bonjour, je suis plasticienne ayant travaillée au service d'ONG indiennes via une bourse du ministère des affaires étrangères françaises, ai travaillé à une série d'outils visuels (bannières autoc-collants, posters) prévenant les abus et dérives consuméristes du système de la dot indienne. Tout ceci en solidarité de femme à une autre femme et aussi parce que j'ai une hisoire personnelle et familiale avec l'inde (ma nou nou était indienne, ma seour était mariée avec un indien, ai eu un amoureux du cashmere...) je voudrai profiter de ce forum pour alerter sur la condition de la femme en inde et plus particulièrement sur phénomène de la "dorwy death " (mort pour cause de dot),
En Inde, la vie de la femme dans les milieux ruraux est contraignante et pénible. Les femmes ont un taux d'alphabétisation assez faible (de l'ordre de 38% contre 67% pour les hommes). Elles ont peu de droit et sont parfois mal payés pour des travaux difficiles. Dès la naissance, la condition de la femme est posé ! En effet, les familles indiennes préfèrent l'arrivée d'un garçon qui pourra subvenir aux besoins de celle-ci que la naissance d'une fille. Le problème se pose également durant le mariage. La fille part vivre chez la famille de son mari et une dot importante peut-être demandée en fonction du statut du marié qui peut s'élever jusqu'à 50 000 roupies (soit environ 1000 euros). De plus, la belle mère peut être un enfer pour certaines femmes car elles peuvent exercer des pressions à leurs belles filles. Certaines vont même jusqu'au suicide. La violence se fait sentir également par le mari quand il rentre du boulot ivrogne à la maison. Mais ces pratiques sont plus présentes dans les milieus ruraux que dans les villes. Dans certaines cliniques, certaines femmes enceintes avortent dès que l'examen échographique signale que le foetus est celui d'une fille. Mais désormais on ne communique plus le sexe avant la naissance. L'éducation des jeunes filles est également négligée.
Cependant la condition de la femme indienne n'est pas totalement désespérée. En effet, depuis une vingtaine d'années, des mouvements féministes ont fait leur apparition et leurs statuts s'améliorent. Certaines femmes exercent des métiers d'hommes. On assiste récemment à une émancipation de la femme. En ce qui concerne l'égalité des sexes, il faudra attendre...
dowry death : Difficile de chiffrer avec précision le phénomène de la « dowry death » en Inde. Néanmoins, on estime que, chaque semaine, 98 femmes sont tuées par leur mari ou par la famille de celui-ci, le plus souvent à la suite d’un conflit concernant la dot [1]. Pratique taboue, mais qui n’en est pas moins réelle, la « dowry death » est fréquemment maquillée en suicide ou en accident domestique. Dans les faits, de nombreuses femmes indiennes - toutes classes sociales confondues - font l’objet de persécutions de la part de leur belle-famille lorsque leur dot devient un enjeu financier aigu. Certaines sont battues, d’autres aspergées de carburant et grièvement brûlées. En principe, la coutume de la dot a été abolie, en Inde, par le « Dowry Prohibition Act », qui remonte déjà à 1961. Mais il en faut plus pour déraciner une tradition ancestrale qui, à l’origine, devait permettre à une jeune femme d’entrer dans la famille de son mari en apportant quelques biens lui appartenant en propre. À présent, la dot est, dans certains cas, prétexte à un sordide marchandage, le marié (et ses parents) en profitant pour demander sans cesse de l’argent ou des objets utilitaires à la famille de son épouse [2]. Et une fois que le « robinet » se tarit, cette dernière est en danger. D’après l’association de défense des droits de la femme « Vimochana », les proches des victimes d’une « dowry death » savent souvent ce qu’il en est, mais hésitent à porter plainte, englués par les conventions sociales et découragés par l’inertie de la police. Et pourtant... Une enquête de terrain réalisée par « Vimochana » à Bangalore (Sud de l’Inde), a révélé qu’une grande majorité des « accidents de cuisine » et suicides déclarés dans cette ville (environ 100 par mois), étaient en réalité des crimes liés à la dot.