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Malaisie à J-4 English translation pending
Slt à tous je reviens vers vous pour finaliser un peu mon voyage qui se rapproche à grand pas :)
Alors voilà j'aimerais votre avis sur les différents hotels que j'ai sélectionné dans les différentes villes de mon périple :
KL : - china town inn lok ann swiss inn chamtan hotel palace hotel KL Mandarin Hotel
Kota Bharu : - Pantai Timur Inn Kencana Lodge
Iles perhentian : Besar : Mama's place chalet Abdul chalet Paradise Watercolours Resort : Tropical Reef Kecil: Moshin chalet Cempaka chalet moonlight chalet Matahari chalet
D'autres part à quelle heure du matin je peux partir de kota bharu pour rejoindre kuala Besut et pour prendre le bateau du matin pour les iles ?? quel est la bonne astuce ??
Merci pour votre aide à venir ;)
Alors voilà j'aimerais votre avis sur les différents hotels que j'ai sélectionné dans les différentes villes de mon périple :
KL : - china town inn lok ann swiss inn chamtan hotel palace hotel KL Mandarin Hotel
Kota Bharu : - Pantai Timur Inn Kencana Lodge
Iles perhentian : Besar : Mama's place chalet Abdul chalet Paradise Watercolours Resort : Tropical Reef Kecil: Moshin chalet Cempaka chalet moonlight chalet Matahari chalet
D'autres part à quelle heure du matin je peux partir de kota bharu pour rejoindre kuala Besut et pour prendre le bateau du matin pour les iles ?? quel est la bonne astuce ??
Merci pour votre aide à venir ;)
Asie Sud Est sans passeport? English translation pending
Salut a tous 🙂
Voila j'aimerais partire 2-3 mois dans le sud de l'Asie, mais je n'est pas de passport, j'ai 19 ans est j'aimerais savoir si il y a un moyen que face un document de voyage a mon age? parceque j'ai pas le temp de fair un passport ce qui est dommage, merci de votre reponse 🙂
Voila j'aimerais partire 2-3 mois dans le sud de l'Asie, mais je n'est pas de passport, j'ai 19 ans est j'aimerais savoir si il y a un moyen que face un document de voyage a mon age? parceque j'ai pas le temp de fair un passport ce qui est dommage, merci de votre reponse 🙂
Thaïlande / Cambodge 2003 English translation pending
Mardi 12 / mercredi 13 août
Vol sans histoires jusqu’à Helsinki. Ensuite, vol de 9.40 pour BKK.
La fille assise à côté de nous, une scandinave, semble être en manque. Elle a des mouvements brusques, se gratte et n’arrête pas de bouger. Ma patience légendaire (ben quoi ?!) est mise à rude épreuve ... Finalement elle s’endort et nous fiche à peu près la paix.
Mercredi matin, nous atterrissons à BKK. J'ai envie d'embrasser le sol tellement je suis contente d'être de retour. Je n'en reviens pas .
La Baan Sabai GH est très chouette. Jolie terrasse, plein de plantes, de fontaines, de poissons à l’entrée. Seul point négatif : notre chambre se trouve au 4è étage … sans ascenseur. Spartiate mais propre.
Nous partons nous ballader un petit peu du côté du Grand Palais et du Lak Meuang, puis nous allons dîner à la Supatra River House : soft shell crab with green mango salad, crabe piquant (!!) en sauce, scampis au curry vert, langouste au jus de tamarin … et pour finir du riz collant et de la mangue.
Vol sans histoires jusqu’à Helsinki. Ensuite, vol de 9.40 pour BKK.
La fille assise à côté de nous, une scandinave, semble être en manque. Elle a des mouvements brusques, se gratte et n’arrête pas de bouger. Ma patience légendaire (ben quoi ?!) est mise à rude épreuve ... Finalement elle s’endort et nous fiche à peu près la paix.
Mercredi matin, nous atterrissons à BKK. J'ai envie d'embrasser le sol tellement je suis contente d'être de retour. Je n'en reviens pas .
La Baan Sabai GH est très chouette. Jolie terrasse, plein de plantes, de fontaines, de poissons à l’entrée. Seul point négatif : notre chambre se trouve au 4è étage … sans ascenseur. Spartiate mais propre.
Nous partons nous ballader un petit peu du côté du Grand Palais et du Lak Meuang, puis nous allons dîner à la Supatra River House : soft shell crab with green mango salad, crabe piquant (!!) en sauce, scampis au curry vert, langouste au jus de tamarin … et pour finir du riz collant et de la mangue.
Vélo à San Francisco English translation pending
Quelqu'un connais un loueur de vélo à San Francisco???
Plutôt du côté du pier 39!
Pour faire la côte vers le Golden Gate...
MERCi!!!! Stef
Plutôt du côté du pier 39!
Pour faire la côte vers le Golden Gate...
MERCi!!!! Stef
Budget en Thailande pour une pauvre English translation pending
hello
Je pars en Thailande pour 2 mois début octobre. Je voulais trop y aller donc g craqué g acheté le billet d'avion mais maintenant plus de sous pour la vie là-bas.
A votre avis pour combien je peux m'en tirer pour 2 mois? En mangeant correct mais hyper pas cher, en dormant dans des guest-house (chez l'habitant ça se fait ou pas?), et en voyageant bus et train, voir le plus souvent stop?
Merci beaucoup, et pour vous quels sont les sites INCONTOURNABLES de la Thailande (sur tt le territoire)?
Merci les chouchoux!!
Je pars en Thailande pour 2 mois début octobre. Je voulais trop y aller donc g craqué g acheté le billet d'avion mais maintenant plus de sous pour la vie là-bas.
A votre avis pour combien je peux m'en tirer pour 2 mois? En mangeant correct mais hyper pas cher, en dormant dans des guest-house (chez l'habitant ça se fait ou pas?), et en voyageant bus et train, voir le plus souvent stop?
Merci beaucoup, et pour vous quels sont les sites INCONTOURNABLES de la Thailande (sur tt le territoire)?
Merci les chouchoux!!
Sras en Asie du Sud-Est English translation pending
Bonjour,
je dois partir tres prochainement en Asie seule pour un voyage que je n'ai pas encore calé (Thailande, cambodge, viet nam etc); Je ne suis pas du genre à flipper, mais je me demande si c est pas trop insconscient de partir comme ça toute seule en plus alors que la grippe aviaire plane dans de nombreux pays (plus de 10 pays dont la thailande sont touchés).
Qu'en pensez vous?? Je ne suis pas parano mais je crains qu on ne sache pas tout et prendre des risques inutiles n 'est peut etre pas très malain...
Merci de vos réponses
Val
je dois partir tres prochainement en Asie seule pour un voyage que je n'ai pas encore calé (Thailande, cambodge, viet nam etc); Je ne suis pas du genre à flipper, mais je me demande si c est pas trop insconscient de partir comme ça toute seule en plus alors que la grippe aviaire plane dans de nombreux pays (plus de 10 pays dont la thailande sont touchés).
Qu'en pensez vous?? Je ne suis pas parano mais je crains qu on ne sache pas tout et prendre des risques inutiles n 'est peut etre pas très malain...
Merci de vos réponses
Val
Aéroport Newwark (New York)? English translation pending
Hello tous
je transite 3 jours/2 nuits à New York(mi-Fév), en arrivant par l'aéroport de Newark...Qqu'un connait et peut m'indiquer où il se situe par rapport au centre-ville, et comment on fait pour le rejoindre via métro/bus...J'ai résevé par Internet une chambre B&B dont voici l'adresse:
"The Wanderers Inn - 179 East 94th Street - New York, NY 10128" . Si qqu'un connait le coin (ou même l'hôtel !), ce qu'on peut-y faire, si c'est éloigné de l'aéroport... Enfin le + de détails possible quoi! Je sais que mon tps de séjour est relativement bref (!...), mais quels sont les incontournables qui peuvent être envisageables pendant cette courte période pour m'imprégner de l'ambiance New Yorkaise?
Je reviendrai du Costa Rica lors de mon aterrissage à NY, trip sac-à-dos, donc d'aspect sûrement pas très frais, cela risque-t'il de me poser des problèmes, (entre autre pour mon retour vers la France, je voudrais pas être parano, mais bon, au vu des derniers évènements, la question peut se poser...).
Je suis totalement novice en ce qui concerne les USA/New York, je prends donc tous conseils! Merci d'avance! ! ! !
Karen
je transite 3 jours/2 nuits à New York(mi-Fév), en arrivant par l'aéroport de Newark...Qqu'un connait et peut m'indiquer où il se situe par rapport au centre-ville, et comment on fait pour le rejoindre via métro/bus...J'ai résevé par Internet une chambre B&B dont voici l'adresse:
"The Wanderers Inn - 179 East 94th Street - New York, NY 10128" . Si qqu'un connait le coin (ou même l'hôtel !), ce qu'on peut-y faire, si c'est éloigné de l'aéroport... Enfin le + de détails possible quoi! Je sais que mon tps de séjour est relativement bref (!...), mais quels sont les incontournables qui peuvent être envisageables pendant cette courte période pour m'imprégner de l'ambiance New Yorkaise?
Je reviendrai du Costa Rica lors de mon aterrissage à NY, trip sac-à-dos, donc d'aspect sûrement pas très frais, cela risque-t'il de me poser des problèmes, (entre autre pour mon retour vers la France, je voudrais pas être parano, mais bon, au vu des derniers évènements, la question peut se poser...).
Je suis totalement novice en ce qui concerne les USA/New York, je prends donc tous conseils! Merci d'avance! ! ! !
Karen
Voyage à Phuket (Thaïlande) via Kuala Lumpur (Malaisie) English translation pending
Prochainnement je pars pour Phuket via Kuala Lumpur (FRANCFORT - PHUKET) avec malaisian airlines, quelqu'un a-t-il déjà rejoint Phuket via Kuala Lumpur ? A Kuala Lumpur que faut-il faire pour poursuivre son voyage ? Quelqu'un peut-il me répondre ? Merci.
Cost of a tuk-tuk ride in Bangkok in 2025
Hi there!
I think the question’s in the title...
What price can I expect to pay in 2025 for a ride of about two kilometers in the tourist center?
Thanks😉
I think the question’s in the title...
What price can I expect to pay in 2025 for a ride of about two kilometers in the tourist center?
Thanks😉
Cécile, from Big Sur to Sausalito
After our first trip discovering the American West with our teens, Cécile asked me to go back for a romantic getaway to this wonderful destination. Whatever my wife wants, so here we are on a plane in September 2022, heading to San Francisco. Since we’d already visited the main parks two years earlier, this time we took the scenic route:

We arrived late in the evening, spent a short night at the hotel, and picked up our rental car to hit Highway 1 and the Pacific coast. The sky was gray, foggy, and a bit disappointing for now.

As Brittany lovers, we know coastal weather can change quickly... but no! Bixby Bridge was just a quick view from the car, and it was only 11°C outside.

We had a quick picnic on the spot, quickly bothered by the local wildlife.

And then—miracle! This charming animal made the wind shift and brought us sunshine. So this coast is absolutely worth the trip—it’s just stunning.

Only the sound of the wind and the seals’ calls disturbed the tranquility of the moment.


But even the best things come to an end, and we turned inland toward the sequoias. We drove through a long plain with fruit trees, vineyards, and endless straight roads.


First night at the hotel, tired but happy! !

We arrived late in the evening, spent a short night at the hotel, and picked up our rental car to hit Highway 1 and the Pacific coast. The sky was gray, foggy, and a bit disappointing for now.

As Brittany lovers, we know coastal weather can change quickly... but no! Bixby Bridge was just a quick view from the car, and it was only 11°C outside.

We had a quick picnic on the spot, quickly bothered by the local wildlife.

And then—miracle! This charming animal made the wind shift and brought us sunshine. So this coast is absolutely worth the trip—it’s just stunning.

Only the sound of the wind and the seals’ calls disturbed the tranquility of the moment.


But even the best things come to an end, and we turned inland toward the sequoias. We drove through a long plain with fruit trees, vineyards, and endless straight roads.


First night at the hotel, tired but happy! !
11 jours Washington, New York, Niagara Falls English translation pending
Washington New York Niagara Falls du 16 septembre 2019 au 27 septembre 2019
Aller : United Airlines Retour : Air Canada
Hotel Washington : High Road Hostel 1804 Belmont Street
Hotel New York : Hotel 31 120 E 31st St
Hotel Niagara Falls : Hilton 6361 Fallsview Blvd
Arrivant de Bretagne en TGV, nous avons passé la nuit avant le départ à l'Hôtel Ibis Budget de Roissy ( 42 € +2 € de taxe de séjour. ) . En 15 à 20 minutes la navette Blue Line gratuite au départ de l'Aéroport nous y a conduit. Cet Hôtel est convenable, cela suffit bien pour une nuit. Juste à côté, un Courtepaille permet de dîner sans avoir à chercher.
WASHINGTON
Le vol avec United Air Lines s'est bien passé. Il y a de l'espace pour les jambes et le repas était correct.
A l'arrivée à Dulles, nous avons fait appel à un UBER qui nous a conduit jusqu'à notre Hôtel.
Le High Road Hostel est situé dans un quartier animé le soir. Beaucoup de bars et restaurants. C'est une auberge de jeunesse, nous découvrons le concept, mais allons vite nous habituer. Des soirées à thème permettent aux résidents de lier conversation. Ainsi, nous avons profité d'une soirée pâtes, un bol de pâtes au fromage offert, d'une soirée bière, une bière gratuite. C'est sympa et convivial.
1ère Journée
Nous avons opté pour la location de vélo Bikeshare. 17 $ par personne pour trois jours sans supplément à condition d'utiliser le vélo moins de 30 mn, et d'en utiliser un autre, ainsi de suite. Si les règles d'utilisation sont bien respectées, si on dispose d'un bon portable récent et si l'application Bikeshare et la géolocalisation sont téléchargées, c'est impec.
Pour être sûr de bien l’amarrer, il faut pousser la roue avant du vélo à fond dans la station de vélo et regarder le feu vert clignoter. Le voyant vert indique que le vélo est bien fixé dans le dock. Si le voyant jaune sur le quai de vélo reste allumé ou si une lumière rouge apparaît, il faut tirer le vélo et essayer de remettre le vélo sur un autre dock vide.
Nous avions, sur Internet, réservé la visite du Capitole le matin, cela en valait la peine. Grâce à un tunnel entre Le Capitole et La Librairie du Congrès, nous avons évité un deuxième contrôle des sacs, et visité celle ci, magnifique. Le plafond, le Hall, le vue sur la salle de lecture principale.

A deux pas se trouve la monumentale gare d'Union Station, devant, la Liberty Bell et la Fontaine de Christophe Colomb. Cette gare, construite en 1907, accueille 25 millions de visiteurs par an.
C'est au sous sol de la Gare que nous avons déjeuné. Il y a un Food Court, c'est bien pensé, ce concept d'aire de restauration car au même endroit se concentrent tout plein de stands de restauration différents, et on s'attable au milieu. C'est convivial et sympa.
Après être passés devant le bâtiment du FBI, nous sommes montés en haut de la Old Post Office, à présent Hôtel Trump. C'est une façon intéressante de voir Washington de haut, et c'est gratuit. On a juste eu du mal à trouver l'entrée.
Incontournable Maison Blanche, puis le Washington Monument, le Lincoln Mémorial, le Korean War Mémorial, le Martin Luther King Mémorial, le Franklin Delanoe Roosevelt Mémorial, le Thomas Jefferson Mémorial.



Le vélo nous a permis de gagner du temps, et la journée a été bien remplie.
Revenus à l'Auberge de Jeunesse avec un dîner de salades achetées en supermarché à côté, nous nous sommes installés sur les chaises à l'extérieur. C'est très agréable, mais il est nécessaire de se prémunir contre les moustiques. En effet, dans cette majestueuse ville, à la nuit tombante, de vilains petits moustiques attaquent sévèrement toute surface de peau.
2ème Journée
Nous avions réservé, sur Internet, la visite guidée du Pentagone.
A vélo depuis notre Hôtel, nous nous y sommes rendus. Ce bâtiment, construit dans les années 40, est tellement immense que nous avons eu un peu de difficultés à trouver l'endroit pour déposer les Bikeshare d'où un petit dépassement de 2 dollars chacun. C'est de notre faute car, sur l'appli, c'est bien indiqué.
Visite très très encadrée, c'est normal. Elle est en langue anglaise. et dure une heure.
C'est impressionnant quand même de se dire que nous sommes au cœur du bâtiment qui abrite le commandement militaire des armées des États-Unis.
La visite s'achève par une chapelle ouverte à tous, sur les cendres du Pentagone, à l’endroit précis où le vol 77 d’American Airlines percuta l’immeuble, tuant 184 personnes.
Après avoir repris nos bicyclettes, la journée s'est poursuivie par la découverte du Cimetière Militaire d'Arlington.
C'est très agréable de déambuler parmi ces plus de 250 000 tombes, grâce au dépliant remis à l'entrée. C'est calme, propre et, surprenant par son relief de collines. Nous avons assisté à la relève de la garde près du soldat inconnu, vu les tombes des Kennedy, un bel amphithéâtre en marbre. C'est très solennel.

Plusieurs mémoriaux, là encore, par exemple l'US Marine Corps War Memorial, qu'on voit dans beaucoup de films.
Et le Grand Carillon Hollandais, donné aux États-Unis par les Pays Bas. Cette tour, avec 50 cloches, a été offerte en remerciement de l'aide fournie pendant la Seconde Guerre mondiale. Les cloches sonnent régulièrement .
3ème Journée
Visite de la Cour Suprême, siège du pouvoir judiciaire. Bel escalier en spirale, je le pensais plus grand, et moins caché.
Visite des Archives Nationales. Les trois documents les plus importants de l'Histoire des États-Unis y sont exposés : la Déclaration d'Indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits (Bill of Rights). Ces documents, ainsi que l'original de la Magna Carta de 1297 signé par Edward I, sont exposés dans la Rotonde, une pièce spécialement conçue pour disposer ces documents au public. La pièce est sombre pour conserver les documents dans le meilleur état possible. Inutile de préciser que les photos sont interdites et que le site est gardé comme un Trésor.
Petit tour dans Chinatown, décevant, mais seul endroit où trouver facilement des cartes postales et autres souvenirs pas trop chers.
Maison Blanche puis déjeuner auprès d'un Food Truck.

A vélo toujours, nous avons gagné Georgetown, quartier intéressant, calme, auprès de l'Université du même nom. Pour celà nous avons roulé le long du Potomac, découvert Washington Harbour, bel endroit bien aménagé, bars, restaurants. C'est plaisant.
A Georgetown, avons gravi l'escalier du célèbre du film L'Exorciste, admiré le Hall et la jolie chapelle de l'Université, et découvert le Canal C&O.
Après dîner, avec courage, nous sommes redescendus à vélo encore, admirer cette solennelle ville de nuit. C'est indubitablement un grand moment.


Voilà, les vélos sont remisés. Pour le prix, et le plaisir que nous avons eu, c'était le bon plan.
4ème Journée
Consacrée entièrement au Musée de l'Aviation à Dulles. Vue la distance à parcourir, nous avons utilisé l'application UBER.
Le musée est gratuit, comme la plupart des sites de Washington.
Même sans être spécialement passionné des aéronefs, il y a là de quoi nous occuper quelques heures . Des premiers avions jusqu'à la navette Discovery, en passant par le tristement célèbre B29, et le Concorde, j'en passe car l'énumération serait trop longue.

Dommage que l'espace restauration est réduite à un Mac Do très moyen en qualité. Pas le choix, mais nous ne sommes pas venus pour la gastronomie.
Fin de notre découverte de cette capitale étonnante.
Les moustiques tous les soirs nous ont laissé des souvenirs sur nos jambes et bras. Nous avons été surpris de voir de nombreux rats autour des poubelles, dans les parcs pas très éloignés des restaurants. Parait que Washington n'est pas la seule grande ville gagnée par ce fléau.
La climatisation à outrance nous a pas mal gênés, autant dans l'Hôtel qu'au sein des sites, des magasins. Des frigos !
5ème Journée
Il nous faut rejoindre la gare d'Union Station afin de prendre le train pour New York. Ce trajet nous a coûté 78.25€ par personne.
Nous y allons à pieds, presque une heure de marche. Une file très longue s'étire dans la gare, nous sommes perplexes, c'est bien celle pour New York, nous rassure une gentille dame.
Celle ci nous donne des conseils pour anticiper l'arrivée dans la grosse pomme, car, dit elle, ce n'est pas comme en France, il n'y a pas d'annonce dans le train.
Les trains américains sont confortables, pas très rapides, et pas onéreux du tout. Il y a de l'espace pour étendre les jambes, des repose-pieds, des appuie jambes.
Les valises sont près de nous, le placement est libre. Seuls les sièges qui se font face ( quatre personnes donc ) sont réservés pour des groupes de trois ou quatre ) On y est davantage secoués que dans les trains français.
NEW YORK
Nous arrivons à Pen Station à l'heure, et rejoignons à pieds notre Hôtel, qui n'est pas très éloigné.
Après s'être rafraîchis un peu, et rangé nos valises, nous ressortons afin de commencer les pérégrinations dans cette ville, que nous connaissons déjà et qui est si fascinante.
Nous avions acheté, comme il se doit, le New York City Pass, sur Internet, qui nous permet, à moindre coût, de profiter de beaucoup d'attractions et sites.
Grand Central, gare impressionnante pour son hall immense et sa voûte étoilée. Chrysler Building, la Cathédrale Saint Patrick, le Top of The Rock ( où nous réservons notre prochaine montée ), la boutique Apple, tout près de Central Park, gigantesque magasin avec une foule venue célébrer l'arrivée du dernier I Phone, montée à l'Empire State Building de jour, Times Square et ses lumières ( nous ne pourrons résister face à l'attirance qu'exerce sur nous le M&M’s Store ), puis retour à l'Empire de nuit.



Premier après midi bien rempli, les pieds sont fatigués, mais nous sommes ravis.
6ème Journée
Nous avons opté pour une carte de Métro rechargeable, afin de ménager nos jambes. La Pay-Per-Ride MetroCard. Achat aux machines automatiques. La carte coûte 1$ et le trajet revient à 2.75$. La carte peut être rechargée du montant que l'on souhaite. Le paiement se fait en CB ou avec des billets. En revanche, à un moment de la transaction, un ZIP code est demandé, il faut mettre 99999 ou 00000.
Direction L'Hôtel de Ville de New York, puis nous marchons vers les lieux de mémoire du 11 Septembre.
En chemin, nous entrons dans la Chapelle Saint Paul, où nous profitons d'un petit déjeuner gentiment offert par les fidèles ( donut de couleur rouge absolument délicieux ) Nous avons également découvert l'Oculus, au pied de la tour One World Trade Center, la nouvelle gare du World Trade Center mérite elle aussi la visite ! Son architecture est très futuriste. L'architecte est aussi l’auteur de la gare TGV Saint-Exupéry à Lyon et de la gare Liège-Guillemins.
Une matinée est bien nécessaire pour le Mémorial et le Musée. Le Mémorial est gratuit, en plein air, mais le musée est payant, et inclus dans notre City Pass. Ce n'est pas une visite très gaie, car l'émotion est palpable à tous les instants.


Au sortir de ces lieux empreints de mémoire, nous découvrons Brookfield Place et les 16 palmiers du Hall lumineux et luxueux de son Centre Commercial, et sa boutique française Le District juste à l'entrée à gauche . Le prix exorbitant des crêpes nous a horrifiés.
Longer l'Hudson ensuite a été très agréable, pour rejoindre Battery Park où nous embarquons pour Miss Liberty, Séances photos, avec vue magique sur la skyline, c'est obligé. C'est truffé de touristes, évidemment.
Puis encore une vedette pour gagner Le Musée de L'Immigration.
Au retour, nous marchons dans le quartier des affaires, impossible de photographier le Charging Bull tant la file d'attente de touristes asiatiques est longue. Un petit arrêt devant la New York Stock Exchange, et il faut songer à notre dîner.
Pourquoi ne pas sacrifier à ce phénomène de mode qu'est le restaurant Shake Shack au milieu du Madison Square Park ? Beaucoup de monde, le personnel est débordé, c'est cher, et nous avons attendu 35 minutes pour obtenir les hamburgers commandés.
On y mange dehors, dans le parc, c'est bien agréable. Vu l'affluence, difficile de dégoter tables et chaises .
Retour en métro.
7ème Journée
Métro direction Chinatown.
Assez décevant, nous trouvons que le quartier est moins dépaysant que nous l'avions trouvé lors de notre premier passage en 2009.
Nous déambulons dans les petites rues, par exemple Doyers Street ( rue emblématique de la guerre des gangs qui ensanglanta le quartier dans les années 30 ) , saluons la statue de Confucius, et pénétrons dans le Temple Mahayana.
Longer l'East River nous conduit au Pier 11 où nous prenons un Ferry pour 2.75 $ direction Brooklyn. La navette fluviale est reconnaissable avec ses deux couleurs : bleu et blanc. Se balader dans le quartier de DUMBO est bien plaisant. Nous réussissons à trouver le lieu où prendre la fameuse photo où L'Empire State Building s'insère au milieu d'une pile du Manhattan Bridge.

La promenade si vantée de Brooklyn Heights ne fait que 600 mètres... Des bancs nous accueillent afin de profiter de la vue magnifique sur la Skyline. Retour par le mythique Pont de Brooklyn, à pieds, en prenant notre temps, et de jolies photos.
Nos pieds supplient de faire une halte dans le parc du City Hall ou de nombreux écureuils évoluent avec bonheur.
Au retour nous prenons le métro et faisons une halte au Flatiron Building. Puis marchons vers La Poste Centrale ( immeuble construit en 1912 ), et le Madison Square Garden juste devant.

Enfin, nous sommes entrés dans la New York Public Library, à la salle de lecture aux dimensions impressionnantes. Ce lieu est également mis en valeur dans plusieurs films : dans Le Jour d’après, Le Secret de la planète des singes ou encore SOS Fantômes. Grâce à tous ces films, c’est peut-être la bibliothèque la plus iconique du monde. A l’époque de sa construction en 1911, c’était le plus grand bâtiment de marbre des Etats-Unis.
La journée se termine par le Top of The Rock de nuit, magique et fascinant.

8ème Journée
Je l'avais souhaité très "New York autrement"
Central Park à vélo. Devant l'entrée du parc, un rabatteur nous interpelle. Sur le coup, nous nous braquons, mais en fait, c'est une très bonne affaire : comme nous sommes quatre, le gars nous fait un bon prix. 2 heures et 10 $ chacun. Antivol inclus, plan de visite, et vélos en bon état.
En fait, les 2 heures passent très vite, il ne faut pas traînasser. Nous avons quand même eu le temps de voir les principaux centres d'intérêt : Balto Statue, la Fontaine de Bethesda, le Bowbridge, le Belvedere Castle, Alice aux Pays des Merveilles, Strawberry Fields, hommage à John, Lennon.

C'est immense et il y a des endroits où on peut oublier que nous sommes au sein d'une mégapole.
La High Line à pieds. C'est chouette, çà change le regard sur la ville. Je préfère la promenade plantée parisienne, mais celle ci vaut le déplacement. Ancienne voie ferrée datant de 1930, le dernier train y a roulé en 1980. Nous avons commencé par la partie nord. 2,3 km à flâner au milieu des immeubles, en hauteur.
Notre séjour aux Etats Unis a été très actif et riche en découvertes. Les américains sont gentils, proposent leur aide aux touristes pour s'orienter. Les toilettes sont toujours propres, et gratuites équipées de savon et papier. Nous avons énormément de progrès à faire, dans ce domaine. Les distributeurs de cash nous ont causé quelques soucis : à chaque retrait, une commission d'un montant de 3$ annoncée par la machine nous a dissuadé de terminer les transactions. Nous avons opté à chaque achat le paiement par CB, même les petits montants. Seule banque qui ne pratique pas cette commission: la Suntrust à Washington.
NIAGARA FALLS
9ème Journée
Retour à la gare de Penn Station pour prendre un train pour Niagara Falls. Ce trajet nous a coûté 47.25€ par personne. Le paysage est très reposant , le train longe l'Hudson très longtemps. La température est très fraîche à bord du train, encore cette climatisation... Les vêtements chauds et même les bonnes chaussettes, sont les bienvenus.
La chambre de notre Hôtel à Niagara Falls a vue sur les chutes américaines.
A notre arrivée, nous descendons la côte pour longer la rivière, et parvenir tout près de ce fabuleux endroit. Le grondement, la puissance, nous attire. L'eau commence à s'exciter quelques mètres en amont, elle laisse pressentir toute la grandeur du phénomène. Bruit assourdissant, nuée blanche, jeux de couleurs sur l'eau... personne ne parle, la nature impose le silence. Fascinantes chutes du Niagara, souvent mortelles, lorsque, plus d'une centaine de fois par année, des êtres humains désespérés s'y jettent...
Après cette rafraîchissante balade, nous partons vers Clifton Hill, cette rue qui nous fait penser à Las Vegas. Lumières, décors extravagants, parc d'attraction, nous avons dîné dans un Burger King qui ne nous laissera pas un souvenir inoubliable. Les toilettes y étaient sales, et le burger à peine chaud.
10ème Journée
Pourquoi ne pas commencer par l'inévitable croisière au pied des chutes, vêtus de l'ineffable poncho de couleur, censé nous protéger de l'eau ?

Ces moments incroyables au plus prêts de la fureur des eaux a beaucoup plu.
Nous avons ensuite longé le fleuve pour atteindre le joli centre ville de Niagara. Queen Street est malconnu, et c'est dommage. Les touristes oublient de passer par ce quartier tranquille, encore authentique.
Avant de regagner l'hôtel, dernier tour vers ce lieu qui agit tel un aimant sur les touristes.

Notre voyage s'achève, demain un car que nous prendrons à la gare de Niagara ( routière désormais uniquement ) nous conduira vers Toronto, vers l'aéroport.
Ce car, de la société Greyhound, est à l'heure. Nous avons eu le temps de passer juste avant à Moodie's Bakery 4552 Queen St, tout près de la gare, où une bien sympathique boulangère, nous vend, pour un prix très raisonnable ( 12 dollars canadiens ) deux cafés, deux sodas, deux excellents croissants au chocolat, et des gâteaux qui nous ont fait penser à des choux.
Les vacances sont terminées, il nous faut rentrer et reprendre nos habitudes, et songer...à une nouvelle destination qui nous fera rêver !
A la gare TGV de Roissy, bienvenue en France : les toilettes sont sales et il faut payer 0.90€ !
Aller : United Airlines Retour : Air Canada
Hotel Washington : High Road Hostel 1804 Belmont Street
Hotel New York : Hotel 31 120 E 31st St
Hotel Niagara Falls : Hilton 6361 Fallsview Blvd
Arrivant de Bretagne en TGV, nous avons passé la nuit avant le départ à l'Hôtel Ibis Budget de Roissy ( 42 € +2 € de taxe de séjour. ) . En 15 à 20 minutes la navette Blue Line gratuite au départ de l'Aéroport nous y a conduit. Cet Hôtel est convenable, cela suffit bien pour une nuit. Juste à côté, un Courtepaille permet de dîner sans avoir à chercher.
WASHINGTON
Le vol avec United Air Lines s'est bien passé. Il y a de l'espace pour les jambes et le repas était correct.
A l'arrivée à Dulles, nous avons fait appel à un UBER qui nous a conduit jusqu'à notre Hôtel.
Le High Road Hostel est situé dans un quartier animé le soir. Beaucoup de bars et restaurants. C'est une auberge de jeunesse, nous découvrons le concept, mais allons vite nous habituer. Des soirées à thème permettent aux résidents de lier conversation. Ainsi, nous avons profité d'une soirée pâtes, un bol de pâtes au fromage offert, d'une soirée bière, une bière gratuite. C'est sympa et convivial.
1ère Journée
Nous avons opté pour la location de vélo Bikeshare. 17 $ par personne pour trois jours sans supplément à condition d'utiliser le vélo moins de 30 mn, et d'en utiliser un autre, ainsi de suite. Si les règles d'utilisation sont bien respectées, si on dispose d'un bon portable récent et si l'application Bikeshare et la géolocalisation sont téléchargées, c'est impec.
Pour être sûr de bien l’amarrer, il faut pousser la roue avant du vélo à fond dans la station de vélo et regarder le feu vert clignoter. Le voyant vert indique que le vélo est bien fixé dans le dock. Si le voyant jaune sur le quai de vélo reste allumé ou si une lumière rouge apparaît, il faut tirer le vélo et essayer de remettre le vélo sur un autre dock vide.
Nous avions, sur Internet, réservé la visite du Capitole le matin, cela en valait la peine. Grâce à un tunnel entre Le Capitole et La Librairie du Congrès, nous avons évité un deuxième contrôle des sacs, et visité celle ci, magnifique. Le plafond, le Hall, le vue sur la salle de lecture principale.

A deux pas se trouve la monumentale gare d'Union Station, devant, la Liberty Bell et la Fontaine de Christophe Colomb. Cette gare, construite en 1907, accueille 25 millions de visiteurs par an.
C'est au sous sol de la Gare que nous avons déjeuné. Il y a un Food Court, c'est bien pensé, ce concept d'aire de restauration car au même endroit se concentrent tout plein de stands de restauration différents, et on s'attable au milieu. C'est convivial et sympa.
Après être passés devant le bâtiment du FBI, nous sommes montés en haut de la Old Post Office, à présent Hôtel Trump. C'est une façon intéressante de voir Washington de haut, et c'est gratuit. On a juste eu du mal à trouver l'entrée.
Incontournable Maison Blanche, puis le Washington Monument, le Lincoln Mémorial, le Korean War Mémorial, le Martin Luther King Mémorial, le Franklin Delanoe Roosevelt Mémorial, le Thomas Jefferson Mémorial.



Le vélo nous a permis de gagner du temps, et la journée a été bien remplie.
Revenus à l'Auberge de Jeunesse avec un dîner de salades achetées en supermarché à côté, nous nous sommes installés sur les chaises à l'extérieur. C'est très agréable, mais il est nécessaire de se prémunir contre les moustiques. En effet, dans cette majestueuse ville, à la nuit tombante, de vilains petits moustiques attaquent sévèrement toute surface de peau.
2ème Journée
Nous avions réservé, sur Internet, la visite guidée du Pentagone.
A vélo depuis notre Hôtel, nous nous y sommes rendus. Ce bâtiment, construit dans les années 40, est tellement immense que nous avons eu un peu de difficultés à trouver l'endroit pour déposer les Bikeshare d'où un petit dépassement de 2 dollars chacun. C'est de notre faute car, sur l'appli, c'est bien indiqué.
Visite très très encadrée, c'est normal. Elle est en langue anglaise. et dure une heure.
C'est impressionnant quand même de se dire que nous sommes au cœur du bâtiment qui abrite le commandement militaire des armées des États-Unis.
La visite s'achève par une chapelle ouverte à tous, sur les cendres du Pentagone, à l’endroit précis où le vol 77 d’American Airlines percuta l’immeuble, tuant 184 personnes.
Après avoir repris nos bicyclettes, la journée s'est poursuivie par la découverte du Cimetière Militaire d'Arlington.
C'est très agréable de déambuler parmi ces plus de 250 000 tombes, grâce au dépliant remis à l'entrée. C'est calme, propre et, surprenant par son relief de collines. Nous avons assisté à la relève de la garde près du soldat inconnu, vu les tombes des Kennedy, un bel amphithéâtre en marbre. C'est très solennel.

Plusieurs mémoriaux, là encore, par exemple l'US Marine Corps War Memorial, qu'on voit dans beaucoup de films.
Et le Grand Carillon Hollandais, donné aux États-Unis par les Pays Bas. Cette tour, avec 50 cloches, a été offerte en remerciement de l'aide fournie pendant la Seconde Guerre mondiale. Les cloches sonnent régulièrement .
3ème Journée
Visite de la Cour Suprême, siège du pouvoir judiciaire. Bel escalier en spirale, je le pensais plus grand, et moins caché.
Visite des Archives Nationales. Les trois documents les plus importants de l'Histoire des États-Unis y sont exposés : la Déclaration d'Indépendance, la Constitution et la Déclaration des droits (Bill of Rights). Ces documents, ainsi que l'original de la Magna Carta de 1297 signé par Edward I, sont exposés dans la Rotonde, une pièce spécialement conçue pour disposer ces documents au public. La pièce est sombre pour conserver les documents dans le meilleur état possible. Inutile de préciser que les photos sont interdites et que le site est gardé comme un Trésor.
Petit tour dans Chinatown, décevant, mais seul endroit où trouver facilement des cartes postales et autres souvenirs pas trop chers.
Maison Blanche puis déjeuner auprès d'un Food Truck.

A vélo toujours, nous avons gagné Georgetown, quartier intéressant, calme, auprès de l'Université du même nom. Pour celà nous avons roulé le long du Potomac, découvert Washington Harbour, bel endroit bien aménagé, bars, restaurants. C'est plaisant.
A Georgetown, avons gravi l'escalier du célèbre du film L'Exorciste, admiré le Hall et la jolie chapelle de l'Université, et découvert le Canal C&O.
Après dîner, avec courage, nous sommes redescendus à vélo encore, admirer cette solennelle ville de nuit. C'est indubitablement un grand moment.


Voilà, les vélos sont remisés. Pour le prix, et le plaisir que nous avons eu, c'était le bon plan.
4ème Journée
Consacrée entièrement au Musée de l'Aviation à Dulles. Vue la distance à parcourir, nous avons utilisé l'application UBER.
Le musée est gratuit, comme la plupart des sites de Washington.
Même sans être spécialement passionné des aéronefs, il y a là de quoi nous occuper quelques heures . Des premiers avions jusqu'à la navette Discovery, en passant par le tristement célèbre B29, et le Concorde, j'en passe car l'énumération serait trop longue.

Dommage que l'espace restauration est réduite à un Mac Do très moyen en qualité. Pas le choix, mais nous ne sommes pas venus pour la gastronomie.
Fin de notre découverte de cette capitale étonnante.
Les moustiques tous les soirs nous ont laissé des souvenirs sur nos jambes et bras. Nous avons été surpris de voir de nombreux rats autour des poubelles, dans les parcs pas très éloignés des restaurants. Parait que Washington n'est pas la seule grande ville gagnée par ce fléau.
La climatisation à outrance nous a pas mal gênés, autant dans l'Hôtel qu'au sein des sites, des magasins. Des frigos !
5ème Journée
Il nous faut rejoindre la gare d'Union Station afin de prendre le train pour New York. Ce trajet nous a coûté 78.25€ par personne.
Nous y allons à pieds, presque une heure de marche. Une file très longue s'étire dans la gare, nous sommes perplexes, c'est bien celle pour New York, nous rassure une gentille dame.
Celle ci nous donne des conseils pour anticiper l'arrivée dans la grosse pomme, car, dit elle, ce n'est pas comme en France, il n'y a pas d'annonce dans le train.
Les trains américains sont confortables, pas très rapides, et pas onéreux du tout. Il y a de l'espace pour étendre les jambes, des repose-pieds, des appuie jambes.
Les valises sont près de nous, le placement est libre. Seuls les sièges qui se font face ( quatre personnes donc ) sont réservés pour des groupes de trois ou quatre ) On y est davantage secoués que dans les trains français.
NEW YORK
Nous arrivons à Pen Station à l'heure, et rejoignons à pieds notre Hôtel, qui n'est pas très éloigné.
Après s'être rafraîchis un peu, et rangé nos valises, nous ressortons afin de commencer les pérégrinations dans cette ville, que nous connaissons déjà et qui est si fascinante.
Nous avions acheté, comme il se doit, le New York City Pass, sur Internet, qui nous permet, à moindre coût, de profiter de beaucoup d'attractions et sites.
Grand Central, gare impressionnante pour son hall immense et sa voûte étoilée. Chrysler Building, la Cathédrale Saint Patrick, le Top of The Rock ( où nous réservons notre prochaine montée ), la boutique Apple, tout près de Central Park, gigantesque magasin avec une foule venue célébrer l'arrivée du dernier I Phone, montée à l'Empire State Building de jour, Times Square et ses lumières ( nous ne pourrons résister face à l'attirance qu'exerce sur nous le M&M’s Store ), puis retour à l'Empire de nuit.



Premier après midi bien rempli, les pieds sont fatigués, mais nous sommes ravis.
6ème Journée
Nous avons opté pour une carte de Métro rechargeable, afin de ménager nos jambes. La Pay-Per-Ride MetroCard. Achat aux machines automatiques. La carte coûte 1$ et le trajet revient à 2.75$. La carte peut être rechargée du montant que l'on souhaite. Le paiement se fait en CB ou avec des billets. En revanche, à un moment de la transaction, un ZIP code est demandé, il faut mettre 99999 ou 00000.
Direction L'Hôtel de Ville de New York, puis nous marchons vers les lieux de mémoire du 11 Septembre.
En chemin, nous entrons dans la Chapelle Saint Paul, où nous profitons d'un petit déjeuner gentiment offert par les fidèles ( donut de couleur rouge absolument délicieux ) Nous avons également découvert l'Oculus, au pied de la tour One World Trade Center, la nouvelle gare du World Trade Center mérite elle aussi la visite ! Son architecture est très futuriste. L'architecte est aussi l’auteur de la gare TGV Saint-Exupéry à Lyon et de la gare Liège-Guillemins.
Une matinée est bien nécessaire pour le Mémorial et le Musée. Le Mémorial est gratuit, en plein air, mais le musée est payant, et inclus dans notre City Pass. Ce n'est pas une visite très gaie, car l'émotion est palpable à tous les instants.


Au sortir de ces lieux empreints de mémoire, nous découvrons Brookfield Place et les 16 palmiers du Hall lumineux et luxueux de son Centre Commercial, et sa boutique française Le District juste à l'entrée à gauche . Le prix exorbitant des crêpes nous a horrifiés.
Longer l'Hudson ensuite a été très agréable, pour rejoindre Battery Park où nous embarquons pour Miss Liberty, Séances photos, avec vue magique sur la skyline, c'est obligé. C'est truffé de touristes, évidemment.
Puis encore une vedette pour gagner Le Musée de L'Immigration.
Au retour, nous marchons dans le quartier des affaires, impossible de photographier le Charging Bull tant la file d'attente de touristes asiatiques est longue. Un petit arrêt devant la New York Stock Exchange, et il faut songer à notre dîner.
Pourquoi ne pas sacrifier à ce phénomène de mode qu'est le restaurant Shake Shack au milieu du Madison Square Park ? Beaucoup de monde, le personnel est débordé, c'est cher, et nous avons attendu 35 minutes pour obtenir les hamburgers commandés.
On y mange dehors, dans le parc, c'est bien agréable. Vu l'affluence, difficile de dégoter tables et chaises .
Retour en métro.
7ème Journée
Métro direction Chinatown.
Assez décevant, nous trouvons que le quartier est moins dépaysant que nous l'avions trouvé lors de notre premier passage en 2009.
Nous déambulons dans les petites rues, par exemple Doyers Street ( rue emblématique de la guerre des gangs qui ensanglanta le quartier dans les années 30 ) , saluons la statue de Confucius, et pénétrons dans le Temple Mahayana.
Longer l'East River nous conduit au Pier 11 où nous prenons un Ferry pour 2.75 $ direction Brooklyn. La navette fluviale est reconnaissable avec ses deux couleurs : bleu et blanc. Se balader dans le quartier de DUMBO est bien plaisant. Nous réussissons à trouver le lieu où prendre la fameuse photo où L'Empire State Building s'insère au milieu d'une pile du Manhattan Bridge.

La promenade si vantée de Brooklyn Heights ne fait que 600 mètres... Des bancs nous accueillent afin de profiter de la vue magnifique sur la Skyline. Retour par le mythique Pont de Brooklyn, à pieds, en prenant notre temps, et de jolies photos.
Nos pieds supplient de faire une halte dans le parc du City Hall ou de nombreux écureuils évoluent avec bonheur.
Au retour nous prenons le métro et faisons une halte au Flatiron Building. Puis marchons vers La Poste Centrale ( immeuble construit en 1912 ), et le Madison Square Garden juste devant.

Enfin, nous sommes entrés dans la New York Public Library, à la salle de lecture aux dimensions impressionnantes. Ce lieu est également mis en valeur dans plusieurs films : dans Le Jour d’après, Le Secret de la planète des singes ou encore SOS Fantômes. Grâce à tous ces films, c’est peut-être la bibliothèque la plus iconique du monde. A l’époque de sa construction en 1911, c’était le plus grand bâtiment de marbre des Etats-Unis.
La journée se termine par le Top of The Rock de nuit, magique et fascinant.

8ème Journée
Je l'avais souhaité très "New York autrement"
Central Park à vélo. Devant l'entrée du parc, un rabatteur nous interpelle. Sur le coup, nous nous braquons, mais en fait, c'est une très bonne affaire : comme nous sommes quatre, le gars nous fait un bon prix. 2 heures et 10 $ chacun. Antivol inclus, plan de visite, et vélos en bon état.
En fait, les 2 heures passent très vite, il ne faut pas traînasser. Nous avons quand même eu le temps de voir les principaux centres d'intérêt : Balto Statue, la Fontaine de Bethesda, le Bowbridge, le Belvedere Castle, Alice aux Pays des Merveilles, Strawberry Fields, hommage à John, Lennon.

C'est immense et il y a des endroits où on peut oublier que nous sommes au sein d'une mégapole.
La High Line à pieds. C'est chouette, çà change le regard sur la ville. Je préfère la promenade plantée parisienne, mais celle ci vaut le déplacement. Ancienne voie ferrée datant de 1930, le dernier train y a roulé en 1980. Nous avons commencé par la partie nord. 2,3 km à flâner au milieu des immeubles, en hauteur.
Notre séjour aux Etats Unis a été très actif et riche en découvertes. Les américains sont gentils, proposent leur aide aux touristes pour s'orienter. Les toilettes sont toujours propres, et gratuites équipées de savon et papier. Nous avons énormément de progrès à faire, dans ce domaine. Les distributeurs de cash nous ont causé quelques soucis : à chaque retrait, une commission d'un montant de 3$ annoncée par la machine nous a dissuadé de terminer les transactions. Nous avons opté à chaque achat le paiement par CB, même les petits montants. Seule banque qui ne pratique pas cette commission: la Suntrust à Washington.
NIAGARA FALLS
9ème Journée
Retour à la gare de Penn Station pour prendre un train pour Niagara Falls. Ce trajet nous a coûté 47.25€ par personne. Le paysage est très reposant , le train longe l'Hudson très longtemps. La température est très fraîche à bord du train, encore cette climatisation... Les vêtements chauds et même les bonnes chaussettes, sont les bienvenus.
La chambre de notre Hôtel à Niagara Falls a vue sur les chutes américaines.
A notre arrivée, nous descendons la côte pour longer la rivière, et parvenir tout près de ce fabuleux endroit. Le grondement, la puissance, nous attire. L'eau commence à s'exciter quelques mètres en amont, elle laisse pressentir toute la grandeur du phénomène. Bruit assourdissant, nuée blanche, jeux de couleurs sur l'eau... personne ne parle, la nature impose le silence. Fascinantes chutes du Niagara, souvent mortelles, lorsque, plus d'une centaine de fois par année, des êtres humains désespérés s'y jettent...
Après cette rafraîchissante balade, nous partons vers Clifton Hill, cette rue qui nous fait penser à Las Vegas. Lumières, décors extravagants, parc d'attraction, nous avons dîné dans un Burger King qui ne nous laissera pas un souvenir inoubliable. Les toilettes y étaient sales, et le burger à peine chaud.
10ème Journée
Pourquoi ne pas commencer par l'inévitable croisière au pied des chutes, vêtus de l'ineffable poncho de couleur, censé nous protéger de l'eau ?

Ces moments incroyables au plus prêts de la fureur des eaux a beaucoup plu.
Nous avons ensuite longé le fleuve pour atteindre le joli centre ville de Niagara. Queen Street est malconnu, et c'est dommage. Les touristes oublient de passer par ce quartier tranquille, encore authentique.
Avant de regagner l'hôtel, dernier tour vers ce lieu qui agit tel un aimant sur les touristes.

Notre voyage s'achève, demain un car que nous prendrons à la gare de Niagara ( routière désormais uniquement ) nous conduira vers Toronto, vers l'aéroport.
Ce car, de la société Greyhound, est à l'heure. Nous avons eu le temps de passer juste avant à Moodie's Bakery 4552 Queen St, tout près de la gare, où une bien sympathique boulangère, nous vend, pour un prix très raisonnable ( 12 dollars canadiens ) deux cafés, deux sodas, deux excellents croissants au chocolat, et des gâteaux qui nous ont fait penser à des choux.
Les vacances sont terminées, il nous faut rentrer et reprendre nos habitudes, et songer...à une nouvelle destination qui nous fera rêver !
A la gare TGV de Roissy, bienvenue en France : les toilettes sont sales et il faut payer 0.90€ !
Croisière Asie Costa Fortuna du 22 janvier au 5 mai 2019 English translation pending

Je mets le lien vers les photos en premier si vous n’avez pas le temps de lire ma prose :
https://photos.app.goo.gl/YsPE1PhLfbALFdsEA
Bonjour,
je commence le compte rendu de notre croisière Asie du 22/01 au 05/02 qui nous a conduits de Singapour vers la Thaïlande, le Cambodge, la Malaisie. Elle restera très probablement la plus belle que nous ayons faite, même s’il y a des choses à redire sur le bateau et sur Costa…. Aujourd’hui, Départ et escale de Singapour. Comme il y a beaucoup à montrer de cette ville qui sort de l’ordinaire, plutôt que de faire un bloc de plusieurs centaines de photos, je les publierai par quartiers en commençant par ce qui est occidental mais parfois surprenant tout de même comme cette partie de base ball en plein centre ville, presque au pied de l’hôtel Marina Bay ou ces églises très classiques au milieu des buildings !!! Nous avons eu de la chance côté météo puisque sur 4 jours ½ à Singapour, nous n’avons eu qu’une averse bien que le ciel soit souvent resté gris, ce qui nous a protégés d’une trop forte chaleur.
Après un vol d’une douzaine d’heures sans problème sur Singapour Airlines au départ de Frankfort, et en grande partie de nuit, nous arrivons à l’aéroport de Changi prêts à subir une longue attente à la douane. En fait d’attente, c’est l’immigration qui nous attendait, personne aux guichets, voir photos. Il n’en sera pas de même aux sorties du bateau où il y a une certaine attente. Du coup nous étions en avance par rapport à la navette commandée, ce qui nous a permis de faire le change et de boire un café. Circulation rapide et fluide, j’en reparlerai, et arrivée à notre premier hôtel où nos chambres étaient déjà prêtes, le temps de prendre une douche, se changer et en route à pied dans l’espoir de trouver à défaut du point de départ des bus Hop On, au moins un arrêt. Pas de chance ou manque d’organisation, nous n’avons trouvé ni l’un ni l’autre du premier coup, mais cela nous a permis de voir tranquillement des choses qui nous auraient sans doute échappées. Après un ravitaillement en eau, il fait chaud à Singapour et tout le monde était assoiffé, nous avons pu enfin trouver un arrêt, lesquels ne sont quasiment pas signalés, un des seuls points négatifs de notre ressenti général, avec l’impossibilité de héler un taxi , il faut impérativement les prendre à un arrêt, oui mais où ?? Il y a 5 circuits différents, nous décidons donc de prendre un ticket pour 2 jours, et nous voilà partis pour des découvertes allant de surprises en surprises dans cette ville hyper propre et policée (dans le bon sens du terme) où en quelques tours de roues on va de l'Inde à la Chine en passant par le quartier indonéso-malais, tout ça au milieu d'immeubles ultra modernes, et ça n'est que notre premier jour, heureusement 4 ½ sont prévus et ça ne sera pas de trop !! Nous aurions souvent eu envie de descendre, mais ça n’était pas le programme qui consistait à découvrir pour approfondir ensuite. La circulation est toujours fluide car pas de stationnement dans les rues mais de nombreux parkings. Pas d’embouteillages car les voitures sont très très chères et il faut acheter un droit de circuler qui peut couter plusieurs dizaines de milliers d’€ Nous passerons également par le port qui est un des plus grands d’Asie et le second port à conteneurs du monde et par l’île de Sentosa dédiée aux distractions et loisirs où nous aurions bien aimé nous arrêter pour profiter de la multitude d’attractions que l’on y trouve, donc un parc Universal Studio comme à L.A. Un mot sur le métro qui nous a séduits par sa propreté, le civisme qui y règne et sa simplicité quand on en a compris le fonctionnement. Nous ferons également une sympathique promenade en bateau, une façon différente de découvrir d’autres quartiers de cette surprenante ville….
Les photos dont beaucoup ont été prises à la volée depuis les bus Hop On, ne sont pas toutes comme je l’aurais souhaité, mais elles restent représentatives et vous en diront plus que ce que ce que je pourrais raconter sans être lassant.
Plats favoris en Thaïlande English translation pending
Sélectionnez le meilleur.
On commence par quelques chose de simple couillu au fond du jardin
Retour de croisière en Alaska avec NCL English translation pending
bonjour tout le monde !
voila après un retour un peu catastrophique hier (nous étions à FRANCFORT hier lors de l'alerte ...) nous sommes rentrées de notre croisière en Alaska à bord du Novegian Jewel
j'ai donné il y a peu un compte Facebook ou nous avons retracé notre parcours, car nous avons fait un petit road trip avant d'embarquer ... pour ceux qui veulent aller voir, je redonne le nom Mother and daughter in Alaska car oui j'ai laissé l'homme à la maison, ou plutôt affalé sur un transat à dormir, pendant que moi et ma fille nous vivions une formidable aventure (ne vous inquiétez pas, il n'a pas été malheureux, il a pu pratiquer son sport favori: dormir toute la journée ...
bref nous avons embarqué le 31 juillet, mais nous étions arrivées le 17 en alaska... nous avons vécue une formidable aventure ...
donc ... à la question qui va venir rapidement "cela vaut 'il le coup de faire tout ce trajet, absorber les 10 heures de décalage horaire, pour faire une croisière d'une semaine ? " je répondrais OUI mais ... A la condition de faire comme nous un road trip avant .... sinon vous ne verrez pas grand chose de l'Alaska !
et à "est ce utile de faire une croisière après un road trip en alaska ? " la .. je réponds oui, si le budget le permet, l'Alaska est une destination très chère ou la moindre excursion coute chère, (je parle de la partie road trip aussi ) après il est vrai qu'après presque 15 jours à mal dormir dans des hôtels mal insonorisés, chers et parfois très limites (souri dans la chambre, toilettes sur le palier, mauvaise odeur etc etc ) à manger à peu près la même chose, car nous ne pouvions pas cuisiner, faire et refaire sans arret la valise, etc etc nous avons apprécié le confort du bateau... cela nous a permis aussi d'en voir un peu plus, de ne pas faire de longues heures de voiture (j'étais le seul chauffeur, et ça a été parfois difficile...) et quel bonheur aussi de voir le souffle des baleines, les bancs de dauphins, les orques ... passer à coté du bateau !!! de jolies navigations aussi, comme la vision du hubbard glacier !! dépassant tout ce qu'on avait pu voir auparavant !!! et le passage intérieur aussi etait vraiment sympa !!
nous n'avons pris aucune excursion avec le bateau, je ne pourrais donc pas vous donner mon avis dessus, mais elles étaient relativement chères, mais très variées
En tout cas, je ne regrette pas d'avoir fait les deux, même si le mauvais temps s'est invité sur une partie ...
le bateau, et la compagnie C'était la première fois que je partais avec NCL plutôt très bonne impression, ! il est vrai que je partais avec des attentes différentes de d'habitude, ne vivant pas du tout ma croisière de la même façon qu'avec l'homme ... nous avions un forfait tout compris: boissons illimitées en dessous de 15 dollars, alcool et boissons non alcoolisées, sauf..et la c'est vraiment paradoxal ... l'eau plate, l'eau gazeuse, et les jus de fruits pressés .. par contre on avait dans la cabine en arrivant une bouteille d'eau par jour et par personne que finalement nous n'avons quasiment pas bu car nous n'en prenions que pour descendre à terre, sinon au restaurant, nous demandions de l'eau en carafe ma fille du vin, et moi parfois des sodas nous avions aussi une sélection de cafés, mais pas utilisée et les frais de séjour compris donc hors dépenses personnelles il n'y avait rien a rajouter
nous avons pris un forfait spa un peu plus de 300 dollars pour la semaine à deux ils ne vendent que 60 forfaits pour éviter la surpopulation au spa il y a une partie non mixte avec sauna hamam et jacuzzi (comme ceux autour des piscines) partie change avec à dispo peignoirs et serviettes et une partie mixte avec un jacuzzi façon costa avec le banc en fer mais plus petit, et des sièges chauffants faces à la mer, à la proue du bateau, idéal pour guetter les baleines, et les bancs de dauphins !! (quand on ne s'endort pas dessus chose absolument irrésistible ... ) dans cette partie thé orangeade citronnade orange café sont à dispo
la cabine, nous avons eu une cabine familiale, avec un lit d'appoint qui descend du plafond mobilier un peu vieillot, et abimé, une grande armoire pour pendre desaffaires, quelque étagères et tiroirs .. suffisant pour toutes les deux, mais petit pour une famille la salle de bain plus grande que chez costa avec possibilité de séparer les toilettes par une porte en verre (douche aussi avec porte en verre ) les lis étaient séparés à notre arrivée, mais du coup un etait collé contre le mur de la salle de bain la taille et celle du balcon sont de la même taille qu'une cabine standard chez costa balcon au sol abimé et rouillé ..mais surement normal par ces latitudes
pour manger nous avions le choix, entre deux restaurants au même menus, mais au style different, nous avons toujours été au même, au fond du bateau avec une immense baie vitrée donnant sur le sillage arrière un restaurant chinois avec menu inchangé, nous y avons été deux fois, un midi et un soir .. très bon un restau au decors style irlandais , ouvert 24H/24 avec quelque plats le self pleins de petits ilots, avec différents thèmes ... inde, asiatique, salades, chaud, froid, pâtes, hamburgers à la demande, pizzas desserts, fromages etcetc, glaces .. assez bon, pas de queue aux stands abordables de differents cotés, limitant ainsi les embouteillages des fontaines de boissons pour tout le monde et enfin un grill et un petit self au fond du navire donnant sur la partie ouverte les trois ouvrant et fermant à tour de rôle
j'ai donné il y a peu un compte Facebook ou nous avons retracé notre parcours, car nous avons fait un petit road trip avant d'embarquer ... pour ceux qui veulent aller voir, je redonne le nom Mother and daughter in Alaska car oui j'ai laissé l'homme à la maison, ou plutôt affalé sur un transat à dormir, pendant que moi et ma fille nous vivions une formidable aventure (ne vous inquiétez pas, il n'a pas été malheureux, il a pu pratiquer son sport favori: dormir toute la journée ...
bref nous avons embarqué le 31 juillet, mais nous étions arrivées le 17 en alaska... nous avons vécue une formidable aventure ...
donc ... à la question qui va venir rapidement "cela vaut 'il le coup de faire tout ce trajet, absorber les 10 heures de décalage horaire, pour faire une croisière d'une semaine ? " je répondrais OUI mais ... A la condition de faire comme nous un road trip avant .... sinon vous ne verrez pas grand chose de l'Alaska !
et à "est ce utile de faire une croisière après un road trip en alaska ? " la .. je réponds oui, si le budget le permet, l'Alaska est une destination très chère ou la moindre excursion coute chère, (je parle de la partie road trip aussi ) après il est vrai qu'après presque 15 jours à mal dormir dans des hôtels mal insonorisés, chers et parfois très limites (souri dans la chambre, toilettes sur le palier, mauvaise odeur etc etc ) à manger à peu près la même chose, car nous ne pouvions pas cuisiner, faire et refaire sans arret la valise, etc etc nous avons apprécié le confort du bateau... cela nous a permis aussi d'en voir un peu plus, de ne pas faire de longues heures de voiture (j'étais le seul chauffeur, et ça a été parfois difficile...) et quel bonheur aussi de voir le souffle des baleines, les bancs de dauphins, les orques ... passer à coté du bateau !!! de jolies navigations aussi, comme la vision du hubbard glacier !! dépassant tout ce qu'on avait pu voir auparavant !!! et le passage intérieur aussi etait vraiment sympa !!
nous n'avons pris aucune excursion avec le bateau, je ne pourrais donc pas vous donner mon avis dessus, mais elles étaient relativement chères, mais très variées
En tout cas, je ne regrette pas d'avoir fait les deux, même si le mauvais temps s'est invité sur une partie ...
le bateau, et la compagnie C'était la première fois que je partais avec NCL plutôt très bonne impression, ! il est vrai que je partais avec des attentes différentes de d'habitude, ne vivant pas du tout ma croisière de la même façon qu'avec l'homme ... nous avions un forfait tout compris: boissons illimitées en dessous de 15 dollars, alcool et boissons non alcoolisées, sauf..et la c'est vraiment paradoxal ... l'eau plate, l'eau gazeuse, et les jus de fruits pressés .. par contre on avait dans la cabine en arrivant une bouteille d'eau par jour et par personne que finalement nous n'avons quasiment pas bu car nous n'en prenions que pour descendre à terre, sinon au restaurant, nous demandions de l'eau en carafe ma fille du vin, et moi parfois des sodas nous avions aussi une sélection de cafés, mais pas utilisée et les frais de séjour compris donc hors dépenses personnelles il n'y avait rien a rajouter
nous avons pris un forfait spa un peu plus de 300 dollars pour la semaine à deux ils ne vendent que 60 forfaits pour éviter la surpopulation au spa il y a une partie non mixte avec sauna hamam et jacuzzi (comme ceux autour des piscines) partie change avec à dispo peignoirs et serviettes et une partie mixte avec un jacuzzi façon costa avec le banc en fer mais plus petit, et des sièges chauffants faces à la mer, à la proue du bateau, idéal pour guetter les baleines, et les bancs de dauphins !! (quand on ne s'endort pas dessus chose absolument irrésistible ... ) dans cette partie thé orangeade citronnade orange café sont à dispo
la cabine, nous avons eu une cabine familiale, avec un lit d'appoint qui descend du plafond mobilier un peu vieillot, et abimé, une grande armoire pour pendre desaffaires, quelque étagères et tiroirs .. suffisant pour toutes les deux, mais petit pour une famille la salle de bain plus grande que chez costa avec possibilité de séparer les toilettes par une porte en verre (douche aussi avec porte en verre ) les lis étaient séparés à notre arrivée, mais du coup un etait collé contre le mur de la salle de bain la taille et celle du balcon sont de la même taille qu'une cabine standard chez costa balcon au sol abimé et rouillé ..mais surement normal par ces latitudes
pour manger nous avions le choix, entre deux restaurants au même menus, mais au style different, nous avons toujours été au même, au fond du bateau avec une immense baie vitrée donnant sur le sillage arrière un restaurant chinois avec menu inchangé, nous y avons été deux fois, un midi et un soir .. très bon un restau au decors style irlandais , ouvert 24H/24 avec quelque plats le self pleins de petits ilots, avec différents thèmes ... inde, asiatique, salades, chaud, froid, pâtes, hamburgers à la demande, pizzas desserts, fromages etcetc, glaces .. assez bon, pas de queue aux stands abordables de differents cotés, limitant ainsi les embouteillages des fontaines de boissons pour tout le monde et enfin un grill et un petit self au fond du navire donnant sur la partie ouverte les trois ouvrant et fermant à tour de rôle
Citytrip à New York en famille février 2018 English translation pending

J'ai pris beaucoup de plaisir à faire mon premier carnet car cela me permet de me remémorer d'agréables souvenirs, donc voici le second.
En décembre 2017, je ne sais pas quoi offrir à Noël. Comme je suis souvent sur des sites de voyage, je tombe sur une promo chez Expédia pour un voyage à New-York en février 2018. Le cadeau est tout trouvé. Je réserve donc un séjour du 11 février au 16 février 2018. Nous partons en famille 2 adultes (43 et 41 ans) et deux ados "filles" (15 et 13 ans). Départ depuis Bruxelles - escale à Montréal - New-York Laguardia avec Air Canada. Hôtel à Times Square le Crowne Plaza . Retour Newark - escale Londres - Bruxelles avec United et Brussels airlines. Préalablement j'achète un citypass et je réserve la statue de la liberté par internet. Je réserve également la navette de transfert aéroport via airlinks. Nos ESTA sont toujours en ordre donc nous sommes prêts. Afin de ne pas embêter la famille ou des amis, je réserve le parking longue durée à Zaventem (Discount 2) donc pas besoin de me faire conduire à l'aéroport.
Thailand Travel Journal: From Chiang Mai to Bangkok, We Didn’t Buddha Our Fun

We’re excited to share our sixth travel journal with photos from Southeast Asia, this one entirely dedicated to Thailand. As a reminder, our previous travel journals can be accessed directly by clicking on the username "jojoone1" to the left of each post.
For a change, let’s start with the conclusion: our trip left us with an excellent memory. Very often, everything went like clockwork—short wait times, quick problem-solving, and the curious feeling of being pampered. Sometimes, life isn’t so cruel after all.
It’s only fair to admit that day after day, we encountered Thais who were smiling, helpful, kind, funny, and sometimes even touching. There were a few exceptions, but they were just the trees hiding the (tropical) forest. After this year’s experience, we won’t be the ones to tell you that Thailand isn’t the Land of Smiles or that laughter is just for business. We’ve witnessed so many kind behaviors and gestures that we no longer understand how anyone could complain about the people here—except for bad experiences in ultra-touristy spots packed with travelers lacking any finesse. It got to the point where it made us reflect. And we concluded that we probably have funny, friendly faces (?). We also know we’re the first to smile at them, and every day there, we show respect to everyone we meet. In any case, we have fond thoughts for many of the people we crossed paths with. Thanks to them, our trip took on a whole new human dimension.
A quick note about the photos: last year, the VoyageForum team made a change to how photos are uploaded. This gives us the choice between displaying high-definition photos (but losing ownership rights) or non-HD photos (less sharp, but the originals won’t be spread online without compensation or credit). We opted for the second solution, if only as a matter of principle. It does leave us with some regrets, especially since Françoise switched to the Canon EOS 7D Mark II, whose performance is notably better than the 7D.
Our first trip with Emirates was satisfying but left a mixed impression. Sure, it was the first time all four of our flights were on an Airbus A380. The crews were super friendly, and the meal trays were the best on the first two flights. On the return flights, the meals weren’t great and weren’t filling enough. Overall, the crews seemed disorganized and rushed—clearly some new recruits. The Doha-Paris flight, if memory serves, was on an A380-600, and in that configuration, we were packed in like it hadn’t been in years. In conclusion, it’s hard to say at this stage whether Qatar or Emirates comes out on top.
From our perspective, the journey from northern Thailand to Bangkok can be done via two different routes. This year, we took one of them, which allowed us to alternate between well-known destinations and original visits. Note that some of this year’s visits include cities we’ve already been to. So for a more complete view (Bangkok and Chiang Mai, for example), you’ll need to check out our previous travel journals.
We’ve improved our Thai vocabulary with a few more words and hope next year to move from kindergarten to first grade... For those reading us for the first time, we can only advise against visiting this country on an organized tour or looking for a French-speaking guide. The Thais have organized themselves well—they now have proven tourism practices. Maybe a guidebook for culture, a few basic English words, and a little organization are all you need for a great trip.
CHIANG MAI
Chiang Mai and its region are packed with treasures—so much so that one or two visits might not be enough.
At the airport, you go to a counter that provides a taxi ticket. The fare is 150 baht for a regular car and 200 baht for a larger vehicle. When our turn came, a large vehicle showed up, but we were only charged 150 baht. Okay, fine.
The hotels we’d selected three years ago had significantly increased their rates, so we had to find a new base. In the city center, hotels with large pools are overpriced, and despite the wide selection, it was hard to decide. We ended up at a hotel near the airport, the Baan U Sabai Boutique House. The superior room with a balcony can be negotiated for just under 40 €. It’s a beautiful, fairly new complex in traditional teak style, with very well-kept rooms and a long pool. Given the rather stormy weather in early July, it was the first time in Thailand we swam in cool water. It encouraged us to swim rather than just lounge...

At the end of the hotel street, you come out onto a busy main road where you can hail a songthaew (a kind of shared taxi). It’s easy to be offered a ride to the city center for 2 x 20 baht, but getting a return trip for less than 2 x 40 baht is tough, especially in the evening. Our red songthaew took us straight to Chiang Mai Gate, one of the city’s gates, located southeast of the historic square. We then took Phra Pok Khlao Road for a few dozen meters and chose the first little restaurant that looked nice. Within minutes, we had our dishes and smoothies for a total of 235 baht. Great quality, despite the place looking very touristy. The owner set the tone by handing out smiles left and right.
There’s an amazing spot in Chiang Mai to grab a coffee: Baan Phor Liang Meun. Once you reach Chiang Mai Gate, take Phra Pok Khlao Road for a few meters, then turn onto soi 2 (alley 2). It’s actually the first on the left. After a few dozen meters, you’ll find yourself walking alongside what looks like a Khmer temple.

When you enter, you’re in a vast space—like a temple-garden—where you can eat a small dish or sip a good café crème as if you were in Angkor. The tables are far apart, so you’re as close to birds and squirrels as you are to other customers.

In the small building where the staff works, they provide high-quality mosquito repellent for free—something we’ll now buy regularly at 7/11. They’re small plastic bottles, mostly pink or orange, with Thai writing and "floral fragrance" in English. The scent is actually pleasant. Remember to shake the bottle before opening and pressing, or you’ll end up with cream all over your shorts...
The creator of this space has been sculpting terracotta works since the early 1980s using clay from the Lamphun region—the most consistent clay found in all of Thailand. This café is like visiting an ancient temple, with its abundance of statues, high-reliefs, and bas-reliefs. It’s undeniably a romantic spot for couples—a haven of calm in a very lively city.





Bons plans pour une semaine à New York English translation pending
Bonjour à tous
je vais partir à New York pour la 1ere fois du 20 au 26 mai 2017 (ça approche😉 ), j'ai réservé a l'hotel le NYLO à Manhattan quartier UPPER WEST SIDE , je pense être pas trop mal situé, mais je suis à la recherche de bons plans pour cette semaine. Restos sympas, visites (hors foule), curiosités, coins atypiques, pour le godspel, avez vous un endroit particulier sur Brooklyn ? Merci d'avance 😏 André
je vais partir à New York pour la 1ere fois du 20 au 26 mai 2017 (ça approche😉 ), j'ai réservé a l'hotel le NYLO à Manhattan quartier UPPER WEST SIDE , je pense être pas trop mal situé, mais je suis à la recherche de bons plans pour cette semaine. Restos sympas, visites (hors foule), curiosités, coins atypiques, pour le godspel, avez vous un endroit particulier sur Brooklyn ? Merci d'avance 😏 André
Retour de Malaisie, septembre 2016 English translation pending
Salut à tous,
Après notre retour de malaisie, je n'ai pas eu trop le temps pour venir débriefer sur ce voyage donc je me lance aujourd'hui. Nous avons donc suivi cet itinéraire : arrivée KL le matin à 9h, direction Tanah Rata dans la foulée pour 2 nuits, ensuite vers Kecil pour 10 nuits avant de revenir à KL pour 2 nuits.
Voici l'itinéraire suivi pour nous rendre à Tanah Rata ETAPE 1 Tanah Rata aéroport KLIA1 => KLIA ESXPRESS vers KL Sentral (55rm) => train vers station bus pour Tanah Rata. Nous avons mis 4h en bus, 35rm par personne. Bus confortable et climatisé. Là bas le temps était assez couvert, fort heureusement il n'a plu que le soir ce qui nous a permis de voir un peu les plantations de thé et de faire une petite marche dans la forêt. La marche est quand même assez difficile, ça monte beaucoup et le chemin est pas comme on peut l'imaginer, il est vraiment à travers la végétation. Pour les plantations de thé, on y est allé à pied, par la route. Nous avons dormi au father's guesthouse, rien à reprocher, accueil sympa et ptit déj tres bon.
ETAPE 2 Kecil Island Après 2 nuits passées à Tanah Rata, nous avons pris un van pour les Perhentian. On a pris nos tickets à l'hôtel (125rm/personne). Le départ est à 8h devant l'hôtel et le trajet se fait en 3 étapes: Tanah Rata =>Gua Musang (repas+changement de van) =>Kuala Besut => Perhentian. Nous avons fait le trajet en 5h30. A noter que les speed boat ne vont pas sur les plages, il faut prendre un taxi boat qui nous dépose sur la plage (2rm)
Nous avions décidés d'aller sur Kecil on y resté 11 jours je crois ... Et on ne s'est pas ennuyé bien qu'il n'y ait pas tant de choses à faire. Pour nous ça s'est résumé à la plage, snorkelling sur Long Beach, la plongée et c'est tout ! On a quand même fait 2 snorkelling tour. Pour ce qui est de l'hôtel, on en a fait 3, 2 sur Long Beach et 1 sur Coral Bay. -D Rock Garden sur Long Beach : 140 rm/nuit, chalet qui surplombe la mer donc superbe vue, ventilateur, eau froide mais pas ça passe vu la température. = assez propre et confortable mais c'est juste galère à monter les escaliers plusieurs fois dans la journée, électricité H24 -Lemon Grass sur Long Beach : 110rm/nuit, vue sur aussi, à 20 mètres de l'eau, ventilateur, eau froide = même appréciation que pour le D Rock, attention séjour de 2 nuits mini obligatoire -Senja Bay Resort sur Coral Bay : 130/nuit + 6% de tax, chalet en bord de plage, ventilateur, eau froide = idem que pour les 2 autres hôtels
Tous les hôtels dans lesquels j'ai dormi se valent, une petite préférence pour le senja bay car on dormait avec le bruit des vagues. Si on recherche la tranquilité, mieux vaut dormir sur Coral Bay car c'est beaucoup plus calme le soir, sur Long Beach il y a la musique jusque 3 , 4 heures du matin. Le souci sur Coral Bay c'est qu'il est très difficile de s'y baigner à cause des cailloux qu'il y a, perso j'ai essayé mais j'ai renoncé. Pour ce qui est de la nuit, si on veut faire un peu la fête, ça se passe sur Long Beach, le soir venu à Coral Bay il n'y a rien mis à part le Ombak pour voir un film, boire un verre et fumer une chicha, qui au passage sont bien meilleures que celles que l'on fume à Long Beach.
En ce qui concerne la journée, on peut rester toute la journée sur Long Beach et bronzer, se baigner. Il y a aussi possibilité de louer un kayak pour la journée ou quelques heures. On peut également faire un snorkelling tour. Il y a aussi pas mal de clubs de plongée; j'ai fait mon discovery scuba diving et j'ai vraiment aimé.. à tel point que j'en ai fait pratiquement tous les jours. J'ai fait ça au sea horse diver, sur long beach, c'est tenu par des malaisiens, vraiment sympa, qui t'expliquent bien et qui te mettent en confiance. Le dsd m'a couté 150 rm et après je payais 90 rm/plongée. Pour ceux qui aiment marcher, on peut aller aussi au village de pêcheurs par un chemin qui traverse la jungle, c'est assez physique car pas mal de montées. En continuant apres le village il y a le chemin qui permet de faire le tour de l'île et d'arriver à coral bay en passant par toutes les autres plages. Il y a aussi les wind mills mais c'est rien d'extraordinaire, juste pour marcher et se ballader dans la jungle. Durant tout le séjour, j'ai pu voir des petits varans de max 80 cm.. dommage pour moi car je cherchais à en voir un gros, c'est ma petite déception. Au sujet de la nourriture, on mange pas trop mal pour environ 60rm/repas à 2. Je trouve que ça reste raisonnable.
Quant à la météo, il a fait super beau et chaud tout le temps mis à part 1 soir où il y a eu de l'orage sinon c'est top.
ETAPE 3 Kuala Lumpur
Après ces jours sur l'île, retour à Kuala par Kota Bharu, il y a des bateaux à 8h 12h et 16 pour aller à Kuala Besut, ça dure environ 40 minutes. Le trajet était compris dans 125 de l'aller. A Kuala Besut, pour se rendre à l'aéroport soit on prend un van à 25rm ou le taxi à 75rm.. on a pris le van.
Arrivés à Kuala lumpur, nous avons séjourné 2 jours au park royal services suite à Bukit Bintang. On s'est balladé un peu dans la ville et vu les principaux lieux; merdeka square, la grande mosquée, tours petronas, tour menara, bathu caves, chinatown.. L'endroit que je préfère c'est le heli lounge bar, terrasse sur piste d'hélico, pour boire un verre le soir c est super.
Voilà pour mon ptit voyage.
Après notre retour de malaisie, je n'ai pas eu trop le temps pour venir débriefer sur ce voyage donc je me lance aujourd'hui. Nous avons donc suivi cet itinéraire : arrivée KL le matin à 9h, direction Tanah Rata dans la foulée pour 2 nuits, ensuite vers Kecil pour 10 nuits avant de revenir à KL pour 2 nuits.
Voici l'itinéraire suivi pour nous rendre à Tanah Rata ETAPE 1 Tanah Rata aéroport KLIA1 => KLIA ESXPRESS vers KL Sentral (55rm) => train vers station bus pour Tanah Rata. Nous avons mis 4h en bus, 35rm par personne. Bus confortable et climatisé. Là bas le temps était assez couvert, fort heureusement il n'a plu que le soir ce qui nous a permis de voir un peu les plantations de thé et de faire une petite marche dans la forêt. La marche est quand même assez difficile, ça monte beaucoup et le chemin est pas comme on peut l'imaginer, il est vraiment à travers la végétation. Pour les plantations de thé, on y est allé à pied, par la route. Nous avons dormi au father's guesthouse, rien à reprocher, accueil sympa et ptit déj tres bon.
ETAPE 2 Kecil Island Après 2 nuits passées à Tanah Rata, nous avons pris un van pour les Perhentian. On a pris nos tickets à l'hôtel (125rm/personne). Le départ est à 8h devant l'hôtel et le trajet se fait en 3 étapes: Tanah Rata =>Gua Musang (repas+changement de van) =>Kuala Besut => Perhentian. Nous avons fait le trajet en 5h30. A noter que les speed boat ne vont pas sur les plages, il faut prendre un taxi boat qui nous dépose sur la plage (2rm)
Nous avions décidés d'aller sur Kecil on y resté 11 jours je crois ... Et on ne s'est pas ennuyé bien qu'il n'y ait pas tant de choses à faire. Pour nous ça s'est résumé à la plage, snorkelling sur Long Beach, la plongée et c'est tout ! On a quand même fait 2 snorkelling tour. Pour ce qui est de l'hôtel, on en a fait 3, 2 sur Long Beach et 1 sur Coral Bay. -D Rock Garden sur Long Beach : 140 rm/nuit, chalet qui surplombe la mer donc superbe vue, ventilateur, eau froide mais pas ça passe vu la température. = assez propre et confortable mais c'est juste galère à monter les escaliers plusieurs fois dans la journée, électricité H24 -Lemon Grass sur Long Beach : 110rm/nuit, vue sur aussi, à 20 mètres de l'eau, ventilateur, eau froide = même appréciation que pour le D Rock, attention séjour de 2 nuits mini obligatoire -Senja Bay Resort sur Coral Bay : 130/nuit + 6% de tax, chalet en bord de plage, ventilateur, eau froide = idem que pour les 2 autres hôtels
Tous les hôtels dans lesquels j'ai dormi se valent, une petite préférence pour le senja bay car on dormait avec le bruit des vagues. Si on recherche la tranquilité, mieux vaut dormir sur Coral Bay car c'est beaucoup plus calme le soir, sur Long Beach il y a la musique jusque 3 , 4 heures du matin. Le souci sur Coral Bay c'est qu'il est très difficile de s'y baigner à cause des cailloux qu'il y a, perso j'ai essayé mais j'ai renoncé. Pour ce qui est de la nuit, si on veut faire un peu la fête, ça se passe sur Long Beach, le soir venu à Coral Bay il n'y a rien mis à part le Ombak pour voir un film, boire un verre et fumer une chicha, qui au passage sont bien meilleures que celles que l'on fume à Long Beach.
En ce qui concerne la journée, on peut rester toute la journée sur Long Beach et bronzer, se baigner. Il y a aussi possibilité de louer un kayak pour la journée ou quelques heures. On peut également faire un snorkelling tour. Il y a aussi pas mal de clubs de plongée; j'ai fait mon discovery scuba diving et j'ai vraiment aimé.. à tel point que j'en ai fait pratiquement tous les jours. J'ai fait ça au sea horse diver, sur long beach, c'est tenu par des malaisiens, vraiment sympa, qui t'expliquent bien et qui te mettent en confiance. Le dsd m'a couté 150 rm et après je payais 90 rm/plongée. Pour ceux qui aiment marcher, on peut aller aussi au village de pêcheurs par un chemin qui traverse la jungle, c'est assez physique car pas mal de montées. En continuant apres le village il y a le chemin qui permet de faire le tour de l'île et d'arriver à coral bay en passant par toutes les autres plages. Il y a aussi les wind mills mais c'est rien d'extraordinaire, juste pour marcher et se ballader dans la jungle. Durant tout le séjour, j'ai pu voir des petits varans de max 80 cm.. dommage pour moi car je cherchais à en voir un gros, c'est ma petite déception. Au sujet de la nourriture, on mange pas trop mal pour environ 60rm/repas à 2. Je trouve que ça reste raisonnable.
Quant à la météo, il a fait super beau et chaud tout le temps mis à part 1 soir où il y a eu de l'orage sinon c'est top.
ETAPE 3 Kuala Lumpur
Après ces jours sur l'île, retour à Kuala par Kota Bharu, il y a des bateaux à 8h 12h et 16 pour aller à Kuala Besut, ça dure environ 40 minutes. Le trajet était compris dans 125 de l'aller. A Kuala Besut, pour se rendre à l'aéroport soit on prend un van à 25rm ou le taxi à 75rm.. on a pris le van.
Arrivés à Kuala lumpur, nous avons séjourné 2 jours au park royal services suite à Bukit Bintang. On s'est balladé un peu dans la ville et vu les principaux lieux; merdeka square, la grande mosquée, tours petronas, tour menara, bathu caves, chinatown.. L'endroit que je préfère c'est le heli lounge bar, terrasse sur piste d'hélico, pour boire un verre le soir c est super.
Voilà pour mon ptit voyage.
Partir pour le Siam (sans faire chou blanc); carnet d'un homme libre... English translation pending
#1: Le rêve
En ce beau matin printanier du 6 avril 2016, ensoleillé mais particulièrement froid à Montréal (-8c), je me suis réveillé sur le dos dans mon lit, ce qui est très rare. Le gros sourire aux lèvres, je me suis alors souvenu avoir rêvé à la Thaïlande, quelques minutes ou plusieurs heures plus tôt (difficile à dire quand on rêve), cette Thaïlande dont j'avais tant esquissé les contours, tant jaugé les finalités et qui m'était soudainement réapparue tellement vraie, en couleurs et en odeurs.... Ce dont j'étais sûr, c'est qu'il y a exactement un mois, j'arrivais de mon premier voyage en Asie. Et il y a deux mois exactement, le 6 février, je quittais YUL pour BKK en passant par PEK... Et c'est de ça dont je voulais vous parler ici...
"😎😎"
En ce beau matin printanier du 6 avril 2016, ensoleillé mais particulièrement froid à Montréal (-8c), je me suis réveillé sur le dos dans mon lit, ce qui est très rare. Le gros sourire aux lèvres, je me suis alors souvenu avoir rêvé à la Thaïlande, quelques minutes ou plusieurs heures plus tôt (difficile à dire quand on rêve), cette Thaïlande dont j'avais tant esquissé les contours, tant jaugé les finalités et qui m'était soudainement réapparue tellement vraie, en couleurs et en odeurs.... Ce dont j'étais sûr, c'est qu'il y a exactement un mois, j'arrivais de mon premier voyage en Asie. Et il y a deux mois exactement, le 6 février, je quittais YUL pour BKK en passant par PEK... Et c'est de ça dont je voulais vous parler ici...
"😎😎"
Retour de 16 jours en Birmanie - février 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
voilà quelques (!) lignes retraçant mon voyage de 16 jours en Birmanie en février 2016. Les 5 premiers jours étaient à 3, puis les 11 derniers jours en solo. En espérant que cela puisse vous resservir...bonne lecture! En bas du "jour par jour", quelques impressions sur ce très beau voyage!
Jour 1 : Paris – Nyaungshwe Vol Qatar Airways vers Doha puis Yangon. Très bonne compagnie avec service de qualité, confort et électronique de bord performante (~ 850€, billets réservés 2 mois avant). De là, changement de terminal (international à national) puis direction Heho. Un taxi nous emmène vers la ville de Nyaungshwe, non loin des berges du lac Inle. La fin d’une longue journée de transport ! Arrivée au ???; l’hôtel est très correct. Location de vélos pour longer la rive est du lac (en fait, la route reste quand même assez éloignée du bord de l’eau), jusqu’au paisible Inle Resort (on voit que les lodges vont fleurir le long des berges …). Sur le retour, arrêt au « Vineyard », où l’on peut déguster des vins locaux : on nous a conseillé de ne pas prendre le plateau dégustation, on a opté directement pour la bouteille ! Le vin n’est pas extraordinaire, mais le panorama et le coucher de soleil valent le détour. Retour dans la pénombre au village, l’esprit légèrement embrumé par le jus de raisin fermenté et le décalage horaire. Il ne fait vraiment pas très chaud, bien fait de prendre une polaire !
Jour 2 : Nyaungshwe Réveil matinal (« j’ai beau être matinal, j’ai mal ! »), au gré des pompiers qui font leur entraînement dans la caserne juste à côté et des chiens qui ont hurlé à la mort durant la nuit. La température n’est pas très élevée. Excursion à la journée sur le lac, circuit plutôt classique, réservé par le biais de l’hôtel. Notre guide nous emmène dans un premier temps au marché de Khang Daing, a priori un des plus « rustiques ». Visite d’une fabrique d’argent, puis traversée vers In Dain, sa trèèèèès longue artère commerçante, où on retrouve toujours les mêmes articles, jusqu’au sommet où trônent de nombreux stupas. De l’autre côté du village, joli point de vue depuis des stupas isolés. Déjeuner à In Dain, puis visite de fabrique de textiles, jardins flottants très parcourus. Beau coucher de soleil sur le lac à proximité des pêcheurs qui remontent leurs filets. Retour frais au village. Le soir, apéro au Pub Asiatico (sympa !), resto Richland « rooftop » puis retour à l’hôtel.
Jour 3 : Nyaungshwe – Bagan Journée consacrée à un « trek sur 1 journée » (plutôt une balade) autour de Nyaungshwe. Le guide nous emmène à travers les montagnes arides et pelées vers de petits villages à flanc de montagne. La balade en elle-même n’a pas grand intérêt, mais nous croisons en chemin une cérémonie pour l’ouverture d’une nouvelle route et prenons le thé dans une petite caverne avec un moine qui vit là. Nous déjeunons ensuite dans un village chez le « maire » qui faisait bosser d’autres villageois pour couler une dalle en ciment devant chez lui. Un moment très sympa avec « dégustation » de leurs cigares locaux et de l’alcool de riz. On reprend ensuite le chemin pour redescendre vers Nyaungshwe, vue de jolies ruines de temples. Départ vers 19h pour prendre le bus direction Bagan. Les bus sont bien entendu sur-climatisés, mais confortables et pourvus de couvertures.
Jour 4 : Bagan Arrivée 4h30 à Bagan, un peu déboussolés après une nuit forcément agitée : beaucoup de virages au début et plusieurs arrêts obligatoires le long de la route pour le repos du chauffeur. Pas le courage de négocier de si bon matin… un taxi chérot nous emmène au Innwa Motel à Nyaung U, où tout le monde dort. On fait quand même le check-in, puis laissons nos bagages avant que le taxi nous emmène voir un lever de soleil « là où c’est le mieux ». Je suis un peu réticent…Il n’y a pas grand monde au début, mais cela se remplit bien vite : nous apprendrons plus tard que nous étions sur le Shwesandaw qui est a priori le spot le plus fréquenté pour les levers / couchers de soleil. Les photographes grimpent n’importe où pour avoir la meilleure photo, les gens s’engueulent car on est serré comme des sardines, ç’en est presque dangereux car les marches sont raides. Heureusement, pour limiter cela, le gouvernement vient d’interdire depuis le 1er mars 2016 de grimper sur la majorité des temples (hors 5 temples dont le Shwesandaw…ils ne veulent pas se priver d’une telle manne de touristes…). C’est selon moi une très bonne décision. Après le néanmoins beau lever de soleil auquel nous venons d’assister et l’envol de très nombreux ballons, nous prenons la décision de louer des vélos pour voir les temples d’Old et New Bagan. Le soleil tape assez fort en pleine journée, mais ce circuit se fait bien à vélo. Les sites sont très beaux et il n’y a finalement pas trop de monde. Beaucoup de jolis Bouddhas, part belle est faite aux monuments dorés. Nous sommes encore vus comme des curiosités par les touristes birmans qui n’hésitent pas à se prendre en photo avec nous, avec ou sans accord de notre part ! Détour par les bords de l’Irrawaddy où beaucoup d’ouvriers s’affairent à décharger des bateaux, puis déjeuner dans une petite échoppe en bord de route, où le serveur nous sort une boule à neige « Only Lyon », c’était très inattendu ! En fin de journée, en revenant des bords de l’Irrawaddy à New Bagan, on se perd un peu dans la plaine centrale ensablée, mais il n’y a personne et les couleurs de fin de journée sur les temples isolés en briquette rouge sont vraiment très belles. Retour de nuit à Nyaung U.
Jour 5 : Bagan Aujourd’hui, c’est location d’e-bike (scooter électrique) pour parcourir de plus grandes distances, notamment pour aller voir les plus grands temples de la plaine centrale. Hormis quelques passages sablonneux pas terribles et un peu casse-gueule, le parcours se fait bien en e-bike. Là encore, une très belle journée de temples, avec mention spéciale pour le grand Sulamani. Mes amis partent pour le Mont Popa et c’est le début de mon voyage solo. Je finis par les temples le plus à l’est, dont le joli temple tout blanc. Enfin, virée nocturne vers la très jolie Shwesigon, qui aurait inspiré la majorité des stupas du pays, et qui est également très bien éclairée à la nuit tombée. Assez peu de touristes à cette heure-ci, c’est très agréable !
Jour 6 : Bagan – Mandalay Départ 5h30 vers l’embarcadère, il fait froid ! Le bateau dispose de grands fauteuils en osier confortables et je passe la journée à me reposer entre le pont supérieur et ma place ça fait beaucoup de bien après les longues journées à Bagan. Le trajet permet de voir la vie active au bord de l’Irrawaddy. Petit déjeuner et déjeuner servis à bord, très corrects. Arrivée à Mandalay vers 17h après avoir croisé Sagaing. Hôtel Eternity Resort très bien, même si un peu trop isolé du « centre » (même s’il n’y en a pas vraiment un). Très bon dîner dans un « grill » non loin du quartier routard sur la 35ème.
Jour 7 : Mandalay Au départ, un moto-taxi trouvé dans le quartier des batteurs d’or devait simplement m’emmener à l’embarcadère pour Mingun, mais après discussion avec lui, il va m’emmener toute la journée vers les principaux points d’intérêt de la zone ! Direction donc le grand monastère à Amarapura, puis le pont de U-Bein, le plus long pont en teck du monde (1.1 km), avec de jolis paysages alentour. Pas grand monde sur le pont à cette heure-ci, je crois comprendre que ce n’est pas le cas au lever et au coucher du soleil… De l’autre côté, 0 touriste, je me retrouve dans un petit monastère avec des enfants, avec qui je joue au ballon et essaie d’apprendre quelques bonnes prononciations grâce à mon guide papier sur lequel je peux les faire lire ce que je veux dire. Un très bon moment ! Le temple voisin vient d’être rénové et est fort joli. Ensuite, Sagaing, qui m’a un peu moins marqué et qui est finalement plus impressionnante vue depuis l’Irrawaddy ou depuis Mandalay. Les nombreuses collines parsemées de stupas dorés sont un régal. Mais une fois arrivé au sommet du plus haut temple, le panorama était moins impressionnant. 30 min de moto jusqu’à Mingun qui m’a beaucoup plu, avec ses 3 points d’intérêt atypiques : le temple qui aurait dû être achevé aurait été tout bonnement gigantesque et ses ruines sont très impressionnantes ! A proximité, la pagode Hsinbyume, toute de blanche vêtue, est également très jolie enfin, une des plus grandes cloches du monde (90T !). En sortant de Mingun, nous sommes bloqués sur la route par une procession Karen avec de superbes tenues colorées, des bœufs bariolés et des enfants dans une tenue protocolaire de toute beauté. Chouette ! Sur le retour, un peu gourmand peut-être, je demande au chauffeur de m’emmener à Inwa. Mais il est en fait assez tard, je suis tout seul dans le bateau qui traverse, tout seul également dans la calèche qui me fait faire un tour express des principaux sites d’intérêt, tout seul enfin sur la majorité des sites car tout le monde a déserté. Ca a finalement son charme car j’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de monde en journée, mais c’est un peu expédié ! Retour au crépuscule vers Mandalay dans les bouchons ! Resto dans un restaurant de rue indien et ses très bons chapatis.
Jour 8 : Mandalay – Mawlamyine Journée consacrée à la visite des sites de la ville. Départ par le Mandalay Hill, où je ne croise absolument aucun touriste au cours de la longue montée (pieds nus bien sûr). En revanche, en ce jour de Saint-Valentin, que de couples d’ados qui sont habillés de la même façon (au moins le T-shirt / chemise) et qui se tiennent la main pudiquement sur les bancs qui longent la montée ! Le temple tout en haut est très joli. En redescendant, passage par les 2 temples voisins de Kuthodaw et Kyaukthawgyi, impressionnants par la quantité de stupas blancs qui formeraient « le plus grand livre du monde ». Ensuite, la pagode Sandamuni et le très joli temple en teck Shwenanday, dont les murs sont finement ciselés. Je décide de partir à pied vers l’entrée du Palais Royal en passant par des petites rues où on est très étonné de me voir ! Cet ensemble, contrôlé par les militaires au beau milieu de la ville, est assez étrange…Le point de vue depuis la tour d’observation est sympa, la salle du trône également, mais le reste est assez vide, car reconstitué. Vaut le coup d’être vu quand même ! (10000 kyats pour les sites d’intérêt de la ville) Une moto à la sortie m’emmène ensuite vers le début de la balade du Lonely dans les quartiers ouest jusqu’aux quais de l’Irrawaddy là encore, pas croisé un touriste et les sourires sont de mise dans les rues où résonne les Mingulabah ! Retour à l’hôtel après un petit détour par le très joli monastère Shwe In Bin, en bois également. Depuis une des gares routières, un bus bariolé m’emmène à Mawlamyine, 12h de trajet de nuit ! Arrêts obligatoires bouffe et repos tout au long de la nuit. La ferveur des birmans pour le championnat de foot anglais est assez surprenante !
Jour 9 : Mawlamyine Arrivée à 5h30 dans une ville encore endormie. Les quelques hôtels / pensions que je sollicite sont pleins, l’offre hôtelière reste aujourd’hui plutôt limitée. Je vais en bord de fleuve jusqu’au Breeze GH en attendant qu’une chambre se libère pour voir si elle peut convenir. C’est le cas après 2 heures d’attente, mais je n’ai vraiment pas envie d’une chambre aveugle et assez miteuse pour cette nuit…je m’oriente vers le Sandalwood non loin, mais avec plus de confort. Repos puis visite des sites principaux de la ville : le marché, traversée en bateau vers la jolie petite île au Shampoing, où un moine me fait la visite…d’un peu trop près !, la cathédrale puis le soir arrivant, les 3 jolis temples sur la crête qui surplombe la ville. Je rencontre alors Min, un prof d’anglais, ancien moine, qui me propose de me conduire en moto le lendemain vers les sites plus éloignés. En redescendant, parade pour le nouvel an chinois et scène en bord de rivière, avec concours de danse participatif « Gangnam Style », gagné haut la main par un Sud-coréen face à ses adversaires birmans !
Jour 10 : Mawlamyine – Hpa An Min m’emmène donc le lendemain vers le gigantesque bouddha couché de 180 mètres de long, il fait un peu toc, mais il est très impressionnant ! A l’intérieur, un « musée » retrace la vie du 3ème Bouddha, Min m’explique les détails car tout est écrit en birman. En face, un bouddha encore plus grand est en train de voir le jour. Non loin, la dépouille embaumée du fondateur, exposée « façon Hô Chi Minh ». La suite : une pagode au sommet d’une colline assez raide, dont l’entrée est gardée par de nombreux singes un grand centre de méditation (600 « méditants ») avec un curieux mélange de moines et d’occidentaux, par chance nous arrivons pendant le repas des moines. Min m’emmène ensuite manger chez un ami à lui dans un village plus isolé très bon moment avec sa famille, je suis accueilli comme un roi, un peu gêné car on voit qu’ils n’ont pas énormément de moyens. Le fils m’emmène faire un tour du village sous les yeux amusés de ses copains. Retour vers la ville où nos chemins se séparent…merci Min ! 2h de bus (1000 Kyats !) vers Hpa An. Les paysages sont de plus en plus verdoyants en s’approchant de cette ville. Là aussi, l’offre hôtelière est limitée et je comprends que beaucoup de pensions et hôtels sont complets. Je trouve l’hôtel Parami où ma première nuit sera dans une grande chambre « Superior » car les standards sont prises. Je ne m’en prive pas ! Repos au temple qui surplombe la rivière pour le soleil couchant. La ville respire la sérénité, je sens que ça va me plaire ! Resto très local recommandé par l’hôtel, très bon curry !
Jour 11 : Hpa An J’avais réservé un tour à la journée auprès de la Soe Brothers GH. Départ 8h dans un tuk-tuk avec d’autres personnes seules dormant ou non dans cette GH. Une très belle journée à sillonner la campagne environnante, ses jardins remplis de bouddhas, son étrange pagode sur un rocher au milieu d’un lac et ses grottes profondes et richement décorées, parfois un peu trop clinquantes car tout juste rénovées ! A la sortie de la plus grande (???), agréable petit parcours en pirogue colorée sur des canaux au milieu des rizières – ce qui semblait être une exception est en train de devenir un business pour les pêcheurs du coin… Dans le dernier temple, nous nous amusons à parcourir un labyrinthe…pas si simple que ça ! Retour en ville, et dîner avec mes rencontres du jour. J’avais demandé à changer de chambre pour repasser dans une « standard »…mais c’était quand même mieux la « Superior », sans hésiter ! Etonnant, non ? J
Jour 12 : Hpa An Le resto de la veille, peut-être le plus « à touristes » que j’ai pu faire de tout le voyage, ne m’a pas réussi…nuit difficile ! Avec un français rencontré la veille, nous décidons de louer des scooters pour aller monter au Zwekabin. La montée est assez raide et il commence à faire chaud, en 1h30 le sommet est atteint. La vue d’en haut est un peu « blanche », le site en lui-même n’a pas un intérêt énorme, mais c’est surtout le plaisir d’être monté en haut de cette montagne biscornue ! Redescente un peu longuette. Je décide de partir seul vers la grotte Bayin Nyi, où je ne croise pas le moindre touriste car le site est assez éloigné (+ de 30 km). C’est vraiment un très joli site bien décoré et avec des sources chaudes dans lesquelles les locaux se baignent. Sur le retour, arrêt à la Bat Cave (là on ne peut pas dire que j’aie été seul !) où tout le monde attend sagement 18h30…A cette heure, des millions (?) de chauve-souris sortent de leur grotte en même temps, formant une sorte de serpent qui sinue dans le ciel. Très impressionnant ! Je n’aimerais pas voir l’intérieur de la grotte, qui doit crouler sous des tonnes de guano…
Jour 13 : Hpa An – Kinpun Bus vers Kyaikto (5 heures). Une moto m’emmène vers Kinpun, vers l’hôtel que j’avais (pour une fois !) réservé : Eternity Resort. Tout confort, bien plus cher que le reste du pays (50$), mais très agréable même si un peu isolé. Les hôtels en haut sont encore bien plus chers (au moins 100$)…Il fait très chaud, je reste un peu à l’hôtel avant de me diriger vers le départ des camions spécialement aménagés pour monter au Rocher d’Or. Beaucoup d’étudiants autour de moi, nous sommes bien serrés, au moins, ça ne bougera pas ! Et ça tombe bien, car le camion monte à folle allure sur les routes sinueuses, façon montagnes russes, les étudiants sont morts de rire et contribuent à la joyeuse ambiance de la montée ! Arrivée en haut, beaucoup de monde (surtout des locaux), au milieu des chaises à porteur et des porteurs de bagages, des militaires et des moines. Des échafaudages en bambou sont en train d’être montés autour du Rocher, c’est un peu dommage. On sent une vraie révérence des Birmans pour ce Rocher, j’aime beaucoup cette ambiance détendue qui règne sur l’esplanade alentour. La plupart des personnes attendent le coucher du soleil, mais je ne pourrai pas y assister car le dernier camion qui descend part à 18h…ça a quand même son avantage de dormir en haut car l’ambiance doit être encore très différente. Avant de retourner au camion, j’en profite pour descendre dans le village et voir les autres temples voisins. Le bus qui redescend va encore plus vite, ma voisine US n’est vraiment pas rassurée ! Dîner dans l’artère principale de Kinpun pleine de restaurants et de magasins de souvenir, désespérément vides !
Jour 14 : Kinpun – Rangoon Un tuk-tuk m’emmène à la gare de Kyaikto, j’avais vraiment envie de tester le train. Ticket en Ordinary Class, bancs en bois, train qui bouge dans tous les sens et marchands ambulants qui repassent 20 fois pour proposer leur marchandise. Un sacré souvenir ! Gros point noir : le plastique et le polystyrène jetés sur le bord des voies…une catastrophe ! Tout le monde s’en fout : « je ne le vois plus, ce n’est plus mon problème ». Il y a encore un gros travail de sensibilisation, qui commence à être amorcé sur les sites les plus touristiques (surtout à Bagan et Mandalay). Arrivée à Rangoon, un taxi (voiture car pas le droit aux motos) m’amène à la GH que j’avais réservée, non loin du lac Inya, derrière le Sedona. Chambre de 4, mais tout était parfait dans cette GH, reprise récemment par un couple de Birmans et un couple de Français. Dîner au Sabai, très bon mais un peu chic (pas le courage d’aller au Centre…)
Jour 15 : Rangoon Départ pour une journée de balade dans la ville. Petit marché près de l’hôtel, puis moto jusqu’au bouddha couché richement orné (surtout ses pieds !) puis le Nga Htat Gyi non loin et son grand bouddha assis. Balade à travers le quartier résidentiel autour du musée Aung San puis descente vers le lac Kandawgyi. Tour du lac jusqu’à la Tower, puis taxi vers Sule Paya. Là, je rencontre un étudiant avec qui je sympathise. De fil en aiguille, je me retrouve à boire un thé dans un salon de thé non loin, puis il me propose de m’emmener chez lui, avec son père qui n’est pas loin, car « ce serait un grand honneur que tu viennes manger à la maison ». Direction donc Dalah, ferry pour traverser le fleuve, moto jusqu’au « Snake Temple » où vivent une vingtaine de pythons non agressifs car nourris au lait par des nonnes (!). De là, on se retrouve dans sa famille où la mère a prévu un gros repas, délicieux. Je reste quelques heures avec eux, les fils qui parlent un peu anglais. Leur maison, détruite par Nargis en 2008 est encore en cours de construction et le père est fier de me montrer tout ce qu’il a pu construire au fil du temps. Au moment de partir, je me vois même offrir des cadeaux pour avoir accepté d’être venu… incroyable ! La gentillesse des Birmans est vraiment marquante. De retour à Rangoon, je visite la très belle et impressionnante Shwedagon à la nuit tombante, puis (grosse erreur !) à pied vers Chinatown. Pas grand-chose à voir, si ce n’est ces étals de brochettes avec tous types de nourriture. Retour en taxi à l’hôtel après cette journée vraiment inattendue !
Le lendemain avion le matin pour retour en France !
Très clairement, c’est pour moi le plus beau voyage en Asie du Sud-Est que j’aie été amené à faire jusqu’à ce jour…. après avoir visité (je ne prétendrai pas avoir tout vu de ces pays!) le Vietnam, les Philippines, le Laos et une partie du Cambodge.
Ce qui m’a le plus plu : la sérénité de Hpa An et ses sites environnants, la gentillesse des locaux qui m’ont amené à vivre de très belles expériences humaines, l'élégance des Birmanes.
On voit que le pays évolue vite en termes de tourisme (si j’ai bien compris, on est passé de 800 000 à 3 millions de visiteurs en 5 ans…). Pour le moment, cela ne se ressent pas vraiment, dans la fréquentation comme dans l'attitude des gens vis-à-vis des touristes, mais ça peut amener à changer. Le pays évolue beaucoup depuis quelques années (et c'est tant mieux pour eux!), et on voit que tout le monde a un téléphone portable, les motos rendent les rues plus bruyantes et plus polluées, le plastique est omniprésent (mais ça ce n’est pas lié), les prix sont à la hausse (pour avoir une idée, j’ai dû dépenser 650€ sur place en 16 jours, ce qui reste bas, je vous l’accorde, mais plus haut que les pays voisins…). Le tourisme arrive, mais le pays ne semble pas encore en mesure de contenir cela… l'infrastructure hôtelière risque d'avoir en tout cas du mal à absorber la manne touristique.
Voilà, si vous avez des questions sur ce voyage, n’hésitez pas à me contacter ! Mais je ne peux que recommander un voyage dans ce beau pays...
A bon entendeur!
voilà quelques (!) lignes retraçant mon voyage de 16 jours en Birmanie en février 2016. Les 5 premiers jours étaient à 3, puis les 11 derniers jours en solo. En espérant que cela puisse vous resservir...bonne lecture! En bas du "jour par jour", quelques impressions sur ce très beau voyage!
Jour 1 : Paris – Nyaungshwe Vol Qatar Airways vers Doha puis Yangon. Très bonne compagnie avec service de qualité, confort et électronique de bord performante (~ 850€, billets réservés 2 mois avant). De là, changement de terminal (international à national) puis direction Heho. Un taxi nous emmène vers la ville de Nyaungshwe, non loin des berges du lac Inle. La fin d’une longue journée de transport ! Arrivée au ???; l’hôtel est très correct. Location de vélos pour longer la rive est du lac (en fait, la route reste quand même assez éloignée du bord de l’eau), jusqu’au paisible Inle Resort (on voit que les lodges vont fleurir le long des berges …). Sur le retour, arrêt au « Vineyard », où l’on peut déguster des vins locaux : on nous a conseillé de ne pas prendre le plateau dégustation, on a opté directement pour la bouteille ! Le vin n’est pas extraordinaire, mais le panorama et le coucher de soleil valent le détour. Retour dans la pénombre au village, l’esprit légèrement embrumé par le jus de raisin fermenté et le décalage horaire. Il ne fait vraiment pas très chaud, bien fait de prendre une polaire !
Jour 2 : Nyaungshwe Réveil matinal (« j’ai beau être matinal, j’ai mal ! »), au gré des pompiers qui font leur entraînement dans la caserne juste à côté et des chiens qui ont hurlé à la mort durant la nuit. La température n’est pas très élevée. Excursion à la journée sur le lac, circuit plutôt classique, réservé par le biais de l’hôtel. Notre guide nous emmène dans un premier temps au marché de Khang Daing, a priori un des plus « rustiques ». Visite d’une fabrique d’argent, puis traversée vers In Dain, sa trèèèèès longue artère commerçante, où on retrouve toujours les mêmes articles, jusqu’au sommet où trônent de nombreux stupas. De l’autre côté du village, joli point de vue depuis des stupas isolés. Déjeuner à In Dain, puis visite de fabrique de textiles, jardins flottants très parcourus. Beau coucher de soleil sur le lac à proximité des pêcheurs qui remontent leurs filets. Retour frais au village. Le soir, apéro au Pub Asiatico (sympa !), resto Richland « rooftop » puis retour à l’hôtel.
Jour 3 : Nyaungshwe – Bagan Journée consacrée à un « trek sur 1 journée » (plutôt une balade) autour de Nyaungshwe. Le guide nous emmène à travers les montagnes arides et pelées vers de petits villages à flanc de montagne. La balade en elle-même n’a pas grand intérêt, mais nous croisons en chemin une cérémonie pour l’ouverture d’une nouvelle route et prenons le thé dans une petite caverne avec un moine qui vit là. Nous déjeunons ensuite dans un village chez le « maire » qui faisait bosser d’autres villageois pour couler une dalle en ciment devant chez lui. Un moment très sympa avec « dégustation » de leurs cigares locaux et de l’alcool de riz. On reprend ensuite le chemin pour redescendre vers Nyaungshwe, vue de jolies ruines de temples. Départ vers 19h pour prendre le bus direction Bagan. Les bus sont bien entendu sur-climatisés, mais confortables et pourvus de couvertures.
Jour 4 : Bagan Arrivée 4h30 à Bagan, un peu déboussolés après une nuit forcément agitée : beaucoup de virages au début et plusieurs arrêts obligatoires le long de la route pour le repos du chauffeur. Pas le courage de négocier de si bon matin… un taxi chérot nous emmène au Innwa Motel à Nyaung U, où tout le monde dort. On fait quand même le check-in, puis laissons nos bagages avant que le taxi nous emmène voir un lever de soleil « là où c’est le mieux ». Je suis un peu réticent…Il n’y a pas grand monde au début, mais cela se remplit bien vite : nous apprendrons plus tard que nous étions sur le Shwesandaw qui est a priori le spot le plus fréquenté pour les levers / couchers de soleil. Les photographes grimpent n’importe où pour avoir la meilleure photo, les gens s’engueulent car on est serré comme des sardines, ç’en est presque dangereux car les marches sont raides. Heureusement, pour limiter cela, le gouvernement vient d’interdire depuis le 1er mars 2016 de grimper sur la majorité des temples (hors 5 temples dont le Shwesandaw…ils ne veulent pas se priver d’une telle manne de touristes…). C’est selon moi une très bonne décision. Après le néanmoins beau lever de soleil auquel nous venons d’assister et l’envol de très nombreux ballons, nous prenons la décision de louer des vélos pour voir les temples d’Old et New Bagan. Le soleil tape assez fort en pleine journée, mais ce circuit se fait bien à vélo. Les sites sont très beaux et il n’y a finalement pas trop de monde. Beaucoup de jolis Bouddhas, part belle est faite aux monuments dorés. Nous sommes encore vus comme des curiosités par les touristes birmans qui n’hésitent pas à se prendre en photo avec nous, avec ou sans accord de notre part ! Détour par les bords de l’Irrawaddy où beaucoup d’ouvriers s’affairent à décharger des bateaux, puis déjeuner dans une petite échoppe en bord de route, où le serveur nous sort une boule à neige « Only Lyon », c’était très inattendu ! En fin de journée, en revenant des bords de l’Irrawaddy à New Bagan, on se perd un peu dans la plaine centrale ensablée, mais il n’y a personne et les couleurs de fin de journée sur les temples isolés en briquette rouge sont vraiment très belles. Retour de nuit à Nyaung U.
Jour 5 : Bagan Aujourd’hui, c’est location d’e-bike (scooter électrique) pour parcourir de plus grandes distances, notamment pour aller voir les plus grands temples de la plaine centrale. Hormis quelques passages sablonneux pas terribles et un peu casse-gueule, le parcours se fait bien en e-bike. Là encore, une très belle journée de temples, avec mention spéciale pour le grand Sulamani. Mes amis partent pour le Mont Popa et c’est le début de mon voyage solo. Je finis par les temples le plus à l’est, dont le joli temple tout blanc. Enfin, virée nocturne vers la très jolie Shwesigon, qui aurait inspiré la majorité des stupas du pays, et qui est également très bien éclairée à la nuit tombée. Assez peu de touristes à cette heure-ci, c’est très agréable !
Jour 6 : Bagan – Mandalay Départ 5h30 vers l’embarcadère, il fait froid ! Le bateau dispose de grands fauteuils en osier confortables et je passe la journée à me reposer entre le pont supérieur et ma place ça fait beaucoup de bien après les longues journées à Bagan. Le trajet permet de voir la vie active au bord de l’Irrawaddy. Petit déjeuner et déjeuner servis à bord, très corrects. Arrivée à Mandalay vers 17h après avoir croisé Sagaing. Hôtel Eternity Resort très bien, même si un peu trop isolé du « centre » (même s’il n’y en a pas vraiment un). Très bon dîner dans un « grill » non loin du quartier routard sur la 35ème.
Jour 7 : Mandalay Au départ, un moto-taxi trouvé dans le quartier des batteurs d’or devait simplement m’emmener à l’embarcadère pour Mingun, mais après discussion avec lui, il va m’emmener toute la journée vers les principaux points d’intérêt de la zone ! Direction donc le grand monastère à Amarapura, puis le pont de U-Bein, le plus long pont en teck du monde (1.1 km), avec de jolis paysages alentour. Pas grand monde sur le pont à cette heure-ci, je crois comprendre que ce n’est pas le cas au lever et au coucher du soleil… De l’autre côté, 0 touriste, je me retrouve dans un petit monastère avec des enfants, avec qui je joue au ballon et essaie d’apprendre quelques bonnes prononciations grâce à mon guide papier sur lequel je peux les faire lire ce que je veux dire. Un très bon moment ! Le temple voisin vient d’être rénové et est fort joli. Ensuite, Sagaing, qui m’a un peu moins marqué et qui est finalement plus impressionnante vue depuis l’Irrawaddy ou depuis Mandalay. Les nombreuses collines parsemées de stupas dorés sont un régal. Mais une fois arrivé au sommet du plus haut temple, le panorama était moins impressionnant. 30 min de moto jusqu’à Mingun qui m’a beaucoup plu, avec ses 3 points d’intérêt atypiques : le temple qui aurait dû être achevé aurait été tout bonnement gigantesque et ses ruines sont très impressionnantes ! A proximité, la pagode Hsinbyume, toute de blanche vêtue, est également très jolie enfin, une des plus grandes cloches du monde (90T !). En sortant de Mingun, nous sommes bloqués sur la route par une procession Karen avec de superbes tenues colorées, des bœufs bariolés et des enfants dans une tenue protocolaire de toute beauté. Chouette ! Sur le retour, un peu gourmand peut-être, je demande au chauffeur de m’emmener à Inwa. Mais il est en fait assez tard, je suis tout seul dans le bateau qui traverse, tout seul également dans la calèche qui me fait faire un tour express des principaux sites d’intérêt, tout seul enfin sur la majorité des sites car tout le monde a déserté. Ca a finalement son charme car j’ai le sentiment qu’il y a beaucoup de monde en journée, mais c’est un peu expédié ! Retour au crépuscule vers Mandalay dans les bouchons ! Resto dans un restaurant de rue indien et ses très bons chapatis.
Jour 8 : Mandalay – Mawlamyine Journée consacrée à la visite des sites de la ville. Départ par le Mandalay Hill, où je ne croise absolument aucun touriste au cours de la longue montée (pieds nus bien sûr). En revanche, en ce jour de Saint-Valentin, que de couples d’ados qui sont habillés de la même façon (au moins le T-shirt / chemise) et qui se tiennent la main pudiquement sur les bancs qui longent la montée ! Le temple tout en haut est très joli. En redescendant, passage par les 2 temples voisins de Kuthodaw et Kyaukthawgyi, impressionnants par la quantité de stupas blancs qui formeraient « le plus grand livre du monde ». Ensuite, la pagode Sandamuni et le très joli temple en teck Shwenanday, dont les murs sont finement ciselés. Je décide de partir à pied vers l’entrée du Palais Royal en passant par des petites rues où on est très étonné de me voir ! Cet ensemble, contrôlé par les militaires au beau milieu de la ville, est assez étrange…Le point de vue depuis la tour d’observation est sympa, la salle du trône également, mais le reste est assez vide, car reconstitué. Vaut le coup d’être vu quand même ! (10000 kyats pour les sites d’intérêt de la ville) Une moto à la sortie m’emmène ensuite vers le début de la balade du Lonely dans les quartiers ouest jusqu’aux quais de l’Irrawaddy là encore, pas croisé un touriste et les sourires sont de mise dans les rues où résonne les Mingulabah ! Retour à l’hôtel après un petit détour par le très joli monastère Shwe In Bin, en bois également. Depuis une des gares routières, un bus bariolé m’emmène à Mawlamyine, 12h de trajet de nuit ! Arrêts obligatoires bouffe et repos tout au long de la nuit. La ferveur des birmans pour le championnat de foot anglais est assez surprenante !
Jour 9 : Mawlamyine Arrivée à 5h30 dans une ville encore endormie. Les quelques hôtels / pensions que je sollicite sont pleins, l’offre hôtelière reste aujourd’hui plutôt limitée. Je vais en bord de fleuve jusqu’au Breeze GH en attendant qu’une chambre se libère pour voir si elle peut convenir. C’est le cas après 2 heures d’attente, mais je n’ai vraiment pas envie d’une chambre aveugle et assez miteuse pour cette nuit…je m’oriente vers le Sandalwood non loin, mais avec plus de confort. Repos puis visite des sites principaux de la ville : le marché, traversée en bateau vers la jolie petite île au Shampoing, où un moine me fait la visite…d’un peu trop près !, la cathédrale puis le soir arrivant, les 3 jolis temples sur la crête qui surplombe la ville. Je rencontre alors Min, un prof d’anglais, ancien moine, qui me propose de me conduire en moto le lendemain vers les sites plus éloignés. En redescendant, parade pour le nouvel an chinois et scène en bord de rivière, avec concours de danse participatif « Gangnam Style », gagné haut la main par un Sud-coréen face à ses adversaires birmans !
Jour 10 : Mawlamyine – Hpa An Min m’emmène donc le lendemain vers le gigantesque bouddha couché de 180 mètres de long, il fait un peu toc, mais il est très impressionnant ! A l’intérieur, un « musée » retrace la vie du 3ème Bouddha, Min m’explique les détails car tout est écrit en birman. En face, un bouddha encore plus grand est en train de voir le jour. Non loin, la dépouille embaumée du fondateur, exposée « façon Hô Chi Minh ». La suite : une pagode au sommet d’une colline assez raide, dont l’entrée est gardée par de nombreux singes un grand centre de méditation (600 « méditants ») avec un curieux mélange de moines et d’occidentaux, par chance nous arrivons pendant le repas des moines. Min m’emmène ensuite manger chez un ami à lui dans un village plus isolé très bon moment avec sa famille, je suis accueilli comme un roi, un peu gêné car on voit qu’ils n’ont pas énormément de moyens. Le fils m’emmène faire un tour du village sous les yeux amusés de ses copains. Retour vers la ville où nos chemins se séparent…merci Min ! 2h de bus (1000 Kyats !) vers Hpa An. Les paysages sont de plus en plus verdoyants en s’approchant de cette ville. Là aussi, l’offre hôtelière est limitée et je comprends que beaucoup de pensions et hôtels sont complets. Je trouve l’hôtel Parami où ma première nuit sera dans une grande chambre « Superior » car les standards sont prises. Je ne m’en prive pas ! Repos au temple qui surplombe la rivière pour le soleil couchant. La ville respire la sérénité, je sens que ça va me plaire ! Resto très local recommandé par l’hôtel, très bon curry !
Jour 11 : Hpa An J’avais réservé un tour à la journée auprès de la Soe Brothers GH. Départ 8h dans un tuk-tuk avec d’autres personnes seules dormant ou non dans cette GH. Une très belle journée à sillonner la campagne environnante, ses jardins remplis de bouddhas, son étrange pagode sur un rocher au milieu d’un lac et ses grottes profondes et richement décorées, parfois un peu trop clinquantes car tout juste rénovées ! A la sortie de la plus grande (???), agréable petit parcours en pirogue colorée sur des canaux au milieu des rizières – ce qui semblait être une exception est en train de devenir un business pour les pêcheurs du coin… Dans le dernier temple, nous nous amusons à parcourir un labyrinthe…pas si simple que ça ! Retour en ville, et dîner avec mes rencontres du jour. J’avais demandé à changer de chambre pour repasser dans une « standard »…mais c’était quand même mieux la « Superior », sans hésiter ! Etonnant, non ? J
Jour 12 : Hpa An Le resto de la veille, peut-être le plus « à touristes » que j’ai pu faire de tout le voyage, ne m’a pas réussi…nuit difficile ! Avec un français rencontré la veille, nous décidons de louer des scooters pour aller monter au Zwekabin. La montée est assez raide et il commence à faire chaud, en 1h30 le sommet est atteint. La vue d’en haut est un peu « blanche », le site en lui-même n’a pas un intérêt énorme, mais c’est surtout le plaisir d’être monté en haut de cette montagne biscornue ! Redescente un peu longuette. Je décide de partir seul vers la grotte Bayin Nyi, où je ne croise pas le moindre touriste car le site est assez éloigné (+ de 30 km). C’est vraiment un très joli site bien décoré et avec des sources chaudes dans lesquelles les locaux se baignent. Sur le retour, arrêt à la Bat Cave (là on ne peut pas dire que j’aie été seul !) où tout le monde attend sagement 18h30…A cette heure, des millions (?) de chauve-souris sortent de leur grotte en même temps, formant une sorte de serpent qui sinue dans le ciel. Très impressionnant ! Je n’aimerais pas voir l’intérieur de la grotte, qui doit crouler sous des tonnes de guano…
Jour 13 : Hpa An – Kinpun Bus vers Kyaikto (5 heures). Une moto m’emmène vers Kinpun, vers l’hôtel que j’avais (pour une fois !) réservé : Eternity Resort. Tout confort, bien plus cher que le reste du pays (50$), mais très agréable même si un peu isolé. Les hôtels en haut sont encore bien plus chers (au moins 100$)…Il fait très chaud, je reste un peu à l’hôtel avant de me diriger vers le départ des camions spécialement aménagés pour monter au Rocher d’Or. Beaucoup d’étudiants autour de moi, nous sommes bien serrés, au moins, ça ne bougera pas ! Et ça tombe bien, car le camion monte à folle allure sur les routes sinueuses, façon montagnes russes, les étudiants sont morts de rire et contribuent à la joyeuse ambiance de la montée ! Arrivée en haut, beaucoup de monde (surtout des locaux), au milieu des chaises à porteur et des porteurs de bagages, des militaires et des moines. Des échafaudages en bambou sont en train d’être montés autour du Rocher, c’est un peu dommage. On sent une vraie révérence des Birmans pour ce Rocher, j’aime beaucoup cette ambiance détendue qui règne sur l’esplanade alentour. La plupart des personnes attendent le coucher du soleil, mais je ne pourrai pas y assister car le dernier camion qui descend part à 18h…ça a quand même son avantage de dormir en haut car l’ambiance doit être encore très différente. Avant de retourner au camion, j’en profite pour descendre dans le village et voir les autres temples voisins. Le bus qui redescend va encore plus vite, ma voisine US n’est vraiment pas rassurée ! Dîner dans l’artère principale de Kinpun pleine de restaurants et de magasins de souvenir, désespérément vides !
Jour 14 : Kinpun – Rangoon Un tuk-tuk m’emmène à la gare de Kyaikto, j’avais vraiment envie de tester le train. Ticket en Ordinary Class, bancs en bois, train qui bouge dans tous les sens et marchands ambulants qui repassent 20 fois pour proposer leur marchandise. Un sacré souvenir ! Gros point noir : le plastique et le polystyrène jetés sur le bord des voies…une catastrophe ! Tout le monde s’en fout : « je ne le vois plus, ce n’est plus mon problème ». Il y a encore un gros travail de sensibilisation, qui commence à être amorcé sur les sites les plus touristiques (surtout à Bagan et Mandalay). Arrivée à Rangoon, un taxi (voiture car pas le droit aux motos) m’amène à la GH que j’avais réservée, non loin du lac Inya, derrière le Sedona. Chambre de 4, mais tout était parfait dans cette GH, reprise récemment par un couple de Birmans et un couple de Français. Dîner au Sabai, très bon mais un peu chic (pas le courage d’aller au Centre…)
Jour 15 : Rangoon Départ pour une journée de balade dans la ville. Petit marché près de l’hôtel, puis moto jusqu’au bouddha couché richement orné (surtout ses pieds !) puis le Nga Htat Gyi non loin et son grand bouddha assis. Balade à travers le quartier résidentiel autour du musée Aung San puis descente vers le lac Kandawgyi. Tour du lac jusqu’à la Tower, puis taxi vers Sule Paya. Là, je rencontre un étudiant avec qui je sympathise. De fil en aiguille, je me retrouve à boire un thé dans un salon de thé non loin, puis il me propose de m’emmener chez lui, avec son père qui n’est pas loin, car « ce serait un grand honneur que tu viennes manger à la maison ». Direction donc Dalah, ferry pour traverser le fleuve, moto jusqu’au « Snake Temple » où vivent une vingtaine de pythons non agressifs car nourris au lait par des nonnes (!). De là, on se retrouve dans sa famille où la mère a prévu un gros repas, délicieux. Je reste quelques heures avec eux, les fils qui parlent un peu anglais. Leur maison, détruite par Nargis en 2008 est encore en cours de construction et le père est fier de me montrer tout ce qu’il a pu construire au fil du temps. Au moment de partir, je me vois même offrir des cadeaux pour avoir accepté d’être venu… incroyable ! La gentillesse des Birmans est vraiment marquante. De retour à Rangoon, je visite la très belle et impressionnante Shwedagon à la nuit tombante, puis (grosse erreur !) à pied vers Chinatown. Pas grand-chose à voir, si ce n’est ces étals de brochettes avec tous types de nourriture. Retour en taxi à l’hôtel après cette journée vraiment inattendue !
Le lendemain avion le matin pour retour en France !
Très clairement, c’est pour moi le plus beau voyage en Asie du Sud-Est que j’aie été amené à faire jusqu’à ce jour…. après avoir visité (je ne prétendrai pas avoir tout vu de ces pays!) le Vietnam, les Philippines, le Laos et une partie du Cambodge.
Ce qui m’a le plus plu : la sérénité de Hpa An et ses sites environnants, la gentillesse des locaux qui m’ont amené à vivre de très belles expériences humaines, l'élégance des Birmanes.
On voit que le pays évolue vite en termes de tourisme (si j’ai bien compris, on est passé de 800 000 à 3 millions de visiteurs en 5 ans…). Pour le moment, cela ne se ressent pas vraiment, dans la fréquentation comme dans l'attitude des gens vis-à-vis des touristes, mais ça peut amener à changer. Le pays évolue beaucoup depuis quelques années (et c'est tant mieux pour eux!), et on voit que tout le monde a un téléphone portable, les motos rendent les rues plus bruyantes et plus polluées, le plastique est omniprésent (mais ça ce n’est pas lié), les prix sont à la hausse (pour avoir une idée, j’ai dû dépenser 650€ sur place en 16 jours, ce qui reste bas, je vous l’accorde, mais plus haut que les pays voisins…). Le tourisme arrive, mais le pays ne semble pas encore en mesure de contenir cela… l'infrastructure hôtelière risque d'avoir en tout cas du mal à absorber la manne touristique.
Voilà, si vous avez des questions sur ce voyage, n’hésitez pas à me contacter ! Mais je ne peux que recommander un voyage dans ce beau pays...
A bon entendeur!
Incontournables de Vancouver? English translation pending
Bonjour,
Nous serons à Vancouver pour 4 jours, du 22 juin au 25 juin 2016. Quels sont les incontournables? Je dois préciser que Vancouver est la fin de notre voyage puisqu'on aura visité Jasper, Banff, Lac Louise, etc avant.
Merci
Belles couleurs du Québec/Pow wow en Ontario/septembre-octobre 2014 English translation pending
Bonjour à tous !
C'est avec beaucoup de retard que je commence ce carnet (automne 2014 quand même !).
Je ne saurais citer tous ceux qui m'ont aidée à construire ce beau voyage, car j'aurais peur d'en oublier. Vous vous reconnaîtrez si vous me lisez.... Merci à vous tous !
Cette fois, c'est à quatre que nous voyagerons, puisqu'une de mes amies rêvait de découvrir le Québec, mais n'osait s'aventurer en "free lance". Et c'est ainsi que nous avons embarqué nos amis pour un magnifique road trip de 28 jours.
- Ce voyage s'est articulé autour de 3 impératifs :
1) Les Belles Couleurs d'automne au Québec (et plus particulièrement en Gaspésie),
2) Un pow wow en Ontario,
3) Les Chutes du Niagara.
Pari gagné, puisque tout était au rendez-vous... Encore que, les Chutes, elles ne risquaient pas de manquer le rendez-vous !😉
- Avion. La traversée de l'Atlantique s'est faite sur Air Canada, qui présentait à l'époque le meilleur tarif, et nous avons pu vérifier que leur classement de "Meilleure Compagnie d'Amérique" l'année précédente n'était pas usurpé.
- Logement. Le choix de l'hébergement s'est porté essentiellement sur des B&B.... Nous dirons ici "Couette et Café" pour rester dans l'ambiance. J'adore cette expression : pas vous ?
-Voiture. Il nous fallait une grande voiture pour tous nos bagages : ce sera une Town and Country flambant neuf louée via Authentic Canada (prix très intéressant) pour le compte de l’agence Avis.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Je vous aurais bien donné le chiffrage du voyage, mais nous avons été cambriolés cet automne… 🤪 Envolés les 2 ordis! Avec toutes mes données de voyage. 🙁 Pour les photos, heureusement qu’elles étaient sur un autre disque dur, sauf que…. en version brute uniquement, et je dois refaire tout le tri. Bref, des mois de préparation plus tard, de la version 1 à la version "x" (des tas😉), après avoir rajouté, supprimé, rajouté et supprimé encore, etc. etc., le programme s'est enfin imposé. En attendant le détail journalier, voici comment il s'est organisé : - Ontario (9 jours) - Chemin du Roy et Route du Fleuve (3 jours) - Gaspésie (9 jours) - Bas Saint-Laurent (2 jours 1/2) - Québec et Montréal (5 jours) Les étape journalières ont été modérées, la plus longue ne dépassant pas 350 km environ.
Devant le Rideau de Bambou English translation pending

Enfin les vacances !
Celles-ci se font un peu dans la précipitation car six jours avant le départ, nous ne savons toujours pas où nous allons célébrer l’anniversaire de Ry. Pourtant ce ne sont pas les destinations qui manquent : Nouvelle Zélande, Tasmanie ou encore Corée du Sud.
Finalement nous choisissons la dernière pour son exotisme, en prime en cette période de vacances de Pâques, la Corée risque d’être moins fréquentée que les deux autres.
Le temps d’imprimer quelques pages du site Internet de l’Office de Tourisme de Corée, de demander quelques renseignements pratiques à un ami tombé amoureux de ce pays et de feuilleter rapidement quelques blogs sur VF (histoire d’avoir une petite idée sur ce qu’il y a à faire et à voir pendant les dix petits jours dont nous disposons) et c’est déjà l’heure de boucler la valise.
En fait, nous ne retenons que deux choses : 1) à Seoul, mieux vaut rester dans le quartier d’Insadong et 2) considérer d’aller faire un tour à Busan - Gyeongju. C’est peu !
Pour ma part, j’ai évidemment hâte de découvrir « the rest of the peninsula » pour reprendre la formule de Huyn (voir le compte-rendu précèdent) et de pouvoir comparer le Nord avec le Sud…
Perth Lundi 30 Mars 2015
C’est la course. Après une journée de boulot bien remplie, je retrouve Ry à la gare pour faire la tournée des bureaux de change dans l’espoir de trouver des Wons. Contre toute attente, nous en trouvons… cinq minutes avant l’heure de fermeture ! Toucher cette (petite !) liasse de beaux billets de 50 000 Wons me permet de réaliser que ça y est, nous sommes bien en vacances et que nous partons en voyage pour de vrai !
Quelques heures plus tard, nous nous faisons déposer à l’aéroport et récupérons les cartes d’embarquement pour les deux vols avec Singapore Airlines qui nous permettrons d’arriver à destination dans 13 heures… enfin 15 car nous sommes très en avance !
23h30. Tout va bien puisque je gagne les 4 premières parties de Yahtzee… avant que Ry ne me mette 3 Yahtzees (pour les novices, 1 Yahtzee = 5 dés identiques = 50 points) dans la dernière partie ! Ecœuré. Heureusement, une fois installés au fond de l’avion, l’hôtesse m’apporte rapidement un G&T maison qui me rend bientôt euphorique... Malheureux au jeu, heureux en amour !
Singapour Mardi 31 Mars 2015
6h15. Une brume de chaleur recouvre les pistes de Changi Airport. Le transfert d’un terminal à l’autre se fait rapidement, c’est que nous commençons à bien le connaitre cet aéroport ! L’escale est courte mais nous permet de prendre un café, d’essayer des nouveaux parfums et after shave et surtout de nous dégourdir les jambes.
8h30. Du hublot, je regarde les dernières manœuvres des bagagistes qui s’affairent encore autour de l’avion et les reflets du soleil sur les carlingues des avions sagement stationnés un peu plus loin. Nous attendons les passagers retardataires.
L’accélération me parait bien longue mais l’avion quitte la piste avant qu’il n’y en ait plus (préférable) puis se perd rapidement dans les nuages. Les volets se baissent il n’y a plus rien à voir, nous allons survoler les Mers de Chine pendant les cinq ou six heures suivantes.
Quelques heures plus tard, le pilote nous ramène à la réalité en annonçant la descente sur Séoul où il pleut et où la température n’est que de 12°. Une épaisse couche de nuages recouvre la Corée… du Nord au Sud ! Il n’y a donc toujours rien à voir sinon qu’un bout de mer juste quelques secondes avant de rouler sur le tarmac mouillé.
Welcome to Incheon
15h30. Sur les interminables tapis roulants nous découvrons la Corée, enfin quelques publicités touristiques et derrière les baies vitrées, les pistes et un ciel bas et gris. Au hasard, nous choisissons cette file d’attente plutôt que ses voisines. Elle s’avère être plus lente que celle à droite mais plus rapide que celle à gauche en prime celle-ci passe devant une douanière souriante plutôt que devant des douaniers trop sérieux. Empreintes digitales scannées, léger sourire pour la photo et en échange : un petit tampon apposé avec délicatesse sur mon tout nouveau passeport.
Puisque nous voyageons légers, nous ne devons pas cette fois nous inquiéter pour savoir si nos valises apparaîtront ou pas sur l’un des carrousels. Direction les portes coulissantes du hall des arrivées derrière lesquelles des familles guettent les passagers avec impatience, des agents agitent des panneaux où sont écrits les noms de leurs clients et des chauffeurs de taxi évaluent leurs chances de trouver le voyageur idéal. Personne ne semble être intéressé par notre arrivée.
Au guichet de l’Office du Tourisme, en plus de récupérer une carte de Séoul et plusieurs dépliants touristiques, nous apprenons que nous pouvons attendre le bus 6011 sur le quai couvert à la Porte 7 et que nous pouvons payer directement au chauffer les 10,000 Wons ($US10) nécessaires pour aller à Angkuk, une station de métro dans le quartier d’Insadong. Le prochain bus est dans 20 minutes. Nickel et efficace, ça me plait !
Ce qui me plait moins c’est ce temps pourri car dehors ça caille et ça mouille. Ce ne sont pas les bus qui manquent ! Ils vont partout, aussi dans les différents coins de la méga-capitale que vers les petites villes de province du pays. Le nôtre arrive à l’heure indiquée et embarque une demi-douzaine de passagers que le chauffeur salue en faisant une courbette dans l’allée centrale avant de reprendre le volant.
Autoroutes, terrains vagues, plans d’eau, constructions diverses, le tout sous un ciel gris digne des cieux du Plat Pays. Un immense pont enjambe un bras de mer qui se perd dans le crachin, des alignements de barres d’immeubles, des champs vides puis un autre pont, quelques collines et voilà déjà les interminables faubourgs de la capitale.
Le boulevard que nous suivons est bordé d’immeubles hétéroclites plus ou moins récents, sans grand intérêt, et d’arbres aux branches fraichement élaguées ainsi que de quelques autres en pleine floraison. Sur les larges trottoirs, déjà envahis par les écoliers et bientôt par les employés de bureaux sortent leur parapluie. A gauche, derrière un long mur en pierres et en briques émergent un ensemble de toits recourbés : le Palais National et de son musée. Quelques centaines de mètres plus loin voilà notre arrêt… juste devant le QG de la Police… gardé par un cordon de jeunes recrues.
Nous repérons l’Amandier, une pâtisserie de l’autre côté du boulevard Yulgok-ro, le point de départ des instructions pour trouver notre logement ce soir. Nous suivons donc une petite rue bordée d’un côté d’un beau mur et de l’autre de plusieurs écoles en train de se vider. Nous découvrons Angkuk-dong, un quartier pittoresque avec ses petites rues et ses vieilles maisons. Atmosphère paisible de petit village juste à quelques pas de l’un des boulevards les plus importants et encombrés de Séoul.
Premier hic mais il est important, la carte de visite de la pension traditionnelle, où nous avons réservé une chambre pour ce soir, est en anglais et non en coréen ! Première demande de renseignement donc auprès d’une jeune fleuriste qui de suite sort son portable pour afficher la carte du quartier. Facile il suffit de suivre le dédale de ruelles !?!?
Au moins nous partons dans la bonne direction mais nous ne tardons pas à redemander notre direction à un monsieur cette fois. Ce dernier se gratte rapidement la tête puis décide d’arrêter à son tour un passant. Grande discussion entre eux, rotations de têtes ponctuées d’interjections interrogatives. Le second sort à son tour un portable mais pour, il nous semble, composer le numéro de téléphone sur la carte de visite. Nouvelle discussion cette fois ponctuée d’interjections affirmatives. Il y a donc amélioration. Il finit par pointer une ruelle derrière nous qui monte et qui semble se terminer en cul-de-sac. Quoi, tout ça pour ça ! Courbettes de remerciement et premier essai (plutôt lamentable) de coréen.
Effectivement, 50 mètres plus loin, nous apercevons un muret et un portique en bois. Derrière se cache un ensemble de bâtiments surmontés de toits traditionnels en tuiles sombres. Un panneau confirme que nous sommes bien arrivés.
Nouveau hic, nous avons beau sonner, taper sur la porte de plus en plus fort, toujours pas de réponse. Restons Zen ! Nouveau round de sonneries suivi d’une autre série de tambourinage mais le résultat reste le même. Au moment nous concluons qu’il va falloir trouver une solution de rechange, voilà une vieille dame qui apparait derrière nous. Code secret entré, nous entrons. Un court passage mène à une espèce de petit patio entouré de panneaux en bois et de portes en papier havre de paix tout à fait charmant et dépaysement complet. Après avoir laissé nos chaussures sur la première marche et fait coulisser une paire de portes nous découvrons notre chambre ou plutôt notre cellule ! Elle est minuscule et mis à part une télé accrochée au mur elle est complètement vide ?! Pas de panique, les futons et couvertures sont pliés dans la buanderie près des toilettes… frigorifiées ! Hum, pas vraiment enthousiastes…
Autres hics, après un dialogue très laborieux, il en ressort que le prix est de 90,000 Wons par nuit (petit déj. coréen inclus) et que nous devons rester un minimum de trois nuits, ce qui ne nous emballe pas vraiment.
Mise en place du plan B, c’est-à-dire nouveau déambulage dans les rues de Bukchong à la tombée de la nuit à la recherche d’une alternative ! Heureusement la pluie a cessé.
Par hasard, trois cents mètres plus loin nous tombons sur un panneau sur le trottoir indiquant l’Association des Homestay/Guesthouses du quartier. Nous trouvons les bureaux aux fins fonds d’un dédale de ruelles alors qu’ils sont sur le point de fermer. Le jeune gars nous déniche ce qu’il nous faut au Moon Guesthouse qui se trouve parait-il à proximité, juste de l’autre côté de la station de métro, suivre Samil-daero et prendre une petite rue derrière le palais Unhyeongung. O miracle nous trouvons l’endroit du premier coup, au fond d’une ruelle, près d’une cour de récréation.
Le format et décor sont identiques à ceux de la pension de tout à l’heure, mais la chambre est bien plus spacieuse et plus agréable. La jeune fille de la maison, encore dans son uniforme d’école, traduit les instructions du père et nous confie le code secret… après nous avoir allégé notre portefeuille de 100,000 Wons.
Nous ressortons rapidement poussés par la faim… et la curiosité. Nous nous retrouvons dans des ruelles sombres et sans trottoir et partons en direction de l’une des rues principales illuminées de néons multicolores. Il faut remonter les cols, le vent et l’humidité nous fait frissonner. Ce n’est vraiment pas encore le Printemps… Une fois encore, nous avons quitté un Automne austral plus que clément pour un Printemps septentrional encore boréal !
Tels des papillons de nuit, l’attraction des enseignes lumineuses est trop forte, elle nous emmène vers une rue piétonne (Insadong-gil) encore animée malgré le mauvais temps. Boutiques élégantes, restaurants, magasins divers et kiosques où l’on trouve aussi bien des marrons chauds, des gâteaux de riz que des beignets de poissons ou autres crêpes mystérieuses.
Le crachin revient pour un encore. Nous entrons donc dans un petit resto tout simple où sont attablés un couple et quelques collègues de boulot. Une jeune serveuse nous tend une page plastifiée avec quelques photos de plats en guise de menu. Les soupes semblent appétissantes, idem pour cette espèce d’omelette aux légumes.
Voilà donc notre premier repas (sud) coréen qui arrive… qui arrive encore et encore. Nous nous retrouvons avec une demi-douzaine de timbales remplies d’assortiments de condiments de légumes, de poissons et d’algues plus autant de raviers remplis de sauces la table se métamorphose en palette colorée. Quant à l’éventail des saveurs, il est tout simplement surprenant tout comme celui des épices d’ailleurs… Puis viennent les soupes fumantes (délicieuses) et cette omelette qui n’en est pas une, il s’agit en fait de choux frit, garni et… épicé !
La bouche en feu, l’air frais de dehors fait du bien. Sur le chemin du retour nous passons devant quelques hôtels dont l’Ibis qui propose des chambres à 87,000 Wons !? Nous savons déjà où nous allons dormir demain !
En attendant, nous regagnons notre futon au Moon. Inutile de nous bercés ce soir.
Séoul Mercredi 1 Avril 2015
Ce sont les cris des gamins en train de jouer dans la cour de récréation de l’école d’à côté qui nous sortent de nos rêves. Personne dans la maisonnette mais la cuisine est juste à côté. Il suffit de lire le monde d’emploi pour se faire un café et suivre les instructions pour trouver le reste… et de faire la vaisselle avant de partir.
Nous déposons nos valises à l’Ibis, ravis non seulement d’échanger un futon contre un bon lit et d’avoir une vraie salle-de-bains mais en plus de faire des économies !
C’est sous un ciel bien nuageux que nous dirigeons vers le premier d’une longue série de temples que nous comptons visiter à Séoul : le palais Gyengbokgung.
L’entrée, sur le côté, est plutôt discrète et ne permet pas d’avoir une vue d’ensemble du palais et de sa multitude de bâtiments. Au guichet, nous optons pour un passe qui permet de visiter cinq temples pour 10,000 Wons. Pas sûr que nous les visitions tous mais les calculs sont vite faits.
Comme la Cité Interdite de Pékin, ce palais est composé d’une succession de portes, cours, palais, pavillons, temples, jardins, bassins, de ponts et autres enfilades de bâtiments servant aux soldats et au personnel, le tout respectant une certaine symétrie.
Cet ensemble a été construit en 1394 par le roi Taejo, premier roi de la dynastie Joseon. Malheureusement, la majorité du palais a été détruite par les flammes au cours des invasions japonaises de 1592–1598. Gyeongbokgung a été laissé à l'abandon pendant plus de 250 ans, puis il a finalement été reconstruit à l’identique en 1868 sous l'ordre du prince régent de l’époque. 500 bâtiments ont été construits sur un terrain de plus de 40 hectares constituant ainsi une véritable petite ville.
Gyeongbokgung fut détruit à plus de 90% une seconde fois lors de l'occupation japonaise (1910-45) et remplacé par des bâtiments de l’administration coloniale japonaise. J’imagine que beaucoup de touristes japonais doivent ressentir un certain malaise quand ils visitent les palais et temples coréens car pratiquement tous ont été détruits ou endommagés par leurs ancêtres…
Depuis 1990, un effort considérable a été fait pour rétablir pleinement le palais Gyeongbokgung dans son ancienne gloire. Les bâtiments coloniaux ont été démolis, la porte de Heungnyemun a été restaurée dans son état d'origine ainsi que les quartiers royaux et le palais de l'Est du prince héritier. Près de la moitié des structures existantes avant l'occupation japonaise de la Corée a maintenant été restaurée ou reconstruite.
Ceci explique pourquoi tout apparait être trop beau, trop parfait, les peintures trop fraiches pour être vrai, un peu à l’image du château de la princesse à EuroDisney !!! Mais à l’opposé d’EuroDisney, tout a été reconstruit très scrupuleusement à l’identique selon les plans d’origine par des artisans talentueux.
Il ne nous reste plus qu’à déambuler sur les pavés des cours successives et à admirer l’extraordinaire travail de restauration effectué depuis deux décades et demie et à tomber sous le charme des lieux. Le vent a fini par chasser les derniers nuages et le soleil apparait enfin. Nous découvrons ainsi combien les montagnes sont proches et forment un superbe arrière-plan.
Chaque bâtiment a un nom, souvent presque similaire mais toujours imprononçable ! Tous finissent par se mélanger ainsi que leurs fonctions d’ailleurs. Quel est celui qui servait de lieu de résidence du roi… ou de la reine, celui qui faisait office de salle du trône, de salle de réception extraordinaire… ou ordinaire, celui réservé aux banquets… ou aux études des princes ? Geunjeongmun, Heungnyemun, Sajeongjeon, Oejeon, Najeon, Jaseondang, Gyeonghoeru, Gyeonghoeru, Hyangwonjeong, Sajeongjeon… la liste continue mais aucun ne nous échappe !
Si la plupart des bâtiments sont fermés ceux qui ne le sont pas révèlent des intérieurs somptueusement décorés et extrêmement colorés. L’un d’eux, Jagyeongjeon, résidence de la reine Sinjeong (reconstruit en 1888 et l’unique demeure royale à ne pas avoir été rasée lors de l’occupation japonaise) permet de voir et comprendre l’ingénieux système de chauffage (au sol s’il vous plait !) et d’admirer de superbes cheminées disposées à l’extérieur.
A proximité de la jolie pagode se trouve un intéressant petit musée où sont exposés objets, bijoux, armes, gravures et illustrations de la vie à la cour. Dehors ce sont des statues en pierre qui tiennent la vedette. Enfin juste derrière, l’aménagement d’une ‘rue’ des années soixante avec ses vitrines, atelier, épicerie, quincaillerie…etc. permet de se replonger dans les années yé-yé. Que de chemin parcouru depuis !
Après avoir refait le tour en sens inverse (pour s’assurer de n’avoir rien oublié !!!) nous tombons sur les cérémonies de la relève de la garde à la Porte Gwangwamun. Parade en habits traditionnels aux sons d’anciens instruments de musique… on pourrait bien se croire revenu au temps des rois... mais les bruits de circulation nous ramènent vite à la réalité du présent.
C’est déjà l’heure du déjeuner et les voyages dans le temps ouvrent l’appétit. Heureusement nous trouvons rapidement notre bonheur dans un charmant petit restaurant dans le quartier de Bukchon. Une fois encore ce sont les photos des plats qui nous sauvent. Celle-ci a l’air sympa… Arrive un véritable banquet, la grande table se recouvre d’une multitude de petits plats bien mystérieux mais tous délicieux. La serveuse nous montre le mode d’emploi : telle sauce pour tel plat, telle salade pour tel sauce. Elle oublie seulement de préciser que toutes sont fortement épicées.
Nous allons bruler l’excèdent d’énergie en marchant dans les petites rues tranquilles de Bukchon en direction du palais Changdeokgung aussi nommé palais de la Prospérité dont l’histoire est aussi compliquée que celle du palais Gyeongbokgung.
Commencé en 1405, sous le règne du roi Taejong (sombre histoire d’égo) puis agrandit sous ce celui du roi Sejo, le palais Changdeokgung finit par remplacer le palais Gyeongbokgung et devient le palais favori des rois de la dynastie Joseon. 1592, première catastrophe : les Japonais débarquent et brulent le tout. 1609, les Coréens reconstruisent l’ensemble. 1623, deuxième catastrophe, une révolte qui tourne mal et qui se termine par l’incendie d’une partie du palais. Nouvelles reconstructions, nouvelles catastrophes, elles ne manquent, cependant Changdeokgung reste le palais le mieux préservé parmi les cinq palais de la dynastie Joseon encore debout. C’est aussi dans ce palais que Sunjong, le dernier empereur de Corée, vécut jusqu’à sa mort en 1926.
Aujourd’hui il ne reste que treize bâtiments dans l’enceinte du palais et vingt-huit pavillons dispersés dans les jardins. Contrairement aux bâtiments du palais Gyeongbokgung qui suivent un ordre architectural strict, ceux du Changdeokgung suivent les principes du Feng Shui et s’accordent davantage à la topographie des lieux.
Une fois la porte monumentale Donhwamun (restaurée en 1608) franchie, nous suivons un groupe d’écoliers en excursion sur le plus vieux pont de Séoul (Geumcheongyo, construit en 1411) mais les laissons volontiers prendre un peu d’avance afin de pouvoir admirer l’imposant Injeongjeon (salle du trône) et l’élégant Seonjeongjeon (salle de réception et de travail), situé un peu plus loin, en toute tranquillité. Si le style (double toits, tuiles, couleurs, intérieurs) de ces deux bâtiments est assez similaire à ceux du palais Gyeongbokgung, les bâtiments suivants donnent dans le sobre et le rustique grâce à leurs murs blancs tranchant avec le bois sombre des piliers, portes et terrasses. Le tout est agrémenté par de nombreux bosquets d’arbres en fleurs qui font le bonheur d’une poignée de photographes hyper bien équipés.
Une queue de touristes se forme près d’une grille fermée. Intrigués nous allons voir ça de plus près et comprenons rapidement qu’ils attendent l’heure de la visite guidée en anglais du Jardin Secret. Délestés d’une paire de milliers de Wons, nous nous joignons au groupe. La visite du Jardin Secret (Huwon) ne se faisant qu’en groupe, nous attendons patiemment trois heures.
La jeune guide ajuste son microphone puis commence son monologue que nous écoutons religieusement. Ainsi nous apprenons que ces collines boisées servaient de lieux de repos, de promenade et de jeux aux membres à la famille royale, que l’on y trouve plus d’une centaine d’essences différentes et que ni la disposition ni la végétation n’ont pratiquement pas changé depuis des siècles. La balade est agréable et est ponctuée de nombreux arrêts permettant d’admirer et d’approcher plusieurs pavillons perdus, des bassins fleuris et des fontaines… aux noms très exotiques (Buyongjeong, Buyongji, Juhabru, Eosumun, Yeonghwadang, Bullomun, Aeryeonjeong, Yeongyeongdang sans oublier la plus minuscule des chutes (Ongnyucheon) que l’on repère grâce au poème gravé sur un rocher.
La promenade se termine par la visite d’un ensemble de bâtiments qui servaient aux servants et aux gardes et par ce cyprès 5 fois centenaire, vaillant vieillard soutenu par de solides piliers en bois.
Il nous reste encore un peu de temps pour refaire un petit tour dans le palais et admirer les jardins tout au fond où sont regroupés des dizaines d’arbres en fleurs et même de prendre un café à la cafétéria. Alors que nous nous dirigeons vers la sortie nous croisons des jeunes musiciens et acteurs en costume traditionnels qui se préparent pour le spectacle sons et lumières de ce soir… sur invitation uniquement !
Il est grand temps d’aller reposer nos pauvres pieds dans notre chambre d’hôtel, juste une heure devrait suffire !!! Une heure + prolongations plus tard, nous revoilà repartis pour une visite du quartier. Celle-ci nous mène jusqu’à une grande avenue sans grand intérêt, puis dans les allées d’un immense marché spécialisé dans les pièces détachées électriques et électroniques ?!
Enfin nous tombons sur ce que nous cherchions : la rivière Cheonggyecheon, un petit cours d’eau récemment aménagé en promenade. Mais il est déjà trop tard, le soleil se couche. Il ne nous reste plus qu’à refaire exactement le chemin en sens inverse, le plus sûr moyen de ne pas se perdre puis de faire la tournée des petits restaurants d’Insadong … bien emmitouflés car ça caille ce soir !
Séoul Jeudi 2 Avril 2015
Après un petit déjeuner dinette dans la chambre, nous voilà prêts pour une nouvelle journée découverte de la capitale. Programme chargé (comme d’hab. !) avec nouvelles visites de palais, temples, jardins mais dans d’autres quartiers.
Comme hier, le vent chasse les nuages gris et permet au soleil de montrer ses beaux rayons. Premier sur notre liste, le sanctuaire deJongmyo situé près de l’avenue aperçue hier en fin d’après-midi. L’entrée n’est pas facile à trouver car les palissades entourant un chantier la camouflent plutôt bien. Quand finalement nous la trouvons, une corde barre le passage. Pas de panique, le sanctuaire ne se visite qu’en visite guidée, il nous faut simplement attendre une petite demi-heure pour la suivante.
Nous en profitons donc pour aller faire un tour dans les allées du petit parc juste en face. Curieusement ce petit espace de verdure est très fréquenté… par des hommes d’un certain âge assis sur des bancs et s’imprégnant des rayons d’un soleil printanier. Si certains donnent à manger aux oiseaux, d’autres préfèrent lire des journaux ou encore faire quelques exercices d’assouplissement, mais la plupart restent concentrés devant les damiers de leur jeu de Go. Pendant de longues minutes, nous nous joignons aux petits groupes d’observateurs-experts rassemblés silencieusement autour des parties les plus serrées mais rien à faire nous n’arrivons pas à saisir la stratégie employée pour entourer et ramasser les pastilles blanches et noires.
Nous sommes une bonne vingtaine de touristes à marcher derrière la jeune guide qui a revêtue pour l’occasion son beau costume traditionnel. Nous la suivons sur des chemins dont la partie centrale est pavée et uniquement réservée aux dignitaires… que nous ne sommes pas donc prière de rester sur les graviers !
Ce sanctuaire confucéen, nous apprend-t-elle est dédié aux membres de la famille royale de la dynastie Chosŏn. L’ensemble comprend plusieurs bâtiments sombres dispersés dans un beau parc, mais les principaux sont le Jeongjeon et le Yeongnyeongjeon. Le premier construit en 1394, détruit en 1592 par l’on sait qui, puis reconstruit en 1601, abrite, dans les dix-neuf salles qu’il comporte, 49 tablettes en bois commémorant les rois et reines qui se sont succédés au fil des siècles. Le second (construit plus tard pour accommoder les nouveaux rois décédés), est la copie conforme du premier mais ne comprend que seize chambres contenant 34 tablettes… que nous ne verrons d’ailleurs pas car tous deux sont fermés !?
Nous ne pouvons donc qu’apprécier l’architecture extérieure (tuiles noires, boiseries et colonnes en rouge foncé) du fond de la grande cour pavée qui s’étend devant les édifices bâtis tout en largeur et nous contenter de regarder les panneaux remplis de photographies prises lors des rituels qui ont lieu chaque premier Dimanche de Mai.
Une visite plutôt décevante que nous oublions rapidement en remontant la rue commerçante que nous commençons à bien connaitre. Une fois encore, en passant devant l’un des magasins d’instruments de musique, je ne peux pas m’empêcher de taper sur les tambours qui envahissent une partie du trottoir.
Nous nous retrouvons bientôt devant les murs d’enceinte du palais Changdeokgung, (celui que nous avons visité hier après-midi) mais encore bien loin du restaurant traditionnel à ne pas manquer dans le quartier universitaire et branché de Marronnier Park que Ry avait repéré dans l’une des brochures du Tourism Office.
Un taxi nous y emmène en quelques minutes… enfin nous dépose dans la rue car pour trouver le fameux restaurant en question, c’est toute une autre histoire.
Commerçants et passants à qui nous demandons ne semblent pas connaitre. L’un d’eux nous prend en charge, nous fait faire le tour du pâté de maisons une paire de fois avant de tomber sur deux de ces amis qui lui (nous) apprennent que le restaurant n’existe plus depuis quelques mois. Déçus et affamés mais impressionnés par la gentillesse des Coréens, il ne nous reste plus qu’à aller avaler un sandwich au Paris Croissant du coin. Pour nous consoler, nous commandons même une demi-douzaine de mini-croissants en guise de dessert. Quelle surprise quand nous réalisons qu’ils ont un gout d’ail certes discret mais… franchement désagréable !!!
C’est en mâchouillant des chewing-gums que nous arrivons devant l’entrée du quatrième palais, celui de Changgyeonggung (le palais d’Eté) qui connecte avec le Jardin Secret lui aussi visité hier.
L’agencement des édifices est aussi classique mais moins impressionnant et solennel que celui du palais Gyeongbokgung. Portique principal (Honghwamun), petit pont (Okcheongyo), autre porte (Myeongjeongmun), cour pavée et escaliers conduisant aux Myeongjeongjeon (salle des Audiences), Munjeongjeon (salle du Conseil), Sungmundang et Binyangmun (j’ai depuis oublié la différence qu’il existe entre ces deux-là !) puis une autre cour plus spacieuse où sont regroupés le Haminjeong (espèce de kiosque à musique surélevé) le Gyeongchunjeon, la résidence de la reine-mère et Hwanggyeongjeon, celle du roi et de la reine sans oublier le Tongmyeongjeon ni le Yanghwadang et surtout pas le Punggidae ni l’Angbuilgu dont les fonctions exactes m’échappent !!!
Une courte averse vient perturbée la visite et nous n’avons que le temps de nous abriter sous le Haminjeong (le kiosque). Après une longue promenade dans les recoins détrempés du parc, il ne nous reste plus qu’à regagner notre hôtel.
En chemin, nous passons devant le palais Unhyeongung. Sur notre lancée, nous franchissons la porte d’entrée pour découvrir un petit palais plutôt sobre mais enchanteur avec ses nombreuses colonnes, planchers extérieurs et panneaux en bois. Si le site date du XIVème siècle, les trois structures que nous visitons sont bien plus récentes (1864). C’est dans ce petit palais que naquit et grandit Gojong (le 26ème roi de la dynastie Joseon) avant d’accéder au trône. C’est également dans ces lieux qu’il se mariât en 1866.
Le bâtiment principal (Norakdang), était utilisé lors de réunions, fêtes et autres évènements importants (dont le mariage du roi) et également comme l’une des deux résidences réservées aux femmes. Le bâtiment à côté (Naondang) servait lui de salle de travail au père du roi et le troisième (Irodang) était l’autre résidence réservée aux femmes. Contrairement aux précédents palais que nous avons visités et qui nous paraissaient toujours vides et sans âme, celui-ci est plus gai presque vivant grâce à toute une série de mises en scène retraçant la vie quotidienne à l’époque à l’aide de mannequins costumés. Par les fenêtres ouvertes, nous pouvons apprécier la décoration, le mobilier et deviner la fonction de chacune des pièces. Un bien agréable voyage dans le temps, renforcé alors que nous apprêtons à sortir, par un petit groupe de jeunes gens et un couple de jeunes mariés en costume traditionnels en train de poser et de prendre des photos.
Nous apprenons ainsi que ce petit palais est particulièrement prisé par les jeunes mariés coréens non seulement pour le décor mais aussi parce que chaque année se tient une spectaculaire réédition costumée du mariage royal.
Après une pause à l’hôtel, il est temps de repartir, sous la pluie cette fois, jusqu’au marché couvert de Gwangjang, situé à proximité du sanctuaire de Jongmyo visité ce matin. Re-rue commerçante (sous les néons maintenant) et re-tapage sur les tambours (protégés par des feuilles plastifiées).
Eclairs, coups de tonnerre, nous n’échappons au déluge que de justesse en nous joignant à la queue qui s’est formée sous l’abribus. Quelques minutes plus tard, nous trouvons l’une des entrées du marché.
Dans cette allée, les marchands de vêtements sont en train de fermer boutique mais les magasins alimentaires sont eux encore ouverts et plein de monde. Les différentes allées du marché convergent vers un espace central où sont regroupés plein de bouisbouis et stands à bouffe entourés de banquettes en bois. De puissants projecteurs permettent de voir ce que les cuisinières sont en train de préparer et de cuire. Les étals sont remplis de choses colorées (le rouge domine), la plupart appétissantes. Pas facile de trouver une paire de places sur les bancs, ni de comprendre ce qui est proposé. Notre solution : pointer du doigt l’assiette du voisin en espérant que nous avons les mêmes gouts culinaires… Nous nous en sortons plutôt bien !
Nous apprécions également l’atmosphère populaire et chaleureuse qui règne dans ces espèces de halles où les gens se retrouvent autour d’un repas simple, sans chichi et bon marché. Rassasiés, il ne nous reste plus qu’à faire une paire d’allées, de regarder la quantité de produits inconnus étalés un peu partout et parfois tenter de deviner ce qu’ils peuvent bien être.
Retour à l’hôtel… sans oublier de passer au Paris Croissant pour le petit déjeuner demain matin. Hélas, il n’y a plus de croissants ni de petits pains au chocolat. Il nous faut donc nous rabattre sur les muffins… en s’assurant qu’ils sont bien aux myrtilles et non à l’ail ou pire aux piments…
Séoul Vendredi 3 Avril 2015 Happy Birthday Ry
Pour cette journée spéciale, une mission : trouver une bouteille de Champagne de France. Nous avions bien commencé nos recherches les jours précédents mais sans succès, en fait nous n’avions déniché que du mousseux chinois. Heureusement nous avons trouvé à la réception de l’hôtel un dépliant touristique mentionnant l’existence d’un quartier français à Séoul (Seorae Maeul). Qui dit Français dit Champagne !
Après un bon petit déjeuner au lit, première célébration de ce grand jour, nous découvrons que le soleil n’est pas au rendez-vous, ou plutôt qu’il est prisonnier derrière un manteau brumeux. Pas de risque d’insolation aujourd’hui !
Cette fois nous allons pouvoir faire notre marche le long de la rivière Cheonggyecheon, ce cours d’eau sauvé du bitume qui le cachait et aujourd’hui aménagé en promenade. Oasis de verdure coincé au milieu des gratte-ciel dont les façades ne reflètent que le gris du ciel. Par contre les gargouillis des rapides artificiels couvrent parfaitement les bruits de la circulation. En chemin, nous ne croisons que quelques joggeuses et employés de bureau (en retard !) puis, alors que nous arrivons aux ‘chutes’ finales, un groupe de jeunes touristes emmitouflées en plein concours de selfies.
Arrivés à la place Cheonggye (marquée d’une curieuse sculpture mauve en forme de coquillage allongé), nous n’avons que le choix de remonter à la surface pour retrouver la foule et les embouteillages. Foule des grands jours car nous tombons en plein milieu d’une distribution gratuite d’arbustes par un parti politique ou association quelconque. Il doit s’agir d’un grand évènement puisque plusieurs équipes de télévision se disputent le meilleur endroit pour le filmer. Peut-être figurerons-nous aux actualités télévisées de ce soir !
Nous poursuivons le long de cette large avenue (Sejong-Daero) bordée de banques et autres prestigieuses institutions jusqu’à la Seoul Plazza où se trouve le City Hall et l’entrée du palais Deoksugung le cinquième et dernier des grands palais.
A l’origine ce site était le lieu de résidence du prince Wolsan (frère du roi Seonjong) mais lorsque tous les autres palais royaux furent détruits ou endommagés lors de l’invasion japonaise en 1592, les bâtiments résidentiels encore debout servirent de … palais royal de secours durant la période de reconstruction. Près de trois siècles plus tard, en 1897 le roi Gojong réinvestit les lieux et fait ajouter plusieurs nouveaux édifices traditionnels et d’architecture occidentale, renforçant ainsi sa détermination à moderniser le royaume. Surprise donc en voyant, jouxtant les superbes anciens bâtiments en bois, une paire de buildings de style néo-classique qui auraient plus leur place à Londres qu’à Séoul et qui font office de nos jours de musées.
La page culturelle tournée, il est temps de nous préoccuper de notre Champagne. Le métro permet de passer de l’autre côté du fleuve Han et de se perdre dans les banlieues où les hautes et étroites tours d’habitations sont aussi nombreuses que les arbres dans la forêt de Fontainebleau. Nous marchons le long d’une voie rapide puis tournons à gauche avant la passerelle pour piétons. Changement radical de décor. Nous nous retrouvons maintenant dans une petite rue qui tourne et monte doucement, bordée de magasins et d’immeubles de quelques étages. Il y règne presque une ambiance de village tant tout est calme. Il faut chercher les quelques enseignes en français mais elles existent bien, prouvant ainsi que nous sommes bien arrivés à Seorae.
Ce petit bout de banlieue tranquille est devenu, depuis le déménagement du l’Ecole Française de Séoul, le point de ralliement d’une importante partie de la communauté française expatriée dans cette partie du monde. Nous y trouvons de nombreux commerces incontournables en rapport avec la culture française : boulangerie, épicerie fine, restaurants, cafés, coiffeurs, même une boutique d’outillage et surtout un marchand de vins… Ouf ! Incroyable mais vrai nous achetons l’unique bouteille de Champagne !
Nous laissons la visite du Parc Montmartre à une autre fois, le temps n’étant toujours pas propice à la balade dans la nature et commençons à marcher en direction du quartier de Gangman. Plus judicieusement nous hélons un taxi qui quelques minutes plus tard nous dépose au croisement de deux immenses avenues : le cœur de ce quartier branché rendu célèbre le temps d’une chanson et d’une dance reconnues aujourd’hui dans le monde entier.
Au pied des gratte-ciel, les magasins et boutiques de luxe se succèdent à l’infini. Sur les larges trottoirs, les jeunes rivalisent pour trouver la tenue ou la coupe de cheveux la plus… cool ou la plus déjantée. Dans les petites rues parallèles bordées d’enfilades de fils électriques, ce sont les bars, bistrots, restaurants qui se disputent la jeune clientèle.
C’est d’ailleurs ici que nous trouvons un petit resto au décor zen et au menu encore plus zen (plat unique : Anping chicken, deux options très épicé ou hyper épicé). Le serveur nous remet une paire de ciseaux ( ?) puis arrive avec une espèce de plat à paella rempli de grosses pates (d’où les ciseaux) et de gros morceaux de poulet, le tout baignant dans une épaisse sauce rouge. Je n’ose pas imaginer ce que doit être la seconde option car dès la deuxième bouchée, je me sens devenir dragon ! Quant à l’exercice manuel, je ne peux que constater mon cruel manque de dextérité à l’emploi de baguettes en métal rondes pour désosser les morceaux de poulet.
L’exploration du quartier se poursuit la bouche ouverte, non pas sous l’effet de surprise (bien que…) mais plus simplement pour la rafraichir. Idem dans le métro bondé sur le trajet du retour à l’hôtel… au risque de me faire passer pour l’idiot du village...
Le temps de mettre la bouteille au frais et d’en profiter pour sucer quelques glaçons et nous revoilà repartis vers la rue commerçante (celle avec les tambours !) en direction de la tour de télécommunication perchée en haut de sa montagne et qui me nargue depuis mon arrivée.
Le soleil ayant enfin percé la carapace nuageuse, nous pouvons espérer assister à son coucher tout en admirant la vue panoramique sur la capitale. Arrivés au pied de la petite montagne, nous réalisons qu’il nous faut encore prendre un taxi jusqu’au téléphérique… Le soleil prenant une teinte orangé, nous achetons vite nos tickets. Horreur, la queue, que nous pensions minuscule, s’étale dans les escaliers. Pas moyen d’en voir la fin. 45mn plus tard, nous nous serrons comme des anchois dans un bocal dans l’unique cabine du téléphérique. Le soleil ne nous a pas attendus ! Panorama nocturne donc qui prend la forme d’un immense tapis lumineux qui se perd dans la brume et la nuit. Quelle déception ! Cinq minutes plus tard, nous sommes de nouveau dans notre bocal… vide cette fois !?
Une nouvelle fois les milliers de néons colorés clignotants nous attirent irrésistiblement. C’est ainsi que nous découvrons les rues animées du marché de Myeongdong. Avalanche de lumières, foule compacte en train de faire du lèche-vitrine ou de savourer les spécialités disponibles sous les toiles de tente et parasols qui ont envahis le milieu de la rue.
De loin, nous repérons la Jongno Tower qui, depuis plusieurs jours nous, sert de phare et nous permet de retrouver notre chemin dans ce labyrinthe de petites rues dégoulinantes de lumières.
Il est maintenant grand temps de sabler le Champagne !

Séoul Samedi 4 Avril 2015
Aujourd’hui changement d’air puisque nous partons à Busan, la deuxième ville de la Corée du Sud, située sur les bords de la Mer du Japon. Hélas pas de baignade prévue car la météo n’annonce pas du beau temps… pour le sud !
Il ne faut que quelques minutes en métro pour se retrouver sur le parvis de la gare ferroviaire de Séoul, également le point de rendez-vous des sans-abris et clochards de la capitale. Sous les petits chapiteaux en toile, c’est la prêche avant la distribution. A droite de l’ancien bâtiment en briques rouges et au dôme vert se trouve l’entrée de la nouvelle gare tout en verre et en acier. Tickets du KTX (TVG local) en poche il ne nous reste qu’une petite heure pour prendre café et croissant au Paris Croissant de la gare et même en profiter pour acheter des sandwiches pour le déjeuner qui se prendra dans le train.
Au début des années 2000, la SNCF ayant fait de bonnes affaires ici, il n’est donc pas surprenant de constater, entre les TGVs coréens et français, certains traits de similitude à commencer par un certain look, le confort (ou plutôt le manque de), certains bruits et aussi certaines odeurs. Il ne manque plus que le jingle… mais les Coréens ont les leurs !
A la minute près, le train démarre doucement puis retrouve l’air libre pour filer sur le pont qui enjambe le fleuve et se faufiler entre les nouveaux gratte-ciel et innombrables tours d’habitations de la rive sud.
Banlieues, zones industrielles, routes, lignes électriques, poteaux, ponts, tunnels, champs vides, bouts de montagne puis une incroyable marée de serres envahissant tous les recoins des vallées qui se succèdent le long des 417 km qui séparent Séoul de Busan. La séquence des paysages se répète à deux reprises, l’une à Daejeon et l’autre à Dongdaegu, deux villes étapes.
2h18 plus tard nous voilà arrivés à Busan. Il fait gris et froid et le ciel est de plus en plus menaçant. La météo ne semble pas avoir refroidi les nombreux touristes coréens qui, une fois le weekend arrivé, se précipitent à Busan… et envahissent les hôtels !
Nous découvrons que le hasard du calendrier ne fait pas bien les choses pour nous : pénurie de chambres et forte augmentation du prix le weekend, heureusement nous pouvons compter sur l’efficacité de la jeune fille au guichet du Tourism Office de la gare qui nous trouve la dernière chambre d’un hôtel pas trop onéreux à 100 mètres de la gare.
Hôtel de marins en transit. La chambre est curieuse : immense avec un salon et des tentures rouges et la vue minable : plongeante sur un chantier et les parkings de la gare puis au-delà panoramique sur les haubans d’un pont, des grues et tout au fond sur les reliefs qui disparaissent dans la brume.
Eclairs, tonnerres et averses. Installés au chaud dans notre beau salon, nous épluchons les prospectus touristiques récupérés à la gare et préparons quelques itinéraires les choses à voir sont en effet dispersées et la topographie des lieux ne simplifie pas la tâche.
Ce n’est pas la pluie qui ne cesse de tomber qui va nous arrêter. Direction la station de métro en face de la gare, derrière la fontaine illuminée. Ici le métro est plus facile à négocier, d’une part il y a moins de lignes et d’autre part les distributeurs plus compréhensibles en plus c’est moins cher !
Direction le marché de Jagalchi, un marché aux poissons qui vaut apparemment le détour. Pendant le trajet nous observons les passagers qui ont un petit air de province en tout cas une attitude plus relâchée.
Nous descendons deux stations plus loin. Les averses sont encore plus intenses et le jour n’en a plus pour très longtemps. Nous marchons avec précipitation mais précaution sur les trottoirs détrempés, encombrés d’étalages bâchés et envahis par des piétons mouillés et résignés. Nous suivons les néons qui conduisent vers les quais et une petite allée bordée d’un coté de petits restaurants et de l’autre d’étalages remplis de fruits de mers et de poissons, de pieuvres, de calamars et autres créatures inconnues. Grosse bousculade dans les flaques d’eau et sur les pavés glissants, mais ambiance bon-enfant malgré le déluge qui nous tombe dessus.
Chaque petit restaurant a sa crieuse de menu et une ‘cuisine’ placée juste à l’entrée, sur le trottoir. L’avantage est que nous pouvons voir ce qui cuit dans les marmites ou sur les braises. Nous trouvons le seul bouiboui dont une partie de la minuscule salle-à-manger contient également des tables et des chaises et non uniquement des tables basses sur des tatamis.
Il règne une sacrée ambiance et de bonnes odeurs dans ce troquet du bout du monde. Ça ne traine pas ici et les tables sont constamment renouvelées par trois serveuses rigolotes. Il suffit de pointer un poisson sur le grill et d’attendre… à peine quelques minutes avant de voir débarquer une dizaine de petites assiettes remplies d’un tas de trucs différents souvent froids mais hyper épicés. Riz et poisson suivent rapidement. Mais qu’est-ce que c’est bon tous ces machins ! Quelques instants plus tard, la bouche est en feu, les papilles en ‘foufele’ et l’estomac heu-reux.
Métamorphosés en radiateurs ambulants, nous poursuivons la balade dans le marché mais la pluie gâche le plaisir de la promenade digestive. Autant revenir demain. Après un bref détour par la gare pour acheter un gobelet de chocolat chaud, il ne nous reste qu’à nous mettre sous la couette, écouter la pluie cogner sur les vitres et regarder les éclairs à travers les rideaux… rouges.
Busan Dimanche 5 Avril 2015
Derrière les vitres, j’aperçois un ciel bas et gris mais pas de pluie. La température aujourd’hui ne devrait pas dépasser 9° nous a averti la speakerine hier soir.
Le petit dej. se passe au Paris Croissant de la gare, pourquoi s’en priver ?! Ce matin nous distinguons un peu plus clairement les immeubles et maisons accrochés aux flancs des reliefs en face de la gare et au-dessus de Chinatown, ce paysage me ramène presque à Nagasaki ou à Valparaiso.
Nous reprenons la promenade au marché de Jagalchi, là où nous l’avions laissée hier soir, c’est-à-dire devant le bâtiment moderne de deux étages : le marché officiel où sont rassemblés plusieurs dizaines de vendeurs de poissons et de fruits de mer. Du jamais vu et ce à plusieurs niveaux. D’abord le nombre et la grandeur des aquariums, basins, baignoires de chacun des vendeurs, ensuite l’extraordinaire variété d’espèces de poissons, d’algues, de coquillages, l’incroyable quantité des produits proposés (de quoi nourrir la Terre entière !), puis l’odeur d’iode et plus qui prend les narines et enfin le bruit des bulles dans tous ces aquariums.
L’air frais des quais fait du bien. Du ponton nous admirons les chalutiers, bien serrés cote à cote comme s’ils se tenaient au chaud et plus loin les installations portuaires qui s’étendent à perte de vue. A droite, il y a tellement de maisons bleues accrochées à la colline que Maxime s’y perdrait.
Quant à nous, nous nous perdons dans les ruelles commerçantes du marché d’en face. Ici les poissons sont remplacés par… tout le reste, des légumes aux vêtements, de l’outillage aux confiseries... etc. Curieusement, les rares touristes occidentaux que nous croisons parlent tous le russe. Mais est-ce vraiment surprenant ? Vladivostok n’est qu’a une poignée de centaines de milles marins !
Il est temps d’aller voir de plus près ces fameuses maisons bleues qui nous intriguent depuis notre arrivée à Busan. Pour quelques Euros, un taxi nous emmène sur les hauteurs jusqu’à l’école primaire du village de Taegeukdo.
Plutôt que de descendre vers le village, nous préférons remonter la route qui va vers un parc boisé. Peut-être aurons-nous une meilleure vue de là-haut ? Pas vraiment car le chemin forestier tourne le dos au village mais au fur et à mesure que nous grimpons, nous découvrons toute une série de vues panoramiques brumeuses sur Busan, son port, ses différents quartiers, ses plages et les montagnes qui l’entourent. Dans les arbres, qui commencent à peine à bourgeonner, quelques écureuils jouent à cache-cache au-dessus de nos têtes. Impossible de connaitre toutes ces essences mais nous prenons bien soin d’emmagasiner les senteurs de cette forêt, elles sont si différentes de celles que l’on trouve dans les forêts d’eucalyptus australiennes.
Le chemin se termine dans un parc où sont regroupées des dizaines de sculptures d’artistes coréens. Culture et Nature. Nous rebroussons chemin plutôt que de nous aventurer sur les sentiers boueux et sombres à l’intérieur de la forêt.
De nouveau devant l’école primaire, cette fois nous traversons la rue qui domine le village accroché aux flancs abrupts des collines. Nous découvrons un panorama aussi surprenant qu’inattendu, une myriade de petits cubes colorés et d’étroits passages qui descendent jusqu’à la mer que l’on aperçoit tout en bas. Sur les hauteurs du village, quelques jardins potagers et arbres en fleurs forment une ceinture pas encore verte.
L’histoire de ce village, devenu maintenant une attraction touristique prisée, est récente puisqu’elle ne remonte qu’à la guerre civile (début des années 50) quand quelques 4000 adeptes du mouvement religieux Taegeukdo fuyant les régions détruites par la guerre, s’installèrent sur ces collines, à l’écart de Busan. Ils y construisirent 800 cabanes en bois et furent rapidement rejoints par d’autres adeptes ou habitants à la recherche de logements à petit loyer. Dans les années 80, la population atteint le nombre de 20000 puis commence à chuter dans les années 90, (les nouveaux appartements dans les tours d’habitation que l’on construit à tour de bras sont certainement plus confortables et spacieux). Aujourd’hui le village ne compterait ‘que’ 10000 habitants… et de nombreuses maisons vides !
Depuis 2010, afin de rompre le déclin de la communauté, la ville a pris toute une série de mesures pour promouvoir l’identité traditionnelle du village tout en le transformant en village d’art et de culture. Les maisons vides sont ainsi devenues des galeries d’art, des ateliers, des cafés, boutiques…etc. A voir le nombre de touristes, ce Dimanche, on peut croire que le succès est au déjà au rendez-vous… pour certains en tout cas !
A notre tour donc d’explorer ce labyrinthe de passages et de visiter les différentes ‘maisons d’art’ et installations dispersées partout dans le village. Si certaines sont plus intéressantes que d’autres, toutes conservent un coté amateur et local rafraichissant car sans prétention. Heureux d’avoir fait le détour jusqu’ici. Tous ces exercices physiques et culturels de la matinée nous ont ouvert l’appétit. Un taxi nous ramène au marché Jagalchi et notre mémoire nous ramène au même restaurant qu’hier soir !
Après avoir soigneusement choisi nos poissons à l’extérieur, nous nous installons à l’intérieur où nous sommes de suite reconnus par le personnel surpris de nous revoir. En quelques instants, notre statut passe de touristes anonymes à celui de Stars of the week… et de constater que plusieurs raviers supplémentaires contenant d’autres délicieux kimchis sont servis discrètement. Repus, nous saluons notre petit monde et partons prendre le métro en direction de Haeundae Beach qui se trouve à l’autre extrémité de la ville. Après près d’une heure de trajet, nous émergeons sur une avenue venteuse bordée d’immeubles luxueux, d’hôtels, de restaurants et clubs et ce jusqu’à la promenade qui longe la plage.
Froid, vent, nuages et légère pluie, pas vraiment le meilleur temps pour aller à la plage. D’ailleurs nous n’y trouvons pas grand-monde sinon que les conducteurs d’engins qui ratissent le sable. Sur la mer, plusieurs dragueurs (les bateaux, pas les mecs !) s’arrangent pour boucher la vue sur les reliefs de la cote et les trois ilots rocheux aux formes particulières. Quant au bord de mer, il a tout simplement été, comme partout ailleurs, le terrain de jeu des spéculateurs et des constructeurs qui se sont appliqués à le gâcher complètement en édifiant des milliers d’appartements sur des dizaines de niveaux. Bienvenue à la Costa del Sol ou la Gold Coast version coréenne.
Au bout de la plage, se trouve entre deux petites digues artificielles Mipo Harbour, un minuscule port où quelques petits bateaux de pêche ne cessent d’acquiescer de la proue devant quelques hangars et plusieurs restaurants. Au-delà, la cote devient inaccessible car trop rocheuse et trop raide.
Pour poursuivre la balade le long de la cote, il n’y a pas d’autre choix que de prendre Dalmaji Road qui à cette époque de l’année attire une foule incroyable de promeneurs et de voitures nous ne tardons pas à comprendre pourquoi…
En effet, tout le long de cette route du bord de mer, des milliers de cerisiers et pruniers en pleine floraison forment un fantastique dôme de pétales. C’est une vision tout à fait extraordinaire que partage allègrement toute la population de la ville. Ravis de participer à cette allégresse et de tomber sous le charme de Sakura.
Nous suivons les ondulations de la route, à gauche maisons et appartements de luxe, hôtels avec salle de réception de mariage (si l’on en juge le nombre de jeunes mariés !), à droite les versants boisés des collines qui se métamorphosent en falaises dès qu’elles touchent la mer, une mer grise très discrète que l’on aperçoit parfois au travers d’une trouée.
Plusieurs kilomètres plus loin, alors que nous venons de dépasser un petit port avec un phare rouge et un phare blanc, nous faisons demi-tour. La nuit commence à tomber et la démarche devient de plus en plus mécanique. D’ailleurs la foule a disparu, il ne reste que les purs et durs munis de leurs appareil-photos qui ressemblent à des télescopes.
A Mipo Harbour nous trouvons un restaurant sur la mer. Spécialités fruits de mer et poissons… crus de préférence. Quelques difficultés à comprendre le menu car personne ne parle une langue commune… Ah le pouvoir des photos, voilà le manager qui nous sort son portable et nous montre toute une série de photos de plats garnis. Même le chef, avec ses bottes blanches en caoutchouc, sort de sa cuisine pour nous montrer des fruits de mer inconnus. Abracadabra… nous commandons une photo deux et une photo cinq… plus quelques sushis… au cas où !
Quelques instants plus tard, le ballet des plats commencent. La promenade digestive sur la plage est obligatoire tant nous avons mangé. Ne sentant même plus le froid, nous faisons de grands dessins dans le sable sous la lumière des projecteurs. Sur la promenade, un joueur de flûte traditionnelle joue au vent, plus loin qu’un jeune rocker accorde sa guitare. Nous retrouvons l’avenue de la station de métro. Nous ne la reconnaissons à peine maintenant qu’elle a revêtu sa tenue de soirée. Mini Vegas.
Décidément c’est fou ce que l’on voyage à Busan !!!

Busan Lundi 6 Avril 2015
Les exercices pédestres d'hier nous aurons fait passer une bonne nuit et notre beau moral n'est même pas atteint en découvrant qu'il peut toujours, que le ciel est toujours aussi gris et le vent toujours aussi frais. Aujourd'hui, nous changeons d'air, Adios Busan, Hello Gyeongju ! Evidemment, nous réalisons bien que la météo 70 kilomètres plus au nord ne risque pas d'être très différente.
Nous en avons confirmation tout au long du trajet car derrière la buée et au travers les gouttelettes de pluie accrochées aux vitres, les paysages de collines qui aimeraient être montagnes, les champs qui attendent de redevenir rizières et les routes qui rêvent de devenir autoroutes, sont plutôt malmenés par des averses discrètes puis torrentielles.
Quand nous débarquons dans la petite gare des bus, près du fleuve, le Dieu de la Pluie fait une trêve remarquée et bienvenue. Petit tour au kiosque du Tourism Office (il y en a vraiment partout) pour récupérer plans, prospectus et surtout une adresse d'hôtel.
Là nous apprenons que cette ville n'est pas simple. La gare de bus où nous sommes est située à 2-3 kilomètres du centre-ville et les hôtels sont regroupés près du lac à 8 kilomètres du centre-ville. Dans cette partie de la ville, à part l'hôtel de luxe juste à côté, il n'y a que des motels (autre mot pour désigner les Love hotels) nous informe l'hôtesse d'un air mi-navré mi-horrifié.
Une petite marche en trainant la valise sur les trottoirs mouillés peut parfois être un remède contre l'indécision. En avant donc en direction du centre-ville. Nous passons devant plusieurs magasins proposant la spécialité du coin : le Barley Bread, dans des boites de toutes les tailles (nous le gouterons plus tard et constaterons qu'il s'agit en fait de petits pancakes).
Plus étonnant, après le premier gros carrefour, nous découvrons une première série de tumulus au milieu d'un parc. Les voilà donc ces fameuses tombes royales et princières. Nous aurons surement l'occasion de les voir de plus près, quand nous serons installés. Patience.
De méchants nuages noirs s'accumulent au-dessus de nos têtes alors que nous arrivons devant la station de trains cette fois. Nouvelle visite au Tourism Office, même son de cloche, les hôtels sont près du lac. Nous montons dans le premier taxi. Le chauffeur fonce sur la route bordée d'arbres en fleurs longeant le fleuve puis le lac. Arrivés à destination, nous constatons que les hôtels ne sont en fait que des resorts entourés de terrains de golf, loin de tout et sans intérêt pour nous !
Demi-tour direction l'hôtel près de la gare de bus. Nous venons de perdre une bonne heure et de dépenser une petite fortune en taxi pour revenir exactement là où nous sommes arrivés. Il y a des jours comme ça !!!
Au diable l'avarice, ce sera l'Hotel The DY. C'est vrai qu'il est confortable et puis la salle de bains sort tout droit d'un ouvrage de science-fiction. En fait après avoir été débité d'environ 150 000 Wons, nous finissons par lui trouver que des avantages… On se console comme l'on peut !
Après un sérieux épluchage des prospectus touristiques, il en ressort que la plupart des zones historiques sont assez éparpillées dans la ville mais surtout autour de la ville. Nous prendrons donc une excursion demain pour aller voir les monuments les plus éloignés et resterons en ville aujourd'hui.
Grâce à la culture florissante de la dynastie Silla (de 57 avant J.-C. à 935 après J.-C.), ce ne sont pas les vestiges qui manquent dans cette ancienne capitale et ses environs. Entre les temples, palais, forteresses, remparts, tombes, pagodes, bas-reliefs, sculptures et musées, il y a de quoi faire et nous avons assez perdu de temps… mais nous avons faim !
L’heure du lunch est passée mais nous trouvons facilement un petit restaurant dans les abords du quartier chaud. Nous sommes les uniques clients parmi les empilements de cartons. Comme à Busan, la charmante femme sort son portable pour nous montrer le menu. Quelques instants plus tard, une demi-douzaine de raviers remplis de kimchis sont servis en attendant l’arrivée d’une délicieuse soupe toute fumante.
La température extérieure ne passe pas au-dessus de 9° mais il ne pleut pas. Nous partons inspecter ces curieux dômes en terre couverts de pelouse fraichement coupée (comment font les jardiniers ?!).
Passé le portail en bois, nous découvrons un parc pour le moins particulier. Quelques étangs pour le bonheur des canards puis une c’est une succession de grosses bosses de terre arrondies et régulières, certaines plus imposantes que d'autres elles diffusent une atmosphère paisible et à la fois étrange aux lieux. L'une des tombes, (Cheonmachong - datant du V ou VIème siècle), est ouverte au public. Elle a été aménagée de façon à comprendre leur secret de fabrication (rondins et pierres, le tout couvert de terre) et d'apprécier ce qu'elles contiennent grâce à la série de vitrines où sont exposés de nombreux objets funéraires retrouvés lors de l'excavation dans les années soixante-dix. Les dimensions de cette tombe, même si elle est loin d'être la plus grande, restent imposantes : 47 m de diamètre presque 13 m de hauteur.
La balade est bien agréable d'autant plus que les arbres en fleurs sont nombreux et de toute beauté. En tout cas ils nous font oublier le froid et l'humidité. Au-dessus des gros murs formant l'enceinte du parc, l'on aperçoit les toits compliqués d'un temple et ceux des maisons traditionnelles rescapées. C'est par là que nous nous dirigeons.
A l'entrée du temple Sunghyejeon, un petit pavillon contient trois anciennes plaques commémorant trois anciens rois Silla. Plus loin plusieurs petits bâtiments de couleurs différentes sont fermés. Dans l'un d'eux, un groupe d'hommes est rassemblé devant une table basse tout en longueur. Pas moyen de savoir s'ils se sont réunis pour prier ou pour tenir un meeting bien arrosé.
Quelques nouvelles constructions, futurs restaurants faussement traditionnels séparent le petit temple de la vaste pelouse bordée de rangées d'arbres en fleurs qui entoure l'Observatoire Cheomseongdae. Ce dernier, construit dans la première partie du VIIème siècle sous le règne de la reine Seondeok, servait à l'observation des étoiles et à faire des prévisions météorologiques. En forme de cylindre il est composé de 362 pierres (correspondant au nombre de jours dans une année lunaire), repose sur une pierre de base de plus de 5 m de côté et il s'élève à une hauteur de 9 m. Il est donc relativement petit, surtout au milieu de cet espace vide, mais le fait qu'il soit encore debout est un miracle.
Plus loin, les champs jaunes de colza sont pris d'assaut par des touristes qui se photographient les uns les autres. Ça change des cerisiers ! Au fond les jardins et rizières n'attendent que le soleil pour commencer la nouvelle saison. Bientôt ils seront la vedette du show.
Nous continuons d'explorer le site du palais en ruines de Wolseong, la forêt de Gyerim et apercevons le bassin d'Anapji, sur le site du palais en ruines d'Imhaejeon. Dans une petite salle de projection surchauffée, nous assistons à la diffusion d'un petit film d'animation retraçant l'histoire des Silla et illustrant en 3D la disposition des lieux et la grandeur de leurs palais et pagodes maintenant en ruines ou ayant complètement disparus. Non seulement nous nous sommes réchauffés mais en prime nous avons une meilleure appréciation de l'importance et l'éclat qu'a apporté la dynastie Silla à cette région.
Un signe indique un autre temple (Bunhwangsa) à moins d'un kilomètre et demi. Nous suivons donc la longue route bordée d'arbres en fleurs et recouverte de pétales blancs. C'est magique on dirait de la neige… d'ailleurs le ciel est si gris et bas que l'on a l'impression qu'il va neiger d'un instant à l'autre.
Toujours pas de temple, à la place nous errons au milieu des rues en terre d'une zone semi-industrielle déprimante et d'une banlieue oubliée. Nous rebroussons chemin et revenons du côté de l'Observatoire. Nous poussons la porte d'un petit café sympa. Le jeune couple derrière le comptoir nous propose de gouter à leur assortiment coloré de gâteaux de riz faits maison. Evidemment que je craque !
Le jour commence à disparaitre et il est temps de regagner notre chambre.
Une paire d'heures plus tard, nous trouvons l'énergie pour affronter le vent glacé qui souffle. Nous allons voir les lampions qui éclairent l'autre rive. En fait nous ne sommes pas déçus, car en plus des illuminations multicolores des cerisiers, des tentes sont installées le long du fleuve. Nous sommes en pleine mini fête foraine avec des spectacles traditionnels et karaoké, des stands à bouffe et de jeux d'adresse. Excellente occasion pour se fondre au milieu d'une atmosphère locale, sympathique et joyeuse et de gouter à quelques délicieuses recettes locales bien épicées qui nous font vite oublier le froid ambiant.
Gyeongju Mardi 7 Avril 2015
Petit dej. dans la chambre. De la fenêtre, je constate que le ciel est toujours aussi bas et gris qu'hier.
A 10h. nous attendons le bus dans les bureaux de l'agence en compagnie d'une trentaine de retraités coréens et d'un couple de Français ! Nous le savions, la visite guidée ne se fait qu'en Coréen. A écouter le flot rapide de la voix de la guide et à regarder l'air concentré des passagers, je crois que nous passons à côté d’un récit passionnant.
Et c'est parti. Le bus reprend en partie la route parcourue hier en taxi avant de rejoindre les premières collines et la voie rapide qui mène à la gare « TGV » où nous récupérons d'autres passagers venus de Busan.
La vraie visite peut commencer. Direction les faubourgs au sud et un parc (Taejong Muyeol) adossé à une colline boisée. Là se trouve, comme l’indique la stèle gravée, la tombe du roi Myeol (654-661), le 29éme de la lignée des Silla et qui, avec l’aide de son copain l’Empereur de Chine, unifiât la péninsule coréenne. Impression de déjà-vu car rien ne ressemble plus à un cumulus qu'un autre cumulus, certes ces trois ci sont regroupés de manière particulièrement symétriques.
Nous profitons d'une petite porte ouverte pour nous diriger vers un sous-bois un peu à l'écart et découvrir une tombe semi-sphérique bien plus discrète mais bien plus originale et jolie que les autres. Celle-ci est encerclée de pierres et ornée de statues et de stèles en pierre. Un panneau nous apprend qu'il s'agit de la tombe du Roi Heonan (857-861) le 47ème de la lignée des Silla.
Contents de retrouver la chaleur du bus et nos petits retraités coréens sympathiques, nous retournons en ville pour visiter d’autres cumulus (on n’en sort plus !), ceux justement que nous avions découverts hier en arpentant le parc Cheonmachong ! La balade est aussi agréable qu’hier et nous en profitons pour marcher vers les allées sur le côté du parc, là où sont rassemblées des centaines de pierres gravées provenant des différentes tombes. Très joli puzzle géant apparemment insoluble.
Troisième arrêt, dans un autre parc à proximité du musée. Nous sommes sur le site de l’ancienne forteresse Banwolseong érigée au premier siècle par le roi Pasa (cinquième des Silla) mais dont il ne reste ici que quelques douves.
De l’autre côté de la route, les ruines du palais du Prince Héritier: Donggung qui comprenait de nombreux bâtiments dont le célèbre Imhaejeon Hall où étaient reçus les dignitaires les plus importants et où se tenaient les fêtes les plus prestigieuses.
Nous avons trois quarts d’heure pour admirer les trois ravissants pavillons (reconstruits) en bois peints en rouge et finement décorés et faire le tour du très romantique bassin d’Anapji. C’est exactement le temps qu’il faut pour examiner au plus près les plus beaux objets (tuiles, bijoux, statuettes, poteries…) repêchés dans ce bassin et aujourd’hui les témoins de la grandeur de la dynastie Silla et de la splendeur de l’art à cette époque, et pour se promener autour du bassin en s’émerveillant devant la beauté des arbres en fleurs et la vivacité de cet écureuil curieux.
La culture, ça creuse ! Arrêt pour le déjeuner, près de l’observatoire. Nous suivons nos petits retraités dans une salle de restaurant déjà prête. La guide nous propose de nous asseoir avec eux et de profiter du super menu à 10,000 Wons (8 Euros).
Bien nous en a pris car une fois de plus nous gouttons à une variété de plats les plus exquis les uns que les autres. Nous repérons également la manière de manger certains d’entre eux, comme par exemple ces feuilles que l’on enduit allègrement de sauce épicée puis que l’on enroule autour d’une boulette de riz ou encore la séquence à suivre pour le parfait Hot Pot.
Un thé brulant pour faciliter la digestion et nous empêcher de piquer du nez. C’est qu’il en reste des choses à voir !
Et ça repart, cette fois en direction du sud-est vers le Mont Toham. Il ne faut pas longtemps pour observer et s’amuser du mouvement parfaitement synchronisé que font les têtes des passagers à chaque virage… et il y en a pour arriver jusqu’au parking de la grotte de Seokguram ! Sur les hauteurs, au milieu d’une forêt humide et brumeuse, le thermomètre plonge. Pour se réchauffer, c’est au pas de course que nous parcourons le chemin forestier qui mène à la grotte.
Cette grotte artificielle, aménagée au VIIIème siècle, contient une superbe statue de Bouddha entourée d’une dizaine d’autres délicatement sculptées dans du granite blanc représentant Bodhisattvas et disciples. En partie effondrée à cause d’infiltrations, la coupole fut entièrement reconstruite et consolidée entre 1913 et 1915. On n’y voit que du feu car tous les regards se dirigent instinctivement vers le sourire apaisant du Bouddha. Ne pouvant pas rester planter devant la vitre protectrice, nous faisons plusieurs fois le tour de la grotte.
Les petits temples, situés en contrebas sont soit en pleine rénovation soit en pleine décoration. L’anniversaire de Bouddha approchant, des centaines de lanternes de couleurs différentes sont soigneusement accrochées un peu partout et donne à la forêt un peu air de fête. Sur le chemin du retour qui monte, nous nous arrêtons fréquemment pour photographier de jolies fleurs sauvages… signe que le Printemps n’est plus très loin.
Il ne nous reste qu’un arrêt et c’est sans conteste le clou de l’excursion : le temple de Bulguksa. Construit entre 751 et 774, ce temple était l’épicentre du bouddhisme durant la dynastie des Silla, on y venait prier pour la protection du royaume face à une invasion extérieure. Les prières ne devaient pas être très efficaces car (comme pour la majorité des temples en Corée d’ailleurs) Bulguksa fut détruit lors de l’invasion japonaise en 1593. La plupart des principaux bâtiments furent rapidement reconstruits mais il est intéressant d’apprendre que la restauration complète ne date que de 1973. Ce laborieux travail fut récompensé en 1995 quand ce complexe religieux fut inscrit sur les listes du Patrimoine Mondial.
Nous franchissons un premier porche en bois abritant quatre féroces statues en bois et poursuivons jusqu’au pied des escaliers ou ponts Yeonhwagyo et Chilbogyo qui conduisent à l’entrée principale du Geungnakjeon. Les élégantes terrasses en pierre surélevées supportent un ensemble de bâtiments en bois plus beaux et plus délicatement décorés les uns que les autres. Deux yeux ne suffisent pas pour apprécier toute la finesse des décorations et des sculptures ni l’harmonie des couleurs ou encore les détails des panneaux en bois aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. C’est tout simplement époustouflant.
Nous visitons lentement chacune des parties censées représenter le pays de Bouddha. D’abord ici, le Geungnakjeon Hall (Salle de la Béatitude Suprême), là le Birojeon et son Vairocana Hall et plus loin le Daeungjeon Hall (Salle de la Grande Illumination), sans oublier les deux pagodes (Seolgatap et Dabotap). Nous venons de visiter certainement l’un des plus beaux temples de Corée.
En attendant que tout le groupe regagne le bus, nous regardons les groupes de jeunes qui, après une donation, s’efforcent à pousser, le plus fort possible, le vieux balancier en bois sur la grosse cloche de manière à la faire résonner le plus longtemps possible.
Après avoir déposé une famille à la gare, nous faisons la tournée des hôtels près du lac pour y déposer différents groupes de retraités. Ce petit détour nous permet de passer devant le temple et la pagode de Bunhwangsa, que nous n’avions pas trouvés hier…
Retour à l’hôtel et appréciation de son confort…
Encore une fois la nuit est tombée d’un coup. Nous tentons de trouver un petit resto dans les rues derrière l’hôtel. Celui que nous trouvons est parfait, rendez-vous populaire dont la spécialité de la cheffe est le Hot Pot… Exactement ce qu’il fallait pour conclure cette froide mais superbe journée.
Gyeongju Mercredi 8 Avril 2015
8h.30 J’ouvre les rideaux pour découvrir un ciel plombé qui recouvre les montagnes à l’horizon. Les passants que j’aperçois sont emmitouflés et la chaussée mouillée. Mais en cherchant bien, on arrive à distinguer quelques trouées lumineuses qui approchent.
Le café et le croissant avalés, je sors en direction de la forteresse censée se trouver dans les environs proches. Je parcours ce boulevard qui se réveille doucement et sent si bon la province avec son animation tranquille. Les devantures des commerces s’ouvrent les unes après les autres, les petits vieux se saluent et les ménagères sont déjà à l’affut des bonnes affaires.
Mais toujours pas de forteresse ?! Peut-être est-elle comme celle d’hier, juste un emplacement vide et non pas des ruines comme je l’espérais.
Dépité, je fais demi-tour en passant par une petite rue piétonne balisée de panneaux relatant des anecdotes historiques sur la ville et ses habitants et illustrées de photos anciennes. Voyage dans une autre époque ou plutôt sur autre planète tant tout est devenu méconnaissable… sauf ces étonnantes mottes de terre (collines plutôt) rondes, abritant des tombes royales…
Elles sont vraiment partout dans la ville ! Celles-ci ne semblent pas être particulièrement protégées et l’endroit ressemble davantage à un parc de jeu pour gamins intrépides d’autant plus que de grands arbres ont fini par pousser sur les pentes. L’une de ces mini collines est toutefois entourée de barrières et en partie recouverte par des bâches bleues. Un panneau indique que des recherches archéologiques sont en cours. Plus loin une stèle m’apprend que le roi Gustaf VI Adolph de Suède est venu ici au début du siècle dernier pour participer aux travaux d’excavations d’une autre tombe. Peut-être fallait-il un Royal pour déterrer un Royal !?
Parmi l’ensemble des tumulus en voilà un tronqué, trépané, la belle harmonie des courbes est soudainement rompue peut-être à cause d’un prince fauché ou mal aimé !
Dans un coin du parc des groupes de retraités se forment en fonction de la couleur de la veste qu’ils portent. Le groupe rouge à droite, le jaune au centre et le bleu à gauche, il semblerait que les équipes s’apprêtent à participer aux de travaux communautaires prévus pour ce matin.
Je reprends la direction de l’hôtel en passant par les petites rues du quartier qui se la jouait à la Las Vegas hier soir avec ses cascades de néons. Atmosphère de gueule de bois ce matin, les bars et love hotels se refont une beauté ou plus simplement la grâce matinée.
Comme l’indique le panneau électronique à côté du conducteur, nous ne sommes que sept passagers dans ce bus qui relie Gyeongju à Seoul. Les gros fauteuils rouges sont spacieux et se transforment en lits confortables.
Midi. On démarre et le temps de rejoindre l’autoroute sur les hauteurs et lire trois pages de mon thriller et je m’endors. A intervalles réguliers, j’ouvre un œil pour m’assurer que je ne loupe rien point de vue paysage et le referme illico rassuré. Collines couvertes d’arbres déplumés, vallées couvertes de serres et zones urbaines couvertes de tours d’habitations le tout parcouru de quelques rivières qui deviennent parfois fleuves avant de disparaitre derrière une nouvelle série de petites montagnes.
Arrêt à mi-chemin dans un restoroute géant où j’arpente un rayon de boites et de bouteilles chaudes de café/moka/chocolat et trouve même un paquet de Digestive.
Trois nouvelles pages de mon thriller qui ne me thrille pas trop et nous voilà bientôt dans les banlieues interminables de la capitale et un peu plus tard dans l’immense gare de bus aperçue quelques jours plus tôt alors que nous cherchions notre bouteille de Champagne. Le soleil fait des clins d’œil et ils sont les bienvenus.
Ligne de métro directe mais wagons pleins. Pas drôle de voyager à l’heure de pointe. Enfin nous retrouvons notre petit quartier et nos points de repère. C’est carrément un retour à la maison puisque nous retrouvons le même hôtel, la même chambre (mais pas au même étage !).
Nous profitons de cette fin d’après-midi ensoleillée pour aller nous promener dans le quartier de Bukchon, réputé pour ses rues pittoresques et l’architecture des maisons traditionnelles aperçues le premier jour.
La réputation n’est pas surfaite car à mesure que nous grimpons sur la colline nous nous ‘perdons’ un labyrinthe de petites rues tranquilles, certaines bordées d’adorables maisons en bois, et de superbes vues panoramiques sur la ville moderne. Etonnants contrastes : paisible, frénétique, tradition, modernité.
Le soleil disparait et la température descend dramatiquement. Nous nous retrouvons dans la rue piétonne d’Insadong à faire du lèche-vitrine devant les magasins de souvenirs avant de nous attabler vite fait à l’intérieur d’un restaurant traditionnel au décor très agréable et surtout… bien chauffé !

Séoul Jeudi 9 Avril 2015
En ouvrant la fenêtre au verre teinté, je découvre que le ciel que je croyais gris-marron est en fait bleu et que le soleil brille. Bras-le-bas le combat. Je descends vite acheter des croissants et pains au chocolat au Paris Croissant du coin, rien que pour le plaisir de pouvoir les tremper dans ma tasse de café.
Quelques ‘instants’ plus tard, nous allons profiter de cette magnifique journée de Printemps en prenant… le métro ! Direction l’Assemblée Nationale située sur la rive sud du fleuve, là où se trouvent non seulement le Parlement mais également un parc et une longue avenue bordée d’arbres en fleurs.
Nous ne sommes pas les seuls à descendre à cette station d’ordinaire… ordinaire. Il suffit de suivre la foule dans les couloirs puis sur les escaliers roulants. Dehors un ciel légèrement voilé nous accueille. Tous ensemble et presque au pas, nous traversons une large avenue puis passons les grilles gardées par un cordon de jeunes policiers. En haut de la pelouse, en partie occupée par des groupes de pique-niqueurs, se trouve un immense parallélépipède gris soutenu par des colonnes carrées et surmonté d'un dôme vert. Plutôt moche ce truc, en fait on pourrait se croire de l’autre côté de la ligne de démarcation !!!
Heureusement le parc est agréable et, à voir la foule, très populaire. De nombreux groupes d’amis, de collègues ou des familles se sont déjà installés pour un déjeuner sur l’herbe, certains très élaborés et incluant barbecues portables.
Nous poursuivons vers les berges et prenons la route en contrebas, fermée à la circulation mais envahie par les badauds venus admirer les splendeurs du Printemps enfin de retour. Les hivers pouvant être longs et rigoureux en Corée, ce spectacle extraordinaire, qui se renouvelle chaque année, est toujours attendu avec impatience et occasionne une certaine ferveur difficilement compréhensible pour ceux, qui comme nous, habitent un endroit où les températures ne descendent pas en-dessous de zéro et où les saisons ne sont pas vraiment marquées.
Comme à Busan, nous tombons sous le charme de Sakura, en plus sous le soleil et au milieu d’une foule souriante et de bonne humeur. Au bout de l’avenue fleurie, des arrangements floraux multicolores volent la vedette aux cerisiers et pruniers. Comme les autres, nous faisons demi-tour pour profiter de la féerie encore plus longtemps.
Nouveau petit tour en métro pour revenir dans le centre-ville, plus exactement au marché Namdaemun, en face de la station Hoehyeon. A croire que la population de Séoul qui n’était pas dans les jardins de l’Assemblée Nationale doit se trouver ici ! Toutes les rues de ce quartier commerçant, grouillent de monde.
En fait, en plus d’être un lieu historique ce marché est une véritable institution. Depuis le XVème siècle, ces souks version coréenne, proposent de tout, absolument tout. Bien vite nous nous retrouvons au milieu de ce qui partait être un croisement entre le marché d’Aligre et un super Monoprix sur plusieurs niveaux.
Successions d’étalages où s’empilent des vêtements, des cosmétiques, des ustensiles de cuisine, de la vaisselle, de l’outillage, des appareils électroménagers, des produits agricoles et de la mer (vivants, séchés, frais, décomposés…), de fruits secs, de graines sans oublier les bouisbouis et les mini-restaurants.
Bref, le genre d’endroit où les yeux, les narines et dans une moindre mesure les oreilles sont sollicités en permanence. Nous y goutons l’une des soupes les plus fades de notre séjour mais aussi les gaufres locales les plus délicieuses préparées par deux grand-mères pleines d’énergie.
Au bout d’une allée, nous apercevons le double toit de la Porte Sungnyemun. Nous allons donc la voir de plus prés. La célèbre porte se trouve à l’intersection d’avenues importantes, au pied d’un assortiment de buildings récents assez moches ou en construction. Le contraste entre deux architectures, l’ancienne et la moderne, ne peut difficilement être aussi flagrant.
Sungnyemun est la porte sud de Séoul et la plus grande structure en pierres avec une entrée en forme d’arche. Elle est surmontée d’un magnifique bâtiment en bois de deux étages finement décoré. La porte fut érigée en 1398 sous le règne du roi Taejo, le fondateur de la dynastie Joeson. Elle perdit une partie de ses murs lors de l’occupation japonaise en 1907 puis fut sérieusement endommagée durant la guerre de Corée (1950-53). Entre 1960 et 1962, elle fut entièrement démontée, restaurée puis remontée. Ce long travail de restauration fut réduit à néant en février 2008 par un déséquilibré qui y mit le feu. Après cinq nouvelles années de restauration, le trésor national No1 fut ouvert au public en mai 2013. Les apparences sont donc parfois trompeuses… car ce magnifique bâtiment que l’on croyait plusieurs fois centenaire est en fait plus récent que la Bank of Korea qui lui fait face !
Du carrefour, nous reconnaissons d’un côté l’Hôtel de Ville, de l’autre la gare. Le plan semble indiquer que la station de la gare sera la plus directe pour revenir vers Insandong. D’après la brochure du Tourist Office, il resterait encore un temple et une pagode dans les parages qui auraient échappés à mon radar.
Quelques demandes de renseignement plus tard, nous voilà devant le portique du temple Jogyesa protégé par de féroces silhouettes guerrières et décoré de centaines de rangées de lanternes de couleurs qui ondulent doucement à la légère brise.
Comme pour la Porte Sungnyemun, le mélange ancien et moderne est saisissant et encore plus brutal ici car il n’existe même pas un petit espace vert pour servir de transition.
Un portique imposant, deux superbes pavillons en bois mais où est donc la pagode !? Elle est bien là, toute minuscule dans un coin, vraiment rien de spectaculaire… contrairement aux admirables panneaux en bois décorant les deux pavillons. Derrière les baies vitrées du Dewungjeon (temple principal) on aperçoit trois bouddhas dorés et vénérés par une vingtaine de croyants. L’un des avantages des temples en bois est qu’ils peuvent être démontés et reconstruits ailleurs. C’est le cas du Dewungjeon originaire de la province de Jeolla dans le sud mais réassemblé ici en 1938.
Perchés sur une nacelle, deux jeunes ajoutent des guirlandes aux branches d’un grand pin et alignent toujours plus de rangées de lanternes en préparation de l’anniversaire de Bouddha : un évènement important pour l’Ordre du bouddhisme coréen de Jogye dont Jogyesa est le temple principal. Les rayons du soleil couchant illuminent une dernière fois les dorures des toits et des peintures. Il est temps de regagner l’hôtel et de souffler un peu.
Impossible de quitter ce pays sans gouter aux grillades coréennes. La mission de cette dernière soirée à Séoul est donc d’arpenter les rues du quartier et de trouver un restaurant spécialisé dans les grillades. Mission accomplie moins de vingt minutes plus tard. Nous n’avons qu’un regret, celui de ne pas l’avoir fait plus tôt !!!
Sur le chemin du retour, nous faisons un premier arrêt devant la charrette du marchand de marrons chauds puis un second à la pâtisserie traditionnelle du coin dont la devanture est remplie d’une incroyable sélection de gâteaux de riz. Ils remplaceront, demain matin, les croissants et pains au chocolat du petit déjeuner !
Séoul Vendredi 10 Avril 2015
Réveil tardif pour ce dernier jour des vacances… déjà ! Dehors, beau soleil, une magnifique journée printanière qui s’annonce mais nous n’aurons pas la chance d’en profiter. Je me console en dégustant des gâteaux de riz et en regardant un documentaire québécois sur TV5. Ici nous avons même le choix : TV5 Asie ou TV5 Pacifique. Entre les deux mes yeux zappent.
11h. Il est temps de trainer nos petites valises sur les trottoirs de ce petit quartier que nous commençons à bien connaitre. Pincement au cœur car nous n’avons pas vraiment envie de partir. Notre désir de revenir s’accroit à mesure que nous approchons de l’arrêt de bus… situé à proximité de l’Amandier, le point de départ de nos ‘aventures’ sud-coréennes. Nous en profitons pour y aller acheter notre lunch.
Malgré la circulation le 6011 arrive à l’heure indiquée. Comme à l’aller, les rares passagers ne tardent pas à piquer un somme. C’est vrai que le paysage, même ensoleillé, n’est pas folichon : successions de banlieues avec des tours numérotées, de zones industrielles et de zones en travaux entrecoupées de canaux et de rizières et d’espaces verts qui ne le sont pas encore.
Une fois passée la douane, il nous reste une paire d’heures pour découvrir cet aéroport (classé, depuis plusieurs années, premier au monde ?!) avant de nous envoler direction plein sud.
Du hublot et au travers des nuages, je suis des yeux la côte déchirée de l’ouest de la péninsule qui peu à peu finit par se perdre dans une brume puis se confondre avec l’océan.
A quand la prochaine fois ?
Quant à la comparaison entre le Nord et le Sud de la péninsule ? Il n’y a bien sûr pas photo et le Chti que je suis doit admettre que pour une fois le Sud est bien mieux que le Nord !
J’ai également appris que les Coréens du Sud aiment manger épicé… (très épicé !) mais qu’ils partagent avec moi une sacrée « sweet tooth » (chose plutôt rare en Asie). C’est aussi ici que j’ai trouvé les meilleurs croissants au monde… (OK après la France !) et qu’heureusement ils ne se sont pas toujours à l’ail !!!
La Corée du Sud est un joli pays avec une longue histoire, Seoul et Busan sont deux villes excitantes, et les Coréens sont des gens charmants et serviables. Ces quelques jours passés chez eux nous ont tellement enchantés que nous avons hâte d’y retourner.
Pour les photos, c’est ici et là.
Quelques petits tuyaux au sujet de New York English translation pending
bonjour
voici quelques tous petits tuyaux pour les prochains visiteurs de New York, en solo ou en famille. Oh, bien sur, vous trouverez ces renseignements en fouillant un peu de partout dans les discussions, mais ceux ci ont le mérite d'être tout frais !! Pour info , nous sommes partis en voyage à 4 (couple + 2 garçons de 11 ans), organisé individuellement.
par rubrique !
les sousous : j' ai commandé les dollars sur internet 72h à l'avance de façon à pouvoir les avoir immédiatement juste avant mon départ à Roissy. Il suffit d'imprimer le bon de commande à présenter au guichet du bureau de change Travellex avec un passeport. Le taux est avantageux. Je n'ai pas eu recours aux ATM (distributeurs)
Les papiers : passeport conservé sous mes vêtements dans un holster, avec la carte bleue. faites un scan de vos papiers + reçu ESTA à envoyer sur votre messagerie.
carte bleue visa : alors là attention. Une signature sur un reçu suffit pour un achat, et en 9 jours aucun commerçant ne m'a réclamé de pièce d'identité. Pas de code à faire et utilisation très facile. Donc faites hypergaffe à votre carte bleue. Gardez séparément le N° au recto de votre carte et le n° de votre compte bancaire ainsi que le n° de tel pour faire opposition , on ne sait jamais.
sécurité : Je me suis sentie en sécurité à New York. Sans tomber dans les vieux clichés, nous avons loué un petit appart à harlem pour 9 jours, ça m'a paru sur. Quartier de Bushwick (dans Brooklyn) et Jackson heights (Queens) idem, comme dans tout Manhattan.
Nourriture : on en trouve de partout, pour tous les goûts, à toute heure, y compris dans la rue. J'ai trouvé que la nourriture de rue était correcte et pas cher. Ah, les falafels des camions, mmmm !! Tiens ce serait bien pratique d'avoir le même système en France, dommage....
Les wawas : autrement dit, les toilettes . Il suffit de rentrer dans un café ou un bar, et de demander poliment à y aller. On vous dit oui, sans consommer, et en plus avec le sourire. En général, l'état des toilettes c'est plutôt une bonne surprise.
Faire ses courses : à Harlem en tout cas, pas mal de supermarchés bien situés et ouverts tard, y compris le wkd.
Prise de courant : aïe, là oui, il faut un adaptateur spécial Amérique du Nord. Compter un peu plus longtemps pour recharger, c'est de 110v. Le séchoir à cheveux n'avait pas la rage !!!
fringues : petite valise, et prévoir un Kway, débardeur-short, une paire de chaussures de marche, crème solaire, lunettes de soleil, Tshirt à manches longues et écharpe. Sans compter les orages, NY est équipé de clime en général mise à fond, dans les restos, centres commerciaux, musées, les rames de métro, ce qui donne d'assez furieux contrastes à cette saison avec la température de l'extérieur !!
Delta airlines : là aussi la clime est à donfe pour un vol de 8 heures, prévoyez la combi de ski (non je déconne, mais prévoyez de quoi vous couvrir).
Formalités d'immigration : c'est au petit bonheur la chance. Selon l'affluence, on peut attendre 1h ou plus. Si c'est la première fois aux us, photo et prise d'empreintes digitales à prévoir. Une fois qu'on est devant l'employé d'immigration, c'est rapide. Douane idem, prévoyez de compléter votre petit formulaire dans l'avion. Du temps de gagné !
Pour rejoindre JFK au moment du retour vers la France (ou ailleurs !) : prenez la ligne A, jusqu'au Air train, c'est l'équivalent du Orlyval. Prévoir depuis Manhattan 1h30 de trajet, même si c'est un express train. Trajet un peu barbant mais pas cher du tout.
Métro : dire subway. Le métro n'est pas simple effectivement, même s'il ne faut pas être bac+3 pour comprendre, il faut un temps d'adaptation.... le point commun avec le métro parisien, c'est que ça fonctionne par direction. Les hics : les rames qui se succèdent sur un même quai peuvent avoir des directions différentes. De plus il y a les omnibus (tous les arrêts) ou les express ( certains arrêts seulement).... donc il fait bien écouter ce que dit le chauffeur au micro (bon courage) pour avoir le temps de réagir et de descendre, si la station qu'on avait prévu est zappée !!! Autre chose : si on s'est planté de quai et qu'on ne trouve pas le bon numéro de ligne sur le quai ou on se trouve, il ne suffit pas d'aller sur le quai d'en face comme a Paris !! Eh non. Ce serait trop simple !! Le quai d'en face dessert souvent d'autres lignes.... parfois, pour aller dans l'autre sens, il ne faut pas changer de quai, il faut ressortir dans la rue et rechercher une autre station ! Je trouve que pour une fois les français ont été plus pragmatiques. Et ça , c'est sans compter certaines lignes qui ne fonctionnent que les Weekdays (autrement dit seulement en semaine). Prenez sans hésiter une METROCARD valable 7 jours , trajets illimités pour 30 dollars.
Pourboire : il faut prévoir d'en laisser partout, c'est apprécié et surtout, c'est le gagne-pain de pas mal d'employés.
coup de main des locaux : les new-yorkais vous proposent assez rapidement leur aide. Par contre armez vous de patience pour la compréhension mutuelle, votre anglais leur est accessible, le leur ne l'est pas forcément pour nous ....
File d'attente : il faut la jouer anglo-saxonne. Pas question de griller quelqu'un. respectez la file !
Messe gospel : Si vous allez à Abyssinian, dans Harlem Nord, prévoyez zéro sac à dos, zéro photo, jambes et épaules couvertes. Un mec baraqué et psycho-rigide vous le fera clairement comprendre avant d'entrer. Un fois rentré, c'est que du bonheur.
musées : je vous conseille le citypass pour le premier voyage, le carnet à souche est pratique et coupe-file. Certains musées refusent la prise de photo. Respectez svp, les vigiles surveillent et n'hésitent pas à vous rapeller à l'ordre. Le Musée Guggenheim est aux 2/3 en cours de rénovation. Il me semble que ticket d'entrée n'est pas donné, alors profitez du "pay as you wish" (donation à hauteur de ce que l'on souhaite) qui fonctionne le samedi soir de 17h45 à 19h45. File d'attente à prévoir. Si vous visitez le MET en une demi-journée, vous risquez la frustration, c'est comme au Louvre, on en veut toujours plus; il faut plus d'une journée pour profiter d'une visite correcte au MET.
central park en vélo : pour ne pas le parcourir en mode "tour de France" à toute vitesse sans rien voir, prévoyez 3 heures et des pauses, surtout avec des enfants. Attention ça grimpe bien par endroits, et on ne peut utiliser que les pistes cyclables dans un seul sens !
central park à pied : on peut aller partout (sauf sur les pistes cyclables), mais prévoir 3 à 4 h de marche pour visiter un bon morceau. La partie nord (sous Harlem) est la plus boisée et la plus sauvage.
Coups de coeur en vrac : les petits écureuils pas farouches, il y en a presque partout, ils adorent les cacahuètes grillées et les noix de cajou. Le pont de Brooklyn. Les fresques murales du quartier de Bushwick. La cuisine du Sud des US chez Amy Ruth's dans Harlem sud (116e rue). L'aile "Art moderne" et l'aile "américaine" du MET, et sa terrasse au dernier étage. La "chinatown ice cream factory" et sa glace au thé vert, pas donné mais si bon !! Le Dining concourse si vous êtes sur le coup de midi dans le sous sol de Grand central terminal. La vue du sommet de l'Empire state, en fin d'après midi.
bon voyage !
voici quelques tous petits tuyaux pour les prochains visiteurs de New York, en solo ou en famille. Oh, bien sur, vous trouverez ces renseignements en fouillant un peu de partout dans les discussions, mais ceux ci ont le mérite d'être tout frais !! Pour info , nous sommes partis en voyage à 4 (couple + 2 garçons de 11 ans), organisé individuellement.
par rubrique !
les sousous : j' ai commandé les dollars sur internet 72h à l'avance de façon à pouvoir les avoir immédiatement juste avant mon départ à Roissy. Il suffit d'imprimer le bon de commande à présenter au guichet du bureau de change Travellex avec un passeport. Le taux est avantageux. Je n'ai pas eu recours aux ATM (distributeurs)
Les papiers : passeport conservé sous mes vêtements dans un holster, avec la carte bleue. faites un scan de vos papiers + reçu ESTA à envoyer sur votre messagerie.
carte bleue visa : alors là attention. Une signature sur un reçu suffit pour un achat, et en 9 jours aucun commerçant ne m'a réclamé de pièce d'identité. Pas de code à faire et utilisation très facile. Donc faites hypergaffe à votre carte bleue. Gardez séparément le N° au recto de votre carte et le n° de votre compte bancaire ainsi que le n° de tel pour faire opposition , on ne sait jamais.
sécurité : Je me suis sentie en sécurité à New York. Sans tomber dans les vieux clichés, nous avons loué un petit appart à harlem pour 9 jours, ça m'a paru sur. Quartier de Bushwick (dans Brooklyn) et Jackson heights (Queens) idem, comme dans tout Manhattan.
Nourriture : on en trouve de partout, pour tous les goûts, à toute heure, y compris dans la rue. J'ai trouvé que la nourriture de rue était correcte et pas cher. Ah, les falafels des camions, mmmm !! Tiens ce serait bien pratique d'avoir le même système en France, dommage....
Les wawas : autrement dit, les toilettes . Il suffit de rentrer dans un café ou un bar, et de demander poliment à y aller. On vous dit oui, sans consommer, et en plus avec le sourire. En général, l'état des toilettes c'est plutôt une bonne surprise.
Faire ses courses : à Harlem en tout cas, pas mal de supermarchés bien situés et ouverts tard, y compris le wkd.
Prise de courant : aïe, là oui, il faut un adaptateur spécial Amérique du Nord. Compter un peu plus longtemps pour recharger, c'est de 110v. Le séchoir à cheveux n'avait pas la rage !!!
fringues : petite valise, et prévoir un Kway, débardeur-short, une paire de chaussures de marche, crème solaire, lunettes de soleil, Tshirt à manches longues et écharpe. Sans compter les orages, NY est équipé de clime en général mise à fond, dans les restos, centres commerciaux, musées, les rames de métro, ce qui donne d'assez furieux contrastes à cette saison avec la température de l'extérieur !!
Delta airlines : là aussi la clime est à donfe pour un vol de 8 heures, prévoyez la combi de ski (non je déconne, mais prévoyez de quoi vous couvrir).
Formalités d'immigration : c'est au petit bonheur la chance. Selon l'affluence, on peut attendre 1h ou plus. Si c'est la première fois aux us, photo et prise d'empreintes digitales à prévoir. Une fois qu'on est devant l'employé d'immigration, c'est rapide. Douane idem, prévoyez de compléter votre petit formulaire dans l'avion. Du temps de gagné !
Pour rejoindre JFK au moment du retour vers la France (ou ailleurs !) : prenez la ligne A, jusqu'au Air train, c'est l'équivalent du Orlyval. Prévoir depuis Manhattan 1h30 de trajet, même si c'est un express train. Trajet un peu barbant mais pas cher du tout.
Métro : dire subway. Le métro n'est pas simple effectivement, même s'il ne faut pas être bac+3 pour comprendre, il faut un temps d'adaptation.... le point commun avec le métro parisien, c'est que ça fonctionne par direction. Les hics : les rames qui se succèdent sur un même quai peuvent avoir des directions différentes. De plus il y a les omnibus (tous les arrêts) ou les express ( certains arrêts seulement).... donc il fait bien écouter ce que dit le chauffeur au micro (bon courage) pour avoir le temps de réagir et de descendre, si la station qu'on avait prévu est zappée !!! Autre chose : si on s'est planté de quai et qu'on ne trouve pas le bon numéro de ligne sur le quai ou on se trouve, il ne suffit pas d'aller sur le quai d'en face comme a Paris !! Eh non. Ce serait trop simple !! Le quai d'en face dessert souvent d'autres lignes.... parfois, pour aller dans l'autre sens, il ne faut pas changer de quai, il faut ressortir dans la rue et rechercher une autre station ! Je trouve que pour une fois les français ont été plus pragmatiques. Et ça , c'est sans compter certaines lignes qui ne fonctionnent que les Weekdays (autrement dit seulement en semaine). Prenez sans hésiter une METROCARD valable 7 jours , trajets illimités pour 30 dollars.
Pourboire : il faut prévoir d'en laisser partout, c'est apprécié et surtout, c'est le gagne-pain de pas mal d'employés.
coup de main des locaux : les new-yorkais vous proposent assez rapidement leur aide. Par contre armez vous de patience pour la compréhension mutuelle, votre anglais leur est accessible, le leur ne l'est pas forcément pour nous ....
File d'attente : il faut la jouer anglo-saxonne. Pas question de griller quelqu'un. respectez la file !
Messe gospel : Si vous allez à Abyssinian, dans Harlem Nord, prévoyez zéro sac à dos, zéro photo, jambes et épaules couvertes. Un mec baraqué et psycho-rigide vous le fera clairement comprendre avant d'entrer. Un fois rentré, c'est que du bonheur.
musées : je vous conseille le citypass pour le premier voyage, le carnet à souche est pratique et coupe-file. Certains musées refusent la prise de photo. Respectez svp, les vigiles surveillent et n'hésitent pas à vous rapeller à l'ordre. Le Musée Guggenheim est aux 2/3 en cours de rénovation. Il me semble que ticket d'entrée n'est pas donné, alors profitez du "pay as you wish" (donation à hauteur de ce que l'on souhaite) qui fonctionne le samedi soir de 17h45 à 19h45. File d'attente à prévoir. Si vous visitez le MET en une demi-journée, vous risquez la frustration, c'est comme au Louvre, on en veut toujours plus; il faut plus d'une journée pour profiter d'une visite correcte au MET.
central park en vélo : pour ne pas le parcourir en mode "tour de France" à toute vitesse sans rien voir, prévoyez 3 heures et des pauses, surtout avec des enfants. Attention ça grimpe bien par endroits, et on ne peut utiliser que les pistes cyclables dans un seul sens !
central park à pied : on peut aller partout (sauf sur les pistes cyclables), mais prévoir 3 à 4 h de marche pour visiter un bon morceau. La partie nord (sous Harlem) est la plus boisée et la plus sauvage.
Coups de coeur en vrac : les petits écureuils pas farouches, il y en a presque partout, ils adorent les cacahuètes grillées et les noix de cajou. Le pont de Brooklyn. Les fresques murales du quartier de Bushwick. La cuisine du Sud des US chez Amy Ruth's dans Harlem sud (116e rue). L'aile "Art moderne" et l'aile "américaine" du MET, et sa terrasse au dernier étage. La "chinatown ice cream factory" et sa glace au thé vert, pas donné mais si bon !! Le Dining concourse si vous êtes sur le coup de midi dans le sous sol de Grand central terminal. La vue du sommet de l'Empire state, en fin d'après midi.
bon voyage !
De Dubaï au Cambodge English translation pending
Avant de lire ce compte rendu, il faut savoir qu'il est subjectif dans le sens qu'il relate nos impressions très personnelles car nous sommes partis avec une idée preconcue qui s'avérera fausse, dépassée.
Voilà dix années que nous n'avions plus mis les pieds en Asie du Sud Est, (nous avions fait le Myanmar, la Thaïlande, le Laos)les sourires nous manquaient, le plaisir de s'asseoir au bord d'une riziere aussi....Nous voulions une ballade bucolique, prendre le temps...
DE DUBAÏ AU CAMBODGE
Du 2 février 2015 au 28 février 2015
De l'éblouissement au désenchantement relatif.
Premier chapitre: Dubaï Tout commença par le survol de la ville qui nous sembla déjà plus grande que prévue. Malgré le modernisme de son aéroport et la renommée de la compagnie Emirates, nous eûmes à attendre près d'une heure avant de voir arriver nos bagages et c'est donc en pleine nuit que nous traversâmes un Dubai fantomatique et ce à très vive allure, notre taximan semblant vouloir battre des records. L'hôtel qui nous fut réservé via la compagnie était en fait un modeste et assez vétuste appart-hotel à 111 dollars la nuit, tenu par des Indiens (nettement majoritaires dans la ville), cela signifiant donc que le ménage était assuré uniquement par la gente masculine. Conséquence, il n'y avait qu'un seul verre, pas de couverts (pour un appartement avec cuisine) et surtout pas d'essuies. Le lendemain, la ville pouvait enfin s'offrir à nous et après une centaine de mètres nous mettions déjà nos pieds dans....un supermarché dans lequel on trouvait les mêmes produits que chez nous. Nous entamâmes alors la visite du vieux Dubaï , son splendide musée et ses vieux quartiers bien réhabilités. En quelques pas, nous longeâmes alors ce bras de mer appelé La Creek sur lequel naviguent de splendides Dhows, sortes d'immenses barges en bois aux pontons colorés. Il y règne une effervescence digne de Hong Kong avec un chassé croisé de multiples bateaux dans un enchevêtrement d'immeubles modernes avec quand même ici et là quelques souks typiquement arabes dont le fameux souk de l'Or et sa centaines de boutiques dont les vitrines dégueulent d'énormes parures en or plus kitches les unes que les autres. Pour aller à la rencontre du nouveau Dubaï , il nous fallut prendre le tout nouveau métro qui est très pratique et très facile. Mais sa qualité première est bien sa propreté: il y est interdit de transporter du....poisson, de manger, de fumer, de boire, de chiquer. Conséquence, des stations d'une netteté irréprochable et tout le monde semble bien s'y accommoder alors qu'aucune présence policière ne se manifeste(hormis près des guichets). Certains wagons, à certaines heures, sont réservées aux femmes et aux enfants et plusieurs fois nous fûmes invités à échanger notre place debout par une place assise. Comme quoi la courtoisie n'est pas qu'occidentale. Nous parcourûmes alors successivement deux des plus grands malls, le Dubai Mall le plus grand et celui des Emirates plus ancien, fréquentés par une foule importante, très bigarrée allant du populaire s'y promenant en short, aux mousmées minijupées mais aussi des sheiks enrubannés qui font leurs emplettes chez Gucci ou Dior en poussant une charrette du Carrefour suivi de leurs concubines portant évidemment le tchador. Chaque Mall se devant d'attirer le client, le premier s'est doté d'un magnifique aquarium dont la surface est immense et que l'on peut pénétrer via un tunnel transparent. On voit ainsi des requins, des raies voltiger à côté et au dessus de vos têtes. Le second possède lui une ....piste de ski avec tire-fesses et télésiège, le tout sous -4°C. Ce fut assez désopilant de voir des émirs, tout de blanc vêtus, endossés des anoraks pour se rouler dans l'or...blanc. Mais, mais....le clou, le choc ce fut quand même quand nos regards se posèrent pour la première fois sur ...la Burj Khalifa. Osons le dire, c'est une merveille que cette tour de plus de 800 m (828m), tout en spirale afin de résister à des vents de plus de 190 km/h, construite en 5 ans par 12000 ... esclaves. D'accord, humainement c'est inacceptable et actuellement nous avons vu encore des milliers qui travaillaient jour et nuit sur les innombrables chantiers de la ville. D'accord, oui...mais l'œuvre est splendide et témoigne de l'ingéniosité humaine dont on peut s'émerveiller comme on le fait pour les pyramides. Combien d'esclaves sont-ils morts sous les coups de fouet des contremaîtres du Pharaon? Décidément, l'histoire aime à faire repasser les mêmes plats.
Chapitre deux: une journée à Bangkok
A peine le tarmac foulé, la fièvre de Bangkok nous avait rattrapé. On l'avait quittée il y a dix ans, déjà bouillonnante, on la retrouvait saturée comme les bandes sons des Daft Punk. Un nouveau train nous amena ainsi en trente minutes dans son ventre grouillant de monde pour nous entasser ensuite dans les wagons du Sky Train, le métro aérien de Bangkok. Une station plus loin, nous faisions rebondir nos valises sur les trottoirs toujours aussi défoncés de la ville, pour enfin rejoindre notre hôtel. La chaleur de la nuit tombante, les vapeurs des gaz d'échappement, les invitations aux massages, les étals de nuit...tout y était, nous retrouvions nos sensations passées et rapidement nous retrouvions le plaisir de boire une bière fraîche à la terrasse d'un établissement un peu retiré, fréquenté par des groupes de jeunes se réunissant là autour d'une fontaine à bière ou ici autour d'une bouteille de whisky thaïlandais. Notre soupe Tom Yam parfumée à la coriandre avalée, nous pouvions enfin nous jeter dans les bras de Morphée. La journée suivante débuta par une première désillusion lorsque voulant rejoindre un quartier près du Palais Royal par la voie du fleuve Chao Praya nous constations qu'il ne restait plus que des bateaux touristiques. Où donc étaient passés les vaporettos thaïs qui allaient et venaient par centaines, dans lesquels on se pressait pour rester debout? Nous voilà donc obligés de faire comme le commun des pingouins, faire la file, se faire octroyer un siège et subir les commentaires gueulés par une accompagnatrice, entourés de Sino-Japonais, d'Allemands...heureusement, nous les vîmes débarquer assez vite nous permettant d'admirer à l'aise quelques wats (temples) dont le fameux Wat Arun. Notre ballade nous conduisit alors dans des quartiers un peu à l'écart du monde et nous eûmes la chance de voir une superbe exposition d'un des maîtres du dessin. Après avoir visité le Musée National, c'est sous un soleil de plomb que nous allâmes nous attabler dans une petit échoppe de rue où nous avons dégusté un excellent bouillon de poule alors qu'à côté on servait des abats de cochon dans de grands bols fumants.
La chaleur se faisant plus lourde, elle nous contraignit à prendre refuge dans un Starbucks (et oui) et sous l'air conditionné à y retrouver un peu de tonus. L'après midi nous vit arpenter deux temples qui bien que près du Palais Royal soient délaissés. Dans le premier, celui du Pilier, l'atmosphère était aux multiples prières accompagnées de brûlage d'encens. Nous eûmes la chance d'assister à une représentation théâtrale de la grande épopée du Ramayana, par des actrices d'un âge passé et surtout par un prince dont l'un des faux cils tombait sur sa joue.
L'autre, le Wat Sukhat, que nous avons rejoint par une route sans trottoirs, était un havre de paix tant la circulation environnante y était dense. Pour rejoindre l'hôtel, après d'âpres discussions, nous osons monter dans un tuk tuk. Ce fut une épreuve sans nom pour nos nerfs car il se faufilait telle une anguille entre les voitures, frôlant là un pare-chocs, ici une portière ouverte, roulant à contre-sens, brûlant les feux rouges, coupant les carrefours. Arrivés sains et saufs, nous irons alors profiter de la piscine pendant deux heures. Ne voulant reconduire l'expérience du tuk tuk, c'est en métro que nous nous rendons dans le Chinatown qui s'est concentré sur une seule avenue, qu'il faut arpenter à même l'asphalte tout en longeant des centaines d'étals de nourriture dans lesquels thaïlandais comme les touristes se ruent pour y savourer crabes, crevettes...Il y règne une effervescence rare car dans une semaine ce sera le nouvel an chinois. Nous trouvons enfin notre choix dans une petit ruelle et sous la lueur d'une lampe à pétrole dégustons coquilles St Jacques, crabes...alors qu'un peu plus loin le maître du Wok s'agite dans tous les sens faisant monter au ciel d'énormes flammes dégageant des saveurs étonnantes. Demain, nous aborderons le Cambodge pour une promenade que nous espérons la plus bucolique possible.
Chapitre trois: Phnom Penh
Dès l'aéroport, nous sommes surpris par la différence avec la Thaïlande. Le bâtiment semble d'un autre âge et c'est sous une lumière blafarde que nous passons les différents points de contrôle. Ici point de galerie marchande. Ni Gucci, ni Dior. Que trois quais pour saisir les bagages et trois douaniers militaires pour recevoir tous les documents qu'il nous avait fallu remplir dans l'avion. Ici pas d'air conditionné mais des ventilateurs qui dispersent autour de nous une flopée de moustiques. Mais tout cela nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité? A nous, les promenades au bord des rizières verdoyantes dans lesquelles les paysannes courbées en deux piquent et repiquent le riz, sous le soleil couchant, à nous les mélodies langoureuses des moines bouddhistes au petit matin... ? Il nous fallut très vite déchanter car le tuk-tuk qui nous amena au centre de Phnom Penh nous fait découvrir des routes fréquentées par des milliers de...motos qui vont dans tous les sens. Sur une seule bécane, on s'y sert à trois ou à quatre, avec de tout jeunes enfants coincés soit à l'avant, entre le conducteur et le guidon, soit entre les jambes écartées de la maman. Tel un essaim de moustiques, les motos doublent, triplent, quadruplent pour finir même à contre-sens. On roule ici à l'influence au mépris le plus total du code de la route. Les agents sont inexistants. Faut dire que pour le salaire qu'ils touchent, pourquoi iraient- ils faire...la police? La pollution est telle que nous sommes obligés de nous protéger la bouche avec notre foulard. D'ailleurs, ils sont nombreux à porter des masques bleus de chirurgien tant l'air respiré sur les routes est vicié. Nous logeons dans un quartier chaud, à deux pas du Quai Sisowath, la promenade des Anglais de Phnom Penh, qui longe le fleuve Tonle Sap et qui un peu plus loin se jette dans le célèbre Mékong. Notre hôtel est cerné de boîtes de nuit et de bars fréquentés par de jeunes hôtesses. Les façades rongées par l'humidité sont cachées par une multitude de néons qui éclairent nos pas. On vante la douceur de vivre de Phnom Penh...allons donc nous promener sur le quai. D'abord il nous faut traverser le flot de voitures et de motos. Cela ressemble à une tentative suicidaire. Tel un torero, nous esquivons, frôlons...pour enfin pouvoir flâner et ressentir les bienfaits d'une petite brise. Mais, tout est assez délabré et surtout tout est sale. Le Khmer semble n'avoir aucun souci avec la saleté: il jette tout par terre, de l'épluchure d'un fruit à sa canette vide. Le sol est partout jonché de détritus que parfois un petit feu consume lentement. Nous ne voyons aucun ramassage de poubelle.Il semblerait d'ailleurs qu'il n'y ait aucun service public comme l'absence totale dans la ville de lignes de bus expliquant ainsi le nombre affolant de motos. A notre retour, nous longeons de nombreux établissements où expatriés et touristes profitent de Happy Hours généreuses. Alcool et sexe font ici bon ménage et on croise beaucoup de vieux loups solitaires attablés à leur table, dans l'attente de quelques plaisirs perdus ou pire... interdits. Ce soir là on ira manger à La Patate un Resto belge pour s'offrir un bon steak accompagné d'une excellente sauce béarnaise le tout avec un verre de vin, cela remontera le moral. Les jours suivants, on aborde la visite des différents points touristiques en commençant par le Musée National qui renferme une belle collection d'art venant d'Angkor. Nous prenons un guide local pour nous resituer les différentes étapes de l'art Khmer ce qu'il fit dans un français parfois peu compréhensible mâchant ses mots entre deux raclements de gorge. Puis ce sera le joli Palais Royal, un soi disant temple extraordinaire, préféré du Routard ...absolument quelconque, le temple de Phnom Penh, le marché russe dans lequel nous ne pouvons résister à une vieille habitude de nous asseoir au comptoir d'une échoppe pour y déguster une excellente soupe. Les odeurs et les plaisirs de l'Asie s'en retrouvent ainsi ravivés. La visite qui nous aura finalement le plus marqués sera celle de la prison S-21 transformée en musée du Crime Génocidaire, qui de 1975 à 1979 fut la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Pol Pot et ses sbires communistes dont cet ancien prof de math, le Duch, y torturèrent près de 15000 personnes. Les gardiens étaient des jeunes de 10 à 15 ans qui prenaient des photos de ces pauvres êtres avant et après les interrogatoires. Assez insoutenable mais nécessaire pour comprendre ce que le peuple cambodgien traîné comme passé.Tout cela fait des kilomètres à déambuler dans la ville sur des trottoirs envahis par les voitures ou les échoppes, si ce n'est par des familles qui y dorment à même le sol, dans une crasse intolérable. Autre aspect, le Cambodgien est assez roublard et plus d'une fois il nous fallut corriger la note. Faut dire que la plupart des prix sont en dollars, qu'un dollar vaut 4000 riels et qu'on mélange allègrement les deux monnaies. Ainsi si la note à payer est de 6,125 $ et que vous donnez un billet de 10$ , vous devez vous attendre à recevoir 3500 riels et 3$ ou 15500 riels selon la disponibilité. Un casse-tête après avoir dégusté 2 Angkor Béer. Bon, on s'y fait et cela ne nous empêche de grimper sur la terrasse d'un des immeubles pour y déguster un cocktail alors que nous contemplons la ville s'illuminer et que sur les quais résonnent des airs de musique entraînant dans leur sillage une cinquantaine de personnes s'adonnant à leur heure de gymnastique quotidienne. La Chine nous rattrape finalement très vite. Vivement demain, car nous allons enfin sortir des villes.
Chapitre 4: À la campagne
Nous louons un taxi à la journée depuis Phnom Pen pour quelques visites intéressantes . Il nous faudra une heure pour quitter les chaussées surchargées de la capitale et nous retrouver dans un environnement champêtre. Nous y retrouvons la douceur de vivre des campagnards, les rudimentaires logements en bois dont la partie principale est surélevée sur des pilastres. Seule désolation, la couleur verte est totalement absente de cet univers, les rizières s'étant asséchées ne laissant apparaître qu'une terre brûlée par le soleil sur laquelle ne subsistent que de petits fétus de paille.Nous nous arrêtons pour visiter notre premier temple pré angkorien et mettre en pratique nos nouvelles connaissances. Le site est isolé et nous sommes accompagnés seulement de jeunes enfants mendiant quelques riels comme offrande à Boudha. Les couleurs du temple se marient à merveille avec les tons automnaux de la forêt et alors que je m'applique sur ma première aquarelle, Mimi divertit comme à son habitude les enfants.
Le midi nous irons nous poser sur une petite paillote installée à la surface du lac Bati nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité et y déjeuneront agréablement de soupes alors qu'une frêle embarcation nous accoste nous proposant des œufs (avec ...le poussin?), des grosses blattes rôties...Pour ma part, je goûterai aux petits escargots trop peu relevés et avec Mimi une petite poignée d'insectes... croustillants à souhait. Il faut savoir que pour les Khmers, tout ce qui n'est pas venimeux....est comestible et donc il nous a été permis de voir sur les étals des tarentules grillées ou des chauves-souris rôties!
Nous nous éloignons encore un peu plus de P.P et accédons par une volée de 450 marches à notre premier temple-montagne situé sur un Phnom (montagne en langage Khmer). Nous avons la chance de faire la visite en compagnie d'un petit groupe de Français dont le guide est conférencier au célèbre musée Guimet de Paris. Un vrai moment de plaisir tant ce professeur nous éclaire avec simplicité de ses connaissances. C'est donc le cœur plus léger que nous regagnons P.P. et allons déguster une de nos meilleures pizzas autour d'un bon verre de vin. Elle n'est pas belle la vie? Demain, on attaque le...Nord.
Chapitre 5: on bouge! Au fil des kilomètres, la fine langue d'asphalte noire finit par disparaître sous l'épaisse couche de terre rougeâtre déplacée à tout vent par les gros camions qui empruntent la route principale reliant P.P. à Kampong Thom. Toutes les petites agglomérations que nous traversons sont étouffées par cette poussière envahissante nous faisant rouler dans un épais brouillard. Nous sommes dans un bus "limousine" bondé aux sièges défoncés, aux évents cassés. La télé n'arrête pas de diffuser des chansons "fleur bleue" sous forme de karaoké qu'heureusement ne reprennent pas les membres d'un famille cambodgienne assez excitée par le voyage. Lors d'un arrêt on nous propose des tarentules mais ne voyant personne en consommer nous n'osons le faire. Une prochaine fois, ...j'espère.
La route est en réparation et nous mettons le double du temps imparti. Heureusement nous tombons sur un bon hôtel situé dans un jardin tropical avec...piscine. On en profitera. C'est en tuk tuk que nous allons visiter les sites intéressants des alentours dont Pre Ouk perdu dans une forêt avec des temples envahis par les terribles ficus étrangleurs.
Nous découvrons les lieux avec un jeune guide local formé par une ONG nous faisant pénétrer cette jungle jonchée de briques, de lingams couchés....Vishnou et Shiva sont parmi nous. Nous nous prenons aussi une journée de farniente avec au programme piscine et promenade à vélo dans la campagne environnante. S'ensuit une grosse discussion quant à notre destination suivante, le Mékong à l'Est ou une expédition à la frontière thaïlandaise pour y voir le second site classé Patrimoine de l'Humanité après Angkor qui lui est définitivement envahi par les Chinois? Le virus est dans nos gènes et nous décidons de foncer vers la ville de Sra Em, cap plein Nord. Nous prenons le bus sur le coin d'une avenue en plein cagnard car au Cambodge les villes n'ont pas de terminaux comme dans les autres villes d'Asie. Le bus arrive...bondé et nous avons la chance de trouver 2 places au fond parmi une multitude de caisses car le bus sert aussi de camion d'approvisionnement! Mimi a pour une fois la chance de ne pas avoir sa place côté soleil mais juste derrière un petit paysan portant casquette Mao et ne cessant de tousser! La télé diffuse un film contant les péripéties assez comiques d'un jeune moine bouddhiste faisant jaillir de nombreux rires parmi les voyageurs. Le couloir central est occupé par de petits sièges en plastique occupés par de jeunes militaires rejoignant leur campement car la zone où nous rendons est très tendue avec leurs ennemis héréditaires du Siam. Des enfants s'y promènent, y courent et font pipi dans une bouteille.
Après quatre heures de voyage, je profite d'un arrêt pour sortir me dégourdir les jambes quand je suis assailli par une kyrielle de conducteurs de motos m'offrant de me conduire au temple. Un temple, quel temple? Mon franc ou plutôt mes riels m'en tombent: nous sommes à Sra Em!!! Sans eux, on continuait le voyage mais pour où? Impossible à dire car ici aucune inscription en anglais et personne ne le parle. Juste le temps de faire sortir Mimi, de ramasser nos affaires et nous voilà tirant nos sacs sur un km le long d'une route sous les regards assez fermés des autochtones. Nous allons commencer nos deux journées particulières que je vous conterai lors d'un prochain épisode.
Chapitre 6: deux journées très particulières(1)
Sur cette route, nous parcourons près d'un kilomètre pour enfin rejoindre notre guest house, la meilleure selon nos guides. La décoration du hall, les banderoles rouges, tout désigne un établissement tenu par des Chinois. L'accueil est glacial ou plutôt indifférent. La fille de l'accueil mâche son chewing-gum d'une manière indolente alors que la fille de ménage traîne ses mini bottes en caoutchouc dans les couloirs en rénovation, déplaçant dans un autre coin la fine poussière blanche de plâtre qui recouvre les dallages. Nous avons choisi une chambre sans climatisation mais avec fan car il paraissait que dans le Nord les nuits sont fraîches! Il fera 30°! Les murs sont d'une couleur verdache à vomir, sales, le faux plafond est défoncé mais inaccessible pour y mettre une moustiquaire, avec de sympathiques toiles d'araignée qui y pendent. Le lit est recouvert d'un fin édredon grisâtre, il y a deux fauteuils en skaï orange sous un extracteur vombrissant et enfin une salle de bain munie d'un wc fréquenté par une superbe araignée que je ne parviendrai jamais à écraser, une douche chaude sans cabine (l'eau éclabousse de ce fait toute la pièce) et enfin un évier tellement de travers qu'il est impossible d'y déposer quelque chose. Voici l'écrin dans lequel j'ai déposé Mimi pour la ...St Valentin. Mais à 10$ la nuitée, il ne faut pas faire trop la fine bouche. A propos de bouche, le restaurant est lui aussi tenu par des Chinois qui sont bien incrustés dans tous le pays. La plupart des hôtels leur appartiennent. Ils montent aussi des usines pour profiter de salaires plus bas encore que chez eux. Nous avons appris que dans un bel hôtel, le salaire moyen tourne autour des 100$ avec 4 jours de congé mensuel (300$ pour un chef de rang). Mais la plupart paie 65$ avec un seul jour de repos. La vie est extrêmement dure ici, la misère encore bien présente. Le pays où règne la corruption reste toujours un des plus pauvres de la planète et son économie repose essentiellement sur le tourisme autour de Siem Reap et la culture des hévéas que l'on plante un peu partout, défrichant des forêts primaires à tour de bras ou pire par le feu. Malheureusement l'argent du caoutchouc n'arrive pas toujours dans les mains de l'Etat. Au restaurant donc, il faut se faire comprendre par gestes bien que la liste des plats proposés soient énormes (on s'effraie quand même d'y trouver des calamars dans ce coin reculé alors que les frigos sont en fait de simples glacières et que la chaîne du froid est totalement inexistante). La nourriture est correcte et pour se récompenser de notre journée de voyage nous nous offrons un thé au citron. On nous apporte alors un grand verre contenant un liquide orange, chaud et sucré puis une théière classique. Nous opérons le mélange et trempons nos lèvres: nous buvons une exclusivité mondiale à savoir un thé... au Fanta chaud. Un grand moment...de fou rire avant de plonger dans notre lit. Au petit matin, nous voilà chacun assis à l'arrière d'une moto-dop pour aller visiter ce fameux site, le Prasat Preah Vihear!
27 km plus loin, nous choisissons la manière la plus sportive de l'aborder à savoir une ascension de 500 m en empruntant un escalier de ...2250 marches. Dans la montée, nous croisons de pauvres campements militaires totalement isolés sensés empêcher les Thaïlandais de reprendre possession du temple aux abords déjà truffés de mines anti personnelles par les derniers Khmers Rouges en 1998. Défense de s'écarter des chemins même pour un besoin pressant!En 1979, la Thaïlande revendique une fois de plus sa possession mais frustrée de ne pas le recevoir des instances internationales fait vider les camps de réfugiés(qui avaient fui les Khmers Rouges) en leur faisant emprunter... le champ de mines. Thaïs et Cambodgiens se regardent aujourd'hui en chien de faïence mais ce ne fut pas toujours le cas car entre 2008 et 2011 on y tirait à l'arme lourde. Le temple angkorien est splendide même si les sculptures en sont absentes.Il comporte de larges allées de 250 m séparées par des temples aux frises finement sculptées qui très aériennes s'élancent vers le ciel. Nous en jouissons à notre rythme, très loin de la foule d'Angkor. Éreintés par notre matinée et surtout par notre descente, nous passons le reste de l'après midi dans notre belle chambre. Comme quoi, on s'habitue à tout.
Chapitre 7: deux journées particulières (suite)
Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port.... D'accord Rodrigue, mais dans notre cas, point de renfort, ni de port. Quel est donc le rapport? Nous quittons Sra Em en désirant rejoindre le mythique Mékong par les routes toutes neuves du Nord, leur bon état s'expliquant par le fait qu'il faut pouvoir y amener facilement les troupes en cas de conflit. Nous prenons un taxi (une voiture particulière) pour rejoindre la capitale de la province située à une centaine de km de là. Le voyage se fera en compagnie de 2 cambodgiennes avec qui il est difficile de converser. Le taxi nous dépose au départ des voitures pour Stung Treng et nous désigne ...un minibus orange ayant quelques km au compteur. Nous sommes happés par le chauffeur qui place nos sacs sur le porte bagage situés tout à l'arrière du véhicule en les entassant avec quelques sacs de riz.
Mimi se place sur le siège à côté du chauffeur mais en est vite chassée en lui montrant 2 doigts. Nous n'en comprenons pas encore le sens! Elle vient me rejoindre sur la première banquette déjà occupée par deux jeunes gens. Les deux autres banquettes se remplissent aussi et après une demi-heure d'attente le minibus est complet. 2 personnes sur la place à côté du chauffeur (on saisit enfin le signe) 4 sur la nôtre et 8 sur les deux autres. Nous voici 14 sans le chauffeur. Mais, mais la porte ne se ferme pas...on attend. Cela se précipite dehors, on prend encore des sacs, des caisses, une...poule et le minibus se remplit, se remplit. On place 3 personnes devant notre banquette sur un banc très étroit, 6 autres sur les autres. Pour ne pas laisser de vide, on en fait même passer un par la fenêtre. On démarre enfin mais mais...après 500 m on s'arrête pour accepter une famille de 4 personnes dont 3 viendront se caser devant nous et la quatrième qui partagera le fauteuil...du chauffeur. Du jamais vu! On espère que le passager du chauffeur ne pousse pas sur l'accélérateur .On fera ainsi un voyage de ....3 heures entassés comme des sardines à 31 (3 autres ont été envoyés ...sur le toit) pour 14 places selon nos normes.
A l'arrivée, nous ne sentions plus nos jambes, nos fesses...on en avait même oublié de payer nos places tant nous nous sommes pressé de déguerpir pour trouver un logement (nous serons rattrapés par le chauffeur et nous nous en excuserons). Nous choisissons alors un bel hôtel pour 20$ avec une grande chambre donnant sur le Mékong, avec une vraie salle de bain...La ville se Stung Treng est un nœud de communication important sur la route du Laos, sans âme. On en profite pour flâner dans le marcher, y manger et enfin regagner notre belle chambre pour y siester. Mais pendant notre somme un léger interstice dans la fenêtre a laissé entrer des milliers de petits insectes profitant de la nuit tombante pour envahir la chambre. Pour compléter le tableau, une colonne de fourmis en a profité pour coloniser notre dernier sac à bonbons. Nous refusons de rester une minute de plus et recevons une autre chambre, sans vue et sans papier de toilette. Le réceptionniste, désolé, nous explique que le camion qui devait les livrer n'est jamais arrivé alors, alors.....Mimi lui suggère d'aller en chercher dans une autre chambre inoccupée. Il réagit par un haussement d'épaules tout en nous tendant une deuxième clé. Notre recherche fut heureusement fructueuse nous permettant de passer une nuit convenable avant de reprendre tôt un bus pour Kratie.
Chapitre 8: enfin et fin!
Chacun son chemin, chacun son destin...telle est la façon la plus cool de rouler au Cambodge. Nous voici sur nos vélos dans la circulation de Kratie, petite ville au bord du Mékong qui surprise est plus bleu que brun. Nous longeons le large fleuve parsemé d'îlots de sable et bordé de petites cahutes en bois sur pilotis. Quelques-unes sont décorées de banderoles rouges pour fêter le Têt. Les hommes sont rassemblés autour de bières alors que d'autres s'adonnent à la pétanque locale de jouant sur des distances nettement plus courtes et qui comme à la provençale peuvent prendre un élan pour "tirer". Deux mètres les séparent seulement du "petit" fait d'une simple capsule. Nous prenons ensuite une embarcation pour une ballade bucolique sur une l'île faisant face à la ville. L'environnement est calme, aucune voiture pour le troubler. Les zébus sous la maison, les belles meules de foin en face, nos premiers champs tout verts...nous retrouvons ENFIN l'Asie que nous cherchions. Assis sur un banc, nous admirons le coucher de soleil sur le "fleuve majestueux" , signe que demain commence une nouvelle journée. Quatre heures de bus plus loin, nous voici à Kampong Cham qui nous rapproche de Phnom Penh. La ville est relativement propre avec de larges avenues et une belle promenade le long du Mékong. Devant chaque magasin on fait brûler dans un petit brasero des liasses de faux dollars, de faux lingots d'or...on fête aujourd'hui la fin de l'année du cochon. Nous louons un tuk tuk l'après-midi et découvrons un superbe petit temple angkorien avec une pagode insérée en son milieu. L'endroit est tellement magique que nous y retournerons pour essayer de l'immortaliser par une aquarelle. Nous rendons ensuite visite à un petit village géré par une O.N.G. dont le but est de promouvoir une activité locale comme le tissage ou l'artisanat pendant la saison sèche. Le soir, la ville est en liesse et à la foire, avec ses petits moulins, se pressent des dizaines d'enfants. Au petit matin, attirés par une pétarade nous suivons un petit cortège de dragons célébrant la venue de l'année de la Chèvre. Nous ne les suivons pas par peur des jets de pétards lancés à tout va et préférons louer un vélo pour nous réfugier sur une autre île. Pour y accéder, il nous faut franchir un extraordinaire pont t en bambous que l'on monte en période sèche et une fois le niveau trop élevé que l'on démonte pour recommencer l'année suivante. Il est surprenant et accepte même le passage de voitures. Une fois le pont franchi, nous retrouvons la même sérénité, distribuant nos petits jouets aux enfants du coin, nous arrêtant pour déguster un énorme fruit ressemblant à un pomelo mais comme partout sommes dans l'impossibilité de communiquer. La langue khmère a aussi la particularité d'être peu chantante et même ses caractères n'ont pas les arabesques arrondies du laotien ou du thaï. Mais elle est très ancienne tout comme la manière de compter en base...cinq. Ainsi 7 se dira 5+2 et 18 se dira 10+5+3. Les écoles d'un piètre niveau sont pleines à craquer et il est touchant de voir ces centaines d'élèves en bleu et blanc chevauchant leurs vélos rentrer chez eux. Quelques uns seulement nous gratifient d'un Hello car même les plus jeunes ne connaissent pas un seul mot d'anglais. La société cambodgienne veut garder sa spécificité khmer et sommes étonnés de ne trouver que très peu de traces occidentales en comparaison des pays voisins.Les voitures sont japonaises ou coréennes, les télévisons ne passent aucune série américaine...Par contre les Chinois, assez antipathiques en général, sont bien présents dans ce pays en devenir. Nous reprenons ensuite nos sacs pour une longue journée de bus, 3h30 jusqu'à Phnom Penh puis changement de bus pour Sihanoukville que nous atteignons au bout de 4 h de route. Nous choisissons une plage assez éloignée du centre et surtout un hôtel dans un endroit jugé trop calme par la plupart des fêtards. Commencent enfin nos cinq jours de repos le long de la côte, commencent aussi nos journées de...supplice. Certes il fait chaud et sec, la mer à 29°, certes le sable est blanc et la plage bordée de cocotiers, certes on voit quelques îles....mais il y a aussi les nombreux bars avec toute la faune qui va avec, les ivrognes de tout âge gisant tel des épaves sur les lits de plage à 10 h du matin, les vieux qui arborent une gamine à leur bras, les Russes qui se croient tout permis, les moustiques et les puces de sable qui vous font des Vésuves sur le corps et la marée qui ramène les déchets en tout genre. Il y a tellement de monde qu'il nous est difficile de trouver un fauteuil de libre pour s'y allonger. Décidément paresser et glander ne sont pas nos activités favorites! Mais n'ayons pas peur des mots, ce voyage, s'il a pu faire rêver certains, n'a pas répondu à nos attentes. Même si découvrir un pays en empruntant les moyens locaux, en fréquentant leurs restaurants, en s'évadant librement dans la nature tout en faisant vivre les petites gens reste à nos yeux la meilleure manière d'appréhender sa réalité. Mais pour la première fois dans nos voyages, nous n'avons cessé d'émettre aussi souvent l'hypothèse de quitter un pays. Rares ont été les moments où il nous fut agréable de poser nos valises. Jamais nous nous sommes ébahis devant la beauté d'un site naturel. Or nous savons que ce ne sont pas les vieilles pierres qui resteront gravées dans nos têtes. Peut-être sommes-nous devenus de vieux routards blasés qui ne s'amusent plus de s'asseoir sur des planches de WC trempées par la douche, d'éviter de se laver les dents avec de l'eau impropre à la consommation ou d'attendre des bus dans la poussière et les ordures? Nous avons sans doute commis l'erreur de vouloir retrouver une Asie qui n'existe plus et surtout d'être partis à la mauvaise saison car voir les rizières aussi brûlées est aussi déprimant que de voir la pluie gorger les sillons de nos champs en hiver. Nous en reviendrons donc déçus mais ce sentiment au nom de l'expérience vécue nous l'assumons pleinement. Vivement donc les espaces de nos montagnes, son air pur, la convivialité entre marcheurs, la propreté des chemins....et quand nous y serons, nous pourrons dire...ENFIN!
FIN
De l'éblouissement au désenchantement relatif.
Premier chapitre: Dubaï Tout commença par le survol de la ville qui nous sembla déjà plus grande que prévue. Malgré le modernisme de son aéroport et la renommée de la compagnie Emirates, nous eûmes à attendre près d'une heure avant de voir arriver nos bagages et c'est donc en pleine nuit que nous traversâmes un Dubai fantomatique et ce à très vive allure, notre taximan semblant vouloir battre des records. L'hôtel qui nous fut réservé via la compagnie était en fait un modeste et assez vétuste appart-hotel à 111 dollars la nuit, tenu par des Indiens (nettement majoritaires dans la ville), cela signifiant donc que le ménage était assuré uniquement par la gente masculine. Conséquence, il n'y avait qu'un seul verre, pas de couverts (pour un appartement avec cuisine) et surtout pas d'essuies. Le lendemain, la ville pouvait enfin s'offrir à nous et après une centaine de mètres nous mettions déjà nos pieds dans....un supermarché dans lequel on trouvait les mêmes produits que chez nous. Nous entamâmes alors la visite du vieux Dubaï , son splendide musée et ses vieux quartiers bien réhabilités. En quelques pas, nous longeâmes alors ce bras de mer appelé La Creek sur lequel naviguent de splendides Dhows, sortes d'immenses barges en bois aux pontons colorés. Il y règne une effervescence digne de Hong Kong avec un chassé croisé de multiples bateaux dans un enchevêtrement d'immeubles modernes avec quand même ici et là quelques souks typiquement arabes dont le fameux souk de l'Or et sa centaines de boutiques dont les vitrines dégueulent d'énormes parures en or plus kitches les unes que les autres. Pour aller à la rencontre du nouveau Dubaï , il nous fallut prendre le tout nouveau métro qui est très pratique et très facile. Mais sa qualité première est bien sa propreté: il y est interdit de transporter du....poisson, de manger, de fumer, de boire, de chiquer. Conséquence, des stations d'une netteté irréprochable et tout le monde semble bien s'y accommoder alors qu'aucune présence policière ne se manifeste(hormis près des guichets). Certains wagons, à certaines heures, sont réservées aux femmes et aux enfants et plusieurs fois nous fûmes invités à échanger notre place debout par une place assise. Comme quoi la courtoisie n'est pas qu'occidentale. Nous parcourûmes alors successivement deux des plus grands malls, le Dubai Mall le plus grand et celui des Emirates plus ancien, fréquentés par une foule importante, très bigarrée allant du populaire s'y promenant en short, aux mousmées minijupées mais aussi des sheiks enrubannés qui font leurs emplettes chez Gucci ou Dior en poussant une charrette du Carrefour suivi de leurs concubines portant évidemment le tchador. Chaque Mall se devant d'attirer le client, le premier s'est doté d'un magnifique aquarium dont la surface est immense et que l'on peut pénétrer via un tunnel transparent. On voit ainsi des requins, des raies voltiger à côté et au dessus de vos têtes. Le second possède lui une ....piste de ski avec tire-fesses et télésiège, le tout sous -4°C. Ce fut assez désopilant de voir des émirs, tout de blanc vêtus, endossés des anoraks pour se rouler dans l'or...blanc. Mais, mais....le clou, le choc ce fut quand même quand nos regards se posèrent pour la première fois sur ...la Burj Khalifa. Osons le dire, c'est une merveille que cette tour de plus de 800 m (828m), tout en spirale afin de résister à des vents de plus de 190 km/h, construite en 5 ans par 12000 ... esclaves. D'accord, humainement c'est inacceptable et actuellement nous avons vu encore des milliers qui travaillaient jour et nuit sur les innombrables chantiers de la ville. D'accord, oui...mais l'œuvre est splendide et témoigne de l'ingéniosité humaine dont on peut s'émerveiller comme on le fait pour les pyramides. Combien d'esclaves sont-ils morts sous les coups de fouet des contremaîtres du Pharaon? Décidément, l'histoire aime à faire repasser les mêmes plats.
Chapitre deux: une journée à Bangkok
A peine le tarmac foulé, la fièvre de Bangkok nous avait rattrapé. On l'avait quittée il y a dix ans, déjà bouillonnante, on la retrouvait saturée comme les bandes sons des Daft Punk. Un nouveau train nous amena ainsi en trente minutes dans son ventre grouillant de monde pour nous entasser ensuite dans les wagons du Sky Train, le métro aérien de Bangkok. Une station plus loin, nous faisions rebondir nos valises sur les trottoirs toujours aussi défoncés de la ville, pour enfin rejoindre notre hôtel. La chaleur de la nuit tombante, les vapeurs des gaz d'échappement, les invitations aux massages, les étals de nuit...tout y était, nous retrouvions nos sensations passées et rapidement nous retrouvions le plaisir de boire une bière fraîche à la terrasse d'un établissement un peu retiré, fréquenté par des groupes de jeunes se réunissant là autour d'une fontaine à bière ou ici autour d'une bouteille de whisky thaïlandais. Notre soupe Tom Yam parfumée à la coriandre avalée, nous pouvions enfin nous jeter dans les bras de Morphée. La journée suivante débuta par une première désillusion lorsque voulant rejoindre un quartier près du Palais Royal par la voie du fleuve Chao Praya nous constations qu'il ne restait plus que des bateaux touristiques. Où donc étaient passés les vaporettos thaïs qui allaient et venaient par centaines, dans lesquels on se pressait pour rester debout? Nous voilà donc obligés de faire comme le commun des pingouins, faire la file, se faire octroyer un siège et subir les commentaires gueulés par une accompagnatrice, entourés de Sino-Japonais, d'Allemands...heureusement, nous les vîmes débarquer assez vite nous permettant d'admirer à l'aise quelques wats (temples) dont le fameux Wat Arun. Notre ballade nous conduisit alors dans des quartiers un peu à l'écart du monde et nous eûmes la chance de voir une superbe exposition d'un des maîtres du dessin. Après avoir visité le Musée National, c'est sous un soleil de plomb que nous allâmes nous attabler dans une petit échoppe de rue où nous avons dégusté un excellent bouillon de poule alors qu'à côté on servait des abats de cochon dans de grands bols fumants.
La chaleur se faisant plus lourde, elle nous contraignit à prendre refuge dans un Starbucks (et oui) et sous l'air conditionné à y retrouver un peu de tonus. L'après midi nous vit arpenter deux temples qui bien que près du Palais Royal soient délaissés. Dans le premier, celui du Pilier, l'atmosphère était aux multiples prières accompagnées de brûlage d'encens. Nous eûmes la chance d'assister à une représentation théâtrale de la grande épopée du Ramayana, par des actrices d'un âge passé et surtout par un prince dont l'un des faux cils tombait sur sa joue.
L'autre, le Wat Sukhat, que nous avons rejoint par une route sans trottoirs, était un havre de paix tant la circulation environnante y était dense. Pour rejoindre l'hôtel, après d'âpres discussions, nous osons monter dans un tuk tuk. Ce fut une épreuve sans nom pour nos nerfs car il se faufilait telle une anguille entre les voitures, frôlant là un pare-chocs, ici une portière ouverte, roulant à contre-sens, brûlant les feux rouges, coupant les carrefours. Arrivés sains et saufs, nous irons alors profiter de la piscine pendant deux heures. Ne voulant reconduire l'expérience du tuk tuk, c'est en métro que nous nous rendons dans le Chinatown qui s'est concentré sur une seule avenue, qu'il faut arpenter à même l'asphalte tout en longeant des centaines d'étals de nourriture dans lesquels thaïlandais comme les touristes se ruent pour y savourer crabes, crevettes...Il y règne une effervescence rare car dans une semaine ce sera le nouvel an chinois. Nous trouvons enfin notre choix dans une petit ruelle et sous la lueur d'une lampe à pétrole dégustons coquilles St Jacques, crabes...alors qu'un peu plus loin le maître du Wok s'agite dans tous les sens faisant monter au ciel d'énormes flammes dégageant des saveurs étonnantes. Demain, nous aborderons le Cambodge pour une promenade que nous espérons la plus bucolique possible.
Chapitre trois: Phnom Penh
Dès l'aéroport, nous sommes surpris par la différence avec la Thaïlande. Le bâtiment semble d'un autre âge et c'est sous une lumière blafarde que nous passons les différents points de contrôle. Ici point de galerie marchande. Ni Gucci, ni Dior. Que trois quais pour saisir les bagages et trois douaniers militaires pour recevoir tous les documents qu'il nous avait fallu remplir dans l'avion. Ici pas d'air conditionné mais des ventilateurs qui dispersent autour de nous une flopée de moustiques. Mais tout cela nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité? A nous, les promenades au bord des rizières verdoyantes dans lesquelles les paysannes courbées en deux piquent et repiquent le riz, sous le soleil couchant, à nous les mélodies langoureuses des moines bouddhistes au petit matin... ? Il nous fallut très vite déchanter car le tuk-tuk qui nous amena au centre de Phnom Penh nous fait découvrir des routes fréquentées par des milliers de...motos qui vont dans tous les sens. Sur une seule bécane, on s'y sert à trois ou à quatre, avec de tout jeunes enfants coincés soit à l'avant, entre le conducteur et le guidon, soit entre les jambes écartées de la maman. Tel un essaim de moustiques, les motos doublent, triplent, quadruplent pour finir même à contre-sens. On roule ici à l'influence au mépris le plus total du code de la route. Les agents sont inexistants. Faut dire que pour le salaire qu'ils touchent, pourquoi iraient- ils faire...la police? La pollution est telle que nous sommes obligés de nous protéger la bouche avec notre foulard. D'ailleurs, ils sont nombreux à porter des masques bleus de chirurgien tant l'air respiré sur les routes est vicié. Nous logeons dans un quartier chaud, à deux pas du Quai Sisowath, la promenade des Anglais de Phnom Penh, qui longe le fleuve Tonle Sap et qui un peu plus loin se jette dans le célèbre Mékong. Notre hôtel est cerné de boîtes de nuit et de bars fréquentés par de jeunes hôtesses. Les façades rongées par l'humidité sont cachées par une multitude de néons qui éclairent nos pas. On vante la douceur de vivre de Phnom Penh...allons donc nous promener sur le quai. D'abord il nous faut traverser le flot de voitures et de motos. Cela ressemble à une tentative suicidaire. Tel un torero, nous esquivons, frôlons...pour enfin pouvoir flâner et ressentir les bienfaits d'une petite brise. Mais, tout est assez délabré et surtout tout est sale. Le Khmer semble n'avoir aucun souci avec la saleté: il jette tout par terre, de l'épluchure d'un fruit à sa canette vide. Le sol est partout jonché de détritus que parfois un petit feu consume lentement. Nous ne voyons aucun ramassage de poubelle.Il semblerait d'ailleurs qu'il n'y ait aucun service public comme l'absence totale dans la ville de lignes de bus expliquant ainsi le nombre affolant de motos. A notre retour, nous longeons de nombreux établissements où expatriés et touristes profitent de Happy Hours généreuses. Alcool et sexe font ici bon ménage et on croise beaucoup de vieux loups solitaires attablés à leur table, dans l'attente de quelques plaisirs perdus ou pire... interdits. Ce soir là on ira manger à La Patate un Resto belge pour s'offrir un bon steak accompagné d'une excellente sauce béarnaise le tout avec un verre de vin, cela remontera le moral. Les jours suivants, on aborde la visite des différents points touristiques en commençant par le Musée National qui renferme une belle collection d'art venant d'Angkor. Nous prenons un guide local pour nous resituer les différentes étapes de l'art Khmer ce qu'il fit dans un français parfois peu compréhensible mâchant ses mots entre deux raclements de gorge. Puis ce sera le joli Palais Royal, un soi disant temple extraordinaire, préféré du Routard ...absolument quelconque, le temple de Phnom Penh, le marché russe dans lequel nous ne pouvons résister à une vieille habitude de nous asseoir au comptoir d'une échoppe pour y déguster une excellente soupe. Les odeurs et les plaisirs de l'Asie s'en retrouvent ainsi ravivés. La visite qui nous aura finalement le plus marqués sera celle de la prison S-21 transformée en musée du Crime Génocidaire, qui de 1975 à 1979 fut la prison la plus terrifiante des Khmers Rouges. Pol Pot et ses sbires communistes dont cet ancien prof de math, le Duch, y torturèrent près de 15000 personnes. Les gardiens étaient des jeunes de 10 à 15 ans qui prenaient des photos de ces pauvres êtres avant et après les interrogatoires. Assez insoutenable mais nécessaire pour comprendre ce que le peuple cambodgien traîné comme passé.Tout cela fait des kilomètres à déambuler dans la ville sur des trottoirs envahis par les voitures ou les échoppes, si ce n'est par des familles qui y dorment à même le sol, dans une crasse intolérable. Autre aspect, le Cambodgien est assez roublard et plus d'une fois il nous fallut corriger la note. Faut dire que la plupart des prix sont en dollars, qu'un dollar vaut 4000 riels et qu'on mélange allègrement les deux monnaies. Ainsi si la note à payer est de 6,125 $ et que vous donnez un billet de 10$ , vous devez vous attendre à recevoir 3500 riels et 3$ ou 15500 riels selon la disponibilité. Un casse-tête après avoir dégusté 2 Angkor Béer. Bon, on s'y fait et cela ne nous empêche de grimper sur la terrasse d'un des immeubles pour y déguster un cocktail alors que nous contemplons la ville s'illuminer et que sur les quais résonnent des airs de musique entraînant dans leur sillage une cinquantaine de personnes s'adonnant à leur heure de gymnastique quotidienne. La Chine nous rattrape finalement très vite. Vivement demain, car nous allons enfin sortir des villes.
Chapitre 4: À la campagne
Nous louons un taxi à la journée depuis Phnom Pen pour quelques visites intéressantes . Il nous faudra une heure pour quitter les chaussées surchargées de la capitale et nous retrouver dans un environnement champêtre. Nous y retrouvons la douceur de vivre des campagnards, les rudimentaires logements en bois dont la partie principale est surélevée sur des pilastres. Seule désolation, la couleur verte est totalement absente de cet univers, les rizières s'étant asséchées ne laissant apparaître qu'une terre brûlée par le soleil sur laquelle ne subsistent que de petits fétus de paille.Nous nous arrêtons pour visiter notre premier temple pré angkorien et mettre en pratique nos nouvelles connaissances. Le site est isolé et nous sommes accompagnés seulement de jeunes enfants mendiant quelques riels comme offrande à Boudha. Les couleurs du temple se marient à merveille avec les tons automnaux de la forêt et alors que je m'applique sur ma première aquarelle, Mimi divertit comme à son habitude les enfants.
Le midi nous irons nous poser sur une petite paillote installée à la surface du lac Bati nous rassure, allait-on retrouver une autre Asie pas trop défigurée par le tourisme ou la modernité et y déjeuneront agréablement de soupes alors qu'une frêle embarcation nous accoste nous proposant des œufs (avec ...le poussin?), des grosses blattes rôties...Pour ma part, je goûterai aux petits escargots trop peu relevés et avec Mimi une petite poignée d'insectes... croustillants à souhait. Il faut savoir que pour les Khmers, tout ce qui n'est pas venimeux....est comestible et donc il nous a été permis de voir sur les étals des tarentules grillées ou des chauves-souris rôties!
Nous nous éloignons encore un peu plus de P.P et accédons par une volée de 450 marches à notre premier temple-montagne situé sur un Phnom (montagne en langage Khmer). Nous avons la chance de faire la visite en compagnie d'un petit groupe de Français dont le guide est conférencier au célèbre musée Guimet de Paris. Un vrai moment de plaisir tant ce professeur nous éclaire avec simplicité de ses connaissances. C'est donc le cœur plus léger que nous regagnons P.P. et allons déguster une de nos meilleures pizzas autour d'un bon verre de vin. Elle n'est pas belle la vie? Demain, on attaque le...Nord.
Chapitre 5: on bouge! Au fil des kilomètres, la fine langue d'asphalte noire finit par disparaître sous l'épaisse couche de terre rougeâtre déplacée à tout vent par les gros camions qui empruntent la route principale reliant P.P. à Kampong Thom. Toutes les petites agglomérations que nous traversons sont étouffées par cette poussière envahissante nous faisant rouler dans un épais brouillard. Nous sommes dans un bus "limousine" bondé aux sièges défoncés, aux évents cassés. La télé n'arrête pas de diffuser des chansons "fleur bleue" sous forme de karaoké qu'heureusement ne reprennent pas les membres d'un famille cambodgienne assez excitée par le voyage. Lors d'un arrêt on nous propose des tarentules mais ne voyant personne en consommer nous n'osons le faire. Une prochaine fois, ...j'espère.
La route est en réparation et nous mettons le double du temps imparti. Heureusement nous tombons sur un bon hôtel situé dans un jardin tropical avec...piscine. On en profitera. C'est en tuk tuk que nous allons visiter les sites intéressants des alentours dont Pre Ouk perdu dans une forêt avec des temples envahis par les terribles ficus étrangleurs.
Nous découvrons les lieux avec un jeune guide local formé par une ONG nous faisant pénétrer cette jungle jonchée de briques, de lingams couchés....Vishnou et Shiva sont parmi nous. Nous nous prenons aussi une journée de farniente avec au programme piscine et promenade à vélo dans la campagne environnante. S'ensuit une grosse discussion quant à notre destination suivante, le Mékong à l'Est ou une expédition à la frontière thaïlandaise pour y voir le second site classé Patrimoine de l'Humanité après Angkor qui lui est définitivement envahi par les Chinois? Le virus est dans nos gènes et nous décidons de foncer vers la ville de Sra Em, cap plein Nord. Nous prenons le bus sur le coin d'une avenue en plein cagnard car au Cambodge les villes n'ont pas de terminaux comme dans les autres villes d'Asie. Le bus arrive...bondé et nous avons la chance de trouver 2 places au fond parmi une multitude de caisses car le bus sert aussi de camion d'approvisionnement! Mimi a pour une fois la chance de ne pas avoir sa place côté soleil mais juste derrière un petit paysan portant casquette Mao et ne cessant de tousser! La télé diffuse un film contant les péripéties assez comiques d'un jeune moine bouddhiste faisant jaillir de nombreux rires parmi les voyageurs. Le couloir central est occupé par de petits sièges en plastique occupés par de jeunes militaires rejoignant leur campement car la zone où nous rendons est très tendue avec leurs ennemis héréditaires du Siam. Des enfants s'y promènent, y courent et font pipi dans une bouteille.
Après quatre heures de voyage, je profite d'un arrêt pour sortir me dégourdir les jambes quand je suis assailli par une kyrielle de conducteurs de motos m'offrant de me conduire au temple. Un temple, quel temple? Mon franc ou plutôt mes riels m'en tombent: nous sommes à Sra Em!!! Sans eux, on continuait le voyage mais pour où? Impossible à dire car ici aucune inscription en anglais et personne ne le parle. Juste le temps de faire sortir Mimi, de ramasser nos affaires et nous voilà tirant nos sacs sur un km le long d'une route sous les regards assez fermés des autochtones. Nous allons commencer nos deux journées particulières que je vous conterai lors d'un prochain épisode.
Chapitre 6: deux journées très particulières(1)
Sur cette route, nous parcourons près d'un kilomètre pour enfin rejoindre notre guest house, la meilleure selon nos guides. La décoration du hall, les banderoles rouges, tout désigne un établissement tenu par des Chinois. L'accueil est glacial ou plutôt indifférent. La fille de l'accueil mâche son chewing-gum d'une manière indolente alors que la fille de ménage traîne ses mini bottes en caoutchouc dans les couloirs en rénovation, déplaçant dans un autre coin la fine poussière blanche de plâtre qui recouvre les dallages. Nous avons choisi une chambre sans climatisation mais avec fan car il paraissait que dans le Nord les nuits sont fraîches! Il fera 30°! Les murs sont d'une couleur verdache à vomir, sales, le faux plafond est défoncé mais inaccessible pour y mettre une moustiquaire, avec de sympathiques toiles d'araignée qui y pendent. Le lit est recouvert d'un fin édredon grisâtre, il y a deux fauteuils en skaï orange sous un extracteur vombrissant et enfin une salle de bain munie d'un wc fréquenté par une superbe araignée que je ne parviendrai jamais à écraser, une douche chaude sans cabine (l'eau éclabousse de ce fait toute la pièce) et enfin un évier tellement de travers qu'il est impossible d'y déposer quelque chose. Voici l'écrin dans lequel j'ai déposé Mimi pour la ...St Valentin. Mais à 10$ la nuitée, il ne faut pas faire trop la fine bouche. A propos de bouche, le restaurant est lui aussi tenu par des Chinois qui sont bien incrustés dans tous le pays. La plupart des hôtels leur appartiennent. Ils montent aussi des usines pour profiter de salaires plus bas encore que chez eux. Nous avons appris que dans un bel hôtel, le salaire moyen tourne autour des 100$ avec 4 jours de congé mensuel (300$ pour un chef de rang). Mais la plupart paie 65$ avec un seul jour de repos. La vie est extrêmement dure ici, la misère encore bien présente. Le pays où règne la corruption reste toujours un des plus pauvres de la planète et son économie repose essentiellement sur le tourisme autour de Siem Reap et la culture des hévéas que l'on plante un peu partout, défrichant des forêts primaires à tour de bras ou pire par le feu. Malheureusement l'argent du caoutchouc n'arrive pas toujours dans les mains de l'Etat. Au restaurant donc, il faut se faire comprendre par gestes bien que la liste des plats proposés soient énormes (on s'effraie quand même d'y trouver des calamars dans ce coin reculé alors que les frigos sont en fait de simples glacières et que la chaîne du froid est totalement inexistante). La nourriture est correcte et pour se récompenser de notre journée de voyage nous nous offrons un thé au citron. On nous apporte alors un grand verre contenant un liquide orange, chaud et sucré puis une théière classique. Nous opérons le mélange et trempons nos lèvres: nous buvons une exclusivité mondiale à savoir un thé... au Fanta chaud. Un grand moment...de fou rire avant de plonger dans notre lit. Au petit matin, nous voilà chacun assis à l'arrière d'une moto-dop pour aller visiter ce fameux site, le Prasat Preah Vihear!
27 km plus loin, nous choisissons la manière la plus sportive de l'aborder à savoir une ascension de 500 m en empruntant un escalier de ...2250 marches. Dans la montée, nous croisons de pauvres campements militaires totalement isolés sensés empêcher les Thaïlandais de reprendre possession du temple aux abords déjà truffés de mines anti personnelles par les derniers Khmers Rouges en 1998. Défense de s'écarter des chemins même pour un besoin pressant!En 1979, la Thaïlande revendique une fois de plus sa possession mais frustrée de ne pas le recevoir des instances internationales fait vider les camps de réfugiés(qui avaient fui les Khmers Rouges) en leur faisant emprunter... le champ de mines. Thaïs et Cambodgiens se regardent aujourd'hui en chien de faïence mais ce ne fut pas toujours le cas car entre 2008 et 2011 on y tirait à l'arme lourde. Le temple angkorien est splendide même si les sculptures en sont absentes.Il comporte de larges allées de 250 m séparées par des temples aux frises finement sculptées qui très aériennes s'élancent vers le ciel. Nous en jouissons à notre rythme, très loin de la foule d'Angkor. Éreintés par notre matinée et surtout par notre descente, nous passons le reste de l'après midi dans notre belle chambre. Comme quoi, on s'habitue à tout.
Chapitre 7: deux journées particulières (suite)
Nous partîmes 500 mais par un prompt renfort nous nous vîmes 3000 en arrivant au port.... D'accord Rodrigue, mais dans notre cas, point de renfort, ni de port. Quel est donc le rapport? Nous quittons Sra Em en désirant rejoindre le mythique Mékong par les routes toutes neuves du Nord, leur bon état s'expliquant par le fait qu'il faut pouvoir y amener facilement les troupes en cas de conflit. Nous prenons un taxi (une voiture particulière) pour rejoindre la capitale de la province située à une centaine de km de là. Le voyage se fera en compagnie de 2 cambodgiennes avec qui il est difficile de converser. Le taxi nous dépose au départ des voitures pour Stung Treng et nous désigne ...un minibus orange ayant quelques km au compteur. Nous sommes happés par le chauffeur qui place nos sacs sur le porte bagage situés tout à l'arrière du véhicule en les entassant avec quelques sacs de riz.
Mimi se place sur le siège à côté du chauffeur mais en est vite chassée en lui montrant 2 doigts. Nous n'en comprenons pas encore le sens! Elle vient me rejoindre sur la première banquette déjà occupée par deux jeunes gens. Les deux autres banquettes se remplissent aussi et après une demi-heure d'attente le minibus est complet. 2 personnes sur la place à côté du chauffeur (on saisit enfin le signe) 4 sur la nôtre et 8 sur les deux autres. Nous voici 14 sans le chauffeur. Mais, mais la porte ne se ferme pas...on attend. Cela se précipite dehors, on prend encore des sacs, des caisses, une...poule et le minibus se remplit, se remplit. On place 3 personnes devant notre banquette sur un banc très étroit, 6 autres sur les autres. Pour ne pas laisser de vide, on en fait même passer un par la fenêtre. On démarre enfin mais mais...après 500 m on s'arrête pour accepter une famille de 4 personnes dont 3 viendront se caser devant nous et la quatrième qui partagera le fauteuil...du chauffeur. Du jamais vu! On espère que le passager du chauffeur ne pousse pas sur l'accélérateur .On fera ainsi un voyage de ....3 heures entassés comme des sardines à 31 (3 autres ont été envoyés ...sur le toit) pour 14 places selon nos normes.
A l'arrivée, nous ne sentions plus nos jambes, nos fesses...on en avait même oublié de payer nos places tant nous nous sommes pressé de déguerpir pour trouver un logement (nous serons rattrapés par le chauffeur et nous nous en excuserons). Nous choisissons alors un bel hôtel pour 20$ avec une grande chambre donnant sur le Mékong, avec une vraie salle de bain...La ville se Stung Treng est un nœud de communication important sur la route du Laos, sans âme. On en profite pour flâner dans le marcher, y manger et enfin regagner notre belle chambre pour y siester. Mais pendant notre somme un léger interstice dans la fenêtre a laissé entrer des milliers de petits insectes profitant de la nuit tombante pour envahir la chambre. Pour compléter le tableau, une colonne de fourmis en a profité pour coloniser notre dernier sac à bonbons. Nous refusons de rester une minute de plus et recevons une autre chambre, sans vue et sans papier de toilette. Le réceptionniste, désolé, nous explique que le camion qui devait les livrer n'est jamais arrivé alors, alors.....Mimi lui suggère d'aller en chercher dans une autre chambre inoccupée. Il réagit par un haussement d'épaules tout en nous tendant une deuxième clé. Notre recherche fut heureusement fructueuse nous permettant de passer une nuit convenable avant de reprendre tôt un bus pour Kratie.
Chapitre 8: enfin et fin!
Chacun son chemin, chacun son destin...telle est la façon la plus cool de rouler au Cambodge. Nous voici sur nos vélos dans la circulation de Kratie, petite ville au bord du Mékong qui surprise est plus bleu que brun. Nous longeons le large fleuve parsemé d'îlots de sable et bordé de petites cahutes en bois sur pilotis. Quelques-unes sont décorées de banderoles rouges pour fêter le Têt. Les hommes sont rassemblés autour de bières alors que d'autres s'adonnent à la pétanque locale de jouant sur des distances nettement plus courtes et qui comme à la provençale peuvent prendre un élan pour "tirer". Deux mètres les séparent seulement du "petit" fait d'une simple capsule. Nous prenons ensuite une embarcation pour une ballade bucolique sur une l'île faisant face à la ville. L'environnement est calme, aucune voiture pour le troubler. Les zébus sous la maison, les belles meules de foin en face, nos premiers champs tout verts...nous retrouvons ENFIN l'Asie que nous cherchions. Assis sur un banc, nous admirons le coucher de soleil sur le "fleuve majestueux" , signe que demain commence une nouvelle journée. Quatre heures de bus plus loin, nous voici à Kampong Cham qui nous rapproche de Phnom Penh. La ville est relativement propre avec de larges avenues et une belle promenade le long du Mékong. Devant chaque magasin on fait brûler dans un petit brasero des liasses de faux dollars, de faux lingots d'or...on fête aujourd'hui la fin de l'année du cochon. Nous louons un tuk tuk l'après-midi et découvrons un superbe petit temple angkorien avec une pagode insérée en son milieu. L'endroit est tellement magique que nous y retournerons pour essayer de l'immortaliser par une aquarelle. Nous rendons ensuite visite à un petit village géré par une O.N.G. dont le but est de promouvoir une activité locale comme le tissage ou l'artisanat pendant la saison sèche. Le soir, la ville est en liesse et à la foire, avec ses petits moulins, se pressent des dizaines d'enfants. Au petit matin, attirés par une pétarade nous suivons un petit cortège de dragons célébrant la venue de l'année de la Chèvre. Nous ne les suivons pas par peur des jets de pétards lancés à tout va et préférons louer un vélo pour nous réfugier sur une autre île. Pour y accéder, il nous faut franchir un extraordinaire pont t en bambous que l'on monte en période sèche et une fois le niveau trop élevé que l'on démonte pour recommencer l'année suivante. Il est surprenant et accepte même le passage de voitures. Une fois le pont franchi, nous retrouvons la même sérénité, distribuant nos petits jouets aux enfants du coin, nous arrêtant pour déguster un énorme fruit ressemblant à un pomelo mais comme partout sommes dans l'impossibilité de communiquer. La langue khmère a aussi la particularité d'être peu chantante et même ses caractères n'ont pas les arabesques arrondies du laotien ou du thaï. Mais elle est très ancienne tout comme la manière de compter en base...cinq. Ainsi 7 se dira 5+2 et 18 se dira 10+5+3. Les écoles d'un piètre niveau sont pleines à craquer et il est touchant de voir ces centaines d'élèves en bleu et blanc chevauchant leurs vélos rentrer chez eux. Quelques uns seulement nous gratifient d'un Hello car même les plus jeunes ne connaissent pas un seul mot d'anglais. La société cambodgienne veut garder sa spécificité khmer et sommes étonnés de ne trouver que très peu de traces occidentales en comparaison des pays voisins.Les voitures sont japonaises ou coréennes, les télévisons ne passent aucune série américaine...Par contre les Chinois, assez antipathiques en général, sont bien présents dans ce pays en devenir. Nous reprenons ensuite nos sacs pour une longue journée de bus, 3h30 jusqu'à Phnom Penh puis changement de bus pour Sihanoukville que nous atteignons au bout de 4 h de route. Nous choisissons une plage assez éloignée du centre et surtout un hôtel dans un endroit jugé trop calme par la plupart des fêtards. Commencent enfin nos cinq jours de repos le long de la côte, commencent aussi nos journées de...supplice. Certes il fait chaud et sec, la mer à 29°, certes le sable est blanc et la plage bordée de cocotiers, certes on voit quelques îles....mais il y a aussi les nombreux bars avec toute la faune qui va avec, les ivrognes de tout âge gisant tel des épaves sur les lits de plage à 10 h du matin, les vieux qui arborent une gamine à leur bras, les Russes qui se croient tout permis, les moustiques et les puces de sable qui vous font des Vésuves sur le corps et la marée qui ramène les déchets en tout genre. Il y a tellement de monde qu'il nous est difficile de trouver un fauteuil de libre pour s'y allonger. Décidément paresser et glander ne sont pas nos activités favorites! Mais n'ayons pas peur des mots, ce voyage, s'il a pu faire rêver certains, n'a pas répondu à nos attentes. Même si découvrir un pays en empruntant les moyens locaux, en fréquentant leurs restaurants, en s'évadant librement dans la nature tout en faisant vivre les petites gens reste à nos yeux la meilleure manière d'appréhender sa réalité. Mais pour la première fois dans nos voyages, nous n'avons cessé d'émettre aussi souvent l'hypothèse de quitter un pays. Rares ont été les moments où il nous fut agréable de poser nos valises. Jamais nous nous sommes ébahis devant la beauté d'un site naturel. Or nous savons que ce ne sont pas les vieilles pierres qui resteront gravées dans nos têtes. Peut-être sommes-nous devenus de vieux routards blasés qui ne s'amusent plus de s'asseoir sur des planches de WC trempées par la douche, d'éviter de se laver les dents avec de l'eau impropre à la consommation ou d'attendre des bus dans la poussière et les ordures? Nous avons sans doute commis l'erreur de vouloir retrouver une Asie qui n'existe plus et surtout d'être partis à la mauvaise saison car voir les rizières aussi brûlées est aussi déprimant que de voir la pluie gorger les sillons de nos champs en hiver. Nous en reviendrons donc déçus mais ce sentiment au nom de l'expérience vécue nous l'assumons pleinement. Vivement donc les espaces de nos montagnes, son air pur, la convivialité entre marcheurs, la propreté des chemins....et quand nous y serons, nous pourrons dire...ENFIN!
FIN
Thaïlande: 3 semaines quasi bouclées, 4 jours manquants (avec adolescent) English translation pending
Notre petite famille bretonne : 2 adultes + 1 ado de 15 ans
Les billets d'avion sont achetés , notre projet de faire le Cambodge est oublié car nous serons 3 semaines sur place On a choisi des dates qui collent avec le budget sur lufthansa
voici l'itinéraire : mais 4 nuits sont sans idée Pouvez vous nous aider ?
3 Aout départ Maison nuit Paris 4 Aout Avion départ Paris 5 Aout J1 Arrivée Bangkok 9h nuit Bangkok 6 Aout J2 nuit Ayutthaya 7 Aout J3 Train de JOUR départ d'ayutthaya vers midi arrivée a SAWANKALOKE (a 30 km de Sukhothai ) vers 18 h nuit Sukhotai 8 Aout J4 nuit Sukhotai 9 Aout J5 ????????????
10 Aout J6 Lampang 11 Aout J7 nuit Chiang Mai 12 Aout J8 nuit Chiang Mai 13 Aout J9 nuit Chiang Mai 14 Aout J10 nuit Chiang Mai 15 Aout Train de NUIT pour Bangkok 16 Aout nuit Bangkok 17 Aout nuit Bangkok
18 Aout nuit Train de jour pour Kanchanaburi 20 Aout nuit Kanchanaburi 21 Aout nuit Kanchanaburi 22 ?????????????????????
23 ?????????????????????
24 ????????????????????? 25 Aout nuit Bangkok 26 Aout Avion départ Bangkok 17h 27 Aout Arrivée Paris
Les billets d'avion sont achetés , notre projet de faire le Cambodge est oublié car nous serons 3 semaines sur place On a choisi des dates qui collent avec le budget sur lufthansa
voici l'itinéraire : mais 4 nuits sont sans idée Pouvez vous nous aider ?
3 Aout départ Maison nuit Paris 4 Aout Avion départ Paris 5 Aout J1 Arrivée Bangkok 9h nuit Bangkok 6 Aout J2 nuit Ayutthaya 7 Aout J3 Train de JOUR départ d'ayutthaya vers midi arrivée a SAWANKALOKE (a 30 km de Sukhothai ) vers 18 h nuit Sukhotai 8 Aout J4 nuit Sukhotai 9 Aout J5 ????????????
10 Aout J6 Lampang 11 Aout J7 nuit Chiang Mai 12 Aout J8 nuit Chiang Mai 13 Aout J9 nuit Chiang Mai 14 Aout J10 nuit Chiang Mai 15 Aout Train de NUIT pour Bangkok 16 Aout nuit Bangkok 17 Aout nuit Bangkok
18 Aout nuit Train de jour pour Kanchanaburi 20 Aout nuit Kanchanaburi 21 Aout nuit Kanchanaburi 22 ?????????????????????
23 ?????????????????????
24 ????????????????????? 25 Aout nuit Bangkok 26 Aout Avion départ Bangkok 17h 27 Aout Arrivée Paris
Itinéraire Thaïlande avec adoslescents en juillet 2015 English translation pending
Bonsoir,
Mes vols sont bookés depuis peu: arrivée le 8 juillet a 14h20 à BANGKOK Depart de BANGKOK le 27 juillet à 23h55
Réservation annulable le 8 juillet au ROOF VIEW PLACE à Bangkok, deux chambres standard Réservation annulable du 24 au 27 juillet au même hotel mais en chambres supérieures
Entre les deux:
Ko samui, Ko Tao ou Ko phangan 7 jours sur KRABI dans une famille franco-thaie (je sais que c'est la periode de mousson mais j'y tiens ... Chiang mai ou ou non
Quelques temples, les incontournables.... Ballade en elephant, crocodiles sur ko samui rafting où snorkelling où surf ?? on adore les marchés (cours de cuisine....)
Budget hotel entre 40 et 60 euros à 4, moins si c'est possible moyens de transport: avion , train, bus , ferry à panacher
Dans quel sens, c'est là que je seche et que j'ai besoin de vous....
Mes vols sont bookés depuis peu: arrivée le 8 juillet a 14h20 à BANGKOK Depart de BANGKOK le 27 juillet à 23h55
Réservation annulable le 8 juillet au ROOF VIEW PLACE à Bangkok, deux chambres standard Réservation annulable du 24 au 27 juillet au même hotel mais en chambres supérieures
Entre les deux:
Ko samui, Ko Tao ou Ko phangan 7 jours sur KRABI dans une famille franco-thaie (je sais que c'est la periode de mousson mais j'y tiens ... Chiang mai ou ou non
Quelques temples, les incontournables.... Ballade en elephant, crocodiles sur ko samui rafting où snorkelling où surf ?? on adore les marchés (cours de cuisine....)
Budget hotel entre 40 et 60 euros à 4, moins si c'est possible moyens de transport: avion , train, bus , ferry à panacher
Dans quel sens, c'est là que je seche et que j'ai besoin de vous....
Avis aux visiteurs à San Francisco English translation pending
Je sais que ce n' est pas nouveau mais soyez vigilants avec vos véhicules de location a San Francisco surtout dans les coins touristiques telles que Fisherman' s Wharf, Union Square, etc.
Ne laissez pas de bagages dans le coffre ou des sacs sur les sièges arrières. Bien sur aucun equipement electronique telle que iPhone ou GPS sur le tableau de bord ou entre les sièges.
Je recommende de retirer le couvercle si possible sur les modèles avec hayon arrière pour montrer que le coffre est vide.
Bon séjour!
Ne laissez pas de bagages dans le coffre ou des sacs sur les sièges arrières. Bien sur aucun equipement electronique telle que iPhone ou GPS sur le tableau de bord ou entre les sièges.
Je recommende de retirer le couvercle si possible sur les modèles avec hayon arrière pour montrer que le coffre est vide.
Bon séjour!
Compte rendu de notre voyage aux Emirats (mai 2014) English translation pending
BONJOUR À TOUS 🙂
Nous sommes partis aux Emirats fin avril/début mai 2014 pour 5 jours complets sur place. C’est bien trop court mais c’était un package. Je vais vous résumer notre voyage en essayant d’être assez précise, si vous avez des questions je vous répondrai avec plaisir. D’ailleurs je remercie les personnes du forum qui ont partagé plein d’infos sur leurs voyages, ce qui m’a permis de préparer mon planning également.
TRANSPORT Avec mon mari, nous avons choisi un package Vol + Hôtel sur un site spécialisé dans les voyages de luxe (avec de fortes réductions). Nous avons eu la chance de voyager avec Etihad en business avec ses avantages : le service « chauffeur » à chaque étape du voyage (de chez nous à Roissy, de l’aéroport d’Abu Dhabi à notre hôtel à Dubaï, de l’hôtel à l’aéroport, puis de Roissy à chez nous), le salon avant chaque vol (personnellement je n’y vois pas de réel intérêt), et le fait de ne pas faire la queue pour l’enregistrement des bagages ou rentrer dans l’avion. Niveau confort, le top avec un siège qui se met en position allongée et le service à la carte comme au restaurant. Étant partis fatigués, nous n’avons pas vu le vol passer … Une fois à Abu Dhabi, nous avons beaucoup marché pour rejoindre le poste d’immigration où là l’accueil n’était franchement pas souriant, ni bonjour ni au revoir ni rien du tout. Je suis restée 10 min debout à attendre le tampon sur mon passeport sans aucune explication, alors que d’autres personnes passaient en quelques minutes. Dès la sortie le chauffeur nous attendait et nous a emmenés à l’hôtel en 1h15 à peu près.
HOTEL L’hôtel Crowne Plaza est situé sur la Sheikh Zayed Road, artère très utilisée de Dubaï. Nous étions le vendredi soir et c’était plein de monde partout, dans l’hôtel et dans les restaurants des alentours. Nous avions une chambre standard et avons été surclassés gratuitement grâce à mon mari qui demande toujours si c’est possible. Donc, nous avons eu une suite avec la chambre à part, coin cuisine, table de salle à manger et coin salon. Nous avons accepté de nous inscrire à un programme de fidélité gratuit et pour nous remercier nous avions une corbeille de fruits frais chaque jour sur la table, ainsi que le journal. Le ménage était fait quotidiennement avec soin, plein de petits produits de qualité dans la salle de bain. Des bouteilles d’eau déposées chaque jour : bien pratique. Le petit déjeuner était inclus dans le package. C’est un buffet à volonté de qualité plutôt médiocre (surtout les viennoiseries), nous y sommes allés parce que c’était inclus mais cela ne vaut pas les 22€ du prix affiché. Il y a un McDo à 100m de l’hôtel, solution de repli pour un meilleur petit déjeuner je pense. Nous n’avons pas testé les autres restaurants de l’hôtel par manque de temps, ni la boite de nuit ou le spa. Le concierge est très sympathique (Edwyn), les filles à l’accueil ont un anglais difficilement compréhensible. Aux alentours, des boutiques, des petites supérettes …
SE DEPLACER Ma meilleure amie vit sur place, possède une voiture et nous avons passé 3 jours sur 5 avec elle. Pour le reste, ce fut taxi (vraiment pas cher, toutes distances, nous en avons même pris un d’Abu Dhabi à Dubai pour environ 50€). Les taxis ont toujours mis le compteur mais s’en assurer quand même. Certains ont essayé de faire des détours pour rallonger la course, il faut être ferme. Bien sûr quand on ne connait pas le chemin ce n’est pas facile … Ayant l'habitude de donner des "tips" (pourboires) à New York (notre destination annuelle habituelle), j'ai toujours arrondi le paiement des taxis quand ils étaient sympas). Nous avons aussi pris le métro plusieurs fois. Il est très facile d’accès et peu cher. Nous avons testé la « Gold Class » bien confortable, sauf aux heures de pointe …
MOSQUEE D'ABU DHABI : grandiose, magnifique ! On présente une pièce d’identité et une abaya (propre) est prêtée aux femmes (plusieurs tailles disponibles). Ensuite on visite à son rythme. On enlève ses chaussures avant de rentrer à l’intérieur admirer le plus grand tapis du monde. L’architecture est sublime. J’ai adoré cette visite malgré les 44 degrés et l’abaya qui tient bien chaud. Prévoir de l’eau fraiche. Il y a des fontaines d’eau sinon. Pour les personnes en difficulté pour marcher ou les personnes âgées, il y a des voiturettes de golf qui peuvent vous amener d’un point à l’autre car il y a un peu de marche.
JUMEIRAH MEDINAT (Dubai) : Très bel hôtel, pas très loin du Burj Al Arab. Dès l’entrée, on se retrouve dans le Souk : plein de jolies petites boutiques. On n’a rien marchandé mais les vendeurs baissent certains prix quand ils voient qu’on hésite … Ensuite nous sommes sortis pour profiter des belles vues sur le lac artificiel et sur la Burj Al Arab. Nous avons bu des cocktails délicieux à Trader Vics.
PLAGE PRES DU BURJ AL ARAB (Dubai): eau très claire, plage très propre. Seul inconvénient : aucune ombre (pas de palmiers) et seulement 1 ou 2 cabines pour se changer. Je n’ai pas vu de douches mais je peux me tromper.
JUMEIRAH BEACH PARK (Dubai) : plage payante (quelques dirhams), sur place il y a des wc, cabines pour se changer (elles étaient dégueulasses, je n’ai pas vu de personnel pour nettoyer entre deux), prévoir des chaussures pour se changer (claquettes, flips flops) car par terre c’est eau, sable et plus si affinités). Il y a un snack avec les basiques pour les petits creux. Nous avons loué 2 chaises longues et un parasol (prix modique). Je conseille d’y aller tôt dans la matinée et en semaine si possible pour éviter la foule. L’eau était claire, plein de palmiers pour l’ombre, une plage très agréable.
DUBAI MALL : Nous avions réservé nos places sur internet pour monter à la Burj Khalifa (bien moins cher que sur place), l’ascenseur monte très rapidement mais ce n’est pas désagréable. La vue est magnifique, plein de belles photos à prendre mais prévoir un zoom important … Il y a des souvenirs en vente (plutôt chers), je conseille de plutôt regarder dans les boutiques de souvenirs du mall. Sinon nous avons aussi assisté au spectacle des fontaines, c’était magnifique ! Vérifier les horaires car c’est sympa d’en voir plusieurs. Nous avons mangé au "Rainforest Café", j'ai bien aimé l'ambiance et le repas était très correct (qualité, prix). Nous avons changé nos € dans l’un des nombreux points de change. Faire le tour pour trouver le meilleur taux. En face, après le petit pont près des fontaines, vous avez le "Souk Al Bahar" et à l'intérieur nous avons mangé un délicieux couscous dans le restaurant "Al Malouf" (demander à manger en terrasse, vue sympa).
MALL OF EMIRATES (Dubai) : Nous y sommes allés en métro, mon mari avait prévu de faire du ski et puis gros coup de barre, on profitera de la vue en sirotant des cocktails et en mangeant un délicieux cheesecake à « Cheesecake Factory » mais ce sera partie remise !
BAB AL SHAMS : très bel hôtel de luxe au milieu du désert où nous nous sommes arrêtés pour profiter de la lounge et du coucher du soleil, douces odeurs de shisha dans l’air, cocktails bien frais, musique (un chanteur très talentueux) … Ensuite nous avons diné sur place, buffet sur la terrasse (peu cher, 20€ par personne je crois, très basique mais suffisant), les palmiers qui s’illuminent dans la nuit, magique … Il y a possibilité de faire un vrai repas plus traditionnel au milieu du désert sous des tentes …
ATLANTIS (Dubai) : Je ne m’étais pas renseignée s’il y avait un pass à la journée comme à Nassau (Bahamas), du coup nous ne sommes rentrés que dans les parties publiques. L’hôtel est majestueux et cela vaut quand même la visite. Mon mari est parti se faire faire un massage par un homme (coutume locale oblige : 120€ pour 1h avec accès au sauna/jacuzzi), c’est cher mais il était ravi et puis c’était l’Atlantis quoi ! Quant à moi, refroidie par le prix de la manucure/pédicure (environ 80€), je suis partie voir l’aquarium. Nous avons diné au restaurant "Saffron" qui annonçait un buffet de fruits de mer pour 47€ par personne. Une vraie arnaque, il y avait peu de fruits de mer et ils n'étaient pas de qualité (mal cuits, à peine décongelés). Pour le reste, choix plutôt limité et d'une qualité qui ne va pas avec le lieu. Très décevant, heureusement qu'on avait un voucher et qu'on n'a pas payé plein pot.
SOUK DE L'OR ET DES EPICES (Deira) : plein d’échoppes avec souvenirs, bijoux, vêtements etc. On est alpagué tous les 2 mètres pour nous proposer des faux sacs de marque … Bien qu’agaçant ce n’est pas agressif (en tout cas, moins qu’à Chinatown à New York par exemple, pour ceux qui connaissent). J’ai bien aimé Deira, plus authentique que le reste de Dubai.
DESERT : en route pour Bab Al Shams, nous nous sommes arrêtés dans le désert pour observer des chameaux qui se préparaient pour faire des courses. Nous avons salués les hommes qui les montaient et ils ont posé gentiment pour les photos. Un peu plus loin nous nous sommes arrêtés près d’une laiterie où des bédouins s’occupaient d’autres chameaux, cette fois ci nous descendons de la voiture et allons à leur rencontre. Ils étaient ravis que l’on s’arrête caresser les chameaux (très calins, ils ont craqué pour mon mari lol). Pas de dialogue car ils ne parlaient pas anglais mais plein d’échanges de sourires. Ils nous ont invités à visiter la laiterie mais pris par le temps et ne voulant pas les vexer car on ne voulait pas gouter le lait de chameaux nous sommes repartis en les remerciant chaleureusement.
MERCATO MALL (Dubai) : Petit mall de taille humaine, réplique de rues Vénitiennes. Il y a un « Shake Shack » dedans pour les connaisseurs, j’ai adoré leur burger au gout bien New Yorkais !
MARINA MALL (Abu Dhabi) : Mall de taille raisonnable avec un carrefour dedans. Je vous conseille de monter dans le café tout en haut de la tour. L’entrée est gratuite, il suffit de consommer (cafés, jus de fruits etc) et la vue est époustouflante !
HOTEL RADISSON BLU (Abu Dhabi) : Pour éviter de refaire la route pour Dubaï, nous avons pris une nuit dans cet hôtel. Chambre très propre, belle piscine extérieure. Nous avons payé 80€, prix très raisonnable pour un hôtel de cette qualité.
En résumé, nous n’avons qu’une hâte : y retourner ! Et cette fois ci pour une dizaine de jours. On ira visiter le « Emirates Palace » à Abu Dhabi (on nous a refoulés car mon mari était en short long). Nous avons eu un énorme coup de cœur pour ce pays qui nous faisait rêver depuis très longtemps. La seule chose que je n'ai pas aimé, ce sont les malls géants (Dubai Mall, Mall of Emirates), beaucoup trop grands pour vraiment en profiter.
J'ajoute quelques photos 😉
Nous sommes partis aux Emirats fin avril/début mai 2014 pour 5 jours complets sur place. C’est bien trop court mais c’était un package. Je vais vous résumer notre voyage en essayant d’être assez précise, si vous avez des questions je vous répondrai avec plaisir. D’ailleurs je remercie les personnes du forum qui ont partagé plein d’infos sur leurs voyages, ce qui m’a permis de préparer mon planning également.
TRANSPORT Avec mon mari, nous avons choisi un package Vol + Hôtel sur un site spécialisé dans les voyages de luxe (avec de fortes réductions). Nous avons eu la chance de voyager avec Etihad en business avec ses avantages : le service « chauffeur » à chaque étape du voyage (de chez nous à Roissy, de l’aéroport d’Abu Dhabi à notre hôtel à Dubaï, de l’hôtel à l’aéroport, puis de Roissy à chez nous), le salon avant chaque vol (personnellement je n’y vois pas de réel intérêt), et le fait de ne pas faire la queue pour l’enregistrement des bagages ou rentrer dans l’avion. Niveau confort, le top avec un siège qui se met en position allongée et le service à la carte comme au restaurant. Étant partis fatigués, nous n’avons pas vu le vol passer … Une fois à Abu Dhabi, nous avons beaucoup marché pour rejoindre le poste d’immigration où là l’accueil n’était franchement pas souriant, ni bonjour ni au revoir ni rien du tout. Je suis restée 10 min debout à attendre le tampon sur mon passeport sans aucune explication, alors que d’autres personnes passaient en quelques minutes. Dès la sortie le chauffeur nous attendait et nous a emmenés à l’hôtel en 1h15 à peu près.
HOTEL L’hôtel Crowne Plaza est situé sur la Sheikh Zayed Road, artère très utilisée de Dubaï. Nous étions le vendredi soir et c’était plein de monde partout, dans l’hôtel et dans les restaurants des alentours. Nous avions une chambre standard et avons été surclassés gratuitement grâce à mon mari qui demande toujours si c’est possible. Donc, nous avons eu une suite avec la chambre à part, coin cuisine, table de salle à manger et coin salon. Nous avons accepté de nous inscrire à un programme de fidélité gratuit et pour nous remercier nous avions une corbeille de fruits frais chaque jour sur la table, ainsi que le journal. Le ménage était fait quotidiennement avec soin, plein de petits produits de qualité dans la salle de bain. Des bouteilles d’eau déposées chaque jour : bien pratique. Le petit déjeuner était inclus dans le package. C’est un buffet à volonté de qualité plutôt médiocre (surtout les viennoiseries), nous y sommes allés parce que c’était inclus mais cela ne vaut pas les 22€ du prix affiché. Il y a un McDo à 100m de l’hôtel, solution de repli pour un meilleur petit déjeuner je pense. Nous n’avons pas testé les autres restaurants de l’hôtel par manque de temps, ni la boite de nuit ou le spa. Le concierge est très sympathique (Edwyn), les filles à l’accueil ont un anglais difficilement compréhensible. Aux alentours, des boutiques, des petites supérettes …
SE DEPLACER Ma meilleure amie vit sur place, possède une voiture et nous avons passé 3 jours sur 5 avec elle. Pour le reste, ce fut taxi (vraiment pas cher, toutes distances, nous en avons même pris un d’Abu Dhabi à Dubai pour environ 50€). Les taxis ont toujours mis le compteur mais s’en assurer quand même. Certains ont essayé de faire des détours pour rallonger la course, il faut être ferme. Bien sûr quand on ne connait pas le chemin ce n’est pas facile … Ayant l'habitude de donner des "tips" (pourboires) à New York (notre destination annuelle habituelle), j'ai toujours arrondi le paiement des taxis quand ils étaient sympas). Nous avons aussi pris le métro plusieurs fois. Il est très facile d’accès et peu cher. Nous avons testé la « Gold Class » bien confortable, sauf aux heures de pointe …
MOSQUEE D'ABU DHABI : grandiose, magnifique ! On présente une pièce d’identité et une abaya (propre) est prêtée aux femmes (plusieurs tailles disponibles). Ensuite on visite à son rythme. On enlève ses chaussures avant de rentrer à l’intérieur admirer le plus grand tapis du monde. L’architecture est sublime. J’ai adoré cette visite malgré les 44 degrés et l’abaya qui tient bien chaud. Prévoir de l’eau fraiche. Il y a des fontaines d’eau sinon. Pour les personnes en difficulté pour marcher ou les personnes âgées, il y a des voiturettes de golf qui peuvent vous amener d’un point à l’autre car il y a un peu de marche.
JUMEIRAH MEDINAT (Dubai) : Très bel hôtel, pas très loin du Burj Al Arab. Dès l’entrée, on se retrouve dans le Souk : plein de jolies petites boutiques. On n’a rien marchandé mais les vendeurs baissent certains prix quand ils voient qu’on hésite … Ensuite nous sommes sortis pour profiter des belles vues sur le lac artificiel et sur la Burj Al Arab. Nous avons bu des cocktails délicieux à Trader Vics.
PLAGE PRES DU BURJ AL ARAB (Dubai): eau très claire, plage très propre. Seul inconvénient : aucune ombre (pas de palmiers) et seulement 1 ou 2 cabines pour se changer. Je n’ai pas vu de douches mais je peux me tromper.
JUMEIRAH BEACH PARK (Dubai) : plage payante (quelques dirhams), sur place il y a des wc, cabines pour se changer (elles étaient dégueulasses, je n’ai pas vu de personnel pour nettoyer entre deux), prévoir des chaussures pour se changer (claquettes, flips flops) car par terre c’est eau, sable et plus si affinités). Il y a un snack avec les basiques pour les petits creux. Nous avons loué 2 chaises longues et un parasol (prix modique). Je conseille d’y aller tôt dans la matinée et en semaine si possible pour éviter la foule. L’eau était claire, plein de palmiers pour l’ombre, une plage très agréable.
DUBAI MALL : Nous avions réservé nos places sur internet pour monter à la Burj Khalifa (bien moins cher que sur place), l’ascenseur monte très rapidement mais ce n’est pas désagréable. La vue est magnifique, plein de belles photos à prendre mais prévoir un zoom important … Il y a des souvenirs en vente (plutôt chers), je conseille de plutôt regarder dans les boutiques de souvenirs du mall. Sinon nous avons aussi assisté au spectacle des fontaines, c’était magnifique ! Vérifier les horaires car c’est sympa d’en voir plusieurs. Nous avons mangé au "Rainforest Café", j'ai bien aimé l'ambiance et le repas était très correct (qualité, prix). Nous avons changé nos € dans l’un des nombreux points de change. Faire le tour pour trouver le meilleur taux. En face, après le petit pont près des fontaines, vous avez le "Souk Al Bahar" et à l'intérieur nous avons mangé un délicieux couscous dans le restaurant "Al Malouf" (demander à manger en terrasse, vue sympa).
MALL OF EMIRATES (Dubai) : Nous y sommes allés en métro, mon mari avait prévu de faire du ski et puis gros coup de barre, on profitera de la vue en sirotant des cocktails et en mangeant un délicieux cheesecake à « Cheesecake Factory » mais ce sera partie remise !
BAB AL SHAMS : très bel hôtel de luxe au milieu du désert où nous nous sommes arrêtés pour profiter de la lounge et du coucher du soleil, douces odeurs de shisha dans l’air, cocktails bien frais, musique (un chanteur très talentueux) … Ensuite nous avons diné sur place, buffet sur la terrasse (peu cher, 20€ par personne je crois, très basique mais suffisant), les palmiers qui s’illuminent dans la nuit, magique … Il y a possibilité de faire un vrai repas plus traditionnel au milieu du désert sous des tentes …
ATLANTIS (Dubai) : Je ne m’étais pas renseignée s’il y avait un pass à la journée comme à Nassau (Bahamas), du coup nous ne sommes rentrés que dans les parties publiques. L’hôtel est majestueux et cela vaut quand même la visite. Mon mari est parti se faire faire un massage par un homme (coutume locale oblige : 120€ pour 1h avec accès au sauna/jacuzzi), c’est cher mais il était ravi et puis c’était l’Atlantis quoi ! Quant à moi, refroidie par le prix de la manucure/pédicure (environ 80€), je suis partie voir l’aquarium. Nous avons diné au restaurant "Saffron" qui annonçait un buffet de fruits de mer pour 47€ par personne. Une vraie arnaque, il y avait peu de fruits de mer et ils n'étaient pas de qualité (mal cuits, à peine décongelés). Pour le reste, choix plutôt limité et d'une qualité qui ne va pas avec le lieu. Très décevant, heureusement qu'on avait un voucher et qu'on n'a pas payé plein pot.
SOUK DE L'OR ET DES EPICES (Deira) : plein d’échoppes avec souvenirs, bijoux, vêtements etc. On est alpagué tous les 2 mètres pour nous proposer des faux sacs de marque … Bien qu’agaçant ce n’est pas agressif (en tout cas, moins qu’à Chinatown à New York par exemple, pour ceux qui connaissent). J’ai bien aimé Deira, plus authentique que le reste de Dubai.
DESERT : en route pour Bab Al Shams, nous nous sommes arrêtés dans le désert pour observer des chameaux qui se préparaient pour faire des courses. Nous avons salués les hommes qui les montaient et ils ont posé gentiment pour les photos. Un peu plus loin nous nous sommes arrêtés près d’une laiterie où des bédouins s’occupaient d’autres chameaux, cette fois ci nous descendons de la voiture et allons à leur rencontre. Ils étaient ravis que l’on s’arrête caresser les chameaux (très calins, ils ont craqué pour mon mari lol). Pas de dialogue car ils ne parlaient pas anglais mais plein d’échanges de sourires. Ils nous ont invités à visiter la laiterie mais pris par le temps et ne voulant pas les vexer car on ne voulait pas gouter le lait de chameaux nous sommes repartis en les remerciant chaleureusement.
MERCATO MALL (Dubai) : Petit mall de taille humaine, réplique de rues Vénitiennes. Il y a un « Shake Shack » dedans pour les connaisseurs, j’ai adoré leur burger au gout bien New Yorkais !
MARINA MALL (Abu Dhabi) : Mall de taille raisonnable avec un carrefour dedans. Je vous conseille de monter dans le café tout en haut de la tour. L’entrée est gratuite, il suffit de consommer (cafés, jus de fruits etc) et la vue est époustouflante !
HOTEL RADISSON BLU (Abu Dhabi) : Pour éviter de refaire la route pour Dubaï, nous avons pris une nuit dans cet hôtel. Chambre très propre, belle piscine extérieure. Nous avons payé 80€, prix très raisonnable pour un hôtel de cette qualité.
En résumé, nous n’avons qu’une hâte : y retourner ! Et cette fois ci pour une dizaine de jours. On ira visiter le « Emirates Palace » à Abu Dhabi (on nous a refoulés car mon mari était en short long). Nous avons eu un énorme coup de cœur pour ce pays qui nous faisait rêver depuis très longtemps. La seule chose que je n'ai pas aimé, ce sont les malls géants (Dubai Mall, Mall of Emirates), beaucoup trop grands pour vraiment en profiter.
J'ajoute quelques photos 😉
15 jours en Malaisie péninsulaire fin mai/début juin English translation pending
Bonjour,
Je pars avec mon amie en Malaisie à la fin du mois pour 15 jours sur place. J'ai épluché mon guide favoris mais certaines questions restent hélas sans réponse. C'est pourquoi je fais ainsi aux membres de la communauté VF dont les conseils m'ont déjà été forts utiles lors de mes précédents voyages 😉
Nous voyagerons en sac à dos, en utilisant les moyens de transports publiques quand cela est possible. Nous avons un budget relativement serré. Nous aimons les grands espaces, la nature, les villes historiques, les îles reposantes et le snorkeling.
J'ai planifié la visite des lieux suivants : KL (mais ce n'est pas ce qui m'emballe le plus), Cameron Highlands, Georgetown, les îles Perhentians et Malaka. Pensez vous qu'en 15 jours, en utilisant l'avion pour rejoindre les Perhantians ou KL depuis Kota Bharu, cet itinéraire est raisonnable ? Que changeriez vous ? J'ai peur de passer à coté du Taman Negara, mais plutôt que d'y faire un trek d'un ou 2 jours et de ne rien y voir, je préfère faire une croix dessus.
D'autre part, concernant l'hébergement, trouve-ton des hébergements (ch. double avec SDB, confort sommaire) dans le pays autour de 50 à 60 MYR ? Aux Perhentians, quel est le budget pour une chambre spartiate avec SDB ? La réservation est elle conseillée pour la période ? Je trouve certaines chambres bon marché dans les guides papiers, mais les sites internet des hébergements mentionnés affichent parfois le double du tarif ! C'est assez déconcertant.
Enfin, au sujet des transports, est-il évident de se déplacer en bus/train publique ? Nous avons conscience que ce n'est pas le moyen le plus rapide, mais il reste pour nous le plus authentique 🙂
Merci de vos futures réponses.
Icrevisse
Je pars avec mon amie en Malaisie à la fin du mois pour 15 jours sur place. J'ai épluché mon guide favoris mais certaines questions restent hélas sans réponse. C'est pourquoi je fais ainsi aux membres de la communauté VF dont les conseils m'ont déjà été forts utiles lors de mes précédents voyages 😉
Nous voyagerons en sac à dos, en utilisant les moyens de transports publiques quand cela est possible. Nous avons un budget relativement serré. Nous aimons les grands espaces, la nature, les villes historiques, les îles reposantes et le snorkeling.
J'ai planifié la visite des lieux suivants : KL (mais ce n'est pas ce qui m'emballe le plus), Cameron Highlands, Georgetown, les îles Perhentians et Malaka. Pensez vous qu'en 15 jours, en utilisant l'avion pour rejoindre les Perhantians ou KL depuis Kota Bharu, cet itinéraire est raisonnable ? Que changeriez vous ? J'ai peur de passer à coté du Taman Negara, mais plutôt que d'y faire un trek d'un ou 2 jours et de ne rien y voir, je préfère faire une croix dessus.
D'autre part, concernant l'hébergement, trouve-ton des hébergements (ch. double avec SDB, confort sommaire) dans le pays autour de 50 à 60 MYR ? Aux Perhentians, quel est le budget pour une chambre spartiate avec SDB ? La réservation est elle conseillée pour la période ? Je trouve certaines chambres bon marché dans les guides papiers, mais les sites internet des hébergements mentionnés affichent parfois le double du tarif ! C'est assez déconcertant.
Enfin, au sujet des transports, est-il évident de se déplacer en bus/train publique ? Nous avons conscience que ce n'est pas le moyen le plus rapide, mais il reste pour nous le plus authentique 🙂
Merci de vos futures réponses.
Icrevisse