Results for "Bali+ou+Denpasar+|+19+>+5"
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Fréquentation touristique El Nido / Coron / Banaue English translation pending
Bonjour,
Je me rends au philippines du 25 decembre au 10 janvier, pour faire Banaue, Coron, et El Nido avec croisière de 3 jours dans les Bacuits.
Je m'interroge sur le fréquentation touristique, j'ai choisie la destination des philippines, entre autres, pour ne pas me retrouver dans un pays trop touristique.
J'ai fait l'experience l'année dernière de Krabi enThailande et Phang Nga, et malgré les paysages superbes, le sejour fut gaché car trop touristique, et noir de monde.
Je voulais savoir si El nido ou Coron ou même Banaue sont comparables à la Thailande?
Merci beaucoup,
Marie
Je me rends au philippines du 25 decembre au 10 janvier, pour faire Banaue, Coron, et El Nido avec croisière de 3 jours dans les Bacuits.
Je m'interroge sur le fréquentation touristique, j'ai choisie la destination des philippines, entre autres, pour ne pas me retrouver dans un pays trop touristique.
J'ai fait l'experience l'année dernière de Krabi enThailande et Phang Nga, et malgré les paysages superbes, le sejour fut gaché car trop touristique, et noir de monde.
Je voulais savoir si El nido ou Coron ou même Banaue sont comparables à la Thailande?
Merci beaucoup,
Marie
Croisière Komodo avec Kencana English translation pending
Bonjour a tous,
Nous sommes 6 personnes et nous aimerions faire une croisiere de 4 jours 3 nuits en (standard boat) qui part de Labuan Bajo et fini a Senggigi en passant par Kelor island, Rinca island, Kalong island, Komodo island, Pink beach, Gili laba, Santoda island, Moyo island, et Gili Bola. Cette croisiere se fait sur un bateau avec 20 personnes maxi. Nous aimerions savoir si KENCANA est une bonne agence? Sur le site, ils proposent cette croisiere pour 1 750 000 IDR. Ce prix vous parait t'il correcte? Vu que nous sommes 6, pensez vous qu'il est préférable de reserver depuis la france? Et pensez vous qu'il y a possibilité de payer moins cher sans reserver avec KENCANA et en allant directement a leur agence sur place? Sinon, connaissez vous d'autres agences qui proposent ce genre de tours dans des bateaux de 20 personnes maxi?
Merci d'avance pour vos infos!!!
Nous sommes 6 personnes et nous aimerions faire une croisiere de 4 jours 3 nuits en (standard boat) qui part de Labuan Bajo et fini a Senggigi en passant par Kelor island, Rinca island, Kalong island, Komodo island, Pink beach, Gili laba, Santoda island, Moyo island, et Gili Bola. Cette croisiere se fait sur un bateau avec 20 personnes maxi. Nous aimerions savoir si KENCANA est une bonne agence? Sur le site, ils proposent cette croisiere pour 1 750 000 IDR. Ce prix vous parait t'il correcte? Vu que nous sommes 6, pensez vous qu'il est préférable de reserver depuis la france? Et pensez vous qu'il y a possibilité de payer moins cher sans reserver avec KENCANA et en allant directement a leur agence sur place? Sinon, connaissez vous d'autres agences qui proposent ce genre de tours dans des bateaux de 20 personnes maxi?
Merci d'avance pour vos infos!!!
Quelle banque choisir pour tour d'Asie? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en pleine préparation d'un voyage de 6 mois en Asie du Sud est, notamment à l'étape du choix de la banque en vue de réduire les frais bancaires.
Actuellement, j'ai une visa classique auprès de la Caisse d’épargne. (Je compte le garder mais pas l'utiliser en cours de route, sauf grosse galère)
Pour le voyage, j'envisage d'ouvrir un compte HELLO BANK avec VISA classique (Conditions d'entrée accessibles) + ouvrir un compte NICKEL avec MASTERCARD, en sachant que j'aimerais régler par MASTERCARD le plus souvent possible et garder la VISA classique HELLO BANK en deuxième carte.
Que pensez vous de cette solution? Cela vous semble t'il cohérent et rentable.
J'ai lu sur d'autres posts que la carte NICKEL ne passait pas partout...y a t'il des différences entre une MASTERCARD classique d'une banque "normale" et la MASTERCARD du compte NICKEL concernant les retraits?
N'hésitez pas à me faire part de vos expériences et vos avis sur ces deux banques.
Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneur :)
Merci d'avance.
Stéphane
Je suis en pleine préparation d'un voyage de 6 mois en Asie du Sud est, notamment à l'étape du choix de la banque en vue de réduire les frais bancaires.
Actuellement, j'ai une visa classique auprès de la Caisse d’épargne. (Je compte le garder mais pas l'utiliser en cours de route, sauf grosse galère)
Pour le voyage, j'envisage d'ouvrir un compte HELLO BANK avec VISA classique (Conditions d'entrée accessibles) + ouvrir un compte NICKEL avec MASTERCARD, en sachant que j'aimerais régler par MASTERCARD le plus souvent possible et garder la VISA classique HELLO BANK en deuxième carte.
Que pensez vous de cette solution? Cela vous semble t'il cohérent et rentable.
J'ai lu sur d'autres posts que la carte NICKEL ne passait pas partout...y a t'il des différences entre une MASTERCARD classique d'une banque "normale" et la MASTERCARD du compte NICKEL concernant les retraits?
N'hésitez pas à me faire part de vos expériences et vos avis sur ces deux banques.
Si vous avez d'autres suggestions, je suis preneur :)
Merci d'avance.
Stéphane
Organisation d'un voyage d'environ 2 mois Philippines, Malaisie et Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir validé ma licence de sociologie et ne trouvant pas d'entreprise pour réaliser mon master, j'ai décidé de prendre un année pour travailler et voyager afin de me lancer ensuite dans une formation qui me convient.
J'ai pour projet de voyager entre fin janvier début avril, dans les pays suivant ; Philippines, Malaisie et Thaïlande.
C'est la première fois que j'envisage un projet comme celui-ci, avec ma copine. Nous avons des budget assez restreint , et une connaissance de cette zone géographique assez faible.
Alors mes premières interrogations se porte sur le budget, partir deux mois en sacs à dos dans ces pays coutent combien pour deux personnes, par quel pays me conseillez-vous de débuter ? Nous aimerions avant tout découvrir les Philippines. Comment se déplacer entre les îles et au sein des différents territoires ? Comment se loger , bon marché, agréable, de manière a s'imprégner de la culture! Je me doute que pour ce qui est de la nourriture, le budget est faible!
Ensuite si vous avez des conseilles sur ce qui est à visiter et a faire, nous adorons la randonnées si vous avez des circuits a nous conseiller!!
Quelles sont les choses essentielles a savoir au niveau administratif, au niveau de la population ?
Voilà en espérant vous lire, et en vous remerciant!
Hésitation entre la Thaïlande et les Philippines (avec enfant) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens vers vous à la recherche de quelques informations concernant la Thailande et les Philippines. Je pars avec ma compagne et notre fille pour fêter l'anniversaire de cette dernière en décembre prochain. Nous arrivons à Hong Kong le 11 et y restons 1 semaine. Ensuite nous souhaiterions passer 15 jours soit en Thalande soit aux Philippines. J'hésite car les Philippines ont l'air magnifique mais visiblement il est compliqué de se déplacer au sein de l'archipel, tandis qu'en Thailande, c'est bien plus aisé mais encombrée de touristes. En Thailande j'ai repéré Ko Kut et Ko chang qui ont l'air sympas, par contre aucune idée sur les Philippines. Que me conseillez-vous pour un premier voyage en famille entre les deux pays, sachant que c'est la première fois que nous allons en Asie et que nous souhaiterions partager notre séjour entre culture et animation d'un côté et nature et farniente de l'autre ? Question budget, lequel de ces deux pays est le moins onéreux au niveau de la restauration ?
Merci d'avance pour vos réponses
Je viens vers vous à la recherche de quelques informations concernant la Thailande et les Philippines. Je pars avec ma compagne et notre fille pour fêter l'anniversaire de cette dernière en décembre prochain. Nous arrivons à Hong Kong le 11 et y restons 1 semaine. Ensuite nous souhaiterions passer 15 jours soit en Thalande soit aux Philippines. J'hésite car les Philippines ont l'air magnifique mais visiblement il est compliqué de se déplacer au sein de l'archipel, tandis qu'en Thailande, c'est bien plus aisé mais encombrée de touristes. En Thailande j'ai repéré Ko Kut et Ko chang qui ont l'air sympas, par contre aucune idée sur les Philippines. Que me conseillez-vous pour un premier voyage en famille entre les deux pays, sachant que c'est la première fois que nous allons en Asie et que nous souhaiterions partager notre séjour entre culture et animation d'un côté et nature et farniente de l'autre ? Question budget, lequel de ces deux pays est le moins onéreux au niveau de la restauration ?
Merci d'avance pour vos réponses
La tendance des voyages "en immersion, authentique, etc" chez les tour opérateurs: vous en pensez quoi? English translation pending
Bonjour tout le monde,
J'aimerais connaître votre avis sur ces agences de voyage et tour opérateurs qui proposent des voyages "hors des sentiers battus", "authentiques", en immersion totale dans un pays. Ne trouvez-vous pas que c'est un peu paradoxal le fait de vendre une offre touristique en proposant des activités soit-disant "authentiques"? je suis d'accord sur le fait que les agences puissent proposer des voyages un peu différents, mais où se trouve la spontanéité des rencontres quand celle ci est organisée? J'ai fait l'expérience dernièrement en contactant un TO, j'ai eu l'impression qu'ils s'intéressaient plus à ce côté "expérience" de voyage, et à nos envies plutôt qu'à nos habitudes de voyage ou nos choix de type de voyage (genre balnéaire, ou ville ce genre de choses...). Est-ce purement marketing? ou une réelle prise de conscience des nouvelles envies des touristes français? Je pense que le sujet peut partir loin mais je trouvais intéressant de partager avec vous cette idée !
J'aimerais connaître votre avis sur ces agences de voyage et tour opérateurs qui proposent des voyages "hors des sentiers battus", "authentiques", en immersion totale dans un pays. Ne trouvez-vous pas que c'est un peu paradoxal le fait de vendre une offre touristique en proposant des activités soit-disant "authentiques"? je suis d'accord sur le fait que les agences puissent proposer des voyages un peu différents, mais où se trouve la spontanéité des rencontres quand celle ci est organisée? J'ai fait l'expérience dernièrement en contactant un TO, j'ai eu l'impression qu'ils s'intéressaient plus à ce côté "expérience" de voyage, et à nos envies plutôt qu'à nos habitudes de voyage ou nos choix de type de voyage (genre balnéaire, ou ville ce genre de choses...). Est-ce purement marketing? ou une réelle prise de conscience des nouvelles envies des touristes français? Je pense que le sujet peut partir loin mais je trouvais intéressant de partager avec vous cette idée !
Voiture avec chauffeur à Florès? (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
nous sommes toujours à la recherche d'infos pour louer une voiture avec chauffeur pour faire le tour de Flores?
Nous avons besoin d'infos concretes, comme adresse mail...
Merci à tous (-;
Damien
Séjour en Malaisie, 2 semaines en avril 2015 English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons avec ma femme partir en Malaisie en Avril prochain pour 2 semaines. J'ai effectué mon voyage en Thaïlande l'année dernière grâce à tous vos commentaires, on a passé 20 jours inoubliables. C'est pour cela qu'on se relance et cette fois c'est la Malaisie !
Nous souhaiterions partir 2 semaines, est ce assez ?
Comment se déplace t-on en Malaisie ?
Nous aimerions passez un séjour visite + détente (du genre 1 semaine / 1 semaine), pensez vous que c'est faisable en terme de temps ? Sur quoi devons nous nous focaliser pour ne pas être déçu (les incontournables ?) ? Notre hantise est de perte une journée à chaque fois pour se déplacer donc nous aimerions trouver un point focal pour notre parie visite. En effet pour la partie détente (2ème semaine) je pense que nous irons sur Perenhtian.
J'avais pensé à 3 jours de KL mais après je suis un peu perdu.. Nous adorons la jungle, les magnifiques paysages ainsi que la culture. Pouvez vous me donner des idées de séjour ou itinéraires pour cette durée ?
Pour les trajets intra-malaisie, par exemple pour aller dans les iles au nord est, comment s'y rendre, combien de temps cela prend ?
Je vous remercie d'avance,
Cordialement,
Nicolas
Nous souhaitons avec ma femme partir en Malaisie en Avril prochain pour 2 semaines. J'ai effectué mon voyage en Thaïlande l'année dernière grâce à tous vos commentaires, on a passé 20 jours inoubliables. C'est pour cela qu'on se relance et cette fois c'est la Malaisie !
Nous souhaiterions partir 2 semaines, est ce assez ?
Comment se déplace t-on en Malaisie ?
Nous aimerions passez un séjour visite + détente (du genre 1 semaine / 1 semaine), pensez vous que c'est faisable en terme de temps ? Sur quoi devons nous nous focaliser pour ne pas être déçu (les incontournables ?) ? Notre hantise est de perte une journée à chaque fois pour se déplacer donc nous aimerions trouver un point focal pour notre parie visite. En effet pour la partie détente (2ème semaine) je pense que nous irons sur Perenhtian.
J'avais pensé à 3 jours de KL mais après je suis un peu perdu.. Nous adorons la jungle, les magnifiques paysages ainsi que la culture. Pouvez vous me donner des idées de séjour ou itinéraires pour cette durée ?
Pour les trajets intra-malaisie, par exemple pour aller dans les iles au nord est, comment s'y rendre, combien de temps cela prend ?
Je vous remercie d'avance,
Cordialement,
Nicolas
Idée destination pas trop chère en Europe l'été 2015 English translation pending
Bonjour,
On est en train de réfléchir à nos vacances pour cet été. On aura un budget de 1200 euros pour deux personnes. Ce budget inclus l'éventuel vol, l'éventuelle location de voiture (on peut partir avec la notre) et l'hébergement. On partira en juillet-août (pas le choix) deux semaines (à moins qu'on trouve un bon plan pour partir un peu plus)
On a pensé à l'Irlande ou l'Ecosse, à l'Italie, à la Croatie mais je trouve que notre budget est limité pour ces pays. Qu'en pensez-vous? Sinon, on est ouvert à toute suggestion. On aime la nature, les beaux paysages, les villes (un peu tout quoi), on n'aime pas faire bronzette toute la journée par contre... Il faut quand même qu'il y ait qqch à faire !
Merci,
On est en train de réfléchir à nos vacances pour cet été. On aura un budget de 1200 euros pour deux personnes. Ce budget inclus l'éventuel vol, l'éventuelle location de voiture (on peut partir avec la notre) et l'hébergement. On partira en juillet-août (pas le choix) deux semaines (à moins qu'on trouve un bon plan pour partir un peu plus)
On a pensé à l'Irlande ou l'Ecosse, à l'Italie, à la Croatie mais je trouve que notre budget est limité pour ces pays. Qu'en pensez-vous? Sinon, on est ouvert à toute suggestion. On aime la nature, les beaux paysages, les villes (un peu tout quoi), on n'aime pas faire bronzette toute la journée par contre... Il faut quand même qu'il y ait qqch à faire !
Merci,
Pulau Madura - Sumenep (Indonésie) English translation pending
Bonjour,
Je vais poster pour vous parler d'un coup de coeur de notre dernier séjour en Indonésie : Pulau Madura et en particulier la région de Sumenep.
Depuis Jogjakarta au centre de l'île de Java, nous avions plusieurs choix : continuer vers un itinéraire dit "classique" c'est à dire le Bromo et son convoi de 4x4 pour un lever de soleil un peu serré, puis le Kawa Ijen et ses porteurs de souffre photogéniques. Mais des circonstances intestinales nous ont poussé à remettre en cause notre trajet.
C'est donc parti pour l'île de Madura dans le Nord de Java. Elle est d'ailleurs reliée à cette dernière par un long pont partant de la banlieue de Surabaya. Depuis cette ville, des bus réguliers (de ceux qui partent lorsqu'ils sont pleins) vous permettent de rejoindre toute l'île. Nous avons choisi Sumenep complètement à l'est de l'île pour séjourner.
Pas facile de récupérer des infos sur ce coin pas du tout touristique. Un numéro de téléphone est indiqué dans le Lonely. C'est celui d'un local anglophone qui s'occupe de l'office du tourisme. C'est notre premier contact avec Adi (tel : +62 (0) 328 66 71 48 ; mail : kurniadi@consultant.com ). C'est lui qui nous a fait découvrir avec passion et gentillesse sa région. Si vous souhaitez visiter le coin, c'est l'homme de la situation : il vous aidera à organiser votre séjour et pourra même vous servir de guide si vous le solliciter.
Et il y a quoi à faire à Sumenep ou Pulau Madura alors ?
Durant la saison (Aout à Octobre), il y a tous les samedi des courses de taureaux appelé Kerapan Sapi. Un jokey monté sur une charrue sans socle, tirée par 2 énormes taureaux joue l'équilibriste sur une course en ligne droite. Le folklore autour de la course vaut le détour : les claquements de fouets et les cris des spectateurs pour exciter les taureaux au démarrage de la course, les massages quotidiens pour les maintenir en forme, les accoutrements colorés portés par les taureaux...
La ville est agréable, construite autour d'une place centrale piétonne à la façon d'une plaza de armas d'une ville sud américaine. C'est limite agréable (et assez rare en Indonésie pour le souligner) de se balader à pied à travers les banzaïs (spécialité de la région).
A scooter (demander à Adi de vous aider à en louer un) facile de se promener dans la campagne alentour : plantation et exploitation de tabac, production de batik, sculpture en bois, marées salants...
Il y a aussi 2 immenses plages sauvages : Lombang (sable blanc et stands pour déguster une coco fraiche à l'ombre des arbres) et Slopeng (dunes de sable dorées à perte de vue).
Pour repartir de Madura sans revenir par Surabaya, vous pouvez prendre le ferry matinal depuis le port de Sumenep jusque Jangkar pour 5h de traversée. Ensuite des bus pourront vous emmener vers Bali ou l'Ijen.
Bref, une belle découverte hors des sentiers touristiques que je vous recommande chaudement. L'accueil d'Adi et des habitants de Sumenep d'une manière générale a été vraiment exceptionnel : de quoi avoir envie de rallonger son séjour à Madura.
a+
Bref, une belle découverte hors des sentiers touristiques que je vous recommande chaudement. L'accueil d'Adi et des habitants de Sumenep d'une manière générale a été vraiment exceptionnel : de quoi avoir envie de rallonger son séjour à Madura.
a+
1er roadtrip en solo, à 19 ans: destination? English translation pending
Bonjour!
Les 19 ans approchent et j'aimerai mettre mon rêve de voyage solo à exécution..
Le Monde est grand, et du coup, c'est pas facile de s'arrêter sur une destination..
J'ai déjà pas mal voyagé avec les parents (Etats-Unis, Guadeloupe, Turquie, Sénégal et, prochainement, Canada), un peu de mon côté avec des amis (Espagne, Hollande, Lituanie et Grèce) mais j'aimerai, pour une fois, voyager seule.
J'essaie de trouver une destination "safe" (bon après, je sais bien que c'est une question de précaution et de bon sens, m'enfin bon), qui soit intéressante (je suis plus attirée par la culture et les paysages dépaysants que par le tourisme balnéaire..) mais aussi une destination qui me permettra de rencontrer un max de gens sur la route (des locaux, des touristes, peu importe, mais de l'humain et de l'échange). N'ayant pas le permis, il faudrait également que je puisse me déplacer facilement (en stop ou en transports locaux!)
L'idée serait de partir en sac à dos, et de dormir en auberge de jeunesse, ou chez l'habitant, voire une ou deux fois en hôtel, si la fatigue se fait trop ressentir.
Période: juin ou juillet 2015, pour trois semaines Budget: 1000 euros
Merci d'avance pour votre aide!
Les pays qui m'attirent: Islande, Nouvelle Zélande, Costa Rica, Equateur, Chili...
Les 19 ans approchent et j'aimerai mettre mon rêve de voyage solo à exécution..
Le Monde est grand, et du coup, c'est pas facile de s'arrêter sur une destination..
J'ai déjà pas mal voyagé avec les parents (Etats-Unis, Guadeloupe, Turquie, Sénégal et, prochainement, Canada), un peu de mon côté avec des amis (Espagne, Hollande, Lituanie et Grèce) mais j'aimerai, pour une fois, voyager seule.
J'essaie de trouver une destination "safe" (bon après, je sais bien que c'est une question de précaution et de bon sens, m'enfin bon), qui soit intéressante (je suis plus attirée par la culture et les paysages dépaysants que par le tourisme balnéaire..) mais aussi une destination qui me permettra de rencontrer un max de gens sur la route (des locaux, des touristes, peu importe, mais de l'humain et de l'échange). N'ayant pas le permis, il faudrait également que je puisse me déplacer facilement (en stop ou en transports locaux!)
L'idée serait de partir en sac à dos, et de dormir en auberge de jeunesse, ou chez l'habitant, voire une ou deux fois en hôtel, si la fatigue se fait trop ressentir.
Période: juin ou juillet 2015, pour trois semaines Budget: 1000 euros
Merci d'avance pour votre aide!
Les pays qui m'attirent: Islande, Nouvelle Zélande, Costa Rica, Equateur, Chili...
Sécurité à Lombok English translation pending
bonjour à tout les forumeurs
Je vais me rendre en Indonésie pour la première fois en septembre prochain avec mon amie et lors de mes recherches pour préparer mon périple je suis tomber sur plusieurs récit concernent Lombok et plus particulièrement la région de Kuta Lombok sur des agressions à l'encontre des touristes pour les voler, d'ailleurs l'infos est relayée sur le site des affaires étrangères. je suis tomber un peu de haut même si je sait bien que le risque zéro n'existe pas. les récits dates pour la plupart de quelques années, j'aimerai donc avoir des retours récent sur la situation actuelle, et votre ressentit sur l'ambiance générale à Lombok.
je pense que c'est des actes isolés mais du coup je réfléchis a peu être faire l'impasse sur Lombok et privilégier Flores.
sans parler de sécurité qu'elle serait votre choix entre Lombok et Flores ?
merci à tous et surtout bon voyage
Je vais me rendre en Indonésie pour la première fois en septembre prochain avec mon amie et lors de mes recherches pour préparer mon périple je suis tomber sur plusieurs récit concernent Lombok et plus particulièrement la région de Kuta Lombok sur des agressions à l'encontre des touristes pour les voler, d'ailleurs l'infos est relayée sur le site des affaires étrangères. je suis tomber un peu de haut même si je sait bien que le risque zéro n'existe pas. les récits dates pour la plupart de quelques années, j'aimerai donc avoir des retours récent sur la situation actuelle, et votre ressentit sur l'ambiance générale à Lombok.
je pense que c'est des actes isolés mais du coup je réfléchis a peu être faire l'impasse sur Lombok et privilégier Flores.
sans parler de sécurité qu'elle serait votre choix entre Lombok et Flores ?
merci à tous et surtout bon voyage
Le Corbeau (50 jours à pied en Papouasie, 2ème partie) English translation pending
Second Tome, Chapitre XIII - Le Corbeau
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait ��té envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir �� la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait ��té envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir �� la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Destination été 2014 - Malaisie, Thaïlande, Indonésie... English translation pending
Bonjour a tous, comme chaque annee je demarre mes recherches pour nos vacances de l ete prochain. Nous commencons a connaitre un peu le coin puisque cela fais maintenant 10 ans que nous le visitons chaque annee. Je recherche donc une nouvelle destination qui nous eblouira de nouveau. Alors qu avons nous fait
- thailande a 2 reprise avec puket (pas terrible, un tourisme de masse), kho tao bien mieux, bangkok
- malaisie avec les perhentian 2 fois (avril et aout) c est fabuleux. C est tout a fait ce type de destination que je recherche
- indonesie a gili air
- maldive super mais un peu cher
Nous sommes une famille de 4 personnes avec 2 ado de 12 et 14 ans. Et nous rechechons le calme, la beaute des paysages, une plages sublime et une mer chaude offrant une eau limpide.
Si vous avez une idee de destination je suis preneur. Pour le momment je pense a tioman, mais cela peu etre aussi auphillipine (risque de pluie en juillet), au vietnam, etc...
Merci a vous
Nous sommes une famille de 4 personnes avec 2 ado de 12 et 14 ans. Et nous rechechons le calme, la beaute des paysages, une plages sublime et une mer chaude offrant une eau limpide.
Si vous avez une idee de destination je suis preneur. Pour le momment je pense a tioman, mais cela peu etre aussi auphillipine (risque de pluie en juillet), au vietnam, etc...
Merci a vous
Delphinarium à Santa Maria? English translation pending
Bonjour,
Je voulais votre opinion sur le delphinarium a Santa Maria.
Merci
Je voulais votre opinion sur le delphinarium a Santa Maria.
Merci
Deux semaines en Java central English translation pending
Bonjour tout le monde,
Le boulot de nuit ne remontant pas le moral, ni la grisaille parisienne d'ailleurs, je m'en vais deposer mes CP pour deux semaines debut mai et je jette mon devolu sur l'indonesir, la seule destination qui presente un temps ideal pour la periode avec un savant melange de culture, nature et repos balneaire.
J ai deja visite le pays y a qques années : Medan, Banda aceh et pulau Weh, experience inoubliable sauf Medan qui est fuir mais passage obligé depuis la malaisir en bateau!!
Donc j'ai reussi a me degoter un billet pas cher pour singapour et j'ai pu avoir les correspondances pour une entrée par jogjakarta et une sortie par semarang en laissant en tout un jour a l'aller et un autre au retour pour decompresser a singapour que j'aime bien (cuisine indienne et chinoise, musée...) Il me reste en tout et pour tout 14 jours que j'aimerais partager entre trois destinations principales: Jogjakarta: -Le ville en elle meme -Borobudur -Prambanan
Semarang -Gedong songo -Kudus -Demak
Karimunjawa -Balades, snorkeling, farniente, plages.....
Les transport ont l'air d'etre pas trop galere sauf pour le bateau pour karimunjawa? 14 jours sont ils suffisants? Je prend mon temps... Quel budget? Depuis ma derniere visite la rupiah s'est renforcée je pense, je suis de categorie assez budget! Est ce qu'il y a des periodes de vacances indonesiennes a cette periode ? J'aimerai visiter des sources d'eau chaudes sympas et pas trop encombrees!!! je sais qu'il y en a a gedong songo, ailleurs? J' aimerai bien aussi visiter des chutes d'eau sympa dans le coin
Merci pour votre aide
Le boulot de nuit ne remontant pas le moral, ni la grisaille parisienne d'ailleurs, je m'en vais deposer mes CP pour deux semaines debut mai et je jette mon devolu sur l'indonesir, la seule destination qui presente un temps ideal pour la periode avec un savant melange de culture, nature et repos balneaire.
J ai deja visite le pays y a qques années : Medan, Banda aceh et pulau Weh, experience inoubliable sauf Medan qui est fuir mais passage obligé depuis la malaisir en bateau!!
Donc j'ai reussi a me degoter un billet pas cher pour singapour et j'ai pu avoir les correspondances pour une entrée par jogjakarta et une sortie par semarang en laissant en tout un jour a l'aller et un autre au retour pour decompresser a singapour que j'aime bien (cuisine indienne et chinoise, musée...) Il me reste en tout et pour tout 14 jours que j'aimerais partager entre trois destinations principales: Jogjakarta: -Le ville en elle meme -Borobudur -Prambanan
Semarang -Gedong songo -Kudus -Demak
Karimunjawa -Balades, snorkeling, farniente, plages.....
Les transport ont l'air d'etre pas trop galere sauf pour le bateau pour karimunjawa? 14 jours sont ils suffisants? Je prend mon temps... Quel budget? Depuis ma derniere visite la rupiah s'est renforcée je pense, je suis de categorie assez budget! Est ce qu'il y a des periodes de vacances indonesiennes a cette periode ? J'aimerai visiter des sources d'eau chaudes sympas et pas trop encombrees!!! je sais qu'il y en a a gedong songo, ailleurs? J' aimerai bien aussi visiter des chutes d'eau sympa dans le coin
Merci pour votre aide
Climat en août en République Dominicaine? English translation pending
Bonjour à tous,
C'est la toute première fois que je m'inscris dans un forum et la toute première fois que je décide (avac mon copain) de partir vers un horizon lointain, la république dominicaine.
Voilà, nous souhaitons partir le 1aout 2013 en république dominicaine, mais il semblerait que ce ne soit pas la bonne période; j'entends dire, la pluie, les moustiques, les températures fraiches....Est-ce vrai?
Si toutefois, nous décidons d'y aller, connaissez-vous un hôtel sympa en formule tout inclus? Et les excursions à faire?
D'avance merci pour vos réponses.....
Organisation de tour du monde à moto English translation pending
Bonjour,
Je jette ma bouteille à la mer.
Petite présentation : Aimant les voyages et la moto je veux faire un grand voyage (préparation en cours). J'ai déjà roulé en deux roues dans les différents pays d'Asie du Sud Est et au Sri Lanka (environ 5000 Km au ttl). Toutes les destinations sont intéressantes. J'ai prévu de partir vers avril voir début mai. Pour la moto, je choisis la facilité et l'économie : une 125 4t (pour une fois j'aurai peu de chance de me faire flacher ou de faire des wheeling 😛).
Depuis quelques temps j'épluche les différents paramètres administratifs et contraintes de tous types... Car il faut tout prendre en compte pour faire son itinéraire. Je veux éviter au maximum de prendre le bateau et l'avion.
Alors voila (en très simple): Je pense aller vers l'Est pour atteindre la côte Pacifique de la Russie. Il me faudra rejoindre l'Amérique du Nord par bateau/avion. En suite je souhaite descendre les Amériques pour me retrouver sur la côte Sud Est. Puis retour au bercail.
Mes grandes questions : - Les avis, coûts et contacts pour passer de Russie aux Amériques. J'ai vu un site de deux papis qui ont fait le TDM par l’hémisphère nord et ils ont vraiment raqué pour le trajet entre le Japon et le Canada. - Ce qui m'amène aussi à me poser une question, est il possible de passer de la Russie aux Amériques? Ou alors faut-il passer par le Japon pour éviter des passages difficiles en douane entre la Russie et l'Amérique du Nord?
- Le Carnet de passage en douanes n'est pas obligatoire pour les pays à traverser sur cet itinéraire (si j'ai bien compris il n'y en a pas besoin pour les Amériques, la Russie, la Mongolie... mais il le faut pour le Japon). Mais dans le cas d'une arrivée par voie maritime ou aérienne est-ce toujours le cas? Surtout que ça me fait ch.... de payer les 2500 Euros minimum de caution du CPD pour une 125 d'environ 1000 Euros d'occasion.
J'ai trouvé des infos pour le transport entre l’Amérique du Sud et l'Europe (ça à l'air plus courant que Russie - Amérique du Nord). Il y en à pour environ 1000 à 1500 Euros suivant le poids/volume.
Autre question toujours liée à ces problèmes : Peut-on abandonner sa monture en Amérique du Sud si l'on à pas de CPD?
Je suis également intéressé par tous les conseils et infos au tour de ce projet.
J'en profite pour remercier Van et Ro qui m'on déjà donné des infos et à qui je souhaite bonne route.
Je pense que j'aurais d'autres questions au fil de mes préparatifs et de mon voyage.
Merci d'avance et bonne continuation à tous.
Baptiste
Je jette ma bouteille à la mer.
Petite présentation : Aimant les voyages et la moto je veux faire un grand voyage (préparation en cours). J'ai déjà roulé en deux roues dans les différents pays d'Asie du Sud Est et au Sri Lanka (environ 5000 Km au ttl). Toutes les destinations sont intéressantes. J'ai prévu de partir vers avril voir début mai. Pour la moto, je choisis la facilité et l'économie : une 125 4t (pour une fois j'aurai peu de chance de me faire flacher ou de faire des wheeling 😛).
Depuis quelques temps j'épluche les différents paramètres administratifs et contraintes de tous types... Car il faut tout prendre en compte pour faire son itinéraire. Je veux éviter au maximum de prendre le bateau et l'avion.
Alors voila (en très simple): Je pense aller vers l'Est pour atteindre la côte Pacifique de la Russie. Il me faudra rejoindre l'Amérique du Nord par bateau/avion. En suite je souhaite descendre les Amériques pour me retrouver sur la côte Sud Est. Puis retour au bercail.
Mes grandes questions : - Les avis, coûts et contacts pour passer de Russie aux Amériques. J'ai vu un site de deux papis qui ont fait le TDM par l’hémisphère nord et ils ont vraiment raqué pour le trajet entre le Japon et le Canada. - Ce qui m'amène aussi à me poser une question, est il possible de passer de la Russie aux Amériques? Ou alors faut-il passer par le Japon pour éviter des passages difficiles en douane entre la Russie et l'Amérique du Nord?
- Le Carnet de passage en douanes n'est pas obligatoire pour les pays à traverser sur cet itinéraire (si j'ai bien compris il n'y en a pas besoin pour les Amériques, la Russie, la Mongolie... mais il le faut pour le Japon). Mais dans le cas d'une arrivée par voie maritime ou aérienne est-ce toujours le cas? Surtout que ça me fait ch.... de payer les 2500 Euros minimum de caution du CPD pour une 125 d'environ 1000 Euros d'occasion.
J'ai trouvé des infos pour le transport entre l’Amérique du Sud et l'Europe (ça à l'air plus courant que Russie - Amérique du Nord). Il y en à pour environ 1000 à 1500 Euros suivant le poids/volume.
Autre question toujours liée à ces problèmes : Peut-on abandonner sa monture en Amérique du Sud si l'on à pas de CPD?
Je suis également intéressé par tous les conseils et infos au tour de ce projet.
J'en profite pour remercier Van et Ro qui m'on déjà donné des infos et à qui je souhaite bonne route.
Je pense que j'aurais d'autres questions au fil de mes préparatifs et de mon voyage.
Merci d'avance et bonne continuation à tous.
Baptiste
Faire le tour du monde avec un petit budget English translation pending
Bonjour à tous,
Pour faire bref: j'ai toujours rêvé de faire le tour du monde, comme beaucoup de personnes 🙂. Mais cette envie m'obsède de plus en plus. Au départ, mon projet était de partir un an en Australie en solo (rencontres, travail, voyages) quelques mois après avoir fini mes études (j'avais prévu mon départ vers août-septembre 2013, le temps de travailler et d'économiser un peu).
Aujourd'hui j'ai mon diplôme en poche et mes projets ont quelques peu changés. En effet, depuis plusieurs mois j'ai un ami. Il me dit que le trip en Australie le tente bien aussi... Je trouve ça cool. Puis, au cours d'une discussion, il me propose: "Et pourquoi pas traverser l'Europe et l'Asie en van avant d'arriver en Australie". L'idée me tente encore plus ! Je me renseigne un peu ... c'est assez coûteux une traversée en van. Et on en vient à parler tous les deux de notre rêve de parcourir le monde... alors pourquoi pas le faire ?!
Je commence à aller voir des blogs de "tourmondistes", et là je lis les articles "budget". En moyenne 14 000 euros par personne... 🙁 ça m'a mis un coup au moral. Etant donné que je suis jeune et que je démarre tout juste dans la vie active, je n'ai pas les moyens de partir avec cette somme...ou alors dans 2-3 ans. Mais je ne veux pas attendre aussi longtemps.
Quelques jours plus tard je tombe sur le super blog de "Ryan sac à dos", et sur cet article "Rêver ne vous aidera pas à partir" http://lesacados.com/rever-ne-vous-aidera-pas-a-partir-voyager puis j'ai ensuite lu son article "Budget tour du monde" http://lesacados.com/budget-tour-du-monde où il nous explique que nous n'avons pas besoin de tant d'économies pour partir. Et le sourire est revenu 🙂 Merci Ryan.
C'est décidé 2014 sera l'année du départ. Nous souhaitons partir et voyager en toute simplicité (mais sans pour autant être vraiment dans la galère et devoir revenir au milieu du périple parce que nous n'avions pas prévu assez): hébergement simple (chez l'habitant, auberges, à l'arrière d'un van...), travailler au cours du périple, et surtout rencontrer les locaux, et partager leur culture... Pourquoi pas faire aussi du bénévolat ou volontariat. Personnellement j'aimerais également monter un projet en lien avec le social (qui est mon domaine). J'y réfléchis. Nous nous donnons un an pour économiser un peu, et nous organiser.
J'aimerais échanger avec des personnes qui sont partis ou qui vont partir avec un petit budget et qui souhaitent voyager simplement. Avec combien êtes vous partis ? Quels moyens de transports avez-vous utilisés ? Comment faisiez vous pour l’hébergement ? La nourriture ? Comment rencontrer facilement des personnes sur place ?... Tous les conseils sont bons à prendre. Et si vous avez des livres, des blogs intéressants, n'hésitez pas !
Je remercie tous les courageux qui m'ont lu 😉
J'attends impatiemment vos réponses.
Marjorie
Pour faire bref: j'ai toujours rêvé de faire le tour du monde, comme beaucoup de personnes 🙂. Mais cette envie m'obsède de plus en plus. Au départ, mon projet était de partir un an en Australie en solo (rencontres, travail, voyages) quelques mois après avoir fini mes études (j'avais prévu mon départ vers août-septembre 2013, le temps de travailler et d'économiser un peu).
Aujourd'hui j'ai mon diplôme en poche et mes projets ont quelques peu changés. En effet, depuis plusieurs mois j'ai un ami. Il me dit que le trip en Australie le tente bien aussi... Je trouve ça cool. Puis, au cours d'une discussion, il me propose: "Et pourquoi pas traverser l'Europe et l'Asie en van avant d'arriver en Australie". L'idée me tente encore plus ! Je me renseigne un peu ... c'est assez coûteux une traversée en van. Et on en vient à parler tous les deux de notre rêve de parcourir le monde... alors pourquoi pas le faire ?!
Je commence à aller voir des blogs de "tourmondistes", et là je lis les articles "budget". En moyenne 14 000 euros par personne... 🙁 ça m'a mis un coup au moral. Etant donné que je suis jeune et que je démarre tout juste dans la vie active, je n'ai pas les moyens de partir avec cette somme...ou alors dans 2-3 ans. Mais je ne veux pas attendre aussi longtemps.
Quelques jours plus tard je tombe sur le super blog de "Ryan sac à dos", et sur cet article "Rêver ne vous aidera pas à partir" http://lesacados.com/rever-ne-vous-aidera-pas-a-partir-voyager puis j'ai ensuite lu son article "Budget tour du monde" http://lesacados.com/budget-tour-du-monde où il nous explique que nous n'avons pas besoin de tant d'économies pour partir. Et le sourire est revenu 🙂 Merci Ryan.
C'est décidé 2014 sera l'année du départ. Nous souhaitons partir et voyager en toute simplicité (mais sans pour autant être vraiment dans la galère et devoir revenir au milieu du périple parce que nous n'avions pas prévu assez): hébergement simple (chez l'habitant, auberges, à l'arrière d'un van...), travailler au cours du périple, et surtout rencontrer les locaux, et partager leur culture... Pourquoi pas faire aussi du bénévolat ou volontariat. Personnellement j'aimerais également monter un projet en lien avec le social (qui est mon domaine). J'y réfléchis. Nous nous donnons un an pour économiser un peu, et nous organiser.
J'aimerais échanger avec des personnes qui sont partis ou qui vont partir avec un petit budget et qui souhaitent voyager simplement. Avec combien êtes vous partis ? Quels moyens de transports avez-vous utilisés ? Comment faisiez vous pour l’hébergement ? La nourriture ? Comment rencontrer facilement des personnes sur place ?... Tous les conseils sont bons à prendre. Et si vous avez des livres, des blogs intéressants, n'hésitez pas !
Je remercie tous les courageux qui m'ont lu 😉
J'attends impatiemment vos réponses.
Marjorie
Un mois en Papouasie - Irian Jaya, est-ce suffisant? English translation pending
Bonjour à toutes et tous
Après avoir déjà visité l'Indonésie durant plus de 200 jours (4 voyages), je prévois me rendre en Papouasie et aux Moluques en mai prochain pour poursuivre ma découverte de l'Indonésie. Voici un aperçu de mon l'itinéraire : Makassar - Bau Bau (avion-Merpati)Bau Bau - Raha - Kendari (bateau)Kendari - Biak (avion-Garuda)Biak - Jayapura (avion-Garuda)Jayapura - Baliem -Jayapura (avion-?)Jayapura - Manokwari (avion-?)Manokwari - Sorong (avion-?)Sorong - Ambon (avion-?)Ambon - Makassar (avion-Garuda)Mes questions :Un mois, est-ce suffisant ?Y a-t-il d'autres coins de la région qu'il faut absolument visiter ? Au niveau du logement, avez-vous de bonnes adresses économiques à suggérer ?Compagnies aériennes pour les trajets 5 à 8 ? Quels sont vos coups de coeur ?Voilà.
Merci pour votre aide et conseils.
Jacques
Après avoir déjà visité l'Indonésie durant plus de 200 jours (4 voyages), je prévois me rendre en Papouasie et aux Moluques en mai prochain pour poursuivre ma découverte de l'Indonésie. Voici un aperçu de mon l'itinéraire : Makassar - Bau Bau (avion-Merpati)Bau Bau - Raha - Kendari (bateau)Kendari - Biak (avion-Garuda)Biak - Jayapura (avion-Garuda)Jayapura - Baliem -Jayapura (avion-?)Jayapura - Manokwari (avion-?)Manokwari - Sorong (avion-?)Sorong - Ambon (avion-?)Ambon - Makassar (avion-Garuda)Mes questions :Un mois, est-ce suffisant ?Y a-t-il d'autres coins de la région qu'il faut absolument visiter ? Au niveau du logement, avez-vous de bonnes adresses économiques à suggérer ?Compagnies aériennes pour les trajets 5 à 8 ? Quels sont vos coups de coeur ?Voilà.
Merci pour votre aide et conseils.
Jacques
Route Lotus Melbourne-Singapour sur le Neoromantica le 3 janvier 2013 English translation pending
nous venons de nous inscrire pour cette croisière partant le 3 janvier de Melbourne et serions heureux de prendre contact avec d'autres participants francophone.Par ailleurs tout renseignement sur le voyage et les excursions possibles sont le bienvenue.
Merci
Retour sur deux semaines en Inde du Sud English translation pending
Hello!
Vu le nombre d'informations glanées sur ce site, il était temps que j'apporte mon caillou à l'édifice en espérant en aider certains!
Je suis donc parti 2 semaines en inde du sud, en organisation complètement derniere minute (achat billet samedi soir, départ mercredi!) Je met donc quelques infos qui pourront être utile j'espère à d'autres voyageur
Date : Mars 2012 Principales villes : mumbai > Hampi > Mysore > Ooty > Varkala > Backwaters > Kochi
Organisation/Adminsitratif : - visa urgence fait a paris. Absolument aucun problème (a part le prix : 118e). Demande osé le matin, récupéré en fin d'aprem. Attention au format de photo. - Avion : turkish airlines reservé 4 jours avant. 520e. Très bonne compagnie sauf que le vol mumbai > Istanbul a eu du retard et que j'ai raté mon transfert! Pour info, vous avez la possiblité de choisir le temps d'escale sur le site. Et si celui ci depasse 9H, des excursions totalement gratuite (bus, entrée monuments, panier repas) sont proposés. Un moyen sympa de voir istanbul a moindre frais! (plus d'info sur le site de la compagnie)
Résumé du voyage (désolé tapé vite, surement des coquilles mais mon trip est décrit en large) :
Alors au final j'ai respecté a peu près ce que j'avais prévu et en gros mon trip fut : Mumbai > Hampi > Mysore > Ooty > Varkala > Backwaters > Kochi
Comme prévu la première semaine fut assez speed avec 2 trajets de nuits assez long. Mais bon je m'attendais a bien pire et les transport indien sont loin d'être les pires que j'ai pu voir!!
- Mumbai : dormi à la red cross salvation army! Et oui l'armée du salut. Tres bon plan je trouve. 230 roupies le dortoir. Spartiate mais ca permet de rencontrer pas mal de personne et ya un petit dej. Concernant la ville, j'ai pas été emballé plus que ca effectivement. Après j'ai fait les gds sites comme la gare, la indian gate etc... mais ca donne un apercu de la vie indienne en qques sorte. J'ai par contre bcp aimé élephant cave, j'ai trouvé que le petit tour valait le coup!
- Hampi : bus de nuit en partance de mumbai. Une HORREUR pour réussir a sortir de la tentaculaire mumbai! L'agence qui m'a vendu le billet m'a fait prendre 1 mini bus > 1 bus et ensuite un autre bus que j'ai attendu 1H dans le rond point le plus bruyant du monde peut etre !! épuisant! Mais le voyage en bus s'est très bien passé. La ville d'hampi est un peu ce que j'appelle un ghetto de backpackers. Pas péjoratif mais on est dans des villes/quartier qui perdent le coté "vrai" du pays (comme vang vieng au laos, kuta a bali ou bien encore playa del carmen au mexique). Mais c'est agréable parfois et pratique aussi. Hampi est vraiment sympa (chaud!) et toute la visite en velo vaut le coup :)
- Mysore : train de nuit puis autre train a partir de bangalore pour visiter mysore. J'ai beaucoup aimé le palais! Superbe architecture, l'audioguide est très pratique et gratuit, c'est tres instructif! La ville en elle même, comme de nombreuses villes de taille intermédiaire ne m'a pas charmé plus que ca dirons nous...
- Mudumulai national park : enorme déception : le parc était fermé pour cause de secheresse! j'ai fait un tour en jeep dans des zones privés. Vu quelques animaux dont un ours furtivement qd meme....
- Ooty : j'ai pris la route avec les 26 (ou je sais plus combien) virage en épingle. Avoir le coeur bien accroché. Malade comme un chien, j'ai foncé à mon hotel (le sweekar je crois, hote tres sympa, chambre propre mais basique, prix ok). le bon plan c qu'ils organisent des treks, le SEUL interet d'ooty. Car la ville est fatiguante! Par contre le trek etait superbe, plantations de thé, chemin de montagne, pas de touriste et du calme ! (ceux qui sont allé en inde me comprendront). Pour finir sur une vue magnifique sur la vallée! Le guide est très sympatique et une vrai source de connaissance! A faire absolument.
- Depart d'ooty avec le train miniature. j'ai reservé 2 jours avant et j'ai eu une place. Le jour meme c'est peut etre problématique mais le soir pr le lendemain aucun soucis. le train part à a 14H d'ooty pour mettupalayam. Certains m'ont dit que c'était bof... je suis TOTALEMENT à l'OPPOSE de cet avis!! Le train est authentique (avec ses arrets toutes les heures pr le refroidir) mais les vues sont splendides! Avec des tunnels creusés dans la montagnes tout le long, de très beau paysages! Un des "highlight" de mon voyage!
Arrivé le soir a coimbatore, pour dormir et me remettre encore de ma seconde vague de maladie (insolation je suppose cette fois lol)
- Depart pour varkala le matin tot ou j'ai choppé mon train a la dernière minute! faites attention aux heures données par le lonely planet, elles sont fausses parfois! Il ne faut absolument pas hésiter a voyager en seconde classe pour les trains de jour. Toujours une possibilité de s'installer sur les portes bagages ou autre :) Apres, faut etre à l'aise avec le contact dirons nous pour les banquettes a 5 ;) En arrivant a Kochi, un local me dit que le train va a Varkala. Je me dis, super c'est la ou je vais! Je reste donc dans le train... erreur fatale! Je n'ai pas REverifié l'info. Le train passait a Varkala.... mais ne s'y arretait pas! Je me retrouve a trivandrum et j'ai donc du prendre un autre train pour varkala... arrivé a 22H la bas, j'ai fait une journée entière de transport... J'essaye d'aller au "pink aana" conseillé par le LP... Les prix ont plus que doublé depuis la publication evidement... je vais a l'hotel juste a coté, qui est très simple mais ou j'ai eu une tres jolie chambre avec vue sur la mer pour 800 roupies J'ai adoré Varkala. Très cool, j'étais a l'écart du "ghetto touristique". Vraiment très reposant!
- Départ pour les backwaters ensuite et la grosse deception... Les villes "portuaire" sont déprimante.... que ce soit alleypey ou Kollam, il faut vraiment y rester le moins possible pour moi! J'ai fait la "croisière" entre kollam et alleypey et c'est agréable. Les problème de timing ont fait que je n'ai pas pu faire les mini canaux des backwaters... je pense que j'ai raté le plus beau. Apres c'est agréable et intéressant de voir la vie des gens sur l'eau... mais il faut aimer cela. Ce qui ne sera pas le cas de tous le monde je pense.
- Kochi : Peut etre au final ma ville préféré d'inde du sud! Le quartier du fort est très sympa. C'est juste agréable de s'y ballader. Passé 2 jours très sympa la bas!
Conclusion de ce voyage : on m'a toujours dit l'inde tu adores ou tu detestes. Je suis donc exceptionnel! car j'ai aimé sans adorer. Les quelques semaine de reflexion depuis mon retour m'ont aiguillés sur des pistes : - L'inde, c'est surtout les indiens.(quelle superbe phrase!) Pour apprécier et adorer le pays, plus que dans n'importe quel pays , il faut s'intéresser et se mélanger a eux. C'est eux qui font la richesse (et la folie/l'enervement et tous les états possibles ;) ) du pays. - Je pense que le nord (même si je n'y suis pas allé) est plus représentatif de ce qu'on attend de l'inde. Le sud est très sympa, il y a des jolis sites (et je n'en ai vu que la moitié), mais un truc me fait ressentir que le Nord est l'Inde de notre imaginaire... - j'ai été tres surpris par les backpackers sur place. Certains sont vraiment "dans leur trip" et absolument pas ouvert à la rencontre avec les autres... C'est dommage qd meme... J'ai voyagé 6 mois en asie du sud est et je n'ai jamais vecu ça... surprenant. - Les villes de tailles intermédiaires sont .... pénibles. Vu la taille du pays, on est obligé de faire des arrêts dans certaines de ces villes et ... qu'est ce qu'on s'y ennuie!!
Malgré tout ce fut un chouette voyage et j'ai bien envie de voir le nord désormais! Coup de coeur pour Varkala, ooty et kochi malgré tout!
N'hésitez pas si vous avez des questions !
Vu le nombre d'informations glanées sur ce site, il était temps que j'apporte mon caillou à l'édifice en espérant en aider certains!
Je suis donc parti 2 semaines en inde du sud, en organisation complètement derniere minute (achat billet samedi soir, départ mercredi!) Je met donc quelques infos qui pourront être utile j'espère à d'autres voyageur
Date : Mars 2012 Principales villes : mumbai > Hampi > Mysore > Ooty > Varkala > Backwaters > Kochi
Organisation/Adminsitratif : - visa urgence fait a paris. Absolument aucun problème (a part le prix : 118e). Demande osé le matin, récupéré en fin d'aprem. Attention au format de photo. - Avion : turkish airlines reservé 4 jours avant. 520e. Très bonne compagnie sauf que le vol mumbai > Istanbul a eu du retard et que j'ai raté mon transfert! Pour info, vous avez la possiblité de choisir le temps d'escale sur le site. Et si celui ci depasse 9H, des excursions totalement gratuite (bus, entrée monuments, panier repas) sont proposés. Un moyen sympa de voir istanbul a moindre frais! (plus d'info sur le site de la compagnie)
Résumé du voyage (désolé tapé vite, surement des coquilles mais mon trip est décrit en large) :
Alors au final j'ai respecté a peu près ce que j'avais prévu et en gros mon trip fut : Mumbai > Hampi > Mysore > Ooty > Varkala > Backwaters > Kochi
Comme prévu la première semaine fut assez speed avec 2 trajets de nuits assez long. Mais bon je m'attendais a bien pire et les transport indien sont loin d'être les pires que j'ai pu voir!!
- Mumbai : dormi à la red cross salvation army! Et oui l'armée du salut. Tres bon plan je trouve. 230 roupies le dortoir. Spartiate mais ca permet de rencontrer pas mal de personne et ya un petit dej. Concernant la ville, j'ai pas été emballé plus que ca effectivement. Après j'ai fait les gds sites comme la gare, la indian gate etc... mais ca donne un apercu de la vie indienne en qques sorte. J'ai par contre bcp aimé élephant cave, j'ai trouvé que le petit tour valait le coup!
- Hampi : bus de nuit en partance de mumbai. Une HORREUR pour réussir a sortir de la tentaculaire mumbai! L'agence qui m'a vendu le billet m'a fait prendre 1 mini bus > 1 bus et ensuite un autre bus que j'ai attendu 1H dans le rond point le plus bruyant du monde peut etre !! épuisant! Mais le voyage en bus s'est très bien passé. La ville d'hampi est un peu ce que j'appelle un ghetto de backpackers. Pas péjoratif mais on est dans des villes/quartier qui perdent le coté "vrai" du pays (comme vang vieng au laos, kuta a bali ou bien encore playa del carmen au mexique). Mais c'est agréable parfois et pratique aussi. Hampi est vraiment sympa (chaud!) et toute la visite en velo vaut le coup :)
- Mysore : train de nuit puis autre train a partir de bangalore pour visiter mysore. J'ai beaucoup aimé le palais! Superbe architecture, l'audioguide est très pratique et gratuit, c'est tres instructif! La ville en elle même, comme de nombreuses villes de taille intermédiaire ne m'a pas charmé plus que ca dirons nous...
- Mudumulai national park : enorme déception : le parc était fermé pour cause de secheresse! j'ai fait un tour en jeep dans des zones privés. Vu quelques animaux dont un ours furtivement qd meme....
- Ooty : j'ai pris la route avec les 26 (ou je sais plus combien) virage en épingle. Avoir le coeur bien accroché. Malade comme un chien, j'ai foncé à mon hotel (le sweekar je crois, hote tres sympa, chambre propre mais basique, prix ok). le bon plan c qu'ils organisent des treks, le SEUL interet d'ooty. Car la ville est fatiguante! Par contre le trek etait superbe, plantations de thé, chemin de montagne, pas de touriste et du calme ! (ceux qui sont allé en inde me comprendront). Pour finir sur une vue magnifique sur la vallée! Le guide est très sympatique et une vrai source de connaissance! A faire absolument.
- Depart d'ooty avec le train miniature. j'ai reservé 2 jours avant et j'ai eu une place. Le jour meme c'est peut etre problématique mais le soir pr le lendemain aucun soucis. le train part à a 14H d'ooty pour mettupalayam. Certains m'ont dit que c'était bof... je suis TOTALEMENT à l'OPPOSE de cet avis!! Le train est authentique (avec ses arrets toutes les heures pr le refroidir) mais les vues sont splendides! Avec des tunnels creusés dans la montagnes tout le long, de très beau paysages! Un des "highlight" de mon voyage!
Arrivé le soir a coimbatore, pour dormir et me remettre encore de ma seconde vague de maladie (insolation je suppose cette fois lol)
- Depart pour varkala le matin tot ou j'ai choppé mon train a la dernière minute! faites attention aux heures données par le lonely planet, elles sont fausses parfois! Il ne faut absolument pas hésiter a voyager en seconde classe pour les trains de jour. Toujours une possibilité de s'installer sur les portes bagages ou autre :) Apres, faut etre à l'aise avec le contact dirons nous pour les banquettes a 5 ;) En arrivant a Kochi, un local me dit que le train va a Varkala. Je me dis, super c'est la ou je vais! Je reste donc dans le train... erreur fatale! Je n'ai pas REverifié l'info. Le train passait a Varkala.... mais ne s'y arretait pas! Je me retrouve a trivandrum et j'ai donc du prendre un autre train pour varkala... arrivé a 22H la bas, j'ai fait une journée entière de transport... J'essaye d'aller au "pink aana" conseillé par le LP... Les prix ont plus que doublé depuis la publication evidement... je vais a l'hotel juste a coté, qui est très simple mais ou j'ai eu une tres jolie chambre avec vue sur la mer pour 800 roupies J'ai adoré Varkala. Très cool, j'étais a l'écart du "ghetto touristique". Vraiment très reposant!
- Départ pour les backwaters ensuite et la grosse deception... Les villes "portuaire" sont déprimante.... que ce soit alleypey ou Kollam, il faut vraiment y rester le moins possible pour moi! J'ai fait la "croisière" entre kollam et alleypey et c'est agréable. Les problème de timing ont fait que je n'ai pas pu faire les mini canaux des backwaters... je pense que j'ai raté le plus beau. Apres c'est agréable et intéressant de voir la vie des gens sur l'eau... mais il faut aimer cela. Ce qui ne sera pas le cas de tous le monde je pense.
- Kochi : Peut etre au final ma ville préféré d'inde du sud! Le quartier du fort est très sympa. C'est juste agréable de s'y ballader. Passé 2 jours très sympa la bas!
Conclusion de ce voyage : on m'a toujours dit l'inde tu adores ou tu detestes. Je suis donc exceptionnel! car j'ai aimé sans adorer. Les quelques semaine de reflexion depuis mon retour m'ont aiguillés sur des pistes : - L'inde, c'est surtout les indiens.(quelle superbe phrase!) Pour apprécier et adorer le pays, plus que dans n'importe quel pays , il faut s'intéresser et se mélanger a eux. C'est eux qui font la richesse (et la folie/l'enervement et tous les états possibles ;) ) du pays. - Je pense que le nord (même si je n'y suis pas allé) est plus représentatif de ce qu'on attend de l'inde. Le sud est très sympa, il y a des jolis sites (et je n'en ai vu que la moitié), mais un truc me fait ressentir que le Nord est l'Inde de notre imaginaire... - j'ai été tres surpris par les backpackers sur place. Certains sont vraiment "dans leur trip" et absolument pas ouvert à la rencontre avec les autres... C'est dommage qd meme... J'ai voyagé 6 mois en asie du sud est et je n'ai jamais vecu ça... surprenant. - Les villes de tailles intermédiaires sont .... pénibles. Vu la taille du pays, on est obligé de faire des arrêts dans certaines de ces villes et ... qu'est ce qu'on s'y ennuie!!
Malgré tout ce fut un chouette voyage et j'ai bien envie de voir le nord désormais! Coup de coeur pour Varkala, ooty et kochi malgré tout!
N'hésitez pas si vous avez des questions !
Départ "à l'arrache" en Inde du Sud English translation pending
Salut à tous :)
Pour diverses raisons et surtout par envie de profiter de 3 semaines de congés, je me suis décidé à partir en Inde du Sud mercredi, c'est à dire dans 5 jours. Pas beaucoup de temps pour préparer mon premier trip en inde et j'ai quelques questions! J'espère que certains auront des réponses! - J'ai trouvé un billet très bon marché pour faire l'AR Paris > Mumbai. Mais je me posais la question : est ce que Mumbai est le bon point de départ pour visiter l'Inde du Sud? Sachant que je vais tres probablement aller vers le Kerala.
- Je n'ai que peu d'infos sur les sites et les lieux (la majorité ayant été récolté sur voyageforum d'ailleurs, merci aux contributeurs!), j'en ai noté, mais si vous avez des conseils ou des itinéraire pour faire une boucle et revenir a Mumbai (A la rigueur en prenant un vol aller simple a un moment)
- Est-ce que l'Inde du Sud est une destination de backpackers? J'ai déja fait quelques trips en solo (indonésie, malaisie, birmanie entre autre) et n'ait jamais vraiment rencontré de problèmes pour me faire des compagnons de voyages. Mais je me pose quand même la question ;)
- Quelqu'un a t'il déjà rencontré un problème en faisant son visa d'urgence? Faut-il ABSOLUMENT avoir les copies de ses billets d'avion? Je compte aller lundi matin, a l'ouverture faire mon visa d'urgence et départ mercredi. Ca semble jouable mais si vous avez des conseils... je suis preneur!
- Un conseil de GH sympa, vivante , sorte de repere de backpackers a mumbai?
Je sais qu'en cherchant precisement j'aurais des réponses sur le forum mais je manque un peu de temps je vous avouerai!
Pour diverses raisons et surtout par envie de profiter de 3 semaines de congés, je me suis décidé à partir en Inde du Sud mercredi, c'est à dire dans 5 jours. Pas beaucoup de temps pour préparer mon premier trip en inde et j'ai quelques questions! J'espère que certains auront des réponses! - J'ai trouvé un billet très bon marché pour faire l'AR Paris > Mumbai. Mais je me posais la question : est ce que Mumbai est le bon point de départ pour visiter l'Inde du Sud? Sachant que je vais tres probablement aller vers le Kerala.
- Je n'ai que peu d'infos sur les sites et les lieux (la majorité ayant été récolté sur voyageforum d'ailleurs, merci aux contributeurs!), j'en ai noté, mais si vous avez des conseils ou des itinéraire pour faire une boucle et revenir a Mumbai (A la rigueur en prenant un vol aller simple a un moment)
- Est-ce que l'Inde du Sud est une destination de backpackers? J'ai déja fait quelques trips en solo (indonésie, malaisie, birmanie entre autre) et n'ait jamais vraiment rencontré de problèmes pour me faire des compagnons de voyages. Mais je me pose quand même la question ;)
- Quelqu'un a t'il déjà rencontré un problème en faisant son visa d'urgence? Faut-il ABSOLUMENT avoir les copies de ses billets d'avion? Je compte aller lundi matin, a l'ouverture faire mon visa d'urgence et départ mercredi. Ca semble jouable mais si vous avez des conseils... je suis preneur!
- Un conseil de GH sympa, vivante , sorte de repere de backpackers a mumbai?
Je sais qu'en cherchant precisement j'aurais des réponses sur le forum mais je manque un peu de temps je vous avouerai!
50 jours en Australie?! English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement étudiant en Australie sur la Sunshine Coast dans le Queensland. J'ai pour projet tout au long de mon année universitaire qui s'étend de début février à fin novembre de me faire des trips pendant les vacances et les weeks prolongés mais là n'est pas mon problème!
Le vrai problème est que l'un de mes bon amis vient me rejoindre à partir du 20 novembre jusqu'au 10 janvier et nous repartons ensuite direction la France. Nous souhaitons faire un "gros road trip" à partir de Brisbane. Seulement voilà, depuis mon arrivée ici je commence à me rendre compte des distances entre les différentes villes ici et un mois et demi me parait beaucoup et peu à la fois pour partir à la découverte d'un continent tel que l'Australie..
Nous sommes donc entrain d'organiser notre voyage pour ces 50 jours que nous allons passer ensemble. Alors de suite énormément de questions me viennent à l'esprit mais la plus importante est: Que faire en 50 jours en Australie?
Sachant que nous sommes des étudiants de 23ans, nous voulons voir un maximum du pays mais plus important encore on a pas envie de rouler 5h par jour pendant 50 jours et on veut pouvoir profiter des endroits qui vont vraiment valoir le coup!
Je sais qu'il n'existe pas un "trajet parfait" et j'ai passé des heures sur les différents forum pour essayer d'avoir plus d'infos sur une si courte durée mais le soucis c'est qu'en feuilletant mes différents bouquins j'ai l'impression que tout vaut VRAIMENT le coup et que allons fortement regretter le fait de ne pas nous rendre à certains endroits. Je me tourne donc vers vous pour vous soumettre mon premier "plan" de voyage afin que vous puissiez me donner votre avis.
Avant toute chose plusieurs éléments clés pour nous: Le départ et le retour doivent se faire de Brisbane Nous voudrions passer le jour de l'an à Sydney Et nous aimerions passé quelques jours à Bali (j'ai regardé les prix en partant de Darwin ou Perth c'est vraiment abordable..)
Alors je vous l'accorde ça fait beaucoup pour pas beaucoup de temps mais qu'importe nous comptons bien en profiter même si nous allons devoir faire des sacrifices!
Ce que nous pensions faire:
Louer une voiture de Brisbane et roulé jusqu'à Cairns en nous arrêtant du coté de Fraser Island, Whitsundays et la grande barrière de corail. (Une semaine? 10 jours? Plus?) Prendre un avion de Cairns à Darwin (ça coute vraiment pas cher) mais à ce moment là est ce que l'on va vraiment raté des endroits immanquables entre ces deux villes?? Etant un fan de nature et ayant déjà vu pas mal de photos d'amis ayant fait la westcoast j'attend beaucoup de cette côte, j'adore la eastcoast mais beaucoup de touriste et je recherche vraiment un certain dépaysement que je suis venu chercher en Australie. Donc de Darwin à Perth nous remettre sur la route pour 15 jours? 20? Plus? Passé quelques jours à Perth histoire de se profiter un peu du coin Peut être prendre la semaine à Bali à ce moment là (nous en sommes donc à peu pres 30 jours à ce moment là si on rajoute une semaine à Bali on arrive à 37) Passé nos 15 derniers jours entre Perth et Sydney est ce suffisant? Puis prendre un vol Sydney - Brisbane pour rentrer à la maison!
Voilà qu'en pensez vous? Je trouve que ça fait déjà bien la course de mon coté et ça laisse pas beaucoup de flexibilité mais bon sur ce coup là on a pas vraiment le choix! Mais on attend vraiment des conseils pour qu'on puisse s'organiser au max et qu'on en perde le moins possible!
Voilà en vous remerciant déjà beaucoup, Je vous souhaite à tous une bonne journée
Théo
Je suis actuellement étudiant en Australie sur la Sunshine Coast dans le Queensland. J'ai pour projet tout au long de mon année universitaire qui s'étend de début février à fin novembre de me faire des trips pendant les vacances et les weeks prolongés mais là n'est pas mon problème!
Le vrai problème est que l'un de mes bon amis vient me rejoindre à partir du 20 novembre jusqu'au 10 janvier et nous repartons ensuite direction la France. Nous souhaitons faire un "gros road trip" à partir de Brisbane. Seulement voilà, depuis mon arrivée ici je commence à me rendre compte des distances entre les différentes villes ici et un mois et demi me parait beaucoup et peu à la fois pour partir à la découverte d'un continent tel que l'Australie..
Nous sommes donc entrain d'organiser notre voyage pour ces 50 jours que nous allons passer ensemble. Alors de suite énormément de questions me viennent à l'esprit mais la plus importante est: Que faire en 50 jours en Australie?
Sachant que nous sommes des étudiants de 23ans, nous voulons voir un maximum du pays mais plus important encore on a pas envie de rouler 5h par jour pendant 50 jours et on veut pouvoir profiter des endroits qui vont vraiment valoir le coup!
Je sais qu'il n'existe pas un "trajet parfait" et j'ai passé des heures sur les différents forum pour essayer d'avoir plus d'infos sur une si courte durée mais le soucis c'est qu'en feuilletant mes différents bouquins j'ai l'impression que tout vaut VRAIMENT le coup et que allons fortement regretter le fait de ne pas nous rendre à certains endroits. Je me tourne donc vers vous pour vous soumettre mon premier "plan" de voyage afin que vous puissiez me donner votre avis.
Avant toute chose plusieurs éléments clés pour nous: Le départ et le retour doivent se faire de Brisbane Nous voudrions passer le jour de l'an à Sydney Et nous aimerions passé quelques jours à Bali (j'ai regardé les prix en partant de Darwin ou Perth c'est vraiment abordable..)
Alors je vous l'accorde ça fait beaucoup pour pas beaucoup de temps mais qu'importe nous comptons bien en profiter même si nous allons devoir faire des sacrifices!
Ce que nous pensions faire:
Louer une voiture de Brisbane et roulé jusqu'à Cairns en nous arrêtant du coté de Fraser Island, Whitsundays et la grande barrière de corail. (Une semaine? 10 jours? Plus?) Prendre un avion de Cairns à Darwin (ça coute vraiment pas cher) mais à ce moment là est ce que l'on va vraiment raté des endroits immanquables entre ces deux villes?? Etant un fan de nature et ayant déjà vu pas mal de photos d'amis ayant fait la westcoast j'attend beaucoup de cette côte, j'adore la eastcoast mais beaucoup de touriste et je recherche vraiment un certain dépaysement que je suis venu chercher en Australie. Donc de Darwin à Perth nous remettre sur la route pour 15 jours? 20? Plus? Passé quelques jours à Perth histoire de se profiter un peu du coin Peut être prendre la semaine à Bali à ce moment là (nous en sommes donc à peu pres 30 jours à ce moment là si on rajoute une semaine à Bali on arrive à 37) Passé nos 15 derniers jours entre Perth et Sydney est ce suffisant? Puis prendre un vol Sydney - Brisbane pour rentrer à la maison!
Voilà qu'en pensez vous? Je trouve que ça fait déjà bien la course de mon coté et ça laisse pas beaucoup de flexibilité mais bon sur ce coup là on a pas vraiment le choix! Mais on attend vraiment des conseils pour qu'on puisse s'organiser au max et qu'on en perde le moins possible!
Voilà en vous remerciant déjà beaucoup, Je vous souhaite à tous une bonne journée
Théo
Retour de trois semaines au Cambodge en janvier-février 2012 English translation pending
7 jours après être rentré, je vous livre un compte-rendu de mes 3 semaines passées au Cambodge.
Première fois au Cambodge, première fois en Asie, première fois en voyage sac à dos.
J1 : arrivée à Phnom Penh, un chauffeur de tuktuk m'attend pour me ramener directement à la Guest House (GH) que j'ai réservée par internet. Europe GH, très bon emplacement, tout près du quai sisowath, et patron très très sympa. 10 usd par nuit, ma maison pour 3 nuits. Pas grand chose ce jour là, marche sur le quai et repas au Khmer Saravan (très bon).
J2 : Découverte du marché situé juste à coté, Sadrom Market (??) puis on décolle en avec d'autres touristes de la GH direction les charniers de Choeung Ek (pas très intéressant, mais lieu pour ne pas oublier ce qu'il s'est passé) et la prison S-21 (très poignant). Après-midi passé à visiter le marché central, énorme et regorgeant d'étals divers et variés, puis petite marche : Vat Phnom (temple où l'on vient prier la réussite + point zéro des routes nationales), bibliothèque nationale, ancienne gare.
J3 : Suite de la découverte de la ville : monument de l'indépendance, palais royal et sa fameuse pagode d'argent, et musée national. 14h30, direction CTN télé pour assister aux combats de boxe Khmer, bonne ambiance.
J4 : Bus matinal direction Siem Rap avec la Sorya : pratique car la zone de départ est à 15 minutes à peine de la GH (au marché central). Prix en hausse avec le nouvel an chinois...Un petit peu plus de 6h de bus, et on arrive au dépôt. j'avais envoyé à tout hasard un mail à la Lovely Guest House afin de réserver les 2 premières nuits. Après quelques errances de mon chauffeur, et une tentative de me déposer autre part..., nous voici arrivé à la Lovely. Il y a de la place, super. Super accueil, Marion, Nancy et même Krystel. 7usd la nuit mais le plus important est dans la qualité des conseils prodigués au jeune novice que je suis. Vraiment important. Direction le site d'Angkor pour acheter mon pass 7 jours et faire la connaissance de mon super Driver qui me tiendra compagnie pendant 8 jours. Coucher de soleil au Bayon, très belles couleurs et magnifique première rencontre avec l'art khmer, ce qui m'a fait venir au Cambodge. Tellement de choses à voir que je ne sais plus où donner de la tête.
J5 : je ne vais pas rentrer dans le détail, trop long, mais juste dire ce que j'ai vu et donner mes coups de cœur. Groupe des Roluos le matin, puis Angkor Vat et ses bas-reliefs et direction le Phnom Bokeng pour le coucher de soleil (beaucoup de monde). Personne en matinée, ce qui est le vrai luxe, et magnifiques bas-reliefs sur Angkor Vat.
J6 : on fait le petit tour à savoir : Angkor vat pour le lever du soleil, Baksei Chamkrong, puis Angkor Thom (Bayon, Baphuon, Phimeanakas, Prah Palilai, Ted Pranam, les 2 terrasses, Prah Pituh, les Kleang), Thomanon et Chan Say Tevoda, Takeo, Prasat Kravan, Banteay Kdei, Sras Srang et pour finir le Ta Phrom. Grosse journée, tout se mélange un peu dans ma tête... Coups de cœur pour le Ta Phrom et le Thomannon, les belles terrasses.
J7 : Après le petit, voici le grand ! Preah Khan, Banteay Prei, Neak Pean (hélas accès interdit à cause des inondations qui ont fragilisé les fondations), Kroi Ko, Ta Som, Mébon oriental, Pré Rup (très beau) et retour à Angkor Vat.
J8 : un peu plus de route ce jour avec le sublime Banteay Srei (de la vraie dentelle, de très beaux linteaux, le tout de très bonne heure et donc sans grand monde) , puis Kbal Spean (promenade sympa), le Banteay Samré et le Phnom Bok (superbe panorama)
J9 : Je suis toujours à la lovely où je prolonge mon séjour vu que tout se passe super bien. Beng Malea le matin (beau temple, un peu laissé à la végétation comme le Ta Prom, encore personne lors de ma visite) puis direction Ko Ker (piste bien défoncée, nous sommes recouverts de cette terre ocre, bel ensemble de temple. Hélas, plus possible de monter en haut de la pyramide du Prasat Thom mais cela parait logique vu l'état) Une super journée
J10 : Retour sur des temples appréciés : Angkor Vat, Baphuon, Mhimeanekas, les 2 terrasses (j'avais loupé des trucs la première fois), Preah Pituh) et direction de l'inédit avec le Ta Nei.
J11 : Grosse journée avec la visite des temples de Banteay Chmar ! 4 heures de moto pour y arriver, dont 2h pour faire les 30 derniers kms sur une piste ultra défoncée et poussiéreuse... mais ca en valait le déplacement ! Aucun touriste, visites de 5-6 temples dont le plus marquant est le principal hélas bien abimé. Des travaux débutent sur ce site.
J12 : journée promenade autour du Baray Occidental et ses petits temples. Je ne vais pas énumérer tous les temples, mais balade vraiment agréable, parfois un temple annoncé se trouve être... 2 pierres perdues au milieu des rizières... La encore, personne, hormis au point de départ du bateau vers l'ile du Mébon Occidental.
J13 : Au revoir Siem Rap et bateau direction Battambang. Sur le toit, avec un soleil qui cogne bien fort, pendant tout le trajet (long long et long, à faire une fois je pense). Arrivé bien fatigué, je me pose au Asia Hotel 8usd la nuit, bien moins sympa qu'une GH mais bien situé.
J14 : Bamboo train (rigolo, il semble que cela va bientôt s'arrêter suite au lancement de travaux sur la ligne ?), Phnom Sampeon (multiples temples et killings cave) et le temple Banane (déçu)
J15 : Promenade dans la campagne puis Phnom Aek (beau temple, un beau linteau de la barattage de mer de lait) et Prasat Bassaet.
J16 : visite de la ville de Battambang, de son musée (de belles pièces mais une présentation pas terrible)
J17 : Bus pour Phnom Penh, escale avant de repartir le lendemain. Pas de place à l'Europe GH dont je remonte un peu vers le marché central et tombe sur la Golden Boat GH (tout nouveau et presque tout beau..), marche en fin d'aprem.
J18 : Bus pour Kampot, je serai à la 333GH (couple propriétaire très sympa) pour 5usd la nuit. Très bien situé. Découverte de la ville, marche le long de la rivière, tour au marché.
J19 : Excursion au Bokor, beaucoup de brouillard une fois dans la montagne. Triste de voir ce que s'est en train de devenir (le dirigeant de la Sokimax a acheté un énorme terrain et veut créer un lieu de vacances pour gens fortunés. Ca construit à tout va des énormes édifices... Puis balade en bateau pour le coucher de soleil.
J20 : bus en début d'aprem pour revenir à Phnom Penh (bientôt la fin du voyage). Superbe bus, on a du bol. On ne passe pas par Kep et c'est en 3h15 que l'on atteint la capitale. J'avais envie de finir en beauté et j'avais réservé 2 nuits au Raffles Hotel Royal.
J21 : Je retourne au musée national (je n'avais pas pleinement profité de ma première visite) et direction le marché russe pour faire quelques achats (mais vraiment pas beaucoup, problème de place dans mon sac). Puis je rentre à pied à l'hôtel en passant par le stade olympique où se déroule un match de foot.
J22 : c'est le jour du départ, je profite de l'hôtel le matin, puis je pose mon sac à l'Europe GH pour profiter de l'aprem : marché central et quai Sisowath. Départ aéroport.
En résumé : beau voyage, belles rencontres, il ne m'est rien arrivé d'étrange (ha si, le gars sur le quai Sisowath à Phnom Penh qui voulait me ramener chez lui pour que je parle de la France à sa fille, proposition déclinée et il s'avère qu'en fait, après discussion avec un autre touriste qui a suivi le gars, que c'était pour piquer des sous à un jeu), des temples et des temples et encore des temples, ha que j'ai aimé ça ! Trajets effectués en motodop avec chauffeur (Siem Rap + Battambang) sinon en bus sur les longues distances, à pied dans les villes. Avec le recul, j'échangerai bien un jour de Battambang pour un jour à Siem Rap. 3 très bonnes GH : Europe à PP avec super Seng (2 bouteilles d'eau par jour), la Lovely à Siem Rap et la 333GH à Kampot. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, en espérant que cela puisse vous servir.
J1 : arrivée à Phnom Penh, un chauffeur de tuktuk m'attend pour me ramener directement à la Guest House (GH) que j'ai réservée par internet. Europe GH, très bon emplacement, tout près du quai sisowath, et patron très très sympa. 10 usd par nuit, ma maison pour 3 nuits. Pas grand chose ce jour là, marche sur le quai et repas au Khmer Saravan (très bon).
J2 : Découverte du marché situé juste à coté, Sadrom Market (??) puis on décolle en avec d'autres touristes de la GH direction les charniers de Choeung Ek (pas très intéressant, mais lieu pour ne pas oublier ce qu'il s'est passé) et la prison S-21 (très poignant). Après-midi passé à visiter le marché central, énorme et regorgeant d'étals divers et variés, puis petite marche : Vat Phnom (temple où l'on vient prier la réussite + point zéro des routes nationales), bibliothèque nationale, ancienne gare.
J3 : Suite de la découverte de la ville : monument de l'indépendance, palais royal et sa fameuse pagode d'argent, et musée national. 14h30, direction CTN télé pour assister aux combats de boxe Khmer, bonne ambiance.
J4 : Bus matinal direction Siem Rap avec la Sorya : pratique car la zone de départ est à 15 minutes à peine de la GH (au marché central). Prix en hausse avec le nouvel an chinois...Un petit peu plus de 6h de bus, et on arrive au dépôt. j'avais envoyé à tout hasard un mail à la Lovely Guest House afin de réserver les 2 premières nuits. Après quelques errances de mon chauffeur, et une tentative de me déposer autre part..., nous voici arrivé à la Lovely. Il y a de la place, super. Super accueil, Marion, Nancy et même Krystel. 7usd la nuit mais le plus important est dans la qualité des conseils prodigués au jeune novice que je suis. Vraiment important. Direction le site d'Angkor pour acheter mon pass 7 jours et faire la connaissance de mon super Driver qui me tiendra compagnie pendant 8 jours. Coucher de soleil au Bayon, très belles couleurs et magnifique première rencontre avec l'art khmer, ce qui m'a fait venir au Cambodge. Tellement de choses à voir que je ne sais plus où donner de la tête.
J5 : je ne vais pas rentrer dans le détail, trop long, mais juste dire ce que j'ai vu et donner mes coups de cœur. Groupe des Roluos le matin, puis Angkor Vat et ses bas-reliefs et direction le Phnom Bokeng pour le coucher de soleil (beaucoup de monde). Personne en matinée, ce qui est le vrai luxe, et magnifiques bas-reliefs sur Angkor Vat.
J6 : on fait le petit tour à savoir : Angkor vat pour le lever du soleil, Baksei Chamkrong, puis Angkor Thom (Bayon, Baphuon, Phimeanakas, Prah Palilai, Ted Pranam, les 2 terrasses, Prah Pituh, les Kleang), Thomanon et Chan Say Tevoda, Takeo, Prasat Kravan, Banteay Kdei, Sras Srang et pour finir le Ta Phrom. Grosse journée, tout se mélange un peu dans ma tête... Coups de cœur pour le Ta Phrom et le Thomannon, les belles terrasses.
J7 : Après le petit, voici le grand ! Preah Khan, Banteay Prei, Neak Pean (hélas accès interdit à cause des inondations qui ont fragilisé les fondations), Kroi Ko, Ta Som, Mébon oriental, Pré Rup (très beau) et retour à Angkor Vat.
J8 : un peu plus de route ce jour avec le sublime Banteay Srei (de la vraie dentelle, de très beaux linteaux, le tout de très bonne heure et donc sans grand monde) , puis Kbal Spean (promenade sympa), le Banteay Samré et le Phnom Bok (superbe panorama)
J9 : Je suis toujours à la lovely où je prolonge mon séjour vu que tout se passe super bien. Beng Malea le matin (beau temple, un peu laissé à la végétation comme le Ta Prom, encore personne lors de ma visite) puis direction Ko Ker (piste bien défoncée, nous sommes recouverts de cette terre ocre, bel ensemble de temple. Hélas, plus possible de monter en haut de la pyramide du Prasat Thom mais cela parait logique vu l'état) Une super journée
J10 : Retour sur des temples appréciés : Angkor Vat, Baphuon, Mhimeanekas, les 2 terrasses (j'avais loupé des trucs la première fois), Preah Pituh) et direction de l'inédit avec le Ta Nei.
J11 : Grosse journée avec la visite des temples de Banteay Chmar ! 4 heures de moto pour y arriver, dont 2h pour faire les 30 derniers kms sur une piste ultra défoncée et poussiéreuse... mais ca en valait le déplacement ! Aucun touriste, visites de 5-6 temples dont le plus marquant est le principal hélas bien abimé. Des travaux débutent sur ce site.
J12 : journée promenade autour du Baray Occidental et ses petits temples. Je ne vais pas énumérer tous les temples, mais balade vraiment agréable, parfois un temple annoncé se trouve être... 2 pierres perdues au milieu des rizières... La encore, personne, hormis au point de départ du bateau vers l'ile du Mébon Occidental.
J13 : Au revoir Siem Rap et bateau direction Battambang. Sur le toit, avec un soleil qui cogne bien fort, pendant tout le trajet (long long et long, à faire une fois je pense). Arrivé bien fatigué, je me pose au Asia Hotel 8usd la nuit, bien moins sympa qu'une GH mais bien situé.
J14 : Bamboo train (rigolo, il semble que cela va bientôt s'arrêter suite au lancement de travaux sur la ligne ?), Phnom Sampeon (multiples temples et killings cave) et le temple Banane (déçu)
J15 : Promenade dans la campagne puis Phnom Aek (beau temple, un beau linteau de la barattage de mer de lait) et Prasat Bassaet.
J16 : visite de la ville de Battambang, de son musée (de belles pièces mais une présentation pas terrible)
J17 : Bus pour Phnom Penh, escale avant de repartir le lendemain. Pas de place à l'Europe GH dont je remonte un peu vers le marché central et tombe sur la Golden Boat GH (tout nouveau et presque tout beau..), marche en fin d'aprem.
J18 : Bus pour Kampot, je serai à la 333GH (couple propriétaire très sympa) pour 5usd la nuit. Très bien situé. Découverte de la ville, marche le long de la rivière, tour au marché.
J19 : Excursion au Bokor, beaucoup de brouillard une fois dans la montagne. Triste de voir ce que s'est en train de devenir (le dirigeant de la Sokimax a acheté un énorme terrain et veut créer un lieu de vacances pour gens fortunés. Ca construit à tout va des énormes édifices... Puis balade en bateau pour le coucher de soleil.
J20 : bus en début d'aprem pour revenir à Phnom Penh (bientôt la fin du voyage). Superbe bus, on a du bol. On ne passe pas par Kep et c'est en 3h15 que l'on atteint la capitale. J'avais envie de finir en beauté et j'avais réservé 2 nuits au Raffles Hotel Royal.
J21 : Je retourne au musée national (je n'avais pas pleinement profité de ma première visite) et direction le marché russe pour faire quelques achats (mais vraiment pas beaucoup, problème de place dans mon sac). Puis je rentre à pied à l'hôtel en passant par le stade olympique où se déroule un match de foot.
J22 : c'est le jour du départ, je profite de l'hôtel le matin, puis je pose mon sac à l'Europe GH pour profiter de l'aprem : marché central et quai Sisowath. Départ aéroport.
En résumé : beau voyage, belles rencontres, il ne m'est rien arrivé d'étrange (ha si, le gars sur le quai Sisowath à Phnom Penh qui voulait me ramener chez lui pour que je parle de la France à sa fille, proposition déclinée et il s'avère qu'en fait, après discussion avec un autre touriste qui a suivi le gars, que c'était pour piquer des sous à un jeu), des temples et des temples et encore des temples, ha que j'ai aimé ça ! Trajets effectués en motodop avec chauffeur (Siem Rap + Battambang) sinon en bus sur les longues distances, à pied dans les villes. Avec le recul, j'échangerai bien un jour de Battambang pour un jour à Siem Rap. 3 très bonnes GH : Europe à PP avec super Seng (2 bouteilles d'eau par jour), la Lovely à Siem Rap et la 333GH à Kampot. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, en espérant que cela puisse vous servir.
Quoi faire en Indonésie aux mois de juillet et août 2012? English translation pending
Salut à tous !!
J'ouvre donc ce sujet pour avoir quelques renseignements sur ce pays, qui après quelques mois de réflexion, sera notre destination pour l'été prochain. C'est certes tôt pour en parler, mais l'hiver arrive et ça fait du bien de rêver. :D Donc voila, l'été dernier, nous sommes partis 1 mois en Malaisie, et se fut une expérience génial, aillant été très impressionné par le multiculturalisme sud-est Asiatique, nous souhaitons donc partir dans la même région, dans un pays, qui d'après ce que j'ai pu voir, semble plus sauvage et moins touristique que la Malaisie. J'aimerai donc savoir certaines choses avant de me lancé dans la réservation des billets, et j'espère trouver sur ce forum quelques personnes qui sont allé la bas, qui seront me conseiller. On pense partir pour une durée de 5 semaines maxi, de mi-juillet à mi-aout, et sommes très intéressé par la faune présente la bas, la civilisation
Alors tout d'abord, quels sont les région à conseiller/à éviter ? Nous avons un guide Lonely Planet sur l'Indonésie, et pour le moment, je serai bien tenté de faire Sumatra et Sulawesi. D'autres région me tente ( Kalimantan ? Papouasie ? ), mais étant donné la durée de notre voyage, et l'immensité de ce pays ( qui compte quand même 17000 îles, dont 8000 habités !!! ) je doute qu'on puisse d'offrir le luxe de visiter plus de régions. Egalement, est-ce obligatoire d'apprendre l'Indonésien pour pouvoir circuler dans les endroits que ne sont pas les plus touristiques. Est-ce que Bali et Lumbok valent tout de même le coup malgré le fait que ça soit les régions les plus touristiques du pays ? Car nous recherchons pas spécialement à aller a l'autre bout du monde uniquement pour côtoyer des européens. ( comme se fut le cas dans certains endroit en Malaisie )
Ce que nous recherchons avant tout, c'est un voyage en amoureux en mode routard, ou l'on pourrai faire de belles balades dans des lieux sauvages ( jungle, rizière... ), voir des tas d'animaux, des paysages fabuleux, faire une pause farniente sur une plage paradisiaque, et biensur cotoyer les gens de la bas et leur culture, qui semblent au moins aussi chaleureux que les Malaisiens ( Malais ? ). Notre budget est d'environ 1000€ par personne ( sans l'avion ), je pense qu'il y aura moyen de se faire plaisir avec cette somme. Pour comparé, sur une durée de 4 semaines, nous avons dépensé seulement 600€ chacun en Malaisie cette année, ça nous à tout de même permis de faire le tour du pays sans serrer la ceinture, de faire des milliers de choses, et d'en voir des milliards !!
Voila !! Si mon post manque de précision, n'hésitez pas à demander, je ne serai pas bien loin ( pas encore du moins ) A vous les studios !!
J'ouvre donc ce sujet pour avoir quelques renseignements sur ce pays, qui après quelques mois de réflexion, sera notre destination pour l'été prochain. C'est certes tôt pour en parler, mais l'hiver arrive et ça fait du bien de rêver. :D Donc voila, l'été dernier, nous sommes partis 1 mois en Malaisie, et se fut une expérience génial, aillant été très impressionné par le multiculturalisme sud-est Asiatique, nous souhaitons donc partir dans la même région, dans un pays, qui d'après ce que j'ai pu voir, semble plus sauvage et moins touristique que la Malaisie. J'aimerai donc savoir certaines choses avant de me lancé dans la réservation des billets, et j'espère trouver sur ce forum quelques personnes qui sont allé la bas, qui seront me conseiller. On pense partir pour une durée de 5 semaines maxi, de mi-juillet à mi-aout, et sommes très intéressé par la faune présente la bas, la civilisation
Alors tout d'abord, quels sont les région à conseiller/à éviter ? Nous avons un guide Lonely Planet sur l'Indonésie, et pour le moment, je serai bien tenté de faire Sumatra et Sulawesi. D'autres région me tente ( Kalimantan ? Papouasie ? ), mais étant donné la durée de notre voyage, et l'immensité de ce pays ( qui compte quand même 17000 îles, dont 8000 habités !!! ) je doute qu'on puisse d'offrir le luxe de visiter plus de régions. Egalement, est-ce obligatoire d'apprendre l'Indonésien pour pouvoir circuler dans les endroits que ne sont pas les plus touristiques. Est-ce que Bali et Lumbok valent tout de même le coup malgré le fait que ça soit les régions les plus touristiques du pays ? Car nous recherchons pas spécialement à aller a l'autre bout du monde uniquement pour côtoyer des européens. ( comme se fut le cas dans certains endroit en Malaisie )
Ce que nous recherchons avant tout, c'est un voyage en amoureux en mode routard, ou l'on pourrai faire de belles balades dans des lieux sauvages ( jungle, rizière... ), voir des tas d'animaux, des paysages fabuleux, faire une pause farniente sur une plage paradisiaque, et biensur cotoyer les gens de la bas et leur culture, qui semblent au moins aussi chaleureux que les Malaisiens ( Malais ? ). Notre budget est d'environ 1000€ par personne ( sans l'avion ), je pense qu'il y aura moyen de se faire plaisir avec cette somme. Pour comparé, sur une durée de 4 semaines, nous avons dépensé seulement 600€ chacun en Malaisie cette année, ça nous à tout de même permis de faire le tour du pays sans serrer la ceinture, de faire des milliers de choses, et d'en voir des milliards !!
Voila !! Si mon post manque de précision, n'hésitez pas à demander, je ne serai pas bien loin ( pas encore du moins ) A vous les studios !!
Les plaintes les plus "stupides" des voyageurs English translation pending
L’agence Thomas Cook, en collaboration avec l’Association des agents de voyage britanniques, a sondé l’industrie pour établir la liste des 20 plaintes les plus “stupides” formulées pas des voyageurs. Parmi elles, certaines sont franchement très drôles.
En voici quelques-unes:
- «Il y avait trop de sable sur la plage.»
- «Personne ne nous avait dit qu’il y aurait des poissons dans la mer. Les enfants ont eu très peur.»
- «Pendant mes vacances à Goa, en Inde, j’ai été dégoûté de constater que presque tous les restaurants servaient du curry. Je n’aime pas du tout la nourriture épicée.»
- «Les commerçants locaux sont paresseux, ils ferment boutique l’après-midi. J’ai souvent besoin d’acheter des choses pendant la “siesta” – elle devrait être bannie.»
- Un touriste de passage dans un lodge africain pour sa lune de miel se plaint d’avoir vu un éléphant très “excité” pendant un safari. La simple vue de cette bête l’a fait se sentir «complètement inadéquat».
- Les bains de soleil en monokini devraient être interdits, se plaint une femme. «Mes vacances ont été ruinées, car mon mari a passé ses journées à regarder d’autres femmes.»
- «Notre vol de retour, entre la Jamaïque et la Grande-Bretagne, a duré 9 heures. Les Américains eux ont pu rentrer à la maison en 3 heures seulement!»
- «Il y avait trop de sable sur la plage.»
- «Personne ne nous avait dit qu’il y aurait des poissons dans la mer. Les enfants ont eu très peur.»
- «Pendant mes vacances à Goa, en Inde, j’ai été dégoûté de constater que presque tous les restaurants servaient du curry. Je n’aime pas du tout la nourriture épicée.»
- «Les commerçants locaux sont paresseux, ils ferment boutique l’après-midi. J’ai souvent besoin d’acheter des choses pendant la “siesta” – elle devrait être bannie.»
- Un touriste de passage dans un lodge africain pour sa lune de miel se plaint d’avoir vu un éléphant très “excité” pendant un safari. La simple vue de cette bête l’a fait se sentir «complètement inadéquat».
- Les bains de soleil en monokini devraient être interdits, se plaint une femme. «Mes vacances ont été ruinées, car mon mari a passé ses journées à regarder d’autres femmes.»
- «Notre vol de retour, entre la Jamaïque et la Grande-Bretagne, a duré 9 heures. Les Américains eux ont pu rentrer à la maison en 3 heures seulement!»
Parcours au Vietnam de quatre semaines English translation pending
Bonjour à tous,
Ca y est notre voyage au Vietnam se concrétise !! Nous partons presque 4 semaines, 23jours complets sur place. Billets réservés, visa prêt, il ne manque plus qu’a finaliser notre parcours ! En voici un petit résumé :
Nous atterrissons donc le 21 novembre à Ho Chi Minh, nous prenons un vol interne pour Hanoi dès le lendemain matin. Nous pensons rester 10-12 jours dans le nord, avec trek aux alentours de Sapa (avec nuits chez l’habitant…et guide francophone), Baie d’Along maritime (2-3 jours selon les tarifs), et nous voudrions voir les chutes de Ban Gioc (que pensez-vous de cette étape ?). Puis nous redescendrions sur Ninh Binh (1 ou 2 jours, chez Loan (faut-il réservé ?)). La descente se fera en Bus ou train (voire avion selon teaming !)
Nous ne savons pas encore si nous nous arrêtons dans le centre à Hué, Hoi An (3jours environ), cela dépendra de la météo car apparemment ce n’est pas la bonne période pour le centre.
Puis nous finirons notre séjour dans le delta du Mékong, (3-4jours) : que nous conseillez-vous dans cette région ? Et nous terminerons sur Phu Quoc ou Con Dao (laquelle choisir ??!!) ; Dernier jour sur HCM pour un départ à 21h ;
Pour résumez : - HCMV (soirée) - Hanoi : 2jours - Sapa et alentours : 3 jours - Cascade Ban Gioc et alentours : 2 jours - Bai d’Along : 2-3jours - Ninh Binh : 2 jours - Hué + Hoi An : 3jours - Delta du Mékong : 3-4 jours - Ile paradisiaque : 3 jours - HCMV
Cela ne représente qu’une estimation au niveau temps : bien sûr des modifications apparaitront surement : si un coin nous plait davantage, nous comptons bien y rester un peu plus !!
Nous avons un budget de 1300 euros, hors vol.
Tous vos conseils, bon plans, adresses sont les biens venus, ou même suggestions quant à notre parcours, afin de préparer au mieux notre petit voyage !!
Nous attendons avec impatience vos réponses !!
Emilie et Raphaël
Ca y est notre voyage au Vietnam se concrétise !! Nous partons presque 4 semaines, 23jours complets sur place. Billets réservés, visa prêt, il ne manque plus qu’a finaliser notre parcours ! En voici un petit résumé :
Nous atterrissons donc le 21 novembre à Ho Chi Minh, nous prenons un vol interne pour Hanoi dès le lendemain matin. Nous pensons rester 10-12 jours dans le nord, avec trek aux alentours de Sapa (avec nuits chez l’habitant…et guide francophone), Baie d’Along maritime (2-3 jours selon les tarifs), et nous voudrions voir les chutes de Ban Gioc (que pensez-vous de cette étape ?). Puis nous redescendrions sur Ninh Binh (1 ou 2 jours, chez Loan (faut-il réservé ?)). La descente se fera en Bus ou train (voire avion selon teaming !)
Nous ne savons pas encore si nous nous arrêtons dans le centre à Hué, Hoi An (3jours environ), cela dépendra de la météo car apparemment ce n’est pas la bonne période pour le centre.
Puis nous finirons notre séjour dans le delta du Mékong, (3-4jours) : que nous conseillez-vous dans cette région ? Et nous terminerons sur Phu Quoc ou Con Dao (laquelle choisir ??!!) ; Dernier jour sur HCM pour un départ à 21h ;
Pour résumez : - HCMV (soirée) - Hanoi : 2jours - Sapa et alentours : 3 jours - Cascade Ban Gioc et alentours : 2 jours - Bai d’Along : 2-3jours - Ninh Binh : 2 jours - Hué + Hoi An : 3jours - Delta du Mékong : 3-4 jours - Ile paradisiaque : 3 jours - HCMV
Cela ne représente qu’une estimation au niveau temps : bien sûr des modifications apparaitront surement : si un coin nous plait davantage, nous comptons bien y rester un peu plus !!
Nous avons un budget de 1300 euros, hors vol.
Tous vos conseils, bon plans, adresses sont les biens venus, ou même suggestions quant à notre parcours, afin de préparer au mieux notre petit voyage !!
Nous attendons avec impatience vos réponses !!
Emilie et Raphaël
Vol moins cher Paris - Kuala Lumpur pour aller en Indonésie? English translation pending
Bonjour!
En voyant les prix actuelles pour la période de Septembre 2011 pour les vols Paris - Jakarta (entre 900€ et 1300€), je me suis demandé si ça ne serait pas plus intéressant (et donc moins cher) de prendre un vol Paris - Kuala Lumpur (617€ avec Quatar par exemple) et de là, de prendre un Kuala Lumpur - Jakarta avec Air Asia.
- Est-ce que ça serait au final plus économique de faire comme ça? - Est-ce que le problème de visa en Indonésie pourrait me poser quelques problèmes? J'ai lu quelque part qu'on peut avoir un visa sur place pour 25€.
Merci de votre aide :)
En voyant les prix actuelles pour la période de Septembre 2011 pour les vols Paris - Jakarta (entre 900€ et 1300€), je me suis demandé si ça ne serait pas plus intéressant (et donc moins cher) de prendre un vol Paris - Kuala Lumpur (617€ avec Quatar par exemple) et de là, de prendre un Kuala Lumpur - Jakarta avec Air Asia.
- Est-ce que ça serait au final plus économique de faire comme ça? - Est-ce que le problème de visa en Indonésie pourrait me poser quelques problèmes? J'ai lu quelque part qu'on peut avoir un visa sur place pour 25€.
Merci de votre aide :)
Etape entre San Diego et Las vegas? English translation pending
Bonjour,
J'ai découvert hier votre forum et j'y suis déjà accro ! Pourriez-vous m'indiquer le lieu d'une étape entre San Diego et Las Vegas ? Nous y serons début juillet avec deux ado et voulons éviter de faire des trajets trop longs. ? merci d'avance
Je suis un peu en retard dans mon organisation...du coup je vais lire votre forum avant de poser trop de questions ! 😊
Sinon hier j''avais trouvé un blog d'une jeune femme avec son ami qui m'avait particulièrement plu et je n'arrive pas à remettre la main dessus ( mauvaise manip en voulant marquer la page ! ) ce blog racontait leur voyage LA-LV parcs et SF en 21 jours...il y a de magnifiques photos...une voiture blanche ) et malgré mes recherches je ne sais comment retrouver ce lien...
Isa
Isa