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Circuit de treize jours au Mexique en mars 2003 English translation pending
by Tokala · 2008-12-01 · 1 reply
Une fois n'est pas coutume, cette fois ci je suis partie en voyage organisé... C'était une occasion révé de visiter le Mexique, pour moi qui baignait dans les légendes Aztèques depuis toute petite, j'ai donc sauté sur l'occasion !

Voici le circuit que j'ai fait : Mexico (musée archeologique, notre dame de guadalupe) Teotihuacan Puebla Oaxaca Monte Alban Mitla San Juan Chamula San Cristobal des las Casas Yaxchilan Palenque Merida Chichen Itza et 2 jours à Playa del Carmen pour le farniente en fin de parcours (pour voir les sites sans trop de monde, on y était des 8h du matin, donc lever tot pendant tout le voyage !)

Maintenant, quelques impressions en vrac, souvenirs, ce qui m'a marqué pendant mon séjour...

J'ai un super souvenir de Yaxchilan ! Après 45 minutes de petit bateau à moteur, on arrive... on ne sait pas trop où en fait ! On avance dans la forêt... On passe dans un petit tunnel de pierre... Et de l'autre côté, c'est magique ! On se sent l'âme d'explorateurs découvrant une cité perdue ! La végétation est omniprésente, recouvrant encore un peu le site maya, on est seul sur le site, c'est vraiment super ! Et les site en lui-même est chouette, de magnifiques steles sculptées, vraiment à voir ! Le autres sites que j'ai visité au Chiapas valent aussi le coup : Palenque, très interressant, Ek Balam (la cité du jaguar noir), perdu au milieu de nul part ! toujours au Chiapas, l'après-midi farniente aux cascades de Agua Azul (une magnifique eau turquoise) fut vraiment agréable !

Les meilleurs tacos que j'ai mangé je les ai acheté dans un marché (les 2emes meilleurs étant sur un aire d'autoroute, et les 3 eme meilleur etant dans une plantation de café dans le Chiapas). A Oaxaca et à San Cristobal de las Casas, j'ai vu 2 magnifiques marchés, ça vaut le coup d'y rester un peu de temps pour bien en profiter. A Puebla, petite ville colorée et accueillante, il faut gouter le "pollo con mole negro", du poulet avec une sauce au cacao et aux épices, spécialité de cette région.

A Mexico, il faut y passer plusieurs jours... J'ai fait dans la meme journée (en quittant l'hotel à 8h du matin) : - le Zocalo - Notre Dame de Guadalupe - Teotihuacan - le musée archéologique Du coup j'ai eu l'impression de courir tout le temps et de ne pas assez en profiter, dommage ...

On étaient tout seul à Monte Alban (avantage de se lever tôt pour être sur le site à 8h du matin), et c'est vraiment magique. Ce site Zapotèque est impressionnant au niveau architecture : tous les temples sont orientés de la même manière, sauf le bâtiment central dont l'orientation permet d'étudier les étoiles quelque soit le jour de l'année.

J'ai adoré Merida. J'y suis allé le 21 mars, fete nationale, musique partout, des gens qui dansent dans la rue, plus de groupes lives autour du zocalo... Ca aide pour aimer la ville !

Chitzen Itza... site un peu trop touristique, surtout après avoir visité Yaxchilan, Ek Balam et Palenque dans le Chiapas, qui semblent encore bien sauvage... Mais super impressionnant au niveau architecture et astronomie : la pyramide de Cuculcan comporte 4 escaliers (représentant les 4 points cardinaux) de 91 marches chacun, plus une petite plate-forme en haut, soit un total de 365 marches, nombre de jours du calendrier solaire ! Autre particularité, à chaque équinoxe de printemps et d'automne, l'ombre du soleil sur l'escalier nord du temple dessine un serpent ondulant semblant rentrer dans la terre ! Le son et lumière éclairait la pyramide de Chitzen Itza, c'était tres bien fait, mais c'est surtout le son qui est bien : ça raconte l'histoire du Yucatan, des mayas... C'est vraiment bien raconté, et avec la pyramide éclairée, ça rend super bien.

Voila pour quelques souvenir de vacances en attendant les prochaines, et pour penser un peu au soleil, en ce temps d'automne...
Circuit de treize jours au Mexique en mars 2003 English translation pending
by Tokala · 2008-11-29 · 2 replies
Une fois n'est pas coutume, cette fois ci je suis partie en voyage organisé... C'était une occasion révé de visiter le Mexique, pour moi qui baignait dans les légendes Aztèques depuis toute petite, j'ai donc sauté sur l'occasion !

Voici le circuit que j'ai fait : Mexico (musée archeologique, notre dame de guadalupe) Teotihuacan Puebla Oaxaca Monte Alban Mitla San Juan Chamula San Cristobal des las Casas Yaxchilan Palenque Merida Chichen Itza et 2 jours à Playa del Carmen pour le farniente en fin de parcours (pour voir les sites sans trop de monde, on y était des 8h du matin, donc lever tot pendant tout le voyage !)

Maintenant, quelques impressions en vrac, souvenirs, ce qui m'a marqué pendant mon séjour...

J'ai un super souvenir de Yaxchilan ! Après 45 minutes de petit bateau à moteur, on arrive... on ne sait pas trop où en fait ! On avance dans la forêt... On passe dans un petit tunnel de pierre... Et de l'autre côté, c'est magique ! On se sent l'âme d'explorateurs découvrant une cité perdue ! La végétation est omniprésente, recouvrant encore un peu le site maya, on est seul sur le site, c'est vraiment super ! Et les site en lui-même est chouette, de magnifiques steles sculptées, vraiment à voir ! Le autres sites que j'ai visité au Chiapas valent aussi le coup : Palenque, très interressant, Ek Balam (la cité du jaguar noir), perdu au milieu de nul part ! toujours au Chiapas, l'après-midi farniente aux cascades de Agua Azul (une magnifique eau turquoise) fut vraiment agréable !

Les meilleurs tacos que j'ai mangé je les ai acheté dans un marché (les 2emes meilleurs étant sur un aire d'autoroute, et les 3 eme meilleur etant dans une plantation de café dans le Chiapas). A Oaxaca et à San Cristobal de las Casas, j'ai vu 2 magnifiques marchés, ça vaut le coup d'y rester un peu de temps pour bien en profiter. A Puebla, petite ville colorée et accueillante, il faut gouter le "pollo con mole negro", du poulet avec une sauce au cacao et aux épices, spécialité de cette région.

A Mexico, il faut y passer plusieurs jours... J'ai fait dans la meme journée (en quittant l'hotel à 8h du matin) : - le Zocalo - Notre Dame de Guadalupe - Teotihuacan - le musée archéologique Du coup j'ai eu l'impression de courir tout le temps et de ne pas assez en profiter, dommage ...

On étaient tout seul à Monte Alban (avantage de se lever tôt pour être sur le site à 8h du matin), et c'est vraiment magique. Ce site Zapotèque est impressionnant au niveau architecture : tous les temples sont orientés de la même manière, sauf le bâtiment central dont l'orientation permet d'étudier les étoiles quelque soit le jour de l'année.

J'ai adoré Merida. J'y suis allé le 21 mars, fete nationale, musique partout, des gens qui dansent dans la rue, plus de groupes lives autour du zocalo... Ca aide pour aimer la ville !

Chitzen Itza... site un peu trop touristique, surtout après avoir visité Yaxchilan, Ek Balam et Palenque dans le Chiapas, qui semblent encore bien sauvage... Mais super impressionnant au niveau architecture et astronomie : la pyramide de Cuculcan comporte 4 escaliers (représentant les 4 points cardinaux) de 91 marches chacun, plus une petite plate-forme en haut, soit un total de 365 marches, nombre de jours du calendrier solaire ! Autre particularité, à chaque équinoxe de printemps et d'automne, l'ombre du soleil sur l'escalier nord du temple dessine un serpent ondulant semblant rentrer dans la terre ! Le son et lumière éclairait la pyramide de Chitzen Itza, c'était tres bien fait, mais c'est surtout le son qui est bien : ça raconte l'histoire du Yucatan, des mayas... C'est vraiment bien raconté, et avec la pyramide éclairée, ça rend super bien.

Voila pour quelques souvenir de vacances en attendant les prochaines, et pour penser un peu au soleil, en ce temps d'automne...
Départ sur le MSC Poesia le 26 novembre 2008 English translation pending
by Desbell83 · 2008-11-14 · 50 replies
Bonjour à tous ce jour je viens de reserver une croisiere de 12 jours a partir du 26 Novembre a bord du MSC Poesia en route pour :

Genes, Katakolon, Athenes, rhodes, Alexandrie, Limassol, Marmaris, Heraklion, Naples et Genes.

Y a t'il d'autres participants du forum qui partent a cette date, ainsi que des croisieristes ayant deja fait ce periple, si oui avez vous quelques renseignements utiles concernant les differentes excursions lors des escales ?

En vous remerciant, je ne manquerai pas a mon retour de vous faire part de mes impressions concernant ce voyage - bien cordialement
Croisière sur le Costa Concordia le 23 février 2009 English translation pending
by Kikimeme · 2008-11-10 · 64 replies
recherche des personnes qui ont réservés cette croisières au départ de Savone le 23 fevrier 2009, pour

partager cette croisière avant départ, (excursion, activité, etc...).

nous sommes déjà parti sur 2 croisières avec costa, et c'est la deuxième fois pour ce parcourt.
Week-end dans la région de Naples: Pompéi, Ercolano, etc English translation pending
by Fv3535 · 2008-11-05 · 9 replies
Bonjour,

Je pars en campanie (région de Naples) ce week-end afin de visiter la région et notamment les sites antiques qu'elle comporte; j'aurais quelques questions à vous poser chers vfistes svp.

Je loge à Pompei et je vais beaucoup utiliser le train (circumvesuvia). Connaissez vous la fréquence des départs en semaine ? Je vais commencer mon périple le dimanche matin (départ assez tôt pour Ercolano), savez vous où je pourrais me procurer la campania artecard un dimanche matin avant 08h30 à Pompei (le site d'Ercolano ouvrant ses portes à 08h30)? Y a-t-il une possibilité que mon hôtel vende l'artecard d'après vous ?

J'aurais voulu savoir également s'il est possible de visiter le site d'Ercolano en une matinée sans trop courir ? En effet, j'aimerais, si le temps le permettra, profiter de l'après midi pour aller faire une excursion sur le Vésuve. Le guide du routard me dit qu'il y a des bus qui partent d'Ercolano vers le volcan, mais seulement deux par jour. Est-ce toujours d'actualité et quelqu'un connaît-il les horaires svp ?

Voilà, voilà en ce qui concerne mes dernières interrogations avant le départ.

Merci d'avance à tous ceux qui tenteront de m'aider.
Une semaine en Sicile à Noël: lieux à ne pas manquer? English translation pending
by Niléo · 2008-10-26 · 6 replies
bonjour, j'envisage d'aller passer une semaine en sicile juste apres Noel....pouvez -vous m'en dire plus ur le temps, et les lieux à ne pas rater....J'ai peur qu'entre noel et le jour de l'an, bcp de choses soient fermées....Qu'en pensez-vous? sinon, j'hésite avec Naples et sa région.....C'est chouette à Noel? Merci pour toutes vos infos!!
Ephèse ce qu'il te plait (Turquie) English translation pending
by Simplybrice · 2008-10-14 · 1 reply
Dans les rue de Selçuk, sur mon vélo, je suis le roi des maillots roses, Et comme j'ai les mollets tout durs, et que j'ai rien à voir avec Gérard Holtz, J'irais désormais à pieds, j'aurais au minimum moins mal à ma dignité.

Pas besoin de te rappeler que les réveils sont matinaux, tu dois en avoir assez de m'entendre geindre, et tu as raison. Je vis au fil de l'eau sauf qu'ici tout est sec, toujours pas été ni sous la pluie ni sous la grisaille, et c'est tant mieux car je vais encore passé la journée à l'extérieur. Après avoir tourné autour depuis 24h, je file à Ephèse, première de mes véritables découvertes de cités englouties. C'est pratiquement sur le pas de ma porte, seuls 3km nous séparent. Et comme rien d'autre n'est à l'ordre du jour, on prend son temps et on respire le grand air. Pas compliqué de se rendre sur place, il suffit de suivre la route, à pieds sur un chemin à l'abri du bruit des voitures et à l'ombre du soleil ravageur.

Dans mon paquetage, un oeuf dur chapardé au petit déjeuner, une grande bouteille d'eau, je suis autonome. L'appareil photo attend bien tranquillement l'heure des hostilités. Sur mon chemin ombragé, des appareils de gym à la mode pékinoise sont laissés à la disposition des courageux. D'ailleurs, à mon passage, un papy qui fait son exercice stoppe son effort et me fait l'accolade reconnaissant là le marcheur courageux, très belle entrée en matière pour cette radieuse escapade. Au bout de quelques dizaines de minutes, j'arrive sur le site. de nombreux bus sont garés là, attendant le retour des touristes qu'ils ont déjà déversés. Je ne suis pas tout seul, Ephèse est une destination phare du tourisme turc. Autres témoins de cet exode touristique, de nombreux marchands de bibelots guettent également le passage des visiteurs dépensiers. Le jus d'orange frais est à plus de 3 euros, le gogo est roi.

Je m'acquitte comme il se doit du droit d'entrée et pénêtre sur ces terres bibliques. La ville fut fondée près de 10 siècles avant JC et vit passer tout ce que la région a compté d'envahisseurs : Cimmériens, Lydiens, Perses, Romains, Byzantins, Arabes, Turcs Seldjoukides, les croisades et puis l'empire Ottoman.etc; c'est un vrai bordel, y'en a partout! La "Sainte" Vierge y posa également ses valises en compagnie de Saint Jean qui y rédigea son évangile et dont la tombe a été visitée la veille. Dieu seul sait ce qu'ils y firent, ces deux là... Le site est à la mesure de tout ce remue-ménage, il y a de vieilles pierres à perte de vue, c'est incalculable et très impressionnant, d'autant plus impressionnant que c'est aussi ma première vision semblable si l'on exclue les arènes de Lutèce qui en comparaison sont une cerise à côté d'une pastèque. Ici, aucune entrave au regard, tout ce qui est présenté est d'origine et souvent remonté par des archéologues amateurs de puzzles bien loin d'Indiana jones. Je ne pourrais pas te retranscrire tout ce qu'on y trouve et qui composait jadis une cité antique mais tout est là, et si quelque chose est tombé ou englouti, de nombreux panneaux informatifs sont là pour aiguiller le visiteur novice : l'agora, les bains, l'odéon, l'hotel de ville, des arcs de triomphe, des fontaines, une bibliothèque, des rues voire des avenues pavés, un amphithéatre... L'amphithéatre est d'ailleurs remarcablement conservé, 25000 personnes venaient ici avec les enfants se repaitre de spectacle qui laisseraient sans doute J.M Jarre sans voix. On y pénètre par la scène et la simple ascension des gradins est un tour de force, j'exagère à peine, à peine. Quand j'y arrive, d'autres groupes de visiteurs sont là, et un néo-zélandais se sent poussé des ailes et entame un haka dans ce lieu colossale. Sa performance est salué par tout le toutim et par moi aussi. Ca permet de bien se rendre compte de l'accoustique du lieu qui est remarquable, même à quelques dizaines de mètres de distances, les cris du kiwi me parviennent limpides. Bien d'autres groupes arriveront encore me faisant me sentir à l'étroit malgré la taille de l'édifice. Je vais voir ailleurs il y a de quoi faire, le site a la taille de la ville de l'époque dont j'ignore le nombre d'habitants, mais si le théatre fait 25000 places, j'ai de quoi tourné aux alentours. Les touristes sont en fait partout, il faut presque faire la queue pour prendre une photo car chacun veut un cliché de ce qu'à pris le voisin la seconde précédente. Mais midi arrive, le soleil quasiment au zénith, les gorges s'assèchent, les estomacs se creusent, et le touriste de groupe aura tôt fait de répondre à l'appel de son berger de guide qui lui annoncera quand manger. Je n'ai pas ce genre d'emploi du temps, tant mieux. Pour moi, l'heure du repas, c'est quand ça me chante et de toute façon j'ai pas besoin d'aller bien loin pour trouver mon oeuf. Je pérégrine, de ci à gauche, de là à droite. Un bas-relief par ci, une statue par là; c'est un régal pour les yeux et pour l'imagination. Suffit juste de dépasser les groupes de chinois et d'allemands en chaussettes sous sandales (c'est pas que un cliché!) pour avoir une vue à peu près dégagée et un environnement sonore plus tranquille. Et comme prévu, l'appel de la fourchette a de toute façon eu raison de leur compagnie. Il est 14h30, je retourne à l'amphithéatre; l'endroit est désert, je suis seul sur la scène avec une foule fantôme qui me domine. Immersion totale garantie même si je m'abstiendrais de pousser la chansonnette pour ne pas rompre le charme. "Sexual Healing" de Marvin Gaye a beau me traverser l'esprit, c'est ni le lieu ni le moment; ma voix de sauterelle ne parviendrait de toute façon pas à contenter les spectateurs imaginaires des places du fond. Je me trouve un coin d'ombre dans les tribunes, mange mon oeuf et profite de l'instant. Rarement un simple oeuf dur aura pris des dimensions si théatrale. Moment de calme dans un endroit qui respire un bruit tû depuis des siècles. Ces quelques frissons dureront un bon quart d'heure, le temps pour un nouveau groupe bruyant de rompre de charme. Je reste malgré tout encore un peu, je suis à l'ombre, je sèche en buvant de l'eau encore pas trop chaude, je me dilate les pupilles de ce spectacle grandiose. Une autre caravane polyglotte arrive, je laisse finalement la place. Je continuerais à tourner comme ça pendant plus d'une heure au gré du courant d'une foule devenue clairsemée au fil de l'après-midi, jusqu'à un ultime moment de plaisir : un batiment en ruine se trouve un peu plus à l'écart du reste du site et comme il est près de la sortie et qu'à ce point, les gens normaux en ont pleins les pattes, je m'y dirigi et tomba sur un champ de mures. Un demi kilo de régalade fruitière environ aura fini de m'achever, l'heure approche les 17, trois kilomètres me séparent de l'hotel, il est temps de finir la ballade pour aujourd'hui; non sans rire, dans les boutiques pour touristes, un panonceau attire mon attention : "genuine fake watches" ou "vraies fausses montres". Le vendeur ne doute vraiment de rien et moi, j'ai la banane, encore.

Je reprends le chemin inverse, me faisant doubler par des autobus remplis d'autogusses plus pressés que moi, la fin de journée est douce, le chemin tranquille comme mon rythme de marche. J'ai sorti finalement l'Ipod, et chante désormais au vent et à qui veut l'entendre.

Je retrouve à l'hotel l'irlandais qui me propose de boire une bière fraiche, ce que à ce point je ne puis refuser. On y croisera 2 australiennes de Sydney où un lit m'attend désormais...

Avant de me coucher, j'ai pensé quand même à toi, et t'ai rédigé un des articles précédents qui m'a encore amené au bout de la nuit, il va falloir que je m'y fasse, je suis pas là pour dormir!!

Comme à Istanbul auparavant, j'ai écumé vaillamment les incontournables alentours. Il est temps de refaire mon sac et de me préparer à migrer. L'étape suivante sera Pamukkale, et rien qu'à prononcer le nom, ça devrait valoir le déplacement.

Comme tu as été très sage, tu trouveras un album illustrant Selçuk et ses environs ephèsiens, rince-toi l'oeil sur le blog, c'est moi qui régale!!!

PS : Je n'ai pas voulu troubler vos saints esprits, mais sachez que à Selçuk, on croise de temps en temps des tortues terrestres. Vous ne voyez pas le rapport? Je vous laisse découvrir les photos, mais sachez qu'à 2 pas de la tombe de Saint Jean, c'est luxure et compagnie... Pour ceux qui connaissent cette séquence culte du zapping, sachez qu'elles poussent effectivement des petits Hiiiiiiiiii Hiiiiiiiiiii !!! A mourir de rire!!!!

PPS : juste pour que tu saches où j'en suis réellement, je quitte Pamukkale demain après 2 jours sur place, direction la mer et les vacances. Je suis pas trop en retard dans mon récit, ça devrait calmer les sceptiques!!!! Merci pour vos commentaires, ça fait chaud au coeur. N'hésitez pas également à me raconter vos histoires, j'en salive d'avance.
Que peut-on voir à Katakolon? (Grèce) English translation pending
by Alicamolly · 2008-10-12 · 21 replies
Bonjour, nous partons en décembre prochain sur le costa Concordia avec entre autres, une escale à Katakolon où nous n'avons pas retenu d'excursion et il n'est pas facile de trouver de la documentation sur cette ville. Merci de nous renseigner sur cette escale.😕
Une semaine en Grèce? English translation pending
by Lana13 · 2008-10-11 · 47 replies
bonjour je recherche a faire un voyage en grece avec hotel pension complète et pas mal d'excursion à faire pour 1semaine à un prix abordable car mon budget ne me permet pas plus, mas je ne c'est pas ou me renseigné pour avoir des prix sympa et encore moins quel mois y aller; mars avril ou mai???

merci bye
Croisière sur le Costa Serena, départ le 26 octobre 2008 English translation pending
by Lapinoux41 · 2008-10-01 · 15 replies
Nous partons sur le Costa Serena pour notre premiere croisiere le 26.10.08, (mon mari, mon fils et moi ) je recherche des personnes partant a cette meme date, afin de pouvoir discuter de choses diverses, experience similaire, ou peu etre aussi une nouveauté pour eux, ce que l'on peux me conseiller, bien que sur le forum, il y a deja pas mal de reponse a mes questions, mais c'est vrai que les avis sont parfois different, alors si vous etes comme moi de nouveaux participant a ce genre de croisiere faites moi signe.
Huit jours à Cancun en décembre 2008: excursions? English translation pending
by Raspailviton · 2008-09-27 · 10 replies
Bonjour à tous, nous avons reservé sur cancun du 13 au 21 décembre, y au aura t-il des francais pour la meme periode au meme endroit

l'hotel HOTETUR BEACH PARADISE All inclusive, je sais CANCUN, est une grosse station balnéaire, nous souhaitons faire un tout petit peu de playa mais quand meme le maximun de visite et en 8 jours dur dur !!!! de préparer et être stratégique.

pour les plus beaux sites au départ de cancun. Pouvez vous me dire si les choix ci-dessous sont positif et surtout la distante en bus à partir de cancun pour chaque site, pour pourvoir préparer un carnet de voyage. Aidez nous sur les compagnies de bus ou allez les prendre ?? ou faut-il passer par l'hôtel pour le faire des excursions ??? Car je préferais être avec les locaux

Chichen Itza2 Tulum Coba Isla de las Mujeres. Nous attendons touts vos conseilles, et merci par avance de nous avoir lu !!! dans l 'attente de vous lire Monique
Cabanas les pieds dans l'eau à Tulum? English translation pending
by Bibouns51 · 2008-09-23 · 6 replies
Je vais prochainement passer quelques jours à tulum. J'aurais aimé savoir si vous connaissiez des cabanas les pieds dans l'eau. J'ai entendu parler de Zazil Kin (pas toujours en bien) et de Cabanas Copal (connaissez-vous ?)... Que me conseilleriez-vous ? Dans quels tarifs ? Possibilités de réserver ? D'ailleurs, à ce propos, faut-il réserver pour partir en janvier ? Autre interogation, savez-vous s'il est possible de se promener sur la plage pour gagner les ruines ou le site n'est-il accessible que par la route ?

Si vous avez d'autres infos sur Tulum, je suis preneur...

Merci d'avance
Obtention d'une lettre de recommandation au consulat de France au Caire pour le visa soudanais English translation pending
by Autrans · 2008-09-21 · 43 replies
😉

je suis au caire je veux continuer mon voyage en ethiopie kenya etc.. j aime pas prendre l avion et prefere passer les frontieres terrestre donc passer faire un tour au soudan

le consulat soudanais au caire me demande une lettre de recom par le consulat de france

eh bien voila que on m apprend que depuis aout juste un mois avant comme par hazard ?

que la diplomatie fr ne donne plus de lettre de recomandation et ce pour quelque soit le pays en question

pas seulement le soudan comme si le consulat de france bar le biais de donner une lettre de recom

s attribuait le droit de selection des pays qu on peut visiter merci la liberte de mouvement

est ons en democratie ?

enfin toujours est t il que pour ces emerdeuses du service des francais au consulat m on dit sans grande

justification que c etait niete et que pour la lettre je pouvais me la mettre si vous me permetez la rime 😉

reste a trouver une alternative pour decendre en afrique du sud

si vous avez des idees de comment obtenir ce visa soudanais merci les bienvenues 😏
Voyage tout-inclus à Riviera Maya: quelles excursions choisir? English translation pending
by GrosMinet99 · 2008-09-07 · 7 replies
Bonjour! Je vais à Riviera Maya au Mexique au début octobre dans un tout inclu et j'aimerai avoir des informations et vos avis sur les excursions offertes. J'aimerai aussi avoir une idée des prix de ces visites. J'y vais avec Transat. Comme je suis là une semaine et que c'est ma première fois dans le sud, j'aimerai savoir ce qui est le plus important de voir... quels excursions choisir. Je sais qu'il y a plusieurs sites maya à visiter, mais lequel est le plus intéressant à visiter. Est-ce que l'on peut toujours monter dans la grande piramide de Chichen Itza?

Merci d'avence!
Notre voyage de quatre semaines en Bolivie (Bermejo Samaïpata, Sud Lipez communautaire, parc Maddidi) English translation pending
by Maud056 · 2008-08-16 · 10 replies
J'ai beaucoup lu ce forum pour trouver des infos pour préparer notre voyage de 4 semaines en juillet et août en Bolivie. Et toutes les discussions, récits de voyages, m'ont bien aidé!! Alors voici quelques infos sur certaines choses que nous avons faites: Excursion de 3 jours avec des chevaux à partir de Bermejo ( près de Samaïpata) Notre guide s'appellait Vicente, il a vraiment été génial!! Il était toujours positif, toujours content, faisait des blagues, il voulait tout le temps que tout aille pour le mieux pour nous...

Le 1er jour, balade avec les chevaux, paysages magnifiques, installation de notre "camp" (on avait des hamacs)

Le 2ème jour, p'tit dej avec maté de coca au feu de bois (avec les feuilles et du sucre de canne...délicieux contrairement aux sachets...), balade le long et dans une rivière, pêche au filet (près d'une cascade où le Che a passé quelques jours), cuisson des poissons au feu de bois... En revenant à l'endroit où on avait laissé les chevaux, on a pressé de la canne à sucre avec un vieux pressoir, il a fallut filtré le jus mais c'était vraiment bon!!

Le 3ème jour, retour à Bermejo avec les chevaux Ce que j'ai trouvé chouette c'est que le long du chemin, uniquement empruntable à pied ou à cheval, on a seulement rencontré des locaux qui allaient à Bermejo pour prendre le minibus pour aller à la ville de Santa Cruz...je me souviens encore d'une dame avec des poussins dans son sac....

On est parti avec Vincente via la ferme "woof" où on dormait (Ginger Paradise). Mais si ça intéresse quelqu'un c'est mieux de le contacter lui directement car ce sera beaucoup moins cher, et l'argent lui reviendra directement. Il faut discuter avec lui, c'est vraiment lui qui s'adapte à ce que les gens veulent faire...On pouvait par exemple aller dans le parc Amboro, pour avoir plus de chance de voir des animaux. Il n'a pas de téléphone alors il faut appeler la cabine du village de Bermejo et quelqu'un le préviendra...

Pour les personnes interessées... voila le numero de la cabine Differentes options selon si vous appelez: ...de l'etat de Santa Cruz: 9446994..d'un autre département bolivien: 39446994 ...d'un autre pays que la bolivie: 591 39446994 Demandez si vous pouvez parlez avec "don Vicente" ou " vicente Delgadillo"ou encore "don vicente, el guia". S'il n'est pas la demandez a quelle heure vous pourrez lui parler, c est a dire que vous prendrez en quelques sortes un rendez vous avec lui.

J'ai attaché au message quelques photos (le paysage, le camp, la rivière où on a pêché...)

La suite (sud de l'altiplano et parc Maddidi) dans un prochain message...

Maud
Fin de séjour en Turquie: une alternative à Antalya? English translation pending
by Sushicat · 2008-08-10 · 14 replies
Bonjour,

Nous sommes en train de nous concoter un itinéraire en Turquie pour les 15 premiers jours d'octobre et j'ai quelques doutes sur la fin du séjour. En fait nous commencons par le cappadoce et pensons nous poser quelques jours à la plage (environ 3 jours je pense). Je n'ai pas aucune envie de me baser à Antalya car ça a l'air d'être typiquement le type de ville que je n'aime pas. Pour recadrer je vois un peu Antalya comme le Nha trang du vietnam ou le Phuket de thailande et je n'aime pas ce genre de ville que je trouve soit trop grosses, soit pas authentiques pour un sou. En fait j'aime bien un peu de tranquillité. Nous sommes en transport en commun et nous arriverons du cappadocce ou de Isparta avant de repartir vers Denizli ou Isparta. C'est pour cela que j'aimerais rester dans la région d'antalya afin de limiter les kms. Ce que nous cherchons: un endroit où les accès à la plage sont facile d'accès vu que pas de voiture, des choses à faire à côté car c'est vrai qu'on a envie de profiter de la plage 3 jours de farniente c'est pas possible pour moi (je suis du genre hyperactive...). Je vois bien 1/2j visite, 1/2 j farniente ou qq chose comme ça.

En gros voici mes pistes: Side : le site et les plages ont l'air sympathique en cette période Analya: le site a l'air bien, les plages moins, possibilité de faire du bateau dans la péninsule. Est ce que la ville n'est pas encore un peu grosse ? terikova : le site a l'air superbe, d'après ce que j'ai compris plage de galet sur le site et plage de sable à terikova même.

Si vous avez d'autres pistes je suis preneuse. J'avais pensé à Kas mais ça me semble ajouter trop de temps de transport (je vois pas comment faire cappadoce-kas ou isparta-kas facilement).

Nous n'allons pas forcément passer les 3 jours sur place, peut être 2 jours à un endroit et 1 jour à un autre.

Voilà.

merci d'avance
Destination ensoleillée dans les Antilles pour un voyage avec enfants fin décembre? English translation pending
by Hourra · 2008-08-09 · 7 replies
Allô j'aimerai avoir votre avis. Je veux partir en voyage dans les alentours du 20 décembre 2008 et ce pour une période de 14 jours. Où il est recommandé d'aller pour le soleil ??? j'y vais avec la mère (59) et mes deux filles (7 et 14). Je cherche un endroit unn je pourrais me reposer et prendre du soleil. Merci infiniment😉
Idée de destination avec deux adolescents? English translation pending
by Eazyq · 2008-08-08 · 12 replies
BONJOUR, J'AIMERAIS BEAUCOUP OBTENIR DES IDÉES DE DESTINATIONS VACANCES DU 03 AU 10 JANVIER 2009. JE N'AI JAMAIS VOYAGÉ ET DÉSIRE QUITTER LE QUÉBEC AVEC MES ENFANTS (GARS 14 ANS ET FILLE 17 ANS). JE RECHERCHE QUELQUE CHOSE AVEC TOUT INCLUS AINSI QUE DES ACTIVITÉS POUR EUX. J'AI UN BUDGET DE 5000$ POUVEZ-VOUS M, AIDER SVP? MERCI!
Nos bonnes adresses d'un retour du Sud péruvien English translation pending
by Klopik · 2008-07-16 · 10 replies
Bonjour bonjour,

De retour du Pérou, je voudrais partager mes bonnes adresses et petites impressions. Je vais essayer de m’en tenir au principal et ne pas faire dans la littérature… Tout d’abord, pour donner une idée des prix, voici un cours du change approximatif en juillet 20008 : 1 sol = +/- ¼ d’euro - 1 $ = 2.8 sols = 0.65 euros

Arequipa : Hotel Nueva Espana : www.hostel-nuevaespagna.com.pe 125 sols pour 3 Un peu excentré… mais tout est relatif : à seulement 15 minutes à pied du centre ville. Chambres simples, grandes et propres, avec salle de bain, autour d’un joli patio. Petit déjeuner sur la terrasse. Accueil charmant et serviable par Christian, français, et son beau-père péruvien, tout à fait adorable qui se pliera en 4 pour vous expliquer le Pérou de long en large. C’est lui qui nous a conduit à une de nos meilleures adresses resto du Pérou, la PICANTERIA LA CAPITANA, toute proche : grande cantine populaire où les familles sont attablées à de grands bancs et dégustent des plats typiques et simples en buvant de la chicha. La patronne est éminemment sympathique et serviable. 21 sols pour un gros repas bien arrosé pour 3. A ne pas louper à Arequipa : le couvent Santa Catalina Prix de la course en taxi, en ville 2.5 à 3 sols

Puno : Hotel El Manzano :
http://empresas.viajeros.com/el-manzano-lodge 17 $ pour 3 = 51 sols pour 3/nuit Près du port et à 10 minutes à pied du centre ville. Chambres très simples mais propres, sur 3 étages autour d’un jardinet. Terrasse. Accueil très serviable. Internet. Service de lessive.

Resto : La Casona, rua de Lima, au centre ville. Recommandé par le LP mais bof bof. Très froid et très surfait. Je ne sais comment est cuisiné le cochon d’inde, ailleurs…mais là, ce fut une horreur…et pourtant j’ai une curiosité gastronomique et un estomac blindés : ici, la bête est présentée étalée, toute raplatie, avec la tête et les dents. Elle consiste en une couche de peau coriace et une couche de graisse. Par contre, à 100 mètres de notre hostal, en tournant le coin, vers le port, dans une polleria toute simple, nous avons mangé un excellent énorme quart de poulet/frites/salade pour 5 sols. Trajet en taxi à Puno : 3 sols

Les îles flottantes du lac Titicaca : Sur les conseils lus sur différents Forums, nous avons contacté la guide Olga Mamani Juli : olga_yina@hotmail.com Quelle bonne idée ! Olga est tout à fait charmante et, dans la mesure du possible, essaie de nous emmener hors des sentiers battus par les hordes touristes. (pas facile car les îles flottantes, bien qu’incontournables, sont un piège à touristes remarquablement organisé). Pour 75 sols par personne, elle nous propose le trajet en bateau vers les îles flottantes, l’arrêt explicatif sur celles-ci, le trajet vers l’île d’Amantani, le séjour dans la charmante maison de sa maman, avec souper et petit déjeuner, le trajet vers l’île de Taquilé, la promenade sur l’île, le repas (15 sols non compris dans le prix), et le retour à Puno. Vraiment, nous avons été ravis de bénéficier de la présence d’Olga plutôt que d’une guide officielle…elle fut bien plus flexible, bien moins didactique et bien plus…humaine ! un bonheur que nous ne pouvons que recommander ! …ne pas oublier d’apporter à la maman quelques denrées ou produits rares sur l’île d’Amantani (nous avons carrément demandé à Olga ce qu’elle conseillait d’amener).

Cusco : Hostal Orquidea Real : http://www.orquidea.net à flanc de colline, à San Blas, à 200 m du couvent Santa Catalina et 350m de la Plaza des Armas. Chambres très coquettes, avec mur de pierres apparentes, belle douche, lits immenses avec couette et couvertures. Terrasse avec belle vue sur les toits de Cusco. Personnel charmant et serviable 55 $ pour 3

Trajet en taxi dans la ville : 2.5 sols. Trajet du centre vers l’aéroport : 5-6 sols

Restos et bistrots :

Pour un verre sur la Plaza des Armas : café Trattamundo, au 1er étage, en face de la cathédrale. Bons vins blancs, bons pisco, bon chocolat chaud avec vue inégalée sur la place et la colline. Personnel charmant.

Resto Cultural Le Ritual, Choquechaca 140, recommandé par LP : bof bof…pas mauvais végétarien…mais assez sinistre….

Inka Hut, avenida El Sol 751, en face du marché artisanal, près de DHL : recommandé par LP…mais fréquenté par les touristes allemands et américains plutôt que par les familles péruviennes…donc, bof bof…

Quinta Eulalia, Coquechaca 384 : notre meilleure adresse au pérou !!! comme dirait le Routard…une adresse comme on les aime ! resto populaire ..mais où les étrangers que nous sommes ne détonnent pas trop…beaucoup de familles péruviennes et quelques routards. Musiciens. Jolie terrasse et plats populaires péruviens à bon prix (max 8-10 sols par plat principal) : soupe aux tripes, langue, piments farcis… (78 sols pour 5 gros plats, 1 salade, vin, bière et café pour 3)

Et enfin, deux rues de petites gargotes populaires, avec plats à 2-3 sols, menus à 4-5 sols, qui ne sont mentionnées ni dans le Routard ni dans le LP : - Avenida San Andres, parallèle à l’avenida del Sol, au sud. - Rua Pampa del Castillo, démarrant près du couvent San Domingo, parallèle à l’avenida del Sol, au nord.

Et le top du top, selon nous : le marché San Pedro…avec ses multiples stands de jus de fruit frais (2 sols), de yaourts (1 sol), de soupes et autres spécialités indéterminées !! on mange dans des assiettes en fer blanc, coude à coude, sur de longs bancs…une merveille !

Taxi pour nous balader autour de Cusco : Rolando rolandohula@hotmail.com telfs 984639845 984639591 direccion en cusco, av. Alta 515

..taximan très prudent, très sympa, avec une voiture en bon état ! Il fait office de guide partout où on passe. Il vous emmène où vous voulez, en dehors ou en dedans de Cusco. En dehors = 150 sols par jour Rien à reprocher. Juste un conseil : à moins d’adorer les buffets pour touristes (pas mauvais, ceci dit) un peu chers (25 sols/personne), insister pour choisir vous-même l’endroit du déjeuner

Agua Calientes :

Hostal Wiracocha Inn : www.wiracochainn.com En bord de rivière, parallèle à la rue des restos. A 3 min à pied de la station de bus et de la gare. Chambres tout à fait correctes, sans plus. La famille qui tient l’hôtel est charmante. 160 sols pour 3

Restos : l’horreur partout ! (sauf si on paie le prix fort et qu’on va au resto recommandé par le routard, tenu par un français : Indio feliz (menu : 38 sols/personne). Nous avons testé « chez Maggy » et « Inti Inn »…tous deux méritent un large détour !

Ollantaytambo :

Hotel El Albergue : www.elalbergue.com à la gare…oui, oui….vraiment à côté de la gare. Très très joli hôtel, avec chambres dans le joli jardin. Très calme malgré la gare toute voisine. 70 $ pour 3

Lima :

Hotal San Antonio Abad, à Miraflores, repris dans le LP et sur Trip advisor. Très joli hôtel, avec jardin et grandes chambres quasi luxueuses…mais le website est trompeur …le calme est loin d’être présent, à cette croisée de deux grands boulevards. Mais pour ceux que cela ne gêne pas, nous le recommandons chaudement : 65 $ pour 3. Pick up à l’aéroport gratuit. Et je vais me répéter encore une fois mais….personnel tout à fait charmant…..c’est une constante au Pérou ! …certains pays devraient venir prendre des leçons !!!

Voilà…j’ai essayé de faire court…. C’est raté.

Bon voyage à tous !
Bienvenue chez les chiites! cinq semaines en Iran English translation pending
by Phil64 · 2008-07-12 · 84 replies
Salam a tous, pour vous epargner les fauites de frappes de clavier et les accents manquants, voici mon recit en direct d'Iran apres correction par Mu... (desole pour ce petit differe...) j'espere en partager avec vous un peu de la magie... Safar khosh ! comme on dit en farsi 🙂
Voyage de trois semaines en Guadeloupe au mois de janvier 2009 English translation pending
by Eladine · 2008-07-12 · 29 replies
Bonjour, je voudrais faire un voyage de 3 semaines en Guadeloupe en janvier 2009, et j'aimerais savoir s'il est judicieux de faire une partie du séjour à Basse Terre et l'autre à Grande Terre afin d'éviter les km en voiture .Et si oui, quels sont les endroits à préférer pour séjourner sachant que je recherche comme beaucoup, de belles plages . Le site de Nouvelles Antilles .com que je viens de découvrir semble proposer des formules intéressantes en bungalows (appart . +vol ). Qu'en pensez-vous ? Merci de votre réponse .
Bus Salta (Argentine) - Vilazon (Bolivie) English translation pending
by Bananechoc · 2008-07-10 · 7 replies
Bonjour Je voudrais savoir si il existe un bus de nuit reliant salta a vilazon, ou si non, savez vous lequel est le plus tard ? et de ou part le bus? est ce de la gare routiere de salta ? merci beaucoup !
Mini croisière de cinq jours à bord du Napoléon Bonaparte de SNCM English translation pending
by Desbell83 · 2008-06-19 · 62 replies
Bonjour a tous,

Souhaitant visiter Rome je viens de trouver sur le site SNCM une mini croisiere de 5 jours a bord du Napoleon Bonaparte nous embarquerons donc le 1er octobre avec comme escales :

depart Marseille Livourne Naples Citavecchia Marseille

Ayant deja visite Florence et Pise, nous souhaiterions visiter la ville de Livourne que nous n'avons en fait que traversee pour rejoindre Florence et Pise, mais aucune excursion n'est prevue par le bateau pour rester dans la ville . Pourriez vous m'indiquer si du port une navette existe afin de se rendre au centre ville, nous y restons la journee et je pense que Livourne merite aussi d'etre visitee.

En ce qui concerne l'escale a Naples, nous avons egalement visite Pompei mais un tour panoramique de Naples est prévu.

La journee a Rome est également organisee.

En vous remerciant pour vos renseignements - cordialement
Circuit dans le Karnataka en 2009 (Inde) English translation pending
by Thomaxlou · 2008-06-06 · 6 replies
Bonjour... me revoilà.

En 2007 j'ai fait le Rajasthan (30j), en 2008 j'ai fait le Tamil Nadu et le Kérala (32j) et comme j'adore l'Inde je compte refaire une autre partie de l'Inde en 2009. En gros en 2009, j'ai comme projet de faire les îles Andaman (+/- 20j) au départ de Chennai mais aussi le Karnataka (+/- 10j). En ce qui concerne le Karnakata, vaut-il mieux prendre l'avion à Chennai et atterrir à Bangalore et commencer un circuit à partir de Bangalore ou si je loue une voiture avec chauffeur peut-on démarrer le circuit de Chennai et donc de faire une boucle? (la route entre Chennai et Bangalore est-elle intéressante? Est-ce faisable en 1 jour? Qui peut me donner une idée de circuit + le nombre de jour pour chaque lieu? Qui a des bonnes adresses (guesthouses) pour l'ile Adaman et le Karnakata? L'année dernière j'ai fait l'impasse sur Chennai et je suis allé directement à Mahaballipuram (cool) où j'ai démarré mon circuit... y a-t-il d'autres plages cool aux environs de Chennai? Merci à tous
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
by Colorianne · 2008-05-26 · 43 replies
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.

Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.

Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.

Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…

Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.

Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.

Le départ

Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.

Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.

Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…

J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.

Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.

Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.

Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…

Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…

Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?

Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"

Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).

Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.

Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.



Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!

Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.

Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !

Arrivée à Los Angeles

Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.

Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.

Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.

Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…

Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…

Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.

Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.

On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.

Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.



Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…

Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.



Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!

Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.

Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…

Premier jour : Los Angeles

Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!

Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.

Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".

Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.

Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…

Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.

Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…

On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.



Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.

Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…

Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…

Las Vegas

Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.

Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…

Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".

Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!



Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.

Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…

Vallée de feu

De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…



Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"



Zion

Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.

On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…





Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?

Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.







Bryce Canyon

Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.

Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…

Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…



En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!

Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"

Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.

Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…





Lake Powell

Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...

Monument Valley

Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.

En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?



Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.

Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.

Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"

Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.

Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.



J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…

Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.

J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.

Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…

Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.

Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.

Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…







Grand Canyon

Sur la route :



Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.

J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…



Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…



La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…

A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.





Calico

Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...



Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.



Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…

Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!

Sequoia national park

Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !

Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.

J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…

Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.

La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné





L'intérieur d'un arbre mort





Golden Hills

Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.





San Fransisco

Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.

C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…

La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …

Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…

Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.

Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...



Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…

Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.

Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…

Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.

Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…

Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.

Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Route pour passer à la frontière Bulgarie-Grèce? English translation pending
by Anàssa · 2008-05-23 · 16 replies
Bonjour,

Je regarde les cartes (les vieilles cartes que j'ai à disposition, pas moyen de trouver une carte récente de la Bulgarie en Italie 🤪) et elles me donnent des infos contradictoires : une route apparaît sur l'une (apparemment la frontière est fermée, mais comme la carte a 30 ans...), là où l'autre ne montre que les Rodopes vierges.

Donc question : Existe-il une route Moncilgrad (bg)-Komotini (gr) ? Où les deux seuls postes pour passer d'un pays à l'autre sont-ils celui de Kulata et de Svilengrad ?

Catherine
Itinéraire pour deux semaines au Mexique English translation pending
by Hanimichi · 2008-05-12 · 6 replies
Bonjour je pars au mexique pour une periode de 2 semaine à partir de fin juin J'envisage de faire Mexico /Oaxaca/palenque/Merida/Cancun Je me demandais si c'etait possible de le realiser en 2 semaine et en prenant comme moyen de transport des bus de nuit ? Quels sont les durée de trajet de chacune des villes ? Apparement la companie ADO est une bonne companie Je ne pense que je pourrais tout visiter, je dois selectionner certaine des lieux. Ce que je recherche eventuellement ce sont a la fois les sites archeologique / les pyramide / quelque vestiges coloniaux / et peut etre de la randonnée pk pas ? Quels sont les sites que vous avez aimé le plus ? Je me demandais s'il existait un bolleto turisto dans chaque ville principale . En ce qui concerne les logements je privilégerai les auberges et les hotel à bas prix . Faudrait que je reflechisse d'ailleurs à mon budget pour ce voyage Quelles ont été vos budget pour 2 semaine ou plus ? Merci d'avance hani
Aire de stationnement pour un camping-car à Rome? English translation pending
by Doudoujo · 2008-04-15 · 12 replies
Nous partons pour Rome en camping car dans une semaine, qui peut me donner le nom d'une aire bien placée, pas trop bruyante et sympa ?
Séjour en Guadeloupe: Marie-Galante ou La Désirade? English translation pending
by Pejee · 2008-04-15 · 17 replies
Bonjour à tous, Mon séjour en Guadeloupe se rapproche à grands pas et je m'en réjouis😎😎!!!! J'ai quand même 1000 et 1 questions qui trottent dans ma tête 😇....mais on va commencer tranquille! Aujourd'hui, c'est les îles et îlets avoisinants. Nous serons là bas 2 sem et aimerions visiter soit MG soit La Désirade durant 2j! (pas les deux, budghet oblige) Chacune d'entre elles à ses charmes, mais nous avons du mal à nous décider. Pourrais-je avoir votre point de vue? Je suis preneur et avide de commentaires!! Nous souhaitons également effectuer un p'tit passage par les îles de Petite Terre: peut-on éventuellement louer un bateau, ou existe-t-il des désertes quotidiennes (j'ai mon permis et une solide expérience mais les passes et fonds sont tout de même bien connus par les locaux!!). De même pour l'îlet blanc et l'île Fajoux! Pour info, nous partons pour découvrir une îles réputée mais aussi pour le kite.... Merci pour vos réponses.
Carnet de voyage en Andalousie English translation pending
by Mantrotter · 2008-04-12 · 1 reply
Durée du séjour : 5 jours

Compagnie Aérienne : Air Europa (billet AR 110€ pris deux mois avant)

Destinations : Sevilla et Granada (un précédent voyage de 5 jours m'avait permis de visiter une première fois Séville et Cordoue)

* Jour 1 : 2h d'avion et arrivée avenue carlos V en bus (toutes les 30 à 45 min selon les heures d'affluence d'avions). Prix du billet : 2, 10€ et durée 30 min environ arrivée en soirée je me suis baladé le long du Guadalquivir près de la torre del oro, plaza de toros puis remontée vers l'ayuntamiento (mairie) et catédrale. Rencontre avec le couple qui m'héberge * Sortie nocturne et bars à tapas

* Jour 2 : pti déjeuner churros+chocolat chaud puis visite du Real Alcazar (entrée : 8€) et ensuite direction la gare Santa Justa pour me rendre à Grenade (21, 65€ pour 3h tout confort)

Là déjeuner dans une taverne (formule du midi) et ensuite direction la plaza nueva pour retirer le city pass que j'avais réservé sur le site :
http://caja.caja-granada.es/Apli/bononuevo/mainEN.htm En gros pour 30€ vous avez tous les meilleurs monuments + 9 billets de bus + bus à touriste (le truc à étage... je l'ai pris et franchement pas intéressant car il passe par la périphérie de la ville ; rien ne vaut la marche à pied ou même les lignes de bus classiques) + réservation de l'alhambra (et ça c'est un luxe car quand on passe devant tout le monde alors qu'il y a une queue de 300m ça permet d'économiser un max de temps). Sachez qu'il existe deux points de retrait de ce fameux city pass : l'un à la plaza nueva donc (dans une cabine genre celles que l'on voit partout pour leur loto national) ou bien au science park tout au sud est. Pas de bol le jour où j'y suis allé un pépin d'informatique à la plaza nueva m'a obligé à aller au science park (enfin ça m'a permis de faire une découverte de la ville mais avec un sac à dos ça calme quand même). Ensuite découverte du deuxième couple qui m'hébergeais * Le soir balade sur les hauteurs de l'Albaycin, Sacromonte et vues sublimes de l'Alhambra sur le mirador de San Nicolas. Retour dans le centre et bar à tapas.

* Jour 3 : Pti déj churros + chocolat + café + orange pressée (11, 50€) Utilisation du fameux city pass avec visite du monasterio de San Jeronimo (sinon entrée à 3, 50€) : pas mal du tout. Après visite de la Capilla Real (sinon entrée à 3, 50€) : bien sans plus visite de la Catédrale (sinon entrée à 3, 50€) : majestueuse et immaculée par la blancheur. Superbes voutes et transepts, retables splendides. Visite du quartier Alcacairia (équivalent de souks avec boutiques pour touristes). Direction plaza nueva pour récupérer un bus en partance pour l'Alhambra (N°30 ou 32, billets à 1€ ou gratuits avec le city pass). Comme il y avait un monde fou j'ai tenté l'ascension à pied (en partant de la fameuse place il faut compter 15 minutes en marchant à bonne allure). Visite de l'Alhambra : alors là sachez qu'il faut prendre son mal en patience si vous n'avez pas réservé et ça peut durer très longtemps visiblement (trois caisse d'ouvertes seulement quand j'y étais dont une pour les entrées déjà réservées ). Vous avez une heure d'entrée impérative pour les palais Nasrides (le point d'orgue de la visite du site).

> Début de la visite par l'Alcazaba (compter 30 à 40 min si on raffole de photos). Il s'agit d'une forteresse militaire où étaient les garnisons qui défendaient l'Alhambra. Puis vint les palais nasrides (là en principe la moyenne des touristes est de 40 minutes... j'y suis resté 1h30 !! avec au bas mot 80 photos). Un seul adjectif : sublime. Ensuite direction les jardins du Generalife (architecte en arabe) et de ses palais (ne pas manquer les tours le long des jardins histoire d'être à nouveau émerveillé par l'architecture des Maures). Enfin pti tour dans le colisée de Carlos V. Durée totale de la visite : 4 heures mais la moyenne doit être de 2h30/3h. Ensuite repas copieux et mérité (il devait être 16h15) avec menu du jour (ce qui est pratique en Espagne vu qu'ils mangent hyper tard). balade digestive pour retrouver un bus direction le monasterio de la Cartuja (bus N°8 / entrée 3, 50€). Perso j'ai aimé l'extérieur mais pas l'intérieur trop chargé à mon goût. Enfin ptite balade dans le car à étage de touriste (départ face à la cathédrale). Le soir diner tapas (fèves avec du jambon j'étais friand de ça) puis sortie avec ceux qui m'hébergeais * jusqu'à 3h... (j'avoue que la sangria et la cerveza m'ont assommé).

* Jour 4 : lever de bonne heure pour visiter les iglesias que je n'avais pas vu et le musée archéologique (compris dans le city pass, sinon 1, 50€) puis remontée vers Sacromonte (de jour cette fois ci) et redescente vers le centre de Grenade par l'Albaicin. Pause désaltérante dans une tétéria marocaine et achat de guide et poster dans les souks à touristes. Puis retour à la gare et comeback vers Seville. Le soir diner à nouveau dans une taverne et direction les ferias (j'y étais pendant la semaine où cet événement se produit, généralement tous les ans en avril mais cela change de semaine). Tout simplement énorme !! c'est un peu excentré mais on comprend pourquoi vu la taille de la fête... des petites tentes partout sur de longues allées, des lumières dans tous les sens et surtout des andalouses dans des robes splendides accompagnées par leurs hommes sur leur 31. Tout est haut en couleur et sent bon la fête et l'envie de danser. Par contre sachez que l'on ne peut entrer dans les sortes de tentes car il s'agit d'endroits réservés privés. J'y suis quand même resté 2 bonnes heures à errer et prendre des photos de danseuses de flamenco.

* Jour 5 : retour vers l'aéroport et direction Paris Orly. Arrivée en milieu de journée pour retrouver ma ptite ville et revoir les photos prises lors de ce séjour idyllique.-- * NOTE : je voyage par le biais du site couchsurfing... donc je suis hébergé la plupart du temps chez des gens. J'en reçois régulièrement mais pas nécessairement ceux chez qui je vais.

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