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Transport économique vers Angleterre via Paris English translation pending
Bonjour,
Ma mère et moi planifions d'aller en Angleterre entre 30 juillet et le 17 août prochain.
Comme les billets d'avion Montréal -Londres sont assez coûteux, on pense plutôt acheter un billet pour Paris et ensuite nous rendre en Angleterre . Et c'est là que j'ai besoin de votre aide chers amis( es) français ou européen.
Quel est la façon la plus économique et facile de rejoindre Londres par Paris ?
1 ) avion low cost ?
2) sinon j'aimerais bien prendre le tunnel sous la manche en TGV . Quelqu'un peut me dire le prix approximatif du billet ? la durée ? et la gare de départ ( loin de Charles de Gaulle ) ?
Je vais faire ma recherche personnelle via le net mais toute suggestion intéressante est la bienvenue.
Nous sommes ouvertes à débuter notre voyage dans le Sussex ( Douvres ) également.
Annie
Ma mère et moi planifions d'aller en Angleterre entre 30 juillet et le 17 août prochain.
Comme les billets d'avion Montréal -Londres sont assez coûteux, on pense plutôt acheter un billet pour Paris et ensuite nous rendre en Angleterre . Et c'est là que j'ai besoin de votre aide chers amis( es) français ou européen.
Quel est la façon la plus économique et facile de rejoindre Londres par Paris ?
1 ) avion low cost ?
2) sinon j'aimerais bien prendre le tunnel sous la manche en TGV . Quelqu'un peut me dire le prix approximatif du billet ? la durée ? et la gare de départ ( loin de Charles de Gaulle ) ?
Je vais faire ma recherche personnelle via le net mais toute suggestion intéressante est la bienvenue.
Nous sommes ouvertes à débuter notre voyage dans le Sussex ( Douvres ) également.
Annie
Retour d'itinéraire de 14 jours au Costa Rica English translation pending
Bonjour à tous,
Après 14 jours de voyage de rêve au Costa Rica, à mon tour de faire le debrief du voyage et d'aider comme ceux qui m'ont aider à préparer mon itinéraire.
Tout s’est super bien passé. Les Ticos sont supers accueillants et très organisés. Nous avons bcp voyagé, et le Costa Rica fait parti de nos coups de cœur.
Voici notre itinéraire avec le détail des hôtels et des activités.
J1 – Arrivée 20h40 à Alajuela Hôtel chez Pierre Ville (site Toutcostarica.com). Parfait car à 5 min de l’aéroport. Chambre propre, simple et bien pour les petits budgets.
J2 – Remise du 4x4 (location par Toutcostarica.com. Bon prix et tout bien organisé) – Route vers Puerto Viejo (4h) Après-midi plage à Punta Uva. Plage magnifique avec des singes et des paresseux. Nous avons adoré l’ambiance cool et rasta des Caraïbes du Sud. Hôtel Pura Vida, très sympa, grande chambre avec balcon et hammac – 42$
J3 – Parc de Cahuita à 6h du matin pour voir le maximum d’animaux et éviter la chaleur. Un vrai coup de cœur. Parc bondé d’animaux longé par de belles plages désertes. Nous avons vu des capucins, des iguanes, des singes hurleurs, des araignées, des oiseaux, des caïmans. Donation à l’entrée libre. Hôtel Pura Vida
J4 – Puerto Viejo Plage à Punta Uva et visite du Jagar Rescue Center. Super intéressant. Ca nous permet d’approcher de plus près les animaux (singes et paresseux en particulier) et d’avoir des infos intéressantes. Les droits d’entrée (15$ pers) permettent d’aider ces animaux. Une visite pour une bonne cause ! Trajet dans l’après-midi vers Arenal (5h). Nuit au Cerro Chato Ecolodge (45$). Jolie petits bungalows simples aménagés dans un grand jardin avec piscine.
J5 – Arenal Balade dans le parc Arenal (10$ pers). Un peu déçu de ce parc. Les balades sont très courtes et on reste très loin du volcan. Nous avons eu de la chance au niveau du temps, grand soleil, volcan bien visible. L’après-midi nous voulions faire les sources d’eau chaude gratuites, mais nous les avons trouvé pas très « safe », pas très accueillantes donc nous avons été à celles du resort Baldi. 30$ pers l’entrée et grand complexe à l’Américaine. Pas du tout authentique. Dodo Cerro Chato Ecolodge
J6 – Arenal Randonnée du Cerro Chato (10$ pers), nous avons mis 3h30 en tout (et pas 5h comme écrit dans le Lonely Planet). Pas de chance, nous avons eu de la pluie (la seule averse du séjour) et aucune visibilité en haut. A faire que s’il y a du soleil et si on est un minimum sportif car la montée de la fin avec les marches qui n’en finissent plus est assez dure, je n’en pouvais plus ! Détente et balade à Waterfall Cerro Chato (10$ pers), très sympa. Route vers Monteverde/Santa Elena dans l’après midi (3h). Route autours du lagune magnifique (arrêt dans un café lodge pour contempler la vue) et après route de graviel pénible. Hôtel Rancho Makena (50$). Coup de cœur. Ranch en pleine nature avec vaches, animaux sauvages (coatis, toucans, agoutis…) et magnifique vue. Repas locaux copieux préparés par les propriétaires Ticos. A 5 min à pied d’Aventura Tour (circuit dans la canopy).
J7 – Santa Elena/Monteverde Circuit tyrolienne avec Aventura Tour (45$ pers). Bien mais trop de monde, obligé de faire la queue à chaque fois. Et un peu chers pour ce que c’est je trouve (même prix pour les autres circuits cependant). Visite guidée nocturne 17h30 – 19h30 de Santuario Ecologico (25$ pers). Chers mais ça vaut vraiment le coup ! Notre guide était super, elle parlait très bien anglais et connait parfaitement les lieux et les animaux… Nous avons vues beaucoup d’animaux de toutes sortes (coatis, agoutis, différentes espèces d’oiseaux et d’insectes, d’énormes tarentules, des grenouilles…) et l’expérience de marche nocturne nous a bcp plu. Hôtel Rancho Makena
J8 – Santa Elena/Monteverde Réserve de Santa Elena avec visite guidée de 7h30 (29$ pers avec entrée du parc). Notre guide était là aussi super. Un guide est quasi obligatoire si l’on veut voir des animaux dans cette réserve. Sans lui nous n’aurions rien vu. De toute façon nous n’avons vu que des oiseaux (malheureusement le quetzal ne s’est pas montré). Route Santa Elena vers Manuel Antonio (4h) Nuit par Airbnb Casa Buena Vista (60$). Impossible de trouver un hôtel ou lodge à moins de 50/60$ dans ce coin. Nous avons ainsi opté pour un Airbnb dans cette belle casa tenue par une Américaine. Vue magnifique sur Manuel Antonio et la baie. Chambre avec clim (le seul lieu où on a eu la clim et où effectivement on l’a apprécié. Il fait très chaud et humide dans ce coin).
J9 – Manuel Antonio Parc de Manuel Antonio (10$). Comme nous l’avions imaginé… Bondé de groupes de touristes Américains. Pas du tout authentique. En revanche, il est facile de voir les animaux : capucins, paresseux, iguanes et coatis. Comme nous avions prévu que ça ne nous plairait pas, nous sommes restés qu’une journée et direction Drake Bay/Corcovado pour quelques jours. Nuit à Casa Buena Vista (60$)
J10 – Route vers Sierpe, remise du véhicule et Bateau à 11:30 am (15$ pers) direction Drake Bay Trajet en bateau dans les mangroves. Arrivée dans la baie, un paradis sauvage perdu avec très peu de mondes. Des arras qui survolent la baie, des toucans, des singes… Un vrai coup de cœur. Après-midi plage et balade dans la baie. Nuit au Mirador lodge (45$ par pers avec repas compris). Bungalow tout en moustiquaire à la place des fenêtres avec vue incroyable sur la mer. Mais très sommaire, et salle de bain pas très clean. Repas copieux et bons.
J11 – Drake Bay Balade à cheval par le Mirador et Finca Maresia. 3h de cheval, 1h30 de balade dans la jungle, baignade en rivière et lunch dans la famille du propriétaire des chevaux. Très très authentique. Le propriétaire et sa famille ne parlent pas anglais mais ils sont adorables et très drôles. Les chevaux sont bien entretenus et ont vraiment la pêche. Je recommande vivement cette belle expérience. Nous étions que tous les deux en plus ! Baignade ensuite à la plage. Nuit à la Finca Maresia (50$) + dinner (15$ pers). Hôtel coup de cœur. Chambre super bien décorés et aménagées. En pleine nature avec des arras et toucans dans les arbres autours de la finca et des singes hurleurs. Miguel, le propriétaire est top, il s’occupe de tout pour ses hôtes (réservation transport, excursions…) et donne de bons conseils. A réserver longtemps à l’avance car ils sont souvent complets. Meilleurs rapport qualité/prix de Drake Bay.
J12 – Drake Bay Excursion au parc Corcovado (85$ par pers) de 6h30 à 14h à peu près. Chers pour le peu de temps qu’on y passe. J’ai été déçue de cette excursion (Miguel m’avait pourtant prévenu mais je voulais à tout prix y aller). Nous ne nous enfonçons pas du tout dans le parc et restons qu’à proximité de la Sirena. Nous aurions du plutôt y faire un trek de 2 jours et y dormir mais avec 14 jours sur place au Costa Rica c’était compliqué à caller… Attention aux tics. J’avais mis un pantalon long, des chaussures de rando et pourtant j’en ai eu une qui est passée à travers le pantalon L Nuit à la Finca Maresia
J13 – Drake Bay et retour vers San Jose en bateau jusqu’à Sierpe et bus. Nous nous sommes baladés rapidement à San José mais la ville ne présente pas d’intérêt à notre goût et nous avons attrapé un virus donc malades bien comme il faut ! Hôtel Kaps Place. Pas top. Pas de fenêtre. Pas du tout comme sur le site web. (50$).
J14 – Départ avion matin
Nos coups de cœur : Lieux : Les Caraïbes Sud pour le parc de Cahuita et l’ambiance, et Drake Bay Hôtels : Rancho Makena et Finca Maresia
Nos regrets : A part ne pas avoir fait le trek dans le Corcovado, rien…
Budget : Environ 900€ par pers pour hôtels avec salle de bain privée, nourriture, véhicule 4x4 et excursions. Et 430€ de billets d’avion. Au total 1330€ par pers. Pour toutes les activités que nous avons fait, la location du véhicule et les hôtels sympas dans lesquels nous sommes restés, je ne trouve pas que le prix soit exorbitant comme j’en avais peur avant de partir.
Un dernier conseil : se lever tôt, faire les activités le matin (afin de voir un max d’animaux et de profiter du soleil) et prendre la route vers 13/14h.
N’hésitez pas si vous souhaitez me contacter pour de plus amples informations.
Audrey
Tout s’est super bien passé. Les Ticos sont supers accueillants et très organisés. Nous avons bcp voyagé, et le Costa Rica fait parti de nos coups de cœur.
Voici notre itinéraire avec le détail des hôtels et des activités.
J1 – Arrivée 20h40 à Alajuela Hôtel chez Pierre Ville (site Toutcostarica.com). Parfait car à 5 min de l’aéroport. Chambre propre, simple et bien pour les petits budgets.
J2 – Remise du 4x4 (location par Toutcostarica.com. Bon prix et tout bien organisé) – Route vers Puerto Viejo (4h) Après-midi plage à Punta Uva. Plage magnifique avec des singes et des paresseux. Nous avons adoré l’ambiance cool et rasta des Caraïbes du Sud. Hôtel Pura Vida, très sympa, grande chambre avec balcon et hammac – 42$
J3 – Parc de Cahuita à 6h du matin pour voir le maximum d’animaux et éviter la chaleur. Un vrai coup de cœur. Parc bondé d’animaux longé par de belles plages désertes. Nous avons vu des capucins, des iguanes, des singes hurleurs, des araignées, des oiseaux, des caïmans. Donation à l’entrée libre. Hôtel Pura Vida
J4 – Puerto Viejo Plage à Punta Uva et visite du Jagar Rescue Center. Super intéressant. Ca nous permet d’approcher de plus près les animaux (singes et paresseux en particulier) et d’avoir des infos intéressantes. Les droits d’entrée (15$ pers) permettent d’aider ces animaux. Une visite pour une bonne cause ! Trajet dans l’après-midi vers Arenal (5h). Nuit au Cerro Chato Ecolodge (45$). Jolie petits bungalows simples aménagés dans un grand jardin avec piscine.
J5 – Arenal Balade dans le parc Arenal (10$ pers). Un peu déçu de ce parc. Les balades sont très courtes et on reste très loin du volcan. Nous avons eu de la chance au niveau du temps, grand soleil, volcan bien visible. L’après-midi nous voulions faire les sources d’eau chaude gratuites, mais nous les avons trouvé pas très « safe », pas très accueillantes donc nous avons été à celles du resort Baldi. 30$ pers l’entrée et grand complexe à l’Américaine. Pas du tout authentique. Dodo Cerro Chato Ecolodge
J6 – Arenal Randonnée du Cerro Chato (10$ pers), nous avons mis 3h30 en tout (et pas 5h comme écrit dans le Lonely Planet). Pas de chance, nous avons eu de la pluie (la seule averse du séjour) et aucune visibilité en haut. A faire que s’il y a du soleil et si on est un minimum sportif car la montée de la fin avec les marches qui n’en finissent plus est assez dure, je n’en pouvais plus ! Détente et balade à Waterfall Cerro Chato (10$ pers), très sympa. Route vers Monteverde/Santa Elena dans l’après midi (3h). Route autours du lagune magnifique (arrêt dans un café lodge pour contempler la vue) et après route de graviel pénible. Hôtel Rancho Makena (50$). Coup de cœur. Ranch en pleine nature avec vaches, animaux sauvages (coatis, toucans, agoutis…) et magnifique vue. Repas locaux copieux préparés par les propriétaires Ticos. A 5 min à pied d’Aventura Tour (circuit dans la canopy).
J7 – Santa Elena/Monteverde Circuit tyrolienne avec Aventura Tour (45$ pers). Bien mais trop de monde, obligé de faire la queue à chaque fois. Et un peu chers pour ce que c’est je trouve (même prix pour les autres circuits cependant). Visite guidée nocturne 17h30 – 19h30 de Santuario Ecologico (25$ pers). Chers mais ça vaut vraiment le coup ! Notre guide était super, elle parlait très bien anglais et connait parfaitement les lieux et les animaux… Nous avons vues beaucoup d’animaux de toutes sortes (coatis, agoutis, différentes espèces d’oiseaux et d’insectes, d’énormes tarentules, des grenouilles…) et l’expérience de marche nocturne nous a bcp plu. Hôtel Rancho Makena
J8 – Santa Elena/Monteverde Réserve de Santa Elena avec visite guidée de 7h30 (29$ pers avec entrée du parc). Notre guide était là aussi super. Un guide est quasi obligatoire si l’on veut voir des animaux dans cette réserve. Sans lui nous n’aurions rien vu. De toute façon nous n’avons vu que des oiseaux (malheureusement le quetzal ne s’est pas montré). Route Santa Elena vers Manuel Antonio (4h) Nuit par Airbnb Casa Buena Vista (60$). Impossible de trouver un hôtel ou lodge à moins de 50/60$ dans ce coin. Nous avons ainsi opté pour un Airbnb dans cette belle casa tenue par une Américaine. Vue magnifique sur Manuel Antonio et la baie. Chambre avec clim (le seul lieu où on a eu la clim et où effectivement on l’a apprécié. Il fait très chaud et humide dans ce coin).
J9 – Manuel Antonio Parc de Manuel Antonio (10$). Comme nous l’avions imaginé… Bondé de groupes de touristes Américains. Pas du tout authentique. En revanche, il est facile de voir les animaux : capucins, paresseux, iguanes et coatis. Comme nous avions prévu que ça ne nous plairait pas, nous sommes restés qu’une journée et direction Drake Bay/Corcovado pour quelques jours. Nuit à Casa Buena Vista (60$)
J10 – Route vers Sierpe, remise du véhicule et Bateau à 11:30 am (15$ pers) direction Drake Bay Trajet en bateau dans les mangroves. Arrivée dans la baie, un paradis sauvage perdu avec très peu de mondes. Des arras qui survolent la baie, des toucans, des singes… Un vrai coup de cœur. Après-midi plage et balade dans la baie. Nuit au Mirador lodge (45$ par pers avec repas compris). Bungalow tout en moustiquaire à la place des fenêtres avec vue incroyable sur la mer. Mais très sommaire, et salle de bain pas très clean. Repas copieux et bons.
J11 – Drake Bay Balade à cheval par le Mirador et Finca Maresia. 3h de cheval, 1h30 de balade dans la jungle, baignade en rivière et lunch dans la famille du propriétaire des chevaux. Très très authentique. Le propriétaire et sa famille ne parlent pas anglais mais ils sont adorables et très drôles. Les chevaux sont bien entretenus et ont vraiment la pêche. Je recommande vivement cette belle expérience. Nous étions que tous les deux en plus ! Baignade ensuite à la plage. Nuit à la Finca Maresia (50$) + dinner (15$ pers). Hôtel coup de cœur. Chambre super bien décorés et aménagées. En pleine nature avec des arras et toucans dans les arbres autours de la finca et des singes hurleurs. Miguel, le propriétaire est top, il s’occupe de tout pour ses hôtes (réservation transport, excursions…) et donne de bons conseils. A réserver longtemps à l’avance car ils sont souvent complets. Meilleurs rapport qualité/prix de Drake Bay.
J12 – Drake Bay Excursion au parc Corcovado (85$ par pers) de 6h30 à 14h à peu près. Chers pour le peu de temps qu’on y passe. J’ai été déçue de cette excursion (Miguel m’avait pourtant prévenu mais je voulais à tout prix y aller). Nous ne nous enfonçons pas du tout dans le parc et restons qu’à proximité de la Sirena. Nous aurions du plutôt y faire un trek de 2 jours et y dormir mais avec 14 jours sur place au Costa Rica c’était compliqué à caller… Attention aux tics. J’avais mis un pantalon long, des chaussures de rando et pourtant j’en ai eu une qui est passée à travers le pantalon L Nuit à la Finca Maresia
J13 – Drake Bay et retour vers San Jose en bateau jusqu’à Sierpe et bus. Nous nous sommes baladés rapidement à San José mais la ville ne présente pas d’intérêt à notre goût et nous avons attrapé un virus donc malades bien comme il faut ! Hôtel Kaps Place. Pas top. Pas de fenêtre. Pas du tout comme sur le site web. (50$).
J14 – Départ avion matin
Nos coups de cœur : Lieux : Les Caraïbes Sud pour le parc de Cahuita et l’ambiance, et Drake Bay Hôtels : Rancho Makena et Finca Maresia
Nos regrets : A part ne pas avoir fait le trek dans le Corcovado, rien…
Budget : Environ 900€ par pers pour hôtels avec salle de bain privée, nourriture, véhicule 4x4 et excursions. Et 430€ de billets d’avion. Au total 1330€ par pers. Pour toutes les activités que nous avons fait, la location du véhicule et les hôtels sympas dans lesquels nous sommes restés, je ne trouve pas que le prix soit exorbitant comme j’en avais peur avant de partir.
Un dernier conseil : se lever tôt, faire les activités le matin (afin de voir un max d’animaux et de profiter du soleil) et prendre la route vers 13/14h.
N’hésitez pas si vous souhaitez me contacter pour de plus amples informations.
Audrey
Mikeontheroad English translation pending

Bonjour à tous, lancé dans un blog depuis maintenant plus d'un mois. Bon il est vrai qu'au début c'est la galère quand on y connait rien, et qu'on décide de tout faire de A à Z. Mais désormais j'en suis très content.
Dedans figure désormais un guide de New York, conseils pour les différentes treks Afrique et Europe pour le moment. Je présente également mon trip en Amérique du sud, celui sur les Etats Unis et en Europe. Un tour du monde est également à venir dans 11 mois. Tout dépendra de mon financement. je vous donne des infos pratiques, et je l'actualise tous les jours. La passion y est vraiment pour beaucoup. Je voyage seul depuis 5 ans.
Merci à tous les futurs visiteurs de me suivre et de me lire. N'hésitez pas à me poser des questions.
http://Mikeontheroad.fr
Facebook :
http://www.facebook.com/Mikeontheroad
Twitter :
Mike_on_theroad
A bientôt et merci 🙂
A vélo du sud du Yunnan jusqu'au Tibet English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement à Xiamen, sur la côte chinoise en face de Taiwan, et prépare le projet de voyage suivant :
Xishuangbanna (sud du yunnan) à Lhassa (Tibet) en vélo et bus.
De quelque flâneur ayant déjà parcouru cette lande, j'aimerais recevoir des infos sur la qualité des routes, des conseils pratiques et pourquoi pas des recommandations d'endroits à ne pas rater!!!
En vous remerciant d'avance,
Philippe
Hébergements nord-ouest de l'Espagne English translation pending
Bonjour à tous,
Avec des amis nous aimerions visiter le Nord Ouest de l'Espagne cet été (pays basque, la cantabrie, les asturies, la galice) pour une durée d'un mois.
On se demandait si on pouvait y aller sans rien réserver et voir directement sur place ?
Sachant que nous avons un petit budget, donc on voudrait privilégier les auberges de jeunesse, les campings et dormir chez l'habitant.
Si quelqu'un peut nous conseiller ? Doit-on absolument réserver l'hébergement à l'avance ou non ?
Merci pour vos réponses.
Avec des amis nous aimerions visiter le Nord Ouest de l'Espagne cet été (pays basque, la cantabrie, les asturies, la galice) pour une durée d'un mois.
On se demandait si on pouvait y aller sans rien réserver et voir directement sur place ?
Sachant que nous avons un petit budget, donc on voudrait privilégier les auberges de jeunesse, les campings et dormir chez l'habitant.
Si quelqu'un peut nous conseiller ? Doit-on absolument réserver l'hébergement à l'avance ou non ?
Merci pour vos réponses.
Arnaque à la sortie en bateau à Lamaï sur Koh Samui English translation pending
Avec trois amis nous avons loué un bateau de pêche pour une journée en mer par un ressortissant Français se prénommant Ben à Lamaï sur Koh Samui . Il loue également des scooters dans la petite rue qui longe la digue entre l 'hotel Wanta et le swing Bar . Pour 8 000 baths la journée , la sortie comprenait : une partie de pêche , un barbecue sur un ilot et du snorkelling l 'après midi ! Nous avons embarqué à Maret dans le village de pêcheurs musulman ( le propriétaire , un malaisien , n 'est autre qu 'un parent de son épouse Thai d 'origine malaisienne ) sur un rafiot en bois .
La partie de pêche annulée soit disant que la mer était trop agitée , en effet il y avait quelques vaguelettes mais le rafiot bourlinguait comme une coquille de noix !
Le barbecue ! environ une trentaines de crevettes et un kilo , de petit poissons plein d 'arêtes accompagnés d 'une barquette copieuse de riz , pas de table , pas de sieges on a mangé debout en dessous d 'un arbre , comme boisson de l 'eau !
L 'après midi nous nous sommes rendu sur des hauts fonds rocailleux pour le snorkelling , malgré que l 'équipage ai balancé les reste du barbecue à l ' eau , nous n 'avons pa vu un poisson ! lol.... et après s 'être plaint , le matelot nous à répondu " ils sont partis se coucher " .
En fait on s 'est fait couillonner pas des gens sans scrupules et au moment de payer à terre en dessous d 'une palliotte ils étaient 6 autour de nous , des fois qu 'on se rebifferait !
Heureusement nous avons passé d 'excellents moments dans une
eau limpide et chaude dans un cadre magnifique qu 'est l 'ile de Samui et ses environs .
Retour de 20 jours en Birmanie: conseils et bons plans English translation pending
Voici un retour d’expérience de 20 j en Birmanie en février 2014, dans lesud-est principalement, avec quelques bons plans pour les futurs voyageurs.
- Passage de frontière Thailande – Birmanie à MaeSot : aucun problème, passage les doigts dans le nez. Pour rejoindreMawlawmyne, il est facile de trouver une place dans un taxi collectif pourenviron 10$/pers, 5h à 6h de route bien défoncée mais magnifique.
- Mawlamyine :On a adoré. L’enfilade de temple au coucher du soleil est un des moments fortsdu voyage. Pour le logement, on conseille d’éviter la Breeze Guest House, LAguest house où tout le monde va (on yest resté une nuit) : les chambres sont les pires que l’on ait vu enBirmanie, une vraie cage à lapin, pour 16$... a quelques pas, mieux vaut laAurora Guest House, 12$ la double, ça reste du très sommaire, soyons clair, maispas aussi glauque que la Breeze, certes sans le petit dejeuner mais le salon dethé sous l’hotel vaudrait à lui seul le détour…. Pour manger, le soir une dizainede gargotes s’installent le long de la rive. Vous trouverez grillades, soupes, riz sauté… et aussi un excellent stand de yaourt ! Testez le« milk-cream », une vraie tuerie ! Du yaourt, du lait, dupudding, du lait concentré, de la glace… dans un grand verre, une vraiedrogue pour les amateurs!
- Ile del’Ogre : les ferrys officiels partent à 8h30 ou 10h45, et mettent uneheure pour traverser. Sinon vous pouvez passer en long tail, 10 min detraversée, il suffit d’aller prêt des berges. Nous avons loué un vélo à Mawlamyineet avons traversé avec un long tail (3$). Super option ! On a réussi àfaire la « boucle » de l’Ile de l’Ogre dans la journée en traversantplusieurs villages : on voit vraiment la vie des villageois, les gens sontadorables et les gargotes font des repas délicieux pour une somme vraimentsymbolique ! On conseille le village des ardoises (oublié le nom, sorry)et celui de Yam-Lut pour la fabrication d’élastiques. Retour en ferry à 17h.Très sympa ! Sinon, la Breeze organise des tours en tuk-tuk, mais rien nevaut l’indépendance du vélo (enfin, pour nous..), d’autant que lesrencontres sont très faciles.
- Depuis Mawlamyne, louer un scoot (8$ la journée)et aller vers le village de Kyaikmaraw… pour une superbe ballade dans lescampagnes environnantes. Palmiers, rizières vert vif, villages, la totale ! La locde scoot est vraiment facile en Birmanie comparée à la Thailande. Pas depasseport ni de caution, c’est à la confiance, et ça roule bien.
- Méditation :pour les amateurs du genre et même pour les autres comme nous, l’un des plus importantcentre de méditation bouddhiste Theravada se situe à quelques km de Mawlamyne.Nous y sommes restés 3j. Un des grands moments du voyage, mais cela reste très personnel et subjectif et attentionaux conditions ! Lever 3h30, méditation, déjeuné, méditation, dernierrepas à 10.00, de nouveau méditation etdodo 20.00…
- Bateaupour Hpa-An : encore une fois, tout le monde passe par la Breeze GH….Alors que quelques dizaine de mètres plus loin, une autre agence (qui faitaussi salle de billard et loc de scoot) propose le même trajet au même prix(7000 kyats). Résultat, on était que tous les 2 sur notre bateau long tail, royal, alors que ceux de la Breeze étaient 13, avec pas assez de chaises pourtout le monde. Et puis, il faut partager les ressources, pas tout pour lesmêmes !
- Hpa-An :louer un scoot pour la journée pour faire les attractions du coin (toutesdécrites dans les guides), c’est superbe. Sinon la Soe Brother (chambre doublecorrecte pour 14$ sans sdb) propose le tour en tuk tuk pour pas très cher (5$si le tuk tuk est plein).
- Bago :on a bien aimé. On a dormi à la San Francisco GH, un peu cher certes (20$) maisnégociable, et on a été très très bien traités. Les proprios nous ont fait untopo sur la ville, avec pleins de bons plans. Le lendemain, on est parti aveceux faire un tour en scoot dans la campagne environnante, pas aussi jolie queHpa-An, mais comme ils connaissaient bien les environs, on a pu tester pas malde choses nouvelles que l’on n’aurait pas trouvé seuls (jus de fruits depalmier, déjeuner offert dans un monastère, etc.). Le soir, ils nous ont invitéà manger des morning glory et du riz cuisinés spécialement pour nous (on estdes grands fans de morning glory !) et emmener gratuitement à la gareroutière. Adorables, vraiment.
- Bon planvisite de BAGO : pour éviter de payer les 10$ de taxesgouvernementales de visite des temples, voila notre bon plan : Les 10$concernent en réalité 4 monuments, tous les autres sont gratuits! Sur les 4payant, 2 sont incontournables : la paya Shwemawdaw et le bouddhashwethalyaung (les deux autres sont le palais et la paya Kyaik Pun) OR, la payane contrôle les entrées que par une porte (ouest je crois), il suffit decontourner la paya par l’une des 3 autres entrées, et le tour est joué !Concernant le bouddha, après 17 ou 18h, plus de contrôle, le monsieur rentrechez lui…
- Bagan :bus Bago – Bagan pour 14$, départ 19h, arrivée vers 5h du mat. Un bon plan pour la GuestHouse : A1, qui vient juste d’ouvrir (en février 2014) : literie superdouillette, chambre confortable (mais sdb exterieure), clim, pour 20$, négociéà 16$ sans le petit dej. Un bon plan à Bagan ! Le contact si ça intéresse quelqu’un: 09.204.2167. A Nyaung U, près de la gare routière.
- Yangoon :On a dormi à la Pyy oo Lin GH, à deux pas de la Paya Sule. 20$ la double avecsdb et clim, un bon prix pour Yangoon. On conseille de prendre le ferry pourDalah, de l’autre côté de la rive. C’est vraiment authentique ! Prenez unvélo (1$) et partez au hasard ! On a du mal à imaginer que l’on est à 10min de ferry de Yangoon…. Des maisons en bambous, des gamins qui jouent, desplus grands qui vont chercher de l’eau au puit et du street food inédit àchaque coin de rizière! Goutez à tout ! C’est délicieux et c’est lemeilleur moyen de créer du lien.
- Et Mandalay ? Et Inle ? On a choisi deprivilégier un itinéraire un peu moins classique pour passer plus de temps dansle sud-est. Sans regrets, on a passé des journées en vélo, en scooter, à allerà la rencontre des gens et à découvrir les campagnes et la vie des villagessans trop de touristes. Authenticité et sourires garantis !
- budget : étonnamment, la Birmanie a étéle pays le moins cher de l’Asie du Sud Est ! 650€ à deux pour 20j(mais 3 jours de retraite de méditation dans un temple à cout 0 soit 17jeffectifs), considérant toutefois que les zones du sud sont bien moins chèresque le circuit ‘classique’ Yangoon – Bagan – Mandalay – Inle.
- Visa: obtenu à Vientiane au Laos en ... 4h! Ultra efficaces! Si vous passez par le Laos, c'est beaucoup plus simple qu'à Bangkok apparemment.
Bon voyage enBirmanie, c’est un pays magnifique, notre coup de cœur incontesté en Asie duSud Est !
Bon voyage enBirmanie, c’est un pays magnifique, notre coup de cœur incontesté en Asie duSud Est !
Trek et Santa Marta - Medellin English translation pending
Bonjour
Ayant la chance d'assister au mariage d'un cousin en Colombie (Medellin), je vais en profiter pour passer deux semaines là-bas, je ne vais malheureusement pas pouvoir partir plus longtemps. Au programme, les 5 jours de trek de la Cité perdue, puis retour vers Medellin en quelques jours. J'ai deux questions en suspens :
- Concernant le trek, je m'apprête à conclure à prix d'or avec une agence française spécialisée en trek et qui doit j'imagine sous-traiter à une agence locale. Y at-il mieux à faire, tout en gardant un certain serieux dans l'accompagnement?
- nous souhaitons donc ensuite redescendre tranquillement vers Medellin pour assister au mariage. A votre avis, plutôt par la cote ou par l'interieur du pays? En bus et petites hosteria, c'est sympa? Je serai avec une adepte du stop et du couchsurfing, mais j'avoue qu'en Colombie, je ne le sens pas.
Merci d'avance pour tous vos conseils.
Où séjourner seule au Sénégal? English translation pending
Bonjour
J'aimerais partir seule au Sénégal au mois de novembre, j'ai donc commencé à me renseigner et je vois que beaucoup de personnes déconseillent Saly car trop touristique (ce qui ne m'intéresse pas).
J'aurais aimé des conseils, où aller à part Saly (quasiment toutes les offres le proposent) sachant que j'ai une préférence pour un séjour tout inclus dans la mesure du possible.
Je voudrais à la fois que le lieu où je réside soit agréable mais aussi et surtout assez proche de toutes les sorties intéressantes voire inévitables du Sénégal (d'ailleurs je suis preneuse pour tout bon plan d'excursions et visites).
Merci d'avance de tous vos bons plans!!
Validation de mon parcours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour a tous,
J ai besoin de votre aide!
Nous avons reserve nos billets d'avion et une voiture pour découvrirl ouest americain mais avant de valider des hotels j'aimerai des avis sur mon parcours : temps de trajet entre les villes raisonnables, idee de visite sup...
J29/05 : Arrivée Los Angeles - V30/05 : Visite hollywood - S31/05 : universal studio D01/06 : Route Las Vegas (4h50) + visite L02/06 Las Vegas M03/06 : Route Sedona (4h30) : visite peut etre en 4x4 M04/06 : Route Grand Canyon (2h) + visite J05/06 : Route Bryce canyon (arret anteloe canyon et horseshoe) V06/06 : Vistie Bryce canyon S07/06 : Route Las Vegas D08/06 : Route Lone Pine L09/06 : Route Yosemite (Arret Alabama hills – Mammouth lakes) M10/06 et M11/06 : Visite Yosemite J12/06 : Rute San Fransisco + visite V13/06 et S14/06 Visite San Fransisco D15/06 : Route Monterey + visite L16/06 Route San Simeon + visite M17/0 Route Los Angeles + repos M17/06 : Avion
Qu'en pensez vous?
D'avance merci
J ai besoin de votre aide!
Nous avons reserve nos billets d'avion et une voiture pour découvrirl ouest americain mais avant de valider des hotels j'aimerai des avis sur mon parcours : temps de trajet entre les villes raisonnables, idee de visite sup...
J29/05 : Arrivée Los Angeles - V30/05 : Visite hollywood - S31/05 : universal studio D01/06 : Route Las Vegas (4h50) + visite L02/06 Las Vegas M03/06 : Route Sedona (4h30) : visite peut etre en 4x4 M04/06 : Route Grand Canyon (2h) + visite J05/06 : Route Bryce canyon (arret anteloe canyon et horseshoe) V06/06 : Vistie Bryce canyon S07/06 : Route Las Vegas D08/06 : Route Lone Pine L09/06 : Route Yosemite (Arret Alabama hills – Mammouth lakes) M10/06 et M11/06 : Visite Yosemite J12/06 : Rute San Fransisco + visite V13/06 et S14/06 Visite San Fransisco D15/06 : Route Monterey + visite L16/06 Route San Simeon + visite M17/0 Route Los Angeles + repos M17/06 : Avion
Qu'en pensez vous?
D'avance merci
Voyage 2014 en Corée du Nord English translation pending
Je voudrai connaître quelqu'un qui est allé récemment en Corée du Nord afin de connaître les modalités du moment
Quelle période pour la LF1 et Rosas Gibraltar? English translation pending
bonjour
je prepare 2 voyages , etant en retraite j ai le temps
le premier !! depart cambrai jusque DEN HELDER en hollande , , c est la lf1
le deuxieme rosas en espagne jusque gibraltar
la question est , , a quelle periode de l annèe feriez vous ces deux trajets sachant que les retours se feront en train
a voir commoditè de retour en train
si des personnes ont fait ces circuits je prends tous les conseils
merci de votre aide
je prepare 2 voyages , etant en retraite j ai le temps
le premier !! depart cambrai jusque DEN HELDER en hollande , , c est la lf1
le deuxieme rosas en espagne jusque gibraltar
la question est , , a quelle periode de l annèe feriez vous ces deux trajets sachant que les retours se feront en train
a voir commoditè de retour en train
si des personnes ont fait ces circuits je prends tous les conseils
merci de votre aide
Hôtel à Paracas English translation pending
bonjour !!
j essaye de reserver pour dormir a paracas en janvier 2015!!!!!!!
mais apparemment il n y a presque plus de disponnibilite je sais que ce sera les vacances scolaires des petits peruviens mais a ce point la je ne pensais pas que cela serait difficile
je ne voulais dormir qu 1 nuit mais je ne trouve rien
est ce que quelqu un pourrait me donner un tuyau ou m inspirer car la je craque
merci par avance
isa
j essaye de reserver pour dormir a paracas en janvier 2015!!!!!!!
mais apparemment il n y a presque plus de disponnibilite je sais que ce sera les vacances scolaires des petits peruviens mais a ce point la je ne pensais pas que cela serait difficile
je ne voulais dormir qu 1 nuit mais je ne trouve rien
est ce que quelqu un pourrait me donner un tuyau ou m inspirer car la je craque
merci par avance
isa
Road trip de 18 jours dans l'Ouest américain: circuit English translation pending
Bonjour,
Nous partons à deux faire un road trip de 18 Jours dans l'ouest Américain. Et je vous envoie ce message pour avoir votre avis sur le parcours qu'on a prévu, pour savoir : - si les lieux qu'on a choisi valent tous la peine - si le temps qu'on a prévu sur chaque site est bien estimé - si vous avez d'autres propositions de lieu à nous faire qu'on a pas choisi
Voici notre parcours ! :)
- Mercredi 30 avril : Arrivée à San Francisco
- Jeudi 01 Mai : San Francisco - Vendredi 02 Mai : San Francisco
- Samedi 03 Mai : Matin : Voiture San Francisco – Yosémite : 3h25 de voiture / après-midi : Visiter Yosémite
- Dimanche 04 Mai : Yosémite
- Lundi 05 Mai : · Matin Yosémite · Après-midi Yosémite – Bodie : 5h30 de voiture puisque la fameuse route Tioga Pass sera probablement fermée :( => Dormir à Bodie ?? Bonne ou mauvaise idée ?
- Mardi 06 Mai · Bodie - Mono Lake : 44 minutes de voiture / visiter Monolake le matin · Mono lake – Lone Pine : 2h de voiture / Visiter Lone Pine l'après midi => Dormir à Lone Pine
- Mercredi 07 Mai · Lone Pine – Vallée de la mort : 2h de voiture et visite la journée · Vallée de la mort – Las vegas : 2h13 de voiture · Soirée à Las Vegas
- Jeudi 08 Mai · Las Vegas – Parc ZION : 2h35 de voiture
- Vendredi 09 Mai · Parc ZION – Bryce : 1h45 de voiture
- Samedi 10 Mai · Bryce – Lake Powell : 2h36 de voiture
- Dimanche 11 Mai · Lake Powell – Antelope : 32 min de voiture / Visiter Antelope · Antelope - Monument Valley : 2h15 / / Visiter Monument Valley => Dormir à Monument Valley
- Lundi 12 Mai · Monument valley - Grand Canyon : 3h30 de voiture · Grand Canyon
- Mardi 13 Mai · Grand Canyon
- Mercredi 14 Mai · Grand canyon – los angeles : 7h13
- Jeudi 15 Mai Los Angeles- Vendredi 16 Mai Los Angeles- Samedi 17 Mai : Retour à Paris
Merci beaucoup pour votre aide et vos précieux conseils de voyageurs :)
Wafa
Nous partons à deux faire un road trip de 18 Jours dans l'ouest Américain. Et je vous envoie ce message pour avoir votre avis sur le parcours qu'on a prévu, pour savoir : - si les lieux qu'on a choisi valent tous la peine - si le temps qu'on a prévu sur chaque site est bien estimé - si vous avez d'autres propositions de lieu à nous faire qu'on a pas choisi
Voici notre parcours ! :)
- Mercredi 30 avril : Arrivée à San Francisco
- Jeudi 01 Mai : San Francisco - Vendredi 02 Mai : San Francisco
- Samedi 03 Mai : Matin : Voiture San Francisco – Yosémite : 3h25 de voiture / après-midi : Visiter Yosémite
- Dimanche 04 Mai : Yosémite
- Lundi 05 Mai : · Matin Yosémite · Après-midi Yosémite – Bodie : 5h30 de voiture puisque la fameuse route Tioga Pass sera probablement fermée :( => Dormir à Bodie ?? Bonne ou mauvaise idée ?
- Mardi 06 Mai · Bodie - Mono Lake : 44 minutes de voiture / visiter Monolake le matin · Mono lake – Lone Pine : 2h de voiture / Visiter Lone Pine l'après midi => Dormir à Lone Pine
- Mercredi 07 Mai · Lone Pine – Vallée de la mort : 2h de voiture et visite la journée · Vallée de la mort – Las vegas : 2h13 de voiture · Soirée à Las Vegas
- Jeudi 08 Mai · Las Vegas – Parc ZION : 2h35 de voiture
- Vendredi 09 Mai · Parc ZION – Bryce : 1h45 de voiture
- Samedi 10 Mai · Bryce – Lake Powell : 2h36 de voiture
- Dimanche 11 Mai · Lake Powell – Antelope : 32 min de voiture / Visiter Antelope · Antelope - Monument Valley : 2h15 / / Visiter Monument Valley => Dormir à Monument Valley
- Lundi 12 Mai · Monument valley - Grand Canyon : 3h30 de voiture · Grand Canyon
- Mardi 13 Mai · Grand Canyon
- Mercredi 14 Mai · Grand canyon – los angeles : 7h13
- Jeudi 15 Mai Los Angeles- Vendredi 16 Mai Los Angeles- Samedi 17 Mai : Retour à Paris
Merci beaucoup pour votre aide et vos précieux conseils de voyageurs :)
Wafa
Teton Park Road à vélo English translation pending
Bonjour,
c'est une route que je souhaiterais prendre. Parce que plus belle semble t'il que de prendre la 26 - 89 - 191? ( Gooogle me mets les 3 pour la même route).
Le truc c'est qu'on viendra du sud pour monter vers Yellostone et que de ce que j'i vu sur google map elle est en sens unique du nord au sud. Il y a une piste de vélo qui la longe. Pensez vous qu'on puisse la prendre à contre sens? (la piste vélo)
merci
Death Valley English translation pending
Bonsoir je dois traverser death valley, en m'arretant à deux points (dantes et zabriskie) en partant de Las Vegas tôt (07h00) pour arriver fin de journée à Mammoth lake, le 08 juin. La chaleur m'empêchera t-elle de m'arrêter au point de vue ? la voiture tiendra t'elle le coup ? Egalement besoin d'un conseil sur les stations services pour ce trajet. Merci
Le Corbeau (50 jours à pied en Papouasie, 2ème partie) English translation pending
Second Tome, Chapitre XIII - Le Corbeau
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
Encore de la magie noire, encore des cochons et encore des villages, rien de nouveau sous le soleil en somme...
[ Les photos sont sur mon blog (voir la signature en fin de message), et pour qui a manqué la première partie c'est ici: http://voyageforum.com/discussion/50-jours-pied-dans-interieur-papouasie-1ere-partie-d6318144-4/ ]
Dès la sortie du village ça commence bien, une descente vertigineuse. Cousin et tantine se la dévalent ventre à terre, naps recommence à pester parce que les lois de la gravité étant ce qu'elles sont ça le force à plus appuyer sur son pied qui commençait à peine à se remettre un peu des marches précédentes. M'est avis qu'il va bien se remettre, oui, se remettre à me faire mal... Ça finit par s'aplanir, on va vers le sud. Le paysage est somptueux, on longe une rivière dominée par une chaîne de montagnes couvertes de jungle interrompue seulement par l'une ou l'autre cascades qui coupent l’écrin vert émeraude de la forêt de leurs fils d'argent. C'est féerique, j'en oublie même ma patte folle tiens ! On rencontre deux papous, arcs et flèches en main comme toi tu as ton portable et ton cabas, et cousin leur propose un petit échange, quelques bananes contre deux flèches. Ils acceptent, les roseaux pour faire les flèches ne manquent pas dans la région, alors que les bananes... Du coup j'ouvre une parenthèse car dans le chapitre précédent j'ai oublié de te parler d'un certain nombre de choses et notamment de l'agriculture, ou plutôt ce qui en tient lieu. Je veux pas encore critiquer les missionnaires mais c'est quelque chose qu'ils auraient pu, et auraient dû, développer dans la région, parce que c'est bien gentil le petit Jésus, la Marie, le Joseph, l’âne et le bœuf mais l'homme n'a pas besoin que de nourriture spirituelle (si tant est qu'on puisse qualifier leurs enseignements transplantés du moyen-âge de spirituels), il a aussi et surtout besoin de nourriture physique. L'environnement est très propice, pense un peu, en altitude sous le soleil et les pluies de l’équateur, mais figure-toi qu'à part leurs patates douces et trois bananes ils cultivent pas grand chose. Pourtant sous un tel climat les fruits de la passion, les pommes, les patates pas douces et tout un tas d'autres fruits et légumes pousseraient comme du chiendent, c'est quand même bizarre qu'ils n'en plantent pas. J'en avais discuté avec des papous au chapitre précédent, ils m'avaient répondu que oui mais on n'a pas de graines. Je leur avais dit que les missionnaires auraient pu s'en occuper, et que de nos jours ben il suffirait qu'un gars de la tribu Yali (car ainsi se nomme leur ethnie, oui, à ce niveau aussi j'avais oublié de te mettre au parfum) qui va à Jayapura pour ses affaires en ramène. Bon je te raconte ça histoire de, parce que j'ai hélas l'habitude de ce genre de conversations que des fois je me demande pourquoi je continue à en avoir vu qu'elles n'ont guère plus d'effets que de pisser dans un violon. Ce qui est plus grave c'est que chaque année à la même époque il y a ce qu'ils appellent la saison de la famine. Il s'agit d'une saison où ils n'ont pas planté de patates douces, et qui fatalement se solde par pas de récolte et un déficit alimentaire jusqu’à la saison suivante. Comment se fait-ce ? Cela se fait que c'est la saison d'une espèce d'amande sauvage, et qu'ils sont tellement occupés avec la cueillette qu'ils en oublient de planter leur manioc (autre nom de la patate douce, merci naps si tu le savais pas). Étonné je leur demande pourquoi ça arrive chaque année parce que ma foi, il suffirait de se calmer sur la collecte des amandes et tout rentrerait dans l'ordre. Ah oui mais non, ces amandes sont un cadeau du bon Dieu et ce serait pécher que de les laisser perdre ! M'ouais, et se serrer la ceinture et faire se serrer la ceinture à toute la famille c'est pas pécher ? Je renonce à comprendre et vais pisser dans mon violon, et pour l'heure reprenons la marche où elle en était... Le sentier est un peu étroit, mais les passages dangereux dont les locaux nous avaient parlé ça doit pas être ici parce que pour se ramasser en contrebas faudrait vraiment être soit complètement débile, soit complètement alcoolisé, soit plus probablement les deux à la fois. L'ubiquiste boue est évidemment au rendez-vous mais il pleut pas, je peux trop pas me plaindre pour une fois. On fait une halte dans un hameau de quelques huttes perchées au sommet d'une colline avec une vue à couper le souffle. Le spectacle naturel est magnifique mais on est éloigné de tout, si tu veux vivre ici t'as intérêt à aimer la solitude et à savoir gérer tes réserves de patates douces comme il se doit quand la disette survient... On reprend la route, cousin et tantine font cavaliers seuls en aval tandis que naps discute avec parrain en amont. Il est sympa ce parrain, au début il était pas causant mais dès qu'il avait compris qu'on tenait pas les autorités indonésiennes dans nos cœurs, et après quelques tirades de naps sur l'incurie et la malhonnêteté des moustachus (un peu pour le mettre à l'aise et peut-être aussi, quoiqu'inconsciemment, un peu pour se passer les nerfs rapport à ce foutu pied), il s'était détendu et on s'était fait potes. Comme quasiment tous les papous il souffre de la colonisation indonésienne, et il espère qu'à notre retour en France on pourra en toucher quelques mots à notre président. Plutôt que de le laisser espérer en vain je me vois contraint de lui expliquer qu'en France je suis un zéro sans chiffre, et que cousin et tantine c'est guère mieux... Il espère quand même qu'un jour ils seront indépendants et là je la ramène pas, car je crains fort que ce jour ne soit pas près d'arriver si tant est qu'il arrive jamais. Silence radio coupable des médias occidentaux donc forcément la majorité des occidentaux ne sait même pas que la Papouasie existe, et encore moins qu'elle est colonisée violemment par l'Indonésie, et partant de là aucune mobilisation internationale. Aucun soutien de la part d'aucun pays et aucune reconnaissance du droit des papous à l’indépendance, à part leurs cousins du Vanuatu mais si tu as déjà entendu parler de cet archipel perdu du Pacifique tu peux imaginer le poids qu'il a sur la scène internationale. J'ai pas le cœur d'expliquer tout ça à parrain... Ben oui, la Papouasie c'est pas le Tibet, z'ont pas de Dalaï-lama en Papouasie. Et puis faut dire que le Tibet est colonisé par les vilains chinois alors que la Papouasie est colonisée par les gentils indonésiens, qui d'ailleurs ont fait cela avec l'accord et l'aval de l'ONU et de nos nations démocratiques ce qui veut dire qu'officiellement on peut même pas dire qu'il s'agit d'une colonisation, la bonne blague (si ce n'est déjà fait va lire le chapitre IX, tu y trouveras de plus amples informations à ce sujet). Remarque, faut dire encore que c'est vrai qu'ils sont sympas avec nous les indos, ils nous laissent extraire leurs ressources naturelles à des prix défiant toute concurrence et il est donc un peu normal qu'en retour on les laisse coloniser la Papouasie et s’asseoir sur les droits de l'homme. Liberté - égalité - fraternité et charte des droits de l'homme et du citoyen, fiertés françaises de la culture du cocorico, oui mais pas pour tous les peuples, faut croire que certains ne méritent pas le qualificatif d’être humain aux yeux de nos dirigeants... Business is business, on a besoin de matières premières et de produits manufacturés à vendre pas cher en Occident pour satisfaire la boulimie de consommation et de gaspillage de nos contemporains, et comme on dit on fait pas d'omelettes sans casser d’œufs. Tout va bien alors, sauf pour les œufs bien sûr mais ça ne semble guère déranger les consommateurs d'omelettes... En fin de journée on arrive à un village et on demande l’hospitalité. Elle nous est comme d'habitude accordée sans problèmes, on va dormir chez l'instituteur. Monsieur l'instituteur a une hutte-case, comme tout le monde ici, mais sans cochons, la nuit va être calme. Pour l'instant il fait encore jour et cousin et tantine vont visiter les alentours, naps reste à la maison et s'y détend les extrémités inférieures... Ils reviennent et me décrivent le centre-ville et son petit terrain de volley où ils ont vu un spécimen rare : un jeune adulte en étui pénien ! D'habitude on ne voit guere que quelques vieux qui soient habillés de la sorte et pour le coup voir un jeune, en plus jouant au volley avec sa courge phallique battant au rythme de ses sauts, ça devait être un spectacle que je regrette d'avoir loupé. Bon c'est pas le tout mais c'est l'heure de faire à manger. Ça non plus je t'en avais pas parlé dans le chapitre précédent, mais c'est que je n'ai pas grand chose à te mettre sous la dent à ce sujet car on n'a en tout et pour tout que du riz blanc qu'on agrémente de feuilles de manioc et parfois de quelques nouilles instantanées. Pas d'autres légumes, à part de temps en temps un genre de cucurbitacée dont je ne saurai te déclamer le nom exact en latin, pas d’œufs, voilà quoi. Ah si, j'oubliai les patates douces dont les feuilles sont issues, ça la région n'en manque pas tant qu'on n'est pas en saison de famine, et le « kradi » qui est une variété de tubercule à la chair blanche et ferme dont la saveur est ma foi tout à fait à notre goût... Mais crois pas, on meure pas de faim, car si la diversité n'est pas au rendez-vous la quantité, elle, est tout ce qu'il y a de raisonnable. Et puis de toute façon, qui commence à se plaindre de ce genre de détails ferait mieux de rentrer chez Papa-Maman manger la soupe et le steak du soir... On se fait une plâtrée de riz aux feuilles et on se mange ça avec parrain, l'instituteur et un voisin qui a emmené son fils d'une dizaine d’année pour l'occasion. On discute en se remplissant la panse, et on ne peut pas ne pas remarquer le minot qui mange les yeux fixes sans dire un mot. Il finit avec une célérité impressionnante une première assiette bien garnie, et il en demande une seconde. On lui en sert une aussi bien garnie que la première et il se l'enfile à la vitesse de l’éclair, toujours avec le regard fixe et toujours sans décrocher une parole. Il en redemande une troisième, même scenario. Je ne me souviens plus combien il en avait mangé au total mais c’était plus que n'importe lequel des adultes présents, à se demander où il les mettait et en espérant qu'il n'allait pas se faire une indigestion, pauvre petit qui devait pas manger souvent du riz. Car le riz est un aliment de luxe dans la région, il n'est pas produit localement et doit être acheté avec de l'argent, dont la plupart des villageois manque cruellement... Il est temps de dormir dans cette hutte spacieuse, autour d'un bon feu et avec l'assurance de ne pas être réveillé par les pourceaux à l'aube, après un repas de luxe une nuit de luxe, on se refuse rien. Le lendemain c'est reparti, les enfants du village nous suivent un bon moment en nous donnant la main, c'est comme ça à chaque fois. Une équipe de petites frimousses papoues, tous plus croquignolets les uns que les autres, rien à voir avec les enfants indonésiens qui sont souvent délurés et je te parle pas des enfants français... Arrivés à la limite de la commune, signalée par un portique-barrière en bois, ils nous laissent partir à regrets et nous font des au revoir de la main tandis que nous nous éloignons, moment d’émotion parce que quoi que tu en croies j'ai pas un cœur de pierre (oui je sais, je le cache bien). La marche du jour c'est à peu près la même qu'hier donc je te la refais pas, je me suis encore fait critiquer récemment rapport à mon style par la ligue de défense des belles lettres qui ont avalé leur parapluie alors je vais pas me lancer dans des répétitions trop répétitives. Enfin y a quand même une différence notable car on passe quelques ponts suspendus, qui sont pas flambants mais qui ne nous semblent pas être les ponts qu'on nous avait décrits comme extrêmement dangereux. N'y tenant plus je demande à parrain où est ce sentier si escarpé et ces ponts prêts à s'effondrer, il me répond que le sentier c’était hier et que les ponts on vient de les passer. Oah parrain, c’était rien du tout, pourquoi avec le chef vous nous en avez fait une telle description ? Ben c'est que vous êtes des blancs, et comme vous êtes pas habitués on s’inquiétait ! J’espère que te voila rassuré mais tu sais, chez nous aussi y a des rivières et des montagnes... Ahhhhh, une bonne pluie, ça faisait longtemps ! Ohhhhh, un bon champ de boue bien profonde, quel plaisir, on en a jusqu'au mollets ! C'est encore loin parrain ? Non, pas trop ! Je sais bien qu'ici loin ou pas loin ça veut pas dire grand chose, les distances se comptant en jours de marche papoue que tu multiplies par deux pour convertir en marche européenne, et par trois pour la marche à la naps, mais ça te donne malgré tout une vague idée et un peu de cœur au ventre. Certes ça ne change rien au fond du problème, car tu arrives quand tu arrives, mais on apprécierait quand même plutôt bien de dormir au sec ce soir... La pluie et la boue continuent de plus belle pas et la journée tire à sa fin, quand soudain on aperçoit quelques constructions dans le lointain. C'est quoi ça parrain ? C'est le village, on y est presque ! On est accueilli par une équipe hétéroclite de papous de tous âges et de tous sexes, on va pas s'ennuyer je le sens ! Le village en question, c'est le plus « moderne » qu'on ait vu jusqu’à maintenant. Par moderne je veux dire qu'il y a beaucoup de maisons en planches au lieu des habituelles huttes en paille, et justement parrain nous a dégotté des places dans un de ces bâtiments d'avant-garde. Encore plus luxueux qu'hier soir dis, on a une chambre de quatre mètres carrés pour nous trois. Désolé cousin et tantine, je vous aurais bien laissé seuls mais de toute façon vu qu'on s'est pas lavés depuis Wamena à mon humble avis vous auriez pas fait grand chose, non ? Les gens sont sympas mais l'ambiance est bizarre, le maire vient de décéder dans des conditions mystérieuses que les locaux attribuent à la magie noire. Il avait eu une histoire de cochons avec un bled de vilains entêtés qui ont refusé de se convertir au christianisme et qui sont toujours dans les pratiques de sorcellerie jusqu'au cou, un peu comme le chef du chapitre précédent, et bien qu'ils lui aient envoyé plusieurs fois le corbeau il avait refusé de s'acquitter de sa dette, se croyant probablement plus fort que le swangi du fait de sa position d'homme fort d'un village moderne... Un corbeau ? Ça me rappelle des histoires du temps jadis de chez nous et du coup je m’intéresse : ce corbeau, ça se passe comment exactement ? Et bien c'est un corbeau qui t'est envoyé par le sorcier qui a été payé par ceux qui te veulent du mal, il vient se poser sur une branche pas loin de toi et il te parle, mais y a que toi qui l'entends, dans ta tête, et il te met en garde que si tu payes pas ça va mal finir ! Et le maire a pas voulu écouter ? Non, et il est mort en quelques jours alors qu'il avait à peine trente cinq ans et n’était pas malade, et quand on l'a emmené à l’hôpital de Wamena les docteurs ont dit que tous les organes à l’intérieur de son corps avaient été comme broyés et qu'ils ne comprenaient pas ce qu'il s’était passé ! De là vous en avez déduit que c’était le swangi ? Bien sûr, quoi d'autre ? Le corbeau lui avait été envoyé à plusieurs reprises, et puis c'est pas la première fois que ce genre de mort se produit... Ah ben dis donc, quelle histoire et c'est pas fini, demain le gouverneur va venir en personne, et en attendant y a la famille en deuil et en lamentations que c'est un spectacle sorti de la nuit des temps... Personne ne nous a proposé d'aller faire nos condoléances et on observe prudemment l'action à bonne distance, parce que la scène est dantesque. Ça pleure et ça pousse des plaintes lancinantes dans tous les sens et une jeune femme, qu'on nous indique être la fille du décédé, plus ou moins à poil et le corps recouvert de cendres et de peintures funéraires, semble possédée par un esprit malin. On se croirait dans un film d'horreur et j’exagère pas, elle se frappe le corps hystériquement, fait des gestes et des bonds désordonnés, pousse des cris d'un autre âge, non vraiment, ça donne pas envie d'aller lui serrer la main et de lui dire courage ma fille... C'est dans ce genre de moment qu'on réalise que le travail des missionnaires n'a fait qu'effleurer la surface, on n'efface pas comme ça des millénaires d'histoire animiste, de guerres tribales et de magie noire. En parlant des missis, aux dires des locaux ils sont arrivés par la même route que nous par un beau matin des années soixante-dix, autant dire que ça fait pas très longtemps... À part ça, on est bien lotis dans notre palace moderne. Y a un bon feu, les patates douces et leurs feuilles coulent à flot, et toute l’équipe de nos hôtes est très communicative. Le lendemain le gouverneur et sa clique se pointent en avion, car tu penses bien qu'une métropole aussi moderne se doit d'avoir une piste d'atterrissage et qu'un gouverneur va pas se taper plusieurs jours de marche, et je les espionne, me demandant à quoi ça peut bien ressembler un gouverneur papou. Est-ce un papou de souche ou est-ce un indonésien ? C'est un papou, et vu son embonpoint la place doit être bonne. Les locaux nous expliquent que sa grande activité est de faire le tour de son gouvernorat en avion, genre il est près du peuple, mais à mon avis il aurait sûrement des choses plus importantes à faire que de chartériser un avion tous les jours avec l'argent public et d'aller se promener ici ou là. Au hasard, développer l'agriculture? Je m’égare, retour au récit... Les minots nous ramènent un phasme, tu sais, cet insecte qui ressemble à une branche, et ils nous ramènent aussi une sorte de croisement entre une sauterelle et un criquet, un spécimen impressionnant car aussi long qu'une main, très courant dans les champs nous disent-ils. J'en avais déjà vu de bonne taille à Bornéo mais jamais à ce point, âmes sensibles changez de chaîne ! Vu l'ambiance du bled, et vu qu'on est un peu obligés de raser les murs car on a bien compris qu'il fallait pas trop qu'on la ramène, on passe trois nuits et on se dit qu'il est temps de partir. On paye à parrain ce qu'on lui doit plus la journée qu'il va mettre à rentrer au bercail, poignée de main, ça a été un plaisir et un honneur de te connaître parrain ! On y va, ce coup-ci notre guide est un jeune, Sam... La route reprend sa descente, d'ici quelques jours on va se retrouver dans la jungle de basse altitude. Il y fera plus chaud, ce qui n'est pas un mal, mais aussi plus humide et plus plein de saletés plus ou moins suceuses de sang. Pour l'instant on est encore à moyenne altitude et les paysages sont toujours aussi somptueux, profitons-en parce qu'une fois dans la grosse jungle tu vois plus que du vert, de la boue et des moustiques et autres parasites. Il est pas très sympa ce Sam, il nous ignore superbement, marche à une vitesse telle que même cousin et tantine ont du mal à suivre, et pour tout dire s'en fout plus que pas mal de nos personnes. La fin de l’après-midi s'approche, il va falloir songer à faire le camp. On remonte un lit de galets qui m’apparaît être une rivière asséchée et on y est, un endroit un peu surélevé et plat où on devrait être à l'abri des inondations. On sort nos hamacs mais hé Sam, tu vas dormir où ? T'as rien prévu ? Oh pas besoin, je vais me faire un lit de feuilles ! Oui, mais tu sais bien qu'il y a de grandes chances qu'il pleuve pendant la nuit ! C'est pas grave, je dormirai en dessous de ton hamac et je me protégerai avec de l’écorce, regarde, j'en ai déjà préparé ! En effet, il a découpé des pans entiers d’écorce et tous les morceaux mis bout à bout font à peu près sa longueur, surtout qu'il est pas grand, et la forme semi-circulaire s'adapte bien à celle du corps humain. Pas mal la couverture papoue, je retiens la combine... Ça me gêne malgré tout de le laisser dormir comme ça mais d'un autre côté, et d'une j'ai pas des masses envie de partager mon hamac, et de deux on lui avait bien dit de prévoir une bâche ou quelque chose dans le genre. Je sais d’expérience qu'à deux dans un hamac ça finit collet serré inconfortablement entassés au milieu, et déjà qu'avec une personne de sexe féminin qui s’avère être ma cops c'est limite tu dois pouvoir comprendre sans peine pourquoi dans le cas présent je suis pas très chaud. Il a pas voulu écouter et c'est son droit, mais à la réflexion y a pas de raison que j'en porte les conséquences et me retrouve à dormir en mode lune de miel avec lui. Je me réveille pour mon petit besoin nocturne, car buvant beaucoup d'eau fatalement faut que ça sorte, et évidemment il pleut. J'en profite pour jeter un œil sous mon hamac, le Sam dort paisiblement emmitouflé dans sa couverture ligneuse, parfait. Le lendemain j'ai pas le moral, et c'est rien de le dire. Mon pied me fait bien sûr horriblement mal mais c'est pas tant ça le problème, le problème c'est que je ralentis cousin et tantine et que j'ai l'impression d’être un fardeau pour eux et ça, ça me va pas mais alors pas du tout. Je m’épanche un peu à tantine mais elle me dit de ne pas m’inquiéter, ils ont tout leur temps et puis je les ralentis pas tant parce qu'ils marchent à leur rythme et se font juste des haltes de temps en temps pour m'attendre, ce qui ne les dérange pas car du coup ça leur donne l’occasion d'observer les lieux de plus près. Bon, vu sous cet angle je me sens mieux, du moins psychologiquement parce que physiquement c'est pas la gloire. Ça descend toujours, on commence à sentir qu'il fait plus chaud. Je traîne tellement la patte qu'on réussit pas à atteindre le prochain village, mais pour le coup on s'en tire pas trop mal parce qu'on passe par une case vide qu'on investit pour la nuit. Sam nous explique que les locaux l'ont construite pour être près de leurs champs, mais qu'en ce moment ils n'y sont pas pour cause de pause entre deux récoltes. Un feu, du riz, quelques kradis sous la cendre, un toit sur la tête, luxe quand tu nous tiens ! Le jour suivant on arrive à ce qui ma foi est plus un hameau d'une dizaine de huttes qu'un village, et une famille nous adopte. Sam repart vers sa cité moderne avec ses émoluments et on le laisse partir sans regrets, c'est pas qu'il était méchant mais contrairement aux autres guides qu'on a eus il ne nous manquera pas. Il est sympa ce hameau, y a toute une ribambelle de mioches et les gens qui nous ont accueillis sont adorables. Des voisins viennent nous faire une petite visite de courtoisie et c'est la fête, en avant les patates douces et les feuilles ! Ce coup-ci c'est de nouveau dodo avec les cochons, pas de barrière entre eux et nous mais ils savent se tenir et ne viennent pas nous déranger pendant la nuit. Au petit matin à l'heure de leur repas c'est évidemment la foire mais que dire, ils sont chez eux que diable... Le prochain village n'est pas très loin, et pour y aller il y a un sentier qui d’après nos hôtes est facile à suivre. Très bien alors on va se faire ça sans guide, comme des grands ! Le sentier est en effet bien marqué, chose étonnante si l'on considère qu'on est quand même un peu au beau milieu de nulle part, et serpente à travers la jungle. Quelques heures de marche sans histoire et on arrive, à la vue de ces trois faces de craie qui débarquent dans leur village les papous sont estomaqués : vous arrivez d’où comme ça ? Et ils sont où vos guides et vos porteurs ? On rigole : on arrive de Wamena et quant aux guides et porteurs comme vous voyez on n'en a pas, c'est qu'on n'est pas des pros ! De Wamena, tous seuls ? Des porteurs on n'en jamais eu, et des guides on en a eu jusqu'au dernier village avant le vôtre mais de là on est venus tous seuls en effet, c'est pas loin ! Et vous allez où ? On va vers le sud... On prend nos quartiers, et une fois en place on engage la discussion avec le chef au sujet de la suite des événements. Il nous explique qu'il est impensable de rejoindre le village suivant sans guide, il faut impérativement être accompagné par quelqu'un qui connaisse le chemin car il n'y a pas de sentier et il faut traverser la forêt jusqu’à un endroit précis au bord d'une rivière d’où on pourra prendre une barque pour notre destination. Donc jusqu’à un village ? Non, il n'y a pas de village et personne n'y vit, c'est juste un point de ralliement ! Mais alors comment on pourra être sûr qu'il y aura quelqu'un ? On a une radio, et si vous êtes OK pour acheter de l'essence pour la charger au générateur on peut s'occuper du rendez-vous ! Ma foi c'est normal, vu que l'essence vient à dos d'homme, et puis de toute façon y a pas vraiment d'autre solution parce que personne ne nous emmènera à pied tout du long, ils disent que c'est trop loin. Si tout le monde prend la barque ça semble logique remarque... Et au niveau du guide ? Le chef nous présente un gaillard barbu, affaire conclue. C'est joli par ici, on est en hauteur et on a une vue imprenable sur la région, un épais tapis végétal qui s’étend à perte de vue dans toutes les directions jusque là-bas tout au bout de l'horizon. Il est temps de passer aux patates douces, puis à une nuit tout aussi douce... Le lendemain le barbu se pointe avec quatre gamins qui sont, dit-il, ses petits frères, et qui vont venir avec nous. Froncement de sourcil : euhhh, quatre bouches de plus à nourrir ça va pas le faire, nos stocks sont limités ! Ne vous inquiétez pas, ils ont leurs propres provisions ! On est malgré tout pas très chauds, le plus grand doit avoir douze ans, le plus petit peut-être huit, à tous les coups ça va gripper à un moment ou à un autre. Non, non, non, on refuse catégoriquement, pas envie de faire garderie en plus du reste. On part, ça descend et très vite on se retrouve dans une bonne forêt épaisse et moite. C'est quoi ces bruits derrière nous ? Ce sont les minots pardi, ils nous ont suivi ! Et maintenant on fait quoi ? On est déjà loin du village, ça va, ils ont gagné... On reprend la marche avec ces renforts impromptus et ma foi, pour l'instant ça va, on peut pas dire qu'ils nous ralentissent parce que pour marcher moins vite que naps en ce moment je verrais guère qu'un paralytique. Je t'avais pas dit d'ailleurs mais ça faisait déjà quelques jours que outre mon bâton de marche en aluminium j'utilisais un second bâton que m'avait fait un guide précédent, tu vois le tableau, naps en béquilles au milieu de la jungle... On arrive dans une zone glissante, car en descente boueuse et caillouteuse, et évidemment je me vautre les quatre fers en l'air. Emporté par le feu de l'action, et par la sangle qui le tient fermement attaché à ma main, le bâton en alu se dresse et me percute la face un peu en dessous de l’œil gauche. J'en vois trente-six chandelles et tout de suite je sens un liquide chaud me couler le long de la joue, ceci dit je te rassure, ce ne sont pas des larmes mais du sang. Petit état des lieux, apparemment je me suis bien amoché (c'est qu'on fait jamais les choses à moitié dans la famille naps) et tantine estime qu'il faudrait faire un ou deux points. Comme on n'est pas vraiment près d'un hôpital elle me colle deux steri-strips pour maintenir les chairs en place, et pronostique qu'il restera sans doute une petite cicatrice. Ça me fera un souvenir, allez, en route ! Ça doit pas être mon jour, un peu plus loin ce foutu bâton en alu casse. Ça devait bien arriver à un moment ou à un autre, il avait été plié et remis droit dans le chapitre X et ce genre de matériau quand ça a été fragilisé une fois il ne faut pas bien longtemps avant que ça ne rende l’âme. Le barbu m'en taille un nouveau, je le trouve un peu lourd, il m'en taille un autre plus dans ma gamme de poids. Il me demande s'il peut garder ce qu'il reste du bâton en alu et je le lui cède bien volontiers, ça sera toujours ça de moins à trimballer. Vers la mi-journée on se fait une pause déjeuner et on constate que quoi que leur grand frère en ait dit ce matin les minots n'ont pas beaucoup de provisions, le rationnement n'est pas loin. Mis à part ça ils sont mignons ces gosses, ils nous font penser aux Jackson Five, même s'ils ne sont que quatre, parce qu'ils leur ressemblent un peu et parce que le plus petit est le leader quand ils chantent. Car ils chantent en effet, a cappella dans la langue de leur village, et franchement ils assurent, ça égaye l’atmosphère tout au long de la journée. En fin d’après-midi on fait le camp sous une pluie battante, dans un coin pas vraiment propice mais pas le choix. Le barbu est bien équipé, il a emmené une grande bâche qui fait un abri suffisant pour loger tout le monde. Du coup j'ai la flemme d'installer mon hamac et vais dormir près du feu avec eux, tandis que cousin et tantine se font un petit nid douillet dans leur hamac perso. Le repas, les petits n'ont plus grand chose à se mettre dans l'estomac et que faire, on leur avait bien dit de pas nous suivre mais maintenant qu'ils sont là on peut pas les laisser se coucher le ventre vide et on partage ce qu'on a... Le lendemain, pauvre de moi... On longe une rivière et c'est cailloux à perte de vue, cailloux glissants de surcroît, imagine-toi comme c'est facile et agréable de marcher sur ce type de terrain pour quelqu'un qui s'aide de deux bâtons. J'avance précautionneusement, pas que j'aille encore me ramasser surtout que ça descend et surtout qu'atterrir sur de la roche ça fait bobo, les autres sautent prestement de pierres en pierres. La rivière s’élargit et plus moyen de l’éviter, on est toujours sur des cailloux et je passe à un numéro d’équilibriste parce que qui dit cailloux mouillés dit cailloux encore plus glissants que tout à l'heure. Ça s'aplanit, des bas-côtés apparaissent et on peut marcher à pied sec sans trop risquer de se vautrer, déjà pas mal même si c'est toujours caillouteux. À croire que les types du village des sorciers m'en veulent, pourtant je te jure que je mange pas de cochon, parce que je me retrouve sur le passage d'un essaim d'abeilles sauvages et me fais copieusement piquer. Je tape un sprint clopin-clopant en serrant les dents parce que ça fait mal, et au pied et là où je me fais piquer, et réussis à échapper aux dards acérés. Je ne me formalise pas, allez, y a encore du chemin. Après quelques minutes je commence à avoir chaud, très chaud, faut que je m'assoie. Qu'est-ce que t'as ? Chais pas, j'ai chaud et ça me gratte dans tout le corps ! Ma voix est bizarre, toute enrouée, et je commence à voir du mal à avaler ma salive. Tantine m'examine, diagnostic : allergie aux piqûres ! Ah ben ça alors, pourtant c'est pas la première fois que ça m'arrive, va comprendre... Bon, c'est pas grave, on va attendre que ça passe ! Non, non, me dit tantine, tu as déjà les yeux qui te sortent de la tête et si ça continue tu vas en arriver à un point où tu vas plus pouvoir respirer et où il va falloir te trachéotomiser ! OK tantine, mais que faire ? J'ai des cachets antihistaminique, ça va te retaper ! Du chimique ? J'aime pas trop ça, et puis je pense pas que ça va finir en trachéotomie, mais essaye de refuser quelque chose à tantine, j'avale les pilules. Assez vite ça va mieux, on repart... C’était quoi comme cachets ? Ben figure-toi que j'ai oublié, pourtant à l’époque je m’étais bien enfoncé le nom de la molécule dans le crâne en me disant que ça pourrait servir, je dois me faire vieux... En parlant d'oubli, d’après la carte où j'avais noté tous les endroits par où on était passés il semble qu'on ait dormi une nuit de plus à la belle étoile, mais pas moyen de me souvenir ni où ni comment, faudra que je demande à cousin et tantine la prochaine fois que je les vois. Toujours est-il qu'on finit par arriver à bon port, ce qui est le cas de le dire vu que trois barques sont au rendez-vous. Merci notre ami barbu et merci les jeunes pour votre compagnie et qui sait, peut-être qu'on se reverra un jour ou qu'on entendra parler de vous si vous fondez un groupe ! Maintenant je suis bien content, finies les douleurs pédestres, on va finir à la rame. Au fait, pourquoi vous êtes venus à trois barques ? C'est qu'on pensait que vous seriez plus nombreux, à la radio ils nous avaient pas dit combien vous étiez ! D'accord, et on fait comment ? Oah, on va s'arranger, on partagera les sous en trois et puis voilà ! On se laisse porter par le courant, et je remarque qu'ils utilisent de grandes rames. Si je te signale ce fait en apparence anodin c'est parce que deux jours plus tard j'en vis une de près, mais nous n'en sommes pas encore à ce stade du récit... La suite et fin du voyage est confortable, il fait agréablement chaud (même si les fesses mouillées pour cause d'assis à fond de coque parce qu'il faut pas t'imaginer qu'il y a des sièges) et on a une vue imprenable sur la forêt, le luxe, y a que ça de vrai ! Mais c'est qu'il y a de la distance dis donc, à pied ça aurait été la croix et la bannière pour sûr... On finit pas jeter l'ancre en face d'un village de cases toutes de bois faites, nous y sommes. Ici aussi ils sont étonnés de voir qu'on n'est que trois : mais elle où votre expédition ? Quelle expédition ? Ben on voit rarement des blancs, genre à peine une ou deux fois par an, mais quand il en vient ils sont toujours accompagnés d'une bonne dizaine de guides, porteurs et cuisiniers ! Ah oui, seulement eux ce sont des pros, nous on est encore en classe amateur ! On y travaille, on y travaille, mais n'est pas pro qui veut... Ce coup-ci on dort chez le premier adjoint du maire, ou quelque chose d'approchant, qui nous accueille à bras ouverts. Il nous présente sa femme et leur bébé, et la petite chambre où on va dormir. On s'installe, puis on part aux commissions. Y a évidemment pas de marché ni de magasins mais on nous propose des feuilles et des patates, tout va bien. Le grand balèze à qui j’achète de la verdure n'a pas de monnaie, il dit qu'il me la donnera demain. J'aime pas trop ce genre de situation, parce que souvent demain ça veut dire dans un futur indéterminé et en tout cas pas proche voire utopique, mais le gars a l'air honnête et comme la somme n'est pas très importante je décide de lui faire confiance. On est de retour dans la moiteur tropicale, ça fait plaisir cette chaleur. Cousin et tantine en profitent pour se faire un coup de débarbouillage dans la rivière, naps se fait un petit visage-mains-pieds qui suffira bien comme ça. Le village a un style architectural différent de ceux des montagnes et on voit que le bois ne manque pas, toutes les maisons sont construites dans ce matériau. Par contre qui dit chaleur et humidité dit aussi moustiques, une engeance qu'on avait un peu oubliée mais qui se rappelle à notre souvenir dès la fin de la journée, saleté tiens. De là forcément on a dû installer nos moustiquaires dans l'espace exigu qui nous a été dévolu, et le problème c'est que la mienne a été modifiée par mes bons soins pour s'adapter au hamac. C'est-à-dire que je l'ai fort raccourcie, ce qui ne laisse que peu d'espace à l’intérieur et fait que la respiration crée un effet de serre. C'est un avantage si on dort dehors car il fait frais la nuit, mais ça devient un inconvénient si on dort à l’intérieur d'une maison où il fait très chaud et où il y a un je ne sais quel parasite qui pique voracement toutes chairs en contact avec les parois de la moustiquaire, je me lève le matin les bras couverts de vilaines piqûres qui démangent. J'ai déjà eu affaire à cette vermine en d'autres lieux et j'ai remarqué qu'à chaque fois, ici y compris, il y a des chemins de termites le long des murs (tu sais, ces canaux en terre qui servent d'autoroutes-tunnels aux rampants), ceci pourrait expliquer cela. Pas trace du balèze et de la monnaie, peut-être a-t-il eu un contretemps ? Je lui laisse encore une chance, mais si demain il ne se montre pas je devrai me mettre en quête de sa personne. Le lendemain toujours personne, je m’enquière à droite à gauche à son sujet. Je ne connais pas son nom mais n'ai pas de mal à le décrire physiquement, les mastodontes de facile un mètre quatre-vingt quinze ça court pas les rues. Tout le monde le connaît et à ce que j'entends c'est un type pas commode qui frappe sa femme et ses enfants, il habite vers là-bas. J'y vais de ce pas, pas question que je lui fasse cadeau de sa dette, pas pour la somme en elle-même mais pour le principe. Je cherche et finis par le trouver, il est assis devant sa maison. Hé m'sieur, vous êtes pas venu me rendre la monnaie ! Oah c'est bon, de quoi tu me parles, c'est pas des millions ! À ces mots la moutarde me monte au nez : pardon ? Une dette est une dette, vous aviez dit que vous viendriez me rendre l'argent et maintenant vous me dites d'aller me faire voir ? Ce type de raisonnement ne semble pas lui faire grand effet : allez, casse-toi et rentre chez toi ! Non, je ne partirai pas tant que je n'aurai pas l'argent ! Le ton monte, il m'aboie une nouvelle fois de partir, je lui réponds qu'il se dit chrétien et que pour autant que je sache le vol n'est pas autorisé par cette religion (j'aime bien citer les bondieuseries dans ce genre de situation, ça leur fait honte et leur met le nez dans leur caca). Il rentre dans sa maison et je me dis qu'il va aller me chercher les sous mais non, il ressort armé d'une de ces rames dont je te parlais plus haut, un bout de bois d'un bon deux mètres cinquante de haut, et m’éructe un : MAINTENANT TU TE CASSES, TOUT DE SUITE ! Non m'sieur, j'attends, j'ai tout mon temps ! Il repart dans l’arrière-boutique, et cette fois en ressort en brandissant une longue machette : JE T'AI DIT DE DÉGAGER ALORS TU DÉGAGES ! Les chances de récupérer mon dû s'amenuisent, et vu la taille du mec et de son coupe-coupe mon espérance de vie n'est pas brillante non plus. C'est plus que tendu et je ne donne pas cher de mes chances, l’idée me vient de prendre mes jambes à mon cou. Ah ça non, je vais pas lui donner le plaisir de me voir déguerpir comme un pleutre, et puis de toute façon en deux enjambées il m'aurait rattrapé donc tant qu'à me faire découper autant me faire découper la tête haute, et s'il ne me découpe pas j'aurai sauvé l'honneur de la famille naps. Je lui lance un ultime : OK, Dieu a tout noté et rétribuera chacun selon ses mérites ! Je tourne les talons calmement et dignement et m’éloigne tout aussi calmement et tout aussi dignement, du moins en apparence parce que j'ouvre bien grand mes oreilles au cas où le grand escogriffe se mettrait dans la tête de me poursuivre. Au détour d'une case un papou me fait signe : tiens, voilà l'argent qu'il te doit ! Pourquoi tu veux me rembourser pour lui ? Laisse tomber, y a aucune raison, et puis c'est pas pour les sous mais pour le principe ! Si, si, prend l'argent, c'est mon beau-père et avec ma femme on veut pas que son péché retombe sur nous et que Dieu nous punisse à cause de lui ! Meuh non, faut pas s’inquiéter, Dieu sait bien qui a fait quoi ! Le gars insiste, et insiste, et je me fois forcé d'accepter car je sens que sinon il va pas dormir tranquille ce soir. A-t-il peur que je lui envoie un corbeau le maudire sur douze générations ? Va savoir, j'empoche les billets et rentre à la maison. Notre hôte s’inquiétait un peu, car il savait à qui j'allais réclamer une dette, et je vois qu'il est soulagé de me voir rentrer en un morceau. Moi aussi remarque, quand j'y pense... Il est temps de reprendre la route, mon pied est toujours dans le même état et même pire et la perspective de nouvelles journées de marche ne me ravit pas des masses. Ouais, pour être franc j'ai le moral au ras des pâquerettes et j'aurais volontiers jeté l’éponge, sauf que c'est pas possible car il n'y a pas d'autre moyen de quitter ce village qu'à pied. Enfin si, y a le bateau pour revenir sur ses pas, mais bon... Haut les cœurs naps, la prochaine étape est la capitale de la Papouasie du centre, une métropole dont on entend parler depuis déjà un brave moment et où il y aura sûrement moyen de te reposer ! Notre hôte et sa femme partent en même temps que nous, il a des courses à faire et pour une fois sa dame l'accompagne car, nous dit-il, n'ayant jamais vu de voitures de sa vie elle veut voir à quoi ressemblent ces engins fabuleux. Il y a des voitures dans cette capitale du bout du monde ? Un peu étonnant parce qu'il n'y a pas de routes qui y accèdent mais bon, on verra quand on y sera... On se met en route et ils nous distancent très vite vu la vitesse de pointe de l'handicapé de service... La jungle est épaisse et détrempée à souhait, et tu sais pas quoi ? Elle est pleine de sangsues ! Je t'en reparlerai plus tard car pour l'instant on croise un attelage pour le moins incongru, des locaux tirant un bateau. On se regarde un peu incrédules, faut convenir que c'est pas courant. Un peu plus loin on découvre le pourquoi du comment, un chantier naval local. Tu choisis un arbre de belle taille et de bonne qualité, tu l'abats et ensuite tu tailles ton bateau directement dans son tronc. Le tour est joué, tu n'as plus qu'à le transporter jusqu’à la rivière. De temps en temps on voit des petits bâtons à l’extrémité peinte en rouge fichés ici ou là. On demande à Moïse notre guide ce qu'il en est. Ça, ce sont des marqueurs pour la future route ! Ils veulent construire une route ici ? Oui enfin c'est ce qu'ont dit ceux qui sont venus planter ces bouts de bois ! Beau projet, à en juger à la vitesse où travaillent les travaux publics dans ce pays on peut présumer de la date d'inauguration mais c'est peut-être pour ça qu'ils ont déjà des voitures de prêtes, comment on dit mettre la charrue avant les boeufs par ici ? On avance péniblement dans cet enfer vert, comme on dit dans les vrais livres, c'est que c'est boueux bien comme il faut et infesté de sangsues. Il en vient de partout, du sol bien sûr mais aussi des feuillages que nous ne manquons pas de frôler sur notre passage, et même du ciel car il en tombe des arbres. On en a sur tout le corps et certaines petites malines, j'ai nommé celles qui viennent d'en haut, cherchent, et parfois réussissent, à s'arrimer qui sur une lèvre, qui dans une oreille, qui dans une narine, qui sur une paupière. C'est un peu déloyal de se laisser choir ainsi du haut d'un arbre, les gentilles sangsues comme celles auxquelles j'avais eu affaire dans le passé se cantonnaient à monter du sol et pouvaient facilement être tenues à l’écart en imbibant régulièrement le bas de son pantalon de jus de tabac mouillé. Il y en a de différentes couleurs, des noires, des marrons et même des roses striées (sans rire), et il y en a en quantités telles qu'on est obligés de s’arrêter souvent pour se faire un état des lieux et arracher ces limaces vampires. Parce que si tu es du genre étourdi et les laisses faire elle vont te pomper jusqu’à plus soif, et quand elles sont rassasiées elles se décrochent, merci et au revoir, et toi tu saignes comme un goret à cause de l'anticoagulant qu'elles t'ont injecté pour fluidifier ton sang, charmant... Je me suis toujours demandé comment fonctionnaient ces créatures. Elles semblent n'avoir ni œil ni oreille mais pourtant elles te perçoivent quand même, car dès que quelqu'un passe elles se dressent prêtes à mordre. Elles doivent réagir à la chaleur ou au mouvement, je vois que ça comme explication... Vers la fin de la journée on se prend notre énième pluie, et celle-là elle est pas bonne car comme on va bientôt s’arrêter de marcher nos vêtements n'auront pas le temps de sécher in situ comme dans le cas d'une pluie matinale. Elle redouble de plus belle et on monte le camp sous des trombes d'eau. Moïse est le roi du coupe-coupe, hop, deux branches en guise de piliers, une pour faire la faîtière, quelques grandes feuilles pour le toit et d'autres pour le lino, nous voilà à l'abri même si trempés. Par contre, s'il a passé haut la main l’épreuve de construction d'abri aux exams du parfait papou il a été recalé à celle du feu car il a beau s'escrimer, impossible de faire partir les flammes. À sa décharge tout est détrempé, pas facile de faire prendre du bois dans ces conditions et finalement il abandonne. Tantine rougne, on va dormir tout mouillés et le ventre vide car qui dit pas feu dit pas bouffe, cousin est comme à son habitude très maître de lui-même et ne semble pas trop gêné par la situation, Moïse quant à lui a l'air de carrément s'en foutre. C’était compter sans naps, qui lui est sorti major de la promotion feu en milieu hostile car il maîtrise un instrument fort utile dans le cas présent : la bougie ! Avec l'aide de bois débité menu par cousin, qui sous ses dehors impassibles devait sûrement pas être contre se faire sécher le postérieur et manger quelques bonnes feuilles bien chaudes, et après un certains laps de temps à souffler et souffler et souffler sans se décourager, car naps a la tête dure (il en casse même des bâtons en alu, cf plus haut), le feu démarre. Je l'avais jamais dit à personne avant ce jour, même pas à cousin et tantine, mais j’étais très content de moi de m’être, finalement, rendu un peu utile, parce que tu as dû remarquer que depuis le début de cette épopée j'avais pas vraiment brillé ni par mes compétences ni par mes performances. Trêve de confidences, il est temps de faire à manger et de faire sécher nos vêtements. Impatient comme à l’accoutumée je veux faire sécher mon tee-shirt trop vite et trop près du feu et récolte un beau trou, le voilà assorti à mon caleçon qui en avait déjà un énorme pour la même raison. La flemme de sortir les hamacs, on dort tous autour du feu. Pas de cochons mais une myriade d'insectes non identifiés qui se glissent dans tous les recoins, ça gratte et ça chatouille partout, même en des endroits inavouables... De bonne heure c'est reparti, cette journée sera sous le signe des passages de rivières. Certaines pas très profondes (quoique je me souviens d'une qui avait un sacré courant et l'eau qui montait jusqu’à mi-cuisses, pas facile quand on n'a qu'un pied de valide), d'autres que je passe sur le dos de cousin pour éviter de remouiller le pied et d'aggraver l'infection, et d'autres encore qu'on franchit en barque car Moïse connaît les points de passage où se trouvent ce qu'on pourrait qualifier de barques en self service comme les vélos chez nous. Toujours autant de sangsues et de boue, des lits de rivières caillouteux (pas mon relief préféré en ce moment comme tu as dû comprendre), la douleur au pied, j'en peux vraiment plus. Encore une nuit à la belle étoile et finalement s'annonce le Graal, la métropole ! Enfin métropole comparée aux villages d’où on vient parce qu'il faut pas t'imaginer Tokyo non plus, y a une rue principale, trois magasins et quelques maisons. Et aussi quelques indonésiens, mais on reparlera de tout ça dans le prochain chapitre. C'est une fois de plus l'instituteur qui nous offre l’hospitalité, un papou sympa à defaut d’être moustachu. On paye ce qu'on doit à Moïse et il disparaît prestement, j'imagine qu'il va dépenser une partie de sa paye dans l'une ou l'autre des tentations offertes par la capitale. Et le chef de guerre papou ? Ah oui c'est vrai, j'ai oublié de t'en parler mais patience, je te raconterai l'anecdote dans le prochain chapitre parce que là je suis un peu fatigué mine de rien... On est le vingt huitième jour et il est temps maintenant de faire un petit constat, ou si tu préfères d'inspecter notre matériel, laver ce qui a besoin d’être lavé et notamment naps qui ne s’était même pas complètement débarbouillé dans le village précédent cochon qu'il est, et organiser la suite du voyage vers le territoire de ces tribus qui vivent dans des maisons construites dans les arbres. Tout un programme car maintenant s'annonce la partie sud de la Papouasie, une région infestée de marécages et de neuro palu, je sens qu'on va rigoler...
(à suivre...)
La Roche-Sur-Yon à La Chataigneraie, Vallée du Thouet English translation pending
Bonjour à tous.
Je souhaite faire une randonnée en mai 2014. J’emprunterai la nouvelle piste cyclable La Roche/Yon - La Châtagneraie puis celle de la vallée du Thouet. Je me pose des questions sur l’état du revêtement, la signalétique, les raccourcis éventuels, les difficultés à prévoir, pour ces deux portions, ainsi que sur la liaison la Chataigneraie-Le Beugnon (est-elle opérationnelle ?).
Je n'arrive pas à savoir également si la partie de la Vélodyssée à Beauvoir/mer permet d'éviter de passer par Noirmoutier en contournant l'étier de Sallertaine (y-a t-il une passerelle?). Si quelqu’un a des infos à partager, je suis preneur. Merci d’avance pour vos réponses cordialement
Je n'arrive pas à savoir également si la partie de la Vélodyssée à Beauvoir/mer permet d'éviter de passer par Noirmoutier en contournant l'étier de Sallertaine (y-a t-il une passerelle?). Si quelqu’un a des infos à partager, je suis preneur. Merci d’avance pour vos réponses cordialement
Avis sur circuit de Yellowstone à San Francisco English translation pending
Bonsoir à tous
Je souhaiterais avoir votre avis sur un circuit que nous avons prévu de faire dans l'ouest américain au mois de juin 2015 et avoir notamment des conseils sur les villes étapes les plus judicieuses et les hébergements.
Voici l'auto tour prévu:
J1 : vol Barcelone - cody - route vers yellowstone - nuit dans à canyon lodge and cabins
J2 : yellowstone - nuit à canyon lodge and cabins
J3 : yellowstone - nuit à grant lodge and cabins
J4: yellowstone -grand teton- nuit à colter bay village
J5: grand teton - nuit à Jackson Hole
J6: Jackson Hole - flaming gorge - nuit à flaming gorge ou manila
J7: flaming gorge - dinosaure NM - parc des arches - nuit à moab
J8: parc des arches - nuit à moab
J9: dead horse point- canyonlands (island in the sky)- nuit à moab
J10: Monument valley - nuit à mexican hat ou kayenta ou bluff
J11: Monument valley- grand canyon (south rime)- nuit à grand canyon village ou bright angel ou tusayan
J12: Grand canyon
J13: Grand canyon- horseshoe bend- antelope canyon- lake powell- nuit à page
J14: lake powell- bryce canyon- nuit à bryce city
J15: bryce canyon - zion - nuit à springdale
J16: zion
J17: zion- las vegas
J18: las vegas- death valley - nuit à furnace creek ou lone pine
J19: death valley- mammoth lake- mono lake- bodie- nuit à mammoth lake ou lee vining
J20: yosemite- tioga road- nuit à cury village
J21: yosemite- nuit à cury village
J22: yosemite - nuit?
J23: yosemite- San Francisco
J24: San Francisco
J25: vol San Francisco- Barcelone
Je vous remercie par avance pour vos conseils et vos avis
Je souhaiterais avoir votre avis sur un circuit que nous avons prévu de faire dans l'ouest américain au mois de juin 2015 et avoir notamment des conseils sur les villes étapes les plus judicieuses et les hébergements.
Voici l'auto tour prévu:
J1 : vol Barcelone - cody - route vers yellowstone - nuit dans à canyon lodge and cabins
J2 : yellowstone - nuit à canyon lodge and cabins
J3 : yellowstone - nuit à grant lodge and cabins
J4: yellowstone -grand teton- nuit à colter bay village
J5: grand teton - nuit à Jackson Hole
J6: Jackson Hole - flaming gorge - nuit à flaming gorge ou manila
J7: flaming gorge - dinosaure NM - parc des arches - nuit à moab
J8: parc des arches - nuit à moab
J9: dead horse point- canyonlands (island in the sky)- nuit à moab
J10: Monument valley - nuit à mexican hat ou kayenta ou bluff
J11: Monument valley- grand canyon (south rime)- nuit à grand canyon village ou bright angel ou tusayan
J12: Grand canyon
J13: Grand canyon- horseshoe bend- antelope canyon- lake powell- nuit à page
J14: lake powell- bryce canyon- nuit à bryce city
J15: bryce canyon - zion - nuit à springdale
J16: zion
J17: zion- las vegas
J18: las vegas- death valley - nuit à furnace creek ou lone pine
J19: death valley- mammoth lake- mono lake- bodie- nuit à mammoth lake ou lee vining
J20: yosemite- tioga road- nuit à cury village
J21: yosemite- nuit à cury village
J22: yosemite - nuit?
J23: yosemite- San Francisco
J24: San Francisco
J25: vol San Francisco- Barcelone
Je vous remercie par avance pour vos conseils et vos avis
Résumé de nos 4 semaines passées dans l'Ouest Septembre 2013 English translation pending
Bonjour à tous !
Avant toute chose, je voudrai souhaiter à tous les forumeurs une très bonne année 2014, riche en projets, en voyages…😎 J’ai mis du temps à faire ce petit résumé, je me disais que la « bonne année » serait une bonne occasion.
Premièrement, Je souhaiterai remercier tous les forumeurs qui m’ont aidé et conseillé dans la réalisation de ce voyage, à savoir ITAT, Wildwest, Bastinj, Pong etc, difficile de citer tout le monde. Nous sommes partis tout le mois de septembre 2013 à 2, c’était notre deuxième voyage aux USA. Nous sommes devenus accros à ce pays! Ceci n’est pas un carnet de voyage car je n’ai ni les talents d’écrivain ni de photographe des autres forumeurs. C’est une sorte de gros résumé de ces 4 semaines de voyages passées. J’espère que ce résumé ne sera pas trop redondant pour vous!😕
Déjà, le voyage s’est très bien passé !😎 Nous avons pu visiter tous les lieux que nous souhaitions voir. Nous avons eu beaucoup de chance pour la météo, certaines régions ont eu de terribles inondations. Nous n’avons eu que 2 jours de pluie, la plupart du temps nous avions un grand soleil.
Je ne rentrerai pas dans les détails des visites, car il y a de nombreuses informations sur ce forum ainsi que Ouest.usa.fr ou roadtrippin. Ou les blogs des forumeurs.
1er septembre Paris – Salt Lake City
Vol sans soucis avec Delta, par contre nous n’aurons pas d’écrans individuels donc on sort les livres et on s’occupe pendant 11h. Passage à la douane rapide. Nous passons au comptoir d’Alamo et récupérons une Chevrolet Equinox lt.🙂 Une voiture qui nous conviendra parfaitement durant le voyage. Ils n’essayeront même pas de nous vendre des assurances, parfait ! Nous arrivons à SLC, première impression : nous n’avons pas du tout accroché, vivement qu’on parte de cette ville. >Nuit Hampton Dowtown, > Très bien

2 Septembre : SLC- Grand Teton
Départ vers Grand Teton. On est heureux de prendre la route, le voyage commence enfin !😎 Nous passerons par la ville Jackson Hole (ville très sympa).
Visite l’après-midi du parc Grand Teton : - Chapel of transfiguration - les différents overlook Ce parc mérite vraiment qu’on s’y arrête. >Nuit : Colter Bay Village > super !
3 Septembre : Grand Teton - Yellowstone NP
Grand Teton: - Rando Taggart Lake - Rando Shore Lake trail
Direction Yellowstone Nuit à Lazy G motel (Chambre avec kitchenette)> Très bien pour nous.
4 - 8 Septembre : Yellowstone National Park
C’est un très beau parc, les paysages sont magnifiques!!😮
Nos coups de cœur sont : - Le Grand Prismatic (vue de la colline) - Mammoth Hot - Canyon de Yellowstone Et bien entendu, ces grands espaces!

Le Grand Prismatic
Canyon de Yellowstone
Canyon de Yellowstone
Petit bémol : La partie d’Old Faithful est impressionnante mais on s’est vite lassé de marcher sur les pontaux de bois.😕 Nous sommes restés 5 jours dans ce parc, nous ne sommes pas ennuyés un seul instant >Nuit à Lazy G motel
9 Septembre Yellowstone - Cody
Au départ, nous voulions visiter le musée Buffalo Bill, mais nous avons souhaité privilégier une matinée supplémentaire à Yellowstone Pour profiter de la ville, nous sommes allées voir un spectacle Dave Miller. Un spectacle très sympa ! >Nuit à Cody BB Salsbury Avenue Inn > un Bed and Breakfast top !
10 Septembre Cody – Vernal
Grosse journée de route. >Nuit Vernal BB Landmark Inn and Suites B&B> correct
11 Septembre VernalDinosaur NMNous avions prévu plusieurs visites dans ce parc mais avons eu une grosse journée de pluie. Grosse déception !!!🙁 Avec ce mauvais temps, nous n’avons rien pu faire à part le Harper’s Corner Trail Frustrés, nous retournons à l’hôtel et profiterons de ce temps pour laver le linge. Nous reviendrons pour faire de nouveau ce parc 😛!
12-17 Septembre : Moab
Nous avons adoré la région de Moab !!!😎 6 jours sont insuffisants pour voir toutes ces merveilles..Arches> Très beau parc- Delicate Arch au coucher du soleil - Devil Garden - Sand Dune arch - Window/ Double Arch

Delicate ArchDead Horse PointCanyonsland National Park> Très beau parc également!-Tous les overlook
-False Kiva
Pour False Kiva, la vue vaut vraiment le coup, par contre il faut faire attention durant la rando pour ne pas se tordre la cheville.


-Shafer Trail et Potash Road Quelques sueurs froides pour cette route, la ranger nous avait déconseillé de la prendre car nous n’avions pas les 4 roues motrices. Dix minutes plus tard en pleine réflexion sur le parking du Visitor Centor, nous discutons avec un couple d’Anglais qui venait de traverser la fameuse route (en provenance de Moab ) avec leur SUV deux roues motrices. Ils nous assurent qu'avec notre véhicule, nous n'aurons aucun problème à traverser cette fameuse route. On est décidé ! on se lance ! Tout se passe super bien, jusqu’à ce nous arrivons à un endroit ou se nichait une énorme flaque d’eau (qui paraissait profonde)😐. Bizarre, le couple d'Anglais a oublié de mentionner ce détail !

Ne voulant pas prendre de risques, on était prêt à faire demi-tour. Quand, quelques minutes plus tard, deux motards (arrivant de Moab) traversent avec succès la flaque d’eau. Ils nous ont confirmé que nous pouvions passer et qu’en cas de problème ils nous aideraient. Autant dire que je n’étais pas du tout détendue ! je ne me voyais pas du tout pousser la voiture avec nos amis les motards dans cette énorme flaque d’eau🏴☠️ ! Nous nous sommes lancés à l’assaut de cette flaque d’eau (avec la boule au ventre) et nous avons pu traverser ! Nous avions l’impression d’avoir réalisé un exploit !😎 Conseil : un SUV avec 2 roues motrices peut passer sur la shafer trail, mais je déconseille cette traversée en cas de mauvais de tempsCorona Arch > Top ! et nous avons croisé qu’un seul couple
The NeedlesRandonnée Chesler Park loop via joint trail
Nous avons mis plus de 7h (beaucoup d’arrêts pour les photos).
Nous sommes rentrés complétement épuisés mais heureux !🙂
C’est une super rando qui vaut vraiment le coup ! Vous rencontrez très peu de monde et les paysages sont magnifiques
Impossible de se perdre avec les cairns

> Nuit à Moab au Kokopelli Lodge et Inca Inn> Très bien!
La suite demain! On partira en Arizona pour Monument Valley, CBN, CBS et Capitol Reef
Avant toute chose, je voudrai souhaiter à tous les forumeurs une très bonne année 2014, riche en projets, en voyages…😎 J’ai mis du temps à faire ce petit résumé, je me disais que la « bonne année » serait une bonne occasion.
Premièrement, Je souhaiterai remercier tous les forumeurs qui m’ont aidé et conseillé dans la réalisation de ce voyage, à savoir ITAT, Wildwest, Bastinj, Pong etc, difficile de citer tout le monde. Nous sommes partis tout le mois de septembre 2013 à 2, c’était notre deuxième voyage aux USA. Nous sommes devenus accros à ce pays! Ceci n’est pas un carnet de voyage car je n’ai ni les talents d’écrivain ni de photographe des autres forumeurs. C’est une sorte de gros résumé de ces 4 semaines de voyages passées. J’espère que ce résumé ne sera pas trop redondant pour vous!😕
Déjà, le voyage s’est très bien passé !😎 Nous avons pu visiter tous les lieux que nous souhaitions voir. Nous avons eu beaucoup de chance pour la météo, certaines régions ont eu de terribles inondations. Nous n’avons eu que 2 jours de pluie, la plupart du temps nous avions un grand soleil.
Je ne rentrerai pas dans les détails des visites, car il y a de nombreuses informations sur ce forum ainsi que Ouest.usa.fr ou roadtrippin. Ou les blogs des forumeurs.
1er septembre Paris – Salt Lake City
Vol sans soucis avec Delta, par contre nous n’aurons pas d’écrans individuels donc on sort les livres et on s’occupe pendant 11h. Passage à la douane rapide. Nous passons au comptoir d’Alamo et récupérons une Chevrolet Equinox lt.🙂 Une voiture qui nous conviendra parfaitement durant le voyage. Ils n’essayeront même pas de nous vendre des assurances, parfait ! Nous arrivons à SLC, première impression : nous n’avons pas du tout accroché, vivement qu’on parte de cette ville. >Nuit Hampton Dowtown, > Très bien

2 Septembre : SLC- Grand Teton
Départ vers Grand Teton. On est heureux de prendre la route, le voyage commence enfin !😎 Nous passerons par la ville Jackson Hole (ville très sympa).
Visite l’après-midi du parc Grand Teton : - Chapel of transfiguration - les différents overlook Ce parc mérite vraiment qu’on s’y arrête. >Nuit : Colter Bay Village > super !
3 Septembre : Grand Teton - Yellowstone NP
Grand Teton: - Rando Taggart Lake - Rando Shore Lake trail
Direction Yellowstone Nuit à Lazy G motel (Chambre avec kitchenette)> Très bien pour nous.
4 - 8 Septembre : Yellowstone National Park
C’est un très beau parc, les paysages sont magnifiques!!😮
Nos coups de cœur sont : - Le Grand Prismatic (vue de la colline) - Mammoth Hot - Canyon de Yellowstone Et bien entendu, ces grands espaces!

Le Grand Prismatic
Canyon de Yellowstone
Canyon de YellowstonePetit bémol : La partie d’Old Faithful est impressionnante mais on s’est vite lassé de marcher sur les pontaux de bois.😕 Nous sommes restés 5 jours dans ce parc, nous ne sommes pas ennuyés un seul instant >Nuit à Lazy G motel
9 Septembre Yellowstone - Cody
Au départ, nous voulions visiter le musée Buffalo Bill, mais nous avons souhaité privilégier une matinée supplémentaire à Yellowstone Pour profiter de la ville, nous sommes allées voir un spectacle Dave Miller. Un spectacle très sympa ! >Nuit à Cody BB Salsbury Avenue Inn > un Bed and Breakfast top !
10 Septembre Cody – Vernal
Grosse journée de route. >Nuit Vernal BB Landmark Inn and Suites B&B> correct
11 Septembre VernalDinosaur NMNous avions prévu plusieurs visites dans ce parc mais avons eu une grosse journée de pluie. Grosse déception !!!🙁 Avec ce mauvais temps, nous n’avons rien pu faire à part le Harper’s Corner Trail Frustrés, nous retournons à l’hôtel et profiterons de ce temps pour laver le linge. Nous reviendrons pour faire de nouveau ce parc 😛!
12-17 Septembre : Moab
Nous avons adoré la région de Moab !!!😎 6 jours sont insuffisants pour voir toutes ces merveilles..Arches> Très beau parc- Delicate Arch au coucher du soleil - Devil Garden - Sand Dune arch - Window/ Double Arch

Delicate ArchDead Horse PointCanyonsland National Park> Très beau parc également!-Tous les overlook
-False Kiva
Pour False Kiva, la vue vaut vraiment le coup, par contre il faut faire attention durant la rando pour ne pas se tordre la cheville.

-Shafer Trail et Potash Road Quelques sueurs froides pour cette route, la ranger nous avait déconseillé de la prendre car nous n’avions pas les 4 roues motrices. Dix minutes plus tard en pleine réflexion sur le parking du Visitor Centor, nous discutons avec un couple d’Anglais qui venait de traverser la fameuse route (en provenance de Moab ) avec leur SUV deux roues motrices. Ils nous assurent qu'avec notre véhicule, nous n'aurons aucun problème à traverser cette fameuse route. On est décidé ! on se lance ! Tout se passe super bien, jusqu’à ce nous arrivons à un endroit ou se nichait une énorme flaque d’eau (qui paraissait profonde)😐. Bizarre, le couple d'Anglais a oublié de mentionner ce détail !

Ne voulant pas prendre de risques, on était prêt à faire demi-tour. Quand, quelques minutes plus tard, deux motards (arrivant de Moab) traversent avec succès la flaque d’eau. Ils nous ont confirmé que nous pouvions passer et qu’en cas de problème ils nous aideraient. Autant dire que je n’étais pas du tout détendue ! je ne me voyais pas du tout pousser la voiture avec nos amis les motards dans cette énorme flaque d’eau🏴☠️ ! Nous nous sommes lancés à l’assaut de cette flaque d’eau (avec la boule au ventre) et nous avons pu traverser ! Nous avions l’impression d’avoir réalisé un exploit !😎 Conseil : un SUV avec 2 roues motrices peut passer sur la shafer trail, mais je déconseille cette traversée en cas de mauvais de tempsCorona Arch > Top ! et nous avons croisé qu’un seul couple
The NeedlesRandonnée Chesler Park loop via joint trail
Nous avons mis plus de 7h (beaucoup d’arrêts pour les photos).
Nous sommes rentrés complétement épuisés mais heureux !🙂
C’est une super rando qui vaut vraiment le coup ! Vous rencontrez très peu de monde et les paysages sont magnifiques
Impossible de se perdre avec les cairns
> Nuit à Moab au Kokopelli Lodge et Inca Inn> Très bien!
La suite demain! On partira en Arizona pour Monument Valley, CBN, CBS et Capitol Reef
Retour d'Al Andalus la belle English translation pending
Deux semaines tranquilles hors des sentiers battus pour me reposer dans cette belle Andalousie , je me devais de vous faire un petit retour.
Avant de rentrer dans la province de Jaen nous avons fait une petite rando aux lagunes de la Ruidera , en ce moment les chutes d'eau sont très belles à voir et à photographier .
Ensuite point de chute à Hornos de Ségura dans cette belle province de Jaen si méconnue . Un petit village sur un piton rocheux qui domine un lac de barrage . Hôtel très propre, peu cher (34€ pour deux) avec un bon chauffage , ce qui est indispensable en cette saison puisque nous sommes à 1200m , et je vous fait grâce des repas, une tuerie de plat de la sierra . De là , il n'y a que l'embarras du choix , une belle rando à ne pas louper c'est celle qui longe le rio Borosa , A/R un peu plus de 4h ou 6 si vous allez jusqu'aux lagunes . Tout le long on longe le torrent avec des cascades , des piscines naturelles .
Un tour sur le rio Madeira , et on continue sur les bords du barrage de la Anchuricas à coté de la Toba , de là on peut faire de nombreuses ballades bien indiquées.
De Santiago de la Espada ne pas louper la route qui descend dans les canyons du rio Zumetta , un enchantement de roches ocres percées de grottes .
Un petit tour à la naissance du rio ségura vous fera découvrir ce nacimiento qui se présente sous la forme d'une grande vasque d'eau bleu d'une grande pureté ( départ de Pontones vers La fuente Ségura) une petite route de 6 kms qui permet ensuite de prendre le GR qui traverse la parc .
Je pourrais en rajouter , mais aller un peu voir sur Google , et si vous en avez envie d'en savoir plus je suis à votre disposition pour vous renseigner .
Bonne Année à tous .
Hannah
Avant de rentrer dans la province de Jaen nous avons fait une petite rando aux lagunes de la Ruidera , en ce moment les chutes d'eau sont très belles à voir et à photographier .
Ensuite point de chute à Hornos de Ségura dans cette belle province de Jaen si méconnue . Un petit village sur un piton rocheux qui domine un lac de barrage . Hôtel très propre, peu cher (34€ pour deux) avec un bon chauffage , ce qui est indispensable en cette saison puisque nous sommes à 1200m , et je vous fait grâce des repas, une tuerie de plat de la sierra . De là , il n'y a que l'embarras du choix , une belle rando à ne pas louper c'est celle qui longe le rio Borosa , A/R un peu plus de 4h ou 6 si vous allez jusqu'aux lagunes . Tout le long on longe le torrent avec des cascades , des piscines naturelles .
Un tour sur le rio Madeira , et on continue sur les bords du barrage de la Anchuricas à coté de la Toba , de là on peut faire de nombreuses ballades bien indiquées.
De Santiago de la Espada ne pas louper la route qui descend dans les canyons du rio Zumetta , un enchantement de roches ocres percées de grottes .
Un petit tour à la naissance du rio ségura vous fera découvrir ce nacimiento qui se présente sous la forme d'une grande vasque d'eau bleu d'une grande pureté ( départ de Pontones vers La fuente Ségura) une petite route de 6 kms qui permet ensuite de prendre le GR qui traverse la parc .
Je pourrais en rajouter , mais aller un peu voir sur Google , et si vous en avez envie d'en savoir plus je suis à votre disposition pour vous renseigner .
Bonne Année à tous .
Hannah
Itinéraire de San Francisco à Los Angeles English translation pending
Bonsoir à tous,
Je suis en train de finaliser l'itinéraire de notre futur voyage dans l'ouest et j'aurais besoin de vos avis éclairés avant de me lancer dans les résas.
Il se déroulera en juillet 2014, ce sera notre 1er séjour dans cette région.
Pour nous situer : nous voyageons à 5 (les parents et 3 enfants de 14,16 et 18 ans).
J'ai opté pour un des itinéraires de Bastinj (mille mercis, quel gain de temps !), celui qui va de San Francisco à Los Angeles :
J1 : Arrivée à San Francisco J2 : SF J3 : SF J4 : Trajet San Francisco-Yosemite + début visite de Yosemite - nuit dans le parc J5 : Traversée complète de Yosemite par la Tioga Road - nuit à la sortie Est du parc (Lee Vining) J6 : Lee Vining - Bodie, Mono Lake, Alabama Hills (Lone Pine) - Death Valley en fin aprem et soir J7 : Death Valley (Visite à l'aube et début de matinée) - Las Vegas - nuit à Vegas J8 : Las Vegas J9 : Las Vegas – Zion (en passant sans y randonner) - Bryce Canyon (début visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit à Bryce J10 : Bryce Canyon (fin de visite) - Page - nuit à Page J11 : Page (Antelope Canyon+ Horseshoe Bend) - Monument Valley (Visite 3H en fin d'après-midi) J12 : Monument Valley - Grand Canyon (visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit au Grand Canyon J13 : Lever de soleil au Grand Canyon - trajet vers LA (8H de route avec arrêts le long de la Rte 66) J14 : LA J15 : retour depuis LA
Comme j'ai la chance de disposer de 17j, je vais ajouter 1 jour en fin de séjour soit 1 jour complet à LA soit : J13 : GC jusqu'en début d'après midi , puis départ pour LA nuit en route J14 : arrivée LA en milieu de journée et après midi LA. J15 : LA J16 : retour depuis LA Que me conseillez vous, est-ce que cette 1/2j supplémentaire à GC vaut le coup ?
Et le 2ème jour de rab, j'hésite entre : - une nuit à Zion (j'ai lu à plusieurs reprise sur ce forum que Zion était chronophage, est-ce qu'une nuit est intéressante? PS : je ne souhaite pas partir aux aurores de Végas, donc je ne ferai pas le détour par Valley of fire) - une 2ème nuit à Bryce - une 2ème nuit à Page (mon idée initiale, mais j'ai eu aujourd'hui un retour d'un ami qui n'avait pas trouvé l'étape de Page agréable donc j'hésite à y passer 2 nuits).
J'aimerais bien dans ce laps de temps supplémentaire caser une rando sympa (pas trop longue quand même ! ma fille n'aime pas et en plus, craint la grosse chaleur - 4h environ serait un bon compromis).
Alors merci d'avance de votre aide.
J1 : Arrivée à San Francisco J2 : SF J3 : SF J4 : Trajet San Francisco-Yosemite + début visite de Yosemite - nuit dans le parc J5 : Traversée complète de Yosemite par la Tioga Road - nuit à la sortie Est du parc (Lee Vining) J6 : Lee Vining - Bodie, Mono Lake, Alabama Hills (Lone Pine) - Death Valley en fin aprem et soir J7 : Death Valley (Visite à l'aube et début de matinée) - Las Vegas - nuit à Vegas J8 : Las Vegas J9 : Las Vegas – Zion (en passant sans y randonner) - Bryce Canyon (début visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit à Bryce J10 : Bryce Canyon (fin de visite) - Page - nuit à Page J11 : Page (Antelope Canyon+ Horseshoe Bend) - Monument Valley (Visite 3H en fin d'après-midi) J12 : Monument Valley - Grand Canyon (visite jusqu'au coucher de soleil) - nuit au Grand Canyon J13 : Lever de soleil au Grand Canyon - trajet vers LA (8H de route avec arrêts le long de la Rte 66) J14 : LA J15 : retour depuis LA
Comme j'ai la chance de disposer de 17j, je vais ajouter 1 jour en fin de séjour soit 1 jour complet à LA soit : J13 : GC jusqu'en début d'après midi , puis départ pour LA nuit en route J14 : arrivée LA en milieu de journée et après midi LA. J15 : LA J16 : retour depuis LA Que me conseillez vous, est-ce que cette 1/2j supplémentaire à GC vaut le coup ?
Et le 2ème jour de rab, j'hésite entre : - une nuit à Zion (j'ai lu à plusieurs reprise sur ce forum que Zion était chronophage, est-ce qu'une nuit est intéressante? PS : je ne souhaite pas partir aux aurores de Végas, donc je ne ferai pas le détour par Valley of fire) - une 2ème nuit à Bryce - une 2ème nuit à Page (mon idée initiale, mais j'ai eu aujourd'hui un retour d'un ami qui n'avait pas trouvé l'étape de Page agréable donc j'hésite à y passer 2 nuits).
J'aimerais bien dans ce laps de temps supplémentaire caser une rando sympa (pas trop longue quand même ! ma fille n'aime pas et en plus, craint la grosse chaleur - 4h environ serait un bon compromis).
Alors merci d'avance de votre aide.
Wild Card au parc Kruger English translation pending
bonjour a tous mon calcul est il bon ?: 20 nuits à 2 dans le kruger parc réservé sur le site sanpark pour le mois d'avril 2014 sans les fees conservations, cela donne 248 * 2 *20=9920 rands, une carte pour 2 adultes coute 2620 rands , gains avec la carte 7300 rands. vrai ou faux merci de vos réponses avisés et toujours utiles. achat de la carte lors de la gate à malelane pour une carte valable 1 an . Seconde question ; le nord du kruger punda maria, shingwedzi , mopani vaut il le detour ? sachant que croco lower skukuza satara tamboti olifants letaba m'ont régalé l'année dernière pendant 11 nuits. Merci à vous
Retour d'un voyage à Hawaï d'1 mois English translation pending
J'ai passé un mois à Hawaii à parcourir 4 îles, oahu, Maui, Big Island et Kauai, je vous propose le récit de mes aventures dans ce bel état américain ainsi que des photos.
Samedi 15 septembre 2012 : LE DEPART...
Départ pour les USA et Hawaii. Nous avons avion à 13h35 et une amie de Sandy nous amène à l'aéroport. Notre compagnie Delta airlines a sous traité le vol par air france donc une fois au comptoir de Delta demi tour pour celui de Air France... 1er vol Paris/San Francisco, un peu plus de 11h de vol. Nous ne serons pas à côté. Le vol passe vite, film, discussion avec une hôtesse super sympas, grignotage... A SF on récupère nos bagages direction le comptoir des vols intérieurs, on leur donne nos bagages puis direction notre porte d'embarquement après un petit tour très rapide de notre petit aérogare. 2ème vol SF/Honolulu, à dormir...Nous arrivons avec un décalage horaire de 12h, il est 21h15. J'avais réservé un shuttle et l'on nous attend à la descente de l'avion pour nous amener chercher nos affaires puis direction Waikiki et le Waikiki Prince hôtel. Notre nom est affiché sur la porte de l'hôtel avec un numéro de tél et de chambre à joindre lors de notre arrivée. Enfin dans la chambre, simple mais largement suffisant pour nos besoins. Avec le shuttle nous avons vu des petits chapiteaux dans la rue qui longe la plage, nous décidons d'aller y faire un petit tour. Tout est fermé mais les magasins sont ouverts et il y a du monde. Nous voyons pour la 1ère fois la statue de Duke et la plage de waikiki. Nous prenons notre première glace à yogurtland et allons la manger sur la plage... Bienvenue à Hawaii...
Samedi 15 septembre 2012 : LE DEPART...
Départ pour les USA et Hawaii. Nous avons avion à 13h35 et une amie de Sandy nous amène à l'aéroport. Notre compagnie Delta airlines a sous traité le vol par air france donc une fois au comptoir de Delta demi tour pour celui de Air France... 1er vol Paris/San Francisco, un peu plus de 11h de vol. Nous ne serons pas à côté. Le vol passe vite, film, discussion avec une hôtesse super sympas, grignotage... A SF on récupère nos bagages direction le comptoir des vols intérieurs, on leur donne nos bagages puis direction notre porte d'embarquement après un petit tour très rapide de notre petit aérogare. 2ème vol SF/Honolulu, à dormir...Nous arrivons avec un décalage horaire de 12h, il est 21h15. J'avais réservé un shuttle et l'on nous attend à la descente de l'avion pour nous amener chercher nos affaires puis direction Waikiki et le Waikiki Prince hôtel. Notre nom est affiché sur la porte de l'hôtel avec un numéro de tél et de chambre à joindre lors de notre arrivée. Enfin dans la chambre, simple mais largement suffisant pour nos besoins. Avec le shuttle nous avons vu des petits chapiteaux dans la rue qui longe la plage, nous décidons d'aller y faire un petit tour. Tout est fermé mais les magasins sont ouverts et il y a du monde. Nous voyons pour la 1ère fois la statue de Duke et la plage de waikiki. Nous prenons notre première glace à yogurtland et allons la manger sur la plage... Bienvenue à Hawaii...
Temps de Huarez (Pérou) à Guatemala City English translation pending
Salut,
J ai une petite question
en se depechant, sans visiter ca prend combien de teñps d aller de huaraz au perou a guatemala city? a peu pres bien entendu et par ou passer pour que ca soit rapide?
on prefere vrmt les bus a l avion comme ca on voit au moins la route.
Merci
Compte rendu croisière sur le Fantasia du 25 novembre au 5 décembre 2013 English translation pending
Bonsoir à tous!
Enfin, je me lance! Déjà une semaine que nous sommes rentrés!
Partis de notre Bretagne le 24 novembre, nous avons passé la nuit à Nice ( Hôtel Trocadéro; très bien!) tout près d'où partent les bus pour notre transfert à Gênes;
Un peu le bazar pour monter dans les bus! Tout le monde se presse, pousse; nous partons à l'heure prévue mais ce n'est pas le cas de tous les bus; (certains ont plus d'une heure de retard); Le trajet est très agréable (surtout sous le soleil!), les bus confortables et on longe la côte, superbe!
Arrivés à Gênes, c'est encore le bazar! car à cause de l'escale d'Israël, on nous prends nos passeports, mais je ne sais pas si c'est dû à un manque de personnel ou à une mauvaise organisation, mais c'est très long😕 d'abord il faut attendre qu'on nous appelle par groupe, ensuite faire une queue interminable où en échange de vos signatures, on range vos passeports afin de les vérifier! on nous les rendra après Israël! C'est raté pour une petite balade dans Gênes, il est temps d'embarquer;
Comme le Splendida, le Fantasia est superbe, c'est vraiment son jumeau à part le choix des couleurs;
Notre cabine (intérieure) est petite mais bien agencée; de toute façon on y reste pas beaucoup!
On va manger, on a faim! Les cafets sont bien sûr ouvertes et toujours très bien garnies......un super goûter et nous voilà requinqués! Ensuite , c'est le traditionnel exercice de sécurité;
On se balade sur le bateau: fabuleux! Nous avions donné rendez vous à des "forumeurs" pour organiser nos visites par nous mêmes et le courant passe tout de suite; Super! on va s'amuser! Nous sommes maintenant 4 couples, qui, visiblement, sont d'accord sur la manière de voyager!
Vous m'excuserez mais au passage, j'en profite pour faire des" coucou" assortis de bisous à Fanfan et Gilles, Monique et Jacky et Chantal et Guy😉!
On échange nos infos et on rencontre à ce moment 3 autres personnes (ne pouvant nommer tout le monde: Coucou les normands!😊)très sympa aussi! Ensuite: spectacle très réussi et pro;
Direction le restaurant, ou nous découvrons notre table, où, là, nous partageons celle ci avec 2 autres couples forts sympathiques aussi! on a de la chance! et notre serveur adorable (Salut Avinash!) Après s'être-une fois de plus - rempli le ventre, et après un petit tour au casino, c'est dodo! Literie très bonne! Le lendemain, on commence par un jour en mer, on profite de tout le confort de ce beau bateau, on visite, la mer est belle et le temps aussi! 2ème jour: Nous arrivons à Katakolon, charmant petit port, près d'Olympie, ; la majorité va à Olympie mais ça me semble être au pas de course , et, d'Olympie , il ne reste plus grand chose (déjà fait pour moi, il y a quelques années);Une navette gratuite vous attend au pied du bateau pour vous emmener au port (mais c'est à 1km maxi à pied), il n'y a pas grand chose, c'est vrai, la rue devant le port (bars , restos, boutiques pour touristes) une rue derrière la 1ère et une dernière avec de jolies maisons et quelques boutiques plus sympas, c'est vraiment tout petit! A voir, cependant, au bout du port, une très jolie petite église; Sinon, prenez le bus , direction Olympie, et arretez vous au village de Pyrgos, un peu plus grand que Katakolon, boutiques, restos, et 2 distilleries d'Ouzo à visiter, joli; Au retour le duty free en face du bateau est certainement un des plus intéressant de notre voyage et grand en plus! Bon, nous voilà repartis, direction Héraklion. Seul jour maussade de la croisière! Pour sortir du port, pas de navette🤪, surtout qu'une fois les grilles passées, il faut marcher! pas énorme, mais quand même un bon 1,5km! au 2ème rond point , cherchez la gare routière indiquée de l'autre coté de la route!(on voit plein de bus), si vous voulez aller à Cnossos, prendre le n°2 , pas cher du tout , demander direct un aller-retour, ça vous coutera 3 euros! Site grandiose : entrée 6 euros; suivez les panneaux, explications en anglais , mais il est facile de suivre (de loin) un guide français (discret quand même!)sinon le site est impressionnant! de retour à Héraklion , allez faire un tour au marché 1866, dans la rue du même nom, sympa, plein d'échoppes en tous genre... Bon petit resto: pas cher: on a payé à 2 , environ 15 euros avec plat de poissons (succulent!)et très copieux +carafe de vin crétois+cafés.Ca s'appelle GIAKOUMIS Taverna. C'est dans une petite ruelle sur la droite quand vous vous promenez dans la marché; mais demandez votre chemin, la ruelle se nomme Théodosaki; retour au bateau, duty free pas intéressant du tout, timbres chers et boissons aussi! , Journée en mer: on ne s'y ennuie jamais! Ensuite Haïfa et Jérusalem, beaucoup à raconter , alors , je reprends ce C/R demain! Bonne nuit à tous! Lala
On échange nos infos et on rencontre à ce moment 3 autres personnes (ne pouvant nommer tout le monde: Coucou les normands!😊)très sympa aussi! Ensuite: spectacle très réussi et pro;
Direction le restaurant, ou nous découvrons notre table, où, là, nous partageons celle ci avec 2 autres couples forts sympathiques aussi! on a de la chance! et notre serveur adorable (Salut Avinash!) Après s'être-une fois de plus - rempli le ventre, et après un petit tour au casino, c'est dodo! Literie très bonne! Le lendemain, on commence par un jour en mer, on profite de tout le confort de ce beau bateau, on visite, la mer est belle et le temps aussi! 2ème jour: Nous arrivons à Katakolon, charmant petit port, près d'Olympie, ; la majorité va à Olympie mais ça me semble être au pas de course , et, d'Olympie , il ne reste plus grand chose (déjà fait pour moi, il y a quelques années);Une navette gratuite vous attend au pied du bateau pour vous emmener au port (mais c'est à 1km maxi à pied), il n'y a pas grand chose, c'est vrai, la rue devant le port (bars , restos, boutiques pour touristes) une rue derrière la 1ère et une dernière avec de jolies maisons et quelques boutiques plus sympas, c'est vraiment tout petit! A voir, cependant, au bout du port, une très jolie petite église; Sinon, prenez le bus , direction Olympie, et arretez vous au village de Pyrgos, un peu plus grand que Katakolon, boutiques, restos, et 2 distilleries d'Ouzo à visiter, joli; Au retour le duty free en face du bateau est certainement un des plus intéressant de notre voyage et grand en plus! Bon, nous voilà repartis, direction Héraklion. Seul jour maussade de la croisière! Pour sortir du port, pas de navette🤪, surtout qu'une fois les grilles passées, il faut marcher! pas énorme, mais quand même un bon 1,5km! au 2ème rond point , cherchez la gare routière indiquée de l'autre coté de la route!(on voit plein de bus), si vous voulez aller à Cnossos, prendre le n°2 , pas cher du tout , demander direct un aller-retour, ça vous coutera 3 euros! Site grandiose : entrée 6 euros; suivez les panneaux, explications en anglais , mais il est facile de suivre (de loin) un guide français (discret quand même!)sinon le site est impressionnant! de retour à Héraklion , allez faire un tour au marché 1866, dans la rue du même nom, sympa, plein d'échoppes en tous genre... Bon petit resto: pas cher: on a payé à 2 , environ 15 euros avec plat de poissons (succulent!)et très copieux +carafe de vin crétois+cafés.Ca s'appelle GIAKOUMIS Taverna. C'est dans une petite ruelle sur la droite quand vous vous promenez dans la marché; mais demandez votre chemin, la ruelle se nomme Théodosaki; retour au bateau, duty free pas intéressant du tout, timbres chers et boissons aussi! , Journée en mer: on ne s'y ennuie jamais! Ensuite Haïfa et Jérusalem, beaucoup à raconter , alors , je reprends ce C/R demain! Bonne nuit à tous! Lala
Sur quel quai Costa arrive à Pointe à Pitre? English translation pending
Bonjour
Nous partons en Guadeloupe avec Costa croisières, nous voudrions savoir sur quel quai nous arrivons à Pointe a Pitre car nous allons louer une voiture pour profiter d'une journée dans l ile car nous ne voulons pas prendre les excursions Costa
Merci de me répondre rapidement, costa est incapable de me répondre
danielle
danielle
Escale de 20 heures à Heathrow pour la Thaïlande English translation pending
bonsoir
ma femme et moi avons decider de repartir en thailande sur un vol british airways 323 , depart le 24.12 avec une escale de 20 heures a heathrow
je penser sortir a londre pour le reveillon, et le lendemain prendre ma correspondance pour bangkok
hors le probléme ma femme etant thai il lui aurais fallut un visa, et la c n'est possible de se fair un visa pour u.k en 1 mois
ma question:et il possible pour nous de rester a l'aéroport dans l'espace transit en attendant notre correspondance le lendemain😕
sachant qu'elle na pas de visa?
les billet son deja acheter, et impossible de changer les dates !! c le gros stréss et je n'arrive pas a joindre l'embassade
merci de me conforter dans mon idée
Bamei... bref je suis parti... (Chine) English translation pending
À la frontière entre le Yunnan et le Guanxi, Bamei, un merveilleux petit village peuplé de Yi. Coincé entre les montagnes karstique du sud de la Chine, les villageois vivent de culture de colza et de riz, en Mars le rose des cerisiers en floraison sont venus se mélanger au jaune du colza qui semble les défier. Une rivière est venue grignoter ce decors féerique pour y créer des grottes aux formes les plus étrange. L’accès est uniquement par cette petite barque. Se laissant couler sileucieusement dans la sombre grottes, l’arrivée laisse un côté encore plus magique en découvrant ce lieu qui parait être coupé du monde.
Mais voilà! Il fallait changer tout ça pour pouvoir avoir le AAAAAAA+++++++ de la connerie selon les nomes chinoise. (Ils faut comprendre que les normes UNESCO sont trop occidentalisées, trop controlees par ces occidentaux envahisseurs extrêmement ethnocentrique)
Le Yi y sont plus trop, juste assez pour y planter le riz et y foutre un peu de colza dans les champs, histoire de pas faire louper la photo des touristes. Le reste, hotels, commerces et restaurants, place aux Hans vennuent degusés en Yi…
Bref… je suis parti…
Photos: Une route et un parking pour les cars a étée construite. Le centre du village rasé pour y mettre des commerces et la rivière deplaçée car elle était trop naturelle…
Bref… vous aurez compris… je suis parti…
Mais voilà! Il fallait changer tout ça pour pouvoir avoir le AAAAAAA+++++++ de la connerie selon les nomes chinoise. (Ils faut comprendre que les normes UNESCO sont trop occidentalisées, trop controlees par ces occidentaux envahisseurs extrêmement ethnocentrique)
Le Yi y sont plus trop, juste assez pour y planter le riz et y foutre un peu de colza dans les champs, histoire de pas faire louper la photo des touristes. Le reste, hotels, commerces et restaurants, place aux Hans vennuent degusés en Yi…
Bref… je suis parti…
Photos: Une route et un parking pour les cars a étée construite. Le centre du village rasé pour y mettre des commerces et la rivière deplaçée car elle était trop naturelle…
Bref… vous aurez compris… je suis parti…
Sécurité et climat d'insécurité au Burundi English translation pending
Bonjour,
Je prévois partir au Burundi un mois en mars. Je ferai du bénévolat dans les hôpitaux et visiterai le pays. Mais j'ai lu ai entendu dire que la sécurité était incertaine et instable. J'y rejoindrai des gens là bas qui y travaille.
Mais j'aimerais avoir l'opinion de d'autres personnes...
Merci et au plaisir
DouceFolie
Je prévois partir au Burundi un mois en mars. Je ferai du bénévolat dans les hôpitaux et visiterai le pays. Mais j'ai lu ai entendu dire que la sécurité était incertaine et instable. J'y rejoindrai des gens là bas qui y travaille.
Mais j'aimerais avoir l'opinion de d'autres personnes...
Merci et au plaisir
DouceFolie