d'araignées sur les fils éléctriques, nous louons à nouveau des vélos pour faire le tour de l'Erhai Hu, le lac en forme d'oreille. Sur la route qui mène à l'embarcadaire, nous découvrons pour la première fois la forme qu'a le riz avant d'atterir dans notre assiette. Cela faisait un moment qu'on se posait la question: ca pousse comment le riz, sous la terre ou en grappe sur un arbre? On vous l'a dit, la botanique c'est pas notre truc. On ne riz pas, je suis sur que nous ne sommes pas les seuls… Et bien ni l'un, ni l'autre! Ca ressemble a des epis de blé et ca se récolte de la même façon sauf qu'en Chine tout se fait à l'ancienne. A part quelques uns qui disposent d'une machine pour récolter les grains, la plupart battent les épis dans d'immenses jarres en osier puis passent les grains au tamis pour filtrer les résidus de paille. On ne saura pas comment ils font pour oter la membrane qui couvre chaque grain, mystère… Après avoir traversé le lac en bateau, on débarque sur la rive est du lac. Il fait beau et on est tranquille, il n'y a pas de touristes et peu de circulation. Des pécheurs remontent leurs filets et les crevettes sèchent au soleil, ca pue! On s'arrète dans un village et nous nous promenons dans le marché. Les piments sont rois; les étals regorgent de fruits et de légumes posés quelques fois a même le sol. Les femmes avec leurs coiffes traditionnelles ne trainent pas de caddy mais portent un gros panier dans le dos, parfois si lourd qu'elles s'aident de la tête avec une sangle autour du front. En fin d'après-midi, les 55 km se font sentir et on dort dans le seul hotel du coin à Zhoucheng. Oncle Ben's

Lundi 26 Septembre: "Gandja-gandja" Aujourd'hui c'est jour de marché a Shapping. Très coloré avec ses étalages de tissus et de broderies, c'est surtout l'endroit ou sévissent les dealers du coin. Une paysanne d'environs 55 ans, un sac rempli de poireaux et de salades s'approche et, feignant de vendre une barette a cheveux nous sussure "gandja, gandja?".Oulala t'emballe pas mamie, c'est pas le genre de la maison. Mais miss Jamaica n'en n'est pas a son premier client et a plus d'une corde a son arc: "opium, opium" ajoute-t-elle. Oups, elle a touché une corde sensible, Corto maltèse enveloppé dans des volutes interdites au milieu de la Chine. Plus que Tintin et le lotus bleu, la Chine dans notre imaginaire c'est avant tout les vieux bars a opium qu'on retrouve dans les BD d'Hugo Pratt. Faut pas mourir idiots, allez, on la suit. On se retrouve affalé dans un vieux canapé à l'interieur de son salon obscur. Totalement novices en la matière et devant notre ignorance, elle sort sa pipe puis nous montre comment chauffer l'opium. Sophie stressée par la situation et le dealer pressé de retourner a ses affaires ne nous permettront pas de savourer pleinement les effets de ladite substance. On se sent quand meme très "zen" pour la séance photo souvenir devant son pied de cannabis. On achève les 40 km qui nous ramènent a Dali, la pluie en plus. La ville est très agréable bien que touristique, les rues piétonnes sont bordées de boutiques et de gargottes. A ce propos, comme dans beaucoup de pays d'Asie, les chinois vivent dehors, tout est toujours ouvert sur l'exterieur, les magasins comme les restaurants. Les trains de nuit étant complets, nous prenons le bus couchettes ce soir pour Kunming. Dealer local Aussi forts que les piments d'espelette

Mardi 27 Septembre: Coups de gueule 6 heures du matin, nous arrivons a Kunming après une soiree agitée. Lundi 26 Septembre au soir, flash-back: 20h00, on se présente à l'agence auprès de laquelle on a réservé le billet qui nous amène en taxi a la gare routière. Pour notre premier bus couchette, on a pris un première classe! Arrivés a la gare on poirotte avant d'être refilés à une dame a qui la fille de l'agence donne de l'argent. Elle nous demande de la suivre et nous voila partis pour 15 mn de marche avec nos sacs sur le dos, cool. On arrive à une autre gare ou d'autres personnes attendent mais toujours pas de bus à l'horizon. Puis on est a nouveau refourgués à une autre qui a son tour empoche l'argent et nous fait monter dans un taxi. Inquiètudes. D'habitude c'est assez carre quand on prend le bus: on se présente avec notre ticket à la porte d'embarquement et on nous indique dans lequel monter. La, on n'a toujours pas vu la couleur du billet. On arrive dans une sorte de terrain vague a peine éclairé avec plein de camions benne Dong Feng. Les autres chinois arrivent aussi en taxi. On attend avec le sentiment d'être dans l'illegalité comme peuvent l'être des refugiés ou des émigrants clandestins. On commence à s'ennerver et la barrière de la langue laisse nos questions sans réponses. Il est 21h30 lorsque le bus couchette se pointe. Le problème c'est que la catégorie correspond à de la troisième classe; il ne ressemble pas a celui qu'on nous avait montrè sur la photo. Comment expliquer à la bonne femme qui ne pipe pas un mot d'anglais qu'on a payé pour la catégorie supérieure. On se résigne et on s'installe dans des places pas trop mal compte tenu de la taille de Christophe. On attend que le bus se remplisse, les passagers arrivant au compte goutte par taxi. Sans pincettes, on nous fait comprendre de dégager. En plus, on s'apercoit qu'il n'y a qu'un chauffeur qui va conduire seul toute la nuit. Cette fois ca suffit! On pète les plombs et on décide de demander le remboursement des billets quitte à partir le lendemain, histoire de passer un savon à l'agence. Là c'est la panique. Elle nous refile 120 Y soit le prix de la bétaillère alors qu'on a payé 160 Y. On ne lache pas le morceau d'autant plus qu'on tombe sur un chinois faisant office d'interprète. Ca s'ennerve et téléphone à tout va. Il est 22h15 lorsqu'on nous trimbale à nouveau en taxi direction la première gare "officielle" du début. On retrouve enfin une vraie gare avec plein de vrais bus. Et on monte dans celui qui nous était réservé. Bizzare. Tous les intermédiaires s'y retrouvent aussi, elles se refilent le bébé pour savoir qui va payer nos billets. C'est plus notre affaire on est dedans et on n'en redescendra pas. Explications: pour se mettre 40 Y dans la poche soit la différence de prix entre les deux classes, ils ont éssayés de nous la mettre! Ras-le-bol, font chier les chinois! Ca commence à faire beaucoup, il faut se battre pour tout ici. Les prix sont systématiquement surevalués, on a l'impression d'être considéré comme des porte-feuilles ambulants et c'est le cas d'ailleurs. De vrais professionnels de l'éscroquerie aux talents très variés: racket, menus différents, bouteilles d'eau faussement capsulées, compteur taxi truqués, tentative de vol dans le transsibérien, changement de tarif au moment du réglement (2 doigts signifiant 20 et non pas 2, passage du yuan a l'euro)… Et on en a surement oublié, sacré "dépaysement" donc en 5 semaines surtout après la Mongolie ou les gens sont aimables, accueillants et honnètes! En plus, on n'est pas des cas isolés, nombre de voyageurs ont été victimes des mêmes arnaques. Cela va même jusqu'a des agressions, parfois mortelles. Bien sur on ne met pas tout le monde dans le même panier, nos excuses par avance a William et Helléne et aux nombreux chinois qui nous ont gratifié de leur sourire et de leur gentillesse mais on en avait assez du politiquement correct. Et tant qu'on y est, voici un autre coup de gueule: les chinois nous ont donné l'impression de bousiller leur magnifique pays (quand ce n'est pas déjà fait) aussi bien d'un point de vue naturel que culturel (cf les hutongs de Beijing). L'explosion démographique et l'urbanisation galopante ont eu raison de la faune et ont dénaturé de nombreux espaces (et le barrage des 3 gorges ne va pas arranger tout ca). De la même manière, une partie de leur riche héritage culturel est parti en fumée à cause des purges communistes. Merci Mao, le dictateur reste pourtant quasi vénéré comme un Dieu comme le démontre le nombre de pouce lévé à son évocation. Ohé, faut se réveiller, la révolution culturelle, les soi-disant 100 fleurs et tout le reste, faudrait pas oublier. Sans parler des minorités éthniques comme les Ouighours ou les Tibétains dont l' espace de liberté culturelle est réduit au minimum, juste suffisament pour attirer les touristes. "Quand la Chine s'éveillera", et ben elle réalisera ses erreurs. Sa réçente ouverture sur le monde, les JO 2008 et son entrée dans diverses institutions internationales semblent heureusement donner un nouvel élan au pays. On croise les doigts, ils répresentent quand même 1/5eme des habitants de la planète.

Mercredi 28 Septembre: "Super mamie" La guest est sympa, bien située avec une belle terrasse et l'ambiance est bonne. Nous retrouvons quelques personnes croisées à Chengdu et faisons la connaissance d'une mamie hors-normes, Solange. A 55ans, deux enfants et plusieurs petits enfants, elle décide de prendre son vélo et de parcourir seule le monde pendant 2 ans et demi. Bon il faut préciser qu'elle est prof de sport, marathonienne et que ce n'est pas sa première folie puisqu'elle a déjà fait l'Amérique du Sud a pieds pendant un an. Mais quand même, sacré bout de femme!

Jeudi 29 Septembre: La foret de Pierre Excursion a Shillin dénommée la forêt de Pierre en compagnie de Solange qui a abandonné son vélo pour la journée. Ces rochers surgis au milieu de la plaine sont les témoins d'un passé lointain ou l'endroit était recouvert par la mer il y a plusieurs milliers d'années. C'est un véritable labyrinthe et la ballade est agréable malgré les averses intermittentes; la mousson n'est pas encore terminée dans le sud. De nombreuses araignées ont tissé leur toile au milieu du passage. Après s'en être pris deux en pleine face, Christophe s'est arme d'une branche pour jouer le démineur. Shillin Vendredi 30 Septembre: Ce soir on va faire la java Sortie au lac Dian et visite des collines environnantes. Des moines taoistes ont jadis creusé la roche à flanc de falaise et amenagé des cavités qui leur servaient d'hébergement. RAS à part que sur le retour on s'est fait écrire nos prénoms sur des grains de riz, ca valait pas le coup de se taper 40 km! Quoique, on a fait une incroyable rencontre: Einstein, du moins son sosi italien. Einstein est toujours vivant ! Fait marquant de la journée: aujourd'hui c'est la fête nationale chinoise. Ils fêtent la fondation de la république populaire de Chine en 49. Cela ressemble a notre 14 juillet sauf que chez eux ca dure une semaine. Des lampions ont été installés dans toutes la ville et tous les chinois sont de sortie, c'est de la folie dans les rues, on se croirait dans le métro aux heures de pointe. La guest a organisé un spectacle musical typique du Yunnan qui finallement ressemble davantage a de la musique africaine avec percussions. On se retrouve une dizaine avec trois invités VIP: Christophe était en contact avec 3 rugbymen à vélo qui relient Paris a Aukland (cf leur site dans les liens), ils sont arrivés ce soir au bon moment pour l'apéro! Bouteille de vin, bières, alcool de riz, rhum et cointreau, direction la boite du coin. On vous laisse imaginer dans quel état on a fini… Cela fait 2 mois et demi qu'on n'a pas fait une bonne fiesta, qu'est ce que ca fait du bien.

Samedi 1 octobre: Gueule de bois Pas tant de bien que ça finalement, la bouche encore brulée par les dragons à répétition de la veille, le mal de tête obligatoire…On se remet difficilement de la veille, c'est bien fait on l'a bien cherché mais qu'est ce qu'on s'est marré! Comme il fait beau (depuis qu'on est dans le Yunnan, c'est pluie tous les jours), on tente une sortie dans le quartier musulman puis le marché aux fleurs et aux oiseaux oû on a d'ailleurs vu beaucoup de poissons (cherchez l'erreur). Petit massage en plein air par des aveugles, mais y'a vraiment trop de monde dans les rues, on rentre à la guest, la nuque endolorie en plus de la gueule de bois.

Dimanche 2 Octobre: Zaijian China 13h15 on quitte la Chine, direction la "Biere manie" nous disait Francois de vélovalie il y a 2 soirs... Pas facile un tour du monde
Punta Cana en République Dominicaine English translation pending
by Nat545 · 2006-04-24 · 17 replies
Bonjours à tous, 😉

Mon mari et moi partons prochainement à punta cana😄, Seriez vous me dire comment est l'endroit, si la mer est fort agité, si il y a des choses à visiter dans les alentours, peut on se rendre dans la ville sans problème, et que penser des excursions??? en vaut elle la peine???ect;;;;

Merci d'avance
Voyager seule en Inde English translation pending
by Charline63 · 2006-04-21 · 34 replies
Je viens de recevoir un message privé qui m'a vraiment laissé perplexe, le voici:

"Voyager seule pour une femme en Inde c'est de la folie. Encore hier, une touriste japonaise s'est faite violée à Pushkar. La semaine dernière, c'était une touriste allemande à Jodhpur. La liste à l'Ambassade de France, des françaises violées est impressionnante....

Je suis une femme, française, mariée, mère de deux enfants. Je vis en Inde depuis 5 ans ... et je ne voyage quasiment jamais seule sauf si je suis contrainte... et au pire c'est en avion....

Folie, Folie, Folie..... "

je ne sais pas trop quoi en penser, c'est la première fois que l'on me met en garde de cette façon...

Et vous, vous en pensez quoi??
Organisation d'un voyage au Vietnam? English translation pending
by Cpupuce · 2006-04-10 · 56 replies
Bonjour!

je suis nouvelle, j'apprends, comme l'on dit!!!

j'aimerais partir, voyager etc... mais, alors, en lisant, ca m'a l'air bien compliquer... faut penser a tout! alors je n'ai qu'une seule question qui est la suivante,

" je souhaite partir visiter le monde, j'ai choisit ma première destination, le vietnam, mais après le choix, comment s^y prendre pour bien s'organiser??!???

Je sais, ca peut vous paraitre assez drole... 😊

merci, pour ceux qui prendrons le temps de m'expliquer...
Au pays des kasbah dans le sud marocain English translation pending
by Senmout · 2006-03-11 · 12 replies
INTRO Voyageant en famille, notre but est de poser le pied sur chaque continent en laissant les enfants choisir la destination.Cette année, nous donnons la priorité à l'Afrique .Pour l'Afrique du nord, les enfants ont donc choisi le Maroc du sud!Nous sommes partis du 15 fevrier au 1er mars 2006

BUDGET Pour 5 personnes pour les 2 semaines :3000 euros Avion: 990 euros Restauration(restos, epicerie, eau, jus d'orange...) 120 euros Sorties et visites:120 euros Hebergement:1200 euros Voiture: 270 euros et rachat franchise en plus : 54 euros Taxi, navettes aéroport...: 40 euros Parking Bruxelles :168 euros😕

ITINERAIRE Une semaine à Marrakech:4 jours à l'arrivée et 3 jours avant le depart Une semaine circuit sud J1: Marrakech-Essaouira J2:Essaouira-Taroudant J3:Taroudant-Ait Ben Addou J4:Ait Ben Addou-Zagora J5:Zagora-Merzouga J6:Merzouga-Tinegir-vallée du todra J7:Todra-vallée du Dades-Marrakech J8:Vallée de l'ourika

TRANSPORT AVION:Bruxelles -Marrakech pris en juillet avec Jetair www.jetairfly.com AR 190 euros par pers ttc.NOus avions choisi de partir de Bruxelles pour ses prix compétitifs;l'économie malgré les frais de route et le prix exorbitant du parking de l'aéroport était encore conséquent par rapport à un départ de France. Cie :bonne prestation:pas de retard.Petit plateau collation correct. VOITURE:louée comme d'habitude par www.autoescape.com.270 euros pour 8 jours.Modéle fiat Palio mais sur place, nous avons eu la chance d'avoir une Renault Logan plus spacieuse mais essence au lieu de diesel (eh oui, on ne gagne pas à tous les coups😕)Attention au Maroc, les palio ne ressemblent pas au palio break de France et n'offrent que trés peu de coffre.Rachat franchise:54 euros.Sociéte Europcar.Aucun probléme ;voiture nickel!

CLIMAT: Beau et ensolaillé 20 à 25 degrés ;nuits fraiches

GUIDES Le routard le petit futé Lonely planet

SOUVENIRS Nous avions la chance de pouvoir compter sur Abdel(voir hebergement) pour nous donner quelques idées de prix, car il ne suffit pas de negocier encore faut-il avoir une idée de la valeur des choses.Beaucoup d'incitations pour rentrer dans les boutiques"pour le plaisir des yeux" mais jamais d'agressivité en cas de refus.

Une bonne adresse:la caverne d'Ali Baba n°93 sur la place.Negocier avec Mourhssin(de la part des parents des jumeaux)

Exemples de prix: Djelabah:100dh babouches de bonne qualité :entre 80 et 100 dh Coupe à fruit en poterie:50 dh Tunique coton:70dh

REPAS Nous étions le plus souvent en demi-pension.Pour le midi, 3 repas pris au resto, sinon, nous achetions du pain, des fruits... Resto à Marrkech: Toubkal, place djemaa, couscous:25 dh ;yaourt maison:3dh delicieux! Ens correct. Awab, place Djemaa, à côté du Toubkal.Plutôt moyen.Brochettes 25 dh Le Bejab :COUP DE COEUR.Dans la rue partant de la place entre la poste et la banque populaire.Lieu de restauration rapide de nombreux marocains.Delicieux, légerement plus cher, service nickel:Brochettes x12 :35dh;Tajine:25dh

QUELQUES PRIX: vie quotidienne Essence:1, 070 dh par litre Bouteille eau:5dh Orange:1kg :5dh Fraises:1 kg:10 dh Pain rond:2dh Plaquette chocolat:7dh

HEBERGEMENT

Marrakech :COUP DE COEUR! Maison d'hôtes Taddert de l'association franco-marocaine croqnature trouvée par un forumiste (Merci Pierre-Marie!!!!!!) www.croqnature.com/taddert.HTM Mail:dartaddert@voilà.fr tel:00 212 61 67 55 09 Par jour :adulte 23 euros en DP et enfants 18 euros Au coeur de la Medina, à 15 mn à pied de la place, une jolie maison.Au rdc vit la famille:Mohamed, Rabia, leurs enfants et leur neveu Abdel(une perle!).A l'étage:4 chambres (une de 4 lits, une de 5 lits, et deux de trois lits), douches, Wc, Au deuxiéme étage, terrasse et salle de repas:banquettes et tables basses.Tout est trés propre. C'est Rabia qui nous mijote des repas delicieux:tajines, couscous...Les petits dejeuners sont trés copieux:galettes, crepes, beignets, pain confitures, lait, café, thé, et jus d'oranges. Abdel fut un ami précieux lors de notre sejour.Il nous a aidé dans nos achats, nos choix de visites, confirmer nos billets de retour, reservé nos taxis...et le soir en prenant son repas avec nous, nous a beaucoup appris sur son pays, ses traditions, sa culture... Bref, vous l'avez compris:un excellent souvenir!!!!!

Essaouira: Hotel Emeraude www.essaouirahotel.com 78 euros pour 2 chambres (une double et une triple)SDB et WC, petit dej. Située dans la medine, prés d'un grand parking gardé.Calme.Propre et bien tenu.

Taroudant:COUP DE COEUR Riad Laissi www.riadelaissi.com 40 euros la chambre avec petit dejeuner A 6 km de Taroudant, au coeur d'une exploitation de bananes, oranges, citron, un magnifique riad tenu par Latifa, une marocaine accueillante, chaleureuse et devouée.Chambre immense avec SDB et WC ;trés propre et decorée avec gout. Le petit dejeuner est gargantuesque et delicieux.Nous y avons aussi pris le repas du soir (brochettes 50dh) au coin du feu.piscine. A recommander chaudement!!!!!

Ait ben addou Auberge de l'étoile filante 80 euros pour une grande chambre de 5 personnesen DP Je ne relancerai pas la polemique sur la salmonellose de mon fils et de mon mari mais les faits sont là! Accueil sympa jusqu'à la caisse où on essaie de nous embrouiller sur les prix, service non compris...bref on paiera ce que nous avions convenu par fax.Propre mais pas d'eau chaude.

Zagora Kasbah sirocco www.kasbahsirocco.com 110 euros en DP 2 chambres spacieuses avec SDB et WC Dans la palmeraie, au calme.Chambres trés propres et eau chaude.Accueil trés chaleureux autour d'un thé et patisseries.Repas et petits dej copieux.Tout le monde est au petit soin pour satisfaire le moindre de vos desirs.

Merzouga tsar Sania ou chez Françoise. www.tsarsania.com 25 euros par pers en DP 2 chambres communicantes. Organise les ballades en dromadaire et fait bivouac. Au bout de l'erg.Trés propre et bien tenu.Batiments en pisé autour d'une piscine.Repas et petit dej sympa.

Gorges du Todra hotel Amazir WWW.lamazir.com 2 chambres en DP. Bel hotel recent avec piscine à 5 km de l'entrée des gorges.Accueil chaleureux et repas sympa au coin du feu.

LES SORTIES ET VISITES

MarrakechLe minaret de la koutoubia:un peu notre tour eiffel.Nous avons aimé la regarder encore et encore sous differents angles et sous differentes lumiéres. Palais Bahia:A=20dh et E=10 La palais de la belle;ancien harem de Ba ahmed.Ens magnifique d'appartements, cours, patios...Architecture superbe. Jardin Majorelle:A=30 et E = idem mais un gratuit. Jardin du célebre peintre et artiste jacques Majorelle.Comprend des essences des 5 continents collectionnées lors de ses voyages.Palmiers, cactus, bassins, la celebre villa...Un havre de paix! Medersa Ben youssef A= 40 et E=20 Ecole coranique.On visite la salle des priéres, les cellules des éléves(dont 2 meublés).En entrant dans la cour, déjà une impression de grande beauté!Tout y est magnifique! Tombeaux saadiens A=10 Nous n'avons pas trouvé cela fracassant mais peut-étre aurait-il fallu le faire avant la medersa et bahia.Dans un joli jardin, les mausolés et quelques tombes de la famille de Moulay ahmed el mansour. Les tanneries Nous y sommes allés seuls en repoussant les nombreux rabatteurs qui sevissent encore dans ce coin retiré de la medina.(mais nous avions un plan fait par Abdel).A l'entrée, nous avons accepté le guide (en negociant de suite le prix de sa visite) qui nous a expliqué les differentes étapes de la tannerie..Impressionnant et pitoyable.Sans doute, la visite qui a le plus marquée les esprits (des jeunes et moins jeunes!😕) par les conditions de vie de ses familles et de travail de ses hommes et enfants. La Menara Pavillon au bord d'un bassin.Cela respire le calme.Difficile d'y acceder le soir depuis le son et lumiéres ;dommage car la lumiére doit y étre beaucoup plus belle. Le cyber jardin Lien entre la medina et la nouvelle ville.Sponsorisé par des grandes marques.Un hâvre de paix. ballade en caléche 180dh les 2 heures. Oui, je sais cela fait trés touriste mais ma fille en revait!

Sur le circuitEssaouira: la medina, les remparts, la criée, le port.Une autre vision du maroc dans d'autres couleurs.Pas besoin d'y rester bien longtemps car c'est petit!Ne pas manquer les artisans de la sqala en marquetterie.Ils travaillent avec amour le bois.Les prix sont interessants. Route Essaouira-Agadir Magnifique et sauvage! Ne pas manquer les detours par Sidi kaouki au milieu des arganiers et chévres acrobates et Cap Tafelney.Vues splendides sur la côte et l'Atlantique dechaîné. Coopérative de l'huile d'argan Amal de Tamaran. Une jeune femme nous explique l'exploitation de ce fruit(arbre ne poussant qu'au maroc), les vertus gustatives et curatives de l'huile et le travail de ces femmes remunéres au kg.Conditions de travail bien difficiles. Route Taroudant-Ait ben addou Desertique mais des paysages comme nous les aimons!Etroite attention aux pare-brises Taroudant Les remparts y sont jolis surtout au coucher du soleil mais pas mieux qu'à Marrakech. Les souks ne nous ont pas emballés. Kasbah Ait ben addou Trés belle vue en arrivant au village surtout au coucher et lever du soleil. Aprés un passage un peu difficile de la riviére sur des sacs de pierres (des enfants sont là pour vous aider moyennant finance ), visite de la kasbah encore habitée.Certains nous avaient dit qu'on ne pouvait visiter seul (rabatteurs)mais nous n'avons vu personne et nous avons deambulé tranquillement au coucher du soleil.Nous avons seulement regretté que les commerçants étaient beaucoup plus insistants qu'ailleurs limite agressifs. Studio de Ouarzazate Eh oui avec des enfants!Il y en a maintenant deux.Nous sommes allés au premier en arrivant de Ait ben addou sans savoir que ce n'était pas ceux de l'atlas.Mais bon c'était moins cher et sensiblement pareil d'aprés certains? Premiére partie dans un immense hangar ou le sol est jonché des differents objets et costumes des films celebres(ma fille, fan de ciné, n'en revenait de voir le trone de monica Belluci! mon mari aurait préfére qu'elle y soit encore😉) Deuxiéme partie à quelques kilometres de là :les restes de la forteresse de" heaven of kingdom".tout est postiche;je serai moins epatée la prochaine fois🤪.Les enfants étaient ravis de soulever d'énormes rochers (ben oui en mousse😛) Bref un moment de detente pas indispensable du tout mais qui a satisfait les petites curiosités; Musée des arts et traditions de la vallée du Draa A=20dh E= gratuit COUP DE COEUR! Dans la kasbah Tissergat à 7 km avant d'arriver à zagora. 2 heures de pur bonheur. Amenagé depuis peu, un vieux monsieur charmant et plein d'humour vous fait vivre une grande page d'histoire.Entre les salles amenagées avec des objets agricoles, costumes, bijoux..., une chambre d'accouchement et les explications sur la vie d'une kasbah, les rites funeraires, religieux...vous saurait tout sur la vie marocaine d'hier et d'aujourd'hui;

Les dunes de Merzouga les dunes:les qualificatifs :merveilleux, superbes, genial....vont me manquer donc allez les voir! la ballade en dromadaire: 2 h.J'en gardais de mes souvenirs d'enfant une vision d'horreur!Avec les 3 enfants, on se doutait qu'on n'y échapperait pas.Aprés avoir repoussé plusieurs tentatives:autour des hotels :trop kitch...là au milieu des dunes, je n'avais plus vraiment d'excuses!Ce fut moins traumatisant qu'il y a trente ans (déjà😕)Nous avons passé un bon moment.Le plus difficile dans le fond fut de gravir la dune de 150 m pour y admirer le coucher du soleil (si, si je ne suis pas sportive et c'est dur!)Seul ombre au tableau:entendre encore et encore les 4x4 et les quads gravir les dunes dans un nuage de pollution

Les gorges du Todra Aprés 15 km et une route avec de vues magnifiques sur kasbah et palmeraie, l'entrée dans les gorges est impressionnante.Ensuite, tout est jeu de lumiére, de la terre...Superbe!Nous y sommes allés en fin d'aprés -midi, c'était trés calme!

La coopérative du poignard. A l'entrée de El Kelaa des M'Gouma en venat de tineghir. Les berberes exposent et façonnent devant vous poignards, bijoux...Il y en a pour tous les gouts:travaillé, cisilé, manche en cédre, en os de dromadaire...Travail impressionnant de ces hommes sans aucune machine.Je ne suis pas trés arme mais nous avons craqué pour un poignard 30 com ciselé, manche en cédre:40dh.Etait-ce ou non une affaire, nous ne le savons pas mais nous sommes ravis de la visite et de l'objet!🙂

Vallée de l'Ourika paysages variés et différents de ce que nous avions vu dans le sud.La vallée est reposante.Nous avons flané au fil de la route. Le lundi:grand marché de Tnine l'ourika où tous les paysans descendent de parfois 30 km pour vendre et acheter.Nous avons laissé un guide nous emmener (aprés negociation du tarif bien sur! 20dh)au gré des rues:marché au mouton, au mule, épices, fruits et legumes... ;ils nous a donné quelques explications et emmené là où nous n'aurions pas osé aller.A la fin, il n'a pas cherché à nous demander plus.On a passé deux heures agréables.A voir sa mine rejouie quand nous lui avons laissé 30 dh au lieu de 20 et quelques stylos et jouets pour enfant, nos enfants ont compris que nous ne naissons pas tous libres et égaux!

CE QUE NOUS AVONS AIME l'accueil des marocains l'envoutante ambiance de la place djemaa à Marrakech Les kasbah qui se confondent avec la roche la magie des dunes de merzouga Le musée de la valée du draa Ne jamais nous sentir en insécurité

CE QUE NOUS N'AVONS PAS AIME les rabatteurs et la malhonneteté d'un hotelier qui feraient passé les marocains pour ce qu'ils ne sont pas! la pauvreté:nous ne nous y attendions pas en tout cas pas dans telle mesure!

EN BREF Un voyage reussi, une bonne approche de l'Afrique du nord. Aprés autant d'événements en France et de part le monde, les enfants ont compris qu'il ne fallait pas faire d'assimilation trop hative sur le peuple arabe et la religion musulmane.
Retour de l'hôtel Viva Wyndham Dominicus Beach English translation pending
by Cynthiacuty2 · 2006-01-18 · 27 replies
Je vais vous faire un compte rendu de mon séjour a l'hotel viva wyndham. Je suis une jeune fille de 15 ans qui a fait le voyage avec ses parents de 45-47 ans ma soeur de 17 ans et deux amies de 16 et 17 ans. Nous sommes de Montréal et dans tout la famille j'étais la seule qui parle espagnol

Le départ s'est fait sur les ailes de Skyservice a 9h30 pm tout s'est bien passé par contre notre avion n'étais pas très ressent mais ce n'est qu'un détail. Nous étions 6 et nous avions tous des sièges séparés ce qui est plutôt inquiétant quand tu sais que c'étais le premier voyage de nos amies. Ils nous ont servi un repas chaud qui selon moi n'étais pas très bon... . Il y a eu quelque peu de turbulence mais rien de bien bien grave par contre l'atterissage a été très bruyant je ne sais pourquoi mais j'ai beaucoup voyagé et cet atterissage m'a terrifié. Nous sommes arrivé a l'aéroport à 3h25 aproximativement heure locale de la république dominicaine. Le temps de récupérer nos baggages a été surprenant environ 3-4 minutes. Les représentant qui nous attendait a la sortie de l'aéroport étaient vraiment mal organisé ils nous ont changés d'autobus 3 fois ils parlaient pas francis et moi j'étais morte de fatigue mais j'ai tout de même du leur parelr en espagnol pour qu'il finissent par comprendre que nous allions au viva wyndham dominicus beach. Notre hotel est situé environ a 20 minutes de l'aéroport l'autobus a démarrer a environ 4h de l'aéroport pour nous mener a l'hotel. Arrivé au vivi nous étions deux familles, une femme seule, un jeune couple, et un homme seul. CELA A ÉTÉ LE PIRE CHECK-IN DE TOUT LES VOYAGES l'homme de la réception avait un air bête incroyable je veux bien croire qu'il est tard et qu'il voudrait dormir mais c'étais la même chose pour nous tous. Nous avions demander avoir 3 chambres comuniquantes... nous avions 3 chambres oui mais tous à des endroits très différents ils n'ont jamais voulu nous les changer ils a fallu que mes parents retourne a la réception le lendemain matin et nous avons eux deux chambres communiquantes. 😕Finalement nous avons eux les clés de notre chambre a 5h45 cela a pris plus d'une heure et nous étions les deuxièmes c'est épouvantable. Bon ensuite... mes parents avait une chambre absolument dégeulasse il y avait de la pourriture sur la porte de la salle de bain c'était la 3225... ils ont réussi a avoir une chambre un peu plus réssente et qui était sous la nôtre. Ceci a été le moment le plus platt de la semaine.

Bon nous étions samedi, cet hotel est une chaine italienne il y a donc plus de 80% des touristes qui sont italiens que très peu de québécois et de français. L'animation est bonne a cet hotel si vous voyaez Jeffrey Polako Pikachu ou Cappuccino vous verrez ils sont très sympathiques d'ailleurs si vous avez leur adresse de messagerie sil vous plait donnez la moi car je l'ai égaré je ne sais trop ou...

Bon je continu le buffet est pas si pire mais il n'a pas beaucoup de choix et c'est souvent la même chose ... . Il y a 2 restaurant ou l'ont peu réservé gratuitement et un autre qui coute 10$ par personne. Il y a le mexicain je n'ai pas eu une bonne expérience mais beaucoup de gens a aimé mais je n'ai pas fait un bon choix. Ensuite il y a le grill qui est vraiment excellent la bas tu peux mangé du fillet mignon qui coute un supplément de 8$ ou bien des langoustes pour un supplément de 25$. Les desserts sont très bon et le service est très rapide. Ensuite l'italien c'est magnifique a l'intérieur par contre.. nous avons renversé deux plats ce qui a été plutot gênant mais pour la nourriture c'étais aussi très bon.

Nous avons fait une seule excurssion cette année et c'est celle du jeep safari qui nous a couter 45$ par personne un petit conseil si vous voulez économiser au lieu de réservé avec le représentant vous pouvez allez dans la petite rue derrière l'hotel c'est un français et il fait les mêmes excurssion a un plus petit prix.. a l'hotel le prix était de 60$ chacun. Nous sommes allé le mercredi et notre guide était un haitien qui parlaient PARFAITEMENT français quand je dis parfaitement c'est vraiment parfaitement et aussi il parlait anglais espagnol et italien. Nous étions avec deux familles de français et une famille italienne ce qui fait que nous nous sommes beaucoup amusé car nous étions beaucoup de personne qui parlaient français. Le départ était prévu pour 8h mais nous sommes parti a 8h2 car ils sont allés chercher une famille a un hotel un peu plus loin. Dans cette excurssion nous avons découvert plusieurs choses ..je vais vous détaillé notre journée. Bon il y a les présentations et tout sa ensuite nous sommes parti et sommes allé dans un champ de canne à sucre nous avons pu déguster un morceux de canne à sucre c'est très sucré mais sa a un bon petit goût. Ensuite nous sommes reparti et sommes allés dans une famille typique dominicaine là-bas nous avons pu visité leur maison et ils ont fait une démonstration d'un combat de coqs... biensure ils n'ont pas attendu que l'un d'eux meurt c'était seulement une démonstration. Ensuite nous avons mangés des fruits et ils ont fait du café, du chocolat, du sucre, et de la vanille suivi d'une dégustation. Nous pouvions achetés ces produits. Après environ 1h passé la nous sommes repartis en direction de l'océan atlantique ou nous allions mangés et faire de l'équitation. En arrivant, nous nous fesons très bien accueuillir nous avons commencé par la balade a cheval un homme à prit des photos de nous pour ensuite les dévelloppé et les mettres sur une pochette de cd que nous pouvions achetés. La balade a chevaux a durée environ 20 minutes les chevaux ne sont pas énormes et n'écoute pas tellement ce qu'on a envie de faire mais c'étais très amusant. Ensuite nous avons mangés c'étais absolument délicieux nous avons mieux mangé qu'a notre Hôtel c'est surprenant mais vrai. Ensuite notre Guide Mathosh nous a dit que nous avions une heure de baignade. C'est l'océan atlantique il a donc beaucoup de vagues c'est très différents de la mer des caraïbes que nous avions a Bayahibe. Ensuite nous sommes repartis nous sommes allés dans une école du gouvernement dominicain, vous savez que là-bas l'école n'est pas obligatoire dans la classe ils étaient environ 8 enfants quand nous sommes arrivés ils nous ont chanté 3 chansons c'était vraiment mignon:). Nous avons fait un arrêt dans une fabrique de cigares ils nous ont tout expliquer et fait une démonstration pour nous montrer comment nous fabriquons les cigares c'est très impressionnant mais pour les nezs sensibles...c'est pas amusant. Il y a une boutique juste a côtés où l'ont peux acheter les cigares et pleins de petits souvenirs. Ensuite nous sommes allés à la cathédrale à La Romana qui est la plus grosse de la République Dominicaine c'est très jolie mais pour rentrés nous devons payés 1$ us chacun. Tout la journée nous avions les rhum appelé aussi la vitamine et tout les breuvages que nous voullions. Nous sommes revenu a l'hotel a 5h comme prévu. C'étais une journée très remplis et vraiment plaisante.

Comme je l'ai mentionné j'ai fait une seule excurssion cette année mais l'an passé je suis aussi allé à bayahibe mais au Iberostar Hacienda Dominicus. Nous en avions fait 2, celle de l'ile de Saona qui est vraiment extraordinaire c'est un paradis à voir absolument pour les gens de tout les ages. Et aussi l'excursion à Santo Domingo qui vaut selon moi moins la peine à moins que vous aimez visité les musées et les églises qui coute aussi selon moi cher car le 3/4 de la journée nous étions assis dans l'autobus a roulé roulé et encore roulé... mais bon ceci est mon opinion.

Ensuite, qu'est ce que je pourrais dire. Au viva wyndham dominicus la plage est très belle le sable est blanc et fin la mer est clair et pour les gens qui aime la plongée il y a des coraux à quelque mètres du bord c'est magnifique comme l'eau est clair nous nous baignions et voyons passé des poissons colorés juste la sous nos yeux. La plage est longue et c'est plaisant de marcher tout les longs. Les chaise longue par contre son difficile à avoir par exemple les gens les résenvent tôt comme dans la plupart des hôtels d'ailleurs. <

Dans cette hôtel il y a une discothèque le soir a 9h45 il y a le spectacle qui sont toujours très bon et j'ai même fait parti d'un, celui de Grease c'étais absolument comment dire une expérience a ne pas manquer si vous avez la chance. Après le spectacle les animateurs nous invites a allés au bar de la piscine la placita ou il y a de la musique et les gens nous invitent a danssé ensuite a 12h c'est l'ouverture de la discothèque tout le monde se dirige vers la discothèque. C'est très amusant tu prends un verre tu dansse et tu t'amuses quoi!!... Les animateurs sont très amicales et nous étions 4 jeunes filles alors c'étais comme nos amis (es) vraiment bien.

Il y a aussi les sports nautiques, nous avons fait de la banana boat mais c'est seulement 3 personnes à la fois alors nous sommes allés moi et une amie ensuite ma soeur et une amie. Moi et mon amie nous sommes tombés et avons beaucoup ris mais ma soeur et l'autre amie ont trouvé sa ennuyant car comme vous savez dans la mer des caraïbes il n'y a pas beaucoup de vagues donc sa bouge pas beaucoup. Cela coûtait seulement 5$ us pas personne ce qui est bien comme prix. Nous avions aussi droits au sport nautiques non-motorisé gratuitement nous sommes allés faire du Canoe kayak deux fois pendant notre séjours nous nous sommes amusés et nous sommes fait bronzé c'étais bien.

Ensuite les activités de l'hôtel le matin il y a l'aquagym qui est bien et très drole 😛 vous verrez pourquoi si vous avez la chance d'y allé. Ensuite il y a la leçon de Merengue chaque jours c'est la même chose mais c'est aussi très drole... Ensuite il y a la leçon de bachata et les jeux fous. Le buffet ouvre a 12h30 pour le dîner Après cela les activités arrêtent jusqua environ 3h30 parce que les animateurs vont se pratiqués dans le théatre pour le spectacle du soir même ils reviennent ensuite pour l'aérobie le merengue encore une fois et le Bingo. les jeux finissent vers 6h et a 7h le buffet ouvre pour le souper. Ensuite, nous allons au bar parlé avec les gens et boire un petit peu avec les animateurs qui sont encore présent pour nous divertir. Une fois par semaine, le samedi il y a des boutiques qui viennent a l'hotel pour vendre leurs produits le soir, et une fois dans l'après-midi le jeudi si je ne me trompe pas encore d'autres boutiques viennes près de la piscine pour vendre leurs produits.

L'habitation maintenant, les chambres ne sont pas vraiment belles... quand même propres mais rien d'extraordinaires il n'y a aucun luxe dans ses chambres c'est d'ailleurs les pires que j'ai vu en plusieurs voyages. Mais comme vous le savez nous allons dans les antilles pour le soleil et la plage non pas pour les chambres. Les bars étaient bien nettoyer et la plage aussi tout sauf les chambres étaient magnifique. Ou est-ce qu'il y a le théatre derrière il y a des petits arcades et un salon de détente ou c'est très jolie et la vue est magnifique. Il y a aussi des petites boutiques ou ils vendent plein de petites choses intéressante et nécessaire en cas de problème. Il y a aussi le salon d'ordinateur ou l'ont peut allé sur internet mais avec des frais. Il y a aussi la salle pour aller s'entrainer gratuitement. Sur la plage des femmes font des tresses et des massages avec des frais encore une fois. Pour appeller cela coute environ 50¢ la minutes ce qui est très bon comme prix car nous étions 4 jeunes filles et nous avons tous un petit copain donc nous voullions l'apeller 😇.

Pour le check-out je vous dirais que c'étais très rapide comparemment au check-in... . Nous sommes partis de l'hotel a 12h45 a.m nous étions le premier hôtel nous sommes donc arrêter dans autres hôtels pour prendre des gens, nous sommes arrivées a l'aéroport vers 2h am notre avion devaient décollé a 3h45 mais nous avons débuté d'embarquer dans l'avion qu'a 4h am ce n'est pas si grave. Nous sommes arrivées a l'aéroport de Montréal a 7h45 heure locale. Le temps de prendre nos baggages et tout nous sommes partis de l'aéroport vers 8h45. Ceux qui ne le savent pas pour laisser votre voiture vous pouvez la laisser au stationnement de via rail qui coute 7$ par jour avec un service de navette.

Voila mon compte rendu de la semaine que j'ai adoré maintenant nous revennons a la vie normale🙂je vous souhaite à tous bon voyage et n'hésité pas a me contacter si vous avez des questions sur l'ile de margarita au vénézuela sur bayahibe et les alentours je connais très bien ce coin sur la Riviera Maya au Mexique et sur Santa Lucia à Cuba des endroits que j'ai visité :)
Les tribulations d'un Vfestiste en Chine English translation pending
by Philobate · 2004-08-27 · 225 replies
Bonsoir a tous ...

Ici en France il est 00h15 ..., je suis à 19h heure de mon décollage et je vient enfin de finir mes bagages ....

19 kg pour le bagage en soute et 12 kg pour le bagage a main, et mois qui aime vayagé legé, ... bon en même temps je part pour 6 mois et j'enmène mon matos sportif (escrime et ouais sa pèse ...)😄😄😄

Je vient de finir une petite fête avec mes parents et un pote de toujours et je suis dans un état proche de l'apesentheur ..., mais sa fait du bien, sa permet de vidé la tête ...

Shanghai ma parrut si loin pendant tant de mois et elle me parait si proche tous d'un coup, trop proche ?, l'histoire et mes postes le diront ...

Bon ce poste est juste pour commencer un file qui je l'éspère me suivra pendant mes périgrinations des 6 prochains moi (et ouais je vais pas me passé de VF ...)

Sa commence demain avec la première (?) rencontre VF organisé dans un avion avec le membre Kelaer !!!, ouais tant cas faire, j'aime rien faire comme les autres ... !!! 😏😏

Merci a tous ceux qui mon encouragé et aider a préparer ce voyage, notament Francois, SylvieF, Walinette, Nawal, EspritZen, Fabricia, Simba, Parva, Sandrine, Juju, n Loopkin, Béné et Alan (et tous les autres ...)

Mon prochain post sera soit de roissy soit de Shanghai ... !!! c'est partie pour de nouvelles aventure, j'ai un mélanges de sentiment dans la tête c'est pourtant pas la première fois que je part, mais dans ces conditions si ..., il vont rien comprendre a ce que je vais leurs dires ces pauvres chinois ..., alors en plus quand je vais leurs expliquer qu'il me faut une connection internet par ce que je suis accro à VF ....

Pleins de gros bisous à tous ...

Philo
Inde du Nord-Ouest Ete 2004 English translation pending
by Jaisalmer · 2004-07-27 · 75 replies
Les differentes sections de ce fil...

sur le sejour a Jaisalmer et le depart pour Bikaner Attention la vache, attention le bouc ! Encore un petit effort ! Bonjour, un petit massage, ca vous dirait ? Depart Jaisalmer pour Bikaner sur la partie Bikaner Delhi Jaisalmer-Bikaner : pratiques douteuses De Aurangabad a Bikaner : ce qui fut bon sur les 16 jours a Ujjain Sejour a Ujjain : visites... Sejour a Ujjain : le train-train quotidien Sejour a Ujjain : revue de presse

Attention ! J'ajoute regulierement, au contenu de ces trois derniers messages, et non par un nouveau post, les dernieres visites, les dernieres journees vecues et les nouveaux articles du Times of India qui m'ont sembles interessants.

Ce sejour est decoupe en deux parties, la premiere du 26 juin au 17 juillet en couple, la seconde du 18 juillet au 24 septembre seul. Si la tolerance (je parlerais d'amour) de votre conjoint vous accorde de passer plus de deux mois seul a l’etranger, ne choisissez pas cette formule. En effet, apres neuf mois passes en commun a la maison, nous avons vecu pleinement cette decouverte a deux pendant vingt-deux jours, pour connaitre ensuite la totale separation pendant un tres long moment.

A l’avenir, nous reprendrons comme a l’habitude : ma femme me rejoindra a la fin, voire au milieu de mon sejour.

Plus je mets d'etoiles plus j'ai apprecie l'endroit

26 juin – 17 juillet

Mumbai (3 nuits puis train pour Aurangabad)

Aurangabad (5 nuits puis depart en bus pour Indore et taxi pour Mandu) Bibi ka Maqbara *** (1677), petit Taj Mahal dedie a Rabia-Ud-Daurani, 1ere femme de Aurangzeb
http://membres.lycos.fr/indes/aur/aur_bbk.htm Le Pan Chakki *, un Moulin a eau situe dans un endroit tres paisible.Le muse Shiva-Ji ***. Superbe collection de pieces de monnaie (couvrant +-1300 ans). Les caves d’Ellora (en rickshaw) ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Au retour d’Ellora, le fort de Daulatabad ** et la tombe d’Aurangzeb a Khuldabad *. En bus, les caves d’Ajanta ****. Informations dans tous les guides et sur Internet. Mandu ***** (3 nuits puis taxi pour Indore et train pour Chittaurgarh)

Chittaurgarh ** (3 nuits puis train pour Ajmer et bus pour Pushkar)

Puskar (3 nuits de repos puis train pour Jodhpur)

Jodhpur *** (3 nuits)

18 juillet – 24 septembre. Sejour est place sous le signe de Krishna. C’est le surnom que m’a donne depuis longtemps notre chaleureux bhangiri Manu de la Kila Bhawan de Jaisalmer. Ensuite j’ai inaugure le Krishna hotel de Bikaner. Puis j’ai achete le magazine Outlook ou j’ai trouve l’article sur la naissance de Krishna. J’ai achete un superbe stylo (20 roupies) et un joli cahier de 184 pages (10 roupies) que je n’ai pas choisi et sur la couverture duquel est inscrit le nom de… Krishna. Mon sympathique chauffeur de taxi qui m’a enmene a Omkareshwar puis a Maheshwar a pour nom… Krishna.

Jaisalmer ***** (41 jours puis bus pour Bikaner) rencontres de Frenchgirl, puis de Phil64, party a Ram Kunda. retrouvailles avec la famille. Bikaner **** 27 Aout – 1er septembre (puis train pour Delhi) le jour des freres et des soeurs. Content de revoir Kussum*****Delhi *** 2 septembre – 5 septembre (puis train pour Ujjain) rencontre avec mon sympathique professeur de l’Inalco, Harit Joshi Visite commentee par Harit du Lodi garden Achats avec Harit de 6 dictionnaires aux editions Oxford Ujjain 6 septembre – 21 septembre (puis train pour Mumbai) Ujjain et ses temples *** Le Birla Mandir de Nagda ** et... rencontre *** du leader du syndicat HMS / Birla company. Les derniers joyaux de mon sejour : Omkareshwar ***** et Maheshwar ****. Le debut de ce fil s’institulait “Attention la vache, attention le bouc”. Le carnet debutait a Jaisalmer… Je reprends le fil la ou il avait debute... de facon un peu desordonnee.

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Je suis tres serieux. Surveillez bien la vache que vous croisez. Meme si cela arrive rarement ce peut etre un animal dangereux (je ne voulais pas effrayer Phil : 15 jours avant mon arrivee une dame rajasthani est morte d'un coup de corne). Ne les quittez pas des yeux !

Les chevres, quand je vais donner a manger aux pigeons, sont aussi affectueuses que les vaches pour quemander quelque chose a grignoter. Oblige de me laver les pieds en rentrant, les museaux ne sont pas toujours propres.

Le bouc que je croise au matin a un petit truc dans l'oreille pour dire a tout le monde qu'il a le droit de vivre sa vie jusqu'au bout : sacre, don't cut !

Il a des cornes tres longues et surperbement vrillees. J'en ai encore le dessin sur mon abdomen. Les cours de jujitsu ont servi, une superbe esquive suivi d'une prise de cornes tetue. J'ai cru que j'y allais passer la journee. Aucun de nous deux voulait ceder et pas question de lacher un bouc en colere. Les amis locaux ont admire le spectacle sans realiser que j'etais un peu ennuye (quand est-ce que je vais le prendre mon pancake, moi ?). Heureusement, Yassine est venu a la rescousse (la prise de cornes ca s'appelle, une sorte de releve de la garde en plus spectaculaire).

Je l'ai croise a nouveau, il n'a pas l'air rancunier. Moi, si. Bon, j'ai decide quand meme de changer d'heure pour aller donner a manger aux pigeons.

A plus
Tanzania Classics (Safari & Zanzibar)
by FamilleUS · 2026-08-21 · 46 replies
I hesitated about writing this travel journal... This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.

No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...

But don’t think we were disappointed! The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together. So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.

Our 2-week itinerary: - Arusha (1 night upon arrival) - Tarangire (1 night) - Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo) - Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera) - Zanzibar Stone Town (1 night) - Zanzibar Matemwe (3 nights) - Zanzibar Jambiani (3 nights)

Hakuna matata!

Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017) English translation pending
by Lesgrossacs · 2017-05-26 · 38 replies
Hello les voyageurs :)

J'avais posé un paquet de questions ici sur les Philippines et vous m'aviez pas mal aidé :) Maintenant que nous sommes revenus, je peux partager avec vous ce que ça a donné 😉

Nos carnets de voyage précédents :

3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc)

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour et nous sommes actuellement en Indonésie 🙂

Le contexte : - Du 5 mars au 20 avril 2017 - En couple - 7ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂

Sommaire du carnet : - La vidéo récap' - Moalboal - Dumaguete & Apo Island - Siquijor - Bohol - Camiguin - Port Barton (Palawan) - Coron (Palawan) - Le bilan (en chiffre et en lettres, avec des cartes et tout et tout) - Vos critiques et insultes 😉

Allez c'est parti :)
Compte rendu voyage au Costa Rica English translation pending
by Nicoyzfr6 · 2017-03-25 · 45 replies
Je vous fais un retour de notre séjour au Costa Rica, du 7 au 21 mars 2017. Nous avons voyagé avec Air France, via Paris et via Panama City, la grève a retardé nos vols, ce qui a fait que nous avons un peu couru pour choper nos correspondances mais ça l'a fait. Une navette est venue à l'aéroport pour nous déposer à notre premier point de chute, l'hôtel Casa Tago (Chez Pierre) à Alajuela. 8 mars : Premier petit déjeuner costaricien, fruits frais, oeufs et le fameux gallo-pinto. Surprenant mais très bon. Un briefing en français sur la vie au CR et sur notre programme (on avait toutes nos étapes définies et nos logements réservées). Livraison du petit 4x4 à l'hôtel et route vers le volcan Poas. C'est très beau, certes un peu cher et assez vite fait mais très beau !



Ca nous met dans le bain, la vie au CR est effectivement assez chère (entrée, souvenirs etc.). On se fie au GPS pour notre prochaine étape de la journée, mais le GPS fourni nous fait partir à l'opposé. Nous ne verrons pas la Cascade del Toro. Arrêt pour quelques courses et direction notre logement, Castillo del Arenal, près du volcan. On passe la Fortuna, les routes sont bonnes mais fatigantes. On finit sur une piste jusqu'au lodge.

9 mars : On remet la rando de Cerro Chato au lendemain, car il fait mauvais. Ce sera Arenal 1968 ($15/personne je crois) pour aujourd'hui. Réserve privée très bien. Vue sur le volcan, fruits, plantations, animaux, et marche sur les coulée de lave de l'éruption de 1968. Très bien.

Puis on souhaite aller dans les Hot Springs autour de la Fortuna... Très chers. On finit dans le torrent gratuit, à 40°C ! Super bien, même si les alentours ne sont pas très propres. Route vers le Nuevo Arenal, ville sans intérêt, si ce n'est un bar sympa. On voit des Coati sur la route qui longe la Lagune Arenal. On a une vue sur le volcan qui est découvert, ce qui n'est pas courant.



Retour au lodge et repas du soir dans un soda situé plus bas (le resto du lodge est pas donné et la facturation un brin malhonnête).

10 mars : Direction Observatory Lodge pour la rando Cerro Chato (il s'agit de monter sur le volcan Cerro Chato qui a une lagune dans son cratère ! Il pleut à verse, mais très vite ça se calmera. Très belle réserve privée ($10/personne), mais que la montée au Cerro est dure : pente, boue, racines, c'est tuant ! La lagune est prise dans la brume, on ne la verra pas. Reste de la journée dans la réserve qui est très agréable : cascade, ponts suspendues, quelques animaux... Nous prenons la route pour Bijagua. La route longe la Lagune Arenal. Il y a 14 km de piste entre la Lagune et la route de Bijagua, mais ça se fait. Nous arrivons dans notre lodge de Bijagua dans la soirée, petit bungalow en retrait de la route. Le patron est très sympa mais ne parle qu'espagnol. Repas dans un soda de Bijagua.

11 mars : Parc Tenorio ($12/personne + parking). On peut louer des bottes à l'entrée, mais s'il a pas trop plu la nuit, des chaussures de rando sont suffisantes. C'est assez boueux quand même. La cascade, la Lagune Azul, le mélange des deux Rios, tout est superbes ! Vraiment classe ce parc !



On reprend la route en début d'aprem. Quelques courses à Bijagua et repas sur le pouce sur la route. Direction Playa del Coco pour la plongée via la route interaméricaine. M&M Garden, hôtel très bien avec sa piscine. Playa del Coco sans intérêt, station balnéaire pour les Américains.

12 mars : Départ tôt pour Islas Catalinas. Plongée lors de laquelle rien ne s'est bien passé ; ordinateur qui marche pas, pas assez de lest, aucune visibilité, encadrants qui, a priori, ne comprennent pas que je galère, on ne voit rien. Je refuse la 2eme plongée et je rentre à l'hôtel déçu. On traine à Playa l'aprem et rapidement, on prend la route pour Liberia (ville plutôt sympa). Hôtel Liberia, très bien aussi.

13 mars : On veut faire Rincon de la Vieja, mais même si le Petit Futé nous dit que l'une des deux portes est ouverte le lundi, on nous confirme que le parc entier est fermé... La loose ! On se dirige vers Santa Rosa, un parc au Nord ($15/personne) et on essaye d'aller Playa Blanca. On renonce quand on s'aperçoit qu'après 5km de piste vraiment pourrie, il nous reste encore 17 km. On peut malgré tout aller à l'autre entrée du parc avec le même ticket : musée de la résistance costaricienne, quelques animaux (iguanes, cerfs, chauve-souris etc.), un doigt foulé en essayant de photographier un iguane, c'est un peu léger pour $15.



Route vers le Monteverde, quelques courses à Liberia. On es un peu déçus par ces deux jours. On achète du Vino de Coyo sur le bord de la route (vin de palmier), on sort de l'interméricaine et on attaque la montée. Elle se transformera rapidement en piste. 26 km de piste assez pentue, c'est pénible. On arrive à Monteverde, exténués, énervés... Heureusement, Cabinas Vista al Golfo est au top : joli, sympa, cuisine commune. Pour la première fois, on se fait à manger. Nuit bruyante car la cuisine est squattée par des gens se croyant un peu tout seuls.

14 mars : Santa Elena Cloud Forest ($16/personne) : forêt tropicale humide. On ne verra pas grand chose côté faune, mais les chemins de rando sont excellents. Quelques points de vue sur l'Arenal. Passage au centre médical et à la pharmacie pour mon doigt toujours enflé. Vu les prix, je me dis rapidement que ça guérira tout seul.

15 mars : Direction le Parc Selvatura et ses tyroliennes : EXCELLENT !!!! 13 tyroliennes dans la canopée parfois très hautes et longues (1km pour la dernière). C'est vraiment super. Le temps brumeux rajoute du charme à l'activité. $50, ça parait cher, mais ça vaut vraiment le coup ! Route vers Quepos et Manuel Antonio. Arrêt sur la route pour manger et arrêt au Rio Tarcoles et sa colonie de crocodiles.



Arrivée à Wide Mouth Frog, auberge de jeunesse (cuisine commune, piscine, mais chambres ridiculement petites et impossible à aérer).

16 mars : Parc Manuel Antonio ($16/personne) : on échappe très vite au monde en allant à la Playa Gemelas, plage presque deserte, occupée par les crabes et les iguanes. On se balade dans le parc, c'est très sympa mais très chaud. Heureusement l'océan n'est jamais loin en cas de surchauffe. Paresseux, cerfs, iguanes, coatis, capucins, raton-laveurs piqueurs de pique-nique etc., la faune est au rendez vous !



Un naturale, une bière et retour à Quepos. Coucher de soleil sur la pacifique et cocktail dans la bar : la vie est dure parfois ! Retour à l'auberge.

17 mars : Jour de transit. On passe sur la côte Caraïbes. 7 h de route via San Jose et son agglomération. Beaucoup de camions et circulation arrêtée quand il y a un accident. Il faut parfois prendre son mal en patience. On longe les plantations de bananes vers Guapiles. La route entre Puerto Limon et Cahuita est excellente ! On est accueilli à Cahuita, par les flics qui désossent une voiture et surtout par Christophe, un Français qui a repris Cabinas Cahuita, il y a moins d'un an. Très joli lodge, piscine, cuisine commune, accueil excellent. Peut être le meilleur logement (sans chauvinisme aucun).

18 mars : Parc Cahuita à pied (on donne ce qu'on veut côté Cahuita, $5/personne pour nous). Le parc est une forêt qui longe l'océan. On y verra des serpents, singes, paresseux, coatis, raton-laveurs... C'est très bien. On sort de l'autre côté du parc à 5 km de Cahuita. Une âme "charitable" moyennant 500 colonnes ($1) par personne nous ramènera.



19 mars : Jardin botanique de Puerto Viejo ($6/personne). Beaucoup de plantes, un peu foutoir, mais très sympa (on voulait aller voir le Rescue Center des Jaguars mais il était fermé le dimanche). Très courte dégustation de fruits et de chocolat à la fin. Direction plage vers Puerto Viejo et après-midi de farniente (Playa Uva).

20 mars : On part assez tôt pour l'aéroport, juste après avoir fait nettoyer la voiture par un gars (5000 colonnes, $10). Elle est nickel. En partant à 9h de Cahuita, en s'arrêtant 30 min pour déjeuner, nous arriverons sur les coups de 14h pour rendre la voiture vers l'aéroport. Zonage dans un aéroport et ses magasins hors de prix (on trouvera quelques prix acceptables au Duty Free). 17h30, direction Panama City puis Paris et enfin Lyon !

¡ Hasta Luego Costa Rica !
Inde du Sud (Karnataka) - Novembre 2012 English translation pending
by Nancy · 2012-12-24 · 12 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

3ème périple en Inde – Mais pourquoi donc ?... - un riche passé historique empreint d’une forte ferveur religieuse qui se traduit par de nombreux temples, à l’architecture différente d’une région à une autre mais toujours originale, intéressante quelquefois même spectaculaire, - dans cette région, le bonus de paysages vallonnés splendides. Des rizières, des champs de cannes à sucre, de bananiers, de cocotiers, de maïs, de tournesol se disputent le moindre lopin, créant un camaïeu de vert du plus bel effet, - une gastronomie qui réjouit nos papilles, - un réseau de transports locaux qui facilite énormément le voyage individuel. Mais au-delà de ces raisons (qui ne sont en fait que des prétextes), ce qui nous attire en Inde ce sont les Indiens. Un mode de vie, un mode de pensée, une religion, des rites bref une culture bien loin de la nôtre. Une vie sociale et religieuse étroitement liées qui donnent lieu à des scènes quotidiennes surprenantes, parfois dérangeantes, toujours fascinantes. On en revient toujours plus sereins, plus indulgents, plus riches. De cette richesse que seule la découverte de l’autre apporte.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 18 Novembre – Vol sur Emirates : Paris CDG / Dubaï / Bangalore Dim – Arrivée du vol à 9h00 – Lalbagh Garden – Train de nuit vers Badami (12h-1000 Rs) Lun – Badami: Temple de Buthanath – Les grottes – 3 nuits à Badami Mar – Aihole (bus-1h-26 Rs) – Pattadakal (rickshaw-40min-150 Rs) – Retour Badami (bus-45min-20 Rs) Mer – Badami Jeu – Hospet (bus-4h30-145 Rs) – Hampi Bazaar (rickshaw-30min-150 Rs) – 4 nuits à Hampi Bazaar Ven – Hampi Sam – Hampi Dim – Hampi Lun – Hassan (bus via Shimoga-6h-164 Rs puis 4h-124 Rs) – 2 nuits à Hassan Mar – Belur (bus-45min-32 Rs) – Halebid (bus-30min-18 Rs) – Retour Hassan (bus-45min-25 Rs) Mer – Mysore (bus-3h-95 Rs) : Palais du Maharaja – Devaraja Market – 3 nuits à Mysore Jeu – Srirangapatnam (bus-45min-13 Rs) – Retour Mysore (bus-30min-18 Rs) Ven – Somnathpur (bus via Bannur-45min-21 Rs puis 15min-9 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-30 Rs) - Brindavan Gardens (bus-1h-16 Rs) – Retour Mysore (bus-1h-16 Rs) Sam – Bangalore (bus-3h-105 Rs) : Palais de Tippu Sultan – Krisna Rajendra Market – Nuit à Bangalore Dim 02 Décembre – Vol sur Emirates : Bangalore /Dubaï / Paris CDG

Les prix indiqués pour le train et les bus s'entendent par personne.

BUDGET :

Dépenses préalables : Vols réguliers sur la compagnie Emirates, réservés sur leur site www.emirates.com : 693 €/p l'A/R. Train de nuit Bangalore/Badami : 1000 Rs/p (29 € pour nous 2).

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats de souvenirs perso) : Hébergements : 218 € Autres : 279 € (repas, transports, entrées des sites) 1 seul retrait cash en ATM (40 000 Rs) à l’aéroport qui couvrira toutes nos dépenses pour les 2 semaines. Aucun paiement par CB.

Budget total tout compris (hors achats perso) : 1912 € Sans se priver.

GUIDES : Les mêmes que pour notre voyage au Tamil Nadu, 2 ans plus tôt : Guide Bleu Inde du Sud – Un peu déçus (c'est bien la 1ère fois) par le manque de détail sur la religion hindou, le panthéon … La description de certains grands temples manquent parfois de précision et de plan. Lonely Planet Inde du Sud (LP) – Edition 2009 – Je n’ai pas voulu acheter la dernière version, j’ai eu tort, celle-ci a vraiment vieilli, les tarifs (bus et hôtels) ont beaucoup augmenté en quelques années.

TRANSPORTS :

1 - Les vols Paris/Dubaï/Bangalore - Emirates Achetés mi septembre en ligne sur le site d'Emirates www.emirates.com Toujours un plaisir que de voyager sur cette compagnie très fiable qui offre d’excellentes prestations à bord. Horaires confortables et escale très courte à Dubaï. En prime : le tronçon Paris/Dubaï du samedi se fait sur un Airbus A380. L’ATM dans le hall des arrivées à Bangalore fonctionne. Bus pour rejoindre le centre-ville, juste à la sortie de l’aéroport : 170 Rs/p – 30 min – Clim’ poussée à fond ! Couvrez-vous !!

2 – Le train Solapur Express #16535 - Bangalore/Badami Départ de la gare Yesvantpur à 19h45 – Arrivée (prévue …) à Badami à 07h33 J’ai trouvé toutes les infos ici :
http://www.indianrail.gov.in/ Mais impossible de réserver on line, ici normalement : https://www.irctc.co.in/ - Pas faute d’avoir essayé … Je suis donc passée par une collègue de Bangalore en lui envoyant le scan de nos passeports. Une heure plus tard, elle m’envoyait nos tickets électroniques ! 1000 Rs/p que j’ai remboursées par ces voleurs de Western Union. La cohue devant les guichets de la gare de Yesvantpur ainsi que l’affluence dans le train lui-même nous ont donné raison d’avoir réservé (et voilà bien ce que je n’aime pas par rapport aux bus). Les réservations sont nominatives, respectées et contrôlées. 12 heures pour parcourir les 589 km qui séparent les 2 villes. Arrivée avec 30 min de retard. Attention, lors des arrêts, aucune annonce n’est faite. A vous de guetter … Grâce à ce site bourré d’infos pratiques http://www.seat61.com/India.htm, nous avions choisi des couchettes en classe 2A. Couverture, draps et oreiller sont fournis et arrivent petit à petit. C’était très convenable. Les photos sont interdites dans la gare, on nous l’a rappelé gentiment.

3 – Les bus Je vous invite à relire mon paragraphe sur le carnet du Tamil Nadu (cliquer ici). Tout ce que j’y ai dit s’applique encore. Les gros avantages du bus : c’est simple, fiable, immédiat, pas besoin de réserver, les départs (pour partout !) sont très fréquents, et surtout, c’est l’occasion de faire partie du spectacle, d’être au plus près de leur façon de vivre. On adore ces trajets, ces petites parenthèses qui, entre 2 visites culturelles de temples, apportent de la vie, des couleurs et des odeurs au voyage. Mode d’emploi en 6 étapes : 1. rendez-vous à la gare routière, 2. repérez un employé de la compagnie KSTDC. Ici, comme au Tamil Nadu ou au Kerala, ils sont encore vêtus d’un uniforme beige très reconnaissable, 3. indiquez-lui votre destination, 4. il vous dira dans quel bus monter et, éventuellement où descendre en route s’il y a une correspondance, 5. installez-vous dans le bus (préférer les places à l’avant : on est moins secoué, on a plus de place pour jambes et sacs à dos et on profite au mieux du paysage) et attendez le départ (jamais plus de quelques minutes), 6. après le départ, un employé de la compagnie (toujours en uniforme beige) passe parmi les voyageurs pour vendre les tickets. Précisez-lui où vous descendez, il émettra grâce à un petit automate un ticket indiquant coût et destination. Vous aurez toujours quelqu’un pour vous prévenir quand vous devrez descendre. Enfin, le coût est dérisoire et la durée équivalente au train. C’est ultra simple. Plus que des inconditionnels, on est des vrais fanas !

Liaison Hampi – Hassan Très longue étape. Depuis Hampi, il faut commencer par rejoindre la gare routière de Hospet : 30 min de rickshaw réservé la veille (150-200 Rs) sur une route défoncée. C’est long et le matin, il fait frisquet ! Bus pour Shimoga – 164 Rs – 180 km – 6 heures La gare de Shimoga est grande, aérée, moderne. Correspondance pour New Hassan – 124 Rs – 149 km – 4 heures On a quitté Hampi à 6h30, attrapé un bus à 7h pour Shimoga, un autre à 13h10 pour New Hassan que nous avons atteint finalement à 17h15. C’est long et fatigant … heureusement, la route est belle. A la gare de Hospet, j’ai cru comprendre qu’il y avait des bus directs pour New Hassan. Comme celui pour Shimoga partait, nous n’avons pas tergiversé mais je pense que ça vaut le coup de se renseigner un peu mieux qu’on ne l’a fait. Ca peut permettre de gagner 1 ou 2 heures précieuses. On aurait dû se renseigner dès notre arrivée à Hospet, 3 jours plus tôt. On est toujours trop pressé d’aller chercher notre point de chute … Mais une fois à Hampi, on ne revient plus à Hospet pour s’informer …

Deux gares à Mysore : La CBS – City Bus Stand qui dessert la ville et les environs proches. La Suburban Bus Stand d’où partent les grandes lignes. Pas bien loin l’une de l’autre. Srirangapatnam est desservi par les 2.

4 – Les rickshaws Pas de harcèlement, ils sont juste là quand vous en avez besoin. Pas d'arnaque sur le prix demandé. C'est généralement raisonnable. Autour de 20-30 Rs la course en ville. Un peu moins sympa à Bangalore. L’effet grande ville …

HEBERGEMENTS : Evidemment, aucune réservation préalable ici. Petit dej jamais inclus. Paiement cash. Nous avons toujours négocié un peu les prix. Tous extraits du LP - Aucun problème de disponibilité. Nous n’avons jamais opté pour l’AC, inutile à cette époque. Le ventilo suffit, les chambres en sont toutes pourvues. Salle de bain à l’indienne : une grande pièce carrelée qui réunit les WC, le lavabo, une douchette, un robinet, un seau, une louche. Rafraîchissant ! Pas de coup de cœur particulier dans ces hébergements. Hormis à Bangalore, on a choisi des hôtels et des chambres basiques, toutes spacieuses et propres. Mais aucune n’avait une petite touche personnelle qui aurait apporté un peu de charme et de chaleur. Juste fonctionnelles.

Badami - Mookambika Deluxe 850 Rs Bien situé, face à la gare routière. Et en face d’une petite boulangerie où, tôt le matin, vous trouverez des petits pains ronds simples et délicieux.

Hampi Bazaar - Gopi Guesthouse 700 Rs Petite chambre basique au 1er étage (chambre n ° 16), lumineuse, spacieuse et propre. Moustiquaire. A 2 pas du Gopi Restaurant, sur le toit terrasse où nous avons pris quasiment tous nos repas. Après avoir visité 4 autres GH dans Hampi Bazaar, celle-ci nous a paru vraiment un cran au dessus. Notamment pour la taille de la chambre et, surtout, pour son côté très lumineux. Sans qu’on puisse vraiment parler d’un coup de cœur, nous avons bien aimé cette étape à Hampi. Malgré le fait que la bourgade soit actuellement un véritable chantier, car en pleine reconstruction (et mon petit doigt me dit que ça va durer un moment), l’ambiance y est douce ; le restaurant y a contribué pour beaucoup. Sur l’autre rive (Virupapur Gaddi), une petite bourgade, née de rien, aligne entre rizières et rivière, ses guesthouses, restaurants, boutiques etc … C’est effectivement beaucoup plus calme que Hampi Bazaar, très joli quand les rizières sont vertes, moins tassé, mais … tout aussi peu authentique, peut-être même moins. Gros inconvénient : la nécessité, pour traverser la rivière, d’utiliser un bac pas très fréquent et dont le dernier service est à 18h. En lisant le LP, on avait hésité. On n’a finalement pas regretté notre choix d’être resté sur Hampi Bazaar. Moins captifs.

Hassan – Jewel Rock Hotel 780 Rs Aucun charme, totalement impersonnel. Et rien pour rattraper une salle de bains à peine propre … Trop loin du centre ville. Restaurant désert. Ambiance à mourir. Aucun intérêt, je déconseille vivement.

Mysore – The Maurya Residency 1400 Rs (ttc) Agréable, bien propre et vraiment confortable. L’hôtel Parklane juste voisin, est un poil plus cher, mais est bien agréable aussi avec notamment un restau-terrasse très sympa.

Bangalore – JP Cordial (ancien Hari International) http://www.jpcordial.com/accommodation.htm 3500 Rs (ttc et petit dej inclus) Hors catégorie. Hôtel luxueux dont la clientèle est composée exclusivement d’hommes d’affaires. Rien à redire. Finalement, pas bien cher pour ce niveau.

REPAS : Notre voyage nous a souvent amenés dans de petites bourgades où l’on trouvait des gargotes plutôt que des restaurants.

Mavalli Tiffin Room à Bangalore – Lalbagh Road à côté du grand parc Une institution. A 12h30, service unique et plat unique de thali pour tous. Le restau est bondé et les clients suivants s’entassent dans la salle d’attente attenante (si, si !) pour le 2ème service. Préparez-vous à partager votre table. Nous étions avec 2 étudiants dont ce déjeuner représentait leur sortie dominicale. 160 Rs le thali, ce qui fait cher pour un thali mais c’est justifié. Il est excellent.

Gopi Restaurant à Hampi Bazaar – à quelques mètres de la Guesthouse Un toit-terrasse vraiment sympa avec jolie vue sur le gopuram du temple de Virupaksha. Belle carte, prix raisonnable, bonne cuisine, accueil chaleureux. C’est devenu notre point de ralliement lors de notre séjour à Hampi et un de nos meilleurs souvenirs de voyage.

Mango Tree à Hampi Petites tables étagées au bord de la rivière Thungabhadra. C’est très joli, très sympa et très bon. J’y ai fait mon meilleur repas, le Mango Tree Special Curry à 120 Rs. C’était divin. Je fêtais ce jour-là mes 50 ans ! Peut-il exister plus beau souvenir ?

Golden Caves à Badami, à côté du Mookambika. Petite gargote sans charme mais bonne nourriture à des prix très très légers.

Quelques prix (moyens) :

Dans un restaurant : Thali : autour de 80 Rs (immanquable !) Egg biryani : autour de 120 Rs (60 Rs au Golden Caves de Badami) Un veg curry : autour de 80 Rs Plain rice : autour de 30 Rs Plain naan : autour de 25 Rs Un coca (300 ml) : 20 Rs Un litre d’eau : 20 Rs Un jus de fruit frais : 40 Rs Un lassi : 60 Rs Un thé : 10 Rs

Dans la rue : Un litre d’eau : 12 Rs Un petit pain rond dans une boulangerie : 3-4 Rs Un masalavada (petit beignet frit d’épices et de farine de dal) : 2-3 Rs Une banane : 3 Rs Un ananas complet épluché et découpé : 30-40 Rs Un tchai (thé au lait) : 2-3 Rs Un verre de jus de canne à sucre : 8 à 20 Rs, selon le lieu et la taille du verre (on s’en est fait une orgie !)

L’ITINERAIRE : J’ai eu bien du mal à concocter l’itinéraire. 2 semaines c’est court. Surtout en bus local. Comme toujours, on a fait le choix de ne pas courir. Tant pis pour les sultanats du Deccan : Bijapur, Gulbarga et Bidar. Quant à Goa, n’en parlons pas, c’était trop loin et pas dans l’esprit de notre voyage. Et puis, pour être tout à fait honnête, je ne suis pas bien sûre d’avoir très envie d’aller à Goa … J’ai peut-être tort, je n’avais pas non plus envie d’aller aux Canaries … (cf mon dernier carnet). Badami était donc le point le plus au Nord de notre boucle. C’est pourquoi, nous avons décidé d’y aller directement, en train, pour redescendre ensuite tranquillement vers Bangalore. Notre parcours s’est effectivement avéré facile et léger. Mais qu’il est bon, en Inde tout particulièrement, de pouvoir flâner. Les occasions de perdre son temps ne manquent pas : passer 3 heures là où 1 peut suffire tant la sculpture y est belle, se poser le long d’un ghat et regarder les femmes laver leur linge, les brahmanes préparer des offrandes, les buffles se baigner avec délectation, s’arrêter en chemin pour déguster un ananas tout frais découpé, un verre de jus de canne à sucre, se perdre dans un marché aux fleurs et y retourner le lendemain tellement il est beau !... L’Inde ne se prête pas à la course. Lors de ce périple, le style architectural est d’un intérêt croissant : d’abord le style un peu lourd des Chalukyas (Badami-Pattadakal-Aihole) puis le style des Vijayanagar (Hampi) où les magnifiques temples sont disséminés au milieu d’un chaos de rochers, enfin l’apothéose, avec l’architecture Hoysala (Belur-Halebid-Somnathpur), sans doute la plus ornée de l’Inde. Pour notre plus grand bonheur, l’émerveillement est allé crescendo.

LES SITES :

Prix des entrées : entre 100 et 250 Rs le billet. Certains temples sont gratuits.

Aihole (100 Rs) et Pattadakal (250 Rs) Nous avons fait une erreur. Voici quelques conseils pour vous aider à mieux faire … Les temples de Pattadakal sont tous regroupés, 2 heures suffisent très largement. Ceux d’Aihole sont beaucoup plus disséminés et, d’un point de vue architectural, un peu moins intéressants que ceux de Pattadakal. Par contre, le charme d’Aihole réside dans le village en lui-même qui s’est installé sur les vestiges de quelques temples. Il me parait donc judicieux de commencer par Pattadakal. Ensuite, un bus ou, à défaut, un rickshaw vous emmènera à Aihole où vous pourrez passer le reste de la journée à parcourir ce petit village où les buffles dorment adossés à des murs vieux de plus de 1500 ans … Nous avons fait la boucle dans l’autre sens et n’avons pas pu flâner dans Aihole comme on l’aurait souhaité ne sachant pas trop ce que Pattadakal nous réservait et combien de temps il faudrait. On l’a beaucoup regretté.

Hampi Il faut au moins 2 jours pleins pour découvrir le site grandiose des Vijayanagar. 1 jour supplémentaire est le bienvenu pour profiter d’un des plus beaux paysages qu’on ait vu en Inde. En effet, de gros rochers roses parsèment et décorent une nature vallonnée recouverte de cultures variées. Cannes à sucre, cocotiers, bananiers, rizières bordent les enceintes des temples, offrant des paysages fabuleux, merveilleux, tout droit sortis du Livre de la Jungle. La rivière Tungabhadra apporte une touche finale, toute de sérénité et de douceur. Les temples très souvent envahis par des hordes de singes tapageurs et facétieux sont magnifiques. Nos préférés furent le temple d’Achyuta Raya que l’on a découvert depuis la colline, au bout de la voie à portique (à l’Ouest, à l’opposé du temple de Virupaksha), celui de Vitthala (250 Rs) et celui de Hazara Rama dont les piliers de granit noir poli nous ont beaucoup impressionnés. Des vélos sont disponibles, pour 40 ou 50 Rs la journée selon leur état. Même neufs, ces vélos sont bien lourds, sans vitesse et les vallons du site rendent la promenade bien peu agréable. Lors de notre dernier jour, nous avons abandonné ces gros tanks pour partir à pied et revenir en rickshaw. Ne manquez pas d’aller déjeuner au Mango Tree, c’est vraiment un endroit magique.

Belur – Halebid – Somnathpur (100 Rs) 3 magnifiques temples de la période des Hoysalas. Le granit est devenu dentelle sous les instruments des sculpteurs. Notre préféré : Halebid. De peu … Les 3 méritent d’être vus. Belur et Halebid se font facilement dans la journée en empruntant les bus. C’est facile et rapide. Enfin, le rapide indien … Attention, à Halebid, vous recevrez peut-être un reçu « officiel » contre la consigne de vos chaussures. Reçu qui indique un prix de 100 Rs par paire ! Au retour, nous donnerons, comme les Indiens qui nous avaient d’ailleurs mis en garde, 6 Rs pour nous 2. Il n’y a pas eu de discussion.

Mysore Le palais du maharaja (200 Rs) est hyper kitsch. Il vaut néanmoins l’heure et demie que vous y passerez. L’audio guide gratuit agrémente la visite d’un commentaire détaillé très intéressant. Prenez le temps d’aller le récupérer contre une caution de 2000 Rs ou votre passeport. Voilà qui donne une idée du faste de ces cours vieilles de seulement quelques décennies. Retour à la vie quotidienne en arpentant le Devaraja Market, somptueux, haut en couleurs et en odeurs. On passerait des heures à admirer le geste que l’on sent ancestral des ces hommes ou de ces femmes qui tressent ces guirlandes de fleurs destinées aux dieux. Marché très vivant, très coloré, très photogénique. Le jardin de Brindavan a occupé notre dernier après-midi à Mysore. 1 heure de bus depuis le City Bus Stand. Il mérite d’être vu peut-être plus pour l’animation joyeuse qui y règne que pour ses massifs de fleurs. Après une grosse hésitation, nous ne sommes pas restés pour le spectacle sons et lumières. La foule impressionnante de locaux qu’il a attirée et que nous avons croisée nous a laissés penser que nous avions peut-être eu tort …

Srirangapatnam On arrive à la gare de Srirangapatnam à 8h. Gare déserte ou quasiment … aucun rickshaw … Bizarre. On comprend vite : le palais d’été n’ouvre qu’à 9h. On est trop matinaux. Les sites à visiter sont répartis un peu partout et le LP ne fournit aucun plan, aucune indication, on ne sait pas par où partir … Petit, non, gros coup de gueule de Philippe contre ce guide qui ne fait pas son boulot. Un passant nous envoie sur la route du Gumbaz. Bon … on avance, un peu perdus, pas mal agacés. On finit, évidemment, par être rattrapés par un rickshaw. On négocie pour 130 Rs qu’il nous emmène au Gumbaz puis qu’il nous laisse au Tipu Sultan Summer Palace (car à vrai dire, on a horreur d’être attendus, ça nous stresse, on préfère marcher ou prendre des rickshaws au coup par coup. Mais ne pas être attendus. C’est comme ça, on ne changera plus à notre âge). Le mausolée Gumbaz se visite assez rapidement. Le Tipu Sultan Summer Palace (100 Rs) est merveilleux. Pas un centimètre carré qui ne soit peint. C’est impressionnant et ça justifie cette virée. A l’entrée du palais, vous trouverez un panneau d’information présentant un grand plan de la bourgade avec tous les points d’intérêt. Voilà enfin le plan qui manque au LP ! Une petite photo et hop, c’est parti pour une suite facile, à pied. Du palais, vous pouvez rejoindre le temple à pied en traversant le joli petit village, en passant sous les vieux restes des murs d’enceinte. Le temple, en activité, ne m’a pas laissé un grand souvenir … En sortant, nous avons rejoint la rivière. Par curiosité. Bien récompensés, nous y avons passé 2 heures à contempler de magnifiques moments de vie sur les ghats : cérémonie religieuse, lavandières, bain … dans un cadre bucolique. Un beau moment, évidemment pas prévu dans le plan de visites …

DIVERS : L’accueil : les rues sont encombrées de gravats, d’ordures, de bouses, les maisons sont délabrées, jamais finies et déjà en ruines, les bus inconfortables, crasseux, bruyants, les locaux indisciplinés, toujours procéduriers à outrance (l’achat d’un malheureux bibelot dans un magasin d’état m’a valu une facture en 4 exemplaires !). Pourtant, c’est la 3ème fois que nous nous rendons en Inde et ce ne sera pas la dernière. Car nulle part ailleurs, on ne ressent un tel envoutement pour les scènes de la vie quotidienne. Dans les marchés, dans les rues des villages, sur la route, sur les ghats, partout … les gestes sont maîtrisés, ancestraux, immuables … Ce tailleur qui repasse une chemise à l’aide d’un énorme fer empli de tisons ardents, cette vieille femme assise en tailleur sur son étal qui enfile avec dextérité ses fleurs coupées pour en faire une guirlande interminable, ce vieil homme aussi squelettique que ses bœufs qui, debout sur son char guide sa monture sur une grande route à contre sens, ces lavandières qui rythment l’atmosphère du village par le claquement de leur linge, cet homme sexagénaire qui, avec une souplesse stupéfiante, en équilibre improbable sur un bout de rocher glissant, lave soigneusement sa tenue complète que l’on devine unique, ces prêtres, gras et bedonnants, qui, en amont de la rivière remplissent leur devoir d’offrandes … Et cette fillette que l’on croise sur un sentier de terre qui, trouvant sans doute que le don de son merveilleux sourire n’était pas suffisant, revient vers Philippe pour lui donner timidement son unique bonbon et qui s’envole aussi vite, presque gênée de son audace … C’est pour être spectateurs, aussi discrets que possible, de ces merveilleux instants de vie que nous venons, que nous revenons en Inde. Et nous savons que bien vite les désagréments (car, oui, il y en a) ne seront plus rien à côté de ce que l’Inde nous apporte. A chaque fois. La carte bancaire : utilisée une seule fois pour le retrait cash à l’aéroport. Contrairement au Tamil Nadu, on a pu retirer une grosse somme en une seule fois. La commission forfaitaire est alors bien rentabilisée. Le climat à cette époque : très agréable : 25-30° en moyenne. Ni étouffant, ni humide, ni trop chaud, juste bien, comme un beau mois de juin chez nous. Souvent, un petit vent apporte un peu d'air, donc, jamais cette impression désagréable de chape de plomb … Vêtements : une petite polaire légère n’est pas superflue. Nous la portions quand on partait tôt le matin, surtout dans les rickshaws, et parfois en soirée. Des sandales à scratch me paraissent toujours être idéales pour ce type de voyage où on se déchausse constamment pour visiter les temples. A cette époque, les chaussettes ne sont pas utiles pour se protéger des brûlures dans les temples (comme ce fut le cas dans le Tamil Nadu en Août). L’affluence touristique à cette époque : bien peu de touristes occidentaux. Par contre une belle et joyeuse affluence d’Indiens des états voisins. Les problèmes de santé : eau capsulée, très facile à trouver. Les moustiques : un peu le soir, surtout à Hampi. On s’est contenté d’un bon répulsif (5 sur 5 tropic) Photos : pensez à apporter un pied pour pouvoir photographier l’intérieur très sombre des temples. Un simple gorillapod suffit. Et là encore, préparez-vous à jouer les starlettes car les touristes Indiens (qui disposent généralement d’un appareil photo) aiment nous photographier. Plaisir partagé. Osez photographier une première femme dans un marché et montrez-lui son portrait. Devant son sourire, ses voisines, curieuses, admiratives et envieuses ne manqueront pas de vous demander la même chose. Vous reviendrez avec une longue galerie de portraits. Photos faciles, sans aucun marchandage, jamais … L'artisanat : quelques babioles achetées à l’emporium Cauvery de Mysore. On a aussi rapporté de petits blocs de sucre candi achetés 5 Rs pièce au marché de Mysore. Pour remplacer agréablement le miel dans une tisane.

On a beaucoup aimé : 🙂 Hampi et ses temples cachés, hantés par le fantôme du roi Louis Les temples Hoysalas, d’une belle finesse Encore et toujours : prendre le bus ! Laisser le temps s’écouler, assis sur des ghats Boire du jus de canne à sucre, fraîchement pressée Le climat idéal de cette période

On a moins aimé : 😕 Les klaxons L’odeur un peu écœurante du ghee qui brûle dans les lampes votives des temples Bangalore, polluée, bruyante, inintéressante

En conclusion : L’Inde n’a pas d’équivalent. J’ai toujours refusé d’engager des amis à y aller. L’envie doit venir de soi, être une démarche personnelle, une réflexion lucide et profonde. L’Inde est un voyage qui doit se sentir et qui devient, à un moment donné, une nécessité. Ou pas. En ce qui nous concerne, on n’en a pas encore fini !
Retour de croisière sur le Queen Victoria de chez Cunard du 21 septembre au 3 octobre 2011 English translation pending
by Pasan59 · 2011-10-04 · 49 replies
Bonsoir tout le monde, Je suis rentré hier soir de notre croisière "Mer Egée et merveilles du Monde Antique", le moins que l'on puisse dire c'est que nous rentrons enchantés de notre circuit. Que dire si ce n'est que tout nous a plu. Le circuit: Venise, Split, Corfou, Athènes, Kusadasi, Istanbul, Rhodes, Santorin et Rome. Pour nous que des premières sauf Venise et Rome, nous avons aimé ce circuit varié, j'y reviendrai plus en détail. Le bateau: Magnifique, presque somptueux, beaucoup de place c'est un sister Ship du Luminosa et Délisiosa de Costa mais il n'y a que 2000 passagers. La cabine : En taille, je pense qu' elles sont à peu près identiques aux autres compagnies sauf les grandes suites mais vu le prix, je n'y mettrais jamais les pieds. (Sauf pour visiter et faire des photos, à venir) la différence est dans le traitement. Bien sur roum service à toute heure et gratuit, service des couvertures et chocolats le soir, tous les produits pour la toilette, chaussons et peignoirs dans toutes les cabines. La restauration: Alors là, rien à dire, au contraire que du bonheur et les papilles en ont eu pour leurs sous. Très variés et jamais deux fois le même plat. Restaurant Gastronomique haut de gamme pour 30 dollars US mais qui un pur délice. Cafétaria ouverte 24/24 avec une très très bonne qualité. Hôtesses Francophones (et française) Edith joignable en permanence et Chritelle présente à la réception la nuit. Petite parenthèse: Nous étions 30 francophones à bord dont 4 français et comme nous nous sommes présentés le premier jour et que nous avons eu un bon contact avec Edith, le soir du Cocktail du Commandant réservé aux clients les plus fidèle (Equivalant des Gold pearl et autres) Edith a eu la gentillesse de nous inviter. Je ne vous dit pas la tête que nous avions quand on a vu le peu d'invité qu'il y avait, je dirai une petite centaine de personne et que nous ne connaissions pas la raison de cette invitation. C'est une fois les présentations faites individuellement avec les officiers que nous avons vu Edith et que nous lui avons demandé l'explication de cette invitation. Edith, encore merci, nous avons passé un bon moment. Commandant et Officiers: Très présent tout le long du voyage avec un petit mot à chaque fois qu'ils croisaient quelqu'un. Très peu d'annonce dans les hauts parleurs, juste ce qu'il faut pour être au courant de ce qu'il se passe et ce que nous croisons. (Par exemple, heure de passage dans tel détroit et un peu d'histoire du lieu.) Personnels de service: Très serviables et compétents, le tout avec le sourire, dès qu'ils nous entendaient parler français, il y en avait toujours un qui essayait de nous dire quelques mots. La Compagnie CUNARD: Rien à redire.Très pro et efficace. Nos compagnons de voyage: Bien sûr, la majorité de Grande Bretagne mais aussi, des Américains, des Canadiens anglais, des Australiens, des Néozélandais, des chinois de Hong Kong et de Singapour, des Espagnols, des Argentins et les 30 francophones. A aussi non, 4 enfants dont deux bébés. La moyenne d'age tournait pour la majorité dans les 55-65 ans avec bien entendu des gands seniors et quelques jeunes couples. ( Nous avons posait la question des enfants et Edith, nous a rassuré en nous affirmant qu'il y en avait beaucoup plus pendant les vacances scolaires.) En tous les cas, tout est prêt pour eux: Club ado, neurserie pour bébé, lieux dédiés. Je vais faire grincer les dents de certains mais nous avons bien apprécié le calme sur le bateau et ne croyait pas qu'il n'y a pas d'ambiance mais ne pas entendre brailler et chahuter autour des piscines et transat, c'est appréciable. Bon voilà pour mes impressions à chaud, demain je vous détaillerai notre voyage. Bonne soirée à tous.
Philippines (Luzon-Bohol) - Avril 2011 English translation pending
by Nancy · 2011-05-04 · 6 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage …

La montagne et la mer. 2 semaines aux Philippines. 2 voyages en 1. D'abord 1 semaine à la montagne, au nord de Luzon, à monter dénicher les rizières (elles se méritent et elles le méritent !) ; ensuite 1 semaine à la mer, à Bohol, une île qui a aussi autre chose à offrir que de fabuleux fonds marins.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 2 Avril – Vol KLM Paris CDG / Amsterdam / Manille Dim – Arrivée à Manille NAIA à 8h55 – Taxi prépayé (durée 30min-330p) jusqu'au terminal de Victory Liner à Pasay - Bus jusqu'à Baguio (5h30-715p/p) - Nuit à Baguio Lun – Bus GL Lizardo jusqu'à Sagada (6h-220p/p) par la Halsema Highway – Sagada : grotte de Lumiang - Nuit à Sagada Mar – Sagada : grotte de Sumaging – Echo Valley – Kiltepan Peak - Nuit à Sagada Mer – Jeepney jusqu'à Bontoc (50min-40p) – Bus jusqu'à Banaue (3h-120p) - Nuit à Banaué Jeu – Trek Banaué-Bangaan J1 – Nuit à Cambulo Ven – Trek Banaué-Bangaan J2 - Nuit à Bangaan Sam – Jeepney jusqu'à Banaué (1h-cadeau) – Bus de nuit Florida jusqu'à Manille (9h–500p) – Nuit dans le bus Dim – Taxi jusqu'au Terminal 3 (30min?-236p) - Vol CEBU Manila / Tagbilaran – Arrivée à 13h25 – Tricycle jusqu'à la Villa Belza sur Panglao (45min-300p) - Nuit à Panglao Lun – Balicasag et Virgin Island (1200p la banca) - Nuit à Panglao Mar – Bohol en scooter : Chocolate Hills – Butterflies Garden – Pont suspendu – Loboc River - Nuit à Panglao Mer – Bohol en scooter : Tarsier Sanctuary – Mag Aso Falls– Punta Cruz Watch Tower - Nuit à Panglao Jeu – Panglao en scooter : Doljo Beach – Bohol Bee Farm – Dumaluan Beach - Nuit à Panglao Ven – Panglao en scooter : Bohol Bee Farm (encore !) – Hinagdanan Cave – Nuit à Panglao Sam – Tricycle jusqu'à Tagbilaran (30min-300p) - Vol CEBU Tagbilaran / Manila – Arrivée à 11h25 – Taxi ordinaire (30min-145p) jusqu'à l'hôtel - Nuit à Manille Dim 17 Avril – Taxi jusqu'à l'aéroport (40min-170p) - Vol KLM retour vers Paris – Arrivée à Paris à 22h

BUDGET : Cours : 100 Pesos Philippins = 1,64 € ; 1 € = 60,98 p

Dépenses préalables : Vols réguliers KLM (en coopération avec AF) Paris/Amsterdam/Manille : 928 €/p l'A/R Vols réguliers CEBU Manila/Tagbilaran : 80 €/p l'A/R

Dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : 970 € (environ 60 000 p)

Budget total tout compris (hors achats perso) : 2990 € pour nous 2 Remarque : nous n'avons dépensé que 11€ pour les achats perso ! Pas grand-chose à rapporter … Comme je le précise à chaque fois, ce récapitulatif budgétaire est indicatif.

Les paiements en CB sont encore bien peu répandus. Il faut prévoir du cash. Or, mauvaise surprise, le retrait dans les ATM est plafonné à 10 000 p par transaction. Malgré la commission de votre banque, ça reste néanmoins un poil plus intéressant que le change (à peine). Mais 10 000 p, ça peut ne pas suffire. Nous avions emporté des € que l'on a changés facilement pour compléter (à un très mauvais taux à Banaué). Ne misez pas tout sur la CB. Le taux du petit bureau de change près des comptoirs d'enregistrement de la Cebu Pacific à Manille (NAIA terminal 3) est le meilleur qu'on ait trouvé (1€=59,90p).

GUIDES :

Lonely Planet Philippines – Edition française 2009

J'ai également beaucoup utilisé le site de l'Australien John Piechnick pour préparer mon voyage :
http://travel-philippines.com/index.html

Enfin, je remercie également les membres de VF lemonk68 et navigator646 qui m'ont bien guidée dans mes hésitations. Rien ne vaudra jamais l'expérience vécue ! Merci encore !

TRANSPORTS :

1 – Les vols et les taxis Paris/Amsterdam/Manille - KLM Achetés fin janvier en ligne sur le site d'Air France. Pas de vol direct depuis Paris. Celui-ci n'est pas le moins cher. Cathay et Qatar proposent d'autres options intéressantes. Arrivée à 9h à Manila à l'aéroport NAIA (Ninoy Aquino International Airport). On passe l'immigration (patience !) et la douane sans problème ; on récupère nos sacs ; on cherche un ATM. Il y en a 2 dans le hall des arrivées. On part ensuite en quête d'un taxi pour la gare routière de la compagnie Victory Liner à Pasay (quartier de Manille proche de l'aéroport). J'avais lu (notamment ici http://travel-philippines.com/...ns/Manila/Manila.htm) beaucoup de mises en garde sur les taxis. On décide donc de faire simple et prudent en prenant un taxi prépayé. On trouve le comptoir dès la sortie du hall. Impossible de le rater ! Tarif forfaitaire de 330p pour Pasay. Pour prendre votre vol international de retour, ne vous effrayez pas des queues que vous verrez à chaque porte d'entrée (c'est vrai aussi pour les vols domestiques d'ailleurs). Tous les bagages sont passés aux rayons X. Donc, ça fait de bien longues queues mais ça avance bien. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol international = 750p (payable en $ aussi). Quand même … Ca se prévoit …

Manila/Tagbilaran(Bohol) - CEBU Pacific Réservés et payés (par CB) début février sur le site CEBU http://www.cebupacificair.com/index.html C'est facile et fiable. Terminal 3 de l'aéroport NAIA. Comme nous arrivions de Banaué par le bus de nuit, par prudence, j'avais réservé le vol de midi. Finalement, on est arrivé à l'aéroport vers 5h45 du matin ! Le comptoir de vente de CEBU est ouvert. Je m'y engage pour modifier mon vol. Mauvaise surprise : impossible (sinon 24h à l'avance … tu parles d'un intérêt …). Si on veut partir plus tôt, on doit repayer un billet plein pot. Ben non … Tant pis. Dommage. 6 heures, ce n'est plus une marge de sécurité, c'est une erreur. Mon conseil : prenez un bus qui part un peu plus tôt de Banaué (vers 18h). Ca vous mettra à Manille vers 3h du matin. Et là, sans grand risque, vous pourrez réserver un vol assez matinal. En fin de voyage, au retour sur Manille, un peu plus aguerris, nous refuserons de prendre le taxi prépayé qui nous demandait 550p pour aller jusqu'à l'hôtel. Nous chercherons et trouverons la file des taxis ordinaires. Le compteur est activé et la course nous reviendra à 145p. Presque 4 fois moins cher, ça valait le coup de chercher un peu. Taxe d'aéroport à Manille pour un vol domestique = 200p ; à Tagbilaran = 20p.

2 – Les bus On achète le billet au guichet du terminal, à défaut, dans le bus. Dans tous les bus avec A/C, la clim' souffle à fond. Résultat, on se caille ! Prévoyez …

Manille – Baguio Victory Liner – Deluxe – 715p/p – 5 heures ½ - Départ à 11h15 Ce n'est pas la première fois qu'on fait ça. Quand on peut, on aime sauter dans un bus dès la descente de l'avion. Histoire de ne pas rester dans la capitale, d'être tout de suite dans le voyage. Et puis, les sacs à dos sont encore bien emballés, prêts pour changer de soute. Quant à nous, de toute façon, on est déjà fatigué … Le taxi de l'aéroport nous dépose rapidement au terminal Pasay de la compagnie Victory Liner. Première surprise : nous ne sommes pas en Inde (réminiscences de notre dernier voyage). Le terminal est ordonné, des chaises sont alignées pour permettre une attente confortable, quelques Philippins font sagement (!) la queue devant le guichet. Je m'y engage. Le prochain bus part dans 40 minutes et il reste quelques places. C'est un deluxe. 715p (440 pour un ordinaire). Paiement par CB. Départ à l'heure. Allez, bingo ! Bus vraiment confortable, en bon état, wc intérieurs propres … Vraiment du luxe. Il sera plein. Leur site : http://www.victoryliner.com/ J'avais tenté de réserver depuis la France. J'ai abandonné quand j'ai constaté qu'il fallait verser un acompte. In fine, à cette époque, la réservation était bien inutile.

Baguio – Sagada GL Lizardo – 220p/p – 6 heures - Départ à 8h30 Le terminal se cache en pleine ville. Jolie route (la fameuse Halsema Highway) mais éprouvante (que de virages !). Petit coucou à Vanilla de VF rencontrée dans ce bus.

Sagada – Bontoc Jeepney – 40p/p – 50 minutes – Départ à 6h30 Un jeepney, c'est le résultat surprenant de l'union d'une jeep, d'un bus et d'un camion de l'armée. A l'intérieur : 2 banquettes face à face. Colorés, décorés, enguirlandés, c'est le concours du kitsch ! Si vous grimpez sur le toit, couvrez-vous s'il s'agit d'un voyage tôt le matin (comme le 1er Sagada-Bontoc). Les horaires de la liaison Sagada-Bontoc sont affichés sur la porte de l'office du tourisme sur la petite place "centrale" de Sagada.

Bontoc – Banaué Compagnie ? - 120p/p – 3 heures – Départ prévu à 8h, rétardé à 9h30 en raison d'une fête folklorique Le jeepney de Sagada fait un 1er arrêt à l'entrée de la ville de Bontoc. Juste à côté d'un bus pour Banaué. Les locaux présents dans le jeepney nous préviennent. La correspondance est simple, immédiate. Pour notre plus grand bonheur, le bus part avec 1 heure ½ de retard en raison d'une fête folklorique qui envahit toute la rue principale. On attend que les derniers chars soient passés pour partir. Les costumes étaient superbes, les danses joyeuses, l'ambiance à la fête. Tous les Philippins de Bontoc étaient là pour assister à ce superbe défilé. On s'est octroyé les 2 places avant, à côté du chauffeur, juste devant le grand pare-brise. Heureux de savoir qu'on allait pouvoir ainsi profiter au mieux des paysages à venir et des points de vue sur les prochaines terrasses de Banaué. "Si personne ne nous déloge, on va se régaler !" chuchotais-je à Philippe. "Mais pourquoi veux-tu qu'on nous déloge ?" me répondit-il. Nous partons. Le paysage défile. Il est déjà magnifique ! Soudain, la route disparait. Elle n'existe plus. Un énorme glissement de terrain l'a totalement engloutie sur 100 mètres, dans une grande courbe. De l'autre côté, on aperçoit la route resurgir des éboulis. Quelques véhicules sont bloqués comme nous, en sens inverse. Tout le monde descend du bus. Nous sommes 3 couples de touristes. Petit conciliabule … On se décide rapidement (pas beaucoup de choix de toute façon) : on va traverser l'éboulement à pied pour rejoindre l'autre rive et, là-bas … on verra bien. Prudemment, on s'engage. Ca continue à dégringoler doucement mais c'est sans danger véritable. Il parait que ça a eu lieu la veille à 21h, sans victime. Nous voilà donc partis dans cet enchevêtrement de caillasse, de sable, de racines, de branches … Tout le monde suit sagement. Que faire d'autre ? Les vieux sont aidés par les plus jeunes. Tout se passe calmement, sans cri, sans énervement. Après 15 petites minutes, on rejoint l'autre côté. Et ça ne manque pas (en Asie, il y a toujours une solution), les pieds ont à peine touché l'asphalte que le conducteur d'un mini van nous aborde et nous propose ses services. Moyennant finances bien sûr. Pour 100p chacun (argh !), il remplit son van et nous conduit à Banaué que nous atteindrons rapidement. Mais, coincés au fond du petit van, fenêtres fermées et teintées, la vue panoramique sur les rizières, çe fut raté !… Personne ne nous a délogés de notre grand écran. Juste la Nature. En ces temps troublés, elle nous a rappelés combien elle est toujours et partout maîtresse des lieux.

Banaué – Manille Florida – 500p/p – 9 heures non stop – Départ à 20h Nous avions réservé nos billets dès notre arrivée à Banaué directement auprès du terminal de Florida (en haut de la ville, un tricycle vous y emmènera pour 10p/p) Susan, du Sanafé Lodge, nous prévient que les tricycles arrêtent leur service à 18h. Nous voilà donc obligés de monter au terminal Florida à 18h et d'attendre 2 heures là-haut. Pas très drôle. Mauvais plan. Le bus n'avait pas encore démarré que la vidéo gueulait déjà à tue-tête. Jusque là, rien de très surprenant. Le problème, le gros problème, c'est qu'il s'agissait d'un épouvantable film japonais ultra gore. De l'horreur, du sang, des tortures inimaginables, des hurlements pendant 1h30 ! Je ne supporte pas ce genre de films. J'étais enfouie dans mon bouquin, sans plus oser lever les yeux. 1h30 de calvaire !! Enfin, ça se termine. J'espérais qu'on allait avoir droit à La mélodie du bonheur pour changer. Tu parles ! Ils nous remettent ça avec un film, certes qui n'était plus gore mais encore ultra violent. J'abrège, vous avez compris, ça a été ça toute la nuit : des combats, des carnages, de la mauvaise science fiction, des monstres, des cadavres, des tueries … C'est heureusement le seul bus où l'on ait eu droit à de telles horreurs. D'où mon coup de gueule. Il y a d'autres compagnies qui font le trajet Banaué-Manille. Boycottez Florida. A moins que vous soyez amateurs du genre … Ajouté à cela, des sièges très inconfortables, qui vous niquent le dos en 1 heure. Et la cerise sur le gâteau, mon sac à dos sort de soute non seulement tout sale (ça encore, passe …) mais déchiré. Coup de gueule ! Vraiment mauvais plan. 🏴‍☠️

3 – Les tricycles Ce sont les tuk-tuk locaux. Une espèce de side-car. Nous montons à 2 dans la voiturette accrochée à droite de la moto. C'est poussif … Les prix sont raisonnables et assez fixes. Pas de démesure, pas d'arnaque, du coup pas de gros marchandage.

HEBERGEMENT : Sans jamais verser d'arrhes, nous avions réservé quelques étapes par internet. Précaution finalement inutile à cette période, sauf peut-être à la Villa Belza.

Baguio – Holiday Park Hotel – 1800 p – CB acceptée http://www.holidayparkhotel.com.ph/accomodation.html Hôtel classique, sans charme particulier mais chambre vraiment confortable et spacieuse. Prenez votre petit déj (100p) ailleurs … Pourquoi pas au sympathique restaurant Café by the ruins juste à côté.

Sagada – Sagada Homestay – 250 p/p sanitaires communs sagadahomestay@yahoo.com Toute petite chambre en pin verni. Sanitaires communs simples et propres. A une centaine de mètres de la place principale, où les bus et les jeepneys s'arrêtent. En hauteur. Petit déj pris au Yogurt House.

Banaué – Sanafé Lodge – 1600p la double deluxe (1200 la standard) sanafelodge@yahoo.com Malgré mon refus de verser des arrhes (via Western Union) pour garantir une réservation, Susan me gardera quand même une chambre. Nous n'y resterons qu'une seule nuit au lieu de 2 prévues initialement. Pas de problème. Consigne sûre pour les sacs à dos. La double deluxe est spacieuse, très lumineuse avec une belle vue sur les rizières. Sdb privée. Restaurant abrité sur une jolie terrasse face aux rizières. Susan nous a donné d'excellents conseils et nous a trouvé Elmer, un guide ultra compétent pour notre trek. Seul reproche : tout est un poil cher. Le summum étant le sandwich préparé pour le trek à 110p ! Ridiculement petit.

Cambulo – Cambulo Guest House – 200 p/p Petite guesthouse toute simple dans un village perdu au milieu des rizières. Sanitaires très rudimentaires mais propres. Eau froide et baquet. 3 ou 4 chambres à l'étage, toutes simples. 2 lits par chambre (au mini), pas de draps (on s'en est passé !) mais énorme stock de couvertures à disposition sur le grand palier. Le tout, bien propre. Table d'hôte. Repas ultra copieux (ça rattrapait le micro sandwich du Sanafé) et délicieux, à la lueur d'une grosse lampe tempête. Le matin, pancakes au petit déj !!! Pas d'électricité - Apportez votre papier toilette. J'ai sincèrement adoré cette étape, simple mais tellement authentique.

Bangaan – Family Inn & Restaurant – 150 p/p Sur la route de Banaué. Structure plus grande, permettant d'accueillir un plus grand nombre de touristes qui peuvent arriver ici en bus. Le restaurant est face à la route, les quelques chambres sont réparties dans un bâtiment à côté. Même simplicité que le précédent. Moins de soin, moins propre. Chambre à 2 lits, pas de draps non plus, et juste 2 couvertures un peu minces. J'ai eu froid ici. Sanitaires beaucoup moins propres qu'à Cambulo. Il passe ici plus de monde et l'entretien ne suit pas. Restauration traditionnelle (carte), préparation longue.

Bohol – Villa Belza – Chambre fan - 1300 p – paiement cash (Yannick accepte les € pour dépanner) http://www.villabelza.com/ Réservation faite par mail (et en français !) auprès de Yannick, le patron breton. Est-il bien utile d'en parler encore ? Les commentaires élogieux abondent sur VF … Je me dois alors d'être un peu originale si je veux ajouter quelque chose ! Essayons … Les photos de leur site doivent dater un peu car, depuis, la végétation a poussé. Fleurs et plantes sont soigneusement et quotidiennement entretenues et ajoutent encore plus de charme au lieu. 7 chambres réparties dans 3 grands bungalows de part et d'autre d'une superbe piscine d'une propreté absolument irréprochable (comme tout le reste d'ailleurs). Notre chambre était très grande, claire, carrelée, décorée avec goût, agrémentée d'un joli meuble de rangement tout en bambou, literie excellente, sanitaires privés, tout ce qu'il faut pour se poser confortablement quelques jours. Rien à redire. Possibilité de ½ pension pour 600p/p incluant le petit déj et un repas. Petit déj seul à 230p/p. Ordi wifi disponible en permanence sur le bar. Le lieu est très au calme (les nuits y sont divines) mais nécessairement un peu à l'écart de la plage. Nous avons décidé de louer un scooter pour la totalité de notre séjour (que nous garions à l'intérieur de la villa pour la nuit). En 5 minutes, nous étions alors sur Alona Beach sur laquelle nous avons souvent dîné. Conduite de nuit sans problème car : 1- ce n'est pas bien loin (900 mètres tout au plus) et 2-personne sur la route. On aurait aussi pu utiliser les services des tricycles. Le scooter nous a donné un sentiment encore plus grand de liberté. Et puis, de toute façon, nous en avions besoin dans la journée pour nos pérégrinations à travers l'île. Yannick a quelques motos à louer mais aucune automatique. Enfin, une masseuse vient prodiguer ses merveilleux bienfaits sous une paillotte en hauteur, face à la piscine, bien plus confortablement installée (et de façon plus discrète) que sur la plage. 350p pour un massage complet d'une heure (c'est 300 sur la plage). J'ai fait. Je recommande. C'est extra. Yannick connait bien Bohol et Panglao et ses nombreux conseils nous ont permis de passer un séjour très agréable. Par sa chaleur, son entrain, son expérience, il sait créer une ambiance extrêmement conviviale. Il aime favoriser les échanges (en lançant de belles parties de billard, en commentant des photos sur l'ordi, en rapprochant les tables pour le dîner …). Le soir, les plongeurs racontent des anecdotes autour du bar ou du billard dans une belle fraternité. Bon … mais jusque là, rien d'original, n'est-ce pas ?… J'y arrive. L'originalité de mon ajout réside dans notre caractère. Ceux qui nous connaissent (ou qui pour le moins ont lu mes précédents carnets) savent ou devinent qu'en vrais Lorrains nous sommes réservés, froids, distants et pas liants du tout. Des ours, des sauvages, des hirsutes, des bourrus … mais fort sympathiques au demeurant. Mais si, c'est possible, croyez-moi ! C'est donc en spectatrice passive que j'ai profité de cette ambiance joviale et j'ai pris un immense plaisir à remplir mon carnet de voyage ici … juste un peu à l'écart … Et c'est là toute l'intelligence de Yannick : il a su comprendre et respecter notre souhait d'intimité et d'isolement, pas du tout habituel ici. Nous avons dîné plusieurs fois à la Villa, et déjeuné chaque matin : jamais à la table commune … Tout ça pour dire que quels que soient votre tempérament et votre recherche, vous y trouverez votre compte grâce à la finesse des hôtes. Voilà ce que les autres n'avaient pas encore dit.

Manille – Orchid Garden Suites (LP) – Chambre fan – 3 000 p – petit déj buffet inclus - paiement CB http://www.orchidgardenhotel.com/index.htm J'avais réservé par mail. Hôtel bien situé pour nous, entre l'aéroport et le Manila Ocean Park. Grand hôtel standard sans grand intérêt ni grand charme. Pour 1 nuit, c'est bien. Nous avons eu la chance d'être surclassés dans une junior suite A/C … sympa ! Piscine (dont nous n'avons pas profité, après celle de la Villa Belza, la comparaison était dure). Le petit déj est divin !! Grand buffet philippin et occidental. Il est servi dès 6h00, pour notre dernier repas, on s'est gavé !

REPAS : A quelques exceptions près, les petits restaurants proposent un peu toujours les mêmes plats : fried rice with veggies, noddles, omelettes … Pas super varié mais c'est bon. Moi, j'ai adoré le pancit bihol : vermicelles de riz sautées aux petits légumes. Un plat avec viande ou poisson tourne autour de 200-250p, et sans, autour de 130-150p. Encore moins pour du fried rice.

Quelques prix (indicatifs) : 1 bouteille d'eau (1 litre) : moins de 30p (comme toujours, c'est assez variable selon le lieu d'achat) 1 bière locale San Miguel (33cl) : 45p 1 canette de Coca : 45p 1 plain rice : 20p 1 veg fried rice : 70p 1 pancit bihol : 130p 1 mango shake : 80p

Quelques beaux (et moins beaux) souvenirs :

Sagada - Log Cabin Une belle cheminée réchauffe l'unique pièce. Mieux vaut réserver, c'est petit. Cuisine très originale avec une forte influence française. Certes, ça change, c'est très bon, pas excessif (les spécialités de la maison sont à 220-250p) mais venons-nous à Sagada pour manger un émincé de poulet à la crème et aux champignons ? Aussi bon soit-il … Cela étant dit, on y a passé une excellente soirée.

Sagada - Yogurt House Nous n'y avons pris que notre petit déjeuner, excellent. Mais on en a entendu beaucoup de bien pour tout le reste aussi.

Sagada - Bana's Café Les milk-shake sont sans milk alors forcément, c'est beaucoup moins bon …

Banaué – Sanafé Lodge Surtout pour la belle terrasse.

Panglao – Bohol Bee Farm http://www.boholbeefarm.com/ Notre super extra méga coup de cœur - Magnifique expérience. C'est une véritable entreprise : tissage de fibres végétales, artisanat, culture de légumes, quelques bungalows, plusieurs restaurants, un solarium … Dit comme ça, ça pourrait laisser supposer qu'il s'agit d'un complexe ultra chicos, ultra snob. Non, c'est du brut, du nature, du bon goût, du beau et du bon ! Nous y venons pour manger. On choisit le grand restaurant tout en bois. Magnifique architecture, superbe charpente, on est séduit, on y est seul, ça nous va bien ! L'autre restaurant, face à la mer, n'a que sa "vue-sur-mer-bleu-turquoise" pour séduire (excusez du peu !) La carte arrive. Surprenante … On choisit les plats recommandés par le LP : Fresh herb pasta : 190p Yoga salad w/ cheese : 220p Et là, c'est la révélation. D'abord, c'est super beau. La salade yoga est couverte de pétales de fleurs. Qui se mangent. Et qui sont bons ! Non, ce n'est pas un coup de frime pour surfer sur la mode du bio. Ces 2 plats étaient vraiment délicieux. A tel point qu'ayant fini ma salade, je regrette les pâtes de Philippe (parce que vous croyez qu'il m'aurait fait goûter ?!) et Philippe aurait bien goûté ma salade (ben … pas de raison !). Bon, qu'à cela ne tienne : on redouble la commande ! La jeune Leonera nous fait répéter pour être sûre d'avoir bien compris. Oui, oui !! Cette fois, je goûte ces pâtes au miel et aux herbes d'une délicatesse digne d'une grande maison. Et Philippe avale les pétales, la salade, le radis blanc émincé, le fromage aux herbes … Même régal surpris. En guise de dessert, nous nous offrons (dans une boutique à côté du restau) 2 boules de glace maison (avocat, mangue, chocolat …). C'est toujours bio et là, avouons que ça manque un peu de goût. Forcément, on est tellement habitué à avoir des saveurs forcées que, quand on revient à du naturel, nos papilles atrophiées et paresseuses trouvent ça fadasse. Ca nous a tellement plu qu'on est revenu le lendemain. On a commandé la même chose aux proportions près : 2 plats de pâtes et 1 salade, les 3 servis en même temps svp. Grand sourire de Leonera ! Ca vous plait, donc ? Tu parles ! Du pur bonheur ! D'accord, c'est un peu cher pour du végétarien. Mais vraiment, c'est une belle expérience.

Plusieurs expériences sympas sur Alona Beach :

Isis Thaï On s'est régalé avec de la bonne cuisine thaï, copieuse et relevée juste comme il faut. Chicken Green Curry : 250p SeaFood Red Curry : 250p

Trudis Place La banana split est à 120p et le banana pancake à 80p … alors forcément, que voulez-vous, c'est vite devenu une sale manie …

Roderick & Vivien et Pyramid Poisson grillé le soir sur la plage. On choisit à chaque fois un gros Red Snapper (vivaneau) d'environ 1kg (600 à 700p le poisson ; le Trudis Place est un peu moins cher). Il sera farci de petits légumes puis grillé au BBQ. On y ajoutait 2 brochettes de légumes (50p) et 2 riz nature (20p) ce qui mettait ce superbe dîner pour 2 à 750-850p hors boisson. On a beaucoup aimé l'ambiance le soir sur la plage, ni trop coincée, ni trop branchée, ni trop lâchée. Le bon niveau. Ceux qui étaient là étaient heureux d'y être et ne cherchaient ni à jouer les blasés ni à bouder leur plaisir. Oui, c'est beau, c'est bon, c'est agréable et on a bien de la chance d'être là. On mange à 3 mètres de l'eau, pieds nus dans le sable (le nombre de personnes qui, comme moi, se déchaussait !). Des flambeaux, des petites guirlandes électriques, des lumignons colorés accrochés aux arbres, des bougies … tout ça apporte une belle ambiance douce. Un peu de musique live (qualité très inégale), jamais violente. Le soleil qui se couche sur la mer, les voiles blanches des bancas qui prennent une teinte violette, le bruit des vagues qui viennent mourir à quelques pas … c'était magique. A chaque fois, on est arrivé assez tôt pour profiter pleinement de la soirée et du coucher du soleil (vers 18h30). Une lampe frontale et un bon couteau suisse peuvent aider à dépiauter le poisson. On a testé les cocktails. Ceux du Roderick sont bien meilleurs que ceux du Pyramid. D'après Philippe, la Tequila Sunrise du Pyramid, c'était du Fanta !🏴‍☠️

L’ITINERAIRE : D'abord les rizières. Ce sont elles qui nous ont donné l'envie de venir aux Philippines. Et puis, ensuite, les fonds marins de Palawan. Oui, j'ai bien dit Palawan, c'était bien notre 1ère idée. On s'est très vite rendu compte (grâce à VF !) qu'une seule petite semaine pour Palawan, c'était bien trop court ! Et bien dommage. Du coup, changement de programme : on se donne un peu plus de temps dans les rizières et on choisit Bohol pour la fin du séjour, île plus petite et plus facilement accessible. Et nous consacrerons 2 belles semaines pleines à Palawan, qui, aux dires de tous, les mérite. Maintenant, avec le recul, si c'était à refaire, plutôt que de choisir entre Bohol et Palawan, peut-être aurions-nous dû finalement n'en choisir aucune des 2 cette fois-ci, rester sur Luzon pendant nos 2 semaines, abandonner Bohol et garder Palawan pour un prochain voyage. Non pas que Bohol nous ait déplu, loin de là, mais Luzon nous a enchantés et aurait largement mérité 2 pleines semaines. Nous aurions pu ainsi approfondir notre immersion dans les rizières et découvrir d'autres richesses (les rizières de Hapao, les momies de Kabayan, Vigan, le volcan Pinatubo …) et nous aurions évité une perte de temps (retour sur Manille et transfert en avion) en proportion trop importante. Nous aurions alors eu un voyage plus homogène et moins fatigant. C'est toujours plus facile de refaire le voyage après. Pour nous, c'est trop tard, mais pour vous qui préparez, si vous n'avez comme nous que 2 semaines, réfléchissez bien avant de vous éparpiller.

Sagada : Gros village sympathique, au milieu de formations rocheuses karstiques et d'une belle végétation tropicale de bambou et de bananiers. Lumiang Cave : on y arrive facilement, sans guide. A l'entrée de la grotte, quelques dizaines de cercueils sont entassés dans un désordre figé et poussiéreux. A voir. Sumaging Cave : celle-ci, nous l'avons visitée accompagnés d'un guide (500p) proposé par "l'office du tourisme", sur la place principale : ¾ h pour y aller à pied, 1h de visite, ¾ h pour revenir. Jolie grotte, naturelle, pas du tout aménagée (donc pas d'électricité), superbes concrétions orange polies par l'eau omniprésente. On s'y promène pieds nus et pantalons remontés au dessus des genoux car on patauge beaucoup. Certains plus que d'autres … C'est fabuleux de pouvoir s'amuser sur ces concrétions qu'habituellement on ne peut que regarder de loin. Le sol est à la fois poli et rugueux. Donc, très agréable d'y marcher pieds nus : c'est doux et ça accroche. Le guide nous éclaire de sa méga lampe tempête. Des passages vraiment sympas. Pas de difficultés, que du bonheur et de l'inédit. Et comme on entendait les bruits et les rires des autres, on ne souffre pas de claustrophobie. Evidemment, pour des amateurs de spéléologie, c'est du pipi de chat. Inutile de vous couvrir : il fait très bon dans cette grotte. Mon conseil : tee-shirt, short et sandales. Ca suffit. On avait apporté une polaire ! les neuneux !… Bon à savoir : comme la grotte est très humide, les pierres de l'entrée sont assez glissantes. Pour descendre au cœur de la grotte, attendez-vous à devoir vous aider de vos mains … Tiens, impression bizarre. Les pierres sont moites et glaiseuses, comme enduites d'une espèce de pâte. Bizarre. On ne voit pas très clair, le guide est devant et éclaire le chemin au sol. Puis, arrive véritablement la grotte et ses concrétions. On s'arrête pour se déchausser. On trouve un petit coin pour y laisser nos chaussures et nos polaires superflues. L'eau court partout. Le guide nous éclaire. Nos mains ! Argh !! Cette pâte, on a compris : du guano !… On a les mains pleines de m…. 😕 Et oui, comme souvent, l'entrée de la grotte est habitée par les chauves-souris. On se rince abondamment dans l'eau claire. Et on oublie bien vite ce petit désagrément … jusqu'à la remontée ! Car au sortir de la grotte, pas d'eau cette fois pour se rincer ! Pour votre confort (car quand même, sans vouloir jouer les chochottes, je vous assure que c'est désagréable), prévoyez une petite bouteille d'eau pour vous rincer à la sortie. Nous partons seuls dans Echo Valley à la recherche des cercueils suspendus. Je vous assure qu'il n'y a pas de risque de se perdre. Depuis le cimetière, montez jusqu'au point de vue en suivant les indications du LP. Ca a assez peu d'intérêt en soi mais ça permet de repérer le sentier d'en haut qui sera ensuite plus facile à suivre une fois en bas. Pas besoin d'un guide pour cette balade d'une heure. Nous poussons ensuite jusqu'à Kiltepan Peak par la route (¾h de marche depuis le cimetière). C'est un point de vue. Et vraiment, oui, ça vaut le coup. Jolies rizières cachées dans une vallée. Toutes ces visites ont bien occupé la journée ½ passée ici. Et il y a de quoi s'occuper plus longtemps.

Banaué : Cette petite ville n'est pas bien jolie. Mais c'est le point de départ vers les merveilles ! Pas de banque, pas d'ATM. On a réussi à changer quelques dizaines d'€ à un taux déplorable dans un bureau à l'étage du grand bâtiment principal. Demandez … ou mieux, prévoyez avant.

Trek Banaué-Bangaan : Ce fut le clou de notre voyage. Appelé par Susan, la proprio du Sanafé Lodge, Elmer nous rejoint un soir pour discuter de nos envies. Nous sommes avec un jeune couple de Suisses-Allemands qui, puisqu'ils avaient la même envie de randonner dans les rizières, nous ont proposé de faire groupe. Quitte à être guidés, autant l'être à 4. Nous exposons donc notre projet à Elmer, il n'a rien de bien original : partir à pied de Banaué, rejoindre Bangaan et de là prendre un jeepney ou un bus, pour rentrer vers Banaué. Elmer parle un parfait Anglais, l'esprit vif et ouvert, beaucoup d'humour, tout ce qu'il faut pour profiter pleinement de cette expérience. Il nous plait. On fait très vite affaire : 1200p par couple pour 1½ jour d'accompagnement (ça ne comprend que sa prestation, transport, repas et hébergement restent à notre charge). Il nous quittera à Batad pour attraper le bus de midi. Rendez-vous est pris pour le lendemain matin, 8h. Nous laissons en consigne au Sanafé nos 2 sacs à dos (alors même que nous ne reviendrons pas y dormir). En toute sécurité. Nous partons légers. A 8h, Elmer est là avec les 2 tricycles prévus (300p par couple). Ils vont nous monter au Nord de Banaué pour démarrer la rando. Petit arrêt sur la route aux 2 points de vue. C'est un peu voilé mais ça n'empêche pas Elmer de commencer à nous donner des explications techniques sur les rizières. On atteint le point de départ de la rando à 8h45. Allez, c'est parti. Forêt tropicale. Jolie, ombragée … Elmer s'arrête et confectionne avec rapidité et dextérité 5 bâtons de marche. Nous qui sommes de l'école "sans bâton", on sent qu'on n'a pas le choix et on ne la ramène pas. L'occasion de tester. La marche est soutenue sans être rapide, nous avons tous les 5 le même rythme et nous avançons régulièrement dans une splendide forêt tropicale. Comme on est venu ici pour voir des rizières, on en oublierait presque de profiter de cette végétation tout aussi splendide. Enfin, la forêt s'éclaircit et, pour notre plus grand bonheur, les 1ères rizières apparaissent. Ce sont celles de Pula. Des villageois y travaillent : ils désherbent, ils repiquent, ils aplanissent, ils labourent … Elmer expliquent, encore et encore. C'est près d'un torrent, aux abords du village, que nous décidons de déjeuner. Repas frugal : le sandwich du Sanafé nous laisse pantois ! Nous étions confiants et n'avions prévu aucun complément. On aurait vraiment dû ! Petite trempette des pieds dans le torrent, petite pause, puis on repart. On traverse Pula. Un groupe d'enfants est réuni au centre du village, ce sont les vacances scolaires. Nous leur offrons les bonbons qu'Elmer nous avait conseillé d'emporter. Ils les attendaient, sagement, sans réclamer et tous ont remercié gentiment. Pour autant, je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne idée cette habitude de demander aux touristes de se transformer en distributeurs de friandises pour les enfants et de feuilles de tabac pour les adultes. Ca nous a paru difficile de dire non, mais c'est dommage. Je pense que ça va vite fausser les rapports. C'est juste mon point de vue, alors pitié, ne venez pas me chercher des noises sur ça, je ne me battrai pas … et en attendant, j'ai distribué mes bonbons … Nous voilà repartis dans les rizières vers Cambulo. Cette fois, on va droit dedans, on s'y enfonce, on les traverse en empruntant les petites digues de boue ou de pierre, parfois cimentées, qui servent de frontière à chaque parcelle. Pas bien larges, 50 cm, d'un côté la rizière inondée et, de l'autre le précipice vers la rizière inférieure. Le précipice ?!… Ben quand même … 2 à 3 mètres. Donc, forcément, le 1er passage impressionne un peu. Et là, je suis contente d'avoir mon bâton pour me protéger. Je ne sais pas bien de quoi … Je m'en sers soit comme d'une rambarde virtuelle côté précipice, soit comme d'une canne côté rizière. Le tout, c'est d'y croire. Je n'ai pas fait la fiérote mais je n'allais pas non plus passer pour une empotée. Donc, j'avance sans ralentir le pas, en file indienne derrière les Suisses. Philippe derrière moi mort de rire (en silence, mais je l'ai entendu quand même !) car il se doute de l'effort fourni. "Retourne-toi pour la photo". Me retourner ? Mais il est malade ou quoi ? Comment veut-il que je me retourne sur 50 cm ? Du coup, sur toutes les photos, je suis de dos … C'est comme ça. Bon, je rassure les nunuches du même genre que moi, on s'habitue très très vite. Et puis, sérieux, il n'y a aucun danger. Et même de dos, ça fait des photos extraordinaires : perdue au milieu d'un patchwork de rizières. Parfois, on s'éloigne un peu des rizières et on suit un petit canal d'irrigation, le long d'une paroi, tout comme les levadas de Madère. Nous arrivons à Cambulo vers 16h. Petit village. Une seule guesthouse. On s'y installe dans des chambres simples mais propres. 2 lits (mini) par chambre, 1 oreiller, pas de draps mais couvertures à volonté. Les 2 couvertures déjà posées sur chacun de nos lits nous suffiront. Le coin sanitaire est rudimentaire : un wc, un robinet d'eau froide, un grand baquet pour recueillir l'eau, une louche pour s'asperger. Que faut-il de plus ? On y va tant qu'il fait encore jour. Pas d'électricité ici. Que ça fait du bien cette eau fraîche ! Rafraîchis et propres, la fin d'après-midi va s'écouler tranquillement. Le repas se prépare, nous avons tous demandé un fried rice with veggies and eggs. Ca tombe bien, les Suisses sont aussi peu portés sur la viande que nous. On s'installe tous les 5 sur la grande table commune. Un énorme plat de riz blanc arrive. Oups, en voici un 2ème identique ! Ensuite arrive le saladier de légumes sautés. Re oups, un autre, puis encore un … Ah, c'est un saladier par personne ! Enfin, 2 œufs sur le plat pour chacun. Bref, paumés au milieu de nulle part, sous la seule lumière d'une grosse lampe tempête accrochée au plafond, sur une superbe table en bois massif patiné, protégés sous un auvent, avec pour seul bruit le vent dans les arbres, nous sommes servis comme des rois, avec une gentillesse et un sourire sans égal. C'est hyper copieux (et si c'est moi qui le dis, vous pouvez me croire !), c'est hyper bon, les légumes sont d'une rare fraîcheur, c'est … le paradis. Rien dans mes voyages ne me plait autant que ces étapes très natures, très authentiques, où tout le superflu a disparu, tout le paraitre, tout l'inutile. Ne reste que le vrai. Je n'exagère pas en disant que c'est pour de tels moments que l'on voyage. Nous mangeons (on ne finira pas le riz, mais les 5 saladiers de légumes seront engloutis. Car, quand même, tout le monde avait faim, pas que moi …), nous parlons, nous écoutons Elmer, nous écoutons le bruit de la campagne. La grosse thermos d'eau chaude revient sur la table avec sa collection de sachets de thé, de café, de sucre et de lait en poudre. On profite, on est bien, on sait que ce moment est unique et qu'on va tous, bien vite, le regretter. Allez, il le faut, on monte se coucher à la lueur d'une bougie (et de nos lampes frontales). Et on s'endort comme des bébés, sourire aux lèvres !! 7h30 – On se retrouve de nouveau à la table commune. Le petit déjeuner arrive : des pancakes ! Non ? Incroyable. Nous payons notre nuit, nos repas, nos boissons. La nuit : 200p/p, les repas + boissons, je n'ai pas noté mais ce n'était vraiment pas ruineux même si chaque sachet de thé est décompté. Cette étape à Cambulo est fabuleuse. A 8h30, nous reprenons la route, non … nous reprenons la digue … Nous traversons des paysages magnifiques, sous une lumière matinale extraordinaire. Nous arriverons à Batad vers 10h. Notre toute 1ère idée avait été de faire Banaué-Batad en une seule étape. Techniquement, physiquement, c'est faisable. Mais quel dommage ! De rater l'étape à Cambulo, de rater la lumière du matin sur les rizières de Batad, de courir. Idée stupide, aucun intérêt. Nous entrons dans l'amphithéâtre de Batad, un petit refuge de bambou abrite une petite échoppe de boissons. Au fond de la vallée, le vieux village avec quelques maisons Ifugao ; face à nous, de l'autre côté de l'amphithéâtre les guesthouses. En contrebas, la cascade Tappia. Nous libérons Elmer (qui pourra ainsi attraper le bus pour rentrer à Banaué) en lui expliquant que, dès lors, on peut se débrouiller seuls. Vous êtes bien sûrs ? Oui, oui, vas-y Elmer et merci pour tout ! On décide de descendre jusqu'à la cascade. On a le temps. Des marches, un sentier bien aménagé. 30 minutes de marche depuis le refuge. Comme toujours, on entend la cascade bien avant de la voir. Elle apparait enfin, bien cachée dans un écrin de verdure. Avez-vous noté ? C'est toujours l'expression qu'on emploie pour décrire le cadre d'une cascade : un écrin de verdure. Mais là, vraiment, il ne peut pas y en avoir d'autres. Silvia est la seule à avoir prévu un maillot de bain. Bon, et alors ?… Au bout de quelques minutes, on barbotte tous avec grand bonheur. L'eau est fraîche mais pas glaciale, parole de Lorrains. Mais je sais que sur ce point, notre parole ne vaut pas tripette pour des Drômois. En tous cas, cette fraîcheur, on va vite la regretter pendant notre remontée … De retour au refuge, on part pour rejoindre les guesthouses. Tout l'amphi à traverser. Elles sont toutes regroupées en hauteur pour offrir les plus belles vues. Impossible de se perdre. En 15 minutes, on y est. On choisit la Rita's Guesthouse pour déjeuner. Son restaurant offre une très belle vue. Carte habituelle, rien d'original, mais c'est bon. Il est 13h30. Que fait-on ? On reste à Batad ? On poursuit jusqu'à Bangaan ?… Les rizières de Batad sont superbes mais les guesthouses, toutes regroupées en amont du vieux village, manquent un peu d'âme … C'est sûr qu'après Cambulo, c'est autre chose. On décide de poursuivre. La gentille Rita nous explique comment rejoindre Bangaan. Facile : le chemin démarre juste derrière chez elle. C'est parti. Encore des rizières. Toujours magnifiques. Plus petites, plus cachées. Des petits coins paradisiaques. On n'arrête pas de s'émerveiller. On va croiser plusieurs villageois, chargés comme des mules, qui vont vers Batad. Il nous faudra 2h30 de marche pour rejoindre Bangaan. Chemin sans difficulté, nous ne nous sommes pas trompés. Et les personnes croisées confirmaient que nous étions sur la bonne voie. Nous arrivons sur la "route" de Bangaan à Banaué. La seule guesthouse de Bangaan est ici : Family Inn & Restaurant. On s'y installe. 2 chambres de 2 lits, sanitaires communs. Structure plus grande qu'à Cambulo. C'est plus un petit hôtel simple qu'une guesthouse. Nettement moins propre qu'à Cambulo. Douche froide mais réparatrice. Ici, ce n'est pas une table d'hôte comme à Cambulo mais un vrai restaurant, joliment installé sous une véranda. Carte classique. Le fried rice & veggies est à 80p mais, ici, la portion ne me suffit pas. Je redouble. Quel goinfre je peux être !! Nuit calme. Les Suisses décident de rejoindre Banaué le plus vite possible. Ils prennent le jeepney de 8h (qui passe devant la guesthouse). Nous, nous décidons de prendre le temps de descendre visiter le vieux village de Bangaan, au fond des rizières. Jolie lumière encore, magnifiques rizières, superbement entretenues mais … quelle horreur ! ici, les digues sont protégés par une rambarde en métal. Elle est assez discrète mais suffit quand même à dénaturer ce beau paysage naturel. Nous descendons vers le village. Quelques échoppes à l'entrée. Le tour en est vite fait. Qu'elles sont jolies ces maisons Ifugao de bambou, de bois, sur pilotis, perdues au milieu de ce camaïeu de vert. Des chiens, des poules, des chats, des canards … la campagne. Au retour sur la route, nous comptions attendre le bus de midi quand un jeepney passe. A tout hasard je lui fais signe. Le chauffeur nous fait signe NON, nous dépasse et … s'arrête. La porte du jeepney s'ouvre. 7 ou 8 Philippins à l'intérieur (sous-entendu : seulement !!). Un peu surpris, on grimpe, le jeepney repart et on comprend vite qu'il s'agit en fait d'un jeepney privé, loué par une famille philippine en goguette. Elle aussi est venue découvrir cette 8ème merveille du monde. Nous insisterons pour payer notre quote-part. Sans succès. L'heure nécessaire à rejoindre Banaué sera passée à échanger nos impressions sur les Philippines. Belle rencontre. A midi, nous serons à Banaué. On est samedi. Un marché populaire sympathique et bruyant encombre la petite place.

Initialement (dans notre salon), nous avions envisagé d'aller simplement en jeepney jusqu'à Batad, dormir à Batad, puis, le lendemain pousser jusqu'à Bangaan et, de là, rejoindre Banaué en jeepney. Possible. Mais quel dommage ! Sur place (à Banaué), notre projet évolue, on sent bien que les rizières méritent plus qu'un simple et bête coup d'œil depuis une terrasse de restaurant. Nous commençons à penser à un petit trek. Nous l'envisageons dans l'autre sens : rejoindre Batad en jeepney et revenir à Banaué à pied. Mais dans ce cas, quid de l'incontournable Bangaan ? Au Sanafé, nous finalisons notre projet, avec les Suisses et Elmer. Facile ! J1 - départ de Banaué, rizières de Pula, sandwiches, dîner et nuit à Cambulo (6 heures de marche) – On se garde l'option de pousser jusqu'à Batad (option que nous balaierons dès notre arrivée à Cambulo tellement cette étape nous a charmés) J2 – rizières de Batad, cascade Tappia, lunch à Batad, rizières de Bangaan, dîner et nuit à Bangaan (6 heures de marche : 1h30 pour arriver à Batad + 1h pour la cascade + 2h30 pour arriver à Bangaan) J3 – retour à Banaué en jeepney (qui passe devant la guesthouse). Arrivée à Banaué à 13h au plus tard. Les bus et jeepneys pour Banaué ne roulent que le matin. L'intérêt est triple de faire le trek dans ce sens : 1 – globalement, de Banaué à Batad, on descend 2 – la beauté des paysages et des rizières va crescendo pour finir en apothéose à Batad et Bangaan 3 – la logistique (hébergement et transport) suit bien Pour vous rassurer, physiquement, aucune difficulté pour ce trek, il est accessible à tous. Quelques passages sur digues un peu troublants mais, encore une fois, sans aucun danger et au bout de 10 minutes, on courait presque … Presque. Ce petit trek a été fabuleux. Trop court. Nous aurions pu/dû finalement consacrer ce 1er voyage aux Philippines uniquement à cette région. Avec une immersion plus longue dans les rizières. Ca peut parfaitement se justifier.

Panglao : Location d'un scooter Pour être libres et indépendants, on décide de louer un scooter automatique (125cc). On trouve notre bonheur auprès d'un loueur professionnel, ATDA (Alona Transport Drivers Association), situé en haut de la route principale qui mène à Alona Beach, juste après la barrière manuelle. Djodjo (l'orthographe m'appartient) nous propose un scooter Yamaha en très bon état pour 1000p pour 2 jours. Nous négocierons les 2 jours suivants à 850p/2j. Pas d'état des lieux, ni avant, ni après. Ultra facile, location faite en 5 minutes. Je recommande ce loueur, sérieux, aimable et souriant. Un sourire à la Noah avec les dents du bonheur. Son scooter était en parfait état, quasi neuf, stable, et une super pêche ! Et on était à 2 dessus ! Pas de casque. Pas besoin de présenter son permis pour la location mais nous avons dû le présenter à un check point à l'entrée du pont de Panglao à Bohol. Notre permis français a suffi et a satisfait le policier. Nous gardions le scooter avec nous le soir et le garions à l'intérieur de la Villa Belza. Nous avons fait 3½ pleins (615p au total). Bref, un compagnon bien agréable, qui change le séjour ! Pour finalement 616p (soit 10€) par jour, essence comprise. Petit luxe qui change tout. Nous avons trouvé une carte de Bohol au village, à la grande épicerie du coin (en face de la police et à quelques mètres de la location de scooter) . Merci Yannick une fois de plus ! Balicasag et Virgin Island On ne manque pas d'être abordé sur Alona Beach pour nous voir proposer les services d'une banca pour nous emmener à Balicasag puis retour par Virgin Island. Ainsi que d'autres prestations éventuellement (dont les dauphins que Yannick nous avait déconseillés). Nous avons négocié, le matin même, la journée Balicasag+Virgin Island pour 1200p (la banca). On part aussitôt. 9h30. 45min de navigation sur une belle mer aux couleurs changeantes, entre le bleu turquoise, le bleu nuit, le vert émeraude … Arrivée à Balicasag, la banca s'arrête sur la plage. On descend. Les poissons sont à 100 mètres du bord, au niveau du tombant, là où l'eau passe de turquoise à bleu nuit. Nous avions apporté nos propres masques et tubas. On décline la location des palmes (300p la paire). Par contre, on se laisse tenter par l'acheminement par petite barque jusqu'au tombant (300p pour nous 2 et la barque nous attend). Soit disant que la banca ne peut pas s'arrêter près du tombant, qu'il y a du courant pour y arriver, que c'est plus sécur, blablabla, blablabla … on se laisse tenter, on se laisse berner. Car c'est une erreur. Pour y être retourné seul en nageant (et sans palmes), on sait que la petite barque ne sert strictement à rien ! Bref, qu'importe. On y arrive, on ajuste notre masque, on descend de la barque, on se glisse dans l'eau chaude et on immerge la tête pour découvrir … un véritable aquarium ! Non, bien mieux qu'un aquarium ! D'abord, on comprend pourquoi on parle de "tombant" (excusez-nous les pros de la plongée, nous, ce terme ne nous parlait pas). Les poissons sont très nombreux, très colorés. Mais surtout, au-delà de tout cela, les fonds, les coraux, sont incroyablement préservés, colorés, variés, de toutes tailles. Dans mon tuba, je hurle de stupéfaction devant ces couleurs si vives. Même avec juste un masque et un tuba, c'est déjà un spectacle extraordinaire, inoubliable, émouvant … Alors, j'imagine avec des bouteilles ! Après 1 petite heure de contemplation, nous décidons de remonter. On regrimpe (aussi élégamment que possible !) dans la petite barque, on rejoint la plage. Les 2 boatmen de "notre" banca sont là, qui à jouer au billard, qui à sommeiller. Nous décidons de manger un poisson grillé. Des petits restau proposent du poisson frais. Embarras du choix. Il sera super bon bien sûr. Et pas cher. 400p le gros poisson pour 2 (qu'on paiera ensuite 600 sur Alona Beach …). Après le repas, Philippe décide de retourner voir les poissons. Sans moi, pas tentée, j'ai eu assez. Il se baignera encore ½ h. Il conviendra que des palmes l'auraient quand même bien aidé à rejoindre le tombant. Donc, à choisir, il vaut mieux louer des palmes plutôt qu'une barque. Attention, mise en garde. Nous sommes des voyageurs expérimentés (sans aucune vanité), sages et prudents. Avec un masque et un tuba, on est à fleur d'eau et on sait qu'il n'y a rien de plus mauvais. Aussi, avions-nous enfilé sur nos maillots de bain, l'un comme l'autre, un vieux tee-shirt (et on n'était vraiment pas les seuls). Le reste : les bras, le cou, le crâne de Philippe (là où normalement on a des cheveux) ont été enduits soigneusement de protection solaire écran total. On plonge ainsi sans hésitation. Mais … on n'avait pas pensé à l'arrière des jambes. Philippe dont la peau blanche est ultra-sensible a brûlé. Mais vraiment brûlé. Du haut des cuisses jusqu'aux chevilles, transformées en d'énormes poteaux rigides et violets ! Impressionnants. Inutile de vous dire à quel point il s'en est voulu de cet oubli ! Un ami nous disait (après coup !) plonger avec un bas de pyjama. A défaut, n'oubliez surtout pas la crème protectrice sur l'arrière des jambes, chevilles comprises. Comme quoi, même expérimentés, on peut toujours faire de sacrées boulettes ! Balicasag est vraiment incontournable. Sans les brûlures de Philippe, nous y serions très probablement retournés une 2ème fois. C'est rare que je sois aussi péremptoire dans mes carnets mais là, je le suis. Si vous venez à Bohol, ce serait une hérésie de ne pas y aller. Le retour à Panglao passe par Virgin Island, île vierge, minuscule, dont on fait le tour en 5 minutes et qui est prolongée d'une longue langue de sable blanc à fleur d'eau. C'est superbe ! L'intérieur de Panglao Quel bonheur de parcourir les belles routes goudronnées, et parfois les mauvaises pistes caillouteuses, en scooter, à travers une jolie campagne à la végétation tropicale luxuriante, fleurie, en traversant des petits hameaux aux maisons typiques de bois ou de bambou tressé. Cela nous a permis aussi de découvrir des petites plages désertes superbes dont la très belle Djolo Beach à l'extrémité Ouest de l'île. Ils sont en train de l'aménager pour y construire un resort. Dépêchez-vous ! La petite grotte Hinagdanan (15p/p+5p pour Scooty) est située sur la route Nord. Ses abords sont désormais envahis par des échoppes de tee-shirts dont les vendeuses vous accrochent toutes de la même voix trainante et agaçante … Un guide payé (il refusera fermement notre pourboire) nous conduit dans la grotte. Il y a du monde. Un gouffre, une belle grande étendue d'eau claire dans laquelle de jeunes Philippins plongent avec enthousiasme, quelques stalactites, et quelques peintures rupestres surprenantes dont je me demande encore de quand elles datent … C'est une petite halte sympathique, fatigante car populeuse et qui n'est pas incontournable. Pendant notre périple, nous avons crevé. Pooh, qu'à cela ne tienne, nous étions à 20m d'un atelier de vulcanizing (traduisez "réparation des pneus crevés"). Normal, il y a en partout … On pousse Scooty jusque là. Ah mais zut, aujourd'hui il y a une coupure générale d'électricité sur l'île donc réparation impossible. Impossible ? Ici ? non, je n'y crois pas … Le mécano (qui s'est avéré être aussi le gardien de nuit de la Villa Belza, lui nous avait reconnus, pas nous … shame on us !) essaie de vulcaniser "manuellement", mais non, ça ne marche pas. Finalement, il nous propose d'acheter une nouvelle chambre à air, il ne voit plus que ça comme solution. 165p, oui, ça nous va. Il part la chercher, la remonte, regonfle le pneu. Et voilà c'est réparé, sans électricité. Je savais ! Sa motivation à nous sortir du pétrin nous a sauvé la journée. Comme d'hab ici, les galères se transforment en beaux souvenirs !

Bohol : Grâce à Scooty (et aux conseils éclairés de Yannick), nous avons pu découvrir la partie Sud-Ouest de l'île. Sur 2 petites journées. D'abord Chocolate Hills (il faut bien compter 1h30 de route pour y arriver). On y est vers 10h30. Il fait beau. Certes, il y a du monde mais que c'est joli ! Que c'est original cette immense étendue de petits mamelons, verdoyants à cette époque. Et que la route est belle pour y arriver ! Nous déjeunons au Butterflies Garden d'un excellent repas et visitons ensuite la petite serre aux papillons. Pause sympathique. En redescendant vers Loboc, nous faisons un petit détour en remontant vers le Nord, sur la route de Sevilla. Un double pont suspendu est devenu l'attraction du coin. 10p l'aller/retour pour tester sa résistance au vertige. Plus rien de m'arrête après les digues des rizières. Tiens, j'arrive même à me lâcher ici (mais toujours pas à me retourner …). Nous redescendons à Loboc et décidons de faire une petite croisière sur la Loboc River. A Loboc même, nous trouvons un petit embarcadère privé. En effet, les grands bateaux touristiques, avec buffet et musique à donf, ne nous tentent pas du tout. Pour 700p, petit tour d'1 heure jusqu'à la cascade où l'on se serait volontiers baigné s'il n'avait pas plu autant. De retour à l'embarcadère, on attendra patiemment une accalmie (qui arrivera bien vite !) en observant la petite dizaine de tarsiers regroupés ici dans un minuscule enclos. Ce petit embarcadère est situé à Loboc, sur la gauche de la route (en montant de Tagbilaran à Chocolate Hills), à environ 1km de l'église, du musée et du pont inachevé (dont la construction a été stoppée car il devait terminer sa course dans l'église). Immanquable avec un soupçon d'attention. Nous serons de retour sur Alona Beach vers 16h. Le lendemain, nous partons vers le sanctuaire des tarsiers (50p) à Corella. Cette fois, nous devons traverser Tagbilaran. La circulation est dense mais sage. Pas de panneau indicateur pour Corella. Mais avec une boussole et une langue, on s'en sort très bien. Nous serons déçus car finalement, nous ne verrons ici que 3 tarsiers, certes dans un vaste environnement naturel mais c'était bien pauvre … Hier chez le moussaillon de la Loboc, nous en avions vu bien plus et de tout près. On a presque regretté de ne pas les avoir photographiés là-bas (on se l'était interdit pour ne pas encourager la capture sauvage de ces petits lémuriens). On décide ensuite de rejoindre Antequera pour aller voir la cascade Mag-Aso (20p). La route de Corella à Balilihan est splendide. Végétation luxuriante d'immenses et fiers cocotiers, de bananiers, de bambous, de belles rizières … A Balilihan, on se trompe de route et on descend vers Cortes au lieu de rejoindre Antequera. Qu'importe les quelques km de plus. La cascade est jolie, des bassins naturels remplis d'une eau bleue laiteuse invitent à la baignade. Les parois couvertes de mousse et de végétation apportent une fraîcheur bien agréable. La Watch Tower (5p) de Punta Cruz est bien conservée. Bastion d'observation massif et impressionnant face à la mer. Et enfin des vieilles pierres à visiter !! Ouf … je rigole, on a survécu à ce sevrage. Pas trouvé de petite gargote pour manger. Dommage mais là aussi, on a survécu à cet autre sevrage. Globalement, Bohol (tout au moins, cette toute petite partie Sud-Ouest qu'on a vue) est plus verdoyante, plus luxuriante que Panglao. Ca vaut vraiment le coup de s'y balader. La moto est à mon avis le moyen idéal, offrant une totale liberté. 6 nuits passées sur place suffisent à avoir un bon aperçu de Bohol et Panglao (hors plongée bouteille mais en comptant la sortie à Balicasag). Au-delà, on commence à radoter … Cela dit, il est des lieux où il faut bon radoter, celui-ci en est un.

Manille : On a tout fait pour y passer le minimum de temps : dès notre arrivée d'Europe, on se sauve à Baguio et dès notre retour de Banaué, on s'envole pour Bohol. Mais, tout de même, impossible d'éviter d'y passer une nuit avant notre vol international. Vous imaginez donc dans quel état d'esprit on arrive à Manille, vers midi, la veille de notre départ : le voyage était fini et on n'était pas très heureux de cette dernière étape avant nos 15 heures de vol. J'avais tellement lu d'horreurs sur la circulation à Manille que j'avais réservé un hôtel sur Internet, pas trop loin de l'aéroport. Un taxi ordinaire nous y emmène. Directement, rapidement, sans embrouille. Tiens, ça commence bien. L'hôtel est convenable. On pose nos sacs. Allez, on a une après-midi à tuer. Direction le Manila Ocean Park (400p-CB) histoire de mettre un nom sur nos souvenirs aquatiques. Taxi (60p). Pas d'embrouille non plus. C'est samedi, les Philippins sont de sortie et l'aquarium est bourré de gamins enthousiastes. Ca se comprend, c'est vraiment sympa. On y passera une grosse heure, à regarder autant les poissons que les familles philippines … L'aquarium est dans un grand centre commercial dédié aux enfants. Les magasins et les restaurants visent essentiellement cette jeune clientèle. Un Pancake House. Chouette. Vue sur la baie. Pas si mal !! On prend notre temps pour laisser passer la grosse chaleur. Vers 17h, on ressort de ce centre moderne pour aller au moins jusqu'au quartier historique. Un brouhaha nous attire. Une grande fête populaire a lieu : défilés, danses folkloriques, chars, costumes splendides. On comprend qu'il s'agit d'un concours. Chaque province ou région a envoyé une délégation de danseurs et de musiciens pour faire un petit spectacle devant de grandes tribunes où un jury semble procéder à une évaluation des performances. Un écran géant permet d'en profiter. C'est assez fabuleux et de très bonne qualité. On imagine le long travail qu'il a fallu pour mettre au point ces costumes, ces grands décors ambulants, ces chorégraphies. Il nous semble que tous tournent autour de la culture du riz, de Mère Nature, de Jésus … Le cycle de la vie. Sujet classique. Ambiance festive. Vendeurs ambulants de glaces et de cerf volants … De l'autre côté de la rue, des jets d'eaux multicolores jaillissent vers le ciel au rythme de musiques variées. Devant l'air émerveillé des Philippins et les travaux encore en cours dans les bassins, on suppose qu'il s'agit peut-être d'une inauguration. C'est beau et ça devrait l'être encore plus quand tout sera fini et que les bassins seront vraiment en eau. Un peu plus loin, des joueurs d'échec concentrés retiennent notre attention encore quelque temps. Ce sont les moustiques qui finiront par nous déloger. Le soir tombe. Et nous n'avons toujours pas vu le quartier historique … Nous n'en verrons que les belles murailles. Nous n'irons pas plus loin. Retour à l'hôtel à pied en logeant la baie. Il fait nuit. La digue et la rue sont éclairées de lampadaires multicolores ultra kitsch mais sympathiques. Les buildings de ce quartier sont beaux. L'ambiance est toujours à la fête. On se restaure, en marchant, de mangues pelées, coupées, et saupoudrées de sel pimenté. 20p le sachet de 3 mangues vertes prêtes à la consommation. Elles sont croquantes, c'est excellent. Ce sera notre dernier dîner. Au final, le peu que nous avons vu de Manille nous a bien plu. C'est une ville active que j'imaginais beaucoup plus polluée et plus dégradée qu'elle ne l'est. En tous cas, pour le très peu qu'on en a vu mais j'imagine bien qu'elle doit receler son lot de quartiers plus misérables. Et contre toute attente, nous y avons finalement passé une très agréable après-midi.

DIVERS : L’accueil : La plupart parle Anglais, peu ou prou. La communication est facile. Pas de sollicitation, pas d'arnaque, pas d'embrouille (par ex : le prix des bus, on a toujours payé le même prix que notre voisin). Pas besoin de négocier pendant 3 plombes pour obtenir un prix correct d'un service. Ca facilite le voyage, les rapports sont francs et amicaux. La carte bancaire : Comme toujours, ne comptez pas sur elle pour payer dans les petites guesthouses, les petits restau, les bus … Même sur Bohol, elle est assez peu acceptée. Ne comptez pas non plus sur elle pour retirer tout le cash dont vous aurez besoin. Retrait ATM plafonné à 10 000 p. Emportez des € pour changer au fil de l'eau (et là c'est facile, à des taux plus ou moins intéressants selon le lieu, mais au moins, ça dépanne). Le climat à cette époque (2 premières semaines d'Avril) : Frais dans la cordillère (entre 10-12°C le soir et autour de 18 dans la journée), on supportait bien notre polaire en soirée. J'ai d'ailleurs dormi avec à Bangaan et j'ai encore eu froid (on y survit !). A Bohol, très agréable malgré des nuages fréquents et de la pluie quasi quotidienne. Une température qui devait tourner autour de 25-28°C. Visiter l'île à scooter est très rafraichissant. Le ventilateur dans la chambre nous a largement suffit. A Manille, étouffant de 14h à 17h. Soirée par contre très douce. Et les rizières … Sont-elles vertes à cette époque ? Grande question … Nous avons eu droit à tous les stades de la culture du riz. Depuis le labourage des rizières vides qui ressemblent alors à de grandes mares de boues (c'était le cas pour certaines du côté de Banaué), jusqu'au riz en pleine maturité (à Batad et Bangaan notamment), d'un beau vert bien pétant. Et ces rizières peuvent se côtoyer : ici les petits plants très verts, très serrés qui attendent d'être repiqués, à côté, une rizière qui vient juste d'être replantée avec les jeunes pousses cette fois très espacées, cette autre en pleine maturité avec des plants drus, hauts et bien verts … et toute la déclinaison entre ces différentes étapes. C'est pourquoi je parle souvent d'un camaïeu de vert. Vêtements : Dans les montagnes du Nord, un sweat-shirt et une petite polaire n'étaient pas superflus. Pour les amatrices de short, n'hésitez pas. Les jeunes filles locales s'habillent court. L’affluence touristique à cette époque : High season mais juste avant la semaine sainte. J'avais réservé le vol intérieur et le séjour à la Villa Belza. J'ai également réservé nos billets de bus Banaué-Manille dès notre arrivée à Banaué, 3 jours avant le départ. Précaution inutile pour le bus qui, au final, n'était pas plein (peut-être que tout le monde sait éviter Florida et son festival de l'horreur !) Je pense que la semaine sainte change toute la donne. Les problèmes de santé : Aucun en dehors du très violent coup de soleil que Philippe a pris à Balicasag. Les moustiques : Ni plus ni moins qu'ailleurs … Décision personnelle, sans revendication ni débat : on a arrêté de bouffer des médocs et d'engraisser des labos pour se protéger du palu. Plus confiance … Photos : Les rizières sont grandioses mais les montagnes sont souvent voilées. Les couleurs des jeepneys et des tricycles apportent un peu de variété dans ce grand camaïeu de vert. L'artisanat : Pas grand-chose … De jolis tissages à Sagada.

On a beaucoup aimé : 🙂 L'immersion dans les rizières, l'étape à Cambulo L'aquarium naturel de Balicasag Sillonner Panglao et le SO de Bohol en scooter Manger du poisson grillé sur Alona Beach le soir au coucher du soleil

On a moins aimé : 😕 Le bus Florida de Banaué à Manille

En conclusion : Un dépaysement assuré et un grand émerveillement face à ce chef d'œuvre de l'art paysager que sont les rizières en terrasse. Un grand regret : ne pas avoir consacré la totalité de nos 2 semaines à cette seule région qui le mérite amplement.
Retour de quinze jours en Égypte en individuel English translation pending
by Petitpalais · 2009-03-26 · 32 replies
Bonjour à tous. je voulais faire partager à tous et surtout aux indécis des voyages en individuel les vacances que j'ai faites avec mon fils. Et tout d'abord remercier tous ceux qui m'ont aidé soit par leurs réponses privées soit par leurs lectures sur les différents messages à préparer mon voyage. Je rêvais de l'égypte depuis toujours mais ne voulais surtout pas y aller en groupe, j'ai donc choisi d'organiser mon voyage avec l’aide de tous et surtout de Gérard. nous sommes donc partis mon fils de 13 ans et moi le 22 février de paris pour louxor par égyptair : vol tranquille, demande de visa au caire puis changement d'avion pour louxor et arrivée à l'hôtel sur la rive ouest de louxor au Nakhil ( hôtel très sympa, très propre et chambre très agréable par contre restaurant pas top mais bon petit déjeuner ) le 23 visite à Sara ( sarathebes sur VF) qui m'a beaucoup aidé pour mon séjour et a toujours répondu à toutes mes questions et préparation de ma croisière en felouque. Nous avons mangé au maxime : très bon et pas très cher. Le début de l'après-midi a consisté à chercher une paire de béquilles dans une pharmacie suite à une déchirure musculaire au mollet droit : comme début de vacances il y a mieux ! Donc avec l'aide de mes béquilles, nous sommes allés visiter le temple de karnak. Il y avait beaucoup de groupes mais comme il était déjà 16h30, tout ce petit monde a disparu vers 17 h et là ô miracle le temple de Karnak pour une 20 de personnes. Que du bonheur ! Devant l'obélisque, mon fils est tombé en admiration et a trouvé que c'était " la perfection absolue " ! Malgré la fermeture, nous avons pu trainer tranquillement dans le temple sans aucun problème. Le soir, nous sommes allé au temple de louxor mais assez pénible à visiter vu le nombre de personnes présentes et bon sang que les italiens parlent fort !! ensuite retour à l'hôtel après le ferry ( 2 livres A-R pour 2 personnes), on a aussi essayé les bateaux à moteur ( 10 aller pour 2 personnes !) le 24 RV avec Tayeb notre taxi sur la rive ouest pour la visite de la vallée des reines ( peu de monde car il était encore tôt ) et le temple d'Hatshepsout ( là c'était la foule ). Nous sommes allés ensuite à la vallée des rois. Malheureusement, la tombe de Ramsès III était fermée et celles de Toutankhamon et Ramsès VI avec un supplément de prix pour les visiter. Nous avons donc visité les tombes de Ramsès IX, Taousert et Sethnakt, et Thoutmosis III. Là, j'ai bien fait rire avec mes béquilles mais je n'avais quand même pas fait tous ces kilomètres depuis la France pour rester en bas de l'escalier mais j'avoue que c'était un peu dur. Le site de la vallée des rois m'a impressionné par sa dimension, j'ai trouvé qu'il s'y dégageait une grande intensité et un calme ( oserais-je dire pharaonique ? ). Nous sommes ensuite aller manger dans la famille de Tayeb : un grand repas et les meilleurs kofta d'égypte d'après mon fils. le 25 de nouveau avec Tayeb, nous avons visité medinet Habu, le Ramesseum et 3 temples de la vallée des nobles. Ayant apparemment bien choisi nos horaires, nous avons visité tous ces lieux très calmement. Nouveau repas chez Tayeb et retour à l'hôtel dans l'après-midi. Puis nous nous sommes rendus à la gare de Louxor pour prendre des billets pour assouan et surtout pour Le Caire. Mais là, problème : panne d'ordinateur et l'angoisse pour se faire comprendre. On rentre donc bredouille à l'hôtel. le 26 donc Tayeb nous amène au train et m'aide pour mon billet mais toujours pas d'ordi : nous achèterons donc le billet dans le train pour Assouan ( 66 livres pour 2 en 1ère ). Nous avons réservé au Keylany ( très bien situé, chambre propre avec télé et frigo mais salle de bains minuscule et très bon petit déjeuner sur le toit-terrasse ). Nous avons passé l’après-midi à flâner sur les bords du nil. le 27 départ en voiture et en convoi pour abou-simbel : cœurs fragiles s’abstenir, tout ce que j’ai lu sur ce genre de convoi est vrai, la conduite est extrêmement dangereuse et on ne voit vraiment pas l’utilité du convoi. Arrivée à Abou-simbel et comme je dors une nuit sur place, nous nous rendons directement à L’Eskaleh. Très très bel endroit avec une super vue sur le lac et super accueil, vraiment pas l’impression d’être des clients mais plutôt des amis. Les chambres sont très agréables et les repas super bons. Je suis repartie le lendemain avec une clé usb pleine de musiques nubiennes. Merci encore ! mais nous avons aussi visité le temple et le son et lumière ( bof ) Le 28 retour toujours en convoi vers assouan et sur la route visite de Philaé, très joli temple, romantique à souhait. Puis vers 14h embarcation sur notre felouque pour notre croisière, avec notre guide Ahmed, notre cuistot Marmoud, le capitaine « le boss « et le mousse et départ. Nuit un fraiche à cause du vent. Le lendemain, visite du marché aux dromadaires à Daraw et achat des 1ères fraises de l’année : un vrai délice. Malheureusement ce jour nous avons du arrêter la voile à cause d’un trop grand vent et nous nous sommes fait remorquer pendant 1 h par un bateau à moteur. Le 2 et 3, journée de navigation tranquille : admirer le paysage, se balader sur les rives, compter les innombrables bateaux de croisière qui naviguent, bouquiner et jouer aux cartes avec l’équipage ( marmoud sait maintenant dire 2 mots de plus en français tricheur et merde, puisque nous avons joué au kilo de merde). Mon fils a fait une démonstration de magie avec sa nitendo ds : fous-rire assurés. Le 4 arrivée à edfou, on quitte à regret nos compagnons de felouque et direction le temple d’Edfou et là c’est l’horreur : une foule immense, on se croirait le jour des soldes ! Évidemment on n’a pas pu voir grand-chose et c’est bien dommage. Ensuite retour au Nakhil pour 13h. Déjeuner au Bombay, visite du musée de Louxor et du musée de la momification (très bien les 2) et diner à l’Africa, rive ouest (très bon) Le 5 départ en train pour le Caire à 9h15 (90 livres chacun en 1ère) et arrivée vers 21h avec du retard. Installation à l’hôtel le Longchamps à zamalek (très bien situé, très très propre et très bon accueil) Le 6, RV avec notre guide Kalini pour la visite de Saqquara (pyramide à degrés, visite de la pyramide Teti et musée d’Imhotep) et Gyzeh (les pyramides et le Sphinx) journée très agréable, peu de monde et un guide très sympa et très érudit. Le 7, visite du musée du Caire toujours avec notre guide, musée un peu capharnaüm peut-être mais c’est ce qui m a beaucoup plu, et je ne vous dis pas pour le trésor de Toutankhamon c’est une splendeur ! L’après-midi, visite de la Citadelle, des églises coptes avec une belle tempête de sable. En fin d’après-midi, petit détour par le souk du Khan pour voir mes talents de marchandage : assez mauvais d’après Kalini, mais ça je le savis déjà. Le 8 : journée tranquille à se perdre dans le quartier du centre et le quartier islamique. On a quand même du prendre un taxi car on ne savait plus où nous étions. Le 9 départ pour la France Maintenant ce qui m’a plu : les monuments et l’histoire (je venais vraiment pour ça ), Assouan et Abou-simbel ( j’ai trouvé le paysage superbe et les gens beaucoup plus agréables qu’à louxor, en fait moins de rapport axé sur le tourisme-argent ), le site de la vallée des rois et des reines : un paysage désertique grandiose, me promener ou plutôt me perdre au Caire, le Nil et la croisière en felouque et la cuisine de Marmoud ( le calme et des paysages et couchers de soleil superbes ), Tayeb et toute sa famille et notre guide au Caire. J’ai rencontré au hasard de promenades des gens très sympas. Ce qui ne m’a pas plu : le HARCELEMENT des caléchiers à Louxor (vraiment il y en a qui sont très pénibles), le harcèlement dans les souks (le simple fait d’être continuellement accostée, parfois de façon trop insistante m’ôte toute envie de rentrer dans une boutique même si des objets me plaisent) et le marchandage c’est parfois une horreur. Comment peut-on donner un prix pour un sphinx en résine de 10 cm quand au départ le vendeur vous en demande 500 livres !!! Ce n’est plus du marchandage mais du vol ! (tout ceci n’est pas propre à l’Egypte évidemment). J’ai trouvé aussi que les villes étaient très sales et malheureusement qu’il y a énormément de personnes qui vivent très pauvrement et dans un habitat sans aucun confort de base. j'ai trouvé lamentable le comportement de certains touristes et ne comprend toujours pas pourquoi certains touristes s'obstinent à donner des pourboires en euro ! dans un pays étranger, il faut payer avec la monnaie du pays !! c'est toujours très facile de changer de l'argent. Question budget pour 16 jours, je sais que je ne suis pas une fourmi donc mon budget est assez conséquent : prix des visites 1600 livres soit environ 230 euros (1 adulte et 1 enfant), transports 130 euros, restos 300 euros, hôtel 260 euros, pourboire 150 euros, divers 150 euros, billets d’avion 1100 euros, plus les souvenirs que mon fils a rapporté et la felouque. Et pour ceux qui pensent insécurité : aucun mais alors aucun problème en Egypte. Pour le prochain voyage en Egypte, je pense que ce sera plus le désert. Voilà si vous voulez des renseignements, n’hésitez pas à me contacter.
Mali - Novembre 2008 English translation pending
by Nancy · 2009-01-01 · 21 replies
Au départ, c’était un voyage de raison. Nous ne connaissions pas l’Afrique Noire, lacune évidente à notre démarche de voyageurs. Le Mali s’est très vite imposé. Pourtant, j’étais bourrée d’a priori : je craignais le harcèlement des gamins, la méfiance et les insultes des plus vieux, le côté sûrement artificiel des villages Dogon, piège évident à touristes trop crédules et folklore à la Disney, je craignais aussi des conditions d’hygiène trop rudes. Autant de craintes m’ont amenée à préparer un voyage sur 2 semaines seulement. Comme un bout d’essai … Suspicieuse, inquiète, prudente, oui, je le suis et le resterai toujours. Mais je reste aussi toujours ouverte et prête à revenir bien volontiers sur mes préjugés. Il n’a pas fallu longtemps !

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Sam 22 Nov – Vol Air France Paris / Bamako – Nuit à Bamako (GIE Benso Mazauges) Dim – Route vers Djenné (Bus Bani Transport + Taxi) - Nuit à Djenné (Hôtel Maafir) Lun – Djenné : marché, mosquée, ville - Nuit à Djenné Mar – Route vers Mopti (Taxi brousse) - Nuit à Mopti (Hôtel Yapasdeprobleme) Mer – Route vers le pays Dogon J1 - Nuit à Begnematoo Jeu – Pays Dogon J2 – Nuit à Nombori Ven – Pays Dogon J3 - Nuit à Amani Sam – Pays Dogon J4 - Nuit à Ibi Dim – Pays Dogon J5 - Nuit à Youga Piri Lun – Pays Dogon J6 - Nuit à Banani Mar – Retour du pays Dogon - Nuit à Mopti Mer – Mopti - Nuit à Mopti Jeu – Mopti - Nuit à Mopti Ven – Route vers Bamako (Bus Bani Transport) - Nuit à Bamako (chez Mme Konaré Saw) Sam 6 Déc – Bamako – Vol Air France Bamako / Paris

BUDGET : Le Franc CFA Cours : 1 € = 640 Fcfa. Le Franc CFA correspond à nos anciens-anciens-francs (10 000 Fcfa = 100 F = 15 €) A l’arrivée à l’aéroport, dans la confusion de la récupération des bagages (épique !), j’ai raté les distributeurs de billets. Pourtant, il y en a 2 que j’ai vus lors de notre retour : dans le hall d’arrivée et à l’extérieur, juste devant les parkings.

Dépenses préalables : Vols réguliers Air France Paris/Bamako : 915 €/p = 1 830 €

Principales dépenses sur place (pour nous 2, hors achats perso d’artisanat) : Randonnée en pays Dogon : 230 €/p = 460 € payé cash sur place Autre (hôtels, repas, transports) : 830 € Aucune utilisation de la CB ni de TC

Je le répète sur chacun de mes carnets, ce que je rapporte ici n’a qu’une valeur indicative ; évidemment, on peut dépenser beaucoup moins. Ce budget correspond à un niveau confortable (hôtels milieu de gamme, restaurants midi et soir, une bière de temps en temps …).

On a changé facilement nos € dans les hôtels au cours régulier de 640 Fcfa pour 1 €.

GUIDES : Petit Futé 2007 - 😠 Aucun intérêt, aucun plan de ville. J’ai vérifié après coup (trop tard, dommage !), le Lonely Planet propose un plan de Mopti, de Djenné, même de Banani ! Les points d’intérêt sont juste cités sans être situés. Ils se contentent de dire qu’on ne peut pas se passer d’un guide (humain) ce qui est totalement faux. J’étais en rage. Achat totalement inutile. Préférez, et de loin, le LP Afrique de l’Ouest.

TRANSPORTS :

1 - Vols Paris/Bamako – Air France Achetés début septembre sur le site Air France à 915 € l’A/R. Plus cher que d’autres vols mais régulier et direct. 5 heures de vol. Arrivée à 21h20 à Bamako ; départ de Bamako à 23h45.

2 – Bamako/Djenné : bus et taxi En préparant notre voyage, ce transfert de Bamako à Djenné m’a beaucoup souciée et j’en profite pour remercier ici tous les VFistes qui ont répondu à mes inquiétudes. Grâce à leurs réponses, nous avons osé … Nous nous sommes donc rendus très tôt le matin (vers 6h30) à la gare routière des bus BANI TRANSPORT pour être sûrs d’embarquer dans le 1er bus du matin en direction de Mopti. Au guichet, on demande nos tickets pour "le carrefour de Djenné". Bamako / Mopti = 8 000 F. Le carrefour se trouve environ 100km avant Mopti. J’ai payé autant pour l’arrêt au carrefour de Djenné, je n’ai pas réagi … j’aurais sans doute dû !... 2 bagages chargés en soute (1000 F par bagage). Nous avions enveloppé nos sacs à dos d’une housse de protection … ce n’était pas superflu, c’est très poussiéreux. La montée dans le bus s’effectue par appel (au mégaphone !) dans l’ordre d’achat du ticket. Une fois dans le bus, on choisit sa place. Ca marche bien. Départ prévu à 7h, effectif à 7h20. Voyage sans problème, nous arrivons au "carrefour" vers 14h45. Un taxi (une 504 break), avec déjà 2 touristes, "nous attendait". Nous montons, acceptons le tarif réclamé (15 000 pour le taxi à diviser par 4) et partons. Au bout de 30 km, nous voici au bord du Bani, petite rivière qu’on traverse par un bac. C’est inclus dans le prix du taxi, on ne paie rien de plus. Animation, ambiance, couleurs, jolies photos en perspective ! 5 minutes de navigation puis encore quelques courts kilomètres. Nous allions tous les 4 au même hôtel, le taxi nous y a déposés plutôt que de nous laisser sur la place du marché comme c’est l’habitude. A 16h30, nous étions douchés ! Finalement, ça s’est fait tout seul, vite et confortable !... Mais je pense que pour y arriver, il faut vraiment prendre le premier bus au départ de Bamako (7h), croiser les doigts pour qu’il n’y ait aucune panne (et là, je pense qu’avec Bani Transports on limite les risques …) et espérer qu’il y ait un taxi au carrefour. Nous avons eu un peu de chance, je crois.

3 – Djenné/Mopti : taxi-brousse Le transfert de Djenné à Mopti fut plus laborieux. Nous décidons de prendre le taxi-brousse, très économique. 2 250 F / p + 500 F / bagage Le guichet des taxis-brousse se trouve sur la place du marché ; on y achète notre billet le jour même, vers 7h, puis on s’entasse dans le taxi-brousse (petite camionnette aménagée de bancs) jusqu’à transformation complète en sardine. Nos 2 sacs sont sur le toit, à côté du mouton. Dès que la boite est pleine, on part. Jusqu’à la panne, apparemment incontournable. 5 heures plus tard, nous avions enfin parcouru les 130km qui séparent Djenné de Mopti. Epique, authentique, épuisant ! 🤪 Un couple de Français nous a raconté avoir fait ce transfert en pinasse pour 20 000 Fcfa/p, repas compris. 8 heures de navigation, ils en étaient enchantés.

4 – Mopti/Bamako : bus A Mopti, il existe 2 guichets Bani Transport. Le principal, sur le rond-point (c’est de là que partent les bus) et un autre, secondaire, sur le port. Nous avons acheté nos billets 2 jours à l’avance sur le port. Je vous conseille plutôt de les acheter au guichet principal car nos noms n’avaient pas été reportés sur la liste principale. Petit problème au moment de l’appel pour monter dans le bus (mais qui s’est réglé très vite). Départ de Motpi à 7h15. 10 h pour faire les 640 km de route asphaltée de Mopti à Bamako. Les bus Bani Transports nous ont paru en bien meilleur état que ceux de Bittar. Confortables, tout le monde a une place assise, chauffeurs prudents ; quelques arrêts jamais très longs. En route, je vous conseille de goûter aux "béné" ( ? pas sûre d’avoir bien compris le nom …), gâteaux secs au sésame et au miel, enveloppés individuellement dans une poche plastique, proposés par les petits vendeurs ambulants qui accourent aux fenêtres du bus au moindre arrêt. Un goût de nougat chinois mais sec et croustillant. C’est bon et nourrissant. 50 F pièce. L’eau en bouteille est assez difficile à trouver en route. Elle est plutôt vendue en poche plastique. Pas super pratique mais ça dépanne. Pensez plutôt à remplir vos gourdes avant de partir.

5 – Taxi en ville A Bamako : Aéroport vers Hôtel GIE B-M, taxi "affrété" par le GIE : 5 000 F (un peu excessif) Hôtel GIE B-M vers gare routière : 1 000 F Gare routière vers Maison d’hôtes de Mme Konaré Saw : 3 000 F Konaré Saw vers aéroport : 6 000 F A Mopti : Gare des taxis-brousse vers Hôtel Yapasdeproblème : 1 000 F Hôtel vers départ des bus Bani Transports : 2 500 F (tarif de nuit parait-il ….)

HEBERGEMENT :

1 - BAMAKO : GIE Benso-Mazauges (cliquer ici) 15 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj (qu’on a eu, à 6h, avant de partir à la gare). Réservation effectuée à l’avance par internet. Arrivés tard le samedi soir, nous voulions partir très tôt le dimanche matin vers Djenné. Je cherchais donc un hébergement proche de la gare routière. Merci à hery et seneleg pour cette adresse ! Chambre simple, rien de trop. Accueil un poil laxiste. Je n’en garde pas un souvenir ému mais l’emplacement de l’hôtel répondait à notre attente, effectivement, à côté de la gare routière (1 000 F le taxi pour s’y rendre). Par contre, forcément bien loin du centre de Bamako. Au moment de la réservation, le GIE nous a proposé un taxi pour nous récupérer à l’aéroport. 5 000 F, c’est un peu cher mais ça nous a évité de chercher dans la confusion de l’arrivée … Arrivée au GIE, j’ai confié 200 € à un Malien qui, à 22h passées, est reparti en ville me trouver des Fcfa. Confiance totale, justifiée, j’ai récupéré mes Fcfa ½h plus tard.

Maison d’hôtes chez Mme Konaré Saw 6 000 F/p (ventilée) avec le petit dej. Sans réservation. Au centre (hippodrome). Riche maison particulière dont la propriétaire loue 5 chambres (dont 2 dans un bâtiment annexe où nous étions). Plusieurs sanitaires communs. Chambre (ventilée, moustiquaire) sombre, petite, tristounette et sale (les 3 chambres de la maison principale sont sûrement bien plus agréables). Sanitaires par contre irréprochables (avec eau chaude). Petit déjeuner familial inclus. L’accueil très chaleureux de Mme Konaré Saw a compensé la médiocrité de la chambre. Difficile à trouver. Il faut indiquer au taxi : rue du BlaBla, puis au bout du goudron, continuer tout droit sur la piste, prendre la 7e à droite et c’est la 4e porte à gauche. Quartier calme de maisons cossues même si l’état de la piste ne le laisse pas supposer un instant ! De là, nous sommes allés le soir (lampe frontale de rigueur) au maquis Pili Pili à pied (pas loin, 15 min) et, le lendemain, au musée (plus loin, plus d’une heure à pied, en traversant le marché de Médine).

2 - DJENNE : Hôtel Maafir 23 000 F la chambre (A/C, sdb) avec le petit déj. Réservation faite bien à l’avance par téléphone. Chambre spacieuse et agréable. Petite cour intérieure calme. A quelques centaines de mètres de la mosquée et de la place du marché. Je conseille vivement de réserver son hébergement à Djenné si vous y êtes pour le marché (lundi).

3 - MOPTI : Hôtel Yapasdeproblème (cliquer ici) Notre coup de cœur. 🙂 25 000 F la chambre (A/C, sdb) + petit déj à 1 500 F. Réservation faite par internet. Chambre très agréable quoiqu’un peu sombre car située au rez-de-chaussée. Au troisième étage, une grande terrasse sert de bar/restaurant. Bien abritée, joliment décorée, on s’y sent très bien et on s’y repose avec plaisir. La cuisine y est par ailleurs de grande qualité. Nous avons dîné l�� tous les soirs. Je conseille vivement cet hôtel qui offre de nombreuses possibilités d’hébergement. Le patron est très présent et toujours prêt à aider. Vraiment une bonne ambiance, chaleureuse et décontractée.

REPAS : On retiendra de nos agapes le capitaine, poisson du fleuve, ferme (se tient bien en brochette) au goût très fin, l’attiéké (semoule de manioc) au goût très marqué, l’aloco ou banane plantain frite (un peu gras), le bissap (infusion chaude ou froide, très sucrée, de plantes locales, d’un rouge profond). Nous n’avons mangé qu’une seule fois du fonio maté (semoule de mil avec une sauce arachide). Perso, j’ai trouvé le fonio vraiment fade, je préfère de très loin l’attiéké. Le poulet nous a toujours déçus : trop dur, trop cuit. Nous lui avons très vite préféré le délicieux capitaine.

Quelques prix : Les prix sont très variables d’un endroit à un autre … Une bouteille d’eau (1, 5 litre) : entre 1 000 et 1 250 F (le budget eau est important, les pastilles permettent une belle économie). Une bouteille de coca (30 cl) : entre 500 et 700 F Une grande bière (600 ml) : 1 250 F (la Castel est moins amère que la Flag) Un plat de capitaine (avec garniture : riz, aloco, attiéké …) : autour de 3 500 F Un plat de poulet yassa (avec du riz) : 3 000 F

Voici 3 adresses qu’on a bien aimées : Le restaurant de l’hôtel Yapasdeproblème à Mopti Poulet yassa, brochette de capitaine, aloco, énorme salade composée (après la randonnée en pays Dogon, on s’est délecté de cette énorme assiette de crudités), omelette, crêpe au chocolat, jus de mangue frais … tout est bon et à prix raisonnable. Le Bissap Café à Mopti (juste avant le port) C’est cher, mais c’est bon. Pichet de bissap à 1 000 F, plats africains à 4 000 F, yaourt (au miel sauvage, un régal !) à 900 F, salade de fruits frais à 1 200 F. Bonnes pizzas au feu de bois également (autour de 4 000 F) Le Pili Pili à Bamako Sympathique maquis où nous avons mangé de l’attiéké délicieux et encore du capitaine. Pas cher.

LA RANDONNEE EN PAYS DOGON :

1 - La randonnée en elle-même Ce fut le point d’orgue de notre voyage au Mali. Nous avions 7 jours à notre disposition et nous tenions absolument à aller jusqu’aux 3 Yougas. Pour le reste, nous avons laissé libre cours à Benjamin. Paysages grandioses, villages pittoresques, scènes rurales tout droit sorties de notre imaginaire, accueil chaleureux, logistique rudimentaire mais suffisante, marche facile et agréable, lumières pures de l’Afrique, voilà les nombreux ingrédients qui ont fait de cette randonnée une expérience inoubliable.

Rappel de nos étapes : J1– Départ à 8h en voiture particulière pour 2 heures de route et de piste – Arrivée à Indelou, sur le plateau – Pause repas – 45 minutes de marche seulement pour ce 1er jour - Nuit à Begnematoo J2 – Dourou – Pause repas – Descente de la falaise – Nuit à Nombori J3– Komokani – Pause repas – Mare aux crocodiles - Nuit à Amani J4– Ireli – Pause repas - Nuit à Ibi J5– Koundou – Youga Na – Pause repas – Montée vers Youga Dogourou - Nuit à Youga Piri J6– Redescente vers Koundou – Ibi – Pause repas - Nuit à Banani J7– Montée de la falaise vers Sangha – On retrouve notre chauffeur, route vers Mopti qu’on rejoint à 11h

Trop inquiète sur l’authenticité des villages traversés, sur les conditions d’hygiène que j’imaginais réduites à néant, sur la difficulté du parcours sous un soleil harassant … j’ai souhaité limiter l’itinéraire à 7 jours/6 nuits, pensant atteindre là les limites de mes capacités. Quel dommage ! 2 ou 3 jours de plus m’auraient ravie, nous permettant de démarrer à Kani Kombole et de pousser jusqu’à Yendouma. Mais peut-être alors aurait-il encore manqué 2 ou 3 jours supplémentaires ?... Les villages traversés sont tous différents et chacun a son charme. Pour ne citer que nos préférés … Nous avons particulièrement aimé Indelou. Est-ce parce que c’était le premier ? Non, les photos me prouvent que son charme est bien réel. Tout petit village, tout serré, tout mignon, une vraie bonbonnière … Dourou est superbe aussi, plus grand. Nous y étions (coup de chance) le jour du marché. Très animé, très coloré. L’arrivée sur Nombori, au sortir d’une faille de la falaise, est extraordinaire. Grand village, très peuplé, très vivant, face à la grande dune rouge, au pied de la falaise. Nous y découvrirons nos premières habitations Tellem. Et quelle soirée mémorable chez Philippe, le frère de notre guide, qui tient salon ! Puisque la télé n’a pas encore ici fait ses ravages, quelques hommes du village ont pris l’habitude de s’y retrouver pour passer la soirée à débattre. Ce soir-là, le sujet était la condition de la femme … Débat animé et joyeux … même si nous ne partagions pas l’avis général … Et puis, le fleuron : Youga Piri. Qui se mérite ! Quelle nuit extraordinaire nous y avons passée. Village tout en dénivelé, accroché, caché, dans la falaise. On a l’impression d’être dans une forteresse irréelle, adossée à la falaise, dominant la plaine. Nuit incroyable … en contrebas dans la vallée, on devine un foyer qui brûle encore, plus près, les enfants rient toujours malgré le noir profond de la nuit … Ce fut une nuit magique. De celles qui marquent une vie.

2 - Condition physique Mes commentaires s’appliquent à notre randonnée. Nous n’avons pas tout parcouru, loin s’en faut ! Randonnée facile où l’on passe d’un village à un autre, tantôt sur le plateau de la falaise de Bandiagara, tantôt au pied. Sur le plateau : roche rugueuse où les chaussures accrochent bien. On domine la plaine, à perte de vue, sur 360°. Seule la mer donne cette même impression d’infini. Magnifique ! Au pied de la falaise : sentier de terre sablonneuse, souple, agréable. Parfois quelques parties de sable plus profond, là c’est un peu pénible, ça patine. On traverse des champs d’oignons, de mil, des plaines parsemées de baobabs. On croise parfois quelques ânes, quelques zébus. La brousse, comme on la rêve ! Dans la falaise : car pour passer du plateau à la plaine (ou l’inverse), il faut descendre (ou monter). On emprunte alors des failles, étroites gorges composées d’éboulis de rochers. Un peu d’endurance, un peu de souffle, un peu d’agilité et un peu d’humilité (ne pas démarrer trop vite et garder un rythme régulier) suffisent largement à surmonter l’épreuve. Vraiment rien d’infaisable. C’est la montée vers Youga Piri qui fut (sur notre parcours) la plus difficile. Un jeune nous a d’ailleurs accompagnés (il semble que ce soit l’habitude, un moyen pour eux de se faire une petite pièce) toujours prêt à me tendre une main rassurante sur un passage délicat. Evidemment, il était en tongs … Il était même prêt à me soulager de mon sac à dos si j’avais voulu (au-delà de mon ego qui me l’interdisait, je n’en avais sincèrement pas besoin, par contre je ne me suis pas privée de lui attraper plusieurs fois la main). On traverse quelques failles profondes sur des ponts de branches et de pierres. Même moi plutôt sujette au vertige, ça ne m’a pas impressionnée plus que ça. On grimpe aussi quelques échelles Dogon pour escalader des rochers trop raides ; là encore pas assez hautes pour en être embarrassé. Bref, des passages inhabituels rendent cette montée pittoresque et l’occasion de photos sympathiques … Mais aucune crainte à avoir et aucune raison de s’en priver. Et quel spectacle !! Globalement : rythme facile : nous marchions 4 à 5 heures maxi par jour, visites de villages comprises. On évitait la chaude période de mi-journée : pause de 11h à 15h environ. La pause peut sembler longue, mais on s’y fait, et ce rythme lent convient bien à ce type de randonnée. Ma période de marche préférée a toujours été celle de l’après-midi. A partir de 15h, la température devient idéale et décline tout doucement. Plus on marche, plus il fait doux (à l’inverse du matin). Paysages dorés sous la lumière chaude et rasante d’un soleil toujours brillant sans être brûlant. Ce sont bien sûr pendant ces après-midi que nous avons fait nos plus belles photos. La qualité et le poids du sac à dos contribuent fortement au plaisir de la marche (truisme total …! 😛 ). Nous avions investi dans des sacs légers, bien ventilés, bien conçus et avons limité leur chargement à l’essentiel (6-7 kg chacun, eau comprise). Les hanches portent, les épaules sont libérées, le dos ne souffre pas du tout. Au point que j’en oubliais parfois de le poser en arrivant à l’étape !

3- Logistique Nous faisons connaissance de notre guide Benjamin à l’hôtel Yapasdeproblème la veille du départ. Ensemble, nous revoyons notre parcours et convenons de notre heure de départ. Nous le payons (intégralement en €). Le lendemain, Ousmane (le chauffeur) et Benjamin étaient prêts avant l’heure dite ! 2 heures de route et de piste pour atteindre Indelou, point de départ de notre randonnée.

3.1 - Les campements C’est quoi un campement ? y a des tentes ? des caravanes ? un bar ? une discothèque ? …. Pfffff …. 😏 Bon, n’empêche que je me suis posée la question, évidemment … Dans certains cas, c’est de l’hébergement chez l’habitant, en d’autres termes : une chambre et une table d’hôtes, version locale. Parfois, la structure d’accueil est un peu plus grande, plus organisée, avec même quelques cases pour dormir à l’abri (pour notre part, on a toujours préféré de très loin les terrasses) et quelques tables abritées sous un toit de paille pour manger. Un petit coin isolé par des murets en guise de sanitaires, pour la toilette d’un côté, les wc de l’autre. Les hôtes installent des matelas de mousse sur le toit, apportent un seau d’eau pour la toilette et préparent le repas commandé. Le matin avant de partir, nous réglions nos boissons. Voilà, c’est tout simple et, pour les plus petits campements, très authentiques. Les repas : on les commande dès l’arrivée (vers 11h ou vers 17h) car la préparation est longue puisqu’à la demande. Plat unique composé d’un féculent (semoule, pâtes, riz, purée de haricots) et d’une sauce servie à côté. Très peu de légumes (2 ou 3 morceaux de courge dans la sauce, au mieux …), pas de fruits. Après une tentative, nous avons toujours décliné la viande (trop dure à notre goût). La sauce varie d’un campement à un autre selon le talent du cuisinier. Sans être gastronomique, c’est bon, nourrissant et servi toujours très très copieusement. Notre guide s’adonnait à la cérémonie du thé : longue préparation d’un thé vert à la menthe sur un petit brasero puis partage du breuvage entre tous les présents, en 3 fois. Du plus amer au plus doux … Rite convivial bien sympa pour qui aime le thé. Au petit déjeuner, thé ou café, lait en poudre et un large saladier de beignets de mil. Un peu gras (beaucoup même) mais c’est bon. Ce fut parmi nos meilleurs moments. Que d’images extraordinaires en ces débuts de journées sous un soleil rouge, doux, qui embrasait la falaise devant nous. Le thé fumant entre nos mains, nous étions tous les matins scotchés devant ce spectacle. Les nuits : un matelas de mousse, parfois 2 quand ils étaient vraiment trop fins, un sac à viande, une polaire roulé en boule en guise d’oreiller et une moustiquaire (souvent fournie par le campement), voilà comment passer des nuits sublimes à regarder un ciel auquel on n’a pas droit à Paris. Nous avions décidé de ne pas emporter de sac de couchage (pour limiter poids et volume). Nous avons eu froid une nuit, à Ibi, où nous avons fini entre les 2 matelas, tels des sandwichs. Vers 5h30, le soleil se lève, les animaux (les coqs, les ânes, les moutons ….) se réveillent et annoncent à qui mieux-mieux la nouvelle journée. Pour rythmer l’ensemble, la cadence sourde et régulière des femmes qui pilent le mil. Une colonne de jeunes filles remontent déjà du puits avec leur énorme bassine d’eau sur la tête pour alimenter le village … Demain, immanquablement, elles y retourneront … Autant d’invitations à se lever pour vivre une nouvelle journée riche en images merveilleuses, immuables, d’un autre temps. La toilette : pas d’eau courante ne signifie pas pas d’eau ! Grave erreur de ma part. Chaque soir, nous avons pu effectuer une toilette complète. Le coin douche est isolé par des murets de terre de 1m50, à ciel ouvert. Une porte ou un système de chicane permet de s’isoler un minimum. Personne ne regarde. Un seau et une louche, ou bien un énorme bidon surélevé garni d’un pommeau de douche ! J’avais apporté des lingettes qui m’ont finalement bien peu servi. J’avais également un flacon de savon bactéricide sans eau. Utile (dans la journée notamment) sans être indispensable. Une anecdote. A Youga Piri, on nous demande si nous pouvions nous laver ensemble pour économiser l’eau, tellement difficile à monter depuis la plaine. Bien sûr ! Nous voilà dans notre petit coin, avec notre seau d’eau et notre gobelet-louche, tout nus, tout juste protégés par un petit muret, à nous frotter, quand soudain on entend un appel. On cherche, là, un peu plus haut, un gamin nous fait un joyeux signe de la main. Auquel on répond tous les 2 aussi joyeusement. Puis, 2 gamins, puis 3 … pour finir, il y aura une dizaine de gamins, en rang d’oignons, à nous observer et à nous faire signe. Cocasse ! Les contacts sont toujours faciles, même en pleine toilette ! Pour info, le seau d’eau nous a largement suffi pour nous 2 ; il en restait plus de la moitié. On n’imagine pas à quel point on peut économiser l’eau pour se laver … Ca m’a donné à réfléchir sur mon gaspillage quotidien ! Les WC : à côté du coin douche (à Youga Piri, c’était même au même endroit), un trou dans le sol. Parfois une petite bassine avec un peu d’eau. N’oubliez pas votre papier.

3.2 - L’équipement (à cette époque, fin Novembre) La température est montée jusqu’à 39°C. Néanmoins, c’est très supportable car l’atmosphère est très sèche. A cette époque, le soleil n’est pas brûlant et nous n’avons pas souffert de coups de soleil. Chaussures de marche à tige basse nécessaires, mais suffisantes. Je ne conseille pas les sandales à scratch, on traverse parfois des broussailles piquantes et accrocheuses … Pour les pauses, les tongs permettent de bien s’aérer les pieds et de faire sécher les chaussettes. Pratiques également pour la toilette. Tenue de rando en coton léger. Le soir, on appréciait d’enfiler une tenue légère, propre et sèche. Le grand air doux de la nuit suffisait à sécher et à aérer notre tenue de marche qu’on ré-enfilait le lendemain matin. Avec cette alternance, nous étions confortables et avons voyagé léger. Cela dit, on se salit beaucoup, poussière et marbrures de sel de transpiration ; préférez les couleurs claires moins salissantes … Une petite polaire légère fut la bienvenue pour servir d’oreiller ou d’appoint pour les nuits un peu plus fraîches. Jamais portée naturellement en journée. Les indispensables : lampe frontale - des mouchoirs en papier - des tongs - du papier toilette - un peu de lecture pour la pause de mi-journée - un jeu de cartes - de l’argent liquide en petites coupures (on dépensait environ 5 000 Fcfa par jour pour nous 2 en boisson -2 cocas, 2 ou 3 bouteilles d’eau, 1 grande bière-. Ce n’est pas négligeable … Eau du puits gratuite si vous optez pour la purification par pastille) - pharmacie de base : aspirine, imodium, ercéfuryl, pince à épiler, anti-palu, répulsif - APN et batteries (chargeur inutile …) - gourdes (2 X 1, 5 l) plus solides que les bouteilles en plastiques …. - un couteau - un petit tube de protection solaire (on en a utilisé bien peu) - serviette de toilette en micro fibre : ultra compactes et qui sèchent en 10 minutes, vraiment pratique - une moustiquaire (non imprégnée). On l’a utilisée (2 fois) quand le campement ne les fournissait pas - un sac à viande (les frileux du Midi préfèreront sûrement un sac de couchage … nous, on est des durs, des Lorrains ! 😛 ) - trousse de toilette et un peu de rechange … Notre paquetage faisait 6-7 kg chacun. Pas la mort ! Une dernière remarque : si vous avez besoin, pensez à un miroir.

Nous avions laissé à l’hôtel de Mopti, en toute sécurité, un sac de voyage en consigne et, dans leur coffre, une pochette contenant argent, passeport, billets d’avions, clés …. Nous n’avions donc sur nous que des photocopies de nos passeports et un peu d’argent liquide. Et l’esprit tranquille !

3.3 - Une journée type On a vécu au rythme du soleil et des étoiles : Réveil naturel vers 6h au son des cocoricos, braiements, bêlements et autres meuglements … Petit déjeuner à 7h, parfois un peu plus tôt Départ entre 7h30 et 8h (2 à 3h de marche) Arrivée au campement de midi entre 10 et 11h Commande du repas, qui sera invariablement servi à midi Coca / Thé / Repas / re-thé / Sieste / re-re-thé … Départ à 15h (2h maxi de marche) Arrivée au campement du soir vers 17h (il faisait nuit noire à 18h15) Commande du repas (servi vers 19h), toilette, installation du couchage sur une terrasse Dodo autour de 20h30

4– Benjamin, notre guide C’est bien grâce à lui que notre randonnée fut une telle réussite. Benjamin a 36 ans, il est Dogon, originaire de Nombori (où nous avons passé 1 nuit chez son frère Philippe, médecin du village). Il connaît bien sûr très bien les rites et coutumes du pays Dogon et sait en parler ; il est compétent, fiable, honnête (quand il ne sait pas, il le dit et se renseigne), ponctuel (si, si !!), professionnel, attentif (sans être envahissant), à l'écoute (il comprend vite ce qu'on recherche ...). Contact pris par internet avant notre départ. Nous avions convenu à l’avance des prestations, de l’itinéraire, du prix et du rendez-vous à l’hôtel. Aucune avance réclamée, aucune mauvaise surprise, tout fut respecté. Pour respecter la déontologie de ce site, je donnerai ses coordonnées par MP sur demande. Ceux qui ont lu mon carnet de voyage sur le Népal noteront que je n’ai pas été aussi élogieuse avec notre guide Santa … juste pour dire que nous savons ce qu’est un mauvais guide …

Quid de la nécessité d’un guide ? Nous avons croisé peu de touristes pendant notre périple, mais tous étaient accompagnés. Non pas pour le chemin : avec la falaise comme fil conducteur, impossible de se perdre. Encore que … il n’y a aucune indication et parfois 🤪 … mais, je veux bien croire qu’on peut s’y retrouver. Par contre, il semble difficile de visiter les villages sans un guide qui garantira le respect des lieux sacrés. A Indelou, lors de la pause repas, nous avons voulu retourner nous promener dans le village. Benjamin, en pleine sieste, a demandé à un gamin de nous accompagner. Ce n’était pas pour qu’on ne se perde pas (il aurait vraiment fallu le faire exprès !) mais pour que les villageois soient rassurés : nous n’allions pas profaner les lieux sacrés. Je repense aussi à son cri d’effroi quand j’ai tendu la main vers un autel Tellem … Ahhh ! Pas touche ! oups 😊 … Et comment deviner que ce bout de friche, s’il est foulé entraîne une mort certaine sous 3 ans … m’enfin, tous les enfants du village le savent !... Pour traverser Youga Dogourou, haut-lieu du pays Dogon puisque siège de la cérémonie de Sigui, Benjamin s’est assuré des services d’un jeune du village pour être absolument certain de respecter le protocole, ici, plus compliqué qu’ailleurs. Le jeune nous a quittés une fois le village traversé. Animisme, croyances ancrées profondément, lieux sacrés, voilà ce que le guide va protéger (protection du touriste ignorant et aussi du villageois : un lieu profané nécessite d’être re-purifié). Enfin, J’ai vu Benjamin remettre un boubou-offrande au chef du village à 2 occasions : à Indelou et à Nombori. Suffisamment discrètement pour que je croie en l’authenticité du geste. Voilà, au final, je pense que c’est difficile sans guide. Par ailleurs, le guide (pourvu qu’il soit Dogon !) apporte vraiment beaucoup en terme d’explications sur les rites, la cosmogonie, la vie quotidienne et permet d’entrer en contact avec les villageois qui parlent très peu Français.

DJENNE : La taxe de développement touristique individuelle est de 1 000 F. Nous l’avons payée (contre un reçu en bonne et due forme !) au carrefour avant de prendre notre fameux taxi. Guide bien inutile pour visiter cette merveilleuse petite ville tout en banco. La mosquée est interdite aux non-musulmans. On nous a proposé plusieurs fois de la visiter moyennant 5 000 Fcfa/p. Grosse mise en scène : chuchotements et regards appuyés pour tenter de nous faire croire que nous avions là une opportunité exceptionnelle … Nous avons décliné. Nous sommes montés sur le toit terrasse voisin offrant une belle vue. Un peu plus tard dans la matinée, quand le marché battait son plein, nous y sommes retournés sans repayer, ils se souvenaient de nous. Cool. Le marché justement, parlons-en. Pour en profiter, Philippe décide de se lever aux aurores, à 5h45 !! Euhhhh … je suis une lève-tôt mais là, quand même, c’est un peu tôt … je traîne les pieds. … Philippe me houspille, nous sommes en retard ! Pffff … Allez, allez ! Non, non, pas de petit déj, pas de douche (on reviendra plus tard !), on court vers la place du marché qu’on atteint à 6h … Bien trop tôt … Rien … Ils commençaient à peine à s’installer. L’œil noir, je regarde Philippe, je ne dis rien (il n’y avait rien à dire !) et je retourne à l’hôtel prendre ma douche et mon petit déjeuner … Bien sûr, Philippe m’a accompagnée (même pas penaud !) et nous avons pris notre petit dej ensemble évidemment, et sans aucune rancune de ma part, car après tout, s’il avait eu raison …. je l’aurais béni ! Retour sur la place où le marché bat son plein vers 10-11h … Vraiment un beau spectacle que toutes ces couleurs avec la mosquée en terre en toile de fond ! En dehors de l’animation du marché, Djenné est une magnifique petite ville, tout en banco. On s’est promené avec plaisir dans ses ruelles, partout des scènes de vie quotidienne incroyables de simplicité et de beauté : la préparation du tô, le démêlage d’un filet de pêche, le pilonnage du mil, la farine tamisée, le tressage des cheveux, la laine filée … On s’arrête, on se regarde, on se sourit, on continue … Encore une belle journée, intemporelle …

MOPTI : Jolie petite ville au bord du Bani où nous nous sommes posés 3 nuits après notre rando. Par nécessité et par choix aussi … Plutôt que de passer une trop courte ½ journée à Ségou comme nous l’avions envisagé initialement, nous avons changé nos plans pour profiter davantage de Mopti. La bonne ambiance et le confort de l’hôtel ainsi qu’une grosse tourista à enrayer ont également pesé dans la balance. On s’est posé, on s’est baladé (seuls !) ; la mosquée, le marché, le marché artisanal, le bissap café … Pas fana ni l’un ni l’autre de bateau, on n’a pas tenté la balade en pinasse. Les offres ne manquent pas ! Un couple nous a dit avoir fait la visite de Mopti en pirogue (et non la visite des villages environnants comme proposée la plupart du temps), ils en étaient enchantés … Petit regret …

BAMAKO : Une seule journée passée à Bamako, c’est peu mais ça nous a suffi. Musée National Argh, j’ai oublié le prix du ticket d’entrée, pas cher … peut-être 1000 F/p Certes, il est beau, pas bien grand, bien agencé mais trop peu didactique. Dommage, nous en sommes partis un peu frustrés. A faire quand même, surtout en fin de voyage. Petit restaurant où nous avons enfin mangé du fonio maté. Marché de Médine Sur la route du musée (c’est idiot ça, ça dépend d’où on vient !). A environ 1km à l’Est du musée (voilà qui est mieux !) Il jouxte une décharge où de pauvres hères ont élu domicile. On décide de s’y enfoncer pour en saisir davantage l’ambiance. Marché populaire très vivant, très pauvre aussi. Qu’elle était belle cette maman tressant habilement les cheveux de sa fille, assises toutes deux au milieu de poissons assaillis par des nuées de mouches ! Les magnifiques sourires des vendeurs rendent encore plus dramatique ce marché bien sombre et bien miséreux. On touche ici le quotidien du Mali qui nous ramène à une cruelle réalité : misère, indigence, survie … Maison de l’artisanat Nous avons préféré l’ambiance plus aérée et plus sereine du marché artisanal de Mopti.

DIVERS : L’accueil : je m’attendais vraiment à souffrir de harcèlement. Loin s’en faut. Certes, en ville, on est sollicité (pour une babiole, un service, un bic ou un cadeau …) mais sans jamais aucune agressivité. Combien de fois avons-nous décliné les offres de pseudo-guides, leur expliquant qu’on préférait être seuls. Aucune insistance, « ok, pas de problème, bonne balade, le marché c’est par là ». Et tout ça avec toujours un vrai beau sourire. Sollicités, oui, on l’a été ; harcelés, jamais de la vie ! La carte bancaire : pas du tout utilisée (cela dit, on a raté les distributeurs de l’aéroport). On a changé très facilement nos € dans les hôtels. A Djenné, dans une banque, au même taux. 1€=640 Fcfa Le climat à cette époque : chaud et sec. 2 journées plus fraîches en fin de séjour à Mopti et Bamako où nous avons enfilé nos petites polaires. L’affluence touristique à cette époque : vraiment pas grand monde … On recroise toujours les mêmes d’ailleurs, principalement des individuels comme nous. Les problèmes de santé : bonne turista pour Philippe (c’est la première fois !) en fin de randonnée, traitée énergiquement et efficacement par ercéfuryl, imodium et doliprane. Les moustiques : à cette époque, il n’y en a pas beaucoup. On s’est quand même fait piquer assez souvent. C’est dire … répulsif et traitement anti-palu à mon avis indispensables. Nous avons opté pour la doxycycline (voir Institut Pasteur – cliquer ici). Photos : la plupart des Maliens réclament une pièce pour leur photo, d’autres refusent tout net. On en a très vite pris notre parti et sommes revenus sans portrait. Finalement, pas bien choquant tout ça … L'artisanat : nous avons fait pas mal d’achats sur le marché de Mopti. Encore faut-il le trouver ! Plusieurs dizaines d’échoppes sont regroupées dans un quartier, près du port. Bien sûr, le toubabou est attendu ! Mais on le sait en y allant, non ?... Alors, on a choisi de jouer le jeu, d’y plonger, de se donner du temps, de passer dans chacune des boutiques, sans en oublier une seule (on n’aurait pas pu de toutes façons !). Du coup, les vendeurs se sont calmés, attendant patiemment leur tour pour nous vanter la beauté et l’originalité (euhhhh ….) de leurs articles. Nous échangions quelques mots à droite à gauche, achetant une bricole de ci de là. Partout des sourires. Jamais aucune agressivité. Aucune authenticité non plus, faut pas se leurrer ... Mais, ce fut néanmoins un moment bien agréable. Marchandage de rigueur. Ils annoncent leur prix, nous le nôtre. « Merci pour ton premier prix » répondent-ils invariablement. Et la négociation démarre. On se laissait de la marge pour pouvoir augmenter un peu notre première offre et permettre ce jeu d’enchères … A titre d’infos (ça vaut ce que ça vaut !), nous avons généralement payé les articles le tiers du premier prix annoncé. On concluait en étant tous contents et souriants, ce qui est bien satisfaisant. Par exemple, nous avons payé l’incontournable chapeau peul 3 500 F. A l’aéroport, on a honte de voir qu’on a tous fait ce même achat. Et pas moyen de s’en cacher ! Zut, aucune originalité ! Mais plus tard, chez soi, qu’on est heureux de n’avoir pas boudé son plaisir sous prétexte de ne pas tomber dans le trivial. Car, qu’ils sont beaux ces chapeaux peuls !

On a beaucoup aimé : 🙂 Les mains tendues et caressantes des gamins aux abords des villages Dogon. Juste une caresse et un grand sourire … Le sourire attendri et reconnaissant de cette maman parce que, justement, nous caressions la main tendue de son fils. Les baobabs dans la plaine. Le sable rouge, la plaine jaune, le ciel bleu, les champs d’oignons verts, la peau noire … et les boubous multicolores. Dormir à la belle étoile.

On a moins aimé : 😕 Y être quelques jours avant l’Aïd. Le transport sans ménagement de tous ces moutons qui vivaient leurs dernières heures a fendu notre cœur d’artichaut.

En conclusion ... Malgré la brièveté de ce voyage, ce fut un GRAND voyage. L’Afrique telle qu’on la rêve : paysages grandioses, lumière dorée, peuple accueillant et amical, culture et rites ancestraux, villages à l’esthétisme épuré ! Un voyage qui mêle culture, paysages, rencontres et plaisir de la marche ; peu de lieux offrent cette globalité.
Retour de l'hotel Catalonia Bayahibe du 2 au 16 avril 2008 English translation pending
by Nico5 · 2008-04-19 · 6 replies
Je reviens d'un séjour de quinze jours (du 02 avril 2008 au 16 avril 2008) au catalonia bayahibe appelé également catalonia dominincus.

histoire de laisser peu d'info a ceux qui cherchent a comparer pour leurs futures vacances j'ai décidé de faire un post.

le tour operator choisi est jetair avec un depart de bruxelles.

LE VOL: ALLER: dix heures de vol une escale d'une heure en jamaique et pres de deux heures de transfert de punta cana en bus alors qu'il y a la romana a vingt minutes de l'hotel... les hotesse a bord ne parlaient pas le français alors que la moitie des passagers étaient francophones, une annonce sur deux est faite en français car seul la chef de cabine le parle. les hotesses étaient desagréables a souhait, le repas n'a était servi que quelques heures avant l'aterissage alors qu'il aurait été préferable de le servir à l'heure du repas. beaucoup d'enfants avaient très fain et comble du ridicule il n'y avait plus rien a acheter sauf des bonbons. certains passagers n'ont eu qu'une partie de leur préstation, plus de gauffres etc....... point positif: avion avec sieges propres et confortables surtout en classe confort. RETOUR: avion retardé de 13heures pour cause inconnue, hotel pris en charge par jetair, les hotesses beaucoup plus agréables mais le service du repas toujours quelques heures avant l'arrivée et toujours des difficultés en français.

L'HOTEL: CHAMBRE: grande chambre propre avec équipement fonctionnel et bien entretenue, frigo, tv sat, lit trés trés grand, coffre fort gratuit, pas de porte pour separer la douche de la chambre, juste un mur a angle droit. les toilettes sont un peu petit mais possedent une porte. la chambre est nettoyée quotidiennement avec soin.

INFRASTRUCTURES:il y a tout ce qui faut, boutiques, coiffeur, medecin, salon de beauté, massages, une piscine très grande avec plusieurs profondeurs adaptée pour jeunes enfants.

PERSONNEL:très souriant, sympathique, attentionné mais maitrise trés peu la langue française, voir pour certainnes personnes des bar et restos que l'espagnol, diffile de se faire comprende mais on fini toujours par avoir ce que l'on veux c'est juste un peu plus long.

RESTAURANT:le restaurant principal TAINOS est varié, bien qu'a predominance italienne, vous y trouverai chaque soir une soirée a thème, il y en a pour tous les gouts et tout le monde y trouve son bonnheur, menton spéciale aux fruits et gateaux excellents. le snack sert des frites, hamburges, poulets, fruits, boissons, de 11h00 a 17h00 sur pla plage. le restaurant italien set jusqu'a 2h00 du matin des pizza au feu de bois excellentes, et une variété de pates impressionnantes, desserts etc tout y est et sans reservation. restaurant mexicain: restauration de qualité et soignée, me, tion speciales aux crevettes tequila, cependant service au lance pierre. restaurant steack house: sympa et distrayant, bonne cuisine mais toujours aussi vite envoyée, dommage une demi heure par service ouf! restaurant langouste: non testé nourriture largement au dessus du viva dominicus.

ANNIMATION:il y en a beaucoup pour les italiens qui sont les rois du site, deux animateurs palent français, l'un trés sympa nous met de temps en tant de la musique française au soir vers 19h00 et sur la plage de temps en temps (mais on est pas la pour ça on est la pour le merengue), il propose des jeux questions attrayant et fait gagner tous les soirs des petits cadeaux, massages, rhum plus quelques annimations pour les jeunes et des ballades sur la plage.

SPORT: tennis, basket, tir a l'arc, location de canoé et catamaran gratuit, tennis de table tout y est.

SERVICE:rapide et trés efficace pas plus d'une demi heure pour réparer ce qui a été signalé cassé. une fois a dix neuf heures une vis de l'armoire etant foirée, je l'ai signalée car la porte risquait de se décrocher, j'ai précisé que j'etais dans ma chambre que pour dormir et que c'etait pas urgent (c'etait en fait pour me rassurer et eviter que l'on me dise que c'etait de ma faute plus tard) piqué par les moustiques j'ai demandé quel aerosol il fallait acheter car le miens etait sans effet. et biens quize minutes plus tard la porte était réparé et quize minutes de plus et une dame d'entretiens vaporisait de l'insecticide dans ma chambre. le service est vraiment au top, mieux qu'au viva dominicus.

PLAGE: en pante douce, sable blanc eau turquoise, on trouve toujours un transat en cherchant bien, n'oubliez pas masque et tubas pour aller voir les poissons nombreux pres du recif artificiel c'est extra par temps clair: magnifique!

REPRESANTANT JETAIR: sympathique, francophone et disponible, je n'ai pas eu recours a ses services car ce n'etait pas mon premier séjour à bayahibe.

EXCURSIONS: j'ai fait mes excursions avec un français PASCAL, établi en rep dom depuis 8 ans, vous le trouverez dans la rue commercante entre les hotels viva beach et iberostar, il propose des guides francophones avec des prestations equivalentes aux TO voir mieux pour un prix largement inferieur, achetez lui vos excursions c'est sans soucis et n'ecoutez pas les ragots des TO qui vous vandent leur excursions 30% plus cher.

SAONA: sympa a voir belle journée en catamaran, arret piscine natuelle, de belles photos a faire si on prends la peine de s'eloigner un peu, il a de joli coquillages sur l'ile. SAFARI: decouvre l'interieur du pays degustation de fruits, visite d'un marché typique, decouverte de la vie dominicaine, arrêt dans un champ de canne a sucre: evitez de donner des bonbons, achetez des brosses a dents, savons, rasoirs, les haitiens tres pauvres en ont plus besoins que des sucettes! et caramels, et faite comme moi si il y a bien sur cette ile des gens qui meritent un petit billet c'est les pauvres coupeurs de canne a sucre. DEMI JOURNEE la romana: a faire, visite d'une fabrique de cigars ultra competitifs en tarif, arret dans un bureau de change au meilleur taux( changez en pesos qu'a ce moment 1us$ pour 34pesos, a l'hotel 28.5), visite d'alots de chavon et d son village typique, et courses au centre commercial JUMBO, ou vous trouverez de tout comme chez nous et surtout rhum et café chocolat a moitié prix, cigarettes bien moins cher qu'a bayahibe!

BILAN HOTEL:très bon hotel, repas préstations de qualité, hotel et chambres entretenues et propres, services au top, personnel agréable et sourriant quoi demander de plus, si un peut plus de maitrise du français, mais ca va venir.

DERNIER CONSEILS:-ne changez pas d'euros en dollars, depuis quelques années les prix sont affichés en pesos domincains, tous prennent l'euro mais arrondissent attention!prevoyez un bon anti moustiques et un casse croute si vous voyagez avec jetairpensez utile si vous voulez donner quelque chose durant les excursions, les bonbons c'est bien mais il y a autre chose.
Inondations au Mali? (septembre 2007) English translation pending
by Osita · 2007-09-24 · 20 replies
Salut, vous me pouver dire quelque choses de la situation en mali depuis les pluis tres forts? merci
My 105 days of wandering across India
by Ragamuffin · 2007-01-30 · 71 replies
Practical tips from my 105 days of erratic wandering in India Day 1 (10/10/2006): arrived in Mumbai around noon. Bus No. 338 5 Rs + 5 Rs (bag) 20' to Andheri station. Train 6 Rs to Dadar. Train 41 Rs to Lonavla 2h30 Hotel Chandralok 500 Rs ** Day 2: bike rental 7 Rs/h (too expensive, normal price 2-3 Rs/h) visit to the caves of Bhaja and Karla. Day 3: train 28 Rs to Pune 1h20 Hotel National 416 Rs * Day 4: train 141 Rs (with reservation) to Satara 2h45 Hotel Sagar 364 Rs ** Day 5: bus 110 Rs to Pandharpur 4h Hotel Aishwarya 450 Rs *** Day 6: bike rental 2 Rs/h Day 7: bus 125 Rs to Ahmadnagar 4h20 Hotel Parijat 250 Rs * Day 8: train 151 Rs (!ticket for a mini 600 km trip!) to Jalgaon 5h30 Hotel Plaza 200 Rs ** Day 9: round-trip bus 38 Rs to Ajanta 1h30 + shuttle 6 Rs 5' Site entrance 250 Rs Day 10: train 47 Rs to Khandwa 3h + bus 40 Rs to Omkareshwar 2h Ganesh G.H. 150 Rs * Day 11 to 13: Omkareshwar Day 14: bus 35 Rs to Maheshwar 2h45 Akashdeep Rest House 200 Rs ** Day 15: bus 8 Rs to Dhamnod 20' bus 20 Rs to crossroads 14 km from Mandu 1h40 bus 9 Rs to Mandu 20' Ram Mandir Dharamshala 100 Rs + 5 Rs for hot water * Day 16: bike rental 3 Rs/h Day 17: bus 50 Rs to Indore 4h Hotel Neelam 209 Rs Day 18 to 20: Indore + round-trip bus 30 Rs to Ujjain 1h45 Day 21: train 82 Rs to Bhopal 5h30 Hotel Ranjeet 358 Rs * Day 22: train 10 Rs to Sanchi 1h20 Jaiswal Lodge 200 Rs + 15 Rs for hot water! * Day 23 and 24: visit to Sanchi + bike rental to visit the caves of Udayagiri Day 25: train 69 Rs to Jhansi 5h + tempo 5 Rs to bus station + tempo 10 Rs + 5 Rs (bag) to Orccha 25' Sri Mahant G.H. 200 Rs ** Day 26 and 27: bike rental + train 20 Rs to Datia 30' + bemo 6 Rs to city center. Return bus 15 Rs 1h15 Day 28: bus 100 Rs to Khajuraho 4h Yogi Lodge 150 Rs ** Day 29: bike rental 30 Rs/day to visit the temples Day 30: bus 70 Rs to Satna 4h + train 56 Rs to Jabalpur 3h Hotel Banjara 350 Rs ** Day 31: bike rental 2 Rs/h and visit to the Marble Rocks (50 km round trip) Day 32: bus 50 Rs to Mandla 3h Hotel Satyam 250 Rs ** Round-trip bus 15 Rs to Ramnagar 1h15 Day 33: bus 60 Rs to Dindori 4h + bus 45 Rs to Amarkantak 3h (hellish road) Sarvodya Lodge 250 Rs ° Day 34: Amarkantak Day 35: bus 25 Rs to Pendra Road 1h30 + train 120 Rs + 109 Rs (reservation) to Nagpur 8h Hotel Grand 257 Rs ** Day 36 and 37: bike rental + round-trip 25 Rs to Ramtek 1h40 Day 38: train 141 Rs + 125 Rs to Hyderabad 10h Hotel 3 Castles 200 Rs ° + Hotel Suhail 200 Rs ° Day 39 to 41: stay in Hyderabad Day 42: train 48 Rs to Warangal 3h30 Hotel Surya 410 Rs ** Day 43: 60 Rs to Vijayawada 4h15 Hotel Sindhuri 275 Rs ** Day 44: round-trip bus 21 Rs to Amaravati 2h Day 45: train 98 Rs to Visakhapatnam 7h30! (normally 6h) Hotel Sri Sampath Residency 250 Rs ** Day 46: train 111 Rs + 95 Rs to Puri 11h30 Travellers Inn 100 Rs ° + Hotel Z 300 Rs *** Day 47 to 52: Puri + round-trip to Konarak Day 53: train 38 Rs to Bhubaneshwar 1h15 Hotel Upasana 275 Rs * Day 54: train 70 Rs to Balasore 4h bus 26 Rs to Baripada 1h40 Hotel Ambika 225 Rs ° Day 55: bus 25 Rs to Balasore 1h40 train 66 Rs + 68 Rs to Calcutta 6h30 Hotel Paragon 270 Rs * Hotel Crystal 350 Rs ** Day 56 to 62: Calcutta Day 63: 60 Rs to Bishnupur 5h Hotel Monalisa 200 Rs * Day 64: stay in Bishnupur no bike rental! Day 65: bus 20 Rs to Bankura 1h30 bus 20 Rs to Durgapur 1h15 bus 28 Rs to Bolpur 2h15 Hotel Nisa 150 Rs * Day 66 and 67: visit to Bolpur/Shantiniketan. Refused bike rental at ... 100 Rs/day!!! (Communist state of Bengal!!!) Day 68: bus 20 Rs to Sainthia bus 35 Rs to Baharampur 4h30 bus 7 Rs to Murshidabad 40' Hotel Manjusha 350 Rs ** Day 69: bike lent by the friendly hotel owner and visit to Murshidabad Day 70: bus 8 Rs to Baharampur 35' bus 60 Rs to Malda 6h (hellish road) Hotel Pratapaditya 231 Rs ** Day 71: train 66 Rs + 70 Rs to New Jalpaiguri 4h Hotel Holydon 250 Rs ° Day 72: train 52 Rs to Darjeeling 9h30! (normally 7h) Hotel Pineridge 500 Rs ** Day 73 to 75: Darjeeling Day 76: train to New Jalpaiguri 9h30 + overnight train 271 Rs Day 77: Patna Hotel President 482 Rs ** Day 78: stay in Patna Day 79: train 18 Rs to Gaya 3h10 tempo 10 Rs to Bodhgaya 30' Deep G.H. 400 Rs!! °° Day 80: return to Patna Day 81: round-trip train 36 Rs to Rajgir 4h! (normally 3h) Day 82: train 75 Rs to Varanasi 5h! (normally 4h) Yogi Lodge 150 Rs * Day 83 to 87: Varanasi Day 88: overnight train 310 Rs to Jaipur Evergreen G.H. 250 Rs ** Day 89: bike rental 30 Rs/day round-trip to Amber Day 90: bus 59 Rs to Sikar 2h30 bus 23 Rs to Fatehpur 1h30 Rajshri Rest House 300 Rs * Day 91: round-trip bus 12 Rs to Mandawa 30' Day 92: round-trip bus 17 Rs to Churu 1h30 Day 93: bus 80 Rs to Jaipur 3h30 Evergreen G.H. Day 94: bus 105 Rs to Bundi 5h30 Shivam G.H. 200 Rs ** Day 95: bike rental 3 Rs/h Day 96: auto-rickshaw to station 45 Rs 25' train 44 Rs + 50 Rs to Chittorgarh train 21 Rs to Udaipur (total trip 8h) Badi Haveli 330 Rs ** Day 97 to 99: Udaipur + round-trip bus 45 Rs to Ranakpur 3h30 Day 100: bus 143 Rs to Ahmedabad 5h30 Hotel Manila 300 Rs ** Day 101: Ahmedabad Day 102: bus 99 Rs to Bhavnagar 4h30 Hotel Vrindavan 200 Rs * Day 103: round-trip bus 22 Rs to Palitana 1h10 Day 104: bus 85 Rs! to Ahmedabad 5h30 + overnight train ? Rs (feels like the end of the trip!) Day 105 (January 22, 2007): train 6 Rs from Dadar to Andheri 20' + bus 5 Rs + 5 Rs (bag) to International Airport 20'

More figures British Airways flight price Brussels-London-Mumbai-London-Brussels 576 € Exchange rate from 55 Rs to 58.6 Rs per euro Average room price 272 Rs/night Daily budget 11 € Chai from 1 Rs (Calcutta-Bengal) to 6/7 Rs (Rajasthan) Bottle of water from 6 Rs (Udaipur), 8 Rs (Varanasi) to 12/13 Rs Internet from 8 Rs (Warangal), 10 Rs (Calcutta, Indore, Hyderabad), 20 Rs (often) to 40/60 Rs!! (Rajasthan) Beer in a restaurant from 85/100 Rs (often) to 150/165 Rs (Varanasi/Udaipur) More details on request

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