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Photos des plages de Kuta Lombok... (Indonésie) English translation pending
by MisterThib · 2007-09-24 · 34 replies
Photos prises il y a quelques jours, sur la côte Sud de Lombok... un magnifique petit bout d'Indonésie, encore vierge de toute construction, hormis quelques cabanes de pêcheurs... 🙂







Vacances aux Philippines avec deux enfants en février English translation pending
by Croquechou · 2007-09-22 · 1 reply
bonjour à tous les internautes accros aux voyages

cela fait presque 2 ans que je lis régulièrement les différentes rubriques de ce site. Et de tant en tant (2 fois par an je fais appel aux pro des voyages). Nous sommes toujours la même petite famille avec nos deux enfants qui 2 fois par an nous partons pous s'évader vers des horizons exotiques. Donc une fois de plus je fais appel à vous pour nos vacances de février. Notre prochain votre je pense va être en philippine. Super le vol n'est pas trop cher, d'après les commentaires les resto corrects. Mais voilà nous n'avons pas beaucoup de renseignements sur ce pays. Alors je sais par expérience qu'il y a des spécialistes de l'asie sur ce site (piaf et compagnie) alors pouvez vous nous aider. Notre mode de voyage est très classique et nous n'avons pas peu du côté "touriste" (il en faut pour tout les goûts). Donc notre but c'est de visiter la capitale: comme à Bangkok ou à Kuala Lumpur est ce qu'il y a un quartier chinois ou des curiosités à ne pas rater. Ensuite en général nous faisons la pose plage (le côté touriste ne nous fait pas peur, nous sommes des touristes...) Cedu, Boracay ou autres. Alors si quelqu'un à des photos et des infos merci pour nous. J'espère que même les routards nous donnerons des infos car chaque fois que vous nous avez donné des tuyaux nous avons jamais toujours été ravis.

Merci à tous par avance et surtout de la part de Charles et Aurore nos enfants à qui j'espère nous allons transmettre le virus du voyage........ 😏😏
Tour opérateur et climat aux Seychelles? English translation pending
by Pygman · 2007-09-21 · 13 replies
Bonjour,

Pouvez-vous me conseiller un tour opérator pour un voyage aux Seychelles ? Quelle est la meilleure saison pour s'y rendre ?

Merci.
Stage à Hawaï English translation pending
by StéééFF · 2007-09-20 · 9 replies
bonjour à tous !!!🙂

Je suis actuellement en licence de tourisme et je souhaite faire mon stage de fin d'année à hawaii (5/6 mois) mais seulement je ne sais pas si des entreprises du secteur de tourisme sont sucesptibles d'embaucher des stagiaires français.. et surtt lesquelles ... En matiere de logement(studio logement étudiant) je ne sais absolument pas sur quelle site aller pr me renseigner ...😕

Si l'un d'entre vous a déja effectué ce genre d'expérience .... peut il me renseigner ?

Merci d'avance !!
Sasak Story (île de Lombok, Indonésie) English translation pending
by Lolodesiles · 2007-09-17 · 136 replies
Cher Alan

A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂

1 mois chez les Sasaks, à Lombok Préambule C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.

Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !

J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂

Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏

J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.

Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂

Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)

La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉 Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.

J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.

Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.

J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛

A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…

J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !

A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…

J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.

Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »

Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »

Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…

Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement. Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »

Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.

Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.

Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛

La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte. Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun.

Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎

Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.

Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕

La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés et ses habitants qui adorent se faire photographier ! Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère. « Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle » « M’en fous ! »

C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !

En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐

« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪

Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…

Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »

C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »

Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !

Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »

Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…

Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…

Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.

Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».

En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »

Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…

Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪

Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.

Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? » « T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »

Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏

En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…

Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…

Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »

Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique

Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂

Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…



et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.

Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂



Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !

Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…

J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »

En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂

Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)

La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation



Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet



Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂

Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...



Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!



Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂

Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »

Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂

Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...

Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j’ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪

Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !



Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...

Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »

Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴‍☠️

Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)

J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏

Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »

Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉

Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪

C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂

Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…

Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »

Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂

Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac



et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !



Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...

Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"

Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂

Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...

Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...

Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !

Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…

En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.

Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪

Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…

Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »

Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂

Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴‍☠️

Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎

Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.

En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »

Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…

Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »

Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.

« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»

Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…

Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…

En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂

Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…

A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪

Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛

Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…

Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.

Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.

Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...

Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Réservation du pass Air Tahiti et logement dans les îles English translation pending
by Mich74 · 2007-09-09 · 6 replies
comment faire pour reserver le logement dans les iles polynesienes avant le depart de france en sachant que l'on ne peut réserver le pass air tahiti qu'en étant a papeete !!!! donc on ne sais pas d'avance a quelles dates exactement on va arriver dans les iles que l'on veut visiter suivant qu'il y a ou pas de la place dans les avions d'air tahiti ?????
Naufrage à Koh Phi Phi (4 septembre 2007) English translation pending
by Henridusud · 2007-09-04 · 13 replies
Un bateau d'école de plongée le Kingfisher a coulé hier en fin de matinée entre les deux iles de Phi Phi. Malheureusement un des touristes plongeurs s'est noyé coincé sous la coque. les 55 autres passagers ont été recueillis par d'autres bateaux. Les conditions sont à l'heure actuelle difficiles en mer d'Andaman avec de grosses vagues.
Vivre aux îles Baléares ou aux îles Canaries? English translation pending
by Nannoo · 2007-09-03 · 7 replies
Bonjour à tous,

Ca y est, c'est décidé! je fais le grand saut! je pars de Belgique pour aller m'installer début octobre (si tt va bien) à l'étranger et réaliser ainsi mon rêve de tjs... 😉 Ayant fait mon stage de secrétaire de direction à Barcelone, je parle très bien espagnol et j'ai donc choisi l'Espagne comme nouvelle patrie! Ayant tjs voulu vivre sur une île, j'hésite énormément entre les îles baléares et les îles canaries.... En visitant plusieurs forums, j'ai pu constater que les îles canaries étaient l'endroit où les salaires étaient les plus bas d'Espagne et je suppose donc que la vie y est plus difficile..... par contre en ce qui concerne les îles baléares, j'ai pu lire plusieurs fois que les majorquins n'étaient pas très agréables avec les étrangers.... en plus comme ils sont la plupart catalans, ça me fait un peu peur, car pour l'avoir vécu à Barcelone, ils ne sont effectivement pas très ouverts (sans vouloir faire de généralités 😊) mais les catalans de Majorque ont-ils la meme mentalité que ceux de Barcelone? Je fais donc appel à vous, afin de partager avec vous vos expériences sur chacune de ces iles et pouvoir ainsi dresser plus objectivement ma liste des pours et des contres afin de faire un choix définitif. Tous les tuyaux concernant recherche d'emploi, de logement, coût de la vie, ambiance et coins sympas, ... sont également les bienvenus. Je vous remercie beaucoup d'avance.

Nannoo
Les Galapagos? English translation pending
by Chanetmitch · 2007-09-03 · 8 replies
Bonjour,

Nous partons le 14octobre en Equateur début de notre voyage pour une durée de cinq mois en Amérique du Sud. (Equateur, Pérou, Bolivie, Argentine et Chili)

Nous resterons 4 semaines en Equateur et nous aimerions beaucoup aller aux Galapagos. Evidemment le prix nous retient...il faut environ 980€ pour le vol+entrée sur le territoire pour deux personnes...

Est-il possible de visiter quelques unes des îles sans passer par des croisiéres, afin de réduire le prix . Une croisiére de 4 jours est de l'ordre de 800€/personne...🤪

Merci de me répondre suivant votre éventuelle expérience aux Galapagos😉
Trois semaines à Hawaï English translation pending
by Vaza · 2007-09-03 · 9 replies
Bonjour tout le monde !!!

Je partirai pour 3 semaines à Hawaii le 16 septembre prochain. Je me suis offerte le guide Ulysse, mais les meilleurs conseils seront certainement ceux donnés par vous !!! J'arriverai à Honolulu et n'ai aucun plan précis. Pourriez-vous me donner des bons plans sur un hôtel pas trop cher (env. 60-80$) à Honolulu pour commencer et me dire ce qu'il ne faut ABSOLUMENT pas louper en aller tout là-bas ?? Faut-il louer une voiture ? Les transports en commun ne sont pas très pratique à ce que j'ai pu comprendre....... Faut-il un permis de conduire international pour louer une voiture ??? Quelles iles valent VRAIMENT la peine d'être visitées ?? Est-ce facile de loger chez l'habitant ??

Toutes vos suggestions seront les bienvenues, je pars un peu à l'aventure et je n'ai rien de vraiment prévu....

Merci d'avance à tout !!! Je vous souhaite une toute belle fin de journée !!!

Biz Vaza😉
Plages au Vietnam ou en Thaïlande fin avril? English translation pending
by Catherine40 · 2007-08-31 · 10 replies
Bonjour, En prévision d'un voyage en Thaïlande et au Vietnam pour fin février à fin avril 2008; je désire me reposer à la fin du voyage pour environ 2 semaines sur de belles plages, j'hésite entre celles de du Vietnam et celles du sud de la Thaïlande. J'ai souvent été sur les plages des Antilles où il m'était possible de me faire bronzer en "monokini". Est-ce possible dans un ou l'autre des deux pays? Tout en étant des plages pas trop dispendieuses car je ne désire pas aller dans une station balnéaire. Je préfère loger dans un guest house face à la mer. Vous pouvez m'aider?
Avis sur itinéraire d'un mois dans le Nord de la Thaïlande English translation pending
by Diablotyne · 2007-08-29 · 30 replies
Bonjour les VFistes, alors voilà, mon chéri et moi partons en Thailande du 10 décembre au 09 janvier de cette année, pour moi se sera la première fois, pour lui la troisième. Effectivement c'est un pays qui lui tient très à coeur, mais il ne connait que le sud, c'est pourquoi nous avons décidé de faire un petit tour au nord. Après avoir beaucoup lu les précédentes discussions, navigué sur le net et dans les bouquins, nous avons élaboré une "ligne directrice" qu'on souhaiterait vous soumettre afin d'avoir vos avis, sachant que l'on ne recherche pas le grand luxe, mais plus le contact avec les thais et la simplicité, et de pouvoir s'imprénier à fond de leur culture et de leur mode de vie. Donc voici l'itinéraire, avec quelques nom de guests qui ont l'air d'être ce que l'on recherche, si vous avez d'autres adresses à nous communiquer nous sommes prenneurs !!!

Nous arrivons le 11 DEC à Bangkok, et avons décidé pour gagner du temps de prendre un vol direction Chiang Mai 11-15 DEC 07 : CHIANG MAI avec comme optique de faire un treck de 2 jours, si vous avez des adresses sérieuses ??? 15- 18 DEC 07 : MAE SOT avec comme optique de visiter Um Phang 18-20 DEC : SUKHOTHAI 20-21 DEC 07 : LOPBURI [ HI Vimolrat] 21-23 DEC 07 : AYUTHAYA 23-26 DEC 07 : HUA HIN 27-30 DEC 07: ARCHIPEL DE SAMUI (quelle ile???) 30 DEC 07 - 01 JAN 08 : KRABI 07 – 09 JAN 08 : BANGKOK

Voilà, il faut vraiment savoir que nous ne sommes pas rigide, et que l'on marche au coup de coeur, donc pas à l'abri de tout modifier sur place. Maintenant si il y a des choses sympa, hors des sentiers battus, donnez nous les tuyaux, on les prendra avec plaisir, car il est vrai que on est resté sur un tracé certe très touristique pour démarrer.

Voili voilou, j'attend vos réactions, merci beaucoup d'avance, et bonne journée à tous !!!!!!!
Croisière aux Maldives avec Terre d'aventure English translation pending
by Ericlaurence · 2007-08-19 · 2 replies
Bonjour,

Nous voulons faire cette croisière pour notre voyage de noce. Merci de nous donner vos impressions si vous avez effectués cette dernière et des photos pour nous mettre en appêtit Merci par avance Eric😎
Hôtel Intercontinental Playa Bonita Resort & Spa au Panama English translation pending
by Papille · 2007-08-18 · 5 replies
Bonjour à tous!

J'ai gagné un voyage d'une semaine au Intercontinental Playa Bonita Resort & spa au Panama. J'habite à Québec. Je ne suis jamais allée ailleur qu'au USA et Canada. J'y serai avec mon chum du 1er au 6 novembre prochain.

J'ai lu sur ce forum que la température y sera probablement suffocante et incertaine; que l'hôtel sera probablement #1 et la bouffe aussi; que Panama City est une ville sécuritaire.

Voici les questions auquelles je n'ai pas réussis à répondre:

Nous aimerions aller à San blas et nous voulons savoir combien de temps ça prend pour traverser le pays? Est-ce mieux de le faire en autobus, en "taxi" ou de louer une voiture et combien ça coute? Les routes sont-elles vraiment si hasardeuses? Est-ce sécuritaire ou on passe proche se tuer?!?

Aussi, j'ai lu que les bars de cet hôtel ferment à 23h00... Et les bars dans la ville ferment à quelle heure? Est-ce que la cigarette est permise dans les endroits publiques?

Je vous remercie pour les détails...
Air Moorea: crash du vol Moorea-Papeete (9 août 2007) English translation pending
by FàTahiti · 2007-08-10 · 2 replies
Au moins quatorze personnes ont trouvé la mort, jeudi, dans le crash d'un Twin Otter d'Air Moorea, selon un bilan provisoire. Six autres personnes sont portées disparues. Les raisons de l'accident n'ont pour l'heure pas été déterminées.

"Le Twin Otter a décollé de Moorea à midi avec dix-neuf passagers à bord et le pilote. Après son décollage, il n'a plus eu de contact avec la tour de contrôle. Nous n'avons pas d'informations précises sur la façon dont il s'est abimé en mer. Des bateaux qui se trouvaient dans le secteur se sont rendus sur le lieu de l'accident (...) Il y a dix minutes, les secours avaient repêché quatorze corps sur les vingt personnes qui se trouvaient à bord", a déclaré en milieu d'après-midi le pdg d'Air Tahiti (ndlr, Air Moorea est une filiale d'Air Tahiti), Christian Vernaudon, avant d'ajouter: "Pour le moment, les corps sont toujours à Moorea (....) nous sommes tous bouleversés, c'est la pire chose qui puisse arriver". A l'aéroport domestique de Tahiti-Faa'a, la consternation pouvait se lire sur les visages même si certains passagers étrangers ne comprenaient pas pourquoi leur vol était annulé. Une cellule de crise a été mise en place pour accueillir les proches des victimes qui attendaient, en larmes, de plus amples informations. Les corps devraient être rapatriés, en fin d'après-midi, à la base aérienne de Faa'a où une chapelle ardente doit être dressée.

"Les moteurs se sont coupés"

Bien que les raisons du crash soient, à l'heure actuelle, indéterminées, un témoin qui se baignait dans le lagon de Moorea à quelques centaines de mètres du lieu de l'accident, a expliqué à Tahitipresse, que les deux moteurs de l'appareil s'étaient subitement arrêtés: "Le Twin Otter a décollé. Il n'était pas très haut. Le temps était magnifique, mais, d'un seul coup, les moteurs ont fait un drôle de bruit puis se sont carrément coupés alors que l'avion était encore en phase de décollage", explique Bernard, qui réside à proximité de l'aéroport de Moorea. "Puis l'avion est tombé, pas comme une pierre mais en suivant sa trajectoire. L'impact n'a pas été fort. J'ai vu la queue flotter à la verticale quelques instants puis il s'est enfoncé (...) Des bateaux de pêche ont alors foncé vers l'impact. J'étais complètement hébété", a-t-il ajouté. Cet accident est l'une des catastrophes aériennes les plus importantes qu'ait connu la Polynésie française. En avril 1991, un Dornier d'Air Tahiti s'était crashé au large de Nuku-Hiva (archipel des Marquises), faisant dix victimes. En 1973, un Boeing de la Pan Am s'était également écrasé, peu après son décollage de l'aéroport de Tahiti-Faa'a.
Vietnam en 28 jours du nord au sud: itinéraire et conseils? English translation pending
by Tournesol258 · 2007-08-09 · 14 replies
Bonjour,

Nous sommes 3 femmes qui serons au Vietnam en décembre. Nous arriverons à Hanoi le 30 novembre et le retour se fera d’Ho Chi Minh le 29 décembre. Étant donné que nous ne disposons en tout que de 28 jours pour couvrir un trajet du nord vers le sud, j’aimerais bien quelques commentaires/suggestions par rapport à notre ébauche d’itinéraire :

- 2 jours à Hanoi - 6 ou 10 jours dans le nord-ouest (nous pensions opter pour la version 10 jours mais devrions-nous y aller pour 6 afin de pouvoir passer plus de temps ailleurs?) - 3 jours (?) baie d'Along (nous pensions opter pour 3 jours/2nuits sur un bateau avec excursion en kayak. Est-ce trop long? Je crois avoir lu qu'en décembre, il y a de fortes chances que ce soit brumeux?) - 4-5 jours pour decendre de Hanoi vers Ho Chi Minh (des suggestions ici seraient appréciées. Nous pensions à Ninh Binh, Hue, Hoi An, ??) - 3 jours (?) Delta du Mékong (devrait-on y passer plus de temps afin de pouvoir explorer plus à fond?) - 3 jours à Ho Chi Minh (dont 1 journée pour aller voir les tunnels de Cu Chi) - 2-3 jours sur une plage quelque part -- (des suggestions?)

merci à l'avance pour vos judicieux conseils!

Marie-Eve
Thaïlande et Vietnam en 3 mois English translation pending
by Suzannel · 2007-08-05 · 12 replies
Nous planifions 3 mois en Thailande et nous questionnons présentement sur la possibilité de combiner et la Thailande et le Vietnam dans le même voyage. Est-ce réalistic?? Nos billets d'avion sont sur Bangkol... Peux-t'on facilement voyager entre ces deux pays??
Amérique du Nord en camping-car: que visiter? English translation pending
by Mejabran · 2007-08-02 · 5 replies
Nous envisageons un voyage de 15 jours en camping car en famille. Connaissant déjà l'ouest américain, nous hésitons entre l'est ou le sud (floride, texas..) Si c'est le nord, pourriez vous nous dire quelles villes visiter et si le camping car c'est dangereux car pour nous, ce sera la première fois ? merci d'avance

mejabran
Trois mois en Amérique du Sud sans trop planifier English translation pending
by Tartaruga · 2007-07-30 · 6 replies
Salut, nous sommes 2 personnes (1 gars et une fille) qui partent en amérique du sud pour 3 mois. C'est notre premier voyage outre mer à tout les 2. On est Canadien et on a fait l'ouest c'est tout. Voilà, j'aimerais discuter avec des gens qui sont parti comme ça sur un no where avec le sac sur le dos et qui ont découvert comme ça les amériques sans trop planifier. Savoir si c'est possible ou dangeureux, est-il possible d'acheter un vélo la bà et de voyager sur les routes de campagne sécuritairement. Ya t-il des pays à éviter par leur situation politique tendu. Peut-on manger sans souci chez l'habitant? Peut-on traverser les frontières sans problème avec notre passe port? 3 mois sont t-il sufisant pour voir le Péru, l'équateur, le Chili ainsi qu'une parti du Brésil. Qu'elles sont les choses à apporter (principale). Bon comme vous voyer je suis au point zéro, j'aimerais avoir le plus d'information possible. Merci d'avance Sonia
Choses à voir sur la Côte-Nord (Région Duplessis) English translation pending
by Iarsenea · 2007-07-27 · 5 replies
Bonjour ! Je pars bientôt pour la Côte-Nord dans la région Duplessis. Je me demandais si vous aviez des suggestions d'activités à faire. De plus, si vous avez un bon camping à me suggérer, n'hésitez pas ! J'aime le camping rustique; je n'ai donc pas besoin d'énormément de commodités. La propreté compte avant tout ! Merci de toute suggestion !🙂
Pays Batak et autres cultures isolées (Indonésie) English translation pending
by GeorgesOZ · 2007-07-20 · 18 replies
Je continue ici ce que j' avais comence il y a quelques jours avec le post "Medan". Je suis sur l' ile de Samosir, sur le lac Toba a Sumatra, en pays Batak. Hier j' ai ete voir les "fameuses" chaises de pierre d' Ambarita, pas tres loin de Tuktuk (1 heure de marche). Je les ai trouvees assez facilement au milieu d' un petit kampung juste avant Ambarita (Siallalang, je crois), en fait une femme m' y a conduit parce qu' apres un peu de bavardage elle m' a produit une feuille a signer, une espece de livre d' or, avec indication de la petite donation (a qui, a quoi?) que je voudrais bien faire. Comme je ne suis pas vache, j' ai laisse tomber 4000 roupies (30 cents d' euro).

Donc, les chaises.... Un groupe de chaises en pierre disposees en assemblee. On dit qu' on y siegeait pour debattre de rpoblemes de la communaute, passer jugement etc.... Je n' ai meme pas demande de quand ca date, car il est quasiment impossible par ici d' avoir des dates meme approximatives (ca varie typiquement entre 100 a 4000 ans!). Mais, a cote des chaises il y a aussi comme des pierres tombales sculptees, et c' est les sculptures qui m' ont le plus interesse. Les visages sont longs, rectangulaires, avec un gros nez en delta et un menton carre, de gros yeux.... L' autre jour, j' avais visite les tombes du Raja Sidabutar et de sa famile, a Tomok, qui est dit avoir ete le premier roi Batak. Certaines pierres sont probablement tres anciennes. J' avais aussi remarque ce menton carre qui se redresse vers l' avant, donnat au visage un profil concave. Je trouve que cela ressemble etonnamment aux statues de l' Ile de Paques (j' en ai vu une, superbe, au British Museum il y a quelques semaines).

Juste a cote des chaises d' Ambarita, il y a un site funeraire relativement recent avec des statues peintes representant des hommes et des femmes, et des poses et de grands yeux peints avec un regard fixe, presqu' hallucinant, qui m' a fait penser immediatement aux tao-tao des Torajas, a Sulawesi.

Et je me pose des questions.... Y-a-t-il des affinites? Certains peuples isoles dans leurs montagnes a l' inetrieur des archipels sont-ils les descendants de peuples antecedents aux grandes migrations plus recentes (2000-3000 ans) qui se sont surtout arretees sur les cotes? Et retrouve-t-on des caracteristiques culturelles communes a travers tous les archipels malais-polynesiens?

Un Batak m' a dit que oui, a son avis il y a des relations entre les Bataks, les Torajas, et 2 ou 3 autres groupes tribaux de l' archipel indonesien (il a cite la region de Lampong au sud de Sumatra).

Il ya d' autres facteurs tres ineteressants a considerer, les langues par exemple. J' ai regarde les karaoke Batak et il n' y a pas un seul mot qui ressemble au bahas indonesia (que je connais suffisament bien). Rapports avec d' autres langues isolees????? Y-a-t-il des etudes genetiques???? Le probleme des migrations successives des peuples malais-polynesiens est fascinant!

Ethnologues amateurs ou avertis, j' attends vos reactions!
Chiang Mai ou la province du Tak? (Thaïlande) English translation pending
by Laurentgle · 2007-07-18 · 6 replies
Bonjour à tous, Nous partons du 2 au 20 aout en Thailande. JE souhaiterai aller voir le nord avant de me jeter sur les plages des iles du Sud, là où je passserai le plus de temps. Ma question est la suivante, oh pardon mes questions sont les suivantes : Que me conseillez-vous, la région de Chiang Mai ou la province de Tak? Pour ces deux régions quelle est le meilleur moyen d'y aller? Est ce qu 4/5jours suffisent sur place? Quel est le meilleur moyen pour descendre vers les iles du Sud (Phuket ou Ko Suami) Je vous remercie beaucoup pour ces précisions. Laurent.
Avis sur itinéraire de cinq semaines dans l'est du Canada English translation pending
by Bigoodi · 2007-07-14 · 6 replies
Bonjour !

Nous souhaitons faire une boucle en voiture au départ de Montréal de mi septembre à mi octobre 2007.(35 jours sur place : Quebec et provinces maritimes)

Voilà l’itinéraire que j’envisage, merci de m’indiquer vos bonnes adresses pour restos et nuits prévues, me dire sur quoi vous passeriez plus ou moins vite, et surtout est-ce que vous feriez l’itinéraire en partant dans ce sens (Quebec puis retour par les provinces maritimes) ou dans l’autre, sachant que nous souhaitons avant tout voir le changement des couleurs et les baleines/belugas…

13/9 Montréal (nuit)

14/9 Prise de la voiture, Oka, ste agathe, mont tremblant à où passer de préférence la nuit dans le parc des laurentides ?

15/9 Verendrye : à J’ai trouvé peu d’infos sur cette partie : y a t’il des hotels à proximité du parc ou faut t’il pousser jusqu’à val d’or ? à me conseillez vous plutôt de garder du temps et d’aller directement sur Mauricie puis lac st jean, saguenay etc…

16/9 Chibougamau ??? (nuit dans un village qui semble intéressant à proximité dont je ne me souviens plus du nom…)

17/9-19/9 Lac st jean (2 nuits) à Nuits à Roberval et /ou ailleurs autour du lac ?

20/9 Redescente sur Mauricie-3 rivières où vaut-il mieux le réserver pour le retour ??? àJe ne sais pas si les 2 rives du St Laurent sont intéressantes et complémentaires : Si oui, je garde cette option, pour découvrir la rive nord a l’aller et la rive sud au retour. Sinon, après le lac st jean je continue sur chicoutimi, tadoussac, et je reviendrai par la rive nord au retour des provinces maritimes ??? Il est peut être aussi plus sûr de ne pas trop tarder pour aller voir les baleines (c’est la fin de saison si j’ai bien compris ???). vos avis m’intéressent hautement sur ces options !

21/09 ile d’orléans, baie st paul (nuit où ?)

22/09 St siméon – Chicoutimi (rive sud)

23/09 Saguenay (nuit)

24/09 Tadoussac

25/09 7 iles

26/09 Havre st pierre à est il possible de voir l’archipel Mingan dans la même journée ?

27/09 baie comeau

28/09 traversée sur Matane- jardins de métis à Nuit dans la vallée de la matapédia où ???

29/09 Percé (ou une nuit supplémentaire avant dans quel village ???)

30/09 Gaspé

01/10 Ste anne des monts

02/10 Parc de la gaspésie R299 – carleton

03/10 Départ vers les provinces maritimes à nuit à proximité du village historique acadien où ???

04/10 parc Kouchibougac à nuit à bouctouche ou shediac ???

05/10 Shediac –ile du Prince edouard coté ouest à nuit possible à portage ?

06/10-07/10 Charlottetown (2 nuits) – ile prince edouard est

08/10 Direction nelle Ecosse à Nuit vers new glascow, caribou, pictou ?

09/10 Cheticamp (nuit possible ?)

10/10 Sydney ou Louisburg

11/10 Lunenburg

12/10 Quelle ville sur la baie de fundy ? à Digby ??? 13/10 Halifax

14/10 St John

15/10 Fredericton

16/10 Riviere du loup

17/10 (selon option prise au départ rive sud ou nord) – Quebec

18/10 Quebec - Montreal

19/10 Montreal –départ.

Par avance merci pour vos réponses !
Instituteur en Guinée Bissau English translation pending
by Gisou78 · 2007-07-09 · 7 replies
Une association de parents d'élèves francophones a créé à Bissau une école française de la maternelle à la terminale. Pour le moment les enfants sont inscrits au CNED et suivis par des tuteurs locaux. L'association recherche pour septembre un retraité de l'enseignement ou un enseignant volontaire pour prendre en charge la grande section de maternelle et le CP et aider les tuteurs. Logement et salaire prévus par l'association. Durée : au minimum une année scolaire.
Fonds marins en Guadeloupe English translation pending
by Fmouss88 · 2007-07-06 · 4 replies
Je pars en Guadeloupe le 13 juillet prochain. Je n'ai jamais fait de plongée mais je souhaiterais simplement pouvoir observer en amateur quelques "fonds marins"avec un masque et un tuba: flore et faune à 2 ou 3 mètres maxi. Quelles plages me conseilleriez vous pour faire ce genre d'observation?

Et si celà me donne envie de pousser un peu plus loin quels sont les endroits accueillant des clubs de plongée mais vraiment pour débutants et pas non plus des attrapes touristes où on ne verra pas grand chose? merci pour vos conseils😉
Vivre en Australie, en Hawaï ou aux États-Unis? English translation pending
by Kirby · 2007-06-28 · 5 replies
Bonjour,

Dans quelques années j'aimerais partir pour toujours pour vivre en australie ou a hawaii ou limite usa pourquoi pas...

Mais voila je sais pas comment faire donc si vous avez fais cette expériences, si vous avez des conseils à me donner ou des livres a me conseiller...

Moi j'habite en suisse, je suis a la recherche d'un emploi et jme dit que jvais certainement faire des etudes d'experts comptables et quand ce ser afait quitter la suisse (il y fait trop froid et les gen aussi froid) J'ai deja été a hawaii et les gens y sont super, la vie relax ...

Maintenant je sais pas si je me vois toute ma vie dans les chiffres..ça rapporte gros mais c'est chiant donc a la limite parlez moi de votre metier si il est interessant et quel metier peut on exercer pour aller plus facilmenent vivre en australie ou a hawaii ou usa...

J'ai un autre soucis....les animaux...j'en ai beaucoup et pas des moin compliqué lol...chiens, rongeurs, chats et serpents et jme separerais pas d'eux donc je les prends avec je sais il y'aura des quarantaine c'est sur mais avec l'argent c'est ok mais si vous avez des conseils ou des expériences qui pourrai m'aider merci !

PS : je veu pas vendre mes serpents car ce sont des serpents rare de vrai piece de collection et ça vaut enormément d'argent donc je veu pas envisager me séparer d'eux.

merci d'avance !
Se déplacer en Croatie English translation pending
by Anjofabe · 2007-06-24 · 19 replies
Je recherche un moyen de me déplacer en croatie : j'ai réservé un séjour d'une semaine près de Biograd (face aux iles Kornati). Je souhaiterai aller à Split, Dubrovnik, Plitvice, Krka. Nous sommes 4 (2 adultes + 11ans +15ans). J'ai pensé louer une voiture. Est-ce la meilleur solution ? Combien ça coute ? Est-ce que ces visites sont envisageables ?
Randonnée en Martinique ou en Guadeloupe? English translation pending
by Gaellucia · 2007-06-23 · 4 replies
Nous partons cet été à St Martin et voudrions faire une "excursion" rando soit en Guadeloupe soit en Martinique. Idéalement 2-3 jours de balade avec stop dans des gîtes ou camping sauvage (mais j'imagine que c'est interdit!). Comme on ne pourra pas faire les deux îles, laquelle est la plus belle, la plus adaptée à la rando ? En d'autres termes : montagne pelée ou soufrière ?? Merci de vos conseils !! Gaelle
Quel pays en Amérique Centrale au mois de septembre? English translation pending
by Cedric1984 · 2007-06-22 · 8 replies
Bonjour à tous,

J'aimerai partir en septembre en Amerique centrale mais j'hésite entre le Belize, le costa rica, le mexique et le guatemala. Que me conseiller vous ?

Merci d'avance,

Julie

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